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Si les différences anatomiques et biologiques entre hommes et femmes sont considérées comme des paramètres innés, l’attribution de caractéristiques genrées est aujourd’hui perçue comme le résultat de constructions sociales, historiques, culturelles et symboliques, variables et évolutives.
Quels étaient donc les normes et les lois qui régissaient les rapports entre les hommes et les femmes ? Pourquoi le pouvoir était-il masculin, tout comme l’accès au sacré ? Quel statut juridique avaient les eunuques à Byzance ? Dans quelle mesure les rapports du roi de France Henri III avec ses mignons ont-ils été utilisés pour décrédibiliser sa légitimité ?
Ce sont quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage pluridisciplinaire dirigé par Éva Pibiri (Section d’histoire) et Fanny Abbott, qui propose d’étudier les fonctions et les rôles assignés à chaque sexe, dans la perspective de la transgression ou de l’inversion des genres au Moyen Âge, mais aussi à l’Antiquité et à l’époque moderne, intégrant le christianisme, Byzance et le monde musulman.
Éva Pibiri, Fanny Abbott (dir.), Féminité et masculinité altérées : transgression et inversion des genres au Moyen Âge, Firenze, SISMEL, Edizioni del Galluzzo, 2017.