Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07252.jsonl.gz/634

Pages du site
Cours actuel
Participants
Généralités
Les éléments
-
-
Technétium
Technétium
Le Technétium est un métal qui a la particularité de ne pas exister sur Terre, car tous ses isotopes sont radioactifs. Il a été fabriqué par C. Perrier et E. Segré en 1937 en bombardant l’élément voisin à sa gauche dans le tableau périodique, le molybdène, avec des neutrons ou des deutérons. Segré et Wu l’ont ensuite extrait en grande quantité dans les déchets des produits de fission de l’uranium. Son nom lui a été attribué en reconnaissance du fait que le technétium est le premier élément fabriqué artificiellement.
Et son isotope de plus longue durée a une durée de vie de 4.2 millions d’années. C’est très long à l’échelle humaine, mais très court à l’échelle de la planète. S’il en avait existé sur Terre au moment de sa création, il y a environ 5 milliards d’années, le dernier atome aurait disparu depuis longtemps.
L’existence de cet élément a été prévue en 1911 par Moseley par le calcul. Ce dernier avait montré à l’époque que la 1ère raie des rayons X émise par un élément donné possède une énergie qui est proportionnelle au carré du numéro atomique. Or la dite raie K-alpha des 42 premiers atomes satisfait cette loi. Par contre on ne connaissait pas d’élément dont la raie K-alpha soit proportionnelle au carré de 43. L’atome suivant, connu à l’époque, était le ruthénium, et sa raie K-alpha est proportionnelle au carré de 44. Moseley postula en 1911 qu’on trouverait un jour cet élément inconnu.
Le technétium a des propriétés chimiques semblables à celles du manganèse, qui le précède, et à celles du rhénium qui le suit dans la colonne du tableau périodique. Les solutions de pertechnétate sont de couleur rose comme celles des permanganates.
Le technétium étant radioactif n’a que très peu d’applications pratiques. On ne l’utilise guère qu’en médecine nucléaire pour suivre certains métabolismes par scintillographie, et en particulier dans la glande tyroïde, où cet élément suit le même métabolisme que l’iode, aussi étrange que cela paraisse.