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La fin des tourbières d’Orny en 1921
Après la fin de la première guerre mondiale en 1918 les frontières s’ouvrent à nouveau , les échanges commerciaux reprennent peu à peu.
La Suisse peut à nouveau s’approvisionner en charbon et l’intérêt de la tourbe disparait.
L’exploitation de ce combustible cesse et les terrains seront revendus aux agriculteurs d’Orny.
Une première vente en 1920
Le 26 novembre 1920 le Conseil municipal de Genève ratifie la convention passée entre la Ville de Genève et MM Charles David Louis Pavillard et Henri Louis Michaud pour la vente de parcelles de terrains sises sur la commune d’Orny.
Le solde en 1921
Un an plus tard, le 9 septembre 1921, on liquide le tout avec une perte de fr. 50,000.-
Le document suivant se trouve aux pages 159-162 de :
Séance du 9 septembre 1921
Rapport de la Commission des Services industriels chargée d'examiner la proposition du Conseil administratif pour la vente de terrains situés dans la Commune d'Orny, canton de Vaud.
M. Fulpius, excusant M. Boissonnas, absent, excusé, donne lecture du rapport et du projet d'arrêté suivants :
Messieurs les Conseillers,
Vous avez déjà voté l'automne dernier la vente de deux parcelles à détacher des terrains que la Ville avait achetés en 1918 dans la commune d'Orny pour y exploiter de la tourbe.
Depuis lors, presque toutes les tourbières de la Suisse ont cessé leur exploitation, par suite de la baisse du prix des combustibles de bonne qualité.
La Société Coopérative Suisse de la Tourbe qui avait entrepris l'extraction des tourbières de Bavoux,(sic) est entrée en liquidation le printemps dernier et la Ville a renoncé à utiliser sa propre tourbière dans le courant de cette année.
Dans ces conditions, il était rationnel de chercher à réaliser nos terrains d'Orny, dont la possession ne présente plus aucun intérêt pour nous.
L'exploitation de notre tourbière a procuré à la Ville les quantités de tourbe suivantes :
En 1918 1375 tonnes
En 1919 1604 tonnes
En 1920 1977 tonnes
Total 4956 tonnes
Soit au total la quantité relativement importante de 4956 tonnes.
Si nous envisageons dans son ensemble l'opération que nous avons fait, en achetant une tourbière à Orny, nous devons reconnaître qu'elle a été peu brillante au point de vue financier, attendu qu'elle solde par un déficit approximatif de fr. 50.000. Néanmoins nous estimons que la Ville a eu raison de faire ce sacrifice qui se justifiait par la nécessité d'assurer la production du gaz à un moment où les arrivages des combustibles étrangers présentaient des difficultés extrêmes et menaçaient même d'être suspendus complètement.
La Commission des services industriels a pris connaissance des conditions de vente envisagées pour nos terrains et a reconnu qu'elles sont acceptables dans les circonstances actuelles; elle vous engage donc à les ratifier et à approuver en même temps la vente pour le prix de 150 fr. de la parcelle N° 117 qui restait seule propriété de la Ville et que le Conseil administratif sur la demande de la commission a pu vendre à M. Misseiller,(sic) agriculteur à Orny.
PROJET D'ARRÊTÉ
Le Conseil Municipal,
Vu les conventions intervenues par devant Mes F.-L. Michaud et M. Guibert, notaires à La Sarraz, canton de Vaud, les 23 février, 1er juin et 4 août 1921, entre la Ville de Genève et 1° M. Henri-Louis Michaud, originaire d'Orny, y domicilié, et 2° M. Henri-Emile Messeiller, originaire d'Orny, y domicilié, pour la vente à ces derniers d'immeubles sis dans la dite commune.
Commune d'Orny :
À M. Henri-Louis Michaud, commune d'Orny
Aux Prés Mottey 130 ares
Aux Sescènes 271.3 ares
Aux Fringuets 320 ares
Le tout, pour le prix de fr. 7.121.75
À M. Henri Emile Messeiller
Aux Saugeons 45.6 ares
Pour fr 150.- seulement ! (Mais on ne précise pas l’état de la parcelle.)
Sur la proposition du Conseil administratif,
ARRÊTE :
Article unique
Les susdites conventions sont ratifiées et le Conseil administratif est autorisé à passer les actes définitifs de vente.
La discussion est ouverte en premier débat.
Personne ne demande la parole.
Le Conseil décide de passer en deuxième débat et vote sans discussion l'article unique du projet.
Un troisième débat n'étant pas réclamé, l'arrêté est voté dans son ensemble et déclaré définitif.
M. le Président. Je remercie le rapporteur et les membre de la commission.