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Coup d'oeil
Tout a commencé avec les cabinets de curiosités au 16e siècle. Une époque marquée par des avancées scientifiques notables. Apparaissent alors les premiers ouvrages de vulgarisation scientifique comprenant des explications sur des phénomènes comme les arcs-en-ciel. Le 17e siècle voit la publication d'articles de vulgarisation dans des magazines généralistes. Les écrits, au départ en latin, se font de plus en plus en français (ou en anglais, en allemand...), et la science devient de plus en plus accessible. Puis au 19e siècle, les musées, les jardins botaniques et les zoos se développent. En parallèle, l'école devient obligatoire et gratuite, et les écoliers y goûtent durant les cours. Au 20e et au 21e siècles, le développement des canaux de diffusion (presse écrite, radio, télévision, internet) rendent la science accessible au plus grand nombre. Des traités du 16e siècle, la vulgarisation scientifique est passée à YouTube. Tour d'horizon non exhaustif des différents supports médiatiques de la science et exemples choisis.
Dans les livres et les revues
Au commencement de la vulgarisation scientifique, c'étaient les scientifiques eux-mêmes qui faisaient part de leurs recherches ou qui présentaient au public les phénomènes scientifiques dans des traités. Aujourd'hui, au niveau international, des revues comme Nature ou Science ont pris le relais. Côté romand, Campus Junior ou Mazette présentent la science aux enfants.
Dans les musées
Si les musées d'art ont pour vocation de présenter des tableaux, des sculptures, des photos, bref, de rendre l'art accessible au public, des musées comme les musées d'histoire naturelle, d'archéologie, d'histoire des sciences ont pour mission de présenter la science à un large public. Citons par exemple le Musée d'histoire des sciences à Genève, Jurassica à Porrentruy, le Laténium à Hauterive. De l'autre côté de la frontière, La Cité des sciences et de l'industrie à Paris et le Musée des Confluences à Lyon ont pareille vocation.
A la radio et à la télévision
En Suisse romande, le mandat de la RTS inclut une mission d'éducation. Des émissions comme Magellan ou Territoires 21 ont donc été produites et diffusées. A la radio, entre autres émissions, citons CQFD, qui donne des clés de compréhension sur les découvertes et les progrès scientifiques. En France à la télévision, e=m62 sur M6 et C'est pas sorcier (remplacé aujourd'hui par Le Monde de Jamy) sur France 3 étaient spécialement destinés aux enfants. Sur France Inter, Jean-Claude Ameisen présente Sur les épaules de Darwin, une émission qui traite des avancées scientifiques.
Sur le net
Des sites comme RTS Découverte, France TV Education mettent sur pied des dossiers pédagogiques destinés aux enfants et aux adolescents avec des infographies, des quiz, des animations ludiques. Des Youtubeurs comme Bruce Benamran et sa chaîne e-penser connaissent un franc succès.
Lors de conférences
Suscitant enthousiasme et engouement, les conférences TED et TEDx, hyper préparées et destinées à charmer le public tout en lui permettant de comprendre des phénomènes scientifiques complexes, affichent souvent complet grâce à une mécanique bien huilée et un spectacle calibré.
Au travers de concours
Dans le même ordre d'idées, des concours pour étudiants avancés ont été mis sur pied afin qu'ils apprennent à transmettre leur savoir au plus grand nombre. En Suisse, citons Ma thèse en 180 secondes, 3 minutes pour la science. Avec Ma science à moi, la RTS, l'EPFL et les universités romandes appellent le grand public à parler de science.
RTS Découverte
Source: Une brève histoire de la vulgarisation scientifique: du XVIe siècle à nos jours. Véronique Carminati.