Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06934.jsonl.gz/652

Les néozoaires ou espèces animales invasives sont des animaux qui ont été introduits de manière volontaire ou involontaire hors de leur zone de répartition naturelle et qui posent différents problèmes au niveau écologique, sanitaire ou économique.
Frelon asiatique
Rubrique en cours d'élaboration
Moule quagga
Description
La moule quagga (Dreissena bugensis) est un mollusque d'env. 4 cm originaire du bassin de la Mer Noire. Elle a été signalée pour la première fois en Suisse en 2014 dans le Rhin. Depuis, cette espèce a également colonisé le lac Léman, le lac de Neuchâtel, le lac de Bienne, le lac de Morat et le lac de Constance.
La moule quagga est très compétitive. Dans nos eaux, elle est en effet capable de se reproduire pratiquement toute l'année. Depuis son arrivée dans le lac de Neuchâtel en 2017, elle a pratiquement colonisé tous les fonds jusqu'à une profondeur de 140 mètres environ. Elle tend d'ailleurs à supplanter une autre espèce invasive, la moule zébrée, arrivée dans nos eaux dans les années 1960.
Moules quaggas sur le fond du lac de Neuchâtel (Aquarius, 2022)
Eviter la contamination de nouveaux plans d'eau par la moule Quagga
La moule quagga pose des problèmes importants d'un point de vue écologique, technique et économique, à savoir :
- Par son comportement filtreur, l'espèce peut avoir un effet sur l'abondance du plancton en particulier lorsqu'elle peuple densément les fonds lacustres. Or le plancton constitue la base de la chaine alimentaire dans un lac. De plus, elle uniformise les fonds en les recouvrant d'un épais tapis, quel que soit le substrat ;
- La moule Quagga a tendance à encombrer, voire boucher les conduites d'eau et crépines entrainant ainsi des investissements et frais d'entretien conséquents ;
- En se fixant aux filets, elle rend la pêche professionnelle moins effective et génère des coûts de nettoyage supplémentaires.
Comme l'espèce est capable de se fixer sur la coque ou le moteur des bateaux, il existe un risque important de propagation lorsque ces embarcations sont déplacées d'un lac à l'autre, ce d'autant plus que cette moule est capable de résister plusieurs jours en dehors de l'eau.
Pour éviter la propagation de cette espèce, les propriétaires sont invités à soigneusement laver et sécher leur bateau et à vidanger les eaux résiduelles et de fond de cale avant de déplacer leur embarcation dans un autre fleuve ou plan d'eau. Pour plus d'informations à ce sujet, veuillez consulter cette fiche technique à l'intention des propriétaires de bateaux.
Moteur de bateau colonisé par les moules quaggas (L. Yersin, 2022)