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3. FAQ sur la vaccination contre la COVID-19
L'infection par le coronavirus (SARS-CoV-2) cause le plus souvent une forme légère de COVID-19 chez les adultes et les enfants. La maladie est souvent plus grave chez les personnes âgées ou chez les personnes déjà atteintes dans leur santé (obésité, diabète, hypertension, maladie cardiaque ou pulmonaire, cancers, maladie ou traitement immunosuppresseur). Le COVID-19 peut entrainer des complications et nécessiter une hospitalisation prolongée, parfois aux soins intensifs. Même pour les personnes qui se sont remises de COVID-19, la maladie peut générer des problèmes de santé à long terme. C’est pourquoi il est important de se faire vacciner.
La Suisse a choisi d'offrir à sa population les vaccins fabriqués par les entreprises Pfizer/BioNTech et Moderna. Des études ont été réalisées sur ces vaccins. Elles démontrent qu’ils sont les plus efficaces. Le vaccin Pfizer/BioNTech a été approuvé par l'organe de contrôle Swissmedic le 19 décembre 2020.
Ce vaccin contient un morceau du code génétique du coronavirus appelé messager ARN. Le code ARN se trouve au milieu de minuscules gouttes de graisse. Le messager ARN va demander à nos cellules de fabriquer une protéine qui ressemble à l'enveloppe du coronavirus. Notre système immunitaire va ensuite reconnaître cette protéine et fabriquer des anticorps contre le coronavirus. Notre système immunitaire est ainsi préparé en cas d'infection. Il pourra éliminer rapidement le coronavirus s'il le rencontre. Le messager ARN injecté lors du vaccin est détruit automatiquement après 1-2 jours et disparait complètement de notre corps.
Plusieurs études ont été faites pour tester la sécurité et l'efficacité des vaccins. Ces études doivent respecter des normes internationales. Elles ont eu lieu dans différents pays et des milliers de personnes ont été d’accord d’y participer.
Ces études ont permis :
- de vérifier que les vaccins n'ont pas d'effet nocif sur la santé (sécurité);
- de prouver que les vaccins protègent de la maladie COVID-19 (efficacité):
Sur 100 personnes vaccinées avec deux doses, 95 personnes ont évité l'infection lorsqu'elles étaient exposées au virus. Les 5 personnes qui ont été infectées n'ont développé qu'une forme légère de la maladie.
C’est sur la base de ces études que l'organe de contrôle Swissmedic a approuvé ces vaccins. Deux doses sont nécessaires à un mois d'écart.
Plusieurs études ont été conduites pour tester la sécurité et l'efficacité des vaccins. Ces études doivent respecter des normes internationales. Elles ont eu lieu dans différents pays et des milliers de personnes ont accepté d’y participer. D'après ces études, les vaccins sont sûrs et bien tolérés par l’organisme, les effets indésirables sont généralement bénins et de courte durée.
Les plus fréquents comprennent :
- des réactions au point d'injection, comme des douleurs, des rougeurs et des gonflements ;
- des maux de tête, de la fatigue ;
- des douleurs musculaires et articulaires ;
- des symptômes généraux légers, tels que des frissons, une sensation de fièvre ou une légère fièvre.
Ces effets peuvent être traités avec du paracétamol.
Très rarement, on observe des effets secondaires graves, par exemple une réaction allergique (risque de moins de 1 personne sur 100'000). Cette réaction survient dans les minutes qui suivent l'injection et est rapidement contrôlée avec des soins médicaux immédiats. C'est pourquoi les personnes vaccinées sont surveillées un quart d'heure au moins après l'injection.
On ne connaît pas pour l’instant d’effets secondaires sérieux et durables. Les autorités et les fabricants continuent de surveiller les effets indésirables et récolter des données.
La vaccination est recommandée en priorité pour la population la plus à risque de complications lors d'une infection, c'est-à-dire :
- les personnes de 65 ans ou plus;
- les personnes déjà atteintes dans leur santé (obésité, diabète, hypertension, maladie cardiaque ou pulmonaire, cancers, maladie ou traitement immunosuppresseur).
Le reste de la population adulte pourra se faire vacciner plus tard, lorsque davantage de vaccins seront disponibles. Les enfants et adolescents sont pour l'instant exclus de la vaccination pour 2 raisons :
- les informations sur la sécurité du vaccin pour les enfants et les adolescents ne sont pas encore disponibles;
- ils ne développent pas de forme grave de la maladie.
Le vaccin n'est, pour l'instant, pas indiqué pour les enfants car les études conduites jusqu'à présent n'incluaient pas ce groupe de population et nous manquons de données. Un report de la vaccination est nécessaire dans les cas suivants:
- Infection COVID-19 aigüe (en cours)
- Autre maladie fébrile aigüe
- Infection COVID-19 récente dans les 3 derniers mois
- Quarantaine en cours
- Grossesse: pesée d'intérêts et évaluation avec le spécialiste en cas de vulnérabilité sévère.
Etre immunosupprimé ne constitue pas une contrindication à la vaccination. Dans ces situations, la réponse immunitaire risque d'être moins bonne; néanmoins la vulnérabilité liée à l'immunosuppression est en soi un critère pour profiter de la vaccination et essayer de "booster" le système immunitaire. Discutez-en avec votre médecin.
La protection contre le COVID-19 commence deux semaines après la première injection. Elle est maximale une semaine après la deuxième injection.
On ne connait pas encore la durée de la protection. Elle pourrait être de plusieurs mois ou plusieurs années. On appréciera mieux la durée de protection du vaccin lorsque l'on aura plus de recul. Un vaccin de rappel pourrait être nécessaire après la deuxième dose.
La vaccination contre le COVID-19 est gratuite. Les coûts sont pris en charge par l’assurance maladie (sans franchise), les cantons et la Confédération. La vaccination n’est soumise ni à la franchise ni à la quote-part.
Les personnes vulnérables, c’est-à-dire les personnes âgées de 65 ans ou plus (initialement : 75 ans ou plus) ont été contactées pour les premières vaccinations. Dès réception des doses en plus grande quantité, la vaccination sera étendue aux autres groupes et la vaccination se fera dans plusieurs centres de vaccination. Une pré-inscription en ligne est possible dès le 4 janvier.
L’Office fédéral de la santé publique, la Commission fédérale pour les vaccinations, les médecins cantonaux, les sociétés suisses de médecins et de spécialistes vous recommandent de vous faire vacciner. N'hésitez pas à en parler avec votre médecin traitant.
Non, car le petit segment de code génétique (ARN) qui est injecté ne pénètre pas dans le noyau de nos cellules où se trouve notre ADN. Il ne peut donc pas modifier notre code génétique. Par ailleurs, l'ARN injecté est très fragile et est automatiquement éliminé par notre corps deux jours après l'injection. L'ARN reste dans le corps juste le temps de produire des protéines qui déclenchent la réaction du système immunitaire, c'est-à-dire la production d'anticorps. Ces protéines, elles aussi, disparaissent ensuite.
Même si les vaccins à ARNm constituent une nouvelle technologie, ils ont déjà fait l’objet de près de 30 ans de recherches dans le monde entier (1ères études en 1993). Un grand nombre d’essais et de résultats sont ainsi déjà disponibles.
Les vaccins sont sûrs. Ils ont été testés sur des milliers de personnes lors des études qui ont permis d'établir leur sécurité et leur efficacité, avec plus de 3 mois de recul (durée exigée pour la mise sur le marché). Il s'agit de 44'000 personnes pour le vaccin Pfizer et 37'000 personnes pour le vaccin Moderna, soit près de 80'000 personnes au total.
Ces études ont montré qu'il y a des effets secondaires légers, les plus courants sont une douleur au point d'injection, de la fatigue, des maux de tête, des courbatures ainsi que de la fièvre ou des frissons; ils sont bénins, classiques après un vaccin et disparaissent après quelques jours.
De très rares effets secondaires sévères existent, notamment une réaction allergique à l'un des composants du vaccin (moins de 1 personne sur 100'000). C'est pour cette raison que le vaccin est contre-indiqué pour les personnes ayant une allergie sévère confirmée à l'un des composants du vaccin (notamment le PEG, polyéthylène glycol). Cette réaction survient dans les minutes qui suivent l'injection et peut être rapidement contrôlée avec des soins médicaux adéquats. C'est pourquoi les personnes vaccinées sont surveillées un quart d'heure au moins après l'injection.
Les études menées ont permis d'autoriser la mise sur le marché du vaccin (par Swissmedic le 19 décembre 2020 pour Pfizer, et le 12 janvier pour Moderna).
Le risque d'un effet secondaire sévère est nettement plus faible que celui d'une complication de la maladie COVID-19.
Depuis l'autorisation d'utilisation de ces vaccins par les organismes de contrôle des différents pays, des campagnes ont été lancées et des millions de personnes ont été vaccinées dans le monde. Ces campagnes de vaccination font l'objet d'une surveillance permanente y compris en Suisse (c'est ce qu'on appelle la pharmacovigilance) et il n'y a pas d'informations supplémentaire indiquant un risque accru lié à la vaccination. Les Norvégiens ont évoqué des décès chez des personnes âgées qui ont été vaccinées, mais leurs autorités sanitaires ont annoncé que pour tous les cas analysés, il n'y a aucune évidence que le décès ait été causé par la vaccination. À ce jour, il n’y a aucune nouvelle alerte de sécurité vaccinale malgré des dizaines de millions de personnes vaccinées.
La vaccination contre le COVID-19 repose sur le choix de chacun en Suisse. C'est une décision libre de chaque individu.
La loi sur les épidémies prévoit que la Confédération et les cantons peuvent déclarer obligatoires des vaccinations pour des groupes de personnes vulnérables et pour certaines personnes à des conditions très strictes. Cela n'est pas le cas actuellement. Et cela n'est pas nécessaire aujourd'hui: de très nombreuses personnes souhaitent se faire vacciner et s'inscrivent mais le nombre de doses à disposition est modeste. C'est la raison pour laquelle il faut prioriser l'accès au vaccin. Nous faisons plutôt face à la situation inverse, et ceci pour les quelques mois à venir encore.
Non, les gestes barrières restent nécessaires car même si la vaccination protège contre une forme sévère de la maladie. On ne sait pas encore avec certitude si être vacciné empêche de transmettre le virus. Les gestes barrières (hygiène des mains, port du masque et distance sociale) restent donc essentiels, même pour les personnes vaccinées.
Non, la vaccination protège d'abord les personnes qui se font vacciner contre une forme grave de la maladie. Plus le nombre de personnes vaccinées augmente, moins le virus circule. On ne s'attend néanmoins pas à une immunité de groupe suffisante pour freiner l'épidémie dans les prochains mois.
Actuellement, une personne qui a été infectée est protégée pendant trois mois car elle a produit ses propres anticorps contre le virus. C'est ce qu'on appelle l'immunité naturelle. La vaccination n'est pas nécessaire tant que l'immunité naturelle protège. C'est pourquoi, en cas d'infection, on doit attendre trois mois avant de s'inscrire pour la vaccination. Il faut repousser sa vaccination si on est malade.
Il peut arriver que l'on tombe malade du COVID-19 entre les deux doses de vaccin: dans ce cas, il faut alors repousser la deuxième dose à 3 mois après l'infection.
Dans tous les cas, une sérologie n'est jamais nécessaire avant de se faire vacciner.
Selon les recommandations de l'OFSP, la vaccination est prévue en priorité pour les groupes cibles suivants:
- Personnes vulnérables
1.1 Personnes de 75 ans et plus (en cours actuellement)
1.2 Adultes atteints de maladies chroniques à haut risque de complications (selon les critères médicaux précis de l'OFSP, les médecins traitants délivrent une attestation aux patients, à présenter au centre de vaccination lors du rendez-vous)
1.3 Personnes de 65 à 74 ans
1.4 Personnes de moins de 65 ans atteintes de maladies chroniques
Puis:
- Personnel de santé en contact avec les patients et personnel encadrant des personnes vulnérables;
- Personnes en contact étroit avec des personnes vulnérables (membre d'un même ménage);
- Adultes vivant dans des structures communautaires à risque accru d’infection et de flambées;
- Autres personnes adultes ne faisant pas partie de la liste ci-dessus.
Actuellement, la vaccination est prévue en priorité pour les personnes vulnérables afin de les protéger du risque de complications de la maladie voire de décès. Dans cette première phase de vaccination, on cherche donc à protéger du risque de décès et du risque de maladie très grave ceux qui sont le plus à risque.
Cependant, la vaccination sera ensuite recommandée pour l'ensemble de la population car :
- La vaccination vous protège de la maladie COVID-19. Même si de nombreuses personnes ne développent pas de symptômes ou seulement une forme légère de la maladie, des complications graves sont possibles. Même chez les personnes guéries, y compris les jeunes et en bonne santé, l'infection peut laisser des séquelles comme des difficultés à respirer en cas d’effort ou une fatigue.
- En vous faisant vacciner, vous protégez aussi en partie votre entourage ainsi que les personnes qui ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons médicales (par exemple immunosuppression sévère). Par votre vaccination, vous contribuez à protéger d’autres personnes et à réduire le nombre d’infections.
- Le coronavirus a un grand impact sur la vie sociale et économique. Moins les infections seront nombreuses, plus tôt un retour à la normale sera possible. La vaccination permet ainsi de réduire les conséquences négatives sociales, économiques, psychologiques et sanitaires liées à la pandémie.
- Enfin, la vaccination diminuera la surcharge des hôpitaux puisque moins de personnes seront sévèrement malades, et permettra ainsi de maintenir le bon fonctionnement de notre système de santé.
Non, il faut repousser la vaccination au terme de la quarantaine. Si un rendez-vous était déjà pris, il faut appeler le centre de vaccination où l'on était inscrit pour déplacer le rendez-vous.
Non, la vaccination n'est pas indiquée pendant une infection au COVID-19 en cours. Il faut attendre trois mois avant d'effectuer le vaccin car l'infection offre une immunité naturelle de trois mois au moins qui protège d'une réinfection.
Il y a peu de différences entre les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna. Les différences sont:
- Le vaccin de Pfizer/BioNTech est autorisé à partir de 16 ans, celui de Moderna à partir de 18 ans.
- Les vaccins contiennent des additifs différents.
Beaucoup d’éléments sont similaires ou identiques pour les deux vaccins. Les similitudes sont pour les vaccins :
- Tous deux sont des vaccins à ARNm.
- Les deux ont une efficacité élevée, de près de 95%.
- Les deux produits sont bien tolérés.
- Deux injections sont nécessaires à quatre semaines d’intervalle environ. Si le délai entre les deux doses est un peu plus long, cela n’a pas d’incidence sur l’efficacité.
- La seconde injection doit être effectuée avec le même vaccin.
- Les deux produits contiennent du polyéthylène glycol (PEG). Une vaccination contre le COVID-19 est contrindiquée si vous avez une forte allergie connue à cette substance.
Actuellement, il n’est pas possible de choisir son vaccin. Le vaccin administré va dépendre de sa disponibilité. Les deux vaccins autorisés et recommandés en Suisse sont efficaces et sûrs.
L'inscription se fait sur internet en se munissant de sa carte assuré LAMal et en indiquant un numéro de portable qui permettra de confirmer l'inscription.
Attention, les rendez-vous pour la vaccination sont attribués en fonction du nombre de doses disponibles et dans l'ordre de priorité défini par les autorités sanitaires. Ainsi, les personnes âgées de 75 ans ou plus reçoivent rapidement un rendez-vous, les groupes suivants sont mis en liste d'attente et recevront une alerte dès qu'un rendez-vous sera disponible.
Pour les personnes de 75 ans ou plus qui ne peuvent pas s'inscrire sur internet et ne parviennent pas à se faire aider par un proche pour l'inscription en ligne, il est possible de s'inscrire en appelant la Ligne verte au 0800 909 400.
Pour les personnes particulièrement vulnérables atteintes de maladies chroniques avec un risque élevé de complications en cas d'infection au COVID-19, le médecin traitant remet une attestation de priorité à la personne concernée. Il peut transmettre cette attestation par courrier ou courriel ou en main propre à un proche. La personne qui s'inscrit doit conserver cette attestation et la présenter lors de son rendez-vous pour la vaccination. Sans cette attestation, il ne lui sera pas possible de se faire vacciner.
Il existe actuellement quatre centres de vaccination à Genève (M3 Sanitrade aux Eaux-Vives, la Clinique et Permanence d'Onex, la Clinique de Carouge et la Clinique Générale-Beaulieu). Deux autres centres vont ouvrir prochainement, notamment aux HUG (au Centre médical universitaire) et à la Clinique des Grangettes.
Il est possible de choisir le centre de vaccination lors de l'inscription sur internet. Si l'on coche tous les centres, on laisse ouvert la possibilité d'avoir un rendez-vous libre dans un délai plus court et on augmente les possibilités d'obtenir un rendez-vous rapidement.
Les frontaliers couverts par l’assurance-maladie obligatoire en Suisse (LAMal) peuvent se faire vacciner dans notre pays conformément aux recommandations de vaccination. Le coût est pris en charge par l’assurance-maladie obligatoire, la Confédération et les cantons.
Les frontaliers qui ne sont pas assurés en Suisse mais qui, du fait de leur activité professionnelle, sont exposés à un risque d’infection (p. ex. personnel de santé en contact avec des patients ou personnel d’encadrement des homes et des EMS) peuvent également se faire vacciner dans notre pays selon la même procédure, et les mêmes critères de priorité.
Pour les frontaliers assurés à l’étranger qui ne font pas partie des catégories professionnelles exposées, le coût doit être pris en charge par leur assurance-maladie. Il leur est donc recommandé de se faire vacciner dans le pays où ils sont domiciliés.
Le vaccin contre le COVID-19 protège également contre les nouveaux variants du coronavirus initialement identifié en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud et qui circulent actuellement en Suisse. En effet, les mutations observées ne remettent pas en question la protection du vaccin car les mutations n'affectent pas les éléments déterminants pour le mécanisme de protection du vaccin.
Les autorités sanitaires suisses suivent de près les évolutions des nouveaux variants au niveau international. Si nécessaire, il sera possible de modifier le vaccin en conséquence.
D'autres réponses aux questions les plus communes sont disponibles sur le site de l'OFSP
Plus d'information
La ligne d'information générale COVID-19 0800 909 400 répond également aux questions liées à la vaccination.