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Zürich, 16.09.2017
Les Etats-Unis peuvent rester signataires de l'Accord de Paris conclu en 2015 pour lutter contre les changements climatiques, si on leur réserve les bonnes conditions pour cela, a déclaré dimanche le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, à la chaîne de télévision CBS.
"Le président a déclaré qu'il était ouvert à la recherche de conditions permettant que nous restions engagés aux côtés des autres sur ce que nous considérons tous comme un problème à résoudre", a déclaré le secrétaire d'Etat.
Donald Trump a annoncé en juin son intention de faire sortir les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat. Mais, avait-il alors ajouté, les Etats-Unis vont entamer des négociations, ou bien pour revenir dans l'accord, ou bien pour "entrer dans une nouvelle transaction sur des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis, leurs entreprises, leurs salariés, leur population, leurs contribuables".
A la mi-juillet, le président Emmanuel Macron avait déclaré, au regard de ses entretiens avec le président américain, que Washington pourrait revenir sur sa décision de se retirer de l'accord.
Ouvert à toute discussion
Selon Rex Tillerson, c'est Gary Cohn, principal conseiller économique de Donald Trump, qui est chargé de la question de l'Accord de Paris. "Je pense que l'idée, c'est que Cohn envisage d'autres moyens, par lesquels nous pouvons coopérer avec les partenaires de l'Accord de Paris sur le climat. Nous voulons être productifs. Nous voulons être utiles", a dit Tillerson.
Le même son de cloche est venu, dimanche, de la chaîne ABC où le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a dit lui aussi que Donald Trump était ouvert à "toute discussion qui nous aidera à améliorer l'environnement".
"Il a laissé la porte ouverte à un maintien (des Etats-Unis) ultérieurement, si l'on peut trouver un meilleur arrangement pour les Etats-Unis", a-t-il ajouté. "S'il peut y avoir un accord dont profitent les Américains, alors ça marche".
L'accord, conclu par près de 200 pays en décembre 2015 à Paris, vise à limiter à 2° Celsius le réchauffement moyen du climat mondial d'ici 2100, par rapport au niveau de l'ère pré-industrielle, et ce principalement en réduisant les émissions de dioxyde de carbone et autres émissions de gaz à effet de serre dégagées par les combustibles fossiles.
Aller de l'avant
Les ministres de l'environnement d'une trentaine de pays ont débroussaillé samedi à Montréal les règles permettant d'atteindre les objectifs de réduction des émissions de l'accord de Paris.
La conférence ministérielle s'est déroulée 30 ans jour pour jour après la signature du Protocole de Montréal pour la protection de la couche d'ozone, "un accord international historique", selon la ministre canadienne du changement climatique Catherine McKenna.
Afin de respecter un calendrier ébranlé par l'annonce en juin par le président américain Donald Trump de se retirer de l'accord de Paris sur le climat (COP21), l'Union européenne, la Chine et le Canada ont pris les rênes et affiché leur volonté d'aller de l'avant.
Position assouplie
Les Américains, qui avaient envoyé à Montréal un délégué, ont légèrement assoupli leur position. Selon Miguel Arias Cañete, commissaire européen à l'action pour le climat, les Etats-Unis "ont indiqué qu'ils ne renégocieraient pas l'accord de Paris mais qu'ils allaient passer en revue les termes sur lesquels ils sont engagés par cet accord".
"Tous les acteurs autour de la table, y compris les Etats-Unis, actent que l'accord de Paris est irréversible", a indiqué de son côté Nicolas Hulot, ministre français de la transition écologique.