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Et après la procédure pénale?
Comment interpréter les décisions du Ministère public ?
En général, la victime s’attend à ce que l’auteur des violences soit sanctionné. Lorsque cela se produit, cela signifie que les preuves apportées dans votre dossier ont été suffisantes.
La non-entrée en matière, quant à elle, ne signifie pas que vous n’avez pas souffert. La loi délimite un cadre à l’intérieur duquel certains actes sont considérés comme des infractions et d’autres pas. Il en est de même concernant l’ordonnance de classement : celle-ci ne signifie pas que vous avez menti ou qu’il ne s’est rien passé. Les preuves ne sont « simplement » pas suffisantes pour la justice et la présomption d’innocence prévaut alors dans ce cas-là.
Vous avez un droit de recours pour la décision du Ministère public ou du tribunal quant au classement ou à la poursuite des délits, mais vous ne pouvez par contre pas contester la sanction infligée à l’accusé (nature, durée, sursis).
Les doutes qui peuvent surgir et comment les gérer
Vous pouvez vous poser des questions comme « Ai-je bien fait de porter plainte ? », « N’aurais-je pas dû agir différemment ? », etc. Vous serez peut-être déçu-e du résultat de la démarche juridique. Ne pas avoir bu bénéficier de de témoins ni récolter de preuves tangibles ne signifie pas que les représentant-e-s de la justice pensent que les événements ne se sont pas déroulés ou que vous avez exagéré. Si vous ressentez un sentiment d'injustice, il est important d’en parler et de ne pas vous renfermer. Il y a parfois d’autres moyens que la justice pour vous sentir entendue et reconnue face à la violence vécue, comme par exemple un travail thérapeutique.
Les conséquences d'une démarche juridique pour la victime
Une dénonciation de la violence permet à la victime d’être entendu-e, voire reconnu-e dans sa souffrance, de se sentir plus fort-e, de ne plus avoir peur et, dans le meilleur des cas, de voir la violence cesser.
Toutefois, une démarche juridique est un processus qui peut parfois être lourd et comporter certains aspects négatifs. Il arrive que les proches ne comprennent pas la décision de porter plainte et prennent leurs distances. Certaines victimes ont le sentiment de ne pas être entendue ou cru-e-s. D’autres sont épuisées par les démarches et ont l’impression d’avoir perdu du temps et de l’énergie lorsque celles-ci n’aboutissent pas à une sanction, surtout si la violence continue après la procédure juridique.