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On ne plaisante pas avec les places de parking dans cette entreprise suédoise spécialiste du recouvrement de créances à Saint-Priest (69).
En effet, selon le syndicat CGT de l’entreprise, Yasmina Saadou, agent de maîtrise depuis plus de dix ans a été mise à pied pour avoir garé sa voiture sur un emplacement réservé à la direction le 3 janvier. Dans un procès-verbal daté du 3 janvier, la direction qualifie de "provocateur" le comportement de l'employée. "(...) elle stationne son véhicule de manière récurrente sur les places réservées à la Direction et qu'elle refuse ensuite de le déplacer".
"Compte tenu de ses agissements, il a été décidé de convoquer cette personne à un entretien préalable et de la mettre à pied à titre conservatoire". Mais deux jours plus tard, l'employée s'est vu convoquée "à un entretien préalable en vue de son licenciement", d'après un courrier de la direction.
La CGT a aussitôt réagi après la mise à pied de Yasmina Saadou, elle-même élue du syndicat, qualifiant de "prétextes fallacieux" les motifs invoqués par la direction, et appelant à une manifestation de soutien à la salariée le 14 janvier devant l'entreprise.
La CGT dénonce dans une lettre au président suédois de l'entreprise, le 10 janvier, "la politique répressive" de la direction française : "ce n'est pas la première fois que de telles pratiques sont exercées contre des élus du personnel de notre organisation".