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Le champignon à l'origine des vagues de surmortalité piscicole qui frappent le Doubs depuis 2009 a probablement été introduit dans la rivière par l'homme. Afin d'éviter la propagation de Saprolegnia parasitica, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) recommande de désinfecter le matériel de pêche.
Les épisodes de surmortalité des poissons touchent principalement la truite et l'ombre et ont d'abord été observés dans le Doubs franco-suisse et la Loue (France). En 2011, le même phénomène est apparu dans la Sorne. Ce cours d'eau, également jurassien, n'a aucune connexion avec le Doubs.
Une étude mandatée par l'OFEV a mis en évidence deux populations de Saprolegnia, souligne l'OFEV dans un communiqué mercredi. La première est peu virulente et semble établie dans le milieu naturel depuis longtemps.
La seconde population correspond à Saprolegnia parasitica, une souche hautement virulente. Dans les trois rivières étudiées, tous les poissons étaient infectés par la même souche, ce qui semble indiquer une introduction récente.
Plusieurs causes possibles
L'origine de la contamination reste cependant difficile à établir. L'agent pathogène a par exemple pu être introduit par les bottes d'un pêcheur ou via un canoë. Saprolegnia parasitica a aussi pu aboutir dans les eaux suite à l'utilisation de poissons comme appâts vivants, à l'introduction d'espèces exotiques ou à cause de l'exploitation agricole.
Afin de prévenir la propagation de l'agent pathogène, les autorités recommandent de désinfecter le matériel de pêche entré en contact avec les eaux contaminées. En outre, un moratoire sur la pêche de l'ombre dans le Doubs a été déclaré pour 2012-2013. La mesure doit permettre à la population du poisson, fortement touchée par Saprolegnia parasitica, de se reconstituer.
ATS