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Description et évaluation des technologies, des pratiques, des options, des potentiels, des coûts et de la durabilité de l’atténuation
La dynamique du carbone terrestre est caractérisée par de longues périodes de faible taux de captage par hectare, interrompues par de courtes périodes d’émissions rapides et importantes de carbone à l’occasion de perturbations ou à l’occasion des moissons. Bien que certains sites forestiers puissent agir aussi bien comme des sources que comme des puits, le bilan du carbone de la forêt est déterminé par la somme du bilan net de tous les sites.
Les alternatives disponibles pour réduire les émissions source par source et/ou pour augmenter le captage par les puits, dans le secteur forestier, sont groupées en quatre catégories générales :
Options available to reduce emissions by sources and/or increase removals by sinks in the forest sector are grouped into four general categories:
- Maintenir ou étendre la surface forestière ;
- Maintenir ou augmenter la densité carbone à l’échelle du site ;
- Augmenter les stocks de carbone hors du site, dans les produits du bois,
- Augmenter les stocks de carbone hors du site, dans les produits du bois, améliorer la commutation de produits et de combustibles.
Chaque activité d’atténuation possède une séquence chronologique d’actions qui lui est caractéristique, de même que des avantages et des coûts liés au dioxyde de carbone (Figure RT.22). Par rapport à une situation de référence, les gains à court terme les plus importants sont toujours réalisés par des activités d’atténuation visant à réduire les émissions (réduction de la déforestation ou de la dégradation, protection contre les incendies, brûlis, etc.).
Figure RT.22 : Résumé généralisé des options disponibles dans le secteur forestier et leur type et le déroulement des effets sur les stocks de carbone et déroulement des coûts [figure 9.4].
Toutes les activités de gestion forestière qui ont pour objectif d’augmenter la densité carbone aux niveaux du site et du paysage sont des pratiques courantes qui sont techniquement faisables, mais leur étendue et leurs lieux de mise en place pourraient être considérablement augmentés. Des considérations économiques sont typiquement la principale contrainte, parce que la rétention de davantage de carbone sur site retarde la perception des revenus de la moisson.
Sur le long terme, une stratégie de gestion durable de la forêt ayant pour objectif de maintenir ou d’augmenter les stocks de carbone forestiers, tout en dégageant une production annuelle de bois, de fibres ou d’énergie à partir des forêts, générera le bénéfice d’atténuation durable le plus important.