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D’une rive à l’autre…
An American in Paris, Georges Gershwin
L’œuvre a été inspirée à Gershwin par un séjour dans la capitale française durant le printemps et le début de l’été 1928. Gershwin évoque dans cette rhapsodie les lieux et la vie de Paris dans les années 1920.
Gershwin nous emmène dans les rues de la capitale avec en vedette son trafic, déjà très sonore pour l’époque ! Il évoque également d’autres lieux plus calmes de la ville, un parc, comme par exemple les Jardin du Luxembourg.
Petite particularité de l’œuvre, en plus des instruments que l’on retrouve habituellement dans un orchestre symphonique, Gershwin utilise à certains endroits des klaxons d’automobile (de l’époque !). Pour la première New-Yorkaise, le compositeur avait ramené de Paris des klaxons de taxi.
Jouée pour la première fois au Carnegie Hall de New York le 13 décembre 1928, l’œuvre fit l’objet de plusieurs adaptations par la suite, notamment pour orchestre à vent. L’adaptation la plus célèbre est certainement l’œuvre de Vincente Minnelli pour le cinéma avec entre autre Gene Kelly comme chorégraphe. Cette relecture d’un Américain à Paris vaudra un Oscar à son réalisateur en 1951.
Concertino for Percussions and Wind Ensemble, David R. Gillingham
Solistes : Arthur Barras, Stéphane Bertin, Mathieu Clerc, Blaise Dayer, Laurent Zufferey
Ce Concertino ou « petit concerto » cherche à exploiter les instruments de percussion du type clavier, peau et accessoires avec comme instruments vedettes marimbas, xylophones, timbales, vibraphone et grosse caisse. Ils sont accompagnés par d’autres instruments tels que cymbale crash, cymbale suspendue, tam-tam, cloche, glockenspiel, triangle, charleston et piano, ceci afin d’apporter des couleurs spécifiques aux passages solistiques et orchestraux.
Commandée par l’orchestre de l’Université de l’Etat d’Oklahoma, l’œuvre est créée par le commanditaire en juillet 1997 lors du 8e congrès international de la « World Association for Symphonic Band and Ensembles » à Schladming (Autriche).
Ce sont cinq jeunes talents valaisans qui vont tenir les baguettes lors de ce concert : Arthur Barras, Stéphane Bertin, Mathieu Clerc, Blaise Dayer, Laurent Zufferey. Quatre d’entre eux forme le « Lamastar Quartett », champion suisse depuis mai dernier, titre qu’ils vont remettre en jeu en avril prochain lors du 19e championnat suisse des percussionnistes à Altishofen.
Les trois notes du Japon, Toshio Mashima
Cette suite spectaculaire, écrit pour le Tokyo Kosei Wind Orchestra, propose trois visions de l’environnement et de la vie japonaise. Tout d’abord un tableau animalier, la parade nuptiale des grues du japon, ensuite une scène pensive de l’hiver au bord d’une rivière, et enfin la force des tambours japonais « taiko » durant le festival Nebuta. Trois toiles de fond alliant la beauté, l’exubérance, l’exigence et l’émotion.
Les trois mouvements sont chacun une miniature à la façon d’aquarelles japonaises. La danse des grues est le rituel de l’accouplement des oiseaux typiques du pays. Leurs cris et le battement des leurs ailes sont imités de façon très réaliste par l’orchestre. La rivière dans la neige est une scène d’hiver dans lequel coule tranquillement une rivière, tandis que des flocons de neige tombent doucement. Le festival du feu interrompt soudainement la sombre mélancolie de l’hiver. Il s’agit d’un festival d’été joyeux plein d’énergie, de passion et de percussions.
Le compositeur Toshio Mashima a d’abord étudié en tant qu’ingénieur, mais interrompt ses études afin de pleinement se consacrer à la musique. Après des études de direction et de composition, il écrit et édite de nombreuses œuvres qui jouissent aujourd’hui d’une grande popularité et ont également remporté des prix.
C’est le fameux Tokyo Kosei Wind Orchestra et son chef d’orchestre Douglas Bostock qui sont les commanditaires de l’œuvre. La création des Trois Notes du Japon a eu lieu le 27 Avril 2001 à Tokyo.
A noter encore une chose qui peut paraître curieuse, le choix du français pour le titre. Selon l’auteur, il s’agit d’un clin d’œil à la musique française de l’époque de Debussy et Ravel. Par ce choix le compositeur tente de donner une indication sur le style plutôt impressionniste de sa musique. L’objectif initial de Toshio Mashima, est non pas de composer quelque chose de japonais sur le Japon, mais de considérer des facettes de son pays avec la perception d’un étranger, d’un touriste européen.
Impressions of Japan, James Barnes
Tout comme Gershwin quelques années plus tôt, c’est à la suite d’un voyage que le compositeur James Barnes a eu l’envie de mettre en musique l’atmosphère de trois lieux marquant d’un séjour au pays du soleil levant. Le compositeur nous propose une première halte à Joetsu, « petite » ville d’environ 200’000 habitant sur la cote ouest du Japon. James Barnes nous raconte en musique un lever de soleil au bord de la mer du Japon.
La deuxième halte du voyage, se situe à quelques kilomètres au sud de Kyoto, dans la ville de Nara. Capitale du Japon au VIIIe siècle, la vieille ville conserve des trésors architecturaux inscrits depuis peu au patrimoine mondial. L’un des monuments incontournables de l’ancienne cité impériale est le temple bouddhique Todaiji. Ce dernier abrite la statue de l’un des plus grand bouddhas assis au monde.
Le périple de James Barnes se termine à l’actuelle capitale, Tokyo, plus particulièrement dans un de ses quartiers populaires, Asakusa. A cet endroit se trouve le plus ancien temple de la métropole, le senso-ji. Chaque année, durant le troisième week-end de mai est tenu un festival dans ce sanctuaire, le Sanja Matsuri. On y trouve des parades, des musiques et danses traditionnelles.