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"J'ai toujours dit que chacun avait besoin de héros et avait le droit de se représenter dans ces héros", a expliqué l'auteur de la BD, Tom Taylor, cité dans un communiqué illustré par un dessin de l'artiste John Timms, où Jon Kent, le fils de Clark Kent et Lois Lane, embrasse sur la bouche un jeune homme prénommé Jay Nakamura.
L'annonce de DC Comics est ainsi titrée: "Jon Kent a trouvé son identité (...) Le nouveau Superman s'affiche comme bisexuel."
Symbole de l'espoir et de la justice
Tom Taylor estime que "le symbole de Superman a toujours été l'espoir, la vérité et la justice. Aujourd'hui, ce symbole est quelque chose de plus (et) davantage de gens peuvent se reconnaître dans le super-héros le plus puissant de la bande dessinée".
Dans un numéro de Superman paru en août, Jon Kent se lie d'amitié avec le reporter Jay Nakamura. Dans le numéro à paraître le 9 novembre aux Etats-Unis, cette relation va se muer en romance amoureuse.
Cet été, la rumeur d'un "Superman gay" et d'un "coming out" du super-héros avait agité les publications spécialisées et les sites de fans.
En phase avec la diversité de la société
Et ce n'est pas la première fois que la BD américaine se veut plus en phase avec la diversité de la société: la série Aquaman avait mis en avant cet été un super-héros noir et gay, tandis dans la dernière édition de la BD Batman, Robin s'affichait lui aussi comme bisexuel.
Pour Ben Saunders, professeur et spécialiste de l'étude des BD et dessins animés, l'époque est "moins corsetée" et c'est "une très bonne chose".
"Avec comme conséquence que la culture populaire a intégré ce que certains savent depuis un moment: les super-héros ont toujours été, potentiellement, un peu queer", estime le chercheur.
Dans cette nouvelle série de Superman intitulée "Fils de Kal-El", Jon Kent est un super-héros aux préoccupations différentes de celles de son père: il est très impliqué contre les injustices sociales, le dérèglement climatique ou la crise des réfugiés.
afp/aq