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Marc Arlettaz va bientôt pouvoir succéder à Jean-Charles Legrix (archives).
KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN(sda-ats)
Les autorités chaux-de-fonnières élues le 5 juin entreront en fonction en août. L'exécutif se réunira la première fois le 10, le législatif le 29. La chancellerie d'Etat neuchâteloise a rejeté les recours liés aux élections communales et validé le scrutin contesté.
Depuis les élections du 5 juin et les recours, c'est l'exécutif sortant qui gérait les affaires courantes. Jean-Charles Legrix, qui n'avait pas été réélu au conseil communal, a confirmé à l'ats qu'il était l'auteur de l'un des trois recours.
La chancellerie d'Etat a rejeté les trois recours déposés par des électeurs contre les résultats des élections au Conseil communal et au Conseil général du 5 juin à La Chaux-de-Fonds, fait-elle savoir vendredi dans un communiqué.
Les recourants invoquaient une violation de l'interdiction du vote par procuration. Certains bulletins de vote n'auraient ainsi pas été remplis par les électeurs eux-mêmes, mais par des personnes tierces.
Motif insuffisant
Dans leur exposition des faits, les auteurs des recours s'en prennent exclusivement à un candidat au Conseil général, explique la chancellerie d'Etat. Le motif du recours pour l'élection au Conseil communal est donc insuffisant.
L'ensemble des bulletins modifiés a néanmoins été contrôlé, c'est-à-dire ceux comportant des ajouts ou des suppressions de candidats, et rien ne permet de conclure que certains auraient été systématiquement remplis par des tiers.
Pour le vote relatif au Conseil général, 25 bulletins présentent une ressemblance d'écriture en faveur du candidat mentionné par les recourants. Toutefois, une simulation informatique des résultats, en supprimant les bulletins incriminés, a démontré que les résultats globaux demeuraient inchangés. Le défaut n'est donc pas assez important pour annuler le vote.
Le délai de recours au Tribunal cantonal contre la décision de la chancellerie d'État est de 10 jours. Il peut être déposé jusqu'au 26 août en raison des vacances judiciaires.
Campagne agitée
Les trois recours ont été déposés alors que les élections communales ont été précédées par une campagne mouvementée. L'ex-président du Conseil général, le socialiste Daniel Musy, avait démissionné une semaine avant le scrutin pour recouvrer sa liberté de parole et appeler à voter pour Marc Arlettaz plutôt que pour Jean-Charles Legrix. Ce dernier était en congé maladie depuis le scrutin du 5 juin, avant de retourner à son bureau le 12 juillet.
M. Legrix avait été éjecté de l'exécutif à l'issue du vote, ne récoltant que 1984 voix, contre 2353 pour son camarade de parti UDC Marc Arlettaz. Il s'était affiché comme l'un des pourfendeurs du Musée des civilisations de l'islam récemment inauguré. Ses propos, jugés comme contribuant à inciter à la haine, avaient fait l'objet d'une résolution urgente de législatif communal.
Formé de cinq personnes, l'exécutif chaux-de-fonnier comprend actuellement, outre Théo Huguenin-Eli et Jean-Charles Legrix, Jean-Pierre Veya (POP), Nathalie Schallenberger (Verts) et Sylvia Morel (PLR). Le futur exécutif inclura Katia Babey (PS) à la place de Nathalie Schallenberger et Théo Bregnard (POP) à la place de Jean-Pierre Veya. Sylvie Morel a été réélue.
ATS