CELEX: 51988DC0290
Language: fr
Date: 1988-07-07
Title: AVANT-PROJET de budget général des Communautés européennes pour l'exercice 1989

ARCHIVES HISTORIQUES
DE LA COMMISSION
COLLECTION RELIEE DES
DOCUMENTS "COM"
COM (88) 290
Vol. 1988/0102
 ---pagebreak--- Disclaimer
Conformément au règlement (CEE, Euratom) n° 354/83 du Conseil du 1er février 1983 concernant
l'ouverture au public des archives historiques de la Communauté économique européenne et de
la Communauté européenne de l'énergie atomique (JO L 43 du 15.2.1983, p. 1) modifié en dernier
lieu par le règlement (UE) 2015/496 du Conseil du 17 mars 2015 (JO L79 du 25. 3.2015, p. 1), ce
dossier est ouvert au public. Le cas échéant, les documents classifiés présents dans ce dossier
ont été déclassifiés conformément à l'article 5 dudit règlement ou sont considérés déclassifiés
conformément aux articles 26(3) et 59(2) de la décision (UE, Euratom) 2015/444 de la
Commission du 13 mars 2015 concernant les règles de sécurité aux fins de la protection des
informations classifiées de l'Union européenne.
In accordance with Council Regulation (EEC, Euratom) No 354/83 of 1 February 1983 concerning
the opening to the public of the historical archives of the European Economic Community and the
European Atomic Energy Community (OJ L 43, 15.2.1983, p. 1), as last amended by Council
Regulation (EU) 2015/496 of 17 March 2015 (OJ L 79, 27.3.2015, p. 1), this file is open to the
public. Where necessary, classified documents in this file have been declassified in conformity
with Article 5 of the aforementioned regulation or are considered declassified in conformity with
Articles (26.3) and 59(2) of the Commission Decision (EU, Euratom) 2015/444 of 13 March 2015
on the security rules for protecting EU classified information.
In Übereinstimmung mit der Verordnung (EWG, Euratom) Nr. 354/83 des Rates vom 1. Februar
1983 über die Freigabe der historischen Archive der Europäischen Wirtschaftsgemeinschaft und
der Europäischen Atomgemeinschaft (ABI. L 43 vom 15.2.1983, S. 1), zuletzt geändert durch die
Verordnung (EU) Nr. 2015/496 vom 17. März 2015 (ABI. L 79 vom 25.3.2015, S. 1), ist dieser Akt
der Öffentlichkeit zugänglich. Soweit erforderlich, wurden die Verschlusssachen in diesem Akt in
Übereinstimmung mit Artikel 5 der genannten Verordnung freigegeben; beziehungsweise werden
sie auf Grundlage von Artikel 26(3) und 59(2) der Entscheidung der Kommission (EU, Euratom)
2015/444 vom      13.   März 2015     über die   Sicherheitsvorschriften für den Schutz von  EU-
Verschlusssachen als herabgestuft angesehen.
 ---pagebreak--- COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES
DOCUMENTS
AVANT-PROJET
de budget général
des Communautés européennes
pour l'exercice 1989
DOCUMENT DE TRAVAIL
SECTION III - COMMISSION
Analyse détaillée par ligne budgétaire
Crédits de fonctionnement (titres 1 , 2 , 3 et 10 de la section III , partie A)
                                                                                   \   /
Crédits opérationnels ( titres 1 et 2 de la section III , partie B )          AN-"    ,, :N' .\
                                                                             ;N< y
                                                                           (\C] - K..         Â■ -•-j­
                                                                                V-
COM(88)290 final - FR
 ---pagebreak---         Avant-projet de budget général 1989              1
  COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES
       (CECA - CEE - EURATOM)
            AVANT-PROJET
            de budget général
des Communautés européennes
          pour Pexercice 1989
         DOCUMENT DE TRAVAIL
      SECTION III - COMMISSION
        Analyse détaillée par ligne budgétaire
               Crédits de fonctionnement
   (titres 1 , 2 , 3 et 10 de la section III , partie A)
                   Crédits opérationnels
       (titres 1 et 2 de la section III, partie B )
        COM(88 ) 290 final - FR
 ---pagebreak--- Dans ce document, tous les montants sont donnés en Écus, sauf indication
contraire .
 ---pagebreak---             Avant-projet de budget général 1989 3
ANALYSE DÉTAILLÉE PAR LIGNE BUDGÉTAIRE
 ---pagebreak---                                     Avant-projet de budget général 1989                       5
TABLE DES MATIÈRES
                                                                                           Page
DÉPENSES
Section III A Dépenses de personnel et de fonctionnement . .                                  9
Titre 1       Dépenses concernant les personnes liées à l'institution .                      11
Titre 2       Immeubles, matériel et dépenses diverses de fonctionnement .                   37
Titre 3       Dépenses résultant de l'exercice par l'institution de missions spécifiques .   75
Titre 10      Autres dépenses .                                                              97
Section III B Crédits opérationnels .                                                       101
Titres 1 et 2 Fonds européen d'orientation et de garantie agricole, section «garantie» .    101
 ---pagebreak--- 6                                            Avant-projet de budget général 1989
                           Taux de conversion des monnaies nationales en Écus
1. La conversion des monnaies nationales en Écus a été effectuée pour les prévisions des ressources propres
provenant des prélèvements agricoles et des cotisations sucre, ainsi que pour les dépenses relatives au FËOGA-
Garantie, sur la base des cours pivots, sauf pour les monnaies ne participant pas au mécanisme SME ou béné­
ficiant d'une marge de fluctuation élargie (drachme, lire, livre sterling, peseta, escudo), pour lesquelles les cours
du marché sont utilisés :
        Valeur de l'Écu en monnaie nationale                         Valeur de 1000 unités de monnaies nationales en Écus
        B FR/ LFR          43,1749                                   BFR/ LFR           23,1616
        DKR                 7,9301                                   DKR               126,102
        DM                  2,06647                                  DM                483,917
        DR                164,682                                    DR                  6,07231
        ESC               168,654                                    ESC                 5,92930
        FF                  6,96727                                  FF                143,528
        H FL                2,32143                                  HFL               430,769
        IRL                 0,773                                    IRL            1 293,66
        LIT             1517,82                                      LIT                 0,65884
        PTA               140,023                                    PTA                 7,14168
        UKL                 0,693802                                 UKL             1 441,33
2. La conversion des monnaies nationales en Écus pour les prévisions des autres ressources propres, ainsi que pour
les dépenses du budget autres que celles du FEOGA-Garantie, a été effectuée sur la base des cours constatés
le 1er février 1988, soit :
        Valeur de PÉcu en monnaie nationale                          Valeur de 1000 unités de monnaies nationales en Écus
        BFR/ LFR           43,1553                                   BFR/ LFR           23,1721
        DKR                 7,90744                                  DKR               126,463
        DM                  2,06618                                  DM                483,985
        DR                164,58                                     DR                  6,07607
        ESC               168,632                                    ESC                 5,93007
        FF                  6,96355                                  FF                143,605
        HFL                 2,32012                                  HFL               431,012
        IRL                 0,776607                                 IRL             1 287,65
        LIT             1 520,72                                     LIT                 0,657583
        PTA               139,942                                    PTA                 7,14582
        UKL                 0,694724                                 UKL             1 439,42
 ---pagebreak--- Avant-projet de budget général 1989
      DÉPENSES
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                         9
             Section III A – Dépenses de personnel et de fonctionnement
                                                     DO                       DNO           Total
Titre 1
Dépenses concernant les personnes liées
à l' institution                              186 524 000                   819 855 000 1 006 379 000
Titre 2
Dépenses de fonctionnement                       1 110 000                  284 987 500   286 097 500
Titre 3
Dépenses résultant de l' exercice de mis ¬
sions spécifiques                                                           133 136 548   133 136 548
                                     Total    187 634 000                 1 237 979 048 1 425 613 048
Variation 89 / 88 en %                             + 13,9                       + 11,9        +   12,1
Répartition DO / DNO                                 13,16                        86,84          100
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                     11
               TITRE 1 - DÉPENSES CONCERNANT LES PERSONNES LIÉES
                                                A L' INSTITUTION
                                                 RÉCAPITULATION
                                                                           Crédits        Crédits   Variation
Chapitre/                                                                 autorisés     demandés     en %
 Article/                           Intitulé                                1988           1989      (2 : 1 )
  Poste
                                                                              1              2          3
  10      Membres de l' institution                                      5 860 000        7 638 000   +    30,34
  11      Personnel en activité                                       637 074 853     696 641 000     +       9,35
  13      Dépenses relatives aux missions et déplacements               14 620 000     , 16 854 000   +     15,28
  14      Infrastructure à caractère sociomédical                        3 114 000        3 290 000   +       5,65
  15      Échanges de fonctionnaires et experts                          4 405 000       10 114 000   +   129,60
  16      Dépenses de service social                                       589 000          706 000   +     19,86
  17      Frais de réception et de représentation                          701 000          840 000   +     19,83
                                                  Sous-total II à 17   666 363 853    736 083 000     +     10,46
  18      Personnel affecté dans des pays non membres des
          Communautés européennes                                       68 954 500       83 772 000   +    21,49
                                                         Total DNO     735 318 353    819 855 000     +     11,50
  12      Pensions , allocations de départ, indemnités et
          contributions diverses                                       164 000 000    186 524 000     +     13,73
                                                           Total DO    164 000 000    186 524 000     +     13,73
                                                     Total du titre 1 899 318 353   1 006 379 000     +    11,90
 ---pagebreak--- 12                                             Avant-projet de budget général 1989
                PRÉVISION D'ADAPTATION DES RÉMUNÉRATIONS PENDANT LES EXERCICES
                                                             1988 ET 1989
                                                    Date                                 Incidences
                                 Décision                         Taux                                               Inscription
       Période de référence     du Conseil         d' effet       en %              budgétaires pour
                                                                                     l' exercice 1989                budgétaire
A. Décision à prendre
     avant le 31 . ¡2 . 1988
 I. Pouvoir d' achat
     a) 1.7 . 1986-30. 6. 1987                  1 . 7 . 1987     + 0,3        + 0,3 % pendant
                                                                              12 mois
     b) 1.7 . 1987-30. 6. 1988 décembre 88      1.7 . 1988       + 1,6        + 1 ,6 % pendant             aux articles concernés à
                                                                              12 mois                      l' intérieur des chapitres
                                                                                                            10, 11 , 12 , 18
II . Coefficient correcteur
     a) 1 . 7.-31 . 12 . 1987    juin 88        1 . 1 . 1988       0
     b) 1 . 1.-30. 6. 1988     décembre 88      1 . 7 . 1988     + 2,0        + 2,0 % pendant
                                                                              12 mois
B. Décision à prendre
     avant le 31 . 12 . 1989
 I. Pouvoir d' achat
      1.7 . 1988-30 . 6 . 1989 décembre 89      1 . 7 . 1989     + 1,2        + 1,2 % pendant 6 mois       aux articles 109 , 119, 129 ,
                                                                              correspondant à               189
                                                                              + 0,6 % pendant
                                                                              12 mois
II . Coefficient correcteur
     a) 1 . 7.-31 . 12 . 1988    juin 89        1 . 1 . 1989       0
     b ) 1 . 1.-30. 6 . 1989   décembre 89      1 . 7 . 1989     + 2,4        + 2,4 % pendant 6 mois
                                                                              correspondant à
                                                                              + 1 ,2 % pendant
                                                                              12 mois
NB : Les taux d'augmentation du coefficient correcteur concernent Bruxelles et Luxembourg. Ces taux diffèrent pour d' autres lieux d'affec¬
      tation .
 ---pagebreak---                                              Avant-projet de budget général 1989                                     13
                             CHAPITRE 10 - MEMBRES DE L' INSTITUTION
                                                      RÉCAPITULATION
                                                                              Crédits     Crédits     Variation
                                                                             autorisés   demandés      en %
   Article/   Sous-
                                             Intitulé                          1988         1989       (2 : 1 )
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                                                                                 1            2           3
    1000               Traitements de base                                  2 361 000     2 503 000      +       6,0
    1001                Indemnités de résidence                               354 000        375 000     +       5,9
    1002               Allocations familiales                                 247 000        162 000     - 34,4
    1003                Indemnités de représentation                          121 000        128 000     +       5,8
    101                Couverture des risques d' accident, maladie et
                       autres charges sociales :
              50        –   membres                                            99 000          86 000    -      13,1
              51        – pensions et indemn. trans.                           25 000          72 000    + 188,0
    102                 Indemnités transitoires                                56 000        564 000     + 907,1
    1030                Pensions d' ancienneté                              1 149 000      1 632 000     +      42,0
    1031                Pensions d' invalidité                                 49 000          49 000              0
    1032                Pensions de survie                                    386 000        416 000     +       7,8
    104                 Frais de missions                                     907 000      1 040 000     +      14,7
    1050                Frais de voyage (y compris des membres de
                        la famille)                                                p.m .       10 000             +
    1051                Indemnités d' installation et de réinstallation            p.m .     401 000              +
    1052                Frais de déménagement                                      p.m .       85 000             +
    1090                Coefficient correcteur :
              50        – membres                                                     0             0              0
              51        – pensions et indemn . trans.                           13 000          8 000    - 38,5
    1091                Crédit provisionnel                                    93 000        107 000     +      15,1
                                                                   Total    5 860 000     7 638 000      +      30,3
1 . Nature de la dépense
Les dépenses à imputer sur ce chapitre couvrent :
– les traitements, les indemnités, les allocations familiales ainsi que les quotes-parts patronales concernant
     la couverture des risques d'accident et de maladie et autres charges sociales prévues pour les membres de la
     Commission ;
– les indemnités transitoires ainsi que les allocations familiales dues aux anciens membres de la Commis­
     sion ;
– les pensions d'ancienneté, d'invalidité et de survie dues aux anciens membres de la Commission ou à
     leurs ayants droit ;
– les indemnités et frais relatifs à l' entrée en fonctions et à la cessation des fonctions ;
– les frais de mission des membres de la Commission .
2. Mode de calcul et justification de la variation
Les crédits inscrits tiennent compte :
– des droits des bénéficiaires, acquis selon le régime pécuniaire en vigueur ;
– des modifications prévisibles d'ici à la fin de l'exercice 1989, et en particulier du renouvellement de la
     Commission ;
– des adaptations éventuelles des rémunérations à décider par le Conseil en 1988 et 1989.
 ---pagebreak---  14                                         Avant-projet de budget général 1989
L'augmentation du crédit est liée à l'hypothèse d' un demi-renouvellement de la Commission , soit donc 13 mois
de rémunération pris en considération et les indemnités transitoires y afférentes.
Il est souligné que l' incidence des adaptations éventuelles à décider en 1988 est comprise dans les crédits des diffé­
rents postes. Par contre, l'incidence des adaptations éventuelles à décider en 1989 se trouve centralisée à l'ar­
ticle 109 .
Il est rappelé que les crédits de cet article servent uniquement à couvrir par virements les besoins supplémentaires
d'autres articles à l' intérieur du chapitre 10, après que le Conseil aura pris les décisions particulières en matière
de rémunération .
 ---pagebreak---                                               Avant-projet de budget général 1989                                          15
                               CHAPITRE 11 - PERSONNEL EN ACTIVITÉ
                                                     RÉCAPITULATION
                                                                                Crédits         Crédits      Variation
Chapitre/                                                                      autorisés      demandés         en %
 Article/                               Intitulé                                  1988            1989        (2   1)
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                                                                                     1              2            3
  1100      Traitement de base                                            459 330 853        493 076 000       +      7,35
  1101      Allocations familiales                                          46 681 500        52 789 000       +    13,08
  1102      Indemnité de dépaysement                                        56 605 000        62 487 000       +    10,39
  1103      Indemnité de secrétariat                                         3 165 000          3 199 000      +      1,07
  1104      Personnel gestion fonds                                                    p.m .           p.m .            –
  1110      Agents auxiliaires                                               2 623 000          7 296 000      + 178,75
  1111      Interprètes auxiliaires                                                 9 000             9 000              0
  1112      Agents locaux                                                    3 141 000          3 140 000      -      0,03
  1113      Conseillers spéciaux                                                105 000            170 000     + 61,90
  112       Formation , cours de langues , etc.                               1 855 000         2 942 000      +    58,60
  1130      Assurance maladie                                               12 193 000         13 313 000      +      9,19
  1131      Assurance accidents                                              3 027 000          3 698 000      +    22,17
  1132      Risques de chômage (agents temporaires)                             152 000            167 000     +      9,87
  1133      Droits à pension (agents temporaires)                               501 000            497 000     -      0,80
  1140      Allocation naissance/ décès                                           75 000            90 000     + 20,00
  1141      Frais de voyage congé annuel                                     6 916 000          7 829 000      +    13,20
  1142      Indemnités transport/logement                                           2 000             5 000    + 150,00
  1143      Indemnités de fonctions                                             326 000            115 000    - 64,72
  1144      Indemnités forfaitaires de déplacement                              1 1 1 000          141 000     +    27,03
  1145      Indemnités comptables/ régisseurs                                     62 500            68 000     +      8,80
  1147      Indemnités service continu , etc.                                   501 000            527 000     +      5,19
  1149      Autres indemnités/ remboursements                                     27 000            32 000     +    18,52
  115       Heures supplémentaires                                           1 932 000          2 101 000      +      8,75
  1170    ‘ Interprètes free-lance SCIC                                         313 000            950 000     + 203,51
  1171      Interprètes free-lance autres                                    3 104 000          3 212 000      +      3,48
  1172      Opérateurs conférence SCIC                                          129 000            129 000               0
  1173      Opérateurs conférence autres                                          16 000             13 000   -     18,75
  1174      Correcteurs free-lance                                               80 000            130 000     +   62,50
  1175      Autres prestations                                               5 223 000          6 903 000      +   32,17
  1180      Frais de recrutement                                             1 709 000          2 566 000      +   50,15
  1181      Frais de voyage prise de fonctions                                  622 000            805 000    +    29,42
  1182      Indemnités instal. / réinstal. / mut .                           6 774 000          7 123 000     +      5,15
  1183      Frais de déménagement                                            5 174 000          5 886 000     +     13,76
  1184      Indemnités journalières                                          3 830 000          4 201 000     +      9,69
  1190      Coefficients correcteurs                                            539 000                   0   - 100
  1191      Crédits provisionnels                                           10 221 000        1 1 032 000     +      7,93
                                                                 Total    637 074 853        696 641 000      +      9,35
 ---pagebreak---  16                                        Avant-projet de budget général 1989
1 . Nature de la dépense
Article 110 – Traitements, allocations, indemnités et remboursements de frais concernant les fonctionnaires et
agents temporaires
Le crédit de l'article 1 10 couvre les traitements et indemnités des fonctionnaires permanents et temporaires pré­
vus au tableau des effectifs, à l'exception des emplois relevant de l'Agence d'approvisionnement et du personnel
affecté hors Communauté.
Article 111 – Rémunérations des autres agents et autres prestations de services
Le crédit de l' article 1 1 1 couvre :
– les traitements des agents auxiliaires, des interprètes auxiliaires et des agents locaux ;
– les honoraires des conseillers spéciaux.
Article 112 – Perfectionnement professionnel                                                  1
Le crédit de l' article 1 12 couvre :
– les dépenses entraînées par les actions de perfectionnement professionnel et de recyclage du personnel
    (cours de langues, amélioration des connaissances professionnelles, information sur l'utilisation des méthodes
    modernes, séminaires, cours de formation dans le domaine de l'informatique, etc.) ;
– les frais d'analyse résultant de l'examen du fonctionnement et des structures des services ;
– les frais relatifs à l'information du personnel.
Article 113 – Couverture des risques de maladie, d'accident et de maladie professionnelle et couverture du risque
de chômage et maintien de droits à pension
Le crédit de l' article 1 13 couvre :
– la quote-part patronale d'assurance contre les risques de maladie, d'accident et de maladie profession­
    nelle en application des articles 72 et 73 du statut ;
– la quote-part patronale à verser au profit du fonds de chômage en faveur des agents temporaires ;
– les versements à effectuer par l'institution en faveur des agents temporaires afin de constituer ou de main­
    tenir leurs droits à pension dans leur pays d'origine.
Article 114 – Allocations et indemnités diverses
Le crédit de l'article 114 couvre les indemnités diverses dues aux fonctionnaires et agents temporaires, au titre
de l'application du statut des fonctionnaires des Communautés européennes.
Article 115 – Heures supplémentaires
Le crédit couvre les indemnités forfaitaires et les rétributions aux taux horaires concernant les heures supplémen­
taires effectuées par les fonctionnaires, les agents auxiliaires et les agents locaux qui n'ont pas pu être compen­
sées par du temps libre.
Article 117 – Prestations d'appoint
Le crédit de l' article 117 couvre :
– les prestations d'appoint fournies par les interprètes free-lance et par les opérateurs de conférence ;
– le recours au personnel intérimaire et à des travaux de traduction, de reproduction et de dactylographie à
    confier à l'extérieur ;
– le coût de l'informatisation concernant l'établissement de documents budgétaires pour les besoins propres
    de la Commission et à soumettre à l'Autorité budgétaire.
 ---pagebreak---                                               Avant-projet de budget général 1989                                         17
Article 118 – Frais divers de recrutement
Le crédit de l'article 1 18 couvre les dépenses occasionnées par les procédures de recrutement : les frais d'organi­
sation des concours, les frais de convocation des candidats, le versement des indemnités dues à la prise de fonc­
tions ou lors d'une mutation , etc.
Article 119 – Crédit destiné aux adaptations des rémunérations des fonctionnaires et autres agents
Le crédit du poste 1 190 couvre les dépenses occasionnées par l'application des coefficients correcteurs éventuels
dans les différents lieux d' affectation .
Le crédit inscrit au poste 1191 a un caractère purement provisionnel et ne peut être utilisé qu'après avoir été viré
vers d' autres articles selon la procédure prévue à cet effet au règlement financier. Il est destiné à couvrir les inci­
dences des adaptations éventuelles des rémunérations à décider par le Conseil en cours d'exercice. Aucune dé­
pense ne sera imputée à ce poste.
2. Mode de calcul et justification de la demande
  Article/
                                                                                                             Montants
   Poste
   1100       Traitement de base
              Le calcul tient compte :
                                                                                                                      -
              a) du niveau des droits de rémunération acquis du personnel en service selon le
                   barème des traitements de base en vigueur depuis le 1 er juillet 1987 (sur base de la
                   paie des fonctionnaires du mois de février 1988 et du tableau des effectifs du
                   budget 1987)                                                                               415 210414
              b) de l' avancement d'échelon à intervenir encore en 1988                                          5 554 767
              c) de l'avancement d' échelon à intervenir en 1989                                                 4 132 507
              d) des emplois vacants, à la date du 28 février 1988 , dont la contre-valeur en crédits a
                   été calculée sur la base d' un classement au deuxième échelon                               28 609 716
              e) des montants nécessaires afin de rémunérer les 274 emplois nouveaux accordés par
                   le Conseil dans le cadre du projet de budget 1988                                           10 666 384
                   des montants nécessaires afin de rémunérer les 422 emplois nouveaux créés par les
                   amendements du Parlement européen (procédure budgétaire 1988 )                              16 427 789
              g) des montants nécessaires afin de rémunérer les 198 emplois nouveaux demandés
                   pour l'exercice 1989 (6 mois)                                                                 3 853 913
              h) des montants nécessaires découlant de la revalorisation de 75 emplois
                   ( 12 mois)                                                                                       76 739
              i)   des crédits pour la transformation de 66 emplois (8 mois)                                     1 712 850
              j)   des adaptations éventuelles des rémunérations à décider par le Conseil en 1988
                   (l' incidence des adaptations à décider en 1989 se trouve inscrite à l' article 1 19)       18 677 358
                                                                                                       Total  504 922 151
              La Commission , pour tenir compte du contexte budgétaire et des contraintes qui en
              découlent, a décidé une réduction de                                                             1 1 846 485
                                                                                                       Total  493 075 666
               Remarques :
               1 ) une somme de ± 2 840 000 Écus est inscrite en réemploi à ce poste en provenance
                   des recettes du restaurant
              2) cet abattement de 1 1 846 485 Écus sur le poste 1 100 est augmenté par la
                   diminution de la valeur des postes dont le calcul est constitué par un pourcentage
                   du poste 1 100. La valeur totale de l'abattement est de : 15 735 094 Écus
 ---pagebreak--- 18                                      Avant-projet de budget général 1989
Suite
 Article /
                                                                                                 Montants
   Poste
   1101    Allocations familiales
           Rapport allocations familiales / traitement de base
           pour l' exercice 1987 = 10,706%                                                         52 788 681
   1102    Indemnité de dépaysement
           Rapport indemnité de dépaysement/traitement de base
           pour l' exercice 1987 = 12,673 %                                                       62 487 479
   1103    Indemnité de secrétariat
           Le nombre de bénéficiaires est de : 1 708 Cl , C2 , C3
                                                  1 163 C4, C5                                      3 199 180
   1110    Agents auxiliaires
           La détermination du crédit n' est pas mathématique. 11 s' agit d' une demande globale
           qui permettra, en sus du recrutement d' auxiliaires pour pallier les absences
           momentanées, de lier les lauréats de concours à l' institution en attendant
           l' accomplissement des procédures de recrutement sur des emplois figurant au tableau
           des effectifs
           Le crédit couvre ± 290 agents auxiliaires.                                               7 296 377
   1111    Interprètes auxiliaires
           Le montant demandé est basé sur la reconduction des besoins antérieurs                       9 000
   1112    Agents locaux
           Le nombre autorisé d' agents locaux se présente comme suit :
                                                            Total         Variations   Total
                                                            1988          1989         1989
           Bruxelles/ Luxembourg                              0              0            0
           Bureaux presse et information                     97              0           97
                                                  Total      97              0           97         3 140 000
   1113    Conseillers spéciaux
           Montant estimé                                                                             170 000
    112    Perfectionnement professionnel
           Cours de langues , etc. – montant estimé                                                 2 773 000
           Information du personnel – montant estimé                                                   10 000
           Management et organisation – montant estimé                                                159 000
   1130    Assurance maladie
           La quote-part patronale se chiffre à 2,7 % du traitement de base                        13 313 043
   1131    Assurance accident
           La quote-part patronale se chiffre à 0,75 % du traitement de base                        3 698 067
   1132    Risques de chômage des agents temporaires
           La quote-part patronale se chiffre à 0,8 % du traitement de base des
           agents temporaires                                                                         167 139
   1133    Droits à pension des agents temporaires
           Le crédit demandé est estimatif                                                            497 000
   1140    Allocation naissance / décès
           Le crédit demandé est estimatif                                                             90 000
   1141    Frais de voyage congé annuel
           Le crédit demandé est estimatif                                                          7 829 348
   1142    Indemnités transport/ logement
           Le crédit demandé est estimatif                                                              4 500
   1143    Indemnités de fonctions
           – indemnités de représentation des chefs de cabinet                                         33 043
           – indemnités de représentation des bureaux de presse                                        77 000
           – intervention dans les loyers des agents affectés aux bureaux de presse                     5 000
 ---pagebreak---                                          Avant-projet de budget général 1989                                        19
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 Article/
                                                                                                       Montants
  Poste
  1144    Indemnités forfaitaires de déplacement
          Le calcul est basé sur la paie du mois de février 1988                                            141 211
  1145    Indemnités des comptables/régisseurs
          Le crédit demandé tient compte des indexations automatiques prévues en 1988 et en
          1989                                                                                               68 250
  1147    Indemnités pour service en continu ou par tours ou pour astreinte sur
          le site ou à domicile
                                                                                         Bénéficiaires
          Service deux tours                                                                       97       240 344
          Service continu                                                                           37      207 149
          Astreinte                                                                                  5       79 014
                                                                                                Total       526 508
  1149    Autres indemnités et remboursements
          Le crédit demandé est estimatif pour les besoins de Bruxelles/ Luxembourg                          19 500
          Sécurité de logement des fonctionnaires affectés dans les bureaux de presse                        12 000
                                                                                                Total        31 500
  115     Heures supplémentaires
          a) Indemnités forfaitaires :
           – secrétaires de cabinet                                                                         585 392
           – chauffeurs                                                                                     590 770
           – standardistes / télexistes                                                                     226 651
                                                                                           Sous-total     I 402 814
          b) Rétribution aux taux horaires                                                                  697 732
                                                                                                Total     2 100 545
  1170     Interprètes free-lance SCIC                                                                      950 000
  1171     Interprètes free-lance autres
           Le calcul est basé sur 8 000 journées d' interprétation à un taux journalier de
          401,47 Écus                                                                                     3 211 760
  1172    Opérateurs conférence SCIC                                                                        129 000
  1173    Opérateurs conférence autres
           Montant estimé                                                                                    13 000
  1174    Correcteurs free-lance
           Les crédits demandés tiennent compte de l'augmentation prévisible des tarifs
          actuellement en vigueur                                                                           130 000
  1175     Intérimaires
           Montant estimé                                                                                   776 000
           Intérimaires restaurant
          Ce montant est destiné à couvrir la quote-part de l' institution dans les frais
           d' intérimaires du restaurant                                                                    250 000
           Intérimaires crèche
           Montant estimé                                                                                   578 000
           Travaux de reproduction
           Montant estimé                                                                                 1 600 000
           Travaux de traduction et de dactylographie
           Montant estimé                                                                                3 000 000
           Édition des documents budgétaires
           Montant estimé                                                                                   699 000
                                                                                                Total    6 903 000
 ---pagebreak--- 20                                          Avant-projet de budget général 1989
Suite
  Article /
                                                                                                               Montants
   Poste
   1180     Frais divers de recrutement
            Organisation des concours :
            – suite des concours lancés en 1988                                                                      550 000
            – concours programmé en 1989                                                                           1 320 000
            – autres opérations                                                                                      130 000
                                                                                                Sous-total         2 000 000
            Candidats : convocation, embauche
            Montant estimé                                                                                           565 618
                                                                                                       Total      2 565 618
   1181     Frais de voyage
            Le nombre de bénéficiaires ayant droit au remboursement des frais de voyage tient
            compte des différents mouvements intervenant au cours de l'exercice : nombre de
            départs en pension , nombre estimé de mutations, prises de fonctions, réoccupations
            des emplois libérés                                                                                      804 705
   1182     Indemnités d' installation , de réinstallation et de mutation
            Le nombre de bénéficiaires ayant droit à ces indemnités tient compte des différents
            mouvements intervenant au cours de l'exercice : nombre de départs en pension ,
            nombre estimé de mutations, prises de fonctions, réoccupations des emplois libérés
            Les montants à verser aux bénéficiaires sont les suivants :
            – deux mois de traitement de base pour un fonctionnaire ayant droit à l'allocation
                  de foyer
            – un mois de traitement de base pour un fonctionnaire n'ayant pas droit à
                  l' allocation de foyer
            Le calcul est basé sur une indemnité moyenne égale à 1,3 mois                                    \     7 123 153
   1183     Frais de déménagement
            Le nombre de bénéficiaires ayant droit au remboursement des déménagements tient
            compte des différents mouvements intervenant au cours de l'exercice : nombre de
            départs en pension , nombre estimé de mutations, prises de fonctions, réoccupations
            des emplois libérés
            Le coût moyen d'un déménagement est évalué à 4 382,4 Écus, soit une augmentation
            de 20 % sur le coût moyen de 1987                                                                      5 885 563
   1184     Indemnités journalières
            Le nombre de bénéficiaires ayant droit à ces indemnités tient compte des différents
            mouvements intervenant au cours de l' exercice : nombre de départs en pension ,
            nombre estimé de mutations, prises de fonctions, réoccupations des emplois libérés
            Le taux de l'indemnité, fixé par le Conseil, varie selon les grades et catégories, tant en
            valeur qu'en nombre de jours d' application , en fonction du fait d'avoir droit ou non à
            l' allocation de foyer                                                                                 4201 215
   1190     Coefficients correcteurs
            Les crédits prévus à ce poste sont destinés à couvrir les dépenses provenant de
            l'application , pour certains lieux d'affectation, d'un coefficient correcteur non égal à
            100 ( Bruxelles/ Luxembourg)
            L' estimation est basée sur les paiement du mois de février 1988                                               0
   119      Crédits provisionnels
            Les paramètres d'augmentation prévus pour les décisions à prendre par le Conseil en
            1989 sont appliqués aux crédits des lignes budgétaires 1 100, 1 101 , 1 102 , 1 103 , 1 1 10,
            1111 , 1130, 1131 , 1132, 1147 , 115 , 1182 et 1184                                                  1 1 032 425
 ---pagebreak---                                               Avant-projet de budget général 1989                                    21
                      CHAPITRE 12 - PENSIONS, ALLOCATIONS DE DÉPART,
                              INDEMNITÉS ET CONTRIBUTIONS DIVERSES
                                                     RÉCAPITULATION
                                                                               Crédits      Crédits    Variation
 Chapitre/                                                                    autorisés    demandés      en %
  Article /                             Intitulé                                1988          1989      (2 : 1 )
    Poste
                                                                                  1             2          3
    120      Pensions
    1200     Pensions d' ancienneté                                         51 800 000     59 143 000      + 14,98
    1201     Pensions d' invalidité                                         45 102 000     50 067 000      + 11,01
    1202     Pensions de survie                                             21 900 000     23 840 000      +     8,86
    1203     Allocations de départ                                           5 078 000      3 961 000     – 22,00
    121      Indemnités en cas de mise en disponibilité, de retrait
             d'emploi , de licenciement et de cessation définitive des
             fonctions
    1210     Indemn . retrait d' emploi
             (art. 41 et 50 du statut)                                       4 680 000      4 415 000     - 5,66
    1213     Volontariat adhésion II
             (règlement n° 2150/ 82)                                           820 000         719 000    - 12,32
    1214     Volontariat recherche II
             (règlement n° 1679/ 85)                                         6 182 000      5 485 000     - 11,27
    1215     Volontariat adhésion III
             (règlement n° 3518 / 85 )                                      18 924 000     23 772 000      + 25,62
    1216     Volontariat ag. temporaires
             (règlement n° 2274/ 87 )                                               p.m .   2 278 000              +
    1217     Volontariat recherche III
             (règlement n° ..../..)                                                   –
                                                                                             1 559 000             +
    123      Couverture risques maladie                                      3 887 000      4 622 000      + 18,91
    1290     Coefficients correcteurs                                        2 827 000      3 424 000      + 21,12
    1291     Crédits destinés aux adaptations des pensions et
             indemnités                                                      2 800 000      3 239 000      + 15,68
                                                                  Total    164 000 000    186 524 000      + 13,73
1 . Nature de la dépense
La Commission est chargée d' assurer le paiement des pensions des anciens fonctionnaires permanents et tempo­
raires de l'ensemble des institutions des Communautés européennes, y compris ceux rémunérés par les'crédits de
recherche et d'investissement. Il s'ensuit qu'aucun crédit de ce genre ne figure dans une autre section du budget
général .
Le chapitre 12 contient également les crédits destinés à couvrir les indemnités à verser aux fonctionnaires de la
Commission ayant fait l'objet des mesures portant cessation définitive des fonctions dans l' intérêt du service et
pour tenir compte des nécessités découlant de l' adhésion aux Communautés européennes des nouveaux États
membres.
Il comprend également les crédits provisionnels destinés à couvrir les incidences des adaptations éventuelles des
pensions ainsi que des diverses indemnités à décider par le Conseil en cours d'exercice.
 ---pagebreak--- 22                                       Avant-projet de budget général 1989
2. Mode de calcul et justification de la demande
a) Evolution du nombre de bénéficiaires
                                                          Nombre           Variations prévisibles      Nombre
   Poste                        Intitulé
                                                        31 . 12 . 1987    en 1988         en 1989    31 . 12 . 1989
   1200     Pensions d' ancienneté                           1 542            77                 170      1 789
   1201     Pensions d' invalidité                           1 428           180                216       1 824
   1202     Pensions de survie                               1 354           118                 123      1 595
   1203     Allocations de départ                                                               228          228
   1210     Indemn . retrait d' emploi
            ( art . 41 et 50 du statut)                           52           3                   2           57
   1213     Volontariat adhésion II
            ( règlement n° 2150/ 82 )                             12        - 2                    0           10
   1214     Volontariat recherche II
            ( règlement n° 1679 / 85 )                           119        - 1                 - 5           113
   1215     Volontariat adhésion III
            ( règlement n° 3518 / 85 )                          264          216                  35          515
   1216     Volontariat ag . temporaires
            ( règlement n° 2274/ 87 )                             32          32                  36          100
   1217     Volontariat recherche III
            ( règlement n° ..../..)                                0           0                 100          100
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                                                 23
b) Calcul du crédit
                                                  Commission                  Autres institutions
 Article/                                                Nouveaux                          Nouveaux                    Total
                     Intitulé          Coût annuel                     Coût annuel                         Total
  poste                                                 bénéficiaires                    bénéficiaires                arrondi
                                      au 31 . 12 . 1988               au 31 . 12 . 1988
                                                           en 1989                           en 1989
   1200     Pensions d' ancienneté      48 122 863        2 512 401      8 074 337            433 173   59 142 774  59 143 000
   1201     Pensions d' invalidité      39 472 116        2 448 458      7 419 579            727 118   50 067 263  50 067 000
   1202     Pensions de survie          18 774 279          852 711      4 063 920             149 276  23 840 186  23 840 000
   1203     Allocations de départ                         1 772 098                         2 189 062    3 961 160   3 961 000
   1210     Indemn . retrait
            d'emploi
            (art. 41 et 50 du statut)    3 990 880          424 562                                      4 415 442   4 415 000
   1213     Volontariat                                                                                                       -
            adhésion II
            (règlement n° 2150/ 82)        718 938                                                         718 938     719 000
   1214     Volontariat
            recherche II
            (règlement n° 1679 / 85 )    5 485 300                                                       5 485 300   5 485 000
   1215     Volontariat
            adhésion III
            (règlement n° 3518 /85)     23 336 184          436 307                                     23 772 491  23 772 000
   1216     Volontariat ag.
            temporaires
            (règlement n° 2274/87)       2 052 545          225 279                                      2 277 824   2 278 000
   1217     Volontariat
            recherche III
            (règlement n° ..../..)                        1 559 055                                      1 559 055   1 559 000
   123      Couverture risques
            maladie                      3 830 231          228 387        528 061              35 358   4 622 037   4 622 000
   1290     Coefficients
            correcteurs                  2 837 208           169 175       391 157              26 191   3 423 732   3 424 000
   1291     Crédits destinés aux
            adaptations des
            pensions et indemnités       2 843 932                         394 796                       3 238 728   3 239 000
                                Total  151 464 476       10 628 433     20 871 842          3 560 178  186 524 929 166 524 000
 ---pagebreak--- 24                                          Avant-projet de budget général 1989
                                 CHAPITRE 13 - DÉPENSES RELATIVES
                                    AUX MISSIONS ET DÉPLACEMENTS
                                                   RÉCAPITULATION
                                                                             Crédits    Crédits        Variation
 Chapitre/                                                                  autorisés demandés          en %
   Article /                          Intitulé                                1988       1989           (2   1)
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                                                                                1          2               3
    130      Frais de mission du personnel                                14 620 000   16 854 000          + 15,28
                                                               Total      14 620 000   16 854 000          + 15,28
1 . Nature de la dépense
Le crédit de l'article 130 est destiné au remboursement ou au paiement des frais de transport et des frais de loge­
ment et de repas occasionnés au cours de missions et déplacements des fonctionnaires dans l'intérêt du service.
2 . Mode de calcul et justification de la variation
Les crédits demandés tiennent compte d'une augmentation moyenne du coût de la vie de ± 4 %, ainsi que de l'aug­
mentation du nombre de fonctionnaires .
 ---pagebreak---                                              Avant-projet de budget général 1989                                     25
                                     CHAPITRE 14 - INFRASTRUCTURE
                                        A CARACTÈRE SOCIOMÉDICAL
                                                    RÉCAPITULA TION
                                                                              Crédits    Crédits       Variation
Chapitre/                                                                    autorisés  demandés         en %
  Article/                             Intitulé                                1988        1989         (2 : 1 )
    Poste
                                                                                 1           2             3
    140      Restaurants , mess et cantines
    1400     Frais de fonctionnement courant                                  479 000       677 000      +    41,34
    1401     Transformation courante instai .                                  90 000       301 000      + 234,44
    1402     Transformation except, instai .                                  650 000             0      - 100
    141      Service médical
    1410     Fonctionnement général                                         1 376 000     1 745 000      +    26,82
    1411     Équipement médical général                                       278 000       279 000      +       0,36
    142      Contrôle de protection sanitaire                                 241 000       288 000      +     19,50
                                                                Total       3 114 000    3 290 000       +       5,65
1 . Nature de la dépense
Article 140 – Restaurants, mess et cantines
Le crédit de l' article 140 couvre :
– les frais de fonctionnement des restaurants , mess et cantines , les contrats d' entretien des installations, le
     renouvellement courant du matériel et l' achat des nouveaux équipements ;
– les frais de transformation et de renouvellement courants des installations ;
– les frais de transformation et de renouvellement exceptionnels des installations.
Article 141 – Service médical
Le crédit de l' article 141 couvre :
– les honoraires des médecins vacataires ;
– les frais des visites préventives et d' examens spéciaux ;
– le matériel de consommation (pansements, médicaments, etc.) ;
– le matériel et le mobilier spécial ;
– les frais de fonctionnement de la commission d' invalidité ;
– les dépenses de transformation et de renouvellement des installations médicales.
Article 142 – Contrôle de protection sanitaire
Le crédit de l'article 142 couvre les frais de surveillance physique du personnel professionnellement exposé à des
irradiations dans l' exécution de son travail .
 ---pagebreak--- 26                                         Avant-projet de budget général 1989
2. Mode de calcul et justification de la variation
  Article /
                                                                                             Montants
   Poste
    140     Restaurants , mess et cantines
   1400     Frais de fonctionnement courant
            – frais de fonctionnement                                                             367 000
            – contrat d' entretien ( pièces et main-d'œuvre)                                      109 000
            – frais d' entretien et de réparation                                                  83 000
            –   achats divers                                                                      30 000
            – fonctionnement des nouvelles installations                                           88 000
                                                                                       Total      677 000
   1401     Transformation courante des installations
            – pour Bruxelles :
                2 groupes frigo                                                                    46 000
                3 machines à laver la vaisselle                                                    68 000
                2 fours à vapeur                                                                   43 000
                équipements divers pour la cuisine de Berlaymont 1                                  17 000
                petits équipements divers                                                          37 000
            – pour Luxembourg :
                matériel cuisine (cuisine sous vide, marmites , etc. )                             39 000
                matériel restaurant ( machines à café , divers)                                    32 000
                matériel économat                                                                   19 000
                                                                                       Total      301 000
   1402     Transformation exceptionnelle des installations                                              0
    141     Service médical
   1410     Fonctionnement général ( Bruxelles et Luxembourg)
            –   médecins vacataires                                                               691 000
            – visites annuelles                                                                   192 000
            – commission d' invalidité                                                             72 000
            –   fournitures                                                                        47 000
            –   frais de fonctionnement                                                           126 000
                                                                                       Total    1 128 000
            Fonctionnement CCR-lspra
            –   médecins vacataires                                                                90 000
            –  visites annuelles                                                                     3 000
            – commission d' invalidité                                                             13 000
            –   fournitures                                                                        84 000
            –   frais de fonctionnement                                                           170 000
                                                                                       Total      360 000
            Fonctionnement autres centres + BPI
            – médecins vacataires                                                                  71 000
            –   visites annuelles                                                                 148 000
            – commission d' invalidité                                                             21 000
            – fournitures                                                                            3 000
            – frais de fonctionnement                                                              14 000
                                                                                       Total      257 000
                                                                               Total général   1 745 000
 ---pagebreak---                                          Avant-projet de budget général 1989                                        27
Suite
 Article /
                                                                                                        Montants
  Poste
  1411     Équipement médical général
           –  Bruxelles
              acquisitions diverses                                                                           22 000
              informatisation du laboratoire                                                                  58 000
              système d'électrophorèse des protéines                                                          42 000
           – Luxembourg : acquisitions diverses                                                               25 000
                                                                                                  Total      147 000
           Équipement médical CCR-Ispra : analyseur/développeur automatique de radiologie,
           microscope, monitor leasing                                                                       105 000
           Équipement médical autres centres : acquisitions diverses                                          27 000
                                                                                          Total général      279 000
   142     Contrôle de protection sanitaire
           DG XVII / F – Contrôle de sécurité d' Euratom
              Le calcul tient compte du nombre d'inspecteurs, du coût des prestations
              exceptionnelles en cas d' irradiation , du matériel nécessaire et des frais
              administratifs éventuels                                                                       131 000
           DG IX – Personnel et administration
              Le crédit est destiné à couvrir les dépenses liées à la protection sanitaire des agents
              exposés aux risques nucléaires dans les établissements de recherche.
              Le calcul tient compte du nombre d' analyses médicales effectuées pour le
              personnel des établissements de recherche                                                      157 000
                                                                                                  Total      288 000
 ---pagebreak--- 28                                            Avant-projet de budget général 1989
                CHAPITRE 15 - ÉCHANGES DE FONCTIONNAIRES ET EXPERTS
                                                     RÉCAPITULATION
                                                                                Crédits        Crédits    Variation
 Chapitre/                                                                     autorisés     demandés       en %
  Article/                              Intitulé                                 1988           1989       (2 : 1 )
   Poste
                                                                                   1              2           3
   150       Frais de voyage et de séjour d' experts nationaux
             détachés auprès des services de l' institution                   2 700 000        6 347 000    + 135,07
   1520      Fonctionnaires nationaux, internationaux et agents du
             secteur privé affectés temporairement dans les services
             de l' institution                                                  998 000        3 173 000    + 217,94
   1521      Fonctionnaires de l' institution affectés temporairement
             dans les services nationaux et internationaux                      707 000          594 000    -     15,98
                                                                  Total       4 405 000       10 114 000    + 129,60
1. Nature de la dépense
Le crédit couvre les frais de voyage et de séjour d'experts nationaux, soit détachés auprès des services de la Com­
mission, soit appelés pour des consultations de courte durée, afin d'assister les fonctionnaires de la Commission,
notamment dans la préparation de propositions de directives du Conseil en matière d' harmonisation dans cer­
tains secteurs d'activité. Le crédit couvre en outre les frais de mission des experts.
2. Mode de calcul et justification de la variation
  Article/
                                                                                                         Montants
   Poste
    150       Experts nationaux détachés
              sur la base de 213 hommes/année (y compris voyage et frais de mission)                        5 547 000
              montant auquel il faut ajouter le remboursement des salaires au pays d'origine pour
              20 experts                                                                                      813 000
                                                                                                Total       6 360 000
   1520       Échange de fonctionnaires nationaux
              sur la base de 107 hommes/année (y compris voyage et frais de mission)                        2 773 000
              montant auquel il faut ajouter le remboursement des salaires au pays d'origine pour
              10 fonctionnaires                                                                               387 000
                                                                                                Total       3 160 000
   1521       Échange de fonctionnaires CCE
              Le crédit demandé est basé sur 44 bénéficiaires
              Il comprend les indemnités journalières, ainsi que les frais de mission                         594 000
 ---pagebreak---                                                 Avant-projet de budget général 1989                                     29
                            CHAPITRE 16 - DÉPENSES DE SERVICE SOCIAL
                                                                 /
                                                        RÉCAPITULATION
                                                                                Crédits     Crédits       Variation
 Chapitre/                                                                     autorisés   demandés         en %
   Article/                               Intitulé                               1988        1989          (2 : 1 )
    Poste
                                                                                   1           2        '     3
    160       Secours extraordinaires                                            20 000         20 000              0
    161       Relations sociales personnel                                      205 000       251 000         + 22,44
    162       Autres interventions sociales                                     364 000       435 000         + 19,51
    163       Services sociaux à caractère interinstitutionnel                       p.m .        p.m .               –
                                                                      Total     589 000       706 000         + 19,86
1 . Nature de la dépense
Le chapitre 16 est destiné à couvrir les dépenses de caractère social qui comprennent, notamment, les secours
en espèces pouvant être accordés à un fonctionnaire, les subventions destinées à promouvoir les relations entre
les agents de diverses nationalités, aux crèches, garderies et colonies de vacances. Sont en outre couvertes certai­
nes interventions concernant l'assistance au personnel , notamment en matière d' aides familiales, de conseils juri­
diques, etc.
2. Mode de calcul et justification de la variation
   Article/
                                                                                                        Montants
    Poste
     160       Secours extraordinaires
               Montant estimé                                                                                   20 000
     161     . Relations sociales personnel
               Bruxelles : activités culturelles, sportives et sociales                                         78 000
                           subvention Europa club Overijse                                                    105 000
               Luxembourg : activités culturelles, sportives et sociales                                        37 000
                               gestion du Fitness Centre                                                        13 000
               Bureaux de presse et d' information                                                              18 000
                                                                                             Total            251 000
     162       Autres interventions sociales
               Bruxelles : activités d' accueil et d' assistance                                              124 500
                           activités pour les enfants des fonctionnaires                                      237 500
               Luxembourg : activités d' accueil et d'assistance                                                20 000
                               activités pour les enfants des fonctionnaires                                    53 000
                                                                                             Total            435 000
     163       Services sociaux à caractère interinstitutionnel                                                     p.m .
 ---pagebreak--- 30                                           Avant-projet de budget général 1989
                CHAPITRE 17 - FRAIS DE RÉCEPTION ET DE REPRÉSENTATION
                                                    RÉCAPITULATION
                                                                             Crédits    Crédits          Variation
 Chapitre/                                                                  autorisés  demandés           en %
   Article /                           Intitulé                               1988       1989             (2 : 1 )
    Poste
                                                                                1          2                 3
    1700     Frais de réception et de représentation des membres de
             l' institution                                                  370 000      400 000           +      8,11
    1701     Frais de réception et de représentation du personnel            331 000      440 000           + 32,93
                                                                Total        701 000      840 000           + 19,83
1 . Nature de la dépense
Les crédits du chapitre 17 couvrent le remboursement des frais que les membres de l' institution et les fonctionnai­
res habilités de la Commission ont dû engager afin de s' acquitter d'obligations de représentation au nom de la
Commission , dans l' intérêt du service et dans le cadre de leurs activités.
2. Mode de calcul et justification de la variation
Le crédit demandé est basé sur une reconduction des crédits initialement demandés en 1988 , augmenté de
l'accroissement des prix.
 ---pagebreak---                                                   Avant-projet de budget général 1989                                                           31
                    CHAPITRE 18 - PERSONNEL AFFECTÉ DANS DES PAYS NON
                               MEMBRES DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES
                                                          RÉCAPITULATION
                                                                              Crédits autorisés 1988                 Crédits
  Article                         Intitulé                                                                                          Variation
                                                                                                                    demandés
                                                                     Total             DAD           DAD hors                         en %
                                                                                                                       1989
                                                                                       siège       Communauté
    180      Traitements, allocations, indemnités et
             remboursements des frais concernant
             les fonctionnaires et agents temporaires              52 649 500        3 626 000       49 023 500     58 060 000     +       18,43
    181      Rémunération des autres agents et
             autres prestations de services                        16 682 000          975 000       15 707 000     19 056 000     +      21,32
    182      Perfectionnement professionnel                             46 000             1 000         45 000      2 290 000     + 4 988,89
    183      Frais divers de recrutement                                 9 000                 0          9 000         50 000     +     455,56
    184 ,    Frais de réception et de représentation                  451 000             9 000         442 000        578 000     +      30,77
    185      Frais de mission                                       2 117 000           134 000       1 983 000      2 697 000     +      36,01
    189      Crédits provisionnels                                  1 812 000            67 000       1 745 000      1 041 000    -       40,34
                                                     Total         73 766 500        4 812 000      68 954 500      83 772 000    +       21,49
                                                       A. INTRODUCTION
1 . Les dépenses à couvrir avec les crédits demandés pour les chapitres 18 et 28 sont estimées, au total, à
129 774 000 Écus en 1989. Pour comparer ce montant aux crédits correspondants inscrits dans le budget 1988,
il y a lieu de tenir compte des changements introduits dans l'avant-projet de budget 1989 :
a) estimée à 30% dans le budget 1988, la part de l'AEC «maintenue», c'est-à-dire les dépenses concernant
    les personnes qui n'auront pas été nommées fonctionnaires, ne représente plus, en 1989, que 1,239 % des dé­
    penses totales relatives aux activités financées jusqu'en 1987 au moyen des crédits inscrits au chapitre B 98 :
    fonctionnement des délégations de la Commission dans les pays en voie de développement ;
b) les dépenses de personnel et de fonctionnement afférentes aux services de la direction de l'administration
    des délégations installés à Bruxelles étaient couvertes, en 1988, au moyen des crédits inscrits aux chapitres
     18 et 28. Dans le budget 1989, les crédits inscrits à ces deux chapitres ne couvrent plus que les dépenses affé­
    rentes aux délégations proprement dites.
2. Récapitulation générale de l'ajustement des crédits de l'exercice 1988
                                                                               Budget 1988                       Crédits 1988 actualisés
                             Titre/
                            Chapitre                                   Montant                   %              Montant                  %
Chapitre 18                                                            58 872 000                53,2           68 954 500              62,3
Chapitre 28                                                            30 003 500                27,1           34 743 100              31,4
                                                 Sous-total            88 875 500                80,3         103 697 600               93,7
Autres lignes
– titre A 1                                                                       -                –             4 812 000                4,3
– titre A 2                                                                       –                –
                                                                                                                 1 313 000                L2
                                                 Sous-total                       –                –             6 125 000                5,5
                                            Total partie A             88 875 500                80,3         109 822 600               99,2
Chapitre B 98                                                          21 850 000 (')            19,7              902 900 (2)            0,8
                                             Total général            110 725 500              100,0          110 725 500              100,0
(') Ce montant représente 30 % du crédit de 72 836 000 Écus, inscrit dans le budget 1988 pour le fonctionnement des délégations de la
    Commission dans les pays en voie de développement, et qui est inclus dans le montant toial de, 110 725 500 Écus, le montant des crédits
    destinés à couvrir les dépenses des délégations dans les autres pays tiers s'élevant à 37 889 500 Écus.                                   –
(2) Ce montant correspond à 1,2 % du crédit de 72 836 000 Écus.
 ---pagebreak--- 32                                        Avant-projet de budget général 1989
3. Détail des ajustements concernant les crédits afférents aux services de la direction de l'administration des déléga¬
tions (D AD) installés à Bruxelles
                           Augmentations                                             Diminutions
          Article/poste                   Montants                   Article/poste                  Montants
             1100                         3 434 000                           180                   3 626 000
             1101                           368 000                           181                     975 000
             1102                           435 000                           182                        1 000
             1103                            23 000                           184                        9 000
             112                              1 000                           185                      134 000
             1130                            93 000                           189                       67 000
             1131                            25 000
             1132                             1 000
             1133                             4 000
             1141                            55 000
             1143                             1 000
             1144                             1 000
             1147                             4 000
             115                             15 000
             1180                            18 000
             1181                             5 000
             1182                            49 000
             1183                            41 000
             1184                            29 000
             1191                            67 000
             1301                           134 000
             1701                             9 000
                  Total titre 1          4 812 000                 Total titre 1                    4 812 000
                  Total titre 2           1 313 000                Total titre 2                  , 1313 000
                 Total général            6 125 000               Total général                     6 125 000
                                         B. DESCRIPTION GÉNÉRALE
En juillet 1987 , la Commission a décidé, dans un souci d'efficacité, de regrouper au sein d'une même unité (la
direction de l'administration des délégations et des bureaux extérieurs) l'ensemble des personnels travaillant
dans des pays hors Communauté.
Depuis l'exercice 1988 et afin d'assurer une meilleure transparence budgétaire, les dépenses relatives à ces per­
sonnels sont rassemblées au sein de deux chapitres de la partie A du budget général : 18 « personnel hors Commu­
nauté » et 28 « immeubles, matériel et dépenses diverses de fonctionnement liés au personnel hors Communauté ».
Ce regroupement des dépenses tient également mieux compte de la spécificité du personnel hors Communauté
en matière budgétaire. Ainsi, le fait générateur d'une dépense est la présence dans une délégation d'un fonction­
naire. Cette présence entraîne dans son sillage toute une série de dépenses spécifiques au personnel hors Commu­
nauté : indemnités particulières, logement, véhicule de service, personnel local, etc. (voir à ce sujet l' annexe X du
statut des fonctionnaires).
En outre, certains droits statutaires communs à l'ensemble du personnel de la Commission voient leurs coûts con­
sidérablement augmentés du fait de l'éloignement. C'est le cas notamment pour les frais de voyage à l'occasion
du congé annuel ou les frais de mutation.
Cette spécificité se retrouve dans le mode de calcul budgétaire qui reprend une méthode éprouvée, basée sur l'ex­
périence de l'Association européenne pour la coopération (AEC) dans la gestion du chapitre B 98 « fonctionne­
ment des délégations de la Commission dans les pays en voie de développement ».
 ---pagebreak---                                                      Avant-projet de budget général 1989                                   33
Cette méthode est fondée sur le principe du coût moyen d'un fonctionnaire expatrié, ventilé sur les différents
articles budgétaires. Le coût moyen utilisé ici part des dépenses réelles de 1986, augmentées des paramètres
d'adaptation retenus pour les budgets 1987, 1988 et 1989.
Les montants inscrits sur chaque ligne budgétaire sont justifiés, dans toute la mesure du possible, suivant le
schéma ci-après.                                                                             i
a) Valorisation de l'effectif autorisé au 1 er janvier 1988 au coût 1989
    Cela représente le coût 1989 de la reconduction pure et simple de la gestion 1988 sans tenir compte des éven­
    tuelles actions spécifiques prévues en 1988.
    Cette valorisation est obtenue par la multiplication des effectifs par le coût moyen géographique approprié
    pour la ligne budgétaire concernée. Le coût moyen couvre les dépenses de routine.
    Les effectifs prévus pour la direction de l'administration des délégations et des bureaux extérieurs (DAD) au
     1 er janvier 1988 s'élevaient à 539 fonctionnaires se répartissant comme suit :
    – siège :             88
    - MSE :               38
    - ACP :              275
    - ALA :              109
    – Europe :            29 .
    Cette répartition est indicative et est susceptible d'évoluer en fonction des besoins de la gestion d'événements
    locaux ou de tout autre événement. Ces 539 postes figurent au tableau des effectifs de la Commission.
b) Coût des actions spécifiques
    En dehors des dépenses courantes, certaines actions particulières, qui ne relèvent pas du fonctionnement ré­
    current des délégations, peuvent s'avérer nécessaires. Ces actions peuvent être menées à bien en un exercice
    budgétaire ou s'étendre sur plusieurs années. Elles doivent être isolées lors de l'élaboration des coûts moyens
    et de leur utilisation sous peine de surévaluer le coût du fonctionnement courant.
L'addition des postes a) et b) donne le montant des crédits nécessaires en 1989 à effectif constant.
c) Valorisation de la variation de l'effectif
    Par rapport à la situation au 1 er janvier 1988 , les effectifs devraient évoluer de la manière suivante :
     – siège :           - 88                                                                                              /
     - MSE' :               –
     - ACP :             + 10
     - ALA :             + 12
     – Europe :               8
          Total :           58 .
    Cette répartition est purement prévisionnelle.
     La réduction des 88 postes du siège n'est en fait qu'un transfert des effectifs et des crédits correspondants des
    chapitres 18 et 28 vers les autres chapitres des titres A 1 et A 2. Globalement, il ne s'agit donc pas d'une écono­
    mie budgétaire.
     L'accroissement de 30 postes correspond à l'ouverture de 5 délégations (dont 2 sont actuellement des anten­
    nes), à la création de 6 antennes et au renforcement de 2 délégations.
L'addition des postes a), b) et c) donne le montant des crédits totaux nécessaires en 1989.
                               Effectifs 1 / 1 / 88               Variation       Actions      Variation       Crédits
        Article                                coût 1989          , en %        spécifiques     effectifs   demandés 1989
                       coût 1988
                                                    (a)                             (b)            (C)
          180          52 649 500              55 940 000          +    6,25      2 500 000    - 380 000       58 060 000
          181          16 682 000              17 877 000          +    7,16      1 000 000        179 000     19 056 000
          182              46 000                         0        - 100          2 290 000               0     2 290 000
          183                9 000                        0        - 100             50 000               0         50 000
          184             451 000                   557 000        + 23,50                  0       21 000         578 000
          185           2 117 000                2 662 000         + 25,74                  0       35 000      2 697 000
          189           1 812 000                 1 048 000        - 42,16                  0  -     7 000       1 041 000
               Total   73 766 500              78 084 000          +    5,85      5 840 000    - 152 000       83 772 000
 ---pagebreak--- 34                                          Avant-projet de budget général 1989
                                      C. MODE DE CALCUL ET JUSTIFICATION
                                                  DELA VARIATION
ARTICLE 180 - TRAITEMENT, ALLOCATIONS, INDEMNITÉS ET REMBOURSEMENTS DE FRAIS
                       CONCERNANT LES FONCTIONNAIRES ET AGENTS TEMPORAIRES
– Valorisation des effectifs 1 / 1 /88                                                             55 940 000
– Actions spécifiques                                                                               2 500 000
    Ce montant est destiné à couvrir le coût des mesures transitoires prévues dans le cadre de la
    titularisation des agents ex-AEC
– Valorisation des effectifs                                                                       - 380 000
    Ce montant correspond à la réduction des 88 postes du siège et à l'accroissement des
    30 postes hors Communauté
                                                                                             Total 58 060 000
ARTICLE 181 - REMUNERATION DES AUTRES AGENTS ET PRESTATIONS DE SERVICES
– Valorisation des effectifs 1 / 1 / 88                                                            17 877 000
    Ce montant couvre les rémunérations et accessoires (y compris leur adaptation en fonction
    du coût de la vie et des législations sociales dans les différents pays) liés aux 1 376 postes
    d' agents locaux ainsi que les prestations d' appoint à caractère limité dans le temps .
    (intérimaires, auxiliaires . . .)
– Actions spécifiques                                                                               1 000 000
    Ce montant est destiné à couvrir le coût des mesures d' harmonisation des rémunérations
    des agents locaux de même catégorie. Une grande disparité existe en effet entre les agents
    locaux exerçant un emploi de même nature, suivant leur zone géographique et suivant leur
    statut (agent local Commission et agent local AEC)
– Variations des effectifs                                                                            179 000
    Ce montant couvre l' accroissement du nombre d'agents locaux hors Communauté lié à
    l'augmentation du nombre de fonctionnaires affectés dans un pays hors Communauté
                                                                                             Total 19 056 000
ARTICLE 182 - PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL
    Actions spécifiques                                                                             2 290 000
    La Commission a entrepris une nécessaire informatisation de ses délégations dont
    l' immense majorité tient encore une comptabilité manuelle. Cette opération commencée en
    1988 vise à doter chaque délégation de 2 ordinateurs individuels (type MS-DOS).
    L'utilisation de cet équipement nécessite un minimum de connaissances informatiques. Il est
    apparu souhaitable, compte tenu de la rotation du personnel hors Communauté, d' étendre
    cette formation aux agents locaux des délégations. Le coût de ce nécessaire effort de
    formation a été estimé à 1 870 000 Ecus.
    Il est également apparu nécessaire de donner aux attachés administratifs, chargés de la
    gestion administrative et comptable (tenue des règles d' avances) de la délégation , un
    minimum de formation et d' information , notamment en ce qui concerne le règlement
    financier et les différentes procédures administratives de la Commission. Cette formation
    s' adressera principalement aux délégations ex-AEC qui ne dispose pas de personnel
    expérimenté dans le domaine des procédures administratives et financières de la
  • Commission . L'expérience de l' AEC a montré que la manière la plus efficace de dispenser
    cette formation est d'organiser un stage d'une quinzaine de jours dans les services de la
    DAD à Bruxelles pour les attachés administratifs concernés. Le coût de cette formation a
    été évalué à environ 300 000 Écus.
    En outre, un montant de 120 000 Ecus est prévu pour des formations diverses
    (perfectionnement professionnel , recyclage)
                                                                                             Total  2 290 000
 ---pagebreak---                                          Avant-projet de budget général 1989                                   35
ARTICLE 183 - FRAIS DIVERS DE RECRUTEMENT
Un montant est nécessaire pour couvrir les frais de recrutement des personnels locaux. Le crédit demandé a été
estimé à 50 000 Écus et inscrit en actions spécifiques.
ARTICLE 184 - FRAIS DE RÉCEPTION ET DE REPRÉSENTATION
– Valorisation des effectifs 1 / 1 / 88                                                                 557 000
– Variation des effectifs                                                                                21 000
    Le faible accroissement ( relativement au 30 nouveaux postes demandés pour les
    délégations) est à apprécier en tenant compte du transfert vers le titre 1 des crédits
    correspondants pour le siège de la DAD
                                                                                    Total               578 000
ARTICLE 185 - FRAIS DE MISSIONS
– Valorisation des effectifs 1 / 1 / 88                                                               2 662 000
– Variations des effectifs                                                                               35 000
    Ce montant correspond à la réduction des 88 postes du siège et à l' accroissement des
    30 postes hors Communauté
                           '                                                        Total             2 697 000
ARTICLE 189 - CREDITS PROVISIONNELS
Les paramètres d' augmentation prévus pour les décisions à prendre par le Conseil en 1989 sont appliqués à l' ar¬
ticle 180.
 ---pagebreak---                                                  Avant-projet de budget général 1989                                      37
                     TITRE 2 – IMMEUBLES, MATÉRIEL ET DÉPENSES DIVERSES
                                                     DE FONCTIONNEMENT
                                                        RÉCAPITULATION
                                                                                  Crédits       Crédits     Variation
 Chapitre/                                                                       autorisés    demandés       en %
   Article /                               Intitulé                               1988 ( ' )    1989 ( ' )   (2 : 1 )
     Poste
                                                                                     1             2            3
     20        Investissement immobilier, location d' immeubles et
               frais accessoires                                              105 474 600    114 108 000       +      8,19
     21        Dépenses relatives à l' informatique                            34 896 000     37 357 000       +      7,05
     22        Biens meubles et frais accessoires                              16 199 900     22 048 500       + 36,10
    23         Dépenses de fonctionnement administratif courant                 9 733 400      1 1 592 000     + 19,10
    24         Affranchissement et télécommunications                          24 032 900     30 604 000       + 27,34
     25        Frais de réunions et de convocations                            19 367 000     21 570 000       + 11,38
     26        Frais d'études, d' enquêtes et de consultations                  2 054 000        2 816 000     + 37,10
     28        Immeubles, matériel et dépenses diverses de
               fonctionnement dans des pays non membres des
               Communautés européennes                                         34 743 100     46 002 000       + 32,41
     29        Immeubles, matériel et dépenses diverses de
               fonctionnement – Actions à frais partagés                                              p.m .             _
                                                            Total du titre 2  246 500 900    286 097 500       + 16,06
(' ) Y compris 50 000 Écus inscrits au chapitre 100.
 ---pagebreak--- 38                                                Avant-projet de budget général 1989
                               CHAPITRE 20 - INVESTISSEMENT IMMOBILIER,
                             LOCATION DTMMEUBLES ET FRAIS ACCESSOIRES
                                                            RÉCAPITULATION
                                                                                           Crédits            Crédits             Variation
                                                                                          autorisés         demandés               en %
     Article    Poste                              Intitulé                                1988 ( ' )          1989                (2 : 1 )
                                                                                               1                 2                    3
      200                  Loyers                                                       68 131 600          70 593 000              +       3,61
      201                  Assurances                                                      270 000              341 000             +    26,30
      202                  Eau , gaz, électricité et chauffage                           8 822 000            8 584 000             –
                                                                                                                                            2,70
      203                  Nettoyage et entretien                                       13 391 000           14 394 000             +       7,49
      204                  Aménagement des locaux                                        4 299 000            5 214 000             +    21,28
      205                  Sécurité et surveillance des immeubles                        9 680 000           10 745 000             +     11,00
      209                  Autres dépenses afférentes aux immeubles                        370 000              479 000             +    29,46
                                          Total locations et frais accessoires        104 963 600          110 350 000              +       5,13
      206                  Acquisition de biens immobiliers                                      p.m .        3 708 000                        +
      207       2070       Construction d' immeubles                                       511 000                  p.m .           -   100
      208                  Autres dépenses préliminaires à l' acquisition
                           de biens immobiliers ou à la construction
                           d' immeubles                                                          p.m .            50 000                       +
                                               Total construction/acquisition              511 000            3 758 000             + 635,42
                                                                         Total        105 474 600          114 108 000              +       8,19
                                                                                                                                    +       8,19
( ' ) Y compris 20 000 Écus inscrits au chapitre 100.
ARTICLE 200 à 205 et 209 - LOCATION ET CHARGES D' IMMEUBLES
1 . Ventilation par article
                                                    200          201          202              203        204             205           209
                                                             Assurances                                                Sécurité       Autres
                                                  Loyers                  Eau , gaz,      Nettoyage    Aménage¬
                                                                          électricité           et     ment des           des        dépenses
                                                                          chauffage        entretien    locaux        immeubles
Bruxelles                                       50 616 000      298 000    5 528 000      10 914 000   2 711 000       8 106 000        206 000
Luxembourg                                      13 400 000             0   2 324 000        1 995 000    945 000       1 510 000         126 000
BPI                                              2 310 000        25 000     283 000          520 000    526 000         550 000           5 1 000
DAD siège                                          384 000         2 000       39 000           74 000     32 000          55 000            1 000
Emplois nouveaux 1988 – Conseil                    837 000         3 000       90 000         143 000      73 000        108 000             4 000
              Total à personnel constant        67 547 000      328 000    8 264 000      13 646 000   4 287 000      10 329 000        388 000
Emplois nouveaux 1988 – PE                       2 242 000         8 000     240 000          384 000     196 000        289 000            12 000
Emplois nouveaux 1989                              5 1 8 000       2 000       55 000           89 000     45 000          67 000            3 000
Nouveaux BPI                                        100 000        3 000       25 000           40 000     60 000          60 000            6 000
Actions nouvelles                                   186 000            0              0       235 000    626 000                0          70 000
                             Total général      70 593 000      341 000   8 584 000       14 394 000   5 214 000      10 745 000        479 000
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                       39
2. Nature de la dépense et mode de calcul
Article 200 – Loyers
a) Le crédit est destiné à couvrir les loyers relatifs aux immeubles ou parties d'immeubles occupés par la Com­
mission (y compris restaurants, entrepôts, garages, parkings, foyers, crèches-garderies) à Bruxelles et à Luxem­
bourg et des bureaux de presse et d'information communautaires.
b) Le calcul du crédit se base sur :
–   les loyers et autres frais ;
–   les conditions des baux relatives à l'indexation ;
–   le coût prévisible du personnel supplémentaire demandé en 1989 ;
– l'influence en 1989 des emplois nouveaux de 1988.
c) Justification de la variation
– Bruxelles : le coût prévisible de la location pour 1989 a été calculé sur la base des loyers réejs de 1988 et
    d'une indexation de 3 % pour 1989, ainsi que du coût d'une nouvelle crèche en 1989 ( 186 000 Écus).
    Ils tiennent compte également de la location de nouveaux immeubles en 1988.
    Le produit estimé des sous-locations (environ 217 000 Écus) (Agence d'approvisionnement, secrétariat des
    Écoles européennes, Agence et messageries de la presse, Librairie européenne) a été déduit des prévisions
    globales.
– Luxembourg : les crédits demandés correspondent aux loyers réels de 1988 augmentés de 3 %. Ils tien­
    nent compte également de la location en 1988 du Centre Wagner et de l'abandon du bâtiment Meis
    ( 1 . 1 . 1989).
– BPI : le montant tient compte des loyers payés en 1988 et de certains changements ou extensions de lo­
    caux. Il concerne essentiellement les bureaux de presse et d'information à l'intérieur de la Communauté. De
    plus, 100 000 Écus sont prévus pour l'ouverture de nouveaux bureaux en République fédérale d'Allemagne
    et en Italie.
    En outre, il est tenu compte du coût du loyer du siège de la DAD (direction de l'administration des déléga­
    tions).
    Dans son ensemble, le poste 2000 accuse une augmentation de 3,61 % par rapport au budget 1988.
Article 201 – Assurances
Le montant demandé tient compte des nouveaux immeubles (Breydel, crèche à Bruxelles) en 1989 et de l'ouver­
ture des bureaux de presse et d'information en Allemagne et en Italie. Si l'augmentation de 26,30 % semble impor­
tante à première vue, il faut noter qu'il est d'ores et déjà certain que ce poste devra être renforcé en 1988, notam­
ment à cause de la renégociation des polices des immeubles occupés à Bruxelles et à Luxembourg. Par rapport au
chiffre final prévu pour 1988, l'augmentation est de 11,41 %.
Article 202 – Eau, gaz, électricité et chauffage
Grâce à la baisse conjuguée du dollar, des produits pétroliers et de la consommation, ce poste est en diminution
par rapport à 1988.
Article 203 – Nettoyage et entretien
Les besoins chiffrés ci-dessus sont fondés sur le nombre de contrats en cours, sur l'évolution prévisible des prix
et sur l'augmentation du parc immobilier. A action et effectif constants, l'augmentation est de 1,90 % par rapport
à 1988 .
Article 204 – Aménagement des locaux
A effectif constant, le crédit demandé en 1989 est identique à celui obtenu pour 1988.
L'augmentation provient donc des actions suivantes :
– aménagement de la nouvelle crèche et travaux de finition du bâtiment Breydel à Bruxelles (travaux esti­
    més à environ 1 Mio Écus) ;
– aménagement de sept locaux devant abriter des systèmes informatiques répartis à Luxembourg (626 000
    Écus).
Cette demande est liée à l'intensification du nombre de postes de travail informatiques des services de 1 institution
qui ne peut être réalisée sans quelques mesures d'accompagnement en matière d aménagement des locaux (ali­
mentation électrique, climatisation, sécurité notamment). Les prévisions en cette matière sont d aménager, pour
chaque groupe d'environ 100 bureaux, un local informatique destiné à abriter les ordinateurs locaux auxquels
sont reliés les divers postes de travail.
 ---pagebreak--- 40                                         Avant-projet de budget général 1989
Article 205 – Sécurité et surveillance des immeubles
L'augmentation de 1 1 % par rapport à 1988 provient, comme pour le poste 2040, des travaux liés aux nouveaux
immeubles Breydel et crèche à Bruxelles et des locaux informatiques à Luxembourg.
Article 209 – Autres dépenses afférentes aux immeubles
Ce crédit couvre notamment les frais de gérance, l'enlèvement et l'incinération des déchets et ordures, la vidange
des fosses et la désinfection, les frais de signalisation, d'expertise et d'assistance technique des travaux importants
d'aménagement.
L'augmentation provient en grande partie des nouveaux immeubles et des travaux d'aménagement des locaux
informatiques.
ARTICLE 206 - ACQUISITION DE BIENS IMMOBILIERS
1988    – crédits autorisés                                                                                         p.m .
1989    – crédits demandés                                                                                     3 708 000
Variation en pourcentage                                                                                              +
Nature de la dépense et mode de calcul
Le crédit demandé est destiné à couvrir les frais de location-achat du nouveau bâtiment Breydel. Ce bâtiment,
d'une surface totale de 55 000 m2, hébergera environ 1 300 fonctionnaires.
Selon le contrat passé en 1986, qui a fait l'objet d'une communication de la Commission au Conseil le 5 mai 1986
(réf. 6704/86 – FIN 169), la Commission doit verser une annuité constante pendant vingt ans pour devenir pro­
priétaire du bâtiment.
Le coût total est de 2 465 Mrd BFR au 1 er février 1986. Le prix final sera calculé à la réception provisoire en août
1989, date à laquelle le taux d'intérêt sera également établi.
La présente demande est fondée sur un coût de 2 500 Mrd BFR et sur un taux d'intérêt de 10 %, soit une annuité
de 293 600 000 BFR (environ 7 Mio Écus). La prise en location du Breydel devant se faire en août, la moitié d'une
annuité est demandée, à laquelle s'ajoutent les frais d'acte.
Les travaux de cloisonnement et de finition devraient durer 3 ou 4 mois, aussi l'occupation des bureaux ne pourra
se faire qu'en fin d'année 1989.
ARTICLE 207 - CONSTRUCTION D' IMMEUBLES
1988    – crédits autorisés                                                                                      511 000
1989    – crédits demandés                                                                                          p.m .
Variation en pourcentage                                                                                          - 100
Les travaux liés au bâtiment rue de la Loi 120 se terminent en 1988 .
 ---pagebreak---                                         Avant-projet de budget général 1989                                        41
ARTICLE 208 - AUTRES DÉPENSES PRÉLIMINAIRES A L'ACQUISITION DE BIENS IMMOBILIERS
                     OU A LA CONSTRUCTION D' IMMEUBLES
1988    – crédits autorisés                                                                                      p.m .
1989    – crédits demandés                                                                                     50 000
Variation en pourcentage                                                                                           +
Nature de la dépense et mode de calcul
Le crédit demandé est destiné à la couverture de quatre missions d'expertise préalable à l'acquisition/construc­
tion d' immeubles dans le cadre des projets :
– Orban (regroupement des divisions de la traduction dans un complexe intégrant le bâtiment Orban actuel
     avec un nouveau bâtiment à construire) – immeuble d' environ 48 000 m2 pour environ 1 000 personnes ;
– la nouvelle crèche ;
– le bâtiment Breydel.
Ces expertises sont de différentes natures : financières (vérification des prix et des suppléments) et techniques
(ingénieur-conseil et architecte pour vérification des structures, des mitoyens, des limites de propriété, des plans,
etc. ).
 ---pagebreak--- 42                                             Avant-projet de budget général 1989
                    CHAPITRE 21 - DÉPENSES RELATIVES A L' INFORMATIQUE
                                                      RÉCAPITULA TION
                                                                                 Crédits       Crédits            Variation
 Chapitre/                                                                      autorisés    demandés                en %
  Article/                              Intitulé                                  1988          1989                (2 : 1 )
   Poste
                                                                                     1            2                    3
   210        Exploitation au Centre informatique                             14 500 000      16 065 000               + 10,79
   211        Réseaux informatiques                                           13 000 000      14 000 000               +     7,69
   212        Prestations de personnel d'exploitation informatique             1 344 000       1 000 000              - 25,60
   213        Travaux d' exploitation informatique confiés à des tiers           896 000         650 000              - 27,46
   214        Travaux d' analyse et de programmation, préanalyses et
              projets spéciaux confiés à des tiers                             4 141 000       4 278 000               +     3,31
   215        Analyse documentaire confiée à des tiers                         1 015 000       1 180 000               + 16,26
   216        Diffusion Célex                                                          p.m .     184 000                        +
                                                                  Total       34 896 000     37 357 000                +     7,05
           INTRODUCTION A LA JUSTIFICATION DU BUDGET INFORMATIQUE 1989
La justification du budget informatique repose toujours sur le plan informatique à cinq ans de la Commission.
Il est financé par le chapitre 21 , le poste 2204 (bureautique) et le poste 2410 (télécommunications) ainsi que le
montre le tableau récapitulatif ci-après :
                                                                             Crédits                      Variation
     Chapitre/Article/ Poste                Crédits 1988
                                                                        demandés en 1989               en pourcentage
              21                            34 896 000                     37 357 000                   + 7,05
             2204                             8 576 000                    10 552 000                   + 23,04
             2410                            16 621 900                    23 745 000                   + 42,85
                          Total            60 093 900                     71 654 000                    + 19,24
Avant d'aborder l'examen poste par poste, quelques remarques générales doivent être présentées.
La Commission , dans un souci de rationalité et d'efficacité, est en voie de devenir une administration très infor­
matisée. Plus de 50 % du personnel ont recours, dans leur travail, à des outils informatiques et la croissance des
services rendus aux utilisateurs a été, en moyenne, de 30 % chaque année au cours de la période 1982-1987 .
A cette rapide évolution se sont ajoutées les nouvelles priorités de la Commission en matière de restructuration
des fonds, d'accomplissement du marché intérieur et d'extension de ses relations internationales qui ont un im­
pact sur les investissements informatiques.
La Commission a obtenu des postes supplémentaires en 1988 et en demande de nouveaux en 1989. La moitié de
ce personnel supplémentaire devra être équipé immédiatement en matériel informatique. De plus, la nécessité
de reconcevoir des applications anciennes, à la lumière des priorités nouvelles, se traduit également par des be­
soins de développement supplémentaires.
Les services de la traduction doivent également faire face à une croissance accélérée et essaient d'y répondre par
un investissement rapide en bureautique (voir poste 2204).
Ces remarques expliquent globalement pourquoi il y a croissance de la demande budgétaire en 1989. L'informa­
tique est un investissement absolument indispensable pour accroître la productivité de l'ensemble des ressources
des services de la Commission .
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                                     43
Le tableau récapitulatif d'évolution des crédits demandés sur la période 1988-1989 montre également que ce sont
les télécommunications qui connaissent l'augmentation la plus importante (voir poste 2410). Le développement
du trafic n'explique que partiellement cette forte croissance qui est largement imputable aux investissements pour
les câblages et la mise en place de réseaux bureautiques et aux dépenses induites par la création d'un centre de
télécommunications ainsi que par l'installation de deux studios de vidéoconférence.
La croissance du chapitre 21 , comparée à l'évolution des autres postes du titre A 2, reste en revanche modeste
parce que les économies réalisées au cours des années passées (dont, notamment, la transformation de crédits
externes en emplois nouveaux) continuent à porter leurs fruits. Toutefois, il ne sera pas possible de poursuivre
la croissance informatique avec un budget relativement stable à l'avenir. La progression de 1988 vers 1989, qui
est de 7,05 %, se répartit comme suit : 4,8 % pour l'évolution normale du plan, 0,7 % pour les augmentations de
personnel et 1,5 % pour les actions résultant des nouvelles priorités de la Commission et pour lesquelles des res­
sources supplémentaires en 1 988 ont déjà été accordées par la lettre rectificative.
ARTICLE 210 - EXPLOITATION AU CENTRE INFORMATIQUE
1988    – crédits autorisés                                                                                14 500 000
1989    – crédits demandés                                                                                 16 065 000
Variation en pourcentage                                                                                      + 10,79
1. Nature de la dépense
L'article couvre les dépenses suivantes :
– exploitation au Centre de calcul à Luxembourg qui comprend les frais de location et de maintenance des
     unités centrales ICL, Siemens, Amdahl et Bull, de leurs systèmes d'exploitation et de leurs périphériques ; ac­
     quisitions de matériels auxiliaires, fournitures et documentation ; .
– acquisition des progiciels dont le Centre de calcul assure le support auprès des utilisateurs. Ces progiciels
     sont habituellement produits par des sociétés indépendantes des fournisseurs de matériel. Ils concernent la
     gestion des grandes bases de données, les systèmes statistiques, les applications comptables ou administrati­
     ves, etc.
2. Mode de calcul et justification de la variation
Le calcul se base sur les obligations en cours (contrats de location et de maintenance des équipements) auxquelles
s'ajouteront des acquisitions nouvelles pour suivre l'expansion naturelle des applications. La puissance de calcul
sera augmentée d'environ 20 % et la capacité de stockage de 17 %, pour une augmentation des crédits limitée à
 10,8 %. Cette progression supérieure à la moyenne du chapitre est la conséquence du ralentissement des baisses
de prix des grosses machines et de la progression sensible des coûts de logiciels.
ARTICLE 211 - RÉSEAUX INFORMATIQUES
 1988   – crédits autorisés                                                                                13 000 000
 1989   – crédits demandés                                                                                 14 000 000
Variation en pourcentage                                                                                       + 7,69
 1 . Nature de la dépense
 Le crédit est destiné à couvrir les dépenses afférentes à l'achat, la location et la maintenance des ordinateurs lo­
caux, des postes de travail, des appareils de transmission de données et leurs logiciels. Il couvre également les
achats de matériels, logiciels, fournitures et documentation associés.
2. Mode de calcul et justification de la variation
 La progression pour 1989 correspond à la moyenne du chapitre. C est 1 augmentation naturelle pour faire face
 aux obligations contractuelles en cours dans le domaine de 1 informatique répartie et assurer la poursuite de la
 mise en place des postes de travail individuels et des équipements de réseau.
 ---pagebreak--- 44                                         Avant-projet de budget général 1989
ARTICLE 212 – PRESTATIONS DE PERSONNEL D'EXPLOITATION INFORMATIQUE
1988    – crédits autorisés                                                                                    1 344 000
1989    – crédits demandés                                                                                     1 000 000
Variation en pourcentage                                                                                         - 25,60
1 . Nature de la dépense
Le crédit sert à financer de l'assistance technique ponctuelle et limitée dans le temps pour faire face à des surcroîts
temporaires de charge.
2. Mode de calcul et justification de la variation
Les crédits sont en diminution de 25,6 % en raison des économies induites par l'augmentation des effectifs de
la direction informatique.
ARTICLE 213 - TRAVAUX D'EXPLOITATION INFORMATIQUE CONFIES A DES TIERS
1988    – crédits autorisés                                                                                      896 000
1989    – crédits demandés                                                                                       650 000
Variation en pourcentage                                                                                         - 27,46
1 . Nature de la dépense
Ce crédit sert à financer des travaux de saisie de données que les services ne peuvent momentanément pas
prendre en charge en interne. Il permet également de financer l'interrogation des bases externes.
2. Mode de calcul et justification de la variation
Il est en recul de 27,5 % en raison de la diminution de la charge de travail confiée à l'extérieur suite à la reprise
en interne des services bureau .
ARTICLE 214 - TRAVAUX D' ANALYSE ET DE PROGRAMMATION, PREANALYSES ET PROJETS
                     SPÉCIAUX CONFIÉS A DES TIERS
1988    – crédits autorisés                                                                                    4 141 000
1989    – crédits demandés                                                                                   . 4 278 000
Variation en pourcentage                                                                                          + 3,31
1 . Nature de la dépense
Le crédit sert à financer les dépenses de développements d'applications confiés en sous-traitance ou l'acquisition
de la maîtrise des nouveaux outils logiciels pour moderniser les applications existantes. Il sert également à l'ac­
quisition de connaissances et d'expertises dans les domaines de la qualité, la sécurité, la technologie ou le mana­
gement informatiques sous forme de missions confiées à des tiers ou de travaux en sous-traitance.
2. Mode de calcul et justification de la variation
Le crédit est en progression de 3,3 1 %, soit proche à la moitié de la moyenne du chapitre. Cette situation favorable
résulte des économies du passé dont les effets se font encore sentir.
 ---pagebreak---                                          Avant-projet de budget général 1989                                       45
ARTICLE 215 – ANALYSE DOCUMENTAIRE CONFIÉE A DES TIERS
1988   – crédits autorisés                                                                                  1 015 000
1989   – crédits demandés                                                                                   1 180 000
Variation en pourcentage                                                                                      + 16,26
1 . Nature de la dépense
Le crédit sert à financer les travaux pour la synthèse méthodique des textes à introduire dans les bases de données
de la Commission .
2. Mode de calcul et justification de la variation
Deux facteurs provoquent une progression relativement importante : le principal est l'augmentation naturelle du
volume des documents à traiter qui suit l'augmentation des activités de la Commission ; cette progression est de
l'ordre de 12 %. Les 4 % supplémentaires viennent de ce qu'une partie de l' activité financée autrefois sur le poste
2130 se retrouve sur ce poste .
ARTICLE 216 - DIFFUSION CELEX
1988   – crédits autorisés                                                                                       p.m .
1989   – crédits demandés                                                                                     184 000
Variation en pourcentage                                                                                           +
1 . Nature de la dépense
Le crédit sert à financer les actions de promotion et de diffusion des bases tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il
est complémentaire de celui de l'article 215.
2. Mode de calcul et justification de la variation
Pour 1988 , le crédit est inclus dans les articles 215 et 213 .
En 1987, les dépenses étaient de 339 717 Écus. La mise à disposition de postes permanents a permis de revenir
au crédit actuel .
 ---pagebreak--- 46                                                Avant-projet de budget général 1989
                       CHAPITRE 22 - BIENS MEUBLES ET FRAIS ACCESSOIRES
                                                            RÉCAPITULATION
                                                                                   Crédits      Crédits     Variation
                                                                                  autorisés   demandés        en %
     Article    Poste                              Intitulé                        1988 ( l )     1989       (2 : 1 )
                                                                                      1             2           3
      220                  Installations techniques et matériel
                           bureautique
                2200       Premier équipement – MIT                                73 1 000     1 169 000     +    59,92
                2201       Renouvellement – MIT                                    321 000         547 000    +    70,40
                2202       Location – MIT                                               p.m .             0             –
                2203       Entretien et réparation – MIT                           372 000         397 000    +       6,72
                2204       Matériel bureautique                                  8 576 000     10 552 000     +    23,04
                                                                Total article   10 000 000    12 665 000      +    26,65
      221                  Mobilier
                2210       Premier équipement – Mobilier                         1 501 000      3 364 000     +   124,12
                2211       Renouvellement – Mobilier                               654 000         953 000    +    45,72
                2212       Location – Mobilier                                        2 000           2 000           0
                2213       Entretien et réparation – Mobilier                      169 000         25 1 000   +    48,52
                                                                Total article    2 326 000      4 570 000     +    96,47
      223                  Matériel de transport
                2230       Premier équipement – Matériel de transport                99 200        121 000    +    21,98
                2231       Renouvellement – Matériel de transport                  275 500         430 000    +    56,08
                2232       Location – Matériel de transport                         165 000        176 000    +       6,67
                2233       Entretien et réparation – Matériel de
                           transport                                               773 000         808 000    +       4,53
                                                                Total article    1 312 700      1 535 000     +     16,93
     225                   Documentation et bibliothèque
                2250       Fonds de bibliothèque, achat de livres                  499 200         533 000    +       6,77
                2251       Matériels spéciaux bibliothèque,
                           documentation , reproduction                              25 000          27 000   +       8,00
                2252       Abonnements aux journaux et périodiques                 967 000      1 043 000     +       7,86
                2253       Abonnements aux agences de presse                       389 000         406 000    +       4,37
                2254       Frais de reliure, conservation ouvrages                 128 000         139 500    +       8,98
                2255       Abonnements service information sur écran                 56 000         61 000    +       8,93
                2256       Eurodicautom                                            497 000      1 069 000     +   115,09
                                                                Total article    2 561 200      3 278 500     +    28,01
                                                                       Total    16 199 900    22 048 500      +    36,10
( 1 ) Y compris 25 000 Écus inscrits au chapitre 100.
 ---pagebreak---                                              Avant-projet de budget général 1989                                          47
ARTICLE 220 - INSTALLATIONS TECHNIQUES ET MATÉRIEL BUREAUTIQUE
1 . Ventilation par article
                                                 2200          2201         2202           2203        2204         220
                                               Premier      Renouvelle­    Location     Entretien   Bureautique    Total
                                             équipement        ment                   et réparation
Bruxelles                                       832 000        427 000              0     248 000    7 292 000   8 799 000
Luxembourg                                       184 000        42 000                      74 000            0    300 000
BPI                                               56 000        25 000              0       48 000     654 000     783 000
DAD siège                                         24 000        28 000                      11 000     358 000     421 000
Emplois nouveaux 1988 – Conseil                    8 000         7 000              0        4 000      93 000     112 000
              Total à personnel constant      1 104 000        529 000              0     385 000    8 397 000  10 415 000
Emplois nouveaux 1988 – PE                        23 000        18 000              0       10 000     248 000     299 000
Emplois nouveaux 1989                             12 000              0                           0     57 000      69 000
Nouveaux BPI                                      30 000              0             0        2 000     150 000     182 000
Actions nouvelles                                       0             0             0             0  1 700 000   1 700 000
            Crédits demandés pour 1989        1 169 000        547 000              0     397 000   10 552 000  12 665 000
             Crédits autorisés pour 1988        731 000        321 000          p.m .     372 000    8 576 000  10 000 000
                Variation en pourcentage        + 59,92       + 70,40             -
                                                                                            + 6,72     + 23,04     + 26,65
2. Nature de la dépense et mode de calcul
POSTE 2200 - PREMIER ÉQUIPEMENT - MATÉRIEL ET INSTALLATIONS TECHNIQUES
Le crédit est destiné à Tâchât de
– Bruxelles : rayonnages divers (400 000 Écus), classeurs microfiches (80 000 Écus), matériel d'interpréta¬
      tion et de sonorisation (250 000 Écus), tableaux d'affichage, planning, chariots, armoires spéciales, etc.
      ( 100 000 Écus);
– Luxembourg : matériel d'interprétation et de sonorisation (25 000 Écus), quatre armoires de type pater-
      noster ( ' ) (28 000 Écus), rayonnages compactus (2) (80 000 Écus), radiateurs, perforateurs, assembleuse électri¬
      ques (50 000 Écus) ;
– BPI : systèmes de rayonnages et d'archivage divers (31 000 Écus), matériel audiovisuel
      (25 000 Écus), équipement des nouveaux bureaux (30 000 Écus).
POSTE 2201 - RENOUVELLEMENT - MATÉRIEL ET INSTALLATIONS TECHNIQUES
Le crédit est destiné à
– Bruxelles : remplacement d'installations d'interprétation simultanée (3 salles CCAB) (300 000 Écus), de
      matériel audiovisuel, d'élévateurs, radiateurs, rayonnages divers ( 120 000 Écus);
– Luxembourg : remplacement d'un élévateur ( 17 000 Écus), de relieuse, plieuse, perforateur, massicot
      (26 000 Écus), matériel audiovisuel ( 14 000 Écus);
– BPI : remplacement de matériel audiovisuel ( 15 000 Écus), machine à affranchir, matériel d'archives
      ( 14 000 Écus).
POSTE 2203 – ENTRETIEN ET RÉPARATION – MATÉRIEL ET INSTALLATIONS TECHNIQUES
L'augmentation prévue des dépenses d'entretien et de réparation est imputable à 1 augmentation du prix des ser¬
vices et au vieillissement du parc des machines entraînant des réparations plus fréquentes.
( ' ) Système de classement électronique sur rails, à glissement vertical.
(2) Système de classement sur rails, à glissement latéral .
 ---pagebreak--- 48                                         Avant-projet de budget général 1989
POSTE 2204 - MATÉRIEL BUREAUTIQUE
Les crédits demandés sont destinés à l'exécution du schéma de programme d'acquisition, location et entretien
des équipements de bureautique tel que repris dans le plan informatique de la Commission. Il s'agit des systèmes
bureautiques mono- ou multipostes et, dans la mesure où la mise en œuvre des nouvelles technologies ne permet
pas encore d'y renoncer, des machines traditionnelles telles que photocopieurs, télécopieurs, machines à écrire
ou à calculer, lecteurs/reproducteurs, etc.
Cette liste non limitative inclut les unités de mémoire, de contrôle, de connexion et leurs logiciels, ainsi que les
fournitures et la documentation associées .
La technologie des systèmes bureautiques étant identique à celle des équipements d'informatique locale, certains
équipements peuvent être imputés soit à l'article 220, soit à l'article 21 1 selon leur fonctionnalité.
Ce poste subit plus que d'autres l'impact du personnel supplémentaire. De plus, un effort particulier est entrepris
pour hâter l'automatisation bureautique des services de traduction (programme Sysling) où un gain de 8 % de
productivité est escompté. Le programme sera étendu sur trois exercices ( 1989- 1990- 1991 ) et représente un in­
vestissement de 8 millions d' Écus qui devrait libérer la capacité de 60 unités de traduction et 160 unités de dacty­
lographie.
Si la Commission n'est pas en mesure de faire cet investissement, elle serait contrainte de demander les effectifs
supplémentaires indiqués ci-dessus (coût ± 10 Écus par an).
L'effort pour 1989 représente une augmentation de 23,04% par rapport à 1988.
ARTICLE 221 - MOBILIER
1 . Ventilation par poste
                                              2210           2211           2212             2213           221
                                            Premier       Renouvelle­     Location        Entretien        Total
                                          équipement         ment                       et réparation
Bruxelles                                   1 272 000        743 000           1 000          156 000     2 172 000
Luxembourg                                    237 000      , 137 000               0           56 000       430 000
BPI                                             48 000         23 000          1 000           27 000        99 000
DAD siège                                      127 000         24 000              0            4 000       155 000
Emplois nouveaux 1988 –
Conseil                                         37 000          7 000              0            2 000        46 000
           Total à personnel constant       1 721 000        934 000           2 000         245 000      2 902 000
Emplois nouveaux 1988 – PE                      98 000         19 000              0            5 000       122 000
Emplois nouveaux 1989                         545 000             ' 0              0                0       545 000
Nouveau* BPI                                    20 000              0              0            1 000        21 000
Actions nouvelles                             980 000               0              0                0       980 000
        Crédits demandés pour 1989          3 364 000        953 000           2 000         251 000      4 570 000
         Crédits autorisés pour 1988        1 501 000        654 000           2 000          169 000     2 326 000
           Variation en pourcentage         + 124,12         + 45,72               0         + 48,52        + 96,47
2. Nature de la dépense et mode de calcul
Si les augmentations de crédit sur cet article sont importantes, il convient de noter au préalable que les crédits
des postes de mobilier n'ont pas suivi, ces dernières années, le rythme d'augmentation des effectifs, alors que
pour une large part ils sont liés à l'attribution des emplois nouveaux, de même qu'à l'évolution des immeubles.
Pour mémoire, ces postes ont fait l' objet d'un p.m. dans le budget 1985 et doivent chaque année être renforcés
considérablement. Aussi, les demandes de 1989 tendent-elles à rattraper le retard accumulé.
Par ailleurs, ces postes ne concernent pas uniquement le mobilier de bureaux, mais également le mobilier ergono­
mique, l'équipement des halls d'entrée des bâtiments, les mobilier des crèches/garderies, restaurants/cafétérias,
salles de conférences, les divers tableaux d'affichage, etc.
En premier équipement, il s'agit des achats suivants :
Bruxelles :
– rayonnages (250 000 Écus), armoires et porte-courrier (600 000 Écus), équipement restaurant-cafétéria
     ( 120 000 Écus), halls d'entrée ( 10 000 Écus) pour le nouveau bâtiment Breydel ;
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                                    49
– mobilier de la nouvelle crèche (20 000 Écus) ;
– mobilier ergonomique ou lié à l'informatique, complément de mobilier des nouveaux immeubles 1988
     (1 200 000 Ecus);
– sièges pour salles de conférences (30 000 Écus) ;
– mobilier pour 198 emplois nouveaux 1989 (coût selon grade) (545 000 Écus) ;
– complément de mobilier pour emplois nouveaux 1988 (98 000 Écus);
Luxembourg :
–    équipements complets ou complément de mobilier, sièges ergonomiques ( 148 000 Écus) ;
–    équipement pour ateliers (44 000 Écus) ;
–    armoires pour microfiches ( 10 000 Écus) ;
–    matériel de classement pour locaux d'archives du bâtiment Wagner (30 000 Écus) ;
BPI :
– mobilier lié à l'extension des locaux à Athènes, Berlin, Bonn, Édimbourg, Madrid, Paris (48 000 Écus) ;
– équipement des nouveaux bureaux en Allemagne et en Italie (20 000 Écus).
A noter que comparées aux dépenses de 1987 du poste 2210 (2 707 491 Écus), les demandes 1989 montrent une
augmentation de 24 %.
En matière de renouvellement, le problème n'est pas moins crucial qu'en premier équipement et ne se résoudra
pas de sitôt. En effet, le mobilier acheté ces dernières années a été choisi, par manque de crédits, dans le bas de
gamme et se révèle moins résistant. Ce problème, ajouté à la pénurie de crédits du poste « renouvellement », laisse
prévoir d'importantes difficultés dans les années à venir.
Le mobilier dont le renouvellement est demandé en 1989 a entre 16 et 28 ans d' âge. A titre d'information, la durée
de vie moyenne d'un siège est de 7 ans, de 10 ans pour les tables et bureaux, de 13 ans pour les armoires et clas­
seurs. Étant donné que ces moyennes, établies par la commission de déclassement, ne peuvent être respectées, un
effort minimal doit être fait sur les postes 22 1 1 et 22 1 3 .
ARTICLE 223 - MATERIEL DE TRANSPORT
1 . Ventilation par poste
                                            2230                2231        2232           2233           223
                                           Premier         Renouvellement Location      Entretien        Total
                                         équipement                                   et réparation
Bruxelles                                     24 000            308 000      149 000       633 000      1 114 000
Luxembourg                                    18 000              58 000      12 000        48 000        136 000
BPI                                           22 000              31 000       5 000         84 000       142 000
DAD siège                                           0              8 000           0              0         8 000
Emplois nouveaux 1988 –
Conseil                                         1 000              7 000       2 000         10 000        20 000
          Total à personnel constant          65 000            412 000     168 000        775 000      1 420 000
Emplois nouveaux 1988 – PE ,                   3 000              18 000       6 000        27 000         54 000
Emplois nouveaux 1989                         13 000                   0           0              0        13 000
Nouveaux BPI                                  40 000                   0       2 000          6 000        48 000
Actions nouvelles                                   0                  0           0              0             0
        Crédits demandés pour 1989           121 000            430 000      176 000       808 000      1 535 000
         Crédits autorisés pour 1988          99 200            275 500      165 000       773 000      1 312 700
           Variation en pourcentage         + 21,98             + 56,08       + 6,67        + 4,53        + 16,93
2. Nature de la dépense et mode de calcul
POSTE 2230 – PREMIER ÉQUIPEMENT – MATÉRIEL DE TRANSPORT
Bruxelles : achat d'une dépanneuse. Coût d'utilisation (amortissement compris) estimé à 3 500 Écus par an.
Économie réalisée sur les frais de dépannage estimée à 25 000 Ecus par an (les demandes concernant le poste
2233 tiennent compte de cette économie).
 ---pagebreak--- 50                                           Avant-projet de budget général 1989
Luxembourg : achat d' une voiture de service supplémentaire pour faire face notamment à l' augmentation de
tâches de la DG XVII ( inspecteurs nucléaires ).
BPI . achat d'une motocyclette à Madrid et d'une deuxième voiture de service à Rome, équipement des nouveaux
bureaux en Allemagne et en Italie.
L'influence des emplois nouveaux 1989 est portée sur ce poste mais est destinée à l'ensemble de l' article 223 .
POSTE 2231 - RENOUVELLEMENT - MATÉRIEL DE TRANSPORT
Bruxelles .‘remplacement de 10 voitures de service pour les membres de la Commission ( renouvellement en 1989),
de 2 voitures pour les directeurs généraux, de 4 voitures de service, datant de 1981 à 1986 et dont le kilométrage
se situe entre 1 10 000 et 200 000 km au 1 er janvier 1989, ainsi que d'un véhicule utilitaire datant de 1974 et comp­
tant 550 000 km.
Luxembourg / remplacement de 2 voitures de directeurs généraux et de 2 voitures de service datant de 1982 à 1985
et totalisant de 100 000 à 150 000 km.
BPI / remplacement de 3 voitures de service à Belfast, Bonn et Copenhague, datant de 1982 et 1984 et comptant
de 80 000 à 140 000 km au 31 décembre 1987 .
Soit le renouvellement de 24 véhicules, alors qu' il serait souhaitable du point de vue d'une gestion économique
optimale dans ce domaine, d'en remplacer 33 , sur un total de 140 véhicules.
POSTE 2232 - LOCATION - MATÉRIEL DE TRANSPORT
Ce poste n'augmente pas si l'on considère que l'exécution 1987 est de 175 691 Écus, alors que la demande pour
1989 est de 176 000 Écus.
POSTE 2233 - ENTRETIEN ET RÉPARATION - MATÉRIEL DE TRANSPORT
L' augmentation sur ce poste provient notamment du fait que pour un certain nombre de voitures dont le rem­
placement serait souhaitable les frais d' entretien et de réparation seront élevés.
ARTICLE 225 - DOCUMENTATION ET BIBLIOTHEQUE
1 . Ventilation par poste
                                2250         2251          2252      2253      2254         2255       2256      225
                               Fonds       Mat. spéc.    Abonne­   Abonne¬   Frais de   Information    Euro-    Total
                               bibl. ,      biblio .       ments     ments    reliure      rapide    dicautom
                             ach . livres   docum .     journaux ,  agences              sur écran
                                                       périodiques de presse
Bruxelles                      375 000       26 000       821 000   343 000   104 000       58 000     47 000  1 774 000
Luxembourg                        83 000             0     90 000          0   14 500             0 1 000 000  1 187 500
BPI                              40 000              0     89 000    42 000    13 000             0          0   184 000
DAD siège                          2 000             0           0         0          0           0          0     2 000
Emplois nouveaux 1988
– Conseil                          7 000             0      9 000      4 000    2 000         1 000      5 000    28 000
Total à personnel constant     507 000       26 000    1 009 000    389 000   133 500       59 000  1 052 000  3 175 500
Emplois nouveaux 1988
- PE                              18 000             0     23 000     12 000    4 000        2 000      14 000    73 000
Emplois nouveaux 1989              4 000       1 000        5 000      3 000     1 000            0      3 000    17 000
Nouveaux BPI                       4 000             0      6 000      2 000     1 000            0          0    13 000
Actions nouvelles                        0           0           0         0          0           0          0         0
Crédits demandés pour
1989                           533 000       27 000    1 043 000    406 000   139 500       61 000  1 069 000  3 278 500
Crédits autorisés pour
1988                           499 200       25 000      967 000    389 000   128 000       56 000    497 000  2 561 200
Variation en pourcentage        + 6,77       + 8,00        + 7,86    + 4,37    + 8,98      + 8,93   + 115,09     + 28,01
 ---pagebreak---                                             Avant-projet de budget général 1989                                     51
2. Nature de la dépense et mode de calcul
POSTE 2250 – FONDS DE BIBLIOTHÈQUE, ACHAT DE LIVRES
Le crédit demandé couvre les dépenses suivantes :
Bruxelles/Luxembourg – bibliothèques centrales :
– abonnements aux mises à jour (1 800 Écus), aux annuaires (850 Écus) et aux guides des chemins de fer
       (360 Écus) ;
– nouvelles publications (4 500 Écus) ;
– dictionnaires (1 400 Écus) ;
BPI : mises à jour et nouvelles publications des bureaux existants et des nouveaux bureaux en Allemagne et en
Italie.
POSTE 2252 – ABONNEMENTS AUX JOURNAUX ET PÉRIODIQUES
Le crédit couvre, à Bruxelles et Luxembourg :
– 970 abonnements aux journaux (300 000 Écus) ;
– 3 300 abonnements aux périodiques (343 000 Écus) ;
– abonnements aux publications de caractère scientifique et technique (300 000 Écus) jusque-là imputés sur
       le poste B 754.
Dans les BPI, le renouvellement d'abonnements existants (86 000 Écus) et de nouveaux abonnements pour les
bureaux actuels et ceux d'Allemagne et d' Italie (9 000 Écus).
POSTE 2253 - ABONNEMENTS AUX AGENCES DE PRESSE
Le crédit demandé couvre les dépenses liées aux contrats des agences de presse par téléscripteur et aux bulletins
de presse.
POSTE 2256 - BASE MULTILINGUE DE DONNÉES TERMINOLOGIQUES EURODICAUTOM
Eurodicautom constitue une base terminologique qui facilite les travaux des services de traduction de la Com­
mission et de ceux des autres institutions communautaires.
L' importance de la demande 1989 se justifie par le fait qu'il faut couvrir, dans toutes les langues officielles et
de travail , la terminologie des différents champs d' action de la Communauté. La réalisation du marché intérieur
et la mise en œuvre de certaines directives [appels d'offres DG III , Einecs ( ' ), DG XI], la réalisation de program­
mes comme Eurêka, ESPRIT, Eurotra (2), etc. créent des besoins terminologiques nouveaux.
De plus, la politique d'ouverture des bases de données de la Commission rend nécessaires certains travaux de
programmation et de consolidation pour assurer une diffusion correcte des données.
 ( ' ) European inventory of existing commercial chemical substances.
 (2) Programme spécifique pour la réalisation d'un système de traduction automatique de conception avancée.
 ---pagebreak--- 52                                   Avant-projet de budget général 1989
                 CHAPITRE 23 - DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT
                                    ADMINISTRATIF COURANT
                                               RÉCAPITULATION
                                                                      Crédits      Crédits
                                                                                                 Variation
                                                                     autorisés   demandés
                                                                                                  en %
  Article Poste                       Intitulé                         1988           1989
                                                                                                  (2 : 1 )
                                                                         1              2
                                                                                                     3
   230          Papeterie, fournitures de bureau
          2300  Papeterie, fournitures de bureau                    5 094 400       6 164 000       + 21,00
   232          Frais financiers
          2320  Frais bancaires                                       700 000          800 000      + 14,29
          2329  Autres frais financiers                                      –               –               –
                                                   Total article      700 000          800 000      + 14,29
   233          Frais de contentieux                                  650 000       1 000 000       + 53,85
   234          Dommages et intérêts
          2340  Dommages et intérêts                                  100 000          110 000      + 10,00
          2341  Dédommagements                                               –               –               –
                                                   Total article      100 000          110 000      + 10,00
   235          Autres dépenses de fonctionnement
          2350  Assurances diverses                                   110 000          132 000      + 20,00
          2351  Tenues de service et vêtements travail                192 000          256 000      + 33,33
          2352  Frais divers de réunions internes                     138 000          155 000      + 12,32
          2353  Manutention et déménagement de services             2 180 000       2 121 000       - 2,71
          2359  Autres dépenses de fonctionnement                      39 000            42 000        + 7,69
                                                   Total article    2 659 000       2 706 000       +      1,77
   239          Prestations entre institutions
          2390  Prestations de ΓΟΡ                                           -               –               –
          2391  Service d' interprétation                             530 000          812 000      + 53,21
          2392  Prestations de la Commission (SIML)                        p.m .     9     p.m .             –
                                                   Total article      530 000          812 000      + 53,21
                                                          Total     9 733 400     1 1 592 000       + 19,10
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                                       53
ARTICLE 230 – PAPETERIE ET FOURNITURES DE BUREAU
 1 . Ventilation
                                                      2300
                                                  Papeterie et
                                             fournitures de bureau
Bruxelles                                              4 937 000
Luxembourg                                               492 000
BPI                                                      362 000
DAD siège                                                  91 000
Emplois nouveaux 1988 – Conseil                            63 000
              Total à personnel constant               S 945 000
Emplois nouveaux 1988 – PE                                170 000
Emplois nouveaux 1989                                      39 000
Nouveaux BPI                                               10 000
Actions nouvelles                                               0
           Crédits demandés pour 1989                  6 164 000
            Crédits autorisés pour 1988                5 094 400
              Variation en pourcentage                   + 21,00
2. Nature de la dépense et mode de calcul
Le montant minimal estimé nécessaire en 1988 est de 5 894 000 Écus. Par rapport à ce montant, l'augmentation
est de 4,58 %.                           N
Le niveau de ce poste èst directement lié à l'évolution normale des prix, à l'extension du matériel bureautique
qui entraîne un accroissement de consommation de produits spécifiques (rubans et marguerites pour impriman­
tes, papier et formulaires en continu), ainsi qu'à l'accroissement de l' effectif (les nouveaux fonctionnaires devant
être équipés de fournitures de bureau de base).
ARTICLE 232 - FRAIS FINANCIERS
1988    – crédits autorisés                                                                                    700 000
1989    – crédits demandés                                                                                     800 000
Variation en pourcentage                                                                                       + 14,29
Nature de la dépense et mode de calcul
– Poste 2320 – Frais bancaires :
     commissions, agios, frais divers ; le montant se fonde sur une estimation de l'évolution prévisible des dépenses
     effectives de l' exercice 1987 .
– Poste 2329 – Autres frais financiers :
     assorti d'un p.m ., ce poste ne sera doté d'un crédit qu'en cas de besoin et conformément aux moyens prévus
     dans le règlement financier.
 ---pagebreak--- 54                                        Avant-projet de budget général 1989
ARTICLE 233 - FRAIS DE CONTENTIEUX
1988   – crédits autorisés                                                                                    650 000
1989   – crédits demandés                                                                                   1 000 000
Variation en pourcentage                                                                                      + 53,85
1 . Nature de la dépense
Le crédit est destiné à couvrir les dépenses résultant de précontentieux et du recours à l'assistance d'avocats ou
autres experts en qualité de conseils de la Commission.
Il doit également permettre de couvrir les dépens qui peuvent être mis à la charge de la Commission par la Cour
de justice ou par d'autres juridictions.
Le service juridique n'a recours à des avocats extérieurs que :
a) lorsque l'équipe compétente ne dispose pas d'un juriste de la langue de procédure et que le recours à un
    autre membre du service juridique est à déconseiller en raison des aspects techniques de l' affaire ;
b) lorsqu'il s'agit de certaines affaires de personnel ;
c) dans le domaine de l'acier, de la concurrence, de l'agriculture ;
d) dans des procès devant les tribunaux nationaux en essayant de maintenir bas les honoraires de ses pro­
    pres avocats.
2. Mode de calcul et justification de la variation
L'augmentation prévisible des dépenses se fonde sur l'accroissement du nombre des affaires contentieuses (in­
fractions, aides, etc.) et l'augmentation des honoraires des avocats.
ARTICLE 234 - DOMMAGES ET INTERETS
1988   – crédits autorisés                                                                                    100 000
1989   – crédits demandés                                                                                     110 000
Variation en pourcentage                                                                                      + 10,00
Nature de la dépense et mode de calcul
POSTE 2340 - DOMMAGES ET INTÉRÊTS
Ce crédit est destiné à couvrir les dépenses à prendre en charge par la Commission au titre de dommages et inté­
rêts ainsi que celles résultant de la mise en jeu de sa responsabilité civile. L'évolution de la dépense dans ce do­
maine étant par définition aléatoire, il sera procédé, le cas échéant, à un renforcement du crédit au moyen d'un vi­
rement .
POSTE 2341 - DÉDOMMAGEMENTS
Assorti d'un p.m., cet article ne sera doté d'un crédit qu'en cas de besoin et conformément aux moyens prévus
dans le règlement financier.
 ---pagebreak---                                          Avant-projet de budget général 1989                                          55
ARTICLE 235 - AUTRES DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT
1 . Ventilation par poste
                                             2350         2351         2352         2353         2359          235
                                         Assurances    Tenues de    Réunions    Déménage­       Autres        Total
                                           diverses      service     internes       ment      dépenses
                                                                                 de services de fonction .
Bruxelles                                    127 000      186 000      125 000    1 762 000       32 000    2 232 000
Luxembourg                                          0      44 000       15 000      209 000        2 000      270 000
BPI                                                 0       11 000       5 000       52 000        5 000       73 000
DAD siège                                           0            0        1 000            0            0        1 000
Emplois nouveaux 1988 – Conseil                1 000         3 000       2 000       23 000        1 000       30 000
             Total à personnel constant      128 000      244 000      148 000    2 046 000       40 000    2 606 000
Emplois nouveaux 1988 – PE                     3 000         8 000       5 000       61 000             0      77 000
Emplois nouveaux 1989                          1 000         2 000        1 000      14 000        1 000        19 000
Nouveaux BPI                                        0        2 000        1 000            0       1 000         4 000
Actions nouvelles                                   0            0            0            0            0            0
          Crédits demandés pour 1989         132 000      256 000      155 000    2 121 000       42 000    2 706 000
           Crédits autorisés pour 1988       110 000      192 000      138 000    2 180 000       39 000    2 659 000
             Variation en pourcentage       + 20,00       + 33,33     + 12,32        - 2,71       + 7,69       + 1,77
2. Nature de la dépense et mode de calcul
POSTE 2350 - ASSURANCES DIVERSES
Pour ce poste, les dépenses de 1987 ont été de 100 000 Ecus (crédit initial : 80 000 Écus), les prévisions 1988 de
123 000 Ecus (crédit : 1 10 000 Ecus). L'accroissement réel se monte donc à 7,32 %.
Ce poste couvre des assurances tous risques (installations d' interprétation, de photocomposition, téléphone, or­
dinateurs, etc.), vol, accident (personnel intermittent, professeurs de langue), responsabilité civile, responsabilité
pécuniaire des comptables, etc.
POSTE 2351 - TENUES DE SERVICE ET VÊTEMENTS DE TRAVAIL
Selon son règlement interne, la Commission est dans l'obligation de fournir des uniformes et vêtements de travail
à diverses catégories de personnel comme les huissiers, les chauffeurs et le personnel des ateliers de reproduction.
L'exécution 1987 sur ce poste a été de 232 964 Çcus, la prévision pour 1988 de 232 000 Écus (crédit 192 000) ; la
demande 1989 représente donc une augmentation de 10%.
POSTE 2352 - FRAIS DIVERS DE RÉUNIONS INTERNES
Ce crédit couvre les dépenses liées aux cafés servies lors de réunions des services de 1 institution et les collations
de travail et boissons servies lors des déplacements de la Commission (à Strasbourg par exemple). L augmenta­
tion est de 0,53 % par rapport aux dépenses de 1987 .
POSTE 2353 – TRAVAUX DE MANUTENTION ET DE DÉMÉNAGEMENT DE SERVICES
La demande de crédit représente les frais de déménagement et de manutention courants, ainsi que ceux liés à
l' occupation des nouveaux immeubles.
POSTE 2359 - AUTRES DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT
Est notamment imputé sur ce poste le coût des médailles pour les fonctionnaires atteignant 20 ans d ancienneté
de service.
 ---pagebreak--- 56                                       Avant-projet de budget général 1989
ARTICLE 239 - PRESTATIONS ENTRE INSTITUTIONS
POSTE 2390 - PRESTATIONS DE L'OFFICE DES PUBLICATIONS (CRÉDITS PRO FORMA)
1988   – crédits autorisés                                                                                 (20 472 071 )
1989   – crédits demandés                                                                                  (22 030 857)
                                                                       1
Variation en pourcentage                                                                                        (+ 7,6)
Nature de la dépense et mode de calcul
Les montants inscrits représentant la contre-valeur des prestations de l'Office pour le compte de la Commission
n'ont qu'un caractère indicatif ; les crédits réels de l'Office figurent à l'article 342 de la présente partie A de la
section III du budget général.
POSTE 2391 - SERVICE D' INTERPRÉTATION
1988   – crédits autorisés                                                                                      530 000
1989   – crédits demandés                                                                                       812 000
Variation en pourcentage                                                                                        + 53,21
Nature de la dépense et mode de calcul
Les services d'interprétation de la Commission et du Parlement assurent, réciproquement, l'interprétation des
réunions tenues dans les lieux de travail respectifs. Chacune des institutions prend en charge les prestations four­
nies par l'autre.
Le crédit a été déterminé sur la base de l'expérience acquise au cours des derniers exercices : à savoir la mise à
disposition de la Commission d'interprètes permanents du Parlement européen à concurrence de ± 2 000 jour­
nées à 401 Écus. Dans le passé, les prestations ont porté sur :
        1982 :         1 297 journées
        1983 :         1 094 journées
        1984 :         1 983 journées
        1985 :         1 301 journées
        1986 :         1 071 journées
        1987 :         1 341 journées
L'augmentation du nombre de journées se justifie par le fait que l'exercice 1989 sera une année d'élection du Par­
lement européen et donc une plus grande possibilité de faire appel aux fonctionnaires de cette institution pour les
réunions de la Commission .
POSTE 2392 - PRESTATIONS DE LA COMMISSION (SERVICE DE TRADUCTION A MOYEN ET A
                  LONG TERME) EN FAVEUR DE L'OFFICE DES PUBLICATIONS
1988   – crédits autorisés                                                                                         p.m .
1989   – crédits demandés                                                                                          p.m .
Variation en pourcentage                                                                                             -
Nature de la dépense et mode de calcul
Selon les termes de l'accord conclu le 8 décembre 1972, avec effet au 1 er janvier 1973 , entre la Commission et
l'Office des publications officielles concernant le rattachement à l'Office du service de traduction à moyen et à
long terme, la Commission s'est engagée à mettre à la disposition de l'Office des traducteurs affectés à Luxem­
bourg et figurant au tableau des effectifs de la Commission.
 ---pagebreak---                                                    Avant-projet de budget général 1989                                              57
                                     CHAPITRE 24 – AFFRANCHISSEMENT ET
                                                    TÉLÉCOMMUNICATIONS
                                                          RÉCAPITULATION
                                                                                       Crédits     Crédits               Variation
  Chapitre/                                                                          autorisés    demandés                 en %
     Article /                               Intitulé                                  1988 (>)    1989 ( ' )             (2   1)
      Poste
                                                                                          1           2                      3
      240       Affranchissement de correspondance, frais de port                   7 411 000      6 859 000                 - 7,45
      241       Téléphone, télégraphe, télex, télévision                           16 621 900     23 745 000                 + 42,85
                                                                      Total        24 032 900     30 604 000                 + 27,34
( ' ) Y compris 5 000 Écus inscrits au chapitre 100.
ARTICLE 240 – AFFRANCHISSEMENT DE CORRESPONDANCE ET FRAIS DE PORT
                                                                                                \
ARTICLE 241 - TÉLÉPHONE, TÉLÉGRAPHE, TÉLEX, TÉLÉVISION
1 . Ventilation par article
                                                                              240                                241
                                                                      Affranchissement,              Téléphone, télégraphe,
                                                                         frais de port                   télex , télévision
Bruxelles                                                                  4 857 000                          19 820 000
Luxembourg                                                                   470 000                                      0
BPI                                                                        1 155 000                              985 000
DAD siège                                                                      23 000                               70 000
Emplois nouveaux 1988 – Conseil                                                78 000                              191 000
                              Total à personnel constant                   6 583 000                          21 066 000
Emplois nouveaux 1988 – PE                                                   208 000                              511 000
Emplois nouveaux 1989                                                          48 000                              118 000
Nouveaux BPI                                                                   20 000                               50 000
Actions nouvelles                                                                   0                           2 000 000
                           Crédits demandés pour 1989                      6 859 000                          23 745 000
                            Crédits autorisés pour 1988                    7 411000                           16 621 900
                              Variation en pourcentage                        - 7,45                              + 42,85
2. Nature de la dépense et mode de calcul
Article 240 – Affranchissement de correspondance et frais de port
 Les efforts de la Commission de ces dernières années en matière de contrôle et de gestion stricts des activités de
diffusion conduisent pour 1989 à une demande en réduction de 7,45 % par rapport à 1988.
Ce poste prend en charge également le coût de sous-traitance de la navette-courrier entre les bâtiments de la Com­
mission .
 ---pagebreak--- 58                                        Avant-projet de budget général 1989
Article 241 – Téléphone, télégraphe, télex, télévision
Le crédit est utilisé pour :
– les abonnements aux réseaux publics de télécommunications ;
– les redevances de consommation pour les communications ;
– les travaux d'installation d'équipements de télécommunications, notamment les câblages dans les immeu­
    bles ;
– l'acquisition et l'entretien d'équipements d'infrastructure de centraux téléphoniques.
En 1988 , un nouveau centre de télécommunications aura été mis en place pour gérer l'ensemble du trafic entrant
et sortant à la Commission. Ce centre de télécommunications, élément clé de l'architecture informatique, est né­
cessaire pour le contrôle du trafic qui sans cela ne pourrait plus être maîtrisé et conduirait à des dépenses dépas­
sant largement celles que le centre va induire.
L'installation de deux studios de vidéoconférences, l'un à Bruxelles et l'autre à Luxembourg, est planifiée pour
1989 et 1990. La mise en place de cette installation permettrait l'organisation de réunions par vidéoconférence
entre les deux sites, mais aussi l'accession au réseau européen. Cet investissement (720 000 Ecus pour un studio)
serait source de divers avantages :
– diminution du nombre des missions entraînant gains de crédits et de temps ;
– possibilité d'organiser de brèves réunions facilitant la circulation de l'information, l'explication des orien­
    tations et des instructions de la Commission à l'intérieur des services, ainsi que les échanges entre unités sépa­
    rées géographiquement.
Une cause importante de la croissance du budget des télécommunications est le nouveau câblage des bureaux.
Le câblage téléphonique actuel, utilisé également pour la connexion des terminaux, ne permet pas de progresser
technologiquement. Dans un premier temps, seules les directions générales les mieux préparées ont un besoin
urgent des « local area network» (LAN) pour mettre en œuvre l'architecture informatique de la Commission . Par
la suite, toutes les directions générales seront concernées et, comme les déménagements de services sont imprévi­
sibles, c'est l'ensemble des locaux de la Commission qui vont devoir être câblés. Cela représente un investisse­
ment total d'environ 10 millions d' Ecus, qui aura une durée de vie d'au moins 10 ans. Le coût est donc de 1 mil­
lion d' Ecus par an ou 50 Ecus par bureau par an, ce qui est peu par rapport aux autres coûts bureautiques. Ces
investissements devront être réalisés entre 1988 et 1991 . Pour 1989, le bâtiment Jean Monnet à Luxembourg, le bâ­
timent Breydel en construction à Bruxelles (3 000 fenêtres), et le bâtiment IMCO (direction informatique) sont
prévus .
Les investissements de ces dernières années entraînent une croissance de la consommation des réseaux et un
accroissement des dépenses qui, en raison de leur nature, sont difficiles à maîtriser. L'utilisateur ayant reçu un
poste de travail crée un trafic croissant pour la consultation des bases de données, le courrier électronique et aussi
le transfert des fichiers vers le Centre de calcul à Luxembourg. De plus, on constate une augmentation du trafic
téléphonique que l'on peut attribuer à l'adhésion de l' Espagne et du Portugal et à l'intensification des relations
de la Commission avec les pays hors Communauté.
Tous ces facteurs conduisent à une augmentation de 42,85 % dans laquelle entre une part importante d'investisse­
ments. L'effort à consentir en 1989 et en 1990 permettra une baisse relative en 1991 de l'ordre de 20 %.
La direction « informatique» a mis au point un programme d'actions en vue de réaliser des économies dans le
domaine des communications téléphoniques. Parmi ces actions, il faut citer :
– une meilleure gestion des dépenses ;
– une collaboration avec les assistants des DG pour une meilleure connaissance de la consommation ;
– une sensibilisation de tout le personnel pour qu'il se sente responsable de l'action.
Parallèlement, des contacts ont été pris avec la RTT pour l'obtention de meilleures conditions d'exploitation.
 ---pagebreak---                                                    Avant-projet de budget général 1989                                    59
                     CHAPITRE 25 – FRAIS DE RÉUNIONS ET DE CONVOCATIONS
                                                           RÉCAPITULATION
                                                                                     Crédits     Crédits    Variation
  Chapitre/                                                                         autorisés   demandés     en %
    Article /                                Intitulé                                1988 ( ' )  1989 (*)    (2 : 1 )
     Poste
                                                                                        1            2          3
     250         Réunions et convocations en général                               7 728 000     8 497 000     + 9,95
     251         Frais de réunion de comités                                       8 163 000     9 033 000     + 10,66
     252         Comités et commission de la CECA                                  1 218 000      1 448 000    + 18,88
     253         Organes spécialisés dans la sécurité du travail                     430 000        550 000    + 27,91
      254        Forum jeunesse des Communautés européennes                          695 000        730 000    +      5,04
      255        Frais divers d' organisation et de participation à des
                 conférences, congrès et réunions                                    906 000      1 077 000    + 18,87
      256        Frais de préconsultations syndicales                                227 000        235 000    +      3,52
                                                                            Total 19 367 000    21 570 000     + 11,38
( ' ) Y compris les crédits éventuellement inscrits au chapitre 100.
ARTICLE 250 - REUNIONS ET CONVOCATIONS EN GENERAL
1 . Ventilation
                                                           Réunions et
                                                          convocations
                                                            en général
Bruxelles                                                        7 722 000
 Luxembourg                                                               0
 BPI                                                                      0
 DAD siège                                                                0
Emplois nouveaux 1988 – Conseil                                      77 000
                Total à personnel constant                       7 799 000
 Emplois nouveaux 1988 – PE                                        242 000
 Emplois nouveaux 1989                                               56 000
 Nouveaux BPI                                                             0
 Actions nouvelles                                                 400 000
              Crédits demandés pour 1989                         8 497 000
               Crédits autorisés pour 1988                       7 728 000
                 Variation en pourcentage                            + 9,95
 2. Nature de la dépense et mode de calcul
 Le crédit est destiné à couvrir :
 – les frais de voyage, de séjour et d'approche des experts convoqués et des consultants ,
 – les frais annexes à la tenue des réunions dans la mesure où ils ne sont pas couverts par 1 infrastructure
       existante (par exemple, frais de location de salles, équipement de traduction, etc.).
 ---pagebreak--- 60                                       Avant-projet de budget général 1989
Le calcul du crédit est fondé sur le nombre de réunions prévues, d'experts convoqués et de consultants, le mon­
tant des indemnités et frais d'approche, ainsi que les frais de transport des experts et consultants, en tenant
compte de leur pays d'origine.
Il tient compte également des éléments prévisibles en matière d'inflation, d'augmentation des indemnités (liées
aux nouvelles indemnités de mission entrant en vigueur en 1988, impact chiffré à 3 %), des frais de voyage, des
prix des hôtels et restaurants, etc.
Un montant de 400 000 Écus est demandé pour la conduite et le suivi des négociations dans le cadre de l'Uruguay
Round (GATT).
Sans cette action particulière, l'augmentation de ce poste n'est que de 4,77 %.
ARTICLE 251 - FRAIS DE REUNION DE COMITES
1 . Ventilation par poste
                                                    2510                      2511                     251
                                                   Comités                  Comités                   Total
                                                consultation              consultation
                                                 obligatoire             non obligatoire
Bruxelles                                         6 677 000                 1 559 000               8 236 000
Luxembourg                                                 0                         0                       0
BPI                                                        0                         0                       0
DAD siège                                                  0                         0                       0
Emplois nouveaux 1988 – Conseil                      76 000                    16 000                   92 000
             Total à personnel constant           6 753 000                 1 575 000               8 328 000
Emplois nouveaux 1988 – PE                          204 000                    44 000                 248 000
Emplois nouveaux 1989                                47 000                    10 000                   57 000
Nouveaux BPI                                               0                         0                       0
Actions nouvelles                                   400 000                          0                400 000
           Crédits demandés pour 1989             7 404 000                 1 629 000               9 033 000
            Crédits autorisés pour 1988           6 431000                  1 732 000               8 163 000
              Variation en pourcentage              + 15,13                    - 5,95                 + 10,66
2. Nature de la dépense et mode de calcul
POSTES 2510 et 2511 - FRAIS DE RÉUNIONS DE COMITÉS
– dont la consultation s'insère obligatoirement dans la procédure de formation d'actes communautaires ;
– dont la consultation n'est pas un élément obligatoire de la procédure de formation d'actes communautai­
     res .
Les comités sont institués soit par le traité, soit par des règlements et décisions du Conseil et de la Commission.
La liste des comités figure dans le budget général, en annexe à la section III A, de la Commission.
Le crédit est destiné à faire face aux frais de voyage et de séjour et aux frais accessoires des experts convoqués.
Il sert également à couvrir les frais annexes de la tenue des réunions dans la mesure où ils ne sont pas couverts
par l'infrastructure existante.
Le calcul du crédit est basé sur le nombre de réunions prévues et de personnes convoquées, le montant des in­
demnités et frais d'approche ainsi que les frais de transport des personnes, en tenant compte de leur pays d'ori­
gine.
L'impact de l'augmentation des indemnités de mission, auxquelles sont liées les indemnités journalières, est esti­
mé à 2 %.
Sur le poste 2510 également, il est demandé l'octroi d'un crédit de 400 000 Écus pour les négociations dans le
cadre de l' Uruguay Round (GATT).
Sans cette action, l'augmentation de l'article 251 serait de 5,76 %.
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                    61
ARTICLE 252 - COMITÉS ET COMMISSIONS DE LA CECA
1 . Ventilation par poste
                                                    2520                     2521                    252
                                                  Comité                    Autres                  Total
                                                 consultatif             commissions
                                                   CECA                     CECA
Bruxelles                                                  0                838 000                 838 000
Luxembourg                                         553 000                         0                553 000
BPI                                                        0                       0                       0
DAD siège                                                  0                       0                       0
Emplois nouveaux 1988 – Conseil                       7 000                   12 000                  19 000
             Total à personnel constant            560 000                  850 000               1 410 000
Emplois nouveaux 1988 – PE                                 0                  31 000                 31 000
Emplois nouveaux 1989                                      0                   7 000                   7 000
Nouveaux BPI                                               0                       0                       0
Actions nouvelles                                          0                       0                       0
          Crédits demandés pour 1989               560 000                  888 000               1 448 000
           Crédits autorisés pour 1988             541 000                  677 000               1 218 000
             Variation en pourcentage                + 3,51                 + 31,17                 + 18,88
2. Nature de la dépense et mode de calcul
POSTE 2520 - COMITÉ CONSULTATIF CECA
Le crédit est appelé à couvrir les frais d'organisation des réunions du Comité consultatif CECA ainsi que les frais
de réception et de représentation encourus, dans l'exercice de ses fonctions, par le président du Comité
consultatif.
Sur la base d'un rythme de réunions comparable à celui de l'exercice précédent, le principe de la reconduction
a été appliqué.
POSTE 2521 - AUTRES COMMISSIONS FONCTIONNANT DANS LE CADRE DE LA CECA
Le crédit couvre les frais d'organisation des réunions des commissions et des groupes de travail créés dans le
cadre des activités de la CECA visées, notamment, dans les articles 46, 54 et 55 du traité. Ces réunions résultent
d'une obligation contractuelle.
Les dépenses réelles de ce poste en 1987 ont été de 966 248 Écus et les prévisions de dépenses pour 1988 sont
de 850 000 Écus.
 ---pagebreak--- 62                                           Avant-projet de budget général 1989
ARTICLE 253 - ORGANES SPÉCIALISÉS DANS LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL
1 . Ventilation par poste
                                                        2530                      2511                    253
                                                 Organe permanent         Comité consultatif             Total
                                                      sécurité                sécurité sur
                                                    mines houille             lieu travail
Bruxelles                                                      0                         0                      0
Luxembourg                                             298 000                   248 000                 546 000
BPI                                                            0                         0                      0
DAD siège                                                      0                         0                      0
Emplois nouveaux 1988 – Conseil                           2 000                     2 000                   4 000
           Crédits demandés pour 1989                  300 000                   250 000                 550 000
            Crédits autorisés pour 1988                290 000                    140 000                430 000
              Variation en pourcentage                    + 3,4                    + 78,6                + 27,91
2. Nature de la dépense et mode de calcul
Ce crédit est destiné à couvrir les frais de voyage, de séjour et les frais accessoires des membres et experts, les
frais d'organisation de réunions, les frais de secrétariat et de publications, les frais relatifs à des essais pratiques
de matériel de sauvetage et des installations de sécurité, ainsi que les frais des campagnes de sécurité.
Comme suite à la résolution du Conseil , du 21 décembre 1987 (JO C 28 du 3 . 2. 1988), les propositions de la Com­
mission au Conseil dans le domaine de la sécurité, de l'hygiène et de la santé sur les lieux de travail seront soumi­
ses pour avis au Comité. Le nouveau programme de la Commission prévoit un développement important de son
action .
ARTICLE 254 - FORUM JEUNESSE DES COMMUNAUTES EUROPEENNES
1988     – crédits autorisés                                                                                      695 000
1989     – crédits demandés                                                                                       730 000
Variation en pourcentage                                                                                           + 5,04
1 . Références
– Décisions de la Commission du 28 janvier 1972 [doc. COM(72) 65 final], du 27 avril 1973 [doc. COM(73 )
     36 final] et du 26 février 1975 [doc. COM(75) 27 final]. Proposition initiale soumise au Conseil le 29 mai 1973
     et nouvelle proposition transmise le 7 mars 1975. Dans sa session du 29 juin 1976, le Conseil décide de donner
     satisfaction aux demandes de la Commission et du Parlement européen en accordant une première dotation
     budgétaire.
– Le Forum jeunesse des Communautés européennes a le statut d'une association internationale sans but
     lucratif, régie par la loi belge. Il agit en tant que plate-forme politique des organisations de jeunesse vis-à-vis
     des institutions des Communautés afin de multiplier la participation de la jeunesse aux activités communau­
     taires, d'accroître son rôle dans la promotion de la compréhension réciproque et dans la sauvegarde de l'égali­
     té des droits .
2. Nature de la dépense
Le crédit est destiné à couvrir les dépenses relatives au Forum jeunesse des Communautés européennes :
– frais de fonctionnement du secrétariat permanent (personnel, location de locaux et de salles de conféren­
     ces, frais divers) ;
– frais de voyage et de séjour et frais accessoires des délégués aux réunions du Forum ;
– frais annexes de la tenue de ces réunions dans la mesure où ils ne seraient pas couverts par l'infrastruc­
     ture existante du secrétariat.
 ---pagebreak---                                                   Avant-projet de budget général 1989                                                       63
3. Mode de calcul et justification de la variation
Les dépenses prévisibles ont été calculées comme suit :
                                                                                                           1988                  1989
Administration
Traitements, sécurité sociale ( ' )                                                                         271 135                300 100
Assurances                                                                                                      2 273                 1 800
Loyer et entretien des locaux                                                                                 22 727                23 800
Affranchissement, téléphone                                                                                   22 727                23 900
Fournitures de bureau                                                                                          10 227                10 800
Équipement de bureau                                                                                          20 454                39 000
Autres dépenses de fonctionnement                                                                               7 047                 9 600
                                                                                    Sous-total               356 590               409 000
Activités
Assemblée générale
Comité exécutif et commissions permanentes                                                                  262 614                239 000
Groupes préparatoires et de suivi
Information , publications, contacts avec le Conseil et le Parlement                                          62 160                63 000
Visites et voyages                                                                                             13 636                19 000
                                                                                    Sous-total              338 410                321 000
                                                                                        Total               695 000                730 000
( ' ) Les dépenses de personnel sont calculées pour 6 agents, dont 3 du niveau de la catégorie A et 3 du niveau de la catégorie C.
ARTICLE 255 - FRAIS DIVERS D' ORGANISATION ET DE PARTICIPATION A DES CONFERENCES,
                        CONGRÈS ET RÉUNIONS
1 . Ventilation par poste
                                                    2550                 2551                2552                 2553              255
                                               Conférences ,     Participation de      Conférences , con ¬ Conférences –           Total
                                                congrès –          l' institution à     grès – CECA           contrôleurs
                                                 institution     des conférences                            gestionnaires
Bruxelles                                           252 000               342 000                     0           250 000          844 000
Luxembourg                                                   0                    0                   0                  0                0
BPI                                                          0                    0                   0                  0                0
DAD siège                                                    0                    0                   0                  0                0
Emplois nouveaux 1988 –
Conseil                                                 5 000                3 000                    0                  0            8 000
            Total à personnel constant              257 000               345 000                    0            250 000          852 000
Emplois nouveaux 1988 – PE                             13 000                7 000                   0                   0           20 000
Emplois nouveaux 1989                                   3 000                2 000                   0                   0            5 000
Nouveaux BPI                                                 0                    0                  0                   0                0
Actions nouvelles                                            0            200 000                    0                   0         200 000
                                                    273 000               554 000                    0            250 000        1 077 000
         Crédits demandés pour 1989
                                                    383 000               273 000                    0            250 000          906 000
          Crédits autorisés pour 1988
                                                    - 28,72             + 102,93                                         0         + 18,87
            Variation en pourcentage                                                                -
 ---pagebreak--- 64                                          Avant-projet de budget général 1989
2. Nature de la dépense et mode de calcul
POSTE 2550 - CONFÉRENCES, CONGRÈS ET RÉUNIONS ORGANISÉS PAR L'INSTITUTION
Le crédit est destiné à couvrir tous les frais afférents à l'organisation de conférences, congrès et réunions à l'ex­
ception des dépenses relatives à l'infrastructure existante et à la rémunération des interprètes de réunion.
Le crédit demandé correspond au montant total des états prévisionnels des dépenses, établis pour chaque
manifestation , compte tenu :
– des frais de transport et de séjour évalués en fonction du nombre des participants et de leur lieu d'ori­
    gine ;
– du lieu où la manifestation est organisée ;
– des autres frais.
Au cours de l'année 1989, il est prévu d'organiser les manifestations suivantes :
Emploi, affaires sociales et éducation
– conférence « l' impact de la réalisation du grand marché intérieur sur les familles »                        50 000
Agriculture
– séminaires pour les agences de contrôle de l'huile d'olive                                                   45 000
– séminaires de formation des contrôleurs du BALM                                                              36 000
– séminaire «utilisation non alimentaire de produits/sous-produits agricoles et forestiers »                   13 000
– séminaire « exploitation de la télédétection pour l' amélioration de la statistique agricole,
    notamment contrôle des dépenses du FEOGA »                                                                  9 000
– organisation de deux réunions dans un État membre et dans une localité proche
    d'exploitations agricoles vis-à-vis des principaux exportateurs de blé et des importateurs
    d'autres secteurs agricoles                                                                                30 000
                                                                                                              133 000
Politique régionale
– séminaire sur les expériences faites dans divers États membres sur la mise en œuvre des
    centre d' entreprise et d' innovation                                                                      30 000
Energie
– conférence « gazéification du charbon »                                                                      15 000
– conférence « énergie en Europe »                                                                             15 000
– symposium Esarda (Safeguards and nuclear material management)                                                30 000
                                                                                                               60 000
POSTE 2551 - DEPENSES DE PARTICIPATION DE L' INSTITUTION A DES CONFERENCES ,
                     CONGRÈS ET RÉUNIONS
Ce crédit est destiné à couvrir des frais particuliers ou une partie des frais relatifs à des conférences, congrès et
réunions auxquels la Commission participe.
Les prévisions correspondent à la somme des montants que la Commission prévoit d'affecter aux différentes con­
férences, compte tenu de leur importance et de l'intérêt qu'elles présentent.
Un montant de 200 000 Écus est également demandé pour la participation de la Commission aux négociations
dans le cadre de l' Uruguay Round (GATT).
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                                 65
En 1989, il est prévu de participer notamment au financement des manifestations suivantes
Relations extérieures
– participation aux négociations dans le cadre de l' Uruguay Round (GATT)                                 200 000
Affaires économiques et financières
– conférence sur Hyperinflation « past and present »                                                       10 000
– réunion européenne sur la politique économique                                                           25 000
                                                                                                           35 000
Emploi, affaires sociales et éducation
– séminaire « prise en charge des personnes âgées dépendantes »                                            50 000
Développement
– participation à la réunion annuelle des partenaires sociaux ACP-CEE organisée par le CES                 30 000
– participation à la l re réunion de consultation organisée par le Conseil ACP-CEE sur le
     thème « développement du rôle des PME »                                                               20 000
– participation aux réunions du comité ad hoc mixte ACP-CEE                                                20 000
                                                                                                           70 000
Personnel et administration
– sessions du Parlement européen
– sommets européens                                                                                        30 000
Télécommunications, industries de Tinformation et innovation
– conférences , séminaires, exhibitions sur la politique de recherche                                     150 000
Crédit et investissements
–    réunion CECA formation                                                                                 5 000
A la liste des manifestations prévisibles auxquelles participe la Commission s' ajoutent des demandes de partici­
pation à brève échéance. Dans le cadre de telle ou telle politique, la Commission doit apporter son appui pour
des congrès, conférences ou réunions dont l'organisation est décidée dans des délais trop courts pour permettre
une prévision.
Le montant demandé tient compte de l'expérience acquise ces dernières années sur ce poste.
                   i
ARTICLE 256 - FRAIS DE PRÉCONSULTATIONS SYNDICALES
1988    – crédits autorisés                                                                              227 000
1989    – crédits demandés                                                                               235 000
Variation en pourcentage                                                                                  + 3,52
1 . Références
Le crédit relève de l' autonomie de gestion de la Commission. Les réunions de préconsultation , tenues entre les
représentants syndicaux européens en vue de faciliter la formation de leurs avis et d harmoniser leurs positions
sur le développement des politiques de la Communauté, constituent un apport substantiel aux travaux de la
Commission .
 ---pagebreak--- 66                                       Avant-projet de budget général 1989
2. Nature de la dépense
Le crédit est destiné à couvrir les frais de voyage et de séjour des délégués invités à participer aux réunions.
Une réunion de consultation a pour but de prendre connaissance des prises de position des organisations syndi­
cales.
De telles réunions ne peuvent avoir de résultats notables et fructueux que si elles sont précédées par un large
échange de vues intersyndical, c'est-à-dire par une réunion au cours de laquelle les confédérations nationales
prennent conscience du problème et se mettent d'accord sur une position commune au sein de leur organisation
européenne.
Les réunions permettent d'éviter des pertes de temps et nombre de malentendus. Elles facilitent ainsi l'élaboration
des prises de position au sein des organisations syndicales, prises de position qui contribuent largement à fournir
un apport substantiel aux travaux de la Commission.
3. Mode de calcul et justification de la variation
En raison de la nécessité du développement des préconsultations syndicales afin de prendre connaissance des
idées et des propositions des partenaires sociaux face aux problèmes économiques et sociaux de notre temps et
en raison de l'augmentation des tarifs des transports publics, il est nécessaire de majorer les crédits autorisés de
1988 du pourcentage de 3,52 %.
 ---pagebreak---                                                     Avant-projet de budget général 1989                              67
                                CHAPITRE 26 – FRAIS D'ÉTUDES, D'ENQUÊTES
                                                     ET DE CONSULTATIONS
                                                           RÉCAPITULATION
                                                                                     Crédits     Crédits   Variation
  Chapitre/                                                                         autorisés   demandés    en %
     Article/                                Intitulé                                1988 ( ‘ )  1989 (■)   (2:1 )
      Poste
                                                                                        1           2          3
      260       Études et consultations                                            1 776 000     2 316 000    + 30,4
      262       Études et consultations sectorielles dans le domaine de
                la concurrence                                                       278 000       500 000    + 79,9
                                                                       Total       2 054 000     2 816 000    + 37,1
( ' ) Y compris les crédits éventuellement inscrits au chapitre 100.
ARTICLE 260 - ETUDES ET CONSULTATIONS
1 . Nature de la dépense
Il s'agit de dépenses d'études spécialisées, confiées par contrat à des experts hautement qualifiés dans la mesure
où le personnel dont dispose la Commission ne lui permet pas de les effectuer directement.
Ces crédits peuvent servir également à l'achat d'études déjà faites ou à des abonnements auprès d'instituts spécia­
lisés de recherche.
2. Mode de calcul
Ces moyens budgétaires sont des crédits de « dotation » qui, plafonnés à un certain montant par l'Autorité budgé­
taire, sont attribués à la Commission pour lui permettre de mener les tâches qui sont les siennes, à charge pour
elle de définir les priorités qu'impose le montant limité de ces dotations.
Un montant de 400 000 Écus est demandé en particulier pour la conduite et le suivi des négociations dans le cadre
de l' Uruguay Round (GATT).
Cette action non comprise, l'augmentation des crédits est de 7,88 % par rapport à 1988 et de 5,05 % par rapport
aux dépenses de 1987.
ARTICLE 262 - ETUDES ET CONSULTATIONS SECTORIELLES DANS LE DOMAINE DE LA
                         CONCURRENCE
2. Nature de la dépense et mode de calcul
Ce crédit est destiné à couvrir les frais d'études portant sur la structure des secteurs et des marchés dans les diffé­
rents États membres, leurs tendances et leur évolution du point de vue de la concentration et de la concurrence.
L'accomplissement des tâches prévues aux articles 85 et ,86 du traité CEE implique une connaissance approfondie
des situations existant dans les différents marchés des États membres, afin que la Commission puisse intervenir
contre les agissements et opérations qui iraient à l'encontre des règles de concurrence applicables aux entreprises.
L'accroissement des dépenses est lié au développement des activités de la Commission découlant de l'adoption,
par le Conseil, des règlements relatifs aux transports maritimes et aériens et aux contrôles en matière de concen­
tration d'entreprises, de « know-how» et de franchisage.
 ---pagebreak--- 68                                           Avant-projet de budget général 1989
                  CHAPITRE 28 - IMMEUBLES, MATÉRIEL ET DÉPENSES DIVERSES
                       DE FONCTIONNEMENT DANS DES PAYS NON MEMBRES
                                       DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES
                                                                     Crédits autorisés 1988             Crédits
   Article                     Intitulé                                                                demandés
                                                            Chapitre         DAD           DAD hors
                                                                                                          1989
                                                                                                                   er  %
                                                               28             siège      Communauté
     280      Location et charges d'immeubles              21 608 100          567 000     21 041 100  22 798 000 +     8,35
     281      Construction et acquisition
              d' immeubles                                        p.m .            p.m .         p.m .  2 000 000         +
     282      Mobilier et matériel de bureau                3 072 000          557 000      2 515 000   5 208 000 +   107,08
     283      Matériel de transport                         3 815 000             8 000     3 807 000   5 783 000 +    51,90
     284      Dépenses de documentation et de
              bibliothèque                                    249 000            2 000        247 000     300 000 _
                                                                                                                       21,46
     285      Papeterie, fournitures de bureau                627 000           88 000        539 000     631 000 +    17,07
     286      Autres dépenses de fonctionnement
              administratif                                   837 000             1 000       836 000   1 335 000 +    59,69
     287      Mobilier et équipements de logement           1 686 000                 0     1 686 000   3 088 000 +    83,16
     288      Affranchissement et
              télécommunications                            4 162 000           90 000      4 072 000   4 559 000 +    11,96
     289      Dépenses d'information et de
              publication                                         p.m .            p.m .         p.m .    300 000          +
                                                Total      36 056 100       1 313 000      34 743 100  46 002 000 +    32,41
                                                 A. INTRODUCTION
1 . Les dépenses à couvrir avec les crédits demandés pour les chapitres 18 et 28 sont estimées, au total, à
129 774 000 Écus en 1989. Pour comparer ce montant aux crédits correspondants inscrits dans le budget 1988,
il y a lieu de tenir compte des changements introduits dans l'avant-projet de budget 1989 :
a) estimée à 30% dans le budget 1988, la part de l'AEC « maintenue», c'est-à-dire les dépenses concernant
     les personnes qui n'auront pas été nommées fonctionnaires, ne représente plus, en 1989, que 1,239 % des dé­
     penses totales relatives aux activités financées jusqu'en 1987 au moyen des crédits inscrits au chapitre B 98
     « fonctionnement des délégations de la Commission dans les pays en voie de développement» ;
b) les dépenses de personnel et de fonctionnement afférentes aux services de la direction de l'administration
     des délégations, installés à Bruxelles, étaient couvertes, en 1988, au moyen des crédits inscrits aux chapitres
      18 et 28. Dans le budget 1989, les crédits inscrits à ces deux chapitres ne couvrent plus que les dépenses affé­
     rentes aux délégations proprement dites.
 ---pagebreak---                                                     Avant-projet de budget général 1989                                                        69
2. Récapitulation générale de rajustement des crédits de Pexercice 1988
                                                                                 Budget 1988                      Crédits 1988 actualisés
                           Titre/Chapitre
                                                                         Montant                   %              Montant               %
Chapitre 18                                                                 58 872 000             53,2             68 954 500           62,3
Chapitre 28                                                                 30 003 500             27,1             34 970 000           31,6
                                                   Sous-total               88 875 500             80,3            103 924 500            93.9
Autres lignes :
– titre A 1                                                                                                          4 812 000             4,3
      titre A 2                                                                        –              –
                                                                                                                      1 313 000            1,2
                                                   Sous-total                          –              –               6 125 000            5,5
                                              Total partie A                88 875 500             80,3            110 049 500           99,4
Chapitre B 98                                                            21 850 OOO(' )             19,7             676 000(2)            0,6
                                                         Total             110 725 500            100,0            110 725 500          100,0
( ' ) Ce montant représente 30% du crédit de 72 836 000 Écus, inscrit dans le budget 1988 pour le fonctionnement des délégations de la
      Commission dans les pays en voie de développement , et qui est inclus dans le montant total de 1 10 725 500 Écus, le montant des crédits
      destinés à couvrir les dépenses des délégations dans les autres pays tiers s'élevant à 37 889 500 Écus.
(2 ) Ce montant correspond à 1,2 % du crédit de 72 836 000 Écus.
3. Détail des ajustements concernant les crédits afférents aux services de la direction de l'administration des déléga­
tions (D AD ) installés à Bruxelles
                               Augmentations                                                             Diminutions
             Article/ poste                        Montants                            Artide/ poste                       Montants
                200                                   371 000                                   280                           567 000
                201                                      2 000                                  282                           557 000
                202                                    37 000                                   283                             8 000
                203                                    72 000                                   284                             2 000
                204                                    31 000                                   285                            88 000
                205                                    53 000                                   286                             1 000
                209                                      1 000                                  288                            90 000
                2200                                   23 000
                2201                                   27 000
                2203                                    10 000
                2204                                  346 000
                2210                                  123 000
                2211                                   24 000
                2213                                     4 000
                2231                                     8 000
                2250                                     2 000
                230                                    88 000
                2352                                     1 000
                240                                    22 000
                241                                    68 000
                                                    1 313 000                                                               1 313 000
                      Total titre 2
                                                    4 812 000                                                              4 812 000
                      Total titre 1
                                                    6 125 000                                                              6 125 000
                    Total général
 ---pagebreak--- 70                                                  Avant-projet de budget général 1989
                                                       B. MODE DE CALCUL
                                      ET JUSTIFICA TION DE LA VARIA TION
                                                           RÉCAPITULATION
                             Effectifs 1 / 1 / 88               Variation        Actions     Variation     Crédits
        Article                                                   en %         spécifiques    effectifs   demandés
                      coûts 1988             coûts 1989
                                                                                                           en 1989
      Emplois                 539                     539                                           - 88           481
                                                                                                   + 30
         280          21 608 100             21 993 000                1,78                0    805 000     22 798 000
         281                 p.m .                      0                –       2 000 000              0    2 000 000
         282           3 072 000               3 330 000              8,40       2 250 000   - 372 000       5 208 000
         283           3 815 000               5 468 000             43,33                 0    315 000      5 783 000
         284             249 000                    2 000         - 99,20          300 000   -     2 000       300 000
         285             627 000                  678 000             8,13                 0 -    47 000       631 000
         286             837 000               1 266 000             51,25                 0      69 000     1 335 000
         287           1 686 000               2 911 000             72,66                 0     177 000     3 088 000
         288           4 162 000               4 375 000               5,12                0     184 000     4 559 000
         289                     0                      0                –
                                                                                   300 000              0      300 000
                      36 056 100             40 023 000              11,00       4 850 000    1 129 000     46 002 000
ARTICLE 280 - LOCATIONS ET CHARGES D' IMMEUBLES
– Valorisation des effectifs 1 / 1 / 88                                                                        21 993 000
– Variations des effectifs                                                                                        805 000
   Ce montant couvre le coût des loyers correspondant à la réduction des 88 postes du siège et
   à l' accroissement des 30 postes hors Communauté.
                                                                                             Total             22 798 000
ARTICLE 281 - CONSTRUCTION ET ACQUISITION D' IMMEUBLES
Dans nombre de pays d'Afrique et d'Asie, les loyers sont extrêmement élevés. L'acquisition d'un immeuble (achat
ou construction) y est souvent amortie en une période assez courte (environ 7 ou 8 ans). Le crédit inscrit ici a
pour but de permettre à la Commission de saisir toute opportunité intéressante pouvant se présenter et poursuivre
ainsi la politique immobilière menée par l'AEC dans les pays ACP.
Le montant de 2 000 000 Ecus est estimatif.
ARTICLE 282 - MOBILIER ET MATERIEL DE BUREAU
– Valorisation des effectifs 1 / 1 / 88                                                                         3 330 000
– Actions spécifiques                                                                                           2 250 000
    La Commission a entrepris une nécessaire informatisation de ses délégations dont
    l' immense majorité tient encore une comptabilité manuelle. Cette opération commencée en
    1988 vise à doter chaque délégation de 2 ordinateurs individuels (type MS-DOS ). Ce
    montant correspond à l'achat, le transport et l' installation d'environ 150 ordinateurs
    individuels (y compris logiciels et périphériques).
– Variations des effectifs                                                                                     - 372 000
    La diminution qui apparaît ici est due au fait que le coût de l' informatique par
    fonctio naire est nettement plus élevé au siège de la DAD, qui est informatisé depuis
    plusieurs ar 'es, qu' en délégation où l' informatique est embryonnaire.
                                                                                             Total              5 208 000
 ---pagebreak---                                             Avant-projet de budget général 1989                                 71
ARTICLE 283 - MATERIEL DE TRANSPORT
– Valorisation des effectifs 1 / 1 / 88                                                                  5 468 000
– Variations des effectifs                                                                                 315 000
                                                                                         Total          5 783 000
ARTICLE 284 – DEPENSES DE DOCUMENTATION ET DE BIBLIOTHÈQUE
Tout comme en 1988 , une action dans ce domaine s' avère nécessaire. Le crédit demandé est estimé à 300 000 Écus
et inscrit en actions spécifiques. Il représente une augmentation de 20% par rapport aux crédits 1988 .
ARTICLE 285 - PAPETERIE ET FOURNITURES DE BUREAU
– Valorisation des effectifs 1 / 1 / 88                                                                    678 000
– Actions spécifiques                                                                                            0
– Variations des effectifs                                                                             -    47 000
    La diminution est due au transfert des crédits liés aux 88 postes du siège de la DAD des
    chapitres 18 et 28 vers les chapitres généraux correspondants des titres Al et A 2 . Cette
    réduction n' est pas compensée par l' accroissement des 30 postes hors Communauté bien que
    leurs coûts moyens dans ce domaine soient plus élevés qu' au siège.
                                                                                         Total             631 000
ARTICLE 286 - AUTRES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT ADMINISTRATIF
– Valorisation des effectifs 1 / 1 / 88                                                                  1 266 000
– Actions spécifiques                                                                                            0
– Variations des effectifs                                                                                  69 000
                                                                                         Total           1 335 000
ARTICLE 287 - MOBILIER ET ÉQUIPEMENTS DE LOGEMENT
–   Valorisation des effectifs 1 / 1 / 88                                                               2 911 000
– Actions spécifiques                                                                                            0
– Variations des effectifs                                                                                 177 000
                                                                                         Total          3 088 000
ARTICLE 288 - AFFRANCHISSEMENT ET TÉLÉCOMMUNICATIONS
                                                                                                        4 375 000
– Valorisation des effectifs 1 / 1 / 88
                                                                                                                 0
– Actions spécifiques
                                                                                                           184 000
–   Variations des effectifs
                                                                                         Total          4 559 000
 ---pagebreak--- 72                                  Avant-projet de budget général 1989
ARTICLE 289 - DÉPENSES D' INFORMATION ET DE PUBLICATION
Le montant demandé est destiné à couvrir les coûts d'une campagne d' information du public et des médias dans
les délégations hors Communauté ne disposant pas d'un bureau de presse et d'information.
 ---pagebreak---                                             Avant-projet de budget général 1989                                    73
             CHAPITRE 29 - IMMEUBLES, MATÉRIEL ET DÉPENSES DIVERSES
                    DE FONCTIONNEMENT - ACTIONS A FRAIS PARTAGÉS
                                                   RÉCAPITULATION
                                                                            Crédits       Crédits       Variation
 Chapitre/                                                                 autorisés     demandés         en %
  Article /                           Intitulé                               1988          1989          (2 : 1 )
   Poste
                                                                               1             2              3
   290       Dépenses relatives à la gestion des actions à frais
            partagés                                                                            p.m .
                                                                 Total             -
                                                                                                p.m .             –
Le crédit inscrit à cet article est destiné à couvrir les dépenses relatives aux immeubles et aux équipements et les
dépenses diverses de fonctionnement concernant les actions à frais partagés pour lesquelles les dépenses de per­
sonnel sont, comme les dépenses d' intervention , imputées au chapitre B 73 : dépenses de recherches et d' investis­
sement. L'inscription de crédits interviendra au moment du lancement des nouvelles actions.
 ---pagebreak---                                                    Avant-projet de budget général 1989                                 75
                               TITRE 3 - DÉPENSES RÉSULTANT DE L'EXERCICE
                                            PAR L'INSTITUTION DE MISSIONS
                                                              SPÉCIFIQUES
                                                           RÉCAPITULATION
                                                                                    Crédits    Crédits    Variation
  Chapitre/                                                                        autorisés  demandés     en %
     Article/                                Intitulé                               1988 (■)   1989 (*)    (2 : 1 )
      Poste
                                                                                       1           2          3
      30        Subventions d' équilibre budgétaire                               5 346 300    4 637 005       - 13,3
      32        Jeunesse et éducation                                            63 529 701   67 184 136       4-   5,8
      34        Publications                                                     54 137 441   58 637 407        +   8,3
      35        Enquêtes et moyens d' analyse dans le domaine
                économique                                                        2 550 200     2 678 000       +   5,0
                                                                      Total     125 563 642  133 136 548       +    6,0
( l ) Y compris les crédits éventuellement inscrits au chapitre 100.
 ---pagebreak--- 76                                                  Avant-projet de budget général 1989
                         CHAPITRE 30 - SUBVENTIONS D' ÉQUILIBRE BUDGÉTAIRE
                                                           RÉCAPITULA TION
                                                                                     Crédits       Crédits      Variation
  Chapitre/                                                                         autorisés     demandés       en %
     Article/                                Intitulé                                1988 ( ' )    1989 ( l )    (2 : 1 )
      Poste
                                                                                        1              2            3
      300         Subvention de l' Euratom pour le fonctionnement de
                  l'Agence d'approvisionnement                                     1 794 300        1 876 355      +       4,6
      301         Subvention pour le fonctionnement d'un bureau de
                  rapprochement des entreprises de la Communauté                             –                –             _
      302         Institut Europe-Amérique latine                                    800 000          300 000      - 62,5
      303         Subventions en faveur de certaines activités
                  d'organisations non gouvernementales poursuivant des                          \
                  objectifs humanitaires et s'occupant de la défense des
                  droits de l' homme                                                 795 000          795 000                0
      304         Subventions à des organisations d'intérêt européen                 770 000          700 000      -       9,1
      305         Participation à l' organisation de congrès et
                  manifestations occasionnelles                                       102 000         105 000      +       2,9
      307         Subventions à des institutions d'enseignement supérieur            435 000          450 000      +       3,5
      308         Création d'une fondation européenne pour la recherche
                  sur l' Europe orientale                                             100 000             p.m .    – 100
      309         Autres subventions                                                 550 000          410 650      - 25,3
                                                                          Total    5 346 300       4 637 005       -      13,3
( ' ) Y compris les crédits éventuellement inscrits au chapitre 100.
ARTICLE 300 - SUBVENTION DE L'EURATOM POUR LE FONCTIONNEMENT DE L' AGENCE
                           D' APPROVISIONNEMENT
1988        – crédits autorisés                                                                                     1 794 300
1989        – crédits demandés                                                                                      1 876 355
Variation en pourcentage                                                                                                  + 4,6
1 . Références
– Articles 52 à 54 du traité CEEA.
– Les statuts de l'Agence d'approvisionnement de l' Euratom (JO 27 du 6. 12. 1958 , p. 534) stipulent :
                                                                  «Article VI
                                                                REDEVANCE
         1 . L'Agence perçoit une redevance dont le produit est exclusivement destiné à couvrir ses dépenses de fonc­
         tionnement.
         2. La redevance est prélevée sur les transactions dans lesquelles intervient l'Agence dans l'exercice de son
         droit d'option ou de son droit exclusif de conclure des contrats de fourniture.
         3 . Le taux de la redevance est fixé de manière à couvrir les dépenses de fonctionnement de l'Agence . . .
         4. Le taux ainsi que les modalités d' assiette et de perception de la redevance sont fixés après consultation
         du Conseil par la Commission statuant sur proposition du directeur général qui recueille l' avis préalable du
         Comité consultatif, visé à l' article X ci-dessous.»
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                         77
Le Conseil (23e session du Conseil CEEA, des 1 er et 2 février 1960), consulté sur le taux et les modalités d'assiette
et de perception d'une redevance par l'Agence,
      « propose à 1 unanimité que la Commission diffère non seulement la perception de la redevance, mais égale­
      ment l' introduction proprement dite de celle-ci ».
Confronté avec cette prise de position du Conseil , le président de la Commission a déclaré :
      « que le caractère unanime de cette consultation aura une influence décisive sur les délibérations de son
      institution ».
Toutefois , la Commission a attiré l' attention du Conseil
      « sur la conséquence qu'entraînerait pour le budget de la Communauté une décision de surseoir à l'introduc­
      tion de la redevance .
      Les crédits nécessaires pour assurer un fonctionnement normal de l'Agence seraient ouverts, dans le budget
      de la Communauté, dans la section afférente à la Commission ».
2. Nature de la dépense
Le crédit inscrit constitue une subvention destinée à équilibrer l'état prévisionnel des recettes et des dépenses de
l' Agence.
3. Mode de calcul et justification de la variation
Le crédit en faveur de l' Agence est inscrit en deux montants, à savoir :
– poste 3000 : la subvention , compte tenu de l'incidence des adaptations éventuelles des rémunérations à
    décider par le Conseil en 1988 ;
– poste 3009 : l' incidence des adaptations éventuelles des rémunérations à décider par le Conseil en 1989.
    Le crédit fera l'objet de virements sur le poste 3000 dans la limite des décisions prises par le Conseil.
ARTICLE 301 - SUBVENTION POUR LE FONCTIONNEMENT D' UN BUREAU DE RAPPROCHE¬
                      MENT DES ENTREPRISES DE LA COMMUNAUTÉ
1988     – crédits autorisés                                                                      –
1989     – crédits demandés                                                                       -
Variation en pourcentage                                                                          -
Après la création de la « task-force » Petites et moyennes entreprises, qui a absorbé ses activités, il n'y a plus lieu
de maintenir dans le budget de la Commission un crédit spécifique pour le fonctionnement d' un bureau de
rapprochement des entreprises. Les dépenses découlant desdites activités sont intégrées dans les dépenses cou­
rantes des services de la Commission .
ARTICLE 302 - INSTITUT EUROPE-AMERIQUE LATINE
1988     – crédits autorisés                                                                                    800 000
1989     – crédits demandés                                                                                     300 000
Variation en pourcentage                                                                                         - 62,5
Nature de la dépense
Le crédit représente la subvention nécessaire en 1988 pour le fonctionnement d un institut Europe-Amérique
latine .
Il est prévu que l'existence de cet institut ainsi que l'existence de la «branche» en Amérique latine seront égale­
ment soutenues par des fonds d'autres organes publics, par des donations et des ressources propres.
 ---pagebreak--- 78                                         Avant-projet de budget général 1989
ARTICLE 303 - SUBVENTIONS EN FAVEUR DE CERTAINES ACTIVITÉS D'ORGANISATIONS NON
                      GOUVERNEMENTALES POURSUIVANT DES OBJECTIFS HUMANITAIRES ET
                      S'OCCUPANT DE LA DÉFENSE DES DROITS DE L'HOMME
1988    – crédits autorisés                                                                                     795 000
1989    – crédits demandés                                                                                      795 000
Variation en pourcentage                                                                                              0
1 . Références
L'utilisation du crédit fait l'objet d'une décision formelle prise cas par cas par la Commission. Il permet l'octroi
d'aides à des organisations non gouvernementales poursuivant des objectifs humanitaires et s'occupant de la dé­
fense des droits de l'homme, ainsi qu'à des organisations de réfugiés politiques en provenance de l' Europe de
l' Est.
2. Nature de la dépense
Les subventions doivent être utilisées dans le cadre de la réalisation des buts en vue desquels elles ont été
attribuées. Les bénéficiaires doivent souscrire un engagement par lequel ils autorisent les services de contrôle à
vérifier l'utilisation des crédits mis à leur disposition.
3 . Mode de calcul et justification de la variation
L'augmentation prévue correspond à la compensation des effets de l'inflation.
ARTICLE 304 - SUBVENTIONS A DES ORGANISATIONS D'INTÉRÊT EUROPÉEN
1988    – crédits autorisés                                                                                     770 000
1989    – crédits demandés                                                                                      700 000
Variation en pourcentage                                                                                          - 9,1
1 . Références
L'utilisation de ce crédit fait l'objet d'une décision formelle de la Commission prise cas par cas. Il permet l'octroi
d'aides à des organisations, mouvements, cercles ou activités de caractère européen.
2. Nature de la dépense
Les subventions accordées doivent être utilisées dans le cadre de la réalisation des buts dans lesquels elles ont
été attribuées. Les bénéficiaires doivent souscrire un engagement par lequel ils autorisent les services de contrôle
à vérifier l'utilisation des crédits mis à leur disposition.
3. Mode de calcul et justification de la variation
Sur cet article budgétaire sont imputées les subventions destinées à des organismes tels que le Mouvement euro­
péen, des mouvements politiques de diverses tendances, le Conseil des communes d' Europe, etc. Ces organisa­
tions constituent un lien direct entre les institutions communautaires et les citoyens. L'augmentation constatée re­
flète l'accroissement moyen du coût de la vie ; or, ces subventions servent à assurer, entre autres, l'existence maté­
rielle des organisations bénéficiaires.
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                                     79
ARTICLE 305 – PARTICIPATION A L'ORGANISATION DE CONGRÈS ET MANIFESTATIONS
                     OCCASIONNELLES
1988    – crédits autorisés                                                                                   102 000
1989    – crédits demandés                                                                                    105 000
Variation en pourcentage                                                                                        + 2,9
Nature de la dépense et mode de calcul
L'utilisation de Ce crédit fait l'objet d'une décision formelle de la Commission, prise cas par cas. Les subventions
servent à couvrir les frais relatifs aux contributions ou participations à l'organisation de congrès, de manifesta­
tions occasionnelles, d'actions de caractère européen ou de caractère scientifique présentant un intérêt pour la
Communauté.
Les bénéficiaires doivent souscrire un engagement par lequel ils autorisent les services de contrôle à vérifier l'uti­
lisation des crédits mis à leur disposition.
Les dépenses sont déterminées en fonction du nombre, de l'intérêt et de l'importance des demandes qui parvien­
nent à la Commission en cours d'exercice. Ces demandes sont de plus en plus nombreuses et touchent tous les
Etats membres.
ARTICLE 307 – SUBVENTIONS A DES INSTITUTIONS D'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
1988    – crédits autorisés                                                                                   435 000
1989    – crédits demandés                                                                                    450 000
Variation en pourcentage                                                                                        + 3,5
1 . Références
Ce crédit relève de l'autonomie de gestion de la Commission. Il fait l'objet d'une décision formelle de la Com­
mission, prise cas par cas.
Il permet de couvrir les contributions financières de la Commission au Collège d' Europe, à l' Institut européen
d' administration publique ainsi qu'à des institutions d' enseignement supérieur des Etats membres mettant sur
pied un programme intéressant l'intégration européenne.
2. Description de Faction
a) Institut européen d'administration publique, Maastricht
Fondation de droit néerlandais, l' Institut européen d'administration publique, à Maastricht (Pays-Bas), a été créé
le 6 mars 1981 .
Les États membres représentés au conseil d'administration, ainsi que la Commission, contribuent au financement
de l' Institut depuis 1983 . Son objectif est l'enseignement dans les domaines européens aux fonctionnaires venant
des administrations communales, régionales, nationales et communautaires.
b) Autres institutions d'enseignement supérieur
Toute institution d'enseignement supérieur des pays de la Communauté proposant un programme d études ou
d'enseignement présentant un intérêt pour l'intégration européenne peut formuler une demande de subvention
ponctuelle et spécifique. L'allocation, décidée cas par cas, se fonde sur la qualité du programme et sur les moyens
budgétaires disponibles.
 ---pagebreak--- 80                                         Avant-projet de budget général 1989
3. Nature de la dépense
a) Institut européen d'administration publique
Le crédit doit couvrir la contribution financière de la Commission aux frais de fonctionnement de l' Institut, en
particulier, en vue de lui permettre de s'assurer le concours de quelques membres d'un corps académique de
grande valeur scientifique, ressortissants d' Etats membres qui ne sont pas encore représentés au conseil d'admi­
nistration .
b) Autres institutions d'enseignement supérieur
Les subventions accordées doivent être utilisées selon l'esprit qui préside à leur attribution. Tous les bénéficiaires
doivent souscrire un engagement par lequel ils autorisent les services de contrôle à vérifier l'utilisation des crédits
mis à leur disposition.
4. Mode de calcul et justification de la variation
a) Institut européen d'administration publique
Le financement de l' Institut est assuré par les Pays-Bas et les autres Etats membres des Communautés européen­
nes, ayant un siège au conseil d'administration, ainsi que par la Commission.
b) Autres institutions d'enseignement supérieur
L'élargissement à l' Espagne et au Portugal se traduit par la création ou le renforcement de programmes intéres­
sant l'intégration européenne dans les institutions d'enseignement supérieur des nouveaux Etats membres.
ARTICLE 308 - CREATION D'UNE FONDATION EUROPEENNE POUR LA RECHERCHE SUR
                     L' EUROPE ORIENTALE
1988    – crédits autorisés                                                                                     100 000
1989    – crédits demandés                                                                                         p.m .
Variation en pourcentage                                                                                         - 100
Références
Amendement du Parlement européen – budget 1987, se fondant sur une résolution du 6 octobre 1986.
ARTICLE 309 - AUTRES SUBVENTIONS
1988    – crédits autorisés                                                                                     550 000
1989    – crédits demandés                                                                                      410 650
Variation en pourcentage                                                                                         - 25,3
1 . Références
Dans le cadre de son autonomie de gestion, la Commission décide formellement, cas par cas, de l'utilisation de
ce crédit.
2. Nature de la dépense
Le crédit doit permettre l'octroi de subventions spécifiques diverses ne relevant pas, de par leur nature, des ac­
tions visées aux autres articles et postes du chapitre A 30.
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                 81
3 . Mode de calcul et justification de la variation
Subventions prévues en 1988 et en 1989 :
                                                                                1988    1989
Sécrétariat général
International Press Center                                                     83 700 100 000
Centre for European Policy Studies                                             41 800  80 000
Année « Jean Monnet »                                                         250 000      –
DG IX
Association des anciens fonctionnaires des Communautés européennes             12 100  16 000
Maison européenne de Val Duchesse , Club international Château Sainte-Anne          -   4 650
DG X
Journalistes en Europe                                                        162 400 210 000
                                                                        Total 550 000 410 650
 ---pagebreak--- 82                                                 Avant-projet de budget général 1989
                                     CHAPITRE 32 - JEUNESSE ET ÉDUCATION
                                                           RÉCAPITULATION
                                                                                    Crédits     Crédits    Variation
  Chapitre/                                                                        autorisés   demandés     en %
     Article/                                Intitulé                               1988 ( ' )  1989 (>)    (2 : 1 )
      Poste
                                                                                       1            2          3
      320        Frais d'organisation de stages dans les services de
                 l' institution                                                   1 536 000      1 700 000      + 10,7
      321        Actions de formation et de perfectionnement
                 d' interprètes de conférence                                       351 000        368 000      + . 4,8
      322        Soutien aux organisations internationales non
                 gouvernementales de jeunesse                                       350 000        315 000      - 10,0
      323        Bourses d' études en faveur des élèves de familles
                 émigrées fréquentant les quatre lycées européens de la
                 Communauté                                                         270 000        285 000      +    5,6
      324        Institut universitaire européen de Florence                      2 120 000      2 516 000       + 18,7
      325        Collège d' Europe de Bruges                                         175 000       300 000       + 71,4
      326        Écoles européennes et autres                                    58 727 701    61 700 136        +   5,1
                                                                       Total     63 529 701    67 184 136       +    5,8
( ' ) Y compris les crédits éventuellement inscrits au chapitre 100. '
ARTICLE 320 - FRAIS D' ORGANISATION DE STAGES DANS LES SERVICES DE L'INSTITUTION
1988        – crédits autorisés                                                                                1 536 000
1989        – crédits demandés                                                                                 1 700 000
Variation en pourcentage                                                                                           + 10,7
1 . Références
Décision de la Commission du 16 mars 1976 concernant les dispositions relatives à l'organisation de stages dans
ses services.
2. Nature de la dépense
Des stages administratifs, dont la durée est de trois à cinq mois, sont accessibles à des universitaires de moins
de 30 ans. Des stages d'interprètes, de traducteurs, visant à faciliter le recrutement, sont également organisés et
ouverts aux porteurs des diplômes requis. Enfin, des stages d'information de courte durée sont ouverts aux fonc­
tionnaires des États membres.
Le crédit doit permettre d'accorder une indemnité aux stagiaires et d'assurer les risques d'accident et de maladie
pendant la durée des stages. Il couvre également les frais de voyage au début et à la fin du stage, ainsi que ceux
relatifs aux déplacements effectués dans le cadre de l'information des stagiaires.
En ce qui concerne les stages d'information de courte durée ouverts aux fonctionnaires des Etats membres, la
Commission prend à sa charge – pour autant que l'administration nationale ne la supporte pas – une indemnité
journalière.
 ---pagebreak---                                              Avant-projet de budget général 1989                         83
3. Mode de calcul et justification de la variation
Le crédit demandé se décompose comme suit :
1 . Stages administratifs, de traduction et d'interprétation
1.1 .   Bourses (460 x 5 mois x 541 Écus)                                                        1 244 300
1.2.    Supplément stagiaires mariés                                                                 14 900
1.3 .   Assurances diverses                                                                         42 400
1.4.    Frais de transport                                                                         170 000
1.5 .   Autres frais                                                                                 13 600
                                                                               Total rubrique 1  1 485 200
2. Séjour de formation de courte durée pour fonctionnaires des États membres
        Nombre de bénéficiaires :   ± 620
        Durée de séjour :           ± de 2 à 10 jours
–       Frais de mission                                                                              6 800
–       Divers (documentation , réception , accueil , repas)                                        29 500
                                                                               Total rubrique 2     36 300
3 . Stages pour interprètes
–       Nombre de bénéficiaires 270 mois/ stage                                                    145 000
–       Supplément stagiaires mariés                                                                  2 100
–       Assurances diverses                                                                           6 100
–       Frais de transport                                                                          23 300
–       Autres frais                                                                                  2 000
                                                                               Total rubrique 3    178 500
                                                                             Total de l'article 1 700 000
ARTICLE 321 – ACTIONS DE FORMATION ET DE PERFECTIONNEMENT D' INTERPRETES DE
                      CONFÉRENCE
1988    – crédits autorisés                                                                        351 000
1989    – crédits demandés                                                                         368 000
Variation en pourcentage                                                                             + 4,8
 ---pagebreak--- 84                                         Avant-projet de budget général 1989
Nature de la dépense
Le crédit doit permettre à la Commission :
– de contribuer financièrement au programme organisé, dans le cadre de la conférence permanente des di­
     recteurs des instituts universitaires de traduction et d'interprétation (CIUTI), ou dans un établissement quali­
     fié d'enseignement supérieur ou postuniversitaire, pour la formation d'interprètes de conférence ;
– d'accorder des bourses aux interprètes en vue de leur permettre, notamment par des séjours d'étude, de
     se perfectionner sur le plan professionnel, plus particulièrement en acquérant des langues de travail supplé­
    mentaires. Elles couvrent les frais de séjour et de transport ainsi que les droits d'inscription aux cours universi­
    taires .
ARTICLE 322 - SOUTIEN AUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES NON GOUVERNEMEN­
                      TALES DE JEUNESSE
1988     – crédits autorisés                                                                                     350 000
1989     – crédits demandés                                                                                      315 000
Variation en pourcentage                                                                                          - 10,0
1 . Références
Résolution du Parlement européen du 28 février 1972.
Une décision formelle de la Commission sera prise cas par cas.
2. Nature de la dépense
Soutien aux OINGJ. Les bénéficiaires doivent souscrire un engagement par lequel ils autorisent les services de
contrôle à vérifier l'utilisation conforme des crédits mis à leur disposition.
ARTICLE 323 - BOURSES               D' ETUDES      EN   FAVEUR      DES    ELEVES      DE   FAMILLES       EMIGREES
                      FRÉQUENTANT QUATRE LYCÉES EUROPÉENS DE LA COMMUNAUTÉ
1988     – crédits autorisés                                                                                     270 000
1989     – crédits demandés                                                                                      285 000
Variation en pourcentage                                                                                           + 5,6
1 . Nature de la dépense
Ce crédit est destiné à couvrir l'octroi d'aides à des écoles d'émigrés dans la Communauté européenne qui sont
soutenues par des organisations privées (Hongrois, Lettons, Estoniens, Ukrainiens) en vue d'accorder également
des bourses à des enfants qui veulent conserver un lien avec leur patrie et, ce faisant, s'engager effectivement pour
la diffusion de l' idée européenne.
2. Mode de calcul et justification de la variation
L'octroi d'aides fait l'objet d'une décision formelle de la Commission prise cas par cas.
Les crédits 1989 ont été calculés par référence à ceux de 1988.
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                         85
ARTICLE 324 – INSTITUT UNIVERSITAIRE EUROPÉEN DE FLORENCE
POSTE 3240 – SUBVENTION DE L' INSTITUT UNIVERSITAIRE EUROPÉEN DE FLORENCE
 1988    – crédits autorisés                                                                                    900 000
1989     – crédits demandés                                                                                     943 000
Variation en pourcentage                                                                                          + 4,8
1 . Nature de la dépense
Ce crédit correspond à la prise en charge, par le budget des Communautés, des dépenses liées au fonctionnement
académique de l' Institut universitaire européen de Florence.
2. Mode de calcul
Les crédits demandés ont été ventilés comme suit :                   1989                                          1988
Bibliothèque de recherche                                         236 000                                      236 000
Publications de recherche                                          78 000                                        78 000
Service linguistique                                               93 000                                       93 000
Service informatique de recherche                                 263 000                                      236 000
Summer School politique européenne                                 42 000                                       42 000
Unité de recherche politique européenne                           131 000                                      115 000
Unité de recherche culture européenne                             100 000                                      100 000
                                                                  943 000                                      900 000
POSTE 3241 - CONTRIBUTION FINANCIÈRE AUX PROJETS DE RECHERCHE DE L' INSTITUT
                    UNIVERSITAIRE EUROPÉEN DE FLORENCE
1988     – crédits autorisés                                                                                  1 000 000
1989     – crédits demandés                                                                                   1 100 000
Variation en pourcentage                                                                                         + 10,0
1 . Nature de la dépense
Contribution financière aux projets de recherche mis en œuvre à l' Institut universitaire européen de Florence,
financement de 30 « bourses Jean Monnet » pour chercheurs qualifiés accordées par l' Institut et financement
complet de deux « chaires Jean Monnet ».
2. Mode de calcul et justification de la variation
a) Contribution financière aux projets de recherche (300 000 Ecus)
Les crédits alloués sont utilisés pour la rémunération de chercheurs spécialisés, les honoraires pour des collabo­
rations extérieures, l'organisation de séminaires, de réunions et colloques, les missions spécifiques aux projets,
les frais de secrétariat.
L'intérêt qu'un certain nombre de projets de recherche de l' Institut présente pour la Communauté a conduit la
Commission à coopérer depuis 1979 avec l' Institut, notamment dans le choix des thèmes susceptibles d'être dé­
veloppés. Cette coopération est appelée à être renforcée progressivement dans le respect de 1 indépendance de
l' Institut.
b) Octroi de bourses pour chercheurs qualifiés (570 000 Ecus)
Les crédits demandés sont destinés à permettre à l' Institut de continuer à octroyer, en sus des bourses de recherche
allouées au plan national, quelque 30 bourses pour chercheurs qualifiés (coût moyen mensuel :
1 580 Écus).
 ---pagebreak--- 86                                        Avant-projet de budget général 1989
c) Financement de deux «chaires Jean Monnet» (230000 Écus)
Le crédit demandé est destiné au financement de deux chaires communautaires occupées en année pleine pen­
dant l'exercice 1989. Ces chaires seront consacrées pour l'essentiel à l'enseignement et à la recherche dans des sec­
teurs spécifiques de l'intégration européenne.
POSTE 3242 - ARCHIVES HISTORIQUES DES COMMUNAUTÉS
1988   – crédits autorisés                                                                                     220 000
1989   – crédits demandés                                                                                      398 000
Variation en pourcentage                                                                                        + 80,9
1 . Nature de la dépense
Les crédits demandés sont destinés à couvrir les dépenses relatives à la gestion (frais de personnel et de fonction­
nement) par l' Institut universitaire européen de Florence des archives historiques.
2. Mode de calcul et justification de la variation
Les crédits demandés ont été établis et ventilés sur la base des dépenses prévisibles suivantes :
                                                                                       1988               1989
– Personnel (8 agents du niveau des catégories A, B, C et D)                         323 000            215 000
– Charges immobilières et frais divers de fonctionnement                              93 000             77 000
– Équipement, informatique, bibliothèque                                              80 000             90 000
–   Retenues sur traitements                                                       -  33 000          -  22 000
– Solde reporté                                                                    -  65 000          - 140 000
                                            Contribution de la Commission            398 000            220 000
                                                                                                     Nouveau poste
POSTE 3243 - STAGES POUR CHERCHEURS PREPARANT DES THESES
1988   – crédits autorisés                                                                                           –
1989   – crédits demandés                                                                                       75 000
Variation en pourcentage                                                                                             +
1 . Nature de la dépense
L'action consiste à verser une indemnité de stage à des chercheurs détachés à l' Institut (en accord avec leur uni­
versité d'origine), en vue de préparer des thèses sur des sujets entrant dans le programme de travail de l' Institut et
tout particulièrement en rapport avec les développements de l' Union européenne.
2. Mode de calcul
Pour 1989, il est prévu d'accueillir 20 chercheurs en stage pour une période de 3 à 4 mois. L'indemnité de stage
correspondrait à 835 Écus par mois, montant auquel s'ajoute le remboursement des frais de voyage entre le lieu
d'origine et Florence.
 ---pagebreak---                                                   Avant-projet de budget général 1989                                                    87
                                                                                                       Ancien article 307 (partiel)
 ARTICLE 325 - COLLÈGE D'EUROPE DE BRUGES
 1988      – crédits autorisés                                                                                                     175 000
 1989      – crédits demandés                                                                                                      300 000
Variation en pourcentage                                                                                      '                     + 71,4
 1 . Nature de la dépense
 La fondation, en 1949, du Collège d'Europe constitue une des suites concrètes du congrès de La Haye, avec
comme objectif de préparer de jeunes diplômés de l'université de toutes nationalités à aborder les problèmes que
pose l'unification économique et politique de l' Europe à travers des études intensives en droit, économie et scien­
ces administratives, non pas à l'échelle d'un seul pays, mais au niveau européen. La promotion 1987-1988 était
composée de 1 80 étudiants originaires de 2 1 pays.
 Le conseil d'administration du Collège d' Europe est composé des représentants des États et des institutions qui
contribuent à son budget. La Communauté contribue au financement du Collège depuis 1953 (chaire d'économie
européenne Robert Schuman et Semaine de Bruges).
2. Mode de calcul et justification de la variation
Jusqu'en 1988 , la subvention communautaire était imputée à l'article A 307 (subvention à des institutions d'en­
seignement supérieur).
Le crédit doit couvrir la contribution financière de la Commission aux frais de fonctionnement du Collège en
vue de soutenir l' enseignement européen qui y est prodigué. L'augmentation de cette contribution correspond
au déséquilibre du budget du Collège, qui s'est creusé à la suite de la réduction de la subvention versée par l' État
belge, principal contributeur.
ARTICLE 326 - ECOLES EUROPEENNES ET AUTRES
 1 . Récapitulation
                                                                                       Crédits            Crédits
  Chapitre/                                                                                                                 Variation
                  Poste                           Intitulé                            autorisés         demandés
     Article                                                                                                                  en %
                                                                                       1988 ( ' )         1989 (2)
      326         3260     Bruxelles I et II                                       23 159 513            23 664 872             +   2,18
                  3261     Luxembourg                                              1 1 362 000           12 054 893             +   6,10
                  3262     Mol                                                      4 404 559             4 543 768             +   3,16
                  3263     Varèse                                                    6 587 144            6 528 811            -    0,89
                  3264     Karlsruhe, Munich                                         5 241 570            5 745 327             +   9,61
                  3265     Bergen                                                    3 576 390            3 874 523             +   8,34
                  3266     Culham                                                    2 918 945            3 359 461            + 15,09
                  3267     Fonctionnement du conseil supérieur des
                           Ecoles européennes                                        1 477 580            1 806 481            + 22,26
                  3268     Autres instituts scolaires                                             0         122 000                    +
                                                                      Total        58 727 701            61 700 136            +    5,06
( ' ) Y compris 10 Mio Écus inscrits au chapitre 100.                      ....                      ,
(2) Le montant des crédits demandés est provisoire. Il correspond à une estimation établie avant la réunion du conseil supérieur des 26 et
       27 avril 1988 .
 ---pagebreak--- 88                                      Avant-projet de budget général 1989
2. Nature de la dépense et mode de calcul
Les budgets des Ecoles européennes sont arrêtés, en ce qui le concerne, par le conseil supérieur, constitué par
les délégations des douze Etats membres (Education nationale, Finances, Affaires étrangères), par le représentant
de l'Office européen des brevets et par le représentant de la Commission. Le conseil supérieur transmet les bud­
gets aux autorités compétentes des Communautés européennes conformément à l'article 7 du protocole du
13 avril 1962.
Le budget des Ecoles européennes couvre :
– les dépenses relatives à la rémunération de l'ensemble du personnel des écoles ;
– les frais de fonctionnement ;
– les frais de fonctionnement du conseil supérieur des Ecoles et de son secrétariat.
Les enseignants à temps plein , étant détachés par les Etats membres, continuent à percevoir les émoluments
de leur pays d'origine. Les Ecoles européennes calculent un traitement fondé sur le statut du personnel ensei­
gnant, arrêté par le conseil supérieur, l'imputent intégralement comme dépense et versent à l'enseignant la dif­
férence entre celui-ci et la rémunération nationale qui est comptabilisée comme recette versée par les Etats
membres.
En ce qui concerne le poste A 3268 (autres instituts scolaires), il s'agit de l'action à l' égard des enfants qui, pour
des motifs pédagogiques impérieux, attestés par un directeur d' Ecole européenne, ne sont pas ou plus admis dans
les Ecoles européennes. Il en va de même des enfants dont les parents sont affectés dans des délégations et bu­
reaux de presse et d'information, et qui doivent suivre un enseignement dans des établissements avec lesquels des
accords seraient recherchés.
Ce poste n'a pas été doté en 1988 , mais le devoir des institutions de traiter leur personnel de manière équitable
oblige la Commission à demander un virement de crédits en 1 988 et l'inscription de 1 22 000 Ecus au budget 1 989.
 ---pagebreak---                                                    Avant-projet de budget général 1989                                                 89
                                              CHAPITRE 34 - PUBLICATIONS
                                                            RÉCAPITULATION
                                                                                    Crédits         Crédits             Variation
  Chapitre/                                                                        autorisés       demandés               en %
     Article /                               Intitulé                               1988 ( ‘ )      1989 ( ' )            (2 : 1 )
      Poste
                                                                                       1                2                    3
      340         Journal officiel                                               23 220 000        24 805 000               +      6,83
      341         Publications                                                    2 229 000          2 454 864              + 10,13
      342         Office des publications                                        28 688 441        31 377 543               +      9,37
                                                                      Total      54 137 441        58 637 407               +      8,31
( ' ) Y compris les crédits éventuellement inscrits au chapitre 100.
ARTICLE 340 - JOURNAL OFFICIEL (JO)
1988        – crédits autorisés                                                                                            23 220 000
1989        – crédits demandés                                                                                             24 805 000
Variation en pourcentage                                                                                                         + 6,83
1 . Nature de la dépense
Le crédit est destiné à couvrir les dépenses relatives à la publication d'actes et de textes relevant de la compétence
de la Commission et concernant :
– l'impression et le transport du JO et des tables de matières (mensuelles et annuelles) ;
– l'édition d'un répertoire des actes de droit communautaire ;
– l'enregistrement sur bandes informatiques destinées au système de documentation automatisée pour le
       droit communautaire (Célex) ;
– le microfilmage du JO ;
– l'édition d'un recueil des accords conclus par les Communautés européennes.
2. Mode de calcul et justification de la variation
2. 1 . Journal officiel
A. Prix d'impression
       Le calcul du prix d'impression du JO s'effectue à présent de manière plus analytique. Ce prix varie en effet
       en fonction des séries L et C qui le composent et du degré d'informatisation de leur production. La série S
       faisant l'objet d'une fiche distincte (partie B), le tableau des prix moyens par page et par série s établit comme
       suit en ce qui concerne les séries L et C :
                                                                                                               Prix moyen
                 Année                                 L                           C                            L - C (')
            1986                                      86,95                     122,08                             97,67
            1987                                      96,50                     116,84 '                         101,05
                                                      95,86                     134,59                           106,15
            1988 (est.)
                                                    102,59                      135,91                           112,02
            1989 (prév .)
(' ) Le prix moyen pour les 2 séries a été calculé en tenant également compte du nombre de pages par série, conformément au tableau
       sous B.
 ---pagebreak--- 90                                                  Avant-projet de budget général 1989
      Comme il ressort de ce tableau, l'augmentation du prix par page pour les séries L et C a été relativement limi­
      tée grâce à un effort de modernisation et d'informatisation dans le procédé de fabrication du JO. En compa­
      raison par rapport à l'année précédente, le prix moyen ne variera que de 5,5 %, ce qui est voisin du taux maxi­
      mal d'augmentation autorisé pour le prochain budget.
B. Nombre de pages
      Pour 1989, le nombre de pages par langue des séries L et C devrait s'élever à 33 023 , conformément au tableau
      ci-après :
                                             Nombre de                        Total
                                                                                                             Part Commission
                Série
                                            pages/ langue                  9 langues                    %                      Nombre pages
                  L                            20 509                        184 581                  66,67                       123 060
                  C                            12 514                        112 626                  43,14                        48 587
                             Total             33 023                      297 207                    57,75                       171 647
                                                                                                    (moyenne)
C. Montant à prévoir pour 1989
                                                      Prix                         Nombre de pages                            Total
                                                       (a)                               (b)                                (a ) x(b)
                  L                                 102,59                           123 060                              12 624 725
                  C                                 135,91                            48 587                               6 603 460
                             Total                 112,02                            171 647                              19 228 285
                                                                                                    Total arrondi :      19 228 000 Écus
                                                                                                                        \
2.2. Documents budgétaires
Pour 1989, la dépense à envisager pour les documents budgétaires a été évaluée comme suit :
                                                                                             Arrêt
                   Institution                   Avant-projet           Projet            définitif         Télétab ( ' )             Total
PE                                                                                      556 548            34 777                   591 325
Conseil                                                              565 473                               34 777                   600 250
Commission                                       1 211 035                                                 34 777                 1 245 812
                                   Total         1 211 035           565 473           556 548             104 331                2 437 387
( 1 ) Un tiers à charge de chaque institution intervenant dans le processus.
La quote-part revenant à la Commission pour 1989 s'élève donc à 1 245 812 Écus,
montant arrondi à :                                                                                                             1 200 000 Ecus.
2.3 . Index JO et répertoire
2.3.1 . Index JO
Cette rubrique comprend l' impression des tables et d' Eurovoc.
a) Tables
      Il s'agit des tables alphabétiques et méthodologiques qui balisent le JO et qui paraissent mensuellement et an­
      nuellement.
b) Eurovoc
       Depuis janvier 1984, les tables alphabétiques du JO sont indexées à l'aide du thésaurus multilingue Eurovoc
      (vocabulaire européen) qui, associé aux techniques informatiques, permet de rationaliser les tables et de faci­
      liter la recherche documentaire.
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                         91
2.3.2. Répertoire
Le répertoire sert à propager le droit communautaire. Il s'adresse aux actes plus durables et permet aux hommes
de loi et aux milieux d affaires de connaître l'état du droit à l'issue de chaque année, quel que soit le domaine
concerné. Cette publication a été expressément réclamée par les États membres, dont certains avaient fait un ef­
fort à ce sujet avec beaucoup de difficultés.
2.3.3 . Dépenses d'impression (2.3.1 + 2.3.2)
L'indexation du JO se prévaut des moyens informatiques qui permettent de réutiliser la composition de base du
JO et de baisser le prix par page à 16,89 Écus. Il s'agit, pour l'ensemble des institutions, d'un total de 84 528 pages,
pour une dépense globale de 1 427 678 Écus, dont 71 % à charge de la Commission = 1 013 652 Écus, arrondi
à 1 000 000 Écus.
L'édition du répertoire intéresse exclusivement le Conseil et la Commission. La répartition de la dépense (8 1 7 09 1
Écus) entre ces deux institutions se fait en fonction des titres qui relèvent de l'une ou de l'autre et qui servent
à composer le répertoire. Pour la Commission, il s'agit d'environ 30 000 titres x 16,89 Écus = 506 700, arrondi
à 500 000 Écus.
                                                          Total : 1 000 000 Ecus + 500 000 Ecus =        1 500 000 Ecus.
2.4. Édition électronique
L'édition électronique comprend tout ce qui est édition sur support électronique, y compris les bandes magnéti­
ques livrées pour l'alimentation des banques de données telles que Célex (législation des Communautés euro­
péennes).
Il convient de noter que ces bandes sont gérées en double exemplaire pour des raisons de sécurité.
Pour cette rubrique, le calcul des dépenses pour 1989 s' effectue de la façon suivante :
– nombre de pages imprimées du JO (toutes séries confondues et index) pour l'ensemble des institutions :
                                                                        508 167 x 3,74 Écus/page = 1 900 545 Écus.
La quote-part de la Commission s'élevant à 72,46 % de ce montant, il y a lieu de prévoir, en ce qui la concerne,
une somme de 1 377 135 Écus, ramenée à :                                                                 I 300 000 Écus.
2.5 . Édition microfiches
                                                 L
Le microfichage comporte la confection de masters (avec prises de vues par langue + titres), un certain nombre
de duplications (jeux par langue) ainsi que des opérations de conditionnement (pochettes et mises sous pochettes).
Il s'agit d'un marché s'adressant à une clientèle qui ne souhaite pas disposer du JO dans sa forme imprimée, et
dont l' intérêt porte généralement sur un nombre limité de secteurs (avocats spécialisés dans la concurrence, etc.).
Ne souhaitant pas contracter un abonnement à une banque de données, elle peut, avec un capital modeste, se
procurer l'achat d'un petit lecteur et avoir ainsi sous la main les textes qui correspondent à ses besoins profession­
nels ou à ses recherches.
Le coût du microfilmage JO a été estimé pour 1989 à ,quelque 129 279 Écus pour l'ensemble des institutions
(soit 346 704 pages au coût moyen par page de 0,3729 Écu), dont 59,65 % à charge de la Commission, à savoir
77 111 Écus, ce qui représente une baisse de 26,66 % par rapport à 1988 (estimation : 105 000 Écus). Cela donne
en chiffre arrondi :                                                                                        77 000 Écus.
2.6. Développements informatiques
La mise en place de technologies nouvelles a déjà permis de réaliser des économies dans la production du JO.
Leur implantation a permis de contenir la hausse du coût moyen en Écus par page bien en deçà du rythme de
l' inflation , alors que les imprimeries y sont particulièrement sensibles puisque, en dehors des salaires, le film,
le papier et l'énergie en constituent la matière première.
En voici un exemple : entre 1979 et 1987 , l'indice des prix à la consommation à Luxembourg a augmenté de
43,5 %. Pendant la même période, les prix unitaires du JO ne se sont accrus que de 34 %.
Grâce aux efforts qui ont été accomplis, les opérations suivantes ont été rendues possibles :
– le stockage électronique de textes répétitifs et la limitation de la saisie aux seules parties variables ;
– la réutilisation de textes ou parties de textes existants, même en changeant le format et même en prove­
     nance d'autres imprimeurs, grâce au protocole Formex développé par 1 Office des publications ;
 ---pagebreak--- 92                                                Avant-projet de budget général 1989
 – la transformation de publications entières en bases de données dont les versions successives sont extraites
      après introduction de données nouvelles et composées automatiquement (budget) ;
– la constitution de bases de données uniques dont sont extraites des publications différentes couvrant un
      domaine étendu (Tarie, système harmonisé, nomenclature combinée) ;
– un nouveau système de gestion des actes agricoles permettant de mener simultanément la publication des
      nouveaux règlements et la tenue à jour des versions consolidées (système susceptible d'être généralisé pour
      couvrir d'autres domaines) ;
– la gestion et l'extraction automatique des actes concernant les MCM.
Les dépenses pour 1989 sont évaluées à 1 591 350 Écus pour l'ensemble des institutions. De ce chiffre, la Com­
mission compte prendre à sa charge un montant de 1 000 000 Ecus, ce qui correspond à un pourcentage de
62,83 %, alors que la clé moyenne de la Commission est de 72,63 % :
                                                                                (chiffre arrondi)                     1 000 000 Écus.
2.7. Affranchissement JO
Il y a lieu de rappeler qu'une augmentation de 130 % des tarifs d'affranchissement est intervenue au Grand-Duché
au cours de l' année 1986.
Selon les estimations de l'Office, il y a lieu de prévoir, pour l'ensemble des institutions, une dépense de 2 000 000
Écus, dont 72,63 % à la charge de la Commission, soit 1 452 400 Écus :
                                                                                (chiffre arrondi)                     1 400 000 Écus.
2.8 . Conditionnement
Afin d'accélérer l'acheminement du JO vers les différentes destinations, et notamment vers les 12 capitales des
États membres, le conditionnement des envois (notamment travaux d'emballage) est directement assuré par les
imprimeurs, du moins dans la mesure où ceux-ci disposent d'installations adéquates. Cette manière d'agir évite
une perte de temps et une manipulation supplémentaire inutile de la part de l'OP. Il y a également lieu de tenir
compte du fait que les élargissements successifs ont porté de 4/9 à 7/ 12 la proportion des destinations lointaines.
L'allongement des distances a conduit à introduire l'expédition de nuit du JO, plus coûteuse que l'expédition
de jour. En effet, la Cour de justice accepte de considérer qu'un acte est publié sur le territoire à la Communauté
quand le JO est affiché dans toutes les langues officielles à l'Office des publications à Luxembourg, expédition
effectuée. Il est donc indispensable d'assurer cette expédition sans délai.
Le coût de cette opération à charge de la Commission est estimé en principe à 72,63 % du total ( ± 1 700 000 Écus),
soit 1 234 710 Écus.
De cette dépense, la Commission prendra à sa charge (chiffre arrondi) :                                               1 100 000 Écus.
Récapitulation des dépenses prévues pour la Commission en 1989
                                                                                                                     9 langues
a) Journal officiel                                                                                                19 228 000
b) Impression des tables, Eurovoc et Répertoire des actes de droit
      communautaire                                                                                                 1 500 000
c) Documents budgétaires                                                                                            1 200 000
d) Édition électronique                                                                                             1 300 000
e)    Microfilmage du JO                                                                                                77 000
f)    Produits informatiques                                                                                        1 000 000
g)    Recueil des accords conclus par les Communautés européennes
h)    Affranchissement JO                                                                                           1 400 000
i)    Conditionnement                                                                                               1 100 000
                                                                  Total des dépenses                               26 805 000
                                                     Recettes de la vente du JO ( ' )                               2 000 000
Montant du crédit demandé                                                                                          24 805 000
( ' ) Conformément aux dispositions de l'article 22 du règlement financier, ces recettes font l'objet de réemploi.
 ---pagebreak---                                               Avant-projet de budget général 1989                                    93
ARTICLE 341 - PUBLICATIONS
                                                                               Crédits     Crédits
    Poste                               Intitulé                                                         Variation
                                                                              autorisés  demandés
                                                                                                           en %
                                                                                1988        1989
    3410       Publications de caractère général                             2 040 000     2 255 864         + 10,58
    3412       Dépenses de vulgarisation et de promotion des
               publications                                                    189 000       199 000         +   5,29
                                                                Total        2 229 000     2 454 864        + 10,13
Nature de la dépense et mode de calcul
Le crédit est destiné à couvrir l'ensemble des dépenses relatives aux publications traditionnelles de la Com­
mission autres que le JO et que les publications liées à la réalisation de certaines politiques spécifiques pour les­
quelles des dépenses sont prises en charge sur les crédits opérationnels :
– les publications prévues par les traités et par les règlements ;
– les périodiques publiés par la Commission ;
– les brochures et les publications relatives à la diffusion des connaissances techniques et économiques.
Ces dépenses comprennent également :
– les frais de fabrication ;
– les frais relatifs aux travaux d'élaboration, de révision et d' édition ;
– les dépenses de vulgarisation et de promotion de l'ensemble des publications de la Commission.
113 000 Ecus ont été ajoutés afin de couvrir les dépenses liées à l'impression de rapports techniques (frais annexes
aux recherches techniques et sociales CECA), comptabilisées jusque-là au budget opérationnel CECA comme
frais annexes des projets de recherche.
ARTICLE 342 - OFFICE DES PUBLICATIONS
1988     – crédits autorisés                                                                               28 688 441
1989     – crédits demandés                                                                                31 377 543
Variation en pourcentage                                                                                        + 9,37
1 . Nature de la dépense
Le montant inscrit couvre l'ensemble des besoins financiers de l'Office des publications.
Le détail des crédits figure, sous la forme d'un état des recettes et des dépenses en annexe à la section III A –
Commission , du budget général.
Le personnel autorisé pour l'Office des publications ressort de l'annexe I au tableau des effectifs de la Commis­
sion .
2. Mode de calcul et justification de la variation
a) Le calcul des crédits proposés pour l'Office des publications – approuvés par son comité de direction ,
     composé des secrétaires généraux des institutions – correspond, en ce qui concerne :
– le titre 1 (dépenses concernant les personnes liées à l'institution), aux mêmes règles et hypothèses que cel­
     les décrites pour le personnel de la Commission ;
– le titre 2 (immeubles, matériel et dépenses diverses de fonctionnement) et le titre 3 (dépenses de publica­
     tions), aux besoins estimés pour 1989, compte tenu de la situation particulière de 1 Office des publications
     (service à la disposition de l'ensemble des institutions des Communautés).
 ---pagebreak--- 94                                                 Avant-projet de budget général 1989
b) Tableau des effectifs
                                                 Autorisation                       Emplois                        Total 1989
               Catégorie                              1988                         nouveaux
                                                                                      1989                         permanents
                                                  permanents
                   A                                   16                              1                               17
                   B                                 188                              15                              203
                   C                                 122                               6                              128
                   D                                  70                               6                               76
                              Total                  396                              28                              424
c) Récapitulation générale des crédits
                                                                                                       1988                  1989
Titre 1
Dépenses concernant les personnes liés à l' institution                                          16 537 241          17 865 400
Titre 2
Immeubles , matériel et dépenses diverses de fonctionnement                                      12 071 200         13 392 143 ( ‘ )
Titre 3
Dépenses résultant de l' exercice par l' institution de missions spécifiques                          80 000            120 000
                                                                                                 28 688 441         31 377 543
( ' ) Dont 1 10 000 Écus, correspondant à 0,38 % d'augmentation , simplement transférés du budget de la Commission vers celui de l' Office et
      n' influant donc pas sur la masse budgétaire (loyer de l'entrepôt « Meis »),
 ---pagebreak---                                                    Avant-projet de budget général 1989                                  95
                             CHAPITRE 35 – ENQUÊTES ET MOYENS D'ANALYSE
                                           DANS LE DOMAINE ÉCONOMIQUE
                                                           RÉCAPITULA TION
                                                                                    Crédits      Crédits    Variation
  Chapitre/                                                                        autorisés    demandés      en %
     Article/                                Intitulé                               1988 (*)     1989 (■)    (2   1)
      Poste
                                                                                       1            2           3
      350        Enquêtes européennes harmonisées dans le domaine de
                 la conjoncture                                                   2 550 200      2 678 000         + 5,0
                                                                       Total      2 550 200      2 678 000        + 5,0
( ' ) Y compris les crédits éventuellement inscrits au chapitre 100.
ARTICLE 350 - ENQUETES                       EUROPEENNES             HARMONISEES          DANS LE    DOMAINE   DE     LA
                         CONJONCTURE
 1988       – crédits autorisés                                                                                 2 550 200
 1989       – crédits demandés                                                                                  2 678 000
Variation en pourcentage                                                                                             + 5,0
 1 . Références
Il s'agit d'actions répétitives, menées depuis fort longtemps :
a) sur la base de décisions prises par la Commission le 15 novembre 1961 :
 – enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d'entreprise de la Communauté (poursuite depuis
       1962);
 – enquête de conjoncture sur les investissements (poursuite depuis 1966) ;
 – enquête de conjoncture dans le secteur de la construction (poursuite depuis 1963) ;
 – enquête de conjoncture dans le secteur des services ;
b) sur la base de la décision du Conseil du 15 septembre 1970 :
 – enquête de conjoncture de la Communauté économique européenne auprès des consommateurs (pour­
       suite depuis 1972).
Ces cinq enquêtes, qui font l'objet de publications périodiques, consistent en sondages effectués en collaboration
avec des instituts nationaux spécialisés, au moyen de questionnaires harmonisés permettant de connaître les opi­
 nions et de prévoir le comportement futur des facteurs économiques intervenant dans les secteurs énumérés sous
 le point 1 , afin d'établir le diagnostic et les prévisions conjoncturelles qui conditionnent la mise au point des pro­
 positions sur les grandes orientations de la politique économique présentées par la Commission au Conseil.
 2. Nature de la dépense
 Il s'agit de dépenses consistant :
 – pour les enquêtes énumérées sous a) ci-avant :
       dans une participation de la Commission aux frais marginaux nécessités par 1 adaptation aux besoins de la
       CEE des données disponibles recueillies par les instituts nationaux ,
 ---pagebreak--- 96                                            Avant-projet de budget général 1989
– pour l'enquête citée sous b) ci-avant :
    dans le remboursement intégral aux instituts nationaux des frais de l'enquête exécutée pour le compte de la
    CEE .
3. Mode de calcul
Le mode de calcul varie suivant les enquêtes . La Commission demande les crédits suivants :
– Enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d' entreprise                                           718 000
– Enquête de conjoncture sur les investissements                                                            161 000
– Enquête de conjoncture dans le secteur de la construction                                                 218 000
    Le pourcentage de la participation de la Commission varie de pays à pays, suivant le degré
    d' harmonisation et le champ d'application de l' enquête : nombre d' entreprises et secteurs
    couverts, taille des échantillons, frais d' ordinateur, prix du papier, salaires , coût
    d' impression , frais de correspondance , etc.
– Enquête de conjoncture auprès des consommateurs                                                         1 112 000
– Enquête de conjoncture dans le secteur des services                                                       224 000
– Enquêtes de conjoncture consacrées à des questions ad hoc                                                 140 000
– Constitution d' une banque de données                                                                     105 000
                                                                                           Total          2 678 000
L' augmentation résulte de la hausse des coûts estimés, des montants supplémentaires nécessités par l' harmonisa­
tion des enquêtes, de l'extension de certaines enquêtes harmonisées aux nouveaux Etats membres, ainsi que de la
nécessité de prévoir un montant supplémentaire de 105 000 Ecus concernant la constitution d' une banque de don­
nées – qui sera mise à la disposition de tous les services de la Commission et, éventuellement, du marché pu­
blic – ainsi que l'exploitation mécanographique des résultats des enquêtes et leur publication .
 ---pagebreak---                                                     Avant-projet de budget général 1989                                                 97
                                               TITRE 10 - AUTRES DÉPENSES
                                                           RÉCAPITULA TION
                                                                                              Crédits            Crédits     Variation
  Chapitre/                                                                                  autorisés          demandés       en %
    Article /                                 Intitulé                                          1988              1989        (2 : I )
     Poste
                                                                                                  1                 2            3
      100      Crédits provisionnels                                                          p.m . ( ' )              p.m .           –
      101      Réserve pour imprévus                                                           p.m .                   p.m .           –
      102      Réserve taux de conversion de l' Écu                                            p.m .                   p.m .           –
                                                                             Total             p.m .                   p.m .           -
( ' ) Le montant inscrit à ce chapitre dans le budget 1988 est réparti sur les différentes lignes budgétaires concernées.
 ---pagebreak--- 98                                              Avant-projet de budget général 1989
                                   CHAPITRE 100 – CRÉDITS PROVISIONNELS
 1988     – crédits autorisés                                                                                                ( 10 100 000) ( ')
 1989     – crédits demandés                                                                                                          p.m .
Variation en pourcentage                                                                                                                    -
( ' ) Ce crédit est mentionné pour mémoire. Dans le présent document, il est intégré dans les montants figurant aux différentes lignes sur les¬
      quelles il se répartit.
1 . Références
Règlement financier du 21 décembre 1977, dont l'article 15, paragraphe 4, se lit ainsi : «4. Chaque section du bud­
get peut comporter un chapitre ‘crédits provisionnels' et un chapitre ‘réserve pour .imprévus'. Les crédits de ces
chapitres ne peuvent être utilisés que par voie de virement, selon la procédure prévue à l'article 21 .»
2. Nature
Il ne s'agit pas d'une ligne budgétaire ordinaire sur laquelle peuvent être imputées des dépenses. Il s'agit d'une
réserve constituée d'une somme de montants dont l'affectation est prévue. Pour être utilisés, ces crédits doivent
être virés en application de l'article 21 , paragraphe 2, alinéas 2, 3, 4 et 5, du règlement financier du 21 décembre
 1977, par l'Autorité budgétaire.
3. Mode de calcul
Dans l'introduction au volume 7 de l' avant-projet de budget 1979, une « doctrine sur la budgétisation de politi­
ques nouvelles» a été élaborée qu'il est bon de reproduire ici. La Commission écrivait en effet ce qui suit :
« La Commission se doit de formuler avec précision sa doctrine en cette matière, notamment à propos de
politiques nouvelles devant avoir des conséquences financières. Elle fonde cette doctrine sur les trois principes
suivants, dans la mesure où une base juridique doit être préalablement fixée par le Conseil pour l'exécution d'une
dépense :
– des crédits sont inscrits sur la ligne lorsque la proposition de la Commission a été acceptée, ou lorsque la
      proposition de la Commission, ayant été faite avant le 15 juin, a toutes les chances d' être acceptée avant le
      31 décembre en raison de ce que l'on sait des discussions antérieures dans les instances communautaires ;
– une ligne est ouverte en ‘p.m.' à l'endroit convenable dans la section III du budget et des crédits sont
      inscrits au chapitre 100 si la proposition de la Commission n'a pas encore été acceptée, mais qu'il y a tout
      lieu de penser qu'elle le sera au cours de l'exercice suivant. Le montant des crédits à inscrire dépend de la
      date présumée d'entrée en application de la politique en cause ;
– une ligne est ouverte et dotée uniquement d'un ‘p.m.' soit lorsqu'une politique nouvelle est en gestation
      dans les instances communautaires, mais n'a pas encore fait l'objet d'une proposition formelle de règlement
      de la part de la Commission, soit lorsqu'une proposition ayant été faite, l'évaluation financière du coût de
      la politique est impossible à réaliser pour le moment et que, par conséquent, il est contre-indiqué de la doter
      de crédits et d'augmenter inutilement le montant des ressources propres à percevoir.»
 ---pagebreak---                                         Avant-projet de budget général 1989                                      99
                            CHAPITRE 101 - RÉSERVE POUR IMPRÉVUS
1988   – crédits autorisés                                                                                     p.m .
1989   – crédits demandés                                                                                      p.m .
Variation en pourcentage                                                                                         -
1 . Références
Règlement financier du 21 décembre 1977, dont l'article 15 , paragraphe 4, se lit ainsi : «4. Chaque section du
budget peut comporter un chapitre ‘crédits provisionnels' et un chapitre ‘réserve pour imprévus' . Les crédits de
ces chapitres ne peuvent être utilisés que par voie de virement, selon la procédure prévue à l'article 21 .»
2. Nature
Il ne s'agit pas d'une ligne budgétaire ordinaire sur laquelle peuvent être imputées des dépenses. Il s'agit d'une
réserve destinée à faire face à des dépenses imprévues lors de l' établissement du budget. Le crédit ne peut être
utilisé que par voie de virement vers d'autres chapitres du budget, selon la procédure prévue à cet effet au règle­
ment financier.
3 . Mode de calcul
Voir chapitre 101 de la section III B.
 ---pagebreak---  100                                       Avant-projet de budget général 1989
                                  CHAPITRE 102 - RÉSERVE DESTINÉE
                           A COUVRIR LES INSUFFISANCES ÉVENTUELLES
                      DE CRÉDITS CONVERTIS EN MONNAIES NATIONALES,
                               DUES A LA DIFFÉRENCE ENTRE LE TAUX
                          DE CONVERSION DE L' ÉCU UTILISÉ AU MOMENT
                                    DE L' ÉTABLISSEMENT DU BUDGET
                                       ET LES TAUX DE CONVERSION
                       EN MONNAIES NATIONALES LORS DE L' EXÉCUTION
1988   – crédits autorisés                                                                                             p.m .
1989   – crédits demandés                                                                                              p.m .
Variation en pourcentage                                                                                                 -
1 . Références
Article 10 du règlement financier du 21 décembre 1977.
2 . Nature
Il ne s' agit pas d'une ligne budgétaire ordinaire sur laquelle peuvent être imputées des dépenses. Il s'agit d' une
ligne à laquelle pourrait être inscrite une provision destinée à être transférée, en cas de besoin, vers des lignes
budgétaires des titres 1 à 3 où les crédits autorisés se révéleraient insuffisants à la suite de différences entre le taux
de conversion de l' Écu utilisé au moment de l'établissement du budget et les taux de conversion en monnaies
nationales lors de l' exécution .
3. Mode de calcul
Aucun calcul précis ne peut être fait car il serait fondé sur une prévision des fluctuations monétaires entre la date
de l'établissement du budget et le moment de son exécution.
 ---pagebreak---                                                    Avant-projet de budget général 1989                               101
                                   Section III B – Crédits opérationnels
TITRES 1 ET 2 – FONDS EUROPÉEN D5ORIENTATION ET DE GARANTIE AGRICOLE,
                                                     SECTION « GARANTIE»
                                      Taux de conversion de PÉcu en monnaies nationales
La conversion de PÉcu en monnaies nationales a été effectuée pour les dépenses du FEOGA-Garantie sur la base
des cours pivots, sauf pour les monnaies ne participant pas au mécanisme SME ou bénéficiant d'une marge de
fluctuation élargie (drachme, escudo, lire, peseta, livre sterling), pour lesquelles les cours du marché sont utilisés :
             Valeur de l' Écu en monnaie nationale
             BFR/ LFR               43,325
             DKR                     7,92187
             DM                      2,07001
             DR                    166,205
             ESC                   169,744
             FF                      7,04047
             HFL                     2,32603
             1RL                     0,774611
             LIT                 1 533,43
             PTA                   139,257
             UKL                     0,672483
 ---pagebreak---  102                                           Avant-projet de budget général 1989
                                      CHAPITRE 10 - CÉRÉALES ET RIZ
A. MARCHÉ DES CÉRÉALES
L'OCM des céréales est entrée en vigueur le 1 er juillet 1967. Elle est régie par le règlement (CEE) n° 2727/75 [mo­
difié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1997/88] et couvre les produits suivants :
– céréales en grains : froment tendre, froment dur, orge, seigle, avoine, maïs, autres ;
– produits transformés : farines, gruaux et semoules de froment, malt, amidons et fécules, glucoses, prépara­
     tions à base de céréales, sons, gluten de froment, racines de manioc.
La campagne céréalière s'étend du 1 er juillet au 30 juin.
Les dépenses consacrées aux céréales ont varié fortement suivant les années, en fonction notamment des fluctua­
tions des prix mondiaux, et ont représenté habituellement entre 10 et 25 % des dépenses du FEOGA-Garantie
( 18,4% en 1987).
1 . Aperçu économique
La production céréalière communautaire ( ' ) représente environ 10 % de la production mondiale et repose sur trois
produits principaux : le blé tendre, l'orge et le maïs. Cette production marque une nette tendance à la hausse :
pour EUR 10, elle est passée de 70 Mio t en 1960 à 124 Mio t en 1983 et à 151 Mio t en 1984, ce qui constitue un
record absolu, pour ensuite redescendre aux alentours de 139 Miot en 1985, de 135 Miot en 1986 et de 131,5
Miot en 1987 par suite de conditions météorologiques défavorables. Pour EUR 12, la production s'élevait à
 160 Mio t en 1985 et à 153 Mio t en 1986 et 1987 .
En ce qui concerne la consommation, environ 60 % des céréales consommées vont à l'alimentation du bétail, le
reste allant à la consommation humaine (environ 26 %) et aux utilisations industrielles.
La part des céréales communautaires allant à l'alimentation du bétail est fortement influencée du fait de la con­
currence des produits de substitution importés à droit nul ou faible, dont, principalement, le manioc et des pro­
duits à base de gluten de maïs.
La quantité totale de céréales utilisées pour la consommation animale a atteint son niveau record de 74,8 Mio t
en 1973 /74. Par la suite, la quantité utilisée a fluctué entre 69 et 73 Mio t, avec une légère tendance à la baisse.
En 1 985 / 86 , selon les estimations , l' utilisation des céréales se situerait à environ 7 1 ,5 Mio t. Dans la Communauté
à Douze, l'utilisation de céréales dans la consommation animale s' est élevée à 87,4 Miot en 1985 / 86 et à 85,6
Miot en 1986/ 87 .
Les importations de produits de substitution [annexe D du règlement (CEE) n° 2727/75] se sont élevées dans la
Communauté à Douze à 13,3 Mio t en 1984, à 14,8 Mio t en 1985 et à 15 Mio t en 1986. Le degré à' auto-approvi¬
sionnement \arie sensiblement d'une année à l'autre en raison des aléas climatiques. En 1984/85, le degré d'auto-
approvisionnement toutes céréales confondues était de 129,6 % pour la Communauté à Douze. Ce chiffre passe à
 113,7% en 1985/ 86 .
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Le Conseil de ministres fixe, chaque année, trois types de prix dans le secteur des céréales :
a) prix d'intervention : les organismes d'intervention ont l'obligation, à certaines périodes de l'année et lorsque
le prix sur le marché se situe pendant au moins deux semaines en dessous du prix d'intervention, d'acheter les
céréales qui leur sont offertes et dont la qualité correspond aux caractéristiques requises. L'achat est effectué à
94 % du prix d'intervention des céréales concernées.
Il existe un prix d'intervention qui s'applique au blé tendre, au maïs, à l'orge, au sorgho, au seigle et au blé dur ;
b) prix indicatif : prix dérivé des prix d'intervention fixé pour les mêmes céréales. Il constitue le prix que l'organi­
sation de marché vise à assurer, notamment par une protection aux frontières de la Communauté ;
c) prix de seuil: prix fixé par la Commission à partir du prix indicatif. Il règle le régime des importations, car il
représente le prix minimal théorique d'entrée.
Les prix indicatifs d'intervention et de seuil font l'objet de majorations mensuelles destinées à couvrir les frais
de magasinage et de financement entraînés par la nécessité d'adapter l'offre à l'étalement de la demande.
(') Y compris le blé dur – non compris le riz.
 ---pagebreak---                                              Avant-projet de budget général 1989                                      103
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Lorsque le cours mondial est inférieur au prix de seuil communautaire, un prélèvement égal à la différence entre
le prix de seuil et le prix caf est appliqué aux importations.
Dans le cas où le prix des céréales à l'intérieur de la Communauté est supérieur au prix du marché mondial, une
restitution, fonction de la différence des prix intérieurs et mondiaux, est octroyée à Yexportation. Si le prix mon­
dial dépasse le prix commun, les exportations peuvent faire l'objet d'un prélèvement.
Il existe aussi un programme d'aide alimentaire en céréales qui donne lieu à l'octroi de restitutions. Le coût de
ce programme se trouve au chapitre 29.
2.2.2. Le stockage
Sous cette dénomination, il existe trois types de mesures d'intervention :
– Les achats et opérations consécutives à partir de stocks publics
      Il s'agit des achats effectués par les organismes d'intervention et des opérations d'écoulement afférentes. Ils
      donnent lieu à des frais techniques et financiers et à des pertes ou gains sur ventes à partir de stocks.
– Les indemnités de fin de campagne
      Afin de faciliter le passage d'une campagne à l'autre, une indemnisation peut être prévue pour le froment
      tendre, le froment dur, le seigle et l'orge en stock à la fin de la campagne de commercialisation. Compte tenu
      de la situation d'excédents structurels que la Communauté connaît, ainsi que de la situation budgétaire géné­
      rale, la Commission n'a plus proposé cette mesure depuis la campagne 1985/86.
– Les mesures particulières
      Il s'agit de mesures prévues par l'article 8 du règlement de base qui peuvent, notamment, prendre la forme
      d'aides au stockage privé, pour éviter que les organismes d'intervention aient à acheter des quantités trop im­
      portantes de céréales. Ces mesures n'ont plus été utilisées au cours des dernières années.
      1
2.2.3 . Les restitutions à la production
Ces restitutions consistent en des aides aux industries utilisatrices d'amidons et fécules, leur permettant ainsi de
concurrencer les produits importés, fabriqués à base d'amidons et fécules achetés au prix mondial. Jusqu'au
1 er juillet 1989, les amidonneries bénéficient encore d'une restitution dégressive afin de leur faciliter la transition
vers le nouveau régime, en vigueur depuis le 1 er juillet 1986.
2.2.4. L' aide au blé dur
L'aide au blé dur, fixée par le Conseil, a été instituée pour soutenir la production dans les régions de culture tradi­
tionnelle de la Communauté et pour les qualités aptes à la fabrication des pâtes alimentaires. Elle est fixée par hec­
tare récolté.
2.2.5. Prélèvement de coresponsabilité
A partir de la campagne 1986/87, un prélèvement de coresponsabilité est appliqué aux céréales produites dans
la Communauté. Ce prélèvement vise, d'une part, à développer les débouchés de la Communauté et, d'autre part,
à donner aux producteurs une indication sur la situation du marché. En principe, le niveau est apprécié en fonc­
tion de l'utilisation non subventionnée sur le marché intérieur, corrigée par les importations des produits de
substitution des céréales .
Pour la campagne 1986/87, le Conseil a décidé de fixer le taux, pour la première application, à 3 % du prix
d'intervention applicable pour le froment tendre le premier mois de la campagne. Pour la campagne 1987/88,
le montant fixé pour la campagne précédente a été maintenu. Conformément aux conclusions du Conseil euro­
péen de Bruxelles, au sujet des stabilisateurs, le Conseil «agriculture» a décidé d'instaurer, à partir de la cam­
pagne 1988/89, un prélèvement de coresponsabilité (également 3 % du prix d'intervention), prélevé provisoire­
ment. S'il apparaît, en fin de campagne, que la récolte ne dépasse pas 160 Mio t ou qu'elle les dépasse de moins de
3 %, le prélèvement provisoire est remboursé en totalité ou au prorata du dépassement.
En ce qui concerne les petits producteurs de céréales, il est institué un régime d aide directe. Pour la campagne
 1986/87, le montant total de cette aide a été fixé à 120 Mio Ecus. Ce montant a été reconduit pour la campagne
 1987/88. Pour la campagne 1988/89, la Commission propose d'augmenter le montant global de l'aide à 220 Mio
Ecus.
 ---pagebreak---  104                                              Avant-projet de budget général 1989
2.3 . Prix et aides
                                                                                                                     (en Ecus/t)
                                                                                           1987 / 88           1988 / 89
 A) Prix
 1.   Prix indicatifs
      – Froment dur                                                                           357,70             334,91
      – Froment tendre                                                                        256,10              250,30
      – Orge, seigle, maïs, sorgho                                                            233,80              228,00
2.    Prix d' intervention
      – Froment dur ( EUR 10)                                                                 291,59              276,34
                          ( Espagne)                                                          219,78              219,78
      – Froment tendre
           – unique commun ( EUR 10)                                                          179,44              179,44
                                  ( Espagne)                                                  173,72              179,44
      – Orge, sorgho ( EUR 10)                                                                170,47              170,47
                          ( Espagne)                                                          158,85              161,17
      - Seigle ( EUR 10)                                                                      170,47              170,47
                  ( Espagne)                                                                  160,95              162,58
      – Maïs ( EUR 10)                                                                        179,44              179,44
                ( Espagne)                                                                    173,72              179,44
B) Aides ( ' )
      – Aide au blé dur ( EUR 10)                                                             121,80              137,05
                              ( Espagne)                                                       33,85                54,49
 C) Bonifications spéciales
      – Froment tendre panifiable                                                                3,59                3,59
      – Seigle panifiable                                                                        8,87                8,97
D) Majorations mensuelles
      – Blé dur                                                                                  2,70                2,03
      – Autres céréales                                                                          2,00                 1,50
( ' ) Écus/ ha.
3. Evaluation des crédits pour 1989
3.1 . Evolution des crédits
                                                                                                                 (en Mio Ecus)
      Position                                                                        Dépenses         Crédits    Prévisions
                                                    Intitulés
       budg.                                                                             1987            1988         1989
         a                                              b                                 c               d             e
       1000          Restitutions blé tendre en grains et farine de blé tendre        1 661,8         1 363        1 835
       1001          Restitutions orge en grains et malt                                819,1           820        1 022
       1002          Restitutions blé dur en grains , farine, gruaux et semoule         179,6           374          378
       1003          Restitutions autres céréales                                       410,2           107           170
       100           Restitutions pour les céréales                                   3 0 70,6        2 664        3 415
 ---pagebreak---                                                     Avant-projet de budget général 1989                                                   105
      Position                                                                                                   Crédits       Prévisions
                                                     Intitulés                                 Dépenses
       budg.                                                                                      1987             1988            1989
         a                                               b                                          c                d               e
       1010         Indemnités de fin de campagne                                                  p.m .         p.m .           p.m .
       1011         Frais techniques relatifs au stockage public                                 213,9            338             387
       1012         Frais financiers relatifs au stockage public                                  132,4           152               88
       1013         Autres frais de stockage public                                              588,0            876               64
       1014         Dépréciation des stocks de céréales                                             –
                                                                                                                  300           1 674
       1019         Autres interventions sous forme de stockage                                      2,9         p.m .           p.m .
       101          Interventions sous forme de stockage de céréales                              937,2         1 666           2 213
       1020         Aide à la production de blé dur                                              256,2            290              349
       1021         Restitutions à la production pour la fécule de pomme de terre                  54,2             94               98
       1022         Autres restitutions à la production                                           181,3           348              355
       1023         Prime à l' incorporation de céréales dans l' alimentation animale               –                –
                                                                                                                                  p.m .
       1029         Autres interventions                                                           p.m .            42               94
       102          Interventions autres que sous forme de stockage de céréales                   491,7           774              896
       1030         Prélèvement de coresponsabilité                                           - 378,7         - 814           -     652
       1031         Aides aux petits producteurs                                                   16,9             75             123
       1032         Prélèvement de coresponsabilité supplémentaire                                  –                –
                                                                                                                              -     652
       1033         Remboursement de prélèvement de coresponsabilité
                    supplémentaire                                                                  _                _
                                                                                                                                   p.m .
       103          Prélèvement de coresponsabilité et aides aux petits producteurs           - 361,8         - 739           - 1 181
                                                                          Total céréales       4 137,7         4 365 0            5 343
                   % du secteur des céréales par rapport au total du
                    FEOGA-Garantie                                                                 18,0             15,2             19,0
( ' ) Compte non tenu de 750 Mio Écus inscrits au titre 8 pour la dépréciation des anciens stocks de céréales, ce qui porte le total à 5 115
      Mio Ecus , soit 17,8 % du total des crédits .
B. MARCHE DU RIZ
L' organisation commune de marché du riz, entrée en vigueur le 1 er septembre 1967 et actuellement régie par le
règlement (CEE) n° 1418/76, modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 3990/87, couvre les produits sui­
vants :
– riz en grains : paddy, décortiqué, semi-blanchi, blanchi , brisures ;
– produits transformés : farine de riz, flocons de riz, gruaux et semoules, autres.
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er septembre au 31 août.
Les dépenses consacrées au riz représentent, en moyenne, entre 0,2 et 0,5 % des dépenses du FEOGA-
Garantie (0,3 % en 1986).
1 . Aperçu économique
Selon les dernières estimations, la production de riz dans la Communauté aurait atteint, avec 1 adhésion de
l' Espagne, 1,10 Mio t de riz blanchi en 1987 /88 .
La consommation humaine brute de riz se situerait à 1,14 Mio t .
On s'attend à un volume d'importation de 370 000 t et d'exportation de 320 000 1 (riz blanchi).
 ---pagebreak---  106                                         Avant-projet de budget général 1989
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Le Conseil de ministres fixe, chaque année, deux types de prix dans le secteur du riz :
a) prix d'intervention : ce prix est unique pour l'ensemble de la Communauté. Les organismes d'intervention ont
l'obligation d'acheter à 94 % de ce prix le riz paddy qui leur est offert. Pour la campagne 1987/88, le Conseil a
limité la période d'intervention aux mois de décembre à juillet ;
b) prix indicatif : il est établi pour le riz décortiqué en fonction de la rémunération norqiale à assurer aux agricul­
teurs. Il est dérivé du prix d'intervention fixé pour le riz paddy.
Le prix de seuil est fixé par la Commission à partir du prix indicatif. Il sert de référence au régime d'importation
des pays tiers pour la fixation des prélèvements.
Ces prix font l'objet, comme pour les céréales, de majorations mensuelles qui tiennent compte des frais de
stockage pour les stockeurs privés et qui ont pour objet d'échelonner les ventes sur le marché tout au long de la
campagne.
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Pour chaque type de riz, un prélèvement est fixé pour les importations. Il est égal à la différence entre le prix caf
et le prix de seuil.
La Commission, après avis du comité de gestion, fixe pour les exportations le montant de la restitution qui est
fonction du niveau relatif des cours sur le marché mondial et dans la Communauté. Le cas échéant, dès que le
prix mondial dépasse le prix communautaire, les exportations peuvent faire l'objet d'un prélèvement.
Des restitutions sont également octroyées pour des actions communautaires de dons alimentaires.
2.2.2. Le stockage
Le stockage proprement dit : il s'effectue au prix d'intervention selon des critères qualitatifs et quantitatifs définis
par règlement.
Les indemnités de fin de campagne : cette mesure vise à éviter des apports massifs à l'intervention avant l'entrée
en vigueur du prix d'intervention de la campagne suivante qui est en général inférieur au prix d'intervention pré­
cédent augmenté des majorations mensuelles cumulées. Pour la campagne 1987/88, une indemnité n'est pas pro­
posée.
2.2.3 . Restitutions à la production
Elles visent à permettre à l'industrie amidonnière et à l'industrie brassière d'utiliser les brisures de riz commu­
nautaires face à la concurrence externe. Pendant une période transitoire jusqu'au 1 er juillet 1989, ce régime reste
d'application avec des montants dégressifs. Le nouveau régime, entré en vigueur depuis le 1 er juillet 1986, limite
la restitution à l'amidon de riz utilisé par l'industrie de transformation.
2.2.4. Subventions pour la livraison de riz communautaire à l'île de la Réunion
Par ce biais, la Communauté vise à améliorer la situation de l'approvisionnement de cette île en riz.
2.2.5 . Aide à la reconversion
Afin d'orienter une partie de la production rizicole vers des variétés plus demandées (type indica) dans certains
pays membres non producteurs, il est instauré, à partir de la campagne 1987/88 , une aide à la reconversion. Cette
aide est versée afin de compenser le moindre revenu à l'hectare pendant une période limitée et à condition que
les marchés répondent positivement à cette production. L'aide a été fixée à 330 Ecus/ha pour la campagne
 1987/ 88. Pour la campagne 1988/89, la Commission propose de reconduire ce montant.
 ---pagebreak---                                                   Avant-projet de budget général 1989                                                         107
2.3 . Prix
                                                                                                                                       (en Écus/t)
                                                                                                            1987 / 88             1988 / 89
Prix indicatif
– riz décortiqué                                                                                              548,37                 549,85
Prix d' intervention
– riz paddy ( EUR 10)                                                                                         314,19                 314,19
                 ( Espagne)                                                                                   259,76                 270,64
3. Évaluation des crédits pour 1989
3.1 . Evolution des crédits
                                                                                                                                    (en Mio Écus)
      Position                                       Intitulés                                        Dépenses          Crédits      Prévisions
       budg.                                                                                             1987             1988           1989
         a                                               b                                                 c                d              e
       1040         Restitutions pour le riz                                                            95,0             58             66
       1041         Interventions pour le riz                                                             4,0            17              19
       104           Total riz                                                                          99,0             75             85
                    % du secteur du riz par rapport au total du FEOGA-Garantie                            0,4              0,3            0,3
       10                                                  Total du chapitre céréales et riz         4 236,6          4 440 ( ' )   5 428
                    % du chapitre céréales et riz par rapport au total du
                    FEOGA-Garantie                                                                      18,4             15,4            19,3
( ' ) 5 190 Mio Écus,,soit 18,0 % du total des crédits, si on inclut les crédits prévus au titre 8, pour la dépréciation des anciens stocks de cé¬
      réales (750 Mio Ecus).
 ---pagebreak---  108                                         Avant-projet de budget général 1989
                                 CHAPITRE 11 – SUCRE ET ISOGLUCOSE
L'OCM du sucre est entrée en vigueur le 1 er juillet 1968 ; l'isoglucose est venu s'ajouter aux produits couverts en
 1977. Elle est régie par le règlement de base (CEE) n° 1785/81 et concerne les produits suivants : les betteraves,
les cannes, le sucre, les pulpes, les mélasses, l'isoglucose, les produits de deuxième transformation à base de sucre.
Ce règlement a été modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1 107/ 88.
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er juillet au 30 juin.
Les dépenses consacrées au secteur du sucre varient d'année en année en fonction surtout des cours mondiaux très
fluctuants de ce produit. En 1987, les dépenses ont représenté 8,9 % du total des dépenses du FEOGA-Garantie,
à la charge intégrale des producteurs, sauf pour la partie correspondant aux importations préférentielles.
1 . Aperçu économique
La production de sucre communautaire est très abondante depuis plusieurs campagnes, à la suite, jusqu'ici , d'ex­
cellents rendements et de conditions climatiques favorables. Pour 1986, la production s'est élevée à 14,1 Mio t.
Pour 1987 , elle est estimée à 13,12 Mio t en raison de la diminution des surfaces cultivées et de la baisse des rende­
ments .
La consommation humaine se situe, dans la Communauté à Douze, aux alentours de 10,9 Mio t.
En 1986/87 , 150 000 tonnes de sucre blanc ont été utilisées pour l'industrie chimique. Il convient de rappeler que
la Communauté importe chaque année 1,3 Mio t de sucre préférentiel, dans le cadre de l'accord passé avec les
pays ACP, les PTOM et l' Inde, et elle se trouve dans l'obligation d'exporter une quantité correspondante de sucre
blanc de production communautaire.
Le degré d' auto-approvisionnement pour 1986 est égal à 130,4% après l'adhésion de l' Espagne et du Portugal
( 135,2% en 1985). Il est cependant accru compte tenu des importations de sucre préférentiel.
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des quotas de production
Ce système consiste dans des garanties de prix et d'écoulement différenciées selon des quantités attribuées au
niveau des entreprises. Le régime actuel est prévu pour la période quinquennale 1986/87 à 1990/91 . Il devrait
permettre de couvrir par des contributions de producteurs l'ensemble des charges dues à l'écoulement des excé­
dents de sucre communautaire, si bien que seules, pratiquement, les dépenses afférentes à l'exportation d'une
quantité de sucre correspondant aux importations préférentielles constituent une charge nette pour le budget
communautaire.
Ces contributions des producteurs sont de deux ordres :
– cotisations à la production ,
– cotisation de stockage.
2.1.1 . Les cotisations à la production
Ces cotisations servent à couvrir les dépenses de soutien du marché autres que les dépenses de stockage et le coût
de l'exportation d'une quantité correspondant aux importations de sucre préférentiel. Le fonctionnement est le
suivant :
Les productions de sucre et d'isoglucose sont différenciées par entreprise en :
–■ sucre A : production effectuée dans la limite du quota A,
– sucre B : production effectuée au-delà du quota A et dans la limite du quota B,
– sucre C :       production dépassant la somme des quotas A et B ou production d'une entreprise non pour­
                  vue de quotas.
Pour atténuer les effets des variations annuelles de la production, tout ou partie de celle-ci dépassant le quota A
peut être reportée sur la campagne suivante ( ' ) jusqu'à une quantité maximale correspondant à 20 % du quota
A de. l'entreprise.
Le sucre C ne peut être écoulé sur le marché communautaire. L'exportation directe et en l'état sur le marché mon­
dial doit être assurée sans bénéfice de la restitution à l'exportation.
(' ) Le système du report est régi par l'article 27 du règlement (CEE) n° 1785/81 , qui prévoit notamment que la quantité à
     reporter doit être communiquée à l' État membre concerné avant le 1 er février et que les entreprises concernées s'engagent
     à stocker pendant une période de douze mois.
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                       109
 Les sucres A et B représentent la quantité de sucre que l'entreprise peut produire et vendre directement sur le
 marche communautaire , mais les dépenses de soutien de marché pour ces deux tranches sont couvertes par une
 cotisation de base qui peut s elever jusqu à 2 % du prix d'intervention du sucre blanc et qui s'applique sur toute
 la production A et B. Si les dépenses dépassent le produit de cette cotisation, le solde doit être couvert par une
 cotisation supplémentaire, dite cotisation B, sur la production de la tranche B, limitée au maximum à 37,5 % du
 prix d intervention du sucre blanc.
 2.1.2. La cotisation de stockage
 Elle est versée par les entreprises afin de compenser le remboursement des frais de stockage pour les sucres A
 et B dans le cadre d un système de péréquation des frais de stockage au niveau de la Communauté.
 2.1.3 . Mesures extraordinaires
 2. 1.3.1 . La cotisation de résorption
 Mesure spéciale introduite depuis le 1 er juillet 1986, elle est destinée à résorber, à raison de 80 millions d' Écus
 par campagne pendant la période quinquennale 1986/87-1990/91 , le déficit de 400 Mio Écus constaté à l'issue
 de la période quinquennale 1981 /82-1985/86, au cours de laquelle le régime des quotas a été appliqué. Le mon­
tant de cette cotisation est fixé pour chaque Etat membre en Écus pour 100 kg exprimés en sucre blanc.
2. 1.3 .2. La cotisation de résorption spéciale
 Mesure spéciale destinée à résorber intégralement le déficit de 227 Mio Écus constaté pour la campagne de
commercialisation 1986/87, c'est-à-dire la partie de la perte globale non couverte par le produit des cotisations
à la production de base et B applicables à cette campagne. Cette cotisation est calculée pour chaque entreprise
productrice de sucre et d isoglucose au moyen d'un coefficient représentant le rapport entre la perte globale et
les recettes des cotisations à la production.
 La Commission a proposé au Conseil d'instaurer à nouveau une cotisation de résorption spéciale pour résorber
de la même manière le déficit de 236 Mio Écus estimé pour la campagne de commercialisation 1987/88 et de pré­
voir, dans le règlement de base sucre, le principe de fixation d'une telle cotisation, définie comme cotisation com­
plémentaire, pour chacune des trois dernières campagnes du régime actuel.
2.2. Le régime des prix
Le Conseil fixe chaque année deux catégories de prix :
 – ceux pour les betteraves,
 – ceux pour le sucre.
2.2.1 . Prix pour les betteraves
a) Le prix de base : fixé compte tenu du prix d'intervention du sucre blanc et de forfaits exprimant la marge de
transformation, le rendement, les recettes des entreprises résultant des ventes de mélasses, et éventuellement les
coûts imputables à la livraison des betteraves aux entreprises.
b) Le prix minimal : chaque année, il est fixé un prix minimal de la betterave A et un prix minimal de la
betterave B (toute betterave transformée respectivement en sucre A ou en sucre B).
Le prix minimal de la betterave A est égal à 98 % du prix de base de la betterave ; quant à celui pour la bette­
rave B, il est égal à 60,5 % dudit prix de base suite à la fixation depuis plusieurs campagnes de la cotisation B
à son taux maximal de 37,5 %.
Pour les zones pour lesquelles un prix d'intervention dérivé du sucre blanc est fixé, les prix minimaux de la bette­
rave A et de la betterave B sont majorés d'un montant égal à la différence entre le prix d'intervention dérivé de la
zone en cause et le prix d'intervention, et affecté du coefficient 1 ,30.
A l'achat des betteraves destinées à être transformées en sucre, les fabricants de sucre ont l'obligation de payer
au moins le prix minimal ajusté par l'application de bonifications ou de réfactions correspondant aux différences
de qualité par rapport à la qualité type.
En cas d'accord interprofessionnel agréé par l'État membre concerné, le régime du double prix minimal peut
être remplacé par un régime à prix unique appelé «prix mixte», qui constitue une moyenne pondérée des deux
prix minimaux. Ce régime n'est actuellement plus guère appliqué dans la Communauté, à l'exception, semble-t-il,
de la Belgique et des Pays-Bas.
2.2.2. Prix pour le sucre
a) Prix indicatif : fixé chaque année pour le sucre blanc de la qualité type à laquelle s'applique le prix d'interven­
tion, marchandise nue, départ usine, chargé sur un moyen de transport au choix de l'acheteur.
Il est supérieur d'environ 5 % au prix d'intervention.
 ---pagebreak---  110                                        Avant-projet de budget général 1989
b) Prix d'intervention : un prix d'intervention pour le sucre blanc d'une qualité type déterminée est fixé chaque
année pour les zones non déficitaires, et un prix d'intervention dérivéest fixé pour chacune des zones déficitaires
(actuellement l' Italie et la zone Royaume-Uni- Irlande).
Un prix d'intervention pour le sucre brut est également fixé annuellement à partir du prix d'intervention pour
le sucre blanc, compte tenu de forfaits pour la transformation et pour le rendement.
c) Prix de seuil : le Conseil fixe annuellement un prix de seuil pour le sucre blanc, le sucre brut et la mélasse.
Le prix de seuil du sucre blanc est égal au prix indicatif majoré des frais de transport calculés forfaitairement
à partir de la zone la plus excédentaire de la Communauté jusqu'à la zone de consommation déficitaire la plus
éloignée dans la Communauté, compte tenu de la cotisation de stockage.
Le prix de seuil du sucre brut est dérivé de celui pour le sucre blanc, compte tenu de forfaits pour la transforma­
tion et pour le rendement.
Ces prix de seuil sont destinés à garantir la préférence communautaire (prélèvements à l'importation).
2.3 . Les instruments propres au marché
2.3.1 . Le régime aux frontières
Les importations font l'objet d'un prélèvement à l'importation lorsque le cours mondial est inférieur au prix de
seuil communautaire. Ce prélèvement n'est pas applicable aux importations de sucre préférentiel.
Des restitutions peuvent être octroyées pour les exportations lorsque le prix mondial est inférieur au prix com­
munautaire. Si ce dernier est inférieur au prix mondial, comme cela a notamment été le cas entre avril 1980 et mai
1 98 1 , un prélèvement à l'exportation est perçu.
2.3.2. Le stockage
Le stockage public : les organismes d'intervention ont l'obligation d'acheter les sucres offerts, au prix d'interven­
tion. Le sucre acheté reste stocké dans les silos et magasins d'usine, sous responsabilité des offrants.
Le remboursement desfrais de stockage : sont remboursés, sur une base forfaitaire, aux fabricants et commerçants
spécialisés, les frais de stockage de leurs sucres grâce au financement par une cotisation à payer par les produc­
teurs au moment de l' écoulement.
2.3.3 . Restitutions à la production
Ces restitutions constituent une aide à la fabrication de certains produits chimiques en vue de créer des conditions
équilibrées de concurrence par rapport à l'utilisation des produits amylacés pour la fabrication des mêmes pro­
duits et à l'utilisation de sucre sur le marché mondial.
2.3.4. Mesures d' aide à l' écoulement du sucre brut
Il s' agit de subventions aux frais de transport et de raffinage pour le sucre des DOM raffiné dans la Communauté
dans des raffineries dites «pures». Ces aides peuvent être également octroyées pour le raffinage de sucre brut
de betteraves afin d'assurer l'approvisionnement de ces raffineries.
2.4. Prix fixés
                                                                                                              (en Écus/t)
                                                                                      1987 / 88          1988 /89 ( ‘ )
Prix de base des betteraves (EUR 10)                                                    40,89              40,89
                             ( Espagne)                                                 47,98              47,98
                             (Portugal)                                                 43,72              43,72
Prix indicatif du sucre blanc (EUR 10)                                                 570,30             570,30
Prix d'intervention du sucre blanc (EUR 10)                                            541,80             541,80
                                    ( Espagne)                                         627,80             627,80
                                    ( Portugal)                                        510,00             518,80
(*) Proposition.
 ---pagebreak---                                               Avant-projet de budget général 1989                                      111
3. Évaluation des crédits pour 1989
3.1 . Evolution des crédits
                                                                                                            (en Mio Écus)
    Position                                    Intitulés                               Dépenses   Crédits   Prévisions
      budg.                                                                               1987       1988       1989
        a                                           b                                       c          d          e
      110       Restitutions pour le sucre et l'isoglucose                             1 515,8   1 394      1 463
      1110      Remboursement des frais de stockage                                      466,4     512        522
      1111      Stockage public                                                            2,6        1          1
      1112      Restitutions pour utilisation dans l'industrie chimique                   33,4      79         84
      1113      Mesures d' aide à l' écoulement du sucre brut                             15,3      24         26
      1114      Subventions à l' importation de sucre                                      0          p.m .      p.m .
      1115      Dépréciation des stocks de sucre                                             –
                                                                                                      p.m .      p.m .
      1119      Autres interventions                                                       2,1        p.m .      3
      111       Interventions pour le sucre                                              519,8     616        636
      U                                  Total du secteur du sucre et de l' isoglucose 2 035,6   2 010      2 099
                % du secteur par rapport au total du FEOGA-Garantie                        8,9        7,0        7,4
 ---pagebreak---  112                                       Avant-projet de budget général 1989
                                   CHAPITRE 12 - MATIÈRES GRASSES
A. HUILE D' OLIVE
L'OCM de l'huile d'olive est entrée en vigueur le 10 novembre 1966. Elle est régie par le règlement de base (CEE)
n° 136/66, modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1098/88. Elle couvre les produits suivants : les olives,
l' huile d' olive brute ou raffinée et leurs résidus .
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er novembre au 31 octobre.
Les dépenses consacrées à l'huile d'olive ont représenté 5,0 % du total du FEOGA-Garantie en 1987.
I. Aperçu économique
La production communautaire représente, en année normale, environ 80 % de la production mondiale. Pour la
campagne 1986/87, la production de la CEE s'élevait à environ 1 333 000 t. Pour la campagne 1987/88, la pro­
duction est estimée à environ 1 630 000 1.
La consommation est fortement conditionnée par l'écart des prix au stade des consommateurs entre l'huile d'olive
et les huiles de graines. Afin de rendre l'huile d'olive plus compétitive, un système d'aide à la consommation a
été instauré et appliqué à partir du 1 er avril 1979, ce qui a provoqué une certaine reprise de la consommation,
qui avait chuté assez fortement dans la CEE à Neuf. Pour la campagne 1985 /86, les demandes d'aide ont porté
sur environ 506 000 1 et on prévoit un chiffre de l'ordre de 560 000 1 pour 1986/87.
Le degré d'auto-approvisionnement se situera aux alentours de 1 17 % en quantité, mais, en qualité, certains besoins
pourraient subsister. La CEE a été le premier importateur d'huile d'olive dans le monde, mais la tendance est
cependant à la baisse depuis l'entrée de la Grèce, de l' Espagne et du Portugal dans la Communauté (on est passé
de 108 000 1 d'importations au cours de la campagne 1980/81 à 47 000 1 au cours de la campagne 1986/87).
Les exportations, qui atteignent un volume d'environ 146 000 1 en 1986/87, vont porter, dans la CEE à Douze,
sur un volume d' environ 200 000 1 en 1987 / 88 .
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Chaque année, les prix suivants sont fixés pour le secteur de l'huile d'olive :
a) prix indicatifà la production (Conseil) : prix qu'il est jugé souhaitable d'obtenir dans le but de réaliser un niveau
de revenu équitable pour les producteurs, compte tenu de la nécessité de maintenir le volume de la production
communautaire ;
b) prix représentatifde marché (Conseil) : son niveau doit permettre l'écoulement normal de la production d'huile
d'olive, compte tenu des effets des prix des produits concurrents sur le prix de l'huile d'olive. Ce prix est suscep­
tible d'être modifié par la Commission en cours de campagne, si des modifications sensibles des éléments pris en
compte le justifient ;
c) prix d'intervention (Conseil) : les organismes d'intervention sont tenus d'acheter à ce prix les quantités d'huile
d'olive de la qualité type correspondante offertes par les producteurs.
Le prix de seuil est fixé par la Commission de façon que le prix de vente du produit importé se situe, aux frontières
de la Communauté, au niveau du prix représentatif de marché.
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Lorsque le prix caf de l'huile d'olive importée des pays tiers est inférieur au prix de seuil, les importations font
l'objet d'un prélèvement égal à la différence entre ces deux prix.
Toutefois, depuis 1976, une procédure spéciale de fixation du prélèvement a été instaurée. Lorsque les offres
constatées sur le marché mondial ne permettent pas de saisir la tendance réelle du marché, le prélèvement peut
être fixé par voie d'adjudication.
Les exportations font l'objet de l'octroi d'une restitution, qui peut combler la différence entre le prix du marché
communautaire et celui du marché mondial, lorsque ce dernier lui est inférieur. Les restitutions peuvent être éga­
lement fixées par adjudication.
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                                        113
2.2.2. Le stockage
Il s agit des achats, au prix d intervention dans les quatre derniers mois de la campagne, d'huile d'olive commu­
nautaire, effectués par les organismes d intervention. En vue d'atténuer les conséquences de l'irrégularité des ré­
coltes, le Conseil peut décider la constitution d'un stock régulateur par les organismes d'intervention. Il peut être
également décidé que les groupements de producteurs reconnus auront la faculté de conclure des contrats de
stockage pour l'huile d'olive qu'ils commercialisent.
2.2.3 . L'aide à la production
Elle est fixée par le Conseil. Son objectif est de contribuer à l'obtention d'un revenu équitable pour les produc­
teurs. La quantité maximale pour laquelle l'aide pleine est versée est fixée à 1 350 000 1 pour EUR 12. En cas de dé­
passement, un abattement de 1 aide a lieu proportionnellement au dépassement constaté.
En bénéficient :
– les oléiculteurs membres d'un groupement de producteurs reconnu au titre du règlement (CEE)
     n° 136/66, en fonction de la quantité d'huile effectivement produite, pour autant que leur production d'huile
     dépasse 200 kg ;
– les autres oléiculteurs en fonction du nombre, du potentiel de production des oliviers qu'ils cultivent et
     de leur rendement fixé forfaitairement, à la condition que les olives produites aient été effectivement récoltées.
Toutefois, cette aide est diminuée d'un certain pourcentage fixé par le Conseil , destiné au financement de l'éta­
blissement du casier oléicole dans chacun des Etats membres producteurs, en vertu du règlement (CEE)
n° 154/75 . Les petits producteurs bénéficient, à partir de la campagne 1987/88, d'un supplément d'aide par rap­
port au reste des producteurs.
2.2.4. L' aide à la consommation
Elle est octroyée pour l'huile d' olive conditionnée dans la Communauté lorsque le prix indicatif à la production
diminué de l'aide à la production est supérieur au prix représentatif de marché. Elle est égale à la différence entre
ces deux montants. Il en résulte donc que la somme des aides à la production et à la consommation est égale à
la différence entre le prix indicatif à la production et le prix représentatif de marché.
L'aide à la consommation sera introduite en Espagne et au Portugal à partir du 1 er janvier 1991 .
2.2.5 . Restitutions à la production
Elles sont octroyées pour faciliter l'écoulement de l'huile d'olive dans l'industrie de la conserverie.
2.3 . Prix et aides fixés
                                                                                                               (en Ecus/t)
                                                                                      1987 / 88           1988 / 89
Prix indicatif à la production ( EUR 12)                                                3 225,6             3 225,6
Prix d' intervention ( EUR 10)                                                          2 162,4             2 162,4
                      ( Espagne)                                                        1 395,1             1 550,1
                      ( Portugal)                                                       2011,2              2 037,9
Aide à la production (CEE à 10)                                                           709,5               709,5
                         ( Espagne)                                                       208,3               271,0
                         ( Portugal )                                                     141,9               212,9
Supplément d'aide aux petits producteurs ( EUR 10)                                        100,0               108,1
                                          ( Espagne)                                        11,2                23,3
                                          ( Portugal)                                       11,2                23,3
B. OLEAGINEUX
I. COLZA, NAVETTE ET TOURNESOL
L'OCM du colza, de la navette et du tournesol est entrée en vigueur le 1 er juillet 1967. Elle est régie par le règle­
ment de base n° 136/66/CEE, modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1098/88, et couvre les produits
suivants : graines de colza, de navette et de tournesol.
 ---pagebreak---  114                                         Avant-projet de budget général 1989
La campagne de commercialisation pour le colza et la navette s'étend du 1 er juillet au 30 juin. Celle pour le tourne­
sol va du 1 er août au 3 1 juillet.
Les dépenses consacrées à ces produits ont augmenté considérablement au cours des dernières années. En 1987,
elles représentaient 8,2 % du total du FEOGA-Garantie.
1 . Aperçu économique
La production communautaire de colza et de navette a représenté 5,9 Mio t en 1987 , soit 2,3 Mio t de plus qu'en
 1986. La production de tournesol représentait, quant à elle, 3,8 Miot en 1987, contre 3,1 Miot en 1986.
En ce qui concerne la consommation, les graines oléagineuses trouvent une double utilisation : d'une part, celle
traditionnelle sous forme d'huile pour la consommation humaine, d'autre part, celle sous forme de tourteaux
pour l'alimentation du bétail . La consommation d'huile et de tourteaux de toutes provenances (à savoir d'origine
communautaire et importée) était la suivante en 1986/87 : huile de colza : 1,1 Miot ; huile de tournesol :
1,4 Mio t ; tourteaux de colza : 3 Mio t ; tourteaux de tournesol : 2,4 Mio t.
Compte tenu de sa production d'oléagineux, la Communauté ne couvre qu'une très faible partie de ses besoins
en huile et en tourteaux. Son degré d'auto-approvisionnement en 1985/86 était de 45,2 % de ses besoins en huile,
à l' exclusion de l' huile d' olive, et 12,1 % de ses besoins en tourteaux.
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Chaque année, le Conseil fixe pour la campagne de commercialisation deux prix dans le secteur des graines oléa­
gineuses :
a) prix indicatif : vise à assurer un revenu équitable aux producteurs et à orienter convenablement la production ;
b) prix d'intervention : doit garantir aux producteurs la réalisation de leurs ventes à un prix aussi proche que pos­
sible du prix indicatif, compte tenu des variations du marché.
                                                   ,                                                  \
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Aucun prix de seuil n'étant fixé pour les graines oléagineuses, les importations s'effectuent sans prélèvement.
Lors de Y exportation de graines oléagineuses vers les pays tiers, une restitution peut être accordée, dont le mon­
tant est au plus égal à la différence entre les prix dans la CEE et ceux du marché mondial.
2.2.2. Le stockage
Dans la mesure où la situation du marché l'exige, les organismes d'intervention doivent acheter au prix d'inter­
vention les quantités qui leur sont offertes.
2.2.3. Les aides à la production
Ces aides sont octroyées car, l'importation des graines des pays tiers se faisant à droit nul, le prix du marché ne
pourrait assurer sans elles un revenu équitable aux producteurs. La différence entre le prix indicatif et celui du
marché mondial est octroyée directement sous forme d'aide au moment de la transformation des graines.
2.2.4. Quantités maximales garanties
Dans le cadre de ce régime, des quantités maximales garanties sont fixées par le Conseil pour une campagne don­
née, pour les graines de colza et de navette et pour les graines de tournesol. L'octroi des montants totaux de l'aide
est garanti pour ces quantités. Lorsque la production, estimée au plus tard deux mois après le commencement de
la campagne de commercialisation, dépasse la quantité maximale garantie pour les graines concernées et pour la
campagne en question, le montant de l'aide est diminué de l'incidence sur le prix indicatif d'un coefficient qui est
en rapport avec l'importance de ce dépassement. Le prix d'achat à l'intervention est diminué du même montant
dont a été diminué le montant de l' aide.
Pour la campagne 1988/89, la réduction du prix indicatif est fixée à 0,45 % pour chaque dépassement de 1 % de
la quantité maximale garantie. Pour la campagne 1988/89, les quantités maximales garanties sont fixées, pour
EUR 10, à 4,5 Mio t pour les graines de colza et de navette et à 2,0 Mio t pour les graines de tournesol. Pour
l' Espagne, les quantités maximales sont fixées à 10 000 1 pour les graines de colza et de navette et à 1,41 1 Mio t
pour les graines de tournesol. Pour le Portugal, les quantités maximales s'élèvent respectivement à 1 300 et à
62 900 1.
 ---pagebreak---                                              Avant-projet de budget général 1989                                      115
 2.3 . Prix fixés
                                                                                                               (en Écus/t)
                                                                                       1987 / 88          1988 / 89
 Colza, navette
 – prix indicatif ( EUR 10)                                                                450,2              450,2
                   ( Espagne)                                                             402,6               408,6
                   ( Portugal)                                                            450,2              450,2
 – prix d' intervention ( EUR 10)                                                         407,6              407,6
                          ( Espagne)                                                      360,0              366,0
                          ( Portugal)                                                     407,6              407,6
 – bonus pour les graines « double zéro »                                                    25,0               25,0
Tournesol
 – prix indicatif ( EUR 10)                                                               583,5              583,5
                   ( Espagne)                                                             445,5              462,8
                   ( Portugal )                                                           583,5              583,5
 – prix d' intervention ( EUR 10)                                                         534,7              534,7
                          ( Espagne)                                                      396,7              414,0
                          ( Portugal )                                                    534,7              534,7
II. AUTRES GRAINES OLÉAGINEUSES
1 . Graines de soja
Ce secteur est régi par le règlement (CEE) n° 1614/79 prévoyant des mesures spéciales pour les graines de soja,
abrogé et remplacé par le règlement (CEE) n° 1491 /85.
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er septembre au 31 août, à partir de la campagne 1984/85.
 1.1 . Aperçu économique
De 1983 à 1987, la production communautaire est passée de 89 000 à 1 700 000 1. L'augmentation des superficies
et des productions est particulièrement sensible en Italie.
 1 . 2 . Fonctionnement du marché
 1.2.1 . Le régime des prix
Le Conseil fixe, chaque année, deux types de prix pour le secteur des graines de soja :
a) prix d'objectif .- prix que l'on souhaite atteindre en moyenne au cours de la campagne, compte tenu des nécessi­
tés d'approvisionnement du marché ;
b) prix minimal / prix que les acheteurs doivent garantir aux producteurs pour recevoir une aide à la production.
1.2.2. Les instruments propres au marché
Aide à la production de soja : elle est octroyée aux personnes qui achètent les graines de soja aux producteurs à
condition de payer à ces derniers un prix au moins égal au prix minimal . Le montant de cette aide est fixé pério­
diquement par la Commission et est égal à la différence entre le prix d'objectif et le prix sur le marché mondial.
Quantité maximale garantie : ce mécanisme fonctionne de la même façon que celui pour les graines de colza, de
navette et de tournesol (voir point 2.2.4 de la partie I ci-dessus). Pour la campagne 1988/ 89, la quantité maximale
est fixée à 1,3 Mio t pour EUR 12.
 ---pagebreak--- 116                                       Avant-projet de budget général 1989
1.3 . Prix fixés
                                                                                                                  (en Écus/t)
                                                                                         1987 / 88           1988 / 89
Prix d' objectif ( EUR 10)                                                                   558,5               558,5
                  ( Espagne)                                                                 427,1               443,5
                  ( Portugal)                                                                558,5               558,5
Prix minimal ( EUR 10)                                                                       489,4               489,4
                ( Espagne)                                                                   358,0               374,4
                ( Portugal )                                                                 489,4               489,4
2 . Graines de lin
Ce secteur est régi par le règlement (CEE) n° 569/76 prévoyant des mesures spéciales pour les graines de lin .
2.1 . Aperçu économique
La culture du lin ne représente, avec environ 70 000 ha, qu'une très faible partie de la surface agricole utilisée
de la CEE et des superficies mondiales de graines de lin (5,0 Mio ha et 2,9 Mio t en 1986). La production s'est éle­
vée en 1987 à environ 79 000 1.
Les besoins sont pourtant très importants : importation en 1986 de 476 000 1 de graines, 7 600 1 d'huile et 381 000 1
de tourteaux, mais la culture communautaire souffre de rendements insuffisants, par rapport à ceux des autres
graines oléagineuses.
2.2 . Fonctionnement du marché
2.2.1 . Le régime des prix
Le Conseil fixe, chaque année, un prix d'objectif qui représente le prix permettant d'assurer un revenu équitable
au producteur, compte tenu des nécessités d'approvisionnement de la Communauté.
2.2.2. Les instruments propres au marché
Aide à la production de graines de lin : cette aide spécifique est versée aux producteurs de graines provenant tant
de lin textile que de lin oléagineux. Elle est égale à la différence entre le prix d' objectif et le prix mondial , lorsque
ce dernier est inférieur au prix d'objectif.
2.3 . Prix fixés
                                                                                                                   (en Écus/t)
                                                                                         1987 / 88           1988 / 89
Prix d' objectif ( EUR 10)                                                                   554,1               554,1'
                  ( Espagne)                                                                 477,7               487,3
                  ( Portugal )                                                               554,1               554,1
 ---pagebreak---                                              Avant-projet de budget général 1989                                         117
C. ÉVALUATION DES CRÉDITS POUR 1989
1 . Évolution des crédits
Les derniers crédits et dépenses connus, ainsi que les propositions de crédits pour 1989, sont les suivants.
                                                                                                             (en Mio Écus)
    Position                                                                                                  Prévisions
                                               Intitulés                                  Dépenses   Crédits
     budg.                                                                                   1987     1988        1989
       a                                           b                                           c        d           e
     120       Restitutions pour l'huile d'olive                                            23,2      82,0     118
     1210      Aides pour la production                                                    560,7     664,0     681
     1211      Actions en rapport avec la production                                        16,9      54,0       55
     121       Aides à ta production et actions spécifiques en rapport avec la
               production d'huile d'olive                                                  577,6     718,0      736
     1220      Aides pour la consommation                                                  437,6     366,0     450
     1221      Actions en rapport avec la consommation                                        1,5     49,0       20
     122       Aides à la consommation et actions spécifiques en rapport avec la
               consommation d'huile d'olive                                                439,2     415,0     470
     1230      Frais techniques de stockage public                                          28,6      42,0       47
     1231      Frais Financiers de stockage public                                          23,9      33,0       45
     1232      Autres frais de stockage public                                                8,7     23,0   -     1
     1233      Dépréciation des stocks publics                                                 –
                                                                                                       p.m .       6
     1239      Autres interventions sous forme de stockage                                    0,0       –        21
     123       Interventions sous forme de stockage d'huile d'olive                         61,2      98,0     118
     124       Autres interventions pour l'huile d'olive                                    38,0      52,0       42
     120                                             Total du secteur de l'huile d'olive 1 139,2   1 365,0   1 484
               % des dépenses par rapport au total du FEOGA-Garantie                          5,0      5,0         5,3
     125       Restitutions pour les produits oléagineux                                    64,0     441,0       98
     1260      Aide à la production de colza et navette                                  1 239,0   1 188,0   1 534
     1261      Aide à la production de tournesol                                           949,7   1 016,0   1 117
     1262      Aide à la production de soja                                                405,3     564,0     582
     1263      Aide à la production de graines de lin                                       29,7      30,0       51
     1269      Autres aides                                                                   0,0      p.m .       p.m .
     126       Aides à la production de graines oléagineuses                             2 623,8   2 798,0   3 284
     1270      Frais techniques de stockage public                                             –        –
                                                                                                                   p.m .
     1271      Frais financiers de stockage public                                             –        –
                                                                                                                   p.m .
     1272      Autres frais de stockage public                                                 –        –
                                                                                                                   p.m .
      1273     Dépréciation des stocks publics                                                 –        –
                                                                                                                   p.m .
      127      Interventions sous forme de stockage de graines oléagineuses                - 0.4     - 3,0         p.m .
      128      Autres interventions pour les graines oléagineuses                             0,0      p.m .       p.m .
                                                      Total du secteur des oléagineux    2 687,4   3 236,0   3 382
               % des dépenses par rapport au total du FEOGA-Garantie                        11,7      11,8       12,0
                                              Total du chapitre des matières grasses     3 826,6   4 601,0   4 866
      12
               % des dépenses par rapport au total du FEOGA-Garantie                        16,7      16,7       17,3
 ---pagebreak---  118                                        Avant-projet de budget général 1989
                                       CHAPITRE 13 - PROTÉAGINEUX
A. POIS, FÈVES, FÉVEROLES ET LUPINS
Ce secteur est régi par le règlement (CEE) n° 1431 /82, modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1 104/88.
Les produits couverts sont :
– les pois, à l'exclusion des pois chiches, à l'état sec ;
– les fèves et féveroles, à l' état sec ;
– les lupins doux.
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er juillet au 30 juin.
La part de dépenses consacrées à ce secteur représente environ 2,0 % du total du FEOGA-Garantie en 1987.
1. Aperçu économique
La production de pois, fèves, féveroles et lupins doux donnant droit au bénéfice de l'aide communautaire à la
transformation pour l'utilisation dans l'alimentation des animaux a été d'environ 3,2 Mio t. La production com­
munautaire bénéficiant de l'aide pour ces produits utilisés dans l'alimentation humaine est d'environ 0,3 Mio t.
Le degré d'auto-approvisionnement est très faible, étant donné les besoins élevés de protéines pour
l' alimentation animale.
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Le Conseil fixe, chaque année, trois types de prix :
a) prix minimal : prix que les acheteurs doivent garantir aux producteurs pour pouvoir bénéficier de l'aide à la
production ;
b) prix de seuil de déclenchement / fixé de façon telle que les produits du secteur allant à la consommation animale
puissent concurrencer les tourteaux de soja importés, tout en garantissant un revenu équitable aux producteurs ;
c) prix d'objectif : prix fixé de façon telle que la production du secteur allant à la consommation humaine puisse
concurrencer les mêmes produits importés à droit réduit.
Ces prix font l'objet de majorations mensuelles.
2.2. Les instruments du marché
2.2.1 . Aide à la production
a) Allant à la consommation animale : elle est octroyée aux transformateurs afin de rendre leur production con­
currentielle avec celle des tourteaux de soja importés. Le déclenchement se fait si le prix du marché mondial est
inférieur au prix de seuil de déclenchement. Elle correspond à 45 % de la différence entre le prix de seuil de dé­
clenchement et le prix mondial des tourteaux de soja, pour les pois, fèves et féveroles et à 60 % de cette différence
pour les lupins doux.
b) Allant à la consommation humaine : cette aide a été introduite à partir de la campagne 1982/83 , étant donné
que la production des pois, fèves et féveroles destinés à l'alimentation humaine éprouve certaines difficultés dues
au fait que de tels produits sont importés des pays tiers à droits réduits.
Lorsque le prix moyen du marché mondial des produits concurrentiels importés est inférieur au prix d'objectif,
une aide égale à la différence entre ces deux prix est accordée pour les produits récoltés dans la Communauté
et utilisés dans l' alimentation humaine.
2.2.2. Quantité maximale garantie
Le Conseil fixe par périodes de trois campagnes une quantité maximale garantie. L'octroi des montants totaux
des aides est garanti pour cette quantité. Lorsque la production estimée avant la fin du deuxième mois de la cam­
pagne dépasse la quantité maximale garantie, le montant de l'aide pour cette campagne est diminué :
– en ce qui concerne les pois, fèves et féveroles, de l'incidence sur le prix d'objectif pour ces produits,
– en ce qui concerne les lupins doux, de l'incidence sur le prix minimal pour ces produits augmenté de
     l'écart entre le prix d'objectif et le prix minimal pour les pois,
d'un coefficient qui est en rapport avec l'importance du dépassement. Ce coefficient est égal à 0,45 % pour la
campagne 1988/ 89 pour chaque tranche de production de 1 % de la quantité maximale garantie qui, au-delà de
cette quantité maximale garantie, est atteinte par la production estimée. La quantité maximale garantie est fixée
à 3,5 Mio t.
 ---pagebreak---                                         Avant-projet de budget général 1989                                          119
2.3 . Prix fixés
                                                                                                              (en Écus/t)
                                                                                      1987 / 88          1988 / 89
Prix minimal
- pois ( EUR 12)                                                                          257,7              257,7
– fèves et féveroles ( EUR 12)                                                            248,6              248,6
– lupins doux ( EUR 10)                                                                   289,0              289,0
                  ( Espagne)                                                              271,9              276,4
                  ( Portugal)                                                             289,0              289,0
Prix de déclenchement
– pois, fèves et féveroles ( EUR 12)                                                      447,6              447,6
– lupins doux ( EUR 10)                                                                   430,5              430,5
                  ( Espagne)                                                             404,3               409,5
                  ( Portugal)                                                            430,5               430,5
Prix d' objectif ( EUR 12)                                                                295,2              295,2
B. FOURRAGES SECHES
L'OCM des fourrages séchés est entrée en vigueur le 1 er juin 1978 (le 1 er juillet 1978 pour les fourrages séchés au
soleil). Elle est régie par le règlement (CEE) n° 1117/78 , modifié en dernier lieu par le règlement (CEE)
n° 3996/ 87 .
Les produits couverts sont, entre autres :
– les produits déshydratés par séchage artificiel et à la chaleur : luzerne, trèfle et lupin ;
– les autres produits : farines de légumineuses séchées au soleil et les protéines extraites des fourrages verts.
Les mesures communautaires ont été supprimées le 30 juin 1984 pour ce qui concerne les pommes de terre déshy­
dratées.
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er mai au 30 avril.
Les dépenses consacrées à ce secteur représentent environ 0,8 % du total du FEOGA-Garantie en 1987 . -
1 . Aperçu économique
La production communautaire de fourrages déshydratés est d'environ 1,5 Miot dans la Communauté à Douze.
Quant à la production de fourrages séchés au soleil , elle atteint environ 0,5 Mio t.
Les besoins en protéines pour l'alimentation animale nécessitent des importations importantes des pays tiers.
2 . Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Le Conseil fixe, chaque année, le prix d'objectif. Celui-ci prend en considération le prix que le producteur de four­
rages devrait recevoir compte tenu des autres possibilités de production et du coût de transformation du fourrage
vert .
2.2 . Les instruments du marché
2.2.1 . Aide complémentaire à la production
Elle est fixée chaque mois par la Commission en fonction de l'écart constaté entre le prix d objectif et le prix
du marché mondial. Elle est égale à 100 % de l'écart pour les fourrages déshydratés et pour les concentrés de pro­
téines.. Pour les fourrages autrement séchés et moulus, l'aide prévue pour les fourrages déshydratés est diminuée
de 43 Ecus par tonne.
 ---pagebreak--- 120                                          Avant-projet de budget général 1989
2.3 . Prix fixés
                                                                                                                  (en Ècus/t)
                                                                                          1987 / 88          1988 / 89
Prix d' objectif ( EUR 10)                                                                   178,92             178,92
                 ( Espagne)                                                                  156,86             161,27
                 ( Portugal )                                                                178,92             178,92
C. ÉVALUATION DES CRÉDITS POUR 1989
1 . Évolution des crédits
Les derniers crédits et dépenses connus, ainsi que les propositions de crédits pour 1988 sont les suivants :
                                                                                                               (en Mio Ècus)
    Position                                    Intitulés                            Dépenses       Crédits     Prévisions
      budg.                                                                            1987           1988          1989
        a                                           b                                    c              d             e
      130        Aide à la production pour les pois, fèves et féveroles              419,4          502          537
      131        Aide à la production pour les fourrages séchés                       167,3         182          204
      132        Aide à la production pour les lupins                                   0,5            4             2
      139        Autres interventions                                                   0              p.m .         p.m .
      13                                          Total du chapitre des protéagineux 587,2          688          743
                 % de chapitre par rapport au total du FEOGA-Garantie                   2,6            2,4           2,6
 ---pagebreak---                                             Avant-projet de budget général 1989                                      121
                          CHAPITRE 14 – PLANTES TEXTILES ET VERS A SOIE
A. LIN TEXTILE ET CHANVRE
Cette OCM est entrée en vigueur le 1 er août 1970 par le règlement de base (CEE) n° 1308/70, modifié en dernier
lieu par le règlement (CEE) n° 3995/87.
Elle couvre les produits suivants : pailles et filasses de lin et pailles et filasses de chanvre.
La campagne de commercialisation s étend du 1 er août au 3 1 juillet. Les dépenses consacrées à ce secteur sont d'en­
viron 0,1 % du total du FEOGA-Garantie en 1987 .
1 . Aperçu économique
La production de pailles de lin en 1986 s'est chiffrée à 403 000 1 ; quant à celle de fibres, elle atteignait 75 800 1.
Le chanvre à papier éprouve des difficultés à se maintenir.
La demande pour les fibres de lin, qui avait connu une reprise au cours des dernières campagnes à cause, notam­
ment, du grand succès du lin dans le secteur de l'habillement, semble ne plus avoir progressé en 1986 et 1987.
La Communauté est déficitaire en fibres de qualité moyenne et basse qu'elle doit dès lors importer. Par contre,
elle approvisionne le monde entier en fibres de qualité bonne et supérieure.
2 . Fonctionnement du marché
2.1 . Les instruments propres au marché
2.1.1 . Aide forfaitaire à l' hectare
Deux montants d'aide sont fixés chaque année par le Conseil , un pour le lin textile et l'autre pour le chanvre.
Ils tiennent compte du volume de la production nécessaire, des possibilités d'écoulement, du prix sur le marché
mondial ainsi que de l'évolution prévisible de tous ces éléments. Cette aide est accordée par hectare récolté. Une
partie de l'aide à l' hectare pour le lin textile n'est pas octroyée aux opérateurs, mais est retenue pour financer
un programme visant à augmenter l'utilisation de lin et à trouver des nouveaux débouchés.
2.1.2. Aide au stockage privé
La Commission peut décider, en cas de déséquilibre temporaire du marché, d'octroyer une aide au stockage privé
afin de permettre aux détenteurs de filasses de conclure des contrats de stockage.
2.2. Aides fixées
                                                                                                            (en Écus/ha)
                                                                                        1987 / 88        1988 / 89
Aide au lin textile ( EUR 10)                                                             355,09           355,09
                     ( Espagne et Portugal)                                                101,46           152,19
       dont retenues en vue de promouvoir l' écoulement des produits de lin
                     ( EUR 10)                                                              35,51            35,51
                     ( Espagne et Portugal)                                                 10,15            15,22 .
Aide au chanvre ( EUR 10)                                                                 322,48           322,48
                   ( Espagne et Portugal )                                                  92,14           138,21
B. COTON
Bien que le coton ne figure pas à l'annexe II du traité, le protocole n° 4 de l'acte d'adhésion de la Grèce reconnaît
explicitement le caractère agricole de cette production. Ce protocole a été modifié par le protocole n° 14 joint
à l'acte d'adhésion de l' Espagne et du Portugal.
Le régime prévu par le protocole n°4 est entré en vigueur le 1 er août 1981 .
Le produit couvert est le coton non égrené.
 ---pagebreak---  122                                      Avant-projet de budget général 1989
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er septembre au 31 août.
Les dépenses consacrées au coton représentent environ 1,2% des dépenses du FEOGA-Garantie pour 1987.
1 . Aperçu économique
La production communautaire, presque totalement en Grèce et en Espagne, s'est élevée en 1987 à 829 000 1 de
coton non égrené, contre 948 000 1 en 1986.
Disposant d'une capacité de filature de loin supérieure à la production de fibres, la CEE importe des quantités
très importantes de fibres (1 054 000 1 en 1986, contre 813 000 1 en 1985); par contre, les exportations sont très
limitées (24 000 1 en 1986).
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Le Conseil fixe chaque année deux types de prix ;
a) prix d'objectif : prix qui permet d'assurer un niveau équitable au producteur ;
b) prix minimal : prix qui doit être payé au producteur par les entreprises d'égrènage, si elles veulent bénéficier
de l' octroi de l' aide.
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Aide à la production de coton égrené
Elle est fixée périodiquement par la Commission, par différence entre le prix d'objectif et le prix constaté sur
le marché mondial. Elle est octroyée aux entreprises d'égrenage, à condition que celles-ci aient payé aux produc­
teurs au moins le prix minimal . L'aide n'est octroyée en totalité que pour une quantité de production limitée,
fixée par le Conseil (752 000 1 pour la Communauté à Douze). Tout dépassement amène une diminution du prix
d'objectif et, donc, de l'aide pour l'ensemble des producteurs afin de prévenir tout développement excessif de
la production communautaire.
2.3 . Prix fixés
                                                                                                              (en Écus/t)
                                                                                     1987 / 88           1988 / 89
Prix d'objectif (coton non égrené)      -
                                                                                         960,2               960,2
Prix minimal                                                                             912,3               912,3
C. VERS A SOIE
Cette OCM est entrée en vigueur le 1 er juillet 1972 par le règlement (CEE) n° 845/72.
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er avril au 31 mars.
1 . Aperçu économique
La production communautaire s'est élevée en 1986 à 153 1 de cocons provenant de 6 000 boîtes. Après avoir connu
une hausse sensible en 1984 par rapport à 1983 , tant en Italie qu'en Grèce, la production communautaire n'a plus
progressé.
2 . Fonctionnement du marché
2. 1 . Les instruments propres au marché
2.1.1 . Aide par boîte
Cette aide par boîte d'œufs de vers à soie, mise en œuvre dans la Communauté, a été instituée en vue de dévelop­
per l'élevage des vers à soie. Elle doit contribuer à assurer un revenu équitable à l'éleveur des vers à soie, compte
tenu de la situation du marché des cocons et de la soie grège, de son évolution prévisible et de la politique d'im­
portation .
 ---pagebreak---                                               Avant-projet de budget général 1989                                             123
2.2 . Aide fixée
                                                                                                                 (en Écus/boite)
                                                                                             1987 / 88          1988 / 89
Aide par boîte de vers à soie ( EUR 10)                                                         112,00             112,00
                                 ( Espagne et Portugal )                                         31,60              47,68
D. EVALUATION DES CREDITS POUR 1989
1 . Evolution des crédits
                                                                                                                  (en Mio Écus)
    Position                                                                            Dépenses       Crédits     Prévisions
                                                Intitulés
      budg.                                                                               1987           1988          1989
        a                                           b                                       c              d             e
      1400      Aides à la production de lin textile                                     20,0           21            24
      1401      Actions spécifiques                                                        0,5            6             3
      1402      Aides à la production de chanvre                                           0,6            2             2
      1409      Autres interventions                                                       0              2             3
      140        Total lin et chanvre                                                    21.2           31            32
      141        Coton                                                                  284.7          416          500
      142        Vers à soie                                                               0.5            1             1
      149       Autres                                                                     0              p.m .         p.m .
      14                                  Total du chapitre des textiles et vers à soie 306,4          448          533
                % du secteur par rapport au total du FEOGA-Garantie                        1,3            1,6           1,9
 ---pagebreak---  124                                         Avant-projet de budget général 1989
                                    CHAPITRE 15 – FRUITS ET LÉGUMES
A. FRUITS ET LÉGUMES FRAIS
L'établissement graduel de l'OCM des fruits et légumes était prévu par le règlement n° 23 du 4 avril 1962. Ce der­
nier a été abrogé par le règlement (CEE) n° 1035/72 portant OCM dans le secteur des fruits et légumes entré en vi­
gueur le 1 er juin 1972 et modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1 1 17/88.
Certains règlements prévoient des mesures particulières ou spéciales :
– règlement (CEE) n° 25 11 /69, prévoyant notamment des compensations financières pour la promotion des
      agrumes communautaires, modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 3130/86 ;
– règlement (CEE) n° 2601 /69, prévoyant des compensations financières pour favoriser la transformation
      d'oranges appartenant à certaines variétés, modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 3391 /87 ;
– règlement (CEE) n° 1035/77, qui prévoit l'octroi de compensations financières pour la commercialisation
      de produits transformés à base de citrons, modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1353/86.
L'OCM s'applique aux produits relevant des positions suivantes de la nomenclature combinée :
– légumes : 0702 00 à 0708, ainsi que 0709, à l'exception des positions 0709 60 91 , 0709 60 95, 0709 60 99,
      0709 90 3 1 , 0709 90 39 et 0709 90 60 ;
– fruits : 0802 (à l'exclusion de la position 0802 90 30), 0804 20 10, 0805, 0806 10 11 , 0806 10 15 , 0806 10 19,
      0807 à 0810 et ex 0813 50 30 (mélanges constitués exclusivement de fruits à coques des nos 0801 et 0802).
Les normes de qualité sont fixées pour un certain nombre de ces produits et comportent en général 4 catégories :
extra, I , II et, éventuellement, III .
La campagne de commercialisation diffère de produits à produits.
Les dépenses consacrées aux fruits et légumes frais ont été de 2,6 % du total du FEOGA-Garantie en 1987.
1 . Aperçu économique
La production communautaire (EUR 12) de fruits récoltés en 1986 ( ' ) de 30,8 Mio t est en augmentation de 6 %
par rapport à 1985 . La production de légumes, avec 40,7 Mio t, est en baisse par rapport à 1985 ( – 5 %).
La consommation de fruits (sans le Portugal) s'est élevée en 1985 /86 à 32,6 Mio t, dont 10,1 Mio t d'agrumes. La
consommation de légumes a atteint, quant à elle, 41,6 Mio t. La consommation humaine, avec ± 88 %, constitue
l'essentiel de la consommation des fruits et légumes.
Le taux d'auto-approvisionnement (sans le Portugal) est de 10,6 % en 1985 /86 pour les légumes, de 86 % pour les
fruits autres qu'agrumes et de 76 % pour les agrumes.
Les courants d'échanges avec l'extérieur sont assez faibles :
– importations 1986 : 2,6 Mio t de fruits (dont 1,5 Mio t d'agrumes) et 0,6 Mio t de légumes ;
– exportations : 1,4 Mio t de fruits et 0,5 Mio t de légumes.
2. Fonctionnement du marché
2. 1 . Régime des prix
Le Conseil fixe, chaque année, pour la campagne de commercialisation, deux catégories de prix pour les produits
considérés comme importants pour le revenu des producteurs : pêches, poires, pommes, raisins de table, oranges,
mandarines, citrons, choux-fleurs, tomates, aubergines, abricots, clémentines, satsumas et nectarines :
a) prix de base : fixé pour chaque produit en tenant compte, notamment, des cours des trois années précédentes
et de la nécessité de contribuer au soutien du revenu des producteurs. Il sert à calculer le prix d'achat ;
b) prix d'achat : fixé à un niveau qui se situe, selon les produits, entre 30 et 65 % du prix de base.
Il existe en outre deux catégories de prix découlant des prix institutionnels ci-dessus :
– prix de retrait :
      dérivé du prix de base et du prix d'achat, c'est le prix en dessous duquel les organisations de producteurs ne
      mettent pas en vente les produits apportés par leurs adhérents qui reçoivent en contrepartie une indemnité.
      Cette possibilité est limitée actuellement aux produits de base cités ci-dessus. Ce prix garantit au producteur
( ' ) Les chiffres de production sont calculés par année calendrier. Ceux relatifs à la consommation sont calculés par année
      de campagne.
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                                      125
     une partie du prix normal qu il devrait obtenir pour couvrir ses dépenses et son travail. Les prix de retrait
     sont au maximum égaux, selon les cas, aux prix d'achat des catégories II ou III majorés d'une somme égale
     à 10% du prix de base ;
– prix d'achat public :
     en cas de crise grave sur le marché, les organismes d'intervention peuvent acheter les produits excédentaires
     à un prix qui ne dépasse pas le prix d achat affecté d'un coefficient de catégorie II (ou, le cas échéant, d'un
     coefficient de catégorie III), si ces produits répondent au moins aux normes fixées pour cette catégorie, et
     éventuellement d autres coefficients d'adaptation suivant les produits faisant l'objet de l'intervention ;
c) prix de référence : établis par la Commission, ils déterminent le niveau minimal des prix d'entrée de certains
produits particulièrement vulnérables aux importations. Exception faite pour certains agrumes qui bénéficient
d une compensation financière et pour lesquels existe un régime particulier de fixation, les prix de référence sont
fixés sur la base de la moyenne arithmétique, pour les trois dernières campagnes, des prix à la production de
chaque Etat membre, en tenant compte de l'évolution des coûts de production dans le secteur des fruits et légumes
et d un forfait représentant les frais de transport supportés par ces produits entre les régions de production et
les centres de consommation de la Communauté.
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
En ce qui concerne les importations, pour chaque produit retenu et pour chaque provenance, le «prix d'entrée»,
déterminé chaque jour à partir de prix de marché constatés sur les marchés représentatifs de la Communauté,
est comparé au prix de référence. Si le prix de marché est inférieur à ce dernier, une taxe compensatoire est appli­
quée.
Afin de faciliter les exportations> des restitutions peuvent être octroyées, compensant en principe la différence
entre le prix intérieur et le prix mondial.
2.2.2. Opérations de retrait
Lorsque les organisations de producteurs n'ont pu vendre une partie de la production et ont donc versé des in­
demnités aux producteurs, elles reçoivent une compensation financière versée par le FEOGA. Cette dernière est
égale aux indemnités (qui ne peuvent être supérieures aux prix de retrait) versées par les organisations de pro­
ducteurs, diminuées des recettes nettes réalisées au moyen des produits retirés du marché.
Des compensations financières sont également versées en cas « d'achats publics». La Communauté ne participe
que partiellement au financement des retraits effectués en Espagne pendant la première phase. Elle ne participe
pas aux retraits qui pourraient être faits au Portugal pendant la période transitoire.
Pour les tomates, les mandarines, les clémentines, les satsumas et les nectarines, un seuil est fixé pour les retraits.
Au cas où les quantités retirées du marché durant une campagne dépassent le seuil, le prix d'achat à fixer pour
la campagne suivante est réduit de 1 % par tranche excédentaire, dans la limite d'un maximum de 20 %. Un seuil
est également appliqué aux retraits espagnols. Toutefois, les dispositions de la phase transitoire nécessitent la fixa­
tion d'un seuil particulier pour cet Etat membre.
2.2.3 . Compensations financières pour la promotion des oranges et des mandarines
Il s'agit de primes de «pénétration» versées aux vendeurs par l'État membre producteur, remboursables par le
FEOGA dans le but d'accroître les débouchés communautaires en favorisant l' écoulement de la production . Ces
primes s'appliquent aux oranges et aux mandarines communautaires commercialisées sur les marchés d'importa­
tions de la Communauté autres que ceux du pays producteur, pour les produits de qualité extra et I. Depuis 1982,
le lien a été renforcé entre ces primes et la restructuration de vergers, pour laquelle un concours du FEOGA-
Orientation est prévu [règlement (CEE) n° 1204/82].
2.2.4. Compensations financières pour favoriser la transformation d'oranges appartenant à certaines variétés et
        de citrons
Il s'agit, grâce aux versements de primes aux transformateurs, d'assurer l'approvisionnement régulier des in­
dustries de la CEE en agrumes communautaires, et donc l'écoulement de ceux-ci. Les livraisons s effectuent par
contrat entre le producteur et le transformateur, sur la base d'un prix minimal fixé avant le début de chaque
campagne.
2.3 . Prix fixés
Pour la campagne 1988/89, la Commission a proposé un gel des prix institutionnels ainsi que des «primes de
pénétration» pour les oranges et les mandarines à leur niveau de 1987/88.
 ---pagebreak---  126                                      Avant-projet de budget général 1989
B. FRUITS ET LÉGUMES TRANSFORMÉS
L'OCM des fruits et légumes transformés est entrée en vigueur en 1968. Elle est régie par le règlement (CEE)
n° 426/86, modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 3909/87.
D'autre part, le règlement (CEE) n° 525/77 a institué un régime d'aide à la production pour les conserves d'ana­
nas .
L'OCM couvre les produits suivants : légumes congelés, déshydratés, conservés ; fruits congelés, séchés, conser­
vés, pâtes et jus de fruits, autres.
Les dépenses consacrées aux fruits et légumes transformés étaient de 1,7 % du total du FEOGA-Garantie en 1986.
1 . Aperçu économique
En 1986, la production de fruits et légumes transformés bénéficiant d'aides à la production a connu une baisse
d'environ 28 % par rapport à 1985 , due particulièrement aux conserves à base de tomates. Cette baisse se limite
à 5 % si on compare la production EUR 12 en 1986 avec la production EUR 10 en 1985.
En 1986, les courants d'échanges avec l'extérieur ont évolué de façon différente :
– les importations ont augmenté de 1,7 Mio t en 1985 à 2,0 Mio t en 1986 ;
– les exportations, par contre, ont baissé de 1,5 Mio t en 1985 à 1,3 Mio t en 1986.
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Les instruments propres au marché
2.1.1 . Le régime aux frontières
Afin de faciliter les exportations, des restitutions peuvent être octroyées, afin de compenser la différence entre
le prix intérieur et le prix du marché mondial .
Un prix minimal à la frontière a été instauré pour les raisins secs. La Commission vient de proposer au Conseil
d'instaurer également un régime de prix minimal à l'importation pour les cerises.
2.1.2. Aide aux fruits et légumes transformés
L'octroi de cette aide a été décidé par le Conseil en 1978, dans le cadre d'une politique globale méditerranéenne.
Elle était rendue nécessaire en raison de l'écart existant entre le niveau des prix des produits de la Communauté
et celui des produits importés, et elle a pour objet d'assurer un revenu adéquat aux producteurs des produits frais
par le biais d'un prix minimal que le transformateur s'engage à payer au producteur s'il veut bénéficier de cette
aide.
Chaque année, un prix minimal est fixé par la Commission par la procédure du comité de gestion. Ce prix est
fixé par produit avant le début de la campagne, en tenant compte du prix minimal de la campagne précédente
et de l'évolution du prix de base des produits frais et de la nécessité d'assurer l'écoulement normal du produit
frais vers les différentes destinations .
Sont couverts par ce régime les produits à base de tomates, les pêches, poires et cerises au sirop, les pruneaux
et, depuis l'adhésion de la Grèce, les figues et raisins secs.
L'aide est fixée chaque année par la Commission, de façon à compenser la différence entre le niveau des prix
communautaires (compte tenu du prix minimal à payer au producteur) et celui des produits des pays tiers ou,
lorsque les importations n'atteignent pas un volume représentatif, celui d'un prix déterminé en fonction des
échanges intracommunautaires et des perspectives du marché communautaire. L'aide est octroyée au produit fini
net et est calculée sur base de la matière première mise en œuvre. La proposition d'instaurer un prix minimal à
l'importation pour les cerises (voir point 2.1.1 ) est liée à la suppression de l' aide à la production pour les cerises
au sirop.
2.1.3 . Aide à la production pour les conserves d'ananas
Elle a pour objet le maintien, pour l'industrie, de prix compétitifs par rapport aux prix pratiqués par les princi­
paux pays tiers producteurs et l' assurance d'une rémunération convenable des producteurs d'ananas frais : en
conséquence, une aide à la production est accordée aux transformateurs qui s'engagent à payer aux producteurs
au moins le prix minimal fixé chaque année.
 ---pagebreak---                                             Avant-projet de budget général 1989                                     127
2.1.4. Seuil de garantie
Depuis la campagne 1984/85 :
a) un seuil de garantie est fixé pour chaque campagne à une quantité de produits transformés à base de tomates
correspondant à un volume de tomates fraîches de 4 700 000 1. Ce volume est réparti de la manière suivante :
– 2 987 850 1 pour la fabrication des concentrés de tomates,
– 1 307 150 1 pour la fabrication des tomates pelées entières,
– 405 000 1 pour la fabrication d'autres produits transformés à base de tomates.
L'appréciation du dépassement est calculée sur base de la moyenne des quantités produites aux cours des trois
campagnes précédant celle pour laquelle l'aide est fixée.
Si le seuil global est dépassé, l'aide de chacun des produits à base de tomates est réduite pour la campagne sui­
vante en fonction du dépassement du seuil et proportionnellement au dépassement de chacune des quantités
fixées pour chacun des produits ;
b) un seuil de garantie est fixé pour chaque campagne à une quantité de raisins secs transformés correspondant
respectivement à un volume de raisins secs non transformés de 70 000 1 de Corinthe et de 93 000 1 de Sultanines.
Suite aux engagements pris devant le Conseil dans le cadre du compromis sur le paquet-prix pour la campagne
1987/88, la Commission proposera d'insérer les raisins secs des variétés Moscatel dans le régime d'aide à la pro­
duction et dans le système de seuil de garantie pour un volume de raisins secs non transformés de 3 500 1.
Lorsque le seuil est dépassé, le dépassement étant calculé sur la base de la moyenne des quantités produites au
cours des trois campagnes précédentes, le prix minimal au producteur est réduit, la campagne suivante, en fonc­
tion du dépassement.
2.1.5. Limites aux quantités aidées
Depuis l'instauration d'une aide à la production, l'octroi de l'aide pour les poires Williams au sirop et les cerises
au sirop est limité à une quantité fixée. Ces quantités sont actuellement de 102 305 1 pour les poires Williams et
79 554 1 pour les cerises au sirop, et ont été récemment adaptées pour tenir compte des productions espagnoles
et portugaises.
A partir de la campagne 1985/86, et ce pour trois campagnes, l'octroi de l'aide pour les produits transformés à
base de tomates est limité aux quantités fixées comme seuil de garantie. Vu le fait que ce régime se termine à la
fin de la campagne 1987/88, la Commission propose les mesures nécessaires avant le début de la campagne de
commercialisation 1988/89. Par contre, pour l' Espagne et le Portugal, l'acte d'adhésion a prévu des quotas spé­
cifiques pour les produits à base de tomates ainsi qu'une aide limitée à 80 000 1 de produit net pour les pêches
transformées en Espagne.
2.2. Prix fixés
Pour la campagne 1988/89, la modification des prix minimaux et des aides sera décidée par la Commission, pour
chaque produit, avant le début de sa campagne de commercialisation, par la procédure du comité de gestion.
C. ÉVALUATION DES CRÉDITS POUR 1989
1 . Évolution des crédits
Les dernières dépenses connues, ainsi que les propositions de crédits sont les suivantes :
                                                                                                         (en Mio Ecus)
    Position                                                                    Dépenses     Crédits      Prévisions
                                              Intitulés                                                      1989
                                                                                   1987        1988
     budg.
                                                  b                                  c           d             e
       a
                                                                                  52,3        63            66
     1500       Restitutions à l'exportation pour les fruits et légumes frais
     1501       Compensations financières pour opérations de retrait et                      310           375
                dépenses d'achat et pour opérations de distribution gratuite     417,3
     1502       Compensations financières pour la promotion d'agrumes                         32            30
                communautaires                                                    22,4
     1503       Compensations financières pour favoriser la transformation        93,3       116           102
                d' agrumes
      1509      Autres interventions                                                0,6         p.m .         p.m .
                                                                                 586,0       531           573
     150        Fruits et légumes frais
 ---pagebreak--- 128                                       Avant-projet de budget général 1989
    Position                                Intitulés                             Dépenses   Crédits   Prévisions
     budg.                                                                          1987       1988       1989
       a                                        b                                     c          d          e
     1510    Restitutions à l' exportation pour les fruits et légumes
             transformés                                                            14,5      14          15
     1511    Aides à la production de produits transformés à base de tomates      209,7      325        373
     1512    Aides à la production des produits transformés à base de fruits       149,7     209        214
     1513    Aides aux conserves d' ananas                                           7,2      12          12
     1519    Autres interventions                                                    0          p.m .      p.m .
     151     Fruits et légumes transformés                                         381,1     560        614
     15                                    Total du secteur des fruits et légumes 967,1    1 091      1 187
             % du secteur par rapport au total du FEOGA-Garantie                     4,2        3,8        4,2
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                      129
                                 CHAPITRE 16 – PRODUITS DU SECTEUR
                                                 VITI-VINICOLE
Par son règlement n° 24 du 4 avril 1962, le Conseil prévoyait rétablissement graduel d'une organisation commune
du marché des vins. Le règlement de base définitif est le règlement (CEE) n° 822/87.
Les produits couverts sont maintenant les suivants :
– jus et moûts de raisins, avec ou sans addition de sucre,
– moûts de raisins partiellement fermentés, vins de raisins frais,
– raisins frais autres que de table,
– vinaigres de vins,
– autres .
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er septembre au 31 août.
Les dépenses consacrées au vin varient assez sensiblement d'une année à l'autre, en raison des aléas de produc­
tion. Elles représentent, en année normale, entre 2,5 et 5,5 % du total du FEOGA-Garantie. Par rapport aux dé­
penses du FEOGA-Garantie, elles ont représenté 2,9 % en 1986 et 3,5 % en 1987.
1 . Aperçu économique
La production communautaire à Onze a été en 1986/87 de 202 Mio hl, soit 60% de la production mondiale. La
tendance à l'augmentation de la production de l'ensemble des vins constatée dans la Communauté a été confir­
mée par la vendange 1987 (vendange 1984 = 182 Mio hl, vendange 1985 = 176 Mio hl, vendange 1986 =
202 Mio hl, vendange 1987 = 174 Mio hl).
L' utilisation interne au cours de la campagne 1986/87 s'est élevée à 188 Mio hl (soit une baisse de 12% par rapport
à 1985/86), dont 131 Mio hl pour la consommation humaine, le reste allant à la distillation. Ces chiffres sont
respectivement de 165 Mio hl et 124 Mio hl pour la campagne 1985/86.
Le taux âé auto-approvisionnement est supérieur à 100 depuis plusieurs années.
Le caractère excédentaire de la production dans le secteur viti-vinicole ne s'est pas accentué du fait de l'élargisse­
ment ; en effet, la situation du marché espagnol est largement comparable à celle de la Communauté. Toutefois,
on peut s'attendre dans l'avenir à une amélioration des rendements du vignoble espagnol lesquels sont relative­
ment faibles par rapport aux rendements du vignoble communautaire.
Les quantités de vin excédentaires ont été distillées et ont donné lieu à une surproduction d' alcool . A la fin de
la campagne 1986/87, le niveau des stocks d'alcool, d'origine vinique, s'élevait à quelque 5,9 Mio hl.
Au point de vue des échanges, la CEE à Onze a importé 2,7 Mio hl de vins en 1986/87 et en a exporté 1 1,5 Mio hl.
On constate une tendance à la baisse pour les importations, tandis que la tendance des exportations est moins
nette.. Elle était en hausse depuis la campagne 1975/76, principalement à cause du développement des exporta­
tions italiennes. Cependant, elle marque un léger fléchissement depuis les deux dernières campagnes, principale­
ment à cause de la diminution des exportations vers l' Union soviétique.
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Les types de vins de table
En vertu de l'application du régime des prix, les vins de table sont classés en plusieurs types :
a) vins de table rouges :
– type R I : ceux, autres que du type R III, avec un titre alcoométrique volumique acquis non inférieur à
     10 % vol. et non supérieur à 12 % vol. ;
– type R II : ceux, autres que du type R III, avec un titre alcoométrique volumique acquis non inférieur à
     12,5 % vol. et non supérieur à 15 % vol. ;
– type R III : ceux provenant des cépages du type Portugieser ;
b) vins de table blancs :
– type A I : ceux, autres que des types A II et A III, avec un titre alcoométrique volumique acquis non infé­
     rieur à 10 % vol. et non supérieur à 13 % vol. ;
– type A II : ceux provenant des cépages du type Sylvaner ou du type Müller-Thurgau ;
– type A III : ceux provenant des cépages du type Riesling.
 ---pagebreak---  130                                        Avant-projet de budget général 1989
2.2. Le régime des prix
Le Conseil fixe, tous les ans, pour chaque type de vin de table, un prix d'orientation.
Le prix d'orientation est fixé pour chaque type de vin de table à un niveau permettant d'assurer une rémunération
correcte pour le producteur, sur la base de la moyenne des cours constatés pendant les deux campagnes précéden­
tes, ainsi que du développement des prix pendant la campagne en cours.
Le prix de déclenchement constitue le seuil de déclenchement du mécanisme d'intervention et correspond, pour
chaque type de vin de table, à 92 % du prix d'orientation [article 28 du règlement (CEE) n° 822/87].
La Commission établit deux types de prix :
a) prix représentatif : pour chaque type de vin, la Commission établit chaque semaine un prix moyen à la produc­
tion pour chaque marché représentatif du type de vin en cause, et un prix représentatif communautaire corres­
pondant à la moyenne pondérée des prix moyens ;
b) prix de référence : chaque année, la Commission fixe un prix de référence pour un certain nombre de produits.
Ce prix est calculé en fonction du prix d'orientation. Il sert de protection à la frontière communautaire, car il
représente le prix minimal d'entrée des vins importés.
2.3 . Les instruments propres au marché
2.3.1 . Le régime aux frontières
Les importations en provenance des pays tiers sont libres moyennant un droit de douane, variable d'après le titre
alcoométrique du produit. Si le prix de référence n'est pas atteint, une taxe compensatoire est appliquée, sauf
lorsque des accords spéciaux ont été conclus avec des pays tiers, accords prévoyant le respect par ces derniers
du prix de référence.
Afin de faciliter les exportations, des restitutions peuvent être versées. Elles peuvent être différenciées selon les
destinations.
2.3.2. Aides au stockage privé des vins de table et du moût de raisins (article 32)
Leur but est de geler les disponibilités existantes sur le marché pendant une certaine période, en incitant les viti­
culteurs à stocker moyennant des aides.
Il existe deux possibilités de conclure des contrats de stockage privé :
– contrats à long terme :
     en ce qui concerne les vins, cette possibilité est ouverte dans la mesure où, en début de campagne, les disponi­
     bilités dépassent de 4 mois les besoins prévisibles. En ce qui concerne les moûts, la possibilité est ouverte
     lorsque le stockage à long terme pour les vins est décidé. L'octroi des aides est subordonné à la conclusion de
     contrats de stockage valables pour une période de 9 mois pour les vins. Les contrats doivent être conclus entre
     le 16 décembre et le 15 février ; pour ce qui concerne les moûts, ils viennent automatiquement à échéance le
     15 septembre ;
– contrats de 4 mois, complémentaires aux contrats à long terme (article 42) :
     cette possibilité est ouverte à l'échéance des contrats à long terme, si les prix de marché demeurent, 3 semaines
     consécutives, inférieurs au prix de déclenchement. Elle peut être cumulée avec la distillation dite de « garantie
     de bonne fin ».
2.3.3 . Aide au relogement (article 34)
Il s'agit, en cas de stocks abondants, de permettre aux viticulteurs de dégager leurs caves, à la veille des vendan­
ges, en stockant le vin disponible dans d'autres lieux, et ce moyennant une aide dont l'octroi facultatif est décidé
par la Commission.
2.3.4. Aide à l'utilisation des moûts (articles 45 et 46 bis)
Cette aide est destinée à améliorer la position concurrentielle des moûts produits dans la CEE. Elle est octroyée
pour l'utilisation :
– de moûts de raisins et de moûts de raisins concentrés en vue de l'élaboration de jus de raisins ;
– de moûts de raisins et de moûts de raisins concentrés destinés à la fabrication de « British », « Irish » et
     « home-made » wines ;
– de moûts de raisins concentrés pour l'enrichissement de certains vins.
Le montant de l'aide est fixé chaque année avant le 31 août. Pendant les campagnes viticoles 1985/86 à 1989/90,
une partie de l'aide est destinée à l'organisation de campagnes promotionnelles en faveur de la consommation
de jus de raisin. Le montant de l'aide est fixé annuellement avant le 3 1 août pour la campagne viticole suivante.
Pour les campagnes 1988/89 à 1990/91 , il est également institué une aide à l'utilisation dans l'alimentation ani­
male des moûts de raisins concentrés. Le montant de l'aide ne peut être supérieur au montant alloué dans le cadre
de la distillation préventive.
 ---pagebreak---                                             Avant-projet de budget général 1989                                       131
2.3.5 . Distillations
Pour toutes les distillations qui sont réservées aux producteurs, un prix minimal d'achat est garanti pour le vin
livré au distillateur. Lorsque celui-ci apporte la preuve que le prix minimal a été payé, il reçoit une aide pour
écouler l'alcool produit, ou, dans le cas des distillations obligatoires, il peut livrer son alcool aux organismes
d'intervention qui, de leur côté, reçoivent une compensation financière pour la prise en charge de cet alcool.
Le prix d'achat du vin pour chaque distillation (sauf celles visées aux articles 35 et 36) sera désormais réduit pour
tenir compte de l'avantage économique obtenu par les producteurs ayant enrichi leur vendange au saccharose
ou au moût concentré ayant bénéficié des aides prévues à l'article 45 (article 44).
2.3.5 . 1 . Distillations volontaires
– distillation complémentaire aux contrats à long terme dite «de garantie de bonne fin» (article 42)
il s'agit de garantir aux viticulteurs que leur vin ne sera pas écoulé à un prix inférieur au prix de déclenchement,
dans la mesure où ils ont conclu des contrats de stockage à long terme.
S'il apparaît en fin de campagne que les prix représentatifs de marché sont inférieurs au prix de déclenchement
pendant au moins trois semaines consécutives, les vins, ou une partie des vins, ayant fait l'objet de contrats à
long terme peuvent être distillés, à un prix voisin du prix de déclenchement valable lors de la conclusion des con­
trats de stockage. La distillation ne peut porter sur plus de 1 8 % de la production ;
– distillation préventive (article 38)
au début de chaque campagne viticole, la Commission peut ouvrir cette distillation payée à 65 % du prix
d'orientation de chaque vin de table. Pour les vins aptes à donner du vin de table, le prix est de 65 % du prix
d' orientation A I ;
– distillation de soutien (article 41 )
cette mesure recouvre en partie l'ancienne distillation exceptionnelle considérablement modifiée. Les produc­
teurs de vin de table bénéficient d'un prix minimal garanti, fixé à 82 % du prix d'orientation de chaque type de
vin, dans la mesure où ils respectent les obligations de l'OCM viti-vinicole (distillation obligatoire, prestations
viniques, etc.).
Lors d'une campagne au cours de laquelle la distillation obligatoire a été instaurée, la Commission permettra
l'accès automatique à la distillation au prix garanti.
Si la distillation obligatoire n'a pas dû être déclenchée, la Commission peut éventuellement autoriser aussi la
distillation au prix garanti.
Les quantités à distiller ne peuvent pas dépasser 6,2 Mio hl sans autorisation du Conseil.
Par ailleurs, afin d'assurer le maintien du prix garanti, il pourra être fait appel à d'autres mesures ap­
propriées que la distillation.
2.3 . 5 .2. Distillations obligatoires
 – distillation obligatoire des sous-produits de la vinification (prestations viniques, article 35)
cette distillation obligatoire des marcs et des lies est destinée à éviter le surpressurage des marcs et des lies et la
mise sur le marché de vins de qualité médiocre et à faible teneur alcoolique naturelle ;
 – distillation obligatoire de vins autres que de table (article 36)
cette distillation porte sur les vins excédentaires de la zone Cognac, sur les vins issus de raisins de table, de raisins
à sécher, etc. ;
 – distillation obligatoire des vins de table (article 39)
cette distillation est décidée par la Commission :                                                               •
 a) lorsque les disponibilités constatées au début de la campagne dépassent de plus de quatre mois les utilisa­
      tions normales, ou
b) lorsque la production dépasse de plus de 9 % les utilisations normales, ou
 c) lorsque la moyenne pondérée des prix représentatifs de tous les types de vins de table demeure, au début
      d'une campagne, inférieure à 82 % du prix d'orientation.
 La quantité totale à distiller est répartie entre les différentes régions de production de la Communauté regroupées
 par État membre, sur la base de l'écart constaté entre la production de la région pendant la campagne en cause
 et 85 % de la production moyenne des campagnes 1981 /82, 1982/83 et 1983/84 de cette meme région. Chaque
 producteur assujetti à l'obligation distille une quantité en fonction de son rendement, compte tenu des variations
 entre les différentes régions de la Communauté.
 ---pagebreak---  132                                      Avant-projet de budget général 1989
 Les quantités livrées à la distillation préventive par un producteur peuvent être déduites des quantités à livrer
à la distillation obligatoire par ce même producteur.
2.3.6. Écoulement de l'alcool offert à l'intervention
Pour les vins livrés à la distillation communautaire, les distillateurs bénéficient d' une aide à l' écoulement des al­
cools produits. En cas de distillation obligatoire, les distillateurs peuvent soit recevoir l'aide, soit livrer l'alcool
produit à un organisme d'intervention.
Les pertes nettes de prise en charge de l'alcool au titre de l'article 39 (distillation obligatoire des vins de table)
sont entièrement remboursées par le FEOGA (article 37).
L'écoulement des alcools pris en charge au titre des articles 35 et 36 ne peut créer de perturbation du marché com­
munautaire de l'alcool et des boissons spiritueuses. Au besoin, l'écoulement se fera dans d'autres secteurs, notam­
ment dans celui des carburants. Les frais supplémentaires dépassant la compensation financière qui en résultent
seront supportés aussi par le FEOGA (article 37).
2.3.7. Mesures favorisant l'élargissement du marché (article 49)
La Commission peut adopter ces mesures en cas de besoin.
2.3.8. Recherche de nouveaux débouchés (article 48)
Pour les campagnes 1985/86 à 1988/89, des actions de recherche et de développement de débouchés autres que
la distillation peuvent être entreprises. Le financement de ces mesures, par le FÈOGA-Garantie, peut être limité
à une partie des dépenses concernées et ne peut dépasser 0,5 Mio Écus/an.
2.3.9. Primes d'abandon définitif de superficies plantées en vigne [règlement remplaçant le réglement (CEE)
       n° 777 / 85]
Cette réglementation vise la réduction du potentiel viti-vinicole par le renforcement des actions structurelles
existantes. La possibilité d'abandon définitif est ouverte pour toutes les superficies plantées en vignes. Le mon­
tant des primes varie, selon le rendement, entre 10 et 200 Ecus/ha. La participation de la Communauté au finan­
cement des primes d'abandon sera assurée pour les campagnes 1988/89 et 1989/90 pour 50 % par le FEOGA-Ga-
rantie et pour 50 % par le FEOGA-Orientation.
2.3.10. Autres mesures (article 51 )
Dans la mesure où elles sont nécessaires pour soutenir le marché des vins de table, des mesures pour des produits
autres que le vin de table peuvent être prises. A ce titre, par exemple, une aide spéciale au stockage de vins de
qualité de la récolte 1982 a été décidée par le Conseil.
2.4. Prix fixés
Il s'agit du prix d'orientation, les prix de déclenchement, correspondant à 92 % de ces prix, devant être arrêtés
ultérieurement par le Conseil.
                                                                                      1987 / 88            1988 / 89
RI     (EUR 10) ( ' )                                                                       3,35                 3,35
       (Espagne) ( ')                                                                       2,28                 2,49
RII (EUR 10) ( ‘)                                                                           3,35                 3,35
       (Espagne) ( ' )                                                                      2,28                 2,49
R III (EUR 10) (2)                                                                        52,23                52,23
       (Espagne) (2)                                                                      35,55                38,89
AI (EUR 10)0)                                                                               3,11                 3,11
       (Espagne) ( ' )                                                                      2,11                 2,31
Ail (EUR 10) (2)                                                                          69,60                69,60
       (Espagne) (2)                                                                     47,32                 51,78
A III (EUR 10) (2)                                                                        79,49                79,49
       (Espagne) (2)                                                                      54,05                59,14
(*) Écus/degré/hl.
(2) Écus/ hl.
 ---pagebreak---                                              Avant-projet de budget général 1989                                     133
3. Évaluation des crédits pour 1989
3.1 . Evolution des crédits
                                                                                                           (en Mio Écus)
    Position                                                                            Dépenses   Crédits  Prévisions
                                               Intitulés
      budg.                                                                                1987      1988       1989
        a                                          b                                         c        d           e
      160       Restitutions pour les produits du secteur viti-vinicole                   20,4      36         39
      1610      Interventions sous forme de stockage de vin et moûts de raisins           57,2      66         71
      1611      Distillations du vin                                                    508,0      665       568
      1612      Distillation obligatoire des sous-produits de la vinification             91,4      99         88
      161       Interventions pour les produits du secteur viti-vinicole                 656,6     830        727
      1620      Frais techniques                                                                                 8
      1621      Frais financiers                                                            7,0  ■ 352           9
      1622      Autres frais                                                                                 157
      1623      Dépréciation des stocks d' alcool                                                  250       287
      162       Prise en charge de l'alcool provenant des distillations obligatoires        7,0    602       461
      163       Aides à ¡'utilisation des moûts                                          112,8     179       184
      164       Primes d'abandon définitif de superficies plantées en vigne                 0         1        72
      165       Autres interventions                                                        3,5     11         12
      16                                                 Total du secteur viti-vinicole 800,3    1 659     1495
               % du secteur par rapport au total du FEOGA-Garantie                          3,5       5,8        5,3
 ---pagebreak---  134                                        Avant-projet de budget général 1989
                                              CHAPITRE 17 - TABAC
L'OCM du tabac brut est entrée en vigueur le 29 avril 1970 par le règlement de base (CEE) n° 727/70,
modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1 1 14/88.
Elle s'applique à l'ensemble des tabacs bruts communautaires. Les 34 variétés de tabac brut appartiennent aux
types suivants :
– Dark air cured : ex. Paraguay ,
– Fire cured : ex. Kentucky,
– Light air cured : ex. Burley,
– Flue cured : ex. Bright,
– Sun cured : ex. Erzegovina,
– tabacs spéciaux : ex. Round Tip.
Les dépenses consacrées au tabac représentaient environ 3,5 % du total du FEOGA-Garantie en 1987 .
Il n'y a pas de campagne de commercialisation du tabac brut. Les récoltes d'une année sont parfois commerciali­
sées plusieurs années plus tard.                                                ,
1 . Aperçu économique
La production de la Communauté à Douze de tabac brut en feuilles a atteint 387 000 1 en 1987, soit une légère
augmentation par rapport à 1986. La surface plantée a été de 219 400 ha, soit une légère diminution par rapport
à 1986.
La consommation de tabac, qui dépend fortement de celle de cigarettes (86 % du total), s'est stabilisée ces derniè­
res années dans la Communauté à Douze.
Le degré d'auto-approvisionnement de la CEE à Douze est d'environ 50 %.
Au point de vue des échanges, les exportations en 1986 ont totalisé 132 500 1 pour la CEE à Douze contre
130 000 1 en 1985 pour la CEE à Dix. Les importations sont constituées pour environ 51 % de « Virginia flue
cured». Le total des importations en 1986 a atteint environ 456 000 1 pour la CEE à Douze (436 000 1 en 1985 pour
la CEE à Dix).
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Le Conseil fixe chaque année deux catégories de prix pour les 34 variétés de l'OCM et pour une qualité de réfé­
rence :
a) prix d'objectif: fixé sur la base du prix d'objectif valable pour la récolte précédente à un niveau qui tient compte
de la nécessité de promouvoir l'orientation souhaitable de la production, tout en contribuant à l'amélioration
de la qualité et en assurant un revenu équitable aux producteurs ;
b) prix d'intervention : prix auquel les organismes d'intervention ont l'obligation d'acheter le tabac qui leur est
offert par les planteurs. Il est égal à 85 % du prix d'objectif correspondant, sauf en cas d'application des disposi­
tions dites de « maîtrise du marché». Dans ce cas, le prix d'intervention peut être abaissé pour les variétés concer­
nées. Ce prix d'intervention est fixé tant pour le tabac en feuilles que pour le tabac emballé. Dans ce dernier cas,
il est augmenté des frais de première transformation et de conditionnement et est appelé « prix d'intervention
dérivé ».
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Le tarif douanier commun n'assurant qu'une protection limitée aux frontières vis-à-vis des importations,
le système des primes tend à compenser la différence entre le prix d'achat des tabacs communautaires et le prix
de revient du tabac importé.
En ce qui concerne les exportations, des restitutions sont octroyées, si nécessaire, pour couvrir la différence entre
le prix pratiqué sur le marché mondial et les prix communautaires.
 ---pagebreak---                                               Avant-projet de budget général 1989                                         135
2.2.2. Le stockage
Les organismes d intervention ont l'obligation d'acheter au prix d'intervention le tabac correspondant à des ca­
ractéristiques qualitatives minimales, lorsque celui-ci leur est offert, prix ajusté, le cas échéant, par l'application
de barèmes de bonifications et de réfactions fixés par variété, pour les qualités ne correspondant pas à la qualité
de référence. Si toutefois les quantités de tabac emballé présentées par une entreprise de première transformation
dépassent de 25 % 1 équivalent des quantités de tabac en feuilles d'origine communautaire traitées par cette entre­
prise, ces quantités sont achetées à un prix d'intervention dérivé diminué de 1 0 %.
2.2.3 . Les primes
Des primes sont versées aux premiers acheteurs de tabac lorsque ceux-ci s'approvisionnent en produits commu­
nautaires.
Le but de ces primes est d' assurer une certaine préférence aux tabacs communautaires par rapport aux tabacs
importés, ainsi que la garantie de paiement au producteur d'un prix qui se rapproche du prix d'objectif.
Pour chacune des variétés de tabac communautaire, la prime est évaluée en tenant compte de la différence entre
le prix de revient communautaire et le prix moyen des tabacs importés, calculé à partir du prix d'achat sur le
marché international, majoré des frais de transport et des droits de douane. Pour la récolte 1988, les primes va­
rient entre + 2 et –8 % selon les variétés, par rapport à la récolte précédente.
2.3 . Prix fixés
Pour la récolte 1988 , le prix d' objectif des différentes variétés varie entre 0 et –8 % selon les variétés, par rapport
à 1987 .
3. Évaluation des crédits pour 1989
3.1 . Evolution des crédits
                                                                                                               (en Mio Écus)
     Position                                   Intitulés                            Dépenses      Crédits      Prévisions
      budg.                                                                            1987          1988          1989
        a                                           b                                    c             d             e
      170        Restitutions pour le tabac                                            43,1         47            48
      171        Primes pour le tabac                                                 733,9       834            868
      1720       Frais techniques de stockage public                                   16,3         27             10
      1721       Frais financiers de stockage public                                    1,5           3             1
      1722       Autres frais de stockage public                                        8,7         27              8
      1723       Dépréciation des stocks de tabac                                        -          10            21
      172        Interventions sous forme de stockage du tabac                         26,5         67            40
      173        Autres interventions pour le tabac                                     0             p.m .         p.m .
      17                                                  Total du secteur du tabac   803,6       948            956
                 % du secteur par rapport au total du FEOGA-Garantie                    3,5           3,3           3,4
 ---pagebreak---  136                                       Avant-projet de budget général 1989
                 CHAPITRE 18 - AUTRES SECTEURS OU PRODUITS AGRICOLES
A. ARTICLE 180 - SEMENCES
L'OCM des semences est entrée en vigueur le 1 er juillet 1972 par le règlement de base (CEE) n° 2358/71 , modifié
en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 3997/87 .
Elle concerne les produits suivants : semences de riz et d'épeautre, légumes à cosse secs, maïs et sorgho hybrides,
graines et fruits oléagineux, graines, spores et fruits à ensemencer.
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er juillet au 30 juin.
Les dépenses consacrées aux semences ont représenté 0,18 % du total du FEOGA-Garantie en 1987 .
1 . Aperçu économique
La production des semences en 1986 est de : 0,38 Miot de semences fourragères, 0,7 Miot de semences de riz
et épeautre et 0,14 Mio t de semences de linum et cannabis.
La demande de semences fourragères est estimée à 0,35 Mio t ; la production des semences des céréales et des
oléagineux est adaptée à la demande du marché communautaire.
Le degré d'auto-approvisionnement en semences fourragères est d'environ 1 10 % globalement, mais la CEE est
déficitaire pour certains produits, ce qui contribue au maintien des courants d'échanges avec les pays tiers.
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Le Conseil ne fixe pas de prix pour le secteur des semences, mais seulement des taux d'aide à la production.
La Commission fixe, quant à elle, un prix de référence pour chaque type de maïs et de sorgho hybrides destinés
à l'ensemencement. Il est basé sur les prix franco frontière constatés pendant les trois dernières campagnes, à
l'exclusion des prix anormalement bas.
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Pour ce qui concerne les importations de semences autres que le maïs hybride, la seule protection aux frontières
est l'application du TDC. De plus, des mesures appropriées peuvent être appliquées dans les échanges avec les
pays tiers, si le marché subit des perturbations graves (clause de sauvegarde). Il existe également un système de
certificat d'importation avec caution.
Dans le cas du maïs et du sorgho hybrides destinés à l'ensemencement, il est fixé, pour chaque type pour lequel
un prix de référence existe, un prix d'offre franco frontière pour chaque provenance. Pour le maïs hybride, dans
le cas où le prix franco frontière majoré des droits de douane est inférieur aux prix de référence, une taxe compen¬
satoire est prévue, qui est égale à la différence constatée entre ces prix, dans les limites toutefois du droit consoli­
dé du GATT (4%).
Il est prévu également que, si le marché de l'un ou l'autre produit subit ou est menacé de subir des perturbations
graves du fait des exportations, des mesures appropriées peuvent être appliquées dans les échanges avec les pays
tiers.
2.2.2. Aide à la production
                                *
Lorsque la situation des marchés et des prix ne permet pas d'assurer un revenu équitable aux producteurs, une
aide peut leur être accordée. Elle consiste en un montant uniforme pour chaque espèce ou groupe de variétés.
Elle est fixée par quintal de semences produites, en tenant compte de la situation du marché (équilibre entre le
volume de la production et les possibilités d' écoulement) et des prix des produits sur les marchés extérieurs.
L'aide est fixée pour 2 ans (campagne de l'année suivante + campagne consécutive) avec possibilité de modifier
le taux pour cette dernière, avant le début de celle-ci, si le marché de la CEE risque d'être perturbé.
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                          137
 2.3 . Aides fixées
                                                                                                           (en Écus/100 kg)
                                      Types                                                       1989 /90 - 1990/91
 Riz
                                                                                                        16,1
 Épeautre                                                                                              12,1
Chanvre monoïque                                                                                       17,2
Lin textile
                                                                                                       23,8
Lin oléagineux                                                                                         18,8
Graminées
                                                                                                    16,1-70,2
Légumineuses                                                                                        16,8-59,5
B. ARTICLE 181 - HOUBLON
L'OCM du houblon est entrée en vigueur le 1 er août 1971 par le règlement de base (CEE) n° 1696/71 , modifié
en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 3998 /87.
Elle couvre les produits suivants : le houblon (cônes et lupuline), la poudre de houblon, les sucs et extraits végé­
taux de houblon .
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er septembre au 31 août.
Les dépenses pour ce secteur sont infimes ( ±0,07 % du total du FEOGA-Garantie en 1987).
1 . Aperçu économique
La production communautaire à Douze en 1986 était de 43 5 10 1 (38% de la production mondiale). Ce chiffre
représente une baisse de près de 9,7 % par rapport à 1985 pour une diminution de – 3,7 % en superficie cultivée.
Face aux excédents persistants au niveau mondial , les superficies communautaires cultivées continuent à dimi­
nuer. Pour 1987 , 39 73 1 t de houblon ont été récoltées .
2 . Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Seuls les montants de l'aide à la production sont fixés par le Conseil sur proposition de la Commission (voir
2.2.2).
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Pour ce qui concerne les importations de houblon , la seule protection aux frontières est l'application du TDC.
Cependant, des mesures appropriées peuvent être appliquées par les Etats membres dans leurs échanges avec les
pays tiers, si le marché des produits subit ou risque de subir des perturbations graves du fait des importations
ou des exportations.
2.2.2. Aide à la production
Une aide par hectare, différenciée par groupes de variétés, peut être accordée aux producteurs de houblon , per­
mettant la réalisation d'un revenu équitable. Le montant en est fixé en tenant compte de la situation du marché,
de la tendance prévisible du marché, de l' évolution des prix sur les marchés extérieurs et de l'évolution des coûts.
Dans le cas de risques d'excédents structurels ou d' une perturbation du marché, l'octroi de l'aide peut être limité
à un montant correspondant à une superficie déterminée.
2.2.3 . Aide à la reconversion variétale
En raison des difficultés persistantes de commercialisation pour la plupart des houblons amers et de la situation
particulièrement délicate des producteurs de houblon dans certaines régions de la Communauté, il est prévu
qu'une aide spéciale de 2 500 Ecus/ha soit accordée, dans les limites de 800 hectares par Etat membre, pour la
reconversion des superficies essentiellement cultivées en variété de houblons amers vers les variétés aromatiques
et de type super-alpha.
 ---pagebreak--- 138                                      Avant-projet de budget général 1989
C. ARTICLE 182 – POMMES DE TERRE
La pomme de terre n'est pas encore soumise à une organisation commune des marchés. Une proposition a été
présentée par la Commission au Conseil, en date du 23 janvier 1976, portant sur l'ensemble des produits frais
et transformés. Aucune décision, à ce jour, n'est encore prise.
Il est proposé d'inscrire un p.m. sur la ligne.
D. ARTICLE 183 – ALCOOL AGRICOLE
Cet article est prévu en raison de la proposition modifiée de la Commission du 7 décembre 1976 [COM(76)
274 final] portant organisation commune des marchés dans le secteur de l'alcool éthylique d'origine agricole, mo­
difiée à nouveau le 22 mai 1979 [COM(79) 237 final] et le 14 juillet 1983 [COM(83) 470 final].
Cette proposition se trouve actuellement devant le Conseil.
Il est proposé d'inscrire un p.m. sur la ligne.
F. ARTICLE 185 - TRANSHUMANCE
Cet article est prévu en raison du règlement (CEE) n° 764/85 du Conseil, du 12 mars 1985 , instituant une aide
pour la transhumance d'ovins, de caprins et de bovins en Grèce (JO L 86 du 27 . 3 . 1985, p. 4).
G. EVALUATION DES CREDITS POUR 1989
1 . Evolution des crédits
                                                                                                       (en Mio Écus)
    Position                                Intitulés                          Dépenses        Crédits  Prévisions
     budg.                                                                        1987           1988      1989
       a                                        b                                   c              d         e
     180       Semences                                                          41,9           59        64
     181       Houblon                                                             1,5          13         13
     182       Pommes de terre                                                     0             p.m .      p.m .
     183       Alcool agricole                                                     0             p.m .      p.m .
     185        Transhumance                                                       1,0            1         1
     189       Autres                                                              0             p.m .      p.m .
     18                                                      Total du secteur    44,5           73        78
               % du secteur par rapport au total du FEOGA-Garantie                 0,2            0,3       0,3
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                        139
                             CHAPITRE 20 – LAIT ET PRODUITS LAITIERS
Cette OCM, entrée en vigueur le 29 juillet 1968, est régie par le règlement de base (CEE) n° 804/68, modifié en
dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1109/88.
Les produits couverts sont les suivants :
– le lait et la crème de lait, frais, conservés, concentrés ou sucrés,
– le beurre, les fromages et les caillebottes,
– le lactose et le sirop de lactose,
– les aliments composés pour les animaux, à base de produits laitiers.
La campagne laitière s'étend du 1 er avril au 31 mars de l'année suivante.
Les dépenses consacrées à ce secteur représentent la plus grosse part du total du FEOGA-Garantie. Cette part
a cependant diminué sensiblement entre 1980 (42 %) et 1987 (21,8 %).
1 . Aperçu économique
La Communauté est le premier producteur de lait du monde. En 1984, cette production est intervenue pour envi­
ron 19,5 % de la valeur de la production agricole finale.
Près de la moitié de la production laitière communautaire provient de France, premier producteur, et
d'Allemagne.
L'introduction par le Conseil du système des prélèvements supplémentaires a entraîné une diminution du
nombre de vaches laitières dans la Communauté, de la production et des livraisons de lait aux laiteries. En 1984
et en 1985 , les livraisons ont respectivement diminué de 2,3 % et de 1,4 % par rapport à 1983. Par contre, en 1986,
les livraisons ont augmenté de 1,2 %, mais, pour 1987, on estime qu'elles devraient baisser de 5,5 %, notamment
suite aux décisions prises par le Conseil en décembre 1986. Les quantités globales garanties n'ont pas été atteintes
en 1984/85 , mais elles ont été légèrement dépassées au cours des trois années suivantes.
En ce qui concerne la consommation, l'accroissement observé au cours de la période 1974-1983 a été très faible.
Il a été, pour l'ensemble des produits laitiers, exprimé en équivalent lait entier, de + 0,5 % par an.
En 1986 et 1987, la consommation humaine intérieure de lait et produits laitiers n'a que faiblement augmenté
et n'a pas atteint le taux d'augmentation d'environ 0,5 % correspondant à la tendance générale. Cette tendance
globale couvre une évolution très différenciée de la consommation des différents produits laitiers. La tendance
générale à la baisse de la consommation de beurre au prix du marché a continué en 1987, mais la consommation
totale augmente à cause de l'application des mesures spéciales. Enfiri, le taux d'accroissement de la consomma­
tion de fromage diminue légèrement, tandis que l'augmentation de la consommation de produits laitiers frais a
fait place à une faible diminution.
La production communautaire est excédentaire, cependant le taux d'auto-approvisionnement varie d'un produit
à l'autre, ce taux se situant cependant presque toujours à un niveau bien supérieur à 100. La Communauté doit
faire face, par conséquent, à des excédents de production.
Les stocks publics de poudre de lait écrémé sont passés de 1,1 Mio t fin 1975 à 674 000 1 fin 1978 et à 279 000 1
fin 1981 . Ils étaient de 576 000 1 fin 1982, de 983 000 1 fin 1983 , de 617 000 1 fin 1984, de 520 000 1 fin 1985 , de
772 000 1 fin 1986 et de 560 000 1 fin 1987 , dont 474 000 1 disponibles.
Les stocks publics et privés de beurre sont passés de 418 000 1 fin 1978 à 147 000 1 fin 1981 pour remonter ensuite
à 306 000 1 fin 1982, à 853 000 1 fin 1983 , à 948 000 1 fin 1984, à 1 124 000 1 fin 1985 , à 1 413 000 1 fin 1986 et à
958 000 1 fin 1987, dont 630 000 1 disponibles.
Les exportations ont baissé en 1986 jusqu'à 1 1,4 Mio t comparé à 12,8 Mio t en 1984 et à 12,2 Mio t en 1985. Les
exportations commerciales de beurre ont considérablement diminué en 1984 et en 1985 ( – 169 000 1, soit – 49 %
en deux ans) mais, en raison d'exportations spéciales de 262 000 1 de beurre vers l'Union soviétique et d autres
destinations et compte tenu de l'accroissement des exportations dans le cadre de l'aide alimentaire, les exporta­
tions totales de beurre ont été importantes pendant cette période. En ce qui concerne la fraction protéique du lait,
les exportations de fromage ont diminué de 19 000 1, soit 5 %, et celles de lait entier en poudre sont restées stables
en 1986.
En ce qui concerne les importations, la Communauté a importé 84 000 1 de beurre en 1986, dont 83 000 1 en pro­
venance de Nouvelle-Zélande et destinées au Royaume-Uni. De plus, la CEE a importé 98 000 1 de fromage,
c'est-à-dire 12,5 % de moins qu'en 1985 .
 ---pagebreak---  140                                        Avant-projet de budget général 1989
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Chaque année, le Conseil fixe trois types de prix :
a) le prix indicatif : fixé pour le lait contenant 3,7 % de matières grasses, rendu laiterie. Il représente le prix du
lait que Ton tend à assurer pour la totalité du lait vendu par les producteurs au cours de la campagne laitière,
dans la mesure des débouchés qui s'offrent sur le marché communautaire et les marchés extérieurs ;
b) les prix d'intervention . fixés pour le beurre, le lait écrémé en poudre et certains fromages. L'organisme d'inter­
vention a l'obligation d'acheter les quantités répondant à certains critères de qualité offertes à ce prix ;
c) les prix de seuil : le Conseil, statuant sur proposition de la Commission, fixe chaque année, pour la campagne
laitière suivante, les prix de seuil pour certains produits. Ces prix sont fixés de telle sorte que, compte tenu de
la protection nécessaire de l'industrie de transformation de la Communauté, les prix des produits laitiers importés
se situent à un niveau correspondant au prix indicatif du lait.
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Pour la plupart des produits laitiers, la Commission fixe, toutes les quatre semaines, les taux de restitutions à Y ex¬
portation. Ils peuvent être différenciés selon la destination.
Les prélèvements à Y importation sont fixés chaque quinzaine par la Commission pour la plupart des produits lai­
tiers, sauf la caséine.
Des mesures de sauvegarde, telles que des contingentements ou même la fermeture des frontières, peuvent être
appliquées pour freiner les importations.
En cas de pénurie sont prévues une limitation ou l'annulation des droits d'entrée et la fixation d'une taxe à l'ex­
portation.
2.2.2. Le stockage
Stockage public : les organismes nationaux ont l'obligation d'acheter le beurre, la poudre de lait offerte pendant
la période allant du 1 er mars au 31 août et certains fromages au prix d'intervention. Une fois stockés, ces produits
sont écoulés par adjudication ou vente directe, dans le cadre :
– des ventes de beurre aux fabricants de pâtisserie et de glaces alimentaires, aux fabricants d'autres pro­
     duits alimentaires, à l' armée, aux collectivités sans but lucratif, aux bénéficiaires d' une assistance sociale ;
– des ventes de poudre de lait écrémé destinée à l'alimentation animale autre que les jeunes veaux, ou à
     l'exportation pour l'alimentation du bétail ;
– d'exportations ou de ventes sur le marché intérieur à bas prix, grâce à un rabais sur le prix de vente à la
     sortie des stocks publics (par exemple : beurre destiné à l' URSS, beurre de Noël, etc.);
– de l' aide alimentaire.
Le système de stockage public a été modifié pour la quatrième et la cinquième période de douze mois de l'applica­
tion du régime du prélèvement supplémentaire. Lorsque la quantité de 180 000 1 de beurre offerte aura été dépas­
sée, la Commission pourra suspendre les achats dans l'ensemble de la Communauté ou, si la situation du marché
le justifie, dans une partie de celle-ci. La Commission aura recours aux autres moyens décrits dans le règlement
pour soutenir le prix du marché et éviter une spirale à la baisse. Si celle-ci se déclenche malgré tout et que, dans
un ou plusieurs Etats membres, le prix du marché tombe à 92 % du prix d'intervention, la Commission réintro­
duira les achats dans les Etats membres concernés .
En ce qui concerne le lait écrémé en poudre, pendant la période allant du 1 er mars au 31 août, les achats peuvent
être suspendus dès que les quantités offertes à l'intervention dépassent 100 000 1 sans tenir compte des quantités
offertes avant le 1 er mars .
Stockage privé : une aide est accordée au stockage privé :
– pour le beurre stocké au moins quatre mois entre le 1 er avril et le 15 septembre ;
– pour la poudre de lait écrémé de première qualité, sur décision du Conseil (rarement utilisé) ;
– de fromage grana-padano de 9 mois d'âge au minimum, parmigiano-reggiano de 15 mois d'âge au mini­
     mum, provolone âgé de 3 mois au moins. Si un déséquilibre grave peut être réduit ou supprimé par un
     stockage saisonnier, une aide peut être accordée les années où elle s'avère nécessaire pour le stockage privé
     des fromages de garde (emmenthal-gruyère) et de certains fromages obtenus à partir de lait de brebis
     (pecorino).
2.2.3 . Les aides au lait utilisé dans l' alimentation animale
Il s'agit d'aides fixées par la Commission ou le Conseil dans le but d'écouler le lait écrémé liquide, le lait en
poudre ou le babeurre.
 ---pagebreak---                                              Avant-projet de budget général 1989                                     141
  a) Aides au lait liquide
   – Aide au lait écrémé liquide et au babeurre dénaturés :
       – soit rétrocédé à la ferme,
       – soit utilisé dans l'exploitation où il est produit.
      L aide est accordée pour le lait écrémé liquide destiné à l'alimentation des animaux, notamment des veaux ;
      le montant de 1 aide est fixé compte tenu du prix d'intervention du lait écrémé en poudre, de la situation
      d approvisionnement en ce produit, du prix des veaux et du prix des protéines concurrentes.
      Aide spéciale au lait écrémé liquide : accordée pour le lait écrémé liquide destiné à l'alimentation animale
      autre que les jeunes veaux de moins de quatre mois. Le but est d'éviter la transformation du lait en lait en
      poudre. Le montant de 1 aide est fixé compte tenu de l'évolution des prix des protéines concurrentes et des
      modifications éventuelles du prix d'intervention du lait écrémé en poudre.
  b) Aides au lait écrémé en poudre
   – Aide au lait utilisé dans l alimentation du bétail : accordée pour le lait écrémé transformé en aliments com­
      posés et pour le lait écrémé en poudre notamment destiné à l'alimentation des veaux. Elle permet d'écouler
      la plus grande quantité de poudre de lait écrémé produite dans la Communauté.
  – Aides spéciales au lait écrémé en poudre : accordées, d'une part, pour le lait écrémé en poudre destiné à
      l'alimentation du bétail autre que les jeunes veaux, d'autre part, pour le lait en poudre à 10 % de matières gras­
      ses, destiné à l' alimentation des veaux.
      Ces aides permettent de réduire les prix de revient de la production d'aliments pour animaux et de la rendre
      concurrentielle par rapport aux produits de substitution (notamment les protéines végétales).
  2.2.4. Aide au lait écrémé transformé en caséine
  La caséine est un produit de base destiné à la transformation industrielle. Pour permettre sa production, une aide
  est accordée, de telle façon que les recettes provenant de la vente du lait écrémé transformé en caséine correspon­
  dent à celles de la vente de lait écrémé en poudre. Le montant de l'aide est fixé par la procédure du comité de
  gestion.
  2.2.5. Mesures spéciales d'écoulement pour les matières grasses butyriques
1 Elles ont pour objet d'écouler les excédents de beurre :
  – soit en accordant des aides à l'utilisation de ces matières grasses dans la fabrication de produits de la pâ­
      tisserie, des glaces alimentaires et d'autres produits alimentaires à déterminer ;
  – soit en accordant une aide à la consommation destinée à l'armée, aux collectivités sans but lucratif et aux
      bénéficiaires d' une assistance sociale ou en subventionnant la consommation de beurre sous forme de beurre
      concentré ;
  – soit par d'autres mesures spéciales.
  2.2.6. Prime de non-commercialisation du lait et des produits laitiers et de reconversion de troupeaux bovins à
  orientation laitière
  La première a pour but de limiter les livraisons de lait aux laiteries et d'encourager l'utilisation directe du lait
  dans la nourriture du bétail. La seconde a pour but de reconvertir les exploitations vers la viande. Depuis respec­
  tivement le 15 septembre 1980 et le 1 er avril 1981 , ces primes ne sont plus en application. La période de non-
  commercialisation est de cinq ans ; celle de reconversion est de quatre ans.
  Les primes de non-commercialisation et de reconversion sont calculées en fonction de la quantité de lait ou de
  son équivalent en produits laitiers livrés par le producteur pendant la période de douze mois calendaires précé­
  dant le mois du dépôt de la demande.
  2.2.7. Prélèvement de coresponsabilité
  Pour rétablir une meilleure relation entre production et consommation , les producteurs versent une participation
  financière appelée «prélèvement de coresponsabilité». L'utilisation du produit de ce prélèvement est décidée par
  la Commission après consultation des professionnels. Il est utilisé pour des actions de développement du marché,
  des actions de promotion, de publicité, grâce à des recherches de marchés et de nouveaux produits ou il vient
  en déduction des dépenses globales du secteur laitier. Il sert également au financement, pour partie, de certaines
  mesures d'écoulement telles que la distribution de lait aux écoliers ou les mesures spéciales d'écoulement des ma­
  tières grasses butyriques.
  Il est considéré comme faisant partie des interventions destinées à la régularisation des marchés agricoles.
  Pour la campagne laitière 1984/85, le prélèvement est fixé à 3 % du prix indicatif du lait.
  Pour la campagne 1985/86, le taux de 2 % est rétabli. Celui-ci n'est pas perçu dans les régions de montagne. En
  outre, il est diminué de 0,5 point pour les zones défavorisées, dans la limite d'une quantité annuelle maximale
  de 60 000 kg par producteur. Ces taux ont été maintenus au cours de la campagne 1986/87.
 ---pagebreak---  142                                           Avant-projet de budget général 1989
Pour la campagne laitière 1988/89, il est proposé de maintenir le taux du prélèvement de coresponsabilité à 2 %.
L'aide aux petits producteurs ( 120 Mio Ecus) a été supprimée à partir de la campagne 1986/87.
Cette mesure était considérée comme faisant partie des interventions destinées à la régularisation des marchés
agricoles.
2.2.8. Seuil de garantie
Lors de la fixation annuelle des prix, le Conseil fixe un seuil de garantie pour le lait.
Pour l'année civile 1982, le seuil de garantie était fixé au niveau de la quantité de lait livrée aux laiteries au cours
de l'année civile 1981 , majoré de 0,5 %.
S'il est constaté que les quantités de lait livrées par les producteurs de la CEE dépassent le seuil de garantie, le
Conseil , sur proposition de la Commission, arrête les mesures appropriées pour compenser les coûts additionnels.
Le seuil de garantie étant largement dépassé pour 1982, le Conseil a décidé de limiter toutes les augmentations
des prix pour 1983 /84 à 2,33 % en respectant le seuil de garantie. Ce seuil de garantie pour 1983 a été fixé au
niveau des livraisons 1981 , majoré de 1 %. Toutefois, suivant les propositions de la Commission de juillet 1983 ,
le Conseil a décidé, pour une période de cinq ans ( 1984/85 à 1988/89), un régime de quotas, lequel se substitue
au seuil de garantie.
2.2.9. Le régime du prélèvement supplémentaire
Devant l'inefficacité des seuils de garantie pour rééquilibrer l'offre et la demande de produits laitiers, le Conseil
a institué en 1984 le régime du prélèvement supplémentaire de manière à maîtriser la croissance de la production
laitière tout en permettant les évolutions et les adaptations structurelles nécessaires, compte tenu de la diversité
des situations nationales, régionales ou des zones de collecte dans la Communauté. Ce prélèvement s'applique
à toute quantité dépassant une quantité de référence répartie soit entre les producteurs, soit entre les laiteries.
La quantité globale garantie, y inclus la réserve communautaire, s'élevait respectivement à 99 917 Miot ( ' ) et
99 471,574 Mio t ( ‘ ) pour les campagnes laitières 1984/85 et 1985 /86. Pour les campagnes 1986/87, 1987/88 et
1988/89, elle s'élève respectivement à 104 241,574 Mio t (2), 98 010,660 Mio t (3) et 95 414,445 Mio t (3).
La réserve communautaire de 0,393 Mio t supplémentaire est répartie à concurrence de 25 000 1 pour le Luxem­
bourg, de 303 000 1 pour l' Irlande, de 65 000 1 pour l' Irlande du Nord.
Lors de la distribution des quantités rajoutées à la réserve, une priorité sera accordée à l' Irlande. Le passage de
la période transitoire de 1984/85 sera géré de manière à assurer que les quantités disponibles pour l' Irlande ne
soient pas réduites dans les années futures.
Les quantités correspondant aux références de chacun des Etats membres sont réparties par régions définies selon
des critères et une procédure communautaires, soit entre les producteurs, soit entre les laiteries. Le dépassement
est sanctionné par un prélèvement de 100% du prix indicatif du lait, conformément aux décisions du Conseil
du 16 décembre.
Le système est étendu aux ventes directes. Le dépassement du quota sera frappé du prélèvement de 100 % du prix
indicatif du lait à partir de la campagne laitière 1987/ 88.
La réduction de la production enregistrée en 1984 et en 1985 s'est avérée insuffisante pour assainir le marché lai­
tier. Face à cette situation, le Conseil a décidé, le 16 décembre 1986, une nouvelle réduction des quantités globa­
les garanties répartie sur les campagnes 1987/88 et 1988/89.
Le 16 décembre 1986, le Conseil a confirmé la réduction de 2 % des quotas décidée en avril 1986. Cette baisse
sera réalisée dans le cadre d'un régime de cessation volontaire de la production laitière, accompagné d'une indem­
nité accordée aux producteurs cessant leur production, de 6 Ecus par an et par 100 kg pendant 7 ans. Comme il
était prévu dans la décision du mois d'avril , dans la mesure où l' objectif d'un rachat de 2 % des quantités garan­
ties globales peut être réalisé par l'octroi d'une indemnité inférieure au niveau maximal indiqué ci-dessus, les
fonds du FEOGA restant disponibles peuvent être utilisés par les Etats membres à des fins de restructuration.
Une réduction supplémentaire de la production sera réalisée à compter du 1 er avril ,1987 par une suspension li¬
néaire temporaire de 4 % des quotas. Le FEOGA accordera une compensation de 10 Ecus pour une réduction de
100 kg et par an de la production pendant deux ans.
Les Etats membres qui le désirent ont néanmoins la faculté d'ajouter à ce montant 2,5 Ecus par 100 kg à charge
de leurs budgets nationaux, mais uniquement pour l'année 1987/88. Il est décidé, en outre, d' appliquer une ré­
duction supplémentaire de la production de 2,5 % pour la campagne 1988/ 89, la dernière pendant laquelle l'ac­
tuel régime quinquennal des quotas laitiers sera applicable. Elle sera réalisée par :
– la réduction supplémentaire de 1 % du quota décidée en avril 1986,
– une nouvelle suspension temporaire de 1,5% du quota analogue à celle de 4% décidée à partir de
      1987/88. Elle sera compensée moyennant une indemnité de 10 Ecus par 100 kg pour deux ans.
( ' ) Quantités EUR 10.
(2) Quantités EUR 12.
(3) Compte tenu de la suspension linéaire temporaire des quotas pour une quantité de 4 153,943 Miot (campagne
      1987 / 88) et de 5 71 1,672 Mio t (campagne 1988/89).
 ---pagebreak---                                                    Avant-projet de budget général 1989                                          143
 La dérogation permettant aux États membres d'allouer les quantités de référence non utilisées aux producteurs
 ou acheteurs de la meme région et, le cas échéant, d'autres régions, déjà en vigueur pour les trois premières pérïo
                   fofmn ‘,CRT –                   des quotas est prorogée jusqu'à l'expiration du régime actuel des quotas
 ( 1988/89). La formule B du régime des quotas, qui prévoit l'application au niveau de l'acheteur (laiteries) des pré¬
 lèvements sur les quantités dépassant la quantité de référence, est également maintenue.
 Après réallocation des quotas non utilisés, tout dépassement devra entraîner une pénalité complète au taux inté¬
 gral du prélèvement communautaire et frappant directement le producteur responsable du dépassement II est
 estime que cette disposition aura un effet équivalant à une réduction de production de 1 %.
 2.3 . Prix et aides fixés
                                                                                                                         (en Êcus/t)
                                                                                  '■
                                                                                              1987 / 88           1988 / 89
 Prix
 Prix indicatif du lait
                                                                                                   278,4               278,4
 Prix d' intervention
 – poudre de lait écrémé ( EUR 10)                                                               1 740,4             1 740,4
                               (Espagne)                                                        2 319,6             2 260,4
 - beurre ( EUR 10)                                                                             3 132,0             3 132,0
              ( Espagne)                                                                        3 436,0             3 391,3
 – fromage :
      – grana-padano 30-60 jours                                                                3 889,3             3 889,3
      – grana-padano 6 mois                                                                     4 803,3            4 803,3
      – parmigiano-reggiano 6 mois                                                              5 291,9             5 219,9
Prix de seuil
– poudre de lait écrémé                                                                         1 955,7             1 955,7
– beurre
                                                                                                3 510,1            3 510,1
Aides
– au lait écrémé en poudre veaux                                                               600-900            600-900
                                  autres                                                              –
                                                                                                                            _
– au lait écrémé liquide veaux                                                                      72,7                56,9
                             autres                                                                110,0
– à la caséine                                                                                      93,0                73,9
– au lait scolaire                                                                                 348,0              348,0
Primes
– à l' abandon définitif de la production laitière                                                  60,0                60,0
– pour la suspension temporaire des quotas                                                         100,0               100,0
3. Evaluation des crédits pour 1989
3.1 . Evolution des crédits
                                                                                                                   (en Mio Ècus)
    Position                                                                            Dépenses          Crédits   Prévisions
                                                   Intitulés
      budg.                                                                                1987             1988         1989
        a                                              b                                    c                d             e
      2000        Restitutions pour le beurre et le butieroü                              579,2            475          467
      2001        Restitutions pour le lait écrémé en poudre                              310,6            352          289
      2002        Restitutions pour les fromages                                          366,6            477          436
      2003        Restitutions pour les autres produits laitiers                        1 001,5          1 115       1 023
      200         Restitutions pour le lait et les produits laitiers                    2 257,9          2 419       2 215
 ---pagebreak--- 144                                             Avant-projet de budget général 1989
      Position                                    Intitulés                                    Dépenses         Crédits      Prévisions
       budg.                                                                                      1987            1988          1989
         a                                            b                                             c               d             e
       2010       Stockage privé de lait écrémé en poudre                                            0               8           p.m .
       2011       Frais techniques de stockage public                                              12,9            10              2
       2012       Frais financiers de stockage public                                              71,3            50              3
       2013       Autres frais de stockage public                                                 160,2       - 38            - 12
       2014       Dépréciation des stocks                                                           –
                                                                                                                   p.m .         23
       201        Interventions stockage du lait écrémé en poudre                                 244,4            30            16
       2020       Aide au lait écrémé en poudre destiné à l'alimentation des veaux                850,6          950            639
       2021       Aide au lait écrémé liquide destiné à l'alimentation des veaux                  105,9          124            103
       2022       Aide au lait écrémé en poudre destiné à l'alimentation des
                  animaux autres que les veaux                                                       0             p.m .         p.m .
       2023       Aide au lait écrémé liquide destiné à l'alimentation des animaux
                  autres que les veaux                                                            206,6            27            p.m .
       2024       Aide au lait écrémé utilisé dans la fabrication de caséine                      579,9          534            448
       2025       Aide au lait écrémé en poudre d'une teneur en matières grasses
                  de 9 à 1 1 % destiné à l' alimentation des veaux                                   0             p.m .         p.m .
       2029       Autres aides                                                                       0             p.m .         p.m .
       202        Interventions sous forme d'aides à ¡'utilisation de lait écrémé              7 743,0         1 635          1 140
       2030       Stockage privé de beurre                                                         30,8            67            58
       2031       Frais techniques de stockage public                                             104,8            66            27
       2032       Frais financiers de stockage public                                             220,0          289            182
       2033       Autres frais liés au stockage                                                   350,0          202             52
       2034       Dépréciation des stocks de beurre                                                  0           135            171
       203        Interventions stockage du beurre et de la crème                                 705,5          759           490
       2040       Aide à la consommation de beurre et à des bénéficiaires d'une
                  assistance sociale                                                                 4,8           58            60
       2049       Autres mesures                                                                  247,7          321            325
       204        Autres mesures relatives aux matières grasses butyriques                        252,5          379            385
       2050       Stockage de fromages                                                             77,2            80            86
       2059       Autres interventions                                                               0             p.m .         p.m .
       205        Interventions pour d'autres produits laitiers                                 ■  77,2            80            86
       2060       Participation de la « Garantie » aux primes de
                  non-commercialisation du lait et de reconversion                                 p.m .           p.m .         p.m .
       2061       Lait aux écoliers                                                               193,4          149            159
       2062       Action de développement du marché                                                40,7            31            44
       2063       Amélioration de la qualité du lait                                                 5,2             2              1
       2064       Autres mesures dans le cadre du programme d' élargissement du
                  marché des produits laitiers                                                       0,6           p.m .         p.m .
       2066       Prime à l' abandon définitif de la production laitière                           71,0          259            212
       2067       Compensation pour la suspension temporaire des quotas                             –            415            574
       2069       Autres mesures                                                                   p.m .           p.m .         p.m .
       206        Autres mesures intéressant le secteur du lait et des produits laitiers          310,9          856            990
       2070       Prélèvement linéaire                                                        - 447,6        - 496          - 522
       2071       Prélèvement supplémentaire                                                  - 153,7              p.m .         p.m .
       207         Participation financière des producteurs de lait                           - 601,3        - 496           - 522
       208         Mesures en faveur des petits producteurs de lait                                23,0           p.m .          p.m .
       20                               Total du secteur du lait et des produits laitiers      5 013,0        5 662 ( ' )    4 850
                  % des dépenses du secteur laitier par rapport au total du
                  FEOGA-Garantie                                                                   21,8            19,7          17,2
( l ) Compte non tenu de 300 Mio Écus inscrits au titre 8 pour la dépréciation des anciens stocks de beurre. Si Ton inclut ce montant, le
      pourcentage passe à 20,7 %.
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                                      145
                                      CHAPITRE 21 – VIANDE BOVINE
L'OCM de la viande bovine est régie par le règlement de base (CEE) n° 805/68 du 28 juin 1968, modifié en der­
nier lieu par le reglement n° 3905 /87 .
Elle couvre les produits suivants :
     animaux vivants . bovins de moins de 300 kg reproducteurs de race pure ou non, gros bovins
     reproducteurs de race pure ou non,
– viandes : viandes fraîches, réfrigérées ou congelées, autres,
– produits transformés : autres préparations et conserves de viandes ou d'abats, cuites ou non,
– abats.
La campagne de commercialisation s'étend du premier lundi d'avril à la veille de ce jour, l'année suivante
Les dépenses consacrées à la viande bovine ont représenté quelque 9,4 % des dépenses du FEOGA-Garantie en
1987 ( 15,7% en 1986).
1. Aperçu économique
La production communautaire de viande bovine est la deuxième au plan mondial, derrière les USA ; elle repré­
sente quelque 14 % de la valeur de la production finale. En 1984, la production EUR 12 a augmenté de 7,2 % par
rapport à celle de 1983, suite notamment aux abattages résultant de l'application du régime des quotas laitiers. La
production de viande bovine s'est maintenue les années suivantes ( 1985àl987)àun niveau voisin de 8 Mio t.
En raison d'une certaine amélioration de la situation économique à partir de 1983 , la consommation de viande
bovine a progressé d'environ 5 % jusqu'en 1986. Pour 1987, la consommation est estimée à environ 7, 5-7,6 Mio t
pour la Communauté à Douze.
Le taux à' auto-approvisionnement est supérieur à 100 depuis 1979 (environ 106,0% en 1986 et en 1987).
Au point de vue des échanges, la CEE a importé en 1987 environ 490 000 1 de viande bovine et en a exporté
quelque 910 000 1, soit un solde excédentaire d' environ 420 000 1.
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
Le Conseil fixe chaque année deux catégories de prix :
a) le prix d'orientation : fixé pour les gros bovins, il tient compte des perspectives de développement de la pro­
duction et de la consommation, de la situation du marché du lait et des produits laitiers et de l'expérience acquise.
C'est le prix que l'on souhaite atteindre en moyenne sur le marché communautaire pour l'ensemble des qualités
commercialisées pendant la campagne. Le prix d'orientation et le prix du marché communautaire servent de réfé­
rence pour déterminer le niveau des prélèvements à l'importation ;
b) le, prix d'intervention : prix directeur pour les opérations de soutien du marché de la viande bovine, égal à
344 Ecus/ 100 kg poids carcasse pour les gros bovins mâles de la qualité R 3 .
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Les importations sont réglementées selon le type de produit concerné. Le principe est celui de la perception d'un
droit de douane et d'un prélèvement qui est fonction du niveau du prix d'orientation par rapport aux prix du
marché. Deux dérogations sont prévues :
– la clause de pénurie qui limite ou annule la perception des droits de douane et des prélèvements,
– la clause de sauvegarde qui prévoit des modalités restrictives à l'importation.
En outre, des régimes spéciaux existent dans certains domaines.
Les exportations peuvent bénéficier de l'octroi d'une restitution qui compense la différence entre les prix mon­
diaux et les prix communautaires et qui peut être différenciée selon les destinations.
2.2.2. Le stockage
Les achats et opérations consécutives ; le système d'intervention, mis en place en 1972, permet l'achat, par les orga­
nismes d'intervention, de catégories et qualités de viandes dont le prix de marché est inférieur à un certain pour­
centage du prix d'intervention dérivé pour ces catégories.
 ---pagebreak--- 146                                           Avant-projet de budget général 1989
Conformément aux décisions du Conseil agricole [règlement (CEE) n° 467/87], l'intervention sera ouverte en
fonction des critères suivants :
a) le prix moyen de marché dans la Communauté pour la qualité ou le groupe de qualités faisant l'objet de l'inter­
vention doit être inférieur à 91 % du prix d'intervention correspondant ;
b) le prix moyen de marché au niveau national pour la qualité ou le groupe de qualité concerné doit être inférieur
à 87 % du prix d'intervention correspondant.
Le prix d'achat à l'intervention est la moyenne pondérée des prix de marché dans les Etats membres où des achats
d' intervention sont effectués.
L'aide au stockage privé . permet des interventions plus souples selon les quantités et les qualités plus conformes
aux exigences du marché et peut intervenir lorsque le prix de marché est inférieur à un certain pourcentage du
prix d'orientation.
2.2.3 . Le régime des primes
Parallèlement à la modification du régime d'intervention, le Conseil a décidé un régime temporaire de primes
valable du 6 avril 1987 au 31 décembre 1988. Ces primes devraient contribuer à compenser l'effet de l'adaptation
du régime d'intervention sur le revenu des producteurs.
Prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes [règlement (CEE) n° 1357/80]
Elle est destinée à assurer aux producteurs le maintien de leur revenu à un niveau suffisant, tout en évitant une
hausse sensible des prix à l'écoulement de la viande bovine face aux autres viandes concurrentes. Pour bénéficier
de la prime, chaque producteur doit démontrer qu'il ne livre pas de lait ni de produits laitiers provenant de l'ex­
ploitation gérée le jour du dépôt de la demande. Le montant de la prime pour 1987/88 a été relevé à 25 Ecus/tête,
financé par le FEOGA-Garantie. Les Etats membres peuvent accorder une prime complémentaire dans la limite
d'un montant de 25 Ecus par vache dont, pour l' Irlande, l' Irlande du Nord et la Grèce, 20 sont à charge du
FEOGA-Garantie.
Prime spéciale [règlement (CEE) n° 467/87]
Fixée à 25 Ecus par tête, elle pourra être versée pour les animaux mâles élevés jusqu'à l'âge adulte une seule fois
au cours de la vie de l'animal ou à l'abattage jusqu'à concurrence de 50 têtes de bétail par exploitation . Cette
prime ne pourra être versée dans les Etats membres bénéficiant de la prime à la naissance des veaux ou de la
prime à l'abattage des gros bovins, à l'exception de l' Irlande où un montant de 18 Ecus par tête pourra être versé.
Prime à la naissance des veaux [règlement (CEE) n° 1064/84]
Elle a un but : la restabilisation du marché. Elle est octroyée aux producteurs des Etats membres pour tout veau
né sur leur territoire, pendant une période de douze mois et encore en vie six mois après sa naissance. Elle
s'applique à l' Italie, l' Irlande et l' Irlande du Nord.
Le montant de la prime est fixé à 9 Ecus par veau et est à charge du FEOGA-Garantie.
Prime à l'abattage de gros bovins [règlement (CEE) n° 1063/84]
Elle a pour but d' assurer aux éleveurs un niveau de prix suffisant pour les gros bovins mâles et les génisses
commercialisés. Elle ne s'applique qu'au Royaume-Uni.
Elle ne peut être supérieure, en moyenne, à la différence entre 85 % du prix d'orientation et le prix de marché
constaté dans l' Etat membre concerné. Le Financement par le FEOGA-Garantie est limité à 40 % du montant des
primes effectivement octroyées.
2.2.4. Grille communautaire de classement des carcasses de gros bovins [règlement (CEE) n° 1208/81 ]
Ce règlement uniformise le classement des carcasses dans la Communauté. Sur base de cette grille
communautaire, sont constatés les prix de marché en poids carcasse entrée abattoir et exprimés conformément
à la présentation de référence établie par ledit règlement. Par son règlement (CEE) n° 869/84, le Conseil a décidé
que l'application des mesures d'intervention est effectuée sur la base de la grille communautaire de classement
des carcasses de gros bovins à compter du 9 avril 1984. Elle a permis la fixation d'un prix d'achat unique pour
chaque qualité de viande fraîche ou réfrigérée éligible à l'intervention.
 ---pagebreak---                                                    Avant-projet de budget général 1989                                                       147
2.3 . Prix et primes
                                                                                                         1987 / 88             1988 / 89
                                                                                                          Ecus/t                Écus/t
Prix d' orientation
– gros bovins (poids vif) ( EUR 10)                                                                    2 050,2                2 050,2
Prix d' intervention
– gros bovins (poids abattu) ( EUR 10)                                                                 3 440                  3 440
                                                                                                        Ecus/tête             Écus/tête
Prime à la vache allaitante                                                                                25                    25
Prime complémentaire à la vache allaitante                                                                 20                    20
Prime spéciale                                                                                             25                    25
Prime spéciale Irlande                                                                                     18                     18
Prime à la naissance des veaux                                                                              9                      9
Prime à l' abattage de gros bovins                                                                         65 0                  65 0
( ' ) Il s' agit d'un montant maximal dont 40 % est à la charge du FEOGA-Garantie.
3. Évaluation des crédits pour 1989
3.1 . Evolution des crédits
                                                                                                                                 (en Mio Écus)
      Position                                        Intitulés                                    Dépenses          Crédits      Prévisions
       budg.                                                                                          1987             1988           1989
          a                                               b                                             c                d              e
        210           Restitutions pour la viande bovine                                            877,9          1 303         1 243
        2110          Stockage privé                                                                 66,3            141            110
        2111          Frais techniques relatifs au stockage public                                  129,8            105            112
        2112          Frais financiers relatifs au stockage public                                   83,1             73             60
        2113          Autres frais de stockage public                                               771,1            605           239
        2114          Dépréciation des stocks de viande bovine                                         0             140           388
        211           Interventions sous forme de stockage                                        1 050,3          1 064            909
        2120          Primes à la vache allaitante                                                   62,0            173            190
        2121          Prime spéciale                                                                 73,8            178            122
        2122          Primes à la naissance des veaux                                                19,4             36             33
                                                                                                     65,2             71             26
        2123          Primes à l'abattage de gros bovins autres que vaches
        2129          Autres interventions                                                             0                p.m .          p.m .
        212           Interventions autres que sous forme de stockage de la viande
                      bovine                                                                        220,4            458            371
        21                                             Total du secteur de la viande bovine      2 148,7           2 825 0       2 523
                      % du secteur par rapport au total du FEOGA-Garantie                              9,4              9,8            9,0
 (■) Si l'on inclut 190 Mio Écus inscrits au titre 8 au titre de la dépréciation des anciens stocks de viande bovine, le pourcentage passe a
       10,5 %.
 ---pagebreak---  148                                        Avant-projet de budget général 1989
                             CHAPITRE 22 - VIANDES OVINE ET CAPRINE
L'OCM des viandes ovine et caprine est régie par le règlement de base (CEE) n° 1837/80 du Conseil du 27 juin
1980, modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1115/88 du 25 avril 1988.
Les produits couverts sont les suivants :
– animaux vivants : espèces ovine et caprine, de race pure ou autre,
– viandes : fraîches, réfrigérées ou congelées,
– produits transformés : viandes et abats salés, séchés ou fumés, conserves, autres,
– abats.
La campagne de commercialisation s'étend du premier lundi de janvier à la veille de ce jour, l'année suivante.
Les dépenses consacrées à ce secteur s'élevaient en 1987 à 2,5 % du total du FEOGA-Garantie.
1. Aperçu économique
La production indigène brute de viandes ovine et caprine en 1986 s'est établie à 947 000 1 ( EUR 12) : soit une aug­
mentation de 4,0 % par rapport à 1985 . La tendance à long terme est ascendante depuis 1970. Pour 1987 , on s'at­
tend à une hausse de la production voisine de 6,1 %. Le cheptel ovin compte environ 90 Mio de têtes (EUR 12). La
Communauté est le deuxième producteur mondial après l' URSS.
La consommation communautaire en 1986 était de 1 182 000 1 ( EUR 12). La tendance à long terme est ascendante
dans tous les Etats membres, sauf au Royaume-Uni et en Irlande où elle est stable.
Le degré à' auto-approvisionnement est, à l'heure actuelle, voisin de 81 % (EUR 12).
Au point de vue des échanges, la CEE a importé, en 1986, 248 000 1 de viande ovine, particulièrement de la •
Nouvelle-Zélande ; elle a exporté 4 500 1. En 1987, les quantités importées devraient être légèrement inférieures
à celles de 1986.
2. Fonctionnement du marché pour la viande ovine
2.1 . Le régime des prix
Le Conseil fixe, chaque année, trois types de prix :
a) le prix de base / fixé pour les carcasses d'ovins fraîches ou réfrigérées. Il est unique pour toute la Communauté ;
b) le prix d'intervention .‘correspond à 85 % du prix de base. L'intervention est décidée selon la procédure du co­
mité de gestion si quelques conditions sont remplies. Elle n'existe pas dans la région 5 (Grande-Bretagne) ;
c) le prix d'intervention dérivé: applicable dans la région 4 ( Irlande).
Le prix de base et les prix d' intervention sont saisonnalisés par le Conseil sur proposition de la Commission , pour
tenir compte des variations saisonnières de ce marché.
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Le régime relatif aux importations diffère selon les produits importés. Pour certains (à savoir les abats), ce sont
les taux des droits de douane du TDC qui sont appliqués.
Pour les autres, à savoir les animaux vivants, autres que reproducteurs de race pure, ainsi que les viandes réfrigé­
rées et congelées, leur importation fait l'objet de la perception d'un prélèvement. Ce dernier est égal à la diffé­
rence entre le prix de base saisonnalisé et le prix d'offre franco frontière de la Communauté établi en fonction
des possibilités d'achat les plus représentatives, en ce qui concerne la qualité et la quantité, constatées au cours
d'une période à fixer, précédant la détermination du prélèvement.
Toutefois, pour les produits consolidés au GATT (à savoir les viandes fraîches et congelées), les prélèvements
sont limités au montant résultant de cette consolidation (20 % « ad valorem »).
Un prélèvement spécial peut être fixé pour les produits originaires ou en provenance d'un ou de plusieurs pays
tiers, dans le cas où les exportations de ces produits s'effectuent à des prix anormalement bas. En pratique, toute­
fois, et cela en vertu des accords d'autolimitation conclus avec les principaux pays tiers fournisseurs ( 13 pays), les
prélèvements sont limités à 10 % « ad valorem ».
 ---pagebreak---                                              Avant-projet de budget général 1989                                     149
L exportation de viande ovine peut faire 1 objet, dans la mesure nécessaire, de l'octroi d'une restitution couvrant
la différence entre les prix des produits sur le marché mondial et ceux dans la Communauté. Elle peut être diffé­
renciée selon les destinations. Jusqu'ici, cet instrument n'a pas été mis en opération.
2.2.2. Le stockage
Stockage privé : des aides au stockage privé peuvent être décidées lorsque le prix de marché communautaire se
situe à un niveau inférieur à 90 % du prix de base saisonnalisé et est susceptible de se maintenir au-dessous de
ce niveau.
Stockage public : lorsque, pendant la période du 15 juillet au 15 décembre de chaque année, le prix du marché
communautaire est égal ou inférieur au prix d'intervention saisonnalisé et que, simultanément, le prix constaté
sur les marchés représentatifs d'une région déterminée est égal ou inférieur au prix d'intervention saisonnalisé,
des achats de viande ovine sont effectués par les organismes d'intervention, sur demande d'un ou de plusieurs
Etats membres.
S'il se produit une situation grave au cours de la période allant du 16 décembre au 14 juillet, nécessitant un sou­
tien du marché, les achats d'intervention peuvent être décidés pendant cette période.
2.2.3 . Les primes
a) Prime à la brebis et à la chèvre: la Communauté est divisée en 7 régions. Compte tenu de l'évolution des prix
de marché de chaque région concernée, une perte de revenu est estimée à la fin de la campagne. Cette perte de
revenu représente la différence éventuelle entre le prix de base et la moyenne arithmétique des prix de marché
constatés pendant la campagne.
Le montant de la prime payable par brebis est obtenu en affectant la perte de revenu visée ci-dessus d'un coeffi­
cient exprimant pour chaque région la production moyenne annuelle normale de viande d'agneau par brebis.
Un acompte peut être versé au producteur dans les zones agricoles défavorisées. Le solde est fixé à la fin de la
campagne pour tenir compte de l'évolution réelle des prix du marché, afin que le niveau de la prime effectivement
payée corresponde à la perte de revenu effective.
A compter de la campagne 1986 dans certaines régions bien délimitées de la Communauté, le bénéfice de la prime
à la brebis a été étendu à deux catégories d'animaux, c'est-à-dire certaines femelles de race ovine rustique, autres
que les brebis et les chèvres. Dans ces cas, le montant unitaire correspond à 80 % de celui de la prime à la brebis.
b) Prime variable à l'abattage : le Royaume-Uni peut octroyer dans la région 5 (Grande-Bretagne) une prime à
l'abattage des ovins, lorsque les prix constatés sur les marchés représentatifs de cette région se situent en dessous
d'un « niveau directeur» correspondant à 85 % du prix de base. Ce niveau directeur est saisonnalisé par semaine,
de la même manière que les prix d'intervention et le prix de base. La prime variable à l'abattage, égale à la diffé­
rence, est versée pour les ovins certifiés commercialisés au cours de la semaine concernée.
En cas de paiement de cette prime, un montant (clawback) équivalant à celle-ci est perçu à la sortie de ladite ré­
gion. Les produits exportés vers les pays tiers sont exclus du « clawback » jusqu'à la fin de la campagne 1988.
La perte de revenu est diminuée, en cas d'application de la prime variable, de la moyenne pondérée des primes
variables effectivement octroyées.
2.3 . Prix fixés
                                                                                                              (en Écus/t)
                                                                                      1987/ 88           1988 / 89
Prix de base unique (EUR 12)                                                            4 323,2            4 323,2
Prix d' intervention                                                                    3 674,7            3 674,7
Prix d' intervention dérivé (applicable en Irlande)                                     3 476,6            3 476,6
 ---pagebreak--- 150                                          Avant-projet de budget général 1989
3. Évaluation des crédits pour 1989
3.1 . Evolution des crédits
                                                                                                          (en Mio Ecus)
     Position                                  Intitulés                             Dépenses    Crédits   Prévisions
      budg.                                                                             1987       1988       1989
        a                                          b                                      c          d          e
      220       Restitutions pour les viandes ovine et caprine                           0          p.m .      p.m .
      2210      Primes                                                               573,8     1 000      1 210
      2211      Stockage                                                                p.m .       p.m .      3
      2219      Autres interventions                                                     0          p.m .      p.m .
      221       Interventions pour les viandes ovine et caprine                       5 73 . 8 1 000      / 213
      22                               Total du secteur des viandes ovine et caprine 573,8     1 000      1 213
               % du secteur par rapport au total du FEOGA-Garantie                       2,5        3,5        4,3
 ---pagebreak---                                                Avant-projet de budget général 1989                                               151
                                       CHAPITRE 23 – VIANDE PORCINE
L'OCM de la viande porcine est régie par le règlement de base (CEE) n° 2759/75, entré en vigueur le 1 er novembre
1975 et modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 3906/87.
Les produits couverts sont les suivants :
– les animaux vivants autres que reproducteurs de race pure,
– les viandes, abats, lards et graisses,
– les produits transformés : conserves, saucissons et autres.
La campagne de commercialisation s'étend du 1 er novembre au 31 octobre.
Les dépenses consacrées à ce secteur varient aux alentours de 1 % du total du FEOGA-Garantie (0,7 % en 1987).
1. Aperçu économique ( ' )
En 1987, la production de viande de porc dans la CEE s'est élevée à environ 12,5 Mio t, c'est-à-dire une augmen­
tation de 1,4 % par rapport à l'année précédente. En effet, malgré des prix de la viande de porc assez bas, la renta­
bilité de production porcine est restée positive la majeure partie de l'année grâce à une baisse de prix des ali­
ments. Le cheptel porcin atteignait 103,2 Mio de têtes en août 1987.
Le degré d'auto-approvisionnement en 1987 était de 102,8 %, mais avec des grosses différences entre États mem­
bres .
Les échanges avec les pays tiers en 1987 ont porté sur un volume estimé de 92 000 1 de produits importés (– 30 %)
et 442 000 1 de produits exportés ( + 22 %), y compris les abats et le saindoux.
En 1987, les exportations étaient en hausse malgré la faiblesse du dollar des États-Unis, qui a pu être compensée
par une augmentation successive des restitutions à l'exportation au cours de l'année 1987. En revanche, les im­
portations se sont ralenties ultérieurement à cause des prix moins intéressants pratiqués sur le marché intérieur.
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
L'OCM de la viande porcine s'articule autour de trois prix :
a) le prix de base : il est fixé annuellement par le Conseil, en tenant compte, d'une part, du prix d'écluse et du
prélèvement applicables pendant le trimestre débutant le 1 er août de chaque année et, d'autre part, de la nécessité
de fixer ce prix à un niveau tel qu'il contribue à assurer la stabilisation du cours sur les marchés tout en n'entraî­
nant pas la formation d'excédents structurels dans la Communauté ;
b) le prix d'achat : il est directement dérivé du prix de base (entre 78 et 92 % de ce dernier pour le porc abattu
de la qualité type). C'est le prix auquel les organismes d'intervention effectuent leurs achats en cas d'intervention
publique. Il est fixé par la Commission par la procédure du comité de gestion (dernière application en 197 1 ) ;
c) le prix d'écluse : il est calculé pour chaque trimestre par la Commission et correspond, en tenant compte du
prix des aliments sur le marché mondial ainsi que des autres coûts de production, aux prix de revient dans les
pays tiers.
Le prix d'écluse sert au calcul du montant supplémentaire à percevoir éventuellement lors des importations.
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Les importations sont soumises à la perception d'un prélèvement qui est fonction, notamment, de la différence
entre les prix sur le marché mondial et sur le marché communautaire, de la quantité de céréales fourragères né­
cessaire à la production dans la CEE de 1 kg de viande de porc.
Pour les produits pour lesquels le taux du droit de douane a été consolidé dans le cadre du GATT, les prélève­
ments sont limités au montant résultant de cette consolidation .
Si l'on constate des importations en provenance d'un pays tiers à un prix inférieur au prix d'écluse, le prélèvement
peut être majoré d'un montant supplémentaire. Le prélèvement majoré s'applique au produit concerné et à ce
pays tiers .
(') A l'exclusion du Portugal, vu le fait que, pendant la première étape de la période transitoire, le Portugal maintient son orga­
     nisation nationale du marché dans le secteur de la viande de porc.
 ---pagebreak---  152                                        Avant-projet de budget général 1989
Les exportations donnent lieu à l'octroi d'une restitution fixée pour chaque produit, de façon uniforme pour toute
la Communauté, mais qui peut être différenciée suivant les destinations. La restitution est notamment fonction
de la différence entre le prix du marché mondial et le prix communautaire.
2.2.2. Le stockage
Achats-stockage public : 1e déclenchement des achats peut se faire à partir du moment où le prix communautaire
de marché du porc abattu, établi à partir des prix constatés dans chaque Etat membre sur les marchés représenta­
tifs de la CEE et pondérés par des coefficients exprimant l'importance relative du cheptel porcin de chaque État
membre, se situe à un niveau inférieur à 103 % du prix de base et est susceptible de se maintenir à ce niveau.
Les organismes d'intervention achètent les produits au prix d'achat cité sous 2.1 en cas d'intervention publique.
Aideau stockage privé : c'est ce mode d'intervention qui est le plus couramment utilisé, en raison de la plus grande
souplesse d'intervention qu'il présente.
Le montant de l' aide est établi :
– soit par adjudication,
– soit par fixation forfaitaire à l'avance.
Il ne peut, en principe, dépasser un montant correspondant aux frais qui seraient occasionnés par un stockage
effectué dans le cadre de l'intervention publique. Il tient compte, en tout cas, des frais occasionnés par le stocka­
ge, de la dépréciation normale de la qualité ainsi que, dans la mesure du possible, de l' augmentation prévisible
du prix du produit en question.
2.3 . Prix fixé
                                                                                                                (en Êcus/t)
                                                                                         1987 / 88         1988 / 89
Prix de base (poids abattu) ( EUR 12)                                                      2 033,3           2 033,3
3. Évaluation des crédits pour 1989
3.1 . Evolution des crédits
                                                                                                             (en Mio Écus)
    Position                                  Intitulés                             Dépenses       Crédits    Prévisions
      budg.                                                                           1987          1988          1989
        a                                         b                                     c             d             e
      230       Restitutions pour la viande porcine                                 111,5          125         177
      231       Interventions pour la viande porcine                                 47,1           58           51
      23                                      Total du secteur de la viande porcine 158,6          183         228
                % du secteur par rapport au FEOGA-Garantie                             0,7           0,6           0,8
 ---pagebreak---                                             Avant-projet de budget général 1989                                  153
                                     CHAPITRE 24 - ŒUFS ET VOLAILLES
 L'OCM des oeufs est régie par le règlement (CEE) n° 2771 /75 entré en vigueur le 1 er novembre 1975 et modifié
 en dernier lieu par le reglement (CEE) n° 4000/87.
 L'OCM des volailles est régie par le règlement (CEE) n° 2777/75 entré en vigueur le 1 er novembre 1975 et modifié
 en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 3907/87.
 Les produits couverts sont les suivants :
       Œufs . œufs en coquille, œufs sans coquille, et jaunes d'œufs liquides, congelés ou séchés ;
       volailles : vivantes, mortes ou abats, foies ou graisses de volaille, autres préparations.
 Il n'y a pas de campagne de commercialisation pour les œufs et volailles.
Traditionnellement, les dépenses consacrées aux œufs et volailles se situent au-dessous de 1 % du total du
 FEOGA-Garantie (0,7 % en 1987).
 1. Aperçu économique
 1.1 . Les œufs
En 1986, la production communautaire d'œufs s'est élevée à 4,93 Miot, soit 0,4% de plus qu'en 1985.
La consommation humaine a connu une baisse d'environ 0,9 % en 1986 et s'est établie à 4,55 Mio t.
Le degré d'auto-approvisionnement pour les œufs est de 101,9 % en 1986 ( + 0,3 %).
Au point de vue des échanges, la CEE a exporté, en 1986, 137 000 1 d'œufs et en a importé 45 000 1 (y compris
ovoproduits en équivalent œufs en coquille).
 1.2 . Les volailles
En 1986, la production intérieure brute de la Communauté à Douze en viande de volailles était de 5,45 Miot
( + 3,3 % par rapport à 1985).
La consommation connaissait, quant à elle, une hausse de 2,4 % et s'établissait à 5,17 Mio t.
Le degré d'auto-approvisionnement en 1986, pour les viandes de volailles, était de 104,4% ( + 0,1 %).
Au point de vue des échanges, les importations 1986 sont en baisse de 20% (68 000 1) (effet Tchernobyl). De
même, les exportations sont en baisse de 1 % par rapport à 1985, avec un tonnage de 329 000 1.
2. Fonctionnement du marché
2.1 . Le régime des prix
L'OCM des œufs et volailles est très souple. Il n'existe pas de prix garantis, mais seulement un ensemble de
mesures tendant à une meilleure organisation de la production, de la transformation et des débouchés, ainsi qu'à
l'amélioration de la qualité et des prévisions. Il n'y a pas de mesures d'intervention prévues.
Il existe cependant un prix d'écluse fixé à l'avance pour chaque trimestre, par la Commission, par la procédure
du comité de gestion. Il correspond aux prix de revient dans les pays tiers et se compose :
– d'un montant égal au prix sur le marché mondial, de la quantité de céréales fourragères nécessaire à la
      production, dans les pays tiers, d'un kilogramme du produit concerné ;
– d'un montant forfaitaire exprimant les autres coûts d'alimentation ainsi que les frais généraux de produc­
      tion et de commercialisation .
2.2. Les instruments propres au marché
2.2.1 . Le régime aux frontières
Les importations des œufs et volailles font l'objet de la perception d'un prélèvement fixé à l'avance pour chaque
trimestre. Ce prélèvement se compose :
– d'un élément égal à la différence entre les prix communautaire et mondial, de la quantité de céréales four­
      ragères nécessaire pour produire 1 kg du produit concerné ;
– d'un élément égal à 7 % de la moyenne des prix d'écluse valables pour les quatre trimestres précédant le
      1 er mai de chaque année.
Dans le cas où, pour un produit, le prix d'offre franco frontière tombe en dessous du prix d'écluse, le prélèvement
peut être augmenté d'un montant supplémentaire égal à la différence entre le prix d'écluse et le prix d offre.
Les exportations peuvent faire l'objet de restitutions qui peuvent être différenciées selon les destinations.
 ---pagebreak--- 154                                           Avant-projet de budget général 1989
3. Évaluation des crédits pour 1989
3.1 . Evolution des crédits
                                                                                                        (en Mio Ecus)
     Position                                   Intitulés                              Dépenses Crédits  Prévisions
      budg.                                                                              1987    1988       1989
        a                                           b                                      c       d          e
      240       Restitutions pour les œufs                                               29,1    41         48
      241       Restitutions pour les volailles                                         122,9   137       174
      24                                        Total du secteur des œufs et volailles  152,0   178       222
               % du secteur par rapport au total du FEOGA-Garantie                        0,7     0,6        0,8
 ---pagebreak---                                             Avant-projet de budget général 1989                                       155
                           CHAPITRE 25 - RESTITUTIONS POUR CERTAINES
                                    MARCHANDISES RÉSULTANT DE LA
                             TRANSFORMATION DE PRODUITS AGRICOLES
A. ARTICLE 250 - RESTITUTIONS ADAPTÉES POUR LES CÉRÉALES EXPORTÉES SOUS FORME
                          DE CERTAINES BOISSONS SPIRITUEUSES
Ces restitutions font l'objet des règlements (CEE) nos 1 187/81 , 1188/81 et 3496/81 .
En raison du protocole n° 19 de l'acte d'adhésion de 1973 , des restitutions devaient être octroyées pour les céréa­
les entrant dans la fabrication de certaines boissons spiritueuses exportées. Aucune décision n'avait encore été
prise sur ce point avant 1 98 1 .
Les produits couverts sont :
– les boissons spiritueuses (en général) qui ont été obtenues à partir de céréales, telles que le gin, la vodka,
     les liqueurs préparées avec ces boissons, etc. Sont d'application le règlement (CEE) n° 1187/81 modifiant le
     règlement (CEE) n° 2727/75 (OCM des céréales) et le règlement (CEE) n° 3496/81 modifiant le règlement
     (CEE) n° 3033 /80 (restitutions pour les produits «hors annexe II ») ;
– le Scotch whisky et l' Irish whiskey : le règlement (CEE) n° 1188/81 prévoit des dispositions « adaptées»
      pour l'octroi des restitutions pour les céréales exportées sous forme de boissons spiritueuses lorsqu'une pé­
     riode de vieillissement d'au moins trois ans entre dans le processus obligatoire d'élaboration. Ces règles parti­
     culières étaient nécessaires du fait de la pratique généralisée du coupage («blending») entre produits de céréa­
     les, de distillateurs et d'âges différents. Pour ces produits, les quantités auxquelles la restitution s'applique
      sont les quantités de céréales mises sous contrôle par les ayants droit et affectées d'un coefficient, fixé annuel­
      lement pour chaque État membre concerné et applicable à chaque ayant droit intéressé. Ce coefficient ex­
      prime le rapport existant, pour les boissons spiritueuses concernées, entre les quantités totales exportées et les
      quantités totales commercialisées de la boisson spiritueuse concernée.
      Le taux de la restitution est celui qui est valable le jour de la mise sous contrôle des céréales. La restitution
      peut être supprimée pour certaines destinations lorsque la situation du marché mondial ou les exigences spé­
      cifiques de certains marchés le rendent nécessaire.
Les dépenses en 1987 représentaient 0,2% du FEOGA-Garantie.
B. ARTICLE 251 - RESTITUTIONS POUR CERTAINES MARCHANDISES RESULTANT DE LA
                          TRANSFORMATION DE PRODUITS AGRICOLES
Ce régime est régi actuellement par le règlement (CEE) n° 3033 /80. Il est entré en application le 1 er juillet 1969.
Les produits couverts sont ceux dans la fabrication desquels sont entrés, soit en l'état, soit après transformation,
un ou plusieurs produits de base (lait, céréales, beurre, sucre).
Les dépenses en 1987 représentaient 2,4% du total du FEOGA-Garantie.
 1 . Fonctionnement du régime
 Par exception à l'article 38 du traité instituant les Communautés européennes, certaines marchandises ne relevant
pas de l'annexe II dudit traité sont soumises au régime d'échange des produits de base qui ont été incorporés
dans la fabrication de celles-ci .
 Le Conseil, statuant sur proposition de la Commission, fixe pour chaque marchandise :
 – l'espèce et les caractéristiques des produits de base sur lesquels il y a lieu de se fonder pour le calcul de
      l' élément mobile entrant dans la charge à l'importation ;
 – la quantité de chacun desdits produits de base considérée comme étant entrée dans sa fabrication.
 2. Régime aux frontières
 A Ÿ importation, chaque marchandise est soumise à l'imposition, prévue en ce qui la concerne dans le TDC, com­
 posée :
 – d'un droit « ad valorem » qui en constitue l'élément fixe,
 – d'un élément mobile destiné à couvrir, pour les quantités de produits de base considérées comme étant
       entrées dans sa fabrication, l'incidence de la différence entre les prix desdits produits dans la CEE d une part,
       et ceux à l'importation en provenance des pays tiers d'autre part, lorsque le coût total desdites quantités de
       produits de base est plus élevé dans la CEE.
 ---pagebreak--- 156                                        Avant-projet de budget général 1989
A V exportation, les produits transformés font l' objet de l'octroi d'une restitution calculée :
– d' une part, en fonction de la composition du produit, en produits de base,
– d'autre part, en fonction des taux de restitution ou de prélèvement fixés pour chacun des produits de
    base .
C. EVALUATION DES CREDITS DU CHAPITRE 25 POUR 1989
                                                                                                       (en Mio Ècus)
   Position                                   Intitulés                            Dépenses    Crédits  Prévisions
    budg.                                                                            1987        1988      1989
       a                                          b                                    c           d         e
     250      Restitutions adaptées pour les céréales exportées sous forme de
              certaines boissons spiritueuses                                        49,5        51        58
     251      Restitutions à l'exportation pour certaines marchandises résultant
              de la transformation de produits agricoles                            540,8      546       616
     25                                                 Total produits transformés 590,3      597        674
              % du secteur par rapport au total du FEOGA-Garantie                     2,6         2,1       2,4
 ---pagebreak---                                           Avant-projet de budget général 1989                                  157
                         CHAPITRE 27 - MONTANTS COMPENSATOIRES
                        ADHÉSION OCTROYÉS AU TITRE DES ÉCHANGES
                                         INTRACOMMUNAUTAIRES
1 . Références
Articles 72 et 240 de Pacte d'adhésion de l' Espagne et du Portugal .
2 . Description
L'unification des prix entre les nouveaux États membres et la Communauté s'échelonne sur plusieurs années. En
attendant, le système des montants compensatoires adhésion permet de compenser les différences de niveau de
prix.
Les exportations de la Communauté originaire vers un nouvel État membre donnent lieu à l'octroi de montants
compensatoires, alors que les importations entraînent la perception de montants compensatoires versés au titre
des ressources propres.
Dans les échanges des nouveaux États membres avec les pays tiers, les prélèvements ou les restitutions sont, selon
les cas, diminués ou augmentés de montants compensatoires adhésion.
Le crédit de 45 Mio Écus pour 1989 concerne des MCA relatifs à l'adhésion de l'Espagne et du Portugal. L'unifi­
cation des prix s'échelonnera sur 7 à 1 0 ans selon les produits.
 ---pagebreak---  158                                        Avant-projet de budget général 1989
                            CHAPITRE 28 - MONTANTS COMPENSATOIRES
                            MONÉTAIRES PERÇUS OU OCTROYÉS AU TITRE
                                 DES ÉCHANGES DE PRODUITS AGRICOLES
1 . Références
Règlement (CEE) n° 974/71 , abrogé et remplacé par le règlement (CEE) n° 1889/87.
2. Les principes de fonctionnement du système agrimonétaire
Le traitement du chapitre 28 offre l'occasion de donner une vue d'ensemble du système agrimonétaire et de son
impact sur le budget communautaire.
A la base du système agrimonétaire se trouvent les taux verts. On les utilise afin d'éviter que les conséquences
d'un réalignement monétaire ne se répercutent immédiatement sur les prix des produits agricoles en monnaie
nationale.
                                                                 \
Sans cette possibilité d'utiliser pour les besoins agricoles un autre taux de conversion que le taux pivot, la rééva­
luation d'une monnaie nationale par rapport à l' Écu devrait entraîner aussitôt une baisse des prix agricoles en
monnaie nationale dans le pays concerné et, inversement, la dévaluation d'une monnaie nationale par rapport à
l' Écu devrait conduire à une hausse des prix agricoles exprimés dans cette monnaie.
Dans le budget, les incidences du système agrimonétaire se matérialisent dans :
– les montants compensatoires monétaires (MCM) dont la partie la plus importante des dépenses y afféren­
       tes se trouvent imputées dans le chapitre 28 ;
– le « coefficient de double taux », dont l'effet se trouve à l'intérieur de chaque ligne budgétaire du
       FEOGA-Garantie ;
– les restitutions (FEOGA-Garantie) et les prélèvements (ressources propres).
3. Les montants compensatoires monétaires
3 . 1 . Principes généraux
Le système prévoit :
– pour les États membres dont la monnaie est appréciée par rapport à la contre-valeur de l'Écu définie par
       son taux de conversion agricole (taux vert) utilisé dans les actes de la politique agricole, la perception de mon¬
       tants compensatoires à l'importation et l'octroi de montants compensatoires à l'exportation (MCM positifs) ;
– pour les États membres dont la monnaie est dépréciée par rapport à la contre-valeur de l'Écu définie par
       son taux de conversion agricole, l'octroi de montants compensatoires à l'importation et la perception de mon¬
       tants compensatoires à l'exportation (MCM négatifs).
Le montant compensatoire octroyé ou perçu est fonction :                                       f
a) du prix du produit (généralement basé sur le prix d'intervention) ;
b) du pourcentage d'appréciation ou de dépréciation de la monnaie en cause.
Pour les monnaies faisant partie intégrante du système monétaire européen et respectant entre elles un écart
maximal instantané de 2,25 %, ce pourcentage représente l'écart entre le taux représentatif et le taux pivot ; par
conséquent, il demeure fixe tant qu'il n'y a pas de décision
– de modification du taux représentatif, d'une part,
       ou
– de dévaluation ou de réévaluation des taux pivots, d'autre part.
Pour la lire, la livre sterling, la drachme, la peseta et l'escudo, le pourcentage d'appréciation ou de dépréciation
est établi en fonction de l'évolution des taux de change au comptant. Il est examiné chaque semaine et réajusté
s'il apparaît un changement au moins égal à 1 point par rapport au pourcentage retenu lors de la fixation précé­
dente .
Sur les pourcentages d'écart (écarts monétaires réels) ainsi obtenus, une franchise est appliquée, qui s'élève
actuellement à : 1,5 point pour tous les États membres et tous les secteurs, à l'exception de 1,0 point pour les
MCM néerlandais ; 5,0 points pour les secteurs du vin et des œufs et de la volaille ; 10,0 points pour le secteur
de l' huile d'olive.
Le résultat obtenu représente « l'écart monétaire appliqué». Si ce résultat est inférieur ou égal à 0,50 et supérieur
à 0, l'écart monétaire appliqué est égal à 0. S'il est inférieur ou égal à 1 et supérieur à 0,50, l'écart monétaire appli­
qué est égal à 1 .
 ---pagebreak---                                            Avant-projet de budget général 1989                                       159
Depuis la campagne 1984/85 , les taux pivots qui interviennent dans le calcul des MCM sont affectés d'un coeffi­
cient correcteur (voir plus loin : régime temporaire) ;
c) des flux d'exportation ou d'importation en quantités.
Les MCM s'appliquent aux produits pour lesquels des mesures d'intervention sont prévues, appelés produits de
base. Pour les autres produits dits «produits dérivés», les MCM sont égaux à l'incidence, sur lesdits produits,
de l'application du MCM aux prix du produit de base dont ils dépendent.
3.2. Le système du «switch over»
Le Conseil a arrêté les dispositions nécessaires pour que, avec effet au début de la campagne 1987/88,
d'éventuelles modifications des parités monétaires ne puissent en aucun cas entraîner la création de MCM posi­
tifs fixes.
Pour atteindre ce but, les MCM ne sont plus calculés en fonction de l'écart entre le taux vert et le taux pivot,
mais en fonction de celui entre le taux vert et le «taux pivot, affecté d'un facteur de correction ». Ce dernier est
couramment appelé «taux pivot vert», étant donné qu'il s'applique uniquement dans le cadre de la PAC. La
transformation de MCM positifs en MCM négatifs, qui découle de l'application du nouveau système, est appelée
«switch over» ; les MCM ainsi créés sont appelés « MCM négatifs transférés».
Economiquement parlant, on évite la création de nouveaux MCM positifs en augmentant, au moment d'un réa­
lignement, le niveau des prix communs, dans la même mesure que la valeur de la monnaie la plus réévaluée aug­
mente par rapport à l'Écu. Pour les monnaies faibles, cette augmentation du niveau des prix communs en mon­
naie nationale deviendra évidente et effective au fur et à mesure que la partie des MCM négatifs transférés, qui
est due au « switch over », sera démobilisée.
Avec effet au 1 er juillet 1987, des règles strictes relatives au démantèlement des MCM ont été introduites. Ce ré­
gime prévoit un démantèlement automatique des MCM nouvellement créés. Les MCM négatifs transférés, créés
au cours d'une campagne, sont à démanteler de :
– 25 % au début de la campagne de commercialisation suivant le ou les réalignements monétaires,
– 37,5 % au début de la deuxième et de la troisième campagne suivant le ou les réalignements.
Au moment de la prise d'effet de la modification des taux de conversion agricoles au titre dudit premier déman­
tèlement de 25 % des MCM négatifs transférés, les prix fixés en Ecus dans le cadre de la PAC sont diminués de
façon à neutraliser l'augmentation des prix en monnaie nationale résultant de la modification des taux verts.
Les autres nouveaux MCM négatifs (couramment appelés « MCM négatifs naturels »), créés depuis le dernier
réalignement, doivent être démantelés de :
– 30 % au maximum au moment du réalignement,
– deux tranches égales au début des deux campagnes suivant le réalignement.
Toutes ces adaptations sont effectuées par la Commission dans le cadre de la procédure prévue à l'article 12 du
règlement (CEE) n° 1677/85 (procédure comité de gestion).
Selon cette procédure, les taux de conversion agricoles pour le secteur de la viande porcine sont à ajuster afin
d'éviter toute création de nouveaux MCM sous réserve d'une différence maximale de 8 points entre l'écart appli­
cable dans le secteur de la viande porcine d'une part et celui applicable dans le secteur des céréales d'autre part.
3.3 . Mécanismes financiers
a) En vertu des articles 4 bis et 7 du règlement (CEE) n° 974/71 , et de l'article 2 de la décision du 21 avril 1970
relative au remplacement des contributions financières des États membres par des ressources propres aux Com­
munautés, les montants compensatoires monétaires sont soumis aux dispositions financières suivantes :
 – pour les échanges entre les États membres, les montants compensatoires sont considérés comme faisant
     partie des interventions destinées à la régularisation des marchés agricoles et, par conséquent, sont toujours
     comptabilisés comme « dépenses » ;                                      -
 – pour les échanges avec les pays tiers, le chapitre 28 des dépenses FEOGA-Garantie ne contient pas tous les
     MCM résultant du commerce extracommunautaire. En effet, suivant la réglementation actuellement en
     vigueur :
     – pour les MCM positifs, les MCM octroyés à l'exportation vers les pays tiers sont regroupés sous le
         chapitre 28 (MCM) du budget FEOGA-Garantie. Par contre, les MCM perçus à l'importation sont consi­
         dérés comme des ressources propres et sont comptabilisés sous le chapitre prélèvements agricoles de façon
         non séparée,
     – pour les MCM négatifs, les MCM perçus à l'exportation viennent en déduction des restitutions, la
         fraction dépassant les restitutions étant comptabilisée dans les ressources propres. Les MCM octroyés a
         l'importation viennent en déduction des prélèvement agricoles, la fraction dépassant les prélèvements
         étant comptabilisée comme une dépense sous le chapitre 28 (MCM) du budget FEOGA-Garantie.
 ---pagebreak---  160                                      Avant-projet de budget général 1989
b) En ce qui concerne la nomenclature budgétaire, les montants compensatoires, groupés au chapitre 28, sont clas­
sés selon la nomenclature suivante :
Article 280 :    montants compensatoires au titre des échanges entre les États membres (échanges intracom­
                 munautaires) ;
le poste 2800    regroupe les montants compensatoires payés à l'importation par les États membres importa­
                 teurs à monnaie dépréciée ;
le poste 2801    regroupe les montants compensatoires pour importation payés par les États membres exporta­
                 teurs pour le compte des États membres importateurs à monnaie dépréciée.
                 En effet, en vue de l'application du règlement (CEE) n° 1677/85 du Conseil portant création d'un
                 mécanisme financier, il est opportun, sur le plan de la comptabilisation, d'isoler ces paiements ;
le poste 2802    regroupe les montants compensatoires pour importation perçus par les États membres impor­
                 tateurs à monnaie appréciée ;
le poste 2803    regroupe les montants compensatoires pour exportation payés par les États membres exporta­
                 teurs à monnaie appréciée ;
le poste 2804    regroupe les montants compensatoires pour exportation perçus par les États membres expor­
                 tateurs à monnaie dépréciée.
Article 281 :    montants compensatoires au titre des échanges avec les pays tiers (échanges extracommunau¬
                 taires) ;
le poste 2810    totalise la fraction des montants compensatoires octroyés à l'importation (pays à monnaie dé­
                 préciée) qui dépassent le prélèvement ;
le poste 2811    regroupe les montants compensatoires payés à l'exportation par les États membres exporta­
                 teurs à monnaie appréciée ; les MCM perçus à l'exportation par les pays à monnaie dépréciée
                 viennent en déduction des restitutions et, s'ils dépassent les restitutions, l'excédent est comptabili­
                 sé dans les ressources propres.
Compte tenu de la situation de chaque monnaie, les mécanismes financiers peuvent être résumés, d'une façon
synthétique, par le tableau ci-après où le signe + indique une dépense pour le FEOGA et le signe – une diminu­
tion de dépenses ou une recette venant en déduction des dépenses.
                                                                                                 Monnaies     Monnaies
                                       Postes de dépenses                                        appréciées   dépréciées
280   MCM intra
2800 MCM payés à l'importation par les États membres importateurs à monnaie dépréciée                             +
2801 MCM pour l'importation payés par les États membres exportateurs pour le compte des
     États membres importateurs à monnaie dépréciée                                                               +
2802 MCM pour importation perçus par les États membres importateurs à monnaie appréciée              –
2803 MCM pour exportation payés par les États membres exportateurs à monnaie appréciée               +
2804 MCM pour exportation perçus par les États membres exportateurs à monnaie dépréciée                           –
281  MCM extra
2810 Fraction des MCM octroyés à l'importation (pays à monnaie dépréciée) dépassant le
     prélèvement                                                                                                  +
2811 MCM payés à l'exportation par les États membres à monnaie appréciée                             +
 ---pagebreak---                  Avant-projet de budget général 1989                     161
          PRÉVISIONS DE DÉPENSES MCM EN 1989
                                                                (en Mio Écus)
2800 2801  2802          2803           2804         2810 2811    Total
268  405   p.m .         p.m .         - 326          78           425
                                                          p.m .
 ---pagebreak--- 162                                      Avant-projet de budget général 1989
4. Les coefficients de double taux (DT)
4.1 . Définition
Dans le système agrimonétaire, tous les montants (prélèvements, restitutions, aides, taxes...) sont fixés en Ecus
et convertis en monnaies nationales suivant les taux verts. Lors de l'imputation dans la comptabilité de la Com­
munauté des dépenses déclarées par les Etats membres en monnaies nationales, elles sont à nouveau converties
en Écus suivant les taux de marché de l' Ecu pour chaque monnaie.
Par conséquent, les (prévisions des) dépenses réelles du FEOGA-Garantie sont fonction, pour chaque monnaie
et éventuellement pour chaque produit, du rapport entre le taux vert et le taux de marché. Ce rapport est appelé
« coefficient de double taux » ( DT).
4.2. Signification en termes économiques et budgétaires
Le coefficient de DT est un indicateur du niveau des prix d'intervention agricoles en monnaie nationale (traduit
de l' Ecu au taux vert) de chaque Etat membre qui peut être comparé au niveau relatif des prix d'intervention
agricoles des autres Etats membres exprimé par le même indicateur.
Pour chaque monnaie nationale, le volume des dépenses du FEOGA-Garantie varie proportionnellement aux
fluctuations des niveaux relatifs des prix d'intervention agricoles. Lorsqu' il y a dépréciation du taux du marché
d'une monnaie, le niveau relatif des prix d'intervention diminue (baisse du coefficient de DT), ainsi que les dé­
penses du FEOGA-Garantie et les ressources propres en la monnaie concernée. Dans le cas d'une appréciation
du taux de marché d'une monnaie, il y a une hausse du niveau relatif de prix d'intervention (hausse du coefficient
de double taux), et ce sont des dépenses et des ressources propres supplémentaires qui sont réalisées.
5. Effet du système agrimonétaire temporaire sur les restitutions et les prélèvements
La restitution et le prélèvement reflètent, pour un, produit donné, la différence entre son prix sur le marché mon­
dial converti en Ecus et son prix commun fixé en Ecus. ( Par contre, l'écart entre ce prix commun et le prix d'inter­
vention pratiqué dans chaque Etat membre est couvert par le MCM.)
Dans le système agrimonétaire actuel, à chaque réalignement monétaire (voir point 3.2), par le système du
« switch over», il y a une augmentation des prix communs (sans toutefois que les prix en monnaie nationale soient
modifiés) et, par là, un accroissement des écarts avec les prix mondiaux, ce qui amène une hausse des restitutions
et des prélèvements.
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                                      CHAPITRE 29 - AUTRES DÉPENSES
ARTICLE 290 - APUREMENTS DES EXERCICES ANTÉRIEURS
Cet article est prévu en application de l'article 99 du règlement financier du 21 décembre 1977 pour comptabiliser
la différence entre les dépenses imputées aux comptes d'un exercice et celles reconnues par la Commission lors
de l'apurement des comptes prévus à l'article 5 , paragraphe 2, sous b), du règlement (CEE) n° 729/70 du Conseil,
du 21 avril 1970, relatif au financement de la politique agricole commune.
ARTICLE 292 - RESTITUTIONS POUR LES ACTIONS COMMUNAUTAIRES DE DONS ALIMEN¬
                      TAIRES
Sont regroupés sous cet article tous les postes relatifs aux restitutions « aide alimentaire » figurant précédemment
au sein des chapitres « céréales et riz », « sucre», « huile d'olive», « lait et produits laitiers », conformément aux
dispositions du règlement (CEE) n° 2681 /74, relatif au financement communautaire des dépenses résultant de
la fourniture de produits agricoles au titre de l'aide alimentaire, et notamment son article 2, paragraphe 1 .
ARTICLE 294 - INTÉRÊTS A VERSER AUX ÉTATS MEMBRES SUITE A LA RÉFORME DU MODE DE
                      FINANCEMENT DES DÉPENSES DU FEOGA-GARANTIE
Cet article est destiné à permettre le paiement éventuel d'intérêts, calculés sur base des fonds nationaux mobilisés
pour le préfinancement des dépenses des services et organismes payeurs, aux États membres qui rencontreraient
des difficultés dans la mise en œuvre de ce nouveau système de financement.
ARTICLE 295 - AIDES DIRECTES AU REVENU DANS LE SECTEUR AGRICOLE
Ce crédit est destiné à couvrir le coût d'une aide temporaire et dégressive aux revenus agricoles accordée afin
de faciliter l'adaptation d'exploitations agricoles potentiellement viables, à la nouvelle situation de marché.
ARTICLE 296 - FACILITÉ DE FINANCEMENT POUR L'IMPORTATION DE PRODUITS AGRICOLES
                      DE LA CEE DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT
Ce nouvel instrument est de nature à faciliter les importations de produits alimentaires pour les seuls pays en
développement. D'une part, il vise à parer au besoin croissant de produits alimentaires dans ces pays. D' autre
part, il s' intégre dans la réforme de la politique agricole commune que la Communauté a entamée en vue d'amé­
liorer l'équilibre entre l' offre et la demande.
L' élément « prêt » des crédits contractés par les pays en développement serait assuré par les marchés financiers,
le budget communautaire assurant :
– le financement de l'élément « don », par des crédits inscrits au présent article ;
 – l'octroi d'une garantie pour les prêts, par des crédits inscrits au chapitre 83 .
ARTICLE 297 - DISTRIBUTION DE PRODUITS AGRICOLES AUX DÉFAVORISÉS DE LA COM¬
                      MUNAUTÉ
Cet article est destiné à financer la fourniture, à certaines organisations, de denrées alimentaires provenant des
stocks d'intervention et destinées à être distribuées aux personnes les plus démunies de la Communauté, confor­
mément au règlement (CEE) n° 3730/ 87 du Conseil du 10 décembre 1987 .