Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/219145

<h2>SubmittedText<h2><p>La Banque mondiale est fortement critiquée pour la série de mesures qu'elle a prises récemment en vue de favoriser la privatisation des secteurs de la formation et de la santé dans certains pays en développement.</p><p>- Que pense la Suisse de ces privatisations voulues par la Banque mondiale ?</p><p>- Comment le Conseil fédéral compte-t-il faire entendre sa voix pour garantir que la formation et l'approvisionnement en soins restent des prestations publiques accessibles à tous ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La promotion de l'éducation et de la santé sont des activités essentielles de la Banque mondiale (BM). La BM vise à créer le meilleur effet de levier possible entre le secteur public et le secteur privé. La promotion de l'éducation et des soins de santé implique également la mobilisation d'investissements privés, car dans de nombreux pays, l'État ne peut pas à lui seul fournir ces services de manière adéquate. Dans ce contexte, la BM reconnaît que les gouvernements sont responsables de garantir l'égalité d'accès à des services d'éducation et de santé de qualité. La BM applique des principes stricts pour ne pas créer de conflit avec le droit à l'éducation de base ou aux soins de santé fournis par l'État. La Suisse soutient cette approche. Elle estime que le secteur privé peut, sous la régulation de l'État, apporter une contribution à l'amélioration des services de base, tout en respectant les politiques et normes nationales et le rôle régulateur de l'État. Lors de l'évaluation des projets de la Banque et dans ses interventions, la Suisse soutient principalement le renforcement des systèmes publics d'éducation et de santé et elle veille à ce que le droit à l'éducation et à la santé soit respecté quand il s'agit des acteurs du secteur privé.</p>