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Avant même la votation du 29 novembre dernier, cinq recours avaient été adressés au Tribunal fédéral. Leurs auteurs dénonçaient l'intervention de certaines Eglises cantonales et paroisses dans la campagne. Ils demandaient la cessation immédiate de cette ingérence et, subsidiairement, l'annulation du résultat et la constatation d'une violation de la liberté de vote.
>> Relire:
, le Tribunal fédéral considère que les recours concernant l'intervention des Eglises sont devenus sans objet. Il les raye du rôle dès lors que leur traitement ne présente plus d'intérêt actuel. Si la question devait à nouveau survenir, la cour s'en saisira dans le cas où l'intervention a eu une influence sur le scrutin.
Un "avertissement " pour les JLR
Auteurs des recours contre l'intervention des Eglises dans les cantons de Berne, Argovie, Saint-Gall et Thurgovie, les Jeunes PLR déplorent la décision du Tribunal fédéral. Dans un communiqué, ils estiment que le rôle des Eglises dans cette campagne soulevait de nombreuses questions politiques qui auraient justifié un arrêt de principe.
La décision du Tribunal fédéral ne donne en aucun cas le feu vert aux Eglises pour s'engager dans de prochaines campagnes, bien au contraire. La décision doit être comprise comme un avertissement sans frais, d'après les Jeunes PLR. Selon eux, le Tribunal fédéral est clair à ce sujet: si l'intervention des Eglises devait influencer le résultat d'un objet de votation à l'avenir, il se permettra de clarifier si elles peuvent s'investir ou non.
>> Revoir le débat "Les Eglises doivent-elles se mêler de politique" dans Forum, en octobre 2020:
ats/vajo
Deux autres recours balayés
En outre, le Tribunal fédéral n'est pas entré en matière sur deux recours déposés après la votation. Ils dénonçaient au contraire le rejet de l'initiative par la seule majorité des cantons - le peuple l'ayant acceptée par 50,73% selon les chiffres officiels provisoires. Selon les recourants, cette issue violait les principes fondamentaux de la démocratie et le principe de l'égalité formelle des voix.
La 1ère Cour de droit public considère que, selon le principe de la bonne foi, on peut attendre des citoyens qu'ils contestent avant le vote les règles de procédure qu'ils estiment contraires à la Constitution. Ils ne peuvent pas rester inactifs et remettre en question après coup le résultat de la votation lorsque celui-ci ne leur convient pas.
Les juges de Mon Repos ajoutent que le grief des recourants est manifestement mal fondé. En effet, l'atteinte à l'égalité des voix qui découle de la règle de la majorité des cantons a été voulue dans la Constitution et lie le Tribunal fédéral. Les défauts dans l'information et diverses irrégularités soulevés dans ces deux recours sont aussi irrecevables, conclut le Tribunal fédéral.