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Livre de la Genèse, chapitre 11
La tour de Babel
Après le déluge, les trois fils de Noé se dispersent pour fonder les peuples de la terre…
1 Tout le monde parlait alors la même langue et se servait des mêmes mots.
2 Partis de l'est, les humains trouvèrent une large vallée en Mésopotamie et s'y installèrent.
3 Ils se dirent les uns aux autres : « Au travail pour fabriquer des briques ! Au travail pour les cuire au four ! » Ils utilisèrent les briques comme pierres de construction et du goudron comme mortier.
4 Puis ils se dirent : « Au travail pour bâtir une ville, avec une tour dont le sommet touche les cieux ! Ainsi nous rendrons notre nom célèbre, et nous éviterons d'être dispersés sur toute la surface de la terre. »
5 Le Seigneur descendit des cieux pour voir la ville et la tour que les êtres humains bâtissaient.
6 Après quoi il se dit : « Eh bien, les voilà tous qui forment un peuple unique et parlent la même langue ! S'ils commencent ainsi, rien désormais ne les empêchera de réaliser tout ce qu'ils projettent.
7 Allons ! Descendons, embrouillons leur langage, et qu'ils ne se comprennent plus les uns les autres. »
8 Le Seigneur les dispersa de là sur l'ensemble de la terre, et ils durent abandonner la construction de la ville.
9 Voilà pourquoi celle-ci porte le nom de Babel. C'est là, en effet, que le Seigneur a embrouillé le langage des hommes, et c'est à partir de là qu'il a dispersé les humains sur la terre entière.
Marche à suivre :
- Vous pouvez vous amuser à lire le texte tout en regardant les bonshommes s’activer pour reproduire la scène.
- Si vous avez du matériel, refaites vous-mêmes cette histoire avec ce que vous avez sous la main…
- Et interrogez-vous sur son sens : que dit ce texte ? que me dit ce texte à moi aujourd’hui ? Ne lisez pas mon commentaire avant d’avoir réfléchi vous-mêmes. Vous pouvez envoyer vos questions et remarques à mon adresse : <email-pii>
Commentaire personnel de Véronique, catéchiste : à lire en dernier !
J’ai toujours été étonnée de constater que les hommes unis et parlant la même langue – ce qui me semblait souhaitable – étaient finalement dispersés sur la terre par Dieu !
Mais en y regardant de plus près, on peut se demander : qu’est-ce que ça veut dire exactement « Les voilà qui forment un peuple unique…rien ne les empêchera de réaliser ce qu’ils projettent ». Je vous laisse y réfléchir…
Que peuvent vouloir réaliser en commun les hommes, sans l’aide de Dieu ?
Si, comme moi, vous finissez par vous rendre compte que ce ne sera pas vraiment des choses bonnes pour tout le monde, alors le Seigneur fait bien d’intervenir…
Le fait que les gens ne se comprennent plus, et qu’ils n’habitent plus ensemble, peut les amener à devoir mieux se parler, dire ce qu’ils pensent, ce qu’ils envisagent, dépasser leurs frontières, faire un effort commun et construire ensemble quelque chose de beau ! Parce que leurs visions respectives ne sont plus évidentes immédiatement, un effort supplémentaire est demandé. Et souvent, quand on prend la peine de faire un effort, c’est dans le sens du bien, du bon et du vrai !
Dans ce cas, ce texte nous dit que, parce qu’il existe plusieurs peuples installés sur plusieurs continents, avec leurs cultures, leurs habitudes, leurs visions de la vie, il est nécessaire que tous se mettent ensemble autour de la table pour échanger sur ce qui fait la valeur de la vie humaine, avant de commencer à bâtir une « tour » ou un projet de grande envergure.
Cela me rappelle la phrase de Jésus dans l’évangile de Luc, chapitre 14, 28
« Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer, de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever… ».
Bonne réflexion et bon amusement !
Pour les catéchistes,
Véronique Müller Girard