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Requêtes acceptées au procès Eternit
Le président du tribunal a accepté presque toutes les requêtes des parties civiles à la reprise du procès du groupe Eternit, lundi à Turin. Le gouvernement italien et l'Union européenne ne figurent plus parmi les prévenus.
Il a fallu plus de deux heures et demie au juge Giuseppe Casalbore pour lire l'ordonnance qui accepte presque toutes les 6392 requêtes des parties civiles.
Le gouvernement italien et l'Union européenne sortent de l'affaire. Elles avaient été citées en tant que responsables civils par quelques personnes privées et une dizaine d'associations. Selon le président de la cour, celles-ci ne remplissent pas les conditions pour se constituer partie civile.
En revanche les familles des quelque 2000 employés d'Eternit décédés des suites de la contamination par l'amiante et les quelque 800 survivants ont le droit d'être considérés comme partie civile.
Les ex-patrons du groupe Eternit, le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny et le baron belge Jean-Louis de Cartier de Marchienne, sont jugés par contumace. Ils sont accusés par le procureur turinois Raffaelle Guariniello d'homicides intentionnels pour les décès provoqués par l'exposition à l'amiante.
Messieurs Schmidheiny et de Cartier étaient responsables, selon l'accusation, de quatre usines d'amiante d'Eternit SA Italie. Le procureur leur reproche d'avoir, entre 1966 et 1986, négligé les mesures de sécurité sur les lieux de travail.
Les inculpés encourent des peines de prison allant de deux à douze ans et des centaines de millions d'euros de dédommagements sont en jeu. Le procès durera plusieurs mois.
swissinfo.ch et les agences
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