Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07248.jsonl.gz/479

En Chine, certains hôpitaux sont surchargés de patients souffrant de pneumonie. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a donc demandé à la Chine de fournir des informations complètes à ce sujet. Les experts veulent savoir si un nouvel agent pathogène est à l'origine de ces nombreuses maladies pulmonaires et respiratoires.
Il s'avère que ce n'est pas un nouvel agent pathogène qui cause la multiplication des maladies respiratoires. Les déclencheurs sont avant tout des virus, entre autres les virus de la grippe et RS, ainsi que des mycoplasmes. Les cas de mycoplasmes se sont également multipliés en Suisse, comme le confirme Patrick Meyer Sauteur, infectiologue à l'hôpital pédiatrique universitaire de Zurich.
Les mycoplasmes (Mycoplasma pneumoniae) sont des bactéries présentes dans le monde entier et uniquement chez l'humain. Patrick Meyer Sauteur explique:
Typiquement dans les familles, les écoles et l'armée, où les gens sont proches les uns des autres pendant une longue période. Ceux-ci entraînent des pneumonies qui, dans la plupart des cas, sont relativement bénignes. Ce n'est que rarement que l'on observe des évolutions plus graves, de sorte que ces personnes ont, par exemple, besoin d'oxygène supplémentaire à l'hôpital.
L'infection des voies respiratoires se propage désormais en Suisse. Les symptômes ressemblent à ceux de la grippe, mais peuvent être distingués. Patrick Meyer Sauteur explique:
Dans le cas des mycoplasmes, on observe d'abord une toux qui dure longtemps, puis de la fièvre apparaît plus tard. Ces deux phénomènes peuvent durer des jours et des semaines. Ensuite, soit la situation s'améliore, soit le patient est tellement malade qu'il doit consulter un médecin.
Le traitement d'une infection par des mycoplasmes se fait à l'aide d'antibiotiques spécifiques. «Les antibiotiques traditionnels à base de pénicilline ne sont pas efficaces», explique l'infectiologue de l'hôpital universitaire, qui a récemment publié une étude sur la résurgence des mycoplasmes en Europe et en Asie dans la revue spécialisée The Lancet Microbe. Mais la plupart du temps, la maladie guérit d'elle-même, sans qu'une antibiothérapie soit nécessaire. Celle-ci est prescrite aux patients présentant une évolution grave.
En Chine, on pense que la stratégie «zéro covid» pendant la pandémie a créé un terrain favorable pour les mycoplasmes. Les bactéries ne rencontrent actuellement que peu de résistance de la part du système immunitaire, ce qui entraîne une forte recrudescence. Patrick Meyer Sauteur explique:
En hiver, les virus Influenza et, chez les enfants, les virus RS viennent s'ajouter au Covid. Ceux-ci entraînent généralement des hospitalisations plus fréquentes. L'infectiologue conseille donc d'appliquer de nouveau certaines mesures préventives: hygiène des mains, garder ses distances et rester chez soi lorsqu'on est malade. «Mais il n'est pas nécessaire de prendre des mesures spéciales contre les mycoplasmes», dit Patrick Meyer Sauteur. Il faut se rendre chez le médecin si l'état général se dégrade sensiblement ou si l'on a du mal à respirer. Cela vaut également pour les adultes.
Traduit et adapté de l'allemand par Tanja Maeder
Comment équiper l'armée suisse le plus rapidement possible? Une thématique qui anime de nombreux milieux. Le chef de l'armée demande 20 000 militaires supplémentaires. De son côté, l'UDC veut rapidement débloquer un fonds. Cette frénésie est liée, dans l'esprit de ces élus, à l'imprévisibilité de Vladimir Poutine, le risque d'une attaque russe contre l'Europe et, par voie de conséquences, aussi contre la Suisse.