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Un ancien joueur professionnel suisse de tennis est accusé d'agression sexuelle sur une femme. L'incident se serait produit lors d'une conférence d'entraîneurs en Estonie en 2014.
Comme l'ont relaté de nombreux médias dont le Nouvelliste, une ancienne star du tennis suisse est dans de sales draps. L'intéressé est en effet accusé d'avoir agressé sexuellement une femme, ancienne joueuse professionnelle de tennis également, en 2014. Le 9 décembre prochain, son procès aura lieu devant le tribunal du district de Sierre et se déroulera à huis clos.
"Nous plaiderons l'acquittement", ont précisé les deux avocats de la défense. L'accusé est présumé innocent jusqu'à ce qu'une décision finale soit rendue.
Les faits se seraient déroulés en octobre 2014 à Tallinn (Estonie). L'accusé et la femme, ainsi que d'autres entraîneurs de tennis, auraient vécu une soirée arrosée, qui aurait dégénéré, en marge d'une conférence internationale de coaching. Tous deux se seraient réveillés le lendemain matin dans la même chambre, saccagée, et ne se souviendraient de rien. Cependant, la femme aurait découvert de nombreuses ecchymoses et écorchures sur son corps.
L'homme, qui a notamment jouer en double avec Roger Federer et Stan Wawrinka, se serait excusé par SMS auprès d'elle pour son comportement "pas gentleman". Ce n'est que par la suite que la victime présumée se serait souvenue de sa nuit. Le Suisse l'aurait forcée à des actes sexuels.
«Il n'est pas nécessaire d'agir, car la présomption d'innocence s'applique»
La femme se serait alors confiée à d'autres membres de sa délégation en leur montrant ses blessures. Des échanges par WhatsApp montreraient un aveu partiel des faits reprochés à l'ex-tennisman helvétique. Selon la plainte, ce dernier l'aurait attaquée et des actes sexuels auraient eu lieu. Il est dit aussi qu'il l'aurait giflée et jetée du lit. La femme ne peut, en revanche, pas dire si l'accusé l'a forcée à avoir des rapports sexuels.
Au cours de l'enquête, plusieurs rapports médico-légaux évoquent de multiples lésions superficielles pouvant provenir d'objets contondants. Ces blessures, pas liées à une chute due à un état d'ébriété, correspondraient aux déclarations de la plaignante. En revanche, aucune lésion interne des parties génitales n'a été constatée.
Le président du Swiss Tennis, René Stammbach a confirmé à la "NZZ" que ces accusations étaient connues depuis un ou deux mois. "L'accusé nous a informés après avoir été inculpé. Le Conseil central ne s'est pas réuni depuis. Mais pour l'instant, il n'est pas nécessaire d'agir, car la présomption d'innocence s'applique", a expliqué Stammbach.