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La commune et le village de Saint-Léonard sont mentionnés dès le XIe siècle. Un monument de pierre dans le vignoble d'Arsal, un anneau de bronze près de l'église ainsi que plusieurs tombes du premier et du deuxième âge de fer et de l'époque romaine, constituent les plus vieux vestiges du passé, découverts dans la région.
Le nom de Saint Abbé Léonard, qui est devenu le patron de la paroisse, se lit dans le nécrologe de Granges. Au début du XIIe siècle, des bénédictins D'Aynai possédaient les deux prieurés d'Ayent et de Granges. Ces bénédictins obtinrent du Chapitre de Sion des droits au Mont de Lens et probablement aussi à Saint-Léonard. Ils y construisirent maisons et chapelle. C'est cela qui explique la croyance d'un prieuré attesté par la tradition.
Métralie, puis châtellenie, enfin commune, Saint-Léonard fait partie, au militaire, de la Grande Bannière de Sierre. Diverses familles nobles y avaient des biens. La communauté remonte à 1300. Le seigneur présidait le plaid où l'on traitait des intérêts de la localité et des affaires de la confrérie du Saint-Esprit.
Sur le pont de la Lienne, qui sépare encore aujourd'hui Saint-Léonard d'Uvrier, était installé un péage épiscopal. Ce point connut deux batailles sanglantes : en 1375, la défaite de sir Antoine de la Tour qui venait d'assassiner Guichard Tavelli, évêque de Sion et en avril 1840, après quelques jours de combats, la colonne du Bas-Valais, commandée par Alexis Joris, y mit en déroute les Hauts-Valaisans, placés sous les ordres du comte Louis de Courten. Ce fut la fin de la première guerre civile suscitée par la révision constitutionnelle de 1839.
Les familles plus anciennes de l'endroit semblent être les Delalay et les Venetz, déjà citées au XVème siècle. Les Gillioz n'apparaissent dans l'histoire qu'en 1692, les Fardel, les Rudaz, les Bétrisey et les Mayor que vers le milieu du XVIIIe siècle.