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Dans le système de protection de l’ONU et au Conseil de l’Europe, les droits des minorités représentent principalement des droits culturels identitaires, à savoir des droits permettant l’usage d’une langue, la pratique d’une religion et de coutumes particulières définissant l’identité du groupe. Ces droits culturels représentent donc une protection contre toute assimilation à la population majoritaire.
La plupart des graves conflits opposant une minorité et une majorité s’articulent cependant autour d’enjeux bien plus important : l’auto-administration politique, voire l’autonomie de minorités représentant dans leur région la majorité de la population. La réalisation du désir d’auto-administration entraîne une conception fédéraliste de l’État, au sens large du terme. Au niveau multilatéral, il n’existe malheureusement aucun instrument des droits des minorités qui puisse réglementer le désir d’auto-détermination territoriale des minorités. En effet, la majorité des États présentent une conception centraliste et bloquent toute possibilité de reforme fédéraliste par peur d’éveiller des sentiments séparatistes et de péricliter.
18.06.2014