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Venezuela Washington menace les élus «corrompus»
Certains élus vénézuéliens sont soupçonnés d'avoir accepté des pots-de-vin du pouvoir pour voter contre l'opposant Guaido.
Maduro annonce des manoeuvres militaires pour les 15 et 16 février
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a convoqué mercredi des manoeuvres militaires pour les 15 et 16 février dans les principales villes du pays, après en avoir ordonné en septembre dernier à la frontière colombienne. Ces exercices doivent préparer à la «défense des villes». Le président socialiste a cité cinq des principales agglomérations du pays: Caracas, Maracay, Valencia, Barquisimeto et Maracaibo. Militaires et miliciens avaient auparavant déjà été mobilisés, du 10 au 28 septembre 2019, le long de la frontière colombienne.
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Les États-Unis envisagent de sanctionner des parlementaires vénézuéliens qu'ils accusent d'avoir accepté des pots-de-vin du pouvoir pour voter contre l'opposant Juan Guaido à la présidence de l'Assemblée nationale, a déclaré mercredi un responsable américain. Ils viseraient ainsi ceux «qui prennent de l'argent de personnes qui font déjà l'objet de sanctions des États-Unis».
Juan Guaido, reconnu depuis un an comme président par intérim du Venezuela par les États-Unis et plus de 50 autres pays, a été réélu dimanche à la tête du Parlement par cent députés d'opposition. Mais le pouvoir a réussi à diviser son camp: un autre élu d'opposition, Luis Parra, a aussi revendiqué la présidence de l'Assemblée à la faveur d'un vote à main levée avec le soutien de députés loyaux à Nicolas Maduro.
«Nous ne sanctionnons pas les gens en fonction de leur vote»
«Il y a des gens qui ont été corrompus et qui pourraient s'être fait repérer pour la première fois ces derniers jours», a expliqué ce haut responsable américain à des journalistes à Washington. Il a expliqué parler de «personnes qui prennent de l'argent de la part de personnes qui font déjà l'objet de sanctions des États-Unis».
«Nous ne sanctionnons pas les gens en fonction de leur vote», a-t-il assuré, tout en promettant de punir ceux qui «contribuent au comportement antidémocratique du régime, ou qui l'encouragent ou en profitent». L'administration du président américain Donald Trump a déjà imposé des sanctions draconiennes au Venezuela et à ses dirigeants pour tenter de chasser du pouvoir le président socialiste, jusqu'ici en vain. (ats/nxp)
Créé: 09.01.2020, 01h05