Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06969.jsonl.gz/1359

Samedi à Plouay, la Biélorusse Zinaida Stahurskaia chez les dames, et le Néo-Zélandais Jeremy Yates chez les juniors ont remporté les titres de la route. Pour leur part, les Suisses ont joué placé mais ont été battus dans le final.
A Plouay, la Biélorusse Zinaida Stahurskaia est devenue championne du monde de la route au terme d'une échappée solitaire de plus de 50 kilomètres. Deuxième, la Hollandaise Beltmann concède 1'28''. Quant au sprint du peloton, pointé à 1'50'', dans lequel se trouvait la Suissesse Priska Dopmann (14e), il a été remporté par la Suédoise Madelaine Lindberg.
Chez les juniors, seul Néo-Zélandais au départ, Jeremy Yates s'est joué de l'Italien Antonio Buccerio et du Russe Alexandre Arekeev. Pour leur part, les jeunes Suisses n'ont pas réussi à se placer lors du sprint final, dont Andreas Dietziker a pris la 21e place. De son côté, le jeune Valaisan Tapparel, après s'être montré en début de course, est rentré dans le rang, victime d'un coup de fringale.
Dimanche, se joue le dernier acte de ces Championnats du monde de Plouay: la course en ligne des professionnels. Vendredi, les Suisses sont arrivés sur le coup de minuit à leur hôtel de Concarneau. Le corolaire: les Dufaux, Beuchat, Bourquenoud, Camenzind et autre Zberg n'ont pas pu reconnaître le parcours. "Ce n'est pas grave, relève Dufaux. La plupart d'entre nous ont couru le GP de Plouay, dont le tracé sert de circuit à ces Championnats du monde. C'est un parcours difficile dans la mesure où, entre les passages stratégiques, le vent souffle souvent de côté. Attention aux bordures!".
Puis le Vaudois de parler de sa forme: "je n'aborde pas ce Mondial en totale confiance. J'ai de la peine à récupérer du voyage à Sydney. En Italie, j'ai participé aux Quatre jours de Lucca pour garder la condition. Dimanche, j'espère que ces efforts seront payants. Quant à savoir si je vais pouvoir jouer les premiers rôles...".
Quant à la course, difficile de prévoir un scénario. Celui le plus souvent évoqué laisse présager une épreuve usante, qui ne se jouera pas sur un coup de poker, et qui mettra longtemps à se décanter.
Reste une inconnue: les Suisses seront-ils motivés comme ces années passées où leur course fut sanctionnée de très bons résultats avec la médaille d'argent de Gianetti à Lugano, la sixième place de Dufaux à San Sebastien, le titre mondial de Camenzind à Valkenbourg et la médaille d'argent de Markus Zberg à Vérone.
Pierre-Henri Bonvin