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Le Parti socialiste neuchâtelois (PSN) a présenté ce jeudi au cours d'une conférence de presse les thèmes sur lesquels il centrera sa campagne en vue des élections cantonales du 2 avril. Une brochette de candidats au Grand Conseil ont développé le programme que le parti entend défendre au cours de la prochaine législature.
Cheffe du groupe socialiste au Grand Conseil Martine Docourt a annoncé la "mesure phare" à laquelle le PSN entend s'atteler, "la suppression du frein à l’investissement".
Les socialistes veulent abolir le mécanisme de la Loi sur les finances de l'Etat et des communes (Lfinec) limitant la capacité d'investissement de l'Etat. Ceci de manière à ce que l'Etat puisse "mener une politique anticyclique" et soit capable de "continuer à développer des projets favorisant des conditions cadres attractives."
Le parti mènera campagne sur plusieurs fronts: réformer la fiscalité en faveur des personnes aux revenus les plus faibles, modifier la loi sur les marchés publics pour qu'elle intègre des critères sociaux et environnementaux, introduire une allocation complémentaire cantonale en faveur des salariés pauvres, ce qui limiterait le recours à l'aide sociale ou encore veiller à maintenir les subsides à l'assurance-maladie.
Ce programme essentiellement social ne pourra être mis en oeuvre que si la majorité du Grand Conseil bascule à gauche et puisse ainsi appuyer la majorité de gauche au Conseil d'Etat. Le PSN fait d'ailleurs campagne pour les trois conseillers d'Etat sortants: Jean-Nat Karakash, Laurent Kurth et Monika Maire-Hefti.