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Qui est le meilleur communicateur en politique? Si je vous pose la question, c'est qu'on me la pose. Et accessoirement son corollaire: que faut-il faire pour être un bon communicateur politique?
A quel rythme faut-il être présent, sous quelle forme, faut-il être systématiquement disponible pour les journalistes, comment se faire entendre, faut-il jouer des coudes pour être devant, sur tous les plateaux télé, sur Facebook, twitter et les blogs? Faut-il montrer ses tatouages, se laisser photographier avec sa famille, courir les cocktails?
La réponse est différente, je crois, selon que l'on pense à un humain politique (l'humain est l'équivalent français de "Mensch" comme dans droits des humains) ou à un parti politique.
Dans la catégorie des partis politiques, j'hésite: les Verts et les radicaux pour Genève? Le PSS et les radicaux-libéraux pour la Suisse?
Pas une semaine sans que le président du MCG ne touille le landernau politique. Sa dernière trouvaille est la course d'école annuelle des maires: quatre cent mille francs pour trois jours à Bordeaux. Ce qui est choquant, ce n'est pas le voyage lui-même, les maires l'ont souvent bien mérités et la course d'école est toujours l'occasion de créer des liens d'amitié utiles. Ce qui est choquant, c'est le prix par personne, en regard du programme. Comme si les prestataires de service - et ça concerne tous les secteurs - facturaient toujours le prix fort aux collectivités publiques et qu'en face, frappée par le principe de précaution, l'administration ne sache plus discuter les prix. "Ce qui est bon marché finit par être cher à la longue." Qui n'a pas entendu ce refrain dans les conseils municipaux.
Vos réponses à propos du palmarès du meilleur communicateur politique et de ses techniques, ci-dessous ou à <email-pii>.