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le temps
Une absurdité: Obligation de répondre aux sondages téléphoniques de la Confédération
L'idée d'une obligation générale faite aux particuliers de répondre aux sondages de l'administration fédérale est proprement absurde. L'UDC s'oppose à cette nouvelle atteinte à la liberté...
(UDC) L'idée d'une obligation générale faite aux particuliers de répondre aux sondages de l'administration fédérale est proprement absurde. L'UDC s'oppose à cette nouvelle atteinte à la liberté individuelle et à la sphère privée. Elle exige que la participation à des sondages téléphoniques reste facultative.
De plus en plus souvent les citoyennes et citoyens de ce pays sont dérangés par des sondages sur tout et n'importe quoi. Les mandants de ces enquêtes proviennent de tous les horizons - entreprises, instituts de sondage d'opinion, organisations diverses et, précisément, Confédération. Or, cette dernière menace d'une amende les personnes qui refusent de répondre à ses sondages téléphoniques.
Comme si les innombrables règlementations et interdictions qui affectent la liberté individuelle des gens ne suffisaient pas, cette nouvelle décision constitue une violation supplémentaire de la sphère privée. Chaque personne pourrait être contrainte de donner au téléphone des informations sensibles, par exemple sur son emploi et son salaire. La menace d'une amende en cas de refus de répondre rappelle des pratiques moyenâgeuses: celui qui ne salue pas le chapeau au bout de la perche finit en prison!
Autre détail choquant: ces enquêtes ont généralement lieu à des heures particulièrement mal venues - par exemple, quand la femme au foyer prépare le repas ou quand la mère ou le père doit s'occuper d'un bébé de mauvaise humeur. Or, le père ou la mère qui refuse de se laisser déranger à ce moment par les bureaucrates fédéraux s'expose à une amende.
L'UDC s'oppose avec véhémence à cette nouvelle atteinte à la sphère privée et à la liberté individuelle des citoyens suisses. Cette modification de l'ordonnance fédérale sur la réalisation d'enquêtes statistiques doit être immédiatement annulée, ce d'autant plus qu'il est douteux que l'article 6 de la loi fédérale sur la statistique offre une base légale suffisante à cette ordonnance. Le conseiller national Adrian Amstutz, vice-président de l'UDC, déposera durant cette session parlementaire d'automne une intervention dans ce sens.
Berne, 3 septembre 2009