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Les très gros consommateurs de café auraient-ils moins de risques que les autres de développer un diabète de type 2 ? C'est ce que suggère une étude néerlandaise portant sur plus de 17 000 adultes, publiée dans les colonnes du Lancet daté du 9 novembre.Les personnes qui boivent chaque jour sept tasses de café ou plus auraient ainsi moitié moins de risques que celles qui n'en consomment que deux ou moins. Cette étude a été menée par le Dr Rob van Dam et ses collègues de l'Institut national de santé publique néerlandais (Bilthoven, Pays-Bas).Soucieux de prévenir les biais d'interprétation, les auteurs ont tenu compte de la consommation de tabac et d'alcool ainsi que du poids de 17 111 sujets âgés de 30 à 60 ans, parmi lesquels 4255 étaient de gros buveurs de café et 2792 de faibles consommateurs. Ces résultats pourraient avoir «d'importantes implications en matière de santé publique», affirment les auteurs compte tenu du poids économique du diabète de type 2. Prudents, il se refusent toutefois à proposer le café comme un remède préventif. Comment comprendre ? Les spécialistes estiment que certains composés du café comme l'acide chlorogénique (groupe des polyphénols fréquemment présents dans les plantes) qui participe à sa saveur ou le magnésium expliqueraient ce phénomène.En laboratoire, l'acide chlorogénique réduit l'absorption de glucose au niveau du foie. Le magnésium augmenterait la sensibilité à l'insuline. Quand tout sera clarifié, il restera peut-être à déterminer l'importance de la présence ou de l'absence, dans les tasses de café, de sucre.