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Dans un communiqué, la fondation pour un actionnariat responsable salue le fait que la banque aux trois clés soumette au vote sa stratégie climatique depuis l'année dernière, tout en lui reprochant de ne pas s'être explicitement engagée à cesser le financement de l'industrie du charbon et de ne pas faire valider ses objectifs climatiques par la Science Based Targets Initiative (SBTI), ce qui nuit à la crédibilité du groupe en la matière.
Dans le cadre de la mégafusion, Actares appelle la nouvelle banque à "mettre fin à la culture du risque irresponsable de Credit Suisse qui dure depuis des années et réduire systématiquement les secteurs d'activité à risque" et espère que Sergio Ermotti, de retour aux commandes du numéro un bancaire helvétique, saura s'appuyer sur "l'expérience acquise lors de la précédente restructuration d'UBS".
La transaction devrait également entraîner des coupes massives dans le personnel. S'appuyant sur des sources internes, la presse dominicale alémanique avait articulé la suppression de 20 à 30% des emplois - soit entre 25'000 et 36'000 postes à travers le monde - dont près de 20'000 en Suisse. "La direction de la nouvelle banque devra les organiser de manière socialement acceptable", exige l'association.
Comme la base de capital d'UBS ne devrait pas être affaiblie du fait des garanties fournies par la Confédération dans le cadre de la reprise de CS, Actares va voter contre le nouveau programme de rachat d'actions de 5 milliards de dollars annoncé lors de la présentation de ses résultats 2022 fin janvier.
Suite à l'annonce de la transaction le 19 mars, UBS avait indiqué que cette dernière serait financée par les titres rachetés dans le cadre de son programme précédent. "Les actions que nous utilisons pour l'acquisition viennent exclusivement du programme de rachats de titres de 2022", avait alors indiqué un porte-porte de la banque aux trois clés à l'agence AWP.