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La magistrate de 51 ans, nommée par le président Joe Biden, est quasi assurée d'obtenir le feu vert final du Sénat lors d'un vote en séance plénière, probablement d'ici à la fin de semaine. Tous les élus du parti démocrate la soutiennent, ainsi qu'au moins trois sénateurs républicains modérés, garantissant ainsi une majorité suffisante.
En attendant, les élus de la commission judiciaire de la chambre haute, qui l'ont auditionnée pendant plus de 30 heures en mars, se sont prononcés selon de strictes lignes partisanes (11 voix pour, 11 contre) sur son dossier:
Sur les 115 juges ayant siégé à la Cour suprême, il n'y a eu que cinq femmes, quatre Blanches et une Hispanique, et deux hommes noirs.
Au-delà du symbole, l'arrivée de la juge Jackson, pour remplacer le progressiste Stephen Breyer, ne modifiera pas les équilibres au sein de la haute juridiction, où les juges conservateurs conserveront six sièges sur neuf.
En raison de ce faible enjeu, les élus républicains ont surtout utilisé son audition pour faire résonner leurs thématiques de campagne en vue des élections de novembre, à commencer par la criminalité qui augmente selon eux à cause du «laxisme» de Joe Biden. En écho à cette thèse, ils ont attaqué la candidate sur son bilan en tant que juge, l'accusant d'avoir prononcé des peines légères dans plusieurs dossiers de pédopornographie. (ats/jch)
Une véritable bataille discrète se déroule actuellement dans les couloirs du Palais fédéral. Selon la NZZ am Sonntag, l'affaire est si piquante qu'elle peut être comparée à la célèbre série télé House of cards, où Kevin Spacey joue le rôle d'un politicien américain prêt à recourir à tous les moyens pour se maintenir au pouvoir.