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Après avoir crû de 1,2% cette année, les salaires réels vont progresser de 0,9% l'an prochain en Suisse, selon une enquête d'UBS. Sans tenir compte de l'inflation que la banque estime à 0,2% en 2012, les rémunérations nominales de base gagneront ainsi 1,1%, après avoir augmenté de 1,5% en 2011.
Avec des prix à la consommation devant afficher une hausse de 0,3% cette année, les employés suisses ont vu cette année leurs salaires réels progresser en moyenne de 1,2%, affirme le numéro un bancaire helvétique au terme de son enquête annuelle menée auprès de 359 entreprises, organisations patronales et syndicales couvrant 22 branches.
En 2010, les rémunérations nominales ont crû de 0,8%, selon l'Office fédéral de la statistique (OFS). Pour mémoire, dans son enquête de l'an passé, UBS tablait sur une hausse des salaires réels de 0,7% en 2011 et de 0,4% en 2010.
L'établissement explique la croissance modérée des salaires en raison des grandes incertitudes qui assombrissent les perspectives économiques. L'appréciation du franc, l'affaiblissement de la conjoncture en Europe et la crise de la dette européenne ne restent pas sans effets sur les entreprises helvétiques, écrit UBS.
Impact du franc fort
Pour l'an prochain, les entreprises escomptent une stagnation de l'économie et une hausse du taux de chômage. Interrogés en particulier sur les effets de la vigueur du franc au niveau des négociations salariales et de la situation de leurs affaires, les sondés estiment que les secteurs tournés vers l'exportation, y compris le tourisme, seront durement touchés.
L'appréciation de la monnaie helvétique contribue à une forte baisse de la demande touristique. Les exportateurs doivent, eux, compter avec des marges en repli et des prix de vente en baisse du fait de la force du franc. L'impact sur leur activité est jugé particulièrement fort par l'industrie textile, des matériaux et des machines.
Quant à l'impact de l'appréciation du franc sur les négociations salariales, 32% des sociétés interrogées affirment que les salaires nominaux seront affectés. Un quart d'entre elles considère que le franc fort est directement à l'origine de la disparition d'emplois.
ATS