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Au mépris des règles de l'association sportive à laquelle il appartient, le FC Sion a saisi la Justice vaudoise. Certes la SFL ou l'UEFA ne sont "pas au-dessus des lois"... et chacun – selon des critères souvent plus sentimentaux que cérébraux – d'accuser l'une ou l'autre des parties de l'imbroglio juridico-sportif dans lequel s'enlise ce lamentable conflit. A mon humble avis, sur un plan juridique et éthique le club de CC n'a pas très "bonne mine" en ce dossier. Mais il n'est pas le seul : la justice vaudoise n'est pas exempte de reproche. Et voici pourquoi.
Les normes associatives stipulent clairement l'exclusive compétence juridictionnelle d'instances indépendantes et impartiales; dès lors la Justice aurait pu - et dû - s'imposer un devoir de réserve. Elle aurait donc été bien inspirée de refuser d'entrer en matière en rappelant simplement à CC que son club doit respecter les normes juridictionnelles précitées.
La Justice ne devrait intervenir qu'en cas d'atteinte grave à des droits fondamentaux absolus (intégrité corporelle, p. exp.). Tout détenteur du pouvoir – et le pouvoir judiciaire n'y échappe évidemment pas – est en danger de toujours se croire (trop) puissant et donc indispensable. A tort.
Olivier Emery, candidat du PEV (Parti évangélique) aux prochaines élections fédérales