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L'accident nucléaire de Fukushima a été "un désastre créé par l'homme". Il n'a pas simplement été provoqué par le séisme et le tsunami géant survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, a conclu jeudi une commission d'enquête mandatée par le Parlement.
L'accident "est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et l'opérateur Tepco, et d'un manque de gouvernance de ces mêmes instances", a-t-elle expliqué dans son rapport final. "Ils ont trahi le droit de la nation à être protégée des accidents nucléaires".
"Logiques erronées"
"Nous pensons que les causes fondamentales sont les systèmes d'organisation et de régulation qui se sont basés sur des logiques erronées dans leurs décisions et leurs actions, et non pas un problème de compétence d'un individu en particulier."
"La direction de Tepco était consciente des retards dans les travaux antisismiques et des mesures contre les tsunami et savait que Fukushima Daiichi était vulnérable", a souligné la commission.
Troisième enquête
Il s'agit de la troisième enquête menée sur cette catastrophe. Un précédent rapport, mandaté par Tepco, avait disculpé la puissante compagnie d'électricité de toute responsabilité, en affirmant que la puissance du séisme et l'ampleur du tsunami dépassaient toutes les prévisions et ne pouvaient pas être raisonnablement envisagées.
"Cela ressemble à une excuse pour échapper à ses responsabilités", a répliqué la commission d'enquête.
Société civile
Le rapport d'enquête reproche également à l'opérateur de ne pas avoir réagi suffisamment vite dans les premières heures de l'accident.
Cette commission d'enquête était composée de dix membres de la société civile (sismologue, avocats, médecins, journaliste, professeurs) désignés par les parlementaires.
ATS