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Le curling suisse est à nouveau à la fête. La Suisse représentée par le CC Genève a décroché le bronze aux JO de Pyeongchang, en battant le Canada 7-5 dans la rencontre pour la 3e place.
Les Suisses (le skip Peter de Cruz, Valentin Tanner, Claudio Pätz, Benoît Schwarz) ont mis d'entrée sous pression les Canadiens de Kevin Koe, doubles champions du monde. La sélection du pays à la feuille d'érable, triple championne olympique (dans une autre composition), a subi un camouflet. Et les Suisses y sont pour beaucoup. Ils ont joué un match extrêmement sérieux, avec un maximum de concentration du début à la fin, pendant que les Canadiens commettaient de nombreuses imprécisions.
La belle tradition du curling suisse aux JO se poursuit, donc. Depuis la réintroduction de ce sport au programme olympique en 1998, la Suisse - hommes et femmes - a remporté au moins une médaille lors de cinq des six éditions. C'est la quatrième médaille pour le curling masculin, après le titre du Lausanne Olympique de Patrick Hürlimann en 1998 et les deux médailles de bronze de l'équipe l'Andreas Schwaller en 2002 et de celle de Ralph Stöckli en 2010.
Surtout, la superbe histoire de la jeune sélection du CC Genève se prolonge. En six participations à des tournois majeurs depuis le printemps 2014, Peter de Cruz, Valentin Tanner, Claudio Pätz et Benoît Schwarz sont à chaque fois rentrés avec une médaille! Un taux de réussite qui entre dans les annales. Il y a eu deux fois le bronze aux Mondiaux, deux fois le bronze encore et une fois l'argent aux Européens, et donc ce bronze olympique, qui vaut sans doute plus encore vu les tourments par lesquels il a fallu passer.
Les Genevois avaient entamé leur tournoi par deux défaites, contre la Grande-Bretagne et l'Italie, avant de gagner les cinq rencontres suivantes puis de trembler en finissant le Round Robin sur deux revers. Mais ils ont su se ressaisir dans le "money time", malgré une défaite cinglante en demies contre la Suède, en parvenant à garder tout leur sang-froid. A cet égard, la performance d'un Benoît Schwarz, d'un calme olympien dans les moments clés en tant que no 4, est à saluer.
Mais toute l'équipe évidemment est à associer dans les éloges: Peter de Cruz, le stratège et le cerveau , Claudio Pätz, magnifique ce samedi et dans les moments difficiles du tour préliminaire, et Valentin Tanner, infatigable balayeur et poseur de "guards".
Cette équipe a de surcroît de l'avenir, avec une moyenne d'âge de 27-28 ans, plutôt basse à ce niveau de jeu.
(Source ATS)
Servette gagne à Razgrad et va en 8e de finale
Vainqueur de Ludogorets par la marge la plus étroite (1-0) jeudi soir à Razgrad, Servette se qualifie pour les 8es de finale de la Conference League.
Magnifique Servette FC ! Protégés par un gardien en état de grâce, les Grenat ont obtenu à Razgrad leur qualification pour les huitièmes de finale de la Conference League.
Une semaine après le résultat nul du match aller (0-0) au Stade de Genève, les joueurs de René Weiler se sont imposé par la marge la plus étroite (1-0) en Bulgarie. Le demi relayeur Timothé Cognat a inscrit l’unique but de la rencontre en témoignant d’un remarquable sang-froid pour exploiter une bévue de Gonçalves, auteur d’une passe en retrait plus qu'hasardeuse.
J. Frick en évidence
Si le Français restera comme l’auteur du but de la qualification, le héros de la rencontre est bel et bien Jeremy Frick. Le capitaine genevois s'est fait l'auteur de trois arrêts déterminants en seconde période face à Vidal. Sa parade sur la tête du Brésilien en début de deuxième mi-temps restera longtemps dans la mémoire des supporters servettiens. Ce réflexe prodigieux au plus fort de la pression adverse a sans doute constitué l'un des tournants du match.
Après une première période fort bien maitrisée, les visiteurs ont souffert dès le début de la seconde période. Heureusement, René Weiler a été fort inspiré dans son coaching avec l’introduction du demi défensif russo-camerounais Gaël Ondoua peu avant l'heure de jeu pour apporter un nouvel équilibre à sa ligne médiane.
En lice sur 3 tableaux
Cette qualification, la première depuis vingt-deux ans pour les huitièmes de finale d’une Coupe d’Europe, récompense autant la progression d’une équipe qui ne cesse de surprendre depuis des mois que le travail du club. Le technicien zurichois qui a pleinement assumé la difficile succession d’Alain Geiger mérite également la citation. Avec René Weiler, le Servette FC ne cesse de repousser ses limites pour rester en course sur les trois tableaux: en Conference League, en championnat, avec un choc au sommet contre les Young Boys dimanche (16h30) au Wankdorf et en Coupe de Suisse avec un duel en quart de finale à Delémont mercredi (20h15).
Tirage au sort vendredi à Nyon
Cette qualification offrira, enfin, une nouvelle affiche de gala au public genevois avec ce match aller des huitièmes de finale le 7 mars qui pourrait opposer les Grenat à Aston Villa, à la Fiorentina, à Lille ou à Fenerbahçe. Le FC Bruges, Maccabi Tel-Aviv, PAOK Salonique et Viktoria Plzen sont les quatre autres adversaires qui pourraient affronter le Servette FC. Le tirage au sort de ces huitièmes de finale aura lieu vendredi en tout début d'après-midi au siège de l'UEFA à Nyon.
Huis clos suspendu pour le match du 10 mars au Stade de Genève
Le canton de Genève a décidé d'autoriser l'accès au public pour la rencontre du 10 mars 2024 prévue au Stade de Genève entre le Servette FC et le Lausanne Sport. Le huis clos est suspendu, une décision prise en accord avec le canton de Vaud et la Ville de Lausanne.
Dans la mesure où le Servette FC (SFC), club organisateur du match, a présenté aux autorités des mesures de sécurité supplémentaires, et surtout a démontré un engagement fort, permettant de limiter significativement le risque de débordements, il peut être renoncé au huis clos. La tenue du match avec le public sera donc autorisée, écrit le canton de Genève dans un communiqué.
Cet accord a été trouvé après plusieurs échanges constructifs entre les autorités et le club qui ont eu lieu au début de l’année, précise-t-il. De nombreux débordements avaient eu lieu le 30 septembre 2023 après le match à Genève entre le SFC et le Lausanne Sport (LS), puis le 9 décembre dernier lors de la rencontre des deux adversaires à Lausanne.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'un des sélectionneurs les plus énigmatiques s'en est allé.
Le football suisse pleure l’un de ses plus éphémères et énigmatiques sélectionneurs. A la tête de l’équipe de Suisse lors de l’Euro 1996, Artur Jorge est décédé à l’âge de 78 ans.
Champion d’Europe avec le FC Porto en 1987 grâce à la talonnade géniale de Rabah Madjer lors de la finale de Vienne contre le Bayern Munich, le Portugais avait succédé à Roy Hodgson, parti à l’Inter Milan, en décembre 1995. Son expérience ne fut pas vraiment couronnée de succès. La Suisse n’a pas passé le cap du premier tour dans un groupe qui réunissait l’Angleterre (1-1), les Pays-Bas (0-2) et l’Ecosse (0-1).
La non-sélection d’Alain Sutter et d’Adrian Knupp pour cet Euro 1996 avait déchaîné les foudres de la presse à l’encontre d’Artur Jorge. Son successeur Rolf Fringer devait, lui aussi, traverser des heures bien difficiles avant que l’équipe de Suisse ne retrouve la lumière en 2002 sous les ordres de Köbi Kuhn.
Sa famille a précisé qu’Artur Jorge est décédé "à la suite d’une longue maladie, sereinement, entouré de ses proches." Avant de rejoindre l’équipe de Suisse, il avait connu deux expériences marquantes à Paris, avec le Matra Racing et le PSG. La conquête de la Coupe des clubs champions avec Poro lui avait conféré une très grande aura. Entre la fin des années quatre-vingt et le début des années nonante, ce parfait polyglotte qui avait suivi une formation à Leipzig en ex-RDA, était bien l’un des entraîneurs les plus en vogue du moment. L’Association Suisse de Football (ASF) était ainsi convaincue d’avoir arrêté un choix idéal en sa personne qui, il est vrai, remplissait toutes les cases sur le papier.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève ne pouvait pas perdre cette finale
Mardi soir aux Vernets, Genève-Servette est monté sur le toit de l'Europe en allant chercher la Champions League face à Skelleftea (3-2).
Une parenthèse enchantée avant de terminer une saison régulière plus compliquée.
Au mois d'août dernier, Genève avait annoncé la couleur en énonçant ses objectifs: On veut aller loin en Champions League. Les déclarations avaient pu faire sourire certains qui jugent cette compétition énergivore. Les Genevois sont allés au bout de leurs idées pour finalement soulever, et casser le socle, de cette Coupe d'Europe.
Les titres se jouent traditionnellement bien plus tard dans la saison, pas au mois de février. Mais quand on peut ajouter un titre à sa collection, peu importe la date au final. Architecte de ce groupe, Marc Gautschi y a toujours cru. "Il n'y a pas de secret à la fin, concède le directeur sportif des Aigles. Avec l'effectif qu'on a en Suisse, surtout maintenant avec six étrangers, il n'y a pas photo en Europe. Je regardais notre effectif et puis j'ai vu les équipes qui étaient qualifiées pour la CHL. Là je me suis dit qu'on était obligé de gagner avec cette équipe-là."
Encore un titre pour Filppula
Quinze ans après Zurich, Genève a donc réussi à faire mieux que Zoug, Davos et Fribourg, qui s'étaient tous arrêtés en demi-finales. "Souvent, on a un peu des excuses en Suisse, poursuit Gautschi. Mais si tu es là avec le bon état d'esprit et que l'équipe a envie, tu peux le faire. La Suisse aurait pu gagner déjà beaucoup de fois avant avec des équipes comme Zoug et Zurich. A l'époque, ils étaient obligés de gagner, mais ils n'ont pas attaqué cette compétition avec la bonne attitude, ce qui fait que tu ne vas pas gagner."
L'impression qui se dégage de cette équipe, c'est qu'elle ne peut pas perdre dans ce genre de match décisif, comme ce fut le cas lors de l'acte VII de la finale en avril dernier. Le coach Jan Cadieux a d'ailleurs rapidement senti que son équipe était dans de bonnes dispositions. "Après le speech d'avant-match, je savais que c'était fini, explique-t-il. J'ai vu dans leurs yeux que ce soir, c'était comme l'année passée au match VII, qu'ils la voulaient. J'ai de la chance d'entraîner une équipe comme celle-là. Parce qu'avec tout ce talent, au bout d'un moment, on le sent quand ils la veulent. Ils sont capables de tout et ils l'ont encore démontré."
Et aussi qu'avec d'immenses champions comme Valtteri Filppula, la défaite n'existe presque pas. "C'est vrai, rigole Marc Gautschi. Il voulait absolument gagner ce titre. Quand il a prolongé, il m'a dit "Je veux gagner la CHL". Et au final, il l'a gagnée." Membre du Triple Gold Club (Coupe Stanley, or olympique et or mondial), le Finlandais ajoute encore un trophée à une armoire qui déborde.
Avoir la tête et les deux jambes
Actuellement 8e de National League avec six points de retard sur la 6e place occupée par Berne, Genève doit cravacher pour espérer atteindre ce fameux top 6 pour ne pas avoir à jouer le play-in. "La discipline nous manque vraiment cette saison, note le directeur sportif. Parce qu'on n'est pas concentré, qu'on joue un peu sur une jambe de temps en temps. Durant cette finale, on a été très disciplinés. Alors les joueurs n'ont plus d'excuses, sur ce match il y avait la tête et les deux jambes!"
Si Jan Cadieux savourait bien entendu ce magnifique succès, on avait le sentiment que l'entraîneur avait déjà l'esprit sur le match de samedi à Berne, parce que le championnat est dans sa dernière ligne droite. "A la fin, peu importe la route qu'on veut prendre, on veut défendre ce titre, conclut le coach. Espérons que l'on soit capable d'employer cette énergie et de se nourrir de ces moments qu'on a vécus il y a dix mois en arrière, que cela va donner faim à l'équipe de revivre ça."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les larmes d'Eliot Berthon
Après la remise de la Coupe de champion d'Europe, les joueurs sont restés sur la glace pour communier avec le public et partager leur bonheur en famille. Et Eliot Berthon était très heureux.
On a souvent évoqué Valtteri Filppula, Sami Vatanen, Teemu Hartikainen, Daniel Winnik et les autres grands noms de cette équipe de Genève. Mais il y a aussi les guerriers de l'ombre, ceux qui jouent sur la quatrième ligne comme Eliot Berthon.
Le Français à licence suisse a ouvert le score et a participé au titre européen de Genève-Servette. Sur la glace, le petit numéro 92 a enlacé sa femme enceinte avant de serrer fort son père dans ses bras avec des larmes plein les yeux.
A voir ces larmes, est-ce que le sentiment est descriptible? "Je vois mon père, donc forcément, il y a tout qui lâche, répond-il. C'est lui qui m'a toujours supporté. Je pense bien à ma mère aussi, mon frère, ma soeur et mes grands-parents. Ce sont de beaux moments et puis on ne vit ça qu'une fois dans une carrière en général, donc... bein les larmes quoi Parce que c'est beaucoup de travail. Je suis passé par des moments vraiment durs, mais d'être là, avec ma famille, ma femme, c'est indescriptible."
Blessé lors du titre de champion
Si le Tricolore savoure ce titre, c'est parce qu'il n'avait pas franchement pu profiter de celui de champion au printemps dernier. Prêté à La Chaux-de-Fonds puis blessé, il n'avait pas pu amener sa pierre à l'édifice grenat. "J'étais là, j'étais en tenue, avec l'équipe, mais je n'ai pas vécu ça de la même manière parce que je n'ai pas joué. Le titre de champion m'appartient, mais ce soir, c'est différent. J'ai essayé de contribuer à ma manière et voilà, je suis juste content. Je n'imaginais pas vraiment ce scénario en ouvrant le score. Je voulais juste travailler fort et amener de l 'énergie. Et c 'est vrai, je pense que ça a donné une bonne impulsion et je suis fier."
Depuis les tribunes, le sentiment qui prédominait c'était que l'expérience du titre de Genève il y a dix mois allait servir dans un match comme celui-ci. "Je pense qu'on a géré le match, explique Eliot Berthon. Mais vers la fin c'était dur. Seulement défensivement, on a été solides. On a laissé quelques chances, mais ce n 'était pas des grosses chances. Et notre gardien a fait des gros arrêts à des moments-clés. Je pense que pour gérer dans ces instants où il y a beaucoup de pression et de stress, c'est sûr que ça nous a aidés."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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