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11/07/2007
«Fragilisés», dites-vous…
Le vocabulaire psychosocial s’enrichit régulièrement de termes qui expriment une orientation politique. Ainsi du terme «fragilisé», désormais très en vogue dans les milieux de gauche. Lorsque Celsa Amarelle, vice-présidente de la Fédération romande des consommateurs, commente à la Radio romande (Forums, 10.7.07) l’augmentation des faillites privées, elle évoque les personnes concernées: non pas des gens en difficulté, non pas des gens faibles ou démunis, mais des personnes «fragilisées».
Ce mot n’est pas innocent. Un être «fragilisé», c’est donc un être que d’autres ont rendu fragile. Toujours la même démarche: les responsables, ce sont les autres! Regardez à l’école: lorsqu’un élève est en difficulté, le première question n’est pas de rechercher ce que l’enfant peut faire pour s’en sortir, mais bien ce que l’école peut faire pour lui.
«Fragilisé», c’est la nouvelle expression de la culture de la victimisation, de la culture de l’excuse. C’est cette culture de l’excuse que Tony Blair a dénoncée en venant au pouvoir. Et c’est probablement pourquoi son socialisme à lui a été si profitable à son pays.