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Saga de la Famille Hewitt
La famille HewittKatarina et son fils
Après avoir quitté Nairobi, Katarina arriva à Paris assez tard, vers 22h, chez elle. Son mari Alain était là et discutait avec quelques amis.
- Bonsoir, Katarina, dit Alain. As-tu appris la nouvelle? Le ministre de l'Intérieur et de l'Ordre Public a démissionné et il a aussitôt été remplacé par le chef du Front National Français.
- Ah bon, dit Katarina, tu sais je reviens d'Afrique et je pars pour m'entraîner à Hambourg. J'en profiterai pour aller voir mes parents.
Et maintenant si vous voulez bien m'excuser tous, je tombe de sommeil et je vais me coucher.
Le lendemain, elle arriva à "l'aéroport" pour prendre son avion pour Hambourg. Elle était en avance et perdit donc du temps car les automobiles avaient roulé sur les bandes d'asphalte plus vite que prévu.
Elle se promena dans les halls de Roissy 4 qui ressemblaient à ceux de Roissy 2 construits dix ans plus tôt. Elle acheta avec de la monnaie un exemplaire de la version allemande du vidéo-journal Euro-America. Elle s'assit à une table d'un bar où l'on dégustait toutes sortes de boissons dont certaines sont encore consommées de nos jours mais sous une forme moins fruste.
Elle mit le journal dans son ordipocket et regarda distraitement les images du journal général défiler devant elle. Les thèmes étaient toujours les mêmes: on y exaltait les performances des athlètes sportifs et des vedettes du spectacle dont l'existence médiatique devenait de plus en plus éphémère. Elle se vit sur l'écran en train de s'entraîner six mois auparavant au Canada; le journal prétendait que c'était la veille en Allemagne.
Elle fit défiler d'autres rubriques sous ses yeux: comme l'écran couleur de poche était un peu petit et fatiguait l’œil, elle mit les lunettes spéciales qui permettaient de lire directement le journal sans l'écran ordipocket grâce à une liaison infrarouge.
Ces lunettes n'étaient autorisées dans les lieux publics qu'en position assise et les infractions étaient sévèrement punies. En cas d'infraction, un policier (voir £exique) exigeait la remise immédiate d'une quantité importante de monnaie.
Elle fit apparaître la rubrique médicale. Elle passa sur la liste de tous les spécialistes d'Europe avec leur compétence particulière, leur adresse, leur visio et leur fax. La rubrique "gériatrie" était devenue depuis plusieurs années la plus fournie. Elle regarda vaguement les titres des principales publications depuis 10 ans dans chaque domaine. Elle arrêta sur le mot Nutrition: elle introduit son code de médecin. Elle consulta la rubrique "Actualités de l'Association Internationale des Nutritionnistes". Il n'y avait pas de découvertes récentes bien intéressantes ou qui puissent lui apprendre quelque chose de nouveau. Elle allait passer à une autre rubrique quand elle fut surprise par un écran plein, où étaient inscrits les mots suivants:
"Appel à toutes les intelligences de bonne volonté: ce message concerne tous les nutritionnistes du monde entier. Signé AB". Katarina fut surprise par la formule Intelligences de Bonne Volonté. En bas de la page il y avait un numéro de téléphone, appareil qui permettait à l'époque de parler sans voir ni être vu et qui commençait à devenir suspect car il permettait de répandre des messages anonymes en particulier pour annoncer ou revendiquer des actes de violence comme les attentats.
Elle tapa sur les touches de son ordipocket le n° de téléphone indiqué: on lui répondit
- Ici le cabinet du docteur Berg.
Katarina fut toute surprise; ce Berg était un de ses anciens amants: elle avait fait ses "études" (voir £exique) de médecine avec lui et en avait eu un enfant, Alban, douze ans auparavant. Berg, qui adorait les enfants avait accepté lors de son "mariage" avec une chirurgienne de le garder avec lui pour "l'élever" et laisser à Katarina la liberté de faire sa carrière de sportive
Elle répondit :
- Pouvez-vous me passer le docteur Berg ?
- Mais Madame, il est....
- Code A. L.B.A.N., répondit Katarina
- Attendez, Madame
- Allô ?
C'était une voie d'homme qu'elle reconnut tout de suite.
- C'est toi, Anton ?
Anton Berg lui aussi reconnut tout de suite la voix de Katarina.
- Comment vas-tu? Où es-tu en ce moment ?
- Je suis à Paris mais je vais venir m'entraîner à Hamburg.
- Ne peux-tu pas venir nous voir ? Comme tu le sais, je suis maintenant à Brême et Brême n'est pas très loin d'Hambourg.
- Anton, qu'est-ce c'est que cette histoire d'Intelligence de Bonne Volonté ? Serais-tu devenu membre d'une secte ?
- Ah... Où as-tu vu cela ?
- Dans le journal que j'ai acheté tout à l'heure. Alors j'ai téléphoné à tout hasard !
- Viens nous voir, Katarina ! Le petit Alban a bien changé depuis qu'il est venu te voir l'année dernière. Il s'entend bien avec la petite Clara, ma fille, que tu ne connais même pas. Bien sûr, ils se chamaillent souvent mais à cet âge on ne se fait pas de cadeaux.
- Bon eh bien d'accord, ce soir je vais voir mes parents et demain je suis chez toi vers 19 heures et nous pourrons passer la soirée ensemble, d'accord?
- Super! A demain. Tu m'excuseras mais je suis avec un client et...
- A demain, Anton
Le lendemain, Katarina arriva à Brême chez Anton vers 19h.
Un jeune garçon de 12 ans l'accueillit par ces mots:
- Salut Katarina, qu'est-ce que tu m'as apporté comme cadeau ?
Katarina mit devant les yeux de l'enfant une paire de lunettes marquées Imhotep... Il suffisait de les mettre pour jouer à un jeu dit interactif mettant en scène les différents personnages de la série Imhotep version Euro.
- Mais maman Katarina, tu retardes, tu sais bien que c'est la version Americana qui est la mieux: les gens se bagarrent et les effets spéciaux sont super. Enfin, tant pis ! ... ça va ? Tu veux des Carambars? C'est un nouveau truc qui vient de France où c'était à la mode il y a très longtemps. C'est super, c'est bon et ça colle. Tout le monde y revient maintenant.
L'enfant avait des traces de caramel sur tout le visage.
- Anton, je veux dire ton père, sait-il que tu manges cela ?
- Bien sûr qu'il le sait mais il me l'interdit. Alors j'en mange en cachette, tu ne lui diras pas, hein ?
- Ah, Ah qu'est-ce tu crois ?
- Oh après tout je m'en fous. Tu es venue le voir pour quoi, pour lui donner de l'argent? Et moi, c'est aussi pour moi que tu es venue?
Il arrêta de parler. Il attendait de sa mère fasse un geste, dise un mot, mais il ne vit qu'un vague sourire. Les larmes lui montaient aux yeux, il se retenait de pleurer mais il eut la force de dire avec le plus grand calme:
- A propos, si tu avais un peu d'argent pour moi, je pourrais acheter Imhotep Americana... Tu as une belle robe, moi j'ai acheté un costume qui me va très bien. Papa et maman n'en voulaient pas, mais ce que j'ai aimé le plus c'est le toucher de l'étoffe: quel sensation de plaisir!
Tu sais je suis devenu très bon à l'école, je suis le plus fort en presque tout sauf en éducation civique. D'ailleurs tout le monde s'en fout. Ce qui compte c'est d'être meilleur que les autres. Et moi je suis meilleur !
- Ah oui, eh bien ça a changé depuis l'année dernière !
- Evidemment, tu vas encore me dire que Clara est meilleure, la fille de madame maman la chirurgienne est parfaite, bien sûr.... D'ailleurs il faut que j'aille voir Madona, ma chanteuse préférée qui passe à la télé et puis après j'irai travailler. Mais tu ne la connais sûrement pas cette Madona, c'est une ancienne chanteuse des années 80 ou 90, je crois. Katarina sourit:
- Mais si, je la connais, j'ai même patiné sur la glace en première partie d'un gala qu'elle donnait à New York en 1996.
- Non, c'est pas vrai, tu la connais ?
A ce moment entra Clara: elle était blonde et avait 10 ans. Elle était la fille de Cosima, la femme de Anton Berg. Cosima hésitait entre plusieurs pères pour cet enfant car elle l'avait eue dans sa jeunesse à un moment où elle sexait beaucoup et souhaitait avoir un enfant. Mais le père lui était indifférent.
Clara était suivie de deux hommes et d'une femme. Ils devaient avoir tous les trois entre 60 et 80 ans ou plus.
Les deux hommes s'inclinèrent devant Katarina.
L'un des deux hommes dit:
- Alban, tu pourrais peut-être nous présenter.
- C'est ma mère !
- Comment ?
- Oui, quoi...c'est celle qui a accouché de moi. Votre fille, la chirurgienne, c'est celle qui m'a "élevé".
L'homme dit:
- Qu'est-ce que tu dis, mon petit bonhomme ?
L'enfant cria dans l'oreille de l'homme:
- C'est ma mère qui a accouché de moi.
Katarina s'avança et dit en tendant la main:
- Bonjour monsieur, je suis Katarina Hewitt.
- Comment, vous êtes la grande et célèbre.... et notre petit Alban... Mais excusez-moi je ne vous avais pas reconnue et pourtant...je vous vois souvent sur Télésports ou aux informations. Je suis l'arrière grand père de Clara. Je vous demande de me pardonner car je suis un peu sourd et j'ai 96ans, mais encore bon pied bon œil.
Je vous présente ma fille Birgit, la grand-mère de Clara et son mari Wolfgang Windgassen. Birgit avait 72 ans et son mari 84 ans.
Birgit dit:
- Bonjour Katarina, vous permettez que je vous appelle Katarina? Veuillez excuser mon père, mais vous savez, à son âge... Nous venons souvent voir notre petite Clara. Elle... et le petit Alban sont de bien jolis enfants et qui s'entendent bien ensemble.
- C'est pas vrai, hurla Alban. Tout le monde la chouchoute alors que moi....
Katarina s'avança vers son fils:
- Qu'est-ce que tu dis, Alban ? Tu n'es pas bien i...
La porte de la pièce s'ouvrit.
Anton entra:
- Katarina ! Bonjour ! Comment vas-tu ? Comme je suis content de te voir ! Tu te souviens de...
- Anton il faut que je ...
- ... la grand mère de Clara. Tu te souviens qu'elle fut dans les années 1970 la première femme à faire une opération à cœur ouvert. Elle a toujours une activité débordante.
- Anton...
- Comment trouves-tu notre jeune Alban. En pleine forme, hein ?
- Ecoute Ant....
- Il a fait de gros progrès en classe ces temps-ci, n'est-ce pas Alban ? Et la célèbre championne de Ice Golf, comment va-t-elle ?
La colère de Katarina tomba brutalement: l'homme qu'elle avait devant elle n'était plus le Anton qu'elle avait connu, il parlait, parlait, parlait comme s'il voulait se saouler de paroles et, par une sorte de magie, tout le monde l'écoutait.
Consternée, Katarina n'écoutait plus. Elle regardait son fils et, elle qui n'avait jamais vraiment éprouvé des sentiments maternels très vifs au delà du troisième mois du bébé, sentit tout à coup monter en elle comme un esprit de missionnaire: il fallait qu'elle sauve cet enfant de ces vieillards, de cet homme que pourtant elle avait apprécié, oui il fall....
- Katarina, mais tu parais fatiguée, tu ne me réponds pas ?
- Excuse-moi, oui, il faut que j'aille me reposer...
- Mais nous devions passer la soirée tous ensemble av...
Alors la porte s'ouvrit à nouveau et parut Cosima:
Elle avait 31ans. Ses cheveux blonds arrivaient un peu au dessus de ses épaules. Ils étaient impeccablement coupés. Avec ses yeux bleus et son teint halé, elle semblait vouloir se donner l'air d'une adolescente qui aurait cessé de grandir dans les années 1960.
- Bonjour tout le monde... Katarina, toi ? Mais on ne m'avait pas annoncé ta visite... Comme je suis heureuse de te voir.
A ce moment, on entendit comme un coup frappé contre l'une des portes:
- Voilà Herbert. Il a maintenant 6 ans et comme tu le sais, ce garçon est atteint d'une maladie qui l'empêche de marcher et il est mentalement très en retard. Mais nous l'aimons tellement Anton et moi !!
Katarina regarda Anton et vit dans ses yeux une expression de douleur et de désespoir telle qu'elle n'en n'avait jamais vue même au cours de son voyage en Afrique. Elle se mit à réfléchir, elle qui pourtant n'était pas femme à trop réfléchir à des questions philosophiques..
Elle revint vite à des conclusions pratiques en regardant son fils. Alban la contemplait fixement comme pour lui demander avec une insistance désespérée quelque chose qu'elle ne comprenait pas.
Elle eut comme une révélation: oui, cet enfant était son fils, elle ne pouvait pas le laisser là.
Alors Katarina s'avança vers Alban, elle lui prit la main.
- Viens Alban, dit-elle, je voudrais te dire quelque chose.
Sous les yeux étonnés de Anton et de ses ancêtres, elle s'avança en tenant son fils par la main. Alban se laissait faire sans peut-être bien comprendre.
Comme elle se dirigeait vers la porte, celle-ci s'ouvrit comme toute seule et apparurent deux femmes joyeuses: c'étaient la mère de Anton et une de ses amies. Ces deux femmes avaient des cheveux blancs impeccablement coiffés. Leurs visages étaient striés de rides, parallèles, basanées et profondes autour des yeux et de la bouche, ainsi que sur le front mais que tous les maquillages, étalés avec soin sur leur peau et qui se voulaient discrets, ne faisaient qu'accentuer.
Katarina sortit en tirant son fils derrière elle, sans même les regarder ou peut-être les voir. Puis elle referma la porte.
On entendit comme un appel:
- Katarina, Katarina....
C'était la voix de Anton, comme implorante.
Alors Katarina courut, comme prise d'une sorte de panique, elle courut. Elle avait lâché la main de son fils. Elle savait qu'Alban suivait. Il se mit même à courir plus vite qu'elle et au moment où il la rattrapait, il lui sourit. Alors, ils firent une sorte de course à perdre haleine et ils se mirent à rire, à rire, à rire.
Ils s'aperçurent que sans s'en douter, ils étaient arrivés devant la gare de Brême.
- Où veux-tu aller, mon fils ?
- Maman, j'ai un rêve, je voudrais te voir jouer vraiment et pas à la télé. Maman....
- Eh bien, c'est décidé, je t'emmène à Hambourg. Là tu pourras me voir m'entraîner.
- Mais Anton, mais l'école....
Katarina mit le doigt sur la bouche de son fils.
- Ne t'en fais pas, laisse-toi aller. Je sens que nous allons être forts tous les deux. Ce serait plutôt à moi, à ta mère de te recommander d'être sage. Mais aujourd'hui, je voudrais qu'on oublie tout et qu'on rattrape le temps perdu.
Faisons des folies, mon fils.
Toute trace d'inquiétude disparut du visage de l'enfant. Comme emporté par une vague de bonheur, il se jeta dans les bras de sa mère et dit:
- Maman, je t'ai tant attendue.
Sa mère le serra dans ses bras et ils restèrent ainsi en plein milieu du hall de la gare, immobiles, pendant que des gens pressés les frôlaient. Lentement, Katarina se détacha de son fils et regarda autour d'elle.
- Tiens, regarde, Alban, il y a un train qui part dans cinq minutes pour Hambourg.
Ils coururent prendre un ticket.
Ils se dirigèrent vers le train, sur le quai. Un homme vendait des "bonbons".
- Je ne te propose pas des bonbons, tu as sûrement des Carambars dans tes poches.
- Comment le sais-tu ?
Ils montèrent dans le train. Ils s'installèrent dans un "compartiment".
- Veux-tu visiter et voir dans le couloir?
- Non je reste là je vais jouer un peu au pocket pole
Katarina sortit dans le couloir du wagon et abaissa un vitrage coulissant de haut en bas, car c'était un vieux modèle de wagon qui avait plus de 50 ans. Elle regarda le quai. Le train démarrait lentement: elle aperçut un homme qui longeait le train en courant. Il regardait à l'intérieur des wagons comme s'il cherchait quelqu'un ou quelque chose qu'il aurait oublié.
Katarina reconnut Anton. Il était comme hagard et ne contrôlait visiblement plus son système cortico-limbique.
Instinctivement, Katarina recula son visage, comme s'il elle voulait éviter que son regard ne croise celui de Anton. Puis elle sortit d'une "poche" son ordipocket, consulta l'annuaire sur le mini-écran et obtint ainsi le numéro du portable de Anton, qui par chance n'était pas sur la liste "secret". Elle composa le n°, elle voyait encore Anton sur le quai. Elle le vit s'arrêter, prendre l'appareil, le mettre près de son oreille et écouter. Puis le regarder, appuyer sur un bouton, le regarder encore et le remettre près de son oreille droite.
Le train s'éloignait, elle ne voyait plus Anton que comme un trait vertical parmi d'autres traits verticaux dont certains étaient prolongées par le bras tendu vers le haut au bout duquel la main était agitée.
- Allô Anton, je viens de te voir au bout du quai. Comment as-tu deviné...
- Katarina, mais que fais-tu... pourquoi ce départ....pourquoi Alban...
- Je veux sauver cet enfant.
Puis, après un silence:
- Après tout, je m'aperçois que l'ayant fait, j'ai avec lui des points de communications tout à fait exceptionnels. Il serait intéressant de savoir d'ailleurs si les points de communications et les sentiments entre une mère et son enfant sont différents si l'enfant vient d'une grossesse intra-utérine ou pas.
- Katarina.. Katarina, comment peux-tu parler aussi froidement...Que vas-tu faire... Katarina, dis-moi ce que tu v.. Katarina... Katarina.
Il pleuvait. Tout était plat dans ce pays. Rien n'était beau ni dans les maisons, ni dans les paysages. Les hommes avaient abîmé cette plaine plate que leurs travaux, leurs villes, leurs maisons, leurs villes malgré la hauteur des constructions, avaient rendu encore plus plate.
- Mais enfin Anton, qu'es-tu devenu ? Pourquoi répètes-tu toujours mon nom? Quand je t'ai vu entouré de ces vieilles gens, de ton éternellement énergique Cosima, de ta fille adulte avant l'âge, de ce petit infirme, je ne t'ai plus reconnu. Je te rappellerai, je vais m'occuper de Alban.
- Katar...
Elle appuya sur un bouton et rangea son appareil.
Ils arrivèrent à Hambourg. Katarina passa prendre son équipement d'Ice Golf puis emprunta l'automobile de ses parents et se rendit à l'entraînement avec son fils.
L'enfant était émerveillé par les prouesses de sa mère: elle atteignait une telle précision au moment du dernier lancé de balle, celui qui permettait d'arriver au but c'est-à-dire le petit trou dans la glace, que ceux qui étaient là et assistaient à l'entraînement ne pouvaient s'empêcher d'applaudir. Puis on mit au point les détails techniques permettant des prises de vue aussi spectaculaires que possibles pour la télévision. Les spécialistes avaient réalisé une chose extraordinaire pour l'époque: introduire une camera dans la balle de golf, un ordinateur permettant à tout moment de calculer l'image unidirectionnelle de la balle. L’œil ne voyait pas les effets de la balle tournant sur elle-même mais uniquement sa trajectoire en direction.
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