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Le procureur général de Genève Olivier Jornot soutient l'accusation dans le procès de Fabrice A., le meurtrier d'Adeline, qui s'est ouvert lundi devant le Tribunal criminel.
KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI(sda-ats)
A la fin de la première matinée du procès, Fabrice A. a été interrogé sur sa situation personnelle. L'avocat de la famille de la sociothérapeute qu'il a égorgée en septembre 2013, lors d'une sortie accompagnée, lui a demandé de préciser sa passion pour les couteaux.
"Je n'ai pas de passion pour les couteaux, mais pour les couteaux Victorinox", a-t-il rectifié. Il s'est comparé à un collectionneur, même s'il a reconnu avoir utilisé un tel couteau dans une "occasion dramatique". Quant à savoir si l'égorgement était déjà un fantasme en 1999, lorsqu'il a commis son premier viol sur une femme à proximité d'une forêt, le prévenu a répondu ne pas s'en souvenir.
A la demande de la présidente du Tribunal criminel de Genève, Fabrice A. a évoqué sa première condamnation, pour viol aggravé. Il avait été surpris de la légèreté de la peine. Le procès en appel avait eu lieu alors qu'il était en Irlande. "Je vous emmerde. Venez me chercher, bande de cons!" avait-il écrit sur une carte postale envoyée à la justice genevoise.
Yann Arnold, un des défenseurs de Fabrice A., l'a interrogé sur son enfance. "Ma mère se résume à trois mots: mégalo, égocentrique et despotique", a déclaré le prévenu. Deux mots lui ont suffi pour décrire son père: "Pervers et alcoolique." Sa situation familiale était tellement insupportable qu'il a fait une tentative de suicide à 10 ans.
sda-ats