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Saint-Gall reste dans le concordat Harmos, scrutin alémanique phare
Les Saint-Gallois ont nettement rejeté dimanche l'initiative du comité "Pour une école obligatoire forte à St-Gall" qui exigeait que le canton se retire du concordat scolaire.
A part l'UDC, tous les partis politiques, le gouvernement, le parlement, la Fédération des enseignants et le Syndicat des services publics recommandaient de voter non à cette initiative. Dans les urnes, elle a été rejetée par 69,6% des votants. La participation a atteint 45,7%.
Saint-Gall était le deuxième canton à s'exprimer sur une initiative exigeant de sortir d'Harmos. En 2010, les citoyens schaffhousois avaient rejeté à 51,7% un texte similaire lancé par l'UDC et l'UDF.
- ZOUG: le dialecte ne sera pas obligatoire à l'école
Le dialecte ne sera pas obligatoire dans certaines branches de l'école primaire et secondaire comme l'exigeait une initiative de l'UDC dans le canton de Zoug. Les citoyens ont en revanche approuvé dimanche un contre-projet qui ne concerne que l'école enfantine.
L'initiative de l'UDC exigeait que le dialecte soit la langue exclusive d'enseignement à l'école enfantine et dans certaines branches de l'école primaire et secondaire (sport, musique et travaux manuels). Elle a été rejetée par 62,4% des voix. La participation a atteint 45,9%.
Le contre-projet du Parlement est plus souple. Il prévoit que les enseignants de l'école enfantine s'adressent aux élèves en dialecte, en règle générale. Pour l'école primaire et secondaire, le dialecte cède entièrement la place à l'allemand. La proposition du législatif a été adoptée par 60,39% des voix.
- ZURICH: Non à l'initiative "pour des crèches abordables"
Les entreprises ne devront pas participer pas au financement des crèches dans le canton de Zurich. Les citoyens ont refusé dimanche une initiative de la Liste alternative (AL) pour "Des crèches abordables pour tous".
Le texte a été refusé par 70,5% des votants. La participation a atteint 44,3%. L'initiative demandait une participation des entreprises à la prise en charge des enfants, en plus de celle des communes et des parents.
- ZURICH: Oui à une nouvelle patinoire pour la ville
Zurich disposera d'une nouvelle patinoire d'ici 2022. Les citoyens de la ville ont accepté dimanche d'accorder un prêt de 120 millions de francs, remboursable en 65 ans, à la société ZSC Lions SA pour la construction d'un nouveau stade de glace.
Le prêt, ainsi qu'une subvention annuelle de 2 millions de francs pour les frais de fonctionnement ont été acceptés par 56,6% des votants. La participation a atteint 45,2%.
Le nouveau stade de glace sera construit à Altstetten. Il est prévu que les travaux commencent en 2019. La patinoire devrait accueillir ses premiers matchs en 2022. Elle disposera de 11'600 places.
- LUCERNE: initiative fiscale du PS refusée
Les Lucernois ont rejeté dimanche à 57,8% l'initiative du PS "Pour un impôt équitable sur les entreprises". Elle exigeait une hausse de l'impôt sur les bénéfices des entreprises.
L'initiative demandait que le taux de l'impôt sur les bénéfices des entreprises passe de 1,5% actuellement à 2,25%. Le texte a été rejeté par 62'232 voix contre 45'380. La participation a atteint 40,74%.
>> Ecouter l'interview de Robert Danon, professeur de droit fiscal à l'Université de Lausanne:
- OBWALD: Non à une baisse des réductions sur les primes maladie
Les Obwaldiens ont refusé dimanche une baisse des réductions accordées sur les primes d'assurance maladie. Le PS avait lancé le référendum contre la décision du Gouvernement et du Parlement.
La baisse de la réduction accordée sur le paiement des primes a été refusée par 53,6% des votants. Le Gouvernement et le Parlement voulaient abaisser de 8,5% à 4,25% la participation du canton au paiement des primes. La participation a atteint 43,7%.
- URI: pas d'augmentation pour les députés
Les citoyens uranais ont refusé dimanche à près de deux contre un d'augmenter la rémunération des élus au parlement cantonal. La hausse était combattue par un référendum lancé par le comité "Non, cette fois aussi". Les Uranais ont refusé l'augmentation par 5899 voix contre 3059. La participation a atteint 34,9%.
Il était proposé de faire passer de 160 à 200 francs la rémunération par journée de session et d'allouer aux élus un forfait annuel de 600 francs. En 2009 déjà, le peuple avait refusé de mieux rémunérer ses représentants au législatif.
lgr avec les agences
Publié le 25 septembre 2016 - Modifié le 25 septembre 2016