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"On sent une tendance au gaspillage d'énergie par les machines et les réseaux de machines qui permettent de mettre en oeuvre le Bitcoin. Et ce n'est pas très rassurant: on dit que l'équivalent de l'énergie gaspillée équivaut à celle d'un pays industrialisé", explique Rachid Guerraoui, professeur ordinaire au laboratoire de calcul distribué de l'EPFL, dans le Point J.
Le processus d'élection derrière le Bitcoin requiert beaucoup d'énergie, car c'est comme si pour être banquier, il fallait résoudre un sudoku immense que seuls des réseaux de machines pouvaient arriver à résoudre.
"C'est une fuite en avant. Si peu de gens s'intéressaient au Bitcoin, il suffirait d'avoir une petite calculette pour gagner le concours d'élection, et gagner quelques Bitcoin. Comme de plus en plus de gens y investissent, il faut de plus en plus de puissance de calcul pour pouvoir dépasser les autres", ajoute-t-il.
Mais pour Rachid Guerraoui, ce n'est pas une fatalité: "à l'EPFL, on a travaillé sur des algorithmes qui permettent d'avoir la même fonctionnalité sans dépenser autant d'énergie, car on ne fait pas de mécanisme d'élection de banque. En gros, le mécanisme revient juste à envoyer des messages. Ce n'est pas complètement nul comme dépense d'énergie, mais ce n'est pas grand-chose", explique-t-il.
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Jessica Vial et l'équipe du Point J