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Cet ancien chef de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) est accusé de détention arbitraire, de traitements cruels, de torture et de meurtre durant la guerre avec la Serbie (1998-1999).
Arrêté l'année dernière alors qu'il travaillait comme conseiller pour le ministère de la Défense, il aurait torturé au moins six civils dans un centre de détention en avril 1999 à Zllash, au Kosovo.
Seize témoins entendus
Le juge principal ouvrira formellement le procès mercredi et lira l'acte d'accusation, a indiqué le tribunal dans un communiqué. "Il sera demandé à l'accusé s'il a compris l'acte d'accusation et s'il souhaite confirmer son plaidoyer antérieur. Dans ce cas, l'accusé a plaidé non coupable", indique le communiqué.
Les procureurs auront trois heures pour prononcer leur discours préliminaire, et les avocats des victimes auront ensuite 90 minutes pour s'exprimer.
Le procès entendra 16 témoins durant d'autres audiences qui se tiendront en septembre et en octobre.
ats/vkiss
Un tribunal créé en 2015
La guerre du Kosovo, qui a fait 13'000 morts, s'était terminée en 1999 par une campagne de bombardements de l'Otan qui avait contraint les forces serbes à se retirer.
Après les guerres qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie dans les années 1990, une multitude de criminels de guerre serbes ont été condamnés par d'autres tribunaux internationaux.
Créé en 2015, le tribunal spécial pour le Kosovo (KSC) est chargé d'enquêter sur les crimes de guerre et crimes commis au Kosovo entre 1998 et 2000 par l'UCK à l'encontre de Serbes, de Roms et d'opposants kosovars à la guérilla.
Il s'agit d'une instance de droit kosovar, mais qui siège aux Pays-Bas afin de protéger les témoins contre les pressions et les menaces. Elle est composée de juges et de procureurs internationaux.