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Almir Narayamoga est né en 1974 à Lapetanha. Élu chef de son village à 17 ans, puis du peuple Surui à 26 ans, il a été le premier Surui à aller à l’Université à Goiana. Il a découvert internet pendant ses études et en est revenu avec un ordinateur, en plus d’un diplôme.
En 2007, il se réfugie aux États-Unis, car sa tête est mise à prix au Brésil. Il en profite pour rencontrer des dirigeants de Google pour les convaincre de l’aider dans son combat pour la préservation de la forêt.
En 2008, il reçoit le prix Prix IGFM-2008 des droits de l’homme décerné à Genève.
Le chef Almir, cherche un « modèle où la protection de l’environnement serait aussi liée au profit ». Il tente tout d’abord de renouer avec les traditions, en réapprenant aux Suruí à se dessiner des peintures rituelles sur le corps, en instaurant des cours de portugais et de tupi-mondé, la langue locale, ou encore en mettant en place un programme sanitaire pour faire reculer la mortalité. Puis il met sur pied un plan sur cinquante ans pour une gestion durable des ressources de la forêt : il instaure un moratoire sur l’exploitation forestière, plante 100 000 arbres et traque les abattages clandestins grâce à des GPS fournis par Google.
Il lance également un projet de compensation carbone, certifié par deux organismes internationaux en 2012. Le principe : vendre des crédits carbones à des entreprises qui souhaitent compenser leurs émissions de CO2, correspondant à la protection des arbres, réservoirs de gaz à effet de serre. Résultat : malgré une déforestation illégale qui perdure sur leur territoire, les Suruí ont pu éviter l’équivalent de 250 000 tonnes d’émissions carbone entre 2009 et 2012.