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C'est un petit geste qui est en train de prendre une grande ampleur dans l'opinion publique anglo-saxonne. Engagé au premier tour du Genesis Invitational jeudi dernier, Tiger Woods a glissé un tampon hygiénique dans la main de son ami Justin Thomas. La scène s'est déroulée à mi-parcours, juste après le 9e trou. Justin Thomas a semble-t-il été surpris. Il a ensuite ri en voyant l'objet, qu'il a laissé tomber par terre.
Des critiques sont aussitôt apparues sur les réseaux sociaux, poussant le «Tigre» a s'excuser dès le lendemain.
La chroniqueuse de USA Today Christine Brennan a dénoncé l’attitude «immature» du champion de 47 ans, interprétant son geste comme du sexisme ordinaire:
La «blague» de Tiger Woods s'est déplacée du terrain de golf à celui de la lutte contre les inégalités entre les sexes. Active dans ce domaine, l'organisation Women's Global Empowerment Fund a réagi par la voix de sa directrice. Kara Sugar a déclaré à TMZ que le gag de Woods était «misogyne» et «carrément irrespectueux pour les femmes et les filles du monde entier». Elle s'est ensuite demandée si, par son geste, Woods insinuait que «les règles sont embarrassantes, honteuses ou un signe de faiblesse».
«Je suis surprise et déçue par le geste de Tiger Woods, a aussi commenté la présentatrice de golf Sarah Stirk sur Sky Sports. Nous avons tous constaté les progrès massifs que chacun fait pour promouvoir le sport féminin, il y a davantage d'exposition médiatique, une augmentation des niveaux de participation. Nous voulons que le sport féminin soit sur un pied d'égalité avec les hommes.»
Mais la critique la plus violente est sans doute venue de Michael Johnson. Considéré comme l’un des plus grands sprinteurs de tous les temps, le quadruple champion olympique a profité de l'occasion pour sermonner le golfeur sur son attitude de longue date en compétition et dans la vie.
«Johnson a tout à fait raison. Le golf est accro à Woods. Il a toujours besoin de lui», a insisté le journaliste du Daily Mail Oliver Holt, avant d'aiguiser sa plume et d'écrire ceci:
«Le golfeur a maintenant 47 ans, ce qui est un peu vieux pour se comporter comme un adolescent pubère», a ajouté le Britannique.
Le Californien a trouvé quelques soutiens au sein de la tempête médiatique dans laquelle
il a été pris il s'est mis lui-même. L'ancienne golfeuse professionnelle Paige Spiranac a pris le parti de son ancien confrère sur Twitter:
Sur les réseaux sociaux, ou dans les commentaires ouverts des articles traitant du sujet, on peut aussi lire de nombreux messages favorables au champion américain. La plupart de leurs auteurs estiment qu'il n'y a vraiment pas de quoi se sentir offensé par ce qui n'est qu'une blague. Mais ces prises de positions en côtoient d'autres, nettement plus condamnables; des remarques clairement dénigrantes et misogynes, qui ne font que renforcer le malaise né de la «plaisanterie» du golfeur.
C'est donc avec moins de nostalgie que de gêne que le public a pris congé de Tiger Woods dimanche. Le golfeur aux 15 Majeurs revenait de blessure et participait à son premier tournoi après sept mois d'absence. Il a terminé 45e de la compétition, mais le résultat n'est pas vraiment ce dont l'opinion se souviendra le plus.
(jcz)
Il est facile d'imaginer à quoi ressemble la chaussée satinée du Tour de France ou les pavés crotteux de Paris-Roubaix, mais comment se faire une idée des routes blanches de Toscane, ces sentes nappées de gravier que les coureurs des Strade Bianche (215 km au total) vont emprunter sur 71 bornes et dans 15 secteurs samedi?