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Dimanche du bon Pasteur, jour où la liturgie de l'Église médite sur Celui qui ne se contente pas d'attendre que l'on vienne à Lui, mais qui au contraire part à la recherche de la brebis perdue, rassemble le troupeau dispersé. "Le berger mercenaire", pour reprendre l'image de l'évangile, "s'il voit venir le loup, abandonne les brebis et s¹enfuit" (Jn 10,12), tandis que le bon pasteur, bien loin de craindre l'ennemi, reste à son poste "et donne sa vie pour ses brebis"(Jn 10,15). Son alpage est aux dimensions du monde, et c'est partout qu'il trouve ses brebis."J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise"(Jn 10,16). Le Seigneur est à la recherche de ses brebis dans toutes les bergeries du monde pour les conduire sur le chemin de la vie. Seulement, depuis son Ascension, Il n'a pas d'autres jambes que les nôtres pour parcourir le monde, pas d'autres voix que la nôtre pour appeler le troupeau dispersé, pas d'autres mains que les nôtres pour panser la brebis blessée. Depuis son Ascension, Jésus travaille dans le monde par Son Église, qui est Son Corps. Et Son Église, c'est nous. Alors ne restons pas assis à rien faire, timorés et reclus dans nos petites craintes mesquines lorsqu'Il nous appelle. La tâche est immense, elle est aux dimensions du monde.