CELEX: 31991D0482
Language: fr
Date: 1991-07-25 00:00:00
Title: 91/482/CEE: Décision du Conseil, du 25 juillet 1991, relative à l'association des pays et territoires d'outre-mer à la Communauté économique européenne

Avis juridique important

|

31991D0482

91/482/CEE: Décision du Conseil, du 25 juillet 1991, relative à l'association des pays et territoires d'outre-mer à la Communauté économique européenne  

Journal officiel n° L 263 du 19/09/1991 p. 0001 - 0153 édition spéciale finnoise: chapitre 11 tome 18 p. 0003  édition spéciale suédoise: chapitre 11 tome 18 p. 0003 

DÉCISION DU  CONSEIL du 25 juillet 1991 relative à l'association des pays et territoires d'outre-mer à la  Communauté économique européenne (91/482/CEE) LE CONSEIL DES COMMUNAUTÉS  EUROPÉENNES,  vu le traité instituant la Communauté économique européenne, et notamment son article 136,  vu l'accord interne relatif au financement et à la gestion des aides de la Communauté, signé à  Bruxelles le 16 juillet 1990, ci-après dénommé «accord interne»,  vu la proposition de la Commission  (1),  vu l'avis du Parlement européen  (2),  considérant qu'il est nécessaire d'établir pour une nouvelle période les dispositions applicables  à l'association des pays et territoires d'outre-mer à la Communauté économique européenne, ci-après  dénommés «PTOM»; que ces dispositions s'appliquent aux territoires relevant de la République  française, aux pays et territoires relevant du Royaume-Uni, aux pays relevant du royaume des  Pays-Bas et, pour partie, au Groenland;   considérant que ces dispositions se situent dans le cadre des efforts réalisés par la Communauté  économique européenne pour contribuer à la coopération internationale et à la solution des  problèmes internationaux d'ordre économique, social et culturel, conformément aux aspirations de la  communauté internationale à un nouvel ordre économique international plus juste et plus équilibré;  que ces efforts se traduisent notamment, par ailleurs, par la quatrième convention ACP-CEE signée à  Lomé le 15 décembre 1989, ci-après dénommée «convention», et qu'il y a lieu, eu égard aux  nombreuses similitudes entre les PTOM et de nombreux États ACP et tout en respectant les  différences de statut entre eux, de déterminer les dispositions relatives aux PTOM pour la même  durée que pour les États ACP;  considérant que la Communauté a ouvert de longue date son marché aux produits originaires des  PTOM, de même qu'à ceux des États ACP; qu'il convient, eu égard aux relations particulières entre  la Communauté et les PTOM fondées sur les dispositions du traité et en particulier sa quatrième  partie, d'améliorer ses dispositions en octroyant aux PTOM une plus grande souplesse quant aux  règles d'origine pour les produits originaires des PTOM et en adoptant des dispositions nouvelles  quant à certains produits non originaires des PTOM;  considérant que les nécessités de développement des PTOM et les besoins de la promotion de leur  développement industriel justifient en revanche qu'ils puissent maintenir quant à eux la  possibilité de percevoir des droits de douane et d'imposer des restrictions quantitatives, ainsi  qu'introduire des réglementations dérogatoires en faveur de la population ou des activités locales,  destinées à promouvoir ou à soutenir l'emploi local;   considérant que, en ce qui concerne le rhum, l'arak et le tafia, il convient de prévoir des  dispositions particulières;  considérant que la présente décision n'affecte en rien le régime spécial établi pour l'importation  des produits originaires des PTOM en Espagne et au Portugal figurant à l'annexe de la décision  86/47/CEE du Conseil, du 3 mars 1986, fixant le régime applicable aux échanges de l'Espagne et du  Portugal avec les pays et territoires d'outre-mer (PTOM)  (1), prorogée en dernier lieu par la  décision 90/699/CEE  (2);  considérant que la contribution communautaire à résoudre les problèmes d'ordre économique et  social pour les PTOM, d'une part, et pour les États ACP, d'autre part, incite la Communauté à  intensifier davantage les relations entre PTOM et États ACP, dans les divers domaines de la  coopération, y compris les échanges commerciaux;  considérant en outre que certains des PTOM sont situés dans les mêmes zones géographiques que des  départements d'outre-mer (DOM) et des États ACP; que le développement des diverses composantes  d'une même zone géographique, aux contraintes et caractéristiques similaires, devrait passer  notamment par la mise en oeuvre de projets régionaux communs à ces diverses composantes, quel que  soit leur statut à l'égard du droit communautaire, ce qui permet de réaliser des économies  d'échelle et renforce la coopération régionale entre les partenaires concernés; que la Communauté a  d'ores et déjà doté ces différents partenaires des moyens, notamment financiers, de mettre en  oeuvre cette coopération tant pour ce qui concerne les DOM, par le règlement (CEE) n° 2052/88  (3)  concernant les missions des Fonds à finalité structurelle et celles de la Banque européenne  d'investissement, ci-après dénommée «Banque», les textes subséquents et la décision 89/687/CEE du  Conseil, du 22 décembre 1989, instituant un programme d'option spécifique à l'éloignement et à  l'insularité des départements français d'outre-mer (Poséidom)  (4), que, pour ce qui concerne les  États ACP, par la convention et l'accord interne;  considérant en outre que ces entités voisines sont traditionnellement confrontées à des problèmes  similaires en dépit de leurs statuts différents; qu'une coopération régionale adaptée aux réalités  locales passe par un dialogue plus direct entre les parties concernées; qu'il y a lieu, dès lors,  de favoriser les procédures de consultations régionales entre DOM, PTOM et États ACP, en étroite  liaison avec les États membres intéressés pour ce qui concerne les DOM et les PTOM;   considérant que la Communauté a, dans le cadre des négociations de la convention, amélioré un  certain nombre de dispositions relatives aux domaines ou aux instruments de la coopération avec les  États ACP; qu'il y a lieu de les améliorer dans le même esprit à l'égard des PTOM;  considérant qu'il y a lieu, tant pour faciliter l'application future de la présente décision que  pour assurer une affectation aussi équitable que possible de l'aide financière, de procéder à une  répartition entre, d'une part, les territoires relevant de la République française, d'autre part,  les pays et territoires relevant du Royaume-Uni et, enfin, les pays relevant du royaume des  Pays-Bas; qu'il y a lieu de tirer les leçons de l'expérience acquise, en accélérant autant que  possible les procédures de programmation et d'exécution de la coopération pour le financement du  développement;  considérant que la participation active des autorités locales se trouve systématiquement reconnue,  tant vis-à-vis des régions de la Communauté que de pays tiers, dans la mise en oeuvre de politiques  communes ou dans leurs relations avec la Communauté, tandis que l'association des PTOM ne comporte  cette participation que dans l'exécution de la coopération pour le financement du développement  dans certains PTOM ou de manière plus globale dans certains autres; qu'il y a lieu de renforcer  cette participation des représentants élus par les populations concernées, tout en respectant les  constitutions respectives des États membres dont relèvent des PTOM et que le principe du  partenariat entre la Commission, l'État membre et le PTOM répond à ce double souci;  considérant que les diverses réglementations arrêtées dans le cadre de l'achèvement du marché  intérieur ne s'appliquent pas dans les PTOM mais qu'il peut être opportun d'examiner les modalités  de leur extension partielle ou totale aux PTOM, notamment dans le cadre du partenariat;  considérant que l'article 362 de la convention prévoit la possibilité, pour un pays ou un  territoire visé dans la quatrième partie du traité, devenu indépendant, d'adhérer à la convention;  qu'il est, dès lors, nécessaire de prévoir la possibilité d'adapter la présente décision; que  l'article 1er de l'accord interne prévoit que, au cas où un PTOM devenu indépendant adhère à la  convention, les montants de l'aide financière sur les ressources du Fonds européen de développement  prévus pour les PTOM sont diminués et les montants prévus pour les États ACP corrélativement  augmentés, par décision du Conseil,  DÉCIDE:  PREMIÈRE PARTIE DISPOSITIONS GÉNÉRALES DE LA COOPÉRATION CEE-PTOM  Chapitre premier Objectifs et principes de la coopération Article premier  La présente décision  a pour objet de promouvoir et d'accélérer le développement économique, culturel et social et le  renforcement des structures économiques des PTOM énumérés à l'annexe I. Article 2  La Communauté  appuie les efforts des PTOM en vue d'un développement global fondé sur leurs valeurs sociales et  culturelles, leurs capacités humaines, leurs ressources naturelles, leurs potentialités économiques  afin de promouvoir le progrès social, culturel et économique des PTOM et le bien-être de leurs  populations, par la satisfaction de leurs besoins fondamentaux, la reconnaissance du rôle de la  femme et l'épanouissement des capacités humaines dans le respect de leur dignité.  Ce développement repose sur un équilibre durable entre ses objectifs économiques, la gestion  rationnelle de l'environnement et la valorisation des ressources naturelles et humaines. Article 3   La coopération vise un développement centré sur l'homme, son acteur et bénéficiaire principal, et  qui postule donc le respect et la promotion de l'ensemble des droits de celui-ci. Les actions de  coopération s'inscrivent dans cette perspective positive, où le respect des droits de l'homme est  reconnu comme un facteur fondamental d'un véritable développement et où la coopération elle-même  est conçue comme une contribution à la promotion de ces droits.  Sont également reconnus et favorisés le rôle et les potentialités d'initiatives des individus et  des groupes, afin d'assurer concrètement une véritable participation des populations à l'effort de  développement. Article 4  La Communauté et les PTOM accordent une importance particulière et une  haute priorité aux efforts de coopération et d'intégration régionale. Dans ce cadre, la Communauté  appuie efficacement les efforts des PTOM pour s'organiser régionalement et intensifier leur  coopération aux niveaux régional et interrégional en vue de promouvoir un ordre économique  international plus juste et plus équilibré. Article 5  La Communauté reconnaît la nécessité  d'accorder un traitement particulier aux PTOM les moins développés et de tenir compte des  difficultés spécifiques auxquelles ils sont confrontés. Elle accorde une attention particulière à  l'amélioration des conditions de vie des couches de populations les plus défavorisées.  La coopération comporte notamment un traitement particulier dans la détermination du volume des  ressources financières, ainsi que des conditions dont ces ressources sont assorties, pour permettre  aux PTOM les moins développés de surmonter les obstacles structurels et autres à leur  développement. Article 6  Dans le cadre de leurs compétences respectives, les autorités  participant à la procédure de partenariat visée à l'article 10 examinent périodiquement les  résultats de l'application de celle-ci et donnent les avis et impulsions nécessaires à la  réalisation des objectifs de la présente décision.  Toute question susceptible d'entraver directement la mise en oeuvre efficace des objectifs de la  présente décision peut être évoquée dans le cadre de cette procédure.  Chapitre 2 Coopération décentralisée et partenariat Article 7  Afin d'encourager  l'épanouissement et la mobilisation des initiatives de tous les acteurs, des PTOM et de la  Communauté, susceptibles d'apporter leur contribution au développement autonome des PTOM, la  coopération appuie également, dans les limites fixées par les autorités compétentes, les actions de  développement d'acteurs économiques, sociaux et culturels, dans le cadre d'une coopération  décentralisée, notamment sous forme de  conjonctions d'efforts et de moyens entre homologues des  PTOM et de la Communauté. Cette forme de coopération vise en particulier à mettre au service du  développement des PTOM les compétences, les modes d'action originaux et les ressources de ces  acteurs.  Les acteurs visés par le présent article sont les pouvoirs publics décentralisés, les groupements  ruraux et villageois, les coopératives, les entreprises, les syndicats, les centres d'enseignement  et de recherche, les organisations non gouvernementales de développement, des associations diverses  et tous groupes et acteurs capables et désireux d'apporter leur contribution spontanée et originale  au développement des PTOM. Article 8  La coopération encourage et soutient les initiatives des  acteurs PTOM visés à l'article 7, pour autant qu'elles correspondent aux choix des priorités, des  orientations et des méthodes du développement définis par les autorités compétentes des PTOM  concernés. Elle appuie dans ces conditions, soit les actions autonomes d'acteurs PTOM, soit des  actions de ceux-ci combinées avec le soutien d'acteurs similaires de la Communauté, qui mettent à  leur disposition leur compétence et leur expérience, leurs capacités technologiques et  d'organisation ou leurs ressources financières.  La coopération encourage l'apport, par les acteurs des PTOM et de la Communauté, de moyens  financiers et techniques complémentaires à l'effort de développement. Elle peut appuyer les actions  de coopération décentralisée par un soutien financier et/ou technique tiré des ressources de la  décision, dans les conditions définies à l'article 9.   Cette forme de coopération est organisée dans le plein respect du rôle et des prérogatives des  pouvoirs publics des PTOM. Article 9  Les actions de coopération décentralisée peuvent être  appuyées au moyen des instruments de coopération pour le financement du développement avec l'accord  des autorités compétentes des PTOM concernés, de préférence dès le stade de la programmation, quant  au principe et aux conditions de l'appui à cette forme de coopération. Cet appui est fourni dans la  mesure où il est nécessaire à la mise en oeuvre fructueuse des actions proposées, pour autant que  l'utilité de ces dernières soit reconnue et que les dispositions relatives à la coopération  financière et technique soient respectées. Les projets relevant de cette forme de coopération  peuvent se rattacher ou non à des programmes mis en oeuvre dans les secteurs de concentration des  programmes indicatifs, la priorité étant donnée à ceux qui se rapportent aux secteurs de  concentration. Article 10  Afin de permettre aux autorités locales compétentes des PTOM d'être  davantage impliquées dans la mise en oeuvre des principes de l'association des PTOM à la CEE, tout  en respectant les compétences des pouvoirs centraux respectifs des États membres concernés, il est  institué une procédure consultative fondée sur le principe du partenariat entre la Commission,  l'État membre et le PTOM.  Ce partenariat, dont les modalités sont fixées aux articles 234, 235 et 236 de la présente  décision, permettra d'examiner les réalisations acquises dans le cadre de l'association et de  débattre des problèmes se posant éventuellement dans les relations entre les PTOM et la  Communauté.  DEUXIÈME PARTIE LES DOMAINES DE LA COOPÉRATION CEE-PTOM TITRE I ENVIRONNEMENT Article 11  1.     Dans le cadre de la présente décision, la protection et la mise en valeur de l'environnement et  des ressources naturelles, l'arrêt de la dégradation du capital foncier et forestier, le  rétablissement des équilibres écologiques, la  sauvegarde des ressources naturelles ainsi que leur  exploitation rationnelle sont des objectifs fondamentaux que les PTOM concernés s'efforcent  d'atteindre avec l'appui de la Communauté, en vue d'améliorer dans l'immédiat les conditions de vie  de leurs populations et de sauvegarder celles des générations à venir.  2.    La Communauté reconnaît que certains PTOM sont menacés dans leur existence par une  dégradation rapide de leur environnement qui contrecarre tout effort de développement, et en  particulier les objectifs prioritaires d'autosuffisance et de sécurité alimentaire. La lutte contre cette dégradation de l'environnement et pour la conservation des ressources  naturelles constitue pour beaucoup de PTOM un impératif pressant qui requiert la conception et la  mise en oeuvre de modes de développement cohérents, respectant les équilibres écologiques. Article  12  L'ampleur du phénomène et celle des moyens à mettre en oeuvre implique que les actions à  réaliser s'inscrivent dans des politiques d'ensemble, de longue durée, conçues et appliquées par  les autorités compétentes des PTOM sur les plans local, national, régional ou international, selon  le cas, dans le cadre d'un effort de solidarité internationale.  À cet effet, la Communauté privilégie: -  une approche préventive, soucieuse de parer aux conséquences négatives sur l'environnement de  tout programme ou action, -une approche systématique garantissant la validité écologique à tous les stades, de  l'identification à la réalisation, -une approche transsectorielle s'intéressant aux conséquences tant directes qu'indirectes des  actions entreprises. Article 13  La protection de l'environnement et des ressources naturelles  nécessite une démarche globale incluant la dimension sociale et culturelle.  La prise en compte de cette dimension spécifique nécessite l'intégration, dans les projets et les  programmes, d'actions appropriées d'éducation, de formation, d'information et de recherche.  Article 14  Des instruments de coopération, adaptés à cette problématique, sont élaborés et mis  en oeuvre.  Selon les besoins, des critères qualitatifs comme quantitatifs peuvent être utilisés. Des listes  des éléments à prendre en considération, agréées en commun, dans le cadre, le cas échéant, de la  procédure de partenariat prévue aux articles 234, 235 et 236, sont utilisées pour apprécier la  viabilité environnementale des actions proposées, quelle que soit leur importance. Pour les projets  d'envergure et ceux présentant un risque important pour l'environnement, il est fait recours à des  études d'impact environnemental comportant au minimum: -une description des mesures envisagées pour éviter et réduire d'éventuels effets négatifs  importants et, si possible, y remédier, -les données nécessaires pour identifier et évaluer les effets principaux que le projet est  susceptible d'avoir sur l'environnement.  Pour appuyer efficacement cette prise en compte effective de l'environnement, des inventaires  physiques et, dans la mesure du possible, valorisés, sont établis.  La mise en oeuvre de ces instruments permet , au cas où l'on prévoit des conséquences négatives  sur l'environnement, la formulation des mesures correctrices indispensables dès le stade initial  des programmes et projets envisagés, de sorte que ceux-ci puissent progresser selon les calendriers  d'exécution prévus, tout en étant améliorés sous l'angle de la protection de l'environnement et des  ressources naturelles. Article 15  La Communauté, soucieuse d'une protection réelle et d'une  gestion efficace de l'environnement et des ressources naturelles, estime que les domaines de la  coopération CEE-PTOM, couverts par la présente partie, doivent être analysés et appréciés  systématiquement sous cet angle.  Dans cet esprit, la Communauté appuie les efforts déployés par les autorités compétentes des PTOM  sur les plans local, national, régional ou international ainsi que les opérations lancées par des  organisations intergouvernementales et non gouvernementales en vue de la mise en oeuvre des  politiques et priorités locales, nationales et intergouvernementales. Article 16  1.    La  Communauté s'engage, pour ce qui la concerne, à mettre tout en oeuvre afin que de façon générale  soient maîtrisés les mouvements internationaux de déchets dangereux et de déchets radioactifs et  souligne l'importance d'une coopération internationale efficace en la matière.  À cet égard, la Communauté interdit toute exportation, directe ou indirecte, de ces déchets vers  les PTOM, tandis que, simultanément, les autorités compétentes des PTOM interdisent l'importation,  directe ou indirecte, sur leur territoire de ces mêmes déchets en provenance de la Communauté ou de  tout autre pays, sans préjudice des engagements internationaux spécifiques souscrits ou à   souscrire à l'avenir dans ces deux domaines dans les enceintes internationales compétentes.  Ces dispositions ne font pas obstacle à ce qu'un État membre, vers lequel un PTOM a décidé  d'exporter des déchets pour traitement, réexporte les déchets traités vers le PTOM d'origine.  La Communauté et, le cas échéant, les autorités compétentes des PTOM prennent, dans les meilleurs  délais, les mesures d'ordre juridique et administratif internes nécessaires pour la mise en  application de cet engagement.  2.    Les autorités compétentes des PTOM s'engagent à assurer un contrôle rigoureux de  l'application des mesures d'interdiction visées au paragraphe 1 deuxième alinéa.  3.    Dans le cadre du présent article, le terme «déchets dangereux» s'entend au sens des  catégories de déchets figurant aux annexes 1 et 2 de la convention de Bâle sur le contrôle des  mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination.  Pour ce qui concerne les déchets radioactifs, les définitions et les seuils applicables seront  ceux qui seront arrêtés dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Dans  l'attente, ces définitions et seuils sont ceux précisés à l'annexe VI. Article 17  À la demande  des autorités compétentes des PTOM, la Communauté fournit l'information technique disponible sur  les pesticides et autres produits chimiques, en vue de les aider à développer ou à renforcer une  utilisation appropriée et sûre de ces produits.  Si nécessaire et en conformité avec les dispositions de la coopération pour le financement du  développement, une assistance technique peut être fournie afin d'assurer des conditions de sécurité  à tous les stades, depuis la production jusqu'à l'élimination de tels produits. Article 18  La  Communauté et les autorités compétentes des PTOM reconnaissent l'utilité d'échanges de vues, par le  biais des mécanismes de consultations prévues dans la décision, au sujet de risques écologiques  majeurs, soit de portée planétaire (tels que l'effet de serre, le dépérissement de la couche  d'ozone, l'évolution des forêts tropicales, etc.), soit de portée plus spécifique et résultant de  l'application de technologies industrielles. De telles consultations pourront être demandées par la  Commission, par un État  membre ou par les autorités compétentes d'un PTOM, dans la mesure où ces  risques peuvent affecter concrètement un PTOM et ont pour objet d'évaluer les possibilités  d'actions conformément aux dispositions de la présente décision. Le cas échéant, les consultations  permettront également de procéder à des échanges de vues avant les discussions menées à ces sujets  dans les enceintes internationales appropriées.  TITRE II COOPÉRATION AGRICOLE, SÉCURITÉ ALIMENTAIREET DÉVELOPPEMENT RURAL Article 19  La  coopération dans le secteur agricole et rural, c'est-à-dire l'agriculture, l'élevage, la pêche et  la sylvi-culture, s'attache notamment: -  à promouvoir de façon continue et systématique un développement viable et durable, basé  particulièrement sur la protection de l'environnement et la gestion rationnelle des ressources  naturelles, -à appuyer les efforts des PTOM en vue d'accroître leur degré d'auto-approvisionnement alimentaire  notamment par le renforcement de leur capacité propre à fournir à leur population une alimentation  quantitativement et qualitativement suffisante et à leur assurer un niveau nutritionnel  satisfaisant, -à renforcer la sécurité alimentaire tant au niveau local que régional et interrégional par une  stimulation des courants commerciaux régionaux de produits alimentaires et une meilleure  coordination des politiques vivrières des pays concernés, -à garantir aux populations rurales des revenus permettant d'améliorer de façon significative leur  niveau de vie, afin de pouvoir couvrir leurs besoins essentiels en matière d'alimentation,  d'éducation, de santé et de conditions d'existence, -à encourager une participation active des populations rurales, les femmes autant que les hommes, à  leur propre développement par l'organisation du monde paysan en groupements ainsi que par une  meilleure intégration des producteurs, hommes et femmes, dans le circuit économique national et  international, -à renforcer la participation de la femme en tant que productrice notamment par l'amélioration de  son  accès à tous les facteurs de production (terre, intrants, crédit, vulgarisation, formation), -à créer dans le milieu rural des conditions et un cadre de vie satisfaisants, notamment par le  développement d'activités socioculturelles, -à améliorer la productivité rurale notamment par le transfert de technologies appropriées et par  une exploitation rationnelle des ressources végétales et animales, -à réduire les pertes après récolte, -à alléger la charge de travail des femmes par, notamment, la promotion de technologies adaptées en  matière d'après-récolte et de transformation alimentaire, -à diversifier les activités rurales créatrices d'emplois et à développer les activités d'appui à  la production, -à valoriser les productions par la transformation sur place des produits de l'agriculture, de  l'élevage, de la pêche et de la forêt, -à assurer un meilleur équilibre entre les productions agricoles vivrières et les productions  destinées à l'exportation, -à développer et à renforcer une recherche agronomique adaptée aux conditions naturelles et  humaines du pays et de la région et répondant aux besoins de la vulgarisation et aux exigences de  la sécurité alimentaire, -à préserver, dans le cadre des objectifs précités, le milieu naturel, en particulier par des  actions spécifiques de protection et de conservation des écosystèmes. Article 20  1.    Les  actions permettant d'atteindre les objectifs visés à l'article 19 doivent revêtir des formes aussi  diverses et concrètes que possible, tant sur le plan local que régional et interrégional.  2.    Elles sont conçues et mises en oeuvre pour réaliser les politiques et les stratégies  définies par les autorités compétentes des PTOM, et dans le respect de leurs priorités.  3.    La coopération agricole appuie ces politiques et stratégies conformément aux dispositions de  la présente décision.  Article 21  1.    Le développement de la production passe par  l'intensification rationnelle des productions végétale et animale et implique: -une amélioration des modes d'exploitation en cultures pluviales en préservant la fertilité des  sols, -un développement des cultures d'irrigation au moyen notamment d'aménagements hydro-agricoles de  différents types (hydraulique villageoise, régularisation des cours d'eau et aménagement des sols)  permettant une utilisation optimale et une gestion économe de l'eau maîtrisables par les paysans et  par les collectivités locales; les actions consisteront, en outre, à réhabiliter des aménagements  existants, -l'amélioration et la modernisation de techniques culturales ainsi qu'une meilleure utilisation des  facteurs de production (variétés et races améliorées, matériel agricole, engrais, produits de  traitement), -dans le domaine de l'élevage, une amélioration de l'alimentation des animaux (gestion plus  adéquate des pâturages, développement de la production fourragère, multiplication et réhabilitation  des points d'eau) et de leurs conditions sanitaires, y compris le développement des infrastructures  nécessaires à cet effet, -une meilleure association de l'agriculture et de l'élevage, -dans le domaine de la pêche, une modernisation des conditions d'exploitation des ressources  piscicoles et le développement de l'aquaculture.  2.    Le développement de la production suppose en outre: -l'extension des activités secondaires et tertiaires d'appui à l'agriculture telles que la  fabrication, la modernisation et la promotion d'équipements agricoles et ruraux ainsi que  d'intrants et, le cas échéant, leur importation, -la mise en place ou le renforcement de systèmes d'épargne et de crédit agricoles adaptés aux  conditions locales afin de favoriser l'accès des agriculteurs aux facteurs de production, -l'encouragement de toutes les politiques et mesures d'incitation en faveur des producteurs,  appropriées aux conditions locales en vue d'une plus grande productivité et de meilleurs revenus  pour les agriculteurs.    Article 22  En vue d'assurer la valorisation des productions, la coopération agricole concourt  à assurer: -  des moyens adéquats de conservation et des structures adaptées de stockage au niveau des  producteurs, -une lutte efficace contre les maladies, les prédateurs et autres causes de pertes de production, -un dispositif de commercialisation de base reposant sur une organisation adéquate des producteurs  disposant des moyens financiers et matériels nécessaires et sur des moyens de communication  adaptés, -un fonctionnement souple des circuits commerciaux, tenant compte de toute forme d'initiative  publique ou privée et permettant l'approvisionnement des marchés locaux, des zones déficitaires du  pays et des marchés urbains afin de réduire la dépendance de l'extérieur, -des mécanismes permettant à la fois d'éviter les ruptures d'approvisionnement (stockage de  sécurité) et les fluctuations erratiques des prix (stockage d'intervention), -la transformation, le conditionnement et la commercialisation des produits à travers notamment le  développement d'unités artisanales et agro-industrielles afin de les adapter à l'évolution du  marché. Article 23  Les actions de promotion du monde rural portent sur: -l'organisation des producteurs en groupements ou communautés afin de leur permettre de tirer  meilleur parti des marchés, des investissements et des équipements d'intérêt commun, -la promotion de la participation de la femme et de la reconnaissance de son rôle actif en tant que  partenaire à part entière dans le processus de production rurale et de développement économique, -le développement d'activités socioculturelles (santé, éducation, culture) indispensables à  l'amélioration du cadre de vie du monde rural, -la formation des producteurs ruraux, tant les femmes que les hommes, par une vulgarisation et un  encadrement adéquats, -l'amélioration des conditions de formation des formateurs à tous les niveaux.  Article 24  La  coopération dans le domaine de la recherche agronomique et agrotechnologique contribue: -au développement, dans les PTOM, de capacités locales et régionales de recherche adaptées aux  conditions naturelles et socio-économiques locales de la production végétale et animale, -en particulier à l'amélioration des variétés et des races, de la qualité nutritionnelle des  produits et de leur conditionnement, à la mise au point de technologies et de procédés à la portée  des producteurs, -à une meilleure diffusion des résultats de la recherche obtenus dans un PTOM, dans un État ACP ou  non ACP et susceptibles d'application dans d'autres PTOM ou États ACP, -à une vulgarisation des résultats de cette recherche auprès du plus grand nombre possible  d'utilisateurs, -à promouvoir et à renforcer une coordination de la recherche notamment aux plans régional et  international, et à mettre en oeuvre les actions appropriées pour atteindre ces objectifs. Article  25  Les actions de coopération agricole s'exécutent selon les modalités et procédures fixées pour  la coopération en ce qui concerne le financement du développement et, dans ce cadre, elles peuvent  également porter:  1)  au titre de la coopération technique sur: -  des échanges d'informations entre la Communauté, les PTOM et les États ACP, ainsi qu'entre PTOM  et États ACP sur l'utilisation de l'eau, les pratiques d'intensification des productions et les  résultats de la recherche, -des échanges d'expériences entre professionnels du crédit et de l'épargne, des coopératives, de la  mutualité, de l'artisanat et de la petite industrie en zone rurale;  2)au titre de la coopération financière sur: -la fourniture de facteurs de production, -l'appui aux organismes de régulation des marchés, en fonction d'une approche cohérente des  problèmes de production et de commercialisation, -la participation à la constitution de fonds pour les systèmes de crédit agricole,   -l'ouverture de lignes de crédit au bénéfice de producteurs ruraux, d'organisations  professionnelles agricoles, d'artisans, de groupements de femmes et de petits industriels ruraux,  en fonction de leurs activités (approvisionnement, commercialisation primaire, stockage) et au  bénéfice des groupements qui mettent en oeuvre des actions thématiques, -l'appui à l'association de moyens industriels et de capacités professionnelles des PTOM et de la  Communauté, dans le cadre d'unités artisanales ou industrielles, pour la fabrication d'intrants et  de matériels, l'entretien, le conditionnement, le stockage, le transport et la transformation des  produits. Article 26  1.    Les actions de la Communauté visant la sécurité alimentaire des PTOM  sont conduites dans le contexte des stratégies ou des politiques alimentaires des autorités  compétentes des PTOM concernés et des objectifs de développement qu'elles définissent. Elles sont mises en oeuvre, en coordination avec les instruments de la présente décision, dans le  cadre des politiques de la Communauté et des mesures qui en relèvent dans le respect de ses  engagements internationaux.  2.    Dans ce contexte, une programmation pluriannuelle indicative peut être mise en oeuvre avec  les autorités compétentes des PTOM qui le souhaitent en vue de permettre une meilleure  prévisibilité de leur approvisionnement alimentaire. Article 27  En ce qui concerne les produits  agricoles disponibles, la Communauté s'engage à assurer la possibilité d'une préfixation à plus  long terme des restitutions à l'exportation vers tous les PTOM et pour une gamme de produits  définie eu égard à leurs besoins alimentaires.  Cette préfixation peut avoir une durée d'un an et est appliquée chaque année pendant la durée de  la présente décision, étant entendu que le niveau de la restitution est fixé selon les méthodes  normalement suivies par la Commission. Article 28  Lors de la mise en oeuvre des dispositions du  présent titre, il convient de veiller tout spécialement à aider les PTOM les moins développés à  tirer pleinement parti des dispositions du présent titre. À la demande des autorités compétentes  des PTOM concernés, une attention particulière est prêtée aux difficultés spécifiques de ces PTOM  pour réaliser les politiques ou stratégies définies par leurs autorités compétentes et tendant à  renforcer  leur autosuffisance et leur sécurité alimentaires. Dans ce contexte, la coopération  porte notamment sur les domaines de la production (y compris l'approvisionnement en intrants  physiques, techniques et financiers), du transport, de la commercialisation, du conditionnement et  de la mise en place d'infrastructures de stockage. Article 29  À la demande des autorités  compétentes des PTOM, ceux-ci peuvent bénéficier des services du centre technique de coopération  agricole et rurale dont les objectifs et les fonctions sont énumérés à l'article 53 de la  convention.  Les coûts éventuels des interventions dudit centre au profit des PTOM qui en feraient usage sont  financés au moyen des ressources prévues à l'article 154 pour celle des trois zones dont relèvent  ces PTOM.  TITRE III DÉVELOPPEMENT DE LA PÊCHE Article 30  Pour favoriser le développement de  l'exploitation des ressources halieutiques des PTOM, le secteur de la pêche bénéficie de l'ensemble  des mécanismes d'assistance et de coopération prévus par la présente décision, et notamment de  l'assistance financière et technique selon les modalités prévues au titre III de la troisième  partie.  Les objectifs prioritaires de cette coopération sont les suivants: -  améliorer la connaissance du milieu et des ressources, -accroître les moyens pour la protection des ressources halieutiques et le suivi de leur  exploitation rationnelle, -encourager l'exploitation rationnelle des ressources halieutiques des PTOM et des ressources de  haute mer pour lesquelles les PTOM et la Communauté ont des intérêts communs, -accroître la contribution de la pêche, y inclus ses volets aquaculture et pêche artisanale, au  développement rural en valorisant le rôle de la pêche dans le renforcement de la sécurité  alimentaire et dans l'amélioration de la nutrition et des conditions socio-économiques des  collectivités concernées; cela suppose, entre autres choses, la reconnaissance et le soutien du  travail des femmes après la capture du poisson et au stade de la commercialisation,   -accroître la contribution de la pêche au développement industriel grâce à une augmentation des  captures, de la production, de la transformation et des exportations. Article 31  L'aide de la  Communauté au développement de la pêche comprend, entre autres, un soutien aux domaines suivants: a)  la production des produits de la pêche, y compris l'acquisition de bateaux, d'équipements et de  matériel de pêche, le développement de l'infrastructure nécessaire aux communautés rurales de  pêcheurs et à l'industrie de la pêche ainsi que le soutien aux projets d'aquaculture, notamment par  l'ouverture de lignes de crédit spécifiques en faveur d'institutions appropriées des PTOM chargées  de rétrocéder les prêts aux personnes concernées; b)la gestion et la protection des pêcheries y compris l'évaluation des ressources halieutiques et  du potentiel en matière d'acquaculture; l'amélioration de la gestion et du contrôle de  l'environnement et le développement des capacités des autorités compétentes des PTOM à gérer  rationnellement les ressources halieutiques des zones économiques exclusives situées au large des  côtes des PTOM; c)la transformation et la commercialisation des produits de la pêche, y compris le développement  des installations et des opérations de capture, de transformation, de distribution et de  commercialisation; la réduction des pertes après capture et la promotion de programmes destinés à  améliorer l'utilisation du poisson et la nutrition à partir des produits de la pêche; d)les besoins de formation des ressortissants des PTOM dans tous les domaines de la pêche, le  développement et le renforcement des capacités de recherche des PTOM, ainsi que la promotion de la  coopération régionale en matière de gestion et de développement de la pêche. Article 32  Pour  l'application des articles 30 et 31, il convient de veiller tout particulièrement à permettre aux  PTOM les moins développés de développer au maximum leur capacité de gérer leurs ressources  halieutiques. Article 33  La conservation et l'utilisation optimale des ressources biologiques  marines se réalisent en coopérant soit directement, soit sur une base régionale, soit, le cas  échéant, par l'intermédiaire d'organisations internationales.   TITRE IV COOPÉRATION EN MATIÈRE DE PRODUITS DE BASE Article 34  La coopération avec les PTOM  dans le domaine des produits de base tient compte: -  de la forte dépendance des économies d'un grand nombre de PTOM vis-à-vis de leurs exportations  de produits primaires, -de la détérioration, dans la plupart des cas, de la situation de leurs exportations, due  principalement à l'évolution défavorable des cours mondiaux, -du caractère structurel des difficultés qui se manifestent dans de nombreux secteurs de produits  de base tant à l'intérieur des économies des PTOM que sur le plan international. Article 35  Les  objectifs essentiels de la coopération dans ce domaine sont: -la diversification, tant horizontale que verticale, des économies des PTOM et, plus  particulièrement, le développement des activités de transformation, de commercialisation, de  distribution et de transport (TCDT), -l'amélioration de la compétitivité des produits de base des PTOM sur les marchés mondiaux à  travers la réorganisation et la rationalisation de leurs activités de production, de  commercialisation et de distribution.  Tous les moyens appropriés doivent être mis en oeuvre pour permettre d'aller aussi loin que  possible dans la réalisation de ces objectifs; pour ce faire, l'ensemble des instruments et  ressources de la présente décision doivent être utilisés d'une façon coordonnée. Article 36  Les  actions de coopération dans le domaine des produits de base sont orientées vers le développement  des marchés internationaux, régionaux et locaux; elles s'exécutent selon les modalités et  procédures de la décision, notamment celles relatives à la coopération pour le financement du  développement. Dans ce cadre, elles peuvent également porter sur: 1)  la valorisation des ressources humaines, incluant en particulier: -  des programmes de formation et de stages, à l'intention des opérateurs des secteurs concernés, -l'appui aux écoles et instituts de formation locaux ou régionaux spécialisés dans le secteur;   2)l'encouragement des investissements des opérateurs économiques de la Communauté et des PTOM  dans le secteur en cause, notamment à travers: -des actions d'information et de sensibilisation en direction des opérateurs susceptibles  d'investir dans les activités de diversification et de valorisation des produits de base des PTOM, -une utilisation plus dynamique des capitaux à risques pour les entreprises voulant investir dans  ces activités de TCDT, -l'utilisation des dispositions pertinentes en matière de promotion, de protection, de financement  et d'appui aux investissements;  3)le développement et l'amélioration des infrastructures nécessaires aux activités dans le secteur  en cause, et notamment des réseaux de transports et de télécommunications. Article 37  Dans la  poursuite des objectifs visés à l'article 35, un intérêt particulier est prêté à ce qui suit: -  veiller à ce que les signaux du marché, qu'il soit local, régional ou international, soient  dûment pris en compte, -prendre en compte les effets économiques et sociaux des actions entreprises, -assurer une plus grande cohérence, aux plans régional et international, entre les stratégies  poursuivies par les différents PTOM concernés, -favoriser une allocation efficace des ressources entre les différentes activités et opérateurs des  secteurs de production concernés.  TITRE V DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL, FABRICATION ETTRANSFORMATION Article 38  Afin de faciliter  la réalisation des objectifs des PTOM en matière de développement industriel, il convient de  veiller à ce que soit élaboré une stratégie de développement intégré et viable qui relie entre  elles les activités des différents secteurs. Il faut donc que des stratégies sectorielles soient  conçues pour l'agriculture et le développement rural, le secteur manufacturier, l'exploitation  minière, l'énergie, les infrastructures et les services de manière à favoriser une interactivité  dans et entre les secteurs afin de maximiser la valeur ajoutée locale et  d'établir, dans la mesure  du possible, une réelle capacité d'exportation des produits manufacturés, tout en assurant la  protection de l'environnement et des ressources naturelles.  La poursuite de ces objectifs est réalisée en mettant en oeuvre, outre les dispositions  spécifiques concernant la coopération industrielle, celles relatives au régime des échanges, à la  promotion commerciale des produits PTOM et aux investissements privés. Article 39  La coopération  industrielle, instrument clé du développement industriel, a les objectifs suivants: a)  établir les fondements et le cadre d'une coopération efficace entre la Communauté et les PTOM  dans les domaines de la fabrication et de la transformation, de la mise en valeur des ressources  minières et énergétiques, des transports et des communications; b)favoriser la création de conditions propices au développement des entreprises industrielles et  aux investissements locaux et étrangers; c)améliorer l'utilisation de la capacité et réhabiliter les entreprises industrielles existantes  qui peuvent être viables de manière à rétablir la capacité de production des économies des PTOM; d)encourager la création d'entreprises ainsi que la participation dans des entreprises par des  ressortissants des PTOM, en particulier la création de petites et moyennes entreprises qui  produisent et/ou utilisent des intrants locaux; soutenir les nouvelles entreprises et renforcer  celles qui existent; e)appuyer la création de nouvelles industries alimentant le marché local de manière rentable et  assurant la croissance du secteur des exportations non traditionnelles de façon à accroître les  recettes, créer des possibilités de travail et relever le revenu réel;f)développer des relations de plus en plus étroites entre la Communauté et les PTOM dans le domaine  industriel et encourager davantage, notamment, la mise sur pied rapide d'entreprises industrielles  conjointes PTOM-CEE; g)promouvoir les associations professionnelles dans les PTOM ainsi que d'autres institutions  s'occupant des entreprises industrielles ou du développement des entreprises. Article 40  La  Communauté apporte son appui aux PTOM en vue d'améliorer leur cadre institutionnel, de renforcer  leurs institutions de financement, de créer, réhabiliter et  d'améliorer leurs infrastructures  liées à l'industrie. La Communauté apporte également son soutien aux PTOM afin d'appuyer leurs  efforts d'intégration des structures industrielles aux niveaux régionaux et interrégionaux.  Article 41  Sur la base d'une demande des autorités compétentes d'un PTOM, la Communauté fournit  l'assistance nécessaire demandée dans le domaine de la formation industrielle à tous les niveaux,  et notamment pour l'évaluation des besoins de formation industrielle et l'établissement de  programmes correspondants, la création et le fonctionnement d'institutions locales ou régionales de  formation industrielle, la formation de ressortissants des PTOM dans les institutions appropriées,  la formation sur le lieu de travail, tant dans la Communauté que dans les PTOM, et également la  coopération entre les institutions de formation industrielle de la Communauté et des PTOM, entre  les institutions de formation industrielle des PTOM et entre ces dernières et celles d'autres pays  en développement. Article 42  Pour que les objectifs de développement industriel puissent être  atteints, la Communauté apporte son soutien à la création et à l'expansion de tout type  d'industries viables que les autorités compétentes des PTOM considèrent comme importantes pour la  réalisation de leurs objectifs et leurs priorités en matière d'industrialisation.  Dans ce contexte, il convient d'accorder une attention particulière aux domaines suivants: i)  fabrication et transformation de produits de base: a)  industries transformant, à l'échelon local ou régional, des matières premières destinées à  l'exportation; b)industries répondant à des besoins locaux et utilisant des ressources locales, axées sur les  marchés locaux et régionaux et de taille principalement petite et moyenne; industries orientées  vers la modernisation de l'agriculture, la transformation efficiente de la production agricole et  la fabrication d'intrants et outils agricoles; ii)industries mécaniques, métallurgiques et chimiques: a)entreprises mécaniques produisant des outils et des équipements, créées essentiellement pour  assurer la maintenance des usines et équipements en place dans les PTOM. Ces entreprises doivent  prioritairement appuyer le secteur manufacturier  et de transformation, le secteur de la grande  exportation et les petites et moyennes entreprises qui satisfont des besoins fondamentaux; b)industries métallurgiques effectuant la transformation secondaire des produits miniers des PTOM  afin d'approvisionner les industries mécaniques et chimiques des PTOM; c)industries chimiques, en particulier petites et moyennes, assurant la transformation secondaire  des produits minéraux destinés aux autres industries, ainsi qu'à l'agriculture et au secteur de la  santé; iii)réhabilitation et utilisation des capacités industrielles:  la restauration, la revalorisation, l'assainissement, la restructuration et le maintien des  capacités industrielles existantes potentiellement viables. Dans ce contexte, il convient de  privilégier les industries incorporant très peu d'éléments importés dans leurs produits, qui ont  des effets amont et aval et un impact favorable sur l'emploi. Les activités de réhabilitation  devraient viser la mise en place des conditions nécessaires à la viabilité des entreprises  réhabilitées. Article 43  La Communauté aide les PTOM à développer, pendant la durée de la  décision, de manière prioritaire, des industries viables telles que définies à l'article 42 en  fonction des capacités et décisions des autorités compétentes de chaque PTOM, et compte tenu de  leurs dotations respectives et de manière à tenir compte de l'ajustement des structures  industrielles aux changements qui interviennent dans les PTOM, dans la Communauté et sur le plan  mondial. Article 44  Dans un esprit d'intérêt mutuel, la Communauté contribue au développement de  la coopération inter-entreprises PTOM-CEE, intra-PTOM et PTOM-ACP par des activités d'information  et de promotion industrielle.  Le but de telles activités est d'intensifier l'échange régulier d'informations, d'organiser les  contacts nécessaires dans le domaine industriel entre responsables des politiques industrielles,  promoteurs et opérateurs économiques de la Communauté, des PTOM et des États ACP, de réaliser des  études, notamment de faisabilité, de faciliter la mise en place et le fonctionnement d'organismes  PTOM de promotion industrielle et d'encourager la  conclusion de coinvestissements, de contrats de  sous-traitance et toute autre forme de coopération industrielle entre entreprises des États membres  de la Communauté, des PTOM et des États ACP. Article 45  La Communauté contribue à  l'établissement et au développement des petites et moyennes entreprises artisanales, commerciales,  de service et industrielles compte tenu, d'une part, du rôle essentiel que ces entreprises jouent  dans les secteurs modernes et informels en constituant un tissu économique diversifié, et dans le  développement général des PTOM, et compte tenu, d'autre part, des avantages qu'offrent ces  entreprises au niveau de l'acquisition des compétences professionnelles, du transfert intégré et de  l'adaptation de technologies appropriées ainsi que de la possibilité de tirer le meilleur parti de  la main-d'oeuvre locale. Elle contribue également à l'évaluation sectorielle et à l'établissement  de programmes d'actions, à la création d'infrastructures appropriées, ainsi qu'au renforcement et  au fonctionnement d'institutions d'information, de promotion, d'encadrement, de formation, de  crédit ou de garantie et de transfert de technologies.  La Communauté et les autorités compétentes des PTOM encouragent la coopération et les contacts  entre les petites et moyennes entreprises des États membres, des PTOM et des États ACP. Article 46   En vue d'aider les PTOM à développer leur base technologique et leur capacité intérieure de  développement scientifique et technologique et de faciliter l'acquisition, le transfert et  l'adaptation de la technologie dans des conditions permettant d'en tirer le maximum d'avantages  possibles et d'en réduire les coûts à un minimum, les instruments de la coopération pour le  financement du développement peuvent contribuer notamment: a)  à l'établissement et au renforcement d'infrastructures scientifiques et techniques liées à  l'industrie dans les PTOM; b)à la définition et à la mise en oeuvre de programmes de recherche et de développement; c)à l'identification et à la création de possibilités de collaboration entre instituts de  recherche, institutions d'études supérieures et entreprises des PTOM, des États ACP, de la  Communauté, des États membres et d'autres pays; d)à l'établissement et à la promotion d'activités visant la consolidation de technologies locales  appropriées et l'acquisition de technologies étrangères pertinentes, notamment celles d'autres pays  en développement;  e)à l'identification, à l'évaluation et à l'acquisition de la technologie industrielle, y compris  la négociation en vue de l'acquisition, à des conditions favorables, de technologies, de brevets et  d'autres propriétés industrielles étrangères, notamment par voie de financement et/ou par d'autres  arrangements appropriés avec des entreprises et des institutions situées dans la Communauté; f)à la fourniture de services de conseil pour l'élaboration de réglementations régissant le  transfert de la technologie et pour la fourniture d'informations disponibles, notamment en ce qui  concerne les conditions des contrats relatifs à la technologie, les types et sources de technologie  et l'expérience des PTOM et des autres pays quant à l'utilisation de certaines technologies; g)à la promotion de la coopération technologique entre les PTOM ainsi qu'entre les PTOM et les  États ACP ou d'autres pays en développement, y compris les unités de recherche et de développement  notamment à l'échelon régional, afin d'utiliser au mieux toutes les possibilités scientifiques et  techniques particulièrement appropriées que ces PTOM pourraient détenir; h)à faciliter dans toute la mesure du possible l'accès et l'utilisation des sources de  documentation et d'autres sources de données disponibles dans la Communauté. Article 47  En vue  de permettre aux PTOM de tirer davantage parti du régime des échanges et des autres dispositions de  la présente décision, des actions de promotion sont mises en oeuvre pour la commercialisation des  produits industriels des PTOM, tant sur le marché de la Communauté que sur les autres marchés  extérieurs, et en vue également de stimuler et de développer les échanges de produits industriels  entre les PTOM ainsi qu'entre les PTOM et les États ACP. Ces actions porteront notamment sur les  études de marché, la commercialisation, la qualité et la normalisation des produits manufacturés,  conformément aux articles 152 et 153 et compte tenu des articles 84 et 85. Article 48  À la  demande des autorités compétentes des PTOM, ceux-ci peuvent bénéficier des services du Centre de  développement industriel (CDI), dont les objectifs sont définis à l'article 89 de la convention et  les activités sont énumérées à l'article 90 de la même convention, ou des Euro-info-centres mis en  place dans le cadre de la politique communautaire en faveur des entreprises.  Les coûts éventuels des interventions du Centre de développement industriel ou des  Euro-info-centres au profit  des PTOM qui en feraient usage sont financés au moyen des ressources  prévues à l'article 154 pour celle des trois zones dont relèvent ces PTOM. Article 49  1.    Pour  l'application du présent titre, la Communauté accorde une attention particulière aux besoins et aux  problèmes spécifiques des PTOM les moins développés afin de créer les bases de leur  industrialisation (formulation des politiques et stratégies industrielles, infrastructure  économique et formation industrielle), en vue notamment de valoriser les matières premières et les  autres ressources locales, en particulier dans les domaines suivants: -  transformation des matières premières, -développement, transfert et adaptation de technologies, -conception et financement d'actions en faveur des petites et moyennes entreprises industrielles, -développement des infrastructures industrielles et mise en valeur des ressources énergétiques et  minières, -formation adéquate dans les domaines scientifiques et techniques, -production d'équipements et d'intrants pour le secteur rural.  Ces actions peuvent être mises en oeuvre avec le concours du Centre de développement industriel  (CDI) sur des Euro-info-centres.  2.    À la demande d'un ou de plusieurs PTOM les moins développés, le CDI accorde une assistance  particulière pour l'identification sur place des possibilités de promotion et de développement  industriel, notamment dans les secteurs de la transformation des matières premières et de la  production d'équipements et d'intrants pour le secteur rural. Article 50  Pour la mise en oeuvre  de la coopération industrielle, la Communauté contribue à la réalisation de programmes, de projets  et d'actions qui lui sont présentés à l'initiative ou avec l'accord des autorités compétentes des  PTOM. Elle utilise à cette fin tous les moyens prévus par la présente décision et notamment ceux  dont elle dispose au titre de la coopération pour le financement du développement, en particulier  ceux qui sont du ressort de la Banque, sans préjudice d'actions en vue d'aider les PTOM à mobiliser  des fonds provenant d'autres sources.  La mise en oeuvre des programmes, projets et actions de coopération industrielle qui comportent un  financement par la Communauté s'effectue conformément aux dispositions du titre III de la troisième  partie de la présente décision, compte tenu des caractéristiques propres aux interventions dans le  secteur industriel.  TITRE VI DÉVELOPPEMENT MINIER Article 51  Le développement minier a pour objectifs  principaux: -  l'exploitation de tout type de ressources minérales d'une manière qui assure la rentabilité des  activités minières, tant sur les marchés d'exportation que sur les marchés locaux, tout en  rencontrant les préoccupations en matière d'environnement, et-la valorisation du potentiel des ressources humaines,  en vue de promouvoir et d'accélérer un développement économique et social diversifié. Article 52   À la demande des autorités compétentes d'un ou de plusieurs PTOM, la Communauté met en oeuvre des  actions d'assistance technique ou de formation visant à renforcer leurs capacités scientifiques et  techniques dans les domaines de la géologie et des mines, afin qu'ils puissent tirer davantage  profit des connaissances disponibles et orienter en conséquence leurs programmes de recherche et  d'exploration. Article 53  La Communauté, compte tenu des facteurs économiques à l'échelon local,  national et international et dans un souci de diversification, participe, le cas échéant, au moyen  de programmes d'aide financière et technique, aux efforts des PTOM pour la recherche et  l'exploration minière à tous les niveaux, tant sur terre que sur le plateau continental tel qu'il  est défini par le droit international.  Le cas échéant, la Communauté apporte en outre une aide financière et technique à la mise en place  de fonds locaux, nationaux ou régionaux d'exploration dans les PTOM.    Article 54  Dans le but de soutenir les efforts d'exploitation des ressources minières des  PTOM, la Communauté contribue aux projets de réhabilitation, de maintenance, de rationalisation et  de modernisation d'unités de production économique viables, en vue de rendre celles-ci plus  opérationnelles et plus compétitives.  Elle contribue aussi, dans une mesure compatible avec les capacités d'investissement et de gestion  et l'évolution du marché, à l'identification, l'élaboration et la mise en oeuvre de nouveaux  projets, viables, en prenant particulièrement en considération le financement d'études de  faisabilité et de préinvestissement.  Une attention particulière est accordée: -  aux actions visant à accroître le rôle des projets de petite et moyenne envergure, permettant la  promotion d'entreprises minières locales; ceci concerne en particulier les minerais industriels et  pour l'agriculture, destinés notamment au marché local ou régional, ainsi que les nouveaux  produits, ainsi que-aux actions pour la protection de l'environnement.  Elle soutient également les efforts des autorités compétentes des PTOM en vue: -d'un renforcement des infrastructures d'accompagnement,-de l'adoption de mesures propres à assurer la contribution la plus élevée du développement minier  au développement socio-économique des pays producteurs, telles que l'utilisation optimale des  revenus miniers et l'intégration du développement minier dans le développement industriel et dans  une politique appropriée d'aménagement du territoire, -de l'encouragement des investissements, ainsi que-de la coopération régionale. Article 55  Afin de contribuer à la réalisation des  objectifs définis ci-avant, la Communauté est prête à accorder son concours financier et technique  pour aider à la mise en valeur du potentiel minier des PTOM selon les modalités propres à chacun  des instruments dont elle dispose et conformément aux dispositions de la présente décision.  Dans le domaine de la recherche et des investissements préparatoires à la mise en oeuvre de  projets miniers, la Communauté peut apporter un concours sous forme de capitaux à risques,  éventuellement en liaison avec des participations en capital fournies par les PTOM intéressés et  d'autres sources de financement, selon les modalités fixées à l'article 156.   Les ressources prévues par ces dispositions peuvent être complétées, pour des projets d'intérêt  mutuel, par: a)  d'autres ressources financières et techniques de la Communauté; b)des actions visant la mobilisation de capitaux publics et privés, y compris les cofinancements.  Article 56  La Banque peut, en conformité avec ses statuts, engager, cas par cas, ses ressources  propres au-delà du montant fixé à l'article 154 pour des projets d'investissements miniers reconnus  par les autorités compétentes du PTOM concerné et par la Communauté comme étant d'intérêt mutuel.  TITRE VII DÉVELOPPEMENT ÉNERGÉTIQUE Article 57  Étant donné la gravité de la situation  énergétique dans la majorité des PTOM, laquelle est due en partie à la crise provoquée dans de  nombreux pays par la dépendance à l'égard des importations de produits pétroliers, et vu les  conséquences climatiques résultant de l'utilisation des combustibles fossiles, il convient de  coopérer dans ce domaine en vue de trouver des solutions à leurs problèmes énergétiques.  Une importance particulière est donnée à la programmation énergétique, aux actions de conservation  et d'utilisation rationnelle de l'énergie, à la reconnaissance du potentiel énergétique et à la  promotion, dans des conditions techniques et économiques appropriées, de sources d'énergie  nouvelles et renouvelables. Article 58  La coopération dans le secteur de l'énergie appuie le  développement des potentialités énergétiques traditionnelles et non traditionnelles ainsi que  l'autosuffisance des PTOM.  Le développement énergétique a pour objectifs principaux: a)  de favoriser le développement économique et social par la valorisation et le développement,  dans des conditions techniques, économiques et environnementales appropriées, des sources d'énergie  locales ou régionales; b)d'accroître le rendement de la production et de l'utilisation de l'énergie et, le cas échéant,  l'autosuffisance énergétique;   c)d'encourager le recours croissant à des sources d'énergie de substitution, nouvelles et  renouvelables; d)d'améliorer les conditions de vie dans les zones urbaines et périphériques ainsi que dans les  zones rurales et d'apporter aux problèmes énergétiques de ces zones des solutions adaptées aux  besoins et aux ressources locaux. Article 59  En vue d'atteindre les objectifs susmentionnés, les  actions de coopération énergétique peuvent, à la demande des autorités compétentes du ou des PTOM  concernés, se concentrer sur: a)  la collecte, l'analyse et la diffusion d'informations adéquates; b)le renforcement de la gestion et du contrôle des PTOM sur leurs ressources énergétiques  conformément à leurs objectifs de développement afin de leur permettre d'évaluer l'offre et la  demande en matière d'énergie et d'aboutir à une planification énergétique stratégique, au moyen,  entre autres, d'un soutien à la programmation énergétique et d'une assistance technique aux  services responsables de la conception et de la mise en oeuvre des politiques énergétiques; c)l'analyse des implications, dans le domaine de l'énergie, des programmes et projets de  développement en tenant compte des économies d'énergie à réaliser et des possibilités de  substitution des sources primaires. À cet égard, ces actions viseront à accroître le rôle que les  sources d'énergie nouvelles et renouvelables devront jouer, en particulier dans les zones rurales,  grâce à des programmes ou projets adaptés aux besoins et aux ressources locaux; d)la mise en oeuvre de programmes d'action appropriés fondés sur de petits et moyens projets de  développement énergétique; e)le développement du potentiel d'investissement pour l'exploration et la mise en valeur de sources  d'énergie locales et régionales ainsi que pour la mise en valeur de sites de production énergétique  exceptionnelle permettant l'établissement d'industries à haute intensité énergétique; f)la promotion de la recherche, de l'adaptation et de la diffusion des technologies appropriées  ainsi que de la formation nécessaire pour faire face aux besoins en main-d'oeuvre dans le secteur  énergétique; g)le renforcement des capacités des PTOM en matière de recherche et de développement, en  particulier pour les sources d'énergie nouvelles et renouvelables; h)la réhabilitation des infrastructures de base nécessaires à la production, au transport et à la  distribution d'énergie, en accordant une attention particulière à l'électrification rurale;  i)l'encouragement de la coopération entre PTOM et entre ceux-ci et les États ACP dans le secteur  énergétique, notamment les actions de coopération entre PTOM, États ACP et d'autres États voisins  bénéficiaires d'une aide de la Communauté. Article 60  Les objectifs mentionnés ci-avant peuvent  être réalisés en accordant le concours financier et technique de la Communauté pour aider à la mise  en valeur du potentiel énergétique des PTOM selon les modalités propres à chacun des instruments  dont elle dispose et conformément aux dispositions de la présente décision.  Dans le domaine de la recherche et des investissements préparatoires à la mise en oeuvre de  projets énergétiques, la Communauté peut apporter un concours sous forme de capitaux à risques,  éventuellement en liaison avec des participations en capital fournies par les États membres et les  PTOM intéressés et d'autres sources de financement, selon les modalités fixées à l'article 156.  Les ressources prévues par ces dispositions peuvent être complétées, pour des projets d'intérêt  mutuel, par: a)  d'autres ressources financières et techniques de la Communauté; b)des actions visant la mobilisation de capitaux publics et privés, y compris les cofinancements.  Article 61  La Banque peut, en conformité avec ses statuts, engager, cas par cas, ses ressources  propres au-delà du montant fixé à l'article 154 pour des projets d'investissements énergétiques  reconnus par les autorités compétentes du PTOM concerné et par la Communauté comme étant d'intérêt  mutuel.  TITRE VIII DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES Article 62  1.    La Communauté souligne que: i)  les entreprises constituent l'un des principaux instruments permettant d'atteindre les  objectifs de renforcement du tissu économique, d'encouragement de l'intégration intersectorielle,  de création d'emplois, d'amélioration des revenus et de relèvement du niveau des qualifications;   ii)les efforts déployés actuellement par les autorités compétentes des PTOM pour restructurer  leurs économies doivent s'accompagner d'efforts visant à renforcer et à élargir leur base de  production. Le secteur des entreprises doit jouer un rôle de premier plan dans les stratégies mises  en oeuvre par les PTOM pour relancer leur croissance; iii)il convient de créer un environnement stable et favorable, ainsi qu'un secteur financier  national et local efficace pour stimuler le secteur des entreprises des PTOM et encourager les  investissements européens; iv)le secteur privé, en particulier les petites et moyennes entreprises qui sont mieux adaptées aux  conditions caractérisant les économies PTOM, doit être dynamisé et jouer un rôle plus important.  Les micro-entreprises et l'artisanat devraient également être encouragées et appuyées; v)les investisseurs privés étrangers se conformant aux objectifs et aux priorités de l'association  doivent être encouragés à participer aux efforts de développement des PTOM. Il convient d'accorder  à ces investisseurs un traitement juste et équitable et de leur assurer un climat d'investissement  favorable, sûr et prévisible; vi)la stimulation de l'esprit d'entreprise PTOM est indispensable à la mise en valeur du potentiel  des PTOM.  2.    Des efforts doivent être faits pour consacrer une plus grande partie des moyens de  financement de la décision à l'encouragement de l'esprit d'entreprise et des investissements et à  la mise en oeuvre d'activités directement productives. Article 63  Pour la réalisation des  objectifs susmentionnés, il est nécessaire d'utiliser l'entière gamme d'instruments prévus par la  décision, et notamment l'assistance technique dans les domaines d'action suivants en vue d'appuyer  le développement du secteur privé: a)  appui à l'amélioration du cadre juridique et fiscal pour les entreprises et élargissement du  rôle des organisations professionnelles et des chambres de commerce dans le processus de  développement des entreprises; b)aide directe à la création et au développement des entreprises (services spécialisés dans le  démarrage des entreprises, aide au redéploiement des anciens employés de la fonction publique, aide  aux transferts de technologies et aux développements technologiques, services de gestion et études  de marché);  c)développement de services d'appui au secteur des entreprises de manière à offrir à celles-ci des  prestations de conseil dans les domaines juridique, technique et en matière de gestion; d)programmes spécifiques destinés à former des chefs d'entreprise et à développer leurs  compétences, en particulier dans le secteur des petites entreprises et des secteurs informels.  Article 64  Afin d'appuyer le développement de l'épargne et des secteurs financiers locaux, une  attention particulière est accordée aux domaines suivants: a)  une aide à la mobilisation de l'épargne locale et au développement de l'intermédiation  financière; b)une assistance technique pour la restructuration et la réforme des institutions financières.  Article 65  En vue d'appuyer le développement des entreprises dans les PTOM, la Communauté  apporte une assistance technique et financière, sous réserve des conditions fixées dans le titre  III de la troisième partie.  TITRE IX DÉVELOPPEMENT DES SERVICES Chapitre premier Objectifs et principes de la coopération  Article 66  1.    Le secteur des services est important dans la formulation des politiques de  développement et il est nécessaire de développer une coopération accrue dans ce domaine.  2.    La Communauté appuie les efforts des autorités compétentes des PTOM visant à renforcer leurs  capacités internes de prestations de services, dans le but d'améliorer le fonctionnement de leurs  économies, d'alléger leurs contraintes de balances des paiements et de stimuler le processus  d'intégration régionale.  3.    Ces actions ont pour objet de faire en sorte que les PTOM tirent le maximum de profit des  dispositions de la présente décision, tant aux niveaux local que régional, et qu'ils puissent: -  participer dans les conditions les plus favorables aux marchés de la Communauté et aux marchés  locaux, régionaux et internationaux, en diversifiant la gamme  et en accroissant la valeur et le  volume du commerce des PTOM de biens et de services, -renforcer leurs capacités collectives par une intégration économique accrue et une consolidation  de la coopération de type fonctionnel ou thématique, -stimuler le développement des entreprises notamment en encourageant les investissements PTOM-CEE  dans le secteur des services afin de créer des emplois, de générer et de diffuser des revenus et de  faciliter le transfert et l'adaptation des technologies aux besoins spécifiques des PTOM, -tirer le plus grand profit du tourisme local ou régional et améliorer leur participation au  tourisme mondial, -mettre en oeuvre les réseaux de transports et de communications ainsi que les systèmes  informatiques et télématiques nécessaires à leur développement, -procéder à un effort accru de formation professionnelle et de transfert de savoir-faire en raison  du rôle déterminant que jouent les ressources humaines dans le développement des activités de  service. 4.    Dans la poursuite de ces objectifs, sont mises en oeuvre, outre les dispositions spécifiques  concernant la coopération en matière de services, celles relatives au régime des échanges, à la  promotion commerciale au développement industriel, aux investissements, à l'éducation et à la  formation. Article 67  1.    Compte tenu de l'étendue de la gamme des services et de leur  contribution inégale au processus de développement, et dans le but de maximiser l'impact de l'aide  communautaire sur le développement des PTOM, une attention particulière est accordée aux services  nécessaires au fonctionnement de leurs économies dans les domaines suivants: -  les services d'appui au développement économique, -le tourisme, -les transports, les communications et l'informatique.  2.    Pour la mise en oeuvre de la coopération en matière de services, la Communauté contribue à  la réalisation de programmes, de projets et d'actions qui lui sont présentés à l'initiative ou avec  l'accord des autorités compétentes des PTOM. Elle utilise à cette fin tous les moyens prévus par la  présente décision et notamment ceux dont elle dispose au titre de la coopération pour le  financement du développement, y compris ceux qui sont du ressort de la Banque.  Article 68  Dans  les domaines relatifs au développement des services, une attention particulière est accordée aux  besoins spécifiques et à la situation économique des PTOM les moins développés.  Chapitre 2 Services d'appui au développement économique Article 69  En vue d'atteindre les  objectifs de la coopération dans ce secteur, la coopération porte sur les services marchands, sans  négliger toutefois certains services parapublics nécessaires à l'amélioration de l'environnement  économique, tel l'informatisation des procédures douanières, en donnant une priorité aux services  suivants: -  les services de soutien au commerce extérieur, -les services d'appui aux entreprises, -les services de soutien à l'intégration régionale. Article 70  Pour contribuer au rétablissement  de la compétitivité externe des PTOM, la coopération en matière de services accorde une priorité  aux services de soutien au commerce extérieur, dont le champ d'application couvre les points  suivants: i)  la création d'une infrastructure commerciale appropriée, par des actions visant notamment  l'amélioration des statistiques du commerce extérieur, l'automatisation des procédures douanières,  la gestion des ports ou des aéroports ou l'établissement de liens plus étroits entre les divers  intervenants aux échanges, tels que: exportateurs, organismes de financement du commerce, douanes  et banques centrales; ii)le renforcement des services spécifiquement commerciaux, tel que les mesures de promotion  commerciale, à appliquer également au secteur des services; iii)le développement des autres services liés au commerce extérieur, comme les mécanismes de  financement des échanges et de compensation et de paiements ou l'accès aux réseaux d'informations.   Article 71  En vue de favoriser le renforcement du tissu économique des PTOM et compte tenu des  dispositions relatives au développement de l'entreprise, une attention particulière est accordée  aux domaines suivants: i)les services de conseil aux entreprises afin d'améliorer le fonctionnement de l'entreprise en  facilitant notamment l'accès aux services de gestion, de comptabilité ou aux services  informatiques, ainsi qu'aux services juridiques, fiscaux ou financiers; ii)la mise en place de mécanismes adéquats de financement de l'entreprise, souples et adaptés, pour  stimuler la croissance ou la création d'entreprises de services; iii)le renforcement des capacités des PTOM dans le domaine des services financiers, une assistance  technique pour le développement des institutions d'assurance et de crédit en relation avec la  promotion et le développement de leur commerce. Article 72  Pour contribuer au renforcement de  l'intégration économique susceptible de créer des espaces économiques viables et compte tenu des  dispositions relatives à la coopération régionale, une attention particulière est accordée aux  domaines suivants: i)les services de soutien aux échanges de biens entre PTOM ainsi qu'entre ceux-ci et États ACP, au  moyen de mesures commerciales comme les études de marché; ii)les services nécessaires à l'expansion des échanges de services entre PTOM ainsi qu'entre  ceux-ci et États ACP, afin de renforcer les complémentarités notamment en étendant au secteur des  services et en adaptant, si nécessaire, les mesures traditionnelles de promotion commerciale; iii)la création de pôles régionaux de services visant le soutien à des secteurs économiques  spécifiques ou à des politiques sectorielles conduites en commun, grâce notamment au développement  de réseaux modernes de communication et d'informations et de banques de données informatiques.  Chapitre 3 Tourisme Article 73  Du fait de l'importance réelle du tourisme pour les PTOM, des  mesures et des actions destinées à développer et soutenir le secteur du tourisme sont mises en   oeuvre. Ces mesures peuvent être mises en oeuvre à tous les stades, depuis l'identification du  produit touristique jusqu'à la commercialisation et à la promotion.  L'objectif visé est de soutenir les efforts des autorités compétentes des PTOM visant à tirer le  plus grand profit du tourisme local, régional et international, en raison de l'impact du tourisme  sur le développement économique, et de stimuler les flux financiers privés en provenance de la  Communauté et d'autres sources vers le développement du tourisme dans les PTOM. Une attention  particulière est accordée à la nécessité d'intégrer le tourisme dans la vie sociale, culturelle et  économique des populations. Article 74  Les actions spécifiques visant au développement du  tourisme consistent à définir, adapter et élaborer des politiques appropriées aux niveaux local,  régional, sous-régional et international. Les programmes et projets de développement du tourisme  sont fondés sur ces politiques selon les quatre axes suivants: a)  mise en valeur des ressources humaines et développement des institutions, comportant entre  autres: -  perfectionnement des cadres dans des domaines de compétence spécifiques et formation continue  aux niveaux appropriés du secteur public et privé afin d'assurer une planification et un  développement satisfaisants, -création et renforcement des centres de promotion touristique, -éducation et formation de groupes spécifiques de la population et des organisations publiques et  privées actifs dans le secteur du tourisme, y compris le personnel impliqué dans les secteurs  d'appui au tourisme, -coopération et échanges entre PTOM ainsi qu'entre ceux-ci et États ACP en matière de formation,  d'assistance technique et de développement des institutions; b)développement des produits comportant entre autres: -l'identification du produit touristique, le développement de produits non traditionnels et de  nouveaux produits touristiques, l'adaptation de produits existants, y compris la préservation et la  mise en valeur du patrimoine culturel et des aspects écologiques et environnementaux, la gestion,  la protection et la conservation de la faune et de la flore, des biens historiques et sociaux et  d'autres biens naturels, le développement de services auxiliaires,   -l'encouragement des investissements privés dans le secteur du tourisme des PTOM et notamment des  coentreprises, -la fourniture d'une assistance technique pour le secteur de l'industrie hôtelière, -la production d'objets artisanaux à caractère culturel destiné au marché du tourisme; c)développement du marché comportant entre autres: -l'assistance à la définition et à la réalisation d'objectifs et de plans de développement du  marché aux niveaux local, sous-régional, régional et international, -le soutien aux efforts déployés par les PTOM pour accéder aux services offerts au secteur du  tourisme, tels que les systèmes centraux de réservation, les systèmes de contrôle et de sécurité du  trafic aérien, -des mesures et supports de commercialisation et de promotion dans le cadre de projets et  programmes intégrés de développement du marché et en vue d'une amélioration de la pénétration du  marché, visant les principaux générateurs de flux touristiques sur les marchés traditionnels et non  traditionnels, ainsi que comme activités spécifiques telles que la participation à des événements  commerciaux spécialisés, par exemple les foires, la production de documentation de qualité, de  films et de matériel de commercialisation; d)recherche et information comprenant entre autres: -l'amélioration des systèmes d'information sur le tourisme et la collecte, l'analyse, la diffusion  et l'exploitation des données statistiques, -l'évaluation de l'impact socio-économique du tourisme sur les économies des PTOM en mettant  l'accent sur le développement de complémentarités avec d'autres domaines tels que l'industrie  alimentaire, la construction, la technologie et la gestion au sein des PTOM et des régions où ils  se situent.  Chapitre 4 Transports, communications et informatique Article 75  1.    La coopération en  matière de transports vise à développer les transports routiers et ferroviaires, les installations  portuaires et les transports maritimes, les transports par voies d'eaux intérieures et les  transports aériens.   2.    La coopération en matière de communications vise le développement des postes et des  télécommunications, y compris les radiocommunications et l'informatique.  3.    La coopération dans ces domaines poursuit plus particulièrement les objectifs suivants: a)  la création de conditions favorisant la circulation des biens, des services et des personnes à  l'échelle locale, régionale et internationale; b)la création, la réhabilitation, la maintenance et l'exploitation rationnelle de systèmes fondés  sur des critères de coût-efficacité, répondant aux nécessités du développement socio-économique et  adaptés aux besoins des utilisateurs et à la situation économique globale des PTOM concernés; c)une plus grande complémentarité des systèmes de transports et de communications aux niveaux  local, régional et international; d)l'harmonisation des systèmes locaux tout en favorisant leur adaptation au progrès technologique; e)la réduction des obstacles aux transports et communications interétatiques, au niveau notamment  des législations, des règlements et des procédures administratives. Article 76  1.    Dans tous  les projets et programmes d'actions concernés, des efforts sont déployés pour assurer un transfert  adéquat de technologies et de savoir-faire.  2.    Une attention particulière est accordée à la formation des ressortissants PTOM en matière de  planification, de gestion, d'entretien et de fonctionnement des systèmes de transports et de  communications. Article 77  1.    Les transports aériens sont importants dans le renforcement des  relations économiques, culturelles et sociales entre les PTOM ainsi qu'entre ceux-ci et les États  ACP, d'une part, et entre les PTOM et la Communauté, d'autre part, ainsi que pour le désenclavement  des régions isolées ou à accès difficile et le développement du tourisme.  2.    L'objectif de la coopération dans ce secteur vise à promouvoir le développement harmonieux  des systèmes de transports aériens locaux ou régionaux et l'adaptation de la flotte aérienne locale  au progrès technologique; la mise en oeuvre du plan de navigation aérien de l'Organi sation de  l'aviation civile internationale, l'amélioration des infrastructures d'accueil et l'application des  normes internationales d'exploitation; le développement et le renforcement des centres d'entretien  d'avions; la formation; le développement de systèmes modernes de sécurité aéroportuaires. Article  78  1.    Les services de transport maritime constituent l'un des moteurs du développement  économique et de la promotion du commerce entre les PTOM et la Communauté.  2.    L'objectif de la coopération dans ce secteur est d'assurer le développement harmonieux de  services de transport maritime efficaces et fiables dans des conditions économiquement  satisfaisantes, en facilitant la participation active de toutes les parties dans le respect du  principe d'accès sans restriction au trafic sur une base commerciale. Article 79  Dans le cadre  de l'assistance financière et technique pour les transports maritimes, une attention particulière  est prêtée: -  au développement effectif des services de transport maritime, efficaces et fiables dans les  PTOM, notamment l'adaptation de l'infrastructure portuaire aux nécessités du trafic ainsi que  l'entretien du matériel portuaire, -à l'entretien ou à l'acquisition du matériel de manutention et du matériel flottant et son  adaptation au progrès technologique, -au développement des transports maritimes interrégionaux dans le but de favoriser la coopération  entre PTOM ainsi qu'entre ceux-ci et États ACP et d'améliorer le fonctionnement de l'industrie  maritime des PTOM, -au transfert de technologie, y compris le transport multimodal et la conteneurisation pour la  promotion des entreprises communes, -à la mise en place d'une infrastructure juridique et administrative appropriée et à l'amélioration  de la gestion portuaire, notamment par la formation professionnelle, -au développement du transport maritime interîles et des infrastructures de liaison et à une  coopération accrue avec les opérateurs économiques. Article 80  Une importance particulière est  accordée à promouvoir la sécurité maritime, la sécurité des équipages et les actions antipollution.   Article 81  1.    Dans le secteur des communications, la coopération accorde une attention  particulière au développement technologique en appuyant les efforts des PTOM visant l'établissement  et le développement de systèmes efficaces. Ceci comprend des études et des programmes concernant  les communications par satellite lorsque ceci est justifié par des considérations d'ordre  opérationnel et plus particulièrement aux niveaux régional et sous-régional. La coopération dans ce  domaine couvre également les moyens d'observation de la terre par satellites dans les domaines de  la météorologie et de la télédétection, appliquées notamment à toute forme de pollution ainsi qu'à  la gestion des ressources naturelles, l'agriculture et les mines en particulier, et à l'aménagement  du territoire.2.    Une importance particulière est accordée aux télécommunications dans les zones rurales afin  de stimuler le développement économique et social de ces zones. Article 82  La coopération en  matière d'informatique vise le renforcement des capacités des PTOM dans le domaine de  l'informatique et de la télématique en permettant aux PTOM qui donnent une haute priorité à ce  secteur de bénéficier d'un appui à leurs efforts dans l'acquisition et l'installation de systèmes  informatiques; le développement de réseaux télématiques efficaces, y compris en matière  d'informations financières internationales; la production à terme de composantes et de logiciels  informatiques dans les PTOM; leur participation aux activités internationales en matière de  traitement des données, de publication de livres et de revues. Article 83  Les actions de  coopération dans les domaines des transports et des communications s'exécutent selon les  dispositions et procédures fixées au titre III de la troisième partie.  TITRE X DÉVELOPPEMENT DU COMMERCE Article 84  En vue d'atteindre les objectifs fixés à  l'article 100, la Communauté met en oeuvre des actions pour le développement du commerce, du stade  de la conception au stade final de la distribution des produits. Ces actions ont pour objet de faire en sorte que les PTOM tirent le maximum de profit des  dispositions de  la présente décision en matière de coopération commerciale, agricole et  industrielle et qu'ils puissent participer dans les conditions les plus favorables aux marchés de  la Communauté et aux marchés internes, sous-régionaux, régionaux et internationaux, en diversifiant  la gamme et en accroissant la valeur et le volume du commerce de biens et de services des PTOM.  Article 85  1.    Dans le cadre des efforts visant à promouvoir le développement du commerce et  des services, et outre le développement du commerce entre les PTOM et la Communauté, une attention  particulière est accordée aux actions visant à accroître l'autonomie des PTOM, à développer le  commerce entre PTOM ainsi qu'entre ceux-ci et États ACP et le commerce international et à  développer la coopération régionale au niveau du commerce et des services.  2.    Les actions entreprises à la demande des autorités compétentes des PTOM concernent  principalement les secteurs suivants: -  la mise en place de stratégies commerciales cohérentes, -la valorisation des ressources humaines et le développement des compétences professionnelles dans  le domaine du commerce et des services, -la création, l'adaptation et le renforcement, dans les PTOM, d'organismes chargés du développement  du commerce et des services, en accordant une attention spéciale aux besoins particuliers des  organismes des PTOM les moins développés, -le soutien des efforts des PTOM visant à améliorer la qualité de leurs produits, à les adapter aux  besoins du marché et à diversifier leurs débouchés, -des mesures de développement commercial, notamment l'intensification des contacts et des échanges  d'information entre les opérateurs économiques des PTOM, des États membres de la Communauté et des  pays tiers, -l'appui aux PTOM pour l'application de techniques modernes de marketing dans des secteurs et des  programmes axés sur la production dans des domaines tels que le développement rural et  l'agriculture, -le soutien des efforts des PTOM visant à développer et améliorer l'infrastructure des services  d'appui, y compris les facilités de transport et de stockage, en  vue d'assurer la distribution  efficace des biens et services et d'accroître le flux des exportations des PTOM, -l'appui aux PTOM pour développer leurs capacités internes, leurs systèmes d'information et la  perception du rôle et de l'importance du commerce dans le développement économique, -l'appui aux petites et moyennes entreprises pour l'identification et le développement de produits,  de débouchés et de coentreprises commerciales.  3.    Afin d'accélérer les procédures, les décisions de financement peuvent porter sur des  programmes pluriannuels, conformément aux dispositions de l'article 196 sur les procédures de mise  en oeuvre.  4.    Un appui ne peut être fourni aux PTOM pour la participation à des foires, expositions et  missions commerciales que si ces manifestations font partie intégrante de programmes globaux de  développement commercial.  5.    La participation des PTOM les moins développés à différentes activités commerciales est  encouragée par des dispositions spéciales, notamment la prise en charge des frais de déplacement du  personnel et de transport des objets et marchandises à exposer, lors de leur participation à des  foires, expositions et missions commerciales locales, régionales et dans des pays tiers, y compris  le coût de la construction temporaire et/ou de la location de stands d'exposition. Une aide  spéciale est accordée aux PTOM les moins développés pour la préparation et/ou l'achat de matériels  de promotion. Article 86  Dans le cadre des instruments prévus par la présente décision et  conformément aux dispositions en matière de coopération pour le financement du développement,  l'aide au développement du commerce et des services comprend une assistance technique pour la mise  en place et le développement des institutions d'assurance et de crédit en relation avec le  développement du commerce. Article 87  Outre les crédits qui, dans le cadre des programmes  indicatifs visés à l'article 187, peuvent être affectés par chaque PTOM au financement d'actions  pour le développement des domaines visés aux titres IX et X de la deuxième partie, la contribution  de la Communauté au financement de ces actions peut, lorsqu'elles sont à caractère régional,  atteindre, dans le cadre des programmes de coopération régionale visés à l'article 90, le montant  prévu à l'article 154.     TITRE XI COOPÉRATION CULTURELLEET SOCIALE Article 88  La coopération contribue à un  développement autonome des PTOM, centré sur l'homme et enraciné dans la culture de chaque peuple.  La dimension humaine et culturelle doit imprégner tous les secteurs et se refléter dans tout projet  ou programme de développement. La coopération appuie les politiques et les mesures prises par les  autorités compétentes des PTOM en vue de valoriser leurs ressources humaines, d'accroître leurs  capacités propres de création et de promouvoir leurs identités culturelles. Elle favorise la  participation des populations au processus de développement. Cette coopération s'exerce notamment par: -  la prise en compte de la dimension culturelle et sociale, -la promotion des identités culturelles et le dialogue interculturel, en particulier quant à la  sauvegarde du patrimoine culturel, la production et la diffusion de biens culturels, les  manifestations culturelles, l'information et la communication, -des actions de valorisation des ressources humaines, en particulier quant à l'éducation et la  formation, la coopération scientifique et technique, le rôle des femmes dans le développement, la  santé et la nutrition, la population et la démographie. Article 89  Les actions de coopération  culturelle et sociale s'exécutent selon les dispositions et procédures fixées au titre III de la  troisième partie de la présente décision.  TITRE XII COOPÉRATION RÉGIONALE Article 90  1.    La Communauté soutient les efforts des  autorités compétentes des PTOM visant, à travers la coopération et l'intégration régionales, à la  promotion d'un développement économique, social et culturel à long terme, collectif, autonome,  auto-entretenu et intégré, ainsi qu'à une plus grande autosuffisance régionale.  Ce soutien tient compte des régimes juridiques spécifiques des PTOM concernés.  2.    L'appui de la Communauté s'insère dans le cadre des grands objectifs de coopération et  d'intégration régionales que les PTOM se sont fixés ou se fixeront aux niveaux régional et  interrégional, ainsi qu'au niveau international.  3.    En vue de promouvoir et de renforcer les capacités collectives des PTOM, la Communauté leur  fournit une aide efficace qui permet de renforcer l'intégration économique régionale et de  consolider la coopération du type fonctionnel ou thématique, visée aux articles 92 et 93.  4.    Tout en tenant compte des spécificités régionales, la coopération régionale peut transcender  les notions d'appartenance géographique. Elle couvre en outre la coopération régionale entre PTOM. Elle concerne également la coopération régionale entre PTOM, États ACP et DOM, conformément à  l'article 98. Les crédits nécessaires à la participation des États ACP et des DOM sont additionnels  par rapport aux crédits alloués aux PTOM dans le cadre de la présente décision. Article 91  1.     La coopération régionale porte sur des actions convenues entre: -  deux ou plusieurs ou tous les PTOM, -un ou plusieurs PTOM, et un ou plusieurs États voisins, ACP ou non ACP, -un ou plusieurs PTOM et un ou plusieurs États ACP ou départements d'outre-mer, -plusieurs organismes régionaux dont font partie des PTOM, -un ou plusieurs PTOM et des organismes régionaux, dont font partie des PTOM, des États ACP ou des  départements d'outre-mer.  2.    La coopération régionale peut porter également sur des projets et des programmes convenus  entre deux ou plusieurs PTOM et un ou plusieurs États en développement voisins, ACP ou non, et,  lorsque des circonstances particulières le justifient, entre un seul PTOM et un ou plusieurs États  en développement non voisins, ACP ou non.   Article 92  1.    Dans le cadre de la coopération régionale, une attention particulière est  accordée à: a)  l'évaluation et l'utilisation des complémentarités dynamiques existantes et potentielles dans  tous les secteurs appropriés; b)l'utilisation maximale des ressources humaines PTOM ainsi que l'exploration optimale et  judicieuse, la conservation, la transformation et l'exploitation des ressources naturelles des  PTOM; c)la promotion de la coopération scientifique et technique entre les PTOM ou entre ceux-ci et les  États ACP, y compris l'appui aux programmes d'assistance technique intra-PTOM et intra-ACP, comme  prévu à l'article 181 point e); d)l'accélération de la diversification économique pour favoriser la complémentarité des  productions, l'intensification de la coopération et du développement à l'intérieur et entre les  régions des PTOM ainsi qu'entre ces régions et les États ACP et départements d'outre-mer; e)la promotion de la sécurité alimentaire; f)le renforcement d'un réseau de liens entre les territoires ou pays individuels ou groupes de  territoires ou pays qui ont des caractéristiques, affinités et problèmes communs, en vue de  résoudre ces derniers; g)l'exploitation maximale des économies d'échelle dans tous les domaines où la solution régionale  est plus efficace que la solution locale; h)l'élargissement des marchés des PTOM par la promotion des échanges commerciaux entre PTOM ainsi  qu'entre ceux-ci, États ACP et pays tiers voisins ou départements d'outre-mer; i)l'intégration des marchés des PTOM par la libéralisation des échanges entre PTOM ainsi qu'entre  ceux-ci et États ACP et l'élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires, monétaires et  administratifs.  2.    Un accent particulier est mis sur la promotion et le renforcement de l'intégration  économique régionale. Article 93  Le champ d'application de la coopération régionale, eu égard à  l'article 92, couvre les points suivants:  a)    l'agriculture et le développement rural, notamment l'autosuffisance et la sécurité  alimentaires; b)les programmes de santé, y compris des programmes pour l'éducation, la formation, la recherche et  l'information liés aux soins de santé de base et à la lutte contre les principales maladies, y  compris celles des animaux; c)l'évaluation, le développement, l'exploitation et la préservation des ressources halieutiques et  marines, y compris la coopération scientifique et technique en vue de la surveillance des zones  économiques exclusives; d)la préservation et l'amélioration de l'environnement, notamment par des programmes visant à  combattre la désertification, l'érosion, le déboisement, la dégradation des côtes, les effets d'une  pollution marine à grande échelle y compris les déversements accidentels importants de pétrole et  d'autres substances polluantes en vue d'assurer un développement rationnel et écologiquement  équilibré; e)l'industrialisation, y compris la création d'entreprises régionales et interrégionales de  production et de commercialisation; f)l'exploitation des ressources naturelles, notamment la production et la distribution de  l'énergie; g)les transports et communications: les transports par air et par mer, les voies de navigation  intérieures, les services postaux et les télécommunications; h)le développement et l'expansion des échanges; i)le soutien à la création ou au renforcement, au niveau régional, des facilités de paiement, y  compris les mécanismes de compensation et de financement du commerce; j)l'aide aux PTOM pour la lutte contre le trafic de la drogue aux niveaux régional et  interrégional; k)le soutien des programmes d'actions mis en oeuvre par les organisations professionnelles et  commerciales PTOM, PTOM-ACP et ACP-CEE en vue d'améliorer la production et la commercialisation des  biens sur les marchés extérieurs; l)l'éducation et la formation, la recherche, la science et la technologie, l'informatique, la  gestion, l'information et la communication, la création et le renforcement des institutions de  formation et de recherche et des organismes techniques chargés des échanges de technologies ainsi  que de la coopération entre universités;   m)d'autres services, y compris le tourisme; n)les activités relatives à la coopération culturelle et sociale, y compris l'appui aux programmes  d'actions mis en oeuvre par les PTOM au plan régional en vue de valoriser le statut des femmes,  d'améliorer leurs conditions de vie, d'élargir leur rôle économique et social et d'encourager leur  participation pleine et entière au processus de développement économique, culturel et social.  Article 94  1.    Les organisations régionales, dûment mandatées par les autorités compétentes  des PTOM ou par celles-ci et les États ACP concernés, doivent jouer un rôle important dans la  conception et la mise en oeuvre des programmes régionaux.  2.    Elles peuvent intervenir au niveau du processus de programmation ainsi qu'au niveau de la  mise en oeuvre et de la gestion des programmes et projets régionaux.  3.    Lorsqu'une action est financée par la Communauté par l'intermédiaire d'un organisme de  coopération régionale, les conditions de ce financement applicables aux bénéficiaires finaux sont  convenues entre la Communauté et cet organisme, en accord avec le ou les PTOM concernés ainsi que,  le cas échéant, le ou les États ACP concernés. Article 95  Une action est régionale lorsqu'elle  contribue directement à la solution d'un problème de développement commun à deux ou plusieurs  territoires ou pays, par des actions communes ou des actions coordonnées, et qu'elle répond à au  moins un des critères suivants: a)  l'action, par sa nature ou ses caractéristiques physiques, impose un dépassement des frontières  d'un PTOM et ne peut ni être réalisée par un seul PTOM ni être scindée en actions locales  réalisables par chaque PTOM pour son propre compte; b)la formule régionale permet de réaliser des économies d'échelle importantes, comparativement aux  actions locales et nationales; c)l'action est l'expression régionale ou interrégionale d'une stratégie sectorielle ou globale; d)les coûts et les avantages qui résultent de l'action sont inégalement répartis entre les  territoires, pays et États bénéficiaires.  Article 96  La contribution de la Communauté au titre  de la coopération régionale vis-à-vis d'actions qui pourraient être partiellement réalisées au  niveau local est déterminée d'après les éléments suivants: a)  l'action renforce la coopération entre les PTOM, et le cas échéant les États ACP, concernés au  niveau des administrations, des institutions ou des entreprises de ces territoires, pays et États,  par le biais d'organismes régionaux ou par l'élimination d'obstacles de nature réglementaire ou  financière; b)l'action fait l'objet d'engagements réciproques entre plusieurs PTOM, et le cas échéant États  ACP, notamment en matière de répartition des réalisations, d'investissements et de gestion.  Article 97  1.    Les demandes de financement portant sur les crédits réservés à la coopération  régionale sont régies par les procédures générales suivantes: a)  les demandes de financement sont présentées par chacun des PTOM participant à une action  régionale; b)lorsqu'une action de coopération régionale peut, de par sa nature, intéresser d'autres PTOM ou  États ACP, la Commission, en accord avec les autorités ayant introduit la demande, les en informe  ou, le cas échéant, en informe l'ensemble des PTOM ou des États ACP. Les PTOM intéressés confirment  dès lors leur intention de participer. Nonobstant cette procédure, la Commission examine sans délai la demande de financement pour autant  qu'elle ait été présentée par au moins deux PTOM, ou au moins un PTOM et un État ACP. La décision  concernant le financement sera arrêtée dès que les autorités consultées auront fait connaître leur  intention; c)lorsqu'un seul PTOM est associé à des États ACP ou pays non ACP dans les conditions prévues à  l'article 94, sa seule demande suffit; d)les organismes de coopération régionale peuvent formuler des demandes de financement portant sur  une ou des actions spécifiques de coopération régionale au nom et avec l'accord explicite de leurs  PTOM membres; e)chaque demande de financement au titre de la coopération régionale doit comporter, le cas  échéant, des propositions concernant:   i)  d'une part, la propriété des biens et services à financer dans le cadre de l'action, ainsi  que la répartition des responsabilités en matière de fonctionnement et d'entretien; ii)d'autre part, la désignation de l'ordonnateur régional et des autorités compétentes du PTOM, de  l'État ACP ou de l'organisme autorisé à signer la convention de financement ACP au nom de tous les  PTOM ou, le cas échéant, des États ACP ou organismes participants.  2.    Des dispositions spécifiques pour la présentation des demandes de financement peuvent être  incluses dans le programme indicatif de chaque région.  3.    Le ou les PTOM et États ACP ou organismes régionaux participant à une action régionale avec  des pays tiers dans les conditions prévues à l'article 94 peuvent demander à la Communauté un  financement de la partie de l'action dont ils sont responsables ou d'une partie proportionnelle aux  avantages qu'ils retirent de l'action. Article 98  1.    Afin de permettre une meilleure  coopération régionale, des consultations sont encouragées entre les autorités compétentes des  différents États, notamment ACP, des PTOM et des DOM des zones géographiques concernées, en liaison  avec les autorités des États membres compétents pour ce qui concerne les PTOM et les DOM.   2.    En ce qui concerne la coopération régionale dans le domaine commercial, elle pourra prendre  la forme d'accords commerciaux régionaux, selon les dispositions prévues par le traité et par la  convention.  3.    Dans le cadre de ses compétences en matière de gestion du Fonds européen de développement  (FED), d'une part, et des Fonds à finalité structurelle, d'autre part, et conformément aux règles  d'éligibilité respectives de ces Fonds, la Commission veillera à ce que les PTOM (FED), les DOM  (Fonds structurels) et les États ACP (FED) bénéficient des interventions des Fonds communautaires  au titre de projets ou de programmes régionaux communs à des PTOM, des DOM et des États ACP d'une  même zone géographique, pour autant que et dans la mesure où: -  les projets ou programmes régionaux communs sont ceux définis dans leurs objectifs, leur champ  d'application et leurs règles de procédure aux articles respectifs de la convention et de la  présente décision, -les règles de procédure pour le financement de ces projets ou programmes sont celles propres à  chacun des Fonds communautaires concernés. La Commission veille à assurer une coordination dans le temps entre ces financements et dans la  mise en oeuvre subséquente de ces projets ou programmes. Article 99  Aux fins définies dans le  présent titre, le montant des concours financiers de la Communauté est indiqué à l'article 154.  TROISIÈME PARTIE INSTRUMENTS DE LA COOPÉRATION PTOM-CEE TITRE I COOPÉRATION COMMERCIALE  Chapitre premier Régime général des échanges Article 100  1.    Dans le domaine de la  coopération commerciale, l'objectif de la présente décision est de promouvoir le commerce entre les  PTOM et la Communauté, d'une  part, compte tenu de leurs niveaux respectifs de développement, et  entre PTOM, d'autre part.  2.    Dans la poursuite de cet objectif, un intérêt particulier est porté à l'obtention  d'avantages effectifs supplémentaires pour le commerce des PTOM avec la Communauté ainsi qu'à  l'amélioration des conditions d'accès de leurs produits au marché, en vue d'accélérer le rythme de  croissance de leur commerce, et en particulier du flux de leurs exportations vers la Communauté, et  d'assurer un meilleur équilibre des échanges commerciaux entre les parties concernées.  3.    À cette fin, les parties concernées mettent en oeuvre les dispositions du présent titre  ainsi que les autres mesures appropriées relevant du titre III de la présente partie, ainsi que de  la deuxième partie de la présente décision.  Article 101  1.    Les produits originaires des PTOM  sont admis à l'importation dans la Communauté en exemption de droits de douane et de taxes d'effet  équivalent.  2.    Les produits non originaires des PTOM se trouvant en libre pratique dans un PTOM et  réexportés en l'état vers la Communauté sont admis à l'importation dans la Communauté en exemption  de droits de douane et de taxes d'effet équivalent à condition qu'ils: -  aient acquitté, dans le PTOM concerné, des droits de douane ou taxes d'effet équivalent d'un  niveau égal ou supérieur aux droits de douane applicables dans la Communauté à l'importation de ces  mêmes produits originaires de pays tiers bénéficiant de la clause de la nation la plus favorisée, -n'aient pas fait l'objet d'exemption ou de restitution, totale ou partielle, de droits de douane  ou de taxe d'effet équivalent, -soient accompagnés d'un certificat d'exportation.  3.    Les dispositions du paragraphe 2 ne s'appliquent pas: -aux produits agricoles énumérés dans la liste de l'annexe II du traité ni aux produits relevant du  règlement (CEE) n° 3033/80 du Conseil, du 11 novembre 1980, déterminant le régime d'échanges  applicable à certaines marchandises résultant de la transformation de produits agricoles  (1),  modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) n° 1436/90  (2), -aux produits soumis, à l'importation dans la Communauté, à des restrictions ou limitations  quantitatives, -aux produits soumis, à l'importation dans la Communauté, à des droits antidumping.  4.    Dans la mesure où les dispositions du paragraphe 1 conduisent à un régime tarifaire plus  favorable aux produits originaires des PTOM que le régime découlant du règlement (CEE) n° 715/90   (3), la suppression des droits de douane s'effectue progressivement au cours des mêmes périodes et  aux mêmes rythmes que ceux prévus dans l'acte d'adhésion de l'Espagne et du Portugal pour les mêmes  produits, importés de ces États dans la Communauté dans sa composition au 31 décembre 1985.  Au cours de cette réduction progressive, et lorsque les droits de douane appliqués à  l'importation, dans la Communauté dans sa composition au 31 décembre 1985, des produits de  l'Espagne et du Portugal sont différents pour les deux pays, le droit de douane le plus élevé des  deux est appliqué aux produits originaires des PTOM. Le démantèlement est entamé dès lors que les  droits appliqués aux mêmes produits originaires de l'Espagne et du Portugal atteignent un niveau  inférieur à ceux des droits appliqués au produits originaires des PTOM.  5.    Dans le cadre de la présente décision, l'Espagne et le Portugal appliquent des droits de  douane calculés conformément à la décision 86/47/CEE, prorogée en dernier lieu par la décision  90/669/CEE. Article 102  La Communauté n'applique pas à l'importation des produits originaires  des PTOM de restrictions quantitatives ni de mesures d'effet équivalent. Article 103  1.    Les  dispositions de l'article 102 ne font pas obstacle aux interdictions ou restrictions d'importation,  d'exportation ou de transit justifiées par des raisons de moralité publique, d'ordre public, de  protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux ou de préservation des végétaux,  de protection des trésors nationaux ayant une valeur artistique, historique ou archéologique ou de  protection de la propriété industrielle et commerciale.  2.    Ces interdictions ou restrictions ne doivent constituer en aucun cas un moyen de  discrimination arbitraire ni une restriction déguisée au commerce en général.  3.    Les dispositions concernant les mouvements de déchets dangereux et radioactifs figurent dans  la deuxième partie titre I de la présente décision. Article 104  La présente décision n'affecte  pas le traitement que la Communauté réserve à certains produits en application d'accords  internationaux sur ces produits dont la Communauté est signataire. Article 105  En ce qui  concerne le Groenland, la présente décision est appliquée sous réserve du respect des conditions  prévues au protocole sur le régime particulier applicable au Groenland annexé au traité modifiant  les traités instituant les Communautés européennes en ce qui concerne le Groenland  (4).   Article 106  1.    Compte tenu des nécessités actuelles de développement des PTOM, les  autorités compétentes des PTOM peuvent maintenir ou établir, en ce qui concerne l'importation de  produits originaires de la Communauté ou des autres PTOM, les droits de douane ou les restrictions  quantitatives qu'elles estiment nécessaires.  2.  a)  Le régime des échanges appliqué à l'égard de la Communauté par les PTOM ne peut donner  lieu à aucune discrimination entre les États membres, ni être moins favorable que le traitement de  la nation la plus favorisée.  b)Nonobstant les dispositions spécifiques de la présente décision, la Communauté n'exerce aucune  discrimination entre les PTOM dans le domaine commercial.  c)Le point a) ne fait pas obstacle à l'octroi, par un PTOM, à certains autres PTOM ou à d'autres  pays en voie de développement, d'un régime plus favorable que celui accordé à la Communauté.  Article 107  Le Danemark, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni communiquent à la Commission,  dans un délai de trois mois à compter de l'entrée en vigueur de la présente décision, les tarifs  douaniers et les restrictions quantitatives des PTOM avec lesquels ils entretiennent des relations  particulières.  Les États membres concernés communiquent également à la Commission les modifications ultérieures  apportées à ces mesures au fur et à mesure de leur intervention. Article 108  1.    Aux fins de  l'application du présent chapitre: -  la notion de produits originaires et les méthodes de coopération administrative qui s'y  rapportent sont définies à l'annexe II, -les conditions d'admission, dans la Communauté, des produits non originaires des PTOM se trouvant  en libre pratique dans un PTOM, et les méthodes de coopération administrative qui s'y rapportent,  sont définies à l'annexe III.  2.    Le Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission, arrête toute  modification aux annexes II et III.  3.    Si, pour un produit donné, la notion de produits originaires n'est pas encore définie en  application du  paragraphe 1 ou du paragraphe 2, les États membres appliquent leur propre  réglementation. Article 109  1.    Si l'application de la présente décision entraîne des  perturbations graves dans un secteur d'activité économique de la Communauté ou d'un ou de plusieurs  États membres ou compromet leur stabilité financière extérieure, ou si des difficultés surgissent,  qui risquent d'entraîner la détérioration d'un secteur d'activité de la Communauté ou d'une région  de celle-ci, la Commission peut, selon la procédure déterminée à l'annexe IV, prendre ou autoriser  l'État membre intéressé à prendre les mesures de sauvegarde nécessaires.  2.    Pour l'application du paragraphe 1, doivent être choisies par priorité les mesures qui  apportent le minimum de perturbations au fonctionnement de l'association et de la Communauté. Ces  mesures ne doivent pas avoir une portée dépassant celle strictement indispensable pour remédier aux  difficultés qui se sont manifestées. Article 110  En cas d'adoption, de modification ou  d'abrogation des mesures de sauvegarde, les intérêts des PTOM les moins développés font l'objet  d'une attention particulière.  Chapitre 2 Engagements particuliers concernant le rhum Article 111  Jusqu'à l'entrée en  vigueur d'une organisation commune du marché des alcools et nonobstant les dispositions de  l'article 101 paragraphe 1, l'admission dans la Communauté des produits des codes NC 2208  40  10,  2208  40  90, 2208  90  11 et 2208  90  19, rhum, arak, tafia, originaires des PTOM est régie par  les dispositions de l'annexe V. Article 112  Le présent chapitre et l'annexe V ne sont pas  applicables aux relations entre les PTOM et les départements français d'outre-mer.  Chapitre 3 Échanges de services Article 113  1.    Les échanges de services sont importants  pour le développement des économies de PTOM, en raison du rôle croissant que joue ce secteur dans  le commerce international et de son potentiel de croissance considérable.   2.    L'objectif à long terme à atteindre dans ce domaine est la libération progressive des  échanges de services, dans le respect des objectifs des politiques locales des PTOM et en tenant  dûment compte du niveau de développement des PTOM.  3.    Il sera en outre opportun et nécessaire de développer la coopération dans ce secteur lorsque  les résultats des négociations commerciales multilatérales seront connus.  4.    En conséquence, des modifications ou des compléments à la présente décision pourront être  adoptés par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée sur proposition de la Commission, pour  tenir compte des résultats des négociations commerciales multilatérales en cours au sein de  l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) et les mettre à profit.  TITRE II COOPÉRATION DANS LE DOMAINE DES PRODUITS DE BASE Chapitre premier Stabilisation des  recettes d'exportation de produits de base agricoles (Stabex) Article 114  1.    Dans le but de  remédier aux effets néfastes de l'instabilité des recettes d'exportation et pour aider les PTOM à  surmonter l'un des principaux obstacles à la stabilité, à la rentabilité et à la croissance  continue de leurs économies ainsi que pour soutenir leurs efforts de développement et leur  permettre d'assurer ainsi le progrès économique et social de leurs populations en contribuant à la  sauvegarde du pouvoir d'achat de celles-ci, il est mis en oeuvre un système visant à garantir la  stabilisation des recettes d'exportation provenant de l'exportation par les PTOM à destination de  la Communauté, ou vers d'autres destinations, telles que définies à l'article 117, de produits dont  leurs économies dépendent et qui sont affectés par des fluctuations de prix, de quantités ou de ces  deux facteurs.  2.    Pour la réalisation de ces objectifs, les ressources transférées sont affectées, selon un  cadre d'obligations mutuelles à convenir dans chaque cas entre les autorités compétentes du PTOM  bénéficiaire et la Commission, soit au secteur, entendu au sens le plus large possible, qui a  enregistré la baisse des recettes d'exportation afin d'y être utilisées en faveur des agents  économiques touchés par cette baisse, soit, dans tous les cas appropriés, à des fins de  diversification, pour être utilisées dans d'autres secteurs productifs appropriés, en principe  agricoles, ou pour servir à la transformation de produits agricoles.  Article 115  1.    Les  produits couverts sont les suivants: >TABLE>2.    Pour tenir compte des intérêts du PTOM concerné, la Commission considère,  dans tous les cas lors de l'application du système, comme un produit au sens du présent chapitre: a)  chaque produit énuméré au paragraphe 1; b)les groupes de produits 1 et 2, 3 à 7, 8 et 9, 10 et 11, 12 à 14, 15 à 17, 18 à 21, 22 et 23, 24  et 25, 47 et 48. Article 116 Si, douze mois après l'entrée en vigueur de la présente décision,  un ou plusieurs produits qui ne sont pas énumérés dans la liste figurant à l'article 115, mais dont  l'économie d'un ou de plusieurs PTOM dépend dans une mesure considérable, sont affectés par des  fluctuations importantes, le Conseil, statuant sur proposition de la Commission, six mois au plus  tard après la présentation d'une demande par les autorités compétentes du ou des PTOM concernés,  peut décider d'inclure ce ou ces produits dans cette liste, en tenant compte des facteurs tels que  l'emploi, la détérioration des termes de l'échange entre la Communauté et le PTOM intéressé et le  niveau de développement du PTOM concerné, ainsi que les conditions qui caractérisent les produits  originaires de la Communauté. Article 117  Les recettes d'exportation auxquelles le système est  applicable sont celles qui proviennent des exportations par chaque PTOM, à destination de la  Communauté, de chacun des produits visés à l'article 115 paragraphe 2.  Article 118  Aux fins  précisées à l'article 114, et pour la période fixée à l'article 154, le montant mentionné au  paragraphe 1 point a) iii) dudit article est affecté au système. Ce montant est destiné à couvrir  l'ensemble des engagements dans le cadre du système. Il est géré par la Commission. Article 119   1.    Le montant global visé à l'article 118 est divisé en un nombre de tranches annuelles égales  correspondant au nombre d'années d'application de l'article 154.  2.    Tout reliquat subsistant à la fin de chacune des années d'application de l'article 154, à  l'exception de la dernière, est reporté de plein droit à l'année suivante. Article 120  Les  ressources disponibles au titre de chaque année d'application sont constituées par la somme des  éléments suivants: 1)  la tranche annuelle, éventuellement diminuée ou augmentée des montants utilisés ou dégagés en  application de l'article 121 paragraphe 1; 2)les crédits reportés en application de l'article 119 paragraphe 2. Article 121  1.    Si le  montant total des bases de transfert relatives à une année d'application, calculées conformément à  l'article 124 et éventuellement réduites conformément aux articles 128, 129 et 130, excède le  montant des ressources du système disponibles au titre de cette année, il est automatiquement  procédé, pour chaque année sauf la dernière, à l'utilisation anticipée de 25  % au maximum de la  tranche de l'année suivante.  2.    Si, après la mesure visée au paragraphe 1, le montant des ressources disponibles est  toujours inférieur au montant total des bases de transfert visé au paragraphe 1 relatives à la même  année d'application, le montant de chaque base de transfert est diminué de 10  % de ce montant.  3.    Si, après la réduction visée au paragraphe 2, le montant total des transferts ainsi  déterminé est inférieur au montant des ressources disponibles, le reliquat est réparti entre chaque  transfert proportionnellement aux réductions effectuées.  4.    Si, après la réduction visée au paragraphe 2, le montant total des transferts pouvant donner  lieu à versement excède le montant des ressources disponibles, le Conseil ayant procédé à une  évaluation de la situation, sur la base d'un rapport de la Commission concernant l'évolution  probable du système, examine, sur proposition de la Commission, les dispositions à prendre, dans le  cadre de la présente décision, en vue d'y remédier.    Article 122  Pour ce qui concerne les reliquats du montant global visé à l'article 118, qui  subsisteraient après l'expiration de la dernière année de mise en oeuvre du système dans le cadre  de la période fixée à l'article 154: a)  les sommes dégagées en application des pourcentages visés aux paragraphes 3 et 4 de l'article  124 sont reversées à chaque PTOM au prorata du ou des prélèvements opérés sur lui au titre de ces  dispositions; b)si, après application des dispositions du point a), des reliquats subsistent, le Conseil décide,  sur proposition de la Commission, de leur utilisation. Article 123  1.    Le système est  applicable aux recettes provenant des exportations par un PTOM des produits visés à l'article 115  paragraphe 2 si, au cours de l'année précédant l'année d'application, les recettes provenant de  l'exportation de chaque produit vers toutes les destinations, déduction faite des réexportations,  ont représenté au moins 5  % du total de ses recettes provenant des exportations de toutes les  marchandises. Ce pourcentage est de 4  % dans le cas du sisal.  2.    Dans le cas où, à la suite d'une calamité naturelle, la production du produit concerné a  subi une baisse substantielle pendant l'année précédant l'année d'application, le pourcentage visé  au paragraphe 1 est calculé en se basant sur la moyenne des recettes d'exportation pour ce produit  pendant les trois années précédant l'année de la calamité. On entend par baisse substantielle de la production une baisse au moins égale à 50  % par rapport à  la production moyenne durant les trois années précédant l'année de la calamité. Article 124  1.     Pour la mise en oeuvre du système, un niveau de référence et une base de transfert sont calculés  pour chaque PTOM et pour les exportations de chaque produit visé à l'article 115 paragraphe 1 à  destination de la Communauté.  2.    Le niveau de référence est constitué par la moyenne des recettes d'exportation au cours de  la période de six années civiles précédant chaque année d'application abstraction faite des deux  années aux résultats les plus opposés.  3.    La différence entre le niveau de référence et les recettes effectives de l'année civile  d'application, réduite d'un montant correspondant à 4,5  % de ce niveau de référence, constitue la  base de transfert.  4.    Les réductions visées au paragraphe 3 ne s'appliquent pas si la différence entre le niveau  de référence et les recettes effectives est inférieure à 1 million d'écus.  En aucun cas, la réduction de la différence entre le niveau de référence et les recettes  effectives n'est supérieure à 30  %.  5.    Le montant du transfert est constitué par la base de transfert, après application éventuelle  des dispositions des articles 128, 129 et 130 ainsi que de l'article 121. Article 125  1.    En  vue de garantir un fonctionnement efficace et rapide du système, une coopération statistique est  instituée entre les autorités compétentes de chaque PTOM et la Commission.  2.    Pour la première année d'application, les PTOM notifient à la Commission: a)  la valeur de leurs exportations pour toutes les marchandises vers toutes les destinations  pendant l'année précédant l'année d'application; b)le volume de la production commercialisée du ou des produits en question pendant la période de  référence et pendant l'année d'application; c)le volume et la valeur des exportations du ou des produits en question vers toutes les  destinations pendant la période de référence et pendant l'année d'application; d)le volume et la valeur des exportations du ou des produits en question à destination de la  Communauté pendant la période de référence et pendant l'année d'application.  3.    Au cours des années ultérieures de la mise en oeuvre du système, les besoins statistiques  susmentionnés ne concernent que l'année non couverte par les notifications de l'année précédente.4.    Ces informations doivent être transmises à la Commission au plus tard le 31 mars suivant  l'année d'application. À défaut, le PTOM concerné perd tout droit à transfert pour le ou les  produits en question pour l'année d'application considérée. Article 126  1.    Le système est mis  en oeuvre pour les produits énumérés dans la liste figurant à l'article 115: a)  qui sont mis à la consommation dans la Communautéoub)qui y sont placés sous le régime du  perfectionnement actif en vue de leur transformation.  2.    Les statistiques à retenir pour effectuer les calculs mentionnés à l'article 124 sont celles  calculées et publiées par l'Office statistique des Communautés européennes.  Article 127  Il n'y  aura pas lieu à transfert s'il ressort de l'examen du dossier, auquel la Commission procède en  liaison avec les autorités compétentes du PTOM concerné, que la baisse des recettes provenant de  l'exportation vers la Communauté est la conséquence de mesures ou de politiques discriminatoires au  détriment de la Communauté. Article 128  La base de transfert est réduite à une proportion  appropriée de la baisse des recettes d'exportation du produit en cause vers la Communauté si, après  examen conjoint par la Commission et les autorités compétentes du PTOM concerné, il apparaît que  cette baisse résulte de mesures de politique commerciale prises par le PTOM, ou par l'intermédiaire  de ses opérateurs économiques, ayant pour objet une restriction de l'offre, cette réduction pouvant  aboutir à une annulation de la base de transfert. Article 129  Si l'examen de l'évolution des  exportations par un PTOM vers toutes les destinations et de la production du produit en question  par le PTOM concerné, ainsi que de la demande dans la Communauté font apparaître des changements  importants, des consultations ont lieu entre la Commission et les autorités compétentes de ce PTOM  pour déterminer si la base de transfert doit être maintenue ou réduite et, dans l'affirmative, dans  quelle mesure. Article 130  Aucune base de transfert pour un produit donné ne peut être  supérieure au montant correspondant calculé sur la base des exportations du PTOM concerné vers  toutes les destinations. Article 131  1.    À l'issue de l'examen effectué en liaison avec les  autorités compétentes du PTOM, la Commission prend une décision de transfert; cet examen porte à la  fois sur les données statistiques et la détermination de la base de transfert pouvant donner lieu à  versement.  2.    Chaque transfert donne lieu à la conclusion d'une convention de transfert entre les  autorités compétentes du PTOM concerné et la Commission. Article 132  1.    Dans la mesure où les  autorités compétentes du PTOM ont transmis, conformément à l'article 125 paragraphe 4, toutes les  informations statistiques nécessaires avant le 31 mars suivant l'année d'application, la Commission  informe chaque PTOM, au plus tard le 30  avril qui suit, de sa situation pour chacun des produits  énumérés à l'article 115 paragraphe 2 exportés par ce PTOM au cours de cette année.  2.    Les autorités compétentes du PTOM concerné et la Commission mettent tout en oeuvre afin  d'assurer que la procédure visée aux articles 127, 128 et 129 soit conclue au plus tard le 30 juin  de l'année en question. À l'issue de ce délai, la Commission notifie aux autorités compétentes du  PTOM le montant du transfert qui ressort de l'instruction du dossier.  3.    Au plus tard le 31 juillet de l'année en question, la Commission prend des décisions  concernant tous les transferts, à l'exception de ceux pour lesquels les consultations n'ont pas été  achevées. Article 133  1.    Au cas où l'application des articles 123 et 124 conduit à la  constatation d'une base de transfert, les autorités compétentes du PTOM concerné communiquent à la  Commission, dans le mois qui suit la réception de la notification visée à l'article 132 paragraphe  1, une analyse substantielle relative au secteur affecté par la baisse des recettes, aux causes de  celle-ci, aux politiques qui y sont poursuivies par les autorités ainsi qu'aux projets, programmes  et actions auxquels elles s'engagent à affecter les ressources conformément aux objectifs fixés à  l'article 114 paragraphe 2.  2.    Dans l'hypothèse où les autorités compétentes du PTOM bénéficiaire entendent, conformément à  l'article 114 paragraphe 2, affecter les ressources en dehors du secteur où la baisse des recettes  est intervenue, elles communiquent à la Commission les raisons de cette affectation des  ressources.  3.    Les projets, programmes et actions auxquels les autorités compétentes du PTOM bénéficiaire  s'engagent à affecter les ressources transférées sont examinés par la Commission conjointement avec  celles-ci. Article 134  Lorsqu'un accord est intervenu sur l'utilisation des ressources, les  autorités compétentes du PTOM et la Commission signent un protocole définissant le cadre  d'obligations mutuelles et précisant les modalités d'utilisation des ressources du transfert aux  divers stades des actions convenues. Article 135  1.    À la signature de la convention de  transfert visée à l'article 131 paragraphe 2, le montant du transfert est versé en écus sur un  compte portant intérêt pour lequel la présentation de deux signatures, celle des autorités  compétentes du PTOM et celle de la Commission, sont requises. Les intérêts sont portés au crédit de  ce compte.   2.    Le montant se trouvant sur le compte visé au paragraphe 1 est mobilisé au fur et à mesure  que les actions indiquées dans le protocole relatif à l'utilisation des ressources sont mises en  oeuvre, pour autant que les dispositions de l'article 136 aient été respectées.  3.    Les procédures définies au paragraphe 2 sont applicables mutatis mutandis aux fonds de  contrepartie qui sont éventuellement dégagés. Article 136  1.    Dans les douze mois qui suivent  la mobilisation des ressources, les autorités compétentes du PTOM bénéficiaire communiquent à la  Commission un rapport sur l'utilisation qu'il a faite des ressources transférées.  2.    Si le rapport visé au paragraphe 1 n'est pas communiqué dans les délais impartis ou si ce  rapport appelle des observations, la Commission demande des justifications aux autorités  compétentes du PTOM concerné, qui sont tenues de les fournir dans un délai de deux mois.  3.    Le délai visé au paragraphe 2 écoulé, la Commission peut, après en avoir saisi le Conseil et  en avoir dûment informé les autorités compétentes du PTOM concerné, trois mois après  l'accomplissement de la procédure, surseoir à l'application des décisions relatives à de nouveaux  transferts aussi longtemps que les informations requises n'ont pas été fournies. Cette mesure est immédiatement notifiée aux autorités compétentes du PTOM concerné.  Chapitre 2 Produits miniers: facilité de financement spéciale (Sysmin) Article 137  1.    Une  facilité de financement spéciale est mise en place qui s'adresse aux PTOM dont le secteur minier  est important pour leur économie et fait face à des difficultés constatées ou prévisibles dans un  futur proche.  2.    Ses objectifs sont de contribuer à la mise en place d'une base plus solide, voire élargie,  pour leur développement, en appuyant les efforts des autorités compétentes des PTOM: -  pour sauvegarder leur secteur de production et d'exportation minière par des interventions  curatives ou préventives qui visent à remédier aux conséquences graves pour leur économie de la  perte de viabilité résultant d'une baisse de leur capacité de production ou d'exportation et/ou des  recettes d'exportation de produits miniers à la suite de modi fications technologiques ou  économiques importantes ou de perturbations temporaires ou imprévisibles, indépendantes de la  volonté du PTOM concerné et de l'entreprise gestionnaire du secteur affecté. Une attention  particulière sera attachée à l'adaptation de la situation compétitive des entreprises aux  changements des conditions des marchésou-pour diversifier et élargir les bases de leur croissance  économique, notamment en contribuant pour ceux dépendant fortement des exportations d'un produit  minier, à la réalisation de leurs projets et programmes de développement déjà engagés lorsque  ceux-ci sont sérieusement compromis à la suite de fortes baisses de recettes d'exportation de ce  produit minier.  3.    Dans la poursuite de ces objectifs, cet appui: -sera adapté aux besoins de restructuration économique du PTOM concerné, -tiendra compte, au moment de sa définition et de sa mise en oeuvre, des intérêts réciproques des  PTOM et des États membres. Article 138  1.    La facilité de financement spéciale prévue à  l'article 137 s'adresse aux PTOM qui exportent vers la Communauté et qui, pendant au moins deux des  quatre années précédant celle de la demande d'intervention, ont tiré: a)  soit 15  % ou plus de leurs recettes d'exportation d'un des produits suivants: cuivre (y  compris cobalt), phosphates, manganèse, bauxite et alumine, étain, minerai de fer aggloméré ou non,  uranium; b)soit 20  % ou plus de leurs recettes d'exportation de tous les produits miniers (à l'exception  des minéraux précieux autres que l'or, du pétrole et du gaz). Toutefois, pour les PTOM les moins développés, le taux prévu au point a) est de 10  % et celui  prévu au point b) est de 12  %. Pour le calcul des seuils mentionnés aux points a) et b), les recettes d'exportation ne comprennent  pas celles provenant des produits miniers non couverts par le système.  2.    Le recours à la facilité de financement spéciale est possible lorsqu'à la lumière des  objectifs visés ci-avant:   a)il est constaté ou il est attendu que la viabilité d'une ou de plusieurs entreprises du secteur  minier a été ou sera gravement affectée par des aléas temporaires ou imprévisibles, techniques,  économiques ou politiques indépendants de la volonté du PTOM ou de l'entreprise concernés, et  lorsque cette atteinte à la viabilité se traduit ou pourra se traduire par une baisse significative  des revenus pour le PTOM concerné, celle-ci s'appréciant en particulier en fonction d'une baisse  des capacités de production ou d'exportation du produit concerné se situant autour de 10  % et/ou  par une détérioration de sa balance des comptes extérieurs. La prévisibilité de l'atteinte à la viabilité est caractérisée par l'amorce de la dégradation de  l'outil de production et de son impact sur l'économie du PTOM; oub)pour le cas relevant du paragraphe 1 point a), il est constaté qu'une forte baisse de recettes  d'exportation minières du produit concerné, par rapport à la moyenne des deux années précédant  celle de la requête, compromette sérieusement la réalisation de projets ou programmes de  développement déjà engagés. Pour être prise en considération, cette baisse doit: -  résulter d'aléas techniques, économiques ou politiques, elle ne peut être artificiellement  provoquée, directement ou indirectement, par des politiques et mesures des autorités compétentes du  PTOM ou des opérateurs économiques concernés, -se traduire par une baisse correspondante de l'ordre de 10  % au moins des recettes d'exportation  totales de l'année précédant celle de la requête. Les aléas précités visent des perturbations telles que les accidents, les incidents techniques  sérieux, les événements politiques graves internes ou externes, les modifications technologiques et  économiques importantes, ou les modifications commerciales importantes des relations avec la  Communauté.  3.    Les autorités compétentes d'un PTOM peuvent demander à bénéficier d'une intervention  financière dans le cadre des ressources affectées à la facilité de financement spéciale lorsque les  conditions prévues aux paragraphes 1 et 2 sont réunies. Article 139  1.    L'intervention prévue  à l'article 138 est orientée vers les objectifs du système, tels que définis à l'article 137  paragraphe 2. Lorsque le maintien ou retour à la viabilité d'une ou des entreprises minières affectées est estimé  possible et approprié, l'intervention est destinée à financer des projets ou programmes y compris  de restructuration financière des entreprises concernées visant à maintenir, rétablir ou  rationaliser à un niveau viable la capacité de production et d'exportation concernée. Lorsque le maintien ou le retour à la viabilité n'est pas estimé possible, l'intervention vise à  élargir les bases de la croissance économique par le financement de projets ou programmes de  reconversion ou de diversification horizontale ou verticale viables. L'objectif de diversification pourra également être poursuivi, de commun accord, si le degré de  dépendance de l'économie par rapport au produit minier concerné est significatif même dans le cas  où la viabilité peut être rétablie. En cas d'application de l'article 138 paragraphe 2 point b), l'objectif de diversification est  poursuivi par la mise en oeuvre d'un financement qui contribue à la réalisation des projets ou  programmes de développement hors secteur minier, déjà engagés et qui se trouveraient compromis.  2.    À cet égard, la décision d'affectation des fonds à des projets ou programmes, prendra dûment  en compte les intérêts économiques et les implications sociales d'une telle intervention dans le  PTOM concerné et dans la Communauté et sera adaptée aux besoins de restructuration économique du  PTOM concerné. Dans le cadre des requêtes présentées au titre de l'article 138 paragraphe 1 point b), la  Communauté et les autorités compétentes du PTOM concerné rechercheront conjointement et de manière  systématique à définir le champ et les modalités de l'intervention éventuelle de telle sorte  qu'elle ne puisse porter préjudice à des productions minières communautaires concurrentes. L'évaluation et la prise en compte des éléments ci-dessus font partie du diagnostic prévu à  l'article 140 paragraphe 2.  3.    Une attention particulière sera accordée: -  aux opérations de transformation et de transport, notamment au niveau régional, et à la bonne  intégration du secteur minier dans le processus global de développement économique et social du  PTOM, -aux actions préventives permettant de minimiser les effets perturbateurs par l'adaptation aux  technologies, le perfectionnement des compétences techniques et de gestion du personnel local, et  par l'adaptation des compétences du personnel local aux techniques de gestion des entreprises, -ainsi qu'au renforcement de la capacité scientifique et technologique des PTOM pour la production  de nouveaux matériaux. Article 140  1.    La demande d'intervention comporte les informations sur  la nature des problèmes rencontrés, les conséquences constatées ou attendues des perturbations tant  au niveau local qu'au niveau de(s) (l)entreprise(s) minière(s) affectée(s) et des indications, sous  forme de fiche d'identification, sur les mesures ou actions mises en oeuvre ou souhaitées pour y  remédier. Cette demande est faite dès que les conséquences visées ci-dessus sont identifiées et dans un délai  n'excédant pas douze mois.  2.    Préalablement à toute décision de la Communauté, il est procédé de façon systématique à un  diagnostic technique, économique et financier du secteur minier concerné pour évaluer tant  l'éligibilité de la demande que le projet ou programme d'utilisation à entreprendre. Ce diagnostic,  qui est très approfondi, tiendra compte en particulier, pour la définition de l'intervention, des  perspectives du marché mondial et, sans préjudice de l'article 139 paragraphe 2 premier alinéa, de  la situation du marché communautaire des produits concernés. Il comportera par ailleurs une analyse  des implications éventuelles d'une telle intervention sur les productions minières concurrentes des  États membres ainsi que de celles pouvant résulter pour le PTOM concerné, si une telle intervention  n'était pas réalisée. Son objectif sera de vérifier: -  si la viabilité de l'outil de production concerné a été ou risque d'être atteinte, et si cette  viabilité peut être rétablie ou si le recours à des interventions de diversification s'avère plus  approprié, ou-si la baisse de recettes d'exportation visée à l'article 138 paragraphe 2 point b) compromet  sérieusement la réalisation des projets ou programmes de développement déjà engagés. La mise en oeuvre de ce diagnostic sera réalisée selon les procédures de la coopération pour le  financement du développement. Sa réalisation fera appel à une coopération étroite avec les  autorités compétentes du PTOM et ses opérateurs économiques concernés.  3.    L'éligibilité et la proposition de financement font l'objet d'une seule décision.  Les mesures nécessaires seront prises pour diligenter l'examen des requêtes et pour permettre une  mise en oeuvre rapide de l'intervention appropriée. Article 141  1.    En cas de besoin, une  assistance technique pour la mise en place et la surveillance du projet peut être financée sur les  ressources de la facilité spéciale de financement prévue à l'article 142.  2.    Les procédures applicables à une telle assistance et les modalités d'exécution sont celles  prévues au titre de la coopération pour le financement du développement. Article 142  1.    Aux  fins précisées à l'article 137 et pour la période fixée à l'article 154, la Communauté affecte le  montant global mentionné au paragraphe 1 point a) iv) dudit article et destiné à couvrir l'ensemble  de ses engagements dans le cadre de la facilité spéciale de financement. Le montant affecté à cette  facilité est géré par la Commission.  2.    Avant l'expiration de la période fixée à l'article 154, le Conseil décide, sur proposition  de la Commission, de l'affectation des reliquats éventuels sur le montant global.  3.    Le montant de l'intervention prévue à l'article 138 est fixé par la Commission en fonction  des fonds disponibles au titre de la facilité de financement spéciale, de la nature des projets et  programmes d'application, des possibilités de cofinancement, ainsi que de l'importance relative de  l'industrie minière affectée pour l'économie du PTOM.  4.    Les aides accordées au PTOM au titre de la facilité de financement spéciale peuvent être  rétrocédées par ce dernier à l'emprunteur final à des conditions financières différentes fixées  dans le cadre de la décision de financement et résultant de l'analyse du projet d'intervention  faite sur la base de critères économiques et financiers habituels pour le type de projet prévu.  5.    Le diagnostic visé à l'article 140 est financé sur les ressources de la facilité.  6.    Dans des cas exceptionnels liés à une situation d'urgence que le diagnostic aura à confirmer  et justifier dans une première phase, il peut être accordé une avance au PTOM qui en fait la  demande, au titre du préfinancement partiel du projet ou programme qu'elle précède.    TITRE III COOPÉRATION POUR LE FINANCEMENT DUDÉVELOPPEMENT Chapitre premier Dispositions  générales Section 1 Objectifs Article 143  La coopération pour le financement du développement  a pour objectif, à travers l'octroi de moyens de financement suffisants et une assistance technique  appropriée: a)    d'appuyer et de favoriser les efforts des PTOM, visant à assurer leur développement social,  culturel et économique intégré, autodéterminé, autocentré et auto-entretenu à long terme, sur la  base de l'intérêt mutuel et dans un esprit d'interdépendance; b)de contribuer au relèvement du niveau de vie des populations des PTOM et à leur mieux-être; c)de promouvoir les mesures susceptibles de mobiliser la capacité d'initiative des collectivités et  la participation des personnes qui sont concernées par la conception et l'exécution des projets de  développement; d)de contribuer à la plus large participation possible de la population aux bénéfices du  développement; e)de contribuer à développer la capacité des PTOM à innover, adapter et transformer les  technologies; f)de contribuer à la prospection, la conservation, la transformation, l'ouvraison et l'exploitation  optimales et judicieuses des ressources naturelles des PTOM afin d'encourager leurs efforts  d'industrialisation et de diversification économique; g)d'appuyer et de promouvoir le développement optimal des ressources humaines dans les PTOM; h)de favoriser un accroissement des flux financiers à destination des PTOM, qui répondent aux  besoins évolutifs des PTOM et d'appuyer les efforts des PTOM pour harmoniser la coopération  internationale en faveur de leur développement par des opérations de cofinancement avec d'autres  institutions de financement ou des tiers; i)de chercher de nouvelles méthodes pour encourager l'investissement privé direct dans les PTOM, de  soutenir le développement d'un secteur privé PTOM sain, prospère et dynamique et d'encourager les  flux d'investissements privés, locaux, nationaux et étrangers, dans les secteurs productifs des  PTOM; j)de favoriser la coopération entre PTOM ainsi qu'entre PTOM et États ACP et la coopération  régionale entre eux; k)de permettre l'établissement de relations économiques et sociales plus équilibrées et  l'instauration d'une meilleure compréhension entre les PTOM et les États ACP, les États membres de  la Communauté et le reste du monde dans la perspective d'un nouvel ordre économique mondial; l)de permettre aux PTOM confrontés à des difficultés économiques et sociales graves, à caractère  exceptionnel, résultant de calamités naturelles ou de circonstances extraordinaires produisant des  effets comparables, de bénéficier d'aides d'urgence; m)d'aider les PTOM les moins développés à surmonter les obstacles spécifiques qui freinent leurs  efforts de développement.  Section 2 Principes Article 144  La coopération pour le financement du développement: a)  est mise en oeuvre sur la base des objectifs, stratégies et priorités de développement arrêtés  par les autorités compétentes des PTOM, aux plans local et régional et en conformité avec ceux-ci,  en tenant dûment compte des caractéristiques géographiques, sociales et culturelles respectives des  PTOM, ainsi que de leurs potentialités particulières; b)est accordée à des conditions très libérales; c)assure que les apports de ressources sont effectués sur une base plus prévisible et régulière; d)assure la participation des PTOM à la gestion et à l'utilisation des ressources financières ainsi  qu'une décentralisation efficace des pouvoirs de décision; e)renforce et utilise le plus possible les ressources humaines et les structures administratives  existantes des PTOM; f)est flexible et adaptée à la situation de chaque PTOM ainsi qu'à la nature spécifique du projet  ou programme concerné; g)est effectuée avec le minimum possible de formalités administratives et suivant des procédures  simples et rationnelles, afin que les projets et programmes puissent être mis en oeuvre de manière  rapide et efficace;   h)prévoit que l'assistance technique n'est octroyée qu'à la demande des autorités compétentes du  PTOM concerné, qu'elle possède la qualité requise, qu'elle répond à un besoin et présente un  rapport coût-efficacité favorable et que des dispositions soient prises pour former rapidement et  efficacement le personnel local devant assurer la relève.  Section 3 Lignes directrices Article 145  1.    Les interventions financées dans le cadre de  la décision sont mises en oeuvre par les autorités compétentes des PTOM et la Communauté en étroite  coopération, dans le respect de l'égalité des partenaires.  2.    Les autorités compétentes des PTOM ont la responsabilité de: a)  définir les objectifs et les priorités sur lesquels se fondent les programmes indicatifs; b)choisir les projets et programmes; c)préparer et présenter les dossiers des projets et programmes; d)préparer, négocier et conclure les marchés; e)exécuter et gérer les projets et programmes; f)entretenir les projets et programmes.  3.    Les autorités compétentes des PTOM et la Communauté ont la responsabilité conjointe de: a)définir, le cas échéant, dans le cadre du partenariat visé à la cinquième partie, les lignes  directrices générales de la coopération pour le financement du développement; b)arrêter les programmes indicatifs; c)procéder à l'instruction des projets et programmes; d)assurer l'égalité des conditions de participation aux appels d'offres et aux marchés; e)suivre et évaluer les effets et résultats des projets et des programmes;  f)assurer une exécution adéquate, rapide et efficace des projets et programmmes.  4.    La Communauté a la responsabilité de prendre les décisions de financement pour les projets  et programmes. Article 146  Sauf dispositions contraires prévues par la présente décision, toute  décision requérant l'approbation de l'une des parties à l'association est approuvée ou réputée  approuvée dans les soixante jours à compter de la notification faite par l'autre partie.  Section 4 Champ d'application Article 147  Dans le cadre de la présente décision, la  coopération pour le financement du développement porte sur: a)  des projets et programmes d'investissement; b)la réhabilitation des projets et programmes; c)les programmes de type sectoriel; d)les programmes de coopération technique; e)la mise en oeuvre de moyens souples pour appuyer les efforts propres des communautés de base; f)les frais récurrents (notamment les dépenses courantes d'administration, de fonctionnement et  d'entretien, en monnaie locale et en devises) des projets et programmes nouveaux, en cours ou  achevés; g)au cas par cas, les dépenses supplémentaires supportées par les PTOM qui se rapportent  exclusivement à l'administration et à la supervision des projets et programmes financés par le  Fonds européen de développement, ci-après dénommé le «Fonds»; h)les lignes de crédit et l'appui aux mécanismes régionaux de paiement et aux opérations relatives  aux crédits à l'exportation dans les PTOM; i)les prises de participation; j)une combinaison de tout ou partie des éléments figurant ci-dessus intégrés dans des programmes de  développement sectoriel. Article 148  Les programmes sectoriels d'importation sont financés, sur  demande, par les fonds du programme indicatif en vue d'appuyer les mesures prises par les autorités  compé tentes du PTOM concerné dans le ou les secteurs pour lequel un concours est sollicité,  conformément à l'article 187. Les programmes d'importation ont pour but de contribuer au rendement  optimal des secteurs productifs de l'économie, à l'expansion de la capacité de production et  d'exportation, au transfert ou au développement des technologies et à la satisfaction des besoins  fondamentaux de l'homme. Les programmes d'importation peuvent inclure le financement d'intrants  destinés au système productif, tels que biens d'équipement et biens intermédiaires, matières  premières, pièces de rechange, engrais, insecticides et fournitures permettant d'améliorer les  prestations et le niveau du système de santé et d'enseignement. Article 149  Sauf disposition  contraire, les fonds de contrepartie générés par les divers instruments communautaires sont  utilisés de façon ciblée pour financer les dépenses locales: a)  des projets et programmes du Fonds dans le cadre du programme indicatif; b)d'autres projets et programmes convenus; c)de postes budgétaires spécifiques dans le cadre des programmes de dépenses publiques des PTOM,  tels que ceux qui sont mis en oeuvre dans les domaines de la santé, de l'enseignement, de la  formation, de la création d'emplois et de la protection de l'environnement. Article 150  1.     Des fonds peuvent être alloués à un PTOM pour financer des frais récurrents (qui englobent les  dépenses d'administration, d'entretien et de fonctionnement) de manière à assurer l'utilisation  optimale des investissements qui revêtent une importance particulière pour le développement  économique et social du PTOM concerné et dont l'exploitation représente temporairement un fardeau  pour le PTOM ou d'autres bénéficiaires éligibles. Cet appui peut couvrir, pour les projets et  programmes antérieurs ou nouveaux en cours, les dépenses courantes d'administration et de  fonctionnement, telles que: a)  les dépenses encourues au cours de la période de démarrage pour l'établissement, la mise en  route et l'exploitation des projets ou programmes d'équipement; b)les dépenses d'exploitation, d'entretien et/ou d'administration des projets et programmes  d'équipement mis en oeuvre antérieurement. 2.    Un traitement particulier est accordé au financement des frais récurrents dans les PTOM les  moins développés. Article 151  Les aides financières au titre de la présente décision peuvent  couvrir la totalité des dépenses locales et extérieures des projets et programmes.   Section 5 Secteurs d'intervention Article 152  1.    Dans le cadre des priorités fixées par  les autorités compétentes des PTOM concernés tant aux niveaux local, national que régional, un  appui peut être apporté aux projets et programmes dans tous les secteurs ou domaines visés dans la  présente décision, et peut concerner notamment: a)    le développement agricole et rural, et en particulier les programmes axés sur  l'autosuffisance et la sécurité alimentaires; b)l'industrialisation, l'artisanat, l'énergie, les mines et le tourisme; c)l'infrastructure économique et sociale; d)l'amélioration structurelle des secteurs productifs de l'économie; e)la sauvegarde et la protection de l'environnement; f)la recherche, l'exploration et la mise en valeur des ressources naturelles; g)les programmes d'éducation et de formation, la recherche scientifique et technique fondamentale  et appliquée, l'adaptation ou l'innovation technologique ainsi que le transfert de technologies; h)la promotion et l'information industrielles; i)la commercialisation et la promotion des ventes; j)la promotion, le développement et le renforcement des petites et moyennes entreprises locales,  nationales et régionales; k)l'appui aux banques de développement et aux institutions financières locales, nationales ou  régionales, ainsi qu'aux institutions de compensation et de paiement chargées de promouvoir les  échanges régionaux; l)les microréalisations de développement à la base; m)les transports et les communications, notamment la promotion des transports aériens et  maritimes; n)la mise en valeur des ressources halieutiques; o)le développement et l'utilisation optimale des ressources humaines, en tenant particulièrement  compte du rôle des femmes dans le développement; p)l'amélioration de l'infrastructure et des services socioculturels, notamment en matière de santé,  de logement, d'approvisionnement en eau, etc.;   q)l'assistance aux organisations professionnelles et commerciales PTOM, PTOM-ACP et PTOM-ACP-CEE  en vue d'améliorer la production et la commercialisation des produits sur les marchés extérieurs; r)la promotion et le soutien aux investissements; s)les actions de développement présentées par des organisations économiques, culturelles, sociales  et éducatives dans le cadre de la coopération décentralisée, en particulier lorsqu'elles associent  les efforts et les moyens d'organisations PTOM et de leurs homologues de la Communauté.  2.    Ces projets et programmes peuvent également concerner des actions thématiques telles que: a)  la protection des ressources naturelles; b)la prévention des catastrophes et la préparation aux catastrophes, notamment pour mettre sur pied  des systèmes de prévision et d'alerte rapide, en vue d'atténuer les conséquences des catastrophes; c)la lutte contre les endémies et épidémies humaines; d)l'hygiène et la santé primaire; e)la lutte contre les maladies endémiques du bétail; f)la recherche d'économies d'énergie; g)les actions à long terme en général qui dépassent un horizon temporel déterminé.  Section 6 Éligibilité au financement Article 153  1.    Bénéficient d'un soutien financier au  titre de la décision les entités ou organismes suivants: a)  les PTOM. Toutefois, le Groenland ne bénéficiera pas d'aide financière en vertu de son statut  de PTOM pendant la durée d'application du protocole relatif à la pêche, signé le 16 juillet 1990  par la Communauté économique européenne, d'une part, et le gouvernement du Danemark et le  gouvernement local du Groenland, d'autre part; b)les organismes régionaux ou interétatiques dont font partie un ou plusieurs PTOM et qui sont  habilités par les autorités compétentes de ceux-ci; c)les organismes mixtes institués par la Communauté et les PTOM en vue de réaliser certains  objectifs spécifiques.  2.    Bénéficient également d'un soutien financier avec l'accord des autorités compétentes du ou  des PTOM concernés:  a)les organismes publics ou semi-publics locaux, nationaux et/ou régionaux, les collectivités  locales des PTOM, et notamment les institutions financières et les banques de développement; b)les sociétés et entreprises des PTOM; c)les entreprises d'un État membre de la Communauté pour leur permettre, en plus de leur  contribution propre, d'entreprendre des projets productifs sur le territoire d'un PTOM; d)les intermédiaires financiers PTOM ou Communauté octroyant des moyens de financement aux petites  et moyennes entreprises ainsi que les institutions financières promouvant et finançant les  investissements privés dans les PTOM; e)les groupements de producteurs ressortissants des PTOM; f)les boursiers et stagiaires; g)les communautés locales, les coopératives, les syndicats, les organisations non gouvernementales,  les établissements d'enseignement et de recherche des PTOM et de la Communauté afin de leur  permettre d'entreprendre des projets et des programmes économiques, culturels, sociaux et éducatifs  dans les PTOM dans le cadre de la coopération décentralisée.  Chapitre 2 Coopération financière Section 1 Moyens de financement Article 154  1.    Aux  fins exposées dans le présent titre chapitre 1er et pour une période de cinq ans à compter du 1er  mars 1990, le montant global des concours financiers de la Communauté est de 165 millions d'écus. Ce montant comprend: a)  140 millions d'écus au titre du Fonds, répartis de la façon suivante: i)  aux fins précisées aux articles 143, 144 et 147: 106,5 millions d'écus sous forme de  subventions; ii)aux fins précisées aux articles 143, 144 et 147: 25 millions d'écus sous la forme de capitaux à  risques; iii)aux fins précisées aux articles 114 à 136: 6 millions d'écus sous la forme de transferts pour  la stabilisation des recettes d'exportation au titre du Stabex; iv)aux fins précisées aux articles 137 à 142: 2,5 millions d'écus sous la forme de subventions au  titre du Sysmin;   b)aux fins précisées aux articles 143, 144 et 147: à concurrence de 25 millions d'écus sous la  forme de prêts de la Banque accordés sur ses ressources propres conformément aux conditions prévues  par ses statuts. Ces prêts sont soumis aux conditions de l'article 157 relatif aux bonifications  d'intérêts.  2.    Dans le cadre du montant visé au paragraphe 1 point a) i), sont constituées les dotations  suivantes: a)86 millions d'écus pour le financement de projets et programmes répartis de la façon suivante: i)PTOM britanniques: 15,5 millions d'écus; ii)PTOM français: 40,2 millions d'écus; iii)PTOM néerlandais: 30,3 millions d'écus;b)11,5 millions d'écus pour le financement de projets et programmes régionaux des PTOM, y compris  pour le financement de programmes régionaux de développement du commerce et des services visés à  l'article 85; c)six millions d'écus pour le financement des bonifications d'intérêts mentionnées à l'article  157; d)une dotation spéciale de 3 millions d'écus, dont: i)2,5 millions d'écus pour les aides d'urgence, prévues à l'article 164etii)0,5 million d'écus  pour les aides aux réfugiés, rapatriés et personnes déplacées, prévues à l'article 165; iii)en cas d'épuisement de la dotation spéciale prévue dans l'un des articles susmentionnés avant  l'expiration de la présente décision, des transferts peuvent être opérés à partir des crédits  prévus dans l'autre article; iv)à l'expiration de la présente décision, les crédits non engagés pour les aides d'urgence et les  aides aux réfugiés, rapatriés et personnes déplacées sont reversés à la masse du Fonds en vue du  financement d'autres actions entrant dans le champ de la coopération pour le financement du  développement, sauf décision contraire du Conseil; v)en cas d'épuisement de l'ensemble de la dotation spéciale avant l'expiration de la présente  décision le Conseil arrête, sur proposition de la Commission, les mesures appropriées pour remédier  aux situations visées aux articles 164 et 165. 3.    La Banque gère les prêts accordés sur ses ressources propres, y compris les bonifications  d'intérêts, ainsi que les capitaux à risques. Tous les autres moyens de financement au titre de la  décision sont gérés par la Commission.  4.    De nouveaux concours financiers de la Communauté seront fixés pour la deuxième période de  cinq ans couverte par la présente décision.   Section 2 Modes et conditions de financement Article 155  1.    Les projets ou programmes  peuvent être financés soit au moyen de subventions, soit au moyen de capitaux à risques au titre du  Fonds, soit au moyen de prêts de la Banque sur ses ressources propres, soit en ayant recours à deux  ou plusieurs de ces modes de financement.  2.    Les modes de financement pour chaque projet ou programme sont déterminés conjointement par  les autorités compétentes du ou des PTOM concernés et la Communauté, en fonction: a)  du niveau de développement, de la situation géographique, économique et financière des PTOM  intéressés; b)de la nature du projet ou programme, de ses perspectives de rentabilité économique et financière  ainsi que de son impact social et cultureletc)dans le cas de prêts, des facteurs qui garantissent  le service des prêts. 3.    Une aide financière peut être accordée aux PTOM concernés ou par  l'intermédiaire des PTOM ou, avec leur accord, par l'intermédiaire d'institutions financières  éligibles ou directement à tout autre bénéficiaire éligible.  4.    Lorsque l'aide financière est accordée par un intermédiaire au bénéficiaire final: a)  les conditions d'octroi de ces fonds par l'intermédiaire au bénéficiaire final sont fixées dans  la convention de financement ou le contrat de prêt; b)tout marge financière revenant à l'intermédiaire à la suite de cette transaction est utilisée à  des fins de développement dans les conditions prévues par la convention de financement ou le  contrat de prêt, après avoir pris en compte les coûts administratifs, les risques financiers et de  change et le coût de l'assistance technique fournie au bénéficiaire final. Article 156  1.    Les  capitaux à risques peuvent prendre la forme de prêts ou de prises de participation. a)  Les prêts peuvent être accordés principalement sous forme de: i)  prêts subordonnés dont le remboursement et, le cas échéant, le paiement des intérêts  n'interviennent qu'après le règlement des autres créances;   ii)prêts conditionnels dont le remboursement et/ou la durée sont fonction de la réalisation de  certaines conditions concernant les résultats du projet financé, telles que le bénéfice ou la  production prévue. Les conditions spécifiques sont déterminées lors de l'octroi du prêt. b)Les prises de participation peuvent être utilisées pour acquérir temporairement, au nom de la  Communauté, des parts minoritaires du capital d'entreprises PTOM ou d'institutions finançant des  projets de développement dans les PTOM ou d'institutions financières PTOM promouvant et finançant  des investissements privés dans des PTOM. Ces participations sont transférées à des habitants ou à  des institutions des PTOM ou utilisées autrement, en accord avec les autorités compétentes du PTOM  concerné, une fois que les conditions requises sont réunies. c)Les conditions applicables aux opérations sur capitaux à risque dépendent des caractéristiques de  chaque projet ou programme et sont en général plus favorables que celles qui sont applicables aux  prêts bonifiés. Pour les prêts, le taux d'intérêt n'est en aucun cas supérieur à 3  %.  2.    Afin d'atténuer les effets des fluctuations des taux de change, le problème du risque de  change est traité de la manière suivante: a)en cas d'opérations sur capitaux à risques visant à renforcer les fonds propres d'une entreprise,  le risque de change est en règle générale supporté par la Communauté; b)en cas de financement par des capitaux à risques des investissements des sociétés privées et des  petites et moyennes entreprises, le risque de change est réparti entre la Communauté, d'une part,  et les autres parties concernées, d'autre part. En moyenne, le risque de change est réparti à parts  égales. Article 157  Les prêts consentis par la Banque sur ses ressources propres sont assortis  des termes et conditions suivantes: a)  le taux d'intérêt avant bonification est celui pratiqué par la Banque pour les devises, la  durée et les modalités d'amortissement retenues pour ce prêt le jour de la signature du contrat; b)ce taux est diminué grâce à une bonification de 4  %. Le taux de bonification est automatiquement  ajusté de façon à ce que le taux d'intérêt supporté par l'emprunteur ne soit ni inférieur à 3  % ni  supérieur à 6  % pour un prêt contracté au taux de référence. Le taux de référence retenu pour le  calcul de l'ajustement du taux de bonification est le taux de l'écu pratiqué par la Banque pour un  prêt aux mêmes conditions de durée et de modalités d'amortissement, au jour de la signature du  contrat;  c)le montant des bonifications d'intérêt, actualisé à sa valeur au moment des versements du prêt,  est imputé sur le montant des subventions et versé directement à la Banque; d)les prêts accordés par la Banque sur ses ressources propres sont assortis de conditions de durée  fixées sur la base des caractéristiques économiques et financières du projet; cette durée ne peut  dépasser ving-cinq ans. Ces prêts comprennent normalement un différé d'amortissement fixé en  fonction de la durée de construction et des besoins de trésorerie du projet. Article 158  La  Banque: a)  contribue, au moyen des ressources qu'elle gère, au développement économique et industriel des  PTOM eux-mêmes et au niveau régional; à cette fin, elle finance en priorité les projets et  programmes productifs dans les secteurs de l'industrie, de l'agro-industrie, du tourisme, des  mines, de l'énergie et dans les transports et les télécommunications liés à ces secteurs. Ces  priorités sectorielles n'excluent pas la possibilité pour la Banque de financer, sur ses ressources  propres, des projets et programmes productifs dans d'autres secteurs, notamment les cultures  industrielles; b)établit des relations de coopération étroites avec des banques locales et régionales de  développement et avec des institutions bancaires et financières des PTOM; c)en consultation avec les autorités compétentes du PTOM concerné, adapte les modalités et les  procédures de mise en oeuvre de la coopération pour le financement du développement, telles  qu'elles sont définies dans la présente décision pour, le cas échéant, tenir compte de la nature  des projets et programmes et agir conformément aux objectifs de la présente décision dans le cadre  des procédures fixées dans ses statuts. Article 159  En ce qui concerne les prêts consentis ou  les prises de participation au titre de la présente décision qui ont reçu leur agrément écrit, les  autorités compétentes des PTOM concernés: a)  accordent l'exonération de tout impôt ou prélèvement fiscal, national ou local, sur les  intérêts, commissions et amortissements des prêts dus au titre de la législation en vigueur dans le  PTOM concerné; b)mettent à la disposition des bénéficiaires les devises nécessaires au paiement des intérêts,  commissions et amortissements des prêts dus au titre des contrats de financement conclus pour la  mise en oeuvre de projets et programmes sur leur territoire;    c)  mettent à la disposition de la Banque les devises nécessaires au transfert de toutes les  sommes qui sont reçues par elle en monnaies nationales, au taux de change en vigueur entre l'écu,  ou d'autres monnaies de transfert, et la monnaie nationale à la date du transfert, et qui  représentent les recettes et produits nets des opérations de prises de participations par la  Communauté dans les entreprises. Article 160  Il est accordé un traitement particulier aux PTOM  les moins développés lors de la détermination du volume des moyens de financement que ces PTOM  peuvent attendre de la Communauté dans le cadre de leur programme indicatif. Ces moyens de  financement sont assortis de conditions de financement plus favorables, compte tenu de la situation  économique et de la nature des besoins propres à chaque PTOM. Ils consistent essentiellement en  subventions et, dans les cas appropriés, en capitaux à risques ou en prêts de la Banque, compte  tenu notamment des critères définis à l'article 155 paragraphe 2.  Section 3 Cofinancements Article 161  1.    À la demande des autorités compétentes des PTOM,  les moyens de financement de la décision peuvent être affectés à des cofinancements (en particulier  avec des organismes et institutions de développement, des États membres de la Communauté, des PTOM,  des États ACP, des pays tiers ou des institutions financières internationales ou privées, des  entreprises ou des organismes de crédit à l'exportation).  2.    Il est apporté une attention particulière aux possibilités de cofinancement, notamment dans  les cas suivants: a)  les grands projets qui ne peuvent être financés exclusivement par une seule source de  financement;  b)les projets pour lesquels la participation de la Communauté et son expérience des projets  pourraient faciliter la participation d'autres institutions de financement; c)les projets qui peuvent bénéficier d'un mixage de financements à conditions souples et de  financements à conditions normales;  d)les projets qui peuvent être décomposés en sous-projets éligibles à des sources de financement  différentes;  e)les projets pour lesquels une diversification des financements peut se révéler avantageuse du  point de vue du coût des financements et des investissements ainsi que d'autres aspects liés à la  réalisation desdits projets;   f)les projets à caractère régional ou interrégional.  3.    Les cofinancements peuvent prendre la forme de financements conjoints ou de financements  parallèles. Dans chaque cas, la préférence est donnée à la formule la plus appropriée du point de  vue du coût et de l'efficacité.  4.    Avec l'accord des parties concernées: a)  les interventions de la Communauté et celles des autres cofinanciers font l'objet de mesures  nécessaires d'harmonisation et de coordination de façon à réduire le nombre de procédures à mettre  en oeuvre par les autorités compétentes des PTOM et à permettre un assouplissement de ces  procédures, notamment en ce qui concerne:  i)  les besoins des autres cofinanciers et des bénéficiaires;  ii)le choix des projets à cofinancer et les dispositions relatives à leur mise en oeuvre;  iii)l'harmonisation des règles et procédures relatives aux marchés de travaux, de fournitures et  de services;  iv)les conditions de paiement;  v)les règles d'éligibilité et de concurrence;  vi)la marge de préférence accordée aux entreprises des PTOM;  b)le processus de consultation et de coordination avec les autres bailleurs de fonds et les  cofinanciers doit être renforcé et développé, en concluant, lorsque c'est possible, des  accords-cadres de cofinancement et les orientations et procédures en matière de cofinancement  doivent être revues pour garantir l'efficacité et les meilleures conditions possibles;  c)la Communauté peut apporter aux autres cofinanciers un appui administratif ou jouer un rôle de  chef de file ou de coordinateur pour les projets au financement desquels elle participe en vue de  faciliter la mise en oeuvre des projets ou programmes cofinancés.  Section 4 Microréalisations Article 162  1.    En vue de répondre aux besoins des  collectivités locales en matière de développement, le Fonds participe, à la demande des autorités  compétentes du PTOM concerné, au financement de microréalisations au niveau local, qui: a)  ont un impact économique et social sur la vie des populations;   b)répondent à un besoin prioritaire manifesté et constaté;  c)sont mises en oeuvre à l'initiative et avec la participation active de la collectivité locale  bénéficiaire.  2.    Le financement des microréalisations est assuré par: a)  la collectivité locale concernée, sous forme de contributions en nature, en prestations de  services, ou en espèces, en fonction de ses possibilités;  b)le Fonds, dont la contribution ne peut en principe dépasser les trois-quarts du coût total de  chaque projet et ne peut être supérieure à 300  000 écus;  c)le PTOM concerné, à titre exceptionnel, sous forme d'une contribution financière, d'une  participation en équipements publics ou d'une prestation de services.  3.    Les montants représentant la contribution du Fonds sont prélevés sur les subventions  allouées au titre du programme indicatif national.  4.    Il est accordé une priorité particulière à la préparation et à la mise en oeuvre des  microréalisations dans les PTOM les moins développés. Article 163  Avec l'accord des autorités  compétentes des PTOM concernés et à la demande des collectivités locales PTOM concernées et  conformément aux dispositions relatives aux programmes pluriannuels prévus à l'article 196, les  organisations à but non lucratif des PTOM et de la Communauté peuvent, en plus des possibilités de  cofinancement, coordonner, superviser ou mettre en oeuvre des microréalisations et/ou des  programmes pluriannuels de microréalisations.  Section 5 Aides d'urgence Article 164  1.    Les aides d'urgence sont accordées aux PTOM  confrontés à des difficultés économiques et sociales graves, à caractère exceptionnel, résultant de  calamités naturelles ou de circonstances extraordinaires ayant des effets comparables. L'aide  d'urgence, qui vise à contribuer réellement, par les moyens les plus appropriés, à remédier aux  difficultés immédiates: a)  est suffisamment souple pour revêtir n'importe quelle forme suivant les circonstances, y  compris la fourniture d'une vaste gamme de biens et services essentiels et/ou des paiements en  espèces aux victimes;  b)peut également couvrir le financement de mesures immédiates permettant d'assurer la remise en  fonctionnement et la viabilité minimale d'ouvrages ou d'équipements endommagés;  c)est non remboursable et est accordée avec rapidité et souplesse.  2.    La Communauté prend les dispositions nécessaires pour faciliter la rapidité des actions  requises pour répondre à la situation d'urgence. À cette fin: a)  les crédits d'aide d'urgence doivent être intégralement engagés et dépensés, et l'action  achevée dans les cent quatre-vingt jours à compter de la fixation des modalités de mise en oeuvre,  sauf dispositions contraires prises de commun accord;  b)lorsque la totalité des crédits ouverts n'a pas été dépensée dans les délais fixés ou tout autre  délai convenu conformément au point a), le solde est réaffecté à la dotation spéciale visée au  paragraphe 2 point d) de l'article 154;  c)les modalités d'attribution et de mise en oeuvre de l'aide d'urgence font l'objet de procédures  d'urgence et flexibles;  d)les ressources peuvent être utilisées pour le financement rétroactif des mesures de secours  immédiats entreprises par les PTOM eux-mêmes. Article 165  1.    Des aides peuvent être accordées  aux PTOM accueillant des réfugiés ou des rapatriés pour subvenir aux besoins pressants non couverts  par l'aide d'urgence ainsi que pour la réalisation à plus long terme de projets et programmes  d'actions ayant pour objectif l'autosuffisance et l'intégration ou la réintégration de ces  populations.  2.    Des aides similaires à celles visées au paragraphe 1 peuvent être envisagées afin de  faciliter l'intégration ou la réintégration volontaires des personnes qui ont dû quitter leur  domicile en raison d'un conflit ou d'une catastrophe naturelle. Tous les facteurs qui sont à  l'origine du déplacement en question, de même que les souhaits de la population concernée et les  responsabilités du gouvernement en ce qui concerne la satisfaction des besoins de sa population,  sont pris en considération pour l'application de la présente disposition.  3.    Étant donné l'objectif de développement des aides accordées conformément à cet article, ces  aides peuvent être utilisées conjointement avec les crédits du programme indicatif du PTOM  concerné.4.    Ces aides sont gérées et exécutées selon des procédures permettant des interventions  souples et rapides. Il convient de veiller tout particulièrement à ce que les populations  concernées soient aidées de la manière la plus efficace possible. Les conditions de paiement et de  mise en oeuvre sont fixées cas par cas. Ces aides peuvent être mises en oeuvre, avec l'accord des  autorités compétentes du PTOM concerné, avec la collaboration d'organismes spécialisés, notamment  ceux des Nations unies, ou directement par la Commission. Article 166  Les marchés relatifs aux  aides d'urgence sont attribués selon les modalités fixées au chapitre 5 section 5. Article 167   Les actions postérieures à la phase d'urgence destinées à la réhabilitation matérielle et sociale  nécessaire à la suite de calamités naturelles, ou de circonstances extraordinaires ayant des effets  comparables, peuvent être financées par la Communauté au titre de la décision. Les besoins  postérieurs à la phase d'urgence peuvent être couverts par d'autres moyens, notamment les fonds de  contrepartie générés par les instruments de la Communauté, la dotation spéciale pour les réfugiés,  rapatriés et personnes déplacées, les programmes indicatifs des PTOM ou une combinaison de ces  divers éléments.  Ces besoins peuvent également être couverts, sous réserve des dispositions du paragraphe 2 point  d) de l'article 154, par les reliquats de la dotation spéciale pour l'aide d'urgence disponibles à  l'expiration de la décision.  Chapitre 3 Investissements Section 1 Promotion des investissements Article 168   Reconnaissant l'importance des investissements privés pour la promotion de leur coopération au  développement et la nécessité de prendre des mesures pour stimuler et protéger ces investissements,  les autorités compétentes des PTOM et la Communauté: a)  mettent en oeuvre des mesures en vue d'encourager les investisseurs privés, qui se conforment  aux objectifs et aux priorités de la coopération au développement PTOM-CEE, ainsi qu'aux lois et  règlements applicables, à participer à leurs efforts de développement;   b)accordent un traitement juste et équitable à ces investisseurs;  c)prennent les mesures et les dispositions propres à créer et à maintenir un climat  d'investissement prévisible et sûr et négocient des accords visant à améliorer ce climat;  d)favorisent une coopération efficace entre les opérateurs économiques PTOM et entre ceux-ci et  les opérateurs de la Communauté afin d'accroître les flux de capitaux, les compétences de gestion,  les technologies et d'autres formes de savoir-faire;  e)facilitent l'accroissement et la stabilisation des flux financiers du secteur privé de la  Communauté vers les PTOM en contribuant à l'élimination des obstacles qui bloquent l'accès des  marchés de capitaux internationaux, et notamment ceux de la Communauté, aux PTOM;  f)créent un environnement favorisant le développement des institutions financières et la  mobilisation des ressources indispensables à la formation de capital et à l'expansion de l'esprit  d'entreprise;  g)stimulent le développement des entreprises en prenant les mesures qui se révèlent nécessaires  pour améliorer l'environnement des entreprises et notamment pour mettre en place un cadre  juridique, administratif et financier propre à favoriser l'émergence et le développement d'un  secteur privé dynamique, y compris des entreprises à la base;  h)renforcent la capacité des institutions locales des PTOM d'offrir un éventail de services  susceptibles d'accroître la participation locale à l'activité industrielle et commerciale. Article  169  Afin de stimuler les flux d'investissements privés et le développement des entreprises, il  convient, en coopération avec d'autres organismes intéressés et dans le cadre de la présente  décision: a)  d'appuyer les efforts visant à encourager les investissements privés européens dans les PTOM en  organisant des discussions entre tout PTOM intéressé et des investisseurs privés potentiels  concernant le cadre juridique et financier que les PTOM peuvent offrir aux investisseurs;  b)de favoriser les flux d'informations concernant les possibilités d'investissement en organisant  des réunions de promotion des investissements, en fournissant régulièrement des informations sur  les institutions financières ou d'autres institutions spécialisées existantes, leurs services et  leurs conditions et en facilitant la création de points de rencontre pour ces réunions;   c)de favoriser la diffusion d'informations sur la nature et la disponibilité des garanties des  investissements et des mécanismes d'assurance destinés à faciliter les investissements dans les  PTOM;  d)d'aider les petites et moyennes entreprises des PTOM à élaborer et obtenir aux meilleures  conditions un financement sous forme de prises de participations ou de prêts;  e)de rechercher les moyens de surmonter ou de réduire le risque que présente le pays d'accueil  pour les projets d'investissements privés qui pourraient contribuer au progrès économique;  f)d'apporter un concours financier et technique aux PTOM pour:  i)  créer ou renforcer la capacité des PTOM d'améliorer la qualité des études de faisabilité et la  préparation des projets de façon à permettre de tirer des conclusions économiques et financières  appropriées;  ii)concevoir des mécanismes intégrés de gestion des projets couvrant la totalité du cycle de  développement des projets dans le cadre du programme de développement du PTOM.  Section 2 Financement des investissements Article 170  1.    En vue de faciliter la mise en  oeuvre d'investissements directement productifs, tant publics que privés, contribuant au  développement économique et industriel des PTOM, la Communauté apporte une aide financière, sous  réserve des dispositions figurant dans le chapitre 2 du présent titre, sous la forme de capitaux à  risque ou de prêts sur les ressources propres de la Banque. Cette aide financière peut servir,  entre autres, à: a)  accroître, directement ou indirectement, les fonds propres des entreprises publiques,  semi-publiques ou privées et à accorder à de telles entreprises un financement sous forme de prêts  à des fins d'investissement;  b)appuyer des projets et programmes d'investissements productifs identifiés et encouragés par le  centre de développement industriel et le centre technique de coopération agricole et rurale;  c)financer des actions en faveur des petites et moyennes entreprises.  2.    Afin de réaliser les objectifs fixés au paragraphe 1, une part significative des capitaux à  risque est affectée à l'appui aux investissements du secteur privé.  Article 171  Outre les  moyens de financement prévus ci-avant, les autorités compétentes du ou des PTOM peuvent utiliser  les moyens de financement au titre du programme indicatif ou régional pour, entre autres: a)  financer des actions en faveur des petites et moyennes entreprises;  b)encourager la création ou le renforcement d'institutions financières locales ou régionales dans  les PTOM afin de satisfaire efficacement les besoins du secteur privé;  c)appuyer de façon appropriée et efficace la promotion des exportations;  d)fournir une coopération technique générale ou spécifique répondant aux besoins du secteur privé.  Article 172  Le financement de projets directement productifs peut concerner aussi bien des  investissements nouveaux que la réhabilitation ou l'exploitation de capacités existantes. Article  173  Lorsque le financement est entrepris par un organisme relais, il incombe à cet organisme de  sélectionner et d'instruire chaque projet et de gérer les fonds qui sont mis à sa disposition selon  les conditions prévues dans la présente décision et de commun accord entre les autorités  compétentes du PTOM et la Communauté.  Section 3 Appui aux investissements Article 174  Pour réaliser efficacement les divers  objectifs de la décision en ce qui concerne la promotion des investissements privés et concrétiser  leur effet multiplicateur, la Banque et/ou la Commission apportent leur concours par les moyens  suivants: a)  l'aide financière, y compris les prises de participation;  b)l'assistance technique;  c)les services de conseil;  d)les services d'information et de coordination.  Article 175  1.    La Banque utilise les  capitaux à risque pour appuyer les activités visant à promouvoir et soutenir le secteur privé des  PTOM. À cette fin, les capitaux à risque peuvent être employés pour: a)  accorder des prêts directs à des fins d'investissement des entreprises publiques,  semi-publiques et privées des PTOM, y compris les petites et moyennes entreprises;  b)accroître les fonds propres, ou les fonds traités comme tels, des entreprises publiques,  semi-publiques ou privées par des prises de participation directes au nom de la Communauté;  c)prendre des participations, avec l'accord des autorités compétentes des PTOM concernés, dans les  institutions financières de promotion des investissements privés dans les PTOM;  d)fournir des moyens de financement aux institutions financières des PTOM ou, avec l'accord des  PTOM concernés, aux promoteurs des PTOM et/ou de la Communauté souhaitant, en plus de leur  contribution propre, investir dans des coentreprises PTOM-CEE en vue de renforcer les fonds propres  des entreprises PTOM;  e)aider, avec l'accord des autorités compétentes du ou des PTOM concernés, les intermédiaires  financiers des PTOM ou de la Communauté qui contribuent au financement de petites et moyennes  entreprises des PTOM à:  i)  prendre des participations dans des petites et moyennes entreprises des PTOM;  ii)financer les prises de participation dans des petites et moyennes entreprises des PTOM par des  investisseurs privés PTOM et/ou des promoteurs de la Communauté selon les conditions définies au  point d);  iii)accorder des prêts pour le financement des investissements des petites et moyennes entreprises  des PTOM;  f)aider à restructurer ou recapitaliser des institutions financières des PTOM;  g)financer des études, des travaux de recherche ou des investissements spécifiques en vue de la  préparation et l'identification de projets; apporter aux entreprises une assistance, sous la forme  notamment de services de formation, de gestion et d'appui en matière d'investissements, dans le  cadre des opérations de la Banque pendant la période de préinvestissement ou à des fins de  réhabilitation et, le cas échéant, intervenir dans les frais de démarrage, y compris les primes de  garantie et d'assurance des investissements, nécessaires pour garantir que la décision de  financement soit prise.  2.    Dans les cas appropriés, des prêts tant directs qu'indirects pour le financement des  investissements ainsi que des programmes d'appui sectoriel sont accordés par la Banque sur ses  ressources propres. Article 176  Pour favoriser la promotion et le développement de leur secteur  privé, les autorités compétentes des PTOM peuvent utiliser les moyens de financement de leur  programme indicatif pour: a)  appuyer le développement des entreprises en offrant des cours de formation, une assistance en  matière de gestion financière et de préparation des projets, des services spécialisés dans le  démarrage d'entreprises et des services de développement et de gestion, et en encourageant les  transferts de technologies; b)apporter un appui approprié et efficace à la promotion des investissements, y compris une  assistance aux promoteurs; c)appuyer la création ou le renforcement des institutions financières locales ou régionales des  PTOM pour financer les opérations d'exportation; d)financer les importations de produits intermédiaires nécessaires aux industries d'exportation  d'un PTOM demandeur; e)ouvrir des lignes de crédit en faveur des petites et moyennes entreprises; f)fournir un appui approprié et efficace à la promotion des exportations; g)contribuer à l'amélioration du climat d'investissement, et notamment le cadre juridique et fiscal  applicable aux entreprises, et au développement des services d'appui au secteur des entreprises de  manière à offrir aux entreprises des services de conseil dans les domaines juridique, technique et  de la gestion; h)assurer une coopération technique en vue de renforcer les activités des organismes des PTOM  s'occupant du développement des petites et moyennes entreprises; i)mettre en oeuvre des programmes appropriés de formation professionnelle et de développement des  compétences des chefs d'entreprise, en particulier dans le secteur des petites entreprises et des  entreprises informelles; j)aider à mobiliser l'épargne, à développer l'intermédiation financière et les nouveaux instruments  financiers, à rationaliser la politique de promotion des entreprises et à encourager les  investissements extérieurs; k)financer des projets entrepris par des coopératives ou des communautés locales des PTOM et la  création ou le renforcement des fonds de garantie pour les petites et moyennes entreprises.  Article 177  Afin de mobiliser les moyens d'investissement extérieurs, tant publics que privés,  il convient de tout mettre en oeuvre pour tirer parti des possibilités de cofinancement  ou pour  attirer des moyens de financement parallèles pour les divers projets ou programmes. Article 178   En soutenant les efforts déployés par les autorités compétentes des PTOM pour investir dans le  TCDT, tel que défini au titre II relatif à la coopération en matière de produits de base, il  convient de veiller tout particulièrement à utiliser de façon optimale la capacité existante dans  le PTOM concerné et à tenir compte des besoins de réhabilitation. Article 179  Dans le but  d'appuyer la promotion des investissements dans les PTOM et en tenant dûment compte de la  complémentarité de leurs rôles, la Commission et la Banque coordonnent étroitement leurs activités  dans ce domaine.  La Commission et la Banque assurent, avec l'aide des États membres et des PTOM, une coordination  efficace au plan opérationnel entre toutes les parties intéressées par l'appui aux investissements  dans les PTOM.  Section 4 Paiements courants et mouvements de capitaux Article 180  1.    En ce qui concerne  les mouvements de capitaux liés aux investissements et les paiements courants, les autorités  compétentes des PTOM et les États membres de la Communauté s'abstiennent de prendre, dans le  domaine des opérations de change, des mesures qui seraient incompatibles avec leurs obligations  résultant de l'application des dispositions de la présente décision en matière d'échanges de biens  et de services, d'établissement et de coopération industrielle. Toutefois, ces obligations  n'empêchent pas la mise en oeuvre, pour des raisons tenant à des difficultés économiques sérieuses  ou à des problèmes de balance des paiements graves, de mesures de sauvegarde nécessaires.  2.    En ce qui concerne les opérations de change liées aux investissements et aux paiements  courants, les autorités compétentes des PTOM, d'une part, et les États membres, d'autre part,  s'abstiennent, dans toute la mesure du possible, de prendre les uns à l'égard des autres des  mesures discriminatoires ou d'accorder un traitement plus favorable à des États tiers, étant  entendu qu'il est tenu pleinement compte du caractère évolutif du système monétaire international,  de l'existence d'arrangements monétaires spécifiques et des problèmes de balance des paiements.  Au cas où de telles mesures ou un tel traitement se révéleraient inévitables, ils seraient  maintenus ou introduits en conformité avec les règles monétaires internationales admises et tous  les efforts seraient déployés pour réduire au minimum les effets négatifs pour les parties  concernées.   Chapitre 4 Coopération technique Article 181  La coopération technique doit assister les PTOM  pour valoriser leurs ressources humaines locales et régionales et développer durablement leurs  institutions et contribue à la réalisation des objectifs des projets et programmes. À cette fin: a)  le soutien par la mise à disposition de personnel d'assistance technique n'est accordé qu'à la  demande des autorités compétentes du ou des PTOM concernés; b)la coopération technique doit avoir un rapport coût-efficacité favorable, répondre aux besoins  pour lesquels elle a été conçue, faciliter le transfert des connaissances et accroître les  capacités locales et régionales; c)des efforts sont déployés pour accroître la participation des experts, des bureaux d'études et  des instituts de formation et de recherche locaux dans les marchés financés par le Fonds et pour  utiliser davantage les ressources humaines des PTOM en affectant provisoirement les cadres locaux,  comme consultants, auprès d'une institution de leur propre PTOM, d'un PTOM voisin ou d'une  organisation régionale; d)les PTOM peuvent utiliser, au niveau local ou régional, les instruments et les ressources de la  coopération pour le financement du développement pour mieux cerner les limites et le potentiel en  matière de personnel local et régional et pour établir une liste des experts, consultants et  bureaux d'études PTOM auxquels ils pourraient recourir pour les projets et programmes financés par  le Fonds ainsi que pour identifier les moyens d'employer le personnel local et régional qualifié  pour les projets financés par le Fonds; e)l'assistance technique intra-PTOM et intra-PTOM/ACP est appuyée au moyen des instruments de  coopération pour le financement du développement afin de permettre les échanges entre PTOM ainsi  qu'entre ceux-ci et États ACP de cadres et d'experts en matière d'assistance technique et de  gestion; f)les dossiers des projets et programmes doivent prévoir des programmes d'actions pour le  développement à long terme des institutions et du personnel et tenir compte des besoins financiers  nécessaires; g)en vue d'inverser le mouvement d'exode des cadres des PTOM, la Communauté assiste les autorités  compétentes des PTOM, qui en font la demande, pour favoriser le retour des habitants PTOM qualifiés  résidant dans les pays développés par des mesures appropriées d'incitation au rapatriement; h)l'instruction des projets et programmes tient dûment compte des contraintes en matière de  ressources humaines locales et assure une stratégie favorable à la valorisation de ces ressources; i)le personnel d'assistance technique doit posséder les qualifications requises pour mener à bien  les tâches spécifiques définies dans la demande des autorités compétentes du ou des PTOM concernés  et doit être intégré dans l'institution PTOM bénéficiaire; j)la formation effective du personnel local figure parmi les tâches du personnel d'assistance  technique afin d'éliminer progressivement l'assistance technique et utiliser pour les projets  exclusivememt, sur une base permanente, du personnel local; k)la coopération prévoit des dispositions visant à accroître la capacité des PTOM à acquérir leur  propre expertise et à améliorer les qualifications professionnelles de leurs propres consultants,  bureaux d'études ou entreprises-conseils; l)une attention particulière devrait être accordée au développement des capacités des PTOM en  matière de planification, de mise en oeuvre et d'évaluation des projets et programmes. Article 182   1.    La coopération technique peut revêtir un caractère général ou spécifique.  2.    La coopération technique générale comprend notamment: a)  les études de développement, les études sur les perspectives et les moyens de développement et  de diversification des économies des PTOM ainsi que sur des problèmes intéressant des groupes de  PTOM ou l'ensemble de ceux-ci; b)les études par secteurs et par produits; c)l'envoi d'experts, de conseillers, de techniciens et d'instructeurs pour une mission déterminée  et une durée limitée; d)la fourniture de matériel d'instruction, d'expérimentation, de recherche et de démonstration; e)l'information générale et la documentation, y compris statistique, destinée à favoriser le  développement des PTOM ainsi que la bonne réalisation des objectifs de la coopération;  f)les échanges de cadres, de personnel spécialisé, d'étudiants, de chercheurs, d'animateurs et de  responsables de groupements ou associations à vocation sociale ou culturelle; g)l'attribution de bourses d'études ou de stages, en particulier à des personnes déjà au travail  ayant besoin d'une formation complémentaire; h)l'organisation de séminaires ou de sessions de formation, d'information et de perfectionnement; i)la création ou le renforcement d'instruments d'information et de documentation, en particulier  pour les échanges de connaissances, de méthodes et d'expériences entre PTOM, entre PTOM et ACP, et  entre ceux-ci et la Communauté; j)la coopération ou le jumelage entre institutions des PTOM, entre institutions des PTOM et des  États ACP, et entre celles-ci et celles de la Communauté, en particulier entre universités et  autres institutions de formation et de recherche; k)l'appui à des manifestations culturelles significatives.  3.    La coopération technique liée à des opérations spécifiques comprend notamment: a)  les études techniques, économiques, statistiques, financières et commerciales, ainsi que les  recherches et les prospections nécessaires à la mise au point des projets et programmes, y compris  celles ayant trait à l'investissement; b)la préparation des projets et des programmes; c)l'exécution et le suivi des projets et des programmes; d)la mise en oeuvre de mesures provisoires nécessaires à l'établissement, la mise en route,  l'exploitation et l'entretien d'un projet déterminé; e)le suivi et l'évaluation des opérations; f)les programmes intégrés de formation, d'information et de recherche. Article 183  La Communauté  prend les mesures concrètes pour accroître et améliorer les informations communiquées aux autorités  compétentes des PTOM concernant la disponibilité et les qualifications des spécialistes adéquats.    Article 184  1.    Le choix entre le recours à des bureaux d'études ou entreprises - conseils  ou à des experts recrutés individuellement est fonction de la nature des problèmes, de l'étendue et  de la complexité des moyens techniques et de gestion requis, ainsi que des coûts comparés pour  chacune des deux solutions. En outre, des mesures sont prises pour s'assurer que les responsables  du recrutement soient à même d'estimer à leur juste valeur les différents niveaux de compétence et  d'expérience au niveau international. Les critères de choix des contractants et de leur personnel  tiennent compte: a)  des qualifications professionnelles (compétences techniques et capacités de formation) et des  qualités humaines;b)du respect des valeurs culturelles et des conditions politiques et administratives du ou des PTOM  concernés; c)de la connaissance de la langue nécessaire à l'exécution du contrat; d)de l'expérience pratique des problèmes à traiter; e)des coûts.  2.    Le recrutement du personnel d'assistance technique, l'établissement de ses objectifs et de  ses fonctions, la durée de ses missions et ses rémunérations ainsi que sa contribution au  développement des PTOM dans lesquels il est appelé à servir doivent se conformer aux principes de  la politique de coopération technique définis à l'article 181. Les procédures à appliquer à cet  égard doivent assurer l'objectivité du choix et la qualité des services à fournir. En conséquence,  les principes suivants sont appliqués: a)  le recrutement doit être effectué par les institutions du PTOM qui emploient l'assistance  technique conformément aux dispositions applicables en matière de concurrence et de préférences; b)des efforts sont déployés pour faciliter le contact direct entre le candidat et le futur  utilisateur de l'assistance technique; c)le recours à d'autres formes d'assistance technique devrait être envisagé telles que  l'utilisation de volontaires, d'organisations non gouvernementales, de cadres à la retraite ainsi  que les accords de jumelage; d)lors d'une demande d'assistance technique, les autorités compétentes du PTOM et la délégation de  la Commission doivent comparer les coûts et bénéfices des différents modes de transfert de  technologies et de promotion des compétences; e)le dossier d'appel d'offres prévoit que chaque candidat doit préciser dans son offre les méthodes  et  le personnel qu'il compte employer ainsi que la stratégie susceptible de promouvoir les  capacités locales et/ou régionales dès que le contrat débutera; f)la Communauté fournit aux autorités compétentes des PTOM bénéficiaires toutes les informations  détaillées sur le coût total de l'assistance technique afin de leur permettre de négocier les  contrats sur la base d'un rapport coût-efficacité favorable. Article 185  Dans le but de  promouvoir la capacité des PTOM à accroître leur compétence technique et à améliorer le  savoir-faire de leurs consultants, les accords de partenariat sont encouragés entre les bureaux  d'études, ingénieurs-conseils, experts et institutions des États membres et des PTOM. À cette fin,  toutes les mesures nécessaires sont prises pour: a)  encourager, à l'aide des associations momentanées, les sous-traitances ou l'utilisation  d'experts ressortissants des PTOM dans les équipes de bureaux d'études, d'ingénieurs-conseils ou  d'institutions des États membres; b)informer les soumissionnaires dans le dossier d'appel d'offres des critères de sélection et de  préférences prévus dans la présente décision, en particulier celles relatives à l'encouragement de  l'utilisation des ressources humaines des PTOM. Article 186  1.    Sous réserve des dispositions  du présent chapitre, la passation des marchés de services et des règles en matière de concurrence  et de préférences sont fixées conformément au chapitre 5 section 5.  2.    La coopération technique apporte un soutien aux opérations d'éducation et de formation, aux  programmes de formation pluriannuels, y compris les bourses, visés au titre XI de la deuxième  partie.  Chapitre 5 Procédure de mise en oeuvre Section 1 Programmation Article 187  1.    Au début  de la période d'application de la présente décision, les autorités de la France, des Pays-Bas et du  Royaume-Uni donnent dans les meilleurs délais à la Commission une indication claire de l'enveloppe  financière programmable dont peut disposer pour une période de cinq années chaque PTOM relevant  respectivement de ces États membres; ces États membres en informent en même temps les autorités  compétentes des PTOM concernés.  2.    Dans la fixation de ces enveloppes financières, les États membres tiennent particulièrement  compte des besoins des PTOM les moins développés.  3.    Dès que les enveloppes financières propres à chaque PTOM sont connues, les autorités  compétentes des PTOM établissent et soumettent à la Communauté un projet de programme indicatif,  sur la base des objectifs et priorités de développement du PTOM concerné et en conformité avec ces  derniers; le projet de programme indicatif indique: a)  les objectifs prioritaires de développement du PTOM concerné aux plans local et régional; b)le ou les secteurs de concentration pour lesquels le soutien est jugé le plus approprié; c)les mesures et les actions les plus appropriées à la réalisation des objectifs dans le ou les  secteurs de concentration identifiés; d)dans la mesure du possible, les projets et programmes d'actions spécifiques, qui ont été  clairement identifiés, notamment ceux constituant la poursuite de projets et programmes d'actions  déjà en cours; e)toutes propositions relatives à des projets et programmes régionaux. Article 188  1.    Le  projet de programme indicatif fait l'objet d'un échange de vues entre les autorités compétentes du  PTOM concerné et la Communauté, qui tient dûment compte des besoins locaux du PTOM, puis le  programme indicatif est arrêté de commun accord entre la Communauté et les autorités compétentes du  PTOM concerné sur la base du projet de programme indicatif proposé par celles-ci. Ce programme  indicatif doit être arrêté de préférence dans un délai maximal de six mois.  2.    Il précise notamment: a)  le ou les secteurs de concentration auxquels sont affectés l'aide communautaire et les moyens à  mettre en oeuvre à cette fin; b)les mesures et actions nécessaires à la réalisation des objectifs dans les secteurs retenus;  c)le calendrier des engagements et des mesures à prendre; d)les provisions faites pour faire face aux éventuelles réclamations et pour couvrir les  augmentations des coûts et les dépenses imprévues; e)les projets et programmes ne concernant pas le ou les secteurs de concentration ainsi que les  propositions de projets et programmes régionaux.  3.    Le programme indicatif est suffisamment souple pour assurer l'adéquation permanente des  actions aux objectifs et pour tenir compte des modifications pouvant survenir dans la situation  économique, les priorités et les objectifs du PTOM. Il peut être révisé à la demande des autorités  compétentes du PTOM concerné. Article 189  La Communauté et les autorités compétentes des PTOM  prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir l'adoption du programme indicatif dans les  meilleurs délais, de préférence dans le délai d'un an suivant l'entrée en vigueur de la présente  décision. Article 190  1.    Le programme indicatif détermine les montants globaux de l'aide  programmable qui peut être mise à la disposition de chaque PTOM. L'aide programmable comporte  seulement les subventions visées à l'article 154 paragraphe 2 point a).  2.    Le reliquat éventuel du Fonds qui n'est pas engagé ou déboursé à la fin de la période fixée  à l'article 154 est utilisé jusqu'à épuisement dans les mêmes conditions que celles prévues par la  présente décision.  3.    Un état comparatif des engagements et paiements est dressé chaque année par l'ordonnateur du  PTOM et le délégué de la Commission qui prennent les mesures nécessaires pour assurer le respect du  calendrier des engagements convenu lors de la programmation et déterminent les causes de retards  constatés dans leur exécution afin de proposer les mesures nécessaires pour y remédier.  Section 2 Identification, préparation et instruction des projets Article 191  L'identification  et la préparation des projets et programmes relèvent de la responsabilité des autorités   compétentes du PTOM concerné ou de tout autre bénéficiaire éligible. Article 192  Les dossiers  des projets et programmes préparés et soumis pour financement doivent contenir tous les  renseignements nécessaires à l'instruction des projets ou programmes ou, lorsque ces projets et  programmes n'ont pas été totalement définis, fournir une description sommaire pour les besoins de  l'instruction. Ces dossiers sont transmis officiellement à la Communauté par les autorités  compétentes des PTOM ou par les autres bénéficiaires conformément à la présente décision. Si les  bénéficiaires ne sont pas des PTOM, l'accord formel des autorités compétentes du PTOM concerné est  requis. Article 193  1.    L'instruction des projets et programmes est entreprise conjointement  par les autorités compétentes du ou des PTOM concernés et la Communauté. En vue d'accélérer les  procédures, la Commission donne au délégué les pouvoirs nécessaires pour procéder à cette  instruction conjointe; lorsqu'il s'agit d'un PTOM situé dans une région où la Commission n'a pas  désigné de délégué, l'instruction est menée entre la Commission et les autorités de l'État dont  relève ce PTOM, qui assurent le relais auprès des autorités compétentes du PTOM concerné.  2.    L'instruction des projets et programmes tient compte des caractéristiques et des contraintes  spécifiques de chaque PTOM ainsi que des facteurs suivants: a)  efficacité et viabilité des opérations demandées et leur rentabilité, si possible sur la base  d'une analyse coût-bénéfice, des variantes éventuelles étant examinées; b)aspects sociaux, culturels, de sexe et environnementaux, directs et indirects, et impact sur les  populations; c)disponibilité de main-d'oeuvre et d'autres ressources locales nécessaires à l'exécution, au  fonctionnement et à la gestion des projets et programmes; d)formation et développement institutionnel nécessaires à la réalisation des objectifs des projets  et programmes; e)charge que représentent les frais de fonctionnement pour le bénéficiaire; f)engagements et efforts locaux;  g)expérience tirée d'opérations de même type; h)résultats d'études déjà entreprises sur des projets ou programmes similaires en vue d'accélérer  la mise en oeuvre et de réduire les coûts à un minimum.  3.    Les difficultés et contraintes spécifiques des PTOM les moins développés qui pèsent sur  l'efficacité, la viabilité et la rentabilité économique des projets et programmes sont prises en  compte au moment de l'instruction de ces derniers.  Section 3 Proposition et décision de financement Article 194  1.    Les conclusions de  l'instruction sont résumées par le délégué, sauf exception visée à l'article 193, en étroite  collaboration avec l'ordonnateur du PTOM, dans une proposition de financement.  2.    La proposition de financement comporte un calendrier prévisionnel d'exécution technique et  financière du projet ou programme et indique la durée des différentes phases d'exécution.  3.    La proposition de financement: a)  tient compte des commentaires des autorités compétentes du ou des PTOM concernés; b)est transmise par le délégué, simultanément aux autorités compétentes du ou des PTOM concernés et  à la Commission.  4.    La Commission finalise la proposition de financement et la transmet, avec ou sans  modification, à l'organe de décision communautaire. Les autorités compétentes du ou des PTOM  concernés pourront soumettre des commentaires sur toute modification de fond que la Commission a  l'intention d'apporter au document; ces commentaires sont reflétés dans la proposition de  financement modifiée. Article 195  Sous réserve des dispositions prévues à l'article 194  paragraphe 4, l'organe de décision de la Communauté communique sa décision dans un délai de cent  vingt jours à compter de la date de la transmission par le délégué, visée à l'article 194  paragraphe 3 point b), ou, dans les cas de non-désignation d'un délégué visés à l'article 193, de  la transmission par les autorités de l'État dont relève le PTOM concerné.  Article 196  1.     Dans le but d'accélérer les procédures et en dérogeant aux dispositions des articles 194 et 195,  les décisions de financement peuvent porter sur des programmes pluriannuels lorsqu'il s'agit de  financer: a)  la formation; b)  des microréalisations; c)  la promotion commerciale; d)  des ensembles d'actions de taille limitée dans un secteur déterminé; e)la coopération technique.  2.    Dans ces cas, les autorités compétentes du PTOM concerné peuvent soumettre au délégué un  programme pluriannuel indiquant les grandes lignes, les types d'actions envisagées et l'engagement  financier proposé.  La décision de financement pour chaque programme pluriannuel est prise par l'ordonnateur  principal. La lettre de l'ordonnateur principal à l'ordonnateur du PTOM notifiant cette décision  constitue la convention de financement au sens de l'article 197.  Dans le cadre des programmes pluriannuels ainsi adoptés, l'ordonnateur du PTOM met en oeuvre  chaque action conformément aux dispositions de la décision et de la convention de financement visée  ci-dessus.  À la fin de chaque année, l'ordonnateur du PTOM transmet à la Commission un rapport, établi en  consultation avec le délégué, sur la mise en oeuvre des programmes.  Section 4 Convention de financement et dépassement Article 197  1.    Tout projet ou programme  financé par une subvention du Fonds donne lieu à l'établissement d'une convention de financement  entre la Commission et les autorités compétentes du ou des PTOM concernés dans les soixante jours  suivant la décision de l'organe de décision de la Communauté.  2.    La convention précise notamment l'engagement financier du Fonds, les modalités et conditions  de financement, ainsi que les dispositions générales et spécifiques  relatives au projet ou  programme concerné; elle contient également le calendrier prévisionnel d'exécution technique du  projet ou programme figurant dans la proposition de financement.  3.    Les conventions de financement relatives à tous les projets et programmes d'actions  prévoient des crédits appropriés pour couvrir les augmentations de coûts et les dépenses  imprévues.  4.    Après signature de la convention de financement, les paiements sont effectués conformément  au plan de financement arrêté dans ladite convention.  5.    Tout reliquat constaté à la clôture des projets et programmes revient au PTOM concerné et  est inscrit comme tel dans les comptes du Fonds. Il peut être utilisé de la manière prévue dans la  décision pour le financement des projets et programmes.  Dépassement Article 198  1.    Dès que se manifeste un risque de dépassement, au-delà des  limites fixées dans la convention de financement, l'ordonnateur du PTOM en informe l'ordonnateur  principal par l'intermédiaire du délégué de la Commission en précisant les mesures qu'il compte  prendre pour couvrir ce dépassement par rapport à la dotation, soit en réduisant l'ampleur du  projet ou programme d'actions, soit en recourant aux ressources locales ou à d'autres ressources  non communautaires.  2.    S'il n'est pas décidé d'un commun accord de réduire l'ampleur du projet ou programme  d'actions ou s'il n'est pas possible de la couvrir par d'autres ressources, le dépassement peut  être: a)  couvert par les reliquats constatés après la clôture des projets et programmes d'actions  financés dans le cadre des programmes indicatifs qui n'ont pas été réaffectés dans la limite d'un  plafond fixé à 20  % de l'engagement financier prévu pour le projet ou programme d'actions  concernéoub)financé par les ressources du programme indicatif.  Financement rétroactif Article 199  1.    Afin de garantir un démarrage rapide des projets,  éviter des vides entre les projets séquentiels et des  retards, les autorités compétentes des PTOM  peuvent, en accord avec la Commission, au moment où l'instruction du projet est terminée et avant  que soit prise la décision de financement: i)  lancer des appels d'offres pour tous les types de contrats, assortis d'une clause suspensive;  ii)préfinancer, à concurrence d'un montant limité, des activités liées à du travail préliminaire  et saisonnier, des commandes d'équipement pour lesquelles il faut prévoir un long délai de  livraison ainsi que certaines opérations en cours. De telles dépenses doivent être conformes aux  procédures prévues par la décision.  2.    Ces dispositions n'affectent pas les compétences de l'organe de décision de la Communauté.  3.    Les dépenses effectuées par un PTOM en vertu du présent article sont financées  rétroactivement dans le cadre du projet ou du programme, après la signature de l'accord de  financement.  Section 5 Concurrence et préférences Éligibilité Article 200  Sauf si une dérogation est  accordée conformément à l'article 202: a)  la participation aux appels d'offres et marchés financés par le Fonds est ouverte à égalité de  conditions: i)  aux personnes physiques, sociétés ou entreprises, organismes publics ou à participation  publique des PTOM, des États ACP et de la Communauté;  ii)aux sociétés coopératives et autres personnes morales de droit public ou de droit privé, à  l'exception des sociétés sans but lucratif, de la Communauté, des PTOM et/ou des États ACP;  iii)à toute entreprise commune ou groupement de ces entreprises ou de ces sociétés PTOM, ACP et/ou  CEE; b)les fournitures doivent être originaires de la Communauté, des PTOM et/ou des États ACP.   Égalité de participation Article 201  Les autorités compétentes des PTOM et la Commission  prennent les mesures nécessaires pour assurer, à égalité de conditions, une participation aussi  étendue que possible aux appels d'offres pour les marchés de travaux, de fournitures et de services  et notamment, le cas échéant, des mesures visant à: a)  assurer, par la voie du Journal officiel des Communautés européennes et des Journaux officiels  des PTOM ainsi que par tout autre moyen d'information approprié en particulier dans les PTOM et les  États ACP de la région; b)éliminer les pratiques discriminatoires ou les spécifications techniques qui pourraient faire  obstacle à une participation étendue à égalité de conditions; c)encourager la coopération entre les sociétés et entreprises des États membres, des PTOM et des  États ACP; d)garantir que tous les critères de sélection figurent dans le dossier d'appel  d'offresete)garantir que l'offre retenue répond aux conditions et aux critères fixés dans le  dossier d'appel d'offres.  Dérogation Article 202  1.    Dans le but d'assurer le meilleur rapport du coût et de  l'efficacité du système, les personnes physiques ou morales ressortissantes des pays en  développement non ACP peuvent être autorisées à participer aux marchés financés par la Communauté,  sur demande justifiée des autorités compétentes des PTOM concernés. Celles-ci fournissent au  délégué, pour chaque cas, les informations nécessaires à la Communauté pour prendre une décision  sur ces dérogations en accordant une attention particulière: a)  à la situation géographique du PTOM concerné; b)à la compétitivité des entrepreneurs, fournisseurs et consultants de la Communauté, des PTOM et  des États ACP; c)au souci d'éviter un accroissement excessif du coût d'exécution des marchés;   d)aux difficultés de transport et aux retards dus aux délais de livraison ou à d'autres problèmes  de même nature; e)à la technologie la plus appropriée et la mieux adaptée aux conditions locales.  2.    La participation des pays tiers aux marchés financés par la Communauté peut également être  autorisée: a)lorsque la Communauté participe au financement d'actions de coopération régionale ou  interrégionale intéressant des pays tiers; b)en cas de cofinancement des projets et programmes d'actions; c)en cas d'aide d'urgence.  3.    Dans des cas exceptionnels et en accord avec la Commission, les bureaux d'études ou les  experts ressortissants de pays tiers peuvent prendre part aux contrats de services.  Concurrence Article 203  Sauf dispositions contraires prévues à l'article 208, les marchés de  travaux et de fournitures financés sur les ressources du Fonds sont conclus à la suite d'un appel  d'offres ouvert, et les marchés de services sont conclus à la suite d'un appel d'offres restreint.  Article 204  1.    Les autorités compétentes du ou des PTOM peuvent, conformément aux  dispositions des paragraphes 2, 3 et 4 et de l'article 205 et avec l'accord de la Commission: a)  passer des marchés après appel d'offres restreint à la suite, le cas échéant, d'une procédure  de présélection; b)conclure des marchés de gré à gré; c)faire exécuter des marchés en régie par des services publics ou semi-publics des PTOM.  2.    Les appels d'offres restreints peuvent être utilisés: a)lorsque l'urgence d'une situation est constatée ou lorsque la nature ou certaines  caractéristiques particulières d'un marché le justifient; b)pour des projets ou des programmes à caractère hautement spécialisé; c)pour les marchés de grande importance, à la suite d'une présélection.   3.    Les marchés de gré à gré peuvent être attribués: a)pour les actions de faible importance, dans des cas d'urgence ou pour des actions de coopération  technique de courte durée; b)pour les aides d'urgence; c)pour des actions confiées à des experts individuels; d)pour des actions complémentaires ou nécessaires à l'achèvement d'autres déjà en cours; e)lorsque l'exécution du marché est réservée exclusivement aux titulaires de brevets ou de licences  régissant l'utilisation, le traitement ou l'importation des articles concernés; f)à la suite d'un appel d'offres infructueux.  4.    La procédure suivante est d'application pour les appels d'offres restreints et pour les  marchés de gré à gré: a)dans le cas des marchés de travaux et de fournitures, une liste restreinte des soumissionnaires  éventuels est établie par les autorités compétentes du ou des PTOM concernés avec l'accord du  délégué à la suite, le cas échéant, d'une procédure de présélection; b)pour les marchés de services, la liste restreinte des candidats est établie par les autorités  compétentes des PTOM en accord avec la Commission sur la base des propositions des autorités  compétentes du ou des PTOM concernés et des propositions soumises par la Commission; c)pour les marchés de gré à gré, les autorités compétentes du PTOM engagent librement les  discussions qui leur paraissent utiles avec les soumissionnaires figurant sur la liste qu'elles ont  établie selon les points a) et b), et attribuent le marché au soumissionnaire qu'elles ont retenu.  Marchés en régie Article 205  1.    Les marchés sont exécutés en régie administrative par les  agences ou les services publics ou à participation publique du ou des PTOM concernés lorsque le  PTOM dispose dans ses services d'un personnel de gestion qualifié pour les marchés au titre de  l'aide d'urgence, les marchés de services et toutes les autres actions dont le coût estimatif est  inférieur à 5 millions d'écus.  2.    La Communauté contribue aux dépenses des services concernés par l'octroi des équipements  et/ou  matériels manquants et/ou de ressources lui permettant de recruter le personnel  supplémentaire nécessaire tel que des experts ressortissants du PTOM concerné, d'un autre PTOM ou  d'un État ACP. La participation de la Communauté ne concerne que la prise en charge de moyens  complémentaires et de dépenses d'exécution, temporaires, limitées aux seuls besoins de l'action  considérée.  Contrats d'aide d'urgence Article 206  Le mode d'exécution des marchés au titre de l'aide  d'urgence doit être adapté à l'urgence de la situation. À cette fin, les autorités compétentes du  PTOM peuvent, pour toutes les opérations concernant l'aide d'urgence, autoriser avec l'accord du  délégué: a)  la conclusion de marchés de gré à gré; b)l'exécution des marchés en régie; c)l'exécution par l'intermédiaire d'organismes spécialisés; d)la mise en oeuvre directe par la Commission.  Procédure accélérée Article 207  1.    En vue d'assurer la mise en oeuvre rapide et efficace  des projets et programmes, une procédure accélérée de lancement d'appels d'offres est organisée,  sauf indication contraire des autorités compétentes du PTOM concerné ou de la Commission, par une  proposition soumise aux autorités compétentes du PTOM concerné pour accord. Dans la procédure  accélérée de lancement d'appels d'offres, les délais de soumission sont plus courts et la  publication est limitée au PTOM concerné et aux PTOM et États ACP voisins, conformément à la  législation en vigueur dans le PTOM concerné. Cette procédure accélérée est appliquée pour: a)  les marchés de travaux dont le coût estimatif est inférieur à 5 millions d'écus; b)les aides d'urgence, quel qu'en soit le montant.  2.    Par dérogation, l'ordonnateur du PTOM peut, avec l'accord du délégué, se procurer des  fournitures et/ou des services pour un montant limité dans les  PTOM concernés ou dans les PTOM et  États ACP voisins où ces fournitures ou services sont disponibles. Article 208  Afin d'accélérer  la procédure, les autorités compétentes des PTOM peuvent demander à la Commission de négocier,  d'établir et de conclure les marchés de services en leur nom, directement ou par l'intermédiaire de  son agence compétente.  Préférences Article 209  Des mesures propres à favoriser une participation aussi étendue que  possible des personnes physiques et morales des PTOM à l'exécution des marchés financés par le  Fonds sont prises afin de permettre une utilisation optimale des ressources physiques et humaines  de ces PTOM. À cette fin: a)  dans le cas des marchés de travaux d'une valeur inférieure à 5 millions d'écus, les  soumissionnaires des PTOM bénéficient, pour autant qu'un quart au moins du capital et des cadres  soit originaire d'un ou de plusieurs PTOM, d'une préférence de 10  % dans la comparaison des offres  de qualité économique et technique équivalente; b)dans le cas des marchés de fournitures, quel qu'en soit le montant, les soumissionnaires des PTOM  qui proposent des fournitures dont la valeur du contrat est d'origine PTOM à 50  % au moins  bénéficient d'une préférence de 15  % dans la comparaison des offres de qualité économique et  technique équivalente; c)dans le cas des marchés de services, la préférence est accordée, dans la comparaison des offres  de qualité économique et technique équivalente, aux experts, institutions, bureaux d'études ou  entreprises-conseils des PTOM ayant la compétence requise; d)lorsqu'on envisage de faire appel à des sous-traitants, le soumissionnaire retenu accorde la  préférence aux personnes physiques, sociétés et entreprises des PTOM capables d'exécuter le marché  dans les mêmes conditions; e)les autorités compétentes du PTOM peuvent, dans l'appel d'offres, proposer aux soumissionnaires  éventuels l'assistance de sociétés, d'experts ou de consultants des PTOM ou des États ACP, choisis  de commun accord. Cette coopération peut prendre la forme d'une entreprise commune ou d'une  sous-traitance ou encore d'une formation du personnel en cours d'emploi.   Choix de l'attributaire Article 210  1.    Les autorités compétentes du PTOM attribuent le  marché: a)  au soumissionnaire dont l'offre a été jugée conforme au dossier d'appel d'offres; b)dans le cas des marchés de travaux et fournitures, au soumissionnaire qui a présenté l'offre la  plus avantageuse telle qu'elle est évaluée, en fonction notamment des critères suivants: i)  le montant de l'offre, les coûts de fonctionnement et d'entretien;  ii)les qualifications et les garanties offertes par le soumissionnaire, les qualités techniques de  l'offre, ainsi que la proposition d'un service après-vente dans le PTOM;  iii)la nature du marché, les conditions et les détails d'exécution, l'adaptation aux conditions  locales; c)dans le cas des marchés de services, au soumissionnaire qui a présenté l'offre la plus  avantageuse, compte tenu entre autres du montant de l'offre, des qualités techniques de l'offre, de  l'organisation et de la méthodologie proposées pour la fourniture des services, ainsi que de la  compétence, de l'indépendance, de la disponibilité du personnel proposé.  2.    Lorsque deux soumissions sont reconnues équivalentes, selon les critères énoncés ci-dessus,  la préférence est donnée: a)à l'offre du soumissionnaire d'un PTOM ou d'un État ACPoub)si une telle offre fait défaut, à  celle qui permet la meilleure utilisation des ressources physiques et humaines des PTOM.  Réglementation générale Article 211  L'adjudication des marchés financés par le Fonds est régie  par la présente décision et la réglementation générale qui est adoptée, sur proposition de la  Commission, par décision du Conseil.  Conditions générales Article 212  L'exécution des marchés de travaux, de fournitures et de  services financés par le Fonds est régie:  a)  par les conditions générales applicables aux marchés financés par le Fonds qui sont adoptées,  sur proposition de la Commission, par décision du Conseil; b)pour les projets et programmes cofinancés ou en cas d'octroi d'une dérogation pour l'exécution  par des tiers ou en cas de procédure accélérée ou dans les autres cas appropriés, par toutes autres  conditions générales acceptées par les autorités compétentes du PTOM concerné et la Communauté, à  savoir: i)  les conditions générales prescrites par la législation du PTOM concerné ou les pratiques  admises dans ce PTOM en matière de marchés internationaux; ii)toutes autres conditions générales internationales en matière de marchés.  Règlement des différends Article 213  Le règlement des différends entre l'administration d'un  PTOM et un entrepreneur, un fournisseur ou prestataire de services pendant l'exécution d'un marché  financé par le Fonds s'effectue: a)en cas de marché local conformément à la législation du PTOM concernéetb)en cas de marché  transnational par arbitrage conformément à un règlement de procédure qui, sur proposition de la  Commission, est arrêté par décision du Conseil.  Section 6 Régime fiscal et douanier Article 214  Les PTOM appliquent aux marchés financés par  la Communauté un régime fiscal et douanier qui n'est pas moins favorable que celui appliqué à  l'État le plus favorisé, ou aux organisations internationales en matière de développement avec  lesquelles ils ont des relations. Pour la détermination du régime applicable à la nation la plus  favorisée, il n'est pas tenu compte des régimes appliqués par les autorités compétentes du PTOM  concerné aux autres pays en développement. Article 215  Sous réserve de l'article 214, le régime  suivant est appliqué aux marchés financés par la Communauté:   a)les marchés ne sont assujettis ni aux droits de timbre et d'enregistrement, ni aux prélèvements  fiscaux d'effet équivalent, existants ou à créer dans le PTOM bénéficiaire; toutefois, ces marchés  sont enregistrés conformément aux lois en vigueur dans le PTOM et l'enregistrement peut donner lieu  à une redevance correspondant à la prestation de service; b)les bénéfices et/ou les revenus résultant de l'exécution des marchés sont imposables selon le  régime fiscal intérieur du PTOM concerné, pour autant que les personnes physiques et morales qui  ont réalisé ces bénéfices et/ou ces revenus aient un siège permanent dans ce PTOM ou que la durée  d'exécution du marché soit supérieure à six mois; c)les entreprises qui doivent importer des matériels en vue de l'exécution de marchés de travaux  bénéficient, si elles le demandent, du régime d'admission temporaire tel qu'il est défini par la  législation du PTOM bénéficiaire concernant lesdits matériels; d)les matériels professionnels nécessaires à l'exécution de tâches définies dans les marchés de  services sont admis temporairement dans le ou les PTOM bénéficiaires, conformément à la législation  du PTOM concerné, en franchise de droits fiscaux, de droits d'entrée, de droits de douane et  d'autres taxes d'effet équivalent, dès lors que ces droits et taxes ne sont pas la rémunération  d'une prestation de services; e)les importations dans le cadre de l'exécution d'un marché de fournitures sont admises dans le  PTOM bénéficiaire en exemption de droits de douane, de droits d'entrée, de taxes ou droits fiscaux  d'effet équivalent. Le marché de fournitures originaires du PTOM concerné est conclu sur la base du  prix départ usine, majoré des droits fiscaux applicables le cas échéant dans le PTOM à ces  fournitures; f)les achats de carburants, lubrifiants et liants hydrocarbonés ainsi que, d'une manière générale,  de tous les produits incorporés dans un marché de travaux sont réputés faits sur le marché local et  sont soumis au régime fiscal applicable en vertu de la législation en vigueur dans le PTOM  bénéficiaire; g)l'importation d'effets et objets personnels, à usage personnel et domestique, par les personnes  physiques, autres que celles recrutées localement, chargées de l'exécution des tâches définies dans  un marché de services, et par les membres de leur famille, s'effectue, conformément à la  législation en vigueur dans le PTOM bénéficiaire, en franchise de droits de douane ou d'entrée, de  taxes et autres droits fiscaux d'effet équivalent.  Article 216  1.    Toute question non visée  aux articles 214 et 215 reste soumise à la législation du PTOM concerné.  2.    Le régime fiscal appliqué aux délégués de la Commission et au personnel mandaté des  délégations est prévu à l'article 222.  Chapitre 6 Agents chargés de la gestion et de l'exécution Section 1 Ordonnateur principal  Article 217  1.    La Commission désigne l'ordonnateur principal du Fonds, qui est responsable de  la gestion des ressources du Fonds.  2.    À ce titre, l'ordonnateur principal: a)engage, liquide et ordonnance les dépenses et tient la comptabilité des engagements et des  ordonnancements; b)veille à ce que les décisions de financement soient respectées; c)en étroite collaboration avec l'ordonnateur du PTOM, prend les décisions d'engagement et les  mesures financières qui se révèlent nécessaires pour assurer, du point de vue économique et  technique, la bonne exécution des opérations approuvées; d)approuve le dossier d'appel d'offres avant le lancement de l'appel d'offres, sous réserve des  pouvoirs exercés par le délégué au titre de l'article 223; e)veille à la publication dans des délais raisonnables des appels d'offres, conformément à  l'article 201; f)approuve la proposition d'attribution du marché, sous réserve des pouvoirs exercés par le délégué  au titre de l'article 223.  3.    L'ordonnateur principal communique, à la fin de chaque exercice, un bilan détaillé du Fonds  indiquant le solde des contributions versées au Fonds par les États membres, les déboursements  globaux pour chaque rubrique de financement, y compris la coopération régionale, l'aide d'urgence,  le système de stabilisation des recettes d'exportations (Stabex) et le système «produits miniers»  (Sysmin).    Section 2 Ordonnateur du PTOM Article 218  1.    Les autorités compétentes de chaque PTOM  désignent un ordonnateur du PTOM qui le représente pour toutes les opérations financées sur les  ressources du Fonds gérées par la Commission. L'ordonnateur du PTOM est également tenu informé des  opérations financées sur les ressources gérées par la Banque.  2.    L'ordonnateur du PTOM peut déléguer une partie de ses attributions; il informe l'ordonnateur  principal des délégations auxquelles il a procédé. Article 219  1.    L'ordonnateur du PTOM: a)  est responsable, en étroite coopération avec le délégué de la Commission, de la préparation, de  la présentation et de l'instruction des projets et programmes d'actions; b)en étroite coopération avec le délégué, lance les appels d'offres, reçoit les offres, préside à  leur dépouillement, arrête le résultat du dépouillement des offres, signe les marchés et ses  avenants, et approuve les dépenses; c)avant le lancement des appels d'offres, soumet le dossier d'appels d'offres au délégué qui  l'approuve dans le délai fixé à l'article 223; d)termine l'examen des offres pendant le délai de validité des offres en tenant compte du délai  requis pour l'approbation du marché; e)communique le résultat du dépouillement des offres avec une proposition d'attribution du marché  au délégué qui donne son approbation dans un délai de trente jours ou dans le délai fixé à  l'article 223; f)procède à la liquidation et à l'ordonnancement des dépenses dans les limites des ressources qui  lui sont allouées; g)au cours des opérations d'exécution, prend les mesures d'adaptation nécessaires pour assurer,  d'un point de vue économique et technique, la bonne exécution des projets et programmes approuvés.   2.    Au cours de l'exécution des opérations et sous réserve pour lui d'en informer le délégué de  la Commission, l'ordonnateur du PTOM décide: a)des aménagements de détail et modifications techniques pour autant qu'ils n'affectent pas les  solutions techniques retenues et qu'ils restent dans la limite de la provision pour aménagements; b)des modifications aux devis en cours d'exécution; c)des virements d'article à article à l'intérieur des devis; d)des changements d'implantation de projets ou programmes à unités multiples justifiés par des  raisons techniques, économiques ou sociales; e)de l'application ou de la remise des pénalités de retard; f)des actes donnant mainlevée des cautions; g)des achats sur le marché local sans considération de l'origine; h)de l'utilisation de matériels et engins de chantier non originaires des États membres, des PTOM  ou des États ACP, et dont il n'existe pas de production comparable dans les États membres, les PTOM  et les États ACP; i)des sous-traitances;j)des réceptions définitives, pour autant que le délégué soit présent aux réceptions provisoires,  vise les procès-verbaux correspondants et, le cas échéant, assiste aux réceptions définitives,  notamment lorsque l'ampleur des réserves formulées lors de la réception provisoire nécessite des  travaux de reprise importants; k)du recrutement de consultants et autres experts de l'assistance technique. Article 220  Tout  document et proposition soumis par l'ordonnateur du PTOM à la Commission ou au délégué de celle-ci  pour accord ou approbation, conformément à la présente décision, est approuvé ou réputé approuvé  dans les délais fixés par la présente décision ou, à défaut, dans les trente jours. Article 221   À la fin de chaque exercice, l'ordonnateur du PTOM établit un rapport sur les actions s'inscrivant  dans le cadre du programme indicatif et des programmes régio naux qui ont été mises en oeuvre dans  le PTOM concerné. Ce rapport contient, entre autres: a)le rapport visé à l'article 190 et concernant les engagements, les déboursements et le calendrier  de mise en oeuvre du programme indicatif, ainsi qu'un rapport d'avancement des projets et  programmes; b)les engagements, les déboursements, le calendrier d'exécution et l'état d'avancement des projets  et programmes régionaux mis en oeuvre dans ce PTOM; c)en consultation avec le délégué de la Commission, le rapport visé à l'article 196 et concernant  les programmes pluriannuels; d)une évaluation des actions au titre de la coopération pour le financement du développement mises  en oeuvre dans le PTOM, y compris les programmes régionaux. Une copie du rapport est transmise au délégué au plus tard quatre-vingt-dix jours après la fin de  l'année considérée.  Section 3 Le délégué Article 222  1.    La Commission est représentée dans les PTOM ou dans  chaque groupe régional qui en fait la demande expresse par un délégué.  2.    Lorsqu'il s'agit d'un PTOM situé dans une région où la Commission n'a pas désigné de  délégué, les autorités de l'État dont relève ce PTOM assurent le relais entre la Commission et les  autorités compétentes de ce PTOM.  3.    Le délégué de la Commission et le personnel mandaté des délégations, à l'exclusion du  personnel recruté localement, sont exonérés de toute perception d'impôts dans le PTOM où ils sont  installés.  Les personnels visés au présent paragraphe bénéficient également des dispositions de l'article 215  point g). Article 223  Le délégué reçoit les instructions nécessaires et les pouvoirs pour  faciliter et accélérer la préparation, l'instruction et l'exécution des projets et programmes,  ainsi que l'appui nécessaire pour ce faire. À cette fin, et  en étroite collaboration avec  l'ordonnateur du PTOM, le délégué: a)à la demande des autorités compétentes du PTOM concerné, participe et offre une assistance dans  la préparation des projets et programmes et dans les négociations des contrats d'assistance  technique; b)participe à l'instruction des projets et programmes, à la préparation des dossiers d'appels  d'offres, à la recherche de moyens susceptibles de simplifier l'instruction des projets et  programmes et les procédures de mise en oeuvre; c)prépare les propositions de financement; d)en cas de procédure accélérée, de marché de gré à gré et de marché d'aide d'urgence, approuve,  avant que l'ordonnateur du PTOM ne lance l'appel d'offres, le dossier d'appel d'offres dans un  délai de trente jours à dater de sa transmission par l'ordonnateur du PTOM; e)dans tous les cas non repris au point d), transmet le dossier d'appel d'offres à l'ordonnateur  principal pour approbation dans les trente jours à dater de sa transmission au délégué par  l'ordonnateur du PTOM; f)assiste au dépouillement des offres et reçoit copie des soumissions ainsi que des résultats de  leur examen; g)approuve, dans un délai de trente jours, la proposition d'attribution du marché qui lui a été  soumise par l'ordonnateur du PTOM pour tous: i)  les marchés de gré à gré; ii)les marchés de services; iii)les marchés relatifs aux aides d'urgenceetiv)les marchés après procédure accélérée, les  marchés de travaux d'une valeur inférieure à 5 millions d'écus et les contrats de fournitures d'une  valeur inférieure à 1 million d'écus; h)approuve, dans un délai de trente jours, la proposition d'attribution du marché non visée au  point g), qui lui a été soumise par l'ordonnateur du PTOM, lorsque les conditions suivantes sont  réunies: l'offre retenue est la moins disante des offres conformes aux conditions requises dans le  dossier d'appel d'offres, elle répond aux critères de sélection qui y sont fixés et elle ne dépasse  pas les crédits affectés au marché; i)lorsque les conditions prévues au point h) ne sont pas réunies, il transmet la proposition  d'attribution du  marché à l'ordonnateur principal qui statue dans un délai de soixante jours à  compter de la date de réception par le délégué de la Commission. Lorsque le montant de l'offre  retenue dépasse les crédits affectés au marché, l'ordonnateur principal, après approbation du  marché, prend les décisions d'engagements nécessaires; j)approuve les marchés et les devis dans le cas d'exécution en régie, leurs avenants ainsi que les  autorisations de paiement accordées par l'ordonnateur du PTOM; k)s'assure que les projets et programmes financés sur les ressources du Fonds gérées par la  Commission sont exécutés correctement du point de vue financier et technique; l)coopère avec les autorités locales du PTOM où il représente la Commission en évaluant  régulièrement les actions; m)maintient des contacts étroits et continus avec l'ordonnateur du PTOM en vue d'analyser et de  résoudre les problèmes spécifiques rencontrés lors de la mise en oeuvre de la coopération pour le  financement du développement; n)vérifie notamment à intervalles réguliers que les actions progressent au rythme prévu par le  calendrier prévisionnel figurant dans la décision de financement; o)communique aux autorités compétentes du PTOM tout renseignement ou document utile concernant les  procédures de mise en oeuvre de la coopération pour le financement du développement, en particulier  pour les critères d'instruction et d'évaluation des offres; p)sur une base régulière, informe les autorités locales du PTOM des activités communautaires  susceptibles d'intéresser directement la coopération entre la Communauté et les PTOM. Article 224   À la fin de chaque exercice, le délégué établit un rapport sur la mise en oeuvre du programme  indicatif et des programmes régionaux, en ce qui concerne notamment les opérations du Fonds gérées  par la Commission. Ce rapport contient, entre autres: a)le montant du programme indicatif, les engagements, les déboursements et le calendrier de mise en  oeuvre du programme indicatif et des programmes régionaux; b)un rapport d'avancement des projets et programmes;  c)une évaluation des opérations du Fonds dans le PTOM et des programmes régionaux. Une copie du rapport est soumise simultanément aux autorités compétentes du PTOM concerné et à la  Communauté.  Section 4 Paiements - Payeurs délégués Article 225  1.    En vue de l'exécution des paiements  dans les monnaies locales des PTOM, des comptes libellés dans la monnaie de l'un des États membres  ou en écus sont ouverts dans chaque PTOM, au nom de la Commission, auprès d'une institution  financière nationale, publique ou à participation publique, choisie d'un commun accord entre les  autorités compétentes du PTOM et la Commission. Cette institution exerce les fonctions de payeur  délégué.  2.    Les comptes visés au paragraphe 1 sont alimentés par la Communauté dans la monnaie d'un des  États membres ou en écus, sur la base d'une estimation des besoins de trésorerie futurs,  suffisamment à l'avance pour éviter l'obligation d'un préfinancement par les PTOM et les retards de  paiement.  3.    Les services rendus par le payeur délégué ne sont pas rémunérés et aucun intérêt n'est servi  sur les fonds en dépôt.  4.    En vue de l'exécution des paiements en écus, des comptes libellés en écus sont ouverts au  nom de la Commission auprès d'institutions financières dans les États membres. Ces institutions  exercent les fonctions de payeurs délégués en Europe. Les paiements sur ces comptes peuvent être  effectués sur les instructions de la Commission ou du délégué agissant en son nom pour les dépenses  ordonnancées par l'ordonnateur du PTOM ou par l'ordonnateur principal avec l'autorisation préalable  de l'ordonnateur du PTOM.  5.    Dans les limites des fonds disponibles dans les comptes, les payeurs délégués effectuent les  paiements ordonnancés par l'ordonnateur du PTOM ou, le cas échéant, par l'ordonnateur principal,  après avoir vérifié l'exactitude et la régularité des pièces justificatives présentées ainsi que la  validité de l'acquit libératoire.  6.    Les procédures de liquidation, d'ordonnancement et de paiement des dépenses doivent être  accomplies dans un délai maximal de quatre-vingt-dix jours à compter de la date d'échéance du  paiement. L'ordonnateur du  PTOM procède à l'ordonnancement du paiement et le notifie au délégué au  plus tard quarante-cinq jours avant l'échéance.  7.    Les réclamations concernant les retards de paiement sont supportées par les autorités  compétentes du ou des PTOM concernés et par la Commission sur ses ressources propres, chacun pour  la partie du retard dont il est responsable, conformément au paragraphe 6.  8.    Les payeurs délégués, l'ordonnateur du PTOM, le délégué et les services responsables de la  Commission demeurent responsables financièrement jusqu'à l'approbation finale par la Commission des  opérations qu'ils ont été chargés d'exécuter.  Section 5 Suivi et évaluation Article 226  Le suivi et l'évaluation ont pour objectif  d'évaluer de manière indépendante les opérations de développement (préparation et mise en oeuvre)  afin d'améliorer l'efficacité des opérations de développement en cours et à venir. Ces travaux sont  réalisés conjointement par les PTOM et la Communauté. Article 227  1.    Plus spécifiquement, ces  travaux auront notamment pour objet: a)effectuer un suivi et une évaluation conjoints, réguliers et indépendants des opérations et des  activités au titre du Fonds; b)organiser le suivi et l'évaluation conjoints des opérations en cours et terminées et comparer les  résultats obtenus aux objectifs fixés. L'administration, le fonctionnement et l'entretien des  opérations devraient être systématiquement révisés; c)rendre compte au Conseil des résultats des travaux d'évaluation et utiliser cette expérience pour  la conception et l'exécution des opérations futures; d)veiller à obtenir des autorités compétentes des PTOM des commentaires sur tous les rapports de  suivi et d'évaluation et garantir, dans tous les cas, que les experts des PTOM participent toujours  directement aux travaux de suivi et d'évaluation et à la préparation des rapports; e)veiller à ce que les PTOM et la Communauté programment régulièrement les travaux d'évaluation;  f)faire la synthèse des résultats du suivi et de l'évaluation par secteur, par instrument, par  thème, par PTOM et par région. À cette fin: i)les rapports sur les résultats du suivi et de l'évaluation sont préparés et publiés à des  intervalles convenus; ii)un rapport annuel des résultats de l'exécution des opérations est préparé; g)garantir la réutilisation opérationnelle des résultats du suivi et de l'évaluation dans la  politique et les pratiques en matière de développement, en créant des mécanismes efficaces  permettant cette réutilisation, en organisant des séminaires et des ateliers et en publiant et  diffusant des informations concises sur les découvertes, les conclusions et les recommandations les  plus importantes; par un processus de discussions et de suivi avec le personnel responsable des  opérations et des orientations, utiliser cette expérience pour la conception et l'exécution des  opérations futures et aider à les réorienter; h)dégager et diffuser les leçons qui peuvent contribuer à améliorer la conception et la mise en  oeuvre des opérations futures; i)rassembler et exploiter les informations pertinentes disponibles avec les organisations de  coopération au développement locales et internationales.  2.    Les travaux porteront notamment sur: a)les secteurs de développement; b)les instruments et les thèmes du développement; c)les révisions aux niveaux local et régional; d)les opérations de développement individuelles. Article 228  Afin de s'assurer de son utilité  pratique par rapport aux objectifs de la décision et d'améliorer les échanges d'information, la  Commission: a)entretient des relations étroites avec les unités de suivi et d'évaluation dans les PTOM et la  Communauté ainsi qu'avec les ordonnateurs des PTOM, les délégations de la Commission et les autres  services concernés des administrations locales et organisations régionales dont font partie les  PTOM;   b)aide les PTOM à déployer ou renforcer leurs capacités en matière de suivi et d'évaluation par  des consultations ou des cours sur les techniques de suivi et d'évaluation.  TITRE IV DISPOSITIONS GÉNÉRALES CONCERNANT LES PTOM LES MOINS DÉVELOPPÉS Article 229  Une  attention particulière est portée aux PTOM les moins développés, selon les besoins et problèmes  spécifiques à ceux-ci, afin qu'ils puissent tirer pleinement profit des possibilités offertes par  la décision et afin de les aider à résoudre leurs graves difficultés économiques et sociales qui  entravent leur développement. Indépendamment des mesures à prévoir dans les différents chapitres de la décision, une attention  particulière est consacrée, pour les PTOM les moins développés: -  au renforcement de la coopération régionale, -aux infrastructures de transports et de communications, -à l'exploitation efficace des ressources marines et à la commercialisation de ces produits, -à la mise en oeuvre de stratégies alimentaires et de programmes intégrés de développement.  Article 230  1.    Au titre de la présente décision, sont considérés comme PTOM les moins  développés: -  Anguilla, -  Mayotte, -  Montserrat, -  Sainte-Hélène, -  îles Turks et Caicos, -  Wallis et Futuna.  2.    La liste des PTOM mentionnés au paragraphe 1 peut être modifiée par décision du Conseil, sur  proposition de la Commission, lorsque la situation économique d'un PTOM change considérablement et  durablement au point qu'il faille l'inclure dans la catégorie des PTOM les moins développés ou que  son inclusion dans cette catégorie ne se justifie plus. Article 231  Les dispositions adoptées  conformément à l'article 229 en ce qui concerne les PTOM les moins développés figurent dans les  articles suivants:   1)  Objectifs article 5.   2)Coopération agricole, sécurité alimentaire et développement rural article 28.   3)Développement de la pêche article 32.   4)Coopération industrielle article 49.   5)Développement des services article 68.   6)Développement du commerce article 85 paragraphe 5.   7)Mesures de sauvegarde - coopération commerciale article 110.   8)Sysmin article 138 paragraphe 1.   9)Financement des frais récurrents article 150 paragraphe 2. 10)Répartition des moyens de financement article 160. 11)Microprojets article 162 paragraphe 4. 12)Programmation article 187 paragraphe 2. 13)Instruction des projets article 193 paragraphe 3. 14)Annexe sur les règles d'origine article 30 paragraphes 3 et 5.  QUATRIÈME PARTIE RÉGIME APPLICABLE À L'ÉTABLISSEMENT ET AUX SERVICES Article 232  En ce qui  concerne le régime applicable en matière d'établissement et de prestation de services, les  autorités compétentes des PTOM traitent sur une base non discriminatoire les ressortissants,  sociétés et entreprises des États membres. a)  Toutefois, les autorités compétentes d'un PTOM peuvent établir des réglementations dérogeant,  en faveur de leurs habitants et des activités locales, aux règles normalement applicables aux  ressortissants, sociétés et entreprises de tous les États membres, pour autant que de telles  dérogations soient limitées à des secteurs sensibles dans l'économie du PTOM concerné et  s'inscrivent dans le but de promouvoir ou soutenir l'emploi local. Ces dérogations peuvent être accordées par la Commission sur demande des autorités compétentes du  PTOM concerné et après concertation dans le cadre de la procédure de partenariat visée aux articles  234 à 236. Cette demande doit être motivée en mentionnant notamment les secteurs concernés ainsi que la durée  et les autres modalités envisagées. Elle est notifiée à la Commission qui en informe les États  membres et prend une décision dans un délai de trois mois. Si la Commission ne s'est pas prononcée  dans ce délai, la dérogation est réputée approuvée. b)Toutefois, si pour une activité déterminée, un État membre n'est pas tenu d'accorder, en vertu du  droit communautaire ou, à défaut, du droit national, un traitement non discriminatoire à des  habitants d'un PTOM ressortissants d'un État membre ou bénéficiant d'un statut juridique propre à  un PTOM, ainsi qu'à des sociétés ou entreprises établies dans un PTOM, telles que définies à  l'article 233, les autorités de ce PTOM ne sont pas tenues d'accorder un tel traitement. Article  233  Par sociétés ou entreprises, on entend, au sens de la présente décision, les sociétés ou  entreprises de droit civil ou commercial, y compris les sociétés publiques ou autres, les sociétés  coopératives et toute autre personne morale et association régies par le droit public ou privé, à  l'exception des sociétés à but non lucratif. Les sociétés ou entreprises des États membres sont celles constituées en conformité avec la  législation d'un État membre et ayant leur siège statutaire, leur administration centrale ou leur  principal établissement dans un État membre; toutefois, dans le cas où elles n'ont dans un État  membre que leur siège statutaire, leur activité doit présenter un lien effectif et continu avec  l'économie de cet État membre. Les sociétés ou entreprises du royaume du Danemark, de la République française, du royaume des  Pays-Bas ou du Royaume-Uni établies dans un PTOM sont celles constituées en conformité, selon le  cas, avec la législation française, danoise, néerlandaise ou britannique et ayant dans ce PTOM leur  siège statutaire, leur administration centrale ou leur principal établissement; toutefois, dans le  cas où elles n'ont que leur siège statutaire dans un PTOM, leur activité doit présenter un lien  effectif et continu avec l'économie de ce PTOM. Les sociétés ou entreprises relevant de la législation propre au PTOM en question établies dans  celui-ci, sont celles constituées en conformité avec la législation applicable dans un PTOM donné  et ayant leur siège statutaire, leur administration centrale ou leur principal établissement dans  ce PTOM; toutefois, dans le cas où elles n'ont que leur siège statutaire dans un PTOM, leur  activité doit présenter un lien effectif et continu avec l'économie de ce PTOM.  CINQUIÈME PARTIE LE PARTENARIAT COMMISSION/ÉTAT MEMBRE/PTOM Article 234  L'action  communautaire s'appuie autant que possible sur une concertation étroite entre la Commission, l'État  membre dont relève un PTOM et les autorités locales compétentes du PTOM. Cette concertation est ci-après dénommée «partenariat». Article 235  1.    Le partenariat porte  sur la programmation, la préparation, le financement, le suivi et l'évaluation des actions menées  par la Communauté dans le cadre de la présente décision, ainsi que sur tout problème se posant dans  les relations entre les PTOM et la Communauté.  2.    À cette fin, des groupes de travail d'association des PTOM, de caractère consultatif et  composés des trois partenaires cités à l'article 234, peuvent être créés soit par zone géographique  de PTOM, soit par groupe de PTOM relevant d'un même État membre, à la demande notamment des PTOM  concernés. Ces groupes sont constitués: -  soit sur une base ad hoc, pour traiter de problèmes spécifiques, -soit sur une base permanente, pour la période restant à courir dans le cadre de la décision  d'association; dans ce cas, ils se réunissent au moins une fois par an, pour faire le point sur  l'exécution de la présente décision ou pour traiter des autres questions citées au paragraphe 1.  3.    La présidence des groupes de travail est assurée par la Commission. Un représentant de la  Banque assiste à leurs réunions lorsque des questions relevant des domaines la concernant figurent  à l'ordre du jour. Le financement des frais généraux de leurs réunions et de la participation des représentants des  PTOM est assuré par les autorités compétentes des PTOM. Article 236  1.    Les recommandations  issues d'un groupe de travail sont communiquées par la Commission aux autres PTOM.  2.    Les avis des groupes de travail sont dûment pris en compte par la Commission, eu égard  notamment à ses compétences de gestionnaire du Fonds européen de développement (FED). Ils font en  outre, le cas échéant, l'objet de propositions de la Commission au Conseil pour mettre en oeuvre,  sur la base de l'article 136 du traité, de nouveaux éléments d'application de l'association des  PTOM à la Communauté économique européenne, en particulier quant aux conséquences de l'achèvement  du marché intérieur à l'égard des PTOM. SIXTIÈME PARTIE DISPOSITIONS FINALES Article 237  Sous réserve des dispositions particulières  en ce qui concerne les relations entre PTOM et les départements français d'outre-mer qui y sont  prévues, la présente décision s'applique aux territoires où le traité instituant la Communauté  économique européenne est d'application et selon les conditions prévues par ledit traité, d'une  part, et aux territoires des PTOM, d'autre part. Article 238  1.    Les PTOM auxquels s'applique  la présente décision sont énumérés à l'annexe I.   2.    Le Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission, peut modifier ou  compléter l'annexe I. Article 239  Si un PTOM accède à l'indépendance: a)  le régime prévu par la présente décision pourra continuer à s'appliquer provisoirement à  celui-ci dans les conditions fixées par le Conseil; b)le Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission, décide des adaptations  nécessaires à la  présente décision et notamment de l'ajustement des montants prévus à l'article  154. Article 240  1.    La présente décision est applicable pour une période de dix années à  compter du 1er mars 1990.  2.    Au plus tard le 31 décembre 1993, le Conseil procédera, sur rapport de la Commission, à un  examen de la mise en oeuvre des mécanismes du régime commercial, permettant de revoir ces  mécanismes au cas où cet examen ferait apparaître qu'ils n'ont pas répondu à leur objectif de  développement économique et social des PTOM, notamment à la lumière du développement des  investissements, ou qu'ils ont conduit à des détournements de trafic.  3.    Avant l'expiration de la première période de cinq ans, le Conseil, statuant à l'unanimité  sur proposition de la Commission, arrête, outre les concours financiers visés à l'article 154  paragraphe 1: a)  le cas échéant, les modifications éventuelles à apporter aux dispositions qui auraient fait  l'objet de notification à la Commission par les autorités compétentes des PTOM au plus tard dix  mois avant l'expiration de cette période quinquennale; b)le cas échéant, les modifications éventuellement proposées par la Commission sur la base de sa  propre expérience ou du lien avec des modifications en cours de négociation entre la Communauté et  les États ACP; c)éventuellement les mesures transitoires nécessaires au sujet des dispositions modifiées dans le  cadre des points a) et b) jusqu'à leur entrée en vigueur.  4.    Avant la date d'expiration de la présente décision, le Conseil, statuant à l'unanimité sur  proposition de la Commission, établit les dispositions à prévoir en vue de l'application ultérieure  des principes inscrits aux articles 131 à 135 du traité. Il arrête éventuellement les mesures transitoires nécessaires jusqu'à l'entrée en vigueur d'une  nouvelle décision. Article 241  La présente décision entre en vigueur le jour suivant celui de sa  publication au Journal officiel des Communautés européennes, à l'exception des engagements  financiers mettant en oeuvre sa troisième partie, titres II et III. Ces engagements seront applicables à dater de la ratification de l'accord interne. Article 242   La présente décision est publiée au Journal officiel des Communautés européennes.  Fait à Bruxelles, le 25 juillet 1991.  Par le Conseil Le président P. DANKERT  (1)  JO n° C 95 du 11. 4. 1991, p.  1.   (2)  JO n° C 183 du 15. 7. 1991. (1)  JO n° L 63 du 5. 3. 1986, p. 95.   (2)  JO n° L 365 du 28. 12. 1990, p. 79.   (3)  JO n° L 185 du 15. 7. 1988, p. 9.   (4)  JO n° L 399 du 30. 12. 1989, p. 39. (1)  JO n° L 323 du 29. 11. 1980, p. 1.   (2)  JO n° L 138 du 31. 5. 1990, p. 9.   (3)  JO n° L 84 du 30. 3. 1990, p. 85. (4)  JO n° L 29 du 1. 2. 1985, p. 1.ANNEXE I   Liste des pays et territoires visés à l'article 1er  (Cette liste ne préjuge  pas le statut de ces pays et territoires ni l'évolution de celui-ci) 1.  Pays ayant des relations  particulières avec le royaume de Danemark: Groenland.  2.Territoires d'outre-mer de la République française: -  la Nouvelle-Calédonie et ses dépendances,  -la Polynésie française,  -les terres australes et antarctiques françaises,  -les îles Wallis-et-Futuna.  3.Collectivités territoriales de la République française:  -Mayotte,  -Saint-Pierre-et-Miquelon.  4.Pays non européens du royaume des Pays-Bas:  -Aruba,  -Antilles néerlandaises:  -  Bonaire,  -Curaçao,  -Saba,  -Saint-Eustache,  -Saint-Martin.  5.Pays et territoires d'outre-mer relevant du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du  Nord:  -Anguilla,  -les îles Cayman,  -les îles Falkland,  -Géorgie du Sud et les îles Sandwich du Sud,  -Montserrat,  -Pitcairn,  -Sainte-Hélène et ses dépendances,  -le territoire de l'Antarctique britannique,  -les territoires britanniques de l'océan Indien,  -les îles Turks et Caicos,  -les îles Vierges britanniques.   ANNEXE II   relative à la définition de la notion de «produits originaires» et aux  méthodes de coopération administrative  TITRE I DÉFINITION DE LA NOTION DE «PRODUITS  ORIGINAIRES»  Article premier Critères d'origine Pour l'application des dispositions de la décision relatives  à la coopération commerciale, un produit est considéré comme produit originaire des pays et  territoires ci-après dénommés «PTOM», de la Communauté ou des États ACP, s'il y a été soit  entièrement obtenu, soit suffisamment transformé. Article 2 Produits entièrement obtenus 1.     Sont considérés comme entièrement obtenus dans les PTOM ou dans la Communauté ou dans les États  ACP: a)  les produits minéraux extraits de leur sol ou de leur fond de mers ou d'océans; b)les produits du règne végétal qui y sont récoltés; c)les animaux vivants qui y sont nés et élevés; d)les produits provenant d'animaux vivants qui y font l'objet d'un élevage; e)les produits de la chasse et de la pêche qui y sont pratiquées; f)les produits de la pêche maritime et autres produits tirés de la mer par leurs navires; g)les produits fabriqués à bord de leurs navires-usines exclusivement à partir de produits visés au  point f); h)les articles usagés, ne pouvant servir qu'à la récupération des matières premières, qui y sont  recueillis; i)les déchets provenant d'opérations manufacturières qui y sont effectuées; j)les marchandises qui y sont fabriquées exclusivement à partir de produits visés aux points a) à  i).  2.    L'expression «leurs navires» utilisée au paragraphe 1 point f) n'est applicable qu'aux  navires: -  qui sont immatriculés ou enregistrés dans un État membre ou un État ACP, ou dans un PTOM,  -qui battent pavillon d'un État membre ou d'un État ACP, ou d'un PTOM, -qui appartiennent pour moitié à des ressortissants des États membres, ACP ou d'un PTOM ou à une  société dont le siège principal est situé dans un de ces États, ou PTOM, dont le ou les gérants, le  président du conseil d'administration ou du conseil de surveillance et la majorité des membres de  ces conseils sont des ressortissants des États membres, ACP ou d'un PTOM, et dont, en outre, en ce  qui concerne les sociétés de personnes ou les sociétés à responsabilité limitée, la moitié du  capital au moins appartient à des États membres, ACP, à des collectivités publiques ou à des  ressortissants desdits États, ou d'un PTOM, -dont l'équipage, y compris l'état-major, est composé, dans la proportion de 50  % au moins, de  ressortissants des États membres, ACP ou d'un PTOM.  3.    Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, lorsqu'un PTOM offre à la Communauté l'occasion  de négocier un accord de pêche et que la Communauté n'accepte pas cette offre, le PTOM peut  affréter ou prendre en crédit-bail des navires de pays tiers pour des activités de pêche dans sa  zone économique exclusive et demander que ces navires soient traités comme «ses navires» selon les  dispositions du présent article. La Communauté reconnaît les navires affrétés ou pris en crédit-bail par le PTOM comme «ses navires»  à condition que: -la Communauté n'ait pas profité de l'occasion de négocier un accord de pêche avec le PTOM  concerné, -l'équipage, y compris l'état-major, soit composé, dans la proportion de 50  % au moins, de  ressortissants des États membres, ACP ou d'un PTOM, -le contrat d'affrètement ou de crédit-bail ait été accepté par la Commission comme assurant des  possibilités suffisantes de développement de la capacité du PTOM de pêcher pour son propre compte,  et notamment en confiant à la partie PTOM la responsabilité de la gestion nautique et commerciale  du navire mis à sa disposition pendant une durée significative.  4.    Les termes «États ACP», «Communauté» et «PTOM» couvrent également les eaux territoriales.   Les navires opérant en mer, y compris les navires-usines à bord desquels est effectuée la  transformation ou ouvraison des produits de leur pêche, sont réputés faire partie du territoire du  ou des États ACP, de la Communauté ou des PTOM auxquels ils appartiennent, sous réserve qu'ils  remplissent les conditions énoncées au paragraphe 2. Article 3 Produits suffisamment transformés  1.    Pour l'application de l'article 1er, des matières non originaires sont considérées avoir fait  l'objet d'une ouvraison ou d'une transformation suffisante lorsque le produit obtenu est classé  sous une position différente de celle dans laquelle sont classées toutes les matières non  originaires utilisées dans sa fabrication, sous réserve des dispositions des paragraphes 2 et 3. Les termes «chapitres» et «positions» utilisés dans la présente annexe désignent les chapitres et  les codes (à quatre chiffres) utilisés dans la nomenclature qui constitue le «système harmonisé de  désignation et de codification des marchandises», ci-après dénommé «système harmonisé» ou SH. Le terme «classé» se rapporte au classement d'un produit ou d'une matière dans un code déterminé.  2.    Si un produit est mentionné dans les colonnes 1 et 2 de la liste figurant à l'annexe II, les  conditions fixées dans la colonne 3 pour le produit considéré doivent être remplies à la place de  la règle reprise au paragraphe 1. a)  Lorsque, dans la liste de l'annexe II, il est fait application d'une règle de pourcentage pour  déterminer le caractère originaire d'un produit obtenu dans un PTOM, la valeur ajoutée du fait des  ouvraisons ou transformations doit correspondre au prix départ usine du produit obtenu, déduction  faite de la valeur des matières des pays tiers importées dans la Communauté ou dans les États ACP  et dans les PTOM. b)Le terme «valeur» dans la liste de l'annexe II désigne la valeur en douane au moment de  l'importation des matières non originaires utilisées ou, si elle n'est pas connue ou ne peut être  établie, le premier prix vérifiable payé pour les matières dans le territoire concerné. Lorsque la valeur des matières originaires utilisées doit être établie, les dispositions du premier  alinéa du présent point doivent être appliquées mutatis mutandis. c)L'expression «prix départ usine» dans la liste de l'annexe II signifie le prix payé au fabricant  dans l'entreprise duquel a été effectuée la dernière ouvraison ou transformation, pour autant que  ce prix comprenne la valeur de toute matière mise en oeuvre, déduction faite de toutes les taxes  intérieures qui sont, ou peuvent être, restituées lorsque le produit obtenu est exporté.  d)Par «valeur en douane», on entend la valeur déterminée en conformité avec l'accord relatif à la  mise en oeuvre de l'article VII de l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT),  établi à Genève le 12 avril 1979.  3.    Pour l'application des paragraphes 1 et 2, les ouvraisons ou transformations suivantes sont  considérées comme insuffisantes pour conférer le caractère originaire, qu'il y ait ou non  changement de position: a)les manipulations destinées à assurer la conservation en l'état des produits pendant leur  transport et leur stockage (aération, étendage, séchage, réfrigération, mise dans l'eau salée,  soufrée ou additionnée d'autres substances, extraction des parties avariées et opérations  similaires); b)les opérations simples de dépoussiérage, de criblage, de triage, de classement, d'assortiment (y  compris la composition de jeux de marchandise, de lavage, de peinture et de découpage); c)i)  les changements d'emballage et les divisions et réunions de colis; ii)la simple mise en bouteilles, en flacons, en sacs, en étuis, en boîtes, sur planchettes, etc.,  et toutes autres opérations simples de conditionnement; d)l'apposition, sur les produits eux-mêmes ou sur leurs emballages, de marques, d'étiquettes ou  d'autres signes distinctifs similaires; e)i)le simple mélange de produits de même espèce dans lesquels l'un ou l'autre des composants ne  remplit pas les conditions fixées par le présent protocole pour être reconnu comme originaire d'un  État ACP, de la Communauté ou d'un PTOM; ii)le simple mélange de produits d'espèces différentes à moins que un ou plusieurs composants  remplissent les conditions fixées par le présent protocole pour être reconnus originaires d'un État  ACP, de la Communauté ou d'un PTOM, et à condition que ce ou ces composants contribue(nt) à  déterminer les caractéristiques essentielles du produit fini; f)la simple réunion de parties d'articles, en vue de constituer un article complet; g)le cumul de plusieurs opérations figurant aux points a) à f); h)l'abattage des animaux.  Article 4 Éléments neutres Pour déterminer si un produit est  originaire des États ACP, de la Communauté ou d'un PTOM, il n'est pas recherché si l'énergie  électrique, les combustibles, les installations et équipements, les machines et outils utilisés  pour l'obtention des produits finis, ainsi que les matières et les produits utilisés en cours de  fabrication et qui ne sont pas destinés à entrer dans la composition finale des marchandises, sont  ou non originaires de pays tiers. Article 5 Tolérance en valeur Nonobstant les dispositions de  l'article 3 paragraphes 1 et 2, des produits non originaires peuvent être utilisés dans la  fabrication d'un produit déterminé à condition que leur valeur ne dépasse pas 10  % de la valeur  départ usine du produit fini et sous réserve des conditions fixées dans la note 4.4 de l'annexe I.  Article 6 Cumul 1.    Pour l'application du présent titre, les PTOM sont considérés comme un seul  territoire.  2.    Lorsque des produits entièrement obtenus dans la Communauté ou dans les États ACP font  l'objet d'ouvraisons ou de transformations dans les PTOM, ils sont considérés comme ayant été  entièrement obtenus dans les PTOM.  3.    Les ouvraisons ou transformations effectuées dans la Communauté ou dans les États ACP sont  considérées comme ayant été effectuées dans les PTOM lorsque les matières obtenues font  ultérieurement l'objet d'ouvraisons ou de transformations dans les PTOM.  4.    Les paragraphes 2 et 3 sont applicables à toute ouvraison ou transformation effectuée dans  les PTOM, en ce compris les opérations énumérées à l'article 3 paragraphe 3. Article 7 Attribution  de l'origine Les produits originaires consistant en matières entièrement obtenues ou suffisamment  transformées dans deux ou plusieurs PTOM ou dans un ou plusieurs États ACP et dans un ou plusieurs  PTOM sont considérés comme produits originaires du PTOM ou de l'État ACP où s'est déroulée la  dernière ouvraison ou transformation, pour autant que cette ouvraison ou transformation aille  au-delà des opérations insuffisantes reprises à l'article 3 paragraphe 3 ou excède le cumul de  plusieurs d'entre elles.  Article 8 Accessoires, pièces de rechange et outillages Les  accessoires, pièces de rechange et outillages livrés avec un matériel, une machine ou un véhicule  et qui font partie de son équipement normal et sont compris dans le prix ou ne sont pas facturés à  part sont considérés comme formant un tout avec le matériel, la machine ou le véhicule considéré.  Article 9 Assortiments Les assortiments, au sens de la règle générale 3 du système harmonisé,  sont considérés comme originaires à condition que tous les articles entrant dans leur composition  soient originaires. Toutefois, un assortiment composé d'articles originaires et non originaires est  considéré comme originaire dans son ensemble à condition que la valeur des articles non originaires  n'excède pas 15  % du prix départ usine. Article 10 Transport direct 1.    Le régime préférentiel  prévu par les dispositions relatives à la coopération commerciale de la convention est applicable  uniquement aux produits et aux matières qui sont transportés entre le territoire des États ACP, de  la Communauté ou des PTOM sans emprunter aucun autre territoire. Toutefois, le transport des  marchandises constituant un seul envoi peut s'effectuer avec emprunt de territoires autres que ceux  des États ACP, de la Communauté ou des PTOM, le cas échéant avec transbordement ou entreposage  temporaire dans ces territoires, pour autant que les marchandises soient restées sous la  surveillance des autorités douanières du pays de transit ou d'entreposage et qu'elles n'y aient pas  subi d'autres opérations que le déchargement ou le rechargement ou toute autre opération destinée à  assurer leur conservation en l'état.  2.    La preuve que les conditions visées au paragraphe 1 sont réunies est fournie par la  production aux autorités douanières compétentes: a)  soit d'un titre justificatif du transport unique établi dans le pays bénéficiaire d'exportation  et sous le couvert duquel s'est effectuée la traversée du pays de transit; b)soit d'une attestation délivrée par les autorités douanières du pays de transit et contenant: -  une description exacte des marchandises, -la date du déchargement ou du rechargement des marchandises ou, éventuellement, de leur  embarquement ou débarquement, avec indication des navires utilisés,   -la certification des conditions dans lesquelles s'est effectué le séjour des marchandises; c)soit, à défaut, de tous documents probants. Article 11 Continuité territoriale Les conditions  énoncées dans le présent titre concernant l'acquisition du caractère originaire doivent être  remplies sans interruption dans la Communauté, les États ACP ou les PTOM. Si des marchandises originaires exportées de la Communauté, des États ACP ou des PTOM vers un autre  pays y sont retournées, elles doivent être considérées comme étant non originaires, à moins qu'il  puisse être démontré à la satisfaction des autorités douanières: -  que les marchandises retournées sont les mêmes que celles qui ont été exportées, et-qu'elles n'ont pas subi d'opérations allant au-delà de ce qui est nécessaire pour assurer leur  conservation en l'état pendant qu'elles étaient dans le pays ou qu'elles étaient exportées.  TITRE II PREUVE DE L'ORIGINE Article 12 Certificat de circulation EUR.  1 1.    La preuve du  caractère originaire des produits, au sens de la présente annexe, est apportée par un certificat de  circulation des marchandises EUR.  1 dont le modèle figure à l'annexe 4 de la présente annexe.  2.    Le certificat de circulation des marchandises EUR.  1 ne peut être délivré que s'il peut  constituer le titre justificatif pour l'application de la décision.  3.    Le certificat de circulation des marchandises EUR.  1 n'est délivré que sur demande écrite  de l'exportateur ou, sous la responsabilité de celui-ci, par son représentant habilité. Cette  demande est établie sur le formulaire dont le modèle figure à l'annexe 4 qui est rempli  conformément à la présente annexe.  4.    Les demandes de certificats de circulation de marchandises doivent être conservées pendant  trois ans au moins par les autorités douanières du pays exportateur.  5.    L'exportateur, ou son représentant, présente avec sa demande toute pièce justificative  utile, susceptible  d'apporter la preuve que les produits à exporter peuvent donner lieu à la  délivrance d'un certificat de circulation des marchandises EUR.  1.  Il s'engage à présenter, sur demande des autorités compétentes, toutes les justifications  supplémentaires que celles-ci jugeraient nécessaires en vue d'établir l'exactitude du caractère  originaire des produits éligibles au régime préférentiel, ainsi qu'à accepter tout contrôle par  lesdites autorités de sa comptabilité et des circonstances de l'obtention de ces produits.  L'exportateur est tenu de conserver pendant au moins deux ans les pièces justificatives visées au  présent paragraphe.  6.    La délivrance du certificat de circulation des marchandises EUR.  1 est effectuée par les  autorités douanières du PTOM d'exportation, si les marchandises peuvent être considérées comme  produits originaires au sens de la présente annexe.  7.    Afin de vérifier si les conditions visées au paragraphe 6 sont remplies, les autorités  douanières ont la faculté de réclamer toutes pièces justificatives et de procéder à tout contrôle  qu'elles jugent utile.  8.    Il incombe aux autorités douanières de l'État d'exportation de veiller à ce que les  formulaires visés au paragraphe 1 soient dûment remplis. Elles vérifient notamment si le cadre  réservé à la désignation des produits a été rempli de façon à exclure toute possibilité  d'adjonction frauduleuse. À cet effet, la désignation des produits doit être indiquée sans  interligne. Lorsque le cadre n'est pas entièrement rempli, un trait horizontal doit être tiré en  dessous de la dernière ligne, la partie non remplie étant barrée.  9.    La date de délivrance du certificat doit être indiquée dans la partie du certificat de  circulation des marchandises réservée à la douane.  10.    Le certificat de circulation des marchandises EUR.  1 est délivré, lors de l'exportation de  produits auxquels il se rapporte, par les autorités douanières du PTOM d'exportation. Il est tenu à  la disposition de l'exportateur dès que l'exportation réelle est effectuée ou assurée. Article 13  Certificat EUR.  1 délivré a posteriori 1.    À titre exceptionnel, le certificat de circulation  des marchandises EUR.  1 peut être également délivré après l'exportation des produits auxquels il  se rapporte, lorsqu'il ne l'a pas été lors de cette exportation, par suite d'erreurs, d'omissions  involontaires ou de circonstances particulières.  2.    Pour l'application du paragraphe 1, l'exportateur doit, dans la demande:   -  indiquer le lieu et la date de l'expédition des produits auxquels le certificat se rapporte, -attester qu'il n'a pas été délivré de certificat EUR.  1 lors de l'exportation des produits en  question et en préciser les raisons.  3.    Les autorités douanières ne peuvent délivrer a posteriori un certificat de circulation des  marchandises EUR.  1 qu'après avoir vérifié si les indications contenues dans la demande de  l'exportateur sont conformes à celles du dossier correspondant.  Les certificats délivrés a posteriori doivent être revêtus des mentions suivantes: «EXPEDIDO A  POSTERIORI», «UDSTEDT EFTERFOELGENDE», «NACHTRAEGLICH AUSGESTELLT», «AAÊAEÏÈAAÍ AAÊ ÔÙÍ ÕÓÔAAÑÙÍ», «ISSUED  RETROSPECTIVELY», «DÉLIVRÉ A POSTERIORI», «RILASCIATO A POSTERIORI», «AFGEGEVEN A POSTERIORI»,  «EMITIDO A POSTERIORI». Article 14 Délivrance d'un duplicata du certificat EUR.  1 En cas de vol,  de perte ou de destruction d'un certificat de circulation des marchandises EUR.  1, l'exportateur  peut demander aux autorités douanières qui l'ont délivré un duplicata établi sur la base des  documents d'exportation qui sont en leur possession.  Le duplicata ainsi délivré doit être revêtu d'une des mentions suivantes: «DUPLICADO», «DUPLIKAT»,  «DUPLIKAT», «ÁÍÔÉÃÑÁOEÏ», «DUPLICATE», «DUPLICATA», «DUPLICATO», «DUPLICAAT», «SEGUNDA VIA». Article  15 Remplacement des certificats Le remplacement d'un ou plusieurs certificats de circulation des  marchandises EUR.  1 par un ou plusieurs certificats EUR.  1 est toujours possible, à condition  qu'il s'effectue au bureau des douanes où se trouvent les marchandises. Article 16 Validité des  certificats de circulation EUR.  1 1.    Le certificat de circulation des marchandises EUR.  1  doit être produit, dans un délai de dix mois à compter de la date de délivrance par la douane du  PTOM d'exportation, au bureau des douanes de l'État d'importation où les produits sont présentés.  2.    Les certificats de circulation des marchandises EUR.  1 qui sont produits aux autorités  douanières de l'État d'importation après expiration du délai de présentation prévu au paragraphe 1  peuvent être acceptés aux fins d'application du régime préférentiel lorsque le non-respect du délai  est dû à des cas de force majeure ou à des circonstances exceptionnelles.  3.    En dehors de ces cas, les autorités douanières de l'État d'importation peuvent accepter les  certificats lorsque les produits leur ont été présentés avant l'expiration dudit délai. Article 17  Procédure de transit Lorsque les marchandises entrent dans un État ACP ou un PTOM autre que le  pays d'origine, un nouveau délai de validité de dix mois commence à courir à la date de  l'apposition, dans la case 7 du certificat EUR.  1, par les autorités douanières du pays de  transit: -  de la mention «transit», -du nom du pays de transit, -du cachet officiel dont l'empreinte a été au préalable transmise à la Commission, conformément à  l'article 25, -de la date desdites attestations. Article 18 Expositions 1.    Les produits expédiés d'un des  PTOM pour une exposition dans un pays autre qu'un État ACP, un État membre ou un PTOM et vendus  après l'exposition pour être importés dans la Communauté, bénéficient à l'importation des  dispositions de la décision, sous réserve qu'ils satisfassent aux conditions prévues par la  présente annexe pour être reconnus comme originaires d'un PTOM et pour autant que la preuve soit  apportée à la satisfaction des autorités douanières de l'État importateur: a)  qu'un exportateur a expédié ces produits d'un PTOM dans le pays de l'exposition et les y a  exposés; b)que cet exportateur a vendu les produits ou les a cédés à un destinataire dans la Communauté; c)que les produits ont été expédiés dans la Communauté durant l'exposition ou immédiatement après,  dans l'état où ils ont été expédiés en vue de l'exposition; d)que, depuis le moment où ils ont été expédiés en vue de l'exposition, les produits n'ont pas été  utilisés à des fins autres que la présentation à cette exposition.    2.    Un certificat de circulation des marchandises EUR.  1 doit être produit dans les  conditions normales aux autorités douanières. La désignation et l'adresse de l'exposition devront y  être indiquées. Au besoin, il peut être demandé une preuve documentaire supplémentaire de la nature  des produits et des conditions dans lesquelles ils ont été exposés.  3.    Le paragraphe 1 est applicable à toutes les expositions, foires ou manifestations publiques  analogues, de caractère commercial, industriel, agricole ou artisanal, autres que celles qui sont  organisées à des fins privées dans les locaux ou magasins commerciaux et qui ont pour objet la  vente de produits étrangers, et pendant lesquelles les produits restent sous contrôle de la douane.  Article 19 Production des certificats Dans l'État d'importation, le certificat de circulation des  marchandises EUR.  1 est produit aux autorités douanières selon les modalités prévues par la  réglementation de cet État. Lesdites autorités ont la faculté d'en exiger une traduction. Elles  peuvent, en outre, exiger que la déclaration d'importation soit accompagnée d'une déclaration par  laquelle l'importateur atteste que les produits remplissent les conditions requises pour  l'application de la décision. Article 20 Importation par envois échelonnés Lorsque, à la demande  du déclarant en douane, un article démonté ou non monté, relevant des chapitres 84 et 85 du système  harmonisé, est importé par envois échelonnés, aux conditions fixées par les autorités compétentes,  il est considéré comme constituant un seul article et un certificat de circulation des marchandises  peut être présenté pour l'article complet lors de l'importation du premier envoi partiel. Article  21 Formulaire EUR.  2 1.    Nonobstant les dispositions de l'article 12, la preuve du caractère  originaire, au sens de la présente annexe, des produits qui font l'objet d'envois postaux (y  compris les colis postaux), pour autant qu'il s'agisse d'envois contenant uniquement des produits  originaires et que la valeur ne dépasse pas 2  820 écus par envoi, est apportée par un formulaire  EUR.  2, dont le modèle figure à l'annexe 5 du présent protocole, rempli par l'exportateur.  2.    Jusqu'au 30 avril 1991, l'écu à utiliser pour la conversion en monnaie nationale d'un État  membre de la Communauté est la contre-valeur, en monnaie nationale de cet État, de l'écu au 1er  octobre 1988. Pour chaque période suivante de deux années, c'est la contre-valeur, en monnaie  nationale de cet État, de l'écu au premier jour ouvrable du mois d'octobre de l'année précédant  cette période de deux ans.   3.    Des montants révisés remplaçant les montants exprimés en écus au présent article ainsi qu'à  l'article 22 paragraphe 2 peuvent être introduits par la Communauté au début de chaque période  suivante de deux années, lorsque cela est nécessaire. Ces montants doivent, en tout état de cause,  être tels que la valeur des limites exprimée dans la monnaie nationale d'un État donné ne diminue  pas.  4.    Si le produit est facturé dans la monnaie d'un autre État membre de la Communauté, l'État  d'importation reconnaît le montant notifié par l'État considéré.  5.    Il est établi un formulaire EUR.  2 pour chaque envoi postal. Après avoir rempli et signé le  formulaire, l'exportateur attache celui-ci, dans le cas d'envois par colis postaux, au bulletin  d'expédition. Dans le cas d'envoi par lettres, l'exportateur insère le formulaire dans le colis.  6.    Ces dispositions ne dispensent pas l'exportateur de l'accomplissement des autres formalités  prévues dans les règlements douaniers et postaux. Article 22 Exemptions de preuve de l'origine 1.     Sont admis comme produits originaires, sans qu'il y ait lieu de produire un certificat de  circulation des marchandises EUR.  1 ou de remplir un formulaire EUR.  2, les produits qui font  l'objet de petits envois adressés à des particuliers ou qui sont contenus dans les bagages  personnels des voyageurs, pour autant qu'il s'agisse d'importations dépourvues de tout caractère  commercial, dès lors qu'ils sont déclarés comme répondant aux conditions requises pour  l'application de ces dispositions et qu'il n'existe aucun doute quant à la sincérité de cette  déclaration.  2.    Sont considérées comme dépourvues de tout caractère commercial les importations qui  présentent un caractère occasionnel et qui portent uniquement sur des produits réservés à l'usage  personnel ou familial des destinataires ou des voyageurs, ces produits ne devant traduire, par leur  nature et leur quantité, aucune préoccupation d'ordre commercial.  En outre, la valeur globale des produits ne doit pas être supérieure à 200 écus en ce qui concerne  les petits envois ou à 565 écus en ce qui concerne le contenu des bagages personnels de voyageurs.  Article 23 Procédure d'information pour les besoins du cumul 1.    Lorsque l'article 6 est  appliqué, aux fins de la délivrance d'un certificat de circulation des marchandises  EUR.  1, le  bureau de douane compétent du PTOM où est demandée la délivrance dudit certificat pour des produits  dans la fabrication desquels sont entrées des matières provenant d'autres PTOM, de la Communauté ou  des États ACP, prend en considération la déclaration, dont un modèle figure à l'annexe 6  A ou B,  fournie par l'exportateur de l'État ou du PTOM de provenance soit sur la facture commerciale  relative à ces matériaux, soit sur une annexe à cette facture.  2.    Une déclaration du fournisseur distincte doit être donnée par celui-ci pour chaque envoi de  matières, soit sur la facture commerciale relative à cet envoi, soit sur une annexe à cette  facture, ou encore sur un bulletin de livraison ou sur tout document commercial se rapportant à cet  envoi dans lequel la description des matières concernées est suffisamment détaillée pour permettre  leur identification.  3.    La déclaration du fournisseur relative à des matières ayant acquis le caractère originaire à  titre préférentiel est établie selon la forme prévue à l'annexe 6  A.  4.    La déclaration du fournisseur relative à des matières ayant subi une ouvraison ou une  transformation dans les États ACP, dans les PTOM ou dans la Communauté sans avoir acquis le  caractère originaire à titre préférentiel est établie selon la forme prévue à l'annexe 6  B.  5.    La déclaration du fournisseur peut être établie sur un formulaire préimprimé.  6.    La déclaration du fournisseur est signée à la main. Toutefois, lorsque la facture et la  déclaration du fournisseur sont établies par ordinateur, la déclaration du fournisseur ne doit pas  nécessairement être signée à la main si l'identification de l'employé responsable de la société de  fourniture est faite à la satisfaction des autorités douanières de l'État dans lequel sont établies  les déclarations du fournisseur. Lesdites autorités douanières peuvent fixer des conditions pour  l'application du présent paragraphe.  7.    Les déclarations du fournisseur et les fiches de renseignements délivrées avant la date  d'entrée en vigueur de la présente décision conformément aux articles 20 et 21 de l'annexe II à la  décision 86/283/CEE  (1) restent valables. Article 24 Discordances La constatation de légères  discordances entre les mentions portées sur le certificat de circulation des marchandises EUR.  1,  sur le formulaire EUR.  2 ou sur les déclarations des fournisseurs visées à l'article 23 et celles  portées sur les documents produits au bureau de   douane, en vue de l'accomplissement des  formalités d'importation des marchandises, n'entraine pas ipso facto la non-validité dudit document  s'il est dûment établi que le certificat de circulation des marchandises EUR.  1, le formulaire  EUR.  2 ou la déclaration des fournisseurs correspondent aux marchandises présentées.  TITRE III MÉTHODES DE COOPÉRATION ADMINISTRATIVE Article 25 Communication des cachets Les  empreintes des cachets utilisés et les adresses des services douaniers compétents pour la  délivrance des certificats de circulation EUR.  1 et pour le contrôle a posteriori des certificats  de circulation EUR.  1 et des formulaires EUR.  2 doivent être communiquées à la Commission.  Les certificats de circulation EUR.  1 et les formulaires EUR.  2 sont acceptés pour l'application  du traitement préférentiel, à partir de la date à laquelle l'information est reçue par la  Commission.  La Commission communique ces informations aux autorités douanières des États membres.  Les certificats de circulation EUR.  1 et les formulaires EUR.  2 soumis avant cette date aux  autorités douanières de l'État importateur sont acceptés selon la législation communautaire.  Article 26 Contrôle des certificats de circulation EUR.  1 et des formulaires EUR.  2 1.    Le  contrôle a posteriori des certificats de circulation des marchandises EUR.  1 ou des formulaires  EUR.  2 est effectué par sondage et chaque fois que les autorités douanières de l'État  d'importation ont des doutes fondés quant à l'authenticité du document ou quant à l'exactitude des  renseignements relatifs à l'origine réelle des produits en cause.  2.    En vue d'assurer une application correcte de la présente annexe, les États membres, les PTOM  et les États ACP se prêtent mutuellement assistance, par l'entremise de leurs administrations  douanières respectives, pour le contrôle de l'authenticité des certificats de circulation des  marchandises EUR.  1 et de l'exactitude des renseignements relatifs à l'origine réelle des produits  en cause, des déclarations des exportateurs figurant sur les formulaires EUR.  2 et de  l'authenticité et de l'exactitude des fiches de renseignements visées à l'article 27 paragraphe 2.   Les autorités consultées fournissent tout renseignement utile sur les conditions dans lesquelles  le produit a été élaboré en indiquant notamment les conditions dans lesquelles les règles d'origine  ont été respectées dans les différents États ACP, États membres, PTOM concernés.  3.    Si elles décident de surseoir à l'application des dispositions de la décision dans l'attente  des résultats du contrôle, les autorités douanières de l'État d'importation offrent à l'importateur  la mainlevée des produits, sous réserve des mesures conservatoires jugées nécessaires.  4.    Pour l'application des dispositions du paragraphe 1, les autorités douanières de l'État  d'importation renvoient le certificat EUR.  1 ou le formulaire EUR.  2 ou une photocopie de ce  certificat ou de ce formulaire aux autorités douanières du PTOM d'exportation en indiquant, le cas  échéant, les motifs de fond ou de forme qui justifient une enquête. Elles joignent, au certificat  EUR.  1 ou au formulaire EUR.  2, les documents commerciaux utiles ou une copie de ces documents et  fournissent tous les renseignements qui ont pu être obtenus et qui font penser que les mentions  portées sur ledit certificat ou ledit formulaire sont inexactes.  5.    Les résultats du contrôle a posteriori sont portés à la connaissance des autorités  douanières de l'État d'importation dans un délai de six mois au maximum. Ils doivent permettre de  déterminer si le certificat de circulation des marchandises EUR.  1 ou le formulaire EUR.  2  contesté est applicable aux produits réellement exportés et si ceux-ci peuvent effectivement donner  lieu à l'application du régime préférentiel.  6.    Lorsque la procédure de contrôle ou toute autre information disponible semble indiquer que  les dispositions de la présente annexe sont transgressées, le PTOM effectue, de sa propre  initiative ou à la demande de la Commission, les enquêtes nécessaires, ou prend des dispositions  pour que ces enquêtes soient effectuées avec l'urgence voulue en vue de déceler et de prévenir  pareilles transgressions. La Commission peut participer à ces enquêtes.  Lorsque la procédure de contrôle ou toute autre information disponible semble indiquer que les  dispositions de la présente annexe sont transgressées, les produits ne seraient admis comme  produits originaires en vertu de la présente annexe qu'après accomplissement des procédures de  coopération administrative prévues dans la présente annexe qui ont été éventuellement mises en  oeuvre.  7.    Les contestations qui n'ont pas pu être réglées entre les autorités douanières de l'État  d'importation et celles du PTOM d'exportation ou qui soulèvent un problème d'interprétation de la  présente annexe sont soumises au comité de l'origine institué par le règlement (CEE) n° 802/68   (1).8.    Dans tous les cas, le règlement des litiges entre l'importateur et les autorités douanières  de l'État d'importation reste soumis à la législation de celui-ci. Article 27 Contrôle de la  déclaration du fournisseur 1.    Le contrôle de la déclaration du fournisseur peut être fait par  sondage ou lorsque les autorités douanières de l'État d'importation ont des doutes fondés quant à  l'authenticité du document ou quant à l'exactitude et au caractère complet des informations  relatives à l'origine réelle des matières en cause.  2.    Les autorités douanières auxquelles une déclaration du fournisseur est soumise peuvent  demander, aux autorités douanières de l'État dans lequel la déclaration a été présentée, la  délivrance d'une fiche de renseignements dont le modèle figure à l'annexe 7 de la présente annexe.  Ou bien, les autorités douanières auxquelles une déclaration du fournisseur est soumise peuvent  demander à l'exportateur de produire une fiche de renseignements délivrée par les autorités  douanières de l'État dans lequel la déclaration a été établie.  Un exemplaire de la fiche de renseignements est conservé par le bureau qui l'a délivré pendant au  moins deux ans.  3.    Les autorités douanières du pays importateur doivent être informées dès que possible des  résultats du contrôle. La réponse doit indiquer clairement si la déclaration concernant le statut  des matières est correcte ou non.  4.    Aux fins du contrôle, les fournisseurs doivent conserver pendant au moins deux ans une copie  du document contenant la déclaration ainsi que tout document prouvant le statut réel des matières.  5.    Les autorités douanières de l'État dans lequel la déclaration du fournisseur a été établie  peuvent demander toute preuve et effectuer tous les contrôles qu'elles estiment utiles en vue de  vérifier l'exactitude de la déclaration du fournisseur.  6.    Tout certificat de circulation EUR.  1 ou tout formulaire EUR.  2, délivré ou établi sur la  base d'une déclaration inexacte du fournisseur, est considéré comme non valable.  7.    La procédure définie à l'article 26 paragraphe 7 est applicable en cas de contestations  relatives aux déclarations des fournisseurs ou aux fiches de renseignements.   Article 28 Sanctions Des sanctions sont appliquées contre toute personne qui établit ou fait  établir, en vue de faire admettre un produit au bénéfice du régime préférentiel, soit un document  contenant des renseignements inexacts en vue d'obtenir un certificat de circulation des  marchandises EUR.  1, soit un formulaire EUR.  2 contenant des renseignements inexacts. Article 29  Zones franches Les États membres et les autorités responsables des PTOM prennent toutes les  mesures nécessaires pour éviter que les marchandises ayant fait l'objet d'une transaction sous le  couvert d'un certificat de circulation des marchandises EUR.  1 ou d'une déclaration du fournisseur  et qui séjournent, au cours de leur transport, dans une zone franche située sur leur territoire n'y  fassent l'objet de substitutions ou de manipulations autres que les manipulations destinées à  assurer leur conservation en l'état. Article 30 Dérogations 1.    Des dérogations à la présente  annexe peuvent être adoptées lorsque le développement d'industries existantes ou l'implantation  d'industries nouvelles le justifient.  L'État membre ou, le cas échéant, les autorités compétentes du PTOM concerné informent la  Communauté sur la base d'un dossier justificatif établi conformément au paragraphe 2.  La Communauté accède à toutes les demandes qui sont dûment justifiées au sens du présent article  et qui ne peuvent causer un grave préjudice à une industrie établie de la Communauté.  2.    Afin de faciliter l'examen des demandes de dérogation, l'État membre ou PTOM demandeur, au  moyen du formulaire figurant à l'annexe 9 de la présente annexe, fournit à l'appui de sa demande  des renseignements aussi complets que possible, notamment sur les points suivants: -  dénomination du produit fini, -nature et quantité de matières originaires de pays tiers, -nature et quantité de matières originaires des États ACP, de la Communauté ou des PTOM ou qui y  ont été transformées, -méthodes de fabrication,  -valeur ajoutée, -effectifs employés dans l'entreprise concernée, -volume escompté des exportations vers la Communauté, -autres possibilités d'approvisionnement en matières premières, -justification de la durée demandée en fonction des recherches effectuées pour trouver de nouvelles  sources d'approvisionnement, -autres observations.  Ces mêmes dispositions s'appliquent en ce qui concerne les prorogations éventuelles. Le formulaire peut être amendé suivant la procédure prévue à l'article 14 paragraphes 2 et 3 du  règlement (CEE) n° 802/68.  3.    L'examen des demandes tient compte en particulier: a)  du niveau de développement ou de la situation géographique du PTOM concerné; b)des cas où l'application des règles d'origine existantes affecterait sensiblement la capacité,  pour une industrie existante dans un PTOM, de poursuivre ses exportations vers la Communauté, et  particulièrement des cas où cette application pourrait entraîner des cessations d'activités; c)des cas spécifiques où il peut être clairement démontré que d'importants investissements dans une  industrie pourraient être découragés par les règles d'origine et où une dérogation favorisant la  réalisation d'un programme d'investissement permettrait de satisfaire, par étapes, à ces règles.  4.    Dans tous les cas, il devra être examiné si les règles en matière d'origine cumulative ne  permettent pas de résoudre le problème.  5.    En outre, lorsque la demande de dérogation concerne un PTOM moins développé, elle est  examinée avec un préjugé favorable en tenant particulièrement compte: a)  de l'incidence économique et sociale, notamment en matière d'emploi, des décisions à prendre; b)de la nécessité d'appliquer la dérogation pendant une période tenant compte de la situation  particulière du PTOM concerné et de ses difficultés.6.    Il est tenu compte tout spécialement, dans l'examen cas par cas des demandes, de la  possibilité de conférer le caractère originaire à des produits dans la composition desquels entrent  des matières originaires de pays en développement voisins ou faisant partie des pays les moins  développés à condition qu'une coopération administrative satisfaisante puisse être établie.  7.  a)  Sans préjudice des paragraphes 1 à 6, la dérogation est accordée lorsque la valeur ajoutée  aux produits non originaires mis en oeuvre dans le PTOM intéressé est au moins de 45  % de la  valeur du produit fini, pour autant que la dérogation ne soit pas de nature à causer un préjudice  grave à un secteur économique de la Communauté ou d'un ou de plusieurs de ses États membres. b)Nonobstant les dispositions du point a), la dérogation est accordée de façon automatique: -  lorsqu'elle concerne des matières ou des produits non sensibles identifiés dans le système des  préférences généralisées appliqué par la Communauté au moment de la demande, -pour tout autre produit, lorsque les demandes de dérogation concernent une quantité totale  annuelle n'excédant pas 1  % en valeur de la moyenne des importations communautaires des matières  ou produits en question, pendant les trois dernières années pour lesquelles des statistiques sont  disponibles au moment de la demande. Toute demande de dérogation à cet égard doit obligatoirement  spécifier les solutions envisagées pour éviter à l'avenir la nécessité d'une dérogation en la  matière. c)Les dispositions du point b) ne s'appliquent pas lorsque les opérations effectuées dans les PTOM  ne concernent que des ouvraisons ou transformations visées à l'article 3 paragraphe 3.  8.a)Le Conseil et la Commission prennent toutes les dispositions nécessaires pour qu'une décision  intervienne dans les meilleurs délais et en tout cas soixante jours ouvrables au plus tard après la  réception de la demande par le président du comité de l'origine. À cette fin, la décision  90/523/CEE  (1) s'applique mutatis mutandis aux PTOM.  b)Si une décision n'est pas prise dans le délai visé au point a), la demande est considérée comme  acceptée.  9.a)Les dérogations sont valables pour une période de cinq ans en général. b)La décision de dérogation peut prévoir des reconductions sans qu'une nouvelle décision soit  nécessaire, à condition que l'État membre ou le PTOM intéressé apportent, trois mois avant la fin  de chaque période, la preuve qu'ils ne peuvent toujours pas satisfaire aux dispositions de la  présente annexe auxquelles il a été dérogé. S'il est fait objection à la prorogation, le comité examine cette objection dans les meilleurs  délais et décide ou non une nouvelle prorogation de la dérogation. Il procède selon les conditions  prévues au paragraphe 8. Toutes les mesures utiles sont prises pour éviter des interruptions dans  l'application de la dérogation.  10.    Au cas où une dérogation accordée conformément au paragraphe 7 point b) créerait de graves  perturbations dans des secteurs d'activités de certaines régions de la Communauté, elle est  réexaminée suivant la procédure prévue à l'article 14 paragraphes 2 et 3 du règlement (CEE) n°  802/68, sans préjudice des mesures d'urgence que la Commission est autorisée à prendre.  À l'issue de l'examen, la décision prise peut être modifiée ou abrogée.  TITRE IV ÎLES CANARIES, CEUTA ET MELILLA Article 31 Conditions particulières 1.    Pour  l'application des dispositions de la décision 86/47/CEE, prorogée en dernier lieu par la décision  90/699/CEE, la présente annexe s'applique mutatis mutandis sous réserve des conditions  particulières définies aux paragraphes 2 à 8 suivants.  2.    L'expression «Communauté» utilisée dans la présente annexe ne couvre pas les îles Canaries,  ni Ceuta et Melilla. L'expression «produits originaires de la Communauté» ne couvre pas les  produits originaires des îles Canaries, de Ceuta et de Melilla.   3.    Les paragraphes qui suivent sont applicables en lieu et place de l'article 6 paragraphes 2  et 3, et les références faites à cet article s'appliquent mutatis mutandis au présent article.  4.    Lorsque des produits entièrement obtenus aux îles Canaries, à Ceuta et à Melilla, dans les  États ACP ou dans la Communauté font l'objet d'ouvraisons ou de transformations dans les PTOM, ils  sont considérés comme ayant été entièrement obtenus dans les PTOM.  5.    Les ouvraisons ou transformations effectuées aux îles Canaries, à Ceuta et à Melilla, dans  les États ACP ou dans la Communauté sont considérées comme ayant été effectuées dans les PTOM,  lorsque les produits obtenus font ultérieurement l'objet d'ouvraisons ou de transformations dans  les PTOM.  6.    Lorsque des produits entièrement obtenus dans les États ACP, dans les PTOM ou dans la  Communauté font l'objet d'ouvraisons ou de transformations aux îles Canaries, à Ceuta et à Melilla,  ils sont considérés comme ayant été entièrement obtenus aux îles Canaries, à Ceuta et à Melilla.  7.    Les ouvraisons ou transformations effectuées dans les États ACP, dans les PTOM ou dans la  Communauté sont considérées comme ayant été effectuées aux îles Canaries, Ceuta et Melilla, lorsque  les produits obtenus font ultérieurement l'objet d'ouvraisons ou de transformations aux îles  Canaries, Ceuta et Melilla.  8.    Les îles Canaries, Ceuta et Melilla sont considérées comme un seul territoire.   TITRE V DISPOSITIONS FINALES Article 32 Produits pétroliers Les produits énumérés à l'annexe  8 sont temporairement exclus du champ d'application de la présente annexe. Néanmoins, les  dispositions en matière de coopération administrative s'appliquent mutatis mutandis à ces produits.  Article 33 Révision des règles d'origine Le Conseil procède, si besoin est ou toutes les fois que  les autorités compétentes de la Communauté ou d'un PTOM en font la demande, à l'examen de  l'application des dispositions de la présente annexe et de leurs effets économiques en vue de les  modifier ou de les adapter si nécessaire. Le Conseil tient compte, entre autres éléments, de l'incidence, sur les règles d'origine, des  évolutions technologiques. La mise en vigueur des décisions prises intervient dans les meilleurs délais. Article 34 Annexes  Les annexes de la présente annexe font partie intégrante de celle-ci.   Annexe 1 de l'annexe II NOTES Avant-propos Les présentes notes s'appliquent, le cas échéant, à  tous les produits qui sont fabriqués à partir de matières non originaires, même à ceux qui ne font  pas l'objet de modifications particulières mentionnées dans la liste reprise à l'annexe 2 et qui  sont simplement soumis à la règle du changement de position prévue à l'article 3 paragraphe 1.  Note 1:  1.1.  Les deux premières colonnes de la liste décrivent le produit obtenu. La première colonne  précise le numéro de la position ou du chapitre du système harmonisé et la seconde la désignation  des marchandises figurant pour cette position ou ce chapitre dans le système. En face des mentions  figurant dans les deux premières colonnes, une règle est énoncée dans la colonne 3. Lorsque, dans  certains cas, le numéro de la première colonne est précédé d'un «ex», cela indique que la règle  figurant dans la colonne 3 ne s'applique qu'à la partie de la position ou du chapitre comme décrite  dans la colonne 2.  1.2.Lorsque plusieurs numéros de position sont regroupés dans la colonne 1 ou qu'un numéro de  chapitre y est mentionné et que les produits figurant dans la colonne 2 sont, en conséquence,  désignés en termes généraux, la règle correspondante énoncée dans la colonne 3 s'applique à tous  les produits qui, dans le cadre du système harmonisé, sont classés dans les différentes positions  du chapitre concerné ou dans les positions qui y sont regroupées.  1.3.Lorsqu'il y a, dans la présente liste, différentes règles applicables à différents produits  relevant d'une même position, chaque tiret comporte la désignation relative à la partie de la  position faisant l'objet de la règle correspondante dans la colonne 3.  Note 2:  2.1.Le terme «fabrication» désigne toutes les formes d'ouvraison ou de transformation ou de  fabrication, y compris l'assemblage, ou encore des opérations spécifiques. Il convient également de  se référer à la note 3.5 ci-dessous.  2.2.Le terme «matière» désigne toutes les formes d'ingrédients, d'éléments, de matières premières,  de matériaux, de composants, de parties, etc., utilisés pour assurer la fabrication d'un produit.  2.3.Le terme «produit» désigne le produit obtenu, même s'il est destiné à être utilisé  ultérieurement au cours d'une autre opération de fabrication.  2.4.Le terme «marchandises» recouvre à la fois les matières et les produits.  Note 3:  3.1.Dans le cas où des positions ou des extraits de positions ne figurent pas dans la liste, la  règle du changement de position énoncée à l'article 3 paragraphe 1 s'applique à ces positions ou  extraits de positions. Si la condition du changement de position s'applique aux positions ou aux  extraits de positions qui figurent dans la liste, alors cette condition est énoncée dans la colonne  3.  3.2.L'ouvraison ou la transformation exigée par une règle figurant dans la colonne 3 doit se  rapporter aux seules matières non originaires qui sont utilisées. De la même façon, les  restrictions énoncées dans une règle de la colonne 3 s'appliquent uniquement aux matières non  originaires utilisées.  3.3.Lorsqu'une règle indique que les matières de toute position peuvent être utilisées, les  matières de la même position que le produit peuvent aussi être utilisées, sous réserve toutefois  des restrictions particulières susceptibles d'être aussi énoncées dans la règle. Toutefois,  l'expression «fabrication à partir de matières de toute position, y compris à partir des autres  matières du n° .  .  .» implique que seulement des matières classées dans la même position que le  produit dont la désignation est différente de celle du produit telle qu'elle apparaît dans la  colonne 2 de la liste peuvent être utilisées.   3.4.Si un produit, obtenu à partir de matières non originaires et qui a acquis le caractère  originaire au cours d'un processus de transformation par application de la règle du changement de  position ou de la règle définie à son sujet dans la liste, est mis en oeuvre en tant que matière  dans le processus de fabrication d'un autre produit, dans ce cas, il n'est pas soumis à la règle  qui est applicable au produit auquel il est incorporé. Par exemple, un moteur du n° 8407 est fabriqué dans un pays considéré à partir d'ébauches de forge  en aciers alliés du n° 7224. La règle applicable aux moteurs du n° 8407 prévoit que la valeur des  matières non originaires susceptibles d'être utilisées ne doit pas excéder 40  % du prix départ  usine du produit. Si cette ébauche a été obtenue dans le pays considéré par forgeage d'un lingot non originaire,  l'ébauche ainsi obtenue a déjà acquis le caractère de produit originaire par application de la  règle prévue dans la liste pour les produits du n° 7224. Cette ébauche peut, dès lors, être prise  en considération comme produit originaire dans le calcul de la valeur des matières non originaires  susceptibles d'être utilisées dans la fabrication du moteur du n° 8407 sans avoir à tenir compte si  cette ébauche a été ou non fabriquée dans la même usine que le moteur. La valeur du lingot non  originaire ne doit donc pas être prise en compte lorsqu'il est procédé à la détermination de la  valeur des matières non originaires utilisées.  3.5.Même si la règle du changement de position ou les autres règles énoncées dans la liste sont  respectées, le produit fini n'acquiert pas l'origine si l'opération qu'il a subie est insuffisante  au sens de l'article 3 paragraphe 3.  3.6.L'unité à prendre en considération pour l'application des règles d'origine est le produit  retenu comme unité de base pour la détermination du classement fondé sur le système harmonisé. En  ce qui concerne les assortiments de produits qui sont classés par application de la règle générale  3 pour l'interprétation du système harmonisé, l'unité à prendre en considération devra être  déterminée au regard de chacun des articles constituant l'assortiment. Cette disposition est  également applicable aux assortiments des nos 6308, 8206 et 9605. Il s'ensuit que: -  lorsqu'un produit composé d'un groupe ou assemblage d'articles est classé aux termes du système  harmonisé dans une seule position, l'ensemble constitue l'unité à prendre en considération, -lorsqu'un envoi est composé d'un certain nombre de produits identiques classés sous la même  position du système harmonisé, les règles d'origine s'appliquent à chacun de ces produits considéré  individuellement, -lorsque, par application de la règle générale 5 pour l'interprétation du système harmonisé, les  emballages sont classés avec les marchandises qu'il contiennent, ils doivent être considérés comme  formant un tout avec ces marchandises aux fins de la détermination de l'origine.  Note 4:  4.1.La règle figurant dans la liste fixe le degré minimal d'ouvraisons ou de transformations à  effectuer; il en résulte que les ouvraisons ou transformations allant au-delà confèrent, elles  aussi, le caractère originaire et que, à l'inverse, les ouvraisons ou transformations restant  en-deçà de ce seuil ne confèrent pas l'origine. En d'autres termes, si une règle prévoit que des  matières non originaires se trouvant à un stade d'élaboration déterminé peuvent être utilisées,  l'utilisation de telles matières se trouvant à un stade moins avancé est elle aussi autorisée,  alors que l'utilisation de telles matières se trouvant à un stade plus avancé ne l'est pas.  4.2.Lorsqu'une règle de la liste précise qu'un produit peut être fabriqué à partir de plusieurs  matières, cela signifie qu'une ou plusieurs de ces matières peuvent être utilisées. Elle n'implique  évidemment pas que toutes ces matières doivent être utilisées simultanément. Par exemple, la règle applicable aux tissus prévoit que des fibres naturelles peuvent être  utilisées et que des matières chimiques, entre autres, peuvent également être utilisées. Cette  règle n'implique pas que les fibres naturelles et les matières chimiques doivent être utilisées  simultanément; il est possible d'utiliser l'une ou l'autre de ces matières ou même les deux  ensemble. En conséquence, si, dans la même règle, une restriction se rapporte à une matière et d'autres  restrictions à d'autres matières, ces restrictions ne s'appliquent qu'aux matières réellement  utilisées.   Par exemple, la règle applicable aux machines à coudre prévoit, notamment, que le mécanisme de  tension du fil ainsi que le mécanisme zigzag doivent être originaires; ces deux restrictions ne  s'appliquent que si les mécanismes concernés par chacune d'elles sont effectivement incorporés dans  la machine.  4.3.Lorsqu'une règle prévoit, dans la liste, qu'un produit doit être fabriqué à partir d'une  matière déterminée, cette condition n'empêche évidemment pas l'utilisation d'autres matières qui,  en raison de leur nature même, ne peuvent pas satisfaire à la règle. Par exemple, la règle pour la position 1904 qui exclut expressément l'utilisation des céréales et  de leurs dérivés n'interdit évidemment pas l'emploi de sels minéraux, de matières chimiques ou  d'autres additifs, dans la mesure où ils ne sont pas obtenus à partir de céréales. Par exemple, dans le cas d'un article fabriqué à partir de nontissés, s'il est prévu que ce type  d'article peut uniquement être obtenu à partir de fils non originaires, il n'est pas possible  d'employer des tissus non tissés - même s'il est établi que les nontissés ne peuvent normalement  être obtenus à partir de fils. Dans de tels cas, la matière qu'il convient d'utiliser est celle  située à l'état d'ouvraison qui est immédiatenent antérieur au fil, c'est-à-dire à l'état de  fibres. Voir également la note 7.3 en ce qui concerne les textiles.  4.4.S'il est prévu dans une règle de la liste deux ou plusieurs pourcentages concernant la valeur  maximale de matières non originaires pouvant être utilisées, ces pourcentages ne peuvent être  additionnés. Il s'ensuit que la valeur maximale de toutes les matières non originaires utilisées ne  peut jamais excéder le plus élevé des pourcentages considérés. Il va de soi que les pourcentages  spécifiques qui s'appliquent à des produits particuliers ne doivent pas être dépassés par suite de  ces dispositions. La présente note est également d'application à la tolérance en valeur prévue à l'article 5.  Note 5:  5.1.L'expression «fibres naturelles», lorsqu'elle est utilisée dans la liste, se rapporte aux  fibres autres que les fibres artificielles ou synthétiques et doit être limitée aux fibres dans  tous les états où elles peuvent se trouver avant la filature, y compris les déchets, et, à moins  qu'il en soit spécifié autrement, l'expression «fibres naturelles» couvre les fibres qui ont été  cardées, peignées ou autrement travaillées pour la filature mais non filées.  5.2.L'expression «fibres naturelles» couvre le crin du n° 0503, la soie des nos 5002 et 5003 ainsi  que la laine, les poils fins et les poils grossiers des nos 5101 à 5105, les fibres de coton des  nos 5201 à 5203 et les autres fibres d'origine végétale des nos 5301 à 5305.  5.3.Les expressions «pâtes textiles», «matières chimiques» et «matières destinées à la fabrication  du papier», utilisées dans la liste, désignent les matières non classées dans les chapitres 50 à 63  qui peuvent être utilisées en vue de fabriquer des fibres et des fils synthétiques ou artificiels  ou des fils ou des fibres de papier.  5.4.L'expression «fibres synthétiques ou artificielles discontinues» utilisée dans la liste couvre  les câbles de filaments, les fibres discontinues et les déchets de fibres synthétiques ou  artificielles discontinues des nos 5501 à 5507.  Note 6:  6.1.Pour les produits mélangés classés dans les positions faisant l'objet, dans la liste, d'un  renvoi à la présente note introductive, les conditions exposées dans la colonne 3 de la liste ne  doivent pas être appliquées aux différentes matières textiles de base qui sont utilisées dans leur  fabrication lorsque, considérées ensemble, elles représentent 10  % ou moins du poids total de  toutes les matières textiles de base utilisées (voir également les notes 6.3 et 6.4 ci-après).   6.2.Toutefois, cette tolérance s'applique uniquement aux produits mélangés qui ont été faits à  partir de deux ou plusieurs matières textiles de base. Les matières textiles de base sont les suivantes:  -  soie,  -  laine,  -  poils grossiers,  -  poils fins,  -  crin,  -  coton,  -  matières servant à la fabrication du papier et papier,  -  lin,  -  chanvre,  -  jute et autres fibres libériennes,  -  sisal et autres fibres textiles du genre agave,  -  coco, abaca, ramie et autres fibres textiles,  -  filaments synthétiques,  -  filaments artificiels,  -  fibres synthétiques discontinues,  -  fibres artificielles discontinues. Par exemple, un fil du n° 5205 obtenu à partir de fibres de coton du n° 5203 et de fibres  synthétiques discontinues du n° 5506 est un fil mélangé. C'est pourquoi des fibres synthétiques  discontinues qui ne satisfont pas aux règles d'origine (qui exigent l'utilisation de matières  chimiques ou de pâtes textiles) peuvent être utilisées jusqu'à 10  % en poids du fil. Par exemple, un tissu de laine du n° 5112 obtenu à partir de fils de laine du n° 5107 et de fils  synthétiques discontinus du n° 5509 est un tissu mélangé. C'est pourquoi des fils synthétiques qui  ne satisfont pas aux règles d'origine (qui exigent la fabrication à partir de matières chimiques ou  de pâtes textiles), ou des fils de laine qui ne satisfont pas aux règles d'origine (qui exigent la  fabrication à partir de fibres naturelles non cardées ni peignées ou autrement travaillées pour la  filature), ou une combinaison de ces deux types de fils, peuvent être utilisés jusqu'à 10  % en  poids de tissu. Par exemple, une surface textile touffetée du n° 5802, obtenue à partir de fils de coton du n° 5205  et d'un tissu de coton du n° 5210, est considérée comme étant un produit mélangé uniquement si le  tissu de coton est lui-même un tissu mélangé ayant été fabriqué à partir de fils classés dans deux  positions différentes ou si les fils de coton utilisés sont eux-même mélangés. Par exemple, si la même surface textile touffetée est fabriquée à partir de fils de coton du n°  5205 et d'un tissu synthétique du n° 5407, il est alors évident que les fils utilisés sont deux  matières textiles différentes et que la surface textile touffetée est, par conséquent, un produit  mélangé. Par exemple, un tapis touffeté fabriqué avec des fils artificiels et des fils de coton, avec un  support en jute, est un produit mélangé parce que trois matières textiles sont utilisées. Les  matières non originaires qui sont utilisées à un stade plus avancé de fabrication que celui prévu  par la règle peuvent être utilisées à condition que leur poids total n'excède pas 10  % du poids  des matières textiles du tapis. Ainsi, les fils artificiels et/ou les fils de coton et le support  en jute peuvent être importés au stade de la fabrication dans la mesure où les conditions de poids  sont réunies.  6.3.Dans le cas des produits incorporant des «fils de polyuréthane segmenté avec des segments  souples de polyéther, même guipés», cette tolérance est de 20  % en ce qui concerne les fils.  6.4.Dans le cas des produits formés d'une âme consistant soit en une bande mince d'aluminium, soit  en une pellicule de matière plastique recouverte ou non de poudre d'aluminium, d'une largeur  n'excédant pas 5 millimètres, cette âme étant insérée par collage entre deux pellicules de matière  plastique, la tolérance est de 30  % en ce qui concerne cette âme.   Note 7:  7.1.Pour les produits textiles confectionnés qui font l'objet, dans la liste, d'une note en bas de  page renvoyant à la présente note introductive, des garnitures ou des accessoires en matières  textiles, qui ne répondent pas à la règle fixée dans la colonne 3 de la liste pour le produit  confectionné concerné, peuvent être utilisés à condition que leur poids n'excède pas 10  % du poids  total des matières textiles incorporées dans leur fabrication. Les garnitures et les accessoires en matières textiles concernés sont ceux classés dans les  chapitres 50 à 63. Les doublures et les toiles tailleur ne sont pas considérées comme des  garnitures et des accessoires.  7.2.Les garnitures, les accessoires et les autres produits utilisés qui contiennent des matières  textiles n'ont pas à satisfaire aux conditions exposées dans la colonne 3, même si elles ne sont  pas couvertes par la note 4.3.  7.3.Conformément aux dispositions de la note 4.3, les garnitures, accessoires ou autres produits  non originaires qui ne contiennent pas de matières textiles peuvent, dans tous les cas, être  librement utilisés lorsqu'ils ne peuvent pas être fabriqués à partir des matières qui sont  mentionnées dans la colonne 3 de la liste. Par exemple, si une règle dans la liste prévoit, pour un article particulier en matière textile,  comme une blouse, que des fils doivent être utilisés, cela n'interdit pas l'utilisation d'articles  en métal, tels que des boutons, puisque ces derniers ne peuvent pas être fabriqués à partir de  matières textiles.  7.4.Lorsqu'une régle de pourcentage s'applique, la valeur des garnitures et accessoires doit être  prise en considération dans le calcul de la valeur des matières non originaires incorporées.  Annexe 2 de l'annexe II LISTE DES OUVRAISONS OU TRANSFORMATIONS À APPLIQUER AUX MATIÈRES NON  ORIGINAIRES POUR QUE LE PRODUIT TRANSFORMÉ PUISSE OBTENIR LE CARACTÈRE ORIGINAIRE >EMPLACEMENT  TABLE>  (1) (2) (3) >TABLE>    >TABLE>    >TABLE>    > EMPLACEMENT TABLE>   >TABLE>   >TABLE>  Annexe 3 de l'annexe II On  entend par «États ACP», au sens de la présente annexe, les États suivants, qui sont parties  contractantes de la quatrième convention ACP-CEE, signée à Lomé le 15 décembre 1989:  (Sans préjudice des évolutions éventuelles de cette liste) >TABLE> Annexe 4 de  l'annexe II FORMULAIRES DES CERTIFICATS DE CIRCULATION 1.  Le certificat de circulation des  marchandises EUR.  1 est établi sur le formulaire dont le modèle figure dans la présente annexe. Ce  formulaire est imprimé dans une ou plusieurs des langues officielles de la Communauté. Le  certificat est établi dans une de ces langues conformément au droit interne de l'État membre ou  PTOM d'exportation. S'il est établi à la main, il doit être rempli à l'encre et en caractères  d'imprimerie.  2.Le format du certificat est de 210  ×  297 millimètres, une tolérance maximale de 8 millimètres  en plus et de 5 millimètres en moins étant admise en ce qui concerne la longueur. Le papier à  utiliser est un papier de couleur blanche sans pâtes mécaniques, collé pour écriture et pesant au  minimum 65 grammes par mètre carré. Il est revêtu d'une impression de fond guillochée de couleur  verte rendant apparente toute falsification par moyens mécaniques ou chimiques.  3.Les États d'exportation et les autorités compétentes des PTOM d'exportation peuvent se réserver  l'impression des certificats ou en confier le soin à des imprimeries ayant reçu leur agrément. Dans  ce dernier cas, référence à cet agrément est faite sur chaque certificat. Chaque certificat est  revêtu d'une mention indiquant le nom et l'adresse de l'imprimeur ou d'un signe permettant  l'identification de celui-ci. Il porte en outre un numéro de série, imprimé ou non, destiné à  l'identifier.  4.Les formulaires dont le modèle figure à l'annexe 5 de l'annexe II de la décision 86/283/CEE  peuvent continuer à être utilisés jusqu'à épuisement des stocks ou jusqu'au 31 décembre 1992 au  plus tard.   CERTIFICAT DE CIRCULATION DES MARCHANDISES >TABLE>NOTES 1.  Le certificat ne doit  comporter ni grattages ni surcharges. Les modifications éventuelles qui y sont apportées doivent  être effectuées en biffant les indications erronées et en ajoutant, le cas échéant, les indications  voulues. Toute modification ainsi opérée doit être approuvée par celui qui a établi le certificat  et visée par les autorités douanières du pays ou territoire de délivrance.  2.  Les articles indiqués sur le certificat doivent se suivre sans interligne et chaque article  doit être précédé d'un numéro d'ordre. Immédiatement au-dessous du dernier article doit être tracée  une ligne horizontale. Les espaces non utilisés doivent être bâtonnés de façon à rendre impossible  toute adjonction ultérieure.  3.Les marchandises sont désignées selon les usages commerciaux avec les précisions suffisantes  pour en permettre l'identification.   DEMANDE DE CERTIFICAT DE CIRCULATION DES MARCHANDISES >TABLE>  DÉCLARATION DE  L'EXPORTATEUR Je soussigné, exportateur des marchandises désignées au recto,  DÉCLARE    que ces marchandises remplissent les conditions requises pour l'obtention du certificat  ci-annexé;  PRÉCISEles circonstances qui ont permis à ces marchandises de remplir ces conditions:                          PRÉSENTEles pièces justificatives suivantes (1):                          M'ENGAGEà présenter, à la demande des autorités compétentes, toutes  justifications supplémentaires que celles-ci jugeraient nécessaires en vue de la délivrance du  certificat ci-annexé, ainsi qu'à accepter, le cas échéant, tout contrôle par lesdites autorités de  ma comptabilité et des circonstances de la fabrication des marchandises susvisées;  DEMANDEla délivrance du certificat ci-annexé pour ces marchandises.  >TABLE>  Annexe 5 de l'annexe II FORMULAIRE EUR.  2 1.  Le formulaire EUR.  2  dont le modèle figure dans la présente annexe est rempli par l'exportateur. Il est établi dans une  des langues officielles de la Communauté et conformément au droit interne du PTOM d'exportation.  S'il est établi à la main, il doit être rempli à l'encre et en caractères d'imprimerie.  2.Le formulaire EUR.  2 est constitué d'un volet unique de format 210 × 148 millimètres. Le papier  à utiliser est un papier de couleur blanche, sans pâtes mécaniques, collé pour écriture et pesant  au minimum 65 grammes par mètre carré.  3.Les États et les autorités responsables des PTOM d'exportation peuvent se réserver l'impression  des formulaires ou en confier le soin à des imprimeries ayant reçu leur agrément. Dans ce dernier  cas, référence à cet agrément est faite sur chaque formulaire. Chaque formulaire est revêtu du  signe distinctif attribué à l'imprimerie agréée, ainsi que d'un numéro de série, imprimé ou non,  destiné à l'identifier.  4.Les formulaires dont le modèle figure à l'annexe 6 de l'annexe II de la décision 86/283/CEE  peuvent continuer à être utilisés jusqu'à épuisement des stocks ou jusqu'au 31 décembre 1992 au  plus tard.     >TABLE>>TABLE> Instructions relatives à l'établissement du  formulaire EUR.  2 1.  Peuvent seules donner lieu à l'établissement d'un formulaire EUR.  2 les  marchandises qui, dans le pays d'exportation, remplissent les conditions prévues par les  dispositions régissant les échanges mentionnés dans la case n° 1 du formulaire. Ces dispositions  doivent être soigneusement étudiées avant de remplir le formulaire.  2.L'exportateur attache le formulaire au bulletin d'expédition lorsqu'il s'agit d'un envoi par  colis postal ou l'insère dans le colis lorsqu'il s'agit d'un envoi par la poste aux lettres. En  outre, il porte, soit sur l'étiquette verte C 1, soit sur la déclaration en douane C 2/CP 3, la  mention EUR.  2 suivie du numéro de série du formulaire.  3.Ces instructions ne dispensent pas l'exportateur de l'accomplissement des autres formalités  prévues dans les règlements douaniers ou postaux.  4.L'usage du formulaire constitue pour l'exportateur l'engagement de présenter aux autorités  compétentes toutes justifications que celles-ci jugent nécessaires et d'accepter tout contrôle par  lesdites autorités de sa comptabilité et des circonstances de la fabrication des marchandises  désignées dans la case 11 du formulaire. >TABLE>  Annexe 6 A de l'annexe II DÉCLARATION CONCERNANT LES PRODUITS AYANT LE  CARACTÈRE ORIGINAIRE À TITRE PRÉFÉRENTIEL Je soussigné déclare que les marchandises énumérées dans  la présente facture   (1)ont été obtenues   (2)et satisfont aux règles d'origine régissant les  échanges préférentiels entre la Communauté européenne et les PTOM. Je m'engage à fournir aux autorités douanières toute preuve complémentaire qu'elles jugeront  nécessaire.    (3)   (4)   (5)Note: Le texte susvisé, complété conformément aux notes en bas de page, constitue une déclaration du  fournisseur. Les notes en bas de page ne doivent pas être reproduites.      Annexe 6  B de l'annexe II DÉCLARATION CONCERNANT LES PRODUITS N'AYANT PAS LE CARACTÈRE  ORIGINAIRE À TITRE PRÉFÉRENTIEL >TABLE>Note:  Le texte susvisé, complété conformément aux notes en bas de page, constitue la déclaration du  fournisseur. Les notes en bas de page ne doivent pas être reproduites.    Annexe 7 de l'annexe II FICHE DE RENSEIGNEMENTS 1.  Le formulaire de fiche de renseignements  dont le modèle figure dans la présente annexe est à utiliser; il est imprimé dans une ou plusieurs  des langues officielles de la Communauté et conformément au droit interne de l'État d'exportation.  Les fiches de renseignements sont établies dans une de ces langues; si elles sont établies à la  main, elles doivent être remplies à l'encre et en caractères d'imprimerie. Elles doivent être  revêtues d'un numéro de série, imprimé ou non, destiné à les identifier.  2.La fiche de renseignements doit être de format A4 (210 × 297 millimètres); toutefois, une  tolérance maximale de 8 millimètres en plus ou de 5 millimètres en moins peut être admise en ce qui  concerne la longueur. Le papier à utiliser est un papier de couleur blanche, collé pour écriture,  sans pâtes mécaniques et pesant au minimum 65 grammes par mètre carré.  3.Les administrations nationales peuvent se réserver l'impression des formulaires ou en confier le  soin à des imprimeries ayant reçu leur agrément. Dans ce dernier cas, référence à cet agrément est  faite sur chaque certificat. Le formulaire doit être revêtu du nom et de l'adresse de l'imprimeur  ou d'un signe permettant l'identification de ce dernier.     COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES >TABLE> >TABLE>RENVOIS DU RECTO    Annexe 8 de l'annexe II LISTE DES PRODUITS AUXQUELS IL EST FAIT RÉFÉRENCE À L'ARTICLE 33 QUI SONT  TEMPORAIREMENT EXCLUS DU CHAMP D'APPLICATION DE LA PRÉSENTE ANNEXE >TABLE>  NOTES 1.   Si les cases prévues dans le formulaire ne sont pas suffisamment grandes pour y inscrire toutes  les informations utiles, des feuillets supplémentaires peuvent être joints au formulaire. Dans ce  cas, il convient d'indiquer «voir annexe» dans la case appropriée.  2.Dans la mesure du possible, des échantillons ou des illustrations (photographies, dessins,  plans, catalogues, etc.) du produit final et des matériaux employés doivent être joints au  formulaire.  3.Un formulaire doit être rempli pour chaque produit faisant l'objet de la demande.  Cases  3,  4,  5,  7:  «Pays tiers» signifie tout pays qui ne fait pas partie des États ACP, de la  Communauté ou des PTOM. Case 12:Si des matériaux provenant de pays tiers ont été ouvrés ou transformés dans la Communauté  ou dans les PTOM sans obtenir l'origine, avant de subir une nouvelle transformation dans les États  ACP demandant la dérogation, indiquer le type d'ouvraison ou de transformation effectué dans la  Communauté ou les PTOM. Case 13:Les dates à indiquer sont la date de début et la date de fin de la période pendant laquelle  les certificats EUR. 1 peuvent être émis dans le cadre de la dérogation. Case 18:Indiquer soit le pourcentage de la valeur ajoutée par rapport au prix départ usine du  produit soit le montant en monnaie de la valeur ajoutée par unité de produit. Case 19:S'il existe d'autres sources d'approvisionnement en matériaux, indiquer lesquelles et, dans  la mesure du possible, les motifs, de coût ou autres, pour lesquels ces sources ne sont pas  utilisées.  Case 20:Indiquer les investissements ou la diversification des sources d'approvisionnement qui  sont envisagés pour que la dérogation ne soit nécessaire que pendant une période limitée.   (1)  JO n° L 175 du 1. 7. 1986, p. 1. (1)  JO n° L 148 du 28. 6. 1968, p. 1. (1)  JO n° L 290 du 23. 10. 1990, p. 33. (1)  Les conditions particulières applicables aux produits constitués d'un mélange de matières  textiles sont exposées dans la note introductive 6. (1)  Les conditions particulières applicables aux produits constitués d'un mélange de matières  textiles sont exposées dans la note introductive 6. (1)  Les conditions particulières applicables aux produits constitués d'un mélange de matières  textiles sont exposées dans la note introductive 6. (1)  Les conditions particulières applicables aux produits constitués d'un mélange de matières  textiles sont exposées dans la note introductive 6.   (2)Voir la note introductive 7 pour le traitement des garnitures et accessoires en matières  textiles. (1)  Les conditions particulières applicables aux produits constitués d'un mélange de matières  textiles sont exposées dans la note introductive 6.   (2)Voir la note introductive 7 pour le traitement des garnitures et accessoires en matières  textiles. (1)  Par exemple: documents d'importation, certificats de circulation, factures, déclarations du  fabricant, etc., se référant aux produits mis en oeuvre ou aux marchandises réexportées en l'état. (1)  Indiquer les pays, groupes de pays ou territoires concernés.  (2)  Indiquer les références au contrôle éventuellement déjà effectué par l'administration ou le  service compétent.   (3)  Par pays d'origine, on entend le pays, le groupe de pays ou le territoire dont les produits  sont considérés comme originaires.  (4)  Par pays on entend un pays, un groupe de pays ou un territoire. (*)  Le contrôle a posteriori des formulaires EUR.  2 est effectué à titre de sondage ou chaque  fois que les autorités douanières de l'État d'importation ont des doutes fondés en ce qui concerne  l'authenticité du formulaire et l'exactitude des renseignements relatifs à l'origine réelle de la  marchandise en cause. (1)  -  Si certaines seulement des marchandises énumérées dans la facture sont concernées, elles  doivent porter un signe ou une marque qui les distingue clairement et cette marque doit être  mentionnée comme suit dans la déclaration: «.  .  .  .  .  .  .  .  .  . énumérées dans la présente  facture et portant la marque .  .  .  .  .  .  .  .  .  . ont été obtenues .  .  .  .  .  .  .  .   .  .».-  S'il est fait usage d'un document autre que la facture ou une annexe à la facture, la  désignation du document considéré doit être mentionnée à la place du terme «facture».   (2)  Communauté, État membre, État ACP ou PTOM. Lorsqu'il s'agit d'un État ACP ou PTOM, il doit  être fait référence au bureau de douane de la Communauté détenant éventuellement le(s)  certificat(s) EUR. 1 ou EUR. 2 considéré(s), en donnant le numéro du (des) certificat(s) ou  formulaire(s) considéré(s) et si possible le numéro de déclaration en douane.   (3)  Lieu et date.   (4)  Nom et fonction dans la société.   (5)  Signature. (1)  -  Si certaines seulement des marchandises énumérées dans la facture sont concernées, elles  doivent porter un signe ou une marque qui les distingue clairement et cette marque doit être  mentionnée comme suit dans la déclaration: «  ..............................énumérées dans la  présente facture et portant la marque .............................. ont été obtenues  ..............................  ».  -S'il est fait usage d'un document autre que la facture ou une annexe à la facture, la désignation  du document considéré doit être mentionnée à la place du terme «facture».   (2)Communauté, État membre, État ACP ou pays ou territoire d'outre-mer.   (3)La description du produit doit être donnée dans tous les cas. La description doit être complète  et suffisamment détaillée pour permettre de déterminer le classement tarifaire des marchandises  considérées.   (4)La valeur en douane ne doit être indiquée que si elle est requise.   (5)Le pays d'origine ne doit être indiqué que s'il est demandé. Il doit s'agir d'une origine  préférentielle, toutes les autres origines étant à qualifier de «pays tiers».   (6)Ajouter le membre de phrase suivant «et ont subi la transformation suivante dans (la Communauté)  (État membre) (État ACP) (pays ou territoire d'outre-mer) ..............................», ainsi  qu'une description de la transformation effectuée si ce renseignement est exigé.   (7)Lieu et date.   (8)Nom et fonction dans la société.   (9)Signature. (1)  (2)  (3)  (4)  (5) Voir texte des notes au verso. (1)  Nom ou raison sociale et adresse complète.   (2)  Mention facultative.   (3)  Kilogramme, hectolitre, mètre cube ou autres mesures.   (4)Les emballages sont considérés comme faisant un tout avec les marchandises qu'ils contiennent.  Cette disposition n'est toutefois pas applicable aux emballages qui ne sont pas d'un type usuel  pour le produit emballé et qui ont une valeur d'utilisation propre d'un caractère durable,  indépendamment de leur fonction d'emballage.   (5)La valeur doit être indiquée conformément aux dispositions relatives aux règles d'origine.  ANNEXE III   relative aux conditions d'admission dans la Communauté des produits non  originaires des PTOM se trouvant en libre pratique dans les PTOM, et aux méthodes de coopération  administrative  Article premier Transport direct 1.    Le régime prévu par les dispositions de  l'article 101 paragraphe 2 de la décision est applicable uniquement aux produits et aux matières  qui sont transportés entre le territoire du PTOM et de la Communauté sans emprunter aucun autre  territoire. Toutefois, le transport des marchandises constituant un seul envoi peut s'effectuer  avec emprunt de territoires autres que ceux du PTOM, le cas échéant avec transbordement ou  entreposage temporaire dans ces territoires, pour autant que les marchandises soient restées sous  la surveillance des autorités douanières du pays de transit ou d'entreposage et qu'elles n'y aient  pas subi d'autres opérations que le déchargement ou le rechargement ou toute autre opération  destinée à assurer leur conservation en l'état.  2.    La preuve que les conditions visées au paragraphe 1 sont réunies est fournie par la  production aux autorités douanières compétentes:  a)  soit d'un titre justificatif du transport unique établi dans le pays bénéficiaire  d'exportation et sous le couvert duquel s'est effectuée la traversée du pays de transit; b)soit d'une attestation délivrée par les autorités douanières du pays de transit et contenant: -  une description exacte des marchandises, -la date du déchargement ou du rechargement des marchandises ou, éventuellement, de leur  embarquement ou débarquement, avec indication des navires utilisés, -la certification des conditions dans lesquelles s'est effectué le séjour des marchandises; c)soit, à défaut, de tous documents probants. Article 2 Certificat d'exportation EXP 1.    La  preuve du respect des dispositions de l'article 101 paragraphe 2 de la décision est apportée par un  certificat d'exportation EXP dont le modèle figure à l'annexe I de la présente annexe.  2.    Le certificat d'exportation EXP ne peut être délivré que s'il peut constituer le titre  justificatif pour l'application de la décision.   3.    Le certificat d'exportation EXP n'est délivré que sur demande écrite de l'exportateur ou,  sous la responsabilité de celui-ci, par son représentant habilité. Cette demande est établie sur le  formulaire dont le modèle figure à l'annexe I qui est rempli conformément à la présente annexe.  4.    Les demandes de certificats d'exportation EXP doivent être conservées pendant trois ans au  moins par les autorités douanières du pays exportateur.  5.    L'exportateur, ou son représentant, présente avec sa demande toute pièce justificative  utile, susceptible d'apporter la preuve que les produits à exporter peuvent donner lieu à la  délivrance d'un certificat d'exportation EXP. Il s'engage à présenter, sur demande des autorités compétentes, toutes les justifications  supplémentaires que celles-ci jugeraient nécessaires en vue d'établir l'exactitude de sa demande  ainsi qu'à accepter tout contrôle par lesdites autorités de sa comptabilité et des circonstances de  la mise en libre pratique de ces produits. L'exportateur est tenu de conserver pendant au moins deux ans les pièces justificatives visées au  présent paragraphe.  6.    La délivrance du certificat d'exportation EXP est effectuée par les autorités douanières du  PTOM d'exportation, si les marchandises peuvent être considérées comme étant en libre pratique au  sens de l'article 101 paragraphe 2 de la décision.  7.    Afin de vérifier si les conditions visées au paragraphe 6 sont remplies, les autorités  douanières ont la faculté de réclamer toutes pièces justificatives et de procéder à tout contrôle  qu'elles jugent utile.  8.    Il incombe aux autorités douanières de l'État d'exportation de veiller à ce que les  formulaires visés au paragraphe 1 soient dûment remplis. Elles vérifient notamment si le cadre  réservé à la désignation des produits a été rempli de façon à exclure toute possibilité  d'adjonction frauduleuse. À cet effet, la désignation des produits ainsi que toutes les autres  indications exigées dans ce cadre doivent être indiquées sans interligne. Lorsque le cadre n'est  pas entièrement rempli, un trait horizontal doit être tiré en dessous de la dernière ligne, la  partie non remplie étant barrée.  9.    La date de délivrance du certificat doit être indiquée dans la partie du certificat  d'exportation réservée à la douane.   10.    Le certificat d'exportation EXP est délivré, lors de l'exportation de produits auxquels il  se rapporte, par les autorités douanières du PTOM d'exportation. Il est tenu à la disposition de  l'exportateur dès que l'exportation réelle est effectuée ou assurée. Article 3 Délivrance d'un  duplicata du certificat d'exportation EXP En cas de vol, de perte ou de destruction d'un  certificat d'exportation EXP, l'exportateur peut demander aux autorités douanières qui l'ont  délivré un duplicata sur la base des documents d'exportation qui sont en leur possession. Le duplicata ainsi délivré doit être revêtu d'une des mentions suivantes: «DUPLICADO», «DUPLIKAT»,  «DUPLIKAT», «ÁÍÔÉÃÑÁOEÏ», «DUPLICATE», «DUPLICATA», «DUPLICATO», «DUPLICAAT», «SEGUNDA VIA». Article  4 Validité des certificats d'exportation EXP 1.    Le certificat d'exportation EXP doit être  produit, dans un délai de dix mois à compter de la date de délivrance par la douane du PTOM  d'exportation, au bureau des douanes de l'État d'importation où les produits sont présentés.  2.    Les certificats d'exportation EXP qui sont produits aux autorités douanières de l'État  d'importation après expiration du délai de présentation prévu au paragraphe 1 peuvent être acceptés  aux fins d'application du régime lorsque le non-respect du délai est dû à des cas de force majeure  ou à des circonstances exceptionnelles.  3.    En dehors de ces cas, les autorités douanières de l'État d'importation peuvent accepter les  certificats lorsque les produits leur ont été présentés avant l'expiration dudit délai. Article 5  Production des certificats Dans l'État d'importation, le certificat d'exportation EXP est produit  aux autorités douanières selon les modalités prévues par la réglementation de cet État. Lesdites  autorités ont la faculté d'en exiger une traduction. Elles peuvent, en outre, exiger que la  déclaration d'importation soit accompagnée d'une déclaration par laquelle l'importateur atteste que  les produits remplissent les conditions requises pour l'application de la décision.   MÉTHODES DE COOPÉRATION ADMINISTRATIVE Article 6 Communication des cachets Les empreintes des  cachets utilisés et les adresses des services douaniers compétents pour la délivrance des  certificats d'exportation EXP et pour le contrôle a posteriori des certificats d'exportation EXP  doivent être communiquées à la Commission s'ils sont différents de ceux repris à l'article 25 de  l'annexe II. Les certificats d'exportation EXP sont acceptés pour l'application du régime prévu, à partir de la  date à laquelle l'information est reçue par la Commission. La Commission communique ces informations aux autorités douanières des États membres. Les certificats d'exportation EXP soumis avant cette date aux autorités douanières de l'État  importateur sont acceptés selon la législation communautaire. Article 7 Contrôle des certificats  d'exportation EXP 1.    Le contrôle a posteriori des certificats d'exportation EXP est effectué  par sondage et chaque fois que les autorités douanières de l'État d'importation ont des doutes  fondés quant à l'authenticité du document ou quant à l'exactitude des renseignements relatifs à  l'origine réelle des produits en cause.  2.    En vue d'assurer une application correcte de la présente annexe, les États membres et les  PTOM se prêtent mutuellement assistance, par l'entremise de leurs administrations douanières  respectives, pour le contrôle de l'authenticité des certificats d'exportation EXP et de  l'exactitude des renseignements figurant sur ces certificats.  3.    Si elles décident de surseoir à l'application des dispositions de la décision dans l'attente  des résultats du contrôle, les autorités douanières de l'État d'importation offrent à l'importateur  la mainlevée des produits, sous réserve des mesures conservatoires jugées nécessaires.  4.    Pour l'application des dispositions du paragraphe 1, les autorités douanières de l'État  d'importation renvoient le certificat EXP ou une photocopie de ce certificat aux autorités  douanières du PTOM d'exportation en indiquant, le cas échéant, les motifs de fond ou de forme qui  justifient une enquête. Elles joignent, au certificat EXP, les documents commerciaux utiles ou une  copie de ces documents et fournissent tous les renseignements qui ont pu être obtenus et qui font  penser que les mentions portées sur ledit certificat ou ledit formulaire sont inexactes.  5.    Les résultats du contrôle a posteriori sont portés à la connaissance des autorités  douanières de l'État d'importation dans un délai de six mois au maximum. Ils doivent permettre de  déterminer si le certificat d'exportation EXP contesté est applicable aux produits réellement  exportés et si ceux-ci peuvent effectivement donner lieu à l'application du régime prévu.  6.    Lorsque la procédure de contrôle ou toute autre information disponible semble indiquer que  les dispositions de la présente annexe sont transgressées, le PTOM effectue, de sa propre  initiative ou à la demande de la Commission, les enquêtes nécessaires, ou prend des dispositions  pour que ces enquêtes soient effectuées avec l'urgence voulue en vue de déceler et de prévenir  pareilles transgressions. La Commission peut participer à ces enquêtes. Lorsque la procédure de contrôle ou toute autre information disponible semble indiquer que les  dispositions de la présente annexe sont transgressées, les produits ne seraient admis comme  produits étant en libre pratique en vertu de la décision, qu'après accomplissement des procédures  de coopération administrative prévues dans la présente annexe qui ont été éventuellement mises en  oeuvre.  7.    Les contestations qui n'ont pas pu être réglées entre les autorités douanières de l'État  d'importation et celles du PTOM d'exportation ou qui soulèvent un problème d'interprétation de la  présente annexe sont soumises au comité de législation douanière.  8.    Dans tous les cas, le règlement des litiges entre l'importateur et les autorités douanières  de l'État d'importation reste soumis à la législation de celui-ci. Article 8 Sanctions Des  sanctions sont appliquées contre toute personne qui établit ou fait établir, en vue de faire  admettre un produit au bénéfice du régime prévu, un document contenant des renseignements inexacts  en vue d'obtenir un certificat d'exportation EXP. Article 9 Zones franches Les États membres et  les autorités responsables des PTOM prennent toutes les mesures nécessaires pour éviter que les  marchandises ayant fait l'objet d'une transaction sous le couvert d'un certificat d'exportation EXP  et qui séjournent, au cours de leur transport, dans une zone franche située sur leur territoire n'y  fassent l'objet de substitutions ou de manipulations autres que les manipulations destinées à  assurer leur conservation en l'état. Article 10 Annexes Les annexes de la présente annexe font  partie intégrante de celle-ci.  Annexe 1 de l'annexe III FORMULAIRES DES CERTIFICATS  D'EXPORTATION 1.  Le certificat d'exportation EXP est établi sur le formulaire dont le modèle  figure dans la présente annexe. Ce formulaire est imprimé dans une ou plusieurs des langues  officielles de la Communauté. Le certificat est établi dans une de ces langues conformément au  droit interne du PTOM d'exportation. S'il est établi à la main, il doit être rempli à l'encre et en  caractères d'imprimerie.  2.Le format du certificat est de 210×297 millimètres, une tolérance maximale de 8 millimètres en  plus et de 5 millimètres en moins étant admise en ce qui concerne la longueur. Le papier à utiliser  est un papier de couleur blanche sans pâtes mécaniques, collé pour écriture et pesant au minimum 65  grammes par mètre carré. Il est revêtu d'une impression de fond guillochée de couleur bleu clair  rendant apparente toute falsification par moyens mécaniques ou chimiques.  3.Les autorités compétentes des PTOM d'exportation peuvent se réserver l'impression des  certificats ou en confier le soin à des imprimeries ayant reçu leur agrément. Dans ce dernier cas,  référence à cet agrément est faite sur chaque certificat. Chaque certificat est revêtu d'une  mention indiquant le nom et l'adresse de l'imprimeur ou d'un signe permettant l'identification de  celui-ci. Il porte en outre un numéro de série, imprimé ou non, destiné à l'identifier.  CERTIFICAT D'EXPORTATION >TABLE>NOTES 1.  Le certificat ne doit comporter ni  grattages, ni surcharges. Les modifications éventuelles qui y sont apportées doivent être  effectuées en biffant les indications erronées et en ajoutant, le cas échéant, les indications  voulues. Toute modification ainsi opérée doit être approuvée par celui qui a établi le certificat  et visée par les autorités douanières du pays ou territoire de délivrance.  2.  Les articles indiqués sur le certificat doivent se suivre sans interligne et chaque article  doit être précédé d'un numéro d'ordre. Immédiatement au-dessous du dernier article doit être tracée  une ligne horizontale. Les espaces non utilisés doivent être bâtonnés de façon à rendre impossible  toute adjonction ultérieure.  3.Les marchandises sont désignées selon les usages commerciaux avec les précisions suffisantes  pour en permettre l'identification.   DEMANDE DE CERTIFICAT D'EXPORTATION >TABLE>  DÉCLARATION DE L'EXPORTATEUR Je  soussigné, exportateur des marchandises désignées au recto,  DÉCLARE    que ces marchandises remplissent les conditions requises pour l'obtention du certificat  ci-annexé;  PRÉCISEles circonstances qui ont permis à ces marchandises de remplir ces conditions:                          PRÉSENTEles pièces justificatives suivantes (1):                         M'ENGAGEà présenter, à la demande des autorités compétentes, toutes  justifications supplémentaires que celles-ci jugeraient nécessaires en vue de la délivrance du  certificat ci-annexé, ainsi qu'à accepter, le cas échéant, tout contrôle par lesdites autorités de  ma comptabilité et des circonstances de la fabrication des marchandises susvisées;  DEMANDEla délivrance du certificat ci-annexé pour ces marchandises.  >TABLE>  (1)  Par exemple: documents d'importation, certificats de  circulation, factures, déclarations du fabricant, etc., se référant aux produits mis en oeuvre ou  aux marchandises réexportées en l'état.  ANNEXE IV   relative aux mesures de sauvegarde  Les dispositions de l'article 109 de la  décision sont mises en oeuvre selon les modalités suivantes. Article premier 1.    Lorsqu'un État  membre demande à la Commission l'application de mesures de sauvegarde conformément à l'article 109  de la décision, et si la Commission décide de ne pas appliquer de mesures de sauvegarde, elle en  informe le Conseil, les États membres et les autorités compétentes des PTOM dans un délai de trois  jours ouvrables, à partir de la date de réception de la demande de l'État membre. Les États membres fournissent à la Commission les informations nécessaires pour justifier leurs  demandes d'application de mesures de sauvegarde. Tout État membre peut déférer au Conseil la décision de la Commission dans un délai de dix jours  ouvrables suivant la communication de cette décision. Le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, peut prendre une décision différente dans un délai de  vingt jours ouvrables.  2.    Lorsque la Commission, sur demande d'un État membre ou de sa propre initiative, constate  qu'il y a lieu d'appliquer des mesures de sauvegarde conformément à l'article 109 de la décision: -  elle en informe les États membres immédiatement ou, si elle répond à une demande d'un État  membre, dans un délai de trois jours ouvrables à partir de la date de réception de cette demande, -elle consulte un comité composé de représentants des États membres et présidé par un représentant  de la Commission.  3.    La Commission, après consultation du comité visé au paragraphe 2, peut prendre les mesures  appropriées pour la mise en oeuvre de l'article 109 de la décision.  4.    La décision visée au paragraphe 3 est immédiatement communiquée au Conseil, aux États  membres et aux autorités compétentes des PTOM. Elle est immédiatement applicable.  5.    Tout État membre peut déférer au Conseil la décision de la Commission visée au paragraphe 3  dans un délai de dix jours ouvrables suivant le jour de la communication de cette décision.  6.    En l'absence de décision de la Commission dans un délai de vingt et un jours ouvrables, tout  État membre qui a saisi la Commission conformément au paragraphe 2 peut saisir le Conseil.  7.    Dans les cas mentionnés aux paragraphes 5 et 6, le Conseil, statuant à la majorité  qualifiée, peut prendre une décision différente dans un délai de vingt et un jours ouvrables.  Article 2 1.    La Commission peut prendre, ou autoriser un État membre à prendre, des mesures de  sauvegarde immédiate.  2.    Si la Commission a été saisie d'une demande d'un État membre, elle en décide dans les trois  jours ouvrables qui suivent la réception de la demande. La décision de la Commission est communiquée au Conseil, aux États membres et aux autorités  compétentes des PTOM.   3.    Tout État membre peut déférer au Conseil la décision de la Commission selon la procédure  prévue à l'article 1er paragraphe 5. La procédure prévue à l'article 1er paragraphe 7 s'applique. En l'absence de décision de la Commission dans le délai mentionné au paragraphe 2, tout État membre  qui a saisi la Commission peut saisir le Conseil, selon la procédure prévue aux premier et deuxième  alinéas. Article 3 La présente annexe ne fait pas obstacle à l'application des réglementations  portant organisation commune des marchés agricoles et des dispositions administratives  communautaires ou nationales en découlant, ainsi que des réglementations spécifiques arrêtées au  titre de l'article 235 du traité applicables aux marchandises résultant de la transformation de  produits agricoles.    ANNEXE V   relative au rhum  Article premier Jusqu'à l'entrée en vigueur d'une  organisation commune du marché des alcools, les produits des codes NC 2208  40  10, 2208  40  90,  2208  90  11 et 2208  90  19 originaires des PTOM sont admis dans la Communauté en exemption de  droits de douane, conformément aux dispositions ci-après. Article 2 a)  Par dérogation à l'article  101 paragraphe 1 de la présente décision, le Conseil, statuant à la majorité qualifiée sur  proposition de la Commission, fixe chaque année, jusqu'au 31 décembre 1995, les quantités qui  peuvent être importées en exemption de droits de douane. Ces quantités sont fixées de la façon suivante: -  jusqu'au 31 décembre 1993, sur la base des quantités annuelles les plus importantes importées  des PTOM dans la Communauté au cours des trois dernières années pour lesquelles des statistiques  sont disponibles, augmentées, pendant la période allant jusqu'au 31 décembre 1992, d'un taux de  croissance annuel de 27  %. Le Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission, peut chaque année modifier, en  hausse ou en baisse, le taux de croissance prévu ci-avant, à la lumière de la consommation et de la  production au sein de la Communauté, du développement des courants d'échanges au sein de la  Communauté ainsi qu'entre celle-ci, les PTOM et les États ACP. Le volume de la quantité annuelle n'est en aucun cas inférieur à 15  000 hectolitres d'alcool pur, -pour les années 1994 et 1995, le volume du contingent global sera chaque fois égal à celui de  l'année précédente augmenté de 1  740 hectolitres d'alcool pur.  b)En ce qui concerne le régime applicable à partir de 1996, le Conseil, statuant à la majorité  qualifiée sur proposition de la Commission, déterminera, avant le 1er février 1995, sur la base  d'un rapport que la Commission transmettra au Conseil avant le 1er février 1994, les modalités de  la suppression, déjà envisagée, du contingent tarifaire communautaire en tenant compte de la  situation et des perspectives du marché communautaire du rhum et des exportations des PTOM et des  États ACP. Article 3 Les produits visés à l'article 1er sont soumis à une surveillance  communautaire dont les modalités sont arrêtées par le Conseil lors de l'adoption des dispositions  prévues à l'article 2 point a). Article 4 À la demande des autorités compétentes des PTOM, la  Communauté, dans le cadre des dispositions de la troisième partie titre I chapitre 2 de la  décision, aide les PTOM à promouvoir et à développer leurs ventes de rhum sur les marchés  traditionnels et non traditionnels de la Communauté.    ANNEXE VI   relative aux mouvements de déchets dangereux et de déchets radioactifs   Profondément conscients des risques spécifiques qui s'attachent aux déchets radioactifs, les États  membres et les autorités compétentes des PTOM s'interdisent toute pratique de déversement de tels  déchets qui empièterait sur la souveraineté des États ou menacerait l'environnement ou la santé  publique dans d'autres pays. Ils attachent la plus grande importance au développement de la  coopération internationale à l'effet de protéger l'environnement et la santé publique contre ce  type de risques. Dans cet esprit, ils affirment leur détermination à contribuer activement aux  travaux en cours au sein de l'AIEA en vue d'élaborer un code de bonne conduite approuvé au niveau  international.  Dans l'attente d'une définition plus précise élaborée dans ce cadre, le terme «déchets  radioactifs» s'entend comme toute matière pour laquelle aucun usage ultérieur n'est envisagé, et  qui contient ou est contaminé par des radionucléides dont les niveaux de radioactivité et les  concentrations dépassent les limites que la Communauté s'est imposée à elle-même pour la protection  de sa population à l'article 4 points a) et b) de la directive 80/836/Euratom  (1), modifiée en  dernier lieu par la directive 84/467/Euratom  (2). Pour les niveaux de radioactivité, ces limites  vont de 5  ×  103 becquerels pour les nucléides de très forte radiotoxicité à 5  ×  106 becquerels  pour ceux de faible radiotoxicité. Pour les concentrations, ces limites sont de 100 becquerels par  gramme et de 500 becquerels par gramme pour les substances radioactives naturelles solides.    (1)  JO n° L 246 du 17. 9. 1980, p. 1.   (2)  JO n° L 265 du 5. 10. 1984, p. 4.  ANNEXE VII   relative à l'origine des produits halieutiques  En ce qui concerne les  activités de transformation de produits halieutiques dans les pays et territoires d'outre-mer, la  Communauté se déclare prête à examiner, dans un esprit ouvert, les demandes de dérogations aux  règles d'origine pour les produits transformés de ce secteur de production qui seraient fondées sur  l'existence de débarquements obligatoires de captures prévus par des accords de pêche avec des pays  tiers. L'examen auquel elle procédera tiendra notamment compte du fait que les pays tiers concernés  devraient assurer le marché normal de ces produits, après traitement, pour autant que ceux-ci ne  soient pas destinés à la consommation locale ou régionale.  Dans ce contexte, et en ce qui concerne les conserves de thon, la Communauté examine, dans un  esprit positif, cas par cas, les demandes des autorités compétentes des pays et territoires  d'outre-mer, pour autant que le dossier économique joint à chaque demande fasse clairement  apparaître qu'on se trouve bien dans un des cas visés. Intervenant dans les délais prévus à  l'article 30 paragraphe 8 de l'annexe II, la décision définit les quantités retenues et sa durée  d'application, compte tenu de l'article 30 paragraphe 9 de ladite annexe.  Les dérogations accordées dans le cadre de la présente annexe ne portent pas préjudice aux droits  des autorités compétentes des pays et territoires d'outre-mer de demander et d'obtenir les  dérogations accordées au titre de l'article 30 de l'annexe II.    ANNEXE VIII   Déclaration du gouvernement du royaume des Pays-Bas  Le gouvernement du  royaume des Pays-Bas attire l'attention sur la structure constitutionnelle du royaume telle qu'elle  découle du statut du 29 décembre 1954, et notamment sur l'autonomie des pays du royaume en ce qui  concerne les dispositions de la décision et sur le fait que cette décision a été, en conséquence,  prise en coopération avec les gouvernements des Antilles néerlandaises et d'Aruba en vertu des  procédures constitutionnelles en vigueur dans le royaume.  Il déclare que, de ce fait et sans préjudice des droits et obligations résultant pour lui du  traité et de la décision, les gouvernements des Antilles néerlandaises et d'Aruba s'acquitteront  des obligations découlant de cette décision.  Par ailleurs, le gouvernement du royaume des Pays-Bas attire l'attention sur le fait que les  gouvernements des Antilles néerlandaises et d'Aruba ont fait savoir que, vu le traité, et notamment  son article 132 paragraphe 5, et les articles 232, 233 et 234 de la décision, ils estiment opportun  d'aboutir à des arrangements plus précis sur les conditions dans lesquelles le droit de libre  établissement et de prestation de services des personnes physiques et morales est exercé dans les  relations entre les États membres, d'un côté, et les Antilles néerlandaises et Aruba, de l'autre  côté.  Il déclare que, de ce fait et compte tenu des dispositions du traité, de la décision et du statut  visé ci-dessus, des initiatives seront prises pour aboutir à de tels arrangements qui devront être  assortis des garanties nécessaires.