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L'ancien directeur contre-attaque
Dans un document diffusé hier, il accuse ses responsables de «manipuler la réalité sur tous les plans» et de faire leur le précepte de Goebbels qui affirmait qu'«à force de répéter les mêmes mensonges, ils finissent par devenir vrais».
Ainsi donc, relève André Willemin, Swissmetal l'accuse d'avoir élaboré dans son coin un projet stratégique exigeant une fonderie unique et centralisée à Reconvilier tout comme la nouvelle presse à extrusion, et d'avoir remis ce projet directement au conseil d'administration. Faux!, dénonce l'ancien directeur, puisque c'est à la demande de la direction et parallèlement à son homologue de Dornach qu'il a élaboré «un concept industriel objectif, rationnel, argumenté et chiffré qui, contrairement à ce que prétend Swissmetal, ne comportait aucune exigence. Emettre une proposition, établir un scénario, ce n'est pas exiger!», tempête André Willemin.
Quant à l'accusation d'avoir transmis son concept directement aux administrateurs sans en informer la direction, il la qualifie de calomnieuse. Quant au rôle d'inspirateur de la lettre que les cadres de la Boillat avaient adressée au conseil d'administration, il n'en est pas à l'origine puisque «j'ai tenu le rôle de modérateur qui m'incombait. En réalité cette lettre a été suscitée par le comportement pour le moins inapproprié du CEO.»
Accusé de dresser le personnel de la Boillat contre la direction et de s'opposer à un nouveau système informatique, André Willemin demande «en quoi avertir la direction et le conseil d'administration d'un risque réel et sérieux est-il non conforme aux responsabilités d'un directeur. Se taire dans de telles circonstances serait coupable à l'égard de l'entreprise, et non le contraire.» Par ailleurs, il assure ne pas s'être opposé à la mise en place d'un logiciel intégré, mais avoir dénoncé «la légèreté et le manque de professionnalisme dans la conduite du projet».
S'agissant du mémorandum dans son ensemble, il constate qu'il tient plus de la propagande que de l'éclairage auquel il prétend et ne cherche en fait qu'à dégager le CEO de ses responsabilités. Enfin, l'ancien directeur annonce qu'il se réserve la possibilité de poursuivre pénalement et civilement la société «en raison de ses assertions publiques calomnieuses et répétées à mon encontre».
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Actualisé le 03.10.07 par webmaster