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Un sondage publié dans la NZZ am Sonntag souligne que les Suisses soutiennent la politique européenne du Conseil fédéral. Une majorité plébiscite le modèle d'accord que le gouvernement négocie actuellement avec l'Union européenne (UE).
Les sondés ont aussi un avis défavorable sur les initiatives proposées par l'UDC contre les juges étrangers et contre la libre circulation. Dans La Matinale de la RTS lundi, le président du parti Albert Rösti estime pourtant que sa formation ne fait pas face à un vent d'europhilie: "Personne n'a mené une campagne pour ou contre l'accord institutionnel avec l'Union européenne. Je ne vois pas de grand changement dans ce sondage."
Et Albert Rösti rappelle aussi que seuls 13% des sondés se déclarent favorables à une adhésion à l'UE. "C'est un signe assez clair qu'on ne veut pas adhérer", souligne-t-il.
"Même l'UDC est favorable aux bilatérales"
Alors que la dernière votation portant sur les relations entre la Suisse et l'UE avait été tranchée en faveur de l'UDC, avec l'acceptation de son initiative "Contre l'immigration de masse" le 9 février 2014, le sondage de la NZZ am Sonntag montre que 82% des sondés se déclarent favorables aux accords bilatéraux.
Pas question cependant pour Albert Rösti d'interpréter ce chiffre comme un changement dans l'opinion publique: "Même l'UDC est favorable aux bilatérales et l'a toujours été, contrairement à ce que nos adversaires ont dit. Avec cette initiative sur la libre circulation, on veut écarter un contrat bilatéral, qui est lié avec seulement cinq autres contrats. On a environ 120 accords au total. Si vous demandez à la population si elle est pour ou contre les bilatérales, vous aurez toujours une majorité favorable."
Propos recueillis par Romaine Morard
Adaptation web: Eric Butticaz
Un instrument pour réguler l'immigration est "nécessaire"
"Il faut avoir un instrument s'il y a tout à coup de nouveau 80'000 personnes qui immigrent en Suisse, au lieu des 8000 que le Conseil fédéral annonçait quand on a inventé la libre circulation. (...) Nous ne voulons pas éviter que les employés nécessaires viennent en Suisse. Par contre, nous voulons éviter tous ceux dont on n'a pas besoin", comme dans la construction ou dans l'hôtellerie, "là où le taux de chômage augmente."