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Six alpinistes ont trouvé la mort dans les Alpes suisses. Quatre ont péri après avoir passé la nuit de dimanche à lundi à l'extérieur dans la région d'Arolla (VS), deux autres sont décédés sur le Mönch, côté valaisan. Cinq autres sont encore entre la vie et la mort.
Les randonneurs d'Arolla faisaient partie d'un groupe de 14 alpinistes bloqués dimanche par une tempête. Une vaste opération de sauvetage a été lancée lundi matin après une alerte déclenché vers 06h30 par le gardien de la cabane des Vignettes.
Il a fallu mobiliser sept hélicoptères des compagnies Air Glaciers, Air Zermatt et Rega et plusieurs médecins et guides, a communiqué la police valaisanne.
Hypothermie
Les secouristes ont découvert que 14 personnes étaient en détresse. Elles avaient passé la nuit à l'extérieur. Plusieurs souffraient d'hypothermie. L'une d'elles était déjà décédée, probablement victime d'une chute. Vers 12h30, tous les alpinistes avaient été acheminés vers un hôpital, en Valais, à Berne ou à Lausanne.
Trois alpinistes ont péri après leur arrivée à l'hôpital, cinq étaient encore entre la vie et la mort lundi en fin de journée. Les autres souffrent d'hypothermie légère et leur vie n'est pas en danger.
Les alpinistes sont de nationalité italienne, française et allemande, selon la police. L'identification formelle n'est pas terminée. La police a mis en place une "helpline" pour établir le contact avec les familles.
Surpris par la tempête
Selon les premiers éléments de l'enquête, les alpinistes ont quitté dimanche la cabane des Dix, à 2928 mètres d'altitude au-dessus du barrage de la Dixence. Ils voulaient rallier la cabane des Vignettes, à 3157 mètres d'altitude au-dessus d'Arolla, par l'itinéraire dit de "la Serpentine".
Deux groupes se sont mis en route ensemble, un premier de 10 personnes, dont un guide et un autre groupe de quatre personnes qui effectuait la haute route entre Chamonix (F) et Zermatt (VS). Les 14 alpinistes ont été surpris par une tempête dans la région du Pigne d'Arolla. Leur progression a été bloquée. Ils ont été contraints de s'arrêter et de passer la nuit à une altitude de 3270 mètres.
Le vent a commencé à souffler dans l'après-midi et s'est renforcé au fil des heures. Localement, avec le relief, il a pu être assez fort, précise Robert Bolognesi, directeur du bureau d'études Meteorisk. Parallèlement, la température a chuté rapidement. Elle a pu descendre entre -5 et -10 degrés durant la nuit, mais avec un ressenti plus froid en raison du vent.
Deux morts sur le Mönch
En début de soirée lundi, la police cantonale bernoise annonçait pour sa part la découverte de deux alpinistes sans vie sur le Mönch, sur territoire valaisan. Les deux hommes étaient portés disparus depuis dimanche soir.
Des secours bernois et valaisans ont été immédiatement dépêchés sur les lieux. En raison des mauvaises conditions météorologiques, les recherches ont été difficiles et seulement partiellement possibles.
Les deux personnes portées disparues ont finalement été retrouvées sans vie lundi matin. Elles ont probablement succombé au froid et à l'épuisement, estime la police.
Les victimes sont un homme de 21 ans du canton de Berne et un homme de 22 ans du canton de Bâle-Campagne. Selon les premières informations, ils sont montés sur le Mönch via la Lauperrippe et redescendus sur l'arête nord-est en direction de l'Eigerjoch.
Source : ATS
Photo: (©Police cantonale valaisanne)
Le Festival Filmar bat son record de fréquentation
Cette année, Filmar a projeté 66 films, dont 25 étaient des avant-premières suisses. Les longs-métrages proposés venaient de 18 pays ont rappelé les organisateurs, dimanche, dans un communiqué diffusé à la clôture du festival.
Le Prix du public - Focus Sud du festival a été décerné au film "Un lugar llamado dignidad" (Un lieu appelé dignité) du réalisateur chilien Matias Rojas Valencia. L'histoire porte sur la "Colonia Dignidad" (colonie de la dignité), une communauté sectaire, dirigée de 1961 à 2010 par le prédicateur allemand Paul Schäfer, qui s'est rendue coupable d'abus sur des enfants.
Le Prix du jury des jeunes, pour sa part, a été attribué à "Amparo", le premier long-métrage du cinéaste colombien Simon Mesa Soto. Le film raconte l'histoire d'une mère qui va se démener pour délivrer son fils enrôlé de force dans l'armée colombienne. La femme affronte une société militarisée, corrompue et patriarcale.
Les deux prix décernés par le Festival Filmar sont dotés chacun de 4000 francs. Des débats ont été organisés pour échanger autour des films programmés, avec la présence de cinéastes, d'actrices et de spécialistes. Des thématiques comme l'afrodescendance et le racisme anti-noir ou la mémoire du conflit armé colombien ont été abordées.
L'émergence artistique du 2 au 4 décembre aux Urbaines de Lausanne
La 26e édition du festival de l'émergence artistique Les Urbaines se tient le week-end prochain, les 2, 3 et 4 décembre. La manifestation, entièrement gratuite, investira différents espaces à Lausanne, Renens et Chavannes.
Un total de 42 propositions "téméraires" issues des scènes locales, nationales et internationales seront à découvrir lors de cette édition 2022, indiquent les organisateurs dans un communiqué. Parmi elles, cinq premières, deux premières européennes et douze premières suisses, précisent-ils.
"Laboratoire plein de possibilités esthétiques, la programmation ne se rallie que par l'attention portée aux propositions qui sortent du lot, chacune à sa manière, et se distinguent précisément parce qu'elles amorcent, peut-être, de nouveaux apparentements, de nouveaux courants", écrivent-ils. Porteuse d'esthétiques singulières et de langages disruptifs, l'émergence invite autant à la surprise et à l'émerveillement qu'à l'inconfort ou la provocation, selon eux.
Huit lieux institutionnels, associatifs ou alternatifs seront investis par des performances, des concerts, des ateliers, des DJ sets et des ½uvres plastiques. Invitant au déplacement d'est en ouest, le parcours proposé débutera avec une exposition à l'Espace Arlaud, continuera au Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), puis passera par l'Arsenic et le Théâtre Sévelin 36, à Lausanne.
Le parcours se poursuivra ensuite à L'Eveil - Halles Nord Beaulieu et l'Espace Amaretto, puis en direction de Chavannes et Renens avec la Chapelle de Chavannes et l'Atelier tl Perrelet. Le festival propose aussi des actions de médiation, telles que des ateliers, des visites guidées et des ateliers scolaires.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'art et la nature investissent le pont de la Machine
Cinq artistes engagés pour la planète, français et suisses, exposent des oeuvres lumineuses et interactives à Quartier Libre SIG, à Genève, dès jeudi et jusqu'au 30 avril prochain. "Les Allumé-es" présentent des installations qui donnent à réfléchir sur l'impact de l'homme sur l'environnement et sur les modes de consommation de la société contemporaine.
Djeff, Geneviève Fabre Petroff, Ludo, Marko 93 et Philippe Echaroux ont créé des oeuvres sur le thème "de la formidable énergie de la nature". Le soleil, le vent, les animaux, les plantes et les arbres sont leurs sources d'inspiration, précisent dimanche le Musée en Herbe et Little Beaux-Arts, qui sont à l'origine de l'exposition.
A travers une scénographie immersive, le visiteur est invité à découvrir 8 oeuvres dans des espaces dédiés à chaque artiste. Au-delà des murs du pont de la Machine, en extérieur, une installation de Phlippe Echaroux, constituée de deux projections d'images, sera aussi présentée à la tombée de la nuit.
L'exposition "Les Allumé-es" se veut ludique et pédagogique. Elle vise un large public et est accessible aux enfants dès 3 ans, relèvent les Services industriels de Genève (SIG) dans un communiqué. Les installations exposées consomment peu d'énergie et sont fabriquées à partir de dispositifs LED.
Le public pourra littéralement plonger dans les oeuvres, s'y immerger, être un acteur. Il pourra ainsi se faire capturer dans une toile d'araignée géante, déclencher du vent, observer la chlorophylle monter dans une feuille, se voir pousser des fleurs sur la tête ou s'émerveiller devant des lucioles.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Roshdy Zem : "Soyons délicats avec les nôtres"
Le comédien et réalisateur français présente Les Miens, son dernier et sixième film, en salles le 23 novembre. L'histoire vraie d'une fratrie - la sienne - dont les relations se trouvent changées après le traumatisme crânien du frère aîné. Interview croisée pour La Journée Finit Bien.
Les Miens, ce sont les siens, les nôtres. L'histoire a été réellement vécue, elle suit Moussa (sublime Sami Bouajila), frère aîné attentif, doux, voire effacé. A la suite d'un traumatisme crânien que personne n'arrive à expliquer, son attitude et sa personnalité changent. Moussa n'a plus de filtre, dit haut ce que tout le monde pense bas et fait ressortir toutes les vérités et les non-dits d'une famille a priori normale et soudée.
Grâce à une mise en scène réaliste et une direction d'acteurs très juste et très fine, Les Miens oscillent constamment entre fragilité et déchirure, simplicité et complexité, vérité et miroir. On trouve ici Ryad (Roshdy Zem), star de la télé à qui l'on passe tout, Samia (parfaite Meriem Serbah), la sœur qui remplace la mère ou encore Emma (Maïwenn) qui tente de recoller les morceaux mais qui n'y arrive pas.
On aime ici la crédibilité rare de chacun des personnages et des scènes de famille, à travers lesquelles le réalisateur parle bien plus en réalité de toutes nos familles que simplement de la sienne.
"Il faut savoir mettre des filtres avec ceux que l'on aime" confie Roshdy Zem, César en 2020 du meilleur acteur pour le film Roubaix, une lumière d'Arnaud Desplechin. On ne peut pas tout dire, et c'est bien normal. Il faut rester délicat."
Sortie en salles le 23 novembre 2022.
Patrick Bruel : "Il faut savoir prendre le temps d'écouter"
La vie, tout simplement. Dans son nouvel et dixième album en studio Encore une fois, Patrick Bruel aborde des thèmes forts et universels, comme il l'explique à Benjamin Smadja et Elsa Duperray dans cette interview.
Ne pas toujours se fier ni aux apparences, ni aux premières secondes. Le dixième et nouvel album studio de Patrick Bruel , Encore une fois, s'étoffe au fur et à mesure de l'écoute et des titres, dont chacun aborde un thème toujours fort, à la fois personnel et universel.
"On se rappelle majoritairement mes tubes radio qui parlent d'amour, confie le chanteur au micro de Benjamin Smadja et Elsa Duperray. Je parle pourtant souvent de chose plus large, de tout ce qui nous touche, tous, à un moment de notre vie, avec plus ou moins de force, comme la maladie, la drogue, et même la guerre. Le fil rouge de ce nouvel album, c'est la vie, tout simplement."
Egalement producteur de cet album, Patrick Bruel s'est entouré d'artistes, au gré de rencontres. Hoshi (J'avance), Mosimann (J'avance, Dernier verre premier café) ou encore Yuksek (Le Fil) signent ainsi parmi les meilleurs titres de Encore une fois. Mi-Stromae mi-Kool-Shen, Patrick Bruel prend des risques sur On en parle, mais le pari est gagné pour ce nouvel album qui vogue entre électro, disco et parfois chanson française.
Prendre le temps d'écouter, et réfléchir. Voilà ce que nous offre ce nouvel opus. Patrick Bruel était l'invité de Benjamin Smadja et Elsa Duperray sur Radio Lac.
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