Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06882.jsonl.gz/16

Devant les délégués de l’UDC réunis pour désigner leur candidat à la succession de Ruth Dreifuss, Samuel Schmid a revendiqué le droit pour son parti à occuper deux sièges au Conseil fédéral.
D’un point de vue arithmétique, le conseiller fédéral a sans doute raison. Mais en convoitant le siège socialiste romand, l’UDC montre que l’arithmétique ne le préoccupe guère. Car la règle de trois devrait le conduire à contester le deuxième siège démocrate-chrétien. En réalité, ce parti ne rêve que d’écarter les socialistes du gouvernement qu’il veut entièrement bourgeois. Mais alors il devrait revendiquer trois sièges.
Domaine Public a rappelé à plusieurs reprises que la formule gouvernementale associant les principaux partis n’obéissait pas à une simple règle de trois. Pour accéder au gouvernement, un parti doit d’abord faire la preuve de sa capacité de nuisance. Sur ce point, l’UDC a fait ses preuves. Mais il lui manque encore le respect de certaines règles du jeu qui rendent possible un gouvernement commun, en particulier la capacité de négocier des compromis. C’est pourquoi la majorité de l’Assemblée fédérale se réserve le droit de désigner au Conseil fédéral un candidat qui ne représente pas nécessairement la ligne majoritaire de l’UDC. jd
Indépendant, différent, réformiste depuis 1963
Indépendant, différent, réformiste depuis 1963
Pour ne manquer aucun article
Recevez la newsletter gratuite de Domaine Public.