CELEX: 61981CJ0073
Language: fr
Date: 1982-02-02 00:00:00
Title: Arrêt de la Cour du 2 février 1982. # Commission des Communautés européennes contre Royaume de Belgique. # Manquement - Absence de mise en oeuvre d'une directive relative à la qualité des eaux superficielles destinées à la production d'eau alimentaire dans les États membres. # Affaire 73/81.

Avis juridique important

|

61981J0073

Arrêt de la Cour du 2 février 1982.  -  Commission des Communautés européennes contre Royaume de Belgique.  -  Manquement - Absence de mise en oeuvre d'une directive relative à la qualité des eaux superficielles destinées à la production d'eau alimentaire dans les États membres.  -  Affaire 73/81.  

Recueil de jurisprudence 1982 page 00189

SommairePartiesObjet du litigeMotifs de l'arrêtDécisions sur les dépensesDispositif
Mots clés

ETATS MEMBRES - OBLIGATIONS - EXECUTION DES DIRECTIVES - MANQUEMENT - JUSTIFICATION - INADMISSIBILITE  ( TRAITE CEE , ART . 169 )    

Sommaire

UN ETAT MEMBRE NE SAURAIT EXCIPER DE DISPOSITIONS , PRATIQUES OU SITUATIONS DE SON ORDRE JURIDIQUE INTERNE POUR JUSTIFIER  LE NON-RESPECT DES OBLIGATIONS RESULTANT DES DIRECTIVES COMMUNAUTAIRES .    

Parties

DANS L ' AFFAIRE 73/81 COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES , REPRESENTEE PAR SON CONSEILLER JURIDIQUE , M . RENE-CHRISTIAN BERAUD , EN QUALITE D ' AGENT , AYANT ELU DOMICILE CHEZ M . ORESTE MONTALTO , MEMBRE DU SERVICE JURIDIQUE DE LA COMMISSION , BATIMENT JEAN MONNET , KIRCHBERG , LUXEMBOURG ,   PARTIE REQUERANTE ,   CONTRE  ROYAUME DE BELGIQUE , REPRESENTE PAR M . ROBERT HOEBAER , DIRECTEUR AU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES , DU COMMERCE EXTERIEUR ET DE LA COOPERATION     AU DEVELOPPEMENT , EN QUALITE D ' AGENT , AYANT ELU DOMICILE A LUXEMBOURG , AU SIEGE DE L ' AMBASSADE DE BELGIQUE ,   PARTIE DEFENDERESSE ,    

Objet du litige

AYANT POUR OBJET UNE DEMANDE EN CONSTATATION DE MANQUEMENT AUX OBLIGATIONS QUI INCOMBENT AU ROYAUME DE BELGIQUE EN VERTU DU TRAITE , RESULTANT DE L ' ABSENCE DE MISE EN OEUVRE , DANS LE DELAI PRESCRIT , DE LA DIRECTIVE 75/440 DU CONSEIL DU 16 JUIN 1975 CONCERNANT LA QUALITE REQUISE DES EAUX SUPERFICIELLES DESTINEES A LA PRODUCTION D ' EAU ALIMENTAIRE DANS LES ETATS MEMBRES ( JO L 194 DU 25 . 7 . 1975 , P . 26 ),  

Motifs de l'arrêt

1 PAR REQUETE DEPOSEE AU GREFFE DE LA COUR LE 6 AVRIL 1981 , LA COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES A INTRODUIT , EN VERTU DE L ' ARTICLE 169 DU TRAITE CEE , UN RECOURS VISANT A FAIRE CONSTATER QUE LE ROYAUME DE BELGIQUE A MANQUE AUX OBLIGATIONS QUI LUI INCOMBENT EN VERTU DE L ' ARTICLE 189 , ALINEA 3 , DU TRAITE , EN OMETTANT D ' ADOPTER , DANS LE DELAI PRESCRIT , LES DISPOSITIONS NECESSAIRES POUR SE CONFORMER A LA DIRECTIVE 75/440 DU CONSEIL , DU 16 JUIN 1975 , CONCERNANT LA QUALITE REQUISE DES EAUX SUPERFICIELLES DESTINEES A LA PRODUCTION D ' EAU ALIMENTAIRE DANS LES ETATS MEMBRES ( JO L 194 , P . 26 ).    2 EN VERTU DE L ' ARTICLE 10 DE LA DIRECTIVE , LES ETATS MEMBRES DEVAIENT METTRE EN VIGUEUR LES MESURES NECESSAIRES POUR S ' Y CONFORMER DANS UN DELAI DE DEUX ANS A COMPTER DE SA NOTIFICATION , DELAI QUI EXPIRAIT , EN L ' ESPECE , LE 18 JUIN 1977 .    3 LE GOUVERNEMENT BELGE NE CONTESTE PAS QU ' IL N ' A PAS SATISFAIT A CETTE OBLIGATION . SI CE GOUVERNEMENT A DEMANDE A LA COUR DE ' NOTER QUE LA DIRECTIVE EN QUESTION A DEJA FAIT L ' OBJET DE MESURES D ' EXECUTION PARTIELLE ' , IL RESSORT DES PRECISIONS QU ' A DONNEES PAR LA SUITE CE MEME GOUVERNEMENT , QUE LES MESURES QU ' IL A ADOPTEES N ' ONT PAS POUR OBJET LA MISE EN OEUVRE DE LA DIRECTIVE 75/440 DU CONSEIL .    4 POUR L ' ESSENTIEL , LE GOUVERNEMENT BELGE JUSTIFIE SA CARENCE PAR LA CIRCONSTANCE QUE D ' IMPORTANTES REFORMES INSTITUTIONNELLES SONT EN COURS QUI , NOTAMMENT DANS LE DOMAINE DE LA DIRECTIVE DONT IL S ' AGIT , REPARTISSENT POUVOIRS ET ATTRIBUTIONS ENTRE ORGANES NATIONAUX ET REGIONAUX . AUSSI LONGTEMPS QUE LES NOUVELLES INSTITUTIONS NE SERONT PAS ENCORE EN MESURE D ' EXERCER LEURS POUVOIRS , LA DIRECTIVE NE POURRA PAS ETRE MISE EN OEUVRE .    5 SI ELLES PEUVENT EXPLIQUER LA DIFFICULTE D ' APPLIQUER LA DIRECTIVE , CES CIRCONSTANCES NE FONT PAS DISPARAITRE LE MANQUEMENT DONT IL EST FAIT GRIEF AU ROYAUME DE BELGIQUE . SELON LA JURISPRUDENCE CONSTANTE DE LA COUR , UN ETAT MEMBRE NE SAURAIT EXCIPER DE DISPOSITIONS , PRATIQUES OU SITUATIONS DE SON ORDRE JURIDIQUE     INTERNE POUR JUSTIFIER LE NON-RESPECT DES OBLIGATIONS RESULTANT DES DIRECTIVES COMMUNAUTAIRES .    6 IL CONVIENT , EN OUTRE , DE RELEVER QUE , POUR QU ' IL SOIT TENU COMPTE DE LA SITUATION EXCEPTIONNELLE INVOQUEE PAR SON GOUVERNEMENT , LE MINISTRE BELGE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE L ' ENVIRONNEMENT A , LE 14 NOVEMBRE 1979 , EN REPONSE A LA TRANSMISSION DE L ' AVIS MOTIVE PREVU PAR L ' ARTICLE 169 , ALINEA PREMIER , DU TRAITE , DEMANDE A LA COMMISSION D ' ACCORDER AU ROYAUME DE BELGIQUE UN DELAI SUPPLEMENTAIRE D ' UN AN POUR PRENDRE LES MESURES DE DROIT INTERNE NECESSAIRE A L ' EXECUTION DE LA DIRECTIVE , MESURES QUI AURAIENT DU ETRE ENTREES EN VIGUEUR EN JUIN 1977 , ET QU ' EN FAIT , C ' EST SEULEMENT LE 6 AVRIL 1981 QUE LA COMMISSION A SAISI LA COUR EN APPLICATION DE L ' ARTICLE 169 , ALINEA 2 , DU TRAITE .    7 IL Y A DONC LIEU DE CONSTATER QU ' EN N ' ADOPTANT PAS DANS LE DELAI PRESCRIT LES DISPOSITIONS NECESSAIRES POUR SE CONFORMER A LA DIRECTIVE 75/440 DU CONSEIL , DU 16 JUIN 1975 , LE ROYAUME DE BELGIQUE A MANQUE AUX OBLIGATIONS QUI LUI INCOMBENT EN VERTU DU TRAITE .    

Décisions sur les dépenses

SUR LES DEPENS  8 AUX TERMES DE L ' ARTICLE 69 , PARAGRAPHE 2 , DU REGLEMENT DE PROCEDURE , TOUTE PARTIE QUI SUCCOMBE EST CONDAMNEE AUX DEPENS , S ' IL EST CONCLU EN CE SENS . LA DEFENDERESSE AYANT SUCCOMBE , IL Y A LIEU DE LA CONDAMNER AUX DEPENS .   PAR CES MOTIFS ,    

Dispositif

LA COUR DECLARE ET ARRETE :   1 ) EN N ' ADOPTANT PAS DANS LE DELAI PRESCRIT LES DISPOSITIONS NECESSAIRES POUR SE CONFORMER A LA DIRECTIVE 75/440 DU CONSEIL , DU 16 JUIN 1975 , CONCERNANT LA QUALITE REQUISE DES EAUX SUPERFICIELLES DESTINEES A LA     PRODUCTION D ' EAU ALIMENTAIRE DANS LES ETATS MEMBRES ( JO L 194 , P . 26 ), LE ROYAUME DE BELGIQUE A MANQUE AUX OBLIGATIONS QUI LUI INCOMBENT EN VERTU DU TRAITE .   2)LA DEFENDERESSE EST CONDAMNEE AUX DEPENS .