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La colite ulcéreuse est une inflammation chronique de la muqueuse du gros intestin qui peut entraîner la formation d'ulcères dans la muqueuse intestinale. La maladie évolue par poussées et peut provoquer des diarrhées glairo-sanglantes, des douleurs abdominales, une défécation impérieuse constante et des crampes.
La colite ulcéreuse fait partie des troubles auto-immuns, qui sont dus au fait que le système immunitaire s'attaque par erreur aux tissus de l'organisme et déclenche ainsi une inflammation. Cette inflammation commence le plus souvent dans le rectum, d'où elle peut s'étendre à tout le gros intestin en direction de l'estomac. La colite ulcéreuse s'arrête à l'entrée du gros intestin. Elle se distingue ainsi de la maladie de Crohn, maladie entérique inflammatoire chronique, qui peut atteindre toutes les zones de l'appareil digestif.
Dans le cas de la colite ulcéreuse, on distingue les formes suivantes:
Proctite ulcéreuse
Si l'inflammation due à la colite ulcéreuse ne touche que le rectum, les médecins parlent de proctite ulcéreuse.
Proctosigmoïdite
La proctosigmoïdite désigne une colite ulcéreuse dont l'inflammation atteint le rectum et la dernière partie du gros intestin, le côlon sigmoïde (extrémité en forme de S du gros intestin).
Colite gauche
L'inflammation allant du rectum à l'angle colique gauche, en passant par le côlon sigmoïde et le côlon descendant, est qualifiée de colite gauche.
Pancolite
Dans le cas d'une «pancolite», l'ensemble du gros intestin est enflammé.
Que signifie «colite ulcéreuse»?
Le terme «colite» se compose des racines grecques «côlon» = gros intestin et «ite» = inflammation. Le terme «ulcéreuse» vient du latin «ulcus», qui signifie ulcère.
Il existe deux types principaux de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI): la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn.
- La colite ulcéreuse est plus fréquente à l'échelle mondiale que la maladie de Crohn.
- Tandis que l'inflammation liée à la colite ulcéreuse se limite au gros intestin, la maladie de Crohn peut entraîner une inflammation de l'ensemble de l'appareil digestif, de la cavité buccale à l'anus.
Quelle est la fréquence de la colite ulcéreuse?
En Suisse, la colite ulcéreuse fait partie des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin les plus fréquentes, avec la maladie de Crohn. Elle touche plus de 40 000 personnes.
La colite ulcéreuse peut survenir chez tout le monde et à tout âge. Il toutefois plus probable qu'elle apparaisse entre 15 et 30 ans ou après 60 ans.
La colite ulcéreuse touche les hommes et les femmes de manière équivalente.
Évolution de la colite ulcéreuse
La colite ulcéreuse est une maladie chronique, c'est-à-dire récidivante, qui évolue généralement par poussées. Cela signifie que la muqueuse intestinale traverse des phases d'inflammation et d'apaisement. La maladie se développe différemment d'un patient à l'autre.
Au début de la maladie, les symptômes qui se manifestent sont souvent non spécifiques, comme des glaires dans les selles, des flatulences, une augmentation de défécations impérieuses et de légères douleurs abdominales. Ces symptômes peuvent disparaître et aussi correspondre à un embarras gastro-intestinal.
En raison de l'inflammation chronique du gros intestin et du rectum, la maladie peut ensuite évoluer vers des diarrhées avec une augmentation des selles glairo-sanglantes et une défécation impérieuse constante. De violentes douleurs abdominales spasmodiques surviennent souvent avant d'aller à la selle, puis s'atténuent après la défécation.
Complications de la colite ulcéreuse
En cas de colite ulcéreuse, des complications susceptibles d'engager le pronostic vital peuvent survenir.
Les complications possibles sont les suivantes:
- Hémorragies intestinales sévères
- Inflammations fulminantes accompagnées d'une forte dilatation du gros intestin (mégacôlon toxique)
- Transpercement de l'intestin (perforation)
- Cancer du côlon
Si de telles complications se produisent, il est recommandé de procéder à une opération. En raison de l'évolution des possibilités thérapeutiques disponibles, ces complications sont devenues rares.
Impliquer régulièrement les experts
Des examens réguliers permettent au spécialiste d’évaluer l’évolution ultérieure de cette maladie inflammatoire rhumatismale, d’adapter le traitement si nécessaire et, le cas échéant, de faire appel à d’autres experts (par exemple, un ophtalmologue, un dermatologue, un gastro-entérologue).
Vérifié sur le plan médical par Daniel Koch, Senior Specialist Medical Affairs, MSD Suisse
Daniel Koch est actif depuis plus de 35 ans à différents postes dans le secteur pharmaceutique, dont 30 ans chez MSD. Depuis 2011, il travaille en tant que Spécialiste sénior des affaires médicales dans le domaine de l’immunologie comprenant les maladies inflammatoires chroniques telles que la spondylarthrite axiale, la polyarthrite rhumatoïde et le rhumatisme psoriasique.