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Pékin - Des militants pro-démocratie chinois, proches du prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, ont affirmé ce lundi subir une vague de répression. Ils dénoncent la détention de plusieurs dissidents et le piratage de sites internet d'opposition.
Ces derniers jours plusieurs opposants ont disparu de façon inexpliquée, leur téléphone portable a été coupé et ils doivent se trouver en détention dans un endroit inconnu, a expliqué Zhang Xianling, l'une des membres de l'association des "Mères de Tiananmen".
Parmi les personnes interpellées se trouve Ding Zilin, la responsable des "Mères de Tiananmen", a précisé Mme Zhang. "Nous condamnons vivement le gouvernement qui prive de sa liberté Ding Zilin", a-t-elle déclaré à l'AFP.
Depuis quatre jours, les membres de l'association essayent en vain de joindre Ding Zilin et son époux Jiang Peikun. La responsable des "Mères de Tiananmen" devait se trouver à Wuxi (est) où elle possède une résidence.
Sur leur page Facebook, les "Mères de Tiananmen" ont par ailleurs exigé la libération de Liu Xia, l'épouse de Liu Xiaobo assignée à résidence depuis l'octroi à son époux de la prestigieuse récompense.
Selon l'organisation Chinese Human Rights Defenders (CHRD), d'autres militants ont été interpellés et placés en détention ces derniers jours, dont Liao Shuangyuan et sa femme Wu Yuqin, un couple qui participait à un dîner à Pékin célébrant le Nobel de Liu Xiaobo.
De son côté Parmi les Chinois, la vice-ministre chinoise des Affaires étrangères Fu Ying, a commenté dimanche l'attribution du prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo durant une conférence internationale consacrée à la gouvernance mondiale à Marrakech.
"En ce qui concerne les Chinois, le comité du prix Nobel de la Paix a toujours nommé des gens étranges", a-t-elle estimé, une phrase qui pourrait aussi viser le dalaï lama, chef spirituel et politique des Tibétains en exil, qui a obtenu le prix en 1989.
ATS