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une pédagogie critique, alternative, transversale
Les enseignements se fondent sur une pédagogie critique, alternative, participative et transversale qui promeut le partage des ressources et des compétences et les dynamiques collectives. Ils développent une communauté de chercheurs engagés et solidaires.
Sachant qu’aujourd’hui, le défi est global et interdisciplinaire, les étudiants sont amenés à considérer leurs recherches dans une perspective historique, en les mettant à l’épreuve du réel et en les abordant d’un point de vue critique. Ils apprennent à les exposer verbalement et par écrit avec perspicacité et intuition, ainsi qu’à expérimenter leur faisabilité.
L’histoire de la pédagogie en Suisse, en Allemagne, en Italie est riche de formes alternatives, expérimentées au 19e siècle notamment par Toepffer, Wyneken, von Humboldt, au 20e siècle par Piaget, Walser, Montessori.
Aux États-Unis et en Amérique du Sud, les pédagogues, souvent engagés dans la vie publique, ont développé des formes d’éducation liant les savoirs classiques aux savoirs populaires et à l’actualité civile et civique. On peut citer, Dewey, Freire, Giroux, Hooks, McLaren.
La pédagogie critique s’affilie à la théorie critique de l’École de Francfort et aux Cultural Studies de l’Ecole de Birmingham (CCCS) dont l’influence est évidente dans l’œuvre de nombreux éducateurs critiques tel que Paulo Freire, Henry Giroux, Stuart Hall. Elle se concentre sur le développement d’une conscience critique qui permet aux apprenants de faire le lien entre leurs expériences individuelles et les contextes sociaux dans lesquels ils évoluent.
La pédagogie critique est décrite par Henry Giroux comme un « mouvement éducatif, guidé par passion et principes pour aider les étudiants à développer une conscience de la liberté, reconnaître les tendances autoritaires, repérer les liens entre savoir et pouvoir et développer la capacité d’entreprendre des actions constructives. »
Ces pédagogies exigeantes et précises ont pour objectif de construire d’autres contextes et outils pour la pratique artistique.
une pédagogie féministe
les défis du numérique
La pédagogie féministe considère la relation enseigné-enseignant et la relation de l’étudiant au savoir et met l’accent sur un enseignement participatif, soutenu par une pensée critique tout en validant l’expérience personnelle et en favorisant le développement d’une prise de conscience politique/sociale. Elle crée une atmosphère qui favorise le respect de l’opinion de chacun et augmente la confiance et l’empowerment.
La culture féministe a largement contribué à transformer les bases de la relation pédagogique, à inscrire la dimension pragmatique en associant savoir à savoir-faire ; à développer la coopération, la collaboration et la responsabilité par rocade; à construire le curriculum en équipe, en déplaçant les positions de responsabilité.
Les théories critiques et féministes permettent de comprendre comment le savoir est construit socialement et comment l’enseignement perpétue un système de valeurs via des croyances et des attitudes.
Bien qu’en matière d’éducation, la pédagogie féministe et la théorie critique partagent des critères et des objectifs similaires, les pédagogies féministes insistent sur un examen continu de la manière dont le genre affecte l’expérience quotidienne, les lois et normes culturelles et étudie particulièrement les dynamiques non-explorées de genre, de transgenre
et de pouvoir.
La pédagogie est aujourd’hui face aux nouveaux enjeux de l’apprentissage avec les médias numériques. Comment acquérir les compétences technologiques tout en développant des capacités à penser de manière complexe, à gagner un meilleur jugement, à devenir responsable et curieux et à mener une vie indépendante et productive ? Aujourd’hui, l’accès au savoir est autant un accès aux autres qu’un accès à l’information. L’éducation participative ne vise pas seulement la préparation à une carrière ou à une formation professionnelle, mais engage l’étudiant à considérer la justice sociale, l’histoire ou l’éthique.
Pour étudier au moyen des médias électroniques, il ne suffit pas d’avoir accès à Wikipedia ou YouTube ou aux syllabi des grandes universités. La question urgente est la suivante : comment apprenons-nous effectivement avec ces outils, ces archives, ces plateformes et tout le matériel éducatif libre d’accès ? Comment stimule-t-on l’engagement, l’imagination créative et politique, la quête intellectuelle, et le désir d’un apprentissage tout au long de la vie ?