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Le calendrier de 1792 à 1816 et ses conséquences
Les Communes réunies ont vécu la même histoire que celle de Veyrier de 1792 à 1816.
- En 1792: Veyrier devient français par l’invasion des troupes révolutionnaires. La commune sera rattachée au département du Mont-Blanc. La période est pleine d’incertitude et de contraintes dues
à la révolution : interdiction du culte, mobilisation d’hommes du village dans les troupes françaises, impôts supplémentaires, etc…)
- 15 avril 1798: entrée des Français à Genève (ville) et création, le 25 août 1798, du département du Léman, auquel Veyrier sera rattaché. Genève en est la préfecture.
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- En 1801 le concordat signé entre Napoléon et Pie VII permettra un assouplissement
des mesures révolutionnaires et la messe pourra à nouveau être célébrée à Veyrier et dans les autres communes réunies
- Le 1er juin 1813, Veyrier-Etrembières devient une seule et même commune grâce à l’organisation civile du territoire par Napoléon.
- Le 30 décembre 1813, les Français fuient devant l’avancée des troupes autrichiennes et quittent définitivement la ville de Genève. C’est la Restauration genevoise qui consacre
le retour au régime d’avant le Révolution. A ce moment-là, Veyrier-Etrembières n’est pas concerné par cette Restauration
et reste sous domination française.
- Ce n’est qu’en décembre 1814 que les Français quittent Veyrier-Etrembières et la
commune redevient sarde. Monsieur le curé est content puisqu’en terre de Savoie l’on jure fidélité sur la Bible et non sur le code civil comme cela se pratique en France depuis la Révolution.
- Le 1er mars 1815, Napoléon pourtant en exil forcé sur l’île d’Elbe,
réussit à revenir en France et va reconquérir une partie de la France au cours des Cent-Jours.
- Le temps que la nouvelle arrive à
Veyrier, ce n’est que le 18 juin 1815 que Veyrier-Etrembières redevient français.
- Ce même 18 juin 1815, Napoléon est battu à
Waterloo et va abdiquer le 7 juillet 1815. Le temps que cette autre nouvelle arrive à Veyrier, c’est le 26 juin 1815 que la commune de Veyrier-Etrembières redevient sarde
- Enfin le 16 mars 1816, Veyrier devient suisse. Le moulin de Veyrier et la commune d’Etrembières restent sardes.
Edmond Ganter (1910-1989) précise dans son livre «L’Eglise catholique de Genève, seize siècles d’histoire »
«Ces braves Savoyards et Gessiens avaient subi tant de régimes, prêté tant de serments, célébré tant de formes diverses de la liberté qu’ils
restaient désemparés, cherchant consolation dans la religion et considérant le clergé comme leur protecteur naturel.»
Cette protection de la liberté confessionnelle va être discutée au traité de Vienne en 1815.
Victor-Emmanuel
1er fait préciser dans le préambule de l’article 3 du protocole de Vienne en 1815:
«Sa Majesté
ne peut se résoudre à consentir qu’une partie de Son territoire soit réunie à un Etat où la religion dominante est différente, sans procurer aux habitants du pays qu’Elle cède, la certitude qu’ils
jouiront du libre exercice de leur religion….»
Et il est précisé dans le §7 de l’article
3 que:
«…les communes catholiques et la paroisse de Genève continuent à faire partie du diocèse
qui régira les provinces du Chablais et du Faucigny sauf qu'il en soit réglé autrement par l'autorité du Saint-Siège.»
Or cette clause parmi d’autres, imposée à Genève, ne contribua pas à pacifier les esprits, jetant une suspicion supplémentaire sur le patriotisme des nouveaux citoyens. Ces derniers dépendent
politiquement du nouveau canton mais religieusement restent sous le contrôle de leur évêché savoyard.