Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06932.jsonl.gz/1301

Faut-il philosopher ? Créé le: 21.08.2015, édité le: 21.11.2016
Pour beaucoup de lecteurs, philosopher revient à se poser des questions sur les raisons de leur existence. Cette activité seine pour la vie spirituelle est souvent faite à l’aide de quelques guides de mieux-vivre écrits par des ‘gourous’ l’ayant eux-même pratiquée entre zèle et esprit plus économique.
Or cette activité a été pratiquée depuis fort longtemps, constituant ainsi un corpus de connaissances qu’il ne serait pas rationnel d’ignorer, ce qu’a déjà exprimé Gottlob Frege, vénérable arrière grand-père des systèmes d’informations, dans l’introduction des fondements de l’arithmétique :
“Il est troublant et décourageant de voir qu’une connaissance acquise, et non sans peine, menace de retourner à l’oubli, que les travaux se succèdent en pure perte parce que, dans la république des gens cultivés, on ne croit pas utile de s’en approprier les fruits.”
C’est bien de construire sur ces connaissances que tente la philosophie analytique, née autour du cercle de Vienne issu lui-même des recherches logico-philosophiques de Frege, Russell et Wittgenstein principalement.
Philosopher est alors en premier lieu appliquer une rationalité aux questions fondatrices des connaissances humaines, comme par exemple :
“qu’est-ce qu’une croyance ?”
”qu’est-ce qu’une action ?”
“qu’est-ce qu’une unité ?”