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L'Ukraine met son armée en alerte après les menaces de la Russie
L'armée ukrainienne a été "mise en état d'alerte", a annoncé samedi le président d'Ukraine par intérim Olexandre Tourtchinov, peu après le vote du Parlement russe autorisant "un recours aux forces armées jusqu'à la normalisation de la situation politique dans ce pays".
"J'ai donné l'ordre de mettre l'armée en état d'alerte, de renforcer la protection des centrales nucléaires, des aéroports et des sites stratégiques", a déclaré Olexandre Tourtchinov lors d'un bref point presse.
"Une intervention signifierait la guerre"
La formulation même de la demande émise par le président Vladimir Poutine laisse entendre que la Russie peut soit envoyer des troupes depuis la Russie, soit utiliser les forces de la Flotte de la mer Noire qui se trouvent déjà en Crimée et qui réunit environ 20'000 hommes basés à Sébastopol.
"Nous sommes persuadés que la Russie ne lancera pas d'intervention car cela signifierait la guerre et la fin de toute relation entre les deux pays", a pour sa part déclaré le Premier ministre Arseni Iatseniouk.
Appel à faire baisser la tension
Le chef du gouvernement a déclaré avoir eu un entretien avec son homologue russe Dmitri Medvedev au cours duquel il a demandé que la Russie "fasse revenir ses forces de Mer Noire dans leurs casernes pour faire baisser la tension".
Plus tôt dans la journée, le nouveau Premier ministre de Crimée, Serguiï Axionov, que Kiev considère comme illégitime, avait sollicité l'aide de Vladimir Poutine. Il souhaite restaurer "la paix et le calme" dans la péninsule ukrainienne.
agences/ptur/jgal
Publié le 28 février 2014 à 20:58 - Modifié le 01 mars 2014 à 22:23
6000 soldats russes seraient déjà sur place
Le gouvernement ukrainien accuse la Russie d'invasion et d'agression en Crimée mais affirme qu'il ne se laissera pas entraîner dans un conflit armé. Moscou, qui a une base navale sur la péninsule, assure se conformer à ses accords avec Kiev.
Moscou pourrait rappeler son ambassadeur aux Etats-Unis
Selon le vice-président du Sénat Iouri Vorobiev, le président Barack Obama a franchi une "ligne rouge" et "humilié le peuple russe" en déclarant vendredi que toute intervention militaire en Ukraine aurait "un coût".