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La Corée du Nord a affirmé lundi avoir simulé des frappes «nucléaires tactiques» ces deux dernières semaines lors de ses essais de missiles. Il s'agit d'une réponse à la «menace militaire» posée par les Etats-Unis et leurs alliés, a-t-elle ajouté.
La semaine dernière, des projectiles ont survolé le Japon pour la première fois depuis 2017. Au même moment, les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon ont mené de vastes exercices navals et aériens autour de la péninsule coréenne, avec notamment le porte-avions à propulsion nucléaire USS Ronald Reagan.
Toujours d'après KCNA, les exercices ont notamment consisté en une «simulation de chargement d'ogives nucléaires tactiques» à bord d'un missile qui a ensuite été lancé d'un silo situé sous un lac artificiel du nord-ouest du pays le 25 septembre.
Le missile a parcouru 4500 km avant de tomber dans l'océan Pacifique, ce que les experts estiment être la plus longue distance parcourue jusqu'à ce jour par un projectile nord-coréen lors d'un essai.
KCNA a justifié ces exercices par les manoeuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes, «attitude regrettable qui aggrave encore la tension dans la région tout en constituant ouvertement une menace militaire» pour la Corée du Nord, selon elle. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un «a dirigé les exercices militaires sur place», a précisé l'agence.
Alors que les pourparlers sur le désarmement de la Corée du Nord sont depuis longtemps dans l'impasse, Pyongyang, sous le coup de nombreuses sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, a multiplié depuis le début de l'année ses essais d'armements.
De nombreux experts et responsables estiment que la Corée du Nord a achevé les préparatifs pour un nouvel essai nucléaire, qui serait le septième de son histoire et le premier depuis 2017.
Le fait que la Corée du Nord ait décrit ses sept récents lancements de missiles comme étant liés à des «unités d'opérations nucléaires tactiques» est significatif, a ajouté cet analyste. «C'est intéressant, car cela inclut tout, des missiles balistiques à courte portée aux IRBM», a-t-il tweeté. (ats/jch)
Il y a cinq kilomètres à vol d'oiseau entre Värtsilä, en Russie, et Niirala, en Finlande. Mais si les habitants des deux localités souhaitent se rendre visite, cela prend désormais plus de 24 heures en voiture. Pour cause, ils doivent parcourir 2000 kilomètres.