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Le Sri Lanka a été mis en demeure jeudi à Genève par le Conseil des droits de l'homme d'agir de manière crédible afin de juger les auteurs de violations et de promouvoir la justice et la réconciliation. L'adoption d'une résolution présentée par les Etats-Unis a été saluée comme un pas important pour lutter contre l'impunité.
Trois ans après la fin de la guerre civile et l'élimination par la force de la guérilla des Tigres de libération tamoule (LTTE) dans le nord et l'est du Sri Lanka, les Etats-Unis, soutenus par l'Union européenne, ont poussé à l'adoption du texte en provoquant l'ire des autorités de Colombo.
"Les Etats-Unis, de concert avec la communauté internationale, ont envoyé un signal fort" pour dire que "le Sri Lanka ne pourra atteindre une paix durable qu'à travers une véritable réconciliation et l'établissement des responsabilités", s'est félicitée la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton dans un communiqué publié à Washington, en invitant Colombo au dialogue.
La Suisse a voté pour
La résolution a été adoptée par 24 voix contre 15 et huit abstentions. Tous les pays occidentaux (dont la Suisse), plusieurs pays latino-américains et africains, ainsi que l'Inde ont voté pour.
Le texte affirme que le rapport de la commission nationale d'enquête, publié par le Sri Lanka en novembre, ne traite pas de manière adéquate des graves allégations de violations des droits de l'homme, commises il y a trois ans.
Le document demande aux autorités de Colombo de prendre des mesures crédibles et concrètes pour établir les responsabilités, assurer la justice et la réconciliation pour tous les Srilankais. Elles doivent présenter un plan d'action détaillé dans les meilleurs délais.
Le Haut Commissariat aux droits de l'homme est chargé de fournir une assistance technique et de faire rapport au Conseil des droits de l'homme dans un an. La résolution exhorte les autorités de Colombo à coopérer avec l'ONU, ce à quoi Colombo s'est opposé jusqu'ici, au nom de sa souveraineté nationale.
ATS