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En 2016, une enquête faite par l'Agence nationale britannique du crime relevait une augmentation de 450% en 5 ans des agressions sexuelles physiques qui impliquent des applications de rencontre.
Depuis, les chiffres manquent. Une situation qui n'étonne pas Pauline Ferrari, journaliste indépendante, spécialiste des questions de genre, de société et sur les nouvelles technologies. "Il y a une difficulté à porter plainte. Du moment que la rencontre est en réel, on omet la rencontre initiale qui aurait pu être en ligne."
On a encore beaucoup de difficulté à savoir si la modération des signalements est faite par des personnes, des algorithmes ou des formules mathématiques.
Contacté, Tinder assure protéger la sécurité de ses utilisateurs et utilisatrices en supprimant tout profil inapproprié qui aurait été signalé. Selon Pauline Ferrari, il s'agit surtout d'effets d'annonce. Les applications n'auraient aucun intérêt à dire qu'elles ne font rien. "On a encore beaucoup de difficulté à savoir si la modération des signalements est faite par des personnes, des algorithmes ou des formules mathématiques", souligne-t-elle.
>> Écouter l'épisode en entier:
>> Revoir l'enquête du 19h30:
Gabriela Cabré et l'équipe du Point J