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<h2>SubmittedText<h2><p>N'étant membre ni des Nations Unies ni de l'Union européenne, la Suisse se trouve dans la société internationale étatique dans un isolement de plus en plus dangereux. Dans ces circonstances, le Conseil fédéral ne pense-t-il pas qu'il faille d'urgence annuler sa décision de fermeture de l'ambassade suisse auprès de l'Unesco, à Paris, et au contraire renforcer sa collaboration bi- et multilatéralement avec les organisations internationales partout où ceci est possible ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La Suisse est très consciente de l'importance du facteur multilatéral dans ses relations internationales. Membre de toutes les organisations internationales à l'exception de l'ONU, elle y défend non seulement ses intérêts propres, mais aussi une certaine éthique du multilatéralisme. Souvent appréciée pour son rôle modérateur, elle veille au respect des règles qui gouvernent l'activité des organisations dont elle est membre et tout particulièrement à la gestion. Loin de se trouver dans une situation isolée, elle prend une part active à la détermination de la politique du groupe auquel elle appartient et jette des ponts vers les autres groupes. Elle est toujours disposée à prendre des responsabilités dans les organes de l'organisation.</p><p>Ces principes trouvent une application exemplaire à l'Unesco, où la Suisse a été élue, en tête de tous les États candidats, au poste de membre du Conseil exécutif, ce qui représente une marque d'estime de la part des États membres. De ce fait, elle participe directement à l'exécution du programme et demeure l'interlocutrice privilégiée du directeur général. Sous la direction de Mme Doris Morf, chef de la délégation au Conseil exécutif, elle fait porter son effort sur l'éducation, les sciences sociales et la coopération scientifique et exerce pleinement son influence. Le directeur général a récemment reconnu, à son tour, l'importance de la contribution intellectuelle de la Suisse aux travaux de l'organisation.</p><p>La volonté du Conseil fédéral de poursuivre cette excellente collaboration n'est donc guère mise en doute par nos partenaires.</p><p>Cela étant, il est de fait que le DFAE a été contraint de procéder à des économies à l'instar des autres secteurs de l'administration. La fermeture de certains postes, des efforts de rationalisation doivent libérer une partie des ressources en personnel requises pour permettre au département de faire face à des tâches dont le nombre va croissant. Le Conseil fédéral a estimé qu'il était possible de maintenir le même niveau de prestations à l'Unesco que par le passé, tout en confiant la fonction de chef de la délégation permanente à l'ambassadeur de Suisse en France. Il convient de rappeler que ladite ambassade assurait déjà la présence de la Suisse à l'Unesco jusqu'au début des années septante.</p><p>Nous avons donc veillé à maintenir adéquatement la position de la Suisse à l'Unesco. L'engagement de notre pays à l'Unesco, apprécié de toutes parts, n'est d'aucune manière remis en question. Nous en voulons pour preuve le fait que la déléguée permanente adjointe auprès de l'Unesco portera le titre d'ambassadeur. Il s'agit donc d'une simple mesure de rationalisation du réseau diplomatique, dictée par la nécessité de réduire l'effectif du personnel : il n'y a donc pas lieu de revenir sur cette décision.</p>