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Les associations faîtières laissent la liberté de vote pour la votation du 15 mai concernant la loi sur la transplantation
La FSCI et la PJLS ne formulent aucune recommandation de vote pour ce qui est de la loi sur la transplantation. Ceci, parce qu’au sein du judaïsme, il existe différentes conceptions éthiques et que la situation de départ s’est modifiée.
Le 15 mai, la Suisse votera sur la modification de la loi sur la transplantation (voir encadré ci-dessous). Les deux associations faîtières FSCI et PJLS ont décidé de laisser la liberté de vote pour cette votation. En règle générale, la religion juive admet, et même exige dans certains cases, de procéder à la transplantation des organes d’une personne décédée, si cela permet de sauver une vie. Cependant, au sein du judaïsme, les conceptions religieuses et éthiques diffèrent sur le mode et les conditions de cette transplantation. En outre, certaines objections de conscience peuvent amener à voter pour ou contre la modification de la loi. C’est pourquoi la FSCI et la PJLS renoncent à formuler une recommandation de vote.
Nouvelle situation de départ après le retrait à titre conditionnel du comité d'initiative
Le processus de modification de la loi a été lancé par une initiative populaire qui demandait que soit adopté le principe du consentement présumé au sens strict. Le Conseil fédéral a alors formulé un contre-projet. Au départ, la FSCI et la PJLS soutenaient le contre-projet, car l’initiative populaire avait totalement exclu la possibilité pour la famille de tenir compte de la volonté du défunt ou de la défunte, une position que la FSCI et la PJLS ne pouvaient accepter. Maintenant que l’initiative populaire a été retirée à titre conditionnel, le risque n’existe plus pour cette votation et les associations faîtières souhaitent respecter les différentes conceptions existant sur ce sujet au sein du judaïsme suisse et préfèrent donc ne pas se prononcer pour ou contre le projet de votation.
Nouvelle loi sur la transplantation :
La règle qui s’applique désormais est la suivante : Toute personne qui ne souhaite pas faire don de ses organes doit le signaler de son vivant (principe du consentement présumé). Si la personne n’a pas fait connaître son opposition, on considère qu’elle accepte de faire don de ses organes. Néanmoins, dans ce cas, les proches sont impliqués. Ils peuvent s’opposer au don d'organes s’ils savent ou supposent que la personne concernée aurait décidé de ne pas le faire. Un référendum a été lancé contre cette proposition.