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Dans l’Église catholique, la position des femmes a changé du tout au tout dès le concile Vatican II et la réforme liturgique des années septante. Ainsi, pendant la messe, on parle aujourd'hui couramment de frères et de sœurs, de saintes et de saints. Par contre, les prières liturgiques sont restées masculines: on y parle exclusivement d’hommes (au sens d’êtres humains), de pères, de frères. Dès son élection à la papauté, j’ai donc écrit au pape François, lui suggérant de féminiser le langage liturgique en tant que tel, notamment le Confiteor.
Les hommes pèchent souvent contre les femmes sans y penser, tant le harcèlement de rues, par exemple, est resté fréquent. Je souhaiterais un Confiteor qui dirait: «Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères et mes sœurs que j’ai péché (…) Oui, j’ai vraiment péché. C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges, tous les saints, toutes les saintes et vous aussi, mes frères, mes sœurs, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.»
En Allemagne on semble y avoir pensé. Lors d’une messe célébrée en allemand en 2020, j’ai entendu un Confiteor qui incluait les sœurs (meine Schwestern).