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Critique
Encore un film sur le thème de l'être humain comme premier et principal prédateur de la planète. Telle est en tout cas l'idée que se fait le professeur Ethan Powell (Anthony Hopkins) depuis que les gorilles qu'il étudiait en Afrique - au point de vivre avec eux et comme eux - ont été tués par des braconniers. En voulant défendre les primates, il a lui-même tué deux des chasseurs. Emprisonné, il se mure dans un silence total. Un médecin psychiatre, Théo Caudel (Cuba Gooding Jr) voit alors en lui un cas susceptible de servir sa carrière. Il perdra vite ses illusions, et se prendra d'amitié pour le professeur et sa fille (Maura Tierney), sans cesser de bénéficier de la compréhension et des conseils de son supérieur (Donald Sutherland).
Turteltaub, qui adapte là un roman de Daniel Quinn, fait appel à nos bons sentiments pour plaindre les gorilles, enfermés dans les zoos, et les détenus d'une prison psychiatrique. Le parallèle est cousu de fil blanc. Au passage, le réalisateur nous fait un petit bout de conduite sur le chemin de l'insoluble question du progrès (faut-il revenir en arrière?), de la perte chez l'être humain d'un mode de vie respectueux de la nature, des animaux et de lui-même. Question qui reste sans réponse.
La majeure partie du film est consacrée au face à face plutôt tendu entre Théo et Ethan. La musique lourdement dramatique écrase tout et vous laisse comme les gorilles du zoo: assommés.
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