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Ces dernières années, la politique de sécurité a gagné en complexité, tant en Suisse qu’à l’échelle internationale. Ceci tient principalement à l’existence de nouvelles formes de menaces, dont la plupart se sont développées à partir du début des années 90, après la fin de la Guerre froide. Si le risque de conflits entre Etats a régressé, d’autres risques sont apparus et ont gagné en importance. S’agissant de sa politique de sécurité, la Suisse se concentre sur la coopération avec des organisations internationales telles que l’ONU ou l’OTAN ainsi que sur le désarmement et la non-prolifération.
Politique de sécurité
Pour promouvoir la sécurité dans le monde, la Suisse se mobilise au sein d’organisations internationales et de partenariats ad hoc. Dans ce cadre, elle attache une importance toute particulière au respect du droit international public. En outre, les actions en faveur du désarmement, de la non-prolifération des armes de destruction massive et du contrôle des armes conventionnelles font également partie des priorités de sa politique de sécurité et de sa politique étrangère.
Les risques pour la sécurité ont changé de nature au cours des 25 dernières années. Ce ne sont plus les guerres opposant deux Etats qui menacent la sécurité internationale mais les cyberrisques, la criminalité, le trafic illicite d’armes, la prolifération des armes de destruction massive, l’utilisation abusive des nouvelles technologies ou d’autres formes de danger résultant d’une répartition inéquitable des richesses. Tous ces scénarios de menaces revêtent un caractère transnational.
Ces nouvelles configurations de risques sont notamment imputables à la fin de la guerre froide, à la mondialisation et à l’interdépendance économique.