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Lors des débats sur la démolition des immeubles d’habitation de l’îlot Fabre, propriété de la Ville de Lausanne et jadis situés au pied de la Cathédrale, tout le monde est unanimement d’accord sur un point: les immeubles, pour la plupart tombés dans un état misérable, ne sont pas de nature à inspirer du regret. De ce point de vue, le projet est autant salué par les citoyens que par l’administration communale. Bien que cet îlot occupe une situation stratégique par rapport à la Cathédrale, sa disparition ne suscite pas de grandes controverses. En outre, les débats nourris sur l’avenir de la surface libérée amènent les décideurs à ne rien reconstruire, mais à se contenter de semer du gazon, afin de mettre davantage en valeur l’aspect majestueux et grandiose du monument gothique.
L’îlot Fabre nous fournit un bon exemple pour analyser les intérêts architecturaux et contextuels en jeu dans la conservation des tissus urbains non monumentaux à l’époque de l’entre-deux-guerres. L’histoire de la démolition de cet îlot étant largement méconnue, cette étude souhaite en retracer les circonstances ainsi que celles de l’après-démolition (1934-1939).
© MHL, photo Hippolyte Chappuis, 1938.