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Invité par Joe Biden à la Maison Blanche pour une rencontre hautement symbolique un an après la mort de George Floyd, la famille de celui-ci en a profité pour demander une reforme de la police.
Depuis la Maison-Blanche, la famille de George Floyd a appelé mardi le Congrès américain à «protéger les personnes de couleur» en votant une loi de réforme de la police rapporte le Washington Post.
Joe Biden «veut que la loi soit juste, qu'elle ait du sens, et qu'elle garde intact l'héritage de George», a assuré le neveu de George Floyd, Brandon Williams à CNN. Mais le texte soutenu par le président et déjà voté par la Chambre basse reste bloqué au Sénat.
Le président avait auparavant salué le «courage extra ordinaire» des proches de George Floyd, devenus les porte-voix de la lutte contre les abus policiers et les défenseurs d'une grande loi portant son nom.
La famille Floyd avait auparavant rencontré au Capitole la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Les proches de George Floyd ont ensuite rencontré deux sénateurs, le démocrate Cory Booker et le républicain Tim Scott.
La famille s'est retrouvée plus tard sur la «Black Lives Matter Plaza», devenue lieu de ralliement et de mémoire dans la capitale américaine.
Le texte voté en mars par la Chambre des représentants prévoit notamment l'interdiction des prises d'étranglement et vise à limiter la large immunité dont jouissent les policiers américains. Cette modification est le point dur de la négociation, les républicains se posant en défenseurs des protections légales des forces de l'ordre.
Elu sur une image d'homme de dialogue, capable de trouver des compromis avec les républicains, Joe Biden, qui fut longtemps sénateur, sait qu'il joue une importante partie de son capital politique sur ce dossier.
Certaines localités tentent des expérimentations pour diminuer le risque de bavures, en désarmant par exemple les agents chargés de la sécurité routière. Les défenseurs d'une réforme soulignent l'urgence d'un changement. Depuis la mort de George Floyd, plusieurs autres Afro-Américains non armés ont été blessés ou tués par des policiers.
La Maison Blanche a par ailleurs annoncé que Joe Biden se rendrait mardi prochain à Tulsa, dans l'Oklahoma, pour commémorer les 100 ans du massacre d'Afro-Américains par des émeutiers blancs.
Le massacre de Tulsa a fait jusqu'à 300 tués (femmes et enfants compris) dans la population noire et détruit plus de 1 200 bâtiments dans le quartier noir de Greenwood, surnommé «Black Wall Street» à l'époque en raison de sa prospérité inédite. Le nombre précis de morts reste inconnu. De nombreux corps ont été jetés dans la rivière, brûlés ou enterrés dans des fosses anonymes. (ga)