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Le macaque qui parlait anglais
En novembre dernier, à l’Université de Brown aux Etats-Unis, des chercheurs ont entrepris de reconstruire des mots anglais en se basant sur des signaux neuronaux enregistrés dans le cerveau de Macaques Rhésus, au moyen d’une interface cerveau-ordinateur. Ainsi, les chercheurs ont installé deux implants minuscules dans le cerveau des primates, au niveau du cortex auditif secondaire, pour permettre les mesures de l’activité neuronale. L’idée était de comprendre comment les macaques traitent les mots qu’ils entendent, bien qu’ils n’en comprennent pas le sens. Les enregistrements ont été traités à l’aide d’algorithmes informatiques spécifiquement crées pour reconnaître les schémas neuronaux associés à des mots particuliers. Ensuite, ces données ont été à nouveau traduites en discours grâce à un ordinateur. Après de nombreuses mesures pour vérifier que le discours produit sur la base des enregistrements correspondait aux mots initialement entendus par les primates, les scientifiques ont pu affirmer une haute fidélité du discours reconstruit. Ces nouvelles découvertes pourraient bien faire avancer la recherche pour les personnes malentendantes, car avec une meilleure compréhension de la manière dont le son est traité dans le cerveau, il sera possible d’imaginer de nouveaux types de prothèses neurales.
Photo: Libre de droit
Des oiseaux qui rapetissent
Il est aisé de citer diverses conséquences du réchauffement climatique : les inondations, la fonte des glaces, l’augmentation extrême des températures, etc. Mais qui a déjà pensé qu’une température en hausse pouvait tout bonnement… faire rapetisser les oiseaux? Une étude récemment menée à Chicago portait sur plus de 100’000 oiseaux morts qui ont été étudiés et mesurés. Les résultats qui en découlent sont d’une part le fait que la morphologie et le comportement des oiseaux a radicalement changé au fil du temps, et d’autre part que leur taille s’est considérablement réduite. Les chercheurs expliquent ce phénomène, qui porte le nom de Loi de Bergmann, par le fait que la température a beaucoup augmenté au cours de ces 40 dernières années et notamment dans leurs zones de reproduction. Ainsi, des individus d’un même ordre ou d’une même famille seront de taille inférieure dans des régions au climat plus élevé et pour cause, un élément biologique basique : un corps petit permet de réguler plus facilement sa température corporelle. Cependant, cela amène un désavantage : un corps plus petit rend difficile de maintenir les processus métaboliques opérationnels et complique ainsi la migration de certains oiseaux.
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