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Le gouvernement est finalement sorti de son silence jeudi soir, après l'arrestation d'un Suisse accusé d'avoir épié le fisc allemand. Il dit avoir été informé des grandes lignes de l'opération par le ministre de la Défense Ueli Maurer.
Le Conseil fédéral s'était réfugié jusqu'ici derrière un «no comment». Et c'est par la voix de son porte-parole qu'il s'est finalement expliqué. Le ministre Ueli Maurer, alors en charge de la Défense, a informé ses collègues en septembre 2011.
Mais on ignore quels détails sont alors communiqués aux six autres membres du collège, et en particulier le fait que le du Service de renseignements de la Confédération (SRC) agisse sur sol étranger. Ueli Maurer déclare cependant vendredi matin dans le Tages-Anzeiger avoir été au courant «de l'engagement par le SRC» du Suisse arrêté vendredi dernier.
Le Suisse arrêté la semaine dernière à Francfort pour espionnage présumé est soupçonné d'avoir épié le fisc allemand pour le compte du SRC. Il cherchait des données sur des inspecteurs du fisc, selon le mandat d'arrêt.
Le porte-parole du Conseil fédéral André Simonazzi a indiqué qu' «en 2011, l'Office fédéral de la police (fedpol) a fait une demande de renseignements au SRC dans le cadre d'une procédure ouverte par le Ministère public de la Confédération (MPC) sur l'affaire des CD volés en Allemagne» Les activités du SRC relatives à cette affaire ont cessé en 2014.
Quelles seront les conséquences pour l’espion suisse interpelé? L’analyse de l’ancien procureur du Tessin Paolo Bernasconi.
swissinfo.ch/kr avec la RTS (Téléjournal du 04.05.2017)