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Histoire du mouvement
Parmi les précurseurs du mouvement transpersonnel ont peut citer William James, Otto Rank, Carl Gustav Jung, Abraham Maslow et Roberto Assagioli.
Pour l’anecdotique, des recherches laissent supposer que l’usage du terme « transpersonal » remonterait à un cours que William James arurait donnée durant le semestre 1904-1905 à l’Université d’Harvard. Jung aurait quant à lui, utilisé le terme « überpersonnlich » en 1916 et Emmanuel Mounier, fondateur du mouvement personnaliste fait usage de « transpersonnel » dès 1947.
Toutefois, c’est à Abraham Maslow que l’on doit son implantation définitive. Ce dernier travaillait alors sur les motivations humaines hiérarchisées par sa célèbre pyramide dans laquelle il distinguait dans un premier temps cinq niveaux de besoins, à savoir, les besoins physiologiques,les besoins de sécurité, les besoins d’intégration, les besoins d’estime de soi et les besoins de réalisation de soi. Néanmoins, Maslow ne tardera pas à découvrir une sixième catégorie de besoins, ceux concernant le dépassement de soi. Ce niveau supérieur regrouperait toutes les expériences de dépassement de la personne humaine vers la transcendance. Ces méta-besoins (meta-needs) comme les définira Maslow lui-même peuvent être considérés comme le niveau transpersonnel de sa pyramide.
Ce sixième niveau peut aussi se comprendre comme le niveau de la réalisation du Soi et non plus de soi. Il provoque un changement radical et possède un caractère discontinu en regard des autres niveaux de motivation humaines. Une métaphore du saut quantique en quelque sorte.
D’autre part, Maslow considérait que la psychologie humaniste, école à laquelle il pouvait se targuer d’appartenir devait être envisagée comme transitionnelle et préparatoire d’une psychologie transpersonnelle, transhumaine, centrée dans le cosmos plus que dans les besoins et intérêts humains.
Dans un tout autre régistre, dès 1955 à l’hopital psychiatrique de Prague puis par la suite aux Etats-Unis, Stanislas Grof commence sont exploration de la « folie ». Celle-ci lui permettra de distinguer quatre niveaux d?expériences ou d’états de conscience modifiés
Les expériences abstraites ou esthétiques
Ce sont des déformations, des visions de couleurs irréelles, de brillances, de formes kaléidoscopiques. Selon Grof, ce ne sont là que des déformations du décodage sensoriel, rien de plus.
Les expériences psychodynamiques
Il s’agit là de souvenirs d’enfance, Les plongées révèlent le souvenir d’événements biographiques précis, survenus depuis la naissance et qui sont parfois littéralement revécus.
Les expériences périnatales
Elle sont relatives aux souvenirs de sa naissance. Il s’agit ici de ce que Grof a nommé les matrices périnatales. Pour lui, le but de toute psychothérapie consiste à défaire les cordes qui entravent le flux vital, à défaire nos ancrages. Pour cela, un seul moyen. Il faut revivre sa naissance.
Cette expérience est d’ailleurs censée révéler à l?individu que quoi qu?il fasse dans sa vie, il n’échappera pas à l’néluctable, il lui faudra quitter ce monde dépossédé de tout ce qu?il aura accumulé et réalisé; ce monde auquel il s’était tant attaché. La similitude existant entre la naissance et la mort, la révélation sidérante que le début de la vie individuelle est semblable à la fin. C’est une expérience de renaissance.
Les expériences transpersonnelles
Dans ce type d’expériences, l’ndividu a le sentiment que sa conscience s’étend bien au-delà des limites habituelles de son ego, ainsi que de celles du temps et de l?espace.
Grof distingue deux catégories d’expériences transpersonnelles
La première concerne les extensions au sein du cadre de la Réalité objective dans laquelle il distingue trois sous-catégories :
Les expansions temporelles de la conscience dans laquelle sont classées les expériences embryonnaires, les expériences ancestrales, les expériences d’incarnations, la clairvoyance, la clairaudience etc.
Les expansions spatiales de la conscience avec par exemple, les voyages hors du corps, l’identification animale ou végétale, la conscience de groupe, la conscience planétaire, etc.
Enfin, les contractions spatiales de la conscience comme la conscience organique, tissulaire ou cellulaire.
La seconde concerne les extensions empiriques au-delà du cadre de la réalité objective avec les expériences de type spirite, les rencontres avec des entités, les expériences d’archétypes et les séquences mythologiques, la compréhension intuitive des symboles, l’éveil de la kundalini, la conscience de l’esprit universel.
Dès 1969 Maslow et Grof fondent « The Journal of Transpersonnal Psychology » bientôt suivi par la fondation de l’association pour la psychologie transperonnelle(ATP) en 1972 à laquelle se joignent Carl Rogers, Viktor Frankl, Antony J. Sutich, et Jim Fadiman comme cofondateurs et à laquelle se rallieront par la suite d’autres penseurs du transpersonnel tel Charles T. Tart et Ken Wilbert pour ne citer que les plus connus.