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il était une fois les baleines ...
Une fable pour enfants à méditer par les adultes...
Selon l'alerte de février 2015 lancée par des scientifiques de l’Organisation des pays africains côtiers de l’Atlantique et si rien n’est fait pour réduire la surpêche industrielle pratiquée par grands les chalutiers occidentaux, chinois, vietnamiens et philippins, il n'y aura plus de poissons et de mammifères marins dans les océans et mers du monde d’ici à 2045.
Vers la fin de ce siècle, voici comment on expliquera sans doute aux enfants l’épuisement de la ressource halieutique et des autres ressources naturelles.
“Dis grand-père, pourquoi y’a plus de baleines dans la mer, celles que j’aime voir dans tes vieux DVD?”
“C’est une bien triste histoire mon chéri" répondit le viel homme. "Dis-moi ce qui s'est passé grand-père" insista l'enfant. L'ancien pris le temps de la réflexion. ll ne voulait pas entrer dans des explications trop compliquées.
"Une première catastrophe était survenue avec la morue qui vivait en énormes quantités dans les eaux froides du nord près de Terre-neuve. Pendant 500 ans, la pêche au moyen de petits navires permettait au poisson d’être présent en abondance. Dans les années 1950 apparurent de nouveaux puissants navires qui pouvaient pêcher nuit et jour et à des profondeurs extrêmes.” Le grand-père poursuivit. “Moins d'un tiers des poissons capturés étaient ramené à terre, les autres morues étaient rejetées. Des gens clairvoyants combattaient cette méthode absurde. Une fois qu’il n’y eut plus assez de parents-morues, il n’y eut plus assez de bébés-morues. L’épuisement de l’espèce eut lieu la fin des années 1980, il y a un siècle. Le président de l'université Memorial de Saint-Johns au Canada écrivit en 1990 dans son rapport que dans le cas de la morue du Nord, la folie des hommes devait représenter un avertissement solennel qu'il ne faudrait jamais oublier”.
“Mais alors grand-père, pourquoi ça a continué après pour les autres poissons?”
“Parce que la leçon de la morue n’a pas été tirée. Les industriels de la pêche ont surexploité toutes les espèces de poissons pour gagner le plus d’argent possible avant leur disparition. Je me souviens encore qu’un thon rouge s’est vendu en janvier 2012 à Tokyo au prix d’une très grande maison.” (NDLR: Le prix de ce thon fut de 565.000 €)
“Et les baleines?” demanda l’enfant qui voulait tout savoir sur ces magnifiques cétacés.
“Les baleines ont été protégées un temps grâce à la mobilisation des écologistes de Greenpeace qui sont entrés dans l’histoire. Mais les japonais n’ont pas respecté cette protection. Par malheur, le réchauffement climatique commencé à la fin du XXème siècle provoqua une diminution du krill qui était leur source d’alimentation.”
Malgré ses dix ans, cet enfant éveillé comprenait les explications de son aïeul centenaire. “C’est pour cela que les poissons, les grosses baleines, les forêts et toute la belle nature qu'on nous montre dans les vieux documentaires n'existent plus ?”
Le vieil homme prit un temps de réflexion. Si les industriels et les investisseurs internationaux, particulièrement cupides et inconséquents, avaient leur part de responsabilité, ils auraient pu être stoppés par un puissant mouvement mondial des citoyens. “C’est surtout à cause de nos grand-parents et arrière grand-parents. Ils étaient des milliards à utiliser Internet mais ils n’ont pas pris la peine se réunir en réseaux pour faire pression sur les gouvernements et mettre fin à ces pratiques suicidaires.”
“C'était possible?” questionna l’enfant incrédule. “Bien sûr. Tous les homme politiques veulent être élus. Il y a davantage d’électeurs exigeant la défense des sources de la vie -l’eau, les poissons, les forêts, les climats, etc- que de dirigeants de multinationales de la pêche, du bois ou d'autres richesses naturelles épuisables.”
“C’est bien triste” répondit l’enfant en essuyant ses larmes. Il ne comprenait pas pourquoi les hommes de cette époque n'avaient pas combattu ensemble sur Internet pour sauver une planète jadis si belle aux yeux de l'enfant.
Cette fable ne manquera pas de se réaliser si nous autres citoyens de toutes les nations ne tirons pas le meilleur profit du Web pour nous unir en une force politique influente au service du bien commun. Utilisons pleinement ce vecteur de rassemblement pour faire élire une nouvelle génération politique qui coopérera au plan international afin de préserver nos sources de vie. Ensemble, nous pourrons exiger des règles mondiales pour le commerce et l'industrie dans l’intérêt des générations présentes et futures.
GLOBAL SOCIETY est une initiative pionnière visant à impulser une dynamique fédératrice de la société civile internationale -ou "société globale"-, en relais avec des organisations et des réseaux partenaires, pour faire entendre haut et fort la voix du bon sens et le message de la soutenabilité.
Si vous approuvez ces valeurs et objectifs, rejoignez le combat mondial contre l'ultralibéralisme, une doctrine sans âme ni projet qui propulse le monde à grande viresse vers un chaos global.
Au sein de ce réseau humaniste d'inspiration écologiste et sociale, chacun sera fier de sa nationalité et de sa religion tout en ayant conscience d'une même communauté de destin avec les autres communautés culturelles vivant sur une même Terre-patrie.
À lire sur le sujet.
- Les rapports du FAO “The State of World Fisheries and Aquaculture 2011”.
- Le livre “Une mer sans poissons” de Philippe Cury et Yves Miserey. (Éditions Calmann Levy).
- Extrait du document de “L’éducation au service de la Terre” Ottawa Canada concernant “La disparition de la morue du nord”.
- Document de travail "Media, Fish and Sustainability" par Michael Keating, Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie, février 1993.