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Quel est le point commun entre un poisson-clown, un être humain, un dodo et une pâquerette ? Ces espèces, comme la plupart des êtres vivants sur Terre d’ailleurs, évoluent pour s’adapter à leur environnement. Cela leur permet de survivre à l’arrivée d’un nouveau prédateur ou à un changement dans leur milieu naturel, par exemple. Seul problème : cela ne se fait pas du jour au lendemain.
Prenons le cas du dodo, qui a vécu à l’île Maurice pendant des siècles, pour comprendre comment les choses se passent. Dans son petit paradis, cet oiseau n’avait aucun prédateur, donc nul besoin de se défendre. Il s’est donc adapté à cette donnée en perdant l’habitude de voler pour échapper à ses ennemis. Il n’avait plus besoin non plus de protéger ses œufs : il a cessé de nicher dans les arbres et s’est installé au sol.
Lorsque les êtres humains ont débarqué à l’île Maurice, ils avaient avec eux des chiens, des cochons et d’autres animaux qui sont entrés en compétition avec le dodo. Tout est allé très vite; l’espèce n’a absolument pas pu s’adapter à cette transformation de son environnement. Elle aurait pu réapprendre à faire son nid dans les arbres ou à pousser des cris pour effrayer les prédateurs, mais cela aurait pris plusieurs générations. Elle n’a donc pas mis très longtemps à s’éteindre.
C’est exactement la même chose pour toute espèce qui se trouve face à une transformation soudaine : elle peut être menacée d’extinction. C’est pour cela que les changements climatiques comme la hausse des températures préoccupent beaucoup de gens. Si la planète se réchauffe trop vite pour que les plantes et les animaux s’adaptent à leurs nouvelles conditions de vie, beaucoup risquent tout simplement de disparaître.
A l’Université de Lausanne, on étudie les poissons-clowns — la famille de Nemo — pour comprendre comment les espèces se forment et évoluent. Pour cela, on compare les séquences d’ADN des poissons – de très longues suites de lettres. Comme elles sont beaucoup trop longues pour être comparées sur un écran ou un document imprimé, des ordinateurs effectuent ce travail. Ce type de recherches exige donc certaines connaissances en informatique. On peut utiliser ces compétences pour une foule d’autres choses, comme créer un jeu vidéo. Ce sont d’ailleurs des chercheurs du département de biologie computationnelle qui ont réalisé celui-ci. Tu vas incarner un dodo qui doit se trouver une partenaire pour faire des petits. Tu découvriras la suite de l’histoire en cours de route…
Une activité proposée par Sarah Schmid, Diogo Ribeiro, Théo Cavinato et Ioanna Stephani, membres du groupe du Département de biologie computationnelle.