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Historique des recherches
Le Mont Terri, se trouve sur les contreforts septentrionaux de la chaîne jurassienne au pied du col des Rangiers qui permet de relier l’Ajoie et la vallée de Delémont.
Le Mont Terri, communément appelé "camp de Jules César ", se trouve sur les contreforts septentrionaux de la chaîne jurassienne, au pied du col des Rangiers qui permet de relier l’Ajoie et la vallée de Delémont.
Dès le début du 18e s., le Père Jésuite Dunod y situe le camp de base de César lors de la bataille décisive contre Arioviste, en 58 av. J.-C. Au 19e s., MM. de Koeckler et de Maupassant, propriétaires, y effectuent des fouilles qui s’achevèrent par un scandale, lorsqu’on découvrit que les deux hommes cachaient eux-mêmes dans le terrain des objets achetés en France voisine. En 1862, Auguste Quiquerez publie le résultat de ses propres fouilles, interprétant erronément le Mont Terri comme camp de Jules César. Ce n’est qu’en 1984 qu’eurent lieu les premières fouilles scientifiques du site, sous l’égide de l’Université de Bâle et du Canton du Jura.
Le Mont Terri, un site très fréquenté
Pointe de flèche attestant des premières traces d’une fréquentation du site au Néolithique.
Le sommet du Mont Terri forme un plateau d’environ quatre hectares, bordé au sud-est et au sud-ouest par des falaises rocheuses.
Les premières traces d’une fréquentation du site remontent au Néolithique, attesté par des pointes de flèches, des haches en pierre polie et un fragment de poterie. Les témoignages de l’Age du Bronze Moyen et Final sont plus nombreux mais ont été trouvés en position secondaire, l’habitat de cette période ayant été perturbé par les occupations ultérieures. De rares objets du Hallstatt sont peut-être à mettre en relation avec des sépultures.
A la période de la Tène finale (La Tène D1), le site était occupé par un habitat mal connu, sans doute une petite agglomération. Sa destruction semble coïncider avec le début de la guerre des Gaules, en 58 av. J.-C. L’endroit fut réoccupé après la fin de cette guerre (50 av. J.-C.), mais la nature de l’établissement change, avec l’édification d’un rempart de type murus gallicus. Le moment précis de la construction et la nature de l’établissement demeurent incertains. Il semble en tout cas qu’une garnison y était en poste sous Auguste.
Schéma de l’édification du rempart de la Tène D2. La trame en gris clair représente la masse de terre apportée pour l'édification de la fortification, sur les niveaux d'occupation antérieur.
Le Mont Terri fut ensuite abandonné jusqu’aux raids germaniques des années 260 ap. J.-C., époque où il servit de refuge aux populations jusqu’aux invasions alamanes des années 350.
De rares objets isolés attestent d’une fréquentation épisodique des lieux à l’époque mérovingienne, mais il faut attendre le 10e s. pour avoir une pièce de monnaie, un denier d’argent frappé à Bâle, sous le règne de Louis 4 l’Enfant (899-911), dernier Carolingien ayant régné dans nos contrées. C’est probablement en remplacement d’une tour en bois que l’on érigea, au 13e s., une tour en pierre. Les ruines, encore visibles, correspondent peut-être au "château Thierry" mentionné dans les textes de l’époque.
Fiche technique du site
|Commune / Localité||Cornol / Cornol|
|Site||Mont Terri|
|Datation et type de site

- principal
- secondaire
|Age du Fer, oppidum La Tène final

Époque romaine, refuge du Bas Empire
Néolithique, indéterminé
Age du Bronze, indéterminé
Haut Moyen Age, indéterminé
Bas Moyen Age, fortification
|Année de découverte||Déjà connu au 18e siècle|
|Contexte de découverte||Inconnu|
|Date(s) de la fouille||1840-1845, 1861-1862, 1923-1925, 1932-1933, 1983-1985, 1987|
|Surface de la fouille||Environ 2 ha|
|État de la fouille||Achevée|
|Étude||Fouilles 1983-1987: achevées

Fouilles anciennes: mobilier inédit
|Publication(s)||SCHWARZ 1993|