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Les ministres ont souligné à la Conférence alpine qui s'est tenue à Evian depuis mardi que des projets communs de mise en oeuvre devront faire suite au "plan d'action climat", déjà adopté antérieurement. Ils ont discuté aujourd'hui de différents projets à réaliser au cours des deux prochaines années dans le but de réduire les répercussions du changement climatique sur les Alpes. Sur proposition de l'Allemagne, les pays alpins entendent examiner les mesures qui permettraient de rendre l'espace alpin "neutre pour le climat" à partir de 2050.
Du fait qu'il contribue au changement climatique, le trafic routier joue un rôle important dans les atteintes portées à l'environnement de l'espace alpin. En outre, dans les étroites vallées alpines, les émissions du trafic routier se répercutent directement sur la nature et la population locale. C'est pourquoi, en accord avec les Etats voisins, il convient de réduire sensiblement le trafic lourd de marchandises à travers les Alpes. La Suisse poursuit cet objectif avec sa politique de transfert du trafic.
La Suisse soutient la bourse de transit alpin
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a présenté le projet suisse de bourse de transit alpin. Elle doit permettre de réduire le trafic lourd au moyen d'un instrument de l'économie de marché. Pour pouvoir effectuer un trajet à travers les Alpes, il faudrait désormais acquérir au préalable un droit de transit. Il a également appelé les pays alpins à adopter une démarche commune afin de mettre un terme aux atteintes portées au climat dans la région alpine en appliquant le principe du pollueur-payeur. A ce sujet, il a rappelé l'idée d'une taxe mondiale sur le CO2. Les transporteurs intéressés pourraient acquérir ce droit de transit alpin en achetant des unités de passage alpin lors d'une vente aux enchères annuelle. Ils auraient ensuite la possibilité de négocier librement ces unités. Des études montrent que la bourse de transit alpin peut être gérée de manière efficace et non discriminatoire. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a également souligné que la réduction du trafic lourd à travers les Alpes en Suisse ne doit pas se faire au détriment des pays voisins. La convention alpine constitue le cadre idéal pour mettre en place une telle collaboration.
Intégrer les organisations non gouvernementales
Dans le cadre d'un nouveau programme de travail, les défis à relever dans les Alpes sont identifiés et prêts à être relevés. Les intérêts de la population alpine devront notamment être pris en compte dans ce programme. En outre, il est prévu que les organisations non gouvernementales actives dans les Alpes puissent aussi participer à ce processus.