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Premier recueil de Vincent Boutal, Nul ne se souvient est constitué de 56 poèmes numérotés précédés d'un poème introductif sans numérotation. Les poèmes sont courts et vont de 3 à 35 vers bien que la majorité d'entre eux ne dépasse pas les 10 vers. Cette concision aurait-elle un rapport avec le titre du recueil qui nous rend amnésiques ? Nul ne se souvient de quoi déjà ?, est-on en droit de se demander à la manière de Hervé Le Tellier dans son poème intitulé « La qui flanche ». La phrase étant tronquée, apprendra-t-on au fil des pages ce que personne ne se rappelle ?