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Historique
|1934
||L’assemblée constitutive de la Société protectrice des oiseaux de Delémont et environs (SPOD) s’est tenue le dimanche 4 mars 1934. Le Dr. G. Carnat en fut le premier président de section. La SPOD n’était alors qu’une partie de la Société d’Ornithologie et de Cuniculiculture de Delémont et environs (fondée en 1905) qui s’intéressait plus généralement aux poules, pigeons, lapins et autres menus bestiaux qui s’ébattent traditionnellement autour de la ferme. Les objectifs de la SPOD, tels qu’ils sont reportés dans les statuts d’alors, portaient quant à eux sur “l’étude et la protection des oiseaux vivants en liberté dans nos régions”. Les activités principales de la section étaient la pose de maisonnettes-mangeoires, l’entretient de colonies de nichoirs ainsi que l’échange d’informations entre les membres. On avait également organisé un commerce de graines destinées à nourrir les oiseaux pendant l’hiver. La société achetait en gros les sacs de grain et revendait au prix de revient des portions aux citoyens qui désiraient améliorer le quotidien des oiseaux hivernants.

|1941
||M. Johann Rutschmann (président de 1941 à 1964) prend la direction de l’association. En tant que jardinier de l’entreprise Von Roll, il a souvent l’occasion d’arpenter les berges de la Birse. C’est ainsi qu’il créa et s’occupa de la colonie de nichoirs des Rondez et de celle du Colliard. D’après des témoignages recueillis auprès de personnes de confiance, la SPOD ressemblait alors étrangement à un club de cheminots et d’employés des FMB retraités qui se réunissaient régulièrement pour discuter des affaires de la société (sans trop s’étaler), puis pour faire une bonne partie de schieb. La tradition était à l’époque d’organiser deux excursions par année, une au printemps et une en automne. Les participants se retrouvaient à cinq heures du matin et partaient, sac au dos, à la rencontre des oiseaux surpris au saut du lit.

|1964
||Après 23 ans de présidence, M. Rutschmann cède sa place à Kurt Sorg (président de 1964 à1979). La SPOD change peu à peu de visage et affiche de plus en plus sa volonté d’accueillir tous les amoureux de la nature, quelle que soit leur condition sociale. On abandonne progressivement l’allemand qui, jusque-là, était la langue officielle des procès verbaux aux réunions du “Vögelschutz” (nom commun de la SPOD). C’est également à cette époque qu’on entreprend des grands travaux tels que la création des étangs du Domont (1968) et de l’Algérie (1975) ou l’entretient de la roselière du Colliard. Ornithologiquement parlant, la société s’occupe de baguages pour le compte de la Station de Sempach et continue à poser des nichoirs (en particulier pour la chouette chevêche, l’effraie ou la chouette de Tengmalm).

|1976
||L’année 1976 voit la création du Bulletin de la SPOD. Cette publication bisannuelle est destinée à favoriser les contacts et échanger des informations au sein de la société. On y trouve des listes d’observations, des comptes rendus d’activités, des portraits de volatiles et d’autres textes à propos de préoccupations semblables. Une gravure de Rousserolle effarvatte (hôte remarquable de la roselière du Colliard) égaye la couverture du bulletin. C’est la première apparition du logo qui, aujourd’hui encore, illumine somptueusement le papier à lettres de l’association. Le bulletin paraît pour la dernière fois au printemps 1987.

|1980
||Kurt Sorg abandonne la présidence en 1979. C’est Charles Claude, le vice-président qui assure l’intérim jusqu’à ce que Peter Anker (président de 1980 à 1991) reprenne le flambeau. A côté de ses activités traditionnelles, la SPOD s’occupe de plus en plus d’écologie au sens large et s’assure du respect des normes environnementales lors de la construction d’ouvrages qui pourraient compromettre la survie de certains milieux naturels. Ce nouveau type d’activité devient à ce point important qu’il semble opportun de revoir le nom de la société qui devient, en 1987, la Société d’Ecologie et de protection des Oiseaux de Delémont et environs (SEPOD). La SEPOD assure ainsi le suivit à long terme d’un certain nombre de sites particulièrement intéressants de par leur biodiversité (Colliard, Quenet, rives de la Sorne, de la Birse et de la Scheulte, la Golatte de Develier, le vallon de Bavelier, etc.).

|1991
||Jean-Paul Luthi (président de 1991 à 1998) succède à Peter Anker. Une collaboration avec le D’lem Info s’organise dans le but de signaler la présence de la SEPOD aux citoyens delémontains qui ne la connaîtraient pas encore. Ainsi paru, dans le numéro 73 du D’lem (mars 91) et pour la première fois dans l’histoire de la ville, un article intégralement rédigé et illustré par des membres de la SEPOD. Ce fut le premier exemple d’une longue série de publications qui, jusqu’à aujourd’hui, n’ont cessé d’informer les habitants de Delémont sur les trésors naturels qui se trouvent à leur porte.

|1992
||La SEPOD commence à organiser des cours extrascolaires “Approche de la nature” dans le cadre du CCRD. Ces petites excursions sont destinées à sensibiliser des élèves du collège (école secondaire) aux beautés de la nature et aux moyens de la protéger. Les élèves avaient ainsi l’occasion de découvrir, grâce aux explications expertes des moniteurs, la réserve du Colliard, les rives de la Birse, l’étang de Courroux et bien d’autres sites intéressants pour ces naturalistes en herbe. Les cours ont eu lieu jusqu’en 1996.

|2000
||Jean-Paul Luthi quitte la présidence en 1998. Deux ans plus tard, Jean-Pierre Sorg(président de l’an 2000 à nos jours) reprend ce poste. La SEPOD conserve sa vocation de protection des oiseaux, mais s’oriente de plus en plus vers la découverte du milieu naturel dans son ensemble. Les excursions sont très pluridisciplinaireset abordent simultanément, grâce aux connaissances des différents participants, des thèmes très variés: les oiseaux, les insectes, la phytosociologie, les écosystèmes, la géologie, etc. A l’aube du troisième millénaire, la SEPOD poursuit avec conviction les trois grands “chantiers” qui furent toujours les siens: l’information auprès du publique (conférences, D’lem Info, excursions, etc.), la valorisation et l’entretien de sites naturels de la commune et de ses environs (Colliard, Algérie, Domont, etc.) et le suivi des dossiers d’aménagement susceptibles de nuire à l’environnement.

Société d'écologie et de protection des oiseaux de Delémont et environs