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appel à l’action et au soutien! Le 15 février 2024, le procès de Wilson A. contre la police aura lieu devant la Cour suprême. Il s'agit de la plainte de Wilson contre le chef de groupe de l'opération policière du 19 octobre 2009, au cours de laquelle Wilson A. a failli être tué. Le cas de Wilson A. est exemplaire du racisme institutionnel de la police et de la justice suisses.
Chères, chers ami-e-s
Wilson A et son ancien avocat Bruno Steiner (décédé) devant le tribunal de district de Zurich, april 2018
Le 15 février 2024, le procès de Wilson A. contre la police aura lieu devant la Cour suprême. Il s'agit de la plainte de Wilson contre le chef de groupe de l'opération policière du 19 octobre 2009, au cours de laquelle Wilson A. a failli être tué.
Le cas de Wilson A. est exemplaire du racisme institutionnel de la police et de la justice suisses.
Il y a d'abord eu le contrôle au faciès. Dans la nuit du 19 octobre 2009, alors qu'ils rentraient chez eux dans le tram, Wilson et son ami ont été interpellés sans raison par deux policiers qui leur ont demandé de montrer leurs papiers d'identité. Lorsque Wilson A. a demandé la raison de ce contrôle, les policiers ont fait preuve d'un excès de violence auquel Wilson A. n'a survécu que par chance. Il a subi de multiples blessures, dont certaines à long terme, et son ami B. est resté durablement traumatisé.
Wilson A. a déposé plainte contre les agents impliqués et en particulier contre le chef du groupe en tant que principal responsable. Le procureur en charge de l'affaire a omis tout examen critique, a rejeté toutes les demandes de preuves, a refusé de recourir à une expertise médico-légale, a volontairement fait traîner la procédure et a tenté à deux reprises de la classer. Jusqu'au procès en première instance, il a fallu plus de huit ans. Lors de l'audience, la procureure a demandé l'acquittement du policier accusé. Le tribunal a donné suite sa demande, n'a pas retenu d'autres preuves et a légitimé par son acquittement aussi bien le contrôle au faciès que l'excès de violence des policiers impliqués.
Après le recours de Wilson A., les procédures ont continué de la même manière que pendant les huit premières années. Le juge en chef du tribunal collégial a suivi les traces de la procureure, refusant comme elle toute demande de preuve et laissant apparaître des signes évidents de partialité. Une plainte pour partialité a toutefois été empêchée par la décision d'un organe politique, la direction du Grand Conseil zurichois ayant refusé de lever l'immunité du juge. Aujourd'hui, après plus de 14 ans, l'affaire est jugée par ce même juge devant la Cour suprême, la deuxième instance, et la prescription des plaintes est imminente. L'avocat Bruno Steiner, qui s'est toujours beaucoup engagé pour Wilson, est décédé entre-temps.
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L'Alliance contre le profilage racial soutient Wilson dans sa lutte pour la justice, aux côtés de l'alliance Justice4Nzoy, de l’Ecole autonome de Zurich et d'autres collectifs. En amont du 15 février 2024 et le jour même, nous souhaitons rassembler différentes initiatives contre le profilage racial et la violence raciste.
Nous sommes là et nous regardons de près.
Nous voulons exposer le racisme structurel et le racisme institutionnel de la police et de la justice et démontrer qu'il ne s'agit pas d'un problème isolé.
Mail à :
Cordialement
Groupe de coordination de l'Alliance contre le profilage racial