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A en croire les bétonneurs des Cherpines, cette zone serait idéalement placé par rapport aux axes de transit, à l'urbanisation passée et future de la ville, bref, serait un carrefour incontournable, dont le destin naturel serait d'être bétonné.
Au-delà de fait que la Plaine de l'Aire n'est desservie ni par le rail, ni par les transports public, que les ponts sur l'Aire sont rares et très étroits, cette affirmation m'a rappelé un publicité étudiée au cours de mes études de géographie qui vantait les mérites de la Bretagne comme étant un carrefour entre la mer et la terre, le nord et le sud, bref un lieu incontournable lorsqu'on songe à placer une usine, un commerce, une porcherie industrielle,... tout ce qui fait le charme actuel de l'ancienne Armorique...
Avec ce genre d'argument, on arrive rapidement à la conclusion tautologique suivante:
Tout lieu est au carrefour des quatre lieux qui l'entourent
(Les spécialistes de W. Christaller préféreront toutefois substiter "six" à "quatre", mais le résultat sera sensiblement le même...)
Pour illustrer cela, le géographe Roger Brunet, dans la notice carrefour de son dictionnaire "Les Mots de la géographie" écrit:
"Le terme est employé avec abus dans la promotion des lieux: toute ville, même minuscule se prétend carrefour. C'est aussi le cas de la géographie molle qui voit partout ou presque des positions de carrefour "privilégié" sans pouvoir dire si la ville est née du carrefour, ou le carrefour de la ville.[...] on a tout dit quand on dit carrefour, mais ce n'est parfois que le carrefour des courants d'air. Car tout lieu est un carrefour... par rapport à d'autres".
Bonne lecture !