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Le patriarche de l’empire Tengelmann est mort en mars. Quelques semaines plus tard, son fils héritier disparaît dans les Alpes suisses.
Gloire d’un temps révolu, le groupe Tengelmann, passé en un siècle de petit magasin de café à empire allemand du supermarché, glissait doucement dans l’oubli, après la mort du patriarche en mars. Fondé par la famille Scholl en 1867, l’entreprise n’était à ses débuts qu’une modeste brûlerie de café. Quelques chocolateries plus tard, la maison désormais baptisée «Tengelmann» se diversifie et déploie au début du XXe siècle un premier réseau d’épiceries alimentaires à travers l’Allemagne.
Après la guerre, Karl Schmitz-Scholl accompagne le débuts des supermarchés et ouvre une première grande surface à Munich en 1953. A la mort de M. Scholl, qui n’avait pas d’enfants, son neveu, Erivan Haub, hérite de l’empire.
Le nouveau patron voit grand, rachète la chaîne de supermarchés Kaiser et ouvre des magasins de vêtements. Au tournant du millénaire, l’entreprise contrôle environ 1.300 magasins, et demeure l’un des grands de l’industrie.
Emporté par la concurrence
Emporté par la concurrence des supermarchés discount et des autres grands noms de la distribution, l’activité de grande distribution de Tengelmann périclite et finit par être cédée en 2017 aux concurrents Edeka et Rewe, au terme de nombreux rebondissements.
Depuis, Tengelmann n’avait plus vraiment pignon sur rue en Allemagne. De l’empire commercial, il ne reste principalement que le discounter textile Kik et les magasins de bricolage OBI.
Le groupe avait aussi investi dans une soixantaine de start-up, dont le site de vente en ligne Zalando.
Le groupe Tengelmann a réalisé en 2016 un chiffre d’affaire d’environ 30 milliards d’euros et compte toujours plus de 215’000 collaborateurs à travers le monde. (afp/nxp)
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