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Aliments iodés et leurs conséquences
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En Suisse, depuis 1922, l'iodure de potassium est ajouté au sel. Il s'agissait autrefois de 3,75 mg d'iode par kg. À partir de 1976: 7,5 mg, puis à partir de 1980: 15 mg d'iode ajoutés. À la troisième augmentation en 1998, la teneur en iode est montée à 20 mg par kg de sel. La prophylaxie par l'iode devait empêcher les goitres et le crétinisme. En 1977, il a été décidé d'ajouter de l'iode dans la nourriture pour animaux, et non plus seulement dans les blocs à lécher. Il en a résulté une augmentation significative, forcée et inaperçue, de la teneur en iode dans tous les produits à base de viande et de lait.
Iodation des denrées alimentaires et des aliments pour animaux
Depuis l'introduction de l'iodation dans l'alimentation animale, beaucoup de personnes sensibles à l'iode ont eu des problèmes de santé sans en connaître la cause. Les produits frais (lait, fromage, yaourts, beurre, oeufs, volaille, viande et poisson), ainsi que les produits finis (pain, produits de boulangerie, pâtes alimentaires, aliments congelés, en conserve, en semi-conserve et charcuterie de toutes sortes) sont généralement iodés deux fois ou plus en raison du sel iodé et de l'iodation de la nourriture pour animaux.
Il est incontestable que la glande thyroïde a besoin d'iode pour maintenir un équilibre hormonal sain dans le corps. L'iode est en effet un oligo-élément dont le corps a besoin en une infime quantité, et non massivement. Tout le monde sait à quel point l'équilibre hormonal chez l'homme est sensible et qu'un déséquilibre affecte à la fois le corps et l'esprit. Nous savons maintenant que le tableau clinique du « goitre » ou du « crétinisme » peut présenter de tout autres facteurs qu'une simple carence en iode (notamment une carence en vitamine A, des taux élevés de nitrates ou d'acide humique dans l'eau potable). Depuis 1998-99 (date de la 3e augmentation d'ajout en iode dans le sel de 15 à 20 mg par kg), notre glande thyroïde et celle de nombreuses autres personnes souffrent de plus en plus d'une hypersensibilité à l'iode. Celle-ci peut déclencher des réactions au niveau mental ou somatique et avoir des conséquences là où se trouvent vos points faibles. Cela signifie que, si vous avez une tendance à l'hypertension artérielle, votre tension artérielle sera trop élevée – et ce, en dépit de médicaments diminuant la tension (hypotenseurs). Si votre point faible se situe au niveau de l'intestin, vous souffrirez d’une irritabilité du côlon, de diarrhées, de constipation ou d'inflammations intestinales.
Obligation de déclarer
Il existe en Suisse une obligation de déclarer tous les additifs dans les denrées alimentaires, y compris donc l'iode et le fluor. L'omission de déclarer ne peut être tolérée! Souvent, seul l'iode contenu dans le sel fait l'objet d'une mention: 20 mg par kg par le passé, et 0,002 % par kg aujourd'hui. Dans la plupart des cas, seul le sel est mentionné dans les aliments.
La Déclaration universelle des Droits de l'Homme de l'ONU du 10 décembre 1948 prévoit notamment: « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Art. 25 de la même Déclaration: Droit à la protection sociale: « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires. » La Suisse est membre de l'ONU depuis décembre 2002. En Suisse, les personnes malades de la thyroïde ou souffrant d'allergie voire d'hypersensibilité à l'iode, et qui devraient avoir une alimentation pauvre en iode, sont dans l'incapacité de suivre un régime alimentaire à des taux normaux d'iode. Accepter un repas au restaurant, des invitations d'amis, acheter son pain à la boulangerie X ou Y, c’est tout simplement impossible. Le fromage suisse est malheureusement presque toujours élaboré avec du sel iodé, mais sans mention explicite. Alors oubliez la soirée fondue entre amis. L'art. 10 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse « Droit à la vie et liberté personnelle » stipule:
Nous exigeons une alimentation de base non iodée. Une médication forcée est inacceptable. Toute personne qui s'attaque aux denrées alimentaires agit de manière criminelle et peut être traduite en justice pour atteinte corporelle due à une grave négligence.
Les consommateurs sont privés du principe de libre arbitre. Plus personne n'a le choix entre des aliments iodés et non iodés, car il n'existe pratiquement plus d'aliments sans iode! Seules les personnes souffrant vraiment d'une carence en iode caractérisée doivent prendre cette substance – donc un médicament – sous surveillance médicale. Il est inadmissible de traiter toute la nation avec une prophylaxie générale par l'iode et d'être prêt à accepter de rendre ainsi malade une autre partie de la population. Nous autres, qui sommes touchés, en faisons malheureusement la douloureuse expérience sur notre propre corps. Personne n'a le droit de nous rendre malades en raison de certaines hypothèses médicales! Nous ne sommes pas des cobayes et personne n'a le droit de rendre malade son prochain par le biais d'une médication forcée.
Toutes les personnes affectées présentent un grand nombre de ces symptômes. Comme il est difficile d'établir un lien, les personnes passent d'un médecin à l'autre. La médecine essaie alors de combattre ces symptômes sans en trouver la cause. En raison d'informations erronées ou manquantes, un préjudice chiffré, estimé à des centaines de millions de francs chaque année, vient s'ajouter à celui de la souffrance des patients touchés. Car pour les patients touchés, l'état pathologique permanent est un énorme facteur de stress.
Comment éviter l'iodation?
L'observation d'un régime alimentaire très sain – et même bio – ne sert à rien, car l'iode est omniprésent. Seuls quelques agriculteurs bio (publication de la liste sur notre page d'accueil) ont réduit la teneur en iode de l'alimentation animale, afin que nous puissions tolérer ses aliments. Mis à part pour les produits de ces quelques agriculteurs ou autres boulangers bio qui ont recours à du sel non iodé, la sécurité en matière d'alimentation n'est plus garantie en Suisse pour de nombreuses personnes en raison des effets nocifs de l'iode issu de produits animaux et d'autres aliments iodés. La quête de nourriture ne faisant pas l'objet d'un ajout en iode est devenue un vrai marathon: Nous qui sommes touchés, nous devons aller en France pour faire nos courses ou opter pour des produits d'importation provenant de pays dans lesquels un supplément en iode n'est pas automatique, tels que la France, l'Espagne, le Portugal ou Israël.
Extrait du magazine « Gesundheitssprechstunde, die Gesundheits-Illustrierte zur Fernsehsendung, 30.01.04 n° 3 » (Émission TV sur SF2):
Dr. med. John van Limburg Stirum, Président de la société professionnelle de médecine nutritionnelle et orthomoléculaire de Suisse, déclare sur la question de l'iode:
« Il est incontesté qu'une carence en iode peut avoir des conséquences néfastes sur la santé. L'iode, qui fait partie intégrante des hormones thyroïdiennes, influence de nombreuses fonctions métaboliques essentielles: croissance squelettique, développement des organes génitaux, production de chaleur, réduction du cholestérol, consommation d'oxygène des cellules, synthèse d'acides gras, métabolisme du calcium, du phosphate et des protéines. De plus, il est intégré au système de rétroaction hormonal. Il n'est pas surprenant que, en cas d'utilisation inappropriée, l'iode – comme tout médicament – puisse entraîner des effets secondaires. On pourra citer ici les allergies, ainsi que les conséquences du surdosage: acné, anxiété, asthme, hypertension artérielle, troubles intestinaux, dépression, diabète, perte des cheveux, thyroïdite d'Hashimoto, troubles du rythme cardiaque, impuissance, ostéoporose, rhumatismes, agitation, kystes thyroïdiens, hyperthyroïdie, troubles du sommeil, transpiration abondante, troubles visuels, etc.
Du point de vue du consommateur, l'iodation répétée de nos aliments de base (tels que pain, fromage, viande – alimentation iodée pour animaux –, oeufs, lait, yaourts mais aussi frites, soupes ou encore salades et légumes aux engrais minéraux iodés), qu'elle soit directe ou indirecte, est devenue courante de nos jours et relève d'une médication forcée et inévitable, avec toutes les conséquences potentielles. Même dans la prestigieuse revue médicale « Lancet », Delange écrivait en 1998: « Au cours de toutes (!) les mesures d'iodation menées de la Suisse au Zimbabwe, des hyperthyréoses (hyperthyroïdies) induites par l'iode ont principalement été contractées par des personnes âgées. Même en cas de carences physiologiques en iode, il ne faut pas complètement écarter des effets secondaires graves. »
La détection précoce d'une suriodation reste problématique. L'iode est difficilement mesurable dans le sang, et les différents marqueurs de la glande thyroïde peuvent s'élever de 2 à 16 fois (!) tout en étant toujours considérés comme « normaux ». Face à cette marge colossale, l’éternelle question se pose: « Quelles sont donc les valeurs saines pour un individu? » De la même façon, ce sont avant tout les hyperthyroïdies modérées qui ne peuvent pas être dépistées. Les personnes touchées souffrent de palpitations cardiaques, d'hypertension, d'insomnie, transpirent souvent et sont nerveuses et agitées. Ce groupe de symptômes insidieux peut rapidement être interprété comme étant psychosomatique!
Primum nil nocere – d’abord ne pas nuire –, est l'un des plus anciens principes médicaux.