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La candidate conservatrice Park Geun-hye est arrivée en tête de l'élection présidentielle de mercredi en Corée du Sud, avec 51,1% des voix, après dépouillement de plus de 88% des suffrages. La fille de l'ex-dictateur Park Chung-hee devient ainsi la première femme à diriger ce pays.
Son adversaire de centre gauche Moon Jae-in a concédé sa défaite. "Tout le monde a fait de son mieux, mais je n'ai pas été en mesure" de gagner, a dit M. Moon aux journalistes à l'extérieur de son domicile à Séoul.
Park Geun-hye, 60 ans, entamera en février un mandat non renouvelable de cinq ans. Elle a affirmé que sa victoire allait permettre le redressement économique du pays.
Lente marche vers la démocratie
Les Sud-Coréens réclamant des réformes étaient appelés à choisir leur nouveau président au cours d'un scrutin qui s'annonçait très serré. La journée avait été déclarée fériée pour permettre aux 40 millions d'électeurs inscrits de s'acquitter de leur devoir électoral. La participation a été élevée, ce que les politologues estimaient plutôt comme un avantage pour Moon Jae-in.
Dépeints comme des candidats de l'immobilisme par une partie de l'électorat lassée de la corruption et de l'emprise des conglomérats, Mme Park et M. Moon témoignent de la pénible marche de la Corée du Sud vers la démocratie, chacun aux deux extrémités du spectre.
Fille d'un dictateur
Park Heun-hye, 60 ans, est la fille de Park Chung-hee, qui a régné en autocrate brutal pendant 18 ans jusqu'à son assassinat en 1979. Sa mère était tombée cinq ans plus tôt sous les balles d'un militant partisan de la Corée du Nord qui visait le dictateur.
Moon Jae-in, 59 ans, est quant à lui une figure des années noires, adversaire notoire des militaires qui a payé de sa liberté son engagement démocratique dans les années 1970.