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Jack Warner, ex-vice-président de la FIFA, est suspendu à vie de toute activité dans le football, annonce l'organisation faîtière du foot mondial.
Le septuagénaire de Trinité-et-Tobago est banni à la suite de l'enquête de la Commission d'éthique sur les conditions d'attribution des Coupes du monde 2018 (au Quatar) et 2022 (en Russie).
Warner a été l'instigateur d'un "système d'octroi et d'acceptation de paiements occultes et illégaux, ainsi que d'autres systèmes à des fins d'enrichissement", écrit l'instance chargée d'enquêter au sein de la commission d'éthique de la FIFA, que préside l'Allemand Hans-Joachim Eckert.
Le FBI mène également des investigations dans ce cadre contre l'ancien chef de la Concacaf. Actuellement en liberté, Warner sera jugé en décembre par la justice de son pays, qui décidera d'une possible extradition aux Etats-Unis. Il avait démissionné de toutes ses fonctions dans le football en 2011 après des premiers reproches de corruption.
Membre du comité exécutif de la FIFA de 1983 à 2011, le Trinidadien avait aussi acquis en 2005, comme révélé récemment, des droits de retransmission télévisés pour les Coupes du monde 2010 et 2014 pour 600'000 dollars, une somme bien en dessous de la valeur du marché, dans un contrat convenu avec le président Sepp Blatter, aux dépens de la FIFA. Il avait revendu ces droits deux ans plus tard pour une somme estimée entre 15 et 20 millions de dollars.
ATS