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Alexander Van der Bellen a remporté hier la présidentielle autrichienne. Le candidat indépendant issu des rangs écologistes a obtenu plus de 53% des vox, contre 46% à son rival Norbert Hofer du FPÖ (extrême droite anti-européenne). L’issue de cette élection à rallonge – un premier duel entre les deux candidats avait été invalidé en mai dernier – a été accueillie avec soulagement du côté des associations LGBT. La plus importante fédération du pays, HOSI, avait appelé à voter Van der Bellen. Les associations critiquaient le programme du FPÖ, axé sur la défense de la «famille traditionnelle». Elles redoutaient notamment une remise en cause de l’adoption conjointe pour les couples homosexuels (acquise cette année) et l’interdiction du mariage homosexuel, que Hofer souhaitait faire inscrire dans la Constitution.
— GGG.at (@ggg_at) 4 décembre 2016
Les couples gay et lesbiens autrichiens peuvent conclure un partenariat enregistré depuis 2010. En revanche, l’ouverture du mariage à tous les couples, proposée par les Verts, a été rejetée au Parlement par 110 voix contre 26, l’an dernier.
Le FPÖ en embuscade
Le président autrichien a un rôle politique traditionnellement limité: le pouvoir reste entre les mains du chancelier (actuellement le social-démocrate Christian Kern) et du Parlement. Toutefois, selon les derniers sondages, le FPÖ caracole en tête des intentions de vote (35%) pour les prochaines législatives, prévues au plus tard en 2018.