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- 1883-1968
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- 1897-1977
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- 1926-2015
Marcel Jobin est né en 1924 à Saignelégier dans le Jura. Il entre à 16 ans en apprentissage dans une imprimerie de la ville et devient compositeur-typographe. Il exerce ensuite dans plusieurs imprimeries à Berne, La Chaux-de-Fonds et Delémont. En 1951, il rachète avec Raymond Lachat un atelier à la route des Arsenaux à Fribourg, et fondent tous deux l’imprimerie Jobin & Lachat. Après 30 ans d’activité, J. quitte l’imprimerie alors reprise par son associé pour se consacrer à l’édition. La maison d’édition Le Cassetin, qu’il nomme ainsi du nom des compartiments des tiroirs d’imprimerie, clin d’œil à sa formation de typographe, sort sa première publication en 1971. Une trentaine d’ouvrages seront édités jusqu’en 2002 avant que la maison ne devienne les Éditions d’art le Cassetin où il travaille comme conseiller de Monique Rey et de René Bersier jusqu’en 2010. Marcel Jobin est décédé le 6 novembre 2015.
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- 1810-1876
Fils de Claude-Joseph Grivel (†1832), receveur d’État, et de Rose Blanc, Joseph naquit le 30 août 1810 à Chapelle-sur-Oron (commune de Chapelle, district de la Glâne). Il fit ses études classiques à l’École latine de Châtel-St-Denis dès 1820, puis au collège Saint-Michel de Fribourg. Il entra dans l’administration cantonale où il exerça plusieurs charges : d’abord greffier du juge de paix pour le premier arrondissement du district de Châtel, puis receveur d’État du district de Châtel-St-Denis en remplacement de son père, enfin notaire dans la même localité dès 1834. Il est nommé au poste de secrétaire de la Direction des orphelins du deuxième arrondissement du district de Châtel en septembre 1838.
La politique anticléricale du régime radical instauré dès 1848 à Fribourg suite au Sonderbund, le contraignit à s’exiler à Genève avec sa famille , puis à Lyon où il trouva une place de comptable dans une maison de commerce. C’est vraisemblablement durant cette période qu’il s’initia aux langues orientales et se passionna pour l’assyriologie. Après l’échec des radicaux aux élections de 1856 et le retour des conservateurs au pouvoir, Grivel fut nommé, l’année suivante, trésorier d’État, fonction qu’il exerça pendant douze ans.
Dès son retour à Fribourg, il développa ses connaissances des langues anciennes en suivant, notamment les cours de langue hébraïque donnés par le professeur Johann-Baptist Næf (1827-1911) au Lycée de Fribourg. Cet apprentissage fut rendu difficile d’une part, par sa situation isolée du monde académique et des collections scientifiques, et d’autres part, du fait de ses modestes ressources qui ne lui permettaient pas d’acheter les livres nécessaires. En juin 1866, Grivel écrivit au peintre zurichois August Scheuchzer qui lui donna quelques références bibliographiques sur les hiéroglyphes égyptiens et sur les écritures cunéiformes. Gustave Petitpierre, bibliothécaire à Genève, lui fournit les publications étrangères dont il avait besoin. À ce dernier, Grivel écrivit qu’il avait déjà déchiffré une partie de l’inscription assyrienne de Zurich. Le Fribourgeois chercha également appui et conseils auprès de Jules Oppert, l’un des pères de l’assyriologie, avec qui il entretint une correspondance suivie pendant la rédaction de son premier travail scientifique. En effet, Grivel publia en septembre 1867, le résultat de son déchiffrement de la stèle de Zurich sous le titre Inscription cunéiforme du Musée de Zurich. Texte et traduction. Revu par Oppert, son travail fut lu devant le roi Louis Ier à Munich dont la Glyptothèque conservait une copie des bas-reliefs assyriens comportant le même texte que celui de la stèle de Zurich. Le Dr Ferdinand Keller le remercia au nom de la Société des Antiquaires de Zurich (Antiquarische Gesellschaft in Zürich). Il fit publier une version allemande l’année suivante avec un justificatif pour répondre aux critiques du professeur Ignaz Gaugengihl de Munich et d’August Scheuchzer qui contestaient son interprétation.
En novembre 1867, Joseph Grivel fut nommé directeur de la Caisse d’amortissement de la dette publique (anc. Banque de l’État de Fribourg, aujourd’hui Banque cantonale), activité qu’il exerça jusqu’à la fin de vie. En septembre 1869, il fit un voyage à Londres où il visita le British Museum et rencontra les assyriologues Henry Rawlinson et Henri Fox Talbot. En parallèle, il participa à la fondation de la Revue de la Suisse catholique dont le premier numéro parut en 1869. Il était également membre du Conseil d’administration de l’Imprimerie catholique.
En août 1871, il publia un article philologique sur la polyphonie des caractères cunéiformes intitulé « Le plus ancien dictionnaire » qui parut dans la Revue de la Suisse catholique. Grivel faisait partie des assyriologues qui considéraient l’écriture cunéiforme comme un système de pictogrammes, et non comme un langage mathématique. Ce travail lui valut les éloges de la Revue archéologique de Paris et de plusieurs confrères étrangers dont l’archéologue français Adrien Prévost de Longpérier et l’orientaliste allemand Martin Haug. En juin 1872, la Revue de la Suisse catholique publia un autre de ses travaux, la « Revue critique de l’inscription dite de Borsippa ». Grivel fut sollicité pour devenir membre de la « Society of Biblical Archaelogy » qui publia son troisième article daté du 15 décembre 1873 : « Nemrod et les écritures cunéiformes ».
Grivel semble avoir consacré les dernières années de sa vie à la conception d’un dictionnaire assyrien poursuivant le travail que ne put terminer Edwin Norris (1795-1872). Malheureusement, il ne put lui aussi l’achever, emporté par la mort après une longue maladie le 4 juillet 1876. Son fils Louis, entré à la Caisse d’amortissement en qualité de teneur de livres, puis de chef de la comptabilité, en devint le directeur un après le décès de son père. Lorsque l’institution devint la Banque d’État de Fribourg, il prit la tête de la section commerciale, poste qu’il occupa jusqu’à son décès en 1903.
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- 1937-2008
Yves Giraud est né le 16 juin 1937 à Villefranche-sur-Mer (France). Après quelques années en tant qu’enseignant du secondaire, il est appelé, en 1963, à l’Université de Bâle par Claude Pichois (spécialiste de la littérature française du XIXe siècle et de Baudelaire). Il soutient sa thèse de doctorat : La Fable de Daphné. Essai sur un type de métamorphose végétale dans la littérature et les arts jusqu’à la fin du XVIIIe siècle en 1966. Titulaire de l’une des deux chaires de littérature française, il fait l’essentiel de sa carrière à l’Université de Fribourg. Dans un premier temps professeur extraordinaire, il est nommé professeur ordinaire en 1974 (jusqu’en 2004). Il est élu doyen de la Faculté des Lettres durant l’année académique 1977-1978. La bibliographie d’Yves Giraud est vaste : une vingtaine d’ouvrages, des centaines d’articles et une contribution notoire à l’édition critique des textes. Bibliophile éclairé, Yves Giraud possédait une bibliothèque personnelle. Il s’est également consacré à l’étude de la musique chorale et de la musicologie. Yves Giraud meurt le 1er mai 2008 à Nice (France), terrassé d’une crise cardiaque dans son jardin.
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- 1905-1993
Né à Balterswil/TG en 1905. Après un apprentissage de photographe à Weinfelden il s'installe à Fribourg, Place de la Gare, en 1933, où il s'impose par l’excellence de son travail en atelier (portraits) et "d’après nature". Le label "Ich bin eine echte Rastkarte" (collé sur l’emballage transparent des cartes) évoque une imagerie facilement reconnaissable et une composition simple et équilibrée. Dès le premier cliché publié en 1935 dans l’"Almanach catholique de la Suisse française", sa notoriété s’accroît. Quelques dizaines d’années plus tard, près de cent publications comprennent des photos de Rast. Beaucoup paraissent sous forme de cartes postales. En 1958, Benedikt Rast déménage son magasin à la Rue de Lausanne 39, où il reste jusqu'à la fermeture définitive, le 31 juillet 1985.
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- 1942-2007
Née à Clarens en 1942, Micheline Cuany rejoint le studio de Léo Hilber à Fribourg au milieu des années 1960. Engagée en temps qu'assistante pour les photographies de mode, elle suit une formation de photographe à Montreux et à Lausanne et devient ensuite la plus proche collaboratrice de Léo Hilber, puis son épouse. A la mort de Léo Hilber en 1986, c'est elle qui reprend le studio de leur maison de la Planche-Inférieure, et de continue son exploitation jusqu’à son propre décès en 2007.
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- 1930-1986
Né en 1930 à Lucerne, Leo Hilber arrive très jeune à Fribourg pour faire son apprentissage de photographe chez Benedikt Rast. Charmé par la ville, il décide de s’y établir et de créer, dès 1958, avec le soutien de sa première épouse Joséphine, son propre atelier de photographie à l’avenue de la Gare 35A. Au milieu des années 1960, Leo Hilber est à la recherche d’une assistante pour les photographies de mode. Il engage Micheline Cuany qui devient sa plus proche collaboratrice, puis son épouse. Elle reprendra l'exploitation du studio à la mort de Léo Hilber jusqu'en 2007.
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- 1888-1968
Hans Wildanger est né à Zurich. Durant sa jeunesse, il se lie d’amitié avec les peintres Reinhold Kündig et Paul Bodmer. Au bénéfice d’un apprentissage de mécanicien de précision, suivi d'une formation d'électrotechnicien, il devient en 1916, sous le drapeau, télégraphiste à Morat où il fait la connaissance de sa future épouse Emma Haas, gérante d’un commerce d’articles de pêche et de tabac à la Rue Principale. Hans Wildanger y aménagera un coin destiné à l'exercice de la photographie, qui deviendra alors son activité principale avec la vente d'appareils et de matériels photographiques, le développement des films et les agrandissements. Entre divers mandats publics et privés (objets, monuments historiques, photos d’intérieurs, de lieux ou de paysages), il publiera plusieurs travaux sur Morat et sa région. Dans les années 30, il entreprend un long voyage en Italie en compagnie d’Ernst Flückiger, enseignant à l’école secondaire. Suite au décès de son épouse (1946), Hans Wildanger se marie avec Hedy Burla. De cette union naîtra une fille, Elisabeth. Dans les années suivantes, il abandonne peu à peu les travaux sur commande (confiés au photographe bernois Carl Jost) mais il poursuit la photographie. A sa mort en 1968, son épouse ferme l’atelier de photographie mais continue de gérer le magasin jusqu’en 1989. Les archives sont alors récupérées par leur fille Elisabeth.