Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07158.jsonl.gz/408

|Une étude menée par les professeurs Mireia Sospedra et Roland Martin de l'Université de Zürich et parue mercredi 10 octobre 2018 dans le journal Science Transnational Medicine ouvre une nouvelle porte et de nouvelles perspectives pour le traitement de la sclérose en plaques.

Cette maladie auto-immune dégénérative affecte le système nerveux central et enduit un dysfonctionnement du système immunitaire.
Il en résulte au quotidien des perturbations motrices, sensitives ou cognitives de plus en plus graves et bientôt irréversible.
Les traitements usuels se sont focalisés sur les différentes manières de bloquer les attaques du système immunitaire contre les gaines de myéline tout en ignaurant les agents pathogènes eux-mêmes.
Mais cette fois, l'étude a porté sur les cellules immunitaires responsables du processus pathologique et à leurs interactions avec la protéine GDP-L-fucose synthase, une enzyme en lien avec la flore intestinale des patients atteints.
Malheureusement, le chemin risque d'être encore long avant de trouver un véritable remède à la maladie.
Il faut se rappeler qu'une annonce similaire, portant sur une reprogrammation des cellules nocives, avait déjà été faite en juin 2010 par l'équipe du professeur Burkhard Becher au sein de la même université.
Par ailleurs, fin février 2018 et encore dans cette université, Andreas Lutterotti et Roland Martin se réjouissaient de cette nouvelle méthode, alors sous le nom d'ETIMSred, "Establishing Tolerance in MS".
À l'époque, on estimait les chances de réussite de cette nouvelle technique thérapeutique entre 60% et 75%.
"Nous croyons que les cellules immunitaires sont activées dans l'intestin et migrent ensuite vers le cerveau où elles provoquent une cascade inflammatoire quand elles rencontrent la variante humaine de leur antigène cible", explique Mireia Sospedra.
En prélevant du sang au sein d'un groupe de volontaires atteints avant d'y attacher à la surface cellulaire des fragments d'une protéine immunoactive et de réinjecter le tout, les chercheurs seraient parvenu à rééduquer le système immunitaire malade.
Ce traitement est annoncé sans aucun effet secondaire indésirable.
Après tout, même à 60% et sans effet secondaire, nous on est preneur.75% voire 100%, ce serait quand même mieux, beaucoup mieux.
(Lire également : Publication officielle, Pourquoi Docteur, Tagesanzeiger, RTS,
Wyss Zürich ETIMSred, SRF, )