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Le taux de participation a été de 60,86% lors des élections de dimanche en Arménie.
KEYSTONE/AP PAN Photo/KARO SAHAKYAN(sda-ats)
Le Parti républicain (HHK) du président arménien Serge Sarkissian a remporté les élections législatives de dimanche, selon les résultats officiels publiés lundi. Le scrutin a toutefois été entaché de fraudes selon l'opposition.
Le HHK a remporté 49,12% des suffrages tandis que l'alliance d'opposition conduite par l'homme d'affaires Gagik Tsaroukian obtient 27,32%. Le parti pro-gouvernemental Dachnaktsoutioun a obtenu 6,57% et le bloc d'opposition Yelk ("Sortie") 7,77%. Ces deux partis obtiennent suffisamment de voix pour faire leur entrée à l'Assemblée nationale, le parlement monocaméral arménien.
Les républicains et le Dachnaktsoutioun, partenaire dans l'Assemblée sortante, devraient à nouveau créer une coalition, et nommer le Premier ministre. Le poste devrait revenir au sortant Karen Karapetian.
Accusations de fraudes
L'Arménie n'a jamais connu de transfert de pouvoir à l'opposition via un processus électoral et les soupçons de fraudes, agités par l'opposition, pesaient sur le scrutin de dimanche.
"Nous avons observé de nombreuses irrégularités dans les bureaux, des violations du secret du vote et des votes multiples", a déclaré dimanche à l'AFP Hovsep Khourchoudian, un dirigeant d'une des coalitions d'opposition.
Pendant la campagne électorale, la délégation de l'Union européenne en Arménie et l'ambassade des Etats-Unis avaient exprimé dans un communiqué commun leur "inquiétude face aux informations faisant état d'intimidation des électeurs, d'achat de votes et d'utilisation des ressources de l'administration en faveur de certains partis".
Passage au régime parlementaire
Le gouvernement avait cependant promis d'organiser un scrutin exemplaire, le pays ayant déjà connu des violences post-électorales déclenchées par des accusations de fraudes. En 2008, l'élection de Serge Sarkissian avait par exemple donné lieu à des affrontements entre la police et des partisans de l'opposition ayant fait 10 morts.
Ces élections étaient les premières depuis la nouvelle Constitution approuvée par référendum en décembre 2015 qui a fait passer le pays au régime parlementaire. L'an prochain, le président de la République sera élu par le Parlement et non plus au suffrage universel comme c'était jusqu'ici le cas.
ATS