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Premier agrandissement en 1852:
Le
14 septembre 1852, la communauté israélite de Carouge, devenue entre temps celle du canton de Genève, obtient du Conseil d'État la permission d'acquérir une nouvelle parcelle de terrain destinée à agrandir le
cimetière. Celle-ci se trouve entre le terrain obtenu en 1800 et le canal de la Fontenette. Pour répondre aux exigences légales, le cimetière est alors entouré d'un mur haut de 8 pieds, alors que l'entrée principale
se trouve toujours du côté du vieux chemin.
Dans cette partie du cimetière, où les tombes font face à celles de la
parcelle de 1800, les israélites commencent à délaisser le style traditionnel des stèles verticales au profit de monuments plus imposants. Ceux-ci sont réalisés en forme de tombeaux, sarcophages, obélisques
et colonnes, typiques de l'architecture du Second Empire français, avec bien sûr quelques références à l'art égyptien. Le marbre blanc est déjà plus présent, avec un développement de l'art
funéraire qui se matérialise par la réalisation de nombreuses sculptures, frises et autres détails décoratifs. Ces monuments - plus ostentatoires - semblent traduire une certaine réussite sociale.
Comme indiqué en introduction de l'article, les sépultures ne répondent pas à une orientation géographique (donc religieuse) précise. Au contraire,
dans ce cimetière, et en particulier dans cette parcelle, l'esthétique et le gain de place sont les facteurs qui prédominent. Plusieurs tombes, situées le long du mur d'enceinte, sont perpendiculaires aux rangées centrales;
elles forment ainsi une sorte de ceinture.