Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07209.jsonl.gz/254

Historique
En 1978, un groupe d'environ 30 personnes et un jardinier décident de lancer une expérience de coopérative maraîchère à l'intérieur de plusieurs jardins. Puis un terrain est trouvé à Corsinge. L'assemblée générale décide de se doter de statuts.
1980: 3 jardiniers cultivent la terre pour 150 membres.
En 1984, après trois saisons de bonne récolte, une augmentation régulière du nombre de coopérateurs/trices et les premières ouvertures sur l'extérieur, Cocagne a atteint sa vitesse de croisière. L'AG décide d'accorder 1% du budget annuel à des mouvements de libération agricole.
Cocagne appuie la création d'une seconde coopérative maraîchère, le Panier à salades, qui se lance avec 50 personnes et une jardinière, ancienne stagiaire de Cocagne.
En 1985, les Jardins de Cocagne décident de soutenir un projet de développement dans 36 villages au Sénégal oriental. L'Association "Jardins de Cocagne - Solidarité Nord-Sud" est créée. Tous les membres de la coopérative sont automatiquement membres de cette association. L'un des jardiniers s'engage à assurer le suivi de ce projet et à se former dans ce but. Cocagne devient membre de la Fédération genevoise de coopération.
Après plusieurs essais d'achats de terrains infructueux, en 1987, Cocagne s'installe à Sézegnin sur une parcelle sous-louée. Le redémarrage sur un nouveau terrain est difficile. La production est relativement faible.
1989 - 1990 : Après avoir effectué un investissement important dans ses moyens de production et obtenu le droit de cultiver du terrain au château de Ferney-Voltaire en France, Cocagne prend une nouvelle vitesse de croisière. Les cornets de légumes débordent. La coopérative compte 230 membres. Pour la première fois, des légumes sont vendus à des magasins et à des grossistes. Les conditions de travail des jardiniers s'améliorent. L'AG accepte que les membres payent leurs demi-journées de travail au jardin lorsqu'ils n'ont pas la possibilité de les faire.
En 1991, Cocagne demande et obtient son adhésion à l'association des groupements de producteurs biologiques suisses (label bourgeon). Deux stagiaires sénégalais viennent en formation à Cocagne.
1992: des petites parts légumes sont proposées pour mieux répondre aux besoins de certains coopérateurs-trices.
En 1994, la coopérative Panier à salade fusionne avec Cocagne.
Cocagne met en place un stand sur les marchés de Plainpalais, le vendredi matin, et de Rive, le samedi matin.
Les activités hors production de légumes (accueil au jardin de personnes en ré-insertion sociale, visite de groupes d'enfants, etc) se développent fortement. L'intérêt de la population, des milieux associatifs et des écoles demande une meilleure organisation des activités. En 1996, l'association «Solidarité Nord - Sud» devient «Solidarité Nord et Sud».
Des panneaux solaires sont installés pour l'éclairage du hangar.
En 1997, Denise, une ancienne jardinière, décède. Elle avait été la première à tenir le stand du marché. Cette même année, la coopérative tient un stand de vente de salades et autres plats au festival de l'AMR qui se tient au parc des Cropettes. Par la suite, Cocagne sera régulièrement présent à diverses fêtes associatives, une manière d'être visible au sein de la cité.
En 1998, les Jardins de Cocagne fêtent leurs 20 ans. C'est l'occasion pour la coopérative, grâce à une souscription, d'acheter un tracteur tout beau tout neuf. La coopérative participe à diverses manifestations en ville.
En 1999, la coopérative remporte ex æquo avec Emile Battiaz de Soral le prix cantonal de l'environnement du canton de Genève. Elle produit sur des terrains supplémentaires (Plan-les-Ouates, Cartigny) mais doit abandonner le terrain de Ferney après la vente du Château. Des membres de la Caravane des paysans indiens passent deux jours à Genève et viennent au jardin.
Un jour de plus, le mardi, au marché de Plainpalais.
En 2001, l'association «Jardins de Cocagne Solidarité Nord et Sud" se dote de 2 comités distincts pour ses 2 parties, afin de développer les activités d'accueil au jardin. Des demandes de subventions sont adressées à la Ville et au Canton pour la partie Nord.
La coopérative appuie la démarche de Via Campesina par l'intermédiaire de la participation d'un jardinier responsable au comité du syndicat paysan Uniterre.
Rosalie, l'une des âmes du jardin, décède. Elle savait rendre le travail amusant et plaisant. La nouvelle politique fédérale des paiement directs pourrait aboutir à ce que la coopérative ne touche plus ces paiements, parce qu'ils ne sont payés qu'à des personnes physiques.
En 2002, l'AG accepte d'augmenter le prix des parts-légumes afin d'y inclure pour Fr. 25.-de produits agricoles, que Cocagne ne peut pas produire et qui sont achetés sur la base d'un contrat avant récolte à deux agriculteurs genevois. En 2003, les membres de la coopérative reçoivent de l'huile de tournesol d'Alexis Corthay de Meinier et des lentilles de Samuel Terrier d'Athenaz.
L'effectif de la coopérative est passé à 400 membres, un nombre considéré comme le maximum viable par beaucoup. Les visites de classes d'écoles dans le cadre de l'école à la ferme ont beaucoup de succès, on continue.
En 2003, à l'initiative d'un jardinier de Cocagne, l'association « L'affaire Tourne-Rêve », voit le jour et lance un projet d'agriculture contractuelle avec une dizaine de paysans genevois produisant : lentilles, pomme de terre, saucisses, jus de pomme, flocons d’avoine, épeautre, miel…. Un peu moins de 1000 contrats sont conclus avec des consommatrices et consommateurs du bassin genevois, soucieux de manger juste et équitable.
Cocagne participe à la fête du développement durable. L'intérêt du public pour les produits bio produits localement ne cessant de se développer, les demandes d'inscription à Cocagne se multiplient à tel point qu'il y a désormais une liste d'attente pour faire partie de la coopérative. Le site Internet est inauguré.
L'AG de 2004 accepte le principe d'une nouvelle augmentation du prix des parts-légumes pour améliorer le salaire de base des jardiniers et jardinières dès l'année suivante. La coopérative se démarque ainsi des pratiques agricoles usuelles et démontre son adhésion au principe des prix rémunérateurs.
En 2005, les coopérateurs-trices acceptent le nouveau barème pour les parts-légumes. Le plus ancien jardinier, Reto Cadotsch, s'installe sur un terrain de 20 ha, à Landecy, dont Cocagne loue 1,5 ha. Ce terrain supplémentaire doit permettre à Cocagne de produire, entre autres, les légumes de garde qui étaient, jusqu'alors achetés. La liste d'attente pour entrer à Cocagne s'allonge.
Durant l'année 2006, le comité et l'équipe du jardin accompagnent la création d'une nouvelle coopérative qui se constitue autour de quelques personnes qui étaient sur notre liste d'attente. La coopérative Les Charrotons voit le jour en janvier 2007 avec une soixantaine de membres et ne cesse de grandir depuis.
Au printemps 2007, le tant attendu livre de recettes sort de l'imprimerie. Le Cornet aux mille saveurs est apprécié tant par les membres de la coopérative que par de nombreux sympathisants.
En 2008, la coopérative fête ses 30 ans! Cette même année, la Fédération Romande de l'Agriculture Contractuelle de Proximité (FRACP) est fondée. Le mouvement de promotion d'une agriculture paysanne, solidaire et proche des consommatrices et consommateurs va pouvoir prendre de l'ampleur!
En 2009, obtention d'un nouveau terrain de 10'000 m2 situé sur la commune d'Avully, celui-ci permettra d'améliorer les rotations et d'augmenter la part de prairies et d'engrais verts dans celles-ci. Une haie et dix pruniers hautes-tiges y sont plantés. Toujours la même année, une serre à plantons est construite à Sézegnin, offrant ainsi à Cocagne davantages de choix dans les variétés de légumes cultivés. Une partie des plantons est destinée à la vente (fleurs, aromatiques, tomates...).
Dans un même soucis de réapropriation et de relocalisation des filières, Cocagne soutient en 2010 la création de l'association Les Artichauts. Celle-ci a pour but de fournir en plantons biologiques les différentes initiatives d'agriculture contractuelle de proximité (ACP) du canton.
L'année 2012 aura vu la fin de la liste d'attente. Il est désormais à nouveau possible de s'inscrire à Cocagne sans piétiner 2-3 ans. Depuis longtemps client de l'entreprise semencière biologique suisse Sativa, le jardin commence à produire des graines pour cette dernière: concombres, courgettes, courges, tomates, bettes et autres. Les jardiniers renouent ainsi avec la base de leur travail: la production de semences.