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Par analogie avec la ménopause, on surnomme andropause un ensemble de symptômes tel que fatigue, troubles de l’humeur et du sommeil, baisse de la libido et des capacités érectiles, obésité abdominale (cf. syndrome métabolique (*)) et diminution de la force musculaire, survenant à partir de la cinquantaine. Il faut relever que plusieurs de ces symptômes se rencontrent également dans la dépression (*), ce qui rend les échelles d’évaluation de l’«andropause» assez peu spécifiques.1 Certains ont mis en relation ces symptômes avec la baisse de la testostérone, qui diminue de 1% par an dès l’âge de 25 ans pour atteindre des taux de 40% ou inférieurs à l’âge de 70 ans. Toutefois, le terme d’andropause est erroné (pause signifiant cessation) puisque, contrairement à la ménopause, il s’agit de la diminution progressive de l’activité des gonades. Le terme androclise (du grec clisis, le déclin) semble plus approprié ou le terme ADAM des Anglo-Saxons (Androgen decline in aging men). Des symptômes semblables se rencontrent chez des patients hypogonadiques de tout âge, qui répondent très bien aux androgènes. Toutefois, le traitement de l’androclise par la testostérone est controversé du fait des risques hématologiques (hausse de l’hématocrite), prostatiques (croissance d’un cancer in situ) et cardiovasculaires (baisse du cholestérol HDL) et l’on manque de données à long terme (> 3 ans) pour évaluer plus précisément ces risques.1-3
Il a été défini en 2002, selon le consensus de Princeton, par une diminution du bien-être ou des troubles de l’humeur, par une fatigue persistante et inexpliquée ainsi que par une dysfonction sexuelle avec baisse de la libido et du plaisir survenant chez des femmes en général ménopausées et recevant un traitement œstrogénique adéquat. Ce syndrome s’accompagne de taux abaissés de testostérone. Il faut noter que, comme chez l’homme, les taux sanguins de testostérone diminuent de façon progressive avec l’âge sans baisse plus marquée lors de la ménopause. De plus, ces symptômes, liés le plus souvent à la ménopause, surviennent dans un contexte existentiel particulier (cf. syndrome du nid vide (*)). Plusieurs études contrôlées ont montré que l’administration transcutanée de gel ou de patch de testostérone permettait de restaurer la libido et d’améliorer la fonction sexuelle chez des femmes présentant des taux abaissés de testostérone à la suite d’une ovariectomie.4,5 Toutefois la majorité des femmes ne présentent pas de dysfonction sexuelle après cette intervention. L’administration des œstrogènes seuls permet de diminuer la sécheresse vaginale et le sentiment de bien-être mais est sans effet sur la libido. De plus, les œstrogènes tendent à diminuer la fraction libre de la testostérone (par augmentation de la steroid hormone binding globulin). On ne connaît pas l’effet résultant de l’administration prolongée (plus de six mois) d’androgènes chez la femme notamment au plan cardiovasculaire et du cancer du sein,4,5 ce qui impose pour le moment une réserve à l’égard de traitements de plus de six mois.