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Le procureur général tessinois, Luca Marcellini, ne rouvrira pas le dossier sur les accusations formulées en Italie contre le président de la Lega, Giuliano Bignasca.
Selon le procureur, qui s'est prononcé mardi, il n'existe aucune base légale pour inculper au Tessin le politicien Giuliano. Bignasca, accusé de participation à un trafic international de cocaïne.
Pour Luca Marcellini, les accusations lancées par deux ex-dealers «repentis» ne sont pas crédibles. Au cours d'un procès qui avait eu lieu en 1997 à Milan contre une organisation de trafiquants de drogue liée à la «n'drangheta» (la mafia calabraise), les deux Italiens avaient mentionné Giuliano Bignasca.
Selon eux, le conseiller national tessinois avait pris part à l'importation en Suisse de plusieurs dizaines de kilos de cocaïne. La drogue aurait été acheminée d'Italie à bord de camions transportant du ciment destiné à l'entreprise de construction du même Giuliano Bignasca.
Ces déclarations avaient déjà été examinées en 1995 par le Parquet tessinois, qui n'y avait alors pas donné suite. Elles ont refait surface il y a quelques jours, lorsque la presse locale a ressorti l'affaire, après la publication du livre de l'ex-commissaire tessinois Fausto Cattaneo, en mars dernier.
Certaines de ses révélations impliquaient Giuliano Bignasca dans l'organisation de trafiquants italiens. Mais, toujours selon le procureur Luca Marcellini, sa réputation de cocaïnomane et son casier judiciaire chargé ne suffisent pas à faire du président à vie de la Lega le membre d'un clan international.
swissinfo avec les agences