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Le procès de l'incendie accidentel du foyer pour migrants des Tattes s'est ouvert lundi devant le Tribunal de police de Genève, huit ans après les faits. Seuls quatre des cinq prévenus dans ce dossier se sont présentés devant le juge.
Un résidant avait perdu la vie lors de l'incendie, mort par asphyxie. De nombreux autres occupants s'étaient extirpés du bâtiment en sautant des fenêtres pour échapper aux fumées, certains se blessant grièvement en tombant au sol. Le drame avait marqué les esprits à Genève.
L'accusé qui ne s'est pas présenté au tribunal, un ancien occupant du foyer qui s'est enfui sans donner l'alerte en voyant de la fumée sortir d'une chambre, sera jugé en son absence. Il avait déjà fait défaut au début du mois, lors d'une première convocation devant le tribunal. Le procès avait dû être renvoyé pour cette raison.
Dans cette procédure, un ancien coordinateur de la sécurité incendie du foyer des Tattes doit répondre d'homicide et de lésions corporelles par négligence. Selon l'acte d'accusation, il aurait omis de prendre des mesures suffisantes pour éviter qu'un départ de feu ne tourne à la tragédie.
Pas de nouvelles accusations
Sophie Bobillier et Laïla Batou, avocates de certains plaignants, ont tenté d'obtenir que ce responsable soit jugé pour homicide intentionnel par dol éventuel. Leur demande a toutefois été rejetée. Le Tribunal de police a en effet estimé qu'aucun élément dans le dossier ne permettait de retenir d'autres infractions.
Deux agents de sécurité présents la nuit du sinistre se trouvent aussi sur le banc des accusés. Le Ministère public genevois leur reproche d'avoir voulu éteindre l'incendie au lieu d'immédiatement procéder à l'évacuation du bâtiment. Leur attitude aurait conduit à la propagation de la fumée dans les étages.
Un ancien résidant des Tattes est également prévenu dans cette affaire. Cet Algérien de 52 ans est jugé pour incendie par négligence. C'est dans sa chambre que le feu s'est déclaré. Une chambre où il fumait et cuisinait en compagnie d'autres migrants, violant ainsi les règles de sécurité du foyer.
Il conteste
Interrogé par le président du tribunal Olivier Lutz, le prévenu a contesté les faits. Il a affirmé qu'à son arrivée au foyer, il n'a jamais été informé de l'interdiction de fumer et de cuisiner dans les chambres. Il a aussi déclaré être persuadé avoir débranché sa plaque de cuisson et avoir éteint les mégots en quittant sa chambre.
Le procès se poursuit lundi après-midi avec l'interrogatoire des autres accusés. Il est prévu de durer jusqu'à jeudi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La Suisse reconnaît "une recrudescence des inégalités" dans le pays
La Suisse fait face, comme les autres pays, à une "recrudescence des inégalités" sur son sol depuis la pandémie. Devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU vendredi à Genève, la secrétaire d'Etat Livia Leu a relevé des "défis" pour la Confédération.
"Les mesures drastiques" prises face au coronavirus ont "mis en lumière" les menaces potentielles pour les droits fondamentaux, notamment pour les minorités et les plus vulnérables, a-t-elle estimé devant les autres pays membres. Mais la situation des droits humains en Suisse "est relativement favorable".
Comme tous les quatre ans environ, la délégation suisse est auditionnée devant le Conseil. Elle va être exposée pendant plusieurs heures aux reproches et demandes. Mme Leu a parlé d'un "moment fort pour les droits humains en Suisse".
Elle a admis que des améliorations sont possibles face à la discrimination raciale, question sur laquelle la Suisse est régulièrement ciblée. Elle a aussi expliqué les préparatifs pour l'Institution nationale des droits de l'homme, attendue pour mai prochain.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le Grand Conseil accepte un congé parental de 24 semaines à Genève
A Genève, la majorité de droite du Grand Conseil a accepté jeudi soir l'initiative constitutionnelle des Vert'libéraux "Pour un congé parental maintenant!". Le souverain devra se prononcer sur cette modification de la constitution.
L'initiative propose d'ajouter huit semaines aux seize semaines de congé maternité pour un congé parental de 24 semaines, dont six iraient obligatoirement au parent qui ne bénéficie pas de l'assurance maternité, tandis que deux semaines seraient à répartir au sein du couple. Les huit semaines supplémentaires seraient financées par une hausse des cotisations paritaires de 0,15 à 0,2%.
"Genève sera précurseur. D'autres cantons attendent cette décision", a relevé le député PDC Bertrant Buchs, rapporteur de majorité. "Il faut aller de l'avant, malgré les défauts de l'initiative", a-t-il plaidé.
"Une tromperie"
La gauche a énuméré les défauts: risque de voir les femmes perdre deux semaines de congé maternité au nom de la flexibilisation et de la liberté dans le couple, l'obligation des employés de cotiser au congé parental sans garantie d'y avoir droit, l'exclusion des indépendants du dispositif, le risque d'invalidation par le Tribunal fédéral.
"Ce texte est une tromperie", a déclaré la rapporteuse de première minorité Jocelyne Haller, députée d'Ensemble à gauche. En vain, le PS a demandé en urgence jeudi un débat sur un projet de loi qui aurait servi de contreprojet à cette initiative.
"Favoriser l'égalité"
"Le texte demande un financement. C'est une manière indirecte d'instaurer un congé parental, car Berne l'interdit aux cantons", a salué la députée PLR Véronique Kämpfen. Pour Bertrand Buchs, la loi d'application répondra aux préoccupations soulevées par la gauche.
Sur le fond, la droite estime que l'initiative des Vert'libéraux permettra de mieux concilier vies professionnelle, privée et familiale et favoriser l'égalité entre hommes et femmes. Quant aux employeurs, ils auront tout intérêt à proposer le congé parental. "Ce sera un attrait supplémentaire pour les entreprises", a indiqué le PLR Cyril Aellen.
Le Grand Conseil a accepté la prise en considération de l'initiative par 53 oui, 34 non et une abstention, mais il a refusé le principe de lui opposer un contreprojet par 55 non et 38 oui. Comme toute modification de la constitution, cette initiative fera l'objet d'une votation populaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Décès du promoteur immobilier genevois Thierry Barbier-Mueller
Le promoteur immobilier et collectionneur d'art genevois Thierry Barbier-Mueller est décédé mardi soir d'un arrêt cardiaque à l'âge de 62 ans. Il dirigeait le groupe SPG-Rytz depuis 2000.
Le décès a été révélé jeudi par l'hebdomadaire GHI. Dans un message adressé aux collaborateurs du groupe immobilier, deux des cinq filles de Thierry Barbier-Mueller - Marie et Valentine-, qui étaient en train de reprendre le flambeau de l'entreprise familiale, soulignent son "énergie débordante", "sa créativité multiforme" et "ses idées foisonnantes".
Thierry Barbier-Mueller était un acteur important du monde immobilier genevois et romand. Après un diplôme en droit à l'Université de Genève, il a effectué des stages à Vienne et à New York. De retour à Genève en 1984, il a rejoint la Société privée de gérance (SPG) fondée par son père Jean Paul Barbier-Mueller.
Le Genevois était aussi un passionné d'art, comme une grande partie de sa famille. Son père avait ouvert en 1977 un musée consacré aux arts traditionnels, situé en Vieille-Ville. Grand collectionneur, Thierry Barbier-Mueller possédait notamment une impressionnante série de 650 chaises de créateurs.
Le mudac à Lausanne en présente actuellement 211 dans le cadre de l'exposition "A Chair and You" à voir jusqu'au 26 février. "Peu attiré par le faste et les soirées mondaines, Thierry Barbier-Mueller a bâti sa collection de manière personnelle et intime", indique le mudac dans un communiqué qui lui rend hommage. Le mudac et son ex-directrice Chantal Prod'Hom ont entretenu une longue collaboration, relève encore l'institution.
La littérature
Très sensible à l'esthétique des espaces extérieurs, Thierry Barbier-Mueller avait lancé en 2009 un concours annuel d'idées en partenariat avec la Haute école du paysage, de l'ingénierie et d'architecture de Genève (HEPIA). Il s'intéressait aussi à la littérature et avait créé, en 2013, le prix littéraire SPG qui récompense chaque année la première oeuvre d'un auteur romand.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève: Ugo Rondinone transfigure le Musée d'art et d'histoire
Le Musée d'art et d'histoire de Genève (MAH) a invité Ugo Rondinone à s'emparer de ses salles et collections. Jusqu'au 18 juin, l'artiste suisse au rayonnement international fait dialoguer plus de 500 pièces de l'institution entre elles et avec ses propres créations.
"Cette carte blanche est un moment assez exceptionnel pour le MAH", a déclaré son directeur Marc-Olivier Wahler jeudi devant la presse. "La magie tient dans le talent d'Ugo Rondinone à créer une atmosphère qui magnifie l'ensemble du bâtiment et le patrimoine du musée".
Intitulée "When the sun goes down and the moon comes up" ("Quand le soleil se couche et la lune se lève"), la troisième exposition "Carte blanche" du musée propose plus de 500 pièces issues de ses collections, auxquelles s'ajoute une cinquantaine d'oeuvres d'Ugo Rondinone. Amour, mort, introspection, nature, désir: l'artiste a placé cette carte blanche sous le signe du romantisme.
Symétrie et circularité
"La symétrie du musée et son architecture m'ont guidé", a raconté Ugo Rondinone lors d'une visite. Dans l'entrée, son oeuvre "The sun", une sculpture circulaire en bronze de 5 mètres de haut accueille le visiteur, tel un sas symbolique, à laquelle répondra dans une autre salle "La Lune", présentée pour la première fois au public.
Ces jeux de symétrie, de reflets et de contraires se rencontrent dans chaque espace traversé par le visiteur, créant un système d'échos et de correspondances inédits. A commencer par la confrontation entre les artistes choisis par l'artiste: Félix Vallotton et Ferdinand Hodler.
Répondant aux nus de Vallotton, de grands tableaux de guerriers suisses d'Hodler posés sur des socles se transforment en sculptures. La salle regroupant des dessins que Hodler consacre à l'agonie de sa compagne résonne, elle, profondément avec la série des intimités de Vallotton.
Appartements fictifs
Ugo Rondinone consacre deux pièces à la recréation fictive des appartements de Hodler et Vallotton tels qu'il les imagine. Il les peuple de centaines d'objets de la collection du musée (porcelaines, montres, statuettes de nus masculins, etc.) et les décore d'un papier peint dessiné par ses soins, s'inspirant là encore de dessins représentant des figures masculines, puisés dans les réserves du MAH.
L'occasion pour Marc-Olivier Wahler de rappeler que "le musée possède quelque 800'000 objets, dont deux tiers à valeur d'usage. Au 20e siècle, ils ont été montrés pour leur valeur esthétique. Aujourd'hui, ils le sont également pour leur valeur d'usage", a-t-il observé. Une pratique extrêmement importante pour le musée de demain, qui doit sortir de sa tour d'ivoire, a-t-il estimé.
Des vitres arc-en-ciel
Autre surprenant vis-à-vis, celui des paysages lacustres de Hodler avec les onze chevaux bleus de verre de Rondinone, remplis d'air et des eaux puisées dans différentes mers du globe. Plus loin, aux côtés des couchers de soleil de Vallotton, l'artiste pose de poignantes figures de danseurs nus.
Mais les contrastes se vivent aussi grâce à "Love invents us" ("L'amour nous invente"). Cette installation de l'artiste consiste à apposer des filtres colorés à chaque fois différents sur les vitres des fenêtres du MAH, teintant l'expérience visuelle des visiteurs et faisant du musée à la nuit tombée une oeuvre d'art.
Figure majeure
Né en 1964 à Brunnen (SZ) et désormais installé à New York, Ugo Rondinone est l'une des figures majeures de l'art contemporain. Habitué des expositions de grande envergure, l'artiste a souligné combien il est rare et appréciable qu'un directeur de musée en ouvre les portes pour dire "fais ce que tu veux".
Ugo Rondinone est le seul artiste à avoir inclus ses propres oeuvres dans une Carte blanche, a souligné Marc-Olivier Wahler. Les précédentes avaient été réalisées par Jacob Lena Knebel en 2021 (Marcher sur l'eau) et Jean-Hubert Martin en 2022 (Pas besoin d'un dessin).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les HUG ouvrent nouveau centre pour les maladies rares de l'enfant
Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont ouvert un nouveau centre pour une prise en charge globale des maladies rares et complexes de l'enfant. Cette structure inédite en Suisse vise à accompagner les familles dans leur "parcours du combattant".
"Environ 1000 enfants sont concernés à Genève", a relevé jeudi devant la presse la professeure Constance Barazzone, directrice du nouveau Centre CORAIL. Les maladies rares désignent les pathologies qui touchent une personne sur 2000 en moyenne et les maladies complexes celles qui touchent au moins trois des dix systèmes du corps humain.
Le centre, qui a ouvert il y a dix jours, a déjà accueilli cinq patients et leur famille pour une première prise de contact. "Les familles doivent faire face à une forte pression émotionnelle et organisationnelle", a souligné Arnaud Perrier, directeur médical des HUG. Très souvent, les parents assurent la coordination de tous les intervenants autour de la maladie de leur enfant. Le nouveau Centre a donc pour ambition de décharger les familles.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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