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Réf. : CCC.2005.106/vc C O N S I D E R A N T Que, dans la décision entreprise, le premier juge prononce la mainlevée définitive de l'opposition formée par le recourant à une poursuite portant sur la somme de 2'740.05 francs, fondée sur une décision en réparation du dommage du 5 février 1999, que le recourant s'en prend à l'absence au dossier de l'original de la décision de réparation, tout en précisant qu'il avait recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif puis du Tribunal fédéral des assurances – d'où l'on déduit qu'il avait bien reçu l'original qu'il prétend maintenant voir produit ! – et qu'il aurait payé le solde qui lui était réclamé en exécution de la même décision, que cette argumentation tortueuse ne trouve pas d'appui en droit car, si le juge de mainlevée doit examiner d'office la portée du titre produit, la loi n'exige aucunement la production d'un original et la jurisprudence admet qu'une photocopie puisse suffire, s'il n'y a pas de doute sur sa conformité à l'original ( arrêt de la CCC du 16 août 2004, en la cause 2003.174, citant RJN 1995 p.288 ; voir aussi Schmidt, Commentaire romand de la LP, N.20 ad art. 82, les mêmes principes pouvant s'appliquer en mainlevée définitive), que le recourant, tout à son argumentation formaliste et abusive, ne prétend même pas qu'il y ait le moindre doute sur l'existence ou la teneur de la décision dont, une fois encore, il a reçu l'original et dont il admet l'entrée en force, après épuisement des voies de droit, que le deuxième grief est de la même veine : le recourant tente d'utiliser une expression maladroite de l'intimée, en la rapprochant d'un décompte de ses versements, mais en omettant soigneusement de préciser que la plupart des paiements sont antérieurs à la prétendue affirmation d'un solde, comme le premier juge l'a bien observé, que ce simulacre de raisonnement n'équivaut évidemment pas à la stricte preuve, par "des titres parfaitement clairs" (voir Schmidt, op. cit., N.1 ad art.81 LP), de la libération, comme exigé par l'article 81 LP, que le recours doit dès lors être rejeté, aux frais du recourant qui versera également une indemnité de dépens à l'intimée (l'article 62 OELP ne conditionnant pas les dépens à l'assistance d'un mandataire), Par ces motifs, LA COUR DE CASSATION CIVILE 1. Rejette le recours. 2. Condamne le recourant aux frais de justice, qu'il a avancés par 320 francs. 3. Condamne le recourant à verser à l'intimée une indemnité de dépens de 200 francs. Neuchâtel, le 12 juillet 2007 AU NOM DE LA COUR DE CASSATION CIVILE Le greffier L'un des juges Art. 80 1 LP 2. Par la mainlevée définitive a. Titre de mainlevée 1 Le créancier qui est au bénéfice d’un jugement exécutoire peut requérir du juge la mainlevée définitive de l’opposition. 2 Sont assimilées à des jugements: 1. les transactions ou reconnaissances passées en justice; 2. les décisions des autorités administratives de la Confédération ordonnant le paiement d’une somme d’argent ou la constitution de sûretés; 3. dans les limites du territoire cantonal, les décisions des autorités administratives cantonales relatives aux obligations de droit public (impôts, etc.), en tant que le droit cantonal prévoit cette assimilation. 1 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 16 déc. 1994, en vigueur depuis le 1 er janv. 1997 (RO 1995 1227 1309; FF 1991 III 1). Art. 81 LP b. Exceptions 1 Lorsque la poursuite est fondée sur un jugement exécutoire rendu par une autorité de la Confédération ou du canton dans lequel la poursuite a lieu, le juge ordonne la mainlevée définitive de l’opposition, à moins que l’opposant ne prouve par titre que la dette a été éteinte ou qu’il a obtenu un sursis, postérieurement au jugement, ou qu’il ne se prévale de la prescription. 1 2 Si le jugement exécutoire a été rendu dans un autre canton, l’opposant peut en outre se prévaloir de ce qu’il n’aurait pas été régulièrement cité ou légalement représenté. 2 3 Si le jugement a été rendu dans un pays étranger avec lequel il existe une convention sur l’exécution réciproque des jugements, l’opposant peut faire valoir les moyens réservés dans la convention. 1 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 16 déc. 1994, en vigueur depuis le 1 er janv. 1997 (RO 1995 1227 1309; FF 1991 III 1). 2 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 16 déc. 1994, en vigueur depuis le 1 er janv. 1997 (RO 1995 1227 1309; FF 1991 III 1).

Réf. : CCC.2005.106/vc

Réf. : CCC.2005.106/vc C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T Que, dans la décision entreprise, le premier juge prononce la mainlevée définitive de l'opposition formée par le recourant à une poursuite portant sur la somme de 2'740.05 francs, fondée sur une décision en réparation du dommage du 5 février 1999,

Que, dans la décision entreprise, le premier juge prononce la mainlevée définitive de l'opposition formée par le recourant à une poursuite portant sur la somme de 2'740.05 francs, fondée sur une décision en réparation du dommage du 5 février 1999, que le recourant s'en prend à l'absence au dossier de l'original de la décision de réparation, tout en précisant qu'il avait recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif puis du Tribunal fédéral des assurances – d'où l'on déduit qu'il avait bien reçu l'original qu'il prétend maintenant voir produit ! – et qu'il aurait payé le solde qui lui était réclamé en exécution de la même décision,

que le recourant s'en prend à l'absence au dossier de l'original de la décision de réparation, tout en précisant qu'il avait recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif puis du Tribunal fédéral des assurances – d'où l'on déduit qu'il avait bien reçu l'original qu'il prétend maintenant voir produit ! – et qu'il aurait payé le solde qui lui était réclamé en exécution de la même décision, que cette argumentation tortueuse ne trouve pas d'appui en droit car, si le juge de mainlevée doit examiner d'office la portée du titre produit, la loi n'exige aucunement la production d'un original et la jurisprudence admet qu'une photocopie puisse suffire, s'il n'y a pas de doute sur sa conformité à l'original ( arrêt de la CCC du 16 août 2004, en la cause 2003.174, citant RJN 1995 p.288 ; voir aussi Schmidt, Commentaire romand de la LP, N.20 ad art. 82, les mêmes principes pouvant s'appliquer en mainlevée définitive),

que cette argumentation tortueuse ne trouve pas d'appui en droit car, si le juge de mainlevée doit examiner d'office la portée du titre produit, la loi n'exige aucunement la production d'un original et la jurisprudence admet qu'une photocopie puisse suffire, s'il n'y a pas de doute sur sa conformité à l'original ( arrêt de la CCC du 16 août 2004, en la cause 2003.174, citant RJN 1995 p.288 ; voir aussi Schmidt, Commentaire romand de la LP, N.20 ad art. 82, les mêmes principes pouvant s'appliquer en mainlevée définitive), que le recourant, tout à son argumentation formaliste et abusive, ne prétend même pas qu'il y ait le moindre doute sur l'existence ou la teneur de la décision dont, une fois encore, il a reçu l'original et dont il admet l'entrée en force, après épuisement des voies de droit,

que le recourant, tout à son argumentation formaliste et abusive, ne prétend même pas qu'il y ait le moindre doute sur l'existence ou la teneur de la décision dont, une fois encore, il a reçu l'original et dont il admet l'entrée en force, après épuisement des voies de droit, que le deuxième grief est de la même veine : le recourant tente d'utiliser une expression maladroite de l'intimée, en la rapprochant d'un décompte de ses versements, mais en omettant soigneusement de préciser que la plupart des paiements sont antérieurs à la prétendue affirmation d'un solde, comme le premier juge l'a bien observé,

que le deuxième grief est de la même veine : le recourant tente d'utiliser une expression maladroite de l'intimée, en la rapprochant d'un décompte de ses versements, mais en omettant soigneusement de préciser que la plupart des paiements sont antérieurs à la prétendue affirmation d'un solde, comme le premier juge l'a bien observé, que ce simulacre de raisonnement n'équivaut évidemment pas à la stricte preuve, par "des titres parfaitement clairs" (voir Schmidt, op. cit., N.1 ad art.81 LP), de la libération, comme exigé par l'article 81 LP,

que ce simulacre de raisonnement n'équivaut évidemment pas à la stricte preuve, par "des titres parfaitement clairs" (voir Schmidt, op. cit., N.1 ad art.81 LP), de la libération, comme exigé par l'article 81 LP, que le recours doit dès lors être rejeté, aux frais du recourant qui versera également une indemnité de dépens à l'intimée (l'article 62 OELP ne conditionnant pas les dépens à l'assistance d'un mandataire),

que le recours doit dès lors être rejeté, aux frais du recourant qui versera également une indemnité de dépens à l'intimée (l'article 62 OELP ne conditionnant pas les dépens à l'assistance d'un mandataire), Par ces motifs, LA COUR DE CASSATION CIVILE

Par ces motifs, LA COUR DE CASSATION CIVILE 1. Rejette le recours.

1. Rejette le recours. 2. Condamne le recourant aux frais de justice, qu'il a avancés par 320 francs.

2. Condamne le recourant aux frais de justice, qu'il a avancés par 320 francs. 3. Condamne le recourant à verser à l'intimée une indemnité de dépens de 200 francs.

3. Condamne le recourant à verser à l'intimée une indemnité de dépens de 200 francs. Neuchâtel, le 12 juillet 2007

Neuchâtel, le 12 juillet 2007 AU NOM DE LA COUR DE CASSATION CIVILE

AU NOM DE LA COUR DE CASSATION CIVILE Le greffier L'un des juges

Le greffier L'un des juges

# Art. 80 1 LP

Art. 80 1 LP 2. Par la mainlevée définitive

2. Par la mainlevée définitive a. Titre de mainlevée

a. Titre de mainlevée 1 Le créancier qui est au bénéfice d’un jugement exécutoire peut requérir du juge la mainlevée définitive de l’opposition.

1 Le créancier qui est au bénéfice d’un jugement exécutoire peut requérir du juge la mainlevée définitive de l’opposition. 2 Sont assimilées à des jugements:

2 Sont assimilées à des jugements: 1.

1. les transactions ou reconnaissances passées en justice;

les transactions ou reconnaissances passées en justice; 2.

2. les décisions des autorités administratives de la Confédération ordonnant le paiement d’une somme d’argent ou la constitution de sûretés;

les décisions des autorités administratives de la Confédération ordonnant le paiement d’une somme d’argent ou la constitution de sûretés; 3.

3. dans les limites du territoire cantonal, les décisions des autorités administratives cantonales relatives aux obligations de droit public (impôts, etc.), en tant que le droit cantonal prévoit cette assimilation. dans les limites du territoire cantonal, les décisions des autorités administratives cantonales relatives aux obligations de droit public (impôts, etc.), en tant que le droit cantonal prévoit cette assimilation. 1 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 16 déc. 1994, en vigueur depuis le 1 er janv. 1997 (RO 1995 1227 1309; FF 1991 III 1).

1 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 16 déc. 1994, en vigueur depuis le 1 er janv. 1997 (RO 1995 1227 1309; FF 1991 III 1).

# Art. 81 LP

Art. 81 LP b. Exceptions

b. Exceptions 1 Lorsque la poursuite est fondée sur un jugement exécutoire rendu par une autorité de la Confédération ou du canton dans lequel la poursuite a lieu, le juge ordonne la mainlevée définitive de l’opposition, à moins que l’opposant ne prouve par titre que la dette a été éteinte ou qu’il a obtenu un sursis, postérieurement au jugement, ou qu’il ne se prévale de la prescription. 1

1 Lorsque la poursuite est fondée sur un jugement exécutoire rendu par une autorité de la Confédération ou du canton dans lequel la poursuite a lieu, le juge ordonne la mainlevée définitive de l’opposition, à moins que l’opposant ne prouve par titre que la dette a été éteinte ou qu’il a obtenu un sursis, postérieurement au jugement, ou qu’il ne se prévale de la prescription. 1 2 Si le jugement exécutoire a été rendu dans un autre canton, l’opposant peut en outre se prévaloir de ce qu’il n’aurait pas été régulièrement cité ou légalement représenté. 2

2 Si le jugement exécutoire a été rendu dans un autre canton, l’opposant peut en outre se prévaloir de ce qu’il n’aurait pas été régulièrement cité ou légalement représenté. 2 3 Si le jugement a été rendu dans un pays étranger avec lequel il existe une convention sur l’exécution réciproque des jugements, l’opposant peut faire valoir les moyens réservés dans la convention.

3 Si le jugement a été rendu dans un pays étranger avec lequel il existe une convention sur l’exécution réciproque des jugements, l’opposant peut faire valoir les moyens réservés dans la convention. 1 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 16 déc. 1994, en vigueur depuis le 1 er janv. 1997 (RO 1995 1227 1309; FF 1991 III 1). 2 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 16 déc. 1994, en vigueur depuis le 1 er janv. 1997 (RO 1995 1227 1309; FF 1991 III 1).

1 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 16 déc. 1994, en vigueur depuis le 1 er janv. 1997 (RO 1995 1227 1309; FF 1991 III 1). 2 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 16 déc. 1994, en vigueur depuis le 1 er janv. 1997 (RO 1995 1227 1309; FF 1991 III 1).