Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06945.jsonl.gz/1098

Premiers cas de chirurgie psychique
Dans les années 1940, Eleuterio Terte et son élève Tony Agpaoa, associés à “l’union spirite chrétienne des Philippines”, ont formé de nombreuses personnes à cette méthode. En 1959, la pratique attira l’attention des États-Unis après la publication de l’ouvrage “Into the strange unknown” par Ron Ormond et Ormond McGill. Les auteurs appelaient cette méthode “la chirurgie de la quatrième dimension”. Ils écrivaient: “Nous ne savons pas que penser mais nous avons des films qui montrent qu’il ne s’agit pas du travail d’un magicien normal et il se pourrait bien qu’il s’agisse tout simplement de ce que les Philippins prétendent, soit un miracle de Dieu accompli au travers d’un chirurgien de la quatrième dimension”. Alex Orbito, qui devint très connu pour son association à l’actrice Shirley MacLaine, est un pratiquant de cette méthode. En juin 2005, Orbito a été accusé par les autorités canadiennes de charlatanisme. Celles-ci ont cependant abandonné toutes poursuites au bout de quelques semaines d’instruction, en l’absence d’éléments probants.
Des opérations sans instruments, ni anesthésie
La science occidentale réfute totalement la possibilité qu’un être humain puisse opérer un-e patient-e sans l’aide d’aucun instrument de chirurgie. Dans les années 70, une équipe de chercheurs occidentaux s’est rendue aux Philippines pour enquêter sur ces guérisseurs. Ele était composée de chercheurs venant de sept Pays. Ils étaient spécialisés dans différentes disciplines: médecine, biologie, parapsychologie, chimie, prestidigitation… Ils ont vu un grand nombre de guérisseurs et ont suivi plus particulièrement les “opérations” de Tony Agpaoa, très célèbre dans le Pays. Ces opérations suivent toutes le même schéma: le ou la patient-e est étendu-e sur une table et garde ses vêtements, seuls le ventre et parfois la poitrine sont découverts. Une serviette est placée sur les vêtements afin qu’ils ne soient pas tâchés. Le guérisseur s’approche alors du patient et, à l’aide d’un coton mouillé, nettoie le ventre en le frottant très fort. Il pétrit ainsi la chair doucement puis fermement.
Un liquide écarlate apparaît rapidement et les doigts ensanglantés du guérisseur semblent pénétrer dans la chair. S’il s’agit d’une tumeur, il extrait celle-ci après l’avoir poussée avec sa main.
Il malaxe à nouveau la plaie, puis frotte la chair avec un coton. La plaie est refermée et ne laisse voir aucune trace d’incision. Le patient ne ressent aucune douleur pendant toute l’opération qui ne dure pas plus de 2 à 6 minutes. Il peut alors s’en aller comme si de rien n’était. Les films réalisés sur le sujet sont peu probants, les clichés sont souvent pris de loin et donc assez flous. Cependant, l’hypothèse de l’hypnose collective a pu ainsi être écartée.
L’avis des scientifiques
Ces méthodes sont bien sûr rejetées par la médecine officielle. Une enquête de l’Association médicale américaine menée en 1960 avait conclu que ces guérisseurs étaient des escrocs. Par contre, l’enquête menée par George Meek dans les années 70 avait mis en avant la réalité des faits tout en soulignant que des fraudes existaient. Son équipe et lui-même avaient alors constaté qu’il y avait bien “matérialisation” du sang, des tissus et des organes humains ainsi que d’objets non humains. De nombreuses études scientifiques attestent la réalité du phénomène. La première grande étude est celle du Dr Sautemann qui a étudié 1200 cas, un an après qu’ils aient été traités aux Philippines, elle a trouvé un taux de guérison de 90%. Sigrun Seuteman, un médecin homéopathe, a supervisé plus de 6000 opérations. Il estime que dans 98% des cas le tissu conjonctif qui se matérialise à la surface du corps n’est pas humain, il constate néanmoins qu’un grand nombre de patients a effectivement subi une amélioration spectaculaire de l’état pathologique après l’opération.
“Ce qui compte pour moi, ce sont les résultats, J’en ai moi-même collecté en provenance du monde entier, je n’ai pas retrouvé exactement 90% de réussite mais pas loin en ne retenant que des cas terminaux, donc surtout des cancers métastatiques. Donc j’ai pu vérifier les résultats étonnants de cette pratique de guérison”. Jan Van Hermet, Professeur de Médecine, Dutch University College.