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Les récents drames en Méditerranée - au cours desquels près d'un millier de migrants sont décédés -(HCR). Et les chiffres n'augurent aucune amélioration.
En quatre mois, 2015 a déjà été plus meurtrier en mer (1750 décès) que toutes ces dernières années, à l'exception de l'an dernier. De plus, 2014 avait déjà fait figure d'année "record", affichant 3500 décès, soit quatre fois plus qu'en 2013, d'après les estimations du HCR.
Forte hausse du nombre de migrants
Le nombre de réfugiés décédés en mer suit l'augmentation du nombre de personnes cherchant à rejoindre le sud de l'Europe en traversant la Méditerranée.
En 2014, ce chiffre a atteint près de 220'000, d'après Frontex, l'agence européenne de la coopération de contrôle des frontières.
Face à l'afflux de réfugiés, l'opération "Mare Nostrum" avait été mise sur pied fin 2013. Elle a permis de sauver 150'000 migrants en un an, selon la marine italienne. Depuis le 1er novembre 2014, l'opération "Triton", avec un budget et un rôle plus modestes, a pris le relais.
66'000 réfugiés syriens
Pour rejoindre le sud de l'Europe par la mer, la grande majorité emprunte la "route centrale". Celle-ci rallie l'île de Lampedusa, la Sicile ou Malte depuis la Libye, parfois la Tunisie. En 2014, l'agence Frontex a comptabilisé plus de 170'000 clandestins empruntant cette voie.
La route de l'Est passe elle par la Turquie, avant d'entrer dans l'Union européenne par la Grèce, la Bulgarie ou Chypre. Enfin, une autre voie est utilisée à l'ouest, entre le Maroc et l'Espagne.
Ces flux semblent avoir été renforcés en 2014 par les conflits au Moyen-Orient, notamment en Syrie. Plus de 66'000 réfugiés voulant rejoindre l'Europe par la mer sont d'origine syrienne, soit plus du double du nombre de Syriens ayant tenté la traversée en 2013.
>> Quelle politique pour l'immigration en Europe? Le débat dans l'émission Forum
Valentin Tombez