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Les protéines sont les matériaux de construction des fibres musculaires et aident au renouvellement des cellules. Elles apportent également à l’organisme de l’énergie et interviennent dans le métabolisme; certaines d’entre elles vont favoriser la dégradation et l’assimilation des nutriments. La sensation de satiété qu’elles procurent peut être une aide pour les personnes qui suivent un régime pour perdre du poids. D’où la popularité des régimes dits hyperprotéinés.
Le principe des régimes hyperprotéinés
Comme leur nom l’indique, les régimes hyperprotéinés consistent à consommer principalement des aliments riches en protéines, tout en réduisant l’apport de glucides (sucres rapides et lents) et de lipides. Le but? Mettre l’organisme en état de cétose, un état métabolique dans lequel le corps puise son énergie non plus dans les glucides (dont les réserves sont ici épuisées), mais dans les graisses; celles-ci sont alors transformées en corps cétoniques, qui seront utilisés comme sources d’énergie. L’apport calorique étant faible dans les régimes hyperprotéinés, la perte de poids est rapide (ce qui les rend si populaires). Le régime Dukan est l’un des plus célèbres; il repose sur une approche en quatre étapes, dont une première étape très stricte au cours de laquelle seules les protéines sont autorisées (sans restriction de quantité). Les autres aliments sont réintroduits progressivement, dans un ordre précis.
Un régime à ne pas prendre à la légère
L’avantage d’une alimentation hyperprotéinée est qu’elle permet de préserver la masse musculaire (contrairement à d’autres régimes amaigrissants). En revanche, il faut souligner que ce type de régime n’est pas bon pour la santé sur un trop long terme: il peut entraîner plusieurs effets secondaires tels qu’une fatigue, des maux de tête, une mauvaise haleine (due à l’acétone présente dans l’air expiré), une déshydratation ou encore des calculs rénaux. Le régime Dukan entraîne en effet une surcharge de travail pour les reins et le foie, qui redoublent d’efforts pour éliminer les corps cétoniques. Ce régime est donc particulièrement déconseillé aux personnes diabétiques ou atteintes de maladie cardiovasculaire, rénale ou hépatique, ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants. Si vous envisagez un tel régime, renseignez-vous auprès d’un spécialiste de la nutrition.
Ménopause: pourquoi un supplément en protéines est-il conseillé?
Il est connu que les femmes sont plus susceptibles de prendre du poids à l’approche de la ménopause, vers l’âge de 40-50 ans. Les mécanismes à l’origine du phénomène restent toutefois inconnus. Des chercheurs du Centre Charles Perkins de l’Université de Sydney ont récemment mis en évidence ce qu’ils nomment «l’effet de levier protéique». Ils expliquent qu’en raison de la dégradation des protéines tissulaires induite par les hormones, l’appétit de l’organisme pour les protéines augmente pendant la périménopause. Or, si ces besoins en protéines ne sont pas satisfaits, les femmes tendent à surconsommer d’autres formes d’énergies (sucres et graisses). Il est donc tout d’abord recommandé de diminuer le nombre de calories consommées au quotidien, notamment en limitant la consommation de graisses saturées et de sucres simples. Puis, pour préserver la masse et la force musculaires et prévenir la dégradation osseuse, il est conseillé d’augmenter l’apport en protéines (jusqu’à 1,2g/kg par jour). Idéalement, ces protéines doivent être réparties sur les trois repas. Parallèlement, il est important de conserver une activité physique régulière, mêlant activité de type cardio et renforcement musculaire. À noter par ailleurs qu’une récente étude publiée dans la revue scientifique américaine Menopause, menée sur 84 femmes ménopausées, a montré qu’une intervention diététique combinant un régime végétalien pauvre en graisses et la consommation quotidienne de soja, entraînait une réduction notable des symptômes vasomoteurs gênants, tels que les sueurs nocturnes et les bouffées de chaleur. Une autre étude publiée dans le Journal of the American Heart Association confirme les bienfaits des protéines végétales pour les femmes ménopausées: le remplacement des protéines animales par des protéines végétales était associé à un risque plus faible de mortalité toutes causes confondues.