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La science économique est devenue la forme dominante du discours politique. Elle se présente pourtant volontiers comme le plus neutre et impartial des savoirs. Que signifie cette dénégation du politique de la part d'une science si intimement liée au champ du pouvoir ? Arnault Skornicki propose un détour historique par la France des Lumières pour mettre au jour l'impensé de ce qui n'était pas encore une discipline universitaire, mais un simple genre intellectuel.De la naissance du libéralisme d'État au Dialogue sur le commerce des blés de Galiani, de la science du commerce aux luttes entre Turgot et Necker en passant par la Physiocratie, le xviiie siècle apparaît en effet comme une période clé pour l'économie politique. Savants, hommes de lettres, philosophes et administrateurs mettent leur intelligence au service des Lumières qui s'officialisent et d'un État éclairé qui tente de se réformer. L'économie politique finira par accéder aux sommets du pouvoir, pour ne plus jamais les quitter. Une étude ambitieuse pour comprendre la naissance du libéralisme.
Sociétés en mouvement : les faits économiques, les bouleversements sociaux, les évolutions politiques et culturelles se conjuguent et révèlent les transformations en profondeur des sociétés contemporaines. Sociétés en mouvement : une collection pour appréhender le monde d'aujourd'hui afin de préparer celui de demain. Le nombre de films diffusés par les chaînes de télévision a presque triplé en dix ans, tandis que la fréquentation des cinémas diminuait de 35 %. Derrière le terme général et impropre de crise - dont les médias se font largement l'écho - se profile donc une réalité : la baisse du nombre des spectateurs dans les salles. Menacé dans sa logique de reproduction des images par la déréglementation audiovisuelle des années 1980, le cinéma connaît une grave crise d'identité. L'industrie cinématographique a perdu son autonomie et se trouve insérée, par son mode de consommation et de financement, dans une industrie plus vaste, dominée économiquement par les chaînes de télévision. Loin de conforter l'hypothèse que les difficultés de cette industrie résultent d'une baisse d'intérêt pour la marchandise film, l'auteur montre que le cinéma, simple étape technologique dans la transmission des images, doit, s'il ne veut pas disparaître, accentuer ses spécificités en répondant aux attentes nouvelles des spectateurs. Les procédures de déréglementation au niveau international, les mutations technologiques et industrielles de l'audiovisuel, rendent aujourd'hui insuffisante une régulation fondée sur la seule intervention publique. Indispensable, ce soutien ne peut, à lui seul, se substituer au dynamisme d'une industrie, dont la stratégie industrielle et commerciale doit être renouvelée, afin de briser les chaînes que lui impose la télévision.