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Le PDC veut limiter le mandat des ministres
7.12.2019 - 12:20, ATS
Deux mandats et basta: le président du PDC Gerhard Pfister propose de limiter la fonction d'un conseiller fédéral à deux législatures. «Si huit ans suffisent pour un président américain, pourquoi pas pour un ministre suisse?«.
Cette mesure permettrait de remettre en jeu à chaque début de législature trois ou quatre sièges du gouvernement, explique le démocrate-chrétien lors d'un entretien avec les publications du groupe alémanique CH-Media publié samedi. L'Assemblée fédérale aurait ainsi les mains plus libres pour ajuster la représentativité au sein du Conseil fédéral avec les résultats des législatives.
Selon Gerhard Pfister, cette formule éviterait toute instabilité liée aux élections. Les évictions de 2003 et 2007 – lorsque l'UDC Christoph Blocher a éjecté la PDC Ruth Metzler avant d'être lui-même évincé au profit d'Eveline Widmer-Schlumpf – ont rendu la coopération politique plus difficile, analyse-t-il.
Une motion allant dans ce sens avait déjà été déposée en 2009 au Conseil national par Filippo Leutenegger (PLR/ZH), mais elle n'a jamais été soumise aux voix. Alors que le Conseil fédéral s'y opposait, l'intervention a été classée, car la Chambre du peuple n'a pas achevé son examen dans le délai légal de deux ans.
Rendez-vous mercredi
Le 11 décembre, le Parlement devra élire les membres du Conseil fédéral pour la prochaine législature. Tous les conseillers fédéraux se représentent.
L'élection suit une procédure bien précise, se déroulant notamment selon l'ordre d'ancienneté: Ueli Maurer (UDC), Simonetta Sommaruga (PS), Alain Berset (PS), Guy Parmelin (UDC), Ignazio Cassis (PLR), Viola Amherd (PDC) et Karin Keller-Sutter (PLR). Forts de leur succès aux élections d'octobre, les Verts vont revendiquer le siège d'un PLR avec leur présidente Regula Rytz.
Stabilité et représentation régionale
Pour Gerhard Pfister, la contradiction entre le refus de soutenir Regula Rytz, le sentiment que le PLR est surreprésenté et le fait que la Verte bernoise est une bonne candidate n'est qu'apparence. Il y a aussi «de bons arguments» pour ne pas apporter son soutien à Mme Rytz.
Les principaux sont la stabilité et le principe selon lequel on ne devrait pas éjecter un conseiller fédéral en place. Le président du PDC pense aussi à la représentation des régions au gouvernement inscrite dans la Constitution fédérale et qui serait mise à mal en cas de non-réélection du Tessinois Ignazio Cassis.
Faut-il pour autant laisser les deux ministres PLR siéger encore jusqu'en 2025 et 2026 ? «Si nous voulons faire évoluer la concordance et que la composition du Conseil fédéral reflète les résultats des élections, nous devrons trouver un consensus sur la façon d'effectuer la transition dans les meilleurs délais et de façon responsable au regard des institutions», estime Gerhard Pfister.
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