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Berne a signé mardi à Bruxelles un arrangement administratif qui lui permettra d’être davantage associée aux travaux de l'Agence européenne de défense. Cette coopération n'est toutefois pas du goût de tout le monde en Suisse.
L'Agence européenne de défense est une plate-forme, active depuis 2004, pour l'échange de connaissances et la participation à des projets. L'arrangement conclu entre le directeur général de l'armement Jakob Baumann et le directeur de l'agence Adam Sowa pose les conditions de la coopération avec la Suisse.
L'accord n'implique pour Berne aucun devoir de coopération ni de transmission d'informations sur la politique d'armement. La Suisse tranchera elle-même au cas par cas. Elle pourra accéder aux réseaux multilatéraux d'informations, et ainsi constater les développements de la politique européenne d'armement.
Une coopération dans le cadre de projets spécifiques permettrait en outre un transfert de connaissances et renforcerait la recherche helvétique. L'industrie suisse d'armement aurait en outre la possibilité de conclure de nouveaux partenariats.
Ce rapprochement a été critiqué au parlement. Par 15 voix contre 7, la commission de la politique extérieure de la Chambre basse avait demandé au gouvernement de renoncer aux pourparlers prévus. La majorité craignait que la Suisse ne soit prise dans l'engrenage d'une intégration au système européen de défense et d'une participation aux interventions militaires de l'UE.
A l'inverse, la commission de la Chambre haute avait jugé nécessaire une collaboration avec l'agence. Comme le gouvernement, elle y voit des synergies profitables à l'armée suisse et à l'industrie de l'armement.
swissinfo.ch et les agences