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Deux sculptures de Loul Schopfer
Portrait de Rembrandt et Portrait de Bram van Velde
Originaire de la vallée de Joux, Loul Schopfer s’initie à l’art à Lausanne, d’abord au Conservatoire puis à l’École des Beaux-Arts. Elle établit définitivement son atelier dans le canton de Vaud, où elle s’éteint en 2004.
Sa vie durant, elle multipliera des portraits à la terre glaise et au graphite sur papier, donnant corps à un univers poétique fait d’ombre et de lumière. Son œuvre repose tout entier sur un dialogue entre la sculpture et le dessin. À partir de photographies, l’artiste façonne d’un geste rapide des portraits réduits de figures qui l’inspirent.
Ici les peintres néerlandais Rembrandt (1606-1669) et Bram van Velde (1895-1881) sont mis à l’honneur. Ces deux terres cuites – dont il existe des séries dessinées – sont entrées dans les collections du musée déjà en 1989. De ces personnalités, Loul Schopfer ne retient que la partie supérieure du corps, le visage, pour traduire l’expression du modèle : les traits sont saillants ; les yeux profonds, tourbillonnants, dépourvus d’orbites.
Au panthéon de Loul Schopfer, on retrouve Alberto Giacometti (1901-1966), avec lequel elle instaure un dialogue continu et silencieux. Ses sculptures à la surface accidentée et aux formes étirées, fantomatiques, entretiennent en effet une parenté avec celles de son célèbre compatriote.