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La branche du vélo "s'insurge contre l'hystérie sécuritaire toujours plus envahissante" du Bureau de prévention des accidents (bpa)". L'Office suisse de conseil pour deux-roues (OSCD) estime que le bpa "dramatise le bilan des accidents" de vélos électriques.
Dans un communiqué publié jeudi, l'OSCD, basé à Soleure, estime que le bpa "dramatise" les bilans des accidents d'e-bikes causant des blessures graves "à coups de comparaisons trompeuses" dans le rapport SINUS 2015 sur les accidents de 2014. La statistique fait état de 145 blessés graves et 5 morts, un record.
Dans son rapport SINUS 2015, le bpa souligne qu'en 2013, le nombre d'accidents graves avec des vélos électriques n'était encore que légèrement supérieur à celui des cyclomotoristes. Il l'a "largement surpassé" en 2014.
L'OSCD constate que le nombre de vélos électriques sur les routes suisses a augmenté de 154% de 2011 à 2014 pour atteindre 280'000 unités. "Il est évident qu'au vu du boom que connaît l'e-bike, le nombre des accidents croît lui aussi". L'association rappelle également que le nombre de cyclomotoristes est en diminution constante depuis 1985, année de l'introduction de l'obligation du port du casque, et qu'ils "ont pratiquement disparu de la circulation".
L'association "soupçonne le bpa de susciter, en gonflant les statistiques, l'attribution de subsides pour des campagnes de sécurité du trafic aussi onéreuses que discutables". La branche du cycle souhaite de meilleures pistes cyclables.
ATS