Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07262.jsonl.gz/1274

Puis-je réduire le risque d’infection du VIH immédiatement après une exposition au risque ?
On appelle " fenêtre immunologique ou sérologique " les premières semaines suivant une éventuelle infection. Pendant ce laps de temps, la présence du virus dans l'organisme ne peut être ni détectée ni exclue via un procédé médical. Cette fenêtre varie d'un individu à l'autre. Chez certaines personnes, l'infection peut être mise en évidence après deux semaines déjà, tandis que chez d'autres, il faudra plus de temps. Seul un résultat négatif après trois mois garantit qu'il n'y a eu aucune infection.
Après une situation à haut risque : il n'existe qu'une possibilité : dans les 48 heures qui suivent la situation à risque, annoncez-vous dans un centre de traitement VIH ou le service des urgences le plus proche :
- ICHV
- Services d'urgence des hôpitaux
Des professionnels évalueront le risque d'après votre description de la situation et vous proposeront éventuellement une prophylaxie post-exposition (PEP). Il s'agit d'un traitement antirétroviral qui réduit de manière considérable un éventuel risque de transmission - sans pouvoir l'exclure pour autant. Sa réussite est d'autant plus probable que le traitement aura débuté le plus tôt possible après l'exposition au risque.
Le recours à une PEP peut se justifier dans les situations suivantes :
- 1. Le partenaire impliqué est infecté par le VIH et c'est un fait établi ; il ou elle n'est pas traité(e) ou il suit un traitement antirétroviral dont l'efficacité n'est pas totale et
- a. Vous avez eu avec elle un rapport vaginal ou anal non protégé ;
- b. Vous avez eu avec elle un rapport oral non protégé avec éjaculation du partenaire dans votre bouche ;
- c. Vous avez utilisé le matériel d'injection de drogue appartenant à une personne porteuse du virus.
- 2. L'exposition au risque a eu lieu lors d'un viol.
- 3. Le ou la partenaire impliqué(e) dans la prise de risque vient d'une région ou appartient à un groupe dans lequel le VIH est très répandu.
Dans tous les autres cas, la PEP ne sera vraisemblablement pas prescrite.