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Le conseiller fédéral Ueli Maurer craint que la présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en temps de crise ukrainienne ne nuise à la neutralité suisse. Il l'a dit dans une interview publiée jeudi par. Avant d'assurer regretter certains de ses propos.
"Dans une position exposée comme la présidence de l'OSCE", il existe un "danger croissant que la Suisse officielle ne soit plus considérée comme neutre", affirme le ministre de la Défense. Si la Confédération veut mener une politique de neutralité, elle ne peut pas avoir de tels liens, estime-t-il.
Divergences
Selon lui, il faut se demander si la Suisse est un petit Etat neutre et indépendant avec à sa tête le président de la Confédération Didier Burkhalter, ou si c'est le président de l'OSCE Didier Burkhalter qui domine.
Le Neuchâtelois avait de son côté affirmé mardi que la présidence de l'OSCE obligeait la Suisse à être "doublement impartiale". Selon lui, l'actuelle crise en Ukraine renforce la Suisse dans sa neutralité.
ats/jgal
Le Zurichois regrette ses propos
Dans cette prise de position, révélée par Le Matin, le Zurichois se dit "fortement attaché à la collégialité, ainsi qu’à la bonne collaboration avec ses collègues".
L'envoyé spécial de l'OSCE répond aux critiques
"Avec la charte de l'OSCE, il n'est pas question d'être neutre, mais d'être le gardien des principes et droits internationaux. En sa qualité de président de l'OSCE, Didier Burkhalter s'est exprimé clairement sur le référendum en Crimée et sur la décision de Moscou."
"L'OSCE n'est pas une institution de neutralité", a encore affirmé Tim Guldimann, qui dit ne pas comprendre en quoi la présidence de l'OSCE "nuirait à la neutralité de la Suisse".