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Sous l'intitulé commun de "Déconstruction", la culture universitaire américaine multiplie depuis une trentaine d'années les rapprochements hâtifs entre les pensées de Wittgenstein et de Derrida. La plupart de ces entreprises reposent sur des lectures très stratégiques et souvent superficielles, masquant les affinités réelles entre ces deux penseurs. Il est pourtant possible de dégager un certain nombre de thèmes et de motifs communs, sans pour autant sombrer dans la confusion analogiste, ni négliger leur singularité. Parmi ces thèmes et ces motifs, le présent ouvrage compare notamment leur critique de la conception métaphysique du signe.
En prenant comme fil conducteur la question de la grammaire telle qu’elle est problématisée tout au long de l’histoire de la philosophie, cet ouvrage pose la question fondamentale de la possibilité du sens et de la vérité. La première partie porte sur la manière dont la philosophie moderne a thématisé le rapport entre le langage et la pensée depuis Descartes. La seconde partie est centrée quant à elle sur la "grammaire pure" esquissée par Husserl. En montrant qu’elle résume et poursuit les tentatives précédentes de grammaire philosophique, mais aussi comment elle s’articule aux recherches des philosophes et des logiciens du début du XXe siècle, l’auteur souligne son importance pour comprendre la situation contemporaine de la philosophie. S’il s’adresse avant tout aux étudiants et aux chercheurs en philosophie, ce livre se destine aussi, en raison de l’ampleur de son champ d’investigation, au public plus large qui s’intéresserait à l’histoire de l’interprétation du langage.
"Le pivot de mon livre intitulé Le pragmatisme est sa description de la relation appellée "vérité", qu'on peut trouver entre une idée (opinion, croyance, énoncé, etc.) et son objet. Peu de critiques l'ont défendue, la plupart d'entre eux l'ont rejetée avec dédain. Il semble évident que le sujet est ardu, sous son apparente simplicité; et évident aussi, à mon avis, qu'une solution définitive sur ce point marquera un tournant dans l'histoire de l'épistémologie, et par là même dans l'histoire de la philosophie en général. Afin de rendre ma propre pensée plus accessible à ceux qui pourraient avoir plus tard à étudier la question, j'ai réuni dans le présent volume tous mes écrits qui ont directement trait à la question de la vérité." (William James). Publié en 1909, La signification de la vérité est l'un des ouvrages les plus célèbres de William James, et l'une des oeuvres majeures du pragmatisme américain.