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Dans toute la culture moyen-orientale antique, la mort est inévitable. Elle est inévitablement liée à la condition humaine. Les psaumes contiennent aussi le reflet de cette situation (Ps 90). Plusieurs mythes antiques expliquent que les dieux ont décidés de d’attribuer la mort aux humains pour préserver leur domaine propre. On trouve un écho de cette pratique en Gn 3,22.
L’humain qui décède va en Sheol. Ce terme hébreu vient, soit d’un verbe qui signifie « demander », soit d’un mot qui signifie « lieu désert ». Il est toujours utiliser comme un nom propre. C’est un lieu où le défunt vit une vie diminuée dans un endroit sombre, froid et triste. Un peu à l’image des corps déposés dans des grottes ou des caveaux creusés dans le rocher, ce qui est le mode d’inhumation le plus fréquent en Canaan.
Pourtant, la mort n’est pas une fin absolue. Il est toujours possible de communiquer avec les morts. Même si les prescriptions bibliques rejettent avec force ces pratiques (par ex. Lev 19,31), 1 S 28 décrit le roi Saul consultant le prophète Samuel décédé par l’intermédiaire d’une nécromancienne. Les données archéologiques laissent entendre qu’une forme de culte des morts existait dans l’Israël antique, même si la Bible n’en donne pas d’échos directs.
La question de savoir si Dieu peut intervenir au Sheol est débattue dans les textes bibliques vétérotestamentaires. Le psaume 30,9 laisse entendre que Dieu ne peut intervenir au Sheol, tout comme le psaume 88,12. Mais le psaume 49, 15-16 que Dieu peut sortir un mort du Sheol.
Quant à l’idée de résurrection, elle se développera en Israël dans la période dite inter-testamentaire. On en trouve peu de traces dans la Bible hébraïque.
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