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La préservation et l’enrichissement à long terme du savoir collectif et de l’héritage socioculturel sont des enjeux majeurs du développement durable. L’accès pour tous à l’Internet est désormais un enjeu majeur. Le «Rapport sur le développement durable 2012» considère que la garantie de la diversité culturelle et le maintien de l’héritage socioculturel sont aussi des enjeux du développement durable.
L’accès aux informations et leur utilisation sont d’une importance primordiale pour l’intégration sociale et l’exercice des droits politiques. C’est pourquoi il est important, dans une optique de développement durable, que l’ensemble de la société ait accès à Internet, qui constitue une source importante d’informations. Entre 1997 et 2010, la part de personnes qui utilisent Internet plusieurs fois par semaine est passée de 7% à 77%28. La part d’utilisateurs réguliers varie selon le revenu. Elle atteignait 95% en 2010 dans le groupe des personnes ayant les plus hauts revenus, contre 42% dans le groupe aux plus faibles revenus. Une certaine proportion de la population utilise Internet rarement, voire jamais.
Les aides publiques à la culture ont augmenté de 30% en quinze ans
Les communes, les cantons et la Confédération encouragent la diversité culturelle en accordant un soutien financier aux institutions actives dans ce domaine. Les plus grosses contributions sont versées par les centres urbains. Entre 1992 et 2007, les dépenses publiques en faveur de la culture ont progressé de quelque 1700 à 2200 millions de francs. Leur part dans le PIB a toutefois à nouveau diminué depuis le taux record de 2001, imputable à l’Exposition nationale Expo 02 (OFS 2010c).
L’activité culturelle la plus prisée en 2008 était «écouter de la musique», suivie de «lire des livres». Les concerts, les sites historiques, les musées et les cinémas connaissent aussi une bonne fréquentation (deux tiers de la population). Les activités culturelles que chacun pratique individuellement sont aussi des facteurs de développement personnel et de maintien du capital social. La photographie, d’une part, et le dessin ou la peinture, d’autre part, arrivent en tête: chacune de ces activités est pratiquée par environ un quart de la population. Près de 20% jouent d’un instrument. La pratique d’activités culturelles dépend fortement du profil de la personne, notamment de son niveau de formation et du revenu de son ménage. Ainsi, 82% des personnes de 25 ans et plus titulaire d’un diplôme du degré tertiaire vont au musée, contre 32% de celles qui ont un diplôme du degré secondaire (OFS 2011a).
La population suisse utilise trois fois plus de ressources que ce qui est disponible
La consommation des ressources non renouvelables ne permet pas de préserver les stocks disponibles pour les générations futures conclut le rapport. Selon les principes du développement durable, les stocks de ressources non renouvelables doivent être préservés, afin de laisser la possibilité aux générations futures de subvenir à leurs besoins. Or, l’augmentation de la consommation de matières observée ne va pas dans cette direction: l’ensemble des besoins matériels a augmenté de plus de 20% depuis 1992. Les conséquences sont, entre autres, une production croissante de déchets (augmentation de plus de 30% de déchets urbains produits depuis 1992). L’ensemble des besoins matériels par unité de produit intérieur brut (intensité matérielle) a cependant diminué de plus de 5% depuis 1992 grâce notamment aux progrès effectués dans les procédés industriels et à un accroissement du recyclage. L’héritage des générations futures est toutefois en partie préservé en ce qui concerne le capital humain. En témoignent l’amélioration des compétences en lecture des jeunes de 15 ans, la croissance des ressources humaines en science et technologie ou encore l’augmentation du nombre de demandes de brevets déposées. Finalement, l’augmentation de la part du produit intérieur brut affecté aux investissements démontre la volonté de l’économie d’améliorer son efficacité et de préserver son patrimoine productif.
À l’échelle mondiale, la répartition des ressources est également inégale. Ainsi, la population suisse utilise par habitant près de trois fois plus de ressources et services environnementaux que ce qui est disponible en moyenne par personne à l’échelle globale. La Suisse s’engage toutefois pour une répartition plus égale des ressources entre les pays à travers l’augmentation de près de 15%, depuis 1992, de la part de son revenu national brut consacré à l’aide publique au développement.
Définition du développement durable
La Suisse se fonde sur un concept du développement durable incluant les trois objectifs qualitatifs de solidarité sociale, de responsabilité écologique et d’efficacité économique, tel qu’il est décrit dans le Rapport Brundtland. Aucun de ces objectifs écologiques, économiques ou sociaux n’est prioritaire par rapport aux autres. Cela signifie que la réalisation de chacun d’eux ne doit pas se faire à long terme au détriment des autres.
Le «Rapport sur le développement durable 2012» publié par les Offices fédéraux de la statistique (OFS), du développement territorial (ARE) et de l’environnement (OFEV) ainsi que par la Direction du développement et de la coopération (DDC) à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable «Rio+20». Il fait le point sur l’évolution du développement durable en Suisse 20 ans après le Sommet de la Terre de Rio de 1992, qui ancra pour la première fois cette notion dans de nombreuses politiques nationales et internationales.
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