human: De quels droits bénéficient les producteurs d’enregistrements sonores et vidéo?
assistant: Les droits des producteurs d’enregistrements sonores (appelés, quel que soit leur format, “phonogrammes” dans les textes officiels et “enregistrements” dans le  secteur  privé)  font  l’objet  de  dispositions  dans les  conventions  internationales  et  les  législations nationales. Au sens de la Convention de Rome, de l’Accord sur les ADPIC et du traité WPPT, les produc-teurs de phonogrammes sont des titulaires de droits connexes dont les droits patrimoniaux comprennent la reproduction, la distribution, la location et la diffusion d’enregistrements sonores sur l’Internet.Ainsi, dès lors qu’un producteur, souvent une maison de disques, a produit un enregistrement sonore (fixé sous forme de vinyle, cassette, CD, MP3 ou sur un autre support numérique), nul n’est autorisé à copier, vendre, louer ou diffuser sur l’Internet ledit enregistre-ment sans son autorisation. Dans certains pays, les stations de radio et les chaînes de télévision, les centres commerciaux et les bars doivent verser une redevance au producteur pour diffuser ses enregistrements. De la même manière, les producteurs qui ont l’intention de réaliser des enregistrements audio et vidéo doivent obtenir la permission de l’auteur avant d’utiliser une œuvre musicale protégée (plus connue sous le nom de chanson), et doivent lui verser une rémunération.À  l’inverse  des  droits  connexes  des  producteurs d’enregistrements sonores, la protection des droits des producteurs vidéo n’est prévue que dans certains pays de “droit romain” (par opposition au droit coutu-mier de la “common law”), et cette protection porte uniquement  sur  les  enregistrements  vidéo  qui  ne constituent pas des œuvres audiovisuelles du fait de leur manque d’originalité.