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Odeurs de neuf

La part de la pollution intérieure qui est due aux émanations des matériaux de construction est de toute évidence particulièrement élevée dans un logement juste après la fin des travaux.
L'"odeur de neuf" est bien connue: parfois perçue comme agréable, elle indique généralement la présence de substances indésirables qui peuvent causer des nausées, des irritations ou d'autres symptômes.
Dans la frénésie d'un déménagement, ces aspects sont souvent négligés, avec le risque d'exposer les occupants à des concentrations parfois trop élevées de polluants.
Pour mieux connaître les pollutions rencontrées dans une maison neuve, le service de l'air, du bruit et des rayonnements non ionisants (SABRA) a entrepris d'évaluer, dans le cadre d'une étude comparative, les questions suivantes :
- Quelle est la nature de l'"odeur de neuf" qui caractérise la fin des travaux ?
- Est-ce que la pollution est différente d'une maison à l'autre ?
- Quel type de maison et quels matériaux présentent la pollution la plus faible ?
- A quelle vitesse la pollution disparait après la fin du chantier ?
Enfin, la question importante des niveaux de qualité de l'air que l'on peut raisonnablement exiger dans une maison neuve est également abordée.
Pour chaque maison une empreinte digitale des polluants
Pour répondre à ces interrogations, trois maisons familiales neuves ont fait l'objet d'une série de mesures de la qualité de l'air. Dans chacun des trois cas, les composés organiques volatils (COV) ont été analysés à plusieurs reprises après la fin du chantier à des intervalles grandissants.

Les résultats sont surprenants.
Malgré la complexité des résultats, on peut néanmoins identifier certains matériaux qui sont particulièrement favorables à un environnement bâti sain.
Plus généralement, l'étude permet également de formuler des critères pour apprécier la qualité de l'air dans des maisons neuves.
Pour en savoir plus : Rapport