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C'est désormais clair: le calendrier du championnat ne peut plus être respecté. Dimanche après-midi, seuls Fribourg-Gottéron, Bienne, Zurich et Langnau pouvaient officiellement jouer. Au final, il n'y a eu qu'un seul match, celui entre Zurich et Fribourg.
Toutes les autres équipes de National League – sauf Ambri, dans sa phase de «Return to play» après un isolement forcé de dix jours – et toutes celles de Swiss League (sauf Viège) étaient en quarantaine dimanche ou ne pouvaient pas griffer la glace en raison d'un nombre insuffisant de joueurs disponibles (15 joueurs de champ plus un gardien).
Willi Vögtlin, responsable du calendrier des deux premières divisions, résume bien la situation:
Il ne sait pas combien de temps les équipes doivent rester en quarantaine et quand il pourra à nouveau programmer des matchs. Ni quand les équipes doivent être mises en quarantaine. Dimanche, par exemple, ce n'est que dans le courant de la matinée qu'il a appris que la partie entre Bienne et Berne ne pourrait pas avoir lieu. C'est-à-dire seulement quelques heures avant le coup d'envoi.
Le problème? Les équipes sont régulièrement mises en quarantaine parce que certains joueurs sont testés positifs. Alors oui, la période d'isolement sera probablement réduite de 10 à 7 jours. Mais tous ceux qui ont eu un contact étroit avec une personne testée positive et qui ne sont pas vaccinés ou guéris depuis moins de 4 mois doivent être placés en quarantaine.
C'est aussi la raison pour laquelle autant de formations sont actuellement inaptes à jouer. On fait face à une situation absurde: il n'y a pas d'obligation de test pour les joueurs, les entraîneurs et tous les autres employés. En accord avec les clubs, la ligue a renoncé – contrairement aux fédérations étrangères – à un règlement sur les tests ou à une obligation de test, sauf si un joueur ou un membre du staff présente des symptômes.
Tester régulièrement son contingent et ses employés, de manière responsable, c'est donc prendre le risque d'être mis en quarantaine par le médecin cantonal. Ou, pour le dire de manière polémique: les bons – comprendre: les clubs consciencieux – sont les idiots. Du coup, pas étonnant que le mécontentement grogne de plus en plus.
On ne cesse d'exiger que les tests soient effectués qu'en cas de symptômes. Or, la grande majorité des personnes testées positives ne présentent aucun symptôme, ou seulement des symptômes légers.
Dans cette affaire très sensible, le directeur de la ligue, Denis Vaucher, se contente de dire: «C'est vrai qu'on n'a pas d'obligation générale de test et, qu'en principe, chaque club est responsable de mettre en œuvre les dispositions légales de manière conforme.» Willi Vögtlin complète:
Il ne dit pas son arrière-pensée, mais elle est clair: en MySports League, il y a tout simplement moins de tests qu'en National League et en Swiss League. Or, aux yeux des autorités, cette troisième division nationale – amateure – a le même statut que les deux premières divisions (professionnelles, elles) en ce qui concerne le Covid-19.
Avec l'augmentation du nombre d'infections, le championnat sera de plus en plus paralysé si ce zèle des clubs de l'élite en matière de tests continue. Du coup, il faudra s'attendre à ne pas pouvoir jouer tous les matchs de la saison régulière.
Aucun match à rattraper ne peut être fixé pendant la pause olympique (du 28 janvier au 22 février). Pour le moment, en tout cas. D'abord, parce que de nombreux hockeyeurs du championnat représenteront leur équipe nationale à Pékin. Mais il y a une autre raison, comme l'explique Willi Vögtlin:
La seule solution pour voir du hockey dans les patinoires suisses pendant cette période? Un report des JO.
Si chaque équipe n'a pas pu disputer tous ses matchs d'ici la fin de la saison régulière, le classement sera établi en fonction de la moyenne de points par match (proportionnalité).
Si les play-offs de National League ne peuvent pas avoir lieu, le vainqueur de la saison régulière sera sacré champion. Pour autant qu'un minimum de 39 journées aient pu être jouées.
Même principe en Swiss League: le leader de la saison régulière (37 matchs minimum) sera champion – et donc promu – si les play-offs doivent être annulés. Si une interruption arrive pendant les séries finales, il devra toujours être en lice pour être couronné.
L'objectif reste de pouvoir organiser les play-offs comme prévu, sans les raccourcir. Ils sont le «morceau de choix» de la saison pour les partenaires TV.
Ces séries pour le titre débuteront mi-mars. D'ici là, la situation se sera sans doute calmée. D'autant plus qu'un grand nombre de joueurs seront alors considérés comme guéris et que les autres auront probablement reçu leur troisième dose.
Une autre hypothèse qui va dans ce sens mais que personne, mais alors vraiment personne ne dit: il y aura moins de tests au sein des équipes...
Adaptation en français: Yoann Graber
C'est désormais clair: le calendrier du championnat ne peut plus être respecté. Dimanche après-midi, seuls Fribourg-Gottéron, Bienne, Zurich et Langnau pouvaient officiellement jouer. Au final, il n'y a eu qu'un seul match, celui entre Zurich et Fribourg.