CELEX: 51995PC0331
Language: fr
Date: 1995-07-19
Title: 

Avis juridique important

|

51995PC0331

Proposition de REGLEMENT (CE) DU CONSEIL portant organisation commune du marché du riz  /* COM/95/331 FINAL - CNS 95/0203 */  

Journal officiel n° C 021 du 25/01/1996 p. 0008

Proposition de règlement (CE) du Conseil  portant organisation commune du marché du riz (96/C  21/05) COM(95) 331 final - 95/0203(CNS) (Présentée par la Commission le 24 août 1995) LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE, vu le traité instituant la Communauté européenne, et notamment ses articles 42 et 43, vu la proposition de la Commission, vu l'avis du Parlement européen, vu l'avis du Comité économique et social, considérant que la nouvelle orientation de la politique agricole commune doit aboutir à un meilleur  équilibre des marchés ainsi qu'à une meilleure compétitivité de l'agriculture communautaire; considérant que l'organisation commune des marchés dans le secteur du riz doit inclure un système  commun de prix pour la Communauté; que ce système peut être réalisé par la fixation d'un prix  d'intervention pour le riz paddy valable pour toute la Communauté, auquel les organismes compétents  sont obligés d'acheter le riz qui leur est offert; considérant que, dans le cadre des négociations commerciales multilatérales du cycle d'Uruguay  (ci-après dénommés «accord GATT»), la Communauté a pris des engagements de réduction progressive  des droits de douane résultant de la tarification de l'ancien régime de prélèvements; que la  réduction des droits de douane doit être accompagnée par une baisse des prix communautaires  permettant de maintenir la compétitivité du produit communautaire; que afin d'éviter la perte de  revenu des producteurs, résultant de la baisse précitée des prix institutionnels, il s'avère  opportun d'instaurer un régime de paiements compensatoires à la production octroyés par hectare et  visant au maintien des niveaux actuels de rentabilité de la culture et dont le montant est fixé sur  la base de la baisse de prix envisagée ainsi que des rendements agronomiques constatés dans les  différents États membres pendant une période considérée comme représentative; considérant que l'instauration du régime des paiements compensatoires à l'hectare précité rend  appropriée la fixation d'une superficie maximale qui, en reflétant la superficie cultivée en riz  pendant une période représentative des dernières années, permet de maintenir des objectifs de  production compatibles avec les besoins du marché et de respecter les engagements pris dans le  cadre de l'accord GATT en matière d'exportations commerciales; que le respect de la superficie  maximale est susceptible d'être assuré, en cas de dépassement, par la réduction de l'aide dans une  mesure suffisante à exercer un effet dissuasif pour les producteurs; considérant qu'une modification du régime d'intervention, visant à permettre de rechercher des plus  vastes possibilités d'écoulement sans passer pour la prise en charge du produit dans les magasins  de l'organisme d'intervention, est susceptible d'améliorer la fluidité du marché et d'entraîner une  réaction plus saine de celui-ci aux défis engendrés par la tarification des prélèvements et aux  plus amples variations conjoncturelles au niveau des prix qui en résulteront; qu'une telle  modification permettra en outre de préserver à l'intervention sa fonction originaire et d'éviter  qu'elle devienne un débouché en soi; considérant qu'il est, par conséquent, approprié de subordonner l'achat à l'intervention à  l'application préalable d'un régime d'intervention préventive pendant laquelle le producteur  procédera au stockage du produit et recevra une avance sur le paiement du prix d'intervention, tout  en restant maître de la vente du produit tant que celui-ci ne sera pas mis en vente par l'organisme  d'intervention; considérant qu'il est approprié que le prix d'intervention continue à faire l'objet d'un certain  nombre de majorations mensuelles afin de tenir compte, entre autres, des frais de magasinage et  d'intérêt pour le stockage du riz dans la Communauté ainsi que de la nécessité d'un écoulement des  stocks conforme aux besoins du marché; considérant qu'une restitution à la production se révèle appropriée pour l'amidon de riz et les  produits dérivés en analogie à ce qui a été prévu pour les produits visés à l'article 7 du  règlement (CEE) n° 1766/92  (1) avec lesquels ils se trouvent en concurrence; considérant que la réalisation d'un marché unique pour la Communauté dans le secteur du riz  implique l'établissement d'un régime unique des échanges aux frontières extérieures de celle-ci;  qu'un régime des échanges, s'ajoutant au système de l'intervention et comportant un régime de  droits à l'importation et de restitutions à l'exportation, est de nature, en principe, à stabiliser  le marché communautaire; que ce régime des échanges repose sur les engagements pris dans le cadre  de l'accord GATT; que les types de riz aux différents stades d'usinage, et notamment le riz de type  indica et le riz de type japonica, sont ponctuellement identifiées par des codes de la nomenclature  combinée. considérant que, afin de pouvoir contrôler en permanence le mouvement des échanges, il convient de  prévoir la délivrance de certificats d'importation ou d'exportation assortis de la constitution  d'une garantie assurant la réalisation des opérations en vue desquelles ces certificats ont été  demandés; considérant que, afin d'éviter ou de réprimer les effets préjudiciables sur le marché dans la  Communauté pouvant résulter des importations de certains produits, l'importation d'un ou de  plusieurs de ces produits peut être soumise au paiement de droits de douane additionnels si  certaines conditions sont remplies; qu'il convient dès lors d'introduire une disposition  correspondante; considérant qu'il est opportun d'attribuer à la Commission la compétence d'ouvrir et de gérer les  contingents tarifaires découlant d'accords internationaux; considérant que la possibilité d'octroyer, lors de l'exportation vers les pays tiers, une  restitution égale à la différence entre les prix dans la Communauté et sur le marché mondial, et  dans les limites des accords GATT, est de nature à sauvegarder la participation de la Communauté au  commerce international du riz; que cette possibilité est soumise à des limites exprimées en  quantités et en valeur; considérant que le respect des limites en valeur pourra être assuré lors de la fixation des  restitutions et par le suivi des paiements dans le cadre de la réglementation relative au Fonds  européen d'orientation et de garantie agricole; que le contrôle peut être facilité par la  préfixation obligatoire des restitutions, sans que ne soit préjugée la possibilité, dans le cas de  restitutions différenciées, de changer la destination préfixée à l'intérieur d'une zone  géographique à laquelle s'applique un taux de restitutions unique; que, dans le cas du changement  de la destination, il convient de payer la restitution applicable à la destination réelle, tout en  la plafonnant au niveau du montant applicable à la destination préfixée; considérant que la surveillance des contraintes en volume requiert l'instauration d'un système de  suivi fiable et efficace; que, à cet effet, il convient de soumettre l'octroi de toute restitution  à l'exigence d'un certificat d'exportation; que l'octroi des restitutions dans les limites  disponibles devra être effectué en fonction de la situation particulière de chacun des produits  concernés; que des dérogations à cette discipline ne peuvent être admises que pour les produits  transformés ne relevant pas de l'annexe II du traité auxquels des limites en valeur ne s'appliquent  pas, et pour les actions d'aide alimentaire, ces dernières étant exemptes de toute limitation;  qu'il est approprié d'établir la possibilité de déroger aux règles strictes de gestion, pour les  produits dont les exportations avec restitutions ne sont pas susceptibles de dépasser les limites  en volume; que le suivi des quantités exportées à l'aide de restitutions pendant les campagnes  visées par l'accord sera assuré sur la base des certificats d'exportation délivrés au titre de  chaque campagne; considérant que, en complément du système décrit ci-dessus, il convient de prévoir, dans la mesure  nécessaire à son bon fonctionnement, la possibilité de réglementer le recours au régime dit de  perfectionnement actif et passif et, dans la mesure où la situation du marché l'exige,  l'interdiction de ce recours; considérant que le régime des droits de douane permet de renoncer à toute autre protection aux  frontières extérieures de la Communauté; que, toutefois, le mécanisme des prix et des droits de  douane peut, dans des circonstances exceptionnelles, être mis en défaut; que, afin de ne pas  laisser, dans de tels cas, le marché communautaire sans défense contre les perturbations risquant  d'en résulter, alors que les obstacles à l'importation existant antérieurement auront été  supprimés, il convient de permettre à la Communauté de prendre toutes les mesures nécessaires; que  ces mesures doivent être en conformité avec les obligations découlant de l'accord GATT; considérant qu'il y a lieu de prévoir la possibilité de prendre des mesures lorsque le marché de la  Communauté est perturbé ou menacé d'être perturbé de façon à mettre en danger la réalisation des  objectifs de l'article 39 du traité du fait des importations ou des exportations; considérant que la baisse des prix communs à partir de l'entrée en vigueur du présent règlement  risque d'entraîner une perturbation du marché intérieur; qu'il convient dès lors de prévoir la  possibilité pour la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'éviter ces  perturbations; considérant que l'évolution du marché commun dans le secteur du riz exige que les États membres et  la Commission se communiquent réciproquement les données nécessaires à l'application du présent  règlement; qu'une telle communication est notamment nécessaire en cas d'engagements  internationaux; considérant que la réalisation d'un marché unique reposant sur un système de prix communs serait  compromise par l'octroi de certaines aides; que, dès lors, il convient que les dispositions du  traité permettant d'apprécier les aides accordées par les États membres, et d'interdir celles qui  sont incompatibles avec le marché commun, soient rendues applicables dans le secteur du riz; considérant que, pour faciliter la mise en oeuvre des dispositions envisagées, il convient de  prévoir une procédure instaurant une coopération étroite entre les États membres et la Commission  au sein du comité de gestion des céréales; considérant que l'organisation commune du marché du riz doit tenir compte, parallèlement et de  manière appropriée, des objectifs prévus aux articles 39 et 110 du traité; considérant que l'organisation des marchés dans le secteur du riz prévue par le règlement (CEE) n°  1418/76  (1) a été modifiée à plusieurs reprises; que ces textes, en raison de leur nombre, de leur  complexité et de leur dispersion dans différents journaux officiels sont difficiles à utiliser et  manquent, des lors, de la clarté nécessaire que doit présenter toute réglementation; qu'il  convient, dans ces conditions, de procéder à leur codification dans le cadre d'un nouveau règlement  et d'abroger le règlement (CEE) n° 1418/76 précité; qu'il est approprié d'abroger de nombreux  règlements du Conseil dérivés du règlement de base n'ayant plus de fondement juridique; considérant que le régime des paiements compensatoire nécessite une surveillance; que, afin de  garantir la possibilité d'un contrôle effectif, il est indiqué de prévoir l'introduction de ce  régime d'aide dans le système intégré de gestion et contrôle prévu par le règlement (CEE) n°  3508/92  (2); A ARRÊTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT: Article premier 1.  L'organisation commune du marché du riz comporte un régime  des prix et des échanges et régit les produits suivants:  >TABLE> 2.  Aux fins du présent règlement, on entend par riz paddy, riz décortiqué, riz semi-blanchi, riz  blanchi, riz à grains ronds, riz à grains moyens, riz à grains longs et brisures les produits  définis à l'annexe A. TITRE PREMIER Régime des prix Article 2 La campagne de commercialisation commence le 1er  septembre et se termine le 31 août de l'année suivante pour tous les produits visés à l'article  1er. Article 3 1.  Pour le riz paddy, il est fixé un prix d'intervention égal à: - 351,00 écus par tonne pour la campagne de commercialisation 1996/1997, - 333,45 écus par tonne pour la campagne de commercialisation 1997/1998, - 315,90 écus par tonne pour la campagne de commercialisation 1998/1999, - 298,35 écus par tonne pour la campagne de commercialisation 1999/2000 et les suivantes. Le prix d'intervention est fixé pour une qualité type définie par le Conseil statuant sur  proposition de la Commission à la majorité qualifiée. 2.  Le prix d'intervention fait l'objet de majorations mensuelles pendant une partie de la campagne  de commercialisation. Les montants et le nombre des majorations mensuelles sont définis selon la  procédure prévue à l'article 43 paragraphe 2 du traité. 3.  Le prix d'intervention concerne le stade de commerce de gros, marchandise rendue magasin non  déchargée. Il est valable pour tous les centres d'intervention désignés en application de l'article  9. Article 4 1.  Pendant la période du 1er janvier au 30 avril, le riz paddy peut être soumis à un  régime d'intervention préventive pour une durée de quatre mois. Pendant cette période: a) le producteur: - assure le stockage du produit, - bénéficie, dans des conditions à déterminer, d'une avance égale à 60  % du prix d'intervention  valable pour la qualité type; b) le riz paddy placé sous régime d'intervention préventive peut, selon les modalités à déterminer,  être vendu: - ou bien par le producteur, - ou bien par l'organisme d'intervention pour l'exportation ou pour l'approvisionnement du marché  intérieur. 2.  La vente par le producteur est subordonnée à l'accord de l'organisme d'intervention et au  remboursement préalable de l'avance éventuellement perçue. La mise en vente par l'organisme d'intervention est notifiée sans délai au producteur. La vente par  cet organisme donne lieu au paiement du solde du prix d'intervention valable lors de la sortie du  produit du magasin du producteur ajusté en fonction de la qualité constatée à ce moment  conformément aux dispositions déterminées en application de l'article 9. Article 5 1.  Pendant la période du 1er mai au 31 août, les organismes d'intervention achètent  les quantités de riz paddy qui leur sont offertes pour autant que le produit ait fait l'objet du  régime prévu à l'article 4 et les offres répondent à des conditions, notamment quantitatives et  qualitatives, à déterminer. 2.  Si la qualité du riz paddy offert diffère de la qualité type pour laquelle a été fixé le prix  d'intervention, celui-ci est ajusté par l'application de bonifications ou de réfactions. Dans le but d'assurer une orientation variétale de la production, des bonifications et des  réfactions à appliquer au prix d'intervention peuvent être fixés. 3.  Dans les conditions à déterminer, les organismes d'intervention mettent en vente le riz paddy  acheté conformément au paragraphe 1, pour l'exportation vers les pays tiers ou pour  l'approvisionnement du marché intérieur. Article 6 Des mesures particulières peuvent être décidées en vue: - d'éviter le recours massif à l'application des articles 4 et 5 dans certaines régions de la  Communauté, - de combler le manque de disponibilité de riz paddy suite à des calamités naturelles. Article 7 1.  Les producteurs communautaires de riz peuvent revendiquer un paiement compensatoire  dans les conditions fixées dans le présent article et selon des modalités à déterminer. 2.  Le paiement compensatoire est fixé par hectare de superficie de riz ensemencée et il est  differencié par État membre. 3.  Les montants du paiement compensatoire sont déterminés sur base de la moyenne des rendements  agronomiques constatés dans les États membres pour les récoltes 1992, 1993 et 1994. Pourtant, pour  l'Espagne et le Portugal ces montants sont déterminés sur la base respectivement de périodes  1990-1992 et 1989-1991. Les montants en question sont fixés ci-après: >TABLE> Pour poursuivre une meilleure orientation de la production, les montants du paiement compensatoire  peuvent être différenciés par l'application de bonifications et réfactions selon la variété. 4.  Il est institué une superficie maximale garantie communautaire (superficie maximale garantie  communautaire), répartie entre États membres (superficie maximale garantie nationale). Celles-ci sont établies, en tant que nombre moyen d'hectares, sur la base des superficies  constatées dans les États membres pour les années 1992, 1993 et 1994. Pourtant, pour l'Espagne et  le Portugal les superficies à prendre en considération sont déterminées sur la base respectivement  des périodes 1990-1992 et 1989-1991. Ces superficies sont fixées de la façon suivante (en  hectares): >TABLE> Si les superficies consacrées au riz dans une année dépassent la superficie maximale garantie  communautaire, il est appliqué pour la même année de production: - à tous les producteurs, une réduction du montant compensatoire égale à six fois le taux de  dépassement pour les premiers cinq points de pourcentage de dépassement, - en cas d'un dépassement au-delà des premiers cinq points, une réduction supplémentaire est  appliquée aux producteurs dans les États membres dépassant de plus de cinq points leur superficie  maximale garantie nationale. Cette réduction sera égale à six fois le taux de dépassement de la  superficie maximale garantie nationale au-delà de cinq points. Toutefois, ce dernier taux peut être  corrigé, notamment pour tenir compte de la possibilité que, dans un ou plusieurs États membres, la  superficie maximale garantie nationale majorée de 5  % n'a pas été entièrement utilisée. Dans ce  cas, la réduction supplémentaire prévue au présent article peut être adaptée, en tenant compte, de  manière proportionnelle, de la superficie maximale garantie nationale des États membres concernés  par la réduction supplémentaire. Toutefois, la correction doit garantir que la réduction moyenne  pondérée de la Communauté dans son ensemble est égale au pourcentage de dépassement de la  superficie maximale garantie communautaire. La Commission, conformément à la procédure fixée à l'article 23 du présent règlement, établit  l'ampleur et la répartition des réductions à appliquer. Pour chaque région de production, l'État membre doit fournir à la Commission les données détaillées  ventilées par variétés relatives aux superficies, aux rendements, à la production, aux stocks  auprès des producteurs et auprès des rizeries. Ces données doivent être basées sur un régime de  déclarations obligatoires des producteurs et des rizeries instauré, géré et contrôlé par l'État  membre. Article 8 1.  Dans des conditions à déterminer, une restitution à la production peut être  accordée pour l'amidon et certains produits dérivés, obtenus à partir de riz et de brisures de riz  et utilisés dans la fabrication de certaines marchandises. 2.  La restitution visée au paragraphe 1 est fixée périodiquement. Article 9 Sont adoptées selon la procédure prévue à l'article 23 les modalités d'application du  présent titre, et notamment: a) la liste des centres d'intervention prévus à l'article 3 paragraphe 3. Cette liste est adoptée  après consultation des États membres intéressés et comprend notamment des centres d'intervention  dans des zones excédentaires, dotés de locaux et d'équipements techniques suffisants et jouissant  d'une situation favorable en ce qui concerne les moyens de transport; b) les modalités d'application des articles 4 et 5. Celles-ci comportent notamment: - la qualité et la quantité minimale exigibles à l'intervention, - les bonifications et les réfactions applicables à l'intervention, - les procédures et les conditions de prise en charge par les organismes d'intervention ainsi que  toute autre modalité relative à l'intervention, - les procédures et conditions de mise en vente par les organismes d'intervention, - le cas échéant, la constitution d'une garantie à couverture du versement des avances prévues à  l'article 4 paragraphe 1 point a); c) la nature et l'application des mesures prévues à l'article 6; d) les modalités d'application de l'article 7 et les bonifications et réfactions applicables au  paiement compensatoire; e) les modalités d'application de l'article 8, ainsi que la fixation des restitutions et de la  liste des produits prévues par cet article. TITRE II Régime des échanges avec les pays tiers Article 10 1.  Toute importation dans la  Communauté ou toute exportation hors de celle-ci des produits visés à l'article 1er est soumise à  la présentation d'un certificat d'importation ou d'exportation. Le certificat est délivré par les États membres à tout intéressé qui en fait la demande, quel que  soit le lieu de son établissement dans la Communauté, sans préjudice des dispositions prises pour  l'application des articles 14 et 15. Les certificats d'importation et d'exportation sont valables dans toute la Communauté. La  délivrance de ces certificats est subordonnée à la constitution d'une garantie assurant  l'engagement d'importer ou d'exporter pendant la durée de validité du certificat et qui, sauf cas  de force majeure, reste acquise en tout ou en partie si l'opération n'est pas réalisée dans ce  délai ou n'est réalisée que partiellement. 2.  La période de validité des certificats et les autres modalités d'application du présent article  sont arrêtées selon la procédure prévue à l'article 23. Article 11 1.  Pour les livraisons, vers le département français d'outre-mer de la Réunion et  destinées à y être consommées, des produits relevant du code NC 1006 (à l'exclusion du code 1006   10  10), en provenance des États membres et se trouvant dans l'une des situations visées à  l'article 9 paragraphe 2 du traité, une subvention peut être fixée. Le montant de cette subvention est fixé, compte tenu des besoins d'approvisionnement du marché  réunionnais, sur la base de la différence existant entre le cours ou les prix des produits  concernés sur le marché mondial et les cours ou les prix de ces mêmes produits sur le marché  communautaire, ainsi que, si nécessaire, des prix de ces produits rendus île de la Réunion. La subvention est accordée sur demande de l'intéressé. Elle peut être fixée, le cas échéant, par  voie d'adjudication. Cette adjudication porte sur le montant de la subvention. La fixation de la subvention a lieu périodiquement selon la procédure prévue à l'article 23.  Toutefois, en cas de nécessité, la Commission peut, sur demande d'un État membre ou de sa propre  initiative, modifier la subvention dans l'intervalle. 2.  Les dispositions réglementaires relatives au financement de la politique agricole commune  s'appliquent à la subvention prévue au paragraphe 1. 3.  Les modalités d'application du présent article sont arrêtées selon la procédure prévue à  l'article 23. Article 12 1.  Sauf dispositions contraires du présent règlement, les taux des droits du tarif  douanier commun sont appliqués pour les produits visés à l'article 1er. 2.  Par dérogation au paragraphe 1, le droit à l'importation: a) du riz décortiqué relevant du code NC 1006  20 est égal au prix d'intervention valable au moment  de l'importation, majoré de: - 80  % dans le cas du riz décortiqué relevant des codes NC 1006  20  17, 1006  20  98, - 88  % dans le cas du riz décortiqué relevant des codes NC autres que 1006  20  17 et 1006  20  98 et diminué du prix à l'importation; b) du riz blanchi relevant du code NC 1006  30 est égal au prix d'intervention valable au moment de  l'importation, majoré d'un pourcentage à calculer, et diminué du prix à l'importation. Toutefois, ce droit ne peut dépasser le taux des droits du tarif douanier commun. Le pourcentage visé au point b) est calculé en ajustant les pourcentages respectifs visés au point  a) en fonction des taux de conversion, des frais d'usinage et de la valeur des sous-produits et en  majorant les montants ainsi obtenus d'un montant de protection de l'industrie. 3.  Par dérogation au paragraphe 1: a) il n'est perçu aucun droit lors de l'importation dans le département français d'outre-mer de la  Réunion et destinés à y être consommés des produits relevant du code NC 1006  10 et des codes NC  1006  20 et 1006  40  00; b) le droit à percevoir lors de l'importation dans le département français d'outre-mer de la  Réunion et destinés à y être consommés des produits relevant du code NC 1006  30 est affecté du  coefficient de 0,30. 4.  Les modalités d'application du présent article sont arrêtées selon la procédure prévue à  l'article 23. Ces modalités comportent notamment: - la fixation des taux de conversion du riz aux différents stades d'usinage, les frais d'usinage et  la valeur des sous-produits visée au paragraphe 2, - la fixation du montant de protection de l'industrie et les dispositions nécessaires pour  déterminer et calculer les prix à l'importation et pour vérifier leur authenticité. Article 13 1.  Sans préjudice de l'article 12 paragraphe 2, afin d'éviter ou de réprimer les  effets préjudiciables sur le marché de la Communauté pouvant résulter des importations de certains  des produits visés à l'article 1er, l'importation, au taux du droit prévu à l'article 12, d'un ou  de plusieurs de ces produits est soumise au paiement d'un droit à l'importation additionnel, si les  conditions découlant de l'article 5 de l'accord sur l'agriculture, conclu en conformité avec  l'article 228 du traité dans le cadre des négociations commerciales multilatérales du cycle  d'Uruguay sont remplies, sauf lorsque les importations ne risquent pas de perturber le marché  communautaire ou que les effets seraient disproportionnés par rapport à l'objectif recherché. 2.  Les prix de déclenchement, au-dessous desquels un droit à l'importation additionnel peut être  imposé, sont ceux transmis par la Communauté à l'Organisation mondiale du commerce. Les volumes de déclenchement devant être dépassés pour l'imposition d'un droit additionnel à  l'importation sont déterminés, notamment, sur la base des importations dans la Communauté dans les  trois années précédant celle dans laquelle les effets préjudiciables visés au paragraphe 1 se  présentent ou risquent de se présenter. 3.  Les prix à l'importation à prendre en considération pour l'imposition d'un droit à  l'importation additionnel sont déterminés sur la base des prix à l'importation caf de l'expédition  considérée. Les prix à l'importation caf sont vérifiés à cette fin sur la base des prix représentatifs pour le  produit en question sur le marché mondial ou sur le marché d'importation communautaire du produit. 4.  La Commission arrête les modalités d'application du présent article selon la procédure prévue à  l'article 23. Ces modalités portent notamment sur: a) les produits auxquels des droits à l'importation additionnels sont appliqués aux termes de  l'article 5 de l'accord sur l'agriculture ainsi que les dispositions particulières à appliquer aux  produits visés à l'article 12 paragraphe 2, notamment en ce qui concerne les dispositions pour la  détermination des prix à l'importation à prendre en considération en vue d'appliquer un droit  d'importation additionnel; b) la fixation des prix représentatifs et les autres critères nécessaires pour assurer  l'application du paragraphe 1 en conformité avec l'article 5 dudit accord. Article 14 1.  Dans la mesure nécessaire pour permettre l'exportation, en l'état ou sous forme de  marchandises reprises à l'annexe B, des produits visés à l'article 1er sur la base des cours ou des  prix de ces produits sur le marché mondial, et dans les limites découlant des accords conclus en  conformité avec l'article 228 du traité, la différence entre ces cours ou ces prix et ces prix dans  la Communauté peut être couverte par une restitution à l'exportation. La restitution pour l'exportation de produits visés à l'article 1er sous forme de marchandises  reprises à l'annexe B ne peut pas être supérieure à celle applicable à ces produits exportés en  l'état. 2.  En ce qui concerne l'attribution des quantités pouvant être exportées avec restitution, est  établie la méthode: a) la plus adaptée à la nature du produit et à la situation du marché en cause, permettant  l'utilisation la plus efficace possible des ressources disponibles, en tenant compte de  l'efficacité et de la structure des exportations de la Communauté sans toutefois créer une  discrimination entre les petits et les grands opérateurs; b) administrativement la moins lourde pour les opérateurs compte tenu des exigences de gestion; c) évitant toute discrimination entre les opérateurs intéressés. 3.  La restitution est la même pour toute la Communauté. Elle peut être différenciée selon les  destinations, lorsque la situation du marché mondial ou les exigences spécifiques de certains  marchés le rendent nécessaire. Les restitutions sont fixées selon la procédure prévue à l'article 23. Cette fixation peut avoir  lieu notamment: a) de façon périodique; b) par voie d'adjudication pour les produits pour lesquels cette procédure était prévue dans le  passé. Les restitutions fixées de façon périodique peuvent, en cas de nécessité, être modifiées dans  l'intervalle par la Commission sur demande d'un État membre ou de sa propre initiative. Les restitutions fixées périodiquement pour les produits visés à l'article 1er paragraphe 1 points  a) et b) sont fixées au moins une fois par mois. 4.  Les restitutions sont fixées en prenant en considération les éléments suivants: a) situation et perspectives d'évolution: - sur le marché de la Communauté, des prix du riz et des brisures ainsi que des disponibilités, - sur le marché mondial, des prix du riz et des brisures; b) objectifs de l'organisation commune du marché du riz, qui sont d'assurer à ce marché une  situation équilibrée et un développement naturel sur le plan des prix et des échanges; c) limites découlant des accords conclus en conformité avec l'article 228 du traité; d) intérêt d'éviter des perturbations sur le marché de la Communauté; e) aspects économiques des exportations envisagées. Lors de la fixation de la restitution, il est tenu compte, notamment, de la nécessité d'établir un  équilibre entre l'utilisation des produits de base communautaires en vue de l'exportation de  marchandises transformées vers les pays tiers et l'utilisation des produits de ces pays admis au  régime dit «de perfectionnement». 5.  Pour les produits visés à l'article 1er paragraphe 1 points a) et b), les restitutions sont  fixées conformément aux critères spécifiques suivants: a) prix pratiqués pour ces produits sur les différents marchés représentatifs de la Communauté pour  l'exportation; b) cours les plus favorables constatés sur les différents marchés des pays tiers importateurs; c) frais de commercialisation et frais de transport les plus favorables à partir des marchés de la  Communauté visés au point a) jusqu'aux ports ou autres lieux d'exportation de la Communauté  desservant ces marchés ainsi que frais d'approche sur le marché mondial. 6.  En cas de fixation de la restitution par voie d'adjudication, l'adjudication porte sur le  montant de la restitution. 7.  Pour les produits visés à l'article 1er exportés en l'état, la restitution n'est accordée que  sur demande et sur présentation du certificat d'exportation y relatif. 8.  Le montant de la restitution applicable lors de l'exportation des produits visés à l'article  1er et exportés en l'état est celui qui est valable le jour de la demande du certificat et, dans le  cas d'une restitution différenciée, applicable ce même jour: a) à la destination indiquée sur le certificat ou b) à la destination réelle, si celle-ci est différente de la destination indiquée sur le  certificat. Dans ce cas, le montant applicable ne peut pas dépasser le montant applicable à la  destination indiquée sur le certificat. Afin d'éviter l'utilisation abusive de la flexibilité prévue au présent paragraphe, les mesures  appropriées peuvent être prises. 9.  Les dispositions des paragraphes 7 et 8 peuvent être étendues aux produits visés à l'article  1er exportés sous forme de marchandises reprises à l'annexe B, selon la procédure prévue à  l'article 16 du règlement (CE) n° 3448/93 du Conseil  (1). 10.  Il peut être dérogé aux paragraphes 7 et 8, pour les produits visés à l'article 1er  bénéficiant des restitutions dans le cadre d'actions d'aide alimentaire, selon la procédure prévue  à l'article 23. 11.  Sauf dérogation arrêtée selon la procédure à l'article 23, en ce qui concerne les produits  visés à l'article 1er paragraphe 1 points a) et b), la restitution applicable conformément au  paragraphe 4 est ajustée en fonction du niveau des majorations mensuelles applicables au prix  d'intervention et, le cas échéant, des variations de ce prix, selon le stade de transformation avec  le taux de conversion applicable. Un correctif peut être fixé, selon la procédure prévue à l'article 23. Toutefois, en cas de  nécessité, la Commission peut modifier les correctifs. Les dispositions des alinéas précédents peuvent être appliquées totalement ou partiellement à  chacun des produits visés à l'article 1er paragraphe 1 point c) ainsi qu'aux produits visés à  l'article 1er exportés sous la forme de marchandises reprises à l'annexe B. Dans ce cas,  l'ajustement visé au premier alinéa est corrigé par l'application d'un coefficient exprimant la  relation entre la quantité du produit de base et la quantité de celui-ci contenue dans le produit  transformé exporté ou mise en oeuvre dans la marchandise exportée. 12.  La restitution pour les produits visés à l'article 1er points a) et b) est payée lorsque la  preuve est apportée que les produits: - sont d'origine communautaire, pour autant qu'il s'agisse de riz paddy et de riz décortiqué, sauf  en cas d'application du paragraphe 14, - ont été exportés hors de la Communauté et - dans le cas d'une restitution différenciée, ont atteint la destination indiquée sur le certificat  ou une autre destination pour laquelle une restitution a été fixée, sans préjudice du paragraphe 8  point b). Toutefois, il peut être prévu des dérogations à cette règle selon la procédure prévue à  l'article 23, sous réserve de conditions à déterminer, de nature à offrir des garanties  équivalentes. Des dispositions complémentaires peuvent être arrêtées selon la procédure prévue à l'article 23. 13.  Aucune restitution n'est accordée lors de l'exportation de riz paddy et de riz décortiqué,  importés de pays tiers et réexportés vers les pays tiers, sauf si l'exportateur apporte la preuve: - de l'identité entre le produit à exporter et le produit importé préalablement, - de la perception de tous les droits à l'importation lors de l'importation de ce produit. Dans ce cas, la restitution est égale, pour chaque produit, aux droits perçus lors de l'importation  si ceux-ci sont inférieurs à la restitution applicable; si les droits perçus lors de l'importation  sont supérieurs à la restitution applicable, la restitution est égale à la dernière. 14.  Le respect des limites en volume découlant des accords conclus en conformité avec l'article  228 du traité est assuré sur la base des certificats d'exportation délivrés au titre des périodes  de référence y prévues, applicables pour les produits concernés. Au regard du respect des  obligations découlant des accords conclus dans le cadre des négociations commerciales du cycle  d'Uruguay, la validité des certificats n'est pas affectée par la fin d'une période de référence. 15.  Les modalités d'application du présent article, y compris les dispositions concernant la  redistribution des quantités exportées non attribuées ou non utilisées, et notamment celles  concernant l'ajustement visé au paragraphe 11, sont arrêtées selon la procédure prévue à l'article  23. La modification de l'annexe B est effectuée selon la même procédure. Toutefois, les modalités  relatives à l'application du paragraphe 7 pour les produits visés à l'article 1er, exportés sous  forme de marchandises reprises à l'annexe, sont arrêtées selon la procédure prévue à l'article 16  du règlement (CE) n° 3448/93. Article 15 1.  Dans la mesure nécessaire au bon fonctionnement de l'organisation commune du  marché dans le secteur du riz, le Conseil, statuant sur proposition de la Commission selon la  procédure de vote prévue à l'article 43 paragraphe 2 du traité, peut, dans des cas particuliers,  exclure totalement ou partiellement le recours au régime du trafic de perfectionnement actif ou  passif pour les produits visés à l'article 1er. 2.  Par dérogation au paragraphe 1, si la situation visée au paragraphe 1 se présente de façon  exceptionnellement urgente et si le marché communautaire est perturbé ou risque d'être perturbé par  le régime du perfectionnement actif ou passif, la Commission, à la demande d'un État membre ou de  sa propre initiative, décide des mesures nécessaires qui sont communiquées au Conseil et aux États  membres, dont la durée de validité ne peut pas dépasser six mois et qui sont immédiatement  applicables. Si la Commission a été saisie d'une demande d'un État membre, elle décide dans le  délai d'une semaine suivant la réception de la demande. 3.  Tout État membre peut déférer au Conseil la décision de la Commission dans le délai d'une  semaine suivant le jour de sa communication. Le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, peut  confirmer, modifier ou abroger la décision de la Commission. Si le Conseil n'a pas pris de décision  dans un délai de trois mois, la décision de la Commission est réputée abrogée. Article 16 1.  Les règles générales pour l'interprétation de la nomenclature combinée et les  règles particulières pour son application sont applicables pour le classement des produits relevant  du présent règlement; la nomenclature tarifaire résultant de l'application du présent règlement, y  compris les définitions figurant à l'annexe A, est reprise dans le tarif douanier commun. 2.  Sauf dispositions contraires du présent règlement ou arrêtées en vertu d'une des dispositions  de celui-ci, sont interdites: - la perception de toute taxe d'effet équivalant à un droit de douane, - l'application de toute restriction quantitative à l'importation ou mesure d'effet équivalent. 09072>Article 17 1.  Lorsque les cours ou les prix sur le marché mondial pour un ou plusieurs  produits visés à l'article 1er points a) et b) atteignent le niveau des prix communautaires, que  cette situation est susceptible de persister et de s'aggraver et que, de ce fait, le marché de la  Communauté est perturbé ou menacé d'être perturbé, les mesures appropriées peuvent être prises. 2.  Les cours ou les prix sur le marché mondial atteignent le niveau des prix communautaires  lorsqu'ils tendent vers, ou dépassent, le prix d'intervention, majoré: - de 80  % dans le cas du riz décortiqué relevant des codes NC  1006  20  17 et 1006  20  98 et - de 88  % dans le cas du riz decortiqué relevant des codes NC autres que 1006  20  17 et 1006  20   98. 3.  La situation visée au paragraphe 1 est susceptible de persister ou de s'aggraver lorsqu'un  déséquilibre est constaté entre l'offre et la demande et que ce déséquilibre risque de se  prolonger, compte tenu de l'évolution prévisible de la production et des prix de marché. 4.  Le marché de la Communauté est perturbé ou menacé de l'être du fait de la situation visée aux  paragraphes précédents lorsque le niveau élevé des prix dans le commerce international est de  nature à entraver l'importation dans la Communauté de produits visés à l'article 1er ou à provoquer  la sortie de ces produits hors de la Communauté, de manière telle que la stabilité du marché ou la  sécurité des approvisionnements soient mises en cause. 5.  Lorsque les conditions prévues au présent article sont remplies, les mesures suivantes peuvent  être prises: - application d'un prélèvement à l'exportation; en outre, un prélèvement à l'exportation  particulier peut faire l'objet d'une procédure d'adjudication portant sur une quantité déterminée, - fixation d'un délai pour la délivrance des certificats d'exportation, - suspension totale ou partielle des certificats d'exportation, - rejet total ou partiel des demandes de délivrance des certificats d'exportation qui sont en  instance. L'abrogation de ces mesures est décidée au plus tard lorsqu'il est constaté que, pendant trois  semaines consécutives, la condition visée au paragraphe 2 n'est plus remplie. 6.  Pour la fixation du prélèvement à l'exportation des produits visés à l'article 1er paragraphe 1  points a) et b), il est tenu compte des éléments suivants: a) situation et perspectives d'évolution: - sur le marché de la Communauté, des prix du riz et des disponibilités, - sur le marché mondial, des prix du riz ainsi que des prix des produits transformés du secteur du  riz; b) objectifs de l'organisation commune des marchés dans le secteur du riz, qui sont d'assurer à ces  marchés une situation équilibrée sur le plan des approvisionnements et des échanges; c) intérêt d'éviter des perturbations sur le marché de la Communauté; d) aspect économique des exportations. 7.  Pour la fixation du prélèvement à l'exportation des produits visés à l'article 1er paragraphe 1  point c), les éléments visés au paragraphe 6 s'appliquent. En outre, il est tenu compte des  éléments spécifiques suivants: a) prix pratiqués pour les brisures de riz sur les différents marchés de la Communauté; b) quantité de brisures de riz nécessaires à la fabrication des produits considérés et, le cas  échéant, valeur des sous-produits; c) possibilités et conditions de vente des produits en cause sur le marché mondial. 8.  Lorsque la situation du marché mondial ou les exigences spécifiques de certains marchés le  rendent nécessaire, le prélèvement à l'exportation peut être différencié. 9.  Le prélèvement à l'exportation à percevoir est celui qui est applicable le jour de  l'exportation. Toutefois, le prélèvement applicable le jour du dépôt de la demande du certificat  est appliqué, sur demande de l'intéressé déposée en même temps que la demande de certificat, à une  exportation à réaliser pendant la durée de validité de ce certificat. 10.  Aucun prélèvement n'est appliqué aux exportations effectuées au titre de l'aide alimentaire en  application de l'article 14 paragraphe 10. 11.  Les modalités d'application du présent article sont arrêtées selon la procédure prévue à  l'article 23. Selon la même procédure et pour chacun des produits: - il est décidé de l'établissement des mesures visées au paragraphe 5 et de la suppression des  mesures visées aux deuxième et troisième tirets dudit paragraphe, - a lieu périodiquement la fixation du prélèvement à l'exportation. En cas de nécessité, la Commission peut établir ou modifier le prélèvement à l'exportation. 12.  La Commission peut, en cas d'urgence, prendre les mesures visées au paragraphe 5 troisième et  quatrième tirets. Elle notifie sa décision aux États membres et la rend publique par affichage à  son siège. Cette décision entraîne, pour les produits en cause et à partir du jour indiqué à cette  fin, ce jour étant postérieur à la notification, l'application de mesures prises. La décision  relative aux mesures visées au paragraphe 5 troisième tiret est applicable au maximum pendant sept  jours. Article 18 1.  Si le marché dans la Communauté d'un ou de plusieurs des produits visés à  l'article 1er subit, ou est menacé de subir, du fait des importations ou exportations, des  perturbations graves susceptibles de mettre en péril les objectifs de l'article 39 du traité, des  mesures appropriées peuvent être appliquées dans les échanges avec les pays tiers jusqu'à ce que la  perturbation ou la menace de perturbation ait disparu. Le Conseil, statuant sur proposition de la Commission selon la procédure de vote prévue à l'article  43 paragraphe 2 du traité, arrête les règles générales d'application du présent paragraphe et  définit les cas et limites dans lesquels les États membres peuvent prendre des mesures  conservatoires. 2.  Si la situation visée au paragraphe 1 se présente, la Commission, à la demande d'un État membre  ou de sa propre initiative, décide des mesures nécessaires qui sont communiquées aux États membres  et qui sont immédiatement applicables. Si la Commission a été saisie d'une demande d'un État  membre, elle en décide dans les trois jours ouvrables qui suivent la réception de la demande. 3.  Tout État membre peut déférer au Conseil la mesure prise par la Commission dans le délai de  trois jours ouvrables suivant le jour de sa communication. Le Conseil se réunit sans délai. Il  peut, à la majorité qualifiée, modifier ou annuler la mesure en cause. 4.  Les dispositions du présent article sont appliquées en respectant les obligations découlant des  accords conclus en conformité avec l'article 228 paragraphe 2 du traité. TITRE III Dispositions générales et finales Article 19 Ne sont pas admises à la libre  circulation à l'intérieur de la Communauté les marchandises visées à l'article 1er fabriquées ou  obtenues à partir de produits qui ne sont pas visés à l'article 9 paragraphe 2 ni à l'article 10  paragraphe 1 du traité. Article 20 Sous réserve de dispositions contraires du présent règlement, les articles 92 à 94 du  traité sont applicables à la production et au commerce des produits visés à l'article 1er. Article 21 L'article 40 paragraphe 4 du traité et les dispositions arrêtées pour la mise en  oeuvre de l'article 40 s'appliquent, pour autant qu'il s'agisse du Fonds européen d'orientation et  de garantie agricole, section «garantie», aux départements français d'outre-mer pour les produits  visés à l'article 1er. Article 22 Les États membres et la Commission se communiquent réciproquement les données  nécessaires à l'application du présent règlement. Les modalités de la communication et de la  diffusion de ces données sont arrêtées selon la procédure prévue à l'article 23. Article 23 Dans les cas où il est fait référence à la procédure définie au présent article, le  comité de gestion des céréales, institué par l'article 23 du règlement (CEE) n° 1766/92, ci-après  dénommé «comité», est saisi par son président, soit à l'initiative de celui-ci, soit à la demande  du représentant d'un État membre. L'ensemble des dispositions de l'article 23 du règlement visé ci-dessus concernant ce comité sont  applicables. Article 24 Le comité peut examiner toute autre question évoquée par son président, soit à  l'initiative de celui-ci, soit à la demande du représentant d'un État membre. Article 25 Le présent règlement doit être appliqué de telle sorte qu'il soit tenu compte,  parallèlement et de manière appropriée, des objectifs prévus aux articles 39 et 110 du traité. Article 26 1.  Le règlement (CEE) n° 1418/76 du Conseil, du 21 juin 1976, portant organisation  commune du marché du riz, modifié en dernier lieu par le règlement (CE) n° 1530/95  (1), est abrogé  à partir de la campagne 1996/1997. 2.  Les références au règlement abrogé en vertu du paragraphe 1 doivent s'entendre comme faites au  présent règlement. Les visas et les références se rapportant aux articles dudit règlement sont à lire selon le tableau  de concordance figurant à l'annexe C. 3.  Les règlement suivants sont abrogés à partir de la campagne 1996/1997: -  règlement (CEE) n° 1422/76  (2), -  règlement (CEE) n° 1424/76  (3), -  règlement (CEE) n° 1425/76  (4), -  règlement (CEE) n° 1426/76  (5), -  règlement (CEE) n° 3878/87  (6). 4.  Pour faciliter le passage du régime actuel de l'organisation commune du marché du riz au régime  découlant du présent règlement, ou pour faciliter le passage d'une campagne de commercialisation à  une autre pendant les campagnes 1996/1997 et 1997/1998, la Commission, selon la procédure prévue à  l'article 23, peut prendre toutes les mesures transitoires jugées nécessaires. 5.  À l'article 1er paragraphe 1 point a) du règlement (CEE) n° 3508/92, le tiret suivant est  ajouté: «- au régime de soutien aux producteurs de riz, établi par l'article  .  .  . du règlement (CE) n°   .  .  .» Article 27 Le présent règlement entre en vigueur le septième jour suivant celui de sa publication  au Journal officiel des Communautés européennes. Il est applicable à partir de la campagne 1996/1997, à l'exception des  dispositions de l'article 26 paragraphe 4 qui sont d'application à partir du 1er septembre 1995. Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout  État membre.(1) JO n° L 181 du 1. 7. 1992, p. 21.  (1) JO n° L 166 du 25. 6. 1976, p. 1.  (2) JO n° L 355 du 5. 12. 1992, p. 1.  (1) JO n° L 318 du 20. 12. 1993, p. 18.  (1) JO n° L 148 du 30. 6. 1995, p. 5.  (2) JO n° L 166 du 25. 6. 1976, p. 18.  (3) JO n° L 166 du 25. 6. 1976, p. 20.  (4) JO n° L 166 du 25. 6. 1976, p. 26.  (5) JO n° L 166 du 25. 6. 1976, p. 28.  (6) JO n° L 363 du 24. 12. 1987, p. 3.   ANNEXE A Définitions 1. a) Riz paddy: le riz muni de sa balle après battage b) Riz décortiqué: le riz paddy dont la balle seule a été éliminée. Sont notamment compris sous  cette dénomination les riz désignés sous les appellations commerciales de «riz brun», «riz cargo»,  «riz loonzain» et «riso sbramato» c) Riz semi-blanchi: le riz paddy dont on a éliminé la balle, une partie du germe et tout ou partie  des couches extérieures du péricarpe mais non les couches intérieures d) Riz blanchi: le riz paddy dont la balle, la totalité des couches extérieures et intérieures du  péricarpe, la totalité du germe dans le cas du riz à grains longs et à grains moyens, au moins une  partie dans le cas du riz à grains ronds, ont été éliminées mais où il peut subsister des stries  blanches longitudinales sur 10  % des grains au maximum 2. a) Riz à grains ronds: riz dont la longueur des grains est inférieure ou égale à 5,2 millimètres  et dont le rapport longueur/largeur est inférieur à 2 b) Riz à grains moyens: riz dont la longueur des grains est supérieure à 5,2 millimètres et  inférieure ou égale à 6,0 millimètres et dont le rapport longueur/largeur est inférieur à 3 c) Riz à grains longs: A) riz dont la longueur est supérieure à 6,0 millimètres et dont le rapport longueur/largeur est  supérieur à 2 et inférieur à 3 B) riz dont la longueur est supérieure à 6,0 millimètres et dont le rapport longueur/largeur est  supérieur ou égal à 3 d) Mensuration des grains: la mensuration des grains est effectuée sur du riz blanchi selon la  méthode suivante: i) prélever un échantillon représentatif du lot ii) trier l'échantillon pour opérer sur des grains entiers iii) effectuer deux mensurations portant sur 100 grains chacune et établir la moyenne iv) déterminer le résultat en millimètres, arrondi à une décimale 3. Brisures: fragments de grains dont la longueur est égale ou inférieure aux trois quarts de la  longueur moyenne du grain entier ANNEXE B >TABLE> ANNEXE C Tableau de concordance >TABLE>