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Stanislav Aleshchenko n'est pas un oligarque qui fait étalage de sa richesse. Le quinquagénaire préfère vivre discrètement. Selon le journal suédois Expressen, il possède diverses entreprises qui font affaire avec le Kremlin — allant de vêtements spéciaux à la technologie des armes nucléaires.
Mais le Russe, qui possède également les nationalités bulgare et chypriote, a également un penchant pour la Suède: il possède des appartements luxueux à Stockholm ainsi qu'une maison de vacances sur les îles de l'archipel au sud de la capitale. Celle-ci est située dans le décor idyllique de l'île de Muskö — à proximité immédiate de l'un des quartiers généraux de la marine suédoise.
Avec sa vue dégagée, le terrain offre un très bon aperçu sur les voies navigables de la base navale de Muskö, où se trouvent les quais de sous-marins et des installations portuaires creusés dans la roche.
Selon le journal Expressen, une villa moderne est actuellement en construction sur le terrain de Stanislav Aleshchenko.
L'adhésion envisagée de la Suède à l'OTAN et la menace russe dans la mer Baltique ont mis les défenses militaires suédoises en état d'alerte. L'espionnage et les cyberattaques dirigés par le Kremlin occupent les services de renseignement. L'année dernière, des vols de drones au-dessus de plusieurs centrales nucléaires ont fait sensation et les forces spéciales ont arrêté plusieurs espions russes présumés.
Jusqu'à présent, aucun soupçon concret de ce type n'a été émis à l'encontre de Stanislav Aleshchenko. Mais le commandement militaire suédois a déclaré qu'il considérait comme problématique la possession de biens immobiliers russes à proximité d'installations militaires. Selon le quotidien Expressen, des sources des services secrets ont en outre laissé entendre que Stanislav Aleshchenko était sur le radar.
Le Russe s'est fait connaître suite à une enquête spectaculaire des autorités fiscales, dont le journal suédois a fait l'écho. Peu avant Noël, Stanislav Aleshchenko a reçu une facture fiscale de 19 millions de francs, à payer dans un délai de quatre semaines. Les autorités reprochent à cet homme de 50 ans d'avoir fraudé le fisc pendant des années, car il n'était pas enregistré en Suède, mais y séjournait une grande partie du temps.
L'affaire rappelle celle du millionnaire russe Pavel Melnikov, qui a acquis en Finlande un certain nombre de propriétés sur la côte et sur des îles. Celles-ci sont situées à des endroits stratégiques, à proximité d'installations militaires ou de câbles de données. En 2018, des centaines de policiers, soutenus par l'armée, ont pris d'assaut dix-sept maisons. Pavel Melnikov est désormais accusé d'évasion fiscale, mais l'affaire a suscité un débat sur les risques encourus par les propriétaires fonciers russes.
Depuis 2020, les étrangers extracommunautaires doivent demander une autorisation au ministère finlandais de la Défense avant d'acquérir des biens immobiliers. La Norvège dispose également d'une telle loi, mais pas la Suède. L'ami du Kremlin Stanislav Aleshchenko pourra, pour le moment, continuer à profiter de la vue depuis sa maison de vacances — à condition qu'il paie ses arriérés d'impôts.
Des robots et des drones capables de tuer de manière autonome en temps de guerre, une perspective longtemps restée inimaginable. Du moins jusqu'à récemment. Dans un monde où les limites de la technologie sont repoussées presque quotidiennement, l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la guerre a pris une tournure inquiétante.