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La multitude comme phénomène incontrôlable
La distinction entre “peuple” et “multitude”, notions au coeur des débats philosophiques du 17e siècle, réapparaît dans le contexte des sociétés contemporaines.
Spinoza projetait dans la “multitude” les fondations de nos libertés civiles: le pluriel s’affirme sur la sphère publique sans converger vers une unité. A cela s’oppose la conception de Hobbes, qui voyait dans la multitude un danger pour la légitimité de l’Etat. L’individu est un être non seulement impuissant mais aussi désordonné, agité ; la multitude dès lors est incontrôlable. Face à la peur du chaos (désordre), le terme de “peuple”, bien qu’étant une fiction, sera préféré.
Qu’en est-il de nos jours?
A qui sert la prévalence du peuple? A l’Etat? Au souverain? Aux individus agités?
La multitude peut-elle ressusciter?