Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06892.jsonl.gz/786

La première initiative déposée, mardi, à Berne, exige l'arrêt progressif des centrales nucléaires existantes, d'ici à 2014. L'autre demande que le moratoire sur la construction de nouvelles centrales soit prolongé de dix ans.Ce contenu a été publié le 28 septembre 1999 - 17:45
La première initiative déposée, mardi, à Berne, exige l'arrêt progressif des centrales nucléaires existantes, d'ici à 2014. L'autre demande que le moratoire sur la construction de nouvelles centrales soit prolongé de dix ans.
Le dépôt de ces deux initiatives intervient quelques jours avant que le gouvernement suisse ne mette en consultation une nouvelle loi sur l'énergie atomique, un projet peaufiné par les services du ministre Moritz Leuenberger, un socialiste fort peu favorable aux centrales atomiques. En outre, le Conseil fédéral a annoncé au printemps dernier une planification de l'arrêt des centrales nucléaires.
L'offensive des initiants soutenus par 37 organisations - dont le parti socialiste, les Verts et des associations écologistes - semble donc inutile. Mais ces milieux craignent que la volonté gouvernementale se soit affaiblie, en particulier sous l'influence du ministre de l'économie Pascal Couchepin.
Les initiants estiment que la Suisse peut sortir du nucléaire en misant sur les énergies renouvelables et sur une économie de 20 pour cent de la consommation d'électricité dans les domaines du chauffage et de l'éclairage. Les écologistes estiment également que les plus vielles centrales nucléaires présentent des dangers pour la population. Ce que contestent vigoureusement les propriétaires de centrales qui soulignent que des pays comme les Etats-Unis ou le Japon prolongent également la vie des centrales existantes.
L'Association suisse pour l'énergie atomique rappelle enfin que le Conseil fédéral s'est engagé à réduire les gaz à effet de serre, un engagement qui nécessite le maintien des centrales nucléaires, puisque qu'elles ne produisent pratiquement pas ce type de polluants. Mais cette fibre verte ne convainc bien sûr pas les écologistes qui brandissent le problème épineux des déchets radioactifs.
Frédéric Burnand
Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: <email-pii>
En conformité avec les normes du JTI