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Cette maxime célèbre du Wing Chun est considérée comme l'expression de l'idée fondamentale:
accepte ce qui vient et suit ce qui fuit, si le chemin est libre engage toi dedans
Comme toujours il y a beaucoup de traductions possibles. Dans l'essentiel la maxime veut exprimer l'idée que l'on doit maintenir un équilibre entre la force et la distance et profiter de l'opportunité pour frapper lorsqu'elle se présente.
Les principes
- Ne jamais opposer sa force à la force de l'autre
- La structure de ligne centrale du corps est la clef dans l’attaque comme dans la défense.
- La distance la plus courte entre deux points est toujours la ligne droite. Les attaques se font sur ce principe.
- L'attaque et la défense peuvent être simultanées.
- La pression s'applique toujours vers le centre en attaque ou en défense.
- Le corps doit être totalement relaché dans l’exécution de chaque technique.
Le principe essentiel du Wing Chun est la simplicité. Pas de fioriture, pas de gestes inutiles, pas de gaspillage d'énergie et peu d'utilisation de la force.
Afin d'attaquer et de protéger l'élève apprend à utiliser la structure du corps, les appuis et non la force.
La sensibilité des avants bras est entraînée avec le Chi Sao (mains collante) et le positionnement et les techniques renforcées avec le fameux Mook Jung (mannequin de bois).
L'efficacité
Le Wing Chun s'adapte en permanence à l'ennemi, la situation et surtout l'époque. Depuis les années 50 les sports de combats ont très fortement évolués.
Plus qu'un art martial c'est un système logique et presque mathématique. Sifu Gary Lam le décrit souvent comme une partie d'échec.
Malheureusement aujourd'hui beaucoup de style de Wing Chun sont enseignés sans donné toutes les clefs du système. Il faut en fin de compte peu de temps à un débutant pour obtenir des résultats si il comprend et applique le système.
Le Wing Chun tel que nous l'enseignons est basé sur une simplicité dans le geste pour une efficacité maximum et une structure du corps optimale.
Cette structure entraîne aussi le mental à résister au stress et à la peur que ce soit pour affronter une situation conflictuelle dans la vie de tous les jours ou lors d'un conflit physique.
La légende du Wing Chun
Au xviie siècle, Ng Mui, la seule femme dans la légende des « Cinq maîtres du Shaolin du Fujian », ayant survécu à la destruction de ce temple par le gouvernement Mandchou de la dynastie Qing.
Après s'être battue farouchement, puis avoir fui pour échapper aux persécutions des Mandchous, elle serait allée se réfugier dans le temple de la Grue blanche, sur le mont Tai Leung. Là elle put de nouveau se consacrer à la pratique du Bouddhisme Chan et au développement de son nouvel art, le wing chun. Elle réfléchit longuement sur une forme d'art martial accessible aux plus faibles physiquement et qui leur permettrait de battre des experts d'arts martiaux externes, mais surtout elle voulait construire un art accessible et rapide dans l'apprentissage pour combattre l'envahisseur Mandchous. Elle fut finalement inspirée par le combat entre une grue et un serpent. Par ses observations, elle créa un nouveau système de combat : l'objectif de Ng Mui était de vaincre l'ennemi non par la force mais par la méthode. Elle simplifia donc les mouvements artistique des styles de kung fu classique afin d'aller droit à l'essentiel.
Poursuivie par les Mandchous car son père avait été accusé de crime dans un autre canton, Yim Wing Chun, accompagnée de son père se réfugia sur le mont Tai Leung où elle fit la connaissance de Ng mui. Ng mui prise de sympathie pour le père et sa fille enseigna les concepts de son nouveau style à Yim Wing Chun, qui depuis porte le nom de la jeune fille. On ne sait pas combien de temps les deux jeunes femmes passèrent à parfaire leur art mais Yim Wing Chun quitta le temple à la mort de son maître.