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Automobilisme Un Thaïlandais en Formule 1
L’écurie Toro Rosso aurait signé pour 2019 avec Alex Albon, un pilote thaïlandais actuellement en Formule 2.
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Rien n’est encore confirmé, mais la rumeur semble fiable: chez Toro Rosso, on a choisi de se débarrasser du décevant Brendon Hartley pour le remplacer l’an prochain par Alexander Albon, le premier pilote Thaïlandais de la F1 depuis le Prince Bira, qui a disputé 19 Grands Prix en… 1950!
Alex Albon occupe actuellement la deuxième place du championnat de Formule 2, dont il a déjà gagné quatre courses cette saison. Alors qu’il s’apprêtait à disputer la saison de Formule E (la formule 100% électrique) aux côtés de Sebastien Buemi chez eDams (il avait déjà signé son contrat), le Thaïlandais a été rappelé par Helmut Marko, le patron du sport automobile chez Red Bull, pour rouler chez Toro Rosso en 2019 aux côtés de Daniil Kvyat, déjà confirmé.
Lewis Hamilton ne fait pas dans le détail
Pas question de se reposer sur ses cinquante points d’avance sur Sebastian Vettel au classement du championnat: hier, Lewis Hamilton a écrasé les premiers essais sur le circuit de Suzuka, en terminant premier avec ses habituelles quatre dixièmes de seconde d’avance sur son coéquipier Valtteri Bottas.
Une cavalerie plus musclée
Chez Honda, on veut briller au Grand Prix du Japon, qui se dispute sur un circuit de Suzuka appartenant à la marque automobile. Les ingénieurs nippons ont réussi à gagner une trentaine de chevaux sur la version précédente de leur moteur, ce qui devrait permettre aux Toro Rosso qui les utilise de viser la qualifications en Q3, samedi. «Nous avons rencontré de nombreux problèmes de calibrage du nouveau moteur», explique Masashi Yamamoto, le patron de la F1 chez Honda. «Mais nous avons réussi à développer les chambres de combustion, et maintenant le moteur fonctionne bien.»
Selon les rumeurs, le V6 turbo Honda serait maintenant placé devant le moteur Renault en terme de puissance. Le Ferrari est donné à 1005 chevaux, contre 978 au Mercedes et 965 au Honda. Le moteur Renault devrait quant à lui se contenter de 960 chevaux, mais serait surtout nettement plus fragile.
De l’huile dans les rouages
On a failli manquer d’huile à Suzuka. Castrol, la marque de lubrifiants fournissant les écuries McLaren et Renault n’a pas pu livrer ses produits mardi, comme prévu. Un typhon centré sur sud du Japon (pourtant loin de Suzuka) a empêché l’avion apportant les bidons d’huile d’atterrir. Comme les écuries n’emportent aucune réserve, McLaren et Renault ont failli ne pas pouvoir disputer les essais d’hier. L’huile est finalement arrivée dans le paddock juste à temps, hier matin.
Esteban Ocon dans le brouillard
L’avenir d’Esteban Ocon ne semble guère s’éclaircir. Toto Wolff, qui gère sa carrière, a manqué l’occasion de placer son poulain chez McLaren – au début de l’été, il avait même reçu un contrat de la part de l’écurie anglaise, qui voyait le jeune Français payé 3 millions d’Euros par an. De même, il a raté l’occasion de le placer chez Haas, puis chez Renault.
Résultat: Esteban Ocon devra sans doute se contenter d’un rôle de troisième pilote chez Racing Point Force India, en attendant mieux. Toto Wolff n’arrête pas de couvrir Esteban Ocon d’éloges… mais si le Français est si doué, pourquoi ne l’a-t-il alors pas placé chez Mercedes à la place de Valter Bottas? La seule chance d’Esteban Ocon se limite désormais à Williams, à la place d’Artel Merkelov, pressenti jusque-là. Le père du Russe a été arrêté mardi à Sotchi pour corruption. Le milliardaire ne sera donc peut-être pas en mesure de financer la carrière de son fiston en F1.
Le nombre magique
Ces derniers jours, Toto Wolff, le patron de Mercedes, et Cyril Abiteboul, celui de Renault, ont suggéré qu’il faudrait réduire la longueur du calendrier de F1, qui compte actuellement 21 Grands Prix, à 15 ou 16 courses seulement.
D’autres patrons d’écurie, dont Franz Tost, de Toro Rosso, pense qu’il faudrait au contraire augmenter le nombre de courses. «Je n’accepterais pas moins de 20 Grands Prix», a-t-il tonné hier, comme s’il avait le choix une fois la décision prise. «Après tout, l’année compte 52 week-ends!» L’Autrichien a souvent répété qu’il est partisan de saisons à 35 Grands Prix…
Chez Red Bull, Christian Horner juge que le nombre actuel, 21 Grands Prix, se pose comme le «nombre magique» et qu’il ne faudrait de toute façon pas dépasser 24 courses. «Ça devient trop dur pour les mécaniciens et toute l’équipe qui voyage. Pour le public aussi, on atteint un point de saturation.» Chez Sauber, Frédéric Vasseur plaide pour une réduction du calendrier: «Je suis obligé de suivre, mais nous avons trop de Grands Prix, on en perd le côté exceptionnel. Ce serait bien d’avoir moins de 20 courses pare an.» Le mot de la fin, sur cette question, reviendra à Liberty Media qui gère les droits commerciaux de la discipline. (nxp)
Créé: 05.10.2018, 17h41