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Dans l’élevage de porcelets, les jalons du succès sont posés avant la naissance, en préparant au mieux la truie en vue de la mise bas. Cette phase est souvent marquée par des changements alimentaires, la truie changeant de porcherie ou d’exploitation. Sans changement progressif de l’alimentation, des troubles digestifs entraînant des problèmes allant d’une mise bas retardée au syndrome de dysgalactie post-partum (SDPP) peuvent survenir, avec pour conséquence des animaux mort-nés ou des porcelets affaiblis. Les règles de management doivent aussi être respectées. Le lavage et la désinfection des boxes réduisent la pression des maladies. Pour le bien-être physiologique des animaux, il est préférable de préchauffer la porcherie à une température de 18 à 22° C pour les truies et de 35° C pour les porcelets.
Passage à l’immunité active
Durant les premières semaines de vie, le lait maternel est l’unique nourriture du porcelet. L’approvisionnement en colostrum au cours des trois premières heures de vie fournit l’énergie nécessaire pour stabiliser leur température corporelle et développer leur immunité passive. Cette dernière confère aux porcelets une protection immédiate contre les agents pathogènes, le système immunitaire des nouveaux-nés n’étant pas encore formé à la naissance. En l’espace de quelques heures seulement, les porcelets perdent cependant la capacité de faire passer ces substances immunitaires de l’intestin au métabolisme. Distribuer à la truie un concentré riche en énergie contenant des acides aminés spécifiques et des hydrates de carbone rapidement disponibles améliore la qualité du colostrum.
Les porcelets doivent constituer leur propre immunité en l’espace de deux à trois semaines. Cette immunisation active peut être soutenue à l’aide d’une vaccination, en stimulant le système immunitaire avec une dose d’agents pathogènes inoffensive, ce qui entraîne la production d’anticorps. La vaccination contre les circovirus et Lawsoniaest recommandée. Selon les problèmes rencontrés, il est préférable de discuter d’un plan de vaccination avec le vétérinaire et d’utiliser, si nécessaire, des vaccins spécifiques.
Pour davantage de sécurité
L’aliment spécial sevrage UFA top-securo et l’aliment de sevrage UFA 308 - 6 sont des gages de sécurité. Ils soutiennent les porcelets avec des additifs naturels tout au long de la phase de sevrage. Ils contiennent des acides organiques destinés à entraver le développement de germes pathogènes ainsi que des liants de toxines et des antioxydants ayant pour effet de réduire le stress oxydatif. Les différents ingrédients favorisent la vitalité des porcelets tout en améliorant leur appétit et leurs gains journaliers.
Adaptation à la ration
Dès la naissance, les porcelets cherchent à explorer leur environnement. Leur comportement naturel consistant à utiliser leur groin pour chercher de la nourriture peut être mis à contribution pour commencer à les habituer le plus tôt possible à leur future ration, de manière ludique. Dans la pratique, répartir sur le sol un mélange à base d’un aliment pré-starter et de terre à fouiller s’est avéré être une bonne méthode. Distribuer, plusieurs fois par jour, de petites portions d’aliment aide à préserver son appétence et une bonne hygiène. Un aliment pré-starter doit contenir un pourcentage élevé de lait, le système digestif étant axé sur la consommation de lait. Au cours de cette phase, les céréales et les produits à base de soja conviennent moins. Ils peuvent en effet favoriser la formation de bactéries indésirables dans l’appareil digestif. Les réserves en fer des nouveaux-nés ne sont par ailleurs que de l’ordre de quelques jours. Une complémentation s’avère donc indispensable. Chez les porcelets, une carence en fer se traduit par une sensibilité accrue aux diarrhées, un manque d’appétit et des retards de croissance. Dans la pratique, combiner une injection de fer entre le troisième et le cinquième jour et une distribution de sucre de fer ou de pâte de fer par voie orale est un solution qui a fait ses preuves. Le sucre de fer peut aussi être mélangé avec le pré-starter. L’animal doit être âgé de plus de trois jours au moment de l’injection, le fer favorisant le développement de certains germes pathogènes.
Entraînement enzymatique
La nature veille à ce que les porcelets disposent d’enzymes comme la lactase (dégradation du lactose) et la lipase (décomposition de la graisse du lait) pour digérer le lait maternel. Dans les aliments d’élevage pour porcelets, l’approvisionnement de base en énergie et en protéine est assuré par les céréales, sous forme d’amidon et de sources de protéines végétales. Le système digestif a toutefois besoin de trois à quatre semaines pour constituer les enzymes nécessaires, à savoir l’amylase (dégradation de l’amidon) et la pepsine (dégradation des protéines). Un aliment pré-starter ou un aliment starter doit par conséquent contenir un certain pourcentage de maïs ou de blé extrudé. Cela permet de garantir que les enzymes indispensables à la digestion puissent se développer dans l’appareil gastro-intestinal des porcelets (voir graphique). Les villosités intestinales se développent simultanément. Elles sont indispensables à une ingestion optimale pendant la phase d’élevage.
Conseil Bio
Soutien aux porcelets dans les exploitations bio
En agriculture biologique, le sevrage des porcelets est un réel défi. UFA a développé deux nouveaux produits pour aider les porcs pendant la phase de sevrage et lors de phases de stress. UFA 476 - 7 soutient les porcelets pendant la phase difficile pour eux qu’est le sevrage et contribue à leur excellent état de santé, du sevrage à la vente.
UFA 391 securo natur soutient les porcelets au moyen d’additifs naturels pendant la phase de sevrage. L’installation en porcherie d’engraissement, qui s’accompagne de facteurs de stress comme le transport, le changement d’aliment et l’arrivée de nouveaux congénères, est ainsi facilitée.
Le défi du sevrage
Au cours de la phase entourant le sevrage, les porcelets sont exposés à de nombreux facteurs de stress : stress social résultant de la séparation d’avec la mère, stress environnemental induit par l’arrivée de nouveaux congénères et stress alimentaire dû à l’absence de lait maternel. Ces facteurs de stress entraînent la production d’hormones de stress (adrénaline, noradrénaline et cortisol). Les quantités d’énergie mobilisées (dégradation du glycose et de la graisse) augmentent, afin d’accroître les quantités d’énergie disponible. En cas de stress permanent, il s’ensuit une réaction chimique et des radicaux libres se forment. Ce stress oxydatif peut endommager les tissus (tissu conjonctif, cellules nerveuses, fibres musculaires, cellules intestinales), ce qui a pour effet de perturber les fonctions métaboliques. La digestion ne fonctionne plus correctement, ce qui peut occasionner une faiblesse immunitaire et des diarrhées. Des mesures de management doivent alors être prises pour réduire ces facteurs de stress. Des boxes à porcelets lavés, désinfectés, secs et chauds comportant suffisamment de matériel d’occupation facilitent la transition. D’un point de vue alimentaire, il faudrait éviter tout changement de ration durant les dix jours qui précèdent le sevrage et pendant la semaine qui suit.
Phase d’élevage
Après le sevrage, on passe à la phase d’élevage, une période plus calme. L’appareil gastro-intestinal est alors presque entièrement développé. Le système immunitaire a pris son envol et la production d’anticorps corporels est en plein essor. Outre des composants appétents et très digestibles, la ration mélangée peut désormais inclure des ingrédients moins transformés comme le tourteau de soja, en mettant l’accent sur le potentiel de croissance. Au cours de cette phase, on veillera à préserver la santé intestinale des animaux par des mesures diététiques, en utilisant des acides organiques ou des tanins à titre d’antioxydants naturels ainsi que des prébiotiques et des probiotiques.