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Le Sénat italien a adopté mercredi les principes fondamentaux d'une nouvelle loi électorale voulue par le chef du gouvernement Matteo Renzi. Elle vise à modifier en profondeur l'architecture politique en garantissant à un seul parti la possibilité de diriger le pays.
Le projet prévoit une prime à la majorité au parti, et non plus à la coalition de partis, qui obtiendrait ou dépasserait 40% des voix au premier tour des élections législatives. Avec cette prime, le parti serait assuré d'obtenir 55%, soit 340 des 630 sièges à la Chambre des députés.
Au cas où aucun parti n'attendrait 40% lors du premier tour, il y aurait un ballottage deux semaines plus tard entre les deux meilleurs placés. Le vainqueur de ce duel remporterait de nouveau 55% des sièges.
Le projet abaisse également le seuil nécessaire pour entrer à la Chambre des députés à 3% des voix pour les différents partis, assurant ainsi aux principaux d'entre eux la certitude d'être représentés, mais éliminant la possibilité qu'ils puissent mettre en péril la stabilité de la majorité gouvernementale.
"Super-amendement"
La nouvelle loi devra être adoptée encore par la Chambre des députés pour entrer définitivement en vigueur. Mais ce vote devrait poser moins de problèmes qu'au Sénat où la majorité gouvernementale est plus fragile.
La chambre haute a adopté mercredi par 175 voix pour et 110 contre, avec deux abstentions, un "super-amendement" au projet de loi existant.
Ce "super-amendement" élimine, grâce au règlement du Sénat, des dizaines de milliers d'amendements présentés par l'opposition. Il permettra ainsi l'adoption définitive rapide, dans les prochains jours, de l'ensemble de cette loi dont M. Renzi a fait l'un des symboles de sa volonté de réformer le pays en profondeur.
ATS