CELEX: C1998/397/18
Language: fr
Date: 1998-12-19 00:00:00
Title: ARRÊT DE LA COUR (cinquième chambre) du 29 octobre 1998 dans les affaires jointes C-193/97 et C-194/97 (demandes de décision préjudicielle du tribunal administratif de Luxembourg): Manuel de Castro Freitas et Raymond Escallier contre ministre des classes moyennes et du tourisme (Liberté d'établissement - Directive 64/427/CEE - Activités non salariées de transformation - Conditions d'accès à la profession)

C 397/12               FR                    Journal officiel des CommunauteÂs europeÂennes                                   19.12.98
                     ARREÃT DE LA COUR                                dont le champ d'activiteÂ est deÂfini par la leÂgislation de
                                                                      l'EÂtat membre d'accueil.
                      (cinquieÁme chambre)
                                                                      (1) JO C 212 du 12.7.1997.
                       du 29 octobre 1998
dans les affaires jointes C-193/97 et C-194/97 (demandes
de deÂcision preÂjudicielle du tribunal administratif de
Luxembourg): Manuel de Castro Freitas et Raymond
Escallier contre ministre des classes moyennes et du
                            tourisme (1)                                                   ARREÃT DE LA COUR
(LiberteÂ d'eÂtablissement Ð Directive 64/427/CEE Ð Acti-                                   (deuxieÁme chambre)
viteÂs non salarieÂes de transformation Ð Conditions                                        du 29 octobre 1998
                     d'acceÁs aÁ la profession)
                                                                      dans l'affaire C-230/97 (demande de deÂcision preÂjudicielle
                          (98/C 397/18)                               du Hof van Cassatie): ProceÂdure peÂnale contre Ibiyinka
                                                                                                 Awoyemi (1)
                                                                      (Permis de conduire Ð InterpreÂtation de la directive 80/
                                                                      1263/CEE Ð Inobservation de l'obligation d'eÂchange du
                                                                      permis deÂlivreÂ par un EÂtat membre aÁ un ressortissant d'un
               (Langue de proceÂdure: le francËais)                   pays tiers contre un permis de l'EÂtat membre de sa nou-
                                                                      velle reÂsidence Ð Sanctions peÂnales Ð Incidence de la
                                                                                           directive 91/439/CEE)
                                                                                                (98/C 397/19)
Dans les affaires jointes C-193/97 et C-194/97, ayant pour
objet deux demandes adresseÂes aÁ la Cour, en application                          (Langue de proceÂdure: le neÂerlandais)
de l'article 177 du traiteÂ CE, par le tribunal administratif
(Luxembourg) et tendant aÁ obtenir, dans les litiges pen-
dants devant cette juridiction entre Manuel de Castro Frei-
tas (C-193/97), Raymond Escallier (C-194/97), et ministre             (Traduction provisoire; la traduction deÂfinitive sera publieÂe
des classes moyennes et du tourisme, une deÂcision aÁ titre                    au «Recueil de la jurisprudence de la Cour»)
preÂjudiciel sur l'interpreÂtation de l'article 52 du traiteÂ CE
et de l'article 3 de la directive 64/427/CEE du Conseil du            Dans l'affaire C-230/97, ayant pour objet une demande
7 juillet 1964 relative aux modaliteÂs des mesures transitoi-         adresseÂe aÁ la Cour, en application de l'article 177 du traiteÂ
res dans le domaine des activiteÂs non salarieÂes de transfor-        CE, par le Hof van Cassatie (Belgique) et tendant aÁ obte-
mation relevant des classes 23-40 CITI (Industrie et artisa-          nir, dans la proceÂdure peÂnale poursuivie contre Ibiyinka
nat) (JO 117 du 23.7.1964, p. 1863), la Cour (cinquieÁme              Awoyemi, une deÂcision aÁ titre preÂjudiciel sur l'interpreÂta-
chambre), composeÂe de MM. P. Jann, preÂsident de la pre-             tion de l'article 8, paragraphe 1, de la premieÁre directive
mieÁre chambre, faisant fonction de preÂsident de la cin-             80/1263/CEE du Conseil du 4 deÂcembre 1980 relative aÁ
quieÁme chambre, C. Gulmann, D. A. O. Edward (rappor-                 l'instauration d'un permis de conduire communautaire (JO
teur), L. Sevón et M. Wathelet, juges, avocat geÂneÂral: M.           L 375 du 31.12.1980, p. 1), ainsi que des articles 1er,
D. Ruiz-Jarabo Colomer, greffier: Mme L. Hewlett, admi-               paragraphe 2, et 8, paragraphe 1, de la directive 91/439/
nistrateur, a rendu le 29 octobre 1998 un arreÃt dont le dis-         CEE du Conseil, du 29 juillet 1991 relative au permis de
positif est le suivant:                                               conduire (JO L 237 du 24.8.1991, p. 1), la Cour (deu-
                                                                      xieÁme chambre), composeÂe de MM. G. Hirsch, preÂsident
                                                                      de chambre, G. F. Mancini et R. Schintgen (rapporteur),
                                                                      juges, avocat geÂneÂral: M. P. LeÂger, greffier: M. R. Grass, a
                                                                      rendu le 29 octobre 1998 un arreÃt dont le dispositif est le
L'article 3 de la directive 64/427/CEE du Conseil du 7 juil-          suivant:
let 1964 relative aux modaliteÂs des mesures transitoires
dans le domaine des activiteÂs non salarieÂes de transforma-
tion relevant des classes 23-40 CITI (Industrie et artisa-            1) Ni des dispositions de la premieÁre directive 80/1263/
nat), doit eÃtre interpreÂteÂ en ce sens que, lorsque, dans un             CEE du Conseil du 4 deÂcembre 1980 relative aÁ l'ins-
EÂtat membre, l'acceÁs aux activiteÂs non salarieÂes de trans-             tauration d'un permis de conduire communautaire, ni
formation relevant de l'industrie et de l'artisanat et leur                celles du traiteÂ CE ne font obstacle aÁ ce que la
exercice sont subordonneÂs aÁ la possession de connaissances               conduite d'un veÂhicule aÁ moteur par un ressortissant
et d'aptitudes deÂtermineÂes, cet EÂtat membre ne peut pas                 d'un pays tiers, qui est titulaire d'un permis de
exiger qu'un ressortissant communautaire qui demande                       conduire de modeÁle communautaire deÂlivreÂ par un
plusieurs autorisations aux fins d'exercer, sur son terri-                 EÂtat membre et qui, ayant transfeÂreÂ sa reÂsidence dans
toire, les activiteÂs professionnelles dont l'exercice est                 un autre EÂtat membre, aurait pu y obtenir en eÂchange
attesteÂ par les autoriteÂs compeÂtentes de l'EÂtat membre de              un permis deÂlivreÂ par l'EÂtat d'accueil, mais qui a omis
provenance ait accompli seÂpareÂment les peÂriodes d'exer-                 de proceÂder aÁ cette formaliteÂ dans le deÂlai imposeÂ d'un
cice effectif preÂvues aÁ cet article pour chacun des meÂtiers             an, soit assimileÂe dans ce dernier EÂtat aÁ la conduite