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En 2008, l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) a autorisé l’utilisation contrôlée de la streptomycine pour combattre le feu bactérien. Cette autorisation a été accordée sous la condition que le dévelopement de résistances aux antibiotiques soit étudié dans les vergers de pommiers traités. Agroscope à Wädenswil a conduit la première étude quantitative sur les gènes mobiles de résistance à la streptomycine et à la tétracycline (strA, strB, aadA, tetB, tetM, tetW) et sur la séquence d’insertion IS1133. Des fleurs, feuilles et échantillons de sol ont été pris dans trois vergers de pommiers qui ont été traités à la streptomycine en 2010, 2011 et 2012. L‘abondance et la distribution des gènes de résistance ont été étudiées à différents moments et en fonction du traitement. Les gènes mobiles de résistance à la streptomycine et à la tétracycline ont déjà pu être détectés avant la première application de streptomycine dans presque tous les échantillons, ce qui documente la présence de ces gènes de résistance dans la nature. Des augmentations significatives de l’abondance de ces gènes de résistance n’ont été observées que dans des cas individuels, mais n’étaient pas constantes et n’ont pas été observées les années suivantes. Ce projet a aussi étudié l’effet de l’application de la streptomycine sur la communauté bactérienne du sol. Ces analyses n’ont également pas montré de différences significatives et constantes dans les échantillons du sol. Les résultats de cette étude montrent que l’application de la streptomycine dans les vergers de pommiers choisis n’a pas entraîné une augmentation des gènes de résistance à la streptomycine et à la tétracycline, et n’a également pas eu d’effets négatifs sur la composition de la population bactérienne du sol.
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Traitements des pommiers à la streptomycine et résistances aux antibiotiques dans l’environnement