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Les Vert'libéraux visent une place au Conseil fédéral
Dans son allocution à l'assemblée des délégués des Vert'libéraux samedi, le président Jürg Grossen a estimé que le parti devait se développer en formation capable de gouverner et donc d'entrer au Conseil fédéral.
Après l’entrée pour la première fois d’une vert’libérale dans un gouvernement cantonal grâce à l’élection d'Esther Keller à Bâle-Ville, l'objectif est de remporter d'autres sièges exécutifs et de faire un retour au Conseil des États, a indiqué le parti dans un communiqué au terme de son assemblée. «A moyen terme», les Vert’libéraux entendent siéger au Conseil fédéral.
Le Covid-19 a également retenu l'attention du parti. Selon son président, le Conseil fédéral a pris les choses en mains trop tard et sous-estimé l'ampleur de la pandémie. Jürg Grossen a également critiqué le plan de vaccination: il doit être plus ambitieux. En outre, les mesures de soutien sont à renforcer pour éviter une vague de faillites.
Lors de la troisième assemblée des délégués en visioconférence, M. Grossen a encore accusé le Conseil fédéral de tergiverser sur la question de l'accord-cadre avec l'Union européenne: il est temps, selon lui, de prendre les choses en mains et de montrer sa capacité de conduite.
Le gouvernement bloque le développement des accords bilatéraux depuis des mois. L'accord doit enfin être transmis au Parlement, a insisté Jürg Grossen. Il crée une sécurité juridique et renforce l'économie en Suisse.
Mots d'ordre
Les Vert'libéraux ont également adopté plusieurs mots d'ordre. En vue des votations fédérales du 7 mars, ils ont décidé de soutenir l'accord de libre-échange avec l'Indonésie et de rejeter l'initiative «illibérale» sur la burqa. Ils avaient déjà pris position contre la proposition jugée «irréfléchie» du Conseil fédéral sur l'identification électronique à l'automne.
Concernant les votations du 13 juin, les délégués se sont prononcés sur l’initiative pour une eau potable propre qu’ils ont décidé de soutenir clairement. Le problème des pesticides a en effet été mis en veilleuse pendant des années et cette tragédie doit prendre fin, selon eux. Ils feront donc activement campagne en faveur de cette initiative.
Toujours en vue du 13 juin, les délégués ont décidé de laisser la liberté de vote sur l'initiative «Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse» afin de se concentrer sur la précédente, plus ciblée.
Par ailleurs, le président Jürg Grossen a été reconduit pour deux ans. Et le parti a renouvelé sa vice-présidence. L'ancienne garde, comportant le président fondateur Martin Bäumle, Isabelle Chevalley et Kathrin Bertschy, a laissé la place au conseiller national genevois Michel Matter et à la conseillère nationale bernoise Melanie Mettler.Retour à la page d'accueil
br, ats