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Sepp Blatter, président de la FIFA, s'est excusé mardi après les erreurs d'arbitrage qui ont faussé dimanche deux 8e de finale du Mondial 2010, et a assuré que l'arbitrage vidéo serait de nouveau évoqué lors d'une prochaine réunion de la FIFA, au moins en ce qui concerne la ligne de but. Alors que la FIFA était restée sans aucune réaction face à la vague d'indignation mondiale provoquée par ces deux erreurs, Sepp Blatter a réuni des journalistes mardi pour livrer ses premiers commentaires.
Les Anglais ont dit merci, les Mexicains ont baissé la tête
Il a présenté ses excuses à l'Angleterre et au Mexique, les deux équipes victimes de ces incidents d'arbitrage et éliminées. Puis il a affirmé que la question de l'arbitrage vidéo serait de nouveau évoquée par la FIFA dès juillet. "J'ai exprimé mes excuses aux deux délégations directement concernées. Je comprends qu'ils ne soient pas contents. Les Anglais m'ont dit merci, les Mexicains ont baissé la tête", a déclaré le patron du football mondial. "Il est évident qu'après ce que nous venons de vivre, ce serait ridicule de ne pas rouvrir le dossier de l'aide par la technologie en juillet à Cardiff", lors de la prochaine réunion de la FIFA les 21 et 22, a-t-il ajouté. Mais, "le seul principe sur lequel nous allons rouvrir le discussion, c'est la technologie sur la ligne de but", a précisé M. Blatter.
"Le football est un jeu de mouvement, et s'il y a une occasion de but, faut-il donner la possibilité à une équipe de réclamer des ralentis une ou deux fois comme au tennis? Pour une situation comme celle du Mexique, vous n'avez pas besoin de technologie", a-t-il argumenté.
Le "niet" de l'International Board
Le but de Lampard manqué par l'arbitre. [Keystone]Dimanche, un but injustement refusé à l'Anglais Franck Lampard contre l'Allemagne et un but hors-jeu accordé à l'Argentine face au Mexique ont relancé le débat récurrent sur l'arbitrage vidéo, auquel s'opposent pour l'instant la FIFA et surtout l'International Board, l'organisme chargé de définir les lois du jeu.
L'arbitre uruguayen Jorge Larrionda n'a pas accordé le but à Lampard contre l'Allemagne, alors que les ralentis télévisés montraient clairement que le ballon avait franchi la ligne de but à la 38e minute du match. Ce but aurait permis à l'Angleterre, alors menée 2-1, de revenir à 2 partout.
Blatter pour, puis contre
Plus tard dans la soirée, l'arbitre italien Roberto Rosetti a accordé un but entaché d'un hors-jeu très net à l'Argentin Tevez, contre le Mexique. L'action a été rediffusée sur l'écran géant du stade, mais l'arbitre, conformément au règlement, n'a pas tenu compte des images pour revenir sur sa décision, malgré les protestations des joueurs Mexicains. M. Blatter, lui-même, après avoir envisagé en début d'année le recours possible à la "technologie" pour le franchissement de la ligne de but, s'était rangé à l'avis du Board, et avait longuement argumenté contre l'introduction de la vidéo dans l'arbitrage.
Un nouveau plan pour l'arbitrage
Le président Blatter a par ailleurs annoncé que la FIFA dévoilerait "en octobre ou novembre" un nouveau plan pour l'arbitrage au plus haut niveau. "Nous voulons améliorer l'arbitrage des matches", a-t-il déclaré. "Comment faire? Après la Coupe du monde 1990, nous avions créé un groupe d'étude qui s'appelait football 2000. Depuis, nous avons amendé certaines décisions, comme sur la passe en retrait pour les gardiens. Nous ne commençons pas aujourd'hui. Nous dévoilerons en octobre ou novembre un plan pour l'amélioration de l'arbitrage à haut niveau".
agences/hdel
Les arbitres qui font des erreurs protégés
"Nous rappelons aux journalistes que les arbitres ne sont pas autorisés à évoquer leurs performances lors du jour des médias", prévient par mail la Fédération internationale de football. Et de quoi va-t-on parler, alors? Du beau temps, des vuvuzelas?