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La tradition raconte que quand il fut question d’ériger une église dans le haut de la vallée des Ormonts, on planta en trois lieux un piquet pour repérer l’endroit le moins exposé aux avalanches. Deux de ces repères disparurent, le troisième résista et c’est là qu’on construisit l’église actuelle.
Le temple actuel a été vraisemblablement construit en 1456, et béni d’évêque Henri Asperlin de Sion. Vers 1530, l’église devient protestante sous la pression de la réformation bernoise. La date inscrite au-dessus de l’arc triomphal de chœur, soit 1709, rappelle probablement d’importants travaux exécutés pendant l’époque bernoise. Une restauration récente a été faite en 1960.
Le chœur, à cinq pans, est éclairé par cinq fenêtres. Les deux plus petites, réouvertes lors de la restauration, sont munies de vitraux, œuvres de Bernard Viglino, représentant St-Théodule et St-Georges, les deux patrons de l’église. Sur la clé de voûte, on trouve la plus ancienne attestation des armoiries de la commune. Au Sud du chœur, on a placé les anciens fonts baptismaux.
La nef est toute simple, avec ses murs blanchis à la chaux. La voûte est un beau plafond de bois en berceau. Une large galerie faut le tour de la nef ; on y trouve encore les bancs d’origine. Un orgue a été installé en 1968 par la manufacture Armagni & Mingot.
La chaire, d’une belle exécution, porte la date de 1748, tandis que l’abat-voix est plus ancien, 1709. Un ancien coffre de bois des Ormonts sert de table de communion.
Le clocher est une tour massive construite en 1494. Dans sa partie supérieure, il est percé de quatre grandes fenêtres ogivales. Il renferme une cloche ancienne de 1564, la plus grosse, et deux autres plus récentes datées de 1756 et 1760. Dans le vestibule d’entrée, on peut encore admirer un tronc ancien destiné à recevoir les offrandes.