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La machine meilleure que l’humain pour prouver qu’elle n'est pas une machine
Alors que les algorithmes de machine learning gagnent toujours plus en puissance, les CAPTCHA ne parviennent plus à atteindre leur objectif, à savoir distinguer les humains des robots, selon une récente recherche académique.
Alors que les capacité des technologies d'intelligence artificielle exposent, l'utilisation de CAPTCHA fait-elle encore sens? Des chercheurs basés aux Etats-Unis-Unis ont souhaité en avoir le cœur net. Verdict: Gene Tsudik, de l'université de Californie à Irvine, et ses collègues estiment que ce moyen de différencier les utilisateurs humains des robots potentiellement malveillants n’a plus lieu d’être.
«Nous savons avec certitude que [ces tests] sont très mal aimés. Mais les gens ne savent pas si cet effort, cet effort mondial colossal qui est investi dans la résolution des CAPTCHA chaque jour, chaque année, chaque mois, si cet effort en vaut vraiment la peine», résume Gene Tsudik au magazine New Scientist pour expliquer les motivations derrière ses récents travaux.
Les lettres peu lisibles à identifier ont progressivement laissé la place à des questions demandant de cliquer sur plusieurs images (contenant un feu de circulation, un passage piéton, un camion, etc.). Les tests CAPTCHA ont ainsi évolué au fil du temps et sont devenus de plus en plus difficiles à compléter, du moins pour les humains.
Les chercheurs ont demandé à 1000 personnes d'âges, de sexes, d’origines et de niveaux d'éducation différents d'effectuer dix tests CAPTCHA sur une sélection de 120 sites web. Les résultats ont révélé que des robots programmés pour résoudre ces tests dépassent souvent les humains en termes de précision et de rapidité. Par exemple, il fallait entre 9 et 15 secondes aux participants pour compléter les tests CAPTCHA avec un texte déformé, et leur taux d'exactitude n'était que de 50 à 84%. L'examen identique a été passé par des robots, qui l'ont terminé en moins d'une seconde avec un taux d'exactitude de 99,8%.
Selon les déclarations de Shujun Li, de l'université du Kent au Royaume-Uni, au New Scientist, ces résultats ne sont pas surprenants, car la technologie de résolution automatique des CAPTCHA a récemment progressé grâce à la puissance des algorithmes de machine learning.
Les CAPTCHA n'atteignent donc apparemment plus leur objectif en matière de sécurité et de nouvelles stratégies sont nécessaires, telles que des stratégies plus dynamiques utilisant l'analyse comportementale.