Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07092.jsonl.gz/824

Two first week of construction
Afin de rendre la construction de notre scène possible, nous avons décider de travailler avec un système de couches. Tout d'abord, nous avons dédoubler la protostructure afin d'avoir une structure porteuse adéquate pour accueillir 50 personnes au minimum. Puis trois couches pour la scène : une couche d'OSB, une de contreplaqué et finalement notre enduit noir.
Ce projet est un espace de transition qui relie le vide de la ville au vide de la protostructure. Il est divisé en plusieurs étapes ; c'est une séquence spatiale.
Tout au long de ce parcours, le visiteur ne peut voir où est-ce qu'il va arriver mais ne peut qu'entre-apercevoir la protostructure.
La première séquence spatiale se situe à l'extérieur du bâtiment. Le projet englobe la porte d'entrée et dissimule la baie vitrée derrière un lattage alternatif qui permet de ne pas totalement obstruer la vue du visiteur.
Dans un second temps, le visiteur entre dans le corridor dans lequel il est déstabilisé puisqu'il frôle les parois du corridor alors que le plafond a une hauteur relativement élevée.
A la moitié du corridor, des clapets apparaissent par lesquels le visiteur peut à nouveau découvrir des parties de la protostructure mais peut également déposer ses effets personnels.
A la fin de ce parcours, le visiteur se retrouve lâché au centre du vide de la protostructure et donc au coeur des projets environnants. Il ressent la dilatation spatiale en passant du corridor étroit au vide.
Après étude du double-contexte, l'usine Citroën et la proto-structure et en partant de recherches concentrées sur l'atrium romain, nous avons décidé d'y implanter un jardin.
Ce jardin est placé dans l'angle de la proto-structure face aux deux grandes baies vitrés. Une fois cette lumière naturelle assurée, il nous a fallu penser à un système d'irrigation pour permettre le développement de différentes plantes.
Pour cela, nous avons dédoublé la proto-structure, inséré une nouvelle trame dans le trame existante. Le chemin d'eau ou le "filet d'eau" serpente dans ce réseau et définit des espaces plus au moins irrigués pour des densités et variété végétales différentes.
Ce réseau d'irrigation met en lien :
- la terre, qui se trouve à même le sol et qui pose la question de savoir si un contenant périphérique est réellement nécessaire
- le chemin praticable qui serpente dans ce jardin. Celui-ci ne suit plus une trame orthogonale mais reste dépendant du tracé du "filet d'eau".
Les trois couches: terre, eau, et chemin co-existent et définissent notre jardin irrigué.