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l'arrière-fond
L'arrière-fond
Chacun de nous a en arrière-fond de sa pensée quelques paradigmes et modèles de compréhension qui supportent notre pensée, notre discours et nos actions. C'est là que nous allons puiser nos façons de nous représenter le monde et notre présence au monde.
Pour ma part, cette "arrière boutique" est composée de corps de connaissance issus de trois "lieux" placés sur des niveaux logiques différents.
J'aurai plaisir à vous présenter prochainement, comme c'est possible pour moi :
- la pensée systémique
- la psychomotricité, le corps et l'approche sensitive
- la psychotraumatologie
La pensée systémique
Qu’est-ce qu’est l’approchesystémique ? Une vision du monde ? Une approchethérapeutique ? Un ensemble complexe aux frontières incertaines ? Unefaçon d’aborder la relation d’aide comme travailleur social, infirmier ou thérapeute ?Un art de vivre ? … Probablement un peu tout cela à la fois et beaucoupd’autres choses encore…La pensée et les courants systémiques peuvent être considéré comme “un ensemble de croyances, de connaissances et d'expériences qui s'adressent à un certain niveau de la réalité, celui des relations entre les objets et celui des relations entre observateur et observé“ (Amiguet et Julier).
Un des grands penseurs de ce mouvement, Gregory Bateson, anthropologue, considère que “les croyances de l'homme concernant l'essence du monde déterminent sa façon de le percevoir et de le transformer. Et réciproquement.“
Nous pensons comme systémicien que le tout est plus et autre que la somme des parties, que les éléments d'un système (un couple, une fratrie, une famille, une société...) sont en interdépendance et dialogue constant, entre ordre et désordre; quel e mouvement d'un membre d'un famille influence l'ensemble de cette famille, avec des effets imprévisibles et variables.
Selon cette pensée, et merci Nuria Lang de le dire si bien dans ton travail “Quand les mots ne suffisent pas...“ :
Une chose n'est vraie qu'en fonction de quelques finalités explicatives. C'est le principe de pertinence
Une situtation est à envisager comme partie d'un tout, moment d'une époque et d'une société, à relier avec son environnement et temps d'apparition. Il s'agit de contextualiser. C'est le principe de globalité.
Toute personne a toujours une très bonne raison de se comporter comme elle se comporte. Son histoire telle qu'elle est racontée à l'intérieur de cette personne la conduit à cela. C'est le principe de téléologie.
Nous n'observons les choses que partiellement, depuis où nous nous situons. Il y a un moment où nous devons choisir une voie tout en sachant que celle-ci de serai jamais le tout. C'est le principe d'agrégativité.
Dans cette pensée, la connaissance se fait à travers nos expériences de nous-même et du monde, telle qu'elles se sont intégrées en nous. Cette connaissance contient nos convictions, nos croyances, nos représentations théorico-pratiques de “comment ça marche tout ça“, nos valeurs et principes éthiques. Nous pensons avec Edgard Morin que la vie est complexité et que chacun de nous vit dans un monde autoréférencé où chacun est, comme le dit Paul Watzlawick, “profondément responsable de la réalité qu'il invite“.
J'ai aimé, lors de mes études, découvrir cette approche qui nous parle des liens, qui nous rappèle que nous ne vivons pas enfermé dans un espace psychique coupable de nos manques et fragilités.
J'aime avec Jean-Luc Godard et Jérémie Narby me rappeler que “c'est par la marge qu'on tient la page“.
La psychomotricité, le corps et l'approche sensitive
Chacun de nous a sa propre expérience et ses propres croyances sur ce lieu que nous sommes et dans lequel nous vivons : notre corps. Nous sommes ce curieux lieu qui se pense lui-même et qui construit sa propre représentation de lui, des autres et du monde. Les lien entre le corps et l'esprit reste pour moi passablement mystérieux et terrain de recherche.
J'ai envisagé une représentation de l'homme faite de différents niveaux que l'on peut placer dans une dimension verticale:
· “ Un niveau corporel, sensitif, sensori-motrice, base de la construction.
· Un niveau sexuel, lieu singulier s’il en est desoi-même.
· Un niveau émotionnel, avec et au-delà des travaux dePaul Eckman, contenant ses émotions de base et déjà les dépassant en laissantplace au cœur et à l’intuition.
· Un niveau métaphorique etimaginaire,comme porte vers autre chose, comme espace d’histoires,de symboles. Un niveau où même le corticalse prend au jeu, le cerveau s’allumant, s’activant en imagination etvisualisation presque autant qu’il le fait en situation.
· Un niveau mental, cognitif, celui qui associe,compare, priorise, construit du sens.
· Un niveau spirituel, lieux de nos croyances, de nos élans et de nos espérances, qui prennent ou non une forme existante, de l’animisme à l’agnosticisme, de l’athéisme au monde des croyances, contenant la croyance même que l’on ne croit à rien.
· Un niveau du mystère, là où les questions succèdentaux questions, là où l’existence devient encore plus existentielle. “ (Frédéric Leuba et Thomas Renz, “Science et conscience. Mettre ensemble pour vivre ensemble“).
Je crois que chacun de nous porte un pouvoir, celui d'imaginer, de penser et de diriger son attention.
Pour en savoir plus www.psychomotricite-suisse.ch et aussi la lecture du livre d'Henri Gougaud “les septs plumes de l'aigle“, ou d'Alessandro Jodorowsky “la dans de la réalité“. Il y est question du corps que nous sommes.
La psychotraumatologie
Mon parcours professionnel m'a permis de rencontrer différents modèles et personnages dont le travail a été de réfléchir à comment vivre et intégrer des événements ayant allumé en nous une intense peur de mourir.
J'ai beaucoup apprécié le travail de Luise Reddemann, d'Ellert Nijenhuis, ainsi que ce qui se fait dans l'approche EMDR.
Je prendrais le temps d'en dire plus prochainement, j'espère...
et déjà, pour en savoir plus www.irpt.ch