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Les résultats du référendum sur la loi Icesave s’acheminent vers un non massif. La population refuse que l’Etat rembourse la dette de 3,5 milliards de la banque. Le non représente en effet 93% des résultats après le dépouillement du tiers des bulletins.
La banque Icesave travaillait en ligne, essentiellement avec des clients anglais et néerlandais. En 2008 elle a fait faillite, laissant une dette de 3,5 milliards d’euros. Les gouvernements anglais et hollandais ont décidé de rembourser les clients lésés, puis ont demandé à l’Islande de leur reverser ce montant.
Le gouvernement islandais avait accepté. Mais la rue a fait pression et un référendum a donc été organisé. Le non massif exprime sans ambiguïté le fait que les islandais ne veulent pas payer les dettes de la banque. En clair ils ne veulent pas payer pour les autres. Ces dettes représentent environ 11‘000 euros par citoyen habitant.
Les islandais savent que le non va leur compliquer la vie. Un prêt attendu du FMI sera retardé ou annulé. Les Pays-Bas ont aussi menacé que l’adhésion de l’Islande à l’Europe serait liée au remboursement de cette dette. Leur gouvernement va toutefois continuer à négocier avec Londres et Amsterdam pour trouver un accord plus favorable. Pas certain qu’il reçoive un meilleur accueil de la population.
«Le référendum a donné aussi l'occasion aux Islandais, qui ont perdu 30% de leurs revenus depuis 2007, d'exprimer leur colère à l'égard des banques et de la classe politique de Reykjavik qu'ils jugent responsables de la situation.
Un an après la "révolution des casseroles" qui avait poussé à la démission le Premier ministre conservateur Geir Haarde, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Reykjavik aux cris de "Pas d'Icesave. Pas de traîtres au pouvoir. Le pays est innocent" ou "Sauvez plutôt nos maisons".
"Nous voulons payer nos dettes, mais nous voulons le faire sans nous mettre en faillite", a déclaré Steinunn Ragnarsdottir, un pianiste venu voter avec sa fillette de deux ans à la mairie de Reykjavik.»
PS: Pas de bains chauds dans la nature et sous les geysers pour l’otage suisse Max Göldi, prisonnier de la Libye à Tripoli.