Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07021.jsonl.gz/171

En graphiques: notre tableau de bord climatique
Déréglé, changeant, le climat a un impact toujours plus important sur nos vies de tous les jours. C'est pourquoi La Liberté vous propose un tableau de bord dynamique montrant, sous la forme d'infographies interactives, l'évolution de différents indicateurs climatiques et environnementaux, des fluctuations de températures aux émissions de CO₂ en passant par la pollution de l'air.
Nicolas Maradan
Temps de lecture estimé : 1 minute
Les données présentées ci-dessous sont actualisées automatiquement de manière quotidienne, mensuelle ou annuelle. Elles sont réparties en cinq sections:
Le graphique ci-dessous présente les températures collectées par les trois stations du réseau suisse de mesures climatiques les plus proches du canton de Fribourg, à savoir celles de Payerne (située à 490 mètres au-dessus du niveau de la mer), de Château-d'Oex (1028 mètres) et de Berne/Zollikofen (553 mètres).
Fournies par MétéoSuisse , ces données sont homogénéisées. Cela signifie que les mesures passées ont été adaptées aux conditions de mesure actuelles. Les moyennes mensuelles sont calculées en mesurant la températures toutes les 10 minutes environ, y compris durant la nuit. Les graphiques ci-dessous sont mis à jour de manière mensuelle. Ils présentent les moyennes de chacun des 12 derniers mois comparées à la norme 1991-2020 calculée par MétéoSuisse.
L'infographie suivante montre l'évolution des températures en Suisse depuis la deuxième partie du XIXème siècle jusqu'à nos jours. Est représenté ici l'écart de la température moyenne annuelle par rapport à la moyenne des années 1961 à 1990. Si la barre est rouge, c'est qu'il a fait plus froid. Si la barre est noire, c'est qu'il a fait plus chaud.
Ces chiffres sont mis à disposition par l'Office fédéral de l'environnement, qui observe: «L’amplitude naturelle de la température annuelle moyenne de la Suisse est relativement importante. Toutefois, depuis 1950, les facteurs naturels ne suffisent plus à expliquer les variations observées. L’augmentation due à l’activité humaine des concentrations de gaz à effet de serre (GES) a contribué de manière déterminante au réchauffement observé.»
Le dioxyde de carbone (CO₂) est l'un des principaux gaz à effet de serre qui piègent la chaleur du Soleil dans notre atmosphère. En Suisse, la concentration de CO₂ est notamment mesurée depuis le Jungfraujoch, ce col situé entre le Mönch et la Jungfrau, dans le canton de Berne, à près de 3500 mètres d'altitude. Le graphique ci-dessous montre les valeurs en partie par million (ppm), à savoir le nombre de molécules de CO₂ pour un million de molécules d'air.
L'Office fédéral de l'environnement (OFEV), qui livre ces données, précise: «Les fluctuations saisonnières du cycle de végétation sont clairement visibles. Pendant la période de végétation, les plantes extraient du CO₂ de l'atmosphère par photosynthèse, tandis que pendant la période de dormance, elles en libèrent.» Mais la tendance est très clairement à la hausse.
L'OFEV ajoute: «Afin de limiter le réchauffement de la planète à moins de 2°C, la concentration de gaz à effet de serre (ce qui inclut également d'autres gaz comme le méthane, ndlr) doit se stabiliser à environ 450 ppm d'équivalents CO₂ d'ici la fin du siècle.»
Une bonne nouvelle en revanche: les émissions de dioxyde de carbone (CO₂) liées aux carburants ainsi qu'aux combustibles sont actuellement en baisse en Suisse. L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) observe: «Les émissions liées aux combustibles ont connu, après correction climatique, un nouveau recul en 2022: elles sont inférieures de 36% à celles de 1990 et de 4,9% à celles de 2021. Cette diminution est principalement due à l’augmentation de l’efficacité énergétique des bâtiments ainsi qu’au recours accru aux énergies renouvelables pour le chauffage.»
Mais les autorités fédérales nuancent: «Cependant, la majorité des bâtiments en Suisse (responsables d'environ trois quarts des émissions de CO₂ dues aux combustibles) sont encore chauffés au pétrole ou au gaz.» L'OFEV précise que, pour que les statistiques soient comparables d'une année à l'autre, l'influence de la météo hivernale sur la consommation de gaz et d'huile de chauffage est pondérée par la correction des variations météorologiques.
Concernant la baisse des émissions de CO₂ liées aux carburants, l'OFEV met en avant différents facteurs favorables comme le télétravail qui réduit les déplacements ou encore l'augmentation du nombre de voitures électriques sur les routes.
L'infographie suivante permet de comparer les émissions de CO₂ par habitant entre les différents pays européens. Ces chiffres ont été rassemblés par un groupement international de scientifiques, le Global Carbon Project. Ils sont mis à jour de manière annuelle.
Le graphique ci-dessous présente les quantités de précipitations enregistrées par les trois stations du réseau suisse de mesures climatiques les plus proches du canton de Fribourg, à savoir celles de Payerne (située à 490 mètres au-dessus du niveau de la mer), de Château-d'Oex (1028 mètres) et de Berne/Zollikofen (553 mètres).
Fournies par MétéoSuisse, ces données sont homogénéisées. Cela signifie que les mesures passées ont été adaptées aux conditions de mesure actuelles. Les graphiques ci-dessous sont mis à jour de manière mensuelle. Ils présentent les moyennes de chacun des 12 derniers mois comparées à la norme 1991-2020 calculée par MétéoSuisse.
Le canton de Fribourg compte plusieurs lacs de barrages sur le cours de la Sarine ou de la Jogne, dont le niveau évolue en fonction de la saison, des précipitations ou encore de la demande en énergie. Tous les barrages sont exploités par l'énergéticien Groupe E, basé à Granges-Paccot. Les graphiques ci-dessous montrent le niveau de remplissage actuel des lacs de la Gruyère, de Schiffenen et de Montsalvens. Ces données sont fournies par Groupe E et mises à jour quotidiennement.
A noter que, dès que le niveau du lac de la Gruyère se situe en dessous de 668 mètres sur mer, l'île d'Ogoz est accessible à pied.
Les deux infographies ci-dessous montrent le niveau de pollution de l'air dans le canton de Fribourg. Les mesures sont prises dans trois lieux: à Fribourg sur la route de Chamblioux et dans le parc du Domino, sur le boulevard de Pérolles, ainsi qu'à Bulle sur la rue de Vevey. Actualisées quotidiennement, ces données sont fournies par le Service de l'environnement de l'Etat de Fribourg.
Le premier graphique indique la concentration dans l'air des particules fines dites PM10, c'est-à-dire dont le diamètre est inférieur à 10 millièmes de millimètre. L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) souligne: «Les particules fines constituent un mélange complexe de particules primaires, qui sont issues directement des processus de combustion (p. ex., moteurs diesel, chauffages au bois) ou proviennent du frottement mécanique des pneus sur les routes, des freins, du revêtement routier et des tourbillons de poussière naturels, et de particules secondaires, qui se forment dans l'air à partir de gaz précurseurs (dioxyde de soufre, oxydes d'azote, ammoniac, composés organiques volatils).» Les particules fines peuvent notamment être néfastes pour le système respiratoire. Les valeurs ci-dessous sont exprimées selon des moyennes journalières en microgrammes par mètre cube d'air (µg/m3).
Le deuxième graphique, ci-dessous, montre la concentration en ozone selon des moyennes horaires maximales en microgrammes par mètre cube d'air (µg/m3). Au niveau fédéral, la valeur limite est de 120 µg/m3. Cheffe de la section air, bruit et rayonnements non ionisants au sein du Service de l’environnement de l’Etat de Fribourg, Béatrice Balsiger explique: «En 2013, la Conférence suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l’aménagement du territoire et de l’environnement (DTAP) a défini un concept stipulant que, dès qu’un seuil représentant une fois et demie la valeur limite (c’est-à-dire 180 µg/m3) est dépassé, une campagne d’information doit être menée auprès du grand public. Il est alors conseillé à la population, par exemple, de ne pas pratiquer de sport de manière intense durant l’après-midi ou de consulter un médecin en cas d’irritation des voies respiratoires. Puis, si nous atteignons deux fois la valeur limite (soit 240 µg/m3), d’autres mesures peuvent être prises, comme limiter la vitesse sur l’autoroute.»
Béatrice Balsiger ajoute: «L’ozone peut par exemple générer de la toux, des irritations des voies respiratoires ou des yeux. Mais heureusement, ces effets d’irritation momentanés sont réversibles. Cela signifie que si l’on va courir dehors alors que la concentration en ozone est très élevée, on aura peut-être de la peine à respirer. Mais une fois que les valeurs d’ozone sont à nouveau plus basses, ces effets vont s’estomper. Les personnes sensibles, comme les asthmatiques, sont particulièrement touchées.»