Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07168.jsonl.gz/109

Elle avait été arrêtée le 18 février 2002, la puissance ayant déjà été diminuée à 50% le 14 décembre 2001 après découverte d'une fuite de vapeur. D'autres investigations de l'incident avaient permise l'expert technique Technischer Überwachungsverein TÜV Nord (TÜV) de conclure en janvier 2002 que la poursuite de l'exploitation de la centrale ne présentait pas de problème du point de vue de la sûreté. Une fuite qui avait provoqué une perte d'eau résiduelle, et donc la formation de vapeur dans le confinement, avait été détectée dans une partie de la conduite d'aspersion du couvercle, conduite qui ne sert qu'à accélérer la baisse de puissance avant l'arrêt annuel et reste isolée du circuit du réacteur pendant l'exploitation en puissance. Lors de l'inspection sur site des dommages, le 18 février 2002, en la présence de représentants de la TÜV, les dégâts se sont avérés plus importants que prévu. La conduite était détruite sur une longueur de 2 ou 3 mètres. Cet endommagement avait été provoqué par une réaction de gaz de radiolyse (hydrogène et oxygène), gaz qui s'était accumulé dans la conduite sans qu'on le remarque. L'événement avait été classé au niveau 1 de l'Echelle internationale des événements nucléaires Ines.
La conduite défectueuse a été enlevée et les détériorations provoquées par les débris ont été réparées, indique l'exploitante, la Hamburgische Electricitäts-Werke AG (HEW). En outre, d'importantes mesures de prévention ont été prises pour empêcher que ce type d'événements ne se reproduise. On a par ailleurs procédé à une inspection approfondie du système de contrôle-commande.
Source
D.S./C.P. d'après un communiqué du Ministère fédéral allemand de l'environnement du 24 mars et de la HEW du 25 mars 2003