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Les investigateurs de l'étude clinique américaine «Women Health Initiative» (WHI) ont mis un terme précoce à la branche de l'étude portant sur l'utilisation conjointe d'strogène et de progestatif chez des femmes en bonne santé après la ménopause. Un peu plus de cinq ans après le début de l'étude, qui devait durer plus de huit ans, ils ont établi que cette association hormonale présentait globalement des risques qui dépassaient ses bénéfices.L'article qui présente ces résultats devait être publié le 17 juillet dans le JAMA. Les éditeurs ont toutefois jugé nécessaire de le faire paraître au plus vite, et l'ont publié le 9 juillet sur le site Internet de la revue.Jacques Rossouw du Lung and Blood Institute de Bethesda et ses collègues de la WHI ont constaté une augmentation des risques de cancer invasif du sein, de maladie coronarienne, d'accident vasculaire cérébral et d'embolie pulmonaire parmi les participantes. L'étude a montré des effets positifs, comme un nombre moins élevé de fractures de la hanche ou de cancers colorectaux, mais ceux-ci ne suffisent pas à justifier la thérapie.La branche «strogène-progestatif» de la WHI comprenait 16 608 femmes âgées de 50 à 79 ans, recrutées dans quarante centres des Etats-Unis. Les participantes du groupe de traitement recevaient chaque jour une pilule combinée contenant 0,625 mg d'strogène et 2,5 mg d'acétate de médroxyprogestérone. Par rapport au groupe placebo, le groupe de traitement a présenté une augmentation des maladies coronariennes de 29%, des accidents vasculaires cérébraux de 41%, des cancers du sein invasifs de 26%. Le risque d'embolie pulmonaire a doublé. Du côté des bénéfices, les taux de cancers colorectaux ont diminué de 37%, les fractures de la hanche d'un tiers et l'ensemble des fractures de 24%.Cette étude montre que ce traitement hormonal combiné ne doit «pas être entrepris ni poursuivi» dans un but de prévention des maladies coronariennes, estiment les auteurs. De plus, ses risques et ses bénéfices doivent être pesés pour le traitement préventif de l'ostéoporose. Les auteurs soulignent que leur essai n'avait pas pour but d'évaluer les risques et bénéfices d'un traitement hormonal de durée limitée contre les symptômes de la ménopause.