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Le monde en relief
Celui qui, vers 1830-1840 s’adonnait aux plaisirs de la vision en relief contemplait des dessins figuratifs en perspective ou des constructions géométriques. Avec l’utilisation de la photographie, c’est la découverte du monde qui s’offre au stéréoscopiste.
En 1851, Louis-Jules Duboscq fabrique et commercialise le premier stéréoscope portatif, conçu par le physicien écossais David Brewster. Duboscq profite de l’Exposition universelle de 1851 pour lancer ce stéréoscope dont un modèle luxueux fut construit à l’intention de la reine Victoria. L’engouement du public est immédiat d’un côté comme de l’autre de la Manche.
Les images opaques s’observaient en ouvrant un couvercle muni d’un miroir pour les éclairer, alors que les transparents, apparus dès 1855, se regardaient en éclairage direct au travers d’un verre dépoli placé sur l’avant. En 1861, un Américain, Olivier Wendell Holmes, invente le stéréoscope ouvert, léger et plus agréable à utiliser.
Dès 1855 environ, l’image stéréoscopique, ou stéréogramme, devient aussi un objet que l’on achète et que l’on collectionne.
Avec l’avènement de plaques sensibles sur verre, il devint possible de réaliser des stéréogrammes transparents, sortes de diapositives, offrant une image plus lumineuse.
Les collections du Musée suisse de l’appareil photographique abritent un important fonds de stéréogrammes, pour la plupart entrés dans les collections en accompagnant des appareils ou des visionneuses.