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La ville de Saranda est nichée dans une baie entourée de collines, au bord de la mer Ionienne, en face de Corfou. Une ville qui s’est développée au cours des siècles et qui est devenue un lieu de prédilection pour les vacances. Détente et divertissements sont garantis.
Une ville au sud de l’Albanie, d’où l’on peut apercevoir Corfou. Son histoire et son essor remontent à l’Antiquité. Il est établi que Saranda fut détruite en 551 pendant la migration des peuples et dut être entièrement reconstruite. Au XVe siècle, la ville appartint à l’Empire ottoman. En 1878, elle fut mise à feu par les nationalistes grecs et dut à nouveau être reconstruite. Lors de la Première Guerre balkanique en 1912, la ville fut occupée par les Grecs qui la revendiquaient car nombre d’entre eux y vivaient. Sous la pression des grandes puissances, les Grecs délaissèrent la ville qui fut alors rattachée à l’Albanie.
Durant les deux Guerres mondiales, Saranda fut occupée par la marine italienne qui s’en servait comme base navale. Suite à l’offensive ratée contre la Grèce, ils quittèrent la ville qui fut à nouveau occupée par les Grecs. C’est seulement sous la dictature d’Enver Hoxhas qu’elle devint une destination de vacances. Cependant, la chute de la dictature entraîna la fermeture de certaines entreprises, suivie d’une hausse du chômage et de la pauvreté.
L’insurrection de 1997 n’a pas non plus épargné Saranda, où les rebelles brûlèrent des œuvres d’art provenant de trois musées. Les œuvres ayant pu être sauvées sont aujourd'hui exposées au «Museu i Tradites».
Entre-temps, le tourisme est devenu l’une des industries les plus importantes de la ville, ce qui a favorisé son essor. Ainsi, de nombreux hôtels et appartements de vacances ont été construits. En plus des belles plages, des bons restaurants et bars, les alentours constituent aussi des excursions intéressantes.
Sur une colline au-dessus de la ville se trouvent les ruines du «monastère des quarante saints». Ce monastère fut bâti entre le Ve et le VIe siècle et appartient au patrimoine culturel albanais. Il est considéré comme un lieu de pèlerinage de la fin de l’Antiquité jusqu’au milieu du XIXe siècle où des moines vivaient encore autour de l’église. Le monastère fut détruit, dans un premier temps, par les soldats grecs, puis par les bombardements des Alliés.
Une excursion à 20 km de là pour rejoindre Butrint vaut le détour: c’est l’un des sites archéologiques les plus célèbres. Il est supposé que la première colonisation remonte à 800 av. J-C. Aujourd'hui encore, on y trouve des vestiges architecturaux d’origine hellénique, byzantine, romaine, ottomane et vénitienne. Depuis 1992, Butrint est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et constitue une excursion très appréciée.
«Blue Eye», une autre excursion qui vaut également le détour, se trouve à 30 km de Saranda. Il s’agit d’une source karstique dans la montagne Mail i Gjerë, la plus grande source du pays. La roche calcaire et les rayons du soleil confèrent à l’eau une couleur bleu foncé, d’où son nom.
Après une journée riche en émotions ou même pour un petit creux, Saranda compte divers restaurants et cafés propices à la détente.
2 heures