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Environ 12'000 places d'apprentissage encore disponibles cette année
Prochainement, près de 75'000 apprentis vont commencer leur formation en Suisse, mais 12'000 places restent disponibles.
La situation dans le secteur de la vente est particulièrement précaire, avec 1200 places d'apprentissage non pourvues auxquelles il faut ajouter 500 places pour des formations dans le commerce ou la coiffure.
La raison qui se cache derrière ces chiffres? De plus en plus de jeunes préfèrent le gymnase à l'école professionnelle, explique l'hebdomadaire.
Volonté de faire des études en augmentation
Le journal alémanique rappelle que dans un sondage de la Confédération effectué au printemps, un jeune sur trois non scolarisé souhaitait réintégrer une école. C'est quatre points de plus que l'année précédente.
En Suisse romande et au Tessin, 6 jeunes sur 10 disent préférer l'option du gymnase à l'école professionnelle et à l'apprentissage. En ce qui concerne les filles, c'est 50% d'entre elles qui souhaitent accéder au gymnase.
Inquiétude des entreprises
Une situation qui commence à inquiéter les entreprises, relève la NZZ am Sonntag. Pour nombre d'entre elles, cette tendance affecte les efforts de l'économie dans son ensemble et la préservation du double système éducatif.
Les associations industrielles se plaignent quant à elles du développement en cours. Selon Gastrosuisse, la diminution constante du nombre d'apprentis aggrave la pénurie de travailleurs qualifiés dans le secteur de l'hôtellerie. L'association du secteur de la viande critique pour sa part les parents qui "trop souvent, invitent les jeunes à choisir la voie des études."
Une "chute de prestige"
Interrogé dans la NZZ am Sonntag, Martin Oppliger, de l'association pour la formation Aprentas, estime non seulement qu'il y a de moins en moins de jeunes en fin de scolarité obligatoire, mais aussi que le prestige de l'apprentissage est en train de chuter.
L'école est perçue comme meilleure que le travail et la théorie plus importante que la pratique, ajoute-t-il.
Des prédictions difficiles à faire
Les adolescents sont conscients qu'un apprentissage signifie souvent davantage de travail, moins de temps libre et de vacances, et une responsabilité plus grande que celle que peuvent avoir des gymnasiens.
La question est donc de savoir si à l'avenir, il sera possible d'attirer les jeunes dans les filières éducatives traditionnelles ou si au contraire, la tendance se poursuivra. Une question ouverte sur laquelle les autorités continuent à plancher, conclut la NZZ am Sonntag.
ther
Publié le 28 juillet 2019 à 12:44 - Modifié le 29 juillet 2019 à 08:23