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Des termes tels que Euribor, Libor, taux d’escompte, etc… semblent être des inventions modernes, mais pourtant, ils ne sont rien d’autre que des références à certains taux d’intérêt et l’histoire de ces taux est aussi vieille que l’histoire de l’argent. La vérité est que, presque aussi longtemps que l’argent a existé, il y a eu des intérêts, un pourcentage qui marque son prix. Déjà dans la Rome antique, des termes tels que “usurier” ou “garant” étaient utilisés et certains ont conservé leur signification au fil des siècles.
Intérêt pour la Rome antique
Considérée comme l’un des grands empires de l’histoire, Rome a été fondée non seulement sur la base d’une grande armée, mais aussi sur une série de lois qui allaient de pair avec un vaste appareil bureaucratique. À cette époque, bien que le concept de taux d’intérêt soit déjà connu, son utilisation n’était pas réglementée, laissant le taux et de nombreux autres aspects au libre arbitre des parties contractantes.
À cette époque, si une famille ne pouvait pas payer ses dettes, elle risquait d’être punie par l’esclavage ou même la mort. Il ne s’agissait pas d’un cas isolé, car les prêts, n’étant pas réglementés, pouvaient être assortis d’intérêts qui nous semblent aujourd’hui, du moins, abusifs, et tout cela justifié par la doctrine du “manque à gagner” qui défendait que, qui prêtait des intérêts, perdait l’opportunité d’investir son argent dans quelque chose d’autre et, donc, d’obtenir le revenu associé.
Un prêteur célèbre était Brutus, connu pour avoir participé au complot qui a tué Jules César et qui, selon les chroniques, accordait des prêts au taux d’intérêt “modeste” de quarante-huit pour cent.
Une brève histoire de BBVA : le début du 20e siècle
La fin des conflits coloniaux et leurs conséquences ont laissé place à un nouveau siècle qui a connu un regain d’intérêt pour la création de nouvelles banques dans différents secteurs des classes aisées espagnoles. Genève, Lausanne et Zurich sont restés les principaux centres bancaires du pays, bien que le développement de l’activité financière n’ait pas connu la même évolution dans chaque région.
Avec la fin de l’Empire romain, l’empereur Justinien a tenté de réglementer le secteur du crédit, notamment en ce qui concerne les taux d’intérêt, afin d’éviter qu’ils ne soient trop abusifs. Cependant, avec la fin de l’empire et l’avènement du christianisme, les règles ont radicalement changé.
Intérêt pour le Moyen Âge
La religion chrétienne ne voyait pas d’un bon œil le prêt à intérêt, en fait, elle le considérait presque comme un péché, le péché d’usure, quelque chose d’indigne d’un chrétien. Leur point de vue était justifié par le fait que la création de quelque chose à partir de rien, c’est-à-dire l’argent obtenu par l’intérêt, n’était pas chrétienne. De ce fait, seuls ceux qui n’appartenaient pas à cette religion pouvaient prêter “sans mauvaise conscience”. En raison de cette rigidité ecclésiastique, les Juifs étaient presque les seuls à pouvoir s’engager dans le secteur du crédit, non sans un certain dédain de la part de l’église. Peu à peu, les quartiers juifs sont devenus des noyaux d’affaires bancaires et ont donné naissance aux premières maisons de crédit et de banque.
Au fil des années, l’Église catholique est devenue plus souple dans sa vision, en partie influencée par les demandes des monarques européens qui avaient besoin d’argent pour leurs guerres de conquête. On a commencé à faire la distinction entre les prêts de subsistance, pour lesquels il n’était pas permis de percevoir des intérêts, et les prêts d’investissement, pour lesquels le taux d’intérêt était justifié par le risque encouru par le prêteur. Avec l’arrivée de Martin Luther et du luthéranisme, la perception d’intérêts est devenue monnaie courante dans les pays protestants. À cette époque, toute activité menée de manière digne, qu’il s’agisse de commerce ou de prêt d’argent, avait l’approbation de Dieu et de la société.
Les derniers siècles
À mesure que le système économique qui prévaut aujourd’hui, le capitalisme, prenait forme, les taux d’intérêt ont attiré l’attention des économistes et des dirigeants en raison, surtout, de leur forte incidence sur un commerce qui commençait à s’imposer comme l’un des principaux moteurs du développement économique des nations.
Adam Smith, dans son livre La richesse des nations, exprime l’intérêt des monarques à contrôler cet instrument : Par décret d’Henry VIII, il a été interdit en Angleterre et déclaré illégal toute usure ou intérêt dépassant dix pour cent…La reine Elizabeth a renouvelé le statut d’Henry VIII, dans le Ch. 8 de 13, et il a continué à être dix pour cent. Le taux légal d’usure jusqu’à la 21e Constitution de James I, qui l’a limité à huit pour cent. Il a été réduit à six peu après la restauration de Charles sur le trône, et par la Constitution 5 de la reine Anne, il a été limité à cinq. Toutes ces diverses réglementations, semble-t-il, ont été faites très justement et opportunément.”
C’est ainsi qu’est apparue la réglementation des taux d’intérêt par l’État, qui ne se contentait plus de fixer un plafond mais fixait en plus le taux de manière exacte. Peu après, la Révolution française a popularisé le prêt dans un pays traditionnellement catholique comme la France. Puis vint Napoléon. Avec les guerres napoléoniennes, la Banque d’Angleterre a assisté à une forte croissance du commerce britannique, et avec lui, du volume des prêts. Avec le temps, cette banque centrale a pris conscience du danger que des emprunts excessifs pouvaient représenter pour l’économie et a décidé de relever les taux d’intérêt afin de restreindre les prêts, c’est-à-dire qu’elle a commencé à utiliser les taux d’intérêt comme instrument de politique monétaire.
Le temps a passé et la Réserve Fédérale, la Banque Centrale Européenne, etc… sont apparues et les prêts avec intérêts avec leurs taux conséquents sont devenus monnaie courante. Comme vous pouvez le constater, de nouveaux acronymes pour des pratiques qui remontent à des siècles, bien qu’elles soient désormais beaucoup plus réglementées. Voir https://www.monbottin.fr/demande-de-credit-en-suisse/ pour en savoir plus !