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Sion - Condamné en première instance pour pédophilie, l'ancien chef de la gendarmerie valaisanne comparaît en appel ce vendredi devant le Tribunal cantonal valaisan. Les débats se tiennent à huis clos afin de protéger la victime présumée.
L'avocat Roland Fux a indiqué à l'ATS qu'il maintient sa demande d'acquittement de son client. Selon lui, les actes commis par l'ex-chef de la gendarmerie sur la fille de son amie ne sont pas d'ordre sexuel au sens du code pénal.
Le Ministère public n'assiste pas aux débats. "Comme je n'ai pas fait appel, je n'ai pas d'obligation d'y participer", explique le procureur Martin Arnold, qui souligne qu'il se pliera à la décision du Tribunal. Ce dernier devrait livrer son verdict dans le courant de la semaine prochaine.
L'affaire impliquant l'ancien chef de la gendarmerie a éclaté en 2009 lorsque l'adolescente s'est plainte au sein de son école de subir des attouchements de la part du compagnon de sa mère. La direction de l'établissement a alors alerté la justice.
Les parents divorcés de la jeune fille se sont affrontés par presse interposée, s'accusant mutuellement de faire pression sur leur fille. Cette dernière avait demandé l'arrêt de la procédure lorsqu'un non-lieu avait été envisagé.
Appelée à trancher entre la position du Ministère public du Haut-Valais et le juge d'instruction, la chambre pénale du Tribunal cantonal avait renvoyé l'ancien chef de la gendarmerie en jugement.
Les débats devant le Tribunal du district de Brigue ont eu lieu le 24 mars 2010. L'ancien chef de la gendarmerie a été condamné pour actes d'ordre sexuel avec une adolescente à une peine pécuniaire avec sursis de 100 jours-amende, soit au total 16'500 francs.
Le chef de la gendarmerie a été suspendu puis muté au poste de chef de projet le 1er janvier 2010. Le 1er octobre dernier, le gouvernement valaisan l'a mis à pied "pour de justes motifs" et "au terme de plusieurs entretiens avec l'intéressé assisté de son avocat".
ATS