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Des experts du CHUV confirment la possibilité d'un empoisonnement de Yasser Arafat
Les experts du centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) ayant analysé les effets personnels de Yasser Arafat, mort près de Paris en 2004, confirment la "possibilité" d'un empoisonnement du leader palestinien par substance radioactive, selon un compte rendu publié par la revue médicale britannique The Lancet.
Pas de réponse catégorique
Plusieurs échantillons contenant des traces de fluides corporels - sang et urine - contenaient une radioactivité plus élevée et inexpliquée au polonium 210 par rapport aux échantillons de référence, selon les experts de l'Institut de radiophysique (IRA) de Lausanne, dépendant du CHUV.
Ces mêmes spécialistes suisses avaient déjà annoncé en juillet 2012 la découverte d'un niveau "significatif" de radioactivité au polonium sur ces mêmes effets personnels. Les nouveaux résultats ne permettent toutefois pas de conclure de manière catégorique à un empoisonnement.
afp/kkub
Publié le 14 octobre 2013 à 16:15 - Modifié le 15 octobre 2013 à 13:30
Plusieurs expertises en cours
Après l'exhumation de la dépouille de Yasser Arafat, une soixantaine d'échantillons avaient été répartis pour analyse entre trois équipes d'enquêteurs, suisses, français et russes.
Yasser Arafat est mort à 75 ans le 11 novembre 2004. Il avait été admis fin octobre 2004 à l'hôpital Percy après avoir souffert de douleurs abdominales sans fièvre dans son QG de Ramallah.
Les doutes russes sur un empoisonnement
"Il n'a pas pu être empoisonné au polonium. Les experts russes qui ont mené l'analyse (des échantillons) n'ont pas trouvé trace de cette substance", a déclaré Vladimir Ouïba, le directeur de l'Agence fédérale d'analyses biologiques, cité par l'agence Interfax.
Interrogée par l'AFP, l'Agence fédérale des analyses biologiques a cependant démenti toute communication sur le sujet.
Mais l'agence Interfax a maintenu son information.