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Sommes-nous certains de vouloir relancer la machine économique telle qu'elle fonctionnait il y a encore quelques mois ? A vouloir sauver un système qui s'est trompé, nous ne faisons que préparer la prochaine crise.
Nous avons un devoir de solidarité envers celles et ceux qui souffrent de la débâcle actuelle, mais ayons le courage de voir que beaucoup d'emplois sont inutiles, voire nuisibles : les financiers qui jonglent avec des valeurs virtuelles ne produisent rien d'utile, certains constructeurs d'automobiles n'ont pas prévu que leurs dinosaures sont inadaptés à l'épuisement du pétrole et les compagnies de transports qui nous amènent des agneaux néozélandais et des asperges californiennes créent une concurrence déloyale envers une agriculture locale écologique.
Au lieu de mettre sous perfusion des entreprises dont les activités ne répondent pas à nos besoins, créons des conditions favorables au développement d'une économie utile et durable.
En Suisse cela signifierait par exemple de modifier la loi sur l'électricité pour supprimer la limite du nombre d'installations photovoltaïques dont le courant est pris en charge par les distributeurs, de maintenir une agriculture vivante pour 60'000 familles paysannes au lieu de les réduire comme prévu à 30'000, de développer des transports publics avec du matériel produit régionalement et du personnel en suffisance et de favoriser des automobiles légères, nourries à l'énergie solaire comme celle que projette Nicolas Hayek.
Malheureusement le Conseil fédéral n'a prévu aucune de ces mesures dans son plan de relance.
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