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Mariama, élève au Niger
Au Niger, pays avec l’indice de développement humain le plus faible du monde, 2,5 millions d’enfants quittent prématurément l’école ou ne sont pas scolarisés*. Les filles sont particulièrement touchées, car bien souvent les parents n’ont pas les moyens de les envoyer à l’école, ou préfèrent investir dans l’éducation des garçons. Elles restent alors à la maison à s’occuper des travaux ménagers ou sont mariées à un âge précoce.
Mariama, 11 ans, vit à Niamey, la capitale. Ne parvenant pas à suivre les cours donnés en français, la langue officielle du pays, elle a été contrainte d’abandonner l’école publique en cours élémentaire. Cela est fréquent au Niger, où la langue maternelle de nombreux enfants est l’une des dix langues natives du pays, comme le zarma ou le haoussa. L’apprentissage en français devient alors très difficile et les enfants ne peuvent pas poursuivre leur scolarité, faute d’un enseignement adapté.
J’ai passé deux ans à faire les travaux domestiques de la maison et à aller chercher de l’eau au fleuve.
Heureusement, le père de Mariama a entendu parler des "écoles de la seconde chance" soutenues par Enfants du Monde soutenues par Enfants du Monde et y a inscrit sa fille. Ces écoles dispensent une éducation primaire aux enfants âgés de 9 à 13 ans, prématurément déscolarisés ou non scolarisés.
Dans la première école où j’étais, on ne nous enseignait qu’en français. Mais ici, quand je ne comprends pas en français, l’enseignante peut m’expliquer en zarma.
En effet, les enseignant-es des "écoles de la deuxième chance" sont formé-es pour dispenser les cours à la fois en français et en zarma. En outre, le matériel pédagogique développé par Enfants du Monde prend en compte le contexte culturel local afin de répondre aux besoins de la population. Ainsi, les enfants peuvent utiliser leurs connaissances dans la vie quotidienne. Mariama étudie par exemple les différentes méthodes pour purifier l’eau des puits. Dans cette école, Madina suit un enseignement en français, la langue officielle du pays, et en mooré, sa langue maternelle. Ainsi, elle progresse plus facilement que dans les écoles publiques (payantes) où l’enseignement n’est dispensé qu’en français.
Découvrez le quotidien de Mariama en images
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Enfants du Monde met un accent particulier sur la scolarisation des filles dans tous ses programmes d’éducation, car c’est seulement en étant éduquées, qu’elles pourront se protéger contre de multiples abus et se forger un avenir. Mais elles sont encore nombreuses à ne pas avoir cette chance.
Changez le destin d’une fille en lui donnant la chance d’apprendre à lire, à écrire et à compter, et surtout à apprendre à apprendre. Faites un don pour soutenir notre programme d’éducation qui profite à près de 18'000 enfants et jeunes au Burkina Faso, au Niger et au Guatemala !
*Enfants de 7 à 16 ans, source: UNESCO 2017