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Selon
devant l'Irlande, les Pays-Bas, la Suède, la France et la Suisse,
avant le Japon. La position de la Suisse n'a pas varié d'une année
sur l'autre, alors que la France a gagné trois places. L'indice de
développement humain tient compte du Produit intérieur brut (PIB)
par habitant, du niveau d'éducation et de l'espérance de vie à la
naissance.
Parmi les pays européens, le Luxembourg est 11e, la Finlande 12e,
l'Autriche 14e, l'Espagne 15e, le Danemark 16e, la Belgique 17e,
l'Italie 18e, le Liechtenstein 19e, le Royaume-Uni 21e, l'Allemagne
22e et la Grèce 25e. Les Etats-Unis occupent le 13e rang.
La Chine en progression
Classée 92e, la Chine réalise la plus forte progression avec un
gain de sept places. La Colombie (77e) et le Pérou (78e) gagnent
cinq places, le Venezuela (58e) quatre. Des améliorations en
matière d'éducation et de revenus expliquent ces gains.
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) note
que de nombreux pays ont connu un recul en raison de conflits, de
l'épidémie du sida et des crises économiques, avant même
l'émergence de la crise financière mondiale. Les trois derniers du
classement sont dans l'ordre le Niger (182e), l'Afghanistan et la
Sierra Leone.
Inégalités persistantes
Le PNUD ne constate pas de progrès dans la réduction des
inégalités mondiales: un enfant né au Niger peut espérer vivre
jusqu'à 50 ans, soit 30 ans de moins qu'un enfant né en Norvège.
Pendant qu'un dollar est gagné par personne au Niger, 85 dollars
sont gagnés par le Norvégien. Le Japonais peut espérer vivre 82,7
ans, l'Afghan 43,6 ans.
Le PNUD prévient que la crise économique «devrait avoir des
répercussions massives sur les résultats en matière de
développement humain dans de nombreux pays». Les données utilisées
dans le rapport datent toutefois de 2007 et précèdent la récession
mondiale.
ats/os
Les migrations comme facteur de progrès
De manière générale, les migrants apportent à l'économie plus qu'ils ne reçoivent et les avantages sont énormes de leur point de vue: revenu en moyenne multiplié par 15, mortalité infantile divisée par 16 après avoir migré vers un pays développé.
La population mondiale devrait augmenter d'un tiers au cours des quatre prochaines décennies. Cette hausse devrait presque uniquement concerner les pays en développement, tandis que le vieillissement de la population se poursuivra dans les pays développés, souligne le PNUD.
Lever les barrières à la mobilité permettra d'équilibrer l'offre et la demande de main d'oeuvre. Le rapport ne défend pas "une libéralisation à tous crins", mais il soutient "qu'il serait plus judicieux d'augmenter l'accès légal aux secteurs qui ont besoin de main d'oeuvre".
Il propose une série de réformes pour garantir les droits des migrants, faciliter la mobilité, intégrer la migration dans les stratégies de développement.
Les migrants victimes de la récession
Les migrants sont les premiers licenciés en cas de crise, car ils sont plus vulnérables: ils sont plus jeunes, moins instruits, moins expérimentés et occupent souvent des postes temporaires. Ils sont concentrés dans des secteurs cycliques de l'économie, indique le PNUD.
La récession économique a ravivé la rhétorique anti-immigration. Selon une étude publiée par le PNUD, l'opinion publique sur l'immigration est conditionnée par l'offre en matière d'emploi. Très peu de personnes sont favorables à ce que leur gouvernement laisse venir en tout temps tous ceux qui le souhaitent, davantage le sont tant qu'il y a des emplois disponibles
Pour la Suisse, moins de 8 % sont pour l'ouverture des frontières en tous temps, 32 % sont pour une interdiction totale de l'immigration, et tous les autres, soit 60 % au total estiment qu'il faut laisser venir les migrants tant qu'il y a des emplois.