Document ID: 22fda243-8735-43a0-aa8e-7e49a198a398

RS 0.192.120.194.1   1   Texte original   Accord  entre le Conseil fédéral suisse et GCERF Fonds mondial pour  l’Engagement de la Communauté et la Résilience en vue de déterminer  le statut juridique du GCERF en Suisse   Conclu le 26 mai 2015  Entré en vigueur le 26 mai 2015    (Etat le 26    mai 2015)     Le Conseil fédéral suisse,  d’une part,   et   GCERF Fonds mondial pour l’Engagement de la Communauté et la Résilience,  d’autre part,   désireux de régler leurs relations dans un accord de siège,   sont convenus de ce qui suit:   I.  Statut, privilèges et immunités du GCERF Fonds mondial pour  l’Engagement de la Communauté et la Résilience   Art. 1 Personnalité et capacité  Le Conseil fédéral suisse reconnaît, aux fins du présent Accord, la personnalité  juridique internationale et la capacité juridique en Suisse du GCERF Fonds mondial  pour l’Engagement de la Communauté et la Résilience (ci-après le GCERF).   Art. 2 Indépendance et liberté d’action  1.  Le Conseil fédéral suisse garantit l’indépendance et la liberté d’action du  GCERF.   2.  Il lui reconnaît une liberté de réunion absolue, comportant la liberté de discus- sion, de décision et de publication, sur le territoire suisse.   Art. 3 Inviolabilité des locaux  Les bâtiments ou parties de bâtiments et le terrain attenant qui, quel qu’en soit le  propriétaire, sont utilisés pour les besoins du GCERF, sont inviolables. Nul agent de  l’autorité publique suisse ne peut y pénétrer sans le consentement exprès du Direc- teur exécutif du GCERF ou de la personne désignée par lui.        RO 2015 3765    0.192.120.194.1    Organisations internationales   2   0.192.120.194.1   Art. 4 Inviolabilité des archives  Les archives du GCERF et, en général, tous les documents, ainsi que les supports de  données qui lui appartiennent ou se trouvent en sa possession, sont inviolables à tout  moment et en quelque lieu qu’ils se trouvent.   Art. 5 Immunité de juridiction et d’exécution   1.  Dans le cadre de ses activités, le GCERF bénéficie de l’immunité de juridiction et  d’exécution, sauf:   a) dans la mesure où cette immunité a été formellement levée, dans un cas par- ticulier, par le Directeur exécutif du GCERF ou la personne désignée par lui;   b) en cas d’action en responsabilité civile intentée contre le GCERF pour tout  dommage causé en Suisse par tout véhicule lui appartenant ou circulant pour  son propre compte;   c) en cas de saisie, ordonnée par décision judiciaire, sur les traitements, salaires  et autres émoluments dus par le GCERF à un de ses fonctionnaires;   d) en cas de demande reconventionnelle directement liée à une procédure  entamée à titre principal par le GCERF; et   e) en cas d’exécution d’une sentence arbitrale rendue en application de l’art. 29  du présent Accord.   2.  Les bâtiments ou parties de bâtiments, le terrain attenant et les biens, propriétés  du GCERF ou utilisés par lui à ses fins, quel que soit le lieu où ils se trouvent et  quelle que soit la personne qui les détient, sont exempts:   a) de toute forme de réquisition, de confiscation ou d’expropriation;   b) de toute forme de séquestre, de contrainte administrative ou de mesures  préalables à un jugement sauf dans les cas prévus au par. premier.   Art. 6 Publications et communications  Les publications et communications du GCERF ne sont soumises à aucune restric- tion.   Art. 7 Régime fiscal  1.  Le GCERF, ses avoirs, revenus et autres biens, sont exonérés des impôts directs  fédéraux, cantonaux et communaux. Toutefois, pour les immeubles, cette exonéra- tion ne s’applique qu’à ceux dont le GCERF est propriétaire et qui sont occupés par  ses services, ainsi qu’aux revenus qui en proviennent.   2.  Le GCERF est exonéré des impôts indirects fédéraux, cantonaux et communaux.  Il est, en particulier, exonéré de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour toutes les  acquisitions destinées à usage officiel et pour toutes les prestations de services faites  pour usage officiel, conformément à la législation suisse.     Statut juridique du GCERF. Ac. avec le GCERF   3   0.192.120.194.1   3.  Le GCERF est exonéré de toutes les taxes fédérales, cantonales et communales,  pour autant qu’il ne s’agisse pas de taxes perçues en rémunération de services parti- culiers rendus.   4.  L’exonération de la TVA est accordée à la demande du GCERF par voie de  dégrèvement à la source et, exceptionnellement, par voie de remboursement, confor- mément à la législation suisse. S’il y a lieu, les autres exonérations mentionnées  ci-dessus seront effectuées par voie de remboursement, à la demande du GCERF et  suivant une procédure à déterminer entre le GCERF et les autorités compétentes.   Art. 8 Régime douanier  Le traitement en douane des objets destinés à l’usage officiel du GCERF est régi par  l’ordonnance du 13 novembre 1985 concernant les privilèges douaniers des organi- sations internationales, des Etats dans leurs relations avec ces organisations et des  missions spéciales d’Etats étrangers1.   Art. 9 Libre disposition des fonds  Le GCERF peut recevoir, détenir, convertir et transférer tous les fonds quelconques,  toutes devises, tous numéraires, de l’or et autres valeurs mobilières, en disposer  librement tant à l’intérieur de la Suisse que dans ses relations avec l’étranger.   Art. 10 Communications  1.  Le GCERF bénéficie, dans ses communications officielles, d’un traitement au  moins aussi favorable que celui assuré aux organisations internationales en Suisse,  dans la mesure compatible avec la Convention du 22 décembre 1992 de l’Union  internationale des télécommunications2.   2.  Le GCERF a le droit d’employer des codes pour ses communications officielles.  Il a le droit d’expédier et de recevoir sa correspondance, y compris des supports de  données, par des courriers ou des valises dûment identifiés qui jouissent des mêmes  privilèges et immunités que les courriers et valises diplomatiques.   3.  La correspondance officielle et les autres communications officielles dûment  authentifiées du GCERF ne pourront être censurées.   4.  Le GCERF est exempt de l’obligation de procédure d’évaluation de la conformité  pour les installations terminales de télécommunication filaires (communications par  fil) qu’il met en place et exploite exclusivement dans l’enceinte de ses bâtiments ou  parties de bâtiments ou terrains attenants. Les installations de télécommunication  devront être mises en place et exploitées de telle sorte qu’elles ne mettent pas en  danger les personnes et les biens et qu’elles ne perturbent pas les télécommunica- tions et la radiodiffusion.       1 RS 631.145.0  2 RS 0.784.02     Organisations internationales   4   0.192.120.194.1   5.  L’exploitation des installations de télécommunication (communications par fil et  sans fil) doit être coordonnée sur le plan technique avec l’Office fédéral de la com- munication.   Art. 11 Caisse de pension et fonds spéciaux  1.  Toute caisse de pension ou institution de prévoyance exerçant officiellement son  activité en faveur des fonctionnaires du GCERF a la même capacité juridique en  Suisse que le GCERF. Elle bénéficie, dans la mesure de son activité en faveur des  fonctionnaires, des mêmes privilèges et immunités que le GCERF elle-même, en ce  qui concerne les biens mobiliers.   2.  Les fonds et fondations, dotés ou non d’une personnalité juridique, gérés sous les  auspices du GCERF et affectés à ses buts officiels, bénéficient des mêmes exemp- tions, privilèges et immunités que le GCERF, en ce qui concerne leurs biens mobi- liers. Les fonds et fondations créés après l’entrée en vigueur du présent Accord  bénéficieront des mêmes privilèges et immunités sous réserve de l’accord des auto- rités fédérales compétentes.   Art. 12 Prévoyance sociale  Le GCERF n’est pas soumis, en qualité d’employeur, à la législation suisse sur  l’assurance-vieillesse et survivants, l’assurance-invalidité, l’assurance-chômage, le  régime des allocations pour perte de gain et la prévoyance professionnelle vieillesse,  survivants et invalidité obligatoire, ainsi qu’à celle sur l’assurance-maladie.   II.  Privilèges et immunités accordés aux personnes appelées en qualité  officielle auprès du GCERF   Art. 13 Privilèges et immunités accordés aux Membres du Conseil de  fondation du GCERF   1.  Les Membres du Conseil de fondation du GCERF et, le cas échéant, leurs sup- pléants, qui agissent en qualité officielle pour le GCERF, jouissent en Suisse durant  l’exercice de leurs fonctions des privilèges et  immunités suivants:   a) immunité d’arrestation ou de détention, sauf en cas de flagrant délit et  exemption de l’inspection des bagages personnels;   b) immunité de juridiction, même après la fin de leur mission, pour les actes  accomplis dans l’exercice de leurs fonctions, y compris leurs paroles et  écrits, sous réserve de l’art. 20 du présent Accord;   c) inviolabilité de tous papiers, supports de données et documents officiels;   d) privilèges et facilités en matière de douane accordés conformément à  l’ordonnance du 13 novembre 1985 concernant les privilèges douaniers des     Statut juridique du GCERF. Ac. avec le GCERF   5   0.192.120.194.1   organisations internationales, des Etats dans leurs relations avec ces organi- sations et des missions spéciales d’Etats étrangers3;   e) exemption, pour eux-mêmes et pour les personnes autorisées par le Dépar- tement fédéral des affaires étrangères à les accompagner, de toute mesure  limitant l’entrée, de toute formalité d’enregistrement des étrangers et de  toute obligation relative à des services nationaux;   f) les mêmes facilités en ce qui concerne les réglementations monétaires ou de  change que celles accordées aux représentants de gouvernements étrangers  en mission officielle temporaire.   2.  Les privilèges et immunités sont accordés aux Membres du Conseil de fondation  non à leur avantage personnel, mais dans le but d’assurer en toute indépendance  l’exercice de leurs fonctions en rapport avec le GCERF. A l’égard des Membres du  Conseil de fondation et, le cas échéant, de leurs suppléants, le Président du Conseil  de fondation a qualité pour prononcer la levée de l’immunité. A l’égard du Président  du Conseil de fondation, le Conseil de fondation est compétent pour la levée de  l’immunité.   Art. 14 Privilèges et immunités accordés au Directeur exécutif et  aux hauts fonctionnaires du GCERF   1.  Sous réserve de l’art. 20 du présent Accord, le Directeur exécutif du GCERF ou,  en cas d’empêchement de ce dernier, son remplaçant, et les hauts fonctionnaires du  GCERF bénéficient des privilèges, immunités et facilités qui sont reconnus aux  agents diplomatiques conformément au droit des gens et aux usages internationaux.   2.  Les personnes mentionnées ci-dessus qui n’ont pas la nationalité suisse sont  exemptes de tous impôts fédéraux, cantonaux et communaux sur les traitements,  émoluments et indemnités qui leur sont versés par le GCERF; cette exemption  s’applique aux personnes de nationalité suisse, à condition que le GCERF prévoie  une imposition interne. Les prestations en capital, dues en quelque circonstance que  ce soit par une caisse de pension ou une institution de prévoyance au sens de  l’art. 11 du présent Accord, sont exemptes en Suisse au moment de leur versement;  il en sera de même à l’égard de toutes les prestations en capital qui pourraient être  versées à ces personnes à  titre d’indemnité à la suite de maladie, accident, etc.; en  revanche, les revenus des capitaux versés, ainsi que les rentes et pensions payées à  ces personnes qui ont cessé d’exercer leurs fonctions auprès du GCERF ne bénéfi- cient pas de l’exemption.   Il demeure au surplus entendu que la Suisse conserve la possibilité de tenir compte  des salaires, traitements et autres éléments de revenu exonérés pour déterminer le  taux d’impôt applicable aux autres éléments, normalement imposables, du revenu de  ces personnes.   3.  Les personnes mentionnées ci-dessus qui n’ont pas la nationalité suisse sont  exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) conformément à la législation       3 RS 631.145.0     Organisations internationales   6   0.192.120.194.1   suisse pour les acquisitions destinées à leur usage strictement personnel et pour  toutes les prestations de services faites pour leur usage strictement personnel.   4.  Les privilèges douaniers sont accordés conformément à l’ordonnance du  13 novembre 1985 concernant les privilèges douaniers des organisations internatio- nales, des Etats dans leurs relations avec ces organisations et des missions spéciales  d’Etats étrangers4.   Art. 15 Privilèges et immunités accordés à tous les fonctionnaires  du GCERF    Les fonctionnaires du GCERF, quelle que soit leur nationalité, bénéficient des  privilèges et immunités suivants:    a) immunité de juridiction pour les actes accomplis dans l’exercice de leurs  fonctions, y compris leurs paroles et leurs écrits, même après que les per- sonnes auront cessé leurs fonctions au sein du GCERF, sous réserve de  l’art. 20 du présent Accord;    b) inviolabilité de tous papiers, supports de données et documents officiels;   c) exemption de tous impôts fédéraux, cantonaux et communaux sur les traite- ments, émoluments et indemnités qui leur sont versés par le GCERF; cette  exemption s’étend aux fonctionnaires de nationalité suisse, à condition que  le GCERF prévoie une imposition interne. Sont également exemptes en  Suisse, au moment de leur versement, les prestations en capital dues en  quelque circonstance que ce soit par une caisse de pension ou une institution  de prévoyance au sens de l’art. 11 du présent Accord; il en sera de même à  l’égard de toutes les prestations en capital qui pourraient être versées à des  fonctionnaires du GCERF à titre d’indemnité à la suite de maladie, accident,  etc.; en revanche, les revenus des capitaux versés, ainsi que les rentes et pen- sions payées aux fonctionnaires du GCERF qui ont cessé leur activité ne  bénéficient pas de l’exemption.    Il demeure au surplus entendu que la Suisse conserve la possibilité de tenir  compte des salaires, des traitements et d’autres éléments de revenu exonérés  pour déterminer le taux d’impôt applicable aux autres éléments, normale- ment imposables, du revenu des fonctionnaires.   Art. 16 Privilèges et immunités accordés aux fonctionnaires non suisses  du GCERF   En sus des privilèges et immunités énumérés à l’art. 15, les fonctionnaires du  GCERF qui n’ont pas la nationalité suisse:   a) sont exempts de toute obligation relative à des services nationaux en Suisse;   b) ne sont pas soumis, non plus que les personnes autorisées par le Départe- ment fédéral des affaires étrangères à les accompagner, aux dispositions  limitant l’immigration et aux formalités d’enregistrement des étrangers;       4 RS 631.145.0     Statut juridique du GCERF. Ac. avec le GCERF   7   0.192.120.194.1   c) jouissent, en ce qui concerne les facilités de change, des mêmes privilèges  que ceux reconnus aux fonctionnaires des autres organisations internatio- nales;   d) jouissent, ainsi que les membres de leur famille vivant à leur charge, des  mêmes facilités de rapatriement que les fonctionnaires des autres organisa- tions internationales;    e) jouissent, en matière de douane, des privilèges et facilités prévus par  l’ordonnance du 13 novembre 1985 concernant les privilèges douaniers des  organisations internationales, des Etats dans leurs relations avec ces organi- sations et des missions spéciales d’Etats étrangers5.   Art. 17 Prévoyance sociale  1.  Les fonctionnaires du GCERF qui n’ont pas la nationalité suisse ne sont pas  soumis à la législation suisse sur l’assurance-vieillesse et survivants, l’assurance- invalidité, l’assurance-chômage, le régime des allocations pour perte de gain et la  prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité obligatoire.   La situation des fonctionnaires de nationalité suisse est réglée par échange de lettres.   2.  Les fonctionnaires du GCERF, qu’ils soient de nationalité étrangère ou de natio- nalité suisse, ne sont pas tenus de s’assurer à l’assurance-maladie suisse. Cependant,  ils peuvent demander à être soumis à l’assurance-maladie suisse.   3.  Les fonctionnaires du GCERF ne sont pas soumis à l’assurance-accidents obliga- toire suisse, pour autant que le GCERF leur accorde une protection équivalente  contre les suites d’accidents professionnels et non professionnels et de maladies  professionnelles.   Art. 18 Service militaire des fonctionnaires suisses  1.  Les fonctionnaires du GCERF qui ont la nationalité suisse restent astreints aux  obligations militaires en Suisse conformément aux dispositions du droit suisse en  vigueur.   2.  Un nombre limité de congés militaires (congés pour l’étranger) peut être accordé  à des fonctionnaires suisses du GCERF exerçant des fonctions dirigeantes au sein du  GCERF; les bénéficiaires d’un tel congé sont dispensés des services, de l’inspection  et du tir obligatoire hors du service.   3.  Pour les fonctionnaires de nationalité suisse du GCERF qui n’entrent pas dans la  catégorie du par. 2 ci-dessus, des demandes de permutation du service d’instruction,  dûment motivées et contresignées par l’intéressé, peuvent être présentées.   4.  Les demandes de congé pour l’étranger et les demandes de permutation du ser- vice d’instruction sont soumises par le GCERF au Département fédéral des affaires  étrangères à l’intention du Département fédéral de la défense, de la protection de la  population et des sports.       5 RS 631.145.0     Organisations internationales   8   0.192.120.194.1   Art. 19 Privilèges et immunités accordés aux experts en mission pour le  GCERF et aux membres des comités   1.  Les experts en mission pour le GCERF, quelle que soit leur nationalité, bénéfi- cient des privilèges et immunités suivants:   a) immunité de juridiction pour les actes accomplis dans l’exercice de leurs  fonctions, y compris leurs paroles et leurs écrits, même après que les per- sonnes auront cessé leurs fonctions, sous réserve de l’art. 20 du présent  Accord;    b) inviolabilité de tous papiers, supports de données et documents officiels;   c) exemption de toute mesure limitant l’entrée, de toute formalité d’enregistre- ment des étrangers et de toute obligation relative à des services nationaux;   d) les mêmes facilités en ce qui concerne les réglementations monétaires ou de  change que celles qui sont accordées aux représentants des gouvernements  étrangers en mission officielle temporaire;   e) les mêmes immunités et facilités en ce qui concerne leurs bagages person- nels que celles accordées aux agents diplomatiques.   2.  Les membres des comités que le GCERF aura jugés utile de créer jouissent du  même statut que les experts en mission conformément au ch. 1 ci-dessus.   Art. 20 Exceptions à l’immunité de juridiction  Les personnes visées aux art. 13, 14, 15 et 19 du présent Accord ne jouissent pas de  l’immunité de juridiction en cas d’action en responsabilité civile intentée contre elles  pour tout dommage causé en Suisse par tout véhicule leur appartenant ou conduit par  elles ou en cas de contraventions aux prescriptions fédérales sur la circulation rou- tière pouvant être réprimées par une amende d’ordre.   Art. 21 Objet des immunités   1.  Les privilèges et immunités prévus par le présent Accord ne sont pas établis en  vue de conférer à ceux qui en bénéficient des avantages personnels. Ils sont institués  uniquement afin d’assurer, en toute circonstance, le libre fonctionnement du GCERF  et la complète indépendance de ses fonctionnaires dans le cadre de leurs activités au  sein du GCERF.   2.  Le Directeur exécutif a le droit et le devoir de lever l’immunité d’un fonction- naire, d’un expert ou d’un membre d’un comité dans tous les cas où il estime que  cette immunité entrave l’action de la justice et qu’il est possible d’y renoncer sans  porter préjudice aux intérêts du GCERF. A l’égard du Directeur exécutif, le Prési- dent du Conseil de fondation a qualité pour prononcer la levée de l’immunité.   Art. 22 Accès, séjour et sortie  Les autorités suisses prennent toutes mesures utiles pour faciliter l’entrée sur le  territoire suisse, la sortie de ce territoire et le séjour à toutes les personnes quelle que  soit leur nationalité, appelées en qualité officielle auprès du GCERF, soit:      Statut juridique du GCERF. Ac. avec le GCERF   9   0.192.120.194.1   a) les Membres du Conseil de fondation du GCERF et les personnes autorisées  par le Département fédéral des affaires étrangères à les accompagner;   b) le Directeur exécutif, les hauts fonctionnaires et les fonctionnaires du  GCERF, ainsi que les personnes autorisées par le Département fédéral des  affaires étrangères à les accompagner;   c) les experts en mission pour le GCERF;   d) les membres de comités créés par le GCERF;   e) toute autre personne, quelle que soit sa nationalité, appelée en qualité offi- cielle auprès du GCERF.   Art. 23 Cartes de légitimation  1.  Le Département fédéral des affaires étrangères remet au GCERF, à l’intention de  chaque fonctionnaire, ainsi que des membres de sa famille admis au titre du regrou- pement familial, vivant à sa charge, faisant ménage commun avec lui et n’exerçant  pas d’activité lucrative, une carte de légitimation munie de la photographie du titu- laire. Cette carte sert à la légitimation du titulaire à l’égard de toute autorité fédérale,  cantonale et communale.   2.  Le GCERF communique régulièrement au Département fédéral des affaires  étrangères la liste des noms des fonctionnaires du GCERF et des membres de leur  famille, en indiquant pour chacun d’eux la date de naissance, la nationalité, le domi- cile et la catégorie ou la classe de fonction à laquelle ils appartiennent.   Art. 24 Prévention des abus  Le GCERF et les autorités suisses coopéreront en tout temps en vue de faciliter une  bonne administration de la justice, d’assurer l’observation des règlements de police  et d’empêcher tout abus des privilèges et immunités, facilités et exemptions, prévus  dans le présent Accord. Sans préjudice de leurs privilèges et immunités, toutes les  personnes qui bénéficient de ces privilèges et immunités ont le devoir de respecter  les lois et règlements suisses.   Art. 25 Différends d’ordre privé  GCERF prendra des dispositions appropriées en vue du règlement satisfaisant:   a) de différends résultant de contrats auxquels le GCERF serait partie et  d’autres différends portant sur un point de droit privé;   b) de différends dans lesquels seraient impliquées les personnes mentionnées  aux art. 13, 14, 15 et 19 qui jouissent, du fait de leur situation officielle, de  l’immunité, si cette immunité n’a pas été levée conformément aux disposi- tions des art. 13, par. 2, et 21 du présent Accord.     Organisations internationales   10   0.192.120.194.1   III.  Non-responsabilité et sécurité de la Suisse   Art. 26 Non-responsabilité de la Suisse  La Suisse n’encourt, du fait de l’activité du GCERF sur son territoire, aucune res- ponsabilité internationale quelconque pour les actes et omissions du GCERF ou pour  ceux des fonctionnaires de ce dernier.   Art. 27 Sécurité de la Suisse  1.  La compétence du Conseil fédéral suisse de prendre toutes les mesures néces- saires pour sauvegarder la sécurité de la Suisse est réservée.   2.  Au cas où il estime nécessaire d’appliquer le premier paragraphe du présent  article, le Conseil fédéral suisse se met, aussi rapidement que les circonstances le  permettent, en rapport avec le GCERF en vue d’arrêter d’un commun accord les  mesures nécessaires pour protéger les intérêts du GCERF.    3.  Le GCERF collabore avec les autorités suisses en vue d’éviter tout préjudice à la  sécurité de la Suisse du fait de son activité.   IV.  Dispositions finales   Art. 28 Exécution de l’accord par la Suisse   Le Département fédéral des affaires étrangères est l’autorité suisse chargée de  l’exécution du présent Accord.   Art. 29 Règlement des différends  1.  Tout différend entre les parties au présent Accord concernant l’application ou  l’interprétation du présent Accord, qui n’a pas pu être réglé par des négociations  entre les parties, peut être soumis par l’une ou l’autre partie, au moyen d’une re- quête, à un tribunal arbitral composé de trois membres.   2.  Le Conseil fédéral suisse et le GCERF désignent chacun un membre du tribunal  arbitral.   3.  Les membres ainsi désignés choisissent d’un commun accord le troisième  membre, qui présidera le tribunal arbitral. A défaut d’accord dans un délai raison- nable, le troisième membre est désigné par le Président de la Cour internationale de  Justice à la requête de l’une ou l’autre partie.   4.  Le tribunal fixe sa propre procédure.   5.  La sentence arbitrale est obligatoire pour les parties au différend et définitive.     Statut juridique du GCERF. Ac. avec le GCERF   11   0.192.120.194.1   Art. 30 Révision de l’accord  1.  Le présent Accord peut être révisé à la demande de l’une ou l’autre partie.   2.  Dans cette éventualité, les deux parties se concertent sur les modifications qu’il  peut y avoir lieu d’apporter aux dispositions du présent Accord.   Art. 31 Dénonciation de l’accord   Le présent Accord peut être dénoncé par l’une ou l’autre partie moyennant un préa- vis écrit de deux ans pour la fin d’une année civile.   Art. 32 Entrée en vigueur   Le présent Accord entre en vigueur le jour de sa signature.   Fait à Berne, le 26 mai 2015, en double exemplaire, en langue française.   Pour le  Conseil fédéral suisse:     Didier Burkhalter   Pour le  Fonds mondial pour l’Engagement  de la Communauté et la Résilience:   Khalid Koser        Organisations internationales   12   0.192.120.194.1