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Billet du Syndic Jean-François Jeannin
Bref historique de la commune de Giez :
Bien installé au cœur du Nord vaudois, le village de Giez apparaît dans des documents datant de l’an 1011, lors d’une donation du roi Rodolphe III de Bourgogne au couvent de Romainmôtier. Le village portait alors le nom de Gies, avant de connaître d’autres variations tel que Gyz, Giacum, Gie, pour finalement devenir Giez.
La commune abrite quelques bâtiments datant du moyen-âge, tel son château, qui porte le cachet d’une grande maison seigneuriale fortifiée de la fin du XVème siècle, et son église. Cette dernière est certainement le bâtiment le plus ancien que le village ait conservé, puisque certaines parties remontent vraisemblablement au commencement du XIIème siècle. Elle fut la paroissiale de Grandson jusqu’en 1438, date à laquelle l’évêque de Lausanne libéra les habitants de l’obligation de monter jusqu’à Giez pour assister aux services religieux. On trouve une autre maison remarquable, adjacente au château : les Tourelles. Son escalier hexagonal porte sur le linteau de la fenêtre supérieur la date de 1635.
Un des faits historiques ayant marqué le village nous vient des guerres de Bourgogne, puisque Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, installa son camp juste en dessous du village en 1476, afin de préparer son armée à l’assaut de la place forte de Grandson, récemment conquise par les confédérés. Selon certains documents, ce sont plusieurs centaines de soldats, servantes, ainsi que des chevaux et mulets qui s’étaient installés dans ce campement, jusqu’à la défaite infligée au duc par les confédérés. Ces derniers trouveront alors dans les environs de Giez un inestimable butin composé d’armement, d’équipement, d’or et de joyaux, abandonné suite à la bataille de Grandson et à la fuite des troupes du duc pour le jura français.
Caractères sociaux-démographiques et structures :
De par sa proximité avec Yverdon-les-Bains, et par conséquent de son excellent réseau de communications (axes autoroutiers et ferroviaires), notre commune est bien placée pour poursuivre son développement amorcé dans les années 70. A cette époque, la création d’un quartier villas avait permis d’accueillir pas loin d’une centaine de nouveaux habitants et ainsi de freiner l’érosion de la population. Aujourd’hui, avec la mise en place du nouveau plan d'affectation communal (PACom), accepté par le Conseil général lors de sa séance du 10 octobre 2022, mais devant encore être approuvé par les instances cantonales, cela nous permettra d'aller de l'avant avec les projets de développement de notre village. En effet, plusieurs projets de densification des volumes existants sont actuellement à l'étude. Toutefois, nous devons prendre en compte les effets secondaires d'une augmentation de la population à l'intérieur du village, tant au niveau de la sécurité que du nombre de voitures supplémentaires, donc de places de stationnement.
A ce jour, notre village compte quelques entreprises actives dans divers domaines, un centre équestre ainsi qu'un manège. On y produit également du miel, de la bière et du raisin.
Au niveau agricole, la commune compte encore 7 exploitations cultivant notamment céréales, betteraves, maïs, colza, lait et autres.
La commune est membre de l'arrondissement scolaire de Grandson, qui regroupe une vingtaine de communes de la région. Les enfants du village sont donc scolarisés dans les divers complexes scolaires de l'arrondissement et pour certains (en fonction de l'âge) au village puisque nous disposons de 4 salles de classe. Un espace repas est mis à disposition pour la pause de midi. Depuis sa création en 2009, nous sommes également membre du réseau régional d'accueil de jour des enfants, permettant ainsi de répondre de manière performante aux parents.
L’eau que les repètassi (rapiécés), c’est le sobriquet de nos habitants, tirent de leurs robinets provient des puits d’Onnens, au bord du lac de Neuchâtel. Elle a transité par les réservoirs de Bonvillars, de Villars-Burquin et de Novalles pour finir dans le réservoir, situé sur les hauts du territoire communal.
C’est également à cet endroit que se trouve notre refuge communal, lieu privilégié de par sa situation en bordure d’une vaste forêt, et d’où le dégagement permet d’observer le lac, les préalpes et les Alpes du Mont-Blanc aux Trois bernoises, en passant par le Moléson. La population profite de ce lieu bucolique et apaisant pour se retrouver lors de fêtes de famille ou d’anniversaires, puisque ce bâtiment en rondin, équipé du chauffage et d’une petite cuisine, permet d’accueillir jusqu’à quarante personnes. La société de jeunesse y organise chaque année la fête du 1er août, et un petit festival écolo, le festival du Lombric, y a vu le jour en 2003.
La prise en charge et l’épuration des eaux usées est assurée par la step de la commune de Grandson, via une convention avec cette dernière et l’élimination des ordures et autres déchets se fait par les canaux de la STRID, société dont la commune est actionnaire.
Projets à court et long terme :
Après de longs et coûteux travaux consistant à réaliser le remplaçement des conduites d'eau et la mise en place du séparatif dans les quartiers Ouest et Est de notre commune (travaux terminés à la fin de l'année 2021), il reste cependant une troisième étape à étudier qui est la montée de la Route du Petit Montborget pour terminer le bouclage du village. Ces travaux ont permis de remplacer également l'éclairage public par un éclairage dynamique à LED. Le même système d'éclairage sera prochainement installé dans le quartier "villas".
D'autres projets occupent la Municipalité, notamment la place du village qui doit être repensée et réaménagée au niveau de la sécurité et des infrastructures, la réfection complète des bâtiments communaux (appartements et collège), qui après 36 ans, doivent faire l'objet de gros investissements. Il est prévu également la pose de panneaux solaires sur les pans Sud des toits et pour finir, l'entretien régulier du patrimoine, des routes et forêts fait également partie du mandat de la Municipalité.
Vision personnelle et conclusion du syndic :
Idéalement situé en retrait des rives nord du lac de Neuchâtel, au milieu d’un vaste territoire agricole, le village de Giez offre des vues remarquables sur le lac et les Alpes en direction du sud et sur la chaîne du Jura au nord. Légèrement à l’écart des centres urbains et des grands axes routiers, le village promet une certaine tranquillité et le paysage une nature préservée. Deux entrées d’autoroute et une vaste zone commerciale sont à disposition dans un rayon de moins de cinq kilomètres et atteindre Yverdon-les-Bains prend moins de dix minutes. C’est donc munie d’atouts certains que notre commune peut penser à son futur, tant au niveau du développement de son habitat, qui devra cependant respecter le caractère rural du village, qu’en ce qui concerne ses relations avec les communes voisines et une région, le Nord-vaudois, en pleine mutation.