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Elle ne disposait pas de majorité en raison d'une conjonction des oppositions au texte entériné par les Européens.
L'une des pierres d'achoppement concerne la clause de sauvegarde ("backstop") qui doit empêcher le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, supprimée depuis les accords de paix de 1998.
"Si nous organisions le vote comme prévu demain, l'accord aurait des chances importantes d'être rejeté", a expliqué Theresa May aux députés, tout en leur répétant que son texte était le meilleur possible. "Nous allons donc reporter le vote prévu demain et nous n'allons pas diviser la chambre en cette période", a-t-elle poursuivi.
En attendant, la Première ministre a annoncé avoir demandé à son gouvernement d'accélérer les préparatifs pour une sortie sans accord de l'Union européenne, redoutée par les milieux économiques.
Nouvelles négociations
Theresa May n'a pas fourni de date pour la consultation des députés, qui pourrait intervenir après Noël selon certaines sources. Mais elle a tenté de se montrer rassurante en annonçant qu'elle allait renégocier certaines dispositions de l'accord avec les Européens.
S'exprimant devant la Chambre des communes, la cheffe du gouvernement a précisé qu'elle avait eu des contacts avec ses partenaires européens et que ceux-ci, a-t-elle affirmé, étaient ouverts à la discussion.
Cette déclaration a été rapidement contredite par Paris et Berlin.
agences/lan
Donald Tusk exclut toute renégociation de l'accord de Brexit
"Nous ne renégocierons pas l'accord, y compris le filet de sécurité, mais nous sommes prêts à discuter de la manière de faciliter la ratification britannique", a annoncé D.Tusk dans un message sur twitter après l'annonce du report du vote au parlement britannique.