Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07200.jsonl.gz/1255

Développement : assemblée générale 2007
Dornach, le mercredi 16 mai à 14h00
Rapport annuel 2006
Documents :
Sur le même sujet :
Images
|Les femmes en colère
||Halle de la presse, où a lieu l'AG

Ordre du jour
- Commentaires du rapport annuel 2006 et des comptes annuels 2006, ainsi que des comptes consolidés de l'exercice 2006
- Rapports de l'organe de révision et du réviseur des comptes consolidés
- Décisions relatives aux points suivants :
- Approbation du rapport annuel 2006
Le Conseil d'administration propose d'approuver le rapport annuel 2006.
- Approbation des comptes annuels 2006 et des comptes consolidés de l'exercice 2006
Le Conseil d'administration propose d'approuver les comptes annuels présentant un bénéfice de TCHF 596 et les comptes consolidés 2006.
- Emploi du bénéfice au bilan
Le Conseil d'administration propose d'affecter le bénéfice comme suit :
Report de l'exercice précédent : TCHF 10’502
Affectation à la réserve pour actions propres : TCHF -1’999
Résultat de l'exercice 2006 : TCHF 596
Bénéfice au bilan à disposition de l'Assemblée générale : TCHF 9’099
Report sur le nouvel exercice : TCHF 9’099
- Décharge aux membres du Conseil d'administration
Le Conseil d'administration propose qu'il soit donné décharge en bloc aux membres du Conseil d'administration.
- Création d'un capital conditionnel
Le Conseil d'administration propose la création d'un capital conditionnel d'un montant maximum de CHF 22'500'000.
Il est prévu de compléter les statuts comme suit :
Article 4c (nouveau) :
Le capital-actions de la société est augmenté de CHF 22'500'000 au maximum par l'émission au maximum de 2'500'000 actions au porteur à libérer entièrement d'une valeur nominale de CHF 9.– chacune, par l'exercice de droits d'option et de conversion liés à des obligations d'emprunts ou à des obligations similaires de la société ou des filiales. Le droit de souscription préférentiel des actionnaires est exclu.
Le droit de souscription prioritaire des actionnaires peut être restreint ou supprimé en ce qui concerne les options et les emprunts convertibles par décision du Conseil d'administration et ceci pour (1) assurer le financement d'achats de sociétés,
de parts de sociétés, de participations ou de nouveaux projets d'investissement ou pour (2) assurer l'émission d'emprunts convertibles et à option sur des marchés de capitaux internationaux.
Dans la mesure où tout droit de souscription prioritaire est exclu, (1) les options et les emprunts convertibles devront être placés aux conditions du marché dans le public, (2) le délai d'exercice des options et des droits de conversion ne pourra excéder cinq ans pour les premières et dix ans pour les secondes à partir de la date d'émission de l'emprunt en question et (3) le prix d'exercice pour de nouvelles actions devra être fixé à un niveau correspondant au moins aux conditions du marché à la date de l'émission.
- Révision partielle des statuts
Le Conseil d'administration propose de réviser partiellement les statuts comme suit :
Suppression de l'article 6 des statuts relatif au droit à une part proportionnelle des bénéfices nets de la société et du produit de la liquidation.
Article 6 (actuel)
Chaque action donne droit à une part proportionnelle des bénéfices nets de la société et du produit de la liquidation.
Suppression de l'article 7 des statuts relatif aux modalités de création d'un capital-participation
Article 7 (actuel)
L'Assemblée générale peut créer un capital-participation divisé en parts (bons de participation) et augmenter celui-ci. Les bons de participation sont au porteur et ont une valeur nominale. Le montant du capital-participation ne peut dépasser celui du capital-actions.
Modification de l'article 13 des statuts relatif à la convocation de l'Assemblée générale :
|Article 13 (actuel)
||Nouvelle version proposée par le Conseil d'administration

Article 11 (nouveau)
|L'Assemblée générale est convoquée vingt jours au moins avant la date de sa réunion par un avis inséré dans la «Feuille Officielle Suisse du Commerce». Les objets portés à l'ordre du jour, ainsi que les propositions du Conseil d'administration et des actionnaires qui ont demandé la convocation de l'Assemblée générale ou l'inscription d'un objet à l'ordre du jour sont mentionnés dans la convocation.
||L'Assemblée générale est convoquée vingt jours au moins

avant la date de sa réunion par un avis unique inséré dans les organes de publication de la société. Les objets portés à l'ordre du jour, ainsi que les propositions du Conseil d'administration et des actionnaires qui ont demandé la convocation de l'Assemblée générale ou l'inscription d'un objet à l'ordre du jour sont mentionnés dans la convocation.
|Les propositions de modification des statuts sont mises à la disposition des actionnaires au siège de la société et dans les succursales s'il en existe ; mention de ce dépôt est faite dans la convocation.
|| Les propositions de modification des statuts sont mises à la disposition des actionnaires au siège de la société et dans les succursales s'il en existe ; mention de ce dépôt est faite dans la convocation.

|Les avis de convocation à l'Assemblée générale ordinaire ne doivent faire mention que du compte de profits et pertes et du bilan. Le rapport des réviseurs, le rapport annuel de gestion et les propositions éventuelles concernant l'emploi du bénéfice net, sont mis à la disposition des actionnaires au siège de la société et dans les succursales s'il en existe, au plus tard vingt jours avant l'Assemblée générale.

|Aucune décision ne peut être prise sur des objets qui n'ont pas été dûment portés à l'ordre du jour, à l'exception des propositions de convoquer une Assemblée générale extraordinaire ou d'instituer un contrôle spécial. Il n'est pas nécessaire d'annoncer à l'avance les propositions entrant dans le cadre des objets portés à l'ordre du jour ni les délibérations qui ne doivent pas être suivies d'un vote.
|| Aucune décision ne peut être prise sur des objets qui n'ont pas été dûment portés à l'ordre du jour, à l'exception des propositions de convoquer une Assemblée générale extraordinaire ou d'instituer un contrôle spécial. Il n'est pas nécessaire d'annoncer à l'avance les propositions entrant dans le cadre des objets portés à l'ordre du jour ni les délibérations qui ne doivent pas être suivies d'un vote.

Suppression de l'article 14 des statuts relatif à la tenue d'une Assemblée générale sans observer les formes prévues pour sa convocation :
Article 14 :
Les propriétaires ou les représentants de la totalité des actions peuvent, s'il n'y a pas d'opposition, tenir une Assemblée générale sans observer les formes prévues pour sa convocation. Aussi longtemps qu'ils sont présents, cette Assemblée a le droit de délibérer et de statuer valablement sur tous les objets qui sont du ressort de l'Assemblée générale.
Suppression de l'article 19 des statuts relatif au procès-verbal de l'Assemblée générale et de son contenu. Amendement de l'article 16 des statuts.
Article 19
Un procès-verbal des séances de l'Assemblée générale est dressé et mentionne :
1. le nombre, l'espèce, la valeur nominale et la catégorie des actions représentées par les actionnaires, les organes, ainsi que
les représentants indépendants et les représentants dépositaires ;
2. les décisions et le résultat des élections ;
3. les demandes de renseignements et les réponses données ;
4. les déclarations dont les actionnaires demandent l'inscription.
Le procès-verbal est signé par le Président et par le Secrétaire de l'Assemblée.
|Article 16 (actuel)
||Nouvelle version proposée par le Conseil d'administration

Article 13 (nouveau)
|L'Assemblée générale est présidée par le Président du Conseil d'administration ou, à son défaut, par un autre membre du Conseil d'administration.
||L'Assemblée générale est présidée par le Président du

Conseil d'administration ou, à son défaut, par un autre membre
du Conseil d'administration.
|Le Président désigne le Secrétaire.
||Le Président désigne le Secrétaire.

||Il est dressé un procès-verbal des séances de l'Assemblée

générale signé par le Président et par le Secrétaire.
Modification de l'article 20 des statuts relatif à la définition de la nationalité et du lieu de résidence des membres
|Article 20 (actuel)
||Nouvelle version proposée par le Conseil d'administration

Article 16 (nouveau)
|La société est administrée par un Conseil d'administration composé d'un ou de plusieurs membres choisis parmi les actionnaires et élus par l'Assemblée générale.
||La société est administrée par un Conseil d'administration composé d'un ou de plusieurs membres choisis parmi les actionnaires et élus par l'Assemblée générale.

|La majorité des membres doit être de nationalité suisse et

avoir son domicile en Suisse.

Modification de l'article 33 des statuts relatif à la liquidation de la société :
|Article 33 (actuel)
||Nouvelle version proposée par le Conseil d'administration

Article 29 (nouveau)
|En cas de dissolution de la société pour d'autres causes que sa faillite ou une décision judiciaire, la liquidation en est opérée par le Conseil d'administration, sauf décision contraire de l'Assemblée générale.
||En cas de dissolution de la société pour d'autres causes que sa faillite ou une décision judiciaire, la liquidation en est opérée par le Conseil d'administration, sauf décision contraire de l'Assemblée générale. La liquidation de la société a lieu conformément aux dispositions de l'Art. 742 ff CO.

|L'un au moins des liquidateurs doit être domicilié en Suisse et avoir qualité pour représenter la société.

Modification de l'article 34 des statuts relatif aux pouvoirs des organes sociaux pendant la liquidation :
|Article 34 (actuel)
||Nouvelle version proposée par le Conseil d'administration

Article 30 (nouveau)
|Pendant la liquidation, les pouvoirs des organes sociaux sont restreints aux actes qui sont nécessaires à cette opération et qui, de par leur nature, ne sont point du ressort des liquidateurs.

|L'Assemblée générale des actionnaires conserve le droit d'approuver les comptes de la liquidation et d'en donner décharge.
||L'Assemblée générale des actionnaires conserve le droit d'approuver les comptes de la liquidation et d'en donner décharge.

|Sauf décision contraire de l'Assemblée générale, le ou les liquidateurs sont autorisés à réaliser de gré à gré les actifs, y compris les actifs immobiliers.

|L'actif disponible, après l'extinction du passif, est en premier lieu employé à rembourser les actions à concurrence de leur valeur nominale. Le solde éventuel est réparti suivant décision de l'Assemblé générale.
||L'actif disponible, après l'extinction du passif, est en premier lieu employé à rembourser les actions à concurrence de leur valeur nominale. Le solde éventuel est réparti suivant la décision de l'Assemblé générale.

Modification de l'article 35 des statuts relatif aux publications émanant de la société :
|Article 35 (actuel)
||Nouvelle version proposée par le Conseil d'administration

Article 31 (nouveau)
|Les publications émanant de la société se font dans la «Feuille Officielle Suisse du Commerce» ainsi que dans un journal quotidien de chacune des villes où ses actions sont cotées.
||Les publications émanant de la société se font dans la «Feuille Officielle Suisse du Commerce». Le Conseil d'administration peut désigner d'autres organes de publication.

||Les informations émanant de la société et destinées aux actionnaires sont annoncées dans les organes de publication de la société.

La révision partielle des statuts et tout particulièrement la suppression de certains articles décalent en conséquence la numérotation des articles des statuts révisés. Si nécessaire, les titres devront également être adaptés afin de refléter les modifications apportées.
- Elections
- Élections au sein du Conseil d'administration
Le Conseil d'administration propose de réélire en bloc pour une année les membres actuels du Conseil d'administration, à
savoir : Dr. Roger Bühler, Ralph Glassberg, Martin Hellweg, Dr. Dominik Koechlin, Max Locher et Dr. J. Friedrich Sauerländer.
- Élection de l'organe de révision et du réviseur des comptes consolidés :
Le Conseil d'administration propose d'élire PricewaterhouseCoopers SA, Bâle, comme organe de révision et réviseur des
comptes consolidés pour une année.
- Divers
Le rapport annuel 2006, les comptes consolidés 2006, le rapport du réviseur des comptes consolidés, le bilan 2006, le rapport de l'organe de révision et la proposition d'affectation du bénéfice au bilan peuvent être consultés par les actionnaires au siège de la société dans le délai statutaire. Il y va de même pour les propositions de modification des statuts. Les cartes d'accès à l'Assemblée générale peuvent être retirées, contre remise des certificats d'actions, auprès du siège de la société, Weidenstrasse 50, 4143 Dornach. Les actionnaires qui n'assurent pas eux-mêmes la conservation de leurs titres retireront leurs cartes d'accès auprès de leur banque de dépôt. Leurs frais seront pris en charge par la société. Nous attirons l'attention des actionnaires sur les dispositions de l'article 15, alinéa 2 des statuts actuels de la société en vertu desquelles un actionnaire ne peut se faire représenter à l'Assemblée générale que par un autre actionnaire. Le rapport de gestion en allemand, en français et en anglais sera à la disposition des actionnaires à l'entrée de la salle où se tiendra l'Assemblée générale.
Les actionnaires qui souhaiteraient en obtenir une version plus tôt peuvent la trouver sur le site Internet (www.swissmetal.com), rubrique «Investor Relations». Les questions éventuelles peuvent être adressées par e-mail (<email-pii>), par téléphone (061/ 705 36 36), par courrier à la société (UMS Usines Métallurgiques Suisses Holding SA, Weidenstrasse 50,
4143 Dornach) ou par téléfax (061/705 36 10).
Dornach, le 25 avril 2007
Au nom du Conseil d'administration
Le Président : Dr. J. Friedrich Sauerländer
Bilan de l'assemblée générale
Source : AWP
Toutes les propositions du conseil d'administration de Swissmetal ont été approuvées par les actionnaires réunis mercredi 16 mai 2007 en assemblée générale. Cinquante-trois actionnaires ont pris part à cette assemblée, ce qui représente 38,3% du capital-actions, selon un communiqué publié mercredi après Bourse.
Pour permettre à la société d'avoir des possibilités de financement par des options et des emprunts convertibles, les actionnaires ont approuvé la création d'un capital conditionnel d'un montant de 22,5 mio CHF.
Les statuts de la société ont été partiellement révisés pour obtenir une «version plus condensée» tout en supprimant les redondances qui existent avec les dispositions légales déjà en vigueur, précise-t-on dans le communiqué.
Roger Bühler, Ralph Glassberg, Martin Hellweg, Dominik Koechlin, Max Locher et J. Friedrich Sauerländer, ont été réélus pour une année au conseil d'administration.
Les intervention de l'association nouvelle Boillat
Voici quelles ont été les prises de positions, en français, de La Nouvelle Boillat, représentée par une douzaine de membres (en plus d'une dizaine de "Femmes en colère"). Ces positions portent sur des votes et s'ajoutent à une dizaine d'interventions (questions) par des membres, en français et en allemand.
A noter que les recommandations du CA ont été suivies dans une proportion des actions quasi stalinienne. Le plus mauvais score (pour les dirigeants de SM) a été celui concernant la décharge au CA, environ 2'500 actions s'étant jointes aux 1'600 de La Nouvelle Boillat.REFUS DU RAPPORT ANNUEL
Parce que ce rapport comporte des omissions, des désinformations et des contre-vérités.
Parce qu'il ne se réfère à aucun budget ni à aucun objectif mesurable.
Parce qu'il contient ainsi des chiffres trompeurs et des conclusions injustifiées.
Parce qu'il nomme "optimisation des stocks" la vente au prix du jour de matières même élaborées, afin de combler en réalité un manque de liquidités et pour gonfler artificiellement chiffre d'affaires et résultats.
Parce qu'il conclut à tort que la société va bien.
Parce qu'il réaffirme plus faussement encore qu'elle va mieux.
Parce que le conseil d'administration et le CEO s'y déclarent satisfaits des performances pourtant misérables du groupe.
Parce qu'il masque la réalité du présent et du futur de la société.
Parce que malgré son épaisseur (ou à cause d'elle, peut-être) il est plus opaque que transparent et obscur qu'éclairant.
Bref, parce qu'il relève plus de la propagande que de l'information objective,
nous recommandons à l'assemblée de ne pas approuver le rapport annuel 2006.REFUS DES COMPTES
Même si la présentation des comptes respecte formellement les normes et les recommandations de référence, ils ne permettent pas de juger objectivement et valablement des performances réelles et de la situation effective du groupe.
Ils ne mettent notamment pas en évidence l'impact des ventes de métaux hors exploitation et, à cause de cela, laissent entendre faussement que l'exercice est bénéficiaire et meilleur que le précédent.
Ils omettent de montrer que ces ventes exceptionnelles ne génèrent pas un vrai profit, mais correspondent en fait à une dissolution de réserves latentes.
Ils n'isolent pas de l'exploitation courante, à savoir le développement, la production et la vente de semi-finis en alliages de cuivre, des opérations exceptionnelles, circonstancielles voire purement spéculatives.
Pour toutes ces raisons,
nous recommandons à l'assemblée de refuser les comptes de l'exercice 2006.REFUSER DE DONNER DECHARGE AU CA
En raison des très mauvaises performances du groupe en termes de résultats, d'efficience et de croissance.
Parce que le conseil d'administration s'en déclare satisfait.
Parce que malgré des résultats effectivement négatifs et en baisse, il accorde des rémunérations somptueuses et en augmentation vertigineuse au CEO et aux membres de la direction.
Parce que certains des administrateurs s'attribuent des honoraires supplémentaires que rien ne semble justifier.
En raison de la manière dont ont été provoqués puis gérés les événements de Reconvilier.
En raison des promesse faites et non tenues en l'occurrence.
En raison d'une stratégie sinueuse et fluctuante qui conduit notamment à des acquisitions injustifiables, au démantèlement du seul site performant du groupe et à des pertes de clientèle.
Pour ces raisons entre autres,
nous recommandons à l'assemblée de refuser de donner décharge au conseil d'administration.
Autres intervention de l'assocation nouvelle Boillat
Après les prises de positions de La Nouvelle Boillat, voici l'essentiel des autres interventions (conclues par des questions) des représentants de l'association. Il est évident qu'aucune réponse pertinente n'était attendue. Il n'y en a d'ailleurs pas eues. Le but était de faire entendre une autre voix que celle de la propagande stéréotypée des dirigeants de SM.
L'agacement du président du CA et son indignation, à plusieurs reprises, démontrent qu'elle a visé juste. Ce qui a tenu lieu de "réponses" était dilatoire et purement réactif. Le CEO et son président ont exprimé des professions de foi bien connues ("nous sommes sur la bonne voie", "notre stratégie est la bonne", "sans elle, SM n'existerait plus", "nos actionnaires nous suivent", "nous progressons depuis le refinancement", "vous regardez le passé, nous regardons vers l'avenir" etc., etc.) qui relèvent plus de la méthode Coué que de la lucidité.(1)
Pour le 1er trimestre 2007, SM a tenté de majorer son résultat d'un gain spéculatif sur ses propres titres. Elle a dû revenir en arrière et diviser son résultat trimestriel par 2. Mais elle continue de masquer la réalité en se servant copieusement de gains exceptionnels et tout aussi circonstanciels (pour ne pas dire spéculatifs) sur ses stocks de métaux.
Ses dirigeants tiennent d'ailleurs à ce propos un discours à géométrie variable:
- d'un côté, ils se vantent d'une hausse spectaculaire du chiffre d'affaires sans relever qu'elle est presque exclusivement due aux cours des métaux
- d'un autre côté, ils se plaignent de ne pouvoir acheter suffisamment pour satisfaire toutes les commandes, après avoir vendu pour des milliers de tonnes de matière (sous prétexte d'"optimisation des stocks")
- de plus, et c'est le plus grave, ils dissimulent que, sans un gain exceptionnel sur cette vente de métaux en stock (différence entre un prix historique au bilan et un cours du jour, donc réalisation d'une réserve latente), tous les résultats du groupe seraient négatifs et inférieurs à ceux de 2005. Il suffit pour le voir, de faire la différence entre la marge brute et la VAB (le seul CA significatif), ce qui représente 23.1 MCHF.
En tenant compte de ce gain unique et indépendant de l'activité, l'EBIT descend à –13 M et l'EAT à –18 M. Non seulement l'EBIT et l'EAT deviennent fortement négatifs mais, en appliquant les mêmes principes pour comparer, ils sont bien pires qu'en 2005. Le résultat final est même inférieur de 16 M, soit de 670%.
Le conseil d'administration et le CEO trompent donc leur monde en réaffirmant encore dernièrement que, nous citons: "SM a derrière lui un exercice 2006 en forte croissance"!Questions: Le CA est-il conscient de cette réalité?
Est-ce intentionnellement qu'il leurre ainsi actionnaires et analystes financiers?
Entend-il à l'avenir être plus transparent sur une composante du résultat d'une telle importance, seul un observateur critique et connaisseur du métier étant à même de l'isoler?(2)
La capitalisation boursière au 31.12.06 est de 176.1 M. Actuellement elle vaut environ 180 M après avoir dépassé les 200 M à fin février et les avoir encore atteint à fin avril.
Questions: Où se trouve concrètement la contre-partie d'un telle capitalisation boursière, que ce soit en valeur de liquidation, de continuation d'exploitation ou de good-will?
- Les fonds propres, eux, ne représentent que 126 M.
- Les fonds étrangers ont augmenté de 51 M en 2006, soit de 130%.
- Les résultats d'exploitation, une fois déduits les gains exceptionnels sur la vente de matière, sont négatifs et, comme la productivité, se dégradent d'année en année.
- Les perspectives pour 2007, sans grève et malgré l'acquisition d'Avins et l'intégration de Lüdenscheid, ne sont pas plus brillantes que 2006.
- La clientèle s'éloigne du groupe, se tourne vers la concurrence, et celle qui reste est insatisfaite.
- Contrairement à ce qu'affirment ses dirigeants à coup de diapos PowerPoint, la stratégie du groupe est floue et fluctuante.
- Le potentiel d'innovation et d'industrialisation est devenu à peu près inexistant.
- Les communiqués de victoire tiennent lieu de réussites.
- Dans une perspective de ventes d'immeubles, les risques liés à la contamination des sols sont mal connus et probablement sous-estimés.
- ...
L'action UMS n'est-elle pas surévaluée?
(3)
Il y a une année, SM mettait en exergue de prétendues innovations porteuses
d'avenir. En fait, les alliages concernés sont tous des développements réalisés il
y a plusieurs années déjà par les ressources humaines et techniques de Boillat.
Aucune de ces ressources humaines n'est plus disponible aujourd'hui et les
moyens techniques ne sont plus ni maîtrisés ni même entretenus correctement.
Autant dire que le savoir et le savoir-faire nécessaires ont quitté le groupe.
M.H. présentait d'ailleurs un des ces alliages, le CN8, comme le "blockbuster"
de SM! Or, dans une interview récente, il a admis que ce produit était encore
loin d'être commercialisable, l'homologation seule de l'alliage, sous cette forme,
par ses utilisateurs potentiels, demandant au moins cinq ans.
Quant au NP6, censé révolutionner la connectique, non seulement il n'est pas
vendu mais il n'est même plus évoqué.
De plus, en 2006, si les résultats du groupe ne sont pas pires encore de ce qu'ils
sont déjà, c'est grâce à la vente de produits standard, la conjoncture excellente
ayant saturé les capacités des autres producteurs.
Nous demandons donc au conseil d'administration:Questions: Quelles ressources le groupe entend-il investir pour convertir en VAB et en profits ses promesses de succès futurs?
Dans quel délai compte-t-il y parvenir?
Etant donné l'érosion inéluctable des marchés du standard et les délais qu'exigent l'industrialisation et la commercialisation des spécialités, comment le groupe compte-t-il survivre ces prochaines années?(4)
La stratégie déclarée du CEO et de son conseil d'administration visait le
leadership dans les spécialités.
Jusqu'à présent, cette stratégie c'est concrétisée
- par l'acquisition d'une usine allemande ne fabriquant que du standard de qualité médiocre
- par celle d'un distributeur de métaux sans grande réputation ni grande implantation
- et par le démantèlement assidu du seul site précisément rentable en raison de ses spécialités.
Elle s'exprime par l'incapacité actuelle du site de Reconvilier à dépasser en
moyenne le 1/3 de sa production d'avant la grève.
Elle se poursuit, prétendument du moins, par la recherche d' acquisitions en Asie
et par le transfert de technologie qu'elle nécessiterait.
Ce qui nous mène à cette question:Questions: Dans cette perspective, peut-on nous préciser ce que les dirigeants de SM appellent "spécialités"?
Peut-on nous expliquer pourquoi cette stratégie, qui était celle de Boillat depuis 20 ans, ne s'est pas développée autour de ce site-là, de ses ressources et de son potentiel?
Pourquoi, au contraire, ce potentiel a-t-il été détruit?
L'a-t-il été sciemment ou par incompétence?(5)
Le rapport annuel parle en page 12, nous citons, d'un "transfert d'installations entre
sites [qui] contribue à améliorer massivement le degré de spécialisation des
usines, leur productivité, leurs compétences techniques…" entre autres bienfaits.Questions: Dans ce cas, pourquoi transférer de Reconvilier des installations servant pour des spécialités parfaitement maîtrisées et fabriquées selon des processus très productifs, vers Lüdenscheid qui n'a ni savoir ni technologie ni expérience ni clientèle dans ce domaine?
En quoi est-ce positif pour le groupe?
N'est-ce pas uniquement pour justifier l'acquisition de Busch-Jäger?
Quelle part de marché le groupe a-t-il ainsi perdue?(6)
Plus de spécialités, donc plus de spécialisation, exige plus de spécialistes et plus
de contacts directs entre ceux-ci et les prescripteurs. Or, depuis l'arrivée du CEO
actuel, les ressources en matière d'innovation et d'industrialisation, qui étaient
presque exclusivement à Reconvilier, ont été décapitées voire annihilées. De
plus, la dernière variante de sa stratégie fluctuante ajoute un intermédiaire
supplémentaire, Avins, entre utilisateur et réalisateur.
Questions: Le conseil d'administration peut-il justifier, ou du moins expliquer, une telle incohérence entre les buts déclarés et les voies choisies pour les atteindre?(7)
Le CEO et son conseil d'administration se déclarent satisfaits trimestre après
trimestre, année après année, de résultats "dépassant leurs attentes", bien que
ceux-ci soient toujours plus décevants.
Nous aimerions en savoir plus sur ces "attentes" qui nous semblent bien peu
ambitieuses et ces satisfactions bien trop auto-complaisantes.Questions: En quoi peut-on être satisfait des résultats 2006 alors que la VAB est inférieure de 17 M à ce qui était visé après la grève et malgré l'apport tant vanté de l'usine allemande?
Pourquoi le CEO ne nous présente-t-il jamais de budget?
Quelles sont les "attentes" pour 2007, alors que la projection du 1er trimestre, qui n'a pas souffert de grève, ne permet même pas d'espérer égaler 2006?(8)
Les résultats pour 2006, si on exclut un gain sur métal de 23 M qui correspond
en fait à la réalisation d'une réserve latente, sont nettement inférieurs à ceux de
l'année précédente.
On constate même que la productivité a encore une fois diminué.
Or, dans le même temps, la rétribution totale du CEO a augmenté de 40% à 768
KCHF et celles des autres directeurs de 43% à presque 3,2 M .Questions: Dans une telle situation, comment le conseil d'administration et le CEO justifient-t-il les somptueuses augmentations de rémunération si généreusement accordées?
Selon quels critères et sur quelles bases l'ont-elles été?
Existe-t-il un comité de rémunération et si oui, à quoi sert-il?(9)
A de nombreuses reprises, CEO et conseil d'administration ont juré vouloir
développer le site de Reconvilier. En réalité, on assiste à un pillage en règle, à
un désinvestissement, à une réduction de ses capacités, à une démotivation
dramatique de son personnel et à un affaiblissement continu de ses
compétences techniques, logistiques et managériales. De plus, le CEO a
récemment déclaré à un journaliste qu'il n'était pas question d'installer de
nouveaux équipements à Reconvilier, ceux qui existent étant suffisants.Questions: Le conseil d'administration peut-il présenter sa vision quant au futur de ce site?
Peut-il le chiffrer en termes d'effectif, de volume produit, de VAB générée?
Quelles mesures entend-il entreprendre pour que son niveau d'activité, de productivité et de qualité atteigne à nouveau puis dépasse celui d'avant la grève que le CEO a provoquée?