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Recommandé par l'UE, cet indicateur mesure le risque d'exclusion sociale et l'importance des inégalités en matière de revenu entre différents groupes de population. Un taux de risque de pauvreté plus important dans un groupe de population souligne une inégalité des chances dans la participation de ce groupe par rapport aux autres à divers domaines de la vie en société.
En 2018, le taux de risque de pauvreté touche significativement davantage les personnes issues de la migration de 1re génération (20%) que celles non issues de la migration (10%). La différence entre la 2e génération ou plus (14%) et les personnes non issues de la migration n’est pas significative.
Entre 2014 et 2018, le taux de risque de pauvreté des personnes issues de la 1re génération a augmenté (+3,8 points de pourcentage). Au contraire, le taux de risque de pauvreté des personnes non issues de la migration et de la 2e génération ou plus n’a pas significativement évolué.
Le taux de risque de pauvreté est plus important chez les personnes issues de la migration que chez les personnes non issues de la migration dans toutes les grandes régions suisses. La différence est statistiquement significative dans la région lémanique (20% contre 10%), dans l’Espace Mitteland (23% contre 13%), dans la Suisse du Nord-Ouest (20% contre 8%) et en Suisse orientale (17% contre 11%).
Tableaux
Définitions
Sont considérées comme à risque de pauvreté les personnes vivant dans un ménage dont les ressources financières (sans le stock de fortune) sont sensiblement inférieures au niveau habituel des revenus dans le pays considéré. La pauvreté est donc envisagée comme une forme d’inégalité ; en effet, le fait qu’une personne soit considérée comme à risque de pauvreté ne dépend pas uniquement de sa situation économique propre, mais également de la situation économique des autres personnes dans le pays considéré. Le seuil de risque de pauvreté est une mesure relative définie par rapport au revenu disponible équivalent médian. Par convention, il est généralement fixé à 60% (approche de l’Union européenne) ou à 50% (approche de l’OCDE) de la médiane du revenu disponible équivalent. Le taux de risque de pauvreté est calculé sur l’ensemble de la population, sans limite d’âge. Être à risque de pauvreté signifie donc disposer de revenus significativement inférieurs à ceux de l’ensemble de la population, une situation qui entraîne un risque d’exclusion sociale. Si un ménage est composé de plusieurs adultes avec des statuts migratoires différents, la même valeur sera comptabilisée à la fois pour les personnes issues de la migration et celles qui n’en sont pas issues.
En Suisse, le seuil de risque de pauvreté pour un ménage d’une seule personne se monte à 2495 francs par mois en 2018. Ainsi, une personne seule dont le revenu disponible est inférieur à 2495 francs par mois sera considérée comme étant à risque de pauvreté. Le seuil est de 5240 francs par mois pour un ménage de deux adultes avec deux enfants de moins de 14 ans. Le seuil de risque de pauvreté doit être distingué du seuil de pauvreté absolue calculé par l’OFS sur la base des normes suisses d’accès à l’aide sociale.
Méthodologie
Suite au changement de cadre de sondage et à l’amélioration du modèle de pondération, les résultats à partir de 2014 ne sont plus directement comparables avec ceux des années précédentes (rupture de série). Plus de détails dans le document ci-dessous.