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La décision controversée de l'exécutif de la commune, qui prévoyait des contrôles inopinés d'alcoolémie, avait été suspendue en attendant les conclusions du préposé.
Dans son avis rendu lundi, Christian Flückiger estime qu'une commune peut faire ce type de test "pour autant que ça soit pour des employés qui risquent de mettre leur santé en danger ou celle de tiers, qu'il y ait une base légale suffisante et que ce soit un médecin ou un auxiliaire de médecin qui effectue les tests". Le préposé cite notamment l'exemple de chauffeurs ou d'employés qui montent sur des échafaudages.
Pas de contrôle généralisé
On ne pourrait pas envisager, en revanche, un contrôle généralisé pour l'ensemble du personnel. Les personnes ne sont pas obligées de se soumettre au contrôle lui-même, précise Christian Flückiger, "mais elles doivent être rendues attentives aux conséquences - par exemple se voir refuser son travail et accessoirement avoir une diminution de salaire".
Cet avis réjouit la présidente de la commune de Val-de-Ruz, qui va pouvoir relancer son projet d'arrêté. Pour Anne-Christine Pellissier, "ce qui est positif c'est que sur le fond, l'idée de pouvoir faire un contrôle si nécessaire (…) n'est pas contesté dans cet avis", remarque-t-elle.
"Nous allons étudier l'avis (…) et nous allons voir dans quelle mesure nous pouvons faire quelque chose et bien déterminer la manière dont cela doit être fait".
>> Son interview dans le Journal du Matin:
Alexandra Richard/oang