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Propositions de référendum fédéral
Interdiction de se dissimuler le visage
NON
Loi sur l’identification électronique (l'e-ID)
OUI
Accord avec l'Indonésie
OUI
NON à l'interdiction de se dissimuler le visage, car elle ne résout aucun problème et les règles vestimentaires n'ont pas leur place dans la constitution.
L'initiative prétend promouvoir l'égalité des femmes et la sécurité nationale. Cependant, le voile intégral est un phénomène marginal en Suisse. Ce sont surtout les touristes féminines des pays du Golfe et les converties vivant en Suisse qui portent le voile intégral. Aujourd'hui déjà, quelqu'un est passible de poursuites (art. 181 du Code pénal) s'il oblige une femme à se voiler contre sa volonté. Et même les agitateurs encapuchonnés sont déjà tenues responsables sur la base des lois existantes.
Dans une société libre et libérale, l'État ne doit pas imposer de codes vestimentaires. Chaque canton a déjà le droit d'émettre des interdictions appropriées lorsqu'il est confronté à la question du voile intégral. Les cantons de Saint-Gall et du Tessin ont déjà pris cette mesure. Une interdiction du port du voile intégral à l'échelle nationale n'est ni nécessaire ni opportune. Au contraire, les femmes entièrement voilées seraient contraintes à l'isolement, ce qui irait à l'encontre de la protection des femmes concernées.
Le Conseil fédéral et le Parlement ont élaboré un contre-projet indirect à l'initiative qui tient compte de la préoccupation centrale de l'interdiction du voile sans inscrire dans la Constitution des règles vestimentaires inutiles. La contre-proposition exige que les personnes se présentent aux autorités si cela est nécessaire pour leur identification. Le non-respect de cette obligation est puni d'une amende et du refus de prestations. En outre, la contre-proposition indirecte prévoit des mesures ciblées pour promouvoir l'égalité des femmes. C'est pourquoi les PLR.Femmes recommande à l'unanimité le rejet de l'interdiction du voile.
OUI à la loi sur l’e-ID car elle fera avancer la numérisation de la Suisse et réduira durablement les charges administratives.
La Suisse est toujours à la traîne dans le domaine de la numérisation. La loi sur l’e-ID vise à changer cela en introduisant une carte d'identité numérique qui permettra l'identification sur Internet plus facile et plus sûre. Toutefois, la carte d'identité électronique est volontaire et ne remplace pas le passeport, par exemple.
En coopérant avec des prestataires privés, l'État s'appuie ici sur un puissant partenariat public-privé. Néanmoins, l'utilisation des données d'identité, nécessitant protection, est régie par des dispositions strictes en matière de protection des données. Les données doivent être conservées en Suisse et supprimées après six mois. Ainsi, la loi réduit la dépendance vis-à-vis des plateformes étrangères qui n'imposent souvent pas le même niveau de normes de protection des données.
L'e-ID présente des avantages majeurs pour les citoyens. Par exemple, les efforts administratifs nécessaires pour contacter les autorités peuvent être considérablement réduits. En outre, l'identification numérique rend possible pour la première fois certains services en ligne, pour lesquels il est encore nécessaire de se rendre au bureau aujourd'hui. Cela allège le fardeau des particuliers et des autorités. La Suisse a besoin de ce progrès numérique. C'est pourquoi les PLR.Femmes recommande à l'unanimité l'adoption de la loi sur l'e-ID.
OUI à l'accord avec l'Indonésie car il donne un nouvel élan à l'économie et favorise un commerce durable.
L'accord de partenariat économique avec l'Indonésie est un projet pionnier. Il permet aux entreprises suisses d'accéder à 267 millions de clients potentiels, qui ont une forte demande de produits de qualité en raison de la prospérité croissante. Toutefois, elle établit également des règles de grande portée pour la culture et la récolte de l'huile de palme. Jamais auparavant l'Indonésie ne s'était engagée à faire de telles concessions.
Les entreprises suisses exportent déjà des biens et des services d'une valeur de 500 millions de francs suisses en Indonésie. Le pays devrait devenir la quatrième économie mondiale d'ici 2050. L'accord éliminera 98 % de tous les droits de douane à moyen terme. Nos entreprises disposeront ainsi d'une base stable pour leurs futures relations commerciales.
Nous avons vu, en particulier pendant la crise, combien il est important d'avoir des partenaires commerciaux fiables. Les accords commerciaux bilatéraux continueront de gagner en importance à l'avenir. Les deux parties profitent de cet accord, qui offre la possibilité de rendre le commerce plus durable à long terme. C'est pourquoi les PLR.Femmes recommande à l'unanimité l'approbation de l'accord sur l'Indonésie.