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Le Venezuela est en faillite. Plus de 80% de la population est pauvre. Les réductions des importations, cumulées à la production vivrière nettement insuffisante du pays, ont abouti à ce que trois quarts des Vénézuéliennes et des Vénézuéliens ont perdu en moyenne huit kilos de poids corporel l’an dernier, parce qu’ils n’ont pas assez à manger. Le système de santé est lui aussi dans un état catastrophique. Le Venezuela d’aujourd’hui est marqué par les troubles politiques, la violence armée, les émeutes de la faim et les pillages.
Pas d’échappatoire à la pauvreté dans les pays voisins
On estime à plus de 4 millions le nombre de Vénézuéliennes et de Vénézuéliens qui ont fui dans les pays voisins. Et ils sont toujours plus nombreux à quitter leur pays. Leur situation à l’arrivée est effroyable. Souvent, ils ne possèdent que les vêtements qu’ils portent sur eux. Ils sont traumatisés et dans un état de santé désastreux. Les pays d’accueil sont confrontés à de grands défis ; beaucoup sont débordés par l’approvisionnement et l’hébergement des réfugiés. L’infrastructure et les soins de base font défaut, ainsi que le soutien à l’intégration professionnelle et sociale. Les personnes en fuite ne font ainsi que s’enfoncer davantage dans la spirale de la pauvreté.