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«Nous saluons la décision du gouvernement, qui constitue un premier pas très important vers la mise en place d'un mécanisme de révision, a déclaré Isabelle Arradon, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International. Il est toutefois impératif d'obtenir l'assurance que le mandat de cette nouvelle commission intègrera le cas de tous les prisonniers injustement détenus, et pas seulement celui des prisonniers politiques.»
Le gouvernement a annoncé le 7 février 2013 qu'il allait mettre en place une nouvelle commission, chargée d'examiner la possibilité d'accorder une mesure d'amnistie aux prisonniers politiques. Au Myanmar, des personnes emprisonnées ont été inculpées ou condamnées sur la base de fausses accusations, d’autres sont détenues arbitrairement, pour avoir exercé pacifiquement des activités politiques.
Amnesty International demande que le mécanisme de révision dresse la liste de tous les cas de détenus inculpés dans le cadre de procédures inéquitables et de prisonniers condamnés à l'issue de procès ne respectant pas les normes internationales en matière de droits humains, y compris les personnes condamnées sur la bases d'«aveux» obtenus sous la torture.
«Nous attendons maintenant des engagements clairs garantissant que la commission sera un organe indépendant, impartial et doté de moyens suffisants, et que ses décisions seront fondées sur les normes internationales relatives aux droits humains», a conclu Isabelle Arradon.