CELEX: 
Language: fr
Date: 1003-03-03
Title: Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la coopération administrative dans le domaine des droits d'accises # Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant la directive 77/799/CEE du Conseil concernant l'assistance mutuelle des autorités compétentes des Etats membres dans le domaine des impôts directs, de certains droits d'accises et des taxes sur les primes d'assurance et la directive 92/12/CEE du Conseil relative au régime général, à la détention, à la circulation et aux contrôles des produits soumis à accises

Avis juridique important

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52003PC0797(01)

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la coopération administrative dans le domaine des droits d'accises  /* COM/2003/0797 final - COD 2003/0309 */  

Proposition de RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL relatif à la coopération administrative dans le domaine des droits d'accises(présentée par la Commission)EXPOSÉ DES MOTIFS1. IntroductionL'assistance mutuelle entre les États membres est un instrument essentiel pour permettre un bon fonctionnement du marché intérieur, pour permettre aux États membres de collecter les taxes fiscales, pour assurer un traitement égal des opérateurs économiques et pour lutter efficacement contre la fraude.Une assistance mutuelle efficace suppose que les États membres puissent échanger aisément et rapidement, spontanément ou sur demande, des informations relatives à des cas particuliers, pour lesquels un État membre ne peut agir seul et a besoin de l'information détenue par un ou plusieurs autres États membres. Dans le domaine des droits d'accises, la Commission, agissant en tant que gardienne des traités et régulateur du fonctionnement du marché intérieur, peut également avoir besoin, dans certaines hypothèses, d'avoir accès à certains éléments d'information.Ces exigences supposent l'existence de dispositions légales et d'outils techniques à la fois simples et efficaces.2. Un dispositif juridique actuel inadapté aux nécessités du marché intérieur.2.1 En matière de droits d'accises, la base juridique actuellement en vigueur permettant la coopération administrative entre États membres est la directive 77/799/CEE [1] concernant l'assistance mutuelle des autorités compétentes des États membres dans le domaine des impôts directs et indirects. Lors de son adoption, les droits d'accises n'étaient pas visés par son champ d'application. L'extension de la directive aux droits d'accises a été effectuée par la directive 92/12/CEE [2].[1]  JO L 336 du 27.12.1977, p. 15.[2]  JO L 76 du 23.3.1992, p.1, modifiée en dernier lieu par la directive 2000/47/CE du Conseil  du 20 juillet 2000, JO L 193 du 29.7.2000, p. 73.Or, la directive 77/799/CEE, qui prévoit une série de mesures, à la fois générales et rigides en matière d'échanges d'informations, n'est pas suffisamment adaptée aux nécessités du marché intérieur dans le domaine des droits d'accises, lequel requiert à la fois précision, rapidité et souplesse.En effet, en matière de droits d'accises, la coopération est trop centralisée car il y a trop peu de contacts directs entre bureaux locaux ou entre bureaux nationaux de lutte contre la fraude, la règle étant la communication entre bureaux centraux de liaison. C'est à la fois une source d'efficacité restreinte, de faible utilisation par les fonctionnaires et de délais trop longs.La coopération est également insuffisamment intensive dans la mesure où il n'y a pas assez d'échanges automatiques ou spontanés d'informations pertinentes pour la détection et la prévention de la fraude dans les échanges intra-communautaires.La coopération est enfin dépourvue de règles précises dans toute une série de domaines, notamment en ce qui concerne la présence de fonctionnaires étrangers lors des contrôles, la possibilité d'organiser des contrôles multilatéraux ou l'usage qui peut être fait des informations communiquées par un autre État membre.Par ailleurs, le fait que certaines dispositions relatives à l'assistance mutuelle soient contenues dans la directive 92/12/CEE, ne permet pas de créer la lisibilité, la sécurité juridique et l'uniformité que sont en droit d'attendre les administrations nationales et les opérateurs économiques. C'est pourquoi il est proposé d'ôter de la directive 92/12/CEE toute disposition visant à mettre en place ou faciliter la coopération administrative (y compris les dispositions relatives au registre des opérateurs et des entrepôts, et à la vérification de mouvements de produits soumis à accises) et de les insérer dans un texte unique. Ce texte unique reprendrait, ainsi, en les renforçant et en les simplifiant, toutes les dispositions de la directive 77/799/CEE et de la directive 92/12/CEE, afin d'offrir aux utilisateurs un instrument unique et efficace de coopération administrative. Tel est l'objectif de la présente proposition.Il convient également de préciser qu'un projet de modification de la directive 92/12/CEE est à l'étude, afin d'envisager notamment l'échange des documents administratifs d'accompagnement par voie électronique et la cohérence entre dispositions relatives aux droits d'accises et dispositions douanières.2.2 Il convient également de rappeler qu'en raison des fraudes croissantes dans le domaine de la circulation des produits soumis à accises, les directeurs généraux des douanes et de la fiscalité ont décidé, le 26 mars 1997, de créer un groupe ad hoc destiné à analyser la situation en matière de tabacs et d'alcools et à proposer des solutions. Le groupe a rendu son rapport le 24 avril 1998 aux directeurs généraux des douanes et de la fiscalité qui l'ont accepté. Il a ensuite été entériné par le Conseil ECOFIN du 19 mai 1998.Parmi les problèmes identifiés, le rapport énonce la coordination insuffisante, y compris en matière d'assistance mutuelle, entre les différentes administrations, ainsi qu'entre celles-ci et la Commission. Le rapport estime notamment qu'il y a une insuffisance de communications directes entre les autorités, pour pouvoir suivre correctement, du début jusqu'à la fin, le mouvement d'un produit soumis à accises. Ainsi, les données échangées, souvent trop tardivement, ne permettent pas de lutter efficacement contre les fraudes. De ces insuffisances, résulte un manque d'unité d'action. Le rapport identifie ce constat comme étant une faiblesse structurelle générale. En substance, le rapport énonce que la directive 77/799/CEE constitue un cadre juridique trop faible pour mettre en oeuvre une coopération vraiment efficace.Dès lors, à cette fin, le rapport recommande l'adoption de mesures législatives destinées à renforcer les mécanismes d'assistance mutuelle et de coopération administrative dans le domaine des accises. Cette recommandation doit être entendue comme visant tous les produits soumis à accises et non pas seulement les produits du tabac et de l'alcool.Certes, la principale recommandation du rapport concernait la mise en oeuvre d'un système d'informatisation du suivi des mouvements et de contrôle des produits soumis à accises. Jusqu'à présent, priorité a été donnée, par la Commission, au développement de ce système.Cependant, pour donner à ce volet technique une efficacité certaine il importe de prévoir des mécanismes de coopération administrative qui soient adaptés aux nécessités actuelles et futures, et qui permettent à la fois de renforcer et simplifier la communication entre États membres et entre ceux-ci et la Commission, en privilégiant, notamment, le recours à une communication directe entre les services et des moyens automatisés.A cet égard, le système informatisé en cours de développement pourrait être utilisé en tant que véhicule pour permettre l'échange automatisé d'informations dans le cadre de l'assistance mutuelle. Ces informations, échangées au moyen du support informatisé, auraient la même valeur juridique que si elles étaient échangées par voie postale et sur support papier, comme c'est le cas actuellement. La législation doit cependant prévoir une telle possibilité.2.3 Enfin, il convient de noter qu'un processus identique a été suivi en matière de TVA [3]. Afin de créer une cohérence avec cette proposition, tout en proposant des mesures spécifiques aux droits d'accises, la présente proposition envisage des principes similaires.[3]  Règlement (CE) n° 1798/2003 du Conseil du 7 octobre 2003, concernant la coopération administrative dans le domaine de la taxe à la valeur ajoutée et abrogeant le règlement (CEE) n° 218/92  (JO L 264 du 15.10.2003, p.1).3. Explication de la proposition de règlementLa Commission propose, afin de renforcer la coopération administrative dans le domaine des accises, de renforcer le dispositif actuellement contenu dans la directive 77/799/CEE, dans un cadre juridique plus précis et directement applicable dans tout État membre. La présente proposition définit des règles claires et contraignantes régissant la coopération entre États membres. Ce cadre prévoit notamment des contacts plus directs entre services afin de rendre la coopération plus efficace et plus rapide. Il permet également de rendre plus intensifs et plus rapides les échanges d'information entre administrations ainsi qu'entre celle-ci et la Commission afin de lutter plus efficacement contre la fraude.3.1. Chapitre I - Dispositions générales3.1.1. Article premier - ObjectifsCet article reflète, d'une part le fait que le règlement a désormais une portée bien plus large que les seules transactions intra-communautaires et d'autre part le fait que le règlement définit dorénavant également les règles permettant aux autorités compétentes des États membres d'échanger des informations avec la Commission.En outre, cet article met en évidence le fait que le présent règlement n'affecte pas l'application dans les États membres des règles relatives à l'entraide judiciaire en matière pénale.3.1.2. Article 2 - DéfinitionsÉtant donné les nouveautés apportées par le règlement, certaines définitions supplémentaires par rapport à la directive 77/799/CEE se sont révélées nécessaires. Il s'agit de: "bureau central de liaison", "service de liaison", "fonctionnaire compétent", "échange automatique structuré", "échange automatique", "système informatisé de suivi des mouvements et contrôles de produits soumis à accises", "par voie électronique", "numéro d'identification "SEED"" et "enquête administrative". D'autres définitions ont été quelque peu adaptées.3.1.3. Article 3 - La déconcentration de la coopération administrativeEn principe, tous les échanges d'informations doivent avoir lieu par l'intermédiaire de l'autorité compétente au sens de l'article 1er de la directive 77/799/CEE. Lorsque cette procédure n'est pas respectée, l'information échangée est considérée comme dépourvue de valeur, et ne peut être utilisée dans le cadre d'une procédure judiciaire.La Commission estime toutefois que la communication directe entre les fonctionnaires ou entre les unités antifraude a des avantages considérables. Elle permet en effet un échange plus rapide de l'information, une meilleure compréhension mutuelle de la demande d'information, une plus grande motivation des fonctionnaires et évite de gaspiller, par des demandes inutiles, des ressources humaines rares. Cependant, bien que le cadre juridique existant autorise ce type de contacts entre les fonctionnaires, les États membres y ont rarement recours et les initiatives dans ce domaine sont souvent très disparates, donnant lieu à des procédures peu précises et hétérogènes.La proposition crée donc un cadre juridique clair pour une coopération déconcentrée et assure en même temps un rôle pivot aux bureaux centraux de liaison, dont la création, en matière d'accises, est d'ailleurs officialisée par la présente proposition.La structure retenue par l'article 3 est la suivante:- officiellement, l'échange d'information continuera d'être effectué par le canal des autorités compétentes, mais il doit désormais s'agir d'une autorité unique - qui, éventuellement, peut superviser plusieurs administrations - dans chaque État membre.- chaque autorité désigne un bureau central de liaison unique comme responsable privilégié de la coopération. Ce bureau central de liaison sera responsable de la coopération sur demande par défaut (lorsque l'autorité requérante ne sait pas à quel bureau local s'adresser ou lorsque la demande est adressée à un bureau local non compétent pour traiter la demande). Mais il aura un rôle central à jouer pour la communication de certaines informations de manière automatique et spontanée.- chaque autorité peut désigner également des services de liaison, disposant d'une compétence spécialisée pour échanger directement des informations. Il va de soi que les États membres appliqueront au cas par cas la notion de service de liaison, la situation n'étant pas la même en fonction de la taille des États membres.- il est enfin prévu que chaque autorité peut en outre désigner des fonctionnaires compétents pour échanger directement des informations dans le cadre du présent règlement.- lorsque l'information est échangée entre services de liaison ou entre fonctionnaires compétents, il faut que l'information transite parallèlement par le canal des bureaux centraux de liaison. Le bureau central de liaison sera seul compétent lorsque la demande d'assistance nécessite une action en dehors de la zone territoriale ou opérationnelle du service de liaison ou du fonctionnaire compétent.- enfin, les bureaux centraux de liaison seront chargés de tenir à jour la liste des services de liaison et des fonctionnaires compétents, afin de les rendre accessibles aux autres bureaux centraux de liaison.3.1.4. Article 4 - interférence avec les procédures pénalesLorsque les informations demandées se rapportent à des affaires dans lesquelles les représentants des administrations nationales des États membres menant l'enquête agissent sur mandat ou sous l'autorité des autorités judiciaires, l'échange d'informations est souvent refusé ou fortement retardé, avec, pour résultat, que l'autorité administrative de l'État membre qui formule la demande est souvent dans l'incapacité de lancer en temps utile des procédures administratives ou pénales contre les fraudeurs opérant sur son territoire.C'est la raison pour laquelle l'article 4 précise les obligations des États membres dans le cadre de l'assistance mutuelle administrative lorsqu'il y a interférence avec les procédures pénales, tout en respectant les règles relatives à l'entraide judiciaire en matière pénale.3.2. Chapitre II - Coopération sur demande3.2.1. Un cadre juridique unique et plus contraignantPour toute information, les États membres doivent faire usage de l'article 2 de la directive 77/799/CEE qui permet, de façon très générale, à l'autorité compétente d'un État membre de demander à l'autorité compétente d'un autre État membre de lui communiquer, en ce qui concerne un cas précis, toutes les informations susceptibles de leur permettre l'établissement correct du montant des droits d'accises. La directive ne prévoit pas de délai de réponse.Afin de renforcer le dispositif, il convient de créer un chapitre traitant de l'ensemble des mesures relatives à l'échange sur demande. La proposition redéfinit les droits et obligations des États membres et fait une distinction entre une demande d'informations (section 1), une demande de procéder à des enquêtes administratives (section 2), la présence dans les bureaux administratifs et la participation aux enquêtes administratives (section 4), le recours à des contrôles simultanés (section 5), et enfin une demande de notification (section 6). La section 3 impose un délai pour la communication de trois mois après réception de la demande (et d'un mois lorsque l'information est déjà disponible), mais prévoit la possibilité de déterminer un délai différent pour des cas particuliers.3.2.2. Section 1: demande d'informations (article 2 de la directive 77/799/CEE) et demande de procéder à des enquêtes administrativesL'article 5, paragraphe 1 serait dorénavant la base juridique pour toutes les demandes d'informations.En vertu du paragraphe 2, pour se procurer les renseignements demandés, l'autorité requise procède si nécessaire à des enquêtes administratives.A cette fin, au paragraphe 3, la demande d'informations peut comprendre la demande motivée de procéder à une enquête administrative. L'État membre requis peut cependant ne pas y donner suite. Il doit alors en informer immédiatement l'État membre requérant en présentant les raisons qui le conduisent à ne pas donner suite à cette demande d'enquête.Qu'il s'agisse d'une simple demande d'informations ou d'une demande d'enquête administrative, l'autorité requise procède comme si elle agissait pour son propre compte ou à la demande d'une autre autorité de son pays. Toutefois, le paragraphe 4 doit être lu en conjonction avec l'article 32. En vertu de cet article, l'autorité requise a le droit de refuser d'effectuer des recherches ou de procéder à la transmission d'informations dans plusieurs circonstances : la charge administrative est disproportionnée, l'autorité requérante n'a pas épuisé les sources habituelles d'information, la législation ou la pratique administrative de l'État membre appelé à fournir les informations n'autorise son administration fiscale ni à effectuer ces recherches, ni à recueillir ou à utiliser ces informations pour ses propres besoins, la transmission est défavorable à l'ordre public ou conduit à divulguer un secret commercial, industriel ou professionnel ou un procédé commercial.L'article 6 précise que les demandes d'information et d'enquêtes administratives sont transmises au moyen d'un formulaire type. L'expérience a montré que, convenir entre quinze États membres d'un formulaire type est un processus extrêmement long. Il est donc proposé de l'adopter selon la procédure prévue à l'article 35, paragraphe 2 (procédure de réglementation).Par ailleurs, il convient de préciser que le formulaire de vérification de mouvements, initialement prévu à l'article 15 ter de la directive 92/12/CEE et réintégré dans le champ d'application du présent règlement, constitue une forme simplifiée de demande d'informations. Cette disposition permet de lever toute ambiguïté quant au rôle de ce formulaire et de la procédure qu'il vise. Il est par ailleurs proposé de réintégrer le contenu de l'article 19.6 de la directive 92/12/CEE, qui vise les contrôles par sondages, dans le corps du présent règlement, car ces contrôles s'effectuent au moyen du formulaire de vérification de mouvements.Enfin, l'article 7 précise que les informations ou les enquêtes peuvent être demandées sous forme de rapports, attestations et tous autres documents ou de copies certifiées conformes ou extraits de ceux-ci. La communication de documents originaux est effectuée si les dispositions en vigueur dans l'État membre requis ne s'y opposent pas.3.2.3. Section 2 : délai pour la communicationLa Commission propose un délai maximal de trois mois pour la communication des renseignements.Pour des cas particuliers, notamment des cas de fraude complexes, impliquant plusieurs États membres, un délai différent peut être déterminé d'un commun accord.Lorsque l'autorité requise n'est pas en mesure de répondre à la demande dans le délai prévu, elle aura l'obligation d'informer sans délai l'autorité requérante des motifs qui s'opposent au respect de ce délai et d'indiquer à quel moment elle pourra y répondre.3.2.4. Section 3 : présence d'agents de l'administration fiscale d'autres États membres (article 6 de la directive 77/799/CEE)Certes, le programme FISCALIS 2007 [4] prévoit un financement communautaire pour les contrôles multilatéraux. Mais les États membres doivent faire usage de la faculté offerte par l'article 6 de la directive 77/799/CEE pour la mettre en oeuvre. Ainsi, conformément à cet article, quelques États membres ont autorisé la présence sur leur territoire de fonctionnaires des autres États membres. Toutefois, la plupart des États membres n'ont pas prévu cette possibilité dans leur législation nationale et dans la pratique, la grande majorité des États membres n'autorisent la présence de fonctionnaires étrangers durant les contrôles qu'avec le consentement du redevable des droits d'accises. Ce consentement est cependant improbable lorsque le contrôle a pour but de déterminer l'existence d'une fraude. De plus, un petit nombre d'États membres interdisent même formellement qu'un fonctionnaire d'un autre État membre participe à une enquête sur leur territoire, invoquant des problèmes juridiques.[4]  Décision n° 2235/2002/CE du Parlement européen et du Conseil, du 3 décembre 2002, portant adoption d'un programme d'action communautaire visant à améliorer les systèmes de fiscalité indirecte du marché intérieur (programme Fiscalis 2003-2007) (JO L 341, 17.12.2002, p. 1).Or, la présence de fonctionnaires d'un autre État membre dans les bureaux administratifs ainsi que leur participation aux enquêtes administratives peut être très utile, notamment dans des cas qui présentent des indices d'irrégularités ou de fraudes importantes dans plusieurs États membres, dans des cas dont la complexité rend la présence des fonctionnaires souhaitables. C'est la raison pour laquelle l'article 14 de la proposition permet la présence d'agents de l'administration fiscale d'un État membre sur le territoire d'un autre État membre lorsque ces deux États le souhaitent. En même temps, les articles 11 et 12 mettent en place un dispositif précisant les droits et obligations de toutes les parties ainsi que les procédures à suivre par les agents nationaux qui effectuent des enquêtes dans un autre État membre.3.2.5. Section 4: recours à des contrôles simultanésLa Commission estime que les contrôles simultanés devraient faire partie intégrante des plans normaux de contrôle des États membres. Pour encourager ces derniers à inclure les contrôles simultanés dans leurs plans de contrôle, certains contrôles multilatéraux sont financés par le budget du programme Fiscalis 2007. Toutefois, la décision Fiscalis 2007 ne constitue pas une base juridique pour échanger des informations dans le cadre d'un contrôle multilatéral. Par conséquent, les fonctionnaires qui participent à un tel contrôle doivent utiliser une des bases juridiques permettant l'échange des informations fiscales (directive 77/799/CEE).La présente proposition prévoit d'une part, la possibilité pour les États membres d'avoir recours à des contrôles simultanés à chaque fois que de tels contrôles apparaissent plus efficaces que des contrôles nationaux (article 14). Par ailleurs, elle met en place un dispositif précisant les droits et obligations de toutes les parties ainsi que les grandes lignes des procédures à suivre (article 14).3.2.6. Section 5: demande de notificationL'article 5 de la directive 76/308/CEE [5] permet la notification au destinataire de tous actes et décisions, y compris judiciaires, relatifs à une créance ou à son recouvrement, émanant de l'État membre dans lequel l'autorité requérante a son siège.[5]  Directive 76/308/CEE du Conseil du 15 mars 1976, JO L 73 du 19.3.1976, p. 18. Directive modifiée en dernier lieu par la directive 2001/44/CE (JO L 175 du 28.6.2001, p. 17).Toutefois, lorsqu'il n'y pas encore de créance, le cadre juridique actuel ne prévoit pas la notification des actes ou décisions émanants des administrations fiscales d'autres États Membres. L'article 16 de la présente proposition prévoit donc une base légale claire pour une telle notification. Les articles 16 et 17 en précisent les conditions d'application.3.3. Chapitre III - Échange d'information sans demande préalable3.3.1. Articles 18 à 22: échanges automatiques structurés et automatiques d'informations dans les secteurs à risque (articles 3 et 4 de la directive 77/799/CEE)La Commission a constaté que, bien que la plupart des États membres soutiennent l'idée d'une intensification des échanges d'informations pertinentes, ces échanges sont encore rares. Afin d'accroître les possibilités de détecter et de prévenir les fraudes dans les échanges intra-communautaires, l'article 19 prévoit certaines situations particulières, pour lesquelles les États membres devraient échanger des informations:a) situations dans lesquelles une fraude est suspectée dans un autre État membre;exemple: le non-retour de la copie 3 du document administratif d'accompagnement laisse supposer que le chargement de produits soumis à accises a été détourné dans l'État membre de destination.b) situations qui représentent un risque important de fraude dans un autre État membre;exemple: paiement des droits d'accises dans un État membre où le taux des droits est faible, alors que les marchandises sont détournées vers le marché d'un État membre à forte taxation.c) situations dans lesquelles un cas de fraude a été constaté sur le territoire d'un État membre qui pourrait avoir des ramifications dans un autre État membre;exemple: l'État membre qui constate la présence physique irrégulière des produits soumis à accises estime que la fraude aurait pu être commise dans l'État membre de départ, par un DAA à destination d'un opérateur inexistant ou n'ayant pas connaissance de la livraison.Le cadre juridique existant est clairement inadapté à l'ensemble de ces situations. Il n'existe ainsi aujourd'hui aucune obligation réelle en matière d'échange automatique ou spontané d'informations. Il est donc nécessaire de prévoir, dans la législation communautaire elle-même, les catégories d'informations devant faire l'objet d'un échange.La proposition prévoit donc deux types d'échanges spontanés: l'échange automatique structuré et l'échange automatique. La différence entre échange automatique structuré et échange automatique résidera dans le fait de savoir si l'autorité, responsable de la transmission, est en mesure ou non de collecter, à intervalles réguliers, les informations à échanger. Il sera par exemple impossible pour un État membre de procéder à un échange automatique d'une information pour laquelle, dans cet État membre, il n'existe pas d'obligation de communication pesant sur les personnes tenues d'acquitter les droits d'accises. Dans cette hypothèse, il s'agira d'un échange automatique structuré.La proposition fixe un cadre, à la fois souple et efficace, à l'intérieur duquel les États membres mettront en place de tels échanges d'information. Ainsi, la proposition se contente de déterminer dans quels types de situation un tel échange devra avoir lieu, mais les catégories exactes d'informations, pour chacun des États membres, le caractère automatique ou automatique structuré ainsi que, le cas échéant, la régularité de l'échange, seront décidés dans le cadre de la procédure prévue à l'article 35, paragraphe 2.Par ailleurs, les décisions prises dans le cadre de la comitologie ne pourront en aucun cas affecter les obligations des redevables prévues à l'article 24 de la directive 92/12/CEE et devront donc porter sur des informations qui sont déjà disponibles au sein de l'administration fiscale.3.4. Chapitre IV - Stockage d'informations et échange d'informations spécifique aux transactions intra-communautairesLes 4 articles de ce chapitre ont pour objet de fixer les lignes générales relatives aux modalités et aux délais de stockage des informations. Ils déterminent également les modalités d'échange des informations stockées.Le répertoire des opérateurs et des entrepôts (SEED), le système d'information préalable et le système de vérification des mouvements (MVS), mis en place par la directive 92/12/CEE, sont retirés de cette directive par voie de modification de ladite directive (abrogation des articles 15 bis, 15 ter et 19.6 de ladite directive) et sont dorénavant visés par le présent règlement, après révision de leur contenu. L'objectif est de leur conférer le caractère d'instrument de coopération administrative.L'article 24 permet de fixer le principe d'un système d'information préalable. L'article 26 prévoit l'utilisation du système informatisé visé à l'article premier, lorsqu'il sera opérationnel, pour les échanges d'informations dans le cadre du présent règlement.3.5. Chapitre V - Relations avec la CommissionLa présente proposition de règlement a pour objectif l'établissement d'un système efficace d'assistance mutuelle et d'échange d'information afin d'assurer le bon fonctionnement de la circulation intra-communautaire de produits soumis à accises. Elle confère à la Commission un rôle de gardienne du bon fonctionnement de la coopération administrative. Elle ne lui confère en aucun cas un rôle opérationnel dans la recherche et la lutte contre la fraude fiscale.La fraude aux droits d'accises, dans sa dimension intra-communautaire, doit cependant trouver une réponse au plan communautaire et être combattue par une action commune des États membres et de la Commission. Si la responsabilité des mesures nécessaires au bon fonctionnement de la circulation intra-communautaire des produits soumis à accises incombe aux États membres, la Commission devrait jouer un rôle de coordination et de stimulation dans ce domaine.En conséquence, il est prévu explicitement que les États membres doivent fournir toutes les données statistiques nécessaires à cette évaluation, le détail des données à communiquer étant à fixer dans le cadre de la comitologie.Les États membres doivent également fournir tous renseignements concernant méthodes et procédés utilisés ou présumés avoir été utilisés pour transgresser la législation relative aux droits d'accises, ayant permis de révéler des insuffisances ou lacunes dans le fonctionnement du dispositif de coopération administrative prévu par le présent règlement ou dans les dispositions de la réglementation applicable en matière de droits d'accises.Il est également nécessaire de prévoir une obligation pour les États membres de fournir à la Commission, sur sa demande, des informations précises sur les mouvements intra-communautaires de produits soumis à accises, lorsque ces mouvements sont liés à des procédures douanières.Enfin, il est utile de communiquer à la Commission toute autre information, y compris des informations concernant des cas précis, sur base volontaire. La Commission, quant à elle, aura pour obligation de communiquer ces informations aux autorités compétentes des autres États membres concernés à qui l'information n'a pas encore été transmise.3.6. Chapitre VI - L'échange d'informations avec les pays tiersLe cadre juridique actuel ne fournit pas de base juridique pour l'échange d'informations avec les pays tiers. Lorsque la fraude aux droits d'accises est liée à des opérations d'importation ou d'exportation, il est possible de recourir aux instruments de coopération douanière.Il peut cependant s'avérer utile de pouvoir obtenir certaines informations émanant de pays tiers, qui peuvent compléter utilement les informations disponibles au plan national. C'est la raison pour laquelle l'article 28, paragraphe 1 prévoit une base juridique pour pouvoir communiquer à tout État membre des informations provenant d'un pays tiers en vertu d'un accord bilatéral. De plus, lorsqu'elles présentent un intérêt communautaire, ces informations peuvent également être communiquées à la Commission.En outre, en vertu de l'article 28, paragraphe 2, les informations obtenues en application du présent règlement peuvent être communiquées à un pays tiers, avec l'accord des autorités compétentes qui les ont fournies.3.7. Chapitre VII - Conditions régissant l'échange d'informations3.7.1. Article 29: échanges sous forme électroniqueEn vertu des dispositions de cet article, les informations sont fournies dans la mesure du possible, sous forme électronique, selon des modalités à arrêter dans le cadre de la comitologie.3.7.2. Article 30: traductionsLes demandes d'assistance et les pièces annexées sont rédigées dans toute langue choisie d'un commun accord, et peuvent être accompagnées d'une traduction dans la langue officielle ou l'une des langues officielles de l'autorité requise, seulement dans des cas particuliers, dûment motivés.Cette disposition vise à faciliter et accélérer l'échange d'information.3.7.3. Article 31: limites de l'échange d'informationEn vertu des dispositions de cet article, l'autorité requise a le droit de refuser d'effectuer des recherches ou de procéder à la transmission d'informations lorsque la charge administrative est disproportionnée ou lorsque l'autorité requérante n'a pas épuisé les sources habituelles d'information, ou lorsque la législation ou la pratique administrative de l'État membre qui est appelé à fournir les informations n'autorise son administration fiscale, ni à effectuer ces recherches, ni à recueillir ou à utiliser ces informations pour ses propres besoins, ou lorsque cette transmission serait contraire à l'ordre public, ou conduirait à divulguer un secret commercial, industriel ou professionnel ou un procédé commercial.Le deuxième paragraphe a été ajouté afin d'aligner l'article 31 du règlement avec l'article 18 de la directive 76/308/CEE, qui offre la possibilité aux États Membres de convenir d'un remboursement des frais effectivement encourus dans les cas où se présente une difficulté particulière ou se caractérisant par des frais très élevés ou s'inscrivant dans le cadre de la lutte contre les organisations criminelles.L'article 31, paragraphe 4, tout comme l'article 14 de la directive 76/308/CEE, prévoit que l'autorité requise informe l'autorité requérante et la Commission des motifs qui s'opposent à l'assistance mutuelle.3.7.4. Article 32, paragraphe 1 et 2: limites imposées à l'utilisation des informations  (article 7, paragraphes 1 et 3 de la directive 77/799/CEE)En vertu de l'article 7 paragraphe 1 de la directive 77/799/CEE, les informations provenant de l'État membre requis ne peuvent être utilisées sans restriction dans l'État membre requérant qu'à des fins administratives et fiscales. Dans la pratique, cet article n'est pas interprété de la même manière par tous les États membres. Selon certains États membres, il est nécessaire d'obtenir l'autorisation explicite de l'État membre requis lorsque ces informations sont utilisées publiquement dans une procédure judiciaire. Selon d'autres États membres, il suffit d'avoir une autorisation tacite.L'article 32 précise que les informations communiquées sous quelque forme que ce soit, en application du présent règlement, ont un caractère confidentiel. Toutefois, en tout état de cause, ces informations peuvent être utilisées à l'occasion de procédures judiciaires ou administratives conduisant à l'application éventuelle de sanctions, engagées à la suite d'infractions à la législation fiscale.Elles peuvent aussi être utilisées pour établir l'assiette, la perception et le contrôle des droits d'accises et des mouvements de produits soumis à accises.Ces informations peuvent, en outre, être utilisées pour l'établissement d'autres impôts, droits et taxes, couverts par l'article 2 de la Directive 76/308/CEE du 15 mars 1976. Cette disposition répond à la recommandation du Groupe à Haut Niveau «cohérence fiscalité-douane» d'analyser la possibilité de mettre en place un échange d'informations entre les administrations douanières et fiscales. Cette disposition assure une base juridique pour un tel échange d'information en matière de droits d'accises. Elle assure également une base juridique pour un tel échange entre les administrations compétentes pour les droits d'accises et une autre administration fiscale d'un État membre.Par ailleurs, le paragraphe 3 limite l'accès aux informations, au plan communautaire, aux personnes accréditées par l'autorité d'homologation de sécurité de la Commission européenne, pour l'entretien et le développement du réseau CCN/CSI.3.7.5. Article 32, paragraphe 3: nécessité d'obtenir l'accord de l'autorité requise pour la communication à un État membre (article 7, paragraphe 4 de  la directive 77/799/CEE)L'article 7 paragraphe 4 de la directive 77/799/CEE établit une procédure au terme de laquelle il est nécessaire d'obtenir l'accord de l'État membre qui fournit l'information pour que celle-ci puisse être mise à la disposition d'un autre État membre. Ces procédures peuvent empêcher ou retarder la transmission d'informations aux États membres qui en ont besoin.L'article 32, paragraphe 3 n'exige plus cet accord. Lorsque l'autorité requérante estime que les informations qu'elle a reçues de l'autorité requise sont susceptibles d'être utiles à l'autorité compétente d'un État membre tiers, elle peut les lui transmettre.3.7.6. Article 32, paragraphe 4: obstacles à l'échange de données à caractère personnelPlusieurs États membres ont des difficultés à échanger les données à caractère personnel du fait des restrictions en la matière figurant dans leur législation nationale. Ils font valoir que les règles relatives à la protection des données restreignent fortement les possibilités d'échange d'informations. Ils font, en particulier, valoir que la mise en oeuvre de la directive 95/46/CE sur la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et la libre circulation de ces données [6] peut parfois être un frein à l'échange de données personnelles, même dans les cas où la fraude est connue et encore plus à l'égard d'informations faisant apparaître comme très probable l'existence d'une fraude.[6]  JO L 281 du 23.11.1995, p. 31.Les États membres doivent donc invoquer l'article 13 de la directive précitée, qui prévoit des dérogations aux règles normales lorsqu'il s'agit de sauvegarder les intérêts financiers d'un État membre (y compris dans le domaine fiscal). C'est la raison pour laquelle l'article 32, paragraphe 4 dispose que les États membres limitent la portée des obligations et des droits prévus à l'article 6 paragraphe 1, à l'article 10, à l'article 11 paragraphe 1 et aux articles 12 et 21 de la directive 95/46/CE de manière à ce que leur réglementation en matière de protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel ne nuise pas à l'efficacité du fonctionnement du présent règlement.Le droit en vigueur dans certains États membres prévoit la notification de l'échange d'informations à la personne concernée. Il va de soi qu'en cas de fraude, cette notification nuit à l'efficacité du contrôle. Le fait que certains États membres notifient systématiquement à l'intéressé toute demande d'information fait que les autres États membres répugnent à recourir aux dispositions relatives à l'assistance mutuelle en cas de suspicion de fraude.3.7.7. Article 33: éléments de preuveL'article 33 clarifie le fait que les constatations, attestations, informations, documents, copies certifiées conformes et tous les renseignements obtenus par des agents de l'autorité requise et transmis à l'autorité requérante peuvent être invoqués comme éléments de preuve par les instances compétentes de l'autorité requérante au même titre que des documents nationaux équivalents.3.7.8. Article 34Cette disposition a pour objet de garantir un bon fonctionnement de la coordination au plan national et communautaire, en imposant aux États membres de prendre toutes les mesures nécessaires à cette fin.3.8. Chapitre VIII: Dispositions finales3.8.1. Articles 35 et 36: procédures de consultation et de comitologieLes mesures nécessaires pour mettre en application le présent règlement sont des mesures de portée générale ayant pour objet de mettre en application les éléments essentiels de l'acte de base. Par conséquent, il convient de recourir à la procédure de réglementation, prévue à l'article 5 de la décision du Conseil du 28 juin 1999 fixant les modalités de l'exercice des compétences d'exécution conférées à la Commission (1999/468/CE).3.8.2. Article 37: rapport de la Commission au Parlement européen et au ConseilLa périodicité du rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil est prolongée de 2 à 5 ans.3.8.3. Article 38: applicabilité de dispositions plus larges en matière d'assistance mutuelle.  (Article 11 de la directive 77/799/CEE).Le premier paragraphe de cet article correspond à l'article 11 de la directive 77/799/CEE, le deuxième paragraphe à l'article 9 paragraphe 3. La rédaction a été légèrement modifiée.4. Explication de la proposition de directivePuisqu'il est nécessaire de remplacer intégralement la directive 77/799/CEE en ce qui concerne les droits d'accises, ces derniers sont désormais exclus du champ d'application de la directive.Par ailleurs, il est également nécessaire de modifier la directive 92/12/CEE afin d'ôter de son champ d'application les articles 15 bis, 15 ter et 19.6, qui sont désormais repris, après modification, dans le cadre de la proposition de règlement relatif à la coopération administrative dans le domaine des droits d'accises.5. ConclusionL'ambition de cette proposition est de renforcer la coopération entre administrations fiscales en leur donnant un cadre juridique simple et efficace pour lutter à armes égales contre les fraudeurs.La Commission présente la présente proposition en vertu de l'article 95 du traité parce qu'elle estime que les mesures proposées ne constituent pas des dispositions d'harmonisation fiscale, mais visent à assurer le bon fonctionnement du marché intérieur en ce qui concerne l'échange d'informations entre États membres dans le domaine des droits d'accises.En effet, cette proposition n'a pas pour ambition de modifier les obligations des redevables des droits d'accises, ni de modifier les règles concernant l'application de la législation en matière de droits d'accises, mais d'adapter la coopération administrative aux défis du marché intérieur.L'article 95 constitue en effet la base juridique pour l'adoption de "mesures relatives au rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres qui ont pour objet l'établissement et le fonctionnement du marché intérieur".En application du deuxième paragraphe de l'article 95, le premier paragraphe de cet article ne s'applique pas aux dispositions fiscales, qui sont régies par l'article 93.Selon l'interprétation de la Commission, la dérogation prévue au paragraphe 2 de l'article 95 ne peut pas exclure l'application de la règle générale fixée au premier paragraphe de cet article 95 lorsque les dispositions fiscales ne constituent pas le principal objectif de la mesure proposée.En effet, ce règlement vise simplement à faciliter la coopération administrative entre les États membres en établissant des règles communes pour l'échange d'informations et pour l'accès à ces informations. Le fait que le contenu de cette information puisse aider à l'évaluation correcte et à la perception des droits d'accises ne signifie pas que la taxation constitue l'objectif principal de la proposition. Elle n'en est que la conséquence.2003/0309 (COD)Proposition de RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL relatif à la coopération administrative dans le domaine des droits d'accisesLE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,vu le traité instituant la Communauté européenne, et notamment son article 95,vu la proposition de la Commission [7],[7]  JO C  du , p. .vu l'avis du Comité économique et social européen [8],[8]  JO C  du , p. .statuant conformément à la procédure visée à l'article 251 du traité [9],[9]  JO C  du , p. .considérant ce qui suit:(1) La pratique de la fraude par delà les frontières des États membres conduit à des pertes budgétaires nationales importantes et est susceptible de provoquer des distorsions de concurrence dans les mouvements de produits soumis à accises. Elle affecte donc le fonctionnement du marché intérieur.(2) La lutte contre la fraude aux droits d'accises exige une collaboration étroite entre les autorités administratives chargées dans chacun des États membres de l'exécution des dispositions arrêtées dans ce domaine.(3) Il convient, par conséquent, de définir les règles selon lesquelles les autorités administratives des États membres doivent se prêter mutuellement assistance et collaborer avec la Commission en vue d'assurer une bonne application des règles relatives à la circulation des produits soumis à accises et de perception des droits d'accises.(4) L'assistance mutuelle et la coopération administrative en matière de droits d'accises est régie par la directive 77/799/CEE du Conseil du 19 décembre 1977 concernant l'assistance mutuelle des autorités compétences des États membres dans le domaine des impôts directs, de certains droits d'accises et des taxes sur les primes d'assurance  [10].[10]  JO L 336 du 27.12.1977, p. 15. Directive modifiée en dernier lieu par la directive 2003/93/CE  (JO L 264, du 15.10.2003, p. 23).(5) Cet outil juridique s'est avéré efficace, mais est désormais insuffisant pour faire face aux nouveaux besoins en matière de coopération administrative résultant de l'intégration toujours plus étroite des économies à l'intérieur du marché intérieur.(6) Par ailleurs, la directive 92/12/CEE du Conseil du 25 février 1992 relative au régime général, à la détention, à la circulation et aux contrôles des produits soumis à accises [11] a mis en place certains instruments d'échange d'informations, dont les procédures devraient être définies dans le cadre d'un instrument juridique général consacré à la coopération administrative en matière de droits d'accises.[11]  JO L 76 du 23.3.1992, p. 1. Directive modifiée en dernier lieu par le règlement (CE) n° 807/2003  (JO L 122 du 16.5.2003, p. 36).(7) Il est, en outre, apparu nécessaire de prévoir des règles plus claires et plus contraignantes régissant la coopération entre États membres, les droits et obligations de toutes les parties concernées étant insuffisamment définis.(8) Il existe également trop peu de contacts directs entre bureaux locaux ou entre bureaux nationaux de lutte contre la fraude, la règle étant la communication entre bureaux centraux de liaison. Celà est une source à la fois d'efficacité restreinte, de faible utilisation du dispositif de coopération administrative et de délais de communication trop longs. Il convient donc de prévoir des contacts plus directs entre services afin de rendre la coopération plus efficace et plus rapide.(9) La coopération est, enfin, insuffisamment intensive dans la mesure où, en dehors de la vérification de mouvements, prévue par l'article 15 ter de la directive 92/12/CEE, il y a peu d'échanges automatiques ou spontanés d'informations entre États membres. Il y a lieu de rendre plus intensifs et plus rapides les échanges d'informations entre administrations ainsi qu'entre celles-ci et la Commission afin de lutter plus efficacement contre la fraude.(10) Il est donc nécessaire de doter le domaine des droits d'accises d'un texte spécifique, reprenant les dispositions de la directive 77/799/CEE en ce qui concerne cette matière. De surcroît, il importe de viser, dans ce texte, les éléments qui permettent d'assurer une meilleure coopération entre les États membres, par la mise en place ou l'amélioration des outils de transmission d'informations en matière de circulation de produits soumis à accises.(11) La directive 77/799/CEE n'avait pas pour objet l'harmonisation de dispositions fiscales, mais elle visait à assurer le bon fonctionnement du marché intérieur en facilitant la coopération administrative entre les administrations nationales dans le domaine de la fiscalité indirecte. Le présent règlement poursuit le même objectif.(12) Le présent règlement ne doit pas affecter les autres mesures communautaires contribuant à lutter contre la fraude aux droits d'accises.(13) Le présent règlement reprend, en les précisant, les systèmes contenus dans la directive 92/12/CEE, qui ont pour objet de faciliter la coopération administrative entre les États membres (tels que le répertoire des opérateurs économiques concernés et des lieux et le système de vérification des mouvements). Par ailleurs, le présent règlement prévoit la mise en oeuvre d'un système d'information préalable entre les États membres.(14) Aux fins du présent règlement, il convient que certains droits et obligations prévus par la directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données [12], soient limités afin de sauvegarder les intérêts visés à l'article 13, point e) de ladite directive.[12]  JO L 281 du 23.11.1995, p. 31.(15) Il y a lieu d'arrêter les mesures nécessaires pour la mise en oeuvre du présent règlement en conformité avec la décision 1999/468/CE du Conseil du 28 juin 1999 fixant les modalités de l'exercice des compétences d'exécution conférées à la Commission [13].[13]  JO L 184 du 17.7.1999, p. 23.(16) Étant donné que les objectifs de l'action envisagée, visant à simplifier et renforcer la coopération administrative entre les États membres, ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante par ceux-ci car il faut une uniformité de mesures à mettre en place et peuvent donc, en raison de l'unité d'action et de l'efficacité recherchées, être mieux réalisées au plan communautaire, la Communauté peut prendre des mesures, conformément au principe de subsidiarité consacré à l'article 5 du traité. Conformément au principe de proportionnalité tel qu'énoncé audit article, le présent règlement n'excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs.(17) Le présent règlement respecte les droits fondamentaux et observe les principes qui sont reconnus notamment par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.ONT ARRÊTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:Chapitre IDispositions généralesArticle premier1. Le présent règlement détermine les conditions dans lesquelles les autorités administratives chargées, dans les États membres, de l'application de la législation relative aux droits d'accises coopèrent entre elles afin d'échanger toute information utile, ainsi qu'avec la Commission en vue d'assurer le respect de cette législation.A cette fin, il définit des règles et des procédures permettant aux autorités compétentes des États membres de coopérer et d'échanger entre elles ainsi qu'avec la Commission toutes les informations susceptibles de leur permettre l'établissement correct des droits d'accises.Il définit en outre des règles et des procédures pour l'échange de certaines informations par voie électronique, notamment en ce qui concerne les échanges intra-communautaires de produits soumis à accises.2. Le présent règlement n'affecte pas l'application dans les États membres des règles relatives à l'entraide judiciaire en matière pénale.Article 2Aux fins du présent règlement, on entend par:1) "autorité compétente", l'autorité désignée conformément à l'article 3, paragraphe 1;2) "autorité requérante", le bureau central de liaison d'un État membre ou tout service de liaison ou tout fonctionnaire compétent de cet État membre qui formule une demande d'assistance au nom de l'autorité compétente;3) "autorité requise", le bureau central de liaison d'un État membre ou tout service de liaison ou tout fonctionnaire compétent de cet État membre qui reçoit une demande d'assistance au nom de l'autorité compétente;4) "échange automatique structuré", la communication systématique et sans demande préalable d'informations prédéfinies , à un autre État membre , au fur et à mesure que ces informations sont disponibles;5) "échange automatique", la communication systématique et sans demande préalable d'informations prédéfinies à un autre État membre , à intervalles réguliers préalablement fixés;6) "système informatisé", le système informatisé de suivi des mouvements et des contrôles des produits soumis à accises prévu par la décision n° 1152/2003/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 juin 2003 [14];[14]  JO L 162 du 1.7.2003, p. 1.7) "personne":a) une personne physique,b) une personne morale,c) lorsque la législation en vigueur le prévoit, une association de personnes à laquelle est reconnue la capacité d'accomplir des actes juridiques, mais qui ne possède pas le statut de personne morale;8) "permettre l'accès", donner l'autorisation d'accéder à la base de données électronique correspondante et d'obtenir des données par voie électronique;9) "par voie électronique", au moyen d'équipements électroniques de traitement (y compris la compression numérique) et de stockage des données, et en utilisant le fil, la radio, les moyens optiques ou d'autres moyens électromagnétiques;10) "numéro d'identification SEED", le numéro prévu à l'article 24, paragraphe 2,  point a) du présent règlement;11) "numéro d'identification TVA", le numéro prévu à l'article 22, paragraphe 1,  points c), d) et e) de la directive 77/388/CEE du Conseil [15];[15]  JO L 145 du 13.6.1977, p. 1.12) "circulation intracommunautaire de produits soumis à accises", le mouvement, entre deux ou plusieurs États membres, de produits soumis à accises sous le régime de la suspension de droits d'accises, au sens du titre III de la directive 92/12/CEE ou de produits soumis à accises ayant été mis à la consommation, au sens des articles 7 à 10 de la directive 92/12/CEE;13) "enquête administrative", tous les contrôles, vérifications et actions entrepris par des agents ou des autorités compétentes dans l'exercice de leurs fonctions visant à assurer l'application correcte de la législation en matière de droits d'accises;14) "réseau CCN/CSI", la plate-forme commune fondée sur le réseau commun de communication (CCN) et l'interface commune des systèmes (CSI), développée par la Communauté pour assurer toutes les transmissions par voie électronique qui ont lieu entre les autorités compétentes dans le domaine douanier et fiscal.Article 31. Chaque État membre fait savoir aux autres États membres et à la Commission quelle est l'autorité compétence unique désignée comme l'autorité au nom de laquelle sont appliquées les dispositions du présent règlement, que ce soit directement ou par délégation.2. Chaque État membre désigne un bureau central de liaison comme responsable privilégié, par délégation,(a) des contacts avec les autres États membres dans le domaine de la coopération administrative,(b) de la gestion et du contrôle des procédures et systèmes de circulation des produits soumis à accises, prévus par la législation communautaire, et notamment du répertoire électronique des données prévu à l'article 23,(c) du système d'information préalable prévu à l'article 24,(d) des demandes de vérification à destination ou en provenance des autres États membre, prévues à l'article 25(e) de tout autre échange d'information sur les mouvements de produits soumis à accises.Il en informe la Commission et les autorités compétentes des autres États membres.3. L'autorité compétente de chaque État membre peut désigner des services de liaison, autres que le bureau central de liaison, habilités à échanger directement des informations sur la base du présent règlement. Ces services de liaison sont constitués par tout bureau qui dispose d'une compétence territoriale spécifique ou opérationnelle spécialisée. Il appartient au bureau central de liaison de tenir à jour la liste de ces services et de la rendre accessible aux bureaux centraux de liaison.4. L'autorité compétente de chaque État membre peut en outre désigner, dans les conditions qu'elle fixe, des fonctionnaires compétents qui peuvent échanger directement des informations sur la base du présent règlement. Lorsqu'elle le fait, elle peut limiter la portée d'une telle délégation. Le bureau central de liaison est chargé de tenir à jour la liste de ces fonctionnaires et de la rendre accessible aux bureaux centraux de liaison des autres États membres concernés.5. Les fonctionnaires qui échangent des informations au titre des articles 11 et 14 sont réputés être des fonctionnaires compétents à cette fin, conformément aux conditions définies par les autorités compétentes.6. Lorsqu'un service de liaison ou un fonctionnaire compétent formule ou reçoit une demande d'assistance ou une réponse à une telle demande, il en informe le bureau de liaison de son État membre dans les conditions fixées par ce dernier.7. Lorsqu'un service de liaison ou un fonctionnaire compétent reçoit une demande d'assistance nécessitant une action en dehors de sa zone territoriale ou opérationnelle, il la transmet immédiatement au bureau central de liaison de son État membre et en informe l'autorité requérante. En pareil cas, la période prévue à l'article 11 commence le jour suivant celui où la demande d'assistance a été transmise au bureau central de liaison.Article 4L'obligation d'assistance prévue par le présent règlement ne porte pas sur la communication d'informations ou de documents obtenus par les autorités administratives visées à l'article 1er lorsqu'elles agissent avec l'autorisation ou sur demande de l'autorité judiciaire.Toutefois, lorsqu'une autorité compétente a, conformément au droit national, le pouvoir de communiquer les informations visées au premier alinéa, celles-ci peuvent être communiquées dans le cadre de la coopération administrative prévue par le présent règlement. Toute communication de ce type est subordonnée à l'autorisation préalable de l'autorité judiciaire si la nécessité d'une telle autorisation résulte du droit national.Chapitre IICoopération sur demandeSection 1Demande d'informations et d'enquêtes administrativesArticle 51. Sur demande de l'autorité requérante, l'autorité requise communique les informations visées à l'article 1er, y compris celles qui concernent un ou plusieurs cas précis.2. En vue de la communication visée au paragraphe 1, l'autorité requise fait effectuer, s'il y a lieu, les enquêtes administratives nécessaires pour obtenir ces informations.3. La demande visée au paragraphe 1 peut comprendre une demande motivée portant sur une enquête administrative précise. Si l'État membre décide qu'une enquête administrative n'est pas nécessaire, il informe immédiatement l'autorité requérante des raisons de cette décision.4. Pour obtenir les informations demandées ou pour procéder à l'enquête administrative demandée, l'autorité requise ou l'autorité administrative saisie par cette dernière, procède comme si elle agissait pour son propre compte ou à la demande d'une autre autorité de son propre État membre.Article 6Les demandes d'information et d'enquêtes administratives en vertu de l'article 5 sont transmises au moyen d'un formulaire type adopté selon la procédure visée à  l'article 35, paragraphe 2. Toutefois, dans les circonstances visées à l'article 25, le document uniforme de vérification des mouvements de produits soumis à accises, prévu à l'article 25, paragraphe 3 du présent règlement, constitue une forme simplifiée de demande d'information.Article 71. Sur demande de l'autorité requérante, l'autorité requise communique à celle-ci, sous forme de rapports, d'attestations et de tous autres documents ou de copies certifiées conformes ou d'extraits de ceux-ci, toutes informations pertinentes dont elle dispose, ainsi que les résultats des enquêtes administratives.2. La communication de documents originaux n'est effectuée que pour autant que les dispositions en vigueur dans l'État membre où l'autorité requise est établie ne s'y opposent pas.Section 2Délai de communicationArticle 8L'autorité requise effectue les communications visées aux articles 5 et 7 le plus rapidement possible et au plus tard dans les trois mois après réception de la demande.Article 9Pour des catégories de cas particuliers, des délais différents de celui prévu à l'article 8 peuvent être arrêtés d'un commun accord entre les autorités requises et les autorités requérantes.Article 10Lorsque l'autorité requise n'est pas en mesure de répondre à la demande dans le délai prévu, elle informe immédiatement l'autorité requérante des motifs qui s'opposent au respect de ce délai et indique quand elle pourra y répondre.Section 3Présence dans les bureaux administratifs et participation aux enquêtes administrativesArticle 111. Par accord entre l'autorité requérante et l'autorité requise, et selon les modalités fixées par cette dernière, des fonctionnaires dûment autorisés par l'autorité requérante peuvent être présents dans les bureaux où les services administratifs de l'État membre dans lequel l'autorité requise est établie exécutent leurs tâches, en vue d'échanger les informations visées à l'article 1er. Lorsque les informations demandées figurent dans des documents auxquels les fonctionnaires de l'autorité requise ont accès, les fonctionnaires de l'autorité requérante reçoivent des copies des documents contenant les informations demandées.2. Par accord entre l'autorité requérante et l'autorité requise et selon les modalités fixées par cette dernière, des fonctionnaires désignés par l'autorité requérante peuvent être présents durant les enquêtes administratives, en vue d'échanger les informations visées à l'article 1er. Les enquêtes administratives sont exclusivement effectuées par les fonctionnaires de l'autorité requise. Les fonctionnaires de l'autorité requérante n'exercent pas les pouvoirs de contrôle reconnus aux fonctionnaires de l'autorité requise. Ils peuvent cependant accéder aux mêmes locaux et documents que ces derniers, par l'intermédiaire de ceux-ci et pour les seuls besoins de l'enquête administrative en cours.3. Les agents de l'autorité requérante qui sont présents dans un autre État membre en application des paragraphes 1 et 2 doivent être en mesure de présenter à tout moment un mandat écrit dans lequel sont indiquées leur identité et leur qualité officielle.Article 12Dans la mesure où les dispositions nationales en matière de procédure pénale réservent certains actes à des agents spécifiquement désignés par la loi nationale, les agents de l'autorité requérante ne participent pas à ces actes.Ils ne participent pas aux visites domiciliaires ou à l'interrogatoire formel des personnes dans le cadre de la loi pénale. Ils ont toutefois accès aux informations ainsi obtenues, dans les conditions prévues à l'article 4.Section 4Contrôles simultanésArticle 13En vue d'échanger les informations visées à l'article 1er, deux États membres ou plus peuvent se mettre d'accord pour procéder, chacun sur son territoire, à des contrôles simultanés de la situation, au regard des droits d'accises, d'une ou plusieurs personnes qui présentent un intérêt commun ou complémentaire, à chaque fois que de tels contrôles apparaissent plus efficaces qu'un contrôle effectué par un seul État membre.Article 141. Un État membre identifie de manière indépendante les personnes qu'il a l'intention de proposer pour qu'elles fassent l'objet d'un contrôle simultané. L'autorité compétente de cet État membre informe les autorités compétentes des autres États membres concernés du choix des dossiers proposés pour faire l'objet de contrôles simultanés. Elle motive son choix, dans toute la mesure du possible, en fournissant les renseignements qui ont conduit à cette sélection. Elle indique le délai dans lequel il y a lieu d'effectuer les contrôles.2. Les États membres concernés décident ensuite s'ils souhaitent participer aux contrôles simultanés. L'autorité compétente à laquelle un contrôle simultané a été proposé confirme, à l'autorité homologue, son acceptation ou son refus d'effectuer ce contrôle.3. Chaque autorité compétente désigne un représentant chargé de diriger et de coordonner le contrôle.4. Les autorités compétentes informent la Commission, dans les meilleurs délais, de la mise en place d'un contrôle simultané et des mécanismes de fraude identifiés à l'occasion de ce contrôle, contenus dans les rapports et les évaluations qui en sont faits. La Commission en informe le comité visé à l'article 35, paragraphe 1.Section 5Demande de notification administrativeArticle 15Sur demande de l'autorité requérante, l'autorité requise procède à la notification au destinataire, selon les règles de droit en vigueur pour la notification des actes correspondants dans l'État membre où elle a son siège, de tous actes et décisions émanant des autorités administratives et concernant l'application de la législation sur les droits d'accises sur le territoire de l'État membre où l'autorité requérante a son siège.Article 16La demande de notification, qui mentionne l'objet de l'acte ou de la décision à notifier, indique le nom, l'adresse et tout autre renseignement utile à l'identification du destinataire.Le formulaire type de demande de notification est arrêté selon la procédure visée à  l'article 35, paragraphe 2.Article 17L'autorité requise informe sans délai l'autorité requérante de la suite donnée à la demande de notification et plus particulièrement de la date à laquelle la décision ou l'acte a été notifié au destinataire.Chapitre IIIÉchange d'informations sans demande préalableArticle 18Sans préjudice des dispositions du chapitre IV, l'autorité compétente de chaque État membre procède à un échange automatique structuré ou automatique des informations visées à l'article 1er avec l'autorité compétente de tout autre État membre intéressé dans les situations suivantes:1) lorsqu'une infraction à la législation sur les droits d'accises a été commise ou est susceptible d'avoir été commise dans l'autre État membre;2) lorsqu'il existe un risque de fraude dans l'autre État membre;3) lorsqu'une infraction à la législation sur les droits d'accises, qui a été commise ou est susceptible d'avoir été commise sur le territoire d'un État membre, pourrait avoir des ramifications dans un autre État membre.Article 19Sont déterminées selon la procédure visée à l'article 35, paragraphe 2:1) les catégories exactes d'informations;2) pour chacun des États membres, le caractère structuré ou automatique de l'échange, ainsi que, dans ce dernier cas, la régularité de l'échange;3) les modalités d'échange de ces informations.Article 20Les autorités compétentes des États membres peuvent, en toutes circonstances, se communiquer, sans demande préalable et de manière spontanée, les informations visées à l'article 1er dont elles ont connaissance.Article 21Les États membres prennent les mesures administratives et organisationnelles afin de permettre les échanges prévus par le présent chapitre.Article 22La mise en oeuvre des dispositions du présent chapitre ne peut pas obliger un État membre à imposer des obligations nouvelles aux redevables des droits d'accises pour collecter des informations.Chapitre IVStockage et échange d'informations spécifiques aux transactions intracommunautaires.Article 231. L'autorité compétente de chaque État membre dispose d'un répertoire électronique de données contenant les registres suivants:a) un registre des personnes qui ont la qualité d'entrepositaire agréé ou d'opérateur enregistré en matière d'accises, au sens de l'article 4, point a) et d) de la directive 92/12/CEE;b) un registre des lieux agréés comme entrepôts fiscaux.2. Les registres contiennent les informations suivantes, qui sont mises à la disposition des autres Etats membres:a) le numéro d'identification délivré par l'autorité compétente en ce qui concerne la personne et les lieux;b) le nom et l'adresse de la personne et des lieux;c) la catégorie et la nomenclature des produits qui peuvent être stockés ou reçus par la personne ou qui peuvent être stockés ou reçus dans les lieux;d) l'identification de l'autorité compétente auprès de laquelle on pourra obtenir d'autres informations;e) la date de délivrance, de modification et, le cas échéant, la date de cessation de la validité du numéro d'identification;f) les informations nécessaires à l'identification des entrepositaires agréés, des opérateurs enregistrés et des lieux agréés comme entrepôt fiscal;g) les informations nécessaires à l'identification des personnes qui endossent une responsabilité en vertu des dispositions de l'article 15, paragraphe 3 de la directive 92/12/CEE;h) les informations nécessaires à l'identification des personnes intervenant de manière occasionnelle dans la circulation des produits soumis à accises;i) les informations relatives à la garantie obligatoire en matière de circulation, visée à l'article 13 point a) de la directive 92/12/CEE.3. Chaque registre national est mis à la disposition des autres États membres.4. Les informations à insérer dans les registres, visées au paragraphe 2, les modalités de mise en oeuvre et de mise à jour des registres, les normes harmonisées de constitution du numéro d'accises et de saisie des informations nécessaires à l'identification des personnes et des lieux, visés au paragraphe 2 et les modalités de la mise à disposition de tous les États membres des registres, visée au paragraphe 3, sont définies selon la procédure visée à l'article 35, paragraphe 2.5. Lorsque l'identification de l'opérateur ne peut être effectuée qu'au moyen d'un numéro d'identification "TVA", l'article 27 du règlement (CE) n° 1798/2003 du Parlement européen et du Conseil [16].[16]  JO L 264 du 15.10.2003, p. 1.Article 241. Les États membres mettent en place un système électronique d'information préalable, permettant au bureau central de liaison ou à un service de liaison, tels que visés à l'article 3, paragraphes 2 et 3, de l'État membre de départ des produits soumis à accises, de transmettre un message d'information ou d'alerte au bureau de liaison de l'État membre de destination, au plus tard au moment du départ des produits. Dans le cadre de cet échange d'informations, les bureaux centraux de liaison procèdent à une analyse de risques avant l'envoi et après la réception des messages.2. Les informations à échanger, ainsi que les modalités de l'échange d'informations sont déterminées selon la procédure visée à l'article 35, paragraphe 2.Article 251. En application de l'article 5, pendant ou après un mouvement de produits soumis à accises, le bureau central de liaison d'un État membre peut demander des informations au bureau central de liaison d'un autre État membre. Dans le cadre de cet échange d'informations, les bureaux centraux de liaison procèdent à une analyse de risques lors de l'envoi et de la réception des demandes.2. Les États membres coopèrent également aux fins de mettre en place des contrôles par sondage qui peuvent être effectués par des procédures informatisées.3. L'échange d'informations visé aux paragraphes 1 et 2 est effectué au moyen d'un document uniforme de vérification des mouvements effectués. La forme et le contenu de ce document, ainsi que les modalités de l'échange d'information, sont déterminées selon la procédure visée à l'article 35, paragraphe 2.4. Lorsqu'un expéditeur de produits soumis à accises est confronté à une situation d'absence de renvoi de l'exemplaire 3 du document administratif d'accompagnement (DAA) et que celui-ci a épuisé tous les moyens dont il dispose afin d'apporter la preuve de l'apurement régulier du mouvement en régime suspensif, ledit opérateur peut demander au bureau central de liaison de l'État membre dans lequel il est établi d'utiliser le document prévu au paragraphe 3. Le bureau central de liaison décide des suites à donner à cette demande. S'il y donne suite, l'expéditeur n'est en aucun cas dégagé des responsabilités fiscales qui lui incombent.Article 261. Lorsque le suivi des mouvements et des contrôles des produits soumis à accises est effectué au moyen d'un système informatisé, l'autorité compétente de chaque État membre stocke et traite les informations dans le cadre de ce système.Afin de permettre l'utilisation de ces informations dans le cadre des procédures prévues par le présent règlement, les informations sont stockées pendant une période d'au moins trois ans à compter de la fin de l'année civile au cours de laquelle il faut donner accès aux informations.2. Les États membres veillent à ce que les informations archivées dans le système soient à jour, complètes et exactes.Chapitre VRelations avec la CommissionArticle 271. Les États membres et la Commission examinent et évaluent le fonctionnement du dispositif de coopération administrative prévu par le présent règlement. La Commission centralise l'expérience des États membres en vue d'améliorer le fonctionnement de ce dispositif.2. Les États membres communiquent à la Commission toute information relative à l'application qu'ils font du présent règlement, y compris tous les éléments statistiques nécessaires à l'évaluation de cette application. Ces éléments statistiques sont déterminés selon à la procédure visée à l'article 35, paragraphe 2.3. Les États membres communiquent à la Commission toutes les informations relatives aux méthodes et procédés utilisés ou présumés avoir été utilisés pour transgresser la législation sur les droits d'accises, ayant permis de révéler des insuffisances ou lacunes dans le fonctionnement du dispositif de coopération administrative prévu par le présent règlement ou dans les dispositions de la réglementation applicable en matière de droits d'accises.4. Sur demande de la Commission, les États membres lui fournissent toutes les informations pertinentes, dès lors que ces informations sont en relation avec la mise en libre pratique, l'exportation, ou le placement sous un régime suspensif ou économique, au sens du règlement (CEE) n° 2913/92 du Conseil [17] de produits soumis à accises.[17]  JO L 302 du 19.10.1992, p.1.5. Afin d'évaluer l'efficacité du présent dispositif de coopération administrative dans la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale, les États membres peuvent communiquer à la Commission toute autre information visée à l'article 1er.6. La Commission communique les informations visées aux paragraphes 2, 3, et 5 aux autres États membres concernés.Chapitre VIRelations avec les pays tiersArticle 281. Lorsque des informations sont communiquées par un pays tiers à l'autorité compétente d'un État membre, cette dernière peut les communiquer aux autorités compétentes des États membres susceptibles d'être intéressés par cette information et en tout état de cause à ceux qui en font la demande, dans la mesure où les arrangements en matière d'assistance en vigueur dans ce pays particulier le permettent.Ces informations peuvent également être communiquées à la Commission chaque fois qu'elles présentent un intérêt au niveau communautaire.2. Sous réserve que le pays tiers concerné se soit juridiquement engagé à fournir l'assistance nécessaire pour réunir tous les éléments de preuve du caractère irrégulier d'opérations qui paraissent être contraires à la législation sur les droits d'accises, les informations obtenues en application du présent règlement peuvent lui être communiquées, avec l'accord des autorités compétentes qui les ont fournies et dans le respect de leurs dispositions internes applicables à la communication de données à caractère personnel à des pays tiers.Chapitre VIIConditions régissant l'échange d'informationsArticle 29Les informations communiquées au titre du présent règlement sont fournies, dans la mesure du possible, par voie électronique, selon des modalités à arrêter conformément à la procédure visée à l'article 35, paragraphe 2.Article 30Les demandes d'assistance, y compris les demandes de notification, et les pièces annexées peuvent être rédigées dans toute langue choisie d'un commun accord par l'autorité requise et l'autorité requérante. Lesdites demandes ne sont accompagnées d'une traduction dans la langue officielle ou l'une des langues officielles de l'État membre où l'autorité requise est établie, que dans des cas dûment motivés par l'autorité requise.Article 311. L'autorité requise d'un État membre fournit à l'autorité requérante d'un autre État membre les informations visées à l'article 1er, à condition que:a) le nombre et la nature des demandes d'informations introduites par l'autorité requérante au cours d'une période donnée n'imposent pas de charges administratives disproportionnées à l'autorité requise;b) l'autorité requérante ait épuisé les sources habituelles d'information qu'elle aurait pu, selon les circonstances, utiliser pour obtenir les informations demandées sans risquer de nuire à l'obtention du résultat recherché.2. Lorsque l'assistance mutuelle présente une difficulté particulière se caractérisant par des frais très élevés ou s'inscrivant dans le cadre de la lutte contre la fraude contre les organisations criminelles, les autorités requérantes et les autorités requises peuvent convenir de modalités de remboursement spécifiques au cas d'espèce.3. Le présent règlement n'impose pas l'obligation de faire effectuer des recherches ou de transmettre des informations lorsque la législation ou la pratique administrative de l'État membre qui devrait fournir les informations n'autorisent l'autorité compétente ni à effectuer ces recherches, ni à recueillir ou à utiliser ces informations pour les propres besoins de cet État membre.4. L'autorité compétente d'un État membre peut refuser de transmettre des informations lorsque l'État membre requérant n'est pas en mesure, pour des raisons juridiques, de transmettre des informations similaires. La Commission est informée du refus par l'État membre requis.5. La transmission d'informations peut être refusée dans le cas où elle conduirait à divulguer un secret commercial, industriel ou professionnel ou un procédé commercial ou une information dont la divulgation contreviendrait à l'ordre public.6. L'autorité requise informe l'autorité requérante des motifs qui s'opposent à ce que la demande d'assistance soit satisfaite. Ce refus motivé est également communiqué à la Commission.7. Un montant minimal à partir duquel une demande d'assistance peut être introduite peut être arrêté selon la procédure visée à l'article 35, paragraphe 2.Article 321. Les informations communiquées en application du présent règlement ont un caractère confidentiel. Elles sont couvertes par le secret professionnel et bénéficient de la protection accordée à des informations de même nature par la loi nationale de l'État membre qui les a reçues ainsi que par les dispositions correspondantes s'appliquant aux instances communautaires.Les informations peuvent être utilisées pour établir l'assiette, la perception, le contrôle administratif des droits d'accises, les contrôles des mouvements des produits soumis à accises et les enquêtes.Elles peuvent être utilisées à l'occasion de procédures judiciaires ou administratives conduisant à l'application éventuelle de sanctions, engagées à la suite d'infractions à la législation fiscale, sans préjudice des règles générales et des dispositions légales régissant le droit des prévenus et des témoins dans le cadre de telles procédures.Elles peuvent également être utilisées pour l'établissement d'autres impôts, droits et taxes, couverts par l'article 2 de la directive 76/308/CEE du Conseil [18].[18]  JO L 73 du 19.3.1976, p. 18.Les personnes dûment accréditées par l'autorité d'homologation de sécurité de la Commission ne peuvent avoir accès à ces informations que dans la mesure où cela est nécessaire pour l'entretien et le développement du réseau CCN/CSI.2. Par dérogation au paragraphe 1, l'autorité compétente de l'État membre qui fournit les informations en permet l'utilisation à d'autres fins dans l'État membre de l'autorité requérante lorsque la législation de l'État membre de l'autorité requise en permettrait l'utilisation à des fins similaires.3. Lorsque l'autorité requérante estime que les informations qu'elle a reçues de l'autorité requise sont susceptibles d'être utiles à l'autorité compétente d'un État membre tiers, elle peut les lui transmettre. Elle en informe l'autorité requise. L'autorité requise peut subordonner la transmission des informations à un État tiers à son consentement préalable.4. Les États membres limitent la portée des obligations et des droits prévus à l'article 6, paragraphe 1, à l'article 10, à l'article 11, paragraphe 1 et aux articles 12 et 21 de la directive 95/46/CE dans la mesure où cela est nécessaire afin de sauvegarder les intérêts visés à l'article 13, point e), de ladite directive.Article 33Les rapports, attestations et tous autres documents, ainsi que les copies certifiées conformes ou extraits de ces documents, obtenus par des agents de l'autorité requise, et transmis à l'autorité requérante dans les cas d'assistance prévus par le présent règlement peuvent être invoqués comme éléments de preuve par les instances compétentes de l'État membre de l'autorité requérante au même titre que des documents équivalents transmis par une autre autorité de son propre pays.Article 341. Aux fins de l'application du présent règlement, les États membres prennent toutes les mesures nécessaires pour :a) assurer une bonne coordination interne entre les autorités compétentes visées à l'article 3;b) établir une coopération directe entre les autorités spécialement habilitées en vue de cette coordination;c) garantir le bon fonctionnement du système d'échange d'informations prévu au présent règlement.2. La Commission communique le plus rapidement possible à l'autorité compétente de chaque État membre les informations qu'elle reçoit et qu'elle est en mesure de fournir.Chapitre VIIIDispositions générales et finalesArticle 351. La Commission est assistée par le comité des accises, ci-après dénommé le comité.2. Dans le cas où il est fait référence au présent paragraphe, la procédure de réglementation prévue à l'article 5 de la décision 1999/468/CE s'applique, dans le respect des dispositions de l'article 7 et de l'article 8 de celle-ci.La période prévue à l'article 5, paragraphe 6, de la décision 1999/468/CE est fixée à trois mois.3. Le comité adopte son règlement intérieur.Article 36Le comité peut examiner toute question relative à l'application du présent règlement, qui est évoquée par son président, soit sur l'initiative de celui-ci, soit à la demande du représentant d'un État membre.Article 371. Tous les cinq ans à compter de la date d'entrée en vigueur du présent règlement, la Commission soumet au Parlement européen et au Conseil un rapport sur les conditions d'application du présent règlement.2. Les États membres communiquent à la Commission le texte des dispositions de droit interne qu'ils adoptent dans le domaine régi par le présent règlement.Article 381. Les dispositions du présent règlement ne portent pas atteinte à l'exécution d'obligations plus larges en matière d'assistance mutuelle qui résulteraient d'autres actes juridiques, y compris d'éventuels accords bilatéraux ou multilatéraux.2. Lorsque les autorités compétentes se sont entendues sur des questions bilatérales dans les domaines faisant l'objet du présent règlement, sauf dans le règlement des cas particuliers, elles en informent immédiatement la Commission. La Commission en informe à son tour les autorités compétentes des autres États membres.Article 39Le présent règlement entre en vigueur le 1er janvier 2005.Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.Fait à Bruxelles, lePar le Parlement européen Par le ConseilLe Président Le Président