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Après la température, je vais lister une série de calamités dont on nous rabâche les oreilles jour après jour. Je me propose de les analyser de manière mesurée, de ne pas céder ni au négationnisme ni au catastrophisme et de les confronter de manière rationnelle à la réalité. Car indépendamment de la cause du réchauffement, une augmentation importante de la température a eu lieu dans les années 80 et 90 et si ces calamités en sont la conséquence, cela doit pouvoir se mesurer de manière objective.
- Les cyclones tropicaux vont augmenter en nombre et en intensité
Cette année 2017 a été marquée par une série de cyclones ravageurs dans les Antilles. D’aucuns considèrent cela comme la preuve ultime que nous nous dirigeons vers un cataclysme climatique d’une ampleur sans précédent. Mais il s’agit avant tout d’événements météorologiques de grande ampleur et ils sont le fruit d’une situation particulière, sans doute héritée d’El Niño, qui a perturbé les courants océaniques durant 2 ans. En effet, il s’agit ni plus ni moins que de l’ouverture d’une soupape de sécurité après l’accumulation de beaucoup de chaleur dans l’Atlantique. Rien ne permet de dire que cette situation se reproduira à court terme ni que ça a quelque chose à voir avec le réchauffement.
Il existe un indicateur, calculé tous les ans, qui devrait exploser si c’était le cas : il s’agit de l’énergie totale des cyclones. En effet, cet indicateur est l’addition de l’énergie calculée de tous les cyclones qui se sont déroulés durant une année. Logiquement, si les cyclones augmentent en nombre, l’indicateur augmente. Si les cyclones augmentent en intensité, il augmente aussi. Et bien sûr, s’ils augmentent à la fois en nombre et en intensité, il augmente bien plus encore.
Or que voit-on ? Dans les années 90, il y avait de bonnes raisons de croire à une telle corrélation entre augmentation de la température et de l’énergie totale des cyclones. Pareil au début des années 2000. Et on observe également un pic pour les dernières deux années, ce qui n’a rien d’étonnant. Il faut toutefois remarquer que ce pic n’a rien d’exceptionnel et qu’il est surpassé par plusieurs autres.
Par contre, ce pic fait suite à une période de calme de pas loin de 10 ans que rien ne permet d’expliquer ! On a en effet affaire à la période la plus chaude depuis le début de la mesure des températures mondiales et pourtant il y a un calme plat au niveau des cyclones. En sciences, une théorie est considérée comme solide tant qu’on n’a pas trouvé d’argument contraire. Mais si un seul argument contraire est trouvé, alors la théorie est infirmée. C’est donc le cas de celle qui met en corrélation directe la température et l’énergie cyclonique. A-t-on tenu compte de cette période de calme pour au minimum modifier la théorie ? Non bien sûr. Comme toujours dans cette affaire climatique, on fait comme si on n’avait rien vu et on continue simplement à asséner les mêmes vérités. (ce qui encore une fois n’est pas une pratique scientifique mais dogmatique)
D'une manière générale en tout cas, on ne peut pas dégager une tendance claire. L'activité cyclonique semble chaotique, comme le sont tous les phénomènes météorologiques. Le site allemand ci-dessous (dont j'ai tiré le graphique) montre d’ailleurs à quel point il n’existe absolument aucune corrélation entre la température des océans et l’intensité des cyclones. Visiblement, la théorie dominante ne se confirme absolument pas.
- Le niveau de la mer va monter et plusieurs pays auront disparu en 2100
C’est ce qu’a annoncé encore une fois Emmanuel Macron devant ses invités pour la conférence de Paris. Quelques chefs d’état sont donc rentrés chez eux la peur au ventre. Pas étonnant que ces pays soient les meilleurs contributeurs à la cause climatique, puisqu’ils sont les premières victimes attendues.
Maintenant comment peut-on affirmer cela ? Comme le montre les mesures par satellites du niveau moyen des océans, le rythme actuel d’élévation des eaux est de 3.5 cm par décennie. Si l’élévation continue sur le même rythme, nous aurons donc près de 35 cm de montée des eaux sur un siècle. (ou une trentaine de cm en plus par rapport à maintenant) C’est plus ou moins la hauteur d’une vague un jour de mer très calme et bien moins que l’amplitude des marées. Bref, rien de catastrophique qu’on ne puisse gérer avec 82 ans devant nous !
Donc il est clair que pour que la prévision de Macron se réalise, il faut que le taux d’augmentation du niveau de la mer augmente fortement. Et cela devrait se voir sur le graphique du niveau moyen des océans en fonction du temps. Mais ça n’est pas le cas. Ce taux est pratiquement invariable dans le temps. Les petites variations sont d’ailleurs surtout corrélées aux cycles El Niño (en rouge sur le graphique ci-dessous) / La Niña (en bleu), ce qui tombe sous le sens, puisqu’un océan plus chaud se dilate alors qu’un océan plus froid se contracte.
Bref, encore une fois, la théorie alarmiste ne semble pas se concrétiser. Nous pouvons donc sans crainte continuer à visiter les Seychelles ou les Maldives. N'en déplaise à Macron, elles continueront à exister longtemps encore.
A suivre…