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L'émission "Rundschau" s'est fortement appuyée sur des photos datant de fin 2017, qui documentaient des dommages tels que des ruptures de câbles ou des vis desserrées. De plus, des collaborateurs anonymes ont formulé des reproches à leur employeur : il y aurait un manque de connaissances techniques, un travail inapproprié, voire même l'absence d'outils nécessaires. Ils s'inquiètent donc de la sécurité à long terme de ces trains.
C'est avec ces graves reproches que la "Rundschau" a confronté le constructeur un vendredi matin. Bombardier a laissé passer presque deux jours ouvrables (plus un week-end) pour répondre. La veille de la diffusion, Bombardier aurait ensuite critiqué le manque de temps pour examiner sérieusement les documents. Sans avoir consulté les photos et les citations des initiés, Bombardier a finalement envoyé une prise de position écrite à la "Rundschau".
Bombardier a fait valoir auprès du Conseil de la presse que la "Rundschau" avait fait un reportage mensonger et n'avait pas respecté son devoir d'écoute. Selon le fabricant de trains, la SRF n'aurait pas mentionné la phase de production correcte des trains endommagés. Les images insérées dans le reportage montreraient des dommages subis par des trains d'essai en cours de transformation.
Le Conseil de la presse n'a pas jugé que le devoir de vérité avait été violé, car la "Rundschau" a pu prouver ses accusations. L'obligation d'entendre Bombardier n'a pas non plus été violée. En effet, le constructeur aurait reconnu très tôt les reproches en détail et aurait eu la possibilité de s'y opposer avec précision. L'entreprise y aurait toutefois renoncé. Il a toutefois été rappelé à l'émission "Rundschau" qu'il aurait été souhaitable de remettre en question les images des dommages et d'indiquer plus précisément aux téléspectateurs les phases de la fabrication.