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New York - Le cauchemar d'océans d'où tous les poissons auraient disparu pourrait se concrétiser d'ici à 2050. Pour l'éviter, une restructuration profonde du secteur de la pêche est nécessaire, ont mis en garde des experts de l'ONU.
Cette catastrophe peut toutefois être évitée, selon le rapport sur l'économie verte que le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et divers experts. Cela suppose que l'on taille dans les subventions aux flottes de pêche et que des zones protégées soient mises en place pour les poissons. A terme, ces mesures pourraient aboutir à une industrie de la pêche florissante.
La chute des réserves de poissons de la planète est un problème écologique, mais aussi une question de subsistance pour un milliard de personnes, selon l'ONU.
Le rapport sur l'économie verte estime que 35 millions de personnes vivent de la pêche dans le monde, que 170 millions d'emplois en dépendent de manière directe ou indirecte et qu'en tout 520 millions de personnes y sont financièrement liées.
Selon l'ONU, 30% des réserves halieutiques ont déjà disparu et l'ensemble des activités de pêche risque de ne plus être rentable d'ici 2050.
Principal fléau à combattre, selon le rapport: les subventions des gouvernements à des flottes toujours plus grosses pour des prises toujours plus maigres, et qui ne laissent pas le temps aux ressources de se reconstituer. Selon M. Sukhdev, les capacités des flottes de pêche sont de "50 à 60%" supérieures à ce qu'elles devraient être.
Le rapport préconise la création de zones marines préservées permettant aux poissons femelles d'atteindre la taille adulte, augmentant ainsi sensiblement leur fertilité, jugeant qu'il s'agit d'une solution vitale.
ATS