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|Mensonges aux députés
||L'avis de droit fantôme|
Le 10 mai 2011, en séance plénière du Grand Conseil (GC), à l'ouverture des travaux de validation du contre-projet à l'initiative Ecole 2010,
Mme Anne-Catherine Lyon a déclaré être en possession d'un "avis juridique extrêment clair et limpide" qui lui aurait permis
de demander au Grand Conseil l'invalidation de l'Initiative. (Ecouter Mme Lyon:
vidéo 2min 3sec (16Mb) ou
vidéo abrégée 41sec)
Surpris par ces propos en totale contradiction avec le
Décret du 16 décembre 2008, j'ai fait une
demande à Mme Lyon de bien vouloir me
faire parvenir une copie de ce prétendu avis juridique.
Une 1ère réponse m'est parvenue le 15 juillet, à laquelle j'ai répliqué
par cette lettre.
Une deuxième réponse (survoler le texte en vert pour afficher nos commentaires) m'est parvenue le 10 août, à laquelle j'ai répliqué
le 12 septembre comme suit.
Les faits sont sans appel! Mme Lyon a menti. Et de quelle manière: elle invente un avis juridique fantôme pour démontrer
une prétendue invalidité de l'Initiative, et finalement se glorifie d'un prétendu fair-play d'avoir daigné entrer en matière.
Plus malhonnête tu meurs!
A noter que le député J-J. Haury n'a pas été dupe de cette manigance et l'a retoquée proprement
(vidéo).
L'Initiative coûterait 100 millions
C'est le chiffre avancé dans le rapport de majorité de la commission du Grand Conseil
(page 67 seule)
(rapport complet).
Mais ce rapport de majorité, qui l'a rédigé? la commission ou le DFJC?
Concernant le calcul des coûts induits par l'Initiative, on y lit page 67 d) al. 3:
La commission a également demandé une étude appronfondie des incidences financières de l'Initiative.
A qui la commission a-t-elle demandé cette étude «approfondie»(sic)? au DFJC bien sûr, qui s'est empressé de fournir des montants totalement disproportionnés.
Le tableau ci-dessous est éloquent.
|libellé du rapport|
(survoler le texte en bleu pour le détail)
|estimation du DFJC|
(CHF mio)
|notre commentaire||estimation des initiants|
(CHF mio)
|art. 3a: renforcement du français
||13||cette disposition n'implique en rien des moyens financiers supplémentaires.
Mettre l'accent sur le français, c'est avant tout abandonner les méthodes de lecture globales et les innovations aventureuses pour
l'apprentissage de la grammaire.|
Remarque:Le texte cerclé de rouge mérite attention: on y reviendra ci-dessous.
|0

|art. 5: école enfantine à 4 ans
||4||cette disposition vient d'Harmos et n'a pas à être imputée à l'Initiative||0

|art. 9: possible accroissement du nombre de redoublement
||2.5||Le laxisme actuel des conditions de promotion génère
beaucoup de dilletantisme, donc de redoublements. Une promotion annuelle avec moyenne générale telle que préconisée par Ecole 2010 permet un meilleur
accompagnement de l'élève et moins de redoublement. Peut-être que la restauration de conditions de promotion crédibles engendrera un accroissement
des redoublements à sa mise en oeuvre, mais rapidement l'ordre retrouvé diminuera les redoublements.|
En tous les cas, les promotions
facilitées à quelque degré que ce soit génèrent des redoublements aux degrés suivants: l'hécatombe dans les gymnases vaudois et les universités
coûte très cher! Le désordre coûte toujours plus cher que l'ordre.
|0

|art. 27: répartition des maîtres
||16||cet art. 27 n'apporte aucune modification à la loi actuelle, si ce n'est le
terme licencié qui est remplacé par titulaire d'une maîtrise universitaire, donc un coût induit de zéro francs.||0

|art. 43b: classe régionale d'encadrement
||2.7||Curieusement, le DFJC a largement sous-estimé ce poste. Les initiants ont
envisagé l'ouverture de 60 à 90 classes. Le coût de ces classes à effectif réduit a été estimé à sfr.240'000/classe/an. Les
économies résultées de cette diminution du nombre d'élèves dans les classes normales ne sont pas prises en compte.||~19.5

|art. 48: élèves de même profil dans même bâtiment
||60||En règle générale, cette disposition (qui est déjà en vigueur)
n'entraîne aucun surcoût. Dans les communes à petits effectifs, cette disposition non contraignante laisse à celles-ci
la liberté d'organiser les options à leur gré.|
Mais Mme Lyon a décidé que l'Initiatve devait coûter au moins 100 mios pour impressionner les députés, donc pour ce poste on met ... combien on met
... allez, on met 60 mios ... ils n'y verront que du feu!
|0

|art. 74: formation des enseignants
||3.75||La revalorisation du statut de certains enseignants par des formations en cours d'emploi
a été estimée par les initiants pour un montant total de 5.5 mios, à répartir sur plusieurs années.||5.5

|totaux||101.95||25

Cette estimation des coûts de l'Initiative faite par le DFJC est une juxtaposition de montants fictifs. Certains montants exhorbitants
sont avancés pour torpiller l'Initiative, d'autres, sous-estimés, illustrent le manque d'information du DFJC résulté du refus de collaboration
avec les initiants.
A remarquer que ce rapport de la commission consacre plus d'une page pour l'estimation des coûts de l'Initiative, mais seulement
une demi page (page 11) pour les coûts induits par la LEO.
Comme par hasard, les économies résultant de la primarisation des 5e et 6e sont soustraites des coûts de la LEO, mais pas de ceux de l'Initiative.
Les cerclages rouges ont été ajoutés pour mettre en évidence l'absence totale de communication entre le DFJC et les initiants
( ... on ignore toutefois, ... s'agit-il, ... on peut imaginer ...etc.). Cette remarque prendra tout son sens en découvrant le mensonge
ci-après.
Le patient travail d'horloger de Mme Lyon avec les initiants ...?
M. Claude-Eric Dufour, député, était membre de la commission d'étude de la LEO du GC. A ce titre, il a pu juger de l'attitude de Mme Lyon et de son
département (DFJC) vis-à-vis des initiants et de leur projet. Il a transmis son sentiment aux députés en ces termes
(vidéo).
Mme Lyon lui a répondu ainsi (vidéo).
Fourberie (Larousse: ruse basse et odieuse, jointe au mensonge) est le qualificatif approprié pour cette phrase de Mme Lyon à M. Dufour:
Etiez-vous présent, M. Dufour, lorsque ce patient travail
d'hologer a été fait avec les initiants?
Fourberie car ce patient travail d'horloger est une pure fiction, un mensonge supplémentaire. Fourberie d'utiliser ce mensonge pour railler
ce député en plénum, en exploitant des événements incontrôlables séance tenante.
Mme Lyon, cessez de mentir! Vous avez reçu une 1ère fois trois responsables de l'initiative 45 minutes:
très nerveuse, vous avez été négative et agressive, les accusant de créationisme.
Lors d'une 2ème rencontre de 90 minutes, vous avez été juste polie, vous laissant expliquer les objectifs
de l'initiative. A aucun moment, il n'y eu d'échanges de vues ou convergences, et encore moins de patient travail d'horloger.
Peut-être, Mme Lyon, considérez-vous que la participation de quelques membres du comité d'initiative aux groupes Harmos
(1 membre Ecole 2010 parmi une douzaine de délégués, dont les 3/4 du DFJC) est une composante de ce patient travail d'horloger?
Ayant participé à l'un de ces groupes, j'ai pu juger des directives que certains de vos délégués avaient reçues
pour évacuer toutes interventions critiques.
On a même vu dans un groupe une proposition des initiants acceptée par 7 contre 5, mais finalement écartée par le président au motif que la
majorité n'était pas suffisamment significative.
Mme Lyon, vous avez tout fait pour vilipender le travail des initiants et déprécier leurs propositions.
Les observations faites par M. Dufour en commission confirment l'attitude hautaine et méprisante que les initiants ont ressentie.
Le rapport de la commission confirme l'absence d'échanges et de concertation (les cercles rouges).
Votre patient travail d'horloger n'est que bluff et baliverne.
|Mensonges aux médias et aux citoyens
||Les notes à l'école enfantine|
Avant même le dépôt de l'initiative, Mme Lyon l'a attaquée , mensonge à l'appui.
Le 23 janvier 2008 , elle déclarait à une journaliste de 24 heures: il faut se rendre compte que l'initiative demande l'introduction
des notes dès l'âge de 4 ans
(extrait de l'article) (survoler le texte en vert pour commentaire).
Les élèves dans des ghettos
Une autre manière d'attaquer l'Initiative: la falsification de son texte.
Fin juin 2011 paraissait dans 24Heures et Le Temps un
article de Lise Bourgeois (survoler le texte en vert pour commentaire).

|Abus de position et abus de droit
||L'Initiative interdite de lecture en salle des maîtres|
En septembre 2007, les initiants ont envoyé aux conférences des maîtres du canton une information relative au lancement de l'Initiative.
Cette diffusion a été
interdite par le DFJC
, au motif qu'elle violait
art. 4 de la Loi Scolaire. Or cet article proscrit toute forme
de propagande destinée aux enfants et à leurs parents, et non aux enseignants. Il suffit d'aller voir le tableau d'affichage de n'importe
quelle salle des maîtres pour s'en convaincre.
L'interdiction de diffusion de notre information aux enseignants était abusive. Dans la mesure où cet envoi réservé aux enseignants
traduisait l'intérêt que les initiants portaient leur appréciation, cette interdiction illustre a contrario le
prétendu fair-play de Mme Lyon.
De son côté, Mme Lyon ne s'est pas privée de réunir toutes les conférences des maîtres pour leur infliger son matraquage en faveur de la LEO,
complété par l'envoi d'un fascicule de 24 pages avec en titre: Une école qui répond aux défis du futur (le slogan précédent était:
une école en mutation (EVM): on a vu le résultat!)
Bon! Mais Mme Lyon respecte au moins ses collègues du Conseil d'Etat!
Eh non, guère plus que les députés, initiants, journalistes, parents et enseignants!
Le 28 septembre 2010, 24Heures relatait la conférence de presse pour la
présentation de la version corrigée du contre-projet à l'Initiative Ecole 2010
(extrait de l'article)
(survoler le texte en vert pour commentaire).
En exergue, il est annoncé: Le nouveau texte, avec lequel l'ensemble des membres du Conseil
d'Etat «se sent bien»,
propose en particulier la suppression de la voie secondaire à options.
Sachant que le conseiller d'Etat J-C. Mermoud avait participé au congrès UDC de Champvent qui avait à l'unanimité
soutenu l'Initiative, je me suis étonné que l'ensemble des membres du Conseil d'Etat «se sente bien» avec le projet de Mme Lyon.
J'ai contacté la journaliste, qui m'a confirmé avoir repris mot pour mot les propos de Mme Lyon.
En déclarant à la presse que l'ensemble du Conseil d'Etat «se sent bien» avec son projet, Mme Lyon se rend coupable
d'une double déloyauté:
- elle abuse de la confiance de son collègue en lui prêtant des intentions qu'il n'avait certainement pas.
- elle viole une règle immuable qui veut que les déterminations individuelles des membres d'un conseil exécutif, ici le Conseil d'Etat,
restent confidentielles.

|Déni de fonction
||Les engagements du Conseil d'Etat|
Dans son Rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil sur la modernisation de l'Etat, on trouve cette
déclaration d'intention (ch. 5 dern al.).
(Rapport complet (dans un nouvel onglet))
Dans le message du Conseil d'Etat aux soldats libérés de leurs obligations militaires, on lit
.
(message complet)
Par ces messages, le Conseil d'Etat s'engage à être à l'écoute! Il invite les services de l'état à faire de même, condition nécessaire selon lui
pour faire
aboutir son projet de modernisation de l'Etat.
Mme Lyon est à l'opposé de cet état d'esprit. Par son autoritarisme maladif, par son refus systématique d'être à l'écoute, elle faillit
aux engagements du Conseil d'Etat. Par ses manigances et ses mensonges, elle le déshonore.
Dans le rapport précité (modernisation de l'Etat), le Conseil d'Etat fait également
ce constat (ch. 2 al.5). Les agissements décris
ci-dessus ne peuvent que renforcer cette crise de confiance.

|Conclusion
||Les malhonnêtetés ci-dessus, complétées par une utilisation abusive des resources publiques pour soutenir une campagne déloyale
ont certainement faussé les résultats du vote. Le peuple vaudois ne saura être rendu responsable du fiasco prévisible de la LEO.|

|Tourner la page

|Franz, l'écolier vaudois compagnon d'Ecole 2010 m'a trouvé triste et révolté. Il m'a dit: t'en fais pas,
«le mensonge a les jambes courtes».|
Il m'a encore dit: Comme moi, tu n'a rien compris à l'école vaudoise et tu as été puni.
Comme moi, accepte avec humilité
pénitence et injustice.
Il a conclu:
Fais ce que dois, advienne que pourra.

février 2012 réd. resp.: D. Lambelet
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