CELEX: 22005A0618(01)
Language: fr
Date: 2005-06-09 00:00:00
Title: Accord entre l'Union européenne et la République argentine sur la participation de la République argentine à l'opération militaire de gestion de crise menée par l'Union européenne en Bosnie-et-Herzégovine (opération Althea) - Déclarations

Avis juridique important

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22005A0618(01)

Accord entre l'Union européenne et la République argentine sur la participation de la République argentine à l'opération militaire de gestion de crise menée par l'Union européenne en Bosnie-et-Herzégovine (opération Althea) - Déclarations  

Journal officiel n° L 156 du 18/06/2005 p. 0022 - 0024

		TRADUCTIONAccordentre l'Union européenne et la République argentine sur la participation de la République argentine à l'opération militaire de gestion de crise menée par l'Union européenne en Bosnie-et-Herzégovine (opération Althea)L'UNION EUROPÉENNE,d'une part, etLA RÉPUBLIQUE ARGENTINE,d'autre part,ci-après dénommées "les parties",CONSIDÉRANT CE QUI SUIT:-  le 12 juillet 2004, le Conseil de l'Union européenne a adopté l'action commune 2004/570/PESC concernant l'opération militaire de l'Union européenne en Bosnie-et-Herzégovine [1],-  la République argentine a été invitée à participer à l'opération menée par l’Union européenne,-  le processus de constitution de la force a été mené à bien et le commandant de l'opération de l’Union européenne ainsi que le comité militaire de l’Union européenne ont recommandé d'approuver la participation des forces de la République argentine à l'opération menée par l’Union européenne,-  le 21 septembre 2004, le comité politique et de sécurité a adopté la décision BiH/1/2004 [2] relative à l'acceptation de la contribution de la République argentine à l'opération militaire menée par l’Union européenne en Bosnie-et-Herzégovine,-  le 29 septembre 2004, le comité politique et de sécurité a adopté la décision BiH/3/2004 établissant le comité des contributeurs pour l'opération militaire de l’Union européenne en Bosnie-et-Herzégovine [3],SONT CONVENUES DE CE QUI SUIT:Article 1Participation à l'opération1. La République argentine souscrit à l'action commune 2004/570/PESC du 12 juillet 2004 concernant l'opération militaire de l'Union européenne en Bosnie-et-Herzégovine ainsi qu'à toute action commune ou décision en vertu de laquelle le Conseil de l'Union européenne décide de prolonger l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne, conformément aux dispositions du présent accord et aux modalités d'application s'avérant nécessaires.2. La contribution de la République argentine à l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne s'entend sans préjudice de l'autonomie décisionnelle de l'Union européenne.3. La République argentine veille à ce que les membres de ses forces et de son personnel participant à l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne exécutent leur mission conformément:-  à l'action commune 2004/570/PESC et à ses éventuelles modifications ultérieures,-  au plan d'opération,-  aux mesures de mise en œuvre.4. Les membres des forces et le personnel détachés dans le cadre de l'opération par la République argentine doivent s'acquitter de leurs fonctions et régler leur conduite en ayant uniquement en vue les intérêts de l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne.5. La République argentine informe en temps voulu le commandant de l'opération de l’Union européenne de toute modification apportée à sa contribution à ladite opération.Article 2Statut des forces1. Le statut des forces et du personnel que la République argentine met à la disposition de l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne est régi par les dispositions sur le statut des forces dont l'Union européenne et le pays hôte sont convenus, si elles sont disponibles.2. Le statut des forces et du personnel détachés auprès du quartier général ou des éléments de commandement situés en dehors de la Bosnie-et-Herzégovine est régi par des accords entre, d'une part, le quartier général et les éléments de commandement concernés et, d'autre part, la République argentine.3. Sans préjudice des dispositions sur le statut des forces visé au paragraphe 1 du présent article, les forces et le personnel de la République argentine participant à l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne relèvent de la juridiction de ce pays.4. Il appartient à la République argentine de répondre à toute plainte liée à la participation d'un membre de ses forces ou de son personnel à l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne, qu'elle émane de cet agent ou qu'elle le concerne. Il appartient à la République argentine d'intenter toute action, notamment juridique ou disciplinaire, contre cet agent, conformément à ses lois et règlements.5. La République argentine s'engage à faire une déclaration en ce qui concerne la renonciation aux demandes d'indemnités à l'encontre de tout État participant à l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne, et à le faire lors de la signature du présent accord.6. L'Union européenne s'engage à veiller à ce que ses États membres fassent une déclaration concernant la renonciation aux demandes d'indemnités, en cas de participation de la République argentine à l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne, et à le faire lors de la signature du présent accord.Article 3Informations classifiées1. La République argentine prend les mesures nécessaires pour faire en sorte que les informations classifiées de l’Union européenne soient protégées conformément au règlement de sécurité du Conseil de l'Union européenne, qui fait l'objet de la décision 2001/264/CE du Conseil [4], ainsi qu'aux autres instructions formulées par les autorités compétentes, y compris le commandant de l'opération de l’Union européenne.2. Si l’Union européenne et la République argentine ont conclu un accord sur les procédures de sécurité pour l'échange d'informations classifiées, les dispositions de cet accord s'appliquent dans le cadre de l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne.Article 4Chaîne de commandement1. Tous les membres des forces et du personnel participant à l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne restent entièrement sous le commandement de leurs autorités nationales.2. Les autorités nationales transfèrent le commandement et/ou le contrôle opérationnel et tactique de leurs forces et de leur personnel au commandant de l'opération de l’Union européenne. Celui-ci est habilité à déléguer son autorité.3. La République argentine a les mêmes droits et obligations en termes de gestion quotidienne de l'opération que les États membres de l'Union européenne qui y participent.4. Après avoir consulté la République argentine, le commandant de l'opération de l’Union européenne peut à tout moment demander le retrait de la contribution apportée par la République argentine.5. La République argentine désigne un haut représentant militaire (HRM) pour représenter son contingent national au sein de l'opération militaire de gestion de crise menée par l’Union européenne. Le HRM consulte le commandant de la force de l’Union européenne sur toute question liée à l'opération et est responsable de la discipline quotidienne au sein du contingent.Article 5Aspects financiers1. La République argentine assume tous les coûts liés à sa participation à l’opération, à moins que les coûts ne fassent l’objet d’un financement commun prévu par les instruments juridiques visés à l'article 1, paragraphe 1, du présent accord, ainsi que par la décision 2004/197/PESC du Conseil du 23 février 2004 créant un mécanisme de gestion du financement des coûts communs des opérations de l’Union européenne ayant des implications militaires ou dans le domaine de la défense [5].2. En cas de décès, de blessure, de perte ou de dommage causés à des personnes physiques ou morales de l'État ou des États dans le(s)quel(s) l'opération est menée, la République argentine verse des indemnités, lorsque sa responsabilité a été établie, selon les conditions prévues dans les dispositions sur le statut des forces, si elles sont disponibles, visées à l'article 2, paragraphe 1, du présent accord.Article 6Modalités de mise en œuvre de l'accordLe secrétaire général du Conseil de l'Union européenne/haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune, et les autorités compétentes de la République argentine arrêtent les modalités techniques et administratives nécessaires aux fins de l'application du présent accord.Article 7Manquement aux obligationsSi l'une des parties ne respecte pas les obligations qui lui incombent en vertu des articles qui précèdent, l'autre partie a le droit de résilier le présent accord moyennant un préavis d'un mois.Article 8Règlement des différendsLes différends portant sur l'interprétation ou l'application du présent accord sont réglés entre les parties par la voie diplomatique.Article 9Entrée en vigueur1. Le présent accord entre en vigueur à la date de sa signature.2. Le présent accord reste en vigueur pendant la durée de la contribution de la République argentine à l'opération.Fait à Bruxelles, le 9 juin 2005, en anglais en quatre exemplaires.Pour l'Union européennePour la République argentine[1] JO L 252 du 28.7.2004, p. 10.[2] JO L 324 du 27.10.2004, p. 20.[3] JO L 325 du 28.10.2004, p. 64. Décision modifiée par la décision BiH/5/2004 (JO L 357 du 2.12.2004, p. 39).[4] JO L 101 du 11.4.2001, p. 1. Décision modifiée par la décision 2004/194/CE (JO L 63 de 28.2.2004, p. 48).[5] JO L 63 du 28.2.2004, p. 68.--------------------------------------------------