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Espagne
L'Infante Cristina et son mari annoncent leur séparation
ATS
24.1.2022 - 20:09
L'Infante Cristina d'Espagne et son mari Iñaki Urdangarín, qui purge une peine en semi-liberté pour corruption et a été récemment photographié avec une autre femme, ont annoncé lundi leur séparation, dans un communiqué transmis à l'agence espagnole EFE.
«D'un commun accord, nous avons décidé d'interrompre notre relation conjugale», indiquent dans ce communiqué la soeur du roi Felipe VI et l'ancien joueur international de handball, son mari depuis plus de 24 ans, sans toutefois préciser si cela signifie qu'ils allaient divorcer. «L'engagement envers nos enfants reste intact», poursuit le couple, qui a quatre enfants.
Un magazine avait publié mercredi des photos d'Urdangarín marchant main dans la main avec une femme, identifiée plus tard comme étant Ainhoa Armentia, une collègue du cabinet d'avocats où il travaille à Vitoria grâce au régime de semi-liberté dont il bénéficie.
Ils vivaient ensemble à Genève
Interrogé jeudi sur ces photos, Urdangarín, 54 ans, avait évoqué «une difficulté» qui allait être gérée par la famille «dans le plus grand calme». Agée de 56 ans, l'Infante Cristina, qui vit à Genève, n'avait pas pris la parole jusqu'au communiqué de lundi.
Cristina et Urdangarín se sont mariés en octobre 1997, un an après s'être rencontrés aux Jeux olympiques d'Atlanta. Le couple s'était installé en 2013 à Genève, loin des paparazzis.
Iñaki Urdangarín, ex-médaillé olympique de handball avec l'équipe d'Espagne, purge depuis 2018 une peine de cinq ans et 10 mois de prison pour avoir détourné des millions d'euros donnés par des organismes publics à une fondation à but non lucratif qu'il présidait.
L'infante Cristina complice
L'infante Cristina avait été renvoyée devant un tribunal dans cette affaire pour complicité de fraude fiscale, devenant ainsi le premier membre de la famille royale à être traduit en justice pour un délit de ce type. La soeur du roi, sixième dans l'ordre de succession au trône d'Espagne, avait été relaxée.
La Cour suprême avait néanmoins estimé qu'elle avait une responsabilité civile en tant que bénéficiaire des fonds obtenus par son mari et lui avait infligé une amende de 136'950 euros.
ATS