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Naïf que je suis ! Je m'étais imaginé dans mon indécrottable ingénuité que les journalistes, lorsqu'ils se formaient à leur métier, étaient éduqués à éviter de manier les stéréotypes grossiers, de procéder à des raccourcis fallacieux ou de coller des étiquettes désobligeantes et absurdes.
Je pensais que les "un Arabe a commis un larcin" ou "un Noir remporte une compétition d'athlétisme" n'étaient depuis longtemps plus acceptables.
Que la déontologie journalistique commandait non seulement de respecter la réalité mais de veiller à la décrire dans des termes évitant de jeter l’opprobre sur des catégories de la population ou de stigmatiser des groupes du fait de leurs opinions.