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Un forum de citoyens s’oppose à un dépôt en couches géologiques profondes international en Australie méridionale
La Nuclear Fuel Cycle Royal Commission d’Australie méridionale était chargée d’étudier la possibilité de construire un dépôt destiné aux assemblages combustibles usés et aux déchets moyennement radioactifs en provenance de pays tiers. Dans son rapport publié en mai 2016, elle «était arrivée à la conclusion que l’Australie méridionale rassemblait les conditions et les capacités permettant de stocker ce type de déchets de manière sûre. Elle a donc recommandé au gouvernement de l’Etat de suivre cette option.
Un forum de citoyens composé de 350 personnes choisies au hasard s’est penché sur la question de savoir «Sous quelles conditions, si ces conditions existent, l’Australie méridionale pourrait-elle rendre possible le stockage et la gestion de déchets nucléaires en provenance de pays tiers?» dans le cadre d’une procédure de consultation. Après six jours de débat en octobre et novembre 2016, et au cours de laquelle le forum des citoyens a entendu plus de 100 experts du domaine, et les deux tiers des membres se sont prononcés contre cette option, quelles qu’en soient les circonstances. Un tiers a approuvé le projet sous certaines conditions. Les motifs expliquant le rejet sont des justifications insuffisantes en faveur du oui, un faible soutien des indigènes, et un manque de confiance dans la rentabilité d’un tel projet.
Dans sa réponse à la Nuclear Fuel Cycle Royal Commission, le gouvernement d’Australie méridionale prendre en compte la prise de position du forum des citoyens ainsi que les déclarations d’autres groupes. Celle-ci est attendue pour la fin de l’année.
Le forum des citoyens a été dépassé
Nigel McBride, CEO de la Chambre de commerce et d’industrie d’Australie méridionale (Business SA) a remis en question la procédure du forum des citoyens. Il estime en effet que la prise de position de ce dernier avait été formulée de manière précipitée, les membres n’ayant pas eu suffisamment de temps pour s’informer correctement et comprendre les «défis complexes associés aux déchets nucléaires». «La sensibilisation, la transparence et l’information permettent de dissiper les craintes. De mon point de vue, le temps a manqué, et les gens ont laissé parler leurs craintes: quand on ne sait pas, on dit non. Je pense que c’est ce qui s’est passé», a déclaré M. McBride.