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La Conférence de l'ONU sur la biodiversité s'est terminée vendredi à Bonn. Les responsables gouvernementaux, suisses y compris, saluent un succès alors que les ONG regrettent l'absence de résultats plus concrets.
Les 191 pays présents à cette 9e Conférence de la Convention sur la diversité biologique (adoptée en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio) ont approuvé la création de la première réserve naturelle dans les fonds marins et l'extension sur des dizaines de millions d'hectares des zones terrestres protégées.
Les quelque 5000 délégués réunis pour deux semaines dans l'ancienne capitale allemande ont convenu de lutter contre la bio-piraterie - la manipulation illégale de matériel génétique - avec une série de réglementations qui doivent être rédigées dans les deux prochaines années.
La Conférence a également débattu des vertus écologiques très contestées des agrocarburants et de la pression que leur production à grande échelle pourrait exercer sur les récoltes et sur les forêts.
Sur ce point, les ONG suisses demandent au gouvernement de renoncer à l'exonération de l'impôt sur les huiles minérales appliquée aux bioéthanols à partir du 1er juillet. Ceci eu égard à la crise alimentaire mondiale.
D'une manière générale, les organisations écologistes présentes à Bonn ont dit désespérer de la lenteur du processus onusien, alors que les animaux et les plantes disparaissent à grande vitesse. Au niveau mondial, un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont aujourd'hui menacés.