Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07253.jsonl.gz/202

Le mandat divin tient la route
Les Kyaka, en Nouvelle Guinée, n’avaient pas de mot pour exprimer le «pardon», car ce n’était pas un concept pertinent à leur société. Au contraire, beaucoup de valeur était accordé à la vengence. Si quelqu’un se faisait tuer, les membres de sa famille lui retiraient sa mâchoire, la nettoyaient et l’accrochaient au montant de la porte. Cela servait de rappel à tous que la mort devait être vengée dès que l’occasion se présenterait, même à la génération suivante.
Lorsque les premiers Kyaka se sont tournés vers Jésus, son commandement de pardonner aux autres, même à ses ennemis, leur a posé un défi! La question des mâchoires suspendues aux montants des portes devenait problématique.
Abandonner cette coutume ancestrale leur était difficile, mais ils ont fini par réaliser que: «Dieu ne suspend pas de mâchoires à cause de nos fautes, donc nous ne pouvons pas en suspendre non plus.» Tous les chrétiens ont alors ôté les mâchoires de leurs portes, puis les ont rassemblées et brûlées à la vue de tous. C’était une expression forte de leur nouvelle foi en Jésus! Depuis, l’expression «brûler la mâchoire» est utilisée chez eux pour dire «pardonner».
D’après un récit d’Eugene Nida
Photo: Rick Waggoner