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Installation : fichier son, 1 texte typographié sur papier. Tirage : Edition 1/3 + 2AP
Oeuvre présentée dans le cadre de l'exposition Echos d'une collection - Oeuvres du Frac Franche-Comté
Hannah Rickard s’intéresse à la perception et à la description, à la manière dont s’exprime une rencontre avec un son, une image, un paysage. Elle traduit dans un langage formel des phénomènes naturels comme les chants d’oiseaux, les aurores boréales ou les mirages.
Pour Thunder, l’artiste a enregistré un coup de tonnerre et étendu ce son de huit secondes à sept minutes pour permettre au compositeur David Murphy de créer une partition pour six instruments. L’enregistrement de la pièce a ensuite été réduit à huit secondes, la durée initiale du coup de tonnerre. L’installation consiste en l’enregistrement résonnant dans l’espace d’exposition, accompagné d’un court texte dactylographié expliquant le processus.
Chef d'orchestre
Jason Lai
Musiciens
Dominic O’Dell (viola), Claire Roff (violin), Robb Tooley (trombone), Matt Wells (trumpet), Petro von Wielligh (flute) et Rickardo Zweitisch (cello)
Son
Electric Mayhem au Confetti Studios, Nottingham
Courtoisie Frac Franche-Comté et l’artiste
Née en 1979 Londres (Royaume-Uni)
Vit et travaille à Vernon (CA)
Hannah Rickards a étudié à Central Saint Martins, à Londres. Elle s’intéresse à la traduction ou à l’interprétation humaine de phénomènes naturels, de préférences fugaces, immatériels, comme les phénomènes atmosphériques.
Dans une de ses premières pièces, Birdsong (2002), elle a enregistré six chants d'oiseaux, les a ralentis et adaptés à sa propre gamme vocale. Elle a ensuite chanté et enregistré ces mélodies ready-made avant de les remonter à leur vitesse d'origine. Les airs qui en résultent sont accompagnés dans l'espace d'exposition d'un texte dactylographié décrivant le processus de production, entre réplique et réinvention. Thunder (2005) fonctionne selon le même mécanisme mais c’est un sextuor qui reproduit le tonnerre.
L’artiste ne s’intéresse pas seulement à la dissection des sons pour les reproduire mais aussi à la manière dont nous traduisons des impressions sonores ou visuelles. …A legend, it, it sounds like a legend... (2007) recueille le témoignage de personnes qui ont perçu le son accompagnant les aurores boréales, alors que No, there was no red. (2009) confronte les descriptions d’un mirage faisant apparaître un paysage urbain sur les rives du lac Michigan.
Grey light. Left and right back, high up, two small windows (2014) est une pièce créée sur l’île de Fogo (Terre-Neuve) à partir d’enregistrements de corne de brume, ce marqueur sonore qui dit l’invisible. L’installation vidéo est nourrie d’un travail chorégraphique et de composition musicale.
Ce sont aussi les mystères de l’invisible que rend Hannak Rickards avec One can make out the surface only by placing any dark-coloured object on the ground (2019). Le titre décrit la difficulté de naviguer dans des conditions de voile blanc, dans un paysage enneigé sans ligne d'horizon. Une vidéo montre deux interprètes interagissant avec des matériaux photographiques anciens éparpillés représentant des phénomènes célestes et des surfaces géologiques. La projection est accompagnée d'une sérigraphie qui cartographie les mouvements de caméra pendant le tournage.