Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07146.jsonl.gz/554

Masch. Ing. HTL, EMBA FH
Annata 1970
Tout être vivant a le droit de vivre dans un environnement qui lui permet de le faire. Alors que l'homme se multiplie et s'étend inexorablement, d'autres populations animales diminuent à une vitesse inquiétante. Ainsi, selon le WWF, les populations de poissons et de vertébrés ont diminué de trois cinquièmes au cours des 45 dernières années. Il s'agit de stopper cette évolution, car l'homme n'est pas servi par la disparition successive des espèces animales et végétales. Les ressources naturellement renouvelables que la Terre met à notre disposition en l'espace d'un an sont consommées par l'homme en l'espace de neuf mois seulement, après quoi nous vivons sur les stocks de base. L'année suivante, la quantité de ressources régénérées est donc encore plus faible. Et ce, alors que la consommation augmente et que près de 2 milliards de personnes souffrent de malnutrition. C'est simple, la consommation de ressources est tirée par la consommation par habitant, la technologie actuelle et le nombre de consommateurs. La surconsommation par tête est un thème presque quotidien dans notre société, les technologies sont constamment améliorées. Seule la croissance effrénée du nombre de consommateurs reste un tabou. Et c'est précisément là qu'intervient Ecopop. Nous voulons faire en sorte que la population mondiale cesse de croître. Car cela ne sert à personne si les économies réalisées dans la consommation par habitant, grâce à l'amélioration des technologies et à la suffisance, sont aussitôt compensées par un nombre toujours plus grand de personnes. Nous devons rechercher des modèles sociaux et économiques qui permettent à tous les êtres humains de vivre dans la dignité, sans que la population mondiale ne doive continuer à croître et sans que nous ne détruisions notre environnement. Les modèles économiques actuels montrent qu'ils n'en sont pas capables. Si nous continuons comme nous l'avons fait jusqu'à présent, il ne faudra pas plus de 45 ans pour que les 40% restants des populations de poissons et de vertébrés disparaissent à leur tour.