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Mars 2020
Cette fête commémore la délivrance des juifs, qu’Aman, premier ministre du roi perse Assuérus (ou Xerxès), voulait exterminer, selon le livre biblique d’Esther.
Le terme Pourim est le pluriel hébraïque du mot pour qui signifie «sort». Un sort qui fut favorable aux juifs, puisque Aman ne put mettre à exécution son funeste plan d’extermination que le hasard des dés avait arrêté en date du 13 adar (6e mois du calendrier juif). Au contraire, ce sont les ennemis des juifs qui furent massacrés et Aman condamné à la pendaison. Le nom même de la fête de Pourim souligne l’idée maîtresse du livre d’Esther: Dieu conduit les événements par la providence.
Pourim est considéré comme une fête «mineure» du calendrier juif, puisqu’il n’est pas obligatoire, mais seulement recommandé, de s’abstenir de travailler. La veille de la fête, les fidèles jeûnent en souvenir du jeûne proclamé par la reine Esther. Le jour de Pourim, le livre d’Esther est lu à haute voix à la synagogue; et chaque fois que le nom de Aman est prononcé, les enfants et les adultes – le plus souvent déguisés – font du bruit, en tapant des pieds ou en agitant des crécelles pour effacer son nom. Il est également prescrit de donner au moins deux portions de nourriture à des connaissances, des voisins ou des amis, et de faire l’aumône au moins à deux personnes. Cet échange de cadeaux et ces dons sont, pour les juifs, une manière de témoigner de leur solidarité dans l’adversité.
Associée originairement à la fertilité de la terre et aux moissons abondantes, Holi est connue aujourd’hui comme la fête des couleurs qui célèbre la venue du printemps et rend hommage au dieu Vishnou ainsi qu’à Krishna et à sa parèdre Radha. Le nom de cette fête dérive, pour certains, de Holika, démone déchue de ses pouvoirs par Prahlad, ardent dévot de Vishnou.
La veille de la fête, des feux de camp sont allumés et des images de Holika sont brûlées. Le jour de Holi, dans une atmosphère de carnaval et d’allégresse, les gens s’aspergent d’eau et de pigments de couleurs vives (jaune, rouge, violet, vert, etc.) considérées comme fastes. Cette fête submerge la population dans une ambiance de jovialité comparable à celle qui règne entre le dieu Krishna et les vachères (gopi) dans la forêt mythique de Vrindavan. Pour finir, tout le monde se lave et, habillé en blanc, rend visite à sa famille et ses amis, mettant fin à une abolition temporaire des frontières qui séparent d’ordinaire les membres de la société. Holi est également l’occasion de partager des mets festifs.
La fête de l’Annonciation commémore l’annonce faite à Marie, par l’archange Gabriel, de sa maternité divine. Jésus, «conçu de l’Esprit de Dieu» et «né de la Vierge», est aussi considéré par les chrétiens comme «vrai homme» et «vrai Dieu». L’Annonciation marque ainsi l’incarnation de Dieu dans l’histoire humaine. Venue de la tradition orientale, où elle est toujours célébrée, cette fête a gagné, au VIIe siècle, l’Église de Rome. En 1969, elle a été définitivement placée neuf mois avant Noël, le 25 mars, pour rappeler l’événement de la conception du Christ dans le sein de Marie. Les liturgies d’Occident consacrent également un dimanche de l’Avent à l’Annonciation, à savoir le quatrième, quelques jours avant Noël.