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La dysgraphie est un trouble de la réalisation du geste graphique (moteur : dessin, écriture) ou du choix de la forme graphémique (linguistique). Elle peut être isolée ou souvent associée à des troubles dyslexiques, TDAH ou plus largement dyspraxiques.
Les enfants mettent normalement plusieurs années pour automatiser le geste complexe de l’écriture manuelle ; l’enfant dysgraphique devra donc y consacrer encore plus de temps parfois au détriment des autres apprentissages.
La dysgraphie a des implications sur les plans moteur et linguistique :
- les dysgraphies motrices sont associées à des difficultés de réalisation des lettres en raison d’un déficit perceptivo-moteur (contrôle postural, tenue du crayon, contrôle des mouvements moteurs).
On trouve plusieurs sous-types de dysgraphies motrices classées selon
- la modalité de réalisation du geste :
- dysgraphie raide : tracé crispé et anguleux ;
- dysgraphie molle : tracé irrégulier réalisé en relâchement musculaire ;
- dysgraphie lente : tracé hyper-appliqué réalisé au prix d’un effort démesuré ;
- dysgraphie impulsive : tracé rapide et déstructuré réalisé sans contrôle ;
- les dysgraphies linguistiques sont associées à des difficultés du choix des lettres (graphèmes) en raison surtout d’un déficit visuo-spatial (compréhension des relations entre traits, tailles, orientations et positionnement des lettres dans le mot).
La prévalence de ce trouble au niveau de la population générale fluctue selon les études entre 5 et 25% ; il persiste à l’âge adulte dans 50% des cas.