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Frédéric Glassey, directeur de la météorologie à MeteoNews , répond à Aldino.
«De l’Antiquité au Moyen Age, le vent était considéré comme un phénomène divin, mystérieux, une punition contre la terre, notamment lors des orages et des tempêtes. C’est au XVIe siècle qu’on a commencé à comprendre d’où venait le vent, avec notamment les scientifiques Pascal et Torricelli, qui ont démontré qu’il s’agit d’un déplacement d’air.
On appelle donc «vent» le déplacement effectué par l’air dans l’atmosphère, d’une zone de haute pression (quand le poids de l’air est très élevé) vers une zone de basse pression (quand le poids de l’air est plus léger). Plus la différence de pression est forte entre deux points, plus le vent sera soutenu. La direction du vent indique toujours sa provenance: un vent d’ouest vient de l’ouest et souffle vers l’est. La force du vent est mesurée en km/h, en nœuds ou en Beaufort.
Lorsque le vent atteint une certaine puissance, on parle de tempête. En février 1990, la tempête Viviane était accompagnée par des rafales de 268 km/h au col du Grand-Saint-Bernard en Valais, un record absolu pour la Suisse.
Parmi les vents les plus puissants, notons les cyclones, ouragans et typhons. Plus localement, mais encore plus dévastateurs, c’est sous les tornades que l’on recense les vents les plus violents sur terre, pouvant dépasser les 400 km/h. Si les tornades sont fréquentes aux Etats-Unis, elles existent aussi en Europe (et donc en Suisse), sans toutefois atteindre la puissance de leurs grandes sœurs américaines! »