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Né en 1972, Renzo Ramelli a grandi à Airolo. Après des études de physique à l'EPF de Zurich, il a effectué sa thèse de doctorat dans le groupe de physique des hautes énergies de l'EPFZ au CERN à Genève, sous la conduite du Dr. Pierre Le Coultre. Il a travaillé sur l'expérience L3+C dans le domaine de la physique des rayons cosmiques. Depuis 2003, le Dr Ramelli travaille à l'observatoire solaire de l'"Istituto Ricerche Solari Locarno" (IRSOL) spécialisé dans l'étude du magnétisme solaire.
Travail de doctorat
L'espace cosmique est envahi par différentes particules qui bombardent continuel-lement la Terre et constituent ce qu'on appelle les rayons cosmiques primaires. Les particules de très haute énergie (principalement des protons) interagissent avec l'atmosphère terrestre et produisent des gerbes de particules secondaires, y compris des muons. Ces derniers ont des propriétés similaires à celles des électrons, mais sont 200 fois plus massifs et sont instables (temps moyens de vie égal à 2 millionièmes de secondes). Les muons d'une énergie suffisamment élevée sont capables de pénétrer le sol jusqu’à de grandes profondeurs et de survivre (à cause de leur vitesse relativiste).
Il y a encore beaucoup de questions ouvertes et d'incertitudes quant à l'origine et aux mécanismes de production des rayons cosmiques primaires. Afin d'obtenir des informations supplémentaires à ce sujet, le travail de doctorat de Ramelli consistait à étudier la distribution des directions de provenance des rayons cosmiques en utilisant le détecteur L3+C comme un télescope à muons. L'ensemble des données recueillies par l'expérience a été analysé dans ce but.
Spectromètre à muons
Il est constitué par des couches de chambres à fils (détecteurs de traces de particules) installées dans un électro-aimant gigantesque de 1000 m3 (le plus grand du monde).
Au-dessus de l'aimant, des scintillateurs ont été placés afin de déterminer précisément le temps d'arrivée des muons. Cette mesure est nécessaire de manière à reconstruire les traces des muons dans les chambres à fils avec une précision supérieure au dixième de millimètre.
Thème et jury Prix Schläfli 2005
Cette année, le jury dépend de la section «Physique et Astronomie » de l'Académie. Il est sous la présidence de Jean-Luc Vuilleumier, professeur à l'Institut de Physique de l’Université de Neuchâtel et se compose des personnes suivantes:
Prof. Daniel Pfenniger, Observatoire de Genève
Prof. Philipp Jetzer, Université de Zurich
Prof. Mikhail Chapochnikov, EPFL