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Des vieilles munitions repêchées du lac des Quatre-Cantons en 2008 (archives).
KEYSTONE/URS FLUEELER(sda-ats)
Les munitions immergées par l'armée dans les lacs suisses ne libèrent pas de substances nocives, selon la Confédération. L'eau des lacs concernés - Brienz, Thoune (BE) et Quatre-Cantons - sera toutefois à nouveau analysée en 2019 à titre préventif.
Des résidus de substances explosives et des produits issus de leur décomposition ont certes été trouvés dans les trois lacs, mais les concentrations sont 100 à 1000 fois inférieures aux valeurs les plus strictes fixées par la législation sur les denrées alimentaires, affirme le Département fédéral de la défense (DDPS) vendredi dans un communiqué.
Il a publié son rapport en ce sens après avoir effectué des contrôles réguliers des lacs en question de 2012 à 2016.
Plus de 8000 tonnes
L'armée a immergé jusqu'en 1967 des milliers d'obus dans les lacs de Thoune (4600 tonnes), de Brienz (280 tonnes) ainsi que dans celui des Quatre-Cantons: lac d'Uri (2800 tonnes) et bassin de Gersau (530 tonnes). Il s'agissait en majeure partie de résidus provenant des fabriques de Thoune (BE) et Altdorf (UR). Un tiers du lot est en outre constitué de vieilles munitions datant de la Deuxième Guerre mondiale.
La plupart des lots, qui sont disséminés sur de grandes surfaces, sont recouverts d'une couche de vase mesurant de 25 centimètres à 2 mètres. Chaque année, 3 à 8 millimètres de sédiments viennent s'y ajouter. Le risque que des substances s'échappent s'amenuise de jour en jour. Le rapport publié vendredi ne fait était d'aucun indice de fuite.
Vaste enquête
Une vaste enquête a été menée de 2005 à 2010 pour déterminer la nocivité potentielle de ces résidus d'explosifs. La Confédération avait annoncé qu'elle renonçait à les repêcher, déclarant qu'une telle opération serait plus dangereuse et nuirait davantage à l'environnement. Elle avait néanmoins mis en place une surveillance régulière de la qualité des eaux des lacs concernés, dont les résultats ont été publiés vendredi.
ATS