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Lors de son assemblée des délégués, samedi à Neuchâtel, le Parti socialiste suisse a adopté à la quasi unanimité un programme d'orientation sur la formation. La conseillère fédérale Ruth Dreifuss souligne d'ailleurs qu'éducation et questions sociales sont étroitement liées.Ce contenu a été publié le 31 mars 2001 - 16:28
La présidente du PSS, Christianne Brunner, a quant à elle déclaré aux délégués que les 26 structures cantonales de formation doivent être harmonisées. En outre, la finalité de la formation ne doit pas seulement viser à satisfaire les besoins de l'économie et de la mobilité des personnes. Elle doit contribuer à l'épanouissement individuel.
Selon le programme en douze thèses adopté par quelque 250 délégués, le PSS défendra pour la période 2002-2006 une augmentation «significative» des dépenses de formation. Le plénum a toutefois refusé l'inscription dans le texte d'une augmentation chiffrée de 5% par an pour cette période.
Le PSS veut aussi une loi fédérale sur les bourses d'étude qui réduise les inégalités entre les cantons dans ce domaine. Sur le plan linguistique, l'ensemble des programmes de formation doit avoir pour objectif de développer l'apprentissage de deux langues nationales et de l'anglais, avec priorité pour la langue nationale.
Pour les socialistes, la réforme des structures de formation suppose une redéfinition de la mission du corps enseignant. Celui-ci a cessé de remplir un rôle se limitant à l'enseignement de matières prescrites. Il doit désormais déployer des talents d'organisateur et d'animateur du travail en groupe.
Le PS défend par ailleurs l'instauration dans toute la Suisse d'un cycle d'orientation intégré au niveau secondaire inférieur. Il soutient également le rapprochement des filières gymnasiales et de formation professionnelle. Pour les hautes écoles, le conglomérat actuel doit être mis en réseau pour former une «Université suisse».
Intervenant en fin de débat, la conseillère fédérale Ruth Dreifuss a indiqué que «la question scolaire rejoint la question sociale». Mais les autorités éprouvent de plus en plus de difficulté à gérer la diversité de la formation, alors que la logique de marché tend à infiltrer le domaine de l'éducation.
L'Etat doit garder le pouvoir en matière d'éducation, a déclaré la directrice du Département fédéral de l'intérieur. La mission de formation doit conserver son caractère de service public. Mme Dreifuss s'est également déclarée favorable à «l'élaboration d'un programme-cadre fédéral applicable à l'école obligatoire».
swissinfo avec les agences
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