CELEX: 51977PC0547
Language: fr
Date: 1977-11-03
Title: Projet de DECISION DU CONSEIL D'ASSOCIATION définissant les orientations de la coopération entre la Communauté et Malte (présenté par la Commission au Conseil)

ARCHIVES HISTORIQUES
DE LA COMMISSION
COLLECTION RELIEE DES
DOCUMENTS "COM"
COM (77) 547
Vol. 1977/0175
 ---pagebreak--- Disclaimer
Conformément au règlement (CEE, Euratom) n° 354/83 du Conseil du 1er février 1983
concernant l'ouverture au public des archives historiques de la Communauté économique
européenne et de la Communauté européenne de l'énergie atomique (JO L 43 du 15.2.1983,
p. 1), tel que modifié par le règlement (CE, Euratom) n° 1700/2003 du 22 septembre 2003
(JO L 243 du 27.9.2003, p. 1), ce dossier est ouvert au public. Le cas échéant, les documents
classifiés présents dans ce dossier ont été déclassifiés conformément à l'article 5 dudit
règlement.
In accordance with Council Regulation (EEC, Euratom) No 354/83 of 1 February 1983
concerning the opening to the public of the historical archives of the European Economic
Community and the European Atomic Energy Community (OJ L 43, 15.2.1983, p. 1), as
amended by Regulation (EC, Euratom) No 1700/2003 of 22 September 2003 (OJ L 243,
27.9.2003, p. 1), this file is open to the public. Where necessary, classified documents in this
file have been declassified in conformity with Article 5 of the aforementioned regulation.
In Übereinstimmung mit der Verordnung (EWG, Euratom) Nr. 354/83 des Rates vom 1.
Februar 1983 über die Freigabe der historischen Archive der Europäischen
Wirtschaftsgemeinschaft und der Europäischen Atomgemeinschaft (ABI. L 43 vom 15.2.1983,
S. 1), geändert durch die Verordnung (EG, Euratom) Nr. 1700/2003 vom 22. September 2003
(ABI. L 243 vom 27.9.2003, S. 1), ist diese Datei der Öffentlichkeit zugänglich. Soweit
erforderlich, wurden die Verschlusssachen in dieser Datei in Übereinstimmung mit Artikel 5
der genannten Verordnung freigegeben.
 ---pagebreak---       COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES
                                                            COM(77)547 final
                                                    Bruxelles , le 3 novembre 1977 .
                                   Projet   d*
                       ■ DECISION DU CONSEIL D' ASSOCIATION
                définissant      les orientations de la coopération
                           , entre la Communauté et Malte
                 ( présenté     par la Commission au Conseil )
COM ( 77 ) 5^7 final .
 ---pagebreak---        COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU CONSEIL
            Lors de la deuxième réunion du Conseil d' association
 CEE - MALTE le 24 mars 1977, la Communauté s' est déclarée prête
 à entreprendre , avec la collaboration de Malte , les travaux
 préparatoires à la mise en oeuvre de la coopération prévue au protocole
 fixant certaines dispositions relatives à l' accord d' association
 CEE - MALTE .
                                                            V
            Par ailleurs , . à la demande du gouvernement maltais , la Com­
munauté a donné son accord a ce qu' il puisse êtré procédé , dans le cadre
de la coopération technique et financière , à tMnstruction des projets :
 de manière à ce que , le cas échéant , des décisions puissent être
 prises dès l' entrée en vigueur du protocole .     De même , la Communauté     o
 s' est déclarée prête à aider le gouvernement maltais à la mise en
 place d' une équipe de spécialistes industriels qui aurait pour mission
 d' élaborer une stratégie de développement économique        industriel ,
 d' identifier des projets et de susciter , parmi les entrepreneurs " -
 européens , des initiatives pour leur réalisation .                       / !i
            En application de la décision du Conseil d' association , la
 Commission soumet dans la présente communication des propositions
 visant à arrêter la position à adopter par la Communauté.
                                         #
             Sur la base des orientations adoptées par la Communauté
 devront être menés les travaux préparatoires entre la Communauté et
 Malte concernant la coopération économique , technique et financière .
 Il conviendra ensuite de faire approuver ces orientations par les
 deux parties à l' occasion d' une prochaine réunion du Conseil d 'asso­
 ciation .                                            -
           , Les conclusions de l' expertise de l' équipe de spécialistes
 industriels évoquée ci-dessus permettront ultérieurement de définir
 d' une façon concrète l' affectation de l' aide communautaire dans' le
 cadre des orientations retenues par le Conseil d' Association .
 ---pagebreak---                                      2.
         La Commission transmet , en anm.e , une note sur la situation
économique et financière de Malte dont les données ont pu être reci ?:
lies notamment au cours de la mission de " fact f inding " effectuée
par des représentants de la Commission et de la Banque européenne
d' investissement en mars dernier .  En outre , la Banque a collaboré
étroitement à l' établissement des propositions ci-jointes relatives à
la mise en oeuvre de la coopération technique et financière .
                          \
 ---pagebreak---        Décision du Conseil d' association
      définissant les orientations de la
   coopération entre la Communauté et Malte
VU le protocole fixant certaines dispositions relatives à l' accord
créant une association entre la Communauté économiquev européenne et
Malte et notamment ses articles 18 et 21 § 1 et l' article 9 § 1 du
protocole financier ;
CONSIDERANT que l' article 18 prévoit l' établissement d' une coopération
ayant pour objectif de contribuer au développement de^Malte par un
effort complémentaire de ceux accomplis par ce pays et de renforcer
les liens économiques existants sur des bases aussi larges que possi­
ble et au bénéfice mutuel des parties ;
                                          \
CONSIDERANT que conformément aux dispositions de l' article 21 § 1
du protocole et de l' article 9 § 1 du protocole financier il convient
de définir l' orientation générale de la coopération ainsi que les
                                                         \
objectifs spécifiques de la coopération financière et technique ;
DECIDE
                 A r t cJ. e_gr e m_i e r
        Les objectifs indiqués ci-après sont retenus comme orientation
générale pour la coopération à réaliser entre la Communauté et Malte
au bénéfice mutuel des deux parties ï
     -  Développement et modernisation de l' industrie maltaise en "vue
de contribuer à la création d' emplois , d' améliorer la Droductlvité
de ce secteur et de contribuer à l 'équilibre de la balance des-
paiements ;
 ---pagebreak---                                                                  2.
      r Développement des infrastructures de base et des actions en
matière de formation professionnelle et de recherche , qui condition» nt
la réalisation des objectifs ci-dessus ;
                                  ' ' ' >
      - Renforcement de la coopération entre opérateurs économique ?
européens et maltais dans te domaine industriel et en vue de faci' * r
le transfert de technologie et l' apport de capitaux .
                     Art i c le_2                     •                '
                         /
         La coopération technique et financière     sera mise en oeuvre
en s' inspirant des principes suivants :
        L' aide de la Communauté s' attachera à appuyer les actions
de coopération économique qui seront nises en oeuvre en vertu de
l' article 20 du protocole .
        une attention particulière sera accordée aux
initiatives permettant l' utilisation convergente des différentes
interventions et notamment celles de nature      à susciter l' apport
de technologie ,, de capitaux et d' autres avantages résultant de la
miss en oeuvre de l' article 20 précité .
        Les interventions de la Communauté seront conçues de façon à
inciter , s' il se peut , d' autres bailleurs de fonds à accorder leur
concours ,   notamment dans le cadre d' une coopération triangulaire .
                     Article_3
         Sur la base des principes visés à l' article 1er et compte tenu
des objectifs du plan de développement de Malte , le montant de l' aide
fixé à l' article 2 du protocole financier sera utilisé conformément
aux dispositions dudit protocole pour le financement ou pour la
participation au financement des projets et actions répondant aux
priorités économiques suivantes :
 ---pagebreak--- I.       ASSISTANCE TECHNIQUE ET     FORMATION
      .  Actions d' assi stance technique contribuant à l' élaboration
d' une stratégie de développement et p- " mettant d' assurer l' efficaci §
du processus d' identi f i cation , de préparation , rte réalisation et r<e
gestion des projets ;
      .  Actions d' assistance technique pour le développement des        .    .
marchés d' exportation ( prospection , relations commerciales , réseaux
commerci aux ) .
II .     DEVELOPPEMENT DE LA PRODUCTION
                                                           V
         Industrie
         Création d' infrastructures nécessaires au développement indus­
triel ( telles que les zones industrielles ou des projets visant à la
production de certains produits de base ) ;
         Développement des industries créatrices d' emplois stables , en
particulier celles nécessitant un niveau élevé de qualification ;
         Développement des industries permettant l' utilisation du
matériel de production OJ de réparation laissé sur les bases militaires
         Projets exploitant la position géographique de Malte et les             :
infrastructures existantes ( bases de services et de ravitaillement ).
         Agri culture
         Développement et modernisation du secteur agricole et de la '
pêchei
III .    TOURISME                                                       "   'n
         Renforcement du potentiel touristique et diversification de la
capacité d' accueil , en particulier projets d' infrastructure touristique
IV .    COOPERATION SCIENTIFIQUE
        Actions de coopération dans les domaines scientifique , techno­
logique et de la protection de l' environnement , en particulier sur cer­
tains* thèmes de recherche dans les secteurs de l' énergie solaire , de
                                       ♦
 la pollution des eaux et de l' air , des étalons , matériaux et mesures
de référence , et de services dans le domaine de l' informatique .
 ---pagebreak---                                    Annexe .
            MALTE
SITUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE
 ---pagebreak---                                                              zr
                           TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE ET CONCLUSION .)      /                          5
1 . CADRE GENERAL '                                 '     5
                                                        \
2 . POPULATION ET EMPLOI
3 . OBJECTIFS ECONOMIQUES DU PLAN                         i.
A. EVOLUTION RECENTE DE LA SITUATION ECONOMIQUE           b
    a ) Croissance et origine du produit national     ' 8
    b ) Consommation , épargne et investissements       10
    c ) Finances publiques                      '       13
    d ) Monnaie , crédit et système bancaire            15
    e ) Prix et salaires               '                17
    f ) Commerce extérieur et balance des paiements      18
    g ) Dette extérieure                                20
5 . SITUATION DES PRINCIPAUX SECTEURS                   22
    a ) Agriculture et pêche                            22
    b ) Industrie manufacturière                        23
    c ) Chantiers navals                                25
    d ) Eau et énergie                                  26
    e) Transports et communications                     26
    f ) Tourisme                                      , 27
6 . PERSPECTIVES A COURT ET MOYEN TERMES                28
 ---pagebreak---                                                                      ML
                                                                           t ;
             TABLEAUX CONTENUS DANS LE TEXTE
Tableau    : Croissance moyenne annuelle rt distribution
             sectorielle du PIB prévues pfr le Plat 1973-1980             (
Tableau 2  : Croissance moyenne annuelle du PNB                       8
Tableau 3  : Structure du PIB par secteurs d origine                  xtV
Tableau  A : Structure des ressources et ^ es emplois               Γ!
Tableau  5 : Financement des investissements                        I?
Tableau  6 : Budget général de 1 Etat ( 1969-1976 )                 1
Tableau  7 : Disponibilités monétaires et principales                 *
             contrepratiés
Tableau 8  : Augmentation annuelle de 1 indice des prix de          17
             détail                                                     i
Tableau 9  : Evolution de la balance des paiements ( 1970-1976 )    19
Tableau 0  : Dette extérieure publique (partie versée ) en pour­    20
             cents du PIB - de l' année en cours -
Tableau    : Service de la dette en pourcents des exportations      21
             de biens et services non facteurs
Tableau 12 : Répartition des entreprises industrielles selon        23
             leurs effectifs en 1975
                    ANNEXES STATISTIQUES
Annexe 1   : Répartition sectorielle des actifs occupés
Annexe 2   : Répartition sectorielle de la formation brute de
             capital fixe
Annexe 3 , : Répartition des importations CIF par produits et
             par principaux pays de provenance
Annexe 4 ' : Répartition des exportations par produits et par j
             principaux pays de destination (FOB)                 :
Annexe 5   : Réserves en or et en devises
Annexe 6   : Répartition de la valeur de la production agricole
Annexe 7   : Croissance du secteur de l' industrie manufacturière
             et répartition de sa valeur ajoutée (en pourcents )
 ---pagebreak---                   TAUX DE CHANGE
                 1 u.c .                   h M
         = en livres maltaises
                                 - en US $     en u.c .
                 (fc M)
fin 1973         0,47               2,59         2,15
fin 1974         0,47               2,66         2,12
fin 1975         0,47               2,48         2,«3
fin 1976         0,48               2,34         2,07
 ---pagebreak---  SOMMAIRE ET CONCLUSION
          La République de Malte rassemble une population de 320 000 habitan î
BUT un territoire de 320 km2 . Elle comprerl quatre îles . Environ 90 fc d'
 le. population habitent dans l' île de Malte où la densité démographique pas­
se 1 000 habitants/km2 . Les îles sont caractérisées par un relief accj i ;:tc
mais de faible altitude . La position stratégique de l' archipel , au censre de
la Méditerranée , son climat et sa vocation touristique sont les seuls atouts
naturels de Malte . L' insuffisance des ressources en eau limite les possibili­
tés du secteur agricole et le secteur industriel est_ handicapé par l' étroites­
se du marché local . L' infrastructure économique et sociale est bien développé*
Avec un PNB par habitant de 1 700 US $ , Malte atteint un niveau comparable
à celui du Portugal .
         Malgré les efforts de restructuration entrepris par le Gouvernement dans
le passé , l' économie maltaise dépend toujours largement des bases militaires
britanniques . L' accord fixant à 1979 la date de leur fermeture définitive
aura donc des conséquences économiques importantes } il oblige le pays à
amplifier son effort de restructuration afin de contrebalancer les pertes de
revenus et d* emplois provoquées par le désengagement progressif des troupes
britanniques . Cette orientation est à la base du Plan révisé 1973-19^0 » tTu^-
pnérait, pour la période - 1977-1979 » un volume d' investissements de 2/,0 millions
de LM afin de créer 23 700 nouvea\ix emploi^'et d' atteindre un taux de crois­
sance du PIB de 7,5 $ par an ( 2 ).
        Pendant les quatre premières années du Plan , la croissance économique
a dépassé les objectifs du Plan . Le PIB a augmenté , en moyenne annuelle , de
16 /« par an . Cette évolution favorable repose essentiellement sur le dévelop­
pement des exportations du secteur industriel (confection , produits alimen­
taires ) et des activités de tourisme . L' industrie manufacturière représente
désormais le tiers du PIB contre seulement le quart en 1972 . Elle occupe
environ 25 i<> de la population active . Les services demeurent toutefois le
secteur principal de l' économie maltaise ( 52 $ du PIB).                                          ?v
 ( 1 ) Le coût d' investissement par nouvel emploi apparaît relativement faible (environ 21 00Qu*c«) i
       toutefois, les investissements nécessaires & la création d' environ 12 000 postes de trawaws sont
       déjà entièrement , ou en très grande partie, réalisés» Enfin, les nouveaux investissement» envisages
       appartiennent , pour la plupart, aux industries légères»
 (2 ) Sauf indication contraire dans le texte, tous les taux de croissance expriment des augmentations
       en termes réels*
 ---pagebreak---                                                                                 2
        Apres une baisse assez forte de 1967 à 1972 provoquée par une cri :e
 immobilière et des restrictions budgétaires , le niveau de la formation 1 ute
 de capital fixe s' est rapidement amélioré , passant de 19 s/.' du PIB en 497
 à ?7 fo en 197Ô ( contre 25 # fixés par le Plan). Ce rétablissement, est         m-,
 tiellement dû aux investissements publics , dont le montant s' est sens: 0 -nent
 accru, du fait notamment de la participation directe de l' Etat à des pr^ets
du secteur industriel . En I975 et I976 , plus de 50 £ du montant des investis­
sements ont été financés pa.r l' épargne intérieure , contre seulement 8 £ en
1972 . Compte tenu de l' augmentation des revenus nets , des transferts en prove­
nance de l' étranger ( transferts des travailleurs émigrés , loyer des bases ,
subventions du Royaume-Uni ) et des prêts obtenus à des conditions favorables»
les moyens de financement disponibles dépassent actuellement largement le
montant des investissements .                               •
       L' importance des loyers des bases militaires pour les finances publiques
est considérable . 0r3.ee à ces versements , le solde du budget courant couvre
environ les deux-tiers des dépenses publiques en capital . Depuis mielqu.es
années , l' Etat participe activement à la mise en route de nouvelles activités
industrielles , notamment en développant des zones industrielles ou en lançant
lui-même de nouvelles entreprises . Ceci a considérablement augmenté les
dépenses publiques en capital et provoqué un déficit budgétaire important
( 1976 : 12,5     k'T = 15 *fo des recettes budgétaires 'et 6 % du PIB). L 'essentiel
de ce déficit a été financé par des dons et des prêts à des conditions favo­
rables obtenus principalement du Royaume-Uni , de la Chine populaire et de
plusieurs Etats arabes .
       La rareté des ressources naturelles . et l' étroitesse du territoire
obligent 'Talte à importer la plus grande partie de ce dont elle a besoin .
La balance commerciale est traditionnellement déficitaire , l' évolution très
favorable des exportations basée essentiellement sur les textiles , n' a pu
empêcher, à partir de 1974 » une augmentation du déficit , qui atteint pour 1976
environ 200 M US S. Toutefois , en dépit de l' i-nportance des recettes du
tourisme et des transferts des travailleurs émigrés , les tranferts liés à .
l' activité des bases militaires sont nécessaire pour maintenir positif le sold*
de la balance des paiements courants . Grâce à l' apport net de capitaux à 1er./?
terme , les réserves en or et devises ont régulièrement augmenté , atteignant
620 ?•! US S à la fin de 1976 ( 17 mois d' importations).
 ---pagebreak---        L' aide extcneurt» reçue . par "alto 'est constituée en çramle partie de dons
ou de prêts à des _ conditions' favorables . La dette extérieure publique er-t donc
restée relativement faible (/}0 M US S = 8 > du PIB) et son service abso je ■
moins de 1      des exportations de biens et services ûon facteurs .
                       » .                                                V
      L' amélioration apparente de la situation économique au cours des ù -nière;
années ne peut toutefois cacher les problèmes auxquels îfalte se trouv.r..
confronté a moyen terme :
  - Depuis 1975 , le mouvement traditionnel d' émigration des travailleurs
      maltais s' est renversé et pour les deux dernières , années , le nombre des
      retours a été supérieur de 2 700 à celui des départs . Ce phénomène ainsi
      que l' arrivée de classes jeunes nombreuses sur le marché du travail , la
      réduction des effectifs employés sur les bases militaires et les licen­
      ciements dans certaines industries ont conduit à une augmentation consi­
      dérable des demandes d' emploi . Pour éviter une hausse du taux de chômage ,
      le Gouvernement a créé des corps spéciaux de travailleurs ("Pioneers
      Corps ") payés sur le budget de l' Etat et employés généralement à de
      grands travaux d' infrastructure ; le taux de chômage a pu ainsi être
      maintenu aux environs de 4       de la population active . Le reclassement
      économique des travailleurs de ces corps spécia.ux , l' augmentation prévi­
      sible de la population active et l' évacuation des bases militaires ,
      nécessiteront , pour éviter une extension du chômage , la création de
      23 700 nouveaux emplois d' ici 1979 » Selon le " Gouvernement maltais , enviror
      la moitié de ces postes de travail sont pratiquement assurés par des
      projets en cours de réalisation ( tourisme , infrastructure , chantiers
      navals , industries ). Pour atteindre le niveau de 23 700 emplois , 1? 000
      autres devront être créés et un montant d' environ 240 M LTÎ devrait ? tre
             *     «
      investi de 1977 à 1979 * Ces deux objectifs paraissent très ambitieux
      étant donné que leur réalisation supposerait que le nombre d' emplois créés
      augmente de 1 400 par an pendant la période 1971-1975 à 5 ^'00 par an
      pendant la période 1977-1979 » et que le montant annuel d' investissement
                                                                            \
      soit en moyenne annuelle de 44 /» supérieur au montant réalisé en 1976 »
      Un tel saut paraît difficile à réaliser, d' autant plus que l' étroitesse
      du marché oblige '4alte à développer des industries orientées presque
    / entièrement vers les marchés d' exportation . La mise en oeuvre de projets
      viables de.ee type risque d-'être plus longue que prévue , en outre la
      conjoncture internationale est actuellement défavorable . Il est donc à
      craindre que les objectifs en matière d' emploi ne soient pas réalisés et
      que le taux de chômage dépasse largement le niveau adtueïT
 ---pagebreak---    - La disparition a partir de I979 des recettes dépendant de la présent des
      bases militaires qui représentent environ 14 <fs r-i PIB , ?.0 f* des rte -tes
      budgétaires et ?5 à. 30 /& des recettes en devises , nécessite une rec'   ;ver­
      sion rapide de l' économie vers de nouv lies ressources . Le passade .    :
      cette période délicate sera toutefois facilité peir l' utilisation , v.   . iant
      quelques années , d' abondantes réserves en devises ( 620 T* US S = 17 '  > is
      d' importations ).                                                          'V
      Pour construire 1rs bases d' un développement économique équilibré et ne
dépendant plus de l' activité des bases militaires , Malte dispose certes de
plusieurs atouts, notamment : rnain-d'oeuvre qualifiée , salaires relativement
bas , vocation touristique . Cependant , une telle restructuration paraît ' excé­
der les capacités du pays et ne pourra être réalisée sans aide extérieure .
Celle-ci est essentiellement requise sous forme d' assistance technique et de
coopération économique . Elle pourrait contribuer principalement à :
   - L' élaboration d' une stratégie de développement industriel, y compris
      l' identification et à la préparation de projets spécifiques . Compte tenu
      de l' étroitesse du marché local et du danger d' une forte dépendance des
      marchés d' exportation , la sélection des branches , dont l' activité pourrait
      être développée , est , dans le cas de ?ïalte , particulièrement délicate#
      Elle nécessite une très bonne appréciation des possibilités d' écoulement
      sur les marchés d' exportation .
   - La promotion des projets à réaliser avec le concours d' investisseurs
      étrangers .
   - La préparation des marchés , l' établissement des relations commerciales
      et des réseaux commerciaux .
                               Λ
      D' une façon plus générale , il semble bien que l' avenir économique do îalte
dépende essentiellement de la mesure dans laquelle de nouvelles industries pour
raient y être implantées par des entrepreneurs étrangers au cours des pro­
chaines années . Or il n' est pas certain que les seuls avantages comparatifs
dont dispose le pays soient , à eux seuls , assez attrayants pour provoquer^
spontanément , la création d' activités industrielles à une échelle suffisante®
L' efficacité de l' aide communautaire se mesurera, finalement , en terme de
              4
contribution à cet objectif»
 ---pagebreak--- 1 . CADRE GENERAL                     .    .
                                ' •
       Situé entre la Lybie et la Sicile , l' archipel de Malte commande le pas~age
du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée . Du fait de sa i sitio
stratégique , Malte a fait l' objet de nombreuses conquêtes ; elle a subi de ourds
dommages pendant la seconde guerre mondiale . Le pays est indépendant depuis 1964 ,
et , se! en un accord conclu en 1.972 , les bases militaires , occupées par 1' / r autê
britannique et l' OTAN , seront définitivement évacuées à partir de 1979 .
       La République de Malte couvre à peine 320 km2 et comprend quatre îles ;
seules celle de Malte et celle de Gozo sont habitées . Les îles ne renferment
comme seule richesse naturelle que des pierres de carrière tandis que les recher­
ches pétrolières entreprises au large des côtes n' ont pas , jusqu' à maintenant ,
abouti . Le climat méditerranéen permet la culture des céréales , des léguées et
des fleurs et un peu d' arboriculture , mais l' insuffisance des ressources en eau
limite les possibilités du secteur agricole .
       Le pays dispose d' une infrastructure des transports jugée généralement
suffisante . Le réseau routier relie tous les endroits habités . L' aéroport , dont
l' importance est capitale pour le développement du tourisme , est situé à Luqa ,
la piste a été récemment allongée pour accueillir tous les types de longs cour­
riers . Une compagnie nationale maritime et une autre d' aviation ont été fondées ,
respectivement en 1973 et 1974 .                                                   '  •
2 . POPULATION ET EMPLOI
       La population de Malte se maintient * depuis plus de dix ans aux environs da
320 000 habitants . La densité démographique est extrêmement élevée (1 000 habi~
tants /km2 ) et 90 % de la population habitent dans l' île principale . La capitale ,
La Valette , ne compte que 14 000 habitants .                        1
       Le mouvement traditionnel d' émigration , qui avait atteint un sommet en 1974
( émigration nette : 3 700 personnes ), s' est brusquement renversé en 1975 et pour
les deux dernières années le nombre des retours a été supérieur de 2 700 à celui
des départs . Ce phénomène et l' arrivée de classes jeunes nombreuses sur le marché
du travail ont contribué à la nette augmentation de l' offre de main -d' oeuvre qui
 ---pagebreak---   représenté 115 000 personnes en 1976 contre 100 000 en 1969(1 ). Grâce , princi­
  palement , à la création à partir de 1972 de corps spéciaux de travailleurs
  ("Pioneers Corps ") payés svr le budget de l' Etat et employés généralement ài
  de grands travaux d' infrastructure (environ 8 000 personne.'!.), le nombre de^
  personnes occupées est passé de 95 000 en 1969 e. 110 000 en 1976 ; cette niesvr
  et 1 * élévation de l' âge scolaire obligatoire expliquent que le taux de chôro. ■-
  soit apparemment peu élevé : 3,3 % de la population active en 1976 .
                                    «
       La répartition sectorielle de la population active occupée s' est profondé­
ment modifiée depuis 1969 (voir annexe 1 ) au profit principalement de l' industrie
manufacturière ( 25 % ) dont les nouveaux emplois (+ 10 000) ont CQmpensé en partie
la réduction des effectifs employés sur les bases militaires britanniques ( 7 800
en 1969 , 3 300 en 1976 ) et les licenciements enregistrés dans le bâtiment après
le boom qu' avait connu ce secteur à la fin des années soixante . La part des
services privés reste à peu près constante aux environs de 30 % des actifs occupé*
ceux employés directement par le secteur touristique sont de plus en plus nombreu:
(3 800 en 1975 , 3,4 % des actifs occupés ). -
3 . OBJECTIFS ECONOMIQUES DU PLAN
       Jusqu' à la fin des années cinquante , l' économie maltaise était entièrement
organisée en fonction des besoins des bases militaires britanniques . Environ 50 Z,
du PNB de l' île y trouvaient leur origine , elles occupaient près de 25 % de la
population active . Depuis , le gouvernement s' efforce de restructurer l' économie
maltaise afipkde contrebalancer les pertes de revenus et d' emploi ^ provoquées par
le désengagement progressif des troupes britanniques . Tous les plans établis
depuis 1959 tentent de développer les industries' manufacturières fortes utilisa­
                                  \
trices de main-d'oeuvre , d' élargir le tourismé et de renforcer l' agriculture .
       Dans le dernier plan 1973-1980 , l' objectif des planificateurs fut de créer
20 600 nouveaux emplois afin de contrebalancer les effets de la fermeture des
bases militaires en 1979 . L' augmentation plus rapide que prévue de la population
active ( 115 300 en 1976 contre 111 800 prévus ) et les licenciements réalisés
(environ 1 000) ou envisagés (dans les usines textiles notamment ) du fait de la
crise du commerce international ont obligé l' Etat à réviser les objectifs pour
( 1 ) Sur la base du pombre de personnes , âgées de plus de seize ans , qui ont un
      emploi ou sont à la recherche d' un emploi .
 ---pagebreak--- TAeLEAU 1 t CROtSSAMCg MOYENNE ANNUELLE ET D I STF? I BUT I Or: SECTORIELLE OU PlB PREVUES PAR LE PLAN 1973-19J0 (version originale »
                                        ( en >5 . sur la bace cîeo prix f?e 1972 )
                                                                       Croissance           Répartition sectorielle
                                                                       moyenne
                                                                                             1972        i       1979
                                                                       annuelle
                                                                       prévue
    Agriculture et peche                                                  4,0                 7,5                 6,7
    Industrie (y compris les chantiers navals )                          11,6                24,6                36.3
    £ *♦ reprises publiques                                               5,5                 «.9                 4,9
  r Construetlon et carrières                                             0,0                 4,9                 3,4
  ' Tourisme, et services privés                                         12,4                 5,9                 9,2
                                                                                                                                      X
   .Services des bases militaires                                        31,4                 6,3                 0,3
    Administration publique                                               3,2                16,1                13,7
    Autres services                                                       3,2                29,8                25,5
    PlB aux coûts des facteurs                                            5,5               100,0               100,0
    Source : Office of the Prime Minister : Outline of development olan for Malta 1973-1980 ( Aout 1975)
 ---pagebreak---                                                                           8
les dernières années du Plan , si bien que pour la période 1977-1979 , ce sont
23 700 nouveaux emplois qui devront être créés pour éviter une augmentation c
niveau actuel de chômage . Pour remplir cette tâche , Malte devra investir \ '
240 millions fc M au cours de ces trois années de it environ la moitié seront
payables en devises .   Cet effort supplémentaire devrait permettre une croir - ;ce
du PIB de 7 1 / 2 % par an dont l' accroissement proviendra principalement deF
industries manufacturières (valeur ajoutée du secteur : : ♦ 19,5 % par an) orien­
tées vers l' exportation (volume total des exportations : + 26 % par an) afin
d' obtenir également une balance des paiements courants équilibrée â partir de
1980 .
4 . EVOLUTION RECENTE DE LA SITUATION ECONOMIQUE
a ) Croissance et origine du produit national
       Le PNB de Malte pour 1976 représente l' équivalent de 530 M US 0 .  Le PNB
par habitant' s' élève donc pour la même année à environ 1 700 $ soit un niveau
comparable â celui enregistré au Portugal par exemple .
       Depuis le début des années soixante , l' économie maltaise a connu des pé­
riodes alternées de stagnation et de croissance rapide :
Tableau 2 : Croissance moyenne annuelle     du PNB  ( en termes réels )
                            1960-1965       : 0,3  %
                            1965-1970       : 10,3 7.
                            1970-1972       : 4,2  %
                            1972-1976 ( 1 ) : 15,5 %
                                                                        t
       Après une crise économique sévère provoquée par la réduction des effectifs
militaires britanniques à partir <^e 1959 , la mise en place de subventions à'
l 'investissement et d' exemptions fiscales ont facilité à partir de 1965 le dé­
veloppement de l' industrie manufacturière (+ 16 % par an de 1965 à 1970), tandis
que l 'élargissement du secteur touristique (recettes : + 36 % par an) a entraîné un
expansion semblable dans les secteurs de la construction et des services . La
réduction du nombre de touristes en 1970 , l' effondrement de la spéculation imnio-
bilière , enfin la suppression provisoire en 1971 des avantages fiscaux aux nou­
velles entreprises ont concourru à freiner la croissance de l 'activité économiquè
jusqu' en 1972 .                                                             .    * •
 (!) Pour 1976 , sur la base du taux de croissance du PIB .
 ---pagebreak---                                   TABLEAU 3 : STRUCTURE DU PIB PAR SECTEURS D' ORIGINE
                                        ( en pourcents , sur la base des prix courants )
                                                                 1965          1969        1972  1975      1976(1 )
I Agriculture et pêche                                            7,5           7,4         7,5    6,0      5,4
I Industrie m?r>"facturière (2)                                  19,3          22,4        24,6  30,5 -    33,1
I Construction et carrières                                       5,5           6,6      • 4,9     6,0      5,8
  Entreprises publiques                                           3,9           4,6         4,5    3,9      3,4
  Transports et communications                                    4,6           3,8         3,3    4,4      4,6
  Administrations publiques                                      13,3          13,8        16,1  14,6      14,4
  Services des bases militaires                                  11,8           7,7         6,2    4,2      3,2 .
  Autres services                                                34,1          33,5        32,9  30,4
                                                                                                 %
                                                                                                           30,1
                                                                                                         I
  Produit intérieur brut ( aux coûts des facteurs )             100,0         100,0       100,0 100,0   I 100,0
  ( 1 ) Données provisoires
   ( 2 ) Y compris les chantiers navals
  Source : Central Office of Statistics
 ---pagebreak---                                                                                  10
           La reprise de la croissance ne s' est effectuée qu' à partir de 1973 (PIB
   : + 10 % ) grâce d' une part à une accélération du programme d' investissement
                         I
   de l' Etat et , d' autre part , au 'développement de ;, exportations de biens et s ai
   vices (+ 29 % en 1973 , + 20 % en moyenne de 1973 à 1.976 ) j.rincipalemcnt prodi ts
   agricoles transformés , confection et tourisme . ..es objectifs du Plan 1973-1Ç 3
   ont donc été nettement dépassés pour les quatre premières années puisque 1<
 'croissance moyenne annuelle du PIB atteint 16 % contre 5,5 % fixés initiale .• t .
   Comme le montre le tableau 3 , cette accélération provient essentiellement de
   l' industrie manufacturière qui représente désormais le tiers du ? IB contre seule­
   ment le quart en 1972 . Les services restent toutefois le secteur principal de
   l' économie maltaise ( 52 % du PIB en 1976 ) en dépit de la diminution progressive
   de la part des services rendus aux bases militaires (3 % du PIB en 1976 contre
 - 12 % en 1965 ).
                                                                               \
   b ) Consommation , épargne et investissements
           Alors que la consommation privée avait progressé rapidement de 1965 à 1970 ,
   son augmentation est restée modeste de 1971 à 1973 ( 2,3 % par an), subissant
   le contrecoup du ralentissement économique et du gel temporaire du niveau des
   salaires des fonctionnaires décidé par l' Etat en 1972 . Pour les trois dernières
   années au contraire , la consommation privée a augmenté en moyenne de 8,7 % par
   an ; ce niveau reste nettement inférieur à celui de la croissance extrêmement
   rapide du revenu national (voir tableau 4 ). La consommation publique ayant
   suivi approximativement la même évolution , 1 ' épargne intérieure dont l' impor­
   tance ti' avait cesse de décroître jusqu' en 1972 (représentant alors moins de 2 %
   du PIB) s' est rétablie à un niveau plus satisfaisant à partir de 1974 , elle
   représente 17 % du PIB en 1976 . Elle a couvert environ 43 % du montant des
   investissements en 1975 et 59 % en 1976 , contre seulement 8 % en 1972 . Compte
   te tu de l' augmentation des revenus nets du capital placé à l' étranger , des
   transferts       des entrées de capitaux , les moyens de financement ont largement
   dépassé le montant des investissements (voir tableau 5 ).
                       1
           Après une baisse assez forte de 1969 à 1972 (- 30 % ) provoquée par la crise
   immobilière et les restrictions budgétaires , le niveau de la formation brute de
' capital fixe s' est rapidement amélioré , passant de 19 % du PIB en 1973 à 27 %
   en 1976 ( contre 25 % fixés par le Plan). Ce rétablissement est essentiellement
   du aux investissements publics dont le volume s' est sensiblement accru du fait
    ( 1 ) Transferts dçs travailleurs émigrés , loyers des bases militaires et sub­
          ventions du Royaume-Uni .
 ---pagebreak---                                                                   TA9LFAU 4 : STPUCTU'JE 0E3 RfSSOUHCfS ET DES EMPLOIS
                                                                                      En milliers de L- Maltaises aux prix courants                                  Structure en Si
                                                                   i
                                                                           1965            1969             1972               1975       1976(1      I  1965             1972             1976
                                                                                           77 650                            149 183      159 000         91,6              93,1           83,0
      Consolation                                                  |       48 233                         100 193
      - pri\éc                                                     i     ( 39 217 )      ( 63 9û6 )       (<j0 407 )       ( 113 660 )  ( 135 200 )      ( 74.4 )         ( 73,7 )        (66,4 )
      - publique            "                                      I ' ( 9 066 )         ( 13 664 )       ( 19 786 )         ( 30 523 )   ( 33 800 )     ( 17,2 )         ( 19,4 )        ( 16,6 )
+     Formation brute de capital fixe                                      11 734          25 455           22 533             37 482       54 800         22,3             22,0           26,9
      - privée                                                             (7 637 )      ( 18 356 )       ( 15 255 )         ( 19 500 )      n. d.       ( 14,6 )          ( 15,9 )
      - publique                                                           (4 097 )        (7 100 )         (6 278 ) '       ( 17 982 )      n. d .        ( 7,7 )           (6,1 )
+ variation ce stocks                                                       1 683       ,   13<3             2 967
                                                                                                                                1 475 |      3 900           3,2              2,9            1,9
Déoensc intérieure L.-ute                                                  61 750       104               125 693            188 140      227 700        117,1            123,0           111,3
v Exportât ic/is de biens et services r.on facteurs                        23 377          45 5i4           C3 460           137 327      171 700          53,8              52,3          34,5
- Importations de biens et services nen facteurs
                                                                     I _
                                                                           37 392   I      69 042           76 9 43
                                                                                                                       I 159 710 J        195 300       - 70.9           - 75,3
                                                                                                                                                                                     I - 96,1 J
• Déficit (-) en ressources                                              - 9 015    I  - 22 453         - 23 433           - 22 383     - 24 100        - 17,1     j     - 23,0          - 11,3
                                                                                    I
Produit irté.-ieur brut '                                          I       52 735          31 996         102 205            165 757      203 600        100,0             100,0       •  100,0
♦ Rever.js extérieurs Ces facteurs                        v                                 9 949           12 443             23 830                                        12,2
- Dé- oa.-iias extérieurs dos facteurs
                                                                         f 4 261
                                                                                        - 3 423         . - 4 119            - 5 623
                                                                                                                                        j 19 200     j       8,1
                                                                                                                                                                          - 4,0
                                                                                                                                                                                             9.4
                                                                                                    j
                                                                     1
Produit national brut                                              j|      56 995          83 522         113 534       . . 184 014       222 800        103,1             108,2          109.4 |
 ( 1 ) Estinations provisoires
Sources : - Central Office of Statistics, N'alte : Annual abstract of Statistics 1975
              - Dor.nees pour 1976 fournies par 1 'acsmi rii strat ion maltaise
 ---pagebreak---                                                               TAQLEAU 5 - FfllANCcKENT CES INVESTISSANTS
                                                                                En milliers de livres maltaises aux prix courants                             Structure en X
                                                                   1965              19S9            1972              1975             .1976    .  1965           1972        1976
                                                                                                                                 ( estimation )
(-) Investissement                                                 13 467     .      26 804         25 500            38 957            53 700      100,0           100,0      100,0
       dont
          . Formation brute dt capital fixe                   I    11 734           25 456          22 533            37 432            54 300       87,5            88,4        93,4
               privée                                              (7 637 )        ( 18 356 )       15 255    •       19 500          ( 25 200 )    ( 57,1 )        (63,7 )    ( 42,9 )
               publique                                            (4 097 )          (7 100 )       (6 273 )        ( 17 932 )        ( 29 600 )    ( 30,4 )        (24,6 )    ( 50,4 )
          • Variation des stocks                                    1 633
                                                                                 | 1 343             2 967             1 < 75             3 930       12.5           11,6         6,6
(♦) Epargne nationale                                               8 719            10 872         10 341            34 831            54 800       64,7            40,6        51.7
       dont
          . Epargne intérieure                                      4 452             4 346          2 012            16 574            34 600        33,1       -     7.9       SB , 9
               privée                                               n. d .           (2 371 )       (1 817 )        ( 14 622 )            n . d.                     ( 7,1 )
               publique                                             n . d.           (1 975 )         ( 195 )         (1 952 )            n.d.                       ( 0.8 )
          • Revenus nets de l' extérieur
                                                               j    4 251        | 6 526             8 329            13 257            19 200        31,6           32,7        32,7
 •    Déficit (-) ou excédent (+) en ressources                   - 4 754         - 15 932        - 15 159          - 4 126          - 4 900       - 35,3         - 59,5     • - 8,3
 Finr.nce.rjnis extérieurs                                     I
                                                               ι
 Transferts nets ! l )                                              6 303            10 2Êo         24 737            29 17ô   -        31 900       46,8            97.8        54,3
   • cant transferts des travailleurs r.altais émigrés                ( 913 )        (5 433 )       (5 244 )          (6 275 )       ( 10 400 )       ( 6,3 )        21,1      ( 17,7 )
 Entrée nette de capitaux                                               715        - 2 341          19 612            14 401                  d.        5,3          76.9
 variation des avoirs extérieurs
 ( augxentation : -, diminutior. : ♦) ( 2 )                       - 2 265          + 8 005        - 29 240         - 39 453               n. d.    - 16,8       - 114,7           "
 ( 1 ) Y cosprîs les loyers des bases militaires à partir de 1972
 ( 2 ) V compris les erreurs ci omissions de la btlar.ee des paiements
 Sources : - Central Office of Statistics . Malta : Annual abstract of Statistics . 1975
         * I  - Oonnées communiquées par 1 'adnini strati on maltaise
 ---pagebreak---                                                                               13
notamment de la participation directe de 1 Etat à des projets du secteur indus­
 triel . Les investissements du secteur privé , par contre , ont diminué de 12 %
                                   %
en valeur réelle de 1973 à 1975 du fait de la conjoncture internationale et e
dépit de la restauration de mesures fiscales privilégiées pour les entreprise
industrielles e tf touristiques . Ce mouvement Serbie s' être renversé en 1976
 (+ 29 % aux prix courants ) si l' on en juge par le volume important de bienr
d' équipements importés pour la mise en route de nouvelles usines . Pour 197 . >
la part des investissements privés ne représente néanmoins que 40 % de la for­
mation brute de capital fixe contre encore 72 % en 1969 et 1972 .
c ) Finances publiques (voir tableau 6 )
        Depuis 1969 , les revenus de l' Etat ont augmenté beaucoup plus rapidement
que le revenu national ( 33 % du PNB en 1969 , 49 % en 1975 ), mais cette augmen­
tation plus que proportionnelle est essentiellement due au versement du loyer
des bases militaires britanniques et aux dons qui y sont annexés par d' autres
pays , dans le cadre de l' OTAN ( 10 % du PNB ).
        Parmi les autres postes de recettes , on note une nette diminution de la
part des droits de douane (47 % en 1969 , 21 % en 1975 ) sans doute liée , depuis
il 971 , aux réductions tarifaires accordées aux pays de la CEE . L' augmentation
récente des profits de la Banque Centrale sur ses placements financiers à
l' étranger (6 % des recettes courantes en 1969 , 18 % en 1975 ) peut par ailleurs
être considérée comme temporaire dans la mesure où elle est liée à l' accumula­
tion d' excédents , notamment en devises , provenant des loyers des bases .
      \        .                        .               .             .
        Les dépenses courantes inscrites au budget de l' Etat ont progressé , en
moyenne , au même rythme que la PNB depuis 1969 . La hausse des prix des ma­
tières premières sur le marché international a amené le gouvernement â tripler
entre 1973 et 1975 le montant des subventions aux produits de première néces­
sité ( 1 ). Ces subventions (9 % des dépenses courantes ) doivent être progres­
sivement supprimées .
 ( I ) Huiles alimentaires , lait condensé , farine , pâtes et pain , sucre .
 ---pagebreak---                                                                     TA3LCAU (t - UJUCCT GCf«cRAL 01 L'ETAT ( 1969-1076 )
                                                            I                       fn milliers de livres ftaltaises                                    En % des revenus
frîoc!es allant du 1er avril au 31 «ars                     Ij                   Uniûc-ts réalisés                         !I buHo^t v'jtë
                                                                                                                                             1969/ 70     197V76
                                                                                                                                                                              1970/ 77
                                                               19Î9/ 70          I|   1972/ 75          I 1975/ 76         |!  1976/77                                     ( budget p-é /u )
  Ret-j                                                          24,0                     47,0        jI      81,6       " j      33,9     I  100,0          100,0              103,0
  Cir.x
     . Loyers des bises « ilii^ires                               (->                   ( 13,5 )            ( 13,5 )             ( 13,5 )       (-)          ( 16,5 )            ( 16,1 )
    . Profits da la Banque Centrale                               ( 1,5 )                  ( 2.4 )          ( 15,1 )             ( 15,0 )       (6,3 )       ( 18,5 )            ( 17,9 )
     • If- p3 -.s sur le retenu et les successions                ( 3,3 )                  (8.5 )           ( 14,4 )             ( 15,4 )     ( 13,8 )       ( 17,7 )            ( 18.4 )
     • Droits dt dsjcne                                         ( 11,4 )                 ( 12,8 )           ( 17,1 ) .           ( 17,2 )     (47,5 )        (21,0 )             (20.5 )
  Oépenses courantes                                             23,7                      33,4                                    63,3         98,8           70,6                75,5
  doni                                                                                                                                                                   I
     • subventions EUX denrées de première r.écessité             ( 1.4 )                  ( 1,6 )             ( 7,1 )             (6,6 )       ( 5.8 )        (8.7 )    |         ( 7,9 )
  Solct                                                      I      0,3                    14,4               24,0         J       20,6           1.2          29,4                24.5
  . ( Solc'e , non compris les loyers des bases )            |    (0.3)                    (0,9 )       |    (10,5)        I    v ( 7,1 )       ( 1,2 )      ( 12,9 )              (8,5 )
  Dépenses en capital                                                            I
                                                                                             3,8
                                                                                                       ι
                                                                                                               36,5        J       32,8         40,8           44,7                39,1      I
  dont
     • Rer.bojrseirant tfc la dette                               ( 0,3 )                  (0,5 )              (0,3 )              ( 0,3 )      ( 1.3 )        (0,4 )              (0,3 )
     •  Investissements                                            ( 9,5 )                  (8,3 )           ( 36.2 )            ( 32,5 )     ( 39,5 )       ( 44.3 )            ( 36.7 )
   Solde global                    '                            - 9,5            |           5.6
                                                                                                      I
                                                                                                      ]   - 12.5           |   - 12,2        - 39,6         - 15,3             - 14,6      "
                                                                                 I                                         I
   Emprunts locaux                                                   9,5                                                                        39,6
   Dons et emprunts extérieurs                                                                                   6,7                 5,7                        8.2                  6,8
   Variation des avoirs du Trésor                                                      ♦     7,7           -     5.8           -     6.5                   - 7,1               -     7,8
 :>ojrce 5 - Ministfere des Finances : The Malta Financial Report
               - infercitions commun i cuées par les autorités maltaises
 ---pagebreak---          Les dépenses en capital de 1 Etat représentent , pour l' essentiel , des
investissements fixes ; elles se composent sur la base du budget de 1975-1976
pour près de 60 % d' aides ou de participations aux investissements productif ;
( chantiers navals , industrie '
                                       , tourisme) et pour 25 % de travaux d' infrastruc-  t
ture . L' Etat participe activement à là mise en route de nouvelles activités
industrielles , notamment en créant des zones industrielles équipées en infra­
structures , voire même en bâtiments d' usines ou en lançant lui-même de nou-
vells *5 entreprises ( dans le textile par exemple ). Cette orientation est main­
tenue dans le budget 19.76-1977 qui consacrera probablement 5 M h M aux chan­
tiers navals et 10 M h M aux projets industriels .
                                                                        <
         Les loyers versés pour l' utilisation des bases militaires permettent de
                                                                               V
dégager un solde budgétaire courant qui couvre environ les deux-tiers des dé­
penses en capital , mais l' augmentation rapide de celles-ci ( 14 M en 1974 / 75 ,
plus de 30 M les deux années suivantes ) a provoqué un déficit global impor­
tant (6 % du PIB en 1976 ).            Les dons et les prêts à des conditions très favo-
r 'h' - x :; •n V v.vu'c;          -■ tnf ~,*<i -. u :  » ' ' • Vtnc.ir          v        via
 1 ' Lc.au b iU: pu.'t-er. ùciiti,      réserves qv. ' il awit accunicliier: précéoenaient auprès
 de la Banque Centrale .
                                                                /
 d ) Monnaie , crédit et'système bancaire
           L' évolution de la situation monétaire de Malte est caractérisée par l' aug­
 mentation continue des avoirs extérieurs nets , principale 'cause de l' expansion
 de la masse monétaire (voir tableau 7 ). Celle-ci est détenue pour environ
 37 % sous forme de monnaie fiduciaire et pour plus de la moitié sous forme de
 comptes de dépôts et d ' épargne~rémunérés à 3 ou 5 % /an . L' afflux de recettes
 budgétaires produit par le loyer des bases militaires explique la faiblesse
 des créances sur le trésor . Le montant des crédits au secteur privé qui avaient
 quadruplé de 1966 à 1972 principalement du fait de l' emballement de la cons­
 truction s' est depuis lors stabilisé . Les avoirs extérieurs étaient détenus ,
 jusqu'en 1967, principalement jpar les banques commerciales^ qui ont été, depuis
 lors , contraintes par le Gouvernement de rapatrier leurs actifs financiers ,
 si bien que la Banque Centrale détient désormais 85 % de ceux-ci . En contre-
 ---pagebreak---                                              TABLEAU 7 - DISPONIBILITES MONETAIRES ET PRINCIPALES CONTREPARTIES
                                                                       ( 1969 - 1976 )
                                                        X
                                                                                          En millions de livres maltaises                             En X de la masse monétaire I
                                                                                                                                                                  globale           I
                                                                                                  ( fin de période )
                                                                                                                                                           1969            1976
                                                                   . 1969        jI        1972          |I              II   1975        1976
Monna i e                                                              56,4                76,5           Γ 93^1              117,1       144,5            41,7              45,0
dont monnaie fiduciaire                                              ( 40,9 )            ( 62,4 )              ( 73,5 )       (93,8 )   ( 119,6 )        ( 30,2 )          ( 37,3 )
Quasi -ir.onr.ai p
    e,                  ■
                                                                       73,8              114,9                 127,2          148,0       176,4
                                                                                                                                                    I      53,3 j            55,0
Masse monétaire globale                                             135,2                191,4                220,3          265,1        320,9          100,0             100,0 J
Avoirs extérieurs ( nets )                                           100,3               132,9                 174,5          228,6       286,5            74,2             89,3
 dont : détenus par la Banque Ce    \ .«
                                               \
                                                                     ( 53,5 )          ( 103,4 )             ( 130,7 )      ( 133,4 ) " ( 237,8 )        ( 43,3 )          ( 74,1 )
Créants sur le Trésor ( nettes )                                         6.8               14,6                  12,9          12,9        22,1             5,0               6,9-
Créances sur le secteur privé                                          33,2                5»,?                  55,9          53,1        56,5   '        28,3              17,6
Autres poster, ( nets )                                            - 10,1 _            - 10,8 .              - 23,0         - 29,5      - 44,2
                                                                                                                                                    L         5     J     - 13,8 J
Total des contreparties                                              135,2               191,4                 220 , S .      265,1       320,9          100,0             100,0
Source : Central Bank of Malta : 0..»' terly Review, mars 1977
 ---pagebreak---                                                                               17
partie , les banques commerciales disposent d' actifs liquides importants eu
égard à la faiblesse de la demande de crédits dans l' île , de sorte que leur
ratio moyen de liquidité s' établit aux environs de 50 à 55 % , alors que le
minimum légal n' est que da 2$ % .                                    '
       La Banque Centrale de Malte , outre son rôle de banque d' émission , con ; .e
lès mouvements de devises et surveille les activités des autres banques ; -     e.M-;
est l' agent financier du Gouvernement . Le système bancaire comprend , par ail­
leurs» : trois banques commerciales , deux banques d' épargne populaire , trois
institutions de financement à long terme ( 1 ) et enfin deux organismes de ges­
tion des fonds des résidents étrangers .
                                                                    V
e ) Prix et salaires
       Le seul indice de variation des prix concerne les prix de détail , il
marque une hausse des prix relativement modeste depuis 1960 , sauf de 1973 à
1975 du fait des augmentations des prix des produits importés . Mais cet
indice est peu significatif dans la mesure où l' Etat maintenait un système
de subventions des produits de première nécessité . Léur abandon progressif
provoquera probablement une hausse d' au moins 3 % du coût de la vie .
                                                               /
       Tableau 8 : Augmentation annuelle de l' indice des prix de détail
                   (en % , base 1960 jusqu' en 1974 , base 1974 ensuite )
       1969     1970      1971     1972      1973       1974     1975     1976
        2,4      3,7       2,5      3,2       7,8      . 7,3      8,8      0,6
       De 1969 à 1976 , le salaire minimum dans le secteur public a plus que
doublé . Depuis avril 1976 , il atteint l' équivalent d' environ 145 u.c . par
mois . Dans le secteur privé , les augmentations de salaires suivent de plus
ou moins près celles obtenues dans l' administration . Le salaire minimum
s' élève à 125 u.c . par mois . Les salaires minimum légaux semblent avoir
augmenté plus rapidement que la moyenne des salaires .
( 1 ) Voir page 24
 ---pagebreak---                                                                             18
f ) Commerce extérieur et balance dcr. paiements
      La rareté des ressources naturelles et l' étroitesse du territoire oblig nt
Malte à importer la plus grande partie de ses besoins . '• 1 même temps que ia
production augmente , cette part a tendance à croître et lis importations fie
biens et de services qui ne couvraient encore que 61 % dû la dépense intérie rc
brute en 1970 représentaient 85 % de celle-ci en 1975 .
      La balance commerciale est traditionnellement déficitaire .     Ce déficit a
commencé à diminuer à partir de 1970 . Alors que tout au long des années soir
xante , les exportations ne couvraient que le quart environ des importations ,
ce ratio s' est élevé à 29 % en 1 97 1 , 47 % en 1972 et 51 % en 1973 . L' augmen­
tation du prix des matières premières et surtout la récession enregistrée à
partir de 1974 sur les principaux marchés d' exportations ont provoqué cette
même année une augmentation de 60 % du déficit commercial ( aux prix courants ),
déficit qui s' est à nouveau amplifié en 1976 pour atteindre l' équivalent de
200 M US g .
      La structure des importations (voir annexe 3 ) par produits s' est sensible­
ment modifiée au profit des produits semi-finis , et des fibres textiles en par­
ticulier , reflétant en cela l' importance croissante dans l' économie des indus­
tries de transformation orientées vers l' exportation . La part des produits
semi-finis atteint ainsi 31 % contre 21 % en 1967 .
      La structure des exportations (voir annexe 4 ) reflète toujours la prédomi­
nance des produits textiles ( 20 % des exportations en 1962 et 62 % en 1975 ),
toutefois à l' intérieur de cette catégorie , les fils et les tissus ne représen­
tent plus que 7 % des exportations contre 55 % pour les articles de confection .
Les autres exportations proviennent des principales productions agricoles de
l' île et des industries nouvellement implantées (articles en plastique , jouets ,
composants électroniques , produits en caoutchouc , pâtes alimentaires ). Les
exportations de produits finis représentent désormais 76 % du total contre
encore 33 % en 1967 .
      La venti lation des échanges par pays d' origine et de destination marque
la prépondérance des pays de la Communauté Européenne ( 65 % des importations
et 68 % des exportations ). Le relâchement des liens avec le Royaume-Uni se
traduit par une diminution de la part de ce pays dans l' ensçmble du commerce
extérieur (voix» annexes 3 et 4l ).
 ---pagebreak---                                                         TABLEAU 9 » EVOLUTION OE LA BALANCE DES PAIEMENTS ( 1970 - 1976 )
                                                                    ( en ciilliers de livres maltaises )
                                                                                                  !                                                                         ,
                                                              1970                  19 71                 1972             1973            1974          I     1975   .     | janv.-sept . 1
- Exportations ( fob ) ( 1 )                                 17 103                19 089                 28 414     Π 40 275             59 723              69 199         Γ      79 rjC0
- Importations ( fob )
                                                         | 59 931              | 53 252             |     59 852     |    78 836     J[ 121 937              129 521
                                                                                                                                                                             1
                                                                                                                                                                                   112 600
Bcuancc cor.-~.e- rei ale                                  - 42 328              - 39 163               - 31 438       - 38 611         - 62 214            - 60 322            - 32 700
- Voyaçes, tourisme ( r.et )                                  7 769                 8 308                  5 874          13 139          18 853              23 491         Γ      17 500
- Transports                                                - 4 957               - 5 253                - 6 036        - 7 203          - 7 606             - 2 042               - 1 600
- nevenjs des investissements                                 7 273                 7 498                  8 329           7 507          12 465              18 257                16 300
- Peverius du gouvernement ( 2 )                             13 190                12 751                  8 990   I      11 656          14 146              18 859                10 200
- Autres services        "                                  - 1 592               - 1 841                  - 878        - 1 691          - 1 202             - 2 369               - 3 000
- Transferts privés ( 3 )                                    11 526                10 446                  β 569          10 332          10 282              11 534                 3 500
- Transferts publics ( 4 )
                                                         |    7 314                 9 661
                                                                                                    [     16 218          18 128
                                                                                                                                      [ 20 341           j    17 644         L      13 600
Balaies des invisibles                                       40 523                41 570        j        41 066          51 668          67 280              85 374                61 500
Balance dis paiements courants                              - 2 300                 2 407                  9 623          13 257           5 066              25 052                28 800
- Entrée r.ette ce capitaux                                   6 373                 1 204                 18 905        - 1 306            6 648              14 401
                                                                                                                                                                                 .
                                                                                                                                                                                     7 000 (5
- Allccatibn de OTS                                             700                    713                   707
- Erreurs et caissiers                                        2 868
                                                                               j    3 494           [ ■ - 1 067      |     2 610      |    4 531         |     4 352         UI
Variation nette des réserves                                - 7 641               - 7 818               - 28 173  Π    - 14 561         - 16 245            - 43 805         Γ  - 35 d00
( augmentation : -, diminution : +)
                                                                                                                                                         L                   L
( 1 ) Y compris les travaux de consiruct i on et de réparation navales et les réexportations (combustibles des navires, équipements de recherche pétrolière stockés de façon transitoire )
(?) Loyer des bases militaires , ventes de biens et de services tux bases militaires, et à leurs membres, salaires des Maltais travaillant sur ces bases
( 3 ) Principalement transferts des travailleurs maltais émigrés
( 4 ) Principalement subventions du Royaufte-Uni pour la création de nouvelles entreprises
( 5 ) Estirations
Source : (jeneral Office of Statistics, Malta : Annual Absiract of Statistics ( 1975) et données communiquées par .les autorités naltaises
            I
 ---pagebreak---                                                                             20
       L importance des transferts et le développement du tourisme ont permis
de maintenir positif le solde de la balance des paiements courants depuis
1971 .   Les recettes du tourisme (nettes ) couvrent à elles seules environ I5
tiers du déficit commercial ( 12,6 'M t M en 1976 ), leur valeur a triplé dev
1970 à 1975 .   La principale source de recettes invisibles demeure toutefois
les recettes directes ( loyer' d' environ 14 M b M depuis 1972 ), résultant de
la présence militaire britannique auxquelles s' ajoutent les salaires des t .^
vaillrurs employés sur les bases et les services rendus à l' Amirauté . Cette
source de revenus doit normalement disparaître complètement en 1979 , ce qui
explique le souci prioritaire des autorités maltaises de développer d' autres
       Les investissements privés nets ont progressé de façon irrégulière depuis
 1970 , atteignant pour cette première année 5,8 M b M et 13,7 M b M en 1975 .
Les autres transactions en capital se composent d' emprunts de l' Etat obtenus
généralement à des conditions très favorables et de prêts à court ou moyen
termes effectués à l' étranger par les banques commerciales , les deux postes
se compensant approximativement .
       Le solde positif de la balance des paiements courants et l' apport net de
capitaux à long terme ont permis , depuis 1970 , une augmentation régulière des
réserves en or et en devises du pays qui atteignent 500 M $ à la fin de 1975
et 620 M # en décembre 1976 . Ces réserves devraient faciliter la période de
transition qui suivra , en 1979jla perte des recettes procurées par les bases
et permettra de faire face , pendant quelques années , au déficit de la balance
des paiements courants qui en résultera .
g) Dette extérieure
       La dette extérieure publique de Malte est restée relativement faible
depuis l' indépendance . En mars 1976 , elle s' élevait à 40 M US $ .
Tableau 10 : Dette extérieure publique (partie versée ) en pourcents du PIB ( 1 )
               - de l' année en cours - ( au 31 mars de chaque année ) :
               1970   ;   1971    1972      1973     1974     1 975      1976
               11,4       13,3     6,9       7,7      7,1       6,3       8,1
( 1 ) Aux prix du ^marché
 ---pagebreak---                                                                                   21
        La dette à 1 égard de la Chine Populaire compte pour environ le quart du
total . Les autres principaux créanciers sont : le Royaume-Uni ( 15 % ) , l' AraVie
Saoudite ( 13 % ), l' Italie ( 10 % ), l' Allemagne (7 %) et la Libye (7 % ).
                                  *                      V
                                                                                   \
       Malte obtient généralement de ses créanciers des conditions très favora
bles .     L' élément concessionnel des prêts et dons obtenus de 1971 à 1974 s' 'l
vait en moyenne à 94 % . A la fin de l' année 1974 , 45 % de l' ensemble de 1 :Î
dette était à échéance de plus de dix ans . Malte a pu ainsi maintenir le ser­
vice ue sa dette extérieure à un niveau extrêmement faible .
                                                 ν                          ·
Tableau 1 1 : Service de la dette en pourcents des exportations de biens et
                  services non facteurs
        1967        1968    1969      1970      1971       1972    19>3    1974       1975
%         1,3        1,4      1,7      2,0      12,4(1 )    0,7     0,5       0,8    0,7(2
 ( 1 ) Du fait d' un remboursement anticipé
 ( 2 ) Estimation
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 5 . SITUATION DES PRINCIPAUX SECTEURS
 a) Agriculture et pêche (voir " annexe 6 )
       Le secteur agricole n' emploie qu' un peu plis de 6 % de la population ac ive ,
 plus de la moitié des agriculteurs sont âgés de plus de cinquante ans . L ! t
 tesse des surfaces disponibles , l' aridité des sols et l' insuffisance de la t iyw .
vioménie expliquent le rôle limité de ce secteur dans l' économie nationale ,
 production agricole intérieure ne participe que pour environ 5 % à la formation
 du PIB ; elle ne représente qu' environ le quart des besoins alimentaires du pays ;
                                                                           '      4   ■'
       Les . terres arables couvrent les deux-tiers du pays , les surfaces cultivées
                                                                    V
diminuent constamment (- 15 % de 1968 à 1975 ) principalement du fait de l' exten--
sion des zones urbaines . Elles représentent 12 000 ha soit un peu moins de 40 %
de la superficie totale du pays . Les surfaces irriguées ne couvrent que 600 ha .
La taille des exploitations agricoles est insuffisante , 90 % des exploitations ' ■ -
possédant moins de 3 ha et la moyenne nationale est de 1,1 ha , celle-ci a
d' ailleurs tendance â diminuer . Plus des deux-tiers des exploitations sont çous
un statut de fermage , l' Etat et l' Eglise possèdent chacun environ un quart des ;
terres arables .                                       V
       Depuis l' indépendance , la politique agricole de l' Etat a eu pour principal " "
objectif de limiter les départs des agriculteurs de la .terre afin de ne pas '
accentuer le problème de l' emploi sur le plan national . L' Etat a tenté d' étendre
les surfaces cultivables en créant des retenues d' eau et des systèmes d' épandage .
                                            *                                i
En avril 1976 un grand projet de recouvrement fies terres arables abandonnées et
de mise en place de fermes modèles a été lancé . Le prix des semences , des engrai :
et pesticides , du fourrage ainsi que les coûts de fonctionnement des installa­
tions d' irrigation sont subventionnés . Des aides importantes et des bonification:
d' intérêt sont accordées pour les travaux d' irrigation et l 'équipement agricole .
                                                                                       .1
       Grâce à ces encouragements , la valeur ajoutée du secteur a augmente en
moyenne de ! I % par an aux prix courants (contre 13 7, pour l' ensemble du PIB
au cours des dix dernières années ). Cette croissance globale s' est accompagnée
d' une forte augmentation de la productivité du secteut du au développement de
cultures nécessitant un plus grand savoir faire . En dépit de cette restructu­
ration , la balance commerciale agricole reste fortement déficitaire et les expor­
tations pe couvrant que 32 % des importations . Le gouvernement contrôle le coffl- ^ •
tnerce extérieur agricole , il' tente de nombreuses actions de promotion, il rêgù* Vr-
larise les achats en particulier pour les céréales et les fourrages .
 ---pagebreak---                                                                                                               23
             Le secteur de la pêche est encore très artisanal ; on compte environ 500
   pêcheurs sur l' île qui assurent approximativemeat les 3 / V de l 'approvisionne ;nt
   en poissons .        La prise annuelle ne dépasse pas I 500 t .                                                   '
   b ) Industrie manufacturière (non compris les chantiers navals )                                          / .
             L' industrie maltaise est fortement                         dépendante des possibilités d' écou ; acnt
   sur les marchés extérieurs . 58 % de la                               production ont été exportés en 1976 ,
   cette part atteint 80 % pour le textile                               et la confection. Le secteur a connu .. ,
   une croissance très rapide au cours des                               dix dernières années , aux environs de
   9,5 % par an en termes réels ( 1 ). La contribution du secteur à la formation }•
   du PIB atteint 29 % en J976 contre 18 % en 1964 . 28 000 personnes sont employées
   dans les industries manufacturières , soit 25 % de la population active occupée cor
   tre 17 % en 1964 . La création de nouvelles entreprises , généralement à capitaux
   étrangers * explique en grande partie ce développement rapide .
              T.»> branches 1er. ^lu's                               ^ sont .-u»l les çui 'procurant , prorort^cii-yel'* .
    j.iV.w»; i l -                V c ' J» •; M i t " j \_- il L'-ïr ** . •!_ .                U'i- ïiîZl        U.VtL'£. «
 •i Les secteurs alimentaire , du textile et surtout de la confection (principalament •
. jeans et vêtements pour bébés ) emploient plus de la moitié de la population active
    industrielle et sont à l' origine de 56 % de la valeur ajoutée du secteur . La
    construction métallique (grues , cales sèches ) et les autres transformations et                                         .
    montages des métaux procurent également plus de 20 7» de la valeur ajoutée sçc~
    torielle .
                La taille des entreprises reste généralement modeste .                           Les dix plus impor- .
    tantes d' entre elles emploient en moyenne 600 personnes alors que pires des trois"
    quarts ont cinq employés ou moins .
    Tableau !2 ; Répartition des entreprises industrielles selon leurs effectifs
                        en 1975 ( 2 )                                                                          •
    Nombre de salariés           : de 1 à 49                    de 50 à 99 de 100 à 299          plus de 300 TOTAL
    Nombre d' entreprises :                2 499                       54             47                  10         2 606
                                                     *
                              . - ■                                                                               ­    :\J
     ( 1 ) Sur la base des indicés de production - voir annexe 7                                                           T
     (2 ) Source : communiquée par les autorités maltaises
 ---pagebreak---                                                                              24
        L' attrait des nombreuses incitations fiscales , mises en place des 1959 »
   a favorisé l' implantation des entreprises étrangères à Malte ( I ). Elles
bénéficient d' un régime d' amortissement accéléré , d' exonérations fiscales po;
les bénéfices réinvestis et de locaux industrie s à faibles loyers . 'Le ni\e,
relativement bas des salaires - sans doute inférieur à celui observé en Es ,.^.^^
voire même en Grèce - un bon niveau de qualification acquis sur les bases               ■
tair&â ainsi qu' un certain consensus social basé sur un accord entre le gouver­
nement et la "General Workers' Union" constituent en outre des atouts favorables
à la décentralisation d' unités de production européennes .                        .'ov ;
                                                                         t      .
        La Malta Development Corporation (MDC ), créée en 1967 , est chargée de
mettre en oeuvre la politique industrielle du gouvernement . L 'Etat est tota-*. ^
lement propriétaire de la MDC qui est dotée d' un capital de 1 million de fc M..'v
                                                                                    i \
C' est elle qui évalue les demandes de nouvelles entreprises et les autorise .
à bénéficier des avantages fiscaux , elle leur fournit une assistance technique
et les services auxiliaires dont elles ont besoin . Elle peut aussi assurer la
gestion des entreprises que l' Etat contrôle ( il possède la totalité du capital
dans une dizaine de sociétés et la majorité des actions dans une vingtaine f
d' autres ) ou prendre directement des participations ( la MDC est majoritaire , .
dans dix joint-ventures et minoritaire dans une dizaine d' autres ).
        Trois autres institutions plus récemment créées Sont également chargées ; .
d' aider la création de nouvelles entreprises industrielles » il s' agit de :
a ) L '"lnvestment Finance Bank" créée par l' Etat en 1976 , avec la participation
     de capitaux libyens et italiens , qui octroie des prêts 3 des taux d' intêrit
     ne dépassant pas 8 % par an .
b) Le " Small Scale Industries Development Center" qui a ppur mission
     d' assister les entreprises dont les effectifs sont inférieurs à 50 personnes ;
c ) La "Libyan Arab-Maltese Holding Company Ltd" qui ,dotée d' un capital de
     3 millions h M par les gouvernements maltais et libyens ^ doit favoriser l' in­
     dustrialisation des deux pays , et de Malte en particulier .
( 1 ) On compte actuellement une centaine d' entreprises étrangères
( 2 ) 15 % d' impôt sur les bénéfices au lieu de 32,5 7»
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       En 1974 et 1975 , le rythme d' implantation de nouvelles sociétés semble • ,
s 'etre ralenti , plusieurs grandes usines ont réduit leur personnel , d' autres ^
ne se sont maintenues qut grâcç à l' aide fournie par l' Etat en contrepartie . '
du maintien des postes de travail .      L' année 19 / 6 a connu le retour à une me?     '
leure conjoncture sur les marchés d' exportatior et partant , une reprise de
l 'activité industrielle ; mais le nombre d' emplois créés reste insuffisant se ;;- -
tout si l' on tient compte des nouvelles données de la population active (t .?*            :
page 5 ), aussi l' Etat a- t- il modifié les prévisions initiales du Plan et fixé*"
pour objectif la création de 12 000 postes de travail supplémentaires ( 1 ) da |s
l' industrie au cours des années 1977 à 1979 . Cet objectif extrêmement ambitieux
sera difficile â réaliser , en effet , le nombre d' emplois, créés depuis 1971 par
de nouvelles industries a été en moyenne de 1 400 par an.
                                                              '•      V
c ) Chantiers navals                                     '         .                 ; ^
       Rassemblés dans la 'Malta Drydocks Corporation"» les chantiers navals
emploient 5 200 personnes , soit 5 % des actifs occupés , leur valeur ajoutée
atteint 4 % du PIB et leur contribution aux exportations totales environ 20 % .
       Les chantiers navals ont été nationalisés en 1959 par le gouvernement y
britannique et reconvertis peu à peu , â partir de cette date , vers une demande
civile . Le gouvernement maltais reprit l' entreprise â sa charge à partir de
1970 , elle est actuellement en autogestion .
       Alors que les prestations pour l' Amirauté britannique représentaient encore
44 % du chiffre d' affaires en 1964 , elles ont pratiquement disparu à partir de
1970 . Les chantiers navals ont en outre fortement subi le contrecoup de la
fermeture du canal de Suez (ventes non militaires î – 30 % en 1968 par rapport
à 1967 ), leur exploitation est restée déficitaire jusqu'en 1974 . Le gouverne­
ment , avec l' aide , d' une part , de la Chine Populaire » et , d' autre part , de
l' Arabie Saoudite , a entrepris la construction de deux nouvelles cales (2 ).
La crise profonde que connaissent actuellement les chantiers navals , notamment
en Europe , semble pourtant limiter les possibilités d 'extension de la Malta
Drydocks Corp .
                                 0
( 1 ) Non compris ceux résultant de la mise en route d 'usines déjà en cours de
      construction .
( 2 ) L' une pour la réparation de navires allant jusqu' à 300 000 tonnes et
      l' autre pour la construction de navires allant jusqu' à 120 000 tonnes .
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   d ) Eau et énergie
         Les possibilités d' approvisionnement en eou de l' îla sont limitées , le
   développement de l' urbanisation et de l' industrie obligent à puiser toujours
   plus largement dans les nappes souterraines d' eù sont extraites près de 90 7<
   de l' éau consommée et dont le degré de salinité augmente au-delà de la nor
   maie , du moins en ce qui concerne l' île principale .   Une installation de è £
   salinisation de l' eau de mer existe sur chacune des deux îles .     Elles fournis-,
   sent -10 % de l' eau consommée . Les besoins liés aux objectifs de croissance
   industrielle réduisent les possibilités de développement de l' irrigation et '
   de l' agriculture en général et obligent    § renforcer les mesures de limitation
   de la consommation domestique .
                                                                      V
         Malte ne dispose d' aucune source d' énergie . Des recherches pétrolières
   ont été entreprises au large des côtes mais n' ont pas encore abouti . Les
   importations de pétrole et de charbon ont coûté environ 14,2 M t M en 1976
   soit environ 8 % du montant total des importations ou encore 6 % du PNB .
   La réduction accordée par la Lybie sur les produits pétroliers représente
  "environ le quart de leur valeur . On envisage l' utilisation de l' énergie
   solaire .                                 .
         La production d' électricité , assurée par la centrale thermique du Malta
   Electricity Board atteint 350 M kWh soit environ 1 150 kWh par hâbitant ( 1 ).
   La consommation du secteur industriel n' a pas augmenté de 1972 à 1975 , elle '
- représente environ 34 % de la consommation totale .
   e ) Transports et communications
         Le réseau routier couvre environ 1 200 km dont 90 % sont revêtus ; il
   relie tous les endroits habités et semble suffisamment développé .      Un service
   d' autobus assure de façon convenable les relations interurbaines .
         L' aéroport de Luqa est en cours d' agrandissement ; il pourra désormais
   accueillir les avions gros porteurs . Le nombre d' arrivées a atteint 376 000
   passagers en 1975 soit 95 % des entrées dans l' île . Air Malta , créée en 1974
   par le gouvernement et des actionnaires étrangers , a transporté 230 000 pas­
   sagers en 1976 .
   ( 1)3 850 kWh per capita dans la CEE en 1974 .
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                                                                          '' j* '        • V . •'        • •'
                                                                         /        • .! •          *£.»• .>
        La trafic des ports , essentiellement- La Valette , est relativement intense;
il atteint près dei5 millions de tonnes à l' importation, en 1975 . La comprgi i.e
                                 •  *                         ■' 1                                if ' ':**
Sea Mal ta , créée en 1973 , dispose de cinq cargos ; elle c transporte 130 OC-O
nés de marchandises en 1976 . Elle relie plusieurs portt européens et tente îç**:
se' spécialiser dans le transbordement de marchandises d-.ôtinées à d' autref- t îÇÇ*s
méditerranéens particulièrement encombrés . Parmi les projets d ' infrastruc. tv                              *
de transport envisagés par le Gouvernement figure la construction d' un sec
grand port international dans le S»iJ de l' île . Ce port serait spécialisé enf
partie dans le transbordement des containers .                                                      !
                                                                                               'm ' ■
        Les télécommunications sont gérées depuis 1975 par 'la Telemalta Corporation!
qui entame actuellement un vaste programme d' extension dont le coGt total est ?
estimé à 13 fc M en trois ans .                                                                         .
f ) Tourisme          '                                          •
                                                                            "• •' ■' ^ f' 'j"
                '                                                                             ■£ .            >
    ■ Le secteur emploie directement près de 4 000 personnes , il contribue pojûr ■
7 à 8 % du PIB tandis que les recettes brutes en devises représentent 28,6 M fc M
en 1976 soit l' équivalent de 36 % des exportations de marchandises . Le nombre
des arrivées de touristes a atteint 340 000 en 1976 contre seulement 76 000 en
1 966 .
        Depuis 1959 , l' Etat accorde de nombreux avantages aux hôteliers , la cons­
truction d' un hôtel d' au moins 80 lits bénéficie d'un apport de capital de
l' Etat , sous forme de subventions qui représentent en moyenne 28 % du montant
des dépenses de construction , ainsi que d' une franchise d*ifflpot sur le revenu
pendant dix ans . Grâce à ces mesures , la capacité d' hébergement est passée ,
de 1 900 lits en 1959 à 6 300 en 1968 et 9 800 en 1976 .
        L' Etat tente de favoriser une diversification de la clientèle et d' obte -
nir un meilleur étalement de la saison touristique . Il a encouragé le tourisme
de croisière et l' organisation de conférences internationales . Les coefficients
d' occupation des hôtels sont jugés satisfaisants . Toutefois , 40 % des visiteurs
séjournent encore à Malte au cours des trois mois d' été , ce pourcentage n' a pas
varié depuis 10 ans .
 ---pagebreak---                                                                              28
 6 . PERSPECTIVES A COURT ET MOYEN TERMES
       Les directives du Pion , telles qu' elles ont été révisées au début de
                                  »
 l' année 1977 (cf. page 6) fixent comme objectif priorita: e la création de'
23 700 nouveaux emplois , au cours des années 1977 à 1979 , .ce qui permettrait
seulement d' éviter une augmentation du taux de chômage (actuellement envircn
4 % de la 'population active ).
       Selon le gouvernement , environ la moitié de ces postes de travail son1 ;
pratiquement assurés :                                              .      ,
- la croissance du secteur touristique provoquera un besoin d' environ 700
    nouveaux emplois ;
- les nouveaux projets d' infrastructure emploieront 2 500 personnes (proba­
    blement î programme d' extension des terres agricoles , construction d' un
    nouveau port , etc. );
- les deux nouvelles cales sèches de la "Malta Drydocks C®rp" doivent fournit
    un emploi à 1 500 personnes ;
- l' augmentation de la production des entreprises industrielles n' ayant pas '
    encore atteint leur plein régime s' accompagnera de la création de 3 000 em­
    plois tandis que les usines en cours d' installation occuperont 2 400 per- ..
    sonnes .                                            •         .
       Pour atteindre le niveau de 23 700 emplois , 12 000 autres devront être
créés d' ici 1979 , sans doute entièrement dans le secteur industriel .
       Ces objectifs paraissent dans l' ensemble très optimistes ; d' une part ,
parce que l' extension des chantiers navals va se heurter , dès leur mise en '
route , à un marché international extrêmement défavorable , d' autre part , parce
que la situation actuelle du commerce international semble peu propice à la
décentralisation des capacités industrielles hors d' Europe ou d' Amérique du
Nord en vue de l' exportation vers ces mêmes régions , enfin parce que les dé­
cisions d' investissement et leur application concrète prennent généralement
trop de temps pour que 12 000 nouveaux postes de travail puissent être créés
 ---pagebreak---                                                                             29
en trois ans (de 1971 à 1975 , le nombre de nouveaux postes créés dans l' indus­
 trie a atteint en moyenne 1 400 par an , l' ensemble des projets du gouvernement •
 supposerait , pour le secteur industriel , la création de 5 800 emplois par «'
de 1977 à 1979 ). Ainsi , les objectifs en matière d' emploi ne seront-ils p? <- •
bablemerit pas réalisés et le taux de chômage dépassera sans doute le nivèai
actuel ; il pourrait atteindre 10 à 15 % de la populatior, active en 1980 .
       En ce qui concerne la formation brute de capital fixe , l' Etat estime â
240 M fc M ( l),de 1977 à 1979 , le montant des investissements nécessaires compte
tenu du nombre d' emplois souhaités , soit en moyenne annuelle , 44 % de plus
que ce qui a été réalisé en 1976 . S' agissant principalement d' investissements
industriels , il n' est pas certain que Malte dispose des capacités de conception
et d' organisation nécessaires pour mettre en oeuvre rapidement un nombre suf­
fisant de nouveaux projets viables . En revanche , le montant en devises néces­
saire à l' achat de biens d' équipement ne devrait pas soulever de problèmes
puisque , jusqu' en 1979 , l' Etat dispose des recettes exceptionnelles que cons­
tituent les loyers des bases militaires et les revenus annexes qu' il en tire .
       A partir de 1980 , Malte se trouvera confronte simultanément â deux pro­
blèmes : ( 1 ) un taux de chômage probablement bien plus important que celui
qui est actuellement envisagé , ( 2 ) un budget et une balance des paiements cou­
rants en fort déficit , l' effort d' investissement devant être prolongé très
au-delà de la date à partir de laquelle le pays ne disposera plus des revenus
provenant des bases militaires . Le passage à cette période transitoire dif­
ficile devrait toutefois être facilité par l' utilisation durant quelques années
des abondantes réserves en devises : 620 M US # à la . fin de 1976 , soit l' équi­
valent de 17 mois d' importations . Pour construire les bases d' un développement
économique équilibré et ne dépendant plus de la présence militaire , Malte dis­
pose en outre de plusieurs atouts > notamment :
( 1 ) Le coût d' investissement par nouvel emploi apparaît relativement faible
      (environ 21 000 u.c .); toutefois , les investissements nécessaires à la
      création d' environ 12 000 postes de travail sont déjà entièrement , ou en
      très grande partie , réalisés . Enfin , les nouveaux investissements envi­
      sagés appartiennent , pour la plupart , aux industries légères .
 ---pagebreak---                                                                          3°
                                                                                  ■y
- une main-d'oeuvre qualifiée (en particulier dans la mécanique) dont le coût
  est relativement peu clevê ;
                                                       ;                        i
- une situation géographique qiji la place notamment sur la route qui va de
  Gibraltar au Canal de Suez ;
                                                                    ' '
- un climat favorable au développement des activités touristiques .
       Le succès de cette reconversion dépendra aussi très largement du réi. abais­
sement d' une conjoncture économique internationale plus favorable . Il di." ^ca­
dra enfin de la mesure dans laquelle Malte pourra obtenir, pour la mise çn oeuvre
de sa stratégie industrielle , une assistance efficace » en particulier pour :
- la sélection des branches industrielles exportatrices , l' identification et
  la préparation des projets ;
                                                               V
- la promotion des projets sélectionnés auprès des investisseurs étrangers
  potentiels ;
- l' établissement des relations commerciales et des réseaux commerciaux .
     t
 ---pagebreak--- ANNEXES STATISTIQUES ---pagebreak---                             ANNEXE 1 : REPARTITION SECTORIELLE DES ACTIFS OCCUPES
                                                                      Nombre                     X
                                                                1969              1976      1969    19 7 S
  gri culture et peehe                                          6 280            7 210       6,3     6
  ndustries manufacturières                                    17 590           27 960      17.5    25.5
  hantiers navals                                               5 200             5 400      5.2     4.9
  atiment , construction et carrières                          12 370             4 700     12,3     4,3
  oimerce de gros et de détail                                 12 530           11 880      12,5    10,8
  utres services du secteur privé                              18 360           20 450      18,3    18,5
 >az , électricité                                                920               660      0,9     0.6
 administration centrale                                       19 430           20 940      19,3    19,0
lases militaires britanniques                                   7 780             3 330      ?.7     3,0
'ionneer Corps, " Izia u Rabbi ", etc.                           (1 )             7 880              7,1
                                                              100 450          110 410     100,0   100,0
( 1 ) Les premiers groupes spéciaux créés pour employer les chômeurs ont été créés en 1972
Source : - Central Office of Statistics, Annual Abstract of Statistics
             Office of the frice Minister . Cconoaic Surrey ( 1976 )
 ---pagebreak---                                            ANNEXE 2 I REPARTITION SECTORIELLE OE LA FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE
                                                                                  Er> « illiers de W Maltaises aux prix courants                      Structure en %
                                                          τ
                                                              1970           1971              1972            1973            1974      1975     1970            1975
grlculture et pêche                                     j       292                        I       255                    I        430 I    46â      1.1
                                                                                          I
ndustrie «anufacluriite                                       4 913    |      3 907       :I     3 601          4 402           4 517     7 664 |   17,7           20,5
                                                                                                   622    I     1 103            1 701               «<5     I       3.9
onstruction et carrière                                     • 1 132             946
                                                                                                                                          1 472 j
ransports et communications                                   3 617           S 359           ■ 2 226           2 459           3 062     3 54S     13,0            9.5
ogeaents                                                      4 573           6 335              7 4M  .        5 280           4 096     3 30S     16,5            8.8
otellerie                                                     1 232             861                541            621              923      947      4,6             2,5
utres service*                           '             j  I   1 870             976              1 376          2 264     |     2 623     2 099      6,7             5,6
otal secteur privé                                           17 737          16 664             16 254         16 663          17 401    19 500     63,8           S2,0
otal secteur public ( 1 )                                    10 076           6 857              6 279          5 590          13 795    17 982     36,2           43,0
OTAL GENERAL                                                 27 313          25 521            22 533          22 251          31 196    37 482    100,0          100,0
1 ) La ventilation sectorielle des investissements publics n' est pas connue
ource ; Central Office of Statistics . Malta : National accounts of the Maltese Islands 1966-1975
 ---pagebreak---                                  AfiNEXC 3 » REPARTITION DES IMPORTATIONS i.1 ?   PAU PNOOUITS tT PA !* PRINCIPAUX PAYS OE PROVENANCE
                                                (en minier* de livres «al ta ses . aux prix courants)
                                                                                                                         9 aio ! s        9 «ois      Augmentation      Si rueture en X
                                                 1967            1972                1974           1975
                                                                                                                                                fO    moyenne      1
                                                                                                                                                                       1967              1975
                                                                                                                                                      annuelle
                                                                                                                                                      1967-1975  -
                                                                 X                                                                                        %
> duits alimentaires   . .                     12 709          18 513             35 720          37 332               25 008            28 265          14.4          31,4              25,8
:é réales                                       2 S 7à          3 634             10 564          11 «7                  n. d .      I    A* 0.    J     18,9           7,1               8.0
inimau* et viandes                              2 444           3 403               4 050          4 715                                     N
                                                                                                                                                          8.6           6.0               3.3
'ruits et légumes                               1 630           2 219               3 176          3 645                                                 10,2                             2,5
iroduits laitiers, oeufs                        1 350           2 409               3 199          3 371                                                                3.3
sue re      -                                     736           1 424               4 709          3 223                                                 50.3
litres P'eoières et £i sfgie                    4 7S2           7 422             20 757          17 432               13 074            14 547          17.6          I1L2              12.1
létrole 4t dérivés                              2 442           4 996             15 558          13 643               10 369            11 " 442        24,0           6.0               9,4
mi les végétales et aninales                      331               516             1 542          1 069                    744                723       15.8           o.e               0,7
>duits seoi - finis                             8 455          19 041             41 172          44 050               31 240            40 922          22.9          20.9              30,5
textiles .                                  I   2 953           9 397         I   20 487          20 755                 n. d .            n. d.         27,6           7.3              14,4 •
                                                                              i
>duits chiir.ioues                              2 533           4 390               9 121          8 474                 6 352             8 264         15,5           6,6               Sli
; res produits finis                           11 43S          16 517           * 30 523          35 7^5               24 130            36 144                        28.2              24.7
nachmes                                     <   4 727           7 264             14 857          18 165
                                                                                                                    I  «e   rt«7i
                                                                                                                                     I I «•»£ nie
                                                                                                                                         "
                                                                                                                                                         18,3          11,7              12,6
natériel de transport                           2 241           2 846               5 372          5 943                                                 13,0           5,5               4.1
îonfection et chaussures                        1 514           2 169               3 362          3 354                 n. d.            •n* d *        10,5           3,7               2,3
#ers
                                             I
                                             |    £Z3               827             1 675          1 415               ' 1 137     j           905
                                                                                                                                                     | 14,6-        I                     1.0
                                            I  40 510          67 210            138 9=9         144 448              100 992           129 049          17,2         100,0             100,0
incipaux pays de provenance
/ aure-Uni                                     15 803          21 231             34 148          38 336               27 811            32 046          11.7          39,0              26,6
ie~agne                                         1 524           4 090              11 592         13 213                 6 007           13 522          31,0           3,8               9,2
il ie                                           6 411          12 556             23 940          26 100               18 436            22 564          19,2          15.8              1S.1
ie lux                                          8 223           n. d.             13 798          11 802                 8 744             9 162          4,6          20.3               8.2
ince                                            1 2S3           3 144               6 293          6 606                 4 855             6 933         22,7           3,2               4.6
  E c neuf                                     27 720           n . d.            91 046          97 423               63 749            85 502          17.0          68.4           . 67,5
its-Unis
                                             | 1 293        j   3 818        j|     8 143      | 11 540           jI n.d.          | n.d.          j     31.5       ,   3.2               8.0
jrces : - Central Office of Statistics, Malta : Annual abstract of Statistics 1975
          - Informations fournies par l'administration oaltaise
 ---pagebreak---                                             ANNEXE 4 S REPARTITION OES EXPORTATIONS ( 1 ) PAS PROO'JITS ET PAR PRINCIPAUX PAYS OE DESTINATION (F03 )
                                                                   (en milliers de livres maltaises, sus pria courants )
                                                                                                                     9 soi *        9 aois         A ug (tentation     Structure en X
                                                   1967            1972            1974               1975
                                                                                                                      1975           1976          «Oyenne
                                                                                                                                                   annuelle          1967             1975
                                                                                                                                                   1967-1975
                                                                                                                                                          %
  uits alimentaires ^ •
  imws de terre . ..•
                                         ~ j|      1 S19           1 784           4 458              4 923
                                                                                                        547
                                                                                                                     3 686          6 311               15.3          21.2             2il
                                                |    375             475              365                                                                 4.8          5.3             1.1
  eurs, eewences                                     303             229             223              . 226            180            249             - 3.6            4 .2            0.5
  bac    .                    .      .   .           200              S4           1 045              1 930          1 390     •    1 630              32.8            2,8   :         3.a
  oduits agricoles transforoés                       162             532           2 409              1 95?                      Ι    m                36.5            2.3
  ères premières '                                   329             435             926                523            561            731                6.1           4,6             1.1
: rr«illes .                                         233             340              781               464            338            452                6.4           4.0             0.9
lults sem-finls       "                            2 979           5 140           8 224           . 6 444           4 774          6 117               10.1          41.6           12.8
ixtiles [ fils et tissus )                         2 390           2 735           A 506              3 565          2 579          1 460                 5.2         33.4             7.1
  oduits en caoutchouc                               542           1 913           3 136              2 130          1 704          1 460               19,0           7.6             4.3
 luits finis                                       2 333          14 209          23 950             33 435         27 395         44 083              41.9           32,6           76,3
 infection                                         1 474           7 963          19 255             27 693         20 031         29 063              44.3           20,6            55,0
 ipareil * sanitaires   *                                          1 439           2 245              1 939                                                                            3,9
 -ticles en plastique            '                   120             541           1 419              1 331            977          1 199               35,1           1.7             2.6
 >uets                                                85             261           2 836              3 560            493          1 613               59,5           1.2             7,1
 ■r,posants électronieuss              i      l                      435
                                                                                      419      |        635                                                                            1,3
   l                               :           i   7 159          21 563          42 553             50 335         36 123         57 302               2776         100,0          100.0
 . dation par pays de destination
 îuxe-Un i                                         2 739           8 236          13 777             13 400          9 830         11 452               22,0          38,3   .       26,6
 • maone        ■                                    131           3 670           4 901    '        12 294          9 069         16 112               76.4           1.8           24,4
 aux     .                                           336           2 525           5 429              5 495          4 222          5 927               39.4           5.4           10,9
                                                                                  31                 36 954         27 007   •     39 615                                            73.4
   β '                                               600             815           2 533              3 937          3 133          6 477              26,7            e.4             7,9
 ■es pays arabes (2 )                      . |        95     |       347           1 451              2 264                           -
                                                                                                                                                 I        :        I   1.3             4.5
   Non compris les travaux de réparation et de construction navale et les réexportations
  Estimations
■ce} : - Central Office of Statistics, Malta : Anr.ual abstract of Statistics 1975
v-      - – Oonnées communiquées par les autorités «altaices ...
 ---pagebreak---                                                                           5é ,
              ANNEXE 5 : RESERVES EN OR ET EN DEVISES
                 i                    •                ■'
                         ( fin de periode )
Année           En millions de US p          En nombre de «nois d' impor­
                                                tations de l' année
 1969                  139,2                         :    !!,3
 1970                  157,9                              9 1 ,8
 1971                  198,1                              14,8
 1972                  275,1                              18,8
 1,973                 325,2                              16 ,3
 1974                  401,9                              13,4
 1975                  500,3                              15,9
 1976                  622,2                              17,3
Source : FMI , International Financial StatisticS » février 1977
 ---pagebreak---                                            \N£>.:6 : RÉPARTITION OE U VâLEUK OE U WOOUCTION AGRICOLE
                                                      i
                                                       i
                                                        I         En milliers de livres ftaltaises         I         En % dutotal           1             Production
                                                                      ( aux prix courants)                                                        ( en ai lliers de tonnes )
                                                        !  Moyenne         II   Moyenne         I           [  Moyenne       II    Moyenne      Moyenne
                                                        | 1968-1971            1972-1975
                                                                                                 | . 1975     1968-1971           1972-1975    1972-1975                1975
 réaies, fourrages.                                           642                 976               1 531         21,5               22^2   3    25,4                   26,2
 blé                                                           73                 174                  327         2.4                4,0          2.1                   2.5
orge                                                           48                  95                  137     .   V5                 2.1          1.8                   2,0
 fourrages                                                    392                 564                  752        15,1               12,6        19.2                   19,9
 guires                                                     1 732               2 735               J 911         59,7               63,4                          "" «2,6   •
 pontes de terre                                              691                 893                1 225        23,1               20,3        20,1                   13,3
 Oignons                                                      126                 149                  171         4,2                3.4          4.3                   4.5
 tomates                                                      293                 760                1 162        10.0               17,3        14,3                   15,6
 x.elons                                                       62                 106                  145         2,1                2.4          1.4                   1.1
 uits ( 1 )                                                   293                 353           I      419        10,0                8,0          4,1
 agruir.es                                                     61                  68                   81         2,0                1.5          0,6                   0,8
 fraises                                                                           30                   44                            0.7
 eurs et semences                                     ji|     263           [     279            [     230                            6.4    |
•tal ( 11 ( non compris l' élevage )                1       2 985               4 393               5 991        100,0              100,0        89,9                  91,1
 vins ( ni lliers de têtes )                           !                                                                                         10,5                   11.2
 ins ( ni lliers de têtes )
                                                       I                   |I                                                                      7,3                   8,0
 I Non compris la production de raisins
 urce : Central Office of Statistics . Malta : Annual abstract of Statistics 1975
 ---pagebreak---                                     - >- 7 l CROISSANCE OU SECTEUR CE L' INDUSTRIE MANUFACTURIERE ET REPARTITION DE SA VALEUR AJOUTEE (en poureants )
                                   "V.                                         Croissance moyenne annuelle sur la base                  Structure de la valeur ajoutée ( 1 )
                                                                                      des indices de production                            ( sur la base des prix courants )
                                                                                                                               1I
                                                                                 1964-19S9
                                                                                                    i
                                                                                                             1969-1974        ! |        1969                      1975
Produits alimentaires                                                               4.7             I            4,8                      9.6                       6.6
Boissons et tabac                                                                   7,7                         11,6                     14,9                      11,8
Textiles, confection, cuirs et chaussures                                          19.1                         12.3                     24,2                      37,9
Bois et ameublement                                                                12,8                          1,8                      5,6                       6,3
leprimerie                                                                         16,7                          5.4                      6.0                       5.5
Produits chimiques et plastiques ( 2 )                                             14,3                         12.1                      6.2                       3.8      I
Produits minéraux non métalliques                                                  19.4                       - 1.6                       4.7                       2.9
Machines                                                                           12,6                         16,4                      4.3                       7.0
Véhicules de transport                                                              4,4                          7,9                     16,1                       7,4
Autres transfornations des métaux                                                  16,9                         13,5                      4.2                       6.1
Autres industries . -. ufseturi ères                                               12,3                        - 1.3                      4.2                       2.7
Ensemble de l' industrie manufacturi ère ( 3 )                                     10.1                          9.0                    100,0                     100,0 ^    |
( 1 ) Aux coûts des facteurs­
(2 ) Les produits en caoutchouc sont regroupés avec les produits chimiques pour le calcul des indices de production et avec las véhicules de transport pour le calcul de la
  "   valeur ajoutée »
( 3 ) Non compris les chantiers navals»
           I ■: