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Le Kenya est enfin à l'honneur sur le marathon olympique féminin.
Jemima Sumgong a remporté le premier titre pour son pays, sous la chaleur à Rio, au terme d'une course à l'usure au terme de laquelle elle a fini par lâcher son ex-compatriote Eunice Kirwa, naturalisée bareïnienne en 2013.
Deux Ethiopiennes, dont Tiki Gelana il y a quatre ans à Londres, et deux Japonaises notamment avaient déjà gagné le marathon, auxquelles les femmes ne sont admises aux Jeux que depuis 1984. Mais jamais le Kenya. Jemima Sumgong (31 ans) a réparé cette incongruité en faisant progressivement la différence dans les 5 derniers kilomètres. Au 35e km, sept femmes formaient encore le peloton de tête. La dernière à lâcher fut Eunice Jepkirui Kirwa, finalement 2e en 2h'24'13, à 9'' de Sumgong (2h24''04). L'Ethiopienne Mare Dibaba, championne du monde en titre, a pris en 2h24'30.
Sumgong a le mieux résisté à la chaleur, qui dépassait allègrement les 25 degrés. Cette athlète participe très rarement aux courses aux grands Championnats. Hormis sa 4e place l'an passé aux Mondiaux de Pékin, s'était consacrée essentiellement ces dernières années aux lucratifs marathons urbains, avec un succès certain. Elle s'est notamment imposée à Londres en avril dernier et à Rotterdam en 2013.
La Bernoise Maja Neuenschwander s'est classée 29e en 2h34'27. Elle est partie prudemment et a pu remonter quelques concurrentes vers la mi-course, avant de voir son classement se stabiliser. Le résultat de l'athlète du ST Berne, 9e des Championnats d'Europe 2014 à Zurich, est conforme aux attentes et à sa position dans la hiérarchie, archidominée par les athlètes des hauts plateaux africains. Son record de Suisse se situe à 2h26'49, un écart avec son chrono de Rio qui situe bien les conditions difficiles qu'ont dû affronter les marathoniennes.
ATS