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Soutenir toutes les mesures pour aider les parents à concilier vie professionnelle et familiale, c'est l'objectif de l'amendement à la Constitution fédérale sur lequel les Suisses doivent se prononcer le 3 mars prochain.
L'arrêté fédéral sur la politique familiale prévoit en particulier que la Confédération assure une "offre appropriée de structures extrafamiliales et parascolaires". Si l'action des cantons ou de tiers n'est pas suffisante, le texte prévoit que la Confédération prenne le relais en fixant des dispositions à l'échelon national.
Besoins des familles
L'initiative parlementaire est soutenue par les socialistes, les Verts et le PDC, qui estiment que la réforme profiterait tant à la société qu'au financement de la sécurité sociale. A l'inverse, l’Union démocratique du centre (UDC) et, initialement, le Parti libéral-radical (PLR) ont riposté que le projet mènerait à une intervention excessive de l'Etat dans le domaine familial, tout en occasionnant des dépenses supplémentaires et en sapant le système fédéraliste, qui laisse une grande autonomie aux autorités cantonales et locales.
Selon le Département de l'Intérieur, l'économie suisse profiterait du fait que les femmes continuent à travailler après l'accouchement tout en réglant le problème de main d'oeuvre et de pauvreté des familles.
A l'opposé, le patronat craint que cet amendement engendre de nouvelles dépenses et ajoute un fardeau à la politique sociale, estimant à environ trois milliards de francs les surcoûts potentiels.
Victorien Kissling