Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06853.jsonl.gz/122

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le président Evo Morales a nommé Sean Penn ambassadeur pour la dépénalisation de la feuille de coca, ont indiqué mardi les autorités boliviennes. L'acteur et réalisateur américain aura également pour mission d'appuyer la demande bolivienne d'accès à la mer.
L'acteur américain se trouvait à La Paz pour la deuxième fois cette année dans le cadre de ses efforts pour remobiliser la communauté internationale en faveur d'Haïti, deux ans après le séisme qui a dévasté l'île, et s'est entretenu avec le chef de l'Etat bolivien.
Celui-ci a demandé à l'acteur de "se joindre à la campagne internationale (bolivienne) pour la dépénalisation de la feuille de coca", a indiqué le ministre de la Présidence, Juan Ramón Quintana, dans une conférence de presse.
Le ministre a ajouté que le président Morales avait expliqué à Sean Pean "l'importance et l'histoire ancestrale de l'utilisation de la feuille de coca". La mastication et l'infusion de la coca sont des pratiques millénaires dans les Andes, à des fins thérapeutiques, contre la faim, la fatigue et les effets de l'altitude, en plus des usages rituels.
"Erreur historique"
La Bolivie a ainsi décidé de se retirer en 2011 de la Convention sur les stupéfiants de 1961 afin de "corriger l'erreur historique" concernant l'utilisation indigène de la feuille de coca.
Sean Penn a été qualifié par le ministre bolivien d'"activiste", et "militant des causes les plus nobles" et a également été sollicité en tant qu" interlocuteur sur la scène internationale" afin d'appuyer la revendication de la Bolivie de récupérer un accès à l'océan Pacifique, perdu il y a plus de 130 ans après une guerre.
ATS