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L'étude commandée par la fondation se fonde sur un sondage, effectué notamment par l'Université de Fribourg, auprès de 650 familles avec des enfants de 5 à 9 ans.
Dans les années 1970, les enfants passaient en moyenne trois à quatre heures par jour dehors pour jouer, bouger ou s'aérer. Mais aujourd'hui, le temps passé dehors sans surveillance est réduit à 32 minutes en Suisse alémanique et seulement 20 minutes en Suisse romande.
Sur la base de ce constat, Pro Juventute demande quesoient mieux pris en compte dans le développement territorial et urbain. La fondation souligne que la qualité de l'environnement dans lequel les enfants grandissent est primordiale pour qu'ils puissent passer du temps à l'extérieur.
Familles modestes plus touchées
Et les critères socio-économiques pèsent lourd dans la balance. Dans les familles dont les parents disposent d'un niveau moyen de formation, le cadre de vie est plutôt bon et propice aux activités en plein air.
Dans les familles plus modestes, en revanche, les enfants sont doublement défavorisés: privés d'espaces de jeux accessibles de façon autonome et sécurisés dans leurs quartiers, ceux-ci n'ont pas ou peu d'accès à des cours ou des activités payantes en plein air.
Cette situation pousse Pro Juventute à exiger l'aménagement, en plus des places de jeux traditionnelles, d'espaces de liberté directement devant les logements.
Sophie Iselin