Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07100.jsonl.gz/845

" Nous devenons ce que nous mangeons. En mangeant des OGM, allons-nous devenir des produits génétiques ? "
Christine :
En partie je suis d'accord avec la première partie. Pour la deuxième partie je ne m'y connais pas assez. Mais je ne serai pas porter à acheter cela.
David :
On ne devient pas ce qu'on mange. Le style de vie induit sur notre nourriture et aujourd'hui on ne prend pas assez le temps de réfléchir à ce que l'on mange (pour un célibataire de 30 ans, par exemple).
Quand on mange, on ne pense pas vraiment à ce que l'on ,mange (exemple : on ne se renseigne jamais sur ce qu'on nous sert dans un restaurant).
Si on avait plus de temps on ferrait des choix.
L'anglaise :
Ce qu'on mange n'est pas important, si on prend des vitamines, on a pas besoin de se soucier de notre nourriture. Je suis contre les OGM car les animaux mélangés avec les végétaux c'est très mauvais (exemple : des navets mélangés avec des gènes d'hamster)
La Canadienne :
Je ne suis pas d'accord, ça dépend jusqu'à quel degré. Il y a aussi d'autres facteurs nuancés comme la quantité ; par exemple on dit qu'un verre de vin par jour c'est bien, par contre trop est mauvais pour notre santé.
Christine :
Si on veut s'informer, on peut trouver toutes les informations possibles (internet). L'information accessible au public est très commercial, mais on peut se fier aux étiquettes. Par contre les colorants utilisés sont parfois modifiés et ceci n'est pas signalé. Tout ce qui n'est pas flagrant n'est pas étiquetté.
La Canadienne :
Au Canada il y a une plante, dont on tire l'huile de Canolos, cette plante est vénéneuse mais on croyait qu'en enlevant la partie dangeureuse, il n'y avait aucun risque. Seulement il s'est averé que le poison agissait 10 fois plus pendant la digestion.
Les savants le découvrèrent mais ils ne savaient pas comment le dire aux consommateurs pour des raisons économiques. Ce danger de manque d'informations peut aussi s'appliquer aux OGM. C'est pourquoi il faudrait avancer prudement.
En plus, il y a l'information mal dirigée ; par exemple aux U.S.A les chercheurs ont trouvé une huile sans graisse. Les consommateurs furent bien sûr ravis. On a découvert que cette huile était nocive mais comme les consommateurs étaient attirés par l'étiquette "sans graisse" ils ne voulaient pas y renoncer !
Christine :
Je pense tout de suite aux films d'horreur ! C'est sortir des normes de la nature et aboutir à des choses monstrueuses et perdre ce que la nature nous procure : aliments naturels, goûts des choses, Ce qui me fait surtout peur est le clonage et ce qui dépasse le cadre de la nature.
Les résultats immédiats on les connaît bien, mais on ne sait pas les risques et repercussions à long terme.
La Canadienne :
Au Canada il y avait une sorte de gelatine pour les bébés qu'on leur recommandait parce qu'on la disait bénéfique. Mais il s'avéra quelques années plus tard qu'elle causa des dommages de l'organisme.
L'anglaise :
C'est terrible ; on va totalement à l'encontre de la nature. Avec la biotechnologie on détruit la biodiversité, les hommes choisissent les espèces qu'ils veulent exploiter et font ainsi disparaître certaines espèces. Le problème est qu'une fois qu'une espèce a disparu, on ne peut la faire réapparaître !
Christine :
On devrait arrêter mais on ne pourrait pas, il y d'autres applications de ce qui est biotechnologique. C'est quelque chose qui devrait être contrôler mais il y a toujours des savants fous qui continuent.
Je pense qu'il restera des sequelles dans la terre.
Christine :
On a pas attendu la biotechnologie pour que la richesse de la flore et de la faune disparaisse, elle a déjà disparu avant. Depuis l'invention des pesticides ça c'est déjà beaucoup empiré. On avait déjà abîmer tout ce qui est biodiversité. Ca va bien sûr s'accélerer et accentuer le phénomène mais c'était déjà entamer.
Christine :
J'imagine qu'il n'y en a pas énormement, mais néanmoins si on inclut tous les colorants et les préservatifs il doit y en avoir un paquet !
A la première vue on croit que les proportions sont faibles mais en fait on les trouve partout.
Christine :
Ca va se développer mais il y a des forts mouvements contraires. Je pense qu'il y aura un grand développement du côté de la médécine. On attend le moment parfait et il faudra au moins une génération avant que ce soit vraiment accepté.
David :
Ce n'est que la continuation : depuis la Nuit des Temps on a d'abord adopté le blé, qu'on a ensuite cultivé et mélangé avec d'autres pour faire plus de pain. La biotechnologie n'est que la suite de la séléction de l'homme.
Retour à la page d'accueil du projet YRE à Genève