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Dans son édition du 4-5 mai dernier, à la page 21, a été publié un article intitulé "Genève charrie son drapeau". On y découvre des faits fort intéressants et l'on y découvre l'aigle souvent fort malmenée.
On y découvre également un petit entrefilet "l'aigle et la clef d'or" qui a sans doute ravi les héraldistes !...En effet, en héraldique, l'aigle est un substantif féminin et l'on parle en conséquence d'une aigle. Le fait qu'il n'y en ait qu'une moitié ne change rien à l'affaire.
La suite est plus intéressante : "la clef représente les clefs de saint Pierre, en rapport avec la cathédrale de Genève (...)".
Ouais ! Je veux bien, mais l'explication me semble un poil incomplète pour ne pas dire plus. Une simple visite sur le site de la Ville de Genève aurait permis à la journaliste de lire ceci : "Elles (les armoiries) représentent la réunion des symboles de l'Empire (l'aigle à tête couronnée), auquel Genève a été rattachée au XIe siècle, et de l'évêque (la clef d'or) dont les citoyens tiennent leurs libertés et franchises depuis 1387.
Pour ceux que cela pourrait intéresser, en héraldique, les couleurs ont des noms qui n'en donnent pas une idée précise au premier abord :
Les émaux :
Azur : bleu
Gueules : rouge
Sinople : vert
Sable : noir
Les métaux :
Or : jaune
Argent : gris
Il existe d'autres couleurs moins fréquentes et il est en outre intéressant de savoir qu'on ne met jamais deux métaux l'un sur l'autre. Le blasonnement enfin, c'est-à-dire la manière de "lire" des armoiries, répond à des critères extrêmenet précis et que cette lecture est un exercice difficile.