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Environ 580'000 électeurs suisses vivent à l'étranger. Les partis se bousculent pour attirer leurs votes. Le PS, qui a présenté jeudi sa plateforme internationale, entend aussi se battre pour leur assurer une représentation politique au Parlement.
Plusieurs stratégies s'offrent aux partis. L'une est de présenter des listes "internationales", apparentées aux listes principales. Le PS le fera dans plusieurs cantons, dont Genève.
Les chances d'être élus pour les Suisses de l'étranger y figurant sont toutefois maigres. L'opération peut néanmoins se justifier, car elle permet aux partis de grappiller des voix supplémentaires.
Autre option: faire apparaître un représentant de la cinquième Suisse sur la liste principale. Les socialistes espèrent par ce biais envoyer Tim Guldimann à Berne.
Ce diplomate s'est fait un nom en tant qu'en ambassadeur en Iran et en Allemagne, ainsi que par ses différents mandats pour l'Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe (OSCE). Résidant à Berlin, il se présente à Zurich.
Suivre les exemples français et italiens ?
Il est possible à n'importe quel Suisse de l'étranger de se présenter à l'élection du Conseil national via le canton où il est enregistré. Pour le Conseil des Etats, cette possibilité n'était prévue en 2011 que dans onze cantons sur 26.
Dans un avis de droit publié en mars 2014, la Chancellerie fédérale a estimé qu'il n'était pas possible à la Confédération de faire plier les cantons qui n'offrent pas ce droit.
Une autre option serait que la Suisse, à l'instar de la France, de l'Italie ou du Portugal, mette en place une représentation directe au Parlement de ses ressortissants établis à l'étranger. A la demande du National, le Conseil fédéral va présenter un aperçu des différents modèles appliqués.
L'idée de créer une circonscription électorale, soit un 27e canton, avait été avancée par le passé. Le cinquième Suisse pourrait ainsi avoir sa propre députation au National et deux conseillers aux Etats. Une initiative parlementaire de Carlo Sommaruga (PS/VD) en ce sens a été enterrée en 2009 par la Chambre des cantons.
ATS