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Le burn-out désigne un état d’épuisement psychique et physique résultant d’une longue période de stress. D’après la classification CIM-10, ce n’est pas une maladie à part entière, mais un diagnostic complémentaire. Un burn-out peut aussi dissimuler ou avoir comme complication une dépression.
Ce syndrome se caractérise par une apathie générale et une grande fatigue, mais également par des symptômes physiques, comme des maux de tête, des troubles du sommeil, des problèmes de digestion et d’autres troubles physiques. Le burn-out est donc un trouble complexe qui diminue fortement la performance et la qualité de vie des personnes atteintes et s’installe sur des mois, voire des années.
On entend par troubles affectifs différentes formes de dépressions et de manies. „Affectif“ signifie que les pensées et les comportements sont guidés par de fortes émotions difficiles à contrôler pouvant ainsi revêtir un caractère maladif.
Les dépressions font partie des maladies psychiques les plus fréquentes et peuvent débuter à n’importe quel âge de la vie. Elles se distinguent par une chute durable de l’humeur et se caractérisent par un désespoir, un profond sentiment de vide, une perte de motivation et des états d’anxiété. Les personnes profondément dépressives ne peuvent plus rire de bon coeur ni éprouver de joie authentique.
On peut distinguer de nombreuses formes de dépression, selon leurs causes ou leurs principaux symptômes. Il n’est pas rare que les épisodes dépressifs se répètent.
La manie présente des signes contraires à ceux de la dépression: Augmentation de la motivation, une gaîté ostentatoire, souvent considérée par l’entourage comme peu convenable, ainsi qu’un comportement débridé. Le mot grec μανία (mania) signifie „frénésie“. A cela peut s’ajouter une détérioration de la pensée; autre élément typique, les troubles dans le secteur social (privé et professionnel).
Les personnes très exigeantes envers elles-mêmes et très consciencieuses sont particulièrement menacées. Toutefois, de manière générale, plusieurs facteurs combinés sont à l’origine d’un burn-out.
Ainsi, un des éléments déclencheurs est une situation de surmenage ou de sous-occupation permanente. Le sentiment d’être traité(e) de manière injuste et/ou les conflits touchant aux valeurs ont également un impact négatif.
La peur de perdre son travail, le stress au travail, le mobbing, mais également les conflits chroniques non résolus dans le cadre privé ou professionnel peuvent favoriser l’apparition du burn-out.
Avec le temps, ces contraintes durables peuvent également porter atteinte au système immunitaire et font partie des causes du syndrome de fatigue chronique (SFC).
Le syndrome de burn-out se développe typiquement sur une période prolongée de plusieurs mois, voire d’années. Les personnes atteintes n’arrivent alors plus à se reposer, même pendant les vacances ou les jours de congé, et tombent dans un cercle vicieux.
Au départ, on constate souvent une très grande exigence et un fort engagement, tant au niveau professionnel que privé. Avec le temps, les personnes souffrant de burn-out commencent à ressentir un décalage entre leur engagement et la reconnaissance qu’on leur témoigne ou entre le gain et le sens de ce qu’elles font.
Petit à petit, elles ne se sentent plus performantes, prennent de la distance au niveau émotionnel, ont l’air insensibles et irritées, et effectuent leur travail de manière mécanique, en faisant juste le minimum.
Lors d’un burn-out, les symptômes suivants peuvent être observés :
Des symptômes physiques peuvent également apparaître :
Si seuls certains des symptômes sont traités ou que le problème n’est pas repéré assez tôt, le burn-out peut se transformer en dépression sévère qui devra être soignée.
Afin d’établir un diagnostic, les antécédents médicaux ainsi que la situation familiale et professionnelle sont pris en compte.
Dans ce cadre, divers questionnaires sont utilisés. Des analyses en laboratoire sont également effectuées afin d’exclure une cause physique ou une pathologie.
Le traitement doit être individualisé. Toutefois, une réorientation fondamentale avec l’aide d’un spécialiste doit souvent être envisagée. En cas de symptômes dépressifs avérés, un accompagnement médicamenteux peut également s’avérer judicieux.
Un mode de vie équilibré avec suffisamment de sommeil, une alimentation saine, une activité physique, des contacts sociaux et un bon équilibre entre les périodes de stress et de détente aident déjà beaucoup.
Le fait d’apprendre à mieux écouter ses propres besoins physiques et mentaux, et à se familiariser avec des techniques de relaxation permet aussi de faire davantage attention à soi.
Il peut également être utile de réfléchir à sa situation professionnelle et, le cas échéant, de s’adresser à ses supérieurs pour clarifier les points de doute.
Si les symptômes listés ci-dessous sont observés sur une période durable (plus de 2 semaines), une visite chez le médecin est judicieuse. Consultez votre médecin de famille ou adressez-vous à un spécialiste de confiance.
Les proches peuvent aussi réagir. Si vous avez l’impression qu’une personne de votre entourage est victime d’un burn-out ou d’une dépression, vous pouvez prendre rendez-vous pour cette personne et l’accompagner, car les personnes touchées par ce trouble sont souvent incapables d’agir elles-mêmes.