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Un groupe d’experts en Argentine examine si la négligence médicale a contribué à la mort de l’icône du football l’année dernière. Des milliers d'Argentins sont dans la rue pour réclamer une «justice pour Maradona».
Ce mercredi, des manifestants par milliers ont revêtu des maillots de Diego Maradona, à Buenos Aires. Des banderoles et des drapeaux arborant le visage de la légende du football argentin flottent dans les airs. Ils veulent une justice pour «el Pibe de Oro» (« le gamin en or »), et veulent tout savoir sur sa mort qui leur est difficile à accepter. D1OS est mort, mais comment et pourquoi?
Un homme abandonné à lui-même, livré à ses addictions, perdu dans une chambre obscure et sans vrai suivi médical. C’est ainsi qu’apparaît la réalité des derniers jours de Diego Maradona, selon des témoignages de membres de l’entourage de l’ancien footballeur argentin.
Pour beaucoup d’Argentins, Maradona est mort parce qu’il a été abandonné par son entourage. Assassiné, disent certains. Lors du rassemblement des manifestants confient à un journaliste de Reuters que «la santé de Diego Maradona était le moindre des soucis des personnes de son entourage, uniquement préoccupés de maintenir les revenus qu’ils tiraient de lui. Au point de le négliger et, finalement, de tuer la poule aux œufs d’or».
Considéré comme l'un des plus grands joueurs de football du monde, Maradona est décédé en novembre des suites d'une crise cardiaque dans la ville de Tigre. Il avait 60 ans. Le joueur détient un statut divin dans son pays d'origine après avoir mené l'Argentine à un titre de la Coupe du monde en 1986.
Lundi 8 mars, une commission médicale convoquée par le procureur argentin s'est réunie pour analyser la mort du joueur le 25 novembre, quelques semaines à peine après avoir subi une opération au cerveau pour un caillot sanguin. Les enquêteurs cherchent à savoir si l’équipe médicale l'a traité ou non de manière adéquate et s’il convient de porter plainte pour mort injustifiée. Une telle condamnation peut entraîner une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 15 ans.
Le panel d'experts, composé de 10 spécialistes officiels et de 10 autres sélectionnés par les parties intéressées, devrait rendre ses conclusions dans deux ou trois semaines. (ga)