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Education pour les enfants défavorisés
En Inde, plus d'un enfant sur six travaille au lieu d'aller à l'école!
Dans les quartiers défavorisés de Calcutta, de nombreux enfants n'iront jamais à l'école ou la quitteront avant la fin, ce qui bloque leur accès aux formations professionnelles.
Si le gouvernement indien avance le chiffre de 11,2 millions d'enfants travailleurs, les ONG estiment qu'ils sont près de 100 millions, le nombre le plus élevé au monde, soit plus d'un enfant sur six. La pauvreté pousse leurs parents à les envoyer au travail. Les filles sont encore moins scolarisées que les garçons. Dans les bidonvilles de Calcutta, les conditions de vie ressemblent à des conditions de survie: le taux de chômage est très élevé, les conditions sanitaires déplorables et le risque d'expulsion permanent. Les enfants de ces bidonvilles ont besoin de soutien pour aller à l'école.
L’action de Terre des Hommes Suisse
Ce projet innovant vise à prévenir l'abandon complet du système scolaire pour deux catégories d'enfants, ceux qui ont quitté l'école depuis peu de temps et ceux qui risquent d'abandonner leur scolarité. L'accès à l'éducation de base est primordial dans des quartiers où le taux d'analphabétisme est très important. Ces enfants représentent la première génération qui a accès à l'éducation, ils ont besoin de soutien!
Après des discussions avec les communautés, les enfants et leurs parents, Span propose deux types de soutien: des Open schools pour ceux qui ont déjà quitté l'école, sorte de cours à distance avec examens qui permettent aux enfants de rattraper leur retard scolaire. Ces cours sont agréés par le ministère de l'éducation indien. Des cours d'appui spécifiques sont aussi donnés par des répétiteurs, dans les différentes disciplines, chaque fin d'après-midi dans les quartiers des enfants. Ces cours sont donnée à des petits groupes de 12 à 15 enfants dans 5 centres. D'autre part, des formations professionnelles alternatives - électricité, réparation de téléphones, couture – sont offertes sous la forme de cours préparatoires qui ont lieu le week-end et dont le but est de stimuler les enfants en leur montrant des métiers qui nécessitent une formation, d'où l'intérêt de terminer sa scolarité obligatoire. Les activités sont encadrées par deux conseillers pédagogiques qui suivent individuellement chaque jeune jusqu'à son acceptation dans les formations professionnelles dispensées par un institut polytechnique. Span propose également deux formations (esthéticienne et aide-soignante) pour encourager la formation des filles.
Enfin, l'organisation a créé un centre de formation professionnelle dont le but est d'accompagner les jeunes vers le marché du travail et de favoriser une meilleure intégration. Ce centre propose en outre des cours d'informatique et d'anglais qui ont beaucoup de succès. La durée de ces formation est de 6 mois à 3 ans.
Pour finir, le coordinateur de Span accompagne dans leur recherche d'emploi les jeunes qui sortent de formation, en s'appuyant sur un réseau de patrons de petites entreprises.
Les enfants bénéficient d'une instruction gratuite ; les jeunes ont accès à des formations professionnelles avec de vrais débouchés.