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Des droits pour les femmes migrantes
Votre article sur les femmes migrantes paru dans L’Evénement syndical du 6 avril dernier identifie la déqualification comme un de leurs défis. A cet égard, une norme internationale qui mérite d’être suivie est la Recommandation sur les travailleurs migrants, 1975 (no 151) de l’Organisation internationale du travail (OIT). Cette recommandation stipule que les employeurs devraient tenir compte des qualifications acquises à l’étranger et elle considère ce principe comme étant un aspect de l'égalité effective de chances et de traitement.
Voici le texte du paragraphe 2 (b) de la recommandation: «Les travailleurs migrants et les membres de leurs familles qui se trouvent légalement sur le territoire d'un Membre devraient bénéficier de l'égalité effective de chances et de traitement avec les nationaux en ce qui concerne (...) l'accès à la formation professionnelle et à l'emploi de leur choix, selon leurs aptitudes personnelles pour cette formation ou cet emploi en tenant compte des qualifications acquises à l'étranger et dans le pays d'emploi.»
En outre, la recommandation invite les Etats membres et les partenaires sociaux à s’occuper de cette question. Texte du paragraphe 6 (b) de la Recommandation: «Tout Membre pourrait (...) après consultation appropriée des organisations représentatives d'employeurs et de travailleurs, réglementer les conditions de reconnaissance des qualifications professionnelles, y compris les certificats et les diplômes, acquises à l'étranger.»
Edward Sussex, membre d’Unia, Genève