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Bouddhisme
L'école de la Terre Pure, Jôdô Shû ou Amidisme porte une attention toute particulière à la récitation du nom d'Amitâbha. C'est une des formes les plus populaires et répandues du Bouddhisme, d'abord en Chine par Houei-Yan vers 375 et ensuite au Japon. Il existe une autre école, appelée "école véritable de la Terre Pure" ou Jôdôshin Shû. Toutes deux poursuivent le même but.
La première école fut fondée en 1175 par Genku, plus connu sous le nom de Hônen. Un de ses disciples Shoku a fondé par la suite la branche Seizan. La foi dans la bonté et la volonté miséricordieuse du Bouddha de sauver tous les êtres humains y remplace la nécessité des méditations prolongées, par lesquelles les autres écoles prétendent faire parvenir le fidèle à l'illumination finale, le Nirvâna. Quiconque invoque d'un coeur sincère, le nom sacré d'Amida-Bouddha, obtient à la fin de sa vie, l'accès à la Terre Pure. La certitude d'y accéder est ouverte à tous même à l'ignorant et au pêcheur et de bénéficier de la puissance rédemptrice du Bouddha.
Parmi les deux moyens mis en oeuvre pour y accéder, le Jiriki ou "saint chemin", exigeant un effort personnel constant, contraste avec le Tariki, se bornant à attendre, avec confiance, l'effet de la grâce, du secours qu'Amiba-Bouddha accordera dans son immense compassion en dehors de tout mérite de la part du fidèle.
La seconde fondée par Shinran Shônin vers 1211 est exposée dans le Kyo-Gyo Shin Sho et préempte la récitation du Nembutsu sur toutes autres pratiques.
Les trois soûtras sur lesquels elles reposent sont:
1 - Le grand soûtra de la Vie Infinie - Dai-Muryôju-Kyô ou Sukkhâvatî-vyûha
2 - Le soûtra de la Contemplation de la Vie Infinie - Kammuryôju-Kyô
3 - Le soûtra d'Amitâbha - Amida-Kyô
formant le soûtra en trois sections de la Terre Pure ou Jodo-sambukyô
Les quatres étapes qui la composent sont:
1 - l'Enseignement - Kyô
2 - la Pratique - Gyô
3 - la foi ou Confiance - Shin
4 - la Réalisation - Shô
et font l'objet d'un traité, ci-intitulé, composé par Shinran Shônin en 1224
Cette conception salvatrice, par intercession et intermédiaire, n'est pas sans quelque analogie avec la rédemption, identiquement salvatrice, attribuée au Me Jésus. Elle va même, en dépit de la ferveur et de la piété fort respectables de ses pratiquants, à l'encontre des dernières paroles du Bouddha : " Soyez à vous-mêmes votre flambeau, votre confiance, votre salut ".
Voici la représentation en calligraphie japonaise de ce mantra appelé, au Japon, le Nembutsu. C'est en invoquant son nom par la récitation, quasi ininterrompue, de ce mantra que le fidèle pourra bénéficier du voeu qu'Amitâbha-Amida ou Bouddha de la Lumière Infinie a fait de sauver tous les êtres et ainsi de leur permettre d'aller en Terre Pure, après sa mort.
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