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Belpomme D, Hardell L, Belyaev I, Burgio E, Carpenter DO.
Faits saillants
- L’exposition aux champs électromagnétiques a considérablement augmenté.
- Les champs électromagnétiques d’intensité faible et non thermique augmentent le risque de cancer chez les animaux et les humains.
- Certaines personnes sont particulièrement sensibles et développent un syndrome d’électrohypersensibilité.
- Il est urgent de reconnaître les dangers associés à une exposition excessive à des niveaux non thermiques de champs électromagnétiques.
Résumé
L’exposition à des champs électromagnétiques de basse fréquence et de radiofréquence à faible intensité pose un risque important pour la santé qui n’a pas été traité adéquatement par des organisations nationales et internationales comme l’Organisation mondiale de la santé.
Tout porte à croire qu’une exposition excessive aux fréquences des téléphones mobiles sur de longues périodes de temps augmente le risque de cancer du cerveau tant chez l’homme que chez l’animal.
Les mécanismes responsables comprennent l’induction d’espèces réactives de l’oxygène, l’altération de l’expression des gènes et les dommages à l’ADN par des processus épigénétiques et génétiques. Des études in vivo et in vitro démontrent des effets néfastes sur la reproduction mâle et femelle, presque certainement dus à la génération d’espèces réactives de l’oxygène. Il est de plus en plus évident que l’exposition peut entraîner des diminutions neurocomportementales et que certains individus développent un syndrome d' »électro-hypersensibilité » ou de « maladie des micro-ondes », qui est l’un des nombreux syndromes communément appelés « intolérance environnementale idiopathique ». Bien que les symptômes ne soient pas spécifiques, de nouveaux indicateurs biochimiques et de nouvelles techniques d’imagerie permettent un diagnostic qui exclut les symptômes comme étant uniquement psychosomatiques.
Malheureusement, les normes établies par la plupart des organismes nationaux et internationaux ne protègent pas la santé humaine.
Cela est particulièrement préoccupant chez les enfants, étant donné l’expansion rapide de l’utilisation des technologies sans fil, la plus grande vulnérabilité du système nerveux en développement, l’hyperconductivité de leurs tissus cérébraux, la plus grande pénétration du rayonnement radiofréquence par rapport à la taille de leur tête et leur potentiel d’exposition à vie plus longue.
Source: Belpomme D, Hardell L, Belyaev I, Burgio E, Carpenter DO. Thermal and non-thermal health effects of low intensity non-ionizing radiation: An international perspective. Environ Pollut. 2018 Nov;242(Pt A):643-658.