CELEX: 51996PC0113
Language: fr
Date: 1996-03-25
Title: Proposition modifiée de REGLEMENT (EC) DU CONSEIL relatif à des mesures financières et techniques visant à soutenir la réforme des structures économiques et sociales des territoires et des pays tiers méditerranéens

Avis juridique important

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51996PC0113

Proposition modifiée de REGLEMENT (EC) DU CONSEIL relatif à des mesures financières et techniques visant à soutenir la réforme des structures économiques et sociales des territoires et des pays tiers méditerranéens  /* COM/96/0113 final CNS 95/0127 */  

Journal officiel n° C 150 du 24/05/1996 p. 0015

Proposition modifiée de règlement (CE) du Conseil relatif à des mesures financières et techniques  visant à soutenir la réforme des structures économiques et sociales des territoires et des pays  tiers méditerranéens  (1)(96/C  150/05)COM(96) 113 final - 95/0127(CNS)(Présentée par la  Commission, le 25 mars 1996, conformément à l'article 189 A paragraphe 2 du traité)LE  CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE, vu le traité instituant la Communauté européenne, et notamment son article 235, vu la proposition de la Commission, vu l'avis du Parlement européen, considérant que la stabilité et la prospérité de la région méditerranéenne nécessitent  l'instauration d'une nouvelle phase de relations qui prévoit l'établissement d'une zone de  libre-échange entre la Communauté européenne et les territoires et les pays tiers méditerranéens  ainsi que les pays associés candidats à l'adhésion Chypre et Malte, de même qu'une union douanière  avec la Turquie; considérant que le Conseil européen d'Essen des 9 et 10 décembre 1994 a affirmé que la zone  méditerranéenne constitue une région prioritaire d'importance stratégique pour l'Union européenne  et a adopté l'objectif d'établissement d'un partenariat euro-méditerranéen; considérant qu'il est nécessaire de poursuivre les efforts visant à faire de la Méditerranée une  région de stabilité politique et de sécurité fondée sur le respect de la démocratie, une saine  gestion et le respect des droits de l'homme; considérant que, pour les territoires et les pays tiers méditerranéens, l'établissement d'une zone  de libre-échange entraînera une réforme structurelle profonde; considérant qu'il est donc nécessaire de soutenir les efforts entrepris par les territoires et les  pays tiers méditerranéens en vue de réformer leurs structures économiques et sociales; considérant la nécessité de développer une stratégie d'intégration avec la participation des  régions de l'Union européenne, et que, à cet effet, il est indispensable de promouvoir la  coopération interrégionale transfrontalière entre les deux rives de la mer Méditerranée; considérant qu'il convient d'encourager l'intensification de la coopération régionale et en  particulier le développement des liens économiques et des courants d'échanges entre les territoires  et les pays tiers méditerranéens, qui vont dans le sens de la réforme et de la restructuration  économique; considérant que les protocoles bilatéraux relatifs à la coopération financière et technique conclus  par la Communauté avec les pays tiers méditerranéens ont fourni une première base utile à la  coopération et qu'il est aujourd'hui nécessaire, sur la base de l'expérience acquise, d'entrer dans  une nouvelle forme de partenariat dans un cadre unifié; considérant qu'il y a lieu de fixer les règles de gestion de ce partenariat; considérant que, pour ce faire, le présent règlement s'applique à l'ensemble des mesures visées par  le règlement (CEE) n° 1762/92 du Conseil  (2) concernant l'application des protocoles relatifs à la  coopération financière et technique conclus par la Communauté avec les pays tiers méditerranéens  ainsi que par le règlement (CEE) n° 1763/92 du Conseil  (3) relatif à la coopération financière  intéressant l'ensemble des pays tiers méditerranéens pour les mesures dont la portée dépasse le  cadre d'un seul pays, le règlement (CE) n° 1734/94 du Conseil  (1) relatif à la coopération  financière et technique avec les territoires occupés et la proposition COM(94) 289 final de  règlement du Conseil dans le domaine de la création d'emplois et du soutien aux petites et  microentreprises dans les pays du Maghreb; considérant donc que le présent règlement remplace les règlements susmentionnés à partir du 1er  janvier 1997, le règlement (CEE) n° 1762/92 devant rester en vigueur aux fins de gestion des  protocoles financiers encore d'application à cette date et de l'engagement des fonds relevant  encore des protocoles financiers expirés; considérant que, pour les projets d'environnement, les prêts octroyés par la Banque européenne  d'investissement, ci-après dénommée «la Banque», sur ses ressources propres à des conditions fixées  par elle, en conformité avec ses statuts, peuvent bénéficier d'une bonification d'intérêts; considérant que dans les opérations de prêt comportant une bonification d'intérêts, l'octroi d'un  prêt par la Banque sur ses ressources propres et l'octroi d'une bonification d'intérêts financée  par les ressources budgétaires de la Communauté sont obligatoirement liés et se conditionnent  réciproquement; que la Banque peut, en conformité avec ses statuts, et notamment à l'unanimité de  son conseil d'administration en présence d'un avis défavorable de la Commission, décider l'octroi  d'un prêt sur ses ressources propres, sous réserve de l'octroi de la bonification d'intérêts; qu'il  convient, au vu de cet élément, que la procédure retenue pour l'octroi de la bonification  d'intérêts aboutisse dans tous les cas à une décision expresse, qu'il s'agisse d'octroyer la  bonification ou, le cas échéant, de la refuser; considérant qu'il y a lieu de prévoir qu'un comité composé de représentants des États membres  assiste la Banque dans les tâches qui lui sont attribuées dans la mise en oeuvre du présent  règlement; considérant que, pour permettre une gestion efficace des mesures prévues dans le présent règlement  et en vue de faciliter le dialogue avec les pays bénéficiaires sur les politiques, il convient  d'adopter une approche pluriannuelle; considérant que les relations avec les pays tiers devraient poursuivre les principes cités dans la  communication de la Commission sur la prise en compte du respect des principes démocratiques et des  droits de l'homme dans les accords conclus entre la Communauté et les pays tiers; considérant que les mesures prévues par le présent règlement dépassent le cadre de l'aide au  développement et qu'elles sont destinées à s'appliquer à des pays qui ne peuvent être assimilés à  des pays en développement; que, en conséquence, ce règlement ne peut être adopté que sur le  fondement des compétences prévues par l'article 235 du traité, A ARRÊTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT: Article premier 1.  La Communauté met en oeuvre des mesures visant à soutenir  les efforts qu'entreprennent les territoires et les pays tiers méditerranéens mentionnés en annexe  (ci-après dénommés «partenaires méditerranéens») en vue de réformer leurs structures économiques et  sociales. 2.  Peuvent bénéficier des mesures d'appui non seulement les États et les régions mais également  les autorités locales, les organisations régionales, les organismes publics, les structures  d'éducation et de formation, les communautés locales ou traditionnelles, les organisations de  soutien aux entreprises, les organisations syndicales, les opérateurs privés, les coopératives, les  sociétés mutuelles, les associations, les fondations et les organisations non gouvernementales. Article 2 1.  Les mesures d'appui sont mises en oeuvre conformément à l'objectif de stabilité et  de prospérité à long terme, notamment dans les domaines de la transition économique, de  l'établissement d'un équilibre socio-économique, de la gestion soutenable des ressources naturelles  et culturelles et de la coopération régionale et transfrontalière, y compris la coopération avec  les régions de l'Union européenne. 2.  L'appui à la transition économique et à la réalisation d'une zone euro-méditerranéenne de  libre-échange porte notamment sur: - la création d'emplois et le développement du secteur privé, en particulier l'amélioration de  l'environnement des entreprises et le soutien des petites et moyennes entreprises, - le développement du système financier, - la promotion de l'investissement privé européen, notamment de la coopération industrielle, - la mise à niveau des infrastructures économiques, - la restructuration et la privatisation des secteurs industriels et de l'infrastructure, - des actions d'appui aux programmes d'ajustement structurel. 3.  L'appui à un meilleur équilibre socio-économique comprend notamment: - l'amélioration des services sociaux, - le développement harmonieux et intégré du monde rural, - le développement de ressources hydriques, - le développement des infrastructures de base, notamment dans les secteurs de l'énergie, des  transports et des télécommunications, - le renforcement de la coopération dans le domaine de la pêche, - la coopération dans le domaine de l'environnement, - la participation de la société civile au développement, - la modernisation de l'administration publique, - le développement intégré des ressources humaines, notamment dans l'éducation et la formation  professionnelle ainsi que l'amélioration du potentiel pour la recherche scientifique et  technologique, - le renforcement de la démocratie et du respect des droits de l'homme et des droits des minorités  ethniques et religieuses, - la coopération culturelle, et notamment le renforcement des moyens audiovisuels, - la coopération et l'assistance technique afin de réduire l'immigration clandestine, le trafic de  drogue et la criminalité internationale, par le biais des mesures susmentionnées. 4.  La coopération régionale et transfrontalière devra être appuyée notamment par: - la mise en place de structures et l'amélioration des infrastructures de coopération régionale  entre les partenaires méditerranéens, - la mise en place des infrastructures nécessaires aux échanges régionaux, y compris des moyens de  transport, des communications et de l'énergie, l'amélioration du cadre réglementaire et des projets  d'infrastructure à petite échelle dans le cadre des équipements au franchissement des frontières;  les équipements de franchissement des frontières aux frontières entre les partenaires  méditerranéens et l'Union européenne feront l'objet d'une attention particulière, ainsi que la  coopération au niveau des grandes régions géographiques et les mesures complémentaires à celles  mises en oeuvre dans ce domaine au sein de l'Union européenne, - d'autres activités régionales y compris celle du dialogue euro-arabe. 5.  La bonne gestion sera favorisée en soutenant des institutions clés, telles que les autorités  locales, les syndicats, les médias et les organisations de soutien aux entreprises et en aidant à  l'amélioration de la capacité de l'administration publique à élaborer des politiques et à diriger  leur mise en oeuvre. La bonne gestion sera également encouragée par le soutien de projets visant à  favoriser la coopération entre organes locaux et régionaux. 6.  Les mesures prises en vertu du présent règlement doivent tenir compte de la promotion de la  participation des femmes. La création d'emplois pour les femmes et les jeunes revêt une importance  particulière. 7.  Les actions financées en vertu du présent règlement prennent généralement la forme d'assistance  technique, de formation, de développement des institutions, de dialogue politique, d'information,  de séminaires, d'études, de projets d'investissement dans les entreprises, les microentreprises,  les petites et moyennes entreprises et en infrastructures ainsi que d'actions visant à garantir la  visibilité des projets et programmes communautaires. Il convient de recourir à la coopération  décentralisée lorsque celle-ci peut s'avérer efficace. Les opérations de capital-risque et de  bonification d'intérêts peuvent être financées notamment en collaboration avec la Banque européenne  d'investissement. Les coûts supportés par les bénéficiaires pour la préparation, la mise en oeuvre,  le suivi, le contrôle et l'exécution des mesures d'appui peuvent également être couverts. 8.  Lorsqu'un élément essentiel pour la poursuite des mesures d'appui fait défaut, notamment dans  le cas de violation des principes démocratiques et des droits de l'homme, le Conseil peut, sur  proposition de la Commission statuant à la majorité qualifiée, décider de mesures appropriées  relatives à l'assistance d'un partenaire méditerranéen. Article 3 1.  Les mesures à financer en vertu du présent règlement font l'objet d'une sélection  qui tient compte, entre autres, des priorités des bénéficiaires, de l'évolution de leurs besoins et  des progrès accomplis dans la réforme structurelle ainsi que sur la base d'une évaluation de la  capacité de ces mesures à atteindre les objectifs poursuivis par l'appui communautaire,  conformément aux dispositions des accords de coopération ou d'association lorsqu'ils s'appliquent. 2.  Des programmes indicatifs couvrant des périodes de trois ans sont établis aux niveaux national  et régional et tiennent compte des priorités dégagées avec les partenaires méditerranéens,  notamment des conclusions du dialogue économique, et font l'objet d'une révision annuelle, en tant  que de besoin. Ces programmes définissent les principaux objectifs et les lignes directrices de  l'appui communautaire dans les domaines indicatifs mentionnés à l'article 2 et peuvent comporter  une estimation financière. Ces programmes peuvent être modifiés au cours de leur période  d'application en fonction de l'expérience acquise dans l'application de ce règlement ainsi que les  progrès en réforme structurelle, stabilisation macroéconomique et le progrès social accomplis par  les partenaires méditerranéens. 3.  Des décisions de financement basées notamment sur ces programmes indicatifs sont adoptées  conformément à la procédure prévue à l'article 10. Article 4 1.  La Commission, en accord avec les États membres et sur la base des informations que  fournissent ces derniers, assure la coordination effective des efforts d'assistance entrepris par  la Communauté et chaque État membre. En outre, il y a lieu d'encourager la coordination et la  coopération avec les institutions financières internationales et les autres donateurs. 2.  Les mesures visées au présent règlement peuvent être arrêtées par la Communauté, soit de  manière indépendante, soit sous la forme de cofinancements avec les partenaires méditerranéens ou  avec, d'une part, les organismes privés ou publics des États membres et la Banque européenne  d'investissement ou, d'autre part, des organismes multilatéraux ou des pays tiers. Article 5 1.  Les financements communautaires prennent notamment la forme d'aides non  remboursables ou de capitaux à risque. En ce qui concerne les mesures de coopération dans le  domaine de l'environnement, celles-ci peuvent également prendre la forme de bonifications  d'intérêts pour les prêts octroyés par la Banque sur ses ressources propres. 2.  Les aides non remboursables peuvent être utilisées pour financer ou cofinancer des activités,  projets ou programmes qui contribuent à la réalisation des objectifs définis à l'article 2. La  limite de financement par aide non remboursable de ces activités, projets ou programmes dépendra  aussi de leur capacité de provoquer un retour d'investissement. 3.  Les décisions de financement et toutes les conventions et tous les contrats en dérivant  prévoient expressément, entre autres, un suivi et un contrôle financier de la Commission et des  audits de la Cour des comptes sur le terrain. Article 6 1.  Les mesures visées par le présent règlement peuvent couvrir les dépenses  d'importation de marchandises et de services et les dépenses locales nécessaires pour mener à bien  les projets et les programmes. Les taxes, droits et charges sont exclus du financement  communautaire. Les contrats d'exécution de mesures financées par la Communauté en application du présent règlement  doivent bénéficier, dans les partenaires méditerranéens concernés, d'un régime fiscal et douanier  qui ne soit pas moins favorable que celui appliqué par ces partenaires vis-à-vis de l'État le plus  favorisé ou de l'organisation internationale en matière de développement la plus favorisée. 2.  Les coûts de fonctionnement et de maintenance peuvent être couverts dans le cas des programmes  de formation, de communications et de recherche et d'autres projets; toutefois, pour ces derniers,  ces coûts peuvent être couverts uniquement dans la phase de démarrage en étant réduits  progressivement. 3.  En ce qui concerne les projets d'investissement, le financement communautaire est combiné avec  les ressources propres de l'initiateur ou avec un financement aux conditions du marché en fonction  de la nature du projet. Toutefois, le financement communautaire ne peut excéder 80  % du coût total  d'investissement. Article 7 1.  Les appels d'offres et les contrats sont ouverts sans discrimination à toutes les  personnes physiques et morales des États membres et des partenaires méditerranéens. 2.  En cas de cofinancement, la participation aux appels d'offres et aux contrats de ressortissants  de pays autres que les partenaires méditerranéens concernés peut être autorisée par la Commission,  au cas par cas. Dans ces cas-là, la participation d'entreprises de pays tiers n'est acceptable  qu'en cas de réciprocité. Article 8 1.  Les décisions de financement dépassant 2 millions d'écus autres que celles  concernant les bonifications d'intérêts sur les prêts de la Banque européenne d'investissement et  les capitaux à risque sont arrêtées selon la procédure prévue à l'article 10. 2.  Les décisions de financement portant sur des allocations globales sont arrêtées selon la  procédure prévue à l'article 10. La Commission informe le comité visé à l'article 10 de  l'utilisation de ces allocations globales. 3.  Les décisions portant modification de décisions arrêtées selon la procédure prévue à l'article  10 sont arrêtées par la Commission lorsqu'elles ne comportent pas de modifications substantielles  ni d'engagements supplémentaires supérieurs à 20  % de l'engagement initial. 4.  Les décisions de financement concernant les bonifications d'intérêts sur les prêts de la Banque  sont arrêtées selon la procédure prévue à l'article 11. Les décisions de financement concernant les  capitaux à risque sont arrêtées selon la procédure prévue à l'article 12. Article 9 La Commission est chargée de l'instruction, de la décision et de la gestion des actions  visées au présent règlement financées par le budget général des Communautés européennes, sans  préjudice de la gestion par la Banque des bonifications d'intérêts et des opérations sur capitaux à  risque en vertu du mandat confié à celle-ci par la Commission au nom de la Communauté conformément  à l'article 105 paragraphe 3 du règlement financier du 21 décembre 1977 applicable au budget  général des Communautés européennes. Article 10 1.  La Commission est assistée par un comité composé des représentants des États  membres et présidé par le représentant de la Commission (ci-après dénommé «le comité») connu sous  le nom de «comité MED». Un représentant de la Banque prend part à ces travaux, sans avoir le droit  de vote. 2.  Le représentant de la Commission présente au comité un projet des mesures à prendre. Le comité  donne son avis sur le projet dans un délai que le président peut fixer en fonction de l'urgence de  la question. L'avis est donné par la majorité définie à l'article 148 paragraphe 2 du traité pour  les décisions que le Conseil doit arrêter sur proposition de la Commission. Les voix des  représentants des États membres sont affectées de la pondération prévue dans cet article. Le  président ne prend pas part au vote. 3.  La Commission arrête des mesures d'application immédiate. Toutefois, si ces mesures ne sont pas  conformes à l'avis du comité, elles sont communiquées par la Commission au Conseil sans délai. Dans  ce cas, la Commission diffère l'application des mesures qu'elle a arrêtées pour une période de six  semaines. Le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, peut arrêter une décision différente dans le délai  fixé à l'alinéa précédent. 4.  Le comité peut examiner toute autre question relative à l'application du présent règlement qui  peut lui être soumise par son président, éventuellement à la demande du représentant d'un État  membre, et notamment toute question relative à l'application générale, l'administration du  programme ou le cofinancement et la coordination visés à l'article 4. 5.  Le comité arrête ces règles de procédure à la majorité qualifiée. 6.  La Commission informe régulièrement le comité et lui fournit des informations sur l'application  des mesures visées par le présent règlement. 7.  Le Parlement européen est tenu régulièrement informé de l'application du présent règlement. Article 11 1.  En ce qui concerne les projets à financer par des prêts bonifiés dans le domaine  de l'environnement, la Banque établit la proposition de financement conformément à ses statuts. La  Banque demande l'avis de la Commission, conformément à l'article 21 de ses statuts, ainsi que  l'avis du comité prévu à l'article 13. 2.  Le comité émet un avis sur la proposition établie par la Banque. Le représentant de la  Commission expose au sein du comité la position de son institution sur le projet en question,  notamment sur sa conformité avec les objectifs du règlement et avec les orientations générales  arrêtées par le Conseil. En outre, le comité est informé par la Banque des prêts non bonifiés que  celle-ci envisage d'accorder sur ses ressources. 3.  Sur la base de cette consultation, la Banque demande à la Commission de prendre une décision de  financement pour l'octroi de la bonification d'intérêts pour le projet concerné. 4.  La Commission soumet au comité MED un projet de décision d'autorisation ou, le cas échéant, de  refus du financement de la bonifications d'intérêts. 5.  La Commission transmet la décision visée au paragraphe 4 à la Banque, qui, lorsque cette  décision porte octroi de la bonification, peut accorder le prêt. Article 12 1.  La Banque soumet pour avis au comité prévu à l'article 13 un projet d'opérations  de capitaux à risque. Le représentant de la Commission expose au sein du comité la position de son  institution sur le projet et notamment sur sa conformité avec les objectifs du présent règlement et  avec les orientations générales arrêtées par le Conseil. 2.  Sur la base de cette consultation, la Banque transmet le projet à la Commission. 3.  La Commission arrête la décision de financement dans un délai approprié compte tenu des  caractéristiques du projet. 4.  La Commission transmet la décision visée au paragraphe 3 à la Banque, qui prend les mesures  appropriées. Article 13 1.  Il est institué auprès de la Banque un comité constitué des représentants des  États membres, ci-après dénommé «comité de l'article 13». Le comité est présidé par le représentant  de l'État membre qui exerce la présidence du Conseil des gouverneurs de la Banque; son secrétariat  est assuré par la Banque. Un représentant de la Commission participe à ces travaux. 2.  Le règlement intérieur du comité est adopté par le Conseil, statuant à l'unanimité. 3.  Le comité statue à la majorité qualifiée conformément à l'article 148 paragraphe 2 du traité. 4.  Au sein du comité, les voix des représentants des États membres sont affectées de la  pondération prévue à l'article 148 paragraphe 2 du traité. Article 14 1.  Le résultat des appels d'offres sera publié au Journal officiel des Communautés  européennes. La Commission soumettra tous les six mois au comité de l'article 10 des informations  détaillées et spécifiques sur les marchés conclus en exécution des programmes et projets Meda. 2.  Pour le 1er septembre de chaque année, un rapport circonstancié évaluant l'état d'avancement  des projets et leur incidence sur le développement dans les partenaires méditerranéens est préparé  par la Commission en collaboration avec la Banque européenne d'investissement et présenté au  Conseil, au Parlement européen et au Comité économique et social. 3.  En 1997, ce rapport est remplacé par un rapport intérimaire sur l'éxecution du programme au  cours de l'ensemble de la période se terminant à ce moment, rapport qui est présenté par la  Commission avant le 30 juin 1997. 4.  Les rapports annuel et intérimaire servent de base pour les décisions concernant la poursuite  des programmes à prendre dans le cadre de la procédure budgétaire annuelle. 5.  La Commission et la Banque procèdent à une évaluation des projets qui les concernent toutes les  deux, afin de déterminer si les objectifs ont été atteints et de dégager des orientations en vue  d'augmenter l'efficacité des activités futures. Les rapports d'évaluation sont transmis au Conseil  et au Parlement européen. 6.  Avant le 30 juin 1999, le Conseil procédera à un réexamen du présent règlement. À cette fin, la  Commission lui soumettra avant le 31 décembre 1998 un rapport d'évaluation assorti de propositions  concernant l'avenir du règlement et, en tant que de besoin, les modifications à apporter au  règlement. Article 15 1.  Le règlement (CEE) n° 1763/92 et le règlement (CE) n° 1734/94 sont abrogés à  compter du 31 décembre 1996. 2.  À compter du 31 décembre 1996, le règlement (CEE) n° 1762/92 s'applique à la gestion des  protocoles encore en vigueur à cette date et à l'engagement des fonds relevant des protocoles  expirés. Article 16 Le présent règlement entre en vigueur le troisième jour suivant celui de sa  publication au Journal officiel des Communautés européennes. Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement  applicable dans tout État membre.(1) JO n° C 232 du 6. 9. 1995, p. 5.  (2) JO n° L 181 du 1. 7. 1992, p. 1.  (3) JO n° L 181 du 1. 7. 1992, p. 5.  (1) JO n° L 182 du 16. 7. 1994, p. 4.   ANNEXE Territoires et pays partenaires visés à l'article 1er La République algérienne  démocratique et populaireLa république de ChypreLa république arabe d'ÉgypteL'État d'IsraëlLe  royaume de JordanieLa République libanaiseLa république de MalteLe royaume du MarocLe  République arabe syrienneLa République tunisienneLa République turqueLes territoires occupés de  Gaza et de la Cisjordanie