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Notre commune a un riche passé!
Les informations fournies par les fouilles archéologiques entreprises en 1911 dans la gravière Sur le Ruz et, de 1981 à 1986, au Pré St-Maurice, attestent que Belfaux est habité depuis plusieurs millénaires. Ces travaux ont mis au jour des artefacts de silex du Mésolithique (environ 6000 ans avant J.-C.), des puits et des tombes de l’âge du fer (entre 750 et l’an 1) – également présentes sur les hauts d’Autafond avec trois tumuli – , ainsi que des vestiges de l’époque romaine. Mais la plus grande trouvaille a été un cimetière de plus de mille tombes utilisé du VIe au XVIIe siècle, à côté des fondations d’une église mérovingienne (VIe s.) transformée au VIIIe et au Xe s.
A proximité, il y avait aussi des traces d’habitats du haut Moyen-Age. Le site archéologique du Pré St-Maurice est reconnu d’intérêt national pour la diversité de ses éléments et la continuité de l’occupation sur plusieurs milliers d’années.
Jusqu’au XIIe s. nous n’avons aucun document écrit mentionnant Belfaux. Son nom apparaît pour la première fois le 25 février 1138, jour de la dédicace de la première église de l’abbaye de Hauterive. Giroldus decanus de Belfo (doyen de Belfaux, donc curé de la paroisse) est la première personnalité à signer le livre des donations du monastère. Il est intéressant de relever que Belfaux figure parmi les quinze paroisses fribourgeoises créées avant l’an mil. Ce fait est attesté par des vestiges de fonts baptismaux datant du VIIIe s. sur le site du Pré St-Maurice. Pour l’époque, c’est la seule paroisse connue dans le district actuel de la Sarine.
De tout temps le nom de Belfaux a désigné deux entités : d’une part, la paroisse formée de plusieurs localités, dont Autafond et Cutterwil, et, d’autre part, le village et centre paroissial homographe. A l’origine, la paroisse devait être très étendue et c’est par son démembrement que la plupart des paroisses voisines auraient été formées. Celle de Grolley ne s’en est détachée qu’en 1802. L’étymologie de Belfo (bellus fagus, joli hêtre) fait supposer que, à l’époque helvetoromaine, l’on y aurait vénéré un arbre sacré. Quant à son nom allemand Gumschen, il dériverait de compitum (carrefour) et évoquerait les deux routes romaines qui y passaient au début de notre ère.
D’ailleurs, les anciennes armoiries de la commune, adoptées après la fusion avec Cutterwil en 1977 et maintenues jusqu’à la fusion avec Autafond en 2015, représentaient le « joli hêtre », alors que les précédentes, la biche sur une montagne, étaient inspirées de celles des comtes de Tierstein et ont permis l’élaboration des actuelles : la biche avec une rose (rappelant le anciens avoués de la Paroisse, les seigneurs de Thüdingen) reprise des armoiries d’Autafond. La famille féodale de Tierstein a vendu à la ville de Fribourg, en 1442, une vingtaine de paroisses des environs (appelées plus tard les anciennes terres), dont celle de Belfaux qui fera partie du quartier des Hôpitaux sous l’ancien régime.
Les communes villageoises ont été créées après le XIIIe s., elles sont issues de sociétés de consortages ou de paroisses. Les tâches principales des assemblées de communiers étaient la gestion des biens communs et la réception ou le refus des nouveaux communiers.
Il faudra attendre le XIXe s. pour qu’on leur attribue l’assistance à leurs bourgeois indigents, et la loi de 1831 pour qu’elles deviennent des entités politiques. Jusque-là, ce sont les paroisses qui organisaient les registres de l’état civil, les écoles et l’aide aux nécessiteux.
Les armoiries de la commune de Belfaux jusqu’à la fin des années 1970, les armoiries des Communes d’Autafond et de Belfaux avant la fusion de 2015 et celles de la commune fusionnée en 2016
Le groupe de Recherches Historiques de Belfaux