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Bangkok - Les opposants thaïlandais ont rejeté l'appel lancé la veille par le premier ministre Abhisit Vejjajiva en faveur d'une cessation immédiate de leurs manifestations de rue qui durent depuis deux mois. Ils exigent que le vice-premier ministre se rende à la police.
Les "chemises rouges" exigent du gouvernement qu'il reconnaisse sa responsabilité dans les affrontements avec l'armée qui ont fait 25 morts et plus de 800 blessés le mois dernier.
Les opposants du Front uni pour la démocratie et contre la dictature (UDD) demandent plus particulièrement que le vice-premier ministre Suthep Thaugsuban, accusé d'être responsable de ces affrontements, se rende à la police.
"Quand il se sera rendu à la police, l'UDD se dispersera et chacun retournera chez lui", a déclaré Nattawut Saikua, un des dirigeants des "chemises rouges" de l'UDD.
M. Suthep nie toute responsabilité dans les heurts meurtriers d'avril, mais un porte-parole du gouvernement a déclaré qu'il se présenterait mardi devant le département des enquêtes spéciales pour se voir notifier les plaintes déposées contre lui par des manifestants.
Le dossier "n'en est pas encore au stade de l'inculpation" a toutefois précisé le porte-parole, Panitan Wattanayagorn, écartant l'idée d'une reddition en bonne et due forme.
En attendant, les leaders des manifestations ont accepté le calendrier proposé par le gouvernement prévoyant la dissolution du parlement en septembre et l'organisation d'élections législatives le 14 novembre.
ATS