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Une longue randonnée par l'impressionnant chemin de la Gemmi.
J'avais un peu d'appréhension avant cette course parce que j'ai la fâcheuse tendance à avoir peur du vide. J'allais être servi.
Nous sommes allés jusqu'à la gare de Loëche (Leuk), où nous avons parqué la voiture et avons pris le bus jusqu'à Loèche-les-bains (1384m).
Nous avons traversé le village puis nous avons suivi le chemin carrossable qui mène au pied de la paroi. Comme il était déjà midi, nous avons fait une pause au début de la montée, vers un groupe de mélèzes.
La montée du Gemmi est en effet impressionnante, mais le chemin est large, et il sécurisé par une barrière.
Mais, peu après le début de la montée, nous sommes arrivés vers un groupe d'hommes en train de démonter la barrière!!! Il a donc fallu faire le reste du chemin sans barrière. Ou plus précisément, avec une barrière mais sur le sol; il fallait donc en plus faire attention à ne pas se prendre le pied dedans. J'avoue que j'ai eu par moment quelques sueurs froides...
A un moment, une benne du téléférique descendait de la Gemmi, et, lorsqu'elle est arrivée au dessus de la falaise, nous avons pu entendre des cris de l'intérieur de la benne.
Nous avons fini par arriver au Gemmipass (2322m). Depuis là, le chemin descend en pente douce. Nous avons fait une pause au bord du Daubensee, puis avons continué notre route.
A Schwarenbach (2060m) se trouve une pension. Une famille était en train de charger une voiture, visiblement sur le départ. Un homme qui était en train de charger la voiture et que nous avons supposé être le concierge, nous a demandé ou nous allions, peut-être croyait-il que nous avions l'intention de dormir à la pension.
Le chemin continue de descendre jusqu'à une plaine nommée Spittelmatte (1879m). C'est une région verte, marécageuse.
Vers le point 1820m, un peu en dessous de Sunnbüel, nous avons eu le choix entre continuer sur le chemin carossable où nous nous trouvions, soit prendre un sentier qui descendait vers le fond des gorges du Schwarzbach. Comme les panneaux pédestres indiquaient dix minutes de moins pour cette dernière variante, Axel à préféré cette option. Si j'avais su ce qui nous attendait, j'aurais insisté pour prendre l'autre chemin. Je me suis dit que ça ne pouvait pas être pire que la montée du Gemmi; je me trompais.
Nous avons donc suivi le sentier jusqu'au torrent, que nous avons traversé grâce à un pont en bois. De l'autre côté, le sentier remontais alors que le torrent descendait. Nous nous sommes retrouvés au milieu d'une falaise, sur ce petit sentier. Même Axel qui d'habitude n'a pas trop de problèmes avec le vide semblait tendu. Heureusement, il y avait des cordes pour se tenir. Nous avancions à tout petits pas, en nous tenant à la corde.
Après la falaise, le chemin s'est mis à descendre en de longs lacets. Je respirais mieux.
Le soir tombait et on pouvait voir les lumières de Kandersteg. Axel a été atterré en voyant le chemin qu'il nous restait à parcourir.
Quand nous sommes arrivés au fond de la vallée, A Waldhus (1358m), il faisait nuit. Nous avons suivi le chemin qui descend les gorges de la Kander jusqu'à Eggeschwand (1194m) d'où part un téléférique pour Sunnbüel. Peu avant Sunnbüel, j'ai reçu un coup de fil de Marcantonio. Je ne sais plus de quoi nous avons parlé.
Nous avons continué notre route jusqu'à la gare de Kandersteg (1174m). J'étais arrivé à la gare avant Axel, et je suis allé lui prendre un billet au distributeur. Axel avait disparu. J'ai essayé de l'appeler, mais son téléphone mobile devait être éteint. Il a fini par me rappeler. Alors que j'achetais le billet, il avait pris l'escalier qui montait sur le quai et était allé au buffet de la gare. Je l'y ai retrouvé, nous avons bu un verre et avons pris le train jusqu'à Brigue, puis jusqu'à la gare de Loèche.
Une buche nous attendait sur le pare-brise de la voiture: pour une raison que j'ai oubliée, nous n'avions pas payé le parking.