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"La situation épidémiologique est actuellement stable, mais nous tablons sur une augmentation du nombre de malades lorsque les températures baisseront et que les personnes seront plus à l'intérieur", a indiqué la vice-directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Linda Nartey devant la presse. "Cependant, la situation n'est pas la même que l'an passé, puisque 98% de la population a été en contact avec le virus", a-t-elle fait remarquer.
Les recommandations vaccinales visent donc avant tout à protéger les personnes vulnérables contre une forme grave de la maladie. Une piqûre de rappel est donc particulièrement indiquée aux personnes âgées de plus de 65 ans, à celles de plus de 16 ans avec des antécédents médicaux ou une trisomie 21, ainsi qu'aux jeunes dès 12 ans souffrant d'immunodéficience.
Le rappel est également fortement recommandé pour les femmes enceintes, dès la 12e semaine de grossesse, ou allaitantes. Les risques d'une maladie grave sont élevés et comportent notamment des risques pour l'enfant à naître. La vaccination ne comporte pas de risques de complications pour la grossesse et protège aussi le bébé.
Pour les personnes à risque qui ne se sont pas encore fait vacciner, l'OFSP et la commission fédérale pour les vaccinations (CVF) recommandent deux piqûres à distance de quatre semaines.
Le rappel est également recommandé pour le personnel soignant et le personnel en charge de personnes à risque. Cela permet d'éviter des absences au travail. Le choix de se faire vacciner revient aux personnes concernées, rappelle l'OFSP. Le but doit toutefois être d'assurer la prise en charge des personnes à risque.
Pas de rappel pour les jeunes
Toutes les autres personnes de 16 à 64 ans doivent elles-mêmes choisir si elles veulent se faire vacciner ou non. Selon les deux organes de santé, le risque de développer des symptômes graves est bas.
Les jeunes de 5 à 15 ans ne devront pas se faire à nouveau vacciner. Les symptômes sont légers, voire inexistants. De plus, les jeunes qui ont déjà été infectés présentent encore suffisamment d'anticorps seize mois après la maladie. Aucune autorisation de vaccination n'a encore été délivrée pour les enfants de moins de 5 ans.
Règles d'hygiène toujours valables
Rudolf Hauri, le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse a rappelé qu'en cas de symptômes, il est nécessaire de porter un masque, de se faire tester, et idéalement de rester à la maison. "Il ne faut pas oublier que pour les personnes à risque, le Covid n'est pas une maladie inoffensive", a-t-il souligné.
Les règles d'hygiène demeurent par ailleurs toujours d'actualité. "Comme on l'a vu avec le variant Omicron, particulièrement contagieux, la vaccination ne protège pas contre les infections, mais contre les formes graves de la maladie", a déclaré le président de la CFV Christoph Berger.
Coïncidence entre pic et piqûre
La protection contre le virus après une vaccination est à son maximum dans les trois mois qui suivent la piqûre. Idéalement, cette période doit donc coïncider avec le pic de la vague. Les expériences de ces deux dernières années ont montré que la campagne de vaccination devait débuter le 10 octobre.
Des vaccins à ARN messager (ARNm) bivalents, adaptés aussi bien au variant de Wuhan qu'au variant Omicron seront disponibles dans le courant de ce mois. L'OFSP recommande de les privilégier pour la vaccination de rappel, mais précise qu'il reste possible d'employer le vaccin monovalent actuel.