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Madagascar - Doria
Soutien à l’amélioration de la scolarité et de l’éducation en milieu rural.
Zone d’intervention
Communes d'Androvakely, d'Antanetibé et de Belanitra.
Contexte
Le partenariat AccEd-Doria est dans sa seconde phase. Il se déroule dans les trois communes d'Androvakely, d'Antanetibé et de Belanitra, région très enclavée et très pauvre: 80% de la population vit avec un revenu de 1'500 Ar par jour, soit environ 0,90 CHF.
Malgré le niveau d'enclavement et de pauvreté, les taux de scolarisation ont fortement augmenté ces 10 dernières années (le taux net de scolarisation est de 91%). Le taux de redoublement s’élève à 20% au niveau primaire et à 17% au niveau du cours d'enseignement général. Par contre, concernant la qualité de l'éducation, le niveau est loin d’être satisfaisant (pédagogie pas adaptée, enseignants pas formés) et les écoles manquent de moyens (salles de classes, matériel pédagogique, etc.). L'absence de l'Etat, conjuguée au niveau de pauvreté des populations, empêchent ces dernières, mêmes organisées en associations de parents d'élèves, de construire et d'équiper des écoles.
Dans le cadre de la décentralisation, Doria a appuyé ces populations pour mettre en place, en collaboration avec les autorités étatiques et traditionnelles, un Agenda 21 local en 2009. Il comporte 3 axes principaux qui se déclinent en 17 priorités, dont 6 ayant pour objectifs d’améliorer l’éducation et la formation des enfants, des jeunes et des adultes, en particulier des femmes dans 20 Fokontany (divisions administratives des communes).
La première phase de partenariat AccEd-Doria (2012-2014, prolongé jusqu'en 2016) a contribué à l'atteinte de ces 6 objectifs à travers le développement d'ouvrages scolaires (construction et équipement de salles de classes), le renforcement des capacités des enseignants, la formation en santé reproductive et l'alphabétisation des adultes et des parents d'élèves dans 5 Fokontany. Durant la seconde phase (2016-2018), il s'agit d'élargir le projet aux autres 15 Fokontany retenus dans le cadre du partenariat, pour y renforcer le niveau de l'éducation aux degrés primaire et secondaire. Cette nouvelle phase devrait capitaliser les expériences acquises et poser les bases pour le passage de la construction d'ouvrages à celle d'appui à l’éducation, à la formation professionnelle et au développement d'activités génératrices de revenus dans l'optique d'une amorce d'autonomisation. Cette autonomie passe aussi par un plaidoyer permanent au niveau de l'Etat malgache, afin qu'il prenne la relève dans la prise en charge de l'éducation et de la formation professionnelle dans les zones enclavées, à l'image de nos communes d'intervention.
Partenaire local
L’association Doria, fondée en 2005, a notamment pour buts de réduire la pauvreté, de promouvoir la structuration des communautés rurales, de les aider à améliorer leurs systèmes de production et de les assister dans leur recherche de moyens pour leur autopromotion.
Bénéficiaires du projet 2016-2018
- 15 écoles primaires publiques réparties dans 15 Fokontany, non bénéficiaires de la première phase du projet
- 5 établissements scolaires de la première phase pour le renforcement des acquis
- Plus de 240 représentants parents d’élèves bénéficieront des actions d’alphabétisation, dont 50% de femmes
- Plus de 1'500 jeunes filles et garçons des collèges bénéficieront d'enseignement en éducation sexuelle.
Objectifs du projet 2016-2018
- Développer les infrastructures scolaires dans 15 Fokontany
- Contribuer au renforcement des capacités des enseignants (pédagogie, français, éducation environnementale et sexuelle)
- Renforcer l’alphabétisation des adultes et l'association des parents d'élèves.
Résultats escomptés 2016-2018
- 11 salles de classes, 5 latrines et lave-mains, 2 salles de documentation, 1 bureau et une cantine scolaire, équipés et conformes aux normes du Ministère de l’éducation nationale malgache
- 100 enseignants formés (pédagogie, français, éducation environnementale et sexuelle)
- 1300 jeunes filles acquièrent des connaissances nécessaires sur la santé reproductive
- 2500 élèves initiés à l’éducation environnementale
- 200 représentants des associations des parents d’élèves formés.
Impacts prévisibles sur les différents bénéficiaires
- Les premiers bénéficiaires du projet sont des jeunes scolarisés au niveau primaire et secondaire. L’amélioration des conditions d’enseignement doit permettre d’augmenter le taux de scolarisation et de réduire les taux d’abandon scolaire et de redoublement.
- L’alphabétisation des parents contribue à augmenter la scolarisation des enfants, leur permet d’être plus efficaces dans leurs activités professionnelles et d’augmenter leurs revenus.
- Les femmes sont particulièrement ciblées dans les activités d’alphabétisation. Elles jouent un rôle fondamental en matière de diversification des revenus des ménages par le biais d’activités complémentaires au travail agricole.
- L’éducation et l’alphabétisation sont ici envisagées comme des facteurs favorables au développement durable, à la réduction de la pauvreté en zone rurale, à l’autonomisation personnelle (en particulier celle des femmes), à l’adoption de comportements adéquats en matière d’hygiène, de santé reproductive et de protection de l’environnement.