Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07199.jsonl.gz/1341

Enseignement Fribourg se prononce pour une deuxième langue nationale
Les élus ont voté à l'unanimité une résolution «Pour une cohésion nationale», s'alarmant des suppressions du français dans d'autres cantons.
Articles en relation
Signaler une erreur
Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?
Le débat sur les langues nationales s'est invité vendredi 12 septembre au Grand Conseil fribourgeois. Les députés ont exprimé leur inquiétude au sujet de la compréhension entre les régions linguistiques. Ils ont voté à l'unanimité une résolution «Pour une cohésion nationale».
Canton bilingue
«Il est alarmant que certains cantons alémaniques mettent en péril cette solidarité en rétrogradant la langue française», déplorent ses auteurs Albert Lambelet (PDC) et Andrea Burgener Woeffray (PS). Et de citer les volontés de supprimer l'apprentissage du français à l'école primaire dans les cantons de Thurgovie, Nidwald et Lucerne.
Le Conseil d'Etat devra inviter le Conseil fédéral à engager plus de moyens dans la promotion des échanges culturels, et à veiller au bon apprentissage d'une deuxième langue nationale à l'école primaire. Et il demandera à la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique de combler les lacunes dans l'enseignement de ces langues.
Fribourg, à cheval entre la Suisse alémanique et la Suisse romande, a toujours beaucoup investi dans ce domaine et juge judicieux qu'un cadre uniforme s'applique à l'échelle du pays. Le Grand Conseil fribourgeois se propose comme partenaire au dialogue, et s'adressera en ce sens aux différents parlements cantonaux. (ats/nxp)
Créé: 12.09.2014, 12h39