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Un incident qui peut se produire statistiquement une fois tous les 10 000 ans peut entraîner un rejet de radioactivité. Toutefois, la dose de rayonnement à laquelle la population touchée serait exposée lors d’un tel incident serait bien inférieure à la dose moyenne de rayonnement à laquelle est soumise la population suisse chaque année.
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Bien que le mode de construction de la centre atomique expérimentale ait été éprouvé, cette innovation n’a pas su convaincre du point de vue technique. Après l’accident, la centrale située à proximité de la Broye a été progressivement démantelée. Un dépôt cantonal de biens culturels occupe aujourd’hui le site de l’ancienne installation nucléaire.
L’accident subi par la centrale expérimentale de Lucens a fait l’objet a posteriori d’évaluations critiques. Compte tenu des difficultés rencontrées, il convient de se demander si l’accident de janvier 1969 n’était pas prévisible. Pour la commission d’enquête, la cause primaire effective responsable de l’incident ne l’était pas.
Dix ans après l’accident survenu à Lucens, la « Commission d’enquête sur l’accident de la centrale nucléaire expérimentale de Lucens » (UKL) remettait son rapport final. « L’incident », tel que les auteurs qualifiaient l’accident du 21 janvier 1969 était « très probablement imputable au comportement temporairement défectueux des joints d’étanchéité ».