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En Suisse, depuis 2005, les jeunes mères peuvent prendre 14 semaines de congé maternité payées. Pour les pères, le minimum légal s’élève à un jour de congé. Ce chiffre peut cependant varier d’une entreprise à l’autre.
Une initiative populaire fédérale demande que les pères puissent prendre, de manière flexible, quatre semaines de congé paternité pendant l’année suivant la naissance de leur enfant.
Le congé paternité serait financé de la même manière que l’assurance maternité par le biais des allocations pour perte de gain (APG). Son coût pour une durée de quatre semaines est estimé de 380 jusqu’à 420 millions de francs par an.
- Un congé paternité plus long constitue une base solide pour la construction de la relation entre le père et l’enfant. Les pères devraient être encouragés à assumer davantage de responsabilités familiales.
- La réglementation actuelle n’est plus à jour. L’égalité entre les sexes exige d’une part que les pères puissent passer plus de temps avec leurs enfants et que les mères puissent retourner d’autre part rapidement au travail après l’accouchement. De cette manière, les mères peuvent alors mieux faire valoir leur potentiel sur le marché du travail.
- En comparaison internationale, la Suisse a un retard considérable. Dans l’Union européenne, c’est un congé paternité d’au moins un mois qui est prévu.
- Seul, le congé paternité ne renforce pas la relation entre le père et l’enfant et ne permet pas au père de jouer un rôle plus actif dans la vie familiale. De plus, il ne permet pas forcément non plus de dépasser le modèle de la famille traditionnelle.
- Le père a déjà le droit de prendre un congé non payé après la naissance de son enfant ou de prendre d’autres dispositions avec son employeur. L’obligation de prendre un congé paternité n’est donc pas nécessaire.
- Les entreprises devraient être libres d’accorder elles-mêmes un congé paternité à leurs employé·e·s. En effet, les absences liées au congé paternité peuvent être difficiles à concilier pour les petites entreprises.
- Afin de préserver la compétitivité de la Suisse, les entreprises ne doivent pas être affaiblies par une participation plus élevée aux caisses d’allocations de perte de gain (APG).