CELEX: 62020CN0141
Language: fr
Date: 2020-03-23 00:00:00
Title: Affaire C-141/20: Demande de décision préjudicielle présentée par le Bundesfinanzhof (Allemagne) le 23 mars 2020 — Finanzamt Kiel/Norddeutsche Gesellschaft für Diakonie mbH

6.7.2020   
            
            
               FR
            
            
               Journal officiel de l'Union européenne
            
            
               C 222/17
            
         
      Demande de décision préjudicielle présentée par le Bundesfinanzhof (Allemagne) le 23 mars 2020 — Finanzamt Kiel/Norddeutsche Gesellschaft für Diakonie mbH
      (Affaire C-141/20)
      (2020/C 222/19)
      Langue de procédure: l’allemand
      
         Juridiction de renvoi
      
      Bundesfinanzhof (Cour fédérale des finances, Allemagne)
      
         Parties dans la procédure au principal
      
      
         Partie requérante: Finanzamt Kiel
      
         Partie défenderesse: Norddeutsche Gesellschaft für Diakonie mbH
      
         Questions préjudicielles
      
      
                  1.
               
               
                  L’article 4, paragraphe 4, second alinéa, l’article 21, paragraphe 1, sous a), et l’article 21, paragraphe 3, de la directive 77/388/CEE (1), lus conjointement, doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils autorisent un État membre à désigner en tant qu’assujetti, au lieu du groupement TVA [l’entité fiscale («Organkreis»)], un membre de ce groupement (l’entité faîtière)?
               
            
                  2.
               
               
                  Si la première question appelle une réponse négative: l’article 4, paragraphe 4, second alinéa, l’article 21, paragraphe 1, sous a), et l’article 21, paragraphe 3, de la directive 77/388, lus conjointement, peuvent-ils être invoqués à cet égard?
               
            
                  3.
               
               
                  Faut-il appliquer un critère strict ou large dans le cadre de l’examen à effectuer en vertu du point 46 de l’arrêt Larentia + Minerva et Marenave Schiffahrt (2), visant à déterminer si l’exigence d’intégration sur le plan financier prévue à l’article 2, paragraphe 2, point 2, première phrase, de l’Umsatzsteuergesetz (loi relative à la taxe sur le chiffre d’affaires) constitue une mesure licite, qui est nécessaire et appropriée pour atteindre les objectifs visant à prévenir les pratiques ou les comportements abusifs ou à lutter contre la fraude ou l’évasion fiscales?
               
            
                  4.
               
               
                  L’article 4, paragraphe 1, et l’article 4, paragraphe 4, premier alinéa, de la directive 77/388 doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils autorisent un État membre à considérer, par catégorisation, une personne comme non indépendante au sens de l’article 4, paragraphe 1, de cette directive, lorsque cette personne est intégrée sur les plans financier, économique et de l’organisation à l’entreprise d’un autre entrepreneur (l’entité faîtière) de manière telle que l’entité faîtière est en mesure de faire respecter sa volonté à l’égard de ladite personne et d’empêcher ainsi celle-ci de former une volonté divergente?
               
            
         (1)  Sixième directive 77/388/CEE du Conseil, du 17 mai 1977, en matière d’harmonisation des législations des États membres relatives aux taxes sur le chiffre d’affaires — Système commun de taxe sur la valeur ajoutée: assiette uniforme (JO 1977, L 145, p. 1).
      
         (2)  Arrêt du 16 juillet 2015, Larentia + Minerva et Marenave Schiffahrt (C-108/14 et C-109/14, EU:C:2015:496).