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Une orchestration lumineuse, entre l'opéra et le sacré
"Le Théâtre du Jorat est un lieu mythique", souligne le chef d'orchestre et de choeur Pascal Mayer. "Des oeuvres qui ont si bien représenté l'esprit et l'histoire de notre pays, ses joies et ses peines, et qui sont parfois devenues des "tubes" comme Le Roi David, d'Arthur Honegger, y ont été créées. Mes différents choeurs ont eu la chance de chanter au Jorat des oeuvres composées pour cette salle : Le Roi David, bien sûr, mais aussi de nombreuses partitions de Gustave Doret, Frank Martin et Robert Mermoud, ou encore des oeuvres écrites presque sur mesure pour ce lieu comme les Noces de Stravinsky.
"D'où la structure de ces deux concerts, qui s'inscrivent dans le cadre de la 49ème Fête cantonale des chanteurs vaudois : une première partie en hommage à Gustave Doret, puis en seconde partie, la Messa di Gloria, ce chef d'oeuvre de Giacomo Puccini (1858-1924). Ils seront en tout environ 180 musiciens et chanteurs sur scène !
La Bible et les histoires sacrées de notre pays font partie intégrante des oeuvres créées au Jorat, c'est la raison pour laquelle la Messa di Gloria entre l'opéra et le sacré, trouve sa place dans ces lieux. Depuis sa redécouverte dans les années cinquante, elle est certainement devenue aussi célèbre que ses plus beaux opéras comme La Bohème, Manon Lescaut, Tosca ou Madame Butterfly. L'oeuvre est écrite pour un grand orchestre, deux solistes (un ténor et un baryton-basse) et un choeur. Elle est assez moderne pour l'époque. Au contrepoint d'école dans la fugue duCum Sancto Spiritu s'ajoutent de magnifiques contours mélodiques et une orchestration lumineuse et originale qui sera une des marques de fabrique du Puccini de maturité.