CELEX: 
Language: fr
Date: 2011-09-27 00:00:00
Title: 2011/550/UE, Euratom: Décision du Parlement européen du 10 mai 2011 concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009, section III — Commission#Résolution du Parlement européen du 10 mai 2011 contenant les observations qui font partie intégrante des décisions concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009, section III — Commission et agences exécutives#Résolution du Parlement européen du 10 mai 2011 sur les rapports spéciaux de la Cour des comptes dans le cadre de la décharge de la Commission 2009

27.9.2011   
            
            
               FR
            
            
               Journal officiel de l'Union européenne
            
            
               L 250/31
            
         DÉCISION DU PARLEMENT EUROPÉEN
   du 10 mai 2011
   concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009, section III — Commission
   (2011/550/UE, Euratom)
   LE PARLEMENT EUROPÉEN,
   
               —
            
            
               vu le budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009 (1),
            
         
               —
            
            
               vu les comptes annuels de l’Union européenne relatifs à l’exercice 2009 [SEC(2010) 963 – C7-0211/2010] (2),
            
         
               —
            
            
               vu le rapport de la Commission sur le suivi de la décharge pour l’exercice 2008 [COM(2010) 650] et les documents de travail des services de la Commission accompagnant ce rapport [SEC(2010)1437 et SEC(2010)1438],
            
         
               —
            
            
               vu la communication de la Commission du 2 juin 2010 intitulée «Synthèse des réalisations de la Commission en matière de gestion pour l’année 2009» [COM(2010) 281],
            
         
               —
            
            
               vu le rapport annuel de la Commission à l’autorité de décharge concernant les audits internes réalisés en 2009 [COM(2010) 447] et le document de travail des services de la Commission accompagnant ce rapport [SEC(2010) 994],
            
         
               —
            
            
               vu le rapport de la Commission concernant les réponses des États membres au rapport annuel de la Cour des comptes relatif à l’exercice 2009 [COM(2011) 104],
            
         
               —
            
            
               vu le rapport annuel de la Cour des comptes sur l’exécution du budget relatif à l’exercice 2009, accompagné des réponses des institutions (3), et les rapports spéciaux de la Cour des comptes,
            
         
               —
            
            
               vu la déclaration d’assurance concernant la fiabilité des comptes ainsi que la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes, fournie par la Cour des comptes conformément à l’article 287 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (4),
            
         
               —
            
            
               vu la communication de la Commission du 26 mai 2010 intitulée «Plus de contrôles ou moins de contrôles? Trouver le juste équilibre entre coûts administratifs du contrôle et risques d’erreur» [COM(2010) 261], et les documents de travail des services de la Commission accompagnant cette communication [SEC(2010) 640 et SEC(2010) 641],
            
         
               —
            
            
               vu le rapport de la Cour des comptes sur les comptes annuels des écoles européennes relatifs à l’exercice 2009, accompagné des réponses des écoles,
            
         
               —
            
            
               vu la recommandation du Conseil du 15 février 2011 sur la décharge à donner à la Commission pour l’exécution du budget pour l’exercice 2009 (05891/2011 – C7-0053/2011),
            
         
               —
            
            
               vu les articles 274, 275 et 276 du traité CE, l’article 17, paragraphe 1, du traité sur l’Union européenne, les articles 317, 318 et 319 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et les articles 179 bis et 180 ter du traité Euratom,
            
         
               —
            
            
               vu le règlement (CE, Euratom) no 1605/2002 du Conseil du 25 juin 2002 portant règlement financier applicable au budget général des Communautés européennes (5), tel que modifié par les règlements du Conseil (CE, Euratom) no 1995/2006 (6) et (CE) no 1525/2007 (7), et notamment ses articles 55, 145, 146 et 147,
            
         
               —
            
            
               vu l’article 76 et l’annexe VI de son règlement,
            
         
               —
            
            
               vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire et les avis des autres commissions intéressées (A7-0134/2011),
            
         
               A.
            
            
               considérant que, aux termes de l’article 17, paragraphe 1, du traité sur l’Union européenne, la Commission exécute le budget et gère les programmes, et que, en application de l’article 317 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, elle y procède en coopération avec les États membres, sous sa propre responsabilité, conformément au principe de la bonne gestion financière,
            
         
               1.
            
            
               donne décharge à la Commission sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009;
            
         
               2.
            
            
               présente ses observations dans la résolution qui fait partie intégrante des décisions concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009, section III — Commission et agences exécutives, ainsi que dans sa résolution du 10 mai 2011 sur les rapports spéciaux de la Cour des comptes dans le cadre de la décharge de la Commission 2009 (8);
            
         
               3.
            
            
               charge son président de transmettre la présente décision, ainsi que les résolutions qui en font partie intégrante, au Conseil, à la Commission, à la Cour de justice de l’Union européenne et à la Cour des comptes, et d’en assurer la publication au Journal officiel de l’Union européenne (série L).
            
         
      
         
            Le président
         
         Jerzy BUZEK
      
      
         
            Le secrétaire général
         
         Klaus WELLE
      
   
   
      (1)  JO L 69 du 13.3.2009.
   
      (2)  JO C 308 du 12.11.2010, p. 1.
   
      (3)  JO C 303 du 9.11.2010, p. 1.
   
      (4)  JO C 308 du 12.11.2010, p. 129.
   
      (5)  JO L 248 du 16.9.2002, p. 1.
   
      (6)  JO L 390 du 30.12.2006, p. 1.
   
      (7)  JO L 343 du 27.12.2007, p. 9.
   
      (8)  Textes adoptés de cette date, P7_TA(2011)0195 (voir page 63 du présent Journal officiel.)
   
      RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN
      du 10 mai 2011
      contenant les observations qui font partie intégrante des décisions concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009, section III — Commission et agences exécutives
      LE PARLEMENT EUROPÉEN,
      
                  —
               
               
                  vu le budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009 (1),
               
            
                  —
               
               
                  vu les comptes annuels de l’Union européenne relatifs à l’exercice 2009 [SEC(2010) 963 – C7-0211/2010] (2),
               
            
                  —
               
               
                  vu le rapport de la Commission sur le suivi de la décharge pour l’exercice 2008 [COM(2010) 650] et les documents de travail des services de la Commission accompagnant ce rapport [SEC(2010)1437 et SEC(2010)1438],
               
            
                  —
               
               
                  vu la communication de la Commission du 2 juin 2010 intitulée «Synthèse des réalisations de la Commission en matière de gestion pour l’année 2009» [COM(2010) 281],
               
            
                  —
               
               
                  vu le rapport annuel de la Commission à l’autorité de décharge concernant les audits internes réalisés en 2009 [COM(2010) 447] et le document de travail des services de la Commission accompagnant ce rapport [SEC(2010) 994],
               
            
                  —
               
               
                  vu le rapport de la Commission concernant les réponses des États membres au rapport annuel de la Cour des comptes relatif à l’exercice 2009 [COM(2011) 104],
               
            
                  —
               
               
                  vu le rapport annuel de la Cour des comptes sur l’exécution du budget relatif à l’exercice 2009, accompagné des réponses des institutions (3), et les rapports spéciaux de la Cour des comptes,
               
            
                  —
               
               
                  vu la déclaration d’assurance concernant la fiabilité des comptes ainsi que la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes, fournie par la Cour des comptes conformément à l’article 287 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (4),
               
            
                  —
               
               
                  vu la communication de la Commission du 26 mai 2010 intitulée «Plus de contrôles ou moins de contrôles? Trouver le juste équilibre entre coûts administratifs du contrôle et risques d’erreur» [COM(2010) 261], et les documents de travail des services de la Commission accompagnant cette communication [SEC(2010) 640 et (SEC(2010) 641],
               
            
                  —
               
               
                  vu la recommandation du Conseil du 15 février 2011 sur la décharge à donner à la Commission pour l’exécution du budget pour l’exercice 2009 (05891/2011 – C7-0053/2011),
               
            
                  —
               
               
                  vu la recommandation du Conseil du 15 février 2011 sur la décharge à donner aux agences exécutives pour l’exécution du budget de l’exercice 2009 (05893/2011 – C7-0054/2011),
               
            
                  —
               
               
                  vu les articles 274, 275 et 276 du traité CE, l’article 17, paragraphe 1, du traité sur l’Union européenne, les articles 317, 318 et 319 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et les articles 179 bis et 180 ter du traité Euratom,
               
            
                  —
               
               
                  vu le règlement (CE, Euratom) no 1605/2002 du Conseil du 25 juin 2002 portant règlement financier applicable au budget général des Communautés européennes (5) («règlement financier»), tel que modifié par les règlements du Conseil (CE, Euratom) no 1995/2006 (6) et (CE) no 1525/2007 (7), et notamment ses articles 55, 145, 146 et 147,
               
            
                  —
               
               
                  vu le règlement (CE) no 58/2003 du Conseil du 19 décembre 2002 portant statut des agences exécutives chargées de certaines tâches relatives à la gestion de programmes communautaires (8), et notamment son article 14, paragraphes 2 et 3,
               
            
                  —
               
               
                  vu l’article 76 et l’annexe VI de son règlement,
               
            
                  —
               
               
                  vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire et les avis des autres commissions intéressées (A7-0134/2011),
               
            
                  A.
               
               
                  considérant que l’objectif stratégique de la Commission Barroso I d’obtenir de la Cour des comptes une déclaration d’assurance positive au plus tard en 2009 n’a pas été atteint,
               
            
                  B.
               
               
                  considérant que le traité de Lisbonne a renforcé le rôle de la Commission en disposant qu’elle exécute le budget et gère les programmes (article 17 du traité sur l’Union européenne) et qu’elle le fait sous sa propre responsabilité (article 317 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne), quel que soit le mode d’exécution, les États membres coopérant avec la Commission pour faire en sorte que les crédits soient utilisés conformément aux principes de la bonne gestion financière,
               
            
                  C.
               
               
                  considérant que le traité de Lisbonne dispose également que la Commission doit soumettre un rapport d’évaluation des finances de l’Union fondé sur les résultats obtenus (article 318 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne),
               
            
                  D.
               
               
                  considérant que le citoyen européen attend que l’argent du contribuable soit utilisé de manière correcte, efficace et utile et considérant que la question du «volume» du budget de l’Union doit être discutée sur la base des objectifs à atteindre, ainsi que sur la base des compétences et responsabilités découlant du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
               
            
                  E.
               
               
                  considérant que l’article 287, paragraphe 1, alinéa 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne stipule que la Cour des comptes fournit au Parlement européen et au Conseil une déclaration d’assurance sur la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes tout en ajoutant que cette déclaration peut être complétée par des appréciations spécifiques selon les domaines majeurs d’activité de l’Union,
               
            
                  F.
               
               
                  considérant que ce n’est pas seulement la Commission mais aussi les États membres qui doivent être tenus pour responsables du fait que la Cour des comptes n’ait toujours pas été en mesure d’émettre une déclaration d’assurance sans réserve,
               
            
                  G.
               
               
                  considérant que les déclarations de gestion nationales obligatoires signées et publiées au niveau ministériel et dûment contrôlées par un auditeur indépendant constituent un premier pas nécessaire et indispensable pour lutter contre le manque actuel d’appropriation et l’impression largement répandue d’une mauvaise gestion financière au niveau de l’Union,
               
            
                  H.
               
               
                  considérant que le système actuel d’assurance à plusieurs niveaux ne garantit pas que les dépenses de l’Union soient faites en respectant les principes de légalité, de régularité et de bonne gestion financière que prévoient le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et le règlement financier,
               
            
                  I.
               
               
                  considérant que sont membres de l’Union européenne des États indépendants, et non des régions, et que les États membres sont responsables, même s’ils ont une structure fédérale, devant le monde extérieur et l’Union,
               
            
                  J.
               
               
                  considérant que le processus de responsabilité joue un rôle majeur dans la bonne gestion, en améliorant la mise en œuvre et l’analyse, en permettant que des changements soient apportés à la gestion et à la stratégie et en faisant en sorte que les ressources limitées soient utilisées au mieux, et considérant, comme l’a relevé le Conseil, qu’une utilisation précise et responsable des ressources de l’Union est un moyen essentiel de renforcer la confiance des citoyens européens (9),
               
            
                  K.
               
               
                  considérant qu’il est nécessaire d’abandonner l’actuelle «culture des droits» et de prendre des mesures déterminantes pour passer à une culture de responsabilité tant au niveau national qu’à l’échelle de l’Union et s’attaquer aux questions de conformité et d’exécution pour renforcer la légitimité de l’Union,
               
            
                  L.
               
               
                  considérant qu’il convient de fournir à la Commission et à la Cour des comptes une preuve d’assurance sous la forme d’une déclaration d’assurance établie par des organisations internationales qui apportent leur concours à l’Union,
               
            
                  M.
               
               
                  considérant que l’amélioration de la gestion financière de l’Union, de la qualité des dépenses et des dispositions relatives à l’obligation, pour la Commission, de rendre compte de sa gestion des fonds est un objectif clé prioritaire que le Parlement doit réaliser à l’occasion de la révision du règlement financier, de la définition du nouveau cadre financier pluriannuel et de la réforme budgétaire,
               
            
                  N.
               
               
                  considérant qu’il convient de formuler des propositions concrètes pour que soient organisées dans les meilleures conditions d’efficacité les rencontres tripartites régulières des présidents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission, prévues par l’article 324 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, afin d’assurer une bonne coopération entre ces institutions,
               
            
                  O.
               
               
                  considérant que la simplification et la meilleure réglementation doivent être appuyées par une gestion plus efficace au sein de la Commission et des États membres,
               
            
                  P.
               
               
                  considérant que, dans sa résolution du 11 novembre 2010 sur la simplification de la mise en œuvre des programmes-cadres de recherche (10), le Parlement s’est exprimé sur certaines difficultés liées au contrôle et à la certification en matière de recherche;
               
            
                  Q.
               
               
                  considérant que la Cour des comptes est chargée de contrôler les données et considérant que rien ne doit entraver le pouvoir de la Cour des comptes de s’acquitter efficacement de ses missions au titre du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
               
            
                  R.
               
               
                  considérant que le mandat de la Cour des comptes de contrôler l’utilisation des fonds de l’Union s’applique également aux organismes de partenariat public-privé,
               
            
                  S.
               
               
                  considérant que la Cour des comptes pourrait assurer la coordination nécessaire à la mise en place de mécanismes tels que le mécanisme de stabilité, dont les règles de fonctionnement devraient garantir un dispositif d’audit approprié, ainsi que des dispositions en matière de responsabilité et de transparence totale,
               
            
                  T.
               
               
                  considérant que les États membres devraient examiner l’efficacité des modalités actuelles d’audit externe de l’Union,
               
            
                  U.
               
               
                  considérant que la simplification de la législation sectorielle — par exemple par la standardisation et la mise en place d’un ensemble de règles relatives aux marchés publics — et la rationalisation du règlement financier sont nécessaires pour obtenir une amélioration significative des résultats et la réduction des lourdeurs bureaucratiques,
               
            
                  V.
               
               
                  considérant que le rôle de la Commission est également de fournir des orientations aux États membres et de diffuser en permanence les bonnes pratiques au sein des organismes nationaux,
               
            
                  W.
               
               
                  considérant que diverses mesures décidées en 2008, comme la facilité alimentaire de 1 000 000 000 EUR, l’accélération des paiements des Fonds structurels au moyen du plan européen pour la relance économique et la prolongation de la période d’éligibilité de divers programmes jusqu’en 2009 ont représenté un défi pour le contrôle budgétaire en 2009 et au-delà,
               
            
         Constat global
      
      
         Comptabilité
      
      
                  1.
               
               
                  prend acte du fait que les comptes annuels de l’Union présentent fidèlement, dans tous leurs aspects significatifs, la situation financière de l’Union au 31 décembre 2009, ainsi que les résultats des opérations et flux de trésorerie;
               
            
                  2.
               
               
                  regrette que le Conseil n’ait donné son avis que tardivement;
               
            
                  3.
               
               
                  considère anormal que les comptes annuels soient présentés avec des capitaux propres négatifs de 44 700 000 000 EUR et se demande si les montants à appeler auprès des États membres ne devraient pas figurer à l’actif, s’agissant d’un engagement certain concernant les pensions du personnel estimées à 37 000 000 000 EUR; note les explications du comptable de la Commission selon lesquelles il est fait application des normes comptables internationales applicables au secteur public; propose que soit étudiée la création d’un Fonds de pension de l’Union pour externaliser ces engagements financiers à l’égard du personnel;
               
            
                  4.
               
               
                  invite instamment la Commission à éliminer tout risque d’anomalies dans les comptes à l’avenir en s’attaquant sans délai aux points faibles relevés par la Cour des comptes;
               
            
                  5.
               
               
                  demande à la Cour des comptes de lui fournir, à l’avenir, une déclaration d’assurance unique relative à la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes en application de l’article 287, paragraphe 1, alinéa 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, de la même façon qu’elle le fait pour la fiabilité des comptes;
               
            
         Légalité et régularité
      
      
                  6.
               
               
                  observe que si la Commission, en vertu de l’article 317 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, exécute le budget de l’Union sous sa propre responsabilité, dans la conception actuelle de la «gestion partagée», la plupart des fonctions de gestion sont assurées par des organismes nationaux qui ne sont pas directement responsables au niveau de l’Union et sur lesquels la Commission n’a que des compétences d’exécution limitées; estime dès lors que ces organismes sont censés être directement responsables au niveau de l’Union devant la Commission; insiste sur le fait que cette situation n’exonère pas la Commission de sa responsabilité pour l’exécution du budget de l’Union mais que, au contraire, elle lui impose de se montrer ferme vis-à-vis de tout État membre n’assumant pas ses responsabilités au titre de la gestion partagée;
               
            
                  7.
               
               
                  demande, en conséquence et en application de l’article 287, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, que, pour le contrôle de la gestion partagée, soit accentuée la coopération entre les institutions de contrôle nationales et la Cour des comptes; propose que soit étudiée la délivrance, par les institutions de contrôle nationales, en qualité d’auditeurs externes agréés et indépendants et dans le respect des normes internationales d’audit, d’attestations nationales d’audit sur la gestion des fonds de l’Union qui seraient remises aux gouvernements des États membres en vue de leur production au processus de décharge, selon une procédure interinstitutionnelle appropriée à mettre en place;
               
            
                  8.
               
               
                  rappelle que les États membres ont la responsabilité première pour la gestion quotidienne et le contrôle des dépenses de l’Union relevant de la gestion partagée et que les instances nationales initient et traitent les dossiers de demande d’appui financier de l’Union et valident les demandes de remboursement présentées à la Commission;
               
            
                  9.
               
               
                  prend acte de l’avis de la Cour sur la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes aux comptes, selon lequel les paiements dans les groupes de politiques «Agriculture et ressources naturelles», «Cohésion», «Recherche, énergie et transports», «Aide extérieure, développement et élargissement» et «Éducation et citoyenneté» sont affectés par des erreurs notables et les systèmes de surveillance et de contrôle ne sont que «partiellement efficaces» lorsqu’il s’agit de prévenir ou détecter et corriger le remboursement de dépenses surestimées ou inéligibles» (déclaration d’assurance, paragraphe X);
               
            
                  10.
               
               
                  observe que, en matière de paiements, le taux d’erreurs le plus probable estimé par la Cour des comptes se situe entre 2 % et 5 % pour les groupes de politiques «Agriculture et ressources naturelles» (56 318 000 000 EUR), «Recherche, énergie et transports» (7 966 000 000 EUR), «Aide extérieure, développement et élargissement» (6 596 000 000 EUR) et «Éduction et citoyenneté» (2 153 000 000 EUR);
               
            
                  11.
               
               
                  relève que, en matière de paiements, le taux d’erreur le plus probable estimé par la Cour des comptes pour le groupe «Cohésion» (23 081 000 000 EUR de remboursement de dépenses certifiées) est supérieur à 5 %, sans que le Parlement connaisse le taux d’erreur exact;
               
            
                  12.
               
               
                  observe en outre que les résultats de l’audit de la Cour des comptes montrent une augmentation très marginale de son estimation du taux d’erreur le plus probable pour les paiements relevant du groupe de politiques «Agriculture et ressources naturelles» et une baisse significative de son estimation du taux d’erreur le plus probable pour les paiements relevant du groupe de politiques «Cohésion»;
               
            
                  13.
               
               
                  fait observer que la réduction du taux d’erreur le plus probable pourrait s’expliquer par la composition de l’échantillon utilisé par la Cour des comptes, dans lequel figuraient de plus petits États membres dotés de systèmes politiques centralisés, tels que le Danemark, l’Estonie, le Luxembourg et la Hongrie; met en garde contre des conclusions hâtives tant que les systèmes de surveillance et de contrôle des États membres ne sont que «partiellement efficaces»; déplore que ce problème fondamental perdure;
               
            
                  14.
               
               
                  demande à la Commission et aux États membres d’améliorer chaque année les taux d’erreur les plus probables lors de l’exécution du budget de l’Union, l’objectif devant être de ne pas dépasser le seuil de signification et, de la sorte, d’obtenir une déclaration d’assurance positive de la Cour des comptes;
               
            
                  15.
               
               
                  rappelle ses invitations répétées à la Commission tendant à ce qu’elle présente une proposition pour l’introduction de déclarations de gestion nationales obligatoires signées et publiées au niveau ministériel, rendues publiques et dûment vérifiées par un auditeur indépendant, dans la mesure où ces déclarations constituent un premier pas nécessaire et indispensable pour améliorer l’efficacité des systèmes nationaux et renforcer la transparence nationale quant à l’utilisation des fonds de l’Union; répète (11) que pour les États membres dotés de systèmes fédéraux ou caractérisés par une décentralisation poussée, ces déclarations de gestion nationales pourraient revêtir la forme, en tout ou en partie, d’une compilation de déclarations régionales, pour autant que chaque déclaration faisant partie de cette compilation ait été contrôlée et signée par un mandataire politique élu; insiste pour que la Commission présente une telle proposition d’ici septembre 2011, même si certains États membres devaient encore s’opposer à une telle initiative;
               
            
                  16.
               
               
                  fait observer que les déclarations de gestion nationales devraient contenir des informations complètes sur l’utilisation des fonds de l’Union, et qu’après leur signature au niveau ministériel, elles devraient être rendues publiques;
               
            
                  17.
               
               
                  regrette que, concernant les programmes en gestion partagée, les États membres ne reconnaissent pas encore pleinement leur responsabilité accrue, inscrite à l’article 317 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne;
               
            
         Mécanismes de correction et de recouvrement
      
      
                  18.
               
               
                  rappelle qu’en exécutant le budget de l’Union la Commission a la responsabilité ultime de s’assurer que les montants indûment versés sont recouvrés et que les lacunes dans les systèmes de gestion et de contrôle des États membres sont corrigées dans les meilleurs délais;
               
            
                  19.
               
               
                  rappelle que depuis la procédure de décharge 2005, le Parlement encourage la Commission et les États membres à prendre les mesures nécessaires pour assurer l’exhaustivité et l’exactitude des informations disponibles, afin de fournir des éléments probants fiables permettant à la Cour des comptes d’évaluer l’efficacité des mécanismes de correction pluriannuels;
               
            
                  20.
               
               
                  se félicite que la Commission ait réagi aux demandes du Parlement en incluant, dans la note 6 annexée aux comptes relatifs à l’exercice 2009, des informations plus détaillées que par le passé sur les recouvrements et les corrections financières;
               
            
                  21.
               
               
                  fait observer en outre la différence importante qu’il y a entre «recouvrement» (les montants indûment reçus sont remboursés par le bénéficiaire) et la «correction financière» (correction des lacunes du système dont les conséquences financières sont supportées par le contribuable national); souligne que le mécanisme de «correction financière» ne devrait pas être une façon commode d’éviter le recours à une procédure de «recouvrement» et que, chaque fois que c’est possible, il y a lieu de recourir à une procédure de «recouvrement» pour veiller à ce que les personnes qui ont bénéficié de montants reçus «indûment» ne les conservent pas; rappelle sa demande que toutes les données concernant les recouvrements fassent partie intégrante de la base de données réunissant les bénéficiaires finaux et y soient enregistrées;
               
            
                  22.
               
               
                  regrette qu’en ce qui concerne le groupe de politiques «Cohésion», seuls 20 % des montants confirmés en 2009 ont été exécutés et que des corrections d’un montant total de 2 332 000 000 EUR devaient encore être mises en œuvre à la fin 2009 (rapport annuel, point 1.44);
               
            
                  23.
               
               
                  se félicite de ce que la Cour des comptes conclue que la Commission présente des informations complètes concernant ses recouvrements et corrections financières; déplore, cependant, que la Commission ne reçoive pas toujours d’informations complètes et fiables des États membres;
               
            
                  24.
               
               
                  invite les États membres à améliorer leurs systèmes de contrôle, de détection et de signalement des corrections à la Commission et invite la Commission à affiner ses lignes directrices relatives aux informations financières de façon à ce que toutes les informations pertinentes sur le fonctionnement des mécanismes de correction pluriannuels figurent dûment dans les comptes; demande, en outre, à la Commission de le tenir informé de ses efforts pour contrôler le travail des autorités d’audit nationales;
               
            
                  25.
               
               
                  observe que la grande majorité des corrections en valeur portent sur des corrections financières imposées aux États membres ou aux pays tiers, plutôt que sur des recouvrements auprès de bénéficiaires individuels ayant perçu indûment des fonds de l’Union (rapport annuel, point 1.50);
               
            
                  26.
               
               
                  estime que les futures règles applicables au budget et aux programmes de l’Union devraient disposer que les fonds de l’Union non dépensés ne doivent pas revenir aux États membres si un État membre n’a pas remboursé à l’Union des sommes indûment reçues, et invite la Commission à tenir compte de toute correction financière non encore payée par les États membres avant de reverser aux États membres les crédits budgétaires annuels non consommés;
               
            
                  27.
               
               
                  suspecte avec une certaine inquiétude que dans le système actuel, qui ne comporte pas d’amendes et qui permet de remplacer la plupart des dépenses déclarées inéligibles par la Commission ou par la Cour des comptes, les États membres semblent avoir peu d’intérêt à mettre en place des systèmes de contrôle efficaces qui pourraient entraîner une réduction de leur part des dépenses de l’Union; réaffirme dès lors, comme il l’avait dit à l’occasion de la résolution sur la décharge 2008, que la réaffectation de dépenses inéligibles ne devrait être autorisée que si elles ont été découvertes par les États membres eux-mêmes; se félicite, en outre, que la Commission ait fait usage de la nouvelle possibilité de suspendre immédiatement les paiements et demande qu’elle continue à recourir à la suspension des paiements avec détermination et de manière systématique en expliquant au Parlement les décisions prises et leurs motivations; demande dès lors à la Commission de mettre au point un système qui sanctionnera les États peu performants et récompensera les autres en réduisant leur charge administrative;
               
            
                  28.
               
               
                  demande à la Commission de fournir au Parlement une analyse de la capacité des organismes payeurs à livrer des données fiables (sur la base, en outre, de déclarations ex ante et de contrôles sur place, mettant en parallèle ces déclarations et ces contrôles avec les informations données par la Cour des comptes) et de contrôler la véracité des informations fournies par ces organismes au cours des quatre dernières années;
               
            
                  29.
               
               
                  est conscient que la suspension des paiements peut parfois compromettre la rapidité d’exécution mais est convaincu que lorsque l’existence d’un risque élevé a déjà été établie, la fiabilité devrait l’emporter sur la rapidité;
               
            
                  30.
               
               
                  ne partage pas, en conséquence, la déclaration de la Commission selon laquelle les corrections financières représentent «une incitation pour les États membres à améliorer leurs systèmes de gestion et de contrôle et, par conséquent, à prévenir/détecter et à récupérer les paiements irréguliers aux bénéficiaires finaux» (comptes annuels de l’Union européenne, exercice 2009, note 6, page 100);
               
            
                  31.
               
               
                  relève que les corrections financières pourraient indiquer si une politique a été mise en œuvre conformément aux règles établies et que le nombre croissant de corrections financières pourrait signifier non seulement que la Commission joue son rôle de surveillance d’une manière plus rigoureuse, mais aussi que les corrections financières n’ont eu qu’un effet limité en tant que mesure préventive et structurelle; note en outre que les efforts des États membres pour créer des systèmes efficaces sont influencés par l’efficacité de la surveillance de la Commission;
               
            
                  32.
               
               
                  se félicite de la note d’orientation de la Commission concernant l’information sur les recouvrements; demande à la Commission d’analyser avec soin les rapports des États membres concernant les recouvrements et, si nécessaire, de dispenser davantage de formation;
               
            
         Responsabilité des États membres et transparence
      
      
                  33.
               
               
                  se déclare préoccupé par la lenteur de l’amélioration de la gestion financière des fonds de l’Union; dans le même temps, observe que tant la Cour des comptes que la Commission ont dit à plusieurs reprises que la qualité des systèmes de gestion et de contrôle diffère considérablement d’un État membre et d’un programme à l’autre; demande à la Commission de tenir systématiquement compte de ces différences entre les systèmes de contrôle et de fournir des évaluations claires quant aux efforts déployés par les États membres pour détecter des irrégularités de manière à ce que les États membres qui détectent davantage d’irrégularités en raison de systèmes de contrôle plus pesants ne soient discrédités en aucune manière;
               
            
                  34.
               
               
                  souscrit à la recommandation du Conseil, qui souhaite que les informations sur les recouvrements, les corrections financières et les suspensions soient aisément accessibles au public;
               
            
                  35.
               
               
                  invite la Commission à publier dans le rapport de synthèse une évaluation des points forts et des points faibles des systèmes de gestion et de contrôle des différents États membres sur la base des audits qu’elle effectue déjà et d’autres informations pertinentes disponibles; invite également la Commission à inclure un rapport d’avancement sur l’amélioration des informations relatives à la décharge; invite la Commission à établir un «tableau de bord» de la qualité des contrôles par État membre et par domaine d’action, selon le modèle suivant:
                  
                               
                           
                           
                              Domaine d’action A
                           
                           
                              Domaine d’action B
                           
                           
                              Domaine d’action C
                           
                           
                              Etc.
                           
                        
                              État membre A
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                        
                              État membre B
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                        
                              État membre C
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                        
                              Etc.
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                           
                               
                           
                        
            
                  36.
               
               
                  souligne que de faibles taux de fraude et d’erreur pourraient traduire une faiblesse des systèmes de contrôle et inversement; invite instamment la Commission à rendre compte au Parlement de l’efficacité des mécanismes de gestion et de contrôle, sur la base de données concrètes par État membre et par domaine d’action, et à mettre en œuvre, conjointement avec l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), un contrôle plus strict des dépenses des deniers de l’Union;
               
            
                  37.
               
               
                  demande à la Cour des comptes, en application de l’article 287, paragraphe 4, alinéa 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, d’émettre un avis sur la qualité des autorités nationales d’audit dans la gestion partagée, notamment sur la technicité et l’indépendance;
               
            
                  38.
               
               
                  observe que la présente déclaration d’assurance est une expression de la régularité et de la légalité de la gestion financière dans l’ensemble de l’Union, et qu’elle ne contient pas de données sur les taux d’erreur dans les différents États membres;
               
            
                  39.
               
               
                  estime qu’il est d’une importance capitale d’analyser si certaines erreurs se produisent dans tous les États membres avec plus ou moins la même fréquence et fait observer que, dans l’affirmative, la solution serait d’engager une action à l’échelle de l’Union; fait, en outre, remarquer que, si certaines erreurs se produisent principalement dans certains États membres ou certaines régions, d’autres solutions devraient toutefois être envisagées;
               
            
                  40.
               
               
                  estime qu’un «tableau de bord» de la qualité des contrôles par État membre et par domaine d’action, comme il l’a demandé, serait un élément important d’une telle analyse, et invite la Commission à donner suite à cette demande en commençant par son rapport de synthèse sur l’exercice 2011 et à mettre en œuvre cette démarche, en temps utile, pour la procédure de décharge 2010;
               
            
                  41.
               
               
                  propose que la Cour des comptes effectue des audits occasionnels en suivant un même modèle afin que l’ensemble des ving-sept États membres fassent l’objet d’un audit d’un domaine politique particulier permettant une évaluation comparative de la qualité des contrôles;
               
            
                  42.
               
               
                  invite en outre la Commission à publier dans le rapport de synthèse des informations claires et sans équivoque sur le montant des ordres de recouvrement adressés aux États membres, ainsi qu’une présentation systématique des résultats des mécanismes de recouvrement et de correction;
               
            
                  43.
               
               
                  constate que de nombreux États membres engagent des ajustements budgétaires difficiles et que l’optimisation des ressources, l’efficacité et la transparence sont devenues de plus en plus importantes dans les dépenses publiques nationales;
               
            
                  44.
               
               
                  considère que de tels ajustements et économies budgétaires sont des outils importants pour restaurer la confiance de la population dans les institutions nationales ainsi que dans les institutions de l’Union;
               
            
                  45.
               
               
                  estime que la bonne gestion financière et un budget équilibré et d’une taille appropriée devraient contribuer à optimiser les ressources, tant en ce qui concerne les budgets nationaux que le budget de l’Union; estime, dès lors, que les principes d’optimisation des ressources et de transparence devraient être au cœur de toutes les actions visant à améliorer la gestion financière des fonds de l’Union;
               
            
                  46.
               
               
                  demande, en conséquence, à la Commission de rendre publics les résumés annuels des États membres, dans le cadre de la procédure de décharge relative au prochain exercice, et de mettre à jour les informations fournies dans ces résumés afin de présenter une image fiable de la performance des États membres en matière de gestion financière; souligne que le fait de rendre publics les résumés annuels des États membres doit être considéré comme une étape vers les déclarations de gestion nationales et non comme un but en soi;
               
            
                  47.
               
               
                  estime qu’un réexamen du règlement financier devrait reposer sur une évaluation du règlement existant; observe qu’un réexamen n’est pas une fin en soi;
               
            
         Risque d’erreur tolérable
      
      
                  48.
               
               
                  estime que les systèmes de contrôle ne peuvent pas viser le risque zéro dans tous les secteurs de dépenses, non seulement parce que ce serait extrêmement coûteux, mais aussi parce qu’il est peu probable que le risque zéro puisse jamais être atteint dans tous les secteurs de dépenses; accepte qu’un certain risque d’erreur soit toujours présent dans la mise en œuvre d’un programme de dépenses; souligne qu’il existe une différence entre tolérer le risque et tolérer l’erreur et réaffirme que la Commission doit suivre une approche de tolérance zéro vis-à-vis de tous les cas de mauvaise gestion et de fraude;
               
            
                  49.
               
               
                  observe que ce débat n’a cours qu’au niveau de l’Union et rappelle que «les taux d’erreur» dans la mise en œuvre des programmes nationaux par les pouvoirs publics nationaux ne sont pas connus;
               
            
                  50.
               
               
                  invite la Commission à identifier les insuffisances des systèmes de gestion et de contrôle en vigueur, ainsi qu’à analyser les coûts et avantages des divers changements possibles; souligne que lorsqu’il est difficile d’obtenir un niveau suffisamment élevé de conformité aux règles d’un régime, plusieurs autres options sont envisageables, comme, par exemple, simplifier les règles, restructurer le programme, renforcer les contrôles ou arrêter le programme;
               
            
                  51.
               
               
                  souligne que toute comparaison entre les avantages et les coûts estimés des contrôles doit être fondée sur un motif raisonnable de penser que les contrôles sont appliqués d’une manière efficiente et efficace; souligne en outre que ce n’est actuellement pas totalement le cas, comme l’a démontré la Cour des comptes depuis de nombreuses années en affirmant que les systèmes de gestion et de contrôle ne sont encore que partiellement efficaces;
               
            
                  52.
               
               
                  regrette que la Commission n’utilise le concept de «risque d’erreur tolérable» que pour gérer le risque d’erreur et pour décider quel niveau des paiements irréguliers devrait être considéré comme acceptable a posteriori; est d’avis qu’une démarche prospective en vue de l’introduction éventuelle d’un concept global de «risque d’erreur tolérable» consisterait à inclure dans le règlement financier une obligation pour la Commission de confronter les propositions de dépenses à une évaluation des risques d’irrégularités;
               
            
                  53.
               
               
                  demande que soit étudiée la distinction entre le seuil significatif qui est lié à la démarche d’audit et, donc, relevant de l’appréciation de la Cour des comptes et le risque tolérable d’erreur qui est un concept lié au contrôle interne relevant de la responsabilité de la Commission;
               
            
         Service d’audit interne de la Commission
      
      
                  54.
               
               
                  relève que les fonctions d’audit interne à la Commission sont effectuées à la fois par le service d’audit interne (IAS) horizontal et par les structures d’audit interne (IAC) verticales au sein de chaque direction générale; estime que cette structure ne peut être efficace que si les tâches accomplies par les structures d’audit interne sont fiables; observe cependant qu’un audit des performances des IAC effectué par l’IAS pourrait être perçu comme une activité de nature policière et nuirait aux relations entre le service d’audit interne horizontal et les structures verticales d’audit interne;
               
            
                  55.
               
               
                  invite dès lors la Commission à faire effectuer une analyse externe de qualité de toutes les structures d’audit interne au sein de ses directions générales et à en communiquer les résultats au Parlement;
               
            
                  56.
               
               
                  propose à la Commission de scinder le pouvoir hiérarchique entre les personnes qui comptabilisent et celles qui ont capacité à virer les fonds, en application des règles habituelles de sécurité et de séparation des pouvoirs en matière de contrôle interne dans la gestion de la trésorerie;
               
            
                  57.
               
               
                  prend acte du rapport annuel de la Commission à l’autorité de décharge concernant les audits internes réalisés en 2009 [COM(2010) 447] et relève que le service d’audit interne de la Commission est d’avis qu’une vue d’ensemble au niveau de l’institution est nécessaire pour que des processus communs, comme l’analyse de risques et la gestion de la continuité de l’activité, puissent protéger efficacement l’institution dans son ensemble, ainsi que pour garantir une saine gestion financière;
               
            
                  58.
               
               
                  invite la Commission à confier à des organes appropriés la responsabilité d’obtenir cette vue d’ensemble et à faire des recommandations adéquates tout en prenant garde à ne pas diluer la responsabilité de la mise en œuvre de chaque processus; recommande que le cadre de gouvernance de la Commission soit adapté pour permettre une meilleure vue d’ensemble de l’institution et apprécierait d’être informé en temps utile des évolutions dans ce domaine;
               
            
                  59.
               
               
                  invite l’IAS à consacrer une partie de ses ressources à examiner si les dépenses effectuées par les principales directions générales sont efficientes, économiques et efficaces, ce qui achèvera ainsi les audits financiers et de conformité en cours;
               
            
                  60.
               
               
                  invite en outre l’IAS à effectuer un audit de la méthode à appliquer pour l’établissement du rapport d’évaluation visé à l’article 318 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et à évaluer le travail accompli;
               
            
         Audit unique
      
      
                  61.
               
               
                  demande instamment la mise en place d’un modèle de contrôle unique dans lequel les audits sont réalisés, enregistrés et présentés suivant une norme commune — comme l’a proposé la Cour des comptes dans son avis no 2/2004, régulièrement soutenu par le Parlement — où chaque niveau de contrôle s’appuie sur le précédent, en vue de réduire la charge de l’entité auditée et d’améliorer la qualité des contrôles, sans pour autant nuire à l’indépendance des instances d’audit en question; estime que les contrôles internes doivent fournir une assurance raisonnable de la légalité et de la régularité des opérations, ainsi que du respect des principes d’économie, d’efficience et d’efficacité, et souligne que les contrôles devraient être coordonnés afin d’éviter les doubles emplois inutiles; attire l’attention sur le fait que la Cour des comptes est l’auditeur externe de l’Union et n’est donc pas un organe de contrôle interne;
               
            
                  62.
               
               
                  invite la Commission à présenter un rapport sur la faisabilité de la mise en œuvre d’un modèle d’audit unique applicable au budget de l’Union afin de mettre un terme à la juxtaposition actuelle des systèmes de contrôle interne au niveau national et à l’échelle de l’Union; invite la Commission à adopter une approche fondée sur le risque pour l’échantillonnage aux fins d’audit plutôt qu’une approche fondée sur l’échantillonnage statistique;
               
            
                  63.
               
               
                  rappelle l’avis exprimé au paragraphe 65 de sa résolution du 27 avril 2006 concernant la décharge pour l’exercice 2004 (12), qui invitait «les organes de contrôle nationaux à assumer la responsabilité du contrôle de l’utilisation locale des fonds communautaires de façon à rendre superflue toute idée de création de bureaux nationaux de la Cour des comptes»; estime que si les organes de contrôle nationaux ne souhaitent pas que des organes publics au sein de leur État membre prennent en charge le contrôle des dépenses du budget de l’Union, il conviendrait d’envisager de réorganiser la Cour des comptes de sorte que certains de ses membres soient chargés de domaines d’action définis tandis que d’autres auraient la responsabilité de groupes d’États membres; observe que le nombre de membres de la Cour des comptes a quasiment doublé au cours des dernières années, contrairement au nombre de domaines d’action, de sorte que la Cour des comptes devrait être en mesure de gérer une telle évolution;
               
            
         Transparence
      
      
                  64.
               
               
                  prend acte de l’arrêt de la Cour de justice dans les affaires jointes Volker und Markus Schecke GbR (C-92/09) et Hartmut Eifert (C-93/09) (13) et de la nécessité qui en résulte d’effectuer une pondération équilibrée entre «l’intérêt de l’Union à garantir la transparence de ses actions et une utilisation optimale des fonds publics, d’une part, et l’atteinte au droit des bénéficiaires concernés au respect de leur vie privée, en général, et à la protection de leurs données à caractère personnel, en particulier, d’autre part» (arrêt Volker und Markus Schecke GbR, paragraphe 77); souligne, cependant, que la Cour de justice a rappelé la validité du principe de transparence (Volker und Markus Schecke GbR, paragraphe 68), tel qu’énoncé aux articles 1 et 10 du traité sur l’Union européenne et à l’article 15 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et a également souligné que «la publication au moyen d’Internet des données nominatives relatives aux bénéficiaires concernés [[…] renforce] le contrôle public sur l’utilisation des sommes concernées et [contribue] à une utilisation optimale des fonds publics» (Volker und Markus Schecke GbR, paragraphe 75);
               
            
                  65.
               
               
                  demande à la Commission de suivre la demande de la Cour de justice et de proposer rapidement des critères en fonction desquels l’intérêt de la population à la transparence devrait l’emporter sur la protection des données à caractère personnel des bénéficiaires des fonds de l’Union; rappelle que la Cour de justice a proposé des critères tels que les périodes pendant lesquelles des personnes physiques ont perçu des fonds de l’Union, la fréquence de cette aide ou encore le type et l’importance de celle-ci (Volker und Markus Schecke GbR, paragraphe 89);
               
            
                  66.
               
               
                  demande à la Commission de définir ces critères dans le règlement financier, dans la législation sectorielle ou dans tout autre acte de manière à permettre un niveau élevé de transparence, en veillant à ce que les données des bénéficiaires qui répondent à ces critères puissent être à nouveau publiées; presse la Commission de contrôler l’obligation qui est faite aux États membres de publier, correctement et en temps utile, les données et lui demande de soumettre au Parlement un relevé des résultats de son suivi lorsqu’elle présentera son prochain rapport de synthèse;
               
            
                  67.
               
               
                  rappelle sa demande, formulée dans le cadre de sa résolution sur la décharge relative au budget 2008, de normaliser la structure et la présentation des données des bénéficiaires sur les sites nationaux, régionaux et internationaux, y compris les détails des bénéficiaires et de leurs projets;
               
            
                  68.
               
               
                  répète sa conviction que la transparence est l’un des principaux instruments permettant d’assurer la légalité et la régularité des dépenses, et estime que l’objectif devrait être la création d’un système en ligne unique et détaillé (une banque centrale de données), auquel toute personne puisse accéder aisément et permettant dès lors à la population d’obtenir sans difficulté une information pleine et entière sur les dépenses de l’Union par ligne budgétaire et par bénéficiaire; insiste pour que la Commission collecte, dans cette banque centrale de données, les informations sur les bénéficiaires des fonds et qu’elle veille à ce que les données ainsi collectées soient aisément accessibles sous une forme conviviale; demande par ailleurs que ces données soient publiées dans un format ouvert, comparable, interrogeable et lisible par machine dans au moins l’une des langues officielles de l’Union;
               
            
                  69.
               
               
                  propose, afin d’améliorer la transparence, que la banque centrale de données sur les bénéficiaires de fonds permette de visualiser non seulement les flux d’argent (en chiffres) mais aussi les liens existant entre les différents acteurs lors des diverses phases d’un même projet, tout en garantissant, à chaque instant, la protection de la vie privée;
               
            
                  70.
               
               
                  invite la Commission à s’inspirer, ce faisant, de l’American Recovery Accountability and Transparency Board et de son site www.recovery.gov;
               
            
         Évaluations
      
      
                  71.
               
               
                  souligne que, pour que la population ait confiance dans le budget de l’Union, il convient de se fixer trois objectifs:
                  
                              —
                           
                           
                              que les comptes donnent une «image fidèle» de la situation financière de l’Union,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              que toutes les dépenses soient «légales et régulières» et reçoivent une déclaration d’assurance positive de la Cour des comptes,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              que toutes les dépenses produisent les résultats auxquels elles étaient destinées,
                           
                        et relève que, même si les deux premiers objectifs sont atteints, des ressources considérables pourraient, en fait, continuer à être gaspillées si l’on n’accorde pas suffisamment d’attention au troisième;
               
            
                  72.
               
               
                  invite la Commission à réviser son système d’évaluation de l’efficacité des programmes de dépenses afin de déterminer s’ils apportent une valeur ajoutée, s’ils utilisent les ressources à bon escient et s’ils atteignent les objectifs pour lesquels ils ont été mis en place; insiste pour que ces évaluations soient réalisées puis analysées en toute indépendance; demande donc que des évaluations indépendantes soient soumises au Parlement et à ses commissions compétentes pour examen;
               
            
         Mécanisme permanent de gestion de crise
      
      
                  73.
               
               
                  prend acte des conclusions du Conseil européen réuni les 28 et 29 octobre 2010 (EUCO 25/1/10) et du fait que «les chefs d’État ou de gouvernement sont convenus qu’il était nécessaire que les États membres établissent un mécanisme permanent de gestion de crise pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble»;
               
            
                  74.
               
               
                  invite le Conseil et les États membres à prendre dûment en considération les points suivants au stade de l’élaboration d’un mécanisme permanent de gestion de crise:
                  
                              —
                           
                           
                              mise au point de dispositions appropriées régissant les audits externes publics ainsi que définition des responsabilités et de la transparence totale dans le mécanisme permanent de gestion de crise,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              garantie de fiabilité des données et des statistiques,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              délimitation claire des responsabilités et des dispositions en matière d’établissement des rapports et nécessité d’associer à l’élaboration du mécanisme tous les acteurs dont la responsabilité sera engagée,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              définition du contrôle politique par le Parlement de toute émission d’euro-obligations, en général, et du mécanisme permanent de gestion de crise, en particulier;
                           
                        
            
         Dénonciation d’abus
      
      
                  75.
               
               
                  invite la Commission à revoir les instructions et la formation données au personnel concernant le «Titre II: Droits et obligations du fonctionnaire» du statut des fonctionnaires, afin de veiller à ce que tout le personnel soit parfaitement au fait de ses dispositions, et en particulier des obligations prévues à l’article 22 bis (96); demande que la Commission rende compte dans le détail à la commission compétente du Parlement des travaux entrepris dans ce domaine;
               
            
         Écoles européennes
      
      
                  76.
               
               
                  se félicite du fait que la Cour n’a pas constaté d’erreurs de nature à mettre en cause la fiabilité des comptes qu’elle a examinés ni la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes à ces comptes;
               
            
                  77.
               
               
                  invite le bureau du secrétaire général des écoles européennes à assurer dans les plus brefs délais un suivi minutieux des recommandations de la Cour des comptes de 2008 et 2009;
               
            
                  78.
               
               
                  relève une augmentation des coûts totaux dans les cas où les enseignants nommés par les États membres ont été absents pendant de longues périodes et ont dû être remplacés par des enseignants à temps partiel; estime que les écoles doivent être en mesure de fournir des chiffres sur ces coûts supplémentaires;
               
            
         Réforme du statut des fonctionnaires de l’Union européenne
      
      
                  79.
               
               
                  constate que la réputation de l’Union est fortement influencée par la perception qu’a la population de sa fonction publique; relève que la dernière réforme du statut n’a pas adapté ses dispositions à un environnement de travail modifié, ni conduit à une politique de rémunération qui assure l’égalité des rémunérations pour un même travail; note qu’il contient des privilèges et avantages dépassés; invite la Commission à présenter des propositions en vue d’une modernisation générale du statut des fonctionnaires, y compris la fin des privilèges et avantages dépassés;
               
            
         Constatations spécifiques
      
      
                  80.
               
               
                  se félicite des mesures concrètes et des calendriers correspondants présentés par la Commission à la suite des discussions constructives dans le cadre de la procédure de décharge;
               
            
         Agriculture et ressources naturelles – 56 300 000 000 EUR
      
      
                  81.
               
               
                  se félicite du fait que la Commission ait ramené le taux d’erreur à environ 2 % ces dernières années; note cependant que le taux d’erreur avait légèrement augmenté en 2009;
               
            
                  82.
               
               
                  invite la Commission à prendre des mesures pour veiller à ce que la réduction du taux d’erreur devienne une tendance qui se maintienne année après année, afin de mettre un terme aux irrégularités;
               
            
                  83.
               
               
                  rappelle que pratiquement toutes les dépenses relevant de l’agriculture et du développement rural sont effectuées dans le cadre de la gestion partagée;
               
            
                  84.
               
               
                  prend acte de ce que, sur la base des résultats de son audit, la Cour des comptes estime que le taux d’erreur le plus probable pour le groupe «Agriculture et ressources naturelles», qui représente près de la moitié du budget, se situe entre 2 % et 5 %;
               
            
                  85.
               
               
                  relève également qu’en 2009, sur les 241 opérations examinées, 66 (27 %) étaient affectées par des erreurs et que parmi ces opérations, 42 (64 %) étaient affectées par des erreurs quantifiables concernant principalement l’éligibilité et la précision, résultant de surdéclarations de terres éligibles;
               
            
                  86.
               
               
                  considère qu’il convient d’évaluer l’efficacité des domaines de dépenses dans leur ensemble, et pas seulement des projets individuels, pour déterminer les tendances générales en matière d’erreurs;
               
            
                  87.
               
               
                  prend acte des améliorations apportées au système intégré de gestion et de contrôle (SIGC) en Grèce à la suite de l’attention soutenue du Parlement;
               
            
                  88.
               
               
                  rappelle toutefois que la Cour des comptes a observé ces dernières années que l’efficacité du SIGC était minée par l’inexactitude des données enregistrées dans les bases de données, le caractère incomplet des contrôles par recoupement ou le suivi incorrect ou incomplet des anomalies;
               
            
                  89.
               
               
                  relève que dans le cadre de son audit de huit organismes payeurs en 2009, la Cour des comptes a observé que les systèmes n’étaient efficaces pour garantir la régularité des paiements que dans le cas d’un seul organisme payeur, qu’ils ne l’étaient que partiellement pour quatre d’entre eux et qu’ils étaient inefficaces pour les trois derniers;
               
            
                  90.
               
               
                  prend acte de la conclusion de la Cour des comptes selon laquelle les systèmes de contrôle et de surveillance pour l’agriculture et les ressources naturelles sont tout au plus partiellement efficaces lorsqu’il s’agit de garantir la régularité des paiements;
               
            
                  91.
               
               
                  relève par ailleurs que la Cour conclut que le SIGC doit faire l’objet de profondes améliorations dans trois des huit organismes payeurs contrôlés;
               
            
                  92.
               
               
                  observe en outre que la Cour des comptes a constaté que le rapport annuel d’activité et la déclaration du directeur général de l’agriculture ne fournissent qu’une appréciation partiellement correcte de la gestion financière en ce qui concerne la régularité des opérations;
               
            
                  93.
               
               
                  regrette que la pratique des États membres qui consiste à définir de façon autonome la superficie agricole utile entraîne des dysfonctionnements importants lors de l’attribution des paiements à la surface; attend de la Commission qu’elle étudie cette pratique dans son rapport d’évaluation et l’illustre au moyen d’exemples;
               
            
                  94.
               
               
                  invite la Commission à:
                  
                              —
                           
                           
                              améliorer la fiabilité et l’exhaustivité des données enregistrées dans le système d’identification des parcelles agricoles (LPIS),
                           
                        
                              —
                           
                           
                              prendre des mesures proactives pour garantir que toutes les bases de données du SIGC fournissent une piste d’audit fiable et complète pour toutes les modifications apportées, en accordant une attention particulière aux pays connus pour avoir de mauvais résultats,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              clarifier les règles et en renforcer l’application de manière à ce que l’aide directe de l’Union ne soit pas versée aux demandeurs qui n’ont ni utilisé les terres à des fins agricoles ni maintenu celles-ci dans de bonnes conditions agricoles et environnementales,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              revoir et améliorer les orientations relatives aux travaux qui doivent être exécutés par les organismes de certification, notamment pour ce qui concerne les tâches liées à la validation des statistiques des États membres relatives aux contrôles et aux inspections, afin de fournir au Parlement le nombre et une évaluation de la solidité des organismes payeurs existants,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              continuer à promouvoir l’allégement de la bureaucratie ainsi que la simplification des procédures et éviter les conséquences négatives, pour les agriculteurs, de la multiplicité des réglementations existantes et parfois contradictoires,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              tenir le Parlement régulièrement informé de l’évolution de la situation;
                           
                        
            
                  95.
               
               
                  estime que les réunions tripartites de la Cour des comptes, de la Commission et des autorités nationales, qui se sont avérées importantes pour la compréhension mutuelle et l’évaluation des problèmes relatifs aux exercices annuels de DAS dans le domaine de la politique de cohésion, devraient être étendues au domaine d’action de l’agriculture et des ressources naturelles, afin de faciliter une interprétation et une application harmonisées des règles concernant la gestion et le contrôle des dépenses, ainsi qu’une approche coordonnée entre la Commission et la Cour des comptes;
               
            
                  96.
               
               
                  partage l’avis de la Cour des comptes selon lequel l’apurement de conformité met trop l’accent sur des corrections forfaitaires et des corrections financières qui ne concernent pas le bénéficiaire final;
               
            
         Cohésion – 35 500 000 000 EUR
      
      
                  97.
               
               
                  rappelle que la gestion des dépenses de cohésion est partagée avec les États membres, que les dépenses sont encourues dans le cadre d’un grand nombre de programmes opérationnels pluriannuels sur la base de propositions des États membres et que ces derniers choisissent les différents projets à inclure dans les programmes opérationnels;
               
            
                  98.
               
               
                  rappelle que les États membres cofinancent les projets au titre des dépenses de cohésion; relève que des systèmes de gestion et de contrôle efficaces sont dans l’intérêt des États membres, qui participent au cofinancement national; demande à la Commission d’œuvrer résolument à améliorer et pallier les lacunes temporaires des systèmes de gestion et de contrôle;
               
            
                  99.
               
               
                  observe que le taux d’erreur le plus probable a été estimé par la Cour des comptes à plus de 5 % pour le domaine de la politique de cohésion; relève que la fréquence des erreurs continue à baisser pour la troisième année consécutive;
               
            
                  100.
               
               
                  relève également que 36 % des paiements aux projets étaient entachés d’erreurs et qu’il s’agit toujours du domaine présentant le taux d’erreur le plus élevé;
               
            
                  101.
               
               
                  considère qu’il convient d’évaluer les domaines de dépenses eux-mêmes, et pas seulement les projets individuels, pour déterminer les tendances générales en matière d’erreurs;
               
            
                  102.
               
               
                  relève la complexité du cadre réglementaire de la cohésion, qui exige le respect des obligations nationales, y compris des pouvoirs régionaux et locaux, et de nombreuses politiques et règles de l’Union, comme celles qui se rapportent à la passation de marchés publics ou aux aides d’État, le grand nombre autorités chargées de la mise en œuvre de la politique de cohésion dans les États membres et le nombre encore plus élevé des bénéficiaires et destinataires de l’aide de l’Union;
               
            
                  103.
               
               
                  considère que cette complexité est un point important à prendre en compte pour décider des améliorations et des simplifications;
               
            
                  104.
               
               
                  relève que le taux estimatif d’erreur est imputable pour l’essentiel à des erreurs concernant l’éligibilité et à des manquements graves aux règles de passation des marchés publics; note également que les manquements aux règles de passation de marchés publics représentent, à eux seuls, 43 % de l’ensemble des erreurs quantifiables et trois quarts environ du taux estimatif d’erreur;
               
            
                  105.
               
               
                  observe que les infractions aux procédures de passation des marchés publics illustrent l’inachèvement du marché intérieur de l’Union; demande à la Commission et à la Cour des comptes de créer une plate-forme pour le processus de consultation sur la méthodologie utilisée en ce qui concerne la gravité des infractions détectées dans le domaine des marchés publics;
               
            
                  106.
               
               
                  observe également que la diversité des intérêts ne peut manquer d’avoir une influence sur le respect effectif par les États membres de leurs obligations de contrôle en ce qui concerne les dépenses de l’Union au sein de l’État membre respectif et les contributions nationales de cet État membre au budget de l’Union;
               
            
                  107.
               
               
                  demande à la Commission d’analyser les raisons de ces infractions aux règles des marchés publics et de coopérer résolument avec les États membres pour surmonter les difficultés identifiées;
               
            
                  108.
               
               
                  se félicite, à cet égard, du livre vert de la Commission sur la modernisation de la politique de l’Union européenne en matière de marchés publics — Vers un marché européen des contrats publics plus performant [COM(2011) 15]; invite le Conseil et la Commission à finaliser d’ici 2012 l’adoption de la réforme des règles de base de l’Union en matière de marchés publics [directives du Parlement européen 2004/17/CE (14) et 2004/18/CE (15)];
               
            
                  109.
               
               
                  déplore que la Cour des comptes ait relevé aussi de nombreuses déficiences dans les procédures d’appel d’offres et de passation des marchés;
               
            
                  110.
               
               
                  déplore que, pour au moins 30 % des erreurs détectées par la Cour, les autorités des États membres responsables de la mise en œuvre des programmes opérationnels disposaient d’informations suffisantes pour déceler et corriger ces erreurs avant de certifier les dépenses à la Commission;
               
            
                  111.
               
               
                  estime que ce constat met sérieusement en cause l’efficacité d’un système dans lequel les États membres sont les principaux responsables de l’exactitude des dépenses déclarées;
               
            
                  112.
               
               
                  rappelle que les vérifications de gestion jouent un rôle déterminant dans la prévention des irrégularités et déplore que, pour onze des seize programmes opérationnels contrôlés, les vérifications effectuées par les autorités de gestion des États membres n’aient respecté que partiellement les dispositions réglementaires;
               
            
                  113.
               
               
                  observe que, globalement, les systèmes de surveillance et de contrôle afférents à la période de programmation 2007-2013 n’ont été que partiellement conformes aux principales dispositions du cadre réglementaire qui ont été contrôlées;
               
            
                  114.
               
               
                  fait observer que les chiffres définitifs ne peuvent être déterminés que pour les exercices considérés comme clos et que, par conséquent, à ce jour, seul l’exercice 2004 peut être considéré comme le dernier à avoir été clos;
               
            
                  115.
               
               
                  rappelle que la Commission a pour rôle, notamment, de donner des orientations aux États membres et de promouvoir les bonnes pratiques auprès des organes nationaux; demande à toutes les DG de la Commission d’améliorer leur action à cet égard;
               
            
                  116.
               
               
                  souligne que les administrations des États membres sont, dans une large mesure, parties prenantes des politiques qu’elles mettent en œuvre en gestion partagée; rappelle, à cet égard, que la gestion partagée entre la Commission et les États membres suppose un climat de respect et de reconnaissance mutuels entre les administrations concernées; estime que ce climat peut, dans une large mesure, être renforcé dans le cadre de la gestion quotidienne et des contacts qu’elle implique entre la Commission et les administrations des États membres;
               
            
                  117.
               
               
                  demande à la Commission d’identifier et de diffuser les meilleures pratiques dans les États membres pour permettre l’augmentation de l’absorption de fonds et du flux de trésorerie du bénéficiaire en modifiant et en simplifiant les règlements de mise en œuvre des Fonds structurels à l’échelle nationale;
               
            
                  118.
               
               
                  s’inquiète du fait que, selon l’OLAF, il apparaît de plus en plus que, dans de nombreux cas, les fraudes aux Fonds structurels sont organisées et planifiées et ne résultent pas de la simple exploitation d’une opportunité; invite tous les acteurs concernés des États membres et des institutions de l’Union à collaborer étroitement pour remédier à ce phénomène (OLAF, rapport annuel 2010, page 41);
               
            
                  119.
               
               
                  déplore la remise hors délai des synthèses annuelles des États membres sur les Fonds structurels, en raison de laquelle il est impossible d’obtenir une assurance suffisante quant à la légalité de l’exécution des programmes régionaux; voit dans ces retards une raison suffisante pour interrompre les versements des Fonds structurels aux États membres;
               
            
                  120.
               
               
                  invite la Commission à étudier, dans le cadre de la révision du règlement financier, l’effet de persuasion ou de dissuasion des déclarations de gestion nationales, ainsi que les avantages et progrès qu’elles pourraient apporter en termes de bonne gestion financière; est d’avis qu’il convient également de tenir compte du fait qu’au cours de la période 2007-2013, les systèmes de gestion et de contrôle ont fait l’objet de modifications importantes, et qu’il est donc nécessaire d’évaluer les résultats ainsi obtenus en vue de réaliser de nouvelles améliorations; estime que l’instauration d’un tel instrument devrait véritablement permettre à la Commission d’assumer la mission qui lui incombe de surveiller les États membres et d’assurer le bon fonctionnement des systèmes nationaux de gestion et de contrôle;
               
            
                  121.
               
               
                  demande à la Commission d’intensifier les contacts avec les administrations des États membres en vue d’échanges réciproques d’informations permettant de résoudre sans retard les questions pendantes;
               
            
                  122.
               
               
                  déplore vivement la persistance d’une mauvaise qualité des systèmes de gestion et de contrôle mis en œuvre par certains États membres ainsi que la lenteur des améliorations apportées à ces systèmes;
               
            
                  123.
               
               
                  invite la Commission à introduire dans le règlement financier une règle en vertu de laquelle les déclarations de gestion nationales devraient obligatoirement être publiées et signées de préférence au niveau ministériel, mais aussi contrôlées en bonne et due forme par un auditeur indépendant, premier pas indispensable pour obtenir que les autorités nationales rendent davantage compte des dépenses de l’Union; estime que, en l’absence d’un tel instrument, la Commission ne sera pas en mesure d’assumer la mission qui lui incombe de surveiller les États membres et d’assurer le bon fonctionnement des systèmes nationaux de gestion et de contrôle;
               
            
                  124.
               
               
                  renvoie à son règlement, en particulier à l’article 6, paragraphe 3, de l’annexe VI, aux termes duquel le président, «agissant au nom du Parlement (…) sur rapport de la commission compétente en matière de contrôle budgétaire, peut former un recours (…) contre l’institution concernée devant la Cour de justice, conformément à l’article 265 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, pour non-exécution d’obligations découlant des observations accompagnant la décision de décharge ou les autres résolutions concernant l’exécution des dépenses»; rappelle, en outre, la nécessité d’assurer la mise en œuvre efficace de réunions tripartites régulières dans le cadre de la procédure budgétaire, comme prévu à l’article 324 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne;
               
            
                  125.
               
               
                  déplore que les autorités de certification visées dans le règlement (CE) no 1083/2006 du Conseil 11 juillet 2006 portant dispositions générales sur le Fonds européen de développement régional, le Fonds social européen et le Fonds de cohésion (16) n’appliquent pas des normes d’audit cohérentes et précises; demande à la Commission d’instituer avec les États membres un groupe de travail chargé d’élaborer des normes d’audit uniformes en sorte d’améliorer le travail d’audit des autorités de certification ou d’audit;
               
            
                  126.
               
               
                  invite la Commission à fournir au Parlement le nombre et une évaluation de la solidité des autorités de gestion existantes;
               
            
         Recherche, énergie et transports – 8 000 000 000 EUR
      
      
                  127.
               
               
                  rappelle que la majeure partie des dépenses relatives à ce groupe de politiques est exécutée par la Commission dans le cadre d’une gestion centralisée directe et, de plus en plus souvent, dans celui d’une gestion centralisée indirecte par l’intermédiaire d’agences et d’entreprises communes;
               
            
                  128.
               
               
                  relève que le taux d’erreur le plus probable estimé par la Cour des comptes dans ce domaine se situe entre 2 % et 5 %;
               
            
                  129.
               
               
                  observe que, selon la Cour des comptes, les systèmes de gestion et de contrôle n’ont permis que partiellement de garantir la régularité des opérations;
               
            
                  130.
               
               
                  observe que la principale source d’erreur pour ce groupe de politiques demeure le fait que des projets de recherche donnent lieu au remboursement de dépenses de personnel et de coûts indirects surestimés; relève en outre l’augmentation des réserves concernant la gestion directe (qui sont passées de 4 à 9), principalement en raison de la complexité des critères d’éligibilité;
               
            
                  131.
               
               
                  relève également que, compte tenu de l’importance considérable que présentent la recherche et le développement pour l’économie de l’Union, les erreurs dans ce domaine sont particulièrement alarmantes;
               
            
                  132.
               
               
                  rappelle que les déclarations de coûts des bénéficiaires du 6e programme-cadre (ci-après abrégé «PC») transmises en vue d’un remboursement doivent être accompagnées d’un certificat d’audit émis par un auditeur indépendant certifiant que l’auditeur indépendant a obtenu une assurance raisonnable que les coûts déclarés satisfont aux conditions d’éligibilité; attire l’attention sur le fait que, de l’aveu même de la Commission, les critères d’acceptabilité fixés pour l’obtention de la certification sont trop contraignants;
               
            
                  133.
               
               
                  s’inquiète de ce que la Cour des comptes ait mis au jour — tant en 2009 qu’en 2008 — des erreurs dans 43 % des déclarations de coûts contrôlées pour lesquelles l’auditeur chargé de la certification avait émis une opinion sans réserve avant qu’elles ne soient transmises en vue d’un remboursement;
               
            
                  134.
               
               
                  observe que, si la Commission a sensiblement augmenté le montant des coûts inéligibles ayant fait l’objet d’un recouvrement en 2009, les montants encore à recouvrer ont connu une hausse similaire et ont presque triplé pour atteindre 31 500 000 EUR;
               
            
                  135.
               
               
                  considère que la confiance publique dans le domaine de la recherche, de l’énergie et des transports est très importante, étant donné que ces secteurs sont appelés à voir augmenter leur part du budget de l’Union au cours des prochaines années;
               
            
                  136.
               
               
                  invite la Commission à faire en sorte que les auditeurs indépendants qui n’ont pas certifié correctement les déclarations de coûts soient sensibilisés aux critères d’éligibilité des coûts déclarés, à revoir le fonctionnement du régime de certification des méthodes de calcul des coûts utilisées par les bénéficiaires, à réduire le retard accumulé dans le recouvrement des sommes indûment versées en infligeant le cas échéant des sanctions, à continuer de simplifier les règles de financement des travaux de recherche, à améliorer sensiblement l’accès des petites et moyennes entreprises aux crédits de recherche et à garantir une pleine responsabilité dans le bon usage des fonds de l’Union;
               
            
                  137.
               
               
                  réitère sa demande à la Commission de mettre en œuvre la sécurité juridique en s’abstenant d’appliquer rétroactivement une définition plus stricte des règles de participation et de demander aux bénéficiaires de recalculer des états financiers déjà approuvés par les services de la Commission, pour réduire ainsi la nécessité d’audits ex post et de corrections rétroactives; demande à la Commission de solder rapidement les situations passées, issues des contrôles en cours, en agissant avec discernement tout en respectant les principes de bonne gestion financière; propose que ces situations litigieuses issues du passé soient soldées par un accord basé, par exemple, sur un contre-audit indépendant et/ou avec l’intervention d’un médiateur ad hoc indépendant;
               
            
                  138.
               
               
                  se félicite que la Commission ait commencé à recourir aux sanctions dans le domaine de la recherche (34 actions, 514 330 EUR perçus), mais appuie néanmoins la conclusion du SAI selon laquelle un mécanisme solide de détection des fraudes est nécessaire;
               
            
                  139.
               
               
                  invite aussi la Commission à garantir que le service d’audit interne exerce sur les organismes créés par l’Union, dotés de la personnalité juridique et recevant des contributions à la charge du budget (entreprises communes de l’Union), visés à l’article 185, paragraphe 3, du règlement financier, les mêmes compétences que celles qu’il exerce à l’égard des services de la Commission;
               
            
                  140.
               
               
                  estime que le 8e PC devrait reposer sur un changement radical d’optique impliquant l’instauration d’un système de bonus qui remplacerait partiellement le système actuel de paiements d’avance et un accès facilité au capital-risque pour obtenir une efficience accrue;
               
            
         Aide extérieure, développement et élargissement — 6 600 000 000 EUR
      
      
                  141.
               
               
                  rappelle que la majorité des dépenses afférentes à ce domaine relèvent de la gestion centralisée directe des services de la Commission, à savoir de ses services centraux ou des délégations de l’Union (les «délégations de l’Union européenne» depuis l’entrée en vigueur du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne); relève en outre le recours accru à la gestion conjointe, par exemple dans le cas de la facilité alimentaire;
               
            
                  142.
               
               
                  considère qu’il convient d’évaluer l’efficacité des domaines de dépenses eux-mêmes, et pas seulement des projets individuels, pour déterminer les tendances générales en matière d’erreurs;
               
            
                  143.
               
               
                  relève que le taux d’erreur le plus probable estimé par la Cour des comptes dans le domaine contrôlé se situe entre 2 % et 5 %;
               
            
                  144.
               
               
                  observe également que, selon l’appréciation globale de la Cour des comptes, les systèmes de surveillance et de contrôle ne sont que partiellement efficaces;
               
            
                  145.
               
               
                  observe en outre que, selon la Cour des comptes, le rapport annuel d’activité et la déclaration du directeur général d’Europaid ne fournissent qu’une appréciation partiellement correcte de la gestion financière en ce qui concerne la régularité des opérations;
               
            
                  146.
               
               
                  constate que l’évaluation des systèmes de gestion et de contrôle dans les pays candidats et les pays candidats potentiels constitue un processus permanent effectué dans le cadre fixé par la feuille de route pour le processus de gestion décentralisée concernant un instrument d’aide de préadhésion (IAP), qui conduit à la délégation de compétences en matière de gestion par la Commission à une composante, un programme ou une mesure spécifié au sein de l’IAP;
               
            
                  147.
               
               
                  demande à la Commission de coopérer étroitement avec les pays candidats et les pays candidats potentiels afin d’améliorer effectivement les systèmes de gestion et de contrôle, de promouvoir les meilleures pratiques pour combattre la fraude et de veiller à ce que leurs pratiques soient conformes à toutes les règles et normes de l’Union;
               
            
                  148.
               
               
                  déplore que, dans certains pays candidats potentiels, des nominations s’effectuent encore dans l’administration publique en violation de la législation sur la fonction publique; regrette que le pouvoir judiciaire fonctionne souvent mal; invite la Commission à apporter à tous les pays candidats potentiels le savoir-faire et les connaissances institutionnelles nécessaires pour lutter efficacement contre la corruption et poursuivre les réformes indispensables;
               
            
                  149.
               
               
                  est préoccupé par les taux de rejet élevés dans les pays qui appliquent la mise en œuvre décentralisée, c’est-à-dire où les délégations de l’Union pratiquent le contrôle ex ante des dossiers d’appels d’offres; souligne que les autorités nationales de ces pays semblent éprouver des difficultés à réaliser des améliorations décisives, qui sont nécessaires pour lever les contrôles ex ante de la Commission; invite la Commission et les pays candidats à améliorer le dialogue et à assurer une coopération effective;
               
            
                  150.
               
               
                  prend acte du rapport spécial no 12/2009 de la Cour des comptes sur l’efficacité des projets de la Commission dans le domaine de la justice et des affaires intérieures pour les Balkans occidentaux;
               
            
                  151.
               
               
                  se félicite de l’évaluation positive de la Cour des comptes quant aux systèmes de surveillance et de contrôle appliqués dans le domaine de l’aide humanitaire; invite néanmoins la Commission à se pencher de plus près sur les faiblesses révélées par ses audits quant aux partenaires responsables de la mise en œuvre et au contrôle de l’ampleur du recours aux centrales d’achats humanitaires, et à en tirer les leçons;
               
            
                  152.
               
               
                  invite le successeur de la DG RELEX à compléter sa méthode de contrôle ex post et à donner suite sans délai aux recommandations formulées à cet égard par l’auditeur interne;
               
            
                  153.
               
               
                  invite la DG ELARG à concevoir et instaurer des mécanismes facilitant l’analyse et la mise en œuvre des conclusions des missions de vérification effectuées et à consacrer des ressources suffisantes à l’analyse des déclarations finales qui doivent encore être fournies par les États membres ayant récemment adhéré à l’Union, relativement à la période de préadhésion;
               
            
                  154.
               
               
                  invite la DG ECHO à améliorer la documentation des évaluations des propositions d’actions d’aide humanitaire (par exemple, via l’introduction de rapports d’évaluation harmonisés) et à rendre compte de son expérience de mise en œuvre de la facilité alimentaire dans son rapport d’activité annuel 2010;
               
            
                  155.
               
               
                  relève que l’apport d’aide étrangère pourrait également avoir des effets négatifs, comme les cas de mauvaise gestion des fonds par des régimes corrompus dans les pays bénéficiaires, et fait observer que les travaux visant à prévenir de tels effets doivent recevoir la plus haute priorité;
               
            
                  156.
               
               
                  se félicite que la Commission ait consacré 396 000 000 EUR entre 2007 et 2010 à soutenir les efforts des candidats à l’adhésion pour améliorer leurs systèmes judiciaires et lutter contre la corruption, et salue les progrès réalisés à cet égard; met néanmoins en garde contre un excès d’optimisme et demande à la Commission de prouver que ces sommes ont été dépensées efficacement et d’indiquer si l’amélioration des structures de contrôle a effectivement débouché sur un renforcement des sanctions contre les acteurs corrompus, y compris dans les cas les plus connus, si la législation est effectivement appliquée et si les réformes se poursuivent;
               
            
                  157.
               
               
                  relève avec préoccupation les faiblesses identifiées par la Cour des comptes dans le système de mise en œuvre décentralisée (DIS) pour la Croatie et la Turquie; demande à la Commission de faire rapport sur toutes les mesures prises pour résoudre ce problème et de fournir des estimations du montant des dépenses mises en péril;
               
            
                  158.
               
               
                  demande à la Commission, et en particulier à la DG ELARG, d’intensifier ses efforts pour traiter les déclarations finales du programme Phare, du programme CARDS et de la facilité transitoire et de procéder à la clôture de ces programmes de façon prudente et en temps utile;
               
            
                  159.
               
               
                  regrette qu’une part importante de l’aide de préadhésion soit traitée aux chapitres 3 (agriculture — 254 000 000 EUR) et 4 (cohésion — 65 000 000 EUR) du rapport annuel de la Cour des comptes; s’étonne qu’au contraire des années précédentes, le rapport annuel de la Cour des comptes ne contienne pas d’informations sur les visites d’audit par pays pour les pays tiers;
               
            
                  160.
               
               
                  regrette que la DG REGIO n’ait réalisé aucune mission d’audit en Croatie en 2009, en dépit des graves problèmes qu’y présente le processus d’appels d’offres;
               
            
                  161.
               
               
                  invite aussi la Commission à informer les organisations internationales que l’assistance de l’Union sera subordonnée, dans l’avenir, à la présentation d’une preuve d’assurance revêtant la forme d’une déclaration d’assurance;
               
            
                  162.
               
               
                  demande à la Cour des comptes d’indiquer pour quelles raisons l’échantillon de transactions du chapitre consacré à l’aide extérieure a révélé un taux d’erreur comparativement faible (13 %), une part importante d’erreurs non quantifiables au niveau des délégations de l’Union et aucune trace d’erreurs concernant la réalité des opérations ou la précision dans ce domaine qui, par nature, présente un risque élevé d’abus des fonds; demande à la Commission, et en particulier aux délégations de l’Union, de fournir une piste d’audit claire et toutes les autres informations nécessaires pour faciliter l’analyse de la Cour des comptes;
               
            
         Éducation et citoyenneté – 2 200 000 000 EUR
      
      
                  163.
               
               
                  rappelle que la majorité des dépenses afférentes à ce domaine sont gérées selon le principe de la gestion centralisée indirecte ou celui de la gestion partagée;
               
            
                  164.
               
               
                  se félicite du rôle positif que la Commission joue dans ce domaine en donnant des orientations aux États membres et l’engage à poursuivre la diffusion des bonnes pratiques auprès des organismes nationaux;
               
            
                  165.
               
               
                  observe que, selon la Cour des comptes, le taux d’erreur affectant les clôtures se situe entre 2 % et 5 %, tandis que les systèmes de surveillance de contrôle appliqués dans ce domaine n’ont permis que partiellement de garantir la régularité des clôtures effectuées en 2009;
               
            
                  166.
               
               
                  est préoccupé par le fait que 29 des 120 opérations de clôture auditées (24 %) étaient entachées d’erreurs quantifiables;
               
            
                  167.
               
               
                  est préoccupé par le fait que les systèmes de contrôle et de surveillance au niveau de la Commission n’ont pas permis, en 2009, de détecter et de corriger un nombre significatif d’erreurs affectant les clôtures réalisées au cours de cet exercice;
               
            
                  168.
               
               
                  invite la Commission à continuer de renforcer ses contrôles des opérations de clôture afin de garantir la détection et la correction des erreurs et d’éviter que ne se reproduisent des erreurs relevées précédemment;
               
            
         Affaires économiques et financières – 700 000 000 EUR
      
      
                  169.
               
               
                  rappelle que les principaux programmes relevant de ce domaine s’inscrivent dans les 6e et 7e programmes-cadres de recherche et de développement technologique (222 000 000 EUR), le financement associé des agences de l’Union (116 000 000 EUR), le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures (92 000 000 EUR) et le programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation (PCI) qui a fait suite au programme pluriannuel pour les entreprises et l’esprit d’entreprise (175 000 000 EUR);
               
            
                  170.
               
               
                  rappelle que la majorité des actions conduites au titre du 6e PC, du 7e PC et du PCI sont financées au moyen d’une convention de subvention avec la Commission et que les subventions sont versées selon les modalités suivantes: une avance à la signature de la convention de subvention, suivie de paiements intermédiaires et finals correspondant au remboursement des dépenses éligibles sur la base des déclarations de coûts présentées par les bénéficiaires;
               
            
                  171.
               
               
                  rappelle que les résolutions du Parlement sur la décharge pour les exercices 2007 et 2008 invitent toutes deux la Commission à permettre aux bénéficiaires d’imputer les coûts moyens de personnel par centre de coûts sans exiger que les coûts soient établis pour chaque personne participant activement à un programme spécifique de recherche; se félicite, à cet égard, de la décision C(2011) 174 de la Commission du 24 janvier 2011 concernant trois mesures simplifiant la mise en œuvre de la décision no 1982/2006/CE du Parlement européen et du Conseil et de la décision 2006/970/Euratom du Conseil;
               
            
                  172.
               
               
                  observe que le principal risque en matière de régularité est que les coûts éligibles figurant dans les déclarations soient surestimés et que les systèmes de surveillance et de contrôle de la Commission ne permettent pas de le détecter, et que la Cour des comptes juge «élevé» le risque pesant sur la régularité des paiements effectués sur la base de déclarations de coûts;
               
            
                  173.
               
               
                  note les exemples mentionnés à cet égard par la Cour des comptes au sujet:
                  
                              —
                           
                           
                              du 6e PC, où de graves déficiences dans les déclarations de coûts n’ont été détectées ni par la société qui a délivré le certificat d’audit ni au cours des deux contrôles ex post réalisés par un autre cabinet d’audit externe pour le compte de la Commission,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              du 7e PC, où un bénéficiaire a appliqué une méthode de calcul des frais de personnel qui n’était conforme ni aux règles relatives au 6e PC, ni à celles relatives au 7e PC, de sorte que, pour un projet audité, les coûts déclarés dépassaient les coûts réels de plus de 17 %, cette même méthode étant appliquée à treize autres projets,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              de l’Agence spatiale européenne (ASE) — gestion commune —, où la Cour a constaté, d’une part, la prise en compte de coûts qui n’auraient pas dû faire l’objet d’un financement communautaire ou de coûts insuffisamment étayés, dont le montant représentait près de 10 % de l’échantillon audité, ainsi que des déficiences graves affectant les règles et les procédures applicables en matière de passation des marchés;
                           
                        
            
                  174.
               
               
                  constate avec préoccupation et inquiétude que la Cour des comptes détecte encore des erreurs dans des paiements pour lesquels l’auditeur agréé a émis une opinion sans réserve et que, selon la Cour, les certificats d’audit n’ont permis que partiellement de relever les erreurs dans les coûts déclarés;
               
            
                  175.
               
               
                  observe que, selon les conclusions de la Cour des comptes, les paiements relatifs à ce groupe de politiques sont exempts d’erreur significative, mais il convient de veiller au type et à la fréquence des erreurs affectant les dépenses au titre des programmes-cadres de recherche; relève que, si deux des trois systèmes de surveillance de contrôle afférents à ce groupe sont jugés performants, un système n’a permis que partiellement de garantir la régularité des paiements;
               
            
                  176.
               
               
                  invite la Commission à:
                  
                              —
                           
                           
                              examiner les modalités existantes pour la vérification ex ante, en vue de déterminer leur efficacité,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              examiner, à la lumière de l’expérience acquise, si le recours à la certification par un auditeur externe nommé par le bénéficiaire constitue un contrôle effectif, et envisager d’autres méthodes de vérification,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              à sensibiliser les auditeurs chargés de la certification aux règles d’éligibilité des dépenses afin d’améliorer la fiabilité des certificats d’audit qu’ils délivrent et à les amener, le cas échéant, à rendre des comptes,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              à continuer d’améliorer la qualité de ses contrôles ex ante portant sur les procédures relatives à la passation de marchés et sur les paiements intermédiaires/finals, et à veiller à ce que les programmes de travail intègrent les fonctions de contrôle ex post;
                           
                        
            
         Examen global des dépenses
      
      
                  177.
               
               
                  demande à la Commission de procéder d’urgence, au cours de l’année 2011, à un examen global des dépenses de tous les domaines d’activité afin de s’assurer que toutes les dépenses se font à bon escient et de déterminer les économies éventuelles qui permettraient de réduire la pression sur le budget compte tenu de la situation d’austérité qui règne actuellement;
               
            
                  178.
               
               
                  estime que toutes les demandes d’augmentation des dépenses dans des domaines prioritaires essentiels peuvent être satisfaites en réalisant des économies sur des programmes existants et qu’il convient donc d’examiner de plus près quels sont les programmes dépassés ou inefficaces, afin de permettre une réattribution des fonds;
               
            
         Actions prioritaires
      
      
                  179.
               
               
                  invite la Commission à présenter à la commission compétente du Parlement un plan exposant les mesures qu’elle compte prendre concernant la réforme de la procédure de décharge actuelle, les déclarations de gestion nationales, les éléments complétant la structure de gouvernance de la Commission, l’interruption et la suspension systématiques des paiements, ainsi que la levée de la mesure, et l’amélioration des mécanismes correcteurs;
               
            
         Réforme de la procédure de décharge actuelle
      
      
                  180.
               
               
                  demande à la Commission d’organiser un débat interinstitutionnel au plus haut niveau, en associant, dans un premier temps, des représentants du Conseil, de la Commission, de la Cour des comptes et du Parlement et, dans un deuxième temps, des représentants des États membres, des parlements nationaux et des institutions supérieures de contrôle afin d’entamer une réflexion globale sur le système actuel de la procédure de décharge;
               
            
                  181.
               
               
                  demande à la Commission de faire des propositions pour raccourcir les délais liés au processus de décharge, de telle sorte que le vote en plénière puisse avoir lieu au cours de l’année qui suit l’exercice contrôlé; encourage la Cour des comptes et toutes les institutions à raccourcir et à renforcer la procédure de décharge, en la rendant plus transparente et plus compréhensible pour les contribuables de l’Union;
               
            
         Déclarations de gestion nationales
      
      
                  182.
               
               
                  souligne que les déclarations de gestion nationales doivent être conçues comme un instrument assurant une plus grande responsabilisation des autorités nationales à l’égard des dépenses de l’Union en donnant aux parlements nationaux et aux organismes nationaux d’audit la possibilité de contribuer à assurer la légalité, la régularité et l’efficacité des dépenses de l’Union; estime que l’outil des déclarations de gestion nationales permettra aux institutions nationales et aux institutions de l’Union de collaborer dans le respect intégral du rôle et des compétences des unes et des autres;
               
            
                  183.
               
               
                  rappelle que, depuis 2005, le Parlement demande à Commission de présenter une proposition concernant l’instauration de déclarations de gestion nationales obligatoires;
               
            
                  184.
               
               
                  souligne que le gestionnaire de l’Union, tout comme le gestionnaire national, doit rendre des comptes au sujet des dépenses effectuées, dans la mesure où le budget est mis en œuvre à raison de 80 % environ par les autorités nationales;
               
            
                  185.
               
               
                  a demandé à maintes reprises que chaque ministre des finances publie et signe une déclaration nationale de gestion quant à l’usage des fonds et a suggéré également que l’organisme national de contrôle des comptes ou un autre auditeur indépendant révise la déclaration de gestion nationale publiée par le ministre des finances, étant entendu que le contrôle des déclarations publiées par un ministre doit normalement relever de la compétence d’un organisme national d’audit indépendant;
               
            
                  186.
               
               
                  se félicite que certains États membres (à savoir le Danemark, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède) produisent des déclarations de gestion nationales, mais constate qu’elles diffèrent en qualité et en clarté;
               
            
                  187.
               
               
                  considère que le fait que ces États membres produisent des déclarations de gestion nationales en démontre la faisabilité aux autres États membres;
               
            
                  188.
               
               
                  observe que la Commission prévoit, dans sa proposition sur les règles financières applicables au budget annuel de l’Union [COM(2010) 815, article 56], l’introduction de déclarations d’assurance de gestion sous les aspects de la gestion; estime que cette proposition marque une étape sur la voie des déclarations de gestion nationales, qui sont l’objectif final;
               
            
                  189.
               
               
                  invite la Commission à présenter une proposition formelle en vue de l’instauration de l’obligation de déclarations de gestion nationales signées en bonne et due forme par le ministre des finances de l’État membre considéré selon les étapes suivantes:
                  
                              —
                           
                           
                              une analyse de la qualité, de l’exhaustivité, de l’objectivité, de la pertinence et de l’utilité des déclarations de gestion nationales, notamment une appréciation de la valeur ajoutée de l’information qu’elles contiennent ainsi que de leurs éventuelles carences,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              la rédaction de lignes directrices pour la définition des principaux aspects communs des déclarations de gestion nationales, en veillant à leur utilité pour la Commission et pour la Cour des comptes,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              la rédaction d’une feuille de route précisant la date à laquelle les États membres doivent avoir accompli les principales démarches en vue de l’instauration des déclarations de gestion nationales, ainsi que l’inscription dans le règlement financier des déclarations de gestion nationales obligatoires d’ici la date du 1er janvier 2014, qui marque le début des nouvelles perspectives financières,
                           
                        propose que le contenu de la déclaration de gestion nationale soit conforme aux normes internationales d’audit et utile à la démarche d’audit de la Cour des comptes;
               
            
         Compléter la structure de gouvernance de la Commission
      
      
                  190.
               
               
                  souligne que le rapport d’activité annuel du directeur général et le rapport de synthèse du collège des commissaires sont des éléments importants pour que la Commission puisse rendre compte à l’autorité de décharge;
               
            
                  191.
               
               
                  invite la Commission, par analogie avec l’appel à l’instauration de déclarations de gestion nationales au niveau politique, à compléter sa structure de gouvernance en ajoutant la signature du commissaire responsable au rapport d’activité annuel du directeur général et en faisant signer le rapport de synthèse — qui devrait comporter aussi un «tableau de bord» sur la qualité des contrôles par État membre et par domaine d’action — par le président de la Commission européenne;
               
            
                  192.
               
               
                  estime que, afin de compléter sa structure de gouvernance, il y a lieu que la Commission renforce les procédures pour permettre au collège des commissaires d’adopter le rapport de synthèse et à chaque commissaire d’être associé et partie prenante à l’élaboration du rapport d’activité annuel du directeur général, ce qui suppose de prévoir l’application à l’exercice 2010 des mesures suivantes:
                  
                              —
                           
                           
                              la transmission à la commission compétente du Parlement et la publication du procès-verbal de la réunion au cours de laquelle le collège des commissaires a adopté le rapport de synthèse,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              la transmission à la commission compétente du Parlement d’une déclaration du directeur général au sujet de son entrevue avec le commissaire responsable, dans lequel il exposerait d’une manière précise et exhaustive le contenu de leurs délibérations sur les rapports d’activité annuels, ainsi que d’éventuelles réserves;
                           
                        
            
                  193.
               
               
                  souligne que ces mesures ne devraient nullement atténuer la responsabilité directe de chaque directeur général ou d’autres ordonnateurs délégués;
               
            
         Activation systématique de l’interruption et de la suspension des paiements et levée de la mesure
      
      
                  194.
               
               
                  relève que le montant total des corrections financières confirmées en 2009 pour les seules actions structurelles s’élève à 7 719 000 000 EUR (comptes annuels de l’Union européenne, exercice 2009, page 112); observe cependant que 5 387 000 000 EUR seulement (7 719 000 000 – 2 332 000 000) (page 103) ont été exécutés et enregistrés dans la comptabilité; estime que l’écart entre les montants à corriger et les montants effectivement corrigés rend nécessaire l’instauration d’une suspension automatique, sans décision de la Commission, des paiements dès que des éléments tendent à mettre en évidence l’existence d’une déficience notable dans le fonctionnement des systèmes de gestion et de contrôle;
               
            
                  195.
               
               
                  invite la Commission à instaurer une activation systématique des interruptions et des suspensions des paiements dès que des éléments tendent à mettre en évidence l’existence d’une déficience notable dans le fonctionnement des systèmes de gestion et de contrôle des États membres;
               
            
                  196.
               
               
                  est d’avis que le processus conduisant à l’interruption systématique ou à la suspension systématique des paiements doit comprendre:
                  
                              —
                           
                           
                              la transmission à la commission compétente du Parlement d’informations faisant clairement apparaître toutes les interruptions et suspensions de paiement qui ont eu lieu jusqu’à présent, ainsi que les motifs de ces décisions,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              un exposé des critères précis et sans équivoque applicables à toutes les directions générales et ne laissant aucune marge pour l’interprétation des interruptions ou suspensions futures de paiement ainsi que pour la levée des interruptions ou des suspensions de paiement, de même que la création d’un mécanisme systématique sans décision préalable au niveau des responsables politiques,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              l’inscription dans le règlement financier du principe d’interruption et de suspension systématiques des paiements dès que des éléments tendent à mettre en évidence l’existence de déficiences notables dans le fonctionnement du système de gestion et de contrôle des États membres, ainsi que l’élaboration de lignes directrices précises à l’intention des États membres pour aider les autorités nationales à éviter les malentendus et les irrégularités;
                           
                        
                              —
                           
                           
                              l’envoi par la Commission d’une copie de toute lettre de recouvrement et de toute lettre annonçant des sanctions financières au parlement et à l’instance supérieure nationale de contrôle des finances publiques de l’État membre concerné, ainsi qu’à la commission compétente du Parlement;
                           
                        
            
         Amélioration des mécanismes de correction
      
      
                  197.
               
               
                  insiste pour que la Commission améliore les mécanismes de correction destinés à garantir que les conséquences financières des versements indus sont supportées par les bénéficiaires et non par les contribuables;
               
            
                  198.
               
               
                  estime que le processus conduisant à l’accomplissement de cet objectif doit comprendre notamment la présentation à la commission compétente du Parlement des éléments suivants:
                  
                              —
                           
                           
                              une liste précise, exhaustive et entièrement exacte de toutes les corrections financières effectuées depuis 2000 ainsi que des données indiquant si les paiements indûment perçus ont été recouvrés ou affectés à d’autres projets, auquel cas une évaluation qualitative de ces projets de substitution doit également être présentée,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              les mesures à prendre comme à la suite de la conclusion de la Cour des comptes selon laquelle «la Commission ne reçoit pas toujours des informations fiables des États membres» (rapport annuel 2009, point 1.49), accompagnées d’une liste des États membres concernés et du montant des irrégularités, ainsi que d’informations sur les résultats de la «procédure standard» (réponse apportée par la Commission dans son rapport annuel 2009, point 1.34) instaurée pour la période 2007-2013,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              un plan d’action sur la façon de mieux intégrer et concilier les constatations de la Cour des comptes sur les taux d’erreur annuels au niveau des bénéficiaires et les travaux de la Commission sur le suivi de ces constatations ainsi que les corrections financières et les recouvrements effectués sur la totalité du cycle de vie des différents programmes jusqu’à la procédure de clôture, y compris l’identification des paiements susceptibles de faire l’objet de procédures de vérification et d’apurement des comptes supplémentaires et un meilleur suivi des efforts de recouvrement des États membres;
                           
                        
            
         Évaluateur de performance
      
      
                  199.
               
               
                  invite la Commission à désigner un «évaluateur de performance» chargé de l’élaboration du rapport d’évaluation dont la présentation est requise par l’article 318 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et qui devrait être avalisé par le collège des commissaires pour que celui-ci l’assume clairement;
               
            
                  200.
               
               
                  estime que le rapport d’évaluation doit être rédigé de manière à rendre claires et lisibles les relations entre les indicateurs de performance clés, leur base juridique et politique, le montant des dépenses et les résultats obtenus, que la méthode à appliquer pour produire ce rapport devrait être contrôlée par le service d’audit interne, qui évaluerait aussi le travail accompli, et que les indicateurs de performance clés qu’utilisent tous les départements de la Commission doivent être accessibles au public;
               
            
                  201.
               
               
                  est d’avis que le rapport d’évaluation devrait être présenté en séance plénière, lors d’un débat au cours duquel la Cour des comptes serait invitée à présenter son avis sur ledit rapport;
               
            
         Instauration d’une nouvelle logique de dépense
      
      
                  202.
               
               
                  invite la Commission à instaurer une nouvelle logique de dépense visant à améliorer la qualité des dépenses et à garantir que les deniers des contribuables de l’Union sont dépensés avec pertinence et sagesse, notamment selon les principes suivants:
                  
                              —
                           
                           
                              établir le budget de l’Union après examen des politiques proposées, des coûts de mise en œuvre pour les organismes impliqués et les bénéficiaires, ainsi que des objectifs pouvant être atteints avec les fonds disponibles,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              veiller à ce que les actions et les programmes soient réalistes et aussi simples que possible,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              veiller à ce que soit assumée entièrement la responsabilité des dépenses selon les modalités convenues;
                           
                        propose à la Commission, en collaboration avec la Cour des comptes, d’étudier une démarche visant à obtenir une déclaration d’assurance globale pour chacune des perspectives financières et, dans l’attente d’une base juridique rendant cette démarche obligatoire, de le faire de manière volontaire;
               
            
         Observations des commissions saisies pour avis
      
      
         Commission du développement
      
      
                  203.
               
               
                  s’inquiète de ce que la Cour des comptes ait jugé les systèmes de contrôle et de surveillance pour l’aide extérieure et le développement seulement partiellement efficaces en vue de garantir la régularité des paiements et de ce que les paiements aient été l’objet d’erreurs matérielles; s’inquiète de ce que des erreurs constatées par la Cour lors des paiements finaux n’aient pas été détectées par la Commission et de ce que cette dernière ne contrôle pas dans quelle mesure les partenaires ont recours aux centrales d’achat humanitaires; se félicite de ce que le nombre de transactions entachées d’erreurs (13 %) ait été divisé par plus de deux par rapport aux années précédentes, mais insiste pour que des efforts soient faits afin de réduire encore ce pourcentage;
               
            
                  204.
               
               
                  note que «les insuffisances relevées au cours des audits périodiques des systèmes des partenaires ne font pas toujours l’objet de corrections (…) en temps opportun» (17) de la part de DG ECHO; par conséquent, prie instamment la DG ECHO de renforcer sa capacité de contrôle et de suivi;
               
            
                  205.
               
               
                  demande à la Commission de veiller à une intégration plus poussée des aspects environnementaux dans les projets de développement, y compris les programmes d’appui budgétaire, et d’évaluer la prise en compte de l’environnement dans la coopération au développement; déplore que ces lacunes puissent être dues au manque de personnel et espère vivement que l’avènement du service européen pour l’action extérieure permettra une avancée en la matière;
               
            
                  206.
               
               
                  réclame une fois encore une plus grande participation des parlements des pays partenaires et une meilleure consultation de la société civile locale lors de l’élaboration et de la révision des documents de stratégie par pays dans le cadre de l’instrument de la coopération au développement (ICD);
               
            
                  207.
               
               
                  demande instamment à la Commission d’aider les pays partenaires à renforcer le contrôle parlementaire et les capacités de vérification des comptes et améliorer la transparence et l’accès du public à l’information, en particulier lorsque l’aide est accordée sous la forme d’un appui budgétaire, conformément aux dispositions de l’article 25, paragraphe 1, point b), du règlement ICD (18), et l’invite à faire rapport régulièrement sur les progrès accomplis;
               
            
                  208.
               
               
                  demande une nouvelle fois à la Commission de démontrer qu’elle a consacré au moins 20 % de l’aide au développement à l’enseignement fondamental et secondaire et aux soins de santé primaires, en particulier la sécurité d’accès à l’eau et aux installations d’assainissement; suggère en outre que les incidences de ces dépenses soient évaluées soigneusement afin d’optimiser l’efficacité des programmes engagés;
               
            
                  209.
               
               
                  invite la Commission à mettre davantage l’accent sur la santé des femmes dans les pays en développement, en particulier sur l’amélioration de la santé maternelle, puisque c’est dans ce domaine que la concrétisation des objectifs du Millénaire pour le développement laisse le plus à désirer;
               
            
                  210.
               
               
                  souligne que les mécanismes d’aide au développement devraient tendre aussi à promouvoir la création de richesses et à soutenir les petites et moyennes entreprises, car la création de richesses reste l’outil essentiel pour réduire la pauvreté; rappelle que les pays en développement perdent chaque année, selon les estimations, environ 800 000 000 000 EUR du fait de mouvements illicites de capitaux, si bien que la prévention de ce phénomène pourrait jouer un rôle décisif pour l’allègement de la pauvreté et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement;
               
            
                  211.
               
               
                  se réjouit du fait que les organisations des Nations unies possèdent souvent une expérience et des compétences spécifiques moins aisément disponibles ailleurs; exprime néanmoins ses préoccupations quant au fait que la Commission ne démontre pas de manière convaincante, au préalable, que le choix de recourir à une organisation des Nations unies est un moyen plus rationnel et plus efficace que d’autres modes d’acheminement de l’aide (19); demande à la Commission de mettre en œuvre un processus plus transparent et plus objectif de sélection des vecteurs de l’octroi de l’aide;
               
            
                  212.
               
               
                  demande instamment à la Commission de donner plus de visibilité aux activités financées par l’Union européenne à l’étranger.
               
            
         Commission de l’emploi et des affaires sociales
      
      
                  213.
               
               
                  note que les crédits de paiement du cadre financier 2000-2006 pour le Fonds social européen (FSE) prévus pour 2009 ont été utilisés à 97,1 % (1 540 000 000 EUR); relève que les paiements intermédiaires et les préfinancements pour le cadre financier 2007-2013 se sont élevés à 11 300 000 000 EUR; prend acte des efforts consentis par la Commission pour améliorer la gestion financière; déplore que, malgré la crise financière, les États membres n’aient pas fait appel aux crédits du FSE;
               
            
                  214.
               
               
                  note que la fréquence des erreurs suit une courbe décroissante ces trois dernières années, passant de 54 % en 2007 à 36 % en 2009; prend acte des efforts déployés par la Commission pour réduire les taux d’erreur; demande que des efforts accrus soient consentis, notamment en vue de réduire le remboursement de coûts qui ne sont pas éligibles;
               
            
                  215.
               
               
                  demande à la Commission de contribuer à l’amélioration de la gestion financière en poursuivant le programme d’action qui accélère les procédures de décision concernant les corrections financières;
               
            
                  216.
               
               
                  relève avec satisfaction qu’en 2009, l’exécution du programme du FSE s’est concentrée sur la stratégie européenne pour l’emploi, et notamment sur les mesures visant à améliorer l’employabilité sur le marché du travail [30,6 % (20)] ainsi que sur les actions en faveur de l’éducation et la formation professionnelle [22,8 % (20)], de l’intégration sociale [20,8 % (20) et de l’égalité des chances [6,5 % (20)];
               
            
                  217.
               
               
                  salue les efforts fournis par la Commission pour obtenir de tous les États membres qu’ils rendent des comptes détaillés au moyen de rapports de contrôle annuels des services d’audit et de rapports annuels de synthèse;
               
            
         Commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs
      
      
                  218.
               
               
                  souligne l’importance que revêtent les lignes budgétaires 17 02 02 (action dans le domaine de la politique des consommateurs) et 17 01 04 03 (dépenses pour la gestion administrative) pour la bonne mise en œuvre du programme de travail annuel relevant du programme consommateurs 2007-2013 et invite la Commission à accroître la publicité concernant les subventions disponibles (notamment dans le cas des actions conjointes dans le cadre du règlement relatif à la coopération en matière de protection des consommateurs [règlement (CE) no 2006/2004 du Parlement européen et du Conseil (21)], pour lesquelles aucune demande n’a été reçue); se félicite de l’utilisation efficace des ressources supplémentaires (2 000 000 EUR) allouées en 2009 au projet pilote relatif aux mesures de suivi dans le domaine de la politique des consommateurs;
               
            
                  219.
               
               
                  se félicite de ce que les prochaines éditions du tableau de bord des marchés de consommation constitueront un instrument important pour améliorer la surveillance des marchés et favoriser un classement novateur de ceux-ci; est d’avis que la base empirique qui a été créée doit déboucher sur de nouvelles idées politiques tant au niveau de l’Union qu’au niveau national et demande à la Commission de prendre en considération les résultats du tableau de bord lorsqu’elle élabore ses politiques dans tous les domaines concernés;
               
            
                  220.
               
               
                  relève avec grand intérêt que l’Agence exécutive pour la santé publique a été transformée en une Agence exécutive pour la santé et les consommateurs (AESC) et a connu sa première année de fonctionnement depuis l’extension de son mandat; félicite l’AESC pour avoir atteint les objectifs fixés en ce qui concerne la gestion des subventions et des contrats dans le cadre du programme dans le domaine des consommateurs [décision no 1926/2006/CE du Parlement européen et du Conseil (22)]; estime néanmoins que le fait que 3 % des paiements aient été effectués hors délai pose problème;
               
            
                  221.
               
               
                  se félicite des efforts consentis pour parvenir à un taux d’exécution de 92 % des crédits de paiement affectés à la mise en œuvre et au développement du marché intérieur (ligne budgétaire 12 02 01); souligne que le taux d’exécution pour le programme SOLVIT (ligne budgétaire 12 02 02) avoisinera vraisemblablement les 92 %, si l’on tient compte du cumul des paiements effectués en 2008, 2009 et 2010; réaffirme la nécessité de conserver une ligne budgétaire distincte pour le programme SOLVIT;
               
            
                  222.
               
               
                  souligne l’importance des petites et moyennes entreprises et invite instamment la Commission à analyser l’efficacité des programmes actuels de financement destinés aux petites et moyennes entreprises et à favoriser la participation de celles-ci aux programmes européens de recherche grâce à l’introduction dans le budget de l’Union d’instruments financiers innovants;
               
            
                  223.
               
               
                  prend acte des observations de la Cour des comptes concernant les marchandises introduites illégalement sur le territoire de l’Union (au point 2.22 de son rapport annuel) et de la réponse de la Commission à propos de la clarification fournie par le code des douanes modernisé; invite la Commission à faire dès que possible rapport sur les suites données aux arrêts pertinents de la Cour de justice;
               
            
                  224.
               
               
                  encourage les États membres à recourir à des méthodes d’analyse des risques adéquates afin de concentrer les contrôles douaniers sur les commerçants ou les marchandises à risques; invite, par ailleurs, les États membres à compléter les contrôles effectués sur base d’une analyse des risques par une série de contrôles aléatoires; demande à la Commission de prêter une attention particulière, dans le cadre de l’application du code des douanes modernisé, à la réalisation des contrôles physiques sur les marchandises, à des fins tant fiscales que de sécurité/sûreté; réclame, par ailleurs, une amélioration des contrôles ex ante/ex post dans le sens d’une simplification des procédures et d’un dédouanement centralisé.
               
            
         Commission des transports et du tourisme
      
      
                  225.
               
               
                  constate que le budget 2009, tel qu’il a été arrêté définitivement puis modifié en cours d’exercice, prévoyait, spécifiquement pour les politiques dans le champ d’activité de la commission des transports et du tourisme, un total de 2 427 000 000 EUR de crédits d’engagement et de 2 103 000 000 EUR de crédits de paiement; constate également que sur ces montants:
                  
                              —
                           
                           
                              934 582 000 EUR de crédits d’engagement et 830 594 000 EUR de crédits de paiement concernaient les réseaux transeuropéens de transport (RTE-T),
                           
                        
                              —
                           
                           
                              17 600 000 EUR de crédits d’engagement et 14 500 000 EUR de crédits de paiement concernaient la sécurité des transports,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              64 971 000 EUR de crédits d’engagement et 29 054 000 EUR de crédits de paiement concernaient le programme Marco Polo,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              146 902 000 EUR de crédits d’engagement et 109 257 000 EUR de crédits de paiement concernaient les agences de transport et l’Autorité de surveillance du GNSS européen,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              427 424 000 EUR de crédits d’engagement et 388 859 000 EUR de crédits de paiement concernaient les transports, y compris un domaine prioritaire consacré à la mobilité urbaine durable, dans le 7e PC de recherche et développement technologique,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              2 750 000 EUR de crédits d’engagement concernaient la sûreté des transports,
                           
                        
                              —
                           
                           
                              3 800 000 EUR de crédits d’engagement et 3 600 000 EUR de crédits de paiement concernaient le tourisme;
                           
                        
            
                  226.
               
               
                  regrette que, lors de l’examen du budget portant sur l’exercice 2009, la Cour des comptes ait choisi de se concentrer à nouveau sur les politiques de recherche et de l’énergie plutôt que sur la politique des transports;
               
            
                  227.
               
               
                  se félicite du maintien des taux élevés d’utilisation des crédits d’engagement et de paiement qui caractérisent les projets relevant des RTE-T, lesquels atteignent près de 100 %; invite les États membres à garantir un financement approprié, à charge des budgets nationaux, pour accompagner les dotations de l’Union; rappelle que le Parlement a soutenu un niveau de financement communautaire plus élevé; se félicite de l’examen à mi-parcours des projets du programme RTE-T pluriannuel 2007-2013, publié le 27 octobre 2010, qui prévoit une optimisation de l’utilisation des fonds pour les RTE-T et met l’accent sur la nécessité d’une planification financière sérieuse des projets;
               
            
                  228.
               
               
                  s’inquiète du faible taux d’utilisation des fonds (73 %) pour les paiements liés à la sécurité, à l’optimisation des systèmes de transport et aux droits des passagers; déplore que le taux de 100 % d’utilisation des fonds pour les paiements du programme Marco Polo II a pu être atteint uniquement à la suite d’une redistribution, au cours de l’année 2009, de la moitié des fonds prévus initialement;
               
            
                  229.
               
               
                  se félicite de l’augmentation substantielle, par rapport à 2008, du taux d’utilisation des fonds pour les paiements en faveur du programme Galileo et souligne l’importance de ce programme pour les secteurs de la logistique et du transport durable;
               
            
                  230.
               
               
                  observe que les sondages par échantillon révèlent un taux d’erreur le plus probable situé entre 2 % et 5 %; invite la Commission à redoubler d’efforts pour que ce taux soit réduit encore davantage;
               
            
                  231.
               
               
                  relève avec satisfaction que la Cour des comptes a estimé que les comptes annuels de l’Agence exécutive du réseau transeuropéen de transport sont légaux et réguliers dans tous leurs aspects significatifs; se félicite que l’Agence soit parvenue à pourvoir les postes qui étaient encore vacants à la fin de 2008;
               
            
                  232.
               
               
                  souligne qu’il est urgent de renforcer la transparence — via la fourniture des informations appropriées aux contribuables et aux autorités budgétaires — et la coordination de la politique régionale et de la politique de transports, en particulier dans le financement des RTE-T, car, à l’heure actuelle, la valeur ajoutée européenne des projets fait l’objet d’un examen sommaire et, de ce fait, les moyens financiers ne sont pas utilisés de manière optimale pour résoudre notamment les goulets d’étranglement, les problèmes frontaliers de connexion ou les difficultés liées aux chaînons manquants;
               
            
                  233.
               
               
                  insiste pour que la procédure de sélection des projets de transport et leur approbation dans le cadre de la politique de cohésion soient organisées de manière plus pertinente;
               
            
                  234.
               
               
                  accueille favorablement le rapport spécial no 8/2010 de la Cour des comptes sur les investissements en matière d’infrastructures ferroviaires européennes, et en particulier la constatation que les coordinateurs actuels des RTE-T ont joué un rôle important, car ils ont notamment facilité les contacts entre les acteurs impliqués; soutient la recommandation selon laquelle la Commission devrait envisager le recours à d’autres coordinateurs pour les autres projets prioritaires;
               
            
                  235.
               
               
                  prend acte des remarques de la Cour des comptes, qui estime que les projets prioritaires n’ont pas été sélectionnés sur la base de flux de transport réels et anticipés et que l’utilisation des analyses coûts-bénéfices doit être renforcée; souligne cependant que les projets prioritaires répondent également aux objectifs de cohésion économique, sociale et territoriale de l’Union ainsi qu’à la volonté de lutter contre le changement climatique par le soutien à des modes de transport plus respectueux de l’environnement;
               
            
         Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures
      
      
                  236.
               
               
                  se félicite des progrès significatifs accomplis en ce qui concerne le taux d’exécution des engagements dans le budget relatif à l’espace de liberté, de sécurité et de justice (97,7 %, contre 87,5 % en 2008), et le taux d’exécution des paiements (89,6 %, contre 80,9 % en 2008);
               
            
                  237.
               
               
                  déplore que le taux d’annulation des paiements soit si élevé (8,5 %), surtout en raison d’annulations de paiements dans le budget alloué aux agences et aux systèmes d’information à grande échelle (SIS II et VIS);
               
            
                  238.
               
               
                  se félicite des taux d’exécution élevés des quatre fonds liés au programme «Solidarité et gestion des flux migratoires»; observe que les taux d’exécution élevés reflètent également l’utilité de ces fonds et demande que cela soit pris en compte dans le cadre d’une future planification budgétaire ainsi que dans les discussions du prochain cadre financier pluriannuel, sur la base des rapports d’évaluation à mi-parcours élaborés par la Commission;
               
            
                  239.
               
               
                  déplore que le taux d’exécution des paiements ait été plus faible en ce qui concerne les programmes «Droits fondamentaux et justice» et «Sécurité et protection des libertés»; prend acte des justifications données par la Commission, à savoir que les résultats des appels de propositions n’ont pas été satisfaisants et que la crise économique a rendu plus difficile l’obtention d’un cofinancement par les demandeurs;
               
            
                  240.
               
               
                  déplore que la Cour des comptes ait observé que certaines agences avaient omis de fournir certaines déclarations relatives aux comptes consolidés ou avaient transmis des déclarations modifiées et que les informations dues manquaient depuis plusieurs années;
               
            
                  241.
               
               
                  invite la Commission à publier au plus vite les rapports d’évaluation à mi-parcours concernant les différents fonds et programmes.
               
            
         Commission de la culture et de l’éducation
      
      
                  242.
               
               
                  invite la Commission à ne pas relâcher ses efforts en faveur d’une réduction constante du taux d’erreur pour les clôtures et à procéder à une évaluation approfondie de la précédente génération de programmes; note que le taux d’erreur dans la gestion de la nouvelle génération de programmes témoigne d’une tendance à la baisse par rapport à la génération précédente, ce qui reflète l’utilité des modifications techniques introduites dans les règles régissant les programmes actuels;
               
            
                  243.
               
               
                  observe que, dans le secteur «Éducation et culture», la plupart de toutes les transactions sont mises en œuvre par des agences nationales; se félicite, à cet égard, des efforts déployés par la Commission en vue d’aider les agences nationales à améliorer leurs systèmes comptables, et demande à la Commission de prendre les mesures nécessaires en cas de non-respect des conditions fixées par l’Union en matière de contrôle;
               
            
                  244.
               
               
                  fait part de sa satisfaction devant l’utilisation accrue des instruments IT, dans la mesure où celle-ci réduit la bureaucratie et peut contribuer, de façon significative, à faciliter les procédures pour les candidats et réduire les délais nécessaires au traitement des candidatures;
               
            
                  245.
               
               
                  invite instamment la Commission, l’agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» et les agences nationales à continuer de poursuivre leurs travaux sur les procédures flexibles et à s’employer à réduire davantage les délais des paiements, dans la mesure où les bénéficiaires peuvent à bon droit escompter que les délais indiqués dans les guides de programmes ou autres communications officielles soient respectés.
               
            
         Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
      
      
                  246.
               
               
                  considère satisfaisants les taux globaux d’exécution des lignes budgétaires dans les domaines de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire;
               
            
                  247.
               
               
                  souligne le taux global de 97,12 % d’exécution du budget dans le domaine de l’environnement, ce qui représente une amélioration par rapport au 95,15 % de l’année précédente pour ce qui est des crédits d’engagement; constate par ailleurs que l’exécution des paiements a atteint le niveau élevé de 99,92 %;
               
            
                  248.
               
               
                  se félicite du niveau d’exécution, généralement remarquable, des crédits d’engagement et des crédits de paiement dans le domaine de la santé publique, le premier avoisinant, pour toutes les lignes budgétaires, les 100 %;
               
            
                  249.
               
               
                  constate que le niveau d’exécution élevé observé dans le domaine de la sécurité alimentaire, de la santé des animaux et de leur bien-être ainsi que de la santé des plantes demeure stable, à 98 %, pour ce qui est des engagements, par rapport à l’année précédente; constate la légère baisse de l’exécution des paiements (82 %); invite les États membres à redoubler d’efforts pour fournir des estimations plus précises à la Commission au sujet des mesures d’éradication;
               
            
                  250.
               
               
                  se félicite du taux d’exécution de 99,35 % du budget opérationnel LIFE+, en particulier parce que l’autorité budgétaire a augmenté les crédits d’engagement de 29 000 000 EUR par rapport à la proposition initiale de la Commission; constate que 210 projets ont été retenus au titre du troisième appel afférent au programme LIFE + qui couvrent des actions dans les domaines de la nature et de la biodiversité (84 projets), de la politique et de la gouvernance environnementale (115), de l’information et de la communication (11);
               
            
                  251.
               
               
                  souligne que la contribution aux activités environnementales internationales est censée couvrir les contributions obligatoires ou facultatives aux conventions, protocoles et accords internationaux, et permettre de parvenir au taux d’exécution globale de 84,46 %, contre 76,12 % en 2008; n’ignore pas que le taux d’exécution subit également l’influence des fluctuations du taux de change, la plupart des contributions étant payées en dollars;
               
            
                  252.
               
               
                  constate que l’instrument financier pour la prévention civile, qui couvre les réponses aux catastrophes, les mesures de préparation et les mesures visant à prévenir ou à réduire les effets des catastrophes, se caractérise par un taux d’exécution de 72,56 %, ce qui représente 15 411 000 EUR; relève donc que le taux d’exécution des crédits de paiement se chiffre à 44,52 %, les appels d’offres n’ayant été publiés qu’au cours du premier semestre de 2009, de sorte que les projets n’ont pas encore été menés à bien;
               
            
                  253.
               
               
                  fait observer que, s’agissant des Fonds d’urgence et des Fonds de catastrophe, les états de dépenses finales présentés pour remboursement par les États membres sont généralement nettement inférieurs aux estimations initiales; invite les États membres à redoubler d’efforts pour présenter des prévisions plus précises à la Commission et demande instamment à cette dernière de renforcer l’assistance aux États membres dans le processus d’estimation;
               
            
                  254.
               
               
                  constate que, dans le cadre du budget 2009, trois projets pilotes et deux actions préparatoires ont été réalisés dans le domaine de l’environnement et quatre dans le domaine de la santé publique; prend acte de la piètre qualité des propositions présentées en ce qui concerne le projet pilote «échange d’émission en dioxyde de souffre en mer Baltique», qui a fait qu’aucun contrat n’a été signé; n’ignore pas que l’action préparatoire relative aux postes de contrôle concernant le transport des animaux a été annulée à cause de la piètre qualité des propositions, qui ne répondait pas aux critères d’évaluation minimaux;
               
            
                  255.
               
               
                  souligne qu’il importe de mieux cadrer les appels d’offres et de fournir une assistance accrue aux candidats, en particulier en ce qui concerne les programmes de santé publique, afin d’éviter que ne soient présentés des projets à l’évidence non éligible à un financement ou de piètre qualité; ne perd toutefois pas de vue que de tels projets se heurteront toujours à des difficultés au stade de l’exécution;
               
            
                  256.
               
               
                  fait observer que le respect des dispositions administratives et financières du règlement financier ne saurait être à l’origine de retards indus dans l’octroi des concours ou la sélection des projets à financer; demande à la Commission de poursuivre ses efforts visant à améliorer les procédures administratives qui ont une incidence sur l’exécution des crédits d’engagement et de paiement;
               
            
                  257.
               
               
                  note qu’à la fin de 2009, l’Agence exécutive pour la santé et les consommateurs, entité administrative de la Commission, gérait un portefeuille de 361 projets de santé publique à frais partagés, dont 287 faisaient l’objet de conventions signées, ce qui représente une contribution totale de l’Union de 156 000 000 EUR; souligne que pour l’Agence exécutive pour le programme de santé publique, le budget administratif nécessaire pour exécuter les programmes de l’Union s’est chiffré à 6 400 000 EUR au total; prend acte des nouvelles méthodes d’information structurée qui doivent permettre un meilleur contrôle de l’exécution budgétaire à l’effet d’éviter les reports et pour assurer une application rigoureuse du principe d’annualité du budget;
               
            
                  258.
               
               
                  considère que la communication entre les agences et les institutions, mais aussi entre les agences et l’opinion publique européenne, présente des lacunes; exhorte tous les acteurs concernés au sein des agences et des institutions à améliorer la communication entre eux et à développer les activités de relations publiques;
               
            
                  259.
               
               
                  demande instamment à la Commission (DG SANCO et DG ENVI) de faire rapport chaque année aux commissions compétentes du Parlement, dans le cadre de la procédure de décharge, sur l’efficience et l’efficacité des projets et des programmes mis en œuvre;
               
            
         Commission des affaires étrangères
      
      
                  260.
               
               
                  prend acte de ce que, dans son rapport sur l’exécution du budget de l’Union pour l’exercice 2009, la Cour des comptes observe «que les paiements relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2009 pour le groupe de politiques Aide extérieure, développement et élargissement sont affectés par un niveau significatif d’erreur» (23); s’inquiète du fait que les erreurs ont trait à l’éligibilité ainsi qu’à des irrégularités affectant les procédures de passation de marchés, c’est-à-dire les secteurs les plus vulnérables à la mauvaise gestion et à la fraude (24);
               
            
                  261.
               
               
                  se félicite, en ce qui concerne la régularité des opérations pour les dépenses en matière de relations extérieures, de l’augmentation de la fréquence des opérations jugées tout à fait «régulières» par la Cour des comptes par rapport aux chiffres de 2008 et de 2007;
               
            
                  262.
               
               
                  se félicite également de l’introduction, en 2009, de nouvelles procédures et de listes de contrôle qui ont permis de renforcer les procédures de contrôle ex ante au sein de la DG RELEX;
               
            
                  263.
               
               
                  insiste, s’agissant de la mise en œuvre de la PESC et de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD), sur le fait que le Parlement soit informé rapidement de la définition des objectifs et des choix des missions pour pouvoir mieux formuler ses recommandations au Conseil et au haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité;
               
            
                  264.
               
               
                  se félicite du fait que la Commission ait dépensé 396 000 000 EUR entre 2007 et 2010 pour aider les pays candidats à l’adhésion dans leurs efforts d’amélioration des systèmes judiciaires et de lutte contre la corruption et se félicite également des progrès réalisés à cet égard; cependant, met en garde contre un optimisme excessif et demande à la Commission de démontrer que ces fonds ont été utilisés avec efficacité et de dire si l’amélioration des structures de contrôle a réellement débouché sur une aggravation des sanctions contre les personnes corrompues, y compris dans les affaires hautement médiatisées, si les lois sont pleinement mises en œuvre et si les réformes sont soutenues;
               
            
                  265.
               
               
                  prend acte du recours croissant à la gestion commune dans le cadre de la facilité alimentaire et invite la DG ECHO à rendre compte de son expérience de la mise en œuvre de la facilité alimentaire dans son rapport d’activité annuel pour 2010;
               
            
         Commission du développement régional
      
      
                  266.
               
               
                  observe que les fonds de cohésion font l’objet de règles particulièrement complexes et sont exécutés différemment des autres domaines de dépenses de l’Union, ce qui les rend plus exposés au risque d’erreur; attire l’attention sur le fait que le taux d’erreur dans les dépenses de cohésion reste le plus élevé de tous les paiements de l’Union avec plus de 5 % en 2009; souligne néanmoins la baisse importante de ce taux d’erreur par rapport à 2008, et demande à cet égard davantage de simplification et d’accompagnement technique afin de permettre aux États membres et aux régions d’assurer une mise en œuvre plus efficace; rappelle que les administrations régionales doivent être dotées par la Commission ou les États membres des connaissances et des compétences techniques nécessaires pour augmenter l’efficacité des ressources qui sont mises à leur disposition;
               
            
                  267.
               
               
                  constate que le non-respect des règles régissant les marchés publics demeure l’une des causes les plus fréquentes d’irrégularités, ce qui est dû, en partie, à leur complexité; recommande de simplifier et de limiter les règles régissant la passation de marchés publics afin de réduire le nombre global d’erreurs;
               
            
                  268.
               
               
                  s’inquiète du fait que la DG REGIO affirme dans sa déclaration d’assurance du rapport annuel d’activité 2009 que, pour 38 des 79 programmes concernés, elle ne dispose pas d’une assurance raisonnable sur la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes en ce qui concerne les remboursements effectués en 2009 des dépenses déclarées; demande davantage de détails sur les données manquantes en ce qui concerne les remboursements opérés en 2009; rappelle que les États membres ont l’obligation de fournir des informations suffisantes dans leurs rapports annuels d’activité et demande à la Commission de proposer un système de sanction qui s’appliquerait lorsque les informations présentées ne lui permettent pas de constater la légalité et la régularité;
               
            
                  269.
               
               
                  se félicite de l’avis de la Cour des comptes no 1/2010 intitulé «Améliorer la gestion financière du budget de l’Union européenne: risques et défis» et attire l’attention sur l’efficacité partielle des systèmes de surveillance et de contrôle dans un certain nombre de domaines à haut risque du plan européen pour la relance économique, dont la cohésion et le développement rural;
               
            
                  270.
               
               
                  met en évidence la nécessité, dans le cadre de la révision du règlement financier, de préciser les règles et les systèmes de gestion en gestion partagée et souligne qu’en ce qui concerne la politique de cohésion, ces éclaircissements doivent être les plus précis possibles, afin d’éviter toute contradiction avec le règlement financier; remarque qu’il est possible d’éviter les problèmes d’administration entre le règlement financier et les règlements concernant la cohésion grâce à une meilleure harmonisation des règles d’éligibilité entre les différentes politiques; est cependant d’avis que la simplification, en particulier dans le cadre de la révision du règlement financier, doit permettre d’assurer la stabilité des règles et des systèmes de gestion à long terme;
               
            
                  271.
               
               
                  invite la Commission et les États membres à réfléchir à l’opportunité de développer le principe du «contrat de confiance» permettant de réduire les contrôles pesant sur les systèmes ayant fait leurs preuves dans la lutte contre les erreurs et les fraudes;
               
            
                  272.
               
               
                  observe que, dans une certaine mesure, il manque aux systèmes de contrôle et d’audit des programmes INTERREG une manière commune de procéder, qui soit reconnue par les institutions de contrôle de tous les États membres participants; préconise la reconnaissance mutuelle d’un ensemble commun de règles et de normes par les autorités des États membres impliquées dans la vérification et le contrôle des programmes transfrontaliers;
               
            
                  273.
               
               
                  renvoie, pour d’autres observations particulières accompagnant sa décision de décharge, à sa résolution du 10 mai 2011 sur les rapports spéciaux de la Cour des comptes dans le cadre de la décharge de la Commission 2009 (25).
               
            
         (1)  JO L 69 du 13.3.2009.
      
         (2)  JO C 308 du 12.11.2010, p. 1.
      
         (3)  JO C 303 du 9.11.2010, p. 1.
      
         (4)  JO C 308 du 12.11.2010, p. 129.
      
         (5)  JO L 248 du 16.9.2002, p. 1.
      
         (6)  JO L 390 du 30.12.2006, p. 1.
      
         (7)  JO L 343 du 27.12.2007, p. 9.
      
         (8)  JO L 11 du 16.1.2003, p. 1.
      
         (9)  Conclusions du Conseil Ecofin sur les orientations budgétaires 2011, adoptées le 16 mars 2010, doc. 6794/10 du 24 février 2010, p. 9.
      
         (10)  Textes adoptés de cette date, P7_TA(2010)0401.
      
         (11)  Par exemple: paragraphes 23 et 24 de la résolution du Parlement européen du 24 avril 2007 contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2005, section III — Commission (JO L 187 du 15.7.2008, p. 25).
      
         (12)  JO L 340 du 6.12.2006, p. 5.
      
         (13)  Arrêt du 9 novembre 2010 dans les affaires jointes C-92/09 et C-93/09, Volker und Markus Schecke GbR et Hartmut Eifert contre Land Hessen, non encore publié au Recueil.
      
         (14)  JO L 134 du 30.4.2004, p. 1.
      
         (15)  JO L 134 du 30.4.2004, p. 114.
      
         (16)  JO L 210 du 31.7.2006, p. 25.
      
         (17)  Rapport annuel de la Cour des comptes sur l’exécution du budget 2009, p. 144, paragraphe 6.42.
      
         (18)  Règlement (CE) no 1905/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 portant établissement d’un instrument de financement de la coopération au développement (JO L 378 du 27.12.2006, p. 41).
      
         (19)  Rapport spécial no 15/2009 de la Cour des comptes relatif à l’assistance communautaire mise en œuvre par l’intermédiaire d’organisations des Nations unies: prise de décision et contrôle.
      
         (20)  En pourcentage des dépenses certifiées.
      
         (21)  JO L 364 du 9.12.2004, p. 1.
      
         (22)  JO L 404 du 30.12.2006, p. 39.
      
         (23)  JO C 303 du 9.11.2010, p. 146.
      
         (24)  JO C 303 du 9.11.2010, p. 140.
      
         (25)  Textes adoptés de cette date, P7_TA(2011)0195 (voir page 63 du présent Journal officiel).
   
   
      RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN
      du 10 mai 2011
      sur les rapports spéciaux de la Cour des comptes dans le cadre de la décharge de la Commission 2009
      LE PARLEMENT EUROPÉEN,
      
                  —
               
               
                  vu le budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009 (1),
               
            
                  —
               
               
                  vu les comptes annuels définitifs de l’Union européenne relatifs à l’exercice 2009 [SEC(2010) 963 – C7-0211/2010] (2),
               
            
                  —
               
               
                  vu le rapport annuel de la Cour des comptes sur l’exécution du budget relatif à l’exercice 2009, accompagné des réponses des institutions (3), et les rapports spéciaux de la Cour des comptes,
               
            
                  —
               
               
                  vu la déclaration d’assurance concernant la fiabilité des comptes ainsi que la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes, fournie par la Cour des comptes conformément à l’article 287 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE) (4),
               
            
                  —
               
               
                  vu sa décision du 10 mai 2011 concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009, section III — Commission (5) et sa résolution contenant des observations qui fait partie intégrante de cette décision,
               
            
                  —
               
               
                  vu les rapports spéciaux de la Cour des comptes élaborés conformément à l’article 287, paragraphe 4, deuxième alinéa, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
               
            
                  —
               
               
                  vu la recommandation du Conseil du 15 février 2011 concernant la décharge à donner à la Commission pour l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009 (05891/2011 – C7-0053/2011),
               
            
                  —
               
               
                  vu l’article 17, paragraphe 1, du traité sur l’Union européenne, les articles 317, 318 et 319 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et les articles 179 bis et 180 ter du traité Euratom,
               
            
                  —
               
               
                  vu le règlement (CE, Euratom) no 1605/2002 du Conseil du 25 juin 2002 portant règlement financier applicable au budget général des Communautés européennes (6), et notamment ses articles 145, 146 et 147,
               
            
                  —
               
               
                  vu l’article 76 et l’annexe VI de son règlement,
               
            
                  —
               
               
                  vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire et les avis des autres commissions intéressées (A7-0135/2011),
               
            
                  A.
               
               
                  considérant que, conformément à l’article 17, paragraphe 1, du traité sur l’Union européenne, la Commission exécute le budget et gère les programmes et que, selon l’article 317 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, elle agit pour ce faire en coopération avec les États membres, sous sa propre responsabilité, conformément au principe de la bonne gestion financière,
               
            
                  B.
               
               
                  considérant que les rapports spéciaux de la Cour des comptes fournissent des informations sur les problèmes liés à la mise en œuvre des fonds et se révèlent ainsi utiles pour le Parlement dans l’exercice de son rôle d’autorité de décharge,
               
            
                  C.
               
               
                  considérant que ses remarques relatives aux rapports spéciaux de la Cour des comptes font partie intégrante de la décision du Parlement du 10 mai 2011 concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2009, section III — Commission,
               
            
         OBSERVATIONS GÉNÉRALES
      
      
                  1.
               
               
                  se félicite du fait que la Cour des comptes soit parvenue à élaborer chaque année des rapports spéciaux plus nombreux et de meilleure qualité; regrette que, malheureusement, ces rapports ne bénéficient pas de toute l’attention politique qu’ils méritent, en raison de la réglementation en vigueur au Parlement;
               
            
                  2.
               
               
                  souligne que ces rapports spéciaux revêtent une importance cruciale lorsqu’ils portent sur des programmes et des projets qu’ils visent à modifier et/ou à adapter, étant donné qu’ils peuvent déboucher sur une utilisation plus efficace des ressources humaines et budgétaires; salue l’attitude positive de la Commission à l’égard de ces procédures et sa volonté d’agir rapidement pour remédier à la plupart des lacunes constatées par la Cour des comptes dans ces rapports;
               
            
                  3.
               
               
                  invite une fois de plus ses organes compétents à modifier le règlement de façon à ce que la commission compétente puisse décider — en fonction de la gravité des conclusions de la Cour des comptes — s’il est nécessaire de présenter en séance plénière un rapport d’initiative en dehors du quota fixé pour l’établissement de ce type de rapports;
               
            
         OBSERVATIONS SPÉCIFIQUES
      
      
         Partie I:   Rapport spécial no 15/2009 de la Cour des comptes intitulé: «Assistance communautaire mise en œuvre par l’intermédiaire d’organisations des Nations unies: prise de décision et contrôle»
      
      
                  4.
               
               
                  fait observer que les fonds de développement de l’Union européenne acheminés par l’intermédiaire d’organisations des Nations unies ont doublé pour dépasser le milliard EUR entre 2002 et 2008;
               
            
                  5.
               
               
                  apprécie le fait que travailler avec des organisations des Nations unies permette de faire des économies d’échelle et d’apporter une aide plus efficace grâce à une meilleure coordination des donateurs, souligne néanmoins que cela n’est pas toujours le cas, étant donné que les organisations de la société civile apportent souvent des enseignements intéressants sur le terrain et que leur engagement peut engendrer une plus grande appropriation par les partenaires des pays en développement;
               
            
                  6.
               
               
                  se montre préoccupé par le constat de la Cour des comptes selon lequel il est difficile de traduire les exigences légales strictes, qui imposent de sélectionner les partenaires de manière objective et transparente, en critères pratiques d’aide à la décision;
               
            
                  7.
               
               
                  invite dès lors la Commission à établir des critères de sélection et des processus clairs garantissant que les mécanismes de fourniture d’aide les plus efficaces et efficients seront choisis dans tous les cas;
               
            
                  8.
               
               
                  invite la Commission à surveiller de plus près les projets d’aide mis en œuvre par l’intermédiaire des Nations unies afin de s’assurer de leur véritable impact et de leur rapport coût/efficacité;
               
            
                  9.
               
               
                  est d’avis que la proposition de la Commission concernant les fonds fiduciaires multidonateurs doit combiner les capacités de la Commission à créer, gérer et coordonner de tels fonds avec un contrôle démocratique et budgétaire suffisant;
               
            
                  10.
               
               
                  estime que la coopération avec le système des Nations unies devrait dépendre de la satisfaction apportée par les progrès réalisés dans le processus de réforme des Nations unies, le statut de la Commission dans ce système et le développement de procédures et de pratiques en matière de poursuite des infractions pénales commises par le personnel des organisations internationales; estime, par ailleurs, qu’un système d’information et de recouvrement d’argent européen indûment dépensé devrait être mis en place;
               
            
                  11.
               
               
                  souligne la nécessité de compléter le cadre de contrôle existant en donnant accès aux rapports d’audit interne des Nations unies aux ordonnateurs délégués compétents de la Commission, au service d’audit interne de la Commission et à la Cour des comptes;
               
            
                  12.
               
               
                  est d’avis qu’il convient de fournir au Parlement une preuve d’assurance sous la forme d’une déclaration d’assurance de l’organisation internationale similaire à celle que les ordonnateurs délégués de la Commission sont tenus de fournir et similaire aux déclarations de gestion nationales que le Parlement exige des États membres;
               
            
                  13.
               
               
                  estime que la création du Service européen pour l’action extérieure et sa structure complexe qui permet à ses fonctionnaires d’administrer des fonds de la Commission dans les actions extérieures font de la gestion et du contrôle des problèmes encore plus urgents; est dès lors d’avis qu’il est essentiel que l’Union soit sur un pied d’égalité avec les États membres auprès des Nations unies afin de pouvoir réaliser des progrès visibles dans le contrôle et, selon le cas, le suivi des recouvrements ou d’autres responsabilités;
               
            
                  14.
               
               
                  invite instamment la Commission à fournir plus d’informations sur la mise en œuvre du FED aux niveaux national et régional dans les pays ACP et à assurer une meilleure visibilité de toutes les activités financées par l’Union européenne à l’étranger.
               
            
         Partie II:   Rapport spécial no 17/2009 de la Cour des comptes intitulé «Les actions de formation professionnelle pour les femmes, cofinancées par le Fonds social européen»
      
      
                  15.
               
               
                  rappelle à la Cour des comptes et à la Commission qu’en vertu de l’article 8 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes constitue un principe fondamental de l’Union européenne et de l’ensemble de ses activités; par conséquent, les questions de genre doivent être prises en considération à tous les niveaux de la procédure budgétaire, y compris lors de la préparation, de l’exécution et du contrôle du budget de l’Union européenne;
               
            
                  16.
               
               
                  rappelle à la Cour des comptes et à la Commission les conclusions et les recommandations de l’étude de faisabilité portant sur l’intégration de la dimension de genre dans l’élaboration du budget;
               
            
                  17.
               
               
                  salue le rapport basé sur l’évaluation réalisée au niveau de la Commission et dans cinq États membres (Allemagne, Espagne, France, l’Italie et le Royaume-Uni) qui représentent, ensemble, 76 % des dépenses affectées aux actions de formation professionnelle pour les femmes cofinancées par le Fonds social européen pour la période de programmation 2000-2006; souligne toutefois que le rapport a relevé un certain nombre de faiblesses affectant l’élaboration des mesures et la sélection des projets audités par la Cour des comptes, ainsi que des déficiences au niveau du suivi de la performance des programmes;
               
            
                  18.
               
               
                  constate que les actions de formation figurant dans les programmes qui ont été audités n’ont pas été mises en place directement en réponse aux travaux d’analyse des exigences du marché du travail et que les mesures prises, n’étant pas suffisamment axées sur des groupes cibles déterminés, tendaient à laisser une marge de manœuvre considérable pour la mise en œuvre des actions; estime regrettable que la Cour des comptes n’ait pas tenu compte de questions plus larges relatives à la reprise d’une activité ou à l’amélioration des compétences des femmes;
               
            
                  19.
               
               
                  comprend que les futurs programmes opérationnels devront tenir compte de l’analyse du marché du travail pour que les activités de formation puissent donner suite aux conclusions de cette analyse; continue toutefois de penser que la formation pour les femmes doit accroître leurs compétences, tout en tenant compte des conditions spécifiques aux femmes, telles que l’existence de services de garde d’enfants et de régimes de travail flexibles; soutient, par ailleurs, la mise en place d’une procédure de sélection des projets efficace qui permette d’approuver les projets traitant de l’inégalité et répondant aux problèmes mis en évidence par l’analyse;
               
            
                  20.
               
               
                  constate que l’utilisation des indicateurs actuels, des critères de sélection de projets dans les États membres audités n’a pas suffisamment tenu compte des analyses du marché du travail et n’a pas garanti que les projets sélectionnés soient conformes aux objectifs généraux du programme; recommande à l’avenir d’utiliser des indicateurs davantage centrés sur l’égalité entre les femmes et les hommes, de définir des cibles claires et d’améliorer la fiabilité des informations afin que les évaluations puissent être réalisées de manière efficace par les autorités de mise en œuvre, les États membres et la Commission;
               
            
                  21.
               
               
                  demande à la Commission de continuer à contrôler la mise en place, par les États membres, d’indicateurs appropriés et réalistes, afin de veiller à la collecte d’informations, ce qui permettrait de tirer des conclusions valables sur l’efficience et l’efficacité des actions cofinancées; demande à être régulièrement informé des progrès réalisés, de façon à s’assurer que les obligations des sponsors du projet ne deviennent pas trop pesantes;
               
            
                  22.
               
               
                  demande à la Cour des comptes de prendre en considération la note élaborée par la Commission dans le rapport annuel sur l’exécution du budget, au sujet des lignes budgétaires 4 et 13, indiquant qu’elles ont une portée plus large et qu’elles intègrent notamment la politique en faveur de l’égalité des genres;
               
            
                  23.
               
               
                  invite la Commission, au vu de l’écart salarial persistant en Europe, à poursuivre la promotion des actions de formation professionnelle spécialement destinées aux femmes, afin qu’elles acquièrent ou améliorent les compétences nécessaires pour surmonter ce fossé;
               
            
                  24.
               
               
                  déplore les observations formulées par la Cour des comptes dans son rapport annuel sur des paiements indus dans le cadre de la mise en œuvre du projet Daphne II; invite instamment la Commission à assurer un suivi de la situation et à veiller à ce que le programme Daphné soit correctement mis en œuvre à l’avenir;
               
            
                  25.
               
               
                  demande une nouvelle fois à la Commission et à la Cour des comptes que des informations sur les politiques d’intégration de la dimension de genre et des données ventilées par sexe figurent dans le rapport relatif à la décharge budgétaire.
               
            
         Partie III:   Rapport spécial no 1/2010 de la Cour des comptes intitulé «Les procédures douanières simplifiées applicables aux importations sont-elles contrôlées de manière efficace?»
      
      
                  26.
               
               
                  se félicite de la publication du rapport de la Cour des comptes et de l’analyse approfondie que celle-ci a réalisée;
               
            
                  27.
               
               
                  se félicite du rôle clé que jouent les procédures douanières à l’importation pour les opérateurs économiques, en facilitant les échanges, mais déplore que ce type de procédures aient donné lieu à des pertes inutiles au niveau du budget de l’Union ainsi qu’à des infractions à la politique commerciale de l’Union;
               
            
                  28.
               
               
                  se félicite de l’introduction, début 2009, d’un cadre réglementaire amélioré pour les procédures simplifiées à l’importation, et attend de la Commission qu’elle achève ses lignes directrices applicables aux audits ex post dans les meilleurs délais et au plus tard d’ici fin 2011;
               
            
                  29.
               
               
                  invite les États membres à mettre en œuvre ce cadre sans tarder et demande à la Commission de suivre attentivement les progrès accomplis;
               
            
                  30.
               
               
                  juge inacceptable l’absence de contrôles efficaces menés dans les États membres concernant les procédures simplifiées à l’importation, qui a été mise en avant par le rapport; invite la Commission à continuer à évaluer l’efficacité des contrôles portant sur les procédures simplifiées dans les États membres et, en particulier, à examiner les progrès accomplis par les États membres dans la réalisation d’audits ex post (par exemple, fréquence, méthodologie, recours à l’analyse des risques, organisation de celle-ci) et à présenter les résultats de ces évaluations au Parlement d’ici fin 2011 pour au moins la moitié des États membres et d’ici fin 2012 pour les autres;
               
            
                  31.
               
               
                  est d’avis que les États membres devraient redoubler d’efforts en vue de garantir une perception efficace des droits de douane, sachant en particulier qu’ils retiennent, à titre de frais de perception, 25 % de ces droits;
               
            
                  32.
               
               
                  demande à la Cour des comptes d’envisager un suivi du rapport spécial après l’introduction des lignes directrices applicables aux audits ex post, et invite la Commission à fournir au Parlement une estimation des pertes de ressources propres traditionnelles dues au manque actuel d’efficacité des contrôles portant sur les procédures simplifiées dans les États membres;
               
            
                  33.
               
               
                  invite la Commission à analyser le concept néerlandais d’audit avant autorisation qui, s’il n’est pas appliqué en règle générale aux Pays-Bas, correspond pleinement, selon la Cour, à son propre modèle de contrôle, à recommander l’utilisation de ce modèle dans d’autres États membres et à informer le Parlement des progrès réalisés d’ici septembre 2011;
               
            
                  34.
               
               
                  engage la Commission à se pencher plus sérieusement sur le problème du recours abusif aux «sursimplifications» (dispenses de communication) et à fournir au Parlement des chiffres détaillés sur la fréquence de cette pratique dans chaque État membre d’ici à la fin de la procédure de décharge pour l’exercice 2009; invite la Commission à préciser davantage dans quelles circonstances particulières les opérateurs peuvent bénéficier de dispenses de communication;
               
            
                  35.
               
               
                  invite la Commission à examiner, d’ici février 2011, les cas de la Belgique, de la France, de l’Irlande, de la Suède et du Royaume-Uni, où les opérateurs n’ont pas été en mesure de fournir les documents douaniers requis dans le cadre des audits ex post, et à informer le Parlement des mesures prises par ces États membres afin de remédier à cette situation avant la fin de la procédure de décharge pour l’exercice 2009;
               
            
                  36.
               
               
                  déplore le fait que l’Union ne dispose pas d’une politique cohérente permettant aux États membres d’imposer des sanctions aux opérateurs qui ne respectent pas les dispositions régissant les procédures simplifiées, lesquelles ont été introduites dans leur intérêt afin de faciliter les opérations commerciales; invite la Commission à informer le Parlement des mesures prises pour remédier à cette situation;
               
            
                  37.
               
               
                  invite les États membres à informer les opérateurs économiques des responsabilités qui leur incombent lorsqu’ils utilisent des procédures simplifiées, y compris par une formation obligatoire;
               
            
         Partie IV:   Rapport spécial no 2/2010 de la Cour des comptes intitulé «Efficacité des actions de soutien Études préparatoires et Construction de nouvelles infrastructures relevant du sixième programme-cadre en matière de recherche»
      
      
                  38.
               
               
                  relève la concurrence de plus en plus forte à laquelle l’Union est confrontée de la part de concurrents traditionnels et des pays émergents dans le domaine de la recherche, du développement et de l’innovation; note par conséquent que la recherche et plus particulièrement les nouvelles infrastructures de recherche sont capitales pour permettre à l’Union d’atteindre les objectifs fixés par la stratégie «Europe 2020 — Une stratégie pour une croissance intelligente, durable et inclusive»;
               
            
                  39.
               
               
                  insiste sur le fait que la Commission devrait considérer attentivement tous les éléments afin d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix; relève toutefois qu’aucun élément explicite du rapport spécial ou de la réponse de la Commission ne permet de conclure que la Commission ait effectivement obtenu le meilleur rapport qualité/prix;
               
            
                  40.
               
               
                  souligne l’importance de la conclusion de l’analyse réalisée par la Commission en 2000 constatant l’absence d’une masse critique de développement technologique en ce qui concerne les infrastructures; note que ni le rapport spécial ni la réponse de la Commission ne permettent de conclure que les caractéristiques et le nombre de projets financés (28 au total) correspondent à l’objectif de la masse critique; invite par conséquent la Commission à préciser, dans ce cas particulier, l’objectif d’une masse critique et la manière dont il a été soutenu;
               
            
                  41.
               
               
                  relève que, s’agissant des études préparatoires, rien n’indique que la Cour des comptes ait tenu compte du fait que les parties interrogées, à savoir les bénéficiaires et les représentants d’organismes de recherche, de la communauté scientifique et des États membres et États associés, sont par nature favorablement prédisposés à l’égard des études réalisées; encourage en outre la Cour des comptes à s’appuyer sur des données complémentaires afin de mieux évaluer l’efficacité des projets en question;
               
            
                  42.
               
               
                  prend acte de la réponse de la Commission selon laquelle «compte tenu du budget limité (…) alloué à la mise en œuvre de l’action CNI, on ne pouvait s’attendre à ce que cette dernière débouche par elle-même sur la construction de nouvelles infrastructures. L’objectif était de donner une dimension européenne aux nouvelles infrastructures»; fait toutefois observer que les notions de «dimension européenne» et de «valeur ajoutée européenne» (7) ne sont pas assez clairement définies, notamment en ce qui concerne la manière dont elles sont mesurées et la question de savoir dans quelle mesure le financement alloué à ce type de projets s’articule avec ces deux notions; invite, par conséquent, la Commission à les préciser d’une manière spécifique et mesurable;
               
            
                  43.
               
               
                  convient avec la Cour des comptes et la Commission que les demandeurs potentiels devraient être sensibilisés aux avantages du recours aux sources de financement complémentaire, qui devraient être davantage promus par la Commission et les autorités des États membres, bien que des progrès notables aient été réalisés dans le cadre du 7e PC;
               
            
                  44.
               
               
                  note que le recours aux sources de financement complémentaire est un facteur déterminant pour la construction de nouvelles infrastructures de recherche dans les années à venir;
               
            
                  45.
               
               
                  relève qu’il convient également que la Commission prenne des mesures concrètes pour gérer de manière appropriée l’aspect de la complémentarité, en effectuant par exemple des contrôles pour mettre au jour les doubles financements ou pour vérifier l’éligibilité au cofinancement;
               
            
                  46.
               
               
                  rappelle que la Commission a publié, en 2008, un guide pratique des possibilités de financement de l’Union européenne pour la recherche et l’innovation et qu’elle a invité les États membres à mieux coordonner l’usage des financements;
               
            
                  47.
               
               
                  invite la Cour des comptes à réaliser, sur la base des comptes et des perspectives budgétaires, une évaluation portant sur les projets de recherche et de développement en matière de sécurité financés par l’Union, notamment le 6e PC, le PASR et le 7e PC, pour donner suite à la recommandation figurant dans l’étude du département politique C du Parlement intitulée «Review of security measures in the research framework programme» d’octobre 2010;
               
            
         Partie V:   Rapport spécial no 3/2010 de la Cour des comptes intitulé «L’analyse d’impact dans les institutions européennes: soutient-elle la prise de décision?»
      
      
                  48.
               
               
                  se félicite du rapport de la Cour des comptes et fait siennes les observations et conclusions que celle-ci formule;
               
            
                  49.
               
               
                  salue le bon démarrage et les améliorations en cours du système d’analyse d’impact de la Commission, et notamment l’actualisation permanente des lignes directrices concernant l’analyse d’impact et le renforcement du rôle du comité d’analyse d’impact (CAI);
               
            
                  50.
               
               
                  se félicite de ce que, d’après les constatations de la Cour des comptes, les analyses d’impact soient devenues partie intégrante du processus d’élaboration des politiques et aient contribué à améliorer les propositions législatives de la Commission;
               
            
                  51.
               
               
                  encourage la Commission à prendre des mesures pour renforcer la transparence du processus de planification d’analyse d’impact; estime que la Commission ne devrait pas seulement donner les raisons pour lesquelles une analyse d’impact est nécessaire, mais aussi rendre publics les motifs pour lesquels elle décide de ne pas effectuer d’analyse d’impact, en particulier lorsque le CAI est d’avis qu’une analyse d’impact s’impose;
               
            
                  52.
               
               
                  estime, comme le souligne le deuxième rapport intérimaire sur les activités législatives et les relations interinstitutionnelles du 21 mai 2008 du groupe de travail sur la réforme parlementaire, que les analyses d’impact doivent porter sur toutes les initiatives législatives, y compris les mesures de simplification et les mesures relevant de la comitologie; invite toutes les parties intéressées à redéfinir le champ d’application des AI à l’occasion des prochaines négociations interinstitutionnelles, en tenant compte notamment des changements récemment introduits par le traité de Lisbonne;
               
            
                  53.
               
               
                  prie instamment la Commission d’impliquer les parties prenantes non seulement au stade de la préparation des analyses d’impact mais aussi de les consulter sur les projets de rapports d’analyse d’impact et, comme le font certains pays de l’OCDE, de rendre publiques les analyses d’impact à l’état de projets;
               
            
                  54.
               
               
                  encourage la Commission à améliorer la planification du processus d’analyse d’impact afin de laisser suffisamment de temps au CAI pour son examen;
               
            
                  55.
               
               
                  estime que l’examen des analyses d’impact doit faire partie intégrante du travail législatif du Parlement et encourage ses commissions à inviter plus souvent les représentants de la Commission à prendre part à cet exercice;
               
            
                  56.
               
               
                  attire l’attention de la Commission sur les critiques faites quant à la longueur et la technicité des analyses d’impact, ainsi que sur la complexité de la terminologie utilisée; est d’avis que des améliorations dans ces domaines renforceraient l’utilité des analyses d’impact pour les législateurs, les parties intéressées et les citoyens;
               
            
                  57.
               
               
                  souligne, cependant, que l’indépendance des analyses d’impact telles que réalisées actuellement peut être mise en doute étant donné que les membres du comité d’analyse d’impact (CAI) de la Commission, qui est chargé des analyses d’impact de la Commission, sont désignés par le président de la Commission et agissent sur ses instructions;
               
            
                  58.
               
               
                  souligne, par ailleurs, que ce problème se pose également avec les évaluations ex post de la Commission, qui n’ont qu’une valeur limitée lorsqu’il s’agit d’aider le Parlement à contrôler l’exécution du budget par la Commission;
               
            
                  59.
               
               
                  souligne que les analyses d’impact ne devraient pas seulement avoir lieu avant l’adoption d’un texte législatif (a priori), mais bien aussi dans la foulée de cette adoption (a posteriori); souligne que cela est nécessaire pour pouvoir mieux déterminer si les objectifs d’un texte ont réellement été atteints et dans quelle mesure il y a lieu d’adapter ou de maintenir un acte législatif;
               
            
                  60.
               
               
                  est convaincu que des analyses d’impact et des évaluations réalisées au nom du Parlement permettraient aux citoyens de mieux connaître et comprendre l’intérêt des politiques de l’Union et contribueraient à favoriser la participation du public et le débat public;
               
            
                  61.
               
               
                  souligne que le droit d’initiative de la Commission limite le rôle du Parlement et est fermement convaincu que des analyses d’impact et des évaluations indépendantes, libres et sans restrictions permettraient aux députés au Parlement européen de peser davantage sur l’orientation future des politiques européennes;
               
            
         Partie VI:   Rapport spécial no 4/2010 de la Cour des comptes intitulé «Le programme de mobilité Leonardo da Vinci a-t-il été conçu et géré de manière à donner des résultats utiles?»
      
      
                  62.
               
               
                  se félicite du rapport de la Cour des comptes et de son évaluation sérieuse de la conception et de la gestion du programme de mobilité Leonardo da Vinci;
               
            
                  63.
               
               
                  note avec satisfaction la conclusion globale de la Cour des comptes selon laquelle le programme de mobilité Leonardo da Vinci a été conçu et géré de manière à pouvoir donner des résultats utiles;
               
            
                  64.
               
               
                  tout en étant pleinement conscient de la complexité de la tâche consistant à établir des indicateurs appropriés pour les nombreux objectifs fixés pour le programme, et reconnaissant les progrès récemment accomplis en ce sens, se dit préoccupé par l’observation de la Cour des comptes concernant l’absence d’un système global de mesure de l’impact du programme et l’incapacité de la Commission d’évaluer, au bout de trois ans — soit environ la moitié de la durée de vie du programme —, les moyens mis en œuvre pour atteindre ses objectifs;
               
            
                  65.
               
               
                  invite la Commission à informer le Parlement de l’état d’avancement quant à la mise en place d’un nouvel outil de recherche de partenaires convivial et efficace, qui prendrait en considération les difficultés qu’éprouvent les demandeurs à trouver des partenaires d’accueil dans les autres pays;
               
            
                  66.
               
               
                  invite la Commission à garantir une évaluation correcte des demandes en étoffant le manuel d’évaluation à l’intention des évaluateurs et en intégrant des contrôles d’évaluation des demandes lors de ses visites de suivi de la qualité et de l’impact dans les pays participants, si l’analyse de la valeur ajoutée de ces contrôles s’avère positive;
               
            
                  67.
               
               
                  invite la Commission à mettre en place un système global de mesure de l’impact du programme et à améliorer le système de communication des résultats et des effets du programme, et plus particulièrement, à mettre au point, dans les plus brefs délais, le logiciel LLPLink devant permettre de communiquer les informations relatives à la mesure de l’impact, ainsi qu’à tenir le Parlement informé des progrès en la matière;
               
            
                  68.
               
               
                  invite la Commission à prendre en considération les déficiences affectant les contrôles relevées par la Cour des comptes dans son rapport spécial;
               
            
         Partie VII:   Rapport spécial no 5/2010 de la Cour des comptes intitulé «Mise en œuvre de l’approche Leader pour le développement rural»
      
      
                  69.
               
               
                  observe que, comme le souligne la Cour des comptes, des améliorations considérables peuvent être réalisées dans plusieurs régions, afin de garantir la valeur ajoutée essentielle à l’approche Leader; juge particulièrement regrettable le fait que, dix ans après le dernier audit de la Cour des comptes relatif à Leader, les mêmes insuffisances persistent;
               
            
                  70.
               
               
                  appuie les recommandations 3, 4, 5 et 6 de la Cour des comptes;
               
            
                  71.
               
               
                  souscrit à la première recommandation selon laquelle aucun financement ne devrait être accordé pour des projets achevés, mais est d’avis que le financement par Leader de projets en cours ne devrait pas s’en trouver entravé; salue, par conséquent, l’intention de la Commission de présenter des propositions qui permettront le développement de projets lorsqu’une nouvelle demande de subvention aura été introduite pour les phases ultérieures;
               
            
                  72.
               
               
                  relève que, selon la deuxième recommandation, les membres des groupes d’action locale (GAL) «devraient être exclus des discussions, évaluations ou décisions» lorsqu’ils ont «un intérêt personnel, politique, professionnel ou commercial dans une proposition de projet»; souligne en outre que le règlement financier interdit les actions susceptibles de déboucher sur un conflit d’intérêts; invite la Commission et les États membres à veiller à ce que le règlement financier soit pleinement respecté par les membres des comités d’évaluation des projets ou de décision des GAL; admet qu’une déclaration d’intérêts devrait systématiquement être rédigée et que les déclarations d’intérêts devraient être publiées au procès-verbal de la réunion;
               
            
                  73.
               
               
                  invite la Commission à veiller à ce que la notion d’«intérêt dans un projet» soit clairement définie; estime que des procès-verbaux détaillés devraient être rédigés à l’issue de toutes les réunions où des décisions sont prises, afin de dissiper tout soupçon quant à une sélection inéquitable des projets et de renforcer la transparence et la neutralité de la prise de décision;
               
            
                  74.
               
               
                  est d’avis qu’afin de garantir l’élément «valeur ajoutée» de Leader, la Commission devrait encourager les GAL à effectuer un travail de proximité afin de repérer les acteurs locaux capables d’élaborer des projets plus stratégiques dans les différentes régions, comme cela est le cas actuellement en Mecklembourg-Poméranie occidentale (Allemagne) et en Irlande;
               
            
                  75.
               
               
                  invite la Commission à introduire des mesures améliorant la transparence de l’ensemble des projets, en suivant l’exemple du Mecklembourg-Poméranie occidentale (Allemagne) et des Pays de la Loire (France) et estime qu’un système permettant aux GAL de publier les procès-verbaux des réunions de sélection des projets sur leur site web devrait être introduit;
               
            
         Partie VIII:   Rapport spécial no 6/2010 de la Cour des comptes intitulé «La réforme du marché du sucre a-t-elle atteint ses principaux objectifs?»
      
      
                  76.
               
               
                  constate que, de manière générale, la réforme 2006 du marché européen du sucre a été une réussite et a permis d’atteindre les objectifs liés à la hausse de la compétitivité et la réduction de l’écart entre le prix du marché intérieur européen et le prix du marché mondial;
               
            
                  77.
               
               
                  constate que la Cour des comptes émet certaines réserves quant à une évaluation de la compétitivité fondée uniquement sur les régions; souligne que la Commission n’a pas eu l’occasion d’examiner la compétitivité réelle des cultivateurs et des sucreries individuels; s’inquiète de ce que, si, par conséquent, la compétitivité d’une région est déterminée non pas en fonction de son potentiel réel, mais bien en fonction d’une distorsion du marché causée par des quotas relativement élevés dans certaines régions selon des critères politiques, la nouvelle situation, à la suite de la réforme, ne permettra pas de garantir un contexte idéal pour le potentiel de compétitivité réel de ces régions;
               
            
                  78.
               
               
                  convient avec la Cour des comptes que des données sur la productivité et l’efficacité des producteurs de sucre peuvent se révéler très utiles pour évaluer la mise en œuvre de la réforme; demande ainsi à la Commission pourquoi elle n’exige pas de telles statistiques comme prérequis à toute demande d’aide financière;
               
            
                  79.
               
               
                  interroge la Commission sur la raison pour laquelle les gros producteurs de sucre qui ont abandonné leurs quotas en échange d’une compensation octroyée par le fonds de restructuration — incitation financière à quitter le secteur — n’ont pas dû fournir la moindre information quant à la manière dont ils ont utilisé ces fonds; rappelle, en outre, qu’il importe de rassembler et de traiter ces informations, pour promouvoir, à l’avenir, une organisation plus efficace et plus dynamique de la politique agricole commune;
               
            
                  80.
               
               
                  rappelle que les sucreries occupent une place de choix dans la politique agricole et que leur présence au niveau local constitue un préalable pour la production de betteraves, ce bien que les raffineurs de sucre de canne traditionnels ne soient pas concernés, le sucre de canne étant produit à l’extérieur de l’Union; demande dès lors à la Commission dans quel intérêt public elle a octroyé une aide transitoire à l’industrie du sucre de canne;
               
            
                  81.
               
               
                  souligne, en ce qui concerne le quota additionnel d’isoglucose, que la production industrielle ne dépend pas de la disponibilité locale de maïs et autres matières premières et que, comme l’indique la Commission, le prix du maïs et d’autres matières premières utilisées pour transformer l’isoglucose reste inchangé; constate dès lors que la demande d’isoglucose et la manière de le consommer sont fondamentalement différentes de la consommation de sucre; convient, par conséquent, avec la Cour des comptes que «la logique consistant à intégrer ces quotas additionnels gratuitement dans les réductions de quota postérieures est loin d’être claire» (8) et demande à la Commission dans quel intérêt public des franchises ont été octroyées aux producteurs d’isoglucose;
               
            
                  82.
               
               
                  invite la Commission à examiner si les fonds octroyés pour le plan de restructuration ont été utilisés pour délocaliser certaines usines de production européennes dans les pays tiers qui ont bénéficié d’un traitement de faveur de la part de l’Union, puisque financer la productivité en dehors de l’Union ne rentrait pas dans les objectifs de la réforme du sucre;
               
            
                  83.
               
               
                  attire l’attention de la Commission sur le fait que les bénéfices dus à l’augmentation de la concentration industrielle dans ce secteur ne vont pas, ou très peu, de pair avec des réductions de prix pour les consommateurs; se demande, dès lors, si la Commission a pris la moindre mesure ou initiative dans le courant ou contexte de la réforme du secteur du sucre afin de s’assurer que les réductions du prix du sucre en vrac seront répercutées auprès du consommateur final;
               
            
                  84.
               
               
                  constate que, selon le rapport spécial de la Cour des comptes, il existe «d’amples variations, allant d’un excédent net de 390 EUR par tonne libérée par rapport aux coûts de fermeture nets à un déficit net de 226 EUR la tonne» (9) et se demande si la réforme aurait pu être conçue de manière à réduire au minimum ces variations;
               
            
                  85.
               
               
                  convient avec la Cour des comptes «qu’il n’existe pas de données complètes concernant l’impact des abandons de quotas sur les économies locales, le nombre d’emplois perdus ou le reclassement du personnel précédemment employé dans les sucreries ayant été démantelées» (10), et estime que ces données sont hautement nécessaires pour dresser un tableau général de la réforme dans les régions concernées; constate dès lors que, lorsque des fonds européens sont octroyés à un bénéficiaire, on peut espérer en retour, eu égard au droit à l’information des contribuables européens, un flux d’informations transparentes quant à la manière dont ces fonds ont été utilisés, ce qui ne heurte en aucun cas les compétences des États membres;
               
            
                  86.
               
               
                  convient avec la Cour des comptes que les États membres qui décident d’accorder une aide à la diversification devraient élaborer des programmes nationaux de restructuration détaillant les mesures de diversification à prendre dans les régions concernées et informer la Commission au sujet de ces programmes; invite, par conséquent, la Commission à fournir des indications sur l’impact de l’aide à la diversification sur les régions concernées;
               
            
                  87.
               
               
                  convient avec la Cour des comptes que la Commission doit proposer des mesures «pour remédier à la rigidité et aux contraintes inhérentes au système actuel des quotas qui portent préjudice à la compétitivité des cultivateurs et des producteurs» (11);
               
            
                  88.
               
               
                  en ce qui concerne l’observation de la Cour des comptes selon laquelle la dépendance de l’Union à l’égard des importations augmente, ne peut émettre aucun jugement sur la réponse de la Commission qui indique, de manière générale, que «le niveau d’autoapprovisionnement dans le cadre des quotas maintenus après la réforme (environ 85 %) peut être considéré comme satisfaisant» (12), compte tenu de l’ouverture du marché européen aux pays tiers; constate que le débat sur la sécurité d’approvisionnement n’est pas suffisamment documenté ni étayé et que le Parlement n’a pas eu accès aux études sur le niveau optimal de sucre disponible ou sur les scénarios envisageables illustrant les conséquences d’une pénurie ainsi que les réactions possibles (et les coûts y afférents) en cas de perturbation grave sur le marché mondial du sucre;
               
            
         Partie IX:   Rapport spécial no 8/2010 de la Cour des comptes intitulé «Amélioration de la performance des transports sur les axes ferroviaires transeuropéens: les investissements de l’Union européenne en matière d’infrastructures ferroviaires ont-ils été efficaces?»
      
      
                  89.
               
               
                  se félicite de la publication du rapport constructif et bien préparé de la Cour des comptes et de l’analyse en profondeur faite par celle-ci;
               
            
                  90.
               
               
                  estime que des améliorations de la définition des projets prioritaires pourraient renforcer davantage la coordination et la concentration des ressources financières de l’Union; demande à la Commission de définir les projets prioritaires en fonction des besoins tangibles en termes de lignes ferroviaires existantes et prévisibles;
               
            
                  91.
               
               
                  demande à la Commission d’adopter les mesures qui s’imposent pour adapter les infrastructures ferroviaires afin de desservir toutes les lignes transeuropéennes, tout en créant les liaisons manquantes aux postes transfrontaliers, en éliminant les goulets d’étranglement sur les axes importants et en remplaçant ou en modernisant les vieilles infrastructures ferroviaires;
               
            
                  92.
               
               
                  se félicite des efforts consentis par la Commission en vue de réaliser, au niveau européen, des progrès sur le plan de la législation adoptée; estime que la Commission doit davantage renforcer la coopération avec les États membres pour que les mesures législatives concernant la sécurité ferroviaire et les droits des passagers, l’ouverture des marchés et l’interopérabilité au niveau de l’Union soient transposées avec succès dans les législations nationales;
               
            
                  93.
               
               
                  se félicite des efforts consentis par la Commission en continuant à investir des moyens significatifs pour contribuer à améliorer la préparation des projets;
               
            
                  94.
               
               
                  prie instamment la Commission de consulter les experts externes en matière d’infrastructures ferroviaires afin de mieux évaluer les aspects techniques des projets proposés avant leur approbation au titre du Fonds de cohésion;
               
            
                  95.
               
               
                  insiste sur la nécessité d’encourager une meilleure préparation des projets afin de diminuer le risque de dépassements des coûts des futurs projets découlant de facteurs difficiles à prévoir, tels que des conditions géographiques difficiles et imprévisibles, ainsi que des exigences en matière de protection de l’environnement;
               
            
                  96.
               
               
                  souligne qu’il peut parfois s’écouler un certain temps avant que les infrastructures soient prêtes à être utilisées; demande à la Commission de coopérer plus étroitement avec les États membres afin d’apporter les améliorations nécessaires en termes de planification future;
               
            
                  97.
               
               
                  se félicite de la performance efficace, sur les lignes à grande vitesse destinées au transport de passagers, qui est jugée conforme aux attentes;
               
            
                  98.
               
               
                  constate que la Cour des comptes a relevé plusieurs complications, notamment des différences en termes d’écartement des voies, d’énergie de traction, de systèmes de régulation de la circulation des trains (signalisation), de longueur des trains et de règles opérationnelles; demande à la Commission de fournir une meilleure assistance aux États membres dans leurs efforts visant à réduire de telles contraintes et à favoriser les améliorations en matière de développement des réseaux transeuropéens de transport; souligne que l’Union doit jouer un rôle important lorsqu’il s’agit de promouvoir l’interopérabilité des réseaux nationaux ainsi qu’un soutien financier efficace;
               
            
                  99.
               
               
                  souligne que la nomination de coordinateurs européens a considérablement amélioré la mise en œuvre des projets RTE-T en concentrant les investissements et en facilitant le développement des projets prioritaires; demande à la Commission de maintenir le rôle tenu actuellement par les coordinateurs et d’évaluer la possibilité d’en nommer de nouveaux pour les parties des projets prioritaires qui rencontrent le plus de difficultés;
               
            
                  100.
               
               
                  estime que les responsabilités de l’Agence exécutive du réseau transeuropéen de transport doivent être étendues en ce qui concerne l’augmentation du contrôle effectif et la procédure d’évaluation relative au cofinancement des projets prioritaires;
               
            
                  101.
               
               
                  constate que la concentration du cofinancement RTE-T aux postes transfrontaliers s’est améliorée depuis 2006, mais qu’il y a lieu de poursuivre le travail, notamment pour éliminer les goulets d’étranglement et compléter les liaisons manquantes;
               
            
                  102.
               
               
                  souligne que l’ensemble des questions et problèmes en suspens doivent être évalués en préparant la révision des orientations du RTE-T;
               
            
                  103.
               
               
                  demande à la commission de réexaminer la politique du RTE-T afin de faire face aux futurs défis liés aux objectifs du changement climatique, à la poursuite de la croissance économique et au renforcement de la cohésion sociale et économique;
               
            
         Partie X:   Rapport spécial no 9/2010 de la Cour des comptes intitulé «Les dépenses de l’Union européenne relevant d’actions structurelles concernant l’approvisionnement en eau destinée à la consommation domestique sont-elles utilisées de façon optimale?»
      
      
                  104.
               
               
                  souligne que l’eau, et en particulier l’eau potable, représente une ressource naturelle stratégique qui, comme toutes les ressources naturelles, subit une pression croissante au XXIe siècle due à une croissance continue de la demande; fait remarquer qu’il incombe dès lors au Parlement d’accorder une attention particulière à la protection, et à l’utilisation prudente et rationnelle de l’eau, afin d’assurer la bonne qualité de l’eau ainsi qu’un approvisionnement suffisant en eau potable pour la population croissante et les générations futures;
               
            
                  105.
               
               
                  se félicite des recommandations constructives de la Cour des comptes et invite les États membres à accorder une plus grande attention à une gestion intégrée de l’eau qui serve à la fois les intérêts environnementaux et économiques, tout en préparant leurs programmes et projets de cofinancement avec l’Union, et à viser une optimisation de la valeur ajoutée de l’intervention de l’Union;
               
            
                  106.
               
               
                  souligne la nécessité d’un examen plus rigoureux des projets au stade de la demande afin d’éviter les problèmes; invite par conséquent la Commission à stimuler l’utilisation de guides et de listes de contrôle en proposant des critères plus clairs pour évaluer les demandes de subventions, afin d’améliorer l’efficacité et la cohérence des procédures et de leurs résultats, et d’assurer un bon suivi lorsque les informations ou actions requises font défaut;
               
            
                  107.
               
               
                  est choqué par la constatation de la Cour des comptes selon laquelle, bien que certains projets aient été finalisés plusieurs années avant que l’audit n’ait lieu, ces projets n’étaient pas en fonction en raison du manque d’infrastructure complémentaire; invite dès lors instamment les États membres à viser une meilleure planification des projets afin d’empêcher que des infrastructures onéreuses telles que celles qui existent dans le secteur de l’approvisionnement en eau ne puissent pas fonctionner en raison de connexions manquantes dans le réseau;
               
            
                  108.
               
               
                  invite également les États membres à garantir une meilleure planification en évaluant de manière complète les besoins existants et à s’assurer, autant que possible, que les investissements soient efficaces et économiques, en considérant le potentiel de récupération des coûts auprès des utilisateurs, mais également en veillant à améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau, afin de protéger les ressources en eau, et en réduisant les pertes;
               
            
                  109.
               
               
                  demande aux États membres de garantir une meilleure coordination et d’impliquer davantage les parties concernées dans la planification des projets afin d’éviter des situations telles que celles où des investissements visant à accroître la capacité d’un approvisionnement en eau sont effectués dans une municipalité sans tenir compte de la réduction de la consommation résultant d’autres investissements dans la même municipalité, ou lorsque des investissements sont effectués dans un système d’approvisionnement au niveau intercommunal sans que les municipalités se soient engagées à utiliser ce système;
               
            
         Partie XI:   Rapport spécial no 10/2010 de la Cour des comptes intitulé «Les mesures spécifiques en faveur de l’agriculture des régions ultrapériphériques et des îles mineures de la mer Égée»
      
      
                  110.
               
               
                  se félicite du rapport de la Cour des comptes et des réponses de la Commission;
               
            
                  111.
               
               
                  approuve la première recommandation de la Cour des comptes; en ce qui concerne l’article 12 du règlement du Conseil (CE) no 247/2006 du 30 janvier 2006 portant mesures spécifiques dans le domaine de l’agriculture en faveur des régions ultrapériphériques de l’Union (13), reconnaît que le principe de subsidiarité des États membres s’applique lors de l’élaboration des programmes, lesquels sont conformes aux conditions-cadres établies par la Commission; est conscient qu’il y a lieu, à l’intérieur du cadre prescrit, de trouver les mesures adéquates au niveau national; salue le rôle de la Commission dans les questions de conformité des programmes au droit de l’Union européenne ainsi que lors de la concertation avec les autorités nationales avant et pendant la programmation, avec notamment la transmission de lignes directrices aux États membres; souligne, en particulier, combien il importe de développer la coopération entre la Commission et les États membres pour l’amélioration des indicateurs de contrôle et de l’utilisation des ressources;
               
            
                  112.
               
               
                  approuve la deuxième recommandation de la Cour des comptes; approuve la modification de l’article concerné du règlement du Conseil (CE) no 247/2006, ainsi que le propose la Commission, pour faciliter le processus de révision annuelle des États membres;
               
            
                  113.
               
               
                  approuve la troisième recommandation de la Cour des comptes; reconnaît le principe de subsidiarité des États membres lors de la définition des mesures; estime qu’une plus forte implication des participants aux programmes ainsi qu’une analyse économique plus précise dans les États membres concernés peut mener à une amélioration des mesures; estime que, lors de la définition de mesures au niveau national, il y a lieu de tenir compte d’objectifs durables, pour éviter de se concentrer sur des mesures superficielles; voit dans certaines régions la nécessité d’aides forfaitaires ainsi que d’aides uniquement axées sur la production, mais demande l’élaboration d’approches durables en vue de garantir la viabilité future de l’activité agricole dans les régions concernées;
               
            
                  114.
               
               
                  approuve la quatrième recommandation de la Cour des comptes; demande, en outre, aux États membres d’œuvrer à des conditions-cadres pour des indicateurs de contrôle communs; est conscient des différentes spécificités des programmes individuels, lesquelles compliquent l’élaboration d’indicateurs de contrôle valables dans l’ensemble de l’Union; estime cependant que des indicateurs de contrôle communs sont indispensables pour un aménagement durable de l’agriculture et du milieu rural; se félicite des consultations menées par la Commission avec les États membres afin de définir des indicateurs de contrôle communs devant s’appliquer pour les programmes à partir de 2011; voit dans ces consultations l’amorce de la mise en place d’un modèle qu’il serait possible, à l’avenir, d’étendre à d’autres secteurs bénéficiant de financements de l’Union européenne;
               
            
                  115.
               
               
                  approuve la cinquième recommandation de la Cour des comptes; approuve la proposition de la Cour des comptes de réduire l’intervalle d’évaluation des programmes, qui est de cinq ans; prend acte des réponses de la Commission à la proposition de la Cour des comptes; propose, à l’instar de la Cour des comptes, de ramener l’intervalle d’évaluation de cinq ans à une année, sans préjudice des rapports de mise en œuvre annuels des États membres à la Commission; demande en outre la mise en place d’un système d’information de gestion qui surveille les données recueillies par les États membres sur la base d’indicateurs de contrôle représentatifs et permette une utilisation plus efficace et durable des ressources financières;
               
            
                  116.
               
               
                  invite la Commission à mieux organiser la coopération avec les États membres; relève que la Commission ne peut obliger un État membre à mettre en œuvre des modifications proposées pour accroître la durabilité des programmes; estime qu’une implication plus forte de la Commission dans le secteur du contrôle permettrait d’accroître l’efficacité des programmes;
               
            
                  117.
               
               
                  charge son président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la Cour de justice de l’Union européenne et à la Cour des comptes, et d’en assurer la publication au Journal officiel de l’Union européenne (série L).
               
            
         (1)  JO L 69 du 13.3.2009.
      
         (2)  JO C 308 du 12.11.2010, p. 1.
      
         (3)  JO C 303 du 9.11.2010, p. 1.
      
         (4)  JO C 308 du 12.11.2010, p. 129.
      
         (5)  Textes adoptés de cette date, P7_TA(2011)0194 (voir page 31 du présent Journal officiel).
      
         (6)  JO L 248 du 16.9.2002, p. 1.
      
         (7)  Rapport spécial no 2/2010, réponse de la Commission concernant les points 25 et 26: «L’action CNI avait pour objectif d’optimiser les infrastructures européennes grâce à un soutien limité à la réalisation d’un nombre restreint de projets relatifs à de nouvelles infrastructures, dans les cas dûment justifiés où ce soutien pourrait avoir un effet catalyseur essentiel en termes de valeur ajoutée européenne.»
      
         (8)  Rapport spécial no 6/2010, point 43.
      
         (9)  Rapport spécial no 6/2010, point 72.
      
         (10)  Rapport spécial no 6/2010, point 73.
      
         (11)  Rapport spécial no 6/2010, deuxième recommandation.
      
         (12)  Rapport spécial no 6/2010, réponse de la Commission, point 58.
      
         (13)  JO L 42 du 14.2.2006, p. 1.