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Les entreprises en bonne santé financière et peu concernée par les exportations car axées sur le marché domestique sont de fait moins ou pas touchées par la récente crise financière. Une grande partie d’entre elles ont cependant « profiter » de cette crise pour réduire, sans grande résistance des syndicats ou du personnel, leurs coûts. Elles ont donc, dans un premier temps en tout cas, amélioré leurs résultats. Ont-elles pensé que les réductions de coûts qu’elles ont réalisées se sont faites très souvent aux dépens d’autres entreprises locales. Ces entreprises ont donc, inconsciemment, accentuer la crise en mettant en danger d’autres entreprises par la non reconduction de contrats, d’achats reportés etc..
Le premier réflexe à l’approche de temps difficiles est de se mettre à l’abri. Se recroqueviller sur soi-même et attendre la fin de la tempête. Cette attitude est-elle vraiment la bonne ? Si les entreprises saines ne changent rien à leur façon de faire, ne vont-elles pas réduire la crise ? En continuant à faire circuler l’argent, ne feraient-elles pas ralentir moins vite voir pas du tout l’économie ? Dans le même ordre d’idée, si les gouvernements modifiaient les méthodes de relance en diminuant ou annulant pendant un ou deux ans les impôts sur les revenus annuels bruts inférieurs à CHF 75'000 par exemple, ce pouvoir d’achat supplémentaire pour les bas revenus relancerait plus sûrement l’économie au lieu que d’essayer de relancer l’économie par des dépenses publiques dans des domaines qui ne souffrent pratiquement pas de la crise actuelle comme le bâtiment.