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Elwe*
Elwe*
env. 300 000
Islam
quelques livres de l’AT et du NT, le film Jésus
Les Elwe habitent, avec deux autres peuples, sur une petite île de l’Océan indien. Autrefois leur zone d’habitation était un sultanat indépendant, aujourd’hui elle comprend les 14 districts occidentaux de l’île. Il y a longtemps, quelques Elwe ont émigré sur une île voisine où ils vivent encore aujourd’hui.
La majorité des Elwe vivent de l’agriculture. Ils cultivent des champs de riz irrigués ou non et élèvent des buffles d’eau, des vaches et des chèvres. Le miel, les perles et le bois sont des trésors naturels de leur île qu’ils peuvent commercialiser.
Les Elwe constituent une société patrilinéaire. Dans leur structure sociale, l’homme a une position privilégiée dans l’état et la famille et la lignée masculine est essentielle pour la succession et la position sociale. Un jeune couple habite avec la famille du mari. Si le couple a un enfant, on appelle habituellement le père « père de untel » (=nom du premier enfant).
Les Elwe disposent de plusieurs systèmes d’entraide mutuelle (=royong). L’un deux s’appelle basiru : différentes parties travaillent ensemble à tour de rôle, selon les besoins, sur leurs champs. Un autre s‘appelle salong tulong: une famille prépare un repas pour une autre et cette dernière prend sa revanche plus tard en fonction des besoins.
Les Elwe vivent en clan dispersé. Leurs villages sont donc très grands et ne comportent souvent pas de limites claires. Seules quelques fermes sont entourées de clôtures en bois. La plupart des maisons sont construites sur pilotis. Un de ces villages comprend habituellement une mosquée, une salle villageoise et un silo à riz.
La communauté villageoise choisit son propre chef qui sera introduit par un supérieur. Le chef du village a deux assistants séculiers et un spirituel ; il est soutenu aussi par un comité composé de différentes personnalités religieuses. Chacune d’entre elles a une tâche définie à accomplir.
La plupart des Elwe sont des chaféites (grande majorité des musulmans du lieu), mais pratiquent aussi souvent l’animisme. Il existe de nombreux guérisseurs, appelés chamanes, dont l’aide est requise par toutes les couches de la société. Même des gens se réclamant de l’islam vont chercher de l’aide auprès d’un chamane, surtout lorsqu’ils traversent une crise. En 1995, plus de 75% des enfants de moins de cinq ans ont été emmenés chez un chamane local. Les Elwe croient également en divers esprits et organisent des cérémonies spéciales pour se protéger du malheur et des mauvais esprits.
On compte moins d’une centaine de chrétiens. On ne connaît aucune église locale.
Malgré un paysage magnifique et un sol fertile, les gens sont pauvres et la mortalité infantile est encore élevée. Une amélioration du système de distribution de leurs produits agricoles pourrait certainement amener des résultats positifs. Ils ont aussi besoin d’aide dans l’édification d’un bon système de santé et de meilleures écoles. L’ile recèle un grand potentiel pour le tourisme qu’il faudrait exploiter.
Le projet vient juste de commencer et nécessite nos prières.
Les Elwe transmettent leur culture et leurs histoires par des narrations précises ainsi que par la musique et la danse. Le projet vise donc pour le moment la transmission orale de récits bibliques. On choisit des récits chronologiques de la Bible dont on examine les difficultés, entre autres dans le texte de base. Ce récit, soigneusement travaillé, est ensuite raconté à une personne sélectionnée. Puis on discute de ce qui est important ainsi que des mots et termes spéciaux. Lorsque la personne est sûre de l’histoire, elle la répète. On enregistre ensuite le tout. Puis ces récits sont joués devant les gens du pays, ce qui les familiarise peu à peu avec le contenu biblique. L’objectif final est de transmettre de la même manière toute la traduction du Nouveau Testament.
*Pseudonyme