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L’invasion croissante d’espèces de plantes non indigènes (exotiques) est un facteur important de modifications globales dans la plupart des régions du monde. Dans les zones agricoles, ces nouvelles-venues exotiques peuvent causer de nouveaux problèmes et donc instaurer de nouvelles mesures de contrôle des mauvaises herbes. Dans les zones naturelles, des espèces exotiques nouvellement établies peuvent devenir dominantes et supplanter la végétation indigène, et menacer ainsi la biodiversité indigène. Des changements dans l’utilisation du terrain et dans les pratiques agricoles favorisent également l’apparition de nouvelles espèces exotiques. L’introduction et la propagation de nouvelles espèces de mauvaises herbes devraient être évitées afin de prévenir de futurs problèmes dans les zones agricoles et des invasions non désirées dans les zones naturelles. Ceci demande des méthodes pour reconnaître de nouvelles espèces potentielles de mauvaises herbes et des mesures de contrôle appropriées pour les espèces déjà établies. Le potentiel de nouvelles introductions est fort en Suisse. Quelques espèces problématiques dans d’autres pays européens ne sont pas encore établies en Suisse ou ne causent pas encore de problèmes majeurs; mais elles peuvent devenir envahissantes sous des conditions favorables. Les espèces qui peuvent causer de nouveaux problèmes en Suisse sont Jute de Chine (Abutilon theophras ti), Schlagkraut (Iva xanthifolia) et Alpiste deformé (Phalaris paradoxa). Des espèces nouvellement établies dans des zones naturelles comme Armoise bisannuelle (Artemisia biennis), Bident feuillu (Bidens frondosa) et Epilobe à tige glanduleuse (Epilobium adenocaulon), perturbent l’équilibre. Ces espèces causent de sérieux problèmes dans d’autres régions.
Production végétale
Spring J.-L., Reynard J.-S., Zufferey ,Verdenal T., Bieri S., Bourdin G., Blouin A., Carlen C., Rienth M., Cléroux M.
Une prospection effectuée dans une population de Syrah originaire des Côtes du Rhône septentrionales (F) a permis de sélectionner trois nouveaux clones de Syrah aux caractéristiques très intéressantes, diffusés par la filière de certification suisse.
Retarder la date du premier cisaillage présente un intérêt technique limité dans la gestion de la haie foliaire en viticulture. L’impact sur la croissance des entre-cœurs et sur la composition du moût reste faible.
Les produits phytosanitaires contiennent des substances actives et des coformulants. Agroscope a étudié pour la première fois les résidus de coformulants sur des plantes traitées et livre ainsi les bases en vue d’une évaluation des risques pour les consommateurs et consommatrices.