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Visée commune du studio :
Extraction de conditions spatiales explorées lors de notre projet dans la phase PLANES.
PATTERN, croisement d'axes
PLAN OBLIQUE, ainsi que les lignes directrices à partir desquelles la surface émerge
Plusieurs questions, plusieurs doutes sont apparus tout au long de ce travail. Cependant la notion qui est restée centrale dans l'élaboration de ce projet était l'ancrage dans le modèle en plâtre, point de départ de notre travail.
Le projet a évolué plusieurs fois au cours du workshop, laissant place à différentes sortes de peignes qui venaient s'imbriquer dans les éléments en bois de la protostructure. L'itération qui nous a semblé la plus pertinente reprenait l'inclinaison du modèle en plâtre et entrait en relation avec la protostructure, permettant un soutien mutuel.
Un jeu de lumière est créé par l'usage d'éléments filaires en bois disposés de sorte à former un peigne. L'alternance régulière entre plein et vide fait en effet apparaître un pattern reprenant le thème de travail exploré dans les phases MEASURES et PLANES. Une forme de tissage est projetée sur la surface du mur, elle n'est cette fois plus le fruit d'un croisement de fils, mais résulte d'un croisement d'ombres.
Le vide existant relevé entre deux éléments en plâtre de la topographie permet le développement d'un ancrage supplémentaire. L'élément peigne peut en effet s'ancrer dans cette faille. Or, le peigne étant oblique, chaque baguette en bois ne s'imbrique pas dans la fente, donnant une plus grande légèreté à la structure.
Nous avons cherché à prendre en compte plusieurs éléments qui nous semblaient nécessaire. Tout d'abord le plan oblique qui est notre point de départ, que l'on retrouve tout au long de notre travail. De plus, Nous avons cherché une relation avec le sol mais aussi une relation avec la protostructure pour avoir un lien connecteur et que la structure ne soit pas "flottante", mais ancrée à plusieurs endroits.
Notion primordiale, conséquence inévitable de la gravité et condition nécessaire à la stabilité, l'ancrage constitue l’étude de l’équilibre d’une structure, sollicitant certaines parties de son ossature, voire son entièreté.
Comme étape préalable à la tenue du Workshop, la totalité de nos modèles en plâtre réalisés dans les phases précédentes a été rassemblée et disposée pour former un seul socle d’expérimentation pour cette phase SCAFFOLDING. Un sol commun a ainsi été constitué en coulant une couche de plâtre sur une hauteur de deux centimètres. Ce plâtre frais s'est faufilé au travers des vides laissés par les moules pré-existants distribués de façon hasardeuse. L’ancrage et la cohérence d'ensemble ont ainsi été obtenus dans le temps, à mesure de la prise du plâtre, de manière plastique.
Dans un deuxième temps, c’est au tour de la protostructure de faire l’expérience de l'ancrage. La stratégie de création d'un gabarit a été concluante et a permis de faire des empreintes rapides des zones d’ancrage et d'en tirer des mesures relativement précises le long des 36 mètres du moulage en plâtre. Toutefois, le véritable défi a été celui de l’ancrage physique de la protostructure. Certains reliefs présentés par la topographie fictionnelle dépassaient par exemple en hauteur les premières jonctions de la protostructure. Fallait-il dès lors raser ? Tailler ? Scier ? Coller ? Chaque studio expérimentait au cas par cas ces possibilités d'ancrage.
Face à la fragilité de la protostructure (à laquelle répondait la solidité du sol), les projets développés devaient inclure une réflexion particulière quant à l'ancrage des éléments nouveaux. Nous avons choisi d'utiliser notre surface d'étude comme zone d'ancrage, car elle présentait des avantages solides :
1) Elle se trouvait excentrée dans le champ plâtré, permettant une cohabitation douce avec les autres travaux,
2) elle ne traversait pas la protostructure au niveau des modules,
3) la surface exposée permettait l'accueil de tiges de bois de façon à générer une nouvelle surface par la juxtaposition d'éléments linéaires disposés parallèlement les uns aux autres.
En premier lieu, il s’agit d’HABITER une zone désirée, et pour se faire, la clé de ce projet commun est de dialoguer avec les contraintes proposées : la protostructure, le sol, les constructions voisines.
Puisque notre point de départ a été de définir le lieu d’implantation du projet, le relief a été la source principale de nos réflexions. Par conséquent, en référence à notre thème de travail suivi durant la phase PLANES, la construction du projet repose sur un élément d’intérêt de nature oblique – un bloc massif stabilisé dans le plâtre de manière inclinée, possédant une surface exposée permettant le passage d’éléments en bois de manière régulière et ordonnée. Dès lors, notre choix a été de suivre la propagation de cette surface dans sa longueur à travers la protostructure, définissant ainsi notre surface d’étude.
S’intersecte-t-elle avec une autre surface ? Trouve-t-elle un appui sur la protostructure ? Quel rapport géométrique s’approprie-t-elle ? Finalement, quel rapport au corps nous procure-t-elle ?
Dans cet espace rythmé par le relief accidenté irrégulier, il est prudent d’admettre que seul la protostructure possède un rapport d’horizontalité et de verticalité objectif.
C’est ce que nous voulions au premier abord étudier en cherchant la ligne d’intersection entre la première horizontalité définie par la protostructure au-dessus du sol et la surface d’étude à laquelle nous nous intéressons. De là naît une nouvelle forme de surface commençant par cette ligne d’intersection que nous avons choisi de délimiter avec l’intersection des plans verticaux, encore une fois, choisis par la protostructure. Cette surface a été mesurée, moulée, coulée, puis démoulée pour finalement reposer sur la structure première en tant que tel. Cet élément sert d’abord comme un outil communiquant le passage de la surface d’étude à la surface strictement horizontale, mais sert aussi à lester les tiges légèrement adroites mais assez proches de la protostructure, agissant désormais comme un appui pour celles-ci.
Durant notre exploration, le rapport à la verticalité nous a semblé nécessaire pour un ancrage plus régulier des tiges sur son appui. L’assemblage d’éléments en bois a mené à un élément traversant la surface d’étude – en l’occurrence, un « peigne » se mêlant donc au bardage initialement créé. Dans son utilité initiale, ce peigne se devait d’être placé dans la protostructure, c’est-à-dire dans l’espace disponible entre les deux tiges horizontales. Cependant, sa propriété amovible dans l’axe de sa longueur a rapidement démontré sa qualité, notamment pour la représentation d’espaces différents et pour la création de jeux de lumières.
Rapidement se développe une étude sur l’espace englobant ce qu’il y a au-dessus de la surface d’étude, mais également, et surtout, en-dessous de celle-ci. Dans ce sous-sol s’y créé des jeux de couleurs, de lumières, variants selon l’emplacement du peigne.