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Ce projet examine l'attitude de la population suisse, et plus particulièrement des parents autochtones et du personnel enseignant, vis-à-vis des mesures politiques visant à promouvoir l'égalité des chances des étudiant·e·s immigré·es. Ce projet examine également les raisons de l’échec ou du succès de certaines réformes importantes destinées à promouvoir l'égalité des chances (par exemple dans les cantons de Genève, Zurich et Neuchâtel). Les raisons peuvent être reliées aux préférences de la population autochtone et des enseignant·e·s et/ou aux stratégies, préférences et décisions des acteurs politiques dans le domaine éducatif.
L'intégration des migrant·e·s est l'un des principaux défis auxquels sont confrontées les sociétés occidentales, car leur performance est souvent inférieure à celles des natifs. Dans le domaine de l'éducation, le problème réside dans le fait que de nombreux systèmes éducatifs renforcent l'exclusion et les mauvaises performances des élèves issus de l'immigration. Concrètement, nous pouvons observer ce phénomène en Suisse, où les migrant·e·s obtiennent des résultats différents selon les cantons et donc selon les politiques éducatives spécifiques.
Des pistes efficaces pour réduire ces inégalités éducatives sont proposées dans la littérature, mais elles ne sont pas toujours acceptées par les parents des élèves autochtones, par les enseignant·e·s ou par des autres acteurs politiques. Par conséquent, elles ne sont pas nécessairement mises en œuvre.
L'objectif de ce projet est de comprendre quelles mesures d'égalité des chances, connues pour leur efficacité à améliorer les résultats des migrant·e·s, seraient acceptées par la population générale, notamment, par les parents autochtones ainsi que le corps enseignant et dans quels contextes (cantonaux) ces mesures pourraient-elles être mise en œuvre. En outre, le projet analyse les acteurs et les processus responsables du succès ou de l’échec de la mise en œuvre ’de certaines politiques d’égalité des chances concernant principalement les migrant·e·s. Par exemple ce projet analyse pourquoi à Neuchâtel, l'abolition prématurée des séparations en filières dans la carrière académique, est préjudiciable aux élèves issus de l'immigration. Une votation populaire à Genève le 15 mai 2022 a maintenu une telle séparation en filières au détriment des élèves immigrés et autres élèves vulnérables.
Equipe du projet
- Flavia Fossati, Professeure assistante IDHEAP
- Rodrigo Manuel Sanchez Sienra, PhD FNS
- Eloisa Harris, postdoc FNS