CELEX: 31987D0609
Language: fr
Date: 1987-12-22 00:00:00
Title: 87/609/CEE: Décision du Conseil du 22 décembre 1987 adoptant le rapport annuel sur la situation économique de la Communauté et fixant des orientations de politique économique pour 1988

31 . 12 . 87                                    Journal officiel des Communautés européennes                                     N° L 394 / 1
                                                                          II
                                  (Actes dont la publication n'est pas une condition de leur applicabilité)
                                                                CONSEIL
                                                          DÉCISION DU CONSEIL
                                                              du 22 décembre 1987
                adoptant le rapport annuel sur la situation économique de la Communauté et fixant des orientations
                                                     de politique économique pour 1988
                                                                  ( 87 / 609 / CEE )
LE CONSEIL DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES,                                         A ARRÊTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
                                                                                                        Article premier
vu le traité instituant la Communauté économique euro­
péenne ,                                                                        Le Conseil arrête le rapport annuel sur la situation économi­
                                                                                que et les orientations de politique à suivre par la Commu­
                                                                                nauté, qui sont contenues dans la partie I du rapport joint à la
vu la décision 76 / 120 / CEE du Conseil , du 18 février 1974 ,                 présente décision et fixent les orientations de politique
relative à la réalisation d'un degré élevé de convergence des                   économique à suivre par les États membres, contenues dans
politiques économiques des États membres de la Commu­                           la partie II dudit rapport .
nauté économique européenne (*), modifiée par les décisions
75 / 787 / CEE (2 ) et 79 / 136 / CEE ( 3 ), et notamment son
                                                                                                           Article 2
 article 4 ,
                                                                                Les États membres sont destinataires de la présente déci­
                                                                                sion .
vu la proposition de la Commission ,
                                                                                Fait à Bruxelles , le 22 décembre 1987 .
vu l'avis du Parlement européen (4 ),
                                                                                                                          Par le Conseil
                                                                                                                           Le président
 vu l'avis du Comité économique et social ( 5 ),                                                                          N. WILHJELM
 (»)  JO n°  L 63 du 5 . 3 . 1974 , p. 16 .
 (2 ) JO n°  L 330 du 24 .   12 . 1975 , p. 52.
 ( 3) JO n0  L 35 du 9 . 2.  1979 , p. 8 .
 («)  JO n0  C 345 du 21 .   12. 1987.
 (')  JO n0  C 356 du 31 .   12. 1987, p. 21 .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 2  Journal officiel des Communautés européennes 31 . 12 . 87
              RAPPORT ÉCONOMIQUE ANNUEL
                                1987 / 1988
 ---pagebreak--- 31 . 12. 87                                Journal officiel des Communautés européennes                                N° L 394/ 3
                                            RAPPORT ÉCONOMIQUE ANNUEL 1987/ 1988
                                                            TABLE DES MATIÈRES
                                                                                                                  page
            Préambule                                     «                                                          ^
                                                 Partie I — L'économie de la Communauté
            1.     Une croissance plus dynamique est nécessaire et possible                                          5
                   Résumé et conclusions de politique économique                                                     5
            1.1 . Situation économique de la Communauté et perspectives pour 1988                                    5
            1.2. Les déséquilibres de l'économie mondiale                                                            5
            1.3 . Les tâches à accomplir: croissance , cohésion et marché intérieur                                  6
            1.4. Les politiques économiques                                                                          7
            2.     Évolutions et perspectives économiques                                                            8
            2.1 . L'économie mondiale                                                                                8
            2.2.   Le processus d'ajustement et la coopération internationale                                        9
            2.3 .  Les perspectives économiques de la Communauté pour 1987 et 1988                                  10
            2.4.   Emploi et chômage                                                                                12
            2.5.   Les perspectives économiques à moyen terme de la Communauté                                      13
            3.     Les forces internes de la croissance et l'interdépendance des États membres                      14
            3,1 .  Le marché intérieur et l'adaptation des structures économiques, moteurs de la croissance         15
            3.2.   Le processus macro-économique                                                                    16
            3.3 .  Les interdépendances entre les États membres                                                     17
            3.4 . Les conditions! du succès
            4.     Politiques structurelles communautaires et nationales                                            19
            4.1 .  L'amélioration de l'adaptabilité des marchés                                                     19
            4.2.   Compétitivité, recherche et développement, industrie et services                                 21
            4.3 .  Actions pour une meilleure cohésion économique et sociale                                        23
            5 . Orientations et problèmes des politiques macro-économiques                                  -       24
            5.1 . Évolutions et politiques monétaires                                                               24
            5.2. La libération des mouvements de capitaux et le renforcement du système monétaire européen (SME )   25
            5.3 . Évolutions et politiques budgétaires                                                              26
            Encadrés techniques: Croissance et emploi                                                               30
                                     Taux d'intérêt à long terme                                                    34
                                          Partie II — La politique économique des États membres
            Chapitres par pays                                                                                      37
            Belgique                                                                                                37
            Danemark                                                                                                40
            République fédérale d'Allemagne                                                                         43
            Grèce                                                                                                   47
            Espagne                                                                                                 50
            France                                                                                                  ^3
            Irlande                                                    -                                            ^6
            Italie                                                                                                  59
            Luxembourg                                                                                              62
            Pays-Bas                                                 -                                              64
            Portugal                                                                                                67
            Royaume-Uni                                                                                             70
            Annexe statistique: Tableaux                                                                            76
                                  Graphiques                                                                       106
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                                                          PREAMBULE
             Depuis l'adoption du rapport économique annuel 1987 / 1988 par la Commission le 14 octobre 1987 ,
             les cours des actions dans les principaux pays industrialisés ont subi un recul sensible. Les taux
             d'intérêt ont à des degrés divers baissé aux États-Unis d'Amérique et dans la quasi-totalité des pays de
             la Communauté. Dans un marché très instable, le dollar des États-Unis s'est déprécié contre l'Écu et le
             Yen .
             Au vu de ces événements il apparaît que les prévisions inclues dans le rapport économique annuel
             devraient être révisées . L'ampleur et la nature de ces révisions dépendra fortement de la vitesse avec
             laquelle les marchés financiers et de change se stabiliseront et à quel niveau cela se réalisera .
             Les analyses de base sur l'environnement international et le problème de la croissance lente et du
             chômage qui sont contenues dans le rapport économique annuel conservent leur validité.
             Une réduction significative et durable du déficit budgétaire aux États-Unis est un élément
             indispensable des problèmes actuellement posés à l'économie mondiale. Le plan d'économies
             budgétaires et d'augmentation des recettes annoncé le 20 novembre 1987 et portant sur un montant
             net de 30,2 milliards de dollars des États-Unis pour l'année fiscale 1988 et de 45,9 milliards de dollars
             des États-Unis pour l'année fiscale 1989 est encourageant. Mais il importe que ce plan soit bientôt
             avalisé par le Congrès et rapidement mis en œuvre .
             Les orientations générales de politique économique définies dans le rapport économique annuel pour
             la Communauté restent d'à propos. Leur réalisation est devenue encore plus urgente . La poursuite de
             politiques structurelles et macro-économiques renforçant la croissance interne est d'abord dans
             l'intérêt propre de la Communauté. Mais elle contribue simultanément à la correction des
             déséquilibres internationaux. Comme le Conseil l'a affirmé dans sa réunion du 16 novembre 1987 , les
             pays membres de la Communauté sont résolus à améliorer au plan de l'offre et de la demande les
             conditions propres à favoriser une croissance non-inflationniste suscitée de l'intérieur et de contribuer
             à la réduction des déséquilibres extérieurs .
             Les pays membres entendent coopérer avec d'autres pays dans le cadre de décisions visant à assurer un
             développement plus stable des marchés financiers mondiaux et des changes. Des politiques
             macro-économiques crédibles doivent être mises en œuvre sur une base multilatérale de façon à
             accélérer l'ajustement des déséquilibres internationaux de balance des paiements .
             Compte tenu des incertitudes dans l'économie mondiale, qui pourraient sérieusement affecter le
             comportement des investisseurs et des consommateurs, il est d'autant plus nécessaire que la
             Communauté et ses États membres soient disposés à adapter leur politique économique aux nécessités
             de l'évolution économique.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                Journal officiel des Communautés européennes                                   N° L 394 / 5
                                                                PARTIE I
                                              L'ÉCONOMIE DE LA COMMUNAUTÉ
                             1 . UNE CROISSANCE PLUS DYNAMIQUE EST NÉCESSAIRE ET POSSIBLE
                                           Résumé et conclusions de politique économique
1.1 . Situation économique de la Communauté et perspec­               contribué à soutenir le commerce intracommunautaire et la
       tives pour 1988                                                croissance dans la Communauté. Pour préserver leur équili­
                                                                      bre extérieur, certains de ces pays risquent d'être amenés à
                                                                      freiner leur propre croissance si l'expansion chez leurs
Depuis 1982 , les économies de la Communauté ont gagné en             partenaires reste médiocre. Ceci affecterait l'ensemble de la
forces: le niveau et la convergence des taux d'inflation sont         Communauté. Ce risque serait accentué dans le cas d'une
inégalés depuis les années soixante , la rentabilité du capital et    nouvelle détérioration de l'environnement international .
l'adaptabilité des marchés se sont nettement améliorées, des
ajustements structurels souvent douloureux ont renforcé le
potentiel de production . Jusqu'en 1986 , la croissance écono­
mique s'est effectivement accélérée, pour atteindre l'année
dernière 2,6 % en moyenne de la Communauté .                          1.2. Les déséquilibres de l'économie mondiale
                                                                      L'économie mondiale reste affectée par deux déséquilibres
Mais en 1987 , la croissance est en retrait par rapport à 1986        graves: la structure des balances de paiement entre les pays
et ne dépasse que de peu 2% . L'espoir d'une nouvelle                 industrialisés et l'endettement des pays en voie de dévelop­
accélération ne s'est ainsi pas concrétisé. Dès la fin de l'année     pement. En 1987, le déficit extérieur courant des États-Unis
1986 et encore en 1987 , les exportations de la Communauté            d'Amérique augmente encore et atteint 150 milliards de
vers les pays tiers ont reculé en termes réels sous l'effet de        dollars des États-Unis [3,5% du produit intérieur brut
deux facteurs: d'abord l'appréciation effective des monnaies          (PIB)]. L'excédent du Japon (environ 85 milliards de dollars
européennes qui a détérioré la compétitivité de la Commu­             des États-Unis soit 3,8 % du PIB) reste très élevé. L'excédent
nauté non seulement vis-à-vis des Etats-Unis d'Amérique,              dégagé par la Communauté diminue certes . Mais cette
mais aussi vis-à-vis d'autres pays tels les pays nouvellement         diminution trouve en 1987 pour l'essentiel sa contre-partie
industrialisés. Ensuite, les marchés traditionnels de la Com­         dans l'amélioration de la balance courante des pays expor­
munauté stagnent pratiquement, les importations des pays de           tateurs de pétrole à la suite surtout du recul de leurs
l'Organisation des pays exportateurs de pétrole ( OPEP)               importations. La dette des pays en voie de développement a
subissant même un recul très sensible . D'un autre côté, les          continué1 à augmenter (1 200 milliards de dollars des
importations de la Communauté ont conservé un rythme                  États-Unis en 1987). Des accords de restructuration et,
soutenu . De ce fait, le commerce extérieur a coûté à la              jusqu'à la fin de 1 986 , la baisse des taux d'intérêt ont aidé à en
Communauté environ un point de croissance aussi bien en               atténuer la charge. Mais la hausse récente des taux d'intérêt
1986 qu'en 1987 . Ceci représente une contribution non                joue à nouveau au détriment de ces pays .
négligeable de la Communauté au processus d'ajustement
international . En 1986 , la détérioration de l'environnement
extérieur a été compensée par l'impulsion donnée à la                 Des éléments positifs se manifestent. Les flux réels de
demande interne par l'amélioration des termes de l'échange.           marchandises contribuent à rétablir les balances commercia­
Mais les effets de cette amélioration sur les revenus réels et la     les. La coopération internationale est engagée et conduit à
consommation privée s'épuisent. À cela s'ajoute que de                des ajustements des politiques qui vont dans la bonne
nombreuses entreprises dans les secteurs exportateurs ont été         direction . À la suite de l'accord du Louvre de février 1987 , le
amenés à réviser à la baisse leur projets d'investissements. Le       taux de change du dollar des États-Unis a pu être stabilisé. Le
recul du commerce extra-communautaire ainsi que les                   sommet des pays industrialisés à Venise en juin 1987, puis la
incertitudes liées à la volatilité des taux de change et des taux     réunion du «groupe des sept» à Washington en septembre
d'intérêt y ont largement contribué .                                 1987 ont confirmé cette orientation . La Conférence des
                                                                      Nations unies sur le commerce et le développement
                                                                      (CNUCED ) VII a montré qu'il était possible de dégager avec
En 1988 , la croissance conserverait un rythme quelque peu            les pays en développement une analyse commune sur les
supérieur à 2% . Cette croissance est tout juste suffisante           principaux problèmes de l'économie mondiale. Les réunions
pour stabiliser le taux de chômage au niveau intolérable de           de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international
près de 12 % . Le commerce extra-communautaire reprendra              (FMI) en septembre 1987 ont marqué quelques progrès,
certes légèrement . Sa contribution à la croissance resterait         notamment sur les sujets de l'endettement des pays africains
cependant négative, tandis que celle de la demande interne            et de l'augmentation du capital de la Banque mondiale.
s'amoindrirait à nouveau . Un risque apparait maintenant.             Finalemexlt, «l'Uruguay-Round» permet de poursuivre les
Quelques pays, l'Espagne, l'Italie, le Portugal et le                 efforts dans le cadre de l'Accord international des tarifs
Royaume-Uni ont pu jusqu'à présent maintenir des                      douaniers et du commerce (GATT) pour endiguer et repous­
rythmes de croissance supérieurs à 3% . Ils ont ainsi bien            ser le protectionnisme .
 ---pagebreak---  N° L 394 / 6                              Journal officiel des Communautés européennes                                    31 . 12 . 87
 Des risques importants subsistent cependant. En 1988 , la          Pour renforcer la cohésion économique et sociale de la
 restauration des équilibres internationaux des balances des        Communauté, un effort soutenu et coordonné de tous les
 paiements restera lente . La persistance d'une plus grande         États membres est nécessaire, comme le prévoit d'ailleurs
 stabilité sur les marchés de change reste nécessaire pour          l'article 130 B du traité CEE maintenant amendé par l'acte
 laisser le temps aux ajustements considérables de taux de          unique européen . Trois conditions doivent être remplies.
 change déjà intervenus de produire tous leurs effets bénéfi­       Premièrement, il s'agit de créer en Europe un contexte de
 ques. Les interventions des banques centrales et la gestion        croissance dynamique; une croissance suffisante dans les
 internationale des écarts de taux d'intérêt peuvent encore y       pays les plus avancés est à cet égard nécessaire . Deuxième­
 contribuer. Mais , pour stabiliser durablement les anticipa­       ment, pour les pays les moins avancés, il est décisif de mettre
 tions de change , il est surtout nécessaire que la restauration    en oeuvre des politiques qui améliorent les conditions internes
 des équilibres internationaux de balance des paiements             de leur développement , notamment la rentabilité et l'effica­
progresse plus rapidement. Sinon , l'écart de taux d'intérêt        cité de leurs investissements ainsi que la situation des finances
 entre les États-Unis d'Amérique d'un côté et l'Europe ainsi        publiques . Ceci créerait des conditions favorables aux impor­
 que le Japon de l'autre risque de devoir encore augmenter.         tations de capitaux privés . Troisièmement, la Communauté
 Ceci pourrait en particulier impliquer de nouvelles hausses de     devrait soutenir le processus d'ajustement au travers des
 taux aux Etats-Unis d'Amérique. La situation des pays en           fonds structurels ainsi qu'au travers de ses instruments
 voie de développement déjà affectée par l'affaiblissement du       financiers et de la Banque européenne d'investissement (BEI ).
commerce mondial , en serait d'autant détériorée .                  La Commission propose de doubler le volume des fonds
                                                                    structurels en termes réels d'ici à 1992 et d'en accroître
                                                                    l'efficacité .
Dans ces conditions, il est souhaitable que les évolutions
relatives des demandes internes entre les différents pays
industrialisés continuent à bien contribuer à réduire les
déséquilibres commerciaux à un niveau de croissance mon­            L'achèvement du marché intérieur jusqu'en 1992 crée un
diale élevé. Dans l'état actuel des prévisions, les perspectives    dynamisme important. Il est essentiel de ne pas décevoir les
pour 1988 ne sont guère encourageantes. Il reste essentiel que      attentes qu'ont les agents économiques dans cette entreprise .
les États-Unis d'Amérique poursuivent dans la voie de la            Des progrès rapides devraient être réalisés vers l'abolition des
réduction de leur déficit budgétaire. Mais, le Japon doit aussi     contrôles aux frontières et des formalités douanières , vers la
créer de façon accentuée des conditions favorables à des            levée des entraves fiscales et autres à la libre circulation des
importations plus fortes en renforçant sa croissance et en          biens et services , vers l'harmonisation des normes techniques
ouvrant plus avant ses marchés . La Communauté aussi, en            et vers l'unification des marchés publics. À cet égard, la
renforçant sa propre croissance, contribuerait à soutenir le        Commission a fait en 1987 des propositions visant le
commerce mondial tout en prenant sa part dans la résorption         rapprochement des taux d'imposition indirecte et l'harmoni­
des déséquilibres internationaux de balance des paiements .         sation de leur structure ainsi que l'unification des marchés
                                                                    publics .
                                                                    La diminution des coûts qui découlera de l'achèvement du
                                                                    marché intérieur, les économies d'échelle , une concurrence
1.3 . Les tâches à accomplir: croissance, cohésion et marché        accrue, l'élargissement de la base économique pour la
        intérieur                                                   recherche et le développement conduiront à un allégement
                                                                    des budgets publics, à des gains de productivité, à une
                                                                    amélioration de la compétitivité sur les marchés extérieurs et
                                                                    à un renforcement du commerce intracommunautaire . Le
Compte tenu des nouvelles données de l'économie mondiale,           marché intérieur créera des opportunités nouvelles pour les
la Communauté ne bénéficiera plus d'impulsions extérieures .        investissements en ouvrant de nouveaux horizons aux entre­
Appliquer la stratégie de coopération pour la croissance et         preneurs. Pour que ces opportunités soient vite et pleinement
l'emploi signifie maintenant: réussir le passage d'une crois­       saisies , il est nécessaire de démontrer le caractère irréversible
sance soutenue par des facteurs externes à une croissance           de cette entreprise en accélérant sa réalisation . L'achèvement
s'appuyant sur les forces internes, raccourcir la durée de          du grand marché intérieur devrait aussi bénéficier d'un réseau
l'affaiblissement conjoncturel et se libérer ainsi plus rapide­     d'infrastructures à sa dimension . La réalisation des grands
ment du piège de croissance lente dans lequel elle semble           projets d'infrastructure d'intérêt communautaire devrait y
s'enfermer dans le moyen terme . La Communauté pourra               contribuer .
ainsi retrouver la voie d'une réduction du chômage, tirer tous
les bénéfices de la réalisation du grand marché intérieur et
renforcer sa cohésion économique et sociale. Pour utiliser
pleinement les atouts dont dispose la Communauté , une
coopération accrue et la poursuite de politiques communau­          Les gains de productivité rendus possibles ne se traduiront
taires ambitieuses restent indispensables. Il reste aussi néces­    cependant par un surcroît d'emplois et une augmentation
saire de renforcer le consensus sur les politiques à mener avec     plus rapide du niveau de vie que si le potentiel de production
et entre les partenaires sociaux en intensifiant le dialogue sur    est pleinement exploité . Une croissance plus forte facilitera
tous les sujets de la stratégie tant au niveau communautaire        aussi la prise en compte de la dimension sociale et régionale
que national .                                                      de la réalisation du marché intérieur .
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1.4 . Les politiques économiques                                     mouvements de capitaux devrait continuer à s accompagner
                                                                     d'un renforcement du système. Les résultats du conseil
                                                                     «économie et finances» à Nyborg constituent un pas impor­
Tout d'abord, la poursuite de politiques structurelles visant        tant à cet égard. Pour conférer une stabilité durable au
une adaptabilité accrue des marchés reste indispensable. A           système, il importe que cette coopération puisse continuer à
cet égard, les recommandations de politiques d'offre conte­          s'appuyer sur un large consensus autour de politiques
nues dans les rapports économiques annuels des dernières             monétaires orientées sur la stabilité .
années conservent toute leur validité. En particulier, l'allé­
gement des contraintes qui pèsent sur les petites et moyennes
entreprises, une meilleure concurrence, la réduction des             Des limites s'imposent maintenant à la politique monétaire.
subventions affectant l'utilisation productive des ressources         Un poids accru repose donc sur la politique budgétaire.
permettront de renforcer encore les déterminants internes de          D'abord , les efforts de restructuration des dépenses et
la croissance. Par ailleurs , l'adaptabilité accrue du marché du      recettes publiques doivent être poursuivis avec détermina­
travail, le réaménagement et la réduction du temps de travail        tion. Du point de vue des déficits publics, chaque pays de la
neutres du point de vue des coûts ainsi que des investisse­           Communauté considéré isolément reste soumis à de fortes
ments dans la formation professionnelle devraient encore              contraintes. Certains pays continuent à avoir une évolution
contribuer à améliorer les performances d'emploi.                     et un niveau de la dette publique excessifs et s'imposent des
                                                                      efforts d'assainissement très importants. Les effets de çes
La réalisation du marché intérieur et les politiques structu­         efforts sur le déficit sont cependant atténués et retardés par la
                                                                      faiblesse de la croissance et les moins-values fiscales qui en
relles donnent des impulsions importantes , qui pourront
développer pleinement leurs effets si elles s'insèrent dans un        résultent. Dans d'autres pays, la situation bugétaire est plus
contexte macro-économique dynamique . Pour combler le                 aisée et les réductions fiscales envisagées l'année prochaine et
manque de postes de travail les investissements devraient             au-delà apportent à la croissance un soutien bienvenu dont
augmenter au cours des années à venir à un rythme nettement           les effets positifs se feront aussi sentir dans une perspective à
supérieur à celui du PIB. Les perspectives de demande, la             moyen terme. Dans certains de ces pays, les conséquences du
                                                                      ralentissement de la croissance sur les recettes fiscales
rentabilité et les taux d'intérêt réels sont à cet égard
déterminants. En l'absence d'impulsions en provenance de              combinées avec les allégements fiscaux prévus conduisent
l'extérieur, les perspectives de demande dépendent très               déjà à une augmentation du déficit public.
largement d'une évolution satisfaisante de la consommation
privée et donc de celles des revenus disponibles des ménages.         Une situation dans laquelle la croissance resterait médiocre,
Mais , l'accroissement des coûts salariaux réels par tête doit        comporte un risque important: les pays dont la situation
rester modéré pour améliorer encore la rentabilité et la              budgétaire est plus difficile pourraient être contraints de
compétitivité. Dans ces conditions, des réductions de la              prendre des mesures supplémentaires pour réaliser leurs
fiscalité pesant sur les ménages et les entreprises doivent aussi     objectifs d'assainissement des finances publiques. Ceci aurait
contribuer à un dynamisme accru. Un surcroît d'investisse­            des conséquences négatives sur leur propre croissance et celle
ments publics économiquement rentables renforcerait le                de leurs partenaires, dont les marges de manœuvre se
potentiel de production tout en apportant un soutien bien­            trouveraient à leur tour affectées . Ceci montre combien il est
 venu à la demande interne. En outre, une baisse des taux              important que les autorités budgétaires nationales tiennent
 d'intérêt réels est souhaitable. À cet effet, il importe que la       aussi compte dans leurs décisions des interdépendances liant
 crédibilité de l'assainissement à moyen terme des finances            les économies de la Communauté. Avec l'adhésion de
 publiques ne soit pas remise en cause; que les anticipations          l'Espagne et du Portugal, qui apportent actuellement un
 inflationnistes se stabilisent à un niveau bas et que les             soutien appréciable au commerce intra-communautaire, le
 déséquilibres financiers se résorbent. De telles baisses allége­      champ de ces interdépendances s'est d'ailleurs élargi.
 raient aussi les budgets publics. Pour être durable, une              Celles-ci devraient encore s'accroître avec la réalisation du
 accélération de la croissance doit permettre de préserver une         marché intérieur et la libération des mouvements de capi­
 position extérieure soutenable à moyen terme. Lorsque les             taux .
 conditions de l'offre s'améliorent simultanément, une certai­
 ne accélération de la croissance est cependant possible tout en
 préservant les comptes extérieurs et sans risques de reprise          Dans le cas d'un nouveau ralentissement de la croissance, un
 inflationniste .                                                      effort commun et bien agencé dans le temps devra permettre
                                                                       d'utiliser de façon positive les interdépendances entre les
                                                                       États membres. Ceci a d'ailleurs été envisagé par le conseil
 En dépit du niveau élevé des taux d'intérêt réels, les politiques      «économie et finances» dans ses conclusions de juillet 1987 .
 monétaires permettent de dégager actuellement un finance­             Un tel effort devra bien entendu respecter les objectifs et les
 ment satisfaisant de la croissance . Même si l'on tient compte
                                                                       contraintes existants au niveau national . Mais si chacun des
 des innovations financières en cours dans certains pays,
 l'expansion monétaire reste forte. Il s'agit maintenant d'éviter      pays peut compter sur une croissance plus dynamique chez
 que ne s'accumule un excédent de liquidités qui serait                ses partenaires, ses propres contraintes extérieure et budgé­
 inflationniste. Ce risque sera d'autant moins fort que d'autres       taire s'en trouvent allégées et il peut à son tour contribuer à un
                                                                       renforcement non inflationniste de la croissance .
 déterminants de l'inflation , notamment l'évolution des coûts
 salariaux , évolueront favorablement .
                                                                       La Communauté est confrontée à un contexte international
 À l'intérieur du système monétaire européen (SME ) la gestion          difficile. Elle doit compter sur elle-même. Elle n'en dispose
 des différentiels d'intérêt a mieux contribué que par le passé à       pas moins d'atouts importants: les ajustements structurels en
 la stabilisation des taux de change. La libération accélérée des       cours, l'amélioration de la rentabilité, la réduction de
 ---pagebreak---  N° L 394 / 8                              Journal officiel des Communautés européennes                                  31 . 12 . 87
 l'inflation créent des conditions favorables à une croissance        entre les États membres améliorera l'efficacité des politiques
 plus forte et créatrice d'emplois. Le grand marché intérieur va      économiques. Pour renforcer le consensus sur les politiques à
 donner aux économies de la Communauté un surcroît de                 mener, la poursuite du dialogue social reste indispensable.
 dynamisme et accélérer le progrès technologique. Son achè­           L'exploitation de la dimension communautaire permettra
 vement devra être complété par des politiques communau­              ainsi à l'Europe de rendre ses économies plus dynamiques et
 taires efficaces qui devraient aussi contribuer à une meilleure      d'apporter sa contribution à la stabilisation de l'environne­
 cohésion économique et sociale. Une coopération plus étroite         ment international .
                                       2.   ÉVOLUTIONS ET PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES
 2.1 .   L économie mondiale                                         importations mondiales totales (y compris communautaires)
                                                                     de l'ordre de 3,5 % environ contre un taux proche de 4,9 %
 La surévaluation du dollar des États-Unis qui s'est progres­        en 1986 (voir le tableau 3 ). Pour la Communauté, les
 sivement établie durant la première moitié des années               perspectives sont encore plus sombres. Si l'on pondère les
 quatre-vingt a été fortement corrigée dès 1985 et l'a été à         importations mondiales (Communauté non comprise) en
 nouveau en 1986 ainsi qu'au cours des deux premiers mois de         fonction de la structure des exportations de la Communauté,
 1987 (voir le graphique 1 ). Les faibles progrès réalisés par les   on obtient pour l'année en cours une croissance des marchés à
 États-Unis d'Amérique vers la réduction du déficit de leur          l'exportation de la Communauté de moins de 1 % ( voir le
 balance courante et l'anticipation d'un nouveau recul du            tableau 5 ). Une certaine reprise du commerce mondial ne
 dollar des États-Unis ont temporairement alimenté une               devrait se manifester qu'en 1988 . La faible expansion du
 dynamique propre de dépréciation. Ainsi, le dollar des              commerce mondial en 1987 s'explique pour l'essentiel par la
 États-Unis a perdu quelque 40 % de sa valeur par rapport à          compression des importations des pays de l'OPEP et une
 l'Écu entre le mois de mars 1985 et le mois de février 1987 .
                                                                     croissance nettement moins rapide des importations des
 Une accalmie n'est intervenue sur les marchés des changes           États-Unis d'Amérique.
 qu'après l'accord du Louvre de février 1987 . Un consensus
 s'y est manifesté entre les principaux pays industrialisés sur la   Aux États-Unis d'Amérique, le déficit budgétaire devrait
 nécessité de maintenir les taux de change à proximité du            sensiblement se réduire au cours de l'exercice actuel , mais
 niveau qu'ils avaient alors atteint et, dans ce contexte, les       essentiellement sous l'effet d'une augmentation exception­
 banques centrales sont intervenues massivement sur les              nelle des recettes fiscales induite par la réforme fiscale . En
 marchés de change. De ce fait, le cours de change effectif réel     1988 , cet effet spécifique ne jouera plus. En outre , les
 du dollar des États-Unis a pu approximativement être                États-Unis d'Amérique ont désormais fixé leur objectif de
 stabilisé à son niveau de 1981 , année caractérisée par des         résorption du déficit fédéral à 1993 , alors qu'il était initia­
déséquilibres des balances courantes relativement peu impor­         lement prévu pour 1991 dans la loi Gramm-Rudman . Le
tants .                                                              repli du dollar des États-Unis et la hausse des prix des
                                                                     importations qui en résulte se traduiront en 1987 par une
La hausse du prix du pétrole brut a été plus forte en 1987           accélération de l'inflation. En même temps, les premiers
qu'on ne l'avait prévu un an auparavant. Le prix moyen à             signes de l'incidence escomptée de la dépréciation du dollar
l'importation dans la Communauté devrait se situer à 17             des États-Unis sur les échanges de biens se manifestent. Pour
dollars des États-Unis le baril environ contre 13,7 dollars des     la première fois depuis 1980 , le commerce extérieur a
États-Unis en 1986 . Contrairement à ce qui s'est passé en          positivement contribué à la croissance du PIB réel . Néan­
 1986 , l'évolution du prix du pétrole ne devrait donc plus         moins comme les effets négatifs des modifications des prix à
contribuer à la réduction des taux d'inflation. On compte sur       l'importation et l'exportation dominent pour le moment les
une hausse des prix limitée pour l'année prochaine. Cepen­          gains réalisés grâce aux modifications des volumes, il ne faut
dant, de graves incertitudes pèsent sur l'évolution du prix du      pas encore s'attendre cette année à une diminution du déficit
pétrole en raison des tensions politiques dans le golfe             de la balance commerciale nominale des États-Unis d'Amé­
persique et de la fragilité des quotas de production convenus       rique (effet de la courbe en J). Le déficit de la balance
par l'OPEP.                                                         courante devrait aussi augmenter à nouveau en 1987, et
                                                                    s'élever à 154 milliards de dollars des États-Unis, c'est-à-dire
Les prix en dollars des États-Unis des autres matières              à 3,5% du produit national brut (PNB). Une amélioration
premières devraient augmenter légèrement en 1987 et 1988            n'est attendue qu'en 1988 . L'investissement devrait se redres­
(voir le graphique 2). Comme, simultanément, la hausse des          ser en 1988 après un recul réel cette année . Au total , la
prix des produits manufacturés s'accélère, les termes de            croissance du PNB pourrait légèrement s'accélérer, de 2,3 %
l'échange des pays en voie de développement exportateurs de         ( 1987) à 2,7% ( 1988 ).
matières premières devraient donc se détériorer à nou­
veau .                                                              Au Japon, en raison de l'étroite dépendance à l'égard des
                                                                    exportations, la forte appréciation du yen de l'an dernier a
L'expansion du commerce mondial au cours des douze                  abouti à un net recul du taux de croissance du PNB qui est
derniers mois est restée en deçà des prévisions de l'automne        passé de 4,5 % en 1985 à 2,4 % en 1986 . Pour les années en
dernier. Au cours du premier semestre de 1987, les impor­           cours et prochaine, la croissance pourrait reprendre, puisque
tations des pays non-communautaires ont même stagné en              l'évolution de la demande interne est dynamique et que la
volume. Pour 1987 , on escompte à présent une croissance des        contribution négative du commerce extérieur à la croissance
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                              Journal officiel des Communautés européennes                                  N° L 394 / 9
se réduit. Ce processus est soutenu par le plan de mesures         ment désiré des parités, qui s'était aussi manifesté en
budgétaires adopté en 1987 dont le montant annoncé par le          septembre 1985 dans l'accord du Plaza. Ceci s'est traduit sur
gouvernement japonais est de plus de 6 000 milliards de yen.       les marchés monétaires par une chute persistante du dollar
La croissance de l'investissement devrait se situer à un taux      des États-Unis . À la suite de modifications des taux de change
supérieur à 7 % , avec un renforcement des investissements         aussi importantes que celles intervenues sur une si courte
publics et résidentiels qui compenserait l'atonie de l'investis­   période, l'engagement a été pris, dans le cadre de l'accord du
sement productif. En dépit de la reprise de la croissance, le      Louvre, de stabiliser le cours du dollar afin que les flux
taux de chômage devrait se maintenir en 1987 comme en              commerciaux puissent s'ajuster à la nouvelle configuration
1988 au niveau historiquement très élevé d'environ 3% .            des changes et amorcent ainsi le rééquilibrage des balances
L'excédent de la balance courante japonaise devrait, exprimé       courantes. Cet engagement a été confirmé lors de la réunion
en dollars des États-Unis , atteindre l'ordre de grandeur de       du «groupe des sept» en septembre 1987 à Washington.
l'année précédente avec un montant d'environ 85 milliards de       L'ajustement des balances extérieures qui est en cours montre
dollars des États-Unis en 1987, cependant qu'il baisserait en      certes quelques progrès, mais aussi des insuffisances préoc­
pourcentage du PNB de 4,5% en 1986 à 3,8% .                        cupantes. Il est vrai que l'évolution des balances commercia­
                                                                   les du Japon et de la Communauté à prix constants de 1985
                                                                    va dans la direction requise: elle impliquerait une détériora­
À l'exception des nouveaux pays industrialisés asiatiques, la      tion respectivement d'environ 23 milliards de dollars et 36
situation des pays en voie de développement ne s'est guère          milliards de dollars des États-Unis entre 1986 et 1988 (voir le
améliorée en 1986 / 1987 en raison de la faiblesse de la
                                                                    tableau 6 ). Cette détérioration ne correspond cependant à
croissance mondiale et du faible niveau des prix des matières       une amélioration de la balance des États-Unis d'Amérique
premières (voir les tableaux 7 et 8 ). La dégradation du solde      que de 36 milliards de dollars des États-Unis entre les deux
de la balance courante de l'ensemble des pays en voie de            années. Une contrepartie importante est assurée par les pays
développement en 1986 est surtout imputable à la baisse des         en voie de développement, notamment par les pays exporta­
prix pétroliers et reflète la détérioration de la balance           teurs de pétrole qui ont fortement réduit leurs importations .
pétrolière des pays exportateurs de pétrole. Au contraire, la       Ainsi, le processus d'ajustement entre les pays industrialisés
baliance courante des pays non-exportateurs de pétrole a            ne progresse que très médiocrement.
nettement bénéficié de la chute du prix du pétrole. La
contribution étrangère privée au financement des déficits
extérieurs de ces pays reste cependant très limitée .               Il est difficile d'évaluer si le taux de change actuel du dollar
                                                                    des États-Unis est capable de restaurer à moyen terme
Comme par le passé, la situation des pays en voie de                l'équilibre des balances courantes. Toujours est-il que les
                                                                    mouvements des taux de change réels depuis 1985 ont permis
développement non-exportateurs de pétrole se caractérise
par une grande hétérogénéité. Alors que les pays                    de corriger largement la tendance du dollar des États-Unis à
d'Extrême-Orient enregistrent toujours des taux de croissan­        la surévaluation pendant la première moitié des années
ce du PIB élevés , la croissance des pays à revenus moyens en       quatre-vingt. Quant au yen japonais, l'appréciation interve­
Amérique latine et en Europe n'est que modérée. La situation        nue depuis 1985 a même plus que compensé la dépréciation
dans les pays d'Afrique sub-saharienne ( avec, dans certains        réelle antérieure. On pourrait donc conclure que les modifi­
endroits, des chutes de niveaux de vie) reste au contraire          cations de taux de changes survenues depuis 1985 pourraient
                                                                    être suffisantes pour conduire à un progrès significatif en
préoccupante.
                                                                    direction de l'équilibre des paiements internationaux, dans la
                                                                    mesure où elles seraient accompagnées par des politiques
                                                                    macro-économiques d'ensemble compatibles avec un ajuste­
                                                                    ment plus rapide .
2 . 2 . Le processus d'ajustement et la coopération internatio­
        nale
                                                                    Au premier semestre de 1987 , les interventions des banques
                                                                    centrales ont largement contribuée au financement du déficit
 La coopération internationale s'est engagée sur la voie de la      de la balance courante des États-Unis d'Amérique et à la
 réduction des déséquilibres mondiaux et conduit à des              stabilisation du dollar des États-Unis. À moyen terme, elles
 ajustements de politiques qui vont dans la bonne direction.        ne peuvent cependant pas suffire à elles seules à garantir la
 Notamment, les efforts en vue de stabiliser le taux de change      stabilisation durable des taux de change , qu'exige un proces­
 du dollar des États-Unis ont été fructueux , mais les progrès      sus d'ajustement ordonné. Il n'est possible d'envisager une
 enregistrés sur le plan de la réduction des principaux désé­        stabilisation du taux de change du dollar que grâce à la
 quilibres sont encore insuffisants. Les deux problèmes             combinaison d'un différentiel des taux d'intérêt positif et
 essentiels, à savoir les déséquilibres des balances courantes      d'une plus faible croissance de la demande interne aux
 entre les principaux pays industrialisés et l'endettement des       États-Unis d'Amérique qu'au Japon et en Europe. L'évolu­
 pays en voie de développement, continuent à se poser d'une         tion des différentiels d'intérêt depuis le début de l'année a déjà
 manière aiguë. La solution de ces problèmes restera primor­        contribué à une stabilisation des taux de change . Ainsi, par
 diale dans les années à venir .                                     exemple, entre janvier et août 1987, le différentiel d'intérêt
                                                                     entre les États-Unis d'Amérique et la république fédérale
 Les déséquilibres sans précédent des balances courantes sont        d'Allemagne, pour les taux nominaux tant à court qu'à long
 illustrés par le graphique 3 . En 1985 , ces déséquilibres          terme , s'est accru d'environ un pour cent; il a ainsi contre­
 avaient déjà atteint un niveau insoutenable; de ce fait le          carré le mouvement de dépréciation du dollar des États-Unis.
 risque d'un «atterissage en catastrophe» s'est accru pour           Les prévisions à court terme partent de l'hypothèse que le
 l'économie mondiale. Dans ce contexte , les principaux pays         différentiel ne devrait pas se réduire en 1988 . En tout cas, il
 industrialisés étaient parvenus à un consensus sur l'ajuste­        importe, tout en maintenant les différentiels requis, que le
 ---pagebreak---  N° L 394 / 10                               Journal officiel des Communautés européennes                                   31 . 12 . 87
 niveau moyen des taux d'intérêt soit aussi peu élevé que              mie mondiale. Lors des conférences de la Banque mondiale et
 compatible avec un taux d'inflation bas. En effet, non                du FMI en septembre 1987 à Washington , certains succès ont
 seulement des taux d'intérêt élevés aux États-Unis d'Améri­          pu être obtenus, notamment en ce qui concerne les négocia­
 que y affectent les investissements , mais ils aggravent aussi la     tions désormais engagées pour les augmentations en capital
 situation des pays en voie de développement fortement                de la Banque mondiale. Un consensus large se dessine sur la
 endettés .                                                            nécessité de soutenir les efforts d'ajustement des pays à faibles
                                                                       revenus, principalement endettés auprès de créanciers offi­
                                                                       ciels, en allégeant le poids de leur dette et en augmentant le
 Toutefois, la stabilisation du dollar des États-Unis et la
                                                                      volume des flux de capitaux consentis à des taux favorisés .
 réduction durable des déséquilibres des balances extérieures          Dans les autres pays endettés , il faudrait, conformément aux
 impliquent avant tout l'existence d'un écart de croissance de
                                                                       objectifs de croissance et d'ajustement structurel , mobiliser
 la demande intérieure adéquat entre le Japon et l'Europe ,            les ressources internes et canaliser une masse suffisante de
 d'une part et les États-Unis d'Amérique, d'autre part.               moyens de financement externes , et plus particulièrement des
 L'expérience a montré en effet qu'une modification impor­
                                                                       capitaux privés.
 tante des taux de change produit plus rapidement ses effets
 lorsque la croissance des pays excédentaires s'accélère ,
 induisant un essor des importations décisif pour le rééquili­         Cependant , les pays industrialisés eux-mêmes doivent, tout
 brage de la balance extérieure du pays déficitaire. En 1987 , il     en contribuant à une accélération de la croissance mondiale,
 semblerait que des progrès notables sont en train d'être             renoncer aux mesures protectionnistes et ouvrir leurs mar­
 accomplis dans ce domaine. Alors que la croissance de la             chés afin de permettre aux pays en voie de développement
 demande finale interne aux États-Unis d'Amérique est                 d'accroître leurs exportations et de faciliter ainsi le rembour­
d'environ 1 % inférieure à celle de leurs dix-neuf principaux         sement de leurs emprunts.. Il serait donc souhaitable que des
partenaires , le Japon et la Communauté enregistrent un écart         progrès rapides soient accomplis au cours des négociations
de croissance positif vis-à-vis de leurs partenaires d'environ         actuelles ( Uruguay Round) dans le cadre de l'Accord général
 1,6 et 0,5% respectivement (voir le tableau 4). Au niveau            sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT ). De toute
communautaire, il faut cependant reconnaître que cette                manière, les problèmes internationaux ne peuvent être
évolution est imputable plutôt au ralentissement de l'activité        maîtrisés que si les déséquilibres des balances courantes sont
économique mondiale qu'à l'accélération de la demande                 corrigés et si la crise de l'endettement est désamorcée ; compte
interne finale. En outre , selon les prévisions pour 1988 , ces       tenu de l'interpénétration croissante des économies , cela n'est
écarts , sauf dans le cas du Japon , auraient plutôt tendance à       réalisable que dans le cadre d'une coopération et d'une
se rétrécir, au lieu de s'accroître comme il serait souhaitable et    coordination internationales accrues. À cet égard, le système
nécessaire. Par ailleurs , en 1988 , la croissance de la demande      de surveillance multilatérale renforcée convenu dès 1985 au
finale intérieure aux États-Unis d'Amérique ne devrait être           sommet de Tokyo et confirmé en juin 1987 à Venise pourrait
inférieure que de 0,7% environ à celle moyenne de leurs               s'avérer un instrument utile afin d'éviter les incompatibilités
principaux partenaires . Par rapport à la Communauté, il n'y          des politiques économiques et , le cas échéant, de déceler à
aurait même plus d'écart de croissance du tout. Si ces                temps d'éventuelles déviations. À cet égard, il importe aussi
prévisions devaient se confirmer, le commerce extérieur               que la Communauté puisse parler d'une seule voix dans les
n'apporterait plus l'an prochain qu'une contribution limitée à        rencontres internationales des prochains mois . Ceci vaut non
la réduction des déséquilibres des balances courantes entre les       seulement pour la politique commerciale et les problèmes
pays industrialisés . Ceci pourrait compromettre la crédibilité       d'endettement des pays en voie de développement (PVD )
du processus d'ajustement à moyen terme. Cela accroîtrait le          mais aussi pour le domaine de la coopération économique et
risque d'une nouvelle chute du dollar et d'un renforcement            monétaire entre les grandes zones industrialisées .
des mesures protectionnistes. Il importe donc que la politique
économique contrecarre une telle évolution. Parallèlement, il
faut faire en sorte que les écarts de croissance indispensables
se réalisent à un niveau élevé mais non-inflationniste de
                                                                      2. 3 . Les perspectives économiques de la Communauté pour
croissance. Ceci est indispensable pour trouver un début de                   1987 et 1988
solution au problème pressant du chômage en Europe . Par
ailleurs, une récession aux États-Unis d'Amérique affecterait
les pays dont la balance extérieure est déficitaire et les pays en    La croissance économique dans la Communauté , avec une
voie de développement fortement endettés.                             prévision de 2,2 % pour le taux de croissance du PIB , est cette
                                                                      année nettement inférieure à ce qui était prévu dans le dernier
                                                                      rapport économique annuel . L'espoir d'une accélération de la
Cette année , en partie en raison des modifications de taux de
                                                                      croissance ne s'est donc pas concrétisé. La comparaison des
change , l'encours de la dette des pays en voie de développe­
                                                                      prévisions de l'an dernier et des estimations les plus récentes
ment augmentera encore . Certes , le ratio entre le service de la
                                                                      met en évidence les deux causes principales de ce phénomène :
dette et les exportations a quelque peu régressé. La charge de        les exportations et les investissements d'équipement (voir le
la dette a été atténuée par la baisse des taux d'intérêt jusqu'en     tableau 9 ).
1986 et par des accords de rééchelonnement intervenus en
particulier dans le cadre du Club de Paris . Mais les hausses
récentes de taux d'intérêt jouent à nouveau au détriment des          Bien que l'on ne puisse fondamentalement pas envisager pour
pays en voie de développement . La septième conférence des            des raisons liées à l'ajustement international (voir ci-dessus),
Nations unies Sur le commerce et le développement en juillet          que le commerce extérieur stimule la croissance en Europe , la
1987 à Genève ( CNUCED VII) a montré qu'il était possible             décélération des exportations vers les pays tiers n'en a pas
de dégager avec les pays en voie de développement une                 moins été encore plus prononcée que prévue . D'une part, la
analyse commune sur les principaux problèmes de l'écono­              baisse des prix du pétrole brut a incité les pays de l'OPEP à
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                              Journal officiel des Communautés européennes                                N° L 394 / 11
réduire considérablement leurs importations. D'autre part, la      d'emploi de la stratégie communautaire. La contribution de
compétitivité-prix des producteurs européens s'est sensible­       la demande finale interne à la croissance du PIB s'est
ment détériorée à la suite des modifications des taux de           constamment accrue de 1981 à 1986 , passant de -0,5 à 3,5
change . Par rapport à 1985 , la Communauté a dû subir une         points, mais cela n'a pas suffit pour compenser dans toute la
appréciation de son taux de change effectif réel d'à peu près      mesure nécessaire l'incidence du commerce extérieur parti­
20 % par rapport à ses principaux partenaires commerciaux          culièrement négative au cours des années 1986 / 1987. L'in­
(voir le tableau 10 ). De plus, certains pays nouvellement         cidence particulièrement favorable des termes de l'échange en
industrialisés du Pacifique ont pu améliorer leur compétiti­        1986 s'atténuant peu à peu, on n'aurait pu empêcher le
vité internationale dans la mesure où leur monnaie s'est           ralentissement qui s'est produit en 1987 que par une gestion
dévaluée de concert avec le dollar des États-Unis. Simulta­        encore plus flexible de la politique budgétaire. Pendant ces
nément, le cours du yen japonais contre l'Écu ne s'est             deux années, seules les exportations réalisées dans le cadre
apprécié que de 9% , de sorte que la Communauté a                  des échanges intracommunautaires ont progressé d'une
relativement peu gagné en compétitivité en termes de prix.         manière appréciable avec, notamment, un développement
Ainsi que le révèle une enquête réalisée pour le compte de la      soutenu du commerce de l'Espagne et du Portugal avec les
Commission auprès des chefs d'entreprise en avril / mai 1987 ,     autres pays de la Communauté (voir le chapitre 3.3 ).
l'ampleur des modifications des taux de change a surpris de
nombreuses entreprises industrielles, ce qui les a amenées à
réviser sensiblement leurs prévisions et leurs projets (voir le
tableau 11 ). Les résultats de cette enquête montrent que les      Pour 1988 , aucune amélioration ne se dessine . Au contraire,
entreprises ont notamment révisé leurs prévisions de profits       la croissance de la demande finale interne devrait encore se
fortement en baisse. Simultanément , les perspectives de           ralentir et ne pas dépasser 2,7% environ contre 3,2% en
ventes à moyen terme se sont aussi nettement dégradées.             1987 et 3,8% en 1986 . Cette situation se caractérise en
Compte tenu de cette détérioration simultanée des deux             même temps à l'intérieur de la Communauté par une grande
déterminants essentiels des investissements, il n'est pas          disparité des taux de croissance. Parmi les grands pays de la
étonnant que des projets d'investissement aient été différés.      Communauté, en France et en république fédérale d'Allema­
Ceci explique que la croissance des investissements d'équipe­      gne, par exemple, la croissance de la demande interne finale,
ment tels qu'ils sont recensés par la comptabilité nationale ait   avec des taux respectifs de seulement 2,0 et 2,3 % en 1988 ,
été nettement inférieure en 1987 aux prévisions de l'automne       devrait être inférieure à la moyenne communautaire. À
dernier .                                                          l'opposé, les taux de croissance prévus de 3 ,3 % en Italie et au
                                                                    Royaume-Uni et de presque 5 % en Espagne et au Portugal se
                                                                   situent largement au-dessus de la moyenne communautaire.
La révision des projets d'investissement des entreprises avait     Dans certains de ces pays, la croissance risque de buter sur
déjà commencé au deuxième semestre de 1986 . L'ampleur de          des contraintes externes qui s'accentuent (voir le tableau 1 ).
cette révision se reflète aussi dans les enquêtes habituelles       Ces contraintes pourraient s'atténuer, si les économies plus
menées dans la Communauté sur les investissements . Alors          prospères de la Communauté atteignaient une croissance
que en mars / avril 1 986 , on escomptait encore une croissance    plus dynamique. En l'absence d'une telle perspective, la
réelle des investissements dans l'industrie de 10 % pour cette     croissance du PIB de la Communauté ne devrait guère
année , on ne prévoyait plus en octobre / novembre de la            dépasser en 1988 celle de 1987. La contribution du secteur
même année qu'une progression de 5% . Cela constitue la            extérieur ne resterait que faiblement négative, la croissance
révision la plus importante depuis 1981 . Selon les prévisions     des importations étant en recul et celle des exportations
les plus récentes , laformation brute de capitalfixe en volume     extra-communautaires positive.
devrait s'accroître d'environ 3,3% en 1988 contre 3,6%
cette année, le léger rattrapage de l'investissement en bâti­
ments ne compensant pas une progression plus faible des
investissements d'équipement .                                     L'évolution favorable des prix s'est poursuivie et l'inflation a
                                                                    continué de reculer dans la plupart des pays. La hausse des
                                                                    prix à la consommation (un peu plus de 3% dans la
L'évolution de la consommation privée a aussi été un peu plus       Communauté) est même inférieure à la moyenne des années
défavorable que prévu . En 1987 , une nouvelle baisse des prix      soixante. Ce processus de stabilisation s'est amorcé dès le
des importations et le net accroissement du revenu disponible       début des années quantre-vingt sous l'effet de politiques
des ménages privés qui s'est ensuivi ont contribué à nouveau à      monétaires axées sur la stabilité et a en outre été favorisé
une expansion de la consommation privée d'environ 3 % .             depuis 1986 par la baisse des prix de l'énergie et des
Néanmoins, dans la mesure où l'épargne absorbe une partie           importations. Comme les salaires nominaux se sont rapide­
de ces revenus supplémentaires, la stimulation de la crois­         ment ajustés à la baisse des taux d'inflation et que la
sance n'est pas suffisante pour enclencher une dynamique de         croissance des salaires réels est restée modérée (voir le tableau
croissance appréciable . En 1988 , selon les prévisions , la        14), les influences externes particulièrement favorables se
consommation privée devrait croître à un taux de seulement          sont traduites par une évolution positive du niveau des coûts
2,7% environ , en raison d'une progression plus faible du           internes, créant ainsi les fondements d'une stabilité durable.
revenu disponible réel .                                            Bien que le processus de réduction de l'inflation s'essouffle au
                                                                    niveau communautaire, on escompte pourtant en 1987 et
                                                                    1988 un nouveau renforcement de la convergence des prix
Malgré l'amélioration des conditions de l'offre, la transition      vers le taux d'inflation le plus bas (voir le tableau 12). Ceci
d'une croissance soutenue par les exportations à une crois­         tient au fait que le recul de l'inflation est en effet particuliè­
sance s'appuyant essentiellement sur les forces internes a été      rement marqué dans les pays où le taux d'inflation était
insuffisante pour s'approcher des objectifs de croissance et        encore relativement élevé .
 ---pagebreak--- N° L 394 / 12                             Journal officiel des Communautés européennes                                        31 . 12 . 87
La convergence des niveaux de vie dans la Communauté,              pour 1988 , il faut s'attendre à nouveau à une légère
c'est-à-dire la convergence réelle, progresse à peine. Au          diminution du nombre de personnes occupées dans l'indus­
contraire , les disparités , mesurées par le produit intérieur     trie manufacturière. Seuls l'Espagne et les Pays-Bas devraient^
brut par tête, ont plutôt eu tendance à s'accentuer depuis le      enregistrer en 1987 et 1988 une augmentation sensible de
premier choc pétrolier, alors que des progrès sensibles            l'emploi industriel . Dans l'ensemble, l'expansion de l'emploi
avaient encore été réalisés dans les années soixante (voir le      dans la Communauté est due au secteur des services .
tableau 13 ). Actuellement le PIB par tête au Portugal et en
Grèce est inférieur d'environ 45% à la moyenne communau­
taire , de 35% en Irlande et d'environ 25% en Espagne.              Des formes de travail nouvelles ou modifiées , de même que
Depuis 1985 , l'Espagne et le Portugal sont certes parvenus à       des mesures de politique du marché du travail ont contribué à
réduire leur écart par rapport à la moyenne communautaire           l'expansion de l'emploi. La durée du travail par personne
grâce à une croissance dynamique. Mais considérés d'un              occupée a regressé dans presque tous les États membres , à la
point de vue global , ces progrès sont encore trop faibles, et      suite de la réduction et du réaménagement de la durée
rien n'indique non plus qu'en 1988 les régions défavorisées         hebdomadaire du travail , et de l'extension du travail à temps
parviennent à combler rapidement leur retard . Il est pourtant      partiel . Sur le plan de l'aménagement du temps de travail , on
vital pour la cohésion économique et sociale de la Commu­           voit se multiplier les systèmes souples (voir chapitre le 1.4 )
nauté que ce processus de rattrapage s'amorce (voir le              qui permettent de dissocier le temps de travail des salariés et
chapitre 3.3 ).                                                     le temps de production. L'essor du travail à temps partiel
                                                                    permet également une utilisation plus souple de la
                                                                    main-d'œuvre . En 1986 , 13,5% des salariés (EUR 9 )
                                                                    occupaient un emploi à temps partiel contre 10,8%
                                                                    seulement en 1979 . Au Danemark, aux Pays-Bas et au
                                                                    Royaume-Uni, près d'un quart des salariés avaient un emploi
2.4 . Emploi et chômage                                             à temps partiel (voir le tableau 16 ). La main-d'œuvre à temps
                                                                    partiel est essentiellement féminine et la plupart des emplois
Le ralentissement de la croissance a pour conséquence que la        correspondants sont offerts par le secteur des services. Tant
Communauté ne s'approche toujours pas d'un de ses objectifs         que le raccourcissement de la durée du travail ou le travail à
prioritaires , à avoir une réduction significative du chômage.      temps partiel répondent aux vœux des salariés et qu'ils
On escompte pour 1987 et 1988 une augmentation de                   peuvent être conciliés avec les nécessités de l'entreprise ,
l'emploi respectivement d'environ 0,8% et 0,6% contre               l'aménagement plus souple du temps de travail et du temps de
0,8% en 1986 . Ceci reste insuffisant pour réduire sensible­        production ouvre de nombreuses possibilités de création
ment le taux de chômage qui devrait atteindre près de 12 %          d'emplois (*). La multiplication des contrats de travail à
                                                                    durée déterminée devrait avoir facilité l'accès au marché
pour l'ensemble de la Communauté au cours de ces deux
années (voir le tableau 1 ). Néanmoins, la relation qui semble      du travail de personnes auparavant sans emploi . Au
s'établir en 1987 et 1988 entre la croissance économique et         Royaume-Uni par exemple , la proportion de personnes
                                                                    travaillant sous contrat à duré limitée dans l'ensemble des
celle de l'emploi confirme ce que l'on a observé depuis
plusieurs années , à savoir que la croissance est devenue plus      salariés est passé de 5 % en 1983 à 5,5 % en 1985 . En France,
créatrice d'emplois (voir à ce sujet l'encadré «Croissance et
                                                                    elle a progressé de 2,3 % à 3 ,2 % au cours de la même période
                                                                    et en république fédérale d'Allemagne de 4,2% à 6,8% en
emploi»).
                                                                    une seule année (de 1984 à 1985 ). Parmi les personnes
                                                                    travaillant sous contrat à durée limitée , la proportion des
En 1987 et 1988 , l'emploi total augmenterait à un rythme          jeunes et des salariés à temps partiel est supérieure à la
supérieur à la moyenne en Espagne , en Italie et au                 moyenne (voir le tableau 17). Ceci tient souvent à l'élabora­
Royaume-Uni et inférieur en Belgique, au Danemark, en               tion de nouvelles lois ou à des mesures spécifiques en faveur
Grèce, en Irlande et en France (voir le tableau 1 ). L'ex­          de l'emploi (voir le chapitre 4.1 ).
pansion de l'emploi depuis 1985 n'est ni assez généra­
lisée , ni assez marquée pour améliorer sensiblement la situa­     L'accroissement de l'emploi total a permis , pour la première
tion du marché du travail . Seule l'augmentation de l'emploi       fois depuis 1979 , de stopper en 1986 la progression du
dans les services contrecarre la tendance à la baisse de
                                                                   chômage . L'accroissement de la demande de main-d'œuvre
l'emploi dans l'agriculture et l'industrie manufacturière          est cependant à peine supérieure à l'augmentation de la
(voir le tableau 15 ) et la croissance n'est actuellement pas      population active . La pression démographique sur le marché
suffisante pour inverser ou du moins enrayer cette tendance        du travail se relâche, mais la participation à la vie active,
à la diminution de l'emploi dans l'industrie manufacturière .      surtout des femmes, devrait continuer à s'accroître. En
Dans les secteurs , qui sont soumis à une restructuration          conséquence , on prévoit que le nombre de chômeurs se
douloureuse imposée par le processus d'ajustement mon­             maintiendra en 1988 au niveau élevé de 16 millions .
dial , comme les secteurs du charbon et de l'acier, et de la
construction navale , l'emploi a fortement diminué . Sur
environ 3,2 millions d'emplois supprimés dans l'industrie          (*) Une enquête réalisée pour le compte de la Commission (voir
entre 1982 et 1986 , 100 000 l'ont été dans la sidérurgie,              Économie européenne, n 0 27 «Problèmes de l'emploi: opinions
                                                                        des chefs d'entreprise et des travailleurs») révèle que 10 à 20%
presque 150 000 dans les mines de charbon , 80 000 sur                  seulement des travailleurs à temps partiel souhaiteraient travail­
les chantiers navals . D'autres compressions d'effectifs dans           ler davantage, mais que la proportion des travailleurs à temps
les secteurs à problèmes sont à attendre . Cette évolution              plein qui souhaiteraient travailler moins peut atteindre 30 % . Il
aura des effets particulièrement perceptibles sur le chômage ,          ressort également de cette enquête que l'aménagement plus
car l'emploi dans certaines régions dépend souvent de façon             souple du temps de travail et de production permettrait une
cruciale de ces secteurs industriels . Pour 1987 comme                  augmentation du nombre d'emplois pouvant atteindre 6 % .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                Journal officiel des Communautés européennes                                N° L 394 / 13
Sous l'angle de la répartition régionale, le chômage n'est pas       processus d'ajustement international, on ne peut compter sur
seulement plus important dans les régions économiquement             des impulsions externes positives.
faibles que dans les régions les plus avancées, mais il a en
outre progressé à un rythme plus rapide que la moyenne
communautaire . Ainsi en 1985 par exemple, le taux de                Lorsqu'on s'efforce, à partir de ces données de base, de
chômage a atteint plus de 20 % dans les vingt-cinq régions
                                                                     quantifier les perspectives économiques à moyen terme pour
                                                                     la Communauté, il faut savoir que les projections à moyen
économiquement les plus faibles contre 6,6% dans les                 terme , contrairement aux prévisions à court terme, ne
vingt-cinq régions les plus avancées (voir le tableau 20 ). Le       sauraient en aucun cas être interprétées comme une prévision
plus préoccupant est que, selon les projections , l'expansion        de l'évolution économique probable. Toutefois, si l'on utilise
totale de la population en âge de travailler dans la Commu­
nauté, soit 6,7 millions d'ici à 1995 , provient pour plus de la     des hypothèses plausibles en ce qui concerne l'évolution
moitié des régions les plus défavorisées (voir le tableau            internationale, les principaux mécanismes de réaction et
21 ).                                                                comportements économiques, ainsi que la politique écono­
                                                                     mique à mettre en œuvre, de telles projections peuvent mettre
                                                                     en lumière les évolutions possibles . Pour ce qui peut être
Les différentes catégories de la population active sont très         jusqu'à présent vérifié (voir le tableau 22), les projections à
diversement touchées par le chômage élevé. Le risque de              moyen terme établies par les services de la Commission
chômage est très élevé pour les jeunes, les femmes, les              depuis le début des années quatre-vingt ont appréhendé de
travailleurs âgés et les travailleurs dépourvus de qualifica­         manière assez réaliste les problèmes de croissance et de
tion. Dans la Communauté, plus d'un tiers des chômeurs sont           chômage de la Communauté. Ce succès relatif n'enlève
des jeunes, mais la situation varie fortement d'un pays à            cependant rien au fait que touté nouvelle projection soulève
l'autre . En 1986 , en Italie , 48 % des chômeurs avaient moins       de nouvelles incertitudes et que certains développements ne
de vingt-cinq ans , 43 % en Espagne mais seulement 23 % au            peuvent être qu'imparfaitement appréhendés par les projec­
Danemark et 22% en république fédérale d'Allemagne.                   tions macro-économiques. Cela vaut non seulement pour
Néanmoins , au cours des dernières années, le chômage des             l'environnement international , mais aussi pour l'évolution
jeunes dans la Communauté a légèrement régressé: en 1986 ,            interne. Par exemple, les projections macro-économiques ne
36 % des chômeurs avaient moins de vingt-cinq ans, contre             peuvent tenir compte que d'une manière différée, voire pas du
38 % en 1984 ; 22,7% des actifs de moins de vingt-cinq ans            tout jusqu'à présent, des modifications progressives des
(personnes ayant un emploi et chômeurs) étaient chômeurs              relations économiques qui résultent des efforts consentis par
en 1986 contre 23,5% en 1984 . Ce développement s'expli­              tous les États membres en vue d'améliorer l'adaptabilité des
que par le relâchement de la pression démographique et les            marchés ou de promouvoir la réalisation du marché inté­
nombreux programmes de lutte contre le chômage des                    rieur .
jeunes , y compris les mesures du Fonds social européen . Le
chômage des femmes constitue aussi un problème spécifique
du marché de l'emploi . Le taux de chômage féminin n'a cessé          La présente projection à l'horizon 1991 repose sur les
de s'accroître au cours des dernières années pour s'établir à         hypothèses suivantes: l'Écu ne s'apprécierait plus de manière
 13,2% en 1986 (voirie tableau 18 ). En avril 1986 , le taux de       sensible par rapport au dollar des États-Unis au cours des
chômage féminin, mesuré d'après l'enquête par sondage sur             prochaines années, mais le yen manifesterait encore une
les forces de travail dans la Communauté, était particulière­         tendance modérée à l'appréciation; le prix du pétrole pour­
ment élevé en Espagne (25,9% ), Irlande (20,2% ) et en                rait augmenter progressivement au cours des prochaines
Belgique ( 16,8 % ). Les problèmes du marché de l'emploi sont         années sans que se produise pour autant un nouveau choc
en outre à l'origine d'une augmentation préoccupante du               pétrolier; la situation des pays en voie de développement reste
nombre de chômeurs de longue durée . Actuellement, plus de            difficile, mais leurs importations pourraient s'accroître à
la moitié des chômeurs sont sans emploi depuis plus d'un an si        nouveau sensiblement parallèlement à la reprise du commer­
on utilise les définitions de l'enquête par sondage sur les           ce mondial . Globalement, sous ces hypothèses, le commerce
 forces du travail . En 1983 , cette proportion était de 46%          mondial (volume total des importations , Communauté non
 (voir le tableau 19 ). Ce phénomène est particulièrement             comprise) pourrait retrouver d'ici à 1990 / 1991 un taux de
 accentué en Belgique, en Italie et en Irlande où plus des deux       croissance légèrement inférieur à 5 % (voir le tableau 23 ). En
tiers des chômeurs sont privés d'emploi depuis déjà plus d'un         ce qui concerne la politique économique dans la Commu­
 an. En Espagne et aux Pays-Bas, la proportion de chômeurs            nauté, on a supposé que la ligne actuelle de la politique
 de longue durée excède nettement 50 % . La forte progression         budgétaire, y compris les réductions d'impôts programmées
 du chômage de longue durée rend plus urgente encore la               dans les grands pays et une évolution un peu plus dynamique
 recherche d'une solution aux problèmes du marché du                  des investissements publics, serait maintenue, que la politi­
 travail .                                                            que monétaire resterait orientée vers la stabilité, mais
                                                                      offrirait une marge suffisante pour la croissance réelle et que
                                                                      l'évolution des salaires réels resterait modérée , tout en
                                                                       s'accélérant quelque peu par rapport à la période
                                                                       1981-1986 .
 2.5 . Les perspectives économiques à moyen terme de la
        Communauté
                                                                       Sous ces hypothèses, la Communauté enregistrerait dans les
 Dans une optique de moyen terme également, la résorption              années 1987-1991 un taux annuel moyen de croissance de
 du chômage exige une croissance plus forte et plus créatrice          2,5 % (voir le tableau 24). Le taux d'inflation se stabiliserait
 d'emplois. Comme on l'a déjà mentionné, un ensemble de                à son niveau actuel, soit un peu plus de 3 % . La rentabilité des
 conditions économiques internes pour une croissance plus              investissements continuerait à s'accroître, mais à un rythme
 forte se sont déjà améliorées. Mais en raison des nécessités du       nettement plus lent qu'au cours des cinq années précédentes
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 14                              Journal officiel des Communautés européennes                                  31 . 12 . 87
(voir le graphique 13 ). Les investissements des entreprises         n'est revenu sur les marchés des changes qu'à la suite de
gagneraient quelque peu en dynamisme , mais cela ne suffirait        l'accord du Louvre de février 1987. Les répercussions
pas encore pour créer le nombre d'emplois souhaité. L'ac­            espérées de la dépréciation du dollar ont commencé à se
croissement de l'emploi ( 0,7% par an) n'entraînerait qu'une         manifester au niveau des flux commerciaux réels, mais les
légère régression du taux de chômage qui devrait encore              progrès sont encore insuffisants. Pour réussir à stabiliser le
atteindre plus de 10% en 1991 . L'excédent de la balance             dollarjusqu'à ce que des progrès crédibles aient été accomplis
courante de la Communauté se résorberait progressivement             sur le plan de l'ajustement international, il doit y avoir entre
ce qui , compte tenu des nécessités du processus d'ajustement        les États-Unis d'Amérique, d'une part, et le Japon et
international , serait normal; l'émergence d'un déficit impor­       l'Europe, d'autre part, non seulement un différentiel de taux
tant induit par une nouvelle accélération de la croissance           d'intérêt positif, mais surtout un écart de croissance négatif
souhaitée pour des motifs tenant à l'emploi devrait cependant        adéquat. Si l'évolution a été favorable à cet égard en 1 987, il
être évitée . Néanmoins, cette détérioration de la balance           semble d'après les premiers indices pour 1988, que les
courante serait imputable essentiellement à la hausse                différentiels de croissance auraient plutôt tendance à se
escomptée du prix du pétrole ; dans l'hypothèse où le prix du        rétrécir. Si ces prévisions venaient à se confirmer, la crédibi­
pétrole en 1989 se maintiendrait à 18 dollars des États-Unis         lité du processus d'ajustement à moyen terme pourrait être
et n'augmenterait ensuite pas davantage que les prix des             compromise, ce qui ne ferait qu'accroître le risque d'une
exportations des pays industrialisés , la balance courante de la     nouvelle chute du dollar et d'un renforcement des mesures
Communauté resterait encore confortablement excédentaire             protectionnistes. Des progrès nets et crédibles dans la
en 1991 .                                                            résorption du déficit budgétaire des États-Unis d'Amérique et
                                                                     une ouverture renforcée du marché japonais contribueraient
Du point de vue de la croissance et de l'emploi, cette               grandement à éloigner ce danger. Dans la Communauté, le
projection est décevante et ne semble guère se distinguer de la      net recul des exportations extra-communautaires et la dégra­
projection de référence établie pour le dernier Rapport              dation consécutive du climat d'investissement ont infirmé les
économique annuel . Mais comme on l'a indiqué , elle tient           espoirs que l'on avait l'automne dernier en une accélération
insuffisamment compte de l'amélioration de l'adaptabilité            de la croissance. En outre, la convergence des niveaux de vie
des marchés et n'intègre pas encore la réalisation du marché         dans la Communauté n'enregistre que defaibles progrès. Far
intérieur . Si l'on considère le cheminement annuel des              contre la convergence des prix vers un niveau d'inflation plus
principales variables, il apparaît que par rapport à la              bas s'est poursuivie. L'accroissement de l'emploi observé
projection de référence de l'année dernière , et passé le creux      depuis 1 985 a permis pour la première fois en 1 986 depuis
des années 1987 et 1988 imputable à des facteurs externes, la         1 979 d'enrayer la montée du chômage. Les réductions de la
projection de cette année débouche sur une croissance un peu         durée du travail, l'extension du travail à temps partiel, la
plus dynamique (voir le graphique 14 ). L'incidence sur le           modération des hausses de salaires réels, lesformes nouvelles
chômage reste faible , mais à la fin de la période de projection ,   d'aménagement du temps de travail, ainsi que d'autres
on constate une certaine amélioration de l'emploi et un recul        mesures en faveur de l'emploi, ont rendu la croissance plus
un peu plus prononcé du taux de chômage . Ce sont là les             créatrice d'emplois depuis quelques années. En dépit de ces
premiers signes d'une légère amélioration des perspectives ; ils     facteursfavorables, le taux de chômage dans la Communauté
ne doivent pas être surestimés , ni interprétés en aucune            ne régressera guère en 1987/1988, car la croissance se
mainière comme l'annonce d'une évolution probable de la              ralentit. L'augmentation du chômage de longue durée est
conjoncture . Cependant , si l'on modifie les paramètres des         particulièrement préoccupante. À moyen terme, il nefaut pas
projections , il apparaît que la légère amélioration découle         escompter non plus un environnement économique interna­
principalement des hypothèses de réduction d'impôts et d'une         tional plus dynamique. Dans la Communauté, certains
augmentation un peu plus soutenue de l'investissement                indices laissent entrevoir une légère amélioration de la
public. Ceci soutient la demande et, conjugué à une évolution        croissance et de l'emploi à moyen terme. Ceci tient essentiel­
modérée des salaires , améliore la rentabilité . La tâche            lement aux hypothèses de réduction d'impôts et d'augmen ­
primordiale de la politique économique reste donc de                 tation de l'investissement public, deux mesures de soutien de
conforter et d'accélérer ces évolutions favorables .                 la demande qui, conguguées à une évolution modérée des
                                                                     salaires réels, élèvent la rentabilité. Au début des années
La dépréciation du dollar des États-Unis s'est poursuivie en         quatre-vingt-dix, le taux de chômage devrait néanmoins se
1986 et au cours des deux premiers mois de 1987. Le calme            situer encore au-dessus de 10 % .
               3.   LES FORCES INTERNES DE LA CROISSANCE ET L'INTERDÉPENDANCE DES ÉTATS
                                                               MEMBRES
Compte-tenu des modifications du contexte international , la         té, avant tout pour atteindre ses objectifs internes: réduire le
Communauté doit renforcer elle-même sa croissance . Il ne            chômage , mettre à profit tous les avantages , qui découleront
s'agit pas seulement de la meilleure contribution qu'elle            de la réalisation du grand marché intérieur, et renforcer la
puisse apporter au rétablissement des équilibres internatio­         cohésion économique et sociale dans la Communauté . La
naux à un niveau de croissance le plus élevé possible. Une           réalisation de chacun de ces objectifs internes fondamentaux
croissance plus forte est aussi nécessaire pour la Communau­         exige plus de croissance . Mais tout progrès en direction d'un
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                               Journal officiel des Communautés européennes                                 N 0 L 394 / 15
de ces trois buts facilite aussi beaucoup la réalisation des deux   1 ) la réduction des coûts unitaires , conjuguée à une concur­
autres .                                                                  rence plus grande, se traduit par des prix plus bas, et
                                                                          améliore ainsi la compétitivité. Le commerce intracom­
                                                                          munautaire s'en trouve conforté et il est en outre possible
Renforcer sa croissance interne signifie mettre en œuvre la               de satisfaire une demande extra-communautaire supplé­
stratégie de coopération pour plus de croissance et d'emploi,             mentaire;
qui a été adoptée pour la Communauté par le conseil des
ministres avec les rapports économiques annuels 1985 / 1986          2) la diversification des produits disponibles dans le grand
et 1986 / 1987 . Pour être durable et susceptible en définitive           marché intérieur répond aux besoins des entreprises et
d'acquérir une dynamique autonome, une croissance forte                   des consommateurs et est aussi susceptible d'engendrer
doit préserver et consolider si nécessaire, les acquis de                 une demande supplémentaire.
stabilité interne et externe . Elle doit s'appuyer sur une
rentabilité et une adaptabilité des marchés accrues. À cet
égard, les recommandations en matière de politique d'offre           Dans le secteur public, l'achèvement du marché intérieur
contenues dans les Rapports économiques annuels des                  entraîne de multiples économies de coûts: d'une part, les
dernières années conservent toute leur validité .
                                                                     dépenses afférentes à la surveillance des réglementations
                                                                     nationales diminuent; d'autre part les possibilités d'approvi­
                                                                     sionnement s'améliorent dès l'instant où les marchés publics
                                                                     dans la Communauté sont adjugés dans des conditions de
                                                                     libre concurrence . La marge budgétaire disponible pour des
3.1 . Le marché intérieur et "adaptation des structures              mesures de renforcement de la croissance tant au niveau de
        économiques, moteurs de la croissance                        l'offre que de la demande s'en trouve aussi accrue .
L'achèvement d'un espace sans frontière intérieure stimulera         La Commission a entamé une série d'études afin d'évaluer
fortement tant l'offre que la demande de l'économie commu­           l'incidence quantitative de l'achèvement du marché intérieur
nautaire . La levée des entraves fiscales et administratives , la    dans certains domaines. L'impact global devrait être signifi­
reconnaissance mutuelle des normes, l'ouverture des marchés          catif encore qu'il soit difficile à quantifier exactement en
publics auraient des incidences aussi bien immédiates que            raison de la multiplicité des facteurs. De plus, l'effet global
différées dans le temps . Pour le secteur privé, l'incidence au      dépendra en définitive des conditions dans lesquelles le
niveau de l'offre devrait se traduire de la manière                  marché intérieur se réalisera .
 suivante :
                                                                     — Des investissements supplémentaires considérables per­
 1 ) la suppression des formalités douanières ainsi que de                mettraient d'exploiter pleinement les opportunités créées
     contrôles et de certificats supplémentaires représentent             par l'achèvement du marché intérieur. Les entreprises
     d'abord des économies directes de coûts pour les échan­              seront d'autant plus promptes à réaliser ces investisse­
     ges intracommunautaire;                                              ments qu'elles auront conscience de se trouver confron­
                                                                          tées à un mouvement irréversible . Ces investissements
 2 ) plus il est facile et moins il est coûteux pour une                  supplémentaires entraînent un accroissement de la
     entreprise de commercialiser ses produits dans d'autres              demande et renforcent la dynamique de la croissance.
     États membres, plus il devient rentable d'accroître les              Une amélioration des perspectives de débouchés est
     capacités de production et de produire pour le grand                 néanmoins aussi nécessaire pour que l'activité d'investis­
     marché intérieur. Ceci permet des économies d'échelle                sement s'accélère véritablement . La réalisation de grands
     significatives; la productivité s'accroît et les coûts par           projets d'infrastructure d'intérêt européen s'inscrit aussi
     unité produite diminuent ;                                           dans le cadre de l'achèvement du marché intérieur , car ces
                                                                          projets contribuent à doter la Communauté de réseaux
 3 ) en raison d'une meilleure transparence du marché pour                modernes et transnationaux de transport et de télécom­
                                                                          munication et à surmonter l'émiettement des infrastruc­
     les biens publics et privés , la concurrence sur le marché
     intérieur de la Communauté deviendra plus intense. Les               tures nationales . S'ils s'insèrent dans un cadre approprié ,
     entreprises s'en trouveront d'autant plus incitées à                 ces projets peuvent être financés en grande partie par les
     accroître leur efficacité et à améliorer la qualité de leurs         capitaux privés .
     produits. À moyen terme, l'ensemble des structures
     économiques s'en trouvera renforcé ;                             — Dans les États membres , il faut en outre accroître
                                                                          l'adaptabilité des marchés de biens, de services, de
 4) enfin, le grand marché intérieur améliore sensiblement le             capitaux et du travail et encourager les initiatives des
     cadre d'un effort européen accru en matière de recherche             entreprises (voir le chapitre 4.1 ); cela améliore les
     et de développement, car les institutions et les entreprises          conditions de l'offre , incite les entreprises à réagir plus
     concernées peuvent accéder à l'ensemble du marché                     rapidement aux nouvelles conditions du marché intérieur
     communautaire , ce qui sera profitable à la compétitivité             et accélère l'exploitation des avantages qui en découlent.
     technologique de la Communauté.                                       Les ajustements structurels qui en résultent peuvent
                                                                           engendrer des problèmes sociaux et régionaux. Pour ne
                                                                           pas risquer de remettre en cause les droits fondamentaux
 L'achèvement du marché intérieur peut aussi avoir un impact               dans les domaines de la sécurité sociale, de la protection
 positif sur la demande privée:                                            des acquis sociaux et des conditions de travail, problème
 ---pagebreak--- N° L 394 / 16                              Journal officiel des Communautés européennes                                    31 . 12 . 87
     sur lequel le conseil de ministres aussi a attiré l'attention   tions de demande et la rentabilité, s'améliorent simultané­
     dans sa résolution du 22 décembre 1986 , il faut tenir          ment. La Communauté ne pouvant compter dans un avenir
     compte de façon appropriée de la dimension sociale de ces       prévisible sur une stimulation externe importante de la
     ajustements et inscrire le processus d'ajustement structu­      demande, l'impulsion nécessaire doit venir de la demande
     rel dans un large dialogue social . Le renforcement de la       interne , c'est-à-dire de la consommation privée et de l'accé­
     cohésion économique et sociale dans la Communauté               lération des investissements eux-mêmes. Au cours des pro­
     (voir les chapitres 3.3 et 4.3 ) faciliterait par ailleurs      chaines années, la consommation privée devrait donc s'ac­
     l'ajustement régional . Enfin , les problèmes sociaux et        croître à peu près au même rythme que le PIB , ce qui suppose
     régionaux engendrés par le processus d'ajustement struc­        une progression appropriée des revenus disponibles des
     turel ne peuvent être bien maîtrisés que dans un contexte       ménages .
     de croissance économique plus forte. Ainsi, des compor­
     tements défensifs de la part des gouvernements et des
     partenaires sociaux seront plus faciles à éviter.               Cependant, une accélération des investissements suppose que
                                                                     leur rentabilité augmente encore pendant quelques années
Une contribution importante du marché intérieur réside dans          (voir plus bas); la hausse des salaires réels dans la Commu­
                                                                     nauté doit donc rester modérée . Si un telle hausse s'accom­
le renforcement de la productivité . Cependant, pour que les
gains de productivité puissent déboucher sur un surcroît de          pagne d'une expansion plus rapide de l'emploi, les revenues
bien-être et d'emploi, la croissance doit être suffisante.           des ménages privés peuvent encore enregistrer une progres­
L'achèvement du marché intérieur stimule certes fortement la         sion appropriée, pour autant que la politique budgétairejoue
croissance; mais cette stimulation ne produira ses pleins            également un rôle actif dans ce processus en contribuant de
                                                                     son côté à une amélioration des conditions de l'offre et à une
effets que si elle va de pair avec un processus macro-écono­
mique plus dynamique .                                               évolution appropriée de la demande par des allégements
                                                                     fiscaux au profit des ménages et des entreprises ainsi que par
                                                                     un accroissement des investissements publics dans des projets
                                                                     valables ou rentables. Pour éviter que les taux d'intérêt réels
                                                                     ne subissent une pression à la hausse qui serait défavorable
                                                                     aux investissements privés , une telle politique budgétaire ne
3.2 . Le processus macro-économique                                  devrait pas remettre en cause l'assainissement à moyen terme
                                                                     des finances publiques.
La politique macro-économique aussi doit contribuer à
libérer la Communauté du piège de croissance lente dans
lequel les politiques et comportements actuels la laisseraient       Grâce aux efforts d'assainissement qu'ils ont consentis dans
enfermée, meme si une légère amélioration se dessine                 le passé, certains États membres se sont créés la possibilité de
peut-être pour la fin de la décennie", (voir le chapitre 2.5 ). Elle mener une politique budgétaire plus active (voir le chapitre
doit viser à promouvoir une croissance autoporteuse, plus            5.3 ). Ces pays ont déjà procédé à des allégements fiscaux ou
forte et créatrice davantage d'emplois, sans compromettre la         envisagent de le faire. À moyen terme, des effets positifs de
stabilité interne et externe : seulement ainsi cette croissance      ces mesures se dessinent déjà (voir le chapitre 2.5 ). Toutefois,
plus rapide pourra être maintenue à moyen terme .                    si la croissance économique restait pendant un certain temps
                                                                     en-deçà des anticipations , ces projets pourraient être com­
                                                                     promis; le fléchissement de la croissance s'accompagne de
Une dynamique équilibrée doit donc s'établir dans la Com­            pertes de recettes pour les budgets publics et d'un acroisse­
munauté entre les investissements et la consommation privée.         ment des dépenses liées à la crise, ce qui rétrécit d'autant la
De 1960 à 1973 , les investissements privés dans la Commu­           marge de manœuvre budgétaire . Pour une politique crédible
nauté se sont accrus un peu plus rapidement que la consom­           et réaliste d'assainissement budgétaire à moyen terme , il
mation privée , si bien que la part des investissements privés       apparaît donc nécessaire de conserver une flexibilité dans la
dans le PIB a augmenté; de 1 973 à 1 985 , l'évolution a été tout    modulation tant de l'ampleur que du calendrier des mesures
à fait différente , la croissance des investissements s'est          de réductions fiscales prévues . De telles mesures seraient
ralentie davantage encore que celle du PIB, elle-même réduite        d'autant plus efficaces , et le risque de déséquilibres externes
de plus de moitié (voir le tableau 25 ). Pour combler le             insoutenables d'autant plus réduit, que les États membres qui
manque d'investissements accumulé depuis plus de dix ans et          peuvent mener une politique budgétaire active procèdent
l'insuffisance actuelle des postes de travail , pour éviter          d'une manière coordonnée . Une croissance plus soutenue
qu'apparaissent à l'avenir des goulets d'étranglement au             dans la Communauté , améliorerait la situation budgétaire
niveau des capacités et pour accélérer l'évolution, les inves­       des autres États membres. Ceux-ci pourraient alors contri­
tissements privés devront s'accroître nettement plus rapide­         buer aussi à l'amélioration des perspectives tout en gardant la
ment que le PIB au cours des prochaines années . Chaque              priorité à la consolidation budgétaire (voir le chapitre
unité produite nécessitant en moyenne plus de capital                3.3 ).
qu'auparavant, le volume d'investissements requis pour
l'expansion de la production et des emplois est aujourd'hui
beaucoup plus important que dans les années soixante (voir
le tableau 25 ). Il faut donc que la part des investissements        Les investissements publics ont fortement souffert des efforts
dans le PIB augmente dans les prochaines années .                    d'assainissement des États membres. Leur part dans le PIB a
                                                                     régressé d'environ un tiers depuis le début des années
                                                                     soixante-dix. Une accélération des investissements publics
Il ne sera possible d'y parvenir que si deux déterminants            économiquement rentables permettrait non seulement d'ac­
essentiels des investissements privés, à savoir les anticipa­        croître plus rapidement le potentiel de production dans la
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                               Journal officiel des Communautés européennes                                N 0 L 394 / 17
Communauté , mais aurait aussi un effet direct sur la               3.3 . Les interdépendances entre les États membres
demande . La réalisation des grands projets d'infrastructures
d'intérêt communautaire peut aussi contribuer à la réalisa­
tion de cet objectif (voir le chapitre 3.1 ).                       En 1987, près de 60% des importations et exportations de
                                                                    biens des États membres sont en provenance ou en direction
                                                                    d'autres États membres (contre moins de 40 % en 1958 , voir
                                                                    les tableaux 26 et 27 ). Les importations et exportations
Néanmoins , il importe d'améliorer non seulement les pers­          intracommunautaires de tous les États membres représentent
pectives de la demande, mais aussi la rentabilité. À cet égard,     chacunes environ 13% du PIB de la Communauté. Après
des progrès sensibles ont été accomplis ces dernières années.
L'utilisation accrue des capacités , la baisse des prix des         l'adhésion de l'Espagne et du Portugal à la Communauté, ce
principales matières premières ainsi que , surtout , des hausses    réseau intense des échanges de biens s'est encore récemment
de salaires réels inférieures aux gains de productivité pendant     renforcé en raison des modifications qu'ont subies les flux
                                                                    commerciaux extérieurs de ces deux pays . Ainsi, en Espagne,
plusieurs années ont déjà sensiblement amélioré la rentabilité
du capital . Toutefois, celle-ci n'a pas encore retrouvé le         la part des importations en provenance de la Communauté
niveau des années soixante ; au cours de cette période, la          est passée de moins de 38 % ( 1985 ) à plus de 52 % ( 1987) et
rentabilité suffisait pour une dynamique de croissance               au Portugal sur la même période, elle a augmenté de moins de
auto-entretenue avec un chômage plus faible . En 1987 , la          46 % à plus de 69 % . Quant aux exportations de biens, la
rentabilité n'a plus guère progressé . Compte tenu des besoins      part en Espagne a augmenté de plus de 53 % à plus de 69 % et
                                                                     de moins de 63% à 70% au Portugal . L'achèvement du
importants en matière d'investissements privés et aussi              marché intérieur accentuera encore cette interdépendance .
longtemps qu'un processus autoporteur de croissance ne sera
pas engagé, il faudra donc que l'évolution des salaires              En outre, le processus de libération des mouvements de
continue à contribuer à l'amélioration des conditions d'in­          capitaux qui se conjugue notamment dans le cadre du SME
vestissement. À cet égard, des allégements fiscaux en faveur         au maintien de taux de change plus stables , suscite une
des salariés pourraient aider à ce que les hausses des coûts         interdépendance encore plus étroite des marchés monétaires
salariaux réels par tête restent modérés .                           et financiers des États membres.
                                                                     En raison de l'interdépendance croissante des économies, les
Une évolution des salaires qui n'accentue pas la pression des        flux de biens et de capitaux réagissant plus rapidement. Ceci
coûts et la poursuite d'une politique monétaire axée sur la          réduit l'autonomie des États membres dans la conduite de
 stabilité permettent de maintenir plus aisément les taux            leur politique économique. Il va cependant de soi que cette
 d'inflation au niveau actuellement bas qui est le leur, voire de    interpénétration des économies ouvre aussi de nouvelles
les abaisser encore dans de plusieurs États membres. Les             perspectives d'action commune et accroît les possibilités de
 anticipations d'inflation pouvant ainsi être corrigées à la         croissance de la Communauté, à condition que les mesures de
 baisse , une base saine pour de nouvelles réductions des taux       politique économique soient mieux coordonnées. Les succès
 d'intérêt à long terme serait créée. La rentabilité et les          de stabilisation enregistrés au sein du SME montrent que les
 capacités d'autofinancement accrues des entreprises dimi­           interdépendances peuvent tourner à l'avantage de tous les
 nueraient en outre les tensions entre l'offre et la demande de      États membres pour autant que les politiques monétaires
 capitaux à long terme. La diminution des coûts de finance­          soient coordonnées . Il est possible et indispensable de
 ment et la modification du rapport entre le rendement               persévérer dans cette voie (voir le chapitre 5.2).
 escompté du capital productif et les taux d'intérêt sur les
 marchés financiers , favoriseront les investissements . Mais ,
 avant tout , l'abaissement des taux d'intérêt à long terme          Mais maintenant, il s'agit aussi de profiter de ces interdépen­
 soulagera sensiblement les budgets publics; en effet, dans          dances pour renforcer la croissance grâce à une meilleure
 certains États membres , le montant de la dette publique            coordination des politiques budgétaires. Les contraintes tant
 atteint déjà, voire dépasse celui du produit national brut          extérieure que budgétaire qui s'exerçent au niveau national
 annuel (voir l'encadré sur les taux d'intérêt).                     peuvent s'en trouver atténuées. Dans une situation caracté­
                                                                     risée par l'absence d'impulsions externes majeures, il en
                                                                     résulte un élargissement important des possibilités d'action
 Dans de telles conditions , une accélération de la croissance       des États membres . Compte tenu du poids élevé des échanges
 portée par la demande interne contribuerait également à             intracommunautaires, les États membres peuvent en effet
 réduire les déséquilibres internationaux des balances couran­       escompter qu'une croissance accélérée aura le cas échéant des
 tes à un niveau de croissance mondiale aussi élevée que             répercussions moins graves sur leurs balances courantes si
 possible. La confiance dans la stabilité des relations écono­       elle s'insère dans une approche coordonnée plutôt que d'être
 miques et général internationales s'en trouverait accrue ce qui     isolée [selon les calculs de l'Organisation de coopération et de
 atténuerait les obstacles à des investissements supplémentai­       développement économique (OCDE ), ces répercussions
 res. Afin de garantir une évolution sans heurts, il importe         seraient réduites de moitié à deux tiers]. Cela est particuliè­
 toutefois de préserver de façon satisfaisante l'équilibre           rement important pour les États membres dont la marge de
 externe de la Communauté à moyen terme. Il faut donc                manœuvre sur le plan de la politique économique est limitée
 maintenir et renforcer la compétitivité de la Communauté.           par souci pour leurs comptes extérieurs; c'est surtout le cas
 Une meilleure rentabilité, une flexibilité accrue des marchés       actuellement pour le Danemark et la France, mais aussi pour
 permettront en outre de satisfaire une plus grande part de la       l'Italie, le Portugal et l'Espagne où la croissance actuellement
 demande interne par la production nationale; il est possible        rapide pourrait être compromise par l'apparition d'un désé­
 dans ces conditions de maintenir à moyen terme l'équilibre          quilibre extérieur. Bien entendu, l'accélération de la demande
 externe même dans un contexte de croissance accélérée.               interne qu'amènerait un tel effort conduirait à une certaine
 ---pagebreak--- N° L 394 / 18                                Journal officiel des Communautés européennes                                     31 . 12 . 87
détérioration des comptes extérieurs de pays de la Commu­               Dans les années quatre-vingts , en particulier en Grèce et en
nauté avec les pays tiers . La Communauté contribuerait ainsi           Irlande , un taux d'investissement en régression et une
au rétablissement des équilibres internationaux de balance de           efficacité de ceux-ci inférieure à la moyenne communautaire
paiements . Mais , pour que cet effort débouche sur une                 ont empêché que le rattrapage des revenus par tête ne se
accélération durable de la croissance , il faut qu'il s'appuye sur      poursuive. L'Espagne cependant, grâce à un effort d'ajuste­
une amélioration simultanée des conditions de l'offre et ne             ment interne important, a pu accroître l'efficacité de ses
remette en cause ni une position extérieure soutenable à                investissements pour la porter au niveau moyen des autres
moyen terme des pays participants ni l'acquis de stabilité .            États membres; elle a rejoint ces derniers pour ce qui
Dans une approche coordonnée, les contraintes budgétaires               concerne la croisssance du revenu par tête , et elle les dépasse
qui s'imposent à des réductions d'impôts ou à un accroisse­             même légèrement actuellement , tout en réussissant à préser­
ment des investissements publics sont allégées , en raison de           ver son équilibre externe .
l'interpénétration étroite des flux de biens. Chaque État
membre bénéficiant d'une croissance plus forte apporte une
contribution sensible à la croissance des autres États mem­             Pour relancer le processus de rattrapage dans un environne­
bres; le renforcement de la croissance et les recettes fiscales         ment maintenant modifié, il faut que tous les États membres
supplémentaires qui en découlent sont beaucoup plus impor­              coordonnent leurs efforts , conformément à ce que prévoit
tants que dans le cas d'initiatives isolées . Il est ainsi plus facile  l'article 130 B introduit dans le traité de Rome par l'acte
de concilier les mesures de politique budgétaire et l'assainis­         unique européen. À cette effet, la croissance doit s'accélérer
sement budgétaire à moyen terme . En outre , une croissance              dans la Communauté afin de faciliter le processus d'ajuste­
plus soutenue dans certains États membres contribue à                    ment et afin d'éviter que les régions et les pays les plus
améliorer la situation de ceux qui restent confrontés à de               défavorisés ne soient contraints à des politiques restrictives
graves problèmes budgétaires (voir le tableau 29 ) et leur              en raison de déséquilibres internes ou externes insoutenables.
permet de contribuer après un certain temps au processus                 Cela n'est possible qu'à condition que les États membres dont
commun d'accélération de la croissance .                                 l'économie est forte apportent une contribution suffisante à
                                                                         la croissance . Il est cependant décisif que les régions et les
                                                                         pays les plus défavorisés poursuivent des politiques qui
Une approche coordonnée et différenciée des politiques                   améliorent les conditions internes de croissance , à savoir la
budgétaires permet à moyen terme d'améliorer la convergen­               rentabilité et l'efficacité de leurs investissements . Cela ren­
ce des finances publiques dans les États membres de la                   force leur formation de capital , préserve leurs comptes
Communauté. Compte tenu de l'interdépendance monétaire                   extérieurs en dépit d'une croissance rapide et crée les
de plus en plus étroite , cette convergence est très importante          conditions nécessaires à des importations de capitaux
car en son absence , les États membres dont la situation                 accrues. En supplément, cette politique doit bénéficier d'un
budgétaire est relativement défavorable pourraient être                  concours renforcé des institutions de la Communauté,
contraints à accepter des taux d'intérêt plus élevés afin                notamment des fonds structurels , de la Banque européenne
d'éviter la fuite des capitaux et les pressions qui en résulte­          d'investissement et des autres instruments de financement
raient pour leur monnaie . Or, ces taux d'intérêt plus élevés            existants , comme l'a d'ailleurs indiqué la Commission dans
obligeraient ces pays à consentir des efforts supplémentaires            sa communication au Conseil COM(87 ) 100 . Si de cette
d'ajustement , ce qui serait préjudiciable au processus de               manière un processus de rattrapage autoporteur et durable
croissance dans la Communauté .
                                                                         peut être mis en route dans ces pays, la cohésion économique
                                                                         et sociale de la Communauté s'en trouvera renforcée; les pays
Une meilleure concertation des politiques économiques aux                et régions encore moins favorisés apporteront en outre une
niveaux national et communautaire facilite aussi les efforts             contribution      appréciable à la croissance dans la
en vue d'accélérer le processus de rattrapage dans les régions           Communauté .
et les pays les plus défavorisés ( Grèce, Espagne , Irlande et
Portugal ). Un tel processus de rattrapage s'est produit jusque
dans les années soixante-dix , notamment en Espagne , en
Grèce et au Portugal , pays qui ont pu accroître leur PIB réel
par tête beaucoup plus rapidement que les autres États
membres (voir le tableau 30 et le chapitre 2.3 ). En Espagne et          3.4 .  Les conditions du succès
au Portugal , cette évolution a ausssi été favorisée par des taux
d'investissements supérieurs à la moyenne communautaire ,
l'efficacité des investissements étant élevée dans les quatre            Les efforts de ces dernières années ont sensiblement accru la
pays. Ce processus de rattrapage a été sensiblement facilité             rentabilité des investissements et la flexibilité des marchés
par le fait qu'il s'inscrivait dans un environnement de forte            dans la Communauté , favorisant ainsi une croissance plus
croissance économique , ce qui a notamment permis à ces                  rapide et créatrice de plus d'emploi, tout en préservant les
pays de préserver leur équilibre externe .                               équilibres internes et externes. Cependant, ces deux dernières
                                                                         années, la croissance s'est ralentie en raison avant tout de
 Dans la seconde moitié des années soixante-dix, l'efficacité            facteurs externes ; de ce fait l'économie de la Communauté n'a
des investissements de ces pays est cependant retombée au                guère progressé vers la réalisation d'un de ses objectifs
 niveau moyen des autres États membres (et même nettement                principaux, à savoir une réduction sensible et durable du
 au-dessous en Espagne ). Ce n'est qu'en accroissant sensible­         - chômage. La Communauté ne pouvant pas compter dans un
 ment leurs investissements que le Portugal et l'Irlande ont pu           avenir prévisible sur des influences extérieures très positives;
continuer à combler leur retard en terme de PIB par habitant,             elle doit , plus encore que dans le passé , s'appuyer sur ses
mais au prix de graves déficits extérieurs .                             propres forces .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                              Journal officiel des Communautés européennes                                 N° L 394 / 19
Dans cet environnement nouveau , l'application de la straté­       Au cours des prochaines années, la Communauté tout en
gie de coopération nécessite d'exploiter mieux les avantages       préservant l'acquis de stabilité doit accélérer sa croissance
de la dimension communautaire : d'achever le marché inté­          non seulement pour contribuer au processus d'ajustement
rieur , d'accélérer le processus macro-économique en vue           international à un niveau de croissance mondiale le plus élevé
d'une croissance stable et plus élevée et de mettre à profit les   possible, mais aussi pour atteindre ses propres objectifs: la
interdépendances entre les États membre. À cet effet, sont          réduction du chômage, la pleine exploitation de tous les
indispensables: une coopération encore plus étroite entre les      avantages du grand marché intérieur et le renforcement de sa
États membres dans le domaine de la politique monétaire et         cohésion économique et sociale. Ne pouvant espérer une
budgétaire ainsi que le développement des politiques com­          forte impulsion extérieure, elle doit compter davantage sur
munautaires (voir les chapitres 4 et 5 ). En outre , la            ses propres forces. L'achèvement du marché intérieur stimu­
Communauté doit contribuer à renforcer sans cesse la                lera considérablement sa croissance en rendant plus rentable
coopération internationale afin de promouvoir, de concert           la production communautaire et en permettant de satisfaire
avec les autres grandes zones économiques , la résorption des       une demande supplémentaire à l'intérieur de la Communauté
déséquilibres internationaux et la stabilisation des taux de       et sur les marchés extérieurs. Toutefois, pour exploiter
change ainsi qu'afin de repousser les menaces protectionnis­       pleinement les potentialités du marché intérieur sur le plan de
tes (voir le chapitre 2.2).                                         la croissance et de l'emploi, la politique macro-économique
                                                                    doit aussi contribuer à une croissance autoporteuse et plus
                                                                    rapide, sans toutefois compromettre la stabilisation interne
                                                                    et externe. À cet égard, il importe que les investissements
Le renforcement du dialogue social aux niveaux nationaux et         privés enregistrent une croissance nettement supérieure à
communautaire reste décisif pour élargir le consensus sur les       celle du PIB. Outre la poursuite d'un accroissement modéré
changements de comportements et les mesures de politique            des salaires réels, les réductions d'impôts et l'accroissement
économique nécessaires au succès de la stratégie communau­          des investissements publics rentables contribueraient à un
taire (voir par exemple le rapport économique annuel                renforcement des conditions de l'offre et à l'amélioration,
1986 / 1987 , chapitres 4 et 6 ). Au niveau communautaire,          nécessaire des perspectives de demande. Néanmoins, de telles
des progrès importants ont été réalisés ; ils se sont notamment     mesures budgétaires ne devraient pas remettre en cause
traduits par deux avis communs des partenaires sociaux , l'un       l'amélioration à moyen terme des finances publiques. La
sur les options fondamentales de la stratégie communautaire         poursuite d'une politique monétaire axée sur la stabilité
(6 novembre 1986 ), l'autre sur la formation et la motivation      facilite par ailleurs un nouvel abaissement des taux d'intérêt à
ainsi que l'information et la consultation des salariés lors de     long terme, lui même favorable à l'investissement, et surtout
l'introduction de nouvelles technologies dans l'entreprise (6       soulage les budgets publics. En outre, une meilleure coordi­
mars 1987 , voir aussi chapitre 4.2). Encouragés par ces            nation des politiques budgétaires entre les États membres
succès , la Commission poursuivra ses efforts , pour dévelop­       réduit les contraintes externes et budgétaires qui restreignent
per au niveau européen le dialogue avec et entre les                considérablement les marges de manoeuvre de certains États
partenaires sociaux sur tous les thèmes de la stratégie             membres. Une telle coordination doit être compatible avec
communautaire; ceci est aussi conforme à l'article 118 B du         les objectifs et les contraintes qui existent au niveau national.
traité amendé en 1987 par l'acte unique européen. Mais la           Enfin, des efforts coordonnés de tous les États membres de la
volonté de coopération manifestée par les partenaires               Communauté seront nécessaires pour réamorcer un proces­
sociaux au niveau communautaire devrait être aussi mieux
                                                                    sus dynamique de rattrapage des régions et pays les plus
utilisée au niveau national .
                                                                    défavorisés. Dans les circonstances nouvelles, l'application
                                                                    de la stratégie de coopération pour la croissance nécessite
                                                                    donc de mieux exploiter la dimension communautaire, ce qui
Les objectifs que la Communauté s'est fixée dans sa stratégie       requiert une coopération plus étroite entre les États mem­
de coopération pour la croissance et l'emploi restent donc          bres, le développement des politiques communautaires et un
d'actualité et, avec un certain retard, réalisables malgré la       large dialogue social aux niveaux nationaux et communau­
détérioration de l'environnement extérieur .                        taire.
                             4. POLITIQUES STRUCTURELLES COMMUNAUTAIRES ET NATIONALES
4.1 . L'amélioration de l'adaptabilité des marchés                  Livre blanc (*) de la Commission de juin 1985 . Il a invité
                                                                    les Conseils des ministres compétents à exploiter pleinement
4.1.1 .     Au niveau européen , l'achèvement du marché             les améliorations du processus décisionnel résultant de
 intérieur est au centre des efforts d'amélioration dufonction­
 nement des marchés. Le conseil européen de Bruxelles des 29         (!) Voir l'achèvement du marché intérieur: Livre blanc de la
et 30 juin 1987 l'a confirmé , en soulignant l'importance d'une          Commission à l'intention du Conseil . Document de la Commis­
réalisation du marché intérieur conforme aux modalités du                sion des Communautés européennes, Luxembourg, 1985 .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 20                               Journal officiel des Communautés européennes                                    31 . 12 . 87
l'entrée en vigueur de l'acte unique européen. En vertu des            proposition relative aux préparations dangereuses, contri­
nouvelles dispositions du traité ( notamment l'article 100 A)          buerait fortement à améliorer la transparence du marché
introduites par l'acte unique européen, les deux tiers environ         dans la Communauté .
du programme du Livre blanc pourront être adoptés à la
majorité qualifiée du Conseil en coopération avec le Parle­            4. 1 .3 .   Toute une série d'action visant à améliorer l'adap­
ment européen: seules les dispositions fiscales , les disposi­
                                                                       tabilité des marchés par la déréglementation et la libéralisa­
tions relatives à la libre circulation de personnes et celles          tion de l'accès à ces marchés concernent les petites et
relatives aux droits et intérêts des travailleurs salariés
                                                                       moyennes entreprises (PME ). Selon toutes les informations
échappent aux règles nouvelles . En mai 1986 et 1987 , dans
                                                                       disponibles , les petites et moyennes entreprises sont en effet
des rapports annuels sur la réalisation des objectifs du Livre
                                                                       celles qui ont constitué la principale source de création
blanc [COM(83 ) 300 , COM(87) 203 ], la Commission a déjà
                                                                       d'emplois nouveaux, particulièrement dans les secteurs à
présenté les progrès réalisés par rapport aux nombreuses
                                                                       haute technologie . Deux types d'actions ont été mis en œuvre
propositions spécifiques existantes . Dans ses propositions du
                                                                       en vue de stimuler le développement des petites et moyennes
début août 1987 [COM(87 ) 320-328], la Commission a
                                                                       entreprises . D'une part des mesures ont été adoptées visant à
abordé un autre domaine important pour l'abolition des                 améliorer la flexibilité du marché et à encourager l'adapta­
contrôles aux frontières: le rapprochement des taux et
                                                                       bilité des entreprises . Elles comprennent des dispositions
l'harmonisation de la structure des impôts indirects .
                                                                       aptes à réduire la charge qui pourrait résulter pour celles-ci
                                                                       des réglementations communautaires; tel a été le cas de la
4.1.2 .        À côté de l'achèvement du marché intérieur ,            simplification des dispositions fiscales et du droit des sociétés
l'objectif d'une meilleure adaptabilité des marchés reste              applicables aux petites entreprises , proposées par la Com­
valide pour la politique économique de la Communauté.                  mission . Il s'agit là d'un domaine où plusieurs États membres
Déjà , dans le rapport économique annuel 1985 / 1986 0 ), la           s'efforcent aussi de faciliter la création d'entreprises. D'autre
Commission a attiré l'attention sur le nécessité de renforcer          part, en vue de promouvoir les échanges et la coopération des
les mesures visant à accroître la flexibilité des marchés en           entreprises au-delà des frontières nationales, des actions ont
général , et pas seulement du marché du travail . Elle a de plus       visé l'amélioration de l'information des entreprises quant aux
souligné que l'objectif d'une plus grande flexibilité n'est pas        politiques nationales et de la Communauté européenne. Ces
de revenir sur les conquêtes sociales , mais la création               mesures sont envisagées par le programme d'action pour les
d'emplois < C'est pourquoi il faut concilier dans toute la             petites et moyennes entreprises approuvé en novembre 1986
mesure du possible l'efficacité économique avec la préserva­           par le Conseil .
tion et le renforcement des acquis sociaux fondamentaux .
Dans le rapport économique annuel 1986 / 1987 ( 2 ), la                4.1.4 .     L'adaptabilité du marché du travail reste une
Commission a esquissé de nombreuses mesures visant à                   préoccupation de premier plan pour la mise en oeuvre des
améliorer la flexibilité des marchés dont plusieurs se situent         politiques nationales de l'emploi et la négociation collective .
dans l'optique de la politique du marché intérieur.                    Dans sa communication sur l'adaptation interne et externe de
                                                                       l'entreprise par rapport à l'emploi ( 3 ), la Commission passe
Il convient en outre de mentionner les mesures de la                   en revue l'évolution récente dans les États membres sur le
Communauté dans le domaine du rapprochement des                        plan législatif et, au niveau des conventions collectives .
législations et de la protection des consommateurs qui
visent au fond à accroître la flexibilité des marchés de biens         Cette étude montre que tant les gouvernements que les
et services par une meilleure transparence de ces derniers.            partenaires sociaux concentrent leurs efforts sur une adap­
À ce propos, il faut citer en premier lieu la directive de             tation qualitative de la main-d'œuvre: pour réussir l'intro­
1979 concernant l'affichage des prix de denrées alimen­                duction et de la diffusion des nouvelles technologies il est de
taires et , s'agissant de produits présentés dans un condi­            plus en plus important pour les entreprises de disposer d'une
tionnement normalisé , l'indication du prix unitaire. Pour             main-d'œuvre apte et mobile , capable de s'adapter aux
les autres biens de consommation , des propositions                    changements sur les marchés mondiaux . Des programmes de
analogues sont pendantes au Conseil depuis 1983 . L'infor­             qualification ou de formation professionnelle ont été conclus
mation sur les caractéristiques des produits a aussi été               sur une base bi- ou trilatérale .
améliorée et harmonisée dans la Communauté . Il convient
de mentionner à cet égard les prescriptions en matière
d'étiquetage des produits alimentaires ou de règles de                 On s'accorde aussi de plus en plus pour reconnaître que la
présentation et de distribution des substances dange­                  motivation et l'adaptabilité de la main-d'œuvre seraient
reuses . Pour ces catégories de produits , le consommateur             stimulées si les salariés étaient impliqués et associés , par voie
est informé de la composition ou des caractéristiques                  d'information et de consultation , aux décisions de gestion ,
particulières des produits présentés en vertu de disposi­              notamment lorsqu'elle ont des incidences sur l'emploi . Sur
tions uniformes pour l'ensemble du marché européen . Une               ces questions un large accord est intervenu entre les parte­
harmonisation des règles de description pour d'autres                  naires sociaux dans le cadre du dialogue social mené au
catégories de produits , par exemple sur la base de la                 niveau communautaire (voir le chapitre 3.4 ).
 ( ! ) Voir le rapport économique annuel 1985 / 1986 , dans Économie   L'aménagement du temps de travail et la flexibilité de la durée
       européenne, n°26 , novembre 1985 , Bruxelles, pages 10 et 42 et d'utilisation des capacités productives continuent à être
       suivantes .
 (2) Voir le rapport économique annuel 1986 / 1987, dans Économie      l'objet de négociations. Ainsi, au Danemark et en république
       européenne, n° 30 , novembre 1986 , Bruxelles , pages 63 et
       suivantes .                                                     ( 3 ) Doc. COM(87 ) 229 .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                Journal officiel des Communautés européennes                               N 0 L 394 / 21
fédérale d'Allemagne , des conventions de longue durée ont           jeunes débutant dans la vie professionnelle, dans les services
été signées dans la métallurgie . Ces conventions prévoient          publics ou sociaux. Ces mesures directes en faveur de
une réduction souple de la durée du travail avec compensa­           l'emploi concernent maintenant un nombre considérable de
tion salariale de manière à parvenir à une durée hebdoma­            salariés (voir l'encadré «Croissance et emploi»).
daire de trente-sept heures , d'ici à 1990 et 1989 respective­
ment. En France , une nouvelle loi sur l'aménagement du
temps de travail et le travail de nuit des femmes dans               Finalement de nombreux gouvernements s'efforcent d'amé­
l'industrie a été promulguée en juin 1987 : elle étend les           liorer le cadre des initiatives personnelles des chômeurs . Les
possibilités d'aménagement souple du temps de travail . En           chômeurs qui deviennent indépendants ou veulent créer une
Belgique, un accord interprofessionnel sur l'aménagement du          entreprise peuvent non seulement compter sur des aides
temps de travail dans les entreprises à l'exception du secteur       d'État sous la forme de conseil et de formation , mais encore
de la distribution a été conclu en avril 1986 au sein du conseil     sur une aide publique permettant d'atténuer le risque finan­
national du travail et ratifié par une loi en juillet 1987 .         cier (souvent au lieu des prestations au titre de l'assurance
                                                                     chômage et parfois en association avec elle).
Une sérié de mesures vise en particulier la lutte contre le
chômage élevé ainsi que l'accompagnement social des adap­
tations structurelles dans les régions ou les secteurs indus­
triels (charbon , acier, chantiers navals) dont le besoin
d'ajustement est particulièrement élevé et décisif pour le
marché de l'emploi . L'objet de ces mesures est très souvent          4.2 .     Compétitivité, recherche et développement, indus­
                                                                                trie et services
une meilleure qualification ou le recyclage professionnel des
personnes concernées . La Communauté y contribue au
travers de ses fonds sociaux et des dépenses à caractère social
au budget CECA. Un autre aspect important sont les aides à            Depuis plus de dix ans , une série d'indicateurs montrent que
la création d'emploi , plus particulièrement là où les industries     beaucoup d'industries européennes éprouvent des difficultés
de l'acier et du charbon ainsi que les chantiers navals sont          à soutenir la concurrence des principaux pays industrialisés.
concentrés . Dans ce domaine aussi la Communauté apporte              Ainsi , pendant la période de 1979 à 1985 , la part des
une contribution au travers des fonds régionaux et de ses             exportations communautaires de produits industriels (échan­
instruments financiers .                                              ges intracommunautaires exclus) dans le total des exporta­
                                                                      tions des pays de l'OCDE a regressé d'environ 1 ,4 point et
Dans certains pays, les formes de travail dites «atypiques»,          d'environ le double depuis 1963 . De 1979 à 1985 , la part de
notamment les emplois à temps partiel , les contrats à durée          marché des États-Unis d'Amérique a progressé de 0,7 point,
déterminée, le travail intérimaire , ont connu une expansion          celle du Japon de plus de 5 points (voir le tableau 31 ). Même
considérable au cours des années récentes ; elles concernent          s'il est vrai que la perte de parts de marché , aujourd'hui et à
particulièrement les recrutements de nouveaux salariés .              l'avenir, est plutôt compatible avec l'indispensable ajuste­
                                                                      ment des soldes commerciaux au niveau mondial , il n'en est
Cette évolution a souvent été favorisée par une modification
des lois et dispositions administratives.                             pas moins préoccupant que les pertes de la Communauté se
                                                                      concentrent sur des secteurs industriels où la demande
Certains efforts ont aussi été réalisés afin d'adapter de façon       connaît une expansion particulièrement vigoureuse (par
plus souple les coûts de main-d'œuvre aux nouvelles condi­            exemple: composants électriques et électroniques, informa­
tions des marchés. Des mesures de participation aux bénéfi­           tique et bureautique : - 2,5 points de 1979 à 1985 ). Dans ces
                                                                      secteurs, les États-Unis d'Amérique ont pu accroître leur part
ces sont envisagées ou ont été introduites en Belgique , au
Danemark et au Royaume-Uni ; en république fédérale
                                                                      de marché de 1 ,2 point et le Japon de plus de 7 points . Pour la
d'Allemagne et en France , les systèmes existants de partici­
                                                                      Communauté, les gains de parts de marché ont , à l'inverse,
pation au capital ont été étendus .
                                                                      été acquis essentiellement dans des secteurs à faible expan­
                                                                      sion de la demande (par exemple: + 1,9 point pour le minerai
                                                                      de fer et acier, textile et matériaux de construction).
Les mesures visant une meilleure adaptabilité au niveau de
l'entreprise ont été complétées par des politiques de l'empioi
spécifiques des États membres. L'accent a surtout été mis sur         Une ventilation sectorielle plus fine (voir le tableau 32)
 des mesures facilitant la réinsertion des chômeurs de longue
 durée ( 1 ). Poursuivant leurs efforts dans le domaine de la
                                                                      montre que depuis 1979 , la Communauté est parvenue à
                                                                      gagner des parts de marché essentiellement dans les secteurs
 formation et de la qualification professionnelle , plusieurs         de la transformation du bois , de la production et de la
États membres tentent d'améliorer les chances de recrute­
                                                                      transformation de produits alimentaires, du textile et de
 ment des chômeurs de longue durée par des programmes de              l'habillement ainsi que du papier. Les États-Unis d'Amérique
 motivation et perfectionnement professionnel ainsi que par           ont sans doute aussi reculé sur la plupart des marchés
 des incitations financières spécifiques (par exemple , suspen­       industriels mais ils ont progressé pour des produits impor­
 sion temporaire des contributions sociales en Belgique , en          tants tels que l'industrie bureautique et électrique. Quant à
 France et en Irlande , de aides au recrutement aux Pays-Bas,
                                                                      l'industrie japonaise, toutes les branches, sauf l'industrie
 contribution temporaire aux salaires au Royaume-Uni). Par            alimentaire, ont accru leur part de marché sur la période de
 ailleurs, la plupart des États membres ont créé des possibilités      1979 à 1985 .
 d'emplois temporaires, tout particulièrement à l'attention des
 0 ) Pour une description plus détaillée voir le mémorandum de la
     Commission sur la lutte contre le chômage de longue durée [Doc.  Il est intéressant de noter que, de 1979 à 1985 , les pertes de
     COM(87 ) 231 ].                                                  parts de marché de l'industrie européenne sur les marchés
 ---pagebreak--- N° L 394 / 22                              Journal officiel des Communautés européennes                                 31 . 12 . 87
communautaires ont été inférieures de moitié environ à celles       compenser que de la sorte la détérioration de la compétitivi­
enregistrées sur les marchés extérieures (voir le graphique 14)     té-coûts .
et que , depuis 1963 , ces parts n'ont pratiquement pas varié.
Manifestement le commerce intracommunautaire a eu un
effet stabilisateur sur l'évolution des parts de marché pour les    Il est d'autant plus important d'orienter les priorités vers
produits industriels . Par ses effets bénéfiques sur la compé­      l'amélioration de la compétitivité technologique des métho­
titivité, la réalisation du marché intérieur devrait d'ailleurs     des de production et des produits. Ce sont les enseignements
apporter un soutien supplémentaire appréciable dans ce              à tirer des pertes de parts de marché extra-communautaire
domaine .                                                           intervenues entre 1979 et 1985 dans des secteurs industriels
                                                                    clés indépendamment de l'évolution des taux de change
                                                                    (comparer des tableaux 3-1 et 32 avec, par exemple, matériel
Une évolution structurelle défavorable s'observe également          électrique: - 10,5 points, matériel de transport: - 11,4
pour les investissements (voir le tableau 33 ), surtout ceux de     points, machines de bureau : - 6,3 points de pertes de parts
la période 1979 - 1982 qui a été caractérisée par la chute des      de marché). À l'inverse, le succès des exportations japonaises
investissements dans les secteurs à forte expansion de la           dans le domaine de l'électronique et de la construction
demande . Mais avec la reprise générale des investissements         automobile montre toute l'importance de l'utilisation de
observée depuis 1983 , les investissements dans ces secteurs        technologies de pointe dans l'industrie traditionnelle . Dans
ont connu tout au moins jusqu'en 1985 une expansion                 ce contexte , il est cependant notable que d'importantes
supérieure à la moyenne, ce qui traduit un phénomène de             branches de l'industrie européenne (textile , machines outils
rattrapage par rapport aux concurrents des pays tiers. Par          et aussi l'automobile) ont redressé leur situation grâce à une
ailleurs, cela a sans doute contribué au fait que le recul de       rationalisation de la production et grâce à des innovations de
l'emploi dans les secteurs à forte demande a été pratiquement       produits et des méthodes de production.
enrayé de 1982 à 1985 (voir le tableau 34).
                                                                    Afin d'améliorer la compétitivité des technologies , la Com­
                                                                    munauté a consenti d'importants efforts de promotion de
Pour apprécier cette évolution des parts de marché , des            l'innovation industrielle sous forme de regroupement et de
investissements et de l'emploi , il est nécessaire de considérer    renforcement des programmes de recherche et développe­
la structure de taux de change entre pays industrialisés,           ment, visant à combler des retards technologiques. Alors
notamment la hausse du dollar intervenue pendant la                 même que la Communauté dispose, au total de capacités et de
première moitié des années quatre-vingt et sa dépréciation          budgets de recherche comparables à ceux des États-Unis
depuis mai 1985 . Il ne faut cependant pas attribuer à ces seuls    d'Amérique, l'Europe a sans aucun doute été jusqu'à présent
variations des taux de change un poids décisif dans l'évolu­        défavorisée par l'insuffisance de la coopération des entrepri­
tion des différentes composantes des parts de marché. Par           ses européennes dans le domaine de la recherche et par la
exemple le recul sur les marchés à demande forte ou moyenne         dispersion des efforts entre les États membres. En effet,
s'est produit durant la phase de dépréciation de l'Écu entre        l'ensemble des dépenses «recherche et développement» a
1981 et 1984 (voir le tableau 31 ). Seuls les secteurs à faible     l'échelle communautaire (recherche gérée par la communau­
demande ont enregistré une augmentation . L'appréciation du         té, Eurêka , ESA, etc. ) représente entre 5 et 6 % du total des
dollar sur la période 1981-1984 n'a pratiquement pas eu             fonds publics affectés à la recherche dans la Communauté . Le
d'incidence sur les secteurs à demande forte pour les               poste «coopération en matière de recherche» du seul budget
États-Unis d'Amérique. En revanche, ses effets sont visibles        communautaire, ne représente que 2,8% de ce total . Le
pour les produits des secteurs à demande moyenne et faible.         programme-cadre de la recherche pour la période 1987 -
Ceci confirme le fait que les facteurs technologiques et            1991 , adopté en septembre 1987 , introduira cependant une
organisationnels ont une influence déterminante précisément         nouvelle dimension dans ce domaine. À cet égard, il convient
dans les secteurs où la demande est dynamique.                      de citer dans le domaine des technologies avancées les
                                                                    programmes ESPRIT (technologies de l'information), Race
                                                                    (télécommunications), Brite (introduction des technologies
Quant aux ordres de grandeur qui caractérisent l'évolution          de pointe dans les industries traditionnelles), Euram (maté­
depuis 1985 , l'Écu, en valeur moyenne sur l'année, s'est           riaux avancés) et les programmes de biotechnologie.
apprécié d'environ 50 % par rapport au dollar des États Unis
entre 1985 et 1987 . Durant cette période, le taux de change
effectif nominal des monnaies de la Communauté à Douze              Les programmes de recherche communautaire ne sont qu'un
(moyenne pondérée par rapport aux monnaies des neufs                maillon important dans une stratégie industrielle d'ensemble
principaux partenaires commerciaux) a augmenté de 20 % .            qui couvre les aspects domestiques et internationaux des
Comme , pour la Communauté dans son ensemble, les coûts             technologies. Ainsi les programmes de recherche visent à
salariaux unitaires relatifs , en monnaie nationale et par          créer la base nécessaire à des propositions dans le domaine
rapport à ceux des partenaires industrialisés , ne se sont          des normes internationales ainsi qu'à encourager la coopéra­
presque pas modifiés , l'appréciation du taux de change             tion industrielle en aval de la recherche. En même temps la
effectif se répercute entièrement sur la compétitivité: ainsi la    coopération de certaines entreprises européennes en matière
compétitivité de la Communauté, mesurée par les coûts, s'est        de recherche suscite une coopération accrue dans d'autres
détériorée d'environ 20% sous l'effet de l'appréciation de          domaines aussi .
l'Écu . Ceci plaide également en faveur d'une évolution
modérée des coûts dans la Communauté , en particulier des
coûts salariaux . Mais compte tenu de l'ampleur des modifi­         Afin d'assurer que la recherche ait un incidence véritable sur
cations enregistrées , il est à peine envisageable de ne            la compétitivité et qu'elle soit diffusée dans les milieux
 ---pagebreak---                                                                                                                       N 0 L 394 / 23
31 . 12 . 87                               Journal officiel des Communautés européennes
scientifiques et industriels la Commission vient de lancer un       tion d'instruments communautaires devant permettre au
programme communautaire d'éducation et de formation aux             marché d'offrir de nouveaux montages financiers combinant
nouvelles technologies (Comett) qui prévoit, à l'échelle            des capitaux communautaires et privés. Les capitaux ainsi
européenne, diverses procédures de collaboration entre des          réunis serviraient avant tout à financer des projets présentant
centres d'enseignements et des entreprises .                        un intérêt particulier pour la Communauté.
Plus l'industrie de la Communauté sera compétitive sur les          Les mesures proposées pourront avoir des effets quantitatifs
plans des coûts et de la technologie, plus de possibilités seront    appréciables. Grâce au renforcement des fonds structurels et
créées pour l'expansion de l'emploi, notamment dans le               au développement parallèle des instruments de prêts, la part
secteur des services. Il existe d'importantes interactions entre     de ces ressources atteindra à la fin des années qua­
les secteurs de l'industrie et des services , et une expansion       tre-vingt-dix, dans certains pays défavorisés comme la Grèce,
importante du secteur des services joint à un secteur indus­         l'Irlande et le Portugal , un peu plus de 4% du PIB (actuel­
triel hautement productif ouvre les meilleures perspectives          lement un peu plus de 2 % ). Afin d'obtenir l'effet attendu sur
pour l'emploi dans la Communauté. La Commission vient de             la croissance, il est décisif que les marges financières ainsi
publier un livre vert sur le cadre économique et réglementaire       dégagées soient utilisées pour des investissements accrus .
futur des télécommunications en Europe , qui traite des
mesures nécessaires afin de créer un véritable marché inté­
rieur pour les services avancés de la communication .                Dans ses rapports intitulés «Réussir l'acte unique européen»
                                                                     [COM(87 ) 100] et «Le financement du budget communau­
                                                                     taire» [COM(87) 101 ], la Commission a soumis des orien­
                                                                     tations pour la politique budgétaire future. De son point de
                                                                     vue, pour faire face aux tâches importantes que lui impose
4.3 . Actions pour une meilleure cohésion économique et              l'Acte unique européen, en particulier la réforme des fonds
         sociale
                                                                     structurels, il est nécessaire que la Communauté dispose d'un
                                                                     élargissement de sa marge de manœuvre budgétaire. Du côté
                                                                     des dépenses, les éléments suivants sont d'une importance
 Conformément à l'article 130 A de l'acte unique européen, la        particulière pour le développement des politiques structurel­
 Communauté développe et poursuit son action tendant au              les de la Communauté ; la croissance des dépenses du Fonds
 renforcement de sa cohésion économique et sociale afin d'en         européen d'orientation et de garantie agricole (FEOGA),
 promouvoir un développement d'ensemble harmonieux. La               section «garanties» devrait rester limitée dans le cadre de la
 Communauté s'est en particulier fixé comme objectif la              discipline budgétaire; la part de celles-ci dans le budget
 réduction de l'écart entre les diverses régions et du retard des     devrait ainsi atteindre un peu plus de 50% en 1992 contre
 régions les plus défavorisées. Au travers de ses fonds               plus de 60 % actuellement; ce ralentissement des dépenses de
 structurels , de ses instruments financiers et des activités de la   garantie permettra de doubler en termes réels les engage­
 BEI , la Communauté a un rôle important à jouer à côté des           ments au titre des fonds structurels d'ici à 1992 ; en outre , les
 efforts réalisés par les États membres eux-mêmes pour                dépenses de recherche lors de la réalisation du program­
 conduire et coordonner leurs politiques en vue également             me-cadre 1987 / 1991 devraient s'élever à 3% du budget
 d'atteindre les objectifs de l'article 130 A (voir le chapitre       contre 2,5 % acutellement. Du côté des recettes, la définition
 3.3 ).                                                               d'un plafond pur les ressources propres égal à 1 ,4 % du PNB
                                                                      de la Communauté assurerait une plus grande sécurité
                                                                      budgétaire; la Commission a proposé un financement com­
 La Commission avait proposé dès le mois de février de cette          plémentaire, qui prendrait mieux en compte la capacité
 année des orientations politiques pour l'organisation future         contributive des États membres; parallèlement une discipline
 des fonds structurels en leur fixant cinq objectifs [COM(87)         budgétaire plus forte devrait également améliorer la gestion
  100] . Deux de ces objectifs relèvent de la politique régionale,    budgétaire .
 à savoir la croissance et l'adaptation des économies régiona­
 les souffrant de retards structurels;, de même que la recon­
 version des régions industrielles en déclin. Trois des objectifs     L'achèvement du marché intérieur doit permettre une meil­
 sont de caractère plutôt horizontal: la lutte contre le chômage      leure allocation des ressources et contribuer ainsi à une
 de longue durée, la promotion de l'insertion professionnelle         croissance accrue, tout en stimulant les investissements.
 des jeunes et l'adaptation accélérée des structures de produc­       L'irréversibilité du projet doit cependant apparaître rapide­
 tion agricoles. La Commission a en outre proposé de doubler          ment aux agents économiques afin que ceux-ci se préparent
 en termes réels d'ici à 1992 les ressources budgétaires dont         aux changements et à intervenir en connaissance de causes.
  disposent les fonds structurels pour réaliser ces cinq objectifs    Ceci requiert que le calendrier fixé dans le Livre blanc soit
  et de les affecter en priorité, en combinaison avec les             respecté et que des retards dans son application soient
  instruments financiers , aux régions défavorisées. Sur la base      rattrapés aussi rapidement que possible. Les restructurations
  de ces orientations, elle a présenté une proposition de             économiques nécessaires devraient être facilitées par une
  règlement au Conseil le 30 juillet 1987 [COM(87) 376].              adaptabilité accrue des marchés, pour le marché du travail
                                                                      avant tout par uneformation professionnelle intensifiée. Une
                                                                      série d'indicateurs indiquent que les ajustements structurels
  À côté du renforcement des fonds structurels, la Commission         dans la Communauté sont trop lents par comparaison aux
  concentrera ses efforts sur le développement de nouveaux            autres pays industrialisés; ceci vaut essentiellement pour la
  instruments financiers. Ces efforts visent à encourager les         compétitivité industrielle de la Communauté dans les sec­
  flux spontanés de capitaux, l'accent étant mis sur la concep­       teurs à technologie avancée. C'est pourquoi il est particuliè­
 ---pagebreak---  N° L 394 / 24                                 Journal officiel des Communautés européennes                                    31 . 12 . 87
  rement important que la Communauté réalise rapidement les               Commission à la Communauté de contribuer plus efficace­
 efforts visant à accroître sa compétitivité technologique,              ment à côté des efforts entrepris par les États membres
 également dans le cadre de la politique européenne de                    eux-mêmes, à la réalisation de l'objectif d'une cohésion
  recherche et de développement et pour partie en exploitant la           économique et sociale accrue. Dans ce contexte, la Commis­
 force des petites et moyennes entreprises. Le renforcement              sion insiste pour que les propositions concernant le finance­
 des fonds structurels communautaires, leur concentration                ment du budget communautaire et le renforcement de la
 sur un nombre limité d'objectifs ainsi que le développement             discipline budgétaire soient adoptées dans les meilleurs
 des instruments financiers permettraient de l'avis de la                délais.
                         5.    ORIENTATIONS ET PROBLÈMES DES POLITIQUES MACRO-ÉCONOMIQUES
 Confrontée à un contexte international difficile , devant               été réduit en France de 9 % en 1983 à une fourchette de 4 à
 compter sur ses propres forces , la Communauté ne dispose               6% en 1987 . En Italie , un objectif de 7% a été retenu en
 pas moins d'atouts importants : un niveau et un degré de                1987 pour l'expansion du crédit au secteur privé. Ce taux est
 convergence des taux d'inflation inégalés depuis près de                bien en deçà des taux réalisés au début des années qua­
 vingt-cinq ans, une position extérieure de l'ensemble de la             tre-vingt , qui étaient supérieur à 13 % . Bien que ces objectifs
 Communauté actuellement relativement confortable, une                   se soient avérés dans quelques pays parfois trop ambitieux,
 situation financière et de rentabilité des entreprises nettement        l'expansion monétaire effective a convergé de façon considé­
 améliorée, des ajustements structurels qui étaient doulou­              rable .
 reux, mais nécessaires . Ces atouts constituent une base
 solide, pour laquelle il est possible de mettre en œuvre un             Actuellement , la décélération de l'expansion monétaire est
 dosage de politique monétaire et budgétaire visant un                   moins prononcée. Les dernières réalisations connues indi­
 renforcement non-inflationniste de la croissance .                      quent que les taux d'expansion monétaire ou de crédit sont , le
                                                                         cas échéant, plus élevés que les limites supérieures retenues
                                                                        comme objectifs pour 1987 (voir le tableau 36 ). Le taux de
                                                                        liquidité augmente dans la pluspart des pays dé la Commu­
5.1 . Évolutions et politiques monétaires                               nauté. Ces évolutions n'ont jusqu'à présent pas remis en
                                                                        cause le processus de convergence vers le bas des taux
Depuis le début des anées quatre-vingt le taux de croissance            d'inflation .
de la masse monétaire a diminué dans la Communauté . Ce
taux, supérieur à 14 % en moyenne des années soixante-dix,              L'appréciation qui peut être portée sur l'orientation des
est maintenant aux alentours de 10 % . Cette décélération de            politiques monétaires sur la base des indicateurs de liquidité
l'expansion monétaire a soutenu le processus de désinflation .          comporte certes des incertitudes: la rapidité des innovations
Le rythme d'augmentation des prix du PIB a été ramené de                financières , les ajustements structurels sur les marchés
plus de 13% en 1980 à environ 4% en 1987 (la Commu­                     monétaires et des capitaux ainsi que le degré plus élevé de
nauté à Douze). Parallèlement les coûts salariaux nominaux              libéralisation des mouvements de capitaux peuvent en effet
par tête ont subi une décélération sensible (de plus de 14 % en         aller de pair avec des modifications importantes des relations
1980 à environ 5,5 % en 1987 ), contribuant ainsi largement             qui existent entre l'expansion monétaire et l'évolution d'au­
à la stabilisation . De ce fait les effets restrictifs des politiques   tres variables, en particulier du PIB . Il apparaît cependant
de stabilité monétaire ont été largement atténués. Ainsi,               que l'orientation donnée aux politiques monétaires a jusqu'à
l'écart entre l'expansion monétaire et le taux d'inflation , «la        présent été en ligne avec les exigences de la stratégie de
masse monétaire réelle», qui est un indicateur du volume de             coopération ; cependant une plus grande vigilance semble
liquidités disponible pour financer la croissance réelle, a             maintenant s'imposer pour éviter que ne s'accumule dans la
progressivement augmenté et est maintenant de l'ordre de                Communauté un excédent de liquidités , susceptible de se
5% , un taux nettement supérieur à celui de la produc­                  transformer à plus ou moins brève échéance en une reprise de
tion .                                                                  l'inflation .
La convergence des politiques monétaires a continué à                   Au cours des douze derniers mois les politiques monétaires
s'améliorer de façon substantielle , notamment au sein du               internes ont été fortement influencées en Europe par les
SME , comme l'indique aussi la convergence des objectifs                événements intervenus sur les marchés des changes. L'objec­
d'expansion monétaire et de crédit fixés dans différents pays           tif de réduction de l'inflation était certes facilité par l'appré­
membres . En république fédérale d'Allemagne l'objectif                 ciation des monnaies européennes contre le dollar des
d'expansion monétaire (monnaie de banque centrale) a été                États-Unis; mais simultanément les autorités monétaires ont
ramené d'une fourchette de 4 à 7 % en 1981 à une fourchette             été amenées à freiner l'appréciation trop rapide de leurs
de 3 à 6 % en 1987 . L'objectif d'expansion monétaire (M 2) a           monnaies pour éviter un perte excessive de compétitivité et
 ---pagebreak---   31 . 12 . 87                                 Journal officiel des Communautés européennes                                    N° L 394 / 25
  limiter les effets structurels néfastes à moyen terme qui en           impliquaient de nouvelles hausses des anticipations inflation­
  découlaient. Jusqu'à la fin de 1986 la dépréciation du dollar          nistes. À côté de facteurs internes, les taux à long terme
  des États-Unis était accompagnée d'une réduction du taux               reflètent d'ailleurs aussi les tensions qui s'exercent sur les
  d'intérêt nominal aux États-Unis d'Amérique et en Europe               marchés des capitaux internationaux. Pour leur part, les
  ainsi que d'une réduction du différentiel d'intérêt entre ces          autorités monétaires pourront contribuer à un recul des taux
  deux zones (voir le graphique 16 ).                                    à long terme en persuadant les agents économiques par des
                                                                         politiques crédibles qu'elles poursuivent dans le moyen terme
  Depuis février 1987, les taux de change se sont stabilisés. À la       l'objectif de stabilité monétaire, stabilisant ainsi durablement
  suite de l'accord du Louvre , des ajustements flexibles des            les anticipations inflationnistes à un niveau bas. À cet égard,
  taux d'intérêt, qui se sont en particulier traduits en 1987 par        la fixation et la poursuite d'objectifs quantitatifs d'expansion
  une nouvelles hausse du différentiel d'intérêt entre les               monétaire et de crédit continuent à jouer dans les pays
  États-Unis d'Amérique et la république fédérale d'Allema­              concernés un rôle important. Par ailleurs, les tensions au sein
  gne, ainsi que des interventions substantielles sur les marchés         du SME qui pourraient découler de la libéralisation accélérée
  des changes ont permis de stabiliser de façon crédible les              des mouvements de capitaux seront d'autant plus facilement
  anticipations de change dans le court terme, en dépit de la             et rapidement surmontées que les autorités monétaire seront
  persistance des déséquilibres internationaux de balance de              fermement et durablement engagées dans une politique
  paiements .
                                                                          orientée sur la stabilité. En particulier, les ajustements plus
                                                                          flexibles des taux à court terme qui pourraient s'avérer
                                                                          nécessaires devraient dans de telles conditions n'avoir que des
  Dans le cadre du mécanisme de change du SME , les pays ont              répercussions atténuées sur les taux à long terme et les taux de
  on général mieux tenu compte des évolutions économiques                 base bancaires .
  chez leurs partenaires dans la conduite de leurs politiques
  monétaires . En supplément des interventions intramargina­
  les, les taux d'intérêt à court terme ont été utilisés plus que par
x le passé pour stabiliser les parités bilatérales des monnaies
  participant au mécanisme de change du SME . Par exemple,                5.2. La libération des mouvements de capitaux et le
                                                                                  renforcement du SME
  depuis fin 1986 , les taux d'intérêt à court terme allemands
  sont tombés de près d'un point jusqu'à l'été 1987 cependant
  que les taux à court terme en France n'ont baissé que                   La réalisation de l'objectif de libre circulation des capitaux
  modérément. Les autorités monétaires tendent maintenant à               s'inscrit dans la démarche plus large visant à l'achèvement du
  mieux tenir compte dans la poursuite de leurs objectifs               ' marché intérieur dans le maintien de la cohésion économique
  monétaires internes des exigences extérieures, au moins aussi           et monétaire de la Communauté. Des progrès substantiels
  longtemps que l'objectif de stabilisation interne n'est pas             ont été accomplis, au cours de l'année écoulée, sur la voie de
  remis en question.                                                      la libération des mouvements de capitaux dans la Commu­
                                                                          nauté .
   En dépit du recul des taux d'intérêt à court terme jusqu'à la
   mi-1987 ainsi que des taux d'inflation, les taux d'intérêt à           Le Conseil a adopté le 17 novembre 1986 une nouvelle
   long terme conservent un niveau relativement élevé et ont              directive étendant l'obligation communautaire de libération
   augmenté dans certains pays au cours des derniers mois. En             à trois catégories supplémentaires d'opérations (*). Cette
   septembre 1987, ils avaient ainsi en moyenne des pays du               directive est entrée en vigueur le 1er mars 1 987; l'Espagne et le
   SME un niveau quelque peu supérieur à celui d'octobre 1986             Portugal bénéficient toutefois d'un délai supplémentaire
   alors que le taux à court terme en moyenne des mêmes pays a            d'application, respectivement jusqu'à fin 1990 et fin 1992.
   plutôt reculé. Par ailleurs, l'écart entre le taux d'intérêt à long
   terme et le taux d'inflation actuel reste très élevé. Il est
   probable que le recul rapide de l'inflation au cours des               Plusieurs États membres (le Danemark, la France, l'Italie et
   dernières années ne s'est pas encore entièrement répercuté             l'Espagne) ont pris des mesures de libération allant d'ores et
   dans tous les pays sur les anticipations inflationnistes. De ce        déjà au-delà des strictes obligations qui leur incombent au
   fait l'écart anticipé sur une période plus longue entre taux           titre de la directive en vigueur ou de l'acte d'adhésion . La
   d'intérêt nominal et taux d'inflation , qui est l'écart décisif        république fédérale d'Allemagne, les Pays-Bas, le Royau­
   pour les investissements, est vraisemblablement inférieur à             me-Uni et, sous réserve de l'application d'un double marché
   l'écart mesuré avec les observations courantes . Il n'en reste         des changes, la Belgique et le Luxembourg pratiquent un
   pas moins qu'en dépit des hausses importantes de la renta­              régime de liberté complète des mouvements de capitaux.
   bilité du capital fixe de nouvelles hausses des taux d'intérêt à        Indépendamment des pays nouvellement adhérents, deux
   long terme freineraient les investissements productifs et               États membres seulement (la Grèce et l'Irlande) maintiennent
   gêneraient en outre de façon considérable les efforts d'assai­          des restrictions sur certains mouvements de capitaux norma­
   nissement budgétaire dans les pays confrontés à un niveau de            lement libérés, en application de la clause de sauvegarde de
   dette publique élevé (voir l'encadré).                                  l'article 108 paragraphe 3 du traité.
    Une baisse des taux à long terme paraît souhaitable. Mais les          Ces développements encouragent la Commission à mener à
   évolutions récentes de ces taux d'une part et des taux à court          son terme l'initiative qu'elle a lancée en mai 1986 eh vue de la
   terme d'autre part confirment que des limites s'imposent aux            libération complète des mouvements de capitaux dans la
    autorités monétaires pour influencer les taux à long terme.
    De nouvelles baisses des taux à court terme , qui iraient de           (') Les crédits commerciaux à long terme, les acquisitions de titres
    pair avec une expansion excessive des liquidités, pourraient               non négociés en bourse et l'admission de titres sur le marché des
    même conduire à des taux à long terme plus élevés si elles                 capitaux.
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 26                            Journal officiel des Communautés européennes                                   31 . 12 . 87
Communauté à l'horizon 1992 . Une nouvelle proposition de          Cet exercice s'appuie sur un ensemble d'indicateurs
directive en ce sens tenant aussi compte de la situation           macro-économiques définis pour les besoins propres de la
spécifique de quelques États membres et permettant, le cas         gestion du SME , mais complémentaires dans leur usage de
échéant , de faire face à des perturbations graves sur les         ceux qu'il est convenu d'utiliser au niveau international .
marchés monétaires, sera prochainement présentée au
Conseil .
                                                                   La plus grande mobilité des capitaux exige de réagir
                                                                   rapidement aux tensions dans le système . Tout en continuant
Cette proposition de la Commission sera également accom­           à s'appuyer sur un large consensus sur les orientations de la
pagnée de deux propositions visant à permettre le recours          politique monétaire , la coopération se centre désormais de
aux instruments d'aide à la balance des paiements en appui         façon accrue sur les problèmes de gestion à court terme des
d'un programme de libération des capitaux.                         taux de change , c'est-à-dire en particulier: l'usage plus
                                                                   flexible des marges de fluctuation autorisées , la gestion
                                                                   coordonnée des différentiels de taux d'intérêt et l'améliora­
La levée des contrôles des changes est une condition néces­        tion des pratiques et des conditions d'interventions margina­
saire mais non suffisante à l'instauration d'un système            les ou intramarginales .
financier intégré , lequel implique aussi la liberté effective de
circulation des services financiers dans un cadre de règles
suffisamment harmonisées pour garantir la protection de            Là aussi une procédure de surveillance renforcée a été mise en
l'épargne, assurer des conditions de concurrence équitables        place en vue d'améliorer la détection précoce des tensions
entre les intermédiaires financiers et éviter le risque de trop    susceptibles de se manifester dans le système et de convenir
fortes distorsions dans l'orientation des flux de capitaux.        des moyens d'y porter remède.
Sans constituer un préalable à la libération des mouvements
de capitaux , l'adoption et la mise en œuvre des propositions
présentées dans le Livre blanc sur l'achèvement du marché          Cette approche pragmatique s'accompagne de certains chan­
intérieur doit permettre , en matière de surveillance pruden­      gements utiles dans les mécanismes du SME , tels l'allonge­
                                                                   ment de la durée maximale du financement à très court terme
tielle , l'établissement d'un tel cadre , adapté au nouvel
environnement financier international . De l'avis de la Com­       (de 2,5 à 3,5 mois), le doublement de son plafond de
mission sur le plan fiscal également , il importe dans cette       renouvellement automatique , le passage de facto du seuil
perspective de rapprocher les régimes d'imposition des             d'acceptabilité de l'Écu de 50 à 100% dans le cadre du
sociétés et d'établir une coopération plus étroite entre les       FTCT . Enfin , une présomption d'accès au financement à très
autorités compétentes pour lutter contre l'évasion fiscale.        court terme, moyennant certaines conditions a été convenue
                                                                   au bénéfice des interventions intramarginales .
La suppression de tout contrôle des changes entre les
monnaies européennes et une intégration accrue des marchés
monétaires et des capitaux représentent un pas important
dans la voie de l'unification monétaire . Les contraintes          5.3 . Évolutions et politiques budgétaires
supplémentaires qui en résulteront sur la conduite des
politiques monétaires des États membres ne doivent toutefois       En moyenne de la Communauté , le déficit des administra­
pas affaiblir la stabilité des taux de change, également
nécessaire à l'achèvement et à la viabilité du marché inté­        tions publiques continue à diminuer, en ligne avec une
rieur .                                                            évolution engagée depuis 1982. Il s'élèverait à 4,5% du PIB
                                                                   en 1987 contre 4,8% en 1986 et encore environ 5,5% en
                                                                   1982 . Cette réduction pour 1987 est cependant moindre que
Poursuivre dans la voie de la coopération et de la convergence     celle encore envisagée lors de l'élaboration du dernier rapport
des politiques économiques et monétaires , renforcer les           économique annuel ( 1986 / 1987). Ceci s'explique largement
mécanismes de gestion et de fonctionnement du SME                  par les conséquences sur les recettes fiscales et parafiscales et
constituent donc un impératif. Le Comité monétaire et le           sur certaines dépenses du ralentissement inattendu de la
Comité des gouverneurs avaient reçu mandat des ministres           croissance en 1987 . Par ailleurs , le rapport de la dette
des finances de la Communauté , le 12 janvier 1987 ,               publique sur le PIB continue à augmenter en moyenne de la
d'examiner les moyens concrets de ce renforcement. Les             Communauté , bien qu'à un rythme quelque peu moins rapide
travaux des deux comités, nourris et enrichis de propositions      qu'au début des années quatre-vingt (voir le tableau 38 ). La
de la Commission , ont abouti à un certain nombre de               pression fiscale et parafiscale (impôts directs et indirects ainsi
propositions d'amélioration de la surveillance des évolutions      que cotisations sociales) conserve en moyenne de la Commu­
économiques et financières dans la Communauté . Le comité          nauté pratiquement son niveau du début des années qua­
des gouverneurs a , par ailleurs , convenu de modifications        tre-vingt après sa hausse tendancielle durant les années
opérationnelles du SME . L'ensemble de ces propositions a été      soixante et soixante-dix. Elle a cependant diminué dans
avalisé unanimement par les ministres de l'économie et des         quelques États membres. Par ailleurs, les dépenses courantes
finances réunis en conseil informel à Nyborg le 12 septembre       continueraient à augmenter en moyenne de la Communauté à
1987 .                                                             un rythme modéré, leur part dans le PIB diminuant de façon
                                                                   significative , cependant que la part des investissements
                                                                   publics reste à peu près constante.
Afin de mieux assurer la cohérence et la compatibilité des
divers moyens d'action de politique économique mis en
œuvre par les États membres ainsi que des résultats obtenus,       Dans le cadre de la stratégie communautaire de coopération ,
la procédure de surveillance à moyen terme a été renforcée .       les choix bugétaires doivent contribuer (tout en atteignant ou
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                 Journal officiel des Communautés européennes                              N° L 394 / 27
maintenant une évolution de dette publique soutenable à               dents, les contraintes budgétaires tant du point de vue du
moyen terme) à un renforcement du potentiel de production.            niveau du déficit public que de celui de la dette publique
À cet égard les moyens qu'il convient de privilégier dans le          restent significatives. Les sept pays de ce premier groupe font
moyen terme sont un allégement progressif de la pression              à des degrés divers des efforts d'assainissement budgétaire
fiscale et un effort particulier dans le domaine des investis­        appréciables. Ces efforts se traduiraient entre 1985 et 1988
sements publics économiquement rentables (voir le chapitre            par une amélioration de leurs soldes budgétaires hors intérêt
3.2). De telles mesures améliorent les conditions de l'offre          pour des montants se situant entre deux et quatre points de
tout en apportant un soutien à la demande. À cela s'ajoute,           pourcentage du PIB. Mais actuellement, la faiblesse de la
dans la situation actuelle , qu'un poids accru repose sur la          croissance et le niveau relativement élevé des taux d'intérêt
politique budgétaire tant en raison du dosage international           réels rendent ces efforts d'autant plus douleureux.
des politiques économiques nécessaire pour réduire les
déséquilibres de balance des paiements qu'en raison des
limites qui s'imposent à la politique monétaire pour apporter
un soutien actif à la croissance (voir le chapitre 5.1 ). Il s'agit   En revanche, dans un deuxième groupe de pays, la situation
bien de continuer à créer des conditions favorables à une
                                                                      budgétaire est plus favorisée. Au Danemark, en république
croissance durablement plus forte et pas de simplement                 fédérale d'Allemagne, en France , au Royaume-Uni et au
provoquer dans le court terme une absorption interne plus              Luxembourg le rapport de la dette publique sur le PIB
élevée qui conduirait à une réduction rapide de l'excédent             augmente à un rythme nettement moins rapide ou régresse
courant sans effets persistants sur la croissance et l'em­             même, à compter d'un niveau déjà plus bas que dans les
ploi .                                                                 autres pays. En 1987, le solde des administrations publiques
                                                                       en pourcent du PIB se situe pour ces pays entre - 2,8%
                                                                       (France) et + 1,9 % (Danemark) ainsi que + 2,8 % (Luxem­
                                                                       bourg). Certains de ces pays, la France et la république
Dans de nombreux pays les orientations budgétaires qui se              fédérale d'Allemagne notamment, utilisent déjà pour 1987 et
dégagent pour 1988 vont déjà dans le sens de la stratégie de           1988 leurs marges de manœuvre pour soutenir la croissance.
coopération. Ainsi, par exemple, des allégements fiscaux               Leurs soldes budgétaires sont en outre affectés, tout comme
sont prévus en république fédérale d'Allemagne, en France,             celui du Danemark, par le ralentissement de la croissance,
au Royaume-Uni et en Espagne, ainsi qu'en Belgique et aux              qui amène des moins-values de recettes fiscales et des
Pays-Bas. Une certaine reprise des investissements publics se          dépenses «de crise» supplémentaires. Ceci conduit déjà en
dessine aussi dans quelques pays comme en république                   1987 à une augmentation du déficit des administrations
fédérale d'Allemagne, en France et au Danemark. Mais dans              publiques en république fédérale d'Allemagne. Au Dane­
d'autres pays, sous l'effet des restrictions budgétaires, la part      mark, en dépit des mesures fiscales restrictives visant la
de ceux-ci dans le PIB diminue encore de façon importante              restauration de l'équilibre extérieur, l'excédent budgétaire
(voir le tableau 40 ).                                                 diminuerait en 1987 et 1988 . En France, conformément aux
                                                                       objectifs du gouvernement, le déficit des administrations
                                                                       publiques se réduirait entre 1986 et 1988 (de 3% du PIB à
                                                                       2,3% ). Dans la mesure où chacun de ces pays ne peut
Deux contraintes macro-économiques s'exercent principale­              escompter une expansion plus dynamique chez ses partenai­
ment sur la conduite des politiques de finances publiques: la          res, il ne dispose, pris isolément, que de marges de manœu­
contrainte budgétaire proprement dite et la contrainte exté­           vres supplémentaires qui sont très limitées, lorsqu'elles
rieure. Le poids de ces contraintes diffère sensiblement d'un          existent. Au Royaume-Uni, la croissance est actuellement
pays à l'autre .                                                       supérieure au trend de 3% existant depuis 1981 tandis que
                                                                       l'inflation a augmenté modérément, en partie en raison de la
                                                                       hausse des prix du pétrole. En 1987, la croissance a été
                                                                       soutenue par des meilleures conditions de l'offre et aussi par
Du seul point de vue des niveaux de déficits publics et de la          le recul du taux de change effectif de la livre sterling. Les
 dette publique les positions actuelles restent très divergentes.      évolutions salariales apportent un soutien important à la
 Cependant les orientations qui se dessinent vont dans le sens         consommation privée. Toutefois, compte tenu des gains de
 d'une convergence accrue. Schématiquement, il est possible            productivité le taux de rentabilité reste proche de son niveau
 de distinguer deux groupes de pays . Dans un premiergroupe,           de 1986 . Dans ces conditions , le gouvernement a continué à
 le déficit des administrations publiques est supérieur à 5 % et       réduire le déficit budgétaire, qui pourrait, pour la troisième
 est parfois proche de 10% du PIB. Le rapport de la dette               année consécutive, être inférieur au niveau prévu dans le
 publique sur le PIB dont le niveau est déjà très élevé, continue      projet de budget initial .
 à augmenter à un rythme rapide, entre 3 et 8 % par an. Ce
 rapport est déjà particulièrement élevé en Belgique, en
 Irlande et en Italie. Il y est proche ou dépasse même nettement
 100 % du PIB . En Grèce et au Portugal, ce rapport est moins
 élevé (entre 60 et 70% ), mais le déficit budgétaire reste             Les divergences des évolutions budgétaires entre les deux
 proche de 10 % du PIB. Dans ces deux pays la nécessité de              groupes de pays comportent des risques importants. Elles
 recourir de façon accrue à un financement non-monétaire du             compliquent la tâche des autorités pour libérer plus rapide­
 déficit pour parachever le processus de désinflation, risque           ment la Communauté du piège de croissance lente dans lequel
 d'accélérer encore la dynamique de la dette publique, ce qui           elle semble enfermée à moyen terme: d'abord, dans les pays
 rend d'autant plus nécessaire et urgent un assainissement en           où l'augmentation de la dette publique est excessive, des
 profondeur des finances publiques. En Espagne et aux                   efforts d'assinissement budgétaire encore plus restrictifs
 Pays-Bas, bien que moins lourdes que dans les pays précé­              risquent de devoir être mis en œuvre de façon à compenser les
 ---pagebreak--- N° L 394 / 28                                 Journal officiel des Communautés européennes                                   31 . 12 . 87
conséquences sur les recettes fiscales d'une croissance peu            particulier dans un dosage de politique économique orientée
soutenue par les comptes extérieurs . Ceci joue au détriment           durablement et fermement sur la stabilité .
de la croissance de ces pays et a des répercussions négatives
sur celles de leurs partenaires , dont les marges de manœuvres
se trouvent à leur tour affectées . Le processus de convergence
et d'assainissement budgétaire s'en trouve fortement freiné ,          Si l'on tient compte des situations économiques spécifiques ,
ce qui alourdit aussi la tâche des autorités monétaires et freine      les contributions de chacun de ces pays à une solution
la convergence vers le bas des taux d'intérêt réels . Ensuite,         coopérative envisagée pour le cas d'un affaiblissement sup­
certains des pays dont la croissance est actuellement supé­            plémentaire de la croissance seraient assez différenciées. Par
rieure à la moyenne communautaire , en particulier                     exemple , au Danemark et en France, l'état des comptes
l'Espagne, l'Italie et le Portugal , risquent d'être rapidement        extérieurs nécessite, à des degrés divers , que ces pays
amenés (ou le sont déjà) à donner une orientation plus                 maintiennent encore un écart de croissance négatif avec leurs
restrictive à leurs politiques pour préserver leurs comptes            principaux partenaires commerciaux tout en renforçant
extérieurs . Ceci déprimerait le commerce intracommunau­               encore leurs potentiels de production. Au Danemark, la
taire qui est actuellement un facteur important de la conjonc­         persistance d'un déficit extérieur courant excessif pèse encore
ture . Ces pays ne seraient alors pas en mesure de tirer tous les      lourdement sur la conduite de la politique économique . En
bénéfices des efforts d'ajustement interne qu'ils ont déjà             France, les allégements fiscaux déjà prévus pour 1988
menés et qu'ils doivent poursuivre et ne contribueraient plus ,        devraient déjà contribuer à renforcer la croissance interne
comme il le font actuellement, à soutenir la croissance dans la        dans des limites encore compatibles avec la contrainte
Communauté .                                                           extérieure. Ces pays pourraient cependant rester prêts à
                                                                       prendre, dans le cadre de la coopération internationale, à
                                                                       réexaminer l'orientation de leur politique budgétaire en vue
                                                                       de renforcer leur croissance interne , dès que leurs efforts pour
Ces évolutions défavorables risquent d'apparaître de façon             améliorer la compétitivité de leurs économies et que les
accentués dans le cas d'un nouvel affaiblissement du com­              politiques menées chez leurs partenaires de la Communauté
merce mondial ou d'une dépréciation supplémentaire du                  produiront des effets bénéfiques sur leurs comptes extérieurs.
dollar des États-Unis, qui provoqueraient un nouveau                   En république fédérale d'Allemagne, les réductions fiscales
ralentissement de la croissance dans la Communauté. Dans               prévues pour 1988 contribueront bien, comme il est souhai­
un tel cas , comme cela a d'ailleurs été envisagé dans les             table, au passage nécessaire vers une croissance tirée par les
conclusions du conseil des ministres de l'économie et des              forces internes . Elles conduisent à une certaine détérioration
finances de juillet 1987 , il s'agira d'être prêt à utiliser de façon  du déficit budgétaire déjà affecté par le ralentissement de la
positive les interdépendances existantes entre les économies           croissance . Dans l'immédiat, uns impulsion budgétaire sup­
communautaires dans le cadre d'un effort commun (voir le               plémentaire peut sembler difficile à réaliser si ce pays agit
chapitre 3.3 ). Un tel effort devrait contribuer à la réalisation      seul. Mais, compte tenu du renforcement déjà réalisé du
des objectifs internes de la Communauté et au rétablissement           potentiel de production, ce pays profiterait pleinement d'une
des équilibres internationaux de balance de paiement à un              action conjointe avec ses partenaires de la Communauté , ce
niveau satisfaisant de croissance mondiale .                            qui élargirait progressivement ses marges de manœuvre et
                                                                       pourraient permettre d'accélérer le programme de réductions
                                                                       fiscales prévues au-delà de 1988 . Au Royaume-Uni, le risque
                                                                        inflationniste est actuellement plus grand . Un accroissement
Pour avoir des effets durablement positifs, un tel effort              plus modéré des salaires nominaux permettrait de l'atténuer
devrait respecter dans chacun des États membres les grands             et contribuerait en outre à améliorer la compétitivité de
équilibres macro-économiques , et plus particulièrement la             l'économie britannique ainsi qu'à créer des conditions plus
réalisation ou le maintien de positions de déficits budgétaire          favorables aux investissements et à l'emploi . L'objectif de la
et extérieur soutenables à moyen terme. Les actions qui                 stabilisation du taux de change de la livre sterling annoncé
pourraient être envisagées et leur calendrier devraient aussi          par les autorités à la suite de l'accord du Louvre pourrait aussi
tenir compte de la situation économique de chaque pays .                aider à contenir l'inflation . Ce pays contribuera cependant
                                                                        utilement à un dynamisme accru dans la Communauté s'il
                                                                        peut maintenir durablement et dans la stabilité monétaire son
                                                                       taux de croissance réelle actuellement encore relativement
Certains des pays dont la situation budgétaire est plus aisée et        soutenu .
qui représentent près de 70% du PIB de la Communauté
seraient actuellement en mesure (du seul point de vue de leurs
 situations budgétaires) d'apporter un soutien actif à la
croissance .                                                             Les autres pays, dont la situation budgétaire reste délicate,
                                                                         devraient pour l'essentiel utiliser les bénéfices qu'ils retire­
                                                                         raient d'un surcroît de croissance chez leurs partenaires pour
                                                                         réaliser leurs objectifs d'assainissement budgétaire
 Si ce soutien est l'élément d'une solution coopérative, ses             à un rythme de croissance plus élevé. Dans ce deuxième
 effets sur les soldes public ou extérieur s'en trouveraient             groupe de pays, les situations diffèrent aussi sensiblement.
 atténués . Une action isolée pourrait, pour l'un ou l'autre             En Belgique et aux Pays-Bas la croissance reste faible. Ces
 de ces pays, se traduire rapidement par des déséquilibres               deux pays dégagent un excédent extérieur. Les économies
 extérieur ou budgétaire insoutenables, sans effets durables             de ces deux pays ont des relations particulièrement intenses
 sur la croissance . Il convient en outre de tenir compte du             avec leurs partenaires de la Communauté. Ils profiteraient
 risque inflationniste inhérent à une telle action, et l'insérer en      ainsi pleinement d'un contexte communautaire plus dyna­
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                 Journal officiel des Communautés européennes                               N 0 L 394 / 29
mique . Ces deux pays pourraient utiliser les marges qui              croissance. Ces analyses ne font que confirmer la nécessité de
résulteraient d'une croissance plus forte chez leurs partenai­        tenir pleinement compte de la dimension communautaire des
res communautaires pour renforcer les composantes internes            choix nationaux de politique économique.
de leur demande , en maintenant leurs objectifs de réduction
progressive du déficit budgétaire, ou pour accélérer le
processus d'assainissement budgétaire. En Espagne, en Italie          La décélération de la masse monétaire se poursuit à un
et au Portugal la croissance resterait, bien qu'en léger retrait      rythme toutefois moins prononcé qu'auparavant. La décélé­
par rapport à 1987 , supérieure à la moyenne delà Commu­              ration encore plus forte des prix et des coûts permet de
nauté et ces trois pays contribuent très largement à l'expan­         dégager une marge de croissance réelle satisfaisante. Une
sion relativement soutenue du commerce intracommunautai­              certaine vigilance s'impose cependant maintenant pour éviter
re . Une croissance plus forte chez les partenaires communau­         que ne s'accumule dans l'économie un excédent de liquidités.
taires de ces trois pays les aiderait à maintenir ou même à           À la suite de l'accord du Louvre, le taux de change du dollar a
accélérer leur rythme de croissance actuel tout en préservant         été plus stable. Au sein du SME, une gestion plusflexible des
une position extérieure soutenable et en réduisant comme              taux sur les marchés monétaires a mieux contribué que par le
prévu ou même un peu plus rapidement leurs déficits                   passé à stabiliser les parités bilatérales. La poursuite de
budgétaires . Enfin , en Grèce et en Irlande, le processus            politiques monétaires orientées de façon crédible et durable
                                                                       vers la stabilité contribuent à de nouvelles baisses des taux
d'assainissement va de pair avec une croissance très lente. La
Grèce est en outre encore confrontée à un déficit extérieur           d'intérêt à long terme qui restent élevés, en dépit du recul des
excessif. Dans ces deux pays l'assainissement des finances             taux à court terme ainsi que de l'inflation. À l'intérieur du
publiques devrait rester la tâche prioritaire.                        SME, de telles politiques permettraient de surmonter plus
                                                                      facilement les tensions qui pourrait découler de la libération
                                                                      déjà accélérée des mouvements de capitaux. Les progrès
                                                                       réalisés en septembre 1987 à l'occasion du conseil des
Même si une telle solution coopérative peut paraître difficile        ministres de l'économie et des finances de Nyborg devraient
à mettre en oeuvre, il peut dès à présent être approprié de la        aussi y contribuer. La politique monétaire ne pouvant plus
prendre en considération au vu notamment des incertitudes             soutenir activement la croissance sans risques, un poids accru
qui pèsent sur l'économie mondiale . Dans le cas d'un                  repose sur la politique budgétaire, aussi pour améliorer le
ralentissement supplémentaire de la croissance, un effort ,            dosage international des politiques économiques. En moyen­
différencié selon les pays et bien agencé dans le temps,               ne de la Communauté, le déficit budgétaire recule encore
pourrait certes conduire à un déficit budgétaire en moyenne           quelque peu. Les orientations budgétaires pour 1988, vont
de la Communauté quelque peu supérieur à la prévision                  dans le sens de la stratégie de coopération et contribuent à
actuelle (4,5 % du PIB en 1988 ). Mais s'appliquant dans une           l'amélioration des conditions de l'offre tout en apportant un
situation où l'adaptabilité des marchés et la rentabilité du           certain soutien à la demande. Si elles s'insèrent dans une
capital productif se sont sensiblement améliorées, il est             politique économique d'ensemble durablement orientée sur
possible d'en attendre un rendement en terme de croissance,            la stabilité, des réductions fiscales plus rapides et des
d'accélération des investissements , et par voie de conséquen­         investissements publics supplémentaires qui devraient rester
ce de recettes fiscales qui soit plus élevé que ce n'était encore le   compatibles avec une position de dette publique soutenable à
cas à la fin des années soixante-dix ou au début des années
                                                                       moyen terme, contribueraient à renforcer encore les déter­
quatre-vingt. Le rendement d'une telle impulsion budgétaire            minants de la croissance. La mise en œuvre de politiques
serait d'ailleurs d'autant plus grand qu'un nombre important           budgétaires permettant de mieux soutenir la croissance se
de pays pourrait y participer et que pour chacun des pays              heurte cependant souvent au niveau national à des contrain­
l'impulsion budgétaire initiale serait de ce fait plus rapide­         tes d'équilibres extérieur ou budgétaire. Ces contraintes
ment couverte par des rentrées fiscales supplémentaires. Le            pourraient être allégées dans le cadre d'un effort commun et
renforcement durable de la croissance dans la Communauté
                                                                       bien agencé dans le temps qui tiendrait compte des interdé­
qui pourrait en résulter contribuerait à l'objectif interne            pendances existantes entre les États membres. Dans le cas
principal qui reste la réduction du chômage et faciliterait en         d'un nouvel affaiblissement de la croissance certains pays de
même temps la solution qu'il faut apporter au problème des             la Communauté dont la situation budgétaire est plus aisée,
déséquilibres internationaux de balance des paiements.                 pourraient participer à des degrés et conditions divers à un tel
                                                                       effort, cependant que les autres pays utiliseraient les avanta­
                                                                      ges d'un surcroît de croissance chez leurs partenaires pour
 Les chapitres par pays qui font l'objet de la deuxième partie         réaliser leur objectif d'assainissement budgétaire, le cas
de ce rapport et qui en soutiennent les recommandations de             échéant à un rythme de croissance plus élevé. Un tel effort
politique économique permettent de prendre la mesure des               permettrait d'accélérer la convergence des positions budgé­
contraintes qui s'exercent dans chaque pays pris isolément.            taires et atténuerait le risque que certains pays soient amenés
 Que ce soit au niveau du solde extérieur ou que ce soit pour          à freiner encore plus leur propre croissance en raison de
réaliser les programmes d'assainissement budgétaire , de               l'accentuation des contraintes budgétaire et/ou extérieure, ce
 réductions fiscales ou d'investissements publics , ces contrain­      qui aurait aussi des répercussions négatives chez leurs
 tes se sont alourdies à la suite de l'affaiblissement de la           partenaires.
 ---pagebreak--- N° L 394 / 30                                  Journal officiel des Communautés européennes                                    31 . 12 . 87
              Encadré: Croissance et emploi
              Dans les années 1986-1983 , le taux de croissance annuel du produit intérieur brut réel dans la
              Communauté a été inférieur de moitié au taux correspondant des années 1973-1960, mais l'emploi
              s'est accru presque deux fois plus vite. Selon les projections à moyen terme 1991-1986 , cette relation
              entre la croissance et l'emploi, favorable du point de vue de la politique du marché du travail, devrait se
              maintenir (voir le tableau 1 ).
                                                                      TABLEAU 1
                                                     Croissance et emploi dans la Communauté
            I                                                            Pourcentage annuel moyen de variation
                                                  1973-1960          1979-1973           1983-1979     1986-1983 1991-1986 (')
              PIB réel                               4,8                2,4                  0,8            2,4      2,6
              Emploi                                 0,3                0,1                - 0,6            Q;5      0,6
              (') Projection.
              Source: Services de la Commission .
              Le seuil de croissance à partir duquel on peut escompter un accroissement de l'emploi a donc fortement
              baissé dans la Communauté par comparaison avec les années soixante. Les services de la Commission
              ont estimé que ce seuil se situait à 4,2% de croissance du PIB réel dans les années soixante, à 2,1 %
              pendant la période 1979-1973 et à 1,7% pendant la période 1987-1979 .
                                                                     GRAPHIQUE
                                              Seuils à partir desquels l'emploi commence à s'accroître
              (') À partir de ce taux de croissance du PIB (annuel), l'emploi s'accroît.
              Source: Estimations des services de la Commission.
              Le fait que la croissance soit devenue plus créatrice d'emplois ces dernières années n est pas un
              phénomène nouveau, mais se situe dans le prolongement d'une tendance qui s'est amorcée dès la
              première crise pétrolière de 1973 . Il semble toutefois que cette tendance se soit encore renforcée
              légèrement dans les années quatre-vingt et que les facteurs qui sont à son origine soient
              différents .
               Parmi les facteurs qui augmentent la capacité de la croissance à créer des emplois, on peut citer.
               a) La réduction de la durée moyenne du travail par personne occupée, qui permet de répartir le
                   volume de travail sur un plus grand nombre de personnes. Cette réduction peut résulter de la
                   diminution de la durée hebdomadaire du travail, de l'allongement du congé annuel des salariés et
                   de la multiplication des emplois à temps partiel.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                              Journal officiel des Communautés européennes                                  N° L 394 / 31
             b) Le changement structurel marqué par l'importance croissante du secteur des services. Selon la
                  théorie des trois secteurs, dans une économie prospère, la part du revenu national affectée aux
                  services augmente. Comme l'intensité de main-d'œuvre dans le secteur des services est en règle
                  générale plus élevée que dans celui de la production des biens, cette évolution accroît la capacité de
                  création d'emplois de la croissance .
             c) Le ralentissement du processus de substitution de capital au travail, cela signifie que
                  l'accroissement du produit national est obtenu avec relativement plus le travail et relativement
                  moins de capital. La tendance à une plus grande intensité capitalistique s'atténue. Le
                  ralentissement de la substitution du capital freine la progression de la productivité moyenne du
                  travail . La croissance devient plus créatrice d'emplois .
             Ces trois facteurs ne sont pas indépendants, mais se recoupent. Il n'est donc pas possible de mesurer
             exactement leur impact. Par ailleurs, ils n'expliquent pas à eux seuls la plus grande capacité de création
             d'emplois de Ja croissance .
             Dans les quatre grands pays industrialisés de la Communauté (EUR 4), la durée du travail par
             personne occupée s'est réduite en moyenne période de près de 1 % par an (voir le tableau 2). Dans les
             années soixante et soixante-dix, la réduction de la durée du travail s'est accompagnée d'une faible
             progression de l'emploi (0,1 ou 0,2% par an); au cours de la période 1985-1980 , elle n'a fait que
             freiner le recul de l'emploi. Alors que dans les années soixante et soixante-dix, la réduction de la durée
             hebdomadaire du travail et l'allongement du congé annuel étaient manifestement au centre des
             préoccupations, ces dernières années, l'extension du travail à temps partiel dans la Communauté a
             fortement contribué à accroître la capacité de création d'emplois de la croissance. Le tableau 3 montre
             toute l'importance que la multiplication des emplois à temps partiel a eue sur l'expansion de l'emploi
             pendant ces dernières années. Au cours de la période 1985-1983 , l'augmentation du nombre d'emplois
             a résulté exclusivement de l'extension du travail à temps partiel; le nombre de salariés à temps complet
             a même diminué légèrement. Les chiffres apportent la preuve que l'impact d'une réduction de la durée
             du travail (par personne) ne dépend.pas seulement de l'ampleur de la réduction moyenne, mais qu'il
             varie selon que la réduction de la durée moyenne du travail résulte d'une extension du travail à temps
             partiel ou d'une diminution de la durée du travail des salariés à temps plein.
             Si l'augmentation des emplois à temps partiel est surtout sensible dans le secteur des services (leur part
             dans l'emploi total est passée de 16,1 % en 1983 à 17,3 % en 1985 ), le nombre de ces emplois s'est
             aussi accru légèrement dans l'industrie (de 5,1 % en 1983 à 5,7 % en 1985 ). Cette forme de travail se
             répand aussi parmi la main-d'œuvre masculine (3,4 % de cette main-d'œuvre en 1985 contre 2,8 % en
             1983 ), bien que les emplois à temps partiel restent pour l'essentiel des emplois occupés par des femmes
             ( 28,7% de l'emploi féminin total en 1985 contre 24,4% en 1983 ).
             À ce stade, il faut noter que l'extension du travail à temps partiel explique dans une grande mesure la
             plus grande capacité de la croissance à créer des emplois. Dès lors que cette forme de travail répond
             aux vœux des intéressés et ne constitue pas une forme de sous-emploi involontaire, il n'y a rien à y
             redire, surtout si elle est réglementée par les conventions collectives et n'entraîne aucun inconvénient
             majeur sur le plan de la couverture sociale ou de la carrière. Il ne faut cependant pas oublier que les
             travailleurs à temps partiel se recrutent fréquemment dans «la réserve de travail» (par exemple les
             ménagères), de sorte que le nombre de chômeurs enregistrés ne régresse pas dans la même
             proportion .
             Le processus structurel d'extension du secteur des services se poursuit. Depuis 1960 , le secteur des
             services fournit une part de plus en plus importante de l'emploi total et du produit intérieur brut (voir le
             tableau 4). Ces dernières années, cette part s'est même encore accrue. Jusqu'en 1973 , l'augmentation
             de la valeur ajoutée brute du secteur des services était proportionnelle à la croissance globale; depuis
             lors, sa croissance est supérieure à celle de l'économie. De plus, la forte capacité de création d'emplois
              de la croissance dans le secteur des services s'est encore renforcée ces dernières années (voir le tableau
              4). En 1984 et 1985 , la valeur ajoutée réelle des services s'est accrue en moyenne annuelle de près de
              3 % et s'est accompagnée d'une expansion de l'emploi d'environ 2 % . Au cours de la période
              1979-1973 , les pourcentages correspondants étaient respectivement de 3,2 et 1,7% . Cette capacité
              accrue de création d'emplois est sans doute imputable dans une large mesure à la multiplication des
              emplois à temps partiel .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 32                            Journal officiel des Communautés européennes                                      31 . 12 . 87
              La tendance à long terme à l'intensification capitalistique et aux économies relatives de main-d'œuvre
              s'est ralentie dans la Communauté à compter de la première crise pétrolière de 1973 . On peut en juger
              en considérant la contribution de la substitution du capital du travail à l'accroissement de la
              productivité horaire du travail (voir le tableau 5 ). Sur la période de 1973-1960 , elle atteignait 1,8 %
              en moyenne annuelle dans le secteur privé (c'est-à-dire l'ensemble de l'économie moins l'agriculture, le
              logement et le secteur public), en comparaison de 1 ,3 % pour la période 1986-1979 (EUR 4). Le recul
              a été particulièrement marqué en république fédérale d'Allemagne et en Italie. Cette évolution a sans
              doute été favorisée par les hausses modérées des salaires réels dans les États membres et l'offre
              abondante de travail sur le marché . Les besoins de rationalisation se sont atténués . Le nombre
              d'emplois rentables a augmenté. Cela a stimulé l'expansion de l'emploi dans les secteurs à forte
              intensité de main-d'œuvre (comme le secteur des services). La tendance au ralentissement du processus
              de substitution pourrait s'accentuer avec les expériences actuelles de découplage des temps de travail et
              de production. À l'avenir, il conviendra de préserver et de développer tous les facteurs qui accroissent
              la capacité de création d'emplois de la croissance. Dans le même temps, le ralentissement des gains de
              productivité horaire du travail et du capital (voir le tableau 5 ) montre que le processus économique a
              perdu de son efficacité. La croissance économique exige de nos jours relativement plus de capital et de
              travail qu'auparavant. Une croissance fortement créatrice d'emplois requiert donc en outre une
              expansion plus que proportionnelle de l'investissement.
              Les mesures des pouvoirs publics enfaveur de l'emploi ont aussi conribué ces dernières années à rendre
              la croissance plus créatrice d'emplois. En 1985 et 1986 , ces mesures ont permis d'occuper plus d'un
              million de salariés dans la Communauté . L'effet de ces mesures sur l'emploi a cependant été neutralisé
              en partie par une augmentation beaucoup moins rapide du nombre de postes dans les services publics
              (1 % en moyenne annuelle pour la période 1985-1979 , contre 2,3% pour la période 1979-1973 ).
              Dans la plupart des États membres, la tendance est cependant à la stabilisation du nombre de
              personnes occupées dans le cadre de tels programmes, et ce pour des raisons de contraintes
              budgétaires. Par conséquent, on ne peut attendre de ces mesures spécifiques en faveur du marché du
              travail qu'un effet stabilisateur sur l'emploi, et non un renforcement de la capacité de la croissance à
              créer des emplois.
              Résumé: Le seuil à partir duquel la croissance du produit intérieur brut réel s'accompagne d'une
              expansion de l'emploi est passé de plus de 4% par an avant 1973 à moins de 2% dans les années
              quatre-vingt. Cette capacité accrue de création d'emplois de la croissance s'explique par la réduction
              de la durée moyenne du travail par personne occupée, phénomène dans lequel le travail à temps partiel
              joue un rôle de plus en plus important, et par le ralentissement du processus de substitution de capital
              au travail qui freine la progression de la productivité horaire du travail . À cela s'ajoute une expansion
              plus que proportionnelle d'un secteur de services à forte intensité en main-d'œuvre. Ces effets ne
              peuvent être simplement ajoutés les uns aux autres, car ils sont interdépendants. Cependant, la
              capacité accrue de création d'emplois de la croissance leur est sans doute imputable pour une très
              grande part.
                                                                TABLEAU 2
              Volume de travail, durée moyenne du travail par personne occupée et nombre de personnes occupées (pourcentage
                                                       annuel moyen de variation)
                                                     1970 / 1960    1980 / 1970    1985 / 1980   1983 / 1980    1985 / 1983
              République fédérale d'Allemagne:
              — Volume de travail                      - 0,8           - 1,2         - 1,2         - 1,6          - 0,4
              — Durée du travail                       - 1,0           - 1,1         - 0,5         - 0,3          - 0,8
              — Nombre de personnes occupées              0,2          - 0,1         - 0,6         - 1,3             0,4
              France :
              — Volume de travail                         0            - 0,4          - 2,0        - 3,1          - 1,3
              — Durée du travail                       - 0,6           - 0,9          - 1,6         - 2,1          - 0,7
              — Nombre de personnes occupées              0,6            0,5          - 0,4         - 1,0          - 0,6
              Italie :
              — Volume de travail                      - 1,1           - 0,7            0           - 0,2            0,3
              — Durée du travail                       - 0,6           - 1,2          - 0,6         - 0,5          - 0,8
              — Nombre de personnes occupées           - 0,5             0,5            0,6           0,3            1,1
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                       Journal officiel des Communautés européennes                                                        N 0 L 394 / 33
                                                               1970 / 1960         1980 / 1970       1985 / 1980        1983 / 1980      1985 / 1983
             Royaume-Uni :
             — Volume de travail                                 - 0,9                - 0,7             - 1,1              - 3,1              2,2
             — Durée de travail                                  - 1,1                - 0,9             - 0,5              - 1,0              0,4
             — Nombre de personnes occupées                          0,2                 0,2            - 0,7                2,1               1,7
             EUR 4 :                                         IlII||Il
             — Volume de travail                                  - 0,7               - 0,8             - 1,1              - 1,8              0,2
             — Durée de travail                                   - 0,8               - 1,0             - 0,8              - 0,9            - 0,5
             — Nombre de personnes occupées                          0,1                 0,2            - 0,3              - 0,8              0,7
             Source: Eurostat, OCDE : «Perspectives de l'emploi» 1987.
                                                                            TABLEAU 3
                                 Pourcentage de variation du nombre de personnes occupées entre 1983 et 1985
                                                 B       DK        D         GR         F       IRL        I         L       NL       UK      EUR 10
             Total                              0,8      5,6     0,8         1,3     - 1,2     - 4,3     0,9        0,6      3,3      3,3        1,1
             Contribution (*) à la variation du nombre total de personnes occupées:
             — Travailleurs à
                   plein temps                  0        4,0      0,4           1,4    - 2,5    - 4,2      0,2       0         1,1      0,9      - 0,1
             — Travailleurs à
                   temps partiel                0,8      1,6      0,4        - 0,1        1,3   - 0,1      0,7       0,6       2,2      2,4        1,2
             ( 1 ) Lorsqu'on ventile les personnes occupées en travailleurs à plein temps à temps partiel sur la base des résultats de "«enquête par
                   sondage sur les forces de travail dans la CEE», il faut tenir compte du fait que cette enquête n'est réalisée qu'au cours d'une seule
                   semaine de l'année, plus précisément au printemps, et qu'elle n'est donc peut-être pas tout à fait représentative de la moyenne
                   annuelle .
             Source: Eurostat, «Enquête par sondage sur les forces de travail , 1983 , 1985 ».
                                                                            TABLEAU 4
                  L'emploi et la croissance dans l'ensemble de l'économie et dans le secteur des services de la Communauté
                                                                              ( EUR 12 )
                                                                        1968 /       1973 /      1979 /      1985 /
                                                                                                                          1983       1984       1985
                                                                         1960         1968        1973        1979
             Nombre total de personnes occupées ,
             en % par an                                                   0,1         0,5         0,1        - 0,3       - 0,5      - 0,1        0,6
             Produit intérieur brut réel , en % par an                     4,6         4,9         2,4          1,2         1,4        2,3        2,4
             Nombre de personnes occupées dans les
             services , en % par an                                        1,7          1,9        1,7          1,5         1,2         1,9       2,2
             Valeur ajoutée brute réelle dans les services ,
             en % par an                                                   4,5         5,0         3,2          2,1         2,0        2,8        2,9
                                                                         1960         1968        1973        1979        1983       1984       1985
             Nombre de personnes occupées dans les
             services par rapport au nombre total de .
             personnes occupées , en %                                   39,1        44,2        47,3          51,8        55,7       56,8      57,6
             Valeur ajoutée brute du secteur des services
             en proportion du produit intérieur, brut
             en %                                                        48,1         52,7        53,5         57,2        59,2       59,4      59,5
             Source: Eurostat .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 34                                    Journal officiel des Communautés européennes                                                           31 . 12 . 87
                                                                            TABLEAU 5
              Contribution de la substitution entre facteurs de production à la productivité tendancielle dans le secteur privé (*);
                                                                    taux de croissance annuel
                                                                         D            F            I         UK          EUR 4     USA ( 2 ) Japon i1 )
              Productivité horaire
              du travail ( 3 )
               1973-1960                                                 4,3          5,1          6,5         3,1           4,5      1,8        9,6
               1979-1973                                                 3,8          3,4          2,2         2,7           3,1      0,1        3,0
               1986-1979                                                 2,5          2,4          1,4         2,7           2,3      0,3        3,8
              Productivité du capital                               Il\                      ||||ll
               1973-1960                                               - 2,1          0,2          0,5      - 1,7         - 0,9     - 0,3      - 0,5
               1979-1973                                               - 1,3        - 1,2       - 0,7       - 1,8         - 1,3     - 0,8      - 1,5
               1986-1979                                               - 2,0        - 2,0       - 1,2       - 1,5         - 1,7     - 0,5      - 3,0
              Productivité globale
              des facteurs
              1973-1960                                                  1,9          3,4          4,7         1,7           2,7      1,2        5,8
              1979-1973                                                  1,9          1,8          1,3         1,4           1,7    - 0,1        1,4
              1986-1979                                                  0,8          0,8          0,6         1,5           1,0      0,1        1,3
              Contribution de la substitution du
              capital au travail à l'accroissement de la
              productivité horaire
              1973-1960                                                  2,4          1,7          1,7         1,4           1,8      0,5        3,5
              1979-1973                                                  1,9          1,6          0,9         1,3           1,4      0,2        1,6
              1986-1979                                                  1,6          1,5          0,8         1,2           1,3      0,2        2,5
              (') Secteur privé: ensemble de l'économie moins l'agriculture , le logement et le secteur privé.
              (2 ) Données disponibles jusqu'en 1985 seulement.
              ( 3 ) En raison de la délimitation des secteurs et de la définition de la durée du travail (nombre d'heures de travail prestées par
                    semaine), les valeurs indiquées ci-dessus ne sont pas tout à fait comparables avec celles du tableau 2.
              Définitions
              — productivité du travail: valeur ajouté brute réelle par heure de travail ,
              — productivité du travail: valeur ajoutée brute réelle par unité de capital installé à prix constants ,
              — productivité globale des facteurs: moyenne modérée des productivités du travail et du capital . Les poids correspondent au
                    partage de la rémunération des factéurs dans la valeur ajouté brute ,
              — contribution de la substitution du capital au travail à l'accroissement de la productivité horaire: différence entre les taux
                    d'accroissement de la productivité horaire du travail et la productivité des facteurs (voir à ce sujet: Économie européenne, n° 20 ,
                    juillet 1984).
              Source: Estimations des services de la Commission .
              Taux d'intérêt à long terme
              Pour deux raisons principalement, des taux d'intérêt à long terme moins élevés faciliteraient la mise en
              œuvre de la stratégie de coopération: d'abord , de tels taux contribueraient à un renforcement des
              investissements . Mais, peut-être plus important , ils soulageraient sensiblement les budgets publics ,
              lourdement grevés par la charge de la dette publique . Les marges de manœuvre pour un assainissement
              plus rapide ou un renforcement de la croissance s'en trouveraient accrues.
              La décision d'investir dépend très largement de l'écart.entte la rentabilité escomptée de l'investissement
              d'une part et le coût de financement ou le rendement d'un placement financier d'autre part. Une
              augmentation de cet écart est nécessaire pour susciter des investissements plus dynamiques . La
              rentabilité a déjà bien augmenté au cours des dernières années. Cependant, à titre indicatif, la
              rentabilité moyenne du capital productif dans la Communauté n'a pas encore retrouvé son niveau
              moyen des années soixante (voir le graphique 12). De nouvelles améliorations sont encore nécessaires
              et possibles. Mais une baisse des taux d'intérêt à long terme aurait également une influence positive sur
              les investissements. Ainsi, selon les analyses économétriques des services de la Commission , une baisse
              durable des taux d'intérêt à long terme à concurrence de 0,8 point, s'appuyant sur la stabilisation à un
             niveau bas des anticipations inflationnistes, permettrait d'accroître en quatre ans le volume annuel des
              investissements privés d'un peu plus de 2 % ; l'accélération supplémentaire de la croissance annuelle
              des investissements privés s'élèverait à environ 0,4-0,5% .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                Journal officiel des Communautés européennes                                   N 0 L 394 / 35
             L'autre élément important d'appréciation des taux d'intérêt à long terme est leur impact sur les déficits
             publics, et par la même sur la gestion de la politique budgétaire. Une baisse des taux d'intérêt a d'abord
             un effet immédiat sur le coût de l'endettement nouveau . Par ailleurs, au fur et à mesure que l'ancienne
             dette est renouvelée, la baisse des taux d'intérêt, pour autant qu'elle soit durable, soulage d'autant les
             budgets publics. Si l'effet immédiat peut souvent être négligé, sauf pour les pays où le déficit budgétaire
             est très élevé, l'effet à plus long terme serait lui appréciable dans tous les pays. Selon les estimations des
             services de la Commission, l'effet de la baisse supposée de 0,8 point de pourcentage des taux d'intérêt à
             long terme sur le déficit budgétaire pourrait se situer en moyenne de la Communauté entre 0,5 et 0,6 %
             du PIB, après que la totalité de la dette soit venue à maturité et ait été renouvelée à un taux plus bas.
             Selon une évaluation , prudente, l'allégement réalisable sur quatre ans serait de 0,4 point de
             pourcentage du PIB. Cet allégement de la charge d'intérêt permettrait de redonner progressivement
             une plus grande flexibilité à la politique budgétaire .
             Un tel allégement bénéficierait tout particulièrement aux pays dont le niveau de dette publique est le
             plus élevé. Il contribuerait dans une mesure supérieure à la moyenne à y atténuer la dynamique de la
             dette publique, que ces pays ne peuvent actuellement freiner qu'en dégageant des excédents
             budgétaires hors intérêt allant en augmentant. Il contribuerait ainsi, comme il est souhaitable, à une
             meilleure convergence des dettes publiques, ce qui ne manquerait pas à son tour d'avoir des
             répercussions positives sur la convergence vers le bas des taux d'intérêt eux-mêmes.
             Le jugement qui peut être porté sur le niveau des taux d'intérêt nominaux dépend très largement de leur
             écart par rapport au taux d'inflation, c'est-à-dire du «taux d'intérêt réel». Décisifs à cet égard sont les
             anticipations inflationnistes. Celles-ci n'étant cependant pas directement observables, le «taux
             d'intérêt réel» mesuré par l'écart entre le taux nominal et le taux d'inflation courant est souvent utilisé
             en première approximation. Cette mesure pose cependant des problèmes tout particuliers lorsque le
             taux d'inflation varie fortement et rapidement. Dans ce cas le taux d'inflation courant et le taux
             d'inflation anticipé diffèrent probablement de façon importante, les agents économiques étant surpris
             dans leurs attentes. Le choix de l'indicateur d'inflation est aussi délicat . En règle générale, les différents
             indicateurs de l'inflation (prix du PIB, prix de la consommation privée, coûts salariaux unitaires
             nominaux) évoluent en parallèle. Mais, lorsque des modifications importantes de prix relatifs
             interviennent, comme par exemple en 1986 à la suite de l'amélioration des termes de l'échange liée à la
             dépréciation du dollar des États-Unis et à la chute des prix du pétrole, des différences importantes
             peuvent apparaître dans l'évolution de ces différents indicateurs. Il convient de tenir compte de ces
             différents éléments lorsque l'on juge du niveau des taux d'intérêt réels et des marges existantes pour des
             baisses futures .
             En comparaison historique, l'écart actuel entre le taux d'intérêt nominal à long terme et le taux
             d'inflation est élevé, aux alentours de 5 % (voir le graphique). Cet écart est bien entendu nettement
             supérieur à son niveau des années soixante-dix, où il était proche de zéro, voir négatif. Mais, il était
             alors plus l'expression de l'instabilité monétaire ainsi que de taux d'inflation élevés et soumis à des
             variations rapides qu'il ne reflétait la rareté relative du capital. Les taux d'intérêt ont alors perdu dans
             de nombreux pays le rôle qu'ils doivent jouer pour canaliser vers les affectations les plus rentables les
             ressources rares d'épargne. Ceci a vraisemblablement conduit à un gaspillage de capitaux et a rendu le
             processus de production encore plus intensif en capital. Mais l'écart entre taux d'intérêt et taux
             d'inflation est aussi maintenant quelque peu supérieur à son niveau des années soixante, années qui du
             point de vue de la stabilité monétaire soutiennent mieux la comparaison avec la période actuelle. Le
             niveau élevé des taux d'intérêt réels est aussi le signe d'un manque relatif d'épargne par rapport aux
             besoins de financement des différents agents économiques .
             Depuis le début des années quatre-vingt, les politiques monétaires de stabilité permettent aux taux
             d'intérêt d'assurer de façon plus efficace l'équilibre sur les marchés des capitaux. Leur niveau
             relativement élevé s'explique par plusieurs facteurs; c'est d'une évolution favorable de ces facteurs que
             l'on peut espérer que les taux d'intérêt réels à long terme baissent de façon durable et sans que ne soit
             remis en cause l'acquis de stabilité.
             Au niveau mondial d'abord, les déficits budgétaire et extérieur des États-Unis d'Amérique ainsi que la
             situation d'endettement des pays en voie de développement pèsent lourdement sur les marchés des
             capitaux internationaux. Dans la mesure où ces déséquilibres se résorbent, il est possible de dégager
             des marges de baisse pour les taux d'intérêt sur ces marchés, et par voie de conséquence sur les marchés
             de capitaux européens .
 ---pagebreak--- N° L 394 / 36                               Journal officiel des Communautés européennes                                         31 . 12 . 87
            Au plan communautaire ensuite, le retour à la stabilité est un phénomène relativement récent et le
            processus de désinflation n'est pas encore achevé dans tous les pays. Si les politiques monétaires restent
             durablement et de façon crédible orientées sur la stabilité et que, année pour année, les taux d'inflation
            restent bas, les anticipations inflationnistes devraient encore pouvoir baisser, ce qui se répercuterait
             favorablement sur les taux d'intérêt. Par ailleurs , une amélioration progressive de l'équilibre entre
             épargne interne et investissement devrait pouvoir contribuer à une baisse relative des taux d'intérêt
             réels. Une telle amélioration est possible si, dans le cadre de la stratégie de coopération,
             l'accroissement plus rapide des investissements peut s'appuyer sur une rentabilité en hausse allant de
             pair avec une augmentation progressive des marges d'auto-financement, et par là-même avec un
             renforcement simultané de l'épargne interne. Par ailleurs, la poursuite de politiques permettant, là où
             cela est nécessaire un assainissement progressif des finances publiques , et améliorant la convergence
             des positions de dettes publiques devrait aussi contribuer à réduire la tension sur les marchés de
             capitaux et à faciliter la tâche de la politique monétaire dans la stabilisation interne et externe. La
             diminution des taux d'intérêt qui deviendrait ainsi possible dans la Communauté contribuerait à
             établir' à un niveau plus bas le différentiel entre taux européens et américains qui est nécessaire à la
             stabilisation du dollar des États-Unis .
                                                  TAUX D'INTERET À LONG TERME
                                                              (moyenne annuelle)
                                           Écart entre taux nominaux et variations du prix du PIB
              1 . Les prix du PIB ont été choisis comme représentants de l'inflation interne sous-jacente. Leur évolution est en
                  moyenne de longue période sensiblement identique à celle des prix de la consommation privée (moyenne des
                  années 1970 à 1985 : prix du PIB: + 10,1 % , par exemple: prix de la consommation privée: + 10,0% par
                  exemple: en moyenne EUR 12). Mais, certaines années, des écarts importants existent lorsque les termes de
                  l'échange se modifient de façon substantielle (par exemple: 1974: prix du PIB : 13,0; prix de la consommation
                  privée: 14,6 ; 1986 : prix du PIB : 5,6; prix de la consommation privée: 3,7 en moyenne EUR 12).
              2. Le taux d'intérêt nominal correspond à la moyenne pondérée de taux d'intérêt nominaux à long terme
                  représentatifs sur les marchés des capitaux des pays de la Communauté (pondération: PIB prix et PPA
                  1985 ).
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                               Journal officiel des Communautés européennes                                   N 0 L 394 / 37
                                                                PARTIE H
                                   LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE DES ÉTATS MEMBRES
                                                                BELGIQUE
En Belgique, l'important effort d'ajustement budgétaire                propose de ramener le solde budgétaire à 7,4 % en 1988 , afin
opéré durant l'année 1987 a nettement influencé l'évolution            de pouvoir atteindre le niveau de 7% du PIB en 1989 prévu
de la demande intérieure , dont la croissance s'est ralentie           par son programme de gouvernement. Cet objectif devrait
pour n'atteindre que 1,6% en termes réels ; la contribution            être poursuivi à l'aide d'une nouvelle série d'économies de
du solde extérieur en volume demeurant négative , le taux              dépenses, en particulier dans le domaine des transferts
d'accroissement du PIB est tombé à 1 ,3 % . Dans ce contexte           sociaux et des dépenses de fonctionnement et par la création
peu dynamique , les investissements fixes des entreprises sont         de nouvelles recettes budgétaires provenant entre autres de la
néanmoins restés très soutenus, augmentant, pour la deuxiè­            privatisation de certaines activités publiques .
me année consécutive , de près de 8 % en volume , alors que
l'investissement public diminuait de 10 % . La consommation            Le gouvernement a annoncé , en même temps , un programme
des ménages n'a progressé que de 1,5% en volume , sous                 ambitieux de réforme fiscale étalé sur la période 1989-1993 ,
l'effet d'un ralentissement du revenu disponible en termes             qui prévoit notamment une réduction du nombre et du
réels . Le volume des importations s'est accru plus rapidement         niveau des taux d'imposition des revenus des particuliers et
que celui des exportations , mais les termes de l'échange ont          dont les effets seraient compensés en partie par la suppression
continué à s'améliorer, et la balance des paiements courants           d'une série de déductions fiscales en faveur des entreprises et
s'est soldée par un surplus important ( 2,3% du PIB ). La              des particuliers. Ce programme doit encore être présenté au
hausse des prix à la consommation a pu être limitée à 1 ,8 %           Parlement .
en moyenne annuelle. Le chômage a diminué légèrement ,
malgré l'effet de contraction exercé sur l'emploi par les              Afin d'atténuer les effets de l'assainissement des finances
mesures d'ajustement budgétaire.                                       publiques et de la croissance modérée de l'activité économi­
                                                                       que sur le marché du travail, le programme gouvernemental
La progression du revenu disponible des ménages en termes              pour 1988 comporte aussi une série de mesures directes et
réels pourrait s'accélérer légèrement en 1988 , permettant,            ponctuelles en faveur de l'emploi, parmi lesquelles figurent
dans l'hypothèse d'une nouvelle réduction du taux d'épargne ,          des possibilités de réduction de charges sociales dans certains
une expansion de la consommation privée au même rythme                 secteurs , ainsi que des facilités en faveur des chômeurs jeunes
que l'année précédente. Stimulés par un élargissement des              et de longue durée . La création d'emplois dans le secteur privé
marges bénéficiaires et compte tenu de l'évolution toujours            continue par ailleurs de bénéficier d'une-baisse continue des
modérée des salaires réels , les investissements privés conti­         coûts salariaux réels par unité produite . Sur la base des
nueront à croître . Par ailleurs , la contribution du solde            accords salariaux portant sur 1987 et 1988 , l'accroissement
extérieur à la croissance deviendrait positive, la compétitivi­        du salaire réel serait encore inférieur à celui de la producti­
                                                                       vité .
té-coûts s'améliorant à nouveau . Dans ces conditions , l'ex­
cédent de la balance des paiements courants se maintiendrait
aux environs de 2,5 % du PIB . Le taux d'expansion du PIB en           En outre, les progrès réalisés quant au fonctionnement des
termes réels pourrait s'approcher de 2% et le taux de                  marchés du travail permettent de rendre les conditions de
chômage diminuerait quelque peu . Tout en demeurant                    l'offre plus flexibles . Une nouvelle législation assouplissant
modérée , l'inflation pourrait s'accélérer légèrement, reflétant       les dispositions légales relatives au travail dominical , au
entre autres un retournement dans la tendance des prix à               travail de nuit et à la durée du travail est entrée en vigueur en
l'importation .                                                        juillet 1987. Elle permet d'introduire de nouveaux régimes de
                                                                       travail par des conventions collectives négociées au niveau
                                                                       des secteurs ou des entreprises. Cette flexibilité accrue , ainsi
L'assainissement des finances publiques demeure un objectif            que la modération des coûts internes, créent des conditions
absolument prioritaire . L'importance de la dette brute dont le        favorables au développement des exportations et des inves­
niveau aura atteint 125 % du PIB en 1 987 ( 20 % pour la seule         tissements .
dette extérieure), le poids des charges d'intérêt , qui s'appro­
chera de 11% du PIB ( alors que pour l'ensemble de la                  La politique mise en œuvre dès 1982 et visant à restaurer la
Communauté, les chiffres correspondants n'atteignent res­              rentabilité et à assainir la situation financière des entreprises
pectivement que 61 et 5 % ), et le fait que l'effet multiplicateur     a déjà abouti à un redressement des investissements des
dette-charges d'intérêt n'a toujours pas pu être neutralisé ,          entreprises qui s'est particulièrement manifesté au cours de la
rendent la poursuite de l'effort d'assainissement im­                  période 1986 / 1987 .
pérative .
                                                                       La politique monétaire devra continuer à préserver la
Après avoir opéré une diminution très sensible du solde net à          stabilité du taux de change du franc belge au sein du système
financer de l'administration centrale en 1987 (réduction de            monétaire européen , tout en utilisant la marge de manœuvre
l'ordre de 3% du PIB ), grâce principalement à de fortes               disponible pour favoriser une baisse des taux d'intérêt et dès
compressions de dépenses publiques , le gouvernement se                lors des charges de la dette publique. Lors du réalignement de
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janvier 1987 , le franc belge a réévalué de 2% par rapport à      d'intérêt de la dette publique . La modération salariale doit
l'Écu , après la réévaluation de 1 % qui était intervenue lors    permettre de sauvegarder la compétitivité et de maintenir la
du réalignement précédent , en avril 1986 . L'existence d'un      rentabilité des entreprises à un niveau satisfaisant . Si ces
appréciable excédent de la balance courante et la bonne           conditions sont réunies, la croissance pourrait devenir plus
performance d'inflation facilitent la mise en œuvre de cette      vive et faciliter la réalisation du double objectif poursuivi par
politique. Les progrès réalisés dans la voie de la réduction du   les autorités belges à savoir la réduction du déficit budgétaire
déficit budgétaire sont de nature à alléger la contrainte         et l'allégement de la charge des prélèvements obligatoires ,
qu'imposent les variations des mouvements de capitaux en          objectif qui se situe dans le cadre de la stratégie préconisée par
matière de taux d'intérêt. Conjugée à une balance des             la Communauté et dont on peut attendre des effets positifs
paiements courants excédentaire , cette évolution devrait par     sur l'emploi . Le succès de son application suppose que les
ailleurs permettre aux pouvoirs publics de réduire la dette       pouvoirs publics gardent la maîtrise des dépenses publiques
extérieure accumulée depuis 1979 .                                et que l'économie belge puisse en outre bénéficier d'un
                                                                  dynamisme suffisant des échanges intracommunautaires .
La réussite du plan de redressement de l'économie belge           Dans cette optique, la mise en œuvre du programme
dépend de l'interaction d'une série de facteurs. Le maintien      d'allégement fiscal resterait dans les limites de l'utilisation du
d'un faible taux d'inflation doit favoriser la baisse des taux    «dividende budgétaire» créé par une amélioration des condi­
d'intérêt, stimuler les investissements et réduire la charge      tions de croissance dans la Communauté .
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                                                   Belgique: Principaux agrégats économiques, 1983-1988
                                                                                                                                          (Variations annuelles en %)
                                                            1983               1984               1985             1986 (»)           1987 ( 2 )         1988 (2 )
                                                                                 7,2                6.7                6,9                3,4               4,0
Produit                 f en valeur                           6,0
intérieur              -<   en volume                      - 0,3                 1,6                1,5                2,3                1,3               1,8
brut                     L déflateur                          6,3                5,5                5.1                4.4                2,1               2,2
Consommation privée déflateur                                 7,3                6,5                4.8                1.3                1,8               2.5
                                                           - 3,6                 4,4                3,8                6,6                7,0               4,9
Formation                f P"v^e
brute de capital       -< publique                          - 7,6              - 8,8             - 13,1              - 7,2            - 11,0                0,2
fixe en volume           [_ totale                          - 4,3                2,2                1.2                4,8                5,0               4,4
    dont : construction                                     - 5,5              - 4,8              - 0,4                1,6                1,6               3,1
           équipement                                       - 2,3               13,9                3,5                9,1                9,2               6,0
Demande interne à prix constants                            - 2,5                1,7                1.3                3.4                 1,6               1,7
Écart par rapport aux autres
partenaires de la Communauté ( 3 )                          - 3,8              - 0,1              - 1,0              - 0,3             - 1,0              - 0,6
                                                              6,0                5.8                4.4                2.5                3.7               3,0
Rémunération             f nom'na'e
des salariés           ■<   réelle A ( 4 )                  - 0,3                0,3              - 0,7              - 1,8                 1,6              0,8
par. tête                          B (4)                    - 1,3              - 0,6              - 0,4                 1,2                1,9              0,5
Productivité ( 5 )                                            0,9                1,7                0,6                 1.3               1,2                1,6
Coûts salariaux réels , unitaires                           - 1,2              - 1,4              - 1,2              - 3,1                0,4             - 0,8
Compétitivité ( 6 )                                         - 2,2              - 1,3                1,1                4,5                3.8             - 0,6
Emploi                                                      - 1,1                0,0                0,8                 1,0               0,1                0,2
Chômeurs enregistrés en % de la
population active civile ( 7 )                               14,4               14,5               13,7               12,6              12,4               12,1
Solde des opérations courantes
en % du PIB                                                 - 0,6              - 0,4                0,4                 2.4                2,3               2,3
Taux d'intérêt à long terme                                  11,8               12,0               10,6                 7,9               7,6                7,4
Masse monétaire ( 8 )                                         7,0                6,1                6,7               10,7                 8,0               6,0
Besoin ou capacité de financement
des administrations publiques
en % du PIB (»)                                           - 11,3               - 9,4              - 8,4              - 8,7              - 6,6             - 6,1
Dette publique en % du PIB                                 105,1               111,0              117,9              120,3             125,3              128,4
Intérêts de la dette publique en % du PIB                     9,4                9,9               10,6               11,1               10,9              11,0
 ') Estimations des services de la Commission, septembre 1987.
 2) Provisions des services de la Commission , septembre 1987 , sur la base des politiques actuelles.
 J) Différence en point de pourcentage.
 4 ) A: déflateur du PIB ; B : déflateur de la consommation privée .
 5 ) Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie.
 ') Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie. Chiffre positif
     = perte de compétitivité .
 7) Définition Eurostat.
 •) Fin d'année .
 *) Ce «besoin de financement» diffère sensiblement du concept de «solde net à financer» auquel se réfère la politique budgétaire nationale et qui inclut les prêts,
     avances et participations et certaines opérations de trésorerie .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 40                              Journal officiel des Communautés européennes                                   31 . 12 . 87
                                                              DANEMARK
Au Danemark, le produit intérieur brut a légèrement régressé         L'activité devrait marquer une certaine accélération en 1988
en termes réels en 1987 après cinq années de croissance              en raison surtout d'une nouvelle amélioration du solde
supérieure à la moyenne communautaire . Si les exportations          extérieur en volume . Même si l'expansion des marchés
de biens et de services avaient déjà stagné en 1986 , la             d'exportation ne devait pas s'accélérer notablement et la
croissance de l'activité avait été soutenue par une expansion        compétitivité encore se dégrader, les exportations progresse­
exceptionnellement rapide de la demande interne ( 5,7% en            raient néanmoins davantage qu'en 1987 , compte tenu de la
moyenne par rapport à 1985 ). Vers la fin de l'année                 faiblesse du marché intérieur , les producteurs se tourneraient
cependant, les composantes essentielles de la demande                davantage vers les marchés d'extérieur . La demande interne
interne ont nettement fléchi à la suite de la détérioration des      réelle devrait régresser encore un peu , ce qui entraînera un
perspectives d'exportation et, partant, du climat d'investis­        nouveau recul du volume des importations . En moyenne
sement, du resserement de la politique budgétaire qui s'est           annuelle, la croissance du produit intérieur brut ne devrait
effectué en plusieurs étapes au cours de l'année et des mesures      pas être supérieure à 1 % et le taux de chômage devrait
visant à accroître le taux d'épargne des ménages privés. La          dépasser le niveau de 1987. Les hausses des coûts internes se
consommation privée à donc régressé d'environ 5 % (taux              ralentiront, mais l'augmentation des prix des importations
effectif) du troisième au quatrième trimestre de 1986 et ,           exercera une poussée à la hausse. Il est dés lors peu probable
malgré une certaine accélération au cours de l'année 1987 ,           que l'inflation se ralentira. Compte tenu de la détérioration
devrait pour cette même année enregistrer en moyenne un              escomptée des termes de l'échange (du fait de l'augmentation
léger recul par rapport à 1986 . On estime que la construction        des prix des importations et de la baisse des prix des
de logements a régressé d'environ 10 % et il est probable que         exportations de produits agricoles), la balance commerciale
les investissements des entreprises ont aussi diminué. Bien           aux prix courants ne s'améliorera pas tout à fait dans la même
que les investissements publics aient légèrement progressé            mesure que le solde des volumes des échanges. En outre, la
par rapport à 1986 , la formation brute de capital fixe devrait ,     balance des invisibles pourrait se détériorer en raison de la
selon les estimations , avoir fléchi de 6,5 % au total. Le niveau     diminution des transferts de la Communauté . Néanmoins, le
de la formation de stocks ayant par ailleurs baissé , la              déficit extérieur courant devrait régresser de 2,9 % du PIB en
contraction de la demande interne totale pourrait approcher           1987 à 2,2% environ en 1988 .
de 2 % en termes réels . Les importations ont fléchi davantage
encore que la demande interne , alors que le niveau des
exportations demeurait pratiquement inchangé , de sorte que
l'impulsion émanant du solde extérieur a été positive, mais           Sous l'hypothèse d'une politique inchangée, et en particulier
insuffisante pour prévenir une légère contraction de l'activité       le maintien des orientations générales concernant l'évolution
interne. Le nombre de personnes occupées devrait néanmoins            des dépenses des administrations centrales et locales et la
avoir quelque peu augmenté , moins toutefois que la popula­           non-modification du régime fiscal, la situation financière des
tion active dont l'accroissement a été assez rapide . En              administrations publiques se modifiera peu. La faible crois­
conséquence, le taux de chômage , qui était à la baisse depuis        sance de la demande privée exercera un effet inhibiteur sur les
1983 , a augmenté légèrement de 1986 à 1987 .                         recettes d'impôts indirects, mais les impôts directs devraient
                                                                      augmenter fortement en raison de l'élargissement de l'assiette
                                                                      d'imposition consécutive à la réforme fiscale (en particulier,
                                                                      du part de la limitation des possibilités de déduction des
On estime que les prix des importations ont baissé d'environ          paiements d'intérêts). Les intérêts versés sur la dette publique
3,5% en monnaie nationale, mais que les coûts salariaux               devraient diminuer quelque peu et l'exédent du budget de
internes par unité produite ont augmenté beaucoup plus                l'ensemble des administrations publiques resterait donc à peu
rapidement qu'en 1986 (en partie du fait de la réduction de la        près inchangé ou dépasserait légèrement le niveau de 1 ,9 %
durée du travail ); les prix à la consommation devraient ainsi        du PIB observé en 1987 . La nécessité de renforcer la balance
augmenter de 4% contre 3,5% environ en 1986 .                         extérieure demeure impérative et justifie un excédent consi­
                                                                      dérable du budget des administrations publiques aussi
                                                                      longtemps que l'épargne du secteur privé reste insuffisante.
                                                                      Le déficit financier du secteur privé qui était passé de 2,7 %
Malgré cette accélération de l'inflation , les revenus nomi­          du PIB en 1985 à 8,6 % en 1986 s'est résorbé quelque peu en
naux ont enregistré une nette décélération et le taux d'ac­           1987 , mais il devrait encore atteindre 3,9 % du PIB en 1988 .
croissement des recettes fiscales , exceptionnellement élevé en       Toute amélioration plus durable du solde financier du
 1986 à la suite d'importantes majorations d'impôts, a                secteur privé suppose un développement plus important de
sensiblement baissé . Les dépenses publiques, par ailleurs , se       l'épargne des ménages et justifie, en attendant, la poursuite
sont accrues en raison des hausses des salaires accordées aux         d'une politique monétaire prudente .
fonctionnaires et de l'augmentation des transferts au profit
des ménages . L'excédent du budget des administrations
publiques pourrait donc être passé de 3,3 % du PIB en 1986 à
 1,9% environ en 1987 . La balance des biens et services ,            La détérioration du solde financier du secteur privé en 1986
légèrement négative en 1 986 , est redevenue positive en 1 987,       (due à la fois à la diminution du taux d'épargne et à l'essor de
 et comme les paiements net d'intérêts à l'étranger n'ont             la construction de logements et des investissements des
pratiquement pas varié, le déficit extérieur courant à été            entreprises) a provoqué une forte augmentation des taux
 ramené de 5,1 % du PIB en 1986 à 2,9% en 1987 .                      d'intérêt nominaux à long terme qui sont passés de 9%
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                              Journal officiel des Communautés européennes                              N 0 L 394 / 41
environ en mars 1986 à plus de 12 % en septembre 1987 . Mis        d'exportation favorables. Toutefois, le creusement de l'écart
à part un bref accès de hausse en janvier 1987 juste avant le      entre l'expansion de la demande intérieure au Danemark et
réalignement au sein du SME , les taux d'intérêt à court terme     celle des autres pays scandinaves et de la Communauté,
n'ont pas augmenté dans la même mesure que les taux à long         conjugué avec la détérioration de la compétitivité des coûts et
terme, ce qui a accentué l'inclinaison de la courbe des            des prix, a porté le déficit de la balance courante à un niveau
rendements .                                                       insoutenable. Compte tenu de cette situation et du niveau
                                                                   élevé de la dette extérieure et des paiements d'intérêts y
Néanmoins , l'écart entre les taux d'intérêt à court terme au      relatifs, l'atténuation de la contrainte extérieure doit rester
Danemark et en république fédérale d'Allemagne s'est sensi­        l'objectif prioritaire de la politique gouvernementale. À cet
blement élargi depuis le début de 1986 . Le fait que les taux      effet , la contribution des politiques budgétaire et monétaire
d'intérêt danois n'aient pas suivi le mouvement général de          est essentielle, mais la modération salariale est tout aussi
baisse des taux dans le SME a contribué à maintenir la              importante pour favoriser le retour à une croissance aussi
position relativement forte de la couronne danoise à l'inté­        dynamique que celle de ces dernières années. Le renforce­
rieur de la marge de fluctuation et , par conséquent, à freiner     ment de la demande externe contribuerait à alléger la
la hausse des prix à la consommation malgré l'accélération          contrainte extérieure. À cet égard, une croissance accélérée
des coûts internes . De fait, le resserrement des conditions        des échanges intracommunautaires, soutenue par des politi­
monétaires internes reflète davantage un processus d'ajuste­        ques macro-économiques appropriées dans les États mem­
ment «endogène» à l'augmentation des coûts qu'un change­            bres , serait opportune .
ment délibéré d'orientation . Tout progrès dans la réduction
du déficit de la balance courante contribuerait à abaisser les      Afin de renforcer la compétitivité des entreprises danoises, le
taux d'intérêt à long terme et à stimuler les investissements       gouvernement danois a engagé des discussions tripartites
privés.                                                             avec les partenaires sociaux sur la modération de la crois­
                                                                    sance des coûts et des revenus . Ces discussions ont notam­
La croissance a été exceptionnellement dynamique de 1984 à          ment porté sur des propositions visant à réduire les charges
 1986 en raison surtout de l'essor des investissements privés ,     afférentes à l'emploi supportées par les entreprises et à
stimulés par une profitabilité accrue et des perspectives           promouvoir l'épargne-pension .
 ---pagebreak--- N° L 394 / 42                                        Journal officiel des Communautés européennes                                                         31 . 12 . 87
                                                  Danemark: Principaux agrégats économiques , 1983-1988
                                                                                                                                           ( Variations annuelles en %)
                                                             1983                1984               1985             1986 (')           1987 ( 2 )         1988 ( 2 )
Produit                  f en valeur                          10,4                 9.4                9,7                8,4               4,4                5,1
intérieur              ■<   en volume                          2,5                 3.5                4.2                3,4             - 0,2                0,9
^rut                     L déflateur                        . 7,6                  5.7                5.3                4,9               4,6                4.1
Consommation privée déflateur                                  6,8                 6,5                4,9                3.6               4.1                4,0
Formation                f P"v^e                               5.0                12,0              11.5                19,9             - 7,6              - 3,8
brute de capital       •< publique                         - 14,8                  0,1              14.7               - 5,3               1,9                2.1
fixe en volume           I totale                              1,9                10,5              11,9                16,8             - 6,6              - 3,2
     dont : construction                                       1,9                 7.3                8,6               19.4             - 7,1              - 4,3
            équipement                                         1,8                14.5              15,9                13,9             - 6,1              - 1,9
Demande interne à prix constants                               1,4                 4,1                5,7                5.7             - 1,9              - 0,7
Écart par rapport aux autres
partenaires de la Communauté ( 3 )                           - 0,2                 2,1                3,2                1,9             - 4,7              - 3,1
Rémunération             f nom'na'e                            8,2                 5.4                4.6                5.1               7,2                5.2
des salariés           < réelle A ( 4 )                        0,5               - 0,4             - 0,6                 0,2               2.5                1,1
par tête                             (4)                       1,4               - 1,1             - 0,2                 1,4               3,0                1,2
Productivité ( 5 )                                             1,8                 1.8                0,8                1.2             - 0,8                1,2
Coûts salariaux réels unitaires                              - 1,3               - 2,1             - 1,4               - 1,0               3.3              - 0,2
Compétitivité ( 6 )                                            0,9               - 3,6                1,1                7,4               9,1                0,2
Emploi                                                         0,3                 1.5                2,9                2,0               0,8              - 0,1
Chômeurs enregistrés en % de la
population active civile ( 7 )                                10,1                 9,9                8,7                7,6               7,7                8,6
Solde des opérations courantes
en % du PIB                                                  - 2,6               - 3,4             - 4,7               - 5,1             - 2,9              - 2,2
Taux d'intérêt à long terme                                   14.4                14,0              11.6                10.5              11,9               11,0
Masse monétaire ( 8 )                                        25.5                 17,0              15.8                 8,0               4,3                4,4
Besoin ou capacité de financement
des administrations publiques
:n % du PIB                                                  - 7,2              - 4,1              - 2,1                 3,3               1,9                1,7
Dette publique en % du PIB                                   62.6                67.6               65,8               61,7              59,1               53,3
Intérêts de la dette publique en % du PIB                      8.1                 9,7                9,9                8.8               8,2                7,8
 ') Estimations de Danmarks Statistik, avril 1987.
 2)  Prévisions des services de la Commission , septembre 1987 , sur la base des politiques actuelles.
 3)  Différence en point de pourcentage.
 *)  A: déflateur du PIB ; B: déflateur de la consommation privée .
 s)  Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie .
 *)  Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie . Chiffre positif
      = perte de compétitivité .
7 ) Définition Eurostat.
 8 ) Fin d'année .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                               Journal officiel des Communautés européennes                                N 0 L 394 / 43
                                              RÉPUBLIQUE FEDERALE D'ALLEMAGNE
Actuellement, les perspectives économiques de la république         d'une faible appréciation seulement du taux de change réel du
fédérale d'Allemagne font l'objet d'estimations relativement        mark allemand , les exportations connaîtront à nouveau une
prudentes. Au cours de second semestre de 1986 , la forte           croissance modérée , alors que les importations pourraient
appréciation du DM, surtout par rapport au dollar des               progresser à peu près au même rythme qu'en 1987 . Le
États-Unis, s'est traduite par une régression des exportations      produit intérieur brut devrait donc s'accroître d'environ 2 %
en termes réels et une augmentation des importations ,              en 1988 . L'évolution des prix dans l'ensemble de l'économie
notamment de produits finis. Malgré le dynamisme persis­             se traduirait par une hausse d'environ 2% et devrait être
tant de la demande interne , les effets inhibiteurs du secteur      largement parallèle à celle des coûts internes. L'excédent de la
 extérieur ont freiné de plus en plus l'évolution économi­          balance courante se résorberait à nouveau dans des propor­
 que.                                                                tions analogues à celles de 1987, soit d'environ 0,5% et
                                                                     atteindrait donc encore un peu plus de 3% du PIB en
                                                                     1988 .
 En 1987 , ces influences externes ont continué à déprimer
 sensiblement l'évolution économique . Le mark allemand
 s'étant à nouveau apprécié de 10% environ par rapport au
 dollar des États-Unis et l'activité économique ayant été            En 1988 , l'emploi enregistrera une expansion semblable à
 considérablement entravée par un hiver rigoureux, la pro­           celle de 1987 , mais le nombre de personnes occupées dans
 duction a régressé au premier trimestre. Les facteurs qui           l'industrie pourrait diminuer à nouveau . Si l'emploi devait
 avaient freiné les exportations se sont cependant affaiblis par     augmenter de 70 000 unités environ pour l'ensemble de
 la suite et ces dernières ont redémarré dès le deuxième             l'économie, le chômage augmenterait encore un peu .
 trimestre , mais en moyenne annuelle , leur volume ne devrait
 guère dépasser le niveau de 1986 . La demande interne a
 continué à s'accroître beaucoup plus rapidement que la              Le niveau élevé et la légère tendance à l'augmentation du
 production, encore que son rythme d'expansion ait été de            chômage restent préoccupants. Les partenaires sociaux et les
 loin intérieur à celui de 1986 , surtout en raison d'un certain     responsables de la politique économique se doivent d'exploi­
 ralentissement de la consommation privée . L'évolution défa­        ter pleinement et de concert les possibilités de résorption du
 vorable des exportations a aussi freiné le rythme d'expansion       chômage. Selon les conventions collectives conclues au début
 des investissements d'équipement qui semble toutefois s'ac­         de l'année , les coûts salariaux par tête augmenteront en 1987
 célérer pour l'instant; ces investissements restent toutefois       de 3,5 % . Si l'augmentation des coûts salariaux unitaires n'a
 axés sur la rationalisation . La construction a continué à          pas entraîné une réduction des profits des entreprises, c'est
 stagner, non seulement en raison du mauvais temps , mais            uniquement en raison de l'amélioration considérable des
 aussi parce que la tendance à la régression de la demande de        termes de l'échange. Il est indispensable que la hausse des
 logements ne semble pas sur le point de s'inverser. Étant           salaires réels reste modérée puisque la propension à investir
 donné que la demande globale a été de plus en plus satisfaite       continue à se raffermir malgré une détérioration de la
 par des importations en raison de la compétitivité des prix de      compétitivité induite par la réévaluation. À cet égard, la
 ces dernières et compte tenu du marasme des exportations , le       convention collective conclue récemment dans la métallurgie
 PIB de 1987 devrait s'accroître de quelque 1,5 % , soit un          comporte aussi des éléments positifs: certes, la durée du
 point de moins que la demande globale. Dans ces conditions,          travail sera progressivement réduite d'une heure et demie, ce
 l'expansion de l'emploi a été relativement faible. Le taux           qui, du fait des coûts salariaux horaires d'environ 4 % par an,
 annuel moyen d'expansion de l'emploi de 0,5 % ne suffit plus         mais pour la première fois, les partenaires sociaux ont signé
 à abaisser le chômage au-dessous du niveau atteint en                une convention d'une durée de trois ans, ce qui permet aux
 moyenne en 1986 . Comme l'an dernier, le solde réel de la            entreprises d'élaborer leurs plans sur une base plus sûre, mais
 balance des biens et services a fortement diminué ; à prix           constitue pour la politique économique officielle un défi
 constants , il a pratiquement diminué de moitié par rapport à        important sur le plan du maintien des conditions de l'équili­
  1985 . En raison de nouveaux gains considérables au niveau          bre global . Étant donné l'importance de ce secteur industriel,
 des termes de l'échange , l'excédent nominal de la balance           qui représente 50 % environ de l'emploi dans l'industrie
 courante n'a cependant diminué que d'un demi-point environ           manufacturière, l'évolution des coûts salariaux pour l'ensem­
 pour s'établir à 3,7% du PIB .                                       ble de l'économie est ainsi esquissée à moyen terme, ce qui
                                                                      constitue un atout important pour la politique monétaire et
                                                                      budgétaire .
 En 1 98 8 , la croissance de la demande interne ne devrait guère
  se ralentir par rapport à 1987 . Les revenus bruts des ménages
 privés provenant du travail salarié pourraient augmenter un
  peu moins fortement qu'en 1987 (à peine 4% ), mais d'un             Compte tenu de la perspective d'une légère diminution des
  autre côté des réductions d'impôts entreront en vigueur au          coûts salariaux réels par unité produite, la profitabilité des
  début de 1988 qui accroîtront considérablement le revenu            entreprises reste globalement favorable. Le taux des profits
  disponible de ces mêmes ménages. Malgré une certaine                (mesuré par l'excédent brut d'exploitation en pourcentage du
  accélération de la hausse des prix à la consommation (2 %           stock brut de capital), au plus bas en 1981 , s'améliorera
  environ) le revenu disponible des ménages devrait s'accroître       quelque peu et retrouvera l'an prochain à peu près le niveau
  de plus de 2 % en termes réels. Grâce à une expansion un peu        du début des années soixante-dix. Les entreprises pouvant
  plus soutenue des marchés d'exportation et dans l'hypothèse         tabler sur une croissance stable, encore que modérée, de la
 ---pagebreak--- N° L 394 / 44                              Journal officiel des Communautés européennes                                    31 . 12 . 87
demande , les conditions d'investissement ne sont pas défa­         porteurs de croissance puissent s'épanouir pleinement . Une
vorables dans l'ensemble .                                          réduction énergique des subventions devrait en particulier
                                                                    empêcher le maintien de structures de production non viables
                                                                    à plus long terme .
Bien que la république fédérale d'Allemagne ait déjà forte­
ment contribué à réduire les déséquilibres internationaux des       Depuis le début de l'année 1986 , le taux annuel moyen
balances des paiements ( si l'on se réfère à la contraction de la   d'expansion de la masse de monnaie de la banque centrale a
contribution en termes réels du secteur extérieur entre 1986        été de plus de 7 % , alors que pour la même période, le produit
et 1988 , cette réduction est de l'ordre de plus de 2,5% du         national , en termes nominaux , ne s'est accru que de 5%
PNB ), l'excédent de la balance courante en valeur ne se            environ en taux annuel . Au début, l'accélération de l'expan­
résorbe que très progressivement en raison de l'amélioration        sion monétaire a surtout été provoquée par l'expansion des
considérable des termes de l'échange .                              actifs monétaires très liquides due à la baisse des taux
                                                                    d'intérêt , mais ultérieurement , à partir du milieu de l'année
                                                                    dernière environ , l'expansion des agrégats monétaires s'est
L'objectif de la politique budgétaire reste de réduire l'impor­     généralisée. Le niveau peu élevé des taux d'intérêt , conjugué à
tance relative de l'absorption de ressources rares par l'État en    la baisse des prix, a considérablement réduit les coûts
limitant fortement la progression des dépenses ; depuis 1986 ,      d'opportunité de la détention de monnaie , alors que l'offre de
on observe toutefois une certaine réorientation : jusqu'en
                                                                    monnaie a été influencée par la forte croissance des créances
1985 , la limitation des dépenses avait essentiellement pour        nettes sur l'étranger détenues par les établissements de
but de réduire les déficits budgétaires et de stopper la            crédit .
tendance à la hausse de la dette publique en pourcentage du
produit national brut . Depuis 1986 , la marge de manoeuvre         La politique monétaire reste divisée entre les objectifs
dégagé est au contraire utilisé pour alléger la pression fiscale.   internes et externes ; dans une situation de ce type , les mesures
Alors que les impôts directs ont déjà subi en 1986 une              indispensables pour freiner l'expansion monétaire risquent
réduction de l'ordre de 0,6 % du PIB , une nouvelle réduction
                                                                    d'être empêchées par le fait , que des pressions indésirables à
un peu plus importante encore interviendra en 1988 ( de 0,6 à       la hausse pourraient de nouveau s'exercer sur le mark
0,7% du PIB ), les diminutions prévues à l'origine ayant été        allemand . Par ailleurs, l'évolution observée depuis le mois de
majorées de 5 milliards à la suite de l'accord du Louvre de         mai 1987 a clairement démontré que les possibilités de la
février 1987 grâce à la mise en œuvre anticipé d'une partie de      banque centrale d'influencer directement par ses mesures les
la réforme fiscale prévue pour 1990 . Malgré tout , les             taux d'intérêt à long terme sont limitées . Ainsi , à partir du
allégements d'impôts prévus à partir de 1990 entraîneront           mois de mai , le marché des capitaux n'a plus suivi les signaux
encore une réduction de la pression fiscale de près de 1 % du       de la Bundesbank; au contraire , les rendements des emprunts
PIB . En outre, en 1986 et 1987 , la politique budgétaire a         publics ont sensiblement augmenté (de plus d'un
soutenu la croissance dans la mesure où les investissements
                                                                    demi-point). Cela dénote probablement moins une modifi­
publics se sont accrus beaucoup plus rapidement que le              cation des anticipations d'inflation des investisseurs qu'une
produit national brut . Enfin , en 1987 , les stabilisateurs        influence croissante de l'évolution des taux de change et des
économiques ont produit tous leurs effets , car le gouverne­        taux d'intérêt internationaux . Du point de vue de la politique
ment - fédéral n'a pas cherché à compenser les pertes de            monétaire, il serait souhaitable que l'expansion monétaire se
recettes fiscales par des compressions correspondantes des          ralentisse afin d'entamer l'année prochaine sur un rythme
dépenses . Le déficit du budget global 1987 s'est donc accru        d'expansion moins rapide. À cet égard, les perspectives
nettement pour la première fois depuis 1981 .                       pourraient ne pas être défavorables si l'environnement
                                                                    extérieur manifestait une plus grande stabilité qu'en 1986 /
                                                                     1987 .
Ainsi qu'on l'a souligné , la politique budgétaire a été
caractérisée en 1988 par des réductions d'impôts considéra­
                                                                    Les efforts en vue d'accroître la flexibilité des marchés ont été
bles ( 13 à 14 milliards de marks allemands au total , soit de
0,6 à 0,7% du PIB). Cela a non seulement conforté la                poursuivis. Ces derniers temps , on a souvent visé en priorité à
demande globale , mais aussi stimulé la propension à l'effort       faciliter l'accès au marché des indépendants qui créent leur
des travailleurs et des entreprises .                               propre entreprise et des entreprises nouvelles , à leur ménager
                                                                    un meilleur accès aux capitaux propres et à libérer leur
                                                                    activité du plus grand nombre d'entraves possible . En
Compte tenu des perspectives d'une croissance modérée, on           revanche , on n'a pas jusqu'à présent progressé en ce qui
ne pourra donc empêcher une nouvelle augmentation des               concerne la réduction des subventions qui ont enregistré au
déficits budgétaires. En fait, le solde à financer de l'État        contraire une forte expansion , notamment en 1986 , impu­
central (État fédéral et Lànder) pourrait atteindre 2,7% du         table à l'appréciation du mark allemand , mais aussi aux
PIB en 1988 (ce qui représente une progression égale à 0,3 %        pressions croissantes des groupes d'intérêts . En relation avec
du PIB ); le déficit public total (collectivités territoriales et   le financement de la réforme fiscale la décision a été prise
fonds spéciaux de l'État fédéral) enregistrera une augmenta­        entretemps de réduire les allégements fiscaux d'un montant
tion du même ordre de grandeur , soit près de 3 % du PIB .          d'environ 8 milliards de marks allemands . Les partenaires
L'expansion des dépenses ayant déjà été ajustée à l'évolution       sociaux ont contribué à améliorer les possibilités d'emploi en
plus défavorable des recettes , un gonflement temporaire des        adoptant de nouvelles mesures modérées en vue de réduire la
déficits résultant des allégements d'impôts ne doit pas se          durée hebdomadaire du travail et en élargissant les possibi­
traduire par une perte de confiance dans la solidité de la          lités d'un aménagement plus souple du temps de travail ; dans
politique budgétaire . S'agissant de la réduction des subven­       le même temps , l'office fédéral du travail a développé son
tions et des décisions relatives au financement de la réforme        action en vue de promouvoir la formation et le perfection­
fiscale , il faudrait néanmoins veiller à ce que les éléments        nement professionnels .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                Journal officiel des Communautés européennes                             N° L 394 / 45
Dans l'ensemble , les perspectives de l'évolution économique         croissance interne , ce qui pourrait contribuer à résorber un
en république fédérale d'Allemagne pour 1988 ne sont pas             peu plus l'excédent extérieur . Si , néanmoins , la croissance
tout à fait satisfaisantes , surtout si l'on considère qu'aucun      économique devait de nouveau s'avérer sensiblement moins
progrès ne semble devoir être accompli sur le plan de la             dynamique , il faudrait repenser l'orientation de la politique
réduction du chômage . L'expérience du passé montre toute­           budgétaire afin non seulement d'empêcher une nouvelle
fois qu'une relance des exportations , telle qu'on l'observe         détérioration du marché du travail , mais aussi de prévenir un
depuis le milieu de l'année 1987 , se traduit après quelque          relâchement des efforts de modernisation des capacités de
temps par un renforcement général de la dynamique de la              production.
 ---pagebreak--- N° L 394 / 46                                         Journal officiel des Communautés européennes                                                        31 . 12 . 87
                                       République fédérale d'Allemagne: Principaux agrégats économiques, 1983-1988
                                                                                                                                           ( Variations annuelles en %)
I                                                             1983               1984                 1985             1986             1987 (')           1988 (')
                                                                4,8                4,8                  4.3              5,7               3.3                3.7
Produit                  f en valeur
intérieur               -<   en volume                          1,5                2,8                  2,1              2,6                1,4               1,9
krut                      L déflateur                           3,3                2,0                  2,2              3,1                1,9               1,8
Consommation privée déflateur                                   3,2                2.5                  2,1            - 0,5               0,6                1,8
                                                                5.1                1,2               - 0,1               2,5                1,2               1,6
Formation                 f P"v^e
brute de capital        ■< publique                           - 8,6              - 2,1                  0,8              7,3               2,9                0,7
fixe en volume            [_ totale                             3,2                0,8               - 0,1               3,1                1,4               1,4
      dont : construction                                       1,7                1,6               - 5,6               2.4             - 0,4                0,8
              équipement                                        5,6              - 0,5                  9,4              4,1               3.8                2,3
Demande interne à prix constants                                2,3                2,0                  1,0              3.7                2.5               2,3
Écart par rapport aux autres
partenaires de la Communauté (2)                                1,6              - 0,1               - 0,9             - 0,1             - 0,4              - 0,1
D,         .,   .         f nominale                            3,9                3.5                  3,1              3,9                3.3               2,9
Rémunération
des salariés            -<   réelle A ( 3 )                     0,6                1,4                  0,9              0,8                1,4               1,1
par tête                               (3)                      0,7                1,0                  1,0              4,4                2,6               1,1
Productivité ( 4 )                                              3,0                2,8                  1,8              1,8               0,8                1,6
Coûts salariaux:                                                                                                                            0,6             - 0,5
                                                              - 2,4              - 1,3               - 0,9             - 1,0
unitaires réels ( 5 )
Rentabilité ( 6 )                                              11,5                2,1                  5.2              5,0             - 3,2              - 2,2
idem ( 1970 = 100 )                                            85,4               87,2                91,7              96,3              93,2               91,2
Compétitivité ( 7 )                                           - 0,9              - 4,3               - 2,6              10,0                5,7             - 0,0
Emploi                                                        - 1,5                0,1                  0,7              1,0                0,6               0,3
Nombre de chômeurs enregistrés
en % de la population active civile ( 8 )                       8,4                8,4                  8,5              8,1                8,1               8,2
Solde des opérations
courantes en % du PIB                                           0,7                1,3                  2.4              4,1                3,7               3,2
Taux d'intérêt à long terme                                     7,9                7,8                  6,9              5,9                5,7               5,7
Masse monétaire ( 9 )                                           7,0                4,6                  4,5              7,8                6,9               5,9
Solde à financer de l'État
en % du PIB                                                   - 2,5              - 1,9                - 1,1            - 1,2             - 1,6              - 2,0
Solde à financer du budget
publique global en % du PIB ( 10)                             - 3,3              - 2,6                - 2,1            - 2,2             - 2,6              - 2,9
Dette publique en % du PIB                                     40,9               41,8                42,5              42,6              43,8               45,2
Intérêts de la dette
publique en % du PIB                                            3,0                3,0                  3,0              3,0                2,9                2,9
  (') Estimations des services de la Commission , avril-mai 1987, sur la base des politiques actuelles.
  ( 2 ) Différence en point de pourcentage.
  ( 3 ) A: déflateur du PIB; B : déflateur de la consommation privée .
  (4 ) Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie.
  ( 5 ) Rapport entre la rémunération salariale brute réelle par tête et la productivité.
  ( 6 ) Excédent net d'exploitation sur le stock de capital net au coût de remplacement.
  (7) Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie. Chiffre positif
        = perte de compétitivité .
  ( 8 ) Définition Eurostat.
  (') Quantité de monnaie de la Banque centrale; Q4 par rapport à Q4.
( 10) Collectivités territoriales et fonds spéciaux de l'État fédéral; définition de la statistique financière.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                               Journal officiel des Communautés européennes                                    N 0 L 394 / 47
                                                                  GRECE
En Grèce, de nouveaux progrès ont été réalisés sur la voie de          prévisions, ont abouti à un dépassement de l'objectif de
la stabilisation en 1987 , même si tous les objectifs initiale­        l'expansion de crédit interne total , bien que le crédit bancaire
ment fixés n'ont pas pu être respectés . Le déficit de la balance      au secteur privé ait , globalement , respecté les taux prévus . La
des paiements courants s'est à nouveau réduit , au prix d'une          hausse des prix à la consommation , après avoir oscillé autour
contraction de la demande interne et du PIB ; le déficit du            de 20 % pendant plusieurs années , mais atteignant 25 % à la
secteur public rapporté au PIB a encore baissé et les agrégats         fin de 1985 , a pu être ramenée à 17 % en 1986 . Ce taux aura
monétaires ont moins progressé qu'en 1986 . En tendance ,              sans doute encore été réduit de presque trois points à la fin de
l'inflation a fléchi tandis que le taux de chômage est resté           l'année 1987 , malgré l'impact inflationniste de l'introduction
inchangé , la baisse de l'emploi total étant compensée par une         de la taxe sur la valeur ajoutée ( TVA).
baisse équivalente de la population active . En 1988 , la
croissance de l'activité aura tendance à redevenir positive .          La restriction de la demande intérieure et l'allégement de la
Tant la consommation réelle que le taux d'épargne des                  facture pétrolière ont fortement bénéficié à la balance des
ménages tendront à se stabiliser et les investissements                paiements courants dont le déficit est passé de 9,8 % du PIB
continueront à s'accroître , ce qui se traduira par une                en 1985 à 4,3 % en 1986 et à 3,1 % en 1987 . Le déficit de la
expansion réelle de la demande et de la production . La hausse         balance courante en 1 986 , évalué à 1 ,7 milliard de dollars des
des prix devrait se ralentir après avoir été influencée par des        États-Unis , est formellement conforme à l'objectif retenu
facteurs exceptionnels en 1987 , mais le déficit du secteur            dans le cadre du prêt communautaire , mais celui de 1987 ,
public ne se résorbera que si des mesures supplémentaires              bien qu'inférieur à celui de 1 986 , se situera probablement peu
sont arrêtées ; quant à la balance courante, elle ne devrait           au-dessus de l'objectif.
guère s'améliorer .
                                                                       La réforme du système financier a marqué des progrès
La fin de l'année 1987 marque formellement l'achèvement du             sensibles . Les taux d'intérêt avantageux pour certaines
plan de stabilisation . Ce plan , adopté à la fin de 1985 , avait      catégories d'opérateurs ont été supprimés . Le niveau général
comme but d'obtenir , moyennant une compression délibérée              des taux d'intérêt , qui se situait auparavant au-dessous du
de la demande interne , une amélioration rapide de la balance          taux d'inflation , a été relevé et une certaine liberté a été
des paiements , afin de stabiliser le niveau de dette extérieure à     accordée aux banques commerciales pour fixer les taux
partir de 1988 . Ce plan a bénéficié du soutien des autorités          d'intérêt sur les prêts . En outre , les règles administratives
communautaires qui ont accordé à cet effet un prêt au titre de         strictes concernant l'administration du crédit ont été assou­
la balance des; paiements . Les objectifs prévoyaient que le           plies et des efforts ont été faits pour placer des bons du trésor
taux d'inflation serait ramené à 10 % à la fin de 1987 , que le        et des titres à moyen terme auprès des agents privés non
solde net à financer du secteur public serait réduit de 8 % du         bancaires . La poursuite de ces efforts , complétés par la
PIB dans l'espace des deux ans et que l'expansion du crédit            création d'un marché financier extra-bancaire efficace ,
interne serait limitée à 17% en 1986 et à 11 % en 1987 .               devrait faciliter la mise en œuvre de la politique monétaire et
                                                                       contribuer à la modernisation du système financier, indis­
                                                                       pensable au développement du pays.
La politique salariale , instrument essentiel de la modération
de la demande interne, reposait sur un système d'indexation
dégressif basé sur un taux d'inflation programmé et excluant           Depuis plusieurs années , le secteur public est caractérisé , en
l'effet des prix importés . Par ailleurs , une évolution très          Grèce, par une expansion rapide de sa taille et une vive
modérée a été autorisée pour les revenus agricoles . La rigueur        progression de la dette publique . Les déficits courants du
de la politique des revenus aboutit à la réduction des salaires        budget de l'État devront sans doute être maîtrisés par
réels de 10 % et du revenu disponible réel des ménages de 7 %          priorité , mais le déficit de la sécurité sociale pose le problème
pour la période 1986 / 1987 .                                          le plus difficile à résoudre . La détérioration rapide observée
                                                                       dans ce domaine découle des choix retenus depuis le début
                                                                       des années quatre-vingt visant à augmenter considérable­
Toutefois , à cause des doutes que les agents économiques              ment les pensions et à étendre le bénéfice de la sécurité sociale
privés ont pu avoir initialement quant à la durabilité du plan         à des personnes qui n'avaient pas cotisé auparavant. L'effort
et du fait de comportements spéculatifs , la consommation              de compression du déficit public, déjà entamé par les
privée n'a que légèrement fléchi aboutissant ainsi à une baisse        autorités , devra se poursuivre pendant plusieurs années
marquée du taux d'épargne des ménages , facilitée , notam­             encore en vue de stabiliser le niveau de la dette par rapport au
ment , par le caractère très liquide dé celle-ci . Le solde net à      PIB .
financer du secteur public de 17,6% du PIB en 1985 , a été
ramené à 13,7% en 1986 grâce , en partie , à une augmenta­
tion de la fiscalité compensant la baisse du prix du pétrole . En       Du point de vue structurel , le problème fondamental de
1987 , une nouvelle réduction , à 12% du PIB , aura sans               l'économie hellénique est le recul continu , depuis 1980 , de
doute pu être réalisée , ce niveau étant supérieur à l'objectif        l'investissement productif suscité par un climat peu propice à
retenu dans le cadre du programme .                                    l'activité industrielle associé à une réglementation étendue
                                                                       des marchés . Depuis la fin de 1985 , le gouvernement a
                                                                       entamé le démantèlement des contrôles des prix ce qui , grâce
Cette évolution de même que l'écart négatif des ventes de               aussi à l'évolution très modérée des coûts salariaux et à une
bons du trésor et de titres à moyen terme par rapport aux              politique cohérente des taux de change, a contribué à
 ---pagebreak---                                                                                                                         31 . 12 . 87
N° L 394 / 48                             Journal officiel des Communautés européennes
améliorer sensiblement la position financière des entreprises .    renouvelables. Il serait opportun d'effectuer rapidement
Il devrait en résulter une relance importante des investisse­      quelques changements législatifs indispensables, notamment
ments productifs, bien qu'au départ, les sociétés se soient        d'aménager le système des pensions, et d'élargir la base
efforcées en priorité d'améliorer la structure de leurs            imposable par une taxation plus complète de certaines
bilans .                                                           catégories d'assujettis, et par ailleurs de contenir la masse
                                                                   salariale dans la fonction publique par un gel du recrutement
La capacité productive du pays s'étant, par conséquent,            et une limitation des hausses de salaires au dessous de la
fortement affaiblie, la politique devra continuer, en 1988 , à
contenir la pression de la demande intérieure afin d'éviter une     moyenne de l'économie . Parallèlement au démantèlement des
détérioration de la balance des paiements . Toutefois , vu          subventions à l'exportation, déjà entamé en 1987, les
l'ampleur de l'ajustement des revenus salariaux réels pendant       subventions agricoles, en augmentation encore sensible en
les deux années écoulées , la politique salariale ne pourra plus    1987, devront être réduites. La rationalisation de la gestion
être l'instrument principal de régulation de la demande. Les        des entreprises et organismes publics devrait permettre la
                                                                    réduction aussi bien des transferts budgétaires dont ils
négociations salariales devront tenir compte d'un taux              bénéficient que de leurs propres déficits .
d'inflation compatible avec les objectifs macro-économiques
recherchés , tandis que le caractère dégressif des hausses
 salariales, qui a conduit à un nivellement peu propice à           Compte tenu des objectifs à moyen terme pour les finances
l'accroissement de la productivité devra être graduellement         publiques et afin de stabiliser la dette extérieure en 1988 , la
éliminé. Au total, cette politique pourrait être compatible         politique budgétaire devrait se fixer pour but l'an prochain de
 avec une légère amélioration des salaires réels au cours de        corriger le dépassement de l'objectif enregistré en 1987 et de
 l'année .                                                          réaliser de nouveaux progrès substantiels dans la réduction
 Dans ces conditions , la compression du déficit du secteur         du solde net à financer du secteur public en pourcentage du
 public devra être l'instrument de régulation par priorité. Sa      PIB . Cette orientation restrictive devrait s'accompagner
 mise en œuvre sera d'autant plus difficile que le déficit de la    d'une politique monétaire active de décélération de l'expan­
 sécurité sociale tend à augmenter, que la politique des            sion du crédit interne . Dans ces circonstances , la demande
 revenus ne contribuera plus autant que les deux années             intérieure continuerait à régresser, le taux d'inflation retom­
 précédentes à la modération de la masse salariale du secteur       berait à moins de 10% à la fin de 1988 et le déficit de la
 public et que certaines recettes exceptionnelles ne sont pas       balance courante serait réduit à 2% environ du PIB .
 ---pagebreak---                                                                                                                                                N 0 L 394 / 49
31 . 12 . 87                                          Journal officiel des Communautés européennes
                                                      Grèce: Principaux agrégats économiques, 1983-1988
                                                                                                                                     (Variations annuelles en %)
                                                            1983            1984               1985             1986              1987 (*)          1988 (>)
                          r en valeur                        20,3            23,0              19,6              20,6               15,8              12,2
Pr°duit
intérieur brut
              . '        JI en volume                          0,3            2,6                2,1              1.3              - 0,8               0,5
                          L déflateur                        19,9            19,9              17,1              19,0               16,7              11,6
Consommation privée déflateur                                18,6            18,0              18,4              22.1               16,0              12,0
Formation                  C Pr*v^e
brute de capital         < publique
fixe en volume               totale                         - 1,9           - 4,7                3,4            - 4,8              - 2,0               3,7
      dont : construction                                      3,9          - 7,7                2,6            - 3,4              - 5,5               3.7
              équipement                                    - 8,2           - 0,9                4,4            - 6,5                2,2               3.8
demande interne à prix constants                            - 0,7              0,8               4,9            - 0,3              - 0,6               0,3
Écart par rapport aux
partenaires de la Communauté (2 )                           - 0,4           - 2,5                3.0            - 4,5              - 3,4             - 2,2
„Rémunération
    ,       , .            C nominale                        21,8            22,6               20,4             13.7               12,5              12,0
des salariés             ■<  réelle A ( 3 )                    1.5             2.3               2,8            - 4,5              - 3,6               0,4
 par tête                            B ( 3)                    2,7             3,9               1.7            - 6,9              - 3,0                0,0
 Productivité ( 4 )                                         - 0,1              2,9               1,0              0,3                0,1               0,2
 Coûts salariaux réels unitaires                               1.6          - 0,6                1,9            - 4,7              - 3,7                0,2
 Compétitivité ( 5 )                                         - 3,4             1.4             - 2,1           - 13,6              - 2,9             - 3,5
 Emploi                                                      - 1,0          - 0,2                1.1              0,3                 0,1               0,2
 Chômeurs enregistrés en %
 de la population active civile (6 )                           7,9             8,1               7.8              7.4                 7.4               7,5
 Solde des opérations courantes
 en % du PIB                                                 - 4,7          - 4,1              - 8,2            - 5,4              - 4,2             - 4,1
 Taux d'intérêt à long terme                                  18,2           18,5               15.6             15.8               17,3              16,0
 Masse monétaire ( 7 )                                        20,3           29,4               26.7             18,5               17.3              11,7
 Besoin ou capacité de financement
 des administrations publiques
 en % du PIB                                                 - 8,9         - 10,1            - 13,6            - 10,7             - 10,6             - 9,8
 Dette publique en % du PIB                                   44,3           53,2               62,6             64,3               65.4              67,2
 Intérêts de la dette
 publique en % du PIB                                          3,4             4,6               5,4               5,9                6,5               6.9
 (')   Prévisions des services de la Commission , septembre 1987.
 (2 )  Différence en point de pourcentage.
 (3)   A: déflateur du PIB ; B : déflateur de la consommation privée.
 (4)   Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie .
 (5) Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie. Chiffre
       positif = perte de compétitivité .
 (s ) Définition Eurostat.
 (7) Fin d'année.
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 50                            Journal officiel des Communautés européennes                                     31 . 12 . 87
                                                              ESPAGNE
En 1 987, la croissance économique de l'Espagne dépassera à         libres macro-économiques, dont le chômage est certes le plus
nouveau celle des autres États membres, l'augmentation de la        préoccupant, et une modernisation des structures de produc­
demande intérieure demeurant nettement plus rapide que              tion d'autant plus nécessaire que l'Espagne s'ouvre rapide­
dans le reste de la Communauté. La progression du produit           ment à l'extérieur. Dans une perspective à moyen terme, cette
intérieur brut , en termes réels , sera supérieure à 4% . La        politique a comme objectifs une croissance économique de
consommation privée a été alimentée aussi bien par des              3,50 à 4% en termes réels en moyenne annuelle, soutenue
augmentations des salaires réels dans le secteur privé que par      essentiellement par le dynamisme des investissements et des
la forte hausse de l'emploi non-agricole . L'expansion très         exportations, une réduction du besoin de financement des
marquée des investissements fixes s'est poursuivie , reflétant      administrations publiques de l'ordre d'un demi point du PIB
l'évolution toujours favorable des bénéfices des entreprises,       par an et la convergence du taux d'inflation vers la moyenne
des perspectives de vente positives , ainsi que le besoin de        communautaire . L'écart entre le revenu par tête, en Espagne
modernisation de l'appareil productif face à une compétition        et les pays les plus prospères de la Communauté , pourrait
étrangère qui ne cesse de s'intensifier depuis l'adhésion à la      ainsi continuer à se réduire .
Communauté . La performance des exportations, qui était
médiocre eh 1986 , s'est graduellement améliorée en cours
d'année, grâce à une demande soutenue émanant des parte­            Des résultats importants ont déjà été obtenus en 1986 et 1987
naires de la Communauté économique européenne . La                  dans le sens de la stratégie de croissance et d'emploi , l'élément
croissance des importations est restée très forte et le dyna­       le plus positif étant sans doute l'essor de l'investissement
misme exceptionnel de la demande intérieure ne s'est donc           productif. Sous l'effet de la reconstitution des marges
répercuté que partiellement sur le produit intérieur brut. De       bénéficiaires et de l'amélioration de l'environnement écono­
même, le déficit commercial s'est élargi rapidement et la           mique, les entreprises ont témoigné de leur volonté de
baisse de l'excédent du compte courant n'a été freinée que par      moderniser l'appareil de production et de relever le défi de
le vif développement des recettes touristiques. Grâce à             l'intégration dans la Communauté qu'implique aussi bien le
l'évolution très positive de l'emploi, le taux de chômage est       démantèlement des barrières prévu dans le traité d'adhésion ,
tombé en déçà de 21 % , mais sa diminution continue d'être          que de l'achèvement du marché intérieur d'ici 1992. La forte
entravée par la forte croissance de la population active . La       croissance de l'emploi a été, elle aussi , un résultat positif et
résorption de l'inflation s'est poursuivie , favorisée entre        une confirmation du dynamisme conjoncturel et du regain de
autres par le bon comportement des prix alimentaires , de           confiance des chefs d'entreprise: l'emploi non agricole devrait
sorte que l'objectif fixé à cet égard par les autorités sera        augmenter de 3,3 % en 1987 et de 2,4 % en 1988 , une grande
vraisemblablement atteint ( + 5 % en glissement pour l'indice       partie de cette progression s'effectuant cependant sous forme
des prix à la consommation à la fin de 1987).                       de contrats à temps partiel ou temporaires . Comme le taux
                                                                    d'activité et le degré de participation de la population
                                                                    féminine sont relativement bas, l'évolution positive de l'em­
Les principales tendances observées en 1987 devraient , dans        ploi a contribué à mobiliser beaucoup de «travailleurs
l'ensemble , se prolonger en 1988; la croissance du PIB en          découragés». En conséquence , la population active s'accroît
volume devrait connaître un rythme de 3,75 % environ . La           nettement plus que la population en âge de travailler . Dans
demande interne resterait dynamique mais montrerait un              ces conditions, une forte augmentation de l'emploi pendant
certain ralentissement, tant au niveau de la consommation           de longues années sera nécessaire pour réduire de façon
que de l'investissement. En particulier, après l'essor des          significative le niveau du chômage .
investissements productifs en 1986 / 1987, la nouvelle dimi­
nution de la capacité de financement des entreprises pourrait
exercer une influence modératrice . De même, la progression
des exportations pourrait s'affaiblir légèrement en dépit           Après l'échec de la concertation sociale au début de 1987 et
d'une certaine amélioration des débouchés . La balance des          soucieux d'assurer plus de paix sociale et prévenir le risque
paiements courants devrait continuer de se dégrader et              d'un dérapage salarial pour les années à venir, le gouverne­
montrer un déficit modéré (0,5 % du PIB) à cause notamment
                                                                    ment a prix l'initiative , vers l'été , de proposer la conclusion
du dynamisme des importations entraîné surtout par la
                                                                    d'un nouveau pacte social pour la fin de la législature actuelle
                                                                    ( 1988-1990). Bien que la réalisation de ce pacte se soit
persistance d'un différentiel notable de croissance de la           heurtée à des difficultés , il est important que la concertation
demande intérieure vis-à-vis des autres États membres .
L'emploi connaîtra un rythme d'accroissement appréciable            la plus large puisse être assurée, non seulement au sujet de
                                                                    l'évolution des salaires et des conditions de travail , mais
( 1,7% ) bien que ralenti , tandis que le taux de chômage ne
baisserait que faiblement en raison de la forte augmentation
                                                                    également sur la stratégie économique et sociale à moyen
                                                                    terme .
de la population active . Le processus de désinflation se
poursuivrait malgré une hausse un peu plus forte des prix à
l'importation .
                                                                    Les efforts visant à réduire le besoin de financement de
                                                                    l'ensemble des administrations publiques devraient permet­
La politique économique du gouvernement, inchangée dans             tre de réduire son poids dans le PIB de 5,7 % en 1986 à 5,0 %
ses grandes lignes depuis 1983 , est restée conforme aux            en 1987 et à 4,9 % en 1988 . Du côté des recettes , le maintien
orientations de la stratégie coopérative pour la croissance et      des principaux taux et barèmes de l'imposition directe en
l'emploi. Elle vise essentiellement la résorption des déséqui­       1987 ainsi qu'une plus grande efficacité dans la perception
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                              Journal officiel des Communautés européennes                               N° L 394 / 51
devraient produire une dérive fiscale notable. Du côté des         l'investissement productif et les exportations. La politique
dépenses , un dérapage important s'est produit en 1987 , en        économique doit accorder un rôle prioritaire à la modération
dépit de la modération des subventions aux entreprises             des coûts salariaux, non seulement en vue de l'importance des
publiques . Il faudra donc assurer en 1988 la maîtrise effective   déséquilibres sur le marché de l'emploi, mais aussi pour
des dépenses pour réduire le besoin de financement de              modérer l'inflation et améliorer la compétitivité de l'écono­
l'ensemble des administrations , et créer éventuellement une       mie. Des augmentations salariales excessives conduiraient,
marge pour un allégement de la fiscalité directe et des charges    en particulier, à une consommation privée trop dynamique,
sociales .                                                         ce qui impliquerait une poussée additionnelle des importa­
                                                                   tions.
La politique monétaire a dû faire face à certaines tensions
pendant le premier semestre de 1987 , l'expansion des              En effet , le solde de la balance des paiements courants risque ,
agrégats monétaires ayant dépassé les objectifs fixés aupara­      dans une perspective à moyen terme, de devenir une
vant. Ce dépassement est imputable à divers facteurs: forte        contrainte de plus en plus sévère: même dans le cas d'hypo­
demande de crédit du secteur privé , croissance économique         thèses optimistes quant à la modernisation du stock de
plus élevée que prévu , modification de la composition des         capital, l'offre intérieure sera encore, pendant des années,
portefeuilles dans le sens d'une augmentation des actifs plus      insuffisante pour contrecarrer les effets conjugués d'une
liquides et, plus récemment, vive poussée du financement           augmentation du taux de pénétration des importations
monétaire du secteur public et accroissement de la contre­         entraînée par le dynamisme accru de l'économie et d'une
partie extérieure . Après une forte progression au printemps,      évolution des échanges intracommunautaires inférieure à
le niveau des taux d'intérêt à court terme s'est quelque peu       celle qui résulterait d'une application généralisée de la
réduit après l'été . Les taux demeurent cependant à des            stratégie coopérative de croissance et d'emploi . Il est donc à
niveaux assez élevés . Au surplus, les taux d'intérêt à long       prévoir que les importations croîtront plus vite que les
terme ont été affectés par ce mouvement , en dépit du fait que     exportations et que le déficit commercial continuera de
                                                                   s'alourdir . Même si l'évolution du solde des transactions
les anticipations inflationnistes restent favorables . Dans ces
conditions , le rétablissement d'une tendance à la baisse des      invisibles est de nature à fournir une compensation partielle ,
taux d'intérêt appelle un dosage approprié de la gestion           les autorités doivent veiller à ce que la dégradation du besoin
budgétaire et de la politique monétaire sur la voie de la          de financement de la nation ne pèse de manière excessive sur
désinflation .                                                     les entreprises. Aussi, faudra-t-il réduire le déficit des
                                                                   administrations publiques à un niveau bien inférieur à 5 % du
                                                                   PIB en 1988 , afin de dégager des ressources financières
La poursuite de l'amélioration de l'emploi nécessite une           supplémentaires pour un développement soutenu des inves­
croissance économique soutenue et même accélérée, axée sur         tissements productifs .
 ---pagebreak--- N° L 394 / 52                                       Journal officiel des Communautés européennes                                                     31 . 12 . 87
                                                   Espagne: Principaux agrégats économiques, 1983-1988
                                                                                                                                      ( Variations annuelles en %)
                                                          1983              1984              1985            1986 (')           1987 (2 )            1988 (2 )
                                                                                                                15.1                 10,0                7,9
Produit
intérieur               <
                         f enen valeur
                                volume
                                                          13.6
                                                            1,8
                                                                            13.0
                                                                              1,9
                                                                                               10,9
                                                                                                2,1               3,5                 4.1                3.7
^rut                      L déflateur                      11,6             10,9                8,6              11.2                 5,7                4.1
Consommation privée déflateur                              12.4             10,9                8,3               8,9                 5,4                4.2
Formation                 f privée                        - 2,1            - 7,2                0,8              14.1                12,5                9,4
brute de capital        •< publique                   .   - 5,2               8,5             20,7                2,1                12,5                7,2
fixe en volume            I totale                        - 2,5            - 5,1                3,9              11,9                12,5                9.0
     dont : construction                                  - 2,0            - 5,4                2,0               6,9                 9,4                6,9
             équipement                                   - 3,5            - 4,6                7.1             20.2                 17,0               12,0
Demande interne à prix constants                            0,3               0,0               2.3               6,5                 6.2                4,8
Écart par rapport aux autres
partenaires de la Communauté ( 3 )                        - 1,2            - 2,3                0,5               3,0                 3.4                2.5
n,         ,   . .        C nominale                       16,0             10.1                9,9               8,7                 6.5                5.3
Rémunération
des salariés            ■<  réelle A (4 )                   3,9            - 0,7                1.2             - 2,3                 0,8                1.1
par tête                  ^         R (4)                   3.2            - 0,7                1.4             - 0,1                 1,0                1,0
Productivité ( 5 )                                          2,8               3,9               3.3               1,5                 1,7                1,9
Coûts salariaux réels unitaires                             1,0            - 4,4              - 2,1             - 3,7             - 0,9                - 0,8
Compétitivité ( 6 )                                     - 12,1                0,6               0,2               3,2                 0,9              - 0,1
Emploi                                                    - 1,0            - 2,0              - 1,2               2,0                 2,4                1,7
Chômeurs enregistrés en % de la
population active civile (7)                               18.7             20,7               22,0             21,6                20,8                20.5
Solde des opérations courantes
en % du PIB                                               - 1,5               1,3               1,7               2,0                 0,6              - 0,4
Taux d'intérêt à long terme                                16,9             16,5               13.4              11,4                12,7               12,3
Masse monétaire ( 8 )                                      16,0             13,3               12,9              12,2                12,0               10,0
Besoin ou capacité de financement
des administrations publiques
en % du PIB                                               - 4,8            - 5,5              - 6,7            - 5,7              - 5,0                - 4,9
Dette publique en % du PIB                                 34.5             41,2              46.5              47,3                 49,2               51.6
Intérêts de la dette publique en % du PIB                   1.3               2,0               3.4               3,9                 3,7                3,7
(')   Estimations des services de la Commission, septembre 1987 .
(2)   Prévisions des services de la Commission, septembre 1987.
(3)   Différence en points de pourcentage.
(4 )  A: déflateur du PIB; B: déflateur de la consommation privée.
(s )  Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie.                                                     ,
(6) Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie. Chiffre
      positif = perte de compétitivité.
(7) Définition Eurostat.
(') Fin d'année.
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                                                                 FRANCE
En 1987 , l'environnement économique international aura été           Le problème du chômage demeure la préoccupation majeure
moins favorable qu'il n'avait été escompté à l'automne de             des autorités françaises. Depuis le milieu de 1986 , une série
1986 , rendant plus difficile la réalisation des objectifs en         de mesures particulières ont été mises en œuvre, avec succès,
matière de croissance et d'emploi que le gouvernement issu            afin de contenir tout particulièrement le chômage des jeunes
des élections de mars 1986 s'était fixés . La croissance du           et le chômage de longue durée notamment par l'organisation
produit intérieur brut, évaluée à 1 ,2 % , en termes réels, pour      des formations d'alternance et au moyen d'exonération des
l'ensemble de l'année 1987 , a reposé entièrement sur l'expan­        charges des entreprises à la faveur de nouveaux recrutements.
sion de la demande intérieure , la contribution du solde              Pour les chômeurs de longue durée, le régime de l'indemni­
extérieur ayant été négative, malgré une certaine révision à la       sation a été amélioré par la suppression du délai entre la fin
baisse des projets d'investissement due à la détérioration de         du versement de l'allocation par l'assurance-chômage et la
l'environnement international , les investissements productifs        prise en charge par l'État.
ont constitué son élément le plus dynamique . Dans le
commerce et l'industrie privée , leur progression a été sensi­
ble, alors qu'on observait une contraction dans les grandes           Les conditions macro-économiques d'une progression sensi­
entreprises nationales et dans l'agriculture. Les investisse­         ble de l'emploi restent cependant délicates car l'expansion de
ments des ménages s'étant accrus de 2 % environ en volume             l'activité continue d'être freinée par la contrainte extérieure et
et les investissements des administrations publiques étant            conditionnée par la réalisation d'une fléxibilité accrue de
également en hausse, l'ensemble de la formation brute de              l'économie française .
capital fixe s'est accru à un rythme légèrement inférieur aux
3% enregistrés en 1986 . La consommation privée , en                   Le ralentissement de la hausse des coûts intérieurs inhérent à
revanche, a perdu de son dynamisme du fait principalement             la rigueur salariale et, dans une moindre mesure, le réaligne­
d'une moindre progression des revenus salariaux. Le taux de            ment de janvier 1987 ont permis du réaliser des gains de part
croissance de la demande intérieure réelle (2,2 % ) s'est, ainsi ,     de marchés sur les marchés européens qui ont compensé en
sensiblement réduit par rapport à celui atteint en 1986                partie les pertes enregistrées sur les marchés extra-commu­
( 3,5% ).                                                              nautaire. Il importe que la tendance à la modération des
                                                                       salaires réels soit maintenu en 1988 afin que les exportations
La hausse des prix à la consommation est restée assez                  françaises puissent continuer à bénéficier d'une amélioration
modérée, ne variant que peu en moyenne annuelle par                    de la compétitivité-prix et que le taux de pénétration, sur le
rapport à 1986 ; l'effet à la baisse exercé par les prix à             marché français, en particulier de biens de consommation
l'importation n'a plus guère été sensible, mais la tendance des        puisse, à tout le moins, être stabilisé.
coûts intérieurs s'est infléchie vers le bas.
                                                                       Du côté de l'offre , les autorités ont poursuivi leurs efforts
En 1 988, en l'absence de modifications notables du taux de            pour stimuler l'adaptabilité du tissu économique. Alors qu'en
change réel , mais compte tenu d'une expansion un peu plus             1986 ces efforts portaient principalement sur le marché de
rapide des marchés d'exportation qu'en 1987 , les ventes à             l'emploi, au moyen, par exemple, d'aménagements de la
l'extérieur devraient donner des impulsions plus fortes à              durée du travail et des conditions de licenciement , en 1987 les
l'économie française . En revanche, la demande intérieure ne           autorités ont mis l'accent sur la libéralisation des mouve­
devrait se raffermir que modérément . Certes, en raison de             ments de capitaux et des changes, sur l'assouplissement du
l'amélioration des conditions de rentabilité, les investisse­          marché monétaire et ont procédé à la suppression des
ments d'équipement resteront bien orientés et la construction          dernières restrictions en matière de contrôle des prix. Toutes
de logements pourrait continuer de s'accroître modérément.             ces dispositions devraient contribuer à une adaptation plus
En revanche , même si, selon toute probabilité , la désinflation       souple aux conditions changeantes de la demande et engen­
devait encore marquer quelques progrès en 1988 , la consom­            drer une compétitivité accrue; elles devraient constituer
 mation des ménages ne devrait pas s'accroître de plus de              un encouragement à une activité d'investissement plus
 1 ,7 % , en termes réels, l'évolution des revenus des ménages et      intense .
 surtout de la masse salariale restant sur une pente assez peu
 ascendante .
                                                                       De leur côté, les autorités, tout en réservant au rembourse­
                                                                       ment de la dette publique environ les trois quarts des recettes,
 Compte tenu du taux de pénétration assez élevé du marché              prévues à l'origine, résultant de la privatisation, consacreront
 français, la progression des importations suivra de près celle        le quart restant à la dotation en capital aux entreprises du
 des exportations. Ainsi le solde extérieur n'apportera guère          secteur public. Le dépassement par rapport aux prévisions de
 de contribution positive à la croissance du PIB en termes             l'ordre d'une vingtaine de milliards sera réparti selon une clé
 réels . Celle-ci pourrait se situer entre 1,5 et 2% , ce qui ne       analogue entre le désendettement et l'apport en capital aux
 permet pas d'escompter une réduction du taux de chômage.              entreprises publiques. Ainsi sera mené à bien l'assainissement
 En dépit du raffermissement des prix du pétrole et d'autres           financier et le désendettement de ces dernières.
 matières premières, les termes de l'échange pourraient s'amé­
 liorer quelque peu . La balance des paiements courants
 (définition des comptes nationaux) serait en équilibre contre         La politique monétaire devrait, elle aussi, contribuer à
 un léger déficit en 1987 .                                            l'épanouissement des investissements productifs par la voie
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 54                            Journal officiel des Communautés européennes                                  31 . 12 . 87
de la réduction des taux d'intérêt nominaux et réels. À            conditions propices à une réduction assez continue des taux
compter du 1er janvier 1987 , l'encadrement du crédit a été        d'intérêt réels .
aboli en faveur d'une utilisation des taux d'intérêt comme
régulateur principal. Le contrôle des changes a été assoupli en    La maîtrise des finances publiques est primordiale non
plusieurs étapes. En unifiant la durée de vie des billets de       seulement de ce point de vue mais aussi pour contenir la
trésorerie émis par les entreprises et des certificats de dépôts   demande intérieure dans des limites compatibles avec l'équi­
négociables des banques, d'une part, et ceux des bons du           libre extérieur. Le gouvernement vise la réalisation en 1989
trésor, d'autre part, les autorités ont décloisonné le marché      de l'équilibre du budget de l'État hors intérêts, soit un niveau
de ces titres pour le rendre plus actif. Désormais, les coûts      de déficit équivalant à environ 2 % du produit intérieur brut
d'emprunt des entreprises seront davantage déterminés par          et les intentions en matière de politique budgétaire pour 1988
les conditions du marché monétaire que par les taux de base        se situent dans cette perspective. Comme le gouvernement a
appliqués par les banques commerciales.                            pris, par ailleurs, l'engagement de réduire en 1988 la charge
                                                                   fiscale pesant sur les entreprises et les ménages (y compris la
                                                                   baisse du taux de TVA sur certains produits) d'un montant
L'ensemble de ces dispositions est de nature à influer sur le      d'environ 30 milliards ( 0,5% du PIB ), il est nécessaire de
comportement des agrégats monétaires et de créer un lien           limiter l'augmentation des dépenses publiques à environ 2 %
plus direct avec les taux d'intérêt pratiqués sur les marchés      en termes nominaux. Les économies à réaliser porteront
internationaux . C'est ainsi que , par suite d'une demande         principalement sur les dépenses de fonctionnement et les
accrue de certificats de dépôts , la croissance de M 3 a eu         subventions aux entreprises publiques . Le solde net à
tendance en 1987 (chiffres de la fin juillet 1987) à augmenter      financer de l'État pourrait ainsi ne pas dépasser 115 milliards
plus vite que la branche supérieure de la fourchette fixée par      de francs français. D'autre part, l'équilibre des comptes de la
les autorités monétaires, alors que M 1 et M 2 évoluaient à un      sécurité sociale pourrait nécessiter la mise en œuvre de
rythme moins rapide que prévu. Après le réalignement du 12          nouveaux efforts d'assainissement en complément des mesu­
janvier 1987, qui avait été précédé d'une brusque flambée des       res déjà prises en mai 1987 : un relèvement des cotisations
taux d'intérêt , ceux-ci ont graduellement diminué .                sociales et l'élaboration d'un plan de rationalisation des
                                                                    dépenses de santé. Le plafonnement des recettes lié à la
Pour 1988 , les autorités monétaires pourraient choisir des         modération des salaires et à l'extension du chômage ainsi que
taux d'accroissement des agrégats monétaires proches de             la hausse des prestations continuent, en effet, de peser sur la
                                                                    situation financière de ce secteur .
l'augmentation du revenu national nominal. Compte tenu de
l'évolution favorable du taux d'inflation qui tend à s'aligner
sur celui d'autres pays de la Communauté tels que la                Au total, l'orientation des finances publiques paraît confor­
république fédérale d'Allemagne et les Pays-Bas , et, par           me aux nécessités de la situation et des perspectives actuelles.
conséquent, de l'affaiblissement des anticipations inflation­       Si, toutefois , la conjoncture mondiale se détériorait par
nistes , les taux d'intérêt, tant à court qu'à long terme,          rapport aux prévisions actuelles, il y aurait lieu dans le cadre
pourraient accentuer leur mouvement de baisse. L'ampleur            de la coopération internationale de rester prêt à réexaminer
de ce dernier devrait notamment être déterminé par la               l'orientation de la politique budgétaire, en particulier sur le
ponction opérée par le trésor sur les marchés financiers, dont      point de savoir dans quelle mesure il serait indiqué de laisser
on attend qu'elle sera assez limitée. Il se créerait ainsi des      jouer les stabilisateurs automatiques .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                         Journal officiel des Communautés européennes                                                 N° L 394 / 55
                                                    France: Principaux agrégats économiques, 1983-1988
                                                                                                                                       ( Variations annuelles en %)
I                                                           1983               1984             1985             1986              1987 (')            1988 (»)
                                                                                 8,9              7,5              6,9                 4,5                4,6
Produit
intérieur
                            f en valeur
                          ■< en volume
                                                            10,5
                                                              0,7                1,4              1,7              2,1                 1,2                1,9
brut                        L déflateur                       9,7                7,5              5,7              4,8                 3,3                2,6
Consommation privée déflateur                                 9,7                7,5              5,7              2.5                 3,1                2,6
                                                           - 3,6               - 2,4              0,2              2,1                 2,3                2,8
Formation                   f P"v^e
brute de capital           < publique                      - 3,6               - 1,6              6,2              7,6                 1,4                2,0
fixe en volume                totale                       - 3,6               - 2,3              1,1              3,0                 2,2                2.7
        dont : construction                                - 2,9               - 3,4              0,2              1,4                 1,8                2,3
                équipement                                 - 4,1               - 1,4              1,8              4.3                 2.5                3,0
Demande interne à prix constants                           - 0,4                 0,6              2,2              3.5                 2,2                2,0
Écart par rapport aux
partenaires de la Communauté (2 )                          - 1,7               - 1,6            - 0,3              0,0               - 0,7              - 0,5
DRémunération
      ,       , .           C nominale                       10,1                8,6              6,7              4,0                 3,0                3,5
 des salariés              «j réelle A (3)                    0,4                1,0              0,9            - 0,8               - 0,3                0,9
par tête                                (3)                   0,4                1,0              0,9              1,5               - 0,1                0,9
Productivité ( 4 )                                             1,3               2,5              2,0              1,7                  1,4                1,9
 Coûts salariaux réels unitaires                            - 0,9              - 1,5            - 1,1            - 2,5               - 1,7              - 1,0
 Rentabilité ( 5 )                                            3,2               16,9              5,8             13,5                  1,5                1,5
        idem ( 1970 = 100 )                                  52,2               61,0             64,6             73,3               74,4                75,5
 Compétitivité ( 6 )                                        - 2,9              - 2,6              1,7              4,2               - 0,5              - 1,5
 Emploi                                                     - 0,6              - 1,0            - 0,3              0,3               - 0,2                0,0
 Chômeurs enregistrés en %
 de la population active civile (7)                            8,8               9,9             10,3             10,5                10,7               11,0
 Solde des opérations
 courantes en % du PIB ( 8 )                                - 0,9              - 0,1              0,0              0,6                  0,0                0,0
 Taux d'intérêt à long terme                                 14,4               13,4             10,9              8,4                  9,0                8,5
 Masse monétaire ( 9 )                                       11,2                8,3              5.6              4 >4                 6,3                6,0
 Besoin ou capacité de financement
 des administrations publiques
 en % du PIB                                                - 3,2              - 2,7            - 2,9            - 2,9               - 2,8              - 2,3
 Dette publique en % du PIB                                  30,7               32,9             35,2             37,0                38,9               40,3
 Intérêts de la dette
 publique en % du PIB                                          2,6               2,8              2.8              2.8                  2,8                2,7
 (') Prévisions des services de la Commission .
 (2 ) Différence en point de pourcentage .
 ( 3 ) A: déflateur du PIB; B: déflateur de la consommation privée.
 ( 4) Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie.
 (5) Excédent net d'exploitation sur le stock de capital net au coût de remplacement.                                                             ^
 (') Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans 1 ensemble de 1 économie. Chiffre
         positif = perte de compétitivité .
 ( 7) Définition Eurostat.
 (8) Selon les concepts de la comptabilité nationale. Selon les comptes de la Banque de France (balance des paiements courants), les chiffres correspondant sont les
         suivants :
             1981         1982        1983       1984         1985        1986        1987         1988
             - 0,8       - 2,2        - 0,9      - 0,2          0          0,5         0,0          0,0
 (») Fin d'année.
 ---pagebreak---    N° L 394 / 56                                 Journal officiel des Communautés européennes                                       31 . 12 . 87
                                                                      IRLANDE
  En Irlande, le rythme de la reprise en 1987 a été lent, mais               du chômage. En outre , pour que la croissance soit fortement
  constant. Malgré le net resserrement d'une politique budgé­                créatrice d'emplois , un effort accru s'impose au niveau de
  taire qui était déjà restrictive , le PIB réel devrait s'accroître de      l'offre dont il est souhaitable d'accroître la flexibilité . Des
  2 % cette année après avoir enregistré une croissance nulle en             changements dans le processus de la formation des salaires ,
   1986 . L'expansion de la consommation privée se poursuit à                au début de la présente décennie ont favorisé une évolution
  un rythme modéré , mais les investissements connaissent une                des salaires plus souple et tenant compte davantage des coûts ,
  évolution irrégulière j si la baisse des taux d'intérêt internes a         mais il reste d'autres domaines du marché du travail , tels que
  favorisé les investissements d'équipement, l'activité dans le              les modes d'aménagement du temps de travail , la législation
  secteur de .la construction reste médiocre en raison d'une                 relative à la protection des travailleurs , les coûts administra­
  demande de logements privés en régression et du ralentisse­                tifs de l'emploi qui pourraient aussi faire l'objet d'un examen .
  ment de l'activité du secteur public. Sur le plan commercial,              Dans l'intervalle, la modération des salaires reste un facteur
  les volumes d'exportations se sont fortement accrus cette                  essentiel du maintien des niveaux existants de l'emploi. Les
  année et, compte tenu d'une évolution plus lente des                       programmes de formation et de création d'emplois restent
  importations, un excédent substantiel des échanges commer­                 des éléments importants d'une solution à court terme aux
  ciaux s'est dégagé. La hausse des prix à la consommation                   difficultés du marché du travail . En ce qui concerne la
  devrait être de 3 % en moyenne en 1987, ce qui représente le               formation professionnelle, il faut mettre davantage l'action
  taux le plus faible depuis les années soixante, cette évolution            sur l'acquisition de qualifications dans le domaine de la
  étant favorisée par la faiblesse des prix des importations et              gestion et du marketing afin de compléter les efforts qui sont
  des prix de gros et par l'impact différé des baisses des prix              fait parallèlement pour développer l'industrie et les services
  pétroliers de 1986 . Par rapport aux monnaies des principaux               d'exportation .
 partenaires commerciaux , le taux de change de la livre
 irlandaise est resté stable pendant la majeure partie de
 l'année , alors que les taux d'intérêt internes ont été relâchés           En 1987 , la politique budgétaire a été caractérisée par une
 d'une manière significative sous l'influence d'une politique               restriction budgétaire relativement importante. En pourcen­
 budgétaire ferme et de l'évolution des marchés monétaires                  tage du PIB, le solde à financer du budget de l'État devrait
 internationaux. En revanche, le taux de chômage a continué                 baisser de 2% environ pour s'établir à moins de 10% et le
 à augmenter en l'absence d'une expansion soutenue de                       déficit du budget courant devrait diminuer de plus de 1 % du
 l'emploi .                                                                 PIB . L'ajustement des finances publiques résulte de la
                                                                            compression ou du report de certaines dépenses d'investisse­
                                                                            ment , de diverses économies dans la fourniture de services et
 La croissance économique devrait se poursuivre en 1988 ,                   d'une limitation très stricte de l'augmentation des rémunéra­
 encore qu'à un rythme modéré et dans un contexte de                        tions dans la fonction publique. La modération salariale dans
 nouvelles restrictions budgétaires importantes. La consom­                 le secteur public est, en effet, un élément clé de la stratégie
 mation privée accusera sans doute à nouveau une légère                     budgétaire utilisée pour maîtriser les dépenses de l'État et
 tendance à la hausse, alors que le regain de confiance des                 freiner les revendications salariales dans les autres secteurs de
 entreprises , consécutif aux progrès réalisés dans le domaine              l'économie. Dans ce domaine comme dans d'autres , la
 de la réduction du déficit budgétaire , devrait stimuler les              politique budgétaire a largement réalisé ses objectifs en 1987
 investissements privés . La persistance d'un taux d'inflation              et contribué à un abaissement soutenu des taux d'intérêt
 réduit et la probabilité d'une baisse soutenue des taux                   internes réels qui , au début de l'année, atteignaient encore
d'intérêt internes favoriseront le maintien de la compétitivité            plus de 10% sur le marché du court terme.
des exportations, alors que les volumes d'importation
devraient s'accroître parallèlement à la demande de consom­
mation . La situation de la balance commerciale devrait dès                La persistance de déficits budgétaires considérables impose
lors rester saine. Pour 1988 , on escompte une croissance du               de sévères contraintes à la croissance économique par le biais
PIB d'environ 1 ,25 % en termes réels. Dans ces conditions,                de taux d'intérêt élevés , d'une fiscalité lourde, et de l'affec ­
l'emploi pourrait augmenter dans le secteur privé, agriculture             tation de ressources publiques au service de la dette plutôt
non comprise , dans une mesure suffisante pour arrêter la                  qu'à des fins plus productives ; pendant plusieurs années
tendance à la hausse du taux de chômage.                                   encore, il faudra donc procéder à des ajustements impor­
                                                                           tants . En octobre , le gouvernement a publié son «Programme
                                                                           for National Recover», à la suite de négociations avec les
Néanmoins , le chômage et les finances publiques restent                   partenaires sociaux . Ce programme s'étend sur une période
manifestement les principaux problèmes structurels de l'éco­               de trois ans et réaffirme la volonté du gouvernement de
nomie . Si l'évolution démographique récente y compris les                 réaliser un ajustement budgétaire à moyen terme permettant
tendances de l'émigration ont compensé la forte croissance                 de stabiliser le ratio national / PNB au cours du programme .
tendancielle de l'offre de main-d'œuvre, il ne faut pas                    La stabilisation du ratio dette publique / PIB , compte tenu des
s'attendre à une réduction significative du chômage sans une               possibilités de croissance à moyen terme et des hypothèses en
expansion soutenue de la demande. Celle-ci dépendra à son                  matière de taux d'intérêt , nécessiterait une réduction du solde
tour de l'amélioration des performances de l'économie en                   à financer du trésor qui devrait être ramené à 5-6 % environ
général . Le rétablissement d'un environnement favorable à la              du PIB. Cela implique de nouvelles réductions substantielles
croissance grâce à un nouvel effort d'ajustement budgétaire                des dépenses publiques hors intérêts au cours des prochaines
constitue donc une condition essentielle pour la résorption                années .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                              Journal officiel des Communautés européennes                               N 0 L 394 / 57
En 1988 , l'orientation restrictive de la politique budgétaire      moyen terme. À cet égard, il convient d'être attentif à la
devra donc être maintenue ; il serait opportun de parvenir à        masse salariale à charge du trésor. Compte tenu de la
une nouvelle réduction progressive du solde à financer du           situation difficile de l'emploi, la modération salariale dans
trésor d'au moins 1 ,5 point du PIB par rapport au résultat         tous les secteurs de l'économie constitue un facteur détermi­
escompté pour cette année. Une telle orientation devrait être       nant pour le maintien de la compétitivité et le rétablissement
compatible avec une croissance continue du PIB réel en 1988 .       d'une croissance saine, soutenu par le développement des
Cette contrainte fait obstacle à tout allégement de la pression     investissements et des exportations. Il est essentiel que la
fiscale globale en 1988 , même si les autorités budgétaires         modération inhérente aux conventions salariales fondées sur
devaient envisager les possibilités d'élargir l'assiette fiscale et le «Programme for National Recovery» soit réalisée. L'ex­
de rationaliser la structure des impôts dans l'avenir. Il semble    pansion des transferts sociaux devrait aussi être limitée et on
opportun de faire porter les réductions des dépenses publi­         devrait veiller à mieux faire correspondre les prestations et les
ques sur les secteurs où des économies sont aussi possibles à       besoins .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 58                                      Journal officiel des Communautés européennes                                                      31 . 12 . 87
                                                   Irlande: Principaux agrégats économiques , 1983-1988
                                                                                                                                       ( Variations annuelles en %)
                                                             1983               1984            1985             1986 (')          1987 (*)           1988 ( 2 )
                                                                                                                                                          4.1
Produit
intérieur
                         f enen valeur
                        ■<      volume
                                                               9,7
                                                             - 0,6
                                                                                 11,1
                                                                                  3,2
                                                                                                   6,1
                                                                                                   1,1
                                                                                                                    5,4
                                                                                                                  - 0,3
                                                                                                                                       5,5
                                                                                                                                       2,5                1.3
brut                      L déflateur                         10,3                7.7              5,0              5,7                2,9                2,7
Consommation privée déflateur                                  8,6                9,4              4,5              3,6                3,0                3,2
                                                                                                                                                          6,8
Formation                Ç P"v^e
brute de capital ■< publique
                                                                                                   4,7
                                                                                                - 5,2
                                                                                                                    2,0
                                                                                                                  - 8,0
                                                                                                                                       5,3
                                                                                                                                     - 8,0              - 6,5
fixe en volume            \ totale                           - 9,0              - 2,4           - 4,4             - 2,3              - 0,7                1,0
     fixe en dont:     construction                        - 14,4               - 3,9           - 9,6             - 5,3              - 5,0              - 4,1
                       équipement                            - 2,3              - 0,9              0,9              0,3                3.0                5,0
Demande interne à prix constants                             - 2,9                0,2           - 1,3               0,8                0,0                0,2
Écart par rapport aux autres
partenaires de la Communauté ( 3 )                           - 2,9              - 1,7           - 3,6             - 2,9              - 2,8              - 2,3
Rémunération             f nominale                           11,9               11,8              6.5              6,1                6.1                4,9
des salariés            ■<  réelle   A (4)                   - 1,4                3.8              1,4              0,4                3,1                2.1
par tête                             B                         3.0                2,2              1,9              2,4                3,0                1,6
Productivité ( s )                                             0,0                6,2             4.6               0,1                2,8                1,1
Coûts salariaux réels unitaires ( s )                        - 0,2              - 0,5           - 2,3               0,3                0,3                0,9
Compétitivité ( 7)                                             2,4             - 2,2            - 0,2               7,4              - 2,1                0,8
Emploi                                                       - 1,9              - 1,9           - 2,2             - 0,4              - 0,3                0,2
Chômeurs enregistrés en % de
la population active civile ( 8 )                             14,9               16,6            17,9              18,4               18,5               18,2
Solde des opérations courantes
en % du PIB                                                  - 6,3             - 5,5            - 3,2             - 1,8              - 1,1              - 0,3
Taux d'intérêt à long terme                                   13,9               14,6            12,6              11,1               11,3              10,5
Masse monétaire ( 9 )                                          5,6               10,1             5,3             - 1,0                9,3                6,4
Besoin ou capacité de financement
des administrations publiques
en % du PIB                                                - 11,8              - 9,7          - 11,4            - 11,2             - 10,0              - 7,5
Dette publique en % du PIB                                  107,4              113,3           117,9             133,2              136,0              138,0
Intérêts dé la dette
publique en % du PIB                                           9.1                9,6            10,6              10,9               10,3               10,2
(')   Estimations des services de la Commission , septembre 1987.
(2 )  Prévisions des services de la Commission, septembre 1987 , sur la base des politiques actuelles.
( 3)  Différence en point de pourcentage .
(4)   A: déflateur du PIB; B: déflateur de la consommation privée.
(5 )  Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie.
(® )  Rapport de la rémunération salariale réelle par tète et de la productivité.
( 7)  Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie. Chiffre
      positif = perte de compétitivité.
(•) Définition Eurostat.
(*) M3 : fin d'année.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                Journal officiel des Communautés européennes                                    N 0 L 394 / 59
                                                                  ITALIE
En Italie, les effets retardés du contrechoc pétrolier, les             l'évolution des finances publiques , en particulier des
augmentations salariales décidées en début d'année dans le              dépenses .
cadre des négociations collectives triannuelles et une certaine
accélération du rythme de dépenses publiques ont déterminé
en 1987 une progression rapide de la demande intérieure et
des importations . La vigueur de la demande a pesé sur la                La politique budgétaire reste, en effet, confrontée au problè­
balance commerciale, induisant les autorités , dès la forma­             me structurel soulevé par l'ampleur du déficit et par la
tion du nouveau gouvernement issu des élections anticipées               tendance persistante à l'augmentation de l'endettement, dont
du 15 juin , à durcir la politique monétaire et à prendre une            le rapport au PIB atteint 90% sur la base de la nouvelle
série de mesures fiscales , destinées à freiner la consommation          comptabilité nationale 0 ). Le plan à moyen terme approuvé
des ménages et à éviter une accentuation des anticipations               en juin 1986 visait à stabiliser ce rapport à l'horizon 1990 , en
inflationnistes .                                                        éliminant, à pression fiscale inchangée, le déficit hors
                                                                         intérêts , et en maintenant la charge de la dette aux environs
                                                                         de 6 % du PIB . Il en résulterait une réduction de près de la
                                                                         moitié du poids du déficit du trésor dans le PIB par rapport au
                                                                         niveau atteint en 1986 , cette réduction étant subordonnée à
Pour l'ensemble de l'année 1987 , la progression de la                   une croissance réelle de l'ordre de 3,5 % , en moyenne, d'ici à
demande intérieure dépassera 4 % , la détérioration du solde             1990 et à un rythme d'inflation revenu à 3% à partir de
extérieur en termes réels sera trois fois plus forte qu'en 1986          1988 . Toutefois , l'évolution moins dynamique que prévu de
(en raison également du tassement des exportations ) et la               l'activité économique et la tendance des taux d'intérêt réels
progression du PIB sera d'environ 3 % . Malgré une année                 observée depuis la fin de 1 986 ont nécessité une mise à jour de
touristique plutôt favorable , l'excédent de la balance couran­          ces prévisions . Le nouveau cadre macro-économique prévoit
te réalisé l'an dernier sera en grande partie résorbé . La reprise       une croissance légèrement supérieure à 3 % par an pour la
de l'inflation observée depuis juillet se prolongera pendant un          période 1988 à 1990 et une réduction continue de l'inflation .
certain temps à la suite du relèvement d'une série d'impôts              L'objectif d'équilibrer le solde net à financer du trésor hors
indirects . Si l'emploi a encore progressé dans le secteur des           intérêts en 1990 est réaffirmé, ce qui laisse encore place à une
services , la faiblesse des marchés d'exportation et une                 légère augmentation de la dette publique par rapport au PIB à
certaine détérioration des perspectives d'activité des chefs             la fin de la décennie .
d'entreprise ont freiné le recrutement dans l'industrie ; le taux
de chômage a continué d'augmenter .
                                                                         Cet objectif apparaît ambitieux notamment à la lumière de
                                                                         l'évolution des finances publiques en 1987 . Alors que le
En 1988 , un certain ralentissement dans l'accroissement du              besoin de financement du trésor n'aurait pas dû dépasser
revenu disponible des ménages , ainsi que les mesures prises             102 000 milliards de lires italiennes ( 10,5% du PIB ) en
dans le domaine budgétaire et du crédit, devraient conduire à            1987 , le résultat sera plus proche de 110 000 milliards de
une évolution en peu moins rapide de la demande intérieure.              lires italiennes , du fait de l'accélération du rythme des
Toutefois , l'accélération des exportations, qui devraient               dépenses résultant entre autres de l'application des nouveaux
bénéficier d'une croissance plus soutenue des marchés inter­             accords salariaux . Pour 1988 , et selon le projet révisé de
nationaux, permettra de réduire sensiblement la ponction                 budget adopté en novembre , le gouvernement entend limiter
opérée par le déficit extérieur en termes réels. Au total , le PIB       le solde net à financer à 103 500 milliards de lires italiennes,
réel devrait progresser de près de 3% , rythme à peine                   ce qui ramènerait à 9,9% du PIB , soit un peu moins
inférieur à celui de 1987 . Dans ces conditions, et dans                 seulement que l'objectif fixé initialement pour 1987 et laisse
l'hypothèse d'une stabilisation des termes de l'échange, la              encore une différence de 2,5 points en comparaison avec le
balance des paiements courants ne devrait enregistrer qu'un              solde visé pour 1990 (environ 7,5% du PIB ). Le budget
déficit assez faible . Le taux de chômage ne devrait guère               révisé lie les réductions de l'impôt sur les personnes physiques
varier par rapport à 1987 .                                              (IRPEF) à la réalisation du taux d'inflation retenu comme
                                                                         objectif et ajourne le relèvement de la TVA. Des recettes
                                                                         supplémentaires sont prévues notamment sous forme d'une
                                                                         majoration de certains impôts indirects et grâce à une
Un ralentissement de l'inflation au cours de 1988 semble
                                                                         perception accélérée d'impôts directs . Néanmoins , d'impor­
                                                                         tantes économies de dépenses , surtout dans le domaine de la
probable en raison de l'engagement stipulé dans le cadre du              santé, seront nécessaires pour limiter le déficit en 1988 . Il
renouvellement des conventions collectives qu'aucune aug­
mentation salariale ne serait accordée en dehors de celles déjà
                                                                         s'agit en effet d'une étape essentielle pour la réalisation du
                                                                         solde prévu pour 1990 , qui est cruciale non seulement pour
convenues, et compte tenu du caractère restrictif de la
politique monétaire. L'ampleur de la décélération des prix
reste néanmoins incertaine . L'objectif du gouvernement en               (*) Une révision des comptes nationaux publiée en 1987 a relevé le
cette matière ( + 4,5 % en moyenne pour 1988 ) suppose une                   PIB de 17,7 % en 1986 , réduisant automatiquement la valeur en
certaine décélération des prix en cours d'année (environ un                  pourcentage d'une série d'indicateurs budgétaires (dette publi­
point de janvier à décembre) qui ne paraît pas tout à fait                   que, solde à financer, poids des prélèvements obligatoires ,
assurée , ni par la tendance de la productivité , ni par                     etc. ).
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 60                            Journal officiel des Communautés européennes                                    31 . 12 . 87
l'équilibre des finances publiques , mais aussi pour le retour à   une croissance suffisamment rapide et saine de l'économie
une stabilité monétaire durable .                                  italienne .
L'orientation de plus en plus restrictive de la politique          L'orientation de la politique économique centrée sur la
monétaire en 1987 s'est imposée en raison de l'accélération        rigueur monétaire et sur la flexibilité des ajustements des
très vive de la demande de crédit du secteur privé et du           salaires est certainement à la base des résultats positifs
dépassement des objectifs budgétaires . Les taux limites fixés     enregistrés ces dernières années . Dans la perspective de la
pour la fin de l'année pour l'expansion des principaux             création d'un marché unique à l'horizon 1992 , il paraît
agrégats de crédit (6 à 9 % pour le crédit au secteur privé et     nécessaire de renforcer les structures internes pour que la
1 1 % pour l'ensemble du crédit interne sur base d'un déficit      fusion des marchés contribue à relever le potentiel de
du trésor de 100 000 milliards de lires italiennes ont été         croissance. À cet égard, l'assainissement des finances publi­
dépassés au cours de premier semestre. La situation du             ques et la libération des mouvements de capitaux représen­
marché financier n'a cessé de se tendre au cours du troisième      tent deux objectifs prioritaires . L'ouverture des marchés de
trimestre, obligeant les autorités à relever à plusieurs reprises  capitaux notamment permettra aux institutions financières
les taux d'intérêt . Ces précautions doivent été vues également    de diversifier les modalités de placement et d'augmenter la
dans le contexte des nouvelles mesures de libération des           fluidité des circuits financiers . D'autre part , les pouvoirs
mouvements de capitaux prises au mois de mai , abolissant le       publics ont un rôle éminent à jouer dans le renforcement de la
dépôt obligatoire sans intérêt exigible lors de l'achat de         capacité productive: celui-ci suppose une amélioration des
valeurs étrangères . La Commission a ainsi été en mesure de        infrastructures économiques ainsi qu'une réorganisation des
supprimer au début du mois d'août 1987 la clause de                services publics . Dans le même contexte , il semble opportun
sauvegarde accordée à l'Italie au titre de l'article 108           de reconsidérer les options prises en matière de politique
paragraphe 3 du traité CEE . Toutefois , les sorties de            énergétique , compte tenu de la forte dépendance de l'Italie
capitaux ayant pris de l'ampleur depuis l'été et du fait qu'une    dans ce domaine , ainsi que des risques qu'un enchérissement
partie du crédit interne semble avoir été utilisée pour ces        de la facture pétrolière fait peser sur l'équilibre des paiements
opérations , ainsi que pour des opérations de termaillage , les    extérieurs .
autorités monétaires ont récemment réintroduit des mesures
visant à encadrer le crédit bancaire. Les risques potentiels qui   La défense de la capacité concurrentielle de l'économie
pèsent sur l'équilibre interne et externe rendent souhaitable      italienne est , en effet , l'élément clé pour la poursuite d'une
une orientation modératrice de la politique monétaire en           saine expansion et d'une diminution du chômage . Si la
1988 . Il serait opportun de retenir, pour les agrégats            croissance économique a été , au cours des dernières années ,
principaux , des taux indicatifs d'accroissement compatibles       relativement plus satisfaisante que dans la plupart des autres
avec une croissance du PIB nominal proche de 7,5% .                pays de la Communauté , elle est allée de pair , sauf en 1986 ,
                                                                   avec un écart positif considérable de l'expansion de la
Si la réforme de l'indexation des salaires et les augmentations    demande intérieure par rapport au reste de la Communauté,
prévues pour les prochaines années au niveau des branches          tandis que le taux de change réel de la lire italienne s'est
sont de nature à favoriser une lente décélération tendancielle     apprécié jusqu'au début de 1987 . Les politiques monétaire et
des prix, à la condition qu'aucune augmentation nouvelle           budgétaire doivent contribuer conjointement tant à la limi­
n'intervienne en dehors de celles déjà programmées, une            tation de l'augmentation des coûts , qu'à celle de la demande
désinflation plus marquée paraît peu probable en l'absence         intérieure dans une mesure compatible avec le maintien de
d'une forte expansion de l'investissement, seul moyen pour         l'équilibre extérieur. La marge de manœuvre des autorités
détendre durablement la dépendance extérieure et pour              serait évidemment plus large, si une action conjointe des
accélérer les progrès de la productivité. L'investissement des     États membres parvenait à accélérer les échanges intracom­
entreprises devrait devenir l'élément central pour entretenir      munautaires .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                       Journal officiel des Communautés européennes                                                 N 0 L 394 / 61
                                                   Italie: Principaux agrégats économiques, 1983-1988
                                                                                                                                     ( Variations annuelles en %)
                                                           1983             1984               1985             1986              1987 (')           1988 (')
                                                                             14.1              11,8              11,0                8,7                7,6
Produit                  f en «leur                        15,9
intérieur              ■<   en volume                        0,5              3.5                2.7              2,7                3,0                2,8
brut                     L déflateur                       15,3              10.2                8,9              8,0                5,5                4,7
Consommation privée déflateur                              14,9              11,4                9,3              6.3                4,8                4,9
Formation                f P"v^e
brute de capital       ■< publique
fixe en volume           [_ totale                         - 1,6               4,4               3.3              1,2                3,5                2,8
     dont : construction                                     0,8              0,6             - 0,5             - 0,7                 1,0               2,1
             équipement                                    - 4,2               8,9               7.4              3.1                6,0                3.5
Demande interne à prix constants                           - 0,4               4,4               3.1              3.2                4,5                3,3
Écart par rapport aux
partenaires de la Communauté (2 )                          - 1,8               3.0               1,1            - 0,6                2,0                 1,0
„,         ,   .          C nominale                        16,0             11,4               10,2              7,7                 8,3                6,0
Rémunération
des salariés            ■<  réelle A ( 3 )                   0,6               1.1               1.2            - 0,3                 2,8                1,3
par tête                  ^        B (3)                     1,0                                 0,8              1.4                 3,5                1,1
Productivité ( 4 )                                           0,1               3,4               1.8              1,9                3,0                2,1
Coûts salariaux réels unitaires                              1,0            - 2,6              - 0,5            - 0,6                 0,3             - 1,1
Compétitivité ( 5 )                                         11,9               2,0               3,1             10.5                 7,2                2,9
Emploi                                                       0,5               0,8               1,4              0,8                 0,3                0,2
Chômeurs enregistrés en % de la
population active civile (6 )                               10,9             11,9               12,9             13,0               14,2               14,3
Solde des opérations courantes
en % du PIB                                                  0,4            - 0,6              - 0,7              0,8                 0,2                0
Taux d'intérêt à long terme                                 18,0             14,9               14,3             11,7               10,9               11,6
Masse monétaire ( 7 )                                       13,2             12,1               11,1              9.4                 8,9                6.6
Besoin ou capacité de financement
des administrations publiques
en % du PIB                                              - 11,0            - 10,8            - 12,3            - 11,3             - 10,4             - 10,4
Dette publique en % du PIB                                  72,1             77,7               84,6             88.6               93,6               97,9
 Intérêts de la dette publique en % du PIB                   7,5               7.6               8,1               8.5                7,7                7,9
 (') Prévisions des services de la Commission, septembre 1987, sur la base des politiques actuelles.
 ( 2) Différence en point de pourcentage.
 ( 3) A: déflateur du PIB; B: déflateur de la consommation privée.
 (4 ) Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie.
 (5) Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie. Chiffre
      positif = perte de compétitivité.
 (s ) Définition Eurostat.
 ( 7) Fin d'année .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 62                             Journal officiel des Communautés européennes                                  31 . 12 . 87
                                                            LUXEMBOURG
Au Luxembourg, la croissance économique s'est affaiblie en          en faveur des entreprises et des ménages ont atteint près de
1987 et le taux d'expansion du produit intérieur brut a été         2,5% du PIB en 1987 sans pour autant remettre en cause
réduit à 2 % en termes réels . Alors que la consommation des        l'équilibre budgétaire.
ménages bénéficiait d'un relèvement sensible du revenu              En revanche, l'évolution salariale apparaît préoccupante ,
disponible des ménages, soutenu entre autres par des allége­        compte tenu du caractère très ouvert de l'économie luxem­
ments fiscaux, la formation brute de capital fixe dans
                                                                    bourgeoise et de la nécessité non seulement d'améliorer la
l'industrie marquait une certaine hésitation liée notamment à       rentabilité des entreprises mais surtout de sauvegarder leur
l'affaiblissement de la demande dans le secteur sidérurgique
après la forte progression des années précédentes. La méven­        position compétitive. Or, pour l'ensemble de l'économie, les
te des produits de cette industrie a d'ailleurs provoqué une
                                                                     salaires par tête ont augmenté en termes réels de 3,9% en
                                                                     1987 et les prévisions pour 1988 indiquent une hausse
moindre progression des exportations totales. Les importa­
tions ont , elles aussi, ralenti . Le taux d'inflation est resté     probable d'environ 2,0% , chiffres qui dépassent assez
modéré grâce à la baisse des prix à l'importation et le taux de      largement l'accroissement simultané de la productivité
                                                                     (0,4% en 1987 et 1,2% en 1988 ). L'accumulation des
chômage n'a guère augmenté .                                         hausses salariales et des charges sociales risque de freiner les
                                                                     possibilités de développement économique à plus long
En 1988 , le produit intérieur brut s'accroîtrait d'environ          terme .
1,8% en termes réels. Compte tenu de recul des ventes
d'acier, les exportations totales n'augmenteraient que lente­        La politique de diversification et de restructuration de
ment. Bien que la hausse des salaires par tête doive être            l'appareil productif a non seulement rendu l'économie moins
comparable à celle de l'année précédente, l'impact des               dépendante de la sidérurgie, mais elle a aussi permis de créer
allégements fiscaux accordés aux ménages sera plus réduit et         des emplois nouveaux. De plus, des mesures spécifiques,
leur revenu disponible progressera moins en termes réels             telles que la préretraite, ont contribué à maintenir le nombre
 qu'en 1987. La consommation privée se développerait dès             de chômeurs à un niveau très bas. Le gouvernement a activé
lors plus faiblement que l'année précédente. La tendance au          l'orientation et la formation professionnelles afin d'absorber
ralentissement des investissements des entreprises entamée en        le noyau de chômage persistant. De plus il envisage de créer le
 1987 devrait se prolonger et la construction résidentielle se       cadre légal pour que la flexibilité du marché du travail puisse
 stabiliserait . La hausse des prix à la consommation pourrait       être augmentée avec l'accord des différentes parties concer­
 s'accélérer assez nettement sous l'effet du relèvement des prix     nées .
 à l'importation. Bien que les dégagements dans le secteur           En 1988 , la capacité de financement des administrations
 sidérurgique n'auront que peu d'effet sur le taux du chômage,       publiques serait un peu plus importante qu'en 1987 . L'aug­
 celui-ci ,ne devrait guère s'améliorer.                             mentation des dépenses publiques ne pourra pas compenser
                                                                     les conséquences de la faiblesse de la demande extérieure,
 La politique économique mise en œuvre au grand-duché                 mais la réduction de la fiscalité directe des entreprises ,
 correspond, sous de nombreux aspects, aux lignes de force de         accordée au titre des budgets de 1987 et 1988 , apportera une
 la stratégie coopérative pour la croissance et l'emploi. La          aide efficace à la politique de diversification de la structure
 marge de manœuvre budgétaire, qui apparaît au fur et à               économique et la diminution de la charge fiscale individuelle
 mesure que la restructuration de la sidérurgie progresse est         soutiendra la consommation . Une certaine prudence reste
 utilisée pour reconstituer les moyens financiers des fonds           toutefois de mise en matière de gestion des dépenses car les
 d'investissement de l'État et pour renforcer la position             mesures de politique sociale (préretraite, pensions, salaires
 compétitive des entreprises, notamment en diminuant les              dans le secteur public) ne manquent pas de réduire la marge
 impôts directs sur les sociétés. Les mesures d'allégement fiscal     budgétaire disponible.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                        Journal officiel des Communautés européennes                                  N 0 L 394 / 63
                                                 Luxembourg: Principaux agrégats économiques, 1983-1988
                                                                                                                       ( Variations annuelles en %)
I                                                          1983               1984               1985     1986 (') 1987 ( 2 )          1988 ( 2 )
                          r en valeur                      11,2                12,1                5,5       6.7      4,6                 4,0
Produit intérieur J                 , „                      3,2                5,5                2,9       2.5      2,0                 1,8
brut                     1       volume
                          L déflateur                        7,7                6,3                2.5       4,1      2,5                 2,2
Consommation privée déflateur                                8,1                6.4                3.3       0,3      0,5                 2,3
                                                           - 8,0              - 0,6                2,6       5.3      2,8                 1,2
Formation                  f P"v^e
brute de capital         ■< publique                       - 9,0              - 3,7                0,6       3,1      2,2                 3,2
fixe en volume               totale                        - 8,3              - 1,3                2,1       4,8      2,7                  1,7
      dont : construction                                  - 8,6              - 3,1                1,2       3,2      3,0                 1,8
              équipement                                   - 7,5                2.5                4,0       7.9      2,0                 1,5
Demande interne à prix constants                             0,5                1,7                0,8       3,7      3.3                 2.1
Écart par rapport aux autres
partenaires de la Communauté ( 3 )
D,          ,   .          f nominale                        6,9                7,0                4.1       4,0      4.4                 4,2
Rémunération
des salariés             -<  réelle A ( 4 )                - 0,7                0,7                1,5     - 0,2       1,8                 1,9
par tête                             g (4)                 - 1,1                0,5                0,7       3.6       3,9                 1,9
Productivité ( 5 )                                           3,9                4,6                1,6       0,4      0,4                  1,2
Coûts salariaux réels unitaires                            - 4,5              - 3,7              - 0,1     - 0,5       1,5                0,7
Emploi                                                     - 0,4                0,6                1,4       2.4       1,0                0,4
Chômeurs enregistrés en %
de la population active civile (6 )                          1,6                1,7                1,6       1,4       1,5                 1,4
Solde des opérations courantes
en % du PIB                                                 38,5               38,9               41,9      40,4    38,7                 37,8
Taux d'intérêt à long terme                                  9,8               10,3                9,5       8.7     ( 8,2 )
Masse monétaire ( 7 )
Besoin ou capacité de financement
des administrations publiques
en % du PIB                                                  0,2                2,0                4,4  .    3,9       2,8                 3,1
Dette publique en % du PIB                                  14.6               14,6               14,4      14,7    14,7                 14,8
 Intérêts de la dette
publique en % du PIB                                         1,0                1,2                 1,3      1.3       1,3                 1,1
 (')   Estimations des services de la Commission , septembre 1987.
 (2 )  Prévisions des services de la Commission, septembre 1987 , sur la base des politiques actuelles.
(3)    Différence en point de pourcentage.
 (4 )  A: déflateur du PIB; B: déflateur de la consommation privée.
 (5)   Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie.
 ( 6 ) Définition Eurostat.
 ( 7) Fin d'année .
 ---pagebreak--- N° L 394 / 64                              Journal officiel des Communautés européennes                                      31 . 12 . 87
                                                                PAYS-BAS
Aux Pays-Bas, la croissance du PIB , en volume , s'est ralentie        évitant d'alourdir et en tâchant même de diminuer les charges
en 1987 tombant à un taux d'environ 1,7% en raison                     collectives et sur le maintien global du pouvoir d'achat des
notamment d'un affaiblissement de la demande intérieure .              ménages. Les autorités visent une réduction du chômage de
Tout comme l'année précédente , la consommation privée ,               200 000 personnes ramenant ainsi leur nombre à 500 000
stimulée par un relèvement substantiel du revenu disponible            d'ici 1990 .
des ménages, en termes réels, s'est accrue, en 1987, de près de
3% en volume , mais la consommation publique et les
investissements se sont tassés. Après un développement                 Dans le domaine budgétaire, le programme gouvernemental
soutenu pendant plusieurs années, les investissements des              prévoit une réduction du déficit budgétaire de l'administra­
entreprises et plus particulièrement les achats d'équipements          tion centrale de 8 % du revenu national net en 1987 à 7 % en
se sont sensiblement affaiblis , alors que les investissements         1988 , 6% en 1989 et 5,25% en 1990 . Compte tenu de
publics ont reculé à cause principalement de l'achèvement des          l'engagement pris de stabiliser la pression fiscale et parafis­
grands travaux hydrauliques . Alors que les ventes à l'étranger        cale, l'ajustement pèse essentiellement sur les dépenses . Des
de gaz naturel ont encore diminué par rapport à 1986 , les             économies substantielles seront réalisées grâce à la stabilisa­
exportations de produits manufacturés ont été relativement             tion des transferts sociaux , une diminution substantielle des
soutenues en dépit d'une appréciation importante du florin             subventions au secteur privé et une baisse des effectifs dans la
en 1986 et 1987 . Ce résultat positif n'a pu être obtenu qu'en         fonction publique.
diminuant les marges bénéficiaires à l'exportation.
Le nombre de personnes occupées au augmenté de 1,4% en                 La réalisation de ces objectifs repose sur des hypothèses
1987 en raison , entre autres , d'un accroissement du travail à        d'environnement international relativement favorables , une
temps partiel et le chômage a reculé. L'excédent de la balance         stabilisation de la quote part des salaires dans le PIB entre
commerciale a diminué de façon sensible et le solde de la              1986 et 1990 et une augmentation de l'emploi en hom­
balance des opérations courantes s'est, par conséquent,                mes-années de plus de 3% pendant la même période
réduit de près de 3% du PIB en 1986 à 1,9% en 1987 .                   s'accompagnant d'une réduction de la durée du travail et
                                                                       d'une extension du travail à temps partiel . Toute évolution
En 1988 , le rythme de croissance du produit intérieur brut,           économique moins favorable que prévu suppose un effort
réduit, comme en 1987 , par une diminution de la production            supplémentaire si l'on veut réaliser l'ajustement souhaité par
dans le secteur énergétique , se ralentirait à nouveau et              les pouvoirs publics .
atteindrait à peine 1 ,2 % en termes réels. Les exportations de
biens progresseraient à peu près au même rythme qu'en 1987 ,
mais l'expansion de la demande intérieure s'affaiblirait très
nettement . En raison notamment de la faible hausse de                 Alors que, depuis 1983 , l'assainissement des finances publi­
salaires , l'accroissement du revenu disponible des ménages            ques a marqué un progrès certain, permettant de réduire le
n'atteindait plus guère que 1 ,2 % en termes réels. Même en            déficit net des administrations publiques , le contexte inter­
supposant une baisse du taux d'épargne par rapport à l'année           national et la perte de recettes non fiscales ont imposé en
précédente , la consommation privée n'augmenterait que                  1986 et en 1987 une pause dans le cheminement vers les
lentement . En l'absence d'une amélioration sensible de                objectifs pluriannuels. En 1988 , les lignes de force de la
l'environnement extérieur, le volume des investissements des           politique budgétaire ne devraient guère différer de celles qui
entreprises ne croîtrait guère en 1988 et les investissements          sont actuellement appliquées et qui permettent essentielle­
publics stagneraient. Après la baisse intervenue en 1987, le           ment d'éviter un dérapage des dépenses .
niveau des prix à la consommation pourrait s'élever quelque
peu, l'effet de la réduction des prix du gaz naturel et des prix à
l'importation s'estompant progressivement. Malgré une légè­            La réalisation de plus-values fiscales a incité les autorités à
re détérioration des termes de l'échange , l'excédent de la            réduire pour 1988 les taux d'imposition sur les revenus des
balance des paiements courants se stabiliserait au niveau              particuliers jusqu'à concurrence de 1,35 milliard de florins
atteint en 1987 . Le nombre de personnes occupées pourrait             mais le danger d'un dépassement important des objectifs
augmenter d'environ 1 % , grâce , entre autres , à la mise en          budgétaires quant aux dépenses à obligé les autorités à
œuvre de programmes en faveur de l'emploi et de la                     réaliser des économies supplémentaires au-delà de celles
formation professionnelle et à l'extension du travail à temps          prévues par l'accord gouvernemental . Au total il en résulte un
partiel ; le taux de chômage diminuerait, par conséquent,              léger relâchement de l'objectif budgétaire (le déficit de
pour atteindre environ 11 % de la population active .                  l'administration centrale serait de 7,2% du RNN en 1988
                                                                       alors que l'objectif initial était de 7% et que le déficit
L'orientation imprimée à la politique économique depuis                comparable pour 1987 s'élève à 7,6% ). Ce dépassement
l'automne de 1982, qui a permis une réduction appréciable              reste dans des limites acceptables vu le contexte de croissance
du déficit du secteur public, une augmentation de l'emploi et          défavorable dans lequel l'assainissement des finances publi­
un assouplissement du fonctionnement du marché du travail,             ques se réalise actuellement. Il implique néanmoins une
est reconduite par le nouveau gouvernement entré en fonc­              intensification de l'effort de compression au cours des années
tion en juillet 1986 . Dans l'accord gouvernemental, l'accent a        ultérieures, afin de réaliser les objectifs pluriannuels eu égard
été mis sur la nécessité d'atténuer les déséquilibres majeurs , le      à la hausse continue de la charge d'intérêt de la dette publique
déficit budgétaire et le niveau élevé du chômage, tout en              jusqu'en 1991 .
 ---pagebreak---                                                                                                                        N 0 L 394 / 65
31 . 12 . 87                               Journal officiel des Communautés européennes
La gestion de la Banque centrale accorde une haute priorité à       mettra de mieux adapter les salaires en fonction des accrois­
la stabilité de la parité florin/ mark allemand. Le différentiel    sements sectoriels de productivité et de continuer ainsi à
d'intérêt qu'elle implique pourrait progressivement diminuer        modérer globalement la progression des salaires réels. Les
si les anticipations de faibles hausses de prix de se mainte­       efforts pour assouplir le fonctionnement du marché du
naient. La propension à investir se trouverait ainsi stimulée.       travail portent également sur un gel du niveau du salaire
Sur le plan interne, les autorités monétaires ont conclu un         minimum qui influe sur l'éventail des revenus primaires et qui
accord fin 1986 portant sur deux ans pendant lesquels les            est important pour l'évolution des coûts salariaux des
banques limiteront leur création de liquidités à 1 1-12 % . Les      entreprises en raison de son lien étroit avec le salaire moyen.
objectifs d'augmentation de la masse monétaire définis par la        Dans la mesure où les pouvoirs publics se sont formellement
Banque centrale paraissent être appropriés pour garantir un          retirés du processus de détermination des salaires, l'évolution
degré de liquidité adéquat pour l'économie, tout en favori­          des charges réelles de main-d'œuvre dépendra davantage des
sant le maintien d'un faible taux d'inflation .                      mécanismes du marché et de l'attitude des partenaires
                                                                     sociaux. En diminuant la charge fiscale les autorités ont
 La politique budgétaire , bien que restrictive , mobilise néan­     contribué à la modération salariale . Comme les progrès de la
 moins des moyens non négligeables pour la formation                 productivité demeurent faibles, les hausses des salaires réels
 adéquate de la main-d'œuvre et pour la création d'emplois           devraient rester très limitées afin de favoriser un processus de
 pour les jeunes et les chômeurs âgés. En plus, la décentrali­       croissance par l'investissement amorcé en 1985 et 1986 mais
 sation des négociations salariales se poursuit, ce qui per­         qui depuis lors a de nouveau tendance à s'affaiblir.
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 66                                      Journal officiel des Communautés européennes                                                     31 . 12 . 87
                                                  Pays-Bas: Principaux agrégats économiques, 1983-1988
                                                                                                                                      ( Variations annuelles en %)
I                                                          1983              1984               1985            1986 (')           1987 ( 2 )         1988 i1 )
                                                                                5.0               4,1              3,1                0,7                1,7
Produit                  f en valeur                         3.3
intérieur               -<  en volume                        1,4                3,2               2,3              2,4                1,7                1,2
brut                      L déflateur                        1,9                1,8               1,8              0,7              - 1,0                0,5
Consommation privée déflateur                                2,7                2,0               2,5              0,2              - 0,8                1,0
                                                             3,3                5.1               7,4              9,6                3,9                0,8
Formation                 f P"v^e
brute de capital        ■< publique                       - 4,6                 7,6             - 7,7            - 8,8              - 1,1                0,0
fixe en volume            I totale                           2,1                5.5               5,1              7,2                3,3                0,7
     dont : construction                                  - 2,6                 3.6             - 3,1              4,9                2,6                0,5
             équipement                                     10,0                8,2              16,9              9,9                4,1                0,9
Demande interne à prix constants                             1,5                1,7               2.5              3,9                2,3                1,0
Écart par rapport aux autres
partenaires de la Communauté ( 3 )                           0,4             - 0,5                0,2              0,2              - 0,3              - 1,4
n,         ,   .          f nominale                         3,2                0,2               1,4              1,6                1,9                1,6
Rémunération
des salariés            <   réelle A ( 4 )                   1.3             - 1,5              - 0,4              0,8                3,0                1,1
par tête                                                     0,4             - 1,7              - 1,1              1,4                2,7                0,6
Productivité ( 5 )                                           3.4                3,2               1,0              0,6                0,8                1,0
Coûts salariaux réels unitaires                            - 2,0             - 4,6              - 1,3              0,2                2.1                0,1
Compétitivité ( 6 )                                        - 2,8             - 7,0              - 2,6              5,8                2,7              - 0,7
Emploi                                                     - 1,9             - 0,1                1,3              1,8                0,9                0,2
Chômeurs enregistrés en %
de la population active civile ( 7)                         14,0              14,3               13,1             12,1               11,4               11,0
Solde des opérations courantes
en % du PIB                                                  3,1                4,2               4,3              2,8                 1,9                1,8
Taux d'intérêt à long terme                                  8,8                8,6               7,3              6,4                6,3                6,4
Masse monétaire ( 8 )                                       10,5                7,7              10,5              4,4                3,5                5.5
Besoin ou capacité de financement
des administrations publiques
en % du PIB                                                - 6,4             - 6,3              - 4,7            - 4,7              - 5,6              - 5,9
Dette publique en % du PIB                                  61,9              66.4               69,9             73,0               79,3               85,2
Intérêts de la dette
publique en % du PIB                                         5,7                5,9               6,0               6,0                6,0                5,9
  ') Estimations des services de la Commission , septembre 1987 .
  2 ) Prévisions des services de la Commission , septembre 1987, sur la base des politiques actuelles .
  3 ) Différence en point de pourcentage.
  4 ) A: déflateur du PIB; B: déflateur de la consommation privée.
  5 ) Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie.
  6 ) Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie. Chiffre
      positif = perte de compétitivité .
  7) Définition Eurostat.
  ') Fin d'année .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                   Journal officiel des Communautés européennes                                   N° L 394 / 67
                                                                     PORTUGAL
Le redressement de l'activité économique qui s'était amorcé                particulier, la politique de dépréciation programmée de
dès 1985 s'est poursuivi depuis lors sous l'influence de la vive           l'escudo et la politique salariale ont été soumises à l'impératif
reprise de la demande interne. Après avoir nettement pro­                  d'une plus grande convergence nominale avec les autres pays
gressé en 1986 (+ 4,3% ), le PIB en volume (*) devrait                     membres. Depuis juillet 1986 , un conseil permanent de
 cependant enregistrer une croissance en peu moins forte en                concertation sociale joue un rôle actif dans ce domaine. En
 1987 { 3 , 75 % ). Ce ralentissement n'est imputable qu'à l'effet         outre , des mesures d'ajustement dans le domaine fiscal et de
de contraction accru exercé par la balance extérieure et à la              modernisation du marché financier soutiennent l'effort d'in­
moindre progression des stocks . En revanche, le vigoureux                 vestissement. La Communauté, quant à elle , continue d'ap­
mouvement de rattrapage de la consommation privée s'est                    porter une contribution significative pour favoriser une plus
poursuivi tandis que l'investissement connaissait, notam­                  grande convergence réelle et une réduction de l'écart par
ment sous l'impulsion de l'adhésion du Portugal à la                       rapport au niveau de développement des autres États mem­
Communauté , une croissance sensiblement accélérée. L'amé­                 bres. C'est ainsi que la part relative des fonds structurels et
lioration de l'emploi s'est renforcée et le taux de chômage a              des instruments financiers de la Communauté dans le produit
fortement regressé (de 8,6% en 1986 à 7,2% en 1987). En                    intérieur brut portugais a atteint plus de 2,8 % en 1986 . Au
même temps , l'inflation s'est nettement ralentie, tout en                 total , cependant , l'amorce récente du processus de conver­
présentant encore un écart notable par rapport aux autres                  gence , tant réelle que nominale, reste insuffisante et fragile.
pays membres . L'excédent extérieur s'est sensiblement ame­                Ce processus doit donc être activement poursuivi , voire
nuisé après avoir connu un redressement marqué en 1985 et                  renforcé .
 1986 .
                                                                           Dans ce contexte, la politique budgétaire a un rôle particu­
Sous l'effet d'une décélération appréciable de la demande                  lièrement important à jouer. La diminution du besoin de
intérieure et en dépit de la bonne tenue des exportations , le             financement de l'ensemble des administrations publiques
rythme de croissance du PIB en volume 0 ) devrait se                       observée en 1985 a pû être poursuivie par les autorités en
rapprocher de 3 % en 2 988. L'amélioration moins forte de                  1986 grâce , en particulier, aux prélèvements fiscaux sur les
l'emploi se traduirait par une diminution sensiblement                     hydrocarbures et à l'application de la TVA. Cependant, les
ralentie du chômage. Conformément aux objectifs poursui­                   tendances d'évolution du budget de l'État pour 1987 font
vis par les autorités , des progrès marquants seront à nouveau             apparaître le besoin d'un accompagnement rigoureux en vue
enregistrés dans la résorption de l'inflation . La balance des             de la réalisation des objectifs budgétaires en termes de
paiements courants continuerait de se détériorer et , pour la              recettes , notamment en ce qui concerne la taxe sur la valeur
première fois depuis 1984 , se solderait par un déficit (de                ajoutée. L'objectif d'une réduction à moyen terme du besoin
l'ordre de 1 % du PIB ).                                                   de financement de l'État, qui a été fixé pour la première fois
                                                                           en 1987 et qui vise à le ramener de 8,8 % du PIB en 1987 à
Bien que réduit par rapport aux années précédentes , un                    moins de 5 % du PIB dès 1990 / 1991 , ne sera pas atteint sans
différentiel important dans le rythme de progression de la                 un effort continu de modération des dépenses de fonction­
demande interne , vis-à-vis des autres pays membres , se                   nement, sans une réduction des transferts, notamment au
maintiendra en 1988 . Celui-ci est certes justifié par la                  bénéfice des entreprises du secteur concurrentiel , et un
nécessité de progresser sur la voie de l'atténuation des                   élargissement de la base imposable. Une mise en œuvre aussi
déficiences structurelles du Portugal grâce à un redressement              rapide que possible de la réforme fiscale serait de nature à
durable du taux d'investissement qui se situe encore nette­                jouer un rôle positif à cet égard . Faute de résultats tangibles
ment en dessous du niveau observé jusqu'à début des années                 dans ces domaines , la politique d'amélioration des infrastruc­
quatre-vingt . Cependant, compte tenu à la fois des incerti­               tures et, sur un plan plus général , la nécessaire contribution
tudes pesant sur l'environnement extérieur, de la grande                   de la politique budgétaire à une élévation du taux d'investis­
dépendance de l'économie portugaise à l'égard des importa­                 sement du pays, à un renforcement de la formation profes­
tions pétrolières et à son ouverture croissante , pareille                 sionnelle et à la mise en valeur du capital humain risquent
évolution implique des risques au niveau des paiements                     d'être mis en danger. Tel serait notamment le cas si , en
courants . L'application du «programme de correction struc­                l'absence d'une réduction suffisante du déficit public déjà en
turelle du déficit extérieur et du chômage» (Pceded) adopté en             1988 , le compte extérieur se dégradait à un rythme excessif,
mars dernier et confirmé fin août lors de l'annonce au                     nécessitant le retour à des politiques restrictives qui ont, dans
parlement du programme du nouveau gouvernement permet­                     un passé encore récent, entravé le processus de croissance du
tra d'éviter d'autant plus aisément ces risques que la politique           pays et ses possibilités de résorber le sous-emploi agricole.
envisagée est conforme , dans ses grandes lignes, à la stratégie
coopérative pour la croissance et l'emploi poursuivie par la
Communauté .                                                               La réalisation de l'objectif budgétaire est essentielle pour
                                                                           alléger la tâche de la politique monétaire tant sur le plan
                                                                           interne, notamment à l'égard de la nécessaire modération de
Des progrès appréciables ont déjà été accomplis en vue                     la croissance des agrégats monétaires , que du point de vue de
d'améliorer les conditions de la demande et de l'offre . En                révolution du taux de change . C'est à cette condition
                                                                           seulement que pourra se poursuivre la résorption des antici­
( ! ) Aux prix de 1985 . Sur la base des prix de l'année précédente , la - pations inflationnistes et le processus de réduction des taux
      croissance serait de 5,2% en 1987 et de 4,2% en 1988 .               d'intérêt . De nouveaux progrès dans la modernisation des
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N° L 394 / 68                           Journal officiel des Communautés européennes
circuits financiers seraient de nature à agir dans le meme       en compte dans les négociations salariales pour l'année
sens.                                                            prochaine .
Grâce à son action sur les anticipations inflationnistes et sur  En conclusion, les diverses actions nécessaires à la réalisation
l'évolution des coûts de production, la poursuite de la          des objectifs macro-économiques retenus par les autorités
politique active de concertation sociale constitue un autre      doivent être mises en œuvre de manière énergique . C'est à
élément essentiel à l'expansion équilibrée et durable qui est    cette condition seulement qu'un processus de croissance
nécessaire pour le succès de l'intégration progressive de         satisfaisant, tant au point de vue quantitatif que qualitatif,
l'économie portugaise à la Communauté. Il importe, en            pourra être maintenu et que l'inflation pourra être ramènée
particulier, que le consensus au sujet du taux d'inflation de    progressivement à un rythme proche de la moyenne commu­
6 % programmé pour 1988 soit préservé et effectivement pris       nautaire .
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31 . 12 . 87                                            Journal officiel des Communautés européennes
                                                      Portugal: Principaux agrégats économiques, 1983-1988
                                                                                                                                      (Variations annuelles en %)
                                                                 1983             1984         1985             1986 (»)          1987 ( 2 )         1988 (2 )
                                                                 23,7             23.4         25,9               23,1              15,3               10,5
Produit                   f en valeur
intérieur               ■<   en volume                          - 0,3            - 1,7           3,7               4,3                3.7                3,0
3rut                      L déflateur                            24.1             25.6         21,3               18,0              11,2                 7,3
Consommation privée déflateur ( 3 )                              25.5             29,3          19.3              12,1                9,3                6,5
Formation                 f P"v^e
brute de capital        ■< publique
fixe en volume            ^^                                     - 7,5          - 18,0         - 1,8               9,9               14,6              10,5
      dont : construction                                        - 3,0          - 13,5         - 4,0               4,7                9,5                9,0
             équipement                                        - 13,1           - 23,0           1,0              16,0              20,0               12,0
Demande interne à prix constants                                 - 7,0           - 7,0           0,6               8.5                 8.3               5.0
Écart par rapport aux autres
partenaires de la Communauté (4 )                                - 8,7           - 8,4         - 1,7               4,3                5.1                2.4
nRémunération
    ,       , .            C nominale                             21.6             19,8         22,0              16,7               11,9                8,5
 des salariés            •<  réelle A ( 5 )                      - 2,0            - 4,6          0,6             - 1,1                 0,6               1.1
 par tête                  ^         B                           - 3,1            - 7,4          2,2               4.1                 2.4               1,9
 Productivité ( 6 )                                                1,4            - 0,4          4,2               4,0                 1,3               1,9
 Coûts salariaux réels unitaires                                 - 3,4            - 4,2        - 3,6             - 4,9              - 0,6             - 0,8
 Compétitivité (7)                                               - 8,3            - 4,9        - 1,2               1.2              - 0,2             - 1,2
 Emploi                                                          - 1,7            - 1,3        - 0,5               0,2                 2.3               i ,0
 Chômeurs enregistrés en % de la
 population active civile ( 8 )                                    7,9              8,5          8,7               8,6                 7.2               6,8
 Solde des opérations courantes
 en % du PIB                                                     - 7,2            - 3,0          1.7               3,9                 1.4             - 1,0
 Taux d'intérêt à long terme                                      30,3             32.5         25.4              17,9               15,1               14,3
 Masse monétaire ( 9 )                                            16.3             24.7         29,1              25,7               17,0               13,0
 Besoin ou capacité de finan-            C
 cernent des administrations            -j t* ( )                 10.4             13,3         11,0               9.2                 9,4               8,3
 publiques en % du PIB                   L                         9,1             12,0         10,0                8,2                8,8               7,8
 Dette publique en % du PIB                                       56.2             61,2         64,8              67,1               71,8               78,5
 Intérêts de la dette publique en % du PIB                         6,4              7,1          7.8                9.3                8,1               7,2
  (')  Estimations des services de la Commission, septembre 1987 .
  (2 ) Prévisions des services de la Commission, septembre 1987.
  (3)  Série différente de celle relative à l'indice officiel des prix à la Commission.
  ( 4) Différence en point de pourcentage .
  (5 ) A: déflateur du PIB; B: déflateur de la consommation privée.
  (*) Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie.                                                                  (
  (7) Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie. Chiffre
       positif = perte de compétitivité .
  («) Définition Eurostat.
  (') Fin d'année.
 (10) A: prêts et participations inclus; B: prêts et participations exclus.
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                                                            ROYAUME-UNI
Au Royaume-Uni, l'expansion de l'activité économique,               Au total , on prévoit une croissance du PIB réel d'environ
ininterrompue depuis 1981 , s'est encore renforcée depuis le        2,5% , soit un peu moins qu'en 1987 .
milieu de l'année 1986 et la croissance du PIB réel devrait
atteindre approximativement 3,75 % en 1987 . Le nombre de
                                                                    L'expansion de l'activité a un impact de plus en plus marqué
chômeurs enregistrés manifeste une nette tendance à la baisse
                                                                    sur les chiffres du chômage . Depuis que l'emploi s'est
depuis le milieu de 1986 et l'emploi s'est remis à croître plus     effondré en 1983 , 1,25 million d'emplois ont été créés . La
rapidement. Bien que l'inflation , en net recul l'an dernier, se    croissance de l'emploi s'est accélérée ces derniers trimestres ;
soit accélérée , le taux annuel d'inflation des prix de détail n'a
                                                                    l'emploi masculin en particulier a fortement progressé au
que faiblement augmenté en 1987 , se maintenant autour de
                                                                    début de 1987 . Jusqu'à une époque récente , l'impact de
4 % . La position de la balance courante s'est moins affaiblie      l'expansion de l'emploi sur le nombre total de chômeurs a été
qu'on ne le prévoyait , malgré une détérioration des termes de
                                                                    atténué par la structure même de cette expansion , mais la
l'échange de plus de 3% en 1986 et 1987 .
                                                                    tendance du chômage est désormais orientée fermement à la
                                                                    baisse , ce qui semble imputable dans une large mesure à la
La force relative de l'économie en 1987 repose sur la baisse de     croissance soutenue de l'économie. Les programmes d'em­
17 % du taux de change effectif entre le troisième trimestre de     ploi et de formation du gouvernement ont aussi contribué à
1985 et le dernier trimestre de l'an dernier , ce qui a accru       l'expansion de l'emploi et à la résorption du chômage. Ces
la compétitivité-prix de l'économie. La faible expansion            derniers mois , le nombre de personnes concernées par ces
des marchés d'exportation a donc été moins ressentie au             programmes atteignait 400 000 , soit un peu plus qu'un an
Royaume-Uni que dans les pays dont les monnaies se sont             auparavant .
appréciées . Les exportations se sont nettement redressées au
second semestre de 1986 et se sont maintenues à un niveau
                                                                    Le taux de chômage avoisine toujours les 10 % ; la persistance
élevé pendant cette année , malgré l'appréciation de 5 % de la
livre sterling au cours des mois qui ont précédé les élections
                                                                    d'une augmentation rapide des salaires par tête et des coûts
générales de juin. En outre, la stagnation des importations au
                                                                    salariaux par unité produite est préoccupante . Vers la fin de
                                                                     1986 , les salaires conventionnels ont manifesté une certaine
début de 1987 montre qu'il s'est produit un phénomène de
substitution au détriment de ces dernières et que l'évolution
                                                                    modération , mais du fait de l'augmentation du nombre
de l'offre s'est améliorée .                                        d'heures supplémentaires , celle-ci n'a guère influencé le taux
                                                                    tendanciel de hausse des salaires moyens qui n'a pratique­
                                                                    ment pas varié depuis 1983 ( 7,5% ). En fait , la hausse des
Bien qu'elle ait cessé d'être le principal facteur de la            salaires conventionnels a recommencé à s'accélérer récem­
croissance , la consommation privée est restée très dynamique       ment. Mis à part un recul au début des années quatre-vingt dû
en 1987 . La recrudescence de l'inflation et la stabilisation du    à la récession , les salaires réels ont fortement augmenté au
taux d'épargne après sa baisse de l'an dernier n'ont que            cours de la présente décennie . Cependant , la profitabilité
partiellement compensé les effets de stimulation de la              s'est sensiblement accrue dans le même temps grâce aux gains
consommation résultant de l'augmentation rapide des salai­          substantiels de productivité , notamment dans l'industrie
res nominaux et autres revenus de personnes et de la                manufacturière . Ces dernières années, le stock de capital n'a
réduction à 27 % du taux de base de l'impôt sur les revenus         que faiblement augmenté. Étant donné que le nombre des
dans le budget de mars. En général , la confiance des               entreprises faisant état de capacités insuffisantes augmente et
entreprises et des consommateurs a eu tendance à se renforcer       que le niveau du chômage reste très élevé, une expansion
et une relance s'est manifestée au niveau des investissements       sensible des investissements productifs s'impose doublement.
des entreprises , notamment manufacturières après une pé­           À cet égard, les signes évidents de reprise que manifestent
riode de faiblesse qui durait depuis 1985 , ce qu'expliquent en     depuis peu les investissements des entreprises sont encoura­
partie les modifications apportés au système d'impôt sur les        geants .
sociétés . Les pressions à la hausse qui se sont exercées sur la
livre sterling au premier semestre de l'année ont permis
                                                                    En 1986 , le solde de la balance des visibles s'est considéra­
d'abaisser au total les taux de base bancaires de deux points ,
                                                                    blement détérioré en raison de la baisse des prix pétroliers et
ce qui a conforté la demande intérieure , encore que ce             de l'accroissement des importations consécutif à la forte
mouvement ait été partiellement inversé en août à la suite
d'un accès de faiblesse de la livre sterling et d'une forte         expansion de la consommation privée . L'amélioration de la
expansion de la demande de crédit.
                                                                    compétitivité a contribué temporairement à stabiliser la
                                                                    position de la balance au premier semestre de 1987 , mais une
                                                                     nouvelle détérioration est désormais probable , car les impor­
En 1988 , l'évolution devrait rester positive compte tenu de        tations s'accélèrent à nouveau sous l'effet de l'expansion de la
perspectives mondiales relativement encourageantes. Il est          demande finale et la production intérieure de pétrole va
probable que la consommation privée s'accroîtra à nouveau           décroître progressivement à moyen terme . Pour limiter ce
fortement , surtout si le taux d'inflation devait se stabiliser      mouvement, il convient de soutenir l'offre et de l'améliorer,
comme on le pense et si le taux de base de l'impôt sur les           ce qui implique à son tour qu'il faut maintenir la compétiti­
revenus est à nouveau abaissé . La croissance des investisse­       vité en faisant en sorte que les coûts salariaux unitaires
ments fixes devrait s'accentuer . En revanche , les volumes          évoluent parallèlement avec ceux des principaux concurrents
d'exportations pourraient s'accroître plus lentement ,               du Royaume-Uni , que les taux de change restent stables et
entraînant une certaine détérioration de la balance courante .       que la capacité de production de l'économie doit être
 ---pagebreak---                                                                                                                          N 0 L 394 / 71
31 . 12 . 87                                 Journal officiel des Communautés européennes
constamment renforcée. En ce qui concerne la balance des               monnaies; bénéficiant d'une combinaison judicieuse d'inter­
invisibles, les revenus provenant du stock croissant d'actifs          ventions et de modifications des taux d'intérêt , la parité livre
étrangers se sont accrus en valeur. S'il est improbable que la         sterling/ mark allemand a pu être maintenue à l'intérieur
forte croissance des revenus nets des facteurs enregistrée en          d'une marge relativement étroite .
1986 se poursuive à moyen terme, les revenus invisibles
devraient cependant être suffisants pour compenser en
grande partie cette année le déficit de la balance commerciale         Le gouvernement continue de mettre l'accent sur les politi­
et contribuer fortement au cours des prochaines années à
maintenir le déficit de la balance courante dans des limites ne
                                                                       ques structurelles visant à promouvoir le bon fonctionne­
                                                                       ment et la flexibilité des marchés . S'agissant des marchés
comportant aucune contrainte majeure pour la croissance.               financiers, toute une gamme de contrôles législatifs ou autres
                                                                       ont été abolis depuis 1979 . Actuellement, le problème
                                                                       essentiel qui se pose à cet égard est de savoir comment on peut
                                                                       concilier une surveillance appropriée et la déréglementation.
La réalisation des objectifs budgétaires spécifiés dans le cadre       D'autres mesures au niveau de l'offre concernent la réduction
 de la stratégie financière à moyen terme a bien progressé.            du taux de base de l'impôt sur les revenus, les incitants
 L'abondance des recettes non pétrolières et l'accélération du         fiscaux en vue de la promotion de la rémunération liée aux
 programme du privatisation ont permis d'atteindre l'objectif          bénéfices, des plans pour l'emploi et la formation profession­
 à long terme de réduction du solde à financer du secteur              nelle, l'aide aux petites entreprises en qui on voit un puissant
 public à 1 % du PIB dès l'exercice 1986 / 1987, soit avant la         facteur de croissance, la réforme du statut des syndicats et
 date prévue. La besoin de financement ayant été ramené à un           une extension sensible du programme du privatisation .
 faible niveau , les efforts portent désormais sur l'utilisatioh de
 la marge de manœuvre dégagée par le contrôle rigoureux des
 dépenses pour alléger davantage encore la pression fiscale
 dans la mesure où il est prudent de la faire (l'un des objectifs       En 1988 et après, il importera de veiller à soutenir et à
 spécifiques de cette politique est d'abaisser le taux de base de       renforcer le processus d'amélioration des conditions du
                                                                        marché du travail désormais amorcé . L'expansion de l'em­
 l'impôt sur les revenus à 25 % ). Au cours du présent exercice
 1987 / 1988 , la dernière prévision du gouvernement pour le            ploi ayant été plus forte dans certaines régions que dans
 besoin de financement du secteur public au sens large (PSBR)           d'autres et des bassins de chômage subsistant, le point de vue
 est de 1 milliard de livres sterling (* U % du PNB), comparé à         de la Commission est qu'une option possible pour les
 la projection budgétaire de 4 milliards de livres sterling (1 %        autorités serait d'envisager l'utilisation d'une partie de la
 du PNB). Ceci reflète d'une part des rentrées d'impôts plus            marge disponible pour les réductions d'impôts au cours du
 élevées, dues surtout à une croissance économique réelle plus          prochain exercice pour des actions spécifiques dans les
 rapide que prévue, et de l'autre, moins de dépenses. De ce             régions connaissant un chômage élevé, par exemple pour
 fait, pour la troisième année consécutive, le PSBR pourrait            alléger les charges fiscales qui obèrent le coût de l'emploi, et
 être nettement inférieur à celui du projet de budget initial .         stimuler ainsi la création de nouveaux emplois et d'attirer des
                                                                        investissements dans ces régions. Il serait aussi prudent de
                                                                        relever le niveau et d'accroître l'efficacité de la formation
                                                                        dans ces régions compte tenu des menaces de pénurie de
                                                                        main-d'œuvre qualifiée qui pèsent sur l'économie. À cet
  S'agissant de la politique monétaire, seule la masse monétaire        égard, il parait aussi désirable de promouvoir la mobilité par
  au sens strict M 0 a maintenant le statut d'objectif. Le              des mesures appropriées de manière à disposer d'un nombre
  contenu informatif des agrégats plus larges en ce qui concerne        suffisant de logements à des prix raisonnables, notamment
  la croissance du revenu national s'est amoindri sous les effets       dans le Sud-Est, région où l'activité est le plus soutenue;
  de la déréglementation et des innovations des marchés                  actuellement, la pénurie de tels logements décourage la
  financiers. Néanmoins, les autorités ont bien précisé que le           mobilité. Récemment, les autorités ont insisté sur la nécessité
  comportement de la liquidité est un facteur essentiel à                de rénover les centres urbains: elles préconisent une meilleure
  prendre en considération pour l'évaluation des conditions              coordination des programmes publics existants et des initia­
  monétaires. L'expansion rapide de M 3 cette année, tout en             tives du secteur privé. On pourrait saisir cette occasion pour
  s'expliquant en partie par les interventions massives de la            accroître judicieusement les dépenses d'investissement dans
  Banque d'Angleterre destinées à freiner la hausse de la livre          ces centres afin de rénover les infrastructures en particu­
  sterling au premier semestre, est peut-être l'indice d'une             lier .
  expansion trop rapide du crédit aux particuliers qu'il
  convient de surveiller . Pendant de nombreuses années, la
  politique monétaire a eu pour objectif de promouvoir un
  équilibre entre les conditions monétaires internes et le taux de       Si une meilleure différenciation régionale des salaires réels est
  change de manière à exercer une pression constante à la                souhaitable, il est plus urgent encore de modérer d'une
  baisse sur l'inflation . Il semble toutefois que l'on ait privilégié   manière générale les hausses de salaires afin de préserver la
  le taux de change en tant qu'indicateur des conditions                 compétitivité et de promouvoir une expansion satisfaisante
   monétaires. En 1986 , à la suite de la baisse du prix du              de l'emploi. Le gouvernement n'est pas enclin à recourir à une
  pétrole, les autorités ont accepté un sensible ajustement en           politique des revenus, car cela serait incompatible avec sa
   baisse du taux de change et ont fait en sorte que les taux            volonté de libérer les marchés et d'encourager la différencia­
   d'intérêt n'en soient pas trop perturbés. Après l'accord du           tion des salaires. La maîtrise des rémunérations dans le
   Louvre de février 1987 , le chancelier de l'échiquier a déclaré        secteur public constitue cependant un instrument efficace
   qu'il serait souhaitable que s'ouvre une période de stabilité         pour influencer l'évolution des salaires dans l'ensemble de
   pour les taux de change de la livre sterling et des autres             l'économie. Une période prolongée de stabilité du taux de
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 72                          Journal officiel des Communautés européennes                                   31 . 12 . 87
change, renforcée par la participation totale du                 complète des structures de l'impôt sur les personnes physi­
Royaume-Uni au système monétaire européen, pourrait              ques et de la sécurité sociale, en dépit de l'accueil assez froid
aussi , le moment venu , exercer un effet modérateur sur les     réservé au récent Livre vert, afin de renforcer les incitants et
salaires en influençant les anticipations d'inflation . Simul­   de réduire la pauvreté et le chômage, mais aussi de promou­
tanément , il serait souhaitable d'accélérer la réforme          voir la modération des salaires .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                        Journal officiel des Communautés européennes                                                   N 0 L 394 / 73
                                                Royaume-Uni: Principaux agrégats économiques, 1983-1988
                                                                                                                                        ( Variations annuelles en %)
                                                            1983               1984             1985                 1986            1987 (')           1988 (»)
Produit                  f en valeur                           8,9               6,4              9,9                  6,5              7,4                7,6
intérieur               <   en volume                          3.6               2,0              3,7                  2,9              3,2                2,7
brut ^ ^                  L déflateur                          5,2               4,3               5,9                 3.5              4,0                4,7
Consommation privée déflateur                                  5,0               4,7              5.2                  3.6              3,0                3,9
Formation                 f P"v®e                              2,7               8,6              4,1                - 0,5              4,7                3.8
brute de capital        ■< publique                          36,6               11,9            - 3,1                  4,4            - 2,5                3,7
fixe en volume            I totale                             5.2               8,2               3,1                 0,3              3.8                3,9
     dont :    construction                                   7,3                7,9            - 3,2                  4,3              3.5                4,0
               équipement                                     4,2               10,3               8,1               - 4,0              4,2                3.7
Demande interne à prix constants                               4,5               2,7               2,9                 3,8              3,2                3,3
Écart par rapport aux autres
partenaires de la Communauté ( 3 )                            4,2                1,0              0,8                  0,0              0,6                1,2
D/         »              C nominale                           9,1               5,1               7,3                 7.2              6,8                6,6
Rémunération
des salariés            < réelle A ( 4 )                       3,7               0,8               1.3                 3,6              2,7                1,8
par tête                  ^        B (4)                       3,9               0,4               2,0                 3.5              3.7                2,6
Productivité ( 5 )                                            4,7                0,2              2.4                  2,3              1,8                1,8
Coûts salariaux réels unitaires ( 6 )                       - 1,0                0,6            - 1,1                  1,3              0,9                0,0
Rentabilité ( 7)                                               9,9               0,7               2,2               - 1,4            - 1,5              - 1,8
idem ( 1970 = 100 )                                          84.7               85,3             87,1                 85,9             84,7               83,1
Compétitivité ( 8 )                                         - 7,6              - 2,9               1,1               - 5,3            - 0,3                3,0
Emploi                                                      - 0,8                 1,7              1,5                 0,6              1,4                0,9
Chômeurs enregistrés en % de
la population active civile ( 9 )                            11,6               11,8             12,0                 12,1             11,0               10,4
Solde des opérations courantes
en % du PIB                                                    1,0               0,4               0,8               - 0,3            - 0,5              - 0,8
Taux d'intérêt à long terme                                  10.8               10,7             10,6                  9,8              9,3                9,5
Masse monétaire ( 10 )                                       10,3                9,8             13,1                 18,9             21,7               11,9
Besoin ou capacité de financement
des administrations publiques
en % du PIB                                                 - 3,6              - 3,9            - 2,9                - 2,7            - 2,0              - 2,0
Dette publique en % du PIB ( n )                             57,5               59,3             57,5                 57,6             56,2               54,1
Intérêts de la dette publique
en % du PIB                                                    4,7               4,9               5,0                 4,5              4,3                4.1
  (') Prévisions des services de la Commission, septembre 1987, sur la base des politiques actuelles .
  (2) Sur base des dépenses aux prix du marché. Sur la base de l'estimation moyenne du PIB au coût des facteurs, les volumes correspondants pour 1986,1 987 et 1 988
       sont respectivement 3,0 , 3,8 et 2,7% .
  (3)  Différence en point de pourcentage .
  (4)  A: déflateur du PIB; B: déflateur de la consommation privée.
  (5)  Valeur ajoutée brute par personne occupée dans l'ensemble de l'économie.
  (®)  Rapport de la rémunération salariale réelle par tête et de la productivité.
  (7 ) Excédent net d'exploitation sur le stock de capital net au coût de remplacement.
  («) Taux de change effectif réel (vis-à-vis de 19 autres pays industrialisés), sur la base des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie. Chiffre
       positif = perte de compétitivité.
  (») Définition Eurostat.
( 10 ) M 3 ; fin d'année.
( u ) Dette brute des administrations publiques aux prix du marché.
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N 0 L 394 / 74                          Journal officiel des Communautés européennes
                                                    ANNEXE STATISTIQUE
                                    RAPPORT ÉCONOMIQUE ANNUEL 1987 à 1988
                                                              TABLEAUX
                                                                                                                       Pages
                1.   Résumé des principaux agrégats macro-économiques par pays 1960 à 1988                               76
                2.   Résumé des principaux agrégats économiques pour EUR 12, de 1960 à 1988                              79
                3.   Production, échanges et prix mondiaux                                                               80
                4.   Contributions à la croissance du PIB réel
                5.   Importations et exportations de biens                                                                81
                6.   Balances commerciales réelles de 1985 à 1988                                                        82
                7.   Balance des opérations courantes des pays en voie de développement                                   82
                8.   Financement externe et endettement des pays en voie de développement importateurs de                 q-I
                     capitaux
                9.   Comparaison des prévisions pour 1987                                                                 83
               10 .  Taux de change bilatéraux nominaux, taux effectifs nominaux et réels                                 84
             . 11 .  Résultats d'enquête sur la révision des plans et des anticipations en réponse aux variations de
                     taux de change                                                                                       85
               12.   Déflateur de la consommation privée et convergence des évolutions de prix                            85
               13 .  Convergence réelle — PIB par tête et sa dispersion dans la Communauté                                86
               14.   Salaires nominaux, réels et coûts salariaux unitaires réels                                          86
               15 .  Évolutions sectorielles de l'emploi                                                                  87
               16.   Part des salariés travaillant à temps partiel par rapport à l'ensemble des salariés                  88
               17.   L'emploi sous contrats à durée déterminée                                                     - •    88
               18 .  Structure du chômage                                                                                 88
               19 .  Chômage de longue durée en pourcentage du chômage total                                              89
               20.   Évolution des taux de chômage selon les régions                                                      89
               21 .  Évolution de la population active de 1985 à 1995                                                     89
               22.   Projections à moyen terme des services de la Commission et leur réalisation — EUR 10 . . .           90
               23 .   Principales hypothèses de travail de la projection de référence 1987-1991 de septembre 1987 —
                      EUR 12                                                                                              90
               24.    Projection de référence 1987-1991 de septembre 1987 — EUR 12                                        91
               25 .   L'équilibre de la croissance du point de vue de la demande PIB                                       91
               26 .   Part du commerce intracommunautaire dans le total des importations de biens                          92
               27 .   Part du commerce intracommunautaire dans le total des exportations de biens                          92
               28     Effets directs sur les exportations des États membres d'une augmentation de 10% de leurs
                                                                                                                           93
                      importations
               29.    Effets d'une augmentation de l'investissement public dans certains États membres de la
                      Communauté, compte tenu des interdépendances dans la Communauté                                      94
               30.    Convergence réelle, taux d'investissement, productivité du capital et balances courantes . . .       95
               31 .   Parts de marché à l'exportation                                                                      96
               32.    Gains et pertes de parts de marché à l'exportation sur la période 1985-1979                          97
               33 .   Taux de variation de la formation brute de capital fixe industriel par secteurs                      98
                34.   Taux de variation de l'emploi par secteurs                                                           98
                35 .  Budget général des Communautés européennes, 1985-1988: crédits de paiements, millions
                      d'Écus en pourcentage du total                                                                       99
                36 .  Objectifs monétaires et de crédit et leurs réalisations                                            100
                37.   Taux d'intérêt nominaux à long terme                                                               10*
                38 .   Indicateurs synthétiques de la politique budgétaire pour la Communauté                            102
                39.   Dépenses, recettes et capacité de financement des administrations publiques                        103
                40.    Part en pourcentage du PIB d'un ensemble de postes des recettes et dépenses des administrations
                       publiques
 ---pagebreak--- 31 . 12. 87                           Journal officiel des Communautés européennes                                   N° L 394 / 75
                                                          GRAPHIQUES
                                                                                                                 Pages
             1.     Taux de change Écu / dollar des États-Unis                                                    106
             2.     Prix mondiaux du pétrole brut, des matières premières (combustibles exclus) et des produits
                    manufacturés en dollar des États-Unis                                                         107
             3.     Balance des opérations courantes avec le reste du monde en pourcentage du PIB                 108
             4 à 11 Évolution comparée des économies de la Communauté, des États-Unis d'Amérique et du Japon
                    1984-1987                                                                                     109
            12 .    Rentabilité , demande finale totale et investissement privé                                   111
            13 .    Croissance , emploi et chômage selon les projections centrales de 1986 et 1987 — EUR 12       112
            14 .    Parts sur le marché mondial des exportations communautaires de produits industriels (indices
                    1963 = 100)                                                                                   113
            15 .    Masse monétaire réelle et décélération des variables nominales ( taux de variation en
                    pourcentage par an des moyennes annuelles) EUR 12 . . . -. . .                                114
            16 .    Taux d'intérêt nominaux à long et court terme                                                 115
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N 0 L 394 / 76                           Journal officiel des Communautés européennes
                                                             TABLEAU 1
                              Résumé des principaux agrégats macro-économiques par pays de 1960 à 1988
                                                              a ) PIB réel
                                                                                                     (taux de variation en pourcentage par an)
               1973 / 1960  1980 / 1973   1981        1982          1983         1984         1985      1986 (')      1987 (»)      1988 (>)
B                  4,9          2,5      - 1,5          1,9        - 0,3           1,7          1,5        2,3           1,3           1,8
DK                 4,3          1,6      - 0,9          3,0           2,5          3,5          3,9        3,4         - 0,2          0,9
D                  4,4          2,2         0,2      - 0,6            1,5          2,7          2,6        2,6           1,4           1,9
GR                 7,7          3,4      - 0,3       - 0,2            0,4          2,8          2,1        1,3         - 0,8          0,5
E                  7,3          2,4      - 0,2          1,2           1,8          1,9          2,2        3,5           4,1           3,7
F                  5,6          2,8         0,5         1,8           0,7          1,5          1,1        2,0           1,2           1,9
IRL                4,4          4,4         3,4         1,4        - 1,9           4,2          2,0      - 0,3           2,5           1,3
I                  5,3          2,8         1,1         0,2           0,5          3,5          2,7        2,7           3,0           2,8
L                  4,1           1,5     - 1,0          1,5           3,2          5,5          2,9        2,5           2,0           1,8
NL                 4,8          2,4      - 0,7       - 1,4            1,4          2,4          1,7        2,4            1,7          1,2
P                  6,9          3,3         0,5         3,2        - 0,3        - 1,6           3,3        4,3           3,7           3,0
UK                  3,1         0,9      - 1,2          1,0           3,8          2,2          3,7        2,9           3,2           2,7
EUR 12              4,8          2,3        0,0         0,6           1,5          2,4          2,5         2,6           2,2          2,3
États-Unis          3,9          2,1        2,1      - 2,5            3,4          6,6          2,9         2,9           2,3          2,7
                    9,6          3,7        3,9         2,8           3,2          5,0          4,5        2,4            2,9          3,5
Japon
                                              b) Demande interne finale réelle (stocks inclus)
                                                                                                      (taux de variation en pourcentage par an)
                1973 / 1960  1980 / 1973   1981        1982          1983         1984         1985      1986 (')      1987 (')     1988 (')
 B                  4,8          2,6      - 4,3         0,4        - 2,5            1,8          1,2        3,4           1,6          1,7
 DK                 4,6          0,7      - 4,1         3,5            1,4         4,1          5,4         5,7         - 1,9        - 0,7
 D                  4,5          2,3      - 2,6       - 2,0           2,3           1,9          1,5        3,7           2,5          2,3
 GR                 8,2          2,1         1,8        2,9            0,8      - 0,4            5,3      - 0,3         - 0,6          0,3
 E                  7,8          2,2      - 2,3          1,1        - 0,1        - 0,5           2,7        6,5           6,2          4,8
 F                  5,8          2,9      - 0,3          3,7        - 0,4          0,6           1,9        3,5           2,2          2,0
 IRL                5,4          3,6         3,0      - 2,9         - 4,1           1,0       - 0,4         0,8           0,0          0,2
 I                  5,5          2,5      - 1,2          0,3        - 0,5           4,5          3,2        3,2           4,5           3,3
 L                  3,9          2,1         0,7         0,4           0,5          1,7          0,8        3,8           3,3           2,1
 NL                 4,9          2,4      - 4,6       - 0,9            1,5          1,4          2,2        3,9           2,3           1,0
 P                  7,5          2,8         2,5         3,4        - 7,4        - 6,6           0,5        8,5           8,3           5,0
 UK                 3,2          0,4      - 1,7          2,1           4,7          2,8          2,8        3,8           3,2           3,3
 EUR 12             5,0          2,1      - 1,7          0,9           1,0          1,9          2,4        3,8            3,2          2,7
  États-Unis        4,0           1,8        2,8      - 1,5            5,1          8,6          3,4        3,9            1,7          2,0
                     9,9          2,7        2,1         2,8           1,8          3,8          3,6        4,0            3,9          4,1
 Japon
 ---pagebreak---   31 . 12 . 87                           Journal officiel des Communautés européennes                                     N 0 L 394 / 77
                                       c) Solde des opérations courantes avec le reste du monde
                                                                                                                   (en pourcentage du PIB)
               1973 / 1960 1980 / 1973    1981          1982         1983       1984        1985    1986 (»)      1987 (')      1988 (')
  B                1,0       - 1,4       - 4,6         - 3,3        - 0,5      - 0,4         0,5       2,4           2,3           2,3
  DK             - 1,9       - 3,5       - 3,0         - 4,2        - 2,6      - 3,5       - 4,6     - 5,1         - 2,9         - 2,2
  D                0,8         1,0       - 0,5           0,5          0,6        1,1         2,2       4,1           3,7           3,2
  GR             - 2,9       - 1,8       - 0,7         - 4,4        - 5,1      - 4,1       - 8,3     - 5,4         - 4,2         - 4,1
  E                0,1       - 1,9       - 2,7         - 2,5        - 1,5        1,3         1,7       2,0           0,6         - 0,4
  F                0,3       - 0,8       - 1,4         - 3,0        - 1,7      - 0,8       - 0,8       0,6         - 0,0           0,0
  IRL            - 2,3       - 7,7      - 14,7        - 10,6        - 7,0      - 6,1       - 3,8     - 1,8         - 1,1         - 0,3
  I                1,4       - 0,5       - 2,2         - 1,6          0,3      - 0,6       - 0,9       0,8           0,2           0,0
  L                7,0        20,7        23,0          35,2         38,5       38,9        42,4      40,4          38,7          37,8
  NL               0,7         0,8           2,2         3,2          3,1        4,1         4,3       2,8           1,9           1,8
  P                0,1       - 6,1      - 11,8        - 12,7        - 6,3      - 1,9         3,0       3,9           1,4         - 1,0
  UK             - 0,1       - 0,9           2,3         1,2          0,7      - 0,3         1,0     - 0,3         - 0,5         - 0,8
  EUR 12           0,4       - 0,4       - 1,0         - 1,1        - 0,2        0,1         0,6       1,5           1,1           0,8
  États-Unis       0,5         0,3         , 0,3       - 0,0        - 1,0      - 2,4       - 2,9     - 3,3         - 3,5         - 3,1
 Japon             0,5         0,1           0,5         0,7          1,8        2,8         3,7       4,5           3,8           3,3
                                                 d ) Déflateur de la consommation privée
                                                                                                 (taux de variation en pourcentage par an)
I              1973 / 1960 1980/ 1973     1981          1982         1983       1984        1985    1986 (')      1987 (•)      1988 (')
  B                3,7         7,8           8,0         7,3          7,5        6,2         4,8       1,3           1,8           2,5
  DK               6,6        10,8        12,0          10,2          6,8        6,5         4,8       3,6           4,1           4,0
  D                3,6         4,9           6,0         4,7          3,2        2,4         2,1     - 0,5           0,6           1,8
  GR               3,5        16,0        23,4          20,8         17,9       18,4        18,6      22,1          16,0          12,0
  E                6,7        17,8        14,3          14,5         12,3       10,7         8,3       8,9           5,4           4,2
  F                4,7        10,8        12,8          11,2          9,5        7,2         5,5       2,5           3,1           2,6
  IRL              6,0        16,1        19,6          15,9         10,0        7,5         4,2       3,6           3,0           3,2
  I                4,8        17,6        17,9          15,9         14,8       11,4         9,3       6,3           4,8           4,9
  L                3,1         7,4           8,7        10,8          8,1        6,4         3,3       0,3           0,5           2,3
  NL               5,0         7,2           6,3         5,3          2,7        2,5         2,6       0,1         - 0,8           1,0
  P                3,4        22,0        18,3          22,5         25,5       29,3        19,0      12,1           9,3           6,5
  UK               4,8        15,7        11,4           8,7          5,0        4,8         5,2       3,6           3,0           3,9
  EUR 12           4,6        12,3        12,0          10,4          8,5        7,0         5,9       3,7           3,2           3,4
  États-Unis       3,1         8,0           8,7         5,8          4,0        3,9         3,3       2,2           4,1           4,9
  Japon            6,2         9,0           4,4         2,6          1,9        2,1         2,2       0,7           0,2           1,5
 ---pagebreak---                                                                                                                                                         31 . 12 . 87
N 0 L 394 / 78                                       Journal officiel des Communautés européennes
                                                                           e) Emploi total
                                                                                                                           (taux de variation en pourcentage par an)
                                      1980 / 1973     1981          1982           1983          1984          1985           1986 (')      1987 (»)      1988 (')
                      1973 / 1960
                                          0,1        - 2,0         - 1,3          - 1,1            0,0           0,8             1,0           0,1            0,2
B                          0,6
                                          0,4        - 1,3            0,4            0,3           1,5           2,8             2,0           0,8         - 0,1
DK                         1,1
                                        - 0,3        - 0,7         - 1,7          - 1,5            0,1           0,7             1,0           0,6            0,3
D                          0,2
                                          0,8           4,9        - 0,8             1,1           0,3           1,0             0,3         - 1,0            0,3
GR                      - 0,5
                                                     - 3,0          - 1,0          - 0,8         - 3,0        - 1,0              2,0           2,4            1,7
E                          0,8          - 1,3
                                          0,3        - 0,6            0,1          - 0,4         - 0,9        - 0,3              0,3         - 0,2          - 0,0
F                          0,7
                                           1,2       - 0,9            0,1          - 2,2         - 1,6        - 2,8            - 0,4         - 0,3            0,2
IRL                        0,1
                                           0,8       - 0,0            0,6            0,5           0,8           1,4             0,6           0,6            0,8
I                        - 0,4
L                          1,1             0,6          0,3         - 0,3          - 0,3           0,6           1,4             2,4           1,0            0,4
                                           0,3       - 1,5          - 2,5          - 1,9         - 0,4           1,1             1,8           0,9            0,2
NL                         0,9
                                           0,3          1,2         - 0,4            4,3         - 1,5           0,3             0,2           2,3            1,0
P                        - 0,5
 UK                        0,3             0,1       - 3,9          - 1,8          - 1,2           2,0           1,3             0,6            1,4           0,9
 EUR 12                    0,3             0,1       - 1,3          - 0,8          - 0,5           0,1           0,6             0,8           0,8            0,6
  États-Unis                               2,0          0,9         - 0,5             1,0          4,8           2,4             2,3            2,5            1,9
                           1,9
                                           0,7          0,8           1,0             1,7          0,6           0,7             0,8           0,8            1,0
Japon                      1,3
                                                                       f) Taux de chômage (2)
                                                                                                                       (en pourcentage de la population active civilej
|                      1973 / 1960     1980 / 1973     1981          1982           1983          1984          1985           1986 (')      1987 (')      1988 (')
                                           6,8         11,1          13,0           14,3          14,4          13,6            12,6          12,4           12,1
  B                         2,4
                                           5,5           8,7           9,3          10,1            9,9           8,7             7,6           7,7            8,6
  DK                        1,2
                                           3,6          4,8            6,9            8,4           8,4           8,4             8,1           8,1            8,3
  D                         0,9
  GR                 \                                   4,2           5,8            7,8           8,1           7,8             7,4           7,4            7,5
  E                  .I                                14,4          16,2            17,7         20,6          21,9            21,5          20,7           20,3
                                           4,7           7,7           8,7            8,9         10,0          10,5            11,1          11,3           11,7
  F                         1,1
                                            8,1        10,2          12,3            14,9         16,6          17,9            18,4          18,5           18,2
  IRL                       5,1
                                            5,9          8,1           9,7           11,0         12,0          12,9            13,0          14,2           14,3
  I                         5,7
                                            0,4          1,0           1,3            1,6           1,8           1,7             1,4            1,5           1,4
  L                         0,1
                                            5,3          8,8         11,8            14,2         14,5          13,3            12,1           11,4          10,9
  NL                        1,4
  P                  l               ::::                                                           8,5           8,6             8,6           7,2            6,8
                                            4,5          9,1         10,6            11,6          11,8         12,0             12,1          11,0           10,4
  UK                        2,2
  EUR 12             1                             \                                               11,7          12,1            11,9          11,8           11,7
  EUR 9                     2,2             5,1          7,7           9,3           10,4          10,9          11,1
  États-Unis                                6,8          7,6           9,7             9,6          7,5           7,2             7,0            6,3            6,0
                            5,3
                                                         2,2           2,4             2,7          2,7           2,6             2,8            3,0            2,9
  Japon                     1,4             1,9
   (2) Les chiffre ^présentés5'se réfèrent au chômage enregistré mesuré selon la définition harmonisée de Eurostat, sauf pour la Grèce, l'Espagne et le Portugal, ou les
       données sont extraites des enquêtes nationales .
   Source: Eurostat et services de la Commission.
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31 . 12 . 87                                           Journal officiel des Communautés européennes
                                                                            TABLEAU 2
                                       Résumé des principaux agrégats économiques pour EUR 12, de 1960 à 1988
                                                                                                                                      (variation en pourcentage)
                                                  1973 /       1981 /                                1984         1985          1986     1987 (')     1988 (')
                                                                            1982         1983
                                                   1960         1973
Produit intérieur brut
— nominal                                         10,2         14,4         11,2         10,1          9,1          8,7           8,4        6,2          5,9
— réel                                              4,8          2,0          0,6          1,5         2,4          2,5           2,6        2,2          2,3
— déflateur                                         5,1        12,2         10,6           8,5         6,5          6,1           5,6        3,9          3,5
Formation brute de capital fixe (2 )                5,5       - 0,2        - 1,8           0,2         1,6          2,3           3,4        3,6          3,3
— construction                                       ;        - 1,4        - 2,4           0,4         1,2       - 3,1            2,7        2,0          2,6
— équipement                                                     1,7       - 1,0           2,1         5,8          9,2           4,2        5,3          4,0
Formation brute de capital fixe
par rapport au PIB
                                                                                                     19,3         19,1           18,9       19,1
                                                                                                                                                    l   19,2
— total                                           23,1         22,1         20,1         19,6
— public                                            3,8 (»)      3,3 (»)      3,0          2,9         2,8          2,8           2,7        2,7          2,8
Consommation privée (2)                             5,0          2,3          0,7          1,3         1,4          2,5           3,9        3,1          2,7
Demande interne ( stocks inclus )              I                                                  \           \               I       \             I
— dans la Communauté                                5,0          1,6          0,9          1,0         1,9          2,4           3,8        3,2          2,7
— écart par rapport aux autres
        pays de l'OCDE                           - 0,5        - 0,6           0,9       - 1,8        - 3,4        - 1,1           0,1        0,5          0,0
Inflation (déflateur de la consom­
mation privée )                                     4,6        12,2         10,4           8,5         7,0          5,9           3,7        3,2          3,4
Rémunération par salarié                       IlI                         IIIl\\Il\\IIII
— nominale                                        10,0         14,8         11,1           9,9         7,4          6,8           6,0        5,4          4,7
— déflatée par le prix de la
         consommation privée                        5,1          2,3          0,6          1,3         0,3          0,9           2,2        2,1          1,3
— déflatée par le prix du PIB                       4,6          2,4          0,4          1,3         0,8          0,7           0,4         1,5         1,2
Productivité ( 3 )                                  4,5          2,1          1,5          2,0         2,3          1,8           1,8         1,4         1,7
Coûts salariaux unitaires réels (4 )             100,3        104,0        102,9        102,2       100,7          99,6          98,2       98,3         97,8
Rentabilité ( s )                                108,2         72,8         63,5         66,4         72,7        77,7           82,1       80,9        81,1
Compétitivité (6 )                               101,3        108,9         99,2         93,6         86,6         85,8          95,3     101,6        101,8
Emploi                                              0,3       - 0,1         - 0,8       - 0,5          0,1          0,6           0,8         0,8         0,6
                                               I              lillll                                  11,7         12,1          11,9       11,8         11,7
Population active civile                            2,2 n        5,1 ( 7 )    9 ,3 n     10,4 C )     10,9 H       11,1 ( 7 ) I       ||Il
Balance courante
(en pourcentage du PIB)                             0,4        - 0,6        - 1,1        - 0,2         0,1          0,6           1,5         1,1         0,8
Capacité ou besoin de: financement
des administrations publiques
(en pourcentage du PIB )                          - 1,0 («)    - 4,1 (•)    - 5,5        - 5,3       - 5,3        - 5,2         - 4,8      - 4,5        - 4,5
Dette publique
(en pourcentage du PIB)                            37,5 ( 8 )  43,4 (»)      48,2        51,5         54,8         57,4          59,0       61,4         63,6
Masse monétaire ( 10 )                             11,4 H       13,7         11,3         11,2         9,5          8,5          10,2       10,2          8,6
Taux d'intérêt à long terme ( 13 )                  7,1         10,7         12,6         10,7        10,4          9,6           7,9         7,8         7,7
   (') Budgets économiques, septembre 1987.
   (2 ) À prix constants .
   ( 3 ) PIB réel par personne occupée pour l'ensemple de l'économie.
   (4) Rémunération par salarié déflatée par le prix du PIB et divisée par le PIB réel par personne occupée, indice 1970 = 100.
   (J) Estimation pour EUR 4: secteur marchand non agricole. Indice 1970 = 100. Taux net sur le stock de capital net.
   (6 ) Coûts salariaux unitaires relatifs de la Communauté par rapport à neufs principaux partenaires industrialisés, 1970 = 100.
   ( 7) EUR 9 (EUR 12 moins Grèce , Espagne et Portugal ).
   C ) EUR 9 (EUR 12 moins Grèce, Irlande et Portugal ), 1973 et 1981 respectivement.
   (') 1981 (EUR 12).
 (l0) Moyenne annuelle. Masse monétaire au sens large, M 2 ou M 3 selon les pays.
 (») EUR 9 (EUR 12 moins Grèce, Irlande et Portugal), de 1970 à 1973 .
 ( 12 ) EUR 9 (EUR 12 moins Grèce , Irlande et Portugal).
 ( 13 ) EUR 10 (EUR 12 moins Espagne et Portugal ). Données depuis 1961 , niveaux .
 Source: Eurostat et services de la Commission .
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N° L 394 / 80                                 Journal officiel des Communautés européennes
                                                                    TABLEAU 3
                                                    Production, échanges et prix mondiaux
                                                                    1986 ( l )                 1987 0                      1988 ('
                                                   Produit intérieur / national brut en volume
                                                                               (variation en pourcentage par rapport à l'année précédente)
             EUR 12                                                       2,6                        2,2                         2,3
             Autres pays de l'OCDE                                        2,8                        2,5                         2,9
             — États-Unis                                                 2,9                        2,3                         2,7
             — Canada                                                     3,2                        3,2                         2,9
             — Japon                                                      2,4                        2,9                         3,5
             — Reste OCDE                                                 2,6                        2,2                         2,3
             Total OCDE                                                   2,7                         2,4                        2,7
                                                   Volume des importations mondiales (biens)
            I                                                                  (variation en pourcentage par rapport à l'année précédente)
              Définition-EUR ( 2 )
              — EUR exclu                                                  3,8                        2,1                         3,5
              — EUR inclus                                                 4,9                        3,5                         3,9
              Définition-OCDE ( 3 )
              — EUR exclu                                                  4,2                        3,1                         3,9
              — EUR inclus                                                 4,3                        3,4                         4,0
                                             Prix mondiaux à l'exportation en dollars des États-Unis
                                                                                (variation en pourcentage par rapport à l'année précédente)
              Matières premières hors conbustibles                         5,1                        4,1                         4,8
              Pétrole brut ( fob )                                     - 49,7                       26,2                          4,1
              Produits manufacturés                                      19,2                        11,4                         5,9
                                                          Balance des paiements courants
            I                                                                                        (en milliards de dollars des États-Unis)
              EUR 12                                                     52,8                        44,8                       36,3
              Autres pays de l'OCDE                                    - 87,8                     - 94,8                      - 89,9
              — États-Unis                                            - 141,3                    - 154,3                     - 147,3
              — Canada                                                   - 6,3                      - 4,0                       - 1,5
              — Japon                                                     85,8                       84,9                        79,0
              — reste OCDE                                             - 25,9                      - 21,5                     - 20,0
              Total OCDE                                               - 35,0                      - 50,1                     - 53,6
                                                                       - 33,0                       - 6,9                       - 2,4
              Pays de l'OPEP
              Autres pays en voie de                                     - 7,2                      - 8,6                     - 14,4
              développement (4 )
                                                                         - 2,5                      - 0,6                       - 0,3
              Autres pays ( s )
              Erreurs et omissions                                      - 77,7                     - 66,2                      - 70,7
              (') Budgets économiques, septembre 1987.
              (2) Taux de croissance des importations mondiales.
              (3) Moyenne arithmétique des taux de croissance respectivement des importations et des exportations mondiales.
               (*) Autres pays en voie de développement incluent la Chine, la Yougoslavie et 1 Afrique du Sud.
               (5) Autres pays excluent le commerce intra-Comecon.
               Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak---  31 . 12 . 87                                          Journal officiel des Communautés européennes                                                       N 0 L 394 / 81
                                                                               TABLEAU 4
                                                              Contributions à la croissance du PIB réel
                                                                                                                         (en points de pourcentage, aux prix de 1980) (')
\                                                                1981         1982           1983            1984        1985        1986 (2 )     1987 (2 )        1988 (2 )
 EUR 12                                                                                                                                                       l
 Demande interne                                                                        I                                                       I             I
  (hors variations de stocks)                                    - 0,5           0,3            1,1            1,4          2,3          3,5           2,9              2,7
  Variations de stocks                                           - 1,3           0,6         - 0,1             0,5          0,0          0,2           0,3              0,1
  Solde des échanges de biens et services                          1,7        - 0,3            0,5             0,5          0,1        - 1,2         - 1,0           - 0,4
  Croissance du PIB                                                0,0           0,6            1,5            2,4          2,5          2,6           2,2              2,3
  Écart entre la croissance de la demande interne
  et celle des autres pays de l'OCDE ( 3 )                       - 3,5           0,9         - 1,8           - 3,4        - 1,1          0,1           0,5              0,0
  États-Unis d'Amérique                                                                                               I                         I             ll
  Demande interne
  (hors variations de stocks )                                     1,9           0,0           4,7             6,9          5,1          4,1           1,3              2,3
  Variations de stocks ( 4 )                                       0,9         - 1,5           0,5             2,0        - 1,5          0,3           0,7           - 0,1
  Solde des échanges de biens et services                        - 0,8         - 1,0         - 1,8           - 2,4        - 0,7        - 1,2           0,3              0,5
  Croissance du PIB                                                2,1         - 2,5            3,4            6,6          2,9          3,1           2,3              2,7
  Écart entre la croissance de la demande interne
  et celle des autres pays de l'OCDE ( 3 )                         2,5         - 1,2            3,2            5,4          0,3          0,3         - 1,0           - 0,7
 Japon                                                                      1           Il                            II||||Il
  Demande interne
  (hors variations de stocks )                                     2,2           2,8            2,1            3,2          3,4          4,1           4,4              4,0
  Variations de stocks                                           - 0,1         - 0,1         - 0,4             0,5          0,1          0,6           0,1              0,1
  Solde des échanges de biens et services                          1,7           0,1            1,4            1,3          1,0        - 1,3         - 0,8           - 0,4
  Croissance du PIB                                                3,9           2,8            3,2            5,0          4,5          2,4           2,9              3,5
  Écart entre la croissance de la demande interne
  et celle des autres pays de l'OCDE ( 3)                          1,4           3,6         - 1,5           - 1,6          0,6          0,2            1,6             1,7
  (') En raison de divergences statistiques, la somme des contributions n'est pas exactement égale à la croissance du total du PIB.
  (2 ) Budgets économiques, septembre 1987.
  (3) Écart de la croissance de la demande interne (y compris stocks) à la moyenne pondérée de partenaires de l'OCDE, les pondérations sont celles utilisées pour le calcul
        des taux de change effectifs .
  (*) Y compris les ajustements statistiques.
  Source: Services de la Commission .
                                                                                TABLEAU 5
                                                         Importations et exportations de biens (en volume)
                                                                                                    (taux de variation en pourcentage par rapport à l'année précédente)
                                                                                                                                                     Performance à
                                                     Importations                    Exportations               Croissance du marché (')            l'exportation ( 3 )
                                              1986     1987 ( 2) 1988 ( 2 )   1986     1987 ( 2 ) 1988 ( 2 )    1986    1987 ( 2 ) 1988 ( 2 )  1986      1987 ( 2 )   1988 ( 2 )
   Total EUR 12                                  6.7       5,7        4,6        2,0        2,0       3.3          4.1       3,3       3,9     - 2,0      - 1,3         - 0,6
   — intra-EUR ( 4 )                             6,0       4,5        3,9        5,6        5.3       4,7          7.2       5.5       4,5     - 1,5      - 0,2           0,2
   — extra-EUR (4 )                              7,4       7,5        5,7     - 2,1       - 1,9       1,5          0,5       0,7       3,1     - 2,6      - 2,6         - 1,6
   États-Unis d'Amérique                        13,9       2,5        2,6        7,7       11,8      11,1          2.7       3,0       4,4        4,9        8,6          6,4
  Japon                                         10,1       6,2        5,2     - 2,7       - 4,9       0,6          3.8       2.6       3,4     - 6,3      - 7,3         - 2,7
   OPEP { s )                                - 20,5    - 17,0      - 0,0         6,0        2.5       4.4
   Autres pays en voie de
   développement                               - 0,9       4,3        4,9        6,0        4.6       4,4
   Monde                                         4,9       3,5        3,9        3,4        3.4       4,4
   Monde , EUR exclu                             3.8       2,1        3,5        4,2        4,1       5,0
   (') Variations des importations des pays tiers, pondérées par la structure régionale des exportations des pays ou de la zone considérés.
   (2 ) Budgets économiques, septembre 1987 .
   (3)  Indice des exportations divisé par l'indice de croissance du marché.
   (4)  Estimations des services de la Commission.
   (5 ) Organisation des pays exportateurs de pétrole .
   Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak--- N° L 394 / 82                                         Journal officiel des Communautés européennes                                                           31 . 12 . 87
                                                                               TABLEAU 6
                                                         Balances commerciales réelles de 1985 à 1988 f 1 )
                                                                                                                                       Variations           Variations
                                                           1985              1986 ( 2 )           1987 ( 2 )        1988 ( 2 )        1985 / 1986          1986 / 1988
                                           a) En milliards de dollars des États-Unis d'Amérique aux prix de 1985
États-Unis d'Amérique                                    - 124,5             - 155,1              - 137,5          - 119,1                - 30,6                 36,0
Japon                                                        56,0                39,4                 23,0             16,9               - 16,6              - 22,5
EUR 12                                                       11,9              - 17,3              - 42,3            - 52,8               - 29,2              - 35,5
Allemagne                                                    28,1                21,7                 16,1             14,6                 - 6,4               - 7,1
 Pays en voie de développement
— OPEP                                                       57,1                86,6               104,1             111,5                  29,5                24,9
— Autres pays en voie de
       développement                                        - 4,4                19,0                 21,0             20,1                  23,4                 1,1
                                                            b) En pourcentage du PIB aux prix de 1985
 États-Unis d'Amérique                                      - 3,1               - 3,8                - 3,3             - 2,7       ll
Japon                                                         4,2                  2,9                 1,6               1,2       ||
 EUR 12                                                        0,5               - 0,7               - 1,6               1,9       II
 Allemagne                                                     4,5                 3,4                 2,5               2,2
  (') Budgets économiques, septembre 1987.
  (2 ) Selon les comptes nationaux, fob-fob.
  Source: Services de la Commission .
                                                                                TABLEAU 7
                                             Balance des opérations courantes des pays en voie de développement
                                                                                                                                  (en milliards de dollars des États-Unis)
                                                     Ensemble des pays                  Pays exportateurs        Pays non exportateurs               Exportateurs de
                                                          en voie de                                                de combustibles              produits manufacturés
                                                                                         de combustibles
                                                      développement (2 )
I                                                 1981        1985      1986       1981       1985     1986     1981      1985       1986       1981      1985      1986
  Balance courante                               - 48,5 - 23,8 - 46,3               34,8        3,0 - 37,1 - 83,2 - 26,8             - 9,2 - 15,2          - 4,2      13,0
  — balance commerciale                             37,1       45,4        7,2 120,4           67,4       15,2 - 83,2 - 22,0         - 8,0 - 25,2 - 12,2               1,9
  — services nets                               - 100,7 - 90,6 - 79,5 - 68,8 - 50,6 - 40,0 - 31,9 - 40,0 - 39,5                                    0,8 - 2,6         - 0,5
  — transferts unilatéraux                           15,1       21,3      26,0 - 16,8 - 13,8 - 12,3              31,9        35,1     38,3          9,1     10,6      11,5
  Solde des échanges de pétrole                    216,8      118,4       63,8     278,1      155,2       87,4 - 61,4 - 36,8 - 23,6 - 25,3 - 15,6 - 10,0
  Solde des ressources (*)                       - 30,7         20,0     - 3,5      17,2         1,6 - 39,2 - 47,8           18,5     35,7       - 5,2       4,0      21,2
  (') Le solde des ressources est censé représenter la disponibilité des ressources externes pour l'économie. Dans le contexte actuel, il a été calculé comme le solde de la
       balance courante diminué du revenu net du capital. Un solde positif des ressources reflète une sortie de ressources financières et vice-versa.
  (2) Les pays sont regroupés selon leurs exportations dominantes. Les pays exportateurs et non-exportateurs de combustibles sont des sous-groupes du total. Les
       exportateurs de produits manufacturés sont des non-exportateurs de combustibles, dont les exportations de produits manufacturés dépassaient 50 % du total des
       exportations en 1980 .
   Source: FMI (Fonds monétaire international), perspectives économiques mondiales en 1987 et services de la Commission.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                         Journal officiel des Communautés européennes                                                  N° L 394 / 83
                                                                              TABLEAU 8
                            Financement externe et endettement des pays en voie de développement importateurs de capitaux
                                                                                                                             (en milliards de dollars des États-Unis)
                                                                                        Pays avec de récents        Sous-groupes ( 7 ):
                                                               Pays importateurs                                                                     Afrique
                                                                                        problèmes de service          les quinze pays            sub-saharienne
                                                                 de capitaux (')             de la dette             les plus endettés
                                                            1981     1985      1986   1981      1985     1986    1981      1985      1986     1981     1985    1986
                                                                       a ) Financement externe
Emprunts externes nets                                   129,5       44,2        41,5  86,3      13,7     14,4   65,2         5,7       9,1    9,2      4,0     5,7
— emprunts à long terme auprès
       des créditeurs officiels                             31,4     24,0        30,6  17,1      16,2     16,5     6,5        7,7       6,7    4,8      4,0     4,0
— engagements liés aux réserves                             12,2      2,8         7,1    9,1      2,4      7,3     1,4     - 0,5        2,2    2,4      1,8     0,4
— autres emprunts externes nets ( 6 )                       85,8     17,4         3,8  60,1     - 4,9    - 9,4   57,3      - 1,5        0,2    2,0    - 1,8     1,4
                                                                      b ) Endettement extérieur
Dette totale ( 2 )                                       708,0 954,1         1 036,3 462,0 585,9 621,6 332,3 416,5 433,5                      48,6     65,1    74,1
Taux d'endettement ( 3 )                                    30,4     39,8        41,5  37,6     48,6     50,3    32,8       46,2      60,3   44,6      65,7 67,8
Ratio du service de la dette ( 4 )                        . 22,2     25,0        27,1  32,9     36,7     42,0    39,3       42,1      49,8    19,3     24,9    29,6
Ratio des intérêts sur la dette ( s )                       12,3     14,2        13,3  18,6     23,8     23,2    22,8       29,6      30,0     9,1     11,1    11,3
(') Tous les pays en voie de développement sauf Iran, Irak, Koweït, Lybie, Oman, Quatar, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis.
(2) Pour l'ensemble des pays en voie de développement (exportateurs ou importateurs de capitaux), le total de la dette s'élevait à environ 1 101 milliards de dollars
      des États-Unis en 1986. Le FMI prévoit pour 1987 une augmentation portant la dette à 1 198 milliards de dollars des États-Unis, dont 1 128 milliards pour
      l'ensemble des pays importateurs de capitaux.
( 3 ) Dette extérieure rapportée au PIB.
(4 ) Service de la dette rapporté aux exportations de biens et services.
( 5 ) Intérêts sur la dette rapportés aux exportations de biens et services.
(6) Calculé résiduellement. Les montants présentés correspondent essentiellement aux emprunts extérieurs nets auprès des créanciers privés et aux flux à court
      terme .
(7) Selon différentes classifications couramment utilisées.
Source: FMI — Perspectives économiques mondiales de 1987 et services de la Commission.
                                                                              TABLEAU 9
                                     Comparaison des prévisions pour 1987 (EUR 12): octobre 1986-septembre 1987
                                                                                      (variation en pourcentage par rapport à l'année précédente)
                                                                                                    Octobre 1986 (»)         Septembre 1987 (2 )
                    PIB réel                                                                                2,8                       2,2
                    Consommation privée                                                                     3,5                       3,1
                    Formation brute de capital fixe                                                         5,1                       3,6
                    — construction                                                                          3,2                       2,0
                    — équipement                                                                            6,9                       5,3
                    Exportations de biens et services                                                       3,7                       1,9
                    Déflateur de la consommation privée                                                     3,0                       3,2
                    Emploi                                                                                  0,8                       0,8
                     Balance courante ( 3 )                                                                 0,9                       1,1
                    Taux de chômage ( 4 )                                                                  11,7                     11,8
                    (')  Budgets économiques, octobre 1986 .
                     (2) Budgets économiques, septembre 1987.
                    (3)  Pourcentage du PIB .
                    ( 4) Pourcentage de la population active civile.
                    Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 84                                         Journal officiel des Communautés européennes                                                              31 . 12 . 87
                                                                              TABLEAU 10
                                             Taux de change bilatéraux nominaux, taux effectifs nominaux et réels
                                                                                     (Indice 1970 = 100 et variation en pourcentage par rapport à l'année précédente)
                                                                                                                    Coûts salariaux
                                                   Taux de change                  Taux de change                                                    Taux de change
                                                                                                                 unitaires relatifs en
                                                  bilatéral nominal              effectif nominal (')                                                 effectif réel ( 3 )
                                                                                                               monnaie nationale (2 )
                                               Niveau         Variation        Indice         Variation         Indice         Variation          Indice           Variation
EUR 12                                      Écu /dollar des États-Unis                      \
moyenne 1960-1969                               1,059                          101,9                              98,5                            100.3
moyenne 1970-1977                               1,137                          100,8                            103,8                             104,7
               1978                             1,274             11,7           94,7              0,6         111.5                1,9           105.7                    2.4
               1979                             1,371              7,6         100,9               6.5          114,4               2,5           115.4                    9,3
               1980                             1,392               1,6        102,6                1.6         119.9               4,8           122,9                    6,5
               1981                             1,116          - 19,8            86,1          - 16,1           122,4               2,1           105,3              - 14,3
               1982                             0,980          - 12,2            80,0            - 7,0          123,9               1,2             99.2               - 5,9
               1983                             0,890            - 9,1           73.2            - 8,5          127,8               3,2             93,6               - 5,6
               1984                             0,789          - 11,4            66,6            - 9,1          130.1               1,8             86,6               - 7,5
               1985                             0,763            - 3,3           65.3            - 1,8          131,4               1,0             85,8               - 0,9
               1986                             0,984             29,0           72.4             10,8          131,7               0,2             95.3                 n ,1
               1987 (4 )                        1,136             15,4           77,2               6,6         131.6               0,0           101,6                    6.6
               1988 (4 )                        1,180               3,9          78,2               1,3         130.2             - 1,1           101.8                    0,2
États-Unis d'Amérique                       Écu /dollar des États-Unis                      I
moyenne 1960-1969                               0,945                            98,9                             99.6                              98,6
moyenne 1970-1977                               0,879                            89.7                             88,4                              79.3
               1978                             0,785          - 10,4            80,2            - 9,2            79.7              1,4             63,9               - 8,0
               1979                             0,730            - 7,0           77,9            - 2,8            82,0              2,9             63,9               - 0,0
               1980                             0,718            - 1,6           77.8            - 0,2            82.4              0,5             64,1                   0,4
               1981                             0,896             24.7            87,7            12,8            82,0            - 0,4             72,0                  12.3
               1982                             1,021             14.0           98,3             12,0            83.1              1,3             81,6                  13.4
               1983                             1,123             10.1          103,9               5.7           82,3            - 1,0             85,5                   4,7
               1984                             1,267             12.8          112,0               7.8           82.2            - 0,1             92.0                   7.7
               1985                             1,310               3,4         116,5               4,0           82.8              0,7             96,5                   4,8
               1986                             1,016           - 22,5            95,0          - 18,4            81.5            - 1,6             77,5             - 19,7
               1987 ( 4 )                       0,881           - 13,3            85.0          - 10,5            81,3            - 0,2             69.1             - 10,8
               1988 (4 )                        0,848            - 3,7            82.1           - 3,4            82,0              0,9             67.4                - 2,5
Japon                                                  Yen / Écu
moyenne 1960-1969                             0,00262                             98,1                           101,3                              99,3
moyenne 1970-1977                              0,00291                          111.3                            113,5                             127,5
                1978                          0,00374             14,5          153,5             21,8           116.5            - 3,6            178.8                  17.4
                1979                           0,00333          - 11,1          142.2            - 7,4           109,0            - 6,4            155.0             - 13,3
                1980                           0,00317           - 4,6          136.4            - 4,0           100.6            - 7,7            137.3             - 11,4
                1981                           0,00408            28,4          155,0             13,6             95.1           - 5,5            147,5                    7,4
                1982                           0,00411              0,8         147.3            - 5,0             89,7           - 5,7            132.1             - 10,5
                1983                           0,00473            15,2          163.3             10,9             87.2           - 2,7            142.4                    7,8
                1984                           0,00535             13,0         172,2               5,5            84,2           - 3,5            145,0                    1,8
                1985                           0,00554              3,6         177.4               3,0            80,9           - 3,9            143.5                 - 1,0
                1986                           0,00606              9,4         228.5             28,8             80.7              0,2           184,4                  28.5
                1987 ( 4 )                     0,00601            - 0,9         246.6               7,9            80,0           - 0,9            197,3                    7,0
                1988 (4 )                      0,00612               1,9        256,9               4,2            79.8            - 0,3           204.9                    3,8
 (1 ) Le taux de change effectif nominal est une moyenne pondérée des taux de change d'une monnaie par rapport à delle des Neuf (EUR 12) ou dix-neuf principaux
       concurrents. Le poids attribué à chaque monnaie reflète l'importance du pays en tant que partenaire commercial sur un plan bilatéral et concurrent sur les marchés
       tiers (double pondération par les exportations).                                                                                              , ;t, Iir) . ..            ,
 (2) Indice des coûts salariaux unitaires du pays ou de la zone considérés rapporté à la moyenne pondérée des coûts salariaux unitaires des Neufs (EUR 1 2) ou dix-neufs
       concurrents, exprimés en monnaie nationale. Il indique la position compétitive relative du pays ou de la zone considérés en l'absence de mouvement des taux
       de change .
 (3) L'indice du taux de change effectif réel provient de la multiplication de l'indice du taux de change effectif nominal par un indice, calculé de façon analogue, des
       variations relatives des prix ou des coûts en monnaie nationale, en l'occurence des coûts salariaux unitaires dans l'ensemble de l'économie. Un tel indice peut aussi
       être utilisé comme indicateur de la compétitivité d'un pays, une augmentation de l'indice (indice des coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune) traduit
       une détérioration de la compétitivité par les coûts.
 ( 4 ) Budgets économiques, septembre 1987 .
 Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                            Journal officiel des Communautés européennes                                                          N° L 394 / 85
                                                                                TABLEAU 11
          Résultats d'enquête sur la révision des plans et des anticipations en réponse aux variations de taux de change (solde pondéré) (')
                                                               B         D            GR            E           F        IRL          I          L           NL        RU
Production interne                                            - 23       - 10          - 15          -1        - 18       - 11          -6       - 41         - 25       +2
Nombre de salariés                                            - 15       - 13    I                 - 19              I:II:I                      - 42         - 25       -8
Investissement interne (nominal )                             - 10        -8          - 18         + 23          -8       - 11       + 10         +4           -9        -2
Investissement à l'étranger
(en monnaie nationale)                                          -8        -2                         +2          -1          0  .I                +3           -6        -3
Profits                                                       - 39       - 35         - 59                     - 37       - 12  I                - 51         - 49     - 32
Prix de vente internes                                        - 14        -5          + 55             0       - 12       - 10           0        -6          - 42     + 20
Prix à l'exportation                                     IIIII                                            \          III                     III
(en monnaie nationale )                                       - 51       - 19          + 25            0       - 28       - 22         -2        - 89         - 68       +4
Anticipation de débouchés à moyen terme                       - 23       - 15                             I       =\      - 19  \        ·l      - 34         - 41       -5
Pro memoria
Variation du taux de change
entre janvier 1986 et mai 1987
contre : "
— dollar des États-Unis                                     + 34,9    + 36,8        + 11,5      + 22,3       + 25,6    + 20,2      + 29,1     + 34,9       + 36,8    + 17,1
— moyenne pondérée des monnaies
       des dix-neuf principaux partenaires
       commerciaux                                           + 7,5    + 11,6        - 10,8        - 0,4       + 1,1      - 1,5      + 4,7       + 7,5        + 8,4    - 4,2
( 1 ) Cette enquête spéciale a été menée en avril / mai 1 987. La question était libellée dans les termes suivants: «Les appréciations successives de la monnaie nationale ont
      incité aux révisions suivantes de nos plans / anticipations pour 1987 par rapport à l'automne dernier». Les réponses possibles étaient: pas de changement / pas de
      réponse révisés beaucoup en hausse, révisés un peu en hausse, révisés beaucoup en baisse, révisés un peu en baisse. Le solde est calculé pour l'ensemble de
      l'industrie , les fortes révisions recevant un double poids.
      Les résultats pour le Portugal ne sont pas encore disponibles.
      Le Danemark n'a pas participé à cette enquête spéciale.
Source: Enquête de conjoncture de la Communauté européenne.
                                                                                TABLEAU 12
                                            Déflateur de la consommation privée et convergence des évolutions de prix
                        1969 / 1960    1977 / 1969    1981 / 1977       1982             1983            1984          1985          1986 (')       1987 (')       1988 (')
B                           3,2             7,4            5,6           7,3               7,5             6,2           4,8             1,3             1,8          2,5
DK                          5,7            10,0          10,6           10,2               6,8             6,5           4,8             3,6            4,1           4,0
D                           2,7             5,5            4,7           4,7               3,2            2,4            2,1          - 0,5             0,6           1,8
GR                          2,4            10,7          18,6           20,8             17,9            18,4          18,6             22,1           16,0         12,0
E                           5,9            13,5          16,3           14,5             12,3            10,7            8,3             8,9             5,4          4,2
F                           4,2              8,3         11,3           11,2               9,5             7,2           5,5             2,5             3,1          2,6
IRL                         4,5            13,8          15,2           15,9             10,0             7,5            4,2             3,6            3,0           3,2
I                           3,7            13,0          16,5           15,9             14,8            11,4            9,3             6,3            4,8           4,9
L                           2,3             6,8            6,2          10,8               8,1             6,4           3,3             0,3             0,5          2,3
NL                          4,1              8,0           5,5           5,3               2,7             2,5           2,6             0,2          - 0,8           1,0
P                           2,7            13,4          21,6          22,5              25,5            29,3          19,0             12,1             9,3          6,5
RU                          3,7            12,6          12,6            8,7               5,0            4,8            5,2             3,6            3,0           3,9
                                                                             Moyenne pondérée
EUR 12                      3,7            9,9           11,3           10,4              8,5             7,0           5,9             3,7            3,2           3,4
SME                         3,6             8,7            9,9           9,8              8,3             6,4           5 ,!            2,4            2,5           2,9
                                                      Indice de dispersion calculé par rapport à la moyenne (2)
EUR 12                      0,9            2,5            4,7           4,6               4,7             4,6           3,9             4,1            2,7           1,8
SME                         0,8            2,2            3,9           3,4               2,8             1,9           1,7             1,8            1,6           0,8
                      I                           Indice de dispersion calculé par rapport au niveau le plus bas (2 )                                            I
EUR 12                      1,4            4,7            7,4           7,7               7,6             7,0           5,2             5,8            5,0           3,2
SME                         1,5            3,6            4,8           5,5               5,1             3,8           2,5             2,7            2,9           1,7
(') Budgets économiques, septembre 1987.
(2) L'indice de dispersion est une somme non-pondérée de la valeur absolue des écarts par rapport à une grandeur de référence (moyenne pondérée ou borne inférieure
      par exemple).
Source: Eurostat et services de la Commission .
 ---pagebreak--- N° L 394 / 86                                  Journal officiel des Communautés européennes                                                31 . 12 . 87
                                                                   TABLEAU 13
                                 Convergence réelle — PIB par tête et sa dispersion dans la Communauté (2)
                                             1960        1970        1975        1980       1985       1986 (')      1987 (*)   1988 (»)
             B                                96,1        99,5      103,0       104,4      101,7        101,8         101,2      101,0
             DK                             119,8       116,7       111,3       109,5      116,7        117,8         115,1      113,6
             D                              118,2       113,6       109,6       114,2      116,0        116,2         115,6      115,4
             GR                               38,7        51,7        57,1        58,4       56,1        55,3          53,7       52,6
             E                                58,3        72,3        80,1        73,8       72,3        72,7          73,9       74,6
             F                               101,4      106,1       110,4       111,6      109,0        108,2         106,8      106,2
             IRL                              61,9        61,4        63,0        64,7       63,8         62,3         62,7       62,3
             I                                91,4      100,6         97,7      102,0      103,2        103,5         104,4      105,1
             L                               141,3      125,3       122,7       120,5      127,5        127,5         127,4      127,0
             NL                              120,0      117,3       116,3       112,4      107,3        106,7         105,9      104,4
             P                                38,2        47,4        50,3        54,3       52,6         53,2         53,8       54,1
              RU                             128,3      108,0       105,7       100,7       103,9       104,2         105,3      105,8
             EUR 12                          100,0       100,0      100,0       100,0       100,0       100,0         100,0      100,0
             Écart-type
             pondéré EUR 12                   26,2         17,9       15,5        16,8       17,6         17,5         17,2       17,1
              Ratio des quatre
             pays les plus pauvres
              aux quatre plus riches          41,0        56,3        63,4        60,0       58,6         58,9         59,9       60,4
              (») Budgets économiques, septembre 1987.
              (2) PIB par tête aux prix et SPA courants en pourcentage de la moyenne communautaire.
              Source: Services de la Commission .
                                                                    TABLEAU 14
                                             Salaires nominaux, réels et coûts salariaux unitaires réels
                                                                                                         (variation en pourcentage par an)
                                  1973 /     1980 /                          1983      1984       1985     1986 (')    1987 (')  1988 (>)
                                                        1981      1982
                                   1960       1973
                                                      a) Rémunération par salarié en nominal
              B                     8,9       11,6        6,5      8,2        6,0       5,8        4,4         2,5        3,7       3,0
              DK                   10,7       11,7       9,2      11,9        8,2       5,3        4,8         5,1        7,2       5,2
               D                    9,2        7,4        5,2      4,2        3,8       3,4        3,0         3,9        3,3       2,9
               GR                  10,2       21,1      21,5      27,8       21,3      21,2       21,7       13,7        12,5      12,0
               E                   14,5       21,8      15,7      13,8       14,5      11,8        9,9         8,7         6,5      5,3
               F                    9,9       14,7      14,3      13,7       10,6       8,1        5,8         4,0        3,0       3,5
               IRL                 11,3       19,5      18,1      14,4       11,6      11,8        7,5         6,1         6,1      4,9
               I                   11,6       20,2      22,6      16,2       16,0      11,4       10,2         7,7         8,3      6,0
               L                    7,4       11,0        8,5      6,9        6,8       7,2        4,1         4 ,t)       4,4      4,2
               NL                  11,4         9,5       3,5      5,8        3,2       0,4        1,3         1,6         1,9      1,6
               P                   12,0       25,2      19,9      20,1       16,6      18,7       19,9       16,7        11,9       8,5
               RU                   8,3       17,5      13,2        9,3       9,1       5,1        7,3         7,2         6,8      6,6
               EUR 12              10,0       15,1      13,0      11,1        9,9       7,4        6,8         6,0         5,4      4,7
               (') Budgets économiques, septembre 1987.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                        Journal officiel des Communautés européennes                                               N° L 394 / 87
                                    1973 /       1980 /
                                                           1981       1982       1983       1984        1985       1986 (')   1987 (') 1988 (M
                                     1960         1973
                            b) Rémunération par salarié nominale déflatée par le déflateur de la consommation privée
                 B                    5,1         3,5     - 1,4         0,9      - 1,4      - 0,4       - 0,3          1,2       1,9     0,5
                 DK                  3,8          0,8     - 2,5         1,5        1,3      - 1,1         0,0          1,5       2,9     1,2
                 D                   5,4          2,4     - 0,8       - 0,5        0,6         1,0        0,9          4,4       2,6     1,1
                 GR                   6,5         4,4      - 1,6        5,8        2,9         2,4        2,6        - 6,9     - 3,0     0,0
                 E                    7,3         3,4        1,2      - 0,6        1,9         1,0        1,5        - 0,2       1,0     1,1
                 F                    5,1         3,5        1,3        2,3        1,0         0,8        0,4          1,4     - 0,1     1,0
                 IRL                  5,0         2,9      - 1,2      - 1,3        1,5         4,0        3,2          2,4       3,0     1,6
                 I                    6,5         2,3        3,9        0,2        1,0         0,0        0,8          1,3       3,3     1,0
                 L                    4,2          3,4     - 0,2      - 3,5      - 1,2         0,7        0,7          3,6       3,9     1,9
                 NL                   6,0         2,2      - 2,7        0,5        0,4      - 2,0       - 1,3          1,4       2,7     0,6
                 P                    8,3         2,7        1,3      - 2,0      - 7,1      - 8,2         0,8          4,1       2,4     1,9
                 RU                   3,3          1,6       1,6        0,6        3,9         0,4        2,0          3,5       3,6     2,6
                 EUR 12               5,1         2,5        0,9        0,6        1,3         0,3        0,9          2,2       2,1     1,3
                                                            c) Coûts salariaux unitaires réels (2 )
                 B                     0,3          1,4      1,0      - 2,0      - 1,1      - 1,2       - 1,3        - 3,1       0,4    - 0,8
                 DK                    0,2          0,5    - 1,2      - 1,3      - 1,7      - 2,3       - 1,5        - 1,1       3,4      0,0
                 D                     0,5          0,0      0,3      - 1,2      - 2,5      - 1,2       - 1,1        - 0,8       0,6    - 0,5
                 GR                  - 2,5          1,9      6,5        1 >7       2,5      - 1,6         2,4        - 5,4     - 3,8      0,1
                 E                     0,5       - 0,2       0,4      - 2,2        0,0      - 4,0       - 2,1        - 3,7     - 0,9    - 0,8
                 F                     0,0          1,0      1,2      - 0,7      - 0,1      - 1,6       - 1,4        - 2,5     - 1,6    - 1,0
                 IRL                 - 0,4          1,2    - 3,5      - 2,4        0,0      - 0,7       - 2,4          0,3       0,3      1,0
                 I                     0,2          0,3      2,2        0,3        0,6      - 1,6       - 0,1        - 2,4       0,3    - 0,7
                 L                   - 0,2          3,3      1,7      - 5,0      - 4,3      - 3,9       - 0,7        - 0,3       0,9      0,6
                 NL                    1,0 .        0,2    - 2,7      - 1,3      - 2,0      - 4,4       - 1,6          0,2       2,1      0,1
                 P                     0,3          1,4      4,0      - 5,2      - 1,5      - 5,0       - 4,8        - 5,0     - 0,7    - 0,8
                 RU                    0,2          0,0    - 1,3      - 1,3      - 1,1         0,8      - 1,0          1,2       0,8    - 0,1
                 EUR 12                0,1          0,3      0,5      - 1,0      - 0,7      - 1,5       - 1,1        - 1,4       0,1    - 0,5
                 (*) Budgets économiques, septembre 1987.
                 (2) Rémunération par salarié déflatée par le déflateur du PIB et divisée par le PIB réel par personne occupée.
                 Source: Eurostat et services de la Commission .
                                                                        TABLEAU 15
                                                        Évolutions sectorielles de l'emploi (EUR 10)
                                                                                                                                         En pourcentage de
                                                            Taux de variation annuel moyen en pourcentage                                  l'emploi total
                                         1980 / 1970    1983 / 1980    1985 / 1983       1986 (M       1987 (') (2 )    1988 (M (2 )    1970            1985
Emploi dans:
— agriculture                                - 3,2        - 2,4           - 2,4                                                          11,2             7,0
— industrie                                  - 0,8        - 3,3           - 1,4           - 0,2           - 0,5            - 0,3        41,7            33,2
— services                                     1,9           0,9             2,0                                                        47,1            59,8
                             Total             0,3         - 0,6             0,5            0,8             0,8              0,6       100             100
(») EUR 12 .
(2 ) Budgets économiques, septembre 1987 .
Source: Eurostat et services de la Commission .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 88                                     Journal officiel des Communautés européennes                                                     31 . 12 . 87
                                                                         TABLEAU 16
                                     Part des salariés travaillant à temps partiel par rapport à l'ensemble des salariés
                       B               DK            D             F              IRL             I              L          NL             RU           EUR 9
1975                  4,1             22,3          10,1           6,5            4,7           4,0            4,8          8,8           17,9           10,2
1979                  5,5             24,6          10,8           6,9            4,1           3,7            5,4         10,8           17,9           10,8
1983                  8,3             25,6          12,0           8,9            5,8           3,5            6,2         20,9           19,4           12,3
1985                  9,3             25,3          12,3          10,5            5,8           4,5            7,1         22,4           21,7           13,5
Source: Èurostat: «Emploi et chômage — 1987». Tableau VI / 2 et publications antérieures. Calculs fondés sur l'enquête par sondage sur les forces de travail dans la
        Communauté .
                                                                         TABLEAU 17
                                                          L'emploi sous contrats à durée déterminée
                                                                       Royaume-Uni                     France                 Allemagne
                          Contrats à durée déterminée
                                                                     1983           1985         1983          1985       1984          1985
                                                                                                                                   i
                 Part en pourcentage                                            -
                 — Total de l'emploi salarié                          5,0            5,5          2,3           3,2        4,2           6,8
                 — hommes                                             3,8            4,0          2,0           3,1        4,2           7,0
                 — femmes                                            ■7,0            7,4          2,7           3,3        4,1           6,4
                 — à temps partiel                                   11,5           13,2          2,1           4,1        7,6           8,9
                 — à temps complet                                    2,5            2,4          2,3           2,8        3,6           6,4
                 — jeunes au-dessous de 25 ans                       10,2            9,8          7,0          10,9        9,5          16,7
               I                                                        1985 / 1983                  1985 / 1983              1985 / 1984
                 Variation en pourcentage
                 — emploi sous contrats à durée
                     déterminée                                            + 11,2                      + 36,2                   + 64,0
                 — total de l'emploi salarié                                + 1,9                       -
                                                                                                           1,0                    + 0,8
                 Source: Wissenschaftszentrum Berlin sur la base de l'enquête par sondage sur les forces de travail dans la Communauté pour la
                          France et le Royaume-Uni; sondage 198S (Statistisches Bundesamt) pour la république fédérale d'Allemagne.
                                                                         TABLEAU 18
                                                             Structure du chômage (EUR 12) (*)
                                                                                                                                (en pourcentage)
                              Taux de chômage                           1984                          1985                      1986
                 Total                                                  10,5                          10,7                      10,8
                 Hommes                                                   9,3                          9,4                        9,3
                 Femmes                                                 12,5                          12,7                      13,2
                 Moins de vingt-cinq ans                                23,5                          22,9                      22,7
                 Plus de vingt-cinq ans                                   7,3                          7,6                        7,8
                 (') Les données sont extraites de l'enquête par sondage sur les forces de travail menée sur une base communautaire harmonisée.
                     C'est pourquoi les taux diffèrent de ceux qui sont publiés sur la base du chômage enregistré en pourcentage de la population
                     active civile .
                 Source: Eurostat: «Emploi et chômage 1987». Tableau IV/ 1 . Calculs fondés sur l'enquête par sondage sur les forces de travail
                          dans la Communauté .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                    Journal officiel des Communautés européennes                                         N 0 L 394 / 89
                                                                    TABLEAU 19
                                          Chômage de longue durée ( ] ) en pourcentage du chômage total
                                                           1983                          1984                          1985
             B                                             64,1                          67,1                          68,2
             D                                             38,4                          43,4                          46,9
             DK                                            32,2                          30,9                          32,0
             GR                                            32,3                          37,1                          43,4
             E                                             52,5                          53,4                          56,3
             F                                             39,6                          39,1                          43,8
             I                                             54,6                          60,5                          63,6
             IRL                                           35,2                          44,5                          62,2 (»)
             L                                             32,7                          29,3                          36,8
             NL                                            46,9                           n. a.                        56,4
             P                                             45,2                          43,5                          48,4
             RU                                            44,8                          45,5                          48,7
             EUR 12                                        46,3 (*)                      48,3 (*)                      52,1 ( 2 )
             (') Chômage d'une durée supérieure à un an.
             (2) Estimation .
             ( 3) La modification du questionnaire en 1985 semble avoir affecté les réponses.
             Source: COM(87) 231 — final. Calculs sur la base de l'enquête par sondage sur les forces de travail dans la Communauté.
                      Espagne: enquête nationale.
                      Portugal : définition nationale du chômage .
                                                                    TABLEAU 20
                         Evolution des taux de chômage selon les régions (en pourcentage de la population active)
                                                                                 1976                1980                   1985
             EUR 11 (*)                                                          4,6                   6,2                  11,7
             Les 25 régions les plus défavorisées                                 8,0                11,7                  21,1
             Les 25 régions les plus avancées                                    2,4                   3,0                   6,6
             ( l ) EUR 12 moins Grèce .
             Source: COM(87) 320 , annexe, page 134 .
                                                                    TABLEAU 21
                                                Évolution de la population active de 1985 à 1995 ( J )
                                                                                   Augmentation en milliers      Taux de croissance
                                                                                         1985 à 1995               annuel moyen
             Pays et régions défavorisés, total                                              3 442                       1,0
             — Espagne                                                                       1 480                       0,9
             — Portugal                                                                         387                      0,8
             — Grèce                                                                            338                      0,8
             — Irlande                                                                          291                      1,9
             — Mezzogiorno                                                                   1 046                       1,3
             Régions avancées, total                                                         3 256                       0,3
             EUR 12 , total                                                                  6 698                       0,5
             (') Sous l'hypothèse d'un solde migratoire nul entre régions .
             Source: COM(87 ) 320 , annexe, page 149 .
 ---pagebreak---                                                                                                                                                        31 . 12 . 87
N° L 394 / 90                                     Journal officiel des Communautés européennes
                                                                          TABLEAU 22
                              Projections à moyen terme des services de la Commission et leur réalisation — EUR 10
                                                                                                                 (variation en pourcentage par an)
                                                                                                                 Projection         Réalisation
                 Économie européenne n ° 9, juillet 1981 — cinquième programme                              \
                 1 ) PIB en volume 1985 / 1980                                                                        1,9                1,2
                 2) Emploi 1985 / 1980                                                                              - 0,2              - 0,5
                 3 ) Taux de chômage ( ! ) 1985 , pourcentage de la population active civile                         10,2               11,1
                 Économie européenne n° 14, novembre 1982
                 1 ) PIB en volume 1987 / 1980                                                                        1,6                1,4
                 2) Emploi 1987 / 1980 ,                                                                            - 0,2              - 0,2
                 3 ) Taux de chômage ( ! ) 1987 , pourcentage de la population active civile                         11,1               10,5
                 Économie européenne n° 18, novembre 1983                                                   ||
                 1 ) PIB en volume 1987 / 1982                                                                         1,9               1,9
                 2 ) Emploi 1987 / 1982                                                                             - 0,1                0,2
                 3 ) Taux de chômage H 1987 , pourcentage de la population active civile                             10,4               10,5
                 (1 ) Taux obtenu par agrégation des taux des pays membres calculés selon les définitions nationales. Les taux peuvent donc différer
                      des taux harmonisés publiés par l'Eurostat.
                                                                           TABLEAU 23
Principales hypothèses de travail de la projection de référence 1987-1991 de septembre 1987 — EUR 12 (taux de croissance annuels moyens en
                                                            pourcentage, sauf indication contraire)
                                                       1970 /      1980 /      1985 /                                                                        1991 /
                                                                                          1986        1987        1988       1989       1990         1991
                                                        1960        1970        1980                                                                          1986
Hypothèses d'environnement international
Prix du pétrole (dollar des États-Unis /                                                                                                             24,0     24,0
baril ) ( 1 )                                           1.3       28.7        27,5         13,7        17,3        18,0       19,0       22,0
Taux de change Écu / dollar des                                                                                                                              - 4,2
États-Unis                                              0,3       - 3,0       12,8       - 22,7      - 13,3       - 3,7      - 1,0      - 1,0       - 1,0
Taux de change Yen/ dollar des
États-Unis                                              0,0       - 4,5         0,9      - 29,3      - 12,6       - 5,5      - 3,0      - 3,0       - 3,0    - 5,5
Importations de biens (pris de 1980)
— États-Unis                                            8,4         4,5         6,5        13,9          2,5        2,6         3,5       4,0          4,5      3,4
                                                      14,4          5,1         1.4        10,1          6,2        5.2         5,5       5,5          5,5      5.6
— Japon
— Autres OCDE                                           7,6         4,1         4.5         6,0          2,0        3,1         3,5       4,0          4,5      3.4
— OPEP                                                  4,5        15,4       - 0,4      - 20,5      - 17,0         0,0       10,0       10,0          7,5       1,5
                                                        6,2         4,9         2,0       - 0,9          4.3        4,9         5,0       5,0          5,0      4,8
— Pays en voie de développement
                                                        7,8         7,5         2.6       - 2,0          4,5        3,0         4,0       4,0          4,0      3,9
— Autres pays
Commerce mondial EUR 12 exclue                          7,8         5,7         3,2         3,8          2,1        3.5         4,5       4,8          4,8       3,9
Hypothèses de politique économique
                                                        3.6         3.1         1.5         2,4          1,8        2,0         1,5        1,4         1,3       1,6
Consommation publique réelle
                                                        4,0 (*) - 0,2         - 0,3         1,0          2,9        3.3         2,5        2.5         2.5       2,7
Investissements publics réels
Variation annuelle moyenne de la part des
recettes publiques courantes dans le PIB (en                                                                                            - 0,2        - 0,0    - 0,1
points de pourcentage)                                  0,6         0,6         0,5       - 0,2        - 0,0      - 0,2      - 0,0
 Masse monétaire (M2 / M3 )                           10,2 (>)     14.8        10.4        10,2         10,2        8,6         8,0        8,0         8,0       8,6
 Taux d'intérêt nominal à long terme                    6,7 ( 2 )   9,9 ( 2 ) 11.5 ( 2 )    9,2          9,1        9,1         9,0        8,8         8.6       8,9
                                                         9,2       14,3          9.6        6,0          5.4        4,7         4,7        5,0         5.1       5,0
 Coût salarial par tête
 Coût salarial réel par tête (déflaté par le prix                                                                                                      1,8       1,5
 du PIB )                                               4,6         3.2          1,0        0,4          1,4         1,2        1,4        1,7
 (*) Niveau en fin de période.
 (2 ) EUR 10 ( EUR 12 moins Espagne et Portugal ).
 Source: Eurostat et services de la Commission.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                            Journal officiel des Communautés européennes                                          N° L 394 / 91
                                                                              TABLEAU 24
                                                Projection de référence 1987-1991 de septembre 1987 — EUR 12
                                        (taux de croissance annuels moyens en pourcentage, sauf indication contraire)
                                                           1970 /      1980 /   1985 /                                                                1991 /
                                                                                          1986    1987          1988    1989         1990       1991
                                                            1960        1970     1980                                                                  1986
PIB réel                                                    4,8         3,0        1,2      2,6     2,2           2,3     2,3           2,6       2,8    2,5
Taux de chômage (*)
(en % de la population active)                              2,0 ( s )   6,1 H    12,1      11,9    11,8          11,7    11,4         11,1       10,6   10,6
Prix de la consommation privée                              3,8        10,6        8,7      3,7     3,2           3,4     3,3           3,4       3,4    3,3
Balance courante (en % PIB ) i 1 )                          0,5       - 1,3        0,5      1,5      1,1          0,8     0,7           0,4       0,2    0,2
Demande interne réelle                                      4,9         2,9        0,6      3,8     3,2           2,7     2,5           2,7       2,8    2,8
Consommation privée réelle                                  4,9         3,4        1,0      3,9     3,r           2,7     2,6           2,7       2,8    2,8
Investissement privé                                         6,4 (*)    1,8        0,6      3,8     3,7           3,3     3,7           4,2       4,4    3,9
Exportations de biens et services réelles                   7,9         5,8        4,3      1,6      1,9          3,2     4,2           4,5       4,8    3,7
Importations de biens et services réelles                   8,7         5,4        2,4      5,9     5,3           4,4     4,5           4,8       4,8    4,8
Emploi total                                                0,2         0,2     - 0,5       0,8     0,8           0,6     0,6           0,6       0,7    0,7
Productivité ( PIB par personne occupée )                   4,6         2,8        1,7      1,8      1,4          1,7      1,7          2,0       2,1    1,8
Coût salarial unitaire réel ( 3 )                            0,0        0,4      - 0,7    - 1,4     0,0         - 0,5   - 0,3       - 0,2      - 0,2  - 0,3
Taux d'intérêt réel à long terme                            2,3       - 0,9        3,0      3,6     5,2           5,6     5,7           5,6       5,4    5,5
Indice de la rentabilité du capital (4 )
( 1960-1969 = 100 )                                        98,9       75,0       61,9      75,9    76,1          78,3    79,6         80,7       81,8  79,3
Déficit public (en % du PIB )                             - 0,6       - 2,8     - 5,2     - 4,8   - 4,5         - 4,5   - 4,1       - 3,9      - 3,4  - 4,1
(>) Niveau en fin de période (en points de pourcentage).
(2 ) EUR 10 (EUR 12 moins Espagne et Portugal ).
( 3 ) Obtenu comme le rapport du salaire-coût réel par salarié au PIB par personne occupée .
(4) Les résultats issus du modèle sont un indicateur synthétique et ne peuvent donc être comparés directement aux données pour le secteur marchand présentées
      ailleurs .
( 5 ) EUR 12 moins Grèce, Espagne et Portugal .
Source: Eurostat et services de la Commission .
            Pour la période de prévision 1987-1991 , les années 1987/ 1988 correspondent aux prévisions à court terme des services de la Commission (Budgets
            économiques 1987 / 1988 , septembre 1987) étendues à 1991 à l'aide du modèle Compact.
                                                                              TABLEAU 25
                    L'équilibre de la croissance du point de vue de la demande PIB, consommation privée, investissement privé et
                               exportations nettes dans la Communauté (taux de croissance annuel moyen, à prix constants)
                                                                                                                               (en pourcentage)
                                                                              Consommation        Investissement            Exportations
                                                           PIB                                                                nettes ( 3 )
                                                                                  privée             privé (2 )       (en pourcentage du PIB)
                    1961-1973                              4,8                     5,0                  5,9                        0,3
                    1974-1985                              1,8                     2,0                  0,7                      - 0,2
                    1986-1988 (»)                          2,4                     3,2                  3,6                        0,6
                    (') Budgets économiques, septembre 1987 .
                    (2 ) EUR 10 jusqu'en 1970 (Espagne et Portugal exclus).
                    ( 3 ) Balance des biens et services à prix courants.
                    Source: Eurostat et services de la Commission .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 92                                  Journal officiel des Communautés européennes                                31 . 12 . 87
                                                                   TABLEAU 26
                        Part du commerce intracommunautaire dans le total des importations de biens (à prix courants)
                                            DK        D         GR       E       F         IRL         I        NL      P         RU
                 EUR 12          B/L .
1958               35,2         55,5      60,0       36,3      53,7     31,8    28,3      68,9       30,2      50,7    53,4      21,8
1965               44,9         63,6      50,0       46,9      52,1     48,6    46,4      67,7      38,1       61,7    51,9      25,6
1970               50,3         66,3      48,7       51,7      50,9     40,9    56,0      70,1      47,5       63,4    52,6      29,4
1975               49,5         68,5      47,2       51,9      45,1     35,3    51,8      70,3       44,5      58,2    43,9      34,6
1980               49,2         61,6       50,3      49,4      40,9     31,3    52,0      75,3      46,2       54,7    45,3      40,9
1985                53,4        68,6       50,7      53,1      48,1     37,9    59,4      71,7       47,1      55,8    45,9      47,3
1986                57,8        69,9       53,2      54,2      58,3     51,3    64,4      73,0       55,4      61,0    58,8      50,4
1987 H              58,0        69,5       54,0      55,3      58,5     52,2    63,0      70,9       56,1      62,0    64,2      51,0
1988 0 )            58,4        69,7       53,7      56,6      58,4     52,6    63,0      69,4       56,3      61,7    64,0      52,0
(') Budgets économiques, septembre 1987.
Source: Eurostat et services de la Commission .
                                                                   TABLEAU 27
                         Part du commerce intracommunautaire dans le total des exportations de biens (à prix courants)
                                 B/L        DK         D         GR       E       F         IRL         I        NL      P        RU
                  EUR 12
1958                37,2         55,4      59,3      37,9       50,9    46,8    30,9      82,4       34,5      58,3    38,9      21,8
1965                49,6         70,8      52,1      46,9       46,6    53,6    51,8      83,8       51,1      69,2    44,0      29,6
1970                53,4         75,2      44,2      49,8       53,5    49,6    58,1      74,3       51,7      72,6    43,8      32,7
 1975               52,4         72,4      46,6      46,9       51,6    48,1    53,2      80,4       49,2      73,0    53,8      35,2
1980                55,7         73,2      51,6      51,1       48,2    52,2    55,4      76,0       51,6      73,5    58,6      45,0
 1985               54,9         70,1      44,8      49,7       54,2    53,4    53,7      68,9       48,2       74,6   62,5      48,8
 1986               57,2         72,9      46,8      50,8       63,5    60,9    57,8      71,9       53,5       75,7   68,0      47,9
 1987 1 1 )         58,1         74,5      47,5      52,9       63,4    63,3    56,1      74,0       53,9       76,3   70,0      49,0
 1988 (')           58,4         75,0      48,0      53,3       63,5    64,4    56,4      75,0       53,6       76,7   70,6      49,0
(') Budgets économiques, septembre 1987 .
Source: Eurostat et services de la Commission .
 ---pagebreak---   31 . 12 . 87                                     Journal officiel des Communautés européennes                                                  N° L 394 / 93
                                                                         TABLEAU 28
          Effets directs sur les exportations des États membres d'une augmentation de 10% de leurs importations (à prix constants) (')
\                                                                 À la suite d'une augmentation de 10% des importations en . . .
                                       B/L       DK         D        GR          E          F        IRL         I         NL         P        RU        EUR 12
  augmentation des
  exportations en . . . (%)
  B/L                                  —
                                                 0,1       2,0       0,1        0,1        2,0       0,0       0,6         1,5       0,0       0,8         7,3
  DK                                   0,2        —
                                                           1,7       0,1        0,1        0,5       0,1       0,5        0,4        0,0       1,2         4,7
  D                                    0,7       0,2       —
                                                                     0,1        0,2        1,1       0,1       0,9        0,9        0,1      0,9          5,1
  GR                                   0,2       0,1       2,5        —
                                                                                0,1        0,9       0,0       1,5        0,3        0,0       0,7         6,4
  E                                    0,3       0,1       1,2       0,1         —
                                                                                           1,9       0,1       0,8        0,4        0,4       1,0         6,1
  F                                    0,9       0,1       1,8       0,1        0,3        —
                                                                                                     0,1       1,2        0,5        0,1      0,9          5,8
  IRL                                  0,3       0,1       1,2       0,0        0,2        1,0        —
                                                                                                              0,3         0,5        0,0      3,6          7,2
  I                                    0,3       0,1       1,9       0,1        0,3        1,6       0,0        —
                                                                                                                          0,3        0,1      0,7          5,4
  NL                                   1,5       0,2       2,9       0,1        0,1        1,0       0,1      0,7          —
                                                                                                                                     0,0       1,0         7,6
  P                                    0,4       0,3       1,6       0,0        0,6        1,5       0,1      0,4         0,6        —
                                                                                                                                               1,5         6,8
  RU                                   0,4       0,2     . 1,4       0,1        0,3        0,8       0,5      0,5         0,6        0,1       —
                                                                                                                                                           4,8
  EUR 12                               0,6       0,2       1,3       0,1        0,2        1,1       0,1      0,7         0,6        0,1      0,8          5,7
  (') Estimations sur la base du modèle Quest. Le modèle Quest est développé par les services de la Commission . Pour les détails méthodologiques sur le secteur du
      commerce international dans le modèle , voir: «Estimation et simulation du système des échanges internationaux de biens du modèle Quest», in Économie
      européenne n° 31 , mars 1987.
  Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak---                                                                                                                                              31 . 12 . 87
N 0 L 394 / 94                                 Journal officiel des Communautés européennes
                                                                     TABLEAU 29
              Effets d'une augmentation de l'investissement public dans certains États membres de la Communauté compte tenu
              des interdépendances dans la Communauté: exemple illustratif sous l'hypothèse d'une augmentation de
                                                       l'investissement public de 1 % du PIB
                                                                                          (moyennes annuelles sur les cinq premières années)
                                                                      Suite à une augmentation de l'investissement public en:
                                                               D                 F                I              RU             EUR 4
              La capacité de financement des
              administrations publiques varie de
              (en points de pourcentage du PIB)
              B                                                 0,2               0,2             0,1              0,1              0,6
               DK                                               0,1               0,1             0,0              0,1              0,2
               D                                             - 0,7                0,1             0,0              0,1           - 0,5
               GR                                               0,1               0,0             0,0              0,0              0,2
               E                                                0,0               0,0             0,0              0,0              0,2
               F                                                0,1            - 0,8              0,1              0,1            - 0,6
               IRL                                              0,1               0,1             0,1              0,1              0,3
               I                                                0,0               0,0           - 0,8              0,0            - 0,6
               NL                                               0,2               0,1              0,1             0,1              0,5
               P                                                0,1               0,1              0,0             0,1              0,2
               RU                                               0,0               0,0              0,0           - 0,7            - 0,6
               EUR 12                                         - 0,1             - 0,1           - 0,1            - 0,1            - 0,4
               La balance courante varie de
                (en points de pourcentage du PIB)
               B                                                0,3               0,3              0,1             0,2               0,8
                DK                                               0,1              0,1               0,0             0,1              0,3
                D                                             - 0,3                0,1              0,1             0,1           - 0,1
                GR                                               0,1               0,1              0,1             0,0              0,2
                E                                                0,1               o,1              0,0             0,1              0,2
                F                                                0,1            - 0,4               0,0             0,1            - 0,2
                IRL                                              0,2               0,1              0,1             0,3              0,6
                I                                                0,1               0,1          - 0,3               0,0            - 0,1
                NL                                               0,2               0,2              0,1             0,2              0,6
                P                                                0,1               0,1              0,0             0,1              0,4
                 RU                                              0,1               0,1              0,0          - 0,4             - 0,2
                 EUR 12                                          0,0               0,0              0,0             0,0            - 0,1
                 Source: Modèle Interlink de l'OCDE ( 1987) et calculs des services de la Commission.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                      Journal officiel des Communautés européennes                                             N 0 L 394 / 95
                                                                        TABLEAU 30
                             Convergence réelle, taux d'investissement, productivité du capital et balances courantes
                                                                                                        GR , E , IRL , P      Autres États
                                GR                   E                 IRL                 P                                                    EUR 12
                                                                                                             total                membres
                                 PIB par tête (à prix constants, taux de variation annuels moyens en pourcentage)
1961-1975                       6,2                 5,7                3,6                5,4                 5.6                   3.2           3,5
1976-1981                       2,3                 0,6                3,0                3,4                 1,2                   2.3           2,1
1982-1988 ( x )                 0,4                 2,1                0,9                1,7                 1.7                   1,8           1,8
                                                     Taux d'investissement (en pourcentage du PIB )
1961-1975                      22,3                24,7              21,0               24,3                24,2                   22,9         23,1
1976-1981                      23,4                22,9              27,7               27,7                23,8                   21,2         21,6
1982-1988 0 )                  19,2                20,4              21,2               25,3                20,9                   19,1          19,3
                                                            Productivité marginale du capital (2 )
1963-1975                       0,23                0,22               0,16               0,17                0,21                  0,13          0,14
1976-1981                       0,09                0,02               0,11               0,12               0,05                   0,10          0,09
1982-1988 H                     0,02                0,10               0,04               0,07               0,08                   0,09          0,09
                                                             Balances courantes (en % du PIB)                                                 -
1961-1975                     - 2,9               - 0,4             - 2,7              - 0,6               - 0,9                    0,4           0,2
1976-1981                     - 1,2               - 1,5             - 9,6              - 7,1               - 2,6                  - 0,1        - 0,4
1982-1988 (»)                 - 5,1                 0,2             - 4,4              - 1,9               - 1,0                    0,5           0,3
(>) Pour 1987/ 1988 : Budgets économiques, septembre 1987.
(2 ) Variation du PIB pour une unité additionnelle de capital = variation du PIB divisée par la formation brute de capital fixe .
Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak---                                                     TABLEAU 31
                                         Parts de marché ( ' ) à l'exportation
                                                                                                                                 Différence     Différence     Différence
    68          1973           1979          1980           1981          1982           1983          1984           1985
                                                                                                                                 1973/1968      1979/1973      1985/1979
                                                                                                                                                                              N° L 394/96
    63         26,80          27,04         27,25          26,65         26,61          26,03         25,21          25,60          -1,83         + 0,24         -1,44
    06         15,43          15,26         16,35          17,92         17,20          16,49         16,59          15,99          -3,63         -0,17          + 0,73
    92         10,53          11,38         12,43          15,16         14,62          15,60         16,94          16,75          + 1,61        + 0,85         + 5,37
    39         27,96          27,40         27,00          25,79         25,75        ' 25,23         24,01          24,86          -3,43         -0,56          -2,45
    47         17,51          18,08         19,18          20,70         20,91          20,11         20,74          19,32          -4,96         + 0,57         + 1,24
    15         12,36          13,06         14,18          17,34         16,53          18,54         20,62          20,20          + 2,21        + 0,70         + 7,14
    17         26,98          26,69         27,66          26,49         26,32          25,34         24,32          24,27          -1,19         -0,29          -2,42
    26         18,65          17,66         18,26          20,42         19,12          18,21          17,95         17,87          -4,61         -0,99          + 0,21
    37          9,22          10,86         12,24          14,76         13,98          15,03          16,38         16,52          + 2,85        + 1,64         + 5,66
    20         25,53          27,23         26,86          27,89         28,12          28,29         28,46          29,16          -1,67         + 1,70         + 1,93
    45          8,90           8,81         10,62          10,42          9,37           8,84          8,53           7,76          -1,55         -0,09          -1,05
    64         10,93          10,53         10,99          13,43         13,52          12,90         13,02          12,38          -0,71         -0,40          + 1,85
   ur d'un pays ou d'une zone donnés dans le total des exportations des pays de l'OCDE, y compris commerce intracommunautaire (aux prix courants).
       reau, informatique, produits chimiques et pharmacie. Taux de croissance moyen de la demande internationale était autour de 6% par an.
     alimentaires, papier, caoutchouc, plastique, machines industrielles et agricoles. Taux de croissance moyen de la demande internationale se situait entre 2 et 3%
         étal, matériaux de construction, minerais non métalliques. Taux de croissance moyen de la demande internationale était autour de 1% par an.
                                                                                                                                                                              Journal officiel des Communautés européennes
           base de la moyenne 1981/1982 comparée à la moyenne 1972/1973 (en dollars des États-Unis aux prix et taux de change dé 1975). Les regroupements ont été définis à
        zone.
es Volimex.
                                                                                                                                                                                 31. 12. 87
 ---pagebreak---   31 . 12 . 87                                      Journal officiel des Communautés européennes                                                 N° L 394 / 97
                                                                            TABLEAU 32
                   Gains ( + ) et pertes ( - ) de parts de marché à l'exportation sur la période 1985-1979 (par ordre décroissant) ( l )
                                                                              EUR 10 ( 2 )
                             Branches                                 Pertes                                 Branches                                  Gains
  Matériel électrique                                                 - 4,39        Cuir et chaussures                                                 + 5,45
  Véhicules , motos , autos                                           - 4,25        Bois , meubles                                                     + 4,86
  Caoutchouc et plastique                                             - 2,53        Textile et habillement                                             + 3,87
  Machines industrielles                                              - 2,49        Minerais et produits à base de minerais non
                                                                                    métalliques                                                        + 2,47
  Autres moyens de transport                                          - 2,27
  Machines de bureau , pour le traitement de l'infor­                               Produits alimentaires , boissons et tabacs                         + 2,03
  mation , précision, optique et similaires                           - 2,23        Papier , imprimés                                                  + 1,25
  Autres produits industriels                                         - 0,84        Minerais et métaux ferreux et non ferreux autres                   + 1,23
  Produits métalliques sauf machines et matériel de                                 que fertiles et fissiles
  transport                                                           - 0,65        Produits chimiques                                                 + 0,51
                                                                      États-Unis d'Amérique
                             Branches                                  Pertes                                Branches                                  Gains
  Autres produits industriels                                         - 2,06        Autres moyens de transport                                         + 5,45
  Textile et habillement                                              - 1,41        Produits en caoutchouc et en plastique                             + 3,63
  Minerais et métaux ferreux et non ferreux autres que                              Machines de bureau , machines pour le traitement de
  fertiles et fissiles                                                - 1,29        l'information , instruments de précision , d'optique et
  Véhicules , motos , autos                                           - 0,86
                                                                                    similaires                                                         + 3,30
  Produits alimentaires , boissons et tabacs                          - 0,52        Papier , imprimés                                                  + 0,68
                                                                      - 0,46        Matériel et fournitures électriques                                + 0,66
  Bois , meubles
                                                                                    Cuir et chaussures                                                 + 0,52
  Minéraux et produits à base de minerais non
  métalliques                                                         - 0,36
  Produits métalliques sauf machines et matériel de
  transport                                                           - 0,24
  Produits chimiques                                                  - 0,01      Il
  Machines industrielles et agricoles                                 - 0,01
                                                                                Japon
                             Branches                                  Pertes                                Branches                                  Gains
  Produits alimentaires , boissons et tabacs                            0,00        Matériel électrique                                               + 11,66
                                                                 \                  Véhicules , motos , autos                                          + 9,40
                                                                 \                  Machines de bureau , traitement informatique                       + 5,47
     -
                                                                 I                  Précision, optique et similaires                                   + 5,26
                                                                 Il                 Autres produits industriels                                        + 5,24
                                                                                    Minerais et produits à base de minerais non mé­
                                                                                    talliques                                                          + 3,17
l                                                                Il                 Caoutchouc et plastique                                            + 3,04
                                                                 II                 Autres moyens de transport                                         + 2,71
                                                                 Il                 Textile et habillement                                             + 2,20
                                                                                    Produits métalliques sauf machines et matériel dé
                                                                                    transport                                                          + 1,75
                                                                 ||                 Minerais et métaux ferreux et non ferreux autres
                                                                                    que fertiles et fissiles                                           + 1,63
l                                                                II                 Produits chimiques                                                 + 1,35
                                                                 II                 Papier , imprimés                                                  + 0,78
                                                                 II                 Cuir et chaussures                                                 + 0,42
\                                                                li                 Bois , meubles                                                     + 0,18
  (*) La part de marché est définie comme les exportations des États-Unis d'Amérique, du Japon ou de EUR 10 vers le reste du monde par rapport aux exportations des
        pays de l'OCDE vers le monde.
  ( 2 ) On ne prend en compte ici que le commerce extracommunautaire.
  Source: Services de la Commission , banque de données Volimex .
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N 0 L 394 / 98                                 Journal officiel des Communautés européennes
                                                                        TABLEAU 33
                      Taux de variation de la formation brute de capital fixe industriel par secteurs (aux prix de 1980)
                                                      1973-1979               1979-1985           1979-1982       1982-1985
              Industrie, total
              EUR 4 0 )                                 - 0,4                      1,1              - 3,8              6,2
              États-Unis d'Amérique                       5,5                   - 0,6               - 3,4              2,2
              Japon                                     - 2,1                      9,7                 9,2           10,2
              Demande forte                     \
              EUR 4 0 )                                   1,9                      1,4               - 5,5             8,9
              États-Unis d'Amérique                       7,2                      2,1                 3,6             0,7
              Japon                                     - 0,8                    15,8                 13,0           18,6
              Demande moyenne                   IlIIIl
              EUR 4 ( J )                                 2,1                      0,8               - 2,3             3*9
              États-Unis d'Amérique                       6,4                      0,4               - 4,1             5,0
              Japon                                     - 1,4                      8,3                 7,0             9,6
              Demande faible                    \
              EUR 4 H                                   - 5,0                      0,1               - 6,3             6,9
               États-Unis d'Amérique                      3,0                    - 5,5             - 10,0            - 0,7
              Japon                                     - 3,6                      5,4                  8,4            2,5
               (') République fédérale d'Allemagne , France , Italie et Royaume-Uni .
               Source: Services de la Commission, banque de données sectorielles .
                                                                        TABLEAU 34
                                                      Taux de variation de l'emploi par secteurs
                                                       1973-1979               1979-1985           1979-1982       1982-1985
               Industrie, total                   \
               EUR 7 (*)                                  - 1,3                   - 2,5               - 2,6           - 2,3
               États-Unis d'Amérique                        0,9                   - 1,4               - 3,6             0,9
               Japon                                      - 1,7                     1,3                  0,9            1,7
               Demande forte                      I                       \
               EUR 7 H                                    - 0,5                   - 1,6               - 2,4           - 0,7
               États-Unis d'Amérique                        2,1                   - 0,3               - 1,4             0,9
               Japon                                      - 2,0                     4,9                  4,3            5,4
               Demande moyenne                    l.I                                        ll
               EUR 7 H                                    - 0,6                   - 2,0               - 1,8           - 2,3
               États-Unis d'Amérique                         1,3                  - 0,5               - 2,9             2,0
               Japon                                      - 0,9                     0,6                  0,9            0,4
               Demande faible                     ll||li
                EUR 7 (»)                                 - 1,9                   - 3,3               - 3,5           - 3,0
                États-Unis d'Amérique                     - 0,2                   - 3,3               - 5,9           - 0,7
               Japon                                      - 2,1                     0,2                - 0,6            0,9
                (») République fédérale d'Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique et Danemark.
                Source: Services de la Commission , banque de données sectorielles.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                      Journal officiel des Communautés européennes                                                   N° L 394 / 99
                                                                         TABLEAU 35
                                               Budget général des Communautés européennes, 1985-1988:
                                              crédits de paiements, millions d'Écus en pourcentage du total
                                                                           1985 (')          1986 ( J )          1987 ( 3 )          1988 ( 4)
                                                                          EUR 10             EUR 12              EUR 12              EUR 12
             Dépenses
             Agriculture — section «garantie »                              69,9              65,7               63,5                68,1
             Agriculture — section « orientation »                           2,6               2,1                2,6                 3,0
             Pêche                                                           0,3               0,4                0,5                 0,6
             Fonds social                                                    5,0               6,6                7,0                 6,4
             Fonds régional                                                  5,8               7,1                6,9                 7,4
             Programmes intégrés méditerranéens                              0,0               0,1                0,5                 0,2
             Transports                                                      0,3               0,1                0,1                 0,2
             Énergie et industrie                                            0,5               0,2                0,4                 0,5
             Recherche et innovation                                         2,0               1,7                2,1                 2,4
             Aide alimentaire                                                1,9               0,9                1,6                 0,9
             Aide au développement                                            1,9              1,1                1,5                  1,2
             Autres dépenses y compris; remboursement
             aux États membres                                               9,8              14,1               13,3 H               9,1
                                                         Total             100,0             100,0              100,0               100,0
             ( pro memoria: montant absolu en
             millions d'Écus)                                           ( 28 223 )        ( 33 635 )         ( 36 168 )          ( 39 708 )
             Recettes
             Prélèvements agricoles                                          7,7               6,8                8,9                 7,6
             Droits de douane                                               29,4              24,3               23,2                22,6
             Taxe sur la valeur ajoutée (TVA )                              53,8              66,1               64,8                44,2
             Contributions spéciales                                         6,8               0,6                0,6                24,9
             Divers                                                          2,3               2,2                2,5                 0,7
                                                         Total             100,0             100,0 ( 6 )        100,0 ( 7 )        100,0 ( 8 )
             (pro memoria: montant absolu en
             millions d'Écus)                                           ( 28 272 )        ( 33 635 )         ( 36 168 )          ( 39 708 )
             Taux de TVA maximal                                              1,0              1,4                 1,4                 1,0
             Taux de TVA effectif                                             1,0              1,37 (»)            1,27 ( 10 )         1,0 (")
             Budget total en pourcentage du PIB                              0,85              0,98                1,00                1,03
               (>)   Exécution — comptes de gestion 1985 .
               (2)   Exécution prévisionnelle — Rapport d'exécution du budget 1986 .
               (3 )  Budget rectificatif et supplémentaire n° 1-1987 adopté le 3 août 1987 .
               (4 )  Avant-projet du budget 1988 proposé par la Commission le 15 juin 1987 .
               ( 5 ) Inclut un déficit d'un montant estimé à 820 millions d'Écus pour 1986 .
               (6) La correction du déséquilibre budgétaire du Royaume-Uni qui s'élève à 2 685 millions d'Écus est reprise dans les
                     recettes .
               (7) La correction du déséquilibre budgétaire du Royaume-Uni qui s'élève à 2 366 millions d'Écus est reprise dans les
                     recettes .
               {*) La correction du déséquilibre budgétaire du Royaume-Uni qui s'élève à 2 513 millions d'Écus est reprise dans les
                     recettes .
               (') Sauf pour la république fédérale d'Allemagne ( 1.33 ) et le Royaume-Uni (0.67).
             ( 10 ) Sauf pour le république fédérale d'Allemagne ( 1.35 ) et le Royaume-Uni (0.83 ).
             ( u ) Si la réforme n'était pas appliquée, le plafond de TVA convenu à Fontainebleau ( 1,4 % ) conduirait à un déficit d'environ
                     6 milliards d'Écus. Même avec un plafond porté à 1 ,6 % pour la TVA les dépenses prévues dans l'avant-projet ne pourront être
                     couvertes .
 ---pagebreak---  N° L 394 / 100                                         Journal officiel des Communautés européennes                                                                31 . 12 . 87
                                                                               TABLEAU 36
                                                        Objectifs monétaires et de crédit et leurs réalisations
\                                     1981                                1985                                      1986                                  1987
                                                                                                                                                                 Réalisations
                         Objectif          Réalisations       Objectif          Réalisations           Objectif          Réalisations        Objectif          (taux annuels)
  D
  M2                    4-7                     3,5         3-5                      4,4             3,5-5,5                 7,8           3-6                   7,3 (juillet)
  F
  M 2 (2)              10,0                   11,4          4-6                      6,9              3,0-5 ,0 ( 6 )          4,4          3-5                   7,2 ( juin )
  E
  M 3                  14,5-18,5              16                                                                                                                 7,2 ( juin )
  ALP ( 8 )                                                11,5-14,5                12,8              9,5-12,5              11,4           6,5-9,5             13,7 ( juin )
  I
  TDCE ( 3 )           16,0                   18,2         16,8                     17,9
  PSCE ( 7)                                                                                           7                     11,4           7                   14,2 (juin )
  M 2                                                                                                 7-11                    9,4           6-9                12.3 ( juin )
  RU (*)
  £ M 3 (')             6-10                  13,8          5-9                     15,1            11-15                   18,1                               20,9 ( juillet)
  MO                                                        3-7                      6,0              2-6                     5,2           2-6                  5,3 ( juillet )
  États-Unis ( 5 )
  M 1                   3,5-6                   2,3         4-7                     11,9              3-8                   16,5                               10,5 ( juillet)
  M2                    6-9                     9,2         6-9                       8,0             6-9                     8,9           5,5-8,5              5,7 ( juillet )
  TDCE ( 3 )                                                9-12                    12,7              8-11                  12,2            8-11               11,3 (juillet)
  (') Monnaie de Banque centrale.
  (2 ) Pour 1985 : M 2 R (M 2 résidents) et pour 1986 / 1987 M 3 .
  ( 3 ) TDCE : crédit interne total .
  (4) Avant 1985 les objectifs étaient des taux annuels pour la périoide allant de février à avril de l'année suivante; à compter de 1 985 , ils concernent les taux de croissance
        sur douze mois, et le résultat est pour les douze mois se terminant en décembre.
  ( J ) Les États-Unis d'Amérique ont également un objectif pour M 3 .
  (*) M 3 , nouvelle définition.
  (7 ) Crédit interne au secteur non étatique .
  («) Actifs liquides détenus par le public.
  ( 9 ) L'agrégat £ M 3 a été remplacé par M 3 en mai 1987.
 ---pagebreak---  31 . 12 . 87                                    Journal officiel des Communautés européennes                                N° L 394 / 101
                                                                       TABLEAU 37
                                                          Taux d'intérêt nominaux à long terme
                     1961 /     1970 /
       Pays                                 1978        1979       1980         1981       1982      1983     1984    1985  1986   1987 (')
                      1969       1977
B                      6,1        8,1        8,5         9,7       12,2         13,8       13.4      11,8     12,0    10,6   7,9     7,7
DK                     7,9       13,2       16,8        16,7       18,7         19.3       20.5      14,4     14,0    11,6  10,5    11,8
D                      6,6        8,3        5,7         7,4        8,5         10.4        8,9       7,9      7,8 ,   6,9   5,9     5,6
GR                                9,8       10,0        11,2       17,1         17,6       15.4      18,2     18,5    15.8  15.8    17.4
E                                           12,0        13,3       16,0         15,8       16,0      16,9     16,5    13,4  11,4    12,1
F                      6,2        9,6       10,6        10,9       13,1         15,8       15.6      13,6     12.5    10.9   8,4     9,0
IRL                              12,2       12,8        15,1       15,4         17,3       17,0      13,9     14.6    12,7  11,1    11.5
I                      6,5       10,2       13,7        14,1       16,1         20,6       20,9      18,0     14,9    14.3  11,7    10.6
NL                     5,3        8,3        8,1         9,2       10,7         12,2       10.5       8,8      8,6     7,3   6,4     6,2
P                                                                                                                    25.4   17.9    15,2
RU                     6,7       11,8       12,6        13,0       13,9         14,8       12.7      10,8     10.7    10,6   9,8     9,3
EUR 12 (2 )            6,5        9,8       10,3        11,2       12,9         15,0       14,2      12,6     11,8    10,8   9,1     8,9
EUR 10 ( 2 )           6,4        9,5        9,3        10,2       11,8         13,8       12,6      10,7     10,4     9,6   7,9     7,7
SME ( 2 )              6,3        9,2        8,8        10,1       11,5         13,5       12,5      10,6     10,3     9,2   7,8     7,5
États-Unis             4,6        6,5        7,9         8,7       10,8         12,9       12,2      10,8     12,0    10,8   8,1     8,2
Japon                             7,7        6,3         8,3        8,9          8,4        8,3       7,8      7,3     6,5   5,2     4,5
                                            Taux d'intérêt à long terme ajustés par l'inflation ( 3) courante
                     1961 /     1970 /
       Pays           1969       1977
                                            1978        1979       1980         1981       1982      1983     1984    1985  1986   1987 (')
B                     2,7         0,2        4,0         4,9        8,1          8,5        6,0       5,1      6,4     5.2   3,4     5,5
DK                     1,6        2,9        6,3         8,5        9,7          8,4        9,0       6,3      7,9     6,0   5,3     6,9
D                     3,2         2,3        1,3         3,3        3,5          6,2        4,3       4,5      5.7     4,6   2,7     3,6
GR                              - 1,5      - 2,6       - 6,2      - 0,5        - 2,0      - 7,6     - 0,8    - 1,3   - 1,5 - 2,7     0,6
E                                          - 6,8       - 2,9        1,8          3,4        1,9       4,7      5,0     4,3   0,2     6,1
F                      1,9        0,9        1,0         0,5        0,8          3,6        2,7       3,7      4,9     4.7   3,4     5,5
IRL                             - 1,4        2,1         1,2        0,6        - 0,1        1,1       2,3      7.8     7,3   5,1     8,4
I                     2,1       - 2,5      - 0,2       - 1,6      - 3,7          1,8        4,0       2,3      4,3     5,1   3,4     4,8
NL                    0,2       - 0,1        2,6         5,1        4,7          6,4        4,2       6,8      6,3     4.8   5,6     7,3
P                                                                                                                      3,1 - 0,1     3,6
RU                    2,7       - 0,8        1,2       - 1,3      - 4,8          3,0        4,6       5,5      6,3     4,5   6,1     5,1
EUR 12 ( 2 )          2,3       - 0,4        0,0         0,2      - 0,3          3.6        3.3       3,8      5,0     4,4   3,3     4,8
EUR 10 ( 2 )          2,3      - 0,3         0,2       - 0,1      - 1,1          2.7        2.4       2,6      4,3     3,8   3,0     4,0
SME ( 2 )             2,2         0,3        0,4         1,0        0,4          2.8        2,1       2,1      4,2     3,8   3,9     4,3
États-Unis             1 <7     - 0,3        0,6       - 0,2        1,7          2,9        5,5       6,6      7,9     7,3   5,8     4.7
Japon                          - 1,3         1,4         5,1        4,9          5,0        6,3       6,9      5,9     4,7   3,2     3.8
C ) Moyenne sur les sept premiers mois.
(2 ) Défini comme l'agrégation des données disponibles par pays aux différentes années considérées.
(5 ) Déflateur du PIB.
Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak--- N 0 L 394 / 102                                   Journal officiel des Communautés européennes                                            31 . 12 . 87
                                                                      TABLEAU 38
                                       Indicateurs synthétiques de la politique budgétaire pour la Communauté
                                                                                                                                  (Pourcentage du PIB)
                                                                                EUR 12 (2 ): Administrations publiques
                                                 1970 ( 2 ) 1973 (2)  1981      1982       1983       1984       1985     1986    1987 (')    1988 (')
Recettes :
  1.  Impôts indirects                            13,1       12,2     12,6      12.7       12,9       13.1        12,9    13.1      13,1       13.1
  2.  Impôts directs                                9,5        9,8    11,6      11.8        12,0      12.2        12,4    12.2      12.4       12.2
  3.  Cotisations sociales reçues                 10,3       11,3     14.0      14,4        14,7      14,6        14,6    14,5      14.6       14,8
  4.  Pression fiscale et parafiscale
      (1 + 2 + 3 )                                32,9       33,3     38.1      39,0       39,6       39,9       39,9     39,8      40,1       40.2
  5 . Autres recettes courantes                     3,0        3,0       3,7      3,8        3,8        3,8        4.0      3,9       3.6        3,5
  6 . Total des recettes courantes
      (4 + 5 )                                    35,9       36,2     41,8      42,8       43.4       43,6       43,9     43,7      43.7       43,5
Dépenses:
  7 . Dépenses courantes                          30,8       33,0     43,1      44,4       45,0       45.2        45,1    44,7      44.5       44.3
      ( - dont intérêts)                           ( 1,9 )    ( 1,9 )  ( 3,7 )   (4,2 )     (4,4)      (4,8 )     ( 5,0 )  (5,0 )    (4,8 )     (4,8 )
  8 . Investissements publics                        4,0        3,6      3,0      3,0        2.9        2,8         2,8     2,7       2.7        2,8
  9 . Autres dépenses en capital                     0,8        0,7      1,0      0,9        0,9        1,0         1.1     0,9       0,9        0,8
Solde budgétaire:
10 . Total                                           0,3     - 1,1    - 5,3    - 5,5      - 5,3      - 5,3       - 5,2    - 4,7    - 4,4      .- 4,4
11 . Total hors intérêts                             2,2        0,8   - 1,6    - 1,4      - 0,9      - 0,6       - 0,2      0,4       0,4        0,4
Dette publique:
12. En pourcentage du PIB:                                    36,9     43,1     48,2        51.5      54.3        56,9     58,1     60,4        62,8
13 . Variation en pourcentage par an                                            11,8         6,8        5,4         4,8     2,1       4,0        4,0
(') Budgets économiques, septembre 1987 .
(2 ) EUR 12 sans la Grèce, l'Irlande et le Portugal en 1970 et 1973 .
Source: Eurostat services de la Commission .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                Journal officiel des Communautés européennes                                    N° L 394 / 103
                                                                 TABLEAU 39
                                Dépenses, receltes et capacité de financement des administrations publiques
                                                                                                                       (en pourcentage du PIB)
                 1970          1973          1981         1982          1983       1984          1985       1986 (•)  1987 (')      1988 (')
                                                        a) Total des recettes courantes
B               36,5         38,2            45,2         46,8          46,1       47,3          47,8         46,1     46,5          46,3
DK              46,2         47,3            52,9         52,0          54,4       56,7          57,4         58,7      58,5          59,0
D               38,9         42,9            45,6         46,1          45,8       46,1          46,4         45,5     45,4          45,1
GR              26,5          25,1           28,9         32,0          33,2       34,2          34,5         36,0     37,0           37,4
E               22,9         24,1            31,7         31,9          34,0       33,8          35,4         36,4     37,2           37,2
F               39,8          39,4           46,7         47,6          48,2       49,1          49,2         48,8     48,7          48,9
IRL          l             I                 38,4         40,5          42,7       43,0          43,1         43,3     44,2          44,3
I               26,7         26,7            34,1         36,2          38,1       38,0          38,5         39,2     39,7          39,9
L               35,8          39,4           54,7         54,1          56,4       54,5          56,9         55,2     54,2           54,2
NL             41,1          46,4            53,8         54,2          55,6       54,4          55,1         53,4     53,1           52,2
P            ·l            ·I                33,0         33,3          37,1       34,4          33,1         35,5     33,9          33,9
RU              39,8         35,6            41,8         42,5          41,8       42,0          41,8         41,0     40,6          39,7
EUR 12          35,9 ( 2 )    36,2 (*)       41,8         42,8          43,4       43,6          43,9         43,7     43,7          43,5
                                         b) Total des dépenses, y compris des dépenses en capital ( 3 )
B               38,6         41,5            58,0         57,8          57,5       56,7          56,2         54,9     53,1          52,4
DK             42,1          42,1            59,8         61,2          61,6       60,7          59,5         55,4     56,6           57,3
D              38,7          41,7            49,2         49,4          48,4       48,0          47,5         46,7     47,0          47,1
GR           \    ·l       I:I               39,9         39,7          41,5       44,3          48,1         46,7     47,6          47,3
E              22,1          22,9            35,6         37,5          38,8       39,3          42,2         42,1     42,2          42,1
F               38,9         38,5            48,6         50,3          51,4       51,8          52,1         51,8     51,5           51,3
IRL          I:I|=I                          51,8         54,3          54,5       52,9          54,7         54,0     53,2          52,1
I               29,7         32,8            45,5         47,6          48,8       49,5          50,8         50,5     50,1          50,3
L               33,1         36,1            57,9         55,7          56,2       52,5          52,5         51,4     51,4          51,2
NL             42,3          45,4            59,2         61,3          62,0       60,7          59,9         58,0     58,8           58,2
P            I:II:I                          42,5         43,6          46,2       46,4          43,1         43,7     42,7          41,7
RU             36,9          38,3            44,4         45,0          45,2       45,9          44,6         43,6     42,6          41,7
EUR 12          35,6 ( 2 )   37,3 (2 )       47,1         48,3          48,7       49,0          49,1         48,4     48,1          47,8
                                   c) Capacité ( + ) ou besoin ( - ) de financement, total y compris intérêts
B              - 2,2         - 3,3         - 12,8       - 11,0        - 11,3      - 9,4         - 8,4        - 8,7    - 6,6          - 6,1
DK               4,1           5,2          - 6,9        - 9,1         - 7,2      - 4,1         - 2,1          3,3       1,9           1,7
D                0,2           1,2          - 3,7        - 3,3         - 2,5      - 1,9         - 1,2        - 1,2    - 1,6         - 2,0
GR           I             I               - 11,0        - 7,7         - 8,3     - 10,0        - 13,6      - 10,7    - 10,6          - 9,8
E                0,7           1,1          - 3,9        - 5,6         - 4,8      - 5,5         - 6,7        - 5,7     - 5,0         - 4,9
F                0,9           0,9          - 1,9        - 2,8         - 3,2      - 2,7         - 2,9        - 3,0     - 2,8         - 2,3
IRL          l             l               - 13,4       - 13,7        - 11,8      - 9,9        - 11,6      - 11,2    - 10,0          - 7,5
I              - 3,1         - 6,1         - 11,5       - 11,3        - 10,7     - 11,5        - 12,3      - 11,3    - 10,4        - 10,4
L                2,7           3,3          - 3,2        - 1,6           0,2         2,0          4,4          3,9       2,8           3,1
NL             - 1,2           1,0          - 5,5        - 7,1         - 6,4      - 6,3         - 4,7        - 4,6     - 5,7         - 6,0
P            l                   :          - 9,5       - 10,3         - 9,1     - 12,0        - 10,0        - 8,2    - 8,8          - 7,8
RU               2,9         - 2,7          - 2,5        - 2,4         - 3,4      - 3,9         - 2,9        - 2,7    - 2,0          - 2,0
EUR 12           0,3 (*)     - 1,0 ( 2 )    - 5,3        - 5,5         - 5,3      - 5,3         - 5,2        - 4,8     - 4,5         - 4,5
 ---pagebreak---                                                                                                                           31 . 12 . 87
N 0 L 394 / 104                                    Journal officiel des Communautés européennes
1                        1970           1973        1981       1982         1983          1984    1985  1986 (') 1987 (')   1988 (')
                                                          d) Intérêts payés sur la dette publique
B                        3,4            3,3          7,9         9,2          9,4          9,9    10,6   11,1     10,9        11,0
DK                       1,3            1,3          5,3         6,0          8,1          9,7     9,9    8,8      8,2         7,8
 D                       1,0            1,1          2,3         2,8          3,0          3,0     3,0     3,0     2,9         2,9
 GR                                                  3,2         2,6          3,7          4,6     5,4     5,9      6,5        6,9
 E                       0,6            0,6          0,8         1,0          1,3          2,0     3,4     3,9      3,7        3,7
 F                        1,1           0,8          2,0         2,0          2,6          2,7     2,9     2,9     2,8         2,8
 IRL                       :        .                7,4         9,0          9,4          9,6    10,9   10,1     10,4        10,7
 I                        1,5            2,2         6,2         7,2          7,6          8,1     8,1     8,5      7,7        7,9
 L                        1,1            1,0         0,9         1,0          1,0          1,2      1,3    1,3      1,3        1,1
 NL                       2,9            2,8         4,4         5,1          5,7          5,9     6,3     6,0      6,0        5,9
 P                                                    5,2        5,4          6,4          7,1     7,8     9,3      8,1        7,2
 RU                       3,9            3,7          5,1        4,7          4,9          5,0      5,0    4,5      4,3        4,1
 EUR 12                   1,9 ( 2 )      1,9 ( 2 )    3,7        4,1          4,4          4,8      5,0    5,0      4,8        4,8
 ( 1 ) Budgets économiques, septembre 1987 .
 (2 ) Sans la Grèce, l'Irlande et le Portugal .
 ( 3 ) Net des transferts en capital reçus.
 Source: Eurostat et services de la Commission .
 ---pagebreak---   31 . 12 . 87                                      Journal officiel des Communautés européennes                               N 0 L 394 / 105
                                                                      TABLEAU 40
                     Part en pourcentage du PIB d'un ensemble de postes des recettes et dépenses des administrations publiques
I                   1970 à 1973 1974 à 1980           1981      1982         1983         1984        1985     1986 (') 1987 (')       1988 (')
                                              a) Formation brute de capital fixe des administrations publiques
  B                     4,4           3,7               3,7      3,4          3,0          2,6         2,2       1,9       1,7           1,7
  DK                    4,4           3,7               3,0      2,8          2,3          1,9         2,2       1,7       2,1           2,1
  D                  ' 4,3            3,6       .       3,2      2,8          2,5          2,4         2,3       2,4       2,4           2,4
  GR              l               I                     3,9      2,9          3,3          4,1         4,4       4,1       3,7           3,5
  E                     2,7           2,2               2,3      3,1          2,8          3,0         3,6       3,4       3,6           3,7
  F                     3,7           3,4               3,2      3,4          3,3          3,0         3,1       3,2       3,2           3,2
  IRL             l                   5,3               5,7      5,1          4,4          3,8         3,8       3,5       3,2           2,9
  I                     2,6           2,9               3,6      3,7          3,7          3,5         3,7       3,4       3,3           3,4
  L                     4,7           6,3               6,7      6,7          5,4          4,9         4,8       4,6       4,6       •   4,6
  NL                    4,4           3,5               3,1      2,9          2,7          2,8         2,5       2,2       2,2           2,2
  P               l                                     4,3      3,4          3,1          2,6         2,5       3,0       3,5           4,1
  RU                    4,7           3,6               1,8      1,6          2,0          2,0         2,0       2,0       1,9           1,9
  EUR 12                3,8 ( 2 )     3,3 (»)           3,0      3,0          2,9          2,8         2,8       2,7       2,7           2,8
                                                                     b) Impôts directs
  B                   12,1           16,8             18,0      19,3         18,6         19,2        19,1      18,4      18,4          18,3
  DK                  23,8           25,2            25,8       25,4         26,6         27,6        28,5      29,0      28,5          29,5
  D                   11,5           12,8            12,2       12,1         12,0         12,1        12,5      12,2      12,2          11,9
  GR                    3,7           4,7               4,7      5,9          5,5          5,9         5,6       6,0       6,1           6,4
  E                     3,7           5,2               7,2      6,8          7,9          8,3         8,5       8,4       9,7           9,7
  F                     6,9           7,8               8,6      8,8          8,9          9,1         9,0       9,2       9,3           9,3
  IRL             l                  10,9             12,9      13,3         14,0         14,9        14,8      15,6      16,3          16,4
  I                     5,0           7,4             10,9      11,8         12,4         12,7        13,0      12,9      13,7          13,7
  L                   13,0           18,2             18,0      17,9         19,4         18,2        20,0      18,7      17,5          17,8
  NL                  14,0           17,0             15,1      14,7         13,6         12,7        12,7      13,4      13,7          13,5
  P               l               :                     7,7      7,6          8,5          8,3         8,3       7,1       6,4           6,3
  RU                  13,3           14,2             14,3      14,6         14,4         14,6        14,7      14,0      13,8          13,3
  EUR 12                9,6 ( 2 )    10,9 (»)         11,6      11,8         12,0         12,2        12,4      12,2      12,4          12,3
                                                                  c) Cotisations sociales
  B                   10,8           12,3             12,7      12,7         13,2         14,0        14,7      14,4      14,7          14,6
  DK                    2,3            1,6              2,1      2,4          2,9          2,9         2,9       2,5       3,0            3,1
  D                   13,5           16,4             17,4      17,8         17,3         17,3        17,5      17,4      17,6          17,6
  GR                    6,6           7,8               9,1     10,2         10,9         11,1        11,5      11,8      11,7          12,3
  E                     7,4          10,7             13,4      13,3         13,7         13,1        13,1      12,9      12,7          12,6
  F                   14,8           17,8             19,6      20,2         20,7         21,0        21,2      21,0      21,1          21,4
  IRL             :                   4,4               4,9      5,5          5,8          5,8         5,8       5,8       5,8           5,9
  I                   10,8           12,1             12,8      13,7         14,1         13,7        13,7      14,0      13,8          13,8
  L                   10,5           14,6             15,6      14,9         14,4         13,6        13,6      13,4      13,7          13,7
  NL                  14,8           17,4             18,7      19,7         21,9         20,7        20,6      19,5      20,0          20,0
  P                       :       :                     9,3      9,6         10,0          9,3         9,0        8,3      8,2            8,2
  RU                    5,2            6,2              6,3      6,5          6,9          7,0         6,9       7,0       7,0            7,0
  EUR 12               10,8 H        13,1 ( 2 )       14,0      14,4         14,7         14,6        14,6      14,5      14,6          14,6
  (*) Budgets économiques, septembre 1987.
  (2 ) EUR 12 sans la Grèce, l'Irlande et le Portugal .
  Source: Eurostat et services de la Commission .
 ---pagebreak---                                                                                                              31 . 12 . 87
N° L 394 / 106                               Journal officiel des Communautés européennes
                                                                 GRAPHIQUE 1
                                     Taux de change Écu /dollar des États-Unis (moyennes trimestrielles) (')
     (*) Pour 1987 / 1988 : Budgets économiques, septembre 1987.
     Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                 Journal officiel des Communautés européennes                             N 0 L 394 / 107
                                                                GRAPHIQUE 2
             Prix mondiaux du pétrole brut, des matières premières (combustibles exclus) et des produits manufacturés en
                                                              dollar des Etats-Unis
                                                            (indice 1980 = 100) i 1 )
             (») Pour 1987/ 1988 : Budgets économiques, septembre 1987.
             Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak--- N° L 394 / 108                               Journal officiel des Communautés européennes                      31 . 12 . 87
                                                                GRAPHIQUE 3
                             Balance des opérations courantes avec le reste du monde en pourcentage du PIB (•)
    (') Pour 1987 / 1988 : Budgets économiques, septembre 1987.
    Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                              Journal officiel des Communautés européennes                                N° L 394 / 109
                                                         GRAPHIQUES 4 à 7
                 Évolution comparée des économies de la Communauté, des États-Unis d'Amérique et du Japon, 1984-1987
4 . Produit intérieur brut, CVS                                       5 . Production industrielle
                                                                          Moyenne mobile sur trois mois, CVS
    6 . Taux de chômage CVS                                      7 . Balance commerciale
                                                                     fob/caf, milliards d'Écus moyenne mobile sur trois mois, CVS
 ---pagebreak---                                                                                                                     31 . 12 . 87
N 0 L 394 / 110                            Journal officiel des Communautés européennes
                                                         GRAPHIQUES 8 à 11
                 Évolution comparée des économies de la Communauté des États-Unis d'Amérique et du Japon, 1984-1987
8 . Prix à la consommation                                          9 . Taux de change
    Variation sur six mois, CVS , taux annuels                          Indice du DTS par unité monétaire
                                                                     Mars 1979 = 100
 10 . Taux d'intérêt à long terme                                    11 . Taux d'intérêt à court terme
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                Journal officiel des Communautés européennes                                     N° L 394 / 111
                                                                GRAPHIQUE 12
                  Rentabilité, demande finale totale et investissemènt privé (évolutions passées et projections à moyen terme)
      Source: Services de la Commission .
 ---pagebreak---                                   GRAPHIQUE 13
Croissance, emploi et chômage selon les projections centrales de 1986 et 1987 — EUR 12   N 0 L 394 / 112
                                                                                         Journal
                                                                                            officiel des Communautés
                                                                                          européennes
                                                                                                    31 . 12 . 87
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                        Journal officiel des Communautés européennes                                                    N° L 394 / 113
                                                                      GRAPHIQUE 14
                                 Parts sur le marché mondial des exportations communautaires de produits industriels
                                                                    (Indices 1963 = 100)
   C ) Indices de la part de marché des exportations intracommunautaires (EUR 10) par rapport à celle des exportations des pays de l'OCDE vers la
       Communauté (EUR 10).
   (2) Indices de la part de marché des exportations communautaires (EUR 10) vers les pays tiers par rapport à celle des exportations des pays de l'OCDE vers ces
       mêmes pays.
   Source: Services de la Commission, base de données Volimex.
 ---pagebreak---                                                                                                                                               31 . 12 . 87
N 0 L 394 / 114                              Journal officiel des Communautés européennes
                                                               GRAPHIQUE 15
            Masse monétaire réelle et décélération des variables nominales H (taux de variation en pourcentage par an des
                                                              moyennes annuelles)
                                                                      EUR 12
             (') Budgets économiques, septembre 1987.
             (2) Masse monétaire au sens large en moyenne annuelle.
             (J) Masse monétaire au sens large (en moyenne annuelle) déflatée par l'indice des coûts salariaux unitaires ou par le prix du PIB.
 ---pagebreak--- 31 . 12 . 87                                        Journal officiel des Communautés européennes                                        N 0 L 394 / 115
                                                                     GRAPHIQUE 16
                                                     Taux d'intérêt nominaux à long et à court terme f 1 )
                          a) Moyenne EUR 12 (2)
                         b) Moyenne SME (3) (Monnaies participant au mécanisme de change)
        Décembre 1984                  Juin 1985            Décembre 1985            Juin 1986              Décembre 1986                 Juin 1987
  ( ) Taux représentatifs du marché monétaire dans les différents pays (en général taux à trois mois) et taux sur les obligations d'État pour le long
        terme .
  (2) Pondérée par la consommation privée.
  ( 3 ) Pondérée par le poids relatif des monnaies.