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Rebelles et gouvernement soutiennent les efforts de paix de l'ONU
19.11.2018
Un projet de résolution sur le Yémen présenté au Conseil de sécurité de l'ONU lundi appelle à une trêve immédiate dans la ville portuaire de Hodeida. Les rebelles et le gouvernement yéménites se sont déclarés favorables lundi aux nouveaux efforts de paix de l'ONU.
Le projet présenté par la Grande-Bretagne donne un délai de deux semaines aux belligérants pour lever tous les obstacles au passage de l'aide humanitaire, selon le texte consulté par l'AFP. Vendredi un responsable onusien chargé d'organiser des négociations de paix en Suède a présenté son rapport.
Un haut responsable Houthi au Yémen a appelé à un gel des opérations militaires rebelles contre les forces progouvernementales pour donner une chance aux efforts de l'émissaire de l'ONU attendu cette semaine à Sanaa pour organiser des pourparlers de paix. Cet appel vise à prouver les "bonnes intentions" des insurgés.
Le gouvernement participe
Le gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a annoncé qu'il participerait aux négociations. Cette annonce fait suite à un appel d'un chef rebelle.
Le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi a adressé à cet émissaire, Martin Griffiths, une lettre "soutenant ses efforts de paix. Il a annoncé l'envoi d'une délégation aux consultations (de Stockholm) destinées à trouver une solution politique" au conflit, selon un communiqué officiel.
Le communiqué du gouvernement Hadi insiste sur la nécessité pour l'ONU de faire pression sur les rebelles Houthis pour qu'ils participent, "sans condition", aux négociations en Suède.
L'émissaire spécial a salué lundi l'arrêt des attaques de drone et de missile annoncée la veille par les miliciens chiites Houthis. Il "espère que toutes les parties continueront d'exercer de la retenue afin de créer un contexte favorable à l'organisation de consultations", a-t-il tweeté.
"Garanties solides"
Après avoir tenté sans succès en septembre d'organiser des négociations à Genève, M. Griffiths avait dit vendredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU son "intention de réunir à nouveau les parties rapidement en Suède".
Il a aussi affirmé que le gouvernement yéménite soutenu par les Saoudiens, tout comme les rebelles Houthis, soutenus eux par l'Iran, avaient montré un "engagement renouvelé" à travailler à une solution politique et ont présenté des "garanties solides" selon lesquelles ils participeraient aux pourparlers.
Selon lui, la coalition militaire anti-rebelles menée par Ryad a accepté des "arrangements logistiques" afin d'ouvrir la voie à des discussions, y compris sur des évacuations médicales de Sanaa.
M. Griffiths avait également annoncé qu'un accord sur un échange de prisonniers était près d'être conclu, un nouveau signe que des mesures renforçant la confiance mutuelle étaient prises en amont des discussions à venir. Il a aussi proposé de voyager avec la délégation rebelle en Suède "si cela (était) nécessaire".
Hunt à Téhéran
Le ministre des Affaires étrangères britannique Jeremy Hunt a rencontré son homologue iranien Mohammad Javad Zarif à Téhéran pour une discussion notamment axée sur le Yémen. "Nous avons vraiment, vraiment à coeur d'avancer vers la paix au Yémen. C'est notre priorité numéro un à l'heure actuelle", a déclaré M. Hunt à la BBC.
Le roi Salman d'Arabie saoudite, dans ses premières déclarations publiques depuis le début de l'affaire Khashoggi, a réaffirmé lundi son soutien aux efforts des Nations unies en vue de mettre fin à la guerre au Yémen.
Le roi a rappelé que son pays était intervenu au Yémen par "devoir, celui de soutenir le peuple yéménite face aux milices appuyées par l'Iran". "Nous confirmons notre appui à une solution politique au Yémen", a-t-il dit.
La prise crise humanitaire
Appuyées par une coalition menée par l'Arabie saoudite depuis 2015, les forces progouvernementales cherchent à chasser les rebelles Houthis des vastes territoires qu'ils ont conquis en 2014, notamment la capitale Sanaa et la ville portuaire de Hodeida, plongeant le pays dans une guerre dévastatrice.
Cette dernière a fait quelque 10'000 morts et engendré la pire crise humanitaire actuelle dans le monde selon l'ONU qui fait état de 14 millions de personnes en situation de pré-famine.
ats, afp, reu