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Fondateur de l'Institut J.-J. Rousseau à Genève, Edouard Claparède est surtout un des grands psychologues modernes qui a mis en mouvement la connaissance de l'individu et des groupes grâce notamment à l'expérimentation et l'épistémologie humaine et animale. Rédigée à partir de sa vaste correspondance, cette première biographie de Claparède offrira à un large public une façon de connaître non seulement une personnalité, une pensée, une méthode, mais amènera, plus largement, à réfléchir sur la fonction de l'éducation dans les sociétés.
Cet ouvrage se penche sur les transformations familiales en Suisse entre 1955 et 1970. Il éclaire de façon détaillée les aspirations familiales et professionnelles d’une génération précurseuse de nos sociétés contemporaines. Le bien-être matériel et émotionnel de l’enfant et des parents devient un élément déterminant, renforçant l’idée de l’enfant précieux.
Dans nos sociétés où les conflits politiques sont censés se régler dans l’arène parlementaire et le peuple s’exprimer par les urnes, quelle est la place de la violence comme moyen de revendication? En Suisse, la démocratie directe, l’aisance économique, la sécurité, la neutralité sont supposées écarter l’utilisation de la violence. Pourtant, entre 1950 et 2000, le pays a fait face à de nombreux éclats de violence…
De Marseille à l’Île de France, d’Amsterdam aux Guyanes (1770–1840)
Olivier Pavillon. Préface d'Olivier Grenouilleau. Postface de Gilbert Coutaz.
2017, 160 pages, 21 €
26,00 CHF
Cet ouvrage explore les rapports, souvent méconnus, de la Suisse avec la traite négrière et la colonisation, au travers de quelques exemples romands, tel celui des Larguier des Bancels. Cette famille franco-suisse dans le mouvement voit des centaines de Français et d’Européens se précipiter vers l’Île de France (île Maurice), vers 1750, dans l’espoir d’y faire rapidement fortune...
L’industrie horlogère suisse et l’immigration (1930-1980)
Francesco Garufo
2015, 341 pages, 29 €
36,00 CHF
Contribution aux débats centraux de l'histoire des migrations, cet ouvrage analyse le fonctionnement de l'immigration dans le cadre de l'industrie horlogère suisse, afin de mettre en évidence l’articulation entre les politiques migratoires étatiques et sectorielles, les parcours des migrant·e·s et les pratiques des entreprises.
Assurance chômage et division sexuée du travail en Suisse (1924-1982)
Carola Togni
2015, 375 pages, 30 €
37,00 CHF
Sur-représentées parmi les personnes en quête d’un emploi, les femmes sont pourtant moins nombreuses à effectuer une demande d’indemnisation auprès de l’assurance chômage. Cet ouvrage apporte des explications à cet apparent paradoxe et tend à montrer que l’assurance chômage ne se limite pas à refléter les inégalités entre les femmes et les hommes dans la famille ou sur le marché de l’emploi, mais qu’elle participe à les construire. Ce livre offre une contribution importante à l’analyse de l’histoire de l’État social dans une perspective de genre.
La guerre d'indépendance algérienne marque par sa longueur et sa violence l’histoire du XXe siècle. Longtemps présentée comme un "événement de politique intérieure française", ce conflit a eu des conséquences bien au-delà. Cet ouvrage porte sur les impacts de cette terrible guerre de décolonisation sur la Suisse, en effet, directement touchée, et sur la politique de ses autorités. La confrontation des sources provenant des archives algériennes, françaises et suisses permet de donner un éclairage novateur à de nombreux moments clés du conflit.
Cet ouvrage met en dialogue les récits d'anciens enseignants et chercheurs afin de questionner l'histoire des institutions, de l’enseignement universitaire et du travail au travers d’entretiens menés dans une perspective d’histoire orale. Evoluant au sein de la Faculté de psychologie et de sciences de l’éducation de l’Université de Genève, les personnes interviewées reviennent sur leur parcours académique, évoquent la figure de Piaget, l’influence du MLF, de Mai 68, ainsi que les conditions de production et de transmission des savoirs. La démarche, levant le voile sur ce qui reste parfois dans l’ombre des sources écrites, nourrit la réflexion sur les évolutions et les équilibres fragiles de la vie personnelle et professionnelle.
Morena La Barba, Christian Stohr, Michel Oris et Sandro Cattacin (dir.)
2013, 390 pages, 27 €
34,00 CHF
Ce livre qui traite de la migration italienne se veut un instrument de compréhension d’une trop longue histoire… d’incompréhension. L’analyse se focalise sur la période chaude de l’après-guerre, là où débutent les mouvements qui veulent restreindre l’immigration et qui sont aujourd’hui installés au centre du système politique suisse.
Acquisition, perte et retrait de la nationalité de 1848 à nos jours
Brigitte Studer, Gérald Arlettaz, Regula Argast. Traduit de l'allemand par Marianne Enckell, Ursula Gaillard et Diane Gilliard
2013, 261 pages, 22 €
29,00 CHF
Dans un contexte de forte mobilité des populations, la politique de naturalisation constitue un des éléments clés de l’intégration, mais aussi de l’évolution de la société nationale. Ce livre analyse les normes légales et les critères qui ont structuré l’acquisition, le refus et le retrait de la nationalité suisse de 1848 à nos jours. Sa perspective historique met en lumière les enjeux du débat actuel et permet de concevoir une politique de naturalisation adéquate.
Qu’est-ce que chômer? Pourquoi introduire une assurance chômage? En quoi la participation des caisses syndicales à la gestion de l’assurance influence-t-elle la politique fédérale? Quels sont les intérêts du patronat à soutenir le principe d’une assurance chômage? Quels sont les impensés de l’assurance chômage, notamment ce qui concerne le travail féminin? Voici quelques-unes des questions auquel ce livre répond. Premier ouvrage complet sur l’histoire de l’assurance chômage en Suisse, il permet de comprendre son organisation actuelle, à travers l’analyse du rôle qu’ont joué les organisations syndicales et patronales dans son développement.
Homosexualité masculine en Suisse durant la Seconde Guerre mondiale
Thierry Delessert
2012, 400 pages, 29 €
37,00 CHF
S’appuyant sur des sources jusqu’alors inexplorées provenant de la justice militaire, cette étude, unique en français, explore de manière inédite et vivante la question de l’homosexualité en Suisse durant la Seconde Guerre mondiale, période caractérisée par une relative tolérance à cet égard, qui a longtemps rendu invisibles les vécus quotidiens de l’homosexualité.
La Maison d’éducation de Vennes. Histoire d’une institution pour garçons délinquants en Suisse romande (1805-1846-1987)
Geneviève Heller
2012, 438 pages, 31 €
38,00 CHF
La Maison d’éducation de Vennes, dans les hauts de Lausanne, était l’institution officielle vaudoise réservée aux garçons adolescents placés par les autorités judiciaires ou civiles. Fondée au XIXe siècle, elle est transformée au milieu du XXe siècle et devient une institution reconnue et dynamique. À travers son histoire, la question du placement institutionnel en général, et plus particulièrement de la prise en charge des adolescents en difficulté, est mise en lumière. Richement illustré, l’ouvrage présente des situations concrètes ainsi que des trajectoires individuelles d’élèves.
Entre 1860 et 1930, l'Europe traverse une révolution silencieuse mais décisive, celle du statut de l'enfant: l'enfant utile, force de travail et source de revenu pour la famille, s'efface devant l'enfant précieux, qu'il faut éduquer et instruire. C'est le résultat des exigences accrues en matière de formation, mais aussi de la généralisation du contrôle des naissances. L'originalité de cette recherche consiste à intégrer la dimension du genre, jusqu'ici négligée. Autour d'un enjeu devenu crucial, l'investissement dans l'instruction, de nouveaux discours et de nouvelles pratiques reconstruisent les partages entre les sexes. Des partages encore prégnants aujourd'hui, d'où l'intérêt de comprendre leur genèse.
Entre la fin du XIXe siècle et la Première Guerre mondiale, le paysage bancaire helvétique connaît une métamorphose profonde. Deux gestes politiques majeurs sont à l'origine de ce phénomène: le rachat, à partir de 1898, des principales compagnies de chemins de fer privés par la Confédération, et l'ouverture, en 1907, de la Banque nationale suisse. Un type d'institution jusque-là freiné dans ses pleines possibilités d'expansion recueille les meilleurs fruits du mouvement qui s'engage: celui de la grande banque commerciale moderne.
L'histoire de la Suisse n'est pas faite de consensus mais de conflits, parfois violents, qu'une vision officielle lénifiante cherche souvent à masquer. Dans ce recueil de plus d'une trentaine d'articles, H.U. Jost s'inscrit dans une perspective internationale, considère les évolutions dans la longue durée et dépasse le cadre des analyses courantes pour proposer de nouvelles interprétations. Les lieux du vrai pouvoir en Suisse, la fiction de la neutralité, l'Europe et le système helvétique, la politique culturelle de la Confédération, la figure dérangeante de Max Frisch, l'esthétisation de la politique comme arme antidémocratique, la sociabilité bourgeoise et l'appropriation du territoire, l'usage économique des biens des femmes dans le mariage, la faiblesse structurelle du mouvement ouvrier: autant de thèmes, parmi d'autres, qui nous font pénétrer dans l'atelier de l'historien.
Comment les relations économiques entre la Suisse et l'Afrique du Sud ont-elles évolué entre 1945 et 1990? Quel rôle les banques et l'industrie helvétiques ont-elles joué dans le financement du régime de l'apartheid, dans l'écoulement de l'or sud-africain, ou encore dans les investissements effectués dans le cône sud de l'Afrique? Les milieux dirigeants suisses ont-ils développé des liens particulièrement étroits avec les autorités de Pretoria? L'attitude de la Suisse officielle a-t-elle été influencée par les sanctions internationales adoptées contre le régime d'apartheid? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions, en se basant sur les archives qui ont été accessibles en Suisse et en Afrique du Sud.
Quel est le rapport entre la crise des fonds juifs et les célébrations manquées du bicentenaire de la République helvétique? La méconnaissance de l'histoire. Depuis plus de vingt ans, l'auteur de ce livre tente de faire œuvre de vulgarisateur en abordant les sujets historiques les plus divers dans des journaux de Suisse romande.
Les auteur·e·s de ce livre - des historiennes et des historiens engagé·e·s, venant de toute la Suisse - illustrent par des textes brefs plusieurs aspects de ce mouvement. Ils parlent de situations exemplaires, d'événements spectaculaires, de personnalités marquantes. Un texte qui court tout au long du livre (rédigé par l'historien Bernard Degen) relate en détail l'histoire des syndicats en Suisse. Les illustrations racontent la même histoire, parfois une autre, par d'autres moyens, et d'une manière que l'on voit rarement.
Autour de Michel Foucault, ce volume collectif réunit des historiens et des sociologues qui pensent le droit de punir, du supplice d'Ancien Régime aux usages carcéraux d'aujourd'hui.
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Dans la décennie suivant les événements de 68, un renouveau du féminisme prend son essor au niveau international. L'onde de choc, partie des États-Unis, atteint progressivement toute l'Europe. Partout, les jeunes féministes affichent leur radicalité et marquent une rupture avec la première vague féministe qui s'était battue pour l'égalité des droits et l'amélioration de la condition des femmes: le nouveau mouvement réclame la libération des femmes et appelle au renversement de la société patriarcale.
Ce livre propose une étude des relations entre les autorités suisses et le gouvernement du général Franco, dans leurs différents aspects économiques, sociaux, culturels et politiques. Une place importante est réservée à l'étude des relations économiques entre les deux pays, ce qui s'imposait pour un pays comme la Suisse dont le rôle international est notamment déterminé par la puissance économique et financière de ses entreprises dans l'économie mondiale. De même, connaissant la dimension idéologique et légendaire de la guerre civile ainsi que l'existence d'un débat public parfois très vif dans la société suisse concernant le régime franquiste, il était essentiel d'appréhender la représentation de l'Autre- comment est perçu l'Espagnol et le Suisse respectivement dans les deux pays; quelle est la position de l'opposition suisse mais aussi l'évolution de l'opinion publique à l'égard du général Franco. La question de l'exil durant la guerre civile et la guerre mondiale est également abordée, comme l'important mouvement migratoire qui débute au début des années 60. L'analyse est essentiellement chronologique et prend comme point de départ le début de la guerre civile, le 18 juillet 1936 et se termine le 27 novembre 1975, jour de l'intronisation du roi Juan Carlos.
Raphael Gross, Eva Lezzi et Marc R. Richters (éds). Traduction de Sophie Pavillon
2003, 237 pages, 23 €
29,00 CHF
"J'appelle cette image "Ma biographie". Elle pourrait être la biographie de chaque survivant de la Shoah. Nous avons ici la moitié supérieure, qui est vide. On voit que les lettres sont tombées, l'ordre est annihilé. C'est ainsi que j'explique l'époque de Hitler, les années 1933 à 1945 (...). L'Alef en haut à droite regarde en grande partie hors du cadre dessiné. Il a donc pu se sauver du chaos, de la Shoah. Mais son pied est dedans. Cela va le poursuivre durant toute sa vie. Il croit qu'il a pu se sauver. Il est vrai qu'il s'en est sauvé par le corps, mais il s'y trouve toujours par la pensée." (Extrait de l'entretien avec Fischel Rabinowicz, auteur du tableau figurant en couverture de ce livre.)