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Au plus tard à 50 ans, chacun-e devrait connaître sa tension artérielle ainsi que son taux de cholestérol et de glycémie. En effet, des mesures de prévention permettent de se protéger efficacement de l’infarctus du myocarde et de prolonger son espérance de vie.
Dr Robert C. Keller, Directeur, Responsable recherche
Dans une étude publiée récemment, des chercheurs ont analysé les données d’environ 15 000 américains âgés de 50 à 89 ans. Ils ont formé un groupe de personnes n’ayant jamais fumé, non obèses et ne buvant de l’alcool qu’avec modération. Ils ont ensuite comparé ce
groupe avec la population générale des États-Unis. Le résultat était impressionnant: non seulement ces personnes affichaient-elles une espérance de vie de sept ans plus longue, mais les premiers symptômes d’invalidité n’apparaissaient chez elles que six ans plus tard. En comparant les meilleurs profils avec les moins bons, la différence d’espérance de vie était même de 12 ans chez les femmes et de 11 ans chez les hommes.
Si impressionnants que soient ces résultats, ils ne sont pas surprenants, étant donné que neuf infarctus du myocarde sur dix sont causés par des facteurs que l’on peut influencer. Il en va de même de l’attaque cérébrale. La plupart des maladies cardio-vasculaires sont en effet dues à des lésions insidieuses des vaisseaux sanguins qui progressent pendant des dizaines d’années: l’athérosclérose. Le tabagisme, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et le diabète font partie des principaux facteurs de risque. En connaissant ses risques et en agissant contre
eux, on peut se protéger. Faire par exemple baisser l’hypertension artérielle de 10 mmHg permet de réduire de 25% le risque d’infarctus du myocarde.
Mais l’hypertension artérielle illustre aussi que nombre de personnes ne connaissent pas leurs facteurs de risque: on estime qu’un adulte sur quatre en Suisse a une tension artérielle trop élevée, mais un tiers de ces personnes ne se savent pas concernées. Or, une légère
hypertension peut se normaliser en modifiant par exemple son alimentation et en ayant plus d’activité physique. Connaître ses facteurs de risque personnels permet donc non seulement un éventuel traitement médical, mais représente aussi une motivation à modifier son mode vie.
D’où notre appel à l’occasion de la Journée mondiale du cœur: prenez votre santé en main et débusquez vos facteurs de risque! C’est facile, efficace et scientifiquement prouvé.