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Acceptabilité des plans de mobilité d'entreprise dans l'agglomération de Neuchâtel
Certificat de formation continue universitaire : Université de Lausanne, 2006.
Cette recherche examine l'acceptabilité des plans de mobilité (PM) par les entreprises localisées dans l'agglomération de Neuchâtel, et la met en perspective avec les politiques publiques mises en place à cette échelle pour promouvoir cet instrument. 105 entreprises ont pris part à une enquête par questionnaire, débouchant sur le constat attendu d'une faible acceptabilité des PM,... MoreAdd to personal list
- Résumé
- Cette recherche examine l'acceptabilité des plans de mobilité (PM) par les entreprises localisées dans l'agglomération de Neuchâtel, et la met en perspective avec les politiques publiques mises en place à cette échelle pour promouvoir cet instrument. 105 entreprises ont pris part à une enquête par questionnaire, débouchant sur le constat attendu d'une faible acceptabilité des PM, mesurée à travers deux indicateurs d'activité et d'ouverture à l'égard des mesures de gestion de la mobilité. Il a été montré en outre que les mesures les plus acceptables aux yeux des entrepreneurs sont celles n'impliquant qu'un faible engagement de leur part et peu contraignantes pour leurs employés. L'intérêt et l'objectif de report modal de cet instrument sont mal connus, entraînant souvent des représentations erronées à propos de la manière d'atteindre ces objectifs. La perception du partage des responsabilités corrobore également ces résultats: une majorité d'entrepreneurs interrogés considèrent que la mobilité pendulaire doit être gérée par les pouvoirs publics ou est une question de liberté individuelle. Une tentative a été faite de dégager le profil-type d'une entreprise à haut degré d'acceptabilité, mais celle-ci a échoué en raison de la trop grande hétérogénéité des observations recueillies, laissant présager une prédominance des représentations individuelles sur des logiques de réponses liées aux caractéristiques de l'entreprise. Face à ce constat, une grande attention doit être portée aux politiques de type incitatif (information et sensibilisation en particulier): les divergences de point de vue, d'intérêts et d'objectifs ne seront surmontées que si une communication de qualité est mise en place et un partenariat public-privé recherché. Quant aux politiques coercitives – indispensables dans une optique de résultats probants, elles ne seront comprises et acceptées que si elles s'inscrivent dans une politique globale, cohérente et équilibrée. En fin de compte, le plan de mobilité doit être replacé au centre d'un système d'intervention bien plus large: l'objectif de report modal recherché peut être atteint à l'aide d'autres instruments (aménagement du territoire, réforme de la fiscalité, dispositifs d'ordre économiques), trop souvent réfléchis de manière sectorielle. Une vision d'ensemble est à promouvoir, dont la première étape implique une collaboration accrue entre services administratifs et niveaux institutionnels.