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Analyse approfondie à la base
En l'occurrence, l'architecte expose sa stratégie pour les deux options: nouvelle construction ou rénovation. Dans ce cadre, en dehors de critères relevant de la technique du bâtiment et de ceux qui concernent les équipements techniques du bâtiment, il importe de tenir compte aussi d'autres facteurs. Ceux-ci concernent par exemple la situation de vie du maître d'ouvrage: le bien immobilier a-t-il une valeur affective que l'on souhaite préserver? Il se peut qu'on y ait grandi et que l'on ait la possibilité de le reprendre des parents mais en l'adaptant à ses propres besoins. La situation sur le plan du droit de la construction est un autre aspect du problème: ainsi, il se peut que l'on soit tenu, si l'on construit du neuf, de respecter les distances à la limite et que le nouveau corps de bâtiment se retrouve en plein milieu du verger existant. Il est possible également que l'on ne puisse plus construire que sur deux étages, au lieu de trois, comme c'était le cas avant. Le fait de vouloir habiter la maison pendant toute la durée du chantier plaide en faveur d'une rénovation: si l'on procède par étapes, la chose est faisable sans déménagement. Sur la base d'une analyse détaillée du bâtiment ainsi que d'un inventaire des besoins du maître d'ouvrage ou du propriétaire et des conditions cadres légales, les architectes peuvent procéder à une estimation avec le maître d'ouvrage et décider de ce qui est raisonnable dans ce cas précis: rénover ou bien démolir et reconstruire.
Ce qu'on peut et veut se permettre
Une autre question, au moins aussi importante, est celle du coût: en général, rénover progressivement un bâtiment revient moins cher que le remplacer entièrement. Cela dit, plus on étend les travaux d'assainissement, plus la rénovation peut devenir coûteuse: cela dépend de l'ampleur des travaux – et de l'état du bien. Au fil de l'analyse, il peut s'avérer que la substance du bâtiment acquis est dans un tel état qu'il ne reste plus qu'à démolir et à reconstruire entièrement le bien. D'ailleurs, même si l'expertise a été faite dans les règles de l'art, il n'est pas impossible que certains vices n'apparaissent qu'au moment des travaux de transformation à proprement parler, ce qui occasionne des coûts plus élevés que prévus. La question de savoir si le plan peut être rectifié, moyennant une somme raisonnable, pour répondre aux nouveaux besoins peut amener des arguments en faveur d'un bâtiment de remplacement. De même, il n'y a aucune tergiversation possible si la substance du bâtiment et la structure portante du bâtiment existant ne peuvent être assainies qu'à grands frais. Même pour répondre à des normes énergétiques très élevées, on peut envisager de rénover, mais par rapport à une construction neuve, cela peut revenir plus cher, selon la situation.