CELEX: 22016A0324(01)
Language: fr
Date: 2016-03-14 00:00:00
Title: Accord entre l'Union européenne et la République du Pérou relatif à l'exemption de visa de court séjour

24.3.2016   
            
            
               FR
            
            
               Journal officiel de l'Union européenne
            
            
               L 78/4
            
         ACCORD
   entre l'Union européenne et la République du Pérou relatif à l'exemption de visa de court séjour
   L'UNION EUROPÉENNE, ci-après dénommée «l'Union» ou «l'Union européenne», et
   LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU, ci-après dénommée le «Pérou»,
   ci-après conjointement dénommées les «parties contractantes»,
   EN VUE d'approfondir les relations d'amitié unissant les parties contractantes et dans l'intention de faciliter les déplacements de leurs ressortissants en leur accordant une exemption de visa à l'entrée et pour leurs séjours de courte durée;
   VU le règlement (UE) no 509/2014 du Parlement et du Conseil du 15 mai 2014 modifiant le règlement (CE) no 539/2001 fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres et la liste de ceux dont les ressortissants sont exemptés de cette obligation (1), notamment en transférant dix-neuf pays tiers, dont le Pérou, vers la liste des pays tiers dont les ressortissants sont exemptés de l'obligation de visa pour les séjours de courte durée dans les États membres;
   GARDANT À L'Esprit que l'article 1er du règlement (UE) no 509/2014 dispose que, pour ces dix-neuf pays, l'exemption de l'obligation de visa s'applique à partir de la date d'entrée en vigueur d'un accord sur l'exemption de visa à conclure avec l'Union;
   SOUHAITANT préserver le principe de l'égalité de traitement de tous les citoyens de l'Union;
   TENANT COMPTE du fait que les personnes voyageant pour exercer une activité rémunérée pendant un séjour de courte durée ne sont pas visées par le présent accord et que, partant, ce sont les règles pertinentes du droit de l'Union et du droit national des États membres et du Pérou qui continuent à s'appliquer à cette catégorie de personnes pour ce qui est de l'obligation ou de l'exemption de visa, ainsi que de l'accès à l'emploi;
   TENANT COMPTE du protocole sur la position du Royaume-Uni et de l'Irlande à l'égard de l'espace de liberté, de sécurité et de justice ainsi que du protocole sur l'acquis de Schengen intégré dans le cadre de l'Union européenne, annexés au traité sur l'Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et confirmant que les dispositions du présent accord ne s'appliquent pas au Royaume-Uni ni à l'Irlande,
   SONT CONVENUES DES DISPOSITIONS SUIVANTES:
   Article 1
   Objet
   Le présent accord prévoit un régime de déplacement sans obligation de visa en faveur des citoyens de l'Union et des ressortissants du Pérou qui se rendent sur le territoire de l'autre partie contractante pour un séjour d'une durée maximale de quatre-vingt-dix jours sur toute période de cent quatre-vingts jours.
   Article 2
   Définitions
   Aux fins du présent accord, on entend par:
   
               a)
            
            
               «État membre», tout État membre de l'Union, à l'exception du Royaume-Uni et de l'Irlande;
            
         
               b)
            
            
               «citoyen de l'Union», un ressortissant d'un État membre au sens du point a);
            
         
               c)
            
            
               «ressortissant du Pérou», toute personne qui possède la nationalité péruvienne;
            
         
               d)
            
            
               «espace Schengen», l'espace sans frontières intérieures comprenant le territoire des États membres au sens du point a) qui appliquent l'acquis de Schengen dans son intégralité.
            
         Article 3
   Champ d'application
   1.   Les citoyens de l'Union titulaires d'un passeport ordinaire, diplomatique, de service, officiel ou spécial, en cours de validité délivré par un État membre peuvent entrer et séjourner sans visa sur le territoire du Pérou pendant une période dont la durée est définie à l'article 4, paragraphe 1.
   Les ressortissants du Pérou titulaires d'un passeport ordinaire, diplomatique, de service, officiel ou spécial, en cours de validité délivré par le Pérou peuvent entrer et séjourner sans visa sur le territoire des États membres pendant une période dont la durée est définie à l'article 4, paragraphe 2.
   2.   Le paragraphe 1 du présent article ne s'applique pas aux personnes voyageant pour exercer une activité rémunérée.
   En ce qui concerne cette catégorie de personnes, chaque État membre peut décider, à titre individuel, de soumettre les ressortissants du Pérou à une obligation de visa ou de lever celle-ci, en vertu de l'article 4, paragraphe 3, du règlement (CE) no 539/2001 du Conseil (2).
   En ce qui concerne cette catégorie de personnes, le Pérou peut instaurer, conformément à son droit national, une obligation ou une exemption de visa à l'égard des ressortissants de chaque État membre, individuellement.
   3.   L'exemption de visa prévue par le présent accord s'applique sans préjudice des législations des parties contractantes en matière de conditions d'entrée et de court séjour. Les États membres et le Pérou se réservent le droit d'interdire l'entrée ou un séjour de courte durée sur leur territoire si l'une ou plusieurs de ces conditions ne sont pas remplies.
   4.   L'exemption de visa s'applique indépendamment du moyen de transport utilisé pour franchir les frontières des parties contractantes.
   5.   Les matières non prévues dans le présent accord sont régies par le droit de l'Union, le droit national des États membres ou le droit national du Pérou.
   Article 4
   Durée du séjour
   1.   Les citoyens de l'Union peuvent séjourner sur le territoire du Pérou pendant une durée maximale de quatre-vingt-dix jours sur toute période de cent quatre-vingts jours.
   2.   Les ressortissants du Pérou peuvent séjourner sur le territoire des États membres qui appliquent l'acquis de Schengen dans son intégralité pendant une durée maximale de quatre-vingt-dix jours sur toute période de cent quatre-vingts jours. Cette durée est calculée indépendamment de tout autre séjour effectué dans un État membre qui n'applique pas encore l'acquis de Schengen dans son intégralité.
   Les ressortissants du Pérou peuvent séjourner pendant une durée maximale de quatre-vingt-dix jours sur toute période de cent quatre-vingts jours sur le territoire de chacun des États membres qui n'appliquent pas encore l'acquis de Schengen dans son intégralité, indépendamment de la durée de séjour calculée pour le territoire des États membres qui appliquent l'acquis de Schengen dans son intégralité.
   3.   Le présent accord est sans préjudice de la possibilité offerte au Pérou et aux États membres de prolonger la durée de séjour au-delà de quatre-vingt-dix jours, conformément à leur droit national respectif et au droit de l'Union.
   Article 5
   Application territoriale
   1.   En ce qui concerne la République française, le présent accord ne s'applique qu'à son seul territoire européen.
   2.   En ce qui concerne le Royaume des Pays-Bas, le présent accord ne s'applique qu'à son seul territoire européen.
   Article 6
   Comité mixte de gestion de l'accord
   1.   Les parties contractantes instituent un comité mixte d'experts (ci-après dénommé le «comité»), composé de représentants de l'Union et du Pérou. L'Union y est représentée par la Commission européenne.
   2.   Le comité est notamment chargé des tâches suivantes:
   
               a)
            
            
               suivre la mise en œuvre du présent accord;
            
         
               b)
            
            
               proposer des modifications ou des ajouts au présent accord;
            
         
               c)
            
            
               régler les différends découlant de l'interprétation ou de l'application du présent accord.
            
         3.   Le comité se réunit chaque fois que c'est nécessaire, à la demande de l'une des parties contractantes.
   4.   Le comité établit son règlement intérieur.
   Article 7
   Relations entre le présent accord et les accords bilatéraux d'exemption de visa déjà conclus entre les États membres et le Pérou
   Le présent accord prime tout accord ou arrangement bilatéral conclu entre un État membre et le Pérou, dans la mesure où ledit accord ou arrangement bilatéral concerne des matières relevant du champ d'application du présent accord.
   Article 8
   Dispositions finales
   1.   Le présent accord est ratifié ou approuvé par les parties contractantes conformément à leurs procédures internes respectives et entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date de la dernière des deux notifications par lesquelles les parties contractantes se notifient mutuellement l'achèvement desdites procédures.
   Le présent accord est appliqué à titre provisoire à compter du jour suivant celui de sa signature.
   2.   Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée, sauf dénonciation effectuée conformément au paragraphe 5.
   3.   Le présent accord peut être modifié d'un commun accord écrit entre les parties contractantes. Les modifications entrent en vigueur après que les parties contractantes se sont mutuellement notifié l'achèvement de leurs procédures internes nécessaires à cet effet.
   4.   Chaque partie contractante peut suspendre le présent accord en tout ou partie, notamment pour des raisons d'ordre public, de protection de sa sécurité nationale ou de protection de la santé publique, ou pour des motifs liés à l'immigration irrégulière ou lors du rétablissement de l'obligation de visa par l'une des parties contractantes. La décision de suspension est notifiée à l'autre partie contractante au plus tard deux mois avant sa date prévue d'entrée en vigueur. Si la suspension n'a plus lieu d'être, la partie contractante qui a suspendu l'application du présent accord en informe immédiatement l'autre partie contractante et lève la suspension.
   5.   Chaque partie contractante peut dénoncer le présent accord par notification écrite à l'autre partie. Le présent accord cesse d'être en vigueur quatre-vingt-dix jours après la date de cette notification.
   6.   Le Pérou ne peut suspendre ou dénoncer le présent accord qu'à l'égard de tous les États membres.
   7.   L'Union ne peut suspendre ou dénoncer le présent accord qu'à l'égard de l'ensemble de ses États membres.
   Fait en double exemplaire, en langues allemande, anglaise, bulgare, croate, danoise, espagnole, estonienne, finnoise, française, grecque, hongroise, italienne, lettone, lituanienne, maltaise, néerlandaise, polonaise, portugaise, roumaine, slovaque, slovène, suédoise et tchèque, tous les textes faisant également foi.
   
      Съставено в Брюксел на четиринадесети март през две хиляди и шестнадесета година.
      Hecho en Bruselas, el catorce de marzo de dos mil dieciséis.
      V Bruselu dne čtrnáctého března dva tisíce šestnáct.
      Udfærdiget i Bruxelles den fjortende marts to tusind og seksten.
      Geschehen zu Brüssel am vierzehnten März zweitausendsechzehn.
      Kahe tuhande kuueteistkümnenda aasta märtsikuu neljateistkümnendal päeval Brüsselis.
      Έγινε στις Βρυξέλλες, στις δέκα τέσσερις Μαρτίου δύο χιλιάδες δεκαέξι.
      Done at Brussels on the fourteenth day of March in the year two thousand and sixteen.
      Fait à Bruxelles, le quatorze mars deux mille seize.
      Sastavljeno u Bruxellesu četrnaestog ožujka godine dvije tisuće šesnaeste.
      Fatto a Bruxelles, addì quattordici marzo duemilasedici.
      Briselē, divi tūkstoši sešpadsmitā gada četrpadsmitajā martā.
      Priimta du tūkstančiai šešioliktų metų kovo keturioliktą dieną Briuselyje.
      Kelt Brüsszelben, a kétezer-tizenhatodik év március havának tizennegyedik napján.
      Magħmul fi Brussell, fl-erbatax-il jum ta’ Marzu fis-sena elfejn u sittax.
      Gedaan te Brussel, veertien maart tweeduizend zestien.
      Sporządzono w Brukseli dnia czternastego marca roku dwa tysiące szesnastego.
      Feito em Bruxelas, em catorze de março de dois mil e dezasseis.
      Întocmit la Bruxelles la paisprezece martie două mii șaisprezece.
      V Bruseli štrnásteho marca dvetisícšestnásť.
      V Bruslju, dne štirinajstega marca leta dva tisoč šestnajst.
      Tehty Brysselissä neljäntenätoista päivänä maaliskuuta vuonna kaksituhattakuusitoista.
      Som skedde i Bryssel den fjortonde mars år tjugohundrasexton.
      
         За Европейския съюз
         Рог la Unión Europea
         Za Evropskou unii
         For Den Europæiske Union
         Für die Europäische Union
         Euroopa Liidu nimel
         Για την Ευρωπαϊκή Ένωση
         For the European Union
         Pour l'Union européenne
         Za Europsku uniju
         Per l'Unione europea
         Eiropas Savienības vārdā –
         Europos Sąjungos vardu
         Az Európai Unió részéről
         Għall-Unjoni Ewropea
         Voor de Europese Unie
         W imieniu Unii Europejskiej
         Pela União Europeia
         Pentru Uniunea Europeană
         Za Európsku úniu
         Za Evropsko unijo
         Euroopan unionin puolesta
         För Europeiska unionen
         
            
      
      
         За Република Перу
         Por la República del Perú
         Za Peruánskou Republikudo
         For Republikken Peru
         Für die Republik Peru
         Peruu Vabariigi nimel
         Για τη Δημοκρατία του Περού
         For the Republic of Peru
         Pour la république du pérou
         Za Republiku Peru
         Per la Republica del Perù
         Peru Republikas vārdā –
         Peru Respublikos vardu
         A Perui Köztársaság részéről
         Għar-Repubblika tal-Perù
         Voor de Republiek Peru
         W imieniu Peru
         Pela República do Peru
         Pentru Republica Peru
         Za Peruánsku Republiku
         Za Republiko Peru
         Perun Tasavallan puolesta
         För Republiken Peru
         
            
      
   
   
      (1)  JO L 149 du 20.5.2014, p. 67.
   
   
      (2)  Règlement (CE) no 539/2001 du Conseil du 15 mars 2001 fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres et la liste de ceux dont les ressortissants sont exemptés de cette obligation (JO L 81 du 21.3.2001, p. 1).
   
      DÉCLARATION COMMUNE CONCERNANT L'ISLANDE, LA NORVÈGE, LA SUISSE ET LE LIECHTENSTEIN
      Les parties contractantes prennent acte des relations étroites qui existent entre l'Union européenne et la Norvège, l'Islande, la Suisse et le Liechtenstein, particulièrement en vertu des accords du 18 mai 1999 et du 26 octobre 2004 concernant l'association de ces pays à la mise en œuvre, à l'application et au développement de l'acquis de Schengen.
      Dans ces circonstances, il est souhaitable que les autorités de la Norvège, de l'Islande, de la Suisse et du Liechtenstein, d'une part, et les autorités du Pérou, d'autre part, concluent sans délai des accords bilatéraux d'exemption de visa de court séjour, dans des conditions analogues à celles du présent accord.
   
   
      DÉCLARATION COMMUNE SUR L'INTERPRÉTATION DE LA NOTION DE «CATÉGORIE DE PERSONNES VOYAGEANT POUR EXERCER UNE ACTIVITÉ RÉMUNÉRÉE» VISÉE À L'ARTICLE 3, PARAGRAPHE 2, DU PRÉSENT ACCORD
      Souhaitant en assurer une interprétation commune, les parties contractantes conviennent qu'aux fins du présent accord, la notion de «catégorie de personnes voyageant pour exercer une activité rémunérée» désigne les personnes qui entrent sur le territoire de l'autre partie contractante, pour y exercer une profession lucrative ou une activité rémunérée, en tant que salarié ou prestataire de services.
      Cette catégorie n'englobe pas:
      
                  —
               
               
                  les femmes et hommes d'affaires, c'est-à-dire les personnes voyageant pour conclure des affaires (sans être salariées sur le territoire de l'autre partie contractante),
               
            
                  —
               
               
                  les sportifs ou les artistes qui exercent une activité ad hoc,
               
            
                  —
               
               
                  les journalistes dépêchés par les médias de leur pays de résidence, et
               
            
                  —
               
               
                  les stagiaires détachés au sein d'une même entreprise.
               
            Dans le cadre des responsabilités qui lui incombent en vertu de l'article 6 du présent accord, le comité mixte suit la mise en œuvre de la présente déclaration et peut proposer des modifications à y apporter lorsqu'il l'estime nécessaire, compte tenu de l'expérience des parties contractantes.
      La présente déclaration est sans préjudice de la définition des catégories de voyageurs dans le droit national du Pérou aux fins de l'entrée, la sortie, le transit et le séjour sur le territoire du Pérou.
   
   
      DÉCLARATION COMMUNE SUR L'INTERPRÉTATION DE LA PÉRIODE DE 90 JOURS SUR TOUTE PÉRIODE DE 180 JOURS PRÉVUE À L'Article 4 DU PRÉSENT ACCORD
      Les parties contractantes conviennent que la durée maximale de quatre-vingt-dix jours sur toute période de cent quatre-vingts jours prévue à l'article 4 du présent accord désigne un séjour ininterrompu ou plusieurs séjours consécutifs dont la durée totale ne dépasse pas quatre-vingt-dix jours sur toute période de cent quatre-vingts jours.
      L'adjectif «toute» suppose l'application d'une période de référence «mobile» de cent quatre-vingts jours, ce qui consiste à remonter dans le temps en comptant chaque jour du séjour couvert par la dernière période de cent quatre-vingts jours, afin de vérifier si l'exigence de quatre-vingt-dix jours sur toute période de cent quatre-vingts jours continue d'être respectée. Cela signifie, entre autres, qu'une absence ininterrompue de quatre-vingt-dix jours ouvre droit à un nouveau séjour d'une durée maximale de quatre-vingt-dix jours.
   
   
      DÉCLARATION COMMUNE RELATIVE AUX INFORMATIONS À FOURNIR AUX CITOYENS ET RESSORTISSANTS SUR L'ACCORD D'EXEMPTION DE VISA
      Reconnaissant l'importance de la transparence pour les citoyens de l'Union et les ressortissants du Pérou, les parties contractantes conviennent de garantir une large diffusion des informations relatives au contenu et aux effets de l'accord d'exemption de visa, ainsi qu'aux questions connexes, telles que les conditions d'entrée.
   
   
      DÉCLARATION COMMUNE RELATIVE À L'INTRODUCTION DE PASSEPORTS BIOMÉTRIQUES PAR LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
      En sa qualité de partie contractante, la République du Pérou déclare avoir passé un marché pour la production de passeports biométriques et s'engage à ne délivrer que des passeports biométriques à ses ressortissants d'ici au 31 juillet 2016 au plus tard. Lesdits passeports seront entièrement conformes aux exigences de l'OACI mentionnées dans le document 9303 publié par cette organisation.
      Les parties contractantes conviennent que le fait de ne pas délivrer uniquement des passeports biométriques d'ici au 31 juillet 2016 constituerait un motif suffisant pour suspendre le présent accord, conformément à la procédure définie à l'article 8, paragraphe 4.
   
   
      DÉCLARATION COMMUNE RELATIVE À LA COOPÉRATION EN MATIÈRE D'IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE
      Les parties contractantes rappellent leur engagement en ce qui concerne la réadmission de leurs migrants en situation irrégulière, tel que cela est prévu à l'article 49, paragraphe 3, de l'accord de dialogue politique et de coopération entre la Communauté européenne et ses États membres, d'une part, et la Communauté andine et ses pays membres, d'autre part.
      Les parties contractantes suivront cet engagement de près. Elles s'engagent à conclure, à la demande de l'une des parties contractantes, et en particulier en cas d'augmentation de l'immigration irrégulière ou de problèmes liés à la réadmission de migrants en situation irrégulière après l'entrée en vigueur du présent accord, un accord réglant les obligations spécifiques des deux parties en matière de réadmission de migrants en situation irrégulière.
      Les parties contractantes reconnaissent que la non-conclusion d'un tel accord de réadmission après une demande dans ce sens de la part de l'une des parties contractantes, constituerait un motif suffisant pour suspendre le présent accord, conformément à la procédure définie à l'article 8, paragraphe 4.