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La justice française a rejeté jeudi le recours d'un adepte du "barefooting" réclamant, au nom de sa "liberté individuelle", le droit de marcher pieds nus dans l'enceinte de la Citadelle de Besançon. Il est prêt à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme.
Cet homme, qui marche pieds nus en permanence depuis sept ans, s'est vu à plusieurs reprises refuser l'entrée du site, des fortifications du 17e siècle classées au patrimoine mondial de l'Unesco. Ce trentenaire avait alors saisi la justice pour faire abroger le règlement intérieur, qui oblige les visiteurs à être chaussés.
"Je ne nuis à personne en étant pieds nus. Je demande juste qu'on me laisse vivre ma vie", avait-il déclaré après l'audience du 24 mars. Las, le tribunal de Besançon a jugé que "cette restriction à la liberté individuelle du choix par chacun de sa tenue vestimentaire" était "légalement" justifiée, notamment pour prévenir de possibles accidents, pour des raisons d'hygiène et par respect des lieux.
Les pieds nus sont "plus aérés, donc propres, que des semelles de chaussures jamais lavées", a rétorqué l'adepte du "barefooting", notant que "dans de nombreuses cultures, enlever ses chaussures est au contraire une marque de respect".
Décidé à faire appel, il se dit prêt à aller "jusque devant la Cour européenne des droits de l'Homme" afin de faire valoir sa "liberté individuelle" et d'"obtenir une jurisprudence" pour "toutes les personnes qui marchent pieds nus".
ATS