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Depuis 2014, la Confédération a mis en place des contributions à la sécurité d’approvisionnement pour assurer l’approvisionnement de la population en denrées alimentaires. Avec 1,1 milliard de francs par an, ces contributions représentent une part importante des paiements directs. L’Office fédéral de l’agriculture a mandaté Agroscope pour vérifier l’efficacité de cet instrument et proposer des améliorations. Les résultats de l’étude montrent que les objectifs des contributions devraient notamment être plus précis et plus faciles à mesurer. Ils devraient en outre se concentrer davantage sur la manière d’assurer un approvisionnement suffisant en période de crise. L’important, c’est la disponibilité des facteurs de production, en particulier les terres arables, les semences et les machines, l’énergie, les engrais et les produits phytosanitaires ainsi que le savoir-faire. Agroscope a également étudié une éventuelle suppression de la «condition nécessaire» préalable, telles que la charge minimale en bétail et l’échelonnement des contributions pour les surfaces de promotion de la biodiversité. La promotion de cultures stratégiquement importantes, comme les pommes de terre, les céréales panifiables, les betteraves sucrières ou le colza, ainsi que la préservation des surfaces cultivables sont des mesures très efficaces pour la sécurité d’approvisionnement. En axant les objectifs davantage sur le maintien des facteurs de production que sur la production de calories, les fonds ainsi débloqués pourraient être utilisés pour combler les lacunes existantes. L’évaluation montre aussi que les moyens utilisés contribuent pour beaucoup à garantir les revenus dans l’agriculture, ce qui devrait être considéré en cas de modification de l’instrument.
Malgré les problématiques actuelles comme la guerre en Ukraine ou le changement climatique, le secteur alimentaire suisse est relativement résilient. C'est la conclusion du rapport établi par Agroscope sur mandat de l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays.
La pandémie n'a pas seulement changé notre quotidien, mais aussi notre façon d’agir. Agroscope a étudié pour quels groupes de population et quels types de comportements les changements ont été particulièrement importants et ce que cela signifie pour notre santé.
Les exploitations laitières suisses sont davantage touchées par les changements structurels que les autres types d’exploitation. Une analyse des entreprises qui cessent leur activité ou en changent met en exergue les facteurs d’influence.