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L'opposition travailliste britannique a enregistré une nette poussée en Angleterre et au Pays de Galles, lors d'élections municipales partielles. Ce scrutin fait figure d'avertissement pour le gouvernement de coalition du conservateur David Cameron à mi-mandat.
Le "Labour" a emporté de nombreux conseils municipaux dans le centre et le sud de l'Angleterre ainsi qu'au Pays de Galles, des régions jugées cruciales pour un éventuel retour au gouvernement. La deuxième ville du pays, Birmingham (centre de l'Angleterre), ainsi que Southampton (sud), Plymouth (sud-ouest), et Cardiff au Pays de Galles ont été gagnées par les travaillistes.
Plus de 5000 sièges étaient jeudi en compétition dans 181 conseils municipaux d'Angleterre, d'Ecosse et du Pays de Galles. Selon une projection nationale de la BBC, les travaillistes pourraient obtenir 38% des voix, contre 31% pour les conservateurs.
Dans le détail, les travaillistes ont remporté 750 sièges supplémentaires et les conservateurs en ont perdu 394, selon des résultats portant sur 174 des 185 conseils municipaux où les postes étaient en jeu.
Toutefois, le résultat emblématique de Londres était attendu vendredi dans la soirée seulement. Il en va de même pour la majorité des résultats de l'Ecosse.
Austérité sanctionnée
Le maire sortant de la capitale britannique, le conservateur Boris Johnson, 47 ans, était cependant en tête devant le travailliste Ken Livingstone, 66 ans, qui a dirigé la ville de 2000 à 2008, selon des premiers résultats très partiels.
Conserver Londres mettrait du baume au coeur du premier ministre David Cameron, dont l'image a été écornée ces dernières semaines par de mauvais résultats économiques et de nouvelles révélations embarrassantes pour son gouvernement dans le scandale des écoutes téléphoniques.
Le vote de jeudi, avec une participation très faible (estimation à 32%) et de mauvais résultats pour la coalition au pouvoir, sanctionne la politique d'austérité du gouvernement.
ATS