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DescriptionA l’endroit où le Doubs se faufile entre le village suisse des Bois et la commune française de Charquemont se trouve un passage étroit et pittoresque appelé La Mort.
Ce lieu sauvage, situé en aval du barrage du Refrain, aurait été ainsi nommé en raison de sa topographie tourmentée. Mais son étymologie pourrait aussi se référer aux « eaux mortes » qui caractérisent ce type d’endroit (cf. Morteau, côté français).
Le Moulin de La Mort fournissait la farine aux habitants des Bois et environs. Les livraisons s’effectuaient en suivant un sentier escarpé et dangereux. La dépouille du dernier meunier fut du reste transportée à dos de mulet jusqu’aux Bois, où il fut inhumé.
Le moulin de La Mort brûla le 12 avril 1893, jour où Constance Chapatte et son fils Joseph, étaient venus visiter sa belle-soeur Elisa Court-Robert résidente au moulin avec son fils Justin. Un retour de flamme dans le fourneau en fonte de la chambre de ménage avait
bouté le feu à une paroi en bois. Le vent violent avait ensuite propagé les flammes à tout le bâtiment.
Avec un nom pareil, le site de La Mort ne pouvait que susciter de nombreuses légendes. L’une d’elles rapporte qu’un couple de tenancier de l’auberge du Moulin de La Mort rançonnait ses hôtes, dès lors qu’ils n’étaient pas connus dans la région et que leur bourse semblait bien pleine, pour ensuite les faire disparaître.
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