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Zürich, 11.09.2017
Les Norvégiens sont appelés à voter ce lundi aux élections législatives. Ce scrutin voit s'affronter les conservateurs du parti Hoyre de la première ministre Erna Solberg, et les sociaux-démocrates conduits par le travailliste Jonas Gahr Støre. Les deux formations sont créditées de 26% dans les récents sondages.
Dans les grandes villes, les bureaux de vote ont été ouverts dès dimanche. Enormément de Norvégiens - plus d'un million sur 3,76 millions d'inscrits - ont également recouru au vote anticipé.
Les premiers résultats du scrutin à la proportionnelle organisé dans le riche pays nordique de 5,3 millions d'habitants devraient être rendus publics lundi soir. Le verdict devrait tomber vers minuit.
Alliances de circonstance
Une coalition sera vraisemblablement nécessaire pour dégager une majorité au parlement, ce qui s'annonce compliqué dans ce pays déclaré "le plus heureux du monde" par l'ONU en mars dernier.
Le pays a été notamment dirigé par la coalition de centre-gauche rouge et verte lorsque Jens Stoltenberg a gardé le pouvoir de 2005 à 2013. Les conservateurs, emmenés par Erna Solberg, se sont ensuite imposés.
La première ministre s'est pour cela alliée avec le parti du progrès (Fremskrittspartiet), formation flirtant avec l'extrême-droite aux relents anti-immigration. La coalition a reçu l'appui des libéraux (Venstre) et des chrétiens-démocrates (Kristelig Folkeparti), rendant parfois la coopération difficile sur la question migratoire ou le climat.
Ce dossier est une priorité pour les libéraux et les chrétiens-démocrates qui veulent mettre fin aux explorations pétrolières en Mer du Nord, alors que Hoyre et Fremskrittspartiet estiment que les conséquences des forages doivent être étudiées.
Le riche royaume s'affiche comme le plus gros producteur d'hydrocarbures d'Europe de l'Ouest mais a souffert du recul du cours du baril en 2014 et 2015.
Ecologistes en embuscade
A l'opposé du spectre politique, les travaillistes du Arbeiderpartiet, forts de 30,8% et 58 sièges en 2013, sont à nouveau eux aussi bien placés pour former une coalition.
Un autre partenaire possible pourrait être le parti du centre (Senterpartiet), qui a toutefois perdu en popularité ces dernières années, passant de 12,5% des voix en 2001 à 4,1% en 2013.
Enfin, les écologistes sont une éventuelle piste mais avec leur souhait de cesser l'investissement dans les forages pétroliers, ils s'écartent fort du programme des sociaux-démocrates.
Il est fort probable que les plus petits partis seront à même de faire basculer la majorité à droite ou à gauche pour les quatre prochaines années, promettant des pourparlers difficiles.