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Plusieurs pays de l'Union européenne (UE) ne pourront plus financer d'ici quelques années des secteurs essentiels de leurs forces armées. Sauf s'ils y investissent davantage d'argent et coopèrent plus étroitement sur les questions de défense, a estimé mercredi le président du Comité militaire de l'UE.
Ce constat concerne en particulier le secteur de l'armée de l'air. Le général suédois Hakan Syren a expliqué que la hausse des coûts, le manque d'efficacité et les coupes budgétaires avaient mené la défense européenne dans une situation critique.
Il s'est également dit favorable à la fusion envisagée entre le groupe industriel franco-allemand EADS et le Britannique BAE Systems, qui créerait un géant de l'aérospatiale et de la défense avec des ventes cumulées de 93 milliards de dollars.
Ce serait "un grand pas en avant" en vue d'une optimisation des efforts, a estimé M. Syren au cours d'un séminaire organisé à Bruxelles par la présidence chypriote de l'UE.
Efforts dispersés
Hakan Syren pense en effet, à l'instar de nombreux experts de la défense, que les gouvernements européens dispersent leurs efforts en décidant de spécifications nationales pour leurs équipements militaires plutôt que de les standardiser à l'échelle européenne.
De nombreux pays de l'UE ont drastiquement réduit leurs dépenses militaires dans le cadre des mesures de restrictions budgétaires liées à la crise financière.
Selon le général Syren, ces coupes budgétaires n'ont fait qu'aggraver d'autres problèmes. D'après lui, les Etats membres de l'UE dépensent leurs budgets de la défense de façon inefficace, en créant de la surcapacité dans certains secteurs et en omettant de palier des "insuffisances critiques" dans d'autres.
ATS