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Combien d'Italiens seront prêts à soutenir un éventuel retour de Silvio Berlusconi à la présidence du Conseil ? Ce triste sire, ou plutôt cire devrait-on dire tant son visage semble refait et maquillé pour effacer les traits de l'âge, prétend revenir avec ses promesses de vendeur à la criée.
A-t-il une ambition pour l'Italie ou cherche-t-il à profiter à nouveau de l'imunité pénale que le pouvoir pourrait lui apporter ? Lui qui a, pendant ses cinq précédents mandats, sans cesse cherché à modifier la loi en sa faveur afin d'échapper à la justice. En démocratie, il a bien le droit d'utiliser les possibilités que lui offre la loi. Mais quelle tristesse de voir cet illustre pays menacé à nouveau et peut-être tenté par une nouvelle séance de Grand-Guignol à sa tête. On peut espérer que les électeurs italiens auront le bon sens se mettre un point final à une aventure qui leur a fait tant de mal. L'Europe, quoi qu'on en pense, n'a pas besoin d'un nouveau désastre sur son flanc sud.