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Cet ouvrage constitue une investigation fouillée, composée de trois parties : la première présente certains ressorts de la situation intérieure de l'Iran ; la deuxième élargit l'analyse aux principales composantes de l'hétérogénéité interne du pays et donc son environnement immédiat ; enfin, la troisième partie étudie la potentialité du chiisme iranien d'accroître son influence sur l'ensemble du monde musulman.
Le Prince est une véritable aberration philosophico-littéraire. D'abord parce que ce n'est pas de la philosophie, à proprement parler. Celle qu'aiment les fabricants de concepts, les universitaires de haut vol ou les intellectuels à chemise blanche. En effet Machiavel rédige un " portrait de prince ", genre littéraire de la Renaissance, où l'auteur adressait un certain nombre de conseils à un Prince dans un horizon verteux : le bien, l'honnête, le juste, la tempérance... autant de valeurs idéales auxquelles l'impétrant roi se devait de faire allégeance.
Mais, à cette époque, ce n'est pas parce que c'est " littéraire " que c'est de la littérature au sens où nous l'entendons. Jadis, le mot désignait toute production écrite - litterae - en latin. Soyons clairs : au XXIe siècle ce livre se verrait évincé des grands éditeurs, rejeté par les distributeurs et méprisé des libraires. Sans parler des lecteurs, pour qui la dimension pratique de l'ouvrage serait un motif suffisant de dédain. Qui plus est à un roi. Imaginez un recueil de conseils retords et tordus, adressé à Chirac, Sarkozy, ou Hollande, les invitant à la cruauté, la malice, la force et le volonté de puissance...
La dernière aberration, c'est que Machiavel semble, d'après la tradition, l'homme d'un seul livre. Le Prince... de Machiavel. Machiavel ou l'auteur du Prince. La périphrase semble quasi-homérique, une épithète de nature... et portant Machiavel est un polygraphe de talent. Poésies, théâtre, récits de voyage, réflexions sur l'histoire, histoires florentines, art de la guerre, rapport de diplomatie, critique littéraire. Rien ne semble lui avoir échappé. Cette réédition est une invite à découvrir Machiavel et son oeuvre et non Machiavel et son Prince.
Enfin, ce qui donne une ultime valeur à cet inclassable traité, c'est qu'il réactive toute une philosophie qui ne sera jamais à la mode : celle des sophistes, celle des adversaires de Platon, celle des " prostitués du savoir ", comme les nommera avec tendresse Xénophon. On peut comprendre les réactions vives : Il n'y a rien à sauver chez Machiavel. Tout n'est que feinte, ruse, manigance, combines, assassinats, complots ourdis ou déjoués. Force, violence, cruauté, intelligence... occasion et fortune, chance et hasard. Le monde de Callicès, la loi du plus fort.
Des générations de philosophes ont voulu la slavation du penseur. Rousseau y vit un précurseur républicain, presque démocrate. On lui emboîta la pas. La mal était fait. L'humble vérité, la jouissive révélation, est que Machiavel est irrécupérable. Pour cette raison là, il est urgent de le lire.
Ce texte reprend l'édition du traducteur Jean-Vincent Périès en 1825.
Avis aux lecteurs à la bonne conscience : ne pas lire ce livre.
Un ouvrage qui se démarque par la finesse de son analyse et la remarquable reconstitution que Tocqueville donne des évènements politiques et sociaux de la France dans les différentes phases de la Révolution.
Principaux Chapitres : Quelle a été l'oeuvre propre de la révolution francaise.
Après plus d'un siècle d'esclavagisme suivi d'une colonisation qui ont fait émerger les valeurs occidentales, comment l'Afrique noire peut-elle se reconstruire, comment l'être noir a-t-il les moyens de recouvrer son identité ? À ces questions existentielles et fondamentales, l'avenir de tout un continent dépend des réponses qui y seront apportées.
Chaque génération hérite des a priori et des idées reçues de la génération précédente. Ainsi, nombreux sont les mensonges de l'Histoire qui ont survécu jusqu'à nos jours. Nos ancêtres les Gaulois ? Napoléon était petit ? Au Moyen Age, les gens ne se lavaient pas ? Christophe Colomb a découvert l'Amérique ? Ce livre revient sur 80 poncifs considérés par beaucoup comme une réalité...
L'auteur analyse deux ouvrages de références absolues sur l'ère léopoldienne : Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad et Les fantômes du roi Léopold, un holocauste oublié de Adam Hochschild. Nous offrent-ils l'un et l'autre la réalité toute nue, sur laquelle les auteurs ont apposé un talent littéraire propre et marqué de leur conviction intime intemporelle, libre de toute entrave politique, idéologique ou philosophique ?
Et si, la prise du pouvoir par Pétain ayant échoué, la France avait continué la guerre en juin 1940 ? Telle est l'histoire alternative que racontait le premier volet de cet essai où l'histoire rencontre la fiction. Mais ensuite ?
En 1941, le centre de gravité du conflit s'est déplacé vers le sud, la guerre en Méditerranée s'intensifie, tandis que Hitler envisage de se lancer à l'assaut de l'URSS. Couvrant tous les aspects du conflit - politique, économie, diplomatie, stratégie et même tactique -, ce deuxième volume livre le récit d'une histoire qui n'a pas été, mais qui aurait pu être, celle des années 1941-1942.
Ce récit haletant se lit comme un véritable roman, mais il constitue aussi un exercice historique original. Une façon entièrement novatrice et fascinante de relire l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.
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Les portraits intimes des huit Premières Dames de la Ve République, dont la vie romanesque raconte un demi-siècle d'histoire contemporaine. L'ouvrage s'achève par un portrait de Valérie Trierweiler : Robert Schneider est le premier à raconter sérieusement son " règne " interrompu. Qu'y a-t-il de commun entre Yvonne de Gaulle, la prude, et Carla Bruni-Sarkozy, la délurée ; entre Anne-Aymone Giscard d'Estaing, la discrète, fille de la princesse de Faucigny-Lucinge, et Valérie Trierweiler, la twitteuse, fille de la caissière de la patinoire d'Angers ; entre Bernadette Chirac, la catholique, née Chaudron de Courcel, et Danielle Mitterrand, la laïque, fille d'instituteurs socialistes et francs-macons ; entre Claude Pompidou, fidèle pendant trente ans à la mémoire de son mari, et Cécilia Sarkozy, qui a quitté le sien cinq mois seulement après son élection ? Toutes ont connu un destin exceptionnel auquel elles n'étaient ni prédestinées ni préparées. Comment ont-elles vécu cette existence hors du commun ? Comment ont-elles tenu leur place auprès du monarque républicain ? Quelle a été leur influence ? Pourquoi, à l'exception de Bernadette Chirac, ont-elles toutes été malheureuses à l'Elysée, ce palais prestigieux où elles étaient servies comme des reines ? En pénétrant leur intimité, on découvre huit femmes loin des clichés sur papier glacé, loin des caricatures dont elles ont été victimes, loin aussi de l'image qu'elles ont tenté de donner d'elles-mêmes.
Et si la France avait continué la guerre en juin 1940 ? Et si le gouvernement français avait continué la lutte contre l'Allemagne hitlérienne depuis l'Afrique du Nord ?
Telles sont les questions posées par cet essai où l'histoire rencontre la fiction à travers une oeuvre romanesque haletante et poignante.
Ainsi prend forme une façon entièrement novatrice de relire et d'étudier l'histoire de l'année 1940, dans tous ses aspects : politique, économique, diplomatique et stratégique. Une alternative aux journées tragiques de juin à décembre 1940 se dessine alors, le contraste entre le possible et le réel n'ayant qu'un seul but : montrer que la décision de demander un armistice n'était en rien inéluctable.
Voici le récit d'une histoire qui n'a pas été, mais qui aurait pu être.
Un récit maîtrisé et plein de suspense, un exercice intellectuel stimulant ponctué de traits d'humour. L'Express
Une ''uchronie' aussi sérieuse qu'excitante. Libération