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Les chiroptères adaptent leur vitesse en vol grâce à des récepteurs tactiles associés aux poils qui recouvrent leurs ailes.
Et si les chauves-souris n'utilisaient pas que l'écholocation par ultrasons pour se diriger en vol ? C'est ce que suggèrent les travaux de Susanne Sterbing-D'Angelo et ses collègues de l'Université du Maryland et de l'Université de l'Ohio, aux États-Unis. Selon eux, les chiroptères contrôleraient aussi leur vol grâce à des informations sur les flux d'air captées par l'intermédiaire de... leurs poils.
Les ailes des chauves-souris sont recouvertes de minuscules poils (100 à 600 micromètres de longueur, 0,2 à 0,9 micromètre de diamètre), dont on ne connaissait pas la fonction. Les biologistes ont montré que lorsqu'ils sont stimulés par un flux d'air, les récepteurs tactiles associés à ces poils, en particulier ceux situés sur le bord de fuite de l'aile (le bord arrière, où les flux d'air se rejoignent après avoir glissé sur et sous l'aile), activent des neurones du cortex somatosensoriel primaire, une zone du cerveau qui code les informations liées au toucher.