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17/07/2015
l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) vient de publier ses recommandations suite au crash du vol 9525 de la compagnie Germanwings.
Le groupe de travail a formulé les recommandations suivantes:
1Le principe selon lequel deux personnes doivent se trouver, en permanence, dans le poste de pilotage devrait être maintenu.
2Les pilotes devraient faire l’objet d’une évaluation psychologique avant d'être engagés par une compagnie aérienne.
3Les compagnies aériennes devraient mener un programme de lutte contre la drogue ou l’alcool qui s'appuie sur des contrôles aléatoires.
4Un programme strict pour le contrôle des examinateurs aéromédicaux devrait être élaboré.
5Un référentiel européen de données aéromédicales devrait être créé.
6Des systèmes de soutien aux pilotes devraient être mis en place au sein des compagnies aériennes.
Dès le début de son évaluation, le groupe de travail est arrivé à la conclusion qu'un contrôle médical plus approfondi des membres d’équipage pourrait représenter une contribution importante à la sécurité aérienne. L'évaluation a porté essentiellement sur les examens médicaux et psychologiques des pilotes, y compris les tests de consommation d'alcool et de drogues, pour lesquels des tests de dépistage sont déjà disponibles. Le groupe de travail a également souligné la nécessité de renforcer le cadre de contrôle des examinateurs aéromédicaux. Le rapport s’efforce de trouver un juste équilibre entre le secret médical et la sécurité, et de ne pas alourdir les charges administratives pour les compagnies aériennes.
Prochaines étapes:
La Commission européenne va examiner ces recommandations, en tenant compte des avis reçus d’autres sources, telles que le bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) français, qui a mené une enquête indépendante sur l'accident. Si des mesures législatives s'imposent, l’AESA sera invitée à élaborer des propositions concrètes, qui seront ensuite prises en considération dans les règlements de l'UE en matière de sécurité aérienne. Il sera également demandé à l’AESA de fournir des éléments non législatifs tels que des documents d’orientation et des outils pratiques de partage de l’information, et d'assurer le suivi des actions prises par les États membres et le secteur.