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L'an dernier, de janvier à mars, le géant français avait enregistré un résultat net de 4,9 milliards, tenant cependant compte d'une importante provision, conséquence d'une dépréciation de 4,1 milliards de dollars d'actifs en raison des sanctions contre la Russie.
La hausse est plus nette par rapport au 4e trimestre de l'exercice 2022, à +70%.
Le groupe a annoncé dans le même temps la vente de ses activités d'exploitation des sables bitumineux au Canada à SunCor Energy pour 4,1 milliards de dollars, dans le cadre d'une stratégie de réduction de son empreinte carbone après l'annonce en début d'année d'un projet de scission de ses actifs canadiens.
Cette cession, qui porte sur l'intégralité des titres de la filiale canadienne du groupe français Totalenergies EP Canada Ltd, devrait être finalisée "avant la fin du 3e trimestre 2023", a précisé le groupe dans un communiqué diffusé parallèlement aux résultats du premier trimestre.
La major française avait enregistré en 2022 le bénéfice le plus important de son histoire, 20,5 milliards de dollars, surfant sur l'envolée des cours du gaz et du pétrole dans le sillage de la guerre en Ukraine, qui avait ravivé les appels à taxer davantage les "superprofits" et à arrêter l'exploitation d'hydrocarbures.
Après avoir largement franchi la barre symbolique de 102 dollars en 2022, le baril de Brent, référence de l'or noir, a subi une dégringolade depuis les premiers mois de 2023 : il était jeudi en deçà de 80 dollars.