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Le Franc-Maçon se distingue des autres hommes par sa sincérité vis-à-vis des hommes, par la liberté et l’indépendance de sa pensée, et par sa conduite irréprochable. Il est l’ami résolu de la vérité, il n’est jamais le jouet de son entourage ou de ses amis. Le Franc-Maçon se distingue des profanes (personne non initiée) par sa façon de penser. Il ne poursuit qu’un seul but : celui de la vérité. Il doit avoir le courage d’agir selon les principes qui lui sont apparus justes, vrais et beaux. S’il suit ce précepte fondamental, il entrera de lui-même dans la voie qui mène au perfectionnement humain.
De nombreux Francs-Maçons de par le monde ont été, et sont les artisans d’œuvres humanitaires à grande échelle ou locales. Ils font don d’eux-mêmes comme bénévoles, interviennent par des dons financiers importants, ou encore sont des infirmiers, médecins, aides-soignants ou exercent leur métier à titre gracieux afin de soulager la misère, contrer l’injustice, aider les élans de bienfaisance et combattre les dictatures de toutes formes ou natures. Les régimes nazis et totalitaires ont poursuivis et exécutés les francs-maçons considérés comme dangereux pour le développement des régimes dictatoriaux de la deuxième guerre mondiale.
Ce qui se travaille en société, s’élabore dans le monde. De nombreux pays n’admettent pas la pratique de la Franc-Maçonnerie et l’ont purement et simplement interdite. Alors qu’en Suisse les noms de tous les francs-maçons sont connus des services fédéraux. Dans d’autres pays, les frères doivent se montrer discrets par crainte pour leur carrière professionnelle. Néanmoins, aux États-Unis, les Francs-Maçons défilent en grande tenue dans les rues de New-York. Les États-Unis ne sont ils pas les défenseurs des libertés fondamentales ?
Les Maçons sont présents partout dans le monde et collaborent à l’édification de temple de l’humanité, c’est-à-dire, à la réalisation d’œuvres qui permettent de soulager la misère, la pauvreté et de combattre les injustices. Peu importe que ce soit avec leurs propres mains, leur esprit ou encore leur moyens matériels ou autres, le but ultime est de faire de sa vie et d’être dans sa vie de Franc-Maçon un vecteur de bien, de beau et de bon.
Chaîne d’union
L’idée dominante du symbolisme de la chaîne d’union est de représenter l’union de tous les frères francs-maçons et par de là l’union de tous les hommes.
Derrière ce symbole, il est possible de voir deux interprétations : chaîne de dépendance et chaîne de confiance.
La chaîne de dépendance fait partie de la vie : ascendants et descendants n’existent que par un lien de dépendance, travailler s’inscrit dans une sphère de dépendance, se nourrir, se vêtir, se loger… aussi. La vie est donc un réseau de dépendances de soi envers les autres et des autres envers soi.
Par une rupture dans la chaîne de dépendance ont se met hors société, hors même du monde du vivant… le processus de rejet est particulièrement bien décrit dans les légendes des sociétés traditionnelles. La chaîne de dépendance est une nécessité vitale.
L’autre vision du symbole est celui de la chaîne de confiance, pour sortir de ses seules capacités de faire, il est nécessaire de faire confiance aux autres pour partager l’action. La confiance est basée sur une réciprocité d’engagement mais pas obligatoirement sur une réciprocité de rétribution. Mon engagement et celui de l’autre participent à l’achèvement de l’action mais le bénéfice de ces engagements n’est pas nécessairement un avantage immédiat.
Cette idée de transmission dans le temps accompagne la chaîne d’union : « Cette chaîne nous unit en dehors de l’espace et du temps… » Ces paroles se poursuivent en précisant le concept « Il n’y a qu’un seul Amour : celui des vivants et celui des morts, celui du travail et celui de la beauté, celui des hommes et celui des femmes, celui de la nature et celui des lois».
De manière plus utopique, on souhaiterait que le bénéficiaire soit capable de souvenirs et lorsqu’il se trouve dans une situation où il peut aider l’autre qu’il le fasse sans espoir de retour… Comme ces hommes et ces femmes qui ont construit des cathédrales non pour eux mais pour les générations futures….
La tolérance
Dans son sens le plus général, la tolérance, du latin tolerare (supporter), désigne la capacité à accepter ce que l’on désapprouve, c’est-à-dire ce que l’on devrait normalement refuser. En construction ou en dessin par exemple, on dit qu’on peut tolérer une certaine marge d’erreur.
Au sens moral, la tolérance est la vertu qui porte à accepter ce que l’on n’accepterait pas spontanément, par exemple lorsque cela va à l’encontre de ses propres convictions. C’est aussi la vertu qui porte à se montrer vigilant tant envers l’intolérance qu’envers l’intolérable.
Toute liberté ou tout droit implique nécessairement, pour s’exercer complètement, un devoir de tolérance.
Ce que la tolérance n’est pas
On a souvent tendance à assimiler la tolérance à des notions qui se révèlent fondamentalement différentes, bien que proches sur certains points.
L’indifférence
L’indifférence est de n’éprouver ni plaisir, ni douleur, face à ce que l’on perçoit. Il n’y a aucunement besoin de tolérance face aux choses pour lesquelles on n’éprouve pas d’émotion. Par exemple, une personne pour qui les questions de religion ne sont pas une préoccupation, ne peut être qualifiée de tolérante ou intolérante en matière religieuse.
La soumission
La soumission est l’acceptation sous la contrainte. Pour qu’il y ait tolérance, il faut qu’il y ait choix délibéré. On ne peut être tolérant qu’avec ce qu’on a le pouvoir (d’essayer) d’empêcher.
L’indulgence
L’indulgence va plus loin que la tolérance, en cela qu’elle est une disposition à la bonté, à la clémence, une facilité à pardonner, alors que la tolérance peut être condescendante.
La permissivité
La permissivité, tout comme l’indulgence, va plus loin que la tolérance. Elle se distingue de l’indulgence par l’absence de référence aux sentiments. Elle se définit comme une propension à permettre sans condition.
Le respect
Le respect suppose que l’on comprenne et partage les valeurs d’une personne ou d’une idée dont l’autorité ou la valeur agit sur nous. Par le respect, nous jugeons favorablement quelque chose ou quelqu’un ; en revanche, par la tolérance, nous essayons de supporter quelque chose ou quelqu’un indépendamment du jugement que nous lui portons : nous pouvons haïr ou mépriser ce que nous tolérons, l’accepter à contre-cœur.
La tolérance pour la défense d’un idéal de liberté, est parfaitement illustrée par une célèbre citation attribuée de façon apocryphe à Voltaire: «Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire».