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L'étude Framingham Heart Study a été largement utilisée en tant que référence absolue dans l'évaluation du risque de maladies coronariennes. Selon les observations de cette étude, des individus présentant un diabète ou avec de multiples facteurs de risque cardiovasculaire, ont été au bénéfice de thérapies médicales en prévention primaire et secondaire de la maladie coronarienne. Selon le National Health and Examination Survey, il existe cependant une large proportion de la population (40-50%) appartenant au groupe à risque intermédiaire qui n'est pas obligatoirement pris en compte dans le cadre de mesures préventives.
De même, chez des patients avec des signes cliniques de maladie coronarienne, une thérapie médicale conventionnelle peut s'avérer vaine, les valeurs cibles (par exemple, thérapie par statine pour l'abaissement du taux de cholestérol) n'étant pas atteintes.
Les individus présentant un risque cardiovasculaire intermédiaire pourraient bénéficier d'une meilleure stratification de ce risque par des méthodes non invasives représentées par le PET cardiaque (positron-emission-tomography), l'IRM (imagerie par résonance magnétique) ou encore la coronarographie-CT (computed tomography). L'utilisation de ces méthodes dans la détection des anomalies de perfusion et des altérations structurelles peut conduire à une meilleure prévention primaire et secondaire dans le processus de la maladie coronarienne et de ses conséquences athérothrombotiques. Une identification rapide de ces altérations est vraisemblable et permettra de détecter les individus avec un risque bas et/ou intermédiaire, ces mêmes sujets étant probablement les premiers bénéficiaires d'une thérapie médicale préventive. Parallèlement, chez des patients présentant des signes cliniques de maladie coronarienne, l'évaluation des altérations structurelles et fonctionnelles du flux coronarien peut s'avérer utile pour mener avec succès une thérapie médicale préventive secondaire. Le PET cardiaque et l'IRM permettent une évaluation de la perfusion myocardique et du métabolisme chez des patients présentant une maladie coronarienne. En utilisant la nouvelle technologie hybride du PET et du MDCT (Multidetector-row spiral computed tomography), il est également possible de détecter et de mesurer l'étendue et la sévérité d'une athérosclérose coronarienne sous-jacente et d'une sténose coronarienne obstructive, et cela de manière non invasive. La combinaison du PET/IRM avec le MDCT permet de quantifier l'athérosclérose (étendue de plaques calcifiées ou non), ainsi que l'anormalité de la réactivité vasculaire, et cela en tant que première étape fonctionnelle du développement de la maladie coronarienne, de l'identification d'une sténose épicardique à flux limité, et, potentiellement, de la mise en évidence dans l'ensemble de l'arbre coronarien de plaques d'athérosclérose à haut risque de rupture et donc de symptômes. Comme mentionné ci-dessus, ces nouvelles techniques d'imagerie cardiaque sont parfois réalisées lors d'un seul et même examen, selon un concept appelé «multi-modalités». Ces nouvelles possibilités diagnostiques seront probablement un outil supplémentaire dans un futur proche, mais ne remplaceront bien sûr pas la recherche de facteurs de risque cardiovasculaire, ainsi que la pratique d'un test d'effort afin d'évaluer la possibilité d'une maladie coronarienne.
Il ne fait aucun doute que l'émergence de ces nouvelles techniques d'imagerie non invasive pour améliorer la stratification du risque chez un patient, ou pour contrôler l'évolution de la maladie vasculaire sous traitement, demandera une collaboration étroite entre le médecin traitant, le cardiologue et le radiologue, et cela pour une meilleure prise en charge du patient.