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Les traditions sont la transmission de doctrines, de légendes, de coutumes au cours d'une longue période; c'est aussi une manière d'agir et de penser qui n'est pas forcément contenue dans les statuts, règlements et ordonnances, mais fondée sur les institutions et l'enseignement
En se basant sur ces considérations, on peut constater que la tradition la plus remarquable du Noble Exercice est certainement l'adoubement et la prestation du serment qui lui est associé. En effet, ce serment engage le nouveau chevalier à maintenir des sentiments nobles et généreux, à défendre le droit et les faibles; c'est certainement à cette tradition qu'est due la pérennité du Noble Exercice de l'Arc.
Nous avons conservé (ou rétabli) un langage spécifique: ainsi le Comité est appelé "Chapitre"; les assemblées sont des "Conseils", les membres (les Chevaliers) étant dans ce cas des "Conseillers".
Avant d'être reçu Chevalier, le candidat aura fait une saison au moins comme Ecuyer; cette saison n'engage ni la société, ni le candidat qui n'a aucune obligation financière, mais qui a une obligation morale: montrer de l'intérêt pour le tir à l'arc et pour notre Exercice et ses traditions, et se faire connaître des membres.
D'autres traditions relatives aux tirs et à la manière d'exécuter ces tirs sont restée vivaces encore de nos jours. Mentionnons le fait que presque tous nos tirs se font "au beursault" (aller et retour sur deux cibles face-à-face distantes de 50 m.). Le tir au soleil se tir aujourd'hui dans un seul sens (pour des raisons de sécurité). Le tir le plus traditionnel est le tir au blanc, qui ne se fait que lors des fêtes. D'autres tirs ont lieu en cours d'année, selon le calendrier fixé par le Chapitre (cf. la page Calendrier) : tir au Sauvage, tir Guillaume Tell, Challenge Stirn, tir de l'Escalade.
Plus récemment sont venus s'ajouter des concours annuels entre les anciennes Sociétés de tir à l'arc de Lausanne, Morges et Vevey.
A l'ouverture de chaque tir, la première flèche est tirée par le Commandeur (à défaut l'Officier de rang le plus élevé ou par le plus ancien Chevalier) qui annonce le genre du tir et ses conditions; cette première flèche est saluée par un vivat de tous les Chevaliers présents, mentionnant le titre du tireur (par exemple "Vive le Commandeur").
A l'occasion des fêtes d'Ouverture et de Clôture, les Officiers offrent chacun à tour de rôle un "distact" et sont salués d'un vivat approprié.
Les prix consistent en pièces d'argenterie frappées aux armes du Noble Exercice.
En tant que plus ancienne des sociétés de notre Canton, nous portons un grand intérêt aux traditions spécifiquement genevoises et patriotiques.
D'autres traditions que l'on trouve dans les anciennes ordonnances ont disparu dans leurs formes de l'époque, mais se sont plus ou moins perpétuées tacitement, à savoir garder un comportement et une tenue digne du titre porté. Enfin, une tradition non écrite de la Chevalerie et qui n'est malheureusement pas toujours suivie, voudrait que l'on n'abandonne l'Exercice et son titre de Chevalier que par la mort.
Comme le dit le serment : "Défendra l'esprit de la Chevalerie toute sa vie".