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Vous trouverez sur cette page notre revue de presse, internet et autres médias sur le thème du Revenu de base.
Vous travaillez comme démarcheur téléphonique, chauffeur de taxi, comptable, vendeur ou encore gestionnaire de crédit? Vous pourriez bien alors, d'ici dix à vingt ans, perdre votre job. Comme bien d'autres personnes au demeurant; œuvrant dans nombre de domaines professionnels différents. Et le vilain usurpateur sera pas un étranger d'une origine quelconque, acceptant un salaire indécemment bas, mais un insensible ... robot made in un pays industrialisé. Cette proba¬bilité de voir votre boulot vous échapper de la sorte a été énoncée par deux chercheurs de l'Université d'Oxford, Carl Benedict Frey et Michael Osborne. Selon ces derniers, 47% des emplois aux Etats¬-Unis pourraient bien, dans les deux décennies à venir, être confiés à dés machines. La faute ... ou la chance ... aux logiciels et aux algorithmes. Les deux hommes ont basé leurs conclusions après avoir analysé 702 métiers. Ceux-ci ont été classés en fonction des possibilités, plus ou moins fortes qu'ils soient, à l'avenir, automatisés.
« Comme toujours, quand vous pensez à un grand programme macroéconomique, la meilleur manière de l'aborder est d'ignorer aussi bien l'argent que les francs (dollars). Le principal effet du revenu de base est de changer la distribution du bénéfice de la production réelle. Introduire un revenu de base redirige de la richesse produite (nette) vers la distribution des revenus. C'est tout ce qui se passe. La répartition des bénéfices de la production est modifiée pour devenir plus équitable. »
« Quand un état introduit un système de revenu de base, il ne gère pas vraiment de véritables ressources. Ce n'est pas comme quand l'état fait une route. La construction de cette route retire des ressources de l'usage privé pour les allouer à cet effet. Ici (avec le revenu de base), l'état ne fait que de déplacer les ressources. Il change juste leur distribution. Il ne gère pas leur usage. »
« En dehors de son administration ainsi que des effets sur le travail, le revenu de base ne coûte pas vraiment quelque chose. Avec le revenu de base, nous parlons de redistribution de revenu, pas de la réalisation d'un projet d'état comme une route qui nécessite des ressources réelles. »
Cet article présente un point de vue intéressant sur la manière d'aborder le financement d'un revenu de base.
Article original de Matt Bruenig : « What Would a Basic Income Actually Cost? » (en anglais)
Note: l'auteur propose un intéressant calculateur du montant/coût du revenu de base pour les Etats-Unis.
Voici un article simple et éloquent sur le revenu de base paru le 12 novembre sur Business Insider (en anglais) et écrit par David Vinik, journaliste politique. Lancé en 2009, Business Insider s'est imposé aux Etats-Unis comme le site de référence de l'information Business et Tech.
Aux Etats-Unis, 15% de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté, les salaires stagnent et les différences de revenus s'accentuent fortement.
Cet article présente une analyse plutôt positive de l'impact que pourrait avoir le revenu de base sur la sécurité sociale et l'économie des Etats-Unis. Il indique également que l'obstacle à son introduction n'est pas d'ordre économique mais de volonté politique.
Titre original: « Everyone's Talking About This Simple Solution To Ending Poverty By Just Giving People Free Money » (en anglais)
« Aux Etats-Unis, on nous dit généralement que la pauvreté est un problème profondément compliqué qui pour être solutionné demande des douzaines de réformes dans des sujets aussi différents que l'instruction publique, la formation et le mariage.
Mais ce n'est pas vrai. Une part importante de la pauvreté peut être résolue, sur le plan politique, avec une banale facilité. Comment? En simplement donnant de l'argent aux pauvres. »
Magasin d'alimentation d'action sociale (Reuters)
« Cette idée attire aussi un intéressant éventail de soutien politique. Ceux qui défendent le concept d'un revenu de base se retrouvent en effet dans tous le champs, de l'aile gauche, avec ceux qui sont en faveur de la redistribution comme Martin Luther King, aux conservateurs, comme F.A.Hayek, Milton Friedman et Charles Murray. »
« Cette sécurité ne devrait pas seulement éviter aux gens de tomber dans la pauvreté. Il (le revenu de base) pourrait permettre aux travailleurs de demander de meilleurs salaires et conditions de travail, parce qu'ils sauront qu'ils auront toujours une base de sécurité. En d'autres mots, il pourrait équilibrer les règles du jeu pour les 99 pour cent les moins favorisé. »
Cet article paru dans Atlantic magazine (millions de visiteurs mensuels) le 29 octobre démontre que l'introduction d'un revenu de base aux Etats-Unis est économiquement faisable.
Titre original: « How to Cut the Poverty Rate in Half (It's Easy) » (en anglais)
« On a déjà beaucoup de revenu de transfert: le marché de l'emploi occupe 80% et quelques des actifs, mais les actifs sont quelque chose comme 60% de la population. Grosso modo, une personne sur deux ne travaillent pas au sens de l'emploi. Il y effectivement déjà énormément de transfert qui font que le rapport entre le travail et le revenu est en partie distendu, et l'autre aspect (…), la rémunération du travail, en tant que juste rémunération, est pour le moins hasardeuse étant donné que l'utilité sociale notamment n'est pas le critère principal de la rémunération du travail. »
Julien Dubouchet Corthay
« …
- Quand je pense qu'en tant que citoyenne suisse qui a payé toute sa vie ses impôts, qui a travaillé toute sa vie, qui a payé toutes les assurances sociales, et puis maintenant, je dois aller aux services sociaux et puis pleurer…
- Vous gagnez combien ?
- Fr. 1'800.-. Et puis encore, ces Fr. 1'800.- je dois les justifier de A à Z, je suis contrôlée sans arrêt.
- Mais sur quoi ?
- Mais parce qu'on a peur que je pourrais éventuellement faire un travail à côté et gagner de l'argent.
- Vous êtes suspectée… vous vous sentez suspectée de tricher ?
- Oui, de toute façon !
- Et puis vous savez, quand le soir vous sortez avec des amis qui savent pas que vous êtes aux services sociaux, vous entendez un peu parler les gens: "Oh, c'est tous des profiteurs, c'est tous des parasites"… moi j'me sens visée.
- Ça vous fait mal ?
- Oui, ça me fait mal. je me sens mis de côté de la société et ça, c'est une des choses pire qu'on peut vivre parce que moi, j'ai travaillé, je suis suissesse, donc je vois pas pourquoi, ayant eu mon parcours, maintenant, je devrais me trouver dans cette situation là? Alors que si j'avais un revenu de base, j'aurais une sécurité et je pourrais faire beaucoup, beaucoup de choses.
… »
Interview de Gina par Marc Giouse de la radio RTS la 1ère.
La Revue Suisse est une publication destinée aux Suisses de l'étranger. Le journaliste Jürg Müller publie un article fort bien documenté sur le RBI et l'initiative, montrant le choc des arguments, aussi bien parmi les partisans que les opposants.
L'Evènement Syndical publie le 14 août un article de Aline Andrey annonçant le dépôt de l'initiative le 4 octobre prochain. La méfiance des syndicat est illustrée en citant J.C. Schwaab : "Le revenu de base incitera les employeurs à baisser drastiquement les salaires, arguant que le revenu de base est déjà garanti." La réponse des défenseurs du RBI est l'exact contraire : cela sera plus facile de refuser ou quitter un emploi et de faire pression pour l'augmentation notamment des bas salaires...
« L'état de développement de la société et la production est en partie très importante un héritage en terme d'infrastructure, en terme de technologie, de connaissance, de savoir faire… Si on reprenait à zéro, il nous faudrait des siècles et des siècles pour en arriver à nouveau là. Et tout cet héritage, il me semble être commun. Parce que ce n'est pas M. Bertarelli… il a fait fortune, il est sûrement très méritant, et quelqu'un qui a de bonnes intuitions en matière économique, en matière de production, mais il bénéficie de tout un environnement qui lui appartient pas plus à lui qu'à nous. »
« J'ai construit ma conviction profonde, après une adhésion intellectuelle première, dans la pratique des problèmes sociaux »
Interview complet de Julien Dubouchet Corthay de BIEN-Suisse à propos du revenu de base sur Radio Sans Chaîne
"Et si le travail n'était plus la condition sine qua non du revenu ? L'idée choque aussi bien les milieux économiques que les syndicats, mais elle ne peut plus être écartée d'un revers de main."
L'article cite Gabriel Barta, le rapport d'economiesuisse, et Jean-Christophe Schwaab...