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La guerre civile libanaise, qui a débuté le 13 avril 1975 et s'est achevée en 1990, a été suivie d’un gel de la situation : les leaders communautaires, autrefois "seigneurs de guerre", ont continué à diriger le pays. Et, en guise de réconciliation nationale, le parlement libanais a adopté, le 26 août 1991, une loi d’amnistie, passant l’éponge sur les crimes commis durant les quinze années de conflit.
Depuis, le Liban est plongé dans un engrenage alliant amnésie collective et peur d’une résurgence des affrontements, ce qui a perpétué les divisions et paralysé la construction d'un discours national sur la guerre civile.
En conséquent, la logique milicienne et clanique reste prépondérante, au détriment de la logique d'État. La guerre civile, un temps désigné par « les événements », est longtemps demeurée un sujet tabou au sein de la société libanaise. Près de trente ans après l'arrêt des combats, et en l'absence d'une politique officielle, seules des initiatives privées ont permis de surmonter certaines blessures.
Le conférencier:
Économiste de profession, spécialiste du Moyen-Orient et de la Méditerranée, Georges Corm a écrit maints ouvrages qui servent de clé de lecture pour le Moyen-Orient. Il a également été consultant auprès d’organismes internationaux et d’institutions financières. Il a, de plus, été ministre des Finances de la République libanaise entre 1998 et 2000. Il enseigne actuellement l’Histoire et les Sciences Politiques à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) et à l’American University of Beirut (AUB).
Les intervenants:
Daniel Meier : docteur en science politique, il est actuellement chercheur associé au laboratoire PACTE du CNRS à Grenoble. Outre un enseignement régulier à Sciences Po Grenoble, il est associé à des Masters sur le Moyen-Orient aux Universités de Venise et Turin.
Aline Schlaepfer : docteure ès Lettres de l'Université de Genève (2012), Aline Schlaepfer a été assistante à l'Unité d'arabe pendant sa thèse, et visiting research student à la School of Oriental and African Studies de l'Université de Londres (2009). Une mobilité postdoctorale soutenue par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (Advanced Postdoc.Mobility), l'a amenée à l'Université Américaine de Beyrouth (2016) et à l'Université de Princeton (2017).
Organisé par
Global Studies Institute (GSI)
Associations d'étudiants
AMAGE - Association du Monde Arabe de l'Université de Genève
Intervenants
Dr. Georges Corm, ancien ministre des Finances de la République libanaise
Aline Schlaepfer, Maître assistante, Unité d'arabe
Daniel Meier, chercheur associé au laboratoire PACTE du CNRS à Grenoble
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