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Les fondants
Au cours du temps, divers fondants ont servi. La plupart ont en commun des éléments alcalins, comme le sodium (Na), le potassium (K) et même le calcium (Ca). Les fondants des premiers verres étaient des cendres de plantes halophytes (plantes adaptées aux milieux salés ; la salicorne ou le palétuvier sont des plantes halophytes). De tels fondants ont longtemps été utilisés pour produire les verres vénitiens.
A l’époque romaine, on utilisait le natron, soude minérale exploitée dans la partie émergée de lacs salés ou de lagunes en Basse-Egypte (le nord de l’Egypte actuelle). Le terme « natron » provient du Ouadi Natroun, ou Wadi el Natrun (« vallée du natron », région aride du désert occidental égyptien, à l’ouest du Caire). Les Romains fabriquaient du verre de type natron (sodique) à l’échelle industrielle le long de la côte orientale de la Méditerranée (Israël, Syrie, Palestine). Ce verre était transporté par voie maritime vers l’Europe où des ateliers le refondaient et le transformaient en produit fini.
Dans l’Europe du Moyen Age, des cendres de bois ont été utilisées. Elles donnaient des verres potassiques, moins stables que les verres plus anciens. Production locale de verre et fabrication d’objets finis se trouvaient alors sous un même toit (« Hüttenglasproduktion »). Par la suite, on a fabriqué des verres à base de plomb (verre de Bohème, cristal anglais).
Actuellement, on tire parti d’autres fondants tels le borax pour des verres résistant à la chaleur. On fabrique également de la soude industrielle.