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Une erreur à l'origine de l'atterrissage forcé de Berset
Des messages radio montrent que les autorités françaises ont mal communiqué avec lui, déclenchant une intervention de la police aérienne.
Lors de son vol du 5 juillet entre Ecuvillens près de Fribourg et Châtellerault dans l'ouest de la France, Alain Berset aurait été appelé à trois reprises par radio avec l'identification "HB-TOR" alors que son avion de location portait en réalité l'identification "HB-TDR", a rapporté le SonntagsZeitung. Le journal alémanique a publié des enregistrements des messages radio samedi soir.
Le Fribourgeois n'a pas réagi à l'appel parce qu'il ne se sentait pas concerné par le sigle employé par les autorités françaises, selon des experts aéronautiques interrogés par le journal. Le principal concerné n'a pas réagi, tout comme son département de l'intérieur, contacté dimanche par l'agence de presse Keystone-ATS.
Egalement sollicitée dimanche, l'ambassade de France à Berne n'a pas souhaité commenter cette question "technique" et a déclaré que l'ambassadeur Frédéric Journès, "avait déjà tout dit sur le sujet".
La sécurité aérienne française était entrée en contact avec le Cessna 182 loué par le ministre après qu'il ait pénétré sans autorisation dans une zone interdite près de l'aérodrome militaire d'Avord.
Pilote depuis 2009
Comme le ministre ne répondait pas aux messages radio, des avions de combat français l'ont escorté jusqu'à Thouars et l'ont forcé à atterrir, selon les informations officielles. Le conseiller fédéral a pu reprendre son vol après un contrôle de la gendarmerie française au sol.
Alain Berset, qui possède une licence de pilote depuis 2009, loue occasionnellement un avion monomoteur, avait indiqué le département fédéral de l'Intérieur. Et d'ajouter que le Fribourgeois était seul à bord.