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Sebastian Vettel (Ferrari) a gagné le GP de Monaco devant son coéquipier Kimi Raikkonen. Les bolides rouges n'avaient plus fait de doublé en F1 depuis le GP d'Allemagne 2010.
Vettel a signé le deuxième succès de sa carrière en Principauté, après 2011. C'est aussi sa 45e victoire en formule 1. Parti en 2e position derrière Raikkonen, l'Allemand lui a chipé la tête dans les stands.
Le Finlandais, auteur de la pole et qui s'était porté au commandement, a effectué son unique arrêt au 34e tour. Vettel a pour sa part stoppé cinq tours plus tard, mais il est ressorti devant car son collègue a perdu du temps dans le trafic après son pit-stop.
Daniel Ricciardo (Red Bull-TAG Heuer) a complété le podium devant Valtteri Bottas (Mercedes) et Max Verstappen sur l'autre Red Bull.
Loin sur la grille, Lewis Hamilton (Mercedes) a limité la casse en remontant jusqu'au 7e rang, en retardant au maximum son arrêt pour changer de gommes (47e tour) et en profitant des abandons.
Au championnat du monde, Vettel a creusé l'écart. Il compte désormais 25 points d'avance, soit l'équivalent d'une victoire, sur Hamilton et 54 sur Bottas.
"Cette course a été très intense. J'espérais faire mieux au départ, mais Kimi s'est mieux élancé. J'ai dû être patient. C'est vraiment spécial de gagner ici. On va fêter ça ce soir, après on aura assez de temps pour préparer le Canada", a dit Vettel.
Jamais très souriant, Kimi Raikkonen ne s'est pas déridé après cette 2e place synonyme de défaite pour lui. "Ce n'est pas un sentiment très agréable. Ce genre de choses peut arriver. Maintenant, je me concentre déjà sur la prochaine course."
Une fois encore, cette course monégasque aux allures de procession n'a pas offert le moindre dépassement significatif sur un tracé trop sinueux et étroit pour les monoplaces modernes. Il n'est pas certain que cette situation plaise aux nouveaux propriétaires de la F1, très sensibles à l'aspect spectacle.
Les deux Sauber-Ferrari ont abandonné. Pascal Wehrlein s'est accroché avec Jenson Button (McLaren-Honda) au 60e tour et a été projeté dans le rail de sécurité, mais le jeune Allemand en a été quitte pour la peur. Son collègue Marcus Ericsson est lui parti à la faute au 65e tour, alors que la voiture de sécurité était en piste.
ATS