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Urbain Salamin
Parcours de vie
Urbain Salamin, fils de Jules et d’Alodie, né le 23 janvier 1932 à Muraz/Sierre et originaire du Val d’Anniviers. Avec son frère Pierrot et sa sœur Liliane, ils vivent à Muraz.
Urbain parle avec fougue de Mayoux et des Mayens des Bouesses où il passe, enfant, de longs séjours merveilleux. Il suit ses écoles primaires à Sierre et enchaîne quatre années de culture chez les chanoines de Goubing. Son parcours scolaire est entremêlé de cours de musique avec Ms Darioli, George Hanni, Jean Daetwyler et Henri Chaix au Conservatoire de Sion. Il poursuit sa formation auprès de l’orchestre Swiss-Melody, très prisé en son temps.
Très tôt il se consacre à la musique en compagnie de son frère Pierrot et ils animent les bals de la région. C’est en 1956 qu’il fait la rencontre de sa femme Sabine de St-Niklaus et ensemble , partent à l’aventure : balades en musique à travers la Suisse, l’Europe et la Turquie. Notons parmi les dancings les plus renommés : l’Europa-Center à Berlin, le Hilton à Amsterdam ainsi que le complexe touristique des Milandes où se produisait Joséphine Baker.
Il fonde son groupe de musique, Vibraph-Bohême auquel se joignent José Marca et le frère d’Urbain, Pierrot Salamin. Plus tard, il donne le nom d’Urbie Sun à son orchestre.
Dans la foulées, trois enfants naissent. En 1963, Sabine prend domicile à Sierre alors qu’Urbain continue son périple musical en solitaire en jouant tour à tour du bandonéon, accordéon, vibraphone, trompette et piano. C’est à cette époque qu’il compose ses chansons, aujourd’hui encore reconnues par la SUISA (organisme qui perçoit des redevances de droits d’auteur).
En 1973, il décide de revenir à ses racines et la famille se fixe alors sur Zinal où il ouvre, le 14 avril 1973, la discothèque l’Alambic et le restaurant la Baratte en compagnie de sa femme. Sabine se charge de la restauration et l’on se rappelle du fameux filet Baratte flambé au whisky, des trois Médaillons ou encore de la très renommée fondue Alambic. Urbain était au piano et ne manquait pas une occasion de venir souhaiter la bienvenue à ses clients. Ce n’est que quelques années plus tard qu’une serveuse argentine, originaire de Buenos Aires, Jeannie, chanteuse et guitariste en ces heures, rejoint Urbain et Yves-Noel, batteur, dans l’orchestre du dancing. C’est l’époque où il compose deux titres et ensemble les enregistrent « Vivre à Zinal « et « Au Val d’Anniviers ».
Toujours féru de cueillette de champignons, il passe nombre d’après-midis à parcourir les forêts du Val d’Anniviers. C’est au détour d’un chemin, impressionné par le nombre de souches mourantes d’arolles et de mélèzes, qu’il décide de leur redonner une seconde vie. Il devient petit à petit sculpteur autodidacte. Au travers de ses mains, elles deviennent « naturellement » des œuvres d’art… Urbain découvre ces merveilles qu’il façonne en mettant en évidence leur beauté complexe, les magnifie. Sabine, quant à elle, se dédie au ponçage fin afin de leur donner cet éclat lisse et doux au toucher. A ce jour, Urbain a «sculpté» plus de 300 pièces qui varient entre 25 et 250 cm de hauteur.
En 1986, Urbain expose pour la première fois à l’office national Suisse du tourisme à Paris.
Autour de 1985, le dancing est transformé en discothèque. En 1994 l’établissement est vendu. Urbain et Sabine élisent domicile à Sierre. Ainsi se termine l’aventure professionnelle d’Urbain mais non sa passion pour les racines…
En 1995, taquiné par un metteur en scène, André Schmidt, il accepte de présenter ses œuvres en exposition dans l’espace Berclaz & Métrailler à Sierre (les Halles actuelles)
A la retraite, Urbain continue avec passion la création de multiples œuvres qu’il présentera
Urbain nous quitte en 2022, grand-père de 9 petits-enfants et de 3 arrière-petits enfants.