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Le poète russe, Vladimir Maïakovski relate ce fait divers dans le prologue de son oeuvre "A pleine voix", un fait auquel la presse russe donne un large écho, en 1910. La firme Van Houten, inventrice de la poudre de cacao, avait fait la proposition à un condamné à mort de lui faire crier au moment de son supplice, quelques seconde avant d'avoir la tête tranchée par la lame de la guillotine :"Buvez le cacao Van Houten!" - en échange de cette réclame, la compagnie s'engageait à assurer la subsistance de sa famille.
L'écrivaine albanaise Ornela Vorpsi, impressionnée par les vers de Maïakovski reprendra dans son recueil de treize nouvelles écrites en italien, en 2005, le titre de l'odieuse réclame :Buvez le cacao Van Houten". Des récits, à la noirceur amère, où l'onctuosité flirte avec l'amertume.
La marque Benetton n'a rien à envier, à Van Houten, avec ses campagnes souvent décriées, mais le coup publicitaire du chocolatier a réussi, pour preuve, on le mentionne encore un siècle plus tard grâce au poète russe qui immortalisa ce naufrage de la morale dans son.
" Ça va bien quand on cache au fond
d'une blouse jaune une âme hautaine.
Ça va bien,
quand lancé sous la dent de l'échafaud
on crie
"Buvez le cacao Van Houten!""
Et d'imaginer que jusqu'à la dernière seconde de sa vie, le condamné a tenté de mettre les siens à l'abri de la pauvreté. Il est certain que eux n'ont jamais dû boire le cacao au goût de guillotine.
La firme Van Houten, hollandaise à l'origine, fêtera cette année, ses 191 ans de gourmandise et d'expériences chocolatées.