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Best-seller international, le petit livre rouge a été imprimé
à plus d'un milliard d'exemplaires. Ce recueil de citations
de Mao est rapidement devenu le manifeste de la Révolution
culturelle et un objet de culte aussi bien en Chine que pour les
maoïstes occidentaux.
Apparu en 1964, les Citations du président Mao Tsé-toung,
bréviaire inspiré des discours ou des oeuvres du fondateur de la
République populaire, est d'abord conçu comme un outil d'éducation
politique pour l'armée, puis devient l'« arme spirituelle » des gardes
rouges et le manuel de vie de 700 millions de Chinois. En Europe, il
séduit une partie des intellectuels, les « maos » français de Mai 68,
qui le rebaptisent « petit livre rouge » et en font le talisman de leur
propre « révolution », ignorants les atrocités commises par le régime
chinois.
Cinquante ans après le début de la Grande Révolution culturelle
prolétarienne et quarante ans après la mort de Mao Zedong, la journaliste
Pascale Nivelle raconte l'épopée de cette petite bible en vinyle
rouge vif qui a été, de Pékin à Paris, le coeur d'une immense et folle
passion collective.
L'histoire française des Sarkozy commence en décembre 1948, lorsque Pal Sarkozy, réformé de la Légion étrangère, arrive à Paris. Il a faim, il a froid, il est seul et sans le sou. Presque soixante ans plus tard, son fils Nicolas rêve de dormir à l'Élysée. De Pal à Nicolas Sarkozy, une seule génération a tracé cette trajectoire inouïe.
Une famille française retrace la saga des Sarkozy, dans les steppes de la Hongrie impériale puis soviétique, et aussi à Salonique, en Corrèze pendant l'Occupation, à Paris, à Neuilly. À travers la France de Vichy, les Trente Glorieuses et les premières années de l'ascension de Nicolas Sarkozy se dessine le récit d'une famille singulière, avec ses victoires et ses mensonges. Repliée dans sa mémoire d'exil, la vérité de Pal Sarkozy s'effrite entre les mots : le château en Hongrie, la noblesse, la Légion, la réussite... À ses enfants de démêler le vrai du faux.
Andrée Sarkozy, la mère, fille d'un immigré juif, amoureuse du Hongrois flambeur et flamboyant, mariée puis abandonnée, s'est battue pour élever ses trois fils dans les beaux quartiers. Devenue avocate après son divorce, elle a imposé son énergie à ses proches, tandis que le grand-père, le docteur Benedict Mallah, veillait sur la nichée.
Dès l'enfance, Nicolas s'est construit en butte au père absent, dans la violence du ressentiment, souffrant de sa taille et de sa solitude. Il s'est fait une place tardive dans la famille, mais au premier rang, sous les projecteurs dont il a raffolé très vite. Rien ne le prédestinait à la politique, devenue dès l'adolescence une passion dévorante.
Parce qu'un homme est la somme de ses origines, parce que son destin sesquisse dès l'enfance, parce qu'il se bâtit sur ce qui est donné, ce qui est tu et ce qu'il faut prendre, raconter la famille de Nicolas Sarkozy, c'est une autre manière de parler de lui.