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10/06/2015
L'installation de biogaz
Aujourd'hui les Verts, comme tous les autres groupes parlementaires, ont leur sortie annuelle. Ils ont choisi comme but EVOLOGIA à Cernier un site qui permet à une vingtaine d'activités de se déployer: www.evologia.ch
le jardin
un exposé passionnant sur la gestion et la valorisation des déchets ...
09/05/2015
Les scientifiques japonais affirment n'avoir jamais rien vu de pareil après avoir autopsié un groupe de dauphins morts retrouvés échoués sur une plage non loin du site de la catastrophe de 2011 à Fukushima..
De nombreux dauphins ont été découverts échoués sur les côtes ces derniers temps. Le musée national des sciences a donc décidé d'enquêter. Trente chercheurs ont ainsi autopsié les 17 animaux retrouvés. Les poumons de ces dauphins étaient blancs, ce qui, d'après les scientifiques, est une indication du manque de sang acheminé vers les organes dû à un empoisonnement par radiation.
D'après Yuko Tajima, qui dirige les recherches, "les poumons de la majorité d'entre eux étaient blancs pour cause d'ischémie, une maladie vasculaire qui diminue l'apport sanguin vers un organe. Non traitée, elle peut mener à la mort".. Il ajoute qu'il a été démontré que les radiations ionisantes à petites doses et sous certaines conditions sont considérées comme étant un des mécanismes de base des maladies ischémiques.
Les risques de cancer provoqués par les effets des radiations ont été révélés après l'accident de Tchernobyl, et récemment, on a découvert que le risque de maladie ischémique lié aux radiations serait statistiquement plus grand que le nombre de cancers. En 1990, le ministère de la santé biélorusse avait déjà dévoilé dans un rapport l'aggravation du nombre de personnes affectées par ces maladies: "Le nombre d'adultes atteints par les maladies ischémiques cardiaques est de 2 à 4 fois plus élevé en comparaison avec les années précédentes".
On peut donc s'attendre à ce type de constatations dans la région de Fukushima dans les années à venir.
(billet repris de www.sortirdunucleaire.org)
09/12/2014
Le Conseil national, a défini la stratégie énergétique 2050.
De nombreuses décisions clairvoyantes ont été prises, qui profiteront aussi bien à l'environne-
ment qu'à notre économie :
(BEN LeMatin)
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Accroitre les moyens pour réaliser les 36'000 installations solaires, hydrauliques, éoliennes et de biomasse actuellement sur liste d'attente
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Simplifier les procédures d'autorisation pour les construire
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Encourager les électriciens, par un système de bonus-malus, à favoriser l'efficacité énergétique et à lutter contre les gaspillages
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Investir 450 millions par an pour améliorer l'énergétique des bâtiments
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Autoriser uniquement la vente des appareils les moins énergivores
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Remplacer progressivement les chauffages électriques qui consomment en hiver l'équivalent de la production de Mühleberg, Beznau I et II
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Réduire les émissions de CO2 du parc automobile
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Interdire la construction de nouvelles centrales nucléaires : les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique remplaceront les anciennes
Seuls points négatifs, mais de taille, une majorité conservatrice du Conseil national, aveuglée par la perspective de bénéfices à court terme, a refusé d'exiger une sécurité croissante des centrales nucléaires en fin de vie. Pourtant elles deviennent chaque jour plus dangereuses, les chocs thermiques et les radiations les abimant progressivement. Le Conseil national a aussi refusé de les arrêter après 45 ou 50 ans, alors qu'elles étaient conçues pour durer 30-40 ans, et qu'une planification de leur arrêt favoriserait les investissements pour produire du courant vert. Il laisse même la porte ouverte à des indemnisations pour mettre hors service ces vieilles casseroles.
Au Conseil des Etats, maintenant de corriger ces défauts qui mettent gravement en danger la sécurité et l'économie de notre pays, ou au peuple de voter OUI, le moment venu, à l'initiative « Sortir du nucléaire ».
29/02/2012
L'initiative « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires » est encore soutenue par une majorité de citoyennes et citoyens, mais l'obtention, le 11 mars, de la double majorité, peuple et cantons, sera difficile. Les bétonneurs et les spéculateurs disposent de moyens financiers considérables et peuvent compter sur l'appui d'une majorité de politiciens, même de « Verts libéraux ». Maurice Chappaz dénonçait déjà en 1976, dans son livre « Les Maquereaux des Cimes Blanches », cette alliance suspecte entre spéculateurs et certains notables.
Aujourd'hui ils n'hésitent pas, pour imposer le NON à effrayer les électrices et électeurs en recourant à des images d'un autre temps, une faucille qui démolit un chalet idyllique, et à avancer des arguments fallacieux:
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des milliers d'emplois seraient perdus: en réalité les entrepreneurs du bâtiment pourront toujours construire des logements principaux, ceux à loyers accessibles faisant cruellement défaut, ou des appartements et chalets de vacances à louer à la semaine, ou se reconvertir dans l'amélioration énergétique des bâtiments existants. En réalité c'est le laisser faire actuel qui enlaidit localités et paysages, et menace l'économie touristique.
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les résidences secondaires se répandraient ailleurs, dans des localités encore épargnées par l'invasion de lits froids: en réalité chaque commune pourra se protéger par un règlement adapté, limitant à moins de 20% le nombre résidences secondaires, ou les excluant de certains quartiers, ce qu'ont déjà fait les plus avisées.
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il ne faudrait pas fixer une limite nationale, mais laisser cantons et communes légiférer, comme la nouvelle loi le prévoit: en réalité la nouvelle loi est trop floue, et on peut craindre que les autorités locales, souvent proches des spéculateurs, fixent trop haut le % autorisé de résidences secondaires.
Nous pouvons donc voter sans hésiter OUI à l'initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» aussi bien pour préserver nos plus beaux paysages que dans l'intérêt économique des localités touristiques et de leurs habitants.
15/02/2012
Un premier sondage donne 61% de citoyennes et de citoyens favorables à l'initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» soumise en votation le 11 mars.
On comprend bien ce choix:
Dans certaines localités touristiques quatre maisons sur cinq restent vides la plupart du temps. Volets fermés plus de 10 mois par an... Et cette prolifération de résidences secondaires fait monter les prix de tous les appartements au point que de nombreux enfants du pays ne trouvent pas à s'y loger. Ce ne sont pas uniquement nos plus beaux paysages qui pâtissent de cette situation!
Il faut donc prendre des mesures efficaces pour :
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Eviter que les plus belles localités de notre pays soient envahies par des bâtiments froids et sans âme.
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Eviter que les prix du sol et des immeubles, ainsi que les loyers, augmentent massivement dans les localités touristiques et deviennent inabordables pour la population locale. Elle est la première victime de la spéculation et de l’argent facile réalisé par certains avec de nouvelles résidences secondaires, ce qui explique, que malgré la propagande des notables locaux contre l'initiative, celle-ci soit soutenue par une bonne partie de la population même dans les localités touristiques.
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Sauver des paysages uniques et leur faune Chaque année 8 000 résidences secondaires sont construites en Suisse! Cette frénésie contribue à bétonner chaque seconde plus d’un mètre carré de notre pays. A terme le tourisme est menacé par ce laisser faire !
L'initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» arrive à point. Elle propose en effet:
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de limiter le nombre de résidences secondaires à 20% du parc des logements et de la surface brute au sol habitable de chaque commune.
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d'interdire la délivrance de permis pour la construction de nouvelles résidences secondaires après le 31 décembre 2012 dans les communes où ce quota est dépassé.
Les opposants nous disent que le Parlement a pris en 2011 les mesures nécessaires. Qu'en est-il au juste?
Les cantons doivent élaborer, d'ici à 2014, des plans directeurs désignant les territoires où des mesures doivent être prises « en vue de maintenir une proportion équilibrée de résidences principales et de résidences secondaires ». Mais que signifie proportion équilibrée? 50%, donc une maison fantôme sur deux? 40%, comme décidé par le Canton de Berne? Les communes concernées devront prendre les mesures nécessaires « notamment par la fixation de contingents annuels ou d’un taux de résidences principales, par la délimitation de zones d’affectation spéciale ou par le prélèvement de taxes d’incitation ». Cela reste des plus flou et laisse les municipalités, souvent fortement influencées par les entrepreneurs locaux, poursuivre leur politique laxiste.
Les autres arguments des opposants annonçant, en cas de succès de l'initiative, pertes financières ou invasion de résidences secondaires dans des localités pas encore touchées ne tiennent pas non plus, en effet:
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Les logements de vacances, loués en moyenne 200 nuitées par an, ne sont pas concernés par l'initiative, pas plus que les domiciles secondaires utilisées à des fins d’étude et de travail. Et en cas d'héritage des logements existants pourront servir de résidences secondaires...
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Il n’est pas question de démolir ou de supprimer des résidences secondaires existantes, ce qui est déjà construit ou en construction reste là. Simplement dans les communes où il y a déjà plus de 20% de résidences secondaires, il n'y en aura pas de supplémentaires. Et 20% c'est déjà beaucoup! Au Tyrol, une limite de 8% a été introduite dans les années 90 déjà.
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Les communes seront libres de prendre toute autre mesure utile pour limiter le nombre de « lits froids » à moins de 20%: fixer un taux maximal plus bas, favoriser la transformation de résidences secondaires en para-hôtellerie, promouvoir l’hôtellerie et les résidences principales à des prix abordables...
Nous pouvons donc voter sans hésiter OUI à l'initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» aussi bien pour préserver nos plus beaux paysages que dans l'intérêt des localités touristiques et de leurs habitants.
Renseignements trouvés sur le site www.residences-secondaires.ch :
Appuis à l'initiative :
Partis
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PS Suisse
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PEV (Parti évangélique)
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Les VertEs Suisse
Associations
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ASLOCA Association Suisse des locataires
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ASPO / BirdLife Suisse
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Association Môtiers
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ATE Association Transports et Environnement
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Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage
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Patrimoine suisse
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Pro Natura
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WWF Suisse (dit oui à l'initiative, ne fait pas partie du comité de soutien)
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WWF Svizzera italiana
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WWF Valais
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WWF Vaud
Remarques:
L’Association suisse des locataires recommande aussi de voter oui à l’initiative « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires ». Elle affirme que le problème ne se pose pas que dans les stations touristiques, les régions urbaines sont aussi concernées car il devient difficile d’y trouver un logement principal et la demande accrue fait monter les prix. Que les résidences secondaires posent de gros problèmes dans les stations touristiques. Elles coûtent cher en infrastructures pour un taux d’occupation le plus souvent médiocre, sans apporter beaucoup de revenus aux communes. Les habitantes et habitants ne trouvent plus que des logements hors de prix.
Même le Conseil fédéral, qui combat l'initiative, partage notre opinion «que des prescriptions strictes doivent encadrer la construction de résidences secondaires» (Communiqué de presse du 13.01.2012).
Questions - réponses
Qu’est-ce qu’une résidence secondaire?
On appelle résidence secondaire un second logement de particuliers qui n’est utilisé qu’occasionnellement durant l’année comme logement de vacances. L’appellation « résidence secondaire » ne concerne pas les logements de vacances qui sont loués à des fins commerciales (parahôtellerie). Ceux-ci sont bien plus utilisés (en moyenne 200 nuitées/an) que des résidences secondaires (30 à 60 nuitées/an).
Pourquoi l’initiative exige-t-elle une limitation à 20%?
La limitation maximale de 20% a été définie afin de garantir à la population autochtone suffisamment de place pour son propre développement. Cette limitation de 20% a été qualifiée par le Tribunal fédéral expressément comme mesure d’aménagement du territoire adéquate (Décision 1P.404/1997 du 9 novembre 1998). Au Tyrol (Autriche), comparable aux régions de montagnes suisses, une valeur encore plus basse (8%) a même été définie dans les années 90. Mais les communes suisses peuvent, elles aussi, définir une part de résidences secondaires plus basse.
L’inscription d’une limitation maximale dans la Constitution est-elle bien nécessaire?
Oui, car l’Etat fédéral, les cantons et les communes n'ont pas su, jusqu’ici, limiter les constructions envahissantes de résidences secondaires. Certes, la Constitution fédérale exige déjà aujourd’hui l’ « utilisation judicieuse et mesurée du sol » (Art. 75 al. 1). Mais les lois existantes ont été aménagées de manière assez flexible afin de garantir un maximum de contrats au secteur du bâtiment. Seules quelques communes ont décrété des mesures efficaces. L’initiative fixe une limitation maximale claire et ainsi, met fin à un aménagement du territoire lamentable réalisé aux détriments de la nature et du paysage. Avec un maximum de 20% les cantons et les régions touristiques ne pourront plus surenchérir pour attirer des résidences secondaires sur le dos des espaces naturels et de la population autochtone. Dans le cadre de la législation d’application, des marges de manoeuvre pour les cantons et les communes pourront être définies, ce qui leur garantira la possibilité de planifier leur développement de manière autonome.
Qu’est-ce qui se passe avec les résidences secondaires existantes?
Les résidences secondaires existantes sont bien entendu maintenues. Elles peuvent continuer à être utilisées comme résidences secondaires. L’initiative n’exige pas la transformation de résidences secondaires en résidences principales. A l’avenir, les résidences secondaires ne pourront pas constituer plus de 20% de la surface habitable d’une commune. Là où ce taux est déjà dépassé, il sera seulement possible de construire de nouvelles résidences secondaires si le taux descend en dessous des 20%. Cela est aussi valable pour la transformation de résidences principales en résidences secondaires. Les dispositions précises doivent être fixées par la législation d’application et le Parlement. Celui-ci règlera aussi la question de la transmission patrimoniale dans la famille.
Est-ce que cela ne récompense pas les communes qui ont déjà bâti plus de 20%?
Non. Dans les communes qui ont une forte proportion de résidences secondaires, l’adoption de l’initiative entraînera un arrêt de la construction de résidences secondaires, sur une période plus ou moins longue selon le dépassement du seuil fixé des 20%: plus il est élevé, plus celle-ci sera longue avant que de nouvelles résidences secondaires puissent être construites.
Est-ce que l’adoption de l’initiative n’aboutira pas à un déplacement de la construction de nouvelles résidences secondaires dans les communes qui n’auraient pas encore dépassé ce taux de 20%?
Les résidences secondaires ne peuvent être construites que dans les zones d’habitation constructibles. Un déplacement n’est donc possible qu’à la condition qu’une telle zone non encore occupée existe dans une commune voisine. L’initiative a pour but de créer un équilibre entre le logement pour les autochtones et les résidences secondaires. Les communes peuvent à cet effet aussi prescrire dans leurs plans d’aménagement des taux de résidences secondaires plus bas.
L’initiative ne portera-t-elle pas atteinte au secteur du bâtiment dans les régions touristiques?
Certes, dans les communes qui ont déjà au moins un taux de 20% de résidences secondaires, il ne sera plus possible d’en construire davantage. Mais la construction de résidences principales (pour les autochtones), d’hôtels, de résidences secondaires dans la parahôtellerie ou d’installations touristiques sera toujours possible. De même que des travaux de rénovation pour des résidences principales ou secondaires. Le secteur du bâtiment s’adaptera.
Est-ce que l’initiative a un rapport avec la Lex Koller?
L’initiative a été lancée parallèlement avec l’abolition programmée de la Lex Koller (qui prévoyait une limitation de l’acquisition de résidences secondaires pour des ressortissants étrangers). Mais à l’inverse de celle-ci, l’initiative n’établit pas de différence entre ressortissants étrangers et citoyens suisses. L’initiative résout un problème qui est causé aussi bien par des citoyens suisses que par des ressortissants étrangers. D’ailleurs moins de 20% des résidences secondaires appartiennent à des ressortissants étrangers.
Le point de vue de Yves Ferrari, président des Verts vaudois (24Heures du 15.2.2012)
Les opposants craignent une perte de 1000 emplois dans les Alpes vaudoises et de 20 millions par an dans la construction…
Au contraire, un oui à l’initiative créerait des emplois. De nombreux hôtels ont fait faillite dans nos montagnes, car les étrangers s’achètent tous des chalets. Il faut relancer l’hôtellerie pour satisfaire les vacanciers et cela créera plus de 1000 emplois! Nous devons avoir une vision à long terme, car le jour où tout sera bétonné, plus personne ne viendra.
Vous demandez aux menuisiers de se reconvertir en sommelier? Les autochtones risquent plutôt de quitter nos montagnes…
C’est le cas actuellement! Prenez Verbier, les gens du coin n’y habitent plus car c’est trop cher. Plus on construira, plus le terrain sera onéreux, et plus les gens devront partir. Et les paysages seront détruits. Je monte en transports publics tous les week-ends à Villars car j’aime nos montagnes. Et j’y consomme local afin d’y maintenir une diversité d’emplois.
Que répondez-vous aux communes qui craignent une perte fiscale?
Les rentrées fiscales ne diminueront pas. En effet, il n’est pas prévu de détruire les logements existants. Les communes ne font pas de bénéfice avec des chalets vides les trois quarts de l’année. Elles doivent surdimensionner les routes et l’évacuation des déchets pour seulement trois mois. Il faut favoriser un développement durable dans nos Préalpes. P.B.
02/04/2011
Depuis 3 semaines, on m'interpelle fréquemment sur Fukushima.
Les questions le plus souvent posées sont les suivantes:
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Pourquoi, avec toute l'eau qu'on verse sur les centrales, on n'arrive pas à arrêter le dégagement de radioactivité et de chaleur? Que se passe-t-il au juste dans ces centrales?
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Mais alors, il n'y a pas que les centrales soviétiques qui sont dangereuses? Nos centrales nucléaires, ne sont-elles pas sûres?
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Y-a-t-il beaucoup de radioactivité qui se répand dans l'environnement? Quels sont les risques pour la santé?Probablement vous êtes nombreux à vous poser ces mêmes questions, je vais donc essayer d'y répondre succinctement dans cet billet.
1. Quand on parle d'une fusion qui n'est pas une fusion nucléaire,
mais une fonte des barres de combustible
Lors d'un arrêt d'urgence:
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Les barres métalliques et l'eau borée, qu'on introduit dans le coeur de la centrale, ont pour effet de stopper la fission en chaîne de l'uranium, provoquée par des neutrons ralentis
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Mais les produits de fission – les déchets radioactifs donc - déjà présents dans le combustible, continuent leurs réactions radioactives et continuent donc à dégager de la chaleur.
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Il est indispensable que des génératrices « de secours » fournissent du courant pour faire circuler l'eau pour le refroidissement.
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Si cette chaleur n'est pas évacuée normalement, les barres de combustibles surchauffent. Et les gaines risquent de fondre.
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L'eau réagit avec les gaines en zirconium des barres surchauffées et il se dégage de l'hydrogène.
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La pression monte.
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Si l'on évacue la vapeur pour faire baisser la pression, l'hydrogène peut provoquer des explosions.
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Si les barres de combustible sont déjà abimées, des isotopes radioactifs sont aussi libérés dans l'environnement.
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Explosions, températures élevées, corrosion... l'enceinte du réacteur peut perdre son étanchéité. Matériaux radioactifs se répandent alors aux environs.
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Barres et combustible en fusion – il s'agit donc de métaux fondus, pas de fusion nucléaire- coulent au fond de la centrale,
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avec le risque de percer l'enceinte, entrer en contact avec d'autres matériaux et provoquer une très forte explosion -classique- provoquant la contamination radioactive de vastes territoires.
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Il y a même un risque, heureusement très faible, que dans ce coeur fondu, appelé corium, une réaction nucléaire s'enclenche, la masse critique étant atteinte, il y aurait alors une véritable explosion nucléaire.
A Fukushima, tous ces événements, sauf les k) et l), se sont produits, de manière plus ou moins accentuée dans les réacteurs numéros 1 à 3. Dans le réacteur numéro 4, qui était à l'arrêt lors du tsunami, c'est la piscine où était stocké le combustible usagé qui n'a plus était refroidie, l'eau s'est évaporé, les barres ont surchauffé et...
Des centaines de pompiers, de techniciens et d'ingénieurs, sont engagés sur place, au détriment de leur santé, pour refroidir ces réacteurs et éviter le pire, c'est-à-dire les événements k) et l). Mais pendant plusieurs semaines, voire des mois, la situation restera critique.
L'eau déversée sur les centrales lessive des éléments radioactifs dans la mer.
Le vent qui soufflait vers l'océan au début, mais dans d'autres directions par la suite, propage au loin iode et césium radioactifs, et tout un cocktails d'autres isotopes aussi sympathiques que le plutonium, dont l'inhalation d'un seul milligramme induit à terme, presque à coup sûr, un cancer...
Au gré des vents, de la neige et des pluies qui diffusent et précipitent les éléments radioactifs, des territoires sont contaminés bien au delà des 20 Km évacués et des 30 Km, où les gens sont sensés rester barricadés chez eux depuis 3 semaines, L'eau potable, le lait, les produits de la terre sont contaminés...
2. Toute centrale nucléaire représente un danger inacceptable,
qu'elle soit de technologie soviétique ou occidentale
Le lobby nucléaire affirmait, à raison, que l'accident de Tchernobyl était moins une défaillance du nucléaire, que du système soviétique dont il a précipité la chute.
Cette explication ne s'applique pas au Japon, nation démocratique à la pointe de la technique. Ses centrales ressemblent aux nôtres: comme en Suisse, le 1er confinement des réacteurs est en acier et entouré d'une couche de béton épaisse un mètre... A l'évidence, dans des installations aussi complexes, les enchaînements susceptibles d'aboutir à des accidents majeurs sont multiples et imprévisibles. Par exemple, en 2006 en Suède, dans la centrale de Forsmark, une panne de courant, suivie de la défaillance des 4 génératrices de secours, a privé de refroidissement le réacteur pendant 23 minutes. Selon le rapport de l'organisme de sureté suédois on a réussi enfin à faire redémarrer manuellement 2 des génératrices, 7 minutes de plus et la situation aurait été gravissime...
A Fukushima, tout le monde peut constater que la sûreté des centrales nucléaires, même de conception occidentale, ne peut être garantie à 100%.
Et les conséquences d'un accident majeur seraient catastrophiques pour la Suisse. Un rapport officiel de la Confédération1 les a évaluées: plus de 900'000 personnes à évacuer, plus de 4000 milliards de dégâts...
Il n'y aurait même pas l'espoir, comme au Japon, que le vent pousse la radioactivité vers la mer. En moyenne, deux jours sur trois le vent souffle en direction des grandes villes suisse-allemandes, un jour sur trois la bise souffle en direction de la Romandie!
3. Quels sont les effets de la radioactivité « s'échappant » de Fukushima?
Des millions de personnes sont à la merci de la radioactivité !2
Depuis le 12 mars dernier, les habitants des zones contaminée subissent l’impact des rejets radioactifs de FUKUSHIMA DAIICHI.
Toutes les voies d’exposition se cumulent :
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Exposition aux rayonnements qu’émettent les aérosols et les gaz radioactifs que les vents transportent vers les zones habitées, celles de la Préfecture de Fukushima, mais aussi bien au‐delà de la ville de Sendai, à 100 km au nord et bien au‐delà de Tokyo à 230 km au sud.
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Exposition aux rayonnements émis par les produits radioactifs qui retombent progressivement au sol (du fait de la gravitation, des pluies et de la neige) et s’accumulent sur les surfaces ; Les débits de dose sont multipliés par 10 à bien plus de 100 km de la centrale nucléaire, par 100 à quelques 60 ou 70 km de distance et dans un périmètre d’une cinquantaine de kilomètres certaines valeurs dépassent de 1 000 fois le niveau normal. Il s’agit là de zones où les populations n’ont été ni évacuées, ni confinées.
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Contamination externe à cause du dépôt des particules radioactives sur la peau et les cheveux (une contamination qui peut très facilement se transformer en contamination interne si la peau comporte des blessures ou de simples microlésions; si les doigts sont portés à la bouche, au nez; si la personne manipule des aliments sans s’être lavé les mains; si les aérosols déposés sur les cheveux sont remis en suspension et inhalés…).
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Contamination interne par INHALATION des aérosols et gaz radioactifs présents dans l’air : parce que l’on ne peut pas s’arrêter de respirer, parce que les simples masques à poussières portés par la population ne procurent AUCUNE PROTECTION contre les iodes radioactifs gazeux dont l’air est chargé ; parce que le confinement à l’intérieur des bâtiments est une mesure de COURT TERME qui n’aurait jamais dû être prolongée sur plus de 15 jours : soit les personnes s’asphyxient parce que le confinement fonctionne, soit il est imparfait, et elles sont alors approvisionnées en oxygène ET en produits radioactifs !
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Contamination interne par INGESTION d’eau et d’aliments contaminés : parce que le contrôle des aliments à risque a commencé de façon tardive ; parce que ne sont retirés de la consommation que les aliments dont le taux de radioactivité dépasse les normes.
Il faut surtout comprendre que même les faibles doses de radioactivité ont un effet. On peut comparer la situation à celle d'une troupe qui doit traverser un champ de mines. S'il y a beaucoup de mines, le risque que plusieurs soldats meurent ou soient blessés est grand. S'il y a peu de mines le risque est faible, mais pour le soldat qui saute sur une mine les conséquences sont terribles. Il en va de même avec la radioactivité. S'il y a peu de particules radioactives, peu de risques d'en ingérer ou d'en respirer une. Mais pour les personnes atteintes les conséquences peuvent être létales.
Pour avoir une information indépendante dans ce domaine, vous pouvez consulter le site www.criirad.org
23/03/2011
Notre souci principal reste le Japon, où les populations, après avoir subi une catastrophe naturelle, sont exposées aux retombées de l'accident majeur de Fukushima. Mais, sur demande de très nombreuses personnes, je mets en ligne les informations diffusées par la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité). http://www.criirad.org/
Quels sont les risques attendus en Europe?
Au vu du nombre impressionnant de demandes qu’elle a reçues, et plus encore de l’inquiétude exprimée par la plupart des messages, la CRIIRAD a décidé de rédiger un texte d’information destiné à rassurer autant qu’il est possible les personnes qui l’ont interpellée sans pour autant aller au-delà de ce que permettent les données disponibles.
C’est que les données utilisables restent rares. C’est d’autant plus choquant que des résultats d’analyse existent mais qu’ils ne sont pas publiés.
...
PROGRESSION DES MASSES D’AIR CONTAMINE EN DIRECTION DE L’EUROPE
Mécanismes de diminution de la radioactivité de l’air
La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi rejette dans l’atmosphère, depuis 12 jours, tout un cocktail de produits radioactifs. Schématiquement, 3 mécanismes concourent à abaisser les niveaux de contamination et par conséquent les niveaux de risque :
1/ les émissions radioactives sont progressivement diluées dans des volumes d’air de plus en plus importants. Ceci conduit évidemment à une baisse de la concentration de l’air en produits radioactifs (ou plus exactement à une baisse de l’activité de l’air qui s’exprime en Bq/m3). L’air que les populations sont susceptibles de respirer est ainsi de moins en moins radioactif.
Note : ...les niveaux d’exposition sont plus faibles mais un bien plus grand nombre de personnes est touché.
2/ les produits radioactifs présents dans l’air se déposent progressivement au sol, ce qui conduit à appauvrir progressivement le panache et à abaisser d’autant sa dangerosité. Deux mécanismes convergent : les dépôts secs, qui se produisent en permanence, quelles que soient les conditions météorologiques, et les dépôts humides, plus intenses, qui sont provoqués par la pluie ou la neige. En tombant, elles lessivent en effet les masses d’air contaminé, précipitant au sol (ou sur les océans) les particules radioactives en suspension (aérosols) et les gaz solubles (c’est le cas des iodes radioactifs). Il faut espérer à ce propos que les panaches radioactifs restent le plus longtemps possible sur le Pacifique et l’Atlantique où l’impact des retombées est moindre d’un point de vue sanitaire.
3/ l’activité des produits radioactifs diminue dans le temps : pour certains, comme le césium 137 ou le krypton 85, très lentement ; pour d’autres, assez rapidement. Le rythme de décroissance est déterminé par la période radioactive de chaque radionucléide. Celle de l’iode 131 est de 8 jours. Cela signifie qu’en 1 période, soit 8 jours, l’activité initiale est divisée par 2 ; en 2 périodes, soit 16 jours, par 4 ; en 3 périodes, par 8, etc.
NB : la période radioactive ne suffit pas à déterminer le temps pendant lequel un produit radioactif reste dangereux. Il faut également tenir compte de l’activité initiale. Si l’activité initiale de l’iode est de 80 Bq, un mois plus tard, soit après 4 périodes, elle sera divisée par 16. Il ne restera « que » 5 Bq ; mais si l’activité initiale est de 8 000 Bq, un mois plus tard, il reste encore 500 Bq.
L’impact des 3 mécanismes ci-dessus - dilution, dépôts, désintégration - augmente évidemment avec le temps et la distance.
Le passage des panaches radioactifs sur l’Amérique du Nord
En passant par l’océan pacifique, la France est située à près de 15 000 km des côtes japonaises. En utilisant le logiciel HYSPLIT du NOAA américain (http://ready.arl.noaa.gov/HYSPLIT.php), la CRIIRAD a effectué une modélisation des trajectoires des rejets émis à Fukushima. Il s’agit du parcours des produits radioactifs rejetés le 12 mars à 12h TU (soit 21h Japon). Trois trajectoires sont considérées en fonction de l’altitude des radionucléides : 50 mètres, 500 mètres et 1 000 mètres (respectivement en vert, bleu et rouge sur le graphique en pièce jointe). La simulation est basée sur les données météorologiques du 12 mars 12h TU au 21 mars 06h00 TU archivées par le NOAA.
Selon cette modélisation, les premiers rejets radioactifs de la centrale de Fukushima Daiichi devaient atteindre la côte Est des Etats-Unis et du Canada le samedi 12 mars.
Nous avons alors recherché des sites Internet susceptibles de donner des résultats d’analyse ce qui nous aurait permis d’établir un bilan intermédiaire des niveaux de contamination et de risque. En suivant l’évolution des concentrations tout au long de la traversée des Etats-Unis, nous espérions pouvoir anticiper plus précisément l’impact sur la France. Nous avons effectivement trouvé des résultats, notamment auprès de l’Environmental Protection Agency (voir lien page suivante). Malheureusement, ces résultats ne portent pas sur l’activité volumique mais sur les taux d’émission bêta et gamma des dépôts collectés sur des filtres à air. L’évolution dans le temps de ces paramètres montre une augmentation qui est, selon toutes probabilités, liée au passage de masses d’air contaminé, vu sa cohérence avec les dates qui figurent sur les modélisations de trajectoires.
Site d’accès aux données : http://www.epa.gov/japan2011/rert/ra dnet-data.htmlLes estimations publiées par l’IRSN
L’IRSN a annoncé qu’en France, l’activité de l’air en césium 137 serait de l’ordre de 1 mBq/m3.
Pour quantifier les rejets, l’IRSN indique qu’il « n’a pas de données de mesure directe sur la composition et l’ampleur des rejets radioactifs, mais dispose d’informations techniques sur les installations accidentées. », précisant : « l’interprétation de ces informations a permis à l’IRSN d’élaborer des scénarios probables de dégradation des 3 réacteurs depuis le 12 mars, en s’assurant de leur cohérence avec les mesures de débit de dose obtenues sur le site. L’IRSN a également retenu l’hypothèse que ces rejets se poursuivent jusqu’au 20 mars. »
A partir des rejets estimés par l’IRSN, Météo France a simulé la dispersion des rejets radioactifs à très grande distance, projetée jusqu’au 26 mars.
Pour visualiser la modélisation : http://www.irsn.fr/FR/popup/Pages/irsn-meteo-france_19mar...
Selon cette simulation, le panache radioactif devrait atteindre la France à partir du 23 ou du 24 mars. L’IRSN précise que « Les concentrations attendues à terme, d’après cette modélisation, pourraient être de l’ordre de 0,001 Bq/m3 en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer de l’hémisphère nord. Comme attendu, l’hémisphère sud n’est pas significativement affecté par cette dispersion à grande échelle. »
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ESTIMATION DES NIVEAUX DE RISQUE
Sur la base des éléments qu’elle a pu collecter, la CRIIRAD considère que :
· le risque d’irradiation 1 par les masses d’air contaminé sera négligeable (les personnes qui disposent d’un radiamètre ne devraient pas mesurer d’augmentation du bruit de fond ambiant mais nous invitons les personnes qui sont équipées à le vérifier : une mesure vaut mieux qu’une prévision) ;
· le risque associé à l’inhalation des aérosols et halogènes radioactifs présents dans l’air devrait être très faible (voir note)2 . Les calculs de dose précisés ci-dessous indiquent que la mise en oeuvre de contremesures, notamment la prise de comprimés d’iode stable3, n’est pas justifiée.
Nous avons essayé d’estimer les niveaux de dose résultant de l’inhalation des radionucléides dont la présence est documentée : césium 137, césium 134, iode 131, iode 132, iode 133 et tellure 132. Le premier calcul a été conduit pour une activité de 1 mBq/m3 pour le césium 137 (estimation donnée par l’IRSN) et de 125 mBq/m3 pour l’iode 131 (sur la base du rapport isotopique mesuré par TEPCO devant la centrale de Fukushima Daiichi le 19 mars 2011 à 12h - heure locale). Le calcul a été effectué en supposant que les panaches radioactifs restent présents sur la France pendant 1 semaine et sans que leur activité diminue.
Conclusion : une personne (adulte ou enfant) qui respirerait l’air contaminé 7 jours durant, recevrait une dose de rayonnement inférieure à 1 μSv, soit un niveau de dose négligeable ;
En prenant une marge de sécurité par rapport à l’évaluation de l’IRSN (soit 10 mBq/m3 en césium 137 au lieu de 1 mBq/m3), les doses s’élèvent à 2 μSv pour l’adulte et à 8 μSv pour l’enfant.
· le risque d’irradiation des personnes par les produits radioactifs déposés sur les sols sera totalement négligeable, n’induisant aucune augmentation mesurable du bruit de fond ambiant (là encore ceci pourra être facilement vérifié par des mesures radiamétriques) ;
· le risque lié à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les retombées radioactives devrait rester limité. Le laboratoire de la CRIIRAD évaluera le plus rapidement possible les quantités de radioactivité déposées au sol (dépôts sec et dépôts liés aux précipitations) afin de vérifier les ordres de grandeurs attendus dans les aliments et de donner, si nécessaire, des conseils adaptés.
En conclusion, le passage des masses d’air contaminé sur la France (et sur la Suisse note cvs) ne doit donc pas générer d’inquiétude. Cependant, compte tenu du manque crucial de données, la CRIIRAD est contrainte de laisser certaines affirmations au conditionnel. Ceci devrait pouvoir être corrigé très rapidement.
Son laboratoire a procédé, dès aujourd’hui, sur plusieurs de ses balises à des prélèvements de filtres à poussières et de filtres à charbon actif afin de vérifier que l’air que l’air que nous respirons n’est pas encore contaminé. Les premiers résultats, qui concernent la balise implantée à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, confirment l’absence de contamination mesurable : pas de césium 137 dans le filtre aérosols, ni d’iode 131 dans la cartouche à charbon actif.
Ces contrôles seront intensifiés dans les jours à venir de façon à confirmer aussi rapidement que possible (et le cas échéant à corriger) les informations rassurantes données ci-dessus.
NOTES
1 Il s’agit de l’exposition des personnes aux rayonnements émis par les produits radioactifs présents dans les panaches et qui se désintègrent. Un peu comme on peut être exposé aux rayonnements ultra-violets émis par le soleil. Il n’y a pas d’incorporation de produits radioactifs ;
2 Sous réserve cependant que les radionucléides significatifs sur le plan dosimétrique, mais qui n’ont pas fait l’objet de mesures, restent dans les rapports attendus. Il s’agit notamment des isotopes du strontium et du plutonium.
3 En revanche, le contexte actuel peut amener chacun à réfléchir à l’équilibre de son régime alimentaire et à vérifier s’il n’est pas carencé en iode (la thyroïde a besoin d’iode stable pour fabriquer les hormones nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme). Rappelons également que lorsque la thyroïde est carencée en iode, elle fixe d’autant plus l’iode radioactif.
Si les conditions météorologiques le permettent, seront également effectuées des analyses d’eau de pluie qui renseigneront sur l’ordre de grandeur des dépôts au sol. Dans tous les cas, il sera procédé à des mesures des dépôts secs afin de vérifier le niveau de risque pour la chaîne alimentaire.
Rappelons que la contamination des aliments type lait, fromage, viande ne s’effectue qu’avec un certain délai : la CRIIRAD disposera d’ici là de données chiffrées et tous les résultats seront rendus publics (envoyés à ses adhérents et partenaires et mis en ligne sur son site Internet).
11/03/2011
Terrifiantes les images prises lors du tremblement de terre qui a frappé le Japon.
http://www.youtube.com/watch?v=MJpm52eeKOw&feature=player_embedded
Compassion envers les populations touchées.
Admiration face aux mesures de prévention prises, qui ont pu limiter les conséquences du séïsme...
Puis une question: que se passe-t-il avec les centrales nucléaires?
On voit sur le web qu'actuellement au Japon, 2 centrales nucléaires sont en situation d'urgence et que l'usine de retraitement de Rokkasho fonctionne sur des générateurs de secours.
- La centrale de Fukushima-1 connaît un problème d'ordre mécanique du système de refroidissement du coeur du réacteur, nécessitant l'évacuation de près de 2000 personnes habitant dans les environs. Les autorités ont renforcé l'état d'urgence nucléaire, et les médias japonais font état d'une fuite radioactive.
- Le processus de refroidissement du coeur du réacteur de la centrale d'Onagawa ne se déroule pas non plus normalement.
11 réacteurs nucléaires ont été arrêtés en urgence pendant le séisme et l'on ignore s'ils sont refroidis correctement, ce qui est essentiel pour éviter un accident majeur.
On ne sait pas non plus si les 5 centrales près des côtes n'ont pas été atteintes par le tsunami.
Mais, même si le pire a été évité, ce séisme dévastateur nous rappelle que le nucléaire est un colosse aux pieds d'argile.
Et les tremblements de terre n'arrivent pas qu'en extrême-orient. Les centrales nucléaires suisses sont aussi exposées. En 2002, le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie atomique révélait, entre autres, que la centrale nucléaire de Mühleberg ne résisterait pas à une secousse sismique.
Nos centrales nucléaires ont-elles comblé depuis les lacunes qu'elles présentaient?
10/12/2010
L'article constitutionnel demandant la prise en compte des médecines complémentaires a été adopté le 17 mai 2009 par 67% des voix et tous les Cantons. Fin 2010 rien n'a changé et les manoeuvres se multiplient pour ne pas respecter la volonté populaire.
Il faut dire que les assureurs font très fort lorsqu'il s'agit d'influencer la politique de la santé en Suisse: Une majorité des élus membres des commissions parlementaires qui préparent les dossiers fait partie, notamment, de Conseils d'administration d'assureurs. Pour quelques séances par an ils touchent souvent autant que pour leur travail d'élu. Pensez-vous qu'ils gardent toute l'indépendance nécessaire ? Quant aux experts des commissions fédérales la situation n'est pas meilleure.
Mais, objecterez-vous, pourquoi donc les assureurs s'opposent-ils à la prise en compte des médecines complémentaires, souvent précieuses et pas plus chères que la médecine classique ? C'est simple, ils peuvent ainsi offrir, à bon prix, des prestations en supplément à la LAMAL et attirer de nouveaux assurés...
Quant aux reproches faits aux médecines complémentaires, je vous donne juste un exemple de collaboration réussie entre médecine traditionnelle et occidentale : Le paludisme cause dans le monde plus d'un million de morts par an. Mais à partir de 2005, 95% des cas pourraient être traités en trois jours, pour 85 centimes, avec une préparation à base d'artémisine et d'un autre principe actif !
Le médicament résulte d'une collaboration entre Novartis et l'armée chinoise, qui avait cherché une plante pour soigner ses soldats atteints de paludisme en Indochine : L'artémisine est extraite de l'armoise annuelle, pour produire un médicament aux effets reconnus et reproductibles. Seul bémol: les spécialistes craignent que les parasites développent une résistance. Relevons que les Chinois utilisent la plante depuis plus de 2000 ans sans qu'elle ait perdu de son efficacité, car contrairement au médicament « occidental », la composition des plantes varie légèrement suivant les sols et les saisons ! Mais au lieu de reconnaître les avantages de cette « variabilité », nos experts « sous influence » y trouvent un argument pour ne pas reconnaître les médecines complémentaires: elles ne remplissent pas les règles de validation de la médecine officielle.
Cessons d'opposer médecine officielle occidentale et médecines complémentaires! On a besoin des deux!
Il est temps de respecter la volonté populaire et de réintroduire les médecines complémentaires dans les prestations prises en charge par l'assurance de base !
30/09/2010
Ce matin a lieu au Conseil national un de ces interminables débats fleuves.
Objet: le loup. 14 motions à discuter, alors qu'il n'y a qu'une dizaine de loups en Suisse!
Jusqu'à présent on demandait d'abattre des loups lorsqu'ils s'attaquaient à des moutons.
Il faut pourtant relever que la principale cause de mortalité parmi les 450'000 moutons suisses est l'abattage chaque année de centaines de milliers de moutons pour nourrir l'homme, suit la mort de 8 à 10'000 moutons en estivage, par accident ou maladie ou agression par des chiens errants. Viennent enfin les 100 à 400 moutons tués par la dizaine de loups qui vivent en Suisse !
Des mesures légales et réglementaires ont déjà été prises pour
- dédommager les éleveurs touchés,
- abattre les carnivores qui attaquent plusieurs animaux de rente et
- encourager la prévention par le gardiennage à l'aide de chiens.
On peut et on doit encore améliorer ces mesures: le loup est un élément important pour la biodiversité dans nos contrées, et il faut prendre les mesures nécessaires pour faciliter la cohabitation avec cet animal sauvage.
Mais certaines des motions traitées aujourd'hui au Conseil national, montrent clairement que certains politiciens veulent éliminer ou fortement réduire le nombre de loups avant tout parce qu'ils représentent une concurrence pour les chasseurs.
Voulons nous vraiment décimer les loups parce qu'ils mangent du gibier? Ce serait pratiquement empêcher leur présence en Suisse :
un très mauvais signal dans cette année de la biodiversité !
Les expériences faites dans les pays voisins montrent que loups et chasseurs peuvent cohabiter sans mesures d'abattage spéciales et que les grands carnivores opèrent un tri salutaire parmi les animaux sauvages les plus faible ou malades, peu intéressants pour les chasseurs.
Les chasseurs n'ont pas besoin d'être protégés du loup!
Mais les loups de certains politiciens qui écoutent un peu trop les chasseurs!