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Maire de Zurich depuis 9 ans, Corine Mauch (au centre) est réélue pour quatre ans. Elle sera désormais entourée (de g. à d.) d'Andreas Hauri (PVL), André Odermatt (PS), Daniel Leupi (Verts), Karin Rykart (Verts), Filippo Leutenegger (PLR), Raphael Golta (PS) et Richard Wolff (gauche alternative).
KEYSTONE/ENNIO LEANZA(sda-ats)
La gauche renforce sa majorité législative à Zurich et maintient sa domination à l'exécutif dirigé par la maire Corine Mauch. Le retrait tardif de Claudia Nielsen (PS) a en outre facilité l'élection d'une seconde Verte et l'entrée d'un Vert'libéral à la municipalité.
Les six municipaux qui se représentaient pour un nouveau mandat ont été réélus dimanche au sein de l'exécutif qui compte neuf magistrats. La maire Corine Mauch (PS) réalise le meilleur score avec 63'139 voix. Elle devance le Vert Daniel Leupi (59'082 voix), André Odermatt (PS/57'969) et Raphael Golta (PS/56'572).
Verts et Vert'libéraux en fête
Nouvelle élue à la municipalité, la Verte Karin Rykart arrive en cinquième position avec 49'285 voix. Elle succède ainsi à la socialiste Claudia Nielsen. La cheffe du dicastère de la santé s'était retirée de la course en fin de campagne suite aux révélations sur des irrégularités constatées dans la comptabilité de l'hôpital du Triemli.
Représentant de la gauche alternative, Richard Wolff est réélu à la sixième place avec 48'311 voix. Le très médiatique Filippo Leutenegger (PLR) est lui aussi reconduit avec une modeste septième place (44'358 voix).
A la huitième place, le Vert'libéral Andreas Hauri décroche le premier siège de son parti à l'exécutif de la plus grande ville de Suisse en obtenant 36'058 suffrages. Dans une campagne très active, sur les réseaux sociaux notamment, ce député au parlement cantonal s'est prononcé pour la construction d'un métro et pour une politique active du tournant numérique.
Le libéral-radical Michael Baumer obtient la neuvième et dernière place élective avec 33'033 voix. Il succède ainsi à son collègue de parti Andres Türler, qui ne se représentait pas.
Naufrage du PDC
Le PDC perd son unique siège à l'exécutif. Markus Hungerbühler (10e avec 26'900 voix) n'a pas réussi à défendre le fauteuil laissé vacant par Gerold Lauber. Gay et père d'une petite fille née d'une mère porteuse, ce démocrate-chrétien atypique, président de la section locale du PDC, a réalisé un résultat aussi décevant que celui de son parti qui disparaît du parlement.
Principal parti d'opposition jusque-là à Zurich, l'UDC n'a, une nouvelle fois, pas réussi son retour à la municipalité après 28 ans d'absence. Ses candidats Susanne Brunner et Roger Bartholdi ont terminé 11e et 12e.
Suivent nettement plus loin la représentante des Jeunes socialistes Nina Hüsser et la candidate évangélique Claudia Rabelbauer. Le taux de participation a atteint 42,3%.
Avec six représentants, la gauche reste nettement majoritaire à l'exécutif. Le PS y compte désormais trois sièges, les Verts deux et la gauche alternative un. A droite, le PLR maintient ses deux sièges. Enfin, le centre sera désormais représenté par un Vert'libéral au lieu d'un démocrate-chrétien.
Mauch écrase Leutenegger
En parallèle, l'élection à la mairie n'a donné aucune surprise. Les citoyens ont largement réélu la sortante Corine Mauch pour un nouveau mandat. La socialiste dirige l'exécutif de la ville depuis neuf ans.
Avec 53'300 voix, elle a obtenu près du double du nombre de suffrages du libéral-radical Filippo Leutenegger (27'094). Egalement candidat, le nouveau municipal élu Andreas Hauri (PVL) obtient 3145 voix.
Victoire socialiste au législatif
Au parlement communal, la gauche reprend les commandes. Détentrice d'une majorité relative ces dernières années, elle a reconquis, avec 69 sièges, la majorité absolue au sein du législatif qui en compte 125.
Loin d'être mis en difficulté par les déboires de Claudia Nielsen à la municipalité, le PS remporte l'élection au parlement en gagnant quatre mandats pour passer à 43 représentants. Les Verts progressent de deux sièges et en affichent désormais 16. La Liste alternative (gauche alternative) passe, elle, de neuf à dix mandats.
Au centre, les Vert'libéraux se renforcent eux aussi. Le PVL passe de 13 à 14 sièges. Le PBD, allié aux Evangéliques sur des listes communes, fait son retour au législatif. Cette alliance insolite remporte quatre mandats.
L'UDC giflée
Pour le PDC, il s'agit d'un dimanche noir. Les démocrates-chrétiens perdent leurs six sièges. Ils n'ont obtenu le quorum de 5% dans aucun arrondissement. L'autre grande perdante de l'élection est incontestablement l'UDC qui cède six sièges et recule à 17 unités. Elle n'est désormais plus que le deuxième parti de droite derrière le PLR qui maintient ses 21 sièges.
ATS