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Comment trouver une place dans ce monde ? Renouer avec le sens de l'action véritable ? Engager un rapport sain à la nature ? Les sagesses orientales - confucianisme, taoïsme et bouddhisme - sont traversées par une question existentielle : comment habiter cette terre en être humain ?
Chacune de ces traditions possède son apport spécifique : pour le confucianisme, la question du rite, de la tradition et de la mémoire vivante ; pour le taoïsme, celle du non-agir radical, du rapport à la nature et à son rythme ; pour le bouddhisme, l'interrogation à propos de l'être et son ouverture inconditionnelle à ce qui est.
Ces sagesses ne passent ni par la rationalité ni par la transcendance, si chères à l'Occident. Elles proposent une conception originale de la vie qui s'ancre dans la méditation et nourrit une autre relation à l'action. Elles répondent aux attentes parfois anxieuses de nos sociétés occidentales en quête de repères et nous permettent de repenser l'éthique grâce à un éclairage nouveau.
Lors d'un voyage au Népal, Andrew rencontre un sage. Celui-ci lui confie un remède pour qu'il le remette à la Kumari, jeune déesse vivante de Katmandu. Si Andrew ne s'était pas senti vieux, s'il n'avait pas mangé le Baume du dragon, il ne serait pas en train de rajeunir à vue d'oeil, en route vers un lac perdu de l'Himalaya avec l'exaspérante Kumari, afin de trouver un antidote. Car si le temps continue de remonter, Andrew va disparaître !
Voici ici rassemblés deux ouvrages majeurs de Taisen Deshimaru (1914-1982), moine zen de l'école soto qui fonda en France et dans plusieurs pays d'Europe de très nombreux dojos (centres de pratique).
Le Trésor du Zen et L'Autre Rive, qui en constitue la suite, se présentent comme des commentaires de l'enseignement de maître Dogen, l'une des plus grandes figures de la tradition zen, qui en fut le véritable fondateur en transmettant dans le Japon du XIIIe siècle l'esprit et la pratique du Ch'an chinois.
À travers une discipline à la fois spirituelle et corporelle qui passe par la méditation assise (zazen), le pratiquant découvre les trois éléments fondamentaux de la libération intérieure : la respiration juste, l'état d'esprit juste, la posture juste. Telle est en substance la voie du Zen, enracinée dans la tradition du bouddhisme Mahayana, dont deux textes consacrés à l'amour et à la sagesse sont également commentés par l'auteur.
Souvent plus connue pour ses plages et son tourisme sexuel, la Thaïlande peine à se débarrasser des clichés, souvent sulfureux, qu'on lui accole : Triangle d'or et plaque tournante de la drogue, paradis des lesbiennes, gays et transgenres, royaume d'opérette, et, sur le terrain économique, le fameux Tigre asiatique !
Précis, concis et très documenté, cet ouvrage est une excellente introduction à ce pays, son histoire et ses habitants. Le meilleur moyen de dépasser ses idées reçues !
Maryse et Masumi Shibata continuent à nous livrer le fruit de leurs recherches de textes, inédits en France, du Tch'an chinois et du Zen japonais. Ils nous offrent ici les dix-sept kôans principaux tirés du Recueil de la Falaise verte, la bible des fameuses phrases énigmatiques parfois employées par les maîtres du bouddhisme extrême-oriental pour éveiller leurs disciples. D'une rare et surprenante poésie, ces kôans, appelés également "règles", sont commentés par des grands maîtres de la tradition. Cet ouvrage présente aussi d'autres oeuvres empreintes des subtilités de "l'esprit d'éveil" cher au Tch'an et au Zen : La Montagne froide réunit des poèmes de Han-chan, ermite chinois du IXe siècle ; Le monde est lamentable et mélancolique est un conte inoubliable de Kunikida Doppo, écrivain japonais de l'ère Meiji, qui assista aux bouleversements vécus par le Japon traditionnel au XIXe siècle ; enfin, des poèmes de Sengaï (1750-1837) regroupés sous le titre Le monde est éphémère mais je suis joyeux.
1,2 milliard d'habitants, 3 millions de km2, 22 langues officielles... L'Inde provoque un mélange de fascination et de crainte. Ce pays, que l'on présente comme le géant du IIIe millénaire, offre un visage contrasté, oscillant entre extrême pauvreté et puissance émergente, entre tradition et modernité. Ces multiples facettes sont propres à susciter de nombreuses idées reçues : « L'Inde est le pays des maharajahs, des fakirs et des vaches sacrées », « Le Kamasutra est un bréviaire érotique », « Gandhi est le père de la non-violence », « Calcutta est un immense bidonville », « Les castes paralysent la société indienne », « Les Indiens sont les meilleurs informaticiens du monde »...
La Lumière du Satori rassemble des conférences données par Evelyn de Smedt sur le Komyo Zo Zanmai (littéralement "le Samadhi du réceptacle de la grande sagesse"). Ce texte, écrit vers 1278 au Japon par le successeur de Maître Dôgen, resta secret jusqu'à l'ère Meiji, au XIXe siècle. Seuls quelques rares disciples en recevaient l'héritage au moment de succéder à leur maître. Taisen Deshimaru entreprit de commenter le Komyo Zo Zanmai en 1981. Evelyn de Smedt développe ici l'essentiel des paroles qu'il prononça peu de temps avant sa mort.
Ce chef-d'oeuvre d'une rare profondeur et les commentaires modernes qu'il suscite forment une réflexion éclairante sur la "grande assise", la méditation en zazen, qui est le fondement du zen et remonte à l'éveil du Bouddha.