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0.440.7
Texte original
Convention relative à l'Agence de coopération culturelle et technique
Conclue à Niamey le 20 mars 1970
Approuvée par l'Assemblée fédérale le 21 décembre 19951
Instrument d'adhésion déposé par la Suisse le 4 juin 1996
(Etat le 4 juin 1996)
Les Etats parties à la présente Convention,
conscients de la solidarité qui les lie par l'usage de la langue française,
considérant que la coopération internationale est une aspiration profonde des peuples et qu'elle représente un facteur nécessaire de progrès,
considérant que la promotion et le rayonnement des cultures nationales constituent une étape nécessaire à la connaissance mutuelle et à l'amitié des peuples du monde en vue de faciliter l'accès et la contribution de tous à la civilisation universelle,
considérant qu'une coopération culturelle et technique est d'autant plus féconde qu'elle associe des peuples participant à des civilisations différentes,
désireux de promouvoir et de diffuser sur un pied d'égalité les cultures respectives de chacun des Etats membres,
soucieux de sauvegarder les compétences des organismes de coopération existant entre les parties contractantes,
considérant que la résolution finale adoptée à la Conférence réunie à Niamey du 17 au 20 février 1969 proclamait que cette coopération devrait s'exercer dans le respect de la souveraineté des Etats, des langues nationales ou officielles, et avec le souci de promouvoir et de diffuser les cultures propres à chaque pays ou groupe de pays représenté au sein de l'Agence,
considérant que la résolution finale de Niamey recommandait aux gouvernements représentés la création d'une Agence de coopération culturelle et technique,
acceptant ces principes dans le but de coopérer entre eux et avec toutes les autres parties intéressées pour promouvoir et diffuser leurs cultures,
sont convenus d'établir la Convention relative à l'Agence de coopération culturelle et technique ainsi que la Charte de ladite Agence.
Le but de l'Agence de coopération culturelle et technique, ci-après dénommée «l'Agence», est de promouvoir et de diffuser les cultures des Hautes Parties contractantes et d'intensifier la coopération culturelle et technique entre elles.
L'Agence doit être l'expression d'une nouvelle solidarité et un facteur supplémentaire de rapprochement des peuples par le dialogue permanent des civilisations.
Les Hautes Parties contractantes conviennent que cette coopération devra s'exercer dans le respect de la souveraineté des Etats, et de leur originalité.
L'Agence, pour atteindre son but, exerce les fonctions suivantes:
- a)
- aider les Etats membres à assurer la promotion et la diffusion de leurs cultures respectives;
- b)
- susciter ou faciliter la mise en commun d'une partie des moyens financiers des pays adhérents pour la réalisation de programmes de développement culturel et technique, utiles à l'ensemble des adhérents ou à plusieurs d'entre eux, et faire appel aux Etats membres pour réunir les ressources humaines et techniques appropriées à cette fin;
- c)
- organiser et faciliter la mise à la disposition des Etats membres des moyens nécessaires, notamment à la formation des enseignants et des spécialistes de la langue et de la culture françaises;
- d)
- encourager la connaissance mutuelle des peuples intéressés par des méthodes adéquates d'information;
- e)
- aider à la formation, parmi les peuples, d'une opinion publique éclairée sur les cultures des pays représentés au sein de l'Agence;
- f)
- exercer toute autre fonction entrant dans les buts de l'Agence qui pourrait lui être confiée par la Conférence générale.
L'Agence adopte comme devise:
- Egalité,
- Complémentarité,
- Solidarité.
La Convention prévoit deux catégories d'Etats: les Etats membres et les Etats associés.
1. Tout Etat dont le français est la langue officielle ou l'une des langues officielles, ou tout Etat qui fait usage habituel et courant de la langue française, peut devenir partie à la présente Convention par:
- a)
- la signature sans réserve de ratification et d'approbation;
- b)
- la signature sous réserve de ratification;
- c)
- l'adhésion dans les trois années suivant l'entrée en vigueur de la présente Convention.
2. La ratification ou l'adhésion devient effective par le dépôt d'un instrument officiel à cet effet auprès du gouvernement du pays qui a accueilli la conférence constitutive ou du gouvernement du pays où est fixé le siège de l'Agence. Ces gouvernements en communiquent copie à tous les membres.
3. Après l'expiration du délai fixé au par. 1 du présent article, tout Etat admis en qualité de membre de l'Agence, conformément aux dispositions de l'art. 3, par. 2, de la Charte, deviendra partie à la présente Convention en notifiant son adhésion au gouvernement du pays qui a accueilli la conférence constitutive ou au gouvernement du pays où est fixé le siège de l'Agence.
La présente Convention entrera en vigueur à la date à laquelle dix Etats y seront devenus parties, conformément aux dispositions de l'art. 5, par. 1. (Conformément aux dispositions de cet article, la Convention est entrée en vigueur le 31 août 1970.)
L'Agence est régie par la présente Convention, la Charte qui y est annexée (ci-après dénommée «la Charte»), le règlement du personnel ainsi que par les autres dispositions réglementaires et décisions dûment adoptées par les organes de l'Agence.
1. L'Agence possède la personnalité juridique. Elle a notamment le droit de contracter, d'acquérir et d'aliéner des biens mobiliers et immobiliers et d'ester en justice.
2. Le secrétaire général prendra, au nom de l'Agence et en accord avec les gouvernements intéressés, toutes dispositions utiles pour que l'Agence se voie reconnaître les privilèges et immunités qui seraient nécessaires à son fonctionnement.
1. Tout Etat qui est partie à la présente Convention peut la dénoncer en avisant le gouvernement du pays qui a accueilli la conférence ou le gouvernement du pays où est fixé le siège de l'Agence au moins six mois avant la date de la plus proche réunion de la Conférence générale de l'Agence. La dénonciation prend effet six mois après la date de sa réception par l'un des gouvernements susmentionnés. Toutefois, l'Etat en cause reste juridiquement tenu envers l'Agence de s'acquitter des contributions financières qu'il s'est engagé à verser mais qu'il n'a pas encore versées.
2. La dénonciation de la présente Convention par l'un ou plusieurs des gouvernements parties à ladite Convention n'affecte nullement sa validité à l'égard des autres parties. Toutefois, dans l'hypothèse où le nombre des parties contractantes tomberait au-dessous d'un minimum de dix, les Etats qui demeureraient liés par la Convention se concerteraient sur les mesures à prendre.
1. La présente Convention peut être modifiée par accord unanime des Etats contractants qui notifient leur acceptation de tout amendement au gouvernement du pays qui a accueilli la conférence constitutive ou au gouvernement du pays où est fixé le siège de l'Agence.
2. Les modifications entrent en vigueur trente jours après le dépôt de la dernière notification d'acceptation les concernant. Tout Etat qui n'aura pas signifié son opposition dans un délai d'un an sera considéré comme ayant accepté l'amendement.
Dès l'entrée en vigueur de la présente Convention, le gouvernement du pays qui a accueilli la conférence constitutive ou le gouvernement du pays où sera fixé le siège de l'Agence la fera enregistrer auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, conformément à l'art. 102 de la Charte des Nations Unies.
En foi de quoi, les représentants soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention.
Fait à Niamey, le 20 mars 1970, en un exemplaire unique qui sera déposé dans les archives du gouvernement de la République du Niger, lequel en délivrera des copies certifiées conformes à tous les gouvernements signataires ou adhérents.
(Suivent les signatures)
L'Agence, unique organisation intergouvernementale de la Francophonie, a pour fin essentiel l'affirmation et le développement entre ses membres d'une coopération multilatérale dans les domaines ressortissant à l'éducation, à la formation, à la culture, aux sciences et aux techniques, et par là au rapprochement des peuples.
Elle exerce son action dans le respect absolu de la souveraineté des Etats, des langues et des cultures, et observe la plus stricte neutralité dans les questions d'ordre idéologique et politique.
Elle collabore avec les diverses organisations internationales et régionales et tient compte de toutes les formes de coopération technique et culturelle existantes.
Elle est l'opérateur principal des programmes de développement décidés par la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement des pays ayant en commun l'usage du français.
L'Agence de coopération remplit des tâches d'étude, d'information, de coordination et d'action. A cette fin, l'Agence, agissant par l'intermédiaire de ses organes, est habilitée à faire, ensemble ou séparément, tous actes nécessaires, appropriés ou convenant à la poursuite de ses objectifs et aux pouvoirs suivants:
- a)
- dresser périodiquement et diffuser des inventaires des ressources du monde francophone dans tous les domaines de sa compétence;
- b)
- proposer, en tant que de besoin, la mise en commun d'une partie des moyens intellectuels, techniques et financiers de ses membres pour la réalisation de programmes de développement utiles à l'ensemble de ses membres ou à plusieurs d'entre eux;
- c)
- créer les moyens propres à assurer la diffusion la plus large et la plus rapide possible, entre tous les membres, de l'information, notamment dans les domaines de la science, de la pédagogie et de la technologie;
- d)
- mettre à la disposition des membres des moyens complémentaires de formation et de perfectionnement;
- e)
- contribuer à la création d'instruments communs en matière de recherche scientifique et technique, de valorisation de la recherche et de la communication;
- f)
- servir de lieu permanent de rencontres et d'échanges entre les spécialistes des diverses disciplines et les responsables nationaux des grands secteurs de l'activité éducative, culturelle, scientifique et technique;
- g)
- susciter ou favoriser la concertation des efforts et des moyens de tous les membres, notamment dans les secteurs de pointe de la recherche, dans la technologie, dans l'éducation, dans la formation et dans la communication, de même que dans l'étude des problèmes de développement;
- h)
- encourager la connaissance mutuelle des peuples par l'utilisation des moyens de communication de masse, par l'enseignement et par des formules originales d'échanges;
- i)
- faciliter aux gouvernements le plein accès aux sources de coopération bilatérale et internationale et, le cas échéant, mettre en oeuvre des programmes précis d'assistance multilatérale;
- j)
- s'efforcer de maintenir toute liaison avec les organisations ou associations agissant dans le domaine d'action de l'Agence et d'assurer la plus grande cohérence et la meilleure rentabilité de toutes les initiatives;
- k)
- assurer le secrétariat de l'ensemble des instances de la Francophonie;
- l)
- exercer toute autre fonction entrant dans les buts de l'Agence qui pourrait lui être confiée par la Conférence générale.
1. Tous les Etats qui sont parties à la Convention sont membres de l'Agence.
2. Tout Etat qui n'est pas devenu partie à la Convention dans les conditions prévues à l'art. 5, par. 1, de celle-ci peut devenir membre de l'Agence s'il est agréé en qualité de membre par la Conférence générale.
3. Dans le plein respect de la souveraineté et de la compétence internationale des Etats membres, tout gouvernement peut être admis comme gouvernement participant aux institutions, aux activités et aux programmes de l'Agence, sous réserve de l'approbation de l'Etat membre dont relève le territoire sur lequel le gouvernement participant concerné exerce son autorité, et selon les modalités convenues entre ce gouvernement et celui de l'Etat membre.
4. Tout gouvernement membre de l'Agence peut s'en retirer en dénonçant la Convention, dans les conditions fixées à l'art. 9 de celle-ci.
De même, tout autre membre peut se retirer de l'Agence en avisant le gouvernement du pays qui a accueilli la Conférence constitutive ou le gouvernement du pays où est fixé le siège de l'Agence, au moins six mois avant la plus proche réunion de la Conférence générale. Le retrait prend effet à l'expiration du délai de six mois suivant cette notification.
Toutefois, le membre en cause demeure tenu d'acquitter le montant total des contributions dont il est redevable.
1. Tout gouvernement d'un Etat qui n'est pas partie à la Convention peut, sur sa demande, être admis par la Conférence générale en qualité d'observateur.
2. Tout Etat qui souhaiterait s'associer à certaines activités de l'Agence peut conclure avec celle-ci un accord fixant les modalités de sa participation auxdites activités.
3. La Conférence générale peut conférer le titre de consultant à toute organisation internationale ou à toute association internationale non gouvernementale qui fait une demande à cet effet et dont les activités sont en harmonie avec celles de l'Agence.
4. La nature et l'étendue des droits et des obligations des observateurs et des consultants seront déterminées par la présente Charte et par la Conférence générale.
Les organes de l'Agence sont:
- 1.
- la Conférence générale,
- 2.
- le Conseil d'administration,
- 3.
- le Bureau,
- 4.
- le Secrétariat,
- 5.
- tout organe subsidiaire que la Conférence générale peut juger utile au bon fonctionnement de l'Agence.
La Conférence ministérielle de la Francophonie siège comme Conférence générale et comme Conseil d'administration; le Conseil permanent de la Francophonie siège comme Bureau de l'Agence.
La Conférence générale se compose de tous les membres de l'Agence.
La Conférence générale est présidée par le ministre représentant l'Etat ou le gouvernement hôte du dernier Sommet, puis par celui du pays qui a reçu la charge de préparer le Sommet suivant.
Les observateurs et les consultants participent aux sessions de la Conférence générale et y sont entendus, sauf objection de celle-ci, mais ils ne disposent pas du droit de vote.
Lorsque les fonctions du Secrétaire général ont pris fin, celui-ci peut, de plein droit, participer, sans droit de vote, aux délibérations de la Conférence générale.
La Conférence générale est l'organe suprême de l'Agence. Ses principales fonctions consistent à:
- 1.
- orienter l'activité de l'Agence;
- 2.
- approuver le programme de travail et le plan général d'organisation du Secrétariat, destiné à le mettre en oeuvre;
- 3.
- contrôler la politique financière, examiner et approuver le budget et le règlement financier de l'Agence;
- 4.
- se prononcer sur l'admission de nouveaux membres, en application de l'art. 3, par. 2 et 3, de la présente Charte;
- 5.
- décider de l'admission des observateurs et des consultants et déterminer la nature de leurs droits et obligations, compte tenu de l'art. 6 ci-dessus;
- 6.
- fixer le barème des contributions;
- 7.
- créer tout organe subsidiaire nécessaire au bon fonctionnement de l'Agence;
- 8.
- nommer le Secrétaire général ainsi que les membres du Conseil consultatif;
- 9.
- décider de la composition des autres organes subsidiaires de l'Agence;
- 10.
- amender la présente Charte;
- 11.
- nommer éventuellement les liquidateurs de l'Agence;
- 12.
- déplacer le siège de l'Agence;
- 13.
- prendre toutes les mesures propres à la réalisation des buts de l'Agence.
1. La Conférence générale se réunit au moins une fois tous les deux ans à la date qu'elle a elle-même fixée lors de sa session antérieure ou à la demande de la moitié au moins des membres de l'Agence adressée au président en exercice de la Conférence.
2. Chaque membre est représenté par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères ou de la Francophonie et comprenant si possible les représentants des administrations concernées par l'Agence.
3. Elle adopte son règlement intérieur.
4. Elle fixe le lieu et la date de sa session suivante.
1. Toutes les décisions de la Conférence générale sont prises, si possible, par voie de consensus.
2. En cas de vote, chaque membre dispose d'une voix et les décisions sont prises à la majorité des 9/10 des membres présents et votant, l'abstention n'étant pas considérée comme un vote.
Chaque membre est représenté au Conseil d'administration par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères ou de la Francophonie, ou son représentant.
Le Conseil d'administration est présidé par le ministre représentant l'Etat ou le gouvernement hôte du dernier Sommet, puis par celui du pays qui a reçu la charge de préparer le Sommet suivant.
Lorsque les fonctions du Secrétaire général ont pris fin, celui-ci peut, de plein droit, participer, sans droit de vote, aux délibérations du Conseil d'administration.
Le Conseil d'administration est l'organe exécutif de la Conférence générale et rend compte à celle-ci du développement des programmes de l'Agence et de l'utilisation de ses ressources budgétaires, conformément aux décisions de la Conférence.
Il a pour principales fonctions de:
- 1.
- veiller à l'exécution des décisions prises par la Conférence générale et à la conduite de l'activité de l'Agence, conformément à ces décisions;
- 2.
- étudier le programme de travail de l'Agence et faire des recommandations appropriées à son sujet à la Conférence générale;
- 3.
- examiner les rapports financiers et les prévisions budgétaires;
- 4.
- donner des avis à la Conférence générale sur la politique financière de l'Agence;
- 5.
- faire des propositions à la Conférence générale au sujet de la politique de l'Agence;
- 6.
- examiner et adopter l'ordre du jour provisoire des réunions de la Conférence générale, qui lui est soumis par le Secrétariat;
- 7.
- exercer toute autre fonction qui pourrait lui être confiée par la Conférence générale.
1. Le Conseil d'administration se réunit au moins une fois par an, à la date qu'il a lui-même fixée, ou à la demande du tiers au moins de ses membres, adressée au président en exercice du Conseil.
2. Le Conseil d'administration adopte son règlement intérieur.
3. Il fixe le lieu et la date de sa réunion suivante.
1. Toutes les décisions du Conseil d'administration sont prises, si possible, par voie de consensus.
2. En cas de vote, chaque membre dispose d'une voix et les décisions du Conseil d'administration sont prises à la majorité des deux tiers des membres présents et votant, l'abstention n'étant pas considérée comme un vote.
1. Le Conseil d'administration constitue en son sein une Commission des programmes ouverte à tous ses membres.
2. La Commission des programmes est principalement chargée d'aider le Conseil d'administration à définir la nature des opérations de l'Agence et les moyens d'exécution de son programme de travail.
3. Dans cette perspective, elle conseille le Secrétariat dans sa tâche de conception des actions de l'Agence et examine les projets que celui-ci aura établis.
1. Le Conseil d'administration constitue en son sein une Commission administrative et financière ouverte à tous ses membres.
2. La Commission administrative et financière aide le Conseil d'administration à exercer son contrôle sur la gestion administrative et financière de l'Agence; dans cette perspective, elle conseille également le Secrétariat pour l'application des dispositions du règlement financier.
3. Pour remplir sa mission, la Commission est, en particulier, chargée des fonctions suivantes:
- a)
- examiner les prévisions budgétaires préparées par le Secrétariat,
- b)
- contrôler l'exécution des budgets de l'Agence en faisant notamment porter son examen sur les virements de crédits de chapitre à chapitre et les versements au fonds de réserve,
- c)
- étudier le barème des contributions,
- d)
- examiner l'échelle des traitements du personnel de l'Agence ainsi que les dispositions du statut et du règlement du personnel lorsque celles-ci auraient des incidences financières,
- e)
- conseiller le Secrétariat pour le dépôt et le placement des fonds,
- f)
- préparer le projet de contrat du Secrétaire général de l'Agence.
Le Conseil permanent de la Francophonie siégeant comme Bureau de l'Agence se réunit au moins une fois par an pour se livrer à une réflexion politique à partir du rapport présenté par le Secrétaire général sur la conduite de l'activité de l'Agence et, le cas échéant, prévenir ou régler toute difficulté. Il peut être saisi de toute question urgente. Il est convoqué par le président en exercice de la Conférence générale, à son initiative, ou à la demande du Secrétaire général.
1. Le Secrétariat est composé d'un Secrétaire général, de directeurs généraux et du personnel administratif et technique nécessaire au bon fonctionnement de l'Agence.
2. Le Secrétaire général est nommé par la Conférence générale pour une période de quatre ans aux conditions qui seront approuvées par la Conférence. Son mandat est renouvelable une fois.
- 3.
- a) En cas de vacance du poste de Secrétaire général, constatée par le président en exercice de la Conférence générale, ce dernier convoque, dans un délai de soixante jours, une Conférence générale extraordinaire limitée aux chefs de délégation, qui est chargée de nommer un nouveau Secrétaire général pour le reste du mandat de son prédécesseur.
- b)
- Toutefois, il ne sera pas convoqué de Conférence générale extraordinaire, si la constatation de la vacance intervient moins de trois mois avant la prochaine Conférence générale ordinaire.
- c)
- Dès la constatation de la vacance, le président en exercice de la Conférence générale désigne, en accord avec le bureau, un des directeurs généraux pour assurer l'intérim du Secrétaire général jusqu'à la prochaine réunion de la Conférence.
4. Le Secrétaire général assure la direction de l'Agence de coopération culturelle et technique. Il représente l'Agence dans les actes officiels. Il participe de plein droit, avec voix consultative, aux travaux de la Conférence ministérielle de la Francophonie et du Conseil permanent de la Francophonie. Il peut déléguer ses fonctions.
- 5.
- a) Les directeurs généraux sont nommés, par dérogation aux dispositions de l'al. 6 du présent article, par le Conseil d'administration sur rapport du Secrétaire général, pour assumer la responsabilité d'un secteur d'activité de l'Agence, conformément au plan d'organisation du Secrétariat arrêté par la Conférence générale.
- b)
- Il peut être mis fin à leurs fonctions par le Conseil d'administration sur rapport du Secrétaire général.
- c)
- Le Secrétaire général a toutefois, dans des cas exceptionnels, le pouvoir de les suspendre jusqu'à la réunion du Conseil d'administration.
6. Le Secrétaire général nomme le personnel de l'Agence, conformément au plan d'organisation approuvé par la Conférence générale. Le statut du personnel est soumis à la Conférence générale pour approbation. Il devra être tenu compte, dans l'attribution des postes, de la composition géographique de l'Agence.
7. Le Secrétariat est responsable de la préparation du programme de l'Agence et de son exécution. Il prépare les prévisions budgétaires et les rapports financiers de l'Agence. Il est chargé d'exécuter le mandat de proposition de programmation générale et d'affectation budgétaire pour les projets décidés dans le cadre des orientations arrêtées par le Sommet et par les autres instances politiques de la Francophonie. Il est aussi chargé, sous l'autorité du Conseil permanent de la Francophonie, de la préparation et du suivi des conférences ministérielles sectorielles convoquées dans le cadre du suivi des Sommets.
8. Les responsabilités du Secrétaire général et du personnel ont un caractère exclusivement international. Dans l'accomplissement de leurs devoirs, ils ne demanderont ni ne recevront d'instructions ni d'émoluments d'aucun gouvernement ni d'aucune autorité extérieure. Ils s'abstiendront de tout acte de nature à compromettre leur statut de fonctionnaires internationaux. Tous les membres de l'Agence s'engagent à respecter le caractère international des fonctions du Secrétaire général et du personnel et à ne pas chercher à les influencer dans l'accomplissement de leurs tâches.
9. Le Secrétariat de l'Agence est relayé dans chaque Etat membre par un correspondant national désigné par son gouvernement.
La Conférence générale pourra, en temps utile, établir des bureaux dans les diverses régions géographiques représentées au sein de l'Agence. La Conférence décide, sur proposition du Conseil d'administration, du lieu, de la composition, des fonctions et du mode de financement de ces bureaux régionaux.
Tous les deux ans, le Secrétaire général convoque une conférence des organisations internationales non gouvernementales, conformément aux conditions, principes et modalités définis dans les directives adoptées par la Conférence ministérielle.
Cette conférence est destinée à:
- 1.
- informer les organisations internationales non gouvernementales francophones sur les orientations et la programmation arrêtées par le Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement,
- 2.
- identifier les organisations susceptibles d'apporter une contribution concrète et efficace à la mise en oeuvre des programmes de la Francophonie,
- 3.
- mener des consultations en vue d'obtenir des avis et suggestions concernant les grandes lignes de la programmation,
- 4.
- favoriser la coopération entre les organisations ayant des intérêts communs,
- 5.
- examiner les problèmes que pose la coopération de ces organisations avec le Conseil permanent de la Francophonie et le Secrétariat de l'Agence.
Un comité de liaison, issu de la Conférence des organisations internationales non gouvernementales et composé d'un maximum de cinq représentants, a pour fonction de coopérer avec la présidence du Conseil permanent de la Francophonie et le Secrétariat de l'Agence de coopération culturelle et technique dans l'intervalle des réunions de la Conférence.
1. Tous les deux ans, le Secrétariat prépare et soumet au Conseil d'administration les rapports financiers et les prévisions budgétaires de l'Agence. Le Conseil d'administration examine les rapports financiers et les prévisions budgétaires et les transmet à la Conférence générale en formulant les recommandations qu'il juge appropriées.
2. Les rapports financiers et les prévisions budgétaires sont préparés par le Secrétariat, conformément au règlement financier adopté par la Conférence générale.
3. Les dépenses de l'Agence sont réparties entre les membres selon un barème qui sera arrêté par la Conférence générale. La cotisation des observateurs est fixée par la Conférence générale.
4. Le Secrétaire général peut, avec l'autorisation du Conseil d'administration, accepter tous dons, legs et subventions faits à l'Agence par les gouvernements, des institutions publiques ou privées ou des particuliers. L'administration de ces fonds par le Secrétariat est régie par le règlement financier de l'Agence.
La langue de travail de l'Agence et de tous ses organes est le français.
Le siège de l'Agence de coopération culturelle et technique est fixé à Paris. Il peut être déplacé par décision de la Conférence générale.
1. L'Agence est réputée dissoute et liquidée dans un des deux cas suivants:
- a)
- toutes les parties à la Convention sauf une ont dénoncé celle-ci;
- b)
- la Conférence générale décide de dissoudre l'Agence. En suite de quoi, l'Agence n'est réputée avoir d'existence qu'aux fins de sa liquidation.
2. En cas de dissolution de l'Agence, ses affaires sont liquidées par des liquidateurs, nommés conformément à la Charte, qui procéderont à la réalisation de l'actif de l'Agence et à l'extinction de son passif. Le solde actif ou passif sera réparti au prorata des cotisations respectives.
Toute décision relative à l'interprétation de la présente Charte est prise par la Conférence générale, conformément aux dispositions de l'art. 9.
1. La présente Charte peut être révisée conformément aux dispositions de ses art. 7, alinéa 9, et 10.
2. Le gouvernement de l'Etat qui a accueilli la Conférence constitutive ou le gouvernement de l'Etat sur le territoire duquel est fixé le siège de l'Agence, notifie à tous les membres, ainsi qu'au Secrétaire général, toute révision apportée à la présente Charte.
Etats membres
Date d'adhésion
Belgique (Royaume, puis Communauté française de)
mars 1970
Bénin
mars 1970
Bulgarie (observateur en déc. 91), membre depuis
décembre 1993
Burkina Faso
mars 1970
Burundi
mars 1970
Cambodge (observateur en déc. 91), membre depuis
décembre 1993
Cameroun (état associé en nov. 75), membre depuis
décembre 1991
Canada
mars 1970
République centrafricaine
octobre 1973
Comores
décembre 1977
Congo
décembre 1981
Côte d'Ivoire
mars 1970
Djibouti
décembre 1977
Dominique
décembre 1979
France
mars 1970
Gabon
mars 1970
Guinée
décembre 1981
Guinée équatoriale
décembre 1989
Haïti
août 1970
Laos (Etat associé en août 1972), membre depuis
décembre 1991
Liban
juin 1973
Luxembourg
mars 1970
Madagascar (Etat membre en mars 70, retrait en décembre 77) et retour en
décembre 1989
Mali
mars 1970
Maurice
mars 1970
Moldova
février 1996
Monaco
mars 1970
Niger
mars 1970
Roumanie (observateur en déc. 91), membre depuis
décembre 1993
Rwanda
mars 1970
Sénégal
mars 1970
Seychelles
juin 1976
Suisse
février 1996
Tchad
mars 1970
Togo
mars 1970
Tunisie
mars 1970
Vanuatu
décembre 1979
Vietnam
mars 1970
Zaïre
décembre 1977
Gouvernements participants
Date d'adhésion
Canada-Nouveau Brunswick
décembre 1977
Canada-Québec
octobre 1971
Etats associés
Date d'adhésion
Egypte
décembre 1983
Guinée-Bissau
décembre 1979
Maroc
décembre 1981
Mauritanie
mars 1980
Sainte-Lucie
décembre 1981
1 RO 1996 2786