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Tous les petits enfants apprennent qu’il est un mot qu’il ne faut jamais écrire. Si jamais quelque distrait venait à le taper par inadvertance sur son ordinateur, n’ayant pas bien écouté son maître d’école, il en résulterait des choses graves.
Pour conjurer cette abomination, il n’est qu’une méthode sûre : sacrifier une phrase après l’avoir torturée. On peut lui appliquer le Calque (les langues germaniques sont indemnes de la malédiction), le Passif ou le Sujet Malapproprié.
Exemple :
« Pour rendre la législation conforme aux exigences du protocole, la révision modifie l’art. 6 de la loi. La révision porte également sur l’art. 11a en prévoyant une obligation de déclaration. »
Cela permet d’éviter ceci :
« Pour rendre la législation conforme aux exigences du protocole, on a modifié l’art. 6 de la loi. On a également inscrit dans celle-ci un art. 11a prévoyant une obligation de déclaration. »
Notons que l’anglicisation permet également de se défendre en faisant avancer dans la langue française « quelqu’un » (someone), au détriment du mot interdit.