Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07066.jsonl.gz/507

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Rangoun - Les services de sécurité birmans préparent la libération imminente d'Aung San Suu Kyi, icône de l'opposition à la junte. Cette annonce mercredi de sources officielles intervient quelques jours après des élections que l'Occident et l'opposition dénoncent sans réserve.
Les 18 mois de résidence surveillée que purge la lauréate du prix Nobel de la paix, dernière en date d'une longue série de sanctions, prennent fin samedi.
Et les informations convergent vers une sortie de celle qui symbolise depuis plus de vingt ans la résistance démocratique en Birmanie. Son plus jeune fils, Kim Aris, 33 ans, qui vit en Grande-Bretagne et ne l'a pas vue depuis environ dix ans, est à Bangkok pour tenter d'obtenir un visa.
La libération de l'opposante interviendrait ainsi quelques jours après les premières élections depuis 20 ans, organisées dimanche, rejetées par l'Occident et l'opposition, qui dénoncent des fraudes. Un scrutin pour lequel la junte militaire au pouvoir a pris soin de l'écarter.
Un cadre du parti pro-junte a revendiqué mardi environ 80% des sièges dans les futures assemblées. La télévision d'Etat a confirmé mercredi, en lui attribuant notamment 48 des 60 premiers sièges de la Chambre des représentants.
Les observateurs estiment que la décision de libérer Mme Suu Kyi relève uniquement de l'homme fort de la junte, le généralissime Than Shwe, qui la déteste, et qui l'a déjà par deux fois laissée sortir avant de l'enfermer à nouveau. Son avocat, Nyan Win, a prévenu mercredi que sa cliente refusera toute condition posée par la junte à sa remise en liberté.
En mai 2009, Mme Suu Kyi était libérable lorsqu'un illuminé américain a réussi à nager jusqu'à son domicile de Rangoun, situé sur les rives d'un lac. En août, elle était condamnée à 18 mois supplémentaires de résidence surveillée.
Sa victoire de 1990 semble lointaine, lorsque son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), avait triomphé aux élections. Le résultat n'a pas été reconnu et l'opposante n'a jamais eu le pouvoir, passant 15 des 21 dernières années privée de liberté.
ATS