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L'ex-président catalan Carles Puigdemont a été arrêté par la police allemande à la frontière avec le Danemark, selon la police allemande. Parti en exil en Belgique, l'indépendantiste catalan était sous le coup d'un mandat d'arrêt européen lancé par l'Espagne.
Le dirigeant indépendantiste "a été arrêté aujourd'hui à 11h19 par la police autoroutière du Schleswig-Holstein", a déclaré un porte-parole de la police. "Il est maintenant sous la garde de la police", a-t-il ajouté.
"Bien traité"
Cette arrestation a été confirmée par la porte-parole du parti de M. Puigdemont, Anna Grabalosa. "Cela s'est passé au moment où il franchissait la frontière germano-danoise. Il a été bien traité et ses avocats sont là-bas. C'est tout ce que je peux dire", a-t-elle déclaré.
Carles Puigdemont avait fui à Bruxelles fin octobre 2017 pour échapper aux poursuites pour "rébellion" et "sédition" dont il fait l'objet en Espagne, à la suite de la tentative ratée de sécession de la Catalogne l'automne dernier. L'avocat de M. Puigdemont, Jaume Alonso Cuevillas, a précisé sur Twitter que son client avait été interpellé alors qu'il rentrait en Belgique après un séjour en Finlande.
Vendredi, le juge de la Cour suprême espagnole chargé de l'enquête sur la tentative de sécession d'octobre a inculpé 25 responsables séparatistes. Il a aussi lancé des mandats d'arrêt internationaux contre six dirigeants indépendantistes partis à l'étranger, dont M. Puigdemont.
ATS
PHOTO KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI
La dernière statue de Franco déboulonnée en Espagne
La dernière statue du dictateur Francisco Franco encore visible en Espagne a été déboulonnée dans l'enclave de Melilla, sur la côte nord du Maroc, 45 ans après la mort. Le général a dirigé le pays d'une main de fer de 1939 à 1975.
"Journée historique", a tweeté le gouvernement local de cette enclave espagnole. Cette statue de bronze représentant Franco a été retirée mardi par des employés du gouvernement local. Elle avait été érigée en 1978 devant une porte de la ville pour commémorer le rôle du général comme commandant de la légion espagnole durant la guerre du rif face aux tribus berbères dans les années 1920.
Il ne subsiste désormais plus de statue du vainqueur de la sanglante guerre civile espagnole (1936-1939) dans les rues et sur les places du pays.
Une loi espagnole votée en 2007 sous le gouvernement du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero oblige les mairies à retirer de l'espace public les symboles faisant l'apologie de la dictature ou du camp franquiste pendant la guerre civile.
Mais de nombreuses administrations locales de droite refusent souvent de l'appliquer, estimant que cela rouvre les blessures du passé. En 2019, le maire socialiste élu du village de Guadiana del Caudillo, nommé ainsi en l'honneur de Franco, avait décidé de changer le nom de la commune, que l'ancien maire de droite défendait bec et ongles.
Cliché panoramique de Mars pris par le rover Perseverance
La NASA a publié mercredi une spectaculaire photographie panoramique de Mars prise par Perseverance sur la zone, où le rover a atterri la semaine dernière. Le but de la mission est de trouver des traces de vie ancienne sur la planète rouge.
Le cliché, reconstitué à partir de plusieurs images prises par le véhicule, montre la crête du cratère de Jezero, qui a contenu selon les scientifiques un profond lac dans lequel se jetait une rivière, il y a environ 3,5 milliards d'années.
Le rover a réalisé 142 clichés à 360 degrés avec les appareils haute définition installés sur son mât.
"Nous sommes installés sur un très bon site, d'où on peut voir des caractéristiques très similaires à celles trouvées par Spirit, Opportunity et Curiosity [trois rovers ayant précédé Perseverance sur la planète rouge, ndlr] sur leur zone d'atterrissage", s'est réjoui Jim Bell, de l'université de l'Arizona.
Premier son de Mars
L'agence spatiale américaine a comme but explicite de trouver des traces de vie ancienne sur la planète rouge, en collectant pendant au moins deux ans jusqu'à une trentaine d'échantillons de roche.
Les caméras de Perseverance aideront les scientifiques à déterminer l'histoire géologique et les conditions atmosphériques du cratère et à identifier les rochers et les sédiments qui seront prélevés avant d'être transportés sur terre lors d'une future mission, prévue dans les années 2030.
La NASA avait déjà diffusé lundi deux documents exceptionnels capturés par son rover: une spectaculaire vidéo de son atterrissage enregistrée sous tous les angles et le bruit d'une bourrasque de vent martien, premier son enregistré sur la planète rouge par un microphone.
Gérard Depardieu mis en examen pour viols
Gérard Depardieu, monument du cinéma français de 72 ans, a été mis en examen le 16 décembre pour "viols" et "agressions sexuelles", a appris l'AFP mardi de source proche du dossier, confirmé par une source judiciaire.
Ces actes, qu'il conteste, auraient été commis à l'été 2018 sur une jeune comédienne.
La plaignante avait dénoncé à la gendarmerie fin août 2018 avoir été violée à deux reprises au domicile parisien de la star quelques jours plus tôt. Elle avait obtenu à l'été 2020 que cette enquête, d'abord classée par le parquet de Paris, soit confiée à un juge d'instruction.
L'avocat de l'acteur, Me Hervé Témime, contacté par l'AFP, a "déploré que cette information soit rendue publique." Gérard Depardieu, qui a été laissé libre sans contrôle judiciaire, "conteste totalement les faits qui lui sont reprochés", a indiqué son avocat.
La jeune actrice d'une vingtaine d'années avait initialement déposé plainte en se rendant à la gendarmerie de Lambesc (Bouches-du-Rhône) fin août 2018.
Ami de la famille
Sur procès-verbal, elle accusait l'acteur de deux viols et agressions sexuelles qui se seraient déroulés au domicile parisien de la star, un hôtel particulier du VIe arrondissement, les 7 et 13 août 2018.
Selon une source proche du dossier, l'acteur est un ami de la famille de la victime. "Il n'y avait absolument rien de professionnel là-dedans", a affirmé cette source, alors que la presse avait évoqué une répétition de théâtre.
La procédure judiciaire ouverte à Aix-en-Provence contre l'acteur français, également citoyen russe depuis 2013, avait été rapatriée à Paris.
Le 4 juin 2019, le ministère public avait toutefois classé sans suite ses neuf mois d'enquête préliminaire en expliquant que "les nombreuses investigations réalisées" n'avaient "pas permis de caractériser les infractions dénoncées dans tous leurs éléments constitutifs".
Confrontation
Une confrontation entre l'acteur et la jeune comédienne, jamais ébruitée jusqu'ici, avait notamment eu lieu dans les locaux de la police judiciaire parisienne, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.
La plaignante a ensuite obtenu mi-août 2020 la reprise de l'enquête via une plainte avec constitution de partie civile, un recours qui permet la désignation quasi automatique d'un juge pour relancer les investigations.
Contactée par l'AFP, l'avocate de la plaignante, Me Elodie Tuaillon-Hibon, a demandé que "l'intimité et la vie privée de (sa) cliente soient préservées".
Boris Johnson appelle à agir rapidement contre la crise climatique
Les dirigeants du Conseil de sécurité de l'ONU se réunissaient mardi pour débattre des implications du changement climatique sur la paix internationale, à l'initiative du Britannique Boris Johnson. Ce dernier a appelé à une action rapide.
"Le changement climatique est une menace pour notre sécurité collective", a martelé M. Johnson, dont le pays préside en février le Conseil de sécurité, sans hésiter à pointer les approches divergentes sur la question des 15 membres de cette instance.
"Je sais que certains pensent qu'il ne s'agit que de lubies vertes de quelques mangeurs de tofu qui aiment étreindre les arbres, inopportunes en politique et en diplomatie internationale", a-t-il dit. "Je ne pourrais pas être en plus profond désaccord."
"Quand allons-nous faire quelque chose si nous n'agissons pas maintenant? (...) Lorsque des masses de gens fuyant la sécheresse, des feux ou des conflits pour accéder à des ressources, arriveront à nos frontières?", a-t-il demandé. "Que vous le vouliez ou non, c'est une question de 'quand', et non de 'si', vos pays et vos peuples devront affronter les conséquences du changement climatique sur la sécurité."
Le Premier ministre britannique a, peu après son discours, dû quitter la séance, à laquelle participaient également le chef de l'ONU Antonio Guterres, l'envoyé américain pour le changement climatique, John Kerry, les présidents français Emmanuel Macron, tunisien Kais Saied ou encore kenyan Uhuru Kenyatta et le conseiller fédéral Ignazio Cassis.
Réduire les tensions
En ouverture, le naturaliste britannique David Attenborough, 94 ans, a pris la parole pour souligner que ces menaces devraient "nous unir" car elles concernent en réalité tous les pays. "Le changement dont nous avons besoin est immense (...) mais nous avons déjà beaucoup des technologies dont nous avons besoin."
Dans sa prise de parole, le conseiller fédéral Ignazio Cassis, chargé du Département des affaires étrangères, a souligné l'importance de l'Accord de Paris, indique un communiqué du DFAE.
Il a également mentionné l'initiative Blue Peace, qui encourage une bonne gestion commune des ressources en eau afin de réduire les tensions et favoriser des relations stables entre les Etats.
M. Guterres s'est efforcé, dans son intervention, de rendre tangibles les problématiques soulevées: "En Afghanistan, par exemple, où 40% des travailleurs sont liés à l'agriculture, des moissons réduites précipitent les gens dans la pauvreté et l'insécurité alimentaire, les rendant susceptibles d'être recrutés par des groupes armés", a-t-il expliqué.
"Distraction"
Mais la Russie a, au contraire, remis en cause l'idée que les problématiques environnementales soient à la "racine" des conflits. Soutenir cela, est "une diversion" éloignant des "véritables causes", a estimé Vassily Nebenzia, ambassadeur russe à l'ONU.
"Imposer une telle connexion de façon systématique serait même dangereux", a-t-il jugé.
La Russie "partage l'idée qu'il faille produire une réponse rapide au changement climatique, mais cela doit être fait dans le cadre de mécanismes où il est traité par des professionnels", a-t-il ajouté, défendant une approche différenciée par régions, plutôt que "globale".
La Chine, plus nuancée, a déclaré par la voix de Xie Zhenhua, son envoyé spécial pour le climat, que le "développement durable était la clé pour résoudre tous les problèmes et éliminer la cause des conflits".
Mais "la coopération internationale sur le climat doit être traitée dans le cadre de la Convention internationale de l'ONU sur le climat, comme voie principale", a-t-il ajouté.
"Lien indéniable"
"Le lien entre climat et sécurité, s'il est complexe, est indéniable", a abondé Emmanuel Macron. "Sur les vingt pays les plus touchés par les conflits dans le monde, douze font également partie des pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques", a-t-il également relevé.
Certains des membres non permanents du Conseil, comme le Kenya ou le Niger, en première ligne, ont soutenu l'inclusion de cette problématique dans les discussions diplomatiques des Nations unies.
L'Inde et le Mexique, entrés au Conseil de sécurité en janvier et progressistes sur le sujet, ont également acquiescé.
Par tradition, "les Russes et les Chinois vont dire que (le climat) n'a rien à voir avec les sujets du Conseil de sécurité", a relevé un ambassadeur. "Mais aujourd'hui, les Chinois sont susceptibles d'être légèrement ouverts à la discussion, ce qui isolerait les Russes", a-t-il ajouté.
Retour des Etats-Unis
Cette session se tient quelques jours après le retour formel des Etats-Unis, sous l'impulsion du démocrate Joe Biden, dans l'accord de Paris de 2015 visant à limiter le réchauffement de la planète.
La prise de fonctions de l'administration Biden, aux vues radicalement opposées à celles défendues par Donald Trump, devrait changer la dynamique du Conseil autour de ce sujet, selon des diplomates.
La réunion devrait aussi servir de test pour les relations sino-américaines, avait estimé avant sa tenue un ambassadeur sous couvert d'anonymat.
La NASA diffuse du son martien enregistré pour la première fois
La NASA a rendu publics lundi deux documents exceptionnels capturés par son rover Perseverance sur Mars: la spectaculaire vidéo de son atterrissage et le son d'une bourrasque de vent martien. Il s'agit du premier enregistrement capté sur la planète rouge par un micro.
Long d'un peu plus de trois minutes, l'extrait vidéo publié par l'agence spatiale américaine dévoile les images de plusieurs caméras situées à différents endroits sur le module, après son entrée dans l'atmosphère martienne. L'une montre le déploiement du parachute supersonique, une autre, située sous le rover, le sol martien qui se rapproche et deux vues captent le rover peu à peu déposé au sol, suspendu par trois câbles depuis l'étage de descente.
"C'est la première fois que nous avons été capables de capturer un événement comme un atterrissage sur Mars", a déclaré Michael Watkins, le directeur du mythique Jet Propulsion Laboratory, où a été construit le rover. "C'est vraiment fantastique."
Huit rétrofusées
Le rover était protégé par un bouclier thermique à son entrée à une vitesse de 20'000 km/h dans l'atmosphère, qui marque le début des "sept minutes de terreur" jusqu'au sol. On peut voir ce bouclier largué à la surface de Mars sur la vidéo.
Huit rétrofusées ont ensuite fini de ralentir le véhicule et de la poussière martienne est propulsée en grande quantité sous leur effet. Une fois le rover immobile, on peut également voir l'étage de descente effectuer une dernière poussée afin d'aller s'écraser 700 mètres plus loin.
"Ces images et ces vidéos sont ce dont nous avons rêvé pendant des années", a confié Allen Chen, chargé de la phase d'atterrissage pour l'agence spatiale américaine. En plus de pouvoir montrer au grand public, ce à quoi une telle manoeuvre, ultra périlleuse, ressemble en vrai, ces images pourront permettre aux équipes de la NASA de mieux analyser ce qui se passe à chaque étape pour les futurs atterrissages.
Premier son martien
La NASA espérait également pouvoir capturer le son de la vertigineuse descente, mais cela n'a pas fonctionné. Une extraordinaire bande audiophonique, enregistrée une fois le rover posé à la surface de la planète rouge, a toutefois été dévoilée. Dans l'extrait, on peut entendre un son strident produit par le rover, mais aussi, clairement, le vent martien.
"Oui, vous venez bien d'entendre une bourrasque de vent à la surface de Mars, capturée par le micro et renvoyée sur terre", a déclaré Dave Gruel, en charge de ces équipements pour la NASA. Il s'agit "des premiers sons enregistrés à la surface de Mars", a-t-il ajouté.
L'agence spatiale américaine a aussi fait entendre le même son, mais avec le bruit du rover atténué. Perseverance a emporté deux micros, dont l'un situé sur l'instrument scientifique SuperCam, une caméra ultra sophistiquée de la taille d'une boîte à chaussures. Celui-là pourra notamment servir à analyser le bruit produit lorsque le laser de la SuperCam, conçue par des Français, frappera la roche.
"Nous avons bon espoir de pouvoir continuer à utiliser ces micros pour capturer des sons", a dit Dave Gruel, même si leur espérance de vie est limitée du fait des températures extrêmes sur Mars.
Bonne santé
De précédentes missions avaient déjà tenté d'envoyer des microphones sur la planète rouge, sans jamais parvenir à remplir l'objectif. Le robot InSight de la NASA, arrivé en novembre 2018 sur Mars, avait enregistré de multiples secousses sismiques, grâce à un sismomètre ultrasensible, que les Terriens avaient pu écouter. La fréquence des vibrations était trop basse pour l'oreille humaine; les enregistrements avaient donc été traités et accélérés pour devenir audibles grâce à une technique dite de "sonification".
"Perseverance est en bonne santé", a déclaré Jessica Samuels, qui dirige les opérations sur la surface martienne. "Nous avons exécuté 5000 commandes", a-t-elle détaillé. "Tous nos instruments ont passé leur test de vérification initial et nous sommes heureux de rapporter qu'ils fonctionnent tous comme prévu".
Dans les jours à venir, Perseverance se déplacera pour la première fois, puis les tests continueront. Le véhicule, dont la mission est de trouver des preuves de vie ancienne sur Mars, a atterri la semaine dernière, première étape d'un périple d'au moins deux ans durant lesquels il prélèvera des échantillons qui devront être rapportés sur terre par une mission ultérieure pour être analysés.
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