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Le préposé fédéral à la protection des données va interroger Securitas après des révélations sur une opération d'infiltration supposée d'Attac Vaud en 2003 pour le compte de Nestlé.
«Nous avons appris cette opération par la presse et souhaitons des informations complémentaires», a déclaré lundi Ksomas Tsiraktsopoulos, chef de l'information auprès du préposé à la protection des données.
Dans un premier temps, Securitas devra indiquer dans quel cadre elle a fait ses observations et obtenu des d'informations. «En Suisse, les opérations de surveillance sont très limitées par le droit. S'il s'agit d'une intrusion, un juge doit être impliqué, a ajouté M. Tsiraktsopoulos.
«Nestlé affirme avoir pris des mesures de sécurité dans un cadre exceptionnel lié au risque de terrorisme durant le G8. Or la lutte contre le terrorisme incombe à l'Etat», a souligné le chef de l'information.
Un point de vue partagé par la Fédération suisse des fonctionnaires de police: «Il est inconcevable que la police vaudoise ait eu connaissance des investigations de Securitas et qu'elle ait continué de collaborer avec l'entreprise privée».
Jeudi, la TV romande avait révélé qu'une agente de Securitas avait infiltré Attac-Vaud pendant et après le G8 d'Evian entre 2003 et 2004. Le groupe altermondialiste a déposé une plainte pénale contre X. Nestlé, elle, affirme avoir agi dans le strict respect de la loi.