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Petit-Bazar
Dispositif:
Le dispositif élaboré autour des activités en lignes (les ateliers) est le suivant: les élèves, par groupe de deux effectuent les activités dans l'ordre qu'ils souhaitent. A la fin de chaque atelier, ils doivent dans un premier temps prendre l'étiquette imagée qui correspond à l'atelier qu'ils viennent de faire, puis la placer à côté de leur prénom. A noter que l'enseignant doit définir avec les élèves quelle image correspond avec quel atelier au préalable (par exemple: un oeil pour l'atelier de lecture, un dessin du pendu pour l'atelier du pendu, des pièces de puzzles pour l'atelier de mathématiques "puzzle", et des chiffres pour l'atelier "puzzle:numération/calcul"). Ainsi, les apprenants peuvent voir leur progression dans les ateliers, et planifier les prochains qu'ils feront.
Déroulement:
Avant de débuter les ateliers il faut que l'enseignant prévoie les groupes d'élèves, en fonction des ateliers, qui permettront aux élèves d'être dans les interactions visées. En d'autres termes il faut que l'enseignant choisisse, selon les élèves, s'il veut les faire travailler ensemble, c'est-à-dire en collaborant, ou s'il souhaite mettre un élève expert avec un élève novice, qui sera aidé par le premier (étayage). A noter que pour le deuxième cas, c'est sur le versant du tutorat que sont considérées les interactions entre élèves.
Cependant, que ce soit pour l'un ou pour l'autre, il est important que l'enseignant rappelle aux élèves, ou fasse un travail en parallèle s'il le souhaite, à propos des règles sous-jacentes à la collaboration et au tutorat. Et cela dans le but d'éviter des confusions et/ou des problèmes de relations entre élèves. Bien entendu, lors des ateliers, l'enseignant aura la possibilité de réguler les interactions infructueuses, et/ou de changer les groupes d'élèves en cours.
A présent, en ce qui concerne les activités (ateliers) proposées aux élèves, ils se mettent par deux et choisissent un atelier de leur choix. A noter que pour les mathématiques, il faut prévoir des multicubes ou un autre matériel équivalent, qui permet aux élèves de passer par la manipulation en cas de difficultés.
Ensuite, ils effectuent l'atelier. Un feedback leur est donné par l'ordinateur à la fin de chaque activité en ligne. L'élève doit noter ce résultat (principalement transcrit par un nombre de points acquis sur dix points maximaux) derrière l'étiquette imagée (il doit choisir la bonne étiquette au préalable), puis la placer à côté de son prénom sur le tableau récapitulatif.
A noter que l'enseignant peut également décider lui-même de venir contrôler le feedback à l'ordinateur avant que l'élève le note derrière son étiquette, mais cela enlève une part de l'autonomie/d'autocontrôle de l'élève qui est justement l'objectif visé par le dispositif mis en place autout de l'outil.
Finalement, une fois l'atelier terminé les élèves laissent leur place aux suivants. Et les jours suivants (périodes suivantes), les élèves auront la possibilité de constater leur progression, grâce au tableau récapitulatif et de choisir les ateliers qu'ils doivent faire et qui leur restent à faire.
Tout d'abord, il faut être attentif à ce que les élèves ne détournent pas l'outil de sa fonctionnalité. En d'autres termes, l'enseignant doit rappeler aux élèves à plusieurs reprises qu'ils ne doivent pas procéder par essai-erreur dans les activités en ligne, et rappeler que celles-ci sont en lien avec les objectifs visés en mathématiques, et en français. Ainsi cela évite à l'enseignant de devoir intervenir dans la tâche de l'élève, et par conséquent de sortir de son rôle "effacé", qui est voulu dans ces ateliers, dans le but de privilégier dans un premier temps les interactions entre élèves, ensuite entre les élèves et la matériel, et finalement de permettre aux élèves d'être autonomes dans la gestion de la tâche et de s'autoréguler.
Ensuite, pour les mathématiques, il est important que les élèves puissent s'aider des multicubes, pour l'atelier "puzzle: numération /calcul" pour la multiplication notamment, afin qu'ils ne soient pas bloqués et puissent passer par la manipulation pour s'aider s'il rencontrent des difficultés face aux tâches proposées.
En outre, ces ateliers peuvent être fait individuellement, si le matériel le permet (plusieurs ordinateurs). Malgré cela, l'objectif lié aux capacités transversales qui concerne la collaboration peut perdurer dans ce cas, à condition que les élèves puissent s'aider. Par exemple, si l'on met deux élèves aux ordinateurs (donc un par ordinateur si l'on possède deux ordinateurs), il serait intéressant de choisir un élève expert et un élève novice, en fonction de l'atelier, pour amener les interactions souhaitées (tutorat ou collaboration), c'est-à-dire que les élèves se questionnent et échangent s'ils rencontrent des difficultés, même s'ils ne travaillent pas sur la même machine.
Ensuite, les groupes d'élèves douvent être régulièrement changés, afin de changer le type d'interaction entre les élèves. Il faut également les inciter à regarder (au début en tout cas, s'ils n'ont pas pris l'habitude de le faire) le tableau récapitulatif. A noter que cela peut s'inscrire dans un moment de rituel en début de journée, oû les élèves viennent constater où ils en sont dans la progression des ateliers.
Finalement, il faut laisser un temps aux élèves afin qu'ils puissent s'appoprier le site de Petit-Bazar, c'est-à-dire qu'au commencement, si les élèves ont de la peine à naviguer sur le site pour trouver les activités en lignes qu'ils doivent effectuer, l'enseignant est là pour les guider (régulations proactives).
Présentation générale de la séquence didactique :
Il est utile de de recueillir les représentations initiales des élèves sur l'hydrographie de Genève. Pour ce faire, il est possible de leur fournir une feuille blanche et leur demander de représenter le canton. Il est alors intéressant de faire de même en fin de séquence afin de noter l'évolution.
En ce qui concerne l'utilisation des MITIC, il serait intéressant d'offrir initialement un moment libre afin que l'élève puisse découvrir seul l'outil, ne serait-ce que pour se familiariser, répondre à ses propres intérêts et découvrir le sens que lui évoque l'outil.
Il serait également intéressant d'offrir à différents moments de la semaine, des instants où chacun puisse repérer un lieu sur google map ou google earth.
Présentation des différentes activités :
Remarques concernant la difficulté des différents jeux.Le jeu "les tuyaux" est destiné, d'après moi, à des élèves plus âgés, sur le site internet du petit-bazar il est noté que celui-ci est destiné à des élèves de 2E à 2P, ce dernier me semble plus adapté à des élèves de 2P à 4P voire jusqu'à la 6P.
Le premier conseil pratique serait d'utiliser comme matériel d'appui des cubes ou des cartes numérotées de 1 à 12. Cela permet aux élèves qui n'ont pas encore intégré la représentation de tous les nombres, de s'appuyer sur une suite numérique et de savoir comment se représente par exemple le "5" en allant chercher par énonciation de la comptine numérique "1,2,3,4, 5".
Le second conseil pratique serait, pour les élèves qui ont très peu utilisé la souris de l'ordinateur à la maison, de prendre un moment pour les faire s'exercer, en leur demandant par exemple de se déplacer sur l'écran, de cliquer sur des points, etc. C'est-à-dire trouver des moyens pour que les élèves se familiarisent avec l'utilisation de la souris.
Le troisième point auquel il est important d'être attentif est la possibilité que certains élèves développent des stratégies autres que celles en lien avec l'objectif de mathématiques poursuivi. Par exemple: faire glisser l'étiquette du nombre sur les paquets de billes au hasard, en attendant que le puzzle "se découvre". Ces stratégies, très malignes!, mais n'exerçant pas du tout les compétences mathématiques des élèves sont donc à prendre en compte, bien que, soyons réalistes, nous ne pouvons pas avoir un oeil sur tout!