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Le village de Rossens, à ne pas confondre avec son homonyme du canton voisin qui va dans l’autre «sens », a connu des orthographes diverses selon les temps. De Rossan en 1722, il devint Rossans en 1745 avant de finalement adopter le Rossens actuel, en 1823.
Dès le XIIIe siècle, Rossens faisait partie de la châtellenie de Villarzel et devait donc se soumettre aux mêmes usages. Mais, d’après un accord conclu en 1335 entre l’évêque de Lausanne, Jean de Rossillon, et Girard de Dizy, seigneur de Rossens, l’évêque s’était réservé des privilèges sur les habitants de Rossens : les appellations, la haute justice et les corvées pour les fortifications. Un siècle plus tard, en 1444, l’évêque octroya aux villages de Rossens, Sédeilles, Villarzel et Villars-Bramard un droit de compaturage dans tous les bois de la châtellenie, droit qui donna lieu à de nombreux litiges entre ces villages.
En 1536, Rossens passa, comme tous ses voisins, sous l’autorité bernoise. En 1740, le village ne comptait que quatre feux. Les terres du village passèrent successivement en mains de plusieurs familles ou seigneuries, notamment celles de Fribourg et de Montagny-les-Monts. Dès 1797, Frédéric de Miéville, châtelain de Rossens, et son frère Louis-Rodolphe acquièrent la terre et la seigneurie de Rossens, propriétés qu’ils conservèrent lors de l’invasion des troupes de Napoléon.
Ses habitants portent le nom de Rossensois et le sobriquet de « Mange-pain-blanc ».