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La carte du risque d’érosion du sol présente une vue d’ensemble du danger de perte de sol en Suisse, notamment dans les terres assolées. A l’aide du modèle d’érosion empirique d’équation générale de perte de sol («Universal Soil Loss Equation» USLE), le risque à long terme d’érosion du sol a été calculé à grande échelle sur une grille hectométrique après avoir adapté ce modèle aux conditions suisses. La carte en question fournit une base qui permettra aux cantons d’établir des cartes détaillées ou d’approfondir l’étude de zones particulièrement menacées. En admettant que toutes les terres assolées soient labourées, qu’aucune culture dérobée ne soit pratiquée et que le schéma des rotations reste le même qu’aujourd’hui, nous obtenons les résultats suivants: 61 % de la surface des terres assolées présentent à long terme une perte moyenne de sol inférieure à 2 t/ha et an, ce qui les classe parmi les surfaces peu menacées d’érosion. 22 % se situent dans la marge critique entre 2 et 4 t/ha et an; 17 % dépassent le seuil des 4 t/ha et an et sont donc jugées comme gravement menacées d’érosion. La répartition spatiale des pertes est très hétérogène dans les régions où se trouve la majeure partie des terres assolées, abstraction faite des zones où ces terres se concentrent au même endroit. Selon un calcul de scénario dans lequel le labour du sol est entièrement remplacé par le semis direct et les jachères hivernantes par des cultures dérobées, le risque d’érosion du sol se réduit de deux tiers en moyenne.
La fixation symbiotique de l'azote par des bactéries dans le sol en cohabitation avec des légumineuses entraîne une réduction du besoin en engrais. Dans les exploitations agricoles, ce paramètre n’est toutefois pas facilement mesurable. Or, des chercheurs d'Agroscope ont développé une méthode qui permet d'évaluer, au niveau de l’exploitation, les apports d'azote par la fixation symbiotique.
En Suisse aussi, la période de végétation s'est nettement allongée suite à l'augmentation des températures globales et régionales. À l’aide de données de l'Office fédéral de météorologie et de climatologie, Agroscope montre l'évolution de la période de végétation depuis le début du siècle dernier.
La réserve de minéraux phosphatés utile à la fabrication d’engrais pourrait être épuisée d’ici quelques décennies à l’échelle mondiale. Cette étude présente une piste pour recycler un sous-produit industriel suisse en engrais phosphaté.