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30/10/2011
Le mouvement des Indigné-e-s, vu par un Indigné
Petit retour sur un mouvement que je fréquente depuis sa création en juin dernier.
Le mouvement des Indigné-e-s est a-partisan, c'est à dire qu'il n'est pas affilié à un quelconque parti politique (ce qui ne veut pas dire forcément que ses membres ne le soient pas).
Par contre, le mouvement n'est pas apolitique, puisque par essence il s'est fondé sur des revendications politiques. Le fait qu'il critique la démocratie représentative ne veut d'ailleurs pas dire qu'il ne soit pas politique.
Si le mouvement est politique, il est avant tout un mouvement social formé d'individus d'origine fort diverse et de sensibilités politiques variées. Ces individus, bien qu'ils ne soient pas d'accord sur tout, mènent des actions politiques sur des sujets spécifiques (on l'a vu par exemple avec le vote blanc).
La décision de fonctionner par consensus empêche le mouvement d'avoir une ligne idéologique clairement définie. Toutefois, cela permet de faire que personne ne se retrouve rebuter par un point quelconque et que chacun puisse amener ses idées. Finalement, c'est un élément rassembleur qui permet d'unir plutôt que de diviser.
Si des actions politiques spécifiques sont un apport intéressant à la dynamique du mouvement, ce dernier garde un avantage général très important, du fait que sa simple existence est un symbole de résistance et de contestation au système en place.
Par l'occupation libre et ouverte d'une portion d'un espace public, le mouvement invite la population à la mobilisation et à la politisation, c'est à dire à une réappropriation symbolique de la politique et de la démocratie. Cette réappropriation est un apport bienvenu à un système démocratique qui peine à rassembler et à intéresser.
En soi donc, le mouvement des Indigné-e-s œuvre au bien commun en tentant d'amener la population à prendre son destin en mains.
Enfin, il faut noter que le mouvement forme une société à l'intérieur d'une société plus grande, et qu'il tente d'organiser cette société (dans les limites qui sont les siennes bien entendu) comme une société tendant vers l'idéal recherché par la globalité du mouvement.
Ainsi, il défie ouvertement l'organisation sociétale actuelle, et permet de proposer (de manière partielle évidemment pour le moment) concrètement et quotidiennement, une expérimentation de ce que pourrait être une alternative à la réalité en place.
En conclusion, j'invite les citoyen-ne-s indigné-e-s, ou simplement curieux/curieuses, à se rendre au campement (au parc des Bastions) des Indigné-e-s, pour participer au mouvement, et amener leur pierre à la construction d'une utopie concrète, qui diffère de celles vécues jusqu'à aujourd'hui.
« CREER C'EST RESISTER.
RESISTER C'EST CREER. »
Appel du Conseil National de la Résistance, relayé dans le livre de Stéphane Hessel "Indignez-vous!"
22/10/2011
Principes fondamentaux du Néo-Socialisme
- Proposition idéologique
I. Démocratie (ou Liberté/autonomie) spatiale
Les conditions nécessaires à l'autonomie et l'indépendance de l'individu passent par l'établissement d'une société décentralisée au maximum possible. La décentralisation (relocalisation) des activités humaines (notamment politiques et économiques) permet de construire une liberté réelle pour la société et les individus. La décentralisation induit une autosuffisance collective maximale et une autosuffisance individuelle (capacités d'autoproduction) minimale, au niveau des besoins fondamentaux.
II. Démocratie (ou Liberté/autonomie) populaire
Grâce à la décentralisation, on peut tendre vers la démocratie directe par l'instauration généralisée d'assemblées populaires de quartiers ou de villages (c'est à dire de petites entités politiques).
III. Démocratie (ou Liberté/autonomie) citoyenne
Dans le cas (probable) où des espaces communs de prise de décision politique subsistent à une échelle supérieure à celle de la plus petite entité politique (ceci malgré la décentralisation maximale possible), alors il faut passer par un processus de représentation politique. La démocratie représentative semi-directe (système helvétique) doit alors être combinée à la démocratie athénienne. 50% des députés doivent être élus, et 50% doivent être tirés au sort. Les outils de la démocratie directe restent bien entendu en place.
IV. Démocratie (ou Liberté/autonomie) économique
La seule structure économique soumise à la démocratie étant l'outil étatique, l'économie privée est étatisée ; seules les petites entités économiques restent sous contrôle privé.
La planification démocratique définit ce qui est nécessaire à l'accomplissement du bonheur collectif et individuel, toutefois la planification se fait à partir de la libre production privée des petites entités.
C'est le principe d'une économie planifiée mixte.
V. Démocratie (ou Liberté/autonomie) sociale
Les activités humaines socio-économiques se fondent sur le modèle de l'autogestion égalitaire (égalitarisme relatif).
L'autogestion définit un tournus des tâches dans l'organisation du travail, et/ou une prise de décision collective dans les choix économiques.
VI. Démocratie (ou Liberté/autonomie) écologique
Les activités humaines sont fondées sur le principe d'auto-limitation et de simplicité volontaire.
L'impact écologique des activités humaines ne doit pas dépasser les capacités régénératives de la biosphère.
________________________________________________________________________________
Comme on peut le voir, dans le néo-socialisme, la démocratie amène à l'autonomie/indépendance, qui amène à la liberté, qui amène à l'égalité pour parvenir à l'harmonie collective, individuelle et écologique.
Au final, ces grands principes axiologiques, que sont la démocratie, la liberté, l'autonomie et l'égalité, s'équivalent.
13/10/2011
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Recueil thématique de tous les textes publiés sur ce blog.
0. Qui suis-je ?
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/03/je-suis...
I. Socialisme post-marxiste
1) Le socialisme du XXIème siècle – Valeurs et fondamentaux d'un socialisme du XXIème siècle.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/27/le-soci...
2) FREE in Socialism – Processus de transition, du capitalisme, au socialisme du XXIème siècle.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/02/61cb86c...
3) LOST in Capitalism – Critique du capitalisme et de ses conséquences.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/30/lost-in...
4) La social-démocratie : un paradoxe perdu - Critique de la social-démocratie et de ses limites.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/24/la-soci...
5) NEO-SOCIALISME – Buts, évolution idéologique et objets d'un socialisme du XXIème siècle.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/26/neo-soc...
6) Pour un renouveau du socialisme ! - Prises de notes pour un socialisme du XXIème siècle.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/18/pour-un...
II. Décroissance
1) La décroissance : un projet d'avenir - Présentation générale du projet de société de la décroissance et de ses implications politico-socio-économiques.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/17/la-decr...
2) LOST in Productivism – Critique du productivisme et de ses conséquences.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/01/lost-in...
3) Esquisse d'un programme politique de décroissance – Une série de mesures clefs comme squelette d'un programme politique de décroissance.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/25/esquiss...
4) Décroissance ou Barbarie – Présentation de la politique (probable) droitiste en cas de crise écologique majeure due au productivisme
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/23/decrois...
III. Idéologies en général
1) Petit glossaire des idéologies politiques traditionnelles (version III)
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/07/petit-g...
2) Petite évolution historique des idéologies – Hypothèse évolutive des idéologies politiques.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/23/petite-...
3) La fin de la démocratie, la mort des idéologies – Hypothèse sur une cause de la dépolitisation.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/25/la-fin-...
4) Indignation et mutation idéologique en Europe – Le mouvement des Indigné, la gauche et le socialisme.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/09/indigna...
IV. André Gorz
1) Socialisme, Écologie politique et Anti-productivisme – Présentation de la pensée d'André Gorz, un des penseurs du socialisme post-marxiste et de la décroissance.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/20/sociali...
2) Approfondissement de l'analyse gorzienne - Réflexion à partir des écrits de André Gorz sur le socialisme, l'écologie politique, la démocratie et le capitalisme.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/23/approfo...
V. Divers
1) L'allocation universelle
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/28/l-alloc...
2) Sex, drugs and rock'n roll – Comment légaliser la drogue.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/05/sex-dru...
3) La sécurité, un thème de gauche – Réflexion sur la sécurité et sur le rôle des arts martiaux.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/10/la-secu...
27/09/2011
Le socialisme du XXIème siècle
Correction, reformulation et amélioration de mon texte « Pour un renouveau du socialisme »
1) Démocratie
La démocratie consiste en le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple.
Un peuple est formé d'une collectivité d'individus politisés.
Au contraire, les masses sont formées d'ensemble d'individus dépolitisés. Plus les masses sont nombreuses, plus il est facile de manipuler la société.
La politisation, c'est à dire la conscience d'appartenir à une collectivité ou communauté politique, est la clef d'un juste fonctionnement de la démocratie.
En 1789, quand la société fut capable de se penser en tant que corps social, et donc politique, elle prit le pouvoir sur ses oppresseurs et se libéra du joug monarchique.
La modernité, au sens des Lumières, consiste en la capacité pour une société de s'autonomiser des tutelles oppressives ou aliénantes. De nos jours, le haut degré de dépolitisation menace le fonctionnement de la démocratie. Par le biais de la société de consommation, et par une production industrielle du divertissement débilitante, le capitalisme produit cette dépolitisation.
En vidant de son sens la démocratie, le capitalisme la nie.
Un nouveau socialisme aura à cœur de développer la démocratie et non de la nier.
Pour cela, il est nécessaire de tendre au maximum en direction de la démocratie directe, celle-ci étant l'essence même de la véritable démocratie, et donc de la possibilité pour chacun de prendre réellement des décisions sur sa vie collective et politique. Toutefois, dans un espace commun étendu, il faut passer par une démocratie parlementaire semi-directe, auquel on devrait adjoindre un certain pourcentage de députés tirés au sort. Afin de tendre au maximum à la démocratie directe, un nouveau socialisme devra obligatoirement décentraliser (ou relocaliser) les activités humaines.
En cela, le nouveau socialisme que je propose se place dans la continuité des socialistes utopistes comme Babeuf, Fourrier ou Cabet.
2)
Économie privée
L'économie privée n'est pas démocratique.
Elle appartient par essence à des propriétaires privés, et ceux forment une minorité possédante, car la concurrence amène toujours à l'accumulation de capital (les plus gros avalant les plus petits).
Le monopole privée est donc le stade ultime du capitalisme, d'où le caractère oligarchique qu'il prend.
L'économie privée n'est pas soumis au politique, c'est à dire qu'elle échappe au contrôle démocratique, bref le peuple ne peut influer sur cette économie. En effet, le peuple ne peut se décider collectivement que sur l'économie publique, entendez l'économie étatique.
Ainsi, l'économie privée qui règne sur des pans immenses des activités humaines, ne dépend-t-elle pas de la volonté démocratique. Les individus doivent se soumettre à la minorité possédante et se vendre.
L'économie privée agit, elle, directement sur la politique et influe sur les résultats démocratiques.
La politique s'en trouve manipulée et les choix politiques ne représentent plus les intérêts de la majorité, mais ceux de la minorité possédante.
Un nouveau socialisme devra dépasser l'économie privée en la réduisant à des entités de petites tailles collaborant avec la volonté populaire. L'intérêt de tous passe donc avant l'intérêt d'une minorité.
3)
Démocratie réelle
La seule structure que la volonté populaire peut contrôler, la seule structure économique sur laquelle le peuple peut influer et décider, c'est bien entendue la structure publique, comprenez la structure étatique.
Seul l’État est soumis à la démocratie, aux décisions politiques prises par le peuple, et à la volonté de tous. L’État est l'instrument du peuple dans la construction d'une société idéale, il est l'outil qui permet à la volonté démocratique de tailler le monde qu'il désire.
Il n'y a nulle limite aux capacités de l’État. Seul la démocratie, la volonté populaire, décide des limites à mettre à la mise en pratique de ses capacités.
Plus l'économie privée est sous contrôle de l’État, plus elle est étatisée, plus elle est sous contrôle du peuple, et de la démocratie. Une économie très étatisée est donc une économie très démocratique, ou démocratisée.
4)
Liberté
La liberté de la société et des individus dépend de la démocratie. Plus une société est démocratisée, c'est à dire plus son économie dépend de l’État démocratique, plus les individus s'émancipent de la domination de la minorité possédante.
En se libérant de la minorité possédante, les êtres humains acquièrent en liberté.
Autonomes, décidant démocratiquement par eux-mêmes, de ce qu'ils veulent comme société, les citoyens vont naturellement aller vers un socialisme harmonieux ; c'est à dire vers un partage du temps de travail, un partage égalitaire des ressources, et une autogestion pertinente (autant qu'il est possible).
Afin d'être le plus libre possible, les individus doivent ensuite décentraliser la prise de décision politique et la prise de décision économique (appelée aussi planification).
En rapetissant les structures économiques, en les morcelant quand c'est possible, l'individu acquiert en indépendance et en possibilités d'influer sur sa réalité.
L'indépendance ultime des individus dépendra du développement de leurs capacités à l'autoproduction et à leur penchant pour l'auto-limitation.
Simplicité volontaire et partage sont les clefs de la liberté, de l'émancipation collective et de l'autonomie individuelle joyeuse.
Un nouveau socialisme devrait, à ce moment-la, avoir atteint son stade final de développement et l'on pourrait considérer que les conditions sont réunies pour assurer à la société et à l'individu l'accès au bonheur.
Car tout projet d'un nouveau socialisme ne doit avoir comme finalité que le soucis de construire une société où règne la joie de vivre !
Les notions présentées ci-dessus ne sont pas suffisantes, j'en suis bien conscient, mais elles permettent de proposer une lecture moderne de ce que pourrait être un nouveau socialisme du XXIème siècle.
Dans ma prochaine note, je présenterais le processus que pourrait proposer un nouveau socialisme pour accomplir le changement global que je prône.
25/09/2011
La fin de la démocratie – la mort des idéologies
Où sont passés les citoyens ? Pourquoi la politique n'est-elle pas davantage au cœur de leur vie?
L'année passée, j'avais analysé la dépolitisation en mettant en cause la société de consommation et le consumérisme matérialiste :
http://www.facebook.com/note.php?note_id=185170798174118
J'énonçais donc que c'était le capitalisme productiviste qui dépolitisait en transformant le citoyen en consommateur individualiste incapable de s'engager dans un processus collectif politique.
Mais aujourd'hui, je propose un autre axe de lecture : la mort des idéologies.
En effet, si les citoyens se détournent du jeu politique démocratique, c'est parce qu'ils ne trouvent pas leur place dans les partis politiques.
Pendant la majeure part du XIXème siècle et du XXème siècle, les partis ont représenté des idéologies. Les idéologies articulaient un ensemble d'idées basées sur des valeurs et une vision du monde, et le tout formait de véritables projets de société.
Globalement on trouvait les trois grands courants suivants : libéralisme, conservatisme et socialisme.
Aujourd'hui, l'idéologie libérale a accomplis son rêve : nous vivons tous dans le joyeux monde du capitalisme mondialisé !
Cette idéologie ne peut plus que proposer un hyper-capitalisme (version néo-libéral) ou revenir à une version plus soft. Toutefois, son horizon reste borné par le capitalisme.
Le conservatisme, ne proposant plus de modèle de société, s'est dissout dans les questions de mœurs.
Enfin, le socialisme ayant été mis en application sous sa forme productiviste marxiste (capitalisme d’État), et ayant fait naufrage sous cette forme, les anciens socialistes ont adhéré à la social-démocratie qui entérine le capitalisme comme modèle dominant.
Si tous les partis ne proposent que des nuances (nuances qui ont leur importance je ne le nie nullement) de capitalisme, alors on peut considérer que les idéologies sont mortes et que la diversité des offres politiques est faible.
On comprend alors pourquoi la majorité des gens se désintéressent de la politique et préfèrent s'investir autrement...
La démocratie est-t-elle condamnée ?
Non !
Car la renaissance s'en vient !
A gauche, écologie politique anti-productiviste et l'altermondialisme ont été les terreaux favorable à l'épanouissement d'une nouvelle idéologie, d'un nouveau socialisme du XXIème siècle !
Ce néo-socialisme devrait permettre de régénérer les mouvements sociaux et de mobiliser des foules pour la construction d'un nouveau modèle de société par delà le capitalisme mortifère !!
NB : Dans ma prochaine note, je synthétiserai quelques éléments fondateurs d'une refondation d'un socialisme, sur la base de mon précédent article : http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/18/pour-un...
18/09/2011
Socialisme
I - NOTIONS
1)
Démocratie
- Un peuple = collectivité politisée des individus
AU CONTRAIRE des masses = ensemble d'individus dépolitisés
- Politisation = conscience d'appartenir à une collectivité/communauté politique
Capitalisme (société de consommation/consumérisme) = processus de dépolitisation
- démocratie directe ˃ démocratie parlementaire
- démocratie parlementaire + démocratie directe
= compromis nécessaire dans un espace commun ETENDU
2)
Économie privée
- L'économie privée = non démocratique
CAR non soumis au politique
DONC non soumis au peuple
CAR soumis à une minorité possédante
DONC minorité possédante gouverne l'économie privée
=> économie privée influe sur politique => politique devient non démocratique
3)
ce sont les rapports de force économiques qui créent les rapports de force politiques
=> l'économique > politique
But du socialisme = politique > économique
= bien commun > intérêt privé
= liberté de tous > liberté de certains
= bonheur de tous > bonheur de certains
4)
Le socialisme = la démocratie réelle
- L’État = outil de la construction collective
= de la gestion de la vie en collectivité.
- L’État est soumis au politique
le politique = le peuple
l’État est la structure la plus démocratique
- L’État peut tout = le politique peut tout = le citoyen peut tout
- L'extension des activités humaines sous contrôle de l'Etat = démocratisation de la société
5)
- Liberté = non domination de l'être humain = non aliénation = égalité
DONC liberté = autonomie de chacun = indépendance de tous
SYSTEME SOCIALISTE (abouti)
= Autoproduction + auto-limitation + autogestion + démocratie directe + planification décentralisée
II – PROCESSUS
Il est essentiel que durant tout le processus on procède à l'accomplissement de la justice sociale et de l'égalité par toutes les politiques de redistribution possibles.
L'égalité, l'émancipation de l'être humain et l'accès au bonheur sont les buts mêmes du socialisme.
1) capitalisme (plus ou moins libéral)
=> Domination d'une minorité possédante – compétition entre tous – inégalités – destruction inévitable de la biosphère – aliénation de l'individu ...
2) capitalisme social-démocrate = interventionnisme étatique (lois, règles, taxes, impôts, etc.)
=> Préparation psychologique du peuple aux logiques socialistes
3) social-démocratie étatiste = dépassement de la social-démocratie = étatisation de secteurs économiques rentables afin de financer davantage de logiques socialistes
=> Démonstration des capacités d'émancipation des logiques socialistes = épanouissement social
4) étatisme = étatisation de l'économie privée = prise de contrôle par les citoyens des activités humaines
=> Nécessité probable de préserver la propriété privée dans certains domaines exceptionnelles.
=> Il ne s'agit pas ici d'un dogme, mais d'une mesure nécessaire pour libérer l'individu et la société de la dictature d'une minorité possédante.
=> Prise de contrôle du peuple de lui-même = indépendantisation des individus vis à vis de la dictature du capital = Démocratisation de l'économie
5) étatisme planifié = planification de l'économie privée selon les besoins
=> De l'importance de bien comprendre le sens du mot BESOIN (qui n'a rien à voir avec une envie)
=> De l'importance d'une logique du bon usage des choses (opposée au mésusage)
6) étatisme planifié décentralisateur = planification décentralisatrice des activités humaines économiques et politiques
=> construction d'une société à taille humaine = autonomisation maximale de l'être humain
7) système socialiste abouti = démocratie directe (sans démocratie parlementaire), auto-production (au maximum), auto-limitation, auto-gestion.
- démocratie directe est possible grâce à la décentralisation (relocalisation)
- auto-production, relative et non absolue
=> nécessite et induit auto-limitation
- échanges doivent êtres basées sur planification des besoins
+ planification doit se faire au niveau le plus proche de l'individu
- auto-gestion = principe général d'autonomie envers communauté politique
- organisation étatique est préservée MAIS uniquement au sens administratif ET public du terme
=> services publics et administration sont préservés
- le système socialiste = aboutissement des idéologies anarchistes et écologistes (au sens anti-productiviste du terme)
=> la lutte à gauche forme un tout unifié
- minorité possédante trouvera aussi le bonheur dans un système socialiste, car elle aussi est aliénée par les logiques capitalistes