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Aux lendemains du concile Vatican II, les exposés de la foi chrétienne ont abondé. Les ouvrages, qui revisitaient le Credo à la lumière des débats concilaires, s'adressaient à un public baigné par une culture encore fortement christianisée.À l'aube du XXIe siècle, alors que la culture ambiante a largement perdu ses références judéo-chrétiennes, un exposé de la foi catholique ne peut plus se contenter de "mettre au goût du jour" les formulations de la foi sans d'abord en "mettre en examen" les principales affirmations.C'est à cette tâche que s'attelle Bernard Sesboüé dans cet ouvrage. Sans simplification mais dans un vocabulaire compréhensible par tous, il affronte toutes les questions, toutes les objections et toutes les accusations d'une société sécularisée en proie au doute et au soupçon. Ensuite et ensuite seulement, il développe dans un style fluide et délié un exposé dense, cohérent et organique de la foi catholique reçue des Apôtres.Éminent théologien, Bernard Sesboüé nous donne là un ouvrage de référence, indispensable aussi bien pour les incroyants qui souhaitent penser la foi catholique en toute connaissance de cause, que pour les croyants qui veulent progresser dans l'intelligence de leur foi afin de mieux la vivre.
Ce second recueil de sermons inédits de M. Zundel fait suite au premier, paru en 1987 sous le titre: Ta parole comme une source. Il en a l'originalité et les qualités, présentées déjà en ces termes dans l'Introduction de ce premier ouvrage.
"Les homélies de l'abbé Zundel, comme les autres prédications - conférences, récollections, retraites - n'étaient pas destinées à la publication. Elles ont toutes été improvisées, telle une méditation publique, et données sans notes, sauf dans le cas de longues citations. Publier lui semblait figer dans le passé une pensée qui se voulait avant tout prospective et en créativité continue. Il était avant tout soucieux de relation personnelle et donc homme de parole, jusque dans les silences". Le but de cet ouvrage en quelque sorte a posteriori, comme le sont les nombreux textes du même auteur publiés en livres, est de recréer, par la lecture cette fois, les conditions de cette relation privilégiée avec un homme de Dieu étonnamment moderne; homme de Dieu qui sut être aussi, et combien, par la qualité de sa présence chrétienne au monde contemporain, l'homme des hommes.
On sait que Paul VI admirait grandement M. Zundel, qu'il invita en 1972 à prêcher la retraite annuelle au Vatican. De celle-ci, il convient de connaître les premiers mots, qui résument admirablement l'esprit sacerdotal et la démarche spirituelle de l'auteur: "Très aimé et Très Saint Père, le 17 février 1967, Votre Sainteté daignait me faire écrire pour m'inciter à étudier la problématique de notre temps et, éventuellement à écrire à ce sujet. Il m'était facile d'obéir puisque, toute ma vie, j'ai cherché à être à l'écoute de mon temps. Mais il faut avouer qu'à l'époque où je reçus la lettre de la Secrétairerie d'État, les choses avaient bien changé. Je veux dire que cette problématique s'était terriblement compliquée, et elle est devenue encore plus difficile aujourd'hui. C'est une raison de plus de l'affronter puisque ce sont les hommes de notre temps qu'il s'agit d'évangéliser. Il faut donc les connaître et il faut essayer de voir par où il est possible de les atteindre".
Pour cheminer dans la foi à l'aide des sacrements ! Une présentation simple et accessible des sacrements qui permet d'en dégager le sens pour les vivre pleinement. Dans ce 2ème tome, trouvez une présentation de chacun des sacrements permettant de dégager le sens des rites célébrés.
Un ouvrage très fécond pour tous les chrétiens, et indispensable à tous les responsables de la mise en oeuvre des sacrements, prêtres et laïcs.
Cet ouvrage parle du Christ d'une fac?on a? la fois inhabituelle et fondamentale, radicale devrait-on dire. Les voix classiques des biblistes et des the?ologiens, des historiens et de tous autres savants, et jusqu'a? celles des institutions, y sont tellement discre?tes ou estompe?es qu'on les y croit pour ainsi dire absentes. C'est en effet du « Christ » qu'il s'agit, et de rien d'autre.
L'auteur s'y meut, doctoralement nu, plonge? dans une nature exhaustive, malgre? elle et comme originellement christique. Cette nature, qu'il constitue lui-me?me d'ailleurs en me?me temps qu'il la refle?te, il la traverse inlassablement et en tout sens d'un puissant et surprenant scanner ; puis, ici et maintenant, autrement dit dans cette autre partition qu'est son texte, il lui impute une voix juste et ne?cessaire, celle de « Christ ».
Ce livre sugge?re donc une fac?on de parler du Christ qui soit en-dec?a? de nos re?partitions et de tout ce que nous projetons sur cette figure immense, appele?e ou non appele?e « Christ ». Il s'agit la? d'une e?coute assez premie?re pour qu'elle joigne en nous ce lieu majeur de l'E?vangile : la naissance de l'homme, la venue de l'homme a? sa vraie vie. Une telle approche du Christ pe?ne?tre et embrasse a? la fois, d'un seul coup, tellement de couches et d'espaces qu'elle n'est ni le comple?ment ni la concurrence d'aucune autre. C'est dans le mouvement me?me de la modernite?, dans sa radicalisation, dans l'extre?me crise de la religion elle-me?me, que la figure du Christ peut surgir, e?mergeant du grand oublie?, interrogeant l'homme de fac?on de?cisive.
Positivement souhaite?e par Karl Rahner, nous lui de?dions la nouvelle publication de ce petit ouvrage publie? apre?s sa mort, survenue inopine?ment le 20 mars 1984.
Qu'on ne se me?prenne pas cependant : le titre de l'ouvrage ne doit pas faire illusion ! On ne trouvera pas ici un discours de la simple pie?te?. Non que Rahner me?prise la pie?te?, mais il estime que, pas plus que la foi qu'elle doit traduire, elle ne peut subsister longtemps sans le travail - critique et confessant a? la fois - de la re?flexion the?ologique.
A? qui consentira l'effort de le suivre, a? travers son e?criture sans facilite?s, dans sa pense?e sans complaisance, Rahner dira ici comment, « traversant dans l'amour espace et temps », il est effectivement possible d'aimer ve?ritablement Je?sus. Il le dira me?me au croyant qui ne s'y retrouve pas (ou gue?re) dans les formulations officielles de la foi. Quant aux autres croyants, il explicitera a? quelles conditions l'on peut estimer que Dieu leur ouvre, a? eux aussi, l'acce?s a? cette communication qu'il fait de lui-me?me en Je?sus-Christ et par l'Esprit-Saint.
Pour faciliter autant que faire se peut la lecture des textes ici traduits, il nous a paru indique? de leur adjoindre, sous la forme d'une postface, une pre?sentation globale de la vie, de l'oeuvre et de la pense?e de leur auteur.
Cet essai sur la rédemption et le salut, publié en 1988, a rencontré un tel succès qu'il devenait nécessaire d'en présenter une nouvelle édition.
Nombre de questions demeurent sur ce mystère central de la foi chrétienne: le salut chrétien est-il une oeuvre de vie ou une oeuvre de mort? L'idée d'un Dieu vengeur qui exige la mort de son Fils pour satisfaire sa propre justice a été alimentée par la théologie et la prédication de ces derniers siècles. Elle habite encore les consciences. Qu'en est-il exactement?
Le salut des hommes, c'est-à-dire à la fois leur libération du mal et leur entrée dans une communauté pleine de vie avec Dieu et entre eux, est l'oeuvre de l'unique médiateur, Jésus, le Christ. Cette médiation s'accomplit selon deux mouvements croisés: l'un, descendant, allant de Dieu vers nous dans le Christ qui nous aime à en mourir; l'autre, ascendant, allant de nous à Dieu par le Christ qui, Chef de l'humanité, aime le Père à en mourir. La mort reste le fait des hommes pécheurs, dont Jésus convertit l'oeuvre de mort en oeuvre de vie.
Ce travail de mémoire doctrinale, si éclairant soit-il, ne peut suffire. Aussi, l'auteur propose-t-il, dans un second tome, un essai sur "l'histoire du salut", à travers les récits de l'Ancien et du Nouveau Testament. L'enquête menée dans la tradition est ainsi prolongée à partir d'une lecture nouvelle de l'Écriture, "âme de toute la théologie" selon Vatican II.
Cet ouvrage propose une étude de première main sur la christologie de saint Thomas d'Aquin. S'appuyant sur les récents progrès de l'histoire des doctrines philosophiques et théologiques, il veut faire bénéficier le lecteur d'une redécouverte des textes eux-mêmes, qu'il cite abondamment en traduction originale. Il s'agit aussi bien des textes devenus classiques - comme la Somme théologique et la Somme contre les gentils - et de ce fait souvent soumis aux réductions académiques, que des commentaires de l'Écriture habituellement négligés.
L'intérêt d'un tel ouvrage, doté d'une documentation si riche, sera bien sûr culturel car il incitera à la lecture des textes d'un grand auteur; mais il sera avant tout doctrinal. Il y a en effet grand profit à remonter, des commentaires plus ou moins inspirés de la scolastique tardive qui l'ont trop souvent recouverte, à la source irremplaçable que sont et restent les écrits du Maître de Paris, de Viterbe et Orvieto, de Rome et de Naples. Là se dégage l'articulation vive, ménagée par celui qu'on a pu avec raison nommer le Prince de la théologie, de fortes exigences rationnelles et philosophiques avec l'affirmation centrale.
La visée théologique de ce livre reste primordiale. À découvrir l'importance ontologique et la portée théologale dont saint Thomas crédite l'activité de connaissance et de vouloir exercée par l'homme Jésus, on assiste à la mise en oeuvre de la belle ambition, couronnée de succès: surmonter l'antagonisme multiséculaire, trop vite jugé inévitable, de la démarche théologique dite d'"en haut" et de celle qualifiée d'"en bas". Au dossier des plus grandes réponses offertes dans l'histoire à la redoutable question qui est latente dans l'affirmation "vrai Dieu et vrai homme", la christologie retracée ici servira de forte référence.
Cet essai fut rédigé fin 1939; il resta inédit du fait de la guerre. Cinquante ans après, il n'en garde pas moins une étonnante actualité. Aussi aidera-t-il à cette libération intérieure à laquelle tout homme aspire au moins secrètement.
L'auteur nous engage sur le chemin étroit et exigeant, le seul authentique, d'un pèlerinage aux sources les plus profondes de notre vie intellectuelle et spirituelle. Ce faisant, il déjoue admirablement la tentation de facilité qui consiste à n'en rester qu'au stade d'une biologie primaire, trop encombrée de préjugés trompeurs ou d'idées toutes faites. Le plus souvent en effet, "l'homme reste à faire": tel est le programme dont cet ouvrage nous dit la nécessité et nous montre la voie.
À Jésus qui venait de déclarer: "Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité", Pilate avait répliqué: "Qu'est-ce la vérité?". Cette fausse réponse continue de nous interroger viscéralement; et M. Zundel nous propose l'éclairage vif et pertinent de la parole du Christ.
Originaire de Smyrne en Asie Mineure où il avait connu Polycarpe - lui-même disciple de Jean, le compagnon et apôtre de Jésus -, Irénée fut évêque de Lyon dans le dernier quart du IIe siècle. Pasteur très attentif aux besoins de son Église, il fut amené à faire également oeuvre de théologien pour aider les chrétiens à faire face aux défis à la fois intellectuels et religieux que représentaient les divers courants dits "gnostiques". Au-delà de la grande influence d'Irénée sur l'Église ancienne, la redécouverte dont il fut l'objet au XXe siècle lui valut un regain d'actualité.
Il ne faut toutefois pas s'y tromper, Irénée se situe à une grande distance culturelle de nous: dix-huit siècles! Le grand intérêt de ce nouvel ouvrage de B. Sesboüé est précisément qu'il se présente d'abord comme une introduction à la lecture d'Irénée et une présentation de sa pensée. Il montre bien que, si cette dernière est avant tout d'ordre christologique, il s'agit, en fait, d'une christologie si essentielle qu'elle concentre - qu'elle "récapitule" - la totalité de la foi chrétienne. C'est bien dans ce terme même de récapitulation que la théologie irénéenne trouve son principe et c'est en référence à lui qu'elle se déploie comme une "théologie de l'histoire du salut".
"Une collection de référence sur l'histoire du christianisme Entre 1750 et 1840, christianisme et Lumières s'affrontent et se fécondent mutuellement dans un cycle continu de crises, de guerres et de révolutions (en Europe comme dans les Amériques). Aucune confession (catholiques, protestants, orthodoxes) ne peut échapper à la culture d'une modernité née d'une rupture instauratrice : la démocratie. De là des réponses souvent originales selon les espaces-temps culturels et politiques, les aires confessionnelles et des thématiques sensibles spécialement abordées dans ce volume.
Tolérance et intolérance, affirmations des laïcs (hommes et femmes), transferts du sacré, messianismes, ""athéisme"" dans la faillite des christologies constituent une pluralité de défis qui s'apparentent à autant de ""possibles"", romantiquement pressentis dans cette période de transition.
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L'intelligence de la liturgie est un itinéraire spirituel. Une présentation simple et accessible de la liturgie en acte, placée dans une perspective historique pour mieux dégager le sens de nos célébrations, interroger nos pratiques et reconduire au Mystère célébré.
Un ouvrage très fécond pour tous les chrétiens, et indispensable pour tous ceux, prêtres et laïcs, responsables de la mise en oeuvre de la liturgie.
Un philosophe chre?tien de renom apporte ici sa contribution a? la question de « Je?sus et Je?sus-Christ ». Sa de?marche propre s'inse?re dans la vise?e d'ensemble de la pre?sente collection, a? co?te? des approches bibliques et patristiques, historiques et the?ologiques, etc.
Chre?tien, ce philosophe tente de dire en quoi l'annonce e?vange?lique, en tant qu'elle a pour centre la Croix, peut se permettre d'interroger la re?flexion ou discours (le logos, le Verbe) de la raison philosophique. Ce faisant, il pousse jusqu'au bout de sa logique l'articulation de ces deux termes dont il est le te?moin tenace : « philosophe » et « chre?tien ». La re?ponse a? cette interrogation est celle-ci : la Croix « parle » - autrement dit, elle est Verbe aussi -, a? certaines conditions, sur les questions fondamentales que se posent les hommes ; mais le registre de sa «parole» est situe? « au-dela? » de la raison comme telle. C'est la? que la « folie de la Croix » reconnue par saint Paul a sa place et son ro?le.
Jésus apocryphe, comment ces deux termes pourraient-ils tenir ensemble ? Dans cette collection où sont publiés une centaine de titres, il fallait qu'il y en ait un quatre-vingt-dix-neuvième, celui des quatre-vingt-dix-neuf brebis délaissées pour permettre de retrouver la brebis perdue. Les figures antiques de Jésus dans la littérature apocryphe sont parfois perdues, oubliées, contestées, honnies, en tout cas peu connues. Par ce titre, Jésus apocryphe, l'auteur entend traiter des représentations de Jésus dans les premiers textes apocryphes de l'Antiquité chrétienne. C'est ainsi que sont présentées les différentes formes principales du gnosticisme, qu'un écho est donné aux apocryphes non gnostiques et que place est même faite au manichéisme.
Dans le souci de permettre la lecture de textes anciens et de textes originaux, maintenant accessibles en traduction, J.-D. Dubois restitue ici l'importance des débats et de la variété des positions sur l'arrière-fond desquels s'est peu à peu précisée la doctrine reçue dans la Grande Église concernant aussi bien la figure de Jésus le Christ, que les manières chrétiennes anciennes de présenter sa divinité ou son humanité.
Profondément enracinée dans l'Écriture et la Tradition de l'Église, la vision du Christ de Teilhard de Chardin s'est articulée dès l'origine avec une appréhension scientifique du monde pour nourrir une conviction spirituelle et théologique profonde: le Christ est au centre de la Révélation, de l'univers en devenir, et de la vie de l'Église. Mais si Teilhard de Chardin n'a jamais prétendu s'autoriser une christologie systématique, une incontestable dimension christologique de sa pensée et de son oeuvre restait à repérer, à organiser, à expliciter et à évaluer.
C'est là tout l'objet et l'intérêt de cet ouvrage organisé en trois grandes parties: la première examine les structures spirituelles et intellectuelles qui ont permis le déploiement de la pensée de Teilhard de Chardin, la deuxième présente le contenu thématisé de sa vision christologique, et la troisième envisage les conséquences éthiques et pastorales de cette vision pour une existence croyante dont la mission est de "transmettre le Christ aujourd'hui de manière audible et compréhensible".
Le constat semble entendu: chez Pascal, Jésus-Christ est au centre de tout. Il convenait pourtant d'affiner cette affirmation qui restait encore pour une large part à étayer. S'appuyant sur les récents travaux de Philippe Sellier et Jean Mesnard, le frère dominicain Jean-Christophe de Nadaï offre ici en neuf études une exploration inédite de nombre d'écrits de Pascal. Leur commentaire dégage les quatre grandes époques d'une réflexion pascalienne puisant constamment à la contemplation de la mission du Sauveur. Si le cheminement de Pascal, redevable à Bérulle, suit un long temps les voies attendues de l'augustino-jansénisme en considérant prioritairement le Rédempteur selon sa nature divine, l'auteur montre que la pensée pascalienne ménage finalement une place éminente à l'humanité du Christ envisagée pour elle-même, et donc à la figure de Jésus.
Tout lecteur intéressé par l'oeuvre de Pascal, dont la philosophie et l'intelligence de l'Univers sont commandées par son modèle de l'Incarnation, est invité à emprunter le parcours qui mène à cette découverte. Pour ce faire, il sera muni de précieux instruments de lecture: présentation de chacun des chapitres, table chronologique des écrits de Pascal, bibliographie, index des matières et des auteurs, table des matières détaillée.
Pour parler du Christ et montrer que c'est de lui que vient le Salut, les auteurs du Nouveau Testament et les Pères de l'Église puisent sans cesse dans l'Ancien Testament et en renouvellent complètement la lecture. Cela est particulièrement vrai pour le livre des Psaumes: livre de l'Ancien Testament le plus cité dans le Nouveau, commenté fréquemment par les Pères, il devient l'une des bases de la prière et de la méditation de l'Église.
L'ouvrage de Pierre Grelot est une enquête sur les différentes lectures des Psaumes cités dans le Nouveau Testament et sur un certain nombre de leurs commentaires chrétiens. Il contribue à ouvrir l'exégèse et la théologie modernes à la question des "différents sens de l'Écriture".
Comment sortir de l'opposition traditionnellement invoquée entre la science et la foi? Jean-Michel Maldamé montre comment, du dialogue entre la connaissance des sciences et la lumière de la révélation, résulte une meilleure intelligence de la réalité. Ces deux sources de savoir grandissent l'humanité et, ensemble, aident l'homme dans sa quête de la plénitude.
Ce livre prend en compte les développements les plus récents de la science moderne et de la foi renouvelée par les recherches bibliques. Cette vision élargie débouche sur des dimensions plus réalistes et plus profondes de notre culture contemporaine où les sciences de la nature occupent une place prépondérante.
Se livrant à une réflexion sur les découvertes de l'astrophysique et sur l'émergence de l'homme, cet ouvrage présente une théologie centrée de la figure de Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné, devenu, par sa résurrection, tête de l'humanité nouvelle et principe du monde nouveau.
"Ce livre est un outil de travail complet pour l'étude de la patrologie. Tous les auteurs, tous les genres, tous les sujets y sont passés en revue avec méthode. Drobner ne se limite pas aux Pères de l'Église, qui restent le centre de son ouvrage, mais présente avec eux l'ensemble des penseurs et des écrivains ecclésiastiques, des grands hérésiarques et des débats qui ont jalonné les sept premiers siècles du christianisme. Professeurs, chercheurs et étudiants, mais aussi tous ceux que ce sujet intéresse, apprécieront:
- des introductions précises à la vie et aux oeuvres des écrivains ecclésiastiques - des orientations pour la recherche - des bibliographies amples, rigoureuses et ordonnées - un index thématique complet - une carte et des graphiques - une présentation claire et un style aisé."
Connue depuis longtemps sous le titre peu exact de "Vie de Jésus", la partie de la Somme de Théologie présentée dans ce livre est bien plutôt une méditation théologique et spirituelle sur les principaux évènements qui ont jalonné l'existence du Christ. Injustement tenu pour un intellectuel à la pensée austère, Thomas d'Aquin se révèle ici passionné du Christ et de son mystère. Et il ne craint pas de poser à son sujet toutes les questions que lui suggère son amour: Que signifie pour Jésus d'être né de Marie la Vierge? Pourquoi a-t-il voulu être baptisé? Que s'est-il passé exactement lors de la transfiguration? Comment a-t-il vécu sa passion et sa mort? Qu'est-il allé faire aux Enfers? Comment est-il monté aux cieux?... Ces interrogations et bien d'autres encore n'ont évidemment pas pour but de satisfaire la curiosité du chercheur: il s'agit chaque fois de comprendre ce qui s'est réellement passé et d'en dégager la signification: mieux découvrir en Jésus la parfaite révélation de Dieu et du mystère trinitaire. Constamment appuyé sur l'Évangile et les Pères de l'Église, Thomas apporte à toutes ces questions une réponse originale et profonde qui n'a rien perdu de son actualité.
Ce premier tome conduit le lecteur de la naissance du Christ et des questions qui se posent au sujet de sa conception, jusqu'à la transfiguration en passant par son baptême, sa prédication et ses miracles.
Lorsque le Père Sesboüé donnait la première édition de ce livre, il y a près de vingt ans, il comblait une relative lacune de la recherche christologique qui s'était orientée massivement vers un retour à l'Écriture. Sans contester les bénéfices de cette recherche, le Père Sesboüé souhaitait parcourir la tradition dogmatique, et en particulier l'enseignement des conciles, pour y retrouver Jésus-Christ dans la tradition de l'Église.
Ce faisant, il donne une interprétation actuelle des grandes affirmations doctrinales des trois premiers siècles et des formulations dogmatiques des conciles de Nicée, Éphèse, Chalcédoine I et II.
Dans une dernière partie, il risque une proposition théologique personnelle qui tient compte à la fois des données de la tradition et de la recherche d'aujourd'hui. Il essaie en effet de dire l'identité de Jésus en respectant le relief de son évènement.
Ce travail garde aujourd'hui une parfaite actualité. Bernard Sesboüé l'a d'ailleurs complété, dans cette même collection, par les deux tomes de Jésus-Christ, l'unique médiateur. Cette édition, corrigée et mise à jour, remet à la disposition des lecteurs la pierre angulaire de l'oeuvre christologique de Bernard Sesboüé.
"Commencement de l'Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu." Ces mots, les premiers de l'Évangile selon saint Marc, en formulent le programme et, même, le plan. Pour autant, cette concision ne fait pas de la christologie de saint Marc une christologie "pauvre", loin s'en faut. À sa manière, qui est narrative, cet Évangile ramasse même toute la confession de foi qui était nécessaire à l'Église pour laquelle il est écrit.
Le père Michel Trimaille a choisi de rendre compte, le plus simplement possible, de la manière dont un évangéliste a dit sa foi en Jésus-Christ par le moyen d'un simple récit. Rédigé avec la maîtrise d'un pédagogue reconnu, cet ouvrage fournit les moyens d'une lecture à la fois attentive et savoureuse de l'Évangile de Marc. Comme le rédacteur de cet Évangile et à son exemple, l'auteur de ce livre suggère plus qu'il ne démontre: par touches délicates, il conduit le lecteur vers une découverte progressive de "l'Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu".
Y a-t-il un Christ russe? A priori il n'y a pas davantage un Christ propre à la Russie qu'il n'y a de Christ rhénan ou catalan, romain ou byzantin. Et pourtant, il n'est pas douteux qu'il existe une approche propre à la mentalité, aux traditions, à la culture d'un peuple dont Dostoïevski a écrit qu'il ne peut l'imaginer "séparé du Christ".
Michel Evdokimov nous présente ici le Christ dans la littérature russe du Xe au XIXe siècle, c'est-à-dire de l'époque fondatrice du baptême du peuple russe, en 989, au siècle qui vit un tel épanouissement de la littérature et de la philosophie qu'on a pu parler, à son sujet, d'un siècle d'or.
À travers des textes qui, dans leur grande majorité, n'ont jamais été traduits en français, l'auteur laisse parler les martyrs, les spirituels affamés du Dieu vivant et de sa parole, les moines, les poètes et les thaumaturges de l'immense littérature russe. Il évoque aussi le père Alexandre Men, figure lumineuse de la foi russe au XXe siècle.
Tous ont écrit le visage, le destin et le mystère du Christ de Dieu, Agneau immaculé et glorieux. Au Christ, nous disent-ils, tout homme peut confier sa douleur et adresser sa demande de pardon. Et de Lui, il peut recevoir une parole vivante dans son lourd silence, et l'exaucement de son brûlant désir.
La démarche de cet ouvrage est principalement chronologique et nous permet de suivre le développement et l'évolution de la pensée de Maurice Blondel à la fois chrétien et philosophe, et philosophe parce que chrétien: "De la foi au Christ à la christologie philosophique" (Y. Perico); "Le pancosmisme dans l'Action et les premiers écrits" (X. Tilliette); "La christologie blondélienne dans la crise moderniste" (R. Virgoulay); "Le Christ et l'énigme du monde" (M.-J. Coutagne); "Blondel et le "lien substantiel" chez Leibniz" (Cl. Troisfontaines); "Le médiateur" (P. de Cointet); " Vinculum et Sursum" (E. Gabellieri).
De ce parcours, émerge un Christ avant tout glorieux. Jusque dans la Passion, Blondel voit en lui l'Ecce homo, l'homme générique, plus que l'individu unique dont la singularité tient à ses limites propres. Cette gloire implique une présence et une action de l'Esprit: l'Esprit unit en lui le Père et le Fils et le Verbe unit en lui le Père et l'Esprit en tant que "pensée parfaite et charité substantielle".
"L'ouvrage ici présenté, Zundel le publie pour la première fois en 1926, sous le pseudonyme de frère Benoît. Il avait, en effet, fait l'expérience de la liturgie à Einsiedeln, chez les Bénédictins, où il résida comme élève de 1913 à 1915, Abbaye dont il devint oblat en 1921. Signer de cette manière, c'était, pour Zundel, payer sa dette envers les moines de saint Benoît; c'était aussi marque de réserve et d'humilité de sa part. Il devra finalement sorti de l'incognito et signer de son nom Le Poème de la Sainte Liturgie, ouvrage revu, corrigé et amplifié, publié en 1934.
L'actualité de cet ouvrage est évidente. Le lecteur en sera facilement convaincu, surtout après avoir pris connaissance de la Préface.
Zundel fut l'un des précurseurs du renouveau liturgique qui précéda le Concile Vatican II. La première édition a été adaptée aux séquences de la liturgie post-conciliaire. "