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LA BCV AU 1er SEMESTRE 2002
RÉSULTATS EN BAISSE PAR RAPPORT AUX PRÉVISIONS
Au 30 juin 2002, le résultat des opérations d'intérêts de la BCV (maison mère) est quasiment stable (-2%) par rapport à la même période de 2001. Il s'élève à CHF 205 millions. Ce résultat, conforme aux prévisions, révèle même une amélioration de la marge à 1.19%. En ce qui concerne les opérations de commissions, leur résultat s'établit à CHF 110,8 millions, en recul de 4% par rapport aux chiffres au 30 juin 2001. Cet écart s'explique principalement par les difficultés des marchés financiers, qui se traduisent par un comportement très prudent des investisseurs. Le résultat des opérations de négoce sur titres et devises est nettement supérieur à celui de 2001, à 32,3 millions, grâce à une forte réduction des pertes sur titres et à une excellente performance des opérations sur devises. Les autres résultats ordinaires reculent considérablement, à CHF 34,5 millions. Enfin, la BCV a pu maîtriser ses charges d'exploitation qui diminuent ainsi de 7% à CHF 223,7 millions. Cette baisse résulte surtout de la diminution des charges de personnel.
En conséquence, le bénéfice brut de la BCV maison mère s'inscrit à CHF 159 millions contre CHF 225,5 millions l'année précédente, ce qui correspond à une baisse de 29%. Ce recul est essentiellement lié à l'effet exceptionnel qu'avait eu la vente des positions dans Orange en 2001 et au comportement négatif des marchés financiers en 2002.
Pour ce qui est du résultat net, il se monte à CHF -81,9 millions, ce qui est clairement en dessous des prévisions de la banque. Ceci s'explique par un accroissement à CHF 197,9 millions du poste correctif de valeurs, provisions et pertes, dû essentiellement à une augmentation des besoins en provisions. Deux éléments principaux sont à la base de cette évolution, à savoir l'impact de l'affaire RBG Resources Plc/Allied Deals Plc - dont la banque a déjà parlé - et la détérioration de la situation des débiteurs en difficulté - qui avaient déjà été identifiés par la banque - occasionnant des besoins de provisions plus élevés que prévu.
Bilan
A fin juin 2002, le total du bilan est en diminution de 3%, à CHF 34,48 milliards, par rapport à fin 2001.
A l'actif, cette évolution s'explique par un fort recul des liquidités et créances sur les banques. Les avances à la clientèle sous forme de crédits commerciaux ou d'avances hypothécaires ont aussi reculé, à CHF 24,7 milliards (-4%), ce qui traduit la morosité du climat économique.
Au passif, l'érosion de l'épargne se poursuit. Les engagements envers la clientèle diminuent ainsi de 3% à CHF 16,3 milliards. Les engagements envers les banques sont aussi en fort recul, à CHF 2,6 milliards (-27%).
Perspectives au 31 décembre 2002
Dans son information liée à l'augmentation de capital qui débute le 18 juillet, la banque a indiqué qu'elle attendait un bénéfice net faible pour l'exercice en cours. Toutefois, compte tenu des résultats au 1er semestre, le résultat net de l'exercice 2002 en cours sera négatif d'environ CHF 90 millions. Cette évolution affecte également le taux de fonds propres à fin 2002, qui devrait se situer aux environs de 110% des exigences légales, sur une base consolidée. L'objectif d'atteindre un taux de 120% reste valable.
Augmentation de capital
L'augmentation de capital aura lieu dans les conditions et les délais prévus, Deutsche Bank agissant comme coordinateur global. Par ailleurs, l'Etat a confirmé son engagement à reprendre tous les droits de souscription préférentiels non exercés dans le cadre de cette augmentation de capital.
Lausanne, le 17 juillet 2002