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Au terme d'une réunion à huis-clos des dirigeants de 15 pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de quelques autres Etats africains, le président ivoirien Alassane Ouattara a indiqué que l'envoi au Mali d'une force de 3300 soldats pour une durée d'un an avait été acceptée.
Préférence au dialogue
Selon leur communiqué final, les dirigeants africains ont "adopté" un plan appelé "concept harmonisé des opérations pour le déploiement de la force internationale conduite par l'Afrique". Ce plan doit être transmis à l'ONU avant la fin novembre, via l'Union africaine.
Alassane Ouattara a dit espérer que le Conseil de sécurité des Nations unies donnerait son feu vert à cette intervention au Mali à la fin du mois ou début décembre. Le communiqué final a toutefois souligné que "le dialogue" restait "l'option préférée pour la résolution de la crise politique au Mali".
Chasser les islamistes
A l'ouverture du sommet, le président nigérian Goodluck Jonathan avait résolument plaidé pour l'option militaire, afin d'"éviter des conséquences dommageables, non seulement pour le Mali mais pour l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique tout entière".
Il s'agit de chasser les différents groupes islamistes armés - Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) - qui occupent entièrement le nord du Mali depuis la fin juin.
afp/dk
Soutien logistique promis par l'Europe
Les ministres de cinq pays européens - France, Allemagne, Italie, Pologne et Espagne - doivent se réunir jeudi à Paris pour discuter de la mise sur pied d'une mission européenne d'entraînement qui compterait au moins 200 soldats.