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Lors du Grand-Prix de Turquie dimanche 15 novembre, Sauber, l’équipe suisse de Formule 1, fêtera son 500ème départ dans la catégorie. L’occasion pour Sport-Auto.ch de retracer quelques-uns des plus grands moments de l’écurie helvétique fondée par Peter Sauber.
Après des succès en Endurance et aux 24 Heures du Mans, c’est en 1993 que Peter Sauber décide de se lancer en Formule 1 avec sa propre écurie. Plus de 27 ans plus tard, qui aurait cru que le nom de Sauber serait encore dans le paddock et dans le très sélectif club des 500 aux côtés de Ferrari, McLaren et Williams ? Ce chiffre en fait la 5ème écurie ayant participé aux plus grands nombres de courses dans l’histoire. Pas mal pour des Suisses sans circuit.
Des points dès la première course
Alors que l’aventure devait commencer sous la sphère Mercedes et en tant qu’écurie constructeur, la firme allemande lâche Peter Sauber au dernier moment. Celui-ci décide toutefois de se lancer en tant que privé dans le monde impitoyable de la F1. Il construit la C12 (avec le C pour sa femme Christine) et réalise l’exploit d’amener le Finlandais Lehto en 5ème position dès leur première course en Afrique du Sud en 1993. Motorisé tout d’abord par Mercedes, Sauber réalise deux bonnes premières saisons, se classant 8ème au constructeur en 1994 et évitant un drame mortel de justesse avec Werlinger. Pas assez néanmoins pour Mercedes, qui les abandonne une deuxième fois. De 1995 à 1996, les Suisses se tournent alors vers Ford avec l’appui de Red-Bull comme gros sponsor. Malgré deux pilotes expérimentés (Frentzen et Herbert), les résultats restent mitigés.
Des pilotes de renoms (1997-2005)
Entre 1997 et 2005, les saisons et les monopoles jusqu’à la C25 se succèdent. L’écurie suisse tient le choc et Peter Sauber a réussi son pari. Des deals avec Petronas, puis avec Red Bull et enfin un avec Crédit Suisse se suivent. Un partenariat à long terme avec Ferrari permettant de renommer les moteurs Sauber Petronas Engineering est aussi à l’ordre du jour. Connu pour développer les jeunes pilotes, l’écurie lance Kimi Räikkönen, Felipe Massa, Sebastian Vettel (1 GP) ou encore Robert Kubica. Un champion du monde (Jacques Villeneuve) et d’autres grands noms passeront aussi par la Suisse (Jean Alesi, Sergio Perez, Nick Heidfeld). Pendant cette ère, les hommes de Hinwil fêtent pas moins de six podiums et terminent régulièrement dans le Top 6 constructeur avec une 4ème place à la clé en 2001. Fin 2005, Peter Sauber décide de vendre 80% de l’écurie à BMW après plus de 10 belles saisons.
BMW Sauber et la victoire (2006-2009)
Courant officiellement sous le nom de BMW Sauber mais sous nationalité
allemande, l’équipe va connaître ses heures de gloire avec de nombreux podiums, une pole-position et une victoire. Un doublé au Grand-Prix du Canada en 2008 (mais avec l’hymne allemande) marque l’apogée du team, synonyme d’heure de gloire pour tout le travail réalisé à Hinwil. Après 4 saisons remplies de succès, la crise économique pousse BMW à revendre fin 2009. Encore une fois, Peter Sauber s’érige en sauveur en reprenant son écurie.
Retour en indépendant depuis 2010
Le rachat de son team sera de l’aveu de Peter Sauber plus émotionnel que réfléchi. Néanmoins, le Zürichois peut construire avec des installations et une soufflerie flambants neufs. Après deux premières saisons difficiles, l’équipe passe à deux doigts de la victoire avec Perez 2ème en 2012 à Monza, et signe quelques podiums. Mais avec une situation économique difficile, les Suisses vont plonger au classement pour finalement être vendu à Longbow Finance à l’été 2016. Mission toutefois réussie pour Peter Sauber qui maintient le nom Sauber et le drapeau helvétique en Formule 1 Alfa Romeo Sauber : un avenir assuré mais des regrets Sous l‘impulsion de Frédéric Vasseur nommé en 2017, l’écurie va se rapprocher de Ferrari et réussir quelques bons résultats. Un accord avec Alfa Romeo en tant que sponsor et partenaire va renommer l’écurie et assurer le futur à moyen terme. Néanmoins, il restera quelques petits regrets dans le cœur des fans suisses. Ceux de ne pas avoir pu voir l’équipe offrir une victoire à Peter Sauber (en 2012) et chanter le cantique suisse (hors BMW). Ou encore celui des partenariats manqués. En effet, que ce serait-il passé si Credit Suisse et Red Bull avaient uni leurs forces en 2000 ? Ou si Rolex et UBS au lieu de soutenir la F1 avaient investi dans l’écurie helvétique ? Ou quid encore du deal avorté avec Honda en 2017 ? Nul ne le saura, et place à l’avenir comme l’annonce Frédéric Vasseur à l’aube de ce grand-Prix de Turquie :
— Alfa Romeo F1 Team ORLEN (@alfaromeoorlen) November 12, 2020
Frédéric Vasseur, Team Manager: Nous faisons désormais partie des écuries historiques de ce sport. Parvenir à se maintenir sur le long terme en tant qu’équipe indépendante fait notre fierté et nous sommes confiants dans l’avenir : les 500 prochaines courses seront encore meilleures. Et ce serait bien de célébrer ce moment avec style en réalisant une bonne performance à Istanbul.
Sport-Auto.ch souhaite encore longue vie et beaucoup de succès à Sauber Motorsport.
Sauber Motorsport en quelques chiffres en 2020 :
GP disputés : 499
Victoire: 1 (sous BMW Sauber)
Pole-position : 1
Podiums: 27
Points : 865
Meilleurs tours : 5
Pilote avec le plus de GP dans l’écurie : Nick Heidfeld 125
Meilleur classement constructeur : 4ème en 2001
Champions du monde sous contrats : 3 (Villeneuve, Räikkönen, Vettel)
Futurs pilotes Ferrari formés: Räikkönen, Vettel, Massa, Leclerc
Crédits vidéo : @FIA Official, ©Moto Fever Crédits photos : ©Mercedes F1, ©AMG, ©Alfa Romeo Racing @FIA Official @Sauber