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" - Science et Inexpliqué : Pendant le tournage, qu'avez-vous vu dans la pyramide de Calakmul ?
- Raul Julia-Levy : Avec les archéologues de la mission, nous avons pénétré dans une grande chambre. C'est là que se trouve une immense frise, gravée sur un mur. Elle est
ornée de glyphes mayas dont la rigoureuse traduction est effective (...). Cette frise évoque toute l'histoire de l'humanité. Et elle nous dit que l'Univers se passe totalement de Dieu et de
dieux créateurs. L'Univers est une auto-création, c'est ce que disent les Mayas. Eux-mêmes n'adoraient aucun dieu. Un peuple qui a été choisi par ceux qu'ils nomment les "frères célestes",
très supérieurs à eux. Qui leur ont enseigné les mathématiques, l'astrologie. Une race supérieure venue des étoiles... "
- S&I : Que s'est-il passé pour que la civilisation maya ne tienne pas la promesse de ses initiateurs, si tant est que ce scénario soit le bon ?
- RJ-L : Les Mayas avaient été choisis par cette race supérieure. Ils avaient reçu leur "accord", comme l'exprime le texte de la frise. Le "contrat" prévoyait que les Mayas
seraient les guides de cette planète pour des milliers d'années. Mais la civilisation de l'Ouest, pour tout dire les conquistadores, surgit. Il n'est pas certain que seuls l'or et les
richesses les attiraient. Quoiqu'il en soit, les Mayas vont disparaître...
- S&I : Pas forcément par assujettissement, du reste. Et c'est là que votre message à vous devient difficile à faire passer.
- RJ-L : Oui, je sais. Mais ce que les archéologues ont lu à Calakmul s'exprime ainsi : Les Mayas choisis par la race des étoiles, bloqués dans leur mission, gagnent un
refuge que j'appellerai une quatrième dimension...
(...)
- S&I : Qu'allez-vous faire désormais ?
- RJ-L : Ouvrir la pyramide. Avant la fin de l'année, nous allons convier les médias à venir sur place constater l'existence de la frise de Calakmul.
- S&I : Les Mayas seront-ils au rendez-vous ?
- RJ-L : D'une certaine manière, oui. Je suis persuadé qu'ils vont revenir. Mais je ne sais pas quand. "
Mais que disent plus exactement les archéologues en question ?
Un rapport archéologique à priori très sérieux a été écrit par les archéologues Adriana Iveth Sanchez Lopez
(1) et José Agustin Anaya Cancino
, et qui a donc eu l'aval du président
mexicain Felipe Calderon Hinojosa
et du directeur du Projet archéologique de Calakmul, Ramon Carrasco Vargas
, et concerne la description et interprétation
(comme toute science étudiant le passé) des structures SubII-c 1 et N°1 de l'acropole Chi'k Naab de la cité de Calakmul.
Rappelons que la ville de Calakmul se situe dans l'Etat Mexicain de Campêche et se situe au sein d'un des plus grands "poumon végétal" de la planète, avec 7.231,85 km² de superficie. En fait,
les plus anciens vestiges mayas connus à ce jour sont bien situés dans cet Etat et dans la zone connue sous le nom de Bassin d'El Mirador. Cette immense région a commencé à se couvrir se
structures humaines vers 900 Avant J.C (3000 ans avant maintenant estimés), et il semble bien que la pyramide localisée à l’extrémité sud de la place centrale, ou Grand-Place, se pose comme
l'axe central autour duquel se sont développées toutes les structures de la ville. Les archéologues ont estimé qu'il y avait eu 7 remodelages des structures sur une période comprise entre
1000 et 1200 ans.
L'un de ces premiers remodelages (modifications des structures originales) s'est déroulé entre 300 et 400 Avant JC, et se caractérise par un bâtiment érigé à cette époque, de
90 mètres dans son axe est-ouest pour une hauteur de 13 mètres. Sa façade principale comporte une décoration dont le symbolisme est au coeur de ce rapport, car, selon les archéologues, il
s'agit d'un guide pour comprendre plus en détail l'influence qu'à pu avoir une civilisation supérieure sur les Mayas.
Deux masques élaborés avec la technique de modélisation en stuc encadrent un escalier central. Semblables, ils sont décrits ainsi " un visage semi-humain, ou humanoïde (non terrestre) avec
les yeux bridés, des joues proéminentes, un nez large ainsi qu'une bouche dite " de félin ". Un style assez proche de celui des Olméques plutôt, sans que l'on puisse relier ces personnages à
cette civilisation, et encore moins avec celle des Mayas. En fait, les entités masquées visibles sur la sous-structure II-1 c pourraient appartenir à une civilisation différente, susceptible
d'avoir apporté certaines connaissances à ces populations (YH : tant aux Olmèques qu'aux Mayas donc). Un autre point appuie cette hypothèse : ces personnages émergent de la bouche d'un
grand oiseau qui est interprété comme la représentation d'un extra-terrestre qui sort du gosier d'un être possédant des caractéristiques animales. Selon notre propre interprétation, le
personnage porte un casque qui représente un oiseau inconnu. Cette hypothèse s'articule aussi sur l'existence de personnages peints sur des céramiques mayas qui regroupent ces divers éléments
(...). (YH : plus simplement des êtres casqués sortant d'un véhicule - assimilé lui-même à un animal car n'ayant pas de comparaison possible dans l'esprit des autochtones).
La seconde section du bâtiment "coiffe" la plate-forme où se situent les masques précédemment décrits. Elle est divisée en deux parties : la première est une entrée, constituée de parois
lisses, d'où l'on peut accéder à un espace de plus de 22 m² recouvert par une voute unique dans toute la culture maya. Cet espace est, semble-t-il, un passage qui conduit à un endroit non
encore identifié. La seconde partie est une frise élaborée en stuc de 23 mètres de long sur trois de hauteur. La polychromie visible tout autour et sur trois niveaux de profondeur en fait
l'un des ouvrages les plus importants de toute l'histoire de la civilisation maya.
Les motifs visibles sur cette façade, d'origine surnaturelle, sont d'une grande complexité parce qu'ils s'entremêlent aux visages humanoïdes dans une technique sculpturale comparable à l'art
"métamorphique" pratiqué par l'artiste mexicain Octavio Campo. (...)
Il faut noter que, dans l'ordre hiérarchique des Mayas, il existait une communauté d'une grande puissance qui possédait le privilège de communiquer avec des êtres non terrestres. La
conception occidentale qui veut que les Mayas croyaient en Dieu (ou Dieux) est fausse : ils étaient en relation avec des êtres intelligents venus d'une autre dimension (...)...
Conclusions
La sous-structure II-c 1 a été construite par une civilisation qui a reçu l'éducation et les instructions nécessaires pour édifier ce genre de monument. Cette civilisation ne peut en aucun
cas être identifiée comme maya ou olmèque étant donné les caractéristiques qui ornent la façade de la pyramide, caractéristiques étrangères à ces deux cultures - et de toute autre - qui ont
vécu sur ce territoire.
Le langage symbolique exprimé dans la frise et dans les masques portés par les entités incite à penser que cette sous-structure joue le rôle de temple où les mayas ont déposé un message lié à
la civilisation qui les a précédés et a eu une grande influence sur leur histoire.
Ce premier Temple a été recouvert par des milliers de tonnes de pierre et de terre jusqu'à une altitude de trente-cinq mètres. Il a donc été enterré de façon intentionnelle. Pour des raisons
inconnues, les habitants de Calakmul ont souhaité à un moment effacer ce lieu de la mémoire des hommes. Nous pensons que de nouvelles fouilles archéologiques sont nécessaires et qu'elles
apporteront peut-être la réponse à cette énigme. "
(1) l'archéologue est citée dans cet article sur une étude
Extraits du magazine "Science et Inexpliqué N°29 - Editions de Sèvres - Groupe facebook : http://www.facebook.com/groups/52776994026/
Bon, par soucis de compléter au mieux ce dossier sur lequel les archéologues ne sont pas tous d'accord (évidemment, les archéologues officiels ne sont déjà pas d'accord entre eux sur leurs
études personnelles la plupart du temps !), voici l'étude de l'archéologue Rodriguez Campero sur ce même site, et vous pouvez à priori voir cette fameuse frise et ces masques
qui ont été découverts il y a quelques années, mais donc interprétés différemment :