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Ambitieux, Warhol entretient un rapport particulier avec l’argent. Ses représentations du billet dollar seul ou en sérigraphies jouent entre attraction et répulsion. Le pouvoir financier donne accès à tous nos désirs, mais fait-il le bonheur ? Warhol aborde d’une manière directe et non revendicatrice la politique mondiale des années 60 et 70 avec ses portraits de Mao colorés à souhait, ridiculisant finalement cette figure mythique. Et puis il y a les Kennedy et leur lot de tragédies, la mort, la violence, les accidents. Warhol reproduit les images piochées dans les journaux, les médias et nous les sert brutalement, sans filtre.
Sex and rock and roll
Warhol assume son homosexualité, mais ne l’avouera jamais à sa mère. A New-York, il fréquente l’univers underground avec ses fêtes luxueuses en compagnie d’hommes riches et célèbres. Cependant, il protège sa vie intime. L’artiste observe, questionne son entourage gay et s’en inspire pour son travail. « L’amour fantasmé vaut bien mieux que l’amour vécu. ne pas passer à l’acte, c’est très excitant », cette citation de Warhol parle d’elle-même.
Warhol était aussi un mélomane éclectique. Passionné d’art lyrique (Wagner et Maria Callas), l’excentrique Andy collectionne les disques de Judy Garland et d’Elvis Presley. Il a dessiné 50 pochettes de disques pour tous les styles : Aretha Franklin, Liza Minelli, les Rolling Stones. En 1965, il fait une rencontre le groupe Velvet Underground, dont la musique correspond à sa vision artistique. Il devient leur manager.