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Le président Gurbanguly Berdimuhamedov va entamer un 3e mandat (archives).
KEYSTONE/AP/ALEXANDER VERSHININ(sda-ats)
Kourbangouli Berdimoukhamedov a été réélu dimanche pour un troisième mandat consécutif, a annoncé lundi la commission centrale des élections. Il a obtenu 97,69% des voix.
L'autoritaire chef de l'Etat, qui affrontait huit candidats inconnus réduits à faire de la figuration, a été réélu pour un troisième mandat en recueillant officiellement 97,69% des votes, a annoncé lundi la Commission électorale lors d'une conférence de presse. Plus de 97% des Turkmènes s'étaient rendus dimanche à ce scrutin.
"Le résultat de cette élection confirme votre grande autorité politique. Il témoigne d'une reconnaissance de vos services en tant que chef de l'Etat, mais aussi du soutien à votre action pour renforcer l'économie et améliorer le niveau de vie des citoyens du Turkménistan", a déclaré le président russe Vladimir Poutine dans un message de félicitations.
Après deux mandats de cinq ans chacun, Gourbangouly Berdymoukhamedov doit cette fois rester au pouvoir au moins sept ans grâce à une réforme constitutionnelle adoptée en septembre. Elle a également supprimé la contrainte d'âge maximal du président.
Joué d'avance
Dentiste personnel du premier président du pays Saparmourat Niazov devenu ministre de la Santé, Gourbangouly Berdymoukhamedov avait été élu une première fois en 2007 avec 89% des votes, moins d'un an après la mort de M. Niazov. Il a été reconduit en 2012 avec un score de 97,14%.
Pour les experts, cette nouvelle élection dans ce pays riche en gaz de cinq millions d'habitants, majoritairement musulmans, était jouée d'avance, les médias libres et indépendants n'existant pas dans un Etat contrôlé d'une main de fer par M. Berdymoukhamedov.
"Si je suis élu, notre politique d'amélioration de l'aide sociale pour le peuple sera poursuivie", avait promis le président de 59 ans en votant dans une école de la capitale, Achkhabad.
Culte de la personnalité
Né le 29 juin 1957, M. Berdymoukhamedov a d'abord choisi une carrière de dentiste et s'occupait des dents de Niazov avant d'être nommé ministre de la Santé, en 1997. Dès son arrivée au pouvoir, il a rapidement mis en place son propre culte de la personnalité, à l'image de son prédécesseur et des autres pays de la région majoritairement dominés par des dirigeants autoritaires.
Des statues en or à l'effigie des deux hommes ont été construites dans la capitale Achkhabad. Les revenus issus des hydrocarbures y ont permis l'édification d'immenses palais de marbre blanc ou la création, en dépit d'un secteur touristique insignifiant, d'un aéroport en forme d'oiseau qui a coûté plus de deux milliards de dollars.
Dans un récent rapport, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a estimé que M. Berdymoukhamedov avait pris "quelques modestes mesures pour renverser certaines des décisions néfastes" de Niazov tout en conservant le caractère répressif qui caractérisait le régime de son prédécesseur.
Bien que les Turkmènes aient désormais accès à Internet, interdit sous le règne de Niazov, celui-ci est sévèrement contrôlé et le gouvernement a pris des mesures pour inciter les habitants à désinstaller les antennes satellites leur permettant de regarder les télévisions étrangères, note HRW.
ATS