Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/51564

<h2>SubmittedText<h2><p>La rencontre internationale humanitaire sur l'Irak, organisée en février par le DFAE, a été saluée par l'opinion publique suisse comme un geste fort en faveur des droits humains et de l'aide humanitaire. Ne devrait-on pas envisager une telle rencontre également à propos de la Palestine, non seulement pour coordonner l'aide humanitaire, mais aussi pour dénoncer les violations des Conventions de Genève, dont la Suisse est dépositaire ? Une telle rencontre serait d'autant plus nécessaire qu'il est à craindre que la guerre en Irak aggrave encore la situation dans les territoires occupés.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La rencontre internationale humanitaire sur l'Irak du 15 au 16 février derniers à Genève a offert une plate-forme de discussion entre les principales agences humanitaires, les gouvernements des pays voisins de l'Irak, ainsi que les pays donateurs membres du HLWG (Humanitarian Liaison Working Group).</p><p>En comparaison avec la crise irakienne, les aspects humanitaires du conflit israélo-palestinien sont suivis depuis longtemps par la communauté internationale, notamment à travers l'engagement en faveur de l'UNRWA, du CICR ainsi qu'aux activités de coordination de l'aide humanitaire (OCHA, Ad hoc Liaison Committee, etc.). La Suisse prend également part à cet effort international, et se place parmi les principaux pays donateurs.</p><p>À l'instar d'autres États, la Suisse rappelle régulièrement à Israël et à l'Autorité palestinienne leurs obligations au regard du droit international humanitaire en général, et de la Ive Convention de Genève en particulier. La Suisse a d'ailleurs organisé et présidé le 5 décembre 2001 une Conférence des hautes parties contractantes à la IVe Convention de Genève réaffirmant son applicabilité pleine et entière dans les territoires occupés. Les violations du droit international humanitaire et des droits de l'homme commises dans le cadre de ce conflit sont d'ailleurs régulièrement mises en évidence et dénoncées dans les différents fora de l'ONU (Assemblée générale et Commission des droits de l'homme).</p><p>Enfin, il faut souligner que l'organisation d'une éventuelle conférence humanitaire relative à la situation dans les territoires occupés devrait, afin de connaître un succès minimal, dépendre de deux facteurs : le soutien d'une telle initiative par un nombre suffisant de pays donateurs, notamment européens, et l'existence d'un lien entre l'organisation d'une telle conférence et la reprise du dialogue politique entre les parties au conflit.</p><p>Pour les diverses raisons énoncées plus haut, il convient à ce stade de continuer à suivre attentivement l'évolution de la situation humanitaire dans les territoires palestiniens et d'apprécier la disponibilité d'autres acteurs à considérer une telle initiative.</p>