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La fille de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal a quitté l'hôpital où elle était soignée depuis son empoisonnement par un agent innervant début mars. Comme son père, Ioulia Skripal a vu son état s'améliorer ces dernières semaines.
"Nous avons laissé sortir Ioulia", a déclaré à la presse Christina Blanshard, directrice médicale de l'hôpital de Salisbury. Elle se trouve désormais en lieu sûr.
L'ambassade de Russie à Londres a fait savoir qu'elle considérerait comme un "enlèvement" de deux ressortissants russes le confinement de Sergueï et Ioulia Skripal dans un endroit tenu secret. Si l'ex-agent et sa fille sont tenus au secret, on ne pourra pas entendre leur version des faits, a-t-elle ajouté.
Amélioration rapide
Agée de 33 ans, Ioulia Skripal, tout comme son père, 66 ans, a vu son état s'améliorer ces dernières semaines. L'empoisonnement à l'agent innervant Novitchok les avait plongés le mois dernier dans un état critique. "Ce n'est pas la fin de son traitement mais c'est une étape importante", a ajouté Mme Blanshard dans une déclaration diffusée sur les télévisions britanniques.
Selon Mme Blanshard, "les deux patients répondent exceptionnellement bien au traitement que nous leur prodiguons. En même temps, ils en sont à des stades différents de guérison", a ajouté la directrice.
"Son père a également fait de bons progrès bien qu'il se rétablisse plus lentement", a précisé la responsable. Vendredi, j'ai annoncé qu'il n'était plus dans un état critique. Même s'il se rétablit plus lentement que Ioulia, nous espérons qu'il pourra lui aussi sortir de l'hôpital le moment venu", a-t-elle ajouté.
Les médecins de l'hôpital avaient annoncé vendredi que leur état de santé s'améliorait "rapidement", après leur hospitalisation en soins intensifs dans un état "critique".
L'ex-agent double et sa fille avaient été retrouvés inconscients le 4 mars sur un banc à Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre), où vit l'ex-espion, qui avait fait l'objet d'un échange de prisonniers entre Moscou, Londres et Washington en 2010.
Crise diplomatique
La police britannique estime que les Skripal sont entrés en contact avec le poison au domicile de Sergueï. Londres accuse la Russie d'avoir empoisonné l'ex-espion et sa fille avec un agent neurotoxique de conception soviétique appelé Novitchok.
L'affaire a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou, qui nie toute implication, et les Occidentaux. Elle s'est traduite par la plus importante vague d'expulsions croisées de diplomates de l'Histoire.
Citée lundi par l'agence de presse russe RIA, Viktoria, une cousine de Ioulia, a déclaré que celle-ci comptait demander l'asile politique à la Grande-Bretagne.
Source: ATS
Photo: (©KEYSTONE/AP Facebook/Yulia Skripal)
Une commission veut réduire plus vite la dette liée au Covid-19
La dette liée au coronavirus devrait être réduite plus rapidement. Les bénéfices du passé doivent contribuer à réduire de moitié l'endettement extraordinaire, estime la commission des finances du Conseil national.
Des dépenses extraordinaires importantes ont été approuvées afin d'atténuer les conséquences liées au Covid-19. Elles ont conduit à un endettement supplémentaire de la Confédération. De 20,3 milliards en 2020, la dette devrait s'élever entre 25 et 30 milliards fin 2022.
Selon le droit en vigueur, ces dépenses extraordinaires doivent être remboursées en six ans. Cela équivaudrait à sortir quatre milliards de francs chaque année du budget ordinaire. "Impossible sans des coupes sévères dans le budget", a expliqué Roland Fischer (PVL/LU), président de la commission des finances du National, mardi à Berne lors d'une conférence de presse.
Le Conseil fédéral n'a justement pas prévu de programme d'allègement budgétaire ni de hausse d'impôts. En révisant la loi, il se donnerait jusqu'en 2035 pour rembourser la dette, soit le découvert du compte d'amortissement des dépenses extraordinaires. A coup de 2,3 milliards de francs par an.
Dans le détail, le gouvernement compte sur la distribution additionnelle de la Banque nationale suisse (BNS). Il l'estime à 1,3 milliard par an. Par ailleurs, il entend utiliser les soldes des crédits budgétisés mais non entièrement utilisés. Ces excédents de financement sont évalués à 1 milliard de francs par an en moyenne.
Réduire délai et dette
La commission des finances propose désormais un processus technique qui doit permettre de réduire à la fois la dette et le délai de remboursement. "L'idée est de ne pas trop traîner la dette dans le temps", selon Roland Fischer. Il y a trop d'argent en jeu et trop d'inconnues.
La Confédération a beaucoup épargné ces dix ou vingt dernières années. Il est donc justifié, aux yeux de la commission, de profiter de ces excédents en temps de crise, a poursuivi Gerhard Andrey, au nom de la commission (Verts/FR).
Concrètement, le compte de compensation du budget ordinaire de la Confédération affichait à fin 2021 un excédent de 23,5 milliards de francs. Environ la moitié serait prélevée pour l'affecter au remboursement de la dette Covid-19. Il resterait donc encore 12,5 milliards à rembourser.
Par conséquent, la commission des finances estime pouvoir ramener à 2031 le délai fixé pour rembourser la dette. Elle a pris sa décision de justesse, par 13 voix contre 11.
Indolore
La population suisse ne devrait pas remarquer ce processus avant tout technique, ont assuré les deux sénateurs. Et la Confédération garde encore quelque 12 milliards de francs dans ce compte de compensation du budget ordinaire pour de futures crises, qu'elles soient liées aux réfugiés ou au changement climatique, a précisé Gerhard Andrey.
Une minorité de gauche et verte-libérale aurait voulu aller plus loin et utiliser l'entier des 23,5 milliards de francs du compte de compensation pour résorber quasiment toute la dette. Mais la majorité n'a pas voulu franchir ce pas. Une autre minorité aurait voulu en rester au simple projet du Conseil fédéral.
La commission des finances a en outre refusé, par 18 voix contre 7, de comptabiliser l'ensemble des bénéfices distribués par la BNS comme des recettes extraordinaires. Cette proposition aurait permis de disposer de davantage de moyens pour réduire l'endettement, et donc aller encore plus vite. Mais il aurait fallu réduire les futurs budgets ordinaires de 667 millions de francs.
Au vote sur l'ensemble, la commission a approuvé le projet par 19 voix contre 0 et 6 abstentions. Le Conseil fédéral veut voir cette modification entrer en vigueur en 2023. Le National se penchera dessus dès la session d'été.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'armée suisse a perdu de nombreuses capacités, selon un sénateur
L'armée suisse saura quoi faire de l'argent supplémentaire qu'une partie des Chambres fédérales veut lui donner, affirme le conseiller aux Etats Werner Salzmann (UDC/BE). Après des années de budgets serrés, elle a perdu de nombreuses capacités, assure-t-il.
"La capacité de combat des troupes au sol est lacunaire dans les équipements lourds, comme l'artillerie, dans l'équipement personnel et dans la défense sol-air", déclare dans un entretien diffusé mercredi par la Neue Zürcher Zeitung M. Salzmann, qui préside la commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats.
Il estime aussi que la Suisse a besoin de chars d'assaut supplémentaires. Quant à la flotte aérienne, il faut se demander si elle peut attendre de disposer des F-35 Lightning II, qu'elle veut acheter, ou si les F/A-18 actuels doivent être mis à nouveau d'ici à la réception des nouveaux avions.
M. Salzmann préconise en outre de remettre à nouveau la munition de poche aux soldats pour accroître la disponibilité et la volonté de résistance. Il veut également une hausse des effectifs de l'armée, pour que la Suisse puisse se défendre par elle-même, sans un rapprochement avec l'OTAN, qu'il rejette.
Pour parvenir à une hausse du budget militaire de 300 millions de francs par an, l'élu UDC propose de limiter les dépenses dans d'autres domaines, comme dans l'Etat social, les universités et l'aide au développement. "C'est maintenant au tour de l'armée", lâche-t-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
EMS à Corseaux (VD): 4 associations unies contre sa construction
Les habitants de Corseaux (VD) se prononceront le 19 juin sur le plan d'affectation spécial (PA) "EMS Résidence du Léman". Quatre associations, dont la Fondation Franz Weber et Sauver Lavaux, s'unissent pour combattre ce projet "destructeur du patrimoine et du paysage" et qui veut "raser 10'000 m2 de vigne pour construire un EMS".
Le 9 octobre 2019, la Municipalité de Corseaux, village inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, a mis à l'enquête le PA "EMS Résidence du Léman". Il vise à "autoriser la construction de bâtiments gigantesques, en sacrifiant 10'000 m2 de vignoble", écrivent les associations Protégeons Corseaux, Sauver Lavaux, Patrimoine Suisse section Vaud et la Fondation Franz Weber (FFW) mardi dans un communiqué commun.
Le projet avait reçu plus de 200 oppositions. En octobre 2021, le Conseil communal de Corseaux a décidé d'approuver le PA, mais de le soumettre à un référendum spontané. Les quatre associations font désormais front commun "pour tenter de tuer dans l'½uf le projet" soumis aux Corsalins le 19 juin.
Menaces pour le patrimoine
Pour la présidente de Sauver Lavaux Suzanne Debluë, "le paysage si typique de Lavaux et l'identité du village s'en verraient à jamais dégradés, en contradiction avec la protection du vignoble, introduite dans la Constitution vaudoise en 1977 par l'initiative de Franz Weber. Le classement de la région au Patrimoine mondial de l'Unesco s'en verrait également menacé."
Le bétonnage de cette immense parcelle aujourd'hui entièrement plantée en vignes aurait pour conséquence de faire perdre l'appellation "Clos de Châtonneyre" à ce domaine historique, ajoute-t-elle.
Déjà un EMS
Le PA autoriserait la construction d'un nouvel EMS, alors même que la commune en abrite déjà un, au bord du lac, dans un bâtiment inscrit à l'inventaire du recensement architectural, regrette pour sa part Georges Charotton, président de Protégeons Corseaux et ancien syndic de la commune.
Et de déplorer que la Municipalité préfère confier à un tiers la construction d'un nouveau bâtiment plutôt que de contraindre les exploitants de l'EMS à rénover les infrastructures actuelles, pas remises aux normes depuis 10 ans. Parallèlement, un autre PA a été déposé qui permettrait aux propriétaires de l'actuel EMS de construire, à sa place, des logements de luxe, poursuit M. Charotton.
Crèche comme carotte
Pour tenter de faire"passer la pilule", la commune a décidé d'inclure au projet la création de nouvelles places de crèche, qui font défaut dans la région. Seulement, les procédures politiques et judiciaires, ainsi que les longs délais inhérents à la durée des travaux de construction, ne permettront certainement pas à cette garderie de voir le jour avant au moins dix ans, avertissent les opposants.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud: lancement de la plateforme d'action "agissons-ch.org"
Une nouvelle plateforme d’action citoyenne en ligne a vu le jour: agissons-ch.org. Jusqu'au 17 juin, elle met en consultation populaire 18 propositions politiques visant à un changement de société. Les trois mesures qui auront récolté le plus de points seront transformées en initiatives populaires vaudoises.
"Ag!ssons" vise à unir tous les citoyens inquiets en lançant un appel pour un plan d’urgence démocratique, écologique et social, expliquent mardi dans un communiqué les initiateurs du projet Steven Tamburini, ancien gréviste du climat et Victor Cannilla, ex-trader algorithmique et consultant du Boston Consulting Group.
Fort pour l'heure de 920 signataires et 96 bénévoles, "Ag!ssons" soutient l’idée d’entreprendre des vagues d’initiatives populaires, construites autour d’un plan de changement de société. Les 18 propositions politiques s’inscrivent en effet dans trois piliers: la démocratie, l'écologie et la solidarité internationale.
Casser l'immobilisme
Parmi les thèmes qui pourraient potentiellement devenir des initiatives populaires, la semaine de quatre jours, des mesures sur les loyers, un revenu de transition écologique. Ou encore sept jours de formation obligatoire pour toutes les personnes élues, des moratoires locaux sur la 5G et la fin des exemptions fiscales "aberrantes" accordées aux holdings de multinationales, décrivent les co-initiateurs.
"Nous voulons montrer des alternatives, donner du courage, casser l’immobilisme", souligne Victor Cannilla, cité dans le communiqué. "Nous sommes les co-initiateurs d’une dynamique originale, mais ce sont les individus qui doivent se saisir de l’outil qu’est "Ag!ssons" pour définir leurs priorités et influencer le cours des choses", ajoute Steven Tamburini.
Ouvert à tous
Chaque citoyen peut participer jusqu'au 17 juin indépendamment de son âge, de sa nationalité, de son canton. Les trois mesures préférées seront ensuite transformées en initiatives populaires vaudoises.
En parallèle, deux initiatives sont déjà en cours d'élaboration: l'une porte sur l'instauration d'une chambre citoyenne permanente vaudoise, l'autre sur la protection de l'agriculture et la démocratisation de l'accès à une alimentation saine et locale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud devrait voter sur l'initiative pour protéger le Mormont
La population vaudoise va sans doute pouvoir se prononcer sur l'avenir de la colline du Mormont. L'initiative populaire des Verts, qui vise à inscrire la protection du site dans la Constitution vaudoise et à encourager les autorités à s'émanciper du béton, a abouti.
Les initiants annoncent lundi avoir récolté plus de 14'500 signatures, alors qu'ils devaient en glaner 12'000. Le dépôt formel des signatures, qui doivent encore être validées par les communes, est programmé pour le vendredi 3 juin.
Le comité d'initiative est composé des Vert-e-s, de l'Association pour la Sauvegarde du Mormont, de ProNatura, de décroissance alternatives, des Jeunes Vert-e-s, du Parti socialiste, de solidaritéS, du POP et de la Jeunesse socialiste. Il affirme avoir ratissé tout le canton en obtenant des signatures dans 274 communes (sur environ 300).
L'aboutissement de cette initiative constitue "un signe important en vue de la protection urgente de la colline, de plus en plus rongée par les pelles mécaniques pour en extraire les sables et matériaux nécessaires au ciment encore bien trop utilisé dans la construction, malgré son lourd bilan d’émissions nocives à la santé et au climat", écrivent les Verts dans leur communiqué.
Le Mormont, qui surplombe les villages d'Eclépens et de La Sarraz, est utilisé depuis les années 1950 comme carrière par le cimentier Holcim. Il a été affecté par les extensions successives de cette exploitation, qui vont jusqu'à menacer son sommet.
La colline est devenue célèbre, au-delà des frontières vaudoises, lorsqu'elle a été occupée par la première Zone à défendre de Suisse (ZAD), entre octobre 2020 et mars 2021.
Site protégé
Des tentatives politiques ont aussi été amorcées pour protéger le site. Une motion du futur conseiller d'Etat Vassilis Venizelos a, par exemple, été refusée fin mars par le Grand Conseil.
L'initiative populaire "Sauvons le Mormont" a, elle, abouti. Elle demande que la colline soit déclarée "site protégé" dans la constitution vaudoise. "Toute exploitation du sol y est interdite, à l'exception d'une activité agricole et sylvicole respectueuse de l'environnement et de la nature", peut-on lire dans le texte de l'initiative.
Celui-ci demande aussi que le canton et les communes favorisent "l'utilisation de matériaux de construction respectueux de l'environnement et privilégient eux-mêmes l'utilisation de tels matériaux en lieu et place du ciment."
Pour mémoire, l'avenir du Mormont se joue aussi actuellement devant le Tribunal fédéral. Le projet de la Birette, au sommet de la colline, est inscrit dans un Plan d'affectation cantonal (PAC) qui a fait l'objet d'un recours d'associations environnementales et de particuliers. En cas de décision positive du TF sur l'acceptation du projet, les prochaines étapes seraient les suivantes: défrichement, fouilles archéologiques, décapage des sols puis exploitation de la roche.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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