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Début avril 2014, la Conseillère nationale Marianne Streiff, BE, devient la première femme à reprendre la Présidence du PEV Suisse. Une année plus tard, lors des élections nationales, le PEV a pu maintenir ses sièges de Berne et de Zurich. Marianne Streiff et Maja Ingold renouvelle leur partenariat avec le PDC au sein d'un groupe commun, portant néanmoins le seul nom du PDC.
En 2016, Joel Blunier s'est retiré du poste de Secrétaire général après 14 ans d'activité. Dominik Währy lui a succédé.
Avec la révision des statuts au printemps 2017, le nouveau comité de parti élu a succédé au comité central en place jusqu'alors en tant que comité de direction à la fonction stratégique.
Au début de la session d'hiver 2017, Nik Gugger a succédé à la démissionnaire Maja Ingold en tant que Conseiller national.
Lors des élections nationales 2011, les deux Conseillères nationales en place ont été confirmées dans leur mandat. Le PEV a obtenu deux mandats complets. Au niveau national, la part électorale a néanmoins deux pourcents de part électorale. Marianne Streiff et Maja Ingold forment avec le PDC le groupe parlementaire PDC-PEV.
En octobre 2011, le PEV Canton de Jura a été le 18ème parti cantonal a être fondé. Son premier président est Frédéric Nicolet.
Début avril 2008, le Président de longue date le Dr. Ruedi Aeschbacher s'est retiré de ses fonctions. Son successeur est l'ancien Conseiller national et maire adjoint de Wettingen Heiner Studer.
En août 2009, le PEV Canton de Schwyz a été fondé.
Son premier président est Hans-Ruedi Minder de Richterswil.
Au printemps 2010, Ruedi Aeschbacher s'est retiré du Conseil national. Maja Ingold de Winterthur l'a remplacé au Parlement. Elle est la première conseillère nationale du PEV. En automne un deuxième changement a eu lieu: Walter Donzé a laissé son fauteuil de Conseiller national à Marianne Streiff d'Oberwangen (BE).
Christian Meyer est devenu le nouveau Coordinateur romand au 1er octobre succédant ainsi à Silvia Hyka.
Pour les élections nationales de 2007, le PEV a fait campagne avec les trois thèmes électoraux „Familles fortes - Economie juste - Environnement sain“. Le PEV a malheureusement perdu son siège dans le canton d'Argovie, alors même que sa part électorale augmentait de 0.1% pour atteindre 2.4%. Pour la première fois, le PEV présentait une liste dans les cantons de SZ, GE et NE. Dans la mesure ou le PEV et l’UDF avaient perdu des sièges, le groupe parlementaire PEV/UDF a été dissout. Ainsi pour la période électorale 2007-2011, les deux parlementaires du PEV sont devenus membres du groupe PDC-PEV-Verts libéraux.
Le 12 mai 2007, la section des Grisons a été fondée à Coire. En mai 2007, le nombre de membres a dépassé pour la première fois la barre des 4500. En l’espace de 4 ans, le PEV a crû de 15%.
Le 27 août le Parti Evangélique du Canton de Genève a vu le jour.
Début 2007, le PEV Suisse a lancé la campagne „valeursdevie.ch – Valeurs de vie, valeurs pour la Suisse“ apportant sa pièce à la discussion en cours sur les valeurs.
En 2007, le PEV Suisse est devenu membre du European Christian Political Movement (ECPM) et s'est ainsi retiré du Groupement Européen des Partis Populaires ( European People’s Party).
En 2006, l’Assemblée des électrices et électeurs évangéliques du canton de Bâle-Ville est devenu le PEV Canton de Bâle-Ville.
Le 25 février 2006 à Thoune, les délégués ont accepté une nouvelle mouture de leur programme fondamental.
En Romandie , un nouveau parti cantonal a été fondé le 31 mai 2006: le Parti Evangélique du Canton de Neuchâtel.
La stratégie d’expansion du parti a continué de montrer ses effets en 2004 : le 12 mars 2004, le PEV du canton de Soleure, sortant d’un état de torpeur qui aura duré plus de dix ans, est recréé à Olten. Après quelques semaines à peine, le 22 mai, le Parti Evangélique du Canton de Vaud, première section « authentiquement » francophone, est sorti des eaux du baptême à Morges. Afin de soutenir l’organisation de l’activité en Suisse romande, le PEV Suisse a engagé un Secrétaire romand à temps partiel. Avec la création des Jeunes PEV (*jpev) le 21 août 2004 à Schaffhouse, le PEV a gagné une organisation de relève.
Lors des élections au Conseil national de 2003, le PEV n’a certes pas pu remporter les cinq sièges qu’il escomptait, mais la part électorale sur l’ensemble de la Suisse a, pour la première fois dans l’histoire du PEV, connu une hausse de 0,5 % pour atteindre 2,3 %. Cette progression a été portée par les 16 listes publiées dans 11 cantons, dont Fribourg, Lucerne et Vaud qui participaient pour la première fois aux élections. Les Conseillers nationaux en poste Aeschbacher, Donzé et Studer ont été réélus. Au sein de l’Assemblée fédérale, le PEV a formé un groupe avec les deux représentants de l’Union démocratique fédérale (UDF).
Au cours de l'automne 2003, le parti cantonal du Lucerne a été fondé.
En janvier 2000, le Conseiller national Otto Zwygart a renoncé à son poste de Président du PEV Suisse. Le Conseiller national Ruedi Aeschbacher a été élu à sa succession. Lors de la Conférence du Jeûne de 2000, le Conseiller national Otto Zwygart s’est retiré du Parlement. Walter Donzé était le premier suppléant sur la liste du PEV du canton de Berne. Il a par ailleurs été élu à la vice-présidence du PEV Suisse. Roland Wiederkehr (anciennement AdI) a repris la présidence du groupe parlementaire. Le PEV Suisse a décidé, en 2000, de recommander le OUI aux accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne.
En 2002, le peuple suisse a accepté, par 72 % des voix, la solution des délais. Le PEV avait au préalable lancé un référendum contre la solution des délais avec d’autres organisations. L’initiative « Pour la mère et l’enfant » a été massivement rejetée par 82 % des votants. La même année, le PEV a été admis par le Bureau politique du Parti populaire européen en qualité de membre associé. Daniel Reuter a démissionné, en avril 2002, de son poste de secrétaire général après douze ans d’activité. L’Argovien Joel Blunier a été élu à sa succession par le comité central.
Le PEV s’est prononcé unanimement en faveur de la nouvelle réforme de la Constitution fédérale. Le nouvel article 137 sur les partis politiques, qui énonce clairement le rôle joué par les partis dans le processus politique, représente une innovation essentielle. Le PEV s’est en outre félicité du maintien de la référence à Dieu dans le préambule, ainsi que de l’article sur la famille. Lors des élections au Conseil national du 24 octobre 1999, le PEV figurait parmi les vainqueurs. Il a pu, pour la première fois, conquérir un siège dans le canton d’Argovie, grâce au conseiller national Heiner Studer. Max Dünki s’étant désisté, c’est le conseiller national Ruedi Aeschbacher qui lui a succédé. Le conseiller national Otto Zwygart a été reconduit dans sa fonction. Le PEV a pu, pour la première fois de son histoire, constituer la majorité d’un groupe parlementaire. Le groupe a été baptisé « Groupe évangélique et indépendant ».
En 1995, le PEV a pris part dans sept cantons aux élections du Conseil national. La plateforme électorale du PEV avait pour slogan : « Des hommes pour les hommes ». En dépit de l’attitude optimiste du PEV durant la campagne électorale et de l’espoir d’un soutien par les jeunes gens et l’électorat féminin, les trois mandats au Conseil national n’ont pas pu être conservés.
A la fin de l’année 1992, à la veille de la votation sur l’adhésion de la Suisse à l’Espace économique européen (EEE), le PEV a décidé à une très faible majorité de recommander le OUI lors de son Assemblée des délégués. Le peuple suisse appelé aux urnes s’est toutefois prononcé pour un tout petit NON, tandis qu’une nette majorité des cantons rejetait l’objet
Les Conseillers nationaux du PEV se sont principalement engagés en faveur des thèmes environnementaux, ainsi que contre la pilule abortive et les livraisons d’armes dans les régions en crise. En 1991, le PEV a pu, grâce au pasteur des laissés-pour-compte Ernst Sieber, gagner un demi pour cent de voix supplémentaire dans le canton de Zurich. Au Conseil national siégeaient dès lors le pasteur Ernst Sieber (ZH), ainsi que Zwygart et Dünki, qui étaient déjà Conseillers nationaux du PEV.
A la fin des années 1970, une reprise économique se dessinait. Au Conseil national, les thèmes de l’aide au développement, de la consommation de tabac et de drogues étaient d’actualité, de même que la question de la responsabilité lors d’une interruption volontaire de grossesse. Les élections de 1979 ont vu s’imposer les candidats du PEV Zwygart, Schalcher et Hans Oester (ZH), qui progressait depuis 1978. Lors de l’année électorale 1983, Hans Oester a été reconduit dans sa fonction. En outre, Otto Zwygart jun. (BE) et Max Dünki (ZH) ont accédé au Parlement. Les trois parlementaires du PEV se sont principalement engagés en faveur des membres les plus faibles de la société, ainsi qu’en mettant en avant des thèmes liés à l’environnement. En 1984, le débat sur l’asile s’enflammait à nouveau et en 1986, la catastrophe de Tchernobyl préoccupait les esprits. Lors des élections de 1987, tous les cantons, à l’exception de Berne, ont vu s’effondrer la proportion de voix en leur faveur. Néanmoins, les conseillers nationaux PEV ont tous les trois été réélus. Le 14 novembre 1989, le parti cantonal de Soleure a été fondé à Olten. Il s’est toutefois endormi peu à peu après 1993
Au Conseil national, Otto Zwygart (BE), nouvellement élu en 1971, ainsi que Sauser et Schalcher, qui siégeaient déjà auparavant, se sont engagés en faveur des rentiers AVS handicapés, du maintien de la paix du travail et de la protection de l’environnement. Lors des élections de 1975, le PEV a trouvé le slogan qui serait dès lors le sien, à savoir « Au service de l’humanité, du peuple et de l’Etat ». La Vereinigung evangelischer Wählerinnen und Wähler (VEW) (Union des électeurs/trices évangéliques) du canton de Bâle-Ville est devenue un parti cantonal par le biais d’un contrat d’affiliation passé en 1975 avec le PEV Suisse.
L’année 1970 a été marquée par le débat sur l’introduction du suffrage féminin à l’échelon fédéral. En outre, les parlementaires ont pris part aux consultations sur la création d’un service civil pour les personnes refusant le service militaire pour des motifs de croyance ou de conscience. En 1971, la situation économique s’est détériorée, faisant ressurgir les thèmes du racisme et de l’invasion des étrangers. Les peurs existentielles ont conduit de nombreuses personnes, pendant ces années de mauvaise conjoncture, à solliciter davantage l’aide des institutions ecclésiales. Le PEV s’est dès lors occupé en premier lieu des tâches et de la position de l’église vis-à-vis de l’Etat et de la société, ainsi que de la raison d’être et du but d’une politique évangélique.
L’année 1920 a vu la fondation du parti cantonal de St-Gall. Celui-ci s’est toutefois progressivement endormi, avant de redevenir actif en 1971. Le 23 février 1920, le parti cantonal du PEV de Bâle-Ville a été fondé. Il a été dissous en 1953. En 1921, le PEV Suisse a élargi ses rangs avec l’arrivée d’un nouveau parti cantonal, le PEV d’Argovie. Le 9 octobre 1922, le parti cantonal de Bâle-Campagne a été fondé à Liestal. La même année, le PEV du canton de Schaffhouse est né de la fusion du Parti libéral et de l’Union sociale évangélique. Lors de l’assemblée des délégués du 26 mai 1946, les membres ont décidé la création d’un secrétariat de parti permanent. Le premier secrétaire de parti, élu par les délégués, s’appelait Otto Hürlimann. En 1955, le parti cantonal de Thurgovie a été fondé à Märstetten. En 1967, le PEV a conquis un troisième siège au Conseil national, grâce au candidat phare bernois Paul Aebischer.
L’automne 1919 a vu la tenue des premières élections à la proportionnelle du Conseil national. Le PEV avait pour objectif de se lancer dans la campagne électorale en présentant sa propre liste. Le médecin Hans Hoppeler, figure de proue de la liste zurichoise, a été élu du premier coup. Le conseiller national Hoppeler a siégé au Parlement de 1919 à 1939. Entre 1943 et 1956, Paul Zigerli a été conseiller national pour le PEV. L’ingénieur Willy Sauser a ensuite succédé à Zigerli au Conseil national.
Le climat politique au moment de la fondation était tendu, notamment entre citoyens et ouvriers. Ces tensions de politique intérieure ont trouvé leur expression dans la consultation populaire du 13 octobre 1918, où le peuple et les Etats se sont prononcés en faveur de l’introduction du scrutin à la proportionnelle lors de la désignation du Conseil national. La possibilité a ainsi été donnée à des formations plus petites de se voir représentées au sein des parlements.
Le PEV a été fondé en 1917 à Uster ZH sous le nom de « Protestantisch-christliche Partei » (parti chrétien-protestant). Ce groupement a obtenu du premier coup deux sièges au Grand Conseil. En 1918 à Berne, le « résidu » du parti protestant-conservateur et de « l’Eidgenössischer Verein (Association confédérée) a donné naissance à la « Politische Vereinigung christlicher Bürger » (Union politique des citoyens chrétiens). Ce groupement a pris l’initiative, avant les élections au Conseil national de 1919, de fonder le PEV Suisse. Arnold Muggli était l’initiateur de « l’assemblée d’hommes de confiance », le 8 mars 1919 à Brugg. C’est là qu’a été décidée la fondation du PEV. Le 10 mai 1919, le Parti évangélique suisse a vu le jour à Zurich. Le Zurichois Arnold Muggli en a été le premier secrétaire central.