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L'ancien Premier ministre malaisien Najib Razak a été inculpé de corruption mercredi par un tribunal de la capitale Kuala Lumpur.
KEYSTONE/EPA/FAZRY ISMAIL(sda-ats)
L'ancien Premier ministre malaisien Najib Razak a été inculpé de corruption mercredi. La justice le soupçonne d'avoir détourné des centaines de millions de francs du fonds souverain 1MDB qu'il avait lui-même créé en 2009.
M. Najib a comparu devant un tribunal de la capitale Kuala Lumpur, où le procureur a demandé le transfert du dossier devant la Haute Cour de justice, compte tenu de la gravité des faits, a constaté un journaliste de l'AFP.
Quatre chefs d'inculpation ont été signifiés à l'ex-Premier ministre, trois pour abus de confiance et le quatrième pour avoir accepté un pot-de-vin de 42 millions de ringgit (10,2 millions de francs). Il encourt jusqu'à 20 ans de prison. Il a été libéré sous caution. Il a dû remettre ses deux passeports malaisiens aux autorités. Le procès devrait avoir lieu début février 2019.
Ces accusations sont liées à la société SRC International, qui était à l'origine une filiale énergie de 1MDB, fonds souverain créé par M. Najib à son arrivée au pouvoir en 2009 et aujourd'hui endetté à hauteur de 10 milliards d'euros.
Enquête en Suisse
Cette affaire de détournement de grande ampleur a largement contribué à la défaite cinglante aux législatives en mai de l'ancienne coalition qui était au pouvoir depuis 61 ans et dirigée par M. Najib.
Et depuis la victoire de l'opposition en mai, Najib Razak s'est vu interdire de quitter la Malaisie, a été arrêté et interrogé mardi par les services anti-corruption. Des perquisitions ont également été menées dans ses résidences durant lesquelles la police a révélé avoir saisi des centaines de cartons contenant des sacs à mains de luxe remplis d'argent et de bijoux.
Le nouveau gouvernement issu des législatives du 10 mai, dirigé par le Premier ministre Mahathir Mohamad, 92 ans, avait annoncé qu'il souhaitait récupérer les fonds détournés de la société publique 1Malaysia Development Berhad (1MDB).
L'ex-Premier ministre, soupçonné d'avoir détourné environ 640 millions d'euros, a toujours nié toute malversation. L'affaire 1MDB fait l'objet d'enquêtes dans plusieurs pays, notamment à Singapour, en Suisse et aux Etats-Unis.
ATS