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A. L., né le 4 octobre 1961, est titulaire d'un diplôme d'éducateur de la petite enfance. Du 3 septembre 1996 au 28 février 1997, il a effectué un stage non rémunéré auprès du Centre de réadaptation Lucie Bruneau à Montréal. Le 15 mars 1997, il a déposé auprès du service de l'assurance-maladie (SAM) une demande de subside, alléguant vivre chez ses parents et être sans ressources financières depuis le 31 juillet 1996. Il a exposé son intention de reprendre les études dès le mois de septembre 1997, pour une durée d'une année, à temps complet, à l'Université du Québec à Montréal en vue de l'obtention d'un certificat en intervention psychosociale. Le SAM a rejeté sa demande le 6 mai 1997, rappelant que l'assuré majeur au bénéfice d'une formation appropriée déliant ses parents de l'obligation d'entretien, n'a pas droit au subside, sauf cas de ri- gueur, s'il reprend ou poursuit ses études ou une nouvelle formation. Le service a également constaté que d'une part l'intéressé dispose d'une for- mation initiale et que, d'autre part, sa situation financière - et, en tant que besoin celle de ses parents -, ne sont pas constitutives d'un cas de rigueur. B. L. a recouru auprès du Département des finances et des affaires sociales le 15 mai 1997, faisant principalement valoir qu'il se trouvait sans aucun revenu depuis le 31 juillet 1996, que son diplôme d'éducateur de la petite enfance ne jouissait que d'une reconnaissance limitée et que le post-diplôme qu'il désirait réaliser à Montréal consti- tuait une suite obligatoire afin de pouvoir travailler dans le domaine de l'éducation. Il a relevé d'autre part que la formation qu'il entendait suivre à l'étranger lui serait utile pour mettre sur pied un programme de réadaptation pour des personnes victimes de traumatismes crânio-cérébraux, programme qui n'existe pas en Suisse à l'heure actuelle. Enfin, il a allé- gué que sa formation à Montréal lui servirait également pour enseigner dans les écoles sociales de Suisse. Par décision du 13 octobre 1997, le Département des finances et des affaires sociales a rejeté le recours. Il a considéré en bref que si le canton participe, par des subsides, au paiement des primes dues par les assurés de condition économique modeste, le législateur a exclu l'octroi d'un subside lorsque l'assuré a intentionnellement renoncé, en fonction de conditions de vie librement choisies, à mettre toute sa capacité de gain à contribution et qu'il n'appartenait pas à l'Etat, sauf circonstances tout à fait exceptionnelles, de supporter les conséquences d'un tel choix. C. L. saisit le Tribunal administratif d'un recours contre cette décision le 21 octobre 1997, reprenant l'argumentation qu'il a fait valoir devant l'instance inférieure et concluant implicitement à son an- nulation. D. Le Département des finances et des affaires sociales propose le rejet du recours. C O N S I D E R A N T en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. 2. a) Selon l'article 65 al.1 LAMal, les cantons accordent des ré- ductions de primes aux assurés de condition économique modeste. Dans le canton de Neuchâtel, ont droit à des subsides pour les primes de l'assu- rance obligatoire des soins les personnes dont le revenu déterminant cor- respond à des normes de classification fixées chaque année par le Conseil d'Etat (art.10 LILAMal). Le revenu déterminant comprend le revenu effectif et une part de la fortune effective (art.11 LILAMal). Il est calculé sur la base des critères fiscaux, selon les modalités arrêtées par le Conseil d'Etat. Les articles 20 ss LILAMal concernent la classification proprement dite. Ainsi en particulier, selon l'article 23 al.1 LILAMal, l'assuré majeur, célibataire, âgé de moins de 25 ans de même que l'assuré majeur dont le revenu effectif n'atteint pas la limite fixée par le Conseil d'Etat et qui ne reçoit pas de secours de l'aide sociale sont présumés disposer d'un revenu déterminant dépassant les normes de classification. Ils sont classifiés dans le groupe des assurés non bénéficiaires à moins qu'ils ne prouvent que leur situation ou celle de leur famille justifie néanmoins l'octroi de subsides (art.23 al.2 LILAMal). En vertu de l'article 23 al.3 LILAMal, l'octroi d'un subside est en principe exclu lorsque l'assuré a intentionnellement renoncé, en fonction de conditions de vie librement choisies, à mettre toute sa capacité de gain à contribution. Faisant usage des compétences prévues à l'article 10 LILAMal, le Conseil d'Etat a adopté le 31 janvier 1996 le règlement d'application de la loi d'introduction de la loi fédérale sur l'assurance- maladie (RALILAMal). Ce dernier prévoit à son article 42 al.1 que l'assuré majeur, au bénéfice d'une formation appropriée, qui reprend ou poursuit ses études ou une nouvelle formation, n'a pas droit au subside. Les cas de rigueur étant réservés (art.42 al.2 RALILAMal). b) En l'occurrence, le recourant allègue que son diplôme d'édu- cateur de la petite enfance jouit d'une reconnaissance limitée, que le certificat en intervention psychosociale qu'il souhaite obtenir à Montréal constitue un complément obligatoire pour travailler dans le domaine de l'éducation et que cette dernière formation n'est pas dispensée en Suisse. L'éventuelle reconnaissance limitée du titre dont est titulaire le recou- rant ainsi que l'impossibilité d'obtenir le certificat en intervention psychosociale en Suisse constituent des éléments qui ne sauraient, en soi, déterminer le droit à d'éventuels subsides. La question est donc de savoir si le diplôme d'éducateur de la petite enfance constitue une formation appropriée au sens de l'article 42 al.1 RALILAMal. La notion de formation appropriée peut être interprétée à la lumière de l'ancien article 37 al.3 RAMO qui stipulait que l'assuré majeur, au bénéfice d'une formation ini- tiale déliant ses parents de l'obligation d'entretien, au sens de l'ar- ticle 277 CC, qui poursuit ses études, n'a pas droit au subside. Selon la jurisprudence relative à cette dernière disposition, l'obligation pour les parents d'entretenir un enfant au-delà de sa majorité conserve un carac- tère exceptionnel, l'entretien n'étant dû que lorsque l'enfant poursuit sa formation et que celle-ci revêt un caractère professionnel. En outre, l'obligation d'entretien n'existe que pour une seule formation profession- nelle; une deuxième formation, des cours de perfectionnement ou une for- mation complémentaire ne sont pas compris dans ce concept, même s'ils peuvent paraître utiles (ATF 118 II 97, JT 1994 I 341). En l'occurrence, il est constant que le recourant a acquis une formation complète d'éduca- teur de la petite enfance couronnée par un diplôme et qui lui permet, même si elle n'offre pas de nombreux débouchés, d'exercer une activité profes- sionnelle. Cette dernière se révélant de la sorte appropriée au sens de l'article 42 al.1 RALILAMal, le certificat en intervention psychosociale que l'intéressé envisage d'obtenir au Canada ne constitue par voie de conséquence qu'une formation complémentaire, si bien qu'il n'a pas droit au subside à teneur de la disposition précitée. 3. a) L'article 42 al.2 RALILAMal réserve toutefois les cas de ri- gueur qui ne sauraient être admis que restrictivement puisqu'ils consti- tuent une dérogation à la règle selon laquelle une nouvelle formation ou une formation complémentaire ne donne pas droit au subside. Une telle in- terprétation restrictive s'impose également en raison de la volonté expri- mée par le législateur à l'article 23 al.3 LILAMal, disposition selon la- quelle l'octroi d'un subside est en principe exclu lorsque l'assuré a intentionnellement renoncé, en fonction de conditions de vie librement choisies, à mettre toute sa capacité de gain à contribution. Elle s'impose aussi en vertu de l'article 23 al.1 LILAMal prévoyant qu'est présumé dis- poser d'un revenu dépassant les normes de classification l'assuré majeur dont le revenu effectif n'atteint pas la limite fixée par le Conseil d'Etat et qui ne reçoit pas de secours de l'aide sociale. Dans une telle éventualité, on part en effet du principe que l'assuré est à même de sub- venir à son entretien par la réalisation de revenus accessoires ou occa- sionnels par ses économies, ou grâce à l'aide matérielle ou financière de sa famille. C'est donc dire que les cas de rigueur ne peuvent être admis que dans des circonstances exceptionnelles, c'est-à-dire lorsque l'assuré n'a pas choisi, pour des motifs de convenance personnelle, de compléter sa formation initiale et qu'il n'est absolument pas en mesure de subvenir à son entretien. b) En l'occurrence, il a déjà été relevé que la formation complémentaire qu'entend entreprendre le recourant à l'étranger n'est pas une condition à l'exercice de sa profession acquise lors de sa formation initiale. De plus, il allègue avoir effectué toutes ses études sans avoir jamais demandé une quelconque aide de l'Etat. Il faut donc en déduire qu'il a bénéficié d'une aide matérielle ou financière de sa famille ou de revenus occasionnels ou accessoires. Or, on pourrait attendre en la cause qu'il obtienne derechef un tel soutien familial, toujours possible au vu de la taxation fiscale de ses parents, ou continue à réaliser de tels revenus afin de pouvoir compléter sa formation, dès lors que celle-ci résulte de son choix et qu'il n'appartient pas à l'Etat, comme l'a relevé à juste titre le département, d'en supporter les conséquences. Il s'ensuit que la situation du recourant n'est pas constitutive d'un cas de rigueur. 4. Mal fondé, le recours doit dès lors être rejeté. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gratuite (art.2 al.2 de l'arrêté fixant la procédure en matière de contestations relatives à l'assurance-maladie sociale et aux assurances complémentaires). Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Rejette le recours. 2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 23 décembre 1997

A. L., né le 4 octobre 1961, est titulaire d'un diplôme

A. L., né le 4 octobre 1961, est titulaire d'un diplôme d'éducateur de la petite enfance. Du 3 septembre 1996 au 28 février 1997,

d'éducateur de la petite enfance. Du 3 septembre 1996 au 28 février 1997, il a effectué un stage non rémunéré auprès du Centre de réadaptation Lucie

il a effectué un stage non rémunéré auprès du Centre de réadaptation Lucie Bruneau à Montréal. Le 15 mars 1997, il a déposé auprès du service de

Bruneau à Montréal. Le 15 mars 1997, il a déposé auprès du service de l'assurance-maladie (SAM) une demande de subside, alléguant vivre chez ses

l'assurance-maladie (SAM) une demande de subside, alléguant vivre chez ses parents et être sans ressources financières depuis le 31 juillet 1996. Il

parents et être sans ressources financières depuis le 31 juillet 1996. Il a exposé son intention de reprendre les études dès le mois de septembre

a exposé son intention de reprendre les études dès le mois de septembre 1997, pour une durée d'une année, à temps complet, à l'Université du

1997, pour une durée d'une année, à temps complet, à l'Université du Québec à Montréal en vue de l'obtention d'un certificat en intervention

Québec à Montréal en vue de l'obtention d'un certificat en intervention psychosociale. Le SAM a rejeté sa demande le 6 mai 1997, rappelant que

psychosociale. Le SAM a rejeté sa demande le 6 mai 1997, rappelant que l'assuré majeur au bénéfice d'une formation appropriée déliant ses parents

l'assuré majeur au bénéfice d'une formation appropriée déliant ses parents de l'obligation d'entretien, n'a pas droit au subside, sauf cas de ri-

de l'obligation d'entretien, n'a pas droit au subside, sauf cas de ri- gueur, s'il reprend ou poursuit ses études ou une nouvelle formation. Le

gueur, s'il reprend ou poursuit ses études ou une nouvelle formation. Le service a également constaté que d'une part l'intéressé dispose d'une for-

service a également constaté que d'une part l'intéressé dispose d'une for- mation initiale et que, d'autre part, sa situation financière - et, en

mation initiale et que, d'autre part, sa situation financière - et, en tant que besoin celle de ses parents -, ne sont pas constitutives d'un cas

tant que besoin celle de ses parents -, ne sont pas constitutives d'un cas de rigueur. de rigueur. B. L. a recouru auprès du Département des finances et des

B. L. a recouru auprès du Département des finances et des affaires sociales le 15 mai 1997, faisant principalement valoir qu'il se

affaires sociales le 15 mai 1997, faisant principalement valoir qu'il se trouvait sans aucun revenu depuis le 31 juillet 1996, que son diplôme

trouvait sans aucun revenu depuis le 31 juillet 1996, que son diplôme d'éducateur de la petite enfance ne jouissait que d'une reconnaissance

d'éducateur de la petite enfance ne jouissait que d'une reconnaissance limitée et que le post-diplôme qu'il désirait réaliser à Montréal consti-

limitée et que le post-diplôme qu'il désirait réaliser à Montréal consti- tuait une suite obligatoire afin de pouvoir travailler dans le domaine de

tuait une suite obligatoire afin de pouvoir travailler dans le domaine de l'éducation. Il a relevé d'autre part que la formation qu'il entendait

l'éducation. Il a relevé d'autre part que la formation qu'il entendait suivre à l'étranger lui serait utile pour mettre sur pied un programme de

suivre à l'étranger lui serait utile pour mettre sur pied un programme de réadaptation pour des personnes victimes de traumatismes crânio-cérébraux,

réadaptation pour des personnes victimes de traumatismes crânio-cérébraux, programme qui n'existe pas en Suisse à l'heure actuelle. Enfin, il a allé-

programme qui n'existe pas en Suisse à l'heure actuelle. Enfin, il a allé- gué que sa formation à Montréal lui servirait également pour enseigner

gué que sa formation à Montréal lui servirait également pour enseigner dans les écoles sociales de Suisse. dans les écoles sociales de Suisse. Par décision du 13 octobre 1997, le Département des finances et

Par décision du 13 octobre 1997, le Département des finances et des affaires sociales a rejeté le recours. Il a considéré en bref que si

des affaires sociales a rejeté le recours. Il a considéré en bref que si le canton participe, par des subsides, au paiement des primes dues par les

le canton participe, par des subsides, au paiement des primes dues par les assurés de condition économique modeste, le législateur a exclu l'octroi

assurés de condition économique modeste, le législateur a exclu l'octroi d'un subside lorsque l'assuré a intentionnellement renoncé, en fonction de

d'un subside lorsque l'assuré a intentionnellement renoncé, en fonction de conditions de vie librement choisies, à mettre toute sa capacité de gain à

conditions de vie librement choisies, à mettre toute sa capacité de gain à contribution et qu'il n'appartenait pas à l'Etat, sauf circonstances tout

contribution et qu'il n'appartenait pas à l'Etat, sauf circonstances tout à fait exceptionnelles, de supporter les conséquences d'un tel choix.

à fait exceptionnelles, de supporter les conséquences d'un tel choix. C. L. saisit le Tribunal administratif d'un recours contre

C. L. saisit le Tribunal administratif d'un recours contre cette décision le 21 octobre 1997, reprenant l'argumentation qu'il a fait

cette décision le 21 octobre 1997, reprenant l'argumentation qu'il a fait valoir devant l'instance inférieure et concluant implicitement à son an-

valoir devant l'instance inférieure et concluant implicitement à son an- nulation. nulation. D. Le Département des finances et des affaires sociales propose le

D. Le Département des finances et des affaires sociales propose le rejet du recours. rejet du recours. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T en droit

en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-

1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. vable. 2. a) Selon l'article 65 al.1 LAMal, les cantons accordent des ré-

2. a) Selon l'article 65 al.1 LAMal, les cantons accordent des ré- ductions de primes aux assurés de condition économique modeste. Dans le

ductions de primes aux assurés de condition économique modeste. Dans le canton de Neuchâtel, ont droit à des subsides pour les primes de l'assu-

canton de Neuchâtel, ont droit à des subsides pour les primes de l'assu- rance obligatoire des soins les personnes dont le revenu déterminant cor-

rance obligatoire des soins les personnes dont le revenu déterminant cor- respond à des normes de classification fixées chaque année par le Conseil

respond à des normes de classification fixées chaque année par le Conseil d'Etat (art.10 LILAMal). Le revenu déterminant comprend le revenu effectif

d'Etat (art.10 LILAMal). Le revenu déterminant comprend le revenu effectif et une part de la fortune effective (art.11 LILAMal). Il est calculé sur

et une part de la fortune effective (art.11 LILAMal). Il est calculé sur la base des critères fiscaux, selon les modalités arrêtées par le Conseil

la base des critères fiscaux, selon les modalités arrêtées par le Conseil d'Etat. Les articles 20 ss LILAMal concernent la classification proprement

d'Etat. Les articles 20 ss LILAMal concernent la classification proprement dite. Ainsi en particulier, selon l'article 23 al.1 LILAMal, l'assuré

dite. Ainsi en particulier, selon l'article 23 al.1 LILAMal, l'assuré majeur, célibataire, âgé de moins de 25 ans de même que l'assuré majeur

majeur, célibataire, âgé de moins de 25 ans de même que l'assuré majeur dont le revenu effectif n'atteint pas la limite fixée par le Conseil

dont le revenu effectif n'atteint pas la limite fixée par le Conseil d'Etat et qui ne reçoit pas de secours de l'aide sociale sont présumés

d'Etat et qui ne reçoit pas de secours de l'aide sociale sont présumés disposer d'un revenu déterminant dépassant les normes de classification. disposer d'un revenu déterminant dépassant les normes de classification. Ils sont classifiés dans le groupe des assurés non bénéficiaires à moins

Ils sont classifiés dans le groupe des assurés non bénéficiaires à moins qu'ils ne prouvent que leur situation ou celle de leur famille justifie

qu'ils ne prouvent que leur situation ou celle de leur famille justifie néanmoins l'octroi de subsides (art.23 al.2 LILAMal). En vertu de

néanmoins l'octroi de subsides (art.23 al.2 LILAMal). En vertu de l'article 23 al.3 LILAMal, l'octroi d'un subside est en principe exclu

l'article 23 al.3 LILAMal, l'octroi d'un subside est en principe exclu lorsque l'assuré a intentionnellement renoncé, en fonction de conditions

lorsque l'assuré a intentionnellement renoncé, en fonction de conditions de vie librement choisies, à mettre toute sa capacité de gain à

de vie librement choisies, à mettre toute sa capacité de gain à contribution. Faisant usage des compétences prévues à l'article 10

contribution. Faisant usage des compétences prévues à l'article 10 LILAMal, le Conseil d'Etat a adopté le 31 janvier 1996 le règlement

LILAMal, le Conseil d'Etat a adopté le 31 janvier 1996 le règlement d'application de la loi d'introduction de la loi fédérale sur l'assurance-

d'application de la loi d'introduction de la loi fédérale sur l'assurance- maladie (RALILAMal). Ce dernier prévoit à son article 42 al.1 que l'assuré

maladie (RALILAMal). Ce dernier prévoit à son article 42 al.1 que l'assuré majeur, au bénéfice d'une formation appropriée, qui reprend ou poursuit

majeur, au bénéfice d'une formation appropriée, qui reprend ou poursuit ses études ou une nouvelle formation, n'a pas droit au subside. Les cas de

ses études ou une nouvelle formation, n'a pas droit au subside. Les cas de rigueur étant réservés (art.42 al.2 RALILAMal). rigueur étant réservés (art.42 al.2 RALILAMal). b) En l'occurrence, le recourant allègue que son diplôme d'édu-

b) En l'occurrence, le recourant allègue que son diplôme d'édu- cateur de la petite enfance jouit d'une reconnaissance limitée, que le

cateur de la petite enfance jouit d'une reconnaissance limitée, que le certificat en intervention psychosociale qu'il souhaite obtenir à Montréal

certificat en intervention psychosociale qu'il souhaite obtenir à Montréal constitue un complément obligatoire pour travailler dans le domaine de

constitue un complément obligatoire pour travailler dans le domaine de l'éducation et que cette dernière formation n'est pas dispensée en Suisse. l'éducation et que cette dernière formation n'est pas dispensée en Suisse. L'éventuelle reconnaissance limitée du titre dont est titulaire le recou-

L'éventuelle reconnaissance limitée du titre dont est titulaire le recou- rant ainsi que l'impossibilité d'obtenir le certificat en intervention

rant ainsi que l'impossibilité d'obtenir le certificat en intervention psychosociale en Suisse constituent des éléments qui ne sauraient, en soi,

psychosociale en Suisse constituent des éléments qui ne sauraient, en soi, déterminer le droit à d'éventuels subsides. La question est donc de savoir

déterminer le droit à d'éventuels subsides. La question est donc de savoir si le diplôme d'éducateur de la petite enfance constitue une formation

si le diplôme d'éducateur de la petite enfance constitue une formation appropriée au sens de l'article 42 al.1 RALILAMal. La notion de formation

appropriée au sens de l'article 42 al.1 RALILAMal. La notion de formation appropriée peut être interprétée à la lumière de l'ancien article 37 al.3

appropriée peut être interprétée à la lumière de l'ancien article 37 al.3 RAMO qui stipulait que l'assuré majeur, au bénéfice d'une formation ini-

RAMO qui stipulait que l'assuré majeur, au bénéfice d'une formation ini- tiale déliant ses parents de l'obligation d'entretien, au sens de l'ar-

tiale déliant ses parents de l'obligation d'entretien, au sens de l'ar- ticle 277 CC, qui poursuit ses études, n'a pas droit au subside. Selon la

ticle 277 CC, qui poursuit ses études, n'a pas droit au subside. Selon la jurisprudence relative à cette dernière disposition, l'obligation pour les

jurisprudence relative à cette dernière disposition, l'obligation pour les parents d'entretenir un enfant au-delà de sa majorité conserve un carac-

parents d'entretenir un enfant au-delà de sa majorité conserve un carac- tère exceptionnel, l'entretien n'étant dû que lorsque l'enfant poursuit sa

tère exceptionnel, l'entretien n'étant dû que lorsque l'enfant poursuit sa formation et que celle-ci revêt un caractère professionnel. En outre,

formation et que celle-ci revêt un caractère professionnel. En outre, l'obligation d'entretien n'existe que pour une seule formation profession-

l'obligation d'entretien n'existe que pour une seule formation profession- nelle; une deuxième formation, des cours de perfectionnement ou une for-

nelle; une deuxième formation, des cours de perfectionnement ou une for- mation complémentaire ne sont pas compris dans ce concept, même s'ils

mation complémentaire ne sont pas compris dans ce concept, même s'ils peuvent paraître utiles (ATF 118 II 97, JT 1994 I 341). En l'occurrence,

peuvent paraître utiles (ATF 118 II 97, JT 1994 I 341). En l'occurrence, il est constant que le recourant a acquis une formation complète d'éduca-

il est constant que le recourant a acquis une formation complète d'éduca- teur de la petite enfance couronnée par un diplôme et qui lui permet, même

teur de la petite enfance couronnée par un diplôme et qui lui permet, même si elle n'offre pas de nombreux débouchés, d'exercer une activité profes-

si elle n'offre pas de nombreux débouchés, d'exercer une activité profes- sionnelle. Cette dernière se révélant de la sorte appropriée au sens de

sionnelle. Cette dernière se révélant de la sorte appropriée au sens de l'article 42 al.1 RALILAMal, le certificat en intervention psychosociale

l'article 42 al.1 RALILAMal, le certificat en intervention psychosociale que l'intéressé envisage d'obtenir au Canada ne constitue par voie de

que l'intéressé envisage d'obtenir au Canada ne constitue par voie de conséquence qu'une formation complémentaire, si bien qu'il n'a pas droit

conséquence qu'une formation complémentaire, si bien qu'il n'a pas droit au subside à teneur de la disposition précitée. au subside à teneur de la disposition précitée. 3. a) L'article 42 al.2 RALILAMal réserve toutefois les cas de ri-

3. a) L'article 42 al.2 RALILAMal réserve toutefois les cas de ri- gueur qui ne sauraient être admis que restrictivement puisqu'ils consti-

gueur qui ne sauraient être admis que restrictivement puisqu'ils consti- tuent une dérogation à la règle selon laquelle une nouvelle formation ou

tuent une dérogation à la règle selon laquelle une nouvelle formation ou une formation complémentaire ne donne pas droit au subside. Une telle in-

une formation complémentaire ne donne pas droit au subside. Une telle in- terprétation restrictive s'impose également en raison de la volonté expri-

terprétation restrictive s'impose également en raison de la volonté expri- mée par le législateur à l'article 23 al.3 LILAMal, disposition selon la-

mée par le législateur à l'article 23 al.3 LILAMal, disposition selon la- quelle l'octroi d'un subside est en principe exclu lorsque l'assuré a

quelle l'octroi d'un subside est en principe exclu lorsque l'assuré a intentionnellement renoncé, en fonction de conditions de vie librement

intentionnellement renoncé, en fonction de conditions de vie librement choisies, à mettre toute sa capacité de gain à contribution. Elle s'impose

choisies, à mettre toute sa capacité de gain à contribution. Elle s'impose aussi en vertu de l'article 23 al.1 LILAMal prévoyant qu'est présumé dis-

aussi en vertu de l'article 23 al.1 LILAMal prévoyant qu'est présumé dis- poser d'un revenu dépassant les normes de classification l'assuré majeur

poser d'un revenu dépassant les normes de classification l'assuré majeur dont le revenu effectif n'atteint pas la limite fixée par le Conseil

dont le revenu effectif n'atteint pas la limite fixée par le Conseil d'Etat et qui ne reçoit pas de secours de l'aide sociale. Dans une telle

d'Etat et qui ne reçoit pas de secours de l'aide sociale. Dans une telle éventualité, on part en effet du principe que l'assuré est à même de sub-

éventualité, on part en effet du principe que l'assuré est à même de sub- venir à son entretien par la réalisation de revenus accessoires ou occa-

venir à son entretien par la réalisation de revenus accessoires ou occa- sionnels par ses économies, ou grâce à l'aide matérielle ou financière de

sionnels par ses économies, ou grâce à l'aide matérielle ou financière de sa famille. C'est donc dire que les cas de rigueur ne peuvent être admis

sa famille. C'est donc dire que les cas de rigueur ne peuvent être admis que dans des circonstances exceptionnelles, c'est-à-dire lorsque l'assuré

que dans des circonstances exceptionnelles, c'est-à-dire lorsque l'assuré n'a pas choisi, pour des motifs de convenance personnelle, de compléter sa

n'a pas choisi, pour des motifs de convenance personnelle, de compléter sa formation initiale et qu'il n'est absolument pas en mesure de subvenir à

formation initiale et qu'il n'est absolument pas en mesure de subvenir à son entretien. son entretien. b) En l'occurrence, il a déjà été relevé que la formation

b) En l'occurrence, il a déjà été relevé que la formation complémentaire qu'entend entreprendre le recourant à l'étranger n'est pas

complémentaire qu'entend entreprendre le recourant à l'étranger n'est pas une condition à l'exercice de sa profession acquise lors de sa formation

une condition à l'exercice de sa profession acquise lors de sa formation initiale. De plus, il allègue avoir effectué toutes ses études sans avoir

initiale. De plus, il allègue avoir effectué toutes ses études sans avoir jamais demandé une quelconque aide de l'Etat. Il faut donc en déduire

jamais demandé une quelconque aide de l'Etat. Il faut donc en déduire qu'il a bénéficié d'une aide matérielle ou financière de sa famille ou de

qu'il a bénéficié d'une aide matérielle ou financière de sa famille ou de revenus occasionnels ou accessoires. Or, on pourrait attendre en la cause

revenus occasionnels ou accessoires. Or, on pourrait attendre en la cause qu'il obtienne derechef un tel soutien familial, toujours possible au vu

qu'il obtienne derechef un tel soutien familial, toujours possible au vu de la taxation fiscale de ses parents, ou continue à réaliser de tels

de la taxation fiscale de ses parents, ou continue à réaliser de tels revenus afin de pouvoir compléter sa formation, dès lors que celle-ci

revenus afin de pouvoir compléter sa formation, dès lors que celle-ci résulte de son choix et qu'il n'appartient pas à l'Etat, comme l'a relevé

résulte de son choix et qu'il n'appartient pas à l'Etat, comme l'a relevé à juste titre le département, d'en supporter les conséquences. Il s'ensuit

à juste titre le département, d'en supporter les conséquences. Il s'ensuit que la situation du recourant n'est pas constitutive d'un cas de rigueur. que la situation du recourant n'est pas constitutive d'un cas de rigueur. 4. Mal fondé, le recours doit dès lors être rejeté. Il est statué

4. Mal fondé, le recours doit dès lors être rejeté. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gratuite (art.2 al.2 de

sans frais, la procédure étant en principe gratuite (art.2 al.2 de l'arrêté fixant la procédure en matière de contestations relatives à

l'arrêté fixant la procédure en matière de contestations relatives à l'assurance-maladie sociale et aux assurances complémentaires). l'assurance-maladie sociale et aux assurances complémentaires). Par ces motifs,

Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Rejette le recours.

1. Rejette le recours. 2. Statue sans frais.

2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 23 décembre 1997

Neuchâtel, le 23 décembre 1997