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Le débat sur les langues d’Alain Berset divise les cantons
La faîtière des ministres cantonaux de l'éducation avance comme arguments la paix des langues et la bonne entente confédérale. Elle préfère laisser chaque canton s'exprimer librement et individuellement sur le projet d'Alain Berset, qui prévoit une harmonisation au niveau fédéral de l'enseignement des langues.
Or les cantons sont très divisés sur le principe d'une intervention de la Confédération, rappelle le directeur de la CDIP Christoph Eymann. "Quelques cantons sont pour une intervention (…), mais la plupart sont contre. C'est pourquoi cela ne sert à rien. C'est beaucoup mieux si l'on négocie avec les cantons qui ne veulent plus suivre le compromis et c'est ce qu'on fait au sein des conférences. Je préfère ce chemin-là.
Intervention de la Confédération prématurée
La stratégie du président de la conférence est donc de privilégier la négociation bilatérale. Pour Christoph Eymann, une intervention de la Confédération serait prématurée: "La situation s'est calmée, le canton de Thurgovie a renoncé à agir immédiatement", souligne-t-il.
"Vingt-trois cantons suivent le concordat Harmos, il n'y a que quelques cantons où il y a des initiatives populaires ou des propositions parlementaires. Et ce n'est pas encore un motif pour la Confédération d'intervenir", relève le Bâlois.
Agir avec diplomatie, éviter de frustrer des minorités: la CDIP choisit de ne pas trancher, au risque de reporter ce débat sensible au Parlement si le Conseil fédéral maintient son projet.
>> L'avis du conseiller d'Etat bernois Bernhard Pulver:
Alexandra Richard/oang
Publié le 28 septembre 2016 - Modifié le 28 septembre 2016