CELEX: 22005A1130(01)
Language: fr
Date: 1986-09-26 00:00:00
Title: Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaire - Déclaration

Avis juridique important

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22005A1130(01)

Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaire - Déclaration  

Journal officiel n° L 314 du 30/11/2005 p. 0022 - 0026

		Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaireLES ÉTATS PARTIES À LA PRÉSENTE CONVENTION,SACHANT que des activités nucléaires sont menées dans un certain nombre d’États,NOTANT que des mesures d’ensemble ont été et sont prises pour assurer un haut niveau de sûreté dans les activités nucléaires, en vue de prévenir les accidents nucléaires et de limiter le plus possible les conséquences de tout accident de cette nature qui pourrait se produire,DÉSIREUX de renforcer encore la coopération internationale dans le développement et l’utilisation sûrs de l’énergie nucléaire,CONVAINCUS de la nécessité pour les États de fournir les informations pertinentes sur les accidents nucléaires aussitôt que possible de façon que les conséquences radiologiques transfrontières puissent être limitées le plus possible,NOTANT l’utilité des arrangements bilatéraux et multilatéraux sur l’échange d’informations dans ce domaine,SONT CONVENUS de ce qui suit:Article 1Champ d’application1. La présente convention s’applique à tout accident qui implique des installations ou des activités, énumérées au paragraphe 2 ci-dessous, d’un État partie ou de personnes physiques ou morales sous sa juridiction ou son contrôle, et qui entraîne ou entraînera probablement un rejet de matières radioactives, et qui a eu ou peut avoir pour conséquence un rejet transfrontière international susceptible d’avoir de l’importance du point de vue de la sûreté radiologique pour un autre État.2. Les installations et les activités visées au paragraphe 1 sont les suivantes:a) tout réacteur nucléaire où qu’il soit situé;b) toute installation du cycle du combustible nucléaire;c) toute installation de gestion des déchets radioactifs;d) le transport et le stockage de combustibles nucléaires ou de déchets radioactifs;e) la fabrication, l’utilisation, le stockage provisoire, le stockage définitif et le transport de radio-isotopes à des fins agricoles, industrielles et médicales, à des fins scientifiques connexes et pour la recherche, etf) l’utilisation de radio-isotopes pour la production d’énergie dans les engins spatiaux.Article 2Notification et informationEn cas d’accident spécifié à l’article premier (ci-après dénommé "accident nucléaire"), l’État partie visé dans cet article:a) notifie sans délai, directement ou par l’entremise de l’Agence internationale de l’énergie atomique (ci-après dénommée l’"Agence"), aux États qui sont ou peuvent être physiquement touchés comme indiqué dans l’article premier, ainsi qu’à l’Agence, l’accident nucléaire, sa nature, le moment où il s’est produit et sa localisation exacte quand cela est approprié; etb) fournit rapidement aux États visés à l’alinéa a), directement ou par l’entremise de l’Agence, ainsi qu’à l’Agence, les informations disponibles pertinentes pour limiter le plus possible les conséquences radiologiques dans ces États, conformément aux dispositions de l’article 5.Article 3Autres accidents nucléairesEn vue de limiter le plus possible les conséquences radiologiques, les États parties peuvent faire une notification dans les cas d’accidents nucléaires autres que ceux qui sont énumérés à l’article premier.Article 4Fonctions de l’AgenceL’Agence:a) informe immédiatement les États parties, les États membres, les autres États qui sont ou peuvent être physiquement touchés comme indiqué dans l’article premier et les organisations internationales intergouvernementales (ci-après dénommées "organisations internationales") pertinentes d’une notification reçue conformément à l’alinéa a) de l’article 2, etb) fournit rapidement à tout État partie, à tout État membre ou à toute organisation internationale pertinente qui en fait la demande les informations qu’elle a reçues conformément à l’alinéa b) de l’article 2.Article 5Informations à fournir1. Les informations à fournir en vertu de l’alinéa b) de l’article 2 comprennent les données suivantes, dans la mesure où l’État partie notificateur les possède:a) le moment, la localisation exacte quand cela est approprié, et la nature de l’accident nucléaire;b) l’installation ou l’activité en cause;c) la cause supposée ou connue et l’évolution prévisible de l’accident nucléaire en ce qui concerne le rejet transfrontière de matières radioactives;d) les caractéristiques générales du rejet de matières radioactives, y compris, dans la mesure où cela est possible et approprié, la nature, la forme physique et chimique probable et la quantité, la composition et la hauteur effective du rejet de matières radioactives;e) les informations sur les conditions météorologiques et hydrologiques du moment et prévues, qui sont nécessaires pour prévoir le rejet transfrontière des matières radioactives;f) les résultats de la surveillance de l’environnement en ce qui concerne le rejet transfrontière des matières radioactives;g) les mesures de protection prises ou projetées hors du site;h) le comportement prévu dans le temps du rejet de matières radioactives.2. Ces informations sont complétées à intervalles appropriés par d’autres informations pertinentes concernant l’évolution de la situation d’urgence, y compris sa fin prévisible ou effective.3. Les informations reçues conformément à l’alinéa b) de l’article 2 peuvent être utilisées sans restriction, sauf si ces informations sont fournies à titre confidentiel par l’État partie notificateur.Article 6ConsultationsUn État partie qui fournit des informations en vertu de l’alinéa b) de l’article 2 répond rapidement, dans la mesure où cela est raisonnablement possible, à une demande d’information supplémentaire ou de consultations qu’un État partie touché lui adresse en vue de limiter le plus possible les conséquences radiologiques dans cet État.Article 7Autorités compétentes et points de contact1. Chaque État partie indique à l’Agence et aux autres États parties, directement ou par l’entremise de l’Agence, ses autorités compétentes et le point de contact habilité à fournir et à recevoir la notification et les informations visées à l’article 2. Ces points de contact et une cellule centrale à l’Agence sont accessibles en permanence.2. Chaque État partie communique rapidement à l’Agence toutes modifications qui seraient apportées aux informations visées au paragraphe 1.3. L’Agence tient à jour une liste de ces autorités nationales et points de contact ainsi que des points de contact des organisations internationales pertinentes, et la fournit aux États parties et aux États membres ainsi qu’aux organisations internationales pertinentes.Article 8Assistance aux États partiesL’Agence, conformément à son statut et sur la demande d’un État partie ne menant pas lui-même d’activités nucléaires et ayant une frontière commune avec un État qui a un programme nucléaire actif mais qui n’est pas Partie, procède à des études sur la faisabilité et la mise en place d’un système approprié de surveillance de la radioactivité afin de faciliter la réalisation des objectifs de la présente convention.Article 9Arrangements bilatéraux et multilatérauxPour servir leurs intérêts mutuels, les États parties peuvent envisager, lorsque cela est jugé utile, la conclusion d’arrangements bilatéraux ou multilatéraux relatifs aux questions couvertes par la présente convention.Article 10Rapports avec d’autres accords internationauxLa présente convention n’affecte pas les droits et obligations réciproques des États parties en vertu d’accords internationaux existants relatifs aux questions couvertes par la présente convention, ou en vertu d’accords internationaux futurs conclus conformément à l’objet et au but de la présente convention.Article 11Règlement des différends1. En cas de différend entre des États parties ou entre un État partie et l’Agence concernant l’interprétation ou l’application de la présente convention, les parties au différend se consultent en vue de le régler par voie de négociation ou par tout autre moyen pacifique de règlement des différends qui est acceptable auxdites parties.2. Si un différend de cette nature entre des États parties ne peut être réglé dans un délai d’un an suivant la demande de consultation prévue au paragraphe 1, il est, à la demande de toute partie à ce différend, soumis à arbitrage ou renvoyé à la Cour internationale de justice pour décision. Si, dans les six mois qui suivent la date de la demande d’arbitrage, les parties au différend ne parviennent pas à se mettre d’accord sur l’organisation de l’arbitrage, une partie peut demander au président de la Cour internationale de justice ou au Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies de désigner un ou plusieurs arbitres. En cas de conflit entre les demandes des parties au différend, la demande adressée au Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies prévaut3. Lorsqu’il signe la présente convention, la ratifie, l’accepte, l’approuve ou y adhère, un État peut déclarer qu’il ne se considère pas comme lié, par l’une ou l’autre ou les deux procédures de règlement des différends prévues au paragraphe 2. Les autres États parties ne sont pas liés par une procédure de règlement des différends prévue au paragraphe 2 à l’égard d’un État partie pour lequel une telle déclaration est en vigueur.4. n État partie qui a fait une déclaration conformément aux dispositions du paragraphe 3 peut la retirer à tout moment par une notification adressée au dépositaire.Article 12Entrée en vigueur1. La présente convention est ouverte à la signature de tous les États et de la Namibie, représentée par le Conseil des Nations unies pour la Namibie, au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique, à Vienne, et au siège de l’Organisation des Nations unies, à New York, à partir du 26 septembre 1986 et du 6 octobre 1986, respectivement, et jusqu’à son entrée en vigueur ou pendant une période de douze mois, si celle-ci est plus longue.2. Un État et la Namibie, représentée par le Conseil des Nations unies pour la Namibie, peuvent exprimer leur consentement à être liés par la présente convention, par signature ou par dépôt d’un instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation après signature subordonnée à ratification, acceptation ou approbation, ou par dépôt d’un instrument d’adhésion. Les instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion sont déposés auprès du dépositaire.3. La présente convention entre en vigueur trente jours après que trois États ont exprimé leur consentement à être liés.4. Pour chaque État exprimant son consentement à être lié par la présente convention après son entrée en vigueur, la présente convention entre en vigueur pour cet État trente jours après la date à laquelle le consentement a été exprimé.5. a) La présente convention est ouverte, conformément aux dispositions du présent article, à l’adhésion des organisations internationales et des organisations d’intégration régionale constituées par des États souverains, qui sont habilitées à négocier, conclure et appliquer des accords internationaux relatifs aux questions couvertes par la présente convention.b) Pour les questions qui relèvent de leur compétence, ces organisations, agissant pour leur propre compte, exercent les droits et remplissent les obligations que la présente convention attribue aux États parties.c) Lorsqu’elle dépose son instrument d’adhésion, une telle organisation communique au dépositaire une déclaration indiquant l’étendue de sa compétence pour ce qui est des questions couvertes par la présente convention.d) Une telle organisation ne dispose d’aucune voix s’ajoutant à celles de ses États membres.Article 13Application provisoireUn État peut, lors de la signature ou à une date ultérieure précédant l’entrée en vigueur de la présente convention pour lui, déclarer qu’il appliquera la présente convention à titre provisoire.Article 14Amendements1. Un État partie peut proposer des amendements à la présente convention. L’amendement proposé est soumis au dépositaire, qui le communique immédiatement à tous les autres États parties.2. Si la majorité des États parties demande au dépositaire de réunir une conférence pour étudier les amendements proposés, le dépositaire invite tous les États parties à assister à cette conférence, qui s’ouvrira trente jours au moins après l’envoi des invitations. Tout amendement adopté à la conférence par une majorité des deux tiers de tous les États parties est consigné dans un protocole, qui est ouvert à Vienne et à New York à la signature de tous les États parties.3. Le protocole entre en vigueur trente jours après que trois États ont exprimé leur consentement à être liés. Pour chaque État exprimant son consentement à être lié par le protocole après son entrée en vigueur, le protocole entre en vigueur pour cet État trente jours après la date à laquelle le consentement a été exprimé.Article 15Dénonciation1. Un État partie peut dénoncer la présente convention par une notification écrite adressée au dépositaire.2. La dénonciation prend effet un an après la date à laquelle le dépositaire reçoit la notification.Article 16Dépositaire1. Le directeur général de l’Agence est le dépositaire de la présente convention.2. Le directeur général de l’Agence notifie rapidement aux États parties et à tous les autres États:a) chaque signature de la présente convention ou de tout protocole d’amendement;b) chaque dépôt d’instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion relatif à la présente convention ou à tout protocole d’amendement;c) toute déclaration ou tout retrait de déclaration faits conformément à l’article 11;d) toute déclaration d’application provisoire de la présente convention faite conformément à l’article 13;e) l’entrée en vigueur de la présente convention et de tout amendement qui lui est apporté, etf) toute dénonciation faite conformément à l’article 15.Article 17Textes authentiques et copies certifiéesL’original de la présente convention, dont les versions anglaise, arabe, chinoise, espagnole, française et russe font également foi, sera déposé auprès du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui en fera parvenir des copies certifiées aux États parties et à tous les autres États.EN FOI DE QUOI les soussignés, dûment habilités, ont signé la présente convention, ouverte à la signature conformément aux dispositions du paragraphe 1 de l’article 12.ADOPTÉE par la conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique réunie en session extraordinaire à Vienne le vingt-six septembre mil neuf cent quatre-vingt-six.--------------------------------------------------Déclaration visée à l’article 12, paragraphe 5, point c), de la convention sur la notification rapide d’un accident nucléaireLa Communauté possède des compétences partagées avec ses États membres en matière de notification des cas d’urgence radiologique, dans la mesure prévue par l’article 2, point b), et des dispositions pertinentes du titre II, chapitre 3, intitulé "La protection sanitaire", du traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique.--------------------------------------------------