CELEX: 31979D0019
Language: fr
Date: 1978-12-18 00:00:00
Title: 79/19/CEE: Décision du Conseil, du 18 décembre 1978, arrêtant le rapport annuel sur la situation économique de la Communauté et fixant les orientations de politique économique pour l' année 1979

Avis juridique important

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31979D0019

79/19/CEE: Décision du Conseil, du 18 décembre 1978, arrêtant le rapport annuel sur la situation économique de la Communauté et fixant les orientations de politique économique pour l' année 1979  

Journal officiel n° L 008 du 12/01/1979 p. 0016 - 0022

****( 1 ) JO NO L 63 DU 5 . 3 . 1974 , P . 16 .  ( 2 ) JO NO L 330 DU 24 . 12 . 1975 , P . 52 .  ( 3 ) JO NO C 296 DU 11 . 12 . 1978 , P . 63 .  ( 4 ) AVIS RENDU LES 29 ET 30 NOVEMBRE 1978 ( NON ENCORE PARU AU JOURNAL OFFICIEL ).  ( 5 ) JO NO L 220 DU 11 . 8 . 1978 , P . 27 .        DECISION DU CONSEIL   DU 18 DECEMBRE 1978   ARRETANT LE RAPPORT ANNUEL SUR LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA COMMUNAUTE ET FIXANT LES ORIENTATIONS DE POLITIQUE ECONOMIQUE POUR L ' ANNEE 1979  ( 79/19/CEE )   LE CONSEIL DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ,   VU LE TRAITE INSTITUANT LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE EUROPEENNE ,   VU LA DECISION 74/120/CEE DU CONSEIL , DU 18 FEVRIER 1974 , RELATIVE A LA REALISATION D ' UN DEGRE ELEVE DE CONVERGENCE DES POLITIQUES ECONOMIQUES DES ETATS MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE EUROPEENNE ( 1 ), MODIFIEE PAR LA DECISION 75/787/CEE ( 2 ), ET NOTAMMENT SON ARTICLE 4 ,   VU LA PROPOSITION DE LA COMMISSION ,   VU L ' AVIS DE L ' ASSEMBLEE ( 3 ),   VU L ' AVIS DU COMITE ECONOMIQUE ET SOCIAL ( 4 ),   CONSIDERANT QUE , EN ADOPTANT LA DECISION 78/658/CEE ( 4 ), LE CONSEIL A APPROUVE L ' ANALYSE DE LA SITUATION ECONOMIQUE EXPOSEE DANS LA COMMUNICATION DE LA COMMISSION DU 24 JUILLET 1978 , PORTANT NOTAMMENT SUR LA PREPARATION DES BUDGETS PUBLICS DE 1979 ; QUE , SELON LADITE DECISION , LES ETATS MEMBRES POURSUIVENT UNE POLITIQUE ECONOMIQUE CONFORME AUX ORIENTATIONS SUR LA PREPARATION DES BUDGETS PUBLICS DE 1979 , QUI SONT PRECISEES A L ' ANNEXE DE LA DECISION 78/658/CEE ,   A ARRETE LA PRESENTE DECISION :   ARTICLE PREMIER   LE CONSEIL ARRETE LE RAPPORT ANNUEL SUR LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA COMMUNAUTE , FIGURANT EN ANNEXE AUX POINTS 1 A 4 , ET FIXE LES ORIENTATIONS A SUIVRE PAR CHAQUE ETAT MEMBRE DANS SA POLITIQUE ECONOMIQUE POUR 1979 , TELLES QU ' ELLES FIGURENT EN ANNEXE AU POINT 5 .   ARTICLE 2   LES ETATS MEMBRES SONT DESTINATAIRES DE LA PRESENTE DECISION .   FAIT A BRUXELLES , LE 18 DECEMBRE 1978 .   PAR LE CONSEIL   LE PRESIDENT   H . MATTHOFER ****  ( 1 ) JO NO L 220 DU 11 . 8 . 1978 , P . 27 .  ( 1 ) CONFORMEMENT A L ' ARTICLE 2 DE LA DECISION DU CONSEIL DU 18 FEVRIER 1974 .    ANNEXE   RAPPORT ANNUEL   SUR LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA COMMUNAUTE ET LES ORIENTATIONS DE POLITIQUE ECONOMIQUE POUR 1979   1 . OBJECTIFS COMMUNAUTAIRES   L ' IDEE DIRECTRICE DU PRESENT RAPPORT EST QUE , S ' IL EST VRAI QUE LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA COMMUNAUTE SE REDRESSE A MAINTS EGARDS , LE MOMENT EST VENU DE DEVELOPPER DAVANTAGE LES MECANISMES CENTRAUX DES PROCEDURES ECONOMIQUES DE LA COMMUNAUTE . LE BUT VISE EST DE METTRE LA COMMUNAUTE EN MESURE D ' AMELIORER ENCORE SES RESULTATS ECONOMIQUES PENDANT LES ANNEES A VENIR ET , POUR CE FAIRE , DE CREER DANS LE DOMAINE ECONOMIQUE ET MONETAIRE UN CADRE COMMUNAUTAIRE PLUS OPERATIONNEL OU S ' INSCRIRONT LES EFFORTS DEPLOYES AU NIVEAU NATIONAL EN DIRECTION DES OBJECTIFS COMMUNS : NIVEAU ELEVE DE L ' EMPLOI , NIVEAU DE VIE PLUS SATISFAISANT , STABILITE MONETAIRE . EN D ' AUTRES TERMES , LA FIN RECHERCHEE CONSISTE A INVERSER PAR UNE ACTION COMMUNAUTAIRE LE PROCESSUS DE DEPERDITION D ' EFFICACITE QUI AFFECTE LES POLITIQUES ECONOMIQUES PUREMENT NATIONALES DU FAIT DE L ' INTEGRATION CROISSANTE DES ECONOMIES DES ETATS MEMBRES DANS L ' ECONOMIE EUROPEENNE ET INTERNATIONALE .   TOUT EN POURSUIVANT SUR LE PLAN INTERNE LA CONSTRUCTION DE SON SYSTEME ECONOMIQUE ET MONETAIRE , LA COMMUNAUTE S ' EFFORCE DE CONSOLIDER LES BASES DE SA COOPERATION AVEC LES PAYS NON MEMBRES . C ' EST CE QU ' ILLUSTRE LA COLLABORATION FRUCTUEUSE QUI S ' EST ETABLIE EN 1978 ENTRE LA COMMUNAUTE ET LES AUTRES PARTICIPANTS AU SOMMET ECONOMIQUE OCCIDENTAL DE BONN , ET QU ' ATTESTE PAR AILLEURS L ' INTENTION MANIFESTEE PAR LA COMMUNAUTE D ' OUVRIR L ' ACCES DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN A DES PAYS NON MEMBRES QUI ONT NOUE AVEC ELLE DES LIENS ECONOMIQUES PARTICULIEREMENT ETROITS . PAR AILLEURS , L ' UN DES PRINCIPAUX OBJECTIFS DU RENFORCEMENT DU SYSTEME ECONOMIQUE ET MONETAIRE DE LA COMMUNAUTE EST DE RETABLIR , EN ASSAINISSANT LES BASES DE SA CROISSANCE PROPRE , DES CONDITIONS PROPICES A L ' EXPANSION RAPIDE D ' UN SYSTEME MONDIAL OUVERT D ' ECHANGES COMMERCIAUX ET , PAR CONSEQUENT , A UN AJUSTEMENT PERMANENT DES STRUCTURES ECONOMIQUES . CE PROCESSUS D ' AJUSTEMENT DEVRAIT ABOUTIR A UNE REPARTITION EFFICACE DU TRAVAIL ENTRE LES PAYS INDUSTRIALISES ET OFFRIR LES MEILLEURES POSSIBILITES DE CROISSANCE AUX PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT . AINSI , UNE POLITIQUE ECONOMIQUE ET MONETAIRE RENFORCEE AURA POUR EFFET DE FAVORISER LA REALISATION DES OBJECTIFS D ' AJUSTEMENT DE LA POLITIQUE COMMERCIALE ET SECTORIELLE DE LA COMMUNAUTE .   2 . LES PERSPECTIVES ECONOMIQUES   LA TACHE QUE REPRESENTE L ' AJUSTEMENT DE L ' ECONOMIE COMMUNAUTAIRE A LA SITUATION DIFFICILE QUI PREVAUT DEPUIS LA CRISE DU PETROLE DE 1973 EST ESQUISSEE PAR LES DONNEES SUIVANTES , ENCORE QUE LES CAS DES DIVERS ETATS MEMBRES PRESENTENT EVIDEMMENT D ' IMPORTANTES DIFFERENCES . LES DONNEES POUR 1978 SONT EN PARTIE LE RESULTAT D ' ESTIMATIONS ET DE PREVISIONS DE LA COMMISSION ; CELLES POUR 1979 CONSTITUENT DES PREVISIONS EFFECTUEES PAR LA COMMISSION SUR LA BASE DES POLITIQUES EXPOSEES DANS LE PRESENT RAPPORT :    L ' ECONOMIE COMMUNAUTAIRE DE 1973 A 1979   //   //  //  CROISSANCE DU PIB EN VOLUME //  HAUSSE DES PRIX A LA CONSOMMATION //  BALANCE DES OPERATIONS COURANTES //  DEFICIT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES //  EXPANSION DE LA MASSE MONETAIRE  ( M2 ) //  PROPORTION DE CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE //  //  ( EN % ) //  ( EN % ) //  ( EN UCE ) //  ( EN % DU PIB ) //  ( EN % ) //  ( EN % ) //  // 1973 //  5,7 //   8,3 //  1,6 //   -  0,9 //  16,5 //  2,5 // 1974 //  1,7 //  12,8 //   -  9,2   //   -  1,7 //  12,8 //  2,9 // 1975 //   -  1,7   //  12,8 //  1,2 //   -  5,2 //  12,7 //  4,4 // 1976 //  4,9 //  10,0 //   -  6,3   //   -  3,7 //  11,1 //  5,0 // 1977 //  2,3 //   9,1 //  1,7 //   -  3,2 //  12,5 //  5,5 // 1978 //  ( 2,6 ) //  ( 6,9 ) //  8,3 //  ( -  4,1 ) //   -  //  ( 5,7 ) // 1979 //  ( 31/2 ) //  ( 7 ) //  ( 81/2 ) //  ( -  41/2 ) //   -  //  ( 5,6 ) // ****  ( 1 ) JO NO L 220 DU 11 . 8 . 1978 , P . 27 .  ( 1 ) CONFORMEMENT A L ' ARTICLE 2 DE LA DECISION DU CONSEIL DU 18 FEVRIER 1974 .   AU COURS DES PREMIERES ANNEES QUI ONT SUIVI 1973 , L ' ECONOMIE COMMUNAUTAIRE A SUBI , EN QUELQUE SORTE , UNE PHASE D ' ALTERNANCE REPETEE DE STIMULATION ET DE FREINAGE , QU ' IL IMPORTE D ' EVITER A L ' AVENIR . LES PROCHAINES ANNEES SONT CONSIDEREES COMME DES ANNEES DE REPRISE GRADUELLE PLUTOT QUE SPECTACULAIRE DE L ' ACTIVITE . LE TAUX DE CROISSANCE EST EN TRAIN DE SE REDRESSER ET DES PROGRES IMPORTANTS ONT PU ETRE REALISES EN MATIERE D ' EVOLUTION DES PRIX ET DE SOLDE EXTERIEUR . IL A ETE POSSIBLE DE REDUIRE TANT LA DISPARITE DES TAUX D ' INFLATION QUE LEUR NIVEAU MOYEN , ET LES BALANCES DES PAIEMENTS COURANTS SONT A PRESENT MIEUX EQUILIBREES ( LES DEFICITS DE LA FRANCE , DE L ' ITALIE ET DU ROYAUME-UNI ONT ETE AMENUISES OU ONT FAIT PLACE A DES EXCEDENTS , LA BELGIQUE ET LES PAYS-BAS ONT ENREGISTRE DES SOLDES EN EQUILIBRE OU LEGEREMENT DEFICITAIRES , TANDIS QUE L ' EXCEDENT DE LA REPUBLIQUE FEDERALE D ' ALLEMAGNE EST RESTE INCHANGE ). IL SEMBLE QUE LE CHOMAGE AIT CESSE DE CROITRE DANS LA COMMUNAUTE CONSIDEREE DANS SON ENSEMBLE ET , DANS CERTAINS ETATS MEMBRES , IL A MEME COMMENCE DE SE REDUIRE .   3 . ACTION CONCERTEE   L ' AMELIORATION DES PERSPECTIVES ECONOMIQUES POUR 1979 , QUI PERMET D ' ESPERER UNE CROISSANCE DE PRES DE 3,5 % EN TERMES REELS , EST EN PARTIE LE RESULTAT DE L ' ACTION CONCERTEE DECIDEE PAR LE CONSEIL LE 24 JUILLET 1978 ( 1 ) EN APPLICATION DES CONCLUSIONS DU CONSEIL EUROPEEN DE BREME DES 6 ET 7 JUILLET 1978 ET DU SOMMET ECONOMIQUE OCCIDENTAL DE BONN DES 16 ET 17 JUILLET 1978 , AUQUEL LA COMMUNAUTE ETAIT REPRESENTEE PAR LES PRESIDENTS DU CONSEIL ET DE LA COMMISSION .   LES REUNIONS DE BREME ET DE BONN ONT PERMIS D ' ARRETER UNE VASTE SERIE DE MESURES DEPASSANT LE CADRE DE LA POLITIQUE BUDGETAIRE ET MONETAIRE . A BREME ONT NOTAMMENT ETE RETENUES DES MESURES SPECIFIQUES EN VUE DE PROMOUVOIR L ' EMPLOI , DE RENFORCER LA SITUATION DE LA COMMUNAUTE EN MATIERE D ' ENERGIE , DE FACILITER LES MODIFICATIONS STRUCTURELLES DANS L ' INDUSTRIE ET DANS LA REGION MEDITERRANEENNE , D ' AFFERMIR LE SYSTEME MONDIAL DE LIBRE ECHANGE ET D ' AIDER LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT . LA REUNION DE BONN A PERMIS DE CONCLURE , A UN NIVEAU INTERNATIONAL ELARGI , DE NOUVEAUX ACCORDS SUR DES QUESTIONS QUI SONT EN GRANDE PARTIE LES MEMES .   L ' OBJECTIF DE L ' ACTION CONCERTEE AU NIVEAU DE LA COMMUNAUTE DANS LE DOMAINE DE LA POLITIQUE MACRO-ECONOMIQUE EST DE PARVENIR AUX RESULTATS ECONOMIQUES LES PLUS SATISFAISANTS POSSIBLES EN RECOURANT A DES INSTRUMENTS ECONOMIQUES PLUS EFFICACES .   PLUS CONCRETEMENT , L ' ACTION CONCERTEE SE JUSTIFIE COMME SUIT DU POINT DE VUE ECONOMIQUE :   -  UNE ACTION PUREMENT NATIONALE MENEE DANS DES ECONOMIES LARGEMENT ORIENTEES VERS L ' EXTERIEUR SUBIRA UNE TRES FORTE DEPERDITION PAR LE BIAIS DE LA DEMANDE ETRANGERE , EN SORTE QUE L ' EFFET MULTIPLICATEUR DE LA STIMULATION DE L ' ECONOMIE INTERIEURE SERA PLUS FAIBLE QUE DANS UNE ECONOMIE PLUS FERMEE ,   -  DE CE FAIT , IL APPARAIT MOINS SOUHAITABLE D ' UTILISER LA MARGE DE MANOEUVRE QU ' OFFRE LA POLITIQUE DE GESTION DE LA DEMANDE , PUISQUE LE RENDEMENT FINANCIER DES MESURES BUDGETAIRES , PAR EXEMPLE , S ' EN TROUVE REDUIT EN VOLUME ET LA CONFIANCE NECESSAIRE DES CONSOMMATEURS ET DES INVESTISSEURS AFFAIBLIE ,   -  DE PLUS , LES MILIEUX INDUSTRIELS ET FINANCIERS SE DEMANDENT SI DES MESURES EXPANSIONNISTES EXERCERAIENT REELLEMENT LES EFFETS RECHERCHES SUR L ' ECONOMIE ET N ' AURAIENT PAS PLUTOT UNE INCIDENCE NEGATIVE SUR L ' INFLATION ET LES PERSPECTIVES EN MATIERE DE CHANGE . PAR AILLEURS , BEAUCOUP D ' ETATS MEMBRES SONT PREOCCUPES DU FAIT QUE LES BUDGETS PUBLICS SE SONT GONFLES EXAGEREMENT PAR RAPPORT AU PRODUIT NATIONAL BRUT ,   -  LA SOLUTION DE CES PROBLEMES CONSISTERAIT , JUSQU ' A UN CERTAIN POINT , A INTEGRER LES INITIATIVES NATIONALES EN UNE ACTION COMMUNAUTAIRE PLUS VASTE ET COHERENTE , A RETABLIR AINSI LA PERSPECTIVE D ' EFFETS MULTIPLICATEURS POSITIFS , A ASSURER UN RENDEMENT FISCAL PLUS RAPIDE DE LA GESTION DE LA DEMANDE ET A ACCROITRE LES CHANCES D ' OBTENIR DU SECTEUR PRIVE UNE REACTION FAVORABLE EN TERMES REELS PLUTOT QUE DE VOIR S ' AGGRAVER L ' INSTABILITE MONETAIRE .   CEPENDANT , ABSTRACTION FAITE DE CES PRINCIPES GENERAUX , L ' ACTION COMMUNAUTAIRE QUI VIENT DE S ' ENGAGER EST PLUS AMBITIEUSE ET PLUS CONCRETE ENCORE SUR D ' AUTRES POINTS .   IL FAUT CONSIDERER LE CAS PARTICULIER DES ETATS MEMBRES DONT L ' ECONOMIE A LE PLUS GRAND BESOIN DE STABILITE MONETAIRE ET DE DEVELOPPEMENT . UNE ACTION CONCERTEE LANCEE PAR LE RESTE DE LA COMMUNAUTE AFIN DE RENFORCER LA DEMANDE AMELIORE LES CONDITIONS D ' UNE POLITIQUE DE STABILISATION INTERIEURE .   CEPENDANT , TOUT PROGRAMME DE STABILISATION POSE LE PROBLEME DES MOYENS ADEQUATS DE RENFORCER LA SITUATION MONETAIRE ET LES FINANCES PUBLIQUES SANS DECLENCHER UNE RECESSION . LA PERSPECTIVE DE PREPARER DE TELS PROGRAMMES DE STABILISATION EN MEME TEMPS QU ' UN PROGRAMME CONCERTE DE REPRISE ECONOMIQUE POUR LA PLUS GRANDE PARTIE DE LA COMMUNAUTE AMELIORE LES CHANCES DE SUCCES ET REDUIT LES RISQUES INHERENTS A TOUTE POLITIQUE DE STABILISATION , COMME EN TEMOIGNE D ' AILLEURS LE CAS DE L ' IRLANDE ET DE L ' ITALIE . C ' EST POURQUOI , AINSI QU ' IL EST PRECISE DANS LA DECISION DU 24 JUILLET SUR L ' ACTION CONCERTEE , LA STRATEGIE COMMUNAUTAIRE PREVOIT POUR L ' IRLANDE ET L ' ITALIE UNE PRIORITE DANS L ' ATTRIBUTION DES RESSOURCES FINANCIERES EN FAVEUR DES INVESTISSEMENTS ET DE L ' EMPLOI .   IL EST EGALEMENT NECESSAIRE DE SYSTEMATISER ET DE RENFORCER A L ' AVENIR LES ELEMENTS LES PLUS POSITIFS DE L ' ACTION CONCERTEE DE 1978 ET DE CHERCHER LES MOYENS PRECIS QUI PERMETTRONT D ' ACCROITRE SON POTENTIEL . LE PROCESSUS DE COORDINATION DOIT SE GREFFER SUR UN ENSEMBLE PLUS EXPLICITE D ' OBJECTIFS FINALS EN MATIERE DE POLITIQUE ECONOMIQUE ET FINANCIERE ET DE CONTROLE DES RESULTATS . LA FIXATION DE CES OBJECTIFS DOIT BIEN DAVANTAGE TENIR COMPTE , AU NIVEAU TECHNIQUE , DE L ' ANALYSE COLLECTIVE DES PREVISIONS ET DES INSTRUMENTS ENVISAGES . LA SYNCHRONISATION DES CALENDRIERS DE POLITIQUE BUDGETAIRE ET MONETAIRE AU NIVEAU NATIONAL DOIT ENCORE ETRE AMELIOREE DANS CERTAINS PAYS . LA COORDINATION DU TECHNIQUE ET DU POLITIQUE DANS LE PROCESSUS DE DECISION COMMUNAUTAIRE A DEJA FAIT , AU COURS DES TRAVAUX QUI ONT ABOUTI A LA DECISION DE 1978 EN MATIERE D ' ACTION CONCERTEE , DES PROGRES QUI DOIVENT ETRE POURSUIVIS . EN OUTRE , COMME IL SERA SOULIGNE PLUS LOIN , LE SYSTEME EUROPEEN LUI-MEME REND PLUS IMPERIEUSE ENCORE LA NECESSITE DE NOUVEAUX PROGRES DANS L ' HARMONISATION DES POLITIQUES BUDGETAIRES ET MONETAIRES .   4 . LE SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN   LA STABILITE MONETAIRE EST EN ELLE-MEME UN OBJECTIF PRIORITAIRE . CEPENDANT , ELLE CONSTITUE AUSSI LE MOYEN DE RENDRE LEUR EFFICACITE AUX INSTRUMENTS MACRO-ECONOMIQUES . RIEN N ' EST PLUS DESASTREUX POUR UNE POLITIQUE DE GESTION DE LA DEMANDE ET POUR LA CROISSANCE QU ' UNE SITUATION PERTURBEE PAR L ' INSTABILITE MONETAIRE INTERIEURE OU EXTERIEURE .   AU COURS DES DERNIERES ANNEES , LES ETATS MEMBRES DONT LES MONNAIES S ' APPRECIENT OU SE DEPRECIENT , NOTAMMENT CEUX OU LES FLUCTUATIONS ONT ETE EXCESSIVES , ONT CONSTATE QU ' IL LEUR EST IMPOSSIBLE , DANS LES CONDITIONS EXISTANTES D ' INSTABILITE MONETAIRE INTERIEURE OU EXTERIEURE , D ' OBTENIR DE LA GESTION DE LA DEMANDE TOUS LES RESULTATS QU ' ILS EN ESPERAIENT . LES PAYS DONT LES MONNAIES S ' APPRECIENT ONT PU VOIR QUE LES INVESTISSEURS PRIVES NE REAGISSENT PAS AUX MESURES EXPANSIONNISTES LORSQU ' UNE GRANDE INCERTITUDE PESE SUR LEUR CAPACITE CONCURRENTIELLE INTERNATIONALE ET SUR LES PERSPECTIVES D ' EVOLUTION DE LA DEMANDE ETRANGERE . LES PAYS DONT LES MONNAIES SE DEPRECIENT ONT , QUANT A EUX , PU OBSERVER A QUEL POINT ET AVEC QUELLE RAPIDITE LA DEPRECIATION DES TAUX DE CHANGE PEUT ALIMENTER L ' INFLATION INTERIEURE ET CREER DE LA SORTE UN CLIMAT D ' INCERTITUDE ET D ' INSTABILITE QUI EMPECHE L ' APPARITION D ' UN FLUX VIGOUREUX DE NOUVEAUX INVESTISSEMENTS SUSCEPTIBLES D ' AMELIORER LA CAPACITE CONCURRENTIELLE DE L ' ECONOMIE .   TELLES SONT LES RAISONS D ' ORDRE ECONOMIQUE QUI ONT INCITE LA COMMUNAUTE A CREER UN SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN A PARTIR DU 1ER JANVIER 1979 .   LES IMPLICATIONS DE POLITIQUE ECONOMIQUE DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN PEUVENT ETRE ESQUISSEES DANS LES GRANDES LIGNES .   LE SYSTEME OFFRIRA DES POINTS DE REPERE PLUS CLAIRS POUR LA POLITIQUE INTERIEURE DE STABILISATION MONETAIRE , ENCORE QUE LE CHOIX DES INSTRUMENTS DE STABILISATION DOIVE DIFFERER D ' UN ETAT MEMBRE A L ' AUTRE . LE SYSTEME NECESSITERA DE TOUTE MANIERE , EN DEPIT DES DIFFICULTES QUE CELA COMPORTE , UNE COORDINATION DES POLITIQUES MONETAIRES DANS LE CADRE COMMUNAUTAIRE QUI TIENNE COMPTE NON SEULEMENT DE LEURS EFFETS DIRECTS SUR LES MARCHES FINANCIERS MAIS EGALEMENT DE LEUR CONTRIBUTION AUX POLITIQUES MACRO-ECONOMIQUES GENERALES DES DIFFERENTS PAYS .   LA MISE A DISPOSITION DE CREDITS PLUS SUBSTANTIELS IMPLIQUE QUE LA NEGOCIATION COLLECTIVE DES CONDITIONS DE POLITIQUE ECONOMIQUE DONT DOIVENT S ' ASSORTIR DES CREDITS A TERME RELATIVEMENT LONG PRENDRA PLUS D ' IMPORTANCE DANS LA COMMUNAUTE .   LE BON FONCTIONNEMENT DU SYSTEME EXIGERAIT AUSSI QUE LA COMMUNAUTE CONSIDEREE DANS SON ENSEMBLE CONCILIE JUDICIEUSEMENT LES MESURES DE STABILISATION ET LA POLITIQUE DE CROISSANCE , EN CE SENS QU ' ELLE DEVRAIT VISER A UNE CONVERGENCE BASEE SUR UN TAUX D ' INFLATION MODERE ET SUR UNE CROISSANCE PLUS SOUTENUE . TOUS LES ETATS MEMBRES DOIVENT ACCEPTER A CETTE FIN L ' OBLIGATION DE GERER EN CONSEQUENCE LEUR POLITIQUE ECONOMIQUE .   SUR CES POINTS , LE FONCTIONNEMENT DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN SERA ETROITEMENT LIE A L ' EVOLUTION FUTURE DE L ' ACTION CONCERTEE DANS LE DOMAINE DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE DE LA COMMUNAUTE .   POUR ASSURER LA CREDIBILITE ET LA DURABILITE DU SYSTEME , IL IMPORTE SURTOUT D ' ABAISSER ENCORE LE TAUX D ' INFLATION MOYEN ET DE REDUIRE LES DISPARITES ENTRE LES TAUX D ' INFLATION , DE CONSOLIDER LES PROGRES REALISES DANS L ' AMELIORATION DES BALANCES DE PAIEMENT ET DE MAINTENIR UNE EXPANSION CONTINUE DE LA DEMANDE ET DE LA PRODUCTION EN TERMES REELS , UNE RESPONSABILITE PARTICULIERE INCOMBANT EN CE DOMAINE AUX ETATS MEMBRES DONT L ' ECONOMIE EST LA PLUS VIGOUREUSE .   5 . ORIENTATIONS POUR 1979   LES ORIENTATIONS QUI SUIVENT ACTUALISENT ET COMPLETENT LA DECISION D ' ACTION CONCERTEE DU 24 JUILLET . LA PHASE ACTUELLE EST DONC IMPORTANTE POUR LA POLITIQUE ECONOMIQUE , NON SEULEMENT EN RAISON DE LA PREPARATION DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN , MAIS EGALEMENT PARCE QU ' ELLE CONSTITUE UNE PERIODE DE MISE EN APPLICATION DE LA DECISION DE JUILLET .   EN PARTICULIER , LES MESURES BUDGETAIRES ARRETEES PAR LA REPUBLIQUE FEDERALE D ' ALLEMAGNE LE 28 JUILLET ONT ETE APPROUVEES PAR LE PARLEMENT . DEPUIS LORS , LA FRANCE A APPROUVE EN 1978 UN ACCROISSEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE POUR 1978 , TANDIS QUE LE ROYAUME-UNI A ADOPTE POUR L ' EXERCICE 1978-1979 UN BUDGET EXPANSIONNISTE . LA BELGIQUE ET LES PAYS-BAS ONT , DE LEUR COTE , ADOPTE DE NOUVEAUX PROGRAMMES IMPORTANTS EN MATIERE DE POLITIQUE BUDGETAIRE , LIMITANT PLUS STRICTEMENT POUR L ' AVENIR L ' ACCROISSEMENT DES DEPENSES PUBLIQUES , MAIS PERMETTANT NEANMOINS A COURT TERME D ' IMPRIMER UNE IMPULSION POSITIVE AU PROGRAMME D ' ACTION CONCERTEE . LE LUXEMBOURG EST EN TRAIN DE METTRE EN OEUVRE DES MESURES DE STIMULATION . LE DANEMARK A PRIS DES DISPOSITIONS VISANT A CONSOLIDER SUR UNE BASE PLUS LARGE SA SITUATION BUDGETAIRE ET SA POLITIQUE DE STABILISATION , TOUT EN PRATIQUANT UNE POLITIQUE EXPANSIONNISTE PRUDENTE . L ' IRLANDE ET L ' ITALIE PREPARENT ACTUELLEMENT D ' IMPORTANTS CHANGEMENTS EN MATIERE DE POLITIQUE BUDGETAIRE , A LA SUITE DE LA PARUTION DU LIVRE VERT IRLANDAIS AU DEBUT DE CETTE ANNEE ET DU PLAN PANDOLFI EN ITALIE . CES DEUX PROGRAMMES VISENT A LIMITER OU A REDUIRE LES DEPENSES PUBLIQUES COURANTES , AINSI QU ' A REAFFECTER LES RESSOURCES DEGAGEES A DES DEPENSES D ' INVESTISSEMENT AXEES SUR LE DEVELOPPEMENT , TOUT EN REDUISANT LA PART DU DEFICIT BUDGETAIRE DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT .   DANS L ' ENSEMBLE , CETTE SERIE DE REAJUSTEMENTS EN MATIERE DE POLITIQUE ECONOMIQUE REVIENT A IMPRIMER UNE IMPULSION APPRECIABLE A L ' ECONOMIE DE LA COMMUNAUTE . LES MESURES PRISES SONT DELIBEREMENT DIFFERENTES D ' UN ETAT MEMBRE A L ' AUTRE , DU FAIT QU ' ELLES VISENT A REALISER UNE STRUCTURE PLUS CONVERGENTE ET PLUS STABLE DES POSITIONS DES BALANCES DE PAIEMENTS . ELLES TRADUISENT EGALEMENT LA NECESSITE DE CORRIGER LES TENDANCES EN MATIERE DE FINANCES PUBLIQUES DANS UN CERTAIN NOMBRE DE PAYS OU LA CROISSANCE DES DEPENSES PUBLIQUES EST DEVENUE EXCESSIVE OU DESEQUILIBREE , COMME C ' EST LE CAS ENTRE LES DEPENSES COURANTES ET LES DEPENSES D ' INVESTISSEMENT .   EN CE QUI CONCERNE LA POLITIQUE MONETAIRE , LA STRATEGIE ACTUELLE EST UNE STRATEGIE DANS LE CADRE DE LAQUELLE TOUS LES ETATS MEMBRES POURSUIVENT DES OBJECTIFS SPECIFIQUES QUANTITATIFS , QU ' IL S ' AGISSE DE LA MASSE MONETAIRE OU DES NORMES D ' ACCROISSEMENT DU CREDIT DANS LE CAS DES QUATRE ECONOMIES LES PLUS IMPORTANTES , OU ENCORE DE LA DISCIPLINE QUE LES RAPPORTS DE TAUX DE CHANGE FIXES IMPLIQUENT DANS LE CAS DES CINQ AUTRES ETATS MEMBRES . CES OBJECTIFS VISENT AVANT TOUT A MAINTENIR OU A AMELIORER LA STABILITE MONETAIRE . CEPENDANT , DANS LE MEME TEMPS , LA GESTION DE LA POLITIQUE MONETAIRE DOIT PERMETTRE ET ENCOURAGER LE RETOUR PROGRESSIF DE L ' ECONOMIE COMMUNAUTAIRE A SON RYTHME POTENTIEL .   DES EFFORTS IMPORTANTS SONT ENCORE NECESSAIRES DANS PLUSIEURS ETATS MEMBRES POUR QUE LES TENDANCES EN MATIERE DE REVENUS NOMINAUX ET DE PRIX EVOLUENT DANS DES LIMITES COMPATIBLES AVEC LE FONCTIONNEMENT DURABLE D ' UN SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN .   LE CADRE NORMAL POUR LA REVISION DES ORIENTATIONS QUI SUIVENT SERAIT LE PREMIER EXAMEN DE LA SITUATION DE LA COMMUNAUTE EN 1979 , QUI AURA LIEU AU COURS DU PREMIER TRIMESTRE DE CETTE ANNEE ( 1 ). CETTE ECHEANCE SERA CRUCIALE , ETANT DONNE QUE C ' EST A LA FIN DE 1978 QUE , D ' UNE PART , LES PERSPECTIVES ECONOMIQUES SE DEGAGERONT PLUS CLAIREMENT A LA LUMIERE DE L ' ACTION CONCERTEE ARRETEE RECEMMENT ET QUE , D ' AUTRE PART , LE SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN AURA ETE INSTAURE .   AU DANEMARK , LES PERSPECTIVES DE CROISSANCE POUR 1979 RESTENT MODEREES EN RAISON DE LA FAIBLE MARGE DE MANOEUVRE QUE LA CONTRAINTE EXTERIEURE LAISSE A LA POLITIQUE ECONOMIQUE . LE GOUVERNEMENT S ' EN EST TENU , DANS LE CADRE DE L ' ACTION CONCERTEE , A CERTAINS ALLEGEMENTS TEMPORAIRES DES IMPOTS SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES . IL A ADOPTE PAR AILLEURS , LE 31 AOUT 1978 , UN DISPOSITIF BUDGETAIRE COMPORTANT UNE MODIFICATION DU SYSTEME D ' INDEXATION DU BAREME D ' IMPOSITION DU REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES A PARTIR DE 1979 , UNE MAJORATION DU TAUX DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ( TVA ), PORTE DE 18 A 20,25 % AVEC EFFET AU 1ER OCTOBRE 1978 , AINSI QU ' UN REPORT DE CERTAINS TRAVAUX PUBLICS D ' INFRASTRUCTURE . L ' ENSEMBLE DE CES DISPOSITIONS DEVRAIT REDUIRE LE DEFICIT SPONTANE DU BUDGET DE L ' ETAT EN 1979 ET LIMITER AINSI A 0,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT L ' ACCROISSEMENT DU DEFICIT DE L ' ENSEMBLE DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES PAR RAPPORT A SON NIVEAU DE 1978 . AFIN DE POURSUIVRE LE PROCESSUS DE MODERATION DES COUTS , UN BLOCAGE DES PRIX ET DES SALAIRES A ETE MIS EN APPLICATION POUR SIX MOIS , DE SEPTEMBRE 1978 A FIN FEVRIER 1979 . POUR QUE CETTE ACTION DE STABILISATION SOIT POURSUIVIE AU-DELA DE CETTE PERIODE , NOTAMMENT DANS LA PERSPECTIVE DE LA MISE EN VIGUEUR DU NOUVEAU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN , LES AUTORITES DEVRAIENT VEILLER A UNE APPLICATION STRICTE DE LA POLITIQUE DES REVENUS , DE MANIERE A NE PAS COMPROMETTRE LES RESULTATS ATTENDUS DES MESURES BUDGETAIRES NI LES PROGRES ACCOMPLIS DANS LA VOIE D ' UN MEILLEUR EQUILIBRE INTERNE ET EXTERNE .   APRES LES RESULTATS MEDIOCRES DU PREMIER TRIMESTRE , L ' ACTIVITE ECONOMIQUE DANS LA REPUBLIQUE FEDERALE D ' ALLEMAGNE S ' EST ACCELEREE AU COURS DES DERNIERS MOIS . A PARTIR DU 1ER JANVIER 1979 , ELLE DEVRAIT ENCORE ETRE STIMULEE PAR LES MESURES ADOPTEES DANS LE CADRE DE L ' ACTION CONCERTEE COMMUNAUTAIRE . LE GOUVERNEMENT FEDERAL A ARRETE NOTAMMENT DES MESURES POUR ALLEGER LES IMPOTS SUR LES BAS ET MOYENS REVENUS , POUR ACCROITRE LES DEPENSES PUBLIQUES , POUR STIMULER LES INVESTISSEMENTS ET POUR ACCROITRE LES REVENUS DISPONIBLES EN RELEVANT LES ALLOCATIONS FAMILIALES . AFIN DE REDUIRE LA CHARGE BUDGETAIRE DECOULANT DU PROGRAMME , LE TAUX DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE SERAIT AUGMENTE A PARTIR DU 1ER JUILLET 1979 . CONFORMEMENT AUX DECISIONS DU CONSEIL DU 24 JUILLET DERNIER , LE VOLUME NET DE CES MESURES ATTEINDRAIT ENVIRON 1 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , CE QUI AURAIT POUR COROLLAIRE QUE LE DEFICIT DU GOUVERNEMENT FEDERAL S ' ELEVERAIT APPROXIMATIVEMENT A 4,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT . LES MESURES DEVRAIENT CONTRIBUER NOTAMMENT A RENFORCER LA CONSOMMATION PRIVEE ET A AMELIORER LE CLIMAT CONJONCTUREL EN GENERAL . ELLES DEVRAIENT PERMETTRE D ' ATTEINDRE , EN 1979 , UNE CROISSANCE D ' ENVIRON 4 % EN MOYENNE ANNUELLE , CONTRE 3 % EN 1978 .   LE PROGRAMME FOURNIRA , EN OUTRE , DES IMPULSIONS EXPANSIONNISTES AU-DELA DE 1979 , NOTAMMENT DANS LE DOMAINE DES INVESTISSEMENTS DES ENTREPRISES . DANS LA PERSPECTIVE DE L ' INSTAURATION D ' UN NOUVEAU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN A PARTIR DE 1979 , IL IMPORTE PARTICULIEREMENT QUE L ' ECONOMIE ALLEMANDE MAINTIENNE UNE CROISSANCE SOUTENUE ET EQUILIBREE . EN CE QUI CONCERNE LA POLITIQUE MONETAIRE , IL PARAIT SOUHAITABLE QUE LA BANQUE FEDERALE , LORS DE LA FIXATION DE SON OBJECTIF MONETAIRE POUR L ' ANNEE 1979 , TIENNE COMPTE DE LA NECESSITE DE SOUTENIR LA POLITIQUE DE CROISSANCE ET DE STABILITE .   EN FRANCE , LES AUTORITES ONT MIS EN OEUVRE UN CERTAIN NOMBRE DE MESURES QUI , GRACE NOTAMMENT A UN DEVELOPPEMENT PLUS RAPIDE DES INVESTISSEMENTS , DEVRAIENT SE TRADUIRE PAR UNE ACCELERATION MODEREE DE LA CROISSANCE EN 1979 . AINSI POURRAIT-ON EVITER UNE NOUVELLE ET SENSIBLE DEGRADATION DU CHOMAGE SANS POUR AUTANT NUIRE AU REEQUILIBRAGE DES OPERATIONS COURANTES AVEC L ' EXTERIEUR , QU ' IL CONVIENDRAIT DE CONSOLIDER . LE RALENTISSEMENT DE LA HAUSSE DES PRIX RESTERA NEANMOINS L ' OBJECTIF PRIORITAIRE , AFIN NOTAMMENT DE CONTRIBUER A LA MISE EN APPLICATION ET AU FONCTIONNEMENT HARMONIEUX DU FUTUR SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN . DANS LA LIGNE DE L ' ACTION DECIDEE PAR LE CONSEIL LE 24 JUILLET 1978 , LE PROJET DE BUDGET DE L ' ETAT PREVOIT LA POURSUITE DES ACTIONS DEJA ENGAGEES DEPUIS 1977 ET RENFORCEES EN 1978 , EN VUE DE SOUTENIR L ' EXPANSION DE L ' ECONOMIE NATIONALE , EN PARTICULIER DANS LE DOMAINE DES TRANSFERTS SOCIAUX . D ' AUTRES MESURES ONT POUR BUT DE FAVORISER LA CREATION D ' EMPLOIS STABLES DANS LES SECTEURS OU LES PERSPECTIVES SONT FAVORABLES . DE PLUS , L ' ASSAINISSEMENT DE LA GESTION DES GRANDES ENTREPRISES NATIONALES DEVRA ETRE POURSUIVI . DANS CES CONDITIONS , LE BESOIN DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS DEVRAIT , COMME EN 1978 , SE SITUER A ENVIRON 2 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT . DANS LE CADRE DE LA LUTTE CONTRE L ' INFLATION , IL Y AURAIT LIEU D ' ASSURER PRINCIPALEMENT PAR DES MOYENS NON MONETAIRES LE FINANCEMENT DU DEFICIT DU BUDGET DE L ' ETAT . DE SON COTE , LA POLITIQUE MONETAIRE DEVRAIT VISER A UNE LEGERE REDUCTION DU TAUX DE LIQUIDITE DE L ' ECONOMIE . IL CONVIENDRAIT ENFIN DE POURSUIVRE ET DE RENFORCER LES EFFORTS ENTREPRIS EN VUE D ' EVITER TOUT ACCROISSEMENT EXCESSIF DES REMUNERATIONS .   EN IRLANDE , LES PERSPECTIVES POUR 1979 RESTENT FAVORABLES ET LE TAUX DE CROISSANCE DE L ' ECONOMIE POURRAIT DEMEURER SUPERIEUR A LA MOYENNE COMMUNAUTAIRE . POUR ETABLIR A PLUS LONG TERME LES FONDEMENTS D ' UNE CROISSANCE DURABLE ET PLUS EQUILIBREE , LA POLITIQUE ECONOMIQUE DEVRAIT S ' EFFORCER DE REDUIRE LE BESOIN DE FINANCEMENT DE L ' ETAT . A CETTE FIN , LES PROJETS CONTENUS DANS LE LIVRE VERT ET VISANT A RAMENER EN 1979 LE SOLDE NET A FINANCER DE L ' ETAT A 10,5 % DU PRODUIT NATIONAL BRUT ( EN MODERANT LES DEPENSES COURANTES ET EN REDUISANT LES SUBVENTIONS ) DEVRAIENT S ' ACCOMPAGNER D ' UN ALOURDISSEMENT DE LA FISCALITE . SIMULTANEMENT , LE DEVELOPPEMENT DE L ' ECONOMIE ET L ' AUGMENTATION DE L ' EMPLOI POURRAIENT ETRE RENFORCES PAR UN TRANSFERT DE RESSOURCES EN PROVENANCE DE LA COMMUNAUTE , DESTINEES A FINANCER LES INVESTISSEMENTS D ' INFRASTRUCTURE . EN VUE DE REDUIRE LES PRESSIONS INFLATIONNISTES , LA POLITIQUE DES REVENUS DEVRAIT S ' EFFORCER DE PARVENIR A UNE MODERATION DES HAUSSES DE SALAIRES . CECI IMPLIQUE QU ' ELLE N ' AIT PAS POUR OBJET DE COMPENSER L ' INCIDENCE DU RENFORCEMENT DE LA FISCALITE ET VISE A EVITER UN GLISSEMENT TROP PRONONCE DES HAUSSES DE SALAIRES , COMME CE FUT LE CAS EN 1978 . LA GESTION DE LA POLITIQUE MONETAIRE SERA FACILITEE PAR LA REDUCTION ATTENDUE DU SOLDE NET A FINANCER DE L ' ETAT . TOUTEFOIS , AINSI QU ' EN TEMOIGNENT D ' AILLEURS LES RECENTES MESURES , UN CONTROLE PLUS SEVERE DE L ' ACCROISSEMENT DES CREDITS ACCORDES AUX PARTICULIERS S ' IMPOSE POUR LIMITER L ' EXPANSION DU CREDIT INTERNE .   EN ITALIE , DES PROGRES SENSIBLES ONT ETE REALISES EN 1978 EN CE QUI CONCERNE LE CONTROLE DE L ' INFLATION , L ' AMELIORATION DE L ' EXCEDENT EXTERIEUR ET LES PERSPECTIVES D ' ACCELERATION DE LA CROISSANCE . IL IMPORTE DES LORS QUE LA POLITIQUE ECONOMIQUE EN 1979 S ' EMPLOIE A CONSOLIDER LES SUCCES DEJA REMPORTES , A INTENSIFIER LA LUTTE CONTRE L ' INFLATION ET L ' ASSAINISSEMENT DES FINANCES PUBLIQUES , TOUT EN OPERANT LES TRANSFERTS DE RESSOURCES NECESSAIRES EN VUE DE SOUTENIR LA CROISSANCE ECONOMIQUE . CE SONT LA LES OBJECTIFS DU PLAN PANDOLFI , QU ' IL CONVIENT A PRESENT DE TRADUIRE EN TERMES LEGISLATIFS APPROPRIES . LES EFFORTS A ACCOMPLIR SERONT FACILITES PAR UNE ACTION COMMUNAUTAIRE SUSCEPTIBLE D ' AIDER LES AUTORITES ITALIENNES A AMELIORER LES STRUCTURES DE L ' ECONOMIE . EN MATIERE DE POLITIQUE BUDGETAIRE , LE RAPPORT ENTRE LE DEFICIT DU SECTEUR PUBLIC ELARGI ( DEFINITION COMMUNAUTE EUROPEENNE ) ET LE PRODUIT INTERIEUR BRUT DEVRAIT S ' ETABLIR EN 1978 A ENVIRON 15,5 % . CE DERNIER TAUX REPRESENTE UN PLAFOND , ETANT DONNE QU ' IL EST SOUHAITABLE DE RAMENER LE DEFICIT BUDGETAIRE A UN NIVEAU PLUS BAS DES L ' ANNEE 1979 . IL IMPORTE EN TOUT CAS D ' AMELIORER EN 1979 LA STRUCTURE DES DEPENSES PUBLIQUES PAR UNE DIMINUTION DES DEPENSES DE CONSOMMATION , QUI SERAIT EN PARTIE COMPENSEE PAR UNE AUGMENTATION DES INVESTISSEMENTS . LE RAPPORT ENTRE LE DEFICIT DU SECTEUR PUBLIC ELARGI ET LE PRODUIT INTERIEUR BRUT DEVRAIT CONTINUER D ' ETRE REDUIT DURANT LES DEUX ANNEES SUIVANTES . L ' EFFORT PRINCIPAL DEVRAIT PORTER SUR LE RALENTISSEMENT DE LA PROGRESSION DES DEPENSES COURANTES , EN HATANT PARTICULIEREMENT LA MISE EN PLACE DES MESURES QUI VISENT A CONTENIR L ' ACCROISSEMENT DES TRANSFERTS SOCIAUX ET DES DEPENSES POUR SOINS DE SANTE . UNE AMELIORATION DE LA GESTION DES ENTREPRISES , PUBLIQUES ET A PARTICIPATION PUBLIQUE , PERMETTRAIT , D ' AUTRE PART , DE REDUIRE LES APPORTS DE L ' ETAT . L ' ASSAINISSEMENT DE LA GESTION BUDGETAIRE DEVRAIT FACILITER LA TACHE DES AUTORITES MONETAIRES ET PERMETTRE DE STABILISER , VOIRE DE REDUIRE , LE RAPPORT ENTRE L ' EXPANSION DU CREDIT INTERIEUR ET LE PRODUIT INTERIEUR BRUT . LA CREATION DE BASE MONETAIRE DEVRAIT ETRE STRICTEMENT CONTROLEE DE MANIERE A EVITER , PAR LE JEU DES TAUX D ' INTERET , DES MOUVEMENTS PERTURBATEURS DE CAPITAUX . LE SUCCES DE LA POLITIQUE ESQUISSEE CI-DESSUS DEPEND LARGEMENT DE LA RIGUEUR AVEC LAQUELLE SERA MENEE LA POLITIQUE DES REVENUS , PARALLELEMENT AUX MESURES DESTINEES A ENCOURAGER LES INVESTISSEMENTS . DANS CETTE PERSPECTIVE , IL IMPORTE DE FREINER LA HAUSSE DES COUTS EN EVITANT TOUTE AUGMENTATION DES SALAIRES HORAIRES REELS .   GRACE A L ' INCIDENCE FAVORABLE DE L ' ACTION CONCERTEE ET EN PARTICULIER AU SOUTIEN DE LA DEMANDE INTERIEURE , LES PAYS-BAS CONNAITRAIENT EN 1979 UNE CERTAINE ACCELERATION DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE . POUR ELARGIR LES PERSPECTIVES D ' EMPLOI A MOYEN TERME , IL IMPORTE DE DEVELOPPER LA CAPACITE CONCURRENTIELLE DE L ' ECONOMIE EN POURSUIVANT LA REDUCTION DU TAUX D ' INFLATION ET EN AMELIORANT LE FONCTIONNEMENT DU MARCHE DE L ' EMPLOI . UNE TELLE EVOLUTION AURAIT POUR EFFET D ' ENRAYER LES PERTES D ' EMPLOIS QUI RESULTENT A PRESENT DU NIVEAU ELEVE DES COUTS SALARIAUX REELS ET D ' ENCOURAGER LES INVESTISSEMENTS . LES AUTORITES NEERLANDAISES ONT INTENSIFIE LES EFFORTS VISANT A MODERER L ' AUGMENTATION DES COUTS SALARIAUX , ET CELA ESSENTIELLEMENT EN LIMITANT LA HAUSSE DES PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES ET EN REDUISANT SIMULTANEMENT LE RYTHME DE CROISSANCE DES DEPENSES PUBLIQUES , DE MANIERE A POUVOIR MAINTENIR ENTRE 4 ET 5 % DU REVENU NATIONAL LE BESOIN STRUCTUREL DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES AU COURS DES PROCHAINES ANNEES . TOUTEFOIS , DANS LE CADRE DE L ' ACTION DE RELANCE CONCERTEE , LA POLITIQUE DE SOUTIEN DE LA DEMANDE DEVRA ETRE POURSUIVIE L ' ANNEE PROCHAINE . UNE AUGMENTATION TEMPORAIRE DU BESOIN DE FINANCEMENT DE L ' ENSEMBLE DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES DE 5 % EN 1978 A PRES DE 6 % EN 1979 , CONFORMEMENT AU PROJET DE BUDGET DE L ' ETAT POUR 1979 , PARAIT DES LORS COMPATIBLE AVEC LES OBJECTIFS DE LA POLITIQUE PREVUE POUR LA COMMUNAUTE DANS SON ENSEMBLE . LE FINANCEMENT D ' UN DEFICIT BUDGETAIRE DE CETTE IMPORTANCE NE POURRA SE FAIRE SANS RECOURS A UN CERTAIN FINANCEMENT MONETAIRE , D ' AILLEURS COMPATIBLE AVEC LE MAINTIEN DU TAUX DE LIQUIDITE DE L ' ECONOMIE NATIONALE DU NIVEAU ATTEINT EN 1978 .   EN BELGIQUE AUSSI , LA CROISSANCE ECONOMIQUE POURRAIT S ' ACCELERER QUELQUE PEU GRACE AUX PERSPECTIVES D ' EXPORTATION , QUE L ' ACTION CONCERTEE DEVRAIT AMELIORER SENSIBLEMENT . L ' INCIDENCE FAVORABLE QUI POURRAIT EN RESULTER POUR LE MARCHE DE L ' EMPLOI SERAIT ACCRUE PAR LA MISE EN OEUVRE DE MESURES SPECIFIQUES TELLES QUE LA PREPENSION , LES STAGES ORGANISES POUR LES JEUNES ET LA CREATION DE POSTES TEMPORAIRES DANS LE SECTEUR PUBLIC . EN CONFORMITE AVEC LES ORIENTATIONS COMMUNAUTAIRES , LE BESOIN DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES PASSERAIT DE QUELQUE 5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN 1978 A UN PEU PLUS DE 5,5 % EN 1979 . UNE REDUCTION DE CE RAPPORT , INOPPORTUNE A COURT TERME EN RAISON DES CONSEQUENCES NEGATIVES QU ' ELLE AURAIT SUR L ' ACTIVITE , PARAIT , A PLUS LONG TERME , NECESSAIRE A L ' ETABLISSEMENT D ' UN MEILLEUR EQUILIBRE ENTRE LES RESSOURCES DE LA NATION ET LES EMPLOIS COLLECTIFS . DANS CE CONTEXTE , LES EFFORTS VISANT A UNE MODERATION DE LA CROISSANCE DES DEPENSES COURANTES DOIVENT ETRE POURSUIVIS ET INTENSIFIES . LA POLITIQUE MONETAIRE DEVRAIT CONTINUER A MAINTENIR UN TAUX D ' INFLATION PEU ELEVE . LE SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN ACTUELLEMENT EN PREPARATION CONSTITUERAIT SANS DOUTE UN ATOUT SUPPLEMENTAIRE DANS LA POURSUITE DE CES OBJECTIFS .   DANS LE CADRE DU PROJET DU BUDGET POUR 1979 , ET EN CONFORMITE AVEC LES ORIENTATIONS BUDGETAIRES ARRETEES PAR LE CONSEIL , PREVOYANT POUR LE LUXEMBOURG UNE IMPULSION BUDGETAIRE EQUIVALANT A PLUS DE 1 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , LE GOUVERNEMENT LUXEMBOURGEOIS A PRIS OU ANNONCE UNE SERIE DE MESURES DESTINEES A STIMULER LES INVESTISSEMENTS DES ENTREPRISES ET LES EXPORTATIONS . LE PROJET DE BUDGET PREVOIT PAR AILLEURS UNE FORTE PROGRESSION DES INVESTISSEMENTS PUBLICS , AINSI QU ' UN RENFORCEMENT DES MESURES PONCTUELLES EN FAVEUR DE L ' EMPLOI ET DES MESURES D ' ENCOURAGEMENT DE LA CONSOMMATION PRIVEE ( ALLEGEMENTS SELECTIFS DE LA FISCALITE DIRECTE , AMELIORATION DE CERTAINS AVANTAGES FISCAUX ). LE BESOIN DE FINANCEMENT DE L ' ENSEMBLE DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES ACCUSERAIT AINSI UNE CERTAINE AUGMENTATION , QUI POURRAIT ETRE COUVERTE EN PARTIE PAR VOIE D ' EMPRUNTS ET , POUR LE RESTE , PAR UN PRELEVEMENT SUR LES RESSOURCES BUDGETAIRES ACCUMULEES AU COURS DES ANNEES DE FORTE ACTIVITE ECONOMIQUE .   AU ROYAUME-UNI , L ' IMPORTANTE REDUCTION DU TAUX D ' INFLATION ET LE RENFORCEMENT DE LA BALANCE DES PAIEMENTS ONT PERMIS AU GOUVERNEMENT DE PROPOSER , DANS LE CADRE DU PROGRAMME D ' ACTION CONCERTEE , UN BUDGET EXPANSIONNISTE POUR L ' EXERCICE 1978-1979 . LE BESOIN DE FINANCEMENT DU SECTEUR PUBLIC A ETE PORTE A 8,5 MILLIARDS DE LIVRES ( 5,25 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT ), CHIFFRE TRES LEGEREMENT INFERIEUR A CELUI QUI AVAIT ETE COMMUNIQUE AU FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL ET QUI A ETE CONFIRME DANS LE RENOUVELLEMENT DU CREDIT DE STAND-BY EN MAI 1978 . L ' OBJECTIF LE PLUS URGENT DOIT A PRESENT ETRE DE MAINTENIR LE TAUX D ' INFLATION BIEN EN DESSOUS DE 10 % . CECI EXIGERAIT UNE DECELERATION MARQUEE DE LA PROGRESSION DES SALAIRES , DONT LE RYTHME JUSQU ' EN JUILLET 1978 A ETE BEAUCOUP PLUS RAPIDE QUE LES 10 % PRECONISES PAR LE GOUVERNEMENT . POUR L ' EXERCICE 1978-1979 , L ' EXPANSION DE LA MASSE MONETAIRE ( M3 ) DOIT ETRE MAINTENUE ENTRE 8 ET 12 % ; POUR L ' EXERCICE SUIVANT , LA FOURCHETTE NORMATIVE DEVRAIT ETRE MOINS ELEVEE . IL NE FAUDRA ENVISAGER UNE ORIENTATION PLUS EXPANSIONNISTE DE LA POLITIQUE FISCALE QUE SI LA PROGRESSION DES SALAIRES SE MODERE , SI LA DEMANDE INTERIEURE EST MAITRISEE ET SI LA SITUATION DE LA BALANCE DES PAIEMENTS EST SUFFISAMMENT FORTE .