Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07210.jsonl.gz/1329

Les moyens de transport à propulsion électrique - connus sous "mobilité électrique" - sont considérés comme un élément central d'un système de transport durable et respectueux du climat. Les voitures électriques représentaient 4,2% des voitures neuves en 2019 et celle des véhicules hybrides et hybrides rechargeables de 7,1 %, ce qui fait de la Suisse le cinquième pays européen dans lequel cette proportion est la plus élevée. Sur le podium de ce classement figurent la Norvège, les Pays-Bas et l’Islande, avec respectivement 42,4%, 13,9% et 7,8% de véhicules électriques neufs achetés l’an passé. Bien que les voitures électriques représentent encore une part relativement faible de tous les véhicules immatriculés en Suisse, la mobilité électrique est en nette progression et représente, grâce à une technologie constamment améliorée, une véritable alternative pour les automobilistes.
L’adoption de l’électromobilité est particulièrement intéressante en Suisse d’un point de vue environnemental. En effet, à partir de 40'000 km, une voiture électrique de milieu de gamme a amorti le surplus de CO2 dû à sa production et y émet moins de gaz à effet de serre qu'une voiture à moteur thermique. Si l’on prend en compte les émissions des mix énergétiques suisse, autrichien et allemand, il en ressort qu’un véhicule électrique émet 26,6g de CO2 par kilomètre en Suisse, 35,1g en Autriche et 104,4g en Allemagne. Dans l’Union Européenne, la moyenne se situe à 48,6g. Cela signifie donc que la même voiture électrique émet presque quatre fois plus de CO2 en Allemagne qu’en Suisse.