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| Note

8° XV, [1], 246, [2 bl.] p. {)(8, A-P8, Q4}
La préface, datée de Lausanne, le 8 avril 1768, contient des renseignements très précieux sur l'histoire de la publication de cet ouvrage, notamment le passage suivant (pp. VII-VIII):
"Je n'avois jamais pensé à donner cette dissertation en françois: j'avois même détourné MM. Didot et Grasset de faire imprimer les traduction qu'on leur en avoit offert. [...] J'ai été forcé de changer de plan, & une traduction détestable qu'on en fit à Paris me mit dans la nécessité, il y a quinze mois, de le faire réimprimer sous mes yeux, pour me soustraire à la honte d'avoir fait un aussi mauvais livre que celui qu'on publioit sous mon nom & qui n'est point le mien, quoique le traducteur ait cherché à le persuader au public [...]". L'ouvrage auquel Tissot fait allusion ici n'est autre que l'Avis aux gens de lettres & aux personnes sédentaires sur leur santé publié à Paris, chez J. Th. Hérissant fils.
Dans un avis inséré dans le Mercure historique et politique d'avril 1768 (édition La Haye et Lausanne), François Grasset dénonce les agissements du libraire genevois Pierre Pellet qui, au mépris d'un privilège qui lui aurait été concédé par LL.EE. de Berne, contrefait cet ouvrage. Le privilège en question n'a en fait été délivré par LL.EE. à Grasset qu'au mois de mai 1770, pour une durée de dix années.
Une partie de l'édition semble avoir été cédée par Grasset aux libraires Pierre François Didot, de Paris, et Benoît Duplain, de Lyon, pour lesquels des pages de titre spéciales ont été imprimées (v. tissot-san-68b et tissot-san-68c).
L'examen de différents exemplaires de cette édition permet d'établir que le texte a fait l'objet de deux compositions typographiques successives, la seconde (état B) corrigeant les erreurs indiquées dans l'errata inséré à la fin des feuillets préliminaires. Certains exemplaires, indépendamment de leur appartenance à une émission spéciale, présentent des séries de cahiers issus tantôt le la première tantôt de la seconde composition. L'exemplaire 1Q 372 BIS+1 contient la composition originale des cahiers du texte (état A). En revanche, le cahier liminaire, imprimé comme souvent en fin de travail, 'a connu qu'une seule composition (mis à part les modifications apportées sur la page de titre quant à l'adresse). Cette constatation donne à penser qu'une fois l'entier du texte composé, l'afflux des commande a incité Grasset a le faire immédiatement recomposer chez Tarin, le cahier liminaire ayant quant à lui été tiré à un nombre plus important d'exemplaires.