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Tennis - Roger Federer a ajouté dimanche une nouvelle ligne à son incroyable palmarès.
Le Bâlois de 30 ans a remporté pour la première fois le Masters 1000 de Paris-Bercy, seul tournoi de cette catégorie dans lequel il n'avait jamais atteint la finale jusque-là. Il a dominé Jo-Wilfried Tsonga (ATP 8) 6-1 7-6 (7/3) en 1h26' dimanche, s'imposant comme le grand favori à sa propre succession dans le Masters qui commencera dimanche prochain à Londres. Il retrouvera par ailleurs le 3e rang mondial lundi.
Roger Federer s'est adjugé son 18e titre en Masters 1000 (soit un de moins que le leader dans ce domaine Rafael Nadal), le 69e au total en 99 finales jouées depuis sa première apparition à ce stade de la compétition le 13 février 2000 à Marseille où il avait subi la loi de Marc Rosset. Seul homme à avoir atteint la finale des neuf Masters 1000 du calendrier, il est par ailleurs simplement le deuxième joueur après Andre Agassi à réaliser le doublé Roland-Garros/Paris-Bercy, ce dernier tournoi ayant toutefois connu sa première édition en 1986.
Les mauvaises langues estimeront peut-être que Roger Federer a bénéficié de circonstances favorables, avec les forfaits de Rafael Nadal - annoncé une semaine avant le début du tournoi - et Novak Djokovic - avant son quart de finale - ainsi que la défaite prématurée d'Andy Murray. N'empêche que le Bâlois a survolé les débats dans ce tournoi. Impérial sur son engagement tout au long de la semaine, il concédait deux breaks seulement (un face à Richard Gasquet au 2e tour et un face à Juan Monaco en quart de finale) et donnait une leçon de tennis à Tomas Berdych (ATP 7) et Jo-Wilfried Tsonga dans ses deux derniers matches.
La finale s'est peut-être jouée dans ses deux premiers jeux. Jo-Wilfried Tsonga, qui avait dû écarter trois balles de match samedi face à John Isner, bousculait Roger Federer dès les premiers échanges et se procurait logiquement deux balles de break consécutives. Le "puncheur" du Mans gâchait cependant ces deux opportunités, avant d'offrir un break à son adversaire dans la foulée alors qu'il avait claqué deux aces pour entamer son propre jeu de service.
Déjà particulièrement confiant après sa démonstration de la veille, Roger Federer s'envolait en profitant ça et là des erreurs d'un Jo-Wilfried Tsonga parfois désabusé. Groggy après le premier set, le Français avait le mérite de relever la tête dans le second en s'appuyant sur un service plus efficace. Il s'en est même fallu de peu pour qu'il renverse la vapeur: l'attaque de coup droit qu'il armait sur une balle de break à 4-3 30/40 sortait cependant de quelques centimètres. Le vainqueur de l'édition 2008 du tournoi de Paris-Bercy tenait le choc jusqu'au tie-break, dans lequel il caquait complètement face à un Roger Federer toujours aussi précis dans ses frappes.
ATS