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Les menaces posées par les maladies transmissibles nouvelles, émergentes ou ré-émergentes prennent aujourd’hui une dimension mondiale et le Secrétariat de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réagit avec détermination depuis 1995. Le concept de surveillance de la santé publique mondiale, une composante essentielle de la stratégie mondiale de lutte contre les épidémies au-delà des frontières, a été élargi et formalisé par l'OMS et ses partenaires techniques par plusieurs d'instruments et initiatives récentes.
La tuberculose ultra-résistante (TB-UR) est la dernière maladie émergente reconnue en tant que menace mondiale pour la santé. Jusqu’à présent, elle a été identifiée dans au moins 27 pays dans toutes les régions du monde, sauf l'Océanie. Une étude d’une cohorte de patients, réalisée en 2005-2006 dans la province du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud, a révélé un taux de mortalité extrêmement élevé et une évolution fatale rapide parmi les cas identifiés de TB-UR.
Depuis 1999, le conflit en cours en Ituri, en République démocratique du Congo (RDC), a fait plus de 50,000 morts, plus de 500,000 civils déplacés et une mortalité inacceptable. En février 2005, suite à une recrudescence de la violence et de nouveaux déplacements, Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé une intervention d'urgence dans trois camps de personnes déplacées internes en Ituri.
Bunia, situé dans le district de l'Ituri dans l'est de la République démocratique du Congo, a été un centre pour les affrontements multi-dimensionnels et inter-ethniques qui ravagent la région depuis 1999. Un pic de violence a été franchi en mai 2003, lorsque, après le retrait des troupes ougandaises, une confrontation entre les deux partis représentant les principales tribus ethniques a entraîné la mort et le déplacement de milliers de civils.
L’Autorité palestinienne s’est profondément affaiblie lors de la deuxième intifâda, qui a débuté en septembre 2000. La politique de destruction des structures par l’armée israélienne, le bouclage des Territoires et la construction du mur empêchent l’Autorité de soutenir efficacement la population. C’est pourquoi les ONG palestiniennes ont actuellement un rôle si important à jouer. Affectées par les conditions difficiles, elles ont adopté de nouvelles stratégies.
Les mesures de contrôle visant à limiter la propagation d'une épidémie de choléra sur l'île de Pohnpei (Micronésie) comprenaient la vaccination de masse avec une dose unique du vaccin anticholérique oral vivant atténué CVD 103-HgR en tant que mesure complémentaire possible. L'épidémie a fourni une occasion unique pour évaluer la facilité d'utilisation et l'efficacité de ce vaccin. Dans les conditions du terrain de Pohnpei, l'efficacité brute du vaccin a été estimée à 79,2% (95% CI: 71.9–84.6%) dans la population cible.
Dans cet article, Jean-Marc Biquet discute de l’utilisation de l’humanitaire en tant que justificatif d’intervention militaire. Il souligne l’incompatibilité des mandats entre humanitaires et militaires, ainsi que l'impossibilité pour l’aide humanitaire de distinguer entre les "bonnes" et "mauvaises" victimes.