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L'analyse de fractions-clés du génome pouvant être rattachées aux différentes espèces est une approche de mieux en mieux établie qui révolutionne l'étude de la biodiversité. Grâce à cette approche, il suffit d'échantillons d'eau pour effectuer un biomonitoring rapide des milieux aquatiques. Mais la caractérisation de l'ADN environnemental recèle aussi certaines embûches. Sous l'égide de l'Office fédéral de l'environnement, une équipe d'expertes et d'experts, dont beaucoup de l'Eawag, a élaboré un guide pratique qui indique les règles à respecter, de l'échantillonnage jusqu'à l'interprétation des données, pour obtenir des résultats fiables.
Même si l'analyse de l'ADN environnemental (ADNe) ne pourra jamais remplacer totalement la détermination et le dénombrement classiques des espèces, cette nouvelle technique est plus qu'un simple complément. Mais quels en sont les avantages et les inconvénients ? De quelles méthodes dispose-t-on ? Quelles sont les bonnes pratiques à respecter et à quels standards se référer ? C'est pour répondre à de telles questions qu'un nouveau guide, également disponible en allemand et en anglais, vient de paraître sous le titre «Utilisation de l'ADN environnemental pour la surveillance et l'évaluation biologiques des écosystèmes aquatiques».