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Canton d'Argovie «Petit internement» pour le meurtrier de sa grand-mère
L'homme de 28 ans qui a tué sa grand-mère en janvier 2014 à Aarau est jugé irresponsable de ses actes en raison de sa schizophrénie.
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La justice argovienne a jugé l'auteur du meurtre de sa grand-mère en janvier 2014. Il a décidé de le placer en milieu thérapeutique fermé ou «petit internement». Souffrant de schizophrénie et refusant de prendre ses médicaments, il voyait en sa grand-mère un «gourou maléfique».
Le Tribunal de district d'Aarau a suivi mercredi l'avis du Ministère public et de l'avocat du prévenu. Il s'est basé sur une expertise psychiatrique. Selon celle-ci, l'accusé, qui souffre de schizophrénie, n'était pas en mesure de prendre conscience de l'illégalité de son acte au moment des faits. Il n'en est donc pas responsable sur le plan juridique.
Cas réétudié dans 5 ans
Sans mesure thérapeutique stationnaire en milieu fermé, le jeune homme présenterait un risque élevé de récidive, soulignait l'expertise. Il séjourne actuellement déjà dans le secteur fermé d'une clinique psychiatrique dans le cadre de l'exécution anticipée de la mesure thérapeutique. Il y restera durant au moins 5 ans. Son cas sera alors réétudié une première fois.
La présidente du tribunal a évoqué une «affaire tragique». Le 14 janvier 2014, le jeune homme se dispute avec sa grand-mère, car il refuse de continuer à prendre les médicaments contre ses troubles psychiques. Voyant en elle un gourou maléfique, il la poignarde à 24 reprises avec deux couteaux.
Sorti de clinique peu avant le drame
La police découvre le corps de la victime le lendemain. Elle arrête son petit-fils quelques heures plus tard. Ce dernier avoue plus tard les faits. Lucide et clair, il a affirmé mercredi face aux juges vouloir saisir l'opportunité du traitement stationnaire pour «reprendre en main» sa vie «avec la maladie».
Rentier à l'AI, il était suivi médicalement au moment des faits en raison de ses troubles psychiques. Six semaines avant le drame, il avait séjourné dans une clinique psychiatrique. Au bout de 12 jours, deux médecins ont décidé de le laisser sortir en lui prescrivant les médicaments puissants qu'il n'a plus voulu prendre par la suite. (ats/nxp)
Créé: 11.03.2015, 14h11