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santé
Les femmes sont-elles plus bavardes que les hommes? Tout dépend du contexte
Les chercheurs ont travaillé avec des hommes et des femmes dans deux situations sociales différentes. Dans la première, la conversation était permise pendant une période de travail universitaire collaboratif de 12 heures. Dans le cadre de la seconde, les chercheurs ont observé les interactions entre des employés au cours de leur pause déjeuner d'une heure. La situation universitaire comptait 79 participants, et les hommes y étaient légèrement plus nombreux que les femmes (42 contre 38).
Un total de 38 femmes ont participé à la situation de la pause-déjeuner, alors que seulement 16 hommes étaient présents. Malgré leur supériorité numérique, les femmes n'ont que légèrement plus parlé que les hommes pendant la pause déjeuner, mais elles ont beaucoup plus parlé durant la tâche universitaire, et surtout des longues conversations. Cette conclusion est cependant limitée aux petits groupes, car les chercheurs ont remarqué que quand on ajoutait six personnes ou plus au groupe, les hommes étaient ceux qui parlaient le plus.
«Dans la situation plus collaborative, on observe que les femmes choisissent de travailler ensemble, et quand on travaille ensemble, on a tendance à parler plus», déclare David Lazer, co-directeur du NULab for Texts, Maps and Networks, le centre de recherche de Northeastern pour les sciences humaines numériques et les sciences sociales informatiques. «C'est donc un scénario très particulier qui conduit à davantage d'interactions. Ce qu'il est important de noter ici, c'est qu'il y a un lien entre la situation sociale et le sexe des individus, c'est ce qui a créé cette différence.»
Lazer et son équipe attribuent la précision de leur découverte aux appareils de suivi social prêt-à-porter dont étaient équipés les participants. A peu près de la taille d'un iPhone, le sociomètre est utilisé dans la communauté scientifique pour développer des modèles conceptuels d'interactions de groupe, selon l'étude. Il doit son nom à un concept développé en 1995 par Mark Leary, un professeur de psychologie à l'université Duke, en Caroline du Nord.
La théorie de Leary suggère que l'estime de soi est l'unité de mesure des relations interpersonnelles et de leur qualité, d'où le nom sociomètre. L'étude de Lazer a été publiée dans la revue scientifique Scientific Reports.
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