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"The psychological aspect of medecine constitutes the art of medecine and transforms the physician from a skillful mechanic or technician into a needed human source of faith, hope, assistance and, most importantly, of motivation toward physical and mental well being".
Erickson,1958
L'hypnose médicale se définit comme un état de conscience modifiée, généralement associé à une relaxation musculaire qui permet au patient de se concentrer, d'accepter et de suivre des suggestions positives (44).
Enfant mal aimé du monde scientifique, l'hypnose a induit, tour à tour, enthousiasme et hostilité. Considerée par certains comme plus liée au monde de la magie qu'à la science, elle suscite néanmoins de l'intérêt dans les revues médicales spécialisées ou pluridisciplinaires reconnues, qui lui ont consacré plus de 600 articles ces cinqs dernières années (med line 1997).
L'hypnose en médecine a été appliquée pour traiter des problèmes d'origine somatique , psychosomatique ou psychiatrique.
Loin d'être comprise sur le plan théorique, beaucoup de spécialistes lui reconnaissent néanmoins une utilité thérapeutique.
L'hypnose ne fait pas encore partie du curriculum médical et une majorité de médecins ont peu ou pas de connaissances sur son application en médecine, alors que certains sont clairement opposés a son utilisation pratique.
La plupart des spécialistes sont d'accord sur le fait que l'hypnose n'a pas pour objectif de remplacer les modalités therapeutiques classiques, mais de leur être complémentaire.
Dans une médecine qui devient de plus en plus technique, invasive et aggressive pour le patient, l'hypnose pourrait, dans certains cas, se révéler être un outil thérapeutique, puisque un des avantages est de stimuler le patient à participer activement à son traitement.
Quant à nous, en tant que médecins, l'hypnose aurait l'avantage de développer ou même de nous faire redecouvrir une dimension psychologique qui intensifie la relation médecin-malade, et fait la force et la richesse de notre métier.
La première séance d'hypnose a été décrite il y a plus de 3000 ans, sous le règne de Ramses XII en Egypte. L'objectif était surtout la prévision du futur, la clairvoyance et le traitement des malades. Plus tard on en trouvera des traces dans la bible et dans certaines religions afro-américaines.
C'est à MESMER, médecin autrichien, qu'on attribue la naissance de l'hypnose clinique moderne. Autour de 1760 les scientifiques de l'époque s'interéssaient à la gravitation et à l'electro-magnétisme. MESMER était intrigué par la notion de l'influence à distance et s'intéressait aux théories de PARACELSE (1493) qui decrivaient l'influence des astres sur les humains et qui évoquait l'existence d'un fluide universel provenant des étoiles.
Avec des fers aimantés et des baquets d'eau magnetisée, Mesmer faisait entrer ses patients hysteriques, épileptiques ou souffrant de neuralgies dans un véritable état de transe. En 1766 Mesmer publiait ses «Mémoires sur la découverte du magnétisme animal», où toute maladie serait causée par une mauvaise distribution du fluide dans le corps. La guérison pouvait donc être obtenue par restauration de cet équilibre. Il a introduit pour la première fois la notion de l'importance de la rélation entre médecins et malades.
Les guérisons spectaculaires ainsi obtenues ont eu beaucoup de succès dans les salons de France, ce qui a inquiété des proches de Louis XVI. Le Roi nomma alors en 1784 une commission d'enquête composée par les membres de la Faculté de Paris et de l'academie Royale des sciences, auxquelle se joignit une autre commission composée par les membres de la Société Royale de Médecine, pour juger de la validité des théories de Mesmer. Ils conclurent à l'inexistence du fluide animal et aux dangers de ce type de traitement.
Avec PUYSEGUR le rôle du magnetisme a été minimisé au profit de la rélation magnétiseur-magnétisé et la suggestion a été alors jugée importante.
Autour de 1800, J. BRAID, chirurgien à Manchester posa les bases scientifiques de l'hypnose en lui attribuant aussi son nom, du grecque hypnos, qui signifie sommeil. Dans ses travaux il nia l'idée du fluide et soutint la thèse selon laquelle le phénomène magnétique était du à la transmission au sujet d'une influence plutôt psychique.
A cette époque PARKER publia les résultats de 200 interventions chirurgicales sous «sommeil magnétique».
Pendant la moitié du XIX siècle l'intérêt pour l'hypnose déclina, en se réactualisant autour de 1880 par les deux écoles de médecine, celle de la Salpétrière et celle de Nancy. Pour BERNHEIM et l'école de Nancy, la suggestion, c'est à dire l'aptitude à transformer une idée en acte, pouvait expliquer les états hypnotiques.
En 1878, CHARCOT, neuropathologue renommé, s'intéressa à l'hypnose et présenta les résultats de ses études a la Salpétrière. D'un côté il donna une nouvelle reconnaissance à l'hypnose, mais d'un autre finit par la considérer comme un phénomène pathologique lié à l'hystérie.
A l'âge de 29 ans FREUD, après avoir suivi un stage chez Charcot, decida d'utiliser l'hypnose dans l'exploration de l'inconscient, mais s'en détourna ensuite, car trop de patients étaient résistants au traitement. Il a néanmoins découvert les premiers éléments de ce qui allait devenir la psychanalyse, tels que la notion du transfert, de défense et d'inconscient. Puis on assista à un nouveau déclin, tandis qu'elle regagne de l'intérêt lors de la IIème guerre mondiale, lorsqu'elle fut employée pour traiter les névroses de combat et les chocs post traumatiques.
L'hypnose sera approuvée par la «British Medical Association» en 1955 et par l'American Medical association en 1958.
On doit à ERICKSON, psychiatre, un nouveau développement de l'hypnose en médecine moderne. Pendant ses 50 ans de pratique, Erickson a hypnotisé plus de 30'000 sujets et a fondé la societé Américaine d'Hypnose Clinique. Grâce à lui, la thérapie hypnotique n'est plus considérée comme un état de réceptivité ou de suggestibilité, mais comme un travail actif de la part du patient.
Aujourd'hui plusieurs sociétés d'hypnose existent dans le monde; elles recrutent leurs membres parmis les médecins generalistes, les psychiatres, les dentistes et les psychologues. Celles-ci éditent des revues et organisent des stages de formations. Chaque membre doit signer une charte éthique qui définit clairement son travail.
Dans les nombreuses définitions de l'hypnose interviennent des concepts tels le sommeil, la suggestion, la suggestibilité, la modification de l'état de conscience, la régression et le transfert.
Pour la «British Medical Association» (1955), l'hypnose serait un «état passager de l'attention, qui peut être induit par une autre personne et dans lequel divers phénomènes peuvent apparaître spontanément ou en réponse à des stimuli verbaux ou autres». Ces phénomènes comprennent un changement dans la conscience et dans la mémoire, une susceptibilité accrue à la suggestion et l'apparition chez le sujet de réponses et d'idées qui ne lui sont pas familières dans son état d'esprit habituel. En plus, des phénomènes comme l'anesthésie d'une partie du corps, la rigidité musculaire et des modifications vasomotrices peuvent être induits ou supprimés lors de suggestions hypnotiques.
Dans le passé, on a décrit l'hypnose comme un état de suggestibilité élevée, ou encore comme un état d'attention et de réceptivité intense, avec une augmentation de l'assimilation d'une ideé ou à un groupe d'idées (31). Certains ont décrit l'hypnose comme une réponse à un signal venant d'une autre personne ou de l'intérieur de nous même, qui active une capacité de changement des états de conscience chez les sujets, et permet une plus grande concentration dans une direction donnée (31). Une définition moderne décrit l'hypnose comme un état de veille paradoxal dans le cadre d'un phénomène naturel et actif, où il y a une augmentation du contrôle de soi et non une perte (52).
C'est bien ainsi qu'on la définit le plus souvent aujourd'hui comme un état de conscience modifiée, qui permet au patient de se concentrer, d'accepter et de suivre des suggestions positives (45). Elle ne présente pas ou peu d'effets lorsqu'elle n'est pas associée à d'autres modalités thérapeutiques. L'important est de traiter sous hypnose et non par l'hypnose.
Parmis les différents états hypnotiques on retrouve:
On peut définir l'hypnotisabilité, ou susceptibilité hypnotique, comme l'aptitude d'une personne à induire pour elle-même un état hypnotique. Des études ont montré qu'environ 80% des gens sont hypnotisables, 5% des patients arrivent d'emblée à un état de transe profonde, d'autres nécessitent plusieurs séances pour y parvenir (31).
Il existe plusieurs échelles pour mesurer l'hypnotisabilité d'un sujet qui démontrent que ni la personnalité de l'hypnotiseur, ni la technique utilisée, l'ethnie, le sexe ou la position sociale du sujet jouent un rôle important.
Il apparaît dans la littérature qu'un bon indicateur de mauvaise susceptibilité hypnotique serait l'absence d'imagination, les personnes débiles mentales et celles ayant un bas QI (55). Par contre l'expectative, la motivation, la capacité de se désafférenter des stimuli environnants l'imagination, seraient plutôt de bons indicateurs de réussite (31).
L'importance de la personnalité de l'hypnotiseur est visible si l'on observe les differents taux de réussite, qui varient entre le 10 et le 90% (31). L'enthousiasme jouerait aussi un rôle décisif dans la réussite; l'absence de motivation de la part du thérapeute s'accompagnerait donc de mauvais résultats.
Bien qu'il ne faut pas posséder des dons particuliers ou magiques pour être un bon hypnotiseur, il semble que certaines qualités humaines telles la sensibilité, la flexibilité, la créativité, la persistance, l'empathie, l'objectivité, l'intégrité, le respect pour les autres et la confiance en soi-même sont des facteurs de réussite en hypnothérapie (38).
L'hypnose présente très peu d'effets secondaires si on la compare aux autres moyens thérapeutiques.
Parmi les effects secondaires benins les plus courants décrits sont des vertiges, des céphalées, des nausées, de l'anxiété (avec ou sans attaques de panique), ou encore des difficultés du réveil de l'état hypnotique (20). Ces effets peuvent paraître paradoxaux, puisque tous ces symptômes peuvent être de bonnes indications à l'hypnose avec une efficacité thérapeutique reconnue.
Des conséquences plus sérieuses, telles que l'aggravation des symptômes que l'on veut supprimer ou des réactions psychotiques, seraient attribuées soit à la mauvaise application de l'hypnose, soit à un manque de préparation des participants, soit à des psychopathologies préexistantes (20), soit encore à l'incompétence de l'hypnothérapeute (31).
Parmi les spécialistes il y a un certain consensus à éviter de proposer l'hypnose à des personnes psychotiques (ou ayant seulements des traits psychotiques) et à des schizophrènes, en raison du risque de décompensation (20). Généralement il est admis que l'on ne peut jamais complètement prévoir la réponse des gens qui entrent dans une transe hypnotique. Pour cette raison l'hypnothérapeute doit être non seulement compétent dans ce domaine, ainsi dans la plupart des pays la pratique de l'hypnose est réservée aux médecins, aux psychologues et dentistes ayant suivi une formation reconnue. Il doit aussi bien connaître la personnalité de son patient et une anamnèse soigneuse est impérative avant la première séance d'hypnose et permet de sélectionner le patient.
Parmi les applications thérapeutiques de l'hypnose, la douleur est sûrement la plus connue et la plus utilisée (15) (32) (50).
Il semble que l'hypnose agirait non pas en supprimant, mais en modifiant l'information douloureuse au niveau cortical en atténuant la composante de souffrance de la douleur (16).
Malgré un manque certain de théories cohérentes qui définissent la relation entre les phénomènes hypnotiques et la douleur, on trouve néanmoins un certain consensus sur les points suivants:
Les avantages d'une telle technique par rapport aux d'autres moyens thérapeutiques seraient de pouvoir agir uniquement sur la douleur, en évitant la plupart des effets secondaires dus aux médicaments antalgiques et, eventuellement, de permettre au patient de s'autogérer (en utilisant l'autohypnose), en le rendant ainsi beaucoup plus confiant et moins dépendant de l'environnement médical.
Son utilisation comme analgésique et anesthésique trouve des nombreux adeptes dans plusieurs spécialités, telle la chirurgie (36) (55) (63) (65), l'anesthésiologie (8) (18) (24), la cancérologie (60), la gynécologie-obstétrique (45), la gastro-entérologie (30) et d'autres encore.
Il existe plusieurs techniques d'induction parmi lesquelles on trouve la méthode de visualisation (par exemple le patient peut s'imaginer de refroidir son membre), l'hypnoanalgésie par analogie à l'anesthésie locale, ou encore la méthode dissociative où pour produire l'analgesie d'un membre on suggère au patient que cette partie va se détacher du corps.
Avec l'hypnose on traite des patients souffrant de douleurs aigues ou chroniques dans un but anesthésique et/ou analgésique.
Parmis les douleurs aigues, des essais thérapeutiques ont permis de soulager des patients brulés (47). Ces malades souffrent non seulement physiquement à cause de leurs blessures, de traitements de physiotherapie, de changements de pansement, mais aussi psychologiquement par sentiment de culpabilité, colère, désespoir, impuissance et dépression. Pour ces deux types de souffrance l'hypnose apporte au patient des bénéfices, tout en lui évitant ou en réduisant les effets secondaires importants des analgésiques majeurs (18).
On a rapporté une série de cas décrivant un traitement hypnotique de la douleur de patients cancéreux en phase terminale (51). Dans les conclusions de l'article on souligne que l'hypnose est un adjuvant très utile lorsqu'on a à faire à un patient terminal qui se plaint de fortes douleurs et chez lequel les sédatifs, les analgésiques et les narcotiques peuvent le sédater et ainsi le priver de jouir des plaisirs qui lui restent et des contacts avec ses proches.
L'urgence médicale s'est averée un terrain farovable pour l'hypnothérapie, d'autant plus efficace lorsque le patient est en attente d'aide. Le stress qui est associé à tout urgence médicale peut induire en lui-même un état hypnoide spontané très proche de la transe hypnotique (18).
En salle d'urgence on a pu soulager une douleur chez des patients qui se sont présentés avec des traumatismes orthopédiques, des abrasions cornéennes, des douleurs abdominales et menstruelles, des lésions herpétiques, des syndromes dentaires (11).
L'hypnose a été utilisée aussi pour accompagner des femmes à l'accouchement, surtout pour mieux contrôler la douleur et l'anxieté (45). Les avantages d'une telle technique seraient en outre de raccourcir le temps de travail, l'absence d'influence sur les contractions utérines, tandis que les analgésiques ont une action dépressive sur le muscle de l'uterus et la diminution des pertes sanguines. De plus la diminution de la fatigue physique et mentale de la parturiente aurait aussi comme conséquence une réduction de l'anoxie foetale (31).
L'hypnose est utilisée également pour traiter des douleurs chroniques (37) telles les migraines (72) avec de bons résultats. Les méthodes utilisées associent une relaxation du cuir chevelu et des muscles cervicaux à des suggestions plus directes contre la douleur (10).
De nombreuses études ont prouvé la validité de l'hypnose dans le traitement de la douleur (71), en la comparant à d'autres techniques et ont conclu que l'hypnose est une procédure puissante, sûre et non invasive qui mérite d'être appliquée et dont l'avantage est de traiter la personne dans sa globalité (32).
L'hypnose a été employée dans d'autres domaines que la douleur et presque toutes les spécialités médicales ont essayé de l'utiliser pour traiter des pathologies, des symptômes ou des signes cliniques très variés.
Sans avoir la prétention d'être exhaustive, quelques exemples de champs d'application de l'hypnose en médecine sont résumés ci-dessous:
En cancerologie:
L'hypnose en oncologie a été utilisée non seulement afin de réduire la douleur des patients dans la phase terminale de la maladie, mais aussi pour améliorer le bien-être psychique grâce a des techniques de relaxation et de visualisation (56).
Plusieurs études ont en outre montré l'efficacité de l'hypnose comme antiémetique, surtout chez des patients cancéreux recevant une chimiothérapie (60). Une étude en particulier (7) où l'on a suivi une vingtaine d'enfants sous plusieurs cycles de chimiothérapie, a bien montré que la fréquence, l'intensité et la séverité de nausée et des vomissements étaient moindres dans le groupe d'hypnose par rapport au groupe traité par les thérapeutiques standards.
Troubles génito-urinaires:
Plusieurs problèmes en urologie tels que la rétention urinaire, l'éjaculation précoce, l'impuissance (31), l'incontinence par instabilité du detrusor (21) et l'énurésie (4), repondent bien a l'hypnose.
L'hypnose a été en autre décrite comme utile dans le syndrome du Pee Shy (31), qui est un symptôme génito-urinaire psychosomatique où le sujet est incapable d'uriner dans un lieu publique, particulièrment quand d'autres personnes sont présentes.
L'hypnose est utilisée pour rassurer et calmer le patient avec des suggestions de relaxation.
En gastro-entérologie:
L'hypnose a donné des bons résultats dans les traitements de troubles gastroentérologiques, surtout lorsque la manifestation clinique et le stress sont correlés (19).
On a assisté a une régression complète des symptômes dans le cas de vomissement (76), de dumping syndrome (46), de dysphagie (12) et de colon irritable (30) (33).
L'effet de l'hypnose a également été evalué dans le traitement de l'ulcère duodenal et le résultat montrait un taux de récidive diminué de 50% par rapport à celui du groupe de contrôle (6).
Dans le traitement de l'asthme:
Pour certains l'asthme est consideré comme la maladie psychosomatique par excellence, car le déclenchement des crises est souvent lié à un stress émotionnel (31).
L'hypnose a été démontrée significativement plus efficace que les bronchodilatateurs pour réduire les symptômes respiratoires, la séverité et/ou de la fréquence des attaques (42).
En pratique, on utilise des exercices respiratoires, des techniques de renforcement du moi et on apprend au patient l'autohypnose.
Le but du traitement n'est pas la disparition des crises, mais d'un côté la réduction de préscription des corticoides et des bronchodilatateurs, et de l' autre l'amélioration de la maîtrise du soi.
Dans le tabagisme:
Les travaux décrivant l'hypnose comme traitement pour arrêter de fumer sont nombreux. Les résultats cependant varient d'un taux de succès de 20% jusqu'au 90% (34) (71). Berkovitz (3) a essayé de traiter ses patients en une séance, mais la plupart des thérapeutes nécessitent 4 ou 5 séances. On peut utiliser des suggestions d'aversion (poumon plein de goudron, artère indurée, destruction du corps ), de faiblesse du soi et de dépendance, des technique de renforcement du soi et d'autohypnose ou encore de projection de bien être et de bonne santé dans l'avenir.
En tout cas il semble que le succès de l'hypnothérapie dans ce domaine soit fortement lié à la volonté du sujet d'arrêter de fumer (71).
Dans le traitement de l'abus d'alcool:
Plusieurs chercheurs ont utilisé l'hypnose comme thérapie pour réduire la consommation d'alcool de leurs patients. Des bons taux de réussite (entre 60% et 80%) ont été observés avec des techniques qui vont de l'aversion conditionnée (vomissement et sensation de malaise lors de la prise de boissons alcoolisées) au renforcement du soi, ou encore à des suggestions post hypnotiques de dégout (31).
D'autres (71) sont moins optimistes et dans leurs conclusions où ils comparent plusieurs études, n'arrivent pas à mettre en évidence les avantages de l'hypnose par rapport à un traitement standard médicalisé, que ce soit au niveau du self control du patient, de la quantité d'alcool consommée ou de la compliance au traitement.
Dans les troubles de la nutrition:
Crasilneck a été le premier à utiliser l'hypnose pour augmenter l'appétit chez les grands brûlés (9), par la suite d'autres (5) (58), ont suivi en tentant de traiter le problème de l'obésité.
Des techniques d'aversion à la nourriture, de projection positive dans le futur, de création d'une image corporelle idéale par visualisation et de renforcement du soi, ont obtenu de bons résultats.
En dermatologie:
La composante psychique a un rôle déterminant dans l'apparition et/ou la sévérité des maladies dermatologiques.
Des études ont montré que grâce à la suggestion on peut stimuler le système immunitaire (59) (29). C'est grâce à cette technique qu'on a pû faire régresser des lesions cutanées dans le cas de verrues (57), de psoriasis et d'eczéma (35), d'urticaire et du prurit.
Le fait de pouvoir induire des lésions de type herpétiforme et des brûlures sous hypnose et chez un sujet sain (64) confirme la liaison entre la peau et le système nerveux central et valide l'efficacité de l'hypnose en dermatologie.
En psychiatrie:
Dans les attaques de panique et dans les névroses de guerre l'hypnose a été utilisée avec succès pour diminuer l'anxiété.
Elle trouve aussi un champ d'application dans le traitement des phobies. Le fait de revivre l'événement traumatique responsable de la phobie amène généralement à une amélioration du trouble.
Par des techniques de «vide de la pensée» on a pu aussi aider des patients souffrant de troubles obsessivo-compulsifs.
Par contre, chez les patients souffrant de personnalité multiple ou de psychose, l'hypnose serait
plutôt contrindiquée en raison du risque important de déstabiliser un équilibre mental déjà précaire (31).
"It is time for the field to abandon his Muse, Hypnos, and to awaken to the need for experimental rigor in the pursuit of improved clinical service". (48)
Si d'une part les études sus-mentionnées ont montré la variété d'applications de l'hypnose dans la pratique médicale, d'autre part elles ont aussi mis en évidence son point faible, c'est-à-dire le manque dans la plupart des cas de rigueur scientifique, sans quoi elle ne pourra pas être acceptée et légitimée par la communautée scientifique. De plus, sans evidence scientifique, l'hypnose risque de perdre le soutien de chercheurs et cliniciens qui vont l'abandoner par peur d'être ridiculisés.
Le but de ce travail est d'évaluer le dégré d'intérêt et de connaissances des médecins généralistes et internistes du Canton de Genève pour l'hypnose médicale.
Cette enquête a été réalisée sous forme de questionnaire (cf annexe) auprès de tous les médecins généralistes et internistes du Canton de Genève.
Le questionnaire a été envoyé à tous les médecins généralistes et internistes installés dans le Canton de Genève, recrutés selon la liste de l'Association des Médecins de Genève (AMG).
L'enquête a été menée anonymement. Une numérotation aléatoire des enveloppes-réponses fournies aux médecins nous a permis de les recontacter s'ils n'avaient pas répondu deux semaines après le premier envoi du questionnaire. L'exemplaire, une fois retourné et sorti de l'enveloppe-réponse, ne permettait plus l'identification du médecin ayant répondu. Tous les médecins qui n'avaient pas répondu dans un délai de deux semaines au minimum ont été recontactés par un appel téléphonique. Un deuxième exemplaire du questionnaire a été envoyé aux médecins qui, contactés par téléphone, n'avaient plus le questionnaire, et souhaitaient répondre à l'étude. Les médecins qui ne souhaitaient pas participer à l'étude étaient priés de renvoyer anonymement un formulaire précisant leur intention.
Le questionnaire constituant l'enquête qui est annexé contient 19 questions réparties en 4 chapitres:
CONTENU DES QUESTIONS ET MODE DE REPONSE
Les médecins ont été incités à indiquer leurs caractéristiques professionnelles suivantes:
Trois questions étaient demandées destinées à fournir des informations sur l'utilisation de l'hypnose dans la pratique médicale des médecins:
Cinq questions étaient destinées à connaître le dégré d'intérêt pour l'hypnose, le désir d'approfondir les connaissances et de déterminer la place de l'hypnose dans la pratique médicale en général.
Six questions étaient destinées à cerner les connaissances des praticiens sur les indications, la nature et les dangers de l'hypnose.
Pour chaque question, les médecins devaient soit choisir la meilleure réponse parmi celles proposées ou indiquer leur avis sur une échelle visuelle analogique de 10 cm (cf. questionnaire).
Le diagramme ci-dessous montre la répartition des médecins qu'ils aient répondu ou non au questionnaire.
Sur un total de 537 questionnaires envoyés à tous les médecins généralistes et internistes du Canton de Genève, 193 médecins nous ont renvoyé rapidement le questionnaire remplis, tandis que 208 praticiens nous ont repondu qu'ils n'étaient pas intéressés à participer à l'étude.
Tous les médecins n'ayant pas répondu (187) ont pu être recontactés par téléphone. 27 d'entre eux nous ont renvoyé le questionnaire rempli, 100 nous ont indiqué oralement qu'ils n'étaient pas interessés a participer, surtout par manque de temps et/ou d'intérêts. Le reste, c'est à dire 60 médecins, n'ont pas donné de réponse malgré trois rappels téléphoniques.
Le collectif total de médecins ayant répondu au questionnaire est le 41%.
1. Nombres d'années de formation depuis l'obtention du Diplôme fédéral de Médecine
Les médecins ayant répondu au questionnaire avaient leur diplôme fédéral de médecin en moyenne depuis 20,5 ans.
Les médecins ayant répondu au questionnaire avaient leur diplôme fédéral de médecin en moyenne depuis 20,5 ans.
Comme illustré dans le tableau ci-dessus, pour les internistes avec sous spécialité, les quatres domaines les plus représentés sont la cardiologie (14%), la pneumologie (14%), la rhumatologie (13%) et le domaine «autre» (14%).
Suivent à peu de distance les endocrinologues (11%), les allergologues (10%) et les gastroentérologues (9%).
Parmi les moins représentées on trouve l'angiologie (4%), l'hémato-oncologie et la néphrologie (4%).
Pour les médecins internistes sans sous spécialité et les généralistes, les domaines d'intérêt les plus cochés ont été la cardiologie (11%), la rhumatologie (11%), la gastro-entérologie (10%) et l'allergologie-immunologie (8%).
Un haut pourcentage de praticiens (30%) ont choisis la case «autre», tandis qu'un nombre consistant de médecins (17%) ont coché la case correspondant à plus de 3 intérêts.
Le nombre de patients visités par année par les médecins ayant participé à notre enquête est en moyenne de 2'108.
La plupart des médecins (plus de 75%) ayant répondu au questionnaire visitent moins de 3000 patients par an.
Comme présenté dans le graphique ci-dessous, l'intérêt des médecins pour la médecine psychosomatique a été évalué sur une échelle analogique allant de 1 à 10. Une valeur entre 0 et 3 a été considerée comme marquant un faible intérêt, entre 4 et 7 un intérêt moyen et >7 comme grand intérêt.
Notre collectif de médecins s'est montré généralement intéressé par la médecine psychosomatique avec un intérêt moyen de 7.5 sur 10 sur notre échelle.
Un haut pourcentage des médecins (> 65%) a montré un grand intérêt.
La figure ci-dessous représente la répartition du nombre de fois par an que les médecins traitants intérpéllés se sont trouvés au bout de leurs possibilités thérapeutiques dans le cadre de maladies psychosomatiques.
Près de 1/3 des participants se sont trouvés au bout de leurs moyens plus de 10 fois par an.
B - Place de l'hypnose dans l'activité médicale
Les résultats montrent que le 10% des médecins ayant repondu au questionnaire pratiquent l'hypnose auprès de leurs patients, mais la grande majorité des praticiens (90%) n'ont jamais utilisé l'hypnose dans leur pratique médicale.
Parmi les médecins pratiquant l'hypnose auprès de leurs patients, plus de 50% d'entre eux l'ont pratiquée chez 1 à 5 patients par an, moins que 10% entre 6 et 10 patients, tandis que à peu près 35% des praticiens ont utilisé l'hypnose pour traiter plus que 10 patients par an.
Toujours parmi les médecins pratiquants l'hypnose, la majorité (plus de 55%) l'a trouvée moyennement éfficace, un tiers l'a trouvée très efficace tandis qu'un faible pourcentage de praticiens (moins que 10%) la considère peu efficace.
Le 60% des praticiens ayant répondu au questionnaire ont déjà référé un ou plusieurs patients à un hypnothérapeute. La grande majorité d'entre eux (plus de 80%) réfère entre 1 et 5 patients par an, le restant entre 6 et 10.
Plus de 2/3 des médecins ont reçu des demandes de renseignements sur l'hypnose de la part de leurs patients. Le nombre est faible, puisque plus de 60% ont de telles demandes moins que 10 fois par annés.
C - Leur intérêt pour l'hypnose
L'intérêt pour l'hypnose est illustré dans le tableau n. 6 (échelle VAS, 0=pas d'intérêt, 10= beaucoup d'intérêt):
40% des médecins ayant repondu à notre questionnaire sont très interessés à l'hypnose puisque ils situent leur intérêt sur l'échelle VAS à plus de 7.
Parallélement, cet intérêt s'accompagne d'un désir de formation important puisque plus de la moitié souhaite approfondir ses connaissances (tableau n. 8). Soit sous forme de séminaire (49%), de video (27%) ou d'articles (19%).
En outre plus des ¾ souhaiteraient obtenir une liste des médecins pratiquant l'hypnose à Genève.
Le tableau n. 7 illustre la place de l'hypnose comme traitement adjuvant en médecine générale. Le 50% environ de médecins intérrogés estiment qu'elle pourrait trouver une place dans la médecine (pourcentage calculé en comptant les réponses de médecins qui ont mis sur l'échelle VAS une valeur de 8 ou plus).
D - Connaissances en l'hypnose
Comme illustré dans les figures n. 8a, 8b et 8c, plus de 97% des participants estiment que la principale indication à l'hypnose est le traitement de la douleur. Les affections psychiatriques et le tabagisme representent la deuxième indication pour le 75% d'entre eux. La troisième indication à l'hypnose se réparti entre l'anesthésie, le tabagisme et la gastro-entérologie.
Premier domaine d'indication pour l'hypnose (n. réponses = 214)
Deuxième domaine d'indication pour l'hypnose (n. réponses = 209).
Troisième domaine d'indication pour l'hypnose (n. réponses = 198).
Le tableau n. 9 illustre l'auto-évaluation des médecins de leurs connaissances théoriques dans le domaine de l'hypnose (échelle VAS, 0=pas de connaissances, 10=beaucoup de connaissances).
En moyenne l'auto-évaluation de connaissances en hypnose se situe à 2.4 sur l'échelle VAS. La plupart des médecins (plus de 70%) considèrent donc avoir peu de connaissances en hypnose.
Les différentes sources de connaissances des médecins sont présentées dans la figure ci-déssous:
L'histogramme montre bien que les médecins obtiennent leurs connaissances avant tout par les collègues (31%), les articles des revues (29%) et les séminaires (21%).
La capacité des médecins à donner une définition de l'hypnose à leurs patients est évaluée sur une échelle analogique VAS (0=pas capable, 10=tout a fait capable).
Seulement le 18% des médecins seraient capables de donner une définition de l'hypnose à leurs patients (pourcentage calculé en comptant les réponses de ceux qui ont mis 8 ou plus sur l'échelle VAS).
La figure 12 montre les différents degrés de capacité qu'ont les médecins à expliquer à leurs patients les indications de l'hypnose (échelle VAS, 0=pas capable, 10=tout a fait capable).
Seulement le 15% des praticiens serait en mesure de dire quelles sont les indications de l'hypnose en médecine (pourcentage calculé en comptant les réponses de ceux qui ont mis 8 ou plus sur l'échelle VAS).
La répartition des réponses données par les médecins à une série d'affirmations est illustrée dans les tableaux n. 13a, n. 13b, n. 13c et n. 13d.
La figure n. 13a montre que la majorité des médecins (55%) a répondu correctement (c'est à dire «faux») à la première affirmation.
Grâce à la figure n. 13b, on voit que le 87% des médecins à su repondre correctement (c'est à dire «faux») à la deuxième affirmation proposée.
La figure n. 13c illustre la répartition des réponses à la troisième affirmation proposée. Plus de 45% des médecins ont répondu correctement (c'est à dire «faux») à l'affirmation.
La figure n. 13d montre les résultats de la quatrième affirmation. Le 60% des médecins ont repondu correctement à l'affirmation.
Cette étude, qui a évalué l'intérêt des médecins généralistes et internistes pour l'hypnose médicale, est la première étude de ce genre en langue française.
Alors que seuls le 10% des médecins ayant répondu au questionnaire pratiquent eux mêmes l'hypnose, 50% d'entre eux estiment que l'hypnose a une une place importante (8/10 sur l'échelle analogique), comme traitement adjuvant en médecine générale, surtout pour la prise en charge de la douleur, le tabagisme, les affections psychiatriques ou gastro-entérologiques. Cet intérêt est confirmé par le fait que les 2/3 des répondants ont environ 10 demandes de renseignements sur l'hypnose par année de la part de leurs patients et refèrent entre 1 et 5 patients par année à des hypnothérapeutes.
Paradoxalement, l'auto-évaluation de leurs connaissances en hypnose est faible (2/10 sur une échelle analogique), et seuls à peu près le 50% ont répondu juste aux 4 questions théoriques simples. En outre, seuls 20% d'entre eux se sentent capables de définir l'hypnose à leurs patients ou d'en expliquer ses indications.
Leur intérêt pour l'hypnose est egalement confirmé par le fait que 40% d'entre eux l'évaluent à 7/10 sur l'échelle analogique et souhaitent améliorer leurs connaissances.
Par rapport à la littérature, le taux de participation des médecins interrogés dans cette étude est le plus faible (40%). Ce mauvais résultat pourrait peut-être s'expliquer par le fait que l'enseignement de la médecine dans les pays anglo-saxons, d'où proviennent la majorité des études, est plus éclectique, mais plus probablement par le fait que pratiquement toute la littérature n'a pas évalué l'intérêt des médecins pour l'hypnose seule, comme nous l'avons fait, mais l'intérêt pour la médecine complémentaire au sens large, comprenant l'acupuncture, l'homéopathie, la méditation, toutes formes de naturopathies, etc. D'autres explications pour cette différence de taux de participation pourraient être évoquées, telle que différences socio-culturelles, différences dans le système de santé publique, de tarification, etc.
L'assimilation de l'hypnose à la médecine alternative, très souvent retrouvée dans la littérature, pose à notre avis problème, car elle crée, aussi bien dans le public que dans le monde médical, une confusion. A notre avis, l'utilisation de l'hypnose en médecine devrait être réservée, comme l'exige le réglement éthique de toutes les sociétés d'hypnose médicale, seulement aux médecins, aux dentistes et aux psychologues. En évaluant l'hypnose et d'autres méthodes de traitement pouvant être pratiquées par un public laic, dans un même protocol de recherche, l'hypnose peut perdre de sa crédibilité auprès des patients et surtout du corps médical, alors qu'elle a une longue tradition en médecine et qu'elle est associée à des noms de médecins prestigieux, tels que Freud, Charcot, Babinski etc, et que de nombreuses publications s'y rapportant sont publiées dans des revues médicales reconnues (Lancet, Anesthesiology, Jama,...).
Seules 2 études sont comparables à la nôtre (14) (69).
Notre but était de mener un telle étude en Suisse en la comparant avec ces deux études similaires. Dans l'étude menée au Texas en 1996 (14) on a évalué l'attitude, l'expérience, la connaissance et l'intérêt vis-à-vis d'un programme de formation en hypnose pour des médecins américains.
Dans la deuxième étude canadienne on a demandé l'opinion de médecins généralistes de Ontario et Alberta sur différentes approches telles que l'hypnose.
Pour la comparaison on a pris en considération le taux de participation aux études, l'intérêt porté pour l'hypnose, le désir de formation et les connaissances actuelles.
Ces deux études ont été menées par questionnaire anonyme sous forme d'enquête.
Le 62% des médecins en Alberta et le 43% en Ontario ont renvoyé le questionnaire remplis versus le 78% des américains alors que la participation à notre étude était du 40%.
Le 85% des médecins de l'étude américaine ont exprimé un intérêt pour un programme de formation en hypnose, tandis que dans notre étude ce même intérêt se situe à 60%.
Les 2/3 des médecins américains n'ont jamais eu des cour d'information/formation en hypnose. L'hypnose en Suisse ne fait pas partie du curriculum médical. En général les praticiens participant aux études ont peu de connaissances sur l'hypnose, ce qui concorde avec les résultats de notre étude.
Plus de 50% des médecins américains ont des idées fausses à l'égard de l'hypnose. Dans notre enquête seulement moins de 25% des médecins genevois qui ont répondu au questionnaire ont de fausses croyances sur l'hypnose; par contre à peu près le même pourcentage ne sait pas quoi en penser.
Les applications de l'hypnose en médecine sont très peu connues par les praticiens américains, mais également dans le Canton de Genève puisque plus de 40% des médecins ayant repondu au questionnaire ne savent pas expliquer aux patients quelles sont les indications de l'hypnose en médecine. Dans l'étude canadienne le 47% des médecins estiment qu'ils devraient être capables de renseigner leurs patients.
Les résultats de cette étude sont similaires à ceux rapportés dans la littérature et confirment l'intérêt pour l'hypnose d'une partie importante de la population médicale et la demande d'un programme de formation.
Les objectifs de cette formation devraient avant tout permettre aux médecins d'acquérir des notions de base sur les indications, contre-indications et dangers de l'hypnose, afin de pouvoir mieux informer leurs patients sur cette approche thérapeutique complémentaire. Pour un nombre plus restreint, cette formation devrait également pouvoir former des praticiens en hypnose auxquels on pourrait référer des patients informés lorsque une indication à une hypnothérapie est bien établie.
L'hypnose médicale fait partie du domaine psycho-social de la médecine et devrait donc permettre d'améliorer la qualité de la communication entre patients et médecins, qui a tendance à être négligée face à une médecine de plus en plus technologique.
L'enseignement de l'hypnose dans les écoles de médecine pourrait ainsi contribuer à sensibiliser tôt dans leur formation les étudiants à l'importance de la communication et les stimuler à développer leurs compétences dans ce domaine, telle que l'écoute active et l'empathie.
Puisque l'intérêt pour l'hypnose est grande et les connaissances faibles, une formation pre-post graduée est souhaitable même si les médecins n'ont pas l'intention de pratiquer l'hypnose. L'enseignement de cette approche pourrait améliorer la qualité de la communication médecin-patients.