Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07080.jsonl.gz/1228

La stéatohépatite non alcoolique (NASH) a un pronostic variable et touche souvent des personnes qui ont une consommation d’alcool modérée et favorable à leur santé selon des études observationnelles (par exemple les personnes souffrant de diabète ou d’hyperlipidémie). Les effets d’une consommation d’alcool modérée sur le NASH ne sont pas connus pour les humains. Afin d’avancer dans la compréhension d’effets potentiels, les chercheurs ont induit un NASH chez vingt rats soumis à un régime riche en graisses pendant six semaines ; puis la moitié des rats ont été soumis au même régime pour quatre semaines supplémentaires, alors que le régime imposé aux dix rats restants a été modifié en remplaçant 16% des calories par de l’alcool.
Commentaires : L’alcool a eu un effet délétère sur le NASH chez les rats de cette étude expérimentale. Alors que les auteurs avancent que la quantité d’alcool donnée aux rats est l’équivalent d’une consommation modérée chez les humains, cette quantité, un peu plus de trois unités par jour, serait plus proche d’une consommation excessive selon les guidelines américains. Aucune expérimentation humaine n’est actuellement disponible pour indiquer l’effet d’une consommation modérée sur le NASH. Cependant, ces résultats nous rendent attentifs au fait que l’alcool peut aussi être nuisible pour les personnes atteintes de NASH.