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L’église paroissiale et la cure
La fondation de l’église paroissiale remonte probablement au haut moyen âge, bien que l’édifice actuel ne date, pour ses parties les plus anciennes, que du XIIe siècle et que son patronyme de saint Maurice n’existe que depuis le XVe siècle. Elle comprend un chœur roman et une nef dont les murs d’origine romane sont percés de baies gothiques et baroques. La tour, dont on a conservé la partie inférieure romane, a été élevée vers 1600 et reçut un étage et une flèche néogothiques à la fin du siècle passé. A l’intérieur, le visiteur remarquera un bel ensemble de style rococo, formé par 22 peintures, réparties sur les murs et le plafond, dues au talent de Jakob Stoll (1731-1812), contemporain du Souabe Gottfried Locher. Le maître-autel a été construit par le même artiste en 1762. Le tableau de l’autel latéral du Rosaire, remontant à 1633, ainsi que plusieurs statues du gothique tardif ou du baroque primitif, dont deux anges aux flambeaux de Hans Geiler (XVIe) et une statue d’une vierge du Rosaire de Jean-François Reyff (XVIIe), sont d’un intérêt particulier. Enfin, les vitraux armoriés des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles évoquent quelques familles qui ont marqué l’histoire de la région. La cure, érigée en 1566 par l’architecte François Cotti, bâtisseur, entre autres, du Collège Saint-Michel, complète, avec son aspect seigneurial, l’ensemble qu’elle forme avec l’église. C’est un exemple rare de cure de campagne fribourgeoise du XVIe.
Le manoir de Barberêche
Dressé sur un éperon de molasse, le manoir de Barberêche occupe probablement l’emplacement d’une forteresse du haut moyen âge. Après sa reconstruction, vers 1528, par Petermann de Praroman, il fut un des plus beaux édifices du gothique tardif qu’ait connu la région fribourgeoise. Depuis les transformations apportées dans les années 1840 par Alexis de Zurich, son architecture est fortement marquée tant par le style néo-classique que néo-gothique alors en vigueur à Munich, où son propriétaire avait passé un temps de formation. Le manoir de Barberêche constitue avec ses dépendances, son parc et ses allées. Maintenues depuis le XVIIIe siècle, un merveilleux témoin de l’époque romantique.
Le château fort de Petit-Vivy
Situé sur une terrasse plus exiguë que le manoir de Barberêche, le château fort de Petit-Vivy est signalé comme étant le seul lieu de garnison médiéval conservé sur l’espace des Anciennes Terres. Cette forteresse rurale de la période féodale tardive a été construite au XIIIe siècle, au moment de l’abandon de celle de Grand-Vivy. Avec une forme triangulaire, cet ensemble comprend, outre le donjon du XIIIe - avec des murs épais de 3,5 mètres à sa base - un mur d’enceinte, douve, corps de garde et logis sous la forme d’un charmant manoir.
Le manoir de Grand-Vivy
Cette construction de style gothique tardif se situe sur un « podium » occupé naguère par une forteresse médiévale. Abandonnée au profit de Petit-Vivy, on y signale un renouveau, à des fins résidentielles, au XIIe siècle, suivi d’une nouvelle période d’inoccupation dès le siècle suivant. La demeure actuelle a été construite en 1616 par Anne de Praroman. Une adaptation relativement douce au goût romantique s’est faite en 1860, pour nous léguer ce lieu paisible dans sa forme actuelle.