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La sécurité autour du chlore s'est nettement renforcée au fil des années
Aujourd'hui, sur le site de Monthey, la sécurité au travail est au coeur des préoccupations.
Depuis 2002, le chlore est acheminé de France ou d'Italie car il n'est plus produit sur le site chimique de Monthey, notamment pour des questions de sécurité. De plus, 40 millions de francs sont dépensés chaque année pour la sécurité des 2000 employés du site chimique de Monthey. De fait, les accidents graves ont disparu depuis plusieurs décennies.
Les ouvriers n'ont plus le moindre contact direct avec le chlore. La substance hautement toxique transite uniquement à travers des conduites. Ensuite, le mélange du chlore avec d'autres composants est entièrement automatisé.
Peu de protection dans le passé
Les conditions de travail étaient bien différentes dans la première moitié du XXe siècle. Les ouvriers fabriquaient alors le chlore souvent sans masque et à mains nues. Les archives fédérales font d'ailleurs état d'une centaine d'accidents par année à l'époque sur le site de la CIBA.
Ainsi, ce 5 avril 1949, Pierre Chervaz, fut tué par l’explosion d’une bonbonne, alors qu’il la remplissait de chlore liquide. Septante ans plus tard, interrogée par le 19h30, sa fille Christiane se dit choquée du fait que sa mère n’ait jamais reçu la moindre indemnité de la CIBA alors qu’il s’agissait d’un accident professionnel.
Flore Dussey/cab/nr
Publié le 09 mars 2019 à 21:27 - Modifié le 09 mars 2019 à 21:29