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Retrouvez ici les informations médicales de la semaine à retenir en fonction des dernières études scientifiques, communications officielles et congrès médicaux, article créé en partenariat avec Creapharma.ch.
SEMAINE 40/2018 (mise à jour le 04 octobre 2018)
3 octobre 2018
Prix Nobel de chimie à 3 chercheurs
Cette année 2018, le prix Nobel de chimie, est revenu à 3 chercheurs. Pour moitié à l’Américaine Prof. Frances H. Arnold et pour l’autre moitié à l’Américain George P. Smith et au Britannique Sir Gregory P. Winter. Cette année, le prix Nobel de chimie a des applications pratiques en médecine. Les 3 scientifiques ont travaillé sur les théories de l’évolution. La Prof. Arnold travaille au California Institute of Technology aux Etats-Unis. Dans les années 1990 elle a notamment effectué des travaux sur l’évolution des enzymes. En s’inspirant de l’évolution, elle et son équipe ont réussi à modifier les propriétés de protéines comme les enzyme à des fins thérapeutiques ou industrielles. M. Smith de l’Université du Missouri aux Etats-Unis et Sir Winter de l’Université Cambridge au Royaume-Uni ont travaillé sur les bactériophages, des virus qui infectent les bactéries, pour développer de nouvelles protéines. Grâce à cette technique, il a été possible de produire des anticorps qui agissent comme des médicaments. De façon concrète, le médicament adalimumab a été développé grâce à cette méthode et approuvé par la FDA en 2002. Ce médicament est indiqué en particulier contre la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis et des maladies inflammatoires intestinales. Peu de femmes ont gagné un prix Nobel de chimie depuis sa création en 1901, Mme Marie Curie qui l’a gagné en 1911 est probablement la plus célèbre lauréate.
Sources : The Wall Street Journal, ATS (agence de presse suisse)
1er octobre 2018
Prix Nobel de médecine à 2 chercheurs
Cette année 2018, le prix Nobel de médecine (ou physiologie) est revenu au chercheur américain James P. Allison actuellement de l’Université du Texas, mais il a réalisé ses recherches à l’Université de Californie à Berkeley et au Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New York, et au chercheur japonais de l’Université de Kyoto Prof. Tasuku Honjo. Ce duo de lauréats a travaillé de manière isolée sur l’immunothérapie, une méthode de traitement du cancer révolutionnaire qui utilise les défenses du propre corps pour lutter contre les tumeurs. Les cellules tumorales se développent en se faisant passer pour des cellules normales et ne sont en général pas identifiées par le système immunitaire comme les lymphocytes T. Avec l’immunothérapie et suite notamment aux travaux de recherches dans les années 1990 de ces deux scientifiques, il est possible d’activer son propre système immunitaire en stimulant les lymphocytes T pour éliminer les tumeurs. Le scientifique américain James Allison a découvert un récepteur se trouvant sur les lymphocytes T appelé CTLA4 qui agit comme un frein. En bloquant ce récepteur avec un anticorps, il est possible de guérir certaines tumeurs en activant les lymphocytes pour attaquer des cellules tumorales. Le chercheur japonais a travaillé lui sur une protéine PD1 qui permet aussi d’agir sur les lymphocytes T en les rendant actives dans certaines situations. Pour l’Académie Suédoise qui a attribué ce prix le lundi 1er octobre 2018 et qui s’est exprimé à ce sujet sur Twitter, l’immunothérapie est un point de repère (landmark) important dans la lutte contre le cancer.
Sources : The New York Times, The Wall Street Journal, Le Figaro
Lire notre dossier complet sur l’immunothérapie
Le 04 octobre 2018. Sources : voir sur les liens de Creapharma.ch si les sources ne sont pas mentionnées dans les paragraphes ci-dessus. Crédits photos : Fotolia.com