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A. Le 8 mai 1996, à 21h15, S. circulait sur la rue Fritz-Courvoisier, à La Chaux-de-Fonds, en direction est. Dans l'intention d'emprunter la rue de l'Etang, il a ralenti, puis s'est déplacé sur la gauche de la chaussée pour obliquer. A cet instant, un choc s'est produit entre l'arrière gauche du véhicule conduit par S. et l'avant droit du véhicule qui le suivait. Au volant de ce dernier, H. avait entamé une manoeuvre de dépassement du véhicule de S.. Le choc a été violent. S. et sa passagère ont dû être hospitalisés. Les deux automobiles ont subi d'importants dommages. Sur les lieux, la police a pu constater que le point de choc se situait à 5,3 m de la bordure droite de la chaussée. La rue Fritz- Courvoisier étant une chaussée à sens unique, d'une largeur de 9 m, le point d'impact se situe ainsi à 3,7 m de son extrême bord gauche. Inter- rogé par la police, H. a déclaré avoir vu ralentir le véhicule S., sans que son clignoteur soit enclenché et avoir alors entrepris un dépassement. Selon ses dires, c'est à cet instant que l'automobile conduite par S. s'est déportée vers la gau- che. H. a alors effectué inutilement un freinage d'urgence, dont la police a relevé les traces. Pour sa part, S. a déclaré à la police avoir ralenti et enclenché son clignoteur pour tourner à gauche, avant l'accident. Suite à cet accident, S. et H. ont été tous deux renvoyés devant le Tribunal de police de La Chaux-de-Fonds, par ordonnance du Ministère public du 14 mai 1996, requé- rant respectivement 200 francs et 400 francs d'amende contre les prévenus. En janvier 1997, tous deux se sont constitués partie plaignante à l'encon- tre de l'autre. B. Lors de l'audience du 13 mars 1997, le Tribunal de police a en- tendu les deux prévenus, ainsi que le Cpl M., coauteur du rapport de police. H. a confirmé en substance les propos qu'il avait tenus devant la police, en précisant qu'il ne pouvait exclure d'avoir roulé à plus de 50 km/h, vitesse autorisée. S. a lui aussi confirmé sa déposition, ajoutant s'être déplacé sur la gauche à en- viron 50 m de l'intersection, après avoir mis son clignoteur. Il a aussi déclaré qu'il n'occupait pas l'extrême bord gauche de la route de façon à pouvoir "ouvrir" son virage vers la rue de l'Etang. Enfin, S. a dit ne pas s'expliquer pourquoi il n'avait pas vu le véhicule H.. Entendu, le Cpl M. a déclaré avoir calculé d'après les traces de freinage la vitesse approximative, avant freinage, du véhi- cule H., qui serait de 60 km/h. Par le jugement du 13 mars 1997 attaqué, le Tribunal a acquitté H., considérant en substance que le doute de- vait profiter au prévenu, en tant qu'une vitesse excessive de sa part n'était pas établie, tout comme ne l'était pas le moment où le clignoteur du véhicule S. avait été enclenché. En revanche, par le même jugement, le Tribunal de police de La Chaux-de-Fonds a condamné S., en application des articles 34 al. 3, 39 al. 2, et 90 ch. 1 LCR, à une amende de 200 francs, considérant que celui- ci avait, d'une part, omis de jeter un dernier coup d'oeil à ses rétroviseurs avant d'obliquer à gauche, d'autre part, n'avait pas présélectionné correctement, soit à l'extrême gauche de la chaussée à sens unique. C. Le 1er avril 1997, S. a recouru en cassation con- tre ce jugement. Il critique sa condamnation, estimant qu'il s'était mis en temps utile en ordre de présélection et que s'il n'occupait pas l'ex- trême gauche de la chaussée, c'était en raison de la configuration des lieux. Il estime devoir de ce fait être mis au bénéfice du doute. Il cri- tique aussi l'acquittement de H., estimant prin- cipalement que le premier juge ne pouvait douter d'une vitesse excessive du véhicule H. lors de l'accident et que même si cela était le cas, il appartenait alors au Tribunal de rechercher à dissiper ce doute en ordonnant une expertise au sens de l'article 154 al. 1 ch. 2 CPP. D. Le 11 avril 1997, le Président du Tribunal de police de La Chaux-de-Fonds a renoncé à formuler des observations. En date du 17 avril 1997, le Ministère public en a fait de même. Enfin, H. a conclu au rejet du recours, en date du 28 avril 1997. C O N S I D E R A N T e n d r o i t 1. Interjeté dans les formes et délais légaux (art. 244 CPP), le pourvoi est recevable 2. Le recourant fait valoir tout d'abord que le premier juge a procédé à une constatation arbitraire des faits, le dossier confirmant que, conformément à ses explications fournies en audience, il occupait la "partie droite de la voie de gauche". Tel quel, ce grief est totalement incompréhensible, pour ne pas dire téméraire. Comme le recourant le rap- pelle lui- même, si le premier juge lui a reproché de ne pas avoir opéré une présélection correcte, c'est en effet parce qu'il ne s'est pas déplacé à l'extrême gauche de la chaussée, soit sur la partie gauche de la voie de gauche. Au regard du texte même de l'article 251 al. 2 CPP, et sans qu'il soit nécessaire encore de le vérifier par un examen de la jurisprudence, force est dès lors d'admettre que le premier juge n'a commis aucune er- reur, dans l'établissement des faits. Afin de justifier la position qu'il a adoptée pour se mettre en ordre de présélection, le recourant fait également valoir comme excuse que sur le tronçon en cause, les voies ne sont pas marquées. Dès lors que l'obligation de présélection existe même sans marquage (Bussy/Rusconi, n. 1.1 ad art. 36 LCR), le recourant ne peut en tirer aucun avantage, ce qui a pour conséquence que son second grief est également mal fondé. Le recourant estime enfin que c'est à tort que le premier juge lui a reproché de ne pas avoir occupé l'extrême gauche de la route. A l'appui de cette critique, il fait valoir qu'en adoptant une telle posi- tion, il aurait été contraint, pour prendre son virage, d'emprunter la voie réservée à la circulation venant en sens inverse de la rue de l'Etang. De ce fait, sa condamnation résulterait d'une mauvaise applica- tion de l'article 34 al. 3 LCR. Les arguments invoqués par le recourant sur ce point ne font toutefois pas apparaître la décision du premier juge comme infondée. Les explications du recourant ne recouvrent en effet aucu- ne des constatations de fait du premier juge. En outre, l'une des premiè- res manoeuvres nécessaires préalablement à un changement de direction était la réduction de la vitesse du véhicule. Or, la largeur de la rue de l'Etang devait permettre au recourant, moyennant une vitesse adéquate et nonobstant une présélection à l'extrême gauche, de prendre son virage sans pour autant empiéter sur la voie des véhicules roulant en sens inverse sur la route qu'il voulait emprunter. On pouvait ainsi attendre du recourant qu'il ralentisse de façon à pouvoir prendre son virage de façon correcte. Certes, il est vrai que la présélection à l'extrême gauche sur une rue à sens unique en vue d'emprunter une artère où l'on circule dans les deux sens peut être problématique (Bussy/Rusconi, n. 4 e) ad art. 37 OCR). Dans ce cas, celui qui veut obliquer risque en effet de surprendre un conduc- teur qui déboucherait sur sa gauche, de sorte qu'une prudence accrue est requise. Cette prudence peut-elle le légitimer à s'abstenir de présélec- tionner à l'extrême gauche pour autant ? La question peut rester indécise. En laissant plus de trois mètres sur sa gauche, et sachant que la visibi- lité du trafic de la rue Fritz- Courvoisier par les usagers en provenance de la rue de l'Etang porte sur une distance relativement grande, le recou- rant a en effet de toute manière outrepassé cette éventuelle précaution. Sa condamnation serait d'autre part quoiqu'il en soit justifiée par le fait qu'il n'a pas eu égard au véhicule qui le suivait. Il est bon de rap- peler à ce sujet que "c'est un devoir impérieux de jeter un coup d'oeil vers l'arrière dans le rétroviseur, au début de la manoeuvre de présélec- tion, puis immédiatement avant d'obliquer" (Bussy/Rusconi, n. 2.3.3 ad art. 36 LCR; ATF 100 IV 186 cons. 2 a, dans lequel cette précaution est présentée comme étant un minimum). Pour toutes ces raisons, et en tant qu'il critique la condamna- tion du recourant, le recours doit donc être rejeté. 3. En sa qualité de plaignant, le recourant s'en prend également dans un second temps à l'acquittement de H.. Il estime tout d'abord que le doute n'était pas permis et que le premier juge aurait dû retenir à l'encontre de ce dernier le fait de n'avoir pas vu le clignoteur qu'il avait régulièrement enclenché. Sur ce point, même s'il est prouvé à satisfaction que ledit clignoteur était en fonction au moment de l'accident, le premier juge était néanmoins fondé à mettre H. au bénéfice du doute. En l'absence d'éléments contraires au dossier, le premier juge pouvait en effet considérer que le clignoteur avait pu être enclenché trop tard, en sorte qu'ayant déjà entrepris son dépassement et le véhicule du recourant se déplaçant inopinément, H. n'aurait plus été en situation de le remar- quer et d'agir en conséquence. En tous les cas, cette version des faits pouvait raisonnablement être prise en considération et donc le doute subsister. Il en va de même pour la prévention d'excès de vitesse. Le choc s'étant produit alors que l'une des voitures obliquait et que toutes deux étaient en mouvement, on ne peut en effet tirer aucune conclusion sûre du fait que le véhicule du recourant a été projeté à plusieurs mètres, tout en faisant un demi-tour. De même, bien qu'importants, les dégâts ne peu- vent à eux seuls suffire à prouver une vitesse excessive du véhicule de H.. En définitive, le seul élément clair lais- sant présumer la vitesse de la voiture de ce dernier est constituée par les traces de freinage. A ce sujet, le premier juge a considéré que, même si les calculs du Cpl M. laissaient augurer une vitesse approximative de 60 km/h, ceux-ci devaient être relativisés, à mesure que la chaussée était à l'endroit de l'accident en pente descendante. Cette motivation n'est elle aussi contraire à aucune pièce du dossier. Si comme le relève le premier juge, les soupçons que l'on peut porter à l'encontre de H. sont sérieux, la Cour de céans ne saurait substituer son appréciation à celle du tribunal de première instance. Le premier juge n'a pas outrepassé en effet son pouvoir d'appréciation, en considérant qu'un dépassement de la vitesse autorisée n'était pas établi. Dès lors qu'un doute raisonnable subsistait, l'acquittement prononcé par le premier juge échappe ainsi à la critique. Compte tenu de ses doutes, le premier juge aurait d'ailleurs violé la maxime "in dubio pro reo" s'il avait prononcé une condamnation (SJ 1994, p. 541). Le recourant reproche encore au premier juge une mauvaise appli- cation de l'article 154 CPP, pour n'avoir pas ordonné une expertise, seul moyen de preuve susceptible de lever le doute quant à la vitesse du véhi- cule de H.. Ce grief paraît bien plutôt être fondé sur l'article 136 CPP, instituant la maxime inquisitoire, que le recourant estime donc violée en l'espèce. La Cour de céans a déjà eu l'oc- casion de préciser qu'un tel grief, présenté seul, ne saurait être admis que dans des circonstances exceptionnelles, sans quoi elle serait amenée à remplacer par la sienne l'appréciation des preuves faites par le premier juge. Un tel pourvoi ne serait recevable qu'en présence de graves lacunes commises dans la recherche objective de la vérité (RJN 6 II p. 251 ss). Cette jurisprudence insiste par ailleurs sur le devoir du juge d'agir d'office et de faire preuve d'initiative, surtout lorsque le Ministère public n'est pas représenté. En l'espèce, le premier juge aurait vraisem- blablement pu ordonner d'office une expertise des véhicules, afin d'éta- blir la vitesse du véhicule de H.. Dans la me- sure où il a participé à la procédure, en tant que plaignant, le recourant avait tout loisir de son côté de demander une expertise sur ce point, com- me le relève d'ailleurs H. dans ses observa- tions. Certes, l'acquittement de H. est la con- séquence d'un léger doute. Dans ce contexte, on peut donc s'interroger sur la valeur du reproche fait au recourant, qui pour ce qui le concerne, n'avait très vraisemblablement pas le moindre doute à l'esprit. Il n'est pas établi toutefois qu'une expertise aurait forcément abouti à des con- clusions claires. Au surplus, pour les motifs déjà exposés ci-dessus, la Cour de céans ne saurait intervenir que de façon limitée dans l'apprécia- tion et l'administration des preuves effectuées d'office par le juge de première instance. Elle se doit donc en l'espèce, conformément à sa juris- prudence, de constater que si la preuve par expertise pouvait être utile, il appartenait d'abord au plaignant de la proposer, en sorte que le fait qu'elle n'ait pas été administrée d'office ne constitue pas une réelle la- cune dans la recherche de la vérité. 4. Entièrement mal fondé, le pourvoi sera donc rejeté et les frais de procédure mis à la charge du recourant (art. 254 CPP). La situation ne se présentant plus de la même façon que devant le Tribunal de première instance, il se justifie par ailleurs pour des motifs d'équité de con- damner le recourant à payer une indemnité de dépens à H. (RJN 1991 p. 83). Par ces motifs, LA COUR DE CASSATION PENALE 1. Rejette le recours. 2. Met les frais, arrêtés à 550 francs, à la charge du recourant. 3. Condamne S. à verser à H. une indemnité de dépens de 200 francs. Neuchâtel, le 15 janvier 1998

A. Le 8 mai 1996, à 21h15, S. circulait sur la rue

A. Le 8 mai 1996, à 21h15, S. circulait sur la rue Fritz-Courvoisier, à La Chaux-de-Fonds, en direction est. Dans l'intention

Fritz-Courvoisier, à La Chaux-de-Fonds, en direction est. Dans l'intention d'emprunter la rue de l'Etang, il a ralenti, puis s'est déplacé sur la

d'emprunter la rue de l'Etang, il a ralenti, puis s'est déplacé sur la gauche de la chaussée pour obliquer. A cet instant, un choc s'est produit

gauche de la chaussée pour obliquer. A cet instant, un choc s'est produit entre l'arrière gauche du véhicule conduit par S. et l'avant

entre l'arrière gauche du véhicule conduit par S. et l'avant droit du véhicule qui le suivait. Au volant de ce dernier, H. avait entamé une manoeuvre de dépassement du véhicule de

droit du véhicule qui le suivait. Au volant de ce dernier, H. avait entamé une manoeuvre de dépassement du véhicule de S.. Le choc a été violent. S. et sa passagère

S.. Le choc a été violent. S. et sa passagère ont dû être hospitalisés. Les deux automobiles ont subi d'importants

ont dû être hospitalisés. Les deux automobiles ont subi d'importants dommages. Sur les lieux, la police a pu constater que le point de choc se

dommages. Sur les lieux, la police a pu constater que le point de choc se situait à 5,3 m de la bordure droite de la chaussée. La rue Fritz-

situait à 5,3 m de la bordure droite de la chaussée. La rue Fritz- Courvoisier étant une chaussée à sens unique, d'une largeur de 9 m, le

Courvoisier étant une chaussée à sens unique, d'une largeur de 9 m, le point d'impact se situe ainsi à 3,7 m de son extrême bord gauche. Inter-

point d'impact se situe ainsi à 3,7 m de son extrême bord gauche. Inter- rogé par la police, H. a déclaré avoir vu

rogé par la police, H. a déclaré avoir vu ralentir le véhicule S., sans que son clignoteur soit enclenché et

ralentir le véhicule S., sans que son clignoteur soit enclenché et avoir alors entrepris un dépassement. Selon ses dires, c'est à cet instant

avoir alors entrepris un dépassement. Selon ses dires, c'est à cet instant que l'automobile conduite par S. s'est déportée vers la gau-

que l'automobile conduite par S. s'est déportée vers la gau- che. H. a alors effectué inutilement un freinage

che. H. a alors effectué inutilement un freinage d'urgence, dont la police a relevé les traces. Pour sa part, S. a déclaré à la police avoir ralenti et enclenché son clignoteur pour

d'urgence, dont la police a relevé les traces. Pour sa part, S. a déclaré à la police avoir ralenti et enclenché son clignoteur pour tourner à gauche, avant l'accident. tourner à gauche, avant l'accident. Suite à cet accident, S. et H. ont été tous deux renvoyés devant le Tribunal de police de La

Suite à cet accident, S. et H. ont été tous deux renvoyés devant le Tribunal de police de La Chaux-de-Fonds, par ordonnance du Ministère public du 14 mai 1996, requé-

Chaux-de-Fonds, par ordonnance du Ministère public du 14 mai 1996, requé- rant respectivement 200 francs et 400 francs d'amende contre les prévenus. rant respectivement 200 francs et 400 francs d'amende contre les prévenus. En janvier 1997, tous deux se sont constitués partie plaignante à l'encon-

En janvier 1997, tous deux se sont constitués partie plaignante à l'encon- tre de l'autre. tre de l'autre. B. Lors de l'audience du 13 mars 1997, le Tribunal de police a en-

B. Lors de l'audience du 13 mars 1997, le Tribunal de police a en- tendu les deux prévenus, ainsi que le Cpl M., coauteur du rapport de

tendu les deux prévenus, ainsi que le Cpl M., coauteur du rapport de police. H. a confirmé en substance les propos

police. H. a confirmé en substance les propos qu'il avait tenus devant la police, en précisant qu'il ne pouvait exclure

qu'il avait tenus devant la police, en précisant qu'il ne pouvait exclure d'avoir roulé à plus de 50 km/h, vitesse autorisée. S. a lui

d'avoir roulé à plus de 50 km/h, vitesse autorisée. S. a lui aussi confirmé sa déposition, ajoutant s'être déplacé sur la gauche à en-

aussi confirmé sa déposition, ajoutant s'être déplacé sur la gauche à en- viron 50 m de l'intersection, après avoir mis son clignoteur. Il a aussi

viron 50 m de l'intersection, après avoir mis son clignoteur. Il a aussi déclaré qu'il n'occupait pas l'extrême bord gauche de la route de façon à

déclaré qu'il n'occupait pas l'extrême bord gauche de la route de façon à pouvoir "ouvrir" son virage vers la rue de l'Etang. Enfin, S. a dit ne pas s'expliquer pourquoi il n'avait pas vu le véhicule

pouvoir "ouvrir" son virage vers la rue de l'Etang. Enfin, S. a dit ne pas s'expliquer pourquoi il n'avait pas vu le véhicule H.. Entendu, le Cpl M. a déclaré avoir calculé d'après

H.. Entendu, le Cpl M. a déclaré avoir calculé d'après les traces de freinage la vitesse approximative, avant freinage, du véhi-

les traces de freinage la vitesse approximative, avant freinage, du véhi- cule H., qui serait de 60 km/h. cule H., qui serait de 60 km/h. Par le jugement du 13 mars 1997 attaqué, le Tribunal a acquitté

Par le jugement du 13 mars 1997 attaqué, le Tribunal a acquitté H., considérant en substance que le doute de-

H., considérant en substance que le doute de- vait profiter au prévenu, en tant qu'une vitesse excessive de sa part

vait profiter au prévenu, en tant qu'une vitesse excessive de sa part n'était pas établie, tout comme ne l'était pas le moment où le clignoteur

n'était pas établie, tout comme ne l'était pas le moment où le clignoteur du véhicule S. avait été enclenché. En revanche, par le même jugement,

du véhicule S. avait été enclenché. En revanche, par le même jugement, le Tribunal de police de La Chaux-de-Fonds a condamné S., en

le Tribunal de police de La Chaux-de-Fonds a condamné S., en application des articles 34 al. 3, 39 al. 2, et 90 ch. 1 LCR, à une amende

application des articles 34 al. 3, 39 al. 2, et 90 ch. 1 LCR, à une amende de 200 francs, considérant que celui- ci avait, d'une part, omis de jeter

de 200 francs, considérant que celui- ci avait, d'une part, omis de jeter un dernier coup d'oeil à ses rétroviseurs avant d'obliquer à gauche,

un dernier coup d'oeil à ses rétroviseurs avant d'obliquer à gauche, d'autre part, n'avait pas présélectionné correctement, soit à l'extrême

d'autre part, n'avait pas présélectionné correctement, soit à l'extrême gauche de la chaussée à sens unique. gauche de la chaussée à sens unique. C. Le 1er avril 1997, S. a recouru en cassation con-

C. Le 1er avril 1997, S. a recouru en cassation con- tre ce jugement. Il critique sa condamnation, estimant qu'il s'était mis

tre ce jugement. Il critique sa condamnation, estimant qu'il s'était mis en temps utile en ordre de présélection et que s'il n'occupait pas l'ex-

en temps utile en ordre de présélection et que s'il n'occupait pas l'ex- trême gauche de la chaussée, c'était en raison de la configuration des

trême gauche de la chaussée, c'était en raison de la configuration des lieux. Il estime devoir de ce fait être mis au bénéfice du doute. Il cri-

lieux. Il estime devoir de ce fait être mis au bénéfice du doute. Il cri- tique aussi l'acquittement de H., estimant prin-

tique aussi l'acquittement de H., estimant prin- cipalement que le premier juge ne pouvait douter d'une vitesse excessive

cipalement que le premier juge ne pouvait douter d'une vitesse excessive du véhicule H. lors de l'accident et que même si cela était

du véhicule H. lors de l'accident et que même si cela était le cas, il appartenait alors au Tribunal de rechercher à dissiper ce doute

le cas, il appartenait alors au Tribunal de rechercher à dissiper ce doute en ordonnant une expertise au sens de l'article 154 al. 1 ch. 2 CPP. en ordonnant une expertise au sens de l'article 154 al. 1 ch. 2 CPP. D. Le 11 avril 1997, le Président du Tribunal de police de La

D. Le 11 avril 1997, le Président du Tribunal de police de La Chaux-de-Fonds a renoncé à formuler des observations. En date du 17 avril

Chaux-de-Fonds a renoncé à formuler des observations. En date du 17 avril 1997, le Ministère public en a fait de même. Enfin, H. a conclu au rejet du recours, en date du 28 avril 1997.

1997, le Ministère public en a fait de même. Enfin, H. a conclu au rejet du recours, en date du 28 avril 1997. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T e n d r o i t

e n d r o i t 1. Interjeté dans les formes et délais légaux (art. 244 CPP), le

1. Interjeté dans les formes et délais légaux (art. 244 CPP), le pourvoi est recevable

pourvoi est recevable 2. Le recourant fait valoir tout d'abord que le premier juge a

2. Le recourant fait valoir tout d'abord que le premier juge a procédé à une constatation arbitraire des faits, le dossier confirmant

procédé à une constatation arbitraire des faits, le dossier confirmant que, conformément à ses explications fournies en audience, il occupait la

que, conformément à ses explications fournies en audience, il occupait la "partie droite de la voie de gauche". Tel quel, ce grief est totalement

"partie droite de la voie de gauche". Tel quel, ce grief est totalement incompréhensible, pour ne pas dire téméraire. Comme le recourant le rap-

incompréhensible, pour ne pas dire téméraire. Comme le recourant le rap- pelle lui- même, si le premier juge lui a reproché de ne pas avoir opéré

pelle lui- même, si le premier juge lui a reproché de ne pas avoir opéré une présélection correcte, c'est en effet parce qu'il ne s'est pas déplacé

une présélection correcte, c'est en effet parce qu'il ne s'est pas déplacé à l'extrême gauche de la chaussée, soit sur la partie gauche de la voie de

à l'extrême gauche de la chaussée, soit sur la partie gauche de la voie de gauche. Au regard du texte même de l'article 251 al. 2 CPP, et sans qu'il

gauche. Au regard du texte même de l'article 251 al. 2 CPP, et sans qu'il soit nécessaire encore de le vérifier par un examen de la jurisprudence,

soit nécessaire encore de le vérifier par un examen de la jurisprudence, force est dès lors d'admettre que le premier juge n'a commis aucune er-

force est dès lors d'admettre que le premier juge n'a commis aucune er- reur, dans l'établissement des faits. reur, dans l'établissement des faits. Afin de justifier la position qu'il a adoptée pour se mettre en

Afin de justifier la position qu'il a adoptée pour se mettre en ordre de présélection, le recourant fait également valoir comme excuse que

ordre de présélection, le recourant fait également valoir comme excuse que sur le tronçon en cause, les voies ne sont pas marquées. Dès lors que

sur le tronçon en cause, les voies ne sont pas marquées. Dès lors que l'obligation de présélection existe même sans marquage (Bussy/Rusconi, n. l'obligation de présélection existe même sans marquage (Bussy/Rusconi, n. 1.1 ad art. 36 LCR), le recourant ne peut en tirer aucun avantage, ce qui

1.1 ad art. 36 LCR), le recourant ne peut en tirer aucun avantage, ce qui a pour conséquence que son second grief est également mal fondé. a pour conséquence que son second grief est également mal fondé. Le recourant estime enfin que c'est à tort que le premier juge

Le recourant estime enfin que c'est à tort que le premier juge lui a reproché de ne pas avoir occupé l'extrême gauche de la route. A

lui a reproché de ne pas avoir occupé l'extrême gauche de la route. A l'appui de cette critique, il fait valoir qu'en adoptant une telle posi-

l'appui de cette critique, il fait valoir qu'en adoptant une telle posi- tion, il aurait été contraint, pour prendre son virage, d'emprunter la

tion, il aurait été contraint, pour prendre son virage, d'emprunter la voie réservée à la circulation venant en sens inverse de la rue de

voie réservée à la circulation venant en sens inverse de la rue de l'Etang. De ce fait, sa condamnation résulterait d'une mauvaise applica-

l'Etang. De ce fait, sa condamnation résulterait d'une mauvaise applica- tion de l'article 34 al. 3 LCR. Les arguments invoqués par le recourant

tion de l'article 34 al. 3 LCR. Les arguments invoqués par le recourant sur ce point ne font toutefois pas apparaître la décision du premier juge

sur ce point ne font toutefois pas apparaître la décision du premier juge comme infondée. Les explications du recourant ne recouvrent en effet aucu-

comme infondée. Les explications du recourant ne recouvrent en effet aucu- ne des constatations de fait du premier juge. En outre, l'une des premiè-

ne des constatations de fait du premier juge. En outre, l'une des premiè- res manoeuvres nécessaires préalablement à un changement de direction

res manoeuvres nécessaires préalablement à un changement de direction était la réduction de la vitesse du véhicule. Or, la largeur de la rue de

était la réduction de la vitesse du véhicule. Or, la largeur de la rue de l'Etang devait permettre au recourant, moyennant une vitesse adéquate et

l'Etang devait permettre au recourant, moyennant une vitesse adéquate et nonobstant une présélection à l'extrême gauche, de prendre son virage sans

nonobstant une présélection à l'extrême gauche, de prendre son virage sans pour autant empiéter sur la voie des véhicules roulant en sens inverse sur

pour autant empiéter sur la voie des véhicules roulant en sens inverse sur la route qu'il voulait emprunter. On pouvait ainsi attendre du recourant

la route qu'il voulait emprunter. On pouvait ainsi attendre du recourant qu'il ralentisse de façon à pouvoir prendre son virage de façon correcte. qu'il ralentisse de façon à pouvoir prendre son virage de façon correcte. Certes, il est vrai que la présélection à l'extrême gauche sur une rue à

Certes, il est vrai que la présélection à l'extrême gauche sur une rue à sens unique en vue d'emprunter une artère où l'on circule dans les deux

sens unique en vue d'emprunter une artère où l'on circule dans les deux sens peut être problématique (Bussy/Rusconi, n. 4 e) ad art. 37 OCR). Dans

sens peut être problématique (Bussy/Rusconi, n. 4 e) ad art. 37 OCR). Dans ce cas, celui qui veut obliquer risque en effet de surprendre un conduc-

ce cas, celui qui veut obliquer risque en effet de surprendre un conduc- teur qui déboucherait sur sa gauche, de sorte qu'une prudence accrue est

teur qui déboucherait sur sa gauche, de sorte qu'une prudence accrue est requise. Cette prudence peut-elle le légitimer à s'abstenir de présélec-

requise. Cette prudence peut-elle le légitimer à s'abstenir de présélec- tionner à l'extrême gauche pour autant ? La question peut rester indécise. tionner à l'extrême gauche pour autant ? La question peut rester indécise. En laissant plus de trois mètres sur sa gauche, et sachant que la visibi-

En laissant plus de trois mètres sur sa gauche, et sachant que la visibi- lité du trafic de la rue Fritz- Courvoisier par les usagers en provenance

lité du trafic de la rue Fritz- Courvoisier par les usagers en provenance de la rue de l'Etang porte sur une distance relativement grande, le recou-

de la rue de l'Etang porte sur une distance relativement grande, le recou- rant a en effet de toute manière outrepassé cette éventuelle précaution. rant a en effet de toute manière outrepassé cette éventuelle précaution. Sa condamnation serait d'autre part quoiqu'il en soit justifiée par le

Sa condamnation serait d'autre part quoiqu'il en soit justifiée par le fait qu'il n'a pas eu égard au véhicule qui le suivait. Il est bon de rap-

fait qu'il n'a pas eu égard au véhicule qui le suivait. Il est bon de rap- peler à ce sujet que "c'est un devoir impérieux de jeter un coup d'oeil

peler à ce sujet que "c'est un devoir impérieux de jeter un coup d'oeil vers l'arrière dans le rétroviseur, au début de la manoeuvre de présélec-

vers l'arrière dans le rétroviseur, au début de la manoeuvre de présélec- tion, puis immédiatement avant d'obliquer" (Bussy/Rusconi, n. 2.3.3 ad

tion, puis immédiatement avant d'obliquer" (Bussy/Rusconi, n. 2.3.3 ad art. 36 LCR; ATF 100 IV 186 cons. 2 a, dans lequel cette précaution est

art. 36 LCR; ATF 100 IV 186 cons. 2 a, dans lequel cette précaution est présentée comme étant un minimum). présentée comme étant un minimum). Pour toutes ces raisons, et en tant qu'il critique la condamna-

Pour toutes ces raisons, et en tant qu'il critique la condamna- tion du recourant, le recours doit donc être rejeté. tion du recourant, le recours doit donc être rejeté. 3. En sa qualité de plaignant, le recourant s'en prend également

3. En sa qualité de plaignant, le recourant s'en prend également dans un second temps à l'acquittement de H.. Il

dans un second temps à l'acquittement de H.. Il estime tout d'abord que le doute n'était pas permis et que le premier juge

estime tout d'abord que le doute n'était pas permis et que le premier juge aurait dû retenir à l'encontre de ce dernier le fait de n'avoir pas vu le

aurait dû retenir à l'encontre de ce dernier le fait de n'avoir pas vu le clignoteur qu'il avait régulièrement enclenché. Sur ce point, même s'il

clignoteur qu'il avait régulièrement enclenché. Sur ce point, même s'il est prouvé à satisfaction que ledit clignoteur était en fonction au moment

est prouvé à satisfaction que ledit clignoteur était en fonction au moment de l'accident, le premier juge était néanmoins fondé à mettre H. au bénéfice du doute. En l'absence d'éléments contraires

de l'accident, le premier juge était néanmoins fondé à mettre H. au bénéfice du doute. En l'absence d'éléments contraires au dossier, le premier juge pouvait en effet considérer que le clignoteur

au dossier, le premier juge pouvait en effet considérer que le clignoteur avait pu être enclenché trop tard, en sorte qu'ayant déjà entrepris son

avait pu être enclenché trop tard, en sorte qu'ayant déjà entrepris son dépassement et le véhicule du recourant se déplaçant inopinément,

dépassement et le véhicule du recourant se déplaçant inopinément, H. n'aurait plus été en situation de le remar-

H. n'aurait plus été en situation de le remar- quer et d'agir en conséquence. En tous les cas, cette version des faits

quer et d'agir en conséquence. En tous les cas, cette version des faits pouvait raisonnablement être prise en considération et donc le doute

pouvait raisonnablement être prise en considération et donc le doute subsister. subsister. Il en va de même pour la prévention d'excès de vitesse. Le choc

Il en va de même pour la prévention d'excès de vitesse. Le choc s'étant produit alors que l'une des voitures obliquait et que toutes deux

s'étant produit alors que l'une des voitures obliquait et que toutes deux étaient en mouvement, on ne peut en effet tirer aucune conclusion sûre du

étaient en mouvement, on ne peut en effet tirer aucune conclusion sûre du fait que le véhicule du recourant a été projeté à plusieurs mètres, tout

fait que le véhicule du recourant a été projeté à plusieurs mètres, tout en faisant un demi-tour. De même, bien qu'importants, les dégâts ne peu-

en faisant un demi-tour. De même, bien qu'importants, les dégâts ne peu- vent à eux seuls suffire à prouver une vitesse excessive du véhicule de

vent à eux seuls suffire à prouver une vitesse excessive du véhicule de H.. En définitive, le seul élément clair lais-

H.. En définitive, le seul élément clair lais- sant présumer la vitesse de la voiture de ce dernier est constituée par

sant présumer la vitesse de la voiture de ce dernier est constituée par les traces de freinage. A ce sujet, le premier juge a considéré que, même

les traces de freinage. A ce sujet, le premier juge a considéré que, même si les calculs du Cpl M. laissaient augurer une vitesse approximative

si les calculs du Cpl M. laissaient augurer une vitesse approximative de 60 km/h, ceux-ci devaient être relativisés, à mesure que la chaussée

de 60 km/h, ceux-ci devaient être relativisés, à mesure que la chaussée était à l'endroit de l'accident en pente descendante. Cette motivation

était à l'endroit de l'accident en pente descendante. Cette motivation n'est elle aussi contraire à aucune pièce du dossier. Si comme le relève

n'est elle aussi contraire à aucune pièce du dossier. Si comme le relève le premier juge, les soupçons que l'on peut porter à l'encontre de

le premier juge, les soupçons que l'on peut porter à l'encontre de H. sont sérieux, la Cour de céans ne saurait

H. sont sérieux, la Cour de céans ne saurait substituer son appréciation à celle du tribunal de première instance. Le

substituer son appréciation à celle du tribunal de première instance. Le premier juge n'a pas outrepassé en effet son pouvoir d'appréciation, en

premier juge n'a pas outrepassé en effet son pouvoir d'appréciation, en considérant qu'un dépassement de la vitesse autorisée n'était pas établi. considérant qu'un dépassement de la vitesse autorisée n'était pas établi. Dès lors qu'un doute raisonnable subsistait, l'acquittement prononcé par

Dès lors qu'un doute raisonnable subsistait, l'acquittement prononcé par le premier juge échappe ainsi à la critique. Compte tenu de ses doutes, le

le premier juge échappe ainsi à la critique. Compte tenu de ses doutes, le premier juge aurait d'ailleurs violé la maxime "in dubio pro reo" s'il

premier juge aurait d'ailleurs violé la maxime "in dubio pro reo" s'il avait prononcé une condamnation (SJ 1994, p. 541). avait prononcé une condamnation (SJ 1994, p. 541). Le recourant reproche encore au premier juge une mauvaise appli-

Le recourant reproche encore au premier juge une mauvaise appli- cation de l'article 154 CPP, pour n'avoir pas ordonné une expertise, seul

cation de l'article 154 CPP, pour n'avoir pas ordonné une expertise, seul moyen de preuve susceptible de lever le doute quant à la vitesse du véhi-

moyen de preuve susceptible de lever le doute quant à la vitesse du véhi- cule de H.. Ce grief paraît bien plutôt être

cule de H.. Ce grief paraît bien plutôt être fondé sur l'article 136 CPP, instituant la maxime inquisitoire, que le

fondé sur l'article 136 CPP, instituant la maxime inquisitoire, que le recourant estime donc violée en l'espèce. La Cour de céans a déjà eu l'oc-

recourant estime donc violée en l'espèce. La Cour de céans a déjà eu l'oc- casion de préciser qu'un tel grief, présenté seul, ne saurait être admis

casion de préciser qu'un tel grief, présenté seul, ne saurait être admis que dans des circonstances exceptionnelles, sans quoi elle serait amenée à

que dans des circonstances exceptionnelles, sans quoi elle serait amenée à remplacer par la sienne l'appréciation des preuves faites par le premier

remplacer par la sienne l'appréciation des preuves faites par le premier juge. Un tel pourvoi ne serait recevable qu'en présence de graves lacunes

juge. Un tel pourvoi ne serait recevable qu'en présence de graves lacunes commises dans la recherche objective de la vérité (RJN 6 II p. 251 ss). commises dans la recherche objective de la vérité (RJN 6 II p. 251 ss). Cette jurisprudence insiste par ailleurs sur le devoir du juge d'agir

Cette jurisprudence insiste par ailleurs sur le devoir du juge d'agir d'office et de faire preuve d'initiative, surtout lorsque le Ministère

d'office et de faire preuve d'initiative, surtout lorsque le Ministère public n'est pas représenté. En l'espèce, le premier juge aurait vraisem-

public n'est pas représenté. En l'espèce, le premier juge aurait vraisem- blablement pu ordonner d'office une expertise des véhicules, afin d'éta-

blablement pu ordonner d'office une expertise des véhicules, afin d'éta- blir la vitesse du véhicule de H.. Dans la me-

blir la vitesse du véhicule de H.. Dans la me- sure où il a participé à la procédure, en tant que plaignant, le recourant

sure où il a participé à la procédure, en tant que plaignant, le recourant avait tout loisir de son côté de demander une expertise sur ce point, com-

avait tout loisir de son côté de demander une expertise sur ce point, com- me le relève d'ailleurs H. dans ses observa-

me le relève d'ailleurs H. dans ses observa- tions. Certes, l'acquittement de H. est la con-

tions. Certes, l'acquittement de H. est la con- séquence d'un léger doute. Dans ce contexte, on peut donc s'interroger sur

séquence d'un léger doute. Dans ce contexte, on peut donc s'interroger sur la valeur du reproche fait au recourant, qui pour ce qui le concerne,

la valeur du reproche fait au recourant, qui pour ce qui le concerne, n'avait très vraisemblablement pas le moindre doute à l'esprit. Il n'est

n'avait très vraisemblablement pas le moindre doute à l'esprit. Il n'est pas établi toutefois qu'une expertise aurait forcément abouti à des con-

pas établi toutefois qu'une expertise aurait forcément abouti à des con- clusions claires. Au surplus, pour les motifs déjà exposés ci-dessus, la

clusions claires. Au surplus, pour les motifs déjà exposés ci-dessus, la Cour de céans ne saurait intervenir que de façon limitée dans l'apprécia-

Cour de céans ne saurait intervenir que de façon limitée dans l'apprécia- tion et l'administration des preuves effectuées d'office par le juge de

tion et l'administration des preuves effectuées d'office par le juge de première instance. Elle se doit donc en l'espèce, conformément à sa juris-

première instance. Elle se doit donc en l'espèce, conformément à sa juris- prudence, de constater que si la preuve par expertise pouvait être utile,

prudence, de constater que si la preuve par expertise pouvait être utile, il appartenait d'abord au plaignant de la proposer, en sorte que le fait

il appartenait d'abord au plaignant de la proposer, en sorte que le fait qu'elle n'ait pas été administrée d'office ne constitue pas une réelle la-

qu'elle n'ait pas été administrée d'office ne constitue pas une réelle la- cune dans la recherche de la vérité. cune dans la recherche de la vérité. 4. Entièrement mal fondé, le pourvoi sera donc rejeté et les frais

4. Entièrement mal fondé, le pourvoi sera donc rejeté et les frais de procédure mis à la charge du recourant (art. 254 CPP). La situation ne

de procédure mis à la charge du recourant (art. 254 CPP). La situation ne se présentant plus de la même façon que devant le Tribunal de première

se présentant plus de la même façon que devant le Tribunal de première instance, il se justifie par ailleurs pour des motifs d'équité de con-

instance, il se justifie par ailleurs pour des motifs d'équité de con- damner le recourant à payer une indemnité de dépens à H. (RJN 1991 p. 83). damner le recourant à payer une indemnité de dépens à H. (RJN 1991 p. 83). Par ces motifs,

Par ces motifs, LA COUR DE CASSATION PENALE

LA COUR DE CASSATION PENALE 1. Rejette le recours.

1. Rejette le recours. 2. Met les frais, arrêtés à 550 francs, à la charge du recourant.

2. Met les frais, arrêtés à 550 francs, à la charge du recourant. 3. Condamne S. à verser à H. une indemnité de dépens de 200 francs.

3. Condamne S. à verser à H. une indemnité de dépens de 200 francs. Neuchâtel, le 15 janvier 1998

Neuchâtel, le 15 janvier 1998