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Les actes déterminent-ils les faits ou, à l’inverse, les faits déterminent-ils les actes ? Toujours la même référence à l’énigme de l’œuf ou de la poule que j’explore dans mon ouvrage « La Nouvelle Révolution Économique » !
Je suis né en 1961. Une année comme une autre qui, pourtant, a représenté un moment crucial du 20e siècle, les deux guerres mondiales et les évènements qui se sont succédés nous donnent toute la dimension de l’état du monde et des paris qui ont été pris. Une année qui fonde le point de repère de mon demi-siècle d’existence, pour une réflexion que je déploie au travers d’un ouvrage qui se veut d’être aussi bien un constat des éléments qui ont modulé notre époque contemporaine, qu’une réflexion sur notre fonction existentielle à un moment où, pour certains, le long terme devient la nanoseconde, et où, pour d’autres, l’humanité bascule dans un désordre économique, sociologique, humanitaire, environnemental sans précédent. Ce premier demi-siècle de vie me permet de tracer une vision au travers de ces périodes extraordinaires de l’évolution de l’humanité et, tout comme elle, je me retrouve à un nouveau point d’inflexion de développement.
Que nous dit cette fameuse première année de la décennie des années soixante ? Fidel Castro, fraîchement promu Premier ministre, nationalise les entreprises américaines à Cuba et se tourne vers l’Union soviétique, après que les États-Unis aient rompu officiellement avec son gouvernement, en imposant un embargo sur Cuba. En France et en Algérie, les citoyens se prononcent sur l’autodétermination en faveur de la création de la République algérienne. Youri Gagarine, cosmonaute soviétique, est le premier homme à effectuer un vol dans l’espace. John Fitzgerald Kennedy prend ses fonctions en tant que plus jeune président des États-Unis et déclare que son pays sera le premier à envoyer un être humain marcher sur la lune avant la fin de la décennie. Les premiers hommes se poseront sur le seul satellite naturel terrestre le 21 juillet 1969. Dans la nuit du 12 au 13 août 1961 toujours, les autorités de la République démocratique allemande (ancienne RDA) commencent à construire le « mur de la honte » qui séparera pendant trois décennies Berlin pour stopper l’émigration des citoyens fuyant l’Allemagne de l’Est socialiste, pour rejoindre la démocratie de l’Allemagne de l’Ouest. Le WWF « World Wildlife Fund » est créé en Suisse, avec pour objectif la préservation de la diversité biologique sur notre planète. En début d’année, un gel frappe les vignobles de Bordeaux et vient gâcher les derniers jours précédant la floraison, mais dont il en ressortira, après la conjonction d’évènements météorologiques positifs qui suivirent, l’un des plus grands millésimes du XXe siècle, après ceux de 1928 et 1945. Les Américains interviennent pour la première fois au sud Vietnam pour aider ses habitants à lutter contre la guérilla communiste.
Le Premier ministre indien s’empare de la dernière possession colonialiste du pays et met un terme à la domination européenne sur le sous-continent. Premier anniversaire de la commercialisation de la pilule contraceptive autorisée par l’autorité américaine la « Food and Drug Administration » (FDA). La population mondiale vient à peine de dépasser les trois milliards d’habitants, la Chine en compte alors près de 660 millions, l’Inde 457 millions, le Brésil 75 millions, l’Afrique 460 millions et la France avec 46 millions.
Nouveau paradigme
À y regarder de plus près, nous y trouvons tous les prémices d’une bascule qui conduit à ce que ce 21e siècle devienne celui de toutes les gageures, tant pour l’environnement que pour la société civile en général, avec le besoin de définir et de réaliser sans plus attendre les conditions-cadres qui assureront une survie non pas de la planète terre, mais bien de l’espèce humaine.Nous y trouvons tous les prémices d’une bascule qui conduit à ce que ce 21ème siècle devienne celui de toutes les gageures
Nous essayons toujours de nous référer à l’histoire et nous nous y comparons en permanence. Nous décortiquons notre état d’être au travers de statistiques pour déterminer la moyenne, la médiane, la norme, identifier les extrêmes, et nous fondons des prévisions en fonction d’un passé simple qui devrait nous rassurer d’un futur de plus en plus imparfait, lorsqu’il advient. Ces références ne sont qu’un indicateur d’un chemin parcouru, qui n’implique aucunement que cela sera celui que l’on va suivre. De surcroît, tout ce qui s’est déroulé l’a été dans un contexte donné, par rapport à des perspectives qui n’avaient de limites que notre capacité à nous projeter par rapport aux connaissances accumulées, et par rapport au vécu dans un contexte précis. Les écarts constatés sont constamment qualifiés pour essayer d’en resserrer les prévisions et reformuler de meilleures hypothèses, afin de valider de nouvelles perspectives.
Cependant, les actes commis ont déterminé des acquis, qui dans le passé n’étaient pas prioritaires ou n’étaient pas encore arrivés à la pleine conscience de notre civilisation (détérioration de l’environnement et de la biodiversité, tensions entre les peuples, oppositions « religieuses », « guerres » de l’eau et de l’énergie) ; il advient à un moment donné que l’on doive prendre conscience de toute modification de notre univers proche et éloigné pour en intégrer les contraintes et les opportunités.Je crois au présent, en l’avenir et en la sagesse.
Oui, je parle bien d’opportunités. À toute probabilité, il n’y a toutefois pas de certitude. Je crois au présent, en l’avenir et en la sagesse. Il est parfois difficile d’être optimiste quand tout est noir, mais la nuit alterne toujours avec le jour. Chaque nuit permet aussi d’offrir un repos bienvenu pour que nous puissions réfléchir et agir avec sérénité le jour venu. L’humanité est en phase d’arriver à la fin d’une période de croissance par accumulation de biens, pour entrer dans une nouvelle période de développement par remplacement de biens. Nous évoluons dans un espace fini, et nous nous devons d’en considérer les limites à toute extension et d’offrir le fondement d’une réflexion sur la manière dont nous souhaitons interagir avec nos semblables, notre environnement, sur ce qui a été, ce qui se déroule et ce qui adviendra. La question est la suivante : « Comment évoluer dans un espace fini, tout en sachant que nous devons nous renouveler ? »
La paix plutôt que la guerre
Pour qui, pour quoi se poser une telle interrogation ? Pour que la jeunesse de notre époque, qui forme 50% d’une population mondiale de 7’466’509’737 individus (24.11.2016 à 8h56’05’’), ait un avenir, sans guerre, pour éviter une intrusion nouvelle d’un rigorisme religieux, d’où qu’il vienne — qui a déjà été dévastateur au temps de l’Inquisition, pour fonder un paradis non pas artificiel, mais effectif au quotidien ! Les recherches relèvent qu’il y a peut-être un hasard qui fait que la terre puisse être la seule à abriter la vie.
Hasard ou énergie unique, extraordinaire, dont je laisse à chacun le soin de nommer, qui fait que le plus grand défi de l’Humanité est de transmettre aux générations futures un monde unique, avec toute sa biodiversité, dans tous les sens du terme.
Le monde d’aujourd’hui s’est construit en fondant un développement économique exponentiel, opportunité induite par la révolution industrielle. Les êtres humains se sont réunis pour construire ensemble et ne devraient déjà plus se faire la guerre. Ce développement a conduit à créer une nouvelle forme de bien-être, de relations entre tous. La santé, les loisirs et les biens de consommation ont formé une nouvelle vision du développement. Tout ceci s’est rapidement et inégalement mis en place avec une douce inconscience de notre prochain. La finance s’est instaurée comme l’unique « valeur » d’échange, pour aboutir à l’une de ses plus grandes crises (2008) qui nous forcent à la repenser, non plus pour que l’être humain soit à son service, mais pour bien le repositionner au centre de son évolution.
J’ai eu la chance de naître dans l’un des pays les plus démocratiques de l’histoire de l’humanité. J’ai eu l’opportunité de grandir en campagne dans une magnifique propriété, à l’orée d’une forêt qui m’a nourri de son énergie. J’ai connu les plus grandes innovations de l’humanité, mais aussi la perte totale d’une situation personnelle aisée avec la crise pétrolière de 1972-1973, en voyant partir, sans pouvoir agir, l’entreprise de construction familiale. J’ai vécu dans des HLM pour défavorisés, bien encadré par ma famille dont le matriarcat et la fratrie m’ont protégé des vicissitudes du temps de ma jeunesse. Après avoir fini en Scientifique au collège, j’ai effectué un apprentissage de commerce avant d’avoir la chance, après la période de service militaire, de développer un département de gestion de fortune pour une banque. J’ai eu cette opportunité alors que je venais à peine de fêter mes vingt ans. J’ai créé ma propre entreprise à vingt-neuf ans. Depuis 1982, j’ai conseillé mes clients d’investir dans tout ce que la finance a créé comme opportunités. Un jour, je me suis réveillé et je me suis dit que notre monde ne pouvait plus continuer de la sorte.
En 2003, j’interviens en ouverture dans une conférence d’un important salon financier sur le thème « Les limites de la croissance économique : comment changer de direction ? », où je relève que notre monde va à sa perte, car en détruisant l’environnement, en mettant la finance au centre de l’évolution, on perdait pied avec l’essence même du vécu. J’ai alors réfléchi à comment apporter une réponse à un défi majeur de notre époque. J’ai cofondé ONE NATURE FOUNDATION avec pour base de réflexion le constat suivant : ne pouvant lutter contre le développement économique, nous devons l’intégrer à l’environnement, et inversement. Dans la foulée, j’ai cofondé ONE CREATION Coopérative pour la recherche environnementale appliquée des technologies induites de l’ordre naturel. Parallèlement, j’ai pu lancer ONE SUSTAINABLE FUND GLOBAL ENVIRONMENT, le jour même de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. Un fonds de placement qui se veut de prendre des participations dans des sociétés qui, dans leur développement économique, agissent pour impacter positivement sur l’environnement.
Mon ouvrage « La Nouvelle Révolution Économique », qui paraît cette semaine, retrace mon chemin de pensée, libre de toute influence, nourri pour tous ceux et celles que je côtoie et confronte chaque jour ; ce qui m’a conduit à l’action. Il est important de ne pas critiquer ceux qui s’en détourne, mais bien de mettre en avant ceux qui agissent ; une démarche essentielle à adopter pour induire un mouvement positivant tout développement. Cette démarche, quoique pas encore totale, incurvera le mouvement dans le bon sens.
Interpeller
Dans ce livre, je développe mes incompréhensions et mes compréhensions ; je souhaite interpeller le lecteur, je pose des questions, y apporte des réponses. Sont-elles justes ? Là n’est pas mon propos. Elles sont sans état d’âme, sans politique, sans religion, sans précepte préétabli, je le réaffirme. Je réfléchis, je constate, j’analyse, je développe et souhaite provoquer, tout en apportant de potentielles réponses. Il n’y a de vérité que ce qui vient de se passer. Libre à chacun d’objecter ; c’est l’une des bases de la démocratie. Le communisme a échoué dans son fondement, cela ne veut pas dire que tout doit être rejeté de celui-ci. Le capitalisme n’a plus de comparatif, mais il a démontré ses limites. Nous nous devons de trouver une troisième voie. Que la vie nous donne à tous le temps de vivre cette création d’un monde durable.
Se voiler la face, c’est commettre un délit de réalité. Oser évoluer, c’est proclamer aux générations futures leur droit d’exister pour perpétuer la Vie. « La Nouvelle Révolution Économique » est mon message d’espoir pour les générations présentes et celles qui me succéderont lorsque je poursuivrai mon chemin dans le mystère de la Vie.
Vous pouvez partager, confronter, ajuster, argumenter, compléter mes propos, je n’en serai que plus heureux ; c’est que j’aurai réussi à transmettre le message.
Je vous souhaite une bonne lecture de cet ouvrage économique qui est un hymne à la Vie.
Olivier Ferrari