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Cette année, Pâques se fête le 18 avril 2022. Mais l'année dernière, c'était le 4 avril 2021, et l'année d'avant, le 12 avril 2019. Si des dates comme Noël ou la fête nationale semblent évidentes pour bien du monde, on vous l'avoue, c'est une autre paire de manches concernant la fête des œufs. Et ce n'est pas l'unique zone d'ombre.
En Europe, Pâques est considérée comme la fête la plus importante du christianisme. Or, au départ, il s'agissait d'une fête juive qui célèbre la Pâque, attention, sans le «s», du latin «Pessah». L'événement originel, fixé au premier jour de printemps (le 21 mars), commémore la libération des Hébreux d'Israël, alors esclaves des pharaons d'Egypte, au 6ème siècle avant JC.
Ce passage de la captivité à la liberté ressemble, pour les chrétiens d'origine, à la résurrection du Christ survenant d'ailleurs, durant la célébration juive. Les chrétiens ont alors adapté leur version de Pâques, cette fois avec un «s», à la même date du 21 mars. Mais dès le 10ᵉ siècle, le singulier et le pluriel s’employaient indifféremment.
Après trois siècles de controverses, c'est le concile de Nicée, en l'an 325, qui décide de définir une date officielle pour Pâques. L'événement qui célèbre la résurrection du Christ, faisant donc écho à la saison de printemps alias «le renouveau de la nature», est fixé au premier dimanche qui suit la pleine lune, le 21 mars. Mais attention, Il ne s'agit pas là de la lune que l'on voit dans le ciel. La détermination de la date se base sur une lune dite «ecclésiastique», évaluée à l'aide d'une méthode de calcul traditionnelle.
Dans les grandes lignes, si la pleine lune survient le 21 mars, Pâques a lieu le 22. Si la pleine lune tombe avant le 21 mars, comme c'est le cas cette année 2022, alors il faut attendre la lunaison suivante – en avril, jusqu'à la date du 25 maximum – pour chercher les petits œufs en chocolat.
Ajouté au fait que selon les confessions juives, chrétiennes, orthodoxes ou protestantes, et les calendriers grégorien ou julien adoptés dans les villes, la date de Pâques varie chaque année et partout dans le monde.
Quelles que soient les religions, la fête de Pâques célèbre le renouveau. Le lien avec l'œuf a ainsi très rapidement été fait par les chrétiens, qui y ont vu un symbole de fécondité et de libération, à l'instar de la résurrection du Christ.
L'apparition du lapin est arrivée après celle des œufs. Les chrétiens conféraient à l'animal une capacité de naissances prolifiques, qu'ils ont, comme avec l'œuf, associée à la fête de Pâques. Au point que, culturellement, on en soit venu à imaginer que c’était un lapin qui distribuait les œufs.
Mais qui dit culture, dit différences selon les pays. En Allemagne, dès 1682, la coutume veut que ce soit un lapin blanc invisible qui s'occupe de cacher les œufs. Aux États-Unis et en Alsace, c’est un lièvre qui en a la charge. Et la Suisse dans tout ça?
En Suisse romande, en Ajoie (JU) notamment, ce sont les cloches de l’église qui amenaient les œufs de Pâques au départ. En Suisse centrale et dans le canton de Berne, c’est le coucou qui s’en chargeait. C'est en 1789 que la Suisse, et notamment sa partie allemande, décide d'importer la tradition allemande du lapin de Pâques amenant des œufs qu'il cache.
Au Moyen-Âge, les chrétiens interdisaient à leurs fidèles de manger des œufs durant le Carême, période de jeûne complet. A la fin des 40 jours, ce don de soi se devait d'être accompagné d'un don à autrui. Cela en offrant notamment des œufs que d'autres, dans le besoin, pourraient manger. L'Eglise décide alors de vider les œufs et de les remplir de chocolat afin de pallier la fragilité de la coquille lors du transport. Un impératif ecclésiastique devenu coutume profonde dans de nombreux pays, comme en Suisse.
Il existe plusieurs théories expliquant pourquoi on cache des œufs à Pâques. L'une d'elles révèle que la tradition remonterait au Moyen Âge et serait liée au Carême. A cette époque, l'Eglise usait de nombreuses techniques pour aider les fidèles à maintenir leur période de jeûne. Parmi elles, le fait de cacher les œufs durant ces 40 jours sans manger.
Le jour de la Résurrection du Christ est en fait précédé de sept jours dramatiques vécus par celui-ci. Les chrétiens ayant ainsi lié ces événements à la fête de Pâques, au Moyen-Âge, de nombreuses villes catholiques européennes institutionnalisent huit jours fériés consécutifs au lendemain du dimanche de Pâques.
La tradition atteint les frontières de la France, dès 1789, mais ne dure que jusqu'en 1802, sous Napoléon 1er. L'empereur décide de ne garder qu'un seul jour férié après Pâques, soit le lundi qui suit.
Même si le lundi de Pâques n'a plus aucune signification religieuse, ce jour est férié dans toute la Suisse. Sauf en Valais, qui se proclame pourtant de confession catholique.
La conseillère nationale UDC argovienne, Martina Bircher, suggère de restreindre le statut de protection S. Selon elle, il faudrait réfléchir à ne l'accorder qu'aux Ukrainiens originaires de régions où se déroulent des combats. Actuellement, l'essentiel des affrontements s'est déplacé vers l'Est. Bircher ne remet pas en cause l'aide aux réfugiés, mais les conséquences financières «énormes» pour la Suisse, que ce soit pour la Confédération, les cantons ou les communes.