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Agriculture
De l’agro-pastoral à la viticulture
Alors que l’agro-pastoral occupait en 1940 130 ha sur les 208 ha de terre cultivable de la commune, 30 ans plus tard elle dépassait à peine 53 ha. Durant la même période, la surface viticole augmentait régulièrement : 26 ha dans les années 40, 39 ha à la fin des années 60 pour faire un bond spectaculaire au début des années 70 : plus de 100 ha.
Cette transition est principalement redevable à l’évolution que l'agriculture a connu dès la fin de la guerre, au tournant des années 50, ainsi qu’à deux évènements déterminants : le remaniement parcellaire et l’extension du cadastre viticole.
Le remaniement parcellaire fut sans conteste l’entreprise majeure du 20ème siècle non seulement dans ses retombées sur l’agriculture, mais également sur la morphologie du territoire, et le développement du village.
L’agriculture
L’agro-pastoral constituait l’essentiel de ce secteur économique avec les cultures fourragère, céréalières, potagères. Alors que le cheptel bovin comptait 233 têtes en 1950, 20 ans après il dépassait à peine la cinquantaine. A l’époque la transhumance suivait un itinéraire immuable : le bétail quittait individuellement la grange-écurie villageoise pour souvent se regrouper aux mayens sur les Communes de Randogne et Mollens au mois de mai, pour enfin retrouver les grands troupeaux répartis en majorité dans les 3 principaux alpages, par ordre de grandeur : Collombire, Pépinet et Merdesson. Le circuit inverse s’effectuait dès la désalpe dans la deuxième quinzaine de septembre, avec une halte supplémentaire, le pâturage des prés du village jusqu’à la fin octobre. A noter, à ce sujet que cette transhumance respectait l’organisation de l’année scolaire qui commençait le lendemain de la Toussaint pour s’achever le 30 avril. En effet, les bergers et autres aides se recrutaient principalement dans la population scolaire, libérée de l'école 6 mois par an.
La culture fourragère se limite aujourd’hui à 32 ha dont une quinzaine en voie d’embroussaillement. Une seule exploitation fonctionne aujourd’hui.
Les cultures fruitière et céréalière ont pratiquement disparues ; seuls une importante exploitation de plantes médicinales ainsi qu’un troupeau de moutons et de chevaux subsistent aujourd’hui.
A noter enfin la renaissance du safran en 2005, culture traditionnelle et féconde de Venthône qui disparut dans les années 30 avec les cultures céréalières, à la faveur de l'introduction de la pomme canada qui vit fleurir les vergers notamment dans la région des bondes; région qui avait bénéficié d'un important remaniement parcellaire dans les années 1930.