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Lorsque ma fille, mon premier enfant, avait environ un an, je l'ai inscrite à un cours d'éveil musical. Rien d'extraordinaire: assises en cercle avec d'autres mamans et leurs enfants, nous chantions, tapions des mains et dansions. Est-ce que je dirais aujourd'hui que cette activité était un loisir pour ma fille? Probablement pas. Je pense qu'il s'agissait plutôt pour moi de tisser des liens avec d'autres mamans et de structurer un peu mon quotidien avec ma fille. Nous avons d'ailleurs arrêté quand son petit frère est né. Cela devenait trop stressant de devoir aller à l'autre bout de la ville, de bon matin, avec deux jeunes enfants.
Le sujet des loisirs est revenu lorsque notre grande a eu 4 ans. À peu de jours près, elle n'avait pas pu entrer au jardin d'enfants et nous cherchions un moyen de canaliser son énergie. Nous avons opté pour un loisir: un cours de natation. Il faut dire qu'elle adorait l'eau. Ce fut une catastrophe. Au lieu de s'élancer joyeusement dans l'eau, elle s'accrochait à sa maman comme une moule à son rocher et refusait de participer aux activités. Nous avons d'abord pensé qu'il lui fallait juste un petit temps d'adaptation face à cette nouvelle situation. Malheureusement, nous avions tort. Elle n'était tout simplement pas prête pour un loisir. Nous avons abandonné cette activité.
Les choses se sont passées différemment pour son frère. Quand il était tout petit, il adorait déjà son cours de cirque pour enfants. Je l'accompagnais au début, puis il y est allé seul dès l'âge de 3 ans. Sans aucun problème. De toute évidence, nous lui avions trouvé un loisir qui lui plaisait énormément. Nous avons d'abord décidé qu'une activité par semaine suffisait. Nous ne voulions pas tomber dans la surenchère.
Lorsque notre fille est entrée au jardin d'enfants, son attitude vis-à-vis des activités de loisir a changé du tout au tout. Elle avait développé un intérêt pour un sport: le patinage artistique. Dès le premier jour, elle s'est passionnée pour son nouveau loisir et n'a manqué qu'une seule leçon sur toute la saison. Elle avait bel et bien trouvé son loisir. Et s'en donnait à cœur joie. Six mois plus tard, elle a commencé la danse classique en plus du patinage. Puis, peu après son sixième anniversaire, elle nous a déclaré: «Je voudrais faire plus de sport, est-ce que je pourrais aussi aller nager?»
Je dois avouer que nous craignions que cela fasse trop. En même temps, nous aimions l'idée que le plus grand de nos trois enfants se sente à l'aise dans l'eau. Nous l'avons donc inscrite à un cours de natation. Mais nous avions atteint une limite: la nôtre, en tant que parents. Nous devions l'emmener et venir la chercher, la plupart du temps avec son frère et sa sœur dans la remorque. Si nous suivions toutes ses envies, notre fille serait inscrite à bien plus d'activités encore. Le cirque pour enfants, la nage synchronisée et le hip-hop font partie de son top trois. Mais nous trouvons important que les activités de loisir n'occupent pas tout son temps libre: elle doit se garder du temps pour le jeu libre avec ses amis. Le quatrième loisir serait clairement celui de trop.
Quant à notre fils, il nous a déjà annoncé qu'il souhaitait démarrer le patin à glace l'hiver prochain, ce qui nous a réjoui. Car si nos enfants partagent les mêmes activités, l'organisation familiale s'en retrouve grandement simplifiée.