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Indicateur de la législature: Taux d’exposition au commerce international
Extrait de l’objectif 4: La Suisse est un pays qui est fortement intégré à l’économie mondiale et qui se caractérise par la grande orientation internationale de son économie. Notre prospérité dépend donc en grande partie du commerce international des biens et des services ainsi que des activités d’investissement transfrontalières. Améliorer en permanence l’accès aux marchés étrangers est donc un objectif essentiel de la politique économique extérieure de la Suisse.
Signification de l’indicateur: La Suisse, qui ne dispose que d’un marché intérieur limité, a besoin du commerce international pour maintenir et développer sa prospérité. Notre pays a besoin des marchés extérieurs pour y écouler sa production et pour importer des biens et des services.
Cet indicateur montre la moyenne des importations et des exportations de la Suisse, rapportée à son produit intérieur brut. Il donne une idée du degré d’ouverture de l’économie suisse et de son intégration dans le commerce mondial. L’indicateur ne renseigne pas sur la balance commerciale de la Suisse.
Objectif quantifiable: Le taux d’exposition de l’économie suisse au commerce international reste stable ou augmente par rapport à la valeur moyenne enregistrée durant la législature 2011 à 2015.
Commentaire
Le commerce extérieur de la Suisse s’est globalement développé depuis 1995, malgré des fluctuations liées à la conjoncture. Après une période de recul au début du millénaire, la moyenne des importations et des exportations par rapport au produit intérieur brut (PIB) a augmenté à partir de 2003, pour ensuite reculer suite à la crise financière de 2008. Depuis, elle s’est approchée de la valeur de 50% du PIB. En 2017, le taux d’exposition de la Suisse dans le commerce mondial était de 49,8%.
L’Union européenne (UE) joue un rôle particulièrement important dans le commerce extérieur de la Suisse. Nos principaux partenaires commerciaux dans l’UE sont l’Allemagne, l’Italie et la France.
En 2017, la valeur nominale des exportations de marchandises était deux fois plus élevée que la valeur nominale des exportations de services. Ce rapport est resté relativement stable depuis 1995, tandis que pour les importations, il a évolué en faveur des services: jusqu’en 2008, les importations de marchandises étaient environ trois fois plus élevées que les importations de services; aujourd’hui, le rapport est le même que pour les exportations.
Environ les trois quarts de la valeur ajoutée totale des exportations brutes de la Suisse sont produits en Suisse; le reste est importé sous forme de consommation intermédiaire. La part de la valeur ajoutée produite en Suisse est plus élevée pour les exportations de services que pour les exportations de marchandises. Les services, en effet, sont moins facilement échangeables et les importations de biens intermédiaires jouent un rôle plus important pour les marchandises que pour les services.
Nos relations économiques avec l’étranger ne se limitent pas à des échanges de marchandises et de services, ils comprennent aussi les échanges de capitaux. Ceux-ci consistent notamment en des investissements directs: en 2016, les capitaux détenus à l’étranger par des investisseurs résidant en Suisse s’élevaient à 1215 milliards de francs. Inversement, des investissements en Suisse sont effectués depuis l’étranger: en 2016, le stock d’investissements étrangers directs en Suisse s’élevait à 965 milliards de francs. Les investissements directs en Suisse et à l’étranger augmentent avec le temps. Leurs variations ne résultent pas seulement des échanges de capitaux mais aussi des fluctuations des taux de change.