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le temps
Swiss: éviter un nouvel atterrissage en catastrophe!
L'agitation parlementaire et le chantage politique ne portent que rarement des fruits. Ce constat vaut aussi dans l'affaire Swiss. Toutes les prévisions de l'UDC se sont réalisées - la modèle 26/26...
(UDC) L'agitation parlementaire et le chantage politique ne portent que rarement des fruits. Ce constat vaut aussi dans l'affaire Swiss. Toutes les prévisions de l'UDC se sont réalisées - la modèle 26/26/82 reposait sur une mauvaise analyse et constitue de ce fait une lourde erreur politique et économique du PRD, du PS et du PDC. Mais aujourd'hui les responsables de ce gâchis refusent d'assumer leurs responsabilités. L'UDC demande donc des mesures concrètes pour éviter la répétition d'affaires aussi malheureuses.
L'UDC a été le seul parti politique en automne 2001 à s'opposer à l'engagement de plusieurs milliards de francs par la Confédération dans la compagnie Swiss. Aujourd'hui, soit un petit nombre d'années seulement après cette décision imposée par le PRD, le PS et le PDC, même les optimistes les plus incorrigibles doivent admettre que cet engagement de la Confédération était un mauvais investissement.
Les similitudes entre les décisions parlementaires concernant Swiss et les événements qui entourent les accords bilatéraux II avec l'UE sont inquiétantes: dans les deux cas, les partisans affirmaient qu'il s'agissait ni plus ni moins de sauver la Suisse devant la ruine; les deux projets ont été traités en procédure accélérée au parlement fédéral, les deux ont été présentés comme des choix prometteurs d'un avenir doré pour le pays.
L'UDC entend empêcher à l'avenir des décisions précipitées comme dans les cas de Swiss ou des accords bilatéraux. Elle demande donc une modification de la loi sur le parlement: des projets de modification de la Constitution fédérale ou de lois fédérales ne doivent plus être examinés en première lecture par les deux chambres durant la même session. En outre, le parlement doit renforcer sa surveillance sur le Conseil fédéral. Les possibilités et compétences de demander des crédits additionnels doivent être restreintes et l'introduction du référendum financier doit être accélérée.
Les responsabilités sont souvent mal définies et les autorités sont fréquemment dépassées par leur tâche. L'UDC demande donc l'examen d'une disposition légale réglant la responsabilité civile des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires. Enfin, elle souhaite qu'il soit interdit aux conseillers fédéraux et hauts fonctionnaires quittant leur fonction d'accepter des mandats payés auprès d'entreprises ou d'organisations.
Bern, 8 février 2005