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Avant la Seconde Guerre mondiale, la Suisse n’avait pas de spécialisation en cryptographie. Face aux déchiffrages allemands, trois Suisses créèrent la machine Nema, sécurisée mais complexe.
Comme mentionné dans l’article ci-dessous de SwissInfo, avant la Seconde Guerre mondiale, la Suisse n’était pas spécialisée dans la création de codes secrets.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Suisse a réalisé que ses messages codés étaient lus par l’Allemagne parce qu’ils utilisaient des machines à coder de manière incorrecte. Ainsi, trois experts suisses, Hugo Hadwiger, Heinrich Emil Weber et Paul Glur, ont travaillé sur la création d’une nouvelle machine de codage pour améliorer la sécurité des communications.
Cette nouvelle machine, appelée Nema, était différente de l’Enigma, utilisée par les Allemands. Elle avait plus de rotors et un système qui ne faisait pas avancer les rotors de façon régulière, ce qui la rendait plus difficile à déchiffrer. Deux personnes étaient nécessaires pour l’utiliser : une pour taper les messages à coder ou décoder, et l’autre pour lire et écrire les résultats. On devait ajuster les rotors avec soin avant de commencer à coder, ce qui rendait le processus long et sujet à erreur.
La Nema était considérée comme sûre à l’époque, et elle fut utilisée par l’armée suisse jusqu’à la fin des années 1950 et pour les communications diplomatiques jusqu’en 1976. Cependant, elle n’était pas très aimée des opérateurs qui la trouvaient difficile à utiliser. Le public n’a su son existence qu’en 1992, et elle a été vendue pour seulement 50 francs en 1994.
Pour en savoir plus
Pour la culture générale, voici aussi une démonstration du fonctionnement très proche de la fameuse Enigma: