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L'entreprise, en négociations intensives avec les banques pour rétablir la ligne de crédit, examine également d'autres options stratégiques afin de maintenir en activité son réseau européen de raffinage et de distribution, a-t-elle indiqué mardi dans un communiqué succinct.
Site de Cressier concernéPetroplus ne peut actuellement plus acheter de pétrole. La production des cinq raffineries que le groupe exploite en Europe, dont celle de Cressier, n'est plus assurée que pendant quelques jours, a déclaré à l'agence AWP le chef des finances Joseph Watson.
Le groupe avait déjà prévenu début décembre qu'il allait rencontrer des difficultés croissantes de liquidité avec son crédit renouvelable en raison de la crise de la dette et des nouvelles exigences en capitaux auxquelles seront soumises les banques.
Petroplus, qui opère sur un marché sinistré en raison des importantes surcapacités existant en Europe dans le secteur, inscrit des chiffres rouges depuis un certain temps. Le groupe a essuyé au 3e trimestre 2011 une perte de 146,6 millions de dollars.
Activités menacées
La banque Vontobel prend l'avertissement du groupe très au sérieux. Dans le pire des cas, l'entreprise pourrait manquer de moyens pour maintenir ses activités opérationnelles.
Petroplus se définit comme la principale société indépendante de raffinage et de distribution de produits pétroliers en Europe. Outre Cressier, elle exploite les raffineries de Coryton, en Grande- Bretagne, d'Anvers, en Belgique, de Petit Couronne, en France, et d'Ingolstadt, en Allemagne. Ces cinq sites ont une capacité cumulée de traitement de 667'000 barils de brut par jour.