Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06874.jsonl.gz/336

Vietnamien
En Suisse romande des prêtres vietnamiens, qui travaillent dans les paroisses locales, s’occupent de la pastorale des fidèles de langue vietnamienne. Pour le reste de la Suisse et la Principauté du Liechtenstein il y a 1 prêtre à plein temps qui est aussi chargé de la coordination.
Informations de base pour la communauté de langue vietnamienne et situation dans le pays d'origine
Développement de l'immigration
en Suisse
Chiffres du pays d'origine
(Vietnam – Wikipédia état 2010)
• Habitants 90.5 mio
• Cath.-rom. 7%
• PIB par habitant $ 3'100 (CH $ 69'838)
• Taux de Chômage 2.9%
Histoire de la Mission et de la migration
Quand le communisme s'est étendu au Vietnam du Sud le 30 avril 1975, beaucoup de Vietnamiens cherchaient à quitter leur pays, ce qui a causé la tragédie des "Boatpeople" (réfugiés par bateaux) dans les mers d'Indochine. Pour des raisons humanitaires, la Suisse a accueilli entre 1978 et 1982 quelque dix mille personnes venant des camps de réfugiés d'Asie.
En 1980, c'est Mgr Anton Hänggi qui était président de la Conférence des évêques suisses. Il a nommé le Père Joseph Pham Minh Van comme prêtre pour la nouvelle Mission des Vietnamiens catholiques en Suisse avec siège à Fribourg. Les réfugiés avaient besoin, à côté du soutien matériel et social, d'un accompagnement spirituel. Une collaboration entre la Mission, Caritas Suisse et d'autres œuvres d'entraide a vu le jour. Les énormes différences culturelles exigeaient des accompagnateurs et traducteurs non seulement linguistiques mais également d'ordre culturel. Pour cela, des compatriotes déjà intégrés en Suisse qui connaissaient la langue et la manière de vivre en Suisse, étaient bien qualifiés. En 1981, le P. Joseph Nguyen Van Sinh était nommé comme deuxième prêtre et le siège de la Mission transféré à Olten, ville centrale qui rendait plus facile d'atteindre les réfugiés répandus à travers toute la Suisse. En 1986, vu l'augmentation du nombre de réfugiés spécialement en Suisse romande, les deux prêtres se répartissaient selon la région linguistique afin de répondre plus efficacement encore aux attentes et besoins des réfugiés. Depuis 2011, 3 prêtres engagés dans des paroisses territoriales, assument la pastorale des Vietnamiens en Romandie.
La Mission catholique vietnamienne en Suisse compte quelque 4500 catholiques. Ils forment neuf communautés en Suisse alémanique (Bâle, Berne, Liechtenstein, Lucerne, Soleure, St-Gall, Tessin, Wattwil, Zurich) et quatre en Suisse romande (Fribourg, Genève, Lausanne et Vevey).
Offre pastorale et situation
Le poste pastoral vietnamien comprend toute la Suisse et la Principauté du Liechtenstein. Beaucoup de Vietnamiens sont venus en Suisse comme réfugiés dans les années 70 et 80. La deuxième génération prend aussi part à la vie de la communauté et assume plus de responsabilités dans l'organisation de la vie religieuse. Les prêtres vietnamiens sont des personnes de confiance même pour des Vietnamiens non chrétiens.
Les prêtres vietnamiens célèbrent l'Eucharistie à 13 endroits. A chaque lieu où est célébré l'Eucharistie il y a une communauté avec un Conseil pastoral qui est composé de 5 à 7 personnes. Le missionnaire constate une participation croissante des Vietnamiens à la vie des paroisses locales. Mais le désir des fidèles d'avoir leur propre prêtre n'a pas pour autant diminué, surtout en ce qui concerne l'administration des sacrements. Il y a un grand nombre qui se confessent. A tous les lieux où est célébrée l'Eucharistie, il y a un groupe de servants de messe et parfois aussi un chœur. En avançant en âge, le missionnaire a toujours plus de peine à faire tous ces voyages que l'étendue de son ministère exige étant donné que les communautés sont très dispersées. Chaque mois est envoyé aux fidèles un carnet missionnaire avec des informations et des textes spirituels.
A côté des préparations aux mariages le missionnaire mène des entretiens en vue du baptême des enfants et des adultes. Il y a aussi des conversions de familles vietnamiennes-bouddhistes. Des rencontres régionales ont lieu régulièrement avec les jeunes, les Conseils pastoraux locaux et les fidèles. Parmi les activités sur le plan suisse, il y a les pèlerinages, les récollections, la célébration des grandes fêtes religieuses, le Nouvel An asiatique et l'anniversaire des 118 martyres vietnamiens. A cela s'ajoutent les visites des personnes malades ou âgées ainsi que des familles en difficultés.
Un des plus grands problèmes est, selon le missionnaire, la dissolution des familles à cause de la nouvelle réalité sociale et matérielle. Le nombre de divorces augmente à l'intérieur de la communauté. Actuellement il y a quelque 15 à 20% des familles qui vivent séparées.