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Le Mollendruz a son village de Gaulois. Ou plutôt son village de Coudrons. Une centaine d’habitants, établis au pied de la montée qui mène vers le col, autour de quelques rues et de pâturages, comme la région en compte beaucoup. Plusieurs vieilles fermes et l’ancien battoir attestent d’une histoire qui remonte loin dans les siècles.
La particularité du hameau? Son autonomie. Depuis 1583, année où la Confrérie de La Couldraz acquiert son indépendance, La Coudre vit sa vie comme elle l’entend et gère ses biens, dont les 80 hectares de forêts qui la séparent du col du Mollendruz. En bonne harmonie avec les communes qui l’entourent… contrairement aux irréductibles Gaulois.
Le hameau a longtemps été sur la voie qui, de Morges, menait de l’autre côté du Mollendruz, jusqu’à la Vallée de Joux.
Légèrement en retrait de la route entre l’Isle et Mont-la-Ville, le village peut très facilement échapper à l’attention du voyageur de passage. Il n’en a toutefois pas toujours été ainsi: le hameau a longtemps été sur la voie transjurane qui, de Morges, menait de l’autre côté du Mollendruz, jusqu’à la Vallée de Joux.
Les échanges étaient alors nombreux. L’Abbaye du lac de Joux, un monastère aujourd’hui disparu, y disposait d’ailleurs de son four à pain. C’est précisément le rachat de ce four aux seigneurs de La Sarraz, par les habitants, qui marque le début de son indépendance.
La Coudre fait référence aux Coudriers, des noisetiers qui proliféraient autrefois aux abords du hameau.