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Avec le départ de Theo Bertschi, la course de côte du Gurnigel perd un de ses piliers. C'est en effet depuis environ 50 ans que le pilote bernois participe à cette grande manifestation populaire de la région de Gantrisch.
Dans un communiqué de presse publié hier, l'association des courses de côte du Gurnigel a annoncé la démission de son président de longue date, Theo Bertschi, qui a déjà eu lieu. Dans ce communiqué on dit:
Pour Bertschi, l'expérimenté directeur de l'événementiel et du marketing, la course de cette année aurait de toute façon été sa dernière au Gurnigel en tant que président du CO et de l'association. Malheureusement, comme c’est le cas pour toutes les courses du Championnat automobile suisse de montagne 2020, celle-ci n'a pas pu avoir lieu en raison de restrictions générales pour les manifestations sportives dues au Covid 19.
Pour des raisons d'âge et de santé, le Bernois de 70 ans avait présenté sa démission lors de la dernière assemblée générale en mars 2020. Pendant environ 50 ans, Theo Bertschi a occupé divers postes au sein de la course de côte du Gurnigel, en tant que fonctionnaire, commissaire sportif et, plus récemment, président du CO et chef du marketing.
De concert avec son successeur désigné Kurt Ruchti, Bertschi azraut souhaité rester à la coprésidence cette année et continuer à être responsable du marketing. Kurt Ruchti assurera maintenant seul la présidence de l'association à titre intérimaire jusqu'à la prochaine assemblée générale au printemps 2021. Bertschi a confié la responsabilité du marketing et du sponsoring au Comité.
L'ensemble du Comité et tous les membres de l'Association des courses de côte du Gurnigel remercient cordialement Theo Bertschi pour son engagement de longue date en faveur du maintien et du succès de cette manifestation populaire de grande envergure dans la région de Gantrisch. La 51e course de côte nationale du Gurnigel est prévue pour les 11 et 12 septembre 2021.
En dépit d’une place sur le podium, plus aucune chance de remporter le titre – pour Louis Delétraz, le premier des deux derniers week-ends de la finale à Bahreïn s'est terminé par une troisième place. Mais ce n'était pas la chose la plus importante pour le pilote genevois ce week-end.
«Je suis juste heureux qu'il aille bien», a déclaré Louis Delétraz dimanche soir en fin de journée. Il faisait naturellement référence à son collègue de Formule 1 genevois Romain Grosjean, qui a eu un grave accident au Grand Prix de Bahreïn et a miraculeusement échappé à un incendie.
Delétraz, pilote d'essai de HaasF1, avait juste avant le début de la saison de Formule 1 remportée sa cinquième place sur le podium de la saison de Formule 2 de cette année. Et cette performance était tout sauf une évidence, car Delétraz n'est parti qu'en 16e position, mais s'est senti parfaitement à l'aise dans la voiture et a terminé à la troisième place après une performance impressionnante: «C'était une course folle. Si on m'avait prédit un podium, j'aurais tout de suite signé», a déclaré Delétraz.
Malgré sa place sur le podium, Delétraz n'a maintenant même mathématiquement plus aucune chance de remporter r le titre de champion de Formule 2. Mais lors du dernier week-end de course (5/6 décembre à Bahreïn), il pourra encore terminer la saison et son temps en Formule 2 par une victoire. «Ce serait une fin de saison conciliante», déclare Delétraz, qui occupe toujours la septième place intermédiaire.
L'espoir que Delétraz puisse remplacer Grosjean en convalescence le week-end prochain à Bahreïn a d'ailleurs été rapidement anéanti. Bien que Delétraz soit un pilote d'essai officiel pour HaasF1, Pietro Fittipaldi, le numéro 4 de HaasF1, prendra la relève de Grosjean dans le cockpit.
Ce week-end, la Formule 1 comportera également les tours 21 et 22 de la Formule 2. Au milieu des participants, on trouvera Louis Delétraz. Le pilote genevois a encore une chance de remporter le titre, même si ce n'est que théoriquement.
La situation de départ de Louis Delétraz pour l'avant-dernier week-end de Formule 2 est claire: s'il veut avoir son mot à dire dans la lutte pour le titre, il devra non seulement marquer beaucoup de points à Bahreïn samedi/dimanche, mais ses adversaires, surtout Mick Schumacher et Callum Ilott, devraient idéalement repartir les mains vides. Sinon, le rêve se brisera avant la grande finale des 5 et 6 décembre (également à Bahreïn).
Le retard de Delétraz par rapport au leader Schumacher est de 69 points (avec un maximum de 92 points encore à attribuer). En deuxième position, il lui manque 47 points. Pour arriver encore sur le podium, il lui en faudra 25, tout est donc encore possible (ou presque). Mais Delétraz devra mettre les gaz dans le désert, sinon il devra se contenter d’une septième place intermédiaire, qui serait certes son meilleur résultat en Formule 2, mais ne correspond pas à l'objectif que ce pilote genevois s'est fixé.
En 90 courses, Delétraz est monté jusqu’ici neuf fois sur le podium. Son meilleur week-end a été celui de Monza en 2020 avec une troisième et une deuxième place. «Je ferai de mon mieux et je n'ai rien à perdre», a déclaré Delétraz avant le premier des deux week-ends à Bahreïn. «Mais je ne rêve pas du titre. Mathématiquement, j’ai certes encore mes chances, mais mon retard est très important.»
Au lieu de cela, le jeune homme de 23 ans vise la victoire tant attendue. «Une victoire à la fin de la saison de cette année serait formidable», déclare Delétraz. Ce n'est pas un objectif déraisonnable. Le romand a toujours été rapide à Bahreïn. «Lors des tests d'hiver, nous y étions parmi les meilleurs. La piste nous convient.»
On ne connaît pas encore les projets de Delétraz pour 2021. Les chances qu'il participe à une cinquième saison en Formule 2 sont minces. «A moins naturellement qu'il y ait une équipe qui me veuille vraiment.» L'avenir de Delétraz se situe plutôt dans les voitures de sport. Cette année, il y a acquis de l'expérience avec Rebellion (24h du Mans) et Porsche (24h de Spa). Il serait également intéressé par le projet Hypercar de Peugeot, mais ce dernier n'est prévu que pour 2022.
La Porsche Sports Cup Suisse (PSCS) a pu avoir lieu en 2020 en dépit du coronavirus. Le gagnant est Alexander Fach, un nouveau venu de 18 ans. Nous avons discuté avec lui des titres, des perspectives et des budgets.
Tu ne t'es sans doute pas attendu au titre en 2020?
Alexander Fach: Non vraiment pas. Mon but était d'apprendre, d'apprendre et d'apprendre encore. À la fin de la saison, j’ambitionnais de pouvoir monter une ou deux fois sur le podium...
...mais tu as ensuite gagné les deux premières courses à Hockenheim et il t'a donc fallu ajuster ton objectif.
Oui, j'ai dû redéfinir mon objectif. Mais j'ai été prudent. Le premier week-end s'était certes bien passé, mais je n'étais pas certain de pouvoir continuer sur cette lancée. En fin de compte, cela a suffi pour remporter le titre. Bien sûr, j'en étais ravi, mais je ne m'y attendais vraiment pas.
À ce moment-là, tu ne possédais même pas encore de permis de conduire. Combien d'heures t’a-t-il fallu pour l'obtenir?
Douze. La conduite elle-même n'a pas posé de problème. Mais sur la route, il y a encore beaucoup d'autres aspects auxquels il faut faire attention et qu'on n'apprend pas dans une voiture de course.
Comment es-tu entré dans le programme junior de Porsche?
J'ai fait des débuts en tant qu'invité au sein du PSCS en 2019. C'est ainsi que j'ai pris connaissance du programme. Et grâce à mes résultats, j'ai réussi à entrer dans le programme.
Il n'y a donc pas de sélection?
Non, les résultats et une demande ont suffi.
En quoi consiste ce soutien?
Porsche possède un système pyramidal. Je suis au niveau le plus bas qui représente les programmes de soutien des différents pays. On atteint le niveau supérieur en tant que pilote sélectionné dans la Porsche Carrera Cup. Ensuite, on passe en tant que junior dans la Porsche Supercup avant, si tout va bien, d'être promu au poste de pilote d'usine.
Tu proviens personnellement du karting. Recommanderais-tu cette voie à d'autres jeunes pilotes?
Oui, sans hésiter. De nombreux jeunes pilotes de karting ont pour objectif la Formule 1. Mais ce n'est pas un objectif réaliste de nos jours, sauf si vous pouvez compter sur un sponsor très puissant. Le chemin que j'ai choisi permet d'économiser beaucoup d'argent tout en offrant quand même une perspective.
Parlons du budget: que coûte une saison dans le championnat GT3?
Cela dépend de la quantité de «matériel» dont vous avez besoin. J'ai été économe cette année, j'ai usé peu de pneus et j'arrive donc à un budget d'environ 180 000 à 200 000 francs. La prochaine étape, la Porsche Carrera Cup en Allemagne, coûtera environ le double.
Après le PSCS, tu as toi-même participé aux courses de la Porsche Carrera Cup. En même temps, tu as également annoncé que tu voulais défendre ton titre au sein du PSCS. Quel est ton plan pour 2021?
Le contrat que j'ai signé en tant que junior sera d'une durée de deux ans. Cela signifie que je participerai sans doute à nouveau à la course PSCS l'année prochaine si tout se passe comme prévu. Mais en course automobile, on ne peut jamais tabler sur des certitudes. Je ne pense pas que je pourrai participer aux deux championnats en même temps. Bien que les dates n'aient pas encore été fixées en raison de la pandémie actuelle, je suppose que dans des circonstances normales, les dates se chevaucheront.
Alors que l'hiver approche à grands pas chez nous, dans les climats plus méridionaux, les pilotes continuent à effectuer des courses automobiles et cela également avec une participation suisse. Par exemple en Croatie ou en Italie.
La saison de sport automobile 2020, qui a été touchée par la pandémie du coronavirus, touche lentement à sa fin. De nombreux championnats ont déjà désigné leurs champions 2020. Bien que la dernière course n'ait pas encore eu lieu (elle est prévue les 5/6 décembre à Vallelunga), l'Italien Gabriele Mini a déjà remporté le titre lors de l'avant-dernière course à Imola. Pour l'équipe Jenzer Motorsport de Lyss, les courses ne se sont pas déroulées comme elle l’aurait souhaité. La septième place du roumain Filip Ugran au deuxième course (avec quatre phases de voiture de sécurité) a été le meilleur résultat. Mais les Bernois ont tout de même réussi à défendre avec succès la 3e place du championnat.
Le Suisse Jasin Ferati, qui a retrouvé son cockpit après ses problèmes de dos et le forfait de Monza, a terminé 18e, 12e et 21e. Le deuxième Suisse en lice, Axel Gnos, qui pilote pour G4 Racing, est également resté sans points.
Giorgio Maggi a fait mieux. Lors du troisième week-end Euro-Nascar en Croatie, ce pilote domicilié à Nidwald a réussi sa première pole position dans la catégorie Pro. Bien que Maggi n'ait pas réussi à transformer la première position de départ en une première victoire, le pilote de la Ford Mustang a assuré son premier podium en 2020, avec une deuxième place derrière le vainqueur Stienes Longin. Dans la deuxième course, Maggi a abandonné après une collision. La finale aura lieu du 3 au 6 décembre avec quatre courses à Valence. Dans le championnat, Maggi est 11ème – derrière le deuxième Suisse dans l’Auro Nascar, le Tessin Mauro Trione.