Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07078.jsonl.gz/173

Entre 2012 et 2017, l'UE a adopté une directive révisée sur les armes dans le but de rendre plus difficile l'utilisation abusive d'armes, de munitions et de composants d'armes - tout comme dans la législation suisse y relative.
En tant que membre de l'espace Schengen, la Suisse procède généralement à des adaptations de son droit, y compris dans le domaine de la législation sur les armes. La Suisse a eu son mot à dire dans l'élaboration de la nouvelle directive UE sur les armes et a pu empêcher la mise en oeuvre de mesures allant encore plus loin que celles imaginées à la base. La Suisse s'est donc assurée que la tradition de tir à laquelle beaucoup de citoyens de notre pays sont attachés soit respectée et puisse perdurer. La reprise de cette directive est donc tout sauf un diktat de l'UE. Au contraire, la Suisse a pu apporter une contribution importante dans son élaboration.
Un "non" à la révision mettrait en danger la coopération bilatérale avec les États membres de l'UE dans le domaine de la sécurité et de l'asile (Schengen/Dublin). L'abolition aurait des conséquences graves pour notre pays : pour la sécurité, pour l'asile, pour le trafic frontalier et pour le tourisme. De plus, l'économie suisse pourrait subir chaque année des dommages se chiffrant en milliards de dollars. Un vote négatif rendrait plus difficile le travail de la police et des gardes-frontières qui n'auraient pas accès aux systèmes d'information Schengen, ce qui compromettrait notre sécurité. Les demandes d'asile des personnes dont la demande a déjà été rejetée dans un pays de l'UE devraient être réexaminées par les autorités suisses. De plus, un deuxième visa serait nécessaire en plus du visa Schengen pour se rendre en Suisse. Cela aurait donc un impact négatif sur le tourisme. Pour finir, le trafic frontalier vers les pays voisins et les aéroports serait plus difficile pour nous (frontière suisse = frontière extérieure Schengen).
Le système des accords Schengen/Dublin serait en danger si l'adoption de la directive de l'UE sur les armes est rejetée. C'est la raison pour laquelle notre comité directeur a recommandé à l'unanimité à nos délégués l'adoption de cette dernière.