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Kromeriz fait partie des trésors de la République tchèque. En 1998, les jardins et le château de la ville ont été inscrits sur la Liste du patrimoine culturel et naturel mondial de l'UNESCO.
Kromeriz, ville classée, particulièrement riche en monuments architectoniques, s'étend au milieu de la plaine fertile de Hana, en Moravie centrale, à 38 km au nord-ouest de Zlin, ville de la chaussure de Bata. Connue déjà en 1110, Kromeriz a eu une histoire mouvementée, étroitement liée à l'Eglise catholique. Dès le 12ème siècle, elle appartenait aux évêques, depuis 1777, aux archevêques d'Olomouc. C'est dans ses murs qu'est né Jan Milic, prédicateur et réformateur de l'Eglise, un des prédécesseurs de Jan Hus. Les nombreux monuments d'architecture bien conservés datent notamment du 17ème siècle. Les bâtiments des époques précédentes ont été détruits, en majeure partie, pendant la guerre de Trente Ans, quand la ville a été longuement assiégée par les troupes suédoises.
Les regards des visiteurs de Kromeriz seront, certainement, attirés par le bâtiment de l'hôtel de ville avec son inhabituelle horloge. A la pointe sud de la grande place, se dresse la tour du château de Kromeriz, haute de 84 mètres.
Le château est le monument historique le plus important de la ville. La salle du château la plus connue est celle de la Diète où, en 1848, a eu lieu la réunion constituante de la Diète de la monarchie autrichienne. Le château de l'archevêque est surtout renommé pour ses collections de tableaux de grands maîtres. On peut y admirer les oeuvres du Titien, de Cranach ou de van Dyck.
Les salles représentatives du château sont, souvent, le théâtre de sympozium ou autres manifestations internationales. Elles sont, aussi, très recherchées par les cinéastes. Milos Forman, par exemple, y a tourné le film Amadeus. Le profil de la tour est représenté sur le billet de banque de mille couronnes tchèques. Les jardins du château sont aussi très connus, car ils représentent non seulement les poumons verts de la ville, mais aussi un exemple unique d'architecture de jardin en Tchéquie et en Europe.
Le Jardin Floral
L´aménagement du Jardin des Plaisirs, réalisé hors des enceintes de la ville sur un sol peu fertile pour le plaisir de tous les amateurs des arts par les architectes italiens Philibert Luchese et Giovanni Pietro Tencalla, est devenu partie de la transformation de la ville détruite fin de la premiere moitié du 17e siecle par la guerre. Sur 16 hectares on a construit un jardin italien avec des chemins entre les hautes haies, avec une galerie de 244 mètres de longueur abritant les statues de l'histoire et de la mythologie antique, avec la Rotonde centrale dans le centre géométrique, laquelle rend hommage à l'art des sculpteurs, peintres de fresques et stucateurs. Une nouvelle entrée, ajoutée au 19e siecle, forme une Cour d'honneur du type classiciste, enfermée des deux côtés par deux grandes serres (la Grande et la Tropique) qui abritent une collection de plantes tropicales. Le milieu du jardin est utilisé aux expositions, concerts, festivités et avant tout aux visites et promenades des citoyens de la ville et des visiteurs. Pour son authenticité historique et stylistique de l´architecture et des modifications paysagistes et jardinieres dans une qualité et pureté stylistique exceptionnelle conservée jusqu'à nos jours, tout le complexe en tant qu'ensemble exemplaire influençant le développement de l'architecture paysagiste en Europe a été inscrit en 1998 sur la Liste des Monuments Culturels et Naturels Mondiaux de l'UNESCO.
Quelques mots d'abord sur la ville d'Olomouc. Avec ses 100 000 habitants, elle est la cinquième ville en République tchèque. S'étendant au coeur de la Moravie, le long de la rivière du même nom, Olomouc est surnommée "la perle sur le coussin vert". C'est une ville à tradition culturelle ancienne, siège d'organes ecclésiastiques suprêmes, de l'Université, c'est aussi un important carrefour commercial et une porte du massif montagneux de Jeseniky. Le centre d'Olomouc a, après Prague, le statut de deuxième réserve historique en République tchèque. Le renouveau dynamique du noyau historique réalisé ces dernières années ne fait qu'accentuer le génie des lieux, avec les frontons des palais, les complexes de sculptures baroques et les ruelles romantiques.
La ville d'Olomouc possède une multitude de monuments tout à fait uniques. Parmi eux, la colonne de la Sainte-Trinité est inscrite sur la liste du patrimoine culturel mondial de l'UNESCO. Il convient de dire que la colonne de la Sainte-Trinité a été choisie parmi 60 monuments de 38 pays. La colonne de 35 mètres sur la place Haute d'Olomouc date de 1716. Elle fait partie du complexe de fontaines baroques unique en son genre, oeuvre de Vaclav Render et de ses successeurs. La décoration sculpturale, ce sont au total trois étages, chacun avec six statues de saints. Au premier et au deuxième étage, il y a des statues des apôtres, tandis que la partie inférieure forme une petite chapelle. Au sommet de la colonne, le groupe monumental de la Sainte-Trinité, symbolisée par le soleil. Outre la richesse de la décoration sculpturale, la colonne se distingue par le fait qu'elle a été crée pratiquement comme une initiative privée de l'un des habitants d'Olomouc, Vaclav Render, tailleur de pierre. Render a consacré à la colonne tous ses biens et financé la grande partie de sa construction. Après sa mort, en 1733, la ville a chargé Vaclav Rokicky de l'achèvement de l'oeuvre. Or c'est seulement son fils, Jan Ignac, qui le termine, en 1754. La consécration de la colonne a été un grand événement auquel a participé, le 9 septembre 1754, l'impératrice Marie-Thérèse et son époux, François de Lorraine.
Avant d'être inscrite sur la liste de l'UNESCO, la colonne a subi une vaste restauration. Lors des recherches, en 1997, les restaurateurs ont constaté l'état catastrophique de la colonne. A l'aide de la grue, ils l'ont démontée, en déposant ses parties sur les matelas posés sur le pavé: les statues de Dieu le Père, de Jésus-Christ, le globe en pierre et le nuage de la colonne baroque. Les travaux de restauration d'un coût de 15 millions de couronnes ont été réalisés dans l'atelier de Werkmann d'Olomouc. Il s'agit des plus importants travaux de restauration dans l'histoire de 247 ans de la colonne, qui est une oeuvre sans pareil en Europe par sa grandeur et sa décoration.
La première mention sur Olomouc provient de 1055. Un important tournant dans la position de la ville s'est produit en 1182: l'empereur Friedrich Barbarossa a donné la Moravie en fief au prince Konrad Oto. La Moravie est devenue le margraviat et Olomouc sa ville principale inséparablement liée avec les péripéties de la famille princière régnante des Premyslides. Au 13e siècle, Olomouc vit un grand essor économique et culturel. De nouveaux couvents y naissent, la ville est entourée de remparts, et un grand marché est créé sur la place de la mairie. Olomouc reçoit le statut de métropole de la Moravie et le privilège de Jean de Luxembourg désigne Olomouc première ville de la Moravie, après Brno. Un nouvel essor de construction se produit sous la dynastie des Luxembourg. L'esprit de la Renaissance se reflète dans le mode de vie et la culture en général, ainsi que dans l'architecture. Les Jésuites invités à Olomouc y fondent, en 1566, leur collège élevé, en 1573, en Université. La guerre de Trente ans apporte des souffrances et une destruction par les Suédois. En 1715, la ville est frappée d'une épidémie de la peste. De cette époque date la construction de la colonne de la Sainte-Trinité. Mais la deuxième moitié du 17e siècle marque un nouvel essor. De cette époque date la construction du couvent des Prémontrés et celle de l'église de pèlerinage sur la Sainte Colline élevée en 1995 par le Pape, Jean-Paul II, en basilique mineure.
Sous Marie-Thérèse, Olomouc est devenu ville des prêtres et des soldats. La ville s'est transformée en forteresse résistant aux troupes prussiennes et bavaroises. La reine reconnaissante a dédommagé la ville en enrichissant ses armoiries et en élevant l'évêché en archevêché, en 1777. Dans le courant du 19e siècle, Olomouc n'avait pas de très bonnes conditions pour le développement industriel. C'est la ville de Brno qui en a profité pour la devancer.
Les visiteurs d'Olomouc ne peuvent pas manquer une grande attraction - l'horloge astronomique de l'hôtel de ville datant du 16e siècle mais dont l'aspect a plusieurs fois changé. La dernière décoration baroque a été détruite lors des dernières heures de la Seconde Guerre mondiale, en mai 1945. L'aspect actuel de l'horloge, portant une symbolique du réalisme socialiste, est une oeuvre de Karel Svolinsky, artiste originaire d'Olomouc.
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