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La réunion de la semaine prochaine devrait confirmer ce que nous avons anticipé dès décembre concernant le calendrier relatif au tapering.
Nous pensons que la fermeté surprenante du rapport de juin sur l'inflation IPC n'aura que peu, voire aucune, conséquence sur l'issue de la réunion de juillet du FOMC. Il n'influencera l'annonce de la réduction des achats d’obligations (tapering) au cours du second semestre de cette année que si les anticipations inflationnistes à long terme augmentent par réaction. Or, l'impact sur les enquêtes relatives aux anticipations inflationnistes ne commencera pas à se faire sentir avant le mois d'août. Par conséquent, la réunion de la semaine prochaine devrait confirmer ce que nous avons anticipé dès décembre concernant le calendrier relatif au tapering.
Il ne fait aucun doute que l'inflation a augmenté de manière suffisante pour justifier la réduction progressive des achats d'obligations. La question de savoir si les chiffres concernant le marché du travail ont atteint le niveau suffisant pour justifier un tapering est plus sujette à discussion. Sur ce point, deux questions doivent être abordées.
- Premièrement, le niveau de plein emploi a-t-il changé depuis la pandémie?
- Ensuite, quel doit être l'écart entre emploi réel et plein emploi pour que le tapering soit annoncé
- Les membres du FOMC devront également répondre à une troisième question encore plus subjective: quand le comité devrait-il fournir ce que l'on appelle un «préavis» (advanced notice) indiquant qu'une annonce du tapering est imminente?
Nous nous attendons à ce que le FOMC se penche principalement sur les trois questions suivantes la semaine prochaine:
- La première concerne les modalités du tapering. Faut-il réduire les achats de MBS plus rapidement que ceux des Treasuries par exemple.
- La deuxième portera sur le niveau des résultats économiques compatibles avec la notion de «progrès substantiels» justifiant un tapering.
- Enfin, le FOMC devra décider quand et comment fournir le «préavis» (advanced notice) que Powell a promis. Dans l'ensemble, nous nous attendons à un préavis en septembre pour une annonce en décembre, mais nous ne pouvons pas exclure un scénario dans lequel le FOMC fournirait un préavis lors de cette réunion, signalant qu'une annonce de réduction progressive des achats d’obligations en septembre est probable. Sept membres du FOMC prévoient actuellement des hausses de taux à partir de 2022, et préféreraient sans doute que le tapering soit plus rapide que ce que le consensus anticipe actuellement. Nous ne pensons pas que Powell soit l'un d'entre eux, mais nous ne pouvons pas exclure un compromis avec ces membres.
Toutes ces questions, ainsi que les détails sur la manière dont le FOMC mettra fin aux programmes d'achat, seront discutées lors de la réunion de juillet la semaine prochaine, et nous nous attendons à obtenir plus d’informations sur ces discussions de la part de Powell au cours de la conférence de presse et dans le procès-verbal de la réunion qui sera publié en août. Dans l'ensemble, notre scénario de base continue de prévoir l'annonce, en décembre, d'une réduction progressive des achats de Treasuries et de titres adossés à des créances hypothécaires, et la fin des programmes d'ici août 2022.