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Le boss de la mafia bulgare Evelin Banev ne s'est pas présenté mardi à l'audition à distance organisée à l'intention du Tribunal pénal fédéral. L'homme devait être entendu dans le cadre du procès en cours contre Credit suisse et quatre autres accusés pour blanchiment aggravé.
La justice ukrainienne a finalement donné suite à la requête suisse et a organisé une audience à distance. Evelin Banev, qui séjournerait dans ce pays, n'a, cependant, pas répondu à la convocation, a indiqué à Keystone-ATS une journaliste présente à l'audience. La Cour des affaires pénales qui souhaitait l'interroger a attendu en vain toute la matinée.
De son côté, la défense a estimé que le procès ne pouvait pas se poursuivre si Banev, qui était le chef d'un réseau de trafiquants de drogue, n'était pas entendu. Elle a demandé la suspension du procès. Après délibération, la cour a rejeté la requête et a décidé de poursuivre la procédure. (jah/ats)
L'interprétation de la neutralité de la Suisse anime les débats. Au niveau national, les présidents du PLR et du Centre critiquent fortement la situation. Au niveau international, le vice-chancelier allemand Robert Habeck a déclaré dimanche à Davos: «Si l'on refuse de livrer des armes, on ne fait plus la différence entre l'agresseur et l'agressé. Une loi qui est quasiment aveugle à la Russie et à l'Ukraine est une loi qui ne comprend plus la réalité.» Le président letton, Egils Levits, a lui aussi déclaré: