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Dans son ouvrage diffusé en 2008, la traduction juridique ; fondement et méthode, préposé essentiellement à traiter la langue du droit , mais non exclusivement pour les traducteurs, Claude Boquet distinguait les textes en 3 grandes catégorie :
1. Les textes normatifs, où l’énoncé crée la réalité.
2. Les textes de décisions jurdictionnelles et administratives, telle la jurisprudence qui par un mode descriptif et ou syllogistique confrontant les règles à la réalité et qui peuvent avoir une valeur prescriptive.
3. Les textes de doctrine, selon le mode descriptif qui sont des textes sur le droit destinés par des juristes qui influencent les législateurs et les juges.
Le traducteur qui s’est vu confier un mandat se trouve devant deux cas de figures. Le premier la comparaison des droits, la recherche d’analogie et les liens linguitiques avec les systèmes juridiques voisins
Le second provient de nos institutions identiques mais différentes selon les cantons, dont certains d’entre eux sont bilingues, comme Berne, Fribourg et Valais. Le traducteur a souvent affaire à une identité des notions et à des équivalences terminologiques qui sont bloquées. Par ailleurs, deux ou trois versions officielles font foi et ont la même valeur juridique. Il se trouve devant un aménagement du processus législatif par notamment la co-rédaction, la recherche de la concordance et le rejet du « français fédéral ». Par ailleurs, si les institutions sont comparables, elles ne sont pas identiques. Il doit comparer des droits, rechercher des analogies, distinguer des liens historiques et lingustiques avec des systèmes juridiques voisins.
En ce qui concerne la terminologie juridique, il sera présent devant la synonymie et la polysémie dont l’un des exemples les plus importants est le terme allemand « Bundesrat » traduit en français Conseil ou conseiller fédéral. Il trouvera une non-coïncidence d’un système juridique à un autre face à une terminologie fédérale et des terminologies cantonales). Il aura l’occasion de rechercher des équivalents préexistants et a le choix entre plusieurs termes possibles. Par ailleurs, il aura l’opportunité de crééer des équivalents dans des domaines nouveaux et pourra parfois s’appuyer sur d’autres système juridiques.
Au niveau des temps verbaux, le présent demeure le temps par excellence du discours législatif.
(d’après Bocquet Claude, 2008. La traduction juridique ; fondement et méthode. Collection Traducto. Bruxelles: De Boeck, FTI) et Dullion Valérie. Traduire les textes juridiques pour les institutions de la Suisse plurilingue, FTI)