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La conque ou shanka (dungkar) - Art Tibétain - Om Mane Padme Hum
Longueur: environ 19 cm
Superbe Conque, coquillage auspicieux du bouddhisme Tibétain, gravée du puissant mantra Om Mane Padme Hum.
La conque ou dungkar en tibétain est un coquillage en spirale, décoré et muni d'une embouchure.
La plupart des conques s'enroulent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (et sont dites lévogyres) avec leur ouverture du côté droit.
Celles dont l'hélice s'enroule dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est à dire vers la droite, sont dites dextrogyres, cas extrêmement rare dans la nature (un pour 10 000 ou 20 000), possèdent une très grande valeur. De tels coquillages, dits senestres sont les plus propices à la pratique bouddhique. Indra aurait offert à Bouddha une conque dextrogyre.
La musique religieuse tibétaine n'emploie que des instruments à vent et à percussion, presque toujours décorés. La notation musicale relative à cet instrument se présente en forme de vagues. Le son est tout d'abord émis doucement, puis s'amplifie avant de retomber. Elles s'utilisent en particulier pour l'appel à la prière matinale; elles sont jouées par paires.
Cet instrument de musique à vent traditionnel du Tibet, la shanka (ou dungkar) est considéré comme étant le symbole de la puissance de la portée de la parole du bouddha.
Dans le bouddhisme tibétain la Conque fait partie des huit symboles de bon augure appelés aussi les huit joyaux bénéfiques ou les huit glorieuses emblèmes.
Les Huit signes de bon augure ont aussi la réputation de porter chance, appliqués sur les tentes ou le seuil des maisons, à l'entrée des monastères et des halls de prière. On les inscrit au flanc des montagnes, ou sur des rochers le long des routes. Les jours de fête, on les dessine en poudre blanche ou rouge sur les chemins qu'empruntent les invités ou les processions. Ils ornent parfois les mandalas, et les plus belles khatas les affichent, subtilement tissés dans la trame de leur soie. Les voici: La Précieuse Ombrelle, chatra ou rinchen dug, est signe de dignité royale et protège de tous les maux. Les Deux Poissons d'Or, matsya ou sergyina, expriment ici la libération spirituelle. Le Vase ou coupe aux trésors, kalasha ou bumpa, contient des joyaux spirituels. La Fleur de Lotus, padma ou péma, symbolise la pureté originelle, attribut privilégié des bouddhas et bodhisattvas. La Conque Blanche, sankha ou dundkar, figure la parole qui proclame la gloire des Eveillés. Le Noeud sans Fin, srîvasta ou palbe, est témoignage d'amour ou d'éternité, représentant la vie infinie. La Grande Bannière, dhvaja ou gyaltsen, est en fait un drapeau roulé, qui atteste la puissance de l'enseignement bouddhiste ou la victoire de la Bonne Loi. La Roue d'Or enfin, chakra ou khorlo, est naturellement celle de l'enseignement (dharma), à pratiquer assidûment pour accéder à l'Eveil. Elle représente l'unité de toutes les choses et demeure le symbole par excellence de la doctrine. Dans la tradition tibétaine, il n'est pas rare d'associer aux huit signes de bon augure les sept joyaux.
OM MANI PADME HUM: prononciation Om-ma-ni-pay-mé-hung
Le plus célèbre des mantra tibétains, le mantra d'Avalokiteshvara, Chenrezig en tibétain, divinité protectrice du Tibet, signifie: Salut au joyau dans le lotus. La répétition inlassable de cette formule permet de s'échapper du cycle des renaissances et d'entrer dans le Nirvana. C'est bien entendu dans l'intervalle de 49 jours qui sépare la mort de la renaissance que ce mantra peut déployer toute sa puissance. Lors de son errance dans l'état intermédiaire (Bardo), l'être perçoit des lumières colorées vers lesquelles il se sent attiré. Ces voies lumineuses le guident vers une renaissance dans un des six mondes. Chacune des six syllabes du mantra a le pouvoir d'empêcher l'être de suivre une de ces six voies lumineuses.
Ainsi OM (om) empêche la renaissance dans le monde des dieux (voie lumineuse blanche)
MA (ma) empêche la renaissance dans le monde des titans (voie lumineuse verte)
NI (ni) empêche la renaissance dans le monde des humains (voie lumineuse jaune)
PAD (pay) empêche la renaissance dans le monde des animaux (voie lumineuse bleue)
ME (mé) empêche la renaissance dans le monde des preta, esprits sans cesse insatisfaits (voie lumineuse rouge)
HUM (hung) empêche la renaissance dans le monde des enfers (voie lumineuse gris sombre).
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