Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/121296

<h2>SubmittedText<h2><p>Il y a quelques années, le Conseil fédéral a repoussé, presque comme farfelue, l'idée d'étudier le lien entre la disparition des abeilles et les champs électromagnétiques.</p><p>Or, en avril 2011, une première étude suisse démontre que les ondes de la téléphonie mobile perturbent le comportement des abeilles.</p><p>Le Conseil fédéral va-t-il enfin prendre ces alertes au sérieux et exiger un rapport circonstancié ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Ces dernières années, de nombreuses pertes hivernales de colonies d'abeilles ont en effet pu être observées non seulement en Suisse, mais aussi au niveau mondial. Ces pertes ont parfois été liées dans les médias, entre autres, aux rayonnements émis par les téléphones portables. D'après le Centre de recherche apicole (CRA) de l'Agroscope Liebefeld-Posieux, ces pertes sont causées par plusieurs facteurs potentiels, en premier lieu : l'acarien Varroa ; la perte de vitalité des colonies d'abeilles due à une insuffisance d'approvisionnement en pollen et nectar et des doses sublétales de produits de protection des végétaux chez les abeilles ou dans leur nourriture ; une mauvaise qualité des reines.</p><p>Le groupe de travail "Prevention of Colony Losses" (Coloss) dirigé par le CRA est un réseau de recherche apicole à l'échelle mondiale. Il comprend actuellement 269 membres de 55 pays. Au sein de ce réseau, tous les facteurs possibles de mortalité de colonies d'abeilles sont étudiés. Dans le cadre de ces recherches, fin 2010, un rapport sur le thème des ondes électromagnétiques a été publié. Il conclut que, vu les connaissances actuelles, les ondes électromagnétiques ne représentent très certainement pas une cause des pertes de colonies. Les membres du comité exécutif de Coloss sont d'un commun accord que les moyens limités de recherche doivent être concentrés sur les facteurs dont on a établi l'implication dans les mortalités de colonie avec la plus grande certitude. L'étude citée dans la question ne permet par ailleurs pas de mettre en cause les ondes électromagnétiques dans les cas de mortalité des abeilles. Il est connu que les abeilles réagissent de façon très sensibles aux stimuli de leur environnement immédiat tel que les vibrations, le son ou autres émissions. Il n'y a toutefois pas de preuve que ces réactions aient une influence nocive.</p>