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Les seize ligues suisses de la santé fournissent de "précieuses prestations" dans le domaine des soins pour les personnes atteintes de maladies chroniques, selon une étude. Elles seront encore plus sollicitées à l'avenir et devront trouver des moyens supplémentaires.
"Par leurs conseils, leur information et les promotions de l'entraide, les ligues de santé contribuent à promouvoir la santé, à soulager la souffrance des gens et à réduire les coûts de la santé", a résumé le président de la Conférence nationale suisse des ligues de la santé (GELIKO) et conseiller aux Etats Hans Stöckli (PS/BE), cité dans un communiqué vendredi.
L'étude inédite présentée à Berne permet de disposer pour la première fois de chiffre sur le travail des ligues de la santé. Celles-ci proposent des prestations qui ne sont pas fournies par le système de santé public, qui font principalement l'objet d'un financement privé, "malgré l'importance qu'elles revêtent pour le système de santé", relève la GELIKO. La plupart des organisations regroupées se concentrent sur une maladie particulière.
Complémentarité
La recherche met en lumière l'importance des ligues: les maladies chroniques couvertes par elles représentent des coûts de santé élevés. Quant aux recettes et aux dépenses des organisations faîtières de la GELIKO et de leurs organisations, elles s'élèvent à 270 millions par année.
Les prestations des ligues de la santé et celles d'autres organisations sont généralement complémentaires, selon l'étude. Les résultats ont également mis en avant des recoupements avec des institutions tierces, comme les offices de l'assurance invalidité.
Toutefois, une grande partie de l'offre des ligues concerne des conseils en rapport avec une maladie chronique. Ainsi, la plupart des ligues jugent qu'une partie seulement de leurs prestations pourrait être fournie par des organisations de la santé ou d'autres prestataires.
Des lacunes
Par ailleurs, l'étude relève des déficits dans l'offre d'accompagnement psychosocial des maladies chroniques, ainsi que dans l'information centrée sur les patients. Des faiblesses dans la consultation des personnes qui cumulent plusieurs maladies et dans la coordination des soins pluridisciplinaires sont également pointées du doigt.
L'étude a également permis à la GELIKO de voir où se situent ses futurs défis. Les ligues de la santé seront davantage sollicitées à l'avenir, "dans la mesure où un nombre toujours plus grand de personnes atteindront un âge avancé". Ces personnes seront sujettes aux maladies et donc incitées à faire appel aux prestations des ligues".
Pour faire face à l'augmentation de la demande, les ligues devront faire jouer plus systématiquement les effets de synergie et se procurer des moyens supplémentaires. Selon la GELIKO, il est cependant de plus en plus difficile d'obtenir davantage d'argent aussi bien auprès des milieux privés et que des collectivités publiques.
ATS