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Lugano - Le physiothérapeute tessinois de 33 ans qui avait tué son épouse enceinte le 26 mars dernier à Castel San Pietro (sud du canton) a été condamné à la réclusion à vie mercredi soir à Lugano. Il a été reconnu coupable d'assassinat avec préméditation et d'interruption volontaire de grossesse.
Présidée par la juge Agnese Balestra-Bianchi, la cour composée de deux autres juges et de sept jurés populaires n'a trouvé aucune circonstance atténuante au prévenu. En confirmant l'acte d'accusation de la procureure Rosa Item qui avait requis la réclusion à vie mardi, la cour a retenu l'assassinat avec préméditation, l'absence de scrupules et la perversité de l'acte ainsi que l'interruption volontaire de la grossesse.
Elle a aussi ordonné un traitement ambulatoire en prison et le versement d'une indemnisation de 800'000 francs au fils du couple âgé de sept ans et à la famille de la victime.
Au terme d'une entière journée de délibérations, la cour a acquis la conviction que l'inculpé a agi de façon préméditée et perverse lorsqu'il a étouffé sa femme de 36 ans, enceinte de quatre mois au moment des faits, après lui avoir fait boire une tisane contenant huit cachets d'un puissant somnifère. Faisant preuve d'une absence totale de scrupule, ce physiothérapeute né à Chiasso, a commis son acte au rez-de-chassée de la maison familiale sans se soucier de leur fils qui dormait à l'étage.
Eliminer un obstacle pour refaire sa vieL'inculpé, un homme volage "à la sexualité infantile" selon le psychiatre, a supprimé son épouse qu'il considérait comme un obstacle pour refaire sa vie avec sa maîtresse, une jeune doctoresse de Lugano connue dans une clinique tessinoise. La victime et l'enfant qu'elle portait représentaient un obstacle à ses projets.
L'homme écartait l'idée du divorce par crainte des retombées économiques et par peur de ne plus voir son fils, avait-il expliqué durant l'instruction du procès. Il lui a aussi fallu une bonne dose de cynisme pour cacher le corps de sa femme dans le coffre de sa voiture où il l'avait laissé deux jours avant de s'en débarrasser en le jetant dans le lac de Côme (I).
ATS