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Les dirigeants de la Writers Guild of America (WGA), le puissant syndicat des scénaristes, ont approuvé mardi soir le récent accord salarial conclu avec les studios. Ils ont acté le retour au travail de leurs membres dès mercredi.
Le conseil d'administration du syndicat "a voté unanimement pour recommander l'accord" salarial, a-t-il fait savoir sur X, anciennement Twitter. "La grève prend fin à 00h01", heure de Los Angeles, ce mercredi.
Concrètement, l'accord peut théoriquement encore être rejeté par les 11'500 scénaristes représentés par la WGA aux Etats-Unis: il doit faire l'objet d'un vote, qui aura lieu "entre le 2 et le 9 octobre", a annoncé le syndicat.
Mais la plupart des spécialistes de l'industrie pensent que la ratification de cet accord, qui inclut des "gains significatifs" en matière de rémunérations ainsi que des protections pour encadrer l'usage de l'intelligence artificielle, devrait être une formalité. En attendant que le processus soit complété, les plumes de l'industrie vont donc pouvoir reprendre le travail dès mercredi.
De nombreuses séries et films américains bloqués aux premiers stades d'écriture vont ainsi pouvoir être remis en chantier. Les talk-shows de fin de soirée, animés par des présentateurs qui ont besoin de scripts, devraient aussi revenir à l'antenne dans le courant du mois prochain.
Acteurs toujours en grève
Mais même après l'ultime ratification des scénaristes, Hollywood sera encore loin d'un retour à la normale. Car les acteurs, représentés par le syndicat SAG-AFTRA, sont eux toujours en grève. Une résolution de ce conflit social, qui dure depuis la mi-juillet, pourrait prendre encore des semaines. Car certaines des revendications du SAG-AFTRA vont plus loin que celles de la WGA.
Les négociations s'annoncent donc ardues. D'autant que les studios savent que ce qu'ils lâchent aux acteurs servira de mètre étalon pour les professions techniques de l'industrie, dont les conventions collectives doivent être renouvelées l'année prochaine. Même après le retour des comédiens au travail, il faudra sûrement encore des mois pour réellement remettre tout le monde sur les plateaux et rattraper les retards accumulés par une myriade de productions hollywoodiennes.
Contenu de l'accord révélé
La WGA a également publié mardi soir le détail de l'accord passé avec les studios, dont le contenu exact n'avait pas filtré depuis sa conclusion dimanche. Le compromis montre que les studios ont cédé à la plupart des revendications portées par le syndicat et semble dessiner une victoire des scénaristes.
Il inclut notamment une prime lorsqu'une série ou un film rencontre un certain succès sur une plateforme de streaming, c'est-à-dire lorsque "20% ou plus des abonnés nationaux du service" visionnent la production "dans les 90 premiers jours de sa sortie". En matière d'intelligence artificielle, les scénaristes ont également obtenu des garanties pour ne pas se faire remplacer par des robots.
L'accord leur permet de retravailler des scripts initialement générés par une IA, tout en étant considéré comme l'unique auteur de ce travail, et donc sans être moins rémunéré. Une clause prévoit également que "l'exploitation du matériel des scénaristes pour former l'IA est interdite". Autrement dit, des robots ne pourront pas être nourris par des scripts de créateurs syndiqués pour améliorer leurs capacités narratives. Un point sur lequel les studios étaient longtemps restés silencieux.
Avec Kestone-ATS
Dans "La Promesse Verte", Alexandra Lamy veut sauver son fils sur fond de déforestation
Dans les salles obscures, une œuvre poignante nous transporte au cœur de l'Indonésie avec "La Promesse Verte", le dernier film d'Edouard Bergeon. Une œuvre qui explore les méandres de la déforestation et ses conséquences tragiques sur les vies individuelles, à travers le combat d'une mère pour son fils. Il était mon invité, en version longue.
Le réalisateur, connu pour son engagement et son cinéma populaire du réel, nous livre ici un récit où la petite histoire rencontre la grande. "C'est la trajectoire et le destin de personnages qui nous ressemblent, avec un sous-texte qui parle d'une réalité bien plus grande", explique Bergeon.
Dans "La Promesse Verte", on suit l'histoire d'une "femme incarnée par Alexandra Lamy, incroyable maman qui va tout faire pour sauver son fils. Elle est brut, c'est organique et c'est pour ça qu'on y croit. C'est pour ça qu'on lui ressemble.", interprété par Félix Moati. Ce dernier, étudiant en anthropologie, se retrouve injustement accusé de trafic de drogue alors qu'il enquêtait sur les pratiques des compagnies forestières en Indonésie. Le film, loin d'être un documentaire, utilise la fiction pour mettre en lumière des réalités souvent méconnues. "C'est un film en deux temps, avec cette immédiateté de l'action et puis ce deuxième temps qui est celui finalement où on se rend compte à quel point c'est plus grand que nous".
La force du cinéma, selon Edouard Bergeon, réside dans sa capacité à émouvoir et à faire voyager. "Vous avez des comédiens et des comédiennes qui incarnent des personnages qui nous ressemblent et puis par l'émotion, on va vivre un voyage", dit-il. Le film aborde aussi la complexité de l'économie mondialisée, où tout est lié et "chacun ses intérêts sur l'autel malheureusement de la planète, de la forêt". Bergeon, qui a grandi dans une ferme et a été grand reporter, insuffle dans son œuvre son vécu et ses observations, offrant ainsi une réflexion sur notre consommation et l'impact environnemental qui en découle.
Au delà de l'histoire, cet fiction du réel est aussi un appel à la jeunesse, à l'éducation et au changement. "On ne bâillonne pas la jeunesse, parce que la révolution vient souvent de la jeunesse", affirme Bergeon, convaincu que le cinéma peut contribuer à faire bouger les choses. Enfin, le réalisateur adresse ses remerciements à ceux qui ont inspiré et aidé à la création du film, soulignant que "c'est une sacrée aventure" et que "le cinéma, c'est du temps long comme l'agriculture".
"La Promesse Verte" est un film qui, au-delà de son récit captivant, nous interpelle sur des enjeux cruciaux de notre temps. Un film qui se doit d'être vu, discuté et qui, espérons-le, participera à éveiller les consciences.
Avec IA
"Servette mon enfance", un film pour (re)découvrir le Servette des années 70
Les amateurs du Servette FC vont être ravis. Dès jeudi au Cinélux, le film "Servette mon enfance", retracera une période glorieuse du SFC: les années 70. Rencontre avec le réalisateur Yves Matthey, tombé amoureux du Servette FC durant ces années et qui depuis "n'a jamais raté physiquement un match lorsqu'il se trouve à Genève".
Ce film s'intéresse aux années 1970 du Servette FC. Une décennie qui compte pléthore de joueurs devenus mythiques, d'anecdotes mais surtout de résultats glorieux. En 1979, le SFC a remporté 4 compétitions (Championnat, Coupe de Suisse, Coupe de la ligue et Coupe des Alpes). Certains fans se souviendront de cette période, d'autres découvriront ce Servette FC. Le but du film est de faire renaître des souvenirs après plus de 6 mois de montage.
Des personnalités
Ce Servette FC des années 70 n'est pas riche qu'en anecdotes, il comptait également de nombreuses personnalités dans son effectif mais aussi dans ses supporters. Des personnages retrouvés pour le documentaire.
"Hé maman, j'suis tombé amoureux"
"C'est pas rationnel. Comme toutes les amours c'est déraisonnable", déclare François Werz, fan du Servette FC depuis 1952 dans la bande-annonce du film (à voir ci-dessous). Toutefois pour faire un film sur ces amours qui dépassent souvent la raison, il faut connaître le sujet. Yves Matthey a découvert le football en 1972 et en est tombé amoureux. Un amour qu'il ne porte pas seulement au foot, mais surtout à la couleur grenat.
En attendant un film sur des périodes plus récentes du SFC, Yves Matthey prépare désormais un documentaire sur l'épopée 94 de l'équipe de Suisse.
Cinéma: Dune lance 2024 sur les chapeaux de roues
Les entrées ont augmenté l’année passée en Suisse, de quoi réjouir les exploitants de salle.
Les cinémas suisses retrouvent le sourire!
L’année 2023 a été un bon cru.
Le nombre d'entrées a dépassé les 10,5 millions pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19 selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique.
Un succès dû en grande partie aux quatre films qui ont cartonné l’année dernière: Barbie, Avatar, Super Mario Bros et Oppenheimer. Quatre oeuvres qui ont généré 23% du total des entrées de cinéma en Suisse.
Didier Zuchuat est exploitant du Cinérama Empire et du Ciné 17 à Genève.
Qu'a-t-il remarqué en 2023?
Et 2024 commence sur les chapeaux de roues avec le blockbuster Dune:
D’autres films sont attendus cette année, Didier Zuchuat:
Ces bons chiffres prouvent que les Suisses aiment retourner au cinéma et qu’ils ne consomment pas que sur les plateformes:
A noter que les films suisses tirent également leur épingle du jeu, ils représentent 6,3% du marché. Un succès qui est largement dû à Ciao-Ciao Bourbine avec Vincent Kucholl.
Quels sont les films que vous avez plébiscité en 2023?
Les cinémas suisses ont enregistré plus de 10 millions d'entrées en 2023. Bien que toujours inférieur de 16% par rapport à l'année 2019, c'est le chiffre le plus élevé depuis le début de la pandémie de covid.
Ce constat de l'Office fédéral de la statistique (OFS) publié vendredi se base sur des données provisoires pour 2023, avec un bon de 20% par rapport à 2022.
L'an dernier, les films américains ont fait un carton. Bien que seul un quart des films projetés provenait des Etats-Unis (contre 48% d'Europe et 28% d'autres pays), ils ont représenté 60% des projections et concentré 68% des entrées.
Votre film de l'année est-il dans le top 10?
6% de films suisses
Parmi les productions helvétiques, c'est "Last Dance" de Delphine Lehericey qui remporte la palme des films les plus populaires en Suisse romande, avec environ 21'000 entrées. "La Ligne" d'Ursula Meier prend la deuxième place avec quelque 17'000 billets vendus, devant "Interdit aux chiens et aux Italiens" d'Alain Ughetto (env. 14'000 entrées).
A travers les années, le cinéma Suisse a su briller dans nos salles.
Avec Keystone-ATS
Fin de la grève des acteurs et actrices à Hollywood
Les acteurs et les grands studios d'Hollywood sont parvenus mercredi à un accord pour mettre fin à la grève qui paralysait la production de films et séries depuis 118 jours, a annoncé le syndicat SAG-AFTRA. Le mouvement a coûté des milliards à l'économie américaine.
La grève prendra fin dès jeudi, grâce à l'obtention d'une nouvelle convention collective de trois ans pour les acteurs, dont la valeur est "évaluée à plus d'un milliard de dollars", a expliqué l'organisation dans un communiqué.
Le syndicat publiera les détails de l'accord dans quelques jours, mais assure qu'il a "une portée extraordinaire". Il comprend notamment une revalorisation importante des salaires minimums, des garde-fous en matière d'intelligence artificielle, et établit "pour la première fois" un système de prime pour les rediffusions en streaming.
"Lorsque les deux parties s'assoient à la table pour négocier sérieusement, cela renforce les entreprises et permet aux travailleurs d'obtenir des salaires et des avantages qui les aident à élever leur famille et à prendre une retraite digne", a salué jeudi le président américain Joe Biden dans un communiqué.
Pour que grandes vedettes et figurants reviennent en plateau et permettent la reprise des tournages, les 160'000 acteurs, danseurs et autres cascadeurs membres du SAG-AFTRA doivent encore approuver leur nouvelle convention collective par un vote. Une étape largement vue comme une formalité.
"Nouveau paradigme"
Les grands noms d'Hollywood ont célébré la fin de la grève. "La persévérance paie!", s'est exclamée Jamie Lee Curtis sur Instagram. "Je suis très heureux que nous soyons tous parvenus à un accord", a lancé Zac Efron depuis le tapis rouge de la première du film "Iron Claw". "Remettons-nous au travail, allons-y, je suis tellement content."
Les négociations avec le patronat ont eu lieu presque quotidiennement ces deux dernières semaines, souvent avec les PDG de Disney, Netflix, Warner Bros, et Universal en personne. Car la nécessité de mettre fin à ce mouvement social devenait pressante. Outre une minorité de célébrités, la plupart des acteurs sans tournage avaient de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Certains se sont rabattus sur d'autres emplois.
Les studios, eux, accusaient des trous béants dans leurs calendriers de sortie pour l'année prochaine et au-delà, avec le report notamment de productions majeures, comme le second volet de la saga "Dune" ou la série "Stranger Things".
L'Alliance of Motion Picture and Television Producers (AMPTP), qui les représentait dans les négociations, a qualifié l'accord de "nouveau paradigme" pour le secteur. Le patronat "attend avec impatience que l'industrie reprenne son travail pour narrer de grandes histoires", a-t-elle expliqué dans un communiqué.
Crise historique
Le secteur vient de traverser un double mouvement social historique: lorsque les acteurs sont entrés en grève mi-juillet, les scénaristes avaient déjà cessé le travail depuis début mai. Hollywood n'avait pas connu une telle crise depuis 1960.
Au total, la paralysie du secteur ces derniers mois a coûté au moins six milliards de dollars, selon de récentes évaluations d'économistes. Soulagée, la maire de Los Angeles, Karen Bass, a salué un "accord juste", en rappelant que la grève avait affecté "des millions de personnes" dans le pays.
Acteurs et scénaristes partageaient un constat: hormis les comédiens vedettes et "showrunners" stars, la plupart d'entre eux n'arrivaient plus à gagner correctement leur vie à l'ère du streaming. Non seulement parce que les plateformes produisent des séries avec bien moins d'épisodes par saison qu'à la télévision, mais aussi parce que Netflix et consorts ont fait chuter drastiquement les revenus dus à chaque rediffusion de films et séries.
Contrairement à la télévision, où une rediffusion peut être rémunérée grâce au modèle publicitaire lié aux chiffres d'audience, une oeuvre diffusée en streaming faisait l'objet d'un paiement forfaitaire, indépendamment de la popularité du programme.
Intelligence artificielle
Les studios ont fini par trouver un accord avec les scénaristes fin septembre et la plupart d'entre eux ont depuis repris le travail. Mais les négociations avec les acteurs ont traîné en longueur.
Selon la presse spécialisée, le compromis débouche sur une hausse du salaire minimum d'environ 8% par rapport à la précédente convention triennale, la plus forte augmentation depuis des décennies, bien qu'en deçà des revendications initiales des acteurs. Côté streaming, un système de primes pour les acteurs jouant dans des séries ou des films à succès va être mis en place.
L'encadrement de l'intelligence artificielle était un autre point de crispation majeur, particulièrement dans la dernière ligne droite des négociations. Les acteurs craignaient que les studios utilisent cette technologie pour cloner leur voix et leur image, afin de les réutiliser à perpétuité, sans compensation ni consentement.
Ces derniers jours, les deux parties ont notamment bataillé sur les conditions entourant les droits des studios sur l'image des acteurs stars après leur mort.
Avec Keystone-ATS
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