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La Dominique offre un contraste saisissant avec ses voisines françaises. Beaucoup moins peuplée et développée, elle est recouverte d’une nature vierge et grandiose garnissant les flancs des ses volcans. Ile géologiquement la plus jeune des Antilles, peu exploitée par les colons de l’époque, il est dit que c’est la seule que Christophe Colomb reconnaîtrait encore aujourd’hui.
Dominique
La nature à l’état brut
HISTOIRE
Habitée par des populations Arawaks et Kalinagos, l’île est abordée par Christophe Colomb en 1493, un dimanche, ce qui lui valu son nom originel: Domingo. Colonisée dès lors par les Espagnols, elle est cédée aux Français en 1625. Anglais et français s’affronteront ensuite à de nombreuses reprises pour son contrôle avant de la déclarer “zone neutre” dès 1660. Mais les uns comme les autres se l’approprieront encore à de multiples reprises jusqu’en 1814, date à laquelle elle devient définitivement britannique. Son indépendance sera déclarée en 1978. Un an plus tard, l’ouragan David passa sur l’île, faisant de ce jeune pays le plus pauvre des Caraïbes avec Haïti.
POPULATION – La Dominique, terre de refuge
Les pays colonisateurs successifs n’exploitèrent que très peu l’île à cause de sa topographie difficile. Les indiens Kalinagos y échappèrent donc aux massacres perpétrés sur les autres îles, et ceux de Martinique et de Guadeloupe virent en nombre en Dominique pour sauver leur vie. Dès 1903, la couronne britannique leur céda des terres. C’est aujourd’hui la dernière île des Caraïbes où ce peuple, environ 3’000 personnes, subsiste encore. L’esclavage y fut aboli en 1833, 15 ans avant que ce soit le cas dans les îles françaises voisines, créant ainsi un exode massif d’esclaves y trouvant refuge et contribuant grandement au peuplement de l’île qui compte aujourd’hui environ 70’000 habitants.
Suite au mouvement jamaïcain des années 30, de nombreux habitants de l’île se convertirent au rastafarisme. Longtemps persécutés par le gouvernement britannique, les rastas peuplent aujourd’hui la nature vierge du centre de l’île, cultivant fruits et légumes bio. Certains occupent également des postes publics en vue et influent sur la culture de l’île, le reggae étant entendu un peu partout.
Infos pratiques
La Dominique jouit d’un climat chaud et humide toute l’année. On remarque toutefois une saison plus chaude et humide de mi-juin à mi-novembre et une saison plus fraîche et sèche de janvier à mi-avril.
Les pluies, généralement assez brèves, sont plus fréquentes dans le centre montagneux et à l’Est de l’île, soumis aux vents de l’Atlantique. La saison à risques d’ouragans est identique qu’en Martinique et en Guadeloupe.
Formalités : Passeport suisse valable.
Taxe de sortie de XCD 55.- pour les plus de 12 ans.
Monnaie : Euro
Langues : Français, Créole