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De nouveaux acteurs, de nouvelles technologies et des circonstances géopolitiques inédites rendront nécessaires à l’avenir de nouveaux traités sur les systèmes d’armes nucléaires et leurs vecteurs. A la lumière des conséquences qu’aurait un hiver nucléaire, le nombre d’armes doit enfin être réduit de manière drastique. Ces réflexions ne sont en aucun cas nouvelles, mais elles méritent aujourd’hui une attention particulière. De manière générale, une réévaluation complète des arsenaux est probablement nécessaire, car reprendre simplement là où nous nous sommes arrêtés il y a dix ans n’a aucun sens.
En 1987, le président américain Ronald Reagan et le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev signaient le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). On fait souvent référence à cet accord en tant que «zéro option», car il prévoyait la destruction des armes nucléaires existantes et le renoncement à la construction de nouvelles armes nucléaires de courte et moyenne portée; c’est-à-dire d’une portée comprise entre 500 et 5 500 km. En conséquence, les Etats-Unis ont détruit leurs stocks de missiles nucléaires à moyenne portée Pershing II et l’Union soviétique et la Russie ont détruit leurs RSD-10, qui étaient connus en Occident sous le nom de SS-20. Toutefois, les armes aériennes et maritimes de moyenne portée n’ont pas été affectées par le traité FNI. A la suite des accusations de longue date de la Russie, selon lesquelles les Etats-Unis auraient violé le FNI, l’administration Trump a mis fin au traité le 1er février 2019. Par la suite, la Russie s’est également retirée du traité FNI, qui a officiellement cessé d’être en vigueur le 2 août 2019.1
En 2010, lors du sommet de Prague, le président russe de l’époque Dmitri Medvedev ainsi que le président américain Barack Obama ont signé le traité de réduction des armes stratégiques, également connu sous le nom de nouveau traité START.2 La Russie et les Etats-Unis ont convenu de réduire le nombre d’ogives de 2 200 à 1 550 chacune et le nombre de vecteurs de 1 600 à 800. Entré en vigueur en février 2011, il devait le rester jusqu’en février 2021. L’administration Trump n’a rien fait pour prolonger la durée du traité, probablement parce que Donald Trump pensait une fois de plus pouvoir obtenir un meilleur accord. Peu après son entrée en fonction, le nouveau président américain Joe Bidena prolongé la durée du traité. Jusqu’ici, tout va bien, mais d’anciennes découvertes scientifiques restées jusqu’à présent insuffisamment appliquées, de nouvelles réalités géopolitiques, de nouveaux acteurs et de nouvelles technologies obligent à poursuivre et à étendre les efforts dans le domaine de la maîtrise des armements nucléaires.
Des résultats scientifiques jusqu’ici ignorés
La force de toute charge explosive, qu’elle soit conventionnelle ou nucléaire, est en principe répartie dans un espace tridimensionnel, ce qui signifie que le rayon dans lequel une détonation provoque une certaine forme de destruction n’augmente pas proportionnellement à la force explosive, mais seulement à la racine cubique. Une charge explosive huit fois plus puissante n’augmente théoriquement le rayon de destruction que du double. L’étendue de la destruction causée par les charges explosives – et cela inclut les explosions nucléaires – peut donc théoriquement être assez bien limitée. En outre, la topographie atténue les effets de la pression, des débris volants, du rayonnement thermique et du rayonnement radioactif. Cependant, cela ne s’applique qu’aux effets immédiats d’une explosion nucléaire. La poussière soulevée par une explosion, combinée à la radioactivité, signifie que les conséquences indirectes d’une explosion nucléaire sont presque impossibles à contenir dans l’espace et dans le temps. C’est probablement la raison pour laquelle les puissances nucléaires se sont ab-stenues d’utiliser des armes nucléaires depuis 1945.
Après la première utilisation d’armes nucléaires en 1945, l’armée américaine a tenté de dissimuler et de minimiser leurs effets radiologiques, mais au travers des expérimentations nucléaires pratiquement illimitées de la guerre froide, ceux-ci sont devenus ouvertement apparents.3 Après divers accidents de réacteurs en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, les conséquences globales de la radioactivité sont probablement évidentes pour tout le monde aujourd’hui. Les conséquences involontaires et à long terme de la conduite d’opérations avec des armes nucléaires sont donc inévitables. L’une de ces conséquences politiques involontaires serait un hiver nucléaire.
Le «gel de la mort» nucléaire
A partir du milieu des années 1970, les scientifiques ont pris conscience du fait que l’utilisation d’armes nucléaires aurait des répercussions bien au-delà du site de déploiement de l’arme. L’amélioration de la capacité de calcul des ordinateurs, combinée aux progrès de la climatologie, a permis d’affirmer que l’utilisation massive d’engins explosifs nucléaires causerait des dommages irrévocables à l’environnement dans le monde entier et donc à la base même de la vie humaine.
En 1974, par exemple, le scientifique américain John Hampsona décrit les changements dans le régime photochimique de l’atmosphère qui pourraient être causés par des explosions nucléaires. Cela semble inoffensif, mais cela revient à assombrir l’atmosphère, ce qui réduit considérablement la quantité de lumière solaire parvenant à la surface de la terre. En vain, il a suggéré que ces effets devraient être pris en compte dans les futures négociations sur la limitation des armements.4
Un groupe d’autres scientifiques américains était arrivé à des conclusions similaires en 1983:
«[...] le seuil pour des conséquences optiques et climatiques majeures peut être très bas: seulement une centaine de mégatonnes détonée au-dessus de grands centres urbains peut [...] produire des températures inférieures au point de congélation pendant des mois, même en été».5
Les effets catastrophiques d’une guerre avec des armes nucléaires ont également été reconnus en Union soviétique. Sur la base de calculs informatisés, deux scientifiques soviétiques ont prédit qu’une guerre avec des armes nucléaires provoquerait «une forte baisse de la température à la surface des continents de l’hémisphère nord, le réchauffement des grandes chaînes de montagnes, des changements décisifs dans le cycle de l’eau et le mécanisme de circulation globale de l’atmosphère».6
Et aujourd’hui, nous savons que le danger ne vient pas seulement des arsenaux états-uniens et russes d’armes nucléaires:
«Les Etats-Unis et la Russie ne sont pas les seuls pays capables de détruire le climat mondial. Tous les Etats nucléaires, à l’exception de la Corée du Nord, dont l’arsenal est relativement modeste, ont le pouvoir destructeur de modifier l’environnement de notre planète en cas de guerre nucléaire.»7
Sur le plan pratique, il est inutile de s’attarder sur les conclusions des scientifiques, car une chose est claire: une frappe nucléaire à grande échelle, de l’ordre de 100 MT, voire beaucoup moins, soumet l’atmosphère terrestre à une expérience physique dont les effets sur la surface de la Terre, sur les océans et, en fin de compte, sur la vie sur Terre dans sa globalité sont presque impossibles à prévoir. Cependant, ces effets pourraient inclure l’extinction de l’humanité et de la plupart des formes de vie sur Terre. La stratégie de destruction mutuelle assurée (MAD) des débuts de la guerre froide se transformerait en destruction mondiale garantie qui, en l’espace de quelques jours ou semaines, frapperait également l’utilisateur d’armes nucléaires.8
Cela dit, des conséquences écologiques nettement moins dramatiques suffiraient déjà à faire vaciller l’équilibre politique et économique de régions entières. Imaginons ce qui se passerait si des régions densément peuplées de l’hémisphère nord étaient soudainement rendues inhabitables, si tous les moyens de production des produits de première nécessité et toutes les infrastructures étaient perdus, et si des millions et des millions de personnes fuyaient vers le sud, lui-même déjà plongé dans la pauvreté. Il est fort probable que le chiffre de 100 MT reste trop élevé. Face à l’incertitude quant au nombre d’explosions nucléaires pour provoquer un «hiver nucléaire», il reste impossible aujourd’hui de dire avec certitude si nous continuons de vivre à l’époque de la destruction mutuelle assurée, que nous pensions pourtant révolue. Dans l’affirmative, cela voudrait dire que nous suivons à nouveau une doctrine qui remplace l’autodéfense par le suicide.
Nouvelles technologies, nouvelles opportunités
En principe, la portée, la précision et la puissance explosive d’un type particulier de munitions, qu’elles soient conventionnelles ou nucléaires, doivent s’accorder. Dans le cas des munitions balistiques telles que les bombes non guidées, les obus d’artillerie ou les roquettes, il existe une corrélation étroite entre la portée et la précision. Avec l’augmentation de la portée, le risque de déviation par rapport à la cible augmente aussi. Cependant, les concepteurs d’armes compensent la perte de précision par une augmentation de la puissance. Plus le risque de déviation par rapport à la cible est grand, plus l’ogive doit être puissante. Cela explique pourquoi, pendant la guerre froide, des armes nucléaires de la puissance de la bombe d’Hiroshima étaient prévues pour détruire des objets isolés. A cela s’ajoute l’utilisation de données statistiques pour augmenter la probabilité de toucher ou de détruire: si une bombe ne détruit pas la cible avec la probabilité souhaitée, il suffit d’en lancer une deuxième ou une troisième. C’est cela qui a conduit aux immenses arsenaux d’ogives nucléaires des superpuissances pendant la guerre froide.
La technologie actuelle des missiles téléguidés de haute précision permet d’utiliser des ogives plus petites, au point où des ogives conventionnelles à haute performance peuvent se substituer à des armes nucléaires imprécises. L’amélioration de la précision réduit par ailleurs la quantité d’armes nécessaires. Ainsi, une dissuasion stratégique non nucléaire est récemment devenue concevable, fondée sur la capacité dedétruire des cibles adverses d’importance militaire nationale ou d’importance stratégique au moyen d’armes non nucléaires précises. Les missiles dotés de systèmes de navigation à inertie ou par satellite, équipés d’une tête thermobarique ou aérosol, peuvent détruire une cible pour laquelle une ou même plusieurs têtes nucléaires auraient été nécessaires auparavant.
Cette forme de dissuasion est discutée depuis des années dans les milieux de l’état-major russe.9 Pour l’instant, l’Occident a du mal à s’y faire et se plaît à affirmer qu’un missile en approche ne peut pas être identifié comme transportant une ogive conventionnelle ou nucléaire, et que les nouvelles armes russes pourraient théoriquement être équipées de ces dernières. Concrètement, remplacer une ogive conventionnelle large et lourde par une ogive nucléaire relativement petite et légère pourrait augmenter la portée du missile qui la transporte. Un missile opérationnel-tactique d’une portée inférieure à 500 km dont on remplacerait l’ogive conventionnelle de plusieurs centaines de kg par une ogive nucléaire de 100 kg, volerait probablement plus loin que les 500 km contractuels. Mais cela reste encore de la théorie. Ce serait aller trop loin que d’aborder ici les controverses entre la Russie et les Etats-Unis ou l’OTAN. Mais peut-être qu’il est temps de réfléchir à des mesures de limitation des arsenaux militaires dans le domaine conventionnel.
Les armes hypersoniques et d’autres termes similaires sont actuellement sur toutes les lèvres. Il est vrai que les techniciens russes et américains travaillent sur une nouvelle génération de missiles intercontinentaux. Naturellement, d’un point de vue technique et tactique, les chiffres clés précis de ces nouveaux développements sont gardés secrets, ce qui rend difficile l’évaluation de leurs effets concrets. D’une part, grâce à des systèmes de navigation embarqués précis, la nouvelle génération de missiles balistiques russes devrait, en phase de vol libre, être capable d’effectuer des manœuvres d’évitement afin que les missiles intercepteurs manquent leur cible. Cela signifie que la défense contre les ogives en approche ne devient possible que dans la phase finale du vol, pendant un laps de temps de l’ordre de deux à trois minutes. L’abattage d’ogives en approche est alors limité à un périmètre restreint, à l’aide de systèmes de défense antimissile eux-mêmes proches de la cible. Par conséquent, la protection des territoires de pays entiers exigerait des efforts impossibles à réaliser.
La deuxième technologie actuellement en discussion est celle du missile planeur stratosphérique suborbital, conçue dans les années 1930 par l’ingénieur autrichien Eugen Sänger. On sait encore peu de choses sur le missile russe «Awangard». Ce qui est sûr, c’est qu’après avoir atteint une altitude de vol appropriée, il «glisse» quasiment sur l’atmosphère terrestre, ou plutôt rebondit plusieurs fois sur celle-ci, avant d’y pénétrer au bon moment et de tomber sur sa cible. Cette technologie permet d’atteindre des portées élevées, de sorte qu’il est concevable que de tels missiles ne s’approchent pas des Etats-Unis par le chemin le plus court via le pôle Nord, mais via le pôle Sud, et qu’ils contournent ainsi la chaîne de stations radar américaines dans le Grand Nord. La distance de vol peut ainsi être portée à 30 000 km et la durée du vol à une heure. Mais comme les missiles planeurs stratosphériques suborbitaux, volant à basse altitude par rapport aux missiles balistiques, ne peuvent être détectés que tardivement par les stations radar au sol, le temps entre la détection et l’impact pourrait être réduit à quelques minutes, peut-être seulement cinq ou six minutes. C’est le niveau des missiles de moyenne portée.10
Compte tenu de ces nouveaux développements, la défense contre un grand nombre de missiles nucléaires en approche devient un objectif inatteignable pour les deux parties, et la question de la dissuasion stratégique reste ouverte. Toutefois, la rivalité entre la Russie et les Etats-Unis en matière de défense antimissile pourrait perdre en importance. Cela dit, les efforts pour un contrôle des armements nucléaires restent une préoccupation essentielle.
Nouvelles réalités géopolitiques
Le traité FNI fait exclusivement référence aux systèmes terrestres d’une portée de 500 à 5 500 km. Pendant la guerre froide, l’Union soviétique stationnait systématiquement ses missiles RSD-10/SS-20 sur tout son territoire, de sorte que lancés de la Biélorussie ou de l’Ukraine, ils pouvaient tout juste atteindre la côte est des Etats-Unis. Les systèmes stationnés en Sibérie et en Extrême-Orient atteignaient quant à eux tout juste la côte ouest des Etats-Unis. Enfin, pour les cibles dans toute l’Europe et au Moyen-Orient, la portée des RSD-10 était suffisante. C’est probablement la raison pour laquelle les Européens craignaient que les deux superpuissances, après avoir dévasté l’Europe, ne mettent fin à une guerre nucléaire, pour éviter de se détruire encore mutuellement. Mais quand on connaît le risque d’un hiver nucléaire, il devient évident que de telles considérations sont plutôt d’ordre théorique.11
Aujourd’hui, les éventuels sites de missiles nucléaires en Russie sont situés plusieurs centaines de kilomètres plus à l’est qu’ils ne l’étaient pendant la guerre froide. Comme la doctrine soviétique de l’époque, la doctrine russe exige aujourd’hui qu’après avoir repoussé une agression, les hostilités se poursuivent jusqu’à ce que l’ennemi ait perdu la capacité ou la motivation de poursuivre la guerre. Si, pour mettre en œuvre cette doctrine, la Russie voulait réellement développer des armes capables de détruire, à partir de son propre territoire, les centres économiques et politiques d’Europe occidentale, les sites connus d’armes nucléaires et les ports les plus importants des côtes de l’Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord, alors des portées d’environ 2 000 km suffiraient.12 Inversement, les centres les plus importants de la Russie, comme Moscou et Saint-Pétersbourg, ainsi que les centres économiques le long de la Volga, se trouvent à une distance maximale de 1 500 km du territoire des Etats européens de l’OTAN. Le cas échéant, il faudrait donc tenir compte de nouvelles distances dans les nouvelles négociations sur le contrôle des armements.
Avec ses mers secondaires de l’océan Atlantique qui s’avancent loin dans les terres, l’Europe est un continent pour lequel les armes maritimes revêtent une grande importance. Toutefois, étant donné que d’un point de vue hydrographique, ces eaux ne sont pas toutes adaptées au déploiement de sous-marins lanceurs de missiles balistiques, de futures négociations sur la maîtrise des armements devraient également tenir compte des unités de surface capables de transporter des missiles de moyenne portée. Il s’agit notamment des croiseurs américains de la classe Ticonderoga, des frégates de la classe Arleigh Burke, des frégates britanniques de la classe City et des navires polyvalents de combat russes des classes Amiral Grigorovitch et Amiral Gorshkov.
Implications pour
le contrôle des armes nucléaires
En prolongeant la période de validité du traité New START, l’administration Biden a fait savoir dans un premier temps qu’elle souhaitait poursuivre les efforts de limitation des armements interrompus sous Donald Trump. Mais cela ne suffit pas. Des négociations doivent également être menées avec d’autres acteurs. Les nouvelles technologies nécessitent de nouveaux traités sur les porteurs et les armements. Enfin, compte tenu de l’évidence d’un risque d’hiver nucléaire, les plafonds du nombre d’armes doivent être abaissés de manière drastique. Ni les puissances nucléaires officielles, ni les puissances non officielles ne doivent se voir accorder le droit d’utiliser leurs arsenaux pour rendre inhabitables les zones les plus densément peuplées de l’hémisphère nord. A l’avenir, le contrôle des armements nucléaires doit exiger une réduction drastique des arsenaux nucléaires de toutes les puissances nucléaires. •
1 Voir les informations et le texte du contrat en anglais à l’adresse https://2009-2017.state.gov/t/avc/trty/102360.htm#text et http://www.peterhall.de/treaties/inf/inf1.html. Pour les accusations mutuelles, voir https://slub.qucosa.de/api/qucosa%3A71608/attachment/ATT-0/
2 Voir https://2009-2017.state.gov/t/avc/newstart/index.htm. Le nouveau traité START a succédé à START I, en vigueur de 1994 à 2009, et à START II, qui n’est jamais entré en vigueur.
3 voir https://www.welt.de/geschichte/zweiter-weltkrieg/article144994003/Niemand-kennt-die-wirkliche-Zahl-der-Opfer.html; le premier journaliste à rendre compte des conséquences de l’explosion nucléaire d’Hiroshima, malgré l’opposition de l’armée américaine, a été l’Américain John Hersey; voir https://www.perlentaucher.de/buch/john-hersey/hiroshima.html; voir également le rapport de Benoît Junod, collaborateur du CICR, à l’adresse https://www.swissinfo.ch/ger/der-schweizer-samariter-von-hiroshima/4654838 .
4 voir Hampson J. Photochemical war on the atmosphere, in Nature. 250, n° 5463, 1974, p. 189-91, en ligne à l’adresse https://www.nature.com/articles/250189a0 .
5 R. P. Turco, O. B. Toon, T. P. Ackerman, J. B. Pollack, and C. Sagan. Nuclear Winter: Global Consequences of Multiple Nuclear Explosions, in: Science. 222,n° 4630, 23. Dezember 1983, p. 1283–92, en ligne à l’adresse https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17773320/. Cela a étéconfirmé par des étudesréalisées en 1990: «Should substantial urban areas or fuel stocks be exposed to nuclear ignition, severe environmental anomalies – possibly leading to more human casualties globally than the direct effects of nuclear war would be not just a remote possibility, but a likely outcome.» Voir R. P. Turco, O. B. Toon, T. P. Ackerman, J. B. Pollack, C. Sagan. Climate and Smoke: An Appraisal of Nuclear Winter, 1990, en ligne à l’adresse https://atmos.washington.edu/~ackerman/Articles/Turco_Nuclear_Winter_90.pdf
6 Alexandrov, V. V. et G. I. Stenchikov. On the modeling of the climatic consequences of the nuclear war, the Proceeding of Appl. Mathematics, The Computing Center of the Academy of science of the USSR, Moscou, 1983, en ligne à l’adresse http://climate.envsci.rutgers.edu/pdf/AleksandrovStenchikov.pdf .
7 Alan Robock, Owen Brian, Self-assured destruction: the climate impacts of nuclear war, in Bulletin of the Atomic Scientists, 4 novembre 2016, en ligne à l’adresse https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/0096340212459127 .
8 pour ne citer qu’une des innombrables représentations sur ce sujet: https://www.britannica.com/topic/mutual-assured-destruction .
9 L’auteur est lui-même diplômé de l’Académie d’état-major de l’armée russe.
10 Analyse technique par Jill Hruby: Russia’s New Nuclear Weapon Delivery Systems - An Open-Source Technical Review. In: nti.org. NTI - The Nuclear Threat Initiative, 1er novembre 2019, en ligne à l’adresse https://media.nti.org/documents/NTI-Hruby_FINAL.PDF, et Hypersonic Weapons: Background and Issues for Congress. In: fas.org. Congressional Research Service, 10 septembre 201, en ligne à l’adresse https://fas.org/sgp/crs/weapons/R45811.pdf pour les implications politico-militaires. Voir également Pavel Podwig, Russia shows Avangard system «to maintain viability» of New START, en ligne à l’adresse http://russianforces.org/blog/2019/11/russia_shows_avangard_system_t.shtml. Concernant Eugen Sänger et son «Antipodean Bomber», voir https://www.deutsche-biographie.de/sfz109535.html .
11 cf. ATOMWAFFEN: Nuklearer Winter. In: Der Spiegel. n° 33, 1984, en ligne à l’adresse https://www.spiegel.de/spiegel/print/d-13508607.html; compte tenu des stocks d’armes nucléaires disponibles en Europe à l’époque, Der Spiegel concluait: «Même un échange de coups stratégique sur le plan européen se terminerait par des chuttes de températures mortelles.»
12 Des spéculations ont parfois circulé, selon lesquelles les «Iskander» russes pouvaient avoir une portée de plus de 2000 km: https://www.dw.com/de/ein-nicht-so-geheimes-geheimnis-die-russische-rakete-9m729/a-46603054 et https://www.bazonline.ch/ausland/europa/russland-hat-mehr-marschflugkoerper-als-bisher-bekannt/story/25086690, ainsi que le «Kalibr»; voir https://www.armscontrolwonk.com/archive/207816/russian-cruise-missiles-revisited/
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