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Sur le vif - Lundi 29.10.18 - 09.27h
A chaque victoire, à l'issue d'un processus parfaitement démocratique, d'un candidat qui ne leur plaît pas (donc immédiatement qualifié de fasciste, dictateur, etc.), nombre de nos beaux esprits se strangulent immédiatement, se parent de la toge de la résistance à la bête immonde, et en appellent au "respect des minorités". La minorité des perdants.
Fort bien. Je suis favorable à ce respect.
Mais, la démocratie étant étymologiquement le pouvoir au peuple, entendez au corps électoral, le premier des respects, pour un démocrate, est celui dû à la décision d'une majorité.
J'ajoute une chose : nos beaux esprits, quand c'est l'un des leurs qui remporte une élection, montrent en général le plus parfait mépris face à la minorité des perdants. Mais là, aucune importance. Puisque c'est pour la bonne cause.
Pascal Décaillet