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D'autres relèvements pourraient être nécessaires pour combattre l'inflation, a averti la BNS.
La banque centrale helvétique a relevé son taux directeur de 50 points de base (pb) à 1,0%, contre encore 0,5% en septembre.
La BNS "contre ainsi la pression inflationniste accrue et une propagation du renchérissement à d'autres biens et services" a-t-elle expliqué dans un communiqué, ajoutant qu'"il n'est pas exclu que de nouveaux relèvements de taux soient nécessaires pour assurer la stabilité des prix à moyen terme".
L'institut d'émission a aussi déclaré être disposé à "être actif au besoin sur le marché des changes afin de garantir des conditions monétaires appropriées".
Selon le président de la BNS, Thomas Jordan, "l'inflation a quelque peu reculé", passant de 3,3% en septembre à 3,0% en octobre et novembre. Cette baisse est essentiellement due au ralentissement du renchérissement des produits pétroliers.
Achats et ventes de devises
L'accélération des prix "demeure cependant bien au-dessus de la plage que nous assimilons à la stabilité des prix", et que la BNS définit entre 0% et 2%, a poursuivi M. Jordan, selon le texte de son discours. Pour le dirigeant de la BNS, les prix devraient "rester relativement élevés" dans un premier temps.
Pour cette année, la BNS table sur un taux d'inflation à 2,9%, contre encore 3,0% dans ses précédentes estimations. Elle devrait reculer à 2,4% en 2023 et à 1,8% en 2024. Sans le resserrement monétaire opéré depuis juin par la banque centrale suisse, "notre prévision d'inflation s'inscrirait à un niveau encore plus élevé à moyen terme", a averti M. Jordan, ajoutant qu'il était "trop tôt pour baisser la garde".
"Il existe un risque que l'inflation en Suisse demeure à un niveau relativement élevé à moyen terme en raison d'effets de second tour", soit par des hausses salariales qui pèseraient sur les prix, a ajouté M. Jordan.
Le renchérissement du franc, qui s'est apprécié de 4% depuis le début de l'année, a cependant permis de limiter l'inflation importée et de freiner les prix en Suisse. La BNS a ainsi vendu des devises pour soutenir la monnaie helvétique. Elle reste disposée à répéter cette opération au besoin, a insisté Thomas Jordan. A l'inverse, la BNS pourrait aussi acheter des devises en cas "de pression excessive à l'appréciation du franc".