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Même 30 ans après l’accident nucléaire de Tchernobyl, des restes du combustible se trouvent toujours dans le bâtiment du réacteur détruit de la tranche 4. À moyen terme, ces déchets doivent rester à l’intérieur des murs de protection entourant le réacteur détruit. En raison de la désaffectation des tranches 1 à 3, la mise en service d’un nouveau dépôt intermédiaire pour assemblages combustibles usés est essentielle.
Tchernobyl
Après l’explosion dans la tranche 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, il était urgent d’isoler le réacteur détruit de l’environnement. Un « sarcophage » de béton et d’acier était alors érigé autour du réacteur détruit. Depuis lors, ce confinement se trouve toutefois menacé. La Suisse participe financièrement, dans le cadre d’un fonds international, à sa sécurisation.
Suite à l’accident nucléaire de Tchernobyl, la communauté internationale adoptait deux conventions en 1986 lors de la conférence générale de l’AIEA. Les conventions concernaient l’information mutuelle et l’assistance en cas d’accidents semblables avec des conséquences transfrontalières.
Suite à l’accident de Tchernobyl, le Conseil fédéral ordonnait une amélioration des canaux d’information. La mise en place d’un service d’information central en cas d’évènements ainsi que l’élaboration de nouveaux accords bilatéraux en matière d’information mutuelle faisaient partie de ces mesures.
L’accident de Tchernobyl montrait qu’une alarme rapide était importante pour la protection de la population à proximité d’une centrale nucléaire.
Après l’accident nucléaire de Tchernobyl, le Conseil fédéral créait une nouvelle organisation d’intervention. Chargée de clarifier le danger pour la population, elle devait devenir active en cas d’augmentation de la radioactivité. Lors d’un accident dans une centrale nucléaire, elle devait notamment coordonner les équipes et systèmes de mesure différents.
A la suite de la catastrophe de Tchernobyl, les concepts et moyens de planification pour la protection d’urgence étaient vérifiés et améliorés. Les bases légales étaient actualisées.
L’accident nucléaire de Tchernobyl conduisait aussi à des mesures au sein de l’ancienne autorité de surveillance. L’organisation d’urgence de la Division principale de la sécurité des installations nucléaires (DSN) devait être en mesure de gérer de longues interventions. L’expérience en lien avec l’accident de Tchernobyl le montrait.
L’accident dans la centrale nucléaire de Tchernobyl allait conduire à une accélération des efforts de la Division principale de la sécurité nucléaire (DSN) en lien avec les accidents graves en Suisse.