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La Fédération internationale d'athlétisme a indiqué jeudi avoir ouvert une procédure contre les deux entraîneurs bélarusses exclus des Jeux olympiques de Tokyo.
Elle agit dans le cadre de l'affaire Krystsina Tsimanouskaya, la sprinteuse qui avait fait défection pour se réfugier en Pologne.
«À la suite de l'incident impliquant l'athlète bélarusse Krystsina Tsimanouskaya aux Jeux olympiques de Tokyo 2020 et de la décision prise par le CIO d'annuler et de retirer leur accréditations à deux entraîneurs, MM. A. Shimak et Y. Maisevich, à titre de mesure provisoire durant les Jeux, le CIO et World Athletics ont convenu de poursuivre l'enquête et d'ouvrir une procédure officielle à l'encontre des deux entraîneurs susmentionnés», écrit World athletics dans un communiqué.
C'est l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU), organe indépendant créé en 2017 et chargé notamment de la lutte antidopage, anticorruption et antifraude pour l'athlétisme mondial, qui doit poursuivre l'enquête et s'occuper de la procédure.
Krystsina Tsimanouskaya s'était retrouvée au coeur d'un scandale international lors des JO de Tokyo, qu'elle avait fui avec l'aide du CIO, craignant un rapatriement de force et l'emprisonnement au Bélarus après avoir critiqué sa fédération d'athlétisme. Elle avait finalement reçu un visa humanitaire pour la Pologne, où elle se trouve désormais.
Depuis la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko en 2020, suivie de manifestations historiques contre le pouvoir, les autorités bélarusses mènent une répression inlassable. Des milliers d'opposants ont été arrêtés ou ont dû s'exiler.
ATS