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« L’éthique comportementale offre aux dirigeants et aux chefs d’entreprise l’occasion de se demander quel genre de personne ils deviennent à travers leurs actes, et comment leurs décisions ont un impact sur la vie des autres. Elle leur donne l’opportunité de considérer quels environnements professionnel et culturel ils devraient construire ; de quelle manière les buts professionnels, les politiques et les procédures encouragent un apprentissage positif ou négatif de leurs employés ; et quelle sorte de société ils contribuent à développer par leurs opérations et par les produits et services qu’ils offrent. » (1)
Au cours de notre activité professionnelle au CERN ou dans notre institut, nous ne produisons pas uniquement des machines et des services, nous développons également des capacités et des compétences qui façonnent nos personnalités. Non seulement nous transformons l’image du Laboratoire et la vision qu’en ont les gens du monde de la physique, mais nous nous transformons également nous-mêmes. Dans la philosophie grecque ancienne, la clé de l’existence se trouve dans la recherche de l’excellence, qui est intimement liée à l’éthique comportementale, de façon à créer une société où chacun peut vivre dans le bonheur. L’éthique comportementale met l’accent sur le développement des valeurs humaines et du caractère moral. Par exemple, l’éthique comportementale peut offrir un outil aux dirigeants et aux chefs d’entreprise pour décrypter leur attitude envers les autres et leur manière de décider. L’éthique comportementale et toutes ses applications décrites dans le Modèle de compétences du CERN(2) peut fournir à chacun une aide pour comprendre sincèrement ses propres capacités et son comportement, et les améliorer vers l’excellence.
Un disciple demanda une fois à son maître zen : « Quelle est l’essence de la vie ? » Le maître répondit : « Faire le bien, éviter le mal ! » « Oh ! C’est si simple que même un enfant de trois ans pourrait le comprendre. » Le maître ajouta alors : « Oui, probablement, mais même un vieillard ne peut le pratiquer. » Il y a bien sûr un fossé entre comprendre les valeurs humaines liées à une bonne éthique, ou le Modèle de compétences du CERN - tout cela est d’une certaine façon évident pour un être humain - et les pratiquer chaque jour au travail, ce qui demande de la bonne volonté, des efforts et une attention consciente.
La responsabilité de chacun réside dans le fait de poursuivre l’excellence, non seulement technique, mais aussi celle des vertus, des valeurs, de la prise de décision éthique et du respect de chacun sans discrimination.
Conclusion : Une bonne éthique fait partie de la responsabilité de chacun !
(1) Traduit de : “Editorial Introduction: Putting Virtues Into Practice. A Challenge for Business and Organizations”, par Joan Fontrodona, Alejo José G. Sison et Boudewijn de Bruin, dans Journal of Business Ethics (2013) 113:563–565.
(2) Le Modèle de compétences du CERN : http://cern.ch/competences.