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Peut-être avez-vous déjà vu cette vidéo désopilante. Pour ceux et celles qui ne l’ont pas vue je la poste ici.
Voici ce qu'en dit le Parisien:
«Nous sommes à la séance des tirs aux buts du huitième de finale de la coupe du Trône entre le club des FAR de Rabat et le Maghreb de Fès (MAS) jeudi soir.
Le tireur, Driss Belaamri s'élance, frappe la balle mais son tir est arrêté par le gardien des FAR Khalid Al Askri. Ce dernier croit avoir fait le plus dur, se relève et se retourne vers le public pour célébrer son arrêt peut-être décisif dans une séance où tous les espoirs reposent d'habitude sur les portiers. C'est sans compter sur les caprices du ballon qui avec un effet rétro finit sur son élan par franchir la ligne.
Une clameur se lève dans le stade et le gardien de 29 ans, formé au club de Rabat, se retourne pour constater les dégâts. Le tireur, un temps désabusé que sa frappe ait été stoppée, se précipite sur l'arbitre qui acquiesce de la tête et valide le tir au but. Les protestations de Al Askri n'y feront rien.»
Pour ma part je trouve qu'il y aurait matière à un petit conte. La certitude et l'autosatisfaction du gardien sont exemplaires: à cause de la gloire qu'il attend pour son arrêt, il lâche sa concentration, ne voit plus ce qui se passe, et au final est battu sans plus la moindre gloire ni circonstance atténuante. Le but est validé parce qu'il a relâché le ballon et que celui-ci a continué sa course: décision logique de l'arbitre.
Qui disait: "Ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué"? Il y a de cela ici. Aller au bout, vérifier le résultat, et ne se relâcher que quand l'action est accomplie, terminée.