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Commentaire sur les hymnes et les séquences, écrit en 1443 à Isny par Ulrich Bentz de Winterthur, dont la présence est attestée en 1444/1445 à Erfurt en tant qu'étudiant immatriculé. Le texte est en étroite relation avec un manuscrit bâlois du XIVème siècle; des transmissions parallèles du texte se rencontrent dans divers manuscrits du sud de l'Allemagne. Des traces sur la couverture postérieure démontrent que le volume était un liber catenatus.
En ligne depuis: 25.06.2015
En 1482, alors qu'il était bibliothécaire, Jakob Lauber commença à établir un catalogue des prêts des livres de la chartreuse de Bâle. La liste fut poursuivie après le mandat de Lauber jusqu'en 1527. Le catalogue des prêts fut établi suivant les lettres de l'alphabet, de A à I, et il était également possible d'enregistrer des volumes en prêt qui n'avaient pas de cote. Les livres empruntés furent listés avec l'indication de leur cote exacte sous la lettre correspondante ; après leur retour, l'entrée est biffée.
En ligne depuis: 04.10.2018
Le manuscrit, conservé de façon fragmentaire et dont les feuillets sont détachés de leur reliure, fut utilisé en 1543 par l'imprimeur bâlois Heinrich Petri comme modèle pour son édition des Rabani Mauri Moguntinensis archiepiscopi commentaria in Hieremiam prophetam. Cet emploi est attesté par la présence de divers signes de composition et de traces d'encre d'imprimerie. Plus tard, le manuscrit passa de l'imprimerie de Petri à la collection de Remigius Fäsch et, avec les autres fonds du Musée Faesch, devint, en 1823, propriété de l'Université de Bâle. La provenance originelle du manuscrit n'est pas claire.
En ligne depuis: 14.12.2017
Le manuscrit du IXe siècle, consacré aux Artes, se compose de deux parties, dont la première a été écrite à Fulda, aux alentours du second quart du IXe siècle. Elle contient le second livre des Institutiones de Cassiodore, consacré au savoir du monde séculier, dans une version interpolée transmise par plusieurs manuscrits à partir du IXe siècle, qui contient les exposés de Cassiodore sur la grammaire, la rhétorique, la dialectique, l'arithmétique, la musique, la géométrie et l'astronomie, complétés par des extraits de Quintilien, Boèce, Augustin et d'autres. La deuxième partie est de peu plus ancienne ou contemporaine et a été écrite durant le premier tiers du IXe siècle, dans la France occidentale. Elle contient la Dialectica d'Alcuin et des extraits de l'Audax Grammaticus. Les deux parties étaient déjà réunies au IXe siècle et se trouvaient en France.
En ligne depuis: 23.09.2014
Le manuscrit se compose d'un seul quaternion, qui était auparavant relié à l'actuel Cod. 250 de la Burgerbibliothek de Berne. Dans ce cahier se poursuit le contenu computistique de ce dernier, ici avec des tableaux de calcul de la date de Pâques, qui comporte dans les marges les Annales Floriacenses. Sur la dernière page, figure le texte de la seconde lettre d'Abbo à Giraldus et Vitalis.
En ligne depuis: 18.12.2014
Le manuscrit, composé de seulement 28 feuillets et contenant un missel partiel de rite ambrosien, provient de l'oratoire de S. Bernardino de Faido (canton du Tessin). Celui-ci venait d'être nouvellement consacré au XVe siècle (probablement en 1459) sous le patronage de la famille Varesi laquelle offrit, peut-être à cette occasion, ce manuscrit pour permettre la célébration de la messe. Aux premiers cahiers (1-12, 16-19), elle fit probablement ajouter le cahier avec la messe pour le patron saint Bernardin (20-25), ainsi que le feuillet détaché avec deux miniatures représentant la Maiestas domini et la Crucifixion. L'écriture, une rotunda gothique de type italien, contraste avec les miniatures qui partagent une certaine parenté avec des gravures colorées contemporaines d'origine germanique.
En ligne depuis: 13.06.2019
L'obsequiale (processionnal) de l'évêque de Constance Otto IV von Sonnenberg (1481-1491) a été copié alors qu'il vivait dans la région de Constance. Il contient des instructions pour l'organisation de cérémonies liturgiques (par exemple, dons des sacrements, bénédictions ecclésiastiques et exorcismes).
En ligne depuis: 29.03.2019
Le manuscrit est un cartulaire établi en faveur du prieuré clunisien de Romainmôtier (canton de Vaud) et probablement copié dans le monastère. Il se compose de deux ensembles distincts chronologiquement et réunis à une date inconnue. La première partie date du XIIe siècle et se compose de 77 documents précédés d'une préface narrant les principaux événements de l'histoire ancienne de l'institution. Le deuxième ensemble a été copié à la fin du XIIIe siècle et contient 80 documents, qui remontent pour la plupart aux années 1270-1286.
En ligne depuis: 29.03.2019
Le Sefer Mitsvot Qatan ou « Petit livre de préceptes » est un compendium halakhique, qui inclut aussi de la matière éthique, haggadique et homilétique, écrit vers 1276-1277 par Isaac ben Joseph de Corbeil, l'un des grands codificateurs et tossafistes français du XIIIe siècle. L'œuvre est aussi appelée Sheva Ammudei ha-Golah ou les « Sept piliers de l'exil », en raison de sa division en sept sections, correspondant aux sept jours de la semaine, encourageant son étude quotidienne. Ce texte est une version abrégée du Sefer Mitsvot Gadol (Semag), un autre compendium halakhique achevé en 1247 par Moïse de Coucy (1e moitié du XIIIe siècle). Avec un code légal bien plus accessible, le Sefer Mitsvot Qatan connut une large diffusion, gagnant la reconnaissance des autorités rabbiniques franco-allemandes. Cette copie inclut des gloses du disciple principal de R. Isaac, à savoir Perets ben Elijah de Corbeil (m. 1297).
En ligne depuis: 10.12.2020
L'œuvre kabbalistique Sefer ha-Orah ou « Les Portes de la lumière » est l'un des textes les plus importants du mysticisme juif écrit au XIIIe siècle en Espagne où la kabbale fleurissait. On la considère comme l'œuvre la plus articulée sur le symbolisme kabbalistique et son contenu offre une explication complète des Noms de Dieu et de leur désignation dans les dix sephirot ou émanations, par lesquels Eyn Sof (l'Infini) se révèle et crée continûment les mondes physique et métaphysique. Le texte est organisé en dix chapitres, un pour chaque sephirah.
En ligne depuis: 10.12.2020
Mahzor pour Rosh ha-Shanah et Yom Kippour selon le rite ashkénaze magnifiquement enluminé. On peut supposer que ce manuscrit a été produit en Pologne au XIVe siècle, car son écriture ressemble à des fragments manuscrits contemporains de mahzorim réalisés en Pologne. Ce manuscrit de moyen format, contenant plusieurs mots initiaux ornés et cadres enluminés, contient la liturgie pour les Grandes Fêtes de Rosh ha-Shanah et Yom Kippour, y compris de nombreux poèmes liturgiques (piyyutim) répartis sur plusieurs colonnes, et était destiné à un usage public par l'officiant (hazan) à la synagogue. Toutefois, la particularité de ce mahzor tient à la présence du nom d'une femme, גננא כהנת (Jeanne Kohenet), inséré dans les lettres peintes d'un mot initial monumental et orné. Il s'agit probablement de la commanditaire du manuscrit, soit la fille, soit l'épouse d'un cohen. Le manuscrit est incomplet au début et à la fin.
En ligne depuis: 10.12.2020
Cette copie en papier presque complète, réalisée en Italie au XVe siècle, se compose des livres II à VIII de la traduction en hébreu du Commentaire Moyen d'Averroès sur la Physique d'Aristote. Le savant andalou polymathe, juriste et imam, Abu al-Walid Muhammad ibn Ahmad ibn Rushd – ou Averroès (1126-1198), connu sous le nom de Commentateur, consacra sa vie entière à restituer les enseignements originaux d'Aristote et à commenter presque toutes ses œuvres. Il était par conséquent considéré comme l'une des autorités philosophiques les plus influentes du Moyen Age, non seulement par les scolastiques latins, mais particulièrement par les juifs, pour sa compréhension de la science aristotélicienne à travers les traductions en hébreu de ses commentaires. Le Commentaire Moyen est le moins connu des commentaires d'Averroès sur la Physique et il n'existe aujourd'hui que dans deux traductions complètes de l'arabe vers l'hébreu, et dans une traduction partielle du XVIe siècle de l'hébreu au latin. La traduction en hébreu du Ms. Heid. 166 est celle du philosophe provençal juif, Kalonymos ben Kalonymos (1286–m. ap. 1328), intitulée Bi᷾ ur ha-Shema', qui a été la version la plus fréquemment copiée des traductions en hébreu.
En ligne depuis: 10.12.2020