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Dario Cologna pour l'histoire, Rico Peter pour laver l'affront: le fondeur grison et le bobeur argovien s'apprêtent à vivre des moments intenses samedi et dimanche, sur 50 km et en bob à 4.
Avec un nouveau titre, Cologna parviendrait à cinq médailles d'or olympiques, ce qu'aucun Suisse n'a jamais réalisé. Quelle qu'en soit la couleur, une médaille serait déjà un bel exploit pour le triple champion olympique du 15 km. En classique, style de ce 50 km de samedi, il se montre légèrement moins à son aise qu'en skating.
Les bookmakers le donnent parmi les favoris, avec une cote de 5:1 chez un des leaders du secteur. Mais le no 1 des pronostiqueurs est le Kazakh Alexey Poltoranin, spécialiste exclusif du classique. Le Finlandais Iivo Niskanen, les Norvégiens Martin Johnsrud Sundy et Johannes Klaebo et le Canadien Alex Harvey sont également en tête de liste.
Paradoxe: la distance convient bien à Cologna, mais il n'a jamais gagné de 50 km au plan international. L'histoire est connue: aux JO de Vancouver en 2010, il a chuté dans le dernier virage, en position favorable. En 2014 à Sotchi, un ski cassé à 1,5 km de l'arrivée a ruiné ses chances.
Aux Mondiaux 2013, il est arrivé 2e, après avoir chuté là aussi. Il s'est aussi classé deux fois 2e à Holmenkollen en Coupe du monde, battu une fois pour 0''6, l'autre fois (en 2015) après examen de la photo finish, par Sjur Roethe. Sans compter sa faillite aux Mondiaux 2011 à Oslo (20e, matériel défaillant). Mais avec le soleil retrouvé de Pyeongchang (6 degrés annoncés pour samedi), le Grison devrait apprécier les conditions.
Le bob suisse est en souffrance comme jamais aux JO. Ce sport pourvoyeur traditionnel de médailles n'a apporté que des désillusions pour l'instant à Pyeongchang, avec une 11e place pour Rico Peter et une 16e pour Clemens Bracher en bob à 2, et un 9e rang pour Sabina Hafner chez les femmes.
Heureusement, il reste le bob à 4, samedi et dimanche. "La médaille demeure l'objectif", clame Rico Peter. Le passé parle pour lui, avec une 6e, une 3e et une 2e place au classement général de la Coupe du monde entre 2014 et 2017. Mais cette saison, les lacunes physiques dans la prise d'élan posent des problèmes rédhibitoires: aucun podium à ce jour. L'Argovien est réputé bon pilote, le matériel est au point... reste à pousser plus vite et plus fort!