CELEX: 31988D0655
Language: fr
Date: 1988-12-21 00:00:00
Title: 88/655/CEE: Décision du Conseil du 21 décembre 1988 adoptant le rapport annuel sur la situation économique de la Communauté et fixant des orientations de politique économique pour 1989

Avis juridique important

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31988D0655

88/655/CEE: Décision du Conseil du 21 décembre 1988 adoptant le rapport annuel sur la situation économique de la Communauté et fixant des orientations de politique économique pour 1989  

Journal officiel n° L 377 du 31/12/1988 p. 0001 - 0080

DÉCISION DU CONSEIL du 21 décembre 1988 adoptant le rapport annuel sur la situation économique de la Communauté et fixant des orientations de politique économique pour 1989  ( 88/655/CEE )  LE CONSEIL DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES,  vu le traité instituant la Communauté économique européenne,  vu la décision 74/120/CEE du Conseil, du 18 février 1974, relative à la réalisation d'un degré élevé de convergence des politiques économiques des États membres de la Communauté économique européenne ( 1 ), modifiée par les décisions 75/787/CEE ( 2 ) et  79/136/CEE ( 3 ), et notamment son article 4,  vu la proposition de la Commission,  vu l'avis du Parlement européen ( 4 ),  vu l'avis du Comité économique et social ( 5 ),  A ARRÊTÉ LA PRÉSENTE DÈCISION :    Article premier Le Conseil arrête le rapport annuel sur la situation économique et les orientations de politique à suivre par la Communauté, qui sont contenues dans les parties A à C du rapport joint à la présente décision, et fixe les orientations de politique  économique à suivre par les États membres, contenues dans la partie D dudit rapport .  Article 2 Les États membres sont destinataires de la présente décision .    Fait à Bruxelles, le 21 décembre 1988 .  Par le Conseil le président V . PAPANDREOU ( 6 ) JO no L 63 du 15 . 3 . 1974, p . 16 .  ( 7 ) JO no L 330 du 24. 12 . 1975, p . 52 .  ( 8 ) JO no L 35 du 9 . 2 . 1979, p . 8 .  ( 9 ) JO no C 326 du   RAPPORT ÉCONOMIQUE ANNUEL 1988/1989   PRÉPARER L'ÉCHEÁNCE DE 1992 - RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS -  Des perspectives favorables pour la Communauté et l'économie mondiale 1 . Les perspectives économiques de la Communauté se sont très nettement améliorées au cours des derniers mois . En 1988, la Communauté a bénéficié d'un dynamisme inattendu chez elle, dans l'ensemble de la zone de l'Organisation de coopération et de  développement économiques ( OCDE ) ainsi que du commerce mondial . Avec 3,5 % en moyenne de cette année, la croissance dans la Communauté serait la plus forte enregistrée depuis la fin des années 70; l'augmentation de l'investissement ( 7 %) la plus élevée  depuis plus deux décennies et le taux d'inflation ( 3,5 % ) est à peu près égal à celui des années 60 . En dépit d'une certaine modération de la croissance économique dans le reste du monde, la croissance resterait forte en 1989 ( environ 2,75 %). Lerythme  d'inflation n'augmenterait que faiblement . Le taux de chômage a commencé à diminuer mais reste toujours à un niveau trop élevé .  2 . L'environnement international, déterminant pour la conduite de la politique monétaire dans la Communauté, s'est sensiblement modifié . À la suite de la réduction du déficit commercial américain en début d'année et de la hausse des taux d'intérêt au  printemps, le taux de change du dollar par rapport aux monnaies européennes avait à peu près retrouvé à l'automne son niveau de janvier 1987, celui qui prévalait juste avant les accords du Louvre . En partie pour freiner la hausse du dollar et en partie  pour répondre aux exigences de stabilité interne, les banques centrales européennes ont été amenées, à des degrés divers, à resserrer les conditions sur leurs propres marchés monétaires .  3 . La coopération internationale a permis de réaliser des progrès importants vers une plus grande stabilité de l'économie mondiale . Elle doit se poursuivre avec détermination car des risques importants demeurent : a ) en 1989, la réduction des  déséquilibres de balance des paiements perdrait en vigueur alors que le problème de l'accumulation de la dette extérieure des États-Unis continue à se poser; b ) la persistance de ces déséquilibres continue à faire peser une menace sur la stabilité du  systéme monétaire international; c ) la situation des pays en voie de développement ne s'améliore pas et est affectée par la hausse récente des taux d'intérêt .  Des éléments encourageants et des sujets de preóccupation 4 . Trois aspects de la situation économique de la Communauté sont encourageants :  - Le dynamisme des économies de l'Espagne, du Portugal, de l'Italie et du Royaume-Uni se diffuse maintenant dans celles de leurs partenaires dont les exportations ainsi que les investissements sont plus soutenus. Par exemple, tant en France qu'en  Allemagne, la croissance serait proche de 3 % en 1988 et ne fléchirait que peu en 1989 ( contre environ 2 % en 1987 ).  - La croissance est de plus en plus tirée par les investissements . Plusieurs facteurs y contribuent : la rentabilité accrue, un taux d'utilisation des capacités productives historiquement élevé, un environnement international favorable ainsi que les  préparatifs des entreprises privées à l'échéance de 1992 .  - La Communauté a atteint un degré de stabilité et de convergence des taux d'inflation inégalé depuis les années 60 . Cependant, des progrès restent indispensables, en particulier au Portugal et en Grèce .  5 . En dépit de ces tendances satisfaisantes, quatre types de preóccupation demeurent: a ) le risque d'une reprise de l'inflation; b ) des déficits budgétaires excessifs dans quelques pays; c ) l'aggravation des déséquilibres intracommunautaires des soldes  extérieurs; d ) un taux de chômage qui reste supérieur à 11 % de la population active en moyenne de la Communauté .  6 . Le renforcement du potentiel de croissance doit rester une priorité dans tous les États membres . Cependant la consolidation des bonnes performances de croissance actuelles pourrait exiger, dans les mois à venir, des actions diversifiées selon les  États membres . Etant donné que la croissance dans les pays les plus dynamiques sera amenée à ralentir sous l'effet des pressions inflationnistes et/ou de la détérioration du solde extérieur, les politiques économiques dans d'autres pays devraient  accentuer le passage vers la croissance interne par un renforcement des conditions d'offre et de demande .  Réaliser les objectifs à moyen terme 7 . La croissance maintenant plus forte donne à la Communauté la chance de réaliser dans de meilleures conditions ses grands objectifs : tirer tous les bénéfices de la réalisation du marché intérieur, renforcer sa cohésion économique et sociale et réduire  le chômage .  8 . Le caractère irréversible de la réalisation du marché intérieur en 1992 a été confirmé par le conseil de Hanovre . Des progrés importants ont déjà été réalisés . Au cours des derniers mois, l'opinion publique et les entreprises ont de plus en plus pris  conscience de la chance que représente ce projet . Il est essentiel de ne pas décevoir ces espoirs lorsque des décisions portant sur des mesures importantes du Livre blanc seront prises au cours des amées à venir .  9 . Pour produire tous ses effets, la réalisatio  appropriées, y compris une politique de la concurrence efficace, qui sont d'ailleurs aussi nécessaires en soi.  10 . Le succès du marché intérieur aura aussi des effets macro-économiques importants . Les études menées par les services de la Commission indiquent qu'à terme la réalisation du marché intérieur améliorera sensiblement la croissance, les positions  budgétaire ainsi qu'extérieure et aura des effets favorables sur l'inlfation . Pour que les gains de productivité qui seront réalisés se transforment rapidement en un surcroît de croissance et d'emploi, il importera de profiter pleinement de l'allégement  des contraintes en réduisant les déséquilibres internes et en renforçant activement les conditions de l'offre et de la demande .  11 . Avec le doublement et la réforme déjá avancée des fonds structurels ainsi que l'activité accrue des autres instruments financiers, la Communauté s'est dotée des moyens du renforcement de sa cohésion économique et sociale . Un nouveau modèle de  «partenariat» entre la Communauté et les pays bénéficiaires doit être créé . L'utilisation efficace et l'additionalité des ressources au niveau des programmes ne sont pas seules indispensables; il faut aussi gue les politiques économiques dans les pays  concernés garantissent une amélioration de l'ensemble des conditions d'offre, en particulier une plus grande efficacité et une augmentation de la part dans le PIB ( produit intérieur brut ) des investissements productifs .  12 . Même si la réalisation du marché intérieur conduit en dernier ressort à des gains significatifs en bien-être et en emplois, les restructurations qu'il impliquera pendant la phase de transition suscitent certaines preóccupations . La dimension sociale  du marché intérieur doit retenir l'attention, en particulier : i ) en mettant en oeuvre des politiques qui facilitent la réinsertion professionnelle : ii ) par la convergence vers le haut des standards sociaux, notamment au travers des prescriptions  minimales de sécurité et de santé sur les lieux de travail : iii ) en renforçant le dialogue social au niveau communautaire .  l3 . La réduction du chômage reste la tâche prioritaire commune à tous les États membres . Déjà l'emploi augmente à un rythme historiquement élevé . Cette tendance doit être renforcée . Dans de nombreux pays, une plus grande adaptabilité du marché du  travail se manifeste, en particulier sous la forme d'emplois à temps partiel . Les orientations de la stratégie pour la croissance et l'emploi restent valides, c'est-à-dire : d'une part, améliorer encore la rentabilité des investissements de capacité et  créateurs d'emplois au niveau macro-économique . Un accroissement des coûts salariaux qui resterait modéré, concomitant aux perspectives de demande maintenant plus favorables, y contribuerait . D'autre part, concentrer l'attention sur l'élimination des  obstacles administratifs inutiles qui gênent les créations d'emplois ainsi que sur une plus grande aptitude à la mobilité et à l'insertion professionnelle, notamment par un effort constant de formation .  Le sentier étroit vers la consolidation de la croissance 14 . Le potentiel de croissance non inflationniste peut être renforcé en rendant les économies européennes encore plus flexibles . Une plus grande flexibilité des marchés et ses effets positifs sur le comportement et l'initiative des entrepreneurs est en  soi une source de progrès . Dans une situation ou il faut d'un côté éviter des pressions excessives sur les capacités productives et d'un autre améliorer encore les performances d'emplois, les politiques structurelles demeurent très importantes .  15 . La stabilisation puis l'appréciation du dollar sur les marchés de change ont conduit les autorités monétaires à accorder une attention accrue aux objectifs de stabilité interne . Les hausses récentes des taux des marchés monétaires de la Communauté  ont renforcé la crédibilité des autoriteés monétaires . Dans la mesure ou les anticipations d'inflation à long terme et/ou de dépréciation des monnaies ont été atténuées, les taux d'intérêt pourraient se stabiliser ou diminuer sur une base saine . Une  telle évolution a été observée au début de l'automne dans quelques pays .  Dans les pays participant au mécanisme de change, les pressions inflationnistes restent en général contenues et il ne paraît pas nécessaire dans l'immédiat de resserrer davantage la politique monétaire . Mais, pour la politique monétaire, les risques et  les principaux défis pourraient provenir d'une résurgence de l'instabilité du dollar .  16 . Les objectifs à moyen terme restent primordiaux pour les politiques budgétaires . Dans le contexte de l'achèvement du marché intérieur, les discussions sur ler approchement des impôts indirects et sur l'imposition des revenus du capital doivent être  poursuivies de façon à réaliser un accord rapide sur ces sujets . D'autres objectifs à moyen terme englobent une convergence accrue des soldes de financement des administrations publiques, qui présentent encore des écarts excessifs entre les États  membres, et le recours nécessaire à la politique budgétaire pour améliorer les conditions de l'offre et de la demande .  17 . L'interdépendance accrue entre les États membres rend encore plus importante une plus grande coordination des politiques économiques . En outre, une plus grande stabilité des relations de change à l'intérieur de la Communauté liée à la convergence  des variables fondamentales améliorerait le fonctionnement du marché intérieur . La cohésion monétaire serait renforcée par un élargissement du mécanisme de change au moment approprié aux pays n'y participant pas encore, une gestion de plus en plus  coopérative des politiques monétaires et le renforcement du rôle de l'écu . Cependant, la cohésion monétaire de la Communauté ne peut être durablement assurée que si les États membres poursuivent dans d'autres domaines, et notamment dans le domaine  budgétaire, des politiques compatibles entre elles . Dans ce contexte, il importe de renforcer le consensus sur les objectifs principaux de la politique économique : a ) la stabilité des prix et la convergence vers le bas des taux d'inflation; b ) la  comptabilité à moyen terme des balances de paiements et c ) la contribution de la stabilité interne et externe aux objectifs de croissance et d'emploi de la Communauté et de ses États membres .  C Principaux indicateurs économiques 1985-1989 ( pays de la Communauté, États-Unis et Japon ) a ) PIB (;) á prix constants ( variation annuelle en %) 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B 1,4 2,3 1,8 3 2;/4 DK 4,2 3,4 -1,0 0 1=/4 D 2,1 2,6 1,9 3;/4 2;/2 GR 3,0 1,3 -0,4 2=/4 2 E 2,3 3,3 5,2 4=/4 4 F 1,7 2,1 2,3 3 2=/4 IRL 1,1 -0,3 4,1 3 3;/4 I 2,7 2,7 3,1 4 3;/4 L 3,8 2,9 2,4 2=/4 2;/2 NL 2,3 2,4 1,5 2;/4 2;/4 P 3,3 4,3 4,6 4 3;/2 UK 3,7 2,9 4,3 3=/4 2;/2 EUR 12 2,5 2,6 2,9 3;/2 2=/4 États-Unis 3,1 3,0 3,4 4 2;/4 Japon 4,5 2,4 4,2 5;/2 3=/4   b ) Demande interne à prix constants ( variation annuelle en %) 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B 1,3 3,2 2,4 3 2;/4 DK 5,7 -3,2 -1;/2 =/4 D 1,0 3,7 3,1 3;/2 2;/2 GR 6,1 -0,5 0,2 3;/2 3 E 2,9 5,9 8,0 6;/4 5;/4 F 2,2 3,7 3,3 3 2=/4 IRL -1,3 0,8 -1,5 -;/4 1;/2 I 3,2 3,6 4,6 4;/2 3;/2 L 0,7 -0,9 6,1 ;/2 2;/2 NL 2,5 3,9 2,2 1=/4 2 P 0,8 8,4 9,5 6;/2 5;/2 UK 2,9 3,8 4,3 5;/4 3;/2 EUR 12 2,4 3,9 3,9 4 3;/4 États-Unis 3,5 3,8 3,0 2=/4 2 Japon 3,8 4,0 5,1 7;/4 4;/4   c ) Déflateur de la consommation privée ( variation annuelle en %) 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B 5,2 0,8 1,6 1;/4 2;/2 DK 4,9 3,6 4,1 4=/4 3=/4 D 2,1 -0,2 0,5 1;/4 2;/2 GR 18,7 22,2 15,8 13;/4 12=/4 E 8,3 8,7 5,3 4=/4 4;/4 F 5,7 2,5 3,2 2=/4 2=/4 IRL 4,5 3,6 3,1 2 2=/4 I 9,3 6,1 4,8 5 4;/2 L 5,2 0,6 0,6 1;/2 2;/4 NL 2,5 0,2 -0,4 =/4 1;/4 P 19,0 12,0 10,2 9;/2 7 UK 5,2 3,6 3,8 4;/2 4=/4 EUR 12 5,9 3,6 3,3 3;/2 3=/4 État-Unis 3,1 2,1 4,5 4;/4 5 Japon 2,1 0,6 -0,2 1 2   d ) Solde des opérations courantes ( en % du PIB (;)) 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B 0,7 2,6 1,9 1=/4 1=/4 DK -4,7 -5,1 -3,0 -2;/2 -2;/4 D 2,4 4,2 4,0 4 4;/4 GR -8,2 -5,4 -3,4 -2=/4 -3;/2 E 1,6 1,7 0,1 -=/4 -2 F 0,1 0,6 -0,3 0 ;/4 IRL -3,8 -2,4 1,3 2;/2 3;/2 I -0,9 0,8 -0,1 -;/2 -;/2 L 43,3 46,1 38,0 38;/2 36;/2 NL 4,3 2,8 1,7 1;/2 1=/4 P 1,7 3,9 1,8 0 -1=/4 UK 0,5 -0,8 -0,6 -3 -3;/4 EUR 12 0,7 1,3 0,8 ;/2 ;/4 État-Unis -2,9 -3,4 -3,6 -2=/4 -2;/2 Japan 3,7 4,3 3,6 2=/4 3   e ) Nombre de chômeurs en % de la population civile ( 1 ) 1985 1986 1987 1988 ( 2 ) 1989 ( 3 ) B 13,6 12,6 12,3 11;/2 11 DK 8,7 7,4 7,6 8;/2 9 D 8,4 8,1 8,1 8 8;/4 GR 7,8 7,4 7,4 7;/2 7;/2 E 21,4 21,0 20,5 20 19;/2 F 10,5 10,7 10,8 10=/4 10=/4 IRL 17,9 18,2 19,2 18=/4 18;/4 I 12,9 13,7 14,0 15 14;/2 L 1,7 1,4 1,6 1;/2 1;/4 NL 13,3 12,1 11,5 11;/4 11 P 8,7 8,7 7,2 6;/2 6;/2 UK 12,0 12,0 10,6 8;/2 7;/4 EUR 12 11,8 11,9 11,6 11;/4 11 USA 7,2 7,0 6,2 5;/2 5;/2 JAP 2,6 2,8 2,8 2;/2 2;/2   f ) Besoin ou capacité de financement des administrations publiques (%) ( en % du PIB (;)) 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B -8,3 -8,9 -7,2 -7;/4 -6;/2 DK -2,0 3,1 -2,1 1 1;/4 D -1,1 -1,3 -1,8 -2;/4 -1;/4 GR -13,6 -10,8 -9,5 -12 -13;/4 E -7,0 -5,7 -3,6 -3 -3 F -2,8 -2,9 -2,5 -2 -1=/4 IRL -11,1 -10,6 -9,1 -6;/2 -6 I -12,5 -11,4 -10,5 -10 -10 L 5,8 6,0 5,2 5;/4 6;/4 NL -4,7 -6,0 -6,3 -5;/4 -4;/2 P -10,1 -7,8 -8,4 -8 -7=/4 UK -2,7 -2,4 -1,4 -;/4 0 EUR 12 -5,2 -4,8 -4,2 -3=/4 -3;/2 USA -4,3 -3,5 -2,3 -1=/4 -1=/4 JAP -0,8 -1,5 -0,3 -;/4 ;/4   g ) Emploi total ( variation annuelle en %) 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B 0,8 1,0 0,3 1;/4 =/4 DK 2,9 2,3 1,1 -;/4 ;/4 D 0,7 1,0 0,7 ;/2 =/4 GR 1,0 0,1 -0,1 1 =/4 E -1,4 1,9 3,0 2;/2 2 F -0,4 0,3 0,1 ;/2 ;/2 IRL -2,2 -0,4 -0,1 0 ;/2 I 1,4 0,8 -0,1 ;/2 ;/2 L 1,4 2,6 2,7 2 1;/2 NL 1,3 1,8 1,2 =/4 1 P -0,3 0,0 2,7 1=/4 1 UK 1,6 0,4 1,7 2 1 EUR 12 0,6 0,8 0,9 1 1 USA 2,4 1,7 2,6 2;/4 1;/2 JAP 0,7 0,9 1,0 1;/2 =/4   h ) Rémunération réelle des salariés par tête (& ) ( variation annuelle en %) 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B -0,4 3,0 1,6 1 1;/4 DK -0,3 1,0 4,0 -;/2 -1 D 0,9 4,1 2,4 1=/4 0 GR 3,3 -5,4 -2,9 3;/4 1 E 1,7 -0,4 2,1 1=/4 1=/4 F 0,9 1,5 0,1 1 1 IRL 1,8 1,5 1,9 1;/4 1 I 0,8 1,5 3,8 2 2=/4 L -1,4 4,3 3,3 2 2=/4 NL -1,1 1,4 1,6 1 -;/4 P 2,8 4,5 3,3 1;/2 2=/4 UK 1,4 3,6 3,0 3 3 EUR 12 0,9 2,3 2,1 1=/4 1;/2 USA 1,1 1,6 -0,4 1 -;/4 JAP 1,3 3,1 3,3 3;/4 2;/2 (;) PNB pour les États-Unis et le Japon á partir de 1987 .  ($) Prévisions de septembre/october 1988 .  (=) EUR 9 : chômeurs enregistrés; Grèce, Espagne, Portugal : enquêtes .  (%) Définition de l'administration publique selon le système européen de comptes économiques intégrés ( SEC ), incluant la sécurité sociale .  (& ) Déflatés par le déflateur de la consommation privée .  Source : services de la Commission .    A . SITUATION ÉT PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES  1 . L'environnement extérieur L'environnement économique international et la situation dans la Communauté européenne se caractérisent par un dynamisme de la production et des échanges, qui na plus été observé depuis longtemps et qui se conjugue à une inflation modérée . Les années  d'ajustements structurels dans la plupart des économies industrielles ont rendu celles-ci plus résistantes . Malgré l'effondrement boursier d'octobre 1987 et les preóccupations que continuent de susciter les déséquilibres des paiements internationaux, la  croissance dans les pays industrialisés est forte ( 3, 9 % en 1988 ). Les effets positifs différés de la chute des prix pétroliers en 1986 et l'expansion rapide des liquidités monétaires en 1987 ( d'abord à la suite des interventions sur les marchés des  changes, puis pour soutenir les établissements financiers après octobre 1987 ) ont entraîné une croissance plus rapide que prévue en début d'année et qui s'accompagne même de signes de surchauffe dans certains pays . Malgré une certaine modération, la  progression du PIB dans la zone de l'OCDE pourrait demeurer proche de 3 % en 1989, septième année d'expansion continue de l'activité .  Cette tendance favorable de la production a été observée dans tous les grands pays industrialisés . L'économie américaine enregistre une expansion vigoureuse ( quoique instable ) depuis 1983 . De nombreuses industries atteignent maintenant leurs limites de  capacité et le taux de chômage n'est que légèrement supérieur à son niveau des années 1960 . Cependant, malgré cette évolution et la dépréciation massive du dollar depuis plus de trois ans ( de mars 1985 à mars 1988 : 38 % pour le taux effectif ), le taux  d'inflation s'est maintenu à environ 4,5 % eo 1988 . Un resserrement de la politique monétaire a été décidé au début de l'été, après les premiers indices de surchauffe de l'économie . Il est probable qu'en 1989, la croissance sera un peu moins rapide, en  raison notamment d'un léger ralentissement de la progression de la demande interne et des exportations .  Au Japon, la demande intérieure réelle a progressé au rythme moyen d'environ 7,5 % au cours des douze dernièrs mois . Par ailleurs, l'économie japonaise semble s'être ajustée à la forte appréciation du yen ( 60 % en termes effectifs de mars 1985 à mars  1988 ) au cours des trois derniéres années et les perspectives d'évolution des exportations se sont améliorées . Malgré l'affaiblissement de la croissance de la demande intérieure prévu pour 1989, la performance de l'économie japonaise restera donc  bonne .  La croissance économique des pays en développement devrait être de l'ordre de 3,5 % à 4 % en moyenne en 1988 et 1989 . Cette moyenne masque toutefois une grande diversité . Alors que les nouveaux pays industriels d'Asie, grands exportateurs de produits  manufacturés, enregistrent des taux de croissance du PIB supérieurs à 7 %. Les pays exportateurs de pétrole commencent seulement à se remettre lentement de la chute de leurs recettes d'exportation consécutive à l'effondrement des prix du pétrole de  1986. La croissance dans les pays exportateurs de matières premières ne semble pas s'être sensiblement accélérée en 1988, en dépit de l'expansion de l'activité dans les pays industrialisés et de la hausse sensible des prix des matières premières autres  que le pétrole . Ces dernières ont enregistré un taux anmiel d'augmentation de 17 % au deuxième semestre de 1987 et de 27 % au premier semestre de 1988 . Ceci a contribué à une amélioration bienvenue des termes de l'échange de ces pays .  TABLEAU 1 PIB réel, demande intérieure et commerce mondial ( variation annuelLe en %) I-1987 II-1987 I-1988 1987 1988 (;) 1989 (;) a ) PIB EUR 12 2,5 3,5 3,8 2,9 3,5 2,8 États-Unis 3,9 5,0 4,0 3,4 3,9 2,3 Japan 3,7 6,0 6,4 4,2 5,6 3,8 OPEC    0,0 1,1 2,6 Nouveaux pays industriels asiatiques    11,8 8,5 7,5 Autres novveaux pays industriels    2,8 1,3 3,4 Autres pays en voie de développement     4,0 5,0 4,6 b ) Demande intértieure EUR 12 3,6 4,3 4,1 3,8 4,0 3,2 États-Unis 2,8 4,8 2,5 3,0 2,8 2,0 Japan 3,9 7,7 8,9 5,1 7, I-1987 II-1987 I-1988 1987 1988 ( 4 ) 1989 ( 5 ) c ) Commerce mondial Importations mondiales ( á l'exclusion de la CE ) 0,6 11,6 7,0 5,0 7,6 5,7 Marchés dexportation de EUR    6,2 8,2 6,1 Pour la Communauté, l'expansion vigoureuse de l'économie mondiale donne une impulsion externe appréciable à ses exportations, ce qui contribue à renforcer sa propre croissance économique, tirée par la demande interne . En fait, les importations  mondiales, abstraction faite de la Communauté, pourraient progresser de plus de 7 % en termes réels en 1988, ce qui représenterait un accroissement considérable des marchés d'exportation de la Communauté . Cependant, pour la troisième année consécutive,  le commerce extérieur contimie de contribuer de façon négative à l'augmentation du PIB de la Communauté en raison de l'expansion rapide des importations . Le processus d'ajustement va se poursuivre á un niveau de croissance du commerce et du PIB  relativement élevée.  Ces éléments ont des conséquences importantes pour la politique économique, en particulier monétaire . Entre 1985 et le début de 1988, les autorités monétaires des principaux pays industrialisés ont en général accordé une priorité élevée aux objectifs  externes, afin de soutenir le processus d'ajustement international . Les considérations de change ont donc joué un rôle important dans la gestion des taux d'intérêt et des réserves de change . Le climat s'est modifié au milieu de 1988 . Le taux de change  du dollar s'est stabilisé lorsqu'il est apparu que l'économie mondiale résistait bien à l'impact de l'effondrement boursier et que le processus d'ajustement international permettait finalement de réduire le déficit commercial nominal des États-Unis .  ( Pendant les huit premiers mois de 1988, le déficit était inférieur denviron 18 milliards de dollars des États-Unis d'Amérique à celui de la période correspondante de 1987 .) Les marchés prenant en considération les pressions à la hausse sur les prix ont  ainsi été amenés á revoir leur appréciation du climat économique . À mesure que se précisait le risque d'une résurgence de l'inflation, les objectifs intérieurs ont repris de l'importance et la politique monétaire est devenue plus restrictive, en premier  lieu aux États-Unis . La restructuration des portefeuilles financiers conjuguée à une hausse des taux d'intérêt a contribué à un redressement du dollar au cours du deuxième trimestre de 1988 .  À la fin du mois de septembre, le taux de change du dollar était supérieur de plus de 10 % en termes effectifs au niveau atteint à la fin de l'année dernière ( 18 % de plus par rapport au mark allemand et 10 % de plus par rapport au yen ), mais légèrement  inférieur à la moyenne des deuxième et troisième trimestres de 1987 . En fait, le taux de change du dollar vis-à-vis des principales monnaies européennes était proche au début de l'automne des niveaux constatés au moment des accords du Louvre ( février  1987 ).  Les banques centrales ont réagi au changement de la perception par le marché de la force du dollar des États-Unis et au resserrement de la politique monétaire américaine en vendant des dollars sur les marchés des changes et en relevant les taux  d'intérêt à court terme . En république fédérale d'Allemagne et au Royaume-Uni, dans un contexte de croissance plus rapide que prévu et d'une détérioration perceptible des termes de l'échange, les autorités ont considéré que ce relèvement était aussi  souhaitable pour des raisons internes . Toutefois, dans d'autres pays de la Communauté, des craintes ont été exprimées sur les effets négatifs de la hausse des taux d'intérêt sur la croissance ( voir chapitre C . 2 ).   TABLEAU 2 Taux d'intérêt nominaux à court terme ( Taux du marché monétaire à 3 mois ) Fin januar 1988 Fin avril 1988 Fin septembre 1988 Moyenne SME 5,7 5,7 6,8 D 3,3 3,4 5,3 RU 8,7 8,5 12,3 États-Unis 5,8 6,1 7,5 Japon 3,9 3,9 4,1 La réduction des déséquilibres des paiements courants internationaux progresse, non seulement en termes réels mais aussi en termes nominaux . Les flux commerciaux s'ajustent à la configuration des taux de change et au redressement de la compétitivité  américaine . Cependant, le rythme de l'ajustement est lent . À cela s'ajoute que, jusqu'à présent, la contrepartie geógraphique de l'amélioration du déficit américain ne s'est, dans l'ensemble, pas située dans les principaux pays excédentaires ( Japon,  république fédérale d'Allemagne ou les nouveaux pays industriels d'Asie ), mais dans d'autres pays de l'OCDE ou des pays en développement . Si ce premier groupe de pays voit assurément ses positions bilatérales se dégrader vis-à-vis des États-Unis, ils  connaissent en contrepartie une amélioration de leurs balances commerciales par rapport à l'ensemble de leurs autres partenaires . Dans la Communauté en particulier, la réduction de l'excédent global avec le reste du monde traduit une détérioration  rapide des soldes courants des pays membres autres que l'Allemagne, en particulier ceux dont l'expansion de la demande intérieure est plus rapide que la moyenne communautaire .    TABLEAU 3 Solde des opérations courantes 1985 1986 1987 1988 ( 6 ) 1989 ( 7 ) a )  EUR 12 18,4 50,4 42,4 24 16 États-Unis -116,4 -141,4 -154,0 -135 -131 Japan 49,2 85,5 87,1 79 86 OPEC 3,7 -26,4 -9,5 -21 -22 Nouveaux pays industriels d'Asie 10,1 22,8 29,1 34 33 Autre pays en voie de développement -34,5 -32,4 -22,9 -27 -32 b ) en % des PIB ( 8 ) EUR 12 0,7 1,3 0,8 ;/2 ;/4 États-Unis -2,9 -3,4 -3,4 -2=/4 -2;/2 Japan 3,7 4,3 3,6 2=/4 3  Par ailleurs, dans l'hypothèse du maintien des tendances actuelles de la production, des politiques et des taux de change réels, le processus d'ajustement réel dans les pays industrialisés, en particulier aux États-Unis et au Japon, pourrait perdre une  grande partie de son élan à la fin de 1989 et au-delà . La question se pose de savoir si, compte tenu des prévisions d'évolution des exportations nettes, la contraction du déficit commercial américain sera suffisante pour annoncer aux marchés que la  résorption des déséquilibres des comptes courants s'effectuera sans rupture .  Á cet égard, l'aggravation continue de l'endettement extérieur des États-Unis est particulièrement preóccupante, car elle imposera un service de la dette important qui s'ajoutera à l'ajustement nécessaire des paiements américains . Plus le déficit  courant persistera, plus l'amélioration de la balance commerciale devra être sensible pour compenser l'augmentation du service de la dette .  Dans tous les grands pays, la politique économique doit donc poursuivre un double objectif bien connu . La rapidité de l'ajustement international doit être suffisante pour préserver la confiance dans le résultat final et donc maintenir la stabilité sur  le marché des changes et sur les marchés boursiers . D'un point de vue international comme communautaire, il est souhaitable que la stabilité du dollar à son niveau prévalant actuellement soit préservée . Avec des prix à l'importation plus élevés et les  effets de la courbe en J, une nouvelle dépréciation du dollar freinerait la transformation de l'ajus - tement en volume des échanges commerciaux en une nouvelle réduction du déficit nominal du commerce extérieur américain . En outre, elle augmenterait le risque inflationniste aux États-Unis, et pourrait donc conduire à une hausse des taux d'intérêt . D'un  autre côté, une appréciation du dollar plus forte renforcerait les pressions inflationnistes chez les partenaires commerciaux des États-Unis et menacerait la poursuite du processus d'ajustement réel de l'économie mondiale . Pour soutenir le processus  d'ajustement, la diminution du déficit courant des États -Unis devrait aller de pair avec une réduction du déficit du budget fédéral . Dans le même temps, la politique monétaire ne peut plus donner la priorité exclusive au processus d'ajustement  international, étant donné que la crainte de l'inflation gagne du terrain aux États-Unis et dans plusieurs autres pays .  En outre, les politiques d'ajustement doivent être accompagnées d'efforts déterminés pour résister aux pressions protectionnistes et promouvoir le commerce mondial . L'Uruguay Round des négociations commerciales multilatérales est une opportunité pour de  tels efforts . La conférence ministérielle de Montréal en décembre doit donner une impulsion politique aux négociations de telle façon que l'Uruguay Round puisse conduire à une libéralisation effective des échanges de biens et services . Simultanément,  tous les participants doivent respecter les engagements de status quo qu'ils ont pris; les mesures législatives récentes aux États-Unis créent quelques preóccupations à cet égard .  Le problème d'endettement des pays en développement est le deuxième grand déséquilibre auquel l'économie mondiale  doit faire face . Le ratio du service de la dette des pays en voie de développement ( PVD ) sur leurs exportations augmentera probablement en 1988, notamment sous l'effet du relèvement récent des taux d'intérêt . En outre, la situation des pays surendettés  d'Amérique latine, de certains pays à revenus moyens d'Afrique ou des pays les plus pauvres de ce dernier continent est toujours difficile et le restera, selon toute vraisemblance, même à moyen terme . Ces pays restent donc vulnérables .  Une solution à moyen terme au problème de l'endettement suppose la mise en oeuvre simultanée de politiques d'alustement efficaces dans les pays débiteurs, l'octroi d'un financement extérieur adéquat pour compléter les ressources intérieures, le maintien  d'une croissance internationale favorable de même que certaines formes de réduction volontaire des dettes . L'application de la décision prise lors du sommet de Toronto dans le cadre du club de Paris, complétée par la conversion en subvention des prêts  officiels d'aide au développement, ainsi que les résultats de la reuenion annuelle du Fonds monétaire international ( FMI ) et de la Banque mondiale qui s'est tenue à Berlin sont encourageants pour certains des pays en développement les plus pauvres .  2 . L'économie de la Communauté en 1988 et 1989 Comme celles des autres pays industrialisés, les économies de la Communauté bénéficient depuis le dernier semestre 1987 d'un grand dynamisme . Ce dynamisme est dû à une accélération sensible des investissements . En 1988, la croissance moyenne atteindra  presque 3,5 % , la meilleure performance depuis 1978/1979 : à cette époque l'inflation en moyenne était cependant trois fois plus élevée qu'actuellement . Il faut remonter à plus de deux décennies pour retrouver une concomitance aussi favorable de  croissance et d'inflation faible . Cette performance est d'autant plus remarquable qu'elle fait suite à une phase d'expansion certes modérée, mais régulière et exceptionnellement longue : depuis 1981, la croissance en moyenne de la Communauté s'est  accélérée chaque amée et est depuis 1984 égale ou supérieure à 2,5 % Les perspectives pour 1989 restent globalement favorables . Certes, la croissance ralentirait quelque peu ( de 3,5 % à 2,75 %), dans la mesure où l'on ne peut tabler sur la réapparition de facteurs favorables exceptionnels tels que la clémence de l'hiver  1987/1988 . En outre, l'environnement international serait un peu moins favorable la consommation privée augmenterait moins rapidement en raison de la détérioration des termes de l'échange; dans certains pays, les politiques monétaires et/ou budgétaires  auront des effets modérateurs . Mais l'amélioration des conditions de l'offre et des perspectives de croissance favorisera encore les investissements . La croissance ralentirait dans des pays comme l'Espagne, l'Italie et le Royaume-Uni qui ont jusqu'à  présent été le moteur du commerce intracommunautaire . Ceci permettra d'y atténuer les pressions inflationistes et celles qui s'exercent sur les comptes extérieurs . Les impulsions que ces pays ont données à l'activité économique bénéficient à leurs  partenaires qui prennent ainsi le relais . Dans ces conditions, il devrait être possible d'éviter à la fois un retournement conjuncturel qui briserait la dynamique des investissements et une accélération de l'inflation également préjudiciable à la  poursuite d'une croissance soutenue .  TABLEAU 4 Déterminants de la croissance du PIB de la Communauté à Douze, à prix constants 1984 1985 1986 1987 1988 ( 9 ) 1989 ( 10 ) - Croissance du PIB à prix constantes 2,4 2,5 2,6 2,9 3;/2 2=/4 - Contribution à la croissance de ( 11 ):  - exportations nettes +0,5 +0,1 -1,2 -1,2 -1 -;/2 - demande interne ( y compris stocks ) +1,9 +2,4 +3,8 +3,9 +4 +3;/4 - Exportations de biens et services ( variation annuelle en %) 7,7 4,7 1,5 3,7 5;/4 5;/4 - Consommation privée ( variation annuelle en %) 1,4 2,5 3,9 3,8 3;/2 3 - FBCF ( variation anuelle en %) 1,3 2,1 3,1 4,6 7 5;/4 (> h>1 ) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Comnmission .  La structure de la demande a évolué au cours des dernières années : en 1984 et 1985 la croissance a été avant tout tirée par les exportations; en 1986, le moteur était l'accélération de la consommation privée à la suite de l'amélioration des termes de l'échange consécutive : i ) à la baisse du prix du pétrole et ii ) à l'appréciation des monnaies européennes vis-à-vis du dollar des États-Unis . Depuis 1987, et de façon accrue en 1988, les investissements, dont le rythme d'accrois -   sement était resté jusque-là relativement modéré, deviennent la composante la plus dynamique de la demande interne . II est important de noter que la reprise des investissements concerne pratiquement l'ensemble des pays de la Communauté .  plusieurs facteurs expliquent cette reprise de l'investissement privè :  a ) Les économies des pays industrialisés commencent à recevoir les bénéfices des politiques structurelles et de la plus grande capacité d'adaptation des marchés . L'amélioration sensible de la rentabilité et des marges d'autofinancement, due initialement  aux évolutions salariales modérées des dernières années, s'est accélérée en 1986 et 1987 sous l'effet de la baisse des prix de l'énergie et de l'augmentation des débouchés .  b ) La demande à été soutenue et il est attendu qu'elle le reste . L'augmentation progressive du taux d'utilisation des capacités productives conduit maintenant des niveaux records dans l'industrie manufacturière de plusieurs pays . Avec un degré  d'utilisation des capacités plus élevé qu'il ne l'a jamais été depuis le précédent pic conjunctourel (1979 ) et grâce à une rentabilité accrue, le redressement de l'investissement est maintenant manifeste et il y a des signes d'une restructuration  progressive et bienvenue en faveur des investissements de capacité au détriment des investissements de rationalisation .  c ) Il est également possible que les perspectives plus favorables qui se dessinent dans le secteur desentreprises dans l'attente de 1992 commencent à exercer une influence positive sur les tendances de l'investissement . Au cours de 1988, «l'effet 1992»  s'est nettement fait sentir dans les opérations de fusion et de rachat effectuées dans la Communauté et les sociétés multinationales ont eu une certaine tendance à recentrer leurs stratégies d'investissement en faveur de la Communauté.  d ) L'amélioration de l'environnement internationalet l'accélération du commerce mondial ont contribué à rendre plus favorable le climat des affaires .  En général, l'inflation est restée contenue dans la Communauté (+ 3,5 % en 1987 et 1988 ). Elle a toutefois récemment subi une accélération sensible dans certains pays, notamment au Royaume-Uni et en Espagne, pour partie en raison de facteurs  exceptionnels ou techniques . Les autorités allemandes ont constaté une certaine reprise des anticipations d'inflation, à compter il est vrai d'un niveau d'inflation observé très bas . En outre, le processus de désinflation maintenant bien avancé en  Italie paraît marquer le pas après des années de bons résultats .  La perception d'un risque d'inflation accru a plusieurs origines . Toutefois, d'une manière générale, il ne faut pas surestimer le danger d'une résurgence de l'inflation dans la Communauté au cours des prochains mois . La vigilance ne s'en . impose pas  moins, à des degrés divers selon les pays, car l'expansion soutenue de la demande et l'accroissement du degré d'utilisation des capacités pourraient combiner les éléments d'une pression inflationniste par la demande et les coûts .  a ) Les prix dans la Communauté ne bénéficieront plus d'une nouvelle amélioration des termes de l'échange comme cela a été le cas au cours des dernières années . Les termes de l'échange se sont déjà détériorés sous leffet de l'appréciation récente du  dollar et de la hausse du prix des matières premières ( à l'exclusion du pétrole ). En outre, les prix moyens des matières premières ( hors pétrole ), tout en ne représentant qu'environ 7 % des importations communautaires, ont subi une hausse importante  durant le premier semestre de l'année 1988 ( environ + 27  % en dollars ). La baisse récente du prix du pétrole a cependant jusquà présent compensé pour une bonne partie la hausse des prix des autres matières premières . Selon les prévisions, les termes de  l'échange resteront stables en moyenne de la Communauté . Le risque d'une nouvelle détérioration restera limité tant que les taux de change seront stables et qu'il n'y a pas de nouvelle hausse significative des prix des matières premières .  b ) L'accélération de la croissance accentue les pressions inflationnistes d'origine interne, surtout dans les pays ou le taux d'utilisation des capacités productives est élevé en comparaison historique ( Royaume-Uni, Italie et Espagne ). Dans ces trois  pays, le risque existe que l'évolution des coûts salariaux crée des pressions inflationnistes additionnelles . En moyenne de la Communauté, l'augmentation des coûts salariaux unitaires nominaux resterait cependant modérée durant la période de prévision .  c ) Durant l'année 1987, les développements sur les marchés des changes dans le monde et les interventions importantes opérées pour financer au moins partiellement le déficit de la balance des paiements américaine se sont accompagnés d'une expansion  monétaire soutenue en Europe et au Japon et restreinte aux États-Unis . Cette orientation plus expansionniste de la politique monétaire en Europe et au Japon a permis de stabiliser les taux de change et, à l'issue du krach d'octobre 1987, les marchés  financiers. En répondant d'une certaine manière au souhait d'une détention accrue d'avoirs liquides dans une période d'innovation financière, de déréglementation et de décélération de l'inflation, elle a contribué au maintien de la croissance .  L'efficacité de ces mesures était due pour une part non négligeable à la crédibilité que les autorités monétaires ont acquise au fil des ans . Les hausses récentes des taux á court terme seraient de nature à accentuer cette crédibilité des autorités  monétaires en montrant leur détermination à sauvegarder leur acquis en matière de stabilité . Ces relèvements devraient de surcroît entraîner une décélération de la croissance des agrégats monétaires .  Le taux de chômage a quelque peu diminué depuis 1985, mais il reste proche de 11 % de la population active . L'accélération de la création d'emplois ne se traduit donc pas  entièrement par une réduction du chômage ( 12 ). Il y a plusieurs raisons à cela . Tout d'abord, les emplois créés ne conviennent pas toujours aux chômeurs recensés; ensuite, depuis 1986, le taux d'activité augmente. De ce fait, en dépit des performances  d'emplois plus favorables, la part des chômeurs de longue durée dans le nombre de chômeurs total continue à augmenter et le chômage des jeunes reste trop élevé . Malgré les performances de croissance meilleures, le chômage reste le problème majeur auquel les économies de la Communauté sont  confrontées .   TABLEAU 5 Taux de chômage 1973 1979 1982 1985 1988 (;) 1989 (;) EUR 9 ($) 2,4 5,2 9,3 11,1 10,5 10,1 EUR 12 : : 9,4 11,8 11,3 10,9 USA 4,9 5,8 9,7 7,2 5,5 5,5 Japan 1,3 2,1 2,4 2,6 2,5 2,6 (;) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission .  ($) Communauté à l' exclusion de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal .  3 . Convergence, stabilité et croissance Depuis le début de cette décennie, l'accélération de la croissance dans la Communauté est allée de pair avec une convergence accrue des taux d'inflation . Mais des divergences importantes persistent dans le domaine des finances publiques et de nouvelles  apparaissent entre les soldes extérieurs des pays membres .  Comme on peut s'y attendre, la convergence des taux d'inflation des pays participant au mécanisme de change du système monétaire européen ( SME ) est particulièrement marquée . Aucun pays participant au mécanisme de change n'a un taun d'inflation supérieur  à 5 %. Il en est de même pour l'Espagne et le Royaume-Uni, si bien que l'écart entre les pays participant au mécanisme de change et les autres s'est sensiblement atténué . Le Portugal et la Grèce continuent cependant à avoir des taux d'inflation  nettement supérieurs à la moyenne communautaire .    TABLEAU 6 Convergence des taux d'inflation ( déflateur de la consommation privée ) 1980 1984 1986 1987 1988 (;) 1989 (;) a ) Moyennes pondérées EUR 12 13,5 7,1 3,6 3,3 3,5 3,7 SME ($) 12,0 6,5 2,4 2,5 2,7 3,1 Non-SME ($) 17,0 8,5 6,6 5,2 5,2 5,1 b ) Taux d'inflation maximal et minimal à l'intérieur du SME ($) Maximum 19,6 11,4 6,1 4,8 4,9 4,6 Minimum 6,0 2,0 -0,2 -0,4 0,9 1,3 Écart max . /min . 13,6 9,4 6,3 5,2 4,0 3,3 (;) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission .  ($) Pays participant / ne  La convergence des taux d'inflation a permis de renforcer la cohésion monétaire de la Communauté . Les ajustements des parités bilatérales au sein du SME sont devenus moins fréquents . Depuis janvier 1987, aucun réalignement n'est intervenu . La  convergence accrue a en outre constitué une base solide pour le renforcement du mécanisme de change avec l'accord de Bâle/Nyborg . Get accord a lui-même encore renforcé le SME . Elle rend possible de nouvelles avancées dans le domaine monétaire . Un  élargissement au moment approprié du cercle des pays participant au mécanisme de change est désirable .  Jusqu'en 1985, cette convergence a pu être réalisée en dépit de la forte appréciation du dollar . Depuis 1986, elle a été favorisée par la baisse des prix du pétrole et la dévaluation du dollar . Ces évolutions ont été rapidement internalisées dans une  augmentation plus modérée des coûts internes . Cette convergence vers le bas des taux d'inflation est fondamentalement le signe d'un plus grand consensus dans les économies européennes autour de l'objectif de stabilité . S'orientant sur cet objectif, les  politiques monétaires des différents pays sont devenues de plus en plus compatibles entre elles . En outre, les évolutions salariales ont bien soutertu le processus de désinflation . Même si la convergence des soldes des déficits budgétaires reste  insuffisante, le financement non monétaire des déficits a largement contribué au processus de désinflation . Néanmoins, ceci a été réalisé au prix d'une croissance rapide de la dette publique et de taux d'intérêt trés élevés dans des pays à fort déficit  budgétaire .  La convergence vers le bas des taux d'intérêts nominaux n'a pas été à la mesure de celle des taux d'inflation .  Par exemple, parmi les pays participant au mécanisme de change, le taux du marché monétaire en Allemagne était en moyenne des neuf premiers mois de lamée 1988 de 2,6 points inférieur à celui de la Belgique, de 4 points inférieur à celui de la France et  de 7,3 points inférieur à celui de l'Italie; cependant, le taux d'inflation en Belgique et en France est pratiquement égal à celui de l'Allemagne, et celui de l'Italie ne lui est que d'environ 2,5 points supérieur . Des différences similaires existent  entre les taux d'intérêt à long terme des différents pays .  Cette différenciation peut avoir plusieurs origines : a ) une tradition de stabilité plus ou moins ancienne qui va de pair avec une réduction plus ou moins rapide des anticipations inflationnistes à moyen terme; b ) une évolution différenciée des variables  fondamentales, notamment des soldes budgétaires et des soldes extérieurs, qui nourrissent des anticipations d'inOation et de change divergentes .  En fait, des divergences importantes persistent ou se créent dans ces deux domaines : les déficits budgétaires et les soldes extérieurs . Ces divergences sont une source potentielle d'instabilité des relations de change, même si, dans le court terme, il  est toujours possible d'en compenser les effets par des interventions et surtout des différentiels de taux d'intérêt appropriés . Elles aggravent pour chaque pays le risque de conflit entre les objectifs internes de la politique monétaire et la  discipline de change du SME . En outre, les divergences des soldes extérieurs peuvent rendre plus difficile la définition d'une position commune vis-à-vis des monnaies tierces, notamment du dollar .   TABLEAU 7 Convergence des capacités (+) ou besoins de financement (-) des administrations publiques ( en % du PIB ) 1980 1984 1986 1987 1988 (;) 1989 (;) a ) Moyennes pondérées EUR 12 - -5,3 -4,8 -4,2 -3,8 -3,4 SME ($) -4,0 -5,4 -5,0 -4,8 -4,5 -4,1 Non SME ($) - -5,1 -4,1 -2,9 -2,1 -2,1 b ) Maximum et minimum à l'intérieur du SME Maximum -8,5 -11,5 -11,4 -10,5 -10,0 -10,0 Minimum -0,8 -1,9 +3,1 +2,1 +0,9 +1,4 Ècart 7,7 9,6 14,5 12,6 10,9 11,4 (;) Budgets économiques septembre/octobre 1988, service  Les écarts importants des positions budgétaires des pays membres ne diminuent que lentement en 1988 . Même si ces différences importantes sont accompagnées par des compor - tements d'épargne des ménages différenciés, elles n'en compliquent pas moins la tâche des politiques monétaires dans la poursuite de l'objectif de stabilité interne et externe .   TABLEAU 8 Épargne des ménages et capacité (+) ou besoin (-) de financement des administrations publiques en 1987 ( en % du PIB ) B DK D GR E F IRL I L NL P RU - Épargne 9,8 11,1 7,8 12,9 8,0 13,6 20,1 9,0 9,0 22,8 3,5 - Besoin de financement des administrations publiques -7,2 +2,1 -1,8 -9,5 -3,6 -2,5 -9,1 -10,5 +5,2 -6,3 -8,4 -1,4 - Écart 2,6 13,2 6,0 3,4 4,4 5,8 4,5 9,6 14,2 2,7 14,4 2,1 Un niveau excessif de la dette publique en pourcentage du PIB comporte aussi des inconvénients graves et fait peser des risques sur la cohésion monétaire ainsi que sur la conduite des politiques monétaires . a ) Elle contribue au maintien de taux  d'intérêt réels élevés préjudiciables à l'investissement productif et à la poursuite d'une croissance soutenue . b ) La part de la charge incompressible d'intérêt dans les dépenses publiques augmente et diminue les marges de manoeuvre pour les  restructurations indispensables en faveur des dépenses productives et les allégements d'impôts . c ) La crédibilité des politiques de stabilité risque à terme de souffrir, ce qui tend encore à augmenter la prime de risque pesant sur les taux d'intérêt à  long terme . Il est ainsi essentiel que les pays dont le déficit budgétaire reste excessif poursuivent des stratégies à moyen terme leur permettant de retrouver des positions budgétaires soutenables .  L'évolution des soldes extérieurs présente un aspect positif et un aspect preóccupant . Tous les pays, à l'exception de la Grèce, qui avaient au cours des dernières années des positions extérieures difficiles, comme au début de cette décennie la Belgique, l'Irlande, le Portugal et plus récemment le Danemark, ont opéré un rétablissement significatif .  Mais, une divergence importante apparaît entre les soldes extérieurs des pays participant au mécanisme de change du SME et les autres; en outre, au sein même du mécanisme de change du SME, l'écart entre pays excédentaires et pays - déficitaires s'accentue, l'excédent de l'Allemagne ne diminuant pas encore . Simultanément les déséquilibres intracommunautaires des balances commerciales se creusent . En particulier, entre 1985 et 1987 l'excédent intracommunautaire ( hors énergie ) de  l'Allemagne a augmenté d'environ 10 milliards d'écus et le déficit intracommunautaire de la France s'est détérioré d'environ 3,8 milliards d'écus .   TABLEAU 9 Convergence des soldes des opérations courantes avec l'extérieur ( en % du PIB ) 1980 1984 1986 1987 1988 (;) 1989 (;) a ) Moyennes pondérées EUR 12 -1,2 0,3 1,3 0,8 0,5 0,3 SME ($) -1,7 0,5 2,0 1,5 1,5 1,6 Non SME ($) 0,2 -0,2 -0,2 -0,4 -2,3 -3,0 b ) Maximum et minimum à l'intérieur du SME ($) Maximum -1,3 4,2 4,4 4,0 4,0 4,2 Minimum -11,8 -6,0 -5,2 -3,0 -2,5 -2,3 Écart 10,5 10,2 9,6 7,0 6,5 6,5 (;) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission .  ($) Pays participant/ne participant pas au mécanisme de change .   1980 1984 1986 1987 1988 (;) 1989 (;) c ) Moyenne des pays du SME ($) excédentaires en 1988 et des pays déficitaires Pays excédentaires (=) - - 4,0 3,6 3,6 3,8 Pays dficitaires (=) - - 0,0 -0,4 -0,3 -0,4 Écart - - 4,0 4,0 3,9 4,2 (;) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission . L'existence à moyen terme de tels déséquilibres est pour partie le corollaire du processus de rattrapage des paysles plus pauvres dont le besoin et la capacité d'investissement sont relativement plus forts . Des déficits dans ces pays sont soutenables à  moyen terme à condition que la détérioration du solde courant corresponde au plan interne à un renforcement des investissements productifs et aille de pair avec un financement extérieur sain . Tel est par exemple le cas pour l'Espagne et le Portugal où  la détérioration des opérations courantes est allée de pair avec une forte reprise des investissements productifs financée par des importations de capitaux privés . Le niveau des déficts dans ces deux pays reste ainsi soutenable . En outre, il est normal et même désirable que les pays  dont le niveau de développement est plus élevé dégagent des excédents extérieurs et exportent des capitaux vers les pays moins prospères qui peuvent ainsi renforcer leurs investissement set sont aidés dans le processus de rattrapage .   TABLEAU 10 Croissance du PIB et dela demande interne ( en % du PIB ) 1985 1986 1987 1988 (;) 1989 (;) a ) Croissance du PIB EUR 12 2,5 2,6 2,9 3;/2 2=/4 SME ($) 2,2 2,5 2,2 3;/4 2=/4 Non-SME ($) 3,2 3,0 4,3 4 3 b ) Croissance de la demande interne EUR 12 2,3 3,8 3,8 4 3;/4 SME ($) 2,1 3,7 3,3 3;/4 2=/4 Non-SME ($) 3,0 4,3 5,8 6;/2 4 (;) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission . Depuis 1984, l'évolution relative des positions extérieures entre les pays participant au mécanisme de change et ceux n'y participant pas semble pour l'essentiel liée aux différentiels de croissance . En moyenne des quatre pays ne participant pas au  mécanisme de change, la demande interne aura augmenté d'environ 21 % entre 1984 et 1988 contre 13 % pour leurs partenaires du mécanisme de change .  Dans les tendances actuelles, la dynamique de croissance telle quelle se dessine dans les différents pays en 1989 est un premier pas vers le rééquilibrage . Les écarts de croissance diminuent entre les pays participant au mécanisme de change et ceux n'y  participant pas . Toutefois, dans ce dernier groupe de pays, la croissance de la demande interne reste nettement supérieure à celle du PIB, ce qui indique que le sol  continue également de se détériorer à prix constants . En revanche, dans les pays participant au mécanisme de change, à l'exception de l'Italie, le solde extérieur à prix constants ne se détériorerait pratiquement plus ou augmenterait même légèrement .  Deux facteurs contribuent à expliquer cette évolution contrastée : a ) les pays du SME continuent à profiter d'une expansion soutenue des importations de leurs partenaires dont l'offre interne commence à buter sur un taux d'utilisation des capacités  productives relativement plus élevé; b ) l'accélération des investissements productifs dans l'ensemble de la Communauté et dans le monde est particulièrement profitable à des pays comme l'Allemagne, qui sont des exportateurs traditionnels de biens  d'équipement .  Entre les pays participant au mécanisme de change, l'évolution relative de demande interne a en général joué un rôle moins important . Dans quatre pays, la Belgique, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas, l'augmentation de la demande interne entre 1984  et 1988 se situe entre 10,5 et 13 % Elle a été plus forte en Italie ( environ 17 %). En Irlande et au Danemark la demande interne a été contenue pour améliorer la position extérieure difficile . Durant cette période, l'évolution des taux de change  effectifs réels des différents pays vis-à-vis de leurs partenaires du SME est restée à peu près stable ou a joué dans le sens d'un rééquilibrage des positions extérieures, en particulier avec l'appréciation effective du taux de change du mark allemand .  En dépit des divergences marquées des soldes extérieurs entre les pays participant au mécanisme de change, celui-ci est resté relativement stable en raison des mouvements de capitaux et d'une meilleure coordination des politiques monétaires; mais ceci  pourrait changer en fonction des anticipations des marchés et de ses réactions à des déséquilibres qui augmentent . De façon à maintenir la dynamique de croissance dans la Communauté tout en réduisant ces déséquilibres, il est nécessaire que la  croissance dans les pays excédentaires du SME, et en particulier en Allemagne, reste ou devienne de plus en plus tirée par la demande interne . Les évolutions récentes en Allemagne suggèrent que ceci est déjà le cas . Outre la contribution à la réduction  des déséquilibres de balance des paiements, ceci permettrait de renforcer la croissance et les investissements dans ces pays et rendrait le SME plus stable . Par ailleurs, ceci permettrait à la Communauté de contribuer plus au processus d'ajustement  international .    B . PROBLÈMES, POSSIBILITÉS ET DÉFFIS POUR L'ÉCONOMIE DE LA COMMUNAUTÉ  La situation économique s'est sensiblement améliorée au cours des derniers trimestres . Cette situation, la plus favorable depuis longtemps, donne à la Communauté la chance de réaliser dans une plus grande mesure et plus rapidement ses objectifs  fondamentaux : préparer 1992, réduire le chômage et renforcer la cohésion économique et sociale .  Le programme du marché intérieur en soi va donner ou donne même déjà une forte impulsion à la productivité et à la croissance . À mesure que les entreprises se préparent à affronter les réalités nouvelles, les structures de production, les implantations  geógraphiques et l'utilisation des facteurs de production se modifient . Même s'il a été estimé que l'échéance de 1992 se soldera par des gains largement positifs sur le plan de la croissance et de l'emploi, certaines preóccupations se manifestent,  notamment pour la phase de transition . Les incertitudes seront d'autant mieux surmontées que la réalisation du marché intérieur sera accompagnée de politiques résolument orientées sur la croissance et l'emploi aussi bien que vers un renforcement de la  cohésion économique et sociale de la Communauté .  1 . Exploiter le potentiel du marché intérieur Au cours de l'année dernière, le programme d'achèvement du marché intérieur en 1992 a fait des progrès considérables tant : ( i ) dans la perception de l'ampleur et de la nature de ses gains économiques potentiels que ( ii ) dans les avancées législatives  nécessaires à sa réalisation . La sensibilisation du secteur privé et les espoirs qu'il fonde dans ce projet en sont le témoin .  Les avancées législatives ont été nombreuses . Dans le domaine financier, le Conseil a arrêté un calendrier et une procédure pour l'élimination des contrôles des capitaux dans tous les États membres . Des accords ont également été réalisés pour  l'ouverture du marché des assurances des grands risques ( à l'exclusion des assurances-vie). La Commission a présenté des propositions pour le secteur bancaire et prépare des propositions pour les marchés des valeurs mobilières . Des progrès ont été  accomplis dans le domaine des marchés publics, des services de transport et des normes techniques . Les mesures visant le rapprochement des impôts indirects sont en discussion .  La réalisation du grand marché intérieur est d'abord et surtout un vaste programme d'amélioration des conditions de l'offre dont le succés se jouera sur les marchés et dans les entreprises, c'est-à-dire au niveau micro-économique. Les études effectuées  au cours des derniers mois montrent que l'achèvement du marché intérieur offrira à la Communauté des gains considérables sur le plan de la croissance potentielle du PIB (;). Ces gains seront de plusieurs ordres : diminution des coûts de production à la  suite de l'abolition des barrières (;) Notamment la recherche «Le coût de la non-Europe», publiée dans Économie européenne no 35, mars 1988, sous le titre «1992 : La nouvelle économie européenne ».    affectant les échanges; meilleure exploitation des économies d'échelle avec l'augmentation de la taille des marchés, ce qui facilitera également le développement d'entreprises européennes plus grandes et, partant, plus concurrentielles; efficacité plus  grande à l'intérieur des entreprises; affaiblissement du pouvoir des monopoles; dynamisme accru des investissements et des innovations sous l'effet du renforcement de la concurrence; et enfin, économies budgétaires résultant de l'ouverture des marchés  publics .  Ces avantages potentiels ne pourront se manifester que par la mise en oeuvre d'une politique de concurrence rigoureuse garantissant : ( i ) que les effets positifs d'une concurrence accrue ne seront pas atténués par les aides d'État et les subventions et  ( ii ) que la libre circulation des biens et des services ne sera pas entravée par des entreprises occupant une position dominante sur le marché ou par des groupes d'entreprises agissant de manière concertée en vue de restreindre la concurrence . Les gains micro-économiques auront, par leur ampleur, des conséquences macro-économiques significatives, qui dépendront en particulier des réactions des entreprises et des consommateurs . Par exemple, les entreprises pourront réagir à la baisse des prix  des inputs et a l'augmentation de la productivité des facteurs en diminuant les prix à la clientèle ( consommateurs, entreprises ou administrations ) ou en relevant les salaires . Elles pourront utiliser leurs bénéfices additionnels pour réduire leur  endettement plus rapidement ou pour autofinancer leurs investissements . Les consommateurs pourront réagir à un revenu réel plus élevé par une hausse du taux d'épargne ou par une augmentation de leur consommation .  Les études mentionnées plus haut confirment l'idée que les réactions du secteur privé à la réalisation du marché intérieur, notamment le surcroît d'investissement, permettront à moyen terme de réaliser un niveau de PIB et d'emploi nettement plus élevé  et une inflation plus basse . Mais, beaucoup dépendra de la façon dont les pouvoirs publics réagiront à l'allégement des contraintes macro-économiques, notamment á la réduction du déficit budgétaire, à l'amélioration de la position extérieure et au  ralentissement de l'inflation . Il paraît essentiel à cet égard que la marge de manoeuvre budgétaire dégagée par le marché intérieur soit utilisée : ( i ) dans les pays ou la situation budgétaire reste difficile, pour un assainissement plus rapide des  budgets publics, et ( ii ) dans les autres pays, pour une amélioration des conditions de l'offre et de la demande par une réduction de la pression fiscale et un accroissement des investissements publics économiquement rentables .  De cette manière, les gains de productivité résultant de la réalisation du marché intérieur pourront être accompagnés au niveau macro-économique d'une accélération plus rapide du PIB de telle façon que l'emploi évolue favorablement . Dans un tel contexte  la demande totale pourra rester suffisamment dynamique et les investissements suffisamment rentables . Des meilleures conditions macro-économiques de croissance et l'achèvement du marché intérieur se renforceront alors mutuellement .  Il ne serait toutefois pas opportun d'attendre l'échéance de 1992 pour consolider le consensus sur les politiques macro-économiques nécessaires pour que les économies européennes augmentent leur potentiel de croissance et réalisent une croissance  soutenue . En effet :  - d'ore set déjà, les entre prises intègrent dans leur stratégie le paramètre «marché intérieur ». Elles le feront avec d'autant plus d'énergie qu'elles pourront compter sur une définition claire et crédible des politiques macro-économiques,  - des restructurations au niveau des entreprises, des secteurs et des marchés, d'ailleurs déjà engagées, sont une condition préalable à la réalisation des gains de productivité que l'on attend du marché intérieur . Dans un contexte de croissance faible,  il est possible que ceci entraîne des pertes d'emplois dans un premier temps . Ce risque pourra être évité et les créations d'emplois pourront plus que compenser les pertes entraînées par la restructuration si l'économie de la Communauté se maintient sur  un sentier de croissance suffisamment dynamique . Il sera d'autant plus facile de surmonter les inerties et les oppositions aux restructurations nécessaires que l'objectif de 1992 conduira à une augmentation de l'emploi et à un recul du chômage .  L'accélération de la croissance et de l'emploi en 1988 éclaire ce problème sous un jour favorable : il faut préserver et renforcer à moyen terme cette dynamique de croissance .  Ces mouvements qui se produisent au sein des secteurs public et privé confirment, selon les termes du Conseil européen, que le programme de 1992 a atteint sa phase d'irréversibilité . La sensibilisation accrue du secteur privé doit toutefois continuer à  se manifester par une hausse plus forte de l'investissement et donc par une accélération non inflationniste de la croissance potentielle . C'est sans doute ce qui se produira si les autorités publiques appuient ces anticipations : ( i ) en arrêtant d'autres  accords au cours des douze prochains mois sur quelques propositions importantes du programme de 1992,  ( ii ) en engageant des actions complémentaires dans plusieurs domaines connexes, tels que les politiques structurelles, sociales et du commerce  extérieur, et ( iii ) en mettant en oeuvre une politique macro-économique cohérente et axée sur la croissance .  2 . Vers un renforcement de la cohésion économique et sociale Le renforcement de la cohésion économique et sociale de la Communauté ainsi que l'amélioration des conditions de vie et de travail de la main-d'oeuvre sont des objectifs de la Communauté, confirmés par l'adoption de l'Acte unique européen ( articles 130  A et 117 du traité ). C'est pourquoi une attention toute particulière doit être accordée à la dimension régionale et à la dimension sociale des mutations que les économies e  2.1 . Diminuer les écarts de revenu à l'intérieur de la Communauté Les écarts de revenu par habitant entre différents pays et régions de la Communauté constituent un problème complexe et urgent . Resserrer ces écarts est en soi l'un des objectifs économiques et sociaux fondamentaux de la Communauté . L'expérience  historique montre qu'il est possible de réduire sensiblement les disparités du PIB par habitant entre différents pays et régions . Par exemple, entre 1960 et 1973, lécart de PIB par habitant ( mesuré en parités de pouvoir d'achat ) entre les quatre pays  les plus pauvres de l'actuelle Communauté à douze et les quatre pays les plus riches a diminué d'environ un tiers . Cet écart s'est creusé après le premier choc pétrolier . Mais, depuis le milieu des années 80, il tend á nouveau á diminuer, notamment en  raison des bonnes performances de croissance de l'Espagne et du Portugal . Par ailleurs, d'importantes disparités entre les PIB de différentes régions d'un même pays existent . Ceci est vrai dans tous les États membres . En Italie, par exemple, où le PIB  par tête est de l'ordre de la moyenne communautaire, il est inférieur de 30  % à cette moyenne dans les régions méridionales tandis qu'il la dépasse de 30 % dans celles du nord-ouest . Dans ces conditions, le renforcement de la cohésion économique et  sociale de la Communauté requiert également une convergence vers les niveaux élevés du PIB par habitant entre les régions d'un même pays .   TABLEAU 11 Rapports du PIB par habitant ( SPA ) dans la Communauté (;) 1960 1975 1985 1987 1988 ($) 1989 ($) Quatre pays les plus pauvres (=) par rapport aux quatre pays les plus riches (%) 0,41 0,64 0,58 0,60 0,61 0,61 Quatre pays les plus pauvres par rapport à la moyenne de EUR 12 0,52 0,71 0,66 0,67 0,67 0,68 Huit pays les plus riches par rapport à la moyenne EUR 1,10 1,06 1,08 1,08 1,08 1,08 Indice du PIB par habitant à prix constant ( EUR 12 ) 100 166 200 210 223 (;) Toutes les statistiques ont été calculées à partir des douze États membres actuels . Les différences tendancielles de croissance du PIB et de la population ne permettent d'envisager qu'une faible réduction des disparités de revenus moyens par tête dans la période à venir . Une extrapolation des tendances des années récentes, qui ne tient  pas compte des effets de doublement des fonds structurels, indique qu'en 1992, le PIB moyen par habitant des quatre pays les plus pauvres ne représentera toujours que 65 % environ de celui des quatre pays les plus riches ( contre 60 % en 1987 ).  Le PIB moyen par tête n est pas l'unique critère qui permette de mesurer le degré de cohésion économique et sociale,  même si c'est le plus important . Dans le domaine du chômage, des disparités importantes existent non seulement entre les pays de la Communauté mais également entre les régions . En Espagne et en Irlande, par exemple, le taux de chômage représente 20 % de  la population active contre une moyenne communautaire de 11 %. En outre, certaines régions de l'Italie méridionale de même que de l'Europe centrale ou du nord sont particulièrement affectées par le chômage . Il est clair que les taux de chômage élevés  sont souvent liés, quand ils n'en sont pas la cause, à un niveau plus faible du PIB par tête . Le processus de rattrapage devrait en conséquence s'accompagner d'une convergence vers le bas des taux de chômage .    TABLEAU 12 Indicateurs macro-économiques d'ajustement dans les pays les plus pauvres Taux d'inflation ( consommation privée ) Solde des opérations courantes avec le reste du monde en % du PIB Coûts salariaux unitaires réels ( Indice ) 1981 1988 ( 13 ) 1981 1988 ( 14 ) 1981 1988 ( 15 ) GR 23,4 13;/4 -0,7 -2=/4 100 100,0 E 14,3 4=/4 -2,7 -=/4 100 86,0 IRL 19,6 2 -14,7 2;/2 100 90,5 P 23,3 9;/2 -12,2 0 100 83,8 EUR 4 16,8 6;/4 -4,3 -=/4 100 88,0 EUR 8 11,4 3 -0,4 ;/2 100 94,0 EUR 12 12,1 3;/2 -0,7 ;/2 100 93,2  Les pays moins favorisés, en particulier l'Espagne, le Portugal et l'Irlande, ont accompli d'importants efforts d'ajustement et d'assainissement, ce qui devrait en soi accélérer la réduction des disparités . En Grèce, il y a aussi quelques évolutions  favorables, mais dans une moindre mesure que dans les trois autres pays . En Irlande, par exemple, le taux d'inflation ( 2 % en 1988 ) est maintenant inférieur á la moyenne communautaire et en Espagne ( 4,5 % ), il la dépasse de tout juste un point de  pourcentage . En moyenne des quatre pays, le taux d'inflation a décliné de 11 points de pourcentage depuis 1981, la balance des opérations courantes est actuellement proche de l'équilibre (- O,5 % du PIB ) alors qu'elle était nettement déficitaire (- 4,3  % du PIB ) en 1981 . L'ajustement des coûts salariaux unitaires réels a été dans ces quatre pays particulièrement important : leur réduction a été d'environ 12 % depuis 1981, contre 6 % environ pour la moyenne de la Communauté .  La décision du conseil européen de Bruxelles des 11 et 12 février 1988 de doubler les engagements budgétaires en faveur des fonds structurels entre 1987 et 1993 montre la volonté de la Communauté de contribuer activement au processus de rattrapage des  pays et régions moins favorisés . L'adoption ultérieure par le Conseil d'un règlement cadre concernant les missions des fonds, leur efficacité ainsi que la coordination de leurs interventions avec celles de la Banque européenne d'investissement établit  les modalités de fonctionnement [règlement ( CEE ) no 2052/88  Les ressources communautaires jointes à des politiques structurelles et macro-économiques appropriées peuvent apporter une contribution importante à l'accélération du processus de rattrapage . En effet, les Fonds structurels accrus et les instruments  financiers pourraient représenter en Grèce, au Portugal et en Irlande 4 à S % ou même plus du PIB . En Espagne et en Italie, ils représenteraient un pourcentage plus faible du PIB national mais, concentrés sur les régions les plus pauvres, ils  représenteraient un pourcentage similaire du PIB de ces régions . Cette opportunité doit être saisie par les pays bénéficiaires . À cet égard, il est certes nécessaire d'accorder une attention particuliére à l'utilisation efficace et à l'additionalité au  niveau des programmes de ressources qui doivent être affectées prioritairement aux besoins de développement; mais ceci est insuffisant .  Sur le plan macro-économique, l'aide de la Communauté atténue la contrainte de balance des paiements des pays bénéficiaires . L'incidence globale sur la croissance économique à moyen terme dépend pour une large part de la capacité des pays bénéficiaires  à attirer les capitaux privés en menant une politique économique crédible et en offrant des rendements plus importants sur les investissements . Elle dépend aussi de la nature de la contrepartie qu'entraînera sur le plan national le desserrage de la  contrainte extérieure . Si, dans les pays en cause, cette contrepartie consiste en une augmentation de la part de la consommation dans le PIB, l'effet global sera limité et l'occasion d'exploiter pleinement toutes les possibilités offertes aura été  manquée . En revanche, si la contrepartie macro-économique de l'accroissement des ressources communautaires se traduit par une hausse correspondante du taux d'investissement et une amélioration de l'efficacité du capital, le doublement des fonds  structurels produira pleinement ses effets . En réalité, les performances micro - et macro-économiques sont interdépendantes . D'une part, les entreprises ne sont incitées à investir plus que si la rentabilité ( et donc aussi la productivité ) sont élevées;  sinon les transferts accrus conduiraient principalement à une substitution des sources de financement . De façon similaire, un contexte dynamique élargit le champ des opportunités pour des investissements plus productifs et plus rentables .    En allégant les contraintes de financement, le doublement des fonds structurels crée la condition initiale d'une reprise durable du processus de rattrapage; il est donc nécessaire que les pays moins favorisés poursuivent et renforcent la mise en oeuvre  de politiques d'ajustement courageuses afin de profiter au maximum des ressources qui leur sont attribuées pour opérer le rattrapage .  2.2 . La dimension sociale dut marché intérieur Le rattrapage sur le plan économique doit aller de pair avec le rattrapage social, tout en maintenant les standards sociaux fondamentaux dans les pays avancés . C'est pourquoi, en dehors de ses aspects régionaux, la dimension sociale du marché intérieur  est essentielle . Trois éléments sont à cet égard d'importance : ( i ) les incidences sociales de la réalisation du marché intérieur, ( ii ) la convergence dans le progrès des conditions de vie et de travail de la main-d'oeuvre ( article 117 du traité ) et  ( iii ) le dialogue social .  Les gains de productivité qui résulteront de l'achèvement du marché intérieur entraîneront aussi des restructurations sur les marchés et dans les entreprises . Des politiques qui tiennent compte des incidences sociales de ces restructurations doivent  être mises en oeuvre . À cet égard, il est essentiel que la Communauté investisse dans la meilleure ressource dont elle dispose, c'est-á-dire sa population . Un effort accru dans le domaine de la formation professionnelle et permanente aidera les salariés  á faire face au changement et les chômeurs à opérer leur réinsertion .  L'achèvement du marché intérieur intensifiera la concurrence entre les entreprises de pays où les relations et les conditions de travail sont très différentes . Ces différences correspondent souvent à des niveaux de productivité et d'efficacité du  capital tout aussi variés . Dans ces conditions, il importe d'abord de créer les conditions économiques qui susciteront une convergence vers le haut des standards sociaux . Un niveau de salaire réel moins élevé et une réglementation sociale moins coûteuse  sont les avantages comparatifs, qui permettront aux pays moins avancés de progresser plus vite . En outre, il sera possible à la fois de contribuer à promouvoir les conditions de vie et de travail et à éviter des distorsions de concurrence entre les  entreprises des différents États membres en appliquant les prescriptions minimales protégeant la santé et la sécurité sur les lieux de travail et en poursuivant dans les États membres l'objectif d'une harmonisation dans le progrès des conditions  existant dans ce domaine ( article 118 A du traité CEE ). Dans ce contexte, une plus grande mobilité des forces de travail avec maintien des avantages acquis ainsi que d'autres droits garantis lors du changement d'emploi doit aussi être visée .  Le renforcement du contrat social au niveau de l'entreprise pourrait notamment inclure le droit des travailleurs de participer à la vie de leur société et de partager les avantages résultant d'un accroissement de la productivité, d'une gestion plus largement partagée et d'un meilleur climat sur les lieux de travail . À cet égard, l'attention doit porter sur les avantages que pourrait procurer l'adoption par les entreprises, sur une  base volontaire, d'un statut de société anonyme européenne qui permettrait aux sociétés de faire des opérations transfrontalières sans violer les dispositions existantes du droit des sociétés et qui prévoirait la mise en place de régimes de  participation des travailleurs dans les pays concernés .  Dans le cadre du dialogue social, les partenaires sociaux ont au cours des dernières années à plusieurs reprises manifesté leur soutien aux orientations générales de la politique économique de la Communauté . Cet accord représente un acquis précieux . Il  convient maintenant de renforcer le consensus, afin d'assurer le succès des tâches restant à accomplir . Conformément à la directive du Conseil sur la stabilité, la croissance et le plein emploi dans la Communauté ( 16 ), les gouvernements des États  membres, dans le cadre des dispositions qui leur sont propres, devraient se concerter avec les représentants des principaux groupes économiques et sociaux sur les grandes lignes de la politique économique . La contribution des partenaires sociaux est  essentielle à la définition de la dimension sociale du marché intérieur dans les domaines où ils sont compétents . Pour sa part, la Commission continuera à contribuer au développement du dialogue entre les partenaires sociaux au niveau communautaire .  Selon l'article 118 B du traité amendé par l'Acte unique européen, ce dialogue pourrait déboucher sur des relations conventionnelles, si les partenaires sociaux l'estiment souhaitable . À cet égard, le développement d'une coopération plus étroite entre  les partenaires sociaux de différents États membres dans des régions frontalières est un premier pas encourageant vers la prise de conscience de la dimension européenne des relations sociales .  3 . Vers une croissance plus forte de l'emploi Le chômage reste le défi majeur pour la Communauté . II a plus que doublé pendant les années 1970, passant de 2,8 millions de persomes en 1973 à 7,1 millions en 1979 ( de 2,4 % de la population active à 5,2 %). Il a encore doublé de 1979 à 198S, touchant  maintenant, en dépit d'une légre baisse en 1988, près de 15,4 millions de personnes, soit 11,3 % de la population active ( voir tableau 5 dans le chapitre A.2 ). En outre, le chômage de longue durée continue d'augmenter et dépasse déjà 50 % du chômage  total . Le taux de chômage des jeunes, pour la moyenne de la Communauté, dépasse toujours 20 %.  Grâce à l'augmentation de l'offre nette d'emplois, la tendance du chômage, ascendante durant plus de deux décennies, a commencé à s'inverser progressivement en 1987, quoique les situations différent sensiblement parmi les États membres .  ( 17 ) Article 3 de la directive 74/121/CEE du Conseil, du 18 février 1974, concernant la stabilité, la croissance et le plein emploi da Depuis la fin de 1985, le taux annuel de création d'emplois par tête dans la Communauté a atteint un niveau  exceptionnellement élevé ( prés de 1 %). Le volume de travail a cependant augmenté moins car beaucoup d'emplois créés sont des emplois à temps partiel . En 1988, la création d'emplois reste supérieure à la moyenne communautaire dans des pays comme  l'Espagne ( 2,6 %), le Royaume-Uni ( 1,9 %), le Luxembourg ( l,7 %) et le Portugal ( l,7 %). Une croissance plus durable et plus soutenable que celle enregistrée dans les années 70 devient donc aussi plus créatrice d'emplois .   TABLEAU 13 Croissance économique et emploi ( Variation anuelle en %) 1973/1960 1975/1973 1979/1975 1984/1979 1985 1986 1987 1988 (;) 1989 (;) EUR 12 PIB 4,8 0,4 3,4 1,2 2,5 2,6 2,9 3,4 2,8 emploi 0,3 -0,4 0,3 -0,5 0,6 0,8 0,9 1,1 0,9 États-Unis PIB 4,0 -0,9 4,1 2,4 3,1 3,0 3,4 3,9 2,3 emploi 1,9 -0,5 3,6 1,3 2,4 1,7 2,6 2,3 1,6 Japan PIB 9,6 0,7 5,1 3,9 4,5 2,4 4,2 5,6 3,8 emploi 1,3 -0,1 1,0 0,9 0,7 1,0 1,0 0,8 Cette performance demeure toutefois insatisfaisante au moins à deux égards : ( i ) lorsqu'on la compare aux résultats obtenus par les autres pays industrialisés et ( ii ) à la situation de l'après-guerre en Europe. Aux États-Unis et au Japon, par exemple, le  taux d'augmentation de l'emploi a permis de rétablir ou de maintenir un taux de chômage très proche du niveau enregistré il y a dix ans, avant le second choc pétrolier . Dans la comparaison internationale, l'Europe a donc encore beaucoup de chemin à  parcourir .  Alors que d'autres pays industrialisés sont proches du plein-emploi, l'extrapolation mécanique des tendances de croissance des années précédant 1988 suggère que le taux de chômage ne sera que de peu inférieur à 10 % de la population active en 1992 . Le  chômage représente une sous-utilisation des ressources de travail . Ce potentiel doit devenir une source de croissance comme cela a été le cas dans l'après-guerre . Environ 15 à 18 millions de personnes travaillant dans l'agriculture avec une productivité  marginale faible et des revenus modestes ont trouvé des emplois dans l'industrie et les services où les salaires étaient plus élevés . Grâce à l'expansion rapide des revenus et à l'évolution vigoureuse des échanges et de l'innovation, les investissements  ont entraîné des emplois supplémentaires, une demande accrue et une accélération de la croissance .  L'extension du chômage a également été influencée par l'évolution de la démographie et des taux d'activité . Ces deux facteurs ont ag ien sens contraire . La population en âge de travailler ( 15 à 64 ans ) dans la Communauté augmente certes à un rythme  annuel moindre, de 1,0 % au début des années 80 à 0,25 % actuellement, mais elle contribuera encore à faire augmenter l'offre de main-d'oeuvre dans un proche avenir . Le taux global d'activité de la population en âge de travailler dans la Communauté a en  revanche diminué de 1975 à 1985 de 64,4 % à 63,3 %. Cette évolution est due au fait que la baisse marquée du taux d'activité masculin ( de 87,5 à 80,8 %) compense la progression constante de 45,3 à 49 % du taux d'activité féminin . La diminution du taux  d'activité a ainsi légèrement ralenti la progression du chômage . Ces dernières années, toutefois, le taux d'activité des travailleurs masculins se serait stabilisé tandis que celui des travailleurs féminins continuerait de s'accroître . Le taux  d'activité total est donc en voie de redressement . Bien que positif, ce phénomène rend plus difficile la régression du chômage dans la Communauté .  Les différences entre les taux d'activité dans les États membres sont considérables; elles varient entre 53 % aux Pays-Bas et plus de 83 % au Danemark . Ceci s'explique largement par les disparités importantes des taux d'activité féminins qui  s'échelonnent de seulement 34 % en Espagne à plus de 78 % au Danemark ( en 1986 ). Par ailleurs, le taux d'activité estimé pour la Communauté, de 64,25 % en 1988, est sensiblement inférieur à celui des autres pays industrialisés [par exemple 72,5 % au  Japon, 76 % aux Étáts-Unis, 82,25 % en Suède et 70,25 % pour la moyenne de l'OCDE ( 1 ) ].    Ceci indique que l'offre de main-d'oeuvre constitue un potentiel non négligeable pour une croissance économique plus forte et soutenue dans la Communauté . La progression de l'emploi en général et, en particulier, la volonté croissante des femmes de  trouver du travail pourraient également permettre une répartition plus large des charges fiscales et des charges de sécurité sociale, qui deviendront de plus en plus lourdes à moyen et à long terme en raison du vieillissement de la population de la  Communauté . Afin d'exploiter pleinement ce potentiel, la croissance de l'emploi doit être au centre des preóccupations de la politique économique de la Communauté .  Pour apprécier l'évolution récente du marché du travail de la Communauté trois points méritent une attention particulière .  Premièrement, le processus de changement sectoriel se poursuit : l'emploi dans l'agriculture continue à décliner; il ne représente désormais que 8 % de l'emploi total dans la Communauté . De même, depuis plus d'une décennie, l'industrie perd des emplois .  Actuellement, en raison du taux de croissance plus élevé, cette tendance semble avoir cessé . L'augmentation nette de l'emploi est toutefois presque uniquement due au secteur des services .   TABLEAU 14 Création d'emplois par secteur dans la Communauté 1974 (;)/ 1958 1986/1974 1987 1988 ($) 1989 ($) Part dans l'emploi total en 1958 1974 1986 Agriculture -4,4 -3,0 -2,0 : : 22,8 11,5 8,1 Industrie 0,5 -1,7 -0,0 0,2 0,2 39,1 39,5 32,5 Services 1,7 1,6 2,1 : : 38,1 49,0 59,4 Total 0,2 -0,1 0,9 1,1 0,9 100 100 100 (;) EUR 5 ( Belgique, Allemagne, France, Irlande, Italie ). Deuxièmement, le travail à temps partiel s'est considérablement accru et continue à se développer . En moyenne, pour la Communauté la proportion des emplois à temps partiel dans l'emploi total est passée à quelque 14 %. Au cours des dérnières années, les  trois quarts des emplois créés dans la Communauté étaient à temps partiel . Des informations récentes concernant l'Espagne confirment qu'une proportion encore plus grande d'emplois créés depuis le début de 1987 étaient à temps partiel . L'augmentation de  l'emploi à temps partiel, dans la mesure où elle est volontaire, est un signe de santé du marché du travail . En revanche, elle traduit un certain sous-emploi lorsqu'elle est involontaire ( 13 % de tous les emplois à temps partiel, selon l'enquête sur les forces de travail de la Communauté de 1986 ).  Troisièmement, un indicateur des progrès réalisés dans la Communauté vers un assainissement des marchés du travail est l'évolution relative des coûts salariaux réels par tête et de la productivité ( coûts salariaux unitaires réels ). En moyenne, cet  indicateur a diminué dans la Communauté de plus de 6 points depuis 1981 . Cette baisse a été particulièrement sensible dans les pays des plus pauvres ( à l'exception de la Grèce, voir chapitre B.2.1 ).   TABLEAU 15 Coûts salariaux unitaires réels (;) ( Indice 100 en 1981 ) 1960 1973 1981 1988 ($) 1989 ($) EUR 12 96,0 97,0 100 93,2 92,8 EUR 4 (=) 92,5 94,3 100 88,0 87,7 EUR 8 (=) 95,5 97,1 100 94,0 93,5 (;) Coûts salariaux réels par tête divisés par la productivité ( PIB sur emploi total ).  ($) Budgets économiques de septembre/octobre 1988, services de la Commission . Cette évolution des coûts salariaux unitaires réels est favorable à plusieurs titres . Tout d'abord, elle contribue à accroître la rentabilité du capital et constitue par conséquent un élément important du renforcement de la propension à investir . La  baisse des coûts salariaux unitaires réels ( tableau 15 ) implique que la part des profits dans la valeur ajoutée a évolué de manière très favorable, sans toutefois que cela corresponde à une hausse proportionnelle de la rentabilité du capital . Comme il  faut maintenant plus de capital par personne employée, la rentabilité du capital n'a pas encore retrouvé son niveau des années 60, période de quasi plein emploi dans la Communauté .  Ensuite, la rémunération relative du capital et du travail évolue de telle façon que la tendance à la substitution du travail par des investissements de rationalisation est freinée . Alors que de 1960 à 1974, par exemple, un taux de croissance du stock  de capital de 5 % en moyenne amuelle était associé à un taux de création d'emploi nette de O,3 %, ce rapport était de 3 à - 0,3 % entre 1974 et 1983 et, après 1983, de 2,3 à 0,7 %. La croissance modérée des salaires réels dans les années 80 a donc eu  des effets significatifs . Pour accélérer davantage encore la création d'emplois, elle doit se poursuivre à des degrés variables selon les États membres .  Il serait également possible d'améliorer le contenu d'emploi de l'investissement en encourageant encore une hausse de la productivité du capital parallèlement à une diminution du ratio capital/travail . L'augmentation de la productivité des équipements  permettrait d'éviter les goulots d'étranglement dans les secteurs ou la demande est déjà soutenue . Elle serait également de nature à améliorer la capacité concurrentielle des entreprises européennes, entraînant ainsi un surcroît de demande . Dans des  secteurs et entreprises où la demande est suffisamment forte, ceci pourrait, par exemple, se faire par une utilisation journaliêre plus longue des équipements, ce qui permettrait d'employer davantage de main-d'oeuvre par unité de capital . Les  restrictions qu'imposent actuellement la loi et les conventions collectives en ce qui concerne les heures de travail et d'ouverture devraient évoluer vers une approche plus flexible . La mise en oeuvre de celle-ci devrait être déterminée par des  négociations pragmatiques décentralisées entre partenaires sociaux . Les réductions de coût résultant d'une utilisation plus intensive des équipements pourraient servir en partie à dédommager les travailleurs d'un horaire de travail moins attrayant, par  des réductions supplémentaires du temps de travail individuel, qui seraient neutres au niveau des coûts totaux . Ceci contribuerait à accroître le contenu en emplois de la croissance .  L'orientation fondamentale de la politique permettant de réaliser des succès dans la lutte contre ce chômage de large ampleur n'est pas contestée . Actuellement, les performances économiques plus favorables de la Communauté sont une bonne occasion pour  opérer les ajustements nécessaires à la réalisation d'un sentier de croissance plus élevée et plus résistante à des chocs éventuels . Il faut toutefois continuer à améliorer les conditions d'une croissance et des investissements créateurs d'emplois,  selon les orientations de la stratégie communautaire de coopération pour la croissance et l'emploi ( 1 ).  Au niveau macro-économique, les conditions d'une nouvelle augmentation de la rentabilité et d'une tendance soutenue des investissements créateurs d'emplois doivent encore être améliorées . Dans ce contexte, des accroissements modérés des salaires réels  qui vont maintenant de pair avec des perspectives favorables de demande demeurent indispensables . Au niveau micro-économique, les politiques structurelles sont appelées à jouer un rôle essentiel dans le renforcement de l'adaptabilité des marchés des  biens, des services, du capital et du travail, en encourageant l'initiative et l'esprit d'entreprise et en améliorant ainsi l'efficacité des économies communautaires . L'élimination des obstacles administratifs inutiles, en particulier lorsqu'ils  empêchent une amélioration importante de la situation de l'emploi, est prioritaire . Pour ne pas remettre en question les droits fondamentaux dans le domaine de la sécurité sociale, de la protection sociale et des conditions de travail, il convient de  prendre en considération la dimension sociale et le processus d'ajustement structurel doit s'accompagner d'un vaste dialogue social ( voir chapitre B.2.2 ). Par ailleurs, comme certaines catégories de chômeurs risquent de perdre contact avec le marché du  travail et comme les mutations structurelles se poursuivent, il est devenu nécessaire de concentrer l'attention sur l'aptitude à l'emploi ( voir chapiere C.1 ).  Avec la pleine application de ces politiques macro - et micro -économiques et la réalisation du marché intérieur, la Communauté a la chance que l'expansion du PIB de 1988 ( environ 3,5 % ) devienne un sentier de croissance soutenable à moyen terme de cet  ordre de grandeur ou même plus . Si ceci devenait réalité, l'emploi pourrait augmenter à un rythme d'environ 1,5 % par an dans la Communauté . En dépit d'une offre de travail qui continue à augmenter en raison des facteurs démographiques et de la hausse  du taux d'activité, une telle augmentation de l'emploi serait suffisante pour réduire le taux de chômage dans la Communauté d'environ un point de pourcentage par an .     G . UNE POLITIQUE POUR LA CROISSANCE ET UNE PLUS GRANDÈ CONFIANCE  La reprise des investissements qui est en cours augmente les chances de réaliser l'objectif d'une croissance non inflationniste, soutenue, durable et créatrice d'emploi . Cette tendance favorable doit encore être renforcée au cours des mois à venir .  Cependant certains aspects du problème se posent en termes différents selon les pays . Dans quelques pays, la croissance de la demande dépasse largement celle de la production, ce qui conduit à des pressions inflationnistes (;) Voir rapports économiques annuels 1985/1986, 1986/1987 et 1987/1988 dans les numéros 26, 30 et 34 d'Économie européenne .    internes et/ou à une détérioration des comptes extérieurs . Dans ces circonstances, il est important que la croissance retrouve un rythme plus soutenable . Le relais devrait maintenant être pris par les pays dont la croissance a été plus lente et plus  faible et qui disposent de meilleures conditions de croissance . Ceci contribuera aussi à un rééquilibrage des comptes extérieurs des différents pays .  1 . Politiques structurelles et du marché du travail Les politiques structurelles sont en soi une nécessité pour améliorer l'adaptabilité et l'efficacité des économies de la Communauté et donc pour permettre une augmentation non inflationniste du PIB et de l'emploi, tout en poursuivant les objectifs  sociaux et d'environnement de la Communauté . Les efforts accomplis pour accroître la flexibilité n'ont pas pour objectif de supprimer les acquis sociaux mais de créer encore plus d'emploi . Les politiques structurelles doivent en outre accompagner la  réalisation du marché intérieur pour en tirer tous les bénéfices .  Une politique rigoureuse de la concurrence doit être mise en oeuvre au travers d'une application rigoureuse de la législation, de l'instauration du contrôle des concentrations d'entreprises à l'échelle communautaire et d'un contrôle strict des aides  d'État . En outre, les secteurs public et privé doivent être traités de façon non discriminatoire . Dans ce contexte, il est souhaitable d'assurer une transparence complète des relations entre les entreprises publiques et l'État .  Il faut continuer à mettre l'accent sur la recherche et le développement ( R et D ) et sur l'amélioration de la capacité concurrentielle des entreprises européennes en matière de technologies . À cet égard, la Communauté a un rôle particulier à jouer : en  encourageant et coordonnant les efforts nationaux en matière de recherche et en ayant une propre approche européenne de la recherche et de la technologie par le soutien qu'elle apporte aux projets de collaboration communautaire dans différents secteurs  ( notamment dans le domaine des technologies de l'information et de la communication ESPRIT II et RACE ). Cette approche vise en particulier à consolider les bases technologiques du marché intérieur . À cet égard, le programme-cadre pour la recherche ( 1987  - 1991 ) adopté en septembre 1987 est un succès . Comme on a pu le constater un an plus tard, un nouvel élan a manifestement été donné au développement de la recherche et des technologies dans la Communauté . Sur le plan financier, plus de 90 % des  programmes d'application spécifiques ont déjà été soumis au Conseil . La proportion de ceux qui ont été adoptés dépasse 50 %.  La Commission entend également poursuivre la politique en faveur des petites et moyennes entreprises ( PME ) qui a été définie dans son programme d'action approuvé par le Conseil en novembre 1986 . Pour que les PME soient encore mieux informées sur les  affaires européennes ( règlements, normes, appels d'offres, projets de recherche ) la Commission prépare, en collaboration avec les États membres, une extension du projet des «infocentres CE», qui a déjà remporté beaucoup de succès . Un réseau de données  informatiques ( BCN net ) a été installé pour faciliter la coopération transfrontière des PME .  Dans la perspective de l'achèvement du marché intérieur, il faut s'attendre a une forte augmentation de la demande de services de transport. Les échanges de marchandises ne doivent pas être entravés par le manque de moyens de transport et de  communication à l'intérieur de la Communauté . En outre, il convient d'améliorer les liaisons entre les régions périphériques et le centre de la Communauté . La Commission fait, en conséquence, porter ses efforts sur l'amélioration à moyen terme des  infrastructures (;) pour des projets qui revêtent une importance particulière pour la réalisation du marché intérieur . Elle a soumis au Conseil un projet de règlement relatif à un «programme d'action pour le financement d'infrastructures dans la  perspective de l'achèvement du marché intérieur en 1992»  ($). Dans ce projet de règlement, il est proposé d'introduire une «déclaration d'utilité communautaire» pour des programmes d'infrastructures de transport . Une telle déclaration donnerait aux  programmes bénéficiaires une priorité au regard des instruments financiers de la Communauté et faciliterait leur financement par des capitaux privés .  La «déclaration d'intérêt communautaire» constitue également un élément important des propositions de la Commission relatives à l'instauration de nouveaux instruments de financement . Pour aider les grands projets européens d'infrastructure à devenir une  réalité, en encourageant les marchés à offrir les capitaux nécessaires, la Commission a soumis une proposition révisée de «décision concernant le financement des grands projets d'infrastructure d'utilité européenne»  (=) qui, après avoir reçu  l'approbation tant du Parlement européen que du Comité économique et social, fait actuellement l'objet d'une nouvelle discussion au Conseil .  La Banque européenne d'investissement ( BEI ) s'associe à ces efforts en se montrant de plus en plus disposée à utiliser pleinement les moyens dont elle dispose pour encourager les grands investissements d'infrastructure européens . Le fait qu'elle ait  accepté en septembre 1987 de consentir des prêts de quelque 1,4 milliard d'écus pour le projet du tunnel sous la Manche en est un très bon exemple .  À long terme, l'espoir pour l'Europe réside dans le potentiel intellectuel et technique de sa population, notamment de sa génération la plus jeune . L'investissement dans le capital humain en général, et dans la recherche, l'éducation et la formation  professionnelle en particulier, doit donc être prioritaire dans tous les États membres . La formation professionnelle a longtemps été l'une des sources de la force de l'économie allemande, et le Royaume-Uni ainsi que la France se sont eux-mêmes engagés à  faire des efforts importants dans ce domaine . Il est essentiel que dans tous les autres États membres des efforts substantiels soient réalisés au cours des toutes prochaines années avec, dans toute la mesure du possible, l'aide de la Communauté .  (;) Les principes de base ont été présentés dans la proposition de «programme à moyen terme d'infrastructure de transport», COM ( 86 ) 340 .  ($) COM ( 88 ) 340 du 15 juin 1988 .  (=) Doc . COM ( 87 ) 724 .    L'attention toute particulière que le marché du travail a reçue dans de nombreux États membres depuis 1980, conjointement avec le climat économique globalement plus favorable, a porté ses fruits . Les marchés du travail en Europe montrent en général les  signes d'une plus grande adaptabilité ( voir chapitre B.3 ). Un chômage structurel élevé persiste encore, qui se manifeste dans un allongement de la durée moyenne de chômage . De ce fait, il est nécessaire d'améliorer encore l'insertion et la réinsertion  professionnelles des chômeurs par toute une série de mesures comprenant le conseil et l'orientation, l'aide à la recherche d'un emploi et au recrutement ainsi qu'une formation professionnelle approprieé . Tous les États membres ont pris différentes  mesures spécifiques en matière d'emploi pour régler ce problème, notamment en ce qui concerne les jeunes demandeurs d'emploi et les chômeurs de longue durée . La Commission présente régulièrement un inventaire complet de ces mesures dans son mémorandum  semestriel sur l'application de la résolution du Conseil du 22 décembre 1986 (;). L'évolution du marché du travail souligne la nécessité des mesures projetées dans le «Mémorandum sur le chômage de longue durée»  ($) de la Commission et la pertinence de  la priorité spécifique accordée à la lutte contre le chômage de longue durée dans l'utilisation du surcroît des fonds structurels communautaires. En se fondant sur la décision du Conseil concernant la «lutte contre le chômage de longue durée»  (=), la  Commission a lancé cet été un «programme d'action pour venir en aide aux chômeurs de longue durée ».  2 . Politique monétaire En 1988, la conduite des politiques monétaires dans la Communauté a continué d'être fortement influencée par l'évolution monétaire internationale .  a ) En 1987, en Europe, les politiques monétaires étaient gérées en vue d'éviter un sous-ajustement du dollar, ce qui a conduit à un financement officiel du déficit extérieur américain, à une réduction des taux d'intérêt et à une expansion rapide des  agrégats monétaires .  b ) L'appréciation du dollar en 1988, en atténuant cette contrainte extérieure, a permis aux autorités européennes d'accorder plus d'importance aux objectifs intérieurs .  La marge de manoeuvre accrue de la politique monétaire, qui est plus particulièrement apparue ces derniers mois, a été utilisée pour contenir ou inverser la résurgence des anticipations inflationnistes qui datent de l'été et qui sont liées à un certain  nombre de facteurs, dont :  - au premier semestre de l'année l'enchérissement du coût en dollar des importations, accentué par l'appréciation de cette monnaie,  - les craintes de surchauffe dans certains pays de la Communauté et la croissance plus forte que prévu alors que le degré d'utilisation des capacités est élevé dans l'ensemble d'entre eux,  (;) «Programme d'action pour la croissance de l'emploi ».  ($) Doc . COM ( 87 ) 231 .  (=) 87/C 335/O1 du 1 . 12 . 1987 .  - la persistance des preóccupations suscitées dans plusieurs pays par une croissance supérieure à l'objectif fixé des agrégats monétaires et par son incidence éventuellement défavorable sur la fixation future des prix et des salaires .  La combinaison de ces facteurs, avec une pondération différente selon les États membres, a conduit les autorités monétaires, notamment en république fédérale d'Allemagne et au Royaume-Uni, à relever leurs taux d'intérêt à court terme . Les actions prises  semblent avoir eu l'effet souhaité en atténuant les anticipations d'inflation à long terme, comme le montre depuis l'été l'aplatissement sensible des courbes de rendement . Dès lors que les anticipations d'inflation à long terme et de dépréciation des  monnaies ont été réduites, les taux d'intérêt à long terme pourraient se stabiliser ou même diminuer sur une base saine . Ceci a été observé dans certains pays au début de l'automne .  Parmi les pays du SME, les taux d'intérêt à court terme ont augmenté le plus fortement en Allemagne . Cette augmentation sur le marché monétaire a commencé au cours du second trimestre de 1988 . Depuis juin, la Bundesbank a augmenté ses taux directeurs à  plusieurs occasions . Ces mouvements marquaient initialement un renversement des tendances précédentes qui avaient été essentiellement imposé par des raisons externes; ils ont par la suite traduit la crainte qu'un nouveau fléchissement du mark allemand  contribue à accentuer les anticipations inflationnistes en augmentant les prix des importations de même que le souhait de ramener la croissance de la masse monétaire à l'intérieur de la fourchette retenue comme objectif . Une certaine décélération de M3  est déjà observée en Allemagne . Les derniers chiffres montrent une expansion qui dépasse à peine la limite supérieure de l'objectif ( 3 à 6 %).  Dans les autres pays appartenant au mécanisme de change la hausse des taux d'intérêt à court terme a été moins importante qu'en Allemagne . Dans ces pays, la compatibilité des politiques économiques internes avec les objectifs finals a eu des  répercussions importantes sur la conduite de la politique monétaire . En Italie, la situation budgétaire est un problème sérieux pour la politique monétaire : les taux d'intérêt à court terme élevés qui sont nécessaires pour stabiliser le taux de change  de la lire affecteront probablement la consolidation budgétaire au travers d'un service de la dette plus élevé . Sans progrès significatifs dans le domaine budgétaire, les difficultés du dosage des politiques économiques deviendront encore plus  évidentes, compliquant ainsi davantage la tâche de la politique monétaire . D'autres pays, qui ont aussi des problèmes budgétaires, sont vraisemblablement confrontés à un dilemme similaire bien que probablement moins urgent .  Au Royaume-Uni, les autorités monétaires ont réagi aux pressions inflationnistes accrues en augmentant leur taux à plusieurs occasions . Dernièrement le resserrement de la politique monétaire a été cohérent avec la nécessité de ralentir une croissance  très rapide de la demande interne .    Les pressions inflationnistes d'origine interne semblent pour le moment bien contenues du moins dans les pays participant au mécanisme de change du SME . L'expansion monétaire est maîtrisée, les composantes de la croissance globale ont été favorables à  l'investissement, dégageant la perspective d'une augmentation des capacités d'offre, et les coûts salariaux unitaires n'augmentent que légèrement . En outre, les prix des matiéres premières hors pétrole se sont stabilisés depuis l'été et les cours du  pétrole ont chuté. En outre, le resserrement des politiques monétaires opéré dans ces pays au cours des derniers mois a d'ores et déjá atténué les anticipations d'inflation .  Les risques et le défi pour la politique monétaire pourraient provenir d'un regainn d'instabilité du dollar . En pareil cas, les autorités monétaires devraient coordonner leurs efforts . Des interventions actives sur les marchés de change ont récemment  prouvé leur efficacité pour calmer des fluctuations erratiqiues des anticipations des marchés concernant le taux de change du dollar . L'importance de cet instrument monétaire pourrait à nouveau être mise à l'épreuve dans le cas de variations majeures  des taux de change . Jusqu'à présent le mécanisme de change a bien résisté aux Ouctuations du taux de change du dollar . Ceci est dû essentiellement à la coordination des interventions et à l'utilisation active des différentiels de taux d'intérêt à la  suite des accords de Bâle/Nyborg .  3 . Politiques budgétaires Pour les politiques budgétaires, les objectifs à moyen terme restent primordiaux . Leur réalisation doit permettre de stabiliser les anticipations, d'améliorer l'efficacité des finances publiques et de contenir la croissance de la dette publique .  Les premiers de ces objectifs sont liés à la réalisation même du grand marché intérieur . L'avis est largement partagé que le rapprochement de la fiscalité indirecte est une condition préalable à l'abolition totale des barrières entravait la libre circulation des biens et des services . Dans certains cas, il est considéré comme allant à l'encontre des priorités internes en  matière budgétaire . Il importe que dans ce domaine les débats en cours avancent rapidement de façon à confirmer encore le caractère irréversible de la réalisation du marché intérieur .  En outre, dans une situation de pleine liberté, les mouvements de capitaux pourraient être davantage influencés par des considérations fiscales . Lors de l'adoption de la dernière directive portant libération des mouvements de capitaux, il a ainsi été  convenu que le délai retenu pour son application devait être mis à profit pour définir au sein du Conseil les mesures destinées à supprimer ou à atténuer les risques de distorsions, d'évasion et de fraude fiscale liés à la diversité des régimes  nationaux concernant la fiscalité de l'épargne ainsi qu'au contrôle de leur application .  Un autre objectif à moyen terme assigné aux politiques budgétaires, essentiel pour le renforcement de la cohésion économique et monétaire de la Communauté, est une convergence accrue des soldes publics par une réduction des déficits dans les pays où ils  sont les plus élevés . La nécessité d'un meilleur équilibre entre l'investissement et l'épargne intérieure doit également être prise en compte . À ces égards, les progrès qui pourraient être réalisés en 1988 semblent trop faibles ou inexistants . Dans deux  pays, l'Italie et la Grèce, le déficit budgétaire resterait proche de 10 % du PIB ou dépasserait ce chiffre, ce qui représente une différence de plus de 6 points par rapport à la moyenne communautaire . Dans ces deux pays, aussi bien qu'en Belgique, en  Irlande, aux Pays-Bas et au Portugal, le niveau déjà élevé de la dette publique ainsi que de la charge d'intérêt nécessite des efforts persistants pour réduire les déficits budgétaires .   TABLEAU 16 Capacité (+) ou besoin (-) de financement des administrations publiques ( en % du PIB ) B DK D GR E F IRL I L NL P UK EUR 12 1987 -7,2 2,1 -1,8 -9,5 -3,6 -2,5 -9,1 -10,5 5,2 -6,3 -8,4 -1,4 -4,2 1988 (;) -7;/4 1 -2;/4 -12 -3 -2 -6;/2 -10 5;/4 -5;/4 -8;/4 -;/4 -3=/4 1989 (;) -6;/2 1;/4 -1;/4 -13;/4 -3 -1=/4 -6 -10 6;/4 -4;/2 -7=/4 0 -3;/2 (;) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission .  TABELLE 17 Dette publique (;) ( en % du PIB ) B DK D GR E F IRL I L NL P UK EUR 12 1980 75,7 33,5 32,7 28,8 18,2 24,6 76,8 58,5 13,8 46,0 46,4 52,2 42,6 (=) 1984 110,7 67,0 41,4 53,2 41,2 31,8 102,1 77,1 14,8 66,1 61,4 58,4 54,0 1988 ($) 127,4 57,8 45,0 69,4 48,0 37,2 123,3 96,6 14,7 79,4 78,8 49,3 60,0 (;) Administrations publiques : pour la Belgique et les Pays-Bas, à l'exclusion des caisses de sécurité sociale; pour la Grèce et l'Irlande, l'administration central seulement .  ($) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission .  (=) 1981 .   L'évolution des budgets publics prévue pour 1989 donne lieu à quelques préccupations d'une autre nature : dans les tendances actuelles, les politiques budgétaires ne paraissent pas contribuer à la réduction des divergences des comptes extérieurs .  Parmi les pays qui dégagent un excédent extérieur, le déficit budgétaire baisserait en Allemagne de près de 1 point de pourcentage de PIB en 1989 . Dans une perspective á moyen terme, la gestion des finances publiques en Allemagne devrait continuer à  permettre à la demande intérieure d'augmenter nettement plus rapidement que le potentiel de production de façon à accentuer le passage vers une croissance tirée par la demande interne . Dans ces conditions, la phase finale de la réforme fiscale en  janvier 1990 aura un effet bienvenu aussi bien, sur le climat économique que sur la demande .   TABLEAU 18 Besoins de financement des administrations publiques dans les pays participant au mécanisme de change ( en % du PIB ) 1986 1987 1988 (;) 1989 (;) Pays participant au mécanisme de change -5,0 -4,8 -4;/2 -4 - Pays à excédent extérieur ($) -2,8 -3,0 -3;/4 -2;/4 - Pays à déficit extérieur (=) -6,3 -5,7 -5;/4 -5;/4 (;) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission . Un autre objectif des politiques budgétaires est le renforcement simultané des conditions de l'offre et de la demande . II ne s'agit pas seulement de la question du niveau des déficits publics, mais encore des efforts nécessaires dans plusieurs Ètats  membres pour reórienter les dépenses publiques, au profit d'un renforcement du système productif par des investissements publics rentables ainsi que des allégements et réformes fiscaux et parafiscaux . La croissance plus dynamique que prévu et les marges  de manoeuvre dégagées par des recettes accrues devraient être mises à profit pour des actions courageuses dans ce domaine .  Plus spécifiquement, dans pratiquement tous les États membres le système de subvention devrait être soumis à une reconsidération approfondie, en particulier pour minimiser les tensions avec la politique de la concurrence que la Communauté poursuit en  réalisant le marché intérieur . Le réexamen des subventions, des exonérations fiscales dans la construction de logement ainsi que le contrôle des loyers qui a commencé dans de nombreux pays membres devraient être généralisés .  TABLEAU 19 Indicateurs de la politique budgétaire ( EUR 12 ) ( en % du PIB ) 1983 1986 1987 1988 (;) 1989 (;) Impôts 24,8 25,2 25,6 25,8 25,8 Recettes de sécurité sociale 14,7 14,5 14,6 14,5 14,4 Autres recettes 3,8 3,8 3,5 3,4 3,4 Total des recettes 43,3 43,6 43,7 43,6 43,6 Dépenses courantes 44,9 44,7 44,4 43,9 43,5 dont :  - consommation publique ($) 18,9 18,4 18,5 18,3 18,1 - transferts aux ménages 17,7 17,3 17,1 17,1 17,0 - paiements d'intéréts 4,4 5,1 4,9 4,8 4,8 - autres (=) 3,9 3,9 3,9 3,7 3,6 Formation brute de capital 2,9 2,8 2,7 2,8 2,8 Autres dépenses en capital 0,9 0,9 0,8 0,8 0,8 Total des dépenses 48,6 48,4 47,9 47,4 47,1 Besoin de financement des administrations publiques ($) -5,3 -4,8 -4,2 -3,8 -3,5 (;) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission .  ($) Administrations publiques: définition SEC qui inclut les administrations de sécurité sociale .  (=) Montant des transferts aux entreprises, transferts au reste du monde et autres transferts .  A> ll est attendu que les dépenses publiques courantes en pourcentage du PIB ne diminueraient que peu en 1988 et 1989 en moyenne de la Communauté . Dans quelques pays, notamment en Grèce, en Italie, au Portugal et dans une certaine mesure en Belgique et aux  Pays-Bas, le contrôle de l'augmentation spontanée des dépenses publiques reste un problème .  La rationalisation des systèmes fiscaux et la baisse des taux d'imposition directs et moyens ont une grande priorité dans plusieursÈtatsmembres . Des résultats important sont déjà été réalisés . Mais, en dépit de ces efforts les recettes fiscales et  parafiscales en pourcentages du PIB ne diminueraient pas en moyenne de la Communauté . Le Royaume-Uni a joué un rôle précurseur dans le domaine des réformes fiscales; des réformes importantes ont aussi été mises en oeuvre ou vont être mises en oeuvre  dans un futur proche en Belgique, au Danemark, en Allemagne, en Italie et aux Pays-Bas . L'impôt sur le revemi a été réduit en France en 1987 et 1988 et le système d'imposition sur l'activité économique a été simplifie . En outre, dans quelques États  membres, des modifications de l'imposition indirecte et des impôts sur le revenu des capitaux qui devraient faciliter l'harmonisation fiscale à l'intérieur de la Communauté sont intervenues dans quelques Etats membres; mais beaucoup reste à faire dans  ce domaine . Par ailleurs, dans de nombreux États membres parmi lesquels la Grèce et l'Italie, il semble qu'il y a un besoin de modernisation du système de collection des impôts de façon à combattre l'évasion fiscale et à élargir la base de taxation des  revenus non salariaux . Lorsque des réformes fiscales sont mises en oeuvre dans des pays avec des problèmes budgétaires sérieux, des efforts devraient être faits pour assurer que les modifications apportées au système ne conduisent pas à une réduction  des recettes fiscales; la Belgique est un cas particulier à mentionner à cet égard .  Les performances actuellement plus favorables ne devraient pas masquer le fait que dans le domaine budgétaire, des problèmes structurels majeurs demeurent. De la solution qui leur sera apportée dépendra la capacité de la Communauté de réaliser une  croissance plus forte et des meilleures performances d'emploi ainsi que de tirer tous les bénéfices de la réalisation du marché intérieur .  4 . Le besoin accru de coordination des politiques économiques Le besoin de coordination au sein de la Communauté résulte de l'existence de nombreux centres de décision pour des domaines majeurs de la politique économique et du degré déjà très élevé d'interdépendance économique . Actuellement, par exemple, près de  60 % de l'ensemble des échanges visibles de la Communauté s'effectue entre États membres . Ce besoin sera encore renforcé par la réalisation du marché intérieur et par l'intégration des marchés financiers de la Communauté . À cela s'ajoute que le  renforcement de la cohésion sociale et économique de la Communauté imposera des exigences particulières aux politiques économiques des États membres conformément à l'article 130 B .  La coordination n'est pas seulement nécessaire pour que la Communauté fasse des progrès vers ses propres objectifs internes . Elle est aussi nécessaire pour qu'elle puisse peser de son poids considérable dans le cadre de la coopération internationale et  contribuer ainsi aux ajustements nécessaires de l'économie mondiale . En effet, la Communauté représente la plus grande zone économique du monde industrialisé non seulement parce qu'elle a une population supérieure à 320 millions de personnes, mais aussi  parce qu'elle fournit environ le quart de la production mondiale ( contre un peu plus d'un cinquième pour les États-Unis et un dixième pour le Japon ). Elle participe aussi aux échanges mondiaux plus que n'importe quelle autre économie du monde .  Un degré croissant de stabilité des taux de change entre États membres améliorerait le fonctionnement du marché intérieur . Des évolutions incertaines du taux de change, non reliées aux variations des variables économiques fondamentales, qui créeraient  des distorsions de concurrence, peuvent affecter les échanges et laffectation régionale des investissements . Actuellement, le cadre monétaire de la Communauté est caractérisé par un mécanisme qui, même s'il a reuessi jusqu'à présent à maintenir un degré  satisfaisant de stabilité des taux de change, ne groupe que huit des douze monnaies européennes . La cohésion monétaire serait encore renforcée par un élargissement au moment approprié au mécanisme de change aux pays n'y participant pas encore et, à  titre de corollaire, par la participation de toutes les monnies à la définition de l'écu . Le renforcement du rôle de l'écu contribuerait valablement à la cohésion monétaire de la Communauté : ( i ) un accroissement du rôle de monnaie de réserve de l'écu  aurait pour conséquence que les mouvements de capitaux en direction et en provenance du reste du monde se distribueraient de manière plus équilibrée entre les diverses monnaies de la Communauté . Ceci permettrait de stabiliser les taux de change à  l'intérieur de la Communauté et en particulier entre les pays qui participent au mécanisme de change, ( ii ) un renforcement du rôle de l'écu dans les échangesintracommunautaires pourrait réduire le coût des opérations, comme c'est le cas de l'abolition  des autres obstacles, et contribuerait ainsi à la réalisation du marché unique, ( iii ) une activité d'emprunts en écus d'un volume plus important par les États membres et les institutions communautaires élargirait le marché et le rendrait plus fluide .  Une coopération monétaire étroite est essentielle pour que les réalignements éventuels soient moins fréquents et correspondent à des modifications des données fondamentales . Pour l'essentiel, une telle coordination existe entre les pays participant au  mécanisme de change du SME . Au cours des dernières années, des progrès significatifs ont été réalisés . Le consensus entre les États membres sur l'objectif de stabilité interne s'est renforcé et la convergence des taux d'inflation est élevée en  comparaison historique . Par ailleurs, l'accord de Bâle/Nyborg a amélioré les mécanismes du système . II constitue en outre un pas vers une conception plus coopérative de la gestion des politiques monétaires et de change . Une telle gestion coopérative est nécessaire . Il est clair que chaque pays participant au mécanisme de change bénéficie de la stabilité externe . Cependant, cette participation implique une certaine perte d'autonomie dans la conduite de la politique  monétaire . Le succès du SME et la convergence des   performances en matière d'inflation créent les conditions de nouvelles avancées vers l'intrégration et lancent en même temps le défi d'une coordination accrue . La Communauté ne peut pas ignorer ce mouvement sans risquer d'ébranler l'ensemble de  l'édifice qu'elle a déjà construit . La libéralisation complète des mouvements de capitaux d'ici au 1er juillet 1990 dans la Communauté ( 18 ), à laque1le les États membres se sont engagés, réduira encore cette autonomie et augmentera le besoin de  discipline dans la conduite de la politique monétaire . Le renforcement de la coopération pourrait se traduire de deux manières : ( i ) par une meilleure convergence des politiques monétaires qui prenne en compte les intérêts de tous les participants; dans  ce contexte, en particulier pour les monnaies participant au mécanisme de change, la mise en oeuvre d'une politique de change cohérente vis-à-vis du reste du monde est aussi nécessaire, ( ii ) par une approche consistant à fixer des objectifs économiques  à moyen terme basée sur la stabilité interne et externe .  Une plus grande discipline et une meilleure convergence dans d'autres domaines de la politique économique, en particulier dans celui des finances publiques, sont aussi nécessaires pour atténuer le risque de conflit entre la stabilité des taux de change  et les objectifs internes de la politique monétaire . Tant que la situation financière du secteur public présentera les disparités actuelles ( avec des déficits et des excédents s'échelonnant entre - 13 % et + 1 % et une dette publique brute variant entre  15 et 140 % du PIB ), le marché continera à redouter un renversement de la convergence vers la stabilité des prix, vers la stabilité des taux de change et vers une constellation de taux d'intérêt soutenables . Les primes de risque que le marché imposera  aux activités financières des pays dont les résultats sont médiocres finiront par créer des tensions et par compromettre la stabilité dont la Communauté a bénéficié ces derniers temps .  L'efficacité et la crédibilité de la coordination ne sont pas seulement une question de procédures, mais nécessitent aussi un consensus sur les grands objectifs suivants :  - la stabilité des prix et la convergence vers le bas des taux d'inflation . L'acquis dans ce domaine est un atout précieux qu'il ne faut pas négliger, car il représente un préalable pour les autres objectifs économiques;  - la compatibilité à moyen terme des balances des paiements . Dans ce domaine, les problèmes sont plus complexes . Il est normal que des pays dont le besoin de rattrapage et/ou les possibilités d'investissement sont plus importants soient pendant une  période prolongée en déficit avec le reste du monde .  Cependant, il est essentiel pour la cohésion à moyen terme de la Communauté que les déficits de ces pays soient financés par des mouvements de capitaux autonomes, attirés par une rémunération adéquate et complétés, le cas échéant, par des ressources  communautaires . En outre, il convient de créer les conditions propres à permettre le service ultérieur de la dette extérieure par un surcroît d'exportations . Si ces conditions ne sont pas remplies, c'est à la politique monétaire et à la politique de  change qu'il revient en premier lieu d'assurer la stabilité des taux de changes . Elles ne peuvent toutefois le faire durablement, en cas de tensions persistantes, sans risquer, dans les pays excédentaires, d'entrer en conflit avec l'objectif de  stabilité interne et, dans les pays déficitaires, d'imposer un niveau de taux d'intérêt excessif .  C'est pourquoi il importe aussi que le consensus sur les orientations fondamentales de l'ensemble des politiques économiques se renforce de façon que la stabilité monétaire interne et externe contribue pleinement à la réalisation des objectifs de  croissance et d'emploi dans la Communauté et dans les États membres . Le rapport économique annuel et la stratégie économique de la Communauté qui ont été présentés ici doivent être considérés comme un effort en vue de développer ce consersrs économique  général .     D . SITUATION, PERSPECTIVES ET POLITIQUES DANS LES PAYS MEMBRES BELGIQUE  Les déséquilibres financiers se réduisent mais de nouveaux progrès s'imposent Mème si ce n'est que graduellement, la restauration des équilibres financiers a progressé au cours des dernières années . De 1981 à 1987, le besoin de financement des administrations publiques a diminué de manière substantielle et la balance extérieure,  après avoir accusé un déficit important, s'est soldée par un excédent confortable . Malgré (;) À l'exception de l'Espagne, de l'Irlande, du Portugal et de la Grèce qui bénéficieront, d'ici à la fin de 1992, d'un régime transitoire, ainsi que de la Belgique et du Luxembourg qui pourront maintenir jusqu'à cette date leur double marché des  changes .  la réduction du déficit budgétaire en termes nominaux, le rythme de progression de la dette publique en pourcentage du PIB est demeuré rapide . Dans le même temps l'augmentation du service de la dette a nettement réduit les possibilités d'accroissement  des dépenses hors paiements dintérêts . En 1988, le gouvernement a reuessi à maintenir l'évolution du déficit à peu près sur la voie tracée, grâce en partie à des recettes fiscales supérieures aux chiffres escomptés .  Les décisions de politique économique ont comporté ces dernières années plusieurs mesures pour éviter que le niveau des couts salariaux ne dépasse celui des concurrents, et pour favoriser ainsi l'emploi dans le secteur privé . La flexibilité du marché du  travail a été améliorée par les dispositions prises pour réformer le système généreux des allocations de chômage, la mise sur pied de différents programmes de formation, etc ., alors que l'aménagement du temps de travail a permis de faciliter la création  d'emplois .    La reprise de l'activité économique sur le plan mondial en 1988 s'est révélée très profitable à la Belgique : le taux de croissance de la production serait, cette année, le plus élevé de tous ceux enregistrés depuis 1980 tandis que le chômage accuserait  un recul important . De même que dans les autres États membres, l'expansion conjoncturelle s'est appuyée sur une base large comme en témoigne l'amélioration du climat d'investissement .  Selon les perspectives qui se dessinent actuellement, la reprise qui se poursuivrait au cours de 1989 amènerait une nouvelle expansion de la production et de l'emploi ainsi qu'une baisse du chômage . L'inflation s'accélérerait quelque peu tout en  demeurant inférieure à la moyenne communautaire et l'excédent de la balance des paiements courants ne se réduirait pas .  La stabilisation du ratio dette publique/PIB nécessitera encore un important effort d'assainissement budgétaire Même si les perspectives économiques paraissent favorables, une réduction du déficit budgétaire en 1989 nécessitera une surveillance stricte des dépenses, ne fût-ce qu'en raison d'une certaine tendance des taux d'intérêt à la hausse ces derniers mois .  En plus, le ratio dette publique/PIB augmenterait encore de façon non négligeable . Pour parvenir à stabiliser celui-ci au cours des prochaines années, il faudra procéder à une nouvelle réduction significative du besoin de financement des administrations publiques . Dans ce contexte, les objectifs annoncés pour la période au-delà de 1989 dans la déclaration  gouvernementale, à savoir pas d'augmentation, en termes réels, des dépenses hors paiements d'intérêts et pas d'accroissement du déficit nominal, en termes absolus, devraient permettre d'endiguer progressivement la spirale des coûts du service de la  dette .  En conséquence, l'orientation de la politique budgétaire devra encore demeurer restrictive pendant un certain temps . Dès lors la réforme fiscale qui sera mise en vigueur ne devrait d'aucune manière conduire à une augmentation du déficit budgétaire . Le  taux de croissance économique dépendra donc principalement de la vitalité du secteur privé et notamment de sa propension à accroître les capacités de production et l'emploi . Les décisions du Conseil visant l'achèvement du marché intérieur ont, à  l'évidence, ouvert de nouvelles perspectives favorables au climat des affaires en Belgique .  Pour permettre de tirer pleinement profit des nouvelles possibilités qui s'offrent, l'ajustement structurel, l'accroissement de la flexibilité et de la mobilité sur le marché du travail, de même que la formation et l'éducation professionnelle devront  être poursuivis au cours des prochaines années .    Principaux agrégats économiques 1961-1989 (;) BELGIQUE ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ($) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB (=) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité (%) 8 . Coûts salariaux unitaires réels (& ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage (()  13 . Balance courante ()) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ()) 15 . Dette publique ()) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ()) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) (·) 18 . Taux d'intérêt à long terme (§) (;) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission .  1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  ($) À prix constants .  (=) Aux prix courants .  (%) PIB réel par personne occupée .  (& ) Déflateur du PIB .  (() En pourcentage de la population active civile .  ()) En pourcentage du PIB .  (·) M 2 N .  (§) Niveaux .  9,2 9,3 8,8 6,0 7,3 7,0 6,0 3,5 4,6 5,0 4,9 2,0 1,5 0,1 2,1 1,4 2,3 1,8 2,9 2,2 4,1 7,1 7,1 5,9 5,0 5,5 3,7 1,6 1,6 2,8 5,1 -0,6 -1,7 -4,2 2,1 1,0 6,5 5,2 7,3 2,7 : -1,2 -5,6 -6,3 -5,9 -0,3 2,0 3,0 7,1 0,8 : 2,1 6,0 -2,8 13,4 -0,7 10,8 7,9 7,6 5,0 21,8 21,3 17,3 16,3 16,1 15,7 16,1 15,7 16,1 16,6 17,6 17,8 : 3,7 3,4 3,0 2,6 2,2 1,9 1,9 1,8 1,7 : 17,6 13,9 13,3 13,5 13,5 14,1 14,7 15,8 16,1 4,8 1,7 0,9 -2,3 2,1 1,3 3,2 2,4 3,1 2,1 -0,1 -0,1 0,6 -4,0 -0,7 -1,3 -0,7 -0,9 -0,7 -0,5 0,0 0,1 0,3 -3,6 0,3 -0,9 -0,7 -0,9 -0,7 -0,6 3,7 7,8 7,6 6,8 5,8 5,2 0,8 1,6 1,3 2,4 8,9 11,0 7,9 6,0 6,1 4,8 3,8 3,3 2,2 3,8 5,1 3,0 0,3 -0,8 0,3 -0,4 3,0 1,6 0,9 1,3 4,6 3,6 0,8 0,1 1,0 -0,7 0,2 1,6 0,6 0,9 4,3 2,2 2,9 1,2 2,1 0,6 1,3 1,6 1,7 1,4 100,0 111,5 112,5 111,2 110,0 108,6 107,3 107,4 106,2 105,8 0,3 1,4 -2,1 -1,1 -1,1 -1,3 -1,1 0,1 -1,1 -0,5 : : : : : : : : : :  100,0 112,9 91,9 89,6 88,3 89,5 93,9 97,0 94,0 :  -0,3 0,3 -11,4 -2,5 -1,5 1,3 4,9 3,3 -3,1 :  100,0 109,8 91,6 90,6 91,2 92,7 94,9 96,3 93,9 :  -0,7 0,3 -9,9 -1,0 0,7 1,6 2,4 1,4 -2,4 :  0,6 -0,2 -1,3 -1,1 0,0 0,8 1,0 0,3 1,2 0,7 2,2 7,4 13,0 14,3 14,4 13,6 12,6 12,3 11,5 11,0 1,1 -1,6 -3,5 -0,5 -0,2 0,7 2,6 1,9 1,8 1,9 : -6,6 -10,9 -11,2 -9,3 -8,3 -8,9 -7,2 -7,1 -6,5 : 67,5 95,3 105,0 110,7 117,2 120,1 125,0 127,4 129,8 : 4,8 9,2 9,4 9,9 10,5 11,0 10,6 10,5 10,8 10,1 11,1 7,5 7,1 6,2 6,7 10,7 9,9 : :  6,5 9,9 13,4 11,8 12,0 10,6 7,9 7,8 7,9 :   DANEMARK Retour progressif à une situation plus stable mais au prix d'une forte baisse de la production Après une phase de forte aggravation du déséquilibre extérieur qui a atteint son point culminant en 1986, l'économie danoise s'est acheminée progressivement en 1987 et en 1988 vers une position plus soutenable . Grâce au resserrement délibéré de la  politique budgétaire et aux mesures prises pour encourager l'épargne des ménages, la demande intérieure en volume a baissé fortement tant en 1987 qu'en 1988 et le déficit de la balance des paiements courants a été ramené de 5,2  % du PIB en 1986 à  quelque 2,4 % en 1988 .  Le processus d'ajustement a été rendu plus difficile, toutefois, par les conventions collectives de 1987 qui, en prévoyant non seulement des augmentations importantes des coûts salariaux horaires mais également une réduction du temps de travail, ont  accentué les pressions sur les coûts et entraîné une détérioration significative de la compétitivité des entreprises danoises . Si les mesures budgétaires de réduction des coûts adoptées par la suite ont compensé dans une certaine mesure la hausse des  coûts salariaux pour les exportateurs, la capacité de l'économie danoise à poursuivre la croissance créatrice d'emploi observée de 1982 à 1985 en a été nettement affectée et le chômage s'est à nouveau orienté à la hausse .  Cela étant, la contrainte extérieure nécessitera de nouveau en 1989 une maîtrise rigoureuse de l'expansion de la demande intérieure . La balance extérieure pourrait continuer à s'améliorer quelque peu tant en volume qu'en valeur mais la progression du  PIB ne dépasserait guère 1,5 %. Le nombre de personnes occupées n'augmenterait que légèrement, du fait essentiellement de la réduction des heures de travail . Le taux de chômage continuerait donc à monter .  Dilemme posé par le fait que les possibilités de recours à la politique macro-économique pour gérer la demande s'amenuisertt Bien que s'étant détérioré quelque peu depuis 1986, le solde budgétaire des administrations publiques ferait accroître un excédent équivalant à environ 1 % du PIB en 1989 ( en dépit du fait que le PIB en termes réels ne serait pas supérieur au chiffre relevé trois ans auparavant ). Le déficit extérieur représente donc la contrepartie de l'insuffisance d'épargne dans le  secteur privé, notamment de celle des ménages . Malgré la nécessité de continuer à restreindre la progression des dépenses publiques, il est politiquement et économiquement difficile d'accroître davantage l'excédent budgétaire . Aussi serait-il  souhaitable de s'en remettre à d'autres instruments tels que les politiques monétaire ou micro-économique pour ramener le déficit extérieur à un niveau supportable . Les engagements pris dans le cadre du SME et la nécessité de compenser les mouvements de  capitaux réduisent cependant les possibilités de recours à la politique monétaire pour mener à bien les mesures de stabilisation . Les relèvements des taux d'intérêt ( visant à encourager l'épargne intérieure ) pourraient (et le feront très probablement )  se traduire par un accroissement des importations de capitaux et entraîner des pressions à la hausse sur la couronne .  Comme il n'est guère possible d'utiliser les politiques monétaire et budgétaire pour remédier aux problèmes de balance des paiements ( ce qui est, à vrai dire, une conséquence normale de l'intégration monétaire en cours ), le marché du travail devra  supporter dans une mesure croissante le poids de l'ajustement . Il importe donc plus que jamais de maintenir les relèvements de salaires à un niveau compatible avec l'équilibre extérieur et la progression de l'emploi .  Eu égard à cette évolution du cadre macro-économique général, les politiques micro-économiques sembleraient, cependant, avoir un rôle croissant à jouer . Dans ces conditions, il paraît encore plus urgent au Danemark que dans nombre d'autres pays membres  de prendre de nouvelles mesures pour supprimer les incitations à contracter des dettes, encourager l'épargne des salariés ( par exemple par une forme de participation aux bénéfices ), faire en sorte que les conventions collectives tiennent davantage  compte des conditions régionales et de la situation des entrepr  Principaux agrégats économiques 1961-1989 ( 19 ) DANEMARK ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ( 20 ) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB ( 21 ) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité ( 22 ) 8 . Coûts salariaux unitaires réels ( 23 ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ( 24 )  13 . Balance courante ( 25 ) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ( 26 ) 15 . Dette publique ( 27 ) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ( 28 ) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) ( 29 ) 18 . Taux d'intérêt à long terme ( 30 ) 1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  11,7 11,3 13,9 10,4 9,4 9,7 8,4 3,9 4,3 4,8 4,3 1,2 3,0 2,5 3,5 4,2 3,4 -1,0 0,0 1,7 7,0 10,0 10,6 7,6 5,7 5,3 4,9 5,0 4,3 3,1 6,5 -5,3 7,1 1,9 10,5 11,9 16,8 -8,9 -4,1 0,1 : -6,6 -1,3 1,9 7,7 7,7 19,3 -1,0 -4,4 -3,1 : -0,6 19,8 2,3 14,3 15,4 14,8 -18,0 -3,4 4,5 24,0 20,9 16,1 16,0 17,1 18,5 20,4 18,5 17,7 17,3 : 3,6 2,8 2,3 1,9 2,2 1,7 2,1 2,3 1,9 : 17,3 13,2 13,7 15,2 16,3 18,7 16,4 15,3 15,4 4,6 0,0 3,5 1,4 4,1 5,7 5,7 -3,2 -1,4 0,7 0,1 -1,7 3,2 -0,6 0,5 2,9 1,8 -6,5 -5,1 -1,9 0,2 -1,4 3,1 -0,1 2,0 3,6 1,9 -6,7 -5,2 -2,1 6,6 11,0 10,2 6,8 6,5 4,9 3,6 4,1 4,8 3,7 10,7 11,4 11,9 8,2 5,1 4,5 4,7 8,2 4,5 2,5 3,8 0,4 1,5 1,3 -1,3 -0,3 1,0 4,0 -0,4 -1,1 3,4 1,3 1,2 0,5 -0,6 -0,7 -0,2 3,0 0,1 -0,5 3,2 1,1 2,6 2,2 1,7 1,2 1,0 -2,2 0,3 1,5 100,0 101,9 99,2 97,5 95,3 93,5 92,4 97,3 97,1 95,1 0,2 0,3 -1,3 -1,7 -2,3 -1,9 -1,2 5,3 -0,2 -2,0 : : : : : : : : : :  100,0 116,7 99,6 100,6 97,0 97,8 103,7 116,0 115,6 :  2,2 -1,2 -2,5 1,0 -3,5 0,8 6,1 11,9 -0,4 :  100,0 113,1 98,6 100,9 100,7 102,0 104,5 113,8 114,8 :  1,7 -1,2 -0,9 2,3 -0,2 1,3 2,4 9,0 0,9 :  1,1 0,2 0,4 0,3 1,7 2,9 2,3 1,1 -0,3 0,2 1,1 5,9 9,3 10,1 9,9 8,7 7,4 7,6 8,5 9,0 -2,0 -3,5 -4,2 -2,6 -3,3 -4,7 -5,1 -3,0 -2,5 -2,3 : -1,4 -9,1 -7,2 -4,1 -2,0 3,1 2,1 0,9 1,4 : 22,3 53,1 62,6 67,0 65,3 59,8 58,4 57,8 56,4 : 2,6 6,0 8,1 9,6 9,8 8,8 8,3 7,9 7,4 10,6 11,4 11,4 25,4 17,8 15,8 8,4 4,4 : :  9,0 16,4 20,5 14,4 14,0 11,6 10,5 11,9 10,8 :   RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D'ALLEMANGE Après s'être adaptée á la baisse du dollar, l'économie allemande est entrée dans une nouvelle phase de croissance plus rapide de la production et de l'emploi Après une difficile période d'adaptation aux effets du recul brutal du dollar s'accompagnant notamment d'une stagnation, du volume des exportations durant vingt-quatre mois, l'économie allemande est entrée, depuis le début de 1988, dans une phase de  reprise vigoureuse de l'activité et de réchauffement du climat conjuncturel . En fait, alors qu'une certaine amélioration de l'activité s'était déjà produite dans le courant de 1987, les investissements s'étaient montrés hésitants jusqu'à la fin de  l'année, en partie sous l'effet du krach boursier et de la rapide baisse du dollar . Depuis le premier semestre de 1988, cependant, tous les indicateurs avancés se sont fortement orientés à la hausse .  Le redressement de l'activité observé en 1988 est attribuable tant à la demande intérieure, assistée par la politique économique ( allégements fiscaux appliqués au début de l'année, programme pluriannuel spécial de financement des investissements des  municipalités et politique monétaire relativement accommodante ), qu'à une augmentation sensible des commandes étrangères soutenues par la reprise du climat des investissements dans les autres pays . Cette évolution s'est traduite a son tour par une forte  expansion de l'investissement privé et des importations . Pour l'ensemble de l'année 1988, le PIB enregistrerait, selon les estimations, une hausse de quelque 3,25 %, dépassant ainsi de 1 point les prévisions d'il y a six mois et de 1,25 point le chiffre  de 1987 .  Les perspectives qui se dessinent semblent être favorables dans l'ensemble à la poursuite de la reprise tirée par les investissements qui est constatée actuellement en Allemagne : le développement de la formation brute de capital fixe serait favorisé par  l'augmentation du degré d'utilisation des capacités et par une nouvelle amélioration de la rentabilité . En outre, la croissance commence à engendrer davantage d'emplois dès lorsque les motifs de rationalisation se sont réduits et que la nécessité  d'accroître les capacités de production devient plus grande. La progression de la consommation privée sera, en revanche, entravée quelque peu par le relèvement des impôts indirects, qui sera mise en vigueur à compter du 1er janvier 1989 . Le taux  d'expansion de la production ne devrait toutefois se réduire que de trois quart de point de 1988 à 1989 . Bien que l'emploi soit susceptible de progresser assez rapidement en 1989, le chômage ne régresserait guère dès lors que l'augmentation du taux  d'activité et l'immigration en provenance de l'Europe de l'Est contribueraient à l'accroissement de la population active .  La présente reprise ayant été induite en grande partie par la demande étrangère ( en particulier par le développement des investissements dans les autres États membres de la Communauté européenne), l'excédent commercial allemand est demeuré élevé en 1988  en valeur bien que le volume baissait, et ne se réduira probablement pas en 1989 . Toutefois, comme le surplus de la balance extérieure sert dans une large mesure à financer les investissements à l'étranger, il n'y a pas lieu de le juger preóccupant pour  le processus d'ajustement international aussi longtemps que les sorties de capitaux peuvent se poursuivre . Par ailleurs, tandis que le compte extérieur global de la balance des paiements courants de la Communauté européenne accuserait un léger déficit pour l'ensemble de 1989,  les excédents et les déficits seraient inégalement répartis entre les États membres . Pareille situation se révélerait insoutenable à long terme dans la mesure ou certains États membres pourraient chercher à limiter l'accroissement de leurs engagements  extérieurs . À moyen terme, la politique économique allemande devrait avoir pour principale tâche de préparer le rétablissement d'un solde extérieur plus soutenable en maintenant le rythme de croissance de la demande intérieure dans l'éventualité d'un  ralentissement de l'expansion de la demande extérieure .  Enjeux de politique économique : se préparer pour le moyen terme en renforçant les facteurs de croissance intérieurs Bien que les exportations aient constitué le moteur de la reprise observée en 1988, il ne faut guère compter sur les exportations nettes pour apporter une contribution positive à la croissance en 1990 et au-delà . Par conséquent, le degré de dynamisme de  la demande intérieure aura très probablement une importance décisive pour la progression du PIB et la capacité de l'économie allemande à continuer d'obtenir en matière d'emploi les résultats favorables enregistrés ces dernières années .  La réforme fiscale allemande a pour objectif de laisser jouer davantage les forces du marché en améliorant la structure des impôts et en réduisant le poids des impôts en part du PIB . Les allégements fiscaux prévus pour 1990, la prochaine phase de la  réforme, n'en sont pas moins opportuns dès lors qu'ils permettraient la poursuite de l'évolution dynamique de la demande intérieure à un moment ou la reprise des exportations pourrait avoir atteint son point culminant . Au total, cette réforme qui  comporte des allégements d'impôts représentant quelque 1 % du PIB pourrait se traduire par une augmentation du besoin de financement des administrations publiques de quelque 0,7 point, soit environ 2,25 % du PIB . Ce niveau serait assez compatible avec  la stabilité du taux d'endettement public en pourcentage du PIB d'autant plus qu'une réduction de ce niveau devrait se produire au cours des années suivantes .  La politique monétaire, qui avait été adaptée à la faiblesse conjoncturelle ( ce qui impliquait notamment un accroissement important de l'écart entre les taux d'intérêt à long et à court terme ), a pris une orientation nettement plus rigoureuse en juin et  août 1988 à la suite du raffermissement du dollar sur les marchés des changes . Au cours des dernières années, la politique monétaire, confrontée notamment aux remous qui ont agité les marchés des changes, a manifestement évolué avec une certaine  souplesse, sans compromettre pour autant sa crédibilité à moyen terme . Tant qu'il n'y a pas des perturbations se produisant encore sur les marchés des changes la politique monétaire devrait pouvoir être plus axée qu'en 1986 et 1987 sur la stabilisation  de la situation   macro-économique de l'économie allemande et réaffirmer son rôle de point d'ancrage du SME .  Pour le moment, il semble toutefois que l'orientation des politiques budgétaire et monétaire pour 1989/1990 vise dans ses grandes lignes à assurer la poursuite d'une expansion stable et non inflationiste de l'économie allemande . Un potentiel de  croissance considérable n'en demeure pas moins à exploiter d'autant plus que la baisse de la population active que fait escompter l'évolution démographique au-delà de 1990 sera probablement compensée pendant un certain temps par l'immigration . Ce phénomène nécessitera la poursuite de la croissance soutenue des investissements, une nouvelle amélioration de la rentabilité et une progression modérée des salaires réels . En outre, la marge disponible pour améliorer la  capacité d'adaptation de l'économie, et notamment réduire les subventions, demeure considérable . Compte tenu de ces facteurs extérieurs, l'Allemagne pourrait fort opportunément montrer la voie en matière de réduction des aides et de rationalisation des  régulations dans la perspective notamment de l'achèvement du marché intérieur .    Principaux agrégats économiques 1961-1989 ( 31 ) RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D'ALLEMAGNE ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ( 32 ) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB ( 33 ) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité ( 34 ) 8 . Coûts salariaux unitaires réels ( 35 ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ( 36 )  13 . Balance courante ( 37 ) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ( 38 ) 15 . Dette publique ( 39 ) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ( 40 ) 17 . Masse monétaire ( fin d'année) ( 41 ) 18 . Taux d'intérêt à long terme ( 42 ) 1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  8,9 6,7 3,7 4,8 4,3 5,7 4,0 5,1 4,8 4,4 1,9 -0,6 1,5 2,8 2,1 2,6 1,9 3,2 2,5 4,3 4,7 4,4 3,3 2,0 2,2 3,1 2,0 1,8 2,3 4,0 0,1 -5,3 3,2 0,8 0,1 3,1 1,8 6,2 3,7 : -0,8 -4,3 1,8 1,5 -5,7 2,5 0,2 6,7 2,6 : 2,3 -7,0 5,6 -0,2 10,0 4,3 4,0 5,5 5,2 24,9 21,2 20,5 20,5 20,2 19,7 19,5 19,3 19,8 20,0 : 3,5 2,8 2,5 2,4 2,3 2,4 2,4 2,4 2,4 : 17,6 17,6 18,0 17,8 17,4 17,0 16,9 17,4 17,6 4,5 1,7 -2,0 2,3 2,0 1,0 3,7 3,1 3,5 2,4 -0,5 -0,2 -2,7 0,7 -1,5 -1,9 -0,2 -0,5 -0,2 -0,2 -0,4 0,1 -3,5 1,7 0,0 -1,6 -0,1 -0,5 -0,4 -0,5 3,6 5,0 4,7 3,2 2,4 2,1 -0,2 0,5 1,3 2,5 9,2 7,1 4,2 3,7 3,5 3,0 3,9 2,9 3,0 2,5 5,4 2,0 -0,5 0,5 1,0 0,9 4,1 2,4 1,7 0,0 4,6 2,3 -0,2 0,4 0,4 1,5 0,8 0,8 0,9 1,2 0,2 4,1 2,3 1,1 3,1 2,7 1,4 1,6 1,2 2,7 1,7 100,0 103,7 102,2 99,6 98,4 97,8 97,1 96,7 95,3 93,9 0,5 0,0 -1,2 -2,5 -1,2 -0,6 -0,8 -0,3 -1,5 -1,5 : : : : : : : : : :  100,0 111,9 98,6 97,8 93,5 91,6 100,0 105,6 101,8 :  2,3 -2,5 -0,1 -0,8 -4,5 -2,0 9,2 5,6 -3,5 :  100,0 110,6 99,6 101,1 99,4 97,4 103,2 106,2 103,1 :  2,2 -2,8 2,8 1,5 -1,6 -2,0 6,0 2,9 -2,9 :  0,2 -0,4 -1,7 -1,5 0,1 0,7 1,0 0,7 0,5 0,8 0,8 3,7 6,9 8,4 8,4 8,4 8,1 8,1 8,1 8,2 0,7 0,5 0,5 0,7 1,3 2,4 4,2 4,0 4,0 4,2 : -3,0 -3,3 -2,5 -1,9 -1,1 -1,3 -1,8 -2,3 -1,3 : 28,8 39,3 40,9 41,8 42,5 42,7 43,9 45,0 45,3 : 1,7 2,8 3,0 3,0 3,0 3,0 2,9 2,8 2,7 10,9 8,1 7,1 5,3 4,7 5,0 6,6 5,9 : :  7,2 8,1 9,0 7,9 7,8 6,9 5,9 5,8 6,3 :   GRÈCE Reprise de la croissance soutenue par un accroissement des revenus et un redressement des investissements Au cours des deux années du programme de stabilisation appliqué en Grèce dès la fin de 1985, la politique rigoureuse suivie en matière de revenus s'est traduite par des réductions substantielles des salaires réels, ce qui a affaibli la demande  interieuere tout en permettant de ralentir le rythme d'inflation et d'améliorer la balance des paiements courants . En 1988, la demande intérieure s'est développée grâce à un assouplissement de la politique salariale et à la reprise des investissements  privés . Malgré une certaine détérioration de la balance extérieure en volume, la croissance du PIB en termes réels devrait dépasser 2,5 % cette année et se poursuivre au même rythme en 1989 . En raison de la progression plus rapide des salaires cette  année, la réduction de l'inflation a été plus limitée, le taux annuel moyen, qui s'établissait à 22 % en 1986 puis a l6 % en 1987, ayant été ramené à près de 13 %. Malgré l'accroissement du déficit commercial, l'importance des recettes réalisées au  titre des opérations invisibles a permis de maintenir l'amélioration de la balance des paiements courants dont l'ensemble du déficit est couvert par les entrées de capitaux privés . Les résultats obtenus par la Grèce sur le plan économique ont été fort modestes depuis l'adhésion à la Communauté mais sont en amélioration depuis 1985 Si on les compare avec ceux des partenaires européens, les résultats obtenus par la Grèce sur le plan économique dans les années 80 ont été fort modestes . Par rapport à la moyenne communautaire, le PIB par tête en termes réels a baissé depuis 1980 .  Malgré le ralentissement constaté, depuis 1986, le taux d'inflation en Grèce, qui demeure un sujet de preóccupation, nécessite une dépréciation continue de la drachme . En dépit d'une certaine amélioration en 1986 et 1987, la correction du déséquilibre  des finances publiques ne s'est pas révélée suffisante jusqu'à présent et le déficit des administrations publiques en pourcentage du PIB reste substantiel .  D'importants progrès n'en ont pas moins été réalisés depuis la fin de 1985 tant du point de vue des structures que de la stabilisation . Les augmentations des coûts salariaux se sont modérées, ce qui, parallèlement à la déréglementation des marchés des  biens, a permis un rétablissement substantiel des profits incitant les entreprises à développer leurs investissements . Des progrès ont également été accomplis dans le sens de la rationalisation et de la simplification du système financier en harmonisant les taux d'intérêt et en les rendant positifs en termes réels . En outre, le besoin de financement du service public a été assuré, dans une large mesure, par des  ventes de titres de la dette au secteur privé non bancaire, facilitant ainsi le contrôle monétaire . Il en est cependant résulté un renchérissement du service de la dette publique, rendant une réduction du déficit budgétaire plus difficile encore .  Nécessité de poursuivre le changement structurel et la recherche de la stabilité Pour accélérer le développement et parfaire la stabilité de l'économie grecque, il convient au préalable de régler les problèmes structurels avec le concours approprié des secteurs tant privé que public . La déréglementation des marchés a constitué une  première initiative . Il faut poursuivre dans cette voie en encourageant davantage la concurrence sur les marchés des capitaux et des biens . Il convient de consolider l'outil en continuant à encourager l'investissement privé afin d'améliorer la  compétitivité et les performances commerciales . La priorité doit être donnée à la réduction des déficits des finances publiques qui mobilisent une si grande part de l'épargne de l'économie grecque . G'est plus particulièrement le déficit du budget  courant qui doit être limité en restreignant la consommation publique et les transferts tout en procédant à une répartition plus large et équitable de la charge fiscale . Il serait ainsi possible d'accroître aussi bien les investissements privés que les  investissements publics en infrastructure dans le cadre notamment de l'intensification considérable des interventions de la Communauté par le biais des fonds structurels et des prêts . Pour obtenir les résultats souhaités, il faut faire en sorte que ce  développement n'ait pas de répercussions néfastes sur les coûts et les prix . Une diminution progressive du besoin de financement du secteur public d'au moins 6 % du PIB étant souhaitable au cours des quatre ou cinq prochaines années, le gouvernement a  annoncé son intention de mettre en oeuvre les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif, en réduisant notamment le déficit budgétaire de 2 % du PIB en 1989 . De même, pour obtenir de nouveaux résultats en matière de désinflation, il faudra  continuer à modérer l'évolution des salaires, en maintenant les hausses des rémunérations en termes réels inférieures à la croissance de la productivité et en continuant à observer une politique monétaire rigoureuse .    Principaux agrégats économiques 1961-1989 ( 43 ) GRÊCE ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ( 44 ) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB ( 45 ) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité ( 46 ) 8 . Coûts salariaux unitaires réels ( 47 ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ( 48 )  13 . Balance courante ( 49 ) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques (50 ) 15 . Dette publique ( 51 ) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ( 52 ) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) ( 53 ) 18 . Taux d'intérêt à long terme ( 54 ) 1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  12,5 19,8 25,4 19,5 23,6 21,3 20,6 13,8 17,4 15,4 7,7 3,0 0,4 0,4 2,8 3,0 1,3 -0,4 2,8 2,1 4,5 16,3 25,1 19,1 20,3 17,8 19,0 14,3 14,3 13,0 10,0 -1,9 -1,9 -1,3 -5,7 5,1 -4,8 -3,2 8,8 8,0 : -2,0 -13,2 5,4 -6,9 2,9 -3,3 -5,0 9,0 8,0 : 0,5 14,1 -8,6 -4,1 7,6 -6,5 -0,9 8,5 8,0 22,7 22,9 19,9 20,3 18,5 19,1 18,5 17,6 18,2 19,2 : 0,5 2,9 3,3 4,1 4,4 4,1 3,4 3,4 3,5 : 22,4 17,0 16,9 14,3 14,7 14,4 14,2 14,8 15,7 8,2 2,1 3,5 0,8 -0,4 6,1 -0,5 0,2 3,5 3,0 3,1 0,2 3,6 -1,0 -3,8 3,3 -4,1 -3,1 0,0 0,5 3,3 0,4 3,2 -0,3 -2,6 3,8 -4,1 -3,1 0,0 0,4 3,5 16,9 21,2 18,2 18,3 18,7 22,2 15,8 13,3 12,8 10,2 21,2 27,8 21,3 22,3 22,6 15,7 12,5 17,0 14,0 6,5 3,7 5,4 2,6 3,4 3,3 -5,4 -2,9 3,2 1,1 5,5 4,2 2,2 1,9 1,7 4,1 -2,8 -1,6 2,4 0,9 8,2 1,7 1,2 -0,6 2,4 1,9 1,3 -0,3 1,7 1,3 100,0 96,3 105,8 108,5 107,7 109,9 105,5 104,1 104,7 104,3 -2,5 2,5 1,0 2,5 -0,7 2,1 -4,1 -1,3 0,6 -0,4 : : : : : : : : : :  100,0 78,7 86,7 82,7 81,9 80,0 69,6 72,0 :  -4,2 1,0 8,3 -4,7 -0,9 -2,3 -12,9 -1,0 4,5 :  100,0 75,9 87,3 84,8 86,4 84,5 71,4 69,1 72,8 :  -4,6 1,2 11,2 -2,9 1,8 -2,1 -15,5 -3,2 5,4 :  -0,5 1,3 -0,8 1,0 0,3 1,0 0,1 -0,1 1,0 0,7 0,0 0,5 5,8 7,8 8,1 7,8 7,4 7,4 7,4 7,6 -2,9 -1,7 -4,4 -5,0 -4,0 -8,2 -5,4 -3,4 -2,8 -3,7 : -1,4 -7,7 -8,3 -10,0 -13,6 -10,8 -9,5 -12,1 -13,3 : 26,8 38,7 44,3 53,2 62,6 64,6 66,7 69,4 73,9 : 1,9 2,6 3,7 4,6 5,4 5,7 7,3 8,1 9,3 18,2 25,1 29,0 20,3 29,4 26,8 19,0 24,8 : :  0,7 11,9 15,4 18,2 18,5 15,8 15,8 17,2 18,0 : ESPAGNE Croissance toujours dynamique mais incertitudes quant à l'inflation et à la position concurrentielle Après la récession des années 1975 à 1985, au cours de laquelle le niveau de l'investissement stagnait et le taux de chômage accusait une augmentation de 20 points ( de 2 à 22 %), l'Espagne est entrée depuis trois ans dans une phase d'expansion  dynamique . Ce regain de dynamisme est attribuable dans une large mesure aux effets bénéfiques sur le climat économique de l'adhésion à la Communauté . Néanmoins d'autres facteurs ont également exercé une influence positive importante : la baisse du prix  du pétrole, la modération de la hausse des coûts salariaux et la consolidation budgétaire .  Grâce à la stabilisation progressive de l'économie, l'inflation a pu être réduite de manière significative, la hausse du déflateur de la consommation privée étant passée de 15 % environ en moyenne pour la période 1975 - 1985 à 5 % en 1987 . Le taux de  croissance du PIB aura été l'un des plus élevés parmi les États membres et les perspectives de poursuite de l'expansion en 1989 sont favorables .  La demande intérieure devrait continuer de s'accroître à un rythme rapide, sous l'influence, principalement, de l'évolution dynamique des investissements . Cependant, la demande s'adresse dans une mesure importante aux importations et le taux  d'augmentation de celles-ci resterait très élevé . Comme les exportations ne progressent que plus modérément, le solde extérieur devrait de nouveau se détériorer en volume . Le taux de croissance du PIB resterait donc sensiblement en deçà de celui de la  demande interne mais atteindrait, néanmoins, environ 4 %. Le taux de croissance de la production devrait permettre de nouveau une augmentation rapide ( environ 2 %) du nombre de personnes occupées . Néanmoins, comme la population active devrait connaître  une expansion presque parallèle à celle de l'emploi, le taux de chômage ne se réduirait que marginalement ( de 20,1 % en 1988 à 19,8 % en 1989 ).  Le solde des opérations courantes, devenu légèrement déficitaire en 1988, devrait se détériorer de nouveau, le déficit pouvant approcher 2 % du PIB en 1989 . Un déficit de cet ordre de grandeur serait approximativement couvert par des importations de  capitaux à long terme et, dans un contexte d'investissement dynamique, ne constituerait donc ni un problème ni une contrainte pour la politique économique . Grâce à un contrôle budgétaire rigoureux et à une augmentation rapide des recettes fiscales, le  gouvernement espagnol a pu reuessir, au cours des dernières années, une consolidation budgétaire presque exemplaire, avec une réduction sensible du besoin de financement des administrations publiques. En 1989 le déficit pourrait rester approximativement au niveau atteint en 1988 ( environ 3 % du PIB ).  Tâches principales pour la politique économique : améliorer la convergence et poursuivre l'insertion de l'Espagne dans la Communauté Le gouvernmement s'est fixé comme objectif prioritaire d'insérer rapidement l'économie espagnole dans la coopération monétaire au sein du SME et de participer au plus tôt au processus de libération des mouvements de capitaux . Il est, dès lors,  particulièrement important de maintenir l'économie espagnole sur la voie de la convergence avec la Communauté, tout en poursuivant la diminution de l'écart qui sépare l'Espagne de la moyenne communautaire en matière de PIB par habitant, ce qui nécessite  la continuation d'un climat favorisant l'investissement . La poursuite du processus de désinflation, la maîtrise de l'évolution des coûts salariaux et la position concurrentielle constituent des éléments clefs de cette stratégie et rendent indispensable  un ralentissement significatif de la hausse des salaires nominaux par tête . Un tel ralentissement est d'autant plus important que l'appréciation de la peseta a déjà provoqué, au cours des dernières années, une détérioration sensible de la  compétitivité/coût des entreprises espagnoles .  L'expansion des investissements productifs est une condition nécessaire pour assurer une croissance rapide, non inflationniste et créatrice d'emploi au cours des années à venir . Une telle expansion des investissements nécessite des ressources  financières importantes, et l'augmentation des fonds structurels et des prêts de la BEI répond donc à un besoin réel de l'économie espagnole . Il n'en demeure pas moins que le but de l'augmentation du soutien communautaire à l'économie espagnole ne peut  être atteint que si les ressources nouvelles se traduisent effectivement par un accroissement de la part de l'investissement dans le PIB, sans entraîner une hausse des coûts et des prix . La politique macro-économique aura donc un rôle primordial à jouer  en vue de garantir le succès de la mise en oeuvre des décisions du Conseil européen de Bruxelles . En fait, l'apport des ressources communautaires rendrait souhaitable et faisable une poursuite de la consolidation budgétaire . Une diminution  supplémentaire du déficit budgétaire permettrait à la politique monétaire de contribuer davantage à la stabilisation du cadre macro-économique, notamment par le biais d'une réduction du financement monétaire .    Principaux agrégats économiques 1961-1989 ( 55 ) ESPAGNE ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ( 56 ) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB ( 57 ) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité ( 58 ) 8 . Coûts salariaux unitaires réels ( 59 ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ( 60 )  13 . Balance courante ( 61 ) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ( 62 ) 15 . Dette publique ( 63 ) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ( 64 ) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) ( 65 ) 18 . Taux d'intérêt à long terme ( 66 ) 1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  14,8 19,1 15,2 13,6 12,9 11,2 14,6 11,3 10,2 8,4 7,2 1,8 1,2 1,8 1,8 2,3 3,3 5,2 4,7 3,9 7,1 17,0 13,8 11,6 10,9 8,7 10,9 5,7 5,2 4,3 10,4 -1,3 0,5 -2,5 -5,8 3,8 7,9 13,0 13,0 10,0 : -1,5 0,1 -2,0 -5,3 2,0 6,6 10,5 12,0 8,6 : -0,4 2,2 -4,8 -7,3 8,5 10,4 19,0 14,3 11,9 24,2 23,9 21,3 20,6 18,8 18,9 18,7 20,1 21,5 22,7 : 2,2 3,1 2,8 3,0 3,7 3,5 3,6 3,8 3,9 : 21,7 18,2 17,7 15,7 15,1 15,2 16,5 17,8 18,8 7,7 1,4 1,1 -0,1 -0,7 2,9 5,9 8,0 6,3 5,2 2,7 -0,5 0,7 -1,9 -3,9 0,2 2,0 4,3 2,4 2,4 2,9 -0,3 0,2 -1,1 -2,5 0,7 2,0 4,4 2,4 2,3 6,6 17,5 14,5 12,3 11,0 8,3 8,7 5,3 4,7 4,3 14,6 21,2 13,7 13,8 10,0 10,1 8,3 7,5 6,5 6,1 7,5 3,2 -0,7 1,3 -0,9 1,7 -0,4 2,1 1,7 1,7 7,1 3,6 -0,1 1,9 -0,9 1,3 -2,3 1,7 1,2 1,7 6,5 3,3 2,2 2,3 4,3 3,7 1,4 2,2 2,1 1,8 100,0 104,9 102,4 102,1 97,1 94,8 91,3 90,9 90,2 90,0 0,6 0,3 -2,2 y-0,3 -4,9 -2,4 -3,7 -0,5 -0,8 -0,1 : : : : : : : : : :  100,0 121,6 118,9 104,4 103,9 103,7 105,6 108,2 113,2 :  1,8 1,5 -3,1 -12,2 -0,5 -0,1 1,8 2,5 4,6 :  100,0 115,3 117,6 105,7 108,5 108,8 106,5 106,2 112,1 :  1,3 1,5 -0,4 -10,2 2,7 0,2 -2,1 -0,3 5,5 :  0,7 -1,5 -0,9 -0,5 -2,4 -1,4 1,9 3,0 2,6 2,1 0,4 6,3 16,2 17,7 20,1 21,4 21,0 20,5 20,0 19,6 -0,2 -2,0 -2,5 -1,5 1,4 1,6 1,7 0,1 -0,8 -2,1 : -1,3 -5,6 -4,8 -5,5 -7,0 -5,7 -3,6 -3,0 -2,9 : 15,5 27,9 34,5 41,2 46,4 47,4 48,1 48,0 48,7 : 0,6 1,0 1,3 2,0 3,2 3,9 3,6 3,5 3,3 6,8 18,6 16,6 15,9 13,1 12,8 12,6 13,9 : :  0,0 5,6 16,0 16,9 16,5 13,4 11,4 12,8 12,0 :  FRANCE Après une période d'ajustement du système productif, l'économie française fait preuve de dynamisme accru L'économie française a traversé, depuis 1983, une phase difficile d'ajustement des structures du système productif et des comportements des agents économiques . Au cours de cette période, les marchés ont acquis une plus grande flexibilité ainsi qu'une  plus grande liberté ( grâce surtout à la déréglementation en matière de prix ). La situation financière des entreprises s'est redressée et la rentabilité des investissements s'est améliorée . Une politique budgétaire et monétaire axée essentiellement sur  la stabilité de la monnaie et sur l'assainissement budgétaire a, par ailleurs, contribué de manière importante à la désinflation et, surtout, à une modération sensible des anticipations inflationnistes .  Comme l'on pouvait s'y attendre, les résultats de ce redressement progressif des bases d'une croissance équilibrée et non inflationniste ne se sont fait sentir qu'avec un certain retard . Toutefois, depuis le début de 1988, l'on assiste à une  amélioration sensible du climat économique; la part des investissements visant à l'accroissement des capacités productives augmente sensiblement et la destruction nette d'emplois fait place à une certaine augmentation du nombre de personnes occupées .  Grâce à une expansion dynamique des investissements et des exportations, le PIB s'est accru de plus de 3 % en 1988 . Ainsi qu'en témoignent la légère amélioration du solde extérieur courant et la poursuite du ralentissement de la hausse des prix, la  reprise de l'activité ne s'est pas accompagnée d'une remise en cause des grands équilibres, ou de l'amélioration de la position concurrentielle, contrairement à ce qui s'était passé en 1982 .  Les conditions d'une poursuite de l'expansion à un rythme relativement élevé en 1989 sont, dans l'ensemble, favorables . L'augmentation des investissements devrait entraîner une extension des capacités productives et s'accompagner d'une amélioration  graduelle de la situation sur le marché du travail . Le dynamisme des exportations devrait permettre de faire face a laugmentation assez rapide des importations ( notamment des biens d'équipement ) sans détérioration du solde extérieur . Grâce au  redressement de l'activité au cours de l'année 1988, le besoin de financement des administrations publiques semble maintenant susceptible de se réduire sensiblement de 1987 à 1988 et devrait diminuer légèrement en 1989, certaines dépenses nouvelles  étant largement financées par des recettes fiscales supplémentaires, notamment le nouvel impôt sur la fortune .  Objectif prioritaire de la politique économique : assurer les bases d'un renforcement de la croissance dans une perspective à moyen terme Même si les résultats économiques pour 1988 et 1989 s'avèrent être sensiblement meilleurs qu'escompté au début de 1988, le problème du chômage demeure brûlant et sa réduction reste une tâche principale pour la politique économique. En fait, étant donné  les perspectives d'une croissance encore relativement rapide de la population active ( due en grande partie à une augmentation du taux de participation féminine ), même un taux de croissance de 3 %  l'an ne serait suffisant pour permettre une réduction du chômage que dans la mesure ou  l'emploi répondrait plus que par le passé à la croissance de la production . Il paraît donc essentiel de dégager de nouvelles ressources pour les investissements visant à l'extension des capacités et pour l'exploitation de technologies nouvelles . Une  augmentation de la part des investissements dans le PIB sera, sans doute, également nécessaire pour permettre à la France d'exploiter entièrement le potentiel de croissance supplémentaire créé par l'achèvement du marché intérieur . La poursuite de la  modération salariale et l'amélioration de la rentabilité des investissements semblent, dès lors, constituer des éléments clés de la stratégie économique à moyen terme .  L'expansion continue des investissements serait d'autant plus facile à réaliser que le gouvernement reuessirait à aligner le niveau du taux d'intérêt à long terme sur celui pratiqué en Allemagne . L'écart existant actuellement est, en partie, l'expression  d'anticipations de modifications du rapport de change . Cet écart ne pourrait donc être éliminé que si les marchés financiers et les agents économiques étaient davantage convaincus du caractère définitif et irrévocable de l'engagement d'assurer la  stabilité du change entre le mark allemand et le franc français .  Un tel renforcement de la confiance en la stabilité du cadre macro-économique ne saurait résulter de la seule politique monétaire . L'orientation et la mise en oeuvre de la politique budgétaire, le fonctionnement du marché du travail et la formation des  salaires auront à cet égard un rôle primordial à jouer . La politique budgétaire, elle, aura à tenir compte de l'équilibre financier général et plus particulièrement de l'évolution du taux d'épargne des ménages; la baisse de ce taux observée ces  derniéres années a pu contribuer à maintenir les taux d'intérêt réels à un niveau élevé . Si cette baisse devait se poursuivre au rythme constaté ces dernières années, elle contribuerait certes à l'essor de la demande intérieure mais rendrait plus  précaire la situation de la balance des paiements et renforcerait les arguments en faveur d'une politique budgétaire prudente .  La stratégie budgétaire du gouvernement actuel, même si elle comporte une modification des priorités en matière de dépenses et d'allégements d'impôts, se situe, en ce qui concerne la réduction du déficit par rapport au PIB et l'évolution de la dette  publique, dans la ligne tracée par les gouvernements précédents . Comme cette stratégie de consolidation budgétaire repose sur l'hypothèse d'une évolution dynamique des entreprises, sa crédibilité serait accrue dans la mesure ou la politique d'ajustement  structurel de l'économie serait poursuivie et renforcée . L'élimination des restrictions sur les mouvements de capitaux qui résistent encore, récemment décidée par le Conseil, rend plus grand encore le besoin d'une politique budgétaire et d'une politique  d'ajustement susceptibles d'alléger   Principaux agrégats économiques 1961-1989 ( 67 ) FRANCE ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ( 68 ) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB ( 69 ) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité ( 70 ) 8 . Coûts salariaux unitaires réels ( 71 ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ( 72 )  13 . Balance courante (73 ) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ( 74 ) 15 . Dette publique ( 75 ) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ( 76 ) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) ( 77 ) 18 . Taux d'intérêt à long terme ( 78 ) 1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  10,7 13,7 14,6 10,5 8,9 7,5 6,9 4,9 5,9 5,3 5,6 2,6 2,5 0,7 1,4 1,7 2,1 2,3 3,1 2,8 4,9 10,8 11,7 9,7 7,5 5,7 4,7 2,5 2,7 2,5 7,6 0,8 -1,4 -3,6 -2,3 1,1 3,0 3,4 6,9 5,4 : 0,1 -2,4 -3,6 -3,1 -0,9 1,9 2,2 4,5 3,4 : 1,9 1,5 -3,4 0,2 4,6 3,8 4,4 8,8 6,8 23,7 23,2 21,4 20,2 19,3 19,0 18,8 19,0 19,6 20,1 : 3,4 3,4 3,3 3,0 3,2 3,2 3,4 3,4 3,4 : 19,8 17,9 17,0 16,3 15,8 15,6 15,6 16,2 16,7 5,8 2,3 3,5 -0,7 0,5 2,2 3,7 3,3 3,0 2,7 0,9 0,5 3,8 -2,6 -3,1 -0,5 -0,1 -0,4 -1,0 -0,1 1,1 0,8 3,5 -2,0 -1,8 0,1 -0,1 -0,3 -1,0 -0,2 4,7 11,2 11,5 9,7 7,5 5,7 2,5 3,2 2,7 2,7 9,9 14,8 14,1 10,1 8,6 6,6 4,0 3,3 3,8 3,8 5,1 3,2 2,3 0,4 1,0 0,9 1,5 0,1 1,0 1,0 4,8 3,6 2,1 0,4 1,1 0,8 -0,7 0,7 1,0 1,3 4,9 2,4 2,4 1,1 2,3 2,1 1,8 2,2 2,5 2,3 100,0 106,2 108,3 107,5 106,2 104,9 102,3 100,9 99,4 98,4 0,0 1,1 -0,3 -0,7 -1,2 -1,2 -2,5 -1,5 -1,4 -1,0 : : : : : : : : : :  100,0 92,9 87,4 84,6 83,0 84,4 86,9 86,1 83,2 :  -0,9 0,1 -4,8 -3,2 -2,0 1,8 2,9 -0,9 -3,4 :  100,0 90,4 88,4 87,5 88,5 90,4 89,9 86,6 84,2 :  -1,3 0,2 -2,4 -1,0 1,1 2,2 -0,6 -3,7 -2,7 :  0,7 0,2 0,2 -0,4 -0,9 -0,4 0,3 0,1 0,6 0,5 1,1 5,1 8,7 8,9 10,0 10,5 10,7 10,8 10,7 10,8 0,2 -0,4 -2,1 -0,8 0,0 0,1 0,6 -0,3 0,1 0,1 : -1,0 -2,8 -3,2 -2,8 -2,8 -2,9 -2,5 -1,9 -1,8 : 23,6 27,9 29,5 31,8 33,8 35,1 36,7 37,2 37,8 : 1,3 2,0 2,6 2,7 2,9 2,9 2,8 2,9 2,9 13,7 13,4 11,4 11,5 9,5 6,8 6,3 7,3 : :  6,9 11,7 15,6 13,6 12,5 10,9 8,4 9,4 9,2 :   IRLANDE D'immenses progrès ont été réalisés dans le sens d'une évolution économique plus soutenable mais la croissance n'est pas encore suffisamment créatrice d'emplois En Irlande, l'économie qui, au début des années 80, avait un des taux d'inflation les plus élevés de la Communauté, un déficit extérieur éntome et une expansion accélérée de la dette publique, a réalisé ces derniéres années d'immenses progrès dans le  sens de la stabilité . En 1987, l'inflation des prix à la consommation était proche de la moyenne communautaire et le compte extérieur de la balance des paiements courants se soldait par un excédent pour la première fois depuis 1967 . En outre, des  mesures draconiennes, appuyées par un large consensus politique, ont été mises en oeuvre pour restreindre les dépenses publiques et réduire le déficit budgétaire de l'État. La demande intérieure, après un recul en 1987, a stagné en 1988 partiellement  sous l'effet des indispensables politiques de stabilisation . Néanmoins, grâce au dynamisme du commerce mondial et à l'amélioration de la compétitivité irlandaise, la croissance des exportations a été particulièrement forte, ce qui s'est traduit par une  progression du PIB atteignant 4 % en 1987 et près de 3 % en 1988 . En 1989, la croissance, par son caractère plus général, pourrait à nouveau engendrer une légère augmentation de l'emploi, mais ne permettrait guère, en dépit d'une émigration importante,  de réduire un taux de chômage très élevé .  La réalisation d'une croissance plus rapide et plus créatrice d'emploi demeure l'un des principaux défis a relever par l'économie irlandaise Les autorités irlandaises doivent pouvoir á moyen terme continuer à rétablir les conditions nécessaires pour soutenir un taux élevé d'expansion économique tout en maximisant le potentiel d'emploi que celle-ci recèle . Comme il est indispensable de  continuer à poursuivre une politique d'assainissement budgétaire pendant quelque temps, la croissance et l'emploi dépendront encore davantage que dans les autres États membres de la réaction de l'offre à un environnement économique plus favorable . Si la baisse récente des taux d'intérêt nominaux constitue la première condition importante de cette réaction, d'autres mesures propres à influencer la performance de l'offre dans l'économie semblent appropriées . Le  fonctionnement efficace des marchés est indispensable pour assurer une croissance soutenue et une expansion de l'emploi . C'est même plus important encore dans le contexte de la réalisation du marché intérieur ou une concurrence accrue et une évolution  de l'environnement commercial exigeront une plus grande flexibilité . Sur le marché du travail, une formation de meilleure qualité, une plus grande flexibilité des structures et une certaine déréglementation permettraient à l'amélioration de la  production de se traduire par une augmentation de l'emploi . La déréglementation ne devrait toutefois pas se limiter à ce domaine .  La consolidation des résultats budgétairès constitue la priorité pour 1989 Même si les perspectives de croissance se révèlent plus favorables qu'elles ne l'étaient depuis quelques années, le processus d'ajustement budgétaire doit continuer à primer les autres considérations pour que soit atteint d'ici à 1990 l'objectif de  stabilisation du ratio dette nationale/PIB ( qui, à quelque 120 %, demeure l'un des taux les plus élevés de la Communauté ). Il convient donc que soit poursuivie la réduction du besoin tendanciel de financement du Trésor en pourcentage du PIB . Ce résultat  devra être obtenu une fois encore par une compression des dépenses publiques, en réduisant cependant de préférence les dépenses courantes plutôt que celles d'équipement . La restructuration fiscale demeure souhaitable et doit être financée dans le  respect des contraintes qu'impose l'ajustement budgétaire . La nécessité d'accroître les investissements d'infrastructure dans le cadre du développement important des interventions de la Communauté par le biais des fonds structurels rendra d'autant plus  indispensable la modération des dépenses courantes au cours des prochaines années . Principaux agrégats économiques 1961-1989 ( 79 ) IRLANDE ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1. Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ( 80 ) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB ( 81 ) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité ( 82 ) 8 . Coûts salariaux unitaires réels ( 83 ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ( 84 )  13 . Balance courante ( 85 ) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ( 86 ) 15 . Dette publique ( 87 ) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ( 88 ) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) ( 89 ) 18 . Taux d'intérêt à long terme ( 90 ) 1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  11,8 19,7 17,8 9,7 11,1 6,1 5,3 6,6 5,2 6,5 4,4 4,3 2,3 -0,6 3,2 1,1 -0,3 4,1 2,9 3,2 7,1 14,8 15,2 10,4 7,7 5,0 5,6 2,5 2,3 3,2 10,0 4,6 -3,4 -9,3 -2,4 -4,4 -3,5 -1,0 0,4 3,6 : 4,3 -4,8 -12,2 -13,5 -7,5 -5,3 -6,5 -6,9 1,0 : 5,6 -5,8 -5,0 9,2 4,9 0,3 3,6 6,0 5,4 21,2 26,7 26,5 23,3 21,7 20,4 18,7 17,5 17,2 17,4 : 5,3 5,1 4,5 3,9 4,0 3,7 2,9 2,3 1,9 : 21,4 21,4 18,7 17,8 16,4 15,0 14,6 14,9 15,5 5,4 3,5 -2,1 -2,9 0,2 -1,3 0,8 -1,5 -0,2 1,5 1,4 2,1 -2,6 -5,2 -3,1 -4,0 -2,9 -5,1 -4,2 -1,2 1,5 2,4 -3,0 -4,7 -1,9 -3,6 -2,9 -5,1 -4,3 -1,4 6,0 16,6 15,3 8,6 9,4 4,5 3,6 3,1 2,1 2,8 11,3 19,3 14,4 12,0 11,7 6,4 5,1 5,1 3,5 3,9 5,0 2,3 -0,8 3,2 2,1 1,8 1,5 1,9 1,3 1,1 3,9 3,9 -0,7 1,5 3,8 1,3 -0,5 2,6 1,1 0,8 4,3 3,3 2,3 1,3 5,2 3,3 0,1 4,2 2,9 2,8 100,0 101,4 98,0 98,1 96,8 94,9 94,4 92,9 91,3 89,5 -0,4 0,6 -2,9 0,2 -1,3 -1,9 -0,6 -1,5 -1,7 -2,0 : : : : : : : : : :  100,0 95,8 100,9 102,9 101,3 101,7 107,0 102,6 98,9 :  0,3 -0,5 3,3 1,9 -1,5 0,4 5,2 -4,0 -3,7 :  100,0 93,0 100,5 104,4 105,5 106,2 108,2 101,3 98,1 :  0,1 -0,6 5,7 3,9 1,1 0,6 1,9 -6,3 -3,2 :  0,1 0,9 0,0 -1,9 -1,9 -2,2 -0,4 -0,1 0,0 0,4 4,8 8,4 12,3 14,9 16,6 17,9 18,2 19,2 18,7 18,2 -2,5 -8,6 -10,6 -6,9 -6,0 -3,8 -2,4 1,3 2,6 3,5 : -10,5 -13,7 -11,6 -9,6 -11,1 -11,0 -9,1 -6,5 -6,1 : 70,9 87,2 97,3 102,1 105,0 116,5 119,8 123,3 124,9 : 5,6 9,0 9,3 9,4 10,4 9,8 9,9 9,7 9,4 12,1 19,2 13,0 5,6 10,1 5,3 -1,0 10,9 : :  2,2 14,6 17,0 13,9 14,6 12,7 11,1 11,3 9,7  ITALIE Croissance forte alimentée par des gains de productivité, mais difficile à soutenir Suite à une politique monétaire contraignante et à la rigueur poursuivie depuis 1983 dans le domaine salarial, l'activité économique a repris depuis cinq années un rythme d'expansion plus rapide . Celui -ci s'est brusquement accéléré en 1988 grâce en  grande partie à la reprise générale de l'activité économique dans la Communauté . Le taux de progression du PIB réel pourrait ainsi s'approcher de 4 %, taux le plus élevé depuis 1979 . Dans un premier temps, cette évolution n'a que faiblement profité à  l'emploi en raison des efforts de rationalisation déployés par les entreprises pour sauvegarder la compétitivité des exportations et se préparer à affronter l'échéance du marché unique de 1992 . Les facteurs démographiques ont, par conséquent, continué  de pousser à la hausse le taux de chômage .  Par ailleurs, les succès remportés en matière de désinflation depuis le corttrechoc pétrolier de 1986 ont marqué le pas en 1988, le taux d'inflation s'étant stabilisé à 5 % depuis la fin de 1987 . Récemment, la progression notable des salaires dans  certaines branches du secteur public a mis en évidence la nécessité absolue de contenir les couts salariaux unitaires au niveau de la moyenne communautaire et, d'autre part, de trouver une solution appropriée au problème du déficit public, l'un des plus  élevés de la Communauté . Les tensions que le renouvellement de la dette publique exerce sur le marché des capitaux entretiennent une certaine fragilité de l'économie vis-à-vis de l'extérieur, malgré la très bonne tenue des exportations qui permettront  cette année et l'an prochain de maintenir le déficit de la balance courante dans des limites raisonnables ( 0,4 et 0,6 % du PIB ). Cette perspective est cependant étroitement liée à la réalisation effective du plan de stabilisation à moyen terme des  finances publiques, qui impliquera probablement un léger ralentissement de l'activité en 1989 .  Nécessité d'améliorer les équilibres structurels et financiers Les performances récentes de l'économie n'ont fait qu'atténuier lampleur des mutations qui restent nécessaires aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public .  En 1987, la décélération très marquée du prix des biens d'équipement a contribué à en stimuler la demande; ce déplacement des prix relatifs a accentué le processus de substitution entre les facteurs . De ce fait, la demande d'emploi ne s'est renforcée  qu'avec un certain retard et la pénétration des importations a augmenté, suite à l'abandon de production de certains biens d'équipement hautement spécialisés, dont l'importation est devenue plus avantageuse . En outre, les perspectives ouvertes parle  marché unique de 1992 et les perturbations des relations de compétitivité à l'échelon international, engendrées par les écarts des taux de change réels, ont astreint les entreprises à des efforts d'innovation et de reórganisation qui portent aujourd'hui leurs fruits mais qui peuvent déboucher à terme sur un resserrement de la base productive en l'absence d'une politique salariale plus prudente .  D'un autre côté, la dette publique, qui a dépassé en 1987 90 % du PIB, représente un facteur d'instabilité aussi bien en raison de son ampleur que de sa composition . En effet, la durée moyenne des titres est parmi les plus courtes des pays de la  Communauté; l'échéance de son renouvellement se concentre sur les deux prochaines années; le service automatique de la dette atteindra cette année 8 % du PIB, sur un besoin de financement qui pourra probablement être limité à 11 %. Cette situation n'est  pas devenue totalement insoutenable en raison essentiellement du niveau élevé du taux d'épargne des ménages et de la hausse des taux d'intérêt réels .  Rigueur salaria1e et budgétaire, conditions d'une détente des taux d'intérêt Les perspectives qui se dessinent á moyen terme recommandent de tout mettre en oeuvre pour affronter les échéances désormais imminentes dans le contexte de conditions monétaires moins tendues . Celles-ci ne pourront être relâchées qu'en présence d'un  contrôle plus rigoureux de l'inflation et de la demande de financement du secteur public . Dans le cadre d'une ouverture toujours plus large des marchés des biens et des capitaux, l'adaptation des taux de salaires nominaux avec ceux en vigueur dans le  reste de la Communauté tendra à devenir une contrainte fondamentale, dont il devra être tenu compte dans les négociations salariales qui se profilent . En effet, le niveau relatif des coûts de production constituera un facteur décisif pour la répartition  des avantages offerts par le marché unique de 1992 .  Le succès d'un ancrage définitif à la Communauté dépend toutefois dans une très large mesure de la politique budgétaire et de l'application effective du plan de stabilisation à moyen terme que le gouvernement a présenté fin mai au Parlement . L'effort de  contrôle du volume de la dette publique doit cependant être parallèle à l'amélioration de la qualité des services publics, qui conditionnent l'efficacité et la compétitivité de l'ensemble du système économique . Il paraît par ailleurs évident que les  pays qui aborderont les échéances communautaires avec des déséquilibres structurels prononcés, seront astreints à des ajustements plus rapides et plus couteux . Le programme du gouvernement et la loi financière de 1989 visent clairement à éviter ces  inconvénients . L'action engagée est particulièrement importante, si l'on souhaite que les marges de manoeuvre dégagées par la réalisation du marché unique soient entièrement affectées au développement des capacités productives et de l'emploi .    Principaux agrégats économiques 1961-1989 ( 91 ) ITALIE ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ( 92 ) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB ( 93 ) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité ( 94 ) 8 . Coûts salariaux unitaires réels ( 95 ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ( 96 )  13 . Balance courante ( 97 ) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ( 98 ) 15 . Dette publique ( 99 ) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ( 100 ) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) ( 101 ) 18 . Taux d'intérêt à long terme ( 102 ) 1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  11,0 20,8 16,5 15,9 14,1 11,8 11,0 8,7 8,7 7,5 5,3 2,6 0,2 0,5 3,5 2,7 2,7 3,1 3,9 3,2 5,4 17,7 16,2 15,3 10,2 8,8 8,0 5,4 4,6 4,1 4,3 0,5 -5,7 -1,6 4,4 3,3 1,2 5,2 4,9 3,8 : -0,3 -6,7 -0,9 0,5 -0,4 -0,6 -1,3 1,2 1,7 : 3,0 -6,8 -5,7 15,1 11,4 5,0 11,5 8,0 5,5 25,9 24,4 22,3 21,3 21,2 21,2 20,1 20,0 20,1 20,1 : 3,0 3,7 3,7 3,6 3,8 3,6 3,5 3,6 3,6 : 21,4 18,6 17,5 17,6 17,4 16,6 16,5 16,5 16,5 5,5 2,0 0,3 -0,5 4,5 3,2 3,6 4,6 4,4 3,5 0,6 0,2 0,1 -2,5 1,2 0,5 -0,2 1,2 0,7 0,8 0,7 0m5 -0,4 -1,8 2,9 1,1 -0,2 1,3 0,7 0,7 4,8 17,6 15,9 14,8 11,4 9,3 6,1 4,8 4,9 4,6 11,6 20,5 16,2 16,0 11,4 10,2 7,7 8,7 7,0 7,5 6,5 2,5 0,2 1,0 0,0 0,8 1,5 3,8 1,9 2,7 5,9 2,4 0,0 0,6 1,1 1,3 -0,3 3,1 2,2 3,2 5,7 1,9 -0,3 0,0 2,7 1,3 1,9 3,2 3,4 2,6 100,0 107,5 107,8 108,5 106,8 106,7 104,3 104,3 103,1 103,7 0,2 0,5 0,3 0,6 -1,6 -0,1 -2,2 -0,1 -1,1 0,6 : : : : : : : : : :  100,0 89,2 92,8 99,9 99,2 99,0 105,2 109,4 106,5 :  -0,3 -0,3 1,4 7,6 -0,7 -0,2 6,3 3,9 -2,6 :  100,0 85,8 93,6 103,6 106,4 106,6 109,0 110,0 108,0 :  -0,8 -0,2 4,4 10,7 2,7 0,1 2,3 0,9 -1,8 :  -0,4 0,7 0,6 0,5 0,8 1,4 0,8 -0,1 0,5 0,6 5,2 6,2 9,7 11,0 12,0 12,9 13,7 14,0 15,0 14,5 1,5 -0,7 -1,6 0,3 -0,6 -0,9 0,8 -0,1 -0,4 -0,6 : -8,4 -11,3 -10,6 -11,5 -12,5 -11,4 -10,5 -10,0 -10,0 : 58,7 66,3 71,9 77,1 83,7 87,9 92,6 96,6 101,4 : 4,5 7,1 7,5 8,0 8,0 8,5 8,2 8,4 8,9 15,4 18,5 18,0 12,3 12,1 11,1 9,4 8,3 : :  7,0 14,2 20,9 18,0 15,0 14,3 11,7 11,3 12,1 :   LUXEMBOURG La restructuration de l'économie luxembourgeoise a réduit quelque peu sa dépendance de la conjoncture internationale de l'acier mais la marge de manoeuvre de la politique économique reste malgré tout limitée La restructuration de l'économie luxembourgeoise entamée depuis une dizaine d'années a réduit le poids du secteur de l'acier; elle a permis de diversifier le tissu économique par l'implantation accélérée d'entreprises étrangères et le développement du  secteur financier et d'autres services .  L'accroissement de l'activité économique, soutenue par le dynamisme des exportations, est resté, en 1988, très proche de la moyenne communautaire et ceci en dépit d'un certain affaiblissement de la demande intérieure . Le rythme de croissance du PIB ne  diminuierait que légèrement en 1989 : la progression des ventes à l'extérieur ralentirait, en particulier les livraisons d'acier, mais la consommation privée, soutenue par une hausse non négligeable des salaires, serait assez dynamique .  L'absence d'un marché national de quelque importance rend l'économie luxembourgeoise fortement dépendante des changements de l'environnement international . Ainsi la croissance globale et l'augmentation de l'emploi dépendent étroitement de l'évolution de l'activité dans les pays voisins . Moyennant la poursuite d'une politique économique prudente, guidée par la  nécessité de diversification des structures et visant à sauvegarder la position concurrentielle, le maintien d'une croissance proche de celle de l'ensemble de la Communauté paraît possible sans remettre en cause les équilibres .  Une poursuite de la politique de diversification des structures économiques devrait, par ailleurs, permettre d'éviter que la prédominance du secteur sidérurgique ne soit remplacée par celle du secteur financier . En raison du rôle important des petites  et moyennes entreprises dans l'économie luxembourgeoise, une intensification des activités de recherche scientifique sur base individuelle est difficile : c'est pourquoi le développement de centres technologiques, prévu par une loi récente, est fort  important . L'introduction de nouvelles technologies dans le cadre de la restructuration nécessite des efforts accrus dans le domaine de la qualification et   Principaux agrégats économiques 1961-1989 ( 103 ) LUXEMBOURG ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ( 104 ) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB ( 105 ) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité ( 106 ) 8 . Coûts salariaux unitaires réels ( 107 ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ( 108 )  13 . Balance courante ( 109 ) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ( 110 ) 15 . Dette publique ( 111 ) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ( 112 ) 17 . Masse monétaire (fin d'année ) 18 . Taux d'intérêt à long terme ( 113 ) 1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  8,7 8,0 12,1 10,0 12,5 7,3 5,5 3,5 5,1 5,2 4,2 1,2 1,5 3,0 6,5 3,8 2,9 2,4 2,9 2,4 4,3 6,7 10,4 6,9 5,6 3,4 2,6 1,1 2,2 2,7 5,1 -1,1 0,4 -10,9 -2,3 -3,7 15,8 16,4 -6,3 1,7 : -1,4 -1,3 -12,9 -5,3 0,0 7,7 4,6 5,2 1,9 : 1,3 0,6 -9,2 0,8 0,0 7,9 3,9 -1,4 1,5 26,4 25,4 25,2 21,6 19,6 18,1 20,7 23,8 21,8 21,8 : 6,4 6,7 6,0 4,9 4,7 4,9 5,0 4,9 5,0 : 19,0 18,5 15,6 14,7 13,4 15,8 18,9 16,9 16,8 4,2 1,8 0,7 0,3 4,1 0,7 -0,9 6,1 0,6 2,5 : : : : : : : : : :  : : : : : : : : : :  3,0 7,5 10,8 8,9 5,5 5,2 0,6 0,6 1,4 2,2 7,4 10,7 6,9 6,9 7,1 3,8 5,0 3,9 3,4 5,0 4,2 2,9 -3,5 -1,9 1,5 -1,4 4,3 3,3 1,9 2,8 2,9 3,7 -3,1 0,1 1,4 0,3 2,4 2,8 1,2 2,2 3,1 0,6 1,8 3,3 5,9 2,4 0,3 -0,4 0,9 0,9 100,0 117,4 115,7 112,1 107,4 105,2 107,5 110,9 111,2 112,7 -0,2 3,1 -4,8 -3,1 -4,2 -2,0 2,1 3,2 0,3 1,3 : : : : : : : : : :  : : : : : : : : : :  : : : : : : : : : :  1,1 0,6 -0,3 -0,3 0,6 1,4 2,6 2,7 1,9 1,6 0,0 0,5 1,3 1,6 1,8 1,7 1,4 1,6 1,4 1,3 6,8 21,4 35,2 39,6 39,5 43,3 46,1 38,0 38,6 36,4 : 1,4 -1,2 1,6 2,9 5,8 6,0 5,2 5,3 6,2 : 15,7 14,5 14,8 14,8 14,4 14,7 14,9 14,7 13,0 : 0,9 1,0 1,1 1,2 1,3 1,3 1,4 1,2 1,1 : : : : : : : : : :  0,5 7,2 10,3 9,8 10,3 9,5 8,7 8,0 0,0 :    PAYS-BAS L'ajustement des structures économiques progresse et la croissance se rapproche à nouveau de la moyenne communautaire La reórientation de la politique économique depuis l'automne 1982 a permis de réduire graduellement un certain nombre de déséquilibres ( dont celui des finances publiques ), de relever le niveau des investissements et de l'emploi et de rapprocher à  nouveau le taux d'expansion du PIB de celui des partenaires communautaires .  Au cours des années 1988 et 1989, l'économie néerlandaise poursuit cet effort de restructuration tout en profitant pleinement du regain de dynamisme de l'économie mondiale en général et du commerce intracommunautaire en particulier . En 1988,  l'accélération de la demande extérieure et la progression rapide des investissements permettent de compenser un ralentissement de la consommation des ménages, dû notamment à une évolution plus modérée du revenu disponible en termes réels . Le taux  d'expansion du PIB qui pourrait dépasser les 2 % en termes réels s'accélérerait légèrement en 1989 .  La réduction du déficit budgétaire de l'État central évolue selon les prévisions du programme gouvernemental . Le solde à financer serait ramené à 6,7 % du RNN ( revenu national net ) en 1988 et à 6,O % en 1989 ( 114 ). En dépit d'un certain dépassement du  niveau de dépenses prévu dans le programme plurianuel, le gouvernement parvient à réduire les taux d'imposition en 1988 et en 1989 grâce à d'importants plus values fiscales . Ainsi, l'objectif formulé dans la déclaration gouvernementale concernant la  charge fiscale et parafiscale pourra probablement être atteint . La réduction du taux de chômage progresse, au contraire, nettement moins vite que prévu et ceci en dépit d'une croissance soutenue de l'emploi .  Les efforts d'assainissement devraient être poursuivis au-delà de 1989 afin de garantir une croissance équilibrée à moyen terme Les efforts visant à assouplir le fonctionnement du marché du travail et à rendre l'appareil productif plus flexible devront être poursuivis au-delà de 1989, afin de faciliter l'adaptation aux nouvelles conditions concurrentielles dans le cadre du  marché unique européen . Ceci suppose, entre autres, une poursuite de la réduction du déficit budgétaire, afin de mettre un terme à l'augmentation du ratio dette publique/PIB, et une harmonisation des taux d'imposition avec ceux des autres pays  communautaires .  Un meilleur contrôle des dépenses budgétaires par la limitation des interventions gouvernementales et de leur coût doivent ouvrir la voie à la réforme fiscale qui, dès 1990, simplifiera considérablement le système d'imposition . Dans l'intervalle, il  faut veiller à ce que les importantes plus-values fiscales enregistrées en ce moment ne donnent pas lieu a un dépassement trop important des crédits prévus dans le programme pluriannuel . À cet égard, la réduction des taux de la TVA, qui vise le maintien  du pouvoir d'achat tout en allant dans le sens de l'harmonisation fiscale prévue dans le cadre de la mise en place du marché intérieur, fin 1992, constitue une mesure positive . Il en est de même de certaines autres mesures, notamment celles qui visent  une diminution des interventions des pouvoirs publics dans le domaine de l'assurance maladie-invalidité et le marché du logement .  Certains succès ont déjà été obtenus en matière de réduction du chômage; la lutte contre le chômage devra être poursuivie principalement par le relèvement du taux d'investissement, le maintien de la modération salariale et des mesures ponctuelles  pouvant accélérer la réinsertion de certaines catégories de chômeurs .  ( 115 ) Respectivement 6,1 et 5,4 % du PIB .    Principaux agrégats économiques 1961-1989 (;) PAYS-BAS ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ($) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB (=) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité (%) 8 . Coûts salariaux unitaires réels (& ) - Indice : 1961 -1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité (Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage (()  13 . Balance courante ()) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ()) 15 . Dette publique ()) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ()) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) (·) 18 . Taux d'intérêt à long terme (§) (;) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission .  1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  ($) À prix constants .  (=) Aux prix courants .  (%) PIB réel par personne occupée .  (& ) Déflateur du PIB .  (() En pourcentage de la population active civile.  ()) En pourcentage du PIB .  (·) M 2 N .  (§) Niveaux .  11,2 9,1 4,5 3,3 5,0 4,1 3,1 0,4 2,4 3,8 4,8 2,0 -1,4 1,4 3,2 2,3 2,4 1,5 2,2 2,3 6,0 6,9 6,0 1,9 1,8 1,7 0,7 -1,0 0,3 1,5 5,3 -1,6 -4,1 2,1 5,4 5,2 7,2 1,6 3,3 2,9 : -1,9 -6,6 -3,4 4,1 -3,5 4,1 2,9 4,9 0,3 : -0,2 -0,1 10,1 9,4 17,4 9,8 0,1 1,4 6,1 25,1 20,8 18,2 18,2 18,6 19,0 19,6 19,8 20,3 20,4 : 3,4 2,9 2,7 2,8 2,6 2,3 2,3 2,2 : 17,3 15,3 15,6 15,8 16,3 17,2 17,4 18,0 18,2 4,9 1,5 -0,9 1,5 1,7 2,5 3,9 2,2 1,9 1,9 0,1 -0,2 -1,0 0,0 -1,2 0,1 0,2 -1,3 -1,9 -0,7 0,2 -0,1 -1,3 0,4 -0,3 0,5 0,2 -1,3 -1,9 -0,8 5,0 7,1 5,3 2,7 2,0 2,5 0,2 -0,4 0,9 1,4 11,4 8,7 5,8 3,2 0,2 1,4 1,6 1,3 1,9 1,0 6,0 1,6 0,5 0,4 -1,7 -1,1 1,4 1,6 1,0 -0,3 5,0 1,7 -0,3 1,3 -1,6 -0,3 0,8 2,3 1,6 -0,4 3,9 1,9 1,1 3,4 3,2 1,0 0,6 0,3 1,3 1,4 100,0 105,4 101,1 99,1 94,5 93,3 93,5 95,4 95,7 94,0 1,0 -0,2 -1,3 -2,0 -4,6 -1,3 0,2 2,0 0,3 -1,8 : : : : : : : : : :  100,0 122,7 113,7 110,7 102,3 99,3 104,4 107,8 105,4 :  2,9 -0,7 2,8 -2,6 -7,6 -3,0 5,2 3,2 -2,2 :  100,0 120,5 114,4 112,8 106,2 103,3 106,1 107,6 105,9 :  2,7 -0,6 4,5 -1,4 -5,8 -2,8 2,7 1,4 -1,6 :  0,9 0,1 -2,5 -1,9 -0,1 1,3 1,8 1,2 0,9 0,9 1,3 5,7 11,8 14,2 14,5 13,3 12,1 11,5 11,3 10,9 0,5 1,0 3,2 3,1 4,2 4,3 2,8 1,7 1,6 1,8 : -2,9 -7,0 -6,3 -6,2 -4,7 -6,0 -5,2 -4,6 : 42,8 55,6 62,0 66,1 69,6 71,1 75,0 79,4 82,2 : 3,3 5,2 5,7 6,0 6,3 6,4 6,4 6,6 6,5 10,3 9,1 7,6 10,4 7,6 11,1 5,1 5,4 : :  5,9 9,7 10,5 8,8 8,6 7,3 6,4 6,4 6,5 :   PORTUGAL Vive amélioration des performances macro-économiques mais assainissement budgétaire insuffisant Après la phase d'ajustement draconien observée de 1982 à 1985 ( durant laquelle la balance extérieure, après avoir accusé un déficit énorme, s'est soldée par un excédent ), l'économie portugaise a connu un rythme de croissance supérieur à celui enregistré  par les autres États membres . Les revenus réels par tête ont recommencé à progresser, grâce en grande partie à l'amélioration substantielle des termes de l'échange découlant de la baisse du prix du pétrole, tandis que les investissements des entreprises  se sont fortement redressés en raison du climat conjuncturel et des perspectives économiques plus favorables résultant de l'adhésion à la Communauté ainsi que d'une politique économique davantage axée sur la stabilité . En outre, le taux de hausse des  prix à la consommation qui en 1984 atteignait encore près de 30 % a été ramené à un seul chiffre . L'assainissement des finances publiques n'a cependant pas été suffisant pur enrayer la progression du ratio dette publique/PIB et la poursuite du  ralentissement de l'inflation visée par les autorités s'est révélée difficile à réaliser .  L'expansion de l'activité ne se ralentirait que légèrement en 1989 : la demande intérieure progresserait à vive allure et s'il faut s'attendre de ce fait à une forte augmentation des importations, la production intérieure continuerait de s'accroître  rapidement . L'amélioration de l'emploi serait tout juste suffisante à absorber le surcroît de population active . Le chômage accuserait une légère régression . La balance extérieure se solderait par un déficit atteignant quelque 1,5 % du PIB .  Tâche impérative : poursuite de l'assainissement budgétaire et désinflation Le taux actuel de hausse des prix à la consommation dépasse nettement la moyenne communautaire et le gouvernement s'est fixé comme priorité absolue le ralentissement marqué de ce rythme pendant les derniers mois de 1988 et 1989 . Cet objectif est d'autant plus important qu'une réduction sensible du différentiel d'inflation est considérée comme la principale  condition à remplir par le Portugal pour parvenir à s'intégrer pleinement à la Communauté et à participer ultérieurement au SME .  Le ralentissement du rythme d'inflation, conformément aux intentions du gouvernement, requiert à l'évidence une décélération des augmentations de salaires par tête qui demeurent trop élevées . Toutefois, un recours plus actif aux politiques budgétaire et  monétaire s'imposerait également pour juguler l'inflation . Une réduction notable du besoin de financement des administrations publiques servirait en fait non seulement à entraver l'augmentation de la dette publique mais également à diminuer le volume de  financement monétaire tout en maintenant les taux d'intérêt réels à un niveau inférieur . Le processus d'assainissement doit également se poursuivre pour permettre d'accroitre les crédits budgétaires d'un montant équivalent à l'augmentation importante  des transferts de fonds structurels de la Communauté au cours des prochaines années . Les ressources financières supplémentaires qui seraient dégagées dans ces conditions ne risqueraient pas de provoquer de nouvelles tensions inflationnistes dans  l'économie .  Néanmoins, l'accélération du processus de rattrapage dépendra également dans une large mesure de la capacité de l'économie portugaise à adapter ses structures et ses institutions aux conditions différentes du marché intérieur . Ce ne sont pas seulement  de nouveaux progrès sur la voie de la privatisation et la mise en oeuvre de la réforme fiscale déjà approuvée qui s'imposeront à cet égard mais également des mesures énergiques pour améliorer la qualité, les qualifications et l'éducation de la  population active, tout en accentuant la flexibilité du marché du travail .    Principaux agrégats économiques 1961-1989 (116 ) PORTUGAL ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ( 117 ) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB ( 118 ) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité ( 119 ) 8 . Coûts salariaux unitaires réels ( 120 ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ( 121 )  13 . Balance courante ( 122 ) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ( 123 ) 15 . Dette publique ( 124 ) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ( 125 ) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) ( 126 ) 18 . Taux d'intérêt à long terme ( 127 ) 1987-1989: Prévisions économiques septembre-october 1988 .  11,1 23,2 23,3 24,4 21,9 25,7 23,0 17,3 15,0 11,8 6,9 3,0 2,4 -0,3 -1,6 3,3 4,3 4,6 4,0 3,6 4,0 19,6 20,4 24,8 23,9 21,7 17,9 12,1 10,5 8,0 7,8 1,4 2,9 -7,5 18,0 -3,0 9,5 19,6 12,8 11,0 : 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 10,5 10,0 10,0 : 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 16,0 30,0 15,5 12,0 24,1 27,2 31,1 29,2 23,9 21,7 21,6 24,3 26,4 28,2 : 1,0 3,4 3,1 2,6 2,5 2,6 2,7 2,7 2,9 : 26,1 27,7 26,1 21,3 19,3 19,0 21,6 23,6 25,2 7,5 2,8 2,7 -7,4 -6,6 0,8 8,4 9,5 6,3 5,5 2,7 1,1 2,3 -9,1 -9,5 -1,9 4,3 6,9 2,9 3,1 2,9 1,4 2,0 -8,6 -8,4 -1,4 4,4 6,9 2,9 3,0 3,4 21,9 20,6 25,3 27,8 19,0 12,0 10,2 9,4 7,0 12,9 24,5 19,8 18,7 18,9 22,4 17,0 13,9 11,0 10,0 8,3 2,2 -0,6 -5,2 -7,0 2,8 4,5 3,3 1,5 2,8 0,7 4,1 -0,5 -4,8 -4,0 0,6 -0,7 1,6 0,5 1,8 7,4 2,7 2,8 -4,4 -0,1 3,6 4,3 1,8 2,3 2,7 100,0 123,9 112,6 112,0 107,7 104,5 99,5 99,3 97,5 96,7 0,3 1,4 -3,2 -0,5 -3,9 -2,9 -4,8 -0,2 -1,8 -0,8 : : : : : : : : : :  100,0 108,3 89,1 83,3 79,3 80,0 80,0 80,0 81,4 :  -0,3 -1,1 -5,5 -6,5 -4,8 0,9 0,0 1,0 0,8 :  100,0 104,9 88,1 83,6 81,7 82,7 80,4 79,5 80,7 :  -0,8 -1,1 +3,6 -5,1 -2,4 1,3 -2,8 -1,0 1,5 :  -0,5 0,4 -0,4 4,3 -1,5 -0,3 0,0 2,7 1,7 0,9 0,0 5,1 5,7 5,6 8,6 8,7 8,7 7,2 6,5 6,4 0,4 -6,8 -13,5 -8,3 -3,0 1,7 3,9 1,8 -0,1 -1,7 : -0,4 -10,4 -9,1 -12,0 -10,1 -7,8 -8,4 -8,1 -7,8 : 10,4 50,0 56,0 61,4 60,7 63,6 67,6 78,5 83,5 : 1,0 5,5 6,4 7,1 7,9 9,3 8,0 8,2 7,9 9,9 21,6 24,6 16,3 24,5 29,8 25,8 16,8 : :  0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 25,4 17,9 15,4 14,0 :   ROYAUME-UNI Persistance d'une croissance vigoureuse s'accompagnant cependant de signes de surchauffe Au Royaume-Uni, l'économie a connu, pour la septième année consécutive, un rythme de croissance supérieur à 3 %. Les résultats obtenus récemment ont dépassé toute attente puisque la progression du PIB en termes réels atteindra probablement près de 4 %  en 1988 . Le chômage, qui s'établit actuellement à un taux proche de 8,5 % , ne cesse de se réduire depuis le milieu de l'année 1986 et les employeurs rencontrent davantage de difficultés pour recruter la main-d'oeuvre souhaitée . Le secteur de la  construction est en plein essor . Quant aux investissements des entreprises, ils se sont fortement redressés, avec un certain retard, sous l'effet de l'accroissement considérable de la rentabilité .  Le rythme de croissance n'en suscite pas moins des craintes de surchauffe . Un degré élevé d'utilisation des capacités a été atteint . Le taux élevé de croissance reflète la conjonction d'un essor de l'investissement et d'une expansion rapide et soutenue  de la consommation privée, alimentée par la forte progression des salaires réels et un accroissement rapide du crédit . Le taux de hausse de l'indice des prix de détail sur douze mois est passé d'une fourchette de 3 à 4 % en 1987 à 6 % dans la dernière  partie de 1988, en partie suite à la hausse des taux hypothécaires . La capacité immédiate de réponse de l'économie ayant été dépassée, le surcroît de demande s'est reporté de plus en plus sur les importations, la croissance des exportations s'est  ralentie cette année et il en est résulté un accroissement rapide du déficit de la balance des paiements courants .  Amélioration de l'offre mais peu de progrès en matière de désinflation Si la croissance au Royaume-Uni a augmenté à un rythme difficilement soutenable l'année dernière, les résultats économiques qui la sous-tendaient pouvaient supporter à maints égards avantageusement la comparaison tant avec ceux obtenus précédemment sur  le plan national qu'avec les performances des autres États membres . La rapidité avec laquelle la productivité dans l'industrie manufacturière a rattrapé son retard pour se hisser aux meilleurs niveaux communautaires ainsi que la capacité de l'économie à  créer des emplois montrent à l'évidence que les mesures d'ajustement structurel au Royaume-Uni ont continué de porter leurs fruits . Depuis 1983, le taux de progression de l'emploi dépasse 1,5 % par an, bien que des disparités appréciables continuent  d'être observées entre les régions . La rentabilité des entreprises n'a cessé de s'améliorer . En outre, grâce à une maîtrise effective des dépenses, les comptes publics sont devenus excédentaires et des progrès importants ont été réalisés sur la voie  d'une réforme fiscale . Il convient de signaler notamment que le barème d'imposition des revenus des particuliers a été très simplifié puisque seuls deux taux d'imposition subsistent . Ces taux ont subi une réduction importante pour s'établir à 25 et 40  %.  En raison d'une expansion rapide de la demande, peu de nouveaux progrès ont récemment été réalisés pour contenir l'inflation . La progression annuelle des salaires moyens accélérée pour atteindre 9 % au milieu de cette année ( phénomène qui s'explique en  partie par le nombre plus important d'heures supplémentaires, les paiements de primes et le rattrapage des salaires dans le secteur public ). Les gains de productivité ont jusqu'à présent compensé les effets de la progression des salaires, notamment dans l'industrie manufacturière . Il n'en demeure pas moins que ces gains, qui dépendent en partie de l'évolution conjoncturelle, iront en diminuant à  mesure que la croissance de la production se ralentira, de sorte que, faute de se ralentir en conséquence, les augmentations de salaires se répercuteront de plus en plus sur les coûts et les prix . La rigidité qui caractérise le processus de formation  des prix, avec tout ce qu'il implique pour l'inflation et la compétitivité, demeure l'un des principaux problèmes auxquels est confrontée l'économie britannique .  Le dosage actuel des politiques sera-t-il suffisant pour exercer des pressions à la baisse sur l'inflation? À moyen terme, certains des déséquilibres de l'économie se corrigeront d'eux-mêmes . La forte reprise des investissements des entreprises implique une augmentation considérable du potentiel d'offre de l'économie . Dès lors que la croissance se ralentira  et que les profits des entreprises augmenteront moins rapidement, ces dernières risqueront d'être moins disposées à accorder des majorations de salaires aussi substantielles . En outre comme le relèvement des taux d'intérêt, de même que l'accalmie sur  les marchés financiers et des biens-immobiliers diminueront la propension à l'endettement, il y a lieu de s'attendre à un redressement de l'épargne des particuliers . Néanmoins, il reste à voir quel effet ces facteurs exerceront sur l'inflation et le  déficit de la balance des paiements courants .  On peut donc se demander quel est le meilleur moyen d'utiliser une marge de manoeuvre qui serait disponible en matière budgétaire . Il convient en particulier de procéder avec prudence à l'application progressive des nouvelles réductions des taux de base  de l'impôt sur le revenu que le gouvernement s'est engagé à opérer . Un excédent substantiel du budget du secteur public pourrait s'imposer pendant plusieurs années pour éviter une expansion trop rapide de la demande et juguler les pressions  inflationnistes . Il y aurait plusieurs manières de mettre à profit une partie d'une marge budgétaire pour améliorer encore le potentiel d'offre tout en influant moins directement sur la consommation privée et les importations . Il serait par exemple  possible de réduire le coût que représente pour les employeurs le recrutement de main-d'oeuvre supplémentaire et augmenter le rendement après impôt de l'investissement .  Bien qu'il y eût un certain resserrement général de la politique monétaire au début de 1988, les taux d'intérêt ont été abaissés du fait des pressions à la hausse, en partie spéculatives, auxquelles la livre a été soumise . Depuis juin, les taux  d'intérêt ont augmenté de 4,5 points de pourcentage au total, signe d'une politique sensiblement plus rigoureuse . Celle-ci permettra de faire échec aux pressions inflationnistes . Les relèvements récents des taux d'intérêt ont été accompagnés d'une  stabilité relative de la livre sterling, obtenue néanmoins à des taux plus élevés qu'au début de l'année comparativement aux autres devises européennes . À moyen terme, une politique budgétaire rigoureuse permettrait que la croissance monétaire puisse  être limitée sans recourir à des taux d'intérêt très élevés, dont le maintien risquerait d'affecter l'investissement . La politique monétaire devrait aussi être compatible avec l'objectif d'une plus grande stabilité du taux de change .    Principaux agrégats économiques 1961-1989 ( 128 ) ROYAUME-UNI (Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ( 129 ) - Total - Construction - Équipement 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB ( 130 ) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité ( 131 ) 8 . Coûts salariaux unitaires réels ( 132 ) - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ( 133 )  13 . Balance courante ( 134 ) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ( 135 ) 15 . Dette publique ( 136 ) 16 . Intérêts payés sur la dette publique ( 137 ) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) ( 138 ) 18 . Taux d'intérêt à long terme ( 139 ) 1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  8,4 16,7 8,7 8,98 6,4 9,9 6,6 9,4 9,7 8,4 3,1 0,7 1,1 3,5 2,0 3,0 2,9 4,3 3,8 2,6 5,1 15,9 7,6 5,2 4,2 6,0 3,5 4,9 5,6 5,7 4,6 -1,8 5,2 5,2 8,2 3,1 0,3 5,5 9,6 6,3 : -3,2 8,3 5,3 7,0 -2,9 4,4 4,2 9,8 5,8 : 0,1 1,5 4,9 9,6 9,9 -3,9 6,9 9,3 6,9 18,5 18,8 16,2 16,2 17,3 17,2 17,2 17,4 18,4 19,1 : 3,4 1,6 2,0 2,1 2,0 1,8 1,5 1,6 1,6 : 15,4 14,6 14,2 15,2 15,3 15,4 15,9 16,8 17,5 3,2 0,1 2,2 4,5 2,7 2,9 3,8 4,3 5,3 3,5 -2,0 -1,9 2,4 2,7 -0,9 0,2 0,0 1,5 3,0 0,9 -1,9 -1,7 2,0 4,1 0,9 0,9 0,0 1,7 3,3 0,8 4,8 15,1 8,6 5,0 4,8 5,2 3,6 3,8 4,4 4,7 8,3 17,1 8,4 8,7 5,3 6,7 7,3 7,0 7,5 7,8 3,3 1,7 -0,2 3,5 0,5 1,4 3,6 3,0 3,0 2,9 3,0 1,0 0,8 3,3 1,1 0,7 3,7 2,0 1,9 2,0 2,9 1,1 2,9 4,8 0,1 2,1 2,5 2,6 1,9 1,6 100,0 103,0 99,0 97,6 98,5 97,1 98,2 97,6 97,6 98,0 0,2 -0,1 -2,1 -1,4 0,9 -1,4 -1,1 -0,6 0,0 0,4 : : : : : : : : : :  100,0 90,3 105,5 97,5 95,0 95,7 90,0 90,5 98,1 :  -1,9 3,8 -6,5 -7,6 -2,6 0,8 -6,0 0,5 8,5 :  100,0 83,7 105,3 99,3 100,7 102,0 89,8 86,6 95,8 :  -2,9 4,3 -3,6 -5,7 1,4 1,3 -12,0 -3,6 10,7 :  0,3 -0,4 -1,8 -1,2 1,9 1,6 0,4 1,7 1,9 1,0 2,1 5,1 10,6 11,6 11,8 12,0 12,0 10,6 8,6 7,2 -0,1 -0,5 1,3 0,8 -0,3 0,5 -0,8 -0,6 -3,1 -3,3 : -3,7 -2,5 -3,3 -3,9 -2,7 -2,4 -1,4 -0,3 -0,1 : 55,8 57,4 57,1 58,4 57,2 56,1 53,2 49,3 46,1 : 4,4 5,0 4,7 4,9 4,9 4,6 4,3 3,9 3,6 9,5 12,1 8,9 10,4 10,0 13,4 18,9 22,5 : :  7,6 13,9 12,7 10,8 10,7 10,6 9,8 9,5 9,5 :  ( 1 ) Prévisions de septembre/octobre 1988, services de la Commission.(2 ) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission.(3 ) PNB aux États-Unis et au Japon.(4 ) Variation en % du PIB.(5 ) Pays participant /ne participant pas  au mécanisme de change . ( 6 ) Pays excédentaires : Belgique, Allemagne, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas; pays déficitaires : France, Italie, Danemark.(7 ) Pays participant/ne participant pas au mécanisme de change.(8 ) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la  Commission . ( 9 ) Grèce, Èspagne, Irlande, Portugal . ( 10 ) La composition de ce groupe est variable et dépend du niveau des PIB par habitant ( SPA ) des années indiquées.(11 ) Budgets économiques septembre/octobre 1988, services de la Commission.(12 ) ]. Ce règlement définit en particulier un nouveau modèle de  «partenariat» entre la Communauté et les États membres pour assurer une contribution effective des fonds à la réalisation des objectifs de cohésion économique et sociale.(13 ) JO no L 185 du 15 . 7 . 1988, p . 9.(14 ) Budgets économiques de septembre/octobre  1988, services de la Commission.(15 ) OCDE, perspectives économiques, juin 1988.(16 ) Budgets économiques de septembre/octobre 1988, services de la Commission.( 17 ) EUR 4 : Grèc ( 18 ) Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Irlande, Luxembourg . ( 19 ) Danemark, France, Italie . ( 20 ) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission.(21 ) À prix constants . ( 22 ) Aux prix courants . ( 23 ) PIB réel par personne occupée . ( 24 ) Déflateur du PIB . ( 25 ) En pourcentage de la population active civile . ( 26 ) En pourcentage du PIB . ( 27 ) M 2 . ( 28 ) Niveaux . ( 29 ) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission.(30 ) À prix constants . ( 31 ) Aux prix courants . ( 32 ) PIB réel par personne occupée . ( 33 ) Déflateur du PIB . ( 34 ) En pourcentage de la population active civile . ( 35 ) En pourcentage du PIB . ( 36 ) M 2 N . ( 37 ) Niveaux . ( 38 ) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission.(39) À prix constants . ( 40 ) Aux prix courants . ( 41 ) PIB réel par personne occupée . ( 42 ) Déflateur du PIB . ( 43 ) En pourcentage de la population active civile . ( 44 ) En pourcentage du PIB . ( 45 ) M 3 . ( 46 ) Niveaux . ( 47 ) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission.(48 ) À prix constants . ( 49 ) Aux prix courants . ( 50 ) PIB réel par personne occupée . ( 51 ) Déflateur du PIB . ( 52 ) En pourcentage de la population active civile . ( 53 ) En pourcentage du PIB . ( 54 ) ALP . ( 55 ) Niveaux . ( 56 ) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission.(57 ) À prix constants . ( 58 ) Aux prix courants . ( 59 ) PIB réel par personne occupée . ( 60 ) Déflateur du PIB . ( 61 ) En pourcentage de la population active civile . ( 62 ) En pourcentage du PIB . ( 63 ) M 3 R . ( 64 ) Nivèaux . ( 65 ) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission.(66 ) À prix constants . ( 67 ) Aux prix courants . ( 68 ) PIB réel par personne occupée . ( 69 ) Déflateur du PIB . ( 70 ) En pourcentage de la population active civile . ( 71 ) En pourcentage du PIB . ( 72 ) M 3 . ( 73 ) Niveaux . ( 74 ) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission.(75 ) À prix constants . ( 76 ) Aux prix courants . ( 77 ) PIB réel par personne occupée . ( 78 ) Déflateur du PIB . ( 79 ) En pourcentage de la population active civile . ( 80 ) En pourcentage du PIB . ( 81 ) M 2 N . ( 82 ) Niveaux . ( 83 ) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission.(84 ) À prix constants . ( 85 ) Aux prix courants . ( 86 ) PIB réel par personne occupée . ( 87 ) Déflateur du PIB . ( 88 ) En pourcentage de la population active civile . ( 89 ) En pourcentage du PIB . ( 90 ) Niveaux . ( 91 ) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission .( 92 ) À prix constants . ( 93 ) Aux prix courants . ( 94 ) PIB réel par personne occupée . ( 95 ) Déflateur du PIB . ( 96 ) En pourcentage de la population active civile . ( 97 ) En pourcentage du PIB . ( 98) L . ( 99 ) Niveaux . ( 100 ) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission.(101 ) À prix constants . ( 102 ) Aux prix courants . ( 103 ) PIB réel par personne occupée . ( 104 ) Déflateur du PIB . ( 105 ) En pourcentage de la population active civile . ( 106 ) En pourcentage du PIB . ( 107 ) M 3 . ( 108 ) Niveaux .  JAHRESWIRTSCHAFTSBERICHT 1988/89 Vorbereitung auf 1992 -STATISTISCHER ANHANG - GRAPHIQUES ( 1 ) ( Page ) A 1 . Les balances courantes et déterminants 58 A 2 . Principaux résultats des enquêtes communautaires auprès des chefs d'entreprise et des consommateurs ( EUR 12 ) 59 A 3 . Croissance réeile du PIB et de la demande interne 60 A 4 . Rentabilité, utilisation des capacités et investissement ( EUR 12 ) 61 A 5. Déflateur de la consommation privée, couts salariaux unitaires et croissance de la masse monétaire par unité produite ( EUR 12 ) 62 A 6 . Masse monétaire et PIB ( EUR 12 ) 63 A 7 . Convergence des taux d'inflation dans la Communauté et dans les pays du SME 64 A 8 . PIB par tête à prix constants en SPA 65 A 9 . PIB réel, intensité du capital et emploi ( EUR 12 ) 66 A 10 . Coûts salariaux unitaires réels, rentabilité, taux dintérêt à long terme et investissement en volume ( EUR 12 ) 67 TABLEAUX ( 2 ) A 11 . Principaux agrégats économiques pour EUR 12 68 A 12 . Convergence des évolutions de prix ( Déflateur de la consommation privée, variation annueile en %) A 13 . Coûts salariaux unitaires nominaux ( variation annuelle en %) 70 A 14 . PIB par habitant aux prix du marché en standards de pouvoir d'achat courants ( EUR 12 = 100 ) 71 A 15 . Rémunération des salariés par tête ( variation annuelle en %) 72 A 16 . Rémunération réelle des salariés par téte ( variation annelle en %) 72 A 17 . Productivité du travail ( PIB à prix constants par personne occupée, variation annuelle en %) 73 A 18. Coûts salariaux unitaires réels ( 1961-1969 = 100 ) 73 A 19 . Formation brute de capital fixe ( en % du  PIB ) 74 A 20 . Investissement en équipement en volume ( variation annuelle en %) 74 A 21. Taux d'intérêt nominaux à court terme 75 A 22 . Taux d'intérêt nominaux à long terme 75 A 23 . Recettes totales des administrations publiques ( en % du PIB ) 76 A 24 . Dépenses totales des administrations publiques ( en % du PIB ) 76 A 25 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques ( en % du PIB ) 77 A 26 . Intérêts payés surla dette publique a ) en % du PIB 77 b ) en % des dépenses totales des administrations publiques 78 A 27 . Dette publique brute dans les pays membres ( en % du PIB ) 78 A 28 . Taux de change effectifs nominavx ( 1980 = 100 ) 79 A 29 . Taux de change effectifs réels ( 1980 = 100 ) 80 ( 3 ) 1988/1989 : Budgets économiques, sep                    TABLEAU A 11 Principaux agrégats économiques pour EUR 12 ( 1961-1989 )(;) ( Variation annuelle en pourcentage sauf indication contraire ) 1961-1973 1974-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989  1 . Produit intérieur brut - Nominal - Réel - Déflateur 2 . Formation brute de capital fixe ($) - Total - Construction (=) - Équipement (=) 3 . Formation brute de capital fixe par rapport au PIB (=) - Total - Public - Autres secteurs 4 . Demande interne stocks inclus ($) - À prix constants - Écart par rapport aux 19 autres pays de l'OCDE - Écart par rapport aux autres États membres 5 . Inflation ( déflateur de la consommation privée ) 6 . Rémunération par salarié - Nominale - Déflatée par le prix de la consommation privée - Déflatée par le prix du PIB 7 . Productivité (%) 8 . Coûts salariaux unitaires réels (() - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 9 . Rentabilité ( Indice : 1961-1973 = 100 ) 10 . Coûts salariaux unitaires relatifs en monnaie commune par rapport aux :  - 19 autres pays de l'OCDE - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage - Autres États membres - Indice : 1961-1973 = 100 - Variation annuelle en pourcentage 11 . Emploi 12 . Chômage ()) 13 . Balance courante (·) 14 . Capacité ou besoin de financement des administrations publiques (·) (§) 15 . Dette publique (·) (§) 16 . Intérêts payés sur la dette publique (·) (§) 17 . Masse monétaire ( fin d'année ) (; 0 ) 18 . Taux d'intérêt à long terme (;;) (;) 1961-1986 : Eurostat et services de la Commission .  1987-1989 : Prévisions économiques septembre-october 1988 .  ($) À prix constants .  (=) Jusqu'en en 1986 : EUR 12 moins l'Espagne et le Portugal .  (%) Aux prix courants .  (& ) PIB réel par personne occupée .  (() Déflateur du PIB .  ()) En pourcentage de la population active civile 1961-1973 : EUR 12 sans la Grèce, l'Espagne et le Portugal .  (·) En pourcentage du PIB .  (§) 1974-1981 : EUR 12 sans la Grèce et le Portugal .  (; 0 ) Masse monétaire au sens large, M 2 ou M 3 selon les pays 1961-1973 : EUR 12 sans l'Espagne et le Portugal .  (;;) Niveaux : 1986 : Moyenne janvier-août .  10,2 14,4 11,2 10,1 9,1 8,7 8,3 6,9 7,4 6,7 4,8 2,0 0,8 1,4 2,4 2,5 2,6 2,9 3,5 2,8 5,1 12,1 10,3 8,5 6,6 6,1 5,5 3,9 3,8 3,7 5,6 -0,3 -2,0 -0,1 1,3 2,1 3,1 4,6 7,1 5,2 : -1,2 -2,4 0,6 1,2 -2,4 2,4 2,2 6,2 3,8 : 1,8 -1,9 0,1 6,6 9,1 3,3 7,2 8,1 6,7 23,3 22,1 20,2 19,7 19,3 19,2 18,9 19,1 19,7 20,1 : 3,3 3,0 2,9 2,8 2,9 2,8 2,7 2,8 2,8 : 18,8 17,3 16,8 16,5 16,3 16,1 16,3 16,9 17,3 4,9 1,6 0,8 1,1 1,9 2,3 3,8 3,8 4,1 3,0 -0,5 -0,7 1,0 -2,0 -3,4 -1,4 -0,1 -0,2 0,0 0,3 4,6 12,3 10,5 8,5 7,1 5,9 3,6 3,3 3,5 3,7 10,0 14,9 11,0 9,7 7,4 6,9 6,1 5,5 5,3 5,2 5,1 2,3 0,4 1,1 0,3 0,9 2,3 2,1 1,8 1,5 4,6 2,4 0,6 1,1 0,8 0,8 0,5 1,6 1,4 1,4 4,5 2,1 1,6 2,0 2,3 1,8 1,8 2,0 2,4 2,0 100,0 104,3 103,1 102,2 100,7 99,7 98,4 98,0 97,2 96,7 0,1 0,4 -1,0 -0,9 -1,4 -1,0 -1,3 -0,3 -0,9 -0,5 100,0 65,7 59,0 61,1 68,2 72,5 77,6 78,7 82,1 83,0 100,0 107,6 98,2 92,8 85,9 85,4 93,8 100,8 98,0 :  1,0 -0,2 -6,1 -5,6 -7,4 -0,6 9,7 7,5 -2,8 :  0,3 -0,1 -0,8 -0,5 0,1 0,6 0,8 0,9 1,1 0,9 2,2 5,1 9,4 10,6 11,4 11,8 11,9 11,6 11,3 10,9 0,4 -0,6 -0,9 -0,1 0,3 0,7 1,3 0,8 0,3 0,1 : -3,7 -5,5 -5,3 -5,3 -5,2 -4,8 -4,2 -3,8 -3,5 : 39,4 47,6 50,8 54,0 56,6 57,8 59,2 60,0 60,7 : 2,8 4,1 4,7 5,0 5,0 4,9 4,8 4,8 11,9 13,4 11,9 10,7 9,9 9,9 10,4 11,0 : :  7,1 11,7 14,3 12,7 11,8 10,9 9,2 9,3 9,3 :   TABLEAU A 12 Convergence des évolutions de prix ( Déflateur de la consommation privée, variation annuelle en %) 1969/1960 1977/1969 1981/1977 1982 1984 1985 1986 1987 1988 ( 4 ) 1989 ( 5 ) B 3,2 7,4 5,6 7,6 5,8 5,2 0,8 1,6 1,3 2,4 DK 5,7 10,0 10,6 10,2 6,5 4,9 3,6 4,1 4,8 3,7 D 2,7 5,5 4,7 4,7 2,4 2,1 -0,2 0,5 1,3 2,5 GR 2,4 10,5 18,5 21,2 18,3 18,7 22,2 15,8 13,3 12,8 E 5,9 13,2 16,6 14,5 11,0 8,3 8,7 5,3 4,7 4,3 F 4,2 8,3 11,5 11,5 7,5 5,7 2,5 3,2 2,7 2,7 IRL 4,5 13,8 15,2 15,3 9,4 4,5 3,6 3,1 2,1 2,8 I 3,7 12,9 16,5 15,9 11,4 9,3 6,1 4,8 4,9 4,6 L 2,3 6,8 6,2 10,8 5,5 5,2 0,6 0,6 1,4 2,2 NL 4,0 8,0 5,5 5,3 2,0 2,5 0,2 -0,4 0,9 1,4 P 2,6 13,1 22,4 20,6 27,8 19,0 12,0 10,2 9,4 7,0 RUK 3,7 12,4 12,6 8,6 4,8 5,2 3,6 3,8 4,4 4,7 Moyenne pondérée EUR 12 3,7 9,9 11,4 10,5 7,1 5,9 3,6 3,3 3,5 3,7 SME 3,6 8,6 10,0 9,9 6,5 5,2 2,4 2,5 2,7 3,1 Indice de dispersion calculé par rapport à la moyenne ( 6 ) EUR 12 0,9 2,5 4,8 4,4 4,9 3,6 4,1 3,0 2,7 1,9 SME 0,8 2,2 4,0 3,3 2,4 1,4 1,8 1,6 1,4 0,8 Indice de dispersion calculé par rapport au taux le plus bas ( 7 ) EUR 12 1,4 4,7 7,5 7,5 7,4 5,5 5,5 4,8 3,4 2,9 SME 1,5 3,6 4,8 5,5 4,3 2,8 2,4 2,6 1,5 1,4 ( 8 ) Budgets économiques septembre-octobre 1988 .  ( 9) L'indice de dispersion est une moyenne arithmétique non-pondérée des écarts absolus enregistrés pour chaque pays par rapport à la valeur de référence ( par exemple moyenne pondére  TABLEAU A 13 Coûts salariaux unitaires nominaux ( variation annuelle en %) 1969/1960 1977/1969 1981/1977 1982 1984 1985 1986 1987 1988 ( 10 ) 1989 ( 11 ) B 3,4 9,5 5,0 4,8 3,9 4,1 2,5 1,7 0,5 2,3 DK 6,7 10,2 8,6 9,1 3,4 3,3 3,6 10,6 4,1 1,0 D 3,3 6,8 4,3 3,1 0,7 1,6 2,3 1,7 0,3 0,7 GR 0,8 11,3 19,6 26,3 19,4 20,2 14,2 12,8 15,0 12,5 E 7,1 14,0 15,7 11,3 5,5 6,1 6,8 5,2 4,4 4,1 F 4,2 9,6 11,2 11,4 6,1 4,5 2,1 1,0 1,3 1,4 IRL 4,6 13,6 15,3 11,8 6,2 2,9 5,0 0,9 0,6 1,1 I 3,7 14,8 16,8 16,5 8,5 8,7 5,7 5,4 3,5 4,7 L 2,4 11,2 5,8 5,1 1,2 1,4 4,7 4,3 2,5 4,1 NL 6,4 8,9 4,5 4,6 -2,9 0,4 1,0 1,0 0,6 -0,3 P 2,2 17,4 16,7 16,5 19,0 18,1 12,2 11,9 8,6 7,1 RU 3,7 13,1 14,3 5,3 5,2 4,5 4,7 4,2 5,6 6,1 Moyenne pondérée EUR 12 3,9 11,1 11,3 9,2 5,1 5,0 4,2 3,5 2,9 3,2 SME 3,9 10,0 9,7 9,3 4,2 4,3 3,1 2,6 1,5 1,9 Indice de dispersion calculé par rapport à la moyenne ( 12 ) EUR 12 1,4 2,4 4,9 5,2 4,5 4,2 2,8 3,4 3,0 2,7 SME 1,1 1,9 4,3 4,0 2,9 1,4 2,4 1,2 1,4 Indice de dispersion calculé par rapport au taux le plus bas ( 13 ) EUR 12 1,9 4,9 7,2 7,4 9,3 5,9 4,4 4,2 3,6 4,0 SME 1,9 3,8 4,6 5,2 6,3 3,0 2,4 2,3 1,4 2,2 Source : Eurostat et  TABLEAU A 14 PIB par habitant aux prix du marché en standards de pouvoir d'achat courants ( EUR 12 = 100 ) B DK D GR E F IRL I L NL P RU EUR 4 ( 14 ) EUR 8 ( 15 ) EUR 12 MPEA ( 16 ) Ratio ( 17 ) 1960 95,6 119,6 117,9 38,7 59,1 101,6 61,9 91,3 137,0 118,6 38,4 128,3 52,4 110,4 100,0 20,4 41,5 1961 95,5 120,9 116,4 40,8 62,6 101,4 62,3 93,8 134,7 115,3 38,7 125,7 55,0 109,8 100,0 18,6 45,4 1962 96,4 122,3 116,3 39,7 65,4 102,5 62,0 95,4 130,1 114,0 39,9 121,5 56,7 109,4 100,0 17,2 47,7 1963 96,4 117,8 114,2 42,0 68,1 102,4 62,3 96,6 128,6 112,5 40,5 121,4 58,9 108,9 100,0 16,0 50,0 1964 97,5 121,9 115,0 43,3 68,3 103,0 61,6 93,9 130,8 114,6 41,0 121,0 59,3 108,8 100,0 16,7 50,2 1965 96,8 122,3 116,1 45,5 69,5 103,4 60,5 93,0 127,5 115,1 42,6 119,0 60,7 108,5 100,0 16,6 51,5 1966 96,2 120,8 114,8 46,5 71,3 104,6 59,1 94,9 124,1 113,2 43,1 116,9 62,0 108,2 100,0 15,5 53,4 1967 96,6 120,3 111,2 47,1 71,4 105,6 60,1 98,1 120,5 114,5 45,1 116,2 62,6 108,1 100,0 14,4 53,8 1968 95,8 118,8 111,7 47,9 72,0 104,4 61,8 99,2 119,6 115,2 46,8 115,0 63,5 108,0 100,0 13,6 55,0 1969 97,0 119,7 113,1 49,9 73,9 105,5 62,1 99,6 124,5 115,3 45,6 110,3 64,9 107,6 100,0 12,8 56,9 1970 99,0 116,5 113,3 51,7 73,3 106,3 61,2 100,3 123,1 115,8 48,1 108,2 65,2 107,6 100,0 12,4 57,2 1971 99,5 115,7 112,4 53,7 73,9 108,1 61,1 98,9 122,0 116,1 50,3 107,7 66,3 107,3 100,0 12,3 58,5 1972 100,6 116,7 112,2 55,9 76,2 109,4 61,7 97,8 123,8 114,4 52,4 105,7 68,5 106,8 100,0 11,9 60,7 1973 100,6 113,8 110,7 56,6 77,1 108,2 60,2 98,4 125,9 112,5 55,2 107,5 69,5 106,6 100,0 11,3 62,5 1974 102,9 110,7 109,2 53,6 79,1 109,4 60,9 100,4 127,7 114,4 54,3 105,0 70,2 106,5 100,0 10,5 63,5 1975 102,6 111,2 109,5 57,1 79,9 110,8 63,0 97,6 120,1 115,0 51,2 105,9 70,9 106,5 100,0 11,3 63,5 1976 103,4 113,0 110,9 57,3 77,9 111,0 60,1 98,3 117,1 114,7 51,1 105,1 69,4 106,9 100,0 11,6 62,1 1977 101,8 112,2 112,2 57,2 77,9 111,6 62,9 97,8 116,7 114,3 52,3 104,1 69,8 106,9 100,0 11,8 62,0 1978 101,8 110,6 112,5 58,7 76,4 111,9 64,9 97,5 117,9 113,4 52,3 105,1 69,2 107,1 100,0 12,3 61,6 1979 101,0 111,1 113,9 58,5 73,8 111,8 64,0 99,1 117,4 112,1 53,5 104,2 67,6 107,5 100,0 12,4 59,9 1980 104,3 109,4 114,0 58,4 73,7 112,0 64,7 101,9 117,2 111,2 54,9 100,9 67,8 107,5 100,0 12,1 60,0 1981 103,0 108,7 114,2 58,0 72,9 112,9 66,2 103,1 116,9 109,8 55,3 99,8 67,4 107,6 100,0 12,3 59,5 1982 104,0 111,5 113,0 57,6 73,0 114,6 66,6 102,6 118,0 107,2 55,9 100,5 67,5 107,6 100,0 12,3 59,4 1983 102,9 113,0 113,7 56,8 73,0 113,4 64,9 101,5 120,0 107,0 54,7 102,7 67,1 107,8 100,0 12,9 59,1 1984 102,8 114,4 114,8 56,8 72,4 112,1 65,1 102,5 125,0 107,6 52,2 102,3 66,3 108,0 100,0 12,8 58,4 1985 101,9 116,5 114,9 57,0 72,1 111,0 64,2 102,7 126,5 107,2 52,4 103,5 66,1 108,0 100,0 12,9 58,4 1986 101,8 117,6 115,1 56,2 72,5 110,3 62,6 102,9 126,6 106,6 53,0 103,8 66,2 108,0 100,0 12,9 58,6 1987 100,8 112,7 114,1 53,8 73,9 108,9 62,9 103,4 125,6 105,4 53,5 106,2 66,8 107,9 100,0 12,6 59,8 1988 ( 18 ) 99,9 109,1 113,8 52,8 74,6 108,4 62,4 103,2 124,6 103,6 54,8 107,5 67,3 107,8 100,0 12,3 60,5 1989 ( 19 ) 100,3 107,1 113,5 51,1 75,6 108,4 63,1 102,7 124,9 102,6 55,5 108,2 67,8 107,7 100,0 12,2 61,1  TABLEAU A 15 Rémunération des salariés par tête ( variation annuelle en %) Périodes Variation par rapport à l'année précédente 1973/1960 1979/1973 1984/1979 1989/1984 1985 1986 1987 1988  B 8,9 11,9 7,2 3,6 4,8 3,8 3,3 2,2 3,8 DK 10,7 12,0 8,9 4,9 4,5 4,7 8,2 4,5 2,5 D 9,2 7,4 4,7 3,1 3,0 3,9 2,9 3,0 2,5 GR 10,2 22,0 21,8 16,3 22,6 15,7 12,5 17,0 14,0 E 14,6 22,9 14,0 7,7 10,1 8,3 7,5 6,5 6,1 F 9,9 14,7 12,5 4,3 6,6 4,0 3,3 3,8 3,8 IRL 11,3 19,2 15,4 4,8 6,4 5,1 5,1 3,5 3,9 I 11,6 19,9 17,7 8,2 10,2 7,7 8,7 7,0 7,5 L 7,4 11,3 7,7 4,2 3,8 5,0 3,9 3,4 5,0 NL 11,4 10,2 3,6 1,4 1,4 1,6 1,3 1,9 1,0 P 12,0 25,8 19,8 14,8 22,4 17,0 13,9 11,0 10,0 RU 8,3 17,2 11,1 7,3 6,7 7,3 7,0 7,5 7,8 EUR 12 10,0 15,1 11,2 5,8 6,9 6,1 5,5 5,3 5,2 États-Unis 5,7 8,2 7,2 4,4 4,3 3,7 4,1 5,3 4,8 Japon 14,0 12,6 4,8 3,9 3,4 3,7 3,1 4,4 4,7 Source : services de la Commission . TABLEAU A 16 Rémunération réelle des salariés par tête (;) ( variation annuelle en %) Périodes Variation par rapport à l'année précédente 1973/1960 1979/1973 1984/1979 1989/1984 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B 4,6 3,6 1,8 0,5 -0,7 0,2 1,6 0,6 0,9 DK 3,4 1,6 0,4 0,3 -0,7 -0,2 3,0 0,1 -0,5 D 4,6 2,5 1,0 0,8 0,8 0,8 0,9 1,2 0,2 GR 5,5 5,6 1,2 0,5 4,1 -2,8 -1,6 2,4 0,9 E 7,1 3,9 1,3 0,7 1,3 -2,3 1,7 1,2 1,7 F 4,8 3,8 1,9 0,6 0,8 -0,7 0,7 1,0 1,3 IRL 3,9 4,2 2,1 1,0 1,3 -0,5 2,6 1,1 0,8 I 5,9 2,4 1,3 1,9 1,3 -0,3 3,1 2,2 3,2 L 2,9 4,5 0,2 1,8 0,3 2,4 2,8 1,2 2,2 NL 5,0 2,6 -0,5 0,8 -0,3 0,8 2,3 1,6 -0,4 P 7,7 5,1 -1,4 0,7 0,6 -0,7 1,6 0,5 1,8 RU 3,0 1,0 1,5 2,0 0,7 3,7 2,0 1,9 2,0 EUR 12 4,6 2,6 1,3 1,2 0,8 0,5 1,6 1,4 1,4 États-Unis 2,0 0,2 1,1 1,0 1,1 1,0 0,7 1,9 0,2 Japon 7,6 4,2 2,6 2,5 1,9 1,9 2,9 3,5 2,3 (;) Dans l'optique des coûts réels : rémunération des salariés par salarié, déflatée par le déflateur du PIB .  ($) Budgets économiques septembre-octobre 1988 .  Source : services de la   TABLEAU A 17 Productivité du travail ( PIB à prix constants par personne occupée, variation annuelle en %) Périodes Variation par rapport à l'année précédente 1973/1960 1979/1973 1984/1979 1989/1984 1985 1986 1987 1988 ( 20 ) 1989 ( 21 ) B 4,3 2,1 2,2 1,3 0,6 1,3 1,6 1,7 1,4 DK 3,2 1,3 1,4 0,4 1,2 1,0 -2,2 0,3 1,5 D 4,1 2,9 1,6 1,7 1,4 1,6 1,2 2,7 1,7 GR 8,2 3,0 -0,3 1,2 1,9 1,3 -0,3 1,7 1,3 E 6,5 3,2 3,1 2,2 3,7 1,4 2,2 2,1 1,8 F 4,9 2,7 1,8 2,2 2,1 1,8 2,2 2,5 2,3 IRL 4,3 3,4 3,0 2,6 3,3 0,1 4,2 2,9 2,8 I 5,7 1,8 1,3 2,5 1,3 1,9 3,2 3,4 2,6 L 3,1 0,8 2,2 0,8 2,4 0,3 -0,4 0,9 0,9 NL 3,9 2,4 1,7 0,9 1,0 0,6 0,3 1,3 1,4 P 7,4 3,1 0,2 2,9 3,6 4,3 1,8 2,3 2,7 RU 2,9 1,3 1,7 2,1 2,1 2,5 2,6 1,9 1,6 EUR 12 4,5 2,3 1,7 2,0 1,8 1,8 2,0 2,4 2,0 États-Unis 2,0 0,1 1,3 1,0 0,7 1,2 0,6 1,8 0,9 Japon 8,2 3,0 2,9 3,1 3,8 1,6 3,2 4,0 3,0 Source : services de la Commission .  TABLEAU A 18 Coûts salariaux unitaires réels (;) ( 1961-1969 = 100 ) 1961-1969 1975 1979 1981 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B 100,0 110,4 112,7 115,4 109,0 107,8 107,9 106,7 106,2 DK 100,0 104,6 100,2 100,6 93,6 92,5 97,4 97,2 95,3 D 100,0 107,0 102,5 104,5 98,8 98,0 97,7 96,3 94,8 GR 100,0 87,2 96,7 101,0 106,0 101,7 100,4 101,0 100,6 E 100,0 105,5 106,7 105,6 95,5 92,0 91,5 90,8 90,7 F 100,0 105,6 105,4 108,3 104,6 102,1 100,6 99,1 98,2 IRL 100,0 104,3 100,5 100,3 94,3 93,7 92,3 90,7 88,9 I 100,0 111,7 107,5 108,2 107,4 105,1 105,0 103,8 104,5 L 100,0 119,7 117,0 120,5 104,3 106,5 109,9 110,3 111,8 NL 100,0 110,5 107,3 104,1 94,7 95,0 96,9 97,2 95,5 P 100,0 143,3 119,9 119,7 107,6 102,4 102,2 100,4 99,6 RU 100,0 110,2 100,1 101,3 97,4 98,5 97,9 97,8 98,2 EUR 12 100,0 107,3 103,1 104,4 99,9 98,6 98,2 97,3 96,8 États-Unis 100,0 101,7 102,5 102,2 101,8 101,7 101,8 102,0 101,3 Japon 100,0 110,6 107,5 106,5 103,8 104,1 103,8 103,3 102,5 (;) Rémunération des salariés par salarié, déflatée par le déflateur du PIB et divisée par le PIB réel par personne occupée .  ($) Budgets économiques septembre -octobre 1988 . Source : Eurostat et services de la Commission .   TABLEAU A 19 Formation brute de capital fixe ( en % du PIB ) Périodes 1960-1973 1974-1979 1980-1984 1985-1989 1979 1986 1987 1988 ( 22 ) 1989 ( 23 ) B 21,6 21,9 17,7 16,8 20,7 16,1 16,6 17,6 17,8 DK 23,8 22,1 16,7 18,5 20,9 20,4 18,5 17,7 17,3 D 24,9 20,8 21,1 19,6 21,8 19,5 19,3 19,8 20,0 GR 22,4 22,8 21,0 18,5 25,8 18,5 17,6 18,2 19,2 E 24,0 24,6 20,9 20,4 21,6 18,7 20,1 21,5 22,7 F 23,5 23,4 21,0 19,0 19,8 21,0 19,6 19,8 20,3 20,4 P 24,0 26,3 28,7 24,4 26,6 21,6 24,3 26,4 28,2 RU 18,3 19,3 16,8 17,9 18,8 17,2 17,4 18,4 19,1 EUR 12 23,2 22,2 20,5 19,4 21,7 18,9 19,1 19,7 20,1 Étaent en équipement en volume ( variation annuelle en %) 1973/1970 1979/1973 1984/1979 1989/1984 1985 1986 1987 1988 ( 24 ) 1989 ( 25 ) B 3,2 1,2 5,0 6,1 -0,7 10,8 7,9 7,6 5,0 DK 3,7 2,7 1,5 1,9 15,4 14,8 -18,0 13,8 6,8 -0,4 4,0 4,9 0,3 3,6 6,0 5,4 I 5,9 0,6 3,6 8,2 11,4 5,0 11,5 8,0 5,5 L 5,4 -1,4 -0,2 4,2 4,0 7,9 3,9 -1,4 1,5 NL 2,2 2,0 0,4 6,8 17,4 9,8 0,1 1,4 6,1 P - - - 14,2 -0,5 16,0 30,0 15,5 12,0 RU 3,5 2,6 -0,2 5,7 9,9 -3,9 6,9 9,3 6,9 EUR 12 5,4 ( 26 ) 1,7 ( 27 ) 0,8 ( 28 ) 6,9 9,1 3,3 7,2 8,1 6,7  TABLEAU A 21 Taux d'intérêt nominaux à court terme  1961-1969 1970-1977 1978-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988  B 4,9 7,4 12,0 14,1 10,5 11,5 9,5 8,1 7,0 6,4 DK 6,6 9,1 14,9 16,4 12,0 11,5 10,0 9,1 9,9 8,6 D 4,5 7,2 8,1 8,8 5,8 6,0 5,4 4,6 4,0 3,9 GR - - 4,2 18,9 16,6 15,7 17,0 19,8 15,6 16,5 E- 1,9 16,5 16,3 20,1 14,9 12,2 11,7 15,8 11,2 F 5,0 8,4 11,2 14,6 12,5 11,7 9,9 7,7 8,3 7,8 IRL - 8,9 14,7 17,5 14,0 13,2 12,0 12,4 11,0 8,2 I 3,5 9,8 14,9 19,9 18,3 17,3 15,0 12,8 11,4 11,1 NL 3,6 6,1 9,7 8,2 5,7 6,1 6,3 5,7 5,4 4,5 P 1,4 6,1 16,0 16,8 20,9 22,5 21,0 15,6 13,9 13,1 RU 6,1 9,6 13,6 12,2 10,1 10,0 12,2 10,9 9,7 9,3 EUR 12 4,8 8,5 12,2 13,8 12,1 11,3 10,6 9,1 8,9 8,2 États-Unis 4,1 5,7 10,8 10,6 8,7 9,5 7,5 6,0 5,9 6,3 Japon - 7,3 7,3 6,8 6,5 6,3 6,5 5,0 3,9 3,8 Source : services de la Commission . TABLEAU A 22 Taux d'intérêt nominaux à long terme (;) 1961-1969 1970-1977 1978-1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 ($) B 6,1 8,1 11,0 13,4 11,8 12,0 10,6 7,9 7,8 7,8 DK 7,9 13,2 17,9 20,5 14,4 14,0 11,6 10,5 11,9 10,8 D 6,6 8,3 8,0 9,0 7,9 7,8 6,9 5,9 5,8 6,0 GR : 6,1 14,0 15,4 18,2 18,5 15,8 15,8 17,2 17,8 E : : 11,3 16,0 16,9 16,5 13,4 11,4 12,8 11,6 F 6,2 9,6 12,6 15,6 13,6 12,5 10,9 8,4 9,4 9,2 IRL : 10,6 15,1 17,0 13,9 14,6 12,7 11,1 11,3 9,9 I 6,5 10,2 16,1 20,9 18,0 15,0 14,3 11,7 11,3 12,1 NL 5,3 8,3 10,1 10,5 8,8 8,6 7,3 6,4 6,4 6,3 P : : : : : : 25,4 17,9 15,4 14,3 RU 6,7 11,8 13,6 12,7 10,8 10,7 10,6 9,8 9,5 9,3 EUR 12 6,5 9,8 12,4 14,3 12,7 11,8 10,9 9,2 9,3 9,4 États-Unis 4,6 6,5 10,1 12,2 10,8 12,0 10,8 8,1 8,9 Japon : 5,8 8,0 8,3 7,8 7,3 6,5 5,2 5,0 4,6 (;) Rendement des obligations du secteur public .  ($) Moyenne janvier-août .  Source: services de la Commission .   TABLEAU A 23 Recettes totales des administrations publiques ( 29 ) en % du PIB ) 1973 1981 1983 1985 1986 1987 1988 ( 30 ) 1989 ( 31 ) B 38,2 45,0 46,1 47,3 46,0 46,2 45,5 45,1 DK 47,3 52,9 54,4 56,9 58,9 59,9 60,8 61,1 D 42,9 45,6 45,8 46,4 45,6 45,1 44,5 45,2 GR 25,1 28,9 33,2 34,5 35,3 37,6 36,3 36,5 E 23,8 31,7 34,0 35,1 36,5 37,9 38,6 39,0 F 39,4 46,7 48,2 49,3 48,8 49,3 48,9 48,6 IRL 32,2 38,4 42,0 41,9 42,1 42,3 42,1 40,0 I 26,7 34,1 37,9 38,1 39,0 39,6 40,5 40,7 L 39,3 55,0 57,2 55,6 55,7 56,0 55,9 56,2 NL 46,4 53,8 55,7 54,9 53,6 54,6 54,5 52,9 P : 32,3 37,0 33,4 37,5 35,0 35,1 35,0 RU 35,4 41,7 41,5 41,6 40,6 39,8 39,5 38,8 EUR 12 35,9 ( 32 ) 41,8 43,3 43,8 43,6 43,7 43,6 43,6 ( 33 ) Définition SEC des administrations publiques, qui inclut la sécurité sociale .  ( 34 ) Budgets économiques septembre-octobre 1988 .  ( 35 ) EUR 12 sans le Portugal. TABLEAU A 24 Dépenses totales des administrations publiques (;) ( en % du PIB ) 1973 1981 1983 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B 41,5 57,8 57,2 55,6 54,8 53,4 52,7 51,6 DK 42,1 59,8 61,6 58,9 55,8 57,8 59,9 59,8 D 41,7 49,2 48,4 47,5 46,9 46,9 46,7 46,5 GR : 39,9 41,5 48,1 46,1 47,1 48,4 49,8 E 22,7 35,6 38,8 42,1 42,2 41,5 41,6 41,9 F 38,5 48,6 51,4 52,1 51,7 51,8 50,8 50,4 IRL 36,8 51,8 53,7 53,0 53,0 51,4 48,8 46,2 I 32,8 45,4 48,5 50,6 50,5 50,1 50,4 50,7 L 36,1 58,5 55,6 49,8 49,7 50,8 50,6 50,1 NL 45,7 59,2 62,0 59,6 59,6 60,8 59,6 57,4 P : 41,5 46,1 43,5 45,3 43,4 43,3 42,7 UK 38,1 44,3 44,9 44,3 43,0 41,3 39,8 39,0 EUR 12 37,2 (=) 47,1 48,6 49,0 48,4 47,9 47,4 47,1 (;) Définition SEC des administrations publiques, qui inclut la sécurité sociale .  ($) Budgets économiques septembre-octobre 1988 .  (=) EUR 12 sans le Portugal .  Source : services de la Commission .   TABLEAU A 25 Capacité (+) ou besoin (-) ( 36 ) de financement des administrations publiques ( en % du PIB ) 1973 1981 1983 1985 1986 1987 1988 ( 37 ) 1989 ( 38 ) B -3,3 -12,7 -11,2 -8,3 -8,9 -7,2 -7,1 -6,5 DK 5,2 -6,9 -7,2 -2,0 3,1 2,1 0,9 1,4 D 1,2 -3,7 -2,5 -1,1 -1,3 -1,8 -2,3 -1,3 GR : -11,0 -8,3 -13,6 -10,8 -9,5 -12,1 -13,3 E 1,1 -3,9 -4,8 -7,0 -5,7 -3,6 -3,0 -2,9 F 0,9 -1,9 -3,2 -2,8 -2,9 -2,5 -1,9 -1,8 IRL -4,6 -13,4 -11,6 -11,1 -11,0 -9,1 -6,5 -6,1 I -6,1 -11,3 -10,6 -12,5 -11,4 -10,5 -10,0 -10,0 L 3,3 -3,6 1,6 5,8 6,0 5,2 5,3 6,1 NL 0,8 -5,4 -6,3 -4,7 -6,0 -6,3 -5,2 -4,6 P : -9,2 -9,1 -10,1 -7,8 -8,4 -8,1 -7,8 RU -2,7 -2,6 -3,3 -2,7 -2,4 -1,4 -0,3 -0,1 EUR 12 -1,1 ( 39 ) -5,3 -5,3 -5,2 -4,8 -4,2 -3,8 -3,5   TABLEAU A 26 a ) Intérêts payés sur la dette publique ( en % du PIB ) 1973 1981 1983 1985 1986 1987 1988 (;) 1989 (;) B 3,3 7,9 9,4 10,5 11,0 10,6 10,5 10,8 DK 1,3 5,3 8,1 9,8 8,8 8,3 7,9 7,4 D 1,1 2,3 3,0 3,0 3,0 2,9 2,8 2,7 GR 1,0 3,2 3,7 5,4 5,7 7,3 8,1 9,3 E 0,6 0,8 1,3 3,2 3,9 3,6 3,5 3,3 F 0,8 2,0 2,6 2,9 2,9 2,8 2,9 2,9 IRL 3,6 7,4 9,3 10,4 9,8 9,9 9,7 9,4 I 2,2 6,1 7,5 8,0 8,5 8,2 8,4 8,9 L 0,9 0,9 1,1 1,3 1,3 1,4 1,2 1,1 NL 2,8 4,4 5,7 6,3 6,4 6,4 6,6 6,5 P : 5,1 6,4 7,9 9,3 8,0 8,2 7,9 RU 3,6 5,0 4,7 4,9 4,6 4,3 3,9 3,6 EUR 12 1,9 ($) 3,7 4,4 5,0 5,1 4,9 4,8 4,8 (;) Budgets économiques septembre-octobre 1988 .  ($) EUR 12 sans la Portugal .  Source : services  TABLEAU A 26 b ) Intérêts payés sur la dette publique ( en % des dépenses totales des administrations publiques ) 1973 1981 1983 1985 1986 1987 1988 ( 40 ) 1989 ( 41 ) B 8,0 13,7 16,4 18,9 20,1 19,9 20,0 20,9 DK 3,0 8,8 13,1 16,6 15,8 14,4 13,3 12,5 D 2,7 4,7 6,2 6,4 6,3 6,2 6,0 5,9 GR : 8,0 8,9 11,1 12,4 15,5 16,7 18,7 E 2,7 2,2 3,4 7,7 9,2 8,6 8,4 7,9 F 2,2 4,1 5,0 5,5 5,6 5,4 5,6 5,7 IRL 9,7 14,3 17,3 19,5 18,5 19,2 20,0 20,4 I 6,7 13,5 15,4 15,9 16,8 16,3 16,6 17,5 L 2,6 1,5 1,9 2,6 2,6 2,7 2,4 2,1 NL 6,0 7,5 9,2 10,5 10,8 10,4 11,0 11,3 P : 12,3 13,9 18,1 20,5 18,4 18,9 18,6 RU 9,5 11,3 10,4 11,1 10,6 10,3 9,7 9,1 EUR 12 5,1 ( 42 ) 7,9 9,1 10,2 10,4 10,2 10,2 10,3 Source : services de la Commission .  TABLEAU A 27 Dette publique brute dans les pays membres (;) en % du PIB 1973 1981 1983 1985 1986 1987 1988 ($) 1989 ($) B 63,2 87,7 105,0 117,2 120,1 125,0 127,4 129,8 DK 5,0 43,7 62,6 65,3 59,8 58,4 57,8 56,4 D 18,6 36,3 40,9 42,5 42,7 43,9 45,0 45,3 GR 19,5 34,3 44,3 62,6 64,6 66,7 69,4 73,9 E 12,8 22,7 34,5 46,4 47,4 48,1 48,0 48,7 F 22,7 23,9 29,5 33,8 35,1 36,7 37,2 37,8 IRL 54,7 81,7 97,3 105,0 116,5 119,8 123,3 124,9 I 54,2 60,5 71,9 83,7 87,9 92,6 96,6 101,4 L 20,4 14,4 14,8 14,4 14,7 14,9 14,7 13,0 NL 43,4 50,4 62,0 69,6 71,1 75,0 79,4 82,2 P : 46,4 56,0 60,7 63,6 67,6 78,8 83,5 RU 63,2 50,7 57,1 57,2 56,1 53,2 49,3 46,1 EUR 12 36,9 (=) 42,6 50,8 56,6 57,8 59,2 60,0 60,7 (;) Administrations publiques; pour la Belgique et les Pays-Bas : sans la sécurité sociale, pour la Grèce et l'Irlande : gouvernement central seulement .  ($) Budgets économiques septembre-octobre 1988 .  (=) À l'exclusion du Portugal .  Source : services de la Commission .   TABLEAU A 28 Taux de change effectifs nominaux ( 1980 = 100 ) ( 43 ) B/L DK D GR E F IRL I NL P RU EUR 12 États-Unis Japon 1960 82,6 104,1 52,8 192,6 150,4 117,1 149,7 196,9 74,8 214,5 158,6 98,4 125,0 71,8 1961 81,7 103,1 54,7 191,1 149,6 116,1 149,4 195,2 77,1 213,4 157,8 99,9 125,3 71,4 1962 81,7 103,1 54,9 190,9 150,0 116,1 149,8 195,0 77,6 213,8 158,3 100,5 126,3 71,5 1963 81,5 103,2 55,2 191,0 150,1 116,2 149,7 194,8 77,7 213,4 158,0 100,6 126,6 71,5 1964 81,7 103,0 55,3 191,0 150,1 116,2 149,5 193,9 77,5 212,9 157,5 100,5 126,7 71,4 1965 82,0 103,1 55,1 191,2 150,2 116,2 149,6 193,9 77,7 213,1 157,8 100,4 126,7 71,5 1966 81,9 103,3 55,1 191,4 150,2 116,1 149,6 194,3 77,4 213,3 157,8 100,3 126,8 71,4 1967 82,1 102,6 55,4 191,8 147,9 116,2 148,6 194,8 77,9 214,1 155,3 100,1 127,2 71,6 1968 82,9 99,0 56,4 195,1 132,2 117,9 139,5 198,7 79,1 222,8 137,1 96,5 130,0 73,1 1969 83,1 98,6 57,9 195,4 132,3 112,1 139,6 198,3 79,2 224,6 137,2 96,2 130,2 73,7 1970 83,2 97,8 62,8 192,6 131,8 103,1 139,4 196,1 78,0 223,4 136,7 97,5 128,5 73,3 1971 83,1 96,9 64,7 188,2 130,2 100,8 139,5 194,3 78,7 222,0 136,7 98,3 125,1 74,5 1972 85,5 97,6 66,4 176,2 132,6 103,2 136,7 193,0 79,8 219,6 131,8 100,3 116,7 82,8 1973 86,7 103,6 73,4 162,2 134,7 106,7 127,3 173,3 82,4 223,5 118,0 103,0 107,4 87,4 1974 87,9 104,0 77,4 162,6 138,7 99,5 124,1 156,4 86,7 220,5 113,9 101,1 109,6 81,6 1975 89,2 107,6 78,6 146,7 135,2 109,3 117,0 149,9 88,8 213,9 104,8 102,5 108,7 79,3 1976 91,3 110,0 83,1 138,7 124,2 105,2 105,1 124,3 91,2 195,4 89,7 92,8 114,4 83,3 1977 96,5 109,4 89,7 134,7 108,7 100,2 101,5 114,4 96,0 153,1 85,5 91,9 113,6 92,4 1978 99,3 109,4 95,0 122,4 98,3 98,9 102,0 107,3 98,3 121,9 85,7 92,4 103,1 112,5 1979 100,5 108,5 99,6 115,5 107,4 99,6 102,2 103,7 99,8 103,3 90,9 98,4 100,2 104,2 1980 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1981 94,2 92,5 94,4 89,8 90,4 91,2 91,3 87,6 95,7 96,2 100,2 83,9 112,8 113,6 1982 85,5 88,4 99,1 82,7 84,9 83,6 90,3 81,6 100,5 83,8 95,8 78,0 126,3 107,9 1983 83,1 87,9 103,1 67,7 70,3 77,6 86,6 78,5 102,6 66,1 89,1 71,4 133,6 119,7 1984 81,3 84,7 101,4 58,0 68,6 73,9 82,9 73,9 101,0 54,6 84,9 64,8 144,0 126,6 1985 82,0 85,7 101,7 48,8 67,1 74,7 83,9 70,1 101,2 48,3 84,8 64,5 149,9 130,5 1986 86,5 91,1 112,6 38,4 66,0 78,0 87,0 72,7 109,0 44,6 78,6 69,7 121,3 166,0 1987 90,0 95,0 120,4 34,6 66,2 78,9 85,2 73,5 114,6 41,4 77,8 74,5 106,7 179,7 1988 88,7 93,3 119,1 32,1 68,0 77,1 84,0 70,8 113,8 39,4 81,7 72,9 101,2 196,9    TABLEAU A 29 Taux de change effectifs réels ( 1980 = 100 ) ( 44 ) B/L DK D GR E F IRL I NL P RU EUR 12 États-Unis J 1960 93,8 77,4 81,9 168,5 65,7 105,1 94,3 104,8 65,4 120,3 97,1 76,3 167,3 69,7 1961 88,5 79,8 88,4 152,7 64,0 106,2 93,7 100,6 68,9 116,7 98,6 79,8 162,8 68,1 1962 88,0 81,8 89,0 152,0 65,6 106,9 95,1 102,2 69,8 111,7 99,5 81,3 159,6 71,8 1963 87,7 83,3 88,3 141,3 70,8 109,8 94,1 110,2 71,9 110,4 96,7 82,8 155,0 73,2 1964 88,2 83,3 86,4 141,4 73,9 109,9 100,0 115,8 76,2 108,4 96,0 83,9 151,9 71,4 1965 89,9 88,6 86,0 138,2 77,7 107,5 98,4 114,0 78,5 107,9 97,5 84,6 146,6 74,8 1966 91,0 91,4 85,9 139,5 82,8 104,2 100,7 109,6 81,8 109,2 98,3 84,6 147,6 72,8 1967 91,4 94,0 83,3 139,2 87,7 103,6 99,3 109,2 83,1 111,8 94,8 82,2 149,1 72,7 1968 91,0 93,6 82,8 139,9 77,8 109,2 92,6 108,5 84,5 106,3 83,3 78,1 156,8 73,3 1969 89,5 94,2 84,1 133,2 76,8 104,9 94,6 105,2 87,7 109,4 84,3 77,6 160,5 72,8 1970 85,0 95,2 95,5 122,3 74,9 94,5 97,1 106,0 85,8 117,1 85,8 81,0 157,6 72,6 1971 85,6 95,6 99,7 112,1 75,3 90,5 100,3 108,6 87,9 117,6 85,8 82,9 147,1 77,4 1972 89,7 94,5 101,0 103,4 79,0 91,0 99,5 108,1 90,9 116,7 86,2 85,4 135,0 86,0 1973 90,2 102,3 110,2 97,1 82,8 93,5 98,5 100,6 95,3 115,0 76,0 87,4 120,6 96,2 1974 92,9 107,0 110,5 106,3 86,1 87,5 94,8 94,9 98,0 131,3 77,0 85,9 115,9 100,3 1975 96,9 108,3 102,2 96,3 87,9 98,3 92,5 101,3 99,2 153,1 82,5 91,3 107,5 97,6 1976 101,1 109,0 100,4 99,0 88,6 96,8 89,9 90,5 100,3 150,3 71,8 82,6 110,9 102,1 1977 107,0 108,9 102,7 106,6 88,0 93,7 86,4 93,3 104,2 127,7 69,6 83,8 108,5 111,1 1978 107,4 110,4 104,0 105,0 89,7 94,5 89,0 93,5 105,3 106,8 72,0 85,9 99,7 130,4 1979 105,7 109,2 103,6 110,4 106,3 96,8 97,1 95,7 104,5 96,6 81,6 93,9 99,6 112,8 1980 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1981 92,2 92,5 89,7 105,4 93,3 94,0 95,0 98,5 90,4 105,7 102,6 86,2 110,4 108,2 1982 81,7 90,2 89,6 114,2 90,4 89,5 98,1 99,9 92,9 99,9 95,9 81,0 125,6 97,0 1983 79,7 91,1 88,8 108,9 79,4 86,7 100,0 107,5 90,5 93,4 88,7 76,5 130,7 105,1 1984 78,5 87,9 84,9 107,9 79,0 85,0 98,5 106,7 83,6 89,0 86,4 70,8 140,3 107,7 1985 79,5 88,6 83,2 105,3 78,9 86,5 98,8 106,5 81,1 89,7 87,1 70,4 146,9 106,4 1986 83,5 93,9 90,8 91,7 80,3 89,0 104,0 113,2 85,3 89,7 81,9 77,3 118,1 134,0 1987 86,2 105,1 95,9 90,8 82,4 88,2 99,8 117,7 88,1 90,6 82,3 83,1 105,0 140,4 1988 83,6 104,7 92,5 94,9 86,1 85,2 96,1 114,6 86,1 91,4 89,3 80,8 100,8 149,7 Source : services de la Commission .   ( 1) Budgets économiques septembre-octobre 1988 . ( 2 ) L'indice de dispersion est une moyenne arithmétique non-pondérée dans écarts absolus enregistrés pour chaque pays par rapport à la valeur de référence ( par exemple moyenne pondérée ou taux le plus bas ).( 3 ) EUR 4 : Grèce, Espagne, Irlande, Portugal . ( 4 ) EUR 8 : Belgique, Danemark, Allemagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni . ( 5 ) MPEA = Moyenne pondérée des écarts absolus . ( 6) Relation entre le PIB par tête dans les quatre pays les plus pauvres et dans les quatre pays les plus riches de la Communauté . ( 7 ) 1987-1989 : budgets économiques, ( 8 ) 1989 (;)( 9 ) Budgets économiques septembre-octobre 1988.(10 ) Budgets économiques septembre-octobre 1988.(11 ) Budgets économiques septembre-octobre 1988 . ( 12 ) EUR 12 sans le Portu(13)(14)(15 ) Taux interbancaire à trois mois, sauf pour : Belgique : rendement des émissions de certificats du Fonds des rentes à quatre mois; Danemark : taux du marché de l'argent au jour le jour ( moyenne annuelle ); Portugal :  dépots à six mois; à partir de 1986 certificats du Trésor à trois mois . ( 16 ) Moyenne janvier-août.(17 ) Définition SEC des administrations publiques, qui inclut la sécurité sociale . ( 18 ) Budgets économiques septembre-octobre 1988 . ( 19 ) EUR 12 sans la Grèce et le Portugal.(20 ) Budgets économiques septembre-octobre 1988 . ( 21 ) EUR 12 sans la Grèce et le Portugal.(22 ) Le taux de change effectif nominal est la moyenne pondérée ( double pondération des exportations ) du taux de change d'une monnaie par rapport aux neuf pricipaux pays ( EUR 12 ) ou à dix neuf-pays  concurrents.(23 ) L'indice du taux de change effectif réel est obtenu en multipliant l'indice du taux de change nominal par un indice calculé de manière analogue de la variation relative des coûts unitaires de la main-d'oeuvre dans l'ensemble de  l'économie .