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Commentaires de Louis Dietrich:
Entre la Tour de Dürenbuhl et Lorette, Saint Nicolas descend vers Fribourg, mais il n’emprunte pas le chemin pavé. Il glisse sur un nuage, ou plutôt sur le brouillard qui, en ce début décembre, s’amasse dans la courbe de la falaise, au-dessus de l’usine électrique de l’Oelberg. Le paysage, vu depuis l’entrée de la vallée du Gottéron, évite tout juste la Chapelle de Lorette, qui viendrait se loger à l’extrême droite de l’image.
La circonstance qu’illustre le dessin est en même temps le sujet du poème qui l’explicite: pour la première fois, le discours de Saint Nicolas est retransmis par haut-parleurs. L'orateur céleste étant juché sur un bord de fenêtre de la Grenette, il peut donc être entendu sur toute la Place de Notre-Dame, planant au-dessus du bruit des boutiques et de la bataille de confettis. L’outillage, tel qu’on le voit ici, est le fidèle reflet de ce temps. L’âne en est abasourdi: voyez son air affolé !
Au moment où j’écris ce commentaire, notre ami Charles Müller vit douloureusement ses années de retraite, après avoir consacré toute son existence à soigner la population disséminée en Basse-Gruyère, sur la rive droite de la Sarine. Un vrai médecin de campagne, prêt à tout, n’économisant pas sa peine, se dévouant quotidiennement. Et son poème de jeunesse est bien joli ...