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<h2>SubmittedText<h2><p>Le 28 mai 2018, le Conseil national a adopté une déclaration visant à stopper les crimes de guerre en Syrie. Alors que le nombre de réfugiés syriens chrétiens augmente tragiquement au Liban, la Suisse accueille très peu de réfugiés syriens chrétiens (10 % seulement des réfugiés syriens accueillis dans notre pays sont chrétiens selon certaines sources).</p><p>Le Conseil fédéral peut-il donner une explication et, le cas échéant, prendre des mesures appropriées ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Différents groupes de la population syrienne et différentes confessions religieuses sont touchés par le conflit. Il n'y a pas d'élément pour affirmer que les chrétiens de Syrie sont exposés à un risque de persécution plus élevé que des personnes appartenant à une autre confession. La Suisse accorde la protection à toutes les personnes syriennes qui en ont besoin, indépendamment de leur confession. À cet égard, il sied de rappeler que les persécutions en raison de l'appartenance religieuse constituent un critère essentiel de la demande en vue de l'obtention du statut de réfugié. Avec son programme de réinstallation, la Suisse entend accueillir 2000 réfugiés qui sont victimes de la guerre en Syrie. Selon la planification actuelle, ce programme devrait prendre fin au printemps 2019. Dans leurs actions, la Suisse, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et les autres acteurs humanitaires sont guidés par le principe de la non-discrimination. Par conséquent, la sélection des réfugiés s'opère prioritairement en fonction du besoin réel de protection.</p>