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"Le gouvernement fait peur à la population", a lancé Marion Russek, co-présidente des Amis de la Constitution devant les médias à Berne, jouant sur le registre émotionnel. Tout comme les journalistes, qui instillent une "dose journalière de panique".
La loi Covid-19 est cependant inutile et dangereuse, a-t-elle poursuivi. "Les droits fondamentaux ne sont plus assurés". "La démocratie directe et le fédéralisme ont été envoyés aux soins intensifs", a abondé Nicolas Rimoldi.
Toute une série d'articles de la Constitution ont été violés par les mesures de lutte contre le coronavirus, a complété le co-président de Mass-Voll ("la coupe est pleine"). La vaccination mènera à une "société à deux vitesses*. "Et les libertés sont bafouées, notamment avec le "traçage complet des contacts."
Michael Bubendorf, porte-parole du comité référendaire, s'est lui inquiété de voir un "renforcement des mesures chaque session pour les dix prochaines années". Si la majorité des articles sont valables jusqu'en 2021, quelques-uns le sont jusqu'en 2031, rappelle-t-il.
Economie souffrante
Les mesures décidées par les autorités sont disproportionnées et désastreuses, a encore assuré Nicolas Rimoldi. La jeunesse en paie le prix fort. "Nous voulons de nouveau vivre."
L'économie est également mise à mal, a ajouté Josef Ender, porte-parole du comité d'action des cantons de Suisse centrale (UR/SZ/OW/NW) pour une politique "corona" raisonnable. La branche de la gastronomie est menacée. Des exploitants ont été mis en difficulté et des places de travail ont été perdues.
"La meilleure aide: mettre fin au lockdown"
"La meilleure aide est de mettre fin immédiatement au lockdown", a-t-il plaidé. L'entrepreneur précise toutefois ne pas être contre les indemnisations. Des alternatives existent.
Et Marion Russek de mentionner une motion, déposée par le conseiller national Pirmin Schwander (UDC/SZ) et soutenue par une vingtaine de parlementaires issus du groupe UDC. Le texte demande de transférer les mesures de soutien prévues dans une loi spécifique sur les aides financières.
Le comité référendaire s'insurge également contre les "médias achetés". Les grands groupes, comme NZZ, Tamedia, CHMedia ou Ringier, reçoivent des millions de subventions grâce à la loi Covid-19, a pointé Nicolas Rimoldi. "C'est la fin de la liberté de la presse."
ats/jfe
Un vide juridique difficile à combler
Défendant la loi devant les médias lundi, le Conseil fédéral a lui insisté sur le fait que le texte permet avant tout d'aider plus de 100'000 entreprises et un million de personnes en difficulté.
Si le non l'emporte, la loi cesserait de s'appliquer en septembre. Un vide juridique serait créé et il ne pourrait pas être comblé avant plusieurs mois, a précisé le président de la Confédération Guy Parmelin. Un tel scénario mettrait en péril de nombreuses places de travail ainsi que l'aide d'urgence.
Les aides financières concernent les indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail, les allocations pour perte de gain Covid-19 et les aides pour les cas de rigueur destinées aux restaurants, hôtels et au secteur du tourisme, ainsi que les mesures pour la culture, le sport et les médias. Elles devraient représenter un coût de 35 milliards à la charge de la Confédération.
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