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La FINMA recommande la plus grande prudence à l'égard des prestataires financiers qui promettent des rendements ou des revenus d'intérêts anormalement élevés. Dans un premier temps, les rendements sont souvent très attrayants mais, en général, cela ne dure pas.
Selon le registre du commerce, cette entreprise de Zoug proposait des analyses économiques et des études de marché ainsi que des conseils commerciaux et financiers. Elle attirait les investisseurs en leur faisant miroiter des rendements allant de 12 à 40% et en leur proposant de placer leur argent dans des «projets» qu'elle se gardait bien de décrire en détail. Aveuglés par des promesses de rendements fabuleux, près de 300 clients ont placé quelque 50 millions de francs suisses au total auprès de Starcash SA en signant des «contrats d'investissement». La première année, ils ont bel et bien profité des rendements promis mais, par la suite, les versements ont pris fin.
Le ministère public de Zoug a fait appel à la FINMA. Compte tenu de la forte suspicion qui pesait sur l'entreprise quant à ses activités d’acceptation de dépôts du public sans autorisation, la FINMA a nommé un chargé d'enquête auprès de Starcash SA. Ses soupçons se sont très vite confirmés: Starcash SA avait détourné les fonds des investisseurs à d'autres fins et principalement pour financer le train de vie exorbitant de son actionnaire unique et de sa partenaire.
La FINMA a procédé à la mise en liquidation de l'entreprise et a interdit aux responsables d'accepter à l’avenir des dépôts du public ou de faire de la publicité sur cette activité. L'interdiction a été publiée sur le site Internet de la FINMA.
La société Starcash SA a eu recours à la pratique frauduleuse fondée sur le système de Ponzi, une forme particulière de système pyramidal. Dans les années 1920, Charles Ponzi avait attiré près de 40000 clients en l'espace de 45 jours en leur promettant des taux de rendement de 50%. Si le client souhaitait engranger son gain, Charles Ponzi le lui versait. Néanmoins, beaucoup de clients confiants et obnubilés par le rendement ne réclamaient pas cet argent et préféraient le réinvestir. C'est ainsi que Charles Ponzi a pu entretenir le mensonge pendant des mois et accumuler une fortune personnelle considérable.
Dans leur malheur, les clients trompés par Starcash SA ont tout de même eu de la chance. En effet, dans ce cas, des voitures onéreuses, une villa avec yacht sur le lac de Zoug et plusieurs résidences secondaires en Suisse et à l'étranger ont fait surface lors de la liquidation de l'entreprise. La FINMA a pu vendre ces biens luxueux et restituer aux investisseurs une part non négligeable des fonds initialement versés.