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Né le 15 avril 1452, Léonard de Vinci est un homme d’esprit universel à multiples facettes. S’il est aussi sculpteur, botaniste, musicien, poète, philosophe, stratège militaire ou encore architecte urbaniste de génie, Léonard de Vinci se considère avant tout comme un ingénieur scientifique qui laissera une œuvre qui peut être considérée comme la plus diversifié que le monde n’a jamais connu. Sur ce plan, il développe des idées très en avance sur son temps, comme l’avion, l’hélicoptère, le sous-marin et même jusqu’à l’automobile.
En tant que scientifique, Léonard de Vinci, organisateur de spectacles et de fêtes grandioses, a beaucoup fait progresser la connaissance dans les domaines du génie civil, de l’optique, de l’hydrodynamique ou encore de l’anatomie qui fera de lui un précurseur médical majeur. Il est rapidement devenu maître de l’anatomie topographique, en s’inspirant de nombreuses études des muscles, des tendons et d’autres caractéristiques anatomiques visibles. Il pose les bases de l’anatomie scientifique, disséquant notamment des cadavres de criminels dans la plus stricte discrétion, pour éviter l’Inquisition qui l’interdisait pour des motifs religieux.
Sforza l’emploie à des tâches diverses sous le titre mythique d’« Apelle florentin », réservé aux grands peintres. L’artiste est ainsi « ordonnateur de fêtes et spectacles aux décors somptueux » du palais et invente des machines de théâtre qui émerveillent le public. Il s’occupe également de l’étude pour le dôme de la cathédrale de Milan et d’une version en argile pour faire un moule pour le « Gran Cavallo » (« Il Cavallo », le cheval de Léonard), une imposante statue équestre en l’honneur de Francesco Sforza, le père et prédécesseur de Ludovic ; faite de soixante-dix tonnes de bronze, elle constitue une véritable prouesse technique pour l’époque. Lorsque Léonard finit la version en argile pour le moule et ses plans pour le processus de fonte, le bronze prévu pour la statue est utilisé à la création de canons pour défendre la ville de l’invasion des troupes du Roi de France.
C’est à cette époque que Léonard réfléchit à des projets techniques et militaires. Il améliore les horloges, le métier à tisser, les grues et de nombreux autres outils. Il étudie aussi l’urbanisme et propose des plans de cités idéales. Il s’intéresse à l’aménagement hydraulique et un document de 1498 le cite comme ingénieur et chargé de travaux sur les fleuves et les canaux.
Vers 1490, il créé une académie portant son nom où il enseigne pendant quelques années son savoir, tout en notant ses recherches dans de petits traités. La fresque La Cène (1494-1498) est peinte pour le couvent dominicain de Santa Maria delle Grazie.
En 1499, lorsque les troupes de Louis XII de France prennent le duché de Milan et destituent Ludovic Sforza qui s’enfuit, sa statue équestre en argile est détruite par les Français, qui l’utilisent comme cible d’entraînement. Le Roi Louis XII envisage de découper le mur représentant La Cène pour l’emporter en France, comme l’imaginera également Napoléon Ier quelques siècles plus tard. Avec la chute de Sforza, Léonard entre au service du comte de Ligny, Louis de Luxembourg ; celui-ci lui demande de préparer un rapport sur l’état de la défense militaire de la Toscane. Le retour inopiné de Ludovic Sforza modifie ses projets et avec son assistant Salai, il fuit Milan en février 1499 pour Mantoue puis Venise.