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Renato Neves, président du groupe minier brésilien Vale International, met en garde la Suisse. Le litige fiscal rencontré par son entreprise dont le siège est implanté à Saint-Prex (VD) pourrait retenir certaines multinationales de venir s'installer sur le territoire helvétique.
Dans une interview au "Temps", Renato Neves s'exprime samedi sur "le conflit ou le malentendu" entre Vale et les autorités fiscales helvétiques. Interrogé sur un éventuel souhait de quitter la Suisse, il avertit: "Nous n'en sommes pas là. Mais je peux m'imaginer que cela puisse maintenant conduire certaines multinationales à réfléchir à deux fois avant de venir s'installer ici".
Renato Neves rejette les reproches envers Vale qui est accusé d'avoir abusé des exonérations fiscales octroyées. Les conditions exigées contre les avantages ont été "plus que remplies", affirme le président en détaillant les investissements et collaborations effectués dans le canton de Vaud.
Pas que la fiscalité
"Je ne nie pas que la fiscalité a joué un rôle dans notre décision" de s'implanter à Saint-Prex, indique Renato Neves. Il souligne cependant tous les autres facteurs, comme le personnel bien formé, qui ont influencé la décision. C'est pour l'ensemble de ces raisons que Vale a répondu "à l'invitation" de venir à St-Prex en 2006 et de quitter Bruxelles.
Le président de Vale n'entend pas parvenir à un arrangement à l'amiable en dehors des tribunaux pour régler le différend fiscal.
Pour rappel, Vale doit payer quelque 212 millions d'impôt fédéral direct (IFD) supplémentaires pour les années 2006-2009. Le fisc vaudois s'est rallié à l'administration fédérale: le taux d'exonération pour l'IFD sera abaissé de 80 à 60%, alors que l'exonération est totale pour les impôts communaux et cantonaux.
ATS