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Rainette verte et rainette italienne
Hyla arborea (Linnaeus, 1758) et Hyla intermedia (Boulenger, 1882)
D’un aspect très attrayant, la rainette n’est pas une grenouille comme les autres. Ses pattes antérieures et postérieures se terminent par des ventouses circulaires. Une sorte de colle, sécrétée lors de la contraction de ses muscles, améliore encore l’adhésion à différents supports. Son dos lisse est d’un beau vert brillant. Une étroite ligne noire sur ses flancs marque la limite entre le dos et le ventre blanc. Sous la gorge, le mâle possède un sac vocal qui, lors du chant, se gonfle jusqu’à atteindre la taille de son corps, augmentant ainsi l’intensité de son chant. Au repos, ce sac forme un « double menton » brunâtre et ridé. La femelle, quant à elle, ne possède pas de sac vocal: sa gorge est lisse et claire. Avec ses quelques 4 cm de long, la rainette est la plus petite de nos grenouilles indigènes.
Au cours de la journée, la rainette somnole, blottie sur une feuille ou une branche. Elle s’installe souvent en plein soleil car, contrairement à d’autres espèces d’amphibiens, elle ne perd que peu d’eau, ceci grâce à une sécrétion cutanée particulière et à une position corporelle qui lui est propre. Durant la nuit, elle part à la chasse aux insectes, aux araignées et aux escargots.
A une température idéale de 25 à 28 °C., les têtards, qui possèdent des branchies, se métamorphosent en 40 à 60 jours en de jeunes rainettes terrestres à respiration pulmonaire. La plupart des rainettes n’atteignent la maturité sexuelle qu’après deux ans.
La cause la plus importante d’extinction est la disparition de plans d’eau de reproduction appropriés. Les populations concernées ne peuvent subsister qu’en présence d’un réseau de plans d’eau, la reproduction n’ayant lieu avec succès que dans un petit nombre d’entre eux. L’échange d’individus entre plans d’eau voisins et la colonisation de nouveaux sites sont cependant rendus difficiles par la présence de routes, d’habitations et de surfaces cultivées assainies. Des populations très distantes les unes des autres se retrouvent progressivement isolées et sont alors soumises à un risque accru d’extinction.
Les populations de rainettes s’effondrent souvent sans que leur plan d’eau soit détruit physiquement. En de nombreux endroits, les conditions régnant dans le plan d’eau se dégradent en raison de modifications de la qualité de l’eau ou de sa température, de l’abaissement de la nappe phréatique ou de l’introduction de peuplements artificiels de poissons. De plus, plusieurs années consécutives particulièrement sèches peuvent réduire drastiquement le nombre de plans d’eau de reproduction.
Par ailleurs, la succession naturelle des végétaux peut ombrager le plan d’eau de manière croissante, provoquer son atterrissement et amener des prédateurs en grand nombre, conduisant ainsi à des modifications défavorables du milieu. De nouveaux plans d’eau naturels n’apparaissent presque plus jamais dans notre paysage, les rivières ayant beaucoup perdu de leur pouvoir de modeler le paysage suite à leur endiguement.
Mâle de rainette verte avec son sac vocal volumineux sous la gorge
Rainette verte
Rainette verte dans son habitat aquatique
Habitat type de la rainette verte
Fiche espèce
- Allure gracile, mais rondelette
- Membres effilés
- Museau bref
- Doigts munis de ventouses
- Körperoberseite grün (selten grau oder braun)
- Face ventrale uniformément claire
- Ligne latérale sombre, caractéristique, courant de la narine à la hanche
- Sac vocal volumineux, situé sous la gorge
- Gorge jaune ou brunâtre chez le mâle, blanche chez la femelle
- Confusions possibles: -
- Status Liste Rouge: En danger (EN) (vers la liste rouge)
- Chants d'amphibiens
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