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Le parti islamiste qui domine la coalition au pouvoir en Tunisie, Ennahda, débattait vendredi à huis clos de sa future stratégie, notamment de ses alliances. Il a déclaré avoir pour objectif d'être un mouvement "modéré" au deuxième jour d'un congrès se voulant historique.
Les quelque mille délégués doivent adopter des motions fixant la stratégie électorale du parti, ainsi que son positionnement politique et social. Les projets de textes, qui doivent concilier les modérés et les tenants d'une aile plus radicale, n'ont cependant pas été communiqués à la presse.
Consensus nécessaire
Le président du congrès d'Ennahda, le ministre de la Santé Abdelatif Mekki, a indiqué que cette réunion visait à faire d'Ennahda "un front centriste qui va tenter de réunir toutes les forces modérées".
"Le parti doit être un mouvement modéré et fournira tous les efforts pour dégager un consensus, car c'est ce qu'il faut pour l'avenir de la Tunisie", a-t-il dit. Selon lui, il sera notamment question d'élargir l'actuelle coalition, composée d'Ennahda et de deux partis de centre-gauche, à d'autres formations.
Première force du pays
Un autre responsable du parti, Habib Ellouzi a déclaré que seule une minorité était hostile à toute forme d'alliance politique: "Il y a une minorité qui est contre l'idée de la coalition, mais le nombre reste très minime".
Les motions doivent être adoptées dimanche, dernier jour du congrès.
Violemment réprimé sous le régime déchu de Ben Ali, Ennahda s'est imposé depuis la révolution de 2011 comme la première force du pays. Son congrès est le premier en Tunisie depuis 1988.
ATS