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Dossier - étude du BPA sur les accidents de la circulation
Disparités régionales des accidents de la route
PRO VELO JURA a lu pour vous le dernier rapport du Bureau de prévention des accidents, le BPA, rédigé par Yvonne Achermann Stürmer, intitulé "Disparités régionales des accidents de la route". Le but de cette étude est de passer en revue les facteurs régionaux dont on sait qu'ils ont une influence sur le risque d'accident.
Généralités
Selon les régions linguistiques de la Suisse, le risque de subir un accident grave de la circulation routière est très inégal. Au Tessin, ce risque est près de deux fois plus élevé qu'en Suisse alémanique, la Suisse romande se situant entre les deux. D'autre part, la baisse du nombre de personnes victimes d'accidents graves intervenue au cours des dix dernie?res anne?es a été plus marquée en Suisse alémanique qu'en Suisse romande ou au Tessin.
En 2007, quelque 27'500 personnes ont été blessées ou tuées dans un accident de la route en Suisse. Entre 1997 et 2007, ce nombre a fortement diminué en Suisse alémanique (-21%) et n'a reculé que de 10% au Tessin et de 7% en Suisse romande.
La situation particulière des cyclistes
La part des cyclistes parmi les personnes ayant subi un accident grave est beaucoup plus importante en Suisse alémanique (18%) que dans les deux autres régions (Tessin: 6%, Suisse romande: 10%).
Le nombre de personnes grièvement blessées ou tuées à vélo par 100 millions de kilomètres parcourus est lui aussi relativement important, et là aussi, le risque est le plus élevé au Tessin (moyenne 2004-2006: 38 en Suisse alémanique, 55 en Suisse romande, 26 au Tessin).
Distances parcourues quotidiennement à vélo en Suisse
Il apparaît que le vélo est bien plus souvent utilisé en Suisse alémanique (0,9 km par jour par personne) que dans les deux autres régions (moins de 0,5 km). Les données sont récoltées par enquête téléphonique.
Facteurs de risque
L'éclairage et les freins défectueux sont les défectuosités des vélos le plus fréquemment constatées.
Mesures de prévention
L'étude envisage des mesures générales, l'éducation à la mobilité et à la sécurité à tous les niveaux de la scolarité ainsi que la réalisation de campagnes de sensibilisation. Des mesures liées à l'infrastructure sont aussi nécessaires, comme la suppression des points noirs et des endroits potentiellement dangereux. Les zones 30 sont particulièrement importantes, elles obligent les véhicules à adopter une vitesse appropriée sur une route utilisée par de nombreux usagers vulnérables (piétons, cyclistes).
Le port du casque cycliste
C'est en 1998 que le taux de port du casque cycliste a été relevé pour la première fois par le bpa. Il était alors de 14% et a progressé au fil du temps pour atteindre 38% en 2007. Cette année-là, la proportion de cyclistes portant un casque est nettement plus élevée au Tessin (47%) qu'en Suisse alémanique (38%) et en Suisse romande (36%).
Dans le même temps, on observe que le taux de port du casque chez les enfants de moins de 15 ans est particulièrement bas au Tessin, soit 21%, contre 54% en Suisse alémanique et 49% en Suisse romande. Pour l'ensemble de la Suisse ce taux se monte à 53%, mais avec une marge d'erreur statistique de +/- 16%.
Une analyse réalisée en 2004 par le bpa est parvenue aux résultats suivants: si le taux de port du casque cycliste était de 100%, près de 20 décès et environ 1000 cas de lésion du crâne et du cerveau pourraient être évités chaque année.
Le taux de port du casque cycliste est particulièrement élevé lors des déplacements à vélo pendant les loisirs. Pour tous les autres motifs de déplacement, la part des cyclistes portant le casque ne dépasse pas les 30%. Au Tessin, le contraste est frappant: 60% de cyclistes casqués en 2007 lorsqu'ils roulaient pour les loisirs et tout au plus 10% lorsqu'ils étaient sur le chemin de l'école. Les cyclistes non casqués sont surreprésentés parmi ceux qui ont subi un grave accident. Parmi les cyclistes grièvement blessés ou tués, 76% étaient non casqués.
Selon le rapport, on envisage de rendre le port du casque cycliste obligatoire pour les enfants de moins de 14 ans, si, malgré tous les efforts déployés pour y parvenir sur une base volontaire, la majorité des cyclistes restent réfractaires au casque. Il importe toutefois, peut-on lire, de s'entendre sur ce point avec les associations de cyclistes. Le port du casque est encouragé de manière ciblée depuis plusieurs années. Les campagnes d'information et les remboursements effectués à l'achat d'un casque visent une augmentation du taux de port sur une base volontaire.
Faut-il rendre obligatoire le port du casque chez les enfants ?
Accédez au rapport complet du Bureau de prévention des accidents