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Ces taux font partie des principaux indicateurs de la Statistique des bénéficiaires de l’aide sociale permettant de contextualiser la situation de la pauvreté combattue en Suisse de façon générale.
Remarque : L’indicateur « Taux des ménages (soutenus par l’aide sociale) » n’est pas disponible pour le moment. Des résultats seront publiés sur cette page prochainement.
En 2019, en Suisse, le taux d’aide sociale s’élève à 3,2%. Ce taux équivaut à 2,5% chez les personnes nées en Suisse et à 4,9% parmi celles nées à l’étranger. Néanmoins, les écarts sont particulièrement élevés entre Suisses et étrangers nés en Suisse. On observe en effet une différence de 6,8 points de pourcentage entre les Suisses et les étrangers nés en Suisse, avec respectivement 2,0% et 8,8%. Cette différence est de 1,7 point de pourcentage entre Suisses et étrangers nés à l’étranger.
De 2010 à 2019, le taux de bénéficiaires de l’aide sociale a légèrement augmenté dans la population totale (+0,2 point de pourcentage). Entre 2012 et 2019, la progression la plus importante peut être observée au sein des étrangers nés en Suisse. Le taux d’aide sociale au sein de cette population a augmenté de 0,9 point de pourcentage pendant cette période.
Par rapport à l’année précédente, le taux d’aide sociale a cependant diminué dans la majorité des groupes de population en 2019, à l’exception des étrangers nés à l’étrangers chez qui il a légèrement augmenté.
Le taux d’aide sociale des étrangers est le plus bas dans les cantons de Nidwald et de Thurgovie (3,0% et 2,5%) et le plus haut dans les cantons de Neuchâtel et de Berne (12,0% et 10,8%). Toutefois, en considérant le rapport entre le taux d’aide sociale des personnes étrangères et celui des Suisses, on remarque que les cantons du Tessin et de Neuchâtel présentent les rapports les plus bas (1 : 1,6 et 1 : 1,5). Les écarts les plus importants se trouvent dans les cantons d’Appenzell Rhodes-Intérieures et d’Uri (1 : 17,8 et 1 : 10,7).
Parmi les personnes nées en Suisse, les cantons d’Appenzell Rhodes-Intérieures et d’Uri présentent également les écarts les plus importants entre Suisses et étrangers (1 : 37,6 et 1 : 22,1). Les cantons de Bâle-Ville et du Tessin sont ceux où ils sont les plus bas (1 : 2,6 et 1 : 2,4). Pour les personnes nées à l’étranger, les écarts entre étrangers et Suisses sont généralement plus bas. Uri et Appenzell Rhodes-Intérieures y présentent les différences les plus importantes (différence de 20 et 34 points de pourcentage).
Tableaux
Définitions
L'aide sociale constitue, dans le système de protection sociale suisse, une prestation de dernier recours. Elle est accordée en fonction des besoins là où aucune assurance sociale n'alloue de prestations et comprend toutes les prestations d'assistance et de soins élémentaires destinées à assurer la subsistance des personnes nécessiteuses. L’aide sociale au sens strict englobe l’aide personnelle et l’aide économique. Elle assure la subsistance des personnes dans le besoin, encourage l’autonomie personnelle et économique, ainsi que l’intégration sociale et professionnelle. Elle sert à faire face à des situations de crise à caractère temporaire et constitue à ce titre le dernier filet social. Elle n’est pas conçue pour couvrir en général des risques de nature structurelle. L'aide sociale relève de la compétence des cantons. Seules l'assistance dans le domaine de l'asile et des réfugiés et l'aide aux Suisses de l'étranger relèvent de la Confédération. Chaque canton a sa propre législation en matière d'aide sociale, qui régit l'ensemble de l'aide sociale cantonale et communale.
Méthodologie
Le taux d’aide sociale économique (taux de bénéficiaires de l’aide sociale au sens strict) exprime le rapport entre le nombre de personnes qui touchent au moins une fois une prestation de l'aide sociale dans l'année et la population résidante permanente selon STATPOP de l’année précédente (Statistique de la population et des ménages). La statistique de l’aide sociale comprend aussi les données des personnes admises provisoirement. Il s’agit des personnes admises provisoirement, qui résident en Suisse depuis plus de 7 ans, ainsi que des réfugiés admis provisoirement avec une durée de séjour en Suisse de plus de 7 ans.