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Quatre femmes sur cinq devraient hériter d'une richesse substantielle au cours des 20 prochaines années, selon une série de recherches initiée par la Barclays Private Bank.
Une nouvelle série de recherches initiée par la Barclays Private Bank montre que la prochaine génération de femmes fortunées (High Net Worth) est sur le point de changer la dynamique familiale et bancaire. En effet leur part de richesse mondiale augmente régulièrement1, elles atteignent des niveaux d'éducation plus élevés et sont de plus en plus impliquées dans les entreprises familiales.
L’étude de la Barclays Private Bank Smarter Succession: The Challenges and Opportunities of Intergenerational Wealth Transfer (Une succession plus intelligente: les défis et les opportunités du transfert de richesse intergénérationnelle), menée par le service mondial de veille économique Savanta, a montré que quatre femmes sur cinq (82%) appartenant à des familles fortunées devraient hériter d'une richesse substantielle au cours des 20 prochaines années, en faisant les bénéficiaires incontestées des 5 billions de dollars estimés, destinés à être transmis à la prochaine génération d'ici 20302.
En dépit de cette part croissante de la richesse parmi les femmes, deux femmes HNW sur cinq (41%) ne participent actuellement pas à la prise de décisions financières familiales. Les changements sociaux et culturels modifient ces dynamiques familiales et bancaires, les femmes détenant maintenant des niveaux de propriété directe similaires dans les entreprises familiales par rapport aux hommes (54% contre 57%). Par ailleurs, davantage de femmes HNW obtiennent des diplômes universitaires (43%) comparativement à leurs parents (14%).
L'étude est basée sur une enquête menée auprès de plus de 400 membres de familles HNW à travers le monde détenant au moins 5 millions de livres d'actifs, sur des entretiens approfondis avec 20 familles HNW ainsi que leurs banquiers et intermédiaires, et étayée par une analyse comportementale réalisée par des experts indépendants.
La série d'études Smarter Succession de Barclays Private Bank a révélé que quatre sur cinq (83%) des principaux décideurs concernant la richesse familiale sont des hommes. Ces décideurs principaux, hommes ou femmes, sont deux fois plus susceptibles de se tourner vers leurs fils (29%) plutôt que vers leurs filles (14%) pour parler de richesse, de finances et d'investissement.
Toutefois, neuf femmes riches sur dix (88%) sont maintenant impliquées dans des entreprises familiales dans une certaine mesure, avec près de la moitié (46%) ponctuellement. Pour les hommes ces taux atteignent respectivement 96% et 60%. Cela signifie que les femmes restent trois fois plus susceptibles que les hommes de ne pas être impliquées (13% contre 4%), avec une transition vers un pouvoir décisionnel plus élevé qui devrait croître dans les années à venir.
Le rôle des femmes au sein des familles riches est en passe de changer, en partie parce que les jeunes générations ont une vision moins traditionnelle de la vie. Quatre jeunes sur cinq (79%) disent que leurs parents ont des croyances traditionnelles, mais seulement un tiers (35%) des parents pensent la même chose de leurs enfants. Parmi les femmes de tout âge, un tiers (35%) disent qu'elles n'ont pas une vision personnelle traditionnelle de la vie. Chez les hommes, cette proportion est de 59%.
Ce changement est encore renforcé par des niveaux d'éducation et de qualifications plus élevés, souvent dans des institutions internationales. Les femmes qui sont impliquées dans l'entreprise familiale sont plus susceptibles d'avoir obtenu un diplôme universitaire (59%) que celles qui n’y sont pas impliquées (33%).
À mesure que la part de richesse parmi les femmes augmente et que la dynamique familiale change, les relations bancaires suivent le mouvement. Selon l'étude, les femmes HNW estiment que le secteur des services financiers ne s'est pas encore adapté à leur importance croissante. Presque trois femmes sur cinq (56%) sont d'avis que leur conseiller financier les traite différemment des hommes.
Plus précisément, les femmes HNW sont moins susceptibles que les hommes de penser que leur conseiller comprend leurs connaissances sur l'investissement (75% contre 86%) et la tolérance au risque (72% contre 82%). Dans ce contexte, les femmes riches ont deux fois plus de chances de ne pas avoir de conseiller financier : 22% d'entre elles confient ne pas en avoir actuellement, contre seulement 9% pour les hommes.
En l'absence de ce soutien, les femmes HNW sont souvent moins confiantes dans les prises de décisions financières familiales, ce qui incite à changer la dynamique des relations bancaires. Trois femmes riches sur cinq (61%) ont confiance dans les décisions financières qu'elles prennent elles-mêmes. Toutefois, parmi celles qui ne sont pas encore impliquées dans la gestion du patrimoine familial, cette confiance tombe à 43%. En revanche, 78% de tous les hommes disent qu'ils se sentent confiants dans la prise de décisions financières pour leur famille.
«A mesure que les rôles traditionnels des familles évoluent et que davantage de femmes occupent des postes de premier plan dans les affaires internationales, leur influence mondiale croissante va devenir une force économique majeure au cours de la prochaine décennie, redéfinissant des domaines historiquement axés sur les hommes et dominés par eux», a commenté Effie Datson, Global Head of Family Offices chez Barclays Private Bank. «Nous nous concentrons sur la participation des femmes et des hommes de la prochaine génération à la planification de la succession et à la gestion plus large du patrimoine, dans le cadre de la mise en place de la sécurité à long terme de leur héritage familial. Pour nous, il est prioritaire de veiller à ce qu’ils disposent des connaissances, de la confiance et du soutien nécessaires pour se sentir à l’aise, en dirigeant la prochaine génération de patrimoine familial et en la façonnant conformément à leurs ambitions individuelles.»
«Le monde de la finance a toujours été du genre masculin», déclare Dr Ylva Baeckstrom, experte en finance comportementale et en genre. «Il a été créé par les hommes, pour les hommes, pour s'adapter à leurs buts, à la fois subtils et fondamentaux. Ces systèmes établis signifient que les femmes ont été exclues de la finance jusqu'à relativement récemment et sont toujours traitées différemment. Beaucoup de femmes n’ont pas gagné la confiance et l’indépendance financières finalement cruciales alors que beaucoup d’autres s’enrichissent.»
«Le secteur doit surmonter les préjugés existants, s'efforcer à prodiguer des services et des conseils équivalents à ceux présentés à leurs parentés masculines et fournir aux femmes la base nécessaire pour assurer leur rôle de cheffes d’entreprises globales de l’avenir.»