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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a prêté serment lundi pour un quatrième mandat, d'une durée de cinq ans, lors d'une cérémonie retransmise à la télévision. Il a été réélu sans difficulté au terme d'un scrutin jugé frauduleux par l'opposition.
Agé de 77 ans, le chef de l'Etat, qui a été victime en avril 2013 d'un accident vasculaire cérébral, a prononcé un bref discours assis dans un fauteuil roulant. Au pouvoir depuis 1999, il avait été réélu dès le premier tour avec 81,53% des voix.
"Je remercie le peuple algérien pour sa confiance renouvelée", a déclaré d'une voix faible M. Bouteflika, qui n'a participé à aucun meeting durant la campagne électorale. "L'élection du 17 avril a été une victoire pour la démocratie. Cela a été une leçon de démocratie."
Révision constitutionnelle
Le président a nommé dans la foulée son directeur de campagne Abdelmalek Sellal au poste de Premier ministre. M. Sellal, 65 ans, occupait ce poste de septembre 2012 à mars 2014. Il avait quitté ses fonctions mi-mars pour diriger la campagne électorale du chef de l'Etat.
Dans son discours, M. Bouteflika a annoncé qu'il lancerait prochainement une "révision constitutionnelle consensuelle", exhortant les représentants de la société civile et des partis politiques à participer au processus.
Cette réforme "sera notamment destinée au renforcement de la séparation des pouvoirs, à conforter l'indépendance de la justice et le rôle du Parlement, à l'affirmation de la place et des droits de l'opposition, et à garantir davantage les droits et libertés des citoyens", a affirmé le président.
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