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Une méthode naturelle d'apprentissage des mathématiques
Dernière mise à jour le 10 janvier 2014
Marcel Thorel est retraité de l’enseignement. Il est membre de l'ICEM-Pédagogie Freinet et formateur d’enseignants en Guinée en partenariat avec l’UNICEF ainsi qu'en Belgique (Gand, Charleroi).
La revendication par Célestin Freinet d’une école réellement «populaire, laïque et démocratique» trouve un écho dans l’indignation de Stella Baruk. À l’opinion selon laquelle seuls quelques-uns sont capables d’apprendre les mathématiques, elle oppose un cri de révolte: ne pas accepter de ne pas comprendre, ne pas accepter de ne pas se faire comprendre, et revendiquer du sens pour tout le monde.
La Méthode naturelle à l'origine d'une rencontre entre l’imagination créatrice et la spécificité des mathématiques
Du sens pour tout le monde, c’est ce que vise la Méthode naturelle, mais pas au prix des mathématiques elles-mêmes. Du sens conforme à leur essence. La Méthode naturelle organise une rencontre entre l’imagination créatrice et la spécificité des mathématiques. Désir du sens, essence du savoir. C’est tout le problème de l’enseignement, que la pédagogie Freinet s’efforce de résoudre. Cet effort d’adéquation porte à la fois sur:
- Les savoirs mathématiques (ce sur quoi on travaille);
- Les démarches de recherche mathématique (la manière dont on travaille);
- La classe vue comme une communauté scientifique, la communication des recherches (les conditions dans lesquelles on travaille);
- Chaque enfant cheminant selon son propre processus (celui qui travaille).
Nous montrerons dans cet atelier un film avec des enfants en recherche mathématique, des travaux issus des classes et nous tenterons un passage à la pratique avec les participants avant de décrire quelques notions qui permettent d'accueillir en classe les propositions des élèves.