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Critique
Le dernier Woody Allen est conforme au genre qui a fait la célébrité du réalisateur-acteur new-yorkais. Célébrité? Justement, que serait le monde s'il n'était peuplé que de gens célèbres? Voilà le sujet. Woody Allen bien sûr n'oublie pas qu'il fait partie de ces célébrités et se penche sur son cas. Et, pour mieux s'en moquer, il fait jouer son rôle par un autre, en l'occurrence Kenneth Branagh, réduit à reproduire cet air faussement ahuri de Woody Allen lorsqu'il se trouve dans l'embarras (ce qui se produit invariablement dans des scènes de rupture), son débit hébété. En somme, Allen est si célèbre qu'il peut déjà tourner un film sur lui-même (mais a-t-il jamais fait autre chose?). Du moins sommes-nous à peu près sûrs que c'est là une blague de plus et qu'il ne se prend pas au sérieux. On ne pourra que constater combien son imagination est toujours fertile, notamment pour construire des situations cocasses et, par là même, très efficaces, genre mettre dans une même salle d'attente des skins avec un rabbin, des membres encagoulés du KKK avec un noir, etc.
Un mot tout de même de l'histoire: Lee est un journaliste qui, marié trop jeune, annonce à sa femme son intention de divorcer afin de connaître autre chose. De mannequin en éditrice, puis avec une petite actrice de cinéma, il finit par se retrouver bien seul.
Et sans Woody Allen, nous aussi, nous nous retrouvons après ce film bien seuls.
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