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Tennis Edberg: «Cela se joue à deux points»
Le «Maître» est passé à New York bien plus près de la victoire qu'à Londres. Son entourage et son coach restent confiants.
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Malgré une quinzaine prometteuse, Roger Federer est reparti les mains vides de l'US Open, mais son incapacité à triompher en Grand Chelem depuis 2012, ne l'inquiète (toujours) pas. Par deux fois en 2015, le Bâlois a touché du doigt son rêve d'ajouter un 18e titre majeur à son palmarès, le premier depuis plus de trois ans.
Et par deux fois, Novak Djokovic l'a brisé: à Wimbledon en juillet, puis à Flushing Meadows hier, le N.1 mondial a démontré sa supériorité dans des finales au déroulement quasi similaire. «Je suis bien sûr déçu, ce n'est jamais agréable de perdre deux finales de suite. J'ai vraiment eu l'impression d'avoir la victoire dans la raquette, tout au moins des chances de victoire», résumait Federer en conférence de presse.
«Cela se joue à deux points»
Même si le score ne le reflète pas vraiment, le «Maître» est passé à New York bien plus près de la victoire et donc du fameux 18e titre tant attendu qu'à Londres, note son entourage.
«Jusqu'à la fin, il était plus proche de 'Djoko' ici qu'à Wimbledon: c'est vraiment positif», insiste son entraîneur Séverin Lüthi, dont le plus grand regret est «le premier set raté» de son protégé. «Il n'est pas bien rentré dans le match, peut-être à cause des conditions nettement plus fraîches», estime-t-il.
«Cela se joue à deux points», rappelle Stefan Edberg qui conseille Roger Federer depuis janvier 2014, en référence aux 147 points gagnés par Djokovic contre 145 par le Bâlois. «Mais Roger joue son meilleur tennis depuis très longtemps, il ne va pas baisser les bras et cela va finir par payer», prévient l'ancien N.1 mondial suédois.
Federer a en effet réussi une impressionnante montée en puissance au cours de l'année: sorti dès le 3e tour de l'Open d'Australie en janvier, il a atteint les quarts de finale à Roland-Garros, puis les finales de Wimbledon et de l'US Open.
Raisons d'espérer
Encore plus que son palmarès qui s'est enrichi de cinq titres (Brisbane, Dubaï, Istanbul, Halle et Cincinnati), c'est l'évolution de son niveau de jeu qui donne des raisons d'espérer. «Il n'y a pas un point ou un autre à changer dans sa préparation ou sa gestion des tournois, c'est juste difficile de remporter un titre du Grand Chelem», relève Séverin Lüthi.
«Son seul problème, c'est qu'il tombe sur un Djokovic au sommet de son art», note Todd Martin, finaliste de l'US Open 1999. «Roger joue peut-être le meilleur tennis de sa carrière, mais il faut voir jusqu'à quand le feu de la compétition va encore l'animer», tempère-t-il.
La question ne se pose clairement pas pour le principal intéressé : «La saison n'est pas finie, je termine généralement plutôt bien les saisons», lance-t-il avec appétit, avant le Masters de Londres, qui aura lieu du 15 au 22 novembre.
(afp/J.Sa/nxp)
Créé: 14.09.2015, 14h17