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Grand Format archives
Il était une fois... la Fête des Vignerons
Introduction
Plongée dans les photographies, enregistrements sonores et vidéos d'archives qui retracent l'histoire de la Fête des Vignerons de Vevey.
Chapitre 01
Les origines de la Fête
Créée et organisée par la Confrérie des Vignerons à Vevey (VD), la Fête des Vignerons se déroule cinq fois par siècle, une fois par génération, disent ses organisateurs.
Elle découle d'une tradition remontant au 17e siècle. A l'époque, la Confrérie des Vignerons clôt son assemblée générale par une parade.
Le cortège mène les membres de la Confrérie, suivis des vignerons tâcherons et de nombreux badauds, des hauteurs de la ville jusqu'au bord du lac, où un banquet est servi.
Cette parade s’enrichit de musique et de comédiens au cours des 17e et 18e siècles.
Le coût de l'événement augmentant au fur et à mesure, il commence à être espacé pour se dérouler d'abord tous les trois ans, puis tous les six ans.
La première Fête des Vignerons à proprement parler a lieu en 1797, lorsque l’Abbé-Président et le Conseil de la Confrérie des Vignerons décident de récompenser les meilleurs vignerons tâcherons lors d’une cérémonie officielle et publique.
Une première estrade de 2000 places est érigée sur la place du Marché de Vevey afin que le public puisse assister au couronnement des meilleurs ouvriers.
Suite au succès populaire remporté par cette première cérémonie, les organisateurs vont imaginer un véritable spectacle dans le but de mettre en valeur l'événement.
Chapitre 02
Les premières éditions du 20e siècle
Du côté des archives de la radio, l'un des plus anciens enregistrements de la Fête des Vignerons qui existe est presque centenaire.
Il s'agit du Ranz des Vaches de l'édition de 1927, couché sur un 78 tours édité par Foetisch Frères à Lausanne.
On retrouve également dans ces archives sonores une interview de Robert Colliard, le chanteur de ce Ranz des Vaches.
Dans une interview à la radio romande 40 ans plus tard, il raconte dans quelles circonstances il a été désigné par les musiciens qui préparaient l'événement.
>> Ecouter les premières archives sonores de la Fête des Vignerons:
>> La galerie photo des affiches de la Fête des Vignerons, année après année:
Chapitre 03
1955, un millésime grandiose
Après l'édition de 1927, il faut attendre 1955 pour que la Fête des Vignerons suivante soit organisée, en raison de la Seconde Guerre mondiale.
La première fête de l'après-guerre est un millésime grandiose. Le public découvre un spectacle ambitieux, qualifié même d'hollywoodien par certains.
>> Ecouter les archives sonores de la Fête de 1955:
De nombreux artistes internationaux, notamment des danseurs du ballet de l'Opéra de Paris, contribuent aux côtés des auteurs et des figurants suisses.
Les organisateurs de la Fête des Vignerons de 1955 doublent la mise par rapport à 1927 avec deux fois plus de représentations et deux fois plus de figurants, près de 4000 au total.
>> Aperçu en vidéo de toutes les Fêtes des Vignerons du 20e siècle:
Chapitre 04
Déesses et dieux
Bien qu'elles ne feront pas partie du spectacle de 2019, les divinités telles que Bacchus, Cérès ou Palès ont régné sur les fêtes des siècles derniers.
On trouve dans les archives de l'événement de nombreux entretiens avec les simples mortels chargés d'incarner les déesses et les dieux de la Fête des Vignerons.
Tous mènent une tout autre vie lorsqu'ils ne trônent pas dans l'Olympe. La déesse Palès de la Fête de 1955 est dessinatrice de mode, la Cérès de 1977 hôtesse de l'air chez Swissair...
La même année, c'est un étudiant féru de basket qui incarne le 37e Bacchus de l'histoire de la fête.
>> Ecouter les interviews et portraits des divinités de la Fête dans les archives radiophoniques:
Incarner une telle divinité n'a rien d'anodin et laisse des traces.
On le mesure dans une émission de la TSR, diffusée en 1997, dans laquelle les acteurs de l'édition de 1977 Christine Hoffmann (Palès), François Commend (Bacchus) et Jean-Samuel Leresche (le Roi de la Fête) partagent leurs souvenirs:
Chapitre 05
La laborieuse préparation du millésime 1977
La préparation de la Fête des Vignerons de 1977 a été jalonnée d'imprévus et de coups de théâtre.
En 1972, à cinq ans de l'événement, la Confrérie des Vignerons et son abbé-président Alfred Loude pressentent Maurice Béjart pour la mise en scène.
A l'époque, le chorégraphe travaille au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Une émission de la TSR le montre quelques semaines plus tard dans les vignes de la région en compagnie de l'abbé-président.
>> Les images de la venue de Maurice Béjart à Vevey:
Finalement Maurice Béjart, ne voulant pas délaisser pendant des mois sa compagnie et Bruxelles, décline l'offre.
Après cette déconvenue, les recherches reprennent à Vevey. En janvier 1974, trois ans avant la fête, l'abbé-président annonce l'engagement du metteur en scène français Marcel Maréchal. Ce dernier démissionne moins de deux mois plus tard.
En juin de la même année, l’Italien Bruno Nofri est désigné pour le remplacer, en même temps que l’artiste chaux-de-fonnier Jean Monod, chargé de la création des décors et des costumes.
En mars 1976, suite à de nombreux différends avec les autres créateurs, Bruno Nofri démissionne.
C'est finalement le metteur en scène vaudois Charles Apothéloz qui mettra en scène la Fête des Vignerons de 1977 aux côtés du compositeur Jean Balissat, du librettiste Henri Debluë et de Jean Monod.
>> Retour en vidéo sur les péripéties dans le choix du metteur en scène:
Pour autant, la désignation de Charles Apothéloz ne suffit pas à faire revenir entièrement la sérénité à Vevey.
La mise sur pied organisationnelle de la Fête des Vignerons 1977 est en effet confiée à un comité exécutif emmené par Eugène Dénéréaz. Ce colonel divisionnaire se mêle de la conception du spectacle imaginé par le librettiste Henri Debluë.
En découle une crise qui aboutit à la démission du militaire, dont l'abbé-président Alfred Loude livre les détails à la radio en 1975.
Il s'agit d'ailleurs de la dernière archive radio dans laquelle on l'entend. L'abbé-président décède brutalement en mai 1976, à une année de l'événement pour lequel il s'est tant investi.
Son décès n'empêchera pas la Confrérie des Vignerons de poursuivre le projet et de faire du millésime 1977 un important succès populaire.
>> Le récit de ces nombreuses péripéties grâce aux archives sonores de la Fête:
Chapitre 06
En 1999, radio Arlevin
L'édition de 1999 est placée sous le signe d'Arlevin, un vigneron-tâcheron de fiction.
Arlevin donne aussi son nom à une radio éphémère dédiée à la Fête des Vignerons, qui arrose cette année-là la région sur la bande FM.
Il faut garder à l'esprit qu'en 1999, internet en est encore à ses balbutiements et que les réseaux sociaux sont inexistants.
Pour le metteur en scène François Rochaix, l'utilité de cette radio est indéniable.
Il peut, chaque jour, informer en direct et donner ses consignes aux nombreux figurants depuis le studio installé à la place du Marché.
>> Les archives sonores de radio Arlevin et de la Fête de 1999:
Crédits
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Crédits
Récits radio de Simon Corthay, grand format web et vidéos de Pauline Turuban