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Dans un film nommé The Corporation, une analyse du système économique mondialisé est vue comme une analyse psychiatrique d’une personne morale. On apprend donc (mais on s’en doutait !) qu’une personne est psychopathe si elle présente un désintérêt complet pour la souffrance d’autrui, se moque des dégâts collatéraux qu’elle provoque, se permet d’émettre sans troubles des mensonges avérés et de les répéter, se révèle incapable de se sentir coupable, ne respecte pas les lois, exerce les pressions nécessaires pour introduire de nouvelles règles à son avantage, n’hésite pas à escroquer pour accroître ses profits. Et on pourrait encore en ajouter !
Dans tout cela, où est la place de l’homme ? A-t-il encore un rôle à jouer dans une économie mondialisé ? A-t-il compris que le néolibéralisme est l’opposé du libéralisme ? A-t-il saisi que le capitalisme financier n’a plus rien à voir avec le capitalisme industriel du siècle dernier (on finira par regretter les patrons paternalistes !) ?
Dans une lettre de lecteur, Colette Hein Vinard lance un appel à la révolution des silencieux. Elle offre des pistes que nous pouvons tous emprunter, des actions concrètes que nous pouvons réaliser. Et surtout, elle nous montre que nous sommes forts si nous sommes unis. Nous avons le nombre; nous devons profiter de cette supériorité pour gagner face à ceux qui sont moins nombreux mais qui disposent de l’argent.
L’économie, mondialisée ou non, doit rester au service de l’homme. Elle ne doit pas être une lutte pour le profit, une source de déshumanisation, une cause de stress et de mal-être. Mais surtout, elle doit réconcilier l’homme et la nature, prendre en compte les richesses limitées de la terre, se contenter d’utiliser les intérêts et non le capital.
S’il ne change pas fondamentalement sa vision des choses et son attitude, l’homme finira dans le mur. Et, contrairement à un accident de circulation, les dégâts seront irréparables. Avons-nous le droit de faire cela à nos enfants et petits-enfants ? Les dirigeants de nos entreprises, qui vont à l’église le dimanche et sont fiers de leur progéniture, arrivent-ils à penser parfois qu’ils font professionnellement tout faux ?
Tous, dirigeants et travailleurs, nous devons oeuvrer ensemble pour que notre planète cesse d’être dépouillée de ses trésors et que ses habitants retrouvent le sens des vraies valeurs. Les remises en cause seront difficiles mais salutaires.