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Le consentement présumé ne doit pas être introduit en contournant
le peuple !
La question centrale de savoir si des organes peuvent être prélevés sur des personnes en fin de vie sans leur consentement explicite doit être tranchée par le peuple et non par le Parlement.
Le droit à l‘intégrité du corps ne devrait pas être explicitement exigé !
L‘art. 10 al. 2 de la Constitution fédérale garantit à tout être humain le droit à l‘intégrité physique et psychique et à l‘autodétermination. Cette protection s‘applique notamment dans des situations de grande vulnérabilité, comme en fin de vie. Avec le consentement présumé, en revanche, le droit à l‘intégrité du corps devra être spécifiquement exigé. Si l‘on y renonce, les organes peuvent être prélevés automatiquement. C‘est inacceptable. L‘État doit protéger les citoyens et garantir leurs droits.
Le silence n’équivaut pas à un consentement !
Un oui conscient et clair est nécessaire pour toute intervention médicale. Il est inadmissible que ce oui explicite ne soit plus nécessaire pour le don d‘organes. Le don d‘organes n‘est éthiquement justifiable que si la personne concernée a donné son consentement explicite de son vivant.
NON à la pression sur les proches !
Il est certes prévu que les proches soient consultés dans le cas où la personne concernée n‘aurait pas exprimé, de son vivant, son consentement concernant le don d‘organes. Toutefois, ils ne pourront s‘opposer au don d‘organes que s‘ils sont en mesure de démontrer de manière crédible que la personne décédée l’aurait, selon toute vraisemblance, refusé. Cela ne manquera pas d’exposer les proches à une pression intolérable, car un refus de leur part serait immédiatement interprété comme un comportement non solidaire.
NON à l‘exploitation des personnes socialement précarisées !
En cas d’introduction du consentement présumé, toutes les personnes en Suisse devraient être informées qu‘elles doivent, en cas de refus, s‘opposer par écrit au don d’organes et inscrire leur nom dans un registre. Il est totalement irréaliste de penser que cet objectif puisse être atteint. Car enfin, il y a des gens qui ne parlent aucune langue nationale, qui ne comprennent pas ce qu‘ils ont lu, qui ne savent pas lire ou qui ne veulent pas se préoccuper de leur mort. Le consentement présumé conduirait inévitablement ces personnes à se voir prélever des organes contre leur gré parce qu‘elles ignoraient, de leur vivant, qu‘elles auraient dû s‘y opposer. Ce sont précisément les personnes socialement précarisées qui ont besoin de la protection du système juridique. Sans en être conscients, ni être en mesure de se défendre, ces personnes deviendraient des fournisseurs d‘organes.
NON au prélèvement d‘organes sans consentement éclairé !
Bei der geplanten Widerspruchsregelung müsste die in der Medizin geforderte informierte Zustimmung sichergestellt sein. Das heisst auch, alle Personen, die keinen Widerspruch einlegen und somit zu Organspendern werden, müssten über die Modalitäten der Il faudrait que le consentement éclairé requis en médecine aille de pair avec le consentement présumé au don d’organes. Cela signifierait que toutes les personnes qui ne s‘y opposent pas et deviennent ainsi des donneurs d‘organes doivent être informées de manière précise des modalités de prélèvement des organes. Ils devraient par exemple connaître le concept de mort cérébrale et savoir que les organes ne sont pas prélevés sur des cadavres froids. Il est cependant irréaliste d’imaginer que toutes les personnes recevraient et comprendraient ces informations comme une condition préalable indispensable au consentement présumé. Souvent, les organes seraient prélevés sur des personnes ne sachant pas à quoi elles ont donné leur accord.