Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07261.jsonl.gz/704

Maurice Leblanc (1864-1941)"Mais après tout, pourquoi ne pas vous dire mon vrai nom ? Il vous renseignera davantage : Arsène Lupin."Une aventure d'Arsène Lupin... sans Arsène Lupin ! Juste une petite apparition ! Il ne faut pas lui en vouloir... c'est la guerre ! Une histoire de guerre, d'espionnage, de vengeance... et d'amour !Mais qui est H.E.R.M. ?
Maurice Leblanc (1864-1941) "Un peu avant que sonnât la demie de six heures, comme les ombres du soir devenaient plus épaisses, deux soldats atteignirent le petit carrefour, planté d'arbres, que forme en face du musée Galliera, la rencontre de la rue de Chaillot et de la rue Pierre-Charron..." Une aventure de Lupin, le célèbre gentleman-cambrioleur, dans laquelle celui-ci n'apparaît qu'à la seconde partie. En 1915, Patrice Belval, un officier ayant perdu une jambe, sauve avec l'aide d'autres mutilés, notamment le tirailleur sénégalais et manchot Ya-bon, leur infirmière "Maman Coralie" d'un étrange enlèvement. Patrice se retrouve alors mêlé à un sombre complot visant à vider la France de sa réserve d'or... Il s'aperçoit également qu'un mystère le lie à "Maman Coralie" dont il est tombé amoureux... Arsène Lupin, alias Luis Perenna, appelé à la rescousse par Ya-bon, arrivera-t-il à débrouiller ces énigmes en 48 heures ?
JeanGiraudoux (1882-1944)
"C'était en janvier 1922. Déjà les civils avaient achevé d'user tout ce qui leur avait été laissé par l'Intendance de leurs vêtements de la guerre, les derniers uniformes rouge et noir qui leur restaient d'avant 1914, et leur couleur dans la vie était désormais définitive..." S. V. K., juriste allemand amnésique, pourrait-il être l'écrivain français Jacques Forestier, mort au combat ? Jean, le narrateur, le pense et s'en va, pour le rencontrer, à Munich ville qu'il a connue autrefois lorsqu'il était étudiant... C'est un voyage dans l'Allemagne de l'après-guerre, l'Allemagne des revanchards mais aussi celle des francophiles, l'Allemagne romantique de Goethe mais aussi celle de Weimar et des révolutions, l'Allemagne des souvenirs mais aussi celle de l'amnésie... Alors, qui est S. V. K. ? Siegfried von Kleist ou Jacques Forestier ?
RaymondRadiguet (1903-1923)
"Je vais encourir bien des reproches. Mais qu'y puis-je ? Est-ce ma faute si j'eus douze ans quelques mois avant la déclaration de la guerre ? Sans doute, les troubles qui me vinrent de cette période extraordinaire furent d'une sorte qu'on n'éprouve jamais à cet âge ; mais comme il n'existe rien d'assez fort pour nous vieillir malgré les apparences, c'est en enfant que je devais me conduire dans une aventure où déjà un homme eût éprouvé de l'embarras..." Histoire d'amour entre un adolescent et une femme juste mariée dont le mari est parti à la guerre. Bien qu'étant une fiction, il est impossible de ne pas voir un côté autobiographique de l'auteur qui eut une relation, à l'âge de 15 ans, avec une femme mariée. Raymond Radiguet, mort à l'âge de 20 ans d'une fièvre typhoïde, expose, dans ce premier roman, les "contradictions" d'un adolescent : la trahison, la fidélité... l'amour, la haine... l'incertitude, la certitude...
Henri Barbusse (1873-1935)"La Dent-du-Midi, l'Aiguille-Verte et le Mont-Blanc font face aux figures exsangues émergeant des couvertures alignées sur la galerie du sanatorium. Au premier étage de l'hôpital-palais, cette terrasse à balcon de bois découpé, que garantit une véranda, est isolée dans l'espace, et surplombe le monde. Les couvertures de laine fine - rouges, vertes, havane ou blanches - d'où sortent des visages affinés aux jeux rayonnants, sont tranquilles. Le silence règne sur les chaises longues. Quelqu'un a toussé. Puis, on n'entend plus que de loin en loin le bruit des pages d'un livre, tournées à intervalles réguliers, ou le murmure d'une demande et d'une réponse discrète, de voisin à voisin, ou parfois, sur la balustrade, le tumulte d'éventail d'une corneille hardie échappée aux bandes qui font, dans l'immensité transparente, des chapelets de perles noires. Le silence est la loi. Au reste, ceux qui, riches, indépendants, sont venus ici de tous les points de la terre, frappés du même malheur, ont perdu l'habitude de parler. Ils sont repliés sur eux-mêmes, et pensent à leur vie et à leur mort. Une servante parait sur la galerie ; elle marche doucement et est habillée de blanc. Elle apporte des journaux, les distribue. - C'est chose faite, dit celui qui a déployé le premier son journal, la guerre est déclarée. Si attendue qu'elle soit, la nouvelle cause une sorte d'éblouissement, car les assistants en sentent les proportions démesurées." Henri Barbusse raconte ces longs mois passés au front, dans les tranchées. Les héros sont ses compagnons d'armes, venus d'univers différents et de tout âge. "Il faut tenir" est le principal mot d'ordre... Tenir mais aussi survivre. Un à un, ces hommes, auxquels on s'attache facilement, disparaissent, sacrifiés au dieu de la guerre. Prix Goncourt 1916