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Outre ces 9,7 heures de travail, les élèves des hautes écoles suisses consacrent en moyenne 35,4 heures par semaine à leurs études,.
Au total, leur budget-temps hebdomadaire (études, activité rémunérée, travail domestique et familial et activités bénévoles confondus) s’élève à 52 heures, selon cette enquête menée au printemps 2020, mais qui ne tient pas compte de la situation liée au Covid-19. Au total, 26'685 personnes ont pris part à l’enquête, ce qui correspond à un taux de réponse net de 75%.
Etudiantes et étudiants sont 73% à exercer une activité rémunérée en parallèle aux études, à un taux d’occupation ne dépassant pas 40% pour 68% d’entre elles. Tant le taux d’actifs occupés que le taux d’Budget-temps. [Office fédéral de la statistique]occupation dépendent de l’âge.
Si le taux d’actifs occupés s’élève à 44% au sein du groupe le plus jeune (jusqu’à 20 ans), il passe à 82% dans le groupe des 26 ans à 30 ans. En avançant en âge, les personnes interrogées tendent aussi plus souvent à travailler à plus de 40%. Les personnes étudiant dans les hautes écoles universitaires exercent moins souvent une activité rémunérée (69%) que celles en formation dans les hautes écoles pédagogiques ou spécialisées (79%).
La famille, principale ressource
L’argent ainsi gagné représente 39% de leurs ressources mensuelles, soit une part considérable. La famille n’en demeure pas moins la principale provenance des ressources, puisqu’elle en fournit 52%.
La part du soutien de la famille dans les ressources des étudiantes et des étudiants diminue avec l’âge. À partir du groupe des 26 à 30 ans, l’activité rémunérée occupe une plus grande place que le soutien familial dans la provenance des ressources.
Provenance des ressources. [Office fédéral de la statistique]
Parmi les personnes dont l’un des parents au moins possède un diplôme d’une haute école, le financement par la famille représente presque deux tiers des ressources. Pour les personnes dont les parents n’ont pas achevé de formation dans une haute école, le soutien familial représente moins de la moitié des ressources.
Les subsides représentent 4% dans le budget
Les subsides d’études ont moins de poids dans le budget des élèves que le soutien familial et l’activité rémunérée. Les bourses et les prêts d’études ne représentent en moyenne que 4% des ressources, mais ils revêtent une grande importance pour leurs bénéficiaires.
Durant le semestre de printemps 2020, 27% des personnes qui suivent des études ont déposé une demande de subsides auprès des pouvoirs publics, de hautes écoles ou d’organisations privées. La demande a été acceptée dans 43% des cas.
ats/vajo
Le mode de logement varie beaucoup selon l'âge
Parmi les personnes interrogées, 41% déclarent habiter chez leurs parents, 21% vivent en collocation et 18% avec leur compagne ou compagnon. Sur l’ensemble, 10% vivent seuls et 10% dans un foyer d’étudiants.
Le mode de logement varie beaucoup selon l’âge: alors que 58% des étudiantes et étudiants de moins de 20 ans habitent chez leurs parents, ce taux chute à 4% parmi ceux de plus de 35 ans.Evolution du mode de logement. [Office fédéral de la statistique]
Dans ce dernier groupe d’âge, c’est la part des personnes vivant avec leur compagne ou leur compagnon qui prédomine (73% contre 1% chez les moins de 20 ans). Jusqu’à l’âge de 30 ans, un cinquième à un quart des étudiants vivent en colocation. Au-delà de cet âge, la proportion diminue.
"La flexibilité" de l'enseignement à distance appréciée
Le Service des hautes écoles (SHE) a réalisé au printemps 2020 une enquête sur l'enseignement à distance auprès des Hautes Ecoles valaisannes.face aux cours à distance de la part des 1645 étudiants et collaborateurs des Hautes Ecoles, qui ont participé à l’étude.
"Le Covid a accéléré de cinq ans le développement de la digitalisation et de l'enseignement à distance dans les hautes écoles", a commenté Christophe Darbellay, conseiller d'Etat.
>> Les précisions du 12h45:
Parmi les avantages relevés: une flexibilité plus élevée, la suppression des trajets, la diminution des frais de transport, ainsi qu’une meilleure conciliation entre la formation, le travail et la famille.
L'enseignement à distance va toutefois "rester une offre complémentaire" à l’enseignement en présentiel, précise Christophe Darbellay qui souhaiterait voir les Hautes Ecoles se diriger vers un mix des deux pratiques. Si les blocs théoriques sont très bien adaptés à l'apprentissage en ligne, les leçons pratiques sont presque impossibles à transférer en ligne, relève son département.
Les Hautes Ecoles ont également pris plusieurs initiatives pour accompagner les étudiants. "Et dès le mois de décembre, là où c'était possible, on a permis aux établissements de pouvoir sous certaines conditions les faire revenir sur place", complète Christophe Darbellay.
>> Ecouter l'interview d'Yves Rey, chef du Service des Hautes Ecoles valaisannes, dans le 12h30: