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A. La Ville de Neuchâtel est propriétaire des articles 10570 et 12576 du cadastre de Neuchâtel sis en zone d'affectation spéciale et sur lesquels s'élèvent actuellement plusieurs bâtiments, construits entre 1811 et 1970, qui font partie du complexe hospitalier de Pourtalès. Celui-ci est entouré de divers édifices parmi lesquels la cité universitaire, le conservatoire de musique, un home médicalisé pour personnes âgées et un foyer pour handicapés. Certains autres immeubles alentour sont destinés notamment à l'habitation. L'étude d'une restructuration des hôpitaux pu- blics en ville de Neuchâtel (Cadolles et Pourtalès) commencée en 1985 ayant conduit les autorités communales à choisir le site de Pourtalès pour la construction d'un nouvel établissement centralisé, un concours d'archi- tecture a été organisé en 1988 et les diverses autorités politiques com- munales et cantonales se sont prononcées sur ce projet. Le 1er octobre 1995, en votations cantonales, le peuple a accepté le décret autorisant le Conseil d'Etat à porter dans le compte des subsides d'exploitation des hôpitaux les frais financiers et les amortissements relatifs aux investis- sements consécutifs aux nouvelles structures hospitalières en ville de Neuchâtel, par 15032 oui contre 2503 non (BGC 161 II, p.2557). Le 20 décembre 1996, la direction des hôpitaux de la Ville de Neuchâtel a déposé une demande de sanction définitive en vue de la cons- truction du nouvel Hôpital Pourtalès (NHP) sur le site décrit plus haut et selon le projet "Dites 33" vainqueur du concours d'architecture. La de- mande de sanction porte sur un bâtiment ayant une capacité d'hospitalisa- tion de 240 lits, répartis en unités de chirurgie, de médecine, de gynéco- logie, de pédiatrie, de soins intensifs et d'accueil de jour. Le bâtiment comporte également des blocs opératoires et obstétriques, des salles d'imagerie médicale, des laboratoires, un centre médico-chirurgical des urgences, un secteur de physiothérapie, ergothérapie et logopédie, ainsi que des lieux de consultations et de traitements ambulatoires. Ce bâtiment aura une longueur (déployée) de 181,98 mètres, une hauteur à la corniche variant entre un maximum de 24,5 mètres et un minimum de 8,9 mètres, une emprise au sol de 6701 m2 et un volume (SIA) de 158'340 m3. De plus, il est prévu d'aménager une plate-forme d'atterrissage pour hélicoptères sur la toiture et de créer un parking de 282 places (au lieu des 322 envisa- gées dans le projet soumis au Grand Conseil; BGC 161 I, p.1039), soit 190 places en sous-sol pour le personnel et 92 places en surface pour les vi- siteurs, les patients et les urgences. En sous-sol, le centre opératoire protégé existant serait agrandi. Le coût estimatif des travaux, qui de- vraient durer sept ans, est de 160 millions de francs. Avant le dépôt de la demande du permis de construire, la Ville de Neuchâtel a obtenu du service cantonal de la protection de l'environne- ment (ci-après : SPE) une prise de position au sujet de la nécessité d'évaluer les atteintes que la réalisation du projet en question pourrait porter à l'environnement. Le 18 novembre 1996, le SPE a indiqué au maître de l'ouvrage que "tant que le nombre de places de parc ne dépasse pas 300, le projet n'est pas soumis à une étude d'impact". Toutefois, il a, en l'occurrence, demandé qu'une notice d'impact soit établie résumant les conditions de la réalisation du projet et ses effets dans les domaines de l'air et du bruit. Une telle notice a été établie le 28 janvier 1997 par B. SA. Outre les impacts du trafic induits par le projet, d'en- tente avec le SPE, cette notice a porté également sur les émissions atmos- phériques dues au chauffage du nouvel hôpital. Le projet, objet de la demande de sanction définitive, a été mis à l'enquête publique du 14 février au 5 mars 1997. Le 4 mars 1997, X., propriétaire de l'immeuble formant l'article... du cadastre de Neuchâtel et domicilié audit lieu, a formé pposition contre le projet du nouvel hôpital Pourtalès. Il l'a motivée en soutenant que la longueur et la hauteur du bâtiment en question nécessitaient des dérogations et que les conditions de telles autorisations spéciales n'étaient pas réunies. Il a également fait valoir que les accès étaient insuffisants; que la création d'un héliport aurait dû faire l'objet d'une étude d'impact; qu'il subira, du fait de la construction en question, une perte de vue et d'ensoleillement; que la durée des travaux provoquera une perte de jouissance de son immeuble. L'opposant s'est en outre réservé de réclamer une indemnité pour expropriation matérielle. Le 2 avril 1997, le Conseil communal de Neuchâtel a sollicité du Département de la gestion du territoire (ci-après : le département) l'octroi d'une dérogation relative à la longueur de l'ouvrage projeté. A la suite de l'opposition formée par X. à la demande du permis de construire, B. SA a étudié en outre le bruit, les courants d'air et les poussières qu'entraîneraient les mouvements d'héli- coptères sur la plate-forme du nouvel hôpital. Cette étude a fait l'objet le 19 mars 1997 d'un rapport complémentaire à la notice d'impact du 28 janvier précédent. Le dossier a été soumis par la police des constructions de la Ville de Neuchâtel au SPE, lequel a émis le 18 avril 1997 un préavis favorable au projet à la condition que ses remarques soient respectées. Celles-ci concernaient en particulier la protection des eaux souterraines, les eaux usées, la protection de l'air et la protection contre le bruit. Sur ces quatre questions, ce service s'est référé à des décisions spé- ciales du département et du SPE lui-même, précisant que celles-ci fai- saient partie intégrante de son préavis. D'autres remarques dudit service avaient trait au risque d'accidents majeurs, à la protection de l'environ- nement sur les chantiers et à l'évacuation des matériaux et déchets de chantier. Le SPE a mentionné par ailleurs que "les conclusions de la no- tice d'impact sur l'environnement du 28 janvier 1997 (faisaient) partie intégrante du préavis". Le 24 avril 1997 le département a rendu trois dé- cisions spéciales au sujet des émissions d'air vicié et d'eaux usées ainsi que de la protection des eaux souterraines. Le même jour, le SPE a rendu lui aussi une décision spéciale au sujet de l'émission des bruits prove- nant notamment des installations techniques de l'hôpital et de la venti- lation du parking souterrain. Les quatre décisions précitées indiquaient qu'elles ne pourraient entrer en force qu'en même temps que le permis de construire. B. Le 15 mai 1997, le département a accordé la dérogation sollici- tée par la Ville de Neuchâtel au sujet de la longueur du bâtiment projeté et il a rejeté l'opposition de X. en tant qu'elle portait sur la hauteur et la longueur de l'ouvrage en question. Saisi d'un recours formé par l'opposant contre cette décision, le Tribunal administratif l'a rejeté par arrêt du 15 octobre 1997. Le recours de droit public du même contre cet arrêt a été déclaré irrecevable par le Tribunal fédéral le 8 décembre 1997. La Haute Cour a considéré que l'arrêt précité du Tribunal administratif ne causait à X. aucun dommage irréparable; que les travaux ne pourraient commencer avant l'entrée en force du permis de construire et des autorisations spéciales requises par l'exécution du pro- jet; que, lorsque toutes ces procédures auraient été menées à chef, et dans l'hypothèse où toutes les autorisations nécessaires auraient été ac- cordées, il serait loisible à l'intéressé d'utiliser contre elles les voies de droit cantonales à sa disposition et qu'il aurait, le cas éché- ant, la faculté d'attaquer encore l'arrêt du Tribunal administratif du 15 octobre 1997 devant le Tribunal fédéral simultanément avec les décisions finales de dernière instance cantonale concernant les autres éléments du projet (cons.2e). C. Le 17 décembre 1997, le Conseil communal de Neuchâtel a décidé de lever l'opposition formée par X. contre le projet de cons- truction du NHP et d'accorder au maître de l'ouvrage le permis de cons- truire y relatif. Il a notifié au prénommé, avec cette décision, les quatre prononcés spéciaux du département et du SPE du 24 avril 1997 ainsi qu'un cahier des charges pour la protection de l'environnement sur les chantiers de construction et une copie de la notice d'impact avec l'éva- luation de celle-ci. Pour déclarer mal fondée l'opposition du prénommé, le Conseil communal a considéré en résumé ce qui suit : Sur la question de la hauteur de l'ouvrage projeté, il a estimé que ce dernier constituerait un seul bâtiment dont la hauteur moyenne à la corniche devait être mesurée au niveau de la dalle de couverture pour les parties comportant un attique, de sorte que cette moyenne atteignait en- viron 17,1 mètres et se révélait donc conforme au règlement d'exécution de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire (RELCAT). Le Conseil com- munal a souligné en outre qu'un immeuble de 20 mètres à la corniche pour- rait, sans violer les dispositions réglementaires, être surmonté encore d'une toiture. Sur la question des accès, l'exécutif communal a relevé qu'il prendrait des mesures (suppression de plusieurs places de stationnement à l'ouest de l'avenue de Clos-Brochet, création d'un giratoire à l'est et incitation des usagers du parking souterrain à y accéder par l'axe de Gibraltar) dont les conséquences à terme seraient de diminuer la circula- tion sur la partie ouest de l'avenue de Clos-Brochet, où se situe la pro- priété de l'opposant. Sur la question de la protection de l'environnement, le Conseil communal s'est référé à la notice établie le 28 janvier 1997 par B. SA, laquelle conclut que la réalisation du projet n'aurait qu'un faible impact dans les domaines du trafic, du bruit et de la pollution de l'air. L'autorité communale s'est appuyée en outre sur le complément à ladite notice, du 19 mars 1997, lequel fait apparaître que le bruit, les courants d'air et les émissions de poussière occasionnés par la place d'atterrissage pour hélicoptères pouvaient être estimés de faible effet. Sur la question de la perte de vue et d'ensoleillement, l'auto- rité communal a considéré que le droit public n'offrait pas de garantie au recourant en dehors des règles fixant les gabarits des constructions. Elle s'est par ailleurs fondée sur les conclusions d'une étude du bureau d'in- génieurs R. SA du 16 avril 1997 pour retenir que, quoi qu'il en soit, la perte d'ensoleillement induite par la réalisation du projet serait extrêmement faible. En outre, le Conseil communal a assuré l'opposant que toutes me- sures adéquates de protection seraient prises durant les travaux. Il a contesté, de plus, que l'intéressé ait droit à une indemnité pour expro- priation matérielle. Enfin, l'autorité communale a retenu, sur le vu "plus particulièrement de l'évaluation de la notice d'impact sur l'environnement rendue par le Département de la gestion du territoire, en date du 18 avril 1997, que le projet de NHP respecte tant la législation fédérale que la législation cantonale en vigueur, de même que la réglementation communale applicable." D. Le 6 mars 1998, le département a rejeté le recours formé par X. contre la décision du Conseil communal du 17 décembre 1997. En bref, il a estimé que les questions de hauteur et de longueur du bâti- ment projeté avaient été définitivement tranchées sur le plan cantonal par l'arrêt du Tribunal administratif du 15 octobre 1997; que la réalisation du nouvel hôpital Pourtalès ne nécessitait pas la mise en oeuvre d'une étude de l'impact sur l'environnement; que la notice d'impact commandée en l'occurrence était suffisante pour vérifier que les règles sur la protec- tion de l'environnement seraient respectées par la réalisation du projet et avait permis une coordination matérielle suffisante. E. Le 26 mars 1998, X. saisit le Tribunal administratif d'un recours contre cette décision du département. Il remet en cause l'oc- troi d'une dérogation pour la longueur du bâtiment projeté et soutient que celui-ci aurait une hauteur moyenne à la corniche dépassant le maximum autorisé. Il estime qu'une dérogation aurait dès lors dû être sollicitée, le préjudice que lui causerait la réalisation du projet étant d'autant plus important qu'une extension de l'hôpital ne pourrait se faire qu'en augmentant encore sa hauteur. Le recourant sollicite, sur cette question, le témoignage d'un des architectes auteurs du projet. D'autre part, X. se plaint de deux violations de son droit d'être entendu. Il estime premièrement que son droit a été méconnu du fait que la Ville de Neuchâtel n'a pas entamé de procédure pour obtenir une dérogation de hauteur et qu'il n'a, de ce fait, pas eu connaissance des motifs d'une telle demande. Deuxièmement, le recourant voit une vio- lation de son droit d'être entendu dans le fait que la hauteur de cer- taines perches-gabarits posées durant la mise à l'enquête publique du pro- jet n'était pas conforme aux plans. Par ailleurs, il se plaint de la violation des règles fédérales et cantonales visant à assurer la coordination matérielle entre les exi- gences de l'aménagement du territoire et celles de la protection de l'en- vironnement. Il fait valoir qu'une étude de l'impact sur l'environnement était nécessaire en l'espèce car, par son importance, la réalisation du projet pourrait provoquer des nuisances sensibles et, en outre, parce que le nombre de places de parc prévues a été sous-évalué. Selon lui, ce sont au minimum 420 places qui auraient dû être planifiées, nombre pour lequel le droit fédéral prescrit une étude de l'impact. Il estime, de plus, que les mouvements d'hélicoptères ont, eux aussi, été sous-estimés et que sur cette question également une étude de l'impact se justifie. L'intéressé conteste par ailleurs les conclusions que tirent les autorités inférieures de la notice d'impact jointe au dossier, notice qu'il tient au demeurant pour insuffisante. L'intéressé propose l'administration de diverses preuves, en particulier il demande une nouvelle vision locale "du site du NHP vu de (son) immeuble". Il conclut à l'annulation de la décision en- treprise et au renvoi de la cause à l'autorité inférieure pour qu'elle statue à nouveau, sous suite de frais et dépens. F. Le département conclut au rejet du recours sans formuler d'observations. Dans sa réponse sur le recours, la Ville de Neuchâtel en propose le rejet. Elle requiert par ailleurs le retrait de l'effet suspensif du recours. Les autres parties ont pu se prononcer sur cette requête de la Ville de Neuchâtel. C O N S I D E R A N T en droit 1. Le recours a été déposé dans les formes et délai légaux. 2. Par décision du 15 mai 1997, le département a accordé la déro- gation de longueur sollicitée par la Ville de Neuchâtel pour la construc- tion du nouvel Hôpital Pourtalès et a levé l'opposition de X. dans la mesure où elle s'en prenait à la longueur et à la hauteur du bâ- timent précité. Comme l'a constaté le Tribunal fédéral dans son arrêt du 8 décembre 1997 rendu en la présente cause (cons.2d, 2e paragraphe), le Tribunal administratif, en rejetant le recours formé contre la décision du département susmentionnée, a tranché définitivement au niveau cantonal cet aspect du litige. C'est donc à juste titre que, dans la décision attaquée, le département n'est pas entré en matière sur les questions de la longueur et de la hauteur du bâtiment projeté. De plus, rien dans la motivation actuelle du recourant - en par- ticulier pas la référence à l'arrêt publié au RJN 1991, p.172, rendu sous l'empire de l'ancien RELCAT - ne justifie que la Cour de céans s'éloigne des considérants de son arrêt du 15 octobre 1997, de sorte qu'il suffit de s'y référer. Pour le même motif, il n'y a pas lieu sur ces questions de recueillir, comme le propose le recourant, le témoignage d'un des archi- tectes auteurs du projet. En effet, en cas d'extension de l'hôpital, l'in- téressé aurait au besoin la faculté de faire valoir ses droits le moment venu. 3. a) Le recourant se plaint de deux violations de son droit d'être entendu. Il soutient que celui-ci a été méconnu une première fois par le fait que la Ville de Neuchâtel n'a jamais exposé les motifs qui, selon elle, justifient l'octroi d'une dérogation de hauteur en l'espèce. Le même droit du recourant aurait été une seconde fois violé parce que les perches gabarits n'étaient pas conformes au plan lors de la mise à l'enquête pu- blique. b) La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, consacré en procédure administrative cantonale par l'article 21 al.1 LPJA, en par- ticulier le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos. Le droit d'être entendu est à la fois une institution servant à l'instruction de la cause et une faculté de la partie, en rapport avec sa personnalité, de parti- ciper au prononcé d'une décision qui lèse sa situation juridique (RJN 1995, p.134 et les références). c) En l'espèce, la Ville de Neuchâtel a toujours soutenu qu'une dérogation de hauteur n'était pas nécessaire pour le projet du NHP parce que celui-ci respecte, selon elle, les normes légales. Demander une telle dérogation dans ces circonstances n'aurait eu aucun sens. Cela étant, comme la Cour de céans l'a relevé dans son arrêt du 15 octobre 1997 (cons.2), X. a eu connaissance non seulement de la mise à l'en- quête publique, mais encore des détails du projet. Il a pu faire valoir son point de vue sur la question de la hauteur du bâtiment projeté dans l'opposition qu'il a formée en temps utile. Que les perches gabarits aient été mal dimensionnées ne l'a pas empêché d'avoir une idée exacte de la manière dont se présenterait la construction envisagée. Pour ce faire, il a pu se fier à des plans qui, quant à eux, n'ont nécessité aucune correc- tion. On ne voit dès lors pas, dans ces circonstances, en quoi son droit d'être entendu aurait été violé (v. aussi RDAT 1990, p.52; DC 1991, p.17 no 5). 4. a) Le recourant invoque par ailleurs une violation des règles garantissant la coordination matérielle entre les exigences de l'aménage- ment du territoire et celles de la protection de l'environnement. Il es- time que l'absence de coordination a permis aux autorités d'éviter une étude de l'impact sur l'environnement qui eût pourtant été nécessaire. Dans la décision attaquée, le département a considéré que la notice d'impact établie dans le cadre de la procédure de délivrance du permis de construire était suffisante pour prendre en compte tous les as- pects du projet touchant la protection de l'environnement et que la coor- dination voulue a été suffisamment assurée. Il y a lieu dès lors d'examiner la conformité de la procédure suivie en l'occurrence pour lever l'opposition du recourant et délivrer le permis de construire litigieux. Quant à elles, les quatre décisions spé- ciales du 24 avril 1997, rendues par le département et le SPE en matière de protection de l'air et de l'eau ainsi que de protection contre le bruit, notifiées au recourant en même temps que la décision du conseil communal du 17 décembre 1997 qu'il entreprend, n'ont pas été attaquées. b) Selon l'article 25a LAT, entré en vigueur le 1er janvier 1997, lorsque l'implantation ou la transformation d'une construction ou d'une installation nécessite des décisions émanant de plusieurs autorités, les cantons désignent une autorité pour assurer la coordination formelle et matérielle des procédures. Dans le canton de Neuchâtel, l'article 30 LConstr délègue au Conseil d'Etat le soin de désigner le service chargé de cette tâche (al.1). Pour les projets susceptibles d'affecter sensiblement l'environnement, la coordination est assurée dans le cadre d'une étude de l'impact sur l'environnement (al.2). En principe, la tâche de coordination incombe au service de l'aménagement du territoire (art.2, 65 al.1 RELConstr) et la procédure est régie par les articles 65 à 70 RELConstr. Le Conseil communal demeure, même dans ce cas, l'autorité qui a la compé- tence de délivrer le permis de construire (art.70 RELConstr). Selon l'article 31 LConstr, avant d'octroyer le permis de cons- truire, le Conseil communal sollicite le préavis des services concernés de l'Etat (al.1). A l'exception des projets nécessitant une ou plusieurs dé- cisions spéciales, le Conseil d'Etat dispense les communes qui disposent des moyens de contrôle suffisants de cette obligation (al.2, art.71 RELConstr). Dans la procédure régie par les articles 65 à 70 RELConstr, évo- qués plus haut, si le projet se situe en zone d'urbanisation, une coordi- nation suffisante est assurée par le service communal chargé de l'urba- nisme lorsque la commune concernée a été dispensée du préavis des services de l'Etat, ce qui est le cas de la commune de Neuchâtel (arrêté du Conseil d'Etat du 10.02.1997; RSN 720.10). Les dispositions précitées, entrées en vigueur le 1er janvier 1997, s'appliquent aux demandes de permis de construire qui, comme dans le cas présent, étaient alors pendantes mais n'avaient pas encore été mises à l'enquête publique (art.92 RELConstr). c) En l'espèce, les biens-fonds sur lesquels doit être réalisé le projet litigieux sont classés dans une zone sans affectation spéciale qui se situe dans la zone d'urbanisation. Cela fonde la compétence du ser- vice chargé de l'urbanisme de la commune de Neuchâtel pour assurer la coordination entre les différentes autorités appelées à rendre des déci- sions sur le projet en cause. Cela étant, il incombait à ce service communal en particulier de veiller au respect du principe de la mise à l'enquête simultanée de toutes les pièces du dossier de requête (art.25a al.2 litt.b LAT; 30, 34 LConstr; 69 litt.b RELConstr). En l'occurrence, bien que la demande de permis de construire du 20 décembre 1996 mentionne, entre autres annexes, une requête motivée de dérogation concernant la longueur du bâtiment, rien ne permet d'admettre qu'un tel document figurait bien au dossier de la mise à l'enquête qui a eu lieu du 14 février au 5 mars 1997. D'ailleurs, à la demande d'approba- tion de la dérogation en question, présentée par le Conseil communal de Neuchâtel au département selon l'article 40 al.2 LConstr le 2 avril 1997, n'a été joint que le dossier officiel de l'administration communale. Or ce dossier (D.6c), déposé par la Ville de Neuchâtel auprès du département lequel l'a annexé à sa réponse sur le présent recours, ne comporte aucune pièce relative à une dérogation quelconque, hormis le formulaire de de- mande de permis de construire qui la mentionne. Il est dès lors patent que le principe de la mise à l'enquête simultanée de toutes les pièces du dos- sier n'a pas été respecté en l'espèce. Ce vice de procédure n'a toutefois pas empêché que toutes les objections soulevées contre le projet - le recourant ayant au demeurant été le seul à les formuler - soient connues une fois écoulés le délai de mise à l'enquête et le laps de temps réservé pour se déterminer. Or, c'est justement cela que garantissent les dispositions des articles 25a al.2 litt.b LAT et 69 litt.b RELConstr (FF 1994 III 1072). Il n'y a donc pas lieu de remettre en cause la procédure suivie pour ce motif. Certes, selon la jurisprudence de la Cour de céans, en droit des constructions, une dé- cision qui sanctionne un projet sans que la mise à l'enquête publique né- cessaire ait été effectuée viole le droit d'être entendu des tiers inté- ressés, en particulier des voisins. Elle n'est toutefois pas nulle, mais seulement annulable. Pour en obtenir l'annulation, il incombe aux tiers intéressés de recourir, étant entendu que le délai de recours ne débute pour eux que lorsque, selon les règles de la bonne foi, ils ont pu avoir connaissance de l'autorisation (RJN 1996, p.205 et les références). De là, il découle que l'autorité de recours n'a pas à prendre en considération, dans un cas concret, les intérêts éventuels des tiers intéressés qui n'ont pas - ou pas encore - manifesté leur opposition à un projet. Cela revien- drait en effet à donner à la démarche d'un recourant la portée d'une action populaire ou, à tout le moins, à admettre que son recours soit fondé sur des prescriptions protégeant l'intérêt d'autrui, alors qu'il n'a pas qualité pour agir ainsi (RJN 1995, p.267-268). 5. a) Selon l'article 9 al.1 LPE, avant de prendre une décision sur la planification et la construction ou la modification d'installations pouvant affecter sensiblement l'environnement, l'autorité apprécie le plus tôt possible leur compatibilité avec les exigences de la protection de l'environnement; le Conseil fédéral désigne ces installations. D'après l'annexe de l'ordonnance relative à l'étude de l'impact sur l'environne- ment (OEIE), une telle étude doit être menée en particulier pour les parcs de stationnement de plus de 300 voitures (ch.11.4) et pour les héliports avec plus de 1000 mouvements par an (ch.14.3). b) En l'espèce, le recourant estime que les parcs de stationne- ment inclus dans le projet du NHP, qui prévoient 282 places, ont été sous- dimensionnés. Il soutient que "les normes prévues à l'article 27 RELConstr et dans l'annexe no 1 (à ce règlement) n'ont pas été respectées". Selon lui, ce sont 420 places uniquement pour le personnel qui eussent dû être prévues. Par ailleurs, il avance que le nombre de mouvements annuels d'hélicoptères sera d'au moins 200 à 300. Il en conclut qu'une étude d'impact eût été nécessaire en l'espèce. Selon lui, la notice d'impact du 28 janvier 1997, complétée le 19 mars suivant, est insuffisante, car il n'a pas été procédé à des mesures sur la partie ouest de l'avenue de Clos-Brochet, près de son habitation, et les mouvements par places de sta- tionnement n'ont pas été suffisamment pris en compte. Concrètement, il soutient que la réalisation du projet entraînerait une augmentation de 20 % du trafic sur l'avenue précitée et un dépassement des valeurs limites d'immissions en matière de bruit. c) Ainsi que l'a relevé avec pertinence le département dans la décision attaquée (cons.3b), le recourant a calculé à tort le nombre de places de stationnement nécessaires uniquement selon l'article 27 al.1 RELConstr, c'est-à-dire comme si la construction en question était desser- vie exclusivement par la voiture particulière. Or, le site de Pourtalès a été choisi, entres autres raisons, parce qu'il est d'un accès aisé pour les piétons et qu'il est fréquemment desservi par les transports publics (D.9d, p.5). Il y a donc lieu de prendre en compte des facteurs de réduc- tion au sens de l'article 30 RELConstr, car l'usage de la voiture particu- lière peut en l'espèce être remplacé par les transports publics, la marche, le vélo ou le vélomoteur. Le taux retenu par le Conseil communal de Neuchâtel de 60 %, en raison de lignes de transport de catégorie IV et d'un niveau de qualité de desserte C, n'est pas critiquable. Il conduit à fixer le nombre minimum de places de stationnement à 240. D'ailleurs, les calculs manuscrits et les autres références qui figurent au dossier du service de l'aménagement du territoire (D.6b) confirment ce nombre mini- mum. Force est dès lors de retenir que les besoins-limites en places de stationnement n'ont pas été sous-évalués. Par ailleurs, rien ne permet de considérer que le nombre de mou- vements d'hélicoptères sur la plate-forme du NHP dépasserait le nombre de 1000 par année. Par mouvement, il faut entendre chaque atterrissage ou décollage (annexe no 5 à l'OPB ch.31 al.3; RS 814.41). Le recourant lui- même estime leur nombre à 300 au maximum par année. Les pièces déposées par la Ville de Neuchâtel sur réquisition du recourant (D.8a, 8b) ne per- mettent, de plus, pas une estimation supérieure. Il suit de là qu'au regard des dispositions rappelées ci-dessus, les installations dont il vient d'être question ne sont pas soumises à l'étude d'impact sur l'environnement. 6. a) La notice d'impact du 28 janvier 1997 résulte de l'étude des impacts du trafic induit par la réalisation du projet dans le domaine de la pollution de l'air et de la pollution contre le bruit, ainsi que de l'évaluation des émissions atmosphériques pour le chauffage du NHP. Des conclusions de cette notice, il ressort que le projet respecte les pres- criptions de l'ordonnance sur la protection contre le bruit; que les émis- sions atmosphériques liées au parking souterrain et au chauffage seraient faibles par rapport à l'ensemble des émissions du périmètre; qu'au niveau local la réalisation du projet aurait donc un impact faible dans les do- maines du trafic, du bruit et de la pollution de l'air; qu'au niveau ré- gional l'impact serait nul, voire favorable, du fait de la concentration des hôpitaux en un seul site. Le recourant conteste implicitement ces con- clusions en soutenant que les valeurs-limites d'exposition au bruit prises en considération ne sont pas adéquates. Selon lui, il faudrait appliquer les valeurs de planification et non les valeurs-limites d'immission, le projet devant être tenu pour une nouvelle installation (recours p.13-14, no 26). Cette argumentation ne peut être suivie. Elle méconnaît en effet la réglementation de l'article 9 OPB. Selon celle-ci, ce sont bien les valeurs-limites d'immission qui doivent être respectées en cas d'utilisa- tion accrue des voies de communication, aussi bien pour les installations fixes nouvelles que les installations notablement modifiées. Pour ce qui concerne les autres sources de bruit induites par la réalisation du pro- jet, la décision spéciale du SPE du 24 avril 1997 exige bien que soient respectées les valeurs de planification et non pas seulement les valeurs- limites d'immission. b) La notice d'impact susmentionnée a été complétée le 19 mars 1997, à la suite de l'opposition du recourant, pour évaluer le bruit, les courants d'air et les émissions de poussières engendrés par la place d'at- terrissage pour hélicoptères projetée. Les auteurs de cette évaluation qualifient de faibles les impacts en question. Quand bien même il avance que la notice susmentionnée serait insuffisante, le recourant n'émet pas de critiques à l'encontre de cette évaluation, de sorte que son objection ne permet pas de douter du bien-fondé des conclusions de l'étude, les- quelles amènent à retenir que les nuisances en question seraient de peu d'importance. 7. Des considérants qui précèdent, il découle qu'une étude de l'im- pact sur l'environnement n'est pas prescrite obligatoirement dans le cas du NHP par la réglementation fédérale. D'autre part, la notice d'impact a permis à l'autorité de prendre en considération les exigences de la pro- tection de l'environnement en même temps qu'elle avait à statuer sur celles de l'aménagement du territoire et du droit des constructions. Cette notice a permis ainsi de connaître en particulier les incidences qu'aurait la réalisation du projet sur le trafic qui emprunte l'avenue de Clos- Brochet. Certes, les comptages et les évaluations ont été faits pour la partie est de cette avenue, ce que critique le recourant. Toutefois, il y a lieu de retenir que c'est à l'endroit évalué que le trafic sera le plus important, à tout le moins une fois prises les mesures annoncées par le Conseil communal de Neuchâtel, c'est-à-dire la suppression de plusieurs places de stationnement à l'ouest de l'avenue, la création d'un giratoire à l'est et l'incitation des usagers du parking souterrain - c'est-à-dire les employés de l'hôpital - à emprunter l'axe de Gibraltar. En outre, même augmenté de 20 %, le trafic journalier moyen sur l'avenue de Clos-Brochet resterait modeste puisqu'il ne dépasserait pas 1'850 véhicules selon les prévisions. Il s'agit là d'un niveau de trafic dont on peut exiger du re- courant, actuellement déjà bordier de cette voie publique, qu'il le tolère au regard des intérêts publics poursuivis par le projet. Il suit de ce qui précède que les griefs du recourant contre les décisions des autorités inférieures ne sont pas fondés. Cette appréciation ne saurait être modifiée par une nouvelle visite des lieux que la Cour de céans connaît pour s'y être rendue dans le cadre de la procédure qui a fait l'objet de son arrêt du 15 octobre 1997. 8. Le Tribunal administratif n'est pas compétent pour statuer en première instance sur les demandes d'indemnité pour cause d'expropriation formelle ou matérielle (art.38 LEXUP). 9. Entièrement mal fondé, le recours doit être rejeté. Le litige étant tranché au fond par le présent arrêt, la requête du Conseil communal de Neuchâtel visant au retrait de l'effet suspensif du recours devient sans objet. Vu le sort de la cause, le recourant en supportera les frais. Il n'a en outre pas droit à des dépens (art.47, 48 LPJA). Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Rejette le recours. 2. Met à la charge du recourant un émolument de décision de 2'000 francs et les débours par 200 francs, montants partiellement compensés par son avance. 3. Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. Neuchâtel, le 18 juin 1998

A. La Ville de Neuchâtel est propriétaire des articles 10570 et

A. La Ville de Neuchâtel est propriétaire des articles 10570 et 12576 du cadastre de Neuchâtel sis en zone d'affectation spéciale et sur

12576 du cadastre de Neuchâtel sis en zone d'affectation spéciale et sur lesquels s'élèvent actuellement plusieurs bâtiments, construits entre 1811

lesquels s'élèvent actuellement plusieurs bâtiments, construits entre 1811 et 1970, qui font partie du complexe hospitalier de Pourtalès. Celui-ci

et 1970, qui font partie du complexe hospitalier de Pourtalès. Celui-ci est entouré de divers édifices parmi lesquels la cité universitaire, le

est entouré de divers édifices parmi lesquels la cité universitaire, le conservatoire de musique, un home médicalisé pour personnes âgées et un

conservatoire de musique, un home médicalisé pour personnes âgées et un foyer pour handicapés. Certains autres immeubles alentour sont destinés

foyer pour handicapés. Certains autres immeubles alentour sont destinés notamment à l'habitation. L'étude d'une restructuration des hôpitaux pu-

notamment à l'habitation. L'étude d'une restructuration des hôpitaux pu- blics en ville de Neuchâtel (Cadolles et Pourtalès) commencée en 1985

blics en ville de Neuchâtel (Cadolles et Pourtalès) commencée en 1985 ayant conduit les autorités communales à choisir le site de Pourtalès pour

ayant conduit les autorités communales à choisir le site de Pourtalès pour la construction d'un nouvel établissement centralisé, un concours d'archi-

la construction d'un nouvel établissement centralisé, un concours d'archi- tecture a été organisé en 1988 et les diverses autorités politiques com-

tecture a été organisé en 1988 et les diverses autorités politiques com- munales et cantonales se sont prononcées sur ce projet. Le 1er octobre

munales et cantonales se sont prononcées sur ce projet. Le 1er octobre 1995, en votations cantonales, le peuple a accepté le décret autorisant le

1995, en votations cantonales, le peuple a accepté le décret autorisant le Conseil d'Etat à porter dans le compte des subsides d'exploitation des

Conseil d'Etat à porter dans le compte des subsides d'exploitation des hôpitaux les frais financiers et les amortissements relatifs aux investis-

hôpitaux les frais financiers et les amortissements relatifs aux investis- sements consécutifs aux nouvelles structures hospitalières en ville de

sements consécutifs aux nouvelles structures hospitalières en ville de Neuchâtel, par 15032 oui contre 2503 non (BGC 161 II, p.2557).

Neuchâtel, par 15032 oui contre 2503 non (BGC 161 II, p.2557). Le 20 décembre 1996, la direction des hôpitaux de la Ville de

Le 20 décembre 1996, la direction des hôpitaux de la Ville de Neuchâtel a déposé une demande de sanction définitive en vue de la cons-

Neuchâtel a déposé une demande de sanction définitive en vue de la cons- truction du nouvel Hôpital Pourtalès (NHP) sur le site décrit plus haut et

truction du nouvel Hôpital Pourtalès (NHP) sur le site décrit plus haut et selon le projet "Dites 33" vainqueur du concours d'architecture. La de-

selon le projet "Dites 33" vainqueur du concours d'architecture. La de- mande de sanction porte sur un bâtiment ayant une capacité d'hospitalisa-

mande de sanction porte sur un bâtiment ayant une capacité d'hospitalisa- tion de 240 lits, répartis en unités de chirurgie, de médecine, de gynéco-

tion de 240 lits, répartis en unités de chirurgie, de médecine, de gynéco- logie, de pédiatrie, de soins intensifs et d'accueil de jour. Le bâtiment

logie, de pédiatrie, de soins intensifs et d'accueil de jour. Le bâtiment comporte également des blocs opératoires et obstétriques, des salles

comporte également des blocs opératoires et obstétriques, des salles d'imagerie médicale, des laboratoires, un centre médico-chirurgical des

d'imagerie médicale, des laboratoires, un centre médico-chirurgical des urgences, un secteur de physiothérapie, ergothérapie et logopédie, ainsi

urgences, un secteur de physiothérapie, ergothérapie et logopédie, ainsi que des lieux de consultations et de traitements ambulatoires. Ce bâtiment

que des lieux de consultations et de traitements ambulatoires. Ce bâtiment aura une longueur (déployée) de 181,98 mètres, une hauteur à la corniche

aura une longueur (déployée) de 181,98 mètres, une hauteur à la corniche variant entre un maximum de 24,5 mètres et un minimum de 8,9 mètres, une

variant entre un maximum de 24,5 mètres et un minimum de 8,9 mètres, une emprise au sol de 6701 m2 et un volume (SIA) de 158'340 m3. De plus, il

emprise au sol de 6701 m2 et un volume (SIA) de 158'340 m3. De plus, il est prévu d'aménager une plate-forme d'atterrissage pour hélicoptères sur

est prévu d'aménager une plate-forme d'atterrissage pour hélicoptères sur la toiture et de créer un parking de 282 places (au lieu des 322 envisa-

la toiture et de créer un parking de 282 places (au lieu des 322 envisa- gées dans le projet soumis au Grand Conseil; BGC 161 I, p.1039), soit 190

gées dans le projet soumis au Grand Conseil; BGC 161 I, p.1039), soit 190 places en sous-sol pour le personnel et 92 places en surface pour les vi-

places en sous-sol pour le personnel et 92 places en surface pour les vi- siteurs, les patients et les urgences. En sous-sol, le centre opératoire

siteurs, les patients et les urgences. En sous-sol, le centre opératoire protégé existant serait agrandi. Le coût estimatif des travaux, qui de-

protégé existant serait agrandi. Le coût estimatif des travaux, qui de- vraient durer sept ans, est de 160 millions de francs. vraient durer sept ans, est de 160 millions de francs. Avant le dépôt de la demande du permis de construire, la Ville

Avant le dépôt de la demande du permis de construire, la Ville de Neuchâtel a obtenu du service cantonal de la protection de l'environne-

de Neuchâtel a obtenu du service cantonal de la protection de l'environne- ment (ci-après : SPE) une prise de position au sujet de la nécessité

ment (ci-après : SPE) une prise de position au sujet de la nécessité d'évaluer les atteintes que la réalisation du projet en question pourrait

d'évaluer les atteintes que la réalisation du projet en question pourrait porter à l'environnement. Le 18 novembre 1996, le SPE a indiqué au maître

porter à l'environnement. Le 18 novembre 1996, le SPE a indiqué au maître de l'ouvrage que "tant que le nombre de places de parc ne dépasse pas 300,

de l'ouvrage que "tant que le nombre de places de parc ne dépasse pas 300, le projet n'est pas soumis à une étude d'impact". Toutefois, il a, en

le projet n'est pas soumis à une étude d'impact". Toutefois, il a, en l'occurrence, demandé qu'une notice d'impact soit établie résumant les

l'occurrence, demandé qu'une notice d'impact soit établie résumant les conditions de la réalisation du projet et ses effets dans les domaines de

conditions de la réalisation du projet et ses effets dans les domaines de l'air et du bruit. Une telle notice a été établie le 28 janvier 1997 par

l'air et du bruit. Une telle notice a été établie le 28 janvier 1997 par B. SA. Outre les impacts du trafic induits par le projet, d'en-

B. SA. Outre les impacts du trafic induits par le projet, d'en- tente avec le SPE, cette notice a porté également sur les émissions atmos-

tente avec le SPE, cette notice a porté également sur les émissions atmos- phériques dues au chauffage du nouvel hôpital. phériques dues au chauffage du nouvel hôpital. Le projet, objet de la demande de sanction définitive, a été mis

Le projet, objet de la demande de sanction définitive, a été mis à l'enquête publique du 14 février au 5 mars 1997. Le 4 mars 1997, X.,

à l'enquête publique du 14 février au 5 mars 1997. Le 4 mars 1997, X., propriétaire de l'immeuble formant l'article... du cadastre de

propriétaire de l'immeuble formant l'article... du cadastre de Neuchâtel et domicilié audit lieu, a formé pposition contre le projet du nouvel hôpital Pourtalès. Il l'a motivée en soutenant que la longueur et la hauteur du bâtiment en question nécessitaient des dérogations et que les conditions de telles autorisations spéciales n'étaient pas réunies. Il a également fait valoir que les accès étaient insuffisants; que la création d'un héliport aurait dû faire l'objet d'une étude d'impact; qu'il subira, du fait de la construction en

Neuchâtel et domicilié audit lieu, a formé pposition contre le projet du nouvel hôpital Pourtalès. Il l'a motivée en soutenant que la longueur et la hauteur du bâtiment en question nécessitaient des dérogations et que les conditions de telles autorisations spéciales n'étaient pas réunies. Il a également fait valoir que les accès étaient insuffisants; que la création d'un héliport aurait dû faire l'objet d'une étude d'impact; qu'il subira, du fait de la construction en question, une perte de vue et d'ensoleillement; que la durée des travaux

question, une perte de vue et d'ensoleillement; que la durée des travaux provoquera une perte de jouissance de son immeuble. L'opposant s'est en

provoquera une perte de jouissance de son immeuble. L'opposant s'est en outre réservé de réclamer une indemnité pour expropriation matérielle. Le

outre réservé de réclamer une indemnité pour expropriation matérielle. Le 2 avril 1997, le Conseil communal de Neuchâtel a sollicité du Département

2 avril 1997, le Conseil communal de Neuchâtel a sollicité du Département de la gestion du territoire (ci-après : le département) l'octroi d'une

de la gestion du territoire (ci-après : le département) l'octroi d'une dérogation relative à la longueur de l'ouvrage projeté. dérogation relative à la longueur de l'ouvrage projeté. A la suite de l'opposition formée par X. à la demande

A la suite de l'opposition formée par X. à la demande du permis de construire, B. SA a étudié en outre le bruit, les

du permis de construire, B. SA a étudié en outre le bruit, les courants d'air et les poussières qu'entraîneraient les mouvements d'héli-

courants d'air et les poussières qu'entraîneraient les mouvements d'héli- coptères sur la plate-forme du nouvel hôpital. Cette étude a fait l'objet

coptères sur la plate-forme du nouvel hôpital. Cette étude a fait l'objet le 19 mars 1997 d'un rapport complémentaire à la notice d'impact du 28

le 19 mars 1997 d'un rapport complémentaire à la notice d'impact du 28 janvier précédent. Le dossier a été soumis par la police des constructions

janvier précédent. Le dossier a été soumis par la police des constructions de la Ville de Neuchâtel au SPE, lequel a émis le 18 avril 1997 un préavis

de la Ville de Neuchâtel au SPE, lequel a émis le 18 avril 1997 un préavis favorable au projet à la condition que ses remarques soient respectées. favorable au projet à la condition que ses remarques soient respectées. Celles-ci concernaient en particulier la protection des eaux souterraines,

Celles-ci concernaient en particulier la protection des eaux souterraines, les eaux usées, la protection de l'air et la protection contre le bruit. les eaux usées, la protection de l'air et la protection contre le bruit. Sur ces quatre questions, ce service s'est référé à des décisions spé-

Sur ces quatre questions, ce service s'est référé à des décisions spé- ciales du département et du SPE lui-même, précisant que celles-ci fai-

ciales du département et du SPE lui-même, précisant que celles-ci fai- saient partie intégrante de son préavis. D'autres remarques dudit service

saient partie intégrante de son préavis. D'autres remarques dudit service avaient trait au risque d'accidents majeurs, à la protection de l'environ-

avaient trait au risque d'accidents majeurs, à la protection de l'environ- nement sur les chantiers et à l'évacuation des matériaux et déchets de

nement sur les chantiers et à l'évacuation des matériaux et déchets de chantier. Le SPE a mentionné par ailleurs que "les conclusions de la no-

chantier. Le SPE a mentionné par ailleurs que "les conclusions de la no- tice d'impact sur l'environnement du 28 janvier 1997 (faisaient) partie

tice d'impact sur l'environnement du 28 janvier 1997 (faisaient) partie intégrante du préavis". Le 24 avril 1997 le département a rendu trois dé-

intégrante du préavis". Le 24 avril 1997 le département a rendu trois dé- cisions spéciales au sujet des émissions d'air vicié et d'eaux usées ainsi

cisions spéciales au sujet des émissions d'air vicié et d'eaux usées ainsi que de la protection des eaux souterraines. Le même jour, le SPE a rendu

que de la protection des eaux souterraines. Le même jour, le SPE a rendu lui aussi une décision spéciale au sujet de l'émission des bruits prove-

lui aussi une décision spéciale au sujet de l'émission des bruits prove- nant notamment des installations techniques de l'hôpital et de la venti-

nant notamment des installations techniques de l'hôpital et de la venti- lation du parking souterrain. Les quatre décisions précitées indiquaient

lation du parking souterrain. Les quatre décisions précitées indiquaient qu'elles ne pourraient entrer en force qu'en même temps que le permis de

qu'elles ne pourraient entrer en force qu'en même temps que le permis de construire. construire. B. Le 15 mai 1997, le département a accordé la dérogation sollici-

B. Le 15 mai 1997, le département a accordé la dérogation sollici- tée par la Ville de Neuchâtel au sujet de la longueur du bâtiment projeté

tée par la Ville de Neuchâtel au sujet de la longueur du bâtiment projeté et il a rejeté l'opposition de X. en tant qu'elle portait sur

et il a rejeté l'opposition de X. en tant qu'elle portait sur la hauteur et la longueur de l'ouvrage en question. Saisi d'un recours

la hauteur et la longueur de l'ouvrage en question. Saisi d'un recours formé par l'opposant contre cette décision, le Tribunal administratif l'a

formé par l'opposant contre cette décision, le Tribunal administratif l'a rejeté par arrêt du 15 octobre 1997. Le recours de droit public du même

rejeté par arrêt du 15 octobre 1997. Le recours de droit public du même contre cet arrêt a été déclaré irrecevable par le Tribunal fédéral le 8

contre cet arrêt a été déclaré irrecevable par le Tribunal fédéral le 8 décembre 1997. La Haute Cour a considéré que l'arrêt précité du Tribunal

décembre 1997. La Haute Cour a considéré que l'arrêt précité du Tribunal administratif ne causait à X. aucun dommage irréparable; que

administratif ne causait à X. aucun dommage irréparable; que les travaux ne pourraient commencer avant l'entrée en force du permis de

les travaux ne pourraient commencer avant l'entrée en force du permis de construire et des autorisations spéciales requises par l'exécution du pro-

construire et des autorisations spéciales requises par l'exécution du pro- jet; que, lorsque toutes ces procédures auraient été menées à chef, et

jet; que, lorsque toutes ces procédures auraient été menées à chef, et dans l'hypothèse où toutes les autorisations nécessaires auraient été ac-

dans l'hypothèse où toutes les autorisations nécessaires auraient été ac- cordées, il serait loisible à l'intéressé d'utiliser contre elles les

cordées, il serait loisible à l'intéressé d'utiliser contre elles les voies de droit cantonales à sa disposition et qu'il aurait, le cas éché-

voies de droit cantonales à sa disposition et qu'il aurait, le cas éché- ant, la faculté d'attaquer encore l'arrêt du Tribunal administratif du 15

ant, la faculté d'attaquer encore l'arrêt du Tribunal administratif du 15 octobre 1997 devant le Tribunal fédéral simultanément avec les décisions

octobre 1997 devant le Tribunal fédéral simultanément avec les décisions finales de dernière instance cantonale concernant les autres éléments du

finales de dernière instance cantonale concernant les autres éléments du projet (cons.2e). projet (cons.2e). C. Le 17 décembre 1997, le Conseil communal de Neuchâtel a décidé

C. Le 17 décembre 1997, le Conseil communal de Neuchâtel a décidé de lever l'opposition formée par X. contre le projet de cons-

de lever l'opposition formée par X. contre le projet de cons- truction du NHP et d'accorder au maître de l'ouvrage le permis de cons-

truction du NHP et d'accorder au maître de l'ouvrage le permis de cons- truire y relatif. Il a notifié au prénommé, avec cette décision, les

truire y relatif. Il a notifié au prénommé, avec cette décision, les quatre prononcés spéciaux du département et du SPE du 24 avril 1997 ainsi

quatre prononcés spéciaux du département et du SPE du 24 avril 1997 ainsi qu'un cahier des charges pour la protection de l'environnement sur les

qu'un cahier des charges pour la protection de l'environnement sur les chantiers de construction et une copie de la notice d'impact avec l'éva-

chantiers de construction et une copie de la notice d'impact avec l'éva- luation de celle-ci. Pour déclarer mal fondée l'opposition du prénommé, le

luation de celle-ci. Pour déclarer mal fondée l'opposition du prénommé, le Conseil communal a considéré en résumé ce qui suit :

Conseil communal a considéré en résumé ce qui suit : Sur la question de la hauteur de l'ouvrage projeté, il a estimé

Sur la question de la hauteur de l'ouvrage projeté, il a estimé que ce dernier constituerait un seul bâtiment dont la hauteur moyenne à la

que ce dernier constituerait un seul bâtiment dont la hauteur moyenne à la corniche devait être mesurée au niveau de la dalle de couverture pour les

corniche devait être mesurée au niveau de la dalle de couverture pour les parties comportant un attique, de sorte que cette moyenne atteignait en-

parties comportant un attique, de sorte que cette moyenne atteignait en- viron 17,1 mètres et se révélait donc conforme au règlement d'exécution de

viron 17,1 mètres et se révélait donc conforme au règlement d'exécution de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire (RELCAT). Le Conseil com-

la loi cantonale sur l'aménagement du territoire (RELCAT). Le Conseil com- munal a souligné en outre qu'un immeuble de 20 mètres à la corniche pour-

munal a souligné en outre qu'un immeuble de 20 mètres à la corniche pour- rait, sans violer les dispositions réglementaires, être surmonté encore

rait, sans violer les dispositions réglementaires, être surmonté encore d'une toiture. d'une toiture. Sur la question des accès, l'exécutif communal a relevé qu'il

Sur la question des accès, l'exécutif communal a relevé qu'il prendrait des mesures (suppression de plusieurs places de stationnement à

prendrait des mesures (suppression de plusieurs places de stationnement à l'ouest de l'avenue de Clos-Brochet, création d'un giratoire à l'est et

l'ouest de l'avenue de Clos-Brochet, création d'un giratoire à l'est et incitation des usagers du parking souterrain à y accéder par l'axe de

incitation des usagers du parking souterrain à y accéder par l'axe de Gibraltar) dont les conséquences à terme seraient de diminuer la circula-

Gibraltar) dont les conséquences à terme seraient de diminuer la circula- tion sur la partie ouest de l'avenue de Clos-Brochet, où se situe la pro-

tion sur la partie ouest de l'avenue de Clos-Brochet, où se situe la pro- priété de l'opposant. priété de l'opposant. Sur la question de la protection de l'environnement, le Conseil

Sur la question de la protection de l'environnement, le Conseil communal s'est référé à la notice établie le 28 janvier 1997 par B. SA, laquelle conclut que la réalisation du projet n'aurait qu'un faible impact dans les domaines du trafic, du bruit et de la pollution de l'air. L'autorité communale s'est appuyée en outre sur le complément à ladite notice, du 19 mars 1997, lequel fait apparaître que le bruit, les courants d'air et les émissions de poussière occasionnés par la place d'atterrissage pour hélicoptères pouvaient être estimés de faible effet. communal s'est référé à la notice établie le 28 janvier 1997 par B. SA, laquelle conclut que la réalisation du projet n'aurait qu'un faible impact dans les domaines du trafic, du bruit et de la pollution de l'air. L'autorité communale s'est appuyée en outre sur le complément à ladite notice, du 19 mars 1997, lequel fait apparaître que le bruit, les courants d'air et les émissions de poussière occasionnés par la place d'atterrissage pour hélicoptères pouvaient être estimés de faible effet. Sur la question de la perte de vue et d'ensoleillement, l'auto-

Sur la question de la perte de vue et d'ensoleillement, l'auto- rité communal a considéré que le droit public n'offrait pas de garantie au

rité communal a considéré que le droit public n'offrait pas de garantie au recourant en dehors des règles fixant les gabarits des constructions. Elle

recourant en dehors des règles fixant les gabarits des constructions. Elle s'est par ailleurs fondée sur les conclusions d'une étude du bureau d'in-

s'est par ailleurs fondée sur les conclusions d'une étude du bureau d'in- génieurs R. SA du 16 avril 1997 pour retenir que, quoi qu'il

génieurs R. SA du 16 avril 1997 pour retenir que, quoi qu'il en soit, la perte d'ensoleillement induite par la réalisation du projet

en soit, la perte d'ensoleillement induite par la réalisation du projet serait extrêmement faible. serait extrêmement faible. En outre, le Conseil communal a assuré l'opposant que toutes me-

En outre, le Conseil communal a assuré l'opposant que toutes me- sures adéquates de protection seraient prises durant les travaux. Il a

sures adéquates de protection seraient prises durant les travaux. Il a contesté, de plus, que l'intéressé ait droit à une indemnité pour expro-

contesté, de plus, que l'intéressé ait droit à une indemnité pour expro- priation matérielle. Enfin, l'autorité communale a retenu, sur le vu "plus

priation matérielle. Enfin, l'autorité communale a retenu, sur le vu "plus particulièrement de l'évaluation de la notice d'impact sur l'environnement

particulièrement de l'évaluation de la notice d'impact sur l'environnement rendue par le Département de la gestion du territoire, en date du 18 avril

rendue par le Département de la gestion du territoire, en date du 18 avril 1997, que le projet de NHP respecte tant la législation fédérale que la

1997, que le projet de NHP respecte tant la législation fédérale que la législation cantonale en vigueur, de même que la réglementation communale

législation cantonale en vigueur, de même que la réglementation communale applicable."

applicable." D. Le 6 mars 1998, le département a rejeté le recours formé par

D. Le 6 mars 1998, le département a rejeté le recours formé par X. contre la décision du Conseil communal du 17 décembre 1997.

X. contre la décision du Conseil communal du 17 décembre 1997. En bref, il a estimé que les questions de hauteur et de longueur du bâti-

En bref, il a estimé que les questions de hauteur et de longueur du bâti- ment projeté avaient été définitivement tranchées sur le plan cantonal par

ment projeté avaient été définitivement tranchées sur le plan cantonal par l'arrêt du Tribunal administratif du 15 octobre 1997; que la réalisation

l'arrêt du Tribunal administratif du 15 octobre 1997; que la réalisation du nouvel hôpital Pourtalès ne nécessitait pas la mise en oeuvre d'une

du nouvel hôpital Pourtalès ne nécessitait pas la mise en oeuvre d'une étude de l'impact sur l'environnement; que la notice d'impact commandée en

étude de l'impact sur l'environnement; que la notice d'impact commandée en l'occurrence était suffisante pour vérifier que les règles sur la protec-

l'occurrence était suffisante pour vérifier que les règles sur la protec- tion de l'environnement seraient respectées par la réalisation du projet

tion de l'environnement seraient respectées par la réalisation du projet et avait permis une coordination matérielle suffisante. et avait permis une coordination matérielle suffisante. E. Le 26 mars 1998, X. saisit le Tribunal administratif

E. Le 26 mars 1998, X. saisit le Tribunal administratif d'un recours contre cette décision du département. Il remet en cause l'oc-

d'un recours contre cette décision du département. Il remet en cause l'oc- troi d'une dérogation pour la longueur du bâtiment projeté et soutient que

troi d'une dérogation pour la longueur du bâtiment projeté et soutient que celui-ci aurait une hauteur moyenne à la corniche dépassant le maximum

celui-ci aurait une hauteur moyenne à la corniche dépassant le maximum autorisé. Il estime qu'une dérogation aurait dès lors dû être sollicitée,

autorisé. Il estime qu'une dérogation aurait dès lors dû être sollicitée, le préjudice que lui causerait la réalisation du projet étant d'autant

le préjudice que lui causerait la réalisation du projet étant d'autant plus important qu'une extension de l'hôpital ne pourrait se faire qu'en

plus important qu'une extension de l'hôpital ne pourrait se faire qu'en augmentant encore sa hauteur. Le recourant sollicite, sur cette question,

augmentant encore sa hauteur. Le recourant sollicite, sur cette question, le témoignage d'un des architectes auteurs du projet. le témoignage d'un des architectes auteurs du projet. D'autre part, X. se plaint de deux violations de son

D'autre part, X. se plaint de deux violations de son droit d'être entendu. Il estime premièrement que son droit a été méconnu

droit d'être entendu. Il estime premièrement que son droit a été méconnu du fait que la Ville de Neuchâtel n'a pas entamé de procédure pour obtenir

du fait que la Ville de Neuchâtel n'a pas entamé de procédure pour obtenir une dérogation de hauteur et qu'il n'a, de ce fait, pas eu connaissance

une dérogation de hauteur et qu'il n'a, de ce fait, pas eu connaissance des motifs d'une telle demande. Deuxièmement, le recourant voit une vio-

des motifs d'une telle demande. Deuxièmement, le recourant voit une vio- lation de son droit d'être entendu dans le fait que la hauteur de cer-

lation de son droit d'être entendu dans le fait que la hauteur de cer- taines perches-gabarits posées durant la mise à l'enquête publique du pro-

taines perches-gabarits posées durant la mise à l'enquête publique du pro- jet n'était pas conforme aux plans. jet n'était pas conforme aux plans. Par ailleurs, il se plaint de la violation des règles fédérales

Par ailleurs, il se plaint de la violation des règles fédérales et cantonales visant à assurer la coordination matérielle entre les exi-

et cantonales visant à assurer la coordination matérielle entre les exi- gences de l'aménagement du territoire et celles de la protection de l'en-

gences de l'aménagement du territoire et celles de la protection de l'en- vironnement. Il fait valoir qu'une étude de l'impact sur l'environnement

vironnement. Il fait valoir qu'une étude de l'impact sur l'environnement était nécessaire en l'espèce car, par son importance, la réalisation du

était nécessaire en l'espèce car, par son importance, la réalisation du projet pourrait provoquer des nuisances sensibles et, en outre, parce que

projet pourrait provoquer des nuisances sensibles et, en outre, parce que le nombre de places de parc prévues a été sous-évalué. Selon lui, ce sont

le nombre de places de parc prévues a été sous-évalué. Selon lui, ce sont au minimum 420 places qui auraient dû être planifiées, nombre pour lequel

au minimum 420 places qui auraient dû être planifiées, nombre pour lequel le droit fédéral prescrit une étude de l'impact. Il estime, de plus, que

le droit fédéral prescrit une étude de l'impact. Il estime, de plus, que les mouvements d'hélicoptères ont, eux aussi, été sous-estimés et que sur

les mouvements d'hélicoptères ont, eux aussi, été sous-estimés et que sur cette question également une étude de l'impact se justifie. L'intéressé

cette question également une étude de l'impact se justifie. L'intéressé conteste par ailleurs les conclusions que tirent les autorités inférieures

conteste par ailleurs les conclusions que tirent les autorités inférieures de la notice d'impact jointe au dossier, notice qu'il tient au demeurant

de la notice d'impact jointe au dossier, notice qu'il tient au demeurant pour insuffisante. L'intéressé propose l'administration de diverses

pour insuffisante. L'intéressé propose l'administration de diverses preuves, en particulier il demande une nouvelle vision locale "du site du

preuves, en particulier il demande une nouvelle vision locale "du site du NHP vu de (son) immeuble". Il conclut à l'annulation de la décision en-

NHP vu de (son) immeuble". Il conclut à l'annulation de la décision en- treprise et au renvoi de la cause à l'autorité inférieure pour qu'elle

treprise et au renvoi de la cause à l'autorité inférieure pour qu'elle statue à nouveau, sous suite de frais et dépens. statue à nouveau, sous suite de frais et dépens. F. Le département conclut au rejet du recours sans formuler

F. Le département conclut au rejet du recours sans formuler d'observations. d'observations. Dans sa réponse sur le recours, la Ville de Neuchâtel en propose

Dans sa réponse sur le recours, la Ville de Neuchâtel en propose le rejet. Elle requiert par ailleurs le retrait de l'effet suspensif du

le rejet. Elle requiert par ailleurs le retrait de l'effet suspensif du recours. recours. Les autres parties ont pu se prononcer sur cette requête de la

Les autres parties ont pu se prononcer sur cette requête de la Ville de Neuchâtel.

Ville de Neuchâtel. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T en droit

en droit 1. Le recours a été déposé dans les formes et délai légaux.

1. Le recours a été déposé dans les formes et délai légaux. 2. Par décision du 15 mai 1997, le département a accordé la déro-

2. Par décision du 15 mai 1997, le département a accordé la déro- gation de longueur sollicitée par la Ville de Neuchâtel pour la construc-

gation de longueur sollicitée par la Ville de Neuchâtel pour la construc- tion du nouvel Hôpital Pourtalès et a levé l'opposition de X. tion du nouvel Hôpital Pourtalès et a levé l'opposition de X. dans la mesure où elle s'en prenait à la longueur et à la hauteur du bâ-

dans la mesure où elle s'en prenait à la longueur et à la hauteur du bâ- timent précité. Comme l'a constaté le Tribunal fédéral dans son arrêt du 8

timent précité. Comme l'a constaté le Tribunal fédéral dans son arrêt du 8 décembre 1997 rendu en la présente cause (cons.2d, 2e paragraphe), le

décembre 1997 rendu en la présente cause (cons.2d, 2e paragraphe), le Tribunal administratif, en rejetant le recours formé contre la décision du

Tribunal administratif, en rejetant le recours formé contre la décision du département susmentionnée, a tranché définitivement au niveau cantonal cet

département susmentionnée, a tranché définitivement au niveau cantonal cet aspect du litige. C'est donc à juste titre que, dans la décision attaquée,

aspect du litige. C'est donc à juste titre que, dans la décision attaquée, le département n'est pas entré en matière sur les questions de la longueur

le département n'est pas entré en matière sur les questions de la longueur et de la hauteur du bâtiment projeté. et de la hauteur du bâtiment projeté. De plus, rien dans la motivation actuelle du recourant - en par-

De plus, rien dans la motivation actuelle du recourant - en par- ticulier pas la référence à l'arrêt publié au RJN 1991, p.172, rendu sous

ticulier pas la référence à l'arrêt publié au RJN 1991, p.172, rendu sous l'empire de l'ancien RELCAT - ne justifie que la Cour de céans s'éloigne

l'empire de l'ancien RELCAT - ne justifie que la Cour de céans s'éloigne des considérants de son arrêt du 15 octobre 1997, de sorte qu'il suffit de

des considérants de son arrêt du 15 octobre 1997, de sorte qu'il suffit de s'y référer. Pour le même motif, il n'y a pas lieu sur ces questions de

s'y référer. Pour le même motif, il n'y a pas lieu sur ces questions de recueillir, comme le propose le recourant, le témoignage d'un des archi-

recueillir, comme le propose le recourant, le témoignage d'un des archi- tectes auteurs du projet. En effet, en cas d'extension de l'hôpital, l'in-

tectes auteurs du projet. En effet, en cas d'extension de l'hôpital, l'in- téressé aurait au besoin la faculté de faire valoir ses droits le moment

téressé aurait au besoin la faculté de faire valoir ses droits le moment venu. venu. 3. a) Le recourant se plaint de deux violations de son droit d'être

3. a) Le recourant se plaint de deux violations de son droit d'être entendu. Il soutient que celui-ci a été méconnu une première fois par le

entendu. Il soutient que celui-ci a été méconnu une première fois par le fait que la Ville de Neuchâtel n'a jamais exposé les motifs qui, selon

fait que la Ville de Neuchâtel n'a jamais exposé les motifs qui, selon elle, justifient l'octroi d'une dérogation de hauteur en l'espèce. Le même

elle, justifient l'octroi d'une dérogation de hauteur en l'espèce. Le même droit du recourant aurait été une seconde fois violé parce que les perches

droit du recourant aurait été une seconde fois violé parce que les perches gabarits n'étaient pas conformes au plan lors de la mise à l'enquête pu-

gabarits n'étaient pas conformes au plan lors de la mise à l'enquête pu- blique. blique. b) La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, consacré

b) La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, consacré en procédure administrative cantonale par l'article 21 al.1 LPJA, en par-

en procédure administrative cantonale par l'article 21 al.1 LPJA, en par- ticulier le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision

ticulier le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux

ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès

faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en

au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos. Le droit d'être

prendre connaissance et de se déterminer à leur propos. Le droit d'être entendu est à la fois une institution servant à l'instruction de la cause

entendu est à la fois une institution servant à l'instruction de la cause et une faculté de la partie, en rapport avec sa personnalité, de parti-

et une faculté de la partie, en rapport avec sa personnalité, de parti- ciper au prononcé d'une décision qui lèse sa situation juridique (RJN

ciper au prononcé d'une décision qui lèse sa situation juridique (RJN 1995, p.134 et les références).

1995, p.134 et les références). c) En l'espèce, la Ville de Neuchâtel a toujours soutenu qu'une

c) En l'espèce, la Ville de Neuchâtel a toujours soutenu qu'une dérogation de hauteur n'était pas nécessaire pour le projet du NHP parce

dérogation de hauteur n'était pas nécessaire pour le projet du NHP parce que celui-ci respecte, selon elle, les normes légales. Demander une telle

que celui-ci respecte, selon elle, les normes légales. Demander une telle dérogation dans ces circonstances n'aurait eu aucun sens. Cela étant,

dérogation dans ces circonstances n'aurait eu aucun sens. Cela étant, comme la Cour de céans l'a relevé dans son arrêt du 15 octobre 1997

comme la Cour de céans l'a relevé dans son arrêt du 15 octobre 1997 (cons.2), X. a eu connaissance non seulement de la mise à l'en-

(cons.2), X. a eu connaissance non seulement de la mise à l'en- quête publique, mais encore des détails du projet. Il a pu faire valoir

quête publique, mais encore des détails du projet. Il a pu faire valoir son point de vue sur la question de la hauteur du bâtiment projeté dans

son point de vue sur la question de la hauteur du bâtiment projeté dans l'opposition qu'il a formée en temps utile. Que les perches gabarits aient

l'opposition qu'il a formée en temps utile. Que les perches gabarits aient été mal dimensionnées ne l'a pas empêché d'avoir une idée exacte de la

été mal dimensionnées ne l'a pas empêché d'avoir une idée exacte de la manière dont se présenterait la construction envisagée. Pour ce faire, il

manière dont se présenterait la construction envisagée. Pour ce faire, il a pu se fier à des plans qui, quant à eux, n'ont nécessité aucune correc-

a pu se fier à des plans qui, quant à eux, n'ont nécessité aucune correc- tion. On ne voit dès lors pas, dans ces circonstances, en quoi son droit

tion. On ne voit dès lors pas, dans ces circonstances, en quoi son droit d'être entendu aurait été violé (v. aussi RDAT 1990, p.52; DC 1991, p.17

d'être entendu aurait été violé (v. aussi RDAT 1990, p.52; DC 1991, p.17 no 5). no 5). 4. a) Le recourant invoque par ailleurs une violation des règles

4. a) Le recourant invoque par ailleurs une violation des règles garantissant la coordination matérielle entre les exigences de l'aménage-

garantissant la coordination matérielle entre les exigences de l'aménage- ment du territoire et celles de la protection de l'environnement. Il es-

ment du territoire et celles de la protection de l'environnement. Il es- time que l'absence de coordination a permis aux autorités d'éviter une

time que l'absence de coordination a permis aux autorités d'éviter une étude de l'impact sur l'environnement qui eût pourtant été nécessaire.

étude de l'impact sur l'environnement qui eût pourtant été nécessaire. Dans la décision attaquée, le département a considéré que la

Dans la décision attaquée, le département a considéré que la notice d'impact établie dans le cadre de la procédure de délivrance du

notice d'impact établie dans le cadre de la procédure de délivrance du permis de construire était suffisante pour prendre en compte tous les as-

permis de construire était suffisante pour prendre en compte tous les as- pects du projet touchant la protection de l'environnement et que la coor-

pects du projet touchant la protection de l'environnement et que la coor- dination voulue a été suffisamment assurée. dination voulue a été suffisamment assurée. Il y a lieu dès lors d'examiner la conformité de la procédure

Il y a lieu dès lors d'examiner la conformité de la procédure suivie en l'occurrence pour lever l'opposition du recourant et délivrer le

suivie en l'occurrence pour lever l'opposition du recourant et délivrer le permis de construire litigieux. Quant à elles, les quatre décisions spé-

permis de construire litigieux. Quant à elles, les quatre décisions spé- ciales du 24 avril 1997, rendues par le département et le SPE en matière

ciales du 24 avril 1997, rendues par le département et le SPE en matière de protection de l'air et de l'eau ainsi que de protection contre le

de protection de l'air et de l'eau ainsi que de protection contre le bruit, notifiées au recourant en même temps que la décision du conseil

bruit, notifiées au recourant en même temps que la décision du conseil communal du 17 décembre 1997 qu'il entreprend, n'ont pas été attaquées. communal du 17 décembre 1997 qu'il entreprend, n'ont pas été attaquées. b) Selon l'article 25a LAT, entré en vigueur le 1er janvier

b) Selon l'article 25a LAT, entré en vigueur le 1er janvier 1997, lorsque l'implantation ou la transformation d'une construction ou

1997, lorsque l'implantation ou la transformation d'une construction ou d'une installation nécessite des décisions émanant de plusieurs autorités,

d'une installation nécessite des décisions émanant de plusieurs autorités, les cantons désignent une autorité pour assurer la coordination formelle

les cantons désignent une autorité pour assurer la coordination formelle et matérielle des procédures. Dans le canton de Neuchâtel, l'article 30

et matérielle des procédures. Dans le canton de Neuchâtel, l'article 30 LConstr délègue au Conseil d'Etat le soin de désigner le service chargé de

LConstr délègue au Conseil d'Etat le soin de désigner le service chargé de cette tâche (al.1). Pour les projets susceptibles d'affecter sensiblement

cette tâche (al.1). Pour les projets susceptibles d'affecter sensiblement l'environnement, la coordination est assurée dans le cadre d'une étude de

l'environnement, la coordination est assurée dans le cadre d'une étude de l'impact sur l'environnement (al.2). En principe, la tâche de coordination

l'impact sur l'environnement (al.2). En principe, la tâche de coordination incombe au service de l'aménagement du territoire (art.2, 65 al.1

incombe au service de l'aménagement du territoire (art.2, 65 al.1 RELConstr) et la procédure est régie par les articles 65 à 70 RELConstr.

RELConstr) et la procédure est régie par les articles 65 à 70 RELConstr. Le Conseil communal demeure, même dans ce cas, l'autorité qui a la compé-

Le Conseil communal demeure, même dans ce cas, l'autorité qui a la compé- tence de délivrer le permis de construire (art.70 RELConstr). tence de délivrer le permis de construire (art.70 RELConstr). Selon l'article 31 LConstr, avant d'octroyer le permis de cons-

Selon l'article 31 LConstr, avant d'octroyer le permis de cons- truire, le Conseil communal sollicite le préavis des services concernés de

truire, le Conseil communal sollicite le préavis des services concernés de l'Etat (al.1). A l'exception des projets nécessitant une ou plusieurs dé-

l'Etat (al.1). A l'exception des projets nécessitant une ou plusieurs dé- cisions spéciales, le Conseil d'Etat dispense les communes qui disposent

cisions spéciales, le Conseil d'Etat dispense les communes qui disposent des moyens de contrôle suffisants de cette obligation (al.2, art.71

des moyens de contrôle suffisants de cette obligation (al.2, art.71 RELConstr).

RELConstr). Dans la procédure régie par les articles 65 à 70 RELConstr, évo-

Dans la procédure régie par les articles 65 à 70 RELConstr, évo- qués plus haut, si le projet se situe en zone d'urbanisation, une coordi-

qués plus haut, si le projet se situe en zone d'urbanisation, une coordi- nation suffisante est assurée par le service communal chargé de l'urba-

nation suffisante est assurée par le service communal chargé de l'urba- nisme lorsque la commune concernée a été dispensée du préavis des services

nisme lorsque la commune concernée a été dispensée du préavis des services de l'Etat, ce qui est le cas de la commune de Neuchâtel (arrêté du Conseil

de l'Etat, ce qui est le cas de la commune de Neuchâtel (arrêté du Conseil d'Etat du 10.02.1997; RSN 720.10). d'Etat du 10.02.1997; RSN 720.10). Les dispositions précitées, entrées en vigueur le 1er janvier

Les dispositions précitées, entrées en vigueur le 1er janvier 1997, s'appliquent aux demandes de permis de construire qui, comme dans le

1997, s'appliquent aux demandes de permis de construire qui, comme dans le cas présent, étaient alors pendantes mais n'avaient pas encore été mises à

cas présent, étaient alors pendantes mais n'avaient pas encore été mises à l'enquête publique (art.92 RELConstr). l'enquête publique (art.92 RELConstr). c) En l'espèce, les biens-fonds sur lesquels doit être réalisé

c) En l'espèce, les biens-fonds sur lesquels doit être réalisé le projet litigieux sont classés dans une zone sans affectation spéciale

le projet litigieux sont classés dans une zone sans affectation spéciale qui se situe dans la zone d'urbanisation. Cela fonde la compétence du ser-

qui se situe dans la zone d'urbanisation. Cela fonde la compétence du ser- vice chargé de l'urbanisme de la commune de Neuchâtel pour assurer la

vice chargé de l'urbanisme de la commune de Neuchâtel pour assurer la coordination entre les différentes autorités appelées à rendre des déci-

coordination entre les différentes autorités appelées à rendre des déci- sions sur le projet en cause. sions sur le projet en cause. Cela étant, il incombait à ce service communal en particulier de

Cela étant, il incombait à ce service communal en particulier de veiller au respect du principe de la mise à l'enquête simultanée de toutes

veiller au respect du principe de la mise à l'enquête simultanée de toutes les pièces du dossier de requête (art.25a al.2 litt.b LAT; 30, 34 LConstr;

les pièces du dossier de requête (art.25a al.2 litt.b LAT; 30, 34 LConstr; 69 litt.b RELConstr).

69 litt.b RELConstr). En l'occurrence, bien que la demande de permis de construire du

En l'occurrence, bien que la demande de permis de construire du 20 décembre 1996 mentionne, entre autres annexes, une requête motivée de

20 décembre 1996 mentionne, entre autres annexes, une requête motivée de dérogation concernant la longueur du bâtiment, rien ne permet d'admettre

dérogation concernant la longueur du bâtiment, rien ne permet d'admettre qu'un tel document figurait bien au dossier de la mise à l'enquête qui a

qu'un tel document figurait bien au dossier de la mise à l'enquête qui a eu lieu du 14 février au 5 mars 1997. D'ailleurs, à la demande d'approba-

eu lieu du 14 février au 5 mars 1997. D'ailleurs, à la demande d'approba- tion de la dérogation en question, présentée par le Conseil communal de

tion de la dérogation en question, présentée par le Conseil communal de Neuchâtel au département selon l'article 40 al.2 LConstr le 2 avril 1997,

Neuchâtel au département selon l'article 40 al.2 LConstr le 2 avril 1997, n'a été joint que le dossier officiel de l'administration communale. Or ce

n'a été joint que le dossier officiel de l'administration communale. Or ce dossier (D.6c), déposé par la Ville de Neuchâtel auprès du département

dossier (D.6c), déposé par la Ville de Neuchâtel auprès du département lequel l'a annexé à sa réponse sur le présent recours, ne comporte aucune

lequel l'a annexé à sa réponse sur le présent recours, ne comporte aucune pièce relative à une dérogation quelconque, hormis le formulaire de de-

pièce relative à une dérogation quelconque, hormis le formulaire de de- mande de permis de construire qui la mentionne. Il est dès lors patent que

mande de permis de construire qui la mentionne. Il est dès lors patent que le principe de la mise à l'enquête simultanée de toutes les pièces du dos-

le principe de la mise à l'enquête simultanée de toutes les pièces du dos- sier n'a pas été respecté en l'espèce. sier n'a pas été respecté en l'espèce. Ce vice de procédure n'a toutefois pas empêché que toutes les

Ce vice de procédure n'a toutefois pas empêché que toutes les objections soulevées contre le projet - le recourant ayant au demeurant

objections soulevées contre le projet - le recourant ayant au demeurant été le seul à les formuler - soient connues une fois écoulés le délai de

été le seul à les formuler - soient connues une fois écoulés le délai de mise à l'enquête et le laps de temps réservé pour se déterminer. Or, c'est

mise à l'enquête et le laps de temps réservé pour se déterminer. Or, c'est justement cela que garantissent les dispositions des articles 25a al.2

justement cela que garantissent les dispositions des articles 25a al.2 litt.b LAT et 69 litt.b RELConstr (FF 1994 III 1072). Il n'y a donc pas

litt.b LAT et 69 litt.b RELConstr (FF 1994 III 1072). Il n'y a donc pas lieu de remettre en cause la procédure suivie pour ce motif. Certes, selon

lieu de remettre en cause la procédure suivie pour ce motif. Certes, selon la jurisprudence de la Cour de céans, en droit des constructions, une dé-

la jurisprudence de la Cour de céans, en droit des constructions, une dé- cision qui sanctionne un projet sans que la mise à l'enquête publique né-

cision qui sanctionne un projet sans que la mise à l'enquête publique né- cessaire ait été effectuée viole le droit d'être entendu des tiers inté-

cessaire ait été effectuée viole le droit d'être entendu des tiers inté- ressés, en particulier des voisins. Elle n'est toutefois pas nulle, mais

ressés, en particulier des voisins. Elle n'est toutefois pas nulle, mais seulement annulable. Pour en obtenir l'annulation, il incombe aux tiers

seulement annulable. Pour en obtenir l'annulation, il incombe aux tiers intéressés de recourir, étant entendu que le délai de recours ne débute

intéressés de recourir, étant entendu que le délai de recours ne débute pour eux que lorsque, selon les règles de la bonne foi, ils ont pu avoir

pour eux que lorsque, selon les règles de la bonne foi, ils ont pu avoir connaissance de l'autorisation (RJN 1996, p.205 et les références). De là,

connaissance de l'autorisation (RJN 1996, p.205 et les références). De là, il découle que l'autorité de recours n'a pas à prendre en considération,

il découle que l'autorité de recours n'a pas à prendre en considération, dans un cas concret, les intérêts éventuels des tiers intéressés qui n'ont

dans un cas concret, les intérêts éventuels des tiers intéressés qui n'ont pas - ou pas encore - manifesté leur opposition à un projet. Cela revien-

pas - ou pas encore - manifesté leur opposition à un projet. Cela revien- drait en effet à donner à la démarche d'un recourant la portée d'une

drait en effet à donner à la démarche d'un recourant la portée d'une action populaire ou, à tout le moins, à admettre que son recours soit

action populaire ou, à tout le moins, à admettre que son recours soit fondé sur des prescriptions protégeant l'intérêt d'autrui, alors qu'il n'a

fondé sur des prescriptions protégeant l'intérêt d'autrui, alors qu'il n'a pas qualité pour agir ainsi (RJN 1995, p.267-268). pas qualité pour agir ainsi (RJN 1995, p.267-268). 5. a) Selon l'article 9 al.1 LPE, avant de prendre une décision sur

5. a) Selon l'article 9 al.1 LPE, avant de prendre une décision sur la planification et la construction ou la modification d'installations

la planification et la construction ou la modification d'installations pouvant affecter sensiblement l'environnement, l'autorité apprécie le plus

pouvant affecter sensiblement l'environnement, l'autorité apprécie le plus tôt possible leur compatibilité avec les exigences de la protection de

tôt possible leur compatibilité avec les exigences de la protection de l'environnement; le Conseil fédéral désigne ces installations. D'après

l'environnement; le Conseil fédéral désigne ces installations. D'après l'annexe de l'ordonnance relative à l'étude de l'impact sur l'environne-

l'annexe de l'ordonnance relative à l'étude de l'impact sur l'environne- ment (OEIE), une telle étude doit être menée en particulier pour les parcs

ment (OEIE), une telle étude doit être menée en particulier pour les parcs de stationnement de plus de 300 voitures (ch.11.4) et pour les héliports

de stationnement de plus de 300 voitures (ch.11.4) et pour les héliports avec plus de 1000 mouvements par an (ch.14.3). avec plus de 1000 mouvements par an (ch.14.3). b) En l'espèce, le recourant estime que les parcs de stationne-

b) En l'espèce, le recourant estime que les parcs de stationne- ment inclus dans le projet du NHP, qui prévoient 282 places, ont été sous-

ment inclus dans le projet du NHP, qui prévoient 282 places, ont été sous- dimensionnés. Il soutient que "les normes prévues à l'article 27 RELConstr

dimensionnés. Il soutient que "les normes prévues à l'article 27 RELConstr et dans l'annexe no 1 (à ce règlement) n'ont pas été respectées". Selon

et dans l'annexe no 1 (à ce règlement) n'ont pas été respectées". Selon lui, ce sont 420 places uniquement pour le personnel qui eussent dû être

lui, ce sont 420 places uniquement pour le personnel qui eussent dû être prévues. Par ailleurs, il avance que le nombre de mouvements annuels

prévues. Par ailleurs, il avance que le nombre de mouvements annuels d'hélicoptères sera d'au moins 200 à 300. Il en conclut qu'une étude

d'hélicoptères sera d'au moins 200 à 300. Il en conclut qu'une étude d'impact eût été nécessaire en l'espèce. Selon lui, la notice d'impact du

d'impact eût été nécessaire en l'espèce. Selon lui, la notice d'impact du 28 janvier 1997, complétée le 19 mars suivant, est insuffisante, car il

28 janvier 1997, complétée le 19 mars suivant, est insuffisante, car il n'a pas été procédé à des mesures sur la partie ouest de l'avenue de

n'a pas été procédé à des mesures sur la partie ouest de l'avenue de Clos-Brochet, près de son habitation, et les mouvements par places de sta-

Clos-Brochet, près de son habitation, et les mouvements par places de sta- tionnement n'ont pas été suffisamment pris en compte. Concrètement, il

tionnement n'ont pas été suffisamment pris en compte. Concrètement, il soutient que la réalisation du projet entraînerait une augmentation de

soutient que la réalisation du projet entraînerait une augmentation de 20 % du trafic sur l'avenue précitée et un dépassement des valeurs limites

20 % du trafic sur l'avenue précitée et un dépassement des valeurs limites d'immissions en matière de bruit. d'immissions en matière de bruit. c) Ainsi que l'a relevé avec pertinence le département dans la

c) Ainsi que l'a relevé avec pertinence le département dans la décision attaquée (cons.3b), le recourant a calculé à tort le nombre de

décision attaquée (cons.3b), le recourant a calculé à tort le nombre de places de stationnement nécessaires uniquement selon l'article 27 al.1

places de stationnement nécessaires uniquement selon l'article 27 al.1 RELConstr, c'est-à-dire comme si la construction en question était desser-

RELConstr, c'est-à-dire comme si la construction en question était desser- vie exclusivement par la voiture particulière. Or, le site de Pourtalès a

vie exclusivement par la voiture particulière. Or, le site de Pourtalès a été choisi, entres autres raisons, parce qu'il est d'un accès aisé pour

été choisi, entres autres raisons, parce qu'il est d'un accès aisé pour les piétons et qu'il est fréquemment desservi par les transports publics

les piétons et qu'il est fréquemment desservi par les transports publics (D.9d, p.5). Il y a donc lieu de prendre en compte des facteurs de réduc-

(D.9d, p.5). Il y a donc lieu de prendre en compte des facteurs de réduc- tion au sens de l'article 30 RELConstr, car l'usage de la voiture particu-

tion au sens de l'article 30 RELConstr, car l'usage de la voiture particu- lière peut en l'espèce être remplacé par les transports publics, la

lière peut en l'espèce être remplacé par les transports publics, la marche, le vélo ou le vélomoteur. Le taux retenu par le Conseil communal

marche, le vélo ou le vélomoteur. Le taux retenu par le Conseil communal de Neuchâtel de 60 %, en raison de lignes de transport de catégorie IV et

de Neuchâtel de 60 %, en raison de lignes de transport de catégorie IV et d'un niveau de qualité de desserte C, n'est pas critiquable. Il conduit à

d'un niveau de qualité de desserte C, n'est pas critiquable. Il conduit à fixer le nombre minimum de places de stationnement à 240. D'ailleurs, les

fixer le nombre minimum de places de stationnement à 240. D'ailleurs, les calculs manuscrits et les autres références qui figurent au dossier du

calculs manuscrits et les autres références qui figurent au dossier du service de l'aménagement du territoire (D.6b) confirment ce nombre mini-

service de l'aménagement du territoire (D.6b) confirment ce nombre mini- mum. Force est dès lors de retenir que les besoins-limites en places de

mum. Force est dès lors de retenir que les besoins-limites en places de stationnement n'ont pas été sous-évalués. stationnement n'ont pas été sous-évalués. Par ailleurs, rien ne permet de considérer que le nombre de mou-

Par ailleurs, rien ne permet de considérer que le nombre de mou- vements d'hélicoptères sur la plate-forme du NHP dépasserait le nombre de

vements d'hélicoptères sur la plate-forme du NHP dépasserait le nombre de 1000 par année. Par mouvement, il faut entendre chaque atterrissage ou

1000 par année. Par mouvement, il faut entendre chaque atterrissage ou décollage (annexe no 5 à l'OPB ch.31 al.3; RS 814.41). Le recourant lui-

décollage (annexe no 5 à l'OPB ch.31 al.3; RS 814.41). Le recourant lui- même estime leur nombre à 300 au maximum par année. Les pièces déposées

même estime leur nombre à 300 au maximum par année. Les pièces déposées par la Ville de Neuchâtel sur réquisition du recourant (D.8a, 8b) ne per-

par la Ville de Neuchâtel sur réquisition du recourant (D.8a, 8b) ne per- mettent, de plus, pas une estimation supérieure. mettent, de plus, pas une estimation supérieure. Il suit de là qu'au regard des dispositions rappelées ci-dessus,

Il suit de là qu'au regard des dispositions rappelées ci-dessus, les installations dont il vient d'être question ne sont pas soumises à

les installations dont il vient d'être question ne sont pas soumises à l'étude d'impact sur l'environnement. l'étude d'impact sur l'environnement. 6. a) La notice d'impact du 28 janvier 1997 résulte de l'étude des

6. a) La notice d'impact du 28 janvier 1997 résulte de l'étude des impacts du trafic induit par la réalisation du projet dans le domaine de

impacts du trafic induit par la réalisation du projet dans le domaine de la pollution de l'air et de la pollution contre le bruit, ainsi que de

la pollution de l'air et de la pollution contre le bruit, ainsi que de l'évaluation des émissions atmosphériques pour le chauffage du NHP. Des

l'évaluation des émissions atmosphériques pour le chauffage du NHP. Des conclusions de cette notice, il ressort que le projet respecte les pres-

conclusions de cette notice, il ressort que le projet respecte les pres- criptions de l'ordonnance sur la protection contre le bruit; que les émis-

criptions de l'ordonnance sur la protection contre le bruit; que les émis- sions atmosphériques liées au parking souterrain et au chauffage seraient

sions atmosphériques liées au parking souterrain et au chauffage seraient faibles par rapport à l'ensemble des émissions du périmètre; qu'au niveau

faibles par rapport à l'ensemble des émissions du périmètre; qu'au niveau local la réalisation du projet aurait donc un impact faible dans les do-

local la réalisation du projet aurait donc un impact faible dans les do- maines du trafic, du bruit et de la pollution de l'air; qu'au niveau ré-

maines du trafic, du bruit et de la pollution de l'air; qu'au niveau ré- gional l'impact serait nul, voire favorable, du fait de la concentration

gional l'impact serait nul, voire favorable, du fait de la concentration des hôpitaux en un seul site. Le recourant conteste implicitement ces con-

des hôpitaux en un seul site. Le recourant conteste implicitement ces con- clusions en soutenant que les valeurs-limites d'exposition au bruit prises

clusions en soutenant que les valeurs-limites d'exposition au bruit prises en considération ne sont pas adéquates. Selon lui, il faudrait appliquer

en considération ne sont pas adéquates. Selon lui, il faudrait appliquer les valeurs de planification et non les valeurs-limites d'immission, le

les valeurs de planification et non les valeurs-limites d'immission, le projet devant être tenu pour une nouvelle installation (recours p.13-14,

projet devant être tenu pour une nouvelle installation (recours p.13-14, no 26). Cette argumentation ne peut être suivie. Elle méconnaît en effet

no 26). Cette argumentation ne peut être suivie. Elle méconnaît en effet la réglementation de l'article 9 OPB. Selon celle-ci, ce sont bien les

la réglementation de l'article 9 OPB. Selon celle-ci, ce sont bien les valeurs-limites d'immission qui doivent être respectées en cas d'utilisa-

valeurs-limites d'immission qui doivent être respectées en cas d'utilisa- tion accrue des voies de communication, aussi bien pour les installations

tion accrue des voies de communication, aussi bien pour les installations fixes nouvelles que les installations notablement modifiées. Pour ce qui

fixes nouvelles que les installations notablement modifiées. Pour ce qui concerne les autres sources de bruit induites par la réalisation du pro-

concerne les autres sources de bruit induites par la réalisation du pro- jet, la décision spéciale du SPE du 24 avril 1997 exige bien que soient

jet, la décision spéciale du SPE du 24 avril 1997 exige bien que soient respectées les valeurs de planification et non pas seulement les valeurs-

respectées les valeurs de planification et non pas seulement les valeurs- limites d'immission. limites d'immission. b) La notice d'impact susmentionnée a été complétée le 19 mars

b) La notice d'impact susmentionnée a été complétée le 19 mars 1997, à la suite de l'opposition du recourant, pour évaluer le bruit, les

1997, à la suite de l'opposition du recourant, pour évaluer le bruit, les courants d'air et les émissions de poussières engendrés par la place d'at-

courants d'air et les émissions de poussières engendrés par la place d'at- terrissage pour hélicoptères projetée. Les auteurs de cette évaluation

terrissage pour hélicoptères projetée. Les auteurs de cette évaluation qualifient de faibles les impacts en question. Quand bien même il avance

qualifient de faibles les impacts en question. Quand bien même il avance que la notice susmentionnée serait insuffisante, le recourant n'émet pas

que la notice susmentionnée serait insuffisante, le recourant n'émet pas de critiques à l'encontre de cette évaluation, de sorte que son objection

de critiques à l'encontre de cette évaluation, de sorte que son objection ne permet pas de douter du bien-fondé des conclusions de l'étude, les-

ne permet pas de douter du bien-fondé des conclusions de l'étude, les- quelles amènent à retenir que les nuisances en question seraient de peu

quelles amènent à retenir que les nuisances en question seraient de peu d'importance. d'importance. 7. Des considérants qui précèdent, il découle qu'une étude de l'im-

7. Des considérants qui précèdent, il découle qu'une étude de l'im- pact sur l'environnement n'est pas prescrite obligatoirement dans le cas

pact sur l'environnement n'est pas prescrite obligatoirement dans le cas du NHP par la réglementation fédérale. D'autre part, la notice d'impact a

du NHP par la réglementation fédérale. D'autre part, la notice d'impact a permis à l'autorité de prendre en considération les exigences de la pro-

permis à l'autorité de prendre en considération les exigences de la pro- tection de l'environnement en même temps qu'elle avait à statuer sur

tection de l'environnement en même temps qu'elle avait à statuer sur celles de l'aménagement du territoire et du droit des constructions. Cette

celles de l'aménagement du territoire et du droit des constructions. Cette notice a permis ainsi de connaître en particulier les incidences qu'aurait

notice a permis ainsi de connaître en particulier les incidences qu'aurait la réalisation du projet sur le trafic qui emprunte l'avenue de Clos-

la réalisation du projet sur le trafic qui emprunte l'avenue de Clos- Brochet. Certes, les comptages et les évaluations ont été faits pour la

Brochet. Certes, les comptages et les évaluations ont été faits pour la partie est de cette avenue, ce que critique le recourant. Toutefois, il y

partie est de cette avenue, ce que critique le recourant. Toutefois, il y a lieu de retenir que c'est à l'endroit évalué que le trafic sera le plus

a lieu de retenir que c'est à l'endroit évalué que le trafic sera le plus important, à tout le moins une fois prises les mesures annoncées par le

important, à tout le moins une fois prises les mesures annoncées par le Conseil communal de Neuchâtel, c'est-à-dire la suppression de plusieurs

Conseil communal de Neuchâtel, c'est-à-dire la suppression de plusieurs places de stationnement à l'ouest de l'avenue, la création d'un giratoire

places de stationnement à l'ouest de l'avenue, la création d'un giratoire à l'est et l'incitation des usagers du parking souterrain - c'est-à-dire

à l'est et l'incitation des usagers du parking souterrain - c'est-à-dire les employés de l'hôpital - à emprunter l'axe de Gibraltar. En outre, même

les employés de l'hôpital - à emprunter l'axe de Gibraltar. En outre, même augmenté de 20 %, le trafic journalier moyen sur l'avenue de Clos-Brochet

augmenté de 20 %, le trafic journalier moyen sur l'avenue de Clos-Brochet resterait modeste puisqu'il ne dépasserait pas 1'850 véhicules selon les

resterait modeste puisqu'il ne dépasserait pas 1'850 véhicules selon les prévisions. Il s'agit là d'un niveau de trafic dont on peut exiger du re-

prévisions. Il s'agit là d'un niveau de trafic dont on peut exiger du re- courant, actuellement déjà bordier de cette voie publique, qu'il le tolère

courant, actuellement déjà bordier de cette voie publique, qu'il le tolère au regard des intérêts publics poursuivis par le projet. au regard des intérêts publics poursuivis par le projet. Il suit de ce qui précède que les griefs du recourant contre les

Il suit de ce qui précède que les griefs du recourant contre les décisions des autorités inférieures ne sont pas fondés. décisions des autorités inférieures ne sont pas fondés. Cette appréciation ne saurait être modifiée par une nouvelle

Cette appréciation ne saurait être modifiée par une nouvelle visite des lieux que la Cour de céans connaît pour s'y être rendue dans le

visite des lieux que la Cour de céans connaît pour s'y être rendue dans le cadre de la procédure qui a fait l'objet de son arrêt du 15 octobre 1997. cadre de la procédure qui a fait l'objet de son arrêt du 15 octobre 1997. 8. Le Tribunal administratif n'est pas compétent pour statuer en

8. Le Tribunal administratif n'est pas compétent pour statuer en première instance sur les demandes d'indemnité pour cause d'expropriation

première instance sur les demandes d'indemnité pour cause d'expropriation formelle ou matérielle (art.38 LEXUP). formelle ou matérielle (art.38 LEXUP). 9. Entièrement mal fondé, le recours doit être rejeté. Le litige

9. Entièrement mal fondé, le recours doit être rejeté. Le litige étant tranché au fond par le présent arrêt, la requête du Conseil communal

étant tranché au fond par le présent arrêt, la requête du Conseil communal de Neuchâtel visant au retrait de l'effet suspensif du recours devient

de Neuchâtel visant au retrait de l'effet suspensif du recours devient sans objet. sans objet. Vu le sort de la cause, le recourant en supportera les frais. Il

Vu le sort de la cause, le recourant en supportera les frais. Il n'a en outre pas droit à des dépens (art.47, 48 LPJA). n'a en outre pas droit à des dépens (art.47, 48 LPJA). Par ces motifs,

Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Rejette le recours.

1. Rejette le recours. 2. Met à la charge du recourant un émolument de décision de 2'000 francs

2. Met à la charge du recourant un émolument de décision de 2'000 francs et les débours par 200 francs, montants partiellement compensés par son

et les débours par 200 francs, montants partiellement compensés par son avance. avance. 3. Dit qu'il n'est pas alloué de dépens.

3. Dit qu'il n'est pas alloué de dépens. Neuchâtel, le 18 juin 1998

Neuchâtel, le 18 juin 1998