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No 5 – Erasme de Rotterdam (1469-1536)
Erasme de Rotterdam, humaniste, éditeur du Nouveau Testament (1516)
Erasme, estampe d’A. Dürer, 1526
Source: image: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b695131Oz.l’=.langFR
Erasme de Rotterdam
Très jeune, il entre au monastère. Ordonnée prêtre en 1492, il devient secrétaire de l’évêque de Cambral qui finance ses études en théologie à Paris. Le pape l’ayant relevé e ses vœux en 1495, il entame une carrière d’enseignant qui le conduira en Angleterre, en France et en Italie où il obtiendra son doctorat en théologie en 1506. De retour en Angleterre, Erasme publie son célèbre Eloge de la Folie, oeuvre satirique, témoin de sa grande indépendance d’esprit. Il s’y moque des diverses catégories sociales de son temps, philosophes et théologiens en tête et surtout moines.
En 1516, il publie l’Education du Prince qu’il dédie à Charles Quint.
En 1521, Il s’établit à Bâle qu’il quitte pour Fribourg en 1529. Il revient à Bâle en 1535 pour y mourir en 1536.
Erasme et la Réforme
Les écrits d’Erasme et sa quête d’un humanisme chrétien inspireront Luther et d’autres réformateurs. A partir du texte grec édité par Erasme, Luther effectuera sa traduction allemande du Nouveau Testament et la publie en 1522.
Certaines de ses idées se retrouvent chez Luther (voir 6): le principe d’une théologie fondée sur l’Ecriture, l’importance de la religion intérieure qui relativise les œuvres et les cérémonies extérieures, l’accès de tous au texte biblique en langue vernaculaire. Refusant de se séparer de l’Eglise catholique, il prend ses distances vis-a-vis de la _Réforme. Luther accuse Erasme de tiédeur et de scepticisme. Une polémique s’installe entre les deux hommes. Erasme publie en 1524 son Essai sur le Libre Arbitre auquel Luther répond en 1525 par le traité du Serf-Arbitre. Le désaccord entre les deux hommes porte sur la notion de liberté de l’homme par rapport à Dieu. Selon Erasme l’homme peut collaborer avec Dieu à son propre salut.