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Masson Marcel
Huile sur toile
45 cm x 54 cm
Tableau acheté en galerie dans les années 80
En parfait état
Sans cadre
Ref: E34-26
Marcel MASSON (1913-1988)
Peintre français né en 1913. Sociétaire du Salon d'Hiver, du Salon de l'Ecole Française, du Salon des Indépendants.
Médaillé aux Artistes Français ainsi qu'à Arts, Sciences et Lettres.
Expositions en France et à l'étranger. Plusieurs acquisitions par la Ville de Paris. Choisi avec trois autres artistes pour l'Exposition de Caracas (Vénézuela) de 1962.
Prix de Montmartre.
Nul après Utrillo n'a évoqué les sites de la Butte avec plus de vérité que Marcel Masson. lui-même enfant de Montmartre. Mais ce qui, chez beaucoup de réalistes, ne demeure que narration facile et anecdote, devient chez lui éléments d'harmonie et de style, harmonie rare dans des tons dit « mineurs » (mais combien riches !) et composition sobre et toujours sûre. Expression d'un peintre aujourd'hui en pleine maturité, d'un artiste, ami de Vlaminck, et comme lui franc, sain et pénétré d'une humanité profonde.
Marcel MASSON alias Antoine Blanchard
Né dans une famille de petit industriel en menuiserie. Il apprend le dessin à Blois et intègre l'École des beaux-arts de Rennes en 1929. Trois ans plus tard, en 1932, il monte à Paris à l'École nationale supérieure des beaux-arts.
Reconnu par ses pairs, il obtient, après trois années d'études, le Prix de Rome en 1935. Il a servi dans l'armée française dans la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, il a remporté un prix du ministre français des Beaux-Arts et exposées dans les meilleures galeries à Paris.
Son père le rappelant auprès de lui pour s'occuper de l'entreprise familiale, il va pratiquement abandonner le dessin qu'il ne reprendra qu'en 1948. Marcel MASSON commence sa carrière comme décorateur pour le théâtre et le cinéma. Il est ensuite conseillé par Vlaminck lorsqu'il aborde la peinture de chevalet. Les murs de Montmartre et de la banlieue sont ses sujets de prédilection dans un style qui évoque les œuvres de l'artiste Japonais Oguiss. La galerie Marie Wild l'a accroché à ses cimaises.
Au salon de 1958, il expose trois toiles : Rue des Norvins sous la neige, Mairie du vieux-Montmartre et Devant l'église Saint-Pierre.
Afin de séduire une clientèle américaine, il adopte une palette plus claire et peint des scènes du Paris des années 1900. Nombre des sujets et de scènes qu'il a peintes sont issues d'une collection d'images des rues de Paris de la fin du xixe siècle. Il adopte, en feuilletant au hasard le bottin, un pseudonyme et signe « Antoine Blanchard » ; il va alors se lancer dans une production effrénée de toiles de qualité, dans un style mettant en scène le Paris de la Belle Époque influencé par l'art d'Eugène Galien-Laloue. Son succès fut instantané et ne se démentira pas.
Les toiles signées de son pseudonyme jouissent d'une cote importante, par comparaison avec les peintures plus intimistes signées de son vrai nom.
Il décède à l'âge de 78 ans.