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Prenons l’exemple d’un apprenant qui doit apprendre une leçon. Il va à la bibliothèque et se retrouve à une table où d’autres personnes chuchotent. Il ne comprend pas pourquoi il n’arrive pas à mémoriser aussi vite que d’habitude. En se questionnant, il se rend compte qu’il apprend mieux lorsqu’il lit et récite son cours en marchant. User de la métacognition va le pousser à rentrer chez lui pour apprendre de la manière la plus efficace. (p.3)
Dans les années 90, on parlait et on écrivait beaucoup au sujet de la métacognition; ce ne me semble plus être le cas aujourd'hui. Or la métacognition est une activité essentielle à l'apprentissage. Relier la métacognition et le septième principe neuroéducatif de Masson "Cultiver un état d'esprit dynamique"(voir mon coup de coeur précédent) me semble renforcer, si besoin est, l'importance de la métacognition. "Des études montrent notamment qu'enseigner aux élèves comment leur cerveau apprend peut contribuer à augmenter leur croyance en leur capacité d'apprendre et de s'améliorer" (Masson, 2020, p.199).
C'est pourquoi je vous conseille la lecture de ce petit livre blanc consacré au sujet. Il rappelle quelques fondamentaux sur la métacognition et propose des activités simples à réaliser avec les apprenants, avant un enseignement, en cours d'enseignement et après l'enseignement. Le livre blanc s'appuie sur diverses références, malheureusement, les références complètes sont absentes.
Pour une approche plus conceptuelle, lire également l'article de Romainville, Noël & Wolfs de 1995 "La métacognition, facettes et pertinence du concept en éducation", cité dans le livre blanc.