Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07058.jsonl.gz/876

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Les accusations non étayées du président étasunien interviennent alors que son administration est elle-même en butte à plusieurs affaires.
KEYSTONE/AP/PABLO MARTINEZ MONSIVAIS(sda-ats)
La Maison Blanche a demandé dimanche au Congrès américain de déterminer si l'administration Obama a abusé de son "pouvoir d'enquête" lors de la campagne pour les élections de la fin 2016. Donald Trump l'a accusée samedi sans donner ni détails ni preuves.
Le président étasunien soutient que son prédécesseur, Barack Obama, a ordonné de placer sur écoutes les téléphones de la Trump Tower à New York, alors QG de campagne du candidat républicain à la Maison Blanche. Il n'a pas davantage étayé dimanche ces accusations, qui ont suscité beaucoup de scepticisme dans la classe politique américaine.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a déclaré que Donald Trump et les responsables de son administration ne feraient plus de commentaire sur l'affaire tant que le Congrès n'aurait pas bouclé son enquête, laissant entendre ainsi que le président n'aurait pas à expliciter ses allégations.
Obama dément
Donald Trump a accusé Barack Obama de l'avoir fait placer sur écoute téléphonique au mois d'octobre durant les dernières semaines de la campagne présidentielle. Il a traité son prédécesseur de "pauvre type".
Un porte-parole de Barack Obama a rapidement démenti les accusations de mise sur écoutes. Dimanche, James Clapper, ex-directeur du renseignement national qui a quitté ses fonctions à la fin du mandat de M. Obama, a déclaré à la chaîne NBC: "Il n'y pas eu de mise sur écoutes du président élu au moment où il était candidat, pas plus que de son équipe de campagne".
Plombé par les affaires
Les accusations non étayées du président étasunien interviennent alors que son administration est elle-même en butte à plusieurs affaires. Le vice-président Mike Pence est ainsi mis en cause pour avoir utilisé une messagerie personnelle pour discuter de questions confidentielles et relevant de la sécurité nationale alors qu'il était gouverneur de l'Indiana, selon le journal Indianapolis Star.
Le ministre de la Justice Jeff Sessions est lui incriminé sur ses contacts avec des responsables russes durant la campagne présidentielle. Le président étasunien ne parvient pas à tourner la page de cette affaire russe, qui l'a déjà conduit à se séparer de son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, le 13 février.
Au moins trois commissions du Sénat et de la Chambre des représentants ont lancé des investigations sur les ingérences de la Russie pendant la campagne électorale, dont le but aurait été de favoriser la victoire de Donald Trump face à sa rivale démocrate Hillary Clinton.
Le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants a réagi dimanche. Dans un communiqué, Devin Nunes, représentant républicain de Californie, a assuré que la commission cherchera à déterminer, dans le cadre de son enquête, si l'administration Obama a demandé la mise sous surveillance de Donald Trump.
Liens de Trump avec Moscou?
Pour l'opposition démocrate, les accusations de Donald Trump contre Barack Obama n'ont qu'un but: détourner l'attention de ces dossiers russes qui accaparent une grande partie du débat politique depuis sa prise de fonctions le 20 janvier.
Les liens "politiques, financiers ou personnels de Donald Trump avec la Russie, c'est la vérité que nous voulons connaître", a martelé sur CNN Nancy Pelosi, cheffe des démocrates à la Chambre des représentants.
ATS