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Il y a quelques années, la foudre tomba au coin de mon verger, où s’ébattaient une douzaine de poules âgées d’environ un an, fort assidues à pondre chacune leur œuf quotidien. Le tonnerre se confondit avec l’éclair, tant le point d’impact était proche, excluant toute manœuvre d’anticipation. Et mes douze poules de se précipiter dans le poulailler d’où elles ne sortirent plus durant trois jours, faisant du même coup la grève de l’ovule. Contrairement à ce que certains auront peut-être un peu hâtivement supposé, il ne s’agissait pas de poules de la race des Leghorns, excellentes pondeuses certes, mais facilement victimes d’émotions incontrôlables. Soucieux de laisser vaquer ces volatiles en toute liberté, au risque de les voir confrontés à quelque mauvaise rencontre, j’avais préféré la race des Amberlinks, généralement bien plus optimistes et dotées d’une meilleure capacité de résilience face à l’adversité.
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Au Moyen Age, on ne disposait que des chiffres romains pour écrire un nombre. Alors pour faire un calcul, il fallait recourir aux jetons sur une table de compte. Et écrire ensuite le résultat, à nouveau, en chiffres romains.
Une première étincelle a jailli vers 1143, à Tolède. Des moines ont traduit en latin un document arabe expliquant « les neuf chiffres indiens », le zéro, la numération de position que nous décrirons par la suite, et les quatre opérations de base du calcul écrit.