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Andrea Brioschi Guevara, neuropsychologue responsable du Centre Leenaards de la Mémoire à Lausanne
Ce qu’on appelle la mémoire en fait se conjugue au pluriel.
En effet, il n’y a pas une mémoire mais plusieurs mémoires. Il y a, par exemple, la mémoire de ce que l’on vit personnellement (la mémoire épisodique) et qui nous permet de voyager mentalement dans le temps. Elle nous permet de revivre ce qu’on a fait dans le passé et de se projeter dans le futur.
Il existe également la mémoire sémantique. Celle-ci peut être comprise comme notre culture générale: on sait que Berne est la capitale de la Suisse, que Paris est en France, etc. On peut aussi citer la mémoire procédurale, qui nous permet d’apprendre à force d’entraînement, comme lorsqu’on apprend à faire du vélo, ce qui est ensuite difficile d’expliquer à un ami.
Les difficultés de mémoire apparaissent lorsque le cerveau ne fonctionne pas correctement; cet état peut être temporaire ou alors permanent.
Dans les états temporaires, on retrouve notamment le manque de sommeil, provoquant une fatigue, ou la dépression.
Dans les états plus permanents, la maladie d’Alzheimer est la plus connue. Dans ce cas, la mémoire épisodique est la plus touchée. Il est difficile pour un malade d’Alzheimer de se souvenir de ce qu’il vit depuis le début de la maladie. En revanche, d’autres systèmes de mémoire fonctionnent bien, notamment la mémoire procédurale.»