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Le processus d'analyse de la stratégie de développement de l'énergie nucléaire a commencé en 2005. Il ne devrait pas apporter de réorientation majeure, mais se traduire par un remaniement de l'échelonnement des priorités. Ces travaux de réflexion s'achèveront au premier trimestre de 2008. Ils sont coordonnés par l'Industrial Structure Council et l'Advisory Committee for Natural Resources du Meti. Des commissions du Ministère de l'environnement et des affaires étrangères participent aussi aux travaux. Après les compagnies d'électricité et l'industrie nucléaire - notamment Toshiba, Hitachi-GE et Mitshubishi - les autres branches de l'énergie, et un public plus large, sont invités à faire part de leurs points de vue. Parallèlement à des aspects techniques, économiques et de politique extérieure, des considérations relatives à l'impact sur l'infrastructure d'évolutions sociales prévisibles devraient aussi être prises en compte dans la stratégie de développement.
Extension rapide des centrales nucléaires et remplacement
Conformément à la stratégie énergétique nationale de 2006, les entreprises électriques entendent faire avancer rapidement la construction de nouvelles centrales nucléaires: la part du nucléaire dans l'approvisionnement en électricité devrait ainsi passer de 30% actuellement à 43% d'ici 2015. Etant donné que, pendant cette même période, les besoins en électricité devraient progresser de 8%, il faut donc augmenter la production d'électricité nucléaire de 50% par rapport à l'année de référence 2005. Selon la Fepc, le Japon s'assurerait ainsi un approvisionnement électrique stable et diminuerait l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre de 2 à 3% par rapport à la valeur de référence de 1990 en vigueur dans le protocole de Kyoto.
Pour la période après 2020, le programme d'investissements de la Fepc accorde une place de plus en plus importante au remplacement des centrales nucléaires. Les entreprises électriques entendent améliorer nettement les systèmes de PWR et de BWR avancés à cet horizon, ceci en étroite collaboration avec l'industrie. Le catalogue des objectifs visés prévoit notamment une conception standard pour des puissances unitaires de 500 à 1700 MW qui remplirait les exigences de tous les sites possibles et permettrait de raccourcir les durées de planification et de construction. Du combustible d'uranium présentant un taux d'enrichissement de 5% et plus devrait améliorer la disponibilité des réacteurs, diminuer les coûts et réduire le volume des déchets de 20%. L'allongement de la durée de vie des réacteurs à 80 ans constitue un autre objectif ambitieux.
En procédant à ces améliorations, le Japon entend combler le vide de développement entre la troisième génération de réacteurs actuelle et la quatrième génération à venir, laquelle ne devrait atteindre sa maturité industrielle qu'en 2035. Les commissions compétentes du Meti recommandent aux pouvoirs publics de soutenir activement les efforts de l'industrie et des entreprises électriques, de fournir des allocations d'encouragement et de préparer l'autorisation des nouveaux systèmes.
Renforcement de la coopération internationale
Parallèlement aux travaux de développement dans le pays propre, le Meti veut garantir au Japon une place de premier plan en matière de développement international de cycles du combustible et de réacteurs innovateurs, ceci dans le cadre du Generation IV International Forum (GIF). Le Meti et l'industrie japonaise entendent jouer aussi un rôle de pointe, au côté des Etats-Unis, dans le cadre du Global Nuclear Energy Partnership (GNEP). Le Meti a prévu les moyens nécessaires dans sa proposition de budget pour l'année fiscale 2008.
Selon le Meti, le Japon a par ailleurs l'intention de soutenir activement les pays qui veulent commencer à utiliser l'énergie nucléaire dans leurs travaux de planification et de préparation. Le Meti a plus que doublé les postes budgétaires correspondants. Pour ce qui est de l'Asie, en particulier de l'Indonésie, du Kazakhstan et du Vietnam, le Japon entend encourager des travaux préparatoires tels que la mise en place d'une autorité chargée de la surveillance et des autorisations, ainsi que la formation de spécialistes nucléaires. Le Meti veillera par ailleurs à ce que le Japon participe davantage aux programmes correspondants de l'Agence internationale de l'énergie atomique.
Source
P.B./C.P. d’après le Japon Atomic Industrial Forum, Atoms in Japan des 4 et 11 octobre, et la Fepc, Electric Power Development, 21 août 2007
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