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Et pourquoi ne pas créer un Conservatoire de l'accent genevois? Un brin provocateur face à ces messieurs de l'Académie, Michel Simon prend la défense des particularismes locaux et affiche clairement son attachement à ses origines genevoises en narrant une anecdote avec un accent «bien de chez nous».
Michel Simon est né le 19 avril 1895 à Genève, en Suisse. La charcuterie de son père ne le motivant pas plus que les études, cet anti-conformiste monte à Paris et y exerce de nombreux petits métiers pour survivre. Sa vocation pour la comédie naît en 1915 en voyant Georges Pitoëff sur la scène du théâtre de la Comédie à Genève. Après avoir rejoint la troupe Pitoëff à Paris en 1922, c'est dans Jean de la Lune, une pièce jouée avec Louis Jouvet à la Comédie des Champs-Elysées en avril 1929, que Michel Simon s'impose.
Si sa carrière théâtrale se poursuit en beauté, c'est néanmoins le cinéma qui va lui apporter une immense popularité, notamment avec l'introduction du cinéma parlant. Il a tourné avec les plus grands de son époque et parmi eux, ces quelques noms : La chienne (1931) et Boudu sauvé des eaux(1932) de Jean Renoir, L'Atalante (1934) de Jean Vigo, Drôle de drame (1937) de Marcel Carné, Le vieil homme et l'enfant (1966) de Claude Berri et tant d'autres.
Au total, entre 1920 et 1975, Michel Simon aura joué dans 55 pièces de théâtre et 101 films.
Michel Simon décède le 30 mai 1975 et repose au cimetière du Grand-Lancy à Genève, auprès de ses parents.
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Journaliste: Lyne Anska Réalisateur: Jean-Jacques Lagrange