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Dans ce projet, nous nous proposons d’étudier la question négligée mais fondamentale du rôle des émotions dans le bonheur ou vie bonne. Nous défendons l’idée que les émotions n’ont pas uniquement de la valeur instrumentale, par exemple en vertu de leur dimension ressentie, mais qu’elles ont également de la valeur finale en vertu du fait qu’elles sont des états dirigées vers nous-même, vers les autres et vers le monde. Ceci est vrai également des émotions négatives. En exploitant les intuitions qui sous-tendent les théories principales du bonheur, nous proposons de montrer comment les différentes façons de comprendre la complexité des émotions ont des impacts spécifiques et importants sur l’idée que l’on se fait de ce qui contribue à améliorer la vie des individus. Etant entendu que les émotions constituent des formes d’évaluations de l’environnement, nous poursuivons une suggestion répandue dans la littérature selon laquelle il est nécessaire de réconcilier la perspective personnelle de l’individu concernant le genre de vie qu’il souhaite mener avec l’idée qu’il y a des contraintes objectives sur ce qui fait qu’une vie est bonne qui sont indépendantes de cette perspective.