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La Chaux
La Chaux, un village authentique, riche d’une communauté ouverte, accueillante et chaleureuse
Histoire
La présence des Romains est attestée à La Chaux, sur quatre lieux différents tous en zone agricole, dont un vaste établissement romain « Les chambres » connu dès 1842.
Une première mention du village d’Ittens est faite en 964 sous le nom de Villa Ittinges. Pour la Chaux, une première mention est faite en 1228 sous le nom de La Chaus, qui devient en 1277 de Calce. Le village d’Ittens est la propriété des seigneurs de Cossonay alors qu’une commanderie templière est fondée vers 1277 à La Chaux, de l’autre côté du Veyron. Toutefois, trois ans après la destitution de l’Ordre du Temple, en 1315, la commanderie est dévolue aux Hospitaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem dont elle devint le principal établissement au Pays de Vaud jusqu’au début du XVIe siècle, gardant sa fonction première, gîte de passage, accueillant pèlerins et chevaliers.
Dès le début du XIIe siècle, les sires de Cossonay furent de grands bienfaiteurs de l’Eglise. Humbert Ier, d’abord seigneur du lieu, puis, dès 1142, de Prangins, avait fondé le prieuré de Cossonay en 1139. L’acte de donation de la seigneurie de la Chaux à l’Ordre des Templiers ne concernait que le village de La Chaux et ses terres, le tout se situant sur la rive gauche du Veyron. De l’autre côté, le village d’Ittens et ses terres restaient la possession des sires de Cossonay. La fusion communale entre La Chaux et Ittens en 1674 séparées par le Veyron fait qu’aujourd’hui, les deux villages n’en forment plus qu’un et que, terminologiquement parlant, La Chaux l’a emporté sur Ittens.
Le « territoire » de La Commanderie était composé de « membres » (domaines d’une certaine importance), de maisons, de rentes, de droits, tout ce qui pouvait constituer la richesse d’un Ordre à l’époque féodale. C’est ainsi que les Templiers possédaient des biens et des droits à Villars-Ste-Croix, Gollion, Penthaz, Cuarnens, Chevilly, La Coudre, Allens et Senarclens.
La Chaux est actuellement une entité qui se compose de quatre ensembles construits dont le hameau du château qui a accueilli dès le Moyen Age une série de fonctions : religieuse, militaire, seigneuriale puis agricole. La commanderie était implantée dans le hameau. Ce lieu, devenu château, est chargé d’histoire : c’est un lieu unique dans le canton de Vaud. En raison de son riche passé historique, le périmètre du château constitue aujourd’hui une région archéologique de grande importance, abritant les vestiges d’un château-fort médiéval, d’une église ainsi que de bâtiments annexes, tels que tours, loges, grenier, et pigeonnier. A l’arrivée des Bernois en 1536, en raison de l’influence protestante, la commanderie devint château. Il passa en différentes mains au cours de l’histoire et petit à petit les vestiges de la commanderie disparurent. En 1841, le domaine fut séparé en trois parts. Deux fermes furent reconstruites. A l’est du hameau devenu agricole, le moulin, siège d’activité industrielle jusqu’au début du XXe siècle, a abrité conjointement et successivement un moulin, une scierie, une huilerie et un battoir, avant de subir d’importantes transformations dans les années 70, effaçant la plupart des traces de son passé.
Le château actuel n’est pas le château-fort des Templiers, c’est une reconstitution de plaisance de la fin du XVe siècle. Deux incendies successifs, en 1947 puis en 1961, ravagèrent la toiture et le rural. Il ne reste des grandeurs passées que la façade orientale de type gothique flamboyant (ou gothique finissant) qui indique une construction médiévale.
L’église actuelle a été reconstruite en 1613 sur les vestiges d’une chapelle dédiée à l’archange saint Michel, après que le village soit passé sous l’égide de la Réforme en 1536. Le temple comporte deux cloches. La première a été fondue en 1621 et équipait la collégiale Saint-Andoche à Saulieu (Côte-d’Or). La seconde date de 1730 et servait la collégiale de Vie-sous-Thil. Ces deux cloches ont été réquisitionnées par la convention nationale française en 1793 afin d’être fondues pour devenir monnaie et canon. Echouées à Genève et vendues, les cloches sont expédiées à Morges par bateau pour trouver refuge dans l’antique clocher de La Chaux. Le vitrail central « Le bon berger » est de Louis Rivier.
Géographie
La Chaux située sur la route qui mène à la vallée de Joux « culmine » à l’altitude de 557 m à l’église. A la sortie de la forêt en direction de La Vallée, sous la ligne du Jura, le regard est accroché par les toitures harmonieuses de ce village lové entre deux vallons. Construit au fond de la vallée du Veyron, affluent de La Venoge, il a su conserver au fil des années son caractère rural qui en fait tout à la fois son charme et son attrait. La Chaux, forte de 421 habitants, est composée du village du même nom sur la rive gauche du Veyron et de celui d’Ittens sur la rive droite. Depuis de nombreuses années, les municipalités successives ont opté pour une croissance modérée afin de préserver la qualité de vie. La conséquence étant qu’il n’y a pas eu de vastes zones à bâtir ni de développement immodéré.
Au cœur d’une campagne préservée de près de 672 hectares dont 514 hectares en zone agricole et 118 hectares en zone forêt (à 90% composée de feuillus), La Chaux offre un horizon toujours verdoyant, prisé et reconnu. La présence de nombreux cours d’eau façonne un paysage varié : le Veyron qui traverse le village, la Gèbre qui serpente tantôt en forêt tantôt entre les champs et la Venoge qui longe le territoire de la commune au Nord.
Selon l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse (ISOS), La Chaux est un village d’importance nationale dont il convient de préserver l’intégrité des particularités de valeur lors de l’aménagement et de l’entretien de bâtiments.
Ses communes limitrophes sont Chevilly, Chavannes-le-Veyron, Cossonay, Cuarnens, Dizy, Grancy, Moiry et Senarclens. Une des 62 communes du district de Morges, La Chaux est à 3 km de Cossonay, à 15 km de Morges et à 20 km de Lausanne.
La vie économique locale
Sur les 58 emplois équivalent plein temps, 38% sont dans l’agriculture, 24% dans le secondaire et les 38% restants dans le tertiaire.
L’agriculture est bien présente au village. Même s’il n’y a plus de producteurs de lait, la production laitière régionale alimente la fromagerie-laiterie Berger au cœur du village. Le gruyère AOP, le Camembert, les Biblochons, les Maigrichons, le Vallgrotte affiné aux grottes de Vallorbe, l’Herbivore, le Poivré, vous trouverez tout cela à la fromagerie ouverte 7 jours sur 7 ainsi que d’autres produits laitiers et produits du terroir.
A la boucherie Chanson, vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin même le dimanche car cette boucherie de campagne, à la ferme du Domaine des Cageoles, offre un magasin self-service ouvert 7 jours sur 7. L’entreprise est composée d’une exploitation agricole polyvalente d’une trentaine de mères de race Limousine avec leurs petits et un troupeau d’une trentaine de brebis Charolaises ainsi que des lapins, des poulets, des dindes et des canards.
Et du poisson ! Alain Schmid pêcheur du Léman installé à St-Sulpice attrape féra, perche, brochet, omble chevalier et truite dans ses filets et même des écrevisses. Matinal et passionné, il exerce le métier un peu fou de pêcheur professionnel. Installé à La Chaux avec sa famille, vous pouvez y acheter le produit de sa pêche une fois par semaine, le mercredi matin.
La librairie-café « La Grange aux livres » offre outre des éditions romandes, des récits de voyage et d’exil, des livres choisis et des livres pour les enfants mais aussi des soirées avec des auteurs.
Côté beauté et bien-être, on peut se rendre chez « Lily Coiffure », « Ambiance Beauté » ou encore dans le cabinet d’une thérapeute pour des massages de santé et de sport ou du shiatsu. Pour la beauté des plantes, un paysagiste, un arboriste et une fleuriste sont installés à La Chaux. Avec ou sans véhicule, il y a deux garages et une entreprise de location de voitures... Pour de multiples travaux, on trouve encore une entreprise de peinture et une menuiserie.
Il faut une quinzaine de minutes pour se rendre à la gare de Cossonay en transports publics, mais les passages de bus ne sont pas fréquents. L’offre en transports publics n’est clairement pas suffisante, même si les MBC feront des efforts au cours des prochaines années. Néanmoins, une nouvelle course le week-end amène les adeptes des sports d’hiver ou de randonnées à la vallée de Joux depuis Morges en passant par Cossonay.
Restauration et hébergement
L’Auberge communale se trouve sur la route de la vallée de Joux au centre du village, à quelques mètres du Veyron. De nombreuses places de parc, d’accès facile pour les handicapés, permet à tout un chacun de se restaurer, du mardi soir au dimanche midi, à la salle à manger ou encore au café, ou sur l’une de leurs deux terrasses (ombragée ou ensoleillée).
Aujourd’hui, La Commanderie, a retrouvé son nom et sa fonction. Cette belle bâtisse accueille ses hôtes dans des chambres pleines de charme, décorées et rénovées avec soin. La propriétaire a gagné le concours de l’émission de la RTS « Un hôtel à la maison » en 2012 quand son projet a été plébiscité par le public. « Un lieu exceptionnel, hors du temps, où les pierres semblent vous murmurer tout bas leur histoire... ». Pour ceux qui veulent profiter du charme des vieilles demeures, « La Salle des Chevaliers » accueille des séminaires jusqu’à 25 personnes.
La vie culturelle et sportive
La richesse de la vie culturelle et sportive de La Chaux n’est plus à démontrer. Toute la communauté villageoise, de 7 à 77 ans, a une qualité propre à La Chaux, elle cultive le bénévolat. « Travaillons ensemble », c’est la force de notre village. Seul, on ne peut rien faire. Aucune organisation d’activités culturelles, sportives ou festives ne peut se faire sans un bénévolat fort. Les racines des activités culturelles mais surtout du bénévolat spécifique et enthousiaste des habitants de La Chaux remontent notamment à l’organisation de la Fête cantonale des jeunesses campagnardes en 1983. La Municipalité reconnaît l’importance des engagements de tous et soutient activement l’action associative et le bénévolat.
Les activités culturelles, sportives et festives se retrouvent dans l’association « La Chaux 2000 » chargée d’animer le village. LC 2000 garde la maîtrise de ses modes d’intervention, de ses activités et des moyens à utiliser, du choix des bénéficiaires et de leurs besoins.
Tout le programme est à découvrir sur http://lc2000.ch.
Eugène, auteur et comédien, disait de notre village « La Chaux, the place to be ». En effet, la culture a une jolie place à La Chaux, avec le théâtre de La Ruelle, le Ciné Veyron Open Air connu loin à la ronde, remplacé aujourd’hui par un festival de théâtre le « Festival des Granges » qui a lieu chaque année paire pendant 10 jours.
Le Club des aînés – ou Club des sages – propose diverses occasions pour se retrouver et partager de bons moments par exemple à la Table au bistrot une fois par mois, des balades accompagnées et des visites. Les enfants ne sont pas en reste avec l’école de Théâtre du Comsi sis à la Ruelle, le Football Club Veyron-Venoge, la Junglerie, le Yoga pour les enfants. Les adultes peuvent participer à des cours de danse aérobic, de stretching ou de yoga ou pratiquer la pétanque, le scrabble, le patois.
Jumelage
Depuis le 1er septembre 2001, la commune de La Chaux s’est jumelée à Saou dans la vallée de la Drôme officialisé par la signature d’une « charte de jumelage » entre les deux « mairies ». Ce jumelage donne lieu à de nombreux échanges humains, culturels et touristiques entre les deux villages. La pérennité du jumelage est assurée par l’association « Du Veyron à la Vèbre ».
De ces amitiés est née l’Association vaudoise des amis du sentier « Sur les pas des Huguenots et des Vaudois du Piémont » qui couvre la région Venoge-Veyron-Pied du Jura dont le siège est à La Chaux. Il s’agit d’un projet de coopération transnational qui rassemble des partenaires institutionnels et privés en Suisse, en Italie, en Allemagne et en France. Ce sentier international de grande randonnée suit le tracé historique de l’exil des Huguenots dauphinois vers l’Allemagne et la Suisse à la fin du XVIIe siècle, après la révocation de l’Edit de Nantes (1685).
La révision du Plan général d’affectation a été adopté à l’unanimité par le Conseil général le 23 mars 2017. Malgré tout, le service du développement territorial rend l’exercice compliqué. Il y a tellement d’obstacles à franchir pour l’adoption par la cheffe du département que nous n’osons plus envisager un calendrier raisonnable pour sa mise en vigueur.
Heureusement, il y a des projets que nous maîtrisons mieux, comme l’achat du bâtiment de la laiterie qui, après une rénovation complète, offrira des petits appartements de 3 pièces, des locaux commerciaux et permettra de maintenir une épicerie au village.
La préservation du caractère du village et du patrimoine communal, le maintien de la qualité de la vie villageoise est au cœur des préoccupations de la municipalité tout comme la modération du trafic, l’assainissement de l’éclairage public et de nombreux projets intercommunaux. Au nombre de ceux-ci, il y a la mise en place de l’Association scolaire Cossonay Veyron Venoge, de l’accueil parascolaire, la construction de la piscine intercommunale des Chavannes, le maintien de l’eau en suffisance dans nos cours d’eau, la préservation de leur qualité, notamment avec le traitement des eaux usées et des micropolluants.
Pour se conformer à l’exigence cantonale de la loi sur l’énergie, la municipalité de La Chaux a adopté un concept énergétique communal fin 2017 avec pour vision la valorisation des ressources locales à l’horizon 2030. C’est une déclaration d’intention qui donne un cap, une direction claire, qui permet de savoir où on va. Les objectifs communaux se basent sur les objectifs de la Confédération (Politique énergétique et climatique suisse, Stratégie énergétique 2050), de la Société à 2000 watts et du canton de Vaud. La mise en œuvre des actions communales est une réalité quotidienne.
Nous nous réjouissons déjà de la renaturation du Veyron aux Pâquis au centre du village. Ces anciens pâturages offrent un bel espace vert, un lieu de rencontre et de détente et une place de jeux appréciée. L’accès à la rivière aujourd’hui difficile sera aménagé pour le plaisir des villageois comme pour les hôtes de passage.
Venez découvrir La Chaux blotti au fond du vallon ! Prenez le temps de découvrir ses charmes en parcourant ses rues bordées de maisons du XIXe siècle. Venez flâner à l’ombre du tilleul sur cette place autour de laquelle, promeneur, tu trouveras un restaurant accueillant, une fromagerie, la salle villageoise, point de rencontre d’une communauté qui se veut ouverte, accueillante et chaleureuse.
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