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Genève - Il en faudra quand même un peu plus pour que le Chili soit "officiellement" considéré comme un gros client à la Coupe du monde 2014.
La Roja, après un départ tonitruant, s'est certes imposée 3-1 contre l'Australie dans le groupe B, mais a également montré des signes inquiétants de fébrilité.
Difficile de savoir lequel des deux visages présentés par le Chili il faut retenir. Les hommes de Jorge Sampaoli ont soufflé le chaud et le froid à l'Arena Pantanal de Cuiaba. Leur entame de match a frôlé la perfection, donnant en moins d'un quart d'heure le tournis aux Australiens. S'appuyant, comme à l'époque de Marcelo Bielsa, sur une animation aussi étonnante que particulière rendant imprévisible son jeu, le Chili du Bâlois Marcelo Diaz a frappé une première fois à la 12e par Alexis Sanchez puis à la 14e par l'ancien milieu de Servette Jorge Valdivia, décalé par Sanchez et décochant une magnifique frappe.
La difficulté pour une équipe aussi mobile que la Roja, dont la force réside dans la vitesse et la détermination de tous les électrons de ce maelström, est qu'à la moindre baisse d'intensité ou perte de balle, c'est l'entier du dispositif qui se retrouve exposé. Les Socceroos, inférieurs mais courageux et volontaires, ont très bien su exploiter cette faille.
Car les Australiens (le Sédunois Vidosic et le Lucernois Bozanic sont restés sur le banc) ont tout sauf été ridicules, en dépit de leurs limites évidentes. A l'instar d'Ivan Franjic qui, après un tacle rageur et un relais avec Mathew Leckie, a pu servir Tim Cahill dans la surface pour une tête victorieuse à la 35e. L'attaquant de New York, 33 réalisations en 70 capes, a désormais marqué dans trois phases finales dont dans celle 2006, quand il avait signé le premier but de l'histoire de l'Australie en Coupe du monde.
Et, sans un arrêt de grande classe de Claudio Bravo sur une volée de Mark Bresciano à la 56e, la Roja aurait très bien pu perdre des plumes face à l'adversaire qu'il faut impérativement battre dans ce groupe B où figurent également l'Espagne et les Pays-Bas. Les Chiliens ont cependant donné au score des allures plus conformes à la réalité du terrain grâce à l'autre ancien Servettien de la Roja, Jean Beausejour, mais à la 92e seulement.
Plus de peur que de mal donc pour des Sud-Américains qui auront peut-être l'occasion de peut-être éliminer l'Espagne mercredi prochain au Maracanã de Rio. Si les Pays-Bas s'imposent eux aussi le même jour, mais plus tôt et à Porto Alegre, contre les Socceroos.
Genève - Il en faudra quand même un peu plus pour que le Chili soit "officiellement" considéré comme un gros client à la Coupe du monde 2014.