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La grossesse augmente le risque de thrombose veineuse, une cause majeure de mortalité maternelle, mais ce risque est encore plus élevé en cas de grossesse issue d’une fécondation in vitro, spécialement durant le premier trimestre.1
C’est ce qui ressort d’une étude transversale suédoise réalisée auprès de 23 000 femmes ayant eu recours à la fécondation in vitro entre 1990 et 2008, et de 117 000 autres ayant eu une grossesse naturelle. Les résultats ont été ajustés en fonction de l’âge, de l’IMC, de la classe sociale et de la consommation de tabac.
L’augmentation du risque a été observée à tous les stades de la grossesse, et particulièrement lors du premier trimestre où il était multiplié par 5 pour la thrombose veineuse (1,5/1000 contre 0,3/1000) et par 7 pour l’embolie pulmonaire (3 cas sur 10 000 contre 0,4 pour 10 000).
Une des causes possibles est l’augmentation rapide du taux d’œstrogènes endogènes, de 10 à 100 fois lors de la phase de stimulation du protocole de FIV. On sait que les œstrogènes exogènes sont associés à une augmentation du risque de thrombose veineuse, que ce soit dans leur utilisation contraceptive ou postménopause.
Identifier les femmes à risque permettra de prescrire une anticoagulation prophylactique dans le cadre d’une FIV.