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Effet limité de la loi sur la formation continue (LFCo)
Le rapport conclut que l'impulsion générée par la LFCo est globalement plutôt faible, même si dans plusieurs cantons l'évolution est malgré tout positive. La LFCo a donné une nette impulsion positive dans six cantons. Dans onze cantons, cette impulsion n'est que modérée. Dans huit cantons, il n'y a eu aucune impulsion et dans un canton, on constate une impulsion négative. En tout, les structures de promotion des compétences de base n'ont pas connu d'amélioration ces deux dernières années dans la majorité des cantons. Les différences existantes entre les cantons en termes de structures de promotion se sont encore accentuées par rapport à 2016. Les six cantons où l'on constate une impulsion positive, sont les cantons qui disposaient déjà, avant l'entrée en vigueur de la loi, d'une structure de promotion bien développée. Les cantons primitifs comptent parmi les huit cantons où l'on n'enregistre aucune impulsion et qui ne disposaient, début 2017, que d'une structure de promotion peu développée. Cinq cantons de ce groupe n'ont pas signé de mandat de prestations avec la Confédération.
L'analyse de l'évolution des structures de promotion suggère que la mise en œuvre du mandat de promotion n'a eu que très peu d'impact auprès des personnes concernées. Dans six cantons seulement, la structure de l'offre a été développée. Dans les 19 cantons restants, la structure de l'offre n'a pas changé et elle s'est même détériorée dans un canton. La participation aux offres dans le domaine des compétences de base pourrait se situer bien en deçà d'un pour cent des personnes concernées. De nombreuses mesures devront encore être prises.
Les défis à relever sont plus importants pour les petits cantons
Les raisons de la lenteur de l'évolution sont multiples. Pour les petits cantons ou ceux de taille moyenne qui doivent mettre en place une structure de promotion, la mise en œuvre de la loi sur la formation continue représente un défi de taille. Souvent, ces cantons ne disposent que de peu de ressources en personnels et la promotion des compétences de base ne font pas partie des priorités des directions cantonales de la formation.
Dans cette situation, le fait d’avoir plus d'argent ne résoudrait pas tous les problèmes. Mais c'est une base indispensable pour un développement plus rapide. Les cantons ne disposent au total que de 15 millions de francs de fonds fédéraux au cours de la période de financement actuelle de quatre ans pour la promotion des compétences de base. 72 000 francs sont réservés au canton de Glaris, ce qui revient à 18 000 par an. Ce n'est donc pas étonnant que le canton n'ait même pas signé de mandat de prestations avec le SEFRI.
Prochaine étape : un soutien financier nécessaire
En comparant avec le financement d'autres domaines de la formation, on constate que la promotion des compétences de base continue à être le parent pauvre. La Confédération investit plus de 47 milions de francs dans le cadre de l'intégration et trois fois plus dans la promotion des langues. Plus de 450 millions de francs seront dépensés en quatre ans pour subventionner des cours préparatoires aux diplômes de la formation professionnelle supérieure.
Si l'on interroge les représentants fédéraux et cantonaux, il apparait que tout le monde reconnait qu'il faudrait investir beaucoup plus dans la promotion des compétences de base. Il faudrait également plus de moyens pour développer l'offre de manière ciblée, notamment dans les régions à structure de promotion faible et qu'il faudrait également prendre des mesures de sensibilisation afin d'arriver à une participation accrue. Précisément les petits et moyens cantons devraient pouvoir compter sur l'appui de la Confédération et des organismes spécialisés pour la mise en oeuvre des mesures.
C'est donc au SEFRI qu'incombe la responsabilité d’augmenter le financement dans le cadre de la prochaine période FRI.
Premier rapport de monitorage de la CI (pdf)