CELEX: 52005PC0151
Language: fr
Date: 2005-04-20
Title: Proposition de directive du Conseil concernant la lutte contre les nématodes à kystes de la pomme de terre

Avis juridique important

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52005PC0151

Proposition de Directive du Conseil concernant la lutte contre les nématodes à kystes de la pomme de terre  /* COM/2005/0151 final - CNS 2005/0058 */  

	[pic] | COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES |Bruxelles, le 20.4.2005COM(2005) 151 final2005/0058 (CNS)Proposition deDIRECTIVE DU CONSEILconcernant la lutte contre les nématodes à kystes de la pomme de terre(présentée par la Commission)EXPOSÉ DES MOTIFS1. CONTEXTE DE LA PROPOSITION( Motivation et objectifs de la propositionRévision et mise à jour de la directive 69/465/CEE du Conseil du 8 décembre 1969 concernant la lutte contre le nématode doré( Contexte généralMesures générales à prendre dans les États membres contre les nématodes à kystes de la pomme de terre afin de déterminer leur distribution, de prévenir leur propagation et de les combattre.( Dispositions existantes dans le domaine de la propositionRévision de la législation communautaire en vigueur considérée comme insuffisante et dépassée.( Cohérence avec les autres politiquesConforme aux autres directives en vigueur relatives à la lutte contre les organismes nuisibles à la pomme de terre.2. CONSULTATION DES PARTIES INTÉRESSÉES ET ÉVALUATION D’INCIDENCE( Consultation des parties intéresséesMéthodes de consultation, principaux secteurs ciblés et profil général des personnes interrogéesQuatre réunions de consultation informelle avec des experts nationaux des États membres concernésÉchange d’informations et observations par courrier électronique entre la CE et les experts nationaux des États membresUne réunion avec les représentants de la European Seed Association (ESA).Une réunion avec les représentants du Comité des organisations professionnelles agricoles de l'Union européenne (COPA) et de la Confédération générale des coopératives agricoles de l’Union européenne (COCEGA).Aucune des organisations susmentionnées (ESA/COPA/COGECA) n’a soulevé de question de fond sur le texte proposé. Elles ont posé la question du coût probable des mesures pour les producteurs et la Commission a expliqué qu’il ne s’écarterait pas notablement de celui des mesures déjà en vigueur.Résumé des réponses et de la façon dont elles ont été prises en considérationLes experts nationaux ont été consultés sur l’ensemble du projet de texte et en particulier sur les procédures harmonisées d’essai et d’échantillonnage. Leurs réponses ont été prises en considération en tant que de besoin.( Collecte et utilisation de l'expertiseDomaines scientifiques/d’expertise concernésNématologistes et experts phytosanitaires.Méthodologie appliquéeConsultations écrites et orales.Principales organisations/principaux experts consultésDes experts nationaux des autorités compétentes des États membres concernés. L’avis scientifique indépendant du groupe scientifique sur la santé des plantes de l'Autorité européenne de sécurité des aliments n’a pas été sollicité car l’Autorité n’est actuellement pas en mesure de répondre aux questions relevant du domaine phytosanitaire.Niveau de certitude scientifique: élevé.Avis reçu et utiliséLes experts ont formulé un avis sur les procédures d’échantillonnage et d’essai mises à jour et harmonisées.Moyens utilisés pour assurer la publicité de l’avis des expertsAucun, mais la législation reflétant l’expertise sera publiée.( Évaluation d'incidenceD’une manière générale, l’incidence est considérée comme relativement neutre car la directive proposée remplace la législation existante relative à la lutte contre les nématodes à kystes de la pomme de terre. D’une part, il n’est plus obligatoire d’éradiquer les nématodes à kystes de la pomme de terre, mais il s’agit de déterminer leur distribution, de prévenir leur propagation et de les combattre.D’autre part, un nouvel aspect a été introduit, à savoir le dépistage des nématodes à kystes de la pomme de terre avant la plantation de certains végétaux destinés à la production de végétaux destinés à la plantation. Une telle mesure est requise en raison du risque élevé de propagation des nématodes à kystes de la pomme de terre par des végétaux destinés à la plantation contaminés par le sol. C’est pourquoi certains végétaux entrant dans l'assolement avec les pommes de terre feront l’objet de mesures de contrôle.3. ÉLÉMENTS JURIDIQUES DE LA PROPOSITION( Résumé de l’action proposéeMesures générales à prendre par les États membres contre les nématodes à kystes de la pomme de terre telles que:-  examens officiels afin de s’assurer qu’aucun nématode à kystes de la pomme de terre n’est présent dans les champs dans lesquels des pommes de terre de semence destinées à la production de pommes de terre de semence et certains végétaux destinés à la production de végétaux destinés à la plantation sont cultivés ou plantés;-  études officielles à réaliser chaque année dans les champs utilisés pour la production de pommes de terre autres que celles utilisées pour la production de pommes de terre de semence;-  mesures de lutte si des nématodes à kystes de la pomme de terre sont découverts;-  mesures de décontamination;-  notifications par les États membres à la CE.( Base juridiqueArticle 37 du traité établissant la Communauté européenne( Principe de subsidiaritéLe principe de subsidiarité s’applique dès lors que la proposition ne relève pas de la compétence exclusive de la Communauté.Les objectifs de la proposition ne peuvent être réalisés de manière suffisante par les États membres pour la ou les raisons suivantes.Si les nématodes à kystes de la pomme de terre n’étaient pas combattus simultanément et méthodiquement dans l’ensemble de la Communauté, les mesures de protection visant à prévenir l’introduction de ces organismes nuisibles sur le territoire d’un État membre n’auraient qu’un effet limité.L’action communautaire permettra de mieux réaliser les objectifs de la proposition pour la ou les raisons suivantes.La production de pommes de terre occupe une place importante dans l’agriculture de la Communauté et les rendements de pommes de terre sont constamment menacés par les organismes nuisibles. Si ces organismes n’étaient pas combattus simultanément et méthodiquement dans l’ensemble de la Communauté, les mesures de protection visant à prévenir l’introduction de ces organismes nuisibles sur le territoire d’un État membre n’auraient qu’un effet limité. À cet effet, des mesures générales à prendre par les États membres contre les nématodes à kystes de la pomme de terre sont nécessaires. Les États membres peuvent prendre des mesures complémentaires ou plus rigoureuses si nécessaire, pour autant que celles-ci ne créent aucune entrave à la circulation des pommes de terre dans la Communauté.Par conséquent, la directive respecte le principe de subsidiarité.( Principe de proportionnalitéLa proposition respecte le principe de proportionnalité pour la ou les raisons suivantes.La directive proposée contient des mesures générales que les États membres doivent exécuter.Néanmoins, la directive proposée laisse une marge de manœuvre pour les décisions nationales dans un cadre donné sur la définition de «champ», «zone de production», «probabilité de la présence de nématodes à kystes de la pomme de terre», et sur la teneur d’un programme de lutte officiel.Non applicable; révision de la législation communautaire en vigueur.( Choix des instrumentsInstruments proposés: directive.D’autres moyens ne seraient pas appropriés pour la ou les raisons suivantes.Le texte proposé contient des mesures générales visant à assurer la lutte contre les nématodes à kystes de la pomme de terre et à prévenir leur propagation dans la Communauté, qui requièrent que les organisations phytosanitaires nationales établissent des procédures nationales pour mettre en œuvre le texte, d’où le recours à la directive.D’autres moyens que la directive ne seraient pas appropriés dans ce cas.4. IMPLICATIONS BUDGÉTAIRESAucune implication pour le budget.5. INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES( Abrogation de la réglementation existanteL’adoption de la proposition entraînera l’abrogation de la réglementation existante.( Tableau de correspondanceLes États membres sont tenus de communiquer à la Commission le texte des dispositions nationales transposant la directive proposée ainsi qu’un tableau de correspondance entre lesdites dispositions et la directive.2005/0058 (CNS)Proposition deDIRECTIVE DU CONSEILconcernant la lutte contre les nématodes à kystes de la pomme de terreLE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,vu le traité instituant la Communauté européenne, et notamment son article 37,vu la proposition de la Commission[1],vu l'avis du Parlement européen[2],considérant ce qui suit:(1) Depuis l’adoption de la directive 69/465/CEE du Conseil du 8 décembre 1969 concernant la lutte contre le nématode doré[3], la nomenclature, la biologie et l’épidémiologie des espèces et populations de nématodes à kystes de la pomme de terre ont considérablement évolué, de même que leur profil de distribution.(2) Les nématodes à kystes de la pomme de terre [ Globodera pallida (Stone) Behrens (populations européennes) et Globodera rostochiensis (Wollenweber) Behrens (populations européennes)] sont reconnus comme des organismes nuisibles à la pomme de terre.(3) Les dispositions de la directive 69/465/CEE ont été réexaminées et considérées comme insuffisantes. C’est pourquoi l’adoption de dispositions plus complètes est nécessaire.(4) Les dispositions doivent tenir compte du fait que des examens officiels sont nécessaires afin de s’assurer qu’aucun nématode à kystes de la pomme de terre n’est découvert dans les champs dans lesquels des pommes de terre de semence destinées à la production de pommes de terre de semence et certains végétaux destinés à la production de végétaux destinés à la plantation sont cultivés ou plantés.(5) Il y a lieu de réaliser des études officielles chaque année dans les champs utilisés pour la production de pommes de terre autres que celles utilisées pour la production de pommes de terre de semence.(6) Il convient d’établir des procédures d’échantillonnage et d’essai pour mener ces examens et études.(7) Il importe de prendre en considération les moyens de propagation du pathogène.(8) Il convient que les dispositions prennent en considération le fait que la lutte contre les nématodes à kystes de la pomme de terre se fait traditionnellement par l’assolement, étant donné qu’il est établi que l’absence de culture de la pomme de terre pendant plusieurs années réduit notablement la population de nématodes. Plus récemment, l’assolement a été remplacé par l’utilisation de variétés de pomme de terre résistantes.(9) En outre, les États membres doivent pouvoir prendre des mesures complémentaires ou plus rigoureuses si nécessaire, pour autant que celles-ci ne créent aucune entrave à la circulation des pommes de terre dans la Communauté, sauf dans les cas prévus par la directive 2000/29/CE du Conseil du 8 mai 2000 concernant les mesures de protection contre l'introduction dans la Communauté d'organismes nuisibles aux végétaux et produits végétaux et contre leur propagation à l'intérieur de la Communauté[4]. Ces mesures doivent être notifiées à la Commission et aux autres États membres.(10) Il y a donc lieu d'abroger la directive 69/465/CEE.(11) Étant donné que les objectifs de l'action proposée, à savoir la détermination de la distribution des nématodes à kystes de la pomme de terre, la prévention de leur propagation et la lutte contre ces organismes, ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante par les États membres et peuvent donc, en raison des dimensions de l'action, être mieux réalisés au niveau communautaire, la Communauté peut prendre des mesures, conformément au principe de subsidiarité consacré à l'article 5 du traité. Conformément au principe de proportionnalité tel qu'énoncé audit article, la présente directive n'excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs.(12) Il y a lieu d'arrêter les mesures nécessaires pour la mise en œuvre de la présente directive en conformité avec la décision 1999/468/CE du Conseil du 28 juin 1999 fixant les modalités de l'exercice des compétences d'exécution conférées à la Commission[5],A ARRÊTÉ LA PRÉSENTE DIRECTIVE:Chapitre IObjet et définitionsArticle premierLa présente directive établit les mesures à prendre par les États membres contre Globodera pallida (Stone) Behrens (populations européennes) et Globodera rostochiensis (Wollenweber) Behrens (populations européennes), ci-après dénommés «nématodes à kystes de la pomme de terre», afin de déterminer leur distribution, de prévenir leur propagation et de les combattre.Article 2Aux fins de la présente directive, on entend par:a) «officiel» ou «officiellement»: établi, autorisé ou réalisé par les organismes officiels responsables d’un État membre tels que définis à l’article 2, paragraphe 1, point g), de la directive 2000/29/CE;b) «variété de pomme de terre résistante»: une variété qui, lorsqu’elle est cultivée, entrave notablement le développement d’une population particulière de nématodes à kystes de la pomme de terre;c) «examen»: une procédure méthodique pour déterminer la présence de nématodes à kystes de la pomme de terre dans un champ;d) «étude»: une procédure méthodique appliquée pendant une période définie pour déterminer la présence de nématodes à kystes de la pomme de terre sur le territoire d’un État membre.Article 31. Les organismes officiels responsables de l’État membre définissent ce qui constitue un champ aux fins de la présente directive afin de garantir que les conditions phytosanitaires d’un champ sont homogènes quant au risque relatif aux nématodes à kystes de la pomme de terre. Ce faisant, ils prennent en considération les principes scientifiques et statistiques reconnus, la biologie du nématode à kystes de la pomme de terre et les systèmes de production particuliers des plantes hôtes des nématodes à kystes de la pomme de terre dans cet État membre. Les critères détaillés de la définition d’un champ sont notifiés officiellement à la Commission et aux autres États membres.2. D’autres dispositions relatives aux critères pour la définition d’un champ peuvent être adoptées selon la procédure prévue à l'article 17, paragraphe 2.Chapitre IIDétectionArticle 41. Les États membres prescrivent qu’un examen officiel de la présence des nématodes à kystes de la pomme de terre est réalisé dans le champ où les végétaux énumérés à l’annexe I, destinés à la production de végétaux destinés à la plantation, ou des pommes de terre de semence destinées à la production de pommes de terre de semence doivent être détenus ou cultivés.2. L’examen officiel prévu au paragraphe 1 est réalisé soit immédiatement avant la plantation, soit plus tôt, auquel cas des pièces justificatives des résultats de l’examen doivent être disponibles confirmant que ni des pommes de terre ni d’autres plantes hôtes énumérées au point 1 de l’annexe I n’étaient présentes au moment de l’examen ou n’ont été cultivées depuis.3. Les résultats d’examens officiels autres que ceux visés au paragraphe 1 et réalisés avant le 1er janvier 2007 peuvent être considérés comme pièces justificatives au sens du paragraphe 2.4. Si les organismes officiels responsables d’un État membre ont établi l’absence de risque de propagation des nématodes à kystes de la pomme de terre, l’examen officiel visé au paragraphe 1 n’est pas requis pour:a) la plantation de végétaux énumérés à l’annexe I, destinés à la production de végétaux pour la plantation à des fins non commerciales dans un lieu unique de production situé dans une zone définie officiellement,b) la plantation de pommes de terre de semence, destinées à la production de semences de ferme dans un lieu unique de production situé dans une zone définie officiellement.5. Les États membres veillent à ce que les résultats des examens visés aux paragraphes 1 et 3 soient consignés dans un registre officiel et accessibles à la Commission.Article 51. En ce qui concerne les pommes de terre de semence destinées à la production de pommes de terre de semence et les végétaux énumérés au point 1 de l’annexe I destinés à la production de végétaux destinés à la plantation, l’examen officiel visé à l’article 4, paragraphe 1, comprend un échantillonnage et un test de dépistage des nématodes à kystes de la pomme de terre conformément à l’annexe II.2. En ce qui concerne les végétaux énumérés au point 2 de l’annexe I destinés à la production de végétaux destinés à la plantation, l’examen officiel visé à l’article 4, paragraphe 1, comprend l’échantillonnage et le dépistage des nématodes à kystes de la pomme de terre conformément à l’annexe II ou une vérification conformément à la section I de l’annexe III.Article 61. Les États membres disposent que des études officielles sont réalisées chaque année pour détecter la présence des nématodes à kystes de la pomme de terre dans les champs utilisés pour la production de pommes de terre autres que celles destinées à la production de pommes de terre de semence.2. Les études officielles comprennent l’échantillonnage et le dépistage des nématodes à kystes de la pomme de terre conformément au point 2 de l’annexe II et sont réalisées conformément à la section II de l’annexe III.3. Les résultats des études officielles sont notifiés par écrit à la Commission au plus tard le 31 décembre de chaque année.Article 7Si, au terme de l’examen officiel visé à l’article 4, paragraphe 1, et des autres examens officiels visés à l’article 4, paragraphe 3, aucun nématode à kystes de la pomme de terre n’est détecté, les organismes officiels responsables d’un État membre s’assurent de la délivrance d’un document confirmant que le champ a été examiné et qu’aucun nématode à kystes de la pomme de terre n’y a été détecté.Article 81. Lorsque des nématodes à kystes de la pomme de terre sont détectés lors de l’examen officiel visé à l’article 4, paragraphe 1, les organismes officiels responsables d’un État membre s’assurent de la délivrance d’un document confirmant que le champ a été examiné et que des nématodes à kystes de la pomme de terre y ont été détectés. Des informations détaillées sur les champs dont l’infestation par les nématodes à kystes de la pomme de terre a été constatée lors de l’examen officiel sont consignées dans le registre officiel visé à l’article 4, paragraphe 5.2. Lorsque des nématodes à kystes de la pomme de terre sont détectés lors de l’étude officielle annuelle visée à l’article 6, paragraphe 1, les organismes officiels responsables d’un État membre s’assurent de la délivrance d’un document confirmant que le champ a fait l’objet d’une étude et que des nématodes à kystes de la pomme de terre y ont été détectés. Des informations détaillées sur les champs dont l’infestation par les nématodes à kystes de la pomme de terre a été constatée lors de l’étude annuelle sont consignées dans le registre officiel visé à l’article 4, paragraphe 5.3. Les pommes de terre ou les végétaux énumérés à l’annexe I qui proviennent d’un champ pour lequel un document tel que visé aux paragraphes 1 ou 2 a été délivré ou qui ont été en contact avec un sol dans lequel des nématodes à kystes de la pomme de terre ont été détectés sont officiellement déclarés contaminés.Chapitre IIIMesures de lutteArticle 91. Les États membres prescrivent que, dans un champ pour lequel un document tel que visé à l’article 8, paragraphe 1 ou 2, a été délivré:a) aucune pomme de terre destinée à la production de pommes de terre de semence, y compris les semences de ferme, n’est plantée, etb) aucun végétal énuméré à l’annexe I destiné être replanté n’est planté ou entreposé. Toutefois, les végétaux énumérés au point 2 de l’annexe I peuvent être plantés dans le champ pour autant que lesdits végétaux fassent l’objet des mesures approuvées officiellement visées à la section III, point (A) de l’annexe III, démontrant qu’il n’y a pas de risque identifiable de propagation des nématodes à kystes de la pomme de terre.2. En ce qui concerne les champs devant être utilisés pour la plantation de pommes de terre autres que celles destinées à la production de pommes de terre de semence pour lesquelles un document a été délivré conformément à l’article 8, paragraphe 1 ou 2, l’organisme officiel responsable des États membres prescrit que lesdits champs font l’objet d’un programme de lutte officiel visant la suppression des nématodes à kystes de la pomme de terre.Compte tenu du système particulier de production et de commercialisation des plantes hôtes des nématodes à kystes de la pomme de terre dans l’État membre considéré et des caractéristiques de la population des nématodes à kystes de la pomme de terre présents, ledit programme comprend l’utilisation de variétés de pomme de terre résistantes du niveau de résistance maximal disponible conformément à la section I de l’annexe IV. Le programme est notifié par écrit à la Commission et aux autres États membres afin de garantir des niveaux d’assurance comparables entre les États membres.Le degré de résistance des variétés de pomme de terre est quantifié conformément au tableau de notation standard figurant à la section I de l’annexe IV. L’essai de résistance est réalisé conformément au protocole établi à la section II de l’annexe IV.Article 101. Les États membres prescrivent que, pour les pommes de terre ou les végétaux énumérés à l’annexe I, qui ont été déclarés contaminés conformément à l’article 8, paragraphe 3:a) en ce qui concerne les pommes de terre de semence, y compris les pommes de terre de semences de ferme, celles-ci ne soient pas plantées avant d’avoir été décontaminées sous la supervision des organismes officiels responsables d’un État membre en utilisant une méthode appropriée adoptée conformément au paragraphe 2, basée sur des preuves scientifiques de l’absence de risque de propagation des nématodes à kystes de la pomme de terre,b) en ce qui concerne les pommes de terre destinées à la transformation industrielle ou au triage, celles-ci font l’objet de mesures approuvées officiellement conformément à la section III, point B) de l’annexe III,c) en ce qui concerne les végétaux énumérés à l’annexe I, ceux-ci ne doivent pas être plantés à moins qu’ils n’aient fait l’objet des mesures approuvées officiellement visées à la section III, point A) de l’annexe III démontrant qu’ils ne sont plus contaminés.2. Les spécifications des méthodes visées au paragraphe 1, point a), sont adoptées selon la procédure prévue à l'article 17, paragraphe 2.Article 111. Sans préjudice de l’article 16, paragraphe 1, de la directive 2000/29/CE, les États membres veillent à ce que l'apparition suspectée ou la présence confirmée de nématodes à kystes de la pomme de terre sur leur territoire résultant d’une dégradation ou d’une modification de l’efficacité d’une variété de pomme de terre résistante en rapport avec un changement exceptionnel de la composition d’une espèce de nématode, d’un pathotype ou d’un groupe de virulence, soient signalées à leurs propres organismes officiels compétents.2. Pour tous les cas rapportés en vertu du paragraphe 1, les États membres veillent à ce que l’espèce de nématode à kystes de la pomme de terre et, le cas échéant, le pathotype ou le groupe de virulence concerné soient examinés et confirmés par des méthodes appropriées.3. Le détail des confirmations visées au paragraphe 2 sont transmises par écrit à la Commission et aux autres États membres au plus tard le 31 décembre de chaque année.4. Les méthodes appropriées visées au paragraphe 2 peuvent être adoptées selon la procédure prévue à l'article 17, paragraphe 2.Article 12Les États membres notifient par écrit à la Commission et aux autres États membres au plus tard le 31 décembre de chaque année la liste des variétés de pommes de terre qu’ils acceptent pour la commercialisation au cours de l’année suivante et dont ils ont constaté par examen officiel la résistance aux nématodes à kystes de la pomme de terre. Ils indiquent les pathotypes ou les groupes de virulence auxquels les variétés sont résistantes, le degré de résistance contre le pathotype ou le groupe de virulence et l’année de la détermination de ce degré de résistance.Article 13Si, après l’adoption des mesures approuvées officiellement visées à la section III, point C) de l’annexe III, la présence de nématodes à kystes de la pomme de terre n’est pas confirmée, les organismes officiels responsables de l’État membre veillent à la mise à jour du registre officiel visé à l’article 4, paragraphe 5, et à la levée de toute restriction imposée au champ.Article 14Sans préjudice des articles 3 et 5 de la directive 2000/29/CE, les États membres peuvent accorder des dérogations aux mesures visées aux articles 9 et 10 de la présente directive conformément aux dispositions prévues par la directive 95/44/CE de la Commission[6] pour des travaux à des fins d'essai ou à des fins scientifiques ou pour des travaux sur les sélections variétales.Chapitre IVDispositions générales et finalesArticle 15Les États membres peuvent adopter pour leur propre production des mesures complémentaires ou plus rigoureuses éventuellement nécessaires pour lutter contre les nématodes à kystes de la pomme de terre ou pour empêcher leur propagation pour autant qu’ils respectent la directive 2000/29/CE.Ces mesures doivent être notifiées par écrit à la Commission et aux autres États membres.Article 16Les modifications à apporter aux annexes en raison de l'évolution des connaissances scientifiques ou techniques sont arrêtées conformément à la procédure visée à l'article 17, paragraphe 2.Article 171. La Commission est assistée par le comité phytosanitaire permanent, ci-après dénommé «comité».2. Dans le cas où il est fait référence au présent paragraphe, les articles 5 et 7 de la décision 1999/468/CE s'appliquent.La période prévue à l'article 5, paragraphe 6, de la décision 1999/468/CE est fixée à trois mois.3. Le comité adopte son règlement intérieur.Article 181. Les États membres adoptent et publient, au plus tard le 31 décembre 2006, les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la présente directive. Ils communiquent immédiatement à la Commission le texte de ces dispositions ainsi qu'un tableau de correspondance entre ces dispositions et la présente directive.Ils appliquent ces dispositions à partir du 1er janvier 2007.Lorsque les États membres adoptent ces dispositions, celles-ci contiennent une référence à la présente directive ou sont accompagnées d'une telle référence lors de leur publication officielle. Les modalités de cette référence sont arrêtées par les États membres.2. Les États membres communiquent à la Commission le texte des dispositions essentielles de droit interne qu'ils adoptent dans le domaine régi par la présente directive.Article 19La directive 69/465/CEE est abrogée avec effet au 1er janvier 2007.Article 20La présente directive entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l'Union européenne .Les États membres sont destinataires de la présente directive.Fait à Bruxelles, lePar le ConseilLe présidentANNEXE IListe des végétaux visés à l’article 4, paragraphes 1, 2 et 4 , à l’article 5, paragraphes 1 et 2, à l’article 8, paragraphe 3, à l’article 9, paragraphe 1, b) et à l’article 10, paragraphe 11. Plantes hôtes avec racines:Capsicum spp.,Lycopersicon lycopersicum (L.) Karsten ex Farw.,Solanum melongena L .2. a) Autres plantes hôtes avec racines:Allium porrum L.,Beta vulgaris L.,Brassica spp.,Fragaria L..2. b) Bulbes, cultivés dans le sol et destinés à la plantation, à l’exception de ceux pour lesquels il doit être prouvé par l'emballage ou un quelconque autre moyen qu'ils sont destinés à la vente à des consommateurs finals qui ne produisent pas de végétaux ni de fleurs coupées à titre professionnel de:Allium ascalonicum L.,Allium cepa L.,Dahlia spp.,Gladiolus Tourn. Ex L.,Hyacinthus spp.,Iris spp.,Lilium spp.,Narcissus L.,Tulipa L..ANNEXE II1. Par référence à l’échantillonnage et aux essais pour l’examen officiel visé à l’article 5, paragraphes 1 et 2:a) l’échantillonnage doit comprendre un échantillon de sol d’une taille standard de 1 500 ml de sol/ha au minimum collecté à partir d’au moins 100 carottes/ha, de préférence dans une grille rectangulaire de 5 mètres au minimum de largeur et de 20 mètres de longueur au maximum entre des points de prélèvement couvrant la totalité du champ. La totalité de l’échantillon doit être utilisé pour un examen approfondi, c’est-à-dire l’extraction de kystes, l’identification de l’espèce et, le cas échéant, la détermination du pathotype/groupe de virulence;b) l’essai doit comprendre des méthodes pour l’extraction de nématodes à kystes de la pomme de terre décrites à l’annexe 1 des «Méthodes phytosanitaires pour Globodera pallida et Globodera rostochiensis : Méthodes d’échantillonnage du sol» (PM 3/30 (1), normes OEPP) ou la méthode d'analyse biologique.2. Par référence à l’échantillonnage et aux essais pour l’étude officielle visée à l’article 6, paragraphe 2:a) l’échantillonnage doit être:-  l’échantillonnage décrit au point 1 avec un échantillon de sol d’une taille minimale de 400 ml/ha;ou-  un échantillonnage ciblé d’au moins 400 ml de sol après examen visuel des racines lorsqu’il existe des symptômes visuels;ou-  l’échantillonnage d’au moins 400 ml de sol provenant de pommes de terre après récolte pour autant que le champ dans lequel les pommes de terre ont été cultivées puisse être déterminé;b) l’essai doit être celui visé au point 1.3. Par dérogation, le taille de l’échantillon visé au point 1 peut être réduit à un minimum de 400 ml de sol/ha pour autant que:a) il existe des pièces justificatives attestant qu’aucune pomme de terre ni aucune plante hôte énumérée au point 1 de l’annexe I n’a été cultivée et n’était présente dans le champ au cours des six années précédant l’examen officiel;oub) aucun nématode à kystes de la pomme de terre n’a été détecté au cours des deux derniers examens officiels dans des échantillons de 1 500 ml de sol/ha et qu’aucune pomme de terre ni aucune plante hôte énumérée au point 1 de l’annexe I n’a été cultivée et n’était présente après le premier de ces deux examens officiels;ouc) aucun kyste de nématode à kystes de la pomme de terre (avec ou sans contenu vivant) n’a été détecté au cours du dernier examen officiel, qui doit avoir porté sur un échantillon d’au moins 1 500 ml de sol/ha, et qu’aucune pomme de terre ni aucune plante hôte énumérée au point 1 de l’annexe I n’a été cultivée et n’était présente dans le champ depuis le dernier examen officiel.Les résultats des autres examens officiels réalisés avant l’entrée en vigueur de la présente directive peuvent être considérés comme des examens officiels tels que visés aux points b) et c).Il est possible de continuer à utiliser une taille d’échantillon réduite dans les examens officiels ultérieurs visés à l’article 4, paragraphe 1, jusqu’à ce que des nématodes à kystes de la pomme de terre aient été détectés dans le champ concerné.ANNEXE IIISection IVérificationConformément à l’article 5, paragraphe 2, l'examen officiel visé à l'article 4, paragraphe 1, établit qu'à la date de la vérification, l’un des critères ci-après est rempli:-  aucun précédent de nématodes à kystes de la pomme de terre dans le champ au cours des 12 dernières années, sur la base des résultats d’essai appropriés officiellement approuvés;ou-  des précédents culturaux connus dans lesquels aucune pomme de terre ni aucune plante hôte énumérée au point 1 de l’annexe I n’a été cultivée dans le champ au cours des 12 dernières années.Section IIÉtudesLes études officielles visées à l’article 6, paragraphe 1, sont réalisées sur au moins 0,5 % de la zone de production de pommes de terre autres que celles destinées à la production de pommes de terre de semence.Section IIIMesures officielles(A) Les mesures approuvées officiellement visées à l'article 9, paragraphe 1, point b), et à l’article 10, paragraphe 1, point c), sont:1. la désinfestation par des méthodes appropriées de telle sorte qu’il n’y ait pas de risque identifiable de propagation des nématodes à kyste de la pomme de terre;2. le lavage ou le brossage jusqu’à élimination quasiment complète du sol de telle sorte qu’il n’y ait pas de risque identifiable de propagation des nématodes à kyste de la pomme de terre.(B) Les mesures approuvées officiellement visées à l’article 10, paragraphe 1, point b), sont la livraison directe et immédiate à une entreprise de transformation ou de triage disposant d'installations d'élimination des déchets appropriées et officiellement agréées dont il a été établi qu’il n’y a pas de risque de propagation des nématodes à kyste de la pomme de terre.(C) Les mesures approuvées officiellement visées à l’article 13 sont le rééchantillonnage officiel du champ pour lequel un document tel que visé à l'article 8, paragraphe 1 ou 2, a été délivré, et des essais utilisant l’une des méthodes spécifiées à l’annexe II, après une période minimale de six ans à partir de la confirmation de la présence de nématodes à kyste de la pomme de terre ou à partir de la dernière culture de pommes de terre. Cette période peut être réduite à un minimum de trois ans si des mesures appropriées approuvées officiellement ont été prises.ANNEXE IVSECTION IDEGRÉ DE RÉSISTANCELe degré de susceptibilité des pommes de terre aux nématodes à kystes de la pomme de terre est quantifié conformément à la notation standard ci-après comme visé à l’article 2, point b).La note 9 indique le degré de résistance le plus élevé.Susceptibilité relative (%) | Note |< 1 | 9 |1,1 – 3 | 8 |3,1 – 5 | 7 |5,1 – 10 | 6 |10,1 – 15 | 5 |15,1 – 25 | 4 |25,1 – 50 | 3 |50,1 – 100 | 2 |> 100 | 1 |SECTION IIPROTOCOLE POUR L’ESSAI DE RÉSISTANCE1. L’essai est réalisé dans une installation de quarantaine soit à l’extérieur, dans des serres, soit dans des chambres climatisées.2. L’essai est réalisé dans des pots dont chacun contient au minimum un litre de sol (ou de substrat approprié).3. La température du sol au cours de l’essai ne doit pas dépasser 25 °C et il doit être procédé à un arrosage adéquat.4. Lors de la plantation de la variété d’essai ou de contrôle, un fragment de pomme de terre portant un œil de chaque variété d’essai ou de contrôle doit être utilisé. Il est recommandé d’éliminer toutes les tiges sauf une.5. La variété de pomme de terre «Désirée» doit être utilisée comme variété de contrôle susceptible standard dans chaque essai. D’autres variétés de contrôle totalement susceptibles d'intérêt local peuvent être ajoutées pour des vérifications internes. La variété de contrôle susceptible standard peut être changée si la recherche indique que d’autres variétés sont mieux adaptées ou plus accessibles.6. Les populations standard suivantes de nématodes à kystes de pomme de terre doivent être utilisées pour les pathotypes Ro1, Ro5, Pa1 et Pa3:Ro1: population ÉcosseRo5: population HarmerzPa1: population ScottishPa3: population ChavornayD’autres populations de nématodes à kystes de la pomme de terre d’intérêt local peuvent être ajoutées.7. L’identité de la population standard utilisée doit être vérifiée au moyen de méthodes appropriées. Il est recommandé qu’au moins deux variétés résistantes ou deux clones standard différentiels de capacité de résistance connue soient utilisés lors les expérimentations.8. L’inoculum de nématode à kystes de la pomme de terre (Pi) doit comprendre au total 5 œufs et juvéniles infectieux par ml de sol. Il est recommandé que le nombre de nématodes à kystes de la pomme de terre à inoculer par ml de sol soit déterminé dans des expériences d’éclosion. Les nématodes à kystes de la pomme de terre peuvent être inoculés sous la forme de kystes ou combinés sous la forme d’œufs et de juvéniles dans une suspension.9. La viabilité du contenu de nématodes à kystes de la pomme de terre utilisé comme source de l'inoculum doit être de 70 % au minimum. Il est recommandé que les kystes soient âgés de 6-24 mois et soient conservés pendant au moins 4 mois à 4 °C immédiatement avant utilisation.10. Il doit y avoir au moins 4 mesures (pots) par combinaison de population de nématodes à kystes de la pomme de terre et de variété de pomme de terre testée. Il est recommandé d’utiliser au moins 10 mesures pour la variété de contrôle susceptible standard.11. La durée de l’essai doit être de trois mois au minimum et il doit être vérifié que l’état de maturité à développer des femelles est atteint avant d’interrompre l’expérience.12. Des kystes de nématodes à kystes de la pomme de terre des 4 mesures doivent être extraits et comptés séparément pour chaque pot.13. La population finale (Pf) sur la variété de contrôle susceptible standard au terme de l’essai de résistance doit être déterminée en comptant tous les kystes de toutes les mesures et les œufs et juvéniles d’au moins 4 mesures.14. Un taux de multiplication d’au moins 20x (Pf/Pi) sur la variété de contrôle susceptible standard doit être atteint.15. Le coefficient de variation (CV) sur la variété de contrôle susceptible standard ne doit pas dépasser 35 %.16. La susceptibilité relative de la variété de pomme de terre testée par rapport à la variété de contrôle susceptible standard doit être déterminée et exprimée en pourcentage conformément à la formule:Pf variété test/ Pf variété de contrôle susceptible standard x 100 %.17. Si une variété de pomme de terre testée a une susceptibilité relative supérieure à 3 %, il suffira de compter les kystes. Lorsque la susceptibilité relative est inférieure à 3 %, il faudra compter les œufs et les juvéniles en plus des kystes.18. Lorsque les résultats des essais au cours de la première année indiquent qu’une variété est totalement susceptible à un pathotype, il n’est pas nécessaire de répéter ces essais une seconde année.19. Les résultats des essais doivent être confirmés par au moins un autre essai réalisé au cours d’une autre année. La moyenne arithmétique de la susceptibilité relative pour les deux années doit être utilisée pour obtenir la note selon la notation standard.[1] JO C[2] JO C[3] JO L 323 du 24.12.1969, p. 3.[4] JO L 169 du 10.7.2000, p. 1. Directive modifiée en dernier lieu par la directive 2005/16/CE de la Commission (JO L 57 du 3.3.2005, p. 19).[5] JO L 184 du 17.7.1999, p. 23.[6] JO L 184 du 3.8.1995, p. 34.