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Carpe diem du 15 janvier 2019 … Le Robert, célèbre dico, a organisé un vote participatif pour sélectionner le mot de l’année 2018. Le gagnant est : la « Bienveillance ». Le Robert définit la bienveillance comme un sentiment par lequel on veut du bien à quelqu’un, une disposition favorable envers autrui. La version Wikipédia est la suivante : La bienveillance est la disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. Le terme est calqué sur le latin « benevolens ».
Pour Johann Wolfgang von Goethe, on ne vit véritablement que lorsqu’on jouit de la bienveillance des autres. Aristote estimait que la bienveillance était le commencement de l’amitié. Voltaire qualifiait la confiance, la bienveillance et les conseils comme les devoirs de l’amitié.
Dans ce monde de brutes, il est doux de voir ce terme prendre le dessus sur les propos haineux que nous entendons trop fréquemment. C’est en cherchant à faire du bien autour de soi que l’on se fait du bien à soi-même. La bienveillance cultive les beaux sentiments, les fait germer, et est une génératrice de bonté.
La volonté de faire le bien à autrui est porteur d’espoir. Le laboratoire Mind Perception and Moralité de l’Université de Maryland, dirigé par Kurt Gray, a même prouvé que la bienveillance réduit la douleur et augmente le plaisir.
Cette sélection, par un public large, d’un terme positif est réjouissante alors que beaucoup sombrent dans un négativisme abusif. La parole généreuse supplante la langue de pute. Le cœur prend le dessus sur les tripes. La malveillance est KO. La linguistique doit maintenant se décliner en réalité quotidienne.