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27/05/2013
Mœurs et coutumes de l'Angleterre saxonne
L'éducation consiste principalement à l'apprentissage d'un peu de latin mais on passait bien vite aux exercices athlétiques, Les fils de nobles servent à la cour du roi comme pages et entreprennent même quelques occupations mineures. Le sport c'est à dire la chasse au cerf, sanglier, blaireau, loup etc... occupe beaucoup l'attention ainsi que la chasse au faucon et à l'épervier entraînés à la capture de proies en vol. Les chiens d'Angleterre possèdent la meilleure des réputation. Comme armes de jet, on utilise non seulement l'arc et la flèche mais aussi la lance et les pierres, un vieux croquis montre trois oiseaux touchés simultanément par un caillou. Le Roi Alfred se trouve mené à cultiver la lecture mais il apparaît que ses frères ne parviennent pas à acquérir ce genre de connaissance. Il est évident que la culture littéraire ne s'étend qu'à très peu de monde excepté les moines. Les amusements communs, « l’appât aux ours », la danse de l'ours, la musique et la danse, les chants de joie, la jonglerie, la bouffonnerie , les foires, les veillées et les fêtes de mariage. Ces festivités se prolongent pour plusieurs jours, un mariage se célèbre par une semaine entière de débauche tandis que les invités rivalisent à qui boira le plus d'hydromel. C'est lors d'une de ces occasions que le Roi Edmond est assassiné par le hors-la-loi Leof qui tire avantage de l'ivresse des serviteurs du Roi (946) ainsi aussi meurt Hardicanute (1042). Edgard cherche à restreindre ce vice en ordonnant que les coupes soient marquées par des lignes horizontales indiquant la taille de la gorgée à ne pas dépasser. Les textes du temps indiquent aussi la nécessité de réduire les rivalités entre les institutions monastiques. Les veillées et foires trouvent leurs origines dans les jeux célébrés lors des jours chômés ou les gens se rendaient par plaisir et pour y régler leurs affaires. Les Saxons sont réputés pour leur hospitalité; ils observent les coutumes particulières de l'est ainsi d'offrir de l'eau à l'entrée du visiteur dans la demeure, ils offrent aussi, parfois, des bains chauds. Il est curieux de constater que les soldats danois recrutés par les Saxons comme mercenaires à l'époque d'Ethelred II sont accusés d'actes de violence et de luxure parce qu'ils « se peignent les cheveux une fois jour, se baignent une fois par semaine et changent de vêtements fréquemment. » faits constatés comme provocation qui mène à leur massacre (1002). On donne le bain froid comme punition chez les Saxons car leurs amour de l'eau n'est pas excessif. Ils se lèvent très tôt, on dit qu'ils prennent leurs repas à 9 heures, à 3 heures et au coucher du soleil ? Le denier nommé livrée est généralement servi dans la chambre à coucher. Les ustensiles de cuisine consistent en récipients de cuir, pour bouillir l'eau, fabriqués par le sceo-wyrtha ou cordonnier, en chaudrons mis au feu sur un trépied et en fours de cuisson. La viande rôtie est servie sur une broche à chaque convive qui peut en découper autant qu'il en veut. Les maisons n'ont qu'un étage, la salle commune est la pièce principale ; Á l'heure du repas, elle devient un lieu de loisir public ou les voyageurs et autres peuvent avoir accès. L'invité est censé s'annoncer aux domestiques par un coup de trombe qui sert de sonnette ou de marteau de porte postée dans une partie visible de l'entrée. Si il porte une arme, il la dépose près de la porte avec ses vêtements de voyage avant de se présenter dans le corridor et se trouvait confiné dans la partie basse de la pièce principale attendant qu'on lui accorde une place accordement à son rang soit par terre soit sur la plate-forme. Les personnages d'un rang supérieur sont accueillis par l’hôte dans l'entrée et traités avec beaucoup de cérémonie. Une multitude de mendiants et d'oisifs encombrent les prémisses en dardant des regards concupiscents pas très contents d'attendre leur tour jusque la fin du repas pour nettoyer les restes. Parfois ils saisissent violemment la viande que portent les serviteurs. Il devient nécessaire de brider cette foule sans règles. Pour maintenir l'ordre, des gardiens, dotés de solides gourdins, sont postés dans l'entrée. Les murs de la salle sont garnis de trophées de chasse et de guerre, des massages des plus beaux gibiers, d'étendards, de boucliers et d'armes ramassées sur le champ de bataille. Venant de la salle, le coin des dames, en général, la chambre privée de la gente féminine de la famille. Il semble que les hommes dorment, couchés dans la salle, comme des soldats au bivouac, couchés sur le sol. L'estime dans laquelle se trouve tenue les femmes contribue de manière décisive à l'élévation des mœurs anglo-saxonnes. Elles sont présentes au début des repas, bien que les tables soient grossièrement taillées, les raffinement des couverts et des étoffes s'y trouvent observés et s'étendent aussi jusqu'au flanc des invités Elles excellent à de nombreuses activités viriles sans négliger leurs devoirs domestiques tout en trouvant le temps d'étudier, principalement les écritures saintes, les historiens latins, la poésie, la musique en plus de filer, de tisser, de broder et d'enfiler des perles. Il semble que même les femmes les plus pauvres ne sont réduites aux travaux des champs ou à des taches dégradantes. Les femmes enflamment l'esprit de leurs chefs pour des entreprises martiales, viennent en aide aux vaincus et veillent attentivement aux blessés et aux mourants avec l'avantage d'une connaissance considérable de l'art de guérir. Même à l'époque britonne, des exemples de reines braves et audacieuses, telle Boadicée qui refuse d'incarner une source d'inspiration pour les chansons ou de se trouver l'objet d'une admiration galante. Seaxburgha maintient son autorité de reine après le décès de son mari Conwealth. Ethelburga, la Reine des Ina est célèbre pour avoir mis fin à une insurrection, capturer une forteresse, durant l'absence de son mari. Les reines sont couronnées et sont assisses dans le Witenagemot (assemblée de justice) ou restent aussi d'autres dames de haut rang. Les Dames sont aussi présentes au Shiregemot (assemblée du comtat). Elles peuvent y exercer une influence avec succès, comme le montre l'exemple de Bertha, qui prévaut, avec Ethelbert de Kent , pour la reconnaissance et l'établissement du christianisme aussi dans l'Essex, la Mercie, la Nordtumbrie et l'Angleterre de l'est. Les deux rois les plus distingués, Alfred et Athelsan devaient entièrement leur culture à leurs mères, Osburge et Ethelfleda. D'influentes alliances matrimoniales contribuent à ce sentiment de respect. Les quatre filles d'Athelsan épousent des princes considérables. L'un d'entre eux, Hugues Capet établit la dynastie capétienne en France, une autre, Othon le Grand, Empereur d'Allemagne. Mais ce qui crée plus qu'autre chose leur suprématie, c'est la pureté et la dignité chrétienne de leur vie. Généralement dévotes et vierges vertueuses, épouses fidèles attentives aux sollicitations domestiques. Les mariages se contractent ou se dissolvent au bon plaisir des parties sans autres contraintes et La sainteté du mariage, jalousement préservées d'influences extérieures par des lois sévères. Une loi d'Alfred punit d'une amende et d’épousailles obligées, un homme qui déçoit par de fausses promesses de mariage une femme non fiancée. Les femmes possèdent le droit de propriété que ce soit en terres, en châteaux ou en esclaves. Les seules transactions à caractère pécuniaire des propriétés relatives aux fiançailles demandent compensation si le mariage n'est pas consommé. Ce pouvoir, à lui seul, contribue largement à une déférence respectueuse. La tare principale de la période se manifeste par le commerce d'esclaves librement pratiqué. Un père, pauvre, peut vendre ses enfants. Le Pape Grégoire note l'existence de ces enfants sur un marché romain. En 668, une loi limite la période de servitude à sept ans. Plus tard, la vente d'esclaves à des juifs ou à des païens est interdite. Ensuite, il est indiqué que seuls les criminels peuvent se vendre en dehors du pays. Même à l'époque de Guillaume de Malmesbury, au douzième siècle, la coutume de vendre des relations proches continue à prévaloir dans la Nordthumbrie. Dans l'histoire de son temps rédigée par Wulfstan, l'Évêque de Worcester raconte comment il stigmatise les habitants de Bristol pur ce trafic avec l'Irlande. Les voyagent s'entreprennent avec beaucoup de précautions, car, entre les bandits de grand chemin infestant les forêts et les seigneurs guerriers locaux qui arrêtent ceux qui se trouvent les chemins sur ses terres comme des voleurs s'ils ne préviennent de leur présence par des cris ou des sons d'oliphan. La sécurité n'existait qu'en compagnie. Un voleur, attrapé, est mis à mort sans autre évidence si ses amis ou son maître ne viennent pas le secourir. Sous le règne d'Ethelred, on paye beaucoup d'attention aux règles commerciales tout comme à la taxation des importations et des exportations. Des navires de commerce arrivent de Rouen amenant du vin et du poisson mais aussi de Flandre, de Normandie, de Liège et de France. Le bateau est taxé à un demi- sous et à un sous si il porte une voile. Les Flamands exportent probablement de la laine et ramènent des vêtements dont ils sont les principaux producteurs. On parle peu d'exportation durant cette période, à l'exception des bijoux d'or et d'argent qui semblent abondants et finement travaillés. A une époque aussi ancienne que le huitième siècle, au temps d'Offa, Charlemagne écrit pour se plaindre des pèlerins professionnels de la terre sainte qui passent sur son territoire et qui abusent des exemptions accordées aux pèlerins, pour faire de la contrebande en Europe sans être taxés. Athelsan stimule le commerce en ennoblissant les marchands les plus chanceux.
Source: Reed's manual of systematic history,Jarrold & Sons, 12 Paternoster Row, London 1871