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Depuis le milieu des années 1980, Marnie Weber (1959, Bridgeport) investit les territoires de la musique, de la performance, du film, ainsi que ceux de l’installation, du collage et de la sculpture, et chacune de ces pratiques déborde sur les autres. Il faut alors envisager ses expositions sur le mode de l’œuvre d’art totale, comme une seule installation immersive qui mélange les régimes de représentation.
Occupant 725 mètres carrés du deuxième étage, l’exposition était considérée par l’artiste comme une étape majeure de sa carrière. On y traversait une rue de western réduite aux quelques façades d’une fête foraine peuplée de clowns, d’animaux déguisés et d’épouvantails. Les décors et les personnages des films projetés avaient envahi les salles du musée. A la surface des signes et des images ressurgissent les refoulés de la culture américaine. Marnie Weber appartient à une génération d’artistes californiens qui, au pays d’Hollywood, de Walt Disney et des sectes de tout genre, n’a cessé de vouloir pervertir leurs fantasmes et leur idéologie avec beaucoup d’humour et de pathos.