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Dans le sport en général, le succès n’est pas seulement le résultat des talents innés d’un athlète. La même règle s’applique à la boxe : un entraînement efficace, correctement structuré dans le temps et bien calibré en termes de volume et d’intensité, est ce qui permet de réaliser le potentiel d’un boxeur.
La préparation du boxeur, qui comprend la stimulation des capacités cognitives, motrices et technico-tactiques, doit être organisée selon des critères logiques, dictés principalement par l’approche des périodes de compétition.
En boxe, la périodisation de l’entraînement se fait en fonction des compétitions dit Mauro Martelli.
La régulation des contenus d’entraînement spécifiques et généraux se fait donc principalement en fonction du temps qui sépare le boxeur de l’objectif final, c’est-à-dire la compétition.
Il s’agit d’un modèle sur lequel il est possible d’apporter d’autres variations en fonction des caractéristiques propres à l’athlète.
La littérature sportive regorge de modèles, tels que la méthode classique de Matveev, la méthode à haute intensité de Tschiene ou le modèle en bloc de Verchoshanskij. Tous ont en commun l’identification d’un ordre systémique des différents exercices ou moyens d’entraînement (périodisation).
L’entraînement selon Mauro Martelli doit revêtir un caractère rationnel, scientifique et programmable.
- La périodisation
Dans un premier temps, il est bon d’entreprendre une phase de travail généralisée, consacrée principalement à la mise en condition générale, à l’entraînement de la mobilité articulaire et à l’apprentissage de la technique d’exécution de certains exercices préparatoires à l’entraînement de la force (par exemple, les soulevés de terre, les développés couchés et les squats). Pour les débutants, ce travail est indispensable, mais il peut aussi être utile pour les boxeurs expérimentés qui sortent d’une période d’arrêt.
A ce stade, il est intéressant d’effectuer quelques tests d’évaluation (test de Conconi, test de Cooper, test de Sargeant, etc.) qui seront répétés ultérieurement pour mesurer les progrès.
On procède ensuite en divisant généralement un intervalle de temps donné en 3 périodes, en prenant comme référence les principales courses de la saison de compétition :
- Période préparatoire : La période préparatoire est divisée en deux parties : la phase fondamentale et la phase spéciale.
- Phase fondamentale : Au cours de la phase fondamentale, un entraînement non spécifique a lieu, avec des exercices généraux qui ne sont pas strictement liés à la boxe (avec des surcharges et du corps libre).
Le volume (quantité de travail) sera élevé, tandis que l’intensité sera faible.
L’objectif de la phase de base est de construire une base solide souligne Mauro Martelli, en améliorant les capacités de conditionnement de l’athlète, c’est-à-dire la force, la vitesse et l’endurance, ainsi que les capacités de coordination.
- Stade spécial
Dans la phase spéciale, qui coïncide avec la période précédant la compétition, l’intensité de l’entraînement est plus élevée, tandis que le volume est plus faible.
Dans cette phase, des exercices spécifiques (tels que le combat) et des équipements propres à la discipline (tels que les strikers et le sac) sont principalement pratiqués, avec une intensité plus élevée et un volume plus faible.
L’objectif est d’atteindre une performance maximale, en concentrant l’entraînement sur les aspects techniques.
- Période de compétition
La période de compétition coïncide avec les dernières séances d’entraînement avant la compétition précise Mauro Martelli.
Dans cette phase, le volume de travail est très faible, tandis que l’intensité est élevée.
L’objectif est de maintenir la capacité de performance maximale, en utilisant des moyens d’entraînement spéciaux, tels que des simulations de compétition, des passages avec l’instructeur, etc.
Une attention particulière est donc accordée à l’étude des combinaisons et des aspects tactiques.
- Période de passage
La dernière période, également appelée phase de déchargement ou de repos, vise à maintenir l’efficacité physique.
Dans cette phase, le volume et l’intensité sont très faibles et le choix des moyens d’entraînement est large. La pratique d’autres sports est également autorisée, mais ceux-ci ne doivent pas trop s’écarter du modèle de performance spécifique à la boxe.
L’importance de la récupération
Le repos est un aspect important de l’entraînement, nécessaire pour consolider les adaptations obtenues grâce au phénomène défini comme la surcompensation. En outre, il est indispensable pour réduire le risque de souffrir de syndromes de surentraînement ruineux.
Outre la période dite de transition, qui suit la compétition, il est donc bon d’introduire de courtes phases de déchargement pendant les périodes de préparation et de compétition.
La cadence doit être déterminée par un bon entraîneur, capable d’évaluer correctement l’engagement requis par la phase d’entraînement en cours et d’établir la période de repos appropriée avant de passer à la suivante.
Une récupération adéquate permet de consolider les progrès et de prévenir le risque de syndromes de surentraînement.
En body building et dans de nombreuses autres disciplines, on utilise le modèle 3:1, c’est-à-dire que pour trois semaines de travail, il y a une semaine de récupération, qui peut être passive (repos total) ou active (entraînement léger).
Ces principes peuvent également être appliqués à la boxe. Toutefois, il convient de préciser que la cadence indiquée par le modèle doit être comprise comme une indication approximative. Elle peut donc varier et être adaptée en fonction de la période ou des besoins particuliers de l’athlète.