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Alcoolémie au volant limitée à 0.5 ‰ : impacts positifs
Entre 2011 et 2015, avec l'intégration d'une politique plus stricte en matière d'alcool au volant (Via Sicura), le nombre d'accidents avec alcool comme cause principale a chuté de plus de 40% chez les jeunes de 18-24 ans et de 25% chez les 25 à 44 ans.
En 2005, la limite légale du taux d’alcool admis dans la circulation routière a été abaissée de 0,8 à 0,5 ‰. Depuis, le nombre de blessés graves et de tués dans les accidents de la route liés à l’alcool a nettement reculé. Toutefois, la consommation d’alcool continue à être responsable d’un accident grave sur dix.
Une prise de conscience
Devant ces faits, les mentalités ont commencé à évoluer. Majoritairement, la population appréhende la conduite en état d’ébriété comme un délit grave et un dangers majeurs pour la sécurité routière.
Cette nouvelle limite est bien acceptée et les trois quarts des personnes ayant un permis de conduire estiment que cet abaissement a produit des effets positifs. C'est ce qui ressort d'une enquête mandatée par le BPA.
Depuis octobre 2016, les contrôles d’alcoolémie sont effectués comme suit:
- Nouvelle méthode de mesure: la prise de sang sera réservée aux cas exceptionnels et remplacée en temps normal par des éthylomètres.
- Nouvelle unité de mesure: les nouveaux éthylomètres mesurent la concentration d’alcool dans l’air expiré (en mg/l d’air expiré au lieu de pour mille dans le sang). 0,5‰ correspond à 0,25 mg/l.
- Même réglementation: l’alcool au volant reste proscrit pour les nouveaux conducteurs et les chauffeurs professionnels; les autres conducteurs doivent respecter le taux limite d’alcool de 0,25 mg/l. Les peines et amendes encourues restent inchangées.
(C'est pas Sorcier |france TV Education | 2016)
Des contrôles plus fréquents
Pour les conducteurs, savoir que la police peut les contrôler à tout moment joue un rôle important dans le rejet social de l’alcool au volant. A cet égard aussi, les choses ont bien changé ces dernières années. D’après une enquête du bpa – Bureau de prévention des accidents, 34% des personnes interrogées en 2013 pensaient pouvoir faire l’objet d’un contrôle «parfois», «souvent» voire «très souvent/toujours», ce qui est une augmentation considérable par rapport aux 15% de 2003. Un relevé de l’Office fédéral de la statistique (OFS) montre aussi que le pourcentage d’automobilistes soumis au moins une fois dans l’année à un contrôle d’alcoolémie a passé de 2% en 2003 à 6% en 2011.
Une limite à 0,5 pour mille encore trop méconnue
En outre, un sondage du bpa révèle que le nombre d’automobilistes capables de nommer le taux limite d’alcool actuellement en vigueur ne cesse de diminuer. Alors qu’en 2005, année de l’introduction du 0,5 pour mille, 92% des personnes interrogées connaissaient ce taux, elles n’étaient plus que 70% en 2013.
Pour en savoir plus
- Boire ou conduire, il faut choisir! (Brochure BPA/2017)
- Bureau Suisse de Prévention des Accidents
- Taux légaux d'alcool, Addiction suisse