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En ce temps-là chaque famille élevait un cochon. La boucherie se faisait en hiver car il n'y avait bien sûr ni réfrigérateur ni congélateur. L'animal consciencieusement engraissé tout au long de l'année était transformé en saucisses, boudins, viande salée ou séchée et autres cochonnailles. Je me rappelle avoir participé à ces réjouissances en tournant la manivelle du hachoir à viande dans le but de remplir le boyau qui prenait gentiment la forme d'une saucisse. Les odeurs et l'atmosphère chaude et enfumée de la cuisine de mes grands-parents sont encore présents dans ma mémoire. Sur la photo figure ma grand-mère Catherine Fournier.