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Ce n'était pas le bateau de Christophe Colomb ! L'épave retrouvée en mai dernier au large d'Haïti est d'une époque plus récente que la "Santa Maria", a annoncé lundi l'Unesco. L'organisation appelle toutefois à poursuivre les recherches pour localiser l'illustre navire.
Des fixations trop récentes
"L'épave présentée en mai 2014 comme celle de la "Santa Maria" par un explorateur américain (voir encadré) ne peut être la nef de Christophe Colomb", souligne l'Unesco dans un communiqué.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation et la culture, basée à Paris, se fonde sur les conclusions d'une mission d'experts qui a découvert que les éléments de fixation de l'épave "témoignent d'une technique d'assemblage remontant à la fin du 17e siècle ou au 18e siècle". Ils sont en cuivre alors qu'auparavant "les éléments de fixation utilisés dans la construction navale étaient en fer ou en bois", selon l'Unesco.
Un navire de 102 tonnes
Les recherches continuent
Le rapport de l'Unesco préconise aussi l'adoption par Haïti d'une législation plus protectrice pour le patrimoine subaquatique, notamment en matière d'autorisation des fouilles des sites archéologiques immergés, conformément aux recommandations de la Convention de l'Unesco sur la protection du patrimoine subaquatique, dont Haïti est signataire.
Découverte de l'épave en mai
L'Unesco, à la demande des autorités haïtiennes, avait décidé le 23 juin de dépêcher une mission afin d'évaluer l'état de l'épave. Cette mission d'expertise menée par l'Espagnol Xavier Nieto Prieto, spécialiste reconnu des épaves espagnoles, a procédé du 9 au 14 septembre à des fouilles sous-marines sur le site. Elles ont conduit à écarter l'hypothèse de Barry Clifford.