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Version 2011-05-26 - français
La Vidéobasse est un projet de Michael Egger, membre de [ a n y m a ]. Pour les dernières nouvelles, documentation actuelle et d’autres informations, visitez http://www.anyma.ch/videobass
La Vidéobasse est un instrument vidéo conçu par Michael Egger de [ a n y m a ]. Il s’agit d’un instrument qui par sa forme s’apparente à une guitare basse électrique, mais celle-ci génère des images et non des sons. Elle permet de rythmer des séquences vidéo (des "clips") et de mélanger jusqu’à 4 clips en temps réel.
Les clips peuvent provenir d’une banque de séquences pré-enregistrées et éventuellement travaillés ou de captation en direct à partir d’une caméra. La main gauche le joueur sélectionne un clip sur les cordes, la main droite déclenche la séquence et la mélange avec d’autres. La vidéobasse est entièrement placée sous licence libre GPL, autant le logiciel que les plans techniques de construction.
La vidéobasse est composée de différents éléments matériels et logiciels.
L’image finale produit par la vidéobasse est simultanément disponible sur 3 connectiques différentes, soit:
La vidéobasse compte 4 cordes, ou 4 pistes, qui fonctionnent de manière identiques:
La corde est uniquement jouée de la main gauche. Contrairement a une basse ordinaire, la corde d’une vidéobasse ne produit pas de son - il n’est donc pas nécessaire de la mettre en vibration avec la main droite.
Comme sur une guitare, chaque position du doigt sur la corde correspond à une note différente, donc à une autre image. Aussi, à l’image (un peu simplifié) de la guitare, la main gauche seule ne produit pas de son - il faudra l’intervention de la main droite pour déclencher l’affichage de la séquence vidéo (voir plus bas).
Le manche de la basse n’étant pas fretté, le nombre de positions est théoriquement illimité. Dans la pratique, on arrive a distinguer environ 300 positions.
Prenons une guitare ordinaire: Un doigt de la main gauche touche une note sur la corde -> choix de la note. Rien ne s’entend. Maintenant la main droite frappe la corde et la fait vibrer -> jouer la note. La corde reste donc muette, en théorie en tout cas, tant que la main droite n’intervient pas. Sur la vidéobasse le principe est le même. Mais ici:
Le manche de la basse n’étant pas fretté, le nombre de positions est théoriquement illimité. Dans la pratique, on arrive a distinguer environ 300 positions.
_est ce que c’est plus clair_?
La corde connaît deux modes de fonctionnement:
En mode dit “plié”, la corde donne accès à tous les clips contenus dans la banque. Chaque “note” correspond a un autre clip. Chaque clip affiche une image qui ensemble compose une bande de vignettes défilantes qui indique le clip choisi, ainsi que les clips voisins. Les clips de la banque sont distribués de manière régulière sur tout la longueur d’une corde. Moins il y a de clips dans une banque, plus ils seront espacés. Le maximum de clips par banque est d’environ 300. Au delà de ce nombre les clips sont trop serrés et il n’est plus possible d’y accéder de manière précise.
Un clip sélectionné peut être “déplié” sur la corde à l’aide du bouton “plier/déplier”. Ainsi, ce clip se déploie sur toute la corde et le doigt de la main gauche peut naviguer dans le clip entier. Le début du clip se trouve à l’extrémité du manche, la fin du clip tout près du corps. Ceci permet de déclencher le clip à partir d’un moment précis de la séquence - un peu comme en définissant le point “in” dans un logiciel de montage vidéo.
Le joystick permet en même temps de
Les joysticks sont sensibles dans quatre zones, pour quatre mouvements distincts:
Si vous tapez le joystick depuis le haut, le clip choisi sur la corde est lancé/relancé. Simultanément, son niveau de mélange est poussé instantanément a 100% ce qui permet une coupe nette.
Si vous tirez le joystick rapidement vers le haut, le clip choisi sur la corde est lancé ou relancé sans influence sur le niveau de mélange. Cela permet de choisir un clip en arrière plan pour le mixer ensuite doucement. Le Picking permet aussi de rythmer un clip qui est déjà mélangé avec d’autres.
Si vous tirez le joystick vers l’arrière de l’instrument (en s’éloignant des cordes), le niveau de mélange du clip augmente en fonction. En tirant très doucement, le mélange des clips va basculer très lentement jusqu’à l’affichage unique du clip choisi - ou jusqu’à ce qu’on relâche le joystick. Plus vous tirez fort, plus la bascule se fait rapidement. Un mouvement très rapide va produire des coupes nettes, sans pour autant relancer les clips, ce qui permet un montage de style multi-caméra.
Si vous poussez le joystick vers la corde, la piste va sortir progressivement du mélange, les trois autres prenant alors le dessus.
Un potentiomètre permet de changer la vitesse du clip, de le ralentir ou de le passer en sens inverse.
Deux boutons poussoirs permettent de sauter d’un clip à l’autre, ce qui peut être utile lorsque la corde est très peuplée de clips est qu’il devient difficile d’accéder à un clip précis.
Ce bouton permet de déplier un clip sur la corde ou de le replier afin de pouvoir accéder à toute la banque de clips sur la corde (voir plus haut)
Les éléments décrits ci-dessus sont propre à chaque piste et sont donc reproduits pour chaque corde, donc quatre fois. Viennent ensuite des contrôles globaux:
Un bouton poussoir dans la tête du manche, ainsi qu’un deuxième identique sur le corps de la basse permettent de lancer la procédure de calibrage des capteurs de la basse. “L’accordage” des cordes, si on veut.
Une fois le bouton poussé, vous déterminez sur chaque corde la "note la plus basse" et la "note la plus aiguë" pour calibrer les cordes. Ceci définit aussi une "zone morte" entre le premier clip de la corde et le sillet de tête. En même temps, le point zéro des joysticks est défini. Il est donc important de ne pas toucher les joysticks pendant la procédure de calibrage.
La procédure se termine en appuyant une deuxième fois sur un des boutons.
Le potentiomètre de "volume" permet de contrôler la luminosité de l’image de sortie, en passant de 100% au noir.
Un bouton pour la saturation et un bouton pour le contraste composent la partie "égaliseur".
Un potentiomètre sur le corps de la basse permet de choisir la durée du buffer - entre 2 images et 20 secondes. Le buffer est un dispositif qui enregistre en permanence la sortie de la vidéobasse - une mémoire circulaire à durée variable. Le buffer offre une multitude de possibilités de jeux pour créer des boucles, ajouter des couches d’images ou créer du feed-back.
Vous pouvez par exemple jouer une figure complexe sur la basse en gardant le buffer à 0% - le buffer enregistre la figure et dès que vous avez terminé vous passez le buffer à 100%. Le buffer va ensuite enregistrer et relayer sa propre sortie, créant une boucle (vous laissant du temps et les mains libres pour aller chercher d’autres images à jouer).
Si vous gardez le niveau du buffer en dessous de 100%, les figures jouées sur la basse vont s’ajouter aux images du buffer, créant des mélanges et des polyrythmies de plus en plus complexes.
Le pédalier à bascule permet de contrôler le niveau du buffer (voir plus haut)
Le pédalier a bouton permet de:
Le logiciel de la vidéobasse est un logiciel libre publié sous licence GPL 3.0, programmé en MaxMSP et jitter, un environnement très connu dans le monde de la musique et du multimédia. Le code source est accessible sous http://code.google.com/p/videobass/
L’interface logiciel de la vidéobasse est très simple, et se présente dans des tons très sombres afin d’atténuer autant que possible cette source de lumière sur scène. Les fonctions de base du logiciel peuvent toutes être contrôlés par les boutons sur l’instrument ou sur l’ampli ce qui permet d’éviter souris et clavier sur scène.
A gauche de l’écran se trouvent les 4 prévisualiseurs de cordes. En mode plié, la corde est présentée comme un long fil d’images vignettes qui se déplace derrière la fenêtre en fonction de la position du doigt sur la corde. Le clip actuel se présente agrandi au centre de la fenêtre. Le numéro et le nom du clip actuel est affiché. En mode déplié, seule une image du clip actuel reste à l’écran, présentant le moment dans la séquence qui correspond à la position du doigt sur la corde.
Des témoins graphiques indiquent la vitesse et le niveau de mélange de chaque piste.
A droite se trouvent un moniteur de l’image de sortie, des témoins de la durée et du niveau du buffer, ainsi qu’un moniteur pour la caméra en direct.
En bas de l’écran il y a un témoin lumineux pour la procédure de calibrage ainsi que quelques boutons qui donnent accès (avec une souris) à des fonctions avancées comme la définition des zones sensibles des joysticks et la gestion de la base de données de clips.
La vidéobasse et le panneau de l’ampli sont deux contrôleurs USB qui se présentent à l’ordinateur, un MacMini intégré dans l’ampli, en tant que HID (human interface device) - ils communiquent avec le même protocole que des claviers ou des souris d’ordinateurs. Les deux contrôleurs sont construits à partir du “gnusb”, une plateforme libre pour capteurs en usb de [ a n y m a ]. Ils utilisent des microcontroleurs AVR Atmega16 et le pilote USB libre de Objective Development V-USB.
Pour economiser des entrées analogiques de l’Atmega16, les potentiometres et les joysticks passent par un multiplexeur externe HEF4067D pour ensuite ètres lus periodiquement par le microcontroleur.
Une chose certainement très particulier de la videobasse sont ses cordes. Elles ne sont jamais mis en vibration, et n’émettent donc pas de frequences. La position du doigt est déterminé de manière resistive.
Les cordes de la vidéobasse sont fabriqués avec une machine spécialement conçu pour qu’elle enroule un fil de nylon avec un fil résistif extrèmement fin (0.1 mm). Le fil en constantan a une résistance de 68 Ohm par mètre - sur une corde de 60cm viennent enroulés environ 30 mètres de fil, ce qui donne une résistance totale de environ 2 kOhm.
La touche de la vidéobasse est une plaque en alu mise à terre. Le sillet de tête est conducteur pendant que le sillet de chevalet est élécrtiquement isolé de la terre. La résistance est mesuré au chevalet. Ainsi la corde devient une résistance variable par la position du doigt sur la touche, c’est à dire la distance de mise a terre par rapport au chevalet. Plus on se rapproche du chevalet, plus la résistance diminue. Si on relache la corde, elle reprend sa résistannce maximum. Un circuit éléctonique très simple permet de mesurer la résistance de la corde en la tranformant en voltage entre 2.5V et 0V.
Cette tension est numérisé en 10bit et relayé par usb à l’ordinateur.
Un atout de ce procédé, c’est que c’est le point de contact qui est le plus près du chevalet qui domine. Comme sur une guitarre, vous pouvez laisser plusieurs doigts sur la même corde. C’est la note la lus aiguë qiu sonne.