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06/07/2015
Les Grecs fêtent la Démocratie
D'un côté, nous avons un "petit" peuple qui a inventé la démocratie et qui la pratique aujourd'hui (dimanche 5 juillet) de la manière la plus éclatante. De l'autre côté, nous avons un "grand" peuple qui, en 2005, a "voté" sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe et qui a vu son gouvernement, qui confond souvent démocratie et suffrage universel, balayer sa décision "souveraine" d'un revers de main. Forcément, le Peuple est "idiot" et il faut bien que son élite puisse corriger ses erreurs. Pour ceux qui ne l'auraient pas encore reconnu, il s'agit de la France, bien évidemment.
Ainsi, le Peuple Grec a réussi la première étape de ce qui devrait être la fin de cette mascarade qu'est l'Europe. Il faut maintenant espérer que d'autres suivront, Espagne en tête. Reste aussi à ce que la Grèce, dont la structure et l'économie n'ont rien à voir avec cette Europe-là, puisse dire à ses créanciers d'aller récupérer leurs 300 milliards de créances...ailleurs. Et c'est parfaitement possible. Car les naïfs qui se font bourrer quotidiennement le crâne avec les âneries des analystes prédisant une catastrophe économique si la Grèce sortait de la zone Euro se trompent totalement. L'argument étant qu'un retour à la drachme ferait exploser ladite dette (dévaluation massive de la monnaie nationale). On oublie juste de dire que ceci n'est vrai que si, précisément, les Grecs décidaient de rembourser leur dette. La sortie de la Grèce de la zone Euro et l'annulation, unilatérale et simultanée, par les Grecs de la dette serait au contraire une chance inouïe : les prix des biens importés seraient exorbitants, ce qui diminuerait de presque autant les importations de ces biens. C'est l'effet inverse qui serait observé pour ce qui est des exportations de biens et...services. La Grèce est un pays où le tourisme participe à une part extrêmement importante dans le PIB et l'effet immédiat d'un retour à la drachme sera un afflux massif de touristes qui, au surplus, y trouveront un pays "européen" stable et sécurisé.
Quant à l'Europe de Merkel et Hollande, elle pourra se consoler en intégrant la Turquie et peut-être même le Qatar, l'Arabie Saoudite et, pourquoi pas, la Libye. Ceci aura au moins l'avantage d'arrêter, peut-être, l'arrivée des "immigrants". Ces derniers seront en "Europe" tout en restant chez "eux".