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Aung San Suu Kyi face aux minorités
Une icône de la démocratie
Depuis son retour en Birmanie en 1988, Aung San Suu Kyi, fille d'un héros de l'indépendance birmane et Nobel de la paix en 1991, incarne l'espoir de l'émancipation des peuples et de la lutte pour la démocratie dans ce pays sous le joug étroit de l'armée.
Longtemps assignée à résidence, la charismatique militante est en janvier 2003 une femme libre même si elle demeure étroitement contrôlée par la junte militaire. Le journaliste Claude Schauli et le réalisateur Romain Guélat la rencontrent alors qu'elle fête le 55e anniversaire de l'indépendance birmane au sein de son parti de la Ligue nationale pour la démocratie.
Des minorités à protéger
Depuis son indépendance en 1948, la Birmanie, une nation constituée de quelques 135 ethnies, vit dans l'instabilité politique et connaît une guerre civile larvée avec certaines de ses minorités Karens, Kachins, Chins, Shans ou Rohingyas. En 2003, la dissidente Aung San Suu Kyi réitère avec détermination son engagement pour les droits des peuples.
La Birmanie est une union de différents peuples. Si nous voulons fonder une nation véritablement démocratique, les nationalités ethniques doivent être associées à ce processus.
En 2015, Aung San Suu Kyi accède au pouvoir et face à la répression à l'encontre des Rohingyas, elle semble désormais composer avec l'institution militaire toujours puissante et l'essor d'un bouddhisme radical en Birmanie.
Marielle Rezzonico pour les archives de la RTS
Publié le 07 octobre 2017 - Modifié le 08 octobre 2017