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Né en 1947, Patrick Francioli effectue ses études de médecine à Lausanne où il obtient son diplôme en 1972. Il accomplit alors plusieurs missions pour le Comité international de la Croix-Rouge au Bangladesh, au Sud-Vietnam, ainsi qu’en Iran et en Indonésie. Il entreprend sa formation postgraduée au Département de médecine interne, puis au Laboratoire des maladies infectieuses du CHUV et effectue plusieurs stages dans des universités américaines avant d’obtenir sa spécialisation en médecine interne en 1984, et plus tard en maladies infectieuses. En1985, il devient médecin Chef de la Division de médecine préventive hospitalière et médecin adjoint au Département de médecine interne du CHUV. Il est nommé professeur ordinaire de l’UNIL en 1994. De 2000 à 2006, il dirige aussi le Service des maladies infectieuses du CHUV. De 2006 à 2012, il est élu Doyen de la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne, dont il devient professeur honoraire en 2012. Il préside la Commission d’éthique de la Recherche sur l’Etre Humain des cantons de VD, NE, FR et VS de 2013 à 2018. Il est également membre du Conseil de la Fondation Leenaards et président de sa Commission scientifique de 2011 à 2019.
L’expertise de Patrick Francioli porte sur le domaine des infections hospitalières (dites nosocomiales), de l’endocardite infectieuse, de la maladie de Lyme et de l’infection VIH. Fondateur de Swissnoso, (Swissnoso), il a apporté une contribution importante à l’évolution de l’hygiène hospitalière et de la prévention des infections nosocomiales en Suisse en créant un réseau national et en éditant une revue. Dans le domaine du VIH/SIDA, il a assumé la présidence de l’Étude suisse de cohorte VIH de 1996 à 2012. Il est auteur ou co-auteur de plus de 400 articles scientifiques, dont 230 dans des journaux à politique éditoriale.
Second doyen de la toute nouvelle Faculté de biologie et de médecine, Patrick Francioli a mené les réformes nécessaires à l’évolution des études de médecine vers le système de Bologne. Dans cette fonction, il a encouragé la mise en œuvre de nombreux projets de recherche réunissant la section des sciences cliniques et celle des sciences fondamentales de la Faculté. Il a également présidé à la création de nouvelles chaires professorales (autisme, mémoire, etc), ainsi qu’à la mise sur pied du Département d’oncologie du CHUV-UNIL.
Thierry Calandra a obtenu son doctorat en médecine à l’Université de Lausanne et son doctorat ès sciences à l’Université d’Utrecht. Il obtient à Lausanne son titre de spécialiste en médecine interne et en infectiologie puis s’envole pour les États-Unis afin de parfaire sa formation, à l’université Rockefeller et à l’Institut Picower pour la recherche médicale à l’université de Columbia. Depuis vingt ans, les recherches du professeur Calandra se concentrent sur l’immunité innée, le sepsis (inflammation systémique due à une infection autrefois appelée septicémie), les infections chez les patients chirurgicaux ou aux soins intensifs et chez les individus immunocompromis. Il a publié plus de 200 articles, chapitres de livres et monographies.
Il a bénéficié de prestigieuses bourses de recherche et de relève académique du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) et de la Fondation Leenaards. Ses projets de recherche sont soutenus par des subsides de recherche du FNS, de la Communauté européenne et de la Fondation Bill et Melinda Gates. En 2001, il a reçu le prestigieux Prix Cloëtta.
Le professeur Calandra est membre du Conseil de la recherche du FNS. Il a été Président de la Société suisse d’infectiologie, de l’International Immunocompromised Host Society et du Groupe des maladies infectieuses de l’Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer, ainsi que de l’association Fungal Infection Network of Switzerland (FUNGINOS).
Florence Bettschart-Narbel siège depuis 2011 au Conseil communal de Lausanne. Dès 2015 elle devient présidente du Parti Libéral Radical lausannois et en 2017, elle est élue au Grand Conseil du Canton de Vaud. Elle travaille comme juriste à la Fédération Romande des Consommateurs et siège à la Commission de la concurrence, une institution fédérale sise à Berne. Très active dans les milieux associatifs, elle est membre du Conseil de la Fondation du Théâtre de l’Arsenic ,du Conseil de direction de la Fondation Pro-Familia Vaud et du Fonds vaudois de la lutte contre la précarité. Elle a effectué ses études de droit à Lausanne puis à Bâle avant d’obtenir son brevet d’avocat en 2002 à Genève.
Originaire de Montreux, Michel Pierre Glauser étudie la médecine à Lausanne, Hambourg et Berlin. Après plusieurs stages en Suisse et à l’Université de Yale, il obtient son doctorat puis se spécialise en médecine interne en 1973. Dès 1976, il s’oriente vers les maladies infectieuses lors d’un séjour à l’Université de Californie, San Diego. A son retour en Suisse, il est nommé Chef du nouveau Service des maladies infectieuses du CHUV, puis, dès 1985, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Lausanne. Sous son impulsion, le Service des maladies infectieuses va se développer de manière considérable, en particulier pour faire face à l’épidémie du SIDA ou encore aux autres menaces infectieuses, particulièrement virales (grippe aviaire, syndrome aigu respiratoire. En 1990, le Conseil fédéral fait appel à lui pour présider la Commission fédérale de contrôle de la recherche sur le SIDA. Ses activités de recherche ont été largement soutenues par le Fonds national de la recherche scientifique, dont il fut le président de la Division Biologie et Médecine de 1997 à 2000. En1999, il prend la présidence du Département de recherche du CHUV créé cette même année. Il est élu Doyen de la Faculté de Médecine de l’Université de Lausanne en 2000. A ce titre, il contribue de manière décisive au rapprochement de la Faculté de médecine et des Hospices cantonaux, et à la création de la nouvelle Faculté de Biologie et de Médecine de l’Université de Lausanne, qui voit le jour en 2003. Membre de très nombreuses sociétés, comités et fondations, il fut président de la Fondation Leenaards de 2004 à 2013.Récemment, il a également contribué à la création d’une nouvelle fondation (GAFFI) visant à promouvoir le diagnostic et le traitement des infections à champignons, problème encore négligé à l’échelle planétaire.