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Le signe linguistique, défini pour la première fois dans le Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure (1857-1913), est l’assemblage d’un signifié qui peut être un objet concret (un arbre) ou un objet abstrait (la colère) et de son signifiant qui est la production verbale, phonétique, qui lui correspond (en français : arbre ; en anglais : tree ; en allemand : Baum ). L’union d’un signifiant et d’un signifié est indispensable pour constituer un signe , au même titre que le recto d’une feuille est indissociable de son verso.
Une autre caractéristique fondamentale du signe est qu’il est arbitraire. Si le signifié a une réalité relativement tangible (un arbre a une existence objective, la colère est un sentiment humain identifiable), le signifiant n’en a aucune, et n’entretient aucun lien « naturel » avec son « recto » le signifié : son état actuel relève de l’évolution de la langue à laquelle il appartient et qui s’étudie en linguistique diachronique. Cet aspect de la linguistique n’est pas traité ici.
Cette caractéristique différencie le signe du symbole. Ce dernier entretient avec l’objet qu’il désigne un lien « naturel », c’est-à-dire qu’il se rapporte à une forme de réalité, empirique, culturelle, etc… (pictogramme d’une tasse de café pour représenter une aire d’autoroute bénéficiant d’une cafétéria, une colombe pour représenter la paix). Le symbole est un concept qui ne touche cependant pas directement la linguistique, mais une science plus générale, la sémiotique.