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Le Conseil fédéral a adopté le rapport « Congé de paternité et congé parental, Etat des lieux et présentation de divers modèles ». Il répond ainsi au postulat Fetz. Le rapport présente la situation actuelle en Suisse, au niveau international et dans différents Etats européens. Il procède ensuite à une analyse de huit modèles différents de congé de paternité et de congé parental. Le Conseil fédéral estime que de tels congés peuvent contribuer à une répartition plus équitable des rôles au sein de la famille. Ainsi, ces congés comptent parmi les mesures qui peuvent faciliter la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle pour les jeunes familles. De plus, le Conseil fédéral a chargé le DFI d’examiner d’ici le milieu de l’année prochaine la possibilité d’introduire dans le droit fédéral une réglementation qui permettrait aux employés de réduire leur taux d’occupation après la naissance d’un enfant. Même si une telle mesure ne correspond pas à un congé parental à proprement parler, elle contribuerait toutefois à faciliter la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.
Le Conseil fédéral ne juge pas nécessaire d’introduire une nouvelle disposition constitutionnelle sur l’encouragement et la protection des enfants et des jeunes. Le projet de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC) obligerait la Confédération et les cantons à mener une politique active en faveur de l’enfance et de la jeunesse. Au cours des dernières années, la Confédération a adopté de nombreuses mesures pour aider les cantons à développer leur politique de l’enfance et de la jeunesse. Le Conseil fédéral estime de ce fait qu’il n’y a pas de nécessité avérée de s’engager plus avant.
Le Conseil fédéral a rendu son avis concernant le rapport du 3 mai 2013 de la Commission des institutions politiques du Conseil national, qui prévoit d'instituer un délai de carence pour les conseillers fédéraux sortants avant que ceux-ci ne puissent accepter un mandat ou une activité. Il propose au Parlement de ne pas entrer en matière sur cet objet ou, le cas échéant, de le rejeter. Le Conseil fédéral estime qu'il n'y a pas lieu de légiférer en la matière. Le projet de loi de la commission exprime, à son avis, une méfiance sous-jacente à l'égard du gouvernement et de l'administration et les expose à la suspicion générale, sans parler du fait qu'il ne facilitera pas l'engagement de cadres dans l'administration.
Le Conseil fédéral soutient une initiative parlementaire de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national (CEATE-N) demandant une réglementation plus stricte des allégements fiscaux pour les biocarburants. Il désapprouve toutefois que les biocarburants obtenus à partir de produits agricoles indigènes bénéficient automatiquement d’un allégement.
(Conseil fédéral, Douanes, Environnement et nature)
Dans son avis relatif au rapport des Commissions de gestion des Chambres fédérales (CdG) concernant la démission, le 9 janvier 2012, du président de la Banque nationale suisse (BNS), le Conseil fédéral accepte en grande partie les recommandations qui lui ont été soumises et, le cas échéant, les met en œuvre. À l’inverse des commissions, il est toutefois convaincu d’avoir agi conformément aux bases légales et d’avoir suffisamment approfondi, en temps utile, la question de sa compétence à agir et celle de la répartition des compétences entre le Conseil fédéral et la BNS dans le domaine du droit de la surveillance.