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Anthropocène est un terme créé et utilisé par certains scientifiques pour désigner une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté à la fin du XVIIIe siècle avec la révolution industrielle, période à partir de laquelle l'influence de l'homme sur le système terrestre serait devenue prédominante (Wikipedia)
Les populations les plus pauvres de la planète sont aussi les plus vulnérables au changement climatique ( Le Temps – 9nov15)
Aujourd’hui, 700 millions de personnes sur la planète vivent en dessous du seuil d’extrême pauvreté, qui a été fixé à 1,90 $ de dépenses par habitant et par jour. Un rapport de la Banque Mondiale montre que 100 millions de personnes supplémentaires pourraient passer en dessous de ce seuil d’ici à 2030, du seul fait du changement climatique.
Dans le pire scénario, qui combine faible développement et fort changement climatique, près de 1 milliard de personnes pourraient être sous le seuil de pauvreté en 2030 et ceci pour deux raisons. Tout d’abord, ces populations vivent majoritairement dans des régions tropicales chaudes où tout degré supplémentaire peut avoir des conséquences dramatiques (sécheresse, inondations, cyclones, etc.). Ensuite, elles ont beaucoup moins de moyens matériels que les personnes plus riches de leur pays pour se protéger du phénomène. Ne serait-ce que parce qu’elles vivent dans des logements précaires. Selon notre étude, les 100 millions de pauvres supplémentaires liés au changement climatique seraient situés à 40% en Afrique subsaharienne et à un peu plus de 50% en Asie du Sud.
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Le Rio Doce (Brésil) est mort, contaminé par une coulée de boue toxique suite à la rupture de deux barrages qui retenaient les 50 mio de mètres cubes en amont. Le lit du fleuve est pollué sur 500 km. L’ouvrage était exploité par le brésilien Vale et l’australien BHP Billiton. (7 nov 2015)
L’âge d’homme, l’âge doom…
Plus de 500 scientifiques préviennent que « nous endommageons notre planète à un niveau alarmant » « D’après les meilleures informations scientifiques dont nous disposons, les populations humaines subiront une dégradation substantielle de leur qualité de vie d’ici 2050 si nous continuons sur la même voie », annonce la déclaration signée par un vaste panel d’experts issus de 44 pays. Intitulée « Comment maintenir les systèmes d’entretien de la vie humaine au 21e siècle : informations à l’intention des décideurs politiques ».
Les scientifiques pointent cinq problèmes majeurs que les décideurs doivent traiter immédiatement : le changement climatique, l’extinction de masse, la destruction des écosystèmes, la pollution ainsi que la croissance démographique et les modes de consommation.
La déclaration prévient que la Terre se réchauffe à une vitesse sans précédent dans l’histoire humaine à cause de l’utilisation des combustibles fossiles, et que les taux d’extinction sont à mettre en parallèle avec ceux constatés à la fin de l’ère des dinosaures. 40 % des écosystèmes terrestres libres de glace ont disparu, et tous les écosystèmes ont été touchés par l’activité humaine. De plus, la pollution de l’air, des terres et de l’eau affecte les hommes et la nature « de manières imprévues ». Enfin, la population mondiale ne cesse d’augmenter et les modes de consommation ne font qu’accroitre la pression exercée sur l’environnement.
« Lorsque les enfants d’aujourd’hui atteindront l’âge mûr, il est fort probable que les systèmes d’entretien de la vie sur Terre, cruciaux pour l’existence et la prospérité humaines, auront été irrémédiablement endommagés par l’ampleur mondiale et la combinaison de ces facteurs de stress environnementaux causés par les hommes, à moins que nous n’engagions des mesures immédiates et concrètes pour garantir un futur durable et de qualité », affirme la déclaration.
Jeremy Hance, mongabay.com
Traduit par Romain Cazaux September 24, 2013
En analysant la situation des animaux et des plantes dans le monde, on se rend compte que tous les groupes d’espèces sont touchés par un niveau de menace relativement important. Aujourd’hui, les scientifiques estiment que les espèces disparaissent à un rythme bien plus rapide que le rythme naturel d’extinction, de l’ordre de 100 à 1 000 fois plus rapidement qu’au cours des temps géologiques passés. Les causes de cette extinction massive, qu’on nomme désormais la sixième grande crise d’extinction, sont multiples, mais elles sont bien identifiées.
Quelles sont ces causes justement ?
La première est la destruction des habitats naturels, due par exemple à l’urbanisation mal contrôlée, ou à la déforestation intensive dans les zones tropicales. La deuxième grande menace est la surexploitation des espèces, avec la surpêche qui épuise les ressources des océans, ou le braconnage qui vise par exemple les rhinocéros pour leur corne ou les félins pour leurs os et leur peau.
Les espèces introduites envahissantes sont une autre menace. Lorsque l’Homme déplace une espèce issue d’un écosystème d’origine et l’introduit dans un autre écosystème, il peut arriver que l’espèce délocalisée devienne envahissante et engendre la disparition d’espèces locales. Dans les îles, de nombreuses espèces originales ont disparu de cette façon, suite à la prédation et à la compétition par les espèces qu’on y avait introduites. Enfin, la pollution de l’eau, des sols et de l’air est un autre facteur affectant la biodiversité.
Et désormais, une nouvelle menace vient s’ajouter à ces facteurs préexistants : celle du changement climatique.
L’Homme est-il finalement le premier responsable de cette évolution ?
La quasi-totalité des extinctions animales ou végétales constatées depuis 500 ans est le fruit de l’impact des activités humaines. Et c’est un élément nouveau dans l’Evolution de la vie, qui a déjà connu cinq grandes crises d’extinction par le passé. Ces précédentes extinctions étaient toutes consécutives à des événements cataclysmiques, comme la dernière intervenue il y a 65 millions d’années, qui a vu disparaître les dinosaures, vraisemblablement des suites de la chute d’une météorite géante dans la région du Mexique actuel. Mais aujourd’hui, la sixième grande crise d’extinction que nous connaissons a la particularité d’être la conséquence de l’activité d’une espèce particulière, l’espèce humaine. C’est donc également notre espèce qui détient les clés et les solutions pour stopper cette crise de la biodiversité que nous avons engendrée.
Quelles populations animales sont les plus vulnérables face à cette sixième grande crise ?
D’après les analyses de la Liste rouge des espèces menacées, nous savons par exemple qu’une espèce de mammifères sur quatre et un amphibien sur trois sont menacés au niveau mondial, ou encore près d’un tiers des requins de la planète. Il y a déjà eu beaucoup d’extinctions par le passé, comme le dodo de l’île Maurice, la tortue de terre de La Réunion, le phoque moine des Caraïbes… Aujourd’hui, le tigre est victime du braconnage et classé en danger, l’orang-outan et le rhinocéros de Sumatra subissent de plein fouet la déforestation et sont particulièrement menacés, l’esturgeon européen, autrefois surpêché, est en danger critique.
Et avec le réchauffement climatique, le koala n’est pas le seul animal affecté. L’ours polaire est en première ligne, à cause de la fonte de la banquise dont il a besoin pour se nourrir, et les coraux sont devenus très vulnérables à cause de l’élévation de la température des océans. Il est clair que nous devons agir dès maintenant, si nous voulons continuer à voir ces espèces peupler encore longtemps la planète
Source : Atlantico -7 oct 13- : Le rythme de la disparition des espèces a-t-il augmenté
Chaque année, nous déplaçons plus de sédiments et de pierres que tous les processus naturels. (Félix Pharand-Deschênes)
(Le Monde / 18.03 2014) Une étude du centre de vols spatiaux Goddard de la NASA relayée par la RTBF explique que la civilisation telle que nous la connaissons aujourd’hui pourrait bien disparaître dans les prochaines décennies en raison d’un problème de gestion des ressources naturelles et d’une mauvaise répartition des richesses.
L’étude se fonde sur un nouvel outil analytique, baptisé « Handy », pour Human and Nature Dynamical, mis au point par le mathématicien Safa Motesharrei du Centre national de synthèse socio-environnementale. L’étude a été publiée dans l’Elsevier Journal Ecological Economics.
En étudiant l’histoire des civilisations, les chercheurs ont ainsi mis en évidence les raisons qui ont contribué à leur chute, que ce soit les Mayas ou encore l’empire romain. Une série de facteurs liés entre eux serait donc à prendre en compte, parmi lesquels le climat, la population, l’eau, l’agriculture ou encore l’énergie.
Selon la RTBF, Safa Motesharri et ses collègues expliquent qu’il y a deux scénarios possibles pour l’homme du XXIe siècle. Le premier serait la réduction, par la famine, des populations pauvres. « Dans ce cas, la destruction de notre monde ne serait donc pas due à des raisons climatiques, mais à la disparition des travailleurs », note le site belge d’information.
« Le second scénario catastrophe repose sur la surconsommation des ressources qui entraînerait un déclin des populations pauvres, suivi par celui, décalé dans le temps, des populations riches »
Fait notable, selon les chercheurs, plusieurs empires ont disparu entre autres à cause de l’aveuglement des élites qui, jusqu’au bout, se croyaient protégées et ont refusé de réformer leur système de vivre-ensemble.
Si ces scénarios paraissent difficiles à éviter, les scientifiques mettent en avant l’urgente nécessité de « réduire les inégalités économiques afin d’assurer une distribution plus juste des ressources, et de réduire considérablement la consommation de ressources en s’appuyant sur des ressources renouvelables moins intensives et sur une croissance moindre de la population. »