Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07157.jsonl.gz/358

Dans ce deuxième volet d'En appel consacré à Chateaubriand, Henri Guillemin aborde trois questions fondamentales: sa relation à la politique, l'amour dans sa vie et l'importance de la religion dans son oeuvre.
François René de Chateaubriand née à Saint-Malo en 1768. Ayant passé son enfance en Bretagne, à Combourg, il voit sa carrière militaire interrompue par la Révolution. En 1791, il part en Amérique mais revient se mettre au service de la monarchie puis, en 1793, émigre en Angleterre.
En 1800, il est de retour en France et se consacre aux lettres. Il publie Atala et René, inclus dans la première édition du Génie du christianisme, vaste apologie qui correspond aux desseins de Bonaparte.
L'assassinat du Duc d'Enghein accentue l'hostilité qu'il éprouve pour Napoléon. Chateaubriand part alors en Orient, avant de jouer un grand rôle politique à la Restauration. Il est nommé ambassadeur à Londres, en 1822, puis ministre des Affaires étrangères, jusqu'en 1824.
En 1830, Chateaubriand refuse l'orléanisme et se consacre désormais à ses Etudes historiques et à la rédaction de ses Mémoires d'outre-tombe où, dans un style très relevé, il exprime admirablement, à travers sa vie et sa sensibilité, les aspirations de son siècle. Il meurt à Paris en 1848.