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Les homonymes sont dus aux évolutions phonétiques d’étymons différents: les deux verbes latins laudare et locare ont donné la même forme française louer, l’un avec le sens d’adresser des louanges et l’autre avec le sens de donner ou prendre en location.
En envisageant les formes écrites et orales, on parle d’homophonie quand les mots se prononcent de la même façon, d’homographie quand ils ont la même orthographe.
> Le substantif car et la conjonction car se prononcent et s’écrivent de la même façon: ce sont des homophones homographes;
> Vin, vingt, vain se disent de la même façon [v ɛ̃ ] mais s’écrivent différemment: ce sont des homophones non homographes;>
> Ils peuvent aussi appartenir à des classes grammaticales différentes : > les savons et nous savons.
Homonymie ou polysémie ?
En principe, les deux notions semblent bien séparées et il est a priori facile de différencier des homonymes (ils ont le même signifiant mais des sens très différents) et un mot polysémique (un seul signifiant avec plusieurs sens). On les voit apparaitre nettement dans les dictionnaires: pour le mot polysémique, une seule entrée en gras et plusieurs sens. Les homonymes, eux, ont des entrées différentes, généralement numérotées.
1. VOLER v.i. (lat. volare). Se mouvoir, se maintenir dans les airs.
2. VOLER v.t. (lat. volare). S’approprier quelque chose par un vol; léser, dépouiller quelqu’un par un vol.
N.B. Il arrive parfois qu’un mot décrété homonyme dans un dictionnaire soit déclaré polysémique dans un autre. Ces hésitations sont intéressantes car elles montrent aux élèves que rien n’est fixé définitivement. Mais la polysémie est quasiment toujours l’hypothèse à privilégier car elle constitue la grande spécificité des langues et elle va dans le sens de leur cohérence.
Voir également la page CHAMP SEMANTIQUE.