CELEX: 61984CO0056
Language: fr
Date: 1984-03-28 00:00:00
Title: Ordonnance de la Cour du 28 mars 1984. # Christoph von Gallera contre Gisèle Maître. # Demande de décision préjudicielle: Tribunal de grande instance de Versailles - France. # Affaire 56/84.

Avis juridique important

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61984O0056

Ordonnance de la Cour du 28 mars 1984.  -  Christoph von Gallera contre Gisèle Maître.  -  Demande de décision préjudicielle: Tribunal de grande instance de Versailles - France.  -  Affaire 56/84.  

Recueil de jurisprudence 1984 page 01769 édition spéciale espagnole page 00487

PartiesObjet du litigeMotifs de l'arrêtDispositif
Mots clés

CONVENTION CONCERNANT LA COMPETENCE JUDICIAIRE ET L ' EXECUTION DES DECISIONS - PROTOCOLE CONCERNANT L ' INTERPRETATION DE LA CONVENTION PAR LA COUR DE JUSTICE - JURIDICTIONS NATIONALES HABILITEES A SAISIR LA COUR A TITRE PREJUDICIEL - JURIDICTION SAISIE DE LA DEMANDE D ' EXEQUATUR - EXCLUSION  ( CONVENTION DU 27 SEPTEMBRE 1968 , ART . 32 ; PROTOCOLE DU 3 JUIN 1971 , ART . 2 ; REGLEMENT DE PROCEDURE , ART . 92 , PAR  1 , ET 103 , PAR  2 )    

Parties

DANS L ' AFFAIRE 56/84 , AYANT POUR OBJET UNE DEMANDE DE DECISION PREJUDICIELLE ADRESSEE A LA COUR PAR JUGEMENT DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE VERSAILLES ET TENDANT A OBTENIR , DANS LE LITIGE PENDANT DEVANT CETTE JURIDICTION ENTRE  CHRISTOPH VON GALLERA  ET       GISELE MAITRE ,    

Objet du litige

UNE DECISION A TITRE PREJUDICIEL SUR L ' INTERPRETATION DE L ' ARTICLE 32 DE LA CONVENTION DU 27 SEPTEMBRE 1968 CONCERNANT LA COMPETENCE JUDICIAIRE ET L ' EXECUTION DES DECISIONS EN MATIERE CIVILE ET COMMERCIALE ,  

Motifs de l'arrêt

1 PAR JUGEMENT DU 17 JANVIER 1984 , PARVENU A LA COUR LE 1 MARS 1984 , LA PREMIERE CHAMBRE DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE VERSAILLES A POSE UNE QUESTION PREJUDICIELLE RELATIVE A L ' INTERPRETATION DE L ' ARTICLE 32 DE LA CONVENTION DU 27 SEPTEMBRE 1968 CONCERNANT LA COMPETENCE JUDICIAIRE ET L ' EXECUTION DES DECISIONS EN MATIERE CIVILE ET COMMERCIALE ( CI-APRES ' LA CONVENTION ' ).    2 L ' ARTICLE 32 DE LA CONVENTION , QUI REGLE D ' UNE MANIERE EXCLUSIVE LA COMPETENCE POUR REVETIR DE LA FORMULE EXECUTOIRE LES DECISIONS RENDUES DANS UN ETAT CONTRACTANT ET RELEVANT DU CHAMP D ' APPLICATION DE LA CONVENTION , PREVOIT QUE LA REQUETE Y RELATIVE DOIT ETRE PRESENTEE ' EN FRANCE , AU PRESIDENT DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE '  QUI STATUE , CONFORMEMENT A L ' ARTICLE 34 DE LA CONVENTION ,     A BREF DELAI , SANS QUE LA PARTIE CONTRE LAQUELLE L ' EXECUTION EST DEMANDEE PUISSE , EN CET ETAT DE LA PROCEDURE , PRESENTER D ' OBSERVATION .    3 DANS LE CADRE DE LA PROCEDURE AU PRINCIPAL , LA PREMIERE CHAMBRE DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE VERSAILLES EST SAISIE D ' UNE REQUETE VISANT A FAIRE REVETIR DE LA FORMULE EXECUTOIRE UN JUGEMENT , RENDU LE 26 MARS 1979 PAR LE TRIBUNAL D ' INSTANCE DE LAUTERBACH EN REPUBLIQUE FEDERALE D ' ALLEMAGNE , ET CONDAMNANT M GISELE MAITRE , A LA SUITE DE SON DIVORCE , A UNE PENSION ALIMENTAIRE EN FAVEUR DE SON FILS CHRISTOPH VON GALLERA . AU COURS DE LA PROCEDURE CONTRADICTOIRE SUIVIE PAR LA CHAMBRE SAISIE , ET EN ABSENCE D ' UNE CONTESTATION PORTANT SUR SA COMPETENCE , CETTE CHAMBRE S ' EST INTERROGEE SUR LA QUESTION DE SAVOIR SI   ' L ' ARTICLE 32 DE LA CONVENTION INSTITUE UNE COMPETENCE EXCLUSIVE AU PROFIT DES JURIDICTIONS QU ' IL DESIGNE POUR CONNAITRE DES DEMANDES TENDANT A CE QUE LES DECISIONS RENDUES DANS UN ETAT CONTRACTANT SOIENT RENDUES EXECUTOIRES DANS UN AUTRE ETAT CONTRACTANT ' ,   ET SI ELLE PEUT DONC RELEVER D ' OFFICE SON INCOMPETENCE .   SE REFERANT A L ' ARTICLE 177 DU TRAITE CEE , LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE VERSAILLES A SOUMIS CETTE QUESTION D ' INTERPRETATION A LA COUR .    4 L ' ARTICLE 2 DU PROTOCOLE , SIGNE LE 3 JUIN 1971 , CONCERNANT L ' INTERPRETATION PAR LA COUR DE JUSTICE DE LA CONVENTION DISPOSE , A LA DIFFERENCE DE L ' ARTICLE 177 DU TRAITE CEE QUI EST INAPPLICABLE EN LA MATIERE , QUE LE POUVOIR DE DEMANDER A LA COUR DE JUSTICE DE STATUER A TITRE PREJUDICIEL SUR UNE QUESTION D ' INTERPRETATION EST RESERVE , EN VERTU DE SES PARAGRAPHES 1 ET 2 , AUX JURIDICATIONS NOMMEMENT DESIGNEES AINSI QU ' AUX ' JURIDICTIONS DES ETATS CONTRACTANTS LORSQU ' ELLES STATUENT EN APPEL ' .    5 LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE VERSAILLES NE FAIT PAS PARTIE DES JURIDICTIONS ENUMEREES A L ' ARTICLE 2 , ALORS QU ' IL NE STATUE PAS NON PLUS EN APPEL DANS LA PROCEDURE AU PRINCIPAL . IL S ' ENSUIT QUE LA COUR EST MANIFESTEMENT INCOMPETENTE POUR CONNAITRE DE LA PRESENTE DEMANDE DE DECISION PREJUDICIELLE , ET QU ' IL Y A LIEU DE FAIRE USAGE DE LA POSSIBILITE , PREVUE PAR L ' ARTICLE 92 , PARAGRAPHE 1 , COMBINE AVEC L ' ARTICLE 103 , PARAGRAPHE 2 , DU REGLEMENT DE PROCEDURE , DE DECLARER CETTE DEMANDE IRRECEVABLE PAR VOIE D ' ORDONNANCE .       PAR CES MOTIFS ,    

Dispositif

LA COUR , L ' AVOCAT GENERAL ENTENDU ,   ORDONNE :   LA DEMANDE DE DECISION PREJUDICIELLE PRESENTEE PAR LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE VERSAILLES , PAR JUGEMENT DU 17 JANVIER 1984 , EST IRRECEVABLE .