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Définition
Le terme géobiologie, ainsi que le suggère son étymologie, désigne l'étude des relations entre la terre et la vie. Au sens large, la géobiologie étudie les effets des rayonnements du sol sur les milieux de vie. Mais elle étudie aussi l'effet sur les êtres vivants. Les ondes liées aux champs magnétiques et électriques, les courants d’eau souterrains, le réseau Hartmann, et les failles géologiques.
Conséquence géobiologique!
Un habitat mal conçu (mauvaise orientation, champs magnétiques du terrain) peut être à l'origine de perturbations sur le long terme de la santé et le confort des gens qui y habitent. Parmi ces troubles, on note des maux de tête, des douleurs articulaires ou musculaires, un inconfort constant, de l'irritabilité, des crampes, du rhumatisme, la liste n'est pas exhaustive.
L'un des thèmes les plus importants de la géobiologie est l'influence des champs magnétiques, qu'ils soient naturels ou artificiels. Ces derniers sont considérés comme une source de pollution importante et peuvent perturber l'activité tellurique. Les champs magnétiques provoqués par les extrêmes basses fréquences et l’ultra haute fréquence sont considérés comme particulièrement néfastes.
Les champs électriques
Un champ électrique apparaît lorsque des charges électriques opposées sont mises en présence. Chaque charge est entourée d’une zone d’influence appelée "champ électrique" qui véhicule des forces d’une charge à l’autre. Chaque charge électrique négative attire une autre charge électrique positive à cause de son champ électrique.
Ils se mesurent en volt/mètre (V/m).
Ils sont liés à la présence de charges électriques, mobiles ou pas. Ils peuvent aussi être induits par un champ magnétique variable.
Ils diminuent d’intensité en fonction de la distance et de leur source, d’un facteur 1/r à 1/r suivant le type de source et son éloignement.
Ils sont modifiés et atténués par tous les obstacles qu’ils rencontrent : le champ est concentré au sommet de l’obstacle. Si l’obstacle est un être humain, le champ est donc concentré au niveau de la tête.
Ils ont la capacité d’augmenter leur intensité en fonction de la tension chargée se trouvant dans le champ.
Ils génèrent une force électrique mettant en mouvement toute particule chargée se trouvant dans le champ.
Dans les bâtiments, un champ électrique se crée toujours autour des appareils et des câbles électriques. Le champ électrique est lié à la tension 220 volt qui existe aux bornes d’une prise de courant. Sans la tension, il n’existe pas de champ électrique mesurable. Un appareil branché sur une prise de courant, même éteint, génère du champ électrique autour de lui. Une armature en métal autour du lit génère encore plus de champ électrique.
Les champs et ondes électromagnétiques
Un champ électromagnétique produit une force électromagnétique qui s’exerce sur toute particule chargée et qui est la somme de la force électrique produite par le champ électrique et de la force magnétique produite par le champ magnétique.
Le champ magnétique terrestre
La composante interne est produite par les courants du magma en fusion dans le noyau de la terre et des courants électriques que cela génère ; c’est lui qui oriente l’aiguille de la boussole ; il est de l’ordre de 10_6 T actuellement sous nos latitudes, mais il a beaucoup varié dans l’histoire de la terre. La position géographique du pôle Nord magnétique n’est d’ailleurs pas stable : elle se rapproche actuellement du pôle nord géographique à la vitesse de 40km/an de plus, elle varie dans la journée. La composante externe provient de l’activité solaire, de l’activité atmosphérique…
Elle est aussi variable : cycles de l’activité solaire, cycles cicadiens, orages et autres modifications atmosphériques, ionisation de l’air… le champ électrique à la surface de la terre est lié à la présence de charges électriques dans la haute atmosphère de l’ordre de 100 à 150 V/m en général.
Sous un orage, le champ électrique s’inverse et peut atteindre 10 voir 20kV/m (1kV/m = 1000 V/m). Les cellules vivantes, et donc aussi notre corps et tous les êtres vivants, génèrent des courants électriques (par exemple, l’électrocardiogramme ou l’électroencéphalogramme mesure les courants électriques dans le cœur et le champ magnétique induit par ces courants est d’environ 0,0005 mg).
Dans le cerveau, les courants électriques sont mesurés pas électroencéphalogramme et le champ magnétique induit est d’environs 10-6 mg.
Les sources artificielles de champ électromagnétique.
Toute installation électrique ou de télécommunication génère des champs électromagnétiques que l’on peut séparer en 2 groupes :
Les champs électriques et magnétiques de très basse fréquence, aussi appelés champs ELF pour Extremely Low Frequency, coexistent dans l’environnement de tout appareil ou ligne électrique en fonctionnement, alors que seuls des champs électriques sont présents autour d’un appareil éteint, mais branché ; ils sont particulièrement importants à proximité des lignes électriques à haute tension et dans certaines circonstances professionnelles (sondage, l’électrométallurgie, électro chloration). Dans la grande majorité, les réseaux de distribution d’électricité sont alternatifs avec une fréquence de 50Hz en Europe et 60 Hz aux USA et au Canada.
Les radiofréquences et hyperfréquences sont liées aux télécommunications, aux écrans vidéo, à certains équipements médicaux ou domestiques et à de nombreuses industries.
Les effets des champs électromagnétiques sur la santé
Un être vivant est constitué d’un ensemble de processus électriques en interaction avec des mécanismes biochimiques. Il est en contact permanent avec son environnement et interagit sans cesse avec lui. C’est par le biais d’interactions avec nos processus électriques et biochimiques que les champs électromagnétiques peuvent interagir avec la santé humaine.
Les champs ELF (fréquence extrême basse) et les champs électriques statiques ou basse fréquence provoquent :
1) Des courants électriques de faible intensité dont la répartition n’est pas uniforme dans le corps :
ils sont intenses au niveau du cou et très intenses au niveau de la cheville.
2) La polarisation de certaines molécules qui deviennent ainsi des dipôles électriques.
3) La réorientation des dipôles électriques déjà présents dans les tissus.
4) L’importance relative de ces 3 effets dépend des propriétés électriques du corps, conductivité électrique pour l’induction de courants et permittivité pour la polarisation.
Les radiofréquences et hyperfréquences : Ces types de champs génèrent :
1) Un champ induit qui provoque l’oscillation et le déplacement des charges libres et la rotation des molécules polaires, et probablement des molécules magnétiques, à la fréquence de l’onde électromagnétique.
2) Une absorption d’énergie entraînant des effets thermiques par élévation de la température des tissus.
Les téléphones mobiles doivent être éteints dans les cliniques, hôpitaux et à proximité de tout appareil médical.
Dans les transports aériens, les appareils électroniques et ordinateurs portables doivent rester éteints pendant les phases de décollage et d’atterrissage. Par contre, les téléphones mobiles doivent rester éteints pendant toute la durée du vol, car ils provoquent des interférences avec les instruments de vol. Les ondes GSM perturbent le fonctionnement des avions modernes, aujourd’hui bourrés d’électronique et munis de commandes électriques.
Les effets physiologiques, les symptômes observés
Un certain nombre de troubles non spécifiques et plus ou moins bénins ( fatigue, irritabilité, troubles de la concentration, difficultés de mémoire, troubles du sommeil, troubles de l’appétit, troubles de la digestion, maux de tête, acouphènes, vertiges, douleurs, anxiété, tendances dépressives, réduction de la libido, maladies de la peau) ont été rapportés suite à l’exposition aux champs électromagnétiques. Ce phénomène est aussi appelé électro-sensibilité.
Anecdote
A une époque lointaine, tous les lieux dans lesquels les hommes se sentaient mal à l’aise, constataient des troubles de santé ou des maladies psychiques s’ils y séjournaient longtemps, étaient considérés comme suspects, maudits, envoutés. D’autres peuples plus expérimentés avaient mis au point des méthodes pour déterminer les endroits sains : les Romains faisaient paître des moutons sur un terrain à bâtir pendant toute une année ; après ce laps de temps, ils abattaient les moutons et examinaient le foie et les viscères ; s’ils étaient douteux, l’endroit était considéré comme impropre à être habité.
De même, avant d’établir un campement de longue durée, les Indiens observaient le comportement des chevaux à demi sauvages ; ils plantaient leurs tentes à l’endroit préféré des animaux. Il y a 10 000 ans, l’homme a débuté sa sédentarisation en cohabitant avec la nomadisation. Les nomades cherchaient les pâturages les plus favorables à leurs troupeaux en se déplaçant régulièrement avec leurs tentes rondes démontables et s’orientaient grâce à la voûte céleste avec pour témoins la nuit et la lune. Les peuples sédentaires se fixaient à des endroits choisis en clôturant des espaces pour leurs troupeaux et en bâtissant des maisons rectangulaires (ou bâtiments communautaires).