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Paris - Eric Woerth a récusé tous les soupçons de conflit d'intérêt et de financement politique illégal, a déclaré son avocat. Le ministre français du travail a été longuement auditionné par les policiers dans l'enquête sur l'affaire Bettencourt.
M. Woerth "a expliqué qu'à aucun moment il n'était intervenu pour que son épouse soit embauchée par M. de Maistre, a dit Me Leborgne. Il y a bien eu une conversation entre les deux hommes avant l'embauche en question, mais elle était sans importance, a-t-il rapporté.
"Dans une conversation banale, il avait pu évoquer la profession de son épouse compte tenu de la formation à peu près semblable des deux", a-t-il expliqué.
"Avec une vigueur et une énergie particulières, il a nié avoir reçu un quelconque financement politique qui eût été contraire à la loi", a dit Me Leborgne en dénonçant des "fantasmes". "Je pense que la justice (...) dira que les explications d'Eric Woerth le mettent complètement en dehors de la polémique que nous connaissons", a conclu l'avocat.
Entamée avant 09h00, l'interrogatoire, point d'orgue d'une affaire qui met en difficulté l'artisan de la réforme des retraites, s'est achevé en milieu d'après-midi. Il s'est déroulé au ministère du Travail, et non au siège de la Brigade financière.
Ex-ministre du Budget, Eric Woerth devait notamment être questionné sur l'embauche en 2007 de son épouse Florence chez le gestionnaire de la fortune Bettencourt. L'audition portait aussi sur des soupçons de financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, dont il était le trésorier en 2007.
ATS