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Le chanvrier valaisan en grève de la faim depuis une centaine de jours non consécutifs ne bénéficiera pas d’une interruption de peine. Le Tribunal fédéral (Cour suprême) refuse la demande de mesures provisionnelles qui assortissent son recours.
Les juges estiment que l'interruption de l'exécution de la peine ne peut être décidée par voie de mesures provisionnelles, a dit jeudi Aba Neeman, avocat de Bernard Rappaz. S'ils avait accepté ces mesures, la peine aurait été interrompue dans l'attente d'une décision sur le recours.
Sur le fond, la Cour «ne dit pas qu'il n'y a aucune chance» et entend statuer le plus vite possible, poursuit l'avocat. Si une audience publique est nécessaire - c'est-à-dire si un juge n'est pas d'accord avec la décision - elle aura lieu le 26 août.
Le Tribunal cantonal valaisan a rejeté le 9 juillet le recours du chanvrier qui contestait la décision de la ministre valaisanne Esther Waeber-Kalbermatten de lui refuser une nouvelle interruption de peine. L'avocat de Bernard Rappaz a alors fait recours auprès du Tribunal fédéral.
En attendant que les juges de Mon-Repos acceptent ou refusent le recours, la ministre cantonale devra prendre «toutes les mesures conformes à la Constitution, nécessaires à la sauvegarde de la vie et à l'intégrité corporelle» du chanvrier, a indiqué Me Neeman. Si nécessaire, elle devra le nourrir de force.
Les services de Mme Waeber-Kalbermatten ont annoncé lundi avoir transféré Bernard Rappaz à l'hôpital de l'Ile à Berne afin de sauvegarder sa vie. Le chanvrier n'a pas le droit de recevoir d'appels et ne peut en passer que trois par semaine, précise Me Neeman, qui n'a pas encore parlé à son client. L'avocat lui rendra visite vendredi.
swissinfo.ch et les agences