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Le Quartier des Cygnes en images
Histoire du quartier des Cygnes
L’entité « quartier des Cygnes » a vu le jour de par les obstacles entre le centre-ville et cette zone périphérique de la ville d’alors.
La Thièle, le lac, le Bey et le Chemin de fer dont la ligne Yverdon – Vaumarcus – Neuchâtel a été inaugurée en 1859, délimitent le quartier et ont permis une identité de celui-ci depuis lors.
Ces obstacles géographi-ques ont longtemps donné peu d’ouverture au quartier (bateaux pour y accéder depuis le quartier des ateliers CFF ou par le passage à niveau vers Gleyres).
Les accès ont ensuite été améliorés :
- En 1896-97 : Construction du passage sous voie sous le pont du chemin de fer entre Gleyres et les Cygnes (suppression du passage à niveau)
- En 1909 : Premier pont provisoire en bois sur la Thièle
- En 1913 : Création du passage St-Georges devenu ensuite, agrandi, Rue William Barbey
- Dès 1945 : Passage à pied des Cygnes à l’Avenue de Grandson, à côté du canal du Mujon
Le quartier était mal perçu de l’extérieur. Il comprenait principalement des pêcheurs, « de rudes bateliers aux visages bronzés aux allures un peu inquiétantes » ou des ouvriers des industries de la place (en particulier les gravières Grandguillaume au bord de la Thièle. les « Ateliers » entre lac et les Remparts le long de la Thièle, ceux du Chemin de fer).
Le lieu semblait échapper un peu à l’ordre régnant ailleurs en ville. L’on dit que les policiers ne s’y aventuraient pas beaucoup « Les disputes et les rixes fréquentes qu’ils (les habitants) avaient entre eux ont été pour beaucoup la cause de la mauvaise réputation faite aux habitants du quartier ».
Certaines familles semblaient d’une culture nomade, avaient en hiver un abri fixe « dans » la Thièle un peu plus haut que le pont de Gleyres, sur des maisonnettes flottantes, « établies par les soins de l’autorité ».
Inversement, les habitants du lieu avaient la conviction que les autorités yverdonnoises méprisaient les besoins du quartier. Ils supportaient mal que les ordures de la ville y soient déposées.
Souvent, pétitions, calicots et visites aux autorités ont été nécessaires pour obtenir la réalisation des infrastructures de ce lieu un peu considéré comme de seconde zone.
Une association de développement de quartier a aussi été créée en 1926 pour mieux faire entendre les besoins des habitants de l’endroit. Il y avait alors 110 maisons et 650 personnes. Aujourd’hui, l’on compte plus de 1200 ménages et 3500 personnes.