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Saviez-vous qu’après Israël et la Suède, la Suisse est l’un des plus gros vendeurs d’armes par habitant ? Saviez-vous que la Suisse a exporté du matériel de guerre pour un montant total de 412 millions de francs en 2016 ?
En 2016, la Suisse a exporté du matériel de guerre d’une valeur totale de 412 millions de francs suisses vers des pays tels que l’Allemagne (93 millions), l’Afrique du Sud (51 millions), les Etats-Unis (32 millions), le Pakistan (25,5 millions) et l’Arabie saoudite (12 millions).
Les principales exportations ont porté sur divers types de munitions et de canons antiaériens. Parmi les 70 États importateurs, il y en a aussi qui sont actuellement en guerre ou qui foulent aux pieds les droits de l’homme. Il faut donc partir du principe que des crimes de guerre contraires au droit international sont commis avec du matériel de guerre suisse. Prenons l’exemple de l’Afrique du Sud : en 2016, l’Afrique du Sud était le deuxième meilleur client de l’industrie suisse de l’armement et a acheté pour 51,3 millions de francs des équipements de conduite de tir et des pièces détachées pour la défense anti-aérienne.
Contrairement à d’autres Etats, l’Afrique du Sud n’est pas menacée militairement et avait certainement besoin d’acheter bien d’autres choses que du matériel de guerre à « Rheinmetall », l’industrie suisse de l’armement. De nombreux Sud-Africains vivent dans une grande pauvreté et ne reçoivent souvent aucune aide médicale lorsqu’ils sont malades. Et les canons et les grenades de Zurich ne sont pas des moyens de lutter contre la pauvreté et la maladie.
Un autre exemple est l’Allemagne. Depuis des années, l’Allemagne est l’un des meilleurs clients de l’industrie suisse d’armement. Dans le cadre de l’OTAN, l’Allemagne a effectué des opérations militaires dans les guerres au Kosovo, en Irak et en Afghanistan avec des armes fabriquées en Suisse.
En 2014, la filiale allemande de RUAG Holding AG a fourni pour quatre millions des munitions aux combattants Peshmerga kurdes en Irak. La société d’État RUAG Holding AG est considérée comme le plus grand fabricant de munitions en Europe.
En 2013, il a réalisé un chiffre d’affaires de 354 millions de francs suisses. Dans les conflits à travers le monde plus de personnes sont tuées par balles et autres munitions pour armes légères que dans les bombardements et les combats avec des armes lourdes.
Du fait que les contrôles à l’exportation relèvent de l’autorité allemande, le Secrétariat d’Etat suisse à l’économie (SECO) s’est déclaré non responsable. Néanmoins, l’accusation de « complicité de meurtre » peut être difficile à écarter. La neutralité est l’un des principes les plus importants de la politique étrangère suisse.
Dans l’idée originale, cela signifie que la Suisse n’est pas impliquée dans des conflits armés entre d’autres Etats. Cependant, le pouvoir de l’argent semble pousser certains représentants économiques et politiques à utiliser la neutralité comme un simple bouclier dénué de sens. Ce processus d’infiltration ne se limite pas à l’exemple de la Suisse.
Des violations du droit international et de la neutralité peuvent également être observées dans d’autres pays européens tels que l’Allemagne (avec, par exemple, la base américaine de Ramstein servant de plateforme de guerre) et l’Autriche (avec, par exemple, les transports de troupes et de chars de l’OTAN à travers le pays).
Lors d’une manifestation pour la paix en janvier 2017, le politicien allemand Christian Görke a déclaré : « Nous avons une responsabilité historique d’assurer la paix et le désarmement. Les chars ne font la paix nulle part. »
Source Kla.tv