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La sculpture et les arts à Florence de 1400-1460
La Fondation Palazzo Strozzi et le Musée du Louvre s’associent et organisent une exposition dont le but est d’illustrer l’origine de ce qui est considéré aujourd’hui encore comme le “miracle“ de la Renaissance. Après avoir fait les beaux jours du Palazzo Strozzi de Florence de mars à août 2013, cette exposition fera escale au Musée du Louvre de septembre 2013 à janvier 2014.
L’idée qui sous-tend cette manifestation est donc l’illustration d’une période artistique particulièrement féconde à Florence ; on assiste en effet, durant les années 1400 à 1460, à une éclosion des arts sans précédent, principalement dans le domaine de la sculpture, celui-là même dans lequel le renouveau a eu lieu en premier.
L’exposition est divisée en sections, chaque section étant dédié à un thème. La première section (Section 1 : L’héritage des pères) concerne la redécouverte de l’ancien monde durant la “renaissance“ qui a lieu entre le XIIIe et le XIVe s - de Nicola Pasano à Arnolfo de Cambio et leurs successeurs - et suit l’assimilation de la richesse expressive du style gothique, spécialement d’origine française. Deux panneaux illustrant le Sacrifice d’Isaac par Lorenzo Ghiberti et Filippo Brunelleschi, ainsi que le modèle de Brunelleschi du Dome de la Cathédrale de Florence représentent le point de départ du mouvement de la Renaissance (Section 2 : Florence 1401. L’aube de la renaissance).
Au moment où les écrits des grands humanistes chantent les louanges de la République florentine, son pouvoir économique et son harmonie sociale, se répand la légende d’une Florence l’héritière de la république romaine et modèle pour les autres cités-états italiennes. La sculpture publique monumentale (réalisée par Donatello, Ghiberti, Nanni di Banco et d’autres artistes dans ces véritables ruches d’innovation que constituaient les chantiers majeurs de la ville - la cathédrale par exemple) est le premier témoignage de l’exaltation de Florence et de ses leaders (Section 3 : Romantiques civiques et chrétiens), alors que cela avait également une profonde influence sur la peinture d’artistes tels que Masaccio, Paolo Uccello ou Filippo Lippi (Section 6 : la sculpture dans la peinture).
D’autres thèmes de l’Antiquité classique étaient assimilés et transformés à travers la sculpture dans ce nouveau langage qui donnait voix non seulement à la ferveur créative de la ville, mais aussi à son humeur spirituelle et intellectuelle (Section 4 : “Esprits“ tant sacré que profane. Section 5 : La renaissance du « condottieri »).
La recherche pour un espace rationnel et la découverte par Brunelleschi de la perspective ont été mis en œuvre dans leurs formes les plus avancées précisément dans l’art de la sculpture, par exemple dans les bas-reliefs de Donatello (Section 7 : Histoire “en perspective”).
Dès les années 1420, les nouveaux standards de la sculpture perfectionnés par les grands maîtres, et illustrés par un grand nombre de chefs-d’œuvre se sont répandus par le biais d’une production apparemment infinie de bas-reliefs destinés à la dévotion privée (en marbre, stuc, poterie polychrome...), ce qui a eu pour conséquence la propagation du goût pour la “nouvelle“ beauté dans tous les échelons de la société (Section 8 : La propagation de la beauté).
Dans le même temps, ce goût pour l’art nouveau atteint les plus prestigieuses commissions artistiques de Florence, et la sculpture joue à nouveau un rôle majeur dans les églises, les confréries et les hôpitaux (Section 9 : Beauté et Charité. Hôpitaux, orphelinats et confréries). Enfin, la dernière section (Section 10 : De la cité au palais. Les nouveaux patrons des arts) rend compte du passage de la période de la “liberté florentine“ au patronage privé qui, bientôt, conduit à l’hégémonie de la famille Médicis.
Cette exposition offre ainsi une rétrospective intéressante de la sculpture de l’époque, laquelle a également eu un impact considérable sur le développement des autres arts figuratifs.
A voir du 23 septembre 2013 au 6 janvier 2014