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Que n’a-t-on dit, écrit, supposé, imaginé, inventé… sur le Requiem de Mozart ? Une chose est sûre : le commanditaire anonyme n’était pas un émissaire de l’au-delà (comme l’aurait cru Mozart) mais le comte Von Walsegg, désireux de faire passer l’oeuvre comme une composition de son cru écrite à la mémoire de sa femme. Exténué par le travail et l’inquiétude, Mozart parvient à rédiger entièrement les deux premières parties (Requiem et Kyrie) et à définir le matériel des cinq premières sections de la Séquence ; il esquisse également les huit premières mesures du Lacrimosa.
Après sa mort, sa veuve Constance s’attèle à son achèvement et confie le travail à Franz-Xaver Süssmayr, qui relève le défi « sans talent suffisant pour grandement servir ni grandement trahir », comme on l’a souvent dit. Constance ne révélera qu’en 1799 l’identité du mystérieux commanditaire et niera plus longtemps encore toute collaboration étrangère, pensant « auréoler ainsi son diable de mari d’une gloire plus chrétienne ! » (Marie-Aude Roux)