Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07038.jsonl.gz/168

Le procureur général Olivier Jornot a demandé une mesure d'internement à vie à l'encontre de Fabrice A.
KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI(sda-ats)
Le procureur général Olivier Jornot a requis jeudi une peine privative de liberté à vie assortie d'une mesure d'internement à vie à l'encontre de Fabrice A. Il estime la responsabilité du prévenu pleine et entière.
Pour le procureur général, les conditions sont réunies pour prononcer une mesure d'internement à vie. Selon lui, le prévenu n'est durablement pas amendable.
Dans son réquisitoire livré devant le Tribunal criminel de Genève, Olivier Jornot a souligné, comme les experts, que le risque de récidive est très élevé. "Fabrice A. a vu le sang giclé, a joui de cela et a intégré cette scène dans ses fantasmes", a-t-il ajouté.
Le procureur a aussi insisté sur le cumul des circonstances aggravantes liées à cet homicide. La préméditation ne fait aucun doute pour le procureur général qui retient même "une planification méticuleuse". Le but est odieux: il voulait satisfaire son fantasme de domination pour obtenir un orgasme.
Enfin, la façon d'agir est abjecte. Il a regardé sa victime terrorisée agoniser en se vidant de son sang, a relevé le procureur général. Il observait "son oeuvre". Les antécédents sont aussi particulièrement mauvais avec deux condamnations pour viols avec cruauté.
La sociothérapeute Adeline a été sauvagement assassinée en septembre 2013 alors qu'elle accompagnait Fabrice A. lors d'une sortie. Il était détenu à La Pâquerette où il purgeait sa peine pour viols. Adeline était maman d'un bébé de huit mois.
ATS