CELEX: 31985D0105
Language: fr
Date: 1984-12-19 00:00:00
Title: 85/105/CEE: Décision du Conseil du 19 décembre 1984 adoptant le rapport annuel sur la situation économique de la Communauté

Avis juridique important

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31985D0105

85/105/CEE: Décision du Conseil du 19 décembre 1984 adoptant le rapport annuel sur la situation économique de la Communauté  

Journal officiel n° L 045 du 14/02/1985 p. 0001 - 0052

+++++( 1 ) JO N} L 63 DU 5 . 3 . 1974 , P . 16 .  ( 2 ) JO N} L 330 DU 24 . 12 . 1975 , P . 52 .  ( 3 ) JO N} C 25 DU 28 . 1 . 1985 , P . 39 .  DECISION DU CONSEIL DU 19 DECEMBRE 1984 ADOPTANT LE RAPPORT ANNUEL SUR LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA COMMUNAUTE ( 85/105/CEE )  LE CONSEIL DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ,  VU LE TRAITE INSTITUANT LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE EUROPEENNE ,  VU LA DECISION 74/120/CEE DU CONSEIL , DU 18 FEVRIER 1974 , RELATIVE A LA REALISATION D'UN DEGRE ELEVE DE CONVERGENCE DES POLITIQUES ECONOMIQUES DES ETATS MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE EUROPEENNE ( 1 ) , MODIFIEE PAR LA DECISION 75/787/CEE ( 2 ) , ET NOTAMMENT SON ARTICLE 4 ,  VU LA PROPOSITION DE LA COMMISSION ,  VU QUE LA PROCEDURE DE CONSULTATION DE L'ASSEMBLEE A ETE ACHEVEE LE 10 DECEMBRE 1984 ,  VU L'AVIS DU COMITE ECONOMIQUE ET SOCIAL ( 3 ) ,  VU LES CONCLUSIONS DU CONSEIL EUROPEEN DE DUBLIN DES 3 ET 4 DECEMBRE 1984 ,  DECIDE :  ARTICLE PREMIER  LE CONSEIL ADOPTE LE RAPPORT ANNUEL SUR LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA COMMUNAUTE JOINT EN ANNEXE .  ARTICLE 2  LES ETATS MEMBRES SONT DESTINATAIRES DE LA PRESENTE DECISION .  FAIT A BRUXELLES , LE 19 DECEMBRE 1984 .  PAR LE CONSEIL  LE PRESIDENT  J . BRUTON  RAPPORT ECONOMIQUE ANNUEL 1984/1985  TABLE DES MATIERES  PARTIE I - L'ECONOMIE DE LA COMMUNAUTE  PAGE  1 . INTRODUCTION : LE PROBLEME CENTRAL DU CHOMAGE 3  2 . APPRECIATION DES TENDANCES CONJONCTURELLES ET STRUCTURELLES DE L'ECONOMIE COMMUNAUTAIRE 3  2.1 . EVOLUTION EN 1984 ET PERSPECTIVES POUR 1985 3  2.2 . UNE MEILLEURE CONVERGENCE DES PERFORMANCES ECONOMIQUES DANS LA COMMUNAUTE 8  2.3 . NOUVELLE MONTEE DU CHOMAGE EN EUROPE , STAGNATION DE L'EMPLOI 11  2.4 . UTILISATION DES CAPACITES , DOSAGE CAPITAL/TRAVAIL ET PRIX RELATIFS DES FACTEURS 14  3 . VERS PLUS DE CROISSANCE ET D'EMPLOI DANS L'ECONOMIE EUROPEENNE 17  3.1 . OBJECTIFS ET PRINCIPES D'UNE ACTION COLLECTIVE 17  3.1.1 . CROISSANCE ET INFLATION 17  3.1.2 . EMPLOI ET INVESTISSEMENT 20  3.2 . LE CADRE DE LA POLITIQUE FINANCIERE 21  3.2.1 . PAUSE DE LA PROGRESSION DES DEPENSES PUBLIQUES 21  3.2.2 . ALLEGEMENT DE LA FISCALITE POUR PROMOUVOIR L'ESPRIT D'ENTREPRISE ET L'EMPLOI 22  3.2.3 . SOLDE BUDGETAIRE ET DETTE PUBLIQUE 24  3.2.4 . OBJECTIFS MONETAIRES ET SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN 25  3.3 . CONDITIONS DE L'EXPANSION ET DE LA COMPETITIVITE DES ENTREPRISES 26  3.3.1 . MARCHE INTERIEUR DES BIENS , DES SERVICES ET DES CAPITAUX 26  3.3.2 . TECHNOLOGIE ET INNOVATION 27  3.3.3 . FAVORISER LE DYNAMISME DES ENTREPRISES 28  3.3.4 . INFRASTRUCTURE EUROPEENNE DES COMMUNICATIONS ET DES TRANSPORTS 28  3.4 . CONDITIONS DE L'EXPANSION DE L'EMPLOI 29  3.4.1 . COUTS SALARIAUX ET REMUNERATION DU TRAVAIL 29  3.4.2 . PROMOUVOIR LES CAPACITES D'ADAPTATION SUR LE MARCHE DU TRAVAIL 30  3.4.3 . REDUCTION ET REORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL 31  3.4.4 . MESURES DIRECTES POUR L'AMELIORATION DU MARCHE DE L'EMPLOI 32  4 . L'EUROPE DANS L'ECONOMIE MONDIALE 32  4.1 . REACTIONS EUROPEENNES AUX PERTURBATIONS DE L'ECONOMIE MONDIALE 32  4.2 . VERS LE RENFORCEMENT DU SYSTEME FINANCIER ET COMMERCIAL MONDIAL 33  5 . SYNTHESE ET CONCLUSIONS 34  PARTIE II - LES ECONOMIES DES ETATS MEMBRES  BELGIQUE 36  DANEMARK 37  ALLEMAGNE 39  GRECE 40  FRANCE 41  IRLANDE 43  ITALIE 45  LUXEMBOURG 47  PAYS-BAS 48  ROYAUME-UNI 50  ANNEXE  PARTIE I  L'ECONOMIE DE LA COMMUNAUTE  1 . INTRODUCTION : LE PROBLEME CENTRAL DU CHOMAGE  LE PRESENT RAPPORT ECONOMIQUE ANNUEL POUR 1984/1985 A POUR THEME PRINCIPAL LA NECESSITE DE REALISER DANS LA COMMUNAUTE UNE CROISSANCE DE L'EMPLOI FORTE ET DURABLE ET , DONC , COMPATIBLE AVEC LES OBJECTIFS DE STABILISATION .  LES POLITIQUES DE STABILISATION ET DE CONVERGENCE MONETAIRE ONT MARQUE DE GRANDS PROGRES QU'IL IMPORTE DE CONSOLIDER . DANS CERTAINS PAYS , TOUTEFOIS , CES PROGRES SONT ENCORE INSUFFISANTS . LE CYCLE CONJONCTUREL EST ENTRE DANS UNE PHASE ASCENDANTE . CEPENDANT , AUCUNE AMELIORATION N'A ENCORE ETE ENREGISTREE SUR LE FRONT DE L'ACCROISSEMENT DE L'EMPLOI OU DE LA RESORPTION DU CHOMAGE DANS LA COMMUNAUTE CONSIDEREE DANS SON ENSEMBLE .  LE CONSEIL ESTIME QUE LES CONDITIONS ACTUELLES SE PRETENT PARTICULIEREMENT A UNE INTENSIFICATION DE L'EFFORT COLLECTIF EN VUE D'IMPRIMER UNE ORIENTATION BEAUCOUP PLUS POSITIVE AUX TENDANCES DE L'EMPLOI .  TABLEAU 1  L'ECONOMIE DE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE , PRINCIPAUX AGREGATS 1961-1984 , TOTAL DE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE , 1961-1985  * PIB AUX PRIX COURANTS ( 1 ) * PIB REEL ( 4 ) * DEFLATEUR DU PIB ( 4 ) * DEFLATEUR DE LA CONSOMMATION PRIVEE ( 4 ) * REMUNERATION PAR PERSONNE EMPLOYEE ( 4 ) * BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE ( M2/3 ) ( 5 ) * TAUX DE CHOMAGE ( EN % DE LA POPULATION ACTIVE ) * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 9,1 * 4,7 * 4,3 * 3,8 * 8,9 * 0,4 * - 0,4 * 10,4 * 2,1 * 0,2  1971-1980 * 13,0 * 2,9 * 9,8 * 9,7 * 13,3 * - 0,1 * - 2,8 * 13,8 * 4,2 * 0,2  1981 * 8,7 * - 0,4 * 9,2 * 10,1 * 11,6 * - 0,6 * - 5,4 * 10,8 * 7,8 * - 1,6  1982 * 9,5 * 0,6 * 9,0 * 8,8 * 8,7 * - 0,5 * - 5,6 * 10,8 * 9,4 * - 1,3  1983 * 7,4 * 0,9 * 6,4 * 6,2 * 7,7 * 0,0 * - 5,4 * 10,0 * 10,6 * - 0,7  1984 ( RAPPORT PRECEDENT ) ( 1 ) * ( 6,6 ) * 1,5 * ( 4,9 ) * 5,6 * 6,0 * - 0,0 * - 4,7 * 7,8 * 10,9 * - 0,2  1984 ( PRESENT RAPPORT ) ( 2 ) * 6,9 * 2,2 * 4,7 * 5,1 * 6,0 * - 0,0 * - 5,3 * 8,0 * 11,0 * - 0,0  1985 ( 3 ) * 6,5 * 2,3 * 4,1 * 4,2 * 5,5 * 0,4 * - 4,8 * 7,2 * 11,5 * 0,0  ( 1 ) OCTOBRE 1983 . LES CHIFFRES ENTRE PARENTHESES EXTRAITS DU DERNIER RAPPORT ANNUEL ONT ETE REVISES POUR TENIR COMPTE DES NOUVELLES METHODES DE PONDERATION .  ( 2 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 3 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 4 ) MOYENNE COMMUNAUTAIRE PONDEREE PAR LES PRODUITS INTERIEURS BRUTS ( PIB ) COURANTS AUX PARITES DE POUVOIR D'ACHAT .  ( 5 ) FIN DE PERIODE ( TAUX DE CROISSANCE ANNUEL ) .  NOTE : LES TAUX DE VARIATION SONT DES TAUX ANNUELS .  2 . APPRECIATION DES TENDANCES CONJONCTURELLES ET STRUCTURELLES DE L'ECONOMIE COMMUNAUTAIRE  2.1 . EVOLUTION EN 1984 ET PERSPECTIVES POUR 1985  LE CONSEIL PREVOIT POUR 1984 UN TAUX DE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT DE L'ORDRE DE 2,2 % ET , POUR 1985 , DE L'ORDRE DE 2,3 % , ALORS QUE LA CROISSANCE N'A ETE QUE DE 0,6 % EN 1982 ET DE 0,9 % EN 1983 . APRES LES PERFORMANCES MEDIOCRES SUR LA PERIODE 1981-1983 , AU COURS DE LAQUELLE LE PRODUIT INTERIEUR BRUT DE LA COMMUNAUTE N'A PROGRESSE AU TOTAL QUE DE 1 % , IL SE CONFIRME AINSI QUE L'ECONOMIE COMMUNAUTAIRE EST ENGAGEE DANS LA VOIE DE LA REPRISE ; CELLE-CI EST TOUTEFOIS GRADUELLE , DEMEURE ENTACHEE D'INCERTITUDE ET SE REVELE NETTEMENT INSUFFISANTE POUR REDUIRE LE CHOMAGE DE FACON SIGNIFICATIVE .  EVOLUTION PREVISIBLE POUR 1984 . TANDIS QUE L'ECONOMIE DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE CONNAIT UNE CROISSANCE RAPIDE DEPUIS LE DEUXIEME TRIMESTRE DE 1983 , L'ECONOMIE DE LA COMMUNAUTE DANS SON ENSEMBLE N'A MANIFESTE LES PREMIERS SIGNES D'UNE CROISSANCE PLUS SOUTENUE QU'AU DERNIER TRIMESTRE DE 1983 . AU DEBUT DE 1984 , LA REPRISE EUROPEENNE SEMBLAIT DEVOIR SE RENFORCER LORSQU'EST INTERVENUE , AU DEUXIEME TRIMESTRE , LA GREVE DES METALLURGISTES ALLEMANDS , QUI S'EST SOLDEE PAR DE LOURDES PERTES DE PRODUCTION . AU ROYAUME-UNI , LA GREVE DES CHARBONNAGES N'A PAS ENTRAINE DIRECTEMENT DES PERTES DE PRODUCTION AUSSI MARQUEES , MAIS A CERTAINEMENT EMOUSSE L'OPTIMISME DES ENTREPRENEURS . LE RECUL SUBSTANTIEL DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE OBSERVE AU DEUXIEME TRIMESTRE DE 1984 ( - 5,7 % EN GLISSEMENT ANNUEL ) RESULTE DONC PRINCIPALEMENT DE L'EVOLUTION OBSERVEE EN REPUBLIQUE FEDERALE D'ALLEMAGNE , ENCORE QU'UN FLECHISSEMENT AIT EGALEMENT ETE ENREGISTRE AU ROYAUME-UNI ET EN FRANCE .  TABLEAU 2  ACTIVITE EN VOLUME : VARIATION EN POURCENTAGE ( TAUX ANNUELS CORRIGES DES VARIATIONS SAISONNIERES )  * 1983 * 1984  * ANNEE COMPLETE * QUATRIEME TRIMESTRE * PREMIER TRIMESTRE * DEUXIEME TRIMESTRE  PRODUIT INTERIEUR BRUT  - COMMUNAUTE EUROPEENNE * 0,9 * 4,1 * 3,8 * - 3,9  - ETATS-UNIS D'AMERIQUE * 3,3 * 5,9 * 10,1 * 7,1  - JAPON * 2,9 * 3,1 * 7,6 * 6,7  PRODUCTION INDUSTRIELLE  - COMMUNAUTE EUROPEENNE * 2,0 * 6,6 * 3,1 * - 5,7  - ETATS-UNIS D'AMERIQUE * 7,8 * 9,9 * 11,7 * 8,3  - JAPON * 3,7 * 10,0 * 13,4 * 11,7  EN RAISON DE CES CONFLITS SOCIAUX , LES ENQUETES DE CONJONCTURE FONT APPARAITRE UN AFFAIBLISSEMENT DES PREVISIONS DE PRODUCTION DES ENTREPRISES VERS LE MILIEU DE 1984 , LE NIVEAU DES CARNETS DE COMMANDE CONTINUANT TOUTEFOIS DE S'AMELIORER PROGRESSIVEMENT EN MOYENNE DANS LA COMMUNAUTE .  DES LE REGLEMENT DE LA GREVE DES METALLURGISTES , LA CONFIANCE DES MILIEUX D'AFFAIRES ALLEMANDS S'EST RAFFERMIE . EN JUILLET , LA PRODUCTION INDUSTRIELLE A PROGRESSE DE 14 POINTS POUR S'ETABLIR LEGEREMENT AU-DESSUS DE SON NIVEAU DU DEBUT DE L'ANNEE , ET LES ENTREPRISES SEMBLENT RECOURIR AUX HEURES SUPPLEMENTAIRES AFIN DE RATTRAPER LES PERTES DE PRODUCTION . AU ROYAUME-UNI , EN REVANCHE , LE FLECHISSEMENT DE LA CONFIANCE DES ENTREPRENEURS , LIE A LA GREVE DES MINEURS , NE S'EST PAS INVERSE .  POUR L'ENSEMBLE DE 1984 , LA DEMANDE INTERIEURE EN TERMES REELS DEVRAIT S'ACCROITRE MOINS VITE ( 2,0 % ) QUE LES EXPORTATIONS ( 6,4 % ) ET QUE LES IMPORTATIONS ( 5,9 % ) ET LE PRODUIT INTERIEUR BRUT DEVRAIT AUGMENTER D'ENVIRON 2,2 % . CETTE EVOLUTION RESULTERAIT EN PARTIE DU GONFLEMENT DES IMPORTATIONS DES ETATS-UNIS EN 1983 ET 1984 , DONT LA CONTRIBUTION A LA CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT COMMUNAUTAIRE PEUT ETRE ESTIMEE A ENVIRON 0,3 % POUR CHACUNE DE CES DEUX ANNEES .  DANS LA DEMANDE INTERIEURE , LA CONSOMMATION , TANT PRIVEE QUE PUBLIQUE , NE DEVRAIT MARQUER QU'UNE PROGRESSION MINIME EN 1984 ( 1,2 % ET 0,6 % RESPECTIVEMENT ) , ALORS QUE LA FORMATION DE CAPITAL MANIFESTERAIT PLUS DE VIGUEUR . LA CROISSANCE DE CETTE DERNIERE TIENT ESSENTIELLEMENT A L'INVESTISSEMENT INDUSTRIEL PRIVE ( QUI SERA ANALYSE PLUS LOIN ) , TANDIS QUE L'INVESTISSEMENT PUBLIC ET LA CONSTRUCTION RESIDENTIELLE SONT RESTES PLUTOT FAIBLES .  L'INFLATION A CONTINUE DE SE RALENTIR AU COURS DES TROIS PREMIERS TRIMESTRES DE 1984 ET , SUR L'ENSEMBLE DE L'ANNEE , LA HAUSSE DES PRIX ( DEFLATEUR DU PRODUIT INTERIEUR BRUT ) DEVRAIT SE SITUER A UN RYTHME ANNUEL MOYEN DE 4,7 % ENVIRON , CONTRE 6,4 EN 1983 . LE TAUX ETAIT DE 10 % EN MOYENNE SUR LA PERIODE 1972-1981 . LES PROGRES ACCOMPLIS PAR LA COMMUNAUTE EN MATIERE DE DESINFLATION FONT L'OBJET DE DEVELOPPEMENTS PLUS DETAILLES CI-APRES . PAR CONTRE , LE CHOMAGE A DE NOUVEAU AUGMENTE EN 1984 ET , EN TAUX MOYEN , IL SE SITUERA PROBABLEMENT A 11 % DE LA POPULATION ACTIVE SUR L'ENSEMBLE DE L'ANNEE , CONTRE 10,4 % EN 1983 ET 9,5 % EN 1982 ; EN 1981 , IL N'ATTEIGNAIT ENCORE QUE 6,1 % . LE PROBLEME DU CHOMAGE EST EGALEMENT ETUDIE DE MANIERE PLUS APPROFONDIE DANS LA SUITE DE CE RAPPORT .  GRAPHIQUES 1 A 4  EVOLUTION COMPAREE DES ECONOMIES DE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE , DES ETATS-UNIS ET DU JAPON , 1980-1984  GRAPHIQUES 5 A 8  EVOLUTION COMPAREE DES ECONOMIES DE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE , DES ETATS-UNIS ET DU JAPON , 1980-1984  TABLEAU 3  PREVISIONS D'AUGMENTATION DU PRODUIT INTERIEUR BRUT ( PIB ) EN 1984 ET 1985 , VARIATIONS EN POURCENTAGE  * 1984 * 1985  * PIB NOMINAL * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PIB NOMINAL * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB  BELGIQUE * 7,1 * 1,5 * 5,5 * 6,4 * 1,0 * 5,3  DANEMARK * 9,5 * 3,8 * 5,5 * 7,6 * 2,9 * 4,5  ALLEMAGNE * 4,4 * 2,4 * 1,9 * 4,7 * 2,5 * 2,1  GRECE * 20,9 * 2,2 * 18,3 * 20,0 * 2,0 * 17,7  FRANCE * 9,0 * 1,4 * 7,5 * 7,7 * 1,7 * 5,9  IRLANDE * 10,9 * 3,1 * 7,6 * 8,5 * 2,6 * 5,8  ITALIE * 13,3 * 2,9 * 10,2 * 10,0 * 2,3 * 7,5  LUXEMBOURG * 9,0 * 2,0 * 6,8 * 8,2 * 1,9 * 6,2  PAYS-BAS * 4,6 * 2,0 * 2,5 * 2,8 * 1,8 * 1,0  ROYAUME-UNI * 6,2 * 2,0 * 4,1 * 8,5 * 3,0 * 5,4  COMMUNAUTE EUROPEENNE * 6,9 * 2,2 * 4,7 * 6,5 * 2,3 * 4,1  SOURCE : SERVICES DE LA COMMISSION .  PERSPECTIVES POUR 1985 . LES DERNIERES PREVISIONS ETABLIES ( VOIR TABLEAU 3 ) INDIQUENT QUE , EN 1985 , LES CARACTERISTIQUES ET LE RYTHME DE LA CROISSANCE NE DEVRAIENT GUERE SE MODIFIER . ELLES PEUVENT SE RESUMER DE LA MANIERE SUIVANTE : LE PRODUIT INTERIEUR BRUT DE LA COMMUNAUTE S'ACCROITRAIT DE 2,3 % ENVIRON , TANDIS QUE DE NOUVEAUX PROGRES DANS LA LUTTE CONTRE L'INFLATION RAMENERAIENT CELLE-CI A 4,1 % . LE CHOMAGE AUGMENTERAIT ENCORE , AU NIVEAU DE L'ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTE , POUR ATTEINDRE 11,5 % DE LA POPULATION ACTIVE EN MOYENNE ANNUELLE .  CETTE EVOLUTION RESULTERAIT DES DEVELOPPEMENTS SUIVANTS :  - LA PROGRESSION DE LA DEMANDE INTERIEURE SE RENFORCERAIT TRES LEGEREMENT ( 1,8 % ) , SURTOUT SOUS L'INFLUENCE DE LA CONSOMMATION ET DE L'INVESTISSEMENT PRIVES , LA CROISSANCE DE LA CONSOMMATION PUBLIQUE SE LIMITANT A ENVIRON 0,4 % . DANS LA PLUPART DES PAYS , LES DEFICITS BUDGETAIRES PREVUS POUR 1985 DEVRAIENT ETRE EN BAISSE PAR RAPPORT A 1984 ET ATTEINDRE EN MOYENNE 4,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , CONTRE 5,3 % EN 1984 ,  - LA CROISSANCE DU COMMERCE MONDIAL POURRAIT ETRE DE 5,2 % EN 1985 , CE QUI CONSTITUERAIT UN RESULTAT FAVORABLE , BIEN QU'EN RETRAIT SUR LA PERFORMANCE REMARQUABLE DE 1984 , ACTUELLEMENT ESTIMEE A 9,4 % . LE COMMERCE EXTERIEUR DE LA COMMUNAUTE DEVRAIT EGALEMENT CONNAITRE UNE CROISSANCE LEGEREMENT MOINS MARQUEE EN 1985 ( EXPORTATIONS : + 5,5 % ; IMPORTATIONS : + 4,1 % ) . LA CONTRIBUTION DES ETATS-UNIS ET DU JAPON A LA CROISSANCE DES IMPORTATIONS MONDIALES SERAIT ENCORE LARGEMENT POSITIVE EN 1985 ( IMPORTATIONS EN PROGRESSION DE 8,3 % POUR LE PREMIER PAYS ET DE 6 % POUR LE SECOND ) MAIS NEANMOINS NETTEMENT INFERIEURE A CELLE DE 1984 ,  TABLEAU 4  IMPORTATIONS MONDIALES DE BIENS , TAUX DE VARIATION EN VOLUME  * 1981 * 1982 * 1983 * 1984 * 1985  COMMUNAUTE EUROPEENNE * - 2,9 * 2,4 * 2,3 * 6,5 * 4,4  ETATS-UNIS D'AMERIQUE * 2,5 * - 5,0 * 11,4 * 30,4 * 8,3  JAPON * - 2,2 * - 0,5 * 0,1 * 9,0 * 6,0  ORGANISATION DES PAYS EXPORTATEURS DE PETROLE * 27,4 * 5,5 * - 8,2 * - 3,0 * 2,5  AUTRES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT * 4,3 * - 6,1 * - 0,7 * 5,7 * 5,9  MONDE * 1,8 * - 1,0 * 1,9 * 9,3 * 5,2  SOURCE : SERVICES DE LA COMMISSION .  - BEAUCOUP D'INCERTITUDES ENTOURENT LE COMPORTEMENT DE L'ECONOMIE AMERICAINE EN 1985 , SURTOUT EN CE QUI CONCERNE L'EVOLUTION DU TAUX DE CHANGE ET DES TAUX D'INTERET . TOUTE PREVISION DE CES VARIABLES FINANCIERES SE REVELE ACTUELLEMENT PLUS PRECAIRE QUE DANS LE PASSE , CE QUI REND DIFFICILE L'APPRECIATION DU RYTHME ET DU PROFIL TEMPOREL DE LA CROISSANCE AMERICAINE AU COURS DE L'ANNEE PROCHAINE . COMPTE TENU DU NIVEAU ACTUEL ATTEINT PAR LE DOLLAR ET DE L'AMPLEUR DU DEFICIT DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS DES ETATS-UNIS , LA POSSIBILITE D'UN RETOURNEMENT RAPIDE DES TENDANCES OBSERVEES EN MATIERE DE TAUX DE CHANGE S'EST RENFORCEE ET , AVEC ELLE , L'INCERTITUDE QUANT AUX REACTIONS DES AUTORITES MONETAIRES AMERICAINES SI CE PHENOMENE SE PRODUISAIT . LE FAIT QUE LE COURS DE LA POLITIQUE BUDGETAIRE AMERICAINE EN 1985 DEPENDE A CE STADE D'UN FACTEUR POLITIQUE INCONNU AJOUTE A L'INCERTITUDE . LES PREVISIONS POUR 1985 REPOSENT DONC SUR DES HYPOTHESES QUI COMPORTENT NECESSAIREMENT UNE PART D'ARBITRAIRE PLUS IMPORTANTE QUE D'HABITUDE .  L'EVOLUTION PREVISIBLE DE L'ECONOMIE AMERICAINE FAIT APPARAITRE UNE CROISSANCE EN VOLUME POUR 1985 DE L'ORDRE DE 3,0 % EN MOYENNE ANNUELLE , CONTRE 7 % EN 1984 , CE QUI CORRESPOND A UN TAUX DE 2 % ENTRE LE QUATRIEME TRIMESTRE 1984 ET LE QUATRIEME TRIMESTRE 1985 ; CETTE PREVISION SE SITUE VERS LE BAS DE LA FOURCHETTE ASSEZ LARGE DES DIVERSES PREVISIONS OFFICIELLES . LES TAUX D'INTERET DEMEURERAIENT A UN NIVEAU MOYEN PROCHE DE CELUI DE 1984 EN RAISON SURTOUT DE LA PERSISTANCE D'UN DEFICIT BUDGETAIRE FEDERAL ELEVE ET D'UNE DEMANDE IMPORTANTE DE CREDIT DE LA PART DU SECTEUR PRIVE . CELA DEVRAIT CONDUIRE A UNE LEGERE AUGMENTATION EN COURS D'ANNEE DU DIFFERENTIEL DE TAUX D'INTERET ENTRE L'EUROPE ET LES ETATS-UNIS . EN CE QUI CONCERNE LE TAUX DE CHANGE , L'HYPOTHESE TECHNIQUE A ETE RETENUE D'UNE DEPRECIATION DU DOLLAR PAR RAPPORT A SON NIVEAU RECORD ATTEINT AU COURS DE L'AUTOMNE 1984 , LE NIVEAU MOYEN DE CETTE MONNAIE RESTANT TOUTEFOIS EN 1985 LEGEREMENT SUPERIEUR A CELUI DE 1984 .  PREMIERES INDICATIONS SUR LES EVOLUTIONS POSSIBLES EN 1986 . LES OBSERVATIONS QUI PRECEDENT MONTRENT A QUEL POINT IL EST DIFFICILE DE TRACER DES MAINTENANT UN PROFIL D'EVOLUTION ECONOMIQUE POUR 1986 . IL APPARAIT TOUTEFOIS D'ORES ET DEJA QUE CELLE-CI DEPENDRA DE MANIERE PARTICULIEREMENT CRITIQUE DE DEUX ELEMENTS :  - LE PREMIER CONCERNE L'APTITUDE DES ECONOMIES EUROPEENNES A SOUTENIR , A UN RYTHME SUFFISANT , LA REPRISE ECONOMIQUE ACTUELLE SANS METTRE EN PERIL LES POLITIQUES D'AJUSTEMENT ET DE STABILISATION DESORMAIS BIEN ENGAGEES ,  - LE DEUXIEME A TRAIT AU CONTEXTE INTERNATIONAL : DANS QUELLE MESURE LES CONSEQUENCES D'UN RALENTISSEMENT PROGRESSIF DE LA CROISSANCE DE L'ECONOMIE AMERICAINE POURRAIENT-ELLES ETRE COMPENSEES PAR DES EVOLUTIONS CORRECTEMENT AGENCEES DANS LE TEMPS DES ECONOMIES DES PAYS EUROPEENS , DU JAPON AINSI QUE DES PAYS EN DEVELOPPEMENT , DE SORTE QUE LE COMMERCE MONDIAL NE CONNAISSE PAS UN NOUVEAU RALENTISSEMENT ?  UNE SIMPLE ILLUSTRATION DONNE UNE IDEE DE L'IMPACT POTENTIEL DES CONSEQUENCES DES EVOLUTIONS POSSIBLES DE L'ECONOMIE AMERICAINE . PAR EXEMPLE , SELON UN CALCUL MECANIQUE , UNE REDUCTION DES IMPORTATIONS DES ETATS-UNIS A CONCURRENCE D'UN POINT DE PRODUIT INTERIEUR BRUT ( SOIT ENVIRON 35 MILLIARDS DE DOLLARS DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE ) POURRAIT ENTRAINER DIRECTEMENT UNE BAISSE DES EXPORTATIONS DE LA COMMUNAUTE DE L'ORDRE DE 12 MILLIARDS DE DOLLARS DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE . SI L'ON PREND EN COMPTE LES EFFETS DYNAMIQUES QUI SERAIENT INDUITS , LE RESULTAT GLOBAL POURRAIT ETRE UNE CONTRACTION DU PRODUIT INTERIEUR BRUT COMMUNAUTAIRE D'ENVIRON 0,3 % .  IL APPARAIT AINSI QUE LES PERSPECTIVES D'EVOLUTION POUR 1985 ET 1986 EXIGENT PLUS QUE JAMAIS QUE LES PROBLEMES DE COHERENCE ET DE COORDINATION DES POLITIQUES ECONOMIQUES AU PLAN INTERNATIONAL RECOIVENT UNE ATTENTION TOUTE PARTICULIERE . CELA EST VRAI EN PARTICULIER POUR LES INTERACTIONS ENTRE LES POLITIQUES ECONOMIQUES MENEES AUX ETATS-UNIS , EN EUROPE ET AU JAPON . CETTE EXIGENCE DOIT ETRE APPRECIEE A LA LUMIERE DU FAIT QUE , AU COURS DES DERNIERES ANNEES , ALORS QUE SE RENFORCAIT SENSIBLEMENT LA COORDINATION DES POLITIQUES MONETAIRES A L'INTERIEUR DE LA COMMUNAUTE , UN TEL EFFORT DE COORDINATION S'EST REVELE PARTICULIEREMENT DIFFICILE AU PLAN INTERNATIONAL , SAUF EN CE QUI CONCERNE LE PROBLEME DE L'ENDETTEMENT .  2.2 . UNE MEILLEURE CONVERGENCE DES PERFORMANCES ECONOMIQUES DANS LA COMMUNAUTE  LA COMMUNAUTE A ACCOMPLI DES PROGRES DANS LA LUTTE CONTRE L'INFLATION EN 1984 ET DE NOUVEAUX RESULTATS FAVORABLES DEVRAIENT ETRE ENREGISTRES EN 1985 . DEPUIS QUE LE TAUX D'INFLATION A ATTEINT UN SOMMET APRES LE DEUXIEME CHOC PETROLIER , LORSQUE LA HAUSSE DES PRIX A LA CONSOMMATION S'EST INSCRITE A 11 % EN 1980 , L'INFLATION S'EST RALENTIE EN MOYENNE DANS LA COMMUNAUTE DE PLUS DE MOITIE ET DEVRAIT SE SITUER , D'APRES LES DERNIERES ESTIMATIONS , A 5 % EN 1984 . CETTE PERFORMANCE DOIT ETRE APPRECIEE A LA LUMIERE DES MOUVEMENTS DU DOLLAR :  - DIRECTEMENT , LA SUREVALUATION DU DOLLAR SIGNIFIE QUE , EN REALITE , LE MOUVEMENT DE DESINFLATION A L'INTERIEUR DE LA COMMUNAUTE EST ENCORE PLUS ACCENTUE QU'IL N'Y PARAIT , PROBABLEMENT A CONCURRENCE DE DEUX POINTS ,  - CET EFFET DIRECT EST TOUTEFOIS MOINS MARQUE EN RAISON D'UN CERTAIN NOMBRE D'EVOLUTIONS EN PARTIE INDUITES PAR LES COURS ELEVES DU DOLLAR . AINSI , LES HAUSSES DES COURS DES MATIERES PREMIERES ONT ETE PLUS FAIBLES , EXPRIMEES EN DOLLARS , QU'ELLES NE L'AURAIENT ETE AUTREMENT ( VOIR TABLEAU 5 POUR LES COURS DES MATIERES PREMIERES EXPRIMES EN DOLLARS ET EN ECUS ) . LE PRIX DU PETROLE , EXPRIME EN DOLLARS , A REGULIEREMENT FLECHI EN 1982 , 1983 ET 1984 , ET LA PART DE L'ORGANISATION DES PAYS EXPORTATEURS DE PETROLE ( OPEP ) DANS L'OFFRE MONDIALE EST TOMBEE DE 65 % EN 1973 A 45 % EN 1984 . UNE PART CROISSANTE DE LA PRODUCTION PETROLIERE EST DONC COMMERCIALISEE DANS DES CONDITIONS CONCURRENTIELLES . LES PRIX EN DOLLARS DES MATIERES PREMIERES NON PETROLIERES ET DES PRODUITS DE BASE , EN REPLI EN 1981 ET 1982 , SE SONT STABILISES EN 1983 POUR AUGMENTER DE NOUVEAU EN 1984 . CEPENDANT , L'INTERACTION PRECISE ENTRE LES MOUVEMENTS DU TAUX DE CHANGE ET LES COURS DES MATIERES PREMIERES EST ENCORE SUJETTE A DE GRANDES INCERTITUDES .  GRAPHIQUE 9  PRIX DES MATIERES PREMIERES  TABLEAU 5  COURS MONDIAUX DES MATIERES PREMIERES EN DOLLARS DES ETATS-UNIS ( US DOLLARS ) ET EN ECUS  ( VARIATION EN % )  * 1980 * 1981 * 1982 * 1983 * 1984 * 1985  PRIX DU PETROLE :  EN US DOLLARS * 73,1 * 10,3 * - 4,3 * - 11,6 * - 4,7 * 0,0  EN ECUS * 71,1 * 37,7 * 8,8 * - 2,5 * 7,2 * 3,4  PRIX DES AUTRES PRODUITS DE BASE :  EN US DOLLARS * 12,5 * - 10,1 * - 10,7 * 0,5 * 0,9 * 2,0  EN ECUS * 10,8 * 12,2 * 1,6 * 10,9 * 13,2 * 5,5  SOURCE : SERVICES DE LA COMMISSION .  AU SEIN DE LA COMMUNAUTE , L'AMELIORATION GLOBALE ENCORE LIMITEE SUR LE FRONT DE L'INFLATION VA DE PAIR AVEC DES EVOLUTIONS NATIONALES PLUS CONVERGENTES , AINSI QUE L'INDIQUE LA COMPARAISON ( VOIR TABLEAU 6 ) DE L'EVOLUTION DU RALENTISSEMENT DES PRIX DE 1980 A 1984 , EVOLUTION QUI POURRAIT SE PROLONGER EN 1985 . AINSI , CINQ ETATS MEMBRES ( FRANCE , ROYAUME-UNI , IRLANDE , ITALIE ET GRECE ) ENREGISTRAIENT EN 1980 UN TAUX D'INFLATION LARGEMENT SUPERIEUR A 10 % , ET MEME A 15 % POUR QUATRE D'ENTRE EUX . EN 1984 , TROIS DE CES ETATS ( FRANCE , ROYAUME-UNI ET IRLANDE ) ONT RAMENE LEUR INFLATION AU-DESSOUS DE 10 % , LE ROYAUME-UNI PARVENANT MEME A ATTEINDRE ENVIRON 5 % , TANDIS QUE L'ITALIE A ENREGISTRE UN RYTHME D'INFLATION LEGEREMENT SUPERIEUR A 11 % . SIMULTANEMENT , L'INFLATION A EGALEMENT REGRESSE DANS LES AUTRES ETATS MEMBRES ; EN 1980 , ELLE ATTEIGNAIT ENTRE 5,4 % ET 9,8 % DANS UN GROUPE DE PAYS COMPOSE DE L'ALLEMAGNE , DES PAYS-BAS , DE LA BELGIQUE , DU LUXEMBOURG ET DU DANEMARK , ET S'EST SITUEE EN 1984 , POUR LES MEMES PAYS , DANS UNE FOURCHETTE DE 2,3 % A 6,7 % . EN D'AUTRES TERMES , ALORS QUE L'INFLATION MOYENNE DANS LA COMMUNAUTE ETAIT DE 11 % EN 1980 , AVEC UN ECART TYPE DE 5,9 , ELLE EST DESCENDUE EN 1984 A 5 % ENVIRON , AVEC UN ECART TYPE DE 4,3 . CE PHENOMENE DE CONVERGENCE ACCRUE EN MATIERE D'INFLATION TIENT EVIDEMMENT EN PARTIE AUX EFFETS DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN DANS LA MESURE OU , DANS PLUSIEURS PAYS ( FRANCE , ITALIE , DANEMARK ET BELGIQUE ) , LES STRATEGIES DE STABILISATION ONT ETE LIEES A LA RECHERCHE DE TAUX DE CHANGE STABLES . A L'INVERSE , DES POLITIQUES MOINS CONVERGENTES AVAIENT ETE SUIVIES AU LENDEMAIN DU PREMIER CHOC PETROLIER ET AVAIENT CONDUIT PLUSIEURS ETATS MEMBRES A QUITTER LE SERPENT MONETAIRE ALORS EN PLACE . IL EN ETAIT RESULTE UNE STABILISATION PLUS BREVE ET MOINS PROFONDE QUE CELLE QUI EST ENGAGEE A L'HEURE ACTUELLE .  TABLEAU 6  DECELERATION ET CONVERGENCE DES TAUX D'INFLATION ( DEFLATEUR DE LA CONSOMMATION PRIVEE )  * 1980 * ESTIMATION 1984 * DECELERATION 1980-1984 ( EN POINTS DE POURCENTAGE ) * PREVISION 1985 ( VARIATION EN % )  * ( VARIATION EN % )  ALLEMAGNE * 5,4 * 2,3 * - 3,1 * 2,2  PAYS-BAS * 6,7 * 3,2 * - 3,5 * 2,3  BELGIQUE * 7,0 * 6,4 * - 1,5 * 5,5  LUXEMBOURG * 7,7 * 6,7 * - 1,0 * 5,5  DANEMARK * 9,8 * 6,0 * - 3,8 * 4,3  FRANCE * 13,1 * 7,6 * - 5,5 * 5,7  ROYAUME-UNI * 16,8 * 5,1 * - 11,7 * 5,6  IRLANDE * 18,6 * 8,8 * - 9,6 * 7,0  ITALIE * 20,3 * 10,3 * - 9,6 * 7,1  GRECE * 22,1 * 18,5 * - 3,6 * 18,0  COMMUNAUTE EUROPEENNE * 11,1 * 5,1 * - 6,0 * 4,2  ( ECART TYPE ) * ( 5,9 ) * 4,3 * - * ( 4,2 )  ETATS-UNIS * 10,3 * 3,4 * - 6,9 * 3,6  L'ANNEE ECOULEE A ETE EGALEMENT MARQUEE PAR UNE MEILLEURE CONVERGENCE DES EVOLUTIONS DES SOLDES DES PAIEMENTS COURANTS DANS LA COMMUNAUTE . UNE TELLE AMELIORATION DE LA CONVERGENCE DANS LA COMMUNAUTE CONSTITUE UNE AUTRE CONSEQUENCE DES OPTIONS DE POLITIQUE ECONOMIQUE QUI ONT PERMIS DE RALENTIR L'INFLATION .  LA PHASE ACTUELLE D'AJUSTEMENT DES BALANCES DES PAIEMENTS A COMMENCE EN 1982 , AU MOMENT OU LE DEUXIEME CHOC PETROLIER ETAIT PRATIQUEMENT ABSORBE ET AVANT MEME QUE LE DEFICIT DES ETATS-UNIS NE COMMENCE A SE CREUSER MASSIVEMENT ( VOIR TABLEAU 7 ) . L'ITALIE , LA FRANCE , LA BELGIQUE , LA GRECE , LE DANEMARK ET L'IRLANDE ENREGISTRAIENT ALORS UN DEFICIT EXCESSIF DE LEUR BALANCE COURANTE . LA PLUPART DE CES PAYS ONT ADOPTE DES POLITIQUES D'AJUSTEMENT S'APPUYANT A LA FOIS SUR UNE MODERATION DES REVENUS ET DE LA DEMANDE INTERIEURE ET SUR DES MODIFICATIONS DES TAUX DE CHANGE A L'INTERIEUR DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN . DES LE DEBUT DE 1984 , CES PAYS , A L'EXCEPTION DE LA GRECE , AVAIENT REUSSI A REDUIRE FORTEMENT ET , QUELQUEFOIS , A RESORBER LEURS DEFICITS COURANTS . CETTE AMELIORATION DU SOLDE COURANT A EN MOYENNE REPRESENTE 2 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , L'IRLANDE OPERANT POUR SA PART UN AJUSTEMENT SE SITUANT A PLUS DU TRIPLE .  SIMULTANEMENT , L'EXCEDENT DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS DU ROYAUME-UNI S'EST REDUIT D'ENVIRON 2 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT . ENFIN , L'EXCEDENT COURANT ALLEMAND A CONTINUE DE S'ACCROITRE SUR LA MEME PERIODE ; ENTRE 1982 ET 1984 , SON AUGMENTATION PROVIENT LARGEMENT DE L'ACCUMULATION PROGRESSIVE D'UN EXCEDENT AVEC LES ETATS-UNIS ( S'ELEVANT A 0,65 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT ALLEMAND ) , LE COMMERCE EXTERIEUR DE L'ALLEMAGNE AVEC LE RESTE DE LA COMMUNAUTE REVELANT UNE EVOLUTION QUI PROFITE AUX AUTRES ETATS MEMBRES ( LE SOLDE COURANT ALLEMAND AVEC LE RESTE DE LA COMMUNAUTE SE DETERIORANT DE 0,36 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT ALLEMAND ) .  L'AMELIORATION DU SOLDE COURANT DE LA COMMUNAUTE , QUI S'EST ELEVEE A 13 MILLIARDS DE DOLLARS DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE DE 1982 A 1984 , EST A RAPPROCHER ( VOIR TABLEAU 7 ) D'UNE AMELIORATION DE 27 MILLIARDS DE DOLLARS DU SOLDE COURANT DU JAPON SUR LA MEME PERIODE , ET DE 30 MILLIARDS DE DOLLARS DU SOLDE COURANT DE L'ENSEMBLE DES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT NON PETROLIERS . EN CONTREPARTIE , LE SOLDE DE LA BALANCE DES PAIEMENTS DES ETATS-UNIS S'EST DETERIORE DE 83 MILLIARDS DE DOLLARS DE 1982 A 1984 ( 1 ) . SI LES PAYS DE LA COMMUNAUTE ONT BENEFICIE DE L'EVOLUTION DE L'ECONOMIE AMERICAINE PAR LA REPRISE DE LEURS EXPORTATIONS , LES EFFETS NEGATIFS DE LA REPRISE DE LEURS EXPORTATIONS , LES EFFETS NEGATIFS DE LA HAUSSE DES TAUX D'INTERET ET DES TAUX DE CHANGE AMERICAINS AMENENT A S'INTERROGER SUR LE CARACTERE SOUTENABLE DE LA REPARTITION ACTUELLE DES DESEQUILIBRES DE LA BALANCE COURANTE ENTRE LES ETATS-UNIS , LA COMMUNAUTE ET LE JAPON . LES EXPORTATIONS DE CAPITAUX VERS LES ETATS-UNIS SONT MOINS PREOCCUPANTES POUR LE JAPON , QUI DISPOSE D'UNE EPARGNE ABONDANTE , QUE POUR LA COMMUNAUTE . A L'OPPOSE , ELLES CONSTITUENT UN PROBLEME BIEN PLUS GRAVE POUR LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT ENDETTES . UNE EVOLUTION ECONOMIQUE TROP ASYMETRIQUE ENTRE LES PRINCIPAUX GROUPES DE PAYS INDUSTRIALISES PRESENTE DES RISQUES IMPORTANTS D'INSTABILITE .  ( 1 ) L'EVALUATION DES DESEQUILIBRES EST COMPLIQUEE PAR L'EXISTENCE D'UN DEFICIT MONDIAL RESIDUEL ET INEXPLIQUE DE L'ORDRE DE 100 MILLIARDS DE DOLLARS DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE .  TABLEAU 7  BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS , EN % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT  * 1982 * 1984 * VARIATION 1982-1984  PAYS-BAS * 2,8 * 3,8 * + 1,0 - 0,8 ( 1 )  ROYAUME-UNI * 2,8 * 0,2 * - 2,6 - 0,8 ( 1 )  ALLEMAGNE * 0,6 * 0,6 * + 0,0 - 0,8 ( 1 )  ITALIE * - 1,6 * - 0,4 * + 1,2 + 1,5 ( 1 )  FRANCE * - 3,0 * - 1,2 * + 1,8 + 1,5 ( 1 )  BELGIQUE * - 3,6 * - 0,4 * + 3,2 + 1,5 ( 1 )  GRECE * - 3,7 * - 4,7 * - 1,0 + 1,5 ( 1 )  DANEMARK * - 4,1 * - 2,8 * + 1,3 + 1,5 ( 1 )  IRLANDE * - 8,3 * - 4,4 * + 3,9 + 1,5 ( 1 )  COMMUNAUTE EUROPEENNE * - 0,5 * 0,0 * + 0,5  ETATS-UNIS * - 0,3 * - 2,5 * - 2,2  JAPON * 0,7 * 3,0 * + 2,3  EN US DOLLARS :  COMMUNAUTE EUROPEENNE * - 14 * - 1 * + 13  ETATS-UNIS * - 11 * - 94 * - 83  JAPON * 7 * 34 * + 27  ORGANISATION DES PAYS EXPORTATEURS DE PETROLE * - 15 * 7 * + 22  AUTRES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT * - 64 * - 34 * + 30  ( 1 ) VARIATION MOYENNE PONDEREE DU GROUPE DE PAYS .  2.3 . NOUVELLE MONTEE DU CHOMAGE EN EUROPE , STAGNATION DE L'EMPLOI  DANS L'ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTE , L'ACCROISSEMENT DU CHOMAGE S'EST RALENTI EN 1984 , MAIS IL N'EST PAS ENCORE A SON TERME . IL SEMBLE EN EFFET QUE , A COURT TERME , LE TAUX DE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT DOIVE PASSER D'UN PEU PLUS DE 2 % A 2,5 % POUR QUE LE CHOMAGE SE STABILISE . SUR L'ENSEMBLE DU DERNIER CYCLE CONJONCTUREL , DU SOMMET DE 1978 A AUJOURD'HUI , LE TAUX DE CHOMAGE DANS LA COMMUNAUTE A DOUBLE , PASSANT DE 5,4 % A 11,1 % . EN 1985 , SELON LES PREVISIONS DE LA COMMISSION , LE CHOMAGE POURRAIT AU MIEUX SE STABILISER , VOIRE REGRESSER LEGEREMENT DANS CERTAINS PAYS ( DANEMARK , ALLEMAGNE , ROYAUME-UNI ) , MAIS IL EST A CRAINDRE QU'IL NE PROGRESSE ENCORE DANS LES AUTRES PAYS .  TABLEAU 8  TAUX DE CHOMAGE , EN %  * BELGIQUE * DANEMARK * ALLEMAGNE * GRECE * FRANCE * IRLANDE * ITALIE * LUXEMBOURG * PAYS-BAS * ROYAUME-UNI * COMMUNAUTE EUROPEENNE ( 10 )  TOTAL , EN %  1978 * 8,1 * 7,1 * 3,8 * - * 5,2 * 8,4 * 7,1 * 0,7 * 5,4 * 5,3 * 5,5  1984 * 14,4 * 10,0 * 8,5 * 8,4 * 10,7 * 16,5 * 12,5 * 1,7 * 14,8 * 11,6 * 11,0  1985 * 14,8 * 9,9 * 8,5 * 8,8 * 12,6 * 16,5 * 12,9 * 1,8 * 14,8 * 11,7 * 11,5  JEUNES , EN %  1979 * 14,0 * 14,7 * 4,5 * - * 17,5 * 18,4 * 26,2 * 6,7 * 11,5 * 10,5 * 13,5  1983 * 30,0 * 27,9 * 13,3 * - * 21,7 * - * 35,7 * - * 31,0 * 25,9 * 24,5  CHOMAGE DE LONGUE DUREE ( PLUS D'UN AN ) , EN % DU CHOMAGE TOTAL  1979 * 38,1 * 6,8 ( 1 ) * 22,2 * - * 19,4 * 34,6 ( 1 ) * 35,0 * - * 28,9 * 30,4 * 28,4  1983 * 49,9 * 5,6 * 29,9 * - * 24,4 * 40,9 * 40,2 * - * 49,4 * 41,5 * 38,8  ( 1 ) 1980 .  LA MONTEE DU CHOMAGE DANS LA COMMUNAUTE A TOUCHE PLUS PARTICULIEREMENT CEUX QUI SONT A LA RECHERCHE DE LEUR PREMIER EMPLOI : LES JEUNES QUI VIENNENT DE TERMINER LEURS ETUDES ET LES FEMMES DESIREUSES DE TRAVAILLER OU DE RETRAVAILLER . LES TAUX DE CHOMAGE NATIONAUX DES JEUNES DE MOINS DE 25 ANS SE SITUENT DANS UNE FOURCHETTE ALLANT DE 13 % POUR L'ALLEMAGNE A 36 % POUR L'ITALIE .  EN OUTRE , LE CHOMAGE DE LONGUE DUREE ( PLUS D'UN AN ) A LARGEMENT GAGNE DU TERRAIN , AUSSI BIEN EN VALEUR ABSOLUE QU'EN PROPORTION DU CHOMAGE TOTAL ; EN 1983 , PLUS D'UN TIERS DES SANS-EMPLOI SE TROUVAIENT SANS TRAVAIL DEPUIS PLUS D'UN AN .  LA PERFORMANCE DE LA COMMUNAUTE CONTRASTE AVEC CELLE DES ETATS-UNIS , OU LE CHOMAGE EST REVENU DE 10 % A 7 % AU COURS DES DIX-HUIT MOIS PRECEDANT JUILLET 1984 ET POURRAIT AINSI S'ETABLIR EN 1985 A UN NIVEAU PROCHE DE CELUI DE 1978 . LE CONTRASTE EST GRAND AVEC LE PASSE . LE NIVEAU DU CHOMAGE DANS LA COMMUNAUTE A DEPASSE POUR LA PREMIERE FOIS EN 1981 CELUI DES ETATS-UNIS ET IL EST RESTE BIEN AU-DESSUS DE CE DERNIER PENDANT LES DEUX DERNIERES ANNEES . LES CHIFFRES CONCERNANT LE JAPON NE SONT PAS COMPARABLES , MAIS LE NIVEAU DU CHOMAGE A ETE MAINTENU A UN NIVEAU PEU ELEVE ( MOINS DE 3 % ) .  DEPUIS 1973 , LES RESULTATS EN MATIERE D'EMPLOI OBTENUS AUX ETATS-UNIS , AU JAPON ET DANS UN CERTAIN NOMBRE D'AUTRES PAYS DE L'ORGANISATION DE COOPERATION ET DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUES ONT ETE BIEN MEILLEURS QUE CEUX DE LA COMMUNAUTE , OU L'EMPLOI TOTAL EST RESTE PLUS OU MOINS STAGNANT PENDANT LES DEUX DERNIERES DECENNIES . LES ECARTS DE CROISSANCE NE PEUVENT EXPLIQUER DE MANIERE SATISFAISANTE CES TENDANCES DIVERGENTES EN MATIERE D'EMPLOI . LA COMMUNAUTE ET LES ETATS-UNIS ONT EU EN LONGUE PERIODE UN TAUX DE CROISSANCE SIMILAIRE , D'ENVIRON 3 % , PENDANT LES VINGT DERNIERES ANNEES , MAIS L'EVOLUTION DE L'EMPLOI Y A ETE TRES DIFFERENTE . LES ETATS-UNIS ET LE JAPON , EN REVANCHE , ONT CONNU UNE EVOLUTION A PEU PRES SIMILAIRE DE L'EMPLOI , MAIS LA CROISSANCE ECONOMIQUE A ETE PLUS DE DEUX FOIS PLUS FORTE AU JAPON PENDANT LES DEUX DERNIERES DECENNIES .  TABLEAU 9  TAUX DE CHOMAGE , EN %  * COMMUNAUTE EUROPEENNE * ETATS-UNIS  1978 * 5,5 * 6,0  1979 * 5,5 * 5,8  1980 * 6,1 * 7,1  1981 * 7,8 * 7,6  1982 * 9,4 * 9,7  1983 * 10,6 * 9,6  1984 * 11,0 * 7,5  1985 * 11,5 * 7,1  LES COMPARAISONS SUR LE NOMBRE TOTAL DE PERSONNES EMPLOYEES DOIVENT CEPENDANT ETRE RAPPROCHEES D'AUTRES COMPARAISONS QUI REFLETENT LES CHANGEMENTS DANS LA POPULATION EN AGE DE TRAVAILLER ET DANS LA PROPORTION DE LA POPULATION EN AGE DE TRAVAILLER QUI SOUHAITE TRAVAILLER . LE TABLEAU 10 MONTRE DANS QUELLE MESURE LA CROISSANCE DE LA POPULATION EN AGE DE TRAVAILLER A ETE PLUS ELEVEE AUX ETATS-UNIS ET AU JAPON QUE DANS LA COMMUNAUTE . IL MONTRE AUSSI QUE , DANS LE CAS DES ETATS-UNIS , ON OBSERVE UN ACCROISSEMENT RAPIDE DU TAUX DE PARTICIPATION .  TABLEAU 10  CROISSANCE DE L'EMPLOI ET DE LA POPULATION ACTIVE  * COMMUNAUTE EUROPEENNE * ETATS-UNIS * JAPON  * MILLIONS DE PERSONNES  CROISSANCE DE L'EMPLOI ( 1960-1982 ) * 3,4 * 33,7 * 12,0  CROISSANCE DE L'EMPLOI ( 1982-1984 ) * - 0,8 * 4,4 * 1,6 POPULATION EN AGE DE TRAVAILLER ( VARIATION 1960-1982 ) * 22,3 * 45,9 * 20,3  * POURCENTAGES  RAPPORT EMPLOI/POPULATION EN AGE DE TRAVAILLER 1960 * 65,8 * 60,9 * 74,5  RAPPORT EMPLOI/POPULATION EN AGE DE TRAVAILLER 1982 * 59,4 * 64,7 * 70,6  TAUX DE PARTICIPATION , EN % ( 1 ) 1960 * 67,3 * 66,8 * 75,8  TAUX DE PARTICIPATION , EN % ( 1 ) 1982 * 65,1 * 72,7 * 72,3  ( 1 ) RAPPORT DE LA POPULATION SUR LE MARCHE DU TRAVAIL A LA POPULATION EN AGE DE TRAVAILLER .  DANS LA PHASE ACTUELLE DE REPRISE CONJONCTURELLE , LA PLUPART DES PAYS DEVRAIENT , D'APRES LES ESTIMATIONS ET PREVISIONS DE LA COMMISSION POUR LES ANNEES 1983 A 1985 , SUBIR DE NOUVELLES PERTES D'EMPLOIS PENDANT CETTE PERIODE . UNE CROISSANCE POSITIVE DE L'EMPLOI N'EST ATTENDUE QU'EN ITALIE ( + 0,3 % PAR AN ) , AU ROYAUME-UNI ( + 0,6 % ) ET AU DANEMARK ( + 1,0 % ) .  TABLEAU 11  CROISSANCE DE L'EMPLOI A COURT TERME ET A LONG TERME , TAUX DE VARIATION ANNUELS  * BELGIQUE * DANEMARK * ALLEMAGNE * GRECE * FRANCE * IRLANDE * ITALIE * LUXEMBOURG * PAYS-BAS * ROYAUME-UNI * COMMUNAUTE EUROPEENNE ( 10 )  1960-1982 * 0,2 * 0,7 * - 0,1 * - 0,1 * 0,4 * 0,4 * 0,0 * 0,8 * 0,4 * - 0,1 * 0,1  1982-1985 * - 0,5 * 1,0 * - 0,7 * - 0,3 * - 1,2 * - 0,5 * 0,3 * - 0,5 * - 0,8 * 0,6 * - 0,3  L'EXPANSION DEMOGRAPHIQUE RAPIDE DE LA POPULATION EN AGE DE TRAVAILLER , QUI A CARACTERISE LE DEBUT DES ANNEES 1980 , COMMENCERA A SE RALENTIR DANS LE COURANT DE 1985 . LES CLASSES D'AGE DE 15 A 64 ANS ONT PROGRESSE AU TOTAL A UN TAUX ANNUEL MOYEN DE PRES DE 1 % DEPUIS 1980 , MAIS CE TAUX DEVIENDRA FAIBLE OU NUL EN 1986 . CEPENDANT , TOUT RELACHEMENT DE LA PRESSION S'EXERCANT SUR LE MARCHE DU TRAVAIL POURRA ETRE AU MOINS PARTIELLEMENT CONTREBALANCE PAR UN ACCROISSEMENT DU TAUX DE PARTICIPATION SUR LE MARCHE DU TRAVAIL , QUI A FLECHI CES DERNIERES ANNEES ; CETTE BAISSE S'EXPLIQUE BIEN ENTENDU EN PARTIE PAR LES MAUVAISES PERSPECTIVES D'ACCES AU MARCHE DE L'EMPLOI .  TABLEAU 12  CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE DE LA POPULATION EN AGE DE TRAVAILLER ( DE 15 A 64 ANS ) , COMMUNAUTE EUROPEENNE ( 10 ) , EN %  1980 * 1981 * 1982 * 1983 * 1984 * 1985 * 1986 * 1987 * 1988 * 1989 * 1990  0,8 * 1,1 * 0,8 * 0,9 * 0,9 * 0,5 * 0,2 * 0,2 * 0,2 * 0,1 * 0,0  SOURCE : COMMISSION ET SOURCES NATIONALES .  LES TENDANCES DE LA COMPOSITION SECTORIELLE DE L'EMPLOI PRESENTENT DES TRAJECTOIRES SIMILAIRES DANS LA PLUPART DES PAYS DE LA COMMUNAUTE . L'AGRICULTURE CONTINUE DE DEGAGER DE LA MAIN-D'OEUVRE , QUOIQU'A UN RYTHME PLUS LENT QUE PAR LE PASSE . L'INDUSTRIE DANS SON ENSEMBLE A SUBI 1,3 MILLION DE SUPPRESSIONS D'EMPLOIS AU COURS DES QUATRE DERNIERES ANNEES POUR LESQUELLES DES STATISTIQUES SONT DISPONIBLES . LE SECTEUR TERTIAIRE A CREE PENDANT LA MEME PERIODE 3,3 MILLIONS DE NOUVEAUX EMPLOIS . AU SEIN DU SECTEUR INDUSTRIEL , SEULES LES BRANCHES ENERGIE ET CONSTRUCTION SE SONT MAINTENUES A UN NIVEAU D'EMPLOI CONSTANT , TANDIS QUE L'INDUSTRIE MANUFACTURIERE SE CARACTERISAIT PAR UN RECUL . DANS LE SECTEUR TERTIAIRE , LES CREATIONS D'EMPLOIS ONT ETE NOTABLES DANS LE SECTEUR PUBLIC , TENDANCE QUI NE POURRA PAS SE MAINTENIR DANS LE CADRE DES CONTRAINTES BUDGETAIRES ACTUELLES .  TABLEAU 13  EMPLOI PAR ACTIVITE ECONOMIQUE DANS LA COMMUNAUTE EUROPEENNE ( 9 ) , EN MILLIONS DE PERSONNES  * 1977 * VARIATION ( 1 ) * 1981  AGRICULTURE , PECHE * 7,3 * - 0,9 * 6,4  INDUSTRIE * 40,2 * - 1,3 * 38,9  - ENERGIE , EAU * 2,0 * - * 2,0  - INDUSTRIES EXTRACTIVES , CHIMIQUES * 4,9 * - 0,3 * 4,6  - METALLURGIE , INGENIERIE * 12,4 * - 0,4 * 12,0  - AUTRES INDUSTRIES MANUFACTURIERES * 12,6 * - 0,8 * 11,8  - BATIMENT , GENIE CIVIL * 8,3 * + 0,1 * 8,4  SERVICES * 51,7 * + 3,3 * 55,0  - DISTRIBUTION * 17,1 * + 0,4 * 17,5  - TRANSPORTS , COMMUNICATIONS * 6,1 * - * 6,1  - CREDIT , ASSURANCES * 5,4 * + 0,8 * 6,2  - ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * 7,0 * + 1,2 * 8,2  - AUTRES SERVICES * 16,0 * + 0,9 * 16,9  EMPLOI TOTAL * 99,7 * + 1,3 * 101,0  ( 1 ) DE 1977 A 1981 .  SOURCE : EUROSTAT , ENQUETES PAR SONDAGE SUR LES FORCES DE TRAVAIL .  NOTE : L'EMPLOI TOTAL COMPORTE UNE PARTIE NON VENTILEE .  LES RELATIONS CONJONCTURELLES ET A LONG TERME ENTRE LA CROISSANCE ET L'EMPLOI VARIENT QUELQUE PEU ENTRE LES ECONOMIES DE LA COMMUNAUTE , DES ETATS-UNIS ET DU JAPON . LE JAPON PRESENTE LE TAUX DE CROISSANCE DE L'EMPLOI LE PLUS FAIBLE PAR UNITE DE CROISSANCE DE LA PRODUCTION ( C'EST-A-DIRE L'AMELIORATION LA PLUS RAPIDE POUR LA PRODUCTIVITE DU TRAVAIL ) , LES ETATS-UNIS A L'OPPOSE ENREGISTRENT LE TAUX DE CROISSANCE DE L'EMPLOI PAR UNITE DE CROISSANCE DE LA PRODUCTION LE PLUS ELEVE , ET LA COMMUNAUTE SE SITUE ENTRE CES DEUX PAYS . IL FAUT ETRE PRUDENT POUR LES COMPARAISONS DES PERFORMANCES EN TERMES D'EMPLOI , CAR IL FAUT PRENDRE EN COMPTE LE VOLUME DE L'EMPLOI ( NOMBRE DE POSTES DE TRAVAIL MULTIPLIE PAR LE NOMBRE MOYEN D'HEURES TRAVAILLEES ) ET LA QUALITE DE CET EMPLOI . A LONG TERME , LA TENDANCE EN MATIERE D'EMPLOI A L'INTERIEUR D'UNE ECONOMIE EST INFLUENCEE PAR LA CROISSANCE ECONOMIQUE ET , POUR UNE PART CONSIDERABLE , PAR LE CHOIX DE LA TECHNOLOGIE , LE DOSAGE CAPITAL/TRAVAIL ( ET , PAR CONSEQUENT , LES COUTS RELATIFS DU CAPITAL ET DU TRAVAIL ) ET LE VOLUME DES HEURES TRAVAILLEES . LA POLITIQUE ECONOMIQUE PEUT AUSSI AVOIR UNE INFLUENCE , COMME ON PEUT LE CONSTATER SI L'ON CONSIDERE L'EFFET DE LA FISCALITE ET DES SUBVENTIONS SUR LES COUTS DES FACTEURS .  A COURT TERME , LES EMPLOYEURS DANS LA COMMUNAUTE ONT TENDANCE A EMBAUCHER LENTEMENT POUR UNE DUREE INDETERMINEE QUAND LA DEMANDE S'ACCROIT , SPECIALEMENT EN PERIODE DE FAIBLE RENTABILITE . DE MEME , ILS HESITENT GENERALEMENT A SE DEFAIRE D'UNE PARTIE DE LEURS EFFECTIFS S'ILS PREVOIENT UNE REDUCTION SEULEMENT TEMPORAIRE DE LA DEMANDE . CETTE SITUATION CONTRASTE AVEC CELLE DES ETATS-UNIS , OU IL EXISTE UNE PROPENSION PLUS GRANDE A COURT TERME A EMBAUCHER ET A LICENCIER DU PERSONNEL , ET AVEC LE SYSTEME JAPONAIS , OU L'EMPLOI DANS DE NOMBREUSES ENTREPRISES IMPLIQUE UN ENGAGEMENT A LONG TERME , A LA FOIS DE LA PART DES EMPLOYEURS ET DES SALARIES , LES FLUCTUATIONS DE LA DEMANDE DE MAIN-D'OEUVRE ETANT ABSORBEES PAR LE MARCHE DU TRAVAIL SECONDAIRE NON REGLEMENTE . LA DERNIERE DECENNIE MONTRE QUE L'ECONOMIE AMERICAINE PRESENTE SUR COURTE PERIODE UNE ELASTICITE DE 0,75 % DE L'EMPLOI PAR RAPPORT A LA CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , CE CHIFFRE N'ETANT QUE DE 0,4 % POUR LA COMMUNAUTE .  2.4 . UTILISATION DES CAPACITES , DOSAGE CAPITAL/TRAVAIL ET PRIX RELATIFS DES FACTEURS  LES TENDANCES RECENTES DE L'INVESTISSEMENT DANS LA COMMUNAUTE EUROPEENNE PRESENTENT DES TRAITS ENCOURAGEANTS TOUT EN SUSCITANT CERTAINES INTERROGATIONS .  UN ASPECT ENCOURAGEANT EST L'INTENTION DECLAREE PAR LA PLUPART DES ENTREPRENEURS DE LA COMMUNAUTE D'ACCROITRE SENSIBLEMENT LEURS INVESTISSEMENTS EN 1984 PAR RAPPORT A 1983 . LES DONNEES DU TABLEAU 14 , QUI RESULTENT DES ENQUETES DE CONJONCTURE REALISEES DANS LA COMMUNAUTE , SONT EXPRIMEES EN TERMES NOMINAUX ET EN MONNAIE NATIONALE . EN TERMES REELS , ON ESTIME QUE LE CHIFFRE TOTAL POUR LA COMMUNAUTE PASSERA DE - 2 % EN 1983 A + 7 % EN 1984 . CELA CONSTITUE LA PLUS FORTE AUGMENTATION OBSERVEE DEPUIS DE LONGUES ANNEES , CERTES A PARTIR D'UN NIVEAU TRES BAS , ET CET ACCROISSEMENT DEPASSE EN PARTICULIER LA MODESTE REPRISE DES INVESTISSEMENTS ENREGISTREE LORS DE LA DERNIERE PHASE ASCENDANTE DE LA CONJONCTURE EN 1978/1979 . L'ON S'ATTEND A UNE CROISSANCE DE L'INVESTISSEMENT EGALE A QUELQUE 4 % EN 1984 , COMME LORS DE LA REPRISE DE 1979 , MAIS MAINTENANT L'INVESTISSEMENT INDUSTRIEL PRIVE PARAIT PLUS FERME ET L'INVESTISSEMENT DANS LE SECTEUR PUBLIC ET DANS LA CONSTRUCTION DE LOGEMENTS PLUS FAIBLE .  TABLEAU 14  INTENTIONS D'INVESTISSEMENT DES CHEFS D'ENTREPRISES INDUSTRIELLES , VARIATION EN VALEUR ET EN % PAR RAPPORT A L'ANNEE PRECEDENTE  * BELGIQUE * DANEMARK * ALLEMAGNE * GRECE * FRANCE * IRLANDE * ITALIE * LUXEMBOURG * PAYS-BAS * ROYAUME-UNI * COMMUNAUTE EUROPEENNE  1983 * - 2 * 19 * 1 * - 36 * 5 * - 1 * 3 * 20 * 5 * 3 * 3  1984 * 15 * 60 * 5 * 23 * 20 * 13 * 11 * - 20 * 29 * 16 * 13  SOURCE : ENQUETES SUR L'INVESTISSEMENT DANS LA COMMUNAUTE EUROPEENNE .  IL SEMBLE QUE CETTE REPRISE DE L'INVESTISSEMENT INDUSTRIEL S'EXPLIQUE ESSENTIELLEMENT PAR LA CONJONCTION DE QUATRE FACTEURS PRINCIPAUX : LE VIEILLISSEMENT DU STOCK DE CAPITAL FIXE DANS LA COMMUNAUTE AU COURS DES DERNIERES ANNEES , LEQUEL A ENTRAINE UN BESOIN TECHNOLOGIQUE DE REMPLACEMENT , L'AMELIORATION DE LA TRESORERIE ET DES PERSPECTIVES DE PROFIT DES ENTREPRISES ET , ENFIN , L'ACCROISSEMENT DE L'UTILISATION DES CAPACITES DANS DE NOMBREUSES BRANCHES INDUSTRIELLES . D'APRES LES PREVISIONS , L'EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION DES ENTREPRISES DEVRAIT AUGMENTER DE 10 A 14 % EN TERMES NOMINAUX DANS LES QUATRE GRANDES ECONOMIES DE LA COMMUNAUTE EN 1984 , CE QUI REPRESENTE UNE PROGRESSION MODEREE A PARTIR D'UN NIVEAU FAIBLE . LES ENQUETES MONTRENT QUE L'UTILISATION DES CAPACITES INDUSTRIELLES EST PASSEE DE 76,5 % A 81 % DU DEUXIEME TRIMESTRE DE 1983 AU TROISIEME TRIMESTRE DE 1984 ( 1 ) . CE CHIFFRE EST A RAPPROCHER DE CEUX OBSERVES LORS DES SOMMETS CONJONCTURELS RECENTS , A SAVOIR 84 % POUR 1979 ET 86,5 % POUR 1973 .  CE DERNIER TAUX CORRESPOND A UNE SITUATION DE SURCHAUFFE DE L'ECONOMIE .  LES INTERROGATIONS QUE SUSCITENT CES TENDANCES TIENNENT AU FAIT QUE LA REPRISE DEMEURE MODESTE ALORS QUE L'UTILISATION DES CAPACITES DANS L'INDUSTRIE A FORTEMENT AUGMENTE ET S'EST AINSI RAPPROCHEE DU NIVEAU POTENTIEL ACTUEL DE LA PRODUCTION SANS REDUCTION DU CHOMAGE ( VOIR GRAPHIQUE 10 ) . BIEN QUE L'INVESTISSEMENT PRIVE AIT REAGI PLUS RAPIDEMENT AUX CHANGEMENTS DE LA DEMANDE ET DES PROFITS QUE CERTAINS EXPERTS NE LE PREVOYAIENT , ON N'OBSERVE JUSQU'A PRESENT QU'UNE FAIBLE AUGMENTATION DE LA CROISSANCE TENDANCIELLE TRES MODESTE DU POTENTIEL PRODUCTIF ENREGISTREE DANS LA DERNIERE DECENNIE ( 1 A 1,5 % ) . LA PART DES CAPACITES INUTILISEES QUI PEUT ETRE MISE A CONTRIBUTION DANS LA PRODUCTION DE FACON RENTABLE A UN MOMENT DONNE EST FONCTION DU PRIX DES FACTEURS ET DES CONDITIONS QUI REGISSENT L'ORGANISATION DU TRAVAIL . CEPENDANT , CETTE MARGE SEMBLE ETRE FAIBLE A L'HEURE ACTUELLE ( CETTE QUESTION EST EXAMINEE PLUS LOIN AU POINT 3.1.1 ) .  ( 1 ) CORRIGE DE L'EFFET DES GREVES EN ALLEMAGNE .  GRAPHIQUE 10  TAUX DE CHOMAGE ET UTILISATION DES CAPACITES DANS L'INDUSTRIE DE LA COMMUNAUTE , 1970-1984  POUR CE QUI EST DES AUTRES TYPES D'INVESTISSEMENTS , LA CONSTRUCTION RESIDENTIELLE RESTE DEPRIMEE ET DEVRAIT , SELON LES PREVISIONS , PROGRESSER D'ENVIRON 2 % EN 1984 ET 1985 , APRES UNE CHUTE EN 1983 . CETTE BRANCHE SOUFFRE TOUT PARTICULIEREMENT DU NIVEAU ELEVE DES TAUX D'INTERET REELS , SURTOUT LORSQU'IL SE DOUBLE DE CERTAINES RIGIDITES DU MARCHE TELLES QUE LE CONTROLE DES LOYERS . LES ENQUETES SUR LES CARNETS DES COMMANDES ET LES PREVISIONS D'EMPLOI DES ENTREPRISES DE CONSTRUCTION MONTRENT QUE CE SECTEUR RESTE EXTREMEMENT DEPRIME .  LA FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE DU SECTEUR PUBLIC A ETE , ELLE AUSSI , TRES LIMITEE . IL EST PREVU QUE SON TAUX DE CROISSANCE EN VOLUME DEVRAIT EVOLUER COMME SUIT POUR L'ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTE : + 0,3 % EN 1983 , + 1,1 % EN 1984 , + 1,1 % EN 1985 .  PARALLELEMENT A LA STAGNATION DE L'EMPLOI , ON OBSERVE DANS LA COMMUNAUTE UNE FORTE AUGMENTATION DU STOCK DE CAPITAL PAR PERSONNE EMPLOYEE , ALORS QUE , AUX ETATS-UNIS , L'INVESTISSEMENT ET L'EMPLOI ONT EVOLUE AU MEME RYTHME . AU JAPON , CEPENDANT , LE TAUX DE CROISSANCE DU STOCK DE CAPITAL PAR PERSONNE EMPLOYEE A ETE PLUS PROCHE DE CELUI DE LA COMMUNAUTE QUE DE CELUI DES ETATS-UNIS . LES TENDANCES DIVERGENTES ENTRE LA COMMUNAUTE ET LES ETATS-UNIS SE MANIFESTENT DEPUIS UNE VINGTAINE D'ANNEES . AU COURS DE LA PERIODE 1973-1983 , LE STOCK DE CAPITAL PAR PERSONNE EMPLOYEE A PROGRESSE DE 3 % PAR AN DANS LA COMMUNAUTE , ALORS QUE , SELON CERTAINES ESTIMATIONS , CE CHIFFRE ETAIT VOISIN DE ZERO AUX ETATS-UNIS .  LA RECHERCHE DES CAUSES POSSIBLES DE CETTE DIVERGENCE MONTRE QU'IL Y A EU UNE DIFFERENCE MARQUEE , SELON CERTAINES OBSERVATIONS , DANS L'EVOLUTION DU COUT REEL DU TRAVAIL PAR RAPPORT A CELLE DU TAUX DE RENDEMENT DU CAPITAL - UN ACCROISSEMENT DE 4 % DANS LA COMMUNAUTE ET UNE QUASI-STABILITE AUX ETATS-UNIS . LE JAPON , COMME LA COMMUNAUTE , A CONNU UNE DIVERGENCE DEFAVORABLE ENTRE L'EVOLUTION DU COUT REEL DU TRAVAIL ET CELLE DU TAUX DE RENDEMENT DU CAPITAL . L'IMPACT DU TAUX DE RENDEMENT DU STOCK DE CAPITAL EXISTANT AINSI QUE DU NOUVEAU CAPITAL SUR LES DECISIONS D'INVESTISSEMENT , COMPARE A CELUI DU COUT DU NOUVEAU CAPITAL , CONSTITUE UN PROCESSUS COMPLEXE . DE PLUS , IL EXISTE UNE MARGE IMPORTANTE D'ERREUR STATISTIQUE SUR LES DONNEES CONCERNANT LE STOCK DE CAPITAL . IL N'EN DEMEURE PAS MOINS QUE L'ON ASSISTE A UN SENSIBLE RENFORCEMENT DE L'INTENSITE CAPITALISTIQUE EN EUROPE ( VOIR LES DONNEES SUR L'INDUSTRIE MANUFACTURIERE ET L'ENSEMBLE DE L'ECONOMIE , AINSI QUE LES RESULTATS DES ENQUETES DE CONJONCTURE ) ( 1 ) .  JUSQU'EN 1981 , LE TAUX DE CROISSANCE DE LA PRODUCTION PAR PERSONNE EMPLOYEE A ETE PLUS ELEVE DANS LA COMMUNAUTE QU'AUX ETATS-UNIS ET UNE LARGE PART DE CETTE EVOLUTION PROVIENT DE L'AUGMENTATION DU STOCK DE CAPITAL PAR PERSONNE EMPLOYEE . LA RELATION ENTRE LA REPRISE DE LA CROISSANCE DE LA PRODUCTION ET CELLE DE L'EMPLOI EST DONC NETTEMENT MOINS MARQUEE DANS LA COMMUNAUTE QU'AUX ETATS-UNIS . LA TENDANCE AU RENFORCEMENT DE L'INTENSITE CAPITALISTIQUE DANS LA COMMUNAUTE S'EST POURSUIVIE PENDANT LA RECESSION DE 1981/1982 . COMME CELA EST MONTRE CI-APRES , LE RAPPORT DE LA CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT A L'INVESTISSEMENT SUR LA DERNIERE DECENNIE ETAIT PRATIQUEMENT INFERIEUR DE MOITIE DANS LA COMMUNAUTE A CELUI OBSERVE AUX ETATS-UNIS ; CEPENDANT , CES DIVERGENCES SONT QUELQUE PEU AMPLIFIEES PAR LA DIFFERENCE DES SITUATIONS CYCLIQUES ENTRE LA COMMUNAUTE ET LES ETATS-UNIS . DE PLUS , IL FAUDRAIT TENIR COMPTE DU DECLASSEMENT DE CERTAINS INVESTISSEMENTS . UNE AMELIORATION DE L'EFFICACITE DE L'INVESTISSEMENT EN TERMES D'ACCROISSEMENT DE LA PRODUCTION ET DE L'EMPLOI CONSTITUE UN OBJECTIF DE LA PLUS HAUTE IMPORTANCE POUR L'ELABORATION DE POLITIQUES VISANT A CREER UNE CROISSANCE SUFFISANTE DE LA PRODUCTION POUR FAIRE FACE A LA SITUATION DE L'EMPLOI DANS LA COMMUNAUTE .  ( 1 ) POUR UNE ETUDE DETAILLEE , VOIR ECONOMIE EUROPEENNE , N} 20 , JUILLET 1984 .  TABLEAU 15  CROISSANCE DE LA PRODUCTION PAR RAPPORT A LA PART DE L'INVESTISSEMENT DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT , COMMUNAUTE ET ETATS-UNIS  * 1960-1973 * 1974-1984  COMMUNAUTE EUROPEENNE ( 10 )  FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE EN % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT * 22,8 * 20,2  TAUX DE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , % * 4,8 * 1,7  EFFICACITE DE L'INVESTISSEMENT ( 1 ) * 0,21 * 0,08  ETATS-UNIS  FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE EN % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT * 19,4 * 16,4  TAUX DE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , % * 4,0 * 2,3  EFFICACITE DE L'INVESTISSEMENT ( 1 ) * 0,21 * 0,14  ( 1 ) TAUX DE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN VOLUME DIVISE PAR LA FORMATION BRUTE DU CAPITAL FIXE EN % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT .  3 . VERS PLUS DE CROISSANCE ET D'EMPLOI DANS L'ECONOMIE EUROPEENNE  3.1 . OBJECTIFS ET PRINCIPES D'UNE ACTION COLLECTIVE  3.1.1 . CROISSANCE ET INFLATION  LA COMMUNAUTE ASPIRE A DE MEILLEURES PERFORMANCES ECONOMIQUES ET L'ON S'ACCORDE GENERALEMENT A PENSER QUE L'OBJECTIF D'UNE AMELIORATION DE LA CROISSANCE ET DE L'EMPLOI ET CELUI D'UN FAIBLE NIVEAU D'INFLATION DOIVENT ETRE POURSUIVIS CONCURREMMENT , UNE ATTENTION PARTICULIERE DEVANT ETRE ACCORDEE A LA CREATION D'EMPLOIS .  AU COURS DES DEUX DERNIERES DECENNIES , LES TAUX DE CROISSANCE ET D'INFLATION SONT PASSES DE 4,5 % CHACUN DANS LES ANNEES 1960 A 2 ET 11 % RESPECTIVEMENT AU COURS DES ANNEES 1973 A 1982 , ET S'ETABLISSENT ACTUELLEMENT A 2 ET 5 % . LA LONGUE LUTTE ENTREPRISE POUR AMELIORER LA RELATION FONDAMENTALE ENTRE LA CROISSANCE ET L'INFLATION A DONC COMMENCE A PORTER SES FRUITS .  QUELLES DOIVENT ETRE LES AMBITIONS DE LA COMMUNAUTE DANS LA RECHERCHE D'UNE AMELIORATION DE SES RESULTATS ECONOMIQUES ? LA CONNAISSANCE DES PARAMETRES PRECIS DE LA POLITIQUE A METTRE EN OEUVRE EST ENTOUREE DE TROP D'INCERTITUDES POUR PERMETTRE LA FIXATION FORMELLE D'OBJECTIFS DE PRIX ET DE PRODUCTION . IL EST CEPENDANT POSSIBLE DE DEBATTRE DE CERTAINS ORDRES DE GRANDEUR .  IL PEUT ETRE UTILE DE DECOMPOSER LE PROBLEME DE LA MANIERE SUIVANTE :  - QUEL EST ACTUELLEMENT LE NIVEAU DES MARGES DE CAPACITE INUTILISEES ET LE TAUX DE CROISSANCE DE LA PRODUCTION POTENTIELLE ( 1 ) ,  - COMMENT POURRAIT-ON AUGMENTER LA CROISSANCE DE LA PRODUCTION POTENTIELLE ET , DANS CETTE HYPOTHESE , LA DEMANDE S'ACCROITRAIT-ELLE DE FACON A S'ALIGNER SUR LES POSSIBILITES DE L'OFFRE ?  EN CE QUI CONCERNE LES CAPACITES ACTUELLEMENT INUTILISEES , LES SEULES INFORMATIONS DIRECTES DONT ON DISPOSE CONCERNENT L'INDUSTRIE , QUI NE REPRESENTE QU'UN TIERS DE LA PRODUCTION TOTALE . DANS CE SECTEUR , LE TAUX D'UTILISATION DES CAPACITES ETAIT EVALUE A 81 % AU TROISIEME TRIMESTRE DE 1984 , ALORS QU'IL SE SITUAIT DANS UNE FOURCHETTE DE 84 A 86 % LORS DES DERNIERS SOMMETS CONJONCTURELS . LA RAPIDITE AVEC LAQUELLE LES CAPACITES EXCEDENTAIRES ONT ETE RESORBEES AU COURS DE L'ANNEE ECOULEE DONNE A PENSER QUE DE HAUTS NIVEAUX D'UTILISATION DES CAPACITES SERAIENT TRES VITE ATTEINTS DANS DE NOMBREUX SECTEURS EN L'ABSENCE D'UNE RELANCE RAPIDE DU PROCESSUS D'EXPANSION DU POTENTIEL PRODUCTIF , IMPLIQUANT LA CREATION D'UN STOCK DE CAPITAL NOUVEAU ET UNE MEILLEURE UTILISATION DU STOCK EXISTANT . LES DERNIERES ENQUETES AUPRES DES CHEFS D'ENTREPRISE INDIQUENT UNE DIMINUTION RAPIDE DE LA MAJORITE NETTE CONSTITUEE PAR LES INDUSTRIELS QUI S'ATTENDENT A CE QUE LEURS CAPACITES DE PRODUCTION SOIENT PLUS QUE SUFFISANTES AU COURS DES MOIS A VENIR .  EN CE QUI CONCERNE L'EVOLUTION RECENTE DE LA CROISSANCE ANNUELLE DE LA PRODUCTION POTENTIELLE , DIVERS INDICATEURS DONNENT A PENSER QUE CETTE CROISSANCE S'EST REDUITE AU COURS DE LA DERNIERE DECENNIE POUR S'ETABLIR A UN TAUX FAIBLE DE L'ORDRE DE 1 A 1,5 % POUR LA COMMUNAUTE ( 2 ) .  CONSIDERES GLOBALEMENT , CES FAITS IMPLIQUENT QU'IL FAUDRAIT BIENTOT AUGMENTER LE POTENTIEL PRODUCTIF SI L'ON DEVAIT ENVISAGER UNE ACCELERATION DE LA CROISSANCE EFFECTIVE . L'AMELIORATION DE LA RENTABILITE , ET PLUS PARTICULIEREMENT DES PERSPECTIVES DE RENTABILITE , SERAIT UN FACTEUR IMPORTANT D'ENCOURAGEMENT POUR LES NOUVEAUX INVESTISSEMENTS ET , DES LORS , CETTE AMELIORATION EST UNE DES PRINCIPALES TACHES QUI SERONT ANALYSEES DANS LES DEVELOPPEMENTS CI-APRES .  L'EXPANSION DE LA DEMANDE , EFFECTIVE OU ANTICIPEE , A ETE AUSSI UN ELEMENT ESSENTIEL DANS LA RELANCE DES INVESTISSEMENTS , ET LA DEMANDE DOIT DONC CROITRE POUR PERMETTRE A L'ECONOMIE DE REALISER UNE EXPANSION EFFECTIVE DE LA PRODUCTION POTENTIELLE . LA STRATEGIE A METTRE EN OEUVRE POUR Y PARVENIR DOIT S'APPUYER , D'UNE PART , SUR UNE SERIE DE FACTEURS DE CROISSANCE PROVENANT PRINCIPALEMENT DU SECTEUR PRIVE ET , EN PARTICULIER , D'UNE AMELIORATION DES CONDITIONS DE L'OFFRE AINSI QUE DES ANTICIPATIONS DE LA DEMANDE ET , D'AUTRE PART , SUR UN ENSEMBLE COHERENT DE MESURES DE POLITIQUE MACRO-ECONOMIQUE . UNE DEMANDE GLOBALE DEPRIMEE SERAIT UNE SERIEUSE MENACE POUR LA DURABILITE DE LA REPRISE ACTUELLE . LES POLITIQUES MONETAIRE , BUDGETAIRE ET FISCALE DEVRAIENT DONC ETRE CONDUITES DE FACON TELLE QUE LA REPRISE NE PUISSE ECHOUER PAR SUITE D'UNE CARENCE DE LA DEMANDE GLOBALE .  EN CE QUI CONCERNE LES RISQUES INFLATIONNISTES QUE COMPORTE LA FIXATION D'OBJECTIFS DE CROISSANCE PLUS AMBITIEUX , IL N'EXISTE PAS DE LOI IMMUABLE REGISSANT LES RELATIONS ENTRE STABILITE DES PRIX ET CROISSANCE . A CET EGARD , LA SITUATION S'EST DETERIOREE EN EUROPE AU COURS DES ANNEES PASSEES . LE GRAPHIQUE 11 MONTRE L'EVOLUTION DU RAPPORT ENTRE LA HAUSSE DE PRIX A LA CONSOMMATION ET LE TAUX D'UTILISATION DES CAPACITES DEPUIS 1970 . LES POINTS CULMINANTS QU'A PRESENTES SUCCESSIVEMENT EN 1970 , 1973 ET 1979 LE TAUX D'UTILISATION DES CAPACITES SONT CONCOMITANTS A UNE PROGRESSION DU TAUX D'INFLATION , DE 4 % , 8 % ET 10 % RESPECTIVEMENT . PAR CONSEQUENT , LA RELATION ENTRE L'UTILISATION DES CAPACITES ET L'INFLATION S'EST APPAREMMENT DEGRADEE . CHAQUE FOIS QUE LE TAUX D'UTILISATION DES CAPACITES A ATTEINT UN DE CES POINTS CULMINANTS , LE RYTHME D'INFLATION A MARQUE UNE NOUVELLE ACCELERATION ET A MEME DEPASSE 14 % , NOTAMMENT SOUS L'EFFET DES DEUX CHOCS PETROLIERS . CE N'EST QU'APRES DE SEVERES RECESSIONS QUE LA HAUSSE MOYENNE DES PRIX A LA CONSOMMATION A ETE RAMENEE EN 1978 , ET MAINTENANT EN 1984 , A ENVIRON 7 % .  ( 1 ) LA " PRODUCTION POTENTIELLE " OU LE " POTENTIEL PRODUCTIF " REPRESENTE LE NIVEAU D'ACTIVITE QUI POURRAIT ETRE ATTEINT AVEC LE STOCK DE CAPITAL EXISTANT DANS LES CONDITIONS DE COUTS DU TRAVAIL EN VIGUEUR ET SANS ACCELERATION DE L'INFLATION .  ( 2 ) C'EST DANS CETTE FOURCHETTE QUE SE SITUENT PAR EXEMPLE LE TAUX DE CROISSANCE MOYEN POUR LES CINQ DERNIERES ANNEES AINSI QUE LE TAUX DE CROISSANCE MOYEN AU COURS DES DEUX DERNIERS CYCLES CONJONCTURELS ( PLUS PRECISEMENT , ENTRE LES POINTS DE CES CYCLES OU L'UTILISATION DES CAPACITES DE PRODUCTION INDUSTRIELLE ETAIT IDENTIQUE ) .  GRAPHIQUE 11  INFLATION ( 1 ) ET UTILISATION DES CAPACITES ( 2 ) DANS LA COMMUNAUTE , 1970-1984  ( 1 ) HAUSSE DES PRIX A LA CONSOMMATION , TAUX DE VARIATION PAR RAPPORT AU TRIMESTRE CORRESPONDANT DE L'ANNEE PRECEDENTE .  ( 2 ) UTILISATION DES CAPACITES DANS L'INDUSTRIE , OBSERVATIONS TRIMESTRIELLES .  SOURCE : ENQUETES DE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE AUPRES DES CHEFS D'ENTREPRISES .  EN MATIERE D'UTILISATION DES CAPACITES ET D'INFLATION , LE POINT DE DEPART EST AUJOURD'HUI LE MEME QU'AU MILIEU DE L'ANNEE 1978 . A CETTE EPOQUE , COMME MAINTENANT , UNE PERIODE ANTERIEURE DE LENTE REPRISE AVAIT PORTE LE TAUX D'UTILISATION DES CAPACITES DANS L'INDUSTRIE AUX ALENTOURS DE 80 % . A PARTIR DU MILIEU DE L'ANNEE 1978 , L'AUGMENTATION DU TAUX D'UTILISATION DES CAPACITES EST ALLEE DE PAIR AVEC UNE ACCELERATION DE L'INFLATION . LA QUESTION QUI SE POSE AUJOURD'HUI EST DONC DE SAVOIR :  I ) SI DE NOUVELLES AMELIORATIONS DU TAUX D'UTILISATION DES CAPACITES PEUVENT ETRE ATTEINTES SANS QUE SOIT INVERSEE LA TENDANCE A LA DECELERATION PROGRESSIVE DE L'INFLATION ;  II ) S'IL EST POSSIBLE D'AUGMENTER LA PRODUCTION POTENTIELLE ASSEZ RAPIDEMENT POUR MAINTENIR LE TAUX D'UTILISATION DES CAPACITES A UN NIVEAU CONSTANT , PAR EXEMPLE AUX ALENTOURS DE 83 A 84 % , QUI AILLE DE PAIR AVEC UNE CROISSANCE TENDANCIELLE SUFFISANTE , ET CELA SANS PERTES , OU AVEC UN MINIMUM DE PERTES , EN TERMES DE STABILISATION DES PRIX .  LES FACTEURS EXTERNES SONT LARGEMENT FAVORABLES A UNE BONNE OU , DU MOINS , A UNE MEILLEURE PERFORMANCE SUR LE FRONT DES PRIX AU COURS DE L'ANNEE A VENIR OU DES DEUX PROCHAINES ANNEES . LA FAIBLESSE DU MARCHE DU PETROLE PERSISTERA VRAISEMBLABLEMENT QUELQUE TEMPS ENCORE , CAR LA SITUATION ENERGETIQUE NE SEMBLE PAS PRESENTER DE RISQUES IMPORTANTS D'INFLATION DANS LE FUTUR PROCHE . LE DOLLAR , BIEN QUE SES TAUX DE CHANGE SE MAINTIENNENT A DES NIVEAUX PLUS ELEVES ET PLUS LONGTEMPS QUE BIEN DES ANALYSTES NE LE PREVOYAIENT , POURRA DIFFICILEMENT CONTINUER A S'APPRECIER VIS-A-VIS DE L'ECU COMME IL L'A FAIT AU COURS DES TROIS DERNIERES ANNEES , ET IL EST BEAUCOUP PLUS PROBABLE QU'IL SE DEPRECIE A MOYEN TERME . A CET EGARD , LA PERIODE A VENIR DEVRAIT ETRE PLUS FAVORABLE QUE 1979 ET 1980 .  SI L'ON VEUT QUE LES FACTEURS INTERNES SOIENT EGALEMENT FAVORABLES , IL SERAIT NECESSAIRE , COMME ON L'A DEJA INDIQUE , D'ACCROITRE LA RENTABILITE DE LA PRODUCTION DES ENTREPRISES . A CET EGARD , UNE MODERATION DES SALAIRES , JOINTE A D'AUTRES MESURES MICRO-ECONOMIQUES D'ACTION SUR L'OFFRE , JOUERAIT UN ROLE IMPORTANT DANS L'AMELIORATION DE LA RENTABILITE ET LE MAINTIEN D'UNE PRESSION A LA BAISSE SUR LES PRIX . DE PLUS , AFIN D'EVITER DE REPETER L'EXPERIENCE DE 1978 QUI A VU LA MASSE MONETAIRE PROGRESSER DE FACON EXCESSIVE - 14 % DANS LA COMMUNAUTE ET 11 % EN ALLEMAGNE - , LA POLITIQUE MONETAIRE DEVRAIT RESPECTER CLAIREMENT DES OBJECTIFS DE STABILITE ET DE CROISSANCE A MOYEN TERME .  EN CONCLUSION , UN TAUX DE CROISSANCE SUPERIEUR A LA TENDANCE A COURT TERME DE 2 A 2,5 % SERAIT NECESSAIRE POUR AMELIORER DE FACON NOTABLE LA SITUATION DE L'EMPLOI DANS UN CONTEXTE DE PROGRES TECHNIQUE CONTINU . CERTAINS ETATS MEMBRES , L'ALLEMAGNE PAR EXEMPLE , CONSIDERENT DEJA QU'UN TAUX DE CROISSANCE DE LA PRODUCTION POTENTIELLE DE 2,5 % EST REALISABLE A MOYEN TERME . UNE AMELIORATION DES CONDITIONS DE L'OFFRE DANS TOUS LES ETATS MEMBRES , COMBINEE A DES ANTICIPATIONS DE CROISSANCE CONSTANTE DE LA DEMANDE , RENDRAIT POSSIBLE UNE CROISSANCE POTENTIELLE LEGEREMENT SUPERIEURE A 3 % POUR LA COMMUNAUTE , CE QUI , EU EGARD A LA TENDANCE RECENTE , CONSTITUE UNE AMELIORATION IMPORTANTE , MAIS REALISABLE . IL EXISTE EGALEMENT DES POSSIBILITES DE CROISSANCE SUPERIEURE A LA TENDANCE PAR L'ABSORPTION D'UNE CERTAINE MARGE DE CAPACITES INUTILISEES OU UTILISEES INEFFICACEMENT . AVEC DES MESURES VISANT A AUGMENTER LA CROISSANCE TENDANCIELLE DE LA PRODUCTION , UNE CROISSANCE EFFECTIVE DE 3,5 A 4 % SERAIT IMAGINABLE PENDANT UN CERTAIN TEMPS . LA MARGE PUREMENT CYCLIQUE DE CAPACITES INUTILISEES EST ASSEZ REDUITE DANS LA COMMUNAUTE ET IL SERAIT PEU RAISONNABLE DE NE PAS S'EN TENIR A UNE CONTRIBUTION FAIBLE DU RATTRAPAGE CYCLIQUE ( DISONS 1 % PAR AN PENDANT DEUX ANS ) . UNE INTENSIFICATION DES MESURES VISANT A L'AMELIORATION DES CAPACITES DU STOCK DE CAPITAL EXISTANT , COMPORTANT PAR EXEMPLE UNE REORGANISATION DE LA PRODUCTION ET DU TEMPS DE TRAVAIL , POURRAIT ACCROITRE LA CONTRIBUTION DU RATTRAPAGE CYCLIQUE ET PERMETTRAIT LA FIXATION D'UN OBJECTIF ENCORE PLUS AMBITIEUX A COURT TERME .  UNE AMELIORATION AMBITIEUSE DES PERFORMANCES ECONOMIQUES ACTUELLES EST A COUP SUR L'OBJECTIF COMMUN , MEME S'IL EST SEULEMENT QUALITATIF , DE TOUS LES ETATS MEMBRES . POUR QUE LES PERFORMANCES ECONOMIQUES PUISSENT PROGRESSER DANS LA MESURE PROPOSEE , IL SERAIT CEPENDANT NECESSAIRE DE RENFORCER RAPIDEMENT ET VIGOUREUSEMENT LES ELEMENTS LES PLUS POSITIFS DES DEVELOPPEMENTS RECENTS DE POLITIQUE ECONOMIQUE DANS LA COMMUNAUTE . LA DESCRIPTION DE CES ORIENTATIONS FAIT L'OBJET DE LA DERNIERE PARTIE DE CE RAPPORT , QUI S'ARTICULE EN SEIZE POINTS .  TABLEAU 16  CROISSANCE ET INFLATION  * TAUX DE CROISSANCE ANNUELS MOYENS  * 1961-1970 * 1971-1980 * 1981-1983 * 1984/1985 ( 1 )  PRODUIT INTERIEUR BRUT  - EN VOLUME * 4,3 * 2,9 * 0,4 * 2,2  - INDICE IMPLICITE DES PRIX * 4,7 * 9,8 * 8,0 * 4,4  - EN TERMES NOMINAUX * 9,1 * 13,0 * 8,4 * 6,7  ( 1 ) PREVISIONS SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  POINT 1 : LA COMMUNAUTE DEVRAIT CHERCHER COLLECTIVEMENT A CREER LES CONDITIONS DE REALISATION DE TAUX DE CROISSANCE EFFECTIVE ET POTENTIELLE SENSIBLEMENT PLUS ELEVES ET DE TAUX D'INFLATION FAIBLES OU TOUT AU MOINS PLUS FAIBLES . UN TAUX DE CROISSANCE POTENTIELLE DE 2,5 A 3 % DEVRAIT ETRE OBTENU ET , POUR UNE PERIODE LIMITEE DE RATTRAPAGE CONJONCTUREL , UN TAUX DE CROISSANCE EFFECTIVE UN PEU PLUS ELEVE DE L'ORDRE DE 3,5 A 4 % DEVRAIT ETRE REALISE SOUS RESERVE QUE LE TAUX DE CROISSANCE POTENTIELLE SOIT EGALEMENT AMELIORE . POUR REUSSIR DANS CETTE VOIE , IL EST NECESSAIRE DE METTRE EN OEUVRE UN IMPORTANT TRAIN DE MESURES VISANT A AMELIORER LES CONDITIONS DE L'OFFRE SUR TOUS LES MARCHES - BIENS , SERVICES , TRAVAIL ET CAPITAL - , A DEFAUT DE QUOI L'ACCELERATION DE LA CROISSANCE DE LA DEMANDE ET DE LA PRODUCTION SE HEURTERAIT RAPIDEMENT A DES CONTRAINTES AU NIVEAU DES CAPACITES DE PRODUCTION OU DE L'INFLATION .  3.1.2 . EMPLOI ET INVESTISSEMENT  COMPTE TENU DU PROBLEME ACTUEL POSE PAR LE NIVEAU ELEVE DU CHOMAGE , IL EST NECESSAIRE NON SEULEMENT DE RECHERCHER UNE CROISSANCE ECONOMIQUE PLUS FORTE , MAIS AUSSI DE S'ASSURER QUE CHAQUE POINT DE CROISSANCE SE TRADUISE PAR UN PLUS GRAND NOMBRE D'EMPLOIS . COMME NOUS L'AVONS DEJA VU ( POINT 2.3 ) , IL N'Y A PAS DE RELATION SIMPLE OU FIXE ENTRE LA CROISSANCE DE LA PRODUCTION ET CELLE DE L'EMPLOI ; MAIS IL N'Y A AUCUNE RAISON DE PENSER QUE LA FAIBLE PROPENSION A CREER DES EMPLOIS QUE L'ON A OBSERVEE CES DERNIERES ANNEES NE PUISSE ETRE AMELIOREE .  LE VOLUME DE L'EMPLOI N'A GUERE PROGRESSE AU COURS DE LA PHASE DE CROISSANCE RAPIDE DES ANNEES 1960 ET A MEME LEGEREMENT BAISSE PENDANT LES ANNEES 1970 . DANS LE MEME TEMPS , LE STOCK DE CAPITAL PAR PERSONNE EMPLOYEE S'EST ELEVE REGULIEREMENT , AU TAUX MOYEN DE 2,5 % PAR AN AU COURS DE LA DERNIERE DECENNIE . LA HAUSSE PERSISTANTE DU COUT REEL DU TRAVAIL PAR RAPPORT AU TAUX DE RENDEMENT DU CAPITAL CONSTITUE SANS AUCUN DOUTE UN FACTEUR IMPORTANT D'ENCOURAGEMENT A UN RENFORCEMENT DE L'INTENSIFICATION CAPITALISTIQUE . UNE PART IMPORTANTE DE CETTE EVOLUTION S'EXPLIQUE PAR LA HAUSSE DES COUTS DU TRAVAIL NON SALARIAUX , TANDIS QUE LE COUT DU CAPITAL ETAIT MAINTENU A UN BAS NIVEAU SOUS L'EFFET DE FAIBLES TAUX D'INTERET REELS ET DE DISTORSIONS FISCALES . UNE TELLE EVOLUTION A SANS DOUTE CONTRIBUE A POUSSER LES PAYS DE LA COMMUNAUTE VERS DES ACTIVITES PRODUCTIVES INCORPORANT PEU DE MAIN-D'OEUVRE ET CETTE TENDANCE DOIT ETRE RENVERSEE .  VOULOIR PALLIER L'EFFET DU RENFORCEMENT DE L'INTENSITE CAPITALISTIQUE ET DES ECONOMIES DE MAIN-D'OEUVRE DANS LE DEVELOPPEMENT STRUCTUREL DE L'ECONOMIE NE SIGNIFIE PAS REDUIRE LES INVESTISSEMENTS ET RETARDER LE PROGRES TECHNIQUE COMME ON LE SUPPOSE PARFOIS A TORT . IL SUFFIRA DE RAPPELER LA PERFORMANCE EN MATIERE D'INVESTISSEMENTS ET DE TECHNOLOGIE DES ECONOMIES DES ETATS-UNIS ET DU JAPON , QUI NE SEMBLENT PAS AVOIR SOUFFERT DE CE TYPE DE BIAIS .  DANS LA COMMUNAUTE , L'AMELIORATION APPARENTE DE LA PRODUCTIVITE DU TRAVAIL DE 2 % PAR AN PENDANT LA DERNIERE DECENNIE S'EST , SEMBLE-T-IL , ACCOMPAGNEE , D'APRES LES ESTIMATIONS DISPONIBLES , D'UNE DIMINUTION TENDANCIELLE DE LA PRODUCTIVITE DU CAPITAL . LA CROISSANCE DE LA PRODUCTIVITE GLOBALE DES FACTEURS N'A DONC ETE QUE DE 1,5 % PAR AN . LE COUT DU TRAVAIL S'EST ACCRU SENSIBLEMENT ( + 2 % PAR AN ) TANDIS QUE LE TAUX DE RENDEMENT DU CAPITAL A DECRU AU MEME RYTHME ( - 2 % PAR AN ) . PAR RAPPORT AU TAUX DE RENDEMENT DU CAPITAL , LE COUT DU TRAVAIL A DONC AUGMENTE , SELON LES ESTIMATIONS , DE 4 % PAR AN ENVIRON PENDANT DIX ANS .  L'ESTIMATION DE L'ELASTICITE DE SUBSTITUTION ENTRE FACTEURS EST , ON LE SAIT , COMPLEXE , ET LES ESTIMATIONS DE L'ELASTICITE A LONG TERME VARIENT SENSIBLEMENT . IL EST DONC DIFFICILE DE PREVOIR DE FACON PRECISE DANS QUELLE MESURE LES CHANGEMENTS DES PRIX RELATIFS DU CAPITAL ET DU TRAVAIL ONT UN IMPACT SUR L'EMPLOI . CEPENDANT , LA TENDANCE ACTUELLE DANS LES PROPORTIONS ENTRE CES FACTEURS DEVRA ETRE INFLECHIE SI L'ON VEUT REALISER UNE CROISSANCE SENSIBLE DE L'EMPLOI SANS QU'IL SOIT BESOIN D'UN TAUX DE CROISSANCE IRREALISTE , ET L'ON POURRAIT OBTENIR TOUT AU MOINS UNE STABILITE DU COUT REEL DU TRAVAIL CONJUGUEE A UNE REPRISE SIGNIFICATIVE DU TAUX DE RENDEMENT DU CAPITAL . L'AJUSTEMENT DE LA FISCALITE ET DE LA STRUCTURE DES AIDES , POUR ENCOURAGER UNE ALLOCATION PLUS EFFICACE DES RESSOURCES , SERAIT UNE MESURE PARMI D'AUTRES POUR ATTEINDRE CET OBJECTIF . CEPENDANT , L'IMPACT EFFECTIF SUR L'EMPLOI SERA LIE A L'ENSEMBLE DES MESURES D'ACTION SUR L'OFFRE ET LA DEMANDE RECOMMANDEES DANS CE RAPPORT .  POINT 2 : LA COMMUNAUTE DOIT VISER A UN REDEPLOIEMENT DE SA CROISSANCE ECONOMIQUE EN FAVEUR DE L'EMPLOI , EN CORRIGEANT LES BIAIS EXCESSIFS DANS LE SENS D'UN RENFORCEMENT DE L'INTENSITE CAPITALISTIQUE . UNE EVOLUTION APPROPRIEE DES COUTS RELATIFS DES FACTEURS , COMBINEE A UNE STRUCTURE PLUS FAVORABLE DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE , DEVRAIT PERMETTRE UNE PROGRESSION SENSIBLE DE L'EMPLOI . CORRIGER LE BIAIS CAPITAL-TRAVAIL OBSERVE DANS LE PASSE NE SIGNIFIE PAS NEGLIGER LE PROGRES TECHNIQUE OU REDUIRE L'EFFORT D'INVESTISSEMENT . AU CONTRAIRE , IL S'AGIT EN L'OCCURRENCE D'UTILISER LE CAPITAL DE MANIERE PLUS PRODUCTIVE .  LES ACTIONS QUI SUIVENT DECRIVENT D'UNE MANIERE NECESSAIREMENT SCHEMATIQUE UN ENSEMBLE COMPLET DE POLITIQUES MACRO-ECONOMIQUES ET MICRO-ECONOMIQUES QUI DEVRAIENT ETRE SUFFISANTES POUR ASSURER UNE BONNE PERFORMANCE DE L'ECONOMIE COMMUNAUTAIRE . CES POLITIQUES SONT POUR LA PLUPART ESSENTIELLEMENT ORIENTEES VERS LE MOYEN TERME , MAIS LES ASPECTS CONJONCTURELS SERONT PRECISES .  3.2 . LE CADRE DE LA POLITIQUE FINANCIERE  3.2.1 . PAUSE DE LA PROGRESSION DES DEPENSES PUBLIQUES  JUSQU'A UNE DATE TRES RECENTE , LA PART DES DEPENSES PUBLIQUES DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT A CONNU UNE PROGRESSION QUI NE S'EST PRATIQUEMENT PAS INTERROMPUE DEPUIS LA FIN DE LA GUERRE . EN 1958 , A LA FONDATION DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE EUROPEENNE , ELLE S'ELEVAIT A 32,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT DE LA COMMUNAUTE CONSIDEREE DANS SON ENSEMBLE . EN 1983 , ELLE A ATTEINT UN RECORD HISTORIQUE DE 47,8 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , PUIS ELLE EST REVENUE A 47,3 % ( ESTIMATION ) EN 1984 . SUR LA BASE DES INFORMATIONS DISPONIBLES , ELLE CONTINUERA A BAISSER EN 1985 A UN RYTHME UN PEU PLUS SOUTENU , POUR SE SITUER A 46,4 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT . MEME SI LES DEPENSES PUBLIQUES CONTINUENT DE S'ACCROITRE LEGEREMENT EN VOLUME AU COURS DE CES DEUX ANNEES , CETTE DIMINUTION DE LA PART DES DEPENSES PUBLIQUES DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT MARQUE PEUT-ETRE UN POINT DE RETOURNEMENT IMPORTANT DANS LA TENDANCE STRUCTURELLE DE L'ECONOMIE EUROPEENNE . PLUSIEURS PAYS ( REPUBLIQUE FEDERALE D'ALLEMAGNE , ROYAUME-UNI , DANEMARK , PAYS-BAS ) ONT ARRETE DES PROGRAMMES PLURIANNUELS RIGOUREUX POUR CONSOLIDER CETTE TENDANCE , ET LEUR EXEMPLE MERITERAIT D'ETRE SUIVI PAR D'AUTRES ETATS MEMBRES .  IL EST VRAI QU'IL RESTE ENCORE BEAUCOUP DE DEMANDES JUSTIFIEES NON SATISFAITES POUR DE MEILLEURS SERVICES SOCIAUX , DANS LE DOMAINE DE LA SANTE NOTAMMENT . IL SEMBLE POURTANT MAINTENANT ACQUIS QUE LES IMPOTS , LES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ET LES TRANSFERTS SOCIAUX DANS LA COMMUNAUTE ONT DANS L'ENSEMBLE PROGRESSE TROP VITE PAR RAPPORT A LA CAPACITE DE L'ECONOMIE ET ONT , DE CE FAIT , AFFAIBLI LE POTENTIEL DE CROISSANCE DE L'ECONOMIE MEME . DES LORS , UN RENVERSEMENT DANS LA PROGRESSION DES DEPENSES PUBLIQUES DEVRAIT CONSTITUER UN ELEMENT ESSENTIEL DE LA REPRISE A MOYEN TERME DE L'ECONOMIE EUROPEENNE . CETTE NOUVELLE TENDANCE DEVRAIT CONDUIRE A DES ALLEGEMENTS D'IMPOTS , ACCROITRE L'INCITATION AU TRAVAIL ET REDUIRE LES PRESSIONS INFLATIONNISTES ( CES DERNIERES POUVANT ETRE AGGRAVEES PAR UNE POUSSEE DES COUTS SALARIAUX DUE A LA PRESSION FISCALE OU PAR LA MONETISATION DES DEFICITS BUDGETAIRES ) .  L'ELIMINATION OU LA REDUCTION DES SUBVENTIONS D'EXPLOITATION A DES ENTREPRISES NON RENTABLES SE POURSUIT A UN RYTHME ET AVEC UNE VIGUEUR VARIABLES DANS LES DIFFERENTS SECTEURS ET PAYS . LE DEGRE D'EFFICACITE ET D'ECONOMIE AVEC LEQUEL LES PROGRAMMES DE PRESTATIONS SOCIALES SONT ADMINISTRES LAISSENT CLAIREMENT UNE MARGE SUBSTANTIELLE DE PROGRES POSSIBLE DANS CERTAINS PAYS .  DANS LEURS PROGRAMMES PLURIANNUELS DE DEPENSES PUBLIQUES , L'ALLEMAGNE ET LE ROYAUME-UNI SE SONT FIXE DES OBJECTIFS TRES SIMILAIRES POUR LA PERIODE ALLANT DE 1984 A 1988 . EN ALLEMAGNE , LA PART DES DEPENSES PUBLIQUES DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT DEVRAIT ETRE RAMENEE DE 47 A 43 % ; AU ROYAUME-UNI , ELLE REVIENDRAIT DE 44,5 A 40,5 % . DANS LA PLUPART DES AUTRES PAYS DE LA COMMUNAUTE , LE NIVEAU ACTUEL DES DEPENSES PUBLIQUES EST NETTEMENT PLUS ELEVE QU'EN ALLEMAGNE ET AU ROYAUME-UNI ( 57 % POUR L'ITALIE ET PRES DE 60 % OU PLUS POUR LE BENELUX , LE DANEMARK ET L'IRLANDE ) . MEME SI DE RECENTS EFFORTS D'ECONOMIES ONT ETE REALISES , IL RESTE A CES PAYS UNE CERTAINE MARGE DE MANOEUVRE POUR PARVENIR A UNE PLUS GRANDE EFFICACITE DANS LEURS PROGRAMMES DE DEPENSES PUBLIQUES . LA COMMUNAUTE DANS SON ENSEMBLE POURRAIT DONC ENVISAGER , AU NIVEAU DE LA MODIFICATION STRUCTURELLE DE LA PART DES DEPENSES PUBLIQUES DANS L'ECONOMIE , DES PROGRES NON MOINS AMBITIEUX ( AU MOINS EN CE QUI CONCERNE LE RYTHME DE REDUCTION DE LA PART DES DEPENSES PUBLIQUES DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT ) QUE LES OBJECTIFS DEJA FIXES PAR LES PAYS QUI DISPOSENT DE STRATEGIES A MOYEN TERME .  CES OBJECTIFS GLOBAUX EN MATIERE DE DEPENSES PUBLIQUES IMPLIQUENT UNE LIMITATION SEVERE DE CERTAINES CATEGORIES DE DEPENSES , PUISQU'IL DEVRAIT ETRE ACCORDE PRIORITE AU DEVELOPPEMENT DES PROGRAMMES DE DEPENSES PUBLIQUES QUI CONTRIBUENT DE MANIERE EFFICACE A LA RESTAURATION DU POTENTIEL PRODUCTIF DU PAYS . CELA EXIGE DES INVESTISSEMENTS EN RESSOURCES HUMAINES ET EN CAPITAL PHYSIQUE , EN PROGRAMMES DE RECYCLAGE ET DE FORMATION POUR LES QUALIFICATIONS QUI FONT L'OBJET D'UNE DEMANDE ACCRUE , ET EN INVESTISSEMENTS D'INFRASTRUCTURES D'IMPORTANCE VITALE POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE . PAR SOUCI D'ECONOMIES BUDGETAIRES , LES COMPRESSIONS DES INVESTISSEMENTS PUBLICS ONT ETE SEVERES DANS DE NOMBREUX PAYS . EN CONSEQUENCE , L'ACTIVITE DANS LE SECTEUR DE LA CONSTRUCTION EST ACTUELLEMENT DEPRIMEE DANS LA PLUPART DES ETATS MEMBRES , TOUT PARTICULIEREMENT EN ALLEMAGNE . LES PROJETS D'INVESTISSEMENTS PUBLICS DEVRAIENT ETRE ESSENTIELLEMENT APPRECIES EN FONCTION DE LEUR TAUX DE RENDEMENT ECONOMIQUE . L'ACTUELLE MOROSITE CONJONCTURELLE COMMANDE QUE DES PROJETS OFFRANT DES TAUX DE RENDEMENT ELEVES ET RELATIVEMENT SURS SOIENT MIS EN OEUVRE LA OU IL N'EST PAS IMPERATIF DE REDUIRE LE DEFICIT BUDGETAIRE . COMPTE TENU DES DELAIS NECESSAIRES A LA MISE EN OEUVRE DES PROJETS D'INVESTISSEMENTS PUBLICS , C'EST MAINTENANT QU'IL FAUDRAIT PREPARER DES PROGRAMMES BIEN CONCUS DE RELANCE DES TRAVAUX PUBLICS .  TABLEAU 17  PART DES DEPENSES PUBLIQUES DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT - TENDANCES PASSEES ET OBJECTIF POSSIBLE POUR 1987  * 1970 * 1984 * 1987  DEPENSES PUBLIQUES COURANTES * 32,6 * 47,3 * 43,3  INVESTISSEMENTS ET TRANSFERTS EN CAPITAL * 5,1 * 4,0 * 5,0  TOTAL DES DEPENSES PUBLIQUES * 37,7 * 51,3 * 48,3  CES QUELQUES CHIFFRES SIMPLES ET ILLUSTRATIFS DU TABLEAU 17 APPELLENT DEUX PRECISIONS IMPORTANTES . D'ABORD , TOUS LES ETATS MEMBRES DEVRAIENT ENVISAGER UN RECUL DE LA PART DES DEPENSES PUBLIQUES DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT , LES QUELQUES PAYS OU LA CONSOLIDATION BUDGETAIRE EST BIEN AVANCEE POUVANT SE PERMETTRE D'ACCROITRE MODESTEMENT LEURS DEPENSES PUBLIQUES EN VOLUME . ENSUITE , LA DISTINCTION ENTRE DEPENSES COURANTES ET DEPENSES EN CAPITAL DOIT ETRE CONSIDEREE COMME UN CRITERE TRES SIMPLE SE SITUANT AU NIVEAU DES PRIORITES . IL FAUT L'INTERPRETER COMME PERMETTANT DE FAVORISER LES DEPENSES PUBLIQUES QUI SOUTIENNENT LA CROISSANCE DU POTENTIEL DE PRODUCTION DE L'ECONOMIE . CELLES-CI INCLUENT PLUSIEURS TYPES DE DEPENSES COURANTES ET EXCLUENT LES INVESTISSEMENTS PUBLICS QUI PRESENTENT DE FAIBLES RENDEMENTS ECONOMIQUES ET SOCIAUX .  POINT 3 : LE MOUVEMENT RECENT DE MAITRISE DE LA CROISSANCE DES DEPENSES PUBLIQUES DEVRAIT ETRE MAINTENU A MOYEN TERME DANS L'ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTE , UN OBJECTIF POSSIBLE ETANT UNE REDUCTION ANNUELLE DE 1 POINT DE LA PART DE CES DEPENSES DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT . IL CONVIENDRAIT D'EXPLOITER LES POSSIBILITES D'INVESTISSEMENTS PUBLICS ( ET PLUS GENERALEMENT LES DEPENSES FAVORISANT LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ) ASSURANT DES TAUX DE RENDEMENT ELEVES PAR RAPPORT AUX TAUX D'INTERET . IL FAUDRAIT DEVELOPPER LES PROGRAMMES D'INVESTISSEMENTS PUBLICS , EN PARTICULIER DANS LES PAYS DONT LES FINANCES PUBLIQUES SONT SUFFISAMMENT CONSOLIDEES ET OU LE SECTEUR DE LA CONSTRUCTION EST SOUS-UTILISE .  3.2.2 . ALLEGEMENT DE LA FISCALITE POUR PROMOUVOIR L'ESPRIT D'ENTREPRISE ET L'EMPLOI  ON CONSTATE QUE DES TENDANCES NOUVELLES SE FONT JOUR DANS LA COMMUNAUTE POUR ALLEGER LA FISCALITE , INCITER A L'ACCROISSEMENT DE LA PRODUCTION ET ENCOURAGER LA CREATION D'ENTREPRISES ET D'EMPLOIS . LA CONFIRMATION ET LE RENFORCEMENT DE CES TENDANCES SONT D'UNE IMPORTANCE PRIMORDIALE POUR TOUTE STRATEGIE VISANT A DYNAMISER L'ECONOMIE .  L'ALOURDISSEMENT DE LA FISCALITE EN EUROPE A ACCRU LE DECALAGE ENTRE LE COUT DE LA MAIN-D'OEUVRE POUR LES EMPLOYEURS ET LE REVENU APRES IMPOT DES SALARIES . L'AUGMENTATION PLUS QUE PROPORTIONNELLE DES CHARGES DE SECURITE SOCIALE PAR RAPPORT AUX SALAIRES CONDUIT LES ENTREPRISES A CREER MOINS D'EMPLOIS . LA CHARGE FISCALE ACCRUE QUI PESE SUR LES REVENUS SALARIAUX ( IMPOT SUR LE REVENU ET COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE DES SALARIES ) RENFORCE , A L'OCCASION DES NEGOCIATIONS SALARIALES , LES PRESSIONS DANS LE SENS D'UN RELEVEMENT DES REMUNERATIONS AVANT IMPOT , CE QUI TEND A INTENSIFIER L'INFLATION PAR LES COUTS . L'IMPACT GLOBAL DE CES TENDANCES PEUT ETRE MESURE PAR LE RAPPORT ENTRE LES REVENUS SALARIAUX NETS ET LES COUTS SALARIAUX GLOBAUX , SECURITE SOCIALE COMPRISE . POUR LES QUATRE PLUS GRANDS PAYS DE LA COMMUNAUTE , CE RAPPORT EST EN DIMINUTION CONSTANTE PUISQUE , DE 59 % EN 1971 , IL EST PASSE A 51 % EN 1981 ET DEVRAIT S'ETABLIR A 46 % EN 1984 . PAR COMPARAISON , CE RAPPORT EST RESTE PLUS ELEVE AUX ETATS-UNIS . EN EFFET , S'IL A EGALEMENT DIMINUE DANS CE PAYS , PUISQU'IL EST PASSE DE 69 % EN 1971 A 59 % EN 1981 , ON ESTIME QUE , GRACE A L'ALLEGEMENT RECENT DE LA FISCALITE , IL S'EST ETABLI A 66 % EN 1983 , CE QUI CONSTITUE UN TRES NET RENVERSEMENT DE LA TENDANCE ANTERIEURE . CES CHIFFRES ILLUSTRENT BIEN LA MESURE DANS LAQUELLE LE POIDS CROISSANT DU SECTEUR PUBLIC ET DE LA FISCALITE PEUT FREINER LES PERFORMANCES ECONOMIQUES ET L'EMPLOI , ET INVERSEMENT .  PLUSIEURS PAYS ONT ENGAGE DES PROGRAMMES DE REDUCTION ET DE REFORME DES IMPOTS .  LE DERNIER BUDGET BRITANNIQUE , C'EST-A-DIRE LE BUDGET POUR 1984/1985 , PREVOIT UNE DIMINUTION DE L'IMPOT SUR LES SOCIETES PENDANT QUATRE ANNEES CONSECUTIVES , LA SUPPRESSION DE LA SURTAXE SUR LES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ET DE NOMBREUSES INITIATIVES PRECISES EN FAVEUR DES PETITES ENTREPRISES OU DES ENTREPRISES NOUVELLES .  DANS SON BUDGET POUR 1985 , LE GOUVERNEMENT FRANCAIS PREVOIT UNE DIMINUTION DE LA FISCALITE SUR LES ENTREPRISES , UNE SUPPRESSION DE LA SURTAXE SUR LES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ET UN ALLEGEMENT DE L'IMPOT SUR LE REVENU QUI REPRESENTERONT UN MONTANT EQUIVALANT A 1 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , ET IL ENVISAGE DE POURSUIVRE CETTE POLITIQUE LES ANNEES SUIVANTES . LE BUDGET NEERLANDAIS POUR 1985 COMPORTE DES ALLEGEMENTS FISCAUX ATTEIGNANT 1/3 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT ; IL S'AGIT ESSENTIELLEMENT D'UNE REDUCTION DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE DES EMPLOYEURS .  LE GOUVERNEMENT ALLEMAND A ANNONCE DES REDUCTIONS DE L'IMPOT SUR LE REVENU ET DES AUGMENTATIONS DES ALLOCATIONS FAMILIALES , REPRESENTANT 20 MILLIARDS DE MARKS ALLEMANDS ( SOIT 1 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT ) , QUI SERONT ETALEES SUR TROIS ANS , CE PROGRAMME NE DEMARRANT CEPENDANT PAS AVANT 1986 . LE GOUVERNEMENT ENVISAGE ACTUELLEMENT DE METTRE EN OEUVRE LE PREMIER VOLET DE CES MESURES ( PRINCIPALEMENT LE RELEVEMENT DES ALLOCATIONS FAMILIALES ) LE 1ER JANVIER 1986 ET LE SECOND LE 1ER JANVIER 1988 ( ABAISSEMENT DES BAREMES DE L'IMPOT PROGRESSIF SUR LE REVENU ) . BIEN QU'IL NE SOIT PAS ENVISAGE DE RELEVEMENTS FISCAUX COMPENSATOIRES , LE PROGRAMME FISCAL N'EST PAS ENTIEREMENT ARRETE ; IL EST PREVU QUE LE BESOIN NET DE FINANCEMENT DU BUDGET FEDERAL SOIT RAMENE A 1 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN 1988 . DANS LE CAS DU ROYAUME-UNI , EN PLUS DES REDUCTIONS D'IMPOT ET DES REFORMES FISCALES DEJA MENTIONNEES , LA STRATEGIE FINANCIERE A MOYEN TERME EST AXEE SUR UN DISPOSITIF D'AJUSTEMENTS BUDGETAIRES ( ALLEGEMENTS FISCAUX OU AUGMENTATION DES DEPENSES ) COMPATIBLE AVEC L'OBJECTIF DE REDUCTION , A 1,75 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , DU BESOIN DE FINANCEMENT DU SECTEUR PUBLIC . CES AJUSTEMENTS ATTEINDRAIENT 13,5 MILLIARDS DE LIVRES STERLING ( SOIT 3 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT ) POUR LE DERNIER EXERCICE PREVU ( 1988/1989 ) .  LORSQUE LEUR DEFICIT BUDGETAIRE CONSTITUE UNE FORTE CONTRAINTE , LES ETATS MEMBRES POURRAIENT TOUTEFOIS ENVISAGER DES MODIFICATIONS DE LA STRUCTURE FISCALE EN FAVEUR DE L'EMPLOI . EN PRATIQUE , CELA SIGNIFIERAIT PAR EXEMPLE QUE L'ON DIMINUE LES TAXES SUR LA MASSE SALARIALE OU LES COTISATIONS SOCIALES QUI FRAPPENT L'EMPLOI ET QUE L'ON AUGMENTE LES TAXES SUR LA CONSOMMATION . MAIS UNE HAUSSE DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE OU DES TAXES SUR L'ENERGIE OU D'AUTRES PRODUITS RISQUE D'AGGRAVER L'INFLATION . IL FAUT DONC TENIR COMPTE DE CE PROBLEME ET Y TROUVER UNE SOLUTION . UN PRINCIPE DE BASE , DEJA DEBATTU ET ACCEPTE DANS CERTAINS PAYS , EST QUE L'AGGRAVATION DE LA FISCALITE INDIRECTE NE DEVRAIT PAS DONNER LIEU A COMPENSATION LORS DES NEGOCIATIONS SALARIALES . EN OUTRE , DANS UNE ECONOMIE OU LE SOUS-EMPLOI SEVIT , IL SEMBLE RAISONNABLE DE MODIFIER LA STRUCTURE FISCALE DE MANIERE A INCITER AU RECRUTEMENT DE MAIN-D'OEUVRE , CE QUI PEUT SE FAIRE EN DIMINUANT CERTAINES SUBVENTIONS A L'INVESTISSEMENT LORSQU'IL APPARAIT QUE LES MESURES PRISES ONT ENTRAINE UN RENFORCEMENT EXCESSIF DE L'INTENSITE CAPITALISTIQUE OU LE MAINTIEN D'INDUSTRIES NON PRODUCTIVES . IL APPARAIT EGALEMENT LOGIQUE DANS CERTAINES CIRCONSTANCES DE TAXER PLUS LOURDEMENT UN AUTRE FACTEUR DE PRODUCTION COMME L'ENERGIE , DE MANIERE A EN ENCOURAGER L'UTILISATION RATIONNELLE ET A AMELIORER LES TERMES DE L'ECHANGE DE L'ECONOMIE EUROPEENNE .  IL CONVIENDRAIT EGALEMENT DE REEXAMINER LE MODE DE PERCEPTION DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE EN VUE DE DECELER LES EFFETS DEFAVORABLES QU'IL PEUT AVOIR SUR L'EMPLOI . AINSI , LES COTISATIONS BASEES EN TOTALITE OU EN PARTIE SUR UNE SOMME FIXE INTRODUISENT UN ELEMENT DE RIGIDITE DANS LES COUTS SALARIAUX ET DE DISCRIMINATION FISCALE PAR RAPPORT AUX TRAVAILLEURS A REVENUS MODESTES . LES SYSTEMES DE COTISATION PREVOYANT DES COTISATIONS MINIMALES OU DES PLAFONDS PAR SALARIE DEVRAIENT ETRE RECONSIDERES AU PROFIT DE PRELEVEMENTS PLUS SIMPLES , DE PREFERENCE MOINS ELEVES ET BASES SUR LE PRINCIPE DE LA LINEARITE . DANS DE NOMBREUX PAYS , LE NIVEAU ELEVE DU MONTANT MINIMAL DES COTISATIONS SOCIALES DECOURAGE L'EMPLOI A TEMPS PARTIEL . UNE DIRECTIVE COMMUNAUTAIRE PREVOYANT LA PROPORTIONNALITE DES COTISATIONS RESTE ENCORE A APPLIQUER PLEINEMENT .  DE 1970 A 1984 , LA MODIFICATION DES STRUCTURES FISCALES DANS LA COMMUNAUTE A GENERALEMENT PRIS UNE DIRECTION TOUT A FAIT OPPOSEE A CELLE QU'AURAIT EXIGEE UNE PRIORITE A L'ENCOURAGEMENT DE L'ESPRIT D'ENTREPRISE ET A L'EMPLOI . LA CHARGE DE LA FISCALITE INDIRECTE N'A PAS VARIE , MAIS LA FORTE PROGRESSION DE LA CHARGE FISCALE GLOBALE , QUI A ATTEINT SEPT POINTS DE POURCENTAGE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , EST UNIQUEMENT DUE AU RELEVEMENT DES IMPOTS SUR LE REVENU ET SUR LES BENEFICES ET A CELUI DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE . CETTE EVOLUTION DEVRAIT MAINTENANT ETRE INVERSEE . SUR LES TROIS ANNEES 1985 A 1987 , LA COMMUNAUTE POURRAIT ENVISAGER , PAR EXEMPLE , UNE DIMINUTION DE LA CHARGE FISCALE GLOBALE DE L'ORDRE DE TROIS POINTS DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , AVEC UNE BAISSE ( DE QUATRE POINTS PAR EXEMPLE ) DES IMPOTS SUR LE REVENU ET SUR L'EMPLOI , ET UN RELEVEMENT ( D'UN POINT PAR EXEMPLE ) DES TAXES A LA CONSOMMATION .  EN CONCLUSION , UN ALLEGEMENT DES PRELEVEMENTS FISCAUX SUR L'EMPLOI ET LES ENTREPRISES AINSI QUE L'ELIMINATION A MOYEN TERME DES DISTORSIONS FISCALES DEVRAIENT ETRE L'UNE DES COMPOSANTES MAJEURES D'UNE STRATEGIE DESTINEE A STIMULER LA REPRISE ECONOMIQUE EN EUROPE . UN PREMIER PAS DANS CE SENS A DEJA ETE FAIT DANS CERTAINS PAYS QUI ONT INSTITUE DES ALLEGEMENTS FISCAUX POUR 1984 OU 1985 . AILLEURS , LA VOIE EST LARGEMENT PREPAREE PAR LA STABILISATION DES DEFICITS BUDGETAIRES . NEANMOINS , IL EST DEVENU URGENT DE METTRE EN OEUVRE UN VASTE PROGRAMME DE REDUCTION STRUCTURELLE DES IMPOTS DANS LA COMMUNAUTE POUR REALISER DES PROGRES PERMANENTS ET DURABLES AU NIVEAU DE LA RENTABILITE DES ENTREPRISES ET DE LEUR CAPACITE A CREER DES EMPLOIS . LES MODALITES DE FINANCEMENT DE CES ALLEGEMENTS FISCAUX , A SAVOIR DES COMPRESSIONS DE DEPENSES , DES MODIFICATIONS DE LA STRUCTURE FISCALE OU DES DEFICITS , VARIERONT SELON LES PAYS ET L'ON EXAMINERA PLUS LOIN LES POLITIQUES A SUIVRE EN MATIERE DE SOLDE BUDGETAIRE . QUOI QU'IL EN SOIT , TOUS LES PAYS DEVRAIENT DESORMAIS S'ENGAGER DANS DES PROGRAMMES D'ALLEGEMENTS FISCAUX OU DE COMPRESSION DES DEPENSES QUI PERMETTRONT , LORSQUE LA CONTREPARTIE FINANCIERE DE CES MESURES AURA ETE ASSUREE , DE REALISER ULTERIEUREMENT DE NOUVEAUX ALLEGEMENTS FISCAUX . CELA IMPLIQUE , BIEN ENTENDU , UNE PROGRAMMATION MINUTIEUSE A MOYEN TERME DES FINANCES PUBLIQUES , EN VUE DE DEFINIR AVEC PRECISION LES MOYENS QUI PERMETTRONT UN ALLEGEMENT SUBSTANTIEL DES PRELEVEMENTS FISCAUX .  TABLEAU 18  VARIATIONS DE LA STRUCTURE DES IMPOTS DE 1970 A 1984 ET OBJECTIF INDICATIF POUR 1987 , EN % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT  * 1970 * 1984 * 1987  IMPOTS INDIRECTS * 13,9 * 13,8 * 15,0  IMPOTS DIRECTS * 10,3 * 13,1 * 11,5  COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE * 11,0 * 15,5 * 13,0  TOTAL * 35,3 * 42,4 * 39,5  POINT 4 : LES CHARGES FISCALES PESANT SUR LES ENTREPRISES ET L'EMPLOI DEVRAIENT ETRE FIXEES SELON UNE TENDANCE DECROISSANTE A MOYEN TERME , COMPENSEE , EN CAS DE PROBLEMES BUDGETAIRES GRAVES , PAR DES COMPRESSIONS DES DEPENSES OU DES RELEVEMENTS DE LA FISCALITE INDIRECTE . A TITRE DE POINT DE REPERE , LA CHARGE FISCALE TOTALE POURRAIT ETRE REDUITE DE UN POINT DU PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR AN DE 1985 A 1987 . UN TEL ALLEGEMENT PERMETTRAIT UNE AMELIORATION IMPORTANTE ET PERMANENTE DES CONDITIONS DE L'OFFRE DANS L'ECONOMIE EUROPEENNE .  3.2.3 . SOLDE BUDGETAIRE ET DETTE PUBLIQUE  POUR DEFINIR LA MEILLEURE STRATEGIE EN MATIERE DE SOLDE BUDGETAIRE , IL EST NECESSAIRE DE TENIR COMPTE DES PRINCIPALES DIFFERENCES ENTRE PAYS AINSI QUE DE LEURS CARACTERISTIQUES SPECIFIQUES EN MATIERE DE DOSAGE DES POLITIQUES ECONOMIQUES . DE TELLES DIFFERENCES PEUVENT DETERMINER NON SEULEMENT L'AMPLEUR , MAIS AUSSI LE SIGNE DE L'IMPACT DES VARIATIONS DU SOLDE BUDGETAIRE SUR L'ACTIVITE ET L'INFLATION . POUR PRENDRE UNE SITUATION EXTREME , LORSQUE LE DEFICIT BUDGETAIRE CONTRIBUE A UN ACCROISSEMENT DE LA CHARGE DE LA DETTE PUBLIQUE , EXPRIMEE EN PART DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , A RAISON DE 5 % OU PLUS PAR AN , ET LORSQUE LA DETTE PUBLIQUE APPROCHE 100 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , LA SEULE LIGNE DE CONDUITE SAINE EST D'INVERSER LA TENDANCE AUSSI RADICALEMENT ET RAPIDEMENT QUE POSSIBLE . FAUTE DE QUOI , ON DOIT S'ATTENDRE A UNE MONETISATION DE PLUS EN PLUS RAPIDE DE LA DETTE OU A DES TAUX D'INTERET A CE POINT ELEVES QUE LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE S'EN TROUVERA PARALYSE . PLUSIEURS PAYS DE LA COMMUNAUTE , S'EFFORCENT A PRESENT D'EVITER PRECISEMENT CE TYPE DE PROBLEMES : LA BELGIQUE , L'IRLANDE ET L'ITALIE PAR EXEMPLE . DANS LE CAS DE LA GRECE , LA CORRECTION DES DEFICITS BUDGETAIRES TRES IMPORTANTS N'EST PAS SUFFISAMMENT RAPIDE . DANS DE TELLES SITUATIONS , UNE POLITIQUE DE STABILISATION BIEN CONCUE ET BIEN COORDONNEE - COMPRENANT DES MESURES BUDGETAIRES ET MONETAIRES ET UNE COOPERATION DES PARTENAIRES SOCIAUX EN MATIERE DE REVENUS - NE DEVRAIT PAS ETRE CRAINTE EN RAISON DE SES EFFETS " RESTRICTIFS " . SI UNE POLITIQUE DE STABILISATION EST RENDUE SUFFISAMMENT EFFICACE ET CREDIBLE , DES AVANTAGES IMMEDIATS SE FERONT SENTIR , EN PARTICULIER SOUS LA FORME D'UNE BAISSE DES TAUX D'INTERET A LONG TERME ET D'UN REGAIN DE CONFIANCE DES ENTREPRISES . ON TROUVE UN EXEMPLE D'UNE RAPIDE TRANSFORMATION DE CE GENRE AU DANEMARK , DONT LES FINANCES PUBLIQUES CONNAISSAIENT UNE EVOLUTION DIFFICILEMENT SOUTENABLE JUSQU'A CE QU'UN CHANGEMENT DE CAP AIT ETE OPERE IL Y A DEUX ANS . DANS CE PAYS , UNE SERIE DE RESTRICTIONS RIGOUREUSES DES DEPENSES PUBLIQUES ET DES REVENUS , ANNONCEES POUR UNE PERIODE DE PLUSIEURS ANNEES , A RAPIDEMENT ABOUTI A UNE TRES IMPORTANTE BAISSE DES TAUX D'INTERET ET , A L'HEURE ACTUELLE , LE DANEMARK EST CELUI DES PAYS DE LA COMMUNAUTE QUI CONNAIT LA PLUS RAPIDE EXPANSION DES INVESTISSEMENTS PRIVES ET DE L'EMPLOI . EN REVANCHE , TOUT RETARD APPORTE A LA CORRECTION DE NIVEAUX INSOUTENABLES D'ENDETTEMENT PUBLIC ABOUTIT AVEC CERTITUDE A LA RECESSION OU A UNE INFLATION PLUS ELEVEE , OU A L'UNE ET L'AUTRE .  A L'AUTRE EXTREME , ON TROUVE DES SITUATIONS OU LA CHARGE DE LA DETTE PUBLIQUE EN TERMES REELS VA EN S'AMENUISANT ET OU LE DEFICIT BUDGETAIRE ET LE TAUX D'INFLATION SONT FAIBLES . AINSI , SELON LES PREVISIONS ACTUELLES , LE BESOIN DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES EN ALLEMAGNE DEVRAIT REVENIR DE 1,8 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN 1984 A 0,8 % EN 1985 ( SOUS L'EFFET D'UNE MAJORATION DES RECETTES FISCALES DE 4,8 % ET D'UN ACCROISSEMENT DE 2,7 % DES DEPENSES COURANTES EN TERMES NOMINAUX ) . L'AVANTAGE QU'IL Y A EN PAREILLE SITUATION D'EVITER DES TAUX D'INTERET PENALISATEURS ATTEIGNANT OU DEPASSANT CEUX QUI PREVALENT SUR LES MARCHES MONDIAUX EST IMPORTANT . EN EFFET , DANS LE CAS DE L'ALLEMAGNE , DU ROYAUME-UNI ET DES PAYS-BAS ( 1 ) , LE TAUX D'INTERET A LONG TERME EST A PRESENT SENSIBLEMENT INFERIEUR A CELUI PAYE PAR LE TRESOR DES ETATS-UNIS POUR LA DETTE LIBELLEE EN DOLLARS . NEANMOINS , EN REGIME DE MARCHES FINANCIERS OUVERTS , IL EST DIFFICILE DE DECONNECTER COMPLETEMENT LE TAUX D'INTERET PAYE PAR LES EMPRUNTEURS INDIVIDUELS DES CONDITIONS PREVALANT SUR LE MARCHE MONDIAL . AUSSI , LES AVANTAGES SUPPLEMENTAIRES QUE L'ECONOMIE POURRAIT RETIRER D'UNE DIMINUTION DES DEFICITS BUDGETAIRES - PAR LE BIAIS DE TAUX D'INTERET MOINS ELEVES - RISQUENT-ILS A PRESENT D'ETRE ASSEZ LIMITES QUANT A LEUR AMPLEUR ET ASSEZ LENTS A INTERVENIR . LORSQU'ILS SE CREUSENT , LES DEFICITS BUDGETAIRES EXERCENT UNE PRESSION A LA HAUSSE SUR LES TAUX D'INTERET . L'EXPERIENCE ACTUELLE DES ETATS-UNIS MONTRE TOUTEFOIS QUE DES CHANGEMENTS DE LA RENTABILITE DU SECTEUR PRIVE PEUVENT ETRE PLUS QUE SUFFISANTS POUR ASSURER L'EXPANSION ECONOMIQUE ET LES INVESTISSEMENTS EN DEPIT DE TAUX D'INTERET ELEVES . CELA DEMONTRE L'INTERET QU'IL Y A DE CENTRER L'ACTION SUR DES REDUCTIONS FISCALES QUI STIMULENT FORTEMENT LA RENTABILITE ET LA PROPENSION A L'EMBAUCHE ( ENCORE QUE CET ARGUMENT N'IMPLIQUE EN AUCUNE FACON UNE APPROBATION DU DEFICIT BUDGETAIRE EXCESSIF DES ETATS-UNIS ) .  D'AUTRES PAYS DE LA COMMUNAUTE SE TROUVENT DANS UNE SITUATION INTERMEDIAIRE ENTRE LES CATEGORIES SUSMENTIONNEES . LA FRANCE EST L'EXEMPLE D'UN PAYS QUI A UN DEFICIT BUDGETAIRE ET UN NIVEAU D'ENDETTEMENT MODERES , MAIS QUI NE MOBILISE PAS AISEMENT UNE EPARGNE INTERIEURE ADEQUATE . DANS UN TEL CAS , IL CONVIENT DE NE PAS ACCROITRE A PRESENT LE DEFICIT , MAIS UNE ECONOMIE EUROPEENNE PLUS VIGOUREUSE FACILITERAIT DES REDUCTIONS D'IMPOTS DANS LE CADRE D'UNE CONTRAINTE DONNEE POUR LE SOLDE BUDGETAIRE .  POINT 5 : UNE STRATEGIE BUDGETAIRE POUR UNE CROISSANCE DE LA COMMUNAUTE PLUS VIGOUREUSE ET STABLE DEVRAIT COMPORTER DES EVOLUTIONS DIFFERENCIEES ENTRE ETATS MEMBRES ; LES DEFICITS DEVRAIENT ETRE REDUITS DANS CERTAINS PAYS , TANDIS QUE , DANS CEUX OU LES DEFICITS STRUCTURELS ONT ETE LARGEMENT ELIMINES , UNE ORIENTATION CONJONCTURELLEMENT NEUTRE PLUTOT QUE RESTRICTIVE SERAIT APPROPRIEE POUR L'INSTANT . LES POLITIQUES DE SOLDE BUDGETAIRE DEVRAIENT INCLURE LA REDUCTION SUBSTANTIELLE DE LA FISCALITE DEJA MENTIONNEE . DANS PLUSIEURS PAYS , DES EFFORTS PARTICULIERS SONT NECESSAIRES AFIN D'ELIMINER RAPIDEMENT LES DEFICITS DES OPERATIONS BUDGETAIRES COURANTES .  ( 1 ) L'ECONOMIE NEERLANDAISE SE TROUVE DANS UNE SITUATION PEU USUELLE : ELLE CONNAIT UNE HAUSSE RAPIDE DE LA DETTE PUBLIQUE , EN MEME TEMPS QU'UN EXCEDENT IMPORTANT DE L'EPARGNE INTERIEURE QUI SE MANIFESTE PAR UN SURPLUS CROISSANT DE LA BALANCE DES PAIEMENTS , ATTEIGNANT ACTUELLEMENT 3,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT .  3.2.4 . OBJECTIFS MONETAIRES ET SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN  DANS LA COMMUNAUTE , LA POLITIQUE MONETAIRE AU COURS DE L'ANNEE ECOULEE A ETE MENEE AVEC SUCCES A PLUSIEURS EGARDS . UNE DECELERATION GRADUELLE DU TAUX DE CROISSANCE DE LA MASSE MONETAIRE S'EST ACCOMPAGNEE D'UNE DECELERATION DU TAUX D'INFLATION MOYEN . EN OUTRE , LE DEGRE DE DISPERSION DANS CES DEUX DOMAINES S'EST EGALEMENT REDUIT .  LES TAUX D'INTERET DANS LA COMMUNAUTE ONT DANS L'ENSEMBLE BAISSE OU SE SONT STABILISES AU COURS DES DOUZE DERNIERS MOIS , EN DEPIT DES HAUSSES IMPORTANTES ET PARFOIS BRUTALES DES TAUX AMERICAINS . EN MOYENNE , LES TAUX D'INTERET A LONG TERME DANS LA COMMUNAUTE S'ETABLISSENT ACTUELLEMENT A 11,5 % , CONTRE 13 % AUX ETATS-UNIS , ALORS QUE , HISTORIQUEMENT , LE TAUX D'INTERET MOYEN A TOUJOURS ETE SENSIBLEMENT PLUS ELEVE DANS LA COMMUNAUTE QU'AUX ETATS-UNIS . CE DECOUPLAGE PAR RAPPORT AUX TAUX D'INTERET PRATIQUES AUX ETATS-UNIS S'EST CERTES ACCOMPAGNE D'UNE DEPRECIATION DE L'ECU , CE QUI N'A PAS POURTANT EMPECHE LA DECELERATION DE L'INFLATION DANS LA COMMUNAUTE . MIEUX ENCORE , LE DIFFERENTIEL D'INFLATION ENTRE LA COMMUNAUTE ET LES ETATS-UNIS VA EN DIMINUANT ( VOIR GRAPHIQUE 5 ) .  CETTE EVOLUTION RECENTE DES RELATIONS MONETAIRES ENTRE LE SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN ET LE DOLLAR , ET EN PARTICULIER LE DECOUPLAGE SUBSTANTIEL DES TAUX D'INTERET , APPELLE UN CERTAIN NOMBRE DE CONCLUSIONS . L'UNITE DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN EN TANT QUE BLOC DE MONNAIES A SUBSTANTIELLEMENT ATTENUE L'IMPORTANCE DES HAUSSES DE PRIX QUI AURAIENT ETE CAUSEES SI CHAQUE MONNAIE S'ETAIT DEPRECIEE ISOLEMENT . LA NETTETE DE L'ENGAGEMENT DES ETATS MEMBRES A L'EGARD DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN PARAIT AVOIR PERMIS A TOUS LES ETATS MEMBRES DE SUIVRE PLUS FACILEMENT LA DISTANCIATION QUI S'EST OPEREE ENTRE LES TAUX D'INTERET SUR LE MARK ALLEMAND ET CEUX SUR LE DOLLAR . AINSI , LA CORRELATION ENTRE LES MOUVEMENTS DES TAUX D'INTERET DES MONNAIES DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN ET CEUX DU MARK ALLEMAND EST DEVENUE PLUS FORTE QUE LA CORRELATION AVEC LES TAUX D'INTERET DU DOLLAR DEPUIS L'INSTAURATION DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN , C'EST-A-DIRE DEPUIS 1979 . CELA N'ETAIT PAS LE CAS AU COURS DES ANNEES ANTERIEURES - A SAVOIR DE 1973 A 1979 - POUR LE FRANC FRANCAIS OU LA LIRE ITALIENNE . LA FAIBLESSE DES PRIX EN DOLLARS DES PRODUITS DE BASE A EGALEMENT REDUIT LE RISQUE D'INFLATION INHERENT A LA DEPRECIATION DE L'ECU VIS-A-VIS DU DOLLAR . ENFIN , EN CE QUI CONCERNE LA DEMANDE EN VOLUME , LA DEPRECIATION DE L'ECU VIS-A-VIS DU DOLLAR A CONTRIBUE A LA FORTE DEMANDE D'EXPORTATIONS EN PROVENANCE DE LA COMMUNAUTE . AINSI DONC , LA POLITIQUE DE DECOUPLAGE SUBSTANTIEL COMPORTE DEUX ELEMENTS QUI ONT CONTRIBUE A LA REPRISE EN EUROPE : DES TAUX D'INTERET PLUS FAIBLES ET DES TAUX DE CHANGE MOINS ELEVES QUE CEUX QUI AURAIENT ETE OBSERVES A DEFAUT D'UN TEL DECOUPLAGE .  LES RAPPORTS DE CHANGE A L'INTERIEUR DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN SONT RESTES STABLES ET CALMES . LA CONVERGENCE DES POLITIQUES MONETAIRES DANS LE SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN A GAGNE EN SUBSTANCE ET EN CREDIBILITE . IL N'Y A PAS EU DE REALIGNEMENT DES PARITES A L'INTERIEUR DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN DEPUIS LE 21 MARS 1983 . TOUTEFOIS , IL S'EST PRODUIT UN RAPPROCHEMENT FRAPPANT DANS LA FIXATION DES OBJECTIFS MONETAIRES QUANTITATIFS . AINSI , L'OBJECTIF DE LA BANQUE DE FRANCE POUR 1984 EN MATIERE DE CROISSANCE DE LA MASSE MONETAIRE ( 5,5 A 6,5 % ) CHEVAUCHE-T-IL A PRESENT CELUI DE LA BUNDESBANK ( 4 A 6 % ) .  POUR 1985 , IL FAUDRAIT POURSUIVRE L'ACTION EN CE SENS . DANS LES PAYS A TAUX D'INFLATION FAIBLE , LES OBJECTIFS ASSIGNES A L'EVOLUTION DE LA MASSE MONETAIRE DEVRAIENT FAVORISER UNE NOUVELLE PROGRESSION DU TAUX DE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT . DANS LES PAYS OU LE TAUX D'INFLATION EST ENCORE EXAGEREMENT ELEVE , LA TACHE PRIMORDIALE EST DE COORDONNER LES POLITIQUES MONETAIRE ET BUDGETAIRE AINSI QUE L'EVOLUTION DES REVENUS SUR UNE TRAJECTOIRE COHERENTE DE STABILISATION . DE CETTE MANIERE , LA CREDIBILITE DE LA STRATEGIE EST MAXIMISEE , TANDIS QUE LES COUTS ECONOMIQUES REELS SONT MINIMISES .  DES TRAVAUX SONT ACTUELLEMENT EN COURS EN VUE DE METTRE EN PLACE UN CERTAIN NOMBRE DE MESURES SUSCEPTIBLES D'AMELIORER LES MECANISMES ET LE FONCTIONNEMENT DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN ; CES TRAVAUX DEVRAIENT ETRE CONSIDERES COMME FAISANT PARTIE DE LA STRATEGIE ECONOMIQUE GLOBALE DE LA COMMUNAUTE . EN SEPTEMBRE 1984 , UNE REVISION DU PANIER DE L'ECU A ETE REALISEE A LA SUITE DU PREMIER REEXAMEN QUINQUENNAL DE SA COMPOSITION . A CETTE OCCASION , LA DRACHME GRECQUE A ETE INCORPOREE DANS L'ECU .  POINT 6 : EN 1983 ET 1984 , LA COMBINAISON DES POLITIQUES MONETAIRE ET ECONOMIQUE EN EUROPE A ETE DANS UNE LARGE MESURE A MEME DE DECOUPLER LES TAUX D'INTERET DES TENDANCES A LA HAUSSE OBSERVEES AUX ETATS-UNIS , TOUT EN REALISANT EN MEME TEMPS UNE MEILLEURE CONVERGENCE EN MATIERE DE STABILITE MONETAIRE . LE SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN A CONTRIBUE POSITIVEMENT A CES SUCCES . L'ACTION DEVRAIT ETRE POURSUIVIE EN CE SENS . UNE PLACE PLUS GRANDE POUR UNE EXPANSION MONETAIRE ET UNE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN TERMES REELS DEVRAIT ETRE COMPATIBLE AVEC UNE POLITIQUE MONETAIRE STABLE DANS LES PAYS OU LE TAUX D'INFLATION EST FAIBLE ET CONTINUE A FLECHIR . LE MECANISME ET LE FONCTIONNEMENT DU SYSTEME MONETAIRE LUI-MEME DEVRAIENT ETRE RENFORCES EN TANT QU'ELEMENTS DE LA STRATEGIE ECONOMIQUE GLOBALE DE LA COMMUNAUTE .  3.3 . CONDITIONS DE L'EXPANSION ET DE LA COMPETITIVITE DES ENTREPRISES  3.3.1 . MARCHE INTERIEUR DES BIENS , DES SERVICES ET DES CAPITAUX  LE PROCESSUS COMMUNAUTAIRE D'INTEGRATION DES MARCHES SEMBLE S'ETRE RALENTI . EN 1958 , LES EXPORTATIONS DES DIX ETATS MEMBRES ACTUELS VERS LEURS PARTENAIRES OU FUTURS PARTENAIRES DE LA COMMUNAUTE REPRESENTAIENT 7 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT DE LA COMMUNAUTE . EN 1974 , CE POURCENTAGE AVAIT PRATIQUEMENT DOUBLE ET ATTEINT 12 % . DEPUIS LORS , IL S'EST ESSENTIELLEMENT STABILISE , S'ETABLISSANT A SEULEMENT 12,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN 1984 , MALGRE LA FORTE CROISSANCE DU COMMERCE ENTRE LES NOUVEAUX ETATS MEMBRES ET LES SIX PAYS FONDATEURS . CES EVOLUTIONS TRADUISENT TRES CERTAINEMENT A LA FOIS LE CARACTERE DEPRIME DE L'ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE , LA MULTIPLICATION DES REACTIONS NATIONALES DE DEFENSE FACE AUX DIFFICULTES DE LA MUTATION STRUCTURELLE DE NOMBREUSES INDUSTRIES , AINSI QUE L'INCAPACITE A SOUMETTRE LES NOUVEAUX SECTEURS A UNE VERITABLE CONCURRENCE ET PLUS GENERALEMENT A EXPLOITER COMPLETEMENT LES POTENTIALITES DE LA DIMENSION EUROPEENNE EN REPONDANT A LA TROISIEME REVOLUTION INDUSTRIELLE ACTUELLEMENT EN COURS .  LA MENACE QUE CES TENDANCES FONT PESER SUR LE POTENTIEL ECONOMIQUE DE LA COMMUNAUTE INQUIETE DE PLUS EN PLUS . DEPUIS 1981 ET AVEC L'APPUI DU CONSEIL EUROPEEN , DE NOUVEAUX PROGRAMMES D'ACTIONS DESTINES A AMELIORER LE FONCTIONNEMENT DU MARCHE INTERIEUR ONT ETE PROPOSES PAR LA COMMISSION . LE CONSEIL A COMMENCE A SE REUNIR DANS UNE NOUVELLE FORMATION QUI S'OCCUPE SPECIFIQUEMENT DU MARCHE INTERNE . UNE SERIE DE DECISIONS ONT ETE PRISES DANS CE DOMAINE PAR LE CONSEIL DE MINISTRES , PAR EXEMPLE EN CE QUI CONCERNE LES NORMES TECHNIQUES ET LES PROCEDURES D'INFORMATION .  TOUTEFOIS , DES PROGRES SUPPLEMENTAIRES SONT NECESSAIRES POUR REPONDRE A L'AMPLEUR ET A L'URGENCE DE L'ENJEU . EN EFFET , LE DEVELOPPEMENT DU MARCHE INTERIEUR REPOND A PLUSIEURS OBJECTIFS ECONOMIQUES : RELANCER LA CROISSANCE , ENCOURAGER L'EFFICACITE DE L'INVESTISSEMENT , OUVRIR AUX ENTREPRISES EUROPEENNES UN VASTE MARCHE INTERIEUR DE DIMENSION CONTINENTALE COMME DANS LE CAS DE LEURS PRINCIPAUX CONCURRENTS ET , AINSI , RENFORCER LEUR POSITION SUR LE MARCHE MONDIAL , ACCELERER LA MISE EN PLACE DES TECHNOLOGIES NOUVELLES ET , ENFIN , COMPRIMER LES COUTS ET LES PRIX DE FACON A TEMPERER L'INFLATION ET A ELEVER LE NIVEAU DE VIE .  EN JUIN 1984 , LA COMMISSION , S'APPUYANT SUR LA NOUVELLE IMPULSION POLITIQUE QUI VIENT D'ETRE MENTIONNEE AINSI QUE SUR LE SOUTIEN CROISSANT DE L'INDUSTRIE , A PRESENTE UN IMPORTANT PROGRAMME VISANT A AMELIORER LE FONCTIONNEMENT DU MARCHE INTERIEUR AVANT LA FIN DE 1985 . CES PROPOSITIONS DE GRANDE AMPLEUR ONT NOTAMMENT POUR OBJET LA REDUCTION ET LA SIMPLIFICATION DES FORMALITES DOUANIERES , UNE APPROCHE PLUS FLEXIBLE POUR L'HARMONISATION DES NORMES TECHNIQUES ET DE LA LEGISLATION FISCALE , LE RENFORCEMENT DE LA CONCURRENCE DANS CERTAINS SECTEURS IMPORTANTS DES SERVICES DE TRANSPORT ET DES SERVICES FINANCIERS , L'EXTENSION DE LA LISTE DES PROFESSIONS LIBERALISEES ET L'OUVERTURE DE NOUVEAUX MARCHES PUBLICS D'EQUIPEMENTS A LA CONCURRENCE COMMUNAUTAIRE . LA COMMISSION A EN OUTRE PRESENTE DES PROPOSITIONS VISANT A RENDRE L'ENVIRONNEMENT JURIDIQUE DE LA COMMUNAUTE PLUS FAVORABLE A LA FORMATION DES GROUPES D'ENTREPRISES ENGAGEES DANS LES PROJETS D'INTERET COMMUNAUTAIRE .  LA POLITIQUE DE CONCURRENCE DE LA COMMUNAUTE DOIT ETRE MISE EN OEUVRE VIGOUREUSEMENT AUSSI BIEN EN CE QUI CONCERNE LES AIDES D'ETAT QUE LES ENTREPRISES PRIVEES . POUR CE QUI EST DES AIDES D'ETAT , LA COMMISSION COMPTE SUR LE SOUTIEN DES ETATS MEMBRES POUR FAIRE EN SORTE QUE LA POLITIQUE COMMUNAUTAIRE DE CONCURRENCE PUISSE PORTER PLEINEMENT SES FRUITS .  ENFIN , LA COMMISSION A ETABLI EN SEPTEMBRE 1984 UNE COMMUNICATION DETAILLEE SUR DES PROPOSITIONS POUR L'EUROPE DES CITOYENS , REPONDANT AINSI SPECIFIQUEMENT AUX ORIENTATIONS DEFINIES PAR LE CONSEIL EUROPEEN DE FONTAINEBLEAU EN JUIN 1984 .  POINT 7 : LE MOMENT EST VENU POUR LA COMMUNAUTE D'ETABLIR SANS PLUS TARDER UN MARCHE VERITABLEMENT CONCURRENTIEL POUR L'ENSEMBLE DES BIENS , DES SERVICES ET DES ACTIVITES PROFESSIONNELLES . L'ECONOMIE EUROPEENNE A EN EFFET LE PLUS GRAND BESOIN DE NOUVELLES IMPULSIONS QUI STIMULENT L'EFFICACITE ET LA CROISSANCE . LA COMMISSION A ESQUISSE DES PRIORITES DANS SON PROGRAMME DE CONSOLIDATION DU MARCHE INTERIEUR EN JUIN 1984 . LE CONSEIL A ETE SAISI DE LA PLUPART DES PROPOSITIONS DE CE PROGRAMME ET LEUR APPROBATION N'IMPLIQUE NI DE NOUVELLES CHARGES BUDGETAIRES POUR LA COMMUNAUTE NI L'OCTROI DE POUVOIRS LEGISLATIFS SUPPLEMENTAIRES POUR LA MISE EN OEUVRE DES NOUVELLES POLITIQUES . CES NOUVELLES ACTIONS D'OUVERTURE DU MARCHE INTERIEUR DEVRAIENT ETRE SOUTENUES PAR UNE MISE EN OEUVRE VIGOUREUSE DE LA POLITIQUE COMMUNAUTAIRE DE CONCURRENCE .  3.3.2 . TECHNOLOGIE ET INNOVATION  L'INNOVATION TECHNOLOGIQUE EST , TANT DU COTE DE L'OFFRE QUE DE CELUI DE LA DEMANDE , L'UN DES GRANDS DETERMINANTS DE LA MUTATION STRUCTURELLE A LONG TERME QUI SE FERA , SELON LES OPTIONS PRISES , DANS LE SENS DE LA CROISSANCE OU DU DECLIN . LA COMMUNAUTE DOIT MAINTENANT TROUVER LES MOYENS DE SURMONTER UN DEBUT D'INFERIORITE PAR RAPPORT AUX ETATS-UNIS ET AU JAPON SUR LE PLAN DES CAPACITES INDUSTRIELLES DANS LE DOMAINE DES TECHNOLOGIES AVANCEES ET EN EXPANSION RAPIDE . S'IL EST VRAI QUE LA COMMUNAUTE PEUT SE PREVALOIR D'ETRE A LA POINTE DU PROGRES POUR CERTAINES TECHNOLOGIES ( PAR EXEMPLE , L'AEROSPATIALE ) , ELLE SE LAISSE DE PLUS EN PLUS DISTANCER DANS DE NOMBREUSES AUTRES PAR LES LEADERS MONDIAUX . LA DEGRADATION DE SA PERFORMANCE SUR LES MARCHES MONDIAUX DES ORDINATEURS , DE LA MICRO-ELECTRONIQUE ET DES EQUIPEMENTS INFORMATIQUES EST DESORMAIS RECONNUE : LA COMMUNAUTE IMPORTE ENVIRON 80 % DE SES BESOINS EN CIRCUITS INTEGRES ET ELLE ACHETE , D'APRES LES ESTIMATIONS , POUR 20 MILLIARDS DE DOLLARS D'ORDINATEURS ET DE LOGICIELS AUX ETATS-UNIS PAR AN . LA COMMUNAUTE VIENT DE LANCER LE PROGRAMME ESPRIT ( PROGRAMME STRATEGIQUE EUROPEEN DE RECHERCHE ET DE DEVELOPPEMENT RELATIF AUX TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ) POUR LES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ; UNE SERIE DE PROGRAMMES NATIONAUX DE RECHERCHE ET DE DEVELOPPEMENT SONT EN OUTRE A L'ETUDE . LA COMMISSION PROPOSE EGALEMENT DE NOUVELLES INITIATIVES DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT POUR LES TECHNOLOGIES DE BASE ET LA BIOTECHNOLOGIE . L'EUROPE SEMBLE DISPOSER DE SERIEUX ATOUTS EN CE QUI CONCERNE LA RECHERCHE FONDAMENTALE . LES LACUNES CONSTATEES DANS LA FILIERE D'ACTIVITES ALLANT DE LA RECHERCHE FONDAMENTALE A L'EXPLOITATION COMMERCIALE FONT ACTUELLEMENT L'OBJET D'UN DEBAT APPROFONDI ENTRE LES ENTREPRENEURS , LES BANQUIERS , LES ENSEIGNANTS ET LES POUVOIRS PUBLICS DE LA COMMUNAUTE .  POUR QUE LA COMMUNAUTE RETROUVE UN ROLE DE PREMIER PLAN DANS LE DOMAINE DES GRANDES TECHNOLOGIES AVANCEES , IL IMPORTE D'HARMONISER UNE SERIE D'INSTRUMENTS AU NIVEAU NATIONAL ET AU NIVEAU COMMUNAUTAIRE .  LE SYSTEME D'EDUCATION DOIT ETRE ADAPTE DE FACON A ASSURER UNE FORMATION ADEQUATE , EN NOMBRE ET EN QUALITE , AUX DISCIPLINES TECHNIQUES ET ORGANISATIONNELLES ET , PLUS GENERALEMENT , A ENCOURAGER LES CAPACITES D'ADAPTATION AUX CHANGEMENTS .  DE PLUS , LE SYSTEME FISCAL ET LES INSTITUTIONS DU MARCHE FINANCIER DOIVENT FOURNIR UN ENVIRONNEMENT FINANCIER PROPICE A L'INNOVATION ET AUX INVESTISSEMENTS A RISQUE .  LES NORMES TECHNIQUES ( NORMES , PROCEDURES DE CONTROLE , CERTIFICATION ) DOIVENT ETRE CONCUES DANS UNE OPTIQUE EUROPEENNE ET DOIVENT EN MEME TEMPS ETRE COMPATIBLES AVEC LES EXIGENCES DES MARCHES MONDIAUX . CE TRAVAIL EST EN COURS POUR LES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION .  DANS LE DOMAINE DES MARCHES PUBLICS , LES INSTANCES COMPETENTES DES ETATS MEMBRES DOIVENT COLLABORER AFIN D'OUVRIR LES MARCHES NATIONAUX ET D'ASSURER LA COHERENCE DES SPECIFICATIONS DES FUTURS APPELS D'OFFRES . C'EST CE QUI VIENT D'ETRE ENTREPRIS DANS LE SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS , MAIS IL IMPORTE D'HARMONISER DE FACON POUSSEE LES CARACTERISTIQUES TECHNIQUES POUR ASSURER LA COMPATIBILITE DES RESEAUX .  IL EST MAINTENANT URGENT DE SE PENCHER SUR LES CONDITIONS DE LIBRE CONCURRENCE SUR LES MARCHES DES BIENS ET SERVICES EN EXPANSION RAPIDE QUI FONT APPEL AUX TECHNOLOGIES DE POINTE ( LES RESEAUX INFORMATIQUES , PAR EXEMPLE ) . IL Y A LIEU DE METTRE EN PLACE DES SYSTEMES D'INFORMATION ( PAR EXEMPLE , DES INVENTAIRES DE NORMES TECHNIQUES DES ETATS MEMBRES ) POUR LES MARCHES DE BIENS ET DE SERVICES QUI NE SONT PAS EFFECTIVEMENT OUVERTS .  LA POLITIQUE DE CONCURRENCE AU NIVEAU DE LA COMMUNAUTE DEVRAIT ETRE CONDUITE DE MANIERE A FAVORISER LES EFFORTS DE COOPERATION EN MATIERE DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT DES ENTREPRISES EUROPEENNES , DE TELLE SORTE QU'ELLES PUISSENT SOUTENIR LA CONCURRENCE MONDIALE . LA COMMISSION PROPOSERA ENCORE A CET EFFET AVANT LA FIN DE 1984 UN REGLEMENT VISANT A CLARIFIER LES REGLES DE CONCURRENCE DANS CE DOMAINE . LA POLITIQUE COMMERCIALE DE LA COMMUNAUTE POUR LES PRODUITS DE TECHNOLOGIE AVANCEE DOIT EGALEMENT ETRE GEREE DE FACON A SUSCITER L'EMERGENCE D'UNE CAPACITE INDUSTRIELLE PLEINEMENT COMPETITIVE SUR LE PLAN MONDIAL .  EN CE QUI CONCERNE LE BUDGET DE RECHERCHE DE LA COMMUNAUTE , LA COMMISSION PROPOSE , DANS SON PROGRAMME-CADRE , D'AUGMENTER LA PART DES RESSOURCES COMMUNAUTAIRES AFFECTEES A L'AMELIORATION DE LA COMPETITIVITE INDUSTRIELLE ( DE 17 % DU BUDGET TOTAL DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT EN 1982 A 28 % POUR LA PERIODE 1984-1987 ) .  POINT 8 : L'EFFORT CROISSANT QUE LA COMMUNAUTE MENE POUR RETROUVER OU CONSERVER UNE PLACE DE PREMIER PLAN DANS LES NOUVELLES TECHNOLOGIES INDUSTRIELLES EXIGE UNE MOBILISATION GENERALE DES RESSOURCES DE LA PART DES ECOLES , DES UNIVERSITES , DES ENTREPRISES ET DES GOUVERNEMENTS . IL IMPORTE D'UTILISER SYSTEMATIQUEMENT A CETTE FIN LES NOMBREUX INSTRUMENTS NATIONAUX ET COMMUNAUTAIRES DISPONIBLES ( EDUCATION , RECHERCHE , FISCALITE , NORMES TECHNIQUES , CONCURRENCE , MARCHES PUBLICS , POLITIQUE COMMERCIALE ) .  3.3.3 . FAVORISER LE DYNAMISME DES ENTREPRISES  IL EST ADMIS DE PLUS EN PLUS QUE LA LENTEUR DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE EUROPEENNE TIENT EN PARTIE AU FARDEAU QUE LES CONTROLES REGLEMENTAIRES ET ADMINISTRATIFS FONT PESER SUR L'ECONOMIE . PAR CONSEQUENT , L'EFFORT D'OUVERTURE DU MARCHE INTERIEUR EUROPEEN ET D'ASSOUPLISSEMENT DES MARCHES DE L'EMPLOI DEVRAIT S'ACCOMPAGNER DANS LA COMMUNAUTE TOUT ENTIERE D'UN REEXAMEN DE LA MASSE DES REGLEMENTATIONS ET CONTROLES ACTUELS AFIN DE RENDRE L'ENVIRONNEMENT FAVORABLE A LA CREATION D'ENTREPRISES ET A L'EXPANSION DE L'EMPLOI . UNE SERIE D'INITIATIVES PRISES DANS CERTAINS PAYS ET LE DEBAT QUI S'EST ENGAGE SUR L'UTILITE DES MESURES EXISTANTES ONT REVELE COMBIEN LE CHEMIN A PARCOURIR RESTE LONG , MEME S'IL EST VRAI QUE LA MATIERE EST FATALEMENT COMPLEXE ET DIFFICILE A SAISIR .  LA FRANCE , PAR EXEMPLE , VIENT D'ACCELERER ET DE FACILITER LES FORMALITES LEGALES POUR LA CREATION DE NOUVELLES ENTREPRISES EN INSTAURANT UN DELAI ADMINISTRATIF MAXIMAL D'UN MOIS . PLUSIEURS AUTRES ETATS MEMBRES POURRAIENT SUREMENT ETUDIER LES MOYENS D'ACCELERER LES CONTROLES REGLEMENTAIRES ET ADMINISTRATIFS ET DE REDUIRE LE NOMBRE DE DEMARCHES NECESSAIRES POUR OBTENIR L'AUTORISATION DE NOUVEAUX INVESTISSEMENTS . LES RETARDS DUS AUX DEMARCHES ADMINISTRATIVES SONT PARTICULIEREMENT NEFASTES POUR LES TECHNOLOGIES EN CONSTANTE MUTATION .  LES RESTRICTIONS D'ACCES A DE NOMBREUSES ACTIVITES DE SERVICES ET LES RESTRICTIONS TECHNIQUES APPLICABLES AUX HORAIRES DE TRAVAIL OU A LA QUALIFICATION DE LA MAIN-D'OEUVRE SONT SOUVENT D'UNE RIGIDITE EXCESSIVE . LE ROYAUME-UNI VIENT DE PRENDRE DES MESURES POUR RENFORCER LA CONCURRENCE DANS LES PROFESSIONS DU SECTEUR TERTIAIRE QUI ONT FAIT L'OBJET DE RESTRICTIONS EXCESSIVES ( SERVICES FINANCIERS ET JURIDIQUES , CERTAINS SERVICES MEDICAUX ) . ON OBSERVE EGALEMENT UNE NETTE AMELIORATION DE LA CONCURRENCE DANS LE SECTEUR FINANCIER , PAR EXEMPLE POUR LES MARCHES BOURSIERS ET LE FINANCEMENT IMMOBILIER . EN ALLEMAGNE , UN LARGE DEBAT S'EST ENGAGE SUR LA QUESTION DE SAVOIR SI LA FERMETURE DE TOUS LES MAGASINS A 18 HEURES 30 RESTE UNE MESURE JUSTIFIEE , ET QUELLES EN SONT LES REPERCUSSIONS SUR LES POSSIBILITES DE DEVELOPPEMENT DE L'EMPLOI , Y COMPRIS L'EMPLOI A TEMPS PARTIEL , DANS LE SECTEUR DE LA DISTRIBUTION . DANS CERTAINS CAS , LES QUALIFICATIONS TECHNIQUES EXIGEES DES PERSONNES QUI CREENT DES ENTREPRISES EN ALLEMAGNE APPARAISSENT EXCESSIVES . ON ENVISAGE EGALEMENT DANS CE PAYS DE REDUIRE LE FARDEAU ADMINISTRATIF DANS LE SECTEUR DE LA CONSTRUCTION . AU DANEMARK , DIVERSES ACTIVITES DU SECTEUR PUBLIC S'OUVRENT AUX FOURNISSEURS PRIVES .  DANS LA PLUPART DES ETATS MEMBRES , L'ATTENTION SE PORTE ACTUELLEMENT SUR LA FACON DONT LES MONOPOLES ET RIGIDITES DANS LES ENTREPRISES PUBLIQUES POURRAIENT ETRE ADAPTES EN VUE D'UNE EXPANSION PLUS SOUPLE ET PLUS EFFICACE DE CES ENTREPRISES . LE ROYAUME-UNI A ENGAGE DANS CE BUT UN VASTE PROGRAMME DE DENATIONALISATION ET DE DEREGLEMENTATION , QUI TOUCHE NOTAMMENT LES TELECOMMUNICATIONS , LES TRANSPORTS AERIENS ET ROUTIERS , L'INDUSTRIE PETROLIERE ET PLUSIEURS BRANCHES MANUFACTURIERES . L'ALLEMAGNE ETUDIE EGALEMENT DES PROGRAMMES DE PRIVATISATION ET DE DEREGLEMENTATION ET LES PAYS-BAS UN PROGRAMME DE DEREGLEMENTATION .  PLUSIEURS PAYS ONT MIS EN PLACE UN SYSTEME D'ALLEGEMENTS FISCAUX EN VUE DE FAVORISER LA CREATION DE PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES ( FRANCE , ROYAUME-UNI , ALLEMAGNE ) . LA FISCALITE A EGALEMENT ETE REMANIEE DANS CERTAINS CAS AFIN D'ENCOURAGER LA PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS AUX BENEFICES DE L'ENTREPRISE PAR DES SYSTEMES D'ACTIONNARIAT .  POINT 9 : POUR AMELIORER DAVANTAGE LA CONFIANCE DES ENTREPRISES , LES ETATS MEMBRES DEVRAIENT PROCEDER A UNE REVISION GENERALE DU FARDEAU ADMINISTRATIF IMPOSE A CELLES-CI , EN PARTICULIER LORS DE LEUR CREATION , ET , CHAQUE FOIS QUE POSSIBLE , ELIMINER LES RIGIDITES INUTILES ET ACCELERER LES PROCEDURES ADMINISTRATIVES .  3.3.4 . INFRASTRUCTURE EUROPEENNE DES COMMUNICATIONS ET DES TRANSPORTS  L'ECONOMIE EUROPEENNE A BESOIN , POUR VALORISER PLEINEMENT SES POTENTIALITES , D'UN EXCELLENT RESEAU DE COMMUNICATION RELIANT LES RESEAUX NATIONAUX DE TRANSPORT , NOTAMMENT ROUTIERS ET FERROVIAIRES , AINSI QUE D'UN SYSTEME EFFICACE DE TELECOMMUNICATIONS . TANDIS QUE CERTAINES INTERFACES DES RESEAUX SONT RELATIVEMENT ADEQUATES ( PAR EXEMPLE , CERTAINS RACCORDEMENTS AUTOROUTIERS ) , ON OBSERVE DE GRAVES INSUFFISANCES DANS D'AUTRES SECTEURS . IL SUBSISTE , DANS LE DOMAINE DES TRANSPORTS , PLUSIEURS LACUNES A COMBLER :  I ) LA TRAVERSEE DE LA MANCHE ET LES ACCES CORRESPONDANTS ;  II ) LES PASSAGES TRANSALPINS , QUI SONT SOUVENT SOURCE D'EMBOUTEILLAGES MASSIFS ;  III ) L'ABSENCE DE LIAISONS FERROVIAIRES INTERNATIONALES A GRANDE VITESSE , ALORS QUE LA TECHNOLOGIE EXISTE ET A FAIT SES PREUVES .  CES AMELIORATIONS DES INFRASTRUCTURES PHYSIQUES DEVRAIENT ETRE ASSOCIEES A UNE REDUCTION OU UNE SUPPRESSION DES DELAIS ADMINISTRATIFS A LA FRONTIERE ( VOIR CI-AVANT ) .  LES INSTRUMENTS FINANCIERS COMMUNAUTAIRES POUR L'INVESTISSEMENT DANS LES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT SE BASENT ACTUELLEMENT SUR UN REGLEMENT DE PORTEE LIMITEE QUI PREVOIT D'AIDER DES PROJETS D'INTERET COMMUNAUTAIRE AU MOYEN DE CREDITS BUDGETAIRES . IL FAUT Y AJOUTER LES CONCOURS DU FONDS REGIONAL ET LES CREDITS DE LA BANQUE EUROPEENNE D'INVESTISSEMENT ET DU NOUVEL INSTRUMENT COMMUNAUTAIRE . UNE PROPOSITION RELATIVE A UNE GARANTIE COMMUNAUTAIRE POUR LES PROJETS DE TRANSPORT A EGALEMENT ETE DEPOSEE . LE CONSEIL VIENT D'INVITER LA COMMISSION A PROPOSER UNE PROJECTION A MOYEN TERME POUR L'ACTION COMMUNAUTAIRE DANS LE DOMAINE DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT , ET LA COMMISSION PRESENTERA SOUS PEU UNE COMMUNICATION AU CONSEIL A CET EFFET .  EN CE QUI CONCERNE LES ACTIONS A ENTREPRENDRE DANS L'IMMEDIAT , LE CONSEIL ET LA COMMISSION SE SONT MIS D'ACCORD SUR UNE LISTE DE PROJETS DANS LE DOMAINE DES TRANSPORTS A FINANCER SUR LES CREDITS BUDGETAIRES DE 1983 ET 1984 . LA PLUPART CONCERNENT LA CONSTRUCTION DE ROUTES REJOIGNANT OU TRAVERSANT LES FRONTIERES ET LA REALISATION D'EQUIPEMENTS FERROVIAIRES SUR LES GRANDS AXES EUROPEENS .  A PLUS LONG TERME , ON PEUT ENVISAGER UN CATALOGUE DE GRANDS INVESTISSEMENTS D'INFRASTRUCTURE QUI SOIT ADAPTE AUX BESOINS D'UNE ECONOMIE EUROPEENNE EN EXPANSION PLUS RAPIDE ET A LA STRUCTURE DES FLUX COMMERCIAUX INTRA-EUROPEENS . PLUSIEURS RAPPORTS D'EXPERTS INDEPENDANTS , OU D'ORIGINE PRIVEE , ONT MIS EN EVIDENCE LES POSSIBILITES EXISTANTES . DU RESTE , LA MARGE DISPONIBLE POUR LES INVESTISSEMENTS PRIVES DANS LES GRANDS PROJETS D'INFRASTRUCTURE DE TRANSPORT SEMBLE ETRE CONSIDERABLE ET CES INITIATIVES PRIVEES PERMETTRAIENT D'EVITER QUE LES CONTRAINTES FINANCIERES DU SECTEUR PUBLIC NE FREINENT L'EXPANSION DES INVESTISSEMENTS DANS DES PROJETS A HAUTE RENTABILITE A LONG TERME .  DE LA MEME MANIERE , LA COMMUNAUTE DEVRAIT ENVISAGER LA MISE EN PLACE DE RESEAUX INTEGRES DE TELECOMMUNICATION A GRANDE CAPACITE QUI TIRENT PARTI DES TECHNOLOGIES NUMERIQUES ET OPTIQUES EXISTANTES .  POINT 10 : LA COMMISSION ETUDIE ACTUELLEMENT UN PROGRAMME A MOYEN TERME DE PROJETS EUROPEENS D'INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT ET DE TELECOMMUNICATIONS . UNE FOIS MENE A BIEN , UN TEL PROGRAMME PERMETTRA D'INTENSIFIER LES FLUX COMMERCIAUX ENTRE LES ETATS MEMBRES ET CONTRIBUERA A LES STIMULER EN MEME TEMPS QUE LES MESURES D'OUVERTURE DES MARCHES MENTIONNEES PLUS HAUT . LES INSTRUMENTS COMMUNAUTAIRES ACTUELS DOIVENT ETRE ADAPTES DE MANIERE A FACILITER LE FINANCEMENT DES GRANDS PROJETS D'INTERET COMMUNAUTAIRE ET A ENCOURAGER LA PARTICIPATION DES CAPITAUX PRIVES .  3.4 . CONDITIONS DE L'EXPANSION DE L'EMPLOI  3.4.1 . COUTS SALARIAUX ET REMUNERATION DU TRAVAIL  DEPUIS 1982 , LA CROISSANCE DES COUTS SALARIAUX , REELS ET NOMINAUX , A CONNU UNE DECELERATION SENSIBLE . ON ESTIME QUE LA REMUNERATION NOMINALE PAR SALARIE AUGMENTERA EN MOYENNE DE 6 % EN 1984 DANS LA COMMUNAUTE , COMPARATIVEMENT A UN TAUX ANNUEL MOYEN DE 13 % SUR LA PERIODE 1973-1981 . LA CROISSANCE ANNUELLE DES SALAIRES REELS PAR SALARIE EST ESTIMEE A + 0,5 % EN 1984 , CONTRE + 2,3 % EN MOYENNE DE 1973 A 1981 . LES COUTS SALARIAUX UNITAIRES REELS DECROISSENT LEGEREMENT DANS LA PLUPART DES ETATS MEMBRES . DE PLUS , DANS PLUSIEURS PAYS , LES CONVENTIONS RELATIVES A L'INDEXATION DES SALAIRES SUR LES PRIX ONT ETE ADAPTEES . CETTE EVOLUTION EST FAVORABLE AU PROCESSUS DE STABILISATION ET AUX PERSPECTIVES DE L'EMPLOI . PLUS GENERALEMENT , ET AU REGARD DE L'EVOLUTION DU COUT DU TRAVAIL PENDANT LA DERNIERE DECENNIE , DES PROGRES NOUVEAUX SONT NECESSAIRES POUR AMELIORER LA POSITION CONCURRENTIELLE DES ENTREPRISES EUROPEENNES ET RENFORCER LEUR POTENTIEL PRODUCTIF .  EN LONGUE PERIODE , UNE PROGRESSION INAPPROPRIEE DU COUT DU TRAVAIL AFFECTE LE NIVEAU DE L'EMPLOI DE DEUX FACONS . D'UNE PART , UN ACCROISSEMENT DISPROPORTIONNE DU COUT DE L'EMPLOI CONDUIT A UNE DETERIORATION DE LA STRUCTURE DES COUTS DES ENTREPRISES ET NOURRIT LES PRESSIONS INFLATIONNISTES . D'AUTRE PART , LES HAUSSES DU COUT RELATIF DU TRAVAIL TENDENT A ACCELERER LA SUBSTITUTION CAPITAL/TRAVAIL . BIEN QU'IL Y AIT ACCORD GENERAL SUR LES CONSEQUENCES D'UNE TELLE EVOLUTION DU COUT DU TRAVAIL , LES RECOMMANDATIONS DE POLITIQUE ECONOMIQUE QUE L'ON PEUT FORMULER DOIVENT ETRE CONCUES AVEC UN LUXE DE PRECAUTIONS QUI TIENNENT AUX RAISONS SUIVANTES .  TOUT D'ABORD , IL EST DIFFICILE DE DISTINGUER LES EFFETS SUR L'EMPLOI PROVENANT , D'UNE PART , DES COUTS SALARIAUX REELS ET , D'AUTRE PART , DES FLUCTUATIONS DE LA DEMANDE . TOUTEFOIS , DIVERSES ESTIMATIONS MONTRENT QUE , DANS LA COMMUNAUTE , UNE LARGE PART DE L'ACCROISSEMENT DU CHOMAGE CES DERNIERES ANNEES S'EXPLIQUE PAR L'EVOLUTION DES COUTS DE LA MAIN-D'OEUVRE ET PAR LA FLEXIBILITE INSUFFISANTE DU MARCHE DU TRAVAIL .  EN DEUXIEME LIEU , IL FAUT SAVOIR SI UN AJUSTEMENT A LA BAISSE DES SALAIRES REELS ENTRAINERA UN FLECHISSEMENT PASSAGER DE LA DEMANDE EN L'ABSENCE DE MESURES DE STIMULATION DE LA DEMANDE . UNE SOLUTION CONSISTERAIT EN UNE POLITIQUE MACRO-ECONOMIQUE CONCUE POUR MAINTENIR L'ECONOMIE SUR UN SENTIER DE CROISSANCE STABLE , COMPORTANT PAR EXEMPLE LA FIXATION D'OBJECTIFS EN MATIERE DE MASSE MONETAIRE ET DE DEPENSES PUBLIQUES EXPRIMES EN TERMES NOMINAUX . SI UNE TENDANCE DEFLATIONNISTE SE FAIT JOUR , LES STABILISATEURS AUTOMATIQUES , PAR EXEMPLE MONETAIRES OU BUDGETAIRES , DEVRAIENT POUVOIR JOUER A PLEIN . PAR AILLEURS , IL EST DE PLUS EN PLUS CLAIR QUE L'INVESTISSEMENT REAGIT PLUS VITE ET PLUS VIGOUREUSEMENT A L'AMELIORATION DES PERSPECTIVES DE PROFIT QUE CERTAINS ANALYSTES NE L'AVAIENT PENSE . L'EXPANSION DE L'EMPLOI SOUTIENDRA EGALEMENT LA DEMANDE DE CONSOMMATION ET , A CET EGARD , LES EFFETS POSITIFS SERONT D'AUTANT PLUS RAPIDES QUE LE MARCHE DE L'EMPLOI SERA PLUS FLEXIBLE ( VOIR PLUS LOIN ) .  EN TROISIEME LIEU , IL CONVIENT DE FORMULER CERTAINES LIGNES D'ACTION QUI CONDUISENT A UN AJUSTEMENT ADEQUAT DES SALAIRES REELS . VU LA SITUATION ACTUELLE DE L'ECONOMIE EUROPEENNE , L'OBJECTIF A RECHERCHER EN MATIERE DE COUTS SALARIAUX DOIT REVETIR , DU POINT DE VUE QUALITATIF , LES TROIS ASPECTS SUIVANTS :  I ) DES CONVENTIONS SALARIALES SUR LES SALAIRES NOMINAUX QUI SOIENT COMPATIBLES AVEC DES NORMES PROGRAMMEES DE RALENTISSEMENT DE L'INFLATION ET DES OBJECTIFS DE POLITIQUE MONETAIRE , EN PARTICULIER LORSQUE L'INFLATION DOIT ENCORE ETRE FREINEE ;  II ) DES ACCORDS SUR L'EVOLUTION DU SALAIRE REEL MOYEN GARANTISSANT , AU DEBUT D'UNE PERIODE DE REPRISE , UNE AMELIORATION SUFFISANTE DE LA RENTABILITE DES ENTREPRISES ;  III ) UNE DIFFERENCIATION PLUS MARQUEE DES COUTS SALARIAUX , REFLETANT LES DIFFERENTS NIVEAUX ACTUELS DE RENTABILITE DES ENTREPRISES ET LES DIFFERENTS NIVEAUX DE DESEQUILIBRE DES DIFFERENTS SECTEURS DU MARCHE DU TRAVAIL .  BIEN ENTENDU , IL EXISTERA DE GRANDES DIFFERENCES ENTRE PAYS DANS L'EVOLUTION APPROPRIEE DES SALAIRES ET LES MOYENS DE REALISER CELLE-CI .  SUR LE PLAN DE L'EVOLUTION QUANTITATIVE , L'ALLEMAGNE , PAR EXEMPLE , CONNAIT DEJA DES HAUSSES SALARIALES FAIBLES ET IL Y EXISTE SANS DOUTE DES POSSIBILITES DE HAUSSE MODESTE DES SALAIRES REELS QUI N'ENTRAVENT PAS LA POURSUITE DE L'AMELIORATION DE LA RENTABILITE MOYENNE . PLUSIEURS AUTRES ETATS MEMBRES , CEPENDANT , CONNAISSENT DE SERIEUX PROBLEMES D'INFLATION PAR LES COUTS ET DE NIVEAU EXCESSIF DES SALAIRES REELS .  A L'ECHELON COMMUNAUTAIRE , UN OBJECTIF APPROPRIE SERAIT UNE STABILITE , OU MEME UNE BAISSE , DU COUT REEL DU TRAVAIL , AFIN QUE LA STRUCTURE DES COUTS DES ENTREPRISES SE PRETE DAVANTAGE A LA CREATION D'EMPLOIS . UNE TELLE EVOLUTION POURRAIT , PAR EXEMPLE , SE FAIRE PAR LA VOIE D'UNE STRICTE MODERATION DES SALAIRES EN TERMES REELS , ACCOMPAGNEE D'UNE REDUCTION DES COTISATIONS SOCIALES ET DES TAXES SUR L'EMPLOI AINSI QUE D'UN ALLEGEMENT DES COUTS DES REGLEMENTATIONS DE L'EMPLOI . IL S'INSTAURERAIT DE LA SORTE UN EQUILIBRE DES EFFORTS ACCOMPLIS PAR LES TRAVAILLEURS , LES EMPLOYEURS ET L'ETAT . LA CROISSANCE DES REVENUS DU TRAVAIL POURRA ALORS REPRENDRE DES QUE LA RENOVATION STRUCTURELLE DE L'ECONOMIE AURA ETE BIEN ENGAGEE .  UNE DIFFERENCIATION PLUS GRANDE DES COUTS SALARIAUX PAR ENTREPRISE OU SEGMENT DU MARCHE DU TRAVAIL POSE EVIDEMMENT DES PROBLEMES COMPLEXES D'EQUITE , MAIS , DANS LE CONTEXTE ACTUEL , IL FAUT TOUT AUTANT SONGER AU CLIVAGE QUI EXISTE ENTRE CEUX QUI ONT UN EMPLOI ET CEUX QUI N'EN ONT PAS QU'AUX NIVEAUX RELATIFS DE REVENU DE CEUX QUI TRAVAILLENT . L'AJUSTEMENT DES DIFFERENTIELS DE SALAIRES DOIT PASSER PAR LA MODIFICATION DES CONVENTIONS SALARIALES ET , DANS CERTAINS CAS , DE LA LEGISLATION . UNE FORMULE POSSIBLE CONSISTERAIT A TRANSFORMER UNE PART SIGNIFICATIVE DE LA REMUNERATION TOTALE EN UNE COMPOSANTE FLEXIBLE LIEE AUX PERFORMANCES ET A LA RENTABILITE DE L'ENTREPRISE . DANS LES ENTREPRISES JAPONAISES , CETTE COMPOSANTE ATTEINT JUSQU'A 30 % DE LA REMUNERATION TOTALE ET CET ELEMENT DE FLEXIBILITE DES COUTS SALARIAUX REELS A CONTRIBUE AU MAINTIEN D'UNE CROISSANCE STABLE ET POSITIVE DE L'EMPLOI DANS UN CONTEXTE ECONOMIQUE EN MUTATION . CEPENDANT , LA OU , AU DEPART , LA RENTABILITE EST INSUFFISANTE , IL RESTE NECESSAIRE DE NE PAS ACCORDER D'AUGMENTATIONS EXCESSIVES DE LA REMUNERATION TOTALE PENDANT LA PERIODE DE RECONSTITUTION DES NIVEAUX NORMAUX DE RENTABILITE .  POINT 11 : POUR L'ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTE , UNE EVOLUTION ADEQUATE DES SALAIRES REELS PAR TETE CONSISTERAIT EN UNE STRICTE MODERATION COMPATIBLE AVEC L'OBJECTIF VISANT A UNE PAUSE DANS LA PROGRESSION DES COUTS REELS TOTAUX DU TRAVAIL , VOIRE A LEUR REDUCTION , AFIN QUE LA STRUCTURE DES COUTS DES ENTREPRISES SOIT PLUS FAVORABLE A LA CREATION D'EMPLOIS . LES EVOLUTIONS DEVRAIENT ETRE PLUS DIFFERENCIEES PAR PAYS , PAR SECTEUR , PAR ENTREPRISE ET PAR QUALIFICATION , AFIN DE RETROUVER UN NIVEAU ELEVE DE L'EMPLOI COMPATIBLE AVEC LE SALAIRE MOYEN LE PLUS ELEVE POSSIBLE . DANS CERTAINS ETATS MEMBRES , CERTAINS RELEVEMENTS MODESTES DES SALAIRES REELS POURRAIENT SE JUSTIFIER , MAIS , AILLEURS , UNE DISCIPLINE STRICTE DOIT ETRE RESPECTEE . LA TRANSFORMATION D'UNE FRACTION SIGNIFICATIVE DU SALAIRE EN UNE COMPOSANTE LIEE A LA RENTABILITE OU AUX PERFORMANCES DE L'ENTREPRISE FAVORISERAIT L'AMELIORATION DE LA FLEXIBILITE DES SALAIRES REELS DONT LA COMMUNAUTE A LE PLUS GRAND BESOIN . COMBINEE A UNE REDUCTION DE LA PRESSION FISCALE SUR L'EMPLOI ET DES COUTS LIES A UNE REGLEMENTATION EXCESSIVE DE L'EMPLOI ( VOIR POINTS 4 ET 13 ) , UNE STRICTE MODERATION SALARIALE A MOYEN TERME CONDUIRAIT - DANS UN CONTEXTE DE CROISSANCE PLUS FORTE DE LA PRODUCTION ET DE LA DEMANDE - A UN CHANGEMENT STRUCTUREL DE LA REMUNERATION DES FACTEURS TRES BENEFIQUE POUR L'EMPLOI .  3.4.2 . PROMOUVOIR LES CAPACITES D'ADAPTATION SUR LE MARCHE DU TRAVAIL  DANS LA COMMUNAUTE , LES CONDITIONS DE TRAVAIL SONT REGLEES A LA FOIS PAR DES DISPOSITIONS LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES ET DES CONVENTIONS COLLECTIVES QUI ONT TRAIT A L'EMBAUCHE ET AU LICENCIEMENT , A LA DUREE DU CONTRAT DE TRAVAIL , A L'EMPLOI A TEMPS PARTIEL , A LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET AUX QUALIFICATIONS , AUX GRILLES DE REMUNERATIONS AINSI QU'AUX SALAIRES MINIMAUX . CES DISPOSITIONS ONT GENERALEMENT ETE INTRODUITES DANS DES PERIODES DE FORTE CROISSANCE ET DE PLEIN EMPLOI CARACTERISEES PAR UNE MOBILITE ELEVEE DE LA MAIN-D'OEUVRE . CERTAINES DE CES REGLEMENTATIONS ONT FAIT LA PREUVE DE LEUR INADAPTATION AUX NOUVELLES CIRCONSTANCES ET PEUVENT , DANS CERTAINS CAS , AVOIR RENFORCE LES RIGIDITES QUI FONT OBSTACLE A LA CREATION D'EMPLOIS , EN PARTICULIER EN PERIODE DE FAIBLE CROISSANCE . DES RIGIDITES DE CE TYPE APPARAISSENT DANS LA FAIBLE PROPENSION DE L'ECONOMIE , A COURT ET A LONG TERMES , A CREER DES EMPLOIS POUR UNE AUGMENTATION DONNEE DE LA PRODUCTION ET DE LA DEMANDE ; ON EN TROUVE EGALEMENT LA PREUVE DANS LES ETUDES ECONOMETRIQUES SUR LE ROLE DE LA DEMANDE DE CAPITAL ET DE TRAVAIL DANS LE PROCESSUS DE PRODUCTION , AINSI QUE DANS LES INFORMATIONS QUALITATIVES SUR LES REACTIONS DES ENTREPRISES EUROPEENNES A L'ACCROISSEMENT DE LA DEMANDE . AINSI , IL APPARAIT , SUR CE DERNIER POINT , QUE , D'UNE MANIERE GENERALE , LES ENTREPRISES S'ABSTIENNENT AUJOURD'HUI DE RECRUTER DU PERSONNEL SUPPLEMENTAIRE LORSQUE LA DEMANDE PROGRESSE , DE CRAINTE D'ALOURDIR LES COUTS SALARIAUX A LONG TERME DANS LE CAS OU LA REPRISE DE LA DEMANDE SE REVELERAIT EPHEMERE .  SI DE NOMBREUX MECANISMES , EN PARTICULIER CEUX ETABLIS PAR LA LOI , ONT PU CONTRIBUER A DEVELOPPER LES RIGIDITES , IL EST PERMIS DE PENSER QUE LES NEGOCIATIONS COLLECTIVES PRENNENT DE PLUS EN PLUS EN COMPTE LES EXIGENCES DE FLEXIBILITE ET D'ADAPTATION , EN PARTICULIER POUR CE QUI CONCERNE L'ORGANISATION INTERNE DU TRAVAIL DANS LES ENTREPRISES ET LE TEMPS DE TRAVAIL .  DANS CE CONTEXTE , LE COMITE DE POLITIQUE ECONOMIQUE DE LA COMMUNAUTE A PROCEDE A L'EXAMEN DE LA SITUATION ACTUELLE DANS LES ETATS MEMBRES ET LA COMMISSION POURSUIVRA CES TRAVAUX . ELLE EXAMINE DANS QUELLE MESURE DES REVISIONS OU DES REFORMES DES REGLEMENTATIONS ET CONVENTIONS POURRAIENT PERMETTRE D'AMELIORER LA PROPENSION A L'EMPLOI DANS L'ECONOMIE SANS QUE SOIENT POUR AUTANT SAPES LES OBJECTIFS DE LA POLITIQUE SOCIALE .  LES EFFORTS DE DEMANTELEMENT OU DE REDUCTION DES REGLEMENTATIONS EXISTANTES MENES PAR LES GOUVERNEMENTS ONT NEANMOINS MONTRE QU'IL ETAIT DIFFICILE EN PRATIQUE DE NE PAS PORTER PREJUDICE AUX COUCHES LES MOINS PROTEGEES SUR LE MARCHE DU TRAVAIL ET DE NE PAS DETERIORER LE CLIMAT DES RELATIONS DU TRAVAIL A L'OCCASION DES NEGOCIATIONS SUR LA FLEXIBILITE . EN DEPIT DE CES EFFETS QU'IL FAUT PRENDRE EN COMPTE , LES EFFORTS EN CE SENS DOIVENT ETRE POURSUIVIS , PARCE QUE CERTAINES REGLEMENTATIONS DU MARCHE DU TRAVAIL ONT PROUVE LEUR INEFFICACITE EN TENDANT A DECOURAGER L'EMBAUCHE LORSQUE LE MARCHE DU TRAVAIL SE TROUVE DANS UNE SITUATION DIFFICILE .  IL EXISTE AU DEMEURANT DE NOMBREUX EXEMPLES DE REGLEMENTATIONS CONSTRUITES SUR DES CONCEPTIONS ERRONEES OU NEFASTES A L'EMBAUCHE . BIEN SUR , TOUS LES EXEMPLES NE S'APPLIQUENT PAS A TOUS LES PAYS , MAIS CEUX QUI SUIVENT SONT UNE ILLUSTRATION DES PROBLEMES POSES AUX EMPLOYEURS . IL EN EST AINSI DES REGLES EMPECHANT LE CHOIX DU PERSONNEL SUR LES LISTES DES BUREAUX DE PLACEMENT , DE CELLES FIXANT DE FACON EXCESSIVEMENT RIGIDE LE NOMBRE D'APPRENTIS OU LE TYPE D'APPRENTISSAGE , DE CELLES EMPECHANT LE RECRUTEMENT SUR CONTRAT A DUREE DETERMINEE , DE CELLES IMPOSANT DES CONDITIONS TRES RESTRICTIVES POUR LES LICENCIEMENTS , DE CELLES LIMITANT LE TRAVAIL A TEMPS PARTIEL OU IMPOSANT DES COUTS PLUS QUE PROPORTIONNELS POUR CE TYPE D'EMPLOI , DE CELLES PAR LESQUELLES LA COLLECTIVITE ASSUME DE MANIERE INEFFICACE SA RESPONSABILITE EN MATIERE D'EMPLOI DES HANDICAPES , DE CELLES , ENFIN , QUI FIXENT DES SALAIRES MINIMAUX POUR DIVERSES CATEGORIES DE SALARIES ET QUI , EN FAIT , ONT SOUVENT UN EFFET DISCRIMINATOIRE A L'EGARD DES JEUNES A LA RECHERCHE D'UN PREMIER EMPLOI .  EN MEME TEMPS , LE CONTENU D'ENSEMBLE ET L'EQUILIBRE GLOBAL DE LA REGLEMENTATION DU MARCHE DU TRAVAIL DOIT REFLETER D'AUTRES EVOLUTIONS DE L'EMPLOI , NOTAMMENT LA PLUS GRANDE PARTICIPATION DES FEMMES SUR UNE BASE D'EGALITE , LES MODIFICATIONS DE LA STRUCTURE DU TEMPS DE TRAVAIL ET L'IMPACT DES NOUVELLES TECHNOLOGIES SUR LES SYSTEMES DE PRODUCTION .  TOUT CELA IMPLIQUE UN REEXAMEN FONDAMENTAL DE LA REGLEMENTATION DE L'EMPLOI , DE FACON A ASSURER A LA FOIS UNE PLUS GRANDE EGALITE D'ACCES A L'EMPLOI ET UNE MISE EN OEUVRE PLUS EFFICACE DU TRAVAIL DANS L'ENTREPRISE . UN TEL REEXAMEN CONSTITUE UN PROCESSUS TRES COMPLEXE ET TRES LONG , MAIS IL DOIT ETRE MENE AVEC TOUTE L'URGENCE ET LA PRIORITE REQUISES PAR L'AMPLEUR DU PROBLEME DU CHOMAGE .  LA REFLEXION DEVRAIT EGALEMENT PORTER SUR LES MOYENS D'AMPLIFIER ET D'ACCELERER L'IMPACT SUR LA SITUATION DE L'EMPLOI . IL EXISTE PAR EXEMPLE DES MESURES - DEJA PROPOSEES DANS CERTAINS PAYS , MAIS SEULEMENT EN DISCUSSION DANS D'AUTRES - QUI SUSPENDENT TEMPORAIREMENT LES REGLEMENTATIONS EXISTANTES EN MATIERE DE RECRUTEMENT ET DE LICENCIEMENT AFIN DE CREER DES EMPLOIS SUPPLEMENTAIRES SUR UNE PERIODE DONNEE . CETTE SUSPENSION PEUT ETRE SELECTIVE AFIN D'ENCOURAGER LE RECRUTEMENT DE CATEGORIES DE TRAVAILLEURS PARTICULIEREMENT TOUCHEES PAR LE CHOMAGE , PAR EXEMPLE LES JEUNES . DE LA SORTE , LES EFFETS SUR L'EMPLOI SONT IMMEDIATS ET SE REALISENT SANS NUIRE AUX REFORMES A LONG TERME DE LA LEGISLATION DE BASE OU AUX DROITS ACQUIS DU PERSONNEL EXISTANT . EN MEME TEMPS , LES EFFETS PEUVENT ETRE CONTROLES ET LES LECONS TIREES POUR DES CHANGEMENTS A CARACTERE PLUS PERMANENT .  POINT 12 : IL Y A LIEU DE PROCEDER D'URGENCE A UN REEXAMEN SYSTEMATIQUE DES REGLEMENTATIONS DU MARCHE DU TRAVAIL AFIN D'ELIMINER LES OBSTACLES AU DEVELOPPEMENT DE LA PROPENSION A L'EMPLOI DE L'ECONOMIE A COURT ET A LONG TERMES . IL S'AGIT INDUBITABLEMENT D'UNE TACHE COMPLEXE ET DELICATE QUI PRENDRA DU TEMPS . DANS L'INTERVALLE , ON POURRAIT ENVISAGER UNE SUSPENSION DE CERTAINES CONDITIONS COUTEUSES DE RECRUTEMENT SANS PREJUDICE DES CHANGEMENTS A CARACTERE PLUS PERMANENT NI DES DROITS ACQUIS DES SALARIES EN PLACE . UNE TELLE EVOLUTION SERAIT ASSOCIEE A UN ENCOURAGEMENT DU RECRUTEMENT AU SEIN DES CATEGORIES LES PLUS TOUCHEES PAR LE CHOMAGE .  3.4.3 . REDUCTION ET REORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL  LA REDUCTION DE LA DUREE MOYENNE DU TRAVAIL EST UNE TENDANCE A LONG TERME QUI REFLETE L'EVOLUTION DES PREFERENCES SOCIALES EN MATIERE DE CHOIX ENTRE TRAVAIL REMUNERE ET TEMPS LIBRE QUE L'ON OBSERVE AU FUR ET A MESURE QUE LE REVENU AUGMENTE . DEPUIS 1960 , LA DUREE HEBDOMADAIRE DE TRAVAIL NORMALE DES OUVRIERS DE L'INDUSTRIE A DIMINUE D'ENVIRON 8 A 10 HEURES DANS LA PLUPART DES PAYS DE LA COMMUNAUTE ET LE NOMBRE DES JOURS DE CONGE PAYE A DOUBLE . CETTE TENDANCE SE POURSUIT , COMME LE MONTRE L'ACCORD CONCLU DANS LA METALLURGIE ALLEMANDE POUR LA REDUCTION DE LA SEMAINE DE TRAVAIL MOYENNE DE 40 HEURES A 38 HEURES ET DEMIE A COMPTER D'AVRIL 1985 . ON PEUT EGALEMENT REMARQUER DANS CE CONTEXTE QUE , AUX ETATS-UNIS , CE SONT LES POSTES COMPORTANT UN HORAIRE INFERIEUR A LA MOYENNE QUI ONT CONSTITUE UNE PARTIE SUBSTANTIELLE DE L'AUGMENTATION RECENTE DE L'EMPLOI .  CETTE TENDANCE A LONG TERME DU TEMPS DE TRAVAIL NE PRESENTE AUCUNE CORRELATION SYSTEMATIQUE AVEC LE NIVEAU DE L'EMPLOI OU DU CHOMAGE . DE PLUS , IL NE FAIT AUCUN DOUTE QUE LA RECHERCHE ACTUELLE DE FORMES PLUS DIVERSIFIEES ET PLUS PERSONNALISEES D'AMENAGEMENT DU TEMPS DE TRAVAIL CORRESPOND A DES PREOCCUPATIONS SOCIALES IMPORTANTES , EN PARTICULIER POUR LA VIE DES FAMILLES OU LES DEUX PARENTS SONT DESIREUX DE TRAVAILLER .  UN CERTAIN NOMBRE DE CONVENTIONS COLLECTIVES ONT ETE CONCLUES RECEMMENT , SOUVENT AU NIVEAU DES BRANCHES INDUSTRIELLES OU DANS LE CADRE D'ACCORDS INTERPROFESSIONNELS , PAR LESQUELLES LA REDUCTION ET LA REORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL MOYEN SONT LIEES AU MAINTIEN DE L'EMPLOI OU A DE NOUVELLES EMBAUCHES . IL APPARAIT NECESSAIRE D'ACCORDER UN SOUTIEN POLITIQUE AUX MODIFICATIONS DU TEMPS DE TRAVAIL QUI CONTRIBUENT POSITIVEMENT A L'EMPLOI . DANS CE CONTEXTE , LA COMMISSION A SOUMIS AU CONSEIL UNE PROPOSITION DE RECOMMANDATION SUR LA REDUCTION ET LA REORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL QUI , A LA SUITE DE DISCUSSIONS APPROFONDIES AU CONSEIL , A RECU UN LARGE SOUTIEN .  LA RELATION ENTRE L'EVOLUTION DU TEMPS DE TRAVAIL , L'EMPLOI ET LE CHOMAGE EST COMPLEXE . L'EMPLOI EST UNE VARIABLE ECONOMIQUE QUI DEPEND DES COUTS DU TRAVAIL ET DE LA DEMANDE DE PRODUITS , ET LA REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL INDIVIDUEL EST LOIN DE CONDUIRE AUTOMATIQUEMENT A L'AUGMENTATION DE L'EMPLOI . EN FAIT , LA REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL NE DOIT PAS FAIRE MONTER LES COUTS UNITAIRES DE PRODUCTION SI ON VEUT MAINTENIR LA COMPETITIVITE ET EVITER AINSI DES EFFETS DEFAVORABLES SUR L'EMPLOI . LA RECOMMANDATION PROPOSEE PAR LA COMMISSION SOULIGNE QUE , POUR ETRE EFFICACE , LA REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL DOIT SE DOUBLER D'UN REAMENAGEMENT DE CELUI-CI ET DE L'INTRODUCTION D'UNE FLEXIBILITE ACCRUE , DE SORTE QUE LE TEMPS DE PRODUCTION PUISSE ETRE MAINTENU OU MEME ALLONGE ET LA RENTABILITE AMELIOREE . CERTAINES NEGOCIATIONS RECENTES MONTRENT QU'IL EST POSSIBLE DE DEFINIR DES MODALITES APPROPRIEES QUI REPONDENT A CES CONDITIONS ET IMPLIQUENT SOUVENT UNE PLUS GRANDE ROTATION DANS LE TRAVAIL .  POINT 13 : LA REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL ET LA REORGANISATION DU TRAVAIL SONT UNE CARACTERISTIQUE CONSTANTE DU PROGRES SOCIAL . SOUS CERTAINES CONDITIONS , UN RENFORCEMENT DE CETTE TENDANCE POURRAIT AVOIR DES EFFETS POSITIFS SUBSTANTIELS SUR L'EMPLOI . IL FAUT POUR CELA QUE SOIENT RESPECTEES LES CONDITIONS QUE LA COMMISSION A IDENTIFIEES DANS SA PROPOSITION DE RECOMMANDATION ; IL S'AGIT PRINCIPALEMENT D'EVITER ABSOLUMENT LES HAUSSES DE COUTS , GRACE , EN PARTICULIER , A DES MODALITES ASSURANT UNE PLUS GRANDE FLEXIBILITE DU TEMPS DE TRAVAIL , ET EGALEMENT DE SAUVEGARDER LES DROITS SOCIAUX FONDAMENTAUX .  3.4.4 . MESURES DIRECTES POUR L'AMELIORATION DU MARCHE DE L'EMPLOI  LES PROBLEMES DU CHOMAGE MASSIF DES JEUNES ET DE L'AGGRAVATION DU CHOMAGE DE LONGUE DUREE APPELLENT UNE INTENSIFICATION DES EFFORTS VISANT A ALLEGER AUTANT QUE POSSIBLE LES COUTS SOCIAUX ET ECONOMIQUES QUI EN RESULTENT . LA MEILLEURE SOLUTION RESIDE SANS DOUTE DANS UNE FORMATION OU UNE RECONVERSION PROFESSIONNELLES DEBOUCHANT SUR LES QUALIFICATIONS CORRESPONDANT AUX NOUVEAUX BESOINS DE L'ECONOMIE . IL FAUDRAIT EN OUTRE TROUVER DANS LA MESURE DU POSSIBLE DES ACTIVITES D'UTILITE SOCIALE POUR CEUX QUE LES CIRCONSTANCES ECARTENT DE LA VIE NORMALE DE LA SOCIETE ET DE L'ECONOMIE .  LE CONSEIL A ADOPTE EN JUIN 1983 UNE RESOLUTION PRECONISANT UNE " GARANTIE SOCIALE " AU PROFIT DES JEUNES , EN VERTU DE LAQUELLE TOUS LES JEUNES AURAIENT ACCES , A L'ISSUE DE LEUR SCOLARITE , A UNE FORMATION PROFESSIONNELLE A DEFAUT D'EMPLOI . UNE AUTRE RESOLUTION SUR L'EMPLOI DES JEUNES A ETE ADOPTEE EN JANVIER 1984 . DE NOMBREUSES INITIATIVES ONT ETE PRISES A LA SUITE DE CES RESOLUTIONS . IL CONVIENT DE CITER , ENTRE AUTRES , L'EXTENSION DES PROGRAMMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE AU DANEMARK , EN ALLEMAGNE ET AU ROYAUME-UNI , L'ALLONGEMENT DE LA SCOLARITE OBLIGATOIRE EN BELGIQUE ET LES CONTRATS PASSES ENTRE L'ETAT ET LES EMPLOYEURS EN VUE D'ACCROITRE LE NOMBRE DE JEUNES ADMIS A BENEFICIER DE PROGRAMMES MIXTES EMPLOI-FORMATION ( FRANCE , ITALIE ) .  POINT 14 : IL FAUT SOUTENIR VIGOUREUSEMENT LA MISE EN OEUVRE DES PROGRAMMES ASSURANT AUX JEUNES , A PARTIR D'UN AGE MINIMAL , L'ACCES A UNE FORMATION PROFESSIONNELLE OU A UN EMPLOI , AFIN DE CONSTITUER LE POTENTIEL DE QUALIFICATIONS TECHNIQUES QU'EXIGE LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE , ET ENCOURAGER LES INITIATIVES LOCALES EN FAVEUR DE L'EMPLOI , NOTAMMENT CELLES VISANT A PROCURER UNE ACTIVITE SOCIALEMENT UTILE AUX GROUPES DEFAVORISES .  4 . L'EUROPE DANS L'ECONOMIE MONDIALE  4.1 . REACTIONS EUROPEENNES AUX PERTURBATIONS DE L'ECONOMIE MONDIALE  L'ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE MONDIAL EST DEVENU BEAUCOUP PLUS INSTABLE ET PLUS IMPREVISIBLE AU COURS DE LA DERNIERE DECENNIE . DANS UNE REGION ECONOMIQUE AUSSI VASTE QUE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE , LES RESPONSABLES DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE ONT UNE DOUBLE TACHE A ACCOMPLIR : PREVOIR AUSSI PRECISEMENT QUE POSSIBLE LES EVENTUELS DESEQUILIBRES DE L'ECONOMIE MONDIALE ET OEUVRER EN FAVEUR D'UNE COOPERATION INTERNATIONALE AFIN D'EVITER LES CHOCS NEFASTES .  POUR LA PERIODE A VENIR , LES CONDITIONS DU COMMERCE MONDIAL ET DES MARCHES INTERNATIONAUX DES CAPITAUX SONT SUSCEPTIBLES DE SE MODIFIER SOUS L'EFFET DES AJUSTEMENTS QUE DEVRAIENT OPERER LES ETATS-UNIS POUR CORRIGER UN TAUX DE CROISSANCE ET UN DEFICIT DE LA BALANCE DES PAIEMENTS ACTUELLEMENT INSOUTENABLES . IL FAUT ESPERER QUE LES ADAPTATIONS NECESSAIRES SE FERONT SANS HEURTS . A COURT TERME , TOUTEFOIS , CERTAINES DIFFICULTES POURRAIENT SE PRODUIRE . C'EST AINSI QU'UN RETARD DANS L'AJUSTEMENT BUDGETAIRE POURRAIT FAIRE MONTER ENCORE LES TAUX D'INTERET ET MAINTENIR LE NIVEAU ELEVE DU DOLLAR , CE QUI PROVOQUERAIT UN RALENTISSEMENT CONJONCTUREL AVANT MEME QUE LE BUDGET AMERICAIN PUISSE ETRE REEQUILIBRE . UN AJUSTEMENT BUDGETAIRE TARDIF RISQUERAIT ALORS DE BLOQUER ENCORE PLUS ABRUPTEMENT LE MOUVEMENT CONJONCTUREL . L'ECONOMIE MONDIALE POURRAIT DANS CES CONDITIONS TRAVERSER UNE NOUVELLE PHASE DE HAUSSE DES TAUX D'INTERET ET DE RALENTISSEMENT DES ECHANGES .  EN OUTRE , LES ETATS-UNIS RISQUERAIENT DE SUBIR UNE FORTE POUSSEE INFLATIONNISTE SI LES ANTICIPATIONS DU TAUX DE CHANGE DU DOLLAR SE MODIFIAIENT SOUDAINEMENT . PHENOMENE OBSERVE EN EUROPE CES TROIS DERNIERES ANNEES , LES MESURES ECONOMIQUES MISES EN OEUVRE POUR CONTRECARRER CETTE FLAMBEE INFLATIONNISTE POURRAIENT AUSSI PROVOQUER UNE NOUVELLE RECESSION . DU COTE EUROPEEN , IL Y A EGALEMENT LE RISQUE QU'UNE CHUTE SOUDAINE DU DOLLAR TENDE A DESTABILISER LES RELATIONS DE CHANGE INTRA-EUROPEENNES .  LE MONDE A DONC INTERET A MINIMISER LES RISQUES D'UNE INSTABILITE NEFASTE POUR LA CONJONCTURE ET LES RELATIONS DE CHANGE . LES PAYS DU SOMMET OCCIDENTAL DEVRAIENT ETRE PRETS , EN TANT QUE GROUPE , A ENVISAGER UN ENSEMBLE EQUILIBRE D'AJUSTEMENTS DES POLITIQUES BUDGETAIRES ET MONETAIRES . LA CONTREPARTIE DU REEQUILIBRAGE INDISPENSABLE DE LA BALANCE DES PAIEMENTS DES ETATS-UNIS DEVRAIT ETRE PARTAGEE AVEC SOIN ENTRE LE JAPON ET L'EUROPE AFIN DE RESORBER LES DESEQUILIBRES ACTUELS ( L'EXCEDENT JAPONAIS ) ET D'EMPECHER L'APPARITION D'UN NOUVEAU DESEQUILIBRE MASSIF EN EUROPE . D'UNE MANIERE GENERALE , IL Y AURAIT LIEU DE VEILLER A UNE EXPANSION VIGOUREUSE ET SOUTENUE DU COMMERCE MONDIAL . LA PROGRESSION DES IMPORTATIONS MONDIALES DEVRAIT , D'APRES LES PREVISIONS ACTUELLES , SE RALENTIR DE 9,5 % EN 1984 A 5,5 % EN 1985 . L'EUROPE ET LE JAPON DEVRAIENT SE PREPARER A SOUTENIR LE DYNAMISME DU COMMERCE MONDIAL PAR UNE CROISSANCE INTERIEURE SUFFISANTE EN PHASE DE RALENTISSEMENT BRUTAL DE L'ACTIVITE AUX ETATS-UNIS . SUR LE POINT PARTICULIER DU NIVEAU ELEVE DES TAUX D'INTERET MONDIAUX , IL SERAIT APPROPRIE QUE LES ETATS-UNIS CONTRIBUENT A LA RESORPTION DE LEUR DEFICIT BUDGETAIRE EN LIMITANT LE REGIME DE DEDUCTION FISCALE DES INTERETS VERSES PAR LES MENAGES , CE QUI AURAIT POUR EFFET D'EXERCER UNE DOUBLE PRESSION A LA BAISSE SUR LES TAUX D'INTERET .  POINT 15 : L'EUROPE ET LE JAPON DEVRAIENT CHERCHER A ASSURER UNE REPRISE AUTO-ENTRETENUE DE LEURS ECONOMIES LORSQUE LES ETATS-UNIS ENTREPRENDRONT , VRAISEMBLABLEMENT EN 1985 , DE REDUIRE LEUR DEFICIT BUDGETAIRE ET EXTERIEUR ; CELA POURRAIT IMPLIQUER LA MISE EN OEUVRE CONCERTEE D'UN ENSEMBLE D'AJUSTEMENTS DE POLITIQUE ECONOMIQUE PAR TOUTES LES PARTIES AINSI QU'UNE GESTION PLUS POSITIVE DES RELATIONS DE CHANGE ENTRE LES TROIS PARTENAIRES .  4.2 . VERS LE RENFORCEMENT DU SYSTEME FINANCIER ET COMMERCIAL MONDIAL  L'ENDETTEMENT MONDIAL , NOTAMMENT CELUI DES GRANDS PAYS LATINO-AMERICAINS , FAIT EGALEMENT PESER UNE MENACE DE DESTABILISATION SUR L'ECONOMIE MONDIALE . AUJOURD'HUI , LE SERVICE DE LA DETTE DES PAYS DU SOUS-CONTINENT LATINO-AMERICAIN S'ETABLIT EN MOYENNE A 50 % DES RECETTES D'EXPORTATION , ALORS QU'IL NE DEPASSE PAS LA MOITIE DE CE CHIFFRE DANS LE CAS DES PAYS EN DEVELOPPEMENT D'AFRIQUE , DU MOYEN-ORIENT ET D'ASIE .  IL SE DEGAGE PEU A PEU CERTAINS GRANDS PRINCIPES QUI DOIVENT PERMETTRE UN PARTAGE EQUILIBRE DES RESPONSABILITES DANS LA PHASE DE TRANSITION DIFFICILE QUE NOUS CONNAISSONS ACTUELLEMENT . IL INCOMBE AUX PAYS INDUSTRIALISES D'ASSURER UNE CROISSANCE VIGOUREUSE DU COMMERCE MONDIAL , DE PRESERVER OU D'AMELIORER L'OUVERTURE DES MARCHES D'EXPORTATION DES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT ET DE POURSUIVRE LEURS EFFORTS D'AIDE AU DEVELOPPEMENT . QUANT AUX PAYS ENDETTES , IL VA DE SOI QU'ILS SONT DANS DES SITUATIONS TRES DIVERSES , QUI DEPENDENT AVANT TOUT DE LA POLITIQUE QU'ILS MENENT . LES PAYS QUI ONT SU METTRE EN PLACE DES PROGRAMMES D'AJUSTEMENT APPROPRIES EN COOPERATION AVEC LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL , MAIS POUR LESQUELS LE REECHELONNEMENT DE LA DETTE RESTE UN PROBLEME A LONG TERME , DEVRAIENT POUVOIR OBTENIR DE LA PART DES BANQUES COMMERCIALES DES FACILITES DE REECHELONNEMENT SUR LONGUE PERIODE ET L'ABAISSEMENT DES TAUX D'INTERET . L'AIDE DISPENSEE AURAIT AINSI DEUX VOLETS : LA STABILITE DANS LE TEMPS ET LA REDUCTION DES COUTS . LE CAS DU MEXIQUE EN EST LE PREMIER EXEMPLE .  EN CE QUI CONCERNE LE SYSTEME COMMERCIAL MONDIAL , IL EST ABSOLUMENT ESSENTIEL DE COMBATTRE LA RESURGENCE DU PROTECTIONNISME . LA COMMUNAUTE ET SES PARTENAIRES COMMERCIAUX ONT MAINTENANT LES MOYENS DE LE FAIRE . AFIN DE MANIFESTER SON ATTACHEMENT A LA LIBERALISATION DES ECHANGES , LA COMMUNAUTE A ACCEPTE EN PRINCIPE D'AVANCER AU 1ER JANVIER 1985 LES REDUCTIONS TARIFAIRES DANS LE CADRE DU GATT ( ACCORD GENERAL SUR LES TARIFS DOUANIERS ET LE COMMERCE ) QUI AVAIENT ETE INITIALEMENT PREVUES POUR 1986 , MAIS IL FAUT QUE LES ETATS-UNIS RESPECTENT EUX AUSSI LEUR ENGAGEMENT A CET EGARD , CE QUI N'EST PAS ENCORE GARANTI . LA COMMUNAUTE EST PRETE A OEUVRER DE FACON CONSTRUCTIVE EN FAVEUR D'UNE NOUVELLE SERIE DE NEGOCIATIONS TARIFAIRES DANS LE CADRE DU GATT . ELLE PRECONISE EGALEMENT UNE INTENSIFICATION DES TRAVAUX A L'ECHELON INTERNATIONAL SUR LE ROLE QUE POURRAIENT JOUER DANS CE CONTEXTE DES ACCORDS EN MATIERE D'ECHANGES DE SERVICES . PAR AILLEURS , LES DISCUSSIONS SUR LES ARRANGEMENTS DEVANT SUCCEDER A L'ACCORD MULTIFIBRES , QUI VIENT A EXPIRATION EN 1986 , OFFRIRONT EGALEMENT LA POSSIBILITE D'UNE LIBERALISATION DES ECHANGES DE PRODUITS TEXTILES ET D'HABILLEMENT .  POUR CE QUI EST DU SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL , LA COMMUNAUTE PARTICIPE AUX TRAVAUX DU GROUPE DES DIX , QUI A ETE CHARGE PAR LES SOMMETS DE WILLIAMSBURG ( 1983 ) ET DE LONDRES ( 1984 ) D'ETUDIER LES POSSIBILITES D'AMELIORATION DU FONCTIONNEMENT DE CE SYSTEME . UNE SERIE DE PROPOSITIONS DE DIVERSES SOURCES , OFFICIELLES OU INDEPENDANTES , ONT ETE AVANCEES EN VUE D'UNE GESTION ET D'UNE SURVEILLANCE PLUS SYSTEMATIQUES DES RELATIONS DE CHANGE . L'EXEMPLE DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN PROUVE QUE LA STABILITE DES CHANGES EST UN OBJECTIF REALISTE A CONDITION QUE LES PAYS PARTICIPANTS S'ATTACHENT A REALISER LE DEGRE INDISPENSABLE DE CONVERGENCE DES POLITIQUES ECONOMIQUES ET RESPECTENT LES MECANISMES COMMUNS D'INTERVENTION MONETAIRE . CE MODELE NE SAURAIT ETRE SANS DOUTE GENERALISE A UN VASTE CONTEXTE INTERNATIONAL , MAIS IL POURRAIT ETRE ENCORE UTILEMENT DEVELOPPE EN EUROPE .  DES PROPOSITIONS ONT ETE FORMULEES EN VUE DE LA DEFINITION DE " ZONES-OBJECTIF " PLUS SOUPLES POUR LES GRANDES MONNAIES INTERNATIONALES , COUVRANT LE DOLLAR , LE YEN ET LE SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN . IL POURRAIT S'OFFRIR DES POSSIBILITES D'AMELIORATIONS MOINS FORMELLES DU SYSTEME DE SURVEILLANCE MULTILATERALE DES TAUX DE CHANGE DANS LE CADRE DES ORGANISMES INTERNATIONAUX EXISTANTS . UNE TELLE SURVEILLANCE , ASSEZ LACHE JUSQU'ICI SOUS L'EGIDE DU FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL , POURRAIT ETRE RENFORCEE . LES CARACTERISTIQUES DE CETTE ACTIVITE DE SURVEILLANCE SERAIENT :  A ) SA NATURE MULTILATERALE ;  B ) SON CHAMP COUVRANT L'ENSEMBLE DES GRANDES ECONOMIES INDUSTRIALISEES ;  C ) L'ATTENTION PORTEE AU DOSAGE DES POLITIQUES MONETAIRE ET BUDGETAIRE , ET  D ) LE ROLE PRIVILEGIE DU TAUX DE CHANGE COMME CRITERE DE COHERENCE INTERNATIONALE DES POLITIQUES MACRO-ECONOMIQUES DES GRANDES ECONOMIES .  POINT 16 : L'ALLEGEMENT DE L'ENDETTEMENT DES PAYS EN DEVELOPPEMENT DEVRAIT ETRE FAVORISE PAR UN TRAITEMENT CONCERTE DES CAS INDIVIDUELS ET UNE CONTRIBUTION GENERALE DES PAYS INDUSTRIALISES A LA CROISSANCE ET A LA LIBERALISATION DU COMMERCE MONDIAL , AINSI QUE PAR UNE AIDE SOUTENUE AU DEVELOPPEMENT . AVEC LE CONCOURS DE TOUTES LES GRANDES ZONES COMMERCIALES , LA POUSSEE RECENTE DE PROTECTIONNISME POURRAIT ETRE INVERSEE GRACE A UN CERTAIN NOMBRE DE PROGRAMMES DE LIBERALISATION DU COMMERCE ACTUELLEMENT EN PREPARATION . LA COMMUNAUTE SOUTIENT CES INITIATIVES . LA COMMUNAUTE DOIT EGALEMENT CONTINUER A OEUVRER EN FAVEUR DE L'AMELIORATION DU SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL PAR LA VOIE DES PROCEDURES INSTAUREES PAR LES SOMMETS DE WILLIAMSBURG ET DE LONDRES .  5 . SYNTHESE ET CONCLUSIONS  EN DEPIT DE CERTAINES EVOLUTIONS FAVORABLES OBSERVEES A L'HEURE ACTUELLE DANS LA COMMUNAUTE , IL N'A PAS ENCORE ETE POSSIBLE D'AMELIORER LA SITUATION DE L'EMPLOI . UNE REPRISE DE LA PRODUCTION EST EN COURS . LA SITUATION EST MEILLEURE EN MOYENNE SUR LE FRONT DE LA STABILISATION DES PRIX ET DE LA CONVERGENCE ENTRE ETATS MEMBRES . LES DESEQUILIBRES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS ONT ETE SENSIBLEMENT REDUIT DANS LA COMMUNAUTE . TOUTEFOIS , LE PROBLEME DU CHOMAGE RESTE ENTIER ET LA STAGNATION DES CREATIONS D'EMPLOIS DANS LA COMMUNAUTE TRAHIT DES DEFICIENCES STRUCTURELLES DE L'ECONOMIE QUI APPELENT UN AJUSTEMENT EN PROFONDEUR . C'EST POURQUOI LE PRESENT RAPPORT S'ARTICULE AUTOUR DU PROBLEME MAJEUR DU CHOMAGE .  AFIN D'AMELIORER ENCORE SENSIBLEMENT LA PERFORMANCE ECONOMIQUE DE LA COMMUNAUTE , NOTAMMENT EN CE QUI CONCERNE L'EMPLOI , LE PRESENT RAPPORT RECOMMANDE UN ENSEMBLE DE SEIZE ORIENTATIONS , QUI PEUVENT SE RESUMER COMME SUIT .  LE CADRE MACRO-ECONOMIQUE ET FINANCIER  1 . OBJECTIFS GENERAUX DE RELEVEMENT PROGRESSIF DES TAUX DE CROISSANCE EFFECTIVE ET POTENTIELLE DANS UN CONTEXTE D'INFLATION FAIBLE OU REGRESSIVE .  2 . STRUCTURE DE CROISSANCE PLUS EQUILIBREE DANS LE DOSAGE DES FACTEURS CAPITAL ET TRAVAIL PAR LA CORRECTION DES TENDANCES DEFAVORABLES A LA CROISSANCE DE L'EMPLOI ENREGISTREES DANS LE PASSE .  3 . PAUSE DANS L'AUGMENTATION DES DEPENSES PUBLIQUES COURANTES ET REDUCTION SUR PLUSIEURS ANNEES DE LEUR PART DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT , MAIS EFFORT ACCRU D'INVESTISSEMENT POUR L'AMELIORATION OU LA RENOVATION DES INFRASTRUCTURES ECONOMIQUES .  4 . ALLEGEMENT RAPIDE ET SUBSTANTIEL DE LA PRESSION FISCALE , EN PARTICULIER SUR L'EMPLOI ET L'ENTREPRISE .  5 . MEILLEURE CONVERGENCE DES SOLDES BUDGETAIRES ENTRE ETATS MEMBRES ET CORRECTION PLUS RAPIDE DE LA DETTE PUBLIQUE DANS LES PAYS OU ELLE EST LA PLUS ELEVEE , MAIS PAUSE DANS LA RESORPTION DES DEFICITS POUR LES PAYS OU CEUX-CI SONT DEJA BIEN MAITRISES , AFIN DE PERMETTRE UN ALLEGEMENT DE LA PRESSION FISCALE .  6 . DEFINITION DE POLITIQUES MONETAIRES QUI SOIENT COMPATIBLES AVEC UNE ACCELERATION DE LA CROISSANCE ET UNE INFLATION FAIBLE OU REGRESSIVE ET QUI FAVORISENT LA CONVERGENCE ET LA STABILITE A L'INTERIEUR DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN .  POUR L'EXPANSION ET LA COMPETITIVITE DES ENTREPRISES  7 . REALISATION DE PROGRES RAPIDES DANS L'OUVERTURE DU MARCHE INTERIEUR DES BIENS , DES SERVICES , DES CAPITAUX ET DES PROFESSIONS , ET ADOPTION DE MESURES FACILITANT LES MOUVEMENTS TRANSFRONTALIERS .  8 . REEXAMEN DES REGLEMENTATIONS VISANT LES ENTREPRISES , EN VUE DE FACILITER LES CREATIONS D'ENTREPRISES ET D'ACCELERER LES PROCEDURES ADMINISTRATIVES .  9 . MOBILISATION GENERALE DES POLITIQUES NATIONALES ET COMMUNAUTAIRES EN VUE DE RETROUVER OU DE CONSERVER UNE PLACE DE TETE DANS LE DOMAINE DES TECHNOLOGIES AVANCEES .  10 . ETABLISSEMENT D'UN PROGRAMME A MOYEN TERME POUR L'AMELIORATION DES INFRASTRUCTURES TRANSEUROPEENNES DE TRANSPORT .  POUR L'EXPANSION DE L'EMPLOI  11 . STRICTE MODERATION DE L'EVOLUTION DES SALAIRES REELS , COMPATIBLE AVEC L'OBJECTIF D'UNE PAUSE DE LEUR PROGRESSION OU MEME D'UNE REDUCTION DES COUTS REELS TOTAUX DU TRAVAIL , CE QUI , EN CONJONCTION AVEC DES REDUCTIONS D'IMPOTS ET L'ALLEGEMENT DES REGLEMENTATIONS EN MATIERE D'EMPLOI , MODIFIERAIT LA STRUCTURE DES COUTS DES ENTREPRISES DANS UN SENS PLUS FAVORABLE A LA CREATION D'EMPLOIS .  12 . REEXAMEN DES REGLEMENTATIONS ET CONVENTIONS REGISSANT LE MARCHE DU TRAVAIL , DE FACON A STIMULER LA PROPENSION A COURT ET LONG TERMES DES ECONOMIES A CREER DES EMPLOIS .  13 . PLUS GRANDE FLEXIBILITE DU TEMPS DE TRAVAIL , DE FACON A OBTENIR UNE MEILLEURE CONVERGENCE DE L'OFFRE ET DE LA DEMANDE DE TRAVAIL .  14 . MISE EN OEUVRE DE LA RESOLUTION DU CONSEIL VISANT A POURVOIR TOUS LES JEUNES , A L'ISSUE DE LEUR SCOLARITE , D'UNE FORMATION PROFESSIONNELLE OU D'UN EMPLOI , ET DEVELOPPEMENT DES INITIATIVES LOCALES EN FAVEUR DE L'EMPLOI DE FACON A PROCURER UNE ACTIVITE UTILE A DES GROUPES DEFAVORISES .  POUR UNE PLUS GRANDE STABILITE DE L'ECONOMIE INTERNATIONALE  15 . NECESSITE D'ENVISAGER UNE ACTION DE COOPERATION AVEC LES ETATS-UNIS ET LE JAPON , EN VUE D'ASSURER UNE CORRECTION SANS HEURTS DES PRINCIPAUX DESEQUILIBRES ENTRE PAYS INDUSTRIALISES ET A MAINTENIR UNE CROISSANCE GLOBALE ADEQUATE DU COMMERCE MONDIAL PENDANT LA PERIODE A VENIR DE FLECHISSEMENT DE LA CONTRIBUTION DES ETATS-UNIS .  16 . SOUTIEN DES MESURES EN FAVEUR DU RENFORCEMENT DU SYSTEME MONETAIRE ET COMMERCIAL INTERNATIONAL ET DE LA MAITRISE DU PROBLEME DE L'ENDETTEMENT .  BEAUCOUP DE CES ORIENTATIONS NE SONT EVIDEMMENT PAS ORIGINALES . L'ASPECT ESSENTIEL RESIDE PLUTOT DANS L'ACCELERATION ET L'INTENSIFICATION DE LA MISE EN OEUVRE DE CES ORIENTATIONS ECONOMIQUES QUI DOIVENT ETRE CONSIDEREES COMME UN ENSEMBLE . IL N'EST PAS POSSIBLE , PAR EXEMPLE , D'ADOPTER CERTAINS ELEMENTS DE LA POLITIQUE DES COUTS DU TRAVAIL OU CERTAINES MESURES MICRO-ECONOMIQUES SANS UNE POLITIQUE MACRO-ECONOMIQUE ADEQUATE DE LA DEMANDE , OU VICE VERSA . DANS CHAQUE PAYS , IL EST NECESSAIRE QUE TOUTES LES COMPOSANTES DES POLITIQUES MACRO-ECONOMIQUES ET STRUCTURELLES PROGRESSENT DE FACON A SE CONSOLIDER MUTUELLEMENT . AU PLAN DE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE , IL EST EGALEMENT NECESSAIRE QUE LES ACTIONS DES ETATS MEMBRES ET DE LA COMMUNAUTE SE COMPLETENT POUR AMELIORER FONDAMENTALEMENT LES PERFORMANCES ECONOMIQUES .  PARTIE II  LES ECONOMIES DES ETATS MEMBRES  L'ACTIVITE ECONOMIQUE EN BELGIQUE A MARQUE UNE REPRISE EN 1984 A LA SUITE D'UNE FORTE PROGRESSION DES EXPORTATIONS , QUI , COMPTE TENU DE LA FAIBLE AUGMENTATION DES IMPORTATIONS , LIEE A LA STABILISATION DE LA DEMANDE INTERIEURE , A CONDUIT A UNE AMELIORATION SENSIBLE DE LA BALANCE COMMERCIALE . LE PRODUIT INTERIEUR BRUT S'EST ACCRU D'AU MOINS 1,5 % EN TERMES REELS ET LE RYTHME D'AUGMENTATION DU CHOMAGE S'EST NETTEMENT REDUIT . LA HAUSSE DES PRIX A LA CONSOMMATION S'EST EGALEMENT AFFAIBLIE ( ENVIRON 6,5 % EN MOYENNE ANNUELLE ) , MAIS SE SITUE DESORMAIS AU-DESSUS DE LA MOYENNE COMMUNAUTAIRE , CONTRAIREMENT AUX OBSERVATIONS DU PASSE .  EN 1985 , LA CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT DEVRAIT SE MODERER ET ATTEINDRE 1 % , SOUS L'EFFET D'UN LEGER FLECHISSEMENT DE LA DEMANDE INTERIEURE ET EN PRESENCE D'EXPORTATIONS VRAISEMBLABLEMENT MOINS DYNAMIQUES . ALORS QUE LES INVESTISSEMENTS DES ENTREPRISES CONTINUERONT A SE DEVELOPPER RAPIDEMENT , LES INVESTISSEMENTS PUBLICS DEVRAIENT ENCORE REGRESSER . LA CONSOMMATION PRIVEE , ELLE AUSSI , POURRAIT SE CONTRACTER , EN TERMES REELS , A LA SUITE NOTAMMENT DES MESURES PRISES DANS LE CADRE DU PROGRAMME D'AUSTERITE DECIDE EN MARS 1984 , ET PLUS PARTICULIEREMENT DU FAIT DE LA RETENUE DE 2 % SUR LES REVENUS SALARIAUX ET NON SALARIAUX . LA BALANCE COMMERCIALE SE SOLDERA PAR UN EXCEDENT SUBSTANTIEL ; LA BALANCE DES OPERATIONS COURANTES DEVRAIT , ELLE AUSSI , SE SOLDER PAR UN EXCEDENT POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS 1976 , EN DEPIT D'UNE FORTE CROISSANCE DES CHARGES DE LA DETTE PUBLIQUE EN DEVISES . LA HAUSSE DES PRIX A LA CONSOMMATION SE REDUIRA SANS DOUTE A ENVIRON 5,5 % EN MOYENNE ANNUELLE . LE NOMBRE DE CHOMEURS POURRAIT ENCORE AUGMENTER LEGEREMENT .  FACE AU PROBLEME TRES PREOCCUPANT DE L'EMPLOI , LA NECESSITE DE POURSUIVRE VIGOUREUSEMENT L'ASSAINISSEMENT DES FINANCES PUBLIQUES LIMITE SINGULIEREMENT LA MARGE DE MANOEUVRE DES POUVOIRS PUBLICS . EN EFFET , LA PERSISTANCE DE DEFICITS A DES NIVEAUX ELEVES CREANT DES CHARGES D'INTERET TRES CONSIDERABLES AGGRAVE , D'ANNEE EN ANNEE , LE PROBLEME DU SERVICE DE LA DETTE , DE SORTE QUE LE DEFICIT DOIT ETRE SENSIBLEMENT REDUIT DANS UN PROCHE AVENIR POUR EVITER L'APPARITION D'UNE SITUATION INSOUTENABLE . LE GOUVERNEMENT S'EST FIXE COMME OBJECTIF DE RAMENER LE SOLDE A FINANCER DE L'ETAT DE 12,5 A 7 % DU PRODUIT NATIONAL BRUT ENTRE 1983 ET 1987 . UN PAS IMPORTANT EN VUE DE SA REALISATION A ETE FRANCHI PAR LA MISE EN CHANTIER D'UNE SERIE DE NOUVELLES MESURES AU PRINTEMPS DE 1984 . CE PROGRAMME DE REEQUILIBRAGE DES FINANCES PUBLIQUES , PORTANT SUR LA PERIODE 1984-1986 , AURA COMME EFFET DE REDUIRE LE REVENU DISPONIBLE DES MENAGES TANT PAR DES PRELEVEMENTS SUR LES REVENUS SALARIAUX ET NON SALARIAUX QUE PAR DES ECONOMIES SUBSTANTIELLES SUR LES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT ET DE TRANSFERT AUX MENAGES . LA DYNAMIQUE INHERENTE AUX DEPENSES ET L'EVOLUTION ASSEZ FAIBLE DES RECETTES FISCALES TENDENT CEPENDANT A EMOUSSER L'IMPACT DU PLAN DE REDRESSEMENT SUR LE DEFICIT DE L'ETAT EN 1985 . AUSSI , LA REALISATION DE PROGRES SIGNIFICATIFS EN DIRECTION DE L'OBJECTIF FIXE A L'HORIZON DE 1987 SUPPOSE-T-ELLE QUE LE DEFICIT PUBLIC SOIT , EN TOUT ETAT DE CAUSE , STRICTEMENT LIMITE EN 1985 : LE DEFICIT DE CAISSE DE L'ETAT NE DEVRAIT PAS DEPASSER 10 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , DES MESURES PERMETTANT D'EVITER UN DEPASSEMENT DE CE PLAFOND DEVANT ETRE MISES EN OEUVRE LE CAS ECHEANT .  SI L'EVOLUTION DES REVENUS ET DES SALAIRES , EN PARTICULIER , A CONTRIBUE EFFICACEMENT A L'AMELIORATION DE LA POSITION CONCURRENTIELLE EN 1982 ET 1983 , LA REINTRODUCTION DE L'INDEXATION PROPORTIONNELLE ET LES MAJORATIONS DE CERTAINES CONTRIBUTIONS DE SECURITE SOCIALE ONT ENTRAINE UNE ACCELERATION DE LA HAUSSE DES COUTS DE LA MAIN-D'OEUVRE DANS L'INDUSTRIE EN 1984 . LES PROGRES DE LA PRODUCTIVITE ONT PERMIS DE COMPENSER , ET AU-DELA , CET ALOURDISSEMENT . IL FAUDRAIT VEILLER NEANMOINS A CE QUE LA HAUSSE DE L'ENSEMBLE DES COUTS NE DEPASSE PAS CERTAINES LIMITES EN 1985 . A CET EFFET , LE GOUVERNEMENT ENVISAGE DE PROROGER DE DEUX ANS LA LOI QUI FIXE COMME NORME DE COMPETITIVITE UNE PROGRESSION DES COUTS SALARIAUX EN BELGIQUE PARALLELE A CELLE DES PRINCIPAUX PARTENAIRES COMMERCIAUX . LE MAINTIEN DE LA COMPETITIVITE EST , EN L'OCCURRENCE , UNE CONDITION INDISPENSABLE POUR QUE SE CREE , DANS LES ANNEES A VENIR , UN EXCEDENT AU TITRE DE LA BALANCE COMMERCIALE PERMETTANT DE FINANCER LES CHARGES D'INTERET ET D'ASSURER UN REMBOURSEMENT PROGRESSIF DE LA DETTE PUBLIQUE EN DEVISES .  LA POURSUITE DE LA MODERATION SALARIALE PARAIT EGALEMENT INDIQUEE AFIN DE CONSOLIDER LA REPRISE DES INVESTISSEMENTS PRIVES , DEVENUE PROGRESSIVEMENT PLUS PRONONCEE SOUS L'EFFET DU DYNAMISME DE LA DEMANDE EXTERIEURE ET DE L'AMELIORATION DE LA STRUCTURE FINANCIERE ET DE LA RENTABILITE DES ENTREPRISES .  LE TAUX DE CROISSANCE DE L'ACTIVITE ECONOMIQUE PREVU POUR 1985 EST SANS DOUTE TROP FAIBLE POUR ESCOMPTER UNE AMELIORATION DE L'EMPLOI L'ANNEE PROCHAINE . TOUTEFOIS , LES EFFETS CUMULES DES ACCORDS CONCLUS EN 1983 ET PROROGES JUSQU'A LA FIN 1986 SUR LA REDUCTION DE LA DUREE DU TRAVAIL AVEC EMBAUCHE COMPENSATOIRE ET L'EXTENSION DU TRAVAIL A MI-TEMPS DEVRAIENT FREINER LA HAUSSE DU CHOMAGE ENREGISTRE . LES MESURES ENVISAGEES PAR LE GOUVERNEMENT VISANT UNE PLUS GRANDE FLEXIBILITE DU MARCHE DU TRAVAIL , NOTAMMENT EN RENDANT POSSIBLE L'EMBAUCHE POUR DES EQUIPES D'APPOINT , ET L'ASSOUPLISSEMENT DE CERTAINES REGLES DU REGIME DE L'INDEMNITE DE LICENCIEMENT DEVRAIENT FACILITER L'ACCROISSEMENT DES OFFRES D'EMPLOI . IL FAUDRAIT VEILLER A CE QUE CES MESURES N'ENTRAINENT PAS AU TOTAL UNE HAUSSE DES COUTS DE PRODUCTION DES ENTREPRISES QUI AFFAIBLIRAIT LEUR POSITION COMPETITIVE ENCORE FRAGILE .  TABLEAU BELGIQUE  PRINCIPAUX AGREGATS ECONOMIQUES , 1961-1985  * PIB EN VALEUR * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PRIX A LA CONSOMMATION * REMUNERATION DES SALARIES PAR TETE * SOLDE DES OPERATIONS COURANTES * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE M2 ( 3 ) * PROPORTION DES CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE ( 4 ) * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 8,5 * 4,8 * 3,5 * 3,2 * 7,8 * 0,6 * - 1,3 * 8,6 * 2,2 * 0,6  1971-1980 * 10,5 * 3,3 * 7,0 * 7,0 * 12,0 * - 0,2 * - 5,0 * 10,3 * 5,8 * 0,3  1981 * 4,2 * - 1,2 * 5,4 * 8,6 * 7,7 * - 4,5 * - 12,8 * 5,8 * 10,3 ( 11,2 ) * - 2,1  1982 * 8,3 * 1,1 * 7,1 * 7,6 * 7,9 * - 3,4 * - 11,1 * 5,7 * 12,1 ( 13,1 ) * - 1,3  1983 * 6,2 * 0,4 * 5,9 * 6,8 * 7,1 * - 0,9 * - 12,2 * 8,8 * 13,4 ( 14,4 ) * - 1,6  1984 ( 1 ) * 7,1 * 1,5 * 5,5 * 6,4 * 6,7 * - 0,4 * - 11,5 * 9,7 * 13,4 ( 14,4 ) * 0,2  1985 ( 2 ) * 6,4 * 1,0 * 5,3 * 5,5 * 6,2 * 0,5 * - 10,5 * 8,8 * 13,8 ( 14,8 ) * - 0,3  ( 1 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 2 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 3 ) FIN D'ANNEE .  ( 4 ) CONCEPT EUROSTAT ENTRE PARENTHESES .  AU DANEMARK , LA REPRISE ECONOMIQUE AMORCEE L'ANNEE PRECEDENTE EST DEVENUE APPRECIABLE EN 1984 : LES EXPORTATIONS INDUSTRIELLES ONT PROGRESSE , GRACE ESSENTIELLEMENT A L'AMELIORATION DU CONTEXTE ECONOMIQUE INTERNATIONAL ; LA DEMANDE INTERIEURE A ETE SOUTENUE PAR L'EXPANSION DE LA CONSOMMATION PRIVEE ET DE LA CONSTRUCTION RESIDENTIELLE , DE MEME QUE PAR LE RETABLISSEMENT DE L'INVESTISSEMENT DES ENTREPRISES . LE PRODUIT INTERIEUR BRUT POURRAIT AINSI PROGRESSER DE PRES DE 4 % EN 1984 , CONTRE 2,5 % L'ANNEE PRECEDENTE . L'AMELIORATION DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS OBSERVEE EN 1983 NE S'EST PAS POURSUIVIE EN 1984 , SOUS L'EFFET DE L'AUGMENTATION SUBSTANTIELLE DES IMPORTATIONS DE BIENS DE CONSOMMATION DURABLES ET D'EQUIPEMENT ET D'UN NOUVEL ACCROISSEMENT DES TRANSFERTS NETS A L'ETRANGER . GRACE AUX POLITIQUES RESTRICTIVES SUIVIES EN MATIERE BUDGETAIRE ET DE REVENUS , LA PROGRESSION DES COUTS INTERIEURS S'EST FORTEMENT RALENTIE . LA SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES S'EST AMELIOREE EN RAISON DE LA REPRISE ECONOMIQUE , MAIS L'AUGMENTATION DES COTISATIONS SOCIALES , LE RELEVEMENT DES TARIFS DES SERVICES PUBLICS ET LES DIFFERENTES COMPRESSIONS DE DEPENSES QUI SONT INTERVENUS ONT EGALEMENT JOUE UN ROLE A CET EGARD . LE BESOIN NET DE FINANCEMENT DE L'ETAT A ETE RAMENE DE 10,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN 1983 A 7,5 % ENVIRON EN 1984 .  LES PERSPECTIVES QUI SE DESSINENT POUR 1985 LAISSENT ENVISAGER UNE NOUVELLE AMELIORATION DE L'ACTIVITE ET LE PRODUIT INTERIEUR BRUT POURRAIT AUGMENTER ENCORE DE 3 % . GRACE A LA DEMANDE EXTERIEURE ET AUX GAINS DE PARTS DE MARCHE , LES EXPORTATIONS POURSUIVRAIENT LEUR DEVELOPPEMENT VIGOUREUX ET L'AMELIORATION DE LA SITUATION DES ENTREPRISES CONTRIBUERAIT A ENCOURAGER LES INTENTIONS EN MATIERE D'INVESTISSEMENT . ALORS QUE LA CONSOMMATION PUBLIQUE DE BIENS ET SERVICES DEMEURERA DANS L'ENSEMBLE INCHANGEE , LA CONSOMMATION PRIVEE POURSUIVRA SON EXPANSION EN RAISON ESSENTIELLEMENT DE L'AUGMENTATION DE L'EMPLOI . LE TAUX DE CHOMAGE N'EN CONTINUERAIT PAS MOINS DE S'ETABLIR A 10 % , COMPTE TENU DE LA PROGRESSION DE LA POPULATION ACTIVE . EN DEPIT DE L'ACCROISSEMENT DES TRANSFERTS NETS A L'ETRANGER , LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS DEVRAIT ENREGISTRER A NOUVEAU UNE LEGERE AMELIORATION DU FAIT QUE LA SUBSTITUTION DES SOURCES D'ENERGIE NATIONALES A L'ENERGIE IMPORTEE SE DEVELOPPE ET QUE LES TERMES DE L'ECHANGE S'AMELIORENT . AUSSI , LE DEFICIT DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS POURRAIT-IL ETRE RAMENE DE 3 % ENVIRON DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN 1984 A QUELQUE 2 % EN 1985 . EN FONCTION DES RESULTATS DES NEGOCIATIONS SALARIALES QUI AURONT LIEU AU DEBUT DE 1985 , LA HAUSSE DES PRIX A LA CONSOMMATION CONTINUERAIT A SE RALENTIR , POUR S'ETABLIR A UNE MOYENNE ANNUELLE DE 4 A 4,5 % .  LES AUTORITES ENTENDENT MAINTENIR L'ORIENTATION DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE ADOPTEE DEPUIS 1982 , QUI VISE A REDUIRE L'INFLATION , A MAITRISER LES FINANCES PUBLIQUES , A RETABLIR LA COMPETITIVITE ET , CE FAISANT , A AMELIORER LES PERFORMANCES GLOBALES DE L'ECONOMIE A MOYEN TERME . QUELQUES ADAPTATIONS DE CETTE POLITIQUE POURRAIENT S'IMPOSER SI LA DEMANDE INTERIEURE S'ACCROISSAIT TROP RAPIDEMENT , AFIN DE NE PAS REMETTRE EN CAUSE L'AMELIORATION PREVUE DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS ET LA DECELERATION ESCOMPTEE DE L'INFLATION .  D'APRES LE PROJET DE BUDGET POUR 1985 , LE PLAFOND IMPOSE AUX DEPENSES DU GOUVERNEMENT CENTRAL EN TERMES REELS SERAIT MAINTENU A SON NIVEAU ACTUEL , UNE ORIENTATION ANALOGUE ETANT RECOMMANDEE AUX COLLECTIVITES LOCALES . EN CONSEQUENCE DE DIFFERENTES MESURES FISCALES , LES RECETTES PUBLIQUES POURRAIENT , EN REVANCHE , CROITRE PLUS RAPIDEMENT QUE LA SEULE AMELIORATION DE L'ACTIVITE ECONOMIQUE NE LE JUSTIFIERAIT . LE BESOIN NET DE FINANCEMENT DE L'ETAT CONTINUERAIT DE S'AMENUISER POUR ETRE RAMENE A 6,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , MALGRE L'AUGMENTATION RAPIDE DES PAIEMENTS D'INTERETS AU TITRE DE LA DETTE PUBLIQUE , CETTE SEULE CHARGE ETANT SUPERIEURE AU DEFICIT BUDGETAIRE .  LA POLITIQUE MONETAIRE DEVRAIT CONTRIBUER A MAINTENIR LA DEMANDE INTERIEURE DANS DES LIMITES ACCEPTABLES ET , EN PARTICULIER , A CONTENIR LA PROGRESSION DE L'OFFRE DE MONNAIE QUI A ETE TRES RAPIDE EN 1983 . APRES LE REAMENAGEMENT DES PORTEFEUILLES QUI A ETE OPERE CETTE ANNEE , LE TAUX D'EXPANSION DE LA MASSE MONETAIRE DEVRAIT DESORMAIS DEMEURER PLUS PROCHE DE CELUI DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN TERMES NOMINAUX . AFIN DE RESTREINDRE LES PRETS BANCAIRES QUI DEPASSENT LES OBJECTIFS OFFICIELS , LA BANQUE CENTRALE A MODIFIE LE PLAFOND MENSUEL DES PRETS QU'ELLE ACCORDE AUX BANQUES , CE QUI IMPLIQUE LA REDUCTION DES POSSIBILITES DE RECOURS A LA BANQUE CENTRALE DES BANQUES QUI ACCUSENT UNE CROISSANCE PARTICULIEREMENT FORTE DE LEURS EMPRUNTS .  LES AUTORITES VISENT , POUR L'ANNEE PROCHAINE , LA CONCLUSION D'ACCORDS SALARIAUX BISANNUELS QUI ENTRAINERAIENT UNE HAUSSE DES SALAIRES DE 2 % INFERIEURE A LA MOYENNE DE CELLE DES PAYS CONCURRENTS . LA SUSPENSION TEMPORAIRE DE L'INDEXATION DES REMUNERATIONS , PROROGEE JUSQU'EN MARS 1987 , PERMETTRA DE RALENTIR LA PROGRESSION DES COUTS A CONDITION QU'UN GLISSEMENT COMPENSATOIRE DES SALAIRES PUISSE ETRE EVITE . A CET EGARD , LA REPRISE DE L'ACTIVITE ECONOMIQUE PRESENTE UN RISQUE QUI POURRAIT AVOIR UNE INCIDENCE DEFAVORABLE SUR LES ANTICIPATIONS INFLATIONNISTES . AFIN D'ENCOURAGER UNE EXPANSION NON INFLATIONNISTE , IL IMPORTE PLUS QUE JAMAIS D'ACCROITRE LA FLEXIBILITE DU MARCHE DE L'EMPLOI , DE REDUIRE LES RIGIDITES EXISTANT EN MATIERE DE FORMATION DES SALAIRES ET DE TEMPS DE TRAVAIL , ET DE REMEDIER A L'INADEQUATION QUI EXISTE ENTRE LES EMPLOIS DISPONIBLES ET LES QUALIFICATIONS DES PERSONNES A LA RECHERCHE DE TRAVAIL . LES REFORMES ENVISAGEES EN CE QUI CONCERNE L'INDEMNISATION DU CHOMAGE ( SCINDANT CELLE-CI EN UNE PART FIXE FINANCEE PAR LE SYSTEME ET UNE PART FACULTATIVE A COUVRIR PAR UNE ASSURANCE COMPLEMENTAIRE ) , L'ASSOUPLISSEMENT DE LA RETRAITE ET LA REDUCTION DU TAUX MARGINAL D'IMPOSITION , TRES ELEVE DANS LE REGIME D'IMPOTS SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES , VONT DANS CE SENS .  AFIN DE PERMETTRE UNE MEILLEURE ALLOCATION DES RESSOURCES ET D'ACCROITRE AINSI LE POTENTIEL DE CROISSANCE , LE GOUVERNEMENT A LANCE UN PROGRAMME QUI DEVRAIT , CONJOINTEMENT AUX INVESTISSEMENTS PUBLICS ENVISAGES , FACILITER LA COORDINATION ET L'ACCROISSEMENT DES ACTIVITES TANT PRIVEES QUE PUBLIQUES DANS DES DOMAINES IMPORTANTS TELS QUE L'ENSEIGNEMENT ET LA RECHERCHE , LES INNOVATIONS TECHNOLOGIQUES , LES INFRASTRUCTURES ET LES COMMUNICATIONS . DES CREDITS ONT ETE INSCRITS AU BUDGET ET DIFFERENTES REFORMES SONT ENVISAGEES , ENTRE AUTRES , POUR ENCOURAGER LES INVESTISSEMENTS DE CAPITAUX A RISQUE ET POUR ADAPTER LA FORMATION PROFESSIONNELLE AUX IMPERATIFS DES TECHNOLOGIES NOUVELLES .  TABLEAU DANEMARK  PRINCIPAUX AGREGATS ECONOMIQUES , 1961-1985  * PIB EN VALEUR * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PRIX A LA CONSOMMATION * REMUNERATION DES SALARIES PAR TETE * SOLDE DES OPERATIONS COURANTES * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE M2 ( 3 ) * PROPORTION DES CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE ( 4 ) * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 11,2 * 4,9 * 6,0 * 5,2 * 10,5 * - 2,2 * 1,3 * 10,2 * 1,1 * 1,1  1971-1980 * 12,2 * 2,4 * 9,6 * 10,0 * 11,6 * - 2,9 * 0,9 * 11,3 * 3,8 * 0,7  1981 * 9,6 * - 0,9 * 10,5 * 11,8 * 10,0 * - 3,1 * - 7,0 * 9,6 * 9,2 ( 8,9 ) * - 1,4  1982 * 14,2 * 3,4 * 10,5 * 10,4 * 11,6 * - 4,1 * - 9,3 * 11,7 * 9,9 ( 9,5 ) * 0,5  1983 * 10,3 * 2,5 * 7,6 * 6,7 * 7,0 * - 2,1 * - 7,6 * 24,7 * 10,5 ( 10,2 ) * 0,5  1984 ( 1 ) * 9,5 * 3,8 * 5,5 * 6,0 * 5,5 * - 2,8 * - 5,5 * 11,0 * 10,2 ( 10,0 ) * 1,3  1985 ( 2 ) * 7,6 * 2,9 * 4,5 * 4,3 * 4,6 * - 2,2 * - 3,7 * 8,0 * 9,8 ( 9,9 ) * 1,4  ( 1 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 2 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 3 ) FIN D'ANNEE . JUSQU'A 1979 : M2 .  ( 4 ) CONCEPT EUROSTAT ENTRE PARENTHESES .  EN REPUBLIQUE FEDERALE D'ALLEMAGNE , L'EVOLUTION ECONOMIQUE A ETE AFFECTEE , EN 1984 , PAR DES CONFLITS INDUSTRIELS ; A LA SUITE DES GREVES PROLONGEES ET DES LOCK-OUTS DANS LA METALLURGIE , QUI ONT TOUCHE EN PARTICULIER LA PRODUCTION AUTOMOBILE , LA CROISSANCE S'EST SOUDAINEMENT INTERROMPUE AU DEUXIEME TRIMESTRE ( - 6 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN TAUX ANNUEL ) . L'EXPANSION ECONOMIQUE N'A CEPENDANT SUBI QU'UNE PERTURBATION PASSAGERE ET LES PERTES DE PRODUCTION SERONT EN GRANDE PARTIE COMPENSEES AU SECOND SEMESTRE DE L'ANNEE . LE TAUX DE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT S'ETABLIRA A ENVIRON 2,5 % POUR L'ENSEMBLE DE L'ANNEE . L'EXPANSION A ETE SOUTENUE PAR LES EXPORTATIONS ET LA FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE , QUI A BENEFICIE DE L'AMELIORATION DES PROFITS . PAR CONTRE , LA CONSOMMATION PRIVEE A PROGRESSE ASSEZ LENTEMENT .  EN 1985 , LA CROISSANCE DEVRAIT SE POURSUIVRE A UN RYTHME COMPARABLE . L'INVESTISSEMENT EN EQUIPEMENTS CONTINUERA DE CONNAITRE UNE CROISSANCE FORTE , MAIS LE DYNAMISME DE L'INVESTISSEMENT TOTAL RISQUE D'ETRE FREINE PAR LA FAIBLESSE DE LA CONSTRUCTION . LES EXPORTATIONS , QUANT A ELLES , DEVRAIENT CONTINUER D'EXERCER UN EFFET POSITIF . LE TAUX DE CROISSANCE POURRAIT AINSI ATTEINDRE QUELQUE 2,5 % .  LA POLITIQUE ECONOMIQUE A PROGRESSE VERS LA REALISATION DE SES PRINCIPAUX OBJECTIFS . EN 1985 , L'INFLATION , CALCULEE SUR LA BASE DE L'INDICE DU COUT DE LA VIE , DEVRAIT , COMME EN 1984 , ETRE INFERIEURE A 2,5 % , TANDIS QUE L'EXCEDENT DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS SERAIT DE L'ORDRE DE 1 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT . DE MEME , L'ASSAINISSEMENT DES FINANCES PUBLIQUES SE POURSUIVRA , ENTRAINANT LA DISPARITION DU DEFICIT STRUCTUREL . ENFIN , LE CADRE QUANTITATIF DE LA POLITIQUE MONETAIRE EST DE NATURE A SOUTENIR LA CROISSANCE : LES TAUX D'INTERET POURRAIENT D'AILLEURS BAISSER ENCORE QUELQUE PEU .  LA SITUATION ECONOMIQUE N'EN DEMEURE PAS MOINS ASSOMBRIE PAR LE DESEQUILIBRE PERSISTANT DU MARCHE DE L'EMPLOI . BIEN QUE LA VAGUE DE LICENCIEMENTS AIT CESSE AU PREMIER SEMESTRE DE 1984 , UNE REDUCTION SENSIBLE DU CHOMAGE EST IMPROBABLE EN 1985 .  L'AMELIORATION DU CONTEXTE ECONOMIQUE QUI S'EST PRODUITE CES DERNIERES ANNEES EN REPUBLIQUE FEDERALE D'ALLEMAGNE A CERTES MIS FIN A LA FORTE PROGRESSION DU CHOMAGE DEPUIS LE DEBUT DE 1980 ET ENTRAINE LA REDUCTION D'UN CHOMAGE TECHNIQUE IMPORTANT , MAIS ELLE N'A PAS ENCORE CONDUIT A UNE AUGMENTATION DE L'EMPLOI . MALGRE LES PROGRES SUBSTANTIELS ENREGISTRES DANS LA VOIE DE L'ADAPTATION DES SALAIRES , LES COUTS RELATIFS DES FACTEURS DE PRODUCTION NE SE SITUENT PAS ENCORE A DES NIVEAUX TELS QUE L'EQUILIBRE DU MARCHE DU TRAVAIL SOIT ASSURE . L'ACCROISSEMENT DES COUTS SALARIAUX REELS A ABOUTI DANS LE PASSE , D'UNE PART , A UN RENFORCEMENT DE L'INTENSITE CAPITALISTIQUE , MAIS EGALEMENT , SIMULTANEMENT A UNE DETERIORATION DES PROFITS DES ENTREPRISES ET DE LEUR CAPACITE D'INVESTISSEMENT ET D'INNOVATION . SI LES PROFITS SE SONT NETTEMENT REDRESSES DEPUIS 1983 , ILS N'EN DEMEURENT PAS MOINS TRES INFERIEURS AU NIVEAU MOYEN DES ANNEES 1970 .  LA POLITIQUE SALARIALE POURRAIT CONTRIBUER DE MANIERE DECISIVE A ELEVER LE NIVEAU DE L'EMPLOI SI ELLE OBTENAIT QUE LES SALAIRES CONTINUENT A N'ABSORBER QU'UNE PARTIE DE LA MARGE DEGAGEE PAR LES GAINS DE PRODUCTIVITE . LES CONDITIONS DE L'INVESTISSEMENT EN SERAIENT GRANDEMENT AMELIOREES , ET L'ESSOR DES ACTIVITES A FORTE INTENSITE DE MAIN-D'OEUVRE ENCOURAGE . POUR FACILITER CETTE EVOLUTION , IL FAUDRAIT EN OUTRE QUE LE MARCHE DU TRAVAIL AMELIORE SON FONCTIONNEMENT ET , EN PARTICULIER , QUE LA MAIN-D'OEUVRE AUGMENTE SA MOBILITE . UNE DIFFERENCIATION ACCRUE DES SALAIRES , NON SEULEMENT EN FONCTION DES PRESTATIONS , MAIS AUSSI SELON LES SECTEURS ET LES REGIONS , POURRAIT Y CONTRIBUER DE MANIERE DECISIVE . A CES DIVERS EGARDS , LA MODERATION SALARIALE DANS LE SECTEUR PUBLIC POURRAIT JOUER UN ROLE IMPORTANT .  LE GOUVERNEMENT A OBTENU CERTAINS SUCCES EN PRENANT DES MESURES DIRECTES EN FAVEUR DE L'EMPLOI . A L'AUTOMNE 1984 , LE NOMBRE DE CONTRATS DE FORMATION POSTSCOLAIRE OFFERTS AUX JEUNES A ATTEINT UN CHIFFRE RECORD . CE RESULTAT A MEME PU ETRE OBTENU SANS INTERVENTION PUBLIQUE DIRECTE . DE NOUVELLES MESURES ONT ETE DECIDEES EN MATIERE DE FORMATION PROFESSIONNELLE ET DE RECYCLAGE , LA REGLEMENTATION DU TRAVAIL A TEMPS PARTIEL A ETE MODIFIEE ET D'AUTRES PROJETS LEGISLATIFS VISANT A AMELIORER LE FONCTIONNEMENT DU MARCHE DU TRAVAIL SONT EN PREPARATION . LA DETENTE GENERALISEE SUR LE MARCHE DU LOGEMENT DEVRAIT AIDER A LA MOBILITE SPATIALE DE LA MAIN-D'OEUVRE .  DES EXPERIENCES ONT ETE TENTEES DANS DEUX SECTEURS POUR AMELIORER LES PERSPECTIVES D'EMPLOI EN REDUISANT CONVENTIONNELLEMENT LA DUREE HEBDOMADAIRE DU TRAVAIL . BIEN QUE LE COMPROMIS FINALEMENT REALISE TIENNE LARGEMENT COMPTE DES EXIGENCES DE NEUTRALITE EN MATIERE DE COUTS , L'ATTRIBUTION D'UN SALAIRE COMPLEMENTAIRE AUX TRAVAILLEURS DONT LA DUREE HEBDOMADAIRE DE TRAVAIL EST INFERIEURE A LA MOYENNE APPROUVEE DE 38 HEURES ET DEMIE POSE DES PROBLEMES . CE SERA LE CAS , SELON TOUTE PROBABILITE , POUR LES OUVRIERS PEU QUALIFIES , DONT LE TRAVAIL SERA RENCHERI ET QUI RISQUENT LE PLUS D'ETRE VICTIMES DE LA RATIONALISATION .  UN AUTRE DANGER RESIDE DANS LE FAIT QUE LA REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL ASSORTIE D'UNE COMPENSATION SALARIALE POURRAIT INTERROMPRE L'ACCROISSEMENT EN COURS DES PROFITS DES ENTREPRISES . IL FAUT VEILLER DES LORS A CE QUE L'AMENAGEMENT DU TEMPS DE TRAVAIL N'ALTERE PAS LA RENTABILITE ET CONTRIBUE A RENDRE LE MARCHE DU TRAVAIL PLUS FLEXIBLE .  UNE SITUATION DANS LAQUELLE L'ASSAINISSEMENT BUDGETAIRE SE POURSUIT , OU LES SALAIRES PROGRESSENT MOINS QUE LA PRODUCTIVITE GLOBALE ET OU L'AMENAGEMENT DU TEMPS DE TRAVAIL REDUIT LE POUVOIR D'ACHAT COMPORTE DES RISQUES D'AUTANT PLUS GRANDS QUE L'ON S'ATTEND A UN RALENTISSEMENT DE LA DEMANDE MONDIALE . AINSI FAUT-IL QUE L'EXPANSION DE LA DEMANDE GLOBALE SOIT SUFFISANTE POUR ACCELERER LA CROISSANCE ET AUGMENTER LES PROFITS .  LA POLITIQUE BUDGETAIRE DEVRAIT , EN CONSEQUENCE , TOUT EN CONTINUANT DE FAVORISER L'AMELIORATION SOUHAITEE DES CONDITIONS DE L'OFFRE , COMPORTER UNE FLEXIBILITE SUFFISANTE POUR COMPENSER , LE CAS ECHEANT , L'AFFAIBLISSEMENT DE LA DEMANDE QUE POURRAIENT PROVOQUER LES MESURES DE SOUTIEN DE L'OFFRE . SUR LA BASE DU TAUX DE CROISSANCE DE 2,5 % PREVU POUR 1985 , LE DEFICIT DE L'ETAT CENTRAL ( BUND ET LAENDER ) DEVRAIT ETRE DE L'ORDRE DE 40 MILLIARDS DE MARKS ALLEMANDS . SI , AU COURS DE L'ANNEE , LE TAUX DE CROISSANCE S'ELOIGNAIT SENSIBLEMENT DE CELUI QUI EST ACTUELLEMENT PREVU , LA POLITIQUE BUDGETAIRE DEVRAIT S'ADAPTER AVEC LA FLEXIBILITE NECESSAIRE , NOTAMMENT EN LAISSANT JOUER PLEINEMENT LES STABILISATEURS AUTOMATIQUES . COMPTE TENU DU FAIT QUE LA POLITIQUE D'ASSAINISSEMENT MENEE AVEC SUCCES A CREE UNE MARGE DE MANOEUVRE IMPORTANTE , LES AUTORITES POURRAIENT ENVISAGER D'AVANCER , AU MOINS PARTIELLEMENT , LA MISE EN OEUVRE DES ALLEGEMENTS FISCAUX PREVUS POUR 1988 . EN TOUTE HYPOTHESE , LA POLITIQUE BUDGETAIRE DEVRAIT S'ATTACHER A REDUIRE RELATIVEMENT LES DEPENSES DE CONSOMMATION AU PROFIT DES INVESTISSEMENTS PRODUCTIFS ET DE CEUX QUI SONT DESTINES A PROTEGER L'ENVIRONNEMENT . UN TEL EFFORT CONTRIBUERAIT A RENFORCER LA SITUATION DANS LE SECTEUR PRIVE ET AURAIT , EN CONSEQUENCE , DES EFFETS FAVORABLES SUR L'ACCUMULATION DU CAPITAL ET SUR LA CROISSANCE .  TABLEAU ALLEMAGNE  PRINCIPAUX AGREGATS ECONOMIQUES , 1961-1985  * PIB EN VALEUR * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PRIX A LA CONSOMMATION * REMUNERATION DES SALARIES PAR TETE * SOLDE DES OPERATIONS COURANTES * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE M2 ( 3 ) * PROPORTION DES CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 8,4 * 4,7 * 3,5 * 2,9 * 8,6 * 0,7 * 0,5 * 10,4 * 0,8 * 0,2  1971-1980 * 8,2 * 2,9 * 5,2 * 5,2 * 8,6 * 0,6 * - 2,2 * 9,8 * 2,8 * - 0,1  1981 * 4,2 * 0,2 * 4,0 * 5,6 * 5,3 * - 1,0 * - 3,9 * 5,0 * 4,7 * - 0,7  1982 * 3,7 * - 1,0 * 4,8 * 5,3 * 4,4 * 0,5 * - 3,5 * 7,1 * 6,8 * - 1,8  1983 * 4,2 * 1,0 * 3,2 * 2,9 * 3,7 * 0,7 * - 2,7 * 5,3 * 8,4 * - 1,7  1984 ( 1 ) * 4,4 * 2,4 * 1,9 * 2,3 * 3,4 * 0,6 * - 1,7 * 5,2 * 8,5 * - 0,4  1985 ( 2 ) * 4,7 * 2,5 * 2,1 * 2,2 * 2,9 * 1,1 * - 0,8 * 5,0 * 8,5 * 0,0  ( 1 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 2 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 3 ) FIN D'ANNEE .  EN GRECE , L'ANNEE 1984 A ETE MARQUEE PAR UN REDRESSEMENT DE L'ACTIVITE , CONSECUTIF AU RAFFERMISSEMENT DE LA CONSOMMATION ET A UNE EVOLUTION ENCORE FAVORABLE DE LA BALANCE REELLE DES ECHANGES EXTERIEURS . GRACE , EN OUTRE , A UNE FORTE AUGMENTATION DE LA PRODUCTION AGRICOLE , LA CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT A PU AINSI DEPASSER NETTEMENT 2 % . LES INVESTISSEMENTS PRODUCTIFS , CEPENDANT , N'ONT PAS MARQUE LA REPRISE ATTENDUE . L'INFLATION , D'AUTRE PART , N'A DIMINUE QUE MARGINALEMENT ET AU PRIX DE CONTRAINTES RENFORCEES SUR LES PRIX . LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS A CONTINUE D'ACCUSER UN DEFICIT IMPORTANT DE 4,7 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT ( 1 ) .  L'ECONOMIE RESTE DONC CONFRONTEE A DES DESEQUILIBRES ACCENTUES , QUI ENTRAVENT SA CROISSANCE . TANT PAR L'INSTABILITE QU'ELLE ENTRETIENT QUE PAR LES CONTROLES QU'ELLE CONDUIT A MAINTENIR , L'INFLATION CREE UNE SITUATION PEU PROPICE A L'ADAPTATION DES STRUCTURES DE PRODUCTION , POURTANT INDISPENSABLE AU DESSERREMENT PROGRESSIF DE LA CONTRAINTE EXTERIEURE . LES AVANTAGES QUE L'ECONOMIE A PU TIRER , DEPUIS LE DEBUT DE 1983 , DE LA BAISSE DU TAUX DE CHANGE REEL N'ONT PAS PERMIS , EN EFFET , DE REDUIRE LE DEFICIT COMMERCIAL , ALORS QUE , MALGRE LE VIF REDRESSEMENT DU TOURISME , L'EXCEDENT GLOBAL DES TRANSACTIONS INVISIBLES NE S'EST PAS AMELIORE , EN RAISON , ENTRE AUTRES , DE L'ALOURDISSEMENT RAPIDE DE LA CHARGE DES INTERETS DE LA DETTE EXTERIEURE . LES POSSIBILITES DE CROISSANCE A COURT TERME SONT EN CONSEQUENCE LIMITEES . LA FAIBLE PROBABILITE DE VOIR SE RENOUVELER LES FACTEURS EXCEPTIONNELS QUI L'ONT FAVORISEE EN 1984 LAISSE DONC PREVOIR QU'ELLE SE RALENTISSE A NOUVEAU QUELQUE PEU EN 1985 , OU ELLE DEVRAIT ENCORE NEANMOINS AVOISINER 2 % , TANDIS QUE LES PRESSIONS INFLATIONNISTES RESTERONT TRES FORTES , NE LAISSANT GUERE ESPERER QUE LE RYTHME DE LA HAUSSE DES PRIX DESCENDE SPONTANEMENT AU-DESSOUS DE 18 % .  LE RETOUR A UNE CROISSANCE FORTE , QUI PERMETTE A LA FOIS D'ENRAYER LA PROGRESSION DU CHOMAGE ET DE HATER LES PROGRES DE LA PRODUCTIVITE , EST DONC CONDITIONNE PAR LE DESSERREMENT DE LA CONTRAINTE EXTERIEURE , QUI IMPLIQUE LUI-MEME UNE ADAPTATION PLUS RAPIDE DES STRUCTURES DE PRODUCTION ET UNE FORTE ACCELERATION DES INVESTISSEMENTS CAPABLES DE L'ASSURER . IL IMPORTE DONC QUE LA POLITIQUE ECONOMIQUE ACCENTUE SENSIBLEMENT , EN 1985 , LES EFFORTS QU'ELLE A ENTREPRIS DANS CE SENS , ET QU'ELLE S'ATTACHE A OBTENIR UNE REPRISE DE L'INVESTISSEMENT PRIVE , EN FAVORISANT , NOTAMMENT , LE REDRESSEMENT DE LA SITUATION FINANCIERE DES ENTREPRISES .  UNE TELLE POLITIQUE DEVRA S'INSCRIRE DANS LE CADRE D'UN EFFORT GLOBAL DE DESINFLATION , DONT L'EFFICACITE REQUIERT QUE LA HAUSSE DES PRIX SOIT COMBATTUE AU NIVEAU DE SES CAUSES , PLUTOT QUE FREINEE DANS SA MANIFESTATION PAR DES MESURES ADMINISTRATIVES QUI , SANS POUVOIR L'ENRAYER VERITABLEMENT , RISQUENT , EN OUTRE , D'OPERER DE MANIERE DISCRIMINATOIRE ET D'AVOIR DES EFFETS DE DISTORSION . IL APPARAIT EN CONSEQUENCE INDISPENSABLE DE REDUIRE DELIBEREMENT LA DYNAMIQUE DES COUTS ET DE COMPRIMER LE DEFICIT PUBLIC , DONT LES EFFETS SE CONJUGUENT POUR ENTRAINER UN RYTHME DE CREATION MONETAIRE INCOMPATIBLE AVEC UN RETOUR , MEME TRES GRADUEL , A LA STABILITE .  LA POLITIQUE SALARIALE POUR 1985 DEVRA AINSI REDEVENIR RESTRICTIVE , EN FIXANT EVENTUELLEMENT DES NORMES DE HAUSSE DES REMUNERATIONS CONFORMES A UN TAUX D'INFLATION PROGRAMME . LA POLITIQUE BUDGETAIRE DEVRA VISER , DE SON COTE , A LIMITER A 9 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT LE SOLDE NET A FINANCER DU BUDGET DE L'ETAT , SOIT PLUS D'UN POINT AU-DESSOUS DU RESULTAT ATTENDU POUR 1984 . EN RAISON DE LA FORTE PROGRESSION PREVISIBLE DES CHARGES D'INTERETS ET DE LA NECESSITE DE POURSUIVRE UN EFFORT BUDGETAIRE IMPORTANT EN FAVEUR DE L'INVESTISSEMENT , LA REALISATION DE CET OBJECTIF EXIGERA UNE GESTION TRES SEVERE DES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT DES SERVICES ET DES AJUSTEMENTS DE TARIFS PUBLICS DE NATURE A REDUIRE LE POIDS DES SUBVENTIONS . ELLE IMPLIQUERA AUSSI UN RENFORCEMENT SIGNIFICATIF DE LA PRESSION FISCALE , QUI DEVRAIT PROVENIR ESSENTIELLEMENT , TOUTEFOIS , DE L'EFFICACITE CROISSANTE DES DISPOSITIONS PRISES POUR REDUIRE L'EVASION . LES PROGRES ATTENDUS DANS CE DOMAINE SEMBLENT MEME DE NATURE A PERMETTRE CERTAINS ALLEGEMENTS DE L'IMPOT PERSONNEL SUR LE REVENU , QUI PESE SURTOUT SUR LES SALARIES , EN CONTREPARTIE DES LIMITES QUI SERONT MISES A LA HAUSSE DE LEURS REMUNERATIONS .  LA POLITIQUE MONETAIRE DEVRAIT SOUTENIR L'EFFORT DE DESINFLATION EN POURSUIVANT DANS LA VOIE DU RENCHERISSEMENT DES TAUX D'INTERET REELS , REDEVENUS POSITIFS DEPUIS PEU , ET EN INCITANT L'EPARGNE , CE FAISANT , A CONTINUER D'EVOLUER VERS UNE STRUCTURE MOINS LIQUIDE .  CES DIVERSES ACTIONS TENDANT A ACCELERER LE RETABLISSEMENT DES EQUILIBRES INTERNES , CONJUGUEES AVEC LA MISE EN OEUVRE DES ORIENTATIONS TRACEES PAR LE PLAN EN MATIERE DE POLITIQUE DE L'OFFRE , DEVRAIENT PERMETTRE A L'ECONOMIE D'ACCOMPLIR UNE ETAPE IMPORTANTE DANS LA VOIE DE SON ADAPTATION STRUCTURELLE . IL LUI FAUDRA PERSEVERER DANS CETTE VOIE BIEN AU-DELA DE 1985 POUR RETROUVER PROGRESSIVEMENT UN TAUX DE CROISSANCE PLUS CONFORME A LA NECESSITE D'ENRAYER , PUIS D'INVERSER , LA TENDANCE A L'EXTENSION DU CHOMAGE .  ( 1 ) SELON LES CONCEPTS DE LA COMPTABILITE NATIONALE .  TABLEAU GRECE  PRINCIPAUX AGREGATS ECONOMIQUES , 1961-1985  * PIB EN VALEUR * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PRIX A LA CONSOMMATION * REMUNERATION DES SALARIES PAR TETE * SOLDE DES OPERATIONS COURANTES * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE M2 ( 3 ) * PROPORTION DES CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 11,0 * 7,6 * 3,1 * 2,5 * 9,8 * - 3,1 * - * 17,6 * - * - 0,7  1971-1980 * 19,1 * 4,7 * 13,8 * 13,6 * 18,3 * - 2,7 * - * 23,8 * - * 0,6  1981 * 18,9 * - 0,3 * 19,3 * 23,4 * 21,8 * - 0,2 * - 12,1 * 34,3 * 4,1 * 4,8  1982 * 24,4 * - 0,1 * 24,6 * 20,5 * 26,8 * - 3,9 * - 9,7 * 29,1 * 5,8 * - 1,0  1983 * 20,1 * 0,3 * 19,8 * 19,0 * 21,3 * - 4,5 * - 9,2 * 20,3 * 7,9 * 0,5  1984 ( 1 ) * 20,9 * 2,2 * 18,3 * 18,5 * 21,2 * - 4,7 * - 10,0 * 24,2 * 8,4 * 0,3  1985 ( 2 ) * 20,0 * 2,0 * 17,7 * 18,0 * 19,4 * - 4,9 * - 10,1 * 24,1 * 8,8 * 0,3  ( 1 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 2 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 3 ) FIN D'ANNEE .  EN FRANCE , LA POURSUITE DE LA POLITIQUE DE RIGUEUR A CONTENU LA PROGRESSION DE LA DEMANDE INTERIEURE EN 1984 DANS DES LIMITES TRES ETROITES . ELLE A EN MEME TEMPS FAVORISE UNE EVOLUTION SIGNIFICATIVE DE SON PARTAGE AU PROFIT DES ENTREPRISES , DONT L'EFFORT D'EQUIPEMENT S'EST NETTEMENT ACCRU , ALORS QUE LA CONSOMMATION NE SE REDRESSAIT QUE FAIBLEMENT ET QUE LA CONSTRUCTION DE LOGEMENTS POURSUIVAIT SON RECUL . L'EFFORT DE RIGUEUR A ENTRAINE PAR AILLEURS UN NOUVEAU RALENTISSEMENT DE LA HAUSSE DES PRIX , INSUFFISANT CEPENDANT POUR EVITER UNE CERTAINE DEGRADATION DE LA COMPETITIVITE . AU TOTAL , LA CROISSANCE DE 1984 DEVRAIT AVOISINER 1,5 % ET S'ACCOMPAGNER D'UNE HAUSSE DES PRIX RAMENEE A UN PEU PLUS DE 6,5 % EN GLISSEMENT INTRA-ANNUEL , TANDIS QUE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS ACCUSERAIT UN DEFICIT DE L'ORDRE DE 0,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT .  LES PROGRES ACCOMPLIS DANS LA VOIE DU RETOUR AUX EQUILIBRES N'APPARAISSENT DONC PAS ENCORE SUFFISANTS , CEPENDANT , POUR AUTORISER LE RELACHEMENT DE LA POLITIQUE DE RIGUEUR . LES DISCIPLINES QU'ELLE COMPORTE , ET QUI CONSISTENT POUR L'ESSENTIEL A IMPOSER AUX PRIX , AUX REVENUS ET A LA MASSE MONETAIRE DES CONTRAINTES PROPRES A ASSURER A LA FOIS LA DESINFLATION DE L'ECONOMIE , L'AJUSTEMENT EXTERIEUR ET LE RETABLISSEMENT DE LA SITUATION FINANCIERE DES ENTREPRISES , DEVRONT , EN CONSEQUENCE , ETRE MAINTENUES EN 1985 . CET EFFORT DEVRAIT CONTINUER DE BENEFICIER DU SOUTIEN D'UN ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL RELATIVEMENT FAVORABLE , GRACE AUQUEL SES OBJECTIFS ESSENTIELS , A SAVOIR LA DISPARITION DE L'ECART D'INFLATION PAR RAPPORT A LA MOYENNE DES PAYS INDUSTRIALISES , LE RETABLISSEMENT D'UNE SITUATION DE SUREQUILIBRE DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS ET LE RETOUR DE L'EPARGNE DES ENTREPRISES AUX NIVEAUX QUI PREVALAIENT AVANT LE PREMIER CHOC PETROLIER , POURRAIENT ETRE ATTEINTS A LA FIN DE L'ANNEE . EN MEME TEMPS , LA DEMANDE INTERIEURE DISPOSERAIT D'UNE MARGE D'ACCROISSEMENT LEGEREMENT PLUS FORTE , QUI DEVRAIT BENEFICIER PRINCIPALEMENT A L'INVESTISSEMENT DES ENTREPRISES . LA CROISSANCE POUR L'ANNEE POURRAIT AINSI ATTEINDRE 1,7 % .  LA CONCRETISATION DE CES PERSPECTIVES FAVORABLES , QUI MARQUERAIT L'ACHEVEMENT DU PROCESSUS DE RETABLISSEMENT DES EQUILIBRES FONDAMENTAUX , DEPENDRA DE LA CAPACITE DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE A CONTENIR LES COUTS SALARIAUX ET LE DEFICIT PUBLIC DANS DES LIMITES PERMETTANT DE MAITRISER DAVANTAGE ENCORE L'INFLATION SANS AVOIR A RECOURIR A UN NOUVEAU RELEVEMENT DES TAUX D'INTERET REELS QUI ENTRAVERAIT LE REDRESSEMENT DE LA DEMANDE DES ENTREPRISES .  IL EST AINSI NECESSAIRE , EN PREMIER LIEU , QUE LA POLITIQUE SALARIALE PERSISTE DANS LA VOIE DE LA DESINFLATION DELIBEREE ET DE LA DESINDEXATION DE FAIT , QU'ELLE A DEJA SUIVIE , AVEC SUCCES , EN 1984 . ELLE DEVRA DONC S'EFFORCER D'OBTENIR QUE LA HAUSSE DES REMUNERATIONS PAR TETE ENTRE LE DEBUT ET LA FIN DE 1985 N'EXCEDE PAS , EN MOYENNE , CELLE DES PRIX PREVUE EN GLISSEMENT DURANT LA MEME PERIODE , SOIT 4,5 % . CETTE NORME DEVRA CONSTITUER LA REFERENCE COMMUNE DES CONTRATS A CONCLURE AUSSI BIEN DANS LE SECTEUR PRIVE QUE DANS LE SECTEUR PUBLIC , ET C'EST LARGEMENT AUX PARTENAIRES SOCIAUX QU'IL APPARTIENDRA D'EN ASSURER LE RESPECT DANS LE CADRE DES PROCEDURES DE NEGOCIATION HABITUELLES . LA DETENTE FISCALE QUI RESULTERA DU BUDGET DE 1985 DEVRAIT , AU DEMEURANT , FACILITER L'ACCEPTATION PAR LES PARTENAIRES SOCIAUX DES DISCIPLINES NECESSAIRES .  IL N'EST PAS MOINS INDISPENSABLE QUE LA POLITIQUE DES FINANCES PUBLIQUES S'ATTACHE DE SON COTE A EVITER QUE LE BESOIN DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS NE DEPASSE , EN 1985 , LA LIMITE DE 3 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT QU'IMPOSENT LES CONTRAINTES DE L'EQUILIBRE FINANCIER . CET OBJECTIF SERA D'AUTANT PLUS DIFFICILE A ATTEINDRE QU'IL A ETE DECIDE D'ENTAMER UN PROCESSUS D'ALLEGEMENT DES PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES , EN AUGMENTATION CONTINUE DEPUIS LE DEBUT DES ANNEES 1970 .  LE PROJET DE BUDGET POUR 1985 PREVOIT EN CONSEQUENCE LA SUPPRESSION DU PRELEVEMENT EXCEPTIONNEL DE 1 % SUR LES REVENUS DESTINES A LA SECURITE SOCIALE ET DES REDUCTIONS IMPORTANTES AU TITRE DE L'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES ET DE LA TAXE PROFESSIONNELLE . EN DEPIT DES RESULTATS TRES IMPORTANTS QUI ONT ETE OBTENUS DANS LA VOIE DU REEQUILIBRAGE DES COMPTES SOCIAUX , DES CONCESSIONS DE CETTE AMPLEUR OBLIGERONT A ACCENTUER FORTEMENT ENCORE L'EFFORT DE COMPRESSION DE TOUTES LES DEPENSES NE RESULTANT PAS DE FACTEURS AUTOMATIQUES . CETTE SEVERITE ACCRUE AFFECTERA NOTAMMENT LES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT , LES INVESTISSEMENTS ET LES TRANSFERTS AUX ENTREPRISES , PARMI LESQUELLES DES PRIORITES PLUS STRICTES DEVRONT ETRE ETABLIES , EN CONSIDERATION , NOTAMMENT , DES EXIGENCES DE LA RENOVATION INDUSTRIELLE , DE LA PROMOTION DE LA RECHERCHE ET DU SOUTIEN DE L'EMPLOI . IL FAUDRA , EN OUTRE , QUE LES PRESTATIONS SOCIALES CONTINUENT DE N'ETRE REVALORISEES QU'EN FONCTION DE LA HAUSSE DES PRIX PREVUE , ET QUE SOIT ENCORE REDUIT LE RYTHME DE PROGRESSION REELLE DES DEPENSES DE SANTE .  L'OBSERVATION DE LA RIGUEUR NECESSAIRE EN MATIERE SALARIALE ET EN MATIERE BUDGETAIRE DEVRAIT PERMETTRE A LA POLITIQUE MONETAIRE DE CONTRIBUER ACTIVEMENT ELLE-MEME A LA DESINFLATION EN REDUISANT A NOUVEAU LE RYTHME D'ACCROISSEMENT DU CREDIT INTERNE ET LE TAUX DE LIQUIDITE DE L'ECONOMIE SANS EXERCER POUR AUTANT D'ACTION RESTRICTIVE TROP SEVERE SUR LE FINANCEMENT EXTERNE DES ENTREPRISES . CETTE ORIENTATION CONDUIRA NEANMOINS A OBSERVER UNE GRANDE PRUDENCE DANS L'ABAISSEMENT DES TAUX D'INTERET POUR REPONDRE A LA FOIS AUX NECESSITES DE L'EQUILIBRE INTERNE ET DE L'EQUILIBRE EXTERNE .  CET ENSEMBLE D'ACTIONS , ENFIN , DEVRAIT ASSURER UNE MAITRISE SUFFISANTE DES FACTEURS INTERNES D'INFLATION POUR QUE LES CONTRAINTES EXERCEES SUR LES PRIX EUX-MEMES SOIENT ASSOUPLIES ET QU'UNE LIBERTE COMPLETE SOIT RENDUE AUX PRIX INDUSTRIELS .  LA PERSISTANCE DANS LA RIGUEUR SE JUSTIFIE PAR DES NECESSITES QUI VONT BIEN AU-DELA DES EXIGENCES DU RETABLISSEMENT DE L'EQUILIBRE EXTERIEUR ET DE LA REDUCTION ULTERIEURE DE L'ENDETTEMENT . ELLE EST LA CONDITION INDISPENSABLE POUR QUE SOIT COMBLE DANS LES DELAIS LES PLUS BREFS LE RETARD PRIS PAR L'ECONOMIE DANS SON ADAPTATION AUX CHANGEMENTS RAPIDES DES DONNEES DE SA CROISSANCE ET QUE SOIT ENRAYEE , PUIS INVERSEE , LA TENDANCE AU RECUL DE L'EMPLOI QUI EN A LARGEMENT RESULTE . LE BILAN DES CREATIONS ET DES DESTRUCTIONS D'EMPLOIS NE PEUT REDEVENIR POSITIF , EN EFFET , QU'AU PRIX D'UNE REGENERATION ACCELEREE DES STRUCTURES DE PRODUCTION , IMPLIQUANT A LA FOIS UN REDEPLOIEMENT VERS DES ACTIVITES NOUVELLES ET PORTEUSES D'AVENIR ET LA RENOVATION TECHNOLOGIQUE DES SECTEURS TRADITIONNELS , INDISPENSABLE A LEUR SURVIE . DANS LA MESURE OU ELLE TEND , PAR TOUS LES MOYENS POSSIBLES , A DEGAGER LES RESSOURCES NECESSAIRES A LA REALISATION DES IMPORTANTS INVESTISSEMENTS QU'EXIGE CETTE REGENERATION , LA PHASE DE RIGUEUR ACTUELLE CONSTITUE UNE ETAPE NECESSAIRE A LA REALISATION DES CONDITIONS STRUCTURELLES QUI PERMETTRONT LE RETOUR DURABLE A UNE CROISSANCE PLUS FORTE ET CREATRICE NETTE D'EMPLOIS .  CE N'EST GUERE AVANT 1986 , CEPENDANT , QUE LES PERSPECTIVES DE L'EMPLOI POURRAIENT COMMENCER A S'AMELIORER . POUR 1985 , LA TENDANCE AU RECUL DES EFFECTIFS , QUI PREVAUT DEPUIS LE DEBUT DES ANNEES 1980 , DEVRAIT PERSISTER , EN RAISON DES PERTES D'EMPLOIS ENCORE NOMBREUSES QU'ENTRAINERA LA RESTRUCTURATION INELUCTABLE DE CERTAINS SECTEURS INDUSTRIELS . LA PHASE ACTUELLE SE CARACTERISE , EN EFFET , PAR LA PREDOMINANCE DES EFFORTS DE RATIONALISATION DES PROCESSUS DE PRODUCTION SUR LA CREATION DE CAPACITES NOUVELLES . CETTE TENDANCE PREVAUT , NOTAMMENT , PARMI LES GRANDES ENTREPRISES INDUSTRIELLES , QUI SONT A L'ORIGINE DE LA REPRISE EN COURS DE L'INVESTISSEMENT ET QUE LA COMPETITION INTERNATIONALE CONTRAINT A DES EFFORTS D'ADAPTATION TRES IMPORTANTS . LA POLITIQUE DE SOUTIEN DES INVESTISSEMENTS DEVRAIT VEILLER A CE QUE CETTE REPRISE S'ETENDE RAPIDEMENT AUX ENTREPRISES DE MOINDRE DIMENSION , DONT LA CONTRIBUTION POTENTIELLE A LA CREATION D'EMPLOIS PARAIT BEAUCOUP PLUS IMPORTANTE .  LE CHOMAGE RISQUE DONC DE CONTINUER A AUGMENTER QUELQUE TEMPS ENCORE . DES CONSIDERATIONS DE COUT S'OPPOSENT NEANMOINS A CE QU'ON AILLE BEAUCOUP AU-DELA DU DISPOSITIF SOCIAL MIS EN PLACE POUR LIMITER SA PROGRESSION ET , NOTAMMENT , A CE QU'ON PRENNE A NOUVEAU DES MESURES TENDANT A ABAISSER UNIFORMEMENT LA DUREE DU TRAVAIL . IL SERAIT AUSSI INOPPORTUN DE DIFFERER , DANS LE MEME BUT , DES SUPPRESSIONS D'EMPLOIS NECESSAIRES . LES MEILLEURES CHANCES POUR QUE LA POLITIQUE SOCIALE CONTRIBUE EFFICACEMENT A LA LUTTE CONTRE LE CHOMAGE PARAISSENT RESIDER , AU CONTRAIRE , DANS L'ASSOUPLISSEMENT DU MARCHE DU TRAVAIL ET DANS L'ADAPTATION DES FILIERES DE FORMATION , QUI CONSTITUE L'UNE DES PRIORITES DU NEUVIEME PLAN .  TABLEAU FRANCE  PRINCIPAUX AGREGATS ECONOMIQUES , 1961-1985  * PIB EN VALEUR * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PRIX A LA CONSOMMATION * REMUNERATION DES SALARIES PAR TETE * SOLDE DES OPERATIONS COURANTES * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE M2 ( 3 ) ( 4 ) * PROPORTION DES CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE ( 5 ) * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 10,2 * 5,6 * 4,4 * 4,3 * 9,4 * 0,2 * 0,4 * 12,7 * 0,9 * 0,6  1971-1980 * 13,4 * 3,6 * 9,5 * 9,5 * 13,8 * - 0,4 * - 0,1 * 14,8 * 3,8 * 0,4  1981 * 12,1 * 0,2 * 11,9 * 12,9 * 14,5 * - 1,4 * - 1,8 * 11,4 * 7,8 * - 0,7  1982 * 14,8 * 1,8 * 12,8 * 10,9 * 14,5 * - 2,9 * - 2,7 * 10,8 * 8,7 ( 8,8 ) * - 0,8  1983 * 10,8 * 0,7 * 10,0 * 9,3 * 10,8 * - 1,5 * - 3,3 * 11,2 * 8,4 ( 9,0 ) * - 0,6  1984 ( 1 ) * 9,0 * 1,4 * 7,5 * 7,6 * 8,8 * - 1,2 * - 3,4 * 7,0 * 10,0 ( 10,7 ) * - 1,5  1985 ( 2 ) * 7,7 * 1,7 * 5,9 * 5,7 * 7,0 * - 0,7 * - 3,6 * 6,5 * 11,6 ( 12,4 ) * - 1,4 ( 1 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 2 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 3 ) FIN D'ANNEE .  ( 4 ) JUSQU'EN 1980 : M2 .  ( 5 ) CONCEPT EUROSTAT ENTRE PARENTHESES .  EN IRLANDE , L'ECONOMIE A COMMENCE A SORTIR DE LA RECESSION EN 1984 . ALORS QUE LA DEMANDE INTERIEURE SE STABILISAIT , LA PRODUCTION A ETE STIMULEE PAR LE VIF ESSOR DES EXPORTATIONS . LES PROGRES CONTINUS QUI ONT ETE ACCOMPLIS SIMULTANEMENT DANS LA REDUCTION DES DESEQUILIBRES ONT CONSTITUE UN ENCOURAGEMENT APPRECIABLE POUR LES AUTORITES . LE DEFICIT DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS , QUI DEPASSAIT 14 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN 1981 , A ETE RAMENE A 4,4 % . LES TENSIONS INFLATIONNISTES SE SONT D'AUTRE PART NETTEMENT ATTENUEES , DE SORTE QUE LE TAUX ANNUEL DE HAUSSE DES PRIX SE SITUERAIT AU-DESSOUS DE 8 % A LA FIN DE L'ANNEE , GRACE A DES FACTEURS EXTERIEURS FAVORABLES , MAIS AUSSI GRACE A UNE PLUS GRANDE MODERATION SALARIALE . ENFIN , LA REALISATION DES OBJECTIFS BUDGETAIRES POUR 1984 PARAIT EN BONNE VOIE . ON S'ATTEND , EN OUTRE , A UNE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT SUPERIEURE A 3 % EN 1984 . LE CHOMAGE A NEANMOINS TOUJOURS TENDANCE A AUGMENTER .  LE RYTHME DE LA REPRISE RESTERA MODESTE EN 1985 , CAR LE REGAIN DE CONFIANCE DES CONSOMMATEURS ET DES INVESTISSEURS SERA TEMPERE PAR LES NIVEAUX ELEVES DES TAUX D'INTERET NOMINAUX ET DE LA FISCALITE . LE BUDGET NE POURRA TOUTEFOIS SOUTENIR LA DEMANDE GLOBALE , CAR L'AMPLEUR DE LA DETTE PUBLIQUE , QUI IMPLIQUE DES PAIEMENTS D'INTERETS DE PLUS DE 11 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , A ENTRAINE ENCORE , EN 1984 , UN DEFICIT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES DU MEME MONTANT , DE SORTE QU'IL N'Y A GUERE D'ALTERNATIVE A LA FERME POURSUITE DE LA POLITIQUE D'ASSAINISSEMENT BUDGETAIRE .  LE PROBLEME EST DE DETERMINER LE RYTHME CONVENABLE DE CET ASSAINISSEMENT . UN EQUILIBRE DOIT ETRE TROUVE ENTRE L'OBJECTIF SOUHAITABLE D'UNE REDUCTION RAPIDE DU DEFICIT ET LA NECESSITE D'UN ECHEANCIER QUI TIENNE COMPTE DU HAUT NIVEAU DES DEFICITS ET QUI PERMETTE A L'ECONOMIE D'AMORTIR LE COUT A COURT TERME DE L'OPERATION POUR LA PRODUCTION ET L'EMPLOI . A CET EGARD , LE PLAN ECONOMIQUE A MOYEN TERME RECEMMENT PUBLIE ADOPTE UNE POSITION REALISTE DANS SON APPRECIATION DE LA NATURE ET DE L'AMPLEUR DU PROBLEME . NEANMOINS , AVEC UN OBJECTIF D'UN DEFICIT BUDGETAIRE COURANT LIMITE A 5 % DU PRODUIT NATIONAL BRUT EN 1987 , LE PLAN SE REVELE SENSIBLEMENT MOINS AMBITIEUX DANS LES OBJECTIFS BUDGETAIRES A MOYEN TERME QU'ON NE L'AVAIT ETE JUSQU'ICI . LA DETERMINATION A CORRIGER LE DEFICIT TENDANCIEL POURRAIT AINSI S'EN TROUVER AFFAIBLIE . CELA POURRAIT ETRE LE CAS , PAR EXEMPLE , SI L'EVOLUTION DE LA CONSOMMATION PUBLIQUE ET DES PAIEMENTS D'INTERETS ETAIT MOINS FAVORABLE QUE PREVU . EN OUTRE , LE NIVEAU DU DEFICIT COURANT ENVISAGE DANS LE PLAN POUR 1985 , DE L'ORDRE DE 7 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT , NE S'ECARTE GUERE DU RESULTAT PROBABLE DE 1984 .  EU EGARD AUX RELEVEMENTS IMPORTANTS DU TAUX D'IMPOSITION ET A L'ELARGISSEMENT DE L'ASSIETTE FISCALE QUI ONT ETE OPERES CES DERNIERES ANNEES , L'AJUSTEMENT DEVRA PORTER ESSENTIELLEMENT SUR LA COMPRESSION DES DEPENSES . DES LORS QUE LES PAIEMENTS D'INTERETS CONTINUENT D'AUGMENTER FORTEMENT ET QUE LES FACTEURS DEMOGRAPHIQUES AINSI QUE LE NIVEAU ELEVE DU CHOMAGE ACCENTUENT LA PRESSION SUR LES DEPENSES SOCIALES ( ENSEIGNEMENT , SANTE , AIDE SOCIALE ) , C'EST , EN FAIT , UNE RESTRUCTURATION EN PROFONDEUR DE L'ENSEMBLE DES DEPENSES COURANTES QUI S'IMPOSE . LES AUTORITES ONT L'INTENTION D'ACCENTUER LEUR POLITIQUE ACTUELLE D'INFLEXION DE L'EVOLUTION DES DEPENSES DE REMUNERATION DANS LE SECTEUR PUBLIC EN LIMITANT LES RECRUTEMENTS ET LES PROMOTIONS AINSI QU'EN FREINANT LES HAUSSES BAREMIQUES . TOUTEFOIS , JUSQU'A LA SUPPRESSION PARTIELLE DES SUBVENTIONS AUX PRODUITS DE CONSOMMATION INTERVENUE RECEMMENT , ELLES ONT APPAREMMENT HESITE A ETABLIR DES PRIORITES DANS LES PROGRAMMES DE DEPENSES TENDANT , A MOYEN TERME , A REDUIRE DE MANIERE SYSTEMATIQUE LA PART DES MOINS ESSENTIELS . C'EST SEULEMENT AINSI , CEPENDANT , QUE L'ETAT POURRA FAIRE FACE AUX BESOINS SOCIAUX REELS , TOUT EN REORIENTANT LE PLUS POSSIBLE LES DEPENSES DANS LA LIMITE DE SES RESSOURCES REDUITES VERS DES USAGES PLUS PRODUCTIFS ET EN CONTINUANT A PROGRESSER VERS L'EQUILIBRE BUDGETAIRE . A CET EGARD , IL CONVIENT DE RAPPELER QUE LE NIVEAU ACTUEL DES DEPENSES SOCIALES , BIEN QU'EN PARTIE DETERMINE PAR DES FACTEURS CONJONCTURELS , EST EGALEMENT IMPUTABLE AUX IMPORTANTES AUGMENTATIONS REELLES DES PRESTATIONS SOCIALES QUI ONT ETE OPEREES DELIBEREMENT AU COURS DE LA DECENNIE ECOULEE .  LES AUTORITES DEVRAIENT CHERCHER A REDUIRE LEURS DEPENSES COURANTES EN 1985 DANS UNE MESURE AU MOINS EQUIVALENTE A CELLE PREVUE DANS LE PLAN ECONOMIQUE A MOYEN TERME . DE TELLES REDUCTIONS NE CONDUIRONT PROBABLEMENT PAS , NEANMOINS , A UN MOINDRE BESOIN DE FINANCEMENT , PARCE QU'ELLES SERONT LARGEMENT COMPENSEES PAR L'IMPACT DE L'AUGMENTATION DES TAUX D'INTERET ET DU TAUX DE CHANGE VIS-A-VIS DU DOLLAR SUR LE SERVICE DE LA DETTE . IL SERAIT OPPORTUN , EN TOUTE HYPOTHESE , DE REDUIRE LE BESOIN GLOBAL DE FINANCEMENT DU SECTEUR PUBLIC EN 1985 DE 1,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT . L'ACHEVEMENT DE VASTES PROJETS D'INVESTISSEMENTS PUBLICS S'ACCOMPAGNE D'UNE NETTE REDUCTION DU RECOURS DES ORGANISMES PUBLICS A L'EMPRUNT ET DEVRAIT , DES LORS , CONTRIBUER SUBSTANTIELLEMENT A LA REALISATION DE CET OBJECTIF . EN OUTRE , COMME LES NOUVEAUX CRITERES D'EVALUATION DES PROJETS D'INVESTISSEMENT APPLIQUES PAR LE TRESOR DEVRAIENT GARANTIR UNE MEILLEURE RENTABILITE , LES AUTORITES DEVRAIENT ETRE EN MESURE DE SELECTIONNER DAVANTAGE LES INFRASTRUCTURES PRODUCTIVES , EN FONCTION DE LEURS RETOMBEES IMMEDIATES ET A PLUS LONG TERME SUR LA PRODUCTION ET SUR L'EMPLOI .  BIEN QUE LES CONDITIONS MONETAIRES INTERNATIONALES PUISSENT NE LAISSER QU'UNE FAIBLE MARGE DE MANOEUVRE POUR UNE BAISSE DES TAUX D'INTERET NATIONAUX , LES PERSPECTIVES DE DECELERATION DE L'INFLATION ET D'AMELIORATION DU SOLDE DE LA BALANCE DES PAIEMENTS AURONT , EN REVANCHE , UNE INCIDENCE FAVORABLE A MOYEN TERME . CEPENDANT , CETTE INCIDENCE POURRA ETRE CONTRECARREE DANS LE COURT TERME PAR L'IMPORTANCE PERSISTANCE DU BESOIN DE FINANCEMENT DU SECTEUR PUBLIC DANS LA MESURE OU IL CONTINUERA D'ETRE NECESSAIRE D'ACCROITRE LES VENTES DE TITRES PUBLICS AU SECTEUR NON BANCAIRE .  UN DES PROBLEMES IMPORTANTS QUI SE POSENT A L'ECONOMIE TIENT AU FAIT QUE LE SECTEUR INDUSTRIEL DEMEURE DE FAIBLE DIMENSION MALGRE LES MESURES PRISES DE LONGUE DATE EN VUE DE PROMOUVOIR L'INDUSTRIALISATION . LES EXPORTATIONS INDUSTRIELLES DOIVENT LEUR DYNAMISME , EN GRANDE PARTIE , AUX ENTREPRISES DE HAUTE TECHNOLOGIE , POUR LA PLUPART ETRANGERES . ETANT DONNE QUE LA FABRICATION DE NOMBREUX PRODUITS DESTINES A L'EXPORTATION REQUIERT UN VOLUME ELEVE D'IMPORTATIONS ET QUE LE NIVEAU DES PROFITS RAPATRIES EST IMPORTANT , LA CROISSANCE SOUTENUE DE LA PRODUCTION MANUFACTURIERE RISQUE DE NE PAS AUGMENTER EN PROPORTION DE LA VALEUR AJOUTEE NATIONALE , A MOINS QU'UNE POLITIQUE INDUSTRIELLE NE PERMETTE AU SECTEUR MANUFACTURIER DE SE DEVELOPPER SUR DES BASES PLUS LARGES . A CET EFFET , UN RECOURS PLUS SELECTIF AUX AIDES ET AUX INCITATIONS FISCALES SERAIT DE NATURE A ENCOURAGER LES SOCIETES ETRANGERES A REINVESTIR LEURS BENEFICES ET A LOCALISER DANS LE PAYS L'ESSENTIEL DES PROCESSUS DE PRODUCTION . IL DEVRAIT PERMETTRE , EN OUTRE , D'ACCROITRE LE POTENTIEL DES ENTREPRISES NATIONALES DANS LE SECTEUR DES BIENS FAISANT L'OBJET D'ECHANGES , AFIN QU'ELLES PUISSENT OBTENIR DE MEILLEURS RESULTATS A L'EXPORTATION , CONCURRENCER LES IMPORTATIONS ET ACCROITRE LEURS FOURNITURES AUX ENTREPRISES ETRANGERES . DES INITIATIVES PRESENTEES PAR LE GOUVERNEMENT DANS UN LIVRE BLANC SUR LA POLITIQUE INDUSTRIELLE , PUBLIE EN JUILLET 1984 , REFLETENT L'IMPORTANCE DE CET ASPECT .  LES PERSPECTIVES DE CROISSANCE CONTINUENT DE DEPENDRE DE MANIERE DECISIVE DE LA CAPACITE CONCURRENTIELLE DE L'ECONOMIE A L'ECHELLE INTERNATIONALE . LE MAINTIEN DE LA MODERATION SALARIALE S'IMPOSE PAR CONSEQUENT TANT PAR LA NECESSITE DE SE CONFORMER A LA FAIBLE AUGMENTATION DES COUTS SALARIAUX UNITAIRES CHEZ LES PRINCIPAUX PARTENAIRES COMMERCIAUX QUE POUR REDRESSER LES NIVEAUX DE PROFITS EXTREMEMENT BAS DE L'INDUSTRIE NATIONALE . IL EST POSSIBLE , EN OUTRE , QUE SE SOIT DEVELOPPEE UNE TENDANCE A UN ACCROISSEMENT EXCESSIF DES BIENS D'EQUIPEMENT AU DETRIMENT DE LA MAIN-D'OEUVRE . ELLE AURAIT ETE DUE , DANS LE PASSE , NON SEULEMENT A UN RECOURS INSUFFISAMMENT SELECTIF AUX INCITATIONS A INVESTIR , MAIS , EGALEMENT , A UNE PRISE EN COMPTE INSUFFISANTE DE LA POSITION CONCURRENTIELLE RESPECTIVE DES SECTEURS ET ENTREPRISES LORS DES NEGOCIATIONS RELATIVES AUX AUGMENTATIONS DE SALAIRES ET A L'AMELIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL . ACCORDEES A BON ESCIENT , PAR LE MOYEN , NOTAMMENT , DU PROGRAMME D'INCITATION A L'EMPLOI , LES SUBVENTIONS SALARIALES MARGINALES POURRAIENT , A COURT TERME , CORRIGER UTILEMENT CETTE TENDANCE . A LONG TERME , NEANMOINS , LES CREATIONS D'EMPLOIS NE PEUVENT ETRE OPEREES SUR UNE GRANDE ECHELLE QU'EN AUGMENTANT LA COMPETITIVITE DE LA MAIN-D'OEUVRE .  TABLEAU IRLANDE  PRINCIPAUX AGREGATS ECONOMIQUES , 1961-1985  * PIB EN VALEUR * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PRIX A LA CONSOMMATION * REMUNERATION DES SALARIES PAR TETE * SOLDE DES OPERATIONS COURANTES * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE M2 ( 3 ) * PROPORTION DES CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE ( 4 ) * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 9,9 * 4,2 * 5,5 * 4,6 * 9,9 * - 2,3 * - 2,7 * 10,4 * 4,5 * - 0,0  1971-1980 * 19,5 * 4,6 * 14,2 * 13,8 * 18,0 * - 4,6 * - 8,1 * 18,5 * 7,4 * 1,0  1981 * 20,5 * 2,9 * 17,1 * 19,5 * 19,9 * - 14,4 * - 16,5 * 17,4 * 10,3 * - 0,6  1982 * 18,0 * 1,9 * 15,8 * 16,1 * 14,2 * - 10,1 * - 14,2 * 13,0 * 12,3 * - 0,2  1983 * 11,1 * 0,6 * 10,4 * 9,7 * 10,4 * - 5,9 * - 12,3 * 5,6 * 14,8 ( 15,0 ) * - 1,9  1984 ( 1 ) * 10,9 * 3,1 * 7,6 * 8,8 * 10,6 * - 4,4 * - 10,8 * 13,2 * 16,3 ( 16,5 ) * - 0,5  1985 ( 2 ) * 8,5 * 2,6 * 5,8 * 7,0 * 5,9 * - 3,3 * - 10,9 * 11 * 16,3 ( 16,5 ) * 1,1  ( 1 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 2 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 3 ) FIN D'ANNEE .  ( 4 ) CONCEPT EUROSTAT ENTRE PARENTHESES .  EN ITALIE , L'ECONOMIE A POURSUIVI , EN 1984 , LA REPRISE ENTAMEE AU SECOND SEMESTRE DE 1983 . L'ESSOR DES EXPORTATIONS , QUI AVAIT ETE SEUL A L'ORIGINE DE CE REDRESSEMENT , S'EST QUELQUE PEU RALENTI , TANDIS QUE LA DEMANDE INTERIEURE TENDAIT , AU CONTRAIRE , A SE RAFFERMIR SENSIBLEMENT EN COURS D'ANNEE , ACCENTUANT LA PENETRATION DES IMPORTATIONS . LA BALANCE REELLE A NEANMOINS CONTINUE DE CONTRIBUER POSITIVEMENT A LA CROISSANCE , QUI , ANNEE SUR ANNEE , DEVRAIT AVOISINER 3 % . LA REPRISE S'EST ACCOMPAGNEE D'UNE NOUVELLE DECELERATION DE LA HAUSSE DES PRIX DONT LA MOYENNE POUR 1984 DEVRAIT S'ETABLIR AUTOUR DE 10 % , SOIT PLUS DE QUATRE POINTS AU-DESSOUS DU CHIFFRE DE 1983 , ET LE TAUX SUR DOUZE MOIS , A LA FIN DE L'ANNEE , AUTOUR DE 9 % . EN REVANCHE , LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS , QUI ETAIT REVENUE A L'EQUILIBRE EN 1983 , DEVRAIT ACCUSER A NOUVEAU UN CERTAIN DEFICIT , DU A L'EVOLUTION NEGATIVE DES TERMES DE L'ECHANGE ET A L'AGGRAVATION DE LA CHARGE DES INTERETS DE LA DETTE EXTERIEURE .  LA POLITIQUE SUIVIE ET L'AMELIORATION DU CONTEXTE INTERNATIONAL ONT DONC PERMIS A L'ECONOMIE DE RETROUVER UNE PENTE DE CROISSANCE SOUTENUE , APPAREMMENT COMPATIBLE AVEC LA POURSUITE DE L'EFFORT DE DESINFLATION , ET MARQUEE PAR UN NET REDRESSEMENT DE L'INVESTISSEMENT DES ENTREPRISES , CONDITION INDISPENSABLE DE SA SOLIDITE . LE MAINTIEN DURABLE D'UNE CROISSANCE DE CET ORDRE N'EST PAS , CEPENDANT DEFINITIVEMENT ASSURE . FAUTE D'UNE ACTION VIGOUREUSE TENDANT A RENDRE COMPATIBLES L'EVOLUTION DES FINANCES PUBLIQUES ET CELLE DES COUTS SALARIAUX AVEC L'OBJECTIF D'UNE HAUSSE DES PRIX LIMITEE A 7 % EN 1985 , LE PROCESSUS DE DESINFLATION SUBIRAIT , EN EFFET , UNE INTERRUPTION QUI MENACERAIT L'EQUILIBRE DEJA RELATIVEMENT PRECAIRE DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS ET POURRAIT CONTRAINDRE A DES RESTRICTIONS MONETAIRES SUPPLEMENTAIRES POUR PREVENIR SA DETERIORATION . C'EST A LA CONDITION QUE CETTE POLITIQUE , CONFORME A LA VOLONTE DU GOUVERNEMENT , PUISSE ETRE ENTIEREMENT MENEE A BIEN , QUE L'ECART D'INFLATION PAR RAPPORT A LA MOYENNE DE LA COMMUNAUTE POURRA CONTINUER DE SE REDUIRE ET QUE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS POURRA EVOLUER A NOUVEAU VERS UN MEILLEUR EQUILIBRE . DANS CETTE HYPOTHESE , CEPENDANT , L'ACTIVITE TENDRAIT A SE RALENTIR , CONDUISANT A UN TAUX DE CROISSANCE POUR L'ANNEE PROBABLEMENT INFERIEUR A 2,5 % .  LA POLITIQUE BUDGETAIRE DEVRA AINSI METTRE A PROFIT L'AMELIORATION FONDAMENTALE DU CONTEXTE ECONOMIQUE POUR ENTAMER LE PROCESSUS DE REDUCTION DU DEFICIT PUBLIC , SELON L'ECHEANCIER PLURIANNUEL OFFICIELLEMENT RETENU , AUX TERMES DUQUEL LE DEFICIT COURANT - QUI AURA ENCORE ATTEINT QUELQUE 7,4 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN 1984 - DEVRAIT FAIRE PLACE A UN LEGER EXCEDENT EN 1988 . UN ROLE IMPORTANT DANS CE PROCESSUS DE REDUCTION DU DEFICIT PUBLIC DEVRAIT REVENIR A UNE ACTION DETERMINEE EN VUE DE DIMINUER L'EVASION FISCALE . LA CONTRACTION DU DEFICIT PERMETTRA DE FREINER LA DEMANDE DE CONSOMMATION ET DE REDUIRE SENSIBLEMENT , EN MEME TEMPS , LA PRESSION EXERCEE PAR LE DEFICIT SUR LE SYSTEME FINANCIER . ELLE ATTENUERA , CE FAISANT , L'EVICTION FINANCIERE QU'EXERCE , AU DETRIMENT DES ENTREPRISES , LE NIVEAU TRES ELEVE DES TAUX D'INTERET REELS QUE LA POLITIQUE MONETAIRE STRICTE EN VIGUEUR DEPUIS 1981 CONDUIT A LEUR APPLIQUER . DANS CETTE PERSPECTIVE , LE BESOIN DE FINANCEMENT DU TRESOR NE DEVRAIT PAS EXCEDER , EN 1985 , LA LIMITE DE 96 000 MILLIARDS DE LIRES ITALIENNES ( 1 ) , CHIFFRE VOISIN DU RESULTAT ATTENDU POUR 1984 , MAIS REPRESENTANT 14,4 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT PREVU , AU LIEU DE 15,8 % EN 1984 .  CET OBJECTIF , QUI FIGURE DANS LE PROJET DE LOI DE FINANCES DEPOSE DEVANT LE PARLEMENT LE 30 SEPTEMBRE ET ENCORE EN DISCUSSION , IMPLIQUERA UNE CORRECTION DE 24 000 MILLIARDS DE LIRES ITALIENNES DE L'EVOLUTION TENDANCIELLE ( 2 ) . IL DEVRA ETRE CONCILIE AVEC L'ENGAGEMENT PRIS PAR AILLEURS DE STABILISER A MOYEN TERME LA PRESSION FISCALE ET LES DEPENSES REELLES . EN MATIERE DE PRELEVEMENTS , IL S'AGIRA , EN FAIT , DE RETABLIR LE NIVEAU ATTEINT EN 1983 GRACE A DES DISPOSITIONS NON RECONDUCTIBLES , CE QUI PERMETTRA DE LES RENFORCER DE 16 000 MILLIARDS DE LIRES ITALIENNES , NOTAMMENT PAR LE REPORT A 1985 DES MESURES D'AMNISTIE SUR LES CONSTRUCTIONS ILLICITES ET PAR DIVERSES MODIFICATIONS DU BAREME ET DE CERTAINES MODALITES DE RECOUVREMENT DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE VISANT ESSENTIELLEMENT A REDUIRE L'EVASION FISCALE . QUANT AUX DEPENSES , L'OBJECTIF RETENU IMPLIQUERA , ENTRE AUTRES , POUR 1985 ET LES ANNEES ULTERIEURES , UNE CORRECTION TRES IMPORTANTE DE LEUR EVOLUTION TENDANCIELLE , QUI DEVRAIT COMPORTER , ENTRE AUTRES , LA RECHERCHE D'UNE PLUS GRANDE EFFICACITE DANS LE FONCTIONNEMENT DES SERVICES ADMINISTRATIFS ET PUBLICS , LE FREINAGE DELIBERE DE LA DYNAMIQUE DES REMUNERATIONS , LA POURSUITE DE LA REMISE EN ORDRE DU REGIME DES PENSIONS , L'AUGMENTATION DE LA PART DES USAGERS DANS LA COUVERTURE DES DEPENSES DE CERTAINS SERVICES PUBLICS , NOTAMMENT DU SERVICE NATIONAL DE SANTE , ET UNE PLUS GRANDE RIGUEUR DANS L'OCTROI DES FINANCEMENTS PUBLICS . LE PROJET DE LOI FINANCIERE POUR 1985 CONTIENT UN ENSEMBLE DE DISPOSITIONS DANS CE SENS , QUI DEVRONT ETRE COMPLETEES PAR DES MESURES ULTERIEURES .  LA POLITIQUE SALARIALE DEVRA , DE SON COTE , METTRE EN OEUVRE DE NOUVELLES DISPOSITIONS PERMETTANT D'ASSURER LA POURSUITE DE LA DESINFLATION DES REMUNERATIONS , ET , D'ABORD , DE LIMITER LA REACCELERATION DU RYTHME DE LEUR HAUSSE QUI DEVRAIT NORMALEMENT RESULTER , AU DEBUT DE 1985 , DE L'APPLICATION DE L'ACCORD DU 22 JANVIER 1983 . UNE RECRUDESCENCE DE L'INFLATION SALARIALE EST D'AUTANT PLUS A CRAINDRE QUE LA HAUSSE DES PRIX TENDRA A SUBIR UNE REACCELERATION CONSECUTIVE AU REAMENAGEMENT DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE A COMPTER DU 1ER JANVIER ET QUE LE MECANISME D'INDEXATION DEVRAIT , EN PRINCIPE , LA PRENDRE EN COMPTE . RAISON DE PLUS POUR QUE LES PROCHAINES NEGOCIATIONS PORTENT SUR LE REGIME DE FIXATION DES SALAIRES DANS L'ENSEMBLE DE SES ELEMENTS ET DEBOUCHENT , AU-DELA DE DISPOSITIONS TRANSITOIRES POUR 1985 , SUR DES MODIFICATIONS PERMANENTES ET , ENTRE AUTRES , SUR UNE REVISION FONDAMENTALE DU SYSTEME DE L'ECHELLE MOBILE .  SI LA POLITIQUE BUDGETAIRE ET LA POLITIQUE SALARIALE ATTEIGNENT L'UNE ET L'AUTRE LEURS OBJECTIFS , LA POLITIQUE MONETAIRE POURRA SE BORNER A ACCOMPAGNER LA POURSUITE DE LA DESINFLATION EN VISANT UN OBJECTIF D'ACCROISSEMENT DE LA MASSE MONETAIRE M2 NE DEPASSANT PAS LE TAUX DE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT EN VALEUR , SANS DEVOIR , POUR L'ATTEINDRE , ELEVER ENCORE LES TAUX D'INTERET REELS .  LES DIVERS ELEMENTS DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE SE CONJUGUERAIENT AINSI POUR PRESERVER AUTANT QUE POSSIBLE LA REPRISE DE L'INVESTISSEMENT DES ENTREPRISES , QUI EST INDISPENSABLE AU REDRESSEMENT DE LA SITUATION DE L'EMPLOI , EN CONSTANTE DEGRADATION . L'EFFORT D'INVESTISSEMENT RESTREINT DES DERNIERES ANNEES , EN EFFET , A SURTOUT VISE A HATER LA MODERNISATION DES PROCESSUS DE PRODUCTION ET S'EST TRADUIT , AU MOINS DANS L'INDUSTRIE , ET NOTAMMENT DANS LES GRANDES ENTREPRISES , PAR UN BILAN DE L'EMPLOI JUSQU'ICI LARGEMENT NEGATIF . MAIS CETTE MODERNISATION REPONDAIT A UNE EXIGENCE DE COMPETITIVITE INELUCTABLE ET ELLE A PRESERVE L'APPAREIL PRODUCTIF D'UNE DESUETUDE QUI AURAIT ETE , TOT OU TARD , ENCORE PLUS DEFAVORABLE A L'EMPLOI . IL IMPORTE DONC QUE L'EFFORT SOIT POURSUIVI , NOTAMMENT DANS LES GROUPES PUBLICS OU LES RESTRUCTURATIONS ONT SUBI CERTAINS RETARDS . LA PHASE LA PLUS CRITIQUE DE CE PROCESSUS D'ADAPTATION POURRAIT ETRE CEPENDANT BIENTOT DEPASSEE , ET L'ON PEUT ESCOMPTER QUE , LA REPRISE DE LA CROISSANCE AIDANT , LA PART DES INVESTISSEMENTS DE CAPACITE IRA A NOUVEAU EN AUGMENTANT DANS UN VOLUME GLOBAL D'INVESTISSEMENT LUI-MEME EN PROGRESSION .  POUR L'ESSENTIEL , LE DEVELOPPEMENT ET LA MODERNISATION DES CAPACITES DE PRODUCTION DEVRAIENT DECOULER NATURELLEMENT DE L'AMELIORATION DE LA SITUATION FINANCIERE DES ENTREPRISES , LIEE ELLE-MEME A L'AVANTAGE QU'ELLES TIRERONT A LA FOIS DES PROGRES DE LEUR PRODUCTIVITE ET DE LA DESINFLATION DE LEURS COUTS . CETTE AMELIORATION LEUR PERMETTRA , D'AUTRE PART , D'ACCENTUER LEURS EFFORTS EN MATIERE DE RECHERCHE ET D'INNOVATION . IL APPARTIENDRA NEANMOINS A LA POLITIQUE INDUSTRIELLE , DONT LES ORIENTATIONS GENERALES SONT EN COURS DE REEXAMEN , DE SOUTENIR CES EVOLUTIONS . IL POURRAIT ETRE JUDICIEUX , DANS CE CONTEXTE , DE METTRE L'ACCENT MOINS SUR LES INCITATIONS FISCALES OU FINANCIERES QUE SUR LE DEVELOPPEMENT D'UNE DEMANDE PUBLIQUE APPROPRIEE ADRESSEE AUX SECTEURS DE HAUTE TECHNOLOGIE , LES REGIONS MERIDIONALES CONTINUANT DE FAIRE L'OBJET , POUR LEUR PART , D'INTERVENTIONS SPECIFIQUES .  LE RETOUR A UNE EVOLUTION PLUS SATISFAISANTE DE L'EMPLOI DEMANDE AUSSI QUE LA POLITIQUE DE FORMATION ET LA POLITIQUE DE L'EMPLOI ELLE-MEME S'ATTACHENT A FACILITER LA RENCONTRE DE L'OFFRE ET DE LA DEMANDE DE MAIN-D'OEUVRE , NOTAMMENT PAR UNE MEILLEURE ADAPTATION DU CONTENU DE LA FORMATION AUX BESOINS DE L'ECONOMIE ET PAR LA POURSUITE DES EFFORTS ENTREPRIS DANS LE SENS DE L'ASSOUPLISSEMENT DU MARCHE DU TRAVAIL .  ( 1 ) COMPTE NON TENU DE L'APUREMENT DES DETTES CONTRACTEES PAR LES UNITES SANITAIRES LOCALES AUPRES DU SYSTEME BANCAIRE .  ( 2 ) ESTIMATION DES SERVICES DE LA COMMISSION .  TABLEAU ITALIE  PRINCIPAUX AGREGATS ECONOMIQUES , 1961-1985  * PIB EN VALEUR * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PRIX A LA CONSOMMATION * REMUNERATION DES SALARIES PAR TETE * SOLDE DES OPERATIONS COURANTES * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE M2 ( 3 ) * PROPORTION DES CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE ( 4 ) * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 10,5 * 5,7 * 4,5 * 3,8 * 10,7 * 1,8 * - 2,3 * 13,3 * 5,2 * - 0,4  1971-1980 * 18,3 * 3,1 * 14,7 * 14,6 * 18,4 * - 0,2 * - 8,0 * 19,5 * 6,0 * 0,5  1981 * 17,4 * - 0,2 * 17,6 * 19,0 * 22,0 * - 2,3 * - 11,7 * 16,0 * 8,8 * 0,5  1982 * 17,1 * - 0,3 * 17,5 * 16,7 * 17,1 * - 1,6 * - 12,7 * 17,2 * 8,7 ( 10,5 ) * - 0,2  1983 * 13,7 * - 1,2 * 15,0 * 15,1 * 15,9 * 0,1 * - 11,8 * 13,2 * 9,7 ( 11,8 ) * 0,2  1984 ( 1 ) * 13,3 * 2,9 * 10,2 * 10,3 * 12,3 * - 0,4 * - 13,6 * 12,0 * 10,2 ( 12,5 ) * 0,5  1985 ( 2 ) * 10,0 * 2,3 * 7,7 * 7,1 * 7,9 * 0,0 * - 12,2 * 10,8 * 10,5 ( 11,9 ) * 0,2  ( 1 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 2 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 3 ) FIN D'ANNEE .  ( 4 ) CONCEPT EUROSTAT ENTRE PARENTHESES .  AU LUXEMBOURG , L'ACTIVITE ECONOMIQUE S'EST REDRESSEE EN 1984 , EN PARTICULIER DANS LA SIDERURGIE , ENTRAINANT UN ACCROISSEMENT DU PRODUIT INTERIEUR BRUT D'ENVIRON 2 % . LA DEMANDE EXTERIEURE S'EST SENSIBLEMENT DEVELOPPEE , ALORS QUE LA DEMANDE INTERIEURE RECULAIT SOUS L'EFFET DU FLECHISSEMENT DE LA CONSOMMATION PRIVEE , DES INVESTISSEMENTS PUBLICS ET DE LA CONSTRUCTION DE LOGEMENTS , ALORS QU'ON ENREGISTRAIT UNE LEGERE AMELIORATION DES INVESTISSEMENTS DES ENTREPRISES . LA HAUSSE DES PRIX A LA CONSOMMATION EST RESTEE RELATIVEMENT RAPIDE JUSQU'A L'AUTOMNE .  EN 1985 , LA CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT DEVRAIT SE STABILISER A ENVIRON 2 % GRACE A LA BONNE TENUE DES EXPORTATIONS ET A L'EXPANSION PREVISIBLE DE LA CONSOMMATION PRIVEE , RENDUE POSSIBLE PAR UNE AMELIORATION DU REVENU DISPONIBLE DES MENAGES . LES INVESTISSEMENTS DES ENTREPRISES , NOTAMMENT DANS LA SIDERURGIE , DEVRAIENT AUGMENTER SENSIBLEMENT ET LA CONSTRUCTION RESIDENTIELLE SERA STIMULEE PAR LES MESURES PRISES EN FAVEUR DU LOGEMENT SOCIAL . LA HAUSSE DES PRIX A LA CONSOMMATION POURRAIT SE RALENTIR .  LA RESTRUCTURATION DE LA SIDERURGIE , QUI AVAIT ETE SOUTENUE EN 1983 ET 1984 PAR D'IMPORTANTES AIDES PUBLIQUES , DEVRA ETRE POURSUIVIE AU COURS DES ANNEES A VENIR , MAIS LES POSSIBILITES DE CROISSANCE ECONOMIQUE DEPENDRONT , DANS UNE LARGE MESURE , DU SUCCES DES EFFORTS DE DIVERSIFICATION INDUSTRIELLE QUE LES AUTORITES S'ATTACHENT A INTENSIFIER .  LA REINTRODUCTION DE L'INDEXATION AUTOMATIQUE DES SALAIRES A PARTIR DU 1ER JANVIER 1985 NECESSITERA UNE VIGILANCE ACCRUE EN MATIERE DE COUTS DE PRODUCTION , AFIN D'EVITER UNE DETERIORATION DE LA POSITION CONCURRENTIELLE . LE GOUVERNEMENT S'EST RESERVE LA POSSIBILITE D'INTERVENIR TEMPORAIREMENT DANS LA FORMATION DES SALAIRES . L'ECART ENTRE LE TAUX D'INFLATION AU LUXEMBOURG ET CELUI DES PAYS LIMITROPHES DEVRAIT INCITER LES AUTORITES A RECHERCHER LES MOYENS APPROPRIES POUR MAITRISER LES HAUSSES DE PRIX , NOTAMMENT EN STIMULANT LA CONCURRENCE DANS LE SECTEUR DE LA DISTRIBUTION .  SI LES MESURES CONCERNANT LA MISE AU TRAVAIL DE PERSONNEL MENACE DE LICENCIEMENT DANS LE CADRE DE LA RESTRUCTURATION DE LA SIDERURGIE ONT PERMIS D'AMORTIR L'IMPACT SOCIAL DE CELLE-CI , IL CONVIENDRAIT NEANMOINS D'EN REEXAMINER LES MODALITES POUR EVITER QUE LEUR COUT NE DEVIENNE TROP ELEVE ET QUE DES RIGIDITES NE SE CREENT SUR LE MARCHE DE L'EMPLOI . LES MESURES NOUVELLES DE LUTTE CONTRE LE CHOMAGE PREVUES DANS LE PROGRAMME GOUVERNEMENTAL ( STAGES ET TRAVAIL A TEMPS PARTIEL , NOTAMMENT ) VISENT PAR AILLEURS A RESOUDRE , PAR DES SOLUTIONS TEMPORAIRES , DES PROBLEMES DE CHOMAGE FRICTIONNEL ET STRUCTUREL QU'ANNONCENT LES PERSPECTIVES PEU FAVORABLES EN MATIERE D'EMPLOI SE DESSINANT DANS LE SECTEUR TERTIAIRE .  UNE GESTION PRUDENTE DE LA POLITIQUE BUDGETAIRE DEMEURE INDISPENSABLE AFIN DE DEGAGER LES MOYENS NECESSAIRES POUR CETTE POLITIQUE DE RECONVERSION INDUSTRIELLE ET DE SOUTIEN DE L'EMPLOI . LA SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES POURRAIT S'AMELIORER SUBSTANTIELLEMENT EN 1985 , GRACE AUX RECETTES SUPPLEMENTAIRES RESULTANT DE LA LOI RELATIVE A LA RESTRUCTURATION DE LA SIDERURGIE ET A LA REDUCTION IMPORTANTE DES AIDES ACCORDEES PAR L'ETAT A CETTE BRANCHE . ABSTRACTION FAITE D'EVENTUELLES MESURES NOUVELLES , UN SOLDE EXCEDENTAIRE EQUIVALANT A PLUS DE 1,5 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT POURRAIT ETRE REALISE AU NIVEAU DE L'ETAT .  TABLEAU LUXEMBOURG  PRINCIPAUX AGREGATS ECONOMIQUES , 1961-1985  * PIB EN VALEUR * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PRIX A LA CONSOMMATION * REMUNERATION DES SALARIES PAR TETE * SOLDE DES OPERATIONS COURANTES * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE M2 ( 3 ) * PROPORTION DES CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 7,6 * 3,6 * 3,8 * 2,5 * 6,7 * 7,4 * 1,9 * - * 0,1 * 0,6  1971-1980 * 9,6 * 3,1 * 6,3 * 6,7 * 10,5 * 21,5 * 2,2 * - * 0,3 * 1,3  1981 * 5,2 * - 0,3 * 5,5 * 7,7 * 8,3 * 30,9 * - 2,3 * - * 1,0 * 0,0  1982 * 8,4 * - 0,9 * 9,4 * 10,0 * 6,6 * 40,2 * - 1,4 * - * 1,2 * 0,1  1983 * 6,0 * - 1,4 * 7,6 * 8,4 * 6,6 * 39,0 * 0,0 * - * 1,6 * - 0,4  1984 ( 1 ) * 9,0 * 2,0 * 6,8 * 6,7 * 6,8 * 39,1 * 0,1 * - * 1,7 * - 0,8  1985 ( 2 ) * 8,2 * 1,9 * 6,2 * 5,5 * 7,5 * 37,5 * 0,9 * - * 1,8 * - 0,4  ( 1 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 2 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 3 ) FIN D'ANNEE .  AUX PAYS-BAS , LE RYTHME DE L'ACTIVITE ECONOMIQUE S'EST NETTEMENT ACCELERE EN 1984 , LE PRODUIT INTERIEUR BRUT AUGMENTANT DE QUELQUE 2 % EN TERMES REELS , GRACE A UNE EVOLUTION SOUTENUE DE LA DEMANDE EXTERIEURE , ALORS QUE , EN RAISON DE LA PROGRESSION TRES REDUITE DES SALAIRES ET DE LA POLITIQUE D'AUSTERITE BUDGETAIRE , LA DEMANDE INTERIEURE RESTAIT FAIBLE . LE NOMBRE DE CHOMEURS S'EST ENCORE ACCRU , MAIS A UN RYTHME NETTEMENT MOINS RAPIDE QU'AU COURS DES ANNEES PRECEDENTES , POUR ATTEINDRE , EN MOYENNE ANNUELLE , 16 % DE LA POPULATION ACTIVE . A ENVIRON 3 % , LE TAUX D'INFLATION EST RESTE MODERE . LE DYNAMISME DES EXPORTATIONS ET LA FAIBLESSE DE LA DEMANDE INTERIEURE ONT ENTRAINE UN NOUVEAU GONFLEMENT DE L'EXCEDENT DE LA BALANCE DES PAIEMENTS COURANTS , QUI ATTEINT PRESQUE 4 % DU PRODUIT INTERIEUR BRUT .  EN 1985 , L'EXPANSION SE POURSUIVRA SANS DOUTE A UN RYTHME COMPARABLE A CELUI DE 1984 , MAIS SANS AFFECTER NOTABLEMENT LA SITUATION DE L'EMPLOI . GRACE AU RENFORCEMENT DE LA POSITION CONCURRENTIELLE REALISE AU COURS DES RECENTES ANNEES , LES EXPORTATIONS RESTERONT SOUTENUES MALGRE LE RALENTISSEMENT DU COMMERCE MONDIAL . LES INVESTISSEMENTS PRIVES , NOTAMMENT DANS LES SECTEURS ORIENTES VERS L'EXPORTATION , SERONT FAVORISES PAR CETTE EVOLUTION , AINSI QUE PAR L'AMELIORATION DE LA RENTABILITE DES ENTREPRISES ENREGISTREE CES DERNIERS TEMPS . EN REVANCHE , LA CONSOMMATION DES MENAGES NE DEVRAIT GUERE S'ACCROITRE , LA MODERATION SALARIALE ET LA LIMITATION DES TRANSFERTS SOCIAUX ETANT A PEU PRES COMPENSEES PAR LA REDUCTION DES COTISATIONS SOCIALES ET DE L'IMPOT SUR LES SALAIRES . LE TAUX D'INFLATION POURRAIT SE REDUIRE ENCORE EN 1985 , CAR IL N'EST GUERE EXCLU QUE LES COUTS SALARIAUX UNITAIRES BAISSENT EN TERMES ABSOLUS , EN RAISON DE LA FORTE PROGRESSION DE LA PRODUCTIVITE OBTENUE GRACE AUX EFFORTS DE RATIONALISATION ENTREPRIS PAR UN GRAND NOMBRE D'ENTREPRISES ET DE LA FAIBLE HAUSSE PREVUE POUR LES REMUNERATIONS DU SECTEUR PRIVE .  LA POLITIQUE ECONOMIQUE POURSUIVIE CES DERNIERES ANNEES S'EST PROPOSE COMME OBJECTIF ESSENTIEL DE CORRIGER LES DESEQUILIBRES STRUCTURELS QUI S'ETAIENT DEVELOPPES AU COURS DES ANNEES 1970 . ELLE VISE NOTAMMENT A RENFORCER LA COMPETITIVITE ET LA RENTABILITE DES ENTREPRISES PAR UNE POLITIQUE DE MODERATION SALARIALE ET A ALLEGER LES CHARGES QUI PESENT SUR LE SECTEUR PRIVE EN REDUISANT LE DEFICIT DES FINANCES PUBLIQUES . DANS UN PREMIER TEMPS , CETTE POLITIQUE A EU COMME CONSEQUENCE DE FREINER LA CROISSANCE ET L'EMPLOI , QUI ONT EVOLUE MOINS FAVORABLEMENT QUE DANS LE RESTE DE LA COMMUNAUTE , MAIS DES EFFETS POSITIFS COMMENCENT A SE MANIFESTER .  LE DEFICIT BUDGETAIRE ET LES CHARGES DE LA DETTE QUI EN DECOULENT ONT PRIS UNE TELLE AMPLEUR ( LE NIVEAU DES CHARGES FISCALES ET PARAFISCALES DEVENANT LE PLUS ELEVE DE LA COMMUNAUTE ) , QU'UNE POLITIQUE DE COMPRESSION SEVERE DES DEPENSES NE PEUT ETRE EVITEE . POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS DE NOMBREUSES ANNEES , UNE LEGERE REDUCTION DU SOLDE NET A FINANCER DE L'ETAT SERA OBTENUE PENDANT L'EXERCICE EN COURS , GRACE A LA MISE EN APPLICATION DES PROGRAMMES SUCCESSIFS D'AUSTERITE ET A L'AMELIORATION DE L'EVOLUTION DES RECETTES LIEE A LA REPRISE ECONOMIQUE . IL DEVRAIT ETRE POSSIBLE DE REALISER DE NOUVEAUX PROGRES EN 1985 VERS L'OBJECTIF DU GOUVERNEMENT , QUI SE PROPOSE DE RAMENER LE SOLDE NET A FINANCER DE L'ENSEMBLE DES ADMINISTRATIONS A 7,5 % DU REVENU NATIONAL EN 1986 . A CET EFFET , LE BUDGET DE L'ETAT POUR 1984 COMPORTE DES ECONOMIES A CONCURRENCE DE 10,5 MILLIARDS DE FLORINS NEERLANDAIS , NOTAMMENT EN MATIERE DE TRANSFERTS SOCIAUX ET DE REMUNERATION DE LA FONCTION PUBLIQUE . LE BUDGET DE L'ETAT POUR 1985 COMPORTE UN NOUVEAU PROGRAMME D'ASSAINISSEMENT DE 9,5 MILLIARDS . SI L'AMELIORATION DE L'ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE ATTENUE LA PROGRESSION DES DEPENSES AU TITRE DU CHOMAGE ET AMELIORE QUELQUE PEU LE RENDEMENT DES RECETTES FISCALES , L'AUGMENTATION DES CHARGES D'INTERET ET LE RALENTISSEMENT DE LA CROISSANCE DES RENTREES PREVISIBLES AU TITRE DU GAZ NATUREL SONT AUTANT DE FACTEURS DEFAVORABLES QUI FREINENT UNE REDUCTION FORTE DU DEFICIT PUBLIC .  AUSSI , L'OBJECTIF QUI CONSISTE A FAIRE DESCENDRE LE SOLDE NET A FINANCER DE L'ENSEMBLE DES ADMINISTRATIONS LEGEREMENT EN DESSOUS DE 10 % DU REVENU NATIONAL NET EN 1985 PARAIT-IL DIFFICILE A REALISER MAIS INDISPENSABLE .  LE PLAFONNEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE EN VALEUR ABSOLUE QUI EN RESULTERAIT EST EGALEMENT SOUHAITABLE DU POINT DE VUE MONETAIRE , APRES L'EXPANSION RAPIDE DES AGREGATS MONETAIRES OBSERVEE EN 1982 ET 1983 , AFIN DE CONSOLIDER LES RESULTATS POSITIFS OBTENUS EN MATIERE D'INFLATION ET DE CONTENIR L'EVOLUTION DES TAUX D'INTERET NOMINAUX ET REELS .  UNE EVOLUTION MODEREE DES SALAIRES DEVRA EGALEMENT ETRE RECHERCHEE EN 1985 . S'IL FAUT SOUHAITER QUE CETTE MODERATION NE DEPASSE PAS CERTAINES LIMITES , AU RISQUE D'AVOIR UNE INCIDENCE TROP FORTE SUR LA CONSOMMATION DES MENAGES , IL EST VRAI QU'IL N'Y A GUERE DE PLACE POUR UN ACCROISSEMENT DES SALAIRES REELS SI L'ON VEUT A LA FOIS AMENAGER LA DUREE DU TRAVAIL SANS AUGMENTER LES COUTS DE PRODUCTION ET AMELIORER LA RENTABILITE DES ENTREPRISES DONT LE DECLIN A GRAVEMENT AFFECTE , JUSQU'A RECEMMENT , LA PROPENSION A INVESTIR .  LA DECISION QUI CONSISTE A ALLEGER LES COTISATIONS PATRONALES A LA SECURITE SOCIALE SE SITUE EGALEMENT DANS LE CONTEXTE D'UNE AMELIORATION DES PERSPECTIVES D'EMPLOI , QUI POURRAIENT , PAR AILLEURS , ETRE RENFORCEES SI UNE PLUS GRANDE DIFFERENCIATION , PAR BRANCHES , DES SALAIRES , MIEUX ADAPTEE AUX MOUVEMENTS DES PRIX DE VENTE RELATIFS , POUVAIT ETRE OBTENUE . AU TITRE DES INTERVENTIONS DIRECTES VISANT A ACCROITRE L'EMPLOI , IL CONVIENT DE RETENIR QUE LE GOUVERNEMENT , EN VUE DE REDUIRE LE CHOMAGE DES JEUNES , QUI REPRESENTE ACTUELLEMENT PLUS DE 25 % DE LA POPULATION ACTIVE AGEE DE MOINS DE 25 ANS , ENVISAGE , EN ACCORD AVEC LES PARTENAIRES SOCIAUX , DE FAVORISER L'EMPLOI DANS LE SECTEUR PRIVE PAR LE DEVELOPPEMENT DU SYSTEME D'APPRENTISSAGE ET DE CREER DES EMPLOIS SUPPLEMENTAIRES A TEMPS PARTIEL DANS LE SECTEUR PUBLIC .  TABLEAU PAYS-BAS  PRINCIPAUX AGREGATS ECONOMIQUES , 1961-1985  * PIB EN VALEUR * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PRIX A LA CONSOMMATION * REMUNERATION DES SALARIES PAR TETE * SOLDE DES OPERATIONS COURANTES * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE M2 ( 3 ) * PROPORTION DES CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE ( 4 ) * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 10,6 * 5,2 * 5,2 * 4,1 * 10,6 * 0,0 * - 0,9 * 9,1 * 0,9 * 1,2  1971-1980 * 10,8 * 2,9 * 7,7 * 7,7 * 10,7 * 1,3 * - 1,5 * 10,8 * 3,4 * 0,2  1981 * 4,8 * - 0,7 * 5,5 * 6,5 * 3,5 * 2,1 * - 5,2 * 5,3 * 9,4 ( 8,8 ) * - 1,5  1982 * 4,2 * - 1,7 * 6,0 * 5,4 * 5,6 * 2,8 * - 6,9 * 7,6 * 12,6 ( 11,7 ) * - 2,5  1983 * 2,5 * 0,6 * 1,9 * 2,9 * 3,6 * 2,8 * - 6,1 * 10,4 * 15,6 ( 14,0 ) * - 2,1  1984 ( 1 ) * 4,6 * 2,0 * 2,5 * 3,2 * 0,4 * 3,8 * - 5,6 * 7,0 * 15,9 ( 14,8 ) * - 0,2  1985 ( 2 ) * 2,8 * 1,8 * 1,0 * 2,3 * - 0,2 * 4,4 * - 6,0 * 6,0 * 15,9 ( 14,8 ) * 0,1  ( 1 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 2 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 3 ) FIN D'ANNEE .  ( 4 ) CONCEPT EUROSTAT ENTRE PARENTHESES .  AU ROYAUME-UNI , L'ECONOMIE A POURSUIVI SON EXPANSION EN 1984 , ENCORE QU'A UN RYTHME UN PEU PLUS LENT ( ENVIRON 2 % ) QU'IL N'AVAIT ETE PREVU OFFICIELLEMENT EN MARS , LORS DE LA PRESENTATION DU BUDGET . L'INVESTISSEMENT FIXE ET LES EXPORTATIONS ONT MARQUE UNE FORTE CROISSANCE , TANDIS QUE LES DEPENSES DE CONSOMMATION SE RALENTISSAIENT ET QUE SE PRODUISAIT UN CERTAIN DESTOCKAGE . LE TAUX D'INFLATION ( ENVIRON 5 % EN RYTHME ANNUEL ) AINSI QUE LE NIVEAU DE CHOMAGE ( 11 A 12 % ) N'ONT GUERE VARIE DURANT LES DOUZE DERNIERS MOIS . LES PERTES DE PRODUCTION SUBIES PAR LES CHARBONNAGES ET LES EFFETS QUE LA GREVE DES MINEURS , QUI N'EST TOUJOURS PAS REGLEE , A EXERCES INDIRECTEMENT SUR D'AUTRES SECTEURS DONNENT A PENSER QUE , EN SON ABSENCE , L'EXPANSION DE LA PRODUCTION GLOBALE AURAIT ETE PLUS VIGOUREUSE .  EN CE QUI CONCERNE 1985 , LE CONTEXTE ECONOMIQUE GENERAL ET LA POLITIQUE ECONOMIQUE ANNONCEE DEVRONT PERMETTRE LA POURSUITE D'UNE EXPANSION MODESTE . EN SUPPOSANT QUE LE CONFLIT QUI AFFECTE LES CHARBONNAGES SOIT REGLE RAPIDEMENT ET QUE LA PRODUCTION DE CHARBON ET CELLE DES SECTEURS QUI Y SONT LIES RETROUVENT RAPIDEMENT LES NIVEAUX ANTERIEURS A LA GREVE , UNE CROISSANCE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT D'ENVIRON 3 % SERAIT POSSIBLE . LA COMPOSANTE DE LA DEMANDE INTERIEURE QUI PROGRESSERAIT LE PLUS RAPIDEMENT SERAIT DE NOUVEAU L'INVESTISSEMENT FIXE ET L'ON DEVRAIT ASSISTER A UNE LEGERE RECONSTITUTION DES STOCKS . L'INFLATION POURRAIT S'ACCENTUER LEGEREMENT EN RAISON D'UNE DIMINUTION DES GAINS DE PRODUCTIVITE PAR RAPPORT A CES DERNIERES ANNEES ET DE LA HAUSSE DES PRIX A L'IMPORTATION . CES PERSPECTIVES DE RELATIVE STABILITE POURRAIENT NEANMOINS ETRE BOULEVERSEES PAR DES FACTEURS ECHAPPANT EN GRANDE PARTIE AU CONTROLE DES AUTORITES TELS QUE LA POURSUITE DE LA GREVE DES MINEURS , QUI REDUIRAIT L'APPROVISIONNEMENT EN ENERGIE , OU DES PERTURBATIONS SUR LE MARCHE MONDIAL DU PETROLE .  LE DEFICIT DU SECTEUR PUBLIC AU PREMIER SEMESTRE DE L'EXERCICE BUDGETAIRE ACTUEL A PRESQUE ATTEINT L'OBJECTIF FIXE POUR L'ENSEMBLE DE L'EXERCICE 1984/1985 DANS LA STRATEGIE FINANCIERE A MOYEN TERME , SOIT 7,2 MILLIARDS DE LIVRES STERLING . DANS LE RAPPORT D'AUTOMNE , PRESENTE AU PARLEMENT EN NOVEMBRE , UNE ESTIMATION REVISEE DU BESOIN DE FINANCEMENT DU SECTEUR PUBLIC POUR 1984/1985 A ETE ANNONCEE , A SAVOIR 8 MILLIARDS DE LIVRES STERLING . L'OBJECTIF DE 7 MILLIARDS DE LIVRES STERLING POUR L'EXERCICE 1985/1986 , TEL QUE PREVU DANS LA STRATEGIE FINANCIERE A MOYEN TERME , EST APPROPRIE AU CONTEXTE ECONOMIQUE ESCOMPTE . IL DEVRAIT PERMETTRE UNE NOUVELLE DETENTE DE LA FISCALITE DIRECTE , AINSI QU'UNE LEGERE AUGMENTATION DES INVESTISSEMENTS PUBLICS , DANS LA MESURE OU LES PROJETS D'INFRASTRUCTURE DISPONIBLES AYANT UN TAUX DE RENDEMENT POSITIF ET L'OBJECTIF DE REDUCTION DE LA PART DES DEPENSES PUBLIQUES DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT NE SERONT PAS COMPROMIS .  SI , NEANMOINS , L'ECONOMIE DEVAIT CROITRE A UN RYTHME PLUS LENT QUE PREVU ( PAR EXEMPLE , EN L'ABSENCE D'UN REGLEMENT DU CONFLIT DES MINEURS OU EN RAISON D'UN AFFAIBLISSEMENT DU COMMERCE EXTERIEUR ) , LE DEFICIT DU SECTEUR PUBLIC POURRAIT TENDRE A AUGMENTER . DANS L'HYPOTHESE OU CETTE TENDANCE RESULTERAIT DE FACTEURS A COURT TERME - OU EXCEPTIONNELS - TELS QU'UNE INSUFFISANCE CONJONCTURELLE DE LA DEMANDE , IL CONVIENDRAIT DE PERMETTRE UN RELEVEMENT DU NIVEAU DE DEFICIT VISE .  LA SITUATION ET LES PERSPECTIVES MONETAIRES SONT DANS L'ENSEMBLE SATISFAISANTES . LES TAUX D'EXPANSION DE LA MASSE MONETAIRE , TANT AU SENS LARGE QU'AU SENS ETROIT ( M3 ET M0 ) , SE SITUAIENT RECEMMENT A L'INTERIEUR DE LEURS FOURCHETTES D'OBJECTIF RESPECTIVES ( 6 A 10 % ET 4 A 8 % PAR AN ) . LA FORTE HAUSSE DES TAUX D'INTERET QUI S'EST PRODUITE EN JUILLET A ETE DUE AUX DEVELOPPEMENTS INTERNATIONAUX ET AUX INCERTITUDES PESANT PLUS PARTICULIEREMENT SUR LA LIVRE STERLING EN LIAISON AVEC LES PERSPECTIVES D'EVOLUTION DES PRIX DU PETROLE ET AVEC LES CONFLITS DES MINEURS ET DES DOCKERS , PLUTOT QU'AUX TENDANCES DE LA SITUATION MONETAIRE INTERNE . L'AUGMENTATION DES TAUX D'INTERET , QUI A EXERCE A COURT TERME DES PRESSIONS A LA HAUSSE SUR LE TAUX D'INFLATION , RISQUE DE FREINER LES DEPENSES DE CONSOMMATION ET DE DECOURAGER CERTAINS INVESTISSEMENTS . LA DECISION , PRISE EN AOUT , DE REDUIRE A NOUVEAU LES TAUX DE BASE DES BANQUES A ETE EN CONSEQUENCE BIEN ACCUEILLIE ET TOUTE POSSIBILITE D'UN NOUVEL ABAISSEMENT DES TAUX DEVRAIT ETRE MISE A PROFIT .  UNE PROGRESSION ENCOURAGEANTE DE L'EMPLOI A ETE OBSERVEE DEPUIS LE MILIEU DE 1983 . ELLE A CONCERNE PLUS PARTICULIEREMENT LE TRAVAIL FEMININ A TEMPS PARTIEL . NEANMOINS , COMME LA REPRISE DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE A TENDU A AUGMENTER LE TAUX D'ACTIVITE , LE NIVEAU DE CHOMAGE N'A PAS BAISSE ET UNE PROPORTION ELEVEE ET CROISSANTE DE CHOMEURS LE SONT POUR DES PERIODES PROLONGEES . C'EST AINSI QU'ENVIRON 40 % DES CHOMEURS ACTUELS SONT SANS EMPLOI DEPUIS PLUS D'UN AN .  SI L'ON EN JUGE PAR LA PROGRESSION DE LA POPULATION ACTIVE ET LES MEILLEURS RESULTATS OBTENUS EN MATIERE DE PRODUCTIVITE , LE TAUX DE CROISSANCE POTENTIEL DE L'ECONOMIE , A L'EXCLUSION DU SECTEUR PETROLIER EN MER DU NORD , POURRAIT , AU COURS DES PROCHAINES ANNEES , DEPASSER SENSIBLEMENT LE TAUX MOYEN OBSERVE DEPUIS LE MILIEU DE LA DECENNIE ECOULEE . IL N'EN DEMEURE PAS MOINS QUE , POUR EXPLOITER PLEINEMENT CE POTENTIEL , EN SUPPOSANT QUE LES CONDITIONS DE LA DEMANDE TANT INTERIEURE QU'ETRANGERE S'Y PRETENT , IL IMPORTE QUE LES RESSOURCES DE MAIN-D'OEUVRE ACTUELLEMENT INUTILISEES SOIENT PROGRESSIVEMENT REINTEGREES DANS L'EMPLOI . LA MODERATION SALARIALE SERAIT , DE CE POINT DE VUE , PROFITABLE A L'ECONOMIE EN CONTINUANT A REDUIRE L'INFLATION ET A AMELIORER LA COMPETITIVITE , ALORS QUE PLUSIEURS PARTENAIRES COMMERCIAUX IMPORTANTS CONNAISSENT DESORMAIS DES PRIX QUASIMENT STABLES . EN OUTRE , DANS CERTAINS SECTEURS NON COMPETITIFS , LES SALAIRES DOIVENT FAIRE L'OBJET D'UN AJUSTEMENT RELATIF EN BAISSE , AFIN DE RETABLIR UN EVENTAIL DE REMUNERATIONS APPROPRIE .  IL SUBSISTE NEANMOINS , EN DEHORS DES SALAIRES , DES RIGIDITES QUI ENTRAVENT LES FORCES DU MARCHE DANS LE DOMAINE DU TRAVAIL . CERTAINES DES RIGIDITES QUE L'ON CONSTATAIT TRADITIONNELLEMENT - PRATIQUES RESTRICTIVES EN MATIERE DE TRAVAIL OU RESISTANCE AU PROGRES TECHNIQUE - SE SERAIENT , SEMBLE-T-IL , ATTENUEES CES DERNIERES ANNEES . NEANMOINS , DE NOUVEAUX EFFORTS POURRAIENT ETRE DEPLOYES EN VUE D'AMELIORER LES POSSIBILITES DE FORMATION ET DE SUPPRIMER LES OBSTACLES A LA MOBILITE DE LA MAIN-D'OEUVRE .  COMME ON L'A MENTIONNE CI-AVANT , L'INVESTISSEMENT FIXE EST DEPUIS PEU L'UN DES ELEMENTS QUI CONTRIBUENT LE PLUS A LA CROISSANCE . DEPUIS 1982 , IL PROGRESSE EN VOLUME D'ENVIRON 5 % PAR AN ET DEVRAIT ATTEINDRE , EN 1984 , UN NIVEAU RECORD , SUPERIEUR DE 8 % AU NIVEAU MOYEN DES ANNEES 1970 . L'AMELIORATION RECENTE DE LA TENDANCE S'EXPLIQUE , EN GRANDE PARTIE , PAR L'EMERGENCE DE CONDITIONS ET DE PERSPECTIVES DE RENTABILITE PLUS FAVORABLES , TANDIS QUE L'INVESTISSEMENT DU SECTEUR PUBLIC RECULAIT . LES PROFITS DES ENTREPRISES , EN EFFET , ONT AUGMENTE D'ENVIRON 40 % ENTRE 1981 ET 1983 ET SE SONT ENCORE ACCRUS EN 1984 . LA POURSUITE D'UNE TENDANCE DYNAMIQUE EST ESSENTIELLE A LA CROISSANCE DANS LE SECTEUR PRIVE , DONT DEPENDENT LES PERSPECTIVES GENERALES DE PRODUCTION ET D'EMPLOI .  ON A CONSTATE SOUVENT , DANS LE PASSE , QUE LES INVESTISSEMENTS EN EQUIPEMENT ETAIENT PEU PRODUCTIFS . LE REGIME FISCAL , COMPORTANT DES AMORTISSEMENTS INITIAUX TRES ELEVES , POURRAIT AVOIR CONTRIBUE A CET ETAT DE CHOSES EN PERMETTANT D'ENTREPRENDRE DES PROJETS PEU RENTABLES . L'UTILISATION DU CAPITAL A PU , EN OUTRE , ETRE AINSI FAVORISEE AU DETRIMENT DU TRAVAIL . LES MESURES PREVUES DANS LE BUDGET EN VUE DE REFORMER LA FISCALITE DES ENTREPRISES DEVRAIENT PERMETTRE DE CORRIGER CETTE DEVIATION . IL SEMBLE CEPENDANT QUE NOMBRE D'ENTREPRISES IMPORTANTES SE MONTRENT TOUJOURS RETICENTES A DEVELOPPER LEUR STOCK DE CAPITAL DANS UN SENS NECESSITANT L'EMPLOI D'UNE MAIN-D'OEUVRE PLUS IMPORTANTE . DE FAIT , BEAUCOUP D'INVESTISSEMENTS , NOTAMMENT DANS L'INDUSTRIE MANUFACTURIERE , COMPORTENT L'INTRODUCTION DE TECHNIQUES PERMETTANT D'ECONOMISER LA MAIN-D'OEUVRE . LA PROPENSION DES ENTREPRISES A ENTREPRENDRE DES PROJETS NECESSITANT DAVANTAGE DE MAIN-D'OEUVRE EST EVIDEMMENT LIEE TANT AU NIVEAU GLOBAL DES COUTS SALARIAUX DIRECTS ET INDIRECTS QU'AUX RIGIDITES NON SALARIALES DU MARCHE DU TRAVAIL EVOQUEES PRECEDEMMENT . A CET EGARD , L'AUGMENTATION SENSIBLE , AU COURS DES DERNIERES ANNEES , DES CREATIONS D'ENTREPRISES ( EN 1983 , L'EXCEDENT DES CREATIONS SUR LES FERMETURES D'ENTREPRISES S'ELEVAIT A 47 000 , SOIT TROIS FOIS PLUS QU'EN 1980 ) ET LE FAIT QUE LES PETITES ENTREPRISES SOIENT DEVENUES UN FACTEUR IMPORTANT DE CREATION D'EMPLOIS DONNENT LIEU A UN CERTAIN OPTIMISME .  TABLEAU ROYAUME-UNI  PRINCIPAUX AGREGATS ECONOMIQUES , 1961-1985  * PIB EN VALEUR * PIB EN VOLUME * DEFLATEUR DU PIB * PRIX A LA CONSOMMATION * REMUNERATION DES SALARIES PAR TETE * SOLDE DES OPERATIONS COURANTES * BESOIN OU CAPACITE DE FINANCEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES * MASSE MONETAIRE M2 ( 3 ) * PROPORTION DES CHOMEURS DANS LA POPULATION ACTIVE * EMPLOI  * VARIATION EN % * * * * * % DU PIB * * VARIATION EN % * % * VARIATION EN %  1961-1970 * 7,1 * 2,8 * 4,2 * 3,9 * 7,1 * 0,2 * - 0,7 * 5,9 * 1,9 * 0,2  1971-1980 * 16,0 * 1,8 * 14,0 * 13,3 * 15,9 * - 0,1 * - 3,2 * 14,5 * 4,2 * 0,2  1981 * 10,2 * - 1,3 * 11,6 * 11,1 * 13,2 * 2,9 * - 3,1 * 14,6 * 9,3 * - 4,2  1982 * 9,6 * 2,3 * 7,2 * 8,3 * 8,4 * 1,9 * - 2,3 * 10,6 * 10,6 * - 1,6  1983 * 8,6 * 3,3 * 5,1 * 5,1 * 8,3 * 1,0 * - 3,4 * 10,3 * 11,5 * - 0,4  1984 ( 1 ) * 6,2 * 2,0 * 4,1 * 5,1 * 5,8 * 0,2 * - 3,0 * 8,5 * 11,6 * 1,1  1985 ( 2 ) * 8,5 * 3,0 * 5,4 * 5,6 * 8,5 * 0,2 * - 2,4 * 7,0 * 11,7 * 1,0  ( 1 ) ESTIMATIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 .  ( 2 ) PREVISIONS DES SERVICES DE LA COMMISSION , OCTOBRE 1984 , SUR LA BASE DES POLITIQUES ACTUELLES .  ( 3 ) FIN D'ANNEE .