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Pour traiter l’incontinence urinaire par urgences mictionnelles, on utilise généralement des anticholinergiques qui ont pour effet de bloquer les contractions anarchiques de la vessie. Lorsque ce traitement oral est inefficace, l’alternative est de pratiquer une injection de toxine botulique de type A (Botox) dans le détrusor ; mais les conséquences peuvent être une vidange incomplète de la vessie et la pose temporaire d’un cathéter. Or, de nouvelles études révèlent que l’un et l’autre de ces traitements sont appropriés en première intention.1
Des chercheurs américains ont mis en parallèle mode d’administration, qualité de vie et effets secondaires de ces deux traitements chez 500 femmes souffrant d’incontinence.
La moitié d’entre elles a reçu quotidiennement des anticholinergiques pendant six mois, et l’autre moitié une injection unique de Botox au niveau du détrusor. Dans les deux groupes, la qualité de vie a été améliorée de façon significative et le nombre d’épisodes d’incontinence a diminué de façon similaire, passant de 5 à 1,7-1,6 en moyenne.
Grâce au Botox, l’incontinence a totalement disparu pendant six mois chez 27% de ces femmes contre 13% de celles traitées par voie médicamenteuse.
En revanche, 5% d’entre elles ont dû avoir recours à un cathéter, et 33% ont souffert d’infections urinaires contre 13% dans le groupe traité par anticholinergiques – celles-ci ayant eu plus souvent la bouche sèche. Un mois après la fin du traitement, 60% des femmes ayant subi une injection de Botox contrôlaient encore leur vessie, contre 50% des femmes du groupe anticholinergique. A douze mois, les chiffres étaient passés respectivement à 38 et à 25%.
Ces résultats devraient aider les médecins à adapter leurs recommandations en fonction des besoins et profils d’effets secondaires de leurs patient(e)s.