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Qui prendra en charge les frais du projet de l'Aminona si les Russes l'abandonnent ?
Votre question nous permet de rappeler tout d'abord quelques principes de bases lors d'une fusion de communes:
1. La nouvelle commune reprend l'ensemble des obligations, engagements, contrats, actifs et passifs des communes constituantes.
2. Le nouveau conseil, comme tout conseil d'ailleurs, a par la suite toute légitimité juridique et démocratique pour gérer les dossiers dans le sens du bien général de la nouvelle commune.
3. Jusqu'au 1er janvier 2017 en cas de fusion, chaque commune gère les dossiers en cours selon son propre plan de développement.
Ces principes reconnus, la réponse à votre question peut être articulée de la manière suivante:
Le panier de la mariee
Dans le processus de fusion des 4 communes, chacune amène dans le "panier de la mariée" ce qu'elle a et ce qu'elle est. Chermignon, par exemple, est une commune bien équipée, mais dont le territoire à valoriser est relativement réduit. C'est une commune qui dispose de peu d'espaces à bâtir pour des projets d'importance régionale. On peut penser aux secteurs de l'Ehanoun et de l'Etang Long à Crans. A la hauteur des villages, il y a surtout la zone industrielle de Ley de Sion, gérée avec Lens, mais dont le développement est freiné par des prairies sèches d'importance nationale. Montana n'est guère plus vaste, mais le potentiel est encore important, avec tout le secteur de l'hôtel du Parc et le revers de la Moubra. On peut encore penser au secteur du camping, où devrait s'ériger le futur centre aquatique de Crans-Montana. A la hauteur de Montana-Village, il y a encore l’immense parcelle appartenant à l’armée suisse, sur laquelle restent les décombres de la Maison Général Guisan. Randogne dispose de vastes zones à bâtir et son potentiel paraît encore très grand.
Aminona Luxury Resort and Village SA
Mollens amène aussi de vastes espaces à bâtir en zone touristique. La nouvelle commune reprendra le tout et devra faire son propre plan de développement. Concernant l'Aminona, la situation est relativement simple. Si le projet se réalise, tout ou partie, les retombées seront bien sûr pour la nouvelle commune. S'il ne se réalise pas, les espaces à bâtir perdureront et permettront l'élaboration de nouveaux projets à l'avenir. Si le projet s'arrête en cours de développement, la nouvelle commune devra activer la garantie financière que le constructeur devra déposer au moment du démarrage des travaux de construction proprement dits.
En conclusion, on peut dès lors affirmer que la nouvelle commune, si les citoyens la plébiscitent, sera mieux à même de traiter les dossiers complexes que chaque commune doit gérer actuellement de manière autonome.