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Reconnu coupable de discrimination envers des employées féminines, Novartis a été condamné mercredi aux Etats-Unis à une amende de 250 millions de dollars. A cette somme viendra s’ajouter les dommages et intérêts que le groupe pharmaceutique devra verser aux femmes associées à la plainte collective.
Lundi, les neuf jurés du procès en nom collectif intenté contre le groupe pharmaceutique bâlois à New York l'avaient reconnu coupable des trois chefs
d'accusation de discrimination portés contre lui, à savoir la discrimination liée au salaire, le blocage de promotion et le renvoi pour raison de grossesse. Les dommages dits «punitifs» ont été fixés mercredi à 250 millions de dollars. Un avocat des plaignantes avait revendiqué un montant situé entre 190 et 285 millions de dollars.
Cette somme n’est peut-être que la pointe de l’iceberg de dédommagements que Novartis devra débourser. Le géant pharmaceutique pourrait en effet être contraint de devoir payer des milliards de dollars de dommages et intérêts. Lundi, le tribunal avait déjà condamné le groupe à verser 3,4 millions de dollars à douze plaignantes. 5600 autres femmes pourront faire valoir leurs droits. Novartis a cependant annoncé qu'il fera recours contre cette décision.
Le groupe bâlois était accusé d'avoir systématiquement payé des salaires inférieurs à ses employés de sexe féminin. Il leur aurait aussi conseillé d'éviter une grossesse et aurait systématiquement favorisé la carrière de ses employés masculins, ainsi que leur formation. Les plaignantes ont également fait état de remarques désobligeantes et péjoratives de manière répétée à leur encontre.
Entamé il y a six semaines, ce procès est le plus important pour discrimination contre les femmes aux Etats-Unis. Les plaignantes représentent 5600 collaboratrices qui ont travaillé pour Novartis entre 2002 et 2007.
swissinfo.ch et les agences