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Washington - La Cour suprême des Etats-Unis a estimé lundi que les Etats fédérés ne pouvaient pas limiter ou interdire la possession des armes à feu, garantie par le deuxième amendement de la Constitution. Cette décision était la plus attendue de l'année.
Plus de 200 millions d'armes à feu sont en circulation aux Etats-Unis (pour 300 millions d'habitants) et provoquent 30'000 décès par an, selon les statistiques de la Brady Campaign, qui milite pour un durcissement des limitations.
Dans une décision à cinq voix contre quatre, la plus haute juridiction des Etats-Unis a estimé que "le Deuxième amendement garantit le droit individuel de chacun de conserver et de porter une arme à feu pour servir des intérêts légaux, notamment l'auto-défense chez soi".
Rédigé au 18e siècle, cet amendement affirme: "Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un Etat libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé". Il s'agissait à l'époque de s'assurer que le pouvoir fédéral ne prendrait pas le contrôle des Etats.
La Cour a estimé que le Deuxième amendement pouvait s'imposer à chaque Etat au même titre que la liberté d'expression ou celle d'exercer la religion de son choix.
Mais, a-t-elle insisté, "en annulant une loi interdisant la possession d'armes à feu chez soi, (la Cour) reconnaît que le droit de posséder et de porter une arme à feu ne signifie pas le droit de porter n'importe quelle arme à feu, de n'importe quelle manière et dans n'importe quelle circonstance".
Elle cite les interdictions de rentrer armé dans les écoles ou des bâtiments publics ou encore la possibilité pour des personnes mentalement déséquilibrées d'acheter une arme à feu.
ATS