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CONCORDE & FRATERNITÉ
Loge maçonnique "René Guénon"
La Tradition Primordiale
La tradition primordiale, appelée aussi "sophia perennis" ; quintessence de toute religion, serait la "Connaissance Universelle" d'origine non-humaine (apurusheya, suivant l'expression des upanishad[1]) d'où sont issues semble-t-il, toutes les traditions spirituelles de l'humanité.
Le pérennialisme ou traditionalisme
Encore appelé école traditionaliste[2]. C'est une école de pensée qui a puisé sa source dans les œuvres de René Guénon[3]. Les Pérennialistes considèrent ses préceptes de la Tradition comme étant immémoriaux et se retrouvant dans toutes les traditions initiatiques authentiques, la rapprochant notamment de l'ancienne expression hindoue Sanatana Dharma.
La notion de tradition primordiale a été particulièrement développée à notre époque et en Occident, notamment par l'œuvre de René Guénon. « L’œuvre de René Guénon, tout entière, a pour mission de ramener les hommes dans la voie de la régénérescence, pour leur permettre d’accéder à la connaissance universelle. Elle vient réveiller en eux la conscience de la raison d’avoir foi en Soi, et leur rappeler les étapes et les moyens de leur perfectionnement et de leur réalisation spirituelle. » (Jean Chopitel, Christiane Gobry, 2010)[4]. Sa thèse étant que l'ensemble des traditions, qu'elles soient de nature religieuse ou non, ont une structure associant exotérisme et ésotérisme.
- « Ces Images sont des Images primordiales en ce sens qu'elles sont entièrement propres à l'Espèce, et si un jour, elles ont pris Forme, leur apparition se confond avec le commencement de l'Espèce. » (Les Racines de la Conscience, 1954, C. G. Jung).
La Parole Perdue est la Langue unique, à l'Origine du Monde. Émanation permanente de l'Anthropos, le Verbe. « Je suis celui qui est ! ». Retrouver la Parole, c'est retrouver la Voix, ou la Voie, la Tradition[1] Originelle, Mémoire Collective et Patrimoine de l’Humanité. Symbolisée par un Grand Arbre, elle est issue d'une Révélation de l'Unité primordiale dont chaque Maître spirituel représente une branche diversifiée en différents courants des Langues et Cultures du Monde. Elle repose sur la Connaissance des Principes et Formes Archétypiques sous-jacents à toute manifestation de la Vie et assure le lien entre le Passé le Présent et l’Avenir et la pérennité de l’Espèce Humaine, par des points de repères invariants, face à l’Infini indéterminé de l’Espace, et à la mouvance fuyante du Temps.

La source, nto et la tête, ntu
Comme le démontre des nombreux travaux dont ceux des égyptologues sénégalais et congolais Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga, la vallée mère du Nil est l'origine de tous les peuples d'Afrique Noire. En Egypte comme dans une grande partie de l'Afrique Noire, l'organisation sociale est régie par le matriarcat[1].
La succession au trône n'était possible qu'en fonction du lignage maternel. Si l'on constate l'absence d'une tradition monarchique chez les Grecs, en Egypte tout comme dans toute l'Afrique Noire, se trouvait au sommet de l'organisation une incarnation monarchique masculine ou féminine. C'est le cas de Nefertiti, souvent présentée que comme l'épouse d'Akhénaton, alors qu'elle fut l'héritière du trône qu'elle seule pouvait passer à son époux. L'histoire retiendra aussi le nom de la reine Candace du Soudan Méroïtique qui résista farouchement aux armées romaines de César-Auguste. Malgré la perte d'un oeil au combat, elle réussit à repousser l'envahisseur au point de forcer le respect d'un écrivain chauvin comme Strabon: « Cette reine eut un courage au-dessus de son sexe.[2]».
Par Ahmad Abd al Qouddous Panetta, Professeur de littérature comparée
Communita religiosa islamica, Italie
En 1951, mourait au Caire René Guénon, écrivain français qui avait adhéré à la religion musulmane, et qui avait trouvé en Égypte l’endroit où vivre les vingt dernières années de sa vie et où il découvrit et suivit les enseignements de plusieurs maîtres musulmans.
Auteur de livres importants, comme Orient et Occident et La crise du monde moderne, Guénon a influencé par son œuvre de nombreuses personnes, dans le monde entier, qui ont essayé de réorienter leur existence selon des valeurs spirituelles et un dynamisme intellectuel retrouvé.
D’après ses paroles : « Restaurez une perspective métaphysique et les conséquences seront incalculables. » La crise de la société contemporaine semble résider justement dans la perte de cette dimension spirituelle, dans la contamination de l’intellectualité pure au profit d’une rationalisation exaspérée et peu intelligente, dans l’abandon des certitudes de la doctrine sacrée en faveur de pseudo-cultures qui alimentent les insécurités de l’âme passionnelle, dans la sensibilité perdue par l’homme moderne du bon goût et de la qualité de la contemplation en vertu d’une hyperactivité obsessionnelle qui produit la misère et « le règne de la quantité », dans l’oubli de la nature de la création et de la finalité de l’existence qui provoque la barbarie entre les peuples et l’ignorance entre les individus.

Mort physique – mort initiatique : même finalité ?
Cette question de la mort, chacun se la pose et essaye d’y répondre à sa manière. Pour comprendre ma vision de la mort physique, il faut d’abord parler de la naissance. Au début, une minuscule ovule est fécondé par un microscopique spermatozoïde, portant chacun un set complet de gènes qui contiennent toutes les potentialités du futur être. C’est mécanique, ou plutôt biochimique. Or je suis persuadé que l’homme n’est pas qu’une machine, aussi complexe soit-elle, mais qu’il est aussi habité par ce qu’on appelle une âme immortelle qui permet d’entrer en relation avec le Grand Architecte de l’Univers, ce qui distingue l’homme des animaux. D’où vient-elle ? Serait-elle déjà présente dans l’ovule, ou dans le spermatozoïde, ou dans les deux ?
Dans le « Tao Te King » rédigé par Lao Tseu, il est écrit :
« Le Tao engendre Un.
Un engendre Deux.
Deux engendre Trois.
Trois engendre tous les êtres. »
Cette figure géométrique est la plus simple et c'est la première réalisable. Elle symbolise le chiffre trois, le ternaire. Trois est universellement un nombre fondamental. Il exprime les triades ou la Trinité, un ordre intellectuel et spirituel, en Dieu, dans le cosmos ou dans l’homme. Il synthétise la tri-unité de l’être vivant : Corps, Âme et Esprit, au sens de la Tradition primordiale. Il résulte de la conjonction du binaire ; l’opposition des contraires dans la dualité représentée par le chiffre deux. Le ternaire complète le binaire par le passage à la stabilité.
Les Grecs ont toujours affirmé avoir trouvé en Égypte et en Mésopotamie les matériaux de base pour leur astronomie et leur géométrie. Les premiers mathématiciens grecs sont issus d’Asie Mineure. Le début du développement des mathématiques grecques s’est fait au carrefour de ces civilisations.
En géométrie, concernant les triangles, les pythagoriciens ont obtenu différents résultats sur la somme des angles d’un triangle, sur des figures régulières et commencé à développer ce qu’on appelle la méthode d’application des aires.
Le théorème d’Euclide repose sur une égalité de surfaces. En fait, on démontre que le carré sur l’hypoténuse se partage à l’aide de la hauteur relative à cette hypoténuse en deux rectangles "égaux" aux carrés sur les côtés de l’angle droit.