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Cette étude, dont les résultats ont été publiés dans le, conteste l'innocuité des sels d'aluminium sur les cellules mammaires, indique vendredi l'Université de Genève. Les expériences ont été coordonnées par Stefano Mandriota, chercheur en biologie et par André-Pascal Sappino, spécialiste du cancer du sein.
Ils ont mis en culture des modèles de cellules mammaires humaines dans un environnement contenant des doses de sels d'aluminium 1500 à 100'000 fois inférieures à celles présentes dans les déodorants classiques. Après plusieurs semaines, ils ont constaté que ces sels entraînent un comportement anormal des cellules qui correspond aux premières phases de transformation maligne.
Débat lancé depuis des années
Le débat sur la nocivité des sels d'aluminium est lancé depuis que l'on a constaté ces dernières années une augmentation des cancers du sein localisés dans la partie externe de la glande mammaire, près des aisselles. Jusqu'à ce jour, peu de données étaient en mesure de renforcer ou d'infirmer l'hypothèse de la responsabilité des déodorants contenant des sels d'aluminium dans la formation de cancer, indique l'Université.
Les résultats de l'équipe genevoise apportent un nouvel éclairage. "Bien que cette étude ne permette pas d'affirmer que les sels d'aluminium, présents dans les déodorants classiques, provoquent le développement du cancer sein, elle constitue une preuve scientifique de la nocivité de ces sels sur les cellules mammaires", conclut Stefano Mandriota.
ats/rber