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08/07/2016
L’affaire du crash de l’hélicoptère Airbus H225 en Norvège à des répercutions en Corée du sud. Selon un rapport publié par l'agence Yonhap, citant un responsable de l'administration du programme d'acquisition de défense de Séoul, Airbus a informé Séoul que l'accident mortel d'un H225 en Norvège était du à une "boîte de vitesses défectueuse".
La Corée du Sud a par précaution cloué à la terre sa flotte d’hélicoptères Aerospace Industries KUH-1 « Surion » en attendant le remplacement des boîtes de vitesses. Selon le rapport 57% des « Surion » en service dans l’armée coréenne auront besoin de remplacer les boîtes de vitesse. De son côté Airbus Helicopters s’engage à rembourser le gouvernement sud-coréen.
Actuellement l’armée coréenne compte 52 hélicoptères KUH-1 « Surion » en service et 47 doivent encore être livrés. On dénombre également 204 lettres d'intention de l'armée (153), les marines sud-coréenne (40) et l'Agence de police nationale coréenne (11).
Historique du KUH «Surion» :
Le programme coréen pour un hélicoptère multirôle (KMH) fut lancé le 12 mars 2004 avec comme objectif le développement d’un hélicoptère polyvalent entièrement coréen. Compte tenu, des besoins financiers énormes pour le développement d’une telle machine, le programme fut réorienté, afin de répondre aux besoins utilitaires (KUH) de l’armée coréenne en priorité.
Le second problème des coréens était de pouvoir compter sur la collaboration d’un constructeur étranger reconnu, pour diminuer les risques industriels. La Corée lança le 15 avril 2005 un appel d’offre international pour permettre à un constructeur étranger d’intégrer le programme. Plusieurs sociétés étrangères, telles que Boeing, Bell Helicopter, Sikorsky aux États-Unis, Airbus Helicopters, AgustaWestland en Europe et une société russe ont répondu à l’offre.
Le 13 décembre 2005, le gouvernement coréen a annoncé le choix d'Airbus Helicopters (ex Eurocopter) comme partenaire principal de Korea Aerospace Industries (KAI) dans le programme KUH pour le développement du premier hélicoptère de transport militaire coréen.
Photos : 1 KUH-1 « Surion » 2 Cockpit @ KAI
07/07/2016
Genève, l’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques mondiales sur le trafic de passagers en mai, qui révèlent que la demande (mesurée en kilomètres- passagers payants, ou RPK) a augmenté de 4,6 % par rapport à mai 2015, soit le même pourcentage qu’en avril. La capacité a augmenté de 5,5 %, ce qui a fait fléchir le coefficient d’occupation des sièges de 0,7 point de pourcentage, à 78,7 %. La demande intérieure a augmenté de 5,1 %, soit plus que la demande internationale qui n’a augmenté que de 4,3 %.
« Après un très fort début d’année, la croissance de la demande revient à des niveaux plus traditionnels. Une combinaison de facteurs explique probablement ce rythme de croissance plus modéré. Parmi ces facteurs, il y a les activités terroristes incessantes et la fragilité de l’économie mondiale. Aucun de ces facteurs n’est de bon augure pour la demande de billets d’avion. Et le choc d’Istanbul et les conséquences économiques du Brexit font qu’il est très difficile d’envisager un redressement hâtif », a déclaré M. Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de l’IATA.
Marchés de passagers internationaux :
La croissance annuelle du nombre de RPK internationaux a ralenti pour un troisième mois consécutif, passant de 5 % en avril à 4,3 % en mai, en glissement annuel. Les compagnies aériennes de toutes les régions ont enregistré une croissance. La capacité totale a augmenté de 6,1 %, de sorte que le coefficient d’occupation a perdu 1,3 point de pourcentage pour s’établir à 77,1 %.
Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont enregistré une augmentation de trafic de 5,1 % en mai, par rapport à l’année précédente. La capacité a augmenté de 6,4 %, de sorte que le coefficient d’occupation a perdu 1,0 point de pourcentage pour s’établir à 75,1 %. Le fort élan vers le haut s’était arrêté au cours des récents mois alors que la croissance faisait du surplace depuis le début de l’année.
Les transporteurs d’Europe ont vu la demande augmenter de seulement 2,1 % en mai, par rapport à mai 2015, ce qui reflète les conséquences persistantes des attaques terroristes de Bruxelles. La capacité a augmenté de 3,5 % et le coefficient d’occupation a perdu 1,1 point de pourcentage pour s’établir à 80,6 %. Bien qu’étant en baisse, ce pourcentage est le plus élevé parmi toutes les régions.
Les transporteurs du Moyen-Orient ont enregistré une hausse de trafic de 11,8 % en mai, par rapport à l’année précédente. C’est l’augmentation la plus importante parmi toutes les régions. Toutefois, la capacité a augmenté de 15,6 %, et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 2,4 points de pourcentage pour s’établir à 71,9 %. La croissance de capacité a maintenant dépassé la croissance du trafic au cours de 18 des 20 derniers mois.
Les transporteurs d’Amérique du Nord ont vu le trafic augmenter de 0,5 %, alors qu’ils continuent de diriger leurs efforts vers les marchés domestiques plus grands et plus robustes. La capacité a augmenté de 1,9 % et le coefficient d’occupation a perdu 1,1 point de pourcentage pour s’établir à 80,1 %.
Les transporteurs d’Amérique latine affichent une hausse de trafic de 5,1 % en mai, par rapport à mai 2015. Comme en Europe, le mouvement vers le haut s’est interrompu. La capacité a augmenté de 5,2 % et le coefficient d’occupation des sièges est demeuré inchangé à 80,2 %.
Les transporteurs d’Afrique ont enregistré une augmentation de trafic de 9,5 %, suivant la forte tendance à la hausse liée à l’expansion des réseaux long-courriers des compagnies aériennes de la région, et notamment d’Ethiopian Airlines. La capacité a augmenté de 10,4 % et le coefficient d’occupation a perdu 0,5 point de pourcentage pour s’établir à 64,5 %.
Photos : 1 B787 Ethiad 2 CRJ900 Adria ariways @ Weimeng 3 A320 Wizzair @ P.Kummerling
Le 24 juin dernier l’avionneur Extra en collaboration avec Siemens a réalisé le premier vol d’un avion de voltige Extra 330LE avec un moteur électrique sur l’aérodrome Hünxe, dans le nord de l’Allemagne.
Les chercheurs de l’entreprise Siemens ont mis au point un nouveau type de moteur électrique qui, avec un poids de seulement 50 kg, délivre une puissance continue de 260 kilowatts, cinq fois plus que les systèmes comparables d'entraînement.
L’Extra 330LE dispose d’une masse maximale au décollage de 1.000 kg qui lui permet de tester des moteurs puissants ainsi que les batteries Li-Ion. Un cadre tubulaire a été installé en avant de la cloison pare-feu pour accueillir 14 batteries de 18,6 KWh. La cellule de l’avion permet de résister à des facteurs de charges élevés. L’agilité de l’Extra 330LE va permettre de tester les composant électriques à leur maximum en terme de vitesse et d’accélération.
Plus loin :
Ce projet d’avion propulsé électriquement est un début et permettra dans un proche avenir de développer des aéronefs hybrides destinés au transport régionaux. Siemens et Airbus réfléchissent déjà à un avion de transport de 100 passagers pouvant franchir les 1’000km.
Photos : 1 l’Extra 330LE électrique 2 le moteur et les batteries @ Siemens/Extra
06/07/2016
Le projet de la direction des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) de se séparer à terme de son hélicoptère de sauvetage (REGA15) dans le but d’économiser un demi-million de francs par an suscite une véritable indignation collective. Alors cet hélicoptère est-il est luxe ou un outil indispensable en matière de sauvetage ?
Petit rappel :
L’unité de sauvetage en hélicoptère du Canton de Genève a été créée en 1971. C’est en1987, que la Garde Aérienne Suisse de Sauvetage (SRFW, future REGA en allemand) inclue la Base hélicoptère de l’Etat de Genève dans son réseau d’intervenants pour la région genevoise et la France voisine. L’appareil de la Protection civile est aussi sollicité dès lors sous le code radio Rega-15. La Rega (y compris la section genevoise Rega15) apporte son aide partout où, grâce à son intervention, la vie ou la santé d’autrui peut être préservée, ménagée ou protégée. Dans l’accomplissement de cette mission, elle se conforme aux Principes de la Croix-Rouge et aide les personnes en détresse sans aucune discrimination ni considération de moyens financiers, de position sociale, de nationalité, d’origine, de religion ou encore d’opinion politique: seule l’urgence médicale prime. Les hélicoptères de sauvetage de la Rega et de la Rega15 assurent un transport rapide et efficace. Leur utilisation rationnelle contribue en outre à limiter les coûts liés aux maladies et aux accidents.
L’utilité de l’hélicoptère :
Il semble donc, que pour certains l’utilité d’un hélicoptère de sauvetage sur le territoire genevois n’est plus prouvée et que les moyens terrestres suffisent. Il est vrai que le canton dispose d’un grand nombre d’ambulances et la coordination des moyens de sauvetage est particulièrement efficiente. Pourtant, ces mêmes moyens peuvent se trouver diminuer en terme de réaction aux heures de pointes à cause du trafic routier. Mais également lorsqu’il s’agit d’opérer un sauvetage complexe dans un milieu difficile d’accès, comme un ouvrier coincé sur une grue de chantier par exemple.
En effet, qui ira chercher la petite fille dans le fossé, le crâne ouvert, sur le territoire de Terre Sainte, le motard au col de la Faucille, à St-Cergue ou au nord du département de l’Ain, le naufragé au milieu du lac qui se voyait couler juste avant que l’hélico ne le repère et lui apporte l’aide salvatrice, le chasseur avec une balle dans le thorax dans la région de Bellegarde, Le cycliste en arrêt cardio-respiratoire à Satigny, à Russin ou à Mijoux, la jeune fille piétinée par un troupeau de vaches sur les crêtes du Jura, le plongeur suisse au lac du Bourget ou à Meillerie, ou à Hermance pour le caisson de décompression. Qui pourra assurer un transport aussi rapide que l’hélicoptère en ce qui concerne les transferts d’organe, des brûlés transférés au Chuv, des transports de couveuses pour nouveaux-nés en détresse, des transferts de soins intensifs ?
Pour certains, l’hélicoptère n’a pas sauvé plus de vie que les ambulances au sol. De l’avis même des urgentistes la rapidité avec laquelle un patient peut-être amené dans un centre d’urgence (en plus de la stabilisation de celui-ci) est primordiale pour sa survie mais aussi pour sa guérison futur. La Rega 15 est engagée en périphérie quand le besoin d’un médecin réanimateur se fait sentir et très souvent que sur des cas «lourds». Genève-Chancy 8’, Genève-Nyon 7’, Genève-Gy 5’, combien de temps avec un SMUR qui pendant tout ce temps ne sera pas disponible en zone urbaine. En d’autre terme l’hélicoptère de sauvetage est un outil indispensable au sein de la chaine de sauvetage.
Que se passera-t-il si la Rega15 disparaît ?
Que les choses soient bien claires, la compétence en matière de sauvetage aérien ne disparaitra pas et sera déléguée à la base lausannoise de la Blécherette qui se trouve à 17 minutes de vol. De plus Genève devra également augmenter le nombre d’ambulances en services.
Que se passera-t-il, si l’hélicoptère de la Rega à Lausanne est déjà en opération et donc indisponible pour répondre à une urgence sur Genève ?
En cas de disponibilité de celui-ci, que de temps perdu, car qu’il ne faut que 6 à 8 minutes pour l’EC135 de la Rega 15 pour intervenir n’importe où sur le territoire genevois. Ce record minimal de durée ne peut être réalisé avec un véhicule au sol, alors que le taux de survie d’un patient en détresse est de 85% s’il est traité dans les 5 minutes et de 72% s’il est traité dans les 15 minutes. Une augmentation du nombre d’ambulances aura également un coût additionnel et ne permettra pas d’intervenir au milieu du lac ni au Salève et dans le Jura.
Si vous soutenez le maintien de l’hélicoptère de la Rega 15, vous pouvez signez la pétition en ligne sur :
Remerciements à Jean-Jacques Steiner, paramedic Rega15 pour les informations et les photos.
Pilatus Aircraft Ltd a livré son 1400ème PC-12. Le nouveau PC-12 NG avec le numéro de série 1612, a été livré à un client dans le sud-ouest des États-Unis.
Une étape supplémentaire a été réalisé par la flotte de 630 PC-12 NG (Next Generation), la dernière version du PC-12 a dépassé le 1 million d’heures de vol depuis son introduction en 2008. La flotte mondiale de tous les PC-12 avions a accumulé un total plus de 5,6 millions d'heures de vol depuis sa certification.
Le Pilatus PC-12 «Next Generation» :
Le PC-12 «Next Generation» offre nombres d'améliorations significatives par rapport à son prédécesseur, il intègre une avionique Honeywell Primus Apex qui s’intègre dans un tout nouveau cockpit conçu par BMW Group Designworks USA, doté d’une plus puissante turbine Pratt & Whitney Canada PT6A, le PC-12 offre une plus grande rentabilité pour ses opérateurs, ainsi, qu’une plus grande fiabilité pour répondre à des besoins de transport dans une économie toujours plus exigeante. Les PC-12 équipent non seulement de nombreuses sociétés de transport d’affaires, mais également les «Flying Doctors of Australia» et plusieurs sociétés d’ambulance notamment au Canada, les «Smokejumper» (pompiers volants) aux USA, ainsi que diverse Forces de police et récemment la Force aérienne Finlandaise.
Photos : le 1400ème PC-12 @ Pilatus Aircraft