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Le film s'ouvre sur un moment de vie joyeux, avec des indices d'étrangeté: Mathieu (Adrien Jolivet) gratouille sa guitare tandis que Franck (Thomas Dumerchez), son plus cher ami, se déguise en femme pour une soirée entre copains. Rire, jeu de séduction, le délire! C'est Camille (Catherine Deneuve), la mère de Mathieu qui assure le maquillage. Ce moment avec son fils est le dernier. Prélude à un drame qui va faire basculer la vie de Camille. Son fils va mourir au petit matin dans un accident de voiture. Franck était le conducteur. En mère éplorée, elle va s'accrocher, s'attacher à Franck, intervenir dans ses études, dans ses options de vie. L'attitude est incompréhensible pour les proches de Camille qui vont faire le vide autour d'elle, tout comme pour les parents de Franck qui voient là une attirance contraire à la moralité. Le jeune homme va prendre conscience de ce qui se passe. Comment va-t-il réagir?
C'est l'histoire d'un couple improbable. Improbable parce que le scénario est ainsi! Le film tourne autour d'une seule personne, Camille. Tout se joue sur l'ambiguïté. Les pistes de la logique se confondent dans l'invraisemblance et l'incohérence. Camille est une mère arrogante, troublée psychiquement, avec de beaux élans d'affection mais tellement hystérique. Franck, culpabilisé, est tiraillé entre les loyautés familiales et les obsessions de Camille. Le réalisateur aime fausser les pistes et assume ce choix: "Il est difficile de savoir ce que Camille cherche, mais elle est animée par quelque chose qu'elle sait ou qu'elle semble savoir et que nous ne savons pas. Avec le personnage de Camille on est vraiment dans l'opacité et le mystère." Et Catherine Deneuve ne va pas davantage sauver le personnage. Il ne suffit pas que le réalisateur dise que "la longueur du plan fait qu'on y lit autre chose", pour trouver ce qu'on pourrait y lire.
Un film prétentieux qui ne saurait faire date dans la filmographie de Catherine Deneuve! A force de vouloir biaiser la communication avec le spectateur, on ne dit plus rien du tout. De quoi fausser compagnie à notre tour à cette projection décevante.
Ancien membre
|Nom||Notes|
|Ancien membre||9|
|Georges Blanc||5|
|Daniel Grivel||7|
|Serge Molla||8|
|Geneviève Praplan||9|
|Antoine Rochat||7|