CELEX: 52003PC0538
Language: fr
Date: 2003-09-10
Title: Proposition de décision du Conseil relative à la position à adopter par la Communauté au sein du Comité des ambassadeurs ACP-CE concernant le règlement financier, les statuts et le règlement intérieur du Centre pour le développement de l'entreprise

Avis juridique important

|

52003PC0538

Proposition de décision du Conseil relative à la position à adopter par la Communauté au sein du Comité des ambassadeurs ACP-CE concernant le règlement financier, les statuts et le règlement intérieur du Centre pour le développement de l'entreprise  /* COM/2003/0538 final */  

Proposition de DÉCISION DU CONSEIL relative à la position à adopter par la Communauté au sein du Comité des ambassadeurs ACP-CE concernant le règlement financier, les statuts et le règlement intérieur du Centre pour le développement de l'entreprise(présentée par la Commission)EXPOSÉ DES MOTIFSL'accord de Cotonou de juin 2000 confère un rôle central au secteur privé dans la réalisation des principaux objectifs du partenariat UE-ACP, à savoir la réduction et, à terme, l'éradication de la pauvreté, la promotion du développement durable et l'intégration progressive des pays ACP dans l'économie mondiale.L'accord a institué le Centre pour le développement de l'entreprise, CDE, en tant que principal fournisseur de services non financiers aux entreprises des ACP et en tant que soutien d'initiatives communes d'opérateurs économiques des ACP et de l'UE. Créé en 1977, le Centre, qui au début se concentrait essentiellement sur l'industrialisation, a vu son rôle élargi pour couvrir le secteur des services; de CDI (Centre pour le développement de l'industrie) le Centre est alors devenu le CDE.Le rôle du CDE est d'aider les entreprises privées des ACP à augmenter leur compétitivité, de faciliter et d'encourager les partenariats d'affaires entre entreprises des ACP et de l'UE, il contribue également au développement des services de soutien aux entreprises, il apporte un soutien aux actions de promotion de l'investissement et un appui aux initiatives qui contribuent au développement et au transfert de technologies et de savoir-faire et à la promotion de meilleures pratiques dans la gestion des entreprises. Pour mener ces missions à bien, 90 millions d'euros ont été réservés au CDE dans le 9ème FED, une augmentation par rapport aux 73 millions d'euros réservés au titre du 8ème FED.Dans son annexe III, l'accord de Cotonou prévoit qu'après la signature de l'accord, les statuts et le règlement intérieur du Centre ainsi que le règlement financier et le régime applicable au personnel seront établis. Ce processus a duré plus longtemps que prévu en raison de difficultés internes au Centre résultant de l'absence d'un conseil d'administration pendant plus de deux ans. Ces difficultés sont désormais résolues et un nouveau conseil a finalement été désigné l'année dernière et s'est réuni il y a peu pour la première fois.Le règlement financier du 9ème FED qui a une incidence sur le règlement financier du Centre a été adopté récemment. Le moment est donc venu d'adopter la présente décision du Conseil, dont la base juridique est l'accord de Cotonou entré en vigueur le 1er avril 2003.Les États membres sont invités à examiner la proposition ci-après. Ils sont également invités à adopter la décision relative à la position de la Communauté à adopter au sein du Comité des ambassadeurs ACP-CE concernant les statuts, le règlement intérieur et le règlement financier du Centre pour le développement de l'entreprise.Proposition de DÉCISION DU CONSEIL relative à la position à adopter par la Communauté au sein du Comité des ambassadeurs ACP-CE concernant le règlement financier, les statuts et le règlement intérieur du Centre pour le développement de l'entrepriseLE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,vu le traité instituant la Communauté européenne, et notamment son article 310 en liaison avec le deuxième alinéa de l'article 300, paragraphe 2,vu la proposition de la Commission,considérant ce qui suit :(1) Conformément à l'accord de partenariat entre les membres du groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d'une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d'autre part, signé à Cotonou le 23 juin 2000 [1] et notamment son annexe III, les statuts, le règlement intérieur et le règlement financier du Centre pour le développement de l'entreprise, ci-après dénommé le Centre, devraient être adoptés,[1]  JO L317, 15.12.2000, p. 3DÉCIDE :Article premierLa Communauté adopte la position suivante au sein du Comité des ambasseurs ACP-CE en ce qui concerne les statuts et le règlement intérieur du Centre, sur la base du projet de décision du Comité des ambassadeurs ACP-CE figurant à l'annexe I.Article 2La Communauté adopte la position suivante au sein du Comité des ambassadeurs ACP-CE concernant le règlement financier du Centre sur la base du projet de décision du Comité des ambassadeurs ACP-CE figurant à l'annexe II.Fait à Bruxelles,Pour le Conseil,Le présidentAnnexe IProjet deDÉCISION N° DU COMITE DES AMBASSADEURS ACP-CEDuConcernant les statuts et règlement intérieur du Centre pour le Développement de l'EntrepriseLe Comité des Ambassadeurs ACP-CE ,vu l'Accord de partenariat entre les membres du groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique d'une part, et la Communauté européenne et ses États membres d'autre part, signé à Cotonou le 23 juin 2000 [2], ci-après "Accord de Cotonou" et notamment l'article 2-6 lettre a) de son annexe III,[2]  JO L317, 15.12.2000, p. 3vu l'Accord interne du 12 septembre 2000 signé entre les représentants des gouvernements des États membres, réunis au sein du Conseil, sur le financement et l'administration de l'aide communautaire dans le cadre du Protocole financier annexé à l'Accord de partenariat entre les États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et la Communauté européenne et ses États membres, à Cotonou (Bénin) le 23 juin 2000,vu la proposition de la Commission, élaborée en accord avec le Centre pour le Développement de l'Entreprise, ci-après « Centre »,considérant ce qui suit :(1) Qu'en application de l'article 2-6 de l'annexe III de l'accord de Cotonou, après sa signature, le Comité des Ambassadeurs fixe les statuts et le règlement intérieur du Centre, notamment de ses organes de surveillance,(2) Qu'en application du deuxième alinéa de l'article premier du Protocole n°2 relatif aux privilèges et immunités joint à l'accord de Cotonou, celui-ci s'applique au personnel du Centre,(3) Qu'il convient de mettre en place un Conseil d'administration, organisme de surveillance du Centre au sens de l'article 2-6 lettre a) de l'annexe III de l'Accord de Cotonou,A ARRÊTÉ LES STATUTS ET REGLEMENT INTERIEUR DU CENTRE POUR LE DEVELOPPEMENT DE L'ENTREPRISE:Article premierObjet1. Le Centre, au sens de l'annexe III de l'accord, est un organisme technique et paritaire ACP-CE. Il a la personnalité juridique et est doté, dans tous les Etats qui sont parties à l'accord, de la capacité juridique la plus large reconnue aux personnes morales de même nature.2. Le personnel du Centre jouit des privilèges, immunités et facilités d'usage, tels que prévus au protocole n° 2 relatif aux privilèges et immunités et mentionnés dans les déclarations VI et VII, qui sont annexés à l'accord.3. Le Centre ne poursuit pas de but lucratif. Son siège est fixé à Bruxelles ; il peut également avoir des bureaux dans des Etats ACP.Article 2Objectifs1. Le Centre agit, dans le cadre des dispositions et des principes de l'accord de Cotonou. Il poursuit notamment les objectifs définis à l'article 2 de son annexe III.2. Le Centre définit les détails de ces objectifs dans un document stratégique de référence.Article 3Coopération institutionnelle1. Les principes régissant la coopération du Centre avec d'autres organismes sont établis à l'article 2, point 5 de l'annexe III de l'accord, qui stipule ce qui suit : "Les activités du CDE sont basées sur la notion de coordination, de complémentarité et de valeur ajoutée en ce qui concerne toute initiative de développement du secteur privé prise par des entités publiques ou privées. Le CDE fait preuve de sélectivité dans le choix de ses tâches."2. Le Centre peut être appelé par le pays ou la région concernés à participer à la préparation et à l'exécution de programmes indicatifs nationaux (PIN) et de programmes indicatifs régionaux (PIR) quand ils ont trait au secteur privé.3. Le Centre peut être appelé à exécuter, à gérer ou à cogérer des programmes spécifiques entrepris par la Commission des CE en faveur des Etats ACP.Article 4Financement1. Le Centre est financé par le Fonds européen de développement, tel que détaillé dans le protocole financier prévu à l'annexe I de l'accord, ainsi que par ses recettes internes et diverses, telles que définies dans le règlement financier du CDE.2. Le budget du Centre peut recevoir des ressources supplémentaires d'autres parties afin d'exécuter les objectifs du Centre, tels que prévus dans l'accord, et la stratégie, telle que définie par le Centre.3. Le Centre peut, dans le cadre de ses objectifs, gérer des ressources pour le compte de tiers qui sont destinées à la réalisation d'activités prévues dans l'accord et dont les bénéficiaires sont ceux définis à l'annexe III.Article 5Les organesLes organes du Centre sont : le Comité des Ambassadeurs, son Conseil d'administration et sa Direction.Article 6Direction1. Le Centre est dirigé par un Directeur. Le Directeur est assisté d'un Directeur adjoint, qui travaille sous son autorité et a des fonctions opérationnelles.Le Directeur et son adjoint sont recrutés sur la base de leurs compétences de gestion et capacités professionnelles pour mener à bien l'exécution des objectifs et tâches incombant au Centre dans le cadre de l'accord en général et de l'article 2 de l'annexe III en particulier.2. Le Directeur et le Directeur adjoint sont nommés par le Comité des Ambassadeurs ACP-CE (ci-après "Comité") sur la base d'une procédure et d'un profil pour les postes approuvés au préalable par le Comité. La durée des mandats du Directeur et du Directeur adjoint coïncide avec la période quinquennale du protocole financier du FED. Le Directeur et le Directeur adjoint sont nommés pour une période totale maximum de cinq ans non renouvelable. Le principe de l'alternance est consacré entre les ressortissants ACP et UE pour l'occupation des postes de Directeur et de Directeur adjoint du CDE.3. Les Co-Présidents du Comité signent la lettre de nomination du Directeur et du Directeur adjoint.4. Le Directeur rend compte au Conseil d'administration du Centre.5. Au cas où cela s'avérerait nécessaire et après avoir accompli la procédure appropriée prévue au régime applicable au personnel, le Conseil d'administration peut proposer au Comité, par une proposition dûment motivée, la révocation du Directeur.6. Sur proposition du Directeur et au cas où cela s'avérerait nécessaire et après avoir accompli la procédure appropriée prévue au régime applicable au personnel, le Conseil d'administration peut proposer au Comité par une proposition dûment motivée la révocation du Directeur adjoint. La procédure de révocation du Directeur adjoint peut aussi être initiée par le Conseil d'administration sans que cela fasse l'objet d'une proposition préalable du Directeur.Article 7Responsabilités du Directeur1. Le Directeur est responsable de la représentation juridique et institutionnelle du Centre et de l'exécution du mandat et des fonctions du Centre, tels que définis dans l'accord et son annexe III.2. Le Directeur est responsable de la soumission des documents suivants au Conseil d'administration pour approbation :- les programmes d'activités annuels et pluriannuels- les budgets annuels du Centre- les rapports annuels- la structure organisationnelle, la politique du personnel et l'organigramme.3. Le Directeur est responsable de la soumission des états financiers annuels au Conseil d'administration pour adoption et transmission au Comité pour approbation finale. Le Comité est responsable de l'octroi d'une décharge au Directeur de l'exécution des budgets annuels.4. Le Directeur établit les règlements internes relatifs au fonctionnement opérationnel du Centre et en informe le Conseil d'administration.Article 8Conseil d'administration1. Le Conseil d'administration, organisme de surveillance établi conformément à l'annexe III, article 2, points 6 (a) et 7 de l'accord, est composé de six membres du secteur privé - trois ressortissants ACP et trois de la Communauté.Les trois membres respectifs se composent de représentants des institutions financières, des associations du patronat et des associations professionnelles sectorielles.Les six membres sont nommés par le Comité - selon les procédures établies par celui-ci - pour une période maximum de cinq ans, la situation étant revue à mi-parcours.2. Un représentant de la Commission européenne, du Secrétariat général du Conseil de l'UE, du Secrétariat ACP et de la Banque européenne d'investissement peut assister aux travaux du Conseil d'administration en qualité d'observateur.3. Les membres du Conseil d'administration élisent le Président et le Vice-Président pour une période maximum de cinq ans, selon les dispositions établies dans son règlement intérieur. Le poste de Président revient à la partie (ACP ou CE) qui n'occupe pas le poste de Directeur du Centre.4. Le Conseil d'administration prend ses décisions à la majorité simple des membres présents ou représentés conformément aux dispositions de son règlement intérieur. Chaque membre du Conseil d'administration a un vote.5. En cas d'égalité des votes, le Président a la voix prépondérante.6. Les travaux de chaque réunion font l'objet d'un procès-verbal et sont confidentiels.7. Les membres du Conseil d'administration, même après la fin de leurs fonctions, sont tenus de ne pas divulguer des informations qui relèvent du respect du secret professionnel. Ils ne peuvent ni demander ni recevoir des instructions de la part de tiers.Le Conseil d'administration adopte son règlement intérieur.Article 9Les membres du Conseil d'administration1. Les membres du Conseil d'administration sont nommés parmi des personnes de solide réputation, et disposant d'une connaissance approfondie des objectifs et questions liés à la coopération au développement ACP-UE ainsi qu'aux mécanismes et instruments mis en place dans le cadre de l'accord.2. Ils doivent avoir une expérience confirmée du secteur de l'entreprise privée. En ce qui concerne leurs activités, ils agissent conformément à leurs propres responsabilités et aux objectifs du Centre.3. Une connaissance approfondie de l'anglais ou du français est requise.4. L'exercice de la fonction de membre du Conseil d'administration est incompatible avec d'autres activités rémunérées pour le compte du Centre.Article 10Tâches du Conseil d'administration1. Le Conseil d'administration assure un suivi étroit des activités du Centre. Il tient jusqu'à quatre réunions ordinaires par an. Il peut se réunir également chaque fois que l'exécution de ses tâches le requiert, soit à l'initiative du Comité ou du Président ou à la demande du Directeur.2. Le Directeur du Centre participe aux travaux du Conseil d'administration à titre consultatif. Le Centre assure le secrétariat du Conseil d'administration.3. Le Conseil d'administration peut inviter d'autres membres de la direction et du personnel du Centre et/ou des experts extérieurs à donner des avis sur des questions spécifiques.4. Le Conseil d'administration est chargé :(a) de conseiller et appuyer le Directeur au niveau de la gestion du Centre et de s'assurer de la bonne exécution des règles et objectifs fixés par le Comité;(b) sur proposition du Directeur du Centre:1. d'adopter la stratégie globale du Centre pour soumission au Comité pour approbation ;2. d'approuver les programmes d'activités annuels et pluriannuels ;3. d'approuver la structure d'organisation, la politique du personnel et l'organigramme ;4. d'approuver le recrutement de nouveaux agents et le renouvellement, la prorogation ou la résiliation des contrats des agents en fonction ;5. d'approuver les budgets annuels du Centre ;6. d'adopter les états financiers annuels ;7. d'approuver les rapports annuels et les transmettre au Comité afin de lui permettre de vérifier la conformité des activités du Centre avec les objectifs qui lui sont attribués par l'accord et par la stratégie globale approuvée.(c) de rendre compte, le cas échéant, au Comité de toute question importante rencontrée dans l'exercice de ses fonctions.5. Le Conseil d'administration transmet les états financiers annuels au Comité pour approbation finale. Le Comité est responsable de l'octroi d'une décharge au Directeur en ce qui concerne les budgets annuels.6. Le Conseil d'administration est responsable devant le Comité.7. Le Conseil d'administration désigne une société d'audit professionnelle pour chaque exercice. Celle-ci vérifie que les états financiers ont été établis régulièrement selon les normes comptables internationales et donnent un aperçu véritable et réel de la situation financière du Centre. Elle se prononce également sur la bonne gestion financière du Centre.Article 11Comité des Ambassadeurs1. L'article 2, point 6 de l'annexe III de l'accord prévoit ce qui suit :"Le Comité des Ambassadeurs est l'autorité de tutelle du Centre. Après la signature de l'accord :(a) il fixe les statuts et le règlement intérieur du Centre, notamment de ses organismes de surveillance ;(b) il fixe le statut, le règlement financier et le régime applicable au personnel ;(c) il supervise le travail des organes du Centre :(d) il fixe les règles de fonctionnement et les procédures d'adoption du budget du Centre.»2. Le Comité approuve la stratégie globale du Centre sur la base d'une proposition du Conseil d'administration.Article 12Entrée en vigueurLes présents statuts et règlement intérieur entrent en vigueur le jour de leur adoption.Fait à Bruxelles, lePar le Comité des Ambassadeurs ACP-CELe PrésidentANNEXE IIProposition deDÉCISION N° DU COMITÉ DES AMBASSADEURS ACP-CEconcernant le règlement financier du Centre pour le développement de l'entrepriseLE COMITÉ DES AMBASSADEURS ACP-CE,vu l'Accord de partenariat entre les membres du groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d'une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d'autre part, signé à Cotonou le 23 juin 2000 [3], ci-après, dénommé "Accord de Cotonou" et notamment l'article 2, paragraphe 6, point a) de son annexe III,[3]  JO L317, 15.12.2000, p. 3vu l'Accord interne du 12 septembre 2000 signé entre les représentants des gouvernements des États membres, réunis au sein du Conseil, sur le financement et l'administration de l'aide communautaire dans le cadre du Protocole financier annexé à l'Accord de partenariat entre les États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et la Communauté européenne et ses États membres, à Cotonou (Bénin) le 23 juin 2000,vu le règlement financier applicable au 9ème Fonds européen de développement,vu la proposition de la Commission, élaborée en accord avec le Centre pour le développement de l'entreprise,considérant que le Comité des ambassadeurs, après la signature de l'Accord de Cotonou, doit fixer le règlement financier du Centre pour le développement de l'entreprise, ci-après dénommé le Centre,considérant ce qui suit :(1) Le Comité des ambassadeurs doit fixer les procédures pour l'adoption du budget du Centre,A ARRÊTÉ LE RÈGLEMENT FINANCIER DU CENTRE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L'ENTREPRISE :I. PRINCIPES GÉNÉRAUXPrincipes d'unité, de vérité budgétaire, d'équilibre et d'unité de compteArticle premier1. Toutes les recettes et les dépenses du Centre doivent faire l'objet de prévisions fondées sur un programme de travail annuel chiffré établi pour chaque exercice budgétaire et doivent être inscrites au budget.2. Les recettes et les dépenses inscrites au budget doivent être équilibrées.Article 2Le budget est établi et exécuté en euros et les comptes sont libellés en euros. Toutefois, pour les besoins de la trésorerie, le comptable et, dans le cas de régies d'avances, les régisseurs d'avances, sont autorisés à effectuer des opérations dans les monnaies nationales des pays ACP et de l'UE.Article 31. Les recettes incluent la contribution du Fonds européen de développement, les montants prélevés en impôts sur les salaires, les rémunérations et autres émoluements versés par le Centre, et autres recettes diverses.2. Les recettes peuvent comprendre des contributions faites par d'autres donateurs au budget du Centre.3. Conformément à l'article 4 de ses statuts et règlement intérieur, le Centre peut aussi gérer pour compte de tiers des ressources destinées à la réalisation d'activités prévues dans l'accord. Les règles financières applicables à la gestion de ces ressources sont mentionnées à l'article 37 de son règlement financier.Article 4Les estimations des dépenses comprennent les dépenses de fonctionnement et d'intervention. Une distinction claire doit être établie entre les deux.Principe d'annualitéArticle 51. L'exercice budgétaire commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de chaque année.2. Les crédits inscrits au budget sont autorisés pour la durée d'un exercice budgétaire.(a) Toutefois, les crédits dûment engagés au cours d'un exercice budgétaire mais non payés au 31 décembre de cet exercice sont reportés automatiquement à l'exercice budgétaire suivant uniquement. Ces crédits doivent être identifiés clairement dans les comptes de l'exercice en cours.(b) À certaines conditions applicables aux projets à long terme, le directeur peut approuver le report de crédits pour une deuxième année consécutive. Les comptes doivent faire apparaître les crédits reportés de cette façon. Toutefois, le directeur informe le conseil d'administration de sa décision lors de la réunion suivante.(c) À l'expiration de chaque protocole financier de l'accord, les crédits engagés mais non encore payés sont reportés automatiquement au protocole financier suivant de l'accord. Les crédits engagés mais non encore payés à l'expiration de l'accord sont reportés, mais uniquement pendant la période de transition entre cet accord et le suivant ou, le cas échéant, la période de liquidation de douze mois.(d) Conformément aux règles régissant l'établissement du budget, les crédits restant à la fin d'un exercice budgétaire sont disponibles à nouveau pour les budgets suivants.3. Si, à l'ouverture d'un exercice budgétaire, le budget pour cette année n'a pas été arrêté définitivement, le directeur autorise, afin d'assurer la continuité du fonctionnement du Centre, l'engagement, l'autorisation et le paiement de dépenses administratives et de fonctionnement mensuelles conformément aux procédures prévues dans le présent règlement. Ces dépenses mensuelles pour l'année en cours ne peuvent, toutefois, être supérieures à un douzième des crédits correspondants, par article, approuvés dans le budget de l'exercice précédent.Principe de bonne gestion financièreArticle 61. Les crédits budgétaires sont utilisés conformément au principe de bonne gestion financière, à savoir conformément aux principes d'économie, d'efficience et d'efficacité.2. Le principe d'économie prescrit que les ressources utilisées par le Centre en vue de la réalisation de ses activités sont rendues disponibles en temps utile, dans les quantités et qualités appropriées et au meilleur prix.Le principe d'efficience vise le meilleur rapport entre les moyens mis en oeuvre et les résultats obtenus.Le principe d'efficacité vise la réalisation des objectifs spécifiques fixés et l'obtention des résultats escomptés.3. Des objectifs spécifiques, mesurables, réalisables, pertinents sont fixés pour tous les secteurs d'activité couverts par le budget. La réalisation de ces objectifs est contrôlée par des indicateurs de performance établis par activité et des informations sont fournies au conseil d'administration par le directeur. Ces informations sont fournies chaque année dans les meilleurs délais et figurent au plus tard dans les documents accompagnant l'avant-projet de budget et doivent accompagner les documents fournis à la Commission justifiant le montant annuel de la contribution du FED que demande le Centre.4. En vue d'améliorer la prise de décision, le Centre procède à une évaluation ex ante et ex post des programmes ou activités conformément à un programme pluriannuel d'évaluation à fixer en accord avec la Commission. Les résultats de cette évaluation sont inclus dans les documents communiqués à la Commission justifiant le montant annuel de la contribution du FED que demande le Centre.II. ÉTABLISSEMENT DU BUDGETArticle 71. Dans les limites du budget général alloué au Centre par le protocole financier, augmenté de contributions éventuelles d'autres donateurs, et sur la base des orientations fixées par la stratégie approuvée par le Comité, le directeur élabore un projet de programme de travail annuel et le budget y afférent. Ce projet est transmis au conseil d'administration au plus tard le 15 juillet de l'année précédant son exécution.Le programme de travail annuel et le budget y afférent sont approuvés par le conseil d'administration pour le 31 juillet au plus tard. Le document est transmis à la Commission des Communautés européennes qui lance alors les procédures communautaires en vigueur en ce qui concerne la contribution demandée au Fonds européen de développement, sur la base du crédit spécifique prévu à cet effet.2. Le budget n'est disponible pour engagement qu'à partir de la date à laquelle l'autorité communautaire compétente prend la décision de financement relative à la contribution demandée au Fonds européen de développement. Le Centre est informé de cette décision.3. Les conditions et modalités applicables à la contribution du Fonds européen de développement sont établies dans une convention de financement signée par le Centre et la Commission.4. Le budget doit inclure des estimations précises des recettes provenant d'autres donateurs.Article 81. Les dates de paiement de la contribution du Fonds européen de développement sont fixées dans la convention de financement mentionnée à l'article 7, paragraphe 3. La contribution d'exercices budgétaires antérieurs représentant des crédits tombant en annulation doit être déduite.2. Le budget est subdivisé en titres (rubriques budgétaires), chapitres, articles et postes en fonction de la nature ou de la destination de la recette ou de la dépense.Article 9En cas de besoin, le directeur transmet un projet de budget supplémentaire ou rectificatif qui est examiné et approuvé de la même façon et selon les mêmes procédures que le budget contenant les estimations originales.III. EXÉCUTION DU BUDGETArticle 101. Le directeur exécute le budget sous sa propre responsabilité et dans la limite des crédits alloués. Il fait rapport au conseil d'administration sur la gestion du budget.2. Les crédits autorisés sont utilisés conformément aux principes et règles établis dans le présent règlement, notamment le principe de bonne gestion financière tel que défini à l'article 6 .Article 111. Aucune recette ni aucune dépense ne peut être effectuée autrement que par imputation à un article approprié du budget.Aucune dépense ne peut être engagée ni ordonnancée au-delà des crédits autorisés pour l'exercice budgétaire concerné ou au-delà des crédits reportés des exercices budgétaires précédents.2. Les recettes et les dépenses sont inscrites pour leur montant intégral dans les comptes sans contraction entre elles.Par dérogation à la présente règle, peuvent être déduits des montants autorisés:(a) les pénalités infligées aux titulaires de contrats ou de marchés,(b) les régularisations de sommes indûment payées qui peuvent être opérées par voie de précompte à l'occasion d'une nouvelle liquidation effectuée au titre du chapitre, de l'article et de l'exercice budgétaire qui ont supporté le trop-payé,(c) la valeur des véhicules, des matériels et des installations repris à l'occasion de l'acquisition de nouveaux articles de même nature; le prix d'achat net est inscrit dans les comptes en tant que coût historique pour l'évaluation de l'inventaire.Toujours par dérogation à la présente règle, peuvent donner lieu à réemploi:(a) les recettes provenant de la restitution des sommes indûment payées;(b) les montants des indemnités d'assurance perçues;(c) le produit de la vente des véhicules, des matériels et des installations cédés à l'occasion de leur renouvellement;(d) le produit de la vente de publications du CDE.Article 121. Les virements de titre à titre sont décidés par le directeur, sauf lorsqu'il s'agit de virements de ou vers des articles relatifs aux émoluements d'agents. Le directeur informe le conseil d'administration de ses décisions lors de la réunion suivante.Les virements de titre à titre lorsqu'il s'agit d'articles concernant les émoluements d'agents sont décidés par le conseil d'administration, sur proposition du directeur.2. Les virements de chapitre à chapitre ou à l'intérieur de chapitres sont décidés par le directeur qui en informe le conseil d'administration.Article 13Les recettes du Centre sont versées sur un ou plusieurs comptes ouverts au nom du Centre.IV. CONTRÔLE FINANCIERArticle 141. Le contrôle financier est constitué du contrôleur financier et, le cas échéant, d'un ou de plusieurs contrôleurs financiers subordonnés qui doivent tous avoir l'expérience de la réglementation financière des organisations internationales.2. Le contrôleur rend compte, à des fins administratives, directement au directeur et les contrôleurs subordonnés directement au contrôleur.3. Le contrôleur et les contrôleurs subordonnés sont désignés par le conseil d'administration. Ils sont liés par les statuts en vigueur. Toutefois, toute mesure ayant trait à une action disciplinaire, à la suspension, à la cessation de fonctions ou à des poursuites judiciaires doivent être prises par le conseil d'administration sur proposition dûment motivée du directeur.4. Avant qu'une opération ne soit autorisée par un ordonnateur, les aspects opérationnels et financiers doivent être vérifiés par le contrôleur financier.L'objet de cette vérification est de constater que:(a) la dépense est régulière et conforme aux dispositions applicables;(b) le principe de bonne gestion financière visé à l'article 6 a été appliqué. La vérification aboutit à l'autorisation ou au refus de l'opération.Le contrôleur financier n'accorde pas son visa s'il considère que les conditions susmentionnées ne sont pas remplies. Tout refus de visa du contrôleur financier doit faire l'objet d'une observation écrite dûment motivée. Ce refus est signifié au directeur.Hormis les cas où l'insuffisance des crédits est en cause, le directeur peut, par une décision dûment motivée et sous sa seule responsabilité, passer outre au refus de visa du contrôleur financier. Cette décision a effet exécutoire et est communiquée pour information au contrôleur financier. Le directeur doit informer le conseil d'administration de telles décisions par écrit lors de la réunion suivante. Le contrôleur financier a accès à toutes les pièces justificatives et tout autre document relatif aux dépenses et aux recettes à vérifier. Il peut procéder à des vérifications sur place.5. Dans l'exercice de leurs fonctions, le contrôleur et les contrôleurs subordonnés jouissent d'une totale indépendance. Ils ne reçoivent aucune instruction et aucune restriction ne leur est imposée en ce qui concerne l'exécution de la mission qui leur a été confiée en vertu des dispositions du règlement financier en conséquence de leur désignation.6. Le directeur peut demander au contrôleur financier de donner son avis sur des questions liées au diagnostic, à l'organisation, à l'amélioration des procédures internes du Centre. Le directeur peut également demander au contrôleur financier de procéder à des vérifications de documents et, le cas échéant, de procéder à des vérifications sur place pour constater que les opérations financées par le budget ont été réalisées correctement.7. Au terme de chaque exercice budgétaire, et au plus tard le 30 avril de l'année suivante, le contrôleur financier élabore un rapport d'activités dans lequel il donne son avis sur la gestion financière et l'exécution du budget. Il communique son rapport au directeur qui le transmet, éventuellement avec ses propres commentaires, au conseil d'administration lors de la réunion suivante.Article 15Les contrôleurs externes visés à l'article 27 expriment des avis indépendants sur la qualité de la gestion et les systèmes de contrôle.V. GESTION DU BUDGETArticle 161. L'exécution du budget est assurée suivant le principe de la séparation des ordonnateurs et des comptables.2. Les fonctions d'ordonnateur, de contrôleur et de comptable sont incompatibles entre elles.3. La gestion des crédits incombe à l'ordonnateur, qui a seul compétence pour engager les dépenses, constater les droits à recouvrer et émettre les ordres de recouvrement et de paiement. Les opérations de recouvrement et de paiement sont assurées par le comptable.Article 171. Toute mesure pouvant donner lieu à des dépenses payables par le Centre doit être précédée d'une proposition d'engagement émise par l'ordonnateur. La proposition, assortie des pièces justificatives originales, doit être transmise au contrôle financier pour vérification préalable.2. Les dépenses récurrentes peuvent faire l'objet d'un engagement provisoire.3. Les ordres d'engagement et de paiement sont consignés dans un compte.Article 181. La liquidation d'une dépense par l'ordonnateur a pour objet de :(a) vérifier l'existence des droits du créancier,(b) déterminer ou vérifier la réalité et le montant de la créance,(c) vérifier les conditions d'exigibilité de la créance.2. Toute liquidation d'une dépense est subordonnée à la présentation des pièces justificatives attestant les droits acquis du créancier et, le cas échéant, le service exécuté.Article 191. L'ordonnancement est l'acte par lequel l'ordonnateur donne au comptable, par l'émission d'un ordre de paiement, l'ordre de payer une dépense dont il a effectué la liquidation.2. L'ordre de paiement est accompagné de l'ensemble des pièces justificatives originales; celles-ci sont revêtues ou accompagnées d'une attestation certifiant l'exactitude des sommes à payer, la réception des fournitures et l'exécution du service.3. Les copies des pièces justificatives, certifiées conformes aux originaux par l'ordonnateur, peuvent, le cas échéant, tenir lieu d'originaux.4. Les ordres de paiement sont transmis au contrôle financier pour vérification préalable.Article 201. Le paiement est l'acte final qui libère le Centre de ses obligations envers ses créanciers.2. Le paiement des dépenses est assuré par le comptable dans les limites des fonds disponibles.En cas d'erreur matérielle, de contestation relative à la validité de l'acquit libératoire ou d'inobservation des formes prescrites par le règlement financier, le comptable doit informer immédiatement l'ordonnateur et le contrôleur financier. Le directeur peut requérir par écrit, sous sa responsabilité propre, qu'il soit procédé au paiement. Le directeur doit informer le conseil d'administration de telles décisions par écrit lors de la réunion suivante.Article 211. Les paiements s'effectuent en principe par l'intermédiaire d'un compte bancaire, de préférence par virement bancaire ou, si cela se justifie, par chèque. Les transactions sont libellées en euros. Dans des cas exceptionnels, et s'il y a lieu, toute autre devise peut être utilisée.2. Les chèques et les ordres de virement bancaire doivent porter deux signatures, l'une d'entre elles étant obligatoirement celle du comptable.3. Pour des raisons dûment motivées, le directeur peut autoriser des paiements en espèces. Tout versement en espèces donne lieu à la délivrance d'un récépissé.4. À défaut des taux de change réels utlisés, les taux de conversion à utiliser pour le calcul en euros des paiements à effectuer, ou des recettes à recouvrer en devises locales ACP, sont ceux en vigueur le premier jour ouvrable du mois au cours duquel tombe la date réelle de l'opération, tels qu'enregistrés par la Banque centrale européenne.Article 221. En vue du paiement de certaines catégories de dépenses, des régies d'avances peuvent être créées conformément aux conditions fixées par le Centre.Toute décision d'autoriser la création de régies d'avances doit être prise par le directeur sur la base d'une proposition de l'agent responsable du dossier. Avant d'être transmise au directeur, toute proposition doit être approuvée par le comptable et agréée par le contrôleur financier.3. Toute décision doit mentionner :- l'identité du régisseur d'avances,- la responsabilité du régisseur ainsi désigné,- le montant maximal des avances,- la durée de l'utilisation des avances,- les moyens par lesquels les documents justificatifs seront fournis et le délai pour le faire,- la nature et le montant maximal de chaque dépense.4. Tout paiement d'une avance doit aussi être précédé d'un engagement.5. L'ordonnateur et le comptable doivent prendre les mesures nécessaires pour assurer que les autorisations relatives aux avances accordées sont délivrées pour les montants exacts et dans les délais requis.Article 231. Le directeur exerce les fonctions d'ordonnateur pour les crédits inscrits au budget du Centre.2. Le directeur peut déléguer certains de ses pouvoirs d'exécution à des agents sous son autorité. Toute décision de déléguer des pouvoirs doit indiquer la durée et la limite de cette délégation.3. Le directeur peut déléguer certains pouvoirs d'exécution budgétaire à des tiers soigneusement sélectionnés.Article 24Le comptable1. Le comptable est nommé par le directeur avec l'aval du conseil d'administration.2. Dans le Centre, le comptable est chargé :(a) de la bonne exécution des paiements, de l'encaissement des recettes et du recouvrement des créances constatées;(b) de l'établissement et de la présentation des comptes conformément à l'article 26;(c) de la tenue de la comptabilité conformément à l'article 26;(d) de la mise en oeuvre, conformément à l'article 26, des règles et méthodes comptables ainsi que du plan comptable conformément aux dispositions arrêtées par le comptable de la Commission;(e) de la définition et de la validation des systèmes comptables ainsi que, le cas échéant, de la validation des systèmes définis par l'ordonnateur et destinés à fournir ou à justifier des informations comptables;(f) de la gestion de la trésorerie.3. Le comptable obtient de l'ordonnateur, qui en garantit la fiabilité, toutes les informations nécessaires à l'établissement de comptes présentant une image fidèle du patrimoine du Centre et de l'exécution budgétaire.4. Conformément au paragraphe 5 du présent article et à l'article 22, le comptable est seul habilité pour le maniement de fonds et de valeurs. Il est responsable de leur conservation.5. Le comptable peut, si cela s'avère indispensable pour l'exercice de ses fonctions, déléguer certaines de ses tâches à des agents soumis au règlement applicable au personnel placés sous sa responsabilité hiérarchique.6. L'acte de délégation définit les tâches confiées aux agents ainsi que leurs droits et obligations.Article 251. Le recouvrement de toute somme due au Centre donne lieu à l'émission d'un ordre de recouvrement par l'ordonnateur. Les ordres de recouvrement sont soumis au contrôleur interne pour vérification préalable.2. Le comptable assume la responsabilité des ordres de recouvrement qui lui sont transmis par l'ordonnateur.3. Tout paiement en espèces au comptable ou au régisseur d'avances donne lieu à la délivrance d'un récépissé.VI. COMPTABILITÉ, REDDITION ET VÉRIFICATION DES COMPTES, AUDIT, COUR DES COMPTES, OLAFArticle 261. La comptabilité est tenue en euros, par année civile, selon la méthode dite "en partie double". Elle retrace l'intégralité des recettes et des dépenses du 1er janvier au 31 décembre de chaque exercice et est appuyée des pièces justificatives.Les comptes sont clôturés à la fin de l'exercice budgétaire pour permettre l'établissement des comptes du Centre.2. Les écritures de la comptabilité sont passées conformément à un plan comptable dont la nomenclature des postes budgétaires établit une nette séparation entre les comptes qui permettent l'établissement des états financiers et ceux qui permettent l'établissement du compte de gestion. Ces écritures peuvent être enregistrées dans un système informatique qui permettra d'établir un bilan mensuel général. Toute avance est comptabilisée sur un compte d'attente et régularisée au plus tard à la fin de l'exercice budgétaire suivant, sauf dans le cas des avances à caractère permanent.3. Si l'ordonnateur, le contrôleur et le comptable jugent de commun accord que le système offre suffisamment de garanties en termes de sécurité, le Centre peut utiliser le traitement informatique.4. Les comptes distincts tenus pour les fonds gérés pour compte de tiers, tel que prévu à l'article 37, seront consolidés dans le bilan et le compte de gestion du Centre.5. Le Centre établit un bilan et un compte de gestion au plus tard le 31 mars de l'année N+1.Le bilan fait apparaître la situation patrimoniale du Centre au 31 décembre de l'exercice financier N.Le compte de gestion comporte :(a) Un tableau "recettes" comprenant :- les recettes escomptées du Fonds européen de développement basées sur les engagements approuvés de l'année en cours et ceux reportés d'exercices antérieurs;- les recettes effectives provenant d'impôts sur les traitements et d'intérêts perçus;- les autres recettes effectives.(b) Un tableau "dépenses" comprenant :- les paiements effectifs pour des engagements de l'année reportés d'exercices budgétaires antérieurs;- les paiements effectifs ou engagements à la charge du budget de l'année N;- un tableau résumé faisant apparaître les paiements effectifs pour mobilier, équipement et autres articles d'inventaire;- les engagements autorisés à reporter sur l'exercice budgétaire suivant.(c) Notes sur les états financiers comprenant:- les principes comptables appliqués;- des tableaux résumés des allocations engagées, payées, annulées ou reportées pour les années précédentes et en cours;- des notes détaillées et des calculs à l'appui des postes dans les états financiers.6. Chaque trimestre, un état financier est établi faisant apparaître la situation en ce qui concerne l'exécution du budget en cours et l'utilisation des crédits reportés; cet état doit être certifié par le contrôleur financier et transmis au conseil d'administration.Article 27Les auditeurs externes1. Le conseil d'administration nomme une société professionnelle d'auditeurs pour chaque exercice financier chargée de contrôler les états financiers du Centre. Toutefois, la même firme d'audit ne peut être désignée pendant plus de trois années consécutives.2. Les auditeurs vérifient les livres et la trésorerie du Centre, s'assurent que les inventaires et bilans ont été établis correctement et en toute bonne foi, conformément aux procédures comptables d'application et s'assurent que les informations concernant les comptes du Centre sont correctes.L'objet du contrôle est d'établir la légalité et la régularité des recettes perçues et des dépenses consenties ainsi que la qualité de la gestion financière.Les auditeurs certifient que les états financiers ont été établis correctement conformément aux normes comptables internationales et qu'elles constituent un tableau vrai et juste de la situation financière du Centre.3. Les auditeurs conseillent le Centre en ce qui concerne les risques en émettant des avis indépendants sur la qualité de la gestion et les systèmes de contrôle et en formulant des recommandations pour améliorer les conditions d'exécution des opérations et promouvoir une gestion financière saine.Les auditeurs sont chargés:(a) d'apprécier l'adéquation et l'efficacité des systèmes de gestion internes ainsi que la performance du Centre dans la réalisation des programmes et des actions en relation avec les risques qui y sont associés; et(b) d'apprécier l'adéquation et la qualité des systèmes de contrôle internes applicables à toute opération relative à l'exécution du budget.4. Les auditeurs exercent leurs fonctions sur l'ensemble des activités et des services du Centre. Ils disposent d'un accès complet et illimité à toutes les informations nécessaires à l'exercice de leurs fonctions.5. À la clôture de chaque exercice budgétaire, les auditeurs établissent un rapport pour le 30 juin au plus tard. Ce rapport est transmis au directeur qui à son tour le transmet avec ses commentaires le cas échéant, au conseil d'administration. Celui-ci le transmet alors au Comité avec ses recommandations.Sur la base de ce rapport et des états financiers, le Comité donne décharge au directeur pour l'exécution du budget.Article 28Conformément au règlement financier du FED, la Commission [au nom de la Communauté], la Cour des comptes et l'OLAF peuvent procéder à des vérifications concernant les crédits accordés au Centre par le FED.La Cour des comptes peut vérifier la légalité et la régularité des recettes et des dépenses ainsi que le respect des dispositions de l'accord de Cotonou et celles du règlement financier du 9ème FED.VII. RESPONSABILITÉ DES ORDONNATEURS, DES COMPTABLES, DES COMPTABLES SUBORDONNÉS ET DES RÉGISSEURS D'AVANCESArticle 29Tout ordonnateur engage sa responsabilité disciplinaire et, éventuellement, pécuniaire lorsqu'il constate les droits à recouvrer ou émet les ordres de recouvrement, engage une dépense ou signe un ordre de paiement, sans se conformer au présent règlement financier et à ses modalités d'exécution. Il en est de même lorsqu'il néglige d'établir un acte engendrant une créance ou lorsqu'il néglige ou retarde, sans justification, l'émission d'ordres de recouvrement.Cette responsabilité ne peut être invoquée que lorsque la faute est intentionnelle ou résulte d'une négligence grave qui lui est imputable.Article 301. Tout comptable et tout comptable subordonné engagent leur responsabilité disciplinaire et, éventuellement, pécuniaire pour les paiements qu'ils effectuent sans respecter l'article 19.Ils sont disciplinairement et pécuniairement responsables de toute perte et détérioration des fonds, valeurs et documents dont ils ont la garde, si cette perte ou détérioration résulte d'une faute intentionnelle ou d'une négligence grave qui leur est imputable.Dans les mêmes conditions, ils sont responsables de l'exécution correcte des ordres qu'ils reçoivent pour l'emploi et la gestion des comptes bancaires et, notamment:(a) lorsque les paiements ou les recouvrements qu'ils effectuent ne sont pas conformes aux montants portés sur les ordres de paiement ou de recouvrement;(b) lorsqu'ils effectuent des paiements à des parties prenantes autres que les ayants droit.2. Tout régisseur d'avances engage sa responsabilité disciplinaire, et éventuellement pécuniaire:(a) lorsqu'il ne peut justifier, par des pièces régulières, les paiements qu'il effectue;(b) lorsqu'il effectue des paiements à des parties prenantes autres que les ayants droit.Il est disciplinairement et pécuniairement responsable de toute perte ou détérioration des fonds, valeurs et documents dont il a la garde, si cette perte ou détérioration a été causée par une faute intentionnelle ou a été due à une négligence grave qui lui est imputable.Article 311. Le comptable, les comptables subordonnés et les régisseurs d'avances s'assurent contre les risques qu'ils encourent du fait de leurs fonctions.Le Centre couvre les frais d'assurance y afférents. Il précise les catégories de personnel agissant en tant que comptable, comptables subordonnés et régisseurs d'avances, ainsi que les conditions dans lesquelles il prend à sa charge les coûts supportés par ledit personnel pour se prémunir contre les risques inhérents à leurs fonctions.2. Des indemnités spéciales sont accordées au comptable, aux comptables subordonnés et aux régisseurs d'avances. Le montant de ces indemnités est fixé dans un règlement établi par le Centre. Les sommes correspondant à ces indemnités sont créditées mensuellement sur un compte que le Centre ouvre au nom de chacun de ces agents afin de constituer un fonds de garantie destiné à couvrir toute perte dont l'agent concerné se rendrait responsable, dans la mesure où cette perte n'a pas été couverte par les remboursements des compagnies d'assurance.Le solde créditeur sur ces comptes de garantie est versé aux intéressés après la cessation de leurs fonctions de comptable, de comptable subordonné ou de régisseur d'avances pour autant qu'ils aient reçu le quitus en ce qui concerne leur gestion.3. Le directeur dispose d'un délai de deux ans après la clôture de l'exercice budgétaire en question pour statuer sur le quitus à donner au comptable, au comptable subordonné, ou au régisseur d'avances sur la base du rapport des auditeurs externes.Article 32La responsabilité pécuniaire et disciplinaire des ordonnateurs, du comptable, des comptables subordonnés et des régisseurs d'avances est déterminée conformément au règlement applicable au personnel du Centre.VIII. PROCÉDURES DE PASSATION DE MARCHÉS ET AUTRES DISPOSITIONSArticle 33A. Règles applicables en matière de passation de marchésLa passation de marchés par le Centre pour la fourniture de biens et de services est régie par les dispositions du présent article, complétées le cas échéant par les dispositions de l'accord et les règlements généraux adoptés sur cette base par le Conseil des ministres ACP-CE et par les règles relatives à la passation de marchés du règlement financier applicable au Fonds européen de développement; les candidats doivent être ressortissants des États membres de la Communauté ou des États ACP, sauf cas dûment motivés acceptés par le directeur.En cas de conflit, les dernières dispositions, telles que modifiées, sont d'application.B. DéfinitionsAux fins du présent article, on entend par :1. "Marché de gré à gré"Procédure dans laquelle le Centre consulte le candidat de son choix et négocie les termes du contrat avec lui.2. "Procédure simplifiée"Procédure dans laquelle seuls les candidats (trois minimum) invités par le Centre, sans publication préalable d'un avis de marché et des termes de référence, peuvent présenter une offre.3. "Procédure négociée"Procédure dans laquelle, sans publication préalable d'un avis de marché et des termes de référence, le Centre consulte le ou les candidats de son choix et négocie les conditions du marché avec un ou plusieurs d'entre eux. Une des conditions fixées au point C.1 (e) ci-dessous est obligatoire.4. "Appel d'offres restreint sans publication d'un avis de marché".Procédure dans laquelle seuls les candidats invités par le Centre sur la base de son dossier de fournisseurs peuvent présenter une offre en réponse aux termes de référence établis par le Centre.5. "Appel d'offres restreint avec publication d'un avis de marché".Procédure dans laquelle seuls les candidats invités par le Centre peuvent présenter une offre en réponse à l'avis de marché et aux termes de référence publiés par le Centre.6. "Appel d'offres ouvert"Procédure dans laquelle toutes les personnes physiques ou morales ou groupement de ces personnes peuvent présenter une offre en réponse à l'avis de marché et aux termes de référence publiés par le Centre.C. Contrats conclus avec des fournisseurs de biens et de services1. Marchés de fournitures(a) Les marchés portant sur l'achat ou la location de fournitures, d'équipement ou de biens meubles sont conclus à l'issue d'un appel d'offres ouvert. Les candidats doivent être ressortissants des États membres de la Communauté ou des États ACP, sauf dans des cas dûment motivés acceptés par le directeur.(b) Ils peuvent être conclus de gré à gré (une seule offre) lorsque le montant total du marché ne dépasse pas 4 999 euros.(c) Ils peuvent être conclus par la procédure simplifiée, après consultation d'au moins trois fournisseurs, lorsque le montant total du marché se situe entre 5 000 et 29 999 euros.(d) Ils peuvent être conclus à l'issue d'un appel d'offres restreint avec au moins 3 candidats, sans publication d'un avis de marché, lorsque le montant total du marché se situe entre 30 000 et 149 999 euros.(e) Ils peuvent être conclus par la procédure négociée, après accord du directeur et sur la base d'un dossier dûment motivé, lorsque le montant du marché est supérieur à 4 999 euros et pour l'une des conditions suivantes:1. pour des raisons d'urgence qui ne sont pas imputables au Centre;2. pour des raisons spécifiquement techniques et dûment motivées;3. lorsque le marché porte sur des fournitures, services ou travaux supplémentaires qui, techniquement, ne peuvent être séparés du marché principal;4. lorsque l'appel d'offres est demeuré infructueux.Les conditions dans lesquelles ces dérogations peuvent être approuvées sont précisées dans une directive interne.2. Contrats pour la prestation de services(a) Les contrats portant sur la prestation de services sont conclus à l'issue d'un appel d'offres restreint envoyé à trois candidats au moins. Ces candidats doivent être ressortissants des États membres de la Communauté ou des États ACP, sauf cas dûment motivés acceptés par le directeur.(b) Ils peuvent être conclus par entente directe lorsque le coût total des services pour le Centre ne dépasse pas 4 999 euros.(c) Ils peuvent être conclus par une procédure simplifiée, après consultation d'au moins trois prestataires, lorsque le coût total des services rendus au Centre se situe entre 5 000 et 199 999 euros. Toutefois, pour les marchés situés entre 150 et 199 999 euros, la consultation doit avoir lieu sur la base de termes de référence détaillés.(d) Ils peuvent être conclus par une procédure négociée après accord du directeur et sur la base d'un dossier dûment motivé, lorsque le montant du marché est supérieur à 4 999 euros et qu'une des conditions fixées au point C 1 (e) est d'application.3. Le contractant est retenu sur la base des critères suivants: prix remis, preuve de sa compétence professionnelle, expérience et solidité financière ainsi que délai proposé pour l'exécution du contrat.4. Les contrats sont libellés exclusivement en euros.5. Dans les cas où les services couverts par les points 1 et 2 ci-dessus sont divisés en plusieurs marchés, c'est le coût total des services qui doit être pris en considération pour l'application du présent article.6. Dans des cas particuliers, le Centre peut déléguer l'organisation des procédures simplifiées et des appels d'offres à un organisme externe, à condition que le choix des entreprises sollicitées, les termes de référence et la sélection du contractant reste de la seule responsabilité ou, en cas de cofinancement, de la responsabilité commune du Centre et des autres cofinanciers.Article 34Le Centre peut apporter une contribution financière à des initiatives d'entreprises, d'entrepreneurs et de prestataires de services de la manière suivante :1. Le Centre peut participer au coût des services pour les projets éligibles pour lesquels le financement et la gestion incombent à des personnes physiques ou morales qui sont ressortissantes d'un État membre de la Communauté ou d'un État ACP et qui ont présenté une demande d'assistance au Centre.2. Le Centre évalue le coût des services, le choix des fournisseurs, la preuve de la compétence professionnelle, l'expérience et la solidité financière, ainsi que le délai pour l'exécution des travaux et l'impact escompté du programme proposé par le bénéficiaire.3. S'il sous-traite, le bénéficiaire doit se conformer aux dispositions de l'article 33.4. Les accords sont libellés exclusivement en euros.5. Les modalités d'application de ces contributions sont fixées dans une directive interne.Article 351. Il est tenu un inventaire permanent de tous les biens meubles et immeubles constituant le patrimoine du Centre. Ne sont inscrits dans cet inventaire que les biens meubles dont la valeur est égale ou supérieure à 350 euros. Le numéro d'inventaire doit être inscrit sur chaque facture avant le paiement de celle-ci.2. Les ventes de biens meubles et d'équipement dont la valeur d'achat unitaire est supérieure à 1000 euros doivent faire l'objet d'une publicité appropriée, conformément à une directive interne qui sera élaborée par le directeur.3. La cession, la mise au rebut ou la disparition par perte, vol ou quelque cause que ce soit, des biens inventoriés donne lieu à l'établissement d'un rapport signé par le directeur et la personne responsable de l'équipement et certifié par le contrôleur interne.4. Le Centre tient un inventaire physique et comptable qui doit faire régulièrement l'objet d'un rapprochement. Ce rapprochement doit être visé par l'organe de contrôle interne.Article 36Le présent règlement financier est applicable dans son intégralité aux structures décentralisées du Centre.IX. GESTION POUR COMPTE DE TIERSArticle 371. Le Centre peut également gérer des ressources destinées à l'exécution d'activités prévues dans l'accord pour le compte de tiers. La liste de ces ressources figure dans une annexe au budget du Centre.2. Le présent règlement financier s'applique à la gestion de ces ressources.Toutefois, la gestion d'autres ressources, mises à disposition par la Commission européenne est régie par les dispositions financières figurant dans un accord signé par la Commission et le Centre. À défaut de telles dispositions, le règlement financier du Centre reste applicable.3. Des estimations correctes des dépenses qui seront financées par ces ressources doivent également être annexées au budget du Centre. Il convient d'établir une distinction claire entre les dépenses de fonctionnement et d'intervention.4. La gestion de ces ressources pour compte de tiers fait l'objet de comptes séparés.5. Les états financiers de chacun des fonds gérés par le Centre pour compte d'un tiers comprend un bilan et un compte de recettes et de dépenses, indiquant la situation au 31 décembre de l'exercice budgétaire concerné. Ils sont certifiés conformément aux dispositions de l'accord signé entre le Centre et le donateur.À défaut de telles dispositions, la certification est effectuée par le contrôleur financier du Centre.6. Ces états financiers sont joints en annexe aux états financiers du Centre.Article 38Les États ACP, les États membres et la Communauté sont tenus, chacun dans la mesure qui le concerne, de prendre les mesures nécessaires pour l'application de la présente décision.Article 39La présente décision entre en vigueur le jour de son adoption.Fait à Bruxelles,Par le Comité des ambassadeursle Président