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Steve Bannon (à gauche) du temps où le conseiller faisait encore cause commune avec Donald Trump (archives)
KEYSTONE/AP/ANDREW HARNIK(sda-ats)
Donald Trump a accusé mercredi son ex-conseiller Steve Bannon d'avoir "perdu la raison" et de ne chercher "que son propre intérêt". Le président américain a lâché sa diatribe via un communiqué marquant une rupture avec celui qui fut l'un des stratèges de sa victoire.
"Steve Bannon n'a rien à voir avec moi ou ma présidence. Quand il a été limogé, il n'a pas seulement perdu son travail, il a perdu la raison", a écrit Donald Trump dans un texte à la tonalité extraordinairement agressive. "Maintenant qu'il est seul, Steve réalise que gagner n'est pas aussi facile (...). Steve n'a eu qu'un rôle très limité dans notre victoire historique", a-t-il ajouté.
"Steve ne représente pas ma base électorale", a encore écrit Donald Trump, accusant son ancien proche conseiller d'avoir passé son temps à la Maison Blanche "à faire fuiter de fausses informations aux médias pour se rendre plus important qu'il n'était".
Contempteur virulent de "l'establishment" et des "élites", le patron du très droitier site d'informations Breitbart News, a passé un peu plus de six mois dans l'aile ouest de la Maison Blanche.
Dans un livre à paraître la semaine prochaine, Steve Bannon affirme de son côté que le fils du président, Donald Trump Jr., a commis une "trahison" en rencontrant une avocate russe qui offrait des informations compromettantes sur Hillary Clinton avant l'élection présidentielle de 2016.
L'entourage de M. Trump est au centre d'une enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie en vue d'influencer l'élection présidentielle de novembre 2016 au profit du candidat républicain.
Dans le même dossier russe, l'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a déposé plainte mercredi contre Robert Mueller, jugeant qu'il avait outrepassé son autorité légale dans "l'enquête russe" qu'il dirige. Paul Manafort et son associé Rick Gates ont été inculpés en octobre de douze chefs d'accusation, dont conspiration contre les Etats-Unis et blanchiment d'argent dans le cadre de cette enquête. M. Manafort demande l'abandon des poursuites.
ATS