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L'Azerbaïdjan a libéré 17 prisonniers de guerre arméniens à la suite d'une médiation des Etats-Unis, a annoncé le premier ministre arménien.
Dans la soirée, le ministère des affaires étrangères arménien a précisé que le ministre Ararat Mirzoyan, son homologue azerbaïdjanais Jeyhun Bayramov et le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken s'étaient entretenus au téléphone «à l'initiative de la partie américaine» concernant «la réunion du 2 octobre à Genève», où les deux hommes ont évoqué un traité de paix.
Antony Blinken a salué cette libération et réitéré «l'engagement» des Etats-Unis en faveur d'une issue pacifique au conflit, ajoutant que Washington «apprécie les pas positifs de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan pour aller vers un accord de paix durable».
Le mois dernier, au moins 286 personnes ont été tuées dans ces affrontements. Une trêve négociée par les Etats-Unis a mis fin aux pires combats entre les deux voisins du Caucase depuis leur guerre de 2020.
L'Arménie, alliée de la Russie, et l'Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, se sont affrontés lors de deux guerres au cours des trois dernières décennies pour le contrôle du Nagorny Karabakh, une enclave majoritairement peuplée d'Arméniens rattachée à l'Azerbaïdjan.
Ces discussions font suite à la rencontre entre le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le premier ministre arménien Nikol Pachinian le 31 août à Bruxelles, sous la médiation de l'UE.
La guerre de 2020 entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan avait coûté la vie à plus de 6500 soldats et s'est arrêtée après un cessez-le-feu négocié par la Russie. L'Arménie a cédé des territoires qu'elle contrôlait depuis des décennies et Moscou a déployé quelque 2000 soldats russes pour veiller sur cette fragile trêve.
Après l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, les Arméniens séparatistes du Nagorny Karabakh avaient unilatéralement proclamé leur indépendance. Le conflit qui a suivi avait fait 30 000 morts. (ats/jch)
Le New York Times parlait de «l'érudit devenu diplomate». Henry Kissinger a réussi des coups de maître diplomatiques, parfois en marchant sur les principes démocratiques. Le mythique journal new-yorkais écrivait qu'il est considéré «comme le secrétaire d'Etat le plus puissant de l'après-Seconde Guerre mondiale».