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Le film de guerre est un genre à part entière, qui a depuis longtemps gagné ses lettres de noblesse. De Fritz Lang (Guerillas) à Terrence Mallick (La Ligne rouge) en passant par Otto Preminger (Première Victoire), les plus grands réalisateurs se sont emparés de ce thème, et l'on n'en finirait pas d'énumérer tous les chefs d'oeuvre du genre. La guerre est un vaste sujet, traité de bien des manières par les réalisateurs les plus divers.
On peut dire sans exagération que le cinéma a d'ores et déjà traité toutes les guerres. Guerres mythiques (Troie...), guerres médiévales (Robin des bois, Braveheart...), guerres modernes (Apocalypse Now, Platoon, Inglorious Bastards, Indigènes, Pearl Harbor...) guerres contemporaines (La Chute du faucon noir), rien n'échappe au septième art. Mais ces dernières années (après la mode des films sur le Viêt Nam), c'est sans doute la Seconde Guerre Mondiale qui inspire le plus les cinéastes. La génération du baby-boom n'en finit plus de ressasser les tragédies de cette époque.
Cela donne lieu à d'authentiques films de guerre, comme Il faut sauver le soldat Ryan, de Steven Spielberg, mais aussi à d'innombrables films qui ne sont pas à proprement parler des films de guerre, mais des films où la guerre constitue une sorte de toile de fond, souvent d'une grande noirceur. On peut citer, par exemple, Au revoir les enfants, du français Louis Malle, ou Le Pianiste, de Polanski.
On aurait tort de croire, cependant, que les films de guerre sont toujours des drames ou des tragédies. Le sérieux intrinsèque du sujet invite justement à une mise à distance, et nombre de cinéastes ont traité la guerre avec légèreté. Le film de guerre peut ainsi être une pure comédie comme To be or not to be d'Ernst Lubitsch ou La Grande Vadrouille de Gérard Oury, ou une tragi-comédie comme le magnifique La Vie est belle de Roberto Benigni (où un homme prisonnier à Auschwitz fait croire à son petit garçon que tout ce qu'il voit n'est qu'un gigantesque jeu).