Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07228.jsonl.gz/82

Chapitre 3 : Situation actuelle de l'approvisionnement
Taux d’auto-approvisionnement
Taux d’auto-approvision-nement
Le taux d'auto-approvisionnement en bref
En raison de la forte densité de population et de la petite surface, il n'est pas possible de couvrir tous les besoins du pays par l'agriculture indigène sans surexploiter les ressources naturelles. Pour garantir la sécurité de l’approvisionnement, il convient de préserver la diversité de l’agriculture et d'entretenir des relations commerciales stables. Aujourd'hui, environ la moitié des calories nécessaires est produite en Suisse, le reste est importé. En 2022, la Suisse a importé environ 7 millions de tonnes de produits agricoles pour une valeur de 14,3 milliards de francs. Le volume des importations a grimpé de 40 % au cours des dix dernières années. Cette hausse va bien au-delà de l’augmentation du nombre d'habitants sur la même période. Et c’est sans comptabiliser le tourisme d’achat. Selon des estimations de l’Université de Saint-Gall, les Suisses dépensent environ 3 milliards de plus pour des denrées alimentaires dans les pays voisins.
Les conditions locales limitent les possibilités de production. Elles définissent ce que nous pouvons produire nous-mêmes et ce qui doit être importé en complément. En conséquence, la production indigène est forte dans les produits d’origine animale, pour lesquels le taux d’auto-approvisionnement était de 96 % en 2022. Pour les produits laitiers, ce dernier est même supérieur à 100 %, car une petite partie est exportée sous forme de spécialités fromagères. La situation est différente dans la production végétale. Dans ce domaine, le taux d’auto-approvisionnement est d’un peu plus de 40 % en moyenne pluriannuelle, avec des variations considérables d’une année à l’autre en raison de la forte dépendance aux conditions météorologiques.
Le taux d’auto-approvisionnement pourrait être exprimé en protéines plutôt qu’en calories. Dans ce calcul, la valeur suisse est nettement plus élevée. En 2021, l'agriculture suisse a produit 66 % des protéines consommées dans le pays. Ce chiffre s'explique par la forte production animale. Les aliments et les produits d’origine végétale importés en grandes quantités, comme les céréales, les huiles ou le sucre, ont moins de poids pour l'approvisionnement en protéines.