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Le bilan de l'incendie du funiculaire dans le tunnel du Kitzsteinhorn a été ramené à 155 morts. Les autorités autrichiennes ont également précisé que douze personnes ont survécu à la tragédie. La Suisse exprime sa consternation et offre son aide.
Les autorités tentent toujours d'établir le bilan exact. La police a ainsi recherché l'identité des propriétaires des voitures abandonnées dans les parkings proches de la station de départ. Elle essaie aussi de recouper des milliers de demandes d'informations de la part de familles.
Le train, d'une capacité de 180 personnes, transportait 165 skieurs, et 12 d'entre eux (dont 11 Allemands) ont réussi à se sauver. Les autorités tablent maintenant sur un bilan de 155 morts et non pas 170 comme annoncé samedi.
L'identité de 85 d'entre elles a pu être établie avec certitude. C'est ce qu'a déclaré le gouverneur de la province de Salzbourg, Franz Schausberger, lors de la conférence de presse de dimanche matin dans la station de Kaprun, d'où part le funiculaire.
Parmi les 155 victimes 52 Autrichiens, 42 Allemands, 10 Japonais, huit Américains, deux Slovènes, un Croate et 40 personnes dont les nationalités n'ont pas encore été déterminées. Le Département fédéral des affaires étrangères ignorait encore dimanche si des ressortissants suisses figuraient parmi les victimes de la catastrophe.
La découverte de la nationalité et de l'âge de toutes les victimes, devrait également prendre du temps. Un grand nombre de jeunes se trouvaient vraisemblablement à bord du funiculaire au moment du drame.
Après avoir été retardés par la persistance de fumées toxiques dimanche matin, les équipes de recherche ont enfin pu pénétrer dans le tunnel. Elles ont choisi de le faire par le haut, pour éviter tout accident au cas où l'incendie aurait endommagé les câbles retenant la deuxième voiture qui menace de se décrocher.
Les causes de la tragédie ne sont pas encore établies. Plusieurs hypothèses ont été évoquées, dont l'incendie d'un câble ou de batteries, la manipulation de feux d'artifices à bord du funiculaire ou encore le transport de matières inflammables. La direction du funiculaire a catégoriquement rejeté ces deux dernières hypothèses.
Il n'a pas non plus été établi pourquoi les portes arrière de la cabine sinistrée n'avaient pu être ouvertes. Les enquêteurs devront également vérifier pourquoi le conducteur n'a apparemment pas dit aux passagers de sortir par l'arrière.
Alors que les messages affluent d'un peu partout, le président de la Confédération helvétique, Adolf Ogi, a également envoyé un télégramme exprimant sa profonde consternation au président autrichien Thomas Klestil. Au nom du Conseil fédéral et de toute la Suisse, il lui a fait part de ses sincères condoléances. La Suisse a par ailleurs proposé officiellement son aide à l'Autriche.
A Vienne, plusieurs milliers de fidèles ont participé dimanche soir à un office religieux en hommage aux victimes.
swissinfo avec les agences