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A Varsovie, Donald Trump affirme que l'avenir de l'Occident est en jeu
Donald Trump est arrivé mercredi soir à Varsovie, première étape d'une tournée européenne de quatre jours au cours de laquelle il doit participer à un sommet du G20 à Hambourg.
Le président des Etats-Unis, qui est accompagné lors de cette tournée par sa femme Melania, sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner, s'est entretenu jeudi matin en tête à tête avec son homologue polonais Andrzej Duda.
Avant de s'envoler pour Hambourg dans l'après-midi, le dirigeant américain a prononcé un long discours destiné à présenter sa vision de la relation transatlantique, face à une quinzaine de milliers de Polonais venus l'écouter sur une place de la capitale polonaise.
Attachement à l'OTAN
Donald Trump s'est employé à rassurer ses alliés en affichant son attachement au pacte de défense mutuelle de l'OTAN.
"Les Etats-Unis ont prouvé, non seulement avec des mots, mais avec des actes, que nous appuyons fermement l'article 5" du traité de l'OTAN, a-t-il déclaré, un mois et demi après une intervention à Bruxelles où il avait délibérément choisi de ne pas réaffirmer cet engagement.
Le lien transatlantique entre les Etats-Unis et l'Europe est toujours fort, et peut-être, à certains égards, même plus fort que jamais.
Critique de la Russie
Le président des Etats-Unis a livré un inhabituel réquisitoire contre la Russie. Les Etats-Unis, a-t-il dit, travaillent avec leurs alliés pour s'opposer "aux actions de la Russie et à son comportement destabilisateur".
Il a également estimé que Moscou avait pu s'immiscer dans l'élection présidentielle de 2016. "Je pense que cela a pu fort bien être la Russie. Je pense que cela a bien pu être d'autres pays. Je ne vais pas être précis. Mais je pense que beaucoup de gens interfèrent".
Donald Trump a par ailleurs promis une réponse "sévère" aux menaces de la Corée du Nord, qui a procédé mardi à un test de missile intercontinental, et a invité la communauté internationale à lui montrer que son comportement n'est pas sans conséquences.
L'avenir de l'Occident en question
D'une manière générale, le milliardaire a brossé dans son discours le portrait d'un Occident confronté à des défis existentiels, ceux de "défendre notre civilisation" contre le terrorisme, la bureaucratie et l'érosion des traditions.
La question fondamentale de notre époque est celle de savoir si l'Occident a la volonté de survivre.
Il a marqué son attachement aux valeurs conservatrices qu'il partage avec le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne.
"Les Américains, les Polonais et les nations d'Europe chérissent la liberté individuelle et la souveraineté", a-t-il souligné, estimant encore que "le peuple polonais, le peuple américain et les peuples d'Europe s'exclament: 'nous avons soif de Dieu'".
>> Les explications de Cédric Guigon:
agences/ptur
Publié le 06 juillet 2017 à 16:14 - Modifié le 07 juillet 2017 à 08:05
Une première étape "facile" avant une délicate tournée en Europe
Une première étape "facile" avant Hambourg, où il a atterri jeudi peu avant 16h00. Ses homologues des grands pays industrialisés et émergents l'attendent pour un sommet du G20. Il y rencontrera notamment Vladimir Poutine. Cette rencontre sera observée attentivement par leurs pairs, mais aussi aux Etats-Unis, sur fond d'enquête sur l'influence russe dans l'entourage de Donald Trump.
Le climat de la tournée est encore alourdi par les tensions américano-chinoises qui découlent de l'essai du missile intercontinental nord-coréen.