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La phytothérapie est l’un des piliers de la médecine traditionnelle chinoise, basée sur le traitement par les plantes, préventif ou curatif, des diverses pathologies. Les premières traces de l’usage de la phytothérapie sont consignées dans le Traité des Herbes Médicales de Shennong (神农本草经 Shennong bencao jing). Cet ouvrage est issu d’une première compilation écrite de traditions orales vers 200-250 av. J.C., par la suite corrigé, commenté et complété aux alentours du V-VIe siècle, puis reconstitué entre le Xe et le XVIIe siècle à partir de divers fragments. La majeure partie des connaissances associées à la science chinoise des plantes découle des pratiques traditionnelles populaires, enrichies au fil du temps par les nombreuses données et expériences accumulées par les médecins chinois.
La pharmacopée chinoise est faite de plusieurs milliers de substances dont plus de 300 sont d’usage courant. Certaines des plantes utilisées sont ordinaires en Europe, la réglisse ou la verveine, par exemple. D’autres sont inconnues hors de Chine et ne possèdent pas de nom français. Chaque préparation est composée spécifiquement en fonction de la pathologie du patient et de sa physiologie personnelle, ainsi une préparation n’est pas adaptée pour soigner un autre patient pour la même pathologie. Ce n’est qu’en ayant une vision globale des symptômes, de leur cause, et de la nature propre du patient que le médecin peut décider quelles plantes doivent être associées pour rétablir l’équilibre recherché chez son patient. La phytothérapie apporte des traitements tonifiants, détoxiquants, fluidifiants pour la circulation du sang ou du Qì, ou encore harmonisants pour les organes.