Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07008.jsonl.gz/561

Monaco, Une découverte majeure au XXIe siècle
À son avènement en 2005, désireux de marquer son règne d’une forte image environnementale, le Prince Albert II place les enjeux écologiques de développement durable au cœur de son action politique.
En 2015, à la suite de la découverte, dans plusieurs salons du Palais, de fresques dont l’origine pourraient remonter à la fin de la Renaissance, le Prince lance une campagne de conservation-restauration de ces décors historiques.
Véritable lien entre art et science, cet ambitieux chantier mobilise toutes les innovations technologiques afin de reconstituer la genèse historique du Palais Princier.
La réouverture au public s’est faite en 2022.
Du comptoir commercial de la Haute Antiquité à la cité internationale du XXIe siècle, Monaco s’est toujours distinguée parmi les villes de cette côte méditerranéenne.
L’implantation, à la fin du XIIe siècle, d’une forteresse gênoise au sommet d’un massif rocheux marque le début de son histoire.
Au XIIIe siècle, le développement commence, transformant cet ouvrage défensif en un imposant ensemble fortifié qui commandera la République de Gênes.
C’est au XIVe siècle que la construction de deux corps de bâtiment autour de la cour centrale marquera la géométrie du palais actuel.
Résidence de la famille Grimaldi à partir de cette époque , l’édifice va connaître quantité de transformations liées à l’indépendance progressive que Monaco va acquérir.
Dès le XVI e siècle , on édifiera une galerie ouverte à deux niveaux ressemblant à une pratique dans les palais de la Renaissance italienne. Au milieu du XVIIe siècle, un escalier de marbre viendra compléter l’ensemble qui est globalement conforme à ce que l’on voit aujourd’hui.
Le Palais , abandonné à la Révolution française , transformé en hôpital durant l’Empire, connaîtra une première partie de grands travaux à l’occasion du retour du Prince à Monaco en 1814. Ce sont les peintures murales retrouvées récemment dans le secteur du « Vieux Quartier » de l’aile méridionale, présentant une approche mythologique et allégorique, qui feront l’objet de ces travaux grandioses.
Toute cette profusion décorative s’inscrit dans dans la culture artistique de la Renaissance, dans le courant du maniérisme. Tout commence en fait en 2013, lors des travaux d’entretien, lorsque naissent les premières intuitions d’un décor plus ancien sous les motifs visibles de la Galerie.
L’ampleur du travail se mesure à ce moment ! Un équilibre doit se trouver entre peintres en décor et scientifiques … Opération exceptionnelle par son envergure, ce chantier de conservation-restauration a toujours favorisé la recherche d’un équilibre entre impératifs scientifiques et cohérence visuelle et historique en insufflant toujours une dimension écoresponsable : examen constant des fiches techniques et des produits utilisés. De grandes campagnes photographiques et un immense fichier ont été réalisés sur ce chantier permettant ainsi d’en mesurer l’ampleur, la complexité et d’être transparent.