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Les ministères actuels de l’Église, y compris dans le protestantisme, trouvent leur origine dans les ministères qui se mettent progressivement en place dès la mort de Jésus, alors qu’il s’agit de le remplacer à la tête de la jeune communauté des disciples. La rapide disparition du Maître provoque toute une série de réactions en chaîne observables dans le Nouveau Testament, qui sont analysées dans cette formation : Alors que l’Église se confessionnalise et se sédentarise, la foi se spiritualise, tandis que les ministères se diversifient, s’institutionnalisent, se hiérarchisent et se fonctionnarisent, donnant peu à peu naissance à la structure complexe des cinq patriarcats puis de l’Église romaine, plus tard contestée par le protestantisme.
Kant distingue entre la religion intérieure, fondée sur le sens du Bien inné à tout être humain, et la religion extérieure, fondée sur le message de l’Église qui est la personnification du Bien dans le Fils de Dieu. À ses yeux, lorsque la religion extérieure devient un but en soi, elle se mue en une fausse religion, car sa fonction est d’édifier la religion intérieure. Lire la suite →
Après avoir esquissé comment les matériaux de la vie de Jésus ont donné lieu aux différents modèles théologiques fécondant la vie de l’Église, je présente le modèle de la fronce, qui met en évidence cinq postures spirituelles dans le protestantisme actuel en fonction de l’écart qu’elles définissent avec la société ambiante.
Romains 6,22-23 : Mais maintenant, libérés du péché et devenus esclaves de Dieu, vous portez les fruits qui conduisent à la sanctification, et leur aboutissement, c’est la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ, notre Seigneur. Lire la suite →
« Mais où sont-ils donc tous passés, les paroissiens ? »: C’est la question que se pose Gilles Bourquin, pasteur suisse et docteur en théologie, dans son dernier ouvrage « Théologie de la spiritualité ». Remède à la clé. Propos recueillis par Elise Perrier, VP Genève. Lire la suite →
Après avoir présenté la diversité du protestantisme actuel au moyen du modèle de la fronce, je présente la complémentarité des théologies de la croix et des théologies de l’expérience, qui mettent en scène des conceptions différentes de la grâce divine.
Certains voient dans la mystique le cœur et la source de toute vie religieuse, alors que pour d’autres, il ne s’agit que d’une manifestation marginale, un peu exaltée, voire extrême, de la foi du plus grand nombre. D’emblée, la mystique nous pose question : serions-nous tous mystiques, plus ou moins à notre insu ? Lire la suite →
Les difficultés actuelles d’adaptation du protestantisme réformé à la mentalité religieuse contemporaine sont pour une part liées au caractère dialectique des théologies issues du luthéranisme et du barthisme, qui jouent davantage sur des oppositions que sur des progressions. Passer d’une théologie de la Parole à une théologie qui inscrit davantage la proclamation dans l’expérience spirituelle et les réalités sociales s’avère ainsi un enjeu déterminant pour l’avenir des Églises réformées. Lire la suite →
Jean Calvin, réformateur protestant de la deuxième génération, provient de l’école humaniste parisienne. Son projet réformateur va ainsi se développer en un véritable projet de société, éminemment moderne. En articulant subtilement la grâce du salut et l’exigence éthique, l’austérité et la prospérité, sa théologie a suscité de nombreuses questions, parfois très critiques. Nous présenterons une vision d’ensemble de sa vie, de sa pensée et de son impact.