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En Suisse, environ 1,6 million de personnes sont exposées au bruit de la circulation routière à des niveaux qui dépassent les valeurs limites admises. La principale source de bruit est, de loin, la circulation routière, suivie des trafics ferroviaire et aérien. Les autres nuisances sonores proviennent des installations de tir, de l’industrie et de l’artisanat, des chantiers, des machines, des installations sportives et des restaurants.
Durant la journée, une personne sur cinq est exposée à des nuisances sonores dues à la circulation routière à son domicile et une personne sur six durant la nuit. En dépit des progrès réalisés dans la lutte contre le bruit, la population est en maints endroits exposée à des nuisances sonores plus importantes qu'en 1990.
Le bruit est principalement imputable à l'augmentation du trafic en général et à l'augmentation du trafic lourd en particulir. Le bruit de roulement des pneus couvre le bruit du moteur dèse 30 km/h pour les voitures de tourisme et dès 60 km/h pour les poids lourds.
Parallèlement aux innovations techniques apportées aux véhicules, des pneus silencieux, des revêtements de route phonoabsorbants, des limitations de vitesse et une conduite responsable contribuent à réduire la pollution phonique.
Une personne sur cent - soit quelque 70 000 habitants - est exposée durant la journée au bruit du trafic ferroviaire à des niveaux dépassant les valeurs limites admises, et la nuit, ce chiffre est pratiquement multiplié par deux.
Les convois qui occasionnent des nuisances particulièrement importantes sont les trains internationaux de marchandises. Ces dernières années, un programme d'assainissement a permis de protéger de nombreuses zones d'habitation situées le long de voies ferrées en érigeant des parois antibruit. La mise en service de trains très silencieux et des mesures au niveau de l'infrastructure doivent permettre de réduire encore davantage le bruit des trains.
Plus de 65 000 personnes sont exposées à des nuisances sonores excessives dues au trafic aérien durant la journée et plus de 95 000 pendant la nuit. La plupart d'entre elles vivent dans les zones urbanisées tout autour des grands aéroports nationaux et à proximité des aérodromes militaires.
Le choix des itinéraires de vol permet de diminuer le nombre de personnes importunées. Des taxes d'atterrissage et de décollage en fonction du bruit sont un moyen d'encourager une aviation civile moins bruyante.
Le nombre de personnes exposées au bruit imputable à l'industrie et à l'artisanat, aux exploitations agricoles, aux installations de production d'énergie et de loisirs, aux parkings couverts ou au transbordement de marchandises n'est pas connu. En règle générale, l'exposition ne concerne qu'une zone limitée située à proximité immédiate des aires d'exploitation. Des mesures d'assainissement phonique ont permis de réduire sensiblement les nuisances sonores.
A proximité des places d'armes et d'exercices militaires, 20 000 personnes environ sont exposées à des nuisances sonores qui dépassent les valeurs limites admises. Le nombre de personnes dérangées par le bruit des stands de tir civils a fortement diminué à la suite de mesures d'assainissement phonique et du regroupement des installations. Des mesures doivent encore être prises pour les places militaires et les petits stands de tir dédiés aux armes de sport et de chasse.
Le nombre de personnes importunées par le bruit des chantiers n'est pas connu. Les travaux de construction tels que dynamitage, battage, fraisage ou excavation causent un bruit élevé, généralement ponctuel et limité géographiquement. Les nuisances sonores peuvent toutefois durer plusieurs années lors de gros chantiers.
En raison des fortes variations des bruits de chantier, le législateur a renoncé à fixer des valeurs limites d'exposition. La directive sur le bruit des chantiers élaborée par l'OFEV présente toute une série de mesures de construction et d'exploitation destinées à limiter les nuisances sonores. Ces mesures sont notamment fonction de la distance par rapport aux zones d'exposition, du degré d'intensité des travaux et du trafic généré par le chantier.
Le bruit d'appareils et de machines comme les souffleurs de feuilles, les tondeuses à gazon, les équipements de chantier peut déranger. Il est difficile d'estimer le nombre de personnes exposées à ce type de nuisances. Ce bruit trouble la quiétude de zones généralement calmes, à des heures habituellement tranquilles, mais n'est pas permanent.
L'ordonnance sur le bruit des machines fixe des valeurs limites d'émission pour différents appareils et machines. Pour certains, la Confédération exige que la puissance acoustique maximale figure sur l'équipement.
Les sources de bruit pour lesquelles l'ordonnance sur la protection contre le bruit ne fixe pas de valeurs limites d'exposition sont appelées « autres sources de bruit ». Des installations sportives, des restaurants, des points de collecte de verre, des activités de la vie quotidienne, entre autres, peuvent être source de nuisances sonores.
Les vibrations sont souvent provoquées par le passage de trains. On estime qu'à proximité de lignes ferroviaires, environ 30 000 personnes sont exposées à ce type de nuisances à leur lieu de domicile.
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