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Mon adhésion au Parti Socialiste
Aujourd'hui j'ai envoyé ma demande d'adhésion au Parti Socialiste suisse et genevois.
Si j'ai pris cette décision c'est parce que je considère que le PS est le parti le plus à même de mener les luttes nécessaires, en Suisse et à Genève, pour améliorer la vie de la grande majorité de la population.
Alors que les Verts s'affaiblissent idéologiquement et politiquement (en s'enfonçant dans le centrisme), il est plus que jamais essentiel de s'engager et de soutenir le mouvement socialiste et ses forces militantes.
Quant à l'extrême gauche, elle devrait faire un effort pour apparaître moins doctrinale et plus unie, elle en paraîtrait ainsi sûrement davantage efficace et davantage attractive.
Car sa désunion, incomprise du plus grand nombre, de même que ses hésitations à se lancer pleinement au parlementarisme et au réformisme, la desserve selon moi.
Au contraire le PS, bien que pas toujours aussi radical que je le souhaiterais, représente bien la force de gauche apte à faire l'équilibre entre volontarisme idéologique, et souplesse pragmatique politique.
Ainsi, je souhaite rejoindre le PS (dans lequel j'ai déjà un pied à travers mon activité militante au sein de la JS) afin d'avoir l'opportunité de m'engager davantage en son sein et de participer à de nouveaux combats dans la réalisation du socialisme démocratique, et dans la construction d'une société heureuse et égalitaire.
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Mon adhésion au Parti Socialiste
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Le PSS et son programme de 2010
J'ai entrepris la lecture du programme du PS suisse, adopté en 2010 au congrès de Lausanne.
Après une lecture partielle du document je peux d'ores et déjà affirmer deux choses :
- L'analyse du PS sur la société et l'économie contemporaine n'est pas une analyse marxiste.
- Les solutions programmatiques avancées par le PS vont vers un socialisme de marché, mais ne s'arrêtent pas au capitalisme social-libéral.
En cela, il est donc faux de dire que le PS n'a pas d'ores et déjà théorisé le dépassement du capitalisme qu'il prône.
Pour revenir sur mon historique publié précédemment, on ne peut donc pas parler de tournant marxiste réformiste en 2010, mais d'amorce de tournant socialiste (quoique le programme de 1982 prévoyait déjà une sorte de dépassement du capitalisme via l'autogestion généralisée).
Je note sur le coup l'importance de différencier social-libéralisme, socialisme marxiste réformiste, et socialiste démocratique non marxiste.
La JS suisse, avec son propre document de fond Démocratie Socialiste, n'en reste pas moins davantage visionnaire, quant aux modalités du dépassement du capitalisme.
Pour conclure, je ne peux résister à l'envie de vous citer un fragment du programme du PS suisse de 1904 :
« La démocratie socialiste pose en fait que les moyens de réalisation de son programme lui sont donnés par le développement économique lui-même: le transfert des moyens de production de la propriété privée à la propriété sociale, et la substitution, à l'ordre économique capitaliste, d'un ordre communiste, à bases démocratiques.
Dans les conditions actuelles, l'activité de la démocratie socialiste prend la forme de la lutte des classes. Mais alors que les luttes de classe de la bourgeoisie ont pour but de renforcer et d'élargir ses privilèges particuliers, la classe ouvrière travaille en vue de la disparition de toute domination de classe et de toute exploitation. C'est pourquoi le but final de la lutte des classes prolétarienne consiste en la prospérité et en un avenir assuré du peuple tout entier. »
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Historique idéologique du Parti Socialiste Suisse
1888 : Fondation
1904 - 1935 : marxisme révolutionnaire (majoritaire) - marxisme réformiste (minoritaire)
1935 - 1959 : marxisme réformiste (majoritaire) - social-libéralisme (minoritaire)
1959 - 1968 : social-libéralisme (majoritaire) - marxisme réformiste (minoritaire)
1968 – 2010 : influence de la nouvelle gauche (post-matérialiste) / social-libéralisme (majoritaire) - marxisme réformiste (minoritaire)
2010 : Le Congrès du PSS de Lausanne entérine le dépassement du capitalisme.
La roue tournerait-elle à nouveau en faveur du marxisme réformiste ?
Par social-libéralisme, j'entends le développement de l’État-providence (redistribution des richesses, assurances, et services publics) et de l’État interventionniste keynésien au sein du capitalisme.
Je me refuse en effet de confondre (comme on le fait souvent aujourd'hui) social-démocratie avec social-libéralisme.
La social-démocratie a toujours été composée de deux ailes, une marxiste réformiste, l'autre social-libérale. Ce qui la fonde, c'est son adhésion au réformisme, et non à la révolution.
Ce petit historique ne fait que dresser quelques grandes lignes générales.
Une véritable étude nécessiterait une analyse de l'ensemble des programmes du PSS depuis sa fondation.