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La victime était décédée un mois et demi après une opération à l'Hôpital du Valais.
KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT(sda-ats)
Le Ministère public va reprendre la procédure lancée contre un médecin-chef et un chirurgien après le décès d'une patiente en 2013 à l'Hôpital de Sion. Les ordonnances de non-entrée en matière et de classement ont été annulées.
Dans une décision rendue le 28 mars et rendue publique mardi par la famille de la défunte, le Tribunal cantonal du Valais a admis les recours formés par le mari et les trois enfants de la victime. Ces derniers avaient attaqué le refus du Ministère public du Valais central de donner suite à leurs plaintes pour meurtre et lésions corporelles graves par dol éventuel (lorsque l'auteur agit tout en étant conscient des conséquences possibles) et faux dans les titres.
La cour rappelle notamment qu'une non-entrée en matière est exclue en cas de doute sur l'existence d'une infraction. Or on ne peut douter, selon les juges, d'une infraction aussi grave qu'un homicide tel qu'il a été dénoncé par les recourants. Le renvoi à jugement concernera tous les délits reprochés aux deux praticiens, y compris le faux dans les titres.
A ce propos, le tribunal relève que la "rédaction très tardive et seulement après le décès de la victime des protocoles opératoires ne manque pas d'intriguer." La patiente était décédée un mois et demi après une opération de résection du pancréas et du colon, suivie de nombreuses complications.
Une bataille d'experts s'en était suivie. Quant au médecin-chef qui défrayait la chronique dès 2010, il a démissionné en 2014.
ATS