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Introduction:
Dans le livre I de La République, la question de la justice trouve son occurrence initiale à l’occasion d’une intervention de Céphale, figure d'un vieillard fortuné. Celui-ci, après que Socrate l'a interrogé sur le plus grand bien qu'il a retiré de sa richesse, au cours de sa longue vie, lui répond qu'elle lui a permis, en définitive, de ne jamais mentir, ni avoir de dette, mais plutôt de mener une vie juste et honnête; et que cette tranquillité d'âme lui permet, désormais, de couler des jours heureux, en envisageant la mort avec sérénité, sans l'ombre d'un regret. Cette réponse suscite vraisemblablement une intrigue chez Socrate et soulève la question de la justice: dire la vérité et restituer convenablement ses dettes, est-ce là une bonne définition de la justice ?
Les discussions issues de cette question primordiale occuperont, depuis lors, la totalité du propos de La République.On peut légitimement établir que le premier livre se divise en deux temps. Le premier regroupe les dialogues entre Socrate et Céphale, puis Polémarque, héritant de la position de son père et défendant une approche traditionnelle de la justice. Polémarque aboutira à la définition suivante: être juste, revient à rendre à chacun ce qu'on lui doit: à savoir, faire le bien à ses amis et le mal à ses ennemis (332 d). Socrate parviendra toutefois à le faire capituler en lui faisant reconnaître, d'abord, que, de la même manière que le cheval régresse par rapport à son excellence de cheval lorsqu'il est maltraité, l'homme devient plus injuste lorsqu'on lui fait du mal. Or, la justice étant une vertu humaine par excellence, elle ne peut consister, en partie, à rendre les hommes plus injustes. De la même manière que le musicien ne peut, du fait de son excellence musicale rendre moins bon musicien ceux qui l’écoutent, la justice ne peut rendre plus injustes ceux qu’elle sanctionne. Ainsi, Socrate conclut que la justice, en tant qu'elle est une excellence, ne peut consister en la peine de quiconque, même de nos ennemis.
Le deuxième moment du livre I, voit s'affronter Socrate et Thrasymaque dans un climat moins charitable. C'est l’intervention impétueuse de Thrasymaque dans le débat, qui retiendra notre entière attention au cours de ce travail. Thrasymaque, sophiste de renom, est d'abord décrit comme un intervenant colérique et démesuré, «comme un animal sauvage» (336 b). Cette description semble le décrédibiliser d’emblée, avant même qu'il n’ait présenté ses vues, ce qui participe certainement à complexifier l’accès objectif à ses thèses. De prime abord, le sophiste tient un discours agité et se soucie peu de la cohérence de son discours essentiellement rhétorique. Dans ce travail, nous aurons à cœur de nous demander si Thrasymaque formule vraiment une conception incohérente de la justice. Pour répondre à cette question, il convient d'abord de délimiter le champ de notre réflexion.
Poussé dans ses retranchements par la remise en question systématique de Socrate, Thrasymaque se verra formuler différentes thèses à propos de la justice. La critique en a établi trois qui constituent la conception tripartite de la justice selon Thrasymaque:
A) La justice est l'intérêt du plus fort ou du dirigeant.(338 c)
B) La justice est le bien d'un autre.(343 c)
C) La justice est l'obéissance aux lois.(339 c)
A), B) et C) sont-elles des propositions cohérentes? À cette question,nous répondrons par la positive: Thrasymaque tient effectivement un discours cohérent et sa position, bien que provocatrice, est largement défendable.Ce verdict favorable à la cohérence de Thrasymaque, sera le résultat, d'abord, d’une interprétation claire et littérale des différentes thèses prétendument défendues. Dans un deuxième temps, nous tâcherons de démontrer que cette interprétation littérale ne conduit pas à des contradictions.
Le Problème de la Cohérence:
De nombreux commentateurs ont suggéré que les propositions A), B) et C) sont toujours contradictoires entres elles. Pour s'en assurer, il convient d'examiner rigoureusement les conjonctions suivantes:
1) A) ∧C)
2) B) ∧C)
3) A) ∧B)
1) Du point de vue du dirigeant, cette conjonction se montre, en effet, contradictoire. Puisque Thrasymaque admet que le dirigeant peut se tromper en promulguant une loi qui n'est pas à son avantage (340 b), il s’ensuit que,si un tel dirigeant, se trompant, obéit lui-même à une loi qu'il croit être en son intérêt mais qui de facto ne l'est pas, alors son action sera à la fois juste (selon C) et injuste (selon A).
2) Du point de vue du dirigeant, cette conjonction paraît, également contradictoire. En effet, si le dirigeant promulgue une loi dans son intérêt et respecte, lui-même, cette loi, alors il agira à la fois de manière juste (selon C) et injuste (selon B).
3) Du point de vue du dirigeant toujours, cette conjonction apparaît également contradictoire. En effet, si le dirigeant agit en fonction d'une loi qui est dans son propre intérêt, il agira de manière juste (selon A) et injuste (selon B).
Une solution intéressante à ce triple problème de cohérence pourrait consister, d'abord, en la remise en question de la pertinence textuelle de la proposition C). En effet, Thrasymaque ne semble jamais clairement formuler une telle proposition. Il semble, bel et bien, admettre que, pour les gouvernés, la justice consiste à respecter les lois du gouvernant (339 c): ce qui ne correspond pas exactement à C). La proposition C) est une définition simpliciter de la vérité et non pas à une description relative.Or, on peut argumenter que Thrasymaque formule ici plutôt une descriptionqu’une thèse à proprement parler.De plus, Selon Reeve, si Thrasymaque a vraiment défendu une proposition similaire à C), il se ravise finalement:
«But if he did [défendre C], he soon explicitly rejects it. For he rejects the view of Cleitophon according to which a subject should obey the ruler's laws whether they are to the latter's advantage or not (cf., 340b6 –c5), clinging instead to the claim that the subject must only obey the law when the ruler is not making mistake about his advantage.» (Reeve, 1985)
Si Thrasymaque affirme, comme le suggère Reeve, que les sujets ne doivent pas suivre les lois qui ne sont pas dans l’intérêt du dirigeant, c'est à dire quand le dirigeant a failli, alors il s’ensuit qu'il existe au moins un cas dans lequel il ne faut pas agir en fonction des lois, ce qui contredit C) et prouve que Thrasymaque ne croit pas vraiment à cette proposition.
Ce passage mentionné par Reeve, semble effectivement bénéficier d'un soutien textuel convaincant (340 b). Tout aussi convaincant, au moins, que celui qui visait à inclure la thèse C) dans la conception tripartite de la justice selon Thrasymaque. Ainsi, nous avons autant de raisons littérales d’inclure que d’exclure la proposition C). Par principe de charité intellectuelle,accordons le bénéfice du doute au sophiste et écartons C),en vertu d’un manque d’évidence explicite.
Dès lors, la réponse à notre question initiale dépendra de notre capacité à établir une cohérence entre les propositions A) et B), tout en les soumettant, d'abord, au même examen que nous venons de faire passer à C), afin de nous assurer qu'elles ont leur place dans la conception finale de Thrasymaque.
A) et B) bénéficient-elles, contrairement à C), d'un soutien textuel suffisant pour être acceptées?
En ce qui concerne la proposition A), elle apparaît formulée au moins à 5 reprises (338c –339a –341a –343c –344c), ce qui la rend incontestablement au cœur du propos de Thrasymaque.
La proposition B), quant à elle, n'apparaît formulée explicitement qu'une seule fois (343c), mais de manière explicite, ce qui la rend très probable.Par fidélité au texte, et sans preuve du contraire, nous devons retenir cette thèse et estimer que Thrasymaque défend une double définition de la justice: A) et B).
Avant de proposer une réponse quant à la cohérence de ces deux thèses, il convient encore de clarifier le sens des termes pertinents aux thèses A) et B):
- Par «intérêt», nous entendons un parfait synonyme de «bien», à savoir ce qui est bon pour quelqu'un ou ce qui produit le bonheur, «eudaimonia» en grec. (Stanford Encyclopédia of Philosophy, Callicles and Thrasymachus).
- Par «le plus fort», nous entendons un synonyme d’«homme injuste courageux». Le plus fort a toujours à l'esprit que la justice est dans son intérêt, car, par son injustice, il saura toujours profiter égoïstement de la justice des autres citoyens. Le plus fort est, non seulement un homme injuste, mais il pratique,en plus, son injustice à grande échelle et avec courage, ce qui lui permet de ne jamais subir la punition réservée aux hommes injustes dont l'injustice a été dévoilée. La punition et le déshonneur est donc la principale différence entre un homme injuste, sans courage (le voleur ou le menteur à petite échelle),et un homme injuste avec courage,qui dissimule avec succès son injustice. Sa première qualité est le «discernement judicieux» (348 d), en opposition à la naïveté qui caractérise l'homme juste et la couardise qui caractérise l’homme injuste, de bas niveau.
- Le «dirigeant», lui, est à concevoir simplement comme celui (ou le groupe) qui, au sein d'une société, promulgue les lois et exerce son pouvoir. Cependant, il est à noter que Thrasymaque identifie presque toujours le plus fort au dirigeant. En effet, selon la conception que nous avons donnée du plus fort, Thrasymaque en déduit que le plus fort sera naturellement amené à diriger son état, en vertu des qualités et dispositions qu'il incarne. Le plus fort n'est pas le plus fort parce qu'il est un dirigeant; il est dirigeant parce qu’il est le plus fort et parce que son tempérament naturelle mène à cette fonction. Ainsi, l'on peut conclure que ces deux concepts sont conceptuellement distincts mais réfèrent naturellement au même objet.
- Enfin, nous partirons du principe que Socrate et Thrasymaque partagent implicitement l'idée que la «justice» requiert l'existence d'une société. En effet, la justice est comprise par les deux protagonistes comme une pratique sociale, nécessitant des interactions ou des échanges entre membres communautaires. Nous en voulons pour preuve que le prédicat «juste» s'applique toujours, pour Socrate et Thrasymaque, à des rapports entre citoyens, incluant des contrats, du commerce, des échanges, des accords financiers, etc...
Les Propositions A) et B) ne sont pas Nécessairement Contradictoires:
Comme nous l'avons présenté plus haut, il est vrai que les thèses A) et B) peuvent être jugées contradictoires de prime abord. Ici, nous proposons qu'elles ne le soient pas nécessairement et qu'une interprétation plus judicieuse est possible. Il existe, en effet, une telle interprétation dans l'article de T.Y. Henderson: «In defense of Thrasymachus».
Selon Henderson, l'incohérence présumée de Thrasymaque tient de ce que l'interprétation majoritaire de A) est déviante et ne serait pas assez fidèle à son sens analytique. En effet, si l'on interprète «A) La justice est l'intérêt du plus fort.» comme «A') Les conséquences de l'action juste sont l'intérêt du plus fort.» et« B) La justice est le bien d'un autre.» comme «B') Les conséquences de l'action juste sont le bien d'un autre.», alors les propositions A') et B') sont effectivement contradictoires, du point de vue du dirigeant. Si le dirigeant agit justement, les conséquences de cette action peuvent être à la fois profitables pour le dirigeant (selon A) et non-profitables pour le dirigeant (selon B).
Néanmoins, comme le suggère Henderson, si l'on adopte une approche littérale qui considère que l’intérêt du plus fort est conceptuellement le critère essentiel de toute action juste, alors nous échapperons certainement à l'incohérence. Selon cette interprétation, le véritable propos de Thrasymaque est que, dans toute interaction contractuelle, l'action juste, par définition, met nécessairement l'homme juste dans une position vulnérable, laquelle offre l'opportunité à l'homme injuste d'en bénéficier et d'en tirer profit. Thrasymaque affirme lui-même:
«L’homme juste est en toutes circonstances placé dans une position inférieure à l'homme injuste. Prenons d'abord le cas des contrats où ils s'associent mutuellement: tu ne trouveras jamais, lorsque l'association est dissoute, que le juste a profité plus de l'association que l'injuste, mais bien qu’ily a perdu.» (343d)
Il faut donc noter ici, que l'action juste donne nécessairement l'opportunité de tirer avantage de l'homme juste. Le plus fort n'est pas seulement celui qui se trouve dans cette situation, mais aussi celui qui systématiquement saisit cette opportunité de manière intelligente, comme nous l'avons expliqué plus haut. Il en résulte donc, par définition et en raison de la nature propre du plus fort que celui-ci se trouvera nécessairement dans la position de celui qui profite activement de l'action juste, c'est à dire dans la position de «l'autre». En ce sens, si le plus fort agit justement, il ne s'ensuit pas que cette action sera avantageuse pour lui, au contraire, la justice ne lui est profitable que parce qu’il est en mesure de prendre le dessus sur son adversaire en étant systématiquement injuste.
Selon cette interprétation, A) implique uniquement que l'action juste offre l'opportunité à l'homme injuste d'en bénéficier et non pas que le plus fort, en agissant justement, bénéficie lui-même des conséquences de cette justice. Il s'agirait là d'une mauvaise compréhension des concepts de plus fort et de justice.
Notons, par ailleurs, que cette interprétation est différente de celle que nous avions mise en cause. La première interprétation soutenait que l'intérêt du plus fort résidait dans les conséquences effectives de l'action juste. Notre nouvelle interprétation indique également que l'avantage du plus fort réside dans une conséquence de l'action juste, mais elle est cette fois-ci d'une autre nature.
Pour illustrer cette différence, supposons que C1 et C2, soient deux collaborateurs commerciaux, décident d’échanger 1kg de citrons contre 1kg d’olives. Si C1 agit juste ment et donne 1kg de citrons à C2,se trouvera alors dans une position défavorable en offrant, en premier, l'opportunité à C2 de le déposséder injustement. Si C2 agit justement et restitue également ce qu'il lui doit, alors selon la première interprétation conséquentialiste, aucune des deux transactions ne sera juste car aucune ne profite causalement au plus fort, et aucune ne profite causalement à un autre.
Au contraire, selon notre nouvelle interprétation, C2 a nécessairement bénéficié d'un avantage, en vertu de sa position favorable dans l'échange, même s'il n'en a pas profité effectivement. C1 a donc agit justement car son action était conceptuellement dans l'intérêt du plus fort et conceptuellement dans l'intérêt d'un autre. C'est en ce sens que nous distinguons l'avantage du plus fort en tant que conséquence causale et en tant que conséquence logique.
Selon cette dernière interprétation l'incohérence est définitivement écartée:
A) La justice est l'intérêt du plus fort car celui-ci tirera, par définition, toujours avantage d'une action juste et saisira toujours l'opportunité de sortir vainqueur de ses associations.
B) La justice est le bien d'un autre car elle positionne toujours de telle sorte qu’il peut prendre avantage sur l'homme juste. Il s'ensuit qu'une proposition telle que «le plus fort agit justement.» est conceptuellement fausse, puisque le plus fort est par définition un homme injuste:s'il agit justement, alors il n'est pas le plus fort.
Considérations supplémentaires:
À titre personnel, je pense qu'il convient encore de préciser certaines choses, sans quoi l'interprétation peut être imprécise. Henderson n'explique pas clairement pourquoi l'interprétation qu'il réfute entraîne une possible contradiction, ni comment la distinction qu'il introduit entre conséquence causale et conséquence logique résout cette contradiction. Si l'interprétation conséquentialiste entraîne une contradiction, c'est parce qu'elle met les thèses A) et B) sur le même plan théorique. En effet, si les conséquences causales de l'action juste sont à la fois le bien d'un autre et le bien du plus fort, alors il existe au moins une situation contradictoire, dans laquelle, du point de vue du plus fort, l'action est simultanément profitable et non-profitable, ce qui n’est pas tenable.
Cependant, si on distingue les deux thèses, en proposant que les conséquences logiques de l'action juste sont le bien d'un autre et que les conséquences causales de l'action juste sont le bien du plus fort, alors ces deux thèses sont comme deux aspects d’une même théorie et ne paraissent pas incohérentes. Pour illustrer cette distinction, considérons par exemple que l'action de lancer une pierre dans les airs entraîne 1) logiquement, qu'une pierre a été lancée et 2) causalement, qu'une vitre a été brisée. Il paraîtrait absurde de défendre que la pierre n’ait pas brisé la vitre, parce qu’elle a été lancée en l’air, puisque le plan logique n’est pas incompatible avec le plan causal. De la même manière, lorsque Thrasymaque énonce ses deux thèses, il ne les situe pas, à mon sens,sur le même plan d’analyse:
A) Plan causal: lorsqu'il affirme que la justice est l'intérêt du plus fort, il défend simplement l'idée que, naturellement, le plus fort est celui qui bénéficie causalement de l'acte juste.
B) Plan logique: lorsqu'il affirme que la justice est le bien d'un autre, il prétend simplement que la justice est ainsi définie qu’elle profite nécessairement un autre que soi, c'est à dire qu’elle bénéficie logiquement à celui qui est positionné de telle manière que la justice lui profite.
Reprenons une dernière fois la perspective du dirigeant. De son point de vue, l'action juste lui est causalement profitable car le plus fort est ce lui qui profite causalement des hommes justes1, mais cela n’empêche pas pour autant que l’action juste soit logiquement le bien d'un autre.
1 Rappelons que A) n'inclut pas l'acte juste du plus fort lui-même, sinon il n'est plus le plus fort, en tant que le plus fort est avant tout un homme injuste qui sait se positionner dans les rapports sociaux de telle manière que la justice lui est toujours profitable.
En somme, je défends que les deux thèses de Thrasymaque ne soient pas contradictoires mais plutôt complémentaires. Elles décrivent la justice selon des plans différents. Lorsque Thrasymaque dit que la justice est l'intérêt du plus fort, il indique que le plus fort bénéficiera toujours, causalement, de la naïveté de l'homme juste parce qu’il est dans sa profonde nature d’agir ainsi.
Quand Thrasymaque dit que la justice est le bien d'un autre, il indique que l'agent d'une action juste se met logiquement dans une position défavorable. C'est en distinguant ces deux plans, je crois, que Thrasymaque affirme A) et B).
Conclusion:
Dans ce travail, nous avons défendu une position largement favorable à la cohérence de la définition de la justice par Thrasymaque au livre I de La République. Nous avons, d'abord, identifié le problème inhérent à cette définition, en montrant les contradictions déductibles de la tripartition de Thrasymaque. Dans un deuxième temps, nous avons développé l’interprétation défendue par Henderson qui milite pour une approche littérale de ses thèses. Nous avons suggéré alors que cette interprétation permettait de distinguer deux plans théoriques qui rendent les deux thèses de Thrasymaque cohérentes. Enfin, j’ai tenté d'expliciter cette interprétation en reprenant des exemples.
Bibliographie:
Sources:
– PLATON, La République, traduction par Georges Leroux, Paris, Flammarion 2002.
Articles:
– Henderson, T. Y., ‘In Defence of Thrasymachus’, American Philosophical Quarterly, 7 (1970) pp. 218–28.
– Reeve, C. D. C., ‘Socrates Meets Thrasymachus’, Archiv für Geschichte der Philosophie, 67 (1985) pp. 246–65.
– Young, C. M., ‘Polemarchus’ and Thrasymachus’ Definitions of Justice’, Philosophical Inquiry, 2 (1980) pp. 404–19.
Outils:
– Stanford Encyclopedia of Philosophy, https://plato.stanford.edu/index.html.