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Cette étude néo-zélandaise prospective en simple insu, randomisée par groupe, a étudié si une modification de l’habitat permettait de réduire les chutes et les blessures secondaires à celles-ci. 842 logements comprenant 1848 habitants de tout âge ont été randomisés. L’intervention consistait en une évaluation de l’habitat et de ses abords immédiats, puis en l’implémentation de mesures de prévention des chutes, réalisées par un entrepreneur qualifié : pose de rampes (perron, escaliers, salle de bains et toilettes), pose de plaques visibles et antidérapantes sur le rebord des marches d’escalier, fixation des tapis au sol, pose de surfaces antidérapantes et mesures d’éclairage. Pour être inclus, au moins un des habitants du logement devait être bénéficiaire d’une aide étatique, le logement devait avoir été construit avant 1980 et être la propriété d’un de ses occupants.
Après randomisation, les logements étaient soit modifiés immédiatement (groupe intervention), soit modifiés après trois ans. Le critère d’évaluation principal était le taux de chutes à domicile par habitant et par an nécessitant une consultation médicale. Le nombre de blessures causées par une chute à domicile par an était le critère d’évaluation secondaire. La recherche de ces événements se faisait par l’analyse rétrospective du dossier de l’assurance accident des patients. Sur une période de trois ans, le taux non ajusté de chutes/an par habitant entraînant une consultation médicale était de 6,1% dans le groupe intervention et de 7,2% dans le groupe contrôle. Le nombre des blessures causées par les chutes diminuait de 26% (RR 0,74 ; IC 95% : 0,58-0,94) dans le groupe intervention après ajustement pour l’âge, les antécédents de chute, le sexe et l’origine ethnique.
Commentaire : Cette étude a sélectionné des patients de tout âge, ce qui est intéressant, car seul un quart des patients avait plus de 70 ans. Au moins un des habitants du logement devait être bénéficiaire d’une aide sociale ce qui sélectionne une population vulnérable à bas revenus, et empêche de généraliser les conclusions de l’étude à l’ensemble de la population. Les résultats sont intéressants, même si le rapport coût-efficacité n’est pas étudié. Mais le coût des transformations prises en charge par la collectivité se montait en moyenne à environ CHF 400.– (560 NZ$), ce qui reste raisonnable.