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Deux femmes trans seraient en lice pour les sélections aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, le mois prochain. Il s’agirait d’athlètes britanniques, dont le nom n’a pas été dévoilé. Selon le «Daily Mail», elles ont déjà représenté le Royaume-Uni dans des épreuves européennes. Le tabloïd cite Delia Johnson, une consultante sur le sport et les personnes trans: «Elles devraient être sélectionnées, mais elles craignent de se voir accusées de tricherie.» Cette ancienne ambassadrice trans aux Jeux de Londres, en 2012, estime que la pression pourrait brider leurs performances.
Contrôles hormonaux
En cas de qualification, ces athlètes pourraient être les premières à bénéficier des nouvelles règles fixées par le Comité international olympique (CIO) en novembre dernier. Elles permettent de participer aux compétitions sans avoir subi d’opération chirurgicale de réassignation. Cependant les femmes doivent accepter de se soumettre à des contrôles hormonaux. Leur taux de testostérone doit rester en-dessous d’un niveau fixé. Elles doivent également accepter d’être intégrées à la catégorie féminine pour au moins quatre ans. Les hommes trans peuvent, quant à eux, participer aux épreuves masculines sans restrictions.
Un des artisans de cette réforme est le triathlète américain et militant LGBT Chris Mosier. En juin, il est devenu le premier homme trans à intégrer le Team USA dans des championnats du monde, en l’occurrence ceux de duathlon (une discipline non olympique). A 35 ans, Mosier a récemment fait sensation en posant nu pour le traditionnel «Body Issue» du magazine «ESPN».
— GLAAD (@glaad) 29 juin 2016