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Depuis qu'il manifeste publiquement un fort intérêt à la présidence du FC Porto, André Villas-Boas vit dans un nid de vipères. L'ancien coach de Tottenham, Zenit Saint-Pétersbourg ou encore Marseille a été plusieurs fois la cible de violences physiques et psychologiques.
La dernière attaque en date a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi. Le Portugais la raconte dans un message posté sur Instragram:
Et ce n'est pas tout. Dans cette même publication, «AVB» explique que plus tard dans la nuit, son collaborateur, qui se trouvait sur les lieux, «a été violemment agressé par des inconnus et s'est vu voler certains biens, dont son véhicule». Le malheureux a dû être transporté à l'hôpital pour y recevoir des soins.
Ce n'est pas la première fois qu'André Villas-Boas subit des déprédations à son domicile. Fin novembre, il avait retrouvé son mur d'enceinte tagué avec les insultes «traidor» (traître) et «ingrato» (ingrat) accolées à son nom.
Mais pourquoi tant de haine envers le technicien, sur le banc du FC Porto lors de la saison 2010-2011 et qui n'a pourtant jamais fait l'affront au club du Nord de signer chez le grand rival Benfica? Il n'y a qu'une seule raison et elle est simple: en laissant entendre qu'il présentera sa candidature pour la présidence du FC Porto l'été prochain, «AVB» fait concurrence au véritable patriarche du club, Jorge Nuno Pinto da Costa, 82 piges et président depuis 1982.
Or, le papy homme d'affaires est très apprécié par les socios du FC Porto, rappelle So Foot. Au point d'être, pour beaucoup d'entre eux, indéboulonnable.
C'est par exemple l'avis de Fernando Madureira, dit «Macaco», personnage influent du club en tant que leader des Super Dragões, le principal groupe ultra:
«Macaco» n'est pas la seule figure importante du FC Porto – vainqueur durant l'ère Pinto da Costa de deux Ligues des champions (1987 et 2004) et d'une Europa League (2011) notamment – à s'opposer à une candidature de Villas-Boas. L'entraîneur Sérgio Conceição (en poste depuis 2017) a carrément balayé l'hypothèse qu'«AVB» prenne la place de Pinto da Costa. «André a marqué l’histoire du FC Porto, il est fan du club, et c’est pourquoi je respecte ses opinions (...). Mais pour moi, il a abordé un sujet qui n’en est pas un.» Bim!
La situation est tellement enflammée chez les Dragons que l'assemblée générale du 13 novembre a dû être reportée à cause de bagarres dans la salle entre partisans de Villas-Boas et de Pinto Da Costa. «Évidemment présent, l’ancien entraîneur de Marseille a lui aussi été violemment pris à partie. D’abord invectivé, il a ensuite été malmené physiquement avant d’être évacué», précise So Foot.
Mais Villas-Boas n'est pas du genre à avaler des couleuvres, alors il s'est indigné sur Instagram en parlant de l'un «des jours les plus sombres de l’histoire du FC Porto» et a appelé le club à «se retrouver sur ses principes, ses valeurs et ses fondements».
Pour l'instant, tous ces actes d'intimidations n'ont pas eu raison de sa motivation. La suite de la saison s'annonce chaude chez l'actuel 3e du championnat portugais.
«Ce matin en me réveillant, j'étais déjà stressé par le match», s'émeut Alain Rebetez, 66 ans. Le retraité, qui nous attendait dès 18h00 devant le stade de la Blancherie à Delémont, ne tient pas en place.