Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07028.jsonl.gz/375

Le 14 mai 1891, devant un nombreux public, se déroulait l’assemblée constitutive de la Société pour le développement de Payerne. Son premier comité était composé de notables de la ville dont le voyer, le préfet, le syndic ainsi que des médecins et entrepreneurs.
A l’époque, son but était de s’intéresser à toutes les questions qui se rattachaient au développement et à la prospérité de Payerne. Elle organisait des spectacles et des conférences.
En ce temps-là, les hivers étaient rigoureux et la Société se pencha sur le problème du patinage. Une de ses premières réalisations fut l’aménagement de l’étang de Chaux en surface de glace pour le plaisir des petits et des grands.
Au début de la Première Guerre mondiale, la Société allait passer par des moments difficiles, suite à un important déficit (300 francs) constaté lors de l’assemblée générale de 1914. Le nombre de cotisants étant insuffisant pour une population de plus de 5000 habitants, l’activité de la Société fut mise en veilleuse et pendant une décennie ses seules occupations étaient la gérance du parc aux biches, de fleurir les fontaines de la ville et d’entretenir les bancs publics.
En 1925 la Société pour le développement comptait plus de 400 membres et était l’instigatrice des timbres rouges, un escompte accordé par les commerçants lors des achats payés au comptant, qui allait se perpétuer pendant près d’un demi-siècle et favoriser le négoce.
Jusqu’à la seconde guerre mondiale la Société pour le développement connu des hauts et des bas, surtout par le manque d’intérêt de la population qui la privait d’un appui financier bienvenu.
En 1937 la Société distribuait son guide sur Payerne, tiré à 10’000 exemplaires, à divers offices du tourisme et hôtels de Suisse.
Pendant toute la durée de la seconde guerre mondiale, la Société pour le développement n’interrompait pas son activité et au printemps 1944, elle tournait un film consacré à l’Abbatiale. Une réalisation d’un intérêt touristique évident, comme le relevait le président de l’époque. La propagande et le tourisme devenaient les deux activités les plus importantes de la Société qui multipliait les contacts extérieurs pour attirer les touristes en notre ville.
Lors de l’assemblée générale de novembre 1945, le président releva que « cette année marquera la fin de la sanglante tragédie qui dévasta l’humanité entière et le commencement d’une ère nouvelle. L’on y parlait comme de coutume de biches, fleurs, bancs et arbres mais l’on n’évoquait pas le travail du comité qui adressait de pertinentes remarques à des autorités négligentes. On profitait également de cette assemblée pour supprimer les lettres de trop dans l’énoncé de la Société qui devenait la « Société de développement ».
Elle s’occupa également de tout ce qui concernait l’embellissement de la cité, avec la création de parcs et de jardins et la pose de bancs publics dans les environs immédiats de la ville. En 1892, plusieurs notables s’attaquèrent à la rédaction du volumineux Guide de Payerne, réédité en 1991, à l’occasion du centième anniversaire de la Société. De la notice historique à la description de la ville en passant par ses sociétés locales et industries, cet ouvrage s’est avéré utile et important.
Au début du XXe la réalisation majeure de la Société fut la création d’un parc d’animaux. La Municipalité de l’époque accordait la jouissance d’un terrain au Pré-du-Château et s’engageait à nourrir les animaux en l’occurrence six biches et un cerf ainsi était créé le magnifique parc aux biches qui fut une des préoccupations principales de la Société pendant bien des années.
Après la guerre, une réunion entre représentants des sociétés sœurs d’Avenches, Lucens, Moudon et Oron aboutissait à l’étude d’un guide touristique de la vallée de la Broye. Celui-ci devait sortir de presse en 1947 après bien des avatars, les écrivains devant se remettre à la tâche pour cause de négligence de l’imprimeur qui avait perdu les manuscrits ?
Alors que l’automne 1949 faisait une apparition frileuse, une cigogne se posait sur la toiture du temple paroissial. Un évènement qui suscitait la curiosité de tous. Venait-elle apporter des bébés qui feraient enfin croître une population de 5600 habitants ? Un désir que l’on pouvait caresser puisque le gracieux volatile semblait se plaire en notre ville, ce qui incita la Société de développement à lui faire installer un nid vers son gîte. Malheureusement, en février 1950, la cigogne quittait définitivement la ville au regret de beaucoup.
En 1950, la Société établissait une petite performance en faisant circuler le jeudi, jour de marché, un autobus postal Payerne-Sédeilles et entreprenait de grands travaux au parc aux biches par la construction d’un joli chalet et une consolidation de clôtures.
Activités de la Société de développement de 1950 à 2007 :
En 2007, la création de l’organisme Estavayer-le-Lac / Payerne Tourisme mis fin à la collaboration avec la Société de développement qui redevient autonome.
Aujourd’hui, les objectifs de la Société de Développement sont d’entreprendre toutes les activités se rapportant au développement, à l’animation et à l’embellissement de la Ville et de ses Hameaux.