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Un deuxième sondage sur la votation du 22 septembre indique que les citoyens suisses n'ont pas encore définitivement fait leur choix.Ce contenu a été publié le 16 août 2002 - 17:54
Mais si l'initiative de l'UDC et le contre-projet fédéral étaient votés aujourd'hui, le second l'emporterait.
Un premier sondage, début juillet, avait montré que les Suisses étaient très partagés sur les deux propositions qui leur sont faites quant à la façon d'utiliser les excédents d'or de la Banque nationale (BNS).
Une deuxième enquête permet aujourd'hui de dessiner un peu mieux les deux fronts de l'opinion, mais elle ne permet pas pour autant de tirer des enseignements définitifs sur l'issue du vote.
Polarisation croissante
L'initiative populaire lancée par l'Union démocratique du centre (UDC) recueille 39% d'intentions de vote en sa faveur, 52% contre et 10% sans opinion. Sa cote a perdu 5 points, ses chances de réussite sont à la baisse.
Le contre-projet fédéral affiche 53% d'avis favorables, 38% d'oppositions et 9% de sans opinion. La variation est peu sensible (+ 1%) et on ne peut parler de tendance sûre.
Ce qui apparaît plus clairement, c'est la polarisation croissante des deux camps: ceux qui recommandaient le double oui ou le double non ne sont plus guère présents.
Il y a peu de chances que l'on doive recourir à la question subsidiaire qui permet de départager les deux propositions en cas de double oui.
Si cela devait être tout de même le cas, le contre-projet a la faveur des électeurs: 53% de oui (+3%) contre 40% à l'initiative (-1%).
Un puzzle d'opinions
Les partisans de l'UDC font bloc autour de leur initiative, les socialistes font de même pour le contre-projet fédéral.
Radicaux et démocrates-chrétiens affichent des tendances contradictoires, les premiers vers le camp fédéral, les seconds vers l'initiative.
Géographiquement parlant, la Suisse alémanique vire en direction du contre-projet alors que l'initiative gagne du terrain en Suisse romande sans en convaincre la majorité, ce qu'elle réussit par contre assez bien en Suisse italienne.
Enfin, s'agissant des intentions de vote classées par catégories d'âge, plus les électeurs sont vieux, plus ils penchent en faveur de l'initiative.
C'est d'ailleurs la question du financement de l'assurance vieillesse qui pourrait faire basculer le vote: aujourd'hui, l'UDC semble moins convaincre la majorité des Suisses du bien-fondé de ses arguments.
swissinfo/Bernard Weissbrodt
Faits
Ce deuxième sondage a été commandé par SRG SSR idée suisse
L'Institut de recherches GfS de Zurich l'a réalisé entre le 29 juillet et le 10 août
1264 personnes ayant le droit de vote ont été interrogées dans les trois régions linguistiques