Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06989.jsonl.gz/746

Le don vivant s'est considérablement développé ces dernières années. Le manque d'organes cadavériques et le meilleur pronostic du greffon ont contribué à ce développement. Toutefois, un nombre significatif de donneurs subissent un destin défavorable du point de vue psychologique, sans que les évaluations psychiatriques préliminaires nous permettent d'identifier ce groupe. L'évaluation psychosociale traditionnelle s'appuie sur la présomption d'une bienfaisance incontestable de la part du donneur et sur sa capacité à s'autodéterminer et à fournir un consentement éclairé. Il s'agit d'une étape fondamentale. Mais l'expérience montre que la volonté de donner peut être motivée par des processus psychopathologiques, tels que l'acquittement d'une dette morale imaginaire. Nous plaidons pour une évaluation qui investigue le sens aussi bien manifeste que latent du don.