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Modules passés
Hiver 2003-04
Europe et son rapport au Monde
L'Europe a-t-elle des valeurs à promouvoir vers l'extérieur ? A l'ère de la mondialisation et tout en promouvant ses valeurs, l'Europe est-elle en mesure de s'affirmer comme puissance sur la scène internationale ? Quel a été le rôle de l'Europe dans le monde à travers l'histoire ? Quels sont les enjeux de la politique de coopération au développement de l'UE ? Néo-colonialisme ou aide au développement ?
Eté 2004
Le défi démocratique
A la suite de la Convention créée à Laeken en décembre 2001, l'Union européenne entrera dans une phase de mutation pour accepter les nouveaux pays de l'Est et pour améliorer sa gouvernance. Quel est le sens de la démocratie pour les Européens ? Est-ce que le modèle démocratique européen se propage sur l'ensemble du continent, en d'autres termes va-t-on vers un phénomène dit « d'européanisation » ? L'efficience économique et le contrôle démocratique sont-ils compatibles ?
Hiver 2004-05
Europe(s) et identité(s)
Les questions relatives aux identités européennes recoupent par excellence plusieurs dimensions. Premièrement un aspect economico-culturel avec le lancement de l'euro, ensuite l'identité dans une Europe en formation n'a jamais été autant sujet de préoccupation. Outre les aspects philosophiques, historiques et culturels que recoupent ce thème, il faut y ajouter une question politique à l'heure où les extrémismes utilisent la sensibilité nationale et identitaire. A cela, s'ajoute la question de l'attachement à l'exception culturelle dans un monde où s'affirme la liberté des échanges et l'interrogation sur la compatibilité de cette liberté avec les valeurs identitaires règnent.
Eté 2005
Prévention, gestion et résolution des conflits
L’Institut européen de l’Université de Genève (IEUG), l’Institut universitaire d’études du développement (IUED) et l’Institut universitaire de hautes études internationales (IUHEI) proposent aux doctorants de toutes disciplines un lieu de réflexion pluridisciplinaire en vue de favoriser l’échange académique. La thématique retenue pour ce séminaire de recherche doctorale porte sur les processus de sortie des conflits, un thème de réflexion touchant des disciplines aussi variées que les sciences politiques, les relations internationales, la sociologie, l’ethnologie, le droit international, l’économie ou l’histoire.
Le but de ce séminaire de recherche est de permettre à chaque doctorant de s’ouvrir à de nouveaux horizons disciplinaires et méthodologiques pour mieux appréhender la question de la sortie des conflits dans sa globalité.
Hiver 2005-06
Médias et communication en Europe
L'Ecole doctorale en Sciences de l'Information, de la Communication et des Médias de la Faculté des SES et l'Ecole doctorale romande en Etudes Européennes de l'Institut européen de l'Université de Genève (IEUG) organisent conjointement, au cours de l'année 2006, un module et une université d'été ayant pour thème principal « Médias et communication en Europe: stratégies et contenus ». Bilingue, le module d'Ecole doctorale réunira des doctorants et un encadrement scientifique de plusieurs pays d'Europe: France, Allemagne et Suisse en particulier.
La phase principale se tiendra sous la forme d'une université d'été, à Genève, du 6 au 16 septembre 2006. Celle-ci se composera de différents ateliers thématiques, de séances de travail « doctoriales », ainsi que de conférences par des experts internationaux. Elle sera précédée au, début de l'année à Genève (15 février et 31 mai 2006), de deux modules de préparation pour les étudiants suisses (voir le programme ci-dessous).
L'école doctorale-université d'été se fixe pour but de réunir des doctorants d'horizons divers, aussi bien par leur direction de recherche que par leur rattachement universitaire. L'école traitera de manière privilégiée la communication en Europe, c'est-à-dire l'Europe comme sujet de communication (les stratégies de communication de l'Union et de la Commission en particulier) et l'Europe comme objet (comment médias, pouvoirs et citoyens parlent de l'Europe). Le présupposé scientifique adopté étant que nombreuses sont les recherches doctorales en sciences humaines qui comportent une dimension de communication au sens des sciences de la communication : analyses de contenu et de réception, modèles de l'espace public et de la formation de l'opinion, enquêtes sur les stratégies de communication des acteurs politiques et sociaux. L’objectif est de réunir en septembre une quarantaine de chercheurs afin de disposer d'un éventail de champs et de méthodes suffisant pour que l'échange de savoirs et d'information soit fructueux au sein des groupes de travail prévus à cet effet.
L'Ecole est particulièrement destinée aux doctorants en science politique, sociologie, histoire, psychologie sociale, sciences du langage qui cherchent à explorer ou approfondir la dimension communicationnelle de leur travail.
Eté 2006
Acteurs politiques et sociaux dans l’Europe centrale et orientale communiste et post-communiste
Les travaux de cette école sont ouverts à tous les doctorants en sciences sociales et humaines de Suisse romande et de Belgique qui s’intéressent aux pays d’Europe centrale et orientale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à aujourd’hui. En fonction des places disponibles, il sera possible d'accueillir des doctorants provenant d'autres pays.
Les travaux privilégient deux pistes de recherche :
1/ Il s’agit d’abord de penser la continuité (et aussi les ruptures) entre communisme et post-communisme de manière à proposer des explications sur la nature et les modalités des changements intervenus dans les pays de l’Europe centrale et orientale depuis les années 1990. Car l’histoire (de la période communiste) ne peut être réduite à une parenthèse ou à un « poids », elle a façonné les paysages et les comportements des individus et constitue jusqu’à aujourd’hui une ressource pour les acteurs, tant pour la construction de leurs représentations (mémoire, nostalgie) que dans leurs pratiques quotidiennes. Dans un mouvement d’aller-retour entre présent et passé, les modalités de sortie du communisme doivent également servir à éclairer certains aspects de la période communiste surtout ceux qui sont encore trop négligés : place et fonction de l’individu, importance de l’échelon local dans la vie sociale et publique.
2/ Nous souhaitons en effet privilégier l’analyse des pratiques sociales, économiques et politiques, celle des relations qui se nouent entre les acteurs tant au sommet de l’appareil d’Etat que dans les lieux les plus éloignés. Nous pensons que c’est ainsi que l’on peut comprendre comment a réellement fonctionné le système communiste et dans quelle mesure il a été à l’origine de l’émergence d’un nouveau type de relations sociales (y compris entre les générations et les genres), voire, même, d’une nouvelle subjectivité. C’est seulement à cette condition qu’il est possible de saisir les formes spécifiques de sortie du communisme et la manière dont les acteurs ont pu se saisir ou non des opportunités qui se sont offertes.
Hiver 2006-2007
Des valeurs pour l'Europe ? Values for Europe?
L’Institut européen de l’Université de Genève (Prof. N. Levrat), en coopération avec L’Institut de droit européen de l’Université de Fribourg (Prof. S. Besson) et Le Séminaire de philosophie de l’Université de Zurich (Prof. F. Cheneval) organisent durant le semestre d’Hiver 06-07 (les 11 janvier, 21-22 février, et 26-27 avril 2007), un module bilingue (FR/ANG) sur le thème : "Des valeurs pour l'Europe ? Values for Europe?"
* L’invocation de valeurs pour l’Europe, ou des valeurs européennes, est devenue depuis quelques années un exercice quasi obligé. Pourquoi ?
* Quelles sont les raisons de ces références, parfois désordonnées, convoquées dans le discours sur l’Europe ?
* Quelles sont ces valeurs ?
* Sont elles communes aux sociétés européennes ? ou proprement européennes ?
* Enfin, pour autant que de telles valeurs puissent être identifiées, quel sort leur réserver ?
* Doivent-elles être au fondement du projet européen (ce qui ne paraissait jusqu’à présent pas devoir être nécessaire) ? Ou au fondement de politiques spécifiques ?
* Ou bien sont-elles des limites posées au développement du projet politique européen ?
* Ou encore, est-ce à l’Europe de les protéger ?
Ces multiples questions permettent de le constater : pour fréquentes et actuelles qu’elles soient, ces références aux valeurs ne sont pas univoques et méritent d’être examinées avec soin.
Nous proposons en conséquence aux doctorants intéressés par ces questions de participer à un module de l’école doctorale européenne, qui outre sa fonction traditionnelle d’encadrement, aura aussi l’ambition de recueillir les contributions des doctorants et des intervenants extérieurs en une publication collective et cohérente sur cette thématique.
Afin d’ordonner quelque peu les travaux au cours de ce module, nous proposons d’articuler les réflexions autour de trois volets.
1. Le premier volet portera tant sur le concept même de valeur, que sur les fonctions qui sont assignées aux valeurs dans le processus d’intégration européenne.
Qu’est-ce qu’une valeur ? En quoi se distingue-t-elle de principes ou de règles ? Les valeurs sont elles intangibles, immuables, ou propres à des sociétés et des contextes particuliers comme le contexte européen actuel ?
A quoi servent-elles ? A légitimer le projet européen ? A dessiner les contours d’une identité européenne ? Ou au contraire à réaffirmer certains traits fondamentaux communs aux Etats membres et à les préserver ?
Des contributions théoriques ou fondées sur une analyse des discours sur les valeurs sont attendues dans ce premier volet.
2. La deuxième partie portera sur le contenu de ces valeurs.
Quelles sont-elles ? Pourquoi sont-elles, chacune, parmi d’autres, qualifiées de valeurs ?
Les valeurs énoncées dans le projet de Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TECE), ou celles que l’ont trouve à l’article 6 du Traité sur l’Union européenne peuvent constituer une liste de départ. Ainsi : la dignité humaine ; la liberté ; la démocratie ; l’égalité ; l’Etat de droit (est-ce une valeur ou un moyen?) ; les droits fondamentaux de la personne ; les droits (lesquels) des personnes appartenant à une minorité ; des valeurs spirituelles, ou religieuses, ou humanistes.
Mais peut-être que certaines valeurs implicites, toutes aussi importantes, sont également présentes. Pourquoi d’ailleurs, et comment, au sein du TECE, les rédacteurs distinguent valeurs et objectifs (p. ex. la paix serait un objectif, pas une valeur) ? Quid de l’identité nationale (art. I-5 TECE) ? Et la diversité (art. I-9 TECE), est-ce une valeur ? Mais également : l’amélioration de la qualité de l’environnement ; le plein emploi ; le modèle social européen ; la croissance économique ; une concurrence libre et non faussée. Tous et toutes sont énoncées, à un titre ou à un autre dans le TECE. En outre, nous invitons des réflexions et analyses portant sur la responsabilité sociale des grandes entreprises européennes. Le « Global Compact » de l’ONU a été majoritairement signé par des entreprises européennes. Est-ce significatif et important pour les valeurs de l’Europe?
Dans cette partie, les doctorants pourront examiner une valeur particulière, les conditions de son émergence et de son inscription dans le projet européen, sa fonction, etc. Mais l’étude de relations entre différentes valeurs peut aussi constituer un objet de recherche approprié.
3. Le troisième volet de notre réflexion portera sur les conditions de la « mise en œuvre » des valeurs.
Comment identifier, énoncer et utiliser les valeurs ? Dans un texte fondamental de nature constitutionnelle? Par des politiques européennes (ainsi la PESC, dont l’objectif premier est « la sauvegarde des valeurs communes » ; art. 11 TUE) ? Par un mécanisme politique (du type de celui de l’art. 7 TUE) ? Par le biais de juridictions? Par des mécanismes ad hoc ?
Comment gérer les conflits de valeurs ? Est-ce que la question des valeurs doit influer sur les choix d’intégration positive des ordres juridiques européens et l’unification de ces droits ? Dans ces conditions, quelle est le rôle du droit comparé européen ?
Dans le cadre des relations extérieures (au-delà de la PESC), il serait également intéressant de réfléchir aux mécanismes de conditionnalité dans les accords passé par la CE, ou sur les conditions posées aux candidats à l’adhésion et les mécanismes de leur vérification par la Commission. Sont-ils fondés sur des valeurs ? Sont-ils les vecteurs de valeurs européennes ?
Dans cette partie, des considérations juridiques ou politiques plus concrètes sont attendues des doctorants.
Bien évidemment les pistes, nombreuses, proposées ci-dessus ne sont que des suggestions, et les candidats peuvent faire parvenir une proposition qui s’inscrit dans la problématique générale des valeurs pour l’Europe mais se fonde sur une autre approche que celles suggérées ci-dessus.
Automne 2007
« Langues européennes en dialogue : comparer, traduire, enseigner »
Sous la direction de :
Ute Heidmann (Prof. de Langues et Littératures Européennes Comparées, IEUG et UNIL)
Hannelore Lee-Jahnke (Prof. de Didactique de la traduction, ETI, UniGE et Présidente de la CIUTI)
Ce module de l’Ecole doctorale romande en Etudes Européennes invite à la réflexion sur le dialogue entre les langues et les cultures européennes qui se sont formées et qui évoluent dans les échanges les unes avec les autres. Dans la perspective de projets éducatifs et de recherche post-nationaux, il semble opportun d’élaborer des méthodes aptes à saisir la complexité de ce dialogue. Nous proposons de l’aborder dans une optique interdisciplinaire centrée sur trois activités : comparer, traduire et enseigner.
Comment pouvons-nous, par la traduction, l’enseignement et la comparaison, analyser la complexité de ce dialogue européen interlinguistique et interculturel ? En quoi ces trois paradigmes peuvent-ils promouvoir l’interaction des langues et créer une Europe plurielle et plurilingue apte à intégrer la diversité et les différences ? Voici les questions que nous proposons de débattre à partir de projets de recherche en cours. Afin de pouvoir assurer un encadrement compétent de ce module d’Ecole doctorale, nous faisons plus particulièrement appel aux chercheurs et chercheuses dont les projets impliquent le français, l’italien, l’allemand, l’anglais ou l’espagnol.
Nous prions les chercheurs et chercheuses intéressé-e-s de nous envoyer, d’ici au 22 juin 2007, un bref résumé du projet qu’ils souhaitent soumettre à discussion dans l’optique proposée et de l’accompagner d’une brève notice précisant leurs formations ainsi que leurs compétences linguistiques actives et passives. Les candidat-e-s sélectionnés (leur nombre est limité à 15) seront invité-e-s à participer aux conférences données par des spécialistes de renommée internationale. Ils pourront leur présenter leurs propres projets de recherche afin de bénéficier de leurs conseils. Sous certaines conditions, il pourra être possible d’obtenir des crédits ECTS dans le cadre de ce module.