Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06925.jsonl.gz/750

Des pressions et des géopotentiels élevés pour la saison
Depuis le début du mois mois de décembre, les températures en altitude affichent une anomalie entre 4 et 6 degrés au-dessus de la norme 1981-2010. En plaine, en raison des inversions thermiques fréquentes par conditions anticycloniques, l’anomalie thermique est plus faible, comprise entre 1 et 2 degrés. Les pressions atmosphériques au sol sont restées élevées. Du 1er au 19 décembre, la pression moyenne sur le Plateau a été de 1032 hPa, soit 10 hPa de plus que la moyenne.
Cependant, la pression atmosphérique au sol n’est pas un paramètre pertinent pour décrire une anomalie météorologique. En effet, les pressions au sol peuvent être extrêmement élevées lors de la présence d’air froid particulièrement dense.
C’est pourquoi, les météorologues utilisent les géopotentiels à 500 hPa (environ 5500 mètres d’altitude) pour décrire la situation météorologique en altitude. C’est à cette altitude que règnent les talwegs, les dorsales, les gouttes froides ou les cols. Du 1er au 17 décembre, le niveau 500 hPa se situe en moyenne à 5700 mètres, soit entre 170 et 200 mètres plus haut que la moyenne saisonnière. Cela veut dire que l’air est très doux en altitude, nettement plus que la normale.
Le graphique ci-dessous montre l’anomalie des géopotentiels à 500 hPa par rapport à la climatologie 1981-2010. L’anomalie est la plus forte au-dessus de la région alpine. Cela trahit la présence d’une dorsale durable au-dessus d’une grande partie de l’Europe.