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02/08/2013
SEATTLE, La marine américaine vient de commander à Boeing 13 avions de patrouille maritime supplémentaires, pour un montant de 1,98 milliard de dollars. La poursuite de la modernisation des capacités de patrouille maritime américains vont impliquer plus de 100 P-8A «Poseidon» plus les aéronefs d’essais soit 117 appareils. De plus, cette nouvelle s’accompagne par la décision de l’US Navy de l’approbation du financement à long terme du programme.
En additionnant les commandes de la marine, 37 appareils des 117 prévu sont déjà planifiés. A ce jour, 10 ont déjà été livrés. Les essais de fonctionnement initiaux et l'évaluation (IOT & E) ont été achevé en mars, la Marine a annoncé le 1er juillet que le programme P-8A avait passé avec succès les tests IOT & E et que le P-8A était prêt pour l'introduction au sein de la flotte.
Le Boeing P-8A «Poseidon» :
Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.
Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.
Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.
Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme Broad Area Maritime Surveillance devant assurer une surveillance surface de longue durée et une variante du drone de combat Boeing ScanEagle, le MagEagle Compressed Carriage.
Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.
Photos : 1 & 3 Boeing P-8A «Poseidon» 2 Postes de travail @ Boeing/USNavy
31/07/2012
Eurocopter vient de livrer deux exemplaires de l’hélicoptère NH90 à l’armée française, l’un pour l’ALT et le second pour la Marine.
100e NH90 :
Le NH90 TTH livré à la DGA sera remis à l’ALAT pour assurer la formation des premiers équipages opérationnels au CFIA (Centre de Formation Inter-Armées) du Cannet des Maures. Il s’agit du 100e NH90 TTH livré.
Les NH90 TTH remplaceront progressivement les hélicoptères Puma en service au sein de l’ALAT. L’hélicoptère NH90 TTH de nouvelle génération est adapté à un large éventail de missions comptant parmi les plus exigeantes : logistique et transport utilitaire, recherche et sauvetage au combat (RESCO), évacuation sanitaire, opérations spéciales et lutte anti-terrorisme.
Dans sa configuration opérationnelle finale, le NH90 TTH dispose d’une avionique éprouvée qui permet d’accomplir des missions de jour comme de nuit quelles que soient les conditions climatiques, d’équipements d’autoprotection performants, d’un système de communications militaires interopérable pour les opérations internationales et des équipements pour un déploiement par navire.
Pour la Marine :
Le NH90 NFH «Caïman» Marine constituera un élément important du système de combat des Frégates de Défense Aérienne et des FREMM. Ce 7ème «Caïman» fera partie du 1er détachement embarqué sur la FREMM Aquitaine d’ici à 2013. « Cette livraison des deux versions du NH90 le même jour est un signe de l’importance du client Etat français pour Eurocopter » a déclaré Dominique Maudet. « Nous sommes tout particulièrement fiers de contribuer aux missions d’intérêt national que les forces françaises accompliront avec ces appareils dotés des toutes dernières technologies ».
Hélicoptères de combat aéromaritimes à vocation embarquée, les «Caïman» Marine assureront des missions de lutte anti-navire et anti-sous-marine à partir des frégates mais aussi des missions de recherche et de sauvetage maritime et de contre terrorisme maritime.
Le NH90 NFH est caractérisé par un système d’arme moderne qui combine sur une plateforme performante un ensemble de capteurs électroniques, acoustiques et optroniques ultra modernes et des armements adaptés aux missions à accomplir comme la lutte anti navires et anti sous-marine. Il remplit également des missions de recherche et de sauvetage, amphibies, de surveillance maritime et de lutte contre la piraterie.
Six lignes d’assemblage final du NH90 sont actuellement opérationnelles en France, en Allemagne, en Italie, en Finlande, en Australie et en Espagne sous la direction de NHIndustries, un consortium détenu par Eurocopter (62,5 %), AgustaWestland (32 %) et Fokker Aerostructures (5,5 %).
Photos : 1 le 100e NH90 TTH pour l’ALAT 2 NH90 «Caïman» Marine @ Eurocopter
02/03/2011
Les Rafale de l’armée de l’Air et la Marine vont être dotés prochainement d’une nacelle de reconnaissance de dernière génération, la nacelle AEROS : (Airborne Reconnaissance Electro Optical System) de reconnaissance 100% numérique. Elle offre également au Rafale un équipement essentiel pour son standard F3.
Le Rafale a déjà à son actif le remplacement de plusieurs types d’appareils de combat, aussi bien pour l’armée de l’Air que la Marine. Un mouvement qui va se poursuivre dans les années à venir avec le retrait de service, pour la France, des derniers Mirage F-1, des Super Étendard Modernisés et les plus anciens des Mirage 2000. Dans son standard F3, le Rafale va donc reprendre à son compte la mission de reconnaissance, utilisant pour cela un équipement spécifique : la nacelle AREOS Reco NG développée par Thales.
A ce jour, douze nacelles ont été commandées par l’armée de l’Air et huit par la Marine, plusieurs campagnes d’appontage et de catapultage ayant permis de valider son emploi sur porte-avions.
Capacité tactique et stratégique :
L’AREOS Reco NG mesure 4,6 mètres de long et pèse 1 100 kg, ce qui la rend compatible avec le Rafale mais aussi, le cas échéant, avec le Mirage 2000. A l’avant, le bloc optique du capteur HA/MA (haute altitude/moyenne altitude) permet la prise de vue photographique à moyenne portée ou bien à longue portée et distance de sécurité. L’AREOS Reco NG a des portées d’identification de plusieurs dizaines de kilomètres, soit deux à trois fois plus que ce que permet la nacelle Presto actuellement utilisée en opérations en Afghanistan sur les Mirage F1CR.
A l’arrière de l’AREOS Reco NG, le capteur basse altitude permet de photographier d’horizon à horizon à seulement 60 mètres du sol et à des vitesses très élevées. Qu’elle travaille en mode «ponctuel », «couverture de zone» ou encore «suivi d’itinéraire », la nacelle fonctionne automatiquement et connaît en permanence sa position précise dans l’espace, ce qui lui permet de gérer, en roulis et en tangage, le pointage des optiques.
Elle utilise pour cela les informations transmises par sa propre centrale à inertie, corrélées avec celles fournies par le système de navigation et d’attaque (SNA) de l’avion porteur. Dès la prise de vue, les images réalisées sont automatiquement calquées sur un modèle numérique de terrain, référencées géographiquement et assemblées pour former une mosaïque complète de l’objectif.
Elles sont ensuite stockées dans la nacelle sur un disque dur et peuvent être envoyées, en temps réel, par une liaison hertzienne haut débit vers une station sol de réception et de traitement des images.
Un mode vidéo est aussi disponible en jouant sur la succession des images, tandis que la mesure du déplacement d’un mobile d’une image à l’autre peut permettre d’estimer sa vitesse.
La centaine de vols réalisés dans le cadre de l’expérimentation technico-opérationnelle a permis au CEAM de valider le fonctionnement des capteurs et l’emploi tactique en liaison avec son porteur, le Rafale(1).
Les vols ont couvert des scénarios des plus classiques aux plus innovants, comme par exemple le travail sur des objectifs d’opportunité avec une réassignation de tâche de l’avion en plein vol, via la liaison de données Link16.
AEROS permet :
· une augmentation des capacités de recueil,
· une diminution de l'âge du renseignement (transmission des images au sol),
· une augmentation de la permanence au-dessus du théâtre d'opération,
· une augmentation de la souplesse de l'emploi des matériels.
Il fonctionne :
· de jour et de nuit (bandes visible et infrarouge),
· à haute, moyenne ou basse altitude,
· à courte, moyenne ou grande distance,
· à grande et très grande vitesse.
Avec cette double capacité, tactique et à très longue portée, de jour comme de nuit, le couple Rafale F3/AREOS Reco NG est aujourd’hui sans concurrent dans le monde. Les premiers équipages des unités opérationnelles ont été formés au sein du CEAM au cours de l’été. Quelques semaines plus tard, une première capacité restreinte était atteinte pour des missions adaptées, par exemple, aux théâtres d’opérations extérieures. Cette capacité se concrétise par la présence de la nacelle sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. L’emploi en mode suivi de terrain et vol de pénétration, dont la complexité se rapproche de celle de la mission nucléaire, sera ouvert à son tour en fin d’année.
Intérêts pour l’exportation :
Ce nouvel outil permet d’ouvrir de nouveaux horizons en matière de « reconnaissance tactique », de fait le Rafale devient encore plus attrayant à l’exportation. Plusieurs pays, candidats possibles à l’achat du Rafale pourront être sérieusement intéressés. La Suisse dont le cahier des charges du futur avion de combat prévoit le mode « reco » est de ce fait concernée par l ‘arrivée de cette nacelle en complément du système de désignation Damocles. A ce jour deux des trois concurrents disposent d’une nacelle « reco » le Rafale et le Gripen NG.
Photos : 1 & 2 Rafale doté de l’AEROS 2 l’AEROS @ Dassault aviation
15/11/2009
Le ministre de la Défense française, Hervé Morin confirme la commande de 60 avions de combat Rafale supplémentaire pour la France. Cette commande, prévue dans la loi de finances 2009, porte à 180 le nombre de Rafale commandés.
Marine et armée de l’Air :
Ces 60 appareils seront répartis entre la Marine et l’armée de l’Air, conformément à la loi de programmation militaire, les dates de livraisons des avions seront ajustées en fonction des contrats à l’exportation. Ceci permet d’assurer une organisation optimale de la chaîne de fabrication, pour les besoins nationaux et pour ceux des pays auxquels la France propose un partenariat dans le cadre du programme Rafale.
Les Rafale C/B équipent déjà les escadrons 1/7 Provence, 5/330 Côte d’argent et 1/91 Gascogne (frappe nucléaire) ainsi que la flottille 12F, Rafale M pour la Marine.
Actuellement en discussions avancées avec les Emirats Arabes Unis pour le remplacement des Mirage 2000-9, la France espère bien rapidement pouvoir concrétiser une première vente à l’exportation du Rafale.
Nouveau standard :
Les appareils livrés seront équipés du nouveau radar RBE2-AA à antenne active (AESA) et de moyens d’auto-protection renforcés.
Le marché sera notifié par la Direction générale de l’armement (DGA) avant la fin de l’année aux principaux industriels assurant la réalisation du Rafale : Dassault Aviation, Thales, Safran et MBDA. Une centaine d’entreprises de toutes tailles bénéficieront également de cette commande.
Le Rafale de Dassault est toujours en compétition pour l’Inde, le Koweit, le Brésil et la Suisse.
Photos : le Rafale lors des essais en Suisse. @ Armasuisse