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Le flop du flirt expliqué par la science
Toi, moi. Moi, toi, les yeux dans les yeux en train de siroter un Bellini. Et après? Après rien, chacun rentre chez soi avec son petit coeur en vrac. Une étude de l'Université du Kansas vient de prouver qu'en effet le flirt c'est pas glop. Comment? En mettant deux par deux 104 étudiants garçons et filles pour papoter une dizaine de minutes. Pas un speed dating, juste une causerie. A l'issu de l'expérience, il était demandé à chaque participant s'il avait flirté avec leur interlocuteur (ou cutrice) et s'il avait eu l'impression que ce dernier (ou cette dernière) leur avait fait du plat.
Seulement 18% de femmes et 36 de garçons ont remarqué le manège. Les responsables de l'enquête ont ensuite montré les vidéos de ces conversations à un autre panel d'étudiant. Histoire de voir si un spectateur extérieur serait plus à même de lire les signaux d'un badinage naissant. 22% des femmes ont correctement analysé les prémisses d'une parade nuptiale. Ce qui laisse 78% dans le bleu total. Mais qu'est-ce qui explique ce flop sentimental? Jeffrey Hall, l'auteur de l'étude, estime que le problème du flirt c'est sa discrétion, son audace censurée. "Car personne n'a envie de se retrouver dans une situation embarrassante. Donc on y va mollo. Du coup, les gens n'arrivent pas à distinguer un plan drague d'une discussion entre copains."
Pour le professeur en communication, la clé de la réussite dépend de deux choses: d'abord de se faire à l'idée que oui le type qui vous aborde est sans doute en train de tenter une ouverture et ensuite d'analyser le contexte. "Les gens sont ainsi plus réceptifs aux tentatives amoureuses selon qu'il se parle en soirée ou dans un bar, qu'au bureau ou dans le métro." Le M2, mauvais spot les gars.