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Qui ne rêve pas d'aller visiter les temples de Bagan au Myanmar, depuis l'ouverture récente du pays. Il existe maintenant une raison supplémentaire de s'y rendre, pour aller voir rien moins que le plus grand livre au monde. Situé près de Bagan, à Mandalay, il est visible à la Pagode Kuthodaw construite en 1857 par le roi Mindon Min.Ce magnifique temple haut de 57 mètres est entièrement doré à l'extérieur (voir photo), donnant l'impression qu'il est en or massif. Cependant, le vrai spectacle se trouve dans les austères stupas blancs qui l'entourent. On peut y voir dans chacun d'entre eux une des 730 tablettes en marbre (729 contiennent le corps du texte, tandis que la tablette 730 décrit leur création) recouvertes sur les deux côtés d'une écriture dense. Pris tous ensemble, ils constituent le Theravāda (ou Tipitaka) un des livres religieux du bouddhisme. Chaque stèle de marbre fait 1,1 m de large, 1,52 m de haut et 13 cm d'épaisseur, et l'ensemble constitue dans les faits le plus grand livre du monde.Lorsqu'elles ont été dévoilées en 1868, chacune des 80 à 100 lignes inscrites sur les stèles était remplie avec de l'or et les stèles ornées de pierres précieuses. Mais le site fut vandalisé et dépouillé lors de l'invasion des Britanniques en 1880. Maintenant les lignes sont écrites l'encre noire et tout à fait déchiffrables.Jean-Philippe Accart
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Quels parents avouent ne pas être rassurés que leur progéniture utilise Internet et ne tombe sur des contenus illicites ? Il est déjà difficile d'assurer une utilisation de Facebook qui ne soit sans danger, tout comme il est peu aisé d'interdire complètement ou de bloquer l'accès Internet à ses enfants.
Une partie du problème est peut-être résolue avec l'arrivée de Qwant Junior, moteur de recherche conçu spécialement pour les 6-13 ans, et testé pendant une année par le ministère français de l'Education nationale. La ministre elle-même, Mme N. V. Belkacem, s'est fendue d'un tweet cette semaine pour fêter sa sortie. Garanti sans violence, sans publicité ou pornographie, le moteur supprime toutes les traces et données d'utilisation comme son grand frère destiné aux adultes, Qwant qui fait lui aussi son chemin depuis quelque temps.
Qwant est une initiative française fondée par Jean-Manuel Rozan et Éric Leandri et qui a le mérite d'offrir une alternative - certes plus modeste - à Google.
Jean-Philippe Accart
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A la question : "Existe-t-il encore quelque chose à découvrir dans ce monde ?", deux jeunes Américains, Joshua Foer et Dylan Thuras, férus de journalisme, de voyages et d'Internet ont répondu en 2009 par la création d'un site insolite, au nom mystérieux : Atlas Obscura.Atlas Obscura souhaite devenir le guide de référence d'un monde merveilleux et offrir des lieux à découvrir. On peut dire qu'au bout de six années d'existence, le pari est réussi. Mais que trouve-t-on dans Atlas Obscura ? Classés par thèmes, des lieux insolites ou inexplorés ou inconnus : des villes miniatures ou souterraines, de gigantesques trous dans le sol dont on ne connait pas la profondeur, des églises et des pagodes insolites, des maisons de papier... cela semble sans fin.
L'un des intérêts d'Atlas Obscura est que c'est un projet collaboratif. Les explorateurs du monde entier peuvent collaborer et faire découvrir aux voyageurs curieux des sites étonnants ou cachés. Pourquoi pas vous ?
Jean-Philippe Accart
Page Facebook d'Atlas Obscura en suivant ce lien
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Le programme en ligne Welcomegrooves.de lancé en novembre par la bibliothèque de Berlin-Mitte pourra peut-être inspirer les bibliothèques genevoises et suisses (et d'autres pays): il s'agit d'un programme linguistique pour les migrants, gratuit, comprenant six leçons de vocabulaire pour la communication de base. Elles peuvent être téléchargées facilement et gratuitement depuis le site www.welcomegrooves.de sur un téléphone portable comme fichier MP3 ou directement écoutées.
Différents thèmes sont traités dans ces leçons, le mode de vie allemand, la culture allemande notamment. Les textes des leçons sont accessibles et imprimables gratuitement dans les bibliothèques, ils ont été traduits dans un nombre de langues non négligeable : en anglais, français, espagnol, russe, serbe, bosniaque, arabe, farsi, tigrinya, ourdou, somali, hausa, swahili, amharique et autres langues.
Welcomegroove a été initié et lancé par Eva Brandecker, chercheur et producteur de la série des cours de langue ayant la particularité d'utiliser la musique pour mieux mémoriser les mots : 70 volontaires créatifs l'aident dans ce projet humanitaire d'insertion, projet qui ne bénéficie d'aucune subvention.
Les bibliothèques allemandes ajoutent ainsi une corde à leur arc social déjà bien développé.welcomegrooves sur Internet :- http://welcomegrooves.de- http://blog.thegrooves.de/- http://www.Facebook.com/thegrooves- http://Twitter.com/thegrooves- https://Storify.com/KuWiWege/deutschlernen-mit-den-welcomegroovesJean-Philippe Accart
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Le phénomène actuel des migrants atteignant l'Europe par milliers chaque jour a de quoi impressionner et frappe bien sûr tous les esprits. En octobre dernier, un groupe de huit Lausannois n'a pu résister au désir d'aller à leur rencontre et de leur apporter une aide matérielle, quelle qu'elle soit. Coup de folie ? Compassion ? Empathie ? Souhait de sortir de nos vies d'Européens protégées ? Il y a certainement un peu de tout cela à la fois dans cette action hors normes.
Avant de partir, ils créent leur association Humansnation, rassemblent de quoi remplir 3 fourgonnettes de sacs de vêtements donnés après un appel sur Facebook. L'arrivée dans les Balkans est bien sûr une épopée en elle-même, la traversée de certaines frontières, puis les rencontres avec ces migrants qui manquent de tout. Notre groupe de Lausannois se retrouve à gérer des situations délicates en Slovénie, entre les organisations humanitaires, la police, les responsables officiels... Mais leur courage ne semble pas s'arrêter, ils fournissent du pain à quelques milliers de personnes, aident à remplir les formulaires, organisent les distributions de nourriture.
Tout cela est raconté sur leur page Facebook "Human Generation" que l'on ne saurait trop conseiller de consulter tant celle-ci est un vrai journal de bord humanitaire, avec de beaux témoignages, de nombreuses photos à l'appui.
Jean-Philippe Accart
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Ou biblio freak ? En d'autres termes, aimez-vous les bibliothèques ? C'est le nom d'une campagne nationale lancée par l'Association professionnelle BIS (Bibliothèque Information Suisse) à l'image des bibliothèques américaines très fortes dans le domaine du lobbying et du marketing. L'objectif est de rendre les bibliothèques plus visibles aux yeux du public (de tous les publics), ainsi que leurs prestations et leurs services.
Après les Etats-Unis en 2010, puis les Pays-Bas en 2013, c'est au tour de la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche devant suivre bientôt. Plus de 300 bibliothèques participent à cette campagne à l'heure d'aujourd'hui.
Une conférence pour présenter la campagne est donnée à UniMAil le 29 octobre sous l'égide de l'Association genevoise des bibliothécaires diplômés en information documentaire (AGBD). (Lieu et horaires de la conférence: 12h15 à 13h30, à UNIMAIL – Salle de formation 2220, dans la bibliothèque, accès par l’entrée Pont d’Arve – entrée libre, ouverte à tous).
Jean-Philippe Accart
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Depuis plus de dix ans, Michelle Bergadaà, professeur à l'université de Genève, fait oeuvre d'explication du phénomène du plagiat, qui touche de plein fouet les domaines académiques et universitaires (et également politiques suite à plusieurs scandales de fraudes dénoncés dans la presse). Lancé en 2004, elle anime le site de recherche collaborative responsable.unige.ch qui compte actuellement plus de 25 000 abonnés.
La publication de son dernier livre "Le Plagiat académique. Comprendre pour agir" (Ed. L'Harmattan) apparait comme essentielle dans le paysage actuel pertubé de l'information et d'Internet: les étudiants, et peut-être parfois les enseignants - ne sont finalement pas assez armés par rapport aux fausses informations qui circulent sur le Net, à ce qui est repris d'un texte ou non, à ce qu'il faut véritablement citer.
D'emblée, l'auteur nous avertit et insiste sur la gravité du plagiat qui peut avoir de nombreuses conséquences, notamment sur un plan juridique (chap. 1.), puis détaille l'évolution du comportement plagiaire (il n'est pas rare qu'une thèse de doctorat soit copiée dans son intégralité) (chap. 2). Les profils de plagieurs (manipulateur ; fraudeur ; bricoleur ; tricheur) nous montrent les comportements différents face au plagiat: le besoin de normes, d'éthique, se révèle alors primordial (chap. 3). Et enfin, un chapitre en forme de slogan "Quand parler c'est agir" (chap. 4) qui insiste sur le fait qu'il faut se confronter au plagiat, engager les acteurs académiques et avoir le courage des mots.
Jean-Philippe Accart
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Le XIXè siècle a eu ses grands visionnaires et précurseurs, et à l'aune des grandes découvertes scientifiques et de l'industrialisation en cours, certains ont réussi à prévoir ce qu'ils pensaient être le monde futur : parmi ceux-ci, le Français Jean-Marc Côté dessinent en 1899 une série de 11 cartes postales qui imaginent le monde de l'an 2000.
Même si certaines de ces illustrations prêtent à sourire, elles n'en sont pas moins intéressantes. Il dessine un monde où nous prenons donc le sous marin-bus tracté par une baleine, où les parties de croquet se jouent sous l’eau, où les poules font du toboggan et où la pêche à la mouette en scaphandre est LE sport tendance à la mode. Et où l'enseignement à l'école passe par un casque sur la tête...
Voir les illustrations de Jean-Marc Côté
Jean-Philippe Accart
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C'est le titre d'un post de Cédric Jeanblanc du 22 septembre sur le blog "Marketing & Innovation" : il nous rappelle à juste titre que tout un chacun, vous, moi, vos enfants ou votre grand-mère sommes persuadés que rien n'est plus facile que d'utiliser Google. En effet, quelques mots sont nécessaires pour obtenir des résultats... et beaucoup se suffisent de ceux-ci. Il est même connu que seule la première page de résultats est consultée...
La plupart des recherches sont donc superficielles, et donnent des résultats corrects quand il s'agit de chercher un hôtel, organiser un voyage, se procurer un billet de train ou commander des vêtements en ligne. Mais dès lors qu'il s'agit d'aller un peu plus loin, le moteur de recherche nous noie sous une pluie de résultats ou il ne trouve rien de pertinent. Il y a cependant des moyens de faire des recherches mieux ciblées en utilisant ce que Google lui même offre grâce à la "Recherche avancée" ou à différents filtres.
Cédric Jeanblanc propose d'utiliser ce que l'on appelle des opérateurs pour limiter au mieux une recherche, notamment pour la restreindre avec les guillemets (indiquant que vous recherchez exactement cette expression) ou l'exclusion avec le signe - si vous souhaitez exclure telle ou telle notion. L'opérateur OR (OU) permet d'élargir une recherche, alors que l'opérateur AND (ET) croise les notions entre elles (Google l'utilise d'ailleurs de manière implicite quand vous faites une recherche. Bref, suivez les conseils de C. Jeanblanc et vous n'en serez que plus satisfait !
Jean-Philippe Accart
Retrouvez-moi sur Twitter: @jpaccart
Pour aller encore plus loin avec Google :
- "Vos recherches avec Google" de Bruno Bernard Simon
- "Net Recherche" de Véronique Mesguisch
- "Le Métier de documentaliste" de Jean-Philippe Accart
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Stefan Meyer est photographe - et semble-t-il un bon photographe - dont le souci est de faire partager une rencontre, un moment entre des personnes qui ne se connaissent pas forcément. L'idée a germé dans son esprit en rentrant d'un voyage: contrairement à d'autres pays ou d'autres cultures, les Occidentaux, et les Suisses en particulier, ne se parlent plus dans la rue, les transports publics ou autres lieux. La technologie, faite pour partager, crée plus d'individualisme que jamais.
"A Portait of a Day" est le projet en cours de Stefan Meyer : non content de prendre une photo par jour, il nous livre dans son blog un moment d'échange avec la personne portraitisée. La rencontre du 28 septembre, Stefan Meyer, la décrit avec des mots simples et forts. "La vie n'est pas toujours simple" et la femme qu'il interview, Gardana, le dit avec ses mots à elle. Toute une vie derrière un portrait, une photographie, une vie que l'on devine ou perçoit.
Une belle leçon d'humanité.
Jean-Philippe Accart
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En 2010 déjà, la presse anglophone et francophone faisait état d'une pièce "retrouvée" de Shakespeare, "Le Double mensonge" ("The Double Falsehood"). Un des spécialistes de l'auteur, Brean Hammond, affirmait que Shakespeare s'était associé pour l'écrire avec John Fletcher avec qui il avait déjà travaillé sur "Henry VIII" et "Les deux nobles cousins".
Suspense insupportable depuis trois siècles, très British finalement, et que nombre d'auteurs de romans policiers pourraient reprendre à leur compte...
Mais récemment, l'affaire est relancée dans un article de Melissa Healy du Los Angeles Times paru le 18 septembre s'appuyant sur une étude réalisée par deux chercheurs de l'Université d'Austin au Texas : leur étude est à la fois psychologique et informatique avec l'analyse exhaustive du texte par ordinateur. L'utilisation de la technique dite "Stylometry" permet de réaliser des mesures sur des millions de phrases afin d'analyser les redondances, le style, les termes employés et leur répétition, la place de ceux-ci dans une phrase, etc. Cette technique est utilisée également pour analyser les textes suspectés de plagiat.
Selon les auteurs de l'étude, Ryan L. Boyd and James W. Pennebaker, "le Double mensonge" est bien signée Shakespeare. Ils arrivent à cette conclusion après l'analyse par ordinateur de 54 pièces de Shakespeare et un certain nombre d'autres pièces d'auteurs de l'époque.
Jean-Philippe Accart
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Les fameuses "Apps" qui vous permettent de consulter rapidement vos sites favoris sur votre smartphone se développent dans de nombreuses directions. Un des tendances actuelles est la multiplication des applications de lecture sociale. La "lecture sociale" me direz-vous ? : elle explose dans plusieurs directions, la plus connue étant la "recommandation" (Amazon, les libraires en ligne ou les catalogues de bibliothèques proposent des suggestions de lecture à partir de vos choix et de celui de personnes ayant des goûts équivalents). Des blogs personnels sont également prescripteurs ou des éditeurs tel Hachette avec MyBoox et Lecture Academy.
Ainsi, la littérature entraine un phénomène de sociabilité appelé auparavant "clubs de lecture", ceux-ci prenant une autre dimension avec le Web social. De nombreuses startups se lancent à l'heure actuelle dans ce domaine : Glose propose par exemple 600 000 livres numériques en anglais à partager avec son réseau (lancement prochain en France) ; Booxup ou la mise en relation de personnes ayant les mêmes goûts littéraire grâce à la géolocalisation ; Bookweather ou le calcul de la température d'un livre selon son taux de partages.
Et le phénomène n'est pas près de s'arrêter. Qui a dit que l'on ne lisait plus ?...
Jean-Philippe Accart
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Avec la rentrée littéraire 2015, déferlent des centaines de nouveaux ouvrages dans les vitrines ou sur les sites des librairies. Selon Culturebox, 589 romans français et étrangers sont publiés cette année en France entre la mi-août et fin octobre...
Comment s'y retrouver ? Bien sûr, votre libraire favori ou votre revue préférée vous permettent de vous orienter. Mais il existe une autre manière d'être averti en suivant les conseils des "Booktubers"... Contraction des mots "book" et "YouTube", un "Booktuber" c'est vous et moi c'est-à-dire tout un chacun qui se filme en train de commenter une lecture récente, et qui diffuse ensuite la vidéo sur Youtube. Comme sur tout réseau social, il es possible de s'abonner à votre (ou vos) Booktubers préférés, même si le phénomène est plus anglo-saxon que francophone. Les vidéos des 4 plus grands booktubers anglo-saxons (polandbananasBOOKS, jessethereader ou katystatic ) ont été visonnées plus de 12 millions de vues et comptent 200 000 abonnés...
Ce n'est donc pas un "petit" phénomème, mais une tendance actuelle du Web.
Quelques Booktubers:
- Les lectures de Nine
- Fairy Neverland
- Mathieu M (Enjoy Books)
- Lecture de livres
- Margaud Liseuse
- Bulledop
- Moody take a book
- Tartine aux pommes
- Le rouquin bouquine
- Malorie Duns
- Treky
- Brody Books
- Cordélia aime
Jean-Philippe Accart
+ d'informations dans cet article de la revue Archimag
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Une des tendances actuelles du Web est la visualisation des données sous forme de graphiques interactifs, d'infographies, appelés aussi la "data visualisation" (vous en trouverez de nombreux exemples traités dans ce blog). Un spécialiste américain Manuel Lima, a mis en ligne une de ses conférences récentes sur le sujet où il montre au travers d'infographies comment les connaissances humaines sont reliées entre elles et se développent.S'appuyant sur mille ans d'histoire de données cartographiques, à l'aide d'arbres de connaissances dans des domaines aussi variés que la médecine, la botanique, la littérature, Manuel Lima dresse ainsi sous nos yeux une carte vivante et dynamique des connaissances humaines. Les réseaux d'information ne sont pas loin. C'est une histoire fascinante de l'humanité qui nous est livrée.Jean-Philippe AccartVoir la conférence de Manuel Lima "A Visual History of Human Knowledge"Voir le site de Manuel Lima : Visual ComplexityL'illustration est extraite du site de Manuel Lima
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La bibliothèque de Cambridge University vient de rendre disponible au public sous forme numérique un manuscrit chinois extrêmement rare et précieux, qui, au vu de sa fragilité, ne pouvait être ni ouvert, ni consulté. Il s'agit du "Manuel de la calligraphie et de la peinture" (Shi zhu zhai shu hua pu).
Ce livre date de 1633 est le plus ancien exemple connu de xylographie polychrome, inventé par Hu Zhengyan. La technique, aussi appelée douban, utilise plusieurs clichés appliqués successivement avec des encres différentes afin d'obtenir l'apparence d'une aquarelle peinte à la main. Le site de Cambridge explique que ces tirages douban sont admirables, avec des gradations de couleur qui font que ce livre est «peut-être le plus bel ensemble de tirages jamais effectués.»Le manuel contient huit catégories présentant des oiseaux, orchidées, bambous, fruits, pierres, dessins à l'encre. En plus de Shi zhu zhai shu hua pu, la bibliothèque a numérisé d'autres ouvrages de ses collections chinoises un texte bouddhique daté entre 1127 et 1175 et un billet de banque du 14ème siècle qui menace les faussaires de décapitation.Jean-Philippe AccartPour plus d'informations, voir ce site
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Ce blog fait souvent référence à la notion de voyage en y associant les technologies. Ce billet ne dément pas cette ligne générale et vous propose aujourd'hui une idée originale lancée en 2013 par Andre Kiwitz depuis Berlin: la plateforme Trip.me.Trip.me a pour originalité de permettre de sélectionner, personnaliser et réserver des voyages directement avec les agences locales du monde entier. L'idée principale de ce projet est donc de soutenir des partenaires locaux ou de développer de nouvelles technologies innovatrices de voyage.
Trip.me met les personnes en contact direct avec un réseau de plus de 150 agents de voyage locaux partout dans le monde entier. Ceux-ci sont connus comme des experts de la destination choisie.
Sur le site trip.me, on peut parcourir des centaines d'itinéraires, tous personnalisables jusque dans les moindres détails. Ou simplement entrer en contact direct avec un expert local dans le pays de votre choix et préparer avec lui votre voyage ensemble de A à Z.
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Tout le monde a une histoire à raconter !... mais vous ne savez pas comment vous y prendre. Ecrire sur un blog mais comment faire, être édité à son propre compte, écrire un manuscrit sans être sûr de la réponse des éditeurs... Il y a beaucoup d'incertitudes dans le fait de vouloir écrire et d'être publié ensuite.
Alors pourquoi ne pas participer à un réseau d'auteurs tel Scribay ? Ouvert aux auteurs comme aux lecteurs, ce réseau permet de travailler et de partager des écrits en ligne gratuitement. Pensé puis développé par deux amis, ce réseau social a un objectif bien précis : « Offrir un espace de travail et de partage à l’écrivain d’aujourd’hui et de demain ».
Plusieurs fonctionnalités ont été développées pour écrire et publier à l’aide d’un traitement de texte en ligne, tout en contrôlant les conditions d’accès et de publication (commentaires, visibilité…). Chaque auteur reste maître de ses écrits et peut encadrer juridiquement ses œuvres avec la licence qu’il juge adaptée. Il peut même travailler sur plusieurs versions d’un texte. Les lecteurs peuvent ensuite choisir la police, les interlignes, la taille des caractères.
Il est même possible de lancer un défi d'écriture à la communauté à laquelle on appartient.
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Ces jours derniers, un nouveau réseau social est apparu "Minds.com" avec pour slogan le respect de la vie privée. Des réseaux sociaux naissent régulièrement pour essayer de rivaliser avec Facebook ou Twitter... sans connaitre un grand succès jusqu'à présent.
La particularité de Minds est de se positionner sur un créneau spécifique: le respect de la vie privée. Facebook est en effet très critiqué pour justement ne pas respecter la vie privée. Minds aura-t-il sa chance face aux poids lourds actuels ? Cela reste à vérifier, mais l'initiative mérite d'être signalée, elle va dans le même que certains moteurs de recherche qui ne conservent pas les données de recherche. Nous avions parlé il y a quelques mois de Swisscows qui présente cette particularité.
Minds est basé sur un système open source et permet à ses membres d'envoyer des messages qui sont encryptés, de promouvoir eux-mêmes certaines informations sans que ce soit un algorithme qui s'en charge comme pour Facebook détruisant une certaine spontanéité. Minds propose cependant les mêmes fonctionnalités que tout autre réseau social: poster des messages, des images, des vidéos ; échanger et partager, il est accessible via mobile... Minds n'a pour l'instant pas bénéficié d'un lancement officiel, mais l'information est diffusée de manière virale: Bill Ottman, le fondateur, indique que le site a été visité plus de 60 millions de fois ces derniers jours...
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Tombouctou a fasciné et fascine des générations entières de curieux, de lecteurs ou de passionnés d'Afrique. L'histoire des manuscrits de Tombouctou, sauvés du pillage et de la destruction par la population malienne, est exemplaire. La technologie numérique et des projets d'envergure envers cet héritage culturel inappréciable viennent à son secours depuis déjà une dizaine d'année, dont notamment le "Tombouctou Manuscripts Project" bénéficiant du support de Gerda Henkel Stiftung et de l'Université de Cape Town: traduction et numérisation de textes juridiques anciens ont été ou sont en cours de réalisation ; équipes de recherche constituées ; publications et conférences. Ce projet a révélé l'existence d'autres manuscrits dans des parties de l'Afrique telles que la Somalie ou Madagascar ou encore le Mozambique.
La bibliothèque de l'Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) à Genève accueille en ce moment une exposition photographique, organisée par l’Organisation internationale de la Francophonie, et qui présente des manuscrits issus de l’exceptionnel patrimoine culturel présent au Mali, notamment à Tombouctou. Des panneaux explicatifs et un film accompagnent les photographies de ces manuscrits, patrimoine de l'humanité.
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Les musées sont de plus en plus inventifs et créatifs pour présenter leurs collections et attirer toutes sortes de publics. Jusqu'au 28 juin, le musée du Prado à Madrid propose l'exposition "Toucher le Prado", qui permet aux aveugles et aux malvoyants de découvrir six toiles de maîtres dans des conditions inédites. En février dernier, nous évoquions ici l'impact des réseaux sociaux sur les musées.
Une toute nouvelle expérience est tentée en ce moment au Musée d'Orsay qui, associé à l'opérateur Orange, propose une découverte visuelle, sonore et numérique de l'oeuvre monumentale de Gustave Courbet "L'Atelier du peintre" (qui par ailleurs vient d'être restaurée).
Durant 30 minutes, le visiteur muni d'une tablette explore l'oeuvre et les différents personnages qui délivrent leurs secrets: en orientant la tablette sur les personnages exposés on peut ainsi aller à la rencontre de Proudhon, Baudelaire, Napoléon III ou Garibaldi. Cette expérience est proposée maintenant en ligne et en 3 langues (français, anglais et italien). Partez à la découverte de cette expérience inédite !
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Petit à petit, sans vraiment nous en rendre compte, nous utilisons un nouveau langage pour communiquer nos émotions, les "émoticones" ou "emoji" ("moji" en japonais pour "photo"). Ils sont rentrés dans notre vie par la petite porte, en disent parfois plus long que des mots et synthétisent d'une jolie manière des émotions diverses, de la peur à l'éclat de rire, en passant par les larmes et la déception. Peut-être est-il plus facile de manifester son amour à son conjoint en envoyant un coeur rouge ou un coeur qui bat plutôt qu'une longue phrase ampoulée... L'emoji est la langue en plus forte croissance en Grande-Bretagne, ce qui laisse à réfléchir sur notre société dite de communication. Certaines personnes ne communiquent d'ailleurs que par une suite d'emojis dans leurs emails, sur Facebook et autres. A vous de déchiffrer après ce que cela veut dire.Des voix s'élèvent cependant pour dénoncer un appauvrissement de notre manière de communiquer ou d'écrire, tout simplement, ce qui n'est pas dénué de fondements. Le retour à ce qui précède l'écriture est noté, si l'on pense aux hiéroglyphes ou aux dessins des hommes pré-historiques, si cela est comparable.En bref, sommes-nous dans une période de régression ou un nouveau type de langage est-il en train de s'imposer ?.
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Un des hauts lieux de la culture genevoise - et suisse - la Fondation Bodmer, lance un projet d'envergure qui n'a pas fini de faire parler de lui : numériser la littérature mondiale et donc, la rendre accessible à tout un chacun.
En 50 ans, Martin Bodmer a rassemblé un nombre considérable d'ouvrages, plusieurs milliers. Afin de pérenniser cet héritage de premier ordre, la Fondation Bodmer s'est alliée avec l'Université de Genève et la Fondation Ernst et Lucie Schmidheiny pour mettre en oeuvre et réaliser le projet de numérisation qui prendra quelque 3 années.
Gageons que nous reviendrons prochainement sur ce projet.
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Même si vous n'êtes pas fan d'Isaac Asimov ou de science-fiction, vous aimez peut-être certaines séries télé telle "Person of Interest" dans laquelle des actes criminels sont prédictibles grâce à une machine omnisciente qui rassemble toutes sortes d'éléments sur la vie d'une personne. Une société américaine vient de mettre au point PredPol qui permet de prévoir le risque qu’une infraction puisse être commise dans une zone géographique donnée. Tout cela vous fait penser à quelque chose ? Les révélations d'Edouard Snowden sur la surveillance intensive opérée par la CIA à l'échelle mondiale est un cas de figure récent révélateur des obsessions de notre société hyper connectée.
Cette question de la prédiction d'événements à venir est cruciale pour les gouvernements et les citoyens, ne serait-ce que pour empêcher des attaques terroristes. L'accès aux archives et aux données du passé s'avère primordial, et les algorithmes de recherche actuels sur Internet sont de plus en plus perfectionnés. Il ne faut cependant pas oublier que la majeure partie de la documentation papier et imprimée est loin d'être numérisée dans son entier, rendant ainsi les analyses très partielles. De plus, celles-ci ne peuvent être faites sans les avis croisés d'historiens, d'archivistes, d'informaticiens et de mathématiciens.
Plus d'informations sur le blog Inriality duquel ce billet est inspiré.
Illustrations par Tiphs de Devian Art "Cités du futur"
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Qui n'en rêve pas ? Certains font ce choix, et même parfois en famille : prendre une année sabbatique, louer un bateau et partir... C'est un rêve en effet, et tout le monde ne peut se le permettre. Mais Michael Hodson, un juriste américain de Lafayetteville en Arkansas, décida en 2008 de tenter l'expérience d'un tour du monde. Un blog fait part de toutes ses aventures et sa lecture s'avère passionnnante.
Michael décide en effet de partir sans rien réserver à l'avance, ni transports, ni hôtels et de ne pas prendre l'avion... Restent cependant tous les autres moyens de voyager. Je vous laisse découvrir son périple, de l'Argentine à la Chine, de la Nouvelle-Zélande au Panama, ce qui lui prit 16 mois et non 12 comme prévu à l'origine.
Rentré au Etats-Unis, quelque mois après il repart et ne peut plus se passer maintenant de voyager en tenant son blog.
Tenté par l'aventure ?
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Etre étudiant au 21ème siècle n'est pas une petite affaire... Au vu de la concurrence sans cesse croissante entre pays, universités ou même systèmes éducatifs (évalués régulièrement au même titre que les entreprises du CAC 40), il faut être à la fois performant en langues étrangères, en math et en sciences, mais posséder également l'esprit critique, être analytique, faire preuve de curiosité...
Le World Economic Forum vient de publier une étude comparative des pays de l'OCDE dont la lecture est fortement recommandée pour qui comprend dans sa famille ou son entourage d'actuels ou futurs et méritants étudiants (c'est-à-dire à peu près tout le monde). Cette étude s'intitule New Vision for Education: Unlocking the Potential of Technology et s'appuie sur de nombreuses interviews de spécialistes de l'éducation. Hormis les compétences générales déjà évoquées, l'étude mentionne deux autres catégories non moins importantes: "les compétences fondamentales" telle la formation scientifique, la culture générale (cela parait évident, mais parait nécessaire à repréciser) ; et "les qualités personnelles" telles la curiosité, le sens de l'initiative, ou l'adaptabilité. A l'heure où le discours ambiant est de mentionner essentiellement ce qui relève des compétences numériques (nécessaires également), il est bon de relever qu'un organisme international intègre des compétences personnelles dans son évaluation.