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Zürich, 20.09.2017
L'interdiction du mercenariat devrait être durcie pour mieux lutter contre le terrorisme. Le National a adopté mercredi par 101 voix contre 77 une motion de Lukas Reimann (UDC/SG). Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.
Selon l'élu UDC, l'arsenal pour combattre le terrorisme n'est pas suffisant. Le champ d'application de l'interdiction du mercenariat doit être étendu pour mieux lutter contre les voyageurs du djihad.
Quiconque recrute des personnes pour servir les intérêts d'une puissance étrangère dans le cadre d'une institution militaire ou paramilitaire, envoie des personnes dans de telles institutions ou sert lui-même dans de telles institutions devrait être puni d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus. La tentative ainsi que la commission de l'infraction à l'étranger devrait aussi être punissable.
Selon le gouvernement, le droit suisse contient déjà des instruments à la fois efficaces et proportionnés pour prévenir et punir le terrorisme. Des améliorations ont été récemment mises en consultation. D'ici la fin de l'année, un deuxième ensemble de mesures sera présenté.
Parallèlement, un plan national d'action a été lancé. Mais si l'on va trop loin cela pourrait poser problème. On ne peut pas non sanctionner quelqu'un dès qu'il y a un doute sur ses intentions, comme par exemple s'il achète des bombonnes de gaz, a plaidé en vain la ministre de la justice Simonetta Sommaruga.