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Le PDC exige une nouvelle politique du logement
Mise à disposition de terrains pour des coopératives, suppression de l'imposition de la valeur locative, simplifications administratives, densification et protection des titres d'architecte et d'urbaniste sont quelques-unes des 18 propositions du PDC pour une nouvelle politique en matière de logement.
Le PDC exige une nouvelle politique en matière de logements. Dans ce but, il a élaboré un plan d'action en 18 points présenté jeudi à Berne. La situation est particulièrement problématique dans les villes pour les familles et les personnes "socialement plus faibles". Le parti démocrate-chrétien préconise de mettre à disposition des terrains publics pour la construction de coopératives d'habitation. Celles-ci offrent des logements à louer à un prix souvent inférieur à celui du marché pour des objets comparables.
Incitations fiscales
Pour les jeunes, il faut créer des possibilités de faire des économies afin de leur permettre d'acquérir leur propre logement. Le PDC évoque une augmentation du montant maximal à verser au pilier 3a. La suppression de l'imposition de la valeur locative soulagerait elle toutes les familles, en particulier celles de la classe moyenne.
Lorsque les taux hypothécaires baissent, les loyers doivent être adaptés automatiquement. Le bailleur doit être tenu de baisser le loyer sans que le locataire ne doive en faire explicitement la demande.
Les contrôles doivent être renforcés et harmonisés pour empêcher les abus dans les logements sociaux. C'est le seul moyen de garantir qu'ils profitent effectivement à ceux qui en ont besoin.
Le PDC exige également une série d'allégements administratifs, comme la réalisation de la cyberadministration pour les procédures liées à la construction et l'achat de maisons ou d'appartements. Il y a lieu de simplifier les changements d'affectation d'un local de travail en espace habitable et inversement. Ceci permet d'éviter au possible que des bâtiments utilisés à des fins commerciales restent vides.
Les investisseurs doivent participer aux infrastructures communales: la création de nouveaux espaces de logement est en effet souvent synonyme de dépenses considérables pour l'équipement. En contrepartie, davantage de libertés doivent être accordées aux projets de construction. Ce modèle est déjà appliqué dans des communes vaudoises.
Eviter le mitage du territoire
Les oppositions à des projets doivent être simplifiées et ne pouvoir se faire qu'une seule fois. Les frais liés aux autorisations de construire varient considérablement d'une région à l'autre. Pour le PDC, il s'agit de les réduire. Le Surveillant des Prix s'est d'ailleurs attelé à leur examen.
La densification des constructions doit faire partie de la formation et du perfectionnement professionnel afin d'adopter cette nouvelle forme d'occupation du territoire dans tout le pays. Dans le même ordre d'idées, les titres d'"architecte" et d'"urbaniste" doivent être protégés.
Incitation au déménagement
Les constructions doivent être modulaires afin de pouvoir accueillir plusieurs générations sous un même toit. En cas de changement de situation de vie, les personnes de plus de 65 ans pourraient toucher une prime couvrant une partie des coûts du déménagement. La Suisse dispose de 350 anciens sites industriels totalisant près de 18 km2, constate le PDC. Ces friches nécessitent souvent un assainissement considérable. Le parti exige que les grandes exploitations industrielles, au même titre que les centrales nucléaires, constituent un fonds en vue d'un éventuel assainissement.
Enfin, les terrains d'entreprises proches de l'Etat comme les CFF ou la Poste, ainsi que les zones militaires désaffectées, doivent être libérés afin d'y créer en priorité des logements familiaux. Le PDC entend intervenir auprès du Conseil fédéral et au Parlement pour sa série de revendications en matière d'habitat.