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Les informations ci-dessous représentent la structure des différents fonds d'archives, conformément à la terminologie précisée par la norme internationale ISAD(G) : un fonds peut être divisé en sous-fonds, série, sous-série, dossier et pièce. Si vous voulez des explications détaillées sur la façon de se déplacer dans cette hiérarchie, cliquez ici
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[Répertoire]
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[Page de titre]
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[Prologue] Présentation du liber et de son contenu avec une attention particulière à la table d'or, dans un souci de transmettre la vérité au sujet des évènements historiques qui ont concerné le Val de Bagnes, Vollèges et l'Entremont.
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Amédée, comte de Savoie, ayant mis en gage à l'abbaye de Saint-Maurice son droit de gîte dans le Chablais et l'Entremont contre une table d'or valant 66 marcs d'or, Humbert, son fils, s'engage à verser sur quatre ans 100 marcs d'argent et deux d'or en compensation de la table d'or, et, vu que la somme remboursée ne couvre pas la valeur de l'emprunt, pour le salut de l'âme de son père et la sienne, il donne à l'abbaye de Saint-Maurice dix livres à percevoir chaque année sur le droit de gîte de Bagnes et d'Etiez.
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Après qu'Amédée III, comte de Savoie, eut mis en gage à l'abbaye de Saint-Maurice son droit de gîte à hauteur de 50 livres ou plus contre une table d'or valant 65 marcs d'or, un accord est mis sur pied par Amédée, évêque de Lausanne, selon lequel Humbert III, comte de Savoie, s'engage à verser pendant quatre ans 25 marcs d'argent et un demi marc d'or en compensation de la table d'or, et, vu que la somme remboursée ne couvre pas la valeur de l'emprunt, le comte donne à l'abbaye de Saint-Maurice dix livres à percevoir chaque année sur le droit de gîte de Bagnes et d'Etiez.
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Suite à un différent survenu entre Thomas, comte de Maurienne, et Gontier, abbé de Saint-Maurice, au sujet de leurs droits respectifs dans la vallée de Bagnes, Nantelme, évêque de Genève, et Nantelme, évêque de Sion, entendent avec des nobles députés par le comte les dépositions de douze témoins à ce sujet. Ces derniers jurent que du temps de Hugues, prieur de Saint-Maurice, et d'Amédée III, comte de Savoie, (avant le rachat fait pas Humbert III, comte de Savoie) l'Abbaye possédait les bans et la justice du pont de Sembrancher jusqu'à la fin de la vallée appelée Bagnes. Un témoin ajoute des détails sur la situation précédente. Les témoins confirment les conditions de l'accord entre Humbert III, comte de Savoie, et l'abbaye de Saint-Maurice, suite au décès d'Amédée III, comte de Savoie.
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Suite à un différent survenu entre Thomas, comte de Savoie, et Aimo, abbé de Saint-Maurice, au sujet de la vallée de Bagnes, un accord est conclu qui stipule que le comte est seigneur de la vallée lorsqu'il se trouve entre le Montjoux (Montem Jovis) et Bret ; dans le cas contraire, c'est l'abbé qui y est seigneur. Dans tous les cas de figure, l'abbé conserve la collecte de mai et celle d'automne pour la table d'or, ainsi que les tenures des excusés ; le comte perçoit toujours les cavalcades, les corvées pour le château de Chillon, 27 sous pour le charéage et 12 muids de blé. L'abbé et le comte ne peuvent exiger de secours dans la vallée, si ce n'est d'un commun accord, et le revenu doit être partagé en parts égales.
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Aymon (en fait Amédée), évêque de Lausanne écrit à Humbert III, comte de Savoie, pour lui demander de protéger l'église de Saint-Maurice contre les ingérences commises par le seigneur Reinaldus, au sujet de la prévôté, et ceci en dépit du gage donné par Amédée III, pour la table d'or.
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Franciscus, co-seigneur de Saxon, et sa soeur Beatrix reçoivent en fief de Girardus, abbé de Saint-Maurice, tout ce qu'ils possèdent dans la vallée de Bagnes et particulièrement à Montagnier pour une obole d'or. Ils font hommage à l'abbé. De plus, l'abbé leur donne 14 livres d'entrage pour le fief qu'il tenait d'eux à Clèbes (Cloybi) et 30 sous pour les usages du lieu.
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Accord entre Jacques d'Ayent, abbé de Saint-Maurice, et dame Guigona, veuve du chevalier Vuillielmus de Bagnes. Selon l'abbé, la métralie de Bagnes appartient en fief à l'Abbaye, qui jouit en outre de la juridiction à Bagnes. Vuillielmus de Bagnes aurait divisé la métralie sans en demander l'autorisation à l'abbé; cette dernière lui était tombée en commise. Les termes de l'accord sont les suivants : Guigona vend à l'Abbaye pour 36 livres mauriçoises les rives de la Drance avec ses dépendances, ainsi que le droit qu'elle avait sur la métralie.
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Reconnaissances de Johannes, fils de dame Guigona de Ridda, soeur du feu seigneur chevalier Vuillielmus de Bagnes. Johannes confesse tenir en fief de l'Abbaye tout ce que lui et ses frères Johannes, Jacobus et Aymo possèdent dans tout le territoire de Verbier et dans celui de Bruson. De même, ils tiennent les hommes de Champsec et l'abergement de Pra Ressier (Prarreyer ?). De même, Li Noyez tiennent desdits frères les noves qui se perçoivent au-dessus du chemin public de la Jorasse (Jorassyz) et dessus du chemin menant vers Sembrancher, excepté le fief de Quarto. Pour ce fief, ainsi que pour celui de l'Abbaye, lesdits frères doivent deux livres de poivre de service annuel et 30 sous de plaid au changement de seigneur et de tenancier.
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Suite à des différents survenus entre l'abbé de Saint-Maurice et les métraux de la vallée de Bagnes, 5 articles ont été rappelés. Les différents concernent la maréchaussée, les pâturages, étrangers, les cavalcades et les feudataires. Au nom du comte de Savoie et sur l'ordre du vidomne de Conthey et des châtelains de Chillon et de Saxon, chaque partie désigne six témoins qui ont déclaré sous serment que : 1° les métraux doivent disposé d'un cheval de erbec sur les prés de Versegères. Si ces prés sont fermés, les barrière (les dereses) doivent être ouvertes. De même, dans chaque demeure, il doit y avoir un fagot de foin, tel qu'un serviteur puisse le porter dans sa maison. C'est ce à quoi qu'ils ont droit sur la maréchaussée et sur les hommes de l'abbé, exceptés les hommes excusés. 2° En ce qui concerne les pâturages, les métraux peuvent les inféoder par plaid et service avec le consentement des hommes. Les métraux ne touchent que le plaid et le service. 3° En ce qui concerne les autres fiefs : lorsque le métral fait le plaid à son grand seigneur dont il tient le fief, il peut faire une exaction dans ses fiefs, mais elle ne doit pas dépasser le tiers du plaid dû par le feudataire et doit seulement avoir lieu lorsqu'il se fait chevalier ou qu'il marie sa fille. 4° Les étrangers doivent requérir l'abbé en premier lieu qu'il les retiennent et s'il ne le veut, le métral peut les retenir. 5° En ce qui concerne les cavalcades, il a été stipulé que si tous ceux de la vallée y vont, chacun doit pourvoir à sa dépense, aussi bien les officiers que les autres, mais les métraux doivent les conduire. S'ils n'y vont qu'en partie, le métral doit les conduire et emprunter avec leur consentement pour leurs dépenses, et ils doivent lui fournir un serviteur avec ses dépenses. Après leur retour, les hommes doivent payer les frais avec leur augment : les hommes de l'abbé subviennent aux deux tiers des frais et les autres hommes au tiers restant. C'est là tout ce que les métraux peuvent exiger des hommes de l'abbé. Cependant, ils ont droit à leur part dans les bans et les justices. Cette déclaration a été faite en haut du torrent du Merdenson.
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Vente de la salterie de Bagnes. Margaria de Verbier, fille de feu Petrus de Verbier, de Bagnes, vend avec le consentement de son époux Joannodus de Pratoreyer à Bartholomeus, abbé de Saint-Maurice, le droit qu'elle détenait dans la salterie sur les hommes du ressat de Bagnes. Cette salterie, son père et son grand-père la détenaient avant elle. Cette vente se fait au prix de 6 livres mauriçoises et elle est maintenue contre tous sauf contre les enfants de feu Johannes de Monthey, donzel.
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Petrus de Turre, chevalier, reconnaît mettre en gage ses biens dans le Val de Bagnes en montagne et en plaine au-delà du pont de Sembrancher et particulièrement le fief de l'Abbaye de Saint-Maurice, pour trente estelins d'or et 15 livres mauriçoises.
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Humbertus, comte de Savoie engage à l'Abbaye tous ses droits à Bagnes et Etiez pour la somme de 1000 sous. Il se soumait aux conditions suivantes, avec l'approbation de Petrus, archevêque de Tarentaise et d'Aymo de Fulciniaco : 1° Quand le comte voudra rendre les 1000 sous pour racheter les gages, il les rendra de la même valeur et sans qu'on y comprit ce que l'Abbaye avait déjà reçu en gage auparavant. 2° Afin qu'il ne survienne aucune difficulté lorsque le comte voudra faire ce rachat, on distinguera soigneusement ce qu'il devra avoir ensuite en ce qui concerne ses droits de régale et de comté. Pour ce faire, on se fiera à la lettre de la déposition de gens dignes de foi qui existe et à ce que l'Abbaye possédait pacifiquement du temps du père du comte. 3° Le comte gardera la recette d'Ollon et de Vouvry, ainsi que le droit de chasse jusqu'à ce que l'abbé et l'Abbaye lui aient fait voir leur bon droit en jugement légitime. 4° Le comte fera restituer en paix tout ce que les siens ont enlevé dans les lieux sus-mentionnés. 5° Le comte rendra aussi la recette qu'il avoit prise à Guillaume de la Tour à cause du fief de l'église et tout ce qui subsistait des gages autrefois reçus par l'Abbaye. 6° L'Abbaye possédera en paix dorénavant les communs de Saint-Maurice qu'elle tenait du temps du père du comte. 7° A la question de savoir si le comte avait le droit d'exercer la justice dans les maisons des hommes des chanoines situées hors de la rue du bourg de Saint-Maurice comme il le prétendait, on se rapportera au témoignage qu'en donneront de bonne foi les bourgeois de Saint-Maurice.
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En l'an 1178, la 11e lune, épacte 4, le 5 février, la veille de la Saint-Barthélemy, le comte de Genève a prêté l'hommage lige entre les mains de Borcardus, abbé de Saint-Maurice, et lui a reconnu le château de Chaumont, le château de la Roche et la moitié de Hauteville et autres.
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Boso de Sirro, chanoine de Sion, donne à l'abbaye de Saint-Maurice ses alleux à Vens (Veinses), que détenait en fief à Amyo de Luca, chanoine de Sion. Jusqu'à la mort d'Aymo, l'Abbaye recevra trois sous à Noël, puis elle aura l'alleu; en échange, Boso demande l'inscription dans les "datali" de l'abbaye.
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Les hommes de l'abbé à Bagnes et Montagnier ont encouru divers bans pour avoir occupés des pâturages viancés qui sont les alleux de Montagnier. Ils n'ont pas voulu les ouvrir malgré divers mandats publiés à ce sujet depuis 3 ans par le métral et le lieutenant de l'abbé. Ce dernier annule ces bans jusqu'à nouvel ordre pour la somme de 12 livres mauriçoises.
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Aymo de Turre engage à l'abbaye de Saint-Maurice le vidomnat qu'il a à Bagnes avec les plaits, les bans et les tailles, ainsi que tout ce qu'il possède depuis du pont de Sembrancher jusqu'à la fin de (la vallée de) Bagnes pour 1000 sous mauriçois, exceptés les fiefs des chevaliers qu'il y a au nombre de quatre, le droit de chasse et les donations qu'il fait pour le bien de son âme. Pour la pleine satisfaction de l'abbaye, il remet en gage des otages à l'abbé, dont l'acte détaille les noms.
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Guillaume, chevalier et fils du défunt seigneur Pierre de Morestel, confesse tenir en fief de l'Abbaye son vidomnat de Bagnes avec toutes ses dépendances et tout ce qu'il a dans la vallée de Bagnes en seigneurie, juridiction, hommes taillables, services, plaids, tailles, rentes, servitudes personnelles, réelles et mixtes, prés, bois, terres, sauf ce qu'il tient du seigneur de Quarto (qui était autrefois reconnu être du fief de l'Abbaye). Guillaume de Morestel reconnaît devoir pour toutes ces choses à l'abbé Barthélemi l'hommage avec 100 sous de plaid. Il lui en demande l'investiture, ce que l'abbé lui accorde, nonobstant qu'il ne puisse lui prêter l'hommage lige, étant donné qu'il l'a déjà prêté à l'évêque de Sion. L'abbé se contente de la reconnaissance qu'il lui prête pour la vie avec la soufferte de 2 marcs d'argent valant 70 sous d'introge et de 10 sous de rente pendant son vivant, outre 10 autres sous de cense annuelle ancienne, laquelle seule subsistera après sa mort.
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L'abbé de Saint-Maurice Bartholomeus et le Chapitre concède, pour vingt ans, au donzel Johannes de Montheolo le droit de chercher et de creuser ses mines d'argent ou d'or situées sur le territoire de la vallée de Bagnes et sur celui de la paroisse de Vollèges. Ils se réservent la douzième partie de l'or et de l'argent trouvé, ainsi que le tiers en payant le tiers des dépenses.
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Ordre du comte de Savoie contre le métral de Bagnes en faveur du seigneur de Montagnier :
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Le donzel, Henricus de Liddes, prête hommage lige au comte de Savoie Edouard et confesse tenir de lui certaines choses en fief lige sans les spécifier. Cependant, il s'engage à les reconnaître et à les spécifier dans un certain terme prescrit.
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Reconnaissances des frères Michael et Henricus de Liddes, fils de feu Joannes de Liddes, et de Wlliermodus de Liddes, fils de feu Joannes leur frère. Reconnaissance des enfants du défunt Jaquemodus de Lyddes, leur autre frère. Ils reconnaissent tenir d'Aymo, comte de Savoie - deux fauchées de pré situées dans la paroisse de Liddes (in Cresta de Lyddes); - cinq fauchées de pré (en Ayrrons ?); - un champ et une grange à Rive Haute (Ripa Alta); - deux moulins et leurs dépendances à Liddes, sur la Drance ; - sept setiers de seigle qu'ils perçoivent sur la dîme de Vichères (in decima Veschieri); - six setiers de seigle qu'ils perçoivent à Fornex (Fornaix); - cinq setiers de seigle qu'ils perçoivent sur l'abergement de Petrus Salayro; - un setier de seigle qu'ils perçoivent sur l'abergement de Petrus Nigri. Michael de Liddes est chargé de rendre un hommage lige rière Liddes qu'ils doivent au comte de Savoie. De même, ils confessent tenir en fief lige dans la paroisse de Vollèges le charriage de la dîme de Vollèges etc. sous 1 livre de poivre de rente annuelle.
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Le donzel Perrodus de Morestello, vidomne de Bagnes, avait assigné la dote de son épouse, Anthonia de Sarro, sur son vidomnat de Bagnes et sur plusieurs terres qu'il possédait dans la vallée de Bagnes. Cette assignation avait été confirmée par l'abbé Joannes Bartholomei et le couvent; ils étaient rentrés en possession de ces assigneaux après le décès de Perrodus, comme étant de leur fief. L'abbé restitue cette dot qui s'élève à 300 florins d'or, à la veuve Anthonia de Sarroz. Cette dernière leur céde tous les droits qu'elle avait sur le vidomnat et les biens, exceptés ceux qui appartenaient au fief des de Quarto.
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L'abbé Joannes Bartholomei, en tant que vidomne de Bagnes, confirme en faveur d'Agneta, veuve de Martinus de Prareyer, et épouse du noble Marquetus de Chriery, l'achat elle avait fait de Jaquemodus et Henricus, fils de Joannodus Salteri, de Liddes, des biens qu'ils appartenaient à Martinus de Prerayer et qui faisaient partie du fief de Perrodus de Morestello, et cela pour 20 florins d'or, tant pour laod que pour commise.
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Petrus de Porta Bacii, donzel, vend à l'abbé Joannes Bartholomei tous les droits qu'il a sur le plaid général de Fontenelle. Ce plaid consiste en services, plaids, rentes, corvées, servitudes et usages, avec le domaine direct, les échutes, les laods et les retenues, le tout comme étant de son propre droit et de franc allodial. Cette vente se fait pour le prix de 34 florins de bon or.
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Suite à des plaintes formulées par l'abbé et les hommes de la vallée et des paroisses de Bagnes et de Vollèges contre le châtelain de Sembrancher et le procureur du comte, Amedeus, comte de Savoie, fait savoir que : - 1° Ils se plaignaient que le châtelain s'appropriait, au nom du comte, les biens de presque tous ceux qui mourraient, sous prétexte qu'ils avaient exercé l'usure. Le châtelain détenait leurs héritiers à ce sujet à Sembrancher et les vexait diversement. Le comte Amedeus interdit au châtelain de telles violences, ainsi que la saisi de ces biens à moins que les personnes mortes n'aient réellement exercé l'usure ; - 2° Ils se plaignaient également que le châtelain tentait de se saisir des biens des bâtards morts dans les paroisses malgré les prétentions contraires de l'Abbaye. Le comte ordonne à son procureur de s'informer sur le sujet et de lui en faire un rapport ; - 3° On avoit aussi reproché au châtelain de forcer ceux de Bagnes et de Vollèges à lui payer 10 sous et d'autres sommes plus considérables pour les bans imposés il y a longtemps déjà par les officiers de l'abbé. Le comte le lui interdit, lui ordonnant de relâcher ces bans et de restituer les papiers d'autant que l'abbé assurait les avoir déjà remis avant que le comte se trouvât entre Bret [Brest] et la perche (perticam) du Mont Joux [Montis Jovis] en bas ; - 4° On avait accusé le châtelain d'exiger 14 livres d'un ancien subside prétendu devoir être payé lorsque le comte passe ou se trouve entre Bret et la perche de Mont Joux. Le comte veut être informé précisément de la part de son procureur ; - 5° Enfin, on s'était plaint qu'on retenait trop longtemps à Sembrancher les livres de cour après le départ du comte du territoire entre Bret et le Mont Joux. Le comte veut qu'on les rende aux officiers de l'abbé sans délai après son départ; il interdit de modifier le contenu de ses réponses avant qu'il n'en donne un ordre contraire.
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L'Abbaye craignant, à l'occasion d'un nouveau subside à imposer sur la vallée de Bagnes, que le châtelain de Sembrancher n'attentât sur ses droits, elle prie le duc d'empêcher qu'on donne atteinte aux traités de 1219 et 1415.
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Ludovicus, duc de Savoie, ordonne à ses maîtres aux comptes de l'informer à propos d'un nouveau subside imposé sur la vallée de Bagnes. L'abbaye craignait que le châtelain de Sembrancher n'attente à ses droits. Elle avait prié le duc d'empêcher qu'on porte atteinte aux traités de 1219 et 1415.
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Amedée, comte de Savoie, désire lever à Bagnes un subside (ou régale) en raison du passage du roi des Romains. Les officiers du comte prétendaient lever ce subside et soutenaient qu'il appartenait dans sa totalité au comte. L'abbé Jean Sostion et les chanoines s'y opposèrent, produisant au comte le traité fait en 1219 avec Thomas, comte de Savoie, qui affirme le contraire. Le comte Amedée confirma tous les points du traité de 1219 et déclara que l'usage contraire était abusif. Il exigea que le subside fût levé par les officiers de l'abbé; ces derniers en remettraient la moitié aux officiers du comte et l'autre moitié à l'abbé.
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Le comte ordonne ponctuellement à ses maîtres de comptes, ainsi qu'à ses autres officiers de se conformer à sa déclaration du sept juin 1415 LIB 0/0/9/31.
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Ludovicus, duc de Savoie, confirme une ordonnance [du 7 juin 1415] de son père, Amedeus, qui est devenu depuis le pape Faelix. Il interdit à tous ses officiers d'y contrevenir en particulier en ce qui concerne la perception des subsides tant présents que futurs, sous peine de 25 livres.
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Le châtelain de Sembrancher persiste à lever le subside sur les Bagnards pour le compte du duc. L'abbé Michael de Allingio s'en plaignait à ce prince. Ce dernier ordonne à son châtelain de laisser la moitié du subside à l'abbé son conseiller. Ce subside fut levé pour les besoins de Felix 5 [Félix V].
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Perrodus Chamonyn, du Liapay, coupable de vols (de bétail entre autres) est condamné par le lieutenant du châtelain de Bagnes à être pendu.
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Le duc de Savoie, Ludovicus, déclare que tous les biens de Franciscus de Turre (brûlé pour hérésie) situés à Bagnes appartiennent à l'abbé de Saint-Maurice selon les termes d'un traité datant de 1219.
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Le vice-inquisiteur, Bridoletus Ribodi, de l'ordre des frères prêcheurs, déclare que Vuilliermus de Ponte alias de Fy, a renié Dieu, qu'il a rendu hommage au diable et qu'il a fréquenté la secte des hérétiques (sorcellerie). Les biens de Vuilliermus sont confisqués et le vice-inquisiteur le livre au bras séculier, priant cependant l'abbé de Saint-Maurice et son juge criminel de lui faire grâce de la vie.
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L'abbé Guillelmus Bernardi établit un châtelain dans la vallée de Bagnes et à Vollèges. Il agit avec le consentement de Waltherus, évêque de Sion, et celui des seigneurs patriotes valaisans. Dans l'acte, le nom du châtelain est laissé en blanc.
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Traité passé entre l'évêque de Sion et les seigneurs patriotes du Valais, d'une part, et l'abbé Guillelmus Bernardi, de l'autre. Ce traité concerne la juridiction dans la vallée de Bagnes et à Vollèges. Le préambule de l'acte fait référence à la Caroline. Le traité porte sur les 15 points suivants : - 1° Quand l'évêque de Sion est à Martigny ou plus bas que Martigny dans son diocèse ou au Grand Saint-Bernard [usque ad Montem Jovis], il est seigneur de la vallée de Bagnes ; - 2° La cavalcade appartient à l'évêque et aux patriotes sur tous les hommes de la vallée, que l'évêque soit ou non dans les limites susmentionnées, et qu'il dépend de lui ou du baillif de députer un officier pour faire faire les montres ; - 3° Ni l'évêque, ni l'abbé ne pourront imposer un subside que d'un commun accord et que, quand cela arrivera, ils se le partageront par moitié ; - 4° L'évêque a les droits régaliens dans la vallée ainsi que la punition des notaires et des faussetés pouvant établir des commissaires pour s'en enquérir aussi bien que contre les usuriers ; - 5° En ce qui concerne les différends entre l'abbé et ses juridictionnaires en général et en particulier, l'évêque est le juge ordinaire de droit et sans appel ; - 6° En ce qui concerne les différends entre les juridictionnaires, les appaux vont d'abord à l'abbé et ensuite à l'évêque, mais pas plus loin, ni à d'autres cours ; - 7° L'abbé ne peut faire grâce à des criminels condamnés à des peines corporelles sans le consentement de l'évêque ; - 8° En temps de guerre, l'abbé ne peut établir dans la vallée un métral ou un officier qui ne soit pas natif de la Morge de Conthey en haut. Cependant, en temps de paix, il pourra le choisir dans le Bas-Valais. Le métral portera serment entre les mains de l'abbé et fera aussi serment de fidélité à l'évêque et aux patriotes. De plus, ceux de Bagnes et de Vollèges prêteront aussi serment à l'évêque et aux patriotes de garder fidèlement les passages de la patrie sur les paroisses. L'abbé n'aura pas à se mêler de cette garde ; - 9° La vallée de Bagnes est du ressort de la châtellenie de Sembrancher, où elle devra payer les usages dus à l'évêque et aux patriotes entre les mains du châtelain de Sembrancher ; - 10° Lorsque l'évêque est dans les limites susmentionnées, il peut se faire remettre le livre de cour de Bagnes et, en qualité de seigneur de la vallée, remettre et composer toutes les offenses passées, sans fraude cependant ; - 11° Les juridictions particulières, fiefs nobles et arrières-fiefs, qui appartenaient autrefois aux ducs de Savoie, appartiennent désormais à l'évêque ; - 12° Tout ce qui a été fait et réglé depuis la guerre par les officiers de l'évêque doit demeurer ferme sans recours de la part de l'abbé ; - 13° Toutes les offenses de paroles et de fait de part et d'autre doivent être remises ; - 14° Les difficultés entre ceux de Bagnes et l'abbé à l'occasion des prétendues impositions nouvelles exigées par celui-ci doivent être décidées par l'évêque sans appel ; - 15° Le Chapitre de l'Abbaye, ainsi que l'abbé, devront prêter serment d'observer la foi et de procurer l'utilité de l'évêque et de son Chapitre. Ces derniers promettent égalment de protéger l'Abbaye dans ses droits.
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L'évêque Mathaeus Schiner, évêque de Sion, d'un côté, et l'abbé Joannes Alingii avec son Chapitre, de l'autre, conviennent de plusieurs arbitres tirés du Chapitre de Sion ou de l'Abbaye, avec quelques laïcs, pour revoir et modérer un traité passé entre l'évêque de Sion Walter Supersaxo et Guillielmus, abbé de Saint-Maurice en 1481. L'acte porte sur les 15 points suivants : 1° L'évêque aura désormais dans la vallée de Bagnes et la paroisse de Vollèges tous les droits régaliens appartenant à un haut prince, la cavalcade, tous les minéraux, les bois, les décours des eaux, les protocoles des notaires, les punitions des faussetés et des usures. L'abbé transfert aux évêques tout le droit qu'il aurait pû avoir par le passé sur toutes les choses, excepté les moulins, fouloirs et autres édifices (non bâtis ou à bâtir par les évêques), ces derniers appartenant à l'abbé et Abbaye ; 2° L'abbé aura la haute et basse juridiction, le mère et mixte empire, l'omnimode seigneurie temporelle de la vallée avec le pouvoir de l'exercer, d'imposer et d'exiger des peines même pour ses officiers jusqu'à effusion de sang, inclu le dernier supplice ; 3° Les malfaiteurs, fugitifs d'une juridiction dans l'autre, se remettront réciproquement à la première requête des officiers de l'évêque ou de l'abbé ; 4° Quand l'évêque est dans la patrie de l'Entremont, il est seigneur de la vallée de Bagnes et tout le domaine et la juridiction lui appartiennent ; 5° Lors que l'évêque se trouve dans la limite susmentionnée, il peut commettre le châtelain de Sembrancher ou tout autre officier pour faire les montres et exercer ce qui regarde la cavalcade ; 6° Ni l'évêque ni l'abbé ne peuvent imposer un subside sur la vallée sans le consentement l'un de l'autre; et s'ils l'imposent, ils doivent se le partager par moitié ; 7° En ce qui concerne les difficultés à naître entre l'abbé et ceux de Bagnes en général, l'évêque sera le juge ordinaire et sans appel ; 8° En ce qui concerne les difficultés entre les sujets, le premier appel se fera devant l'abbé, et delà devant l'évêque, pour les choses civiles et non plus loin ; 9° L'abbé ne peut faire grâce à un criminel condamné à une peine corporelle sans le consentement de l'évêque ; 10° L'abbé devra établir pour métral (châtelain de Bagnes) un homme né au-dessus de la Morge de Conthey; si cependant la paix se fait avec la Maison de Savoye, il pourra établir un métral né à Saint-Maurice, ou plus haut. Mais il ne se mêlera pas de la garde des passages dans la vallée de Bagnes en temps de guerre. ; 11° Les sujets de la vallée payeront les usages dus à l'évêque et aux patriotes au châtelain de Sembrancher ou à son procureur ; 12° Lors que l'évêque est dans l'Entremont, il peut se faire remettre le livre de cour de Bagnes et composer, remettre ou exiger toutes les offenses qui s'y trouveront insérées comme seigneur de la vallée; durant l'année bissextile, il peut l'exiger une fois seulement; et si dans cette année l'évêque ne demandait pas ce livre, l'abbé pourrait toujours disposer des mêmes clames comme dans les autres temps, sauf toujours les droits des affaires de la vallée pour lors en charge ; 13° Les juridictions particulières, fiefs nobles et arrière-fiefs, qui appartenaient autrefois aux ducs de Savoye resteront à l'évêque ;
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Matheus Schiner, évêque de Sion, ratifie un acte CH AASM LIB 000 000 009 0040 passé le même jour; cet acte concerne la juridiction dans la vallée de Bagnes et la paroisse de Vollèges.
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Joannes d'Alingii, abbé de Saint-Maurice, et son Chapitre se sont réunis pour ratifier un acte CH AASM LIB 000 000 009 0040 passé le même jour; cet acte concerne la juridiction dans la vallée de Bagnes et dans la paroisse de Vollèges.
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Nicolas Schiner, évêque de Sion (!), ratifie un acte CH AASM LIB 000 000 009 0040 (?) passé avec l'abbaye de Saint-Maurice.
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Lettre de l'évêque de Sion à l'abbé de Saint-Maurice au sujet d'un voleur arrêté à Bagnes par ordre du châtelain de l'abbé. L'évêque et l'abbé peuvent faire ensemble grâce aux malfaiteurs à Bagnes.
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Lettre réquisitoriale de Leurs Excellences à l'abbé dans laquelle elles le prient d'obliger deux de ses juridictionnaires à Bagnes de payer 100 florins de Savoie à Joannes Roch, hôte à Saint-Maurice, à qui Leurs Excellences avaient remis cette somme qui leur était due.
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Mémoire du partage des biens s'élevant à 300 florins d'or d'un noble de Turre, hérétique, entre l'abbaye de Saint-Maurice et l'évêque de Sion
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Suite à diverses difficultés survenues entre l'abbé Jacobus et son couvent, d'un côté, et Lioneta, veuve de feu Joannes Maioris de Montez et son fils Willielmus, de l'autre, concernant la moitié de la métralie de Bagnes que chaque partie revendique, les arbitres choisis de part et d'autres se prononcent sur les points suivants : 1° Lioneta, ainsi que ses successeurs, tiendront en fief de l'Abbaye la moitié de la métralie, sous la moitié des usages dus, en particulier 100 sous de plaid à chaque changement de vassal; 2° Lioneta ou son fils qui tiendra la moitié (car elle ne pourra être partagée) devront rendre hommage à l'abbé; 3° Celui qui aura la métralie l'exercera alternativement une année sur deux avec l'Abbaye, comme par le passé avec Willielmus de Bagnes; 4° En augmentation de fief, cet exercice aura également lieu durant les deux mois du vidomnat, quand ce sera l'une de ses années, mais qu'en l'autre ce sera l'Abbaye qui l'exercera durant ces mois, et qu'en vue de cet augment de fief, Lioneta assignera de plus 10 sous de cense annuelle sur les fiefs qu'elle possède à Bagnes, outre les usages habituels; 5° Enfin, elle spécifiera et reconnaîtra ces fiefs au temps marqué, etc.
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Aymo, abbé de Saint-Maurice, donne à Bertholdus, évêque de Lausanne, une terre dans le chesal de Montagnier au lieu dit Planta, sauf les droits sur le pressoir de Chamarey et les droits sur les vendanges du chesal de Lespiney.
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Rappel des clauses du traité de 1219 concernant les droits sur le Val Bagnes ce qui implique le partage des régalies entre le comte de Savoie et l'abbaye de Saint-Maurice
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