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Le premier satellite-espion sud-coréen a bien été émis en orbite
La Corée du Sud a confirmé samedi que son premier satellite d'observation militaire avait bien été mis en orbite après son lancement la veille. Cette réussite intervient moins de deux semaines après le lancement par Pyongyang de son propre satellite-espion.
Le satellite de Séoul a été lancé par une fusée Falcon 9 de SpaceX depuis la base californienne de Vandenberg. Selon le ministère sud-coréen de la défense, la séparation entre la fusée et l'appareil est intervenue 11 minutes après le tir et que le satellite a atteint son orbite. "Nous avons confirmé les communications avec le contrôle au sol".
Le satellite sud-coréen doit surveiller les activités de la Corée du Nord, dotée de l'arme nucléaire. L'appareil doit être capable de détecter un objet aussi petit que 30 centimètres, selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.
"En considérant sa résolution et sa capacité d'observation de la Terre [...] notre technique satellitaire se place parmi les cinq premières du monde", a déclaré un responsable du ministère sud-coréen de la défense, cité par Yonhap. La Corée du Sud prévoit de lancer quatre satellites supplémentaires d'ici à la fin 2025 pour renforcer ses capacités.
"Surveiller Pyongyang"
Pour surveiller les activités de Pyongyang, "jusqu'ici, la Corée du Sud s'est beaucoup reposée sur les satellites de reconnaissance des Etats-Unis", a expliqué Choi Gi-il, professeur à l'université Sangji.
Bien que le pays "a déjà réussi à lancer un satellite militaire de communications, il a mis bien plus longtemps pour un satellite de reconnaissance, à cause de défis technologiques plus élevés", a-t-il ajouté. Mais après le lancement réussi par la Corée du Nord d'un satellite-espion, "le gouvernement de Corée du Sud [devait] lui aussi démontrer qu'il [pouvait] le faire".
Depuis le lancement du satellite nord-coréen "Malligyong-1" la semaine dernière, Pyongyang a affirmé avoir pu observer des sites militaires américains et sud-coréens, notamment des bases militaires américaines à Guam dans le Pacifique. Aucune image n'a toutefois été rendue publique.
Samedi, le régime a mis en garde Washington, promettant de mettre hors d'usage les satellites-espions américains en cas d'"attaque" contre son propre appareil, qui serait reçue comme une "déclaration de guerre".
ats, afp