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Zürich, 30.11.2018
La rapporteuse spéciale de l'ONU sur les peuples autochtones a demandé jeudi à l'Equateur d'adopter des "mesures urgentes" pour protéger les droits des indigènes. Leurs territoires sont menacés par l'exploitation pétrolière et minière.
"Après une décennie de déclin, on espère que le nouveau gouvernement avance dans la mise en pratique des droits fondamentaux des peuples indigènes", a déclaré la rapporteuse Victoria Tauli-Corpuz, à l'issue d'une visite de onze jours en Equateur.
Elle a exhorté le gouvernement du président Lenin Moreno, au pouvoir depuis mai 2017, d'adopter des mécanismes de protection pour les territoires indigènes menacés notamment par l'exploitation du pétrole, principal produit d'exportation du pays, et les mines.
Ethnies "Historiquement marginalisées"
Mme Tauli-Corpuz a ajouté s'être rendu en Equateur du fait de "la loyauté sans failles du gouvernement équatorien envers le secteur minier et pétrolier" dans des régions habitées par des ethnies indigènes "historiquement marginalisées".
Selon l'ONU, cette visite avait pour objectif de faire le point sur l'impact de l'industrie pétrolière et sur les projets de développement, mis en oeuvre dans les territoires indigènes sans le consentement préalable des communautés concernées, ainsi qu'établi par la constitution équatorienne.
L'ONU estime notamment qu'en Equateur, 1,8 million d'acres de forêts tropicales ont été cédées à l'exploitation minière depuis 2008. Le rapport préliminaire de Mme Tauli-Corpuz a été présenté jeudi au gouvernement équatorien. Il sera développé pour être remis à l'ONU en septembre prochain, selon la rapporteuse.