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Bruxelles Casse à l'aéroport: la suite du procès le 15 mai
La justice belge espère toujours pouvoir faire condamner le cerveau présumé du braquage survenu en 2013 dans un avion d'Helvetic Airways à l'aéroport de Bruxelles.
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Le tribunal correctionnel de Bruxelles a prévu, vendredi matin, deux jours de débats pour le procès du cerveau présumé du braquage survenu en 2013 dans un avion d'Helvetic Airways à l'aéroport de Bruxelles. La suite du procès se déroulera ainsi les 15 mai et 7 juin prochains.
Marc Bertoldi est considéré comme le principal suspect de ce spectaculaire vol de diamants. Cet homme, originaire de Metz et surnommé «le grand Marco» ou encore «Quentin Tarantino» dans le milieu criminel, n'avait pas été jugé en 2018 comme les 18 autres prévenus dans ce dossier. Poursuivi dans une autre affaire en France, il n'avait pu être transféré vers la Belgique. Son transfert a pu être opéré il y a quelques semaines seulement.
En mai 2018, le tribunal correctionnel de Bruxelles avait déclaré les poursuites irrecevables à l'encontre des 18 personnes prévenues pour avoir participé à des degrés divers au braquage, faute de preuves suffisantes.
Un gros butin
Le 18 février 2013, huit individus armés et masqués avaient pénétré sur le tarmac de Brussels Airport et s'étaient approchés d'un avion d'Helvetic Airways, qui transportait un chargement de diamants convoyé par la société Brink's. Ils s'étaient emparés de 121 colis contenant diamants, lingots d'or et pierres précieuses d'une valeur totale de 37,9 millions d'euros.
Une partie des diamants, d'un montant d'environ cinq millions d'euros, avait été découverte dans la cave de la villa d'un ami de Marc Bertoldi à Champel, à Genève. Ce dernier n'avait pas contesté être entré en possession des diamants, mais avait nié avoir été l'organisateur du braquage.
Le propriétaire de la villa avait été condamné en novembre 2016 à Genève à deux ans de prison avec sursis. Le Tribunal correctionnel de Genève avait aussi condamné à 180 jours-amende avec sursis un avocat genevois poursuivi pour tentative d'entrave à l'action pénale. Il avait en revanche acquitté au bénéfice du doute deux notables de l'immobilier qui ont eu la mauvaise idée d'acheter chacun un diamant au principal prévenu. (ats/nxp)
Créé: 10.05.2019, 11h41