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Les Etats-Unis et Cuba ont annoncé mercredi le rétablissement de leurs relations diplomatiques, prévoyant en particulier la réouverture des ambassades. Ce qui met un terme aux bons offices de la Suisse qui représentait Washington depuis plus de 50 ans.
C’est la fin de l’un des derniers vestiges de la guerre froide, comme le rappelle la RTSLien externe.
Dans l’immédiat, ce rétablissement des relations entre Washington et la Havane met un terme aux bons offices de la Suisse. Depuis 1961, date de l'interruption des relations américano-cubaines, c'était l'ambassade de Suisse à La Havane qui représentait les intérêts américains. La Confédération représentait ceux de Cuba à Washington depuis 1991.
La Suisse remplissait le mandat de puissance protectrice pour les Etats-Unis à Cuba depuis 54 ans. Elle y représentait les intérêts américains dans le cadre des bons offices, entre deux Etats qui avaient rompu tout lien diplomatique suite à la révolution cubaine.
Concrètement, l'ambassade de Suisse se chargeait des activités consulaires des Etats-Unis à Cuba, comme par exemple la réception des demandes de passeport. La Suisse permettait aussi la mise sur pied d'une communication diplomatique confidentielle entre les deux Etats. Le dialogue demeurait ainsi possible entre les deux gouvernements malgré l'absence de relations diplomatiques.
«Le mandat de puissance protectrice que la Suisse a exercé pendant des années pour Cuba et les Etats-Unis a contribué au rapprochement entre les deux pays », a indiqué mercredi le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiquéLien externe.
Mais la fin de ces mandats n'aura aucun effet sur les relationsLien externe bilatérales de la Suisse avec La Havane et Washington, selon le DFAE.
En janvier, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait déjà salué l'engagement de la Suisse dans ce dossier, notamment durant l'ère de la Guerre froide, citant la Suisse comme un pays exemplaire en matière «d'efforts patients au service de la paix ».
Jusqu'ici, Berne remplissait six mandats de puissance protectrice: outre les intérêts américains et cubains, elle représente les intérêts iraniens en Egypte, les intérêts américains en Iran, ainsi que les intérêts russes en Géorgie et les intérêts géorgiens en Russie.