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Le 12 septembre, le Grand Conseil genevois a accepté une modeste réduction de la "compensation" des places de stationnement supprimées en surface par de nouvelles places de stationnement en sous-sol. Pour accélérer la concrétisation de la loi pour une mobilité "cohérente et équilibrée", adoubée en 2016 par le peuple) à deux contre un), 4000 places de stationnement en surface pourraient ainsi être supprimées sans être compensées par de nouvelles places, notamment en tenant mieux compte des places inutilisées dans les parkings existants. Hurlements du TCS et des patrons du petit commerce, qui lancent ensemble un référendum dilatoire, au prétexte qu'il ne faut pas s'attaquer au stationnement mais au trafic de transit. Comme si la volonté de réduire l'un et celle de réduire l'autre étaient contradictoires et incompatibles. Et comme si s'attaquer à l'un n'était pas un moyen de réduire l'autre. Il faut bien commencer quelque part -quitte à entendre le TCS et les commerçants clamer qu'il fallait commencer ailleurs. Le plus loin et le plus tard possible.
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Piéton taine et tonton
Par plus de 65 % des voix, et une participation de 38 % plutôt supérieure à la moyenne, les électrices et électeurs de la Ville de Genève ont refusé dimanche le modeste crédit de 5,36 millions de francs destiné à essayer, pendant un an, de « piétonniser » 50 rues ou tronçons de rue, en guise de première tentative de concrétiser l'initiative des Verts pour 200 rues piétonnes. Seuls quatre arrondissements ont accepté le crédit. Et les majorités négatives ont été d'autant plus fortes qu'elles s'imposaient dans des quartiers non concernés, ou peu concernés, par le projet.
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Plan genevois de « piétonnisation » du centre-ville :
Des parkings pour payer la « paix des transports » ?
Plein de bonne volonté, le Conseil administratif de la Ville de Genève veut établir « la paix des transports » entre les défenseurs des zones piétonnes et le lobby de la bagnole, en accordant au second, en échange de son soutien aux premières, un parking souterrain. Mais c'est assez mal parti. Son plan (qui implique notamment la construction d'un parking souterrain à Rive en échange d'une « piétonnisation » de quelques rues et tronçons de rues) est rejeté à la fois par l'Association Transports et Environnement (ATE) et la gauche, et les commerçants du Groupe Transports et Economie (GTE). La Ville souhaite faire accepter le principe général de la suppression du plus grand nombre possible de places de parc en surface pour créer des zones piétonnes, en compensant les places de parc supprimées en surface par la création de places de parc en sous-sol, mais pas forcément dans le même périmètre. L'ATE et la gauche refusent de signer un « chèque en blanc », sans garantie et sans réelle concertation préalable, le GTE et la droite refusent la compensation de places supprimées en surface par des places en sous-sol, si les secondes ne se trouvent pas à côté des premières. Les commerçants (et la droite du Conseil municipal) exigent en outre que l'on construise d'abord de nouveaux parkings avant de supprimer des places existantes et de créer des zones piétonnes.