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Et selon Jeremy Burgess, l'ancien chef mécanicien de Valentino Rossi, mais également de Michael Doohan, c'est bien Michelin qui risque de détenir les clés du succès en 2016 : « je ne crois pas que l'électronique sera l'élément déterminant en 2016. Peut être que ça enlèvera un peu aux riches pour donner un tantinet aux pauvres. En revanche, la conjoncture avec les nouveaux pneus risquent fort de mettre en difficulté certains pilotes. Et peut-être même parmi les meilleurs. »
En effet, aujourd'hui avec le fournisseur unique, c'est la machine qui doit être adaptée aux pneus et non l'inverse. On se souvient lors de la lutte Michelin/Bridgestone que le manufacturier de Clermont-Ferrand était capable de produire des nouveaux pneus en une seule nuit sur les Grands-Prix pour contrer son adversaire.
Plus proche de nous, on a vu durant la dernière saison que la Yamaha n'était pas adaptée en début de saison aux Bridgestone plus durs sur les flancs. Le début de saison catastrophique de Lorenzo n'est pas étranger à ce phénomène.
Le changement de manufacturier s'accompagnera également d'un passage de 16,5 à 17 pouces, un long travail d'adaptation, qui a déjà commencé, attend donc les constructeurs.