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Sur le vif - Dimanche 27.12.20 - 18.03h
Mezzo passait hier soir la Verklärte Nacht d'Arnold Schönberg (1899). Et je me demande s'il existe, au monde, beaucoup de musiques aussi sublimes que celle-là. Ce compositeur autrichien me fascine, notamment cette oeuvre unique, pour cordes, qui date d'avant sa période dodécaphonique. Dans ce morceau, il n'y a que des cordes, on croit entendre tous les instruments, toutes les voix.
Je ne sais plus quand j'ai entendu pour la première fois la Verklärte Nacht, il me semble que c'est très ancien. Dans cette musique, il y a Wagner, et il y a Brahms. Il y a une prise de congé du dix-neuvième, pour entrer dans autre chose, et on sait le rôle de tout premier plan que tiendra cet immense créateur dans toute la première moitié du vingtième siècle.
Quand j'étais enfant, on me disait "Schönberg, c'est difficile". Je ne partage absolument pas cette impression. Il faut juste laisser l'oeuvre nous pénétrer. Elle nous élève, elle nous augmente.
Je consacrerai à la Verklärte Nacht, opus 4, sur un poème de Richard Dehmel, un épisode de ma Série allemande.
Pascal Décaillet