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31.03.2016
Auteur: Steffen Zwink
Les prestataires de services financiers du monde entier réagissent aux injonctions des autorités de surveillance, qui exigent une baisse des rémunérations variables (bonus).
Globalement, les entreprises disent vouloir augmenter les salaires de base des dirigeants dans des proportions comprises entre 2,0% et 2,7% en 2016. Concernant les parts de salaire variables, la tendance est légèrement à la baisse: 61% des prestataires de services financiers entendent maintenir les bonus au niveau de 2015, tandis qu’ils sont 34% à prévoir une réduction des bonus. Seule une minorité d’entre eux (5%) tablent sur une hausse des bonus. C’est ce qu’indique la Mercer Global Financial Services Executive Compensation Snapshot Survey parue récemment, qui analyse les informations en matière de rémunération fournies par 71 prestataires de services financiers dans 20 pays, dont 36 banques.
Dans une perspective régionale, c’est en Europe et en Amérique du Nord que la hausse des salaires de base des dirigeants est la plus faible, avec des augmentations respectivement de 2,3% et 2,4%, tandis que les entreprises en Asie et en Amérique latine entendent quant à elles relever les salaires de 4,3% en moyenne. De la même manière, la hausse des salaires de base dans les banques est, d’une manière générale, légèrement plus faible que dans les compagnies d’assurance. Avec des salaires de base en hausse et des bonus en baisse, le niveau de la rémunération des dirigeants dans le secteur financier sera à peu près stable globalement. Toutefois, des fluctuations de 5% vers le haut ou vers le bas pourront intervenir selon les entreprises.
«La tendance vers des salaires de base plus élevés et des bonus moins importants est mal perçue par bon nombre d’entreprises», explique Bernd Thomaszik, expert en rémunération chez Mercer. «En effet, il est dans ces conditions plus difficile de récompenser les "bons élèves" et de sanctionner les "mauvais élèves"».
La sélection minutieuse des risques récompensée
Lorsqu’on demande aux sondés comment leur entreprise encourage une culture des risques responsable, l’écrasante majorité d’entre eux (93%) dit qu’il faut sanctionner les manquements. Ils sont 89% à souligner le rôle de la gestion des risques lorsqu’il s’agit de déterminer les attentes en termes de performance. Presque autant (88%) mettent en avant l’orientation donnée par la direction générale de l’entreprise, par exemple à travers le comportement des dirigeants les plus haut placés, par le biais de mesures de communication ou encore en signalant les conséquences clairement perceptibles que peut entraîner tout manquement. La formation et le coaching des collaborateurs en matière de culture des risques ont été cités par 87% des sondés.
«Actuellement, pour ce qui est des bonus, la tendance consiste à récompenser les comportements prudents ainsi que les comportements respectueux de l’éthique et du droit de la part des dirigeants», explique Bernd Thomaszik. «En d’autres termes, cela signifie que la nouvelle génération ne sera plus payée selon les objectifs atteints en termes de chiffre d’affaires, mais selon leur approche pondérée en fonction du risque et le respect des processus».
Bien que la gestion des risques dans le secteur financier continue de jouer un rôle central qui touche pratiquement tous les départements de l’entreprise, quelques-unes des entreprises sondées – principalement en Amérique du Nord – indiquent qu’il est devenu nettement plus difficile de trouver les collaborateurs adaptés à ces fonctions et de les garder.
Changements prévus, de 2015 à 2016, concernant les mesures incitatives dans le secteur financier mondial Tendance légèrement en baisse
Source: Mercer Global Financial Services Executive Compensation Snapshot Survey, janvier 2016
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