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La tâche de la philosophie du droit consiste à remettre en question le droit de manière globale et de permettre ainsi, à partir d’une perspective externe, la critique ou la justification de l’ordre juridique établi. Il s’agit principalement de se demander dans quelle mesure le droit est « juste ». Comme le droit ne s’assimile plus à la morale depuis les Lumières, et qu’il se distingue de celle-ci de par son caractère coercitif peut, droit et justice peuvent dès lors se contredire, poser problème...
En général, on distingue deux points de vue au sein de la philosophie du droit: la théorie du droit naturel et celle du droit positif.
La théorie du droit naturel défendue jusqu’à aujourd’hui soutient, comme l'expliquent Kunz & Mona, que la notion de justice est inhérente à la notion de droit et que, de ce fait, un droit positif qui s’opposerait aux préceptes de la justice ne pourrait même pas être appelé un droit injuste, mais ne serait tout simplement pas un droit.
La théorie du droit positif quant à elle, soutient que le droit est indépendant d’une conviction subjective à propos de la justice, et que le droit existe de manière objective dans l’ordre juridique établi par l'autorité. Or, bien que les normes juridiques établies restent valides et priment sur des valeurs de justice lorsqu'il s'agit de garantir la sécurité du droit, alors même que ces normes peuvent apparaître comme injustes dans certains contextes, on ne peut néanmoins plus parler de droit lorsque la justice ne constitue plus le but auquel ce dernier doit aspirer.
Sources: Kunz K.-L. & Mona M., Philosophie du droit, théorie du droit, UTB, Tübingen, 2006.