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Il fallait y penser, des scientifiques britanniques l’ont fait : justifier les noms d’oiseaux lâchés suite à une douleur intense. Jurer augmente la tolérance à la douleur, diminue sa perception et augmente la fréquence cardiaque (Neuroreport 2009;20:1056-60). Pour parvenir à de telles conclusions, il a fallu que 67 étudiants, hommes et femmes, se prêtent au jeu de plonger leur main dans de l’eau glacée tout en répétant soit un mot neutre, soit un juron de leur choix, jusqu’à ce que la douleur soit trop forte. Le seuil de tolérance des participants, correspondant à la durée de l’immersion, était augmenté lorsqu’ils prononçaient un juron. Leur fréquence cardiaque a ensuite été mesurée et le degré de douleur, de dramatisation et de peur face à la douleur a été estimé grâce à des questionnaires. Il semble que l’effet hypoalgésique du juron – qui ne fonctionne pas chez les hommes ayant tendance à dramatiser – soit une sorte de réponse fight-or-flight (marche ou crève) qui annule le lien entre la peur de la douleur et sa perception.