Document ID: ea326ea3-b1cd-439c-9d62-cb1bccc17ddd

RS 0.748.127.193.63   1   Traduction1   Accord  entre le Conseil fédéral suisse et  le Gouvernement de la République du Ghana  relatif aux services aériens réguliers   Conclu le 30 août 2010  Appliqué provisoirement dès le 30 août 2010    (Etat le 30    août 2010)     Le Conseil fédéral suisse   et   le Gouvernement de la République du Ghana  (ci-après «les Parties contractantes»),   désireux de promouvoir un dispositif aéronautique international fondé sur la concur- rence entre les entreprises de transport aérien;   désireux de faciliter le développement des possibilités de services aériens internatio- naux;   reconnaissant que l’efficacité et la compétitivité des services aériens internationaux  encouragent le commerce, le bien-être des consommateurs et la croissance économi- que;   désireux de permettre aux entreprises de transport aérien d’offrir aux voyageurs et  aux expéditeurs toute une gamme de services et animés du désir d’encourager toutes  les entreprises de transport aérien à adopter et à appliquer des tarifs novateurs et  concurrentiels;   désireux de garantir le plus haut niveau de sûreté et de sécurité dans les services  aériens internationaux, et réaffirmant leur profonde préoccupation au sujet des actes  ou des menaces dirigés contre la sûreté des aéronefs et qui mettent en danger la  sécurité des personnes ou des biens, affectent les opérations du transport aérien et  minent la confiance du public dans la sûreté de l’aviation civile; et   étant Parties à la Convention relative à l’aviation civile internationale2, ouverte à la  signature à Chicago le 7 décembre 1944,   sont convenus de ce qui suit:   Art. 1 Définitions   1.  Pour l’application du présent Accord et de son Annexe, sauf lorsque le texte en  dispose autrement:        RO 2011 3619   1 Le texte original est publié, sous le même chiffre, dans l’édition allemande du présent   recueil.  2 RS 0.748.0   0.748.127.193.63    Aviation   2   0.748.127.193.63   a. l’expression «Convention» signifie la Convention relative à l’aviation civile  internationale ouverte à la signature à Chicago le 7 décembre 1944, et inclut  toute annexe adoptée conformément à l’art. 90 de cette Convention et tout  amendement aux annexes ou à la Convention, conformément aux art. 90 et  94, pour autant que ces annexes et amendements soient applicables pour les  deux Parties contractantes;   b. l’expression «autorités aéronautiques» signifie, en ce qui concerne la Suisse,  l’Office fédéral de l’aviation civile, et en ce qui concerne le Ghana, le Minis- tre en charge de l’aviation civile ou, dans les deux cas, toute personne ou  tout organisme autorisé à exercer les fonctions qui sont actuellement attri- buées auxdites autorités;   c. l’expression «entreprises désignées» signifie une ou plusieurs entreprises  que l’une des Parties contractantes a désignées, conformément à l’art. 5 du  présent Accord, pour exploiter les services aériens convenus;   d. l’expression «services convenus» signifie des services aériens sur les routes  spécifiées pour le transport des passagers, de marchandises et du courrier,  séparément ou en combinaison;   e. les expressions «services aériens», «services aérien internationaux», «entre- prise de transport aérien» et «escale non commerciale» ont la signification  que leur donne l’art. 96 de la Convention;   f. l’expression «territoire», se rapportant à un État, a la signification que lui  donne l’art. 2 de la Convention;   g. l’expression «tarif» signifie les prix qui doivent être payés pour le transport  des passagers, des bagages et des marchandises, et les conditions dans les- quelles ils s’appliquent, y compris les commissions et autres rémunérations  supplémentaires pour les agences ou la vente de titres de transport, excepté  les rémunérations et conditions relatives au transport du courrier.   2.  L’Annexe du présent Accord fait partie intégrante de celui-ci. Toute référence à  l’Accord concerne également l’Annexe, à moins qu’une disposition contraire ne le  prévoie expressément.   Art. 2 Octroi de droits   1.  Chaque Partie contractante accorde à l’autre Partie contractante les droits spéci- fiés au présent Accord en vue d’exploiter des services aériens internationaux sur les  routes spécifiées aux tableaux figurant à l’Annexe. Ces services et ces routes sont  dénommés ci-après «services convenus» et «routes spécifiées».   2.  Sous réserve des dispositions du présent Accord, les entreprises désignées de  chaque Partie contractante jouissent, dans l’exploitation de services aériens interna- tionaux:   a. du droit de survoler, sans y atterrir, le territoire de l’autre Partie contractante;   b. du droit de faire des escales sur ledit territoire à des fins non commerciales;   c. des droits précisés par ailleurs dans le présent Accord.     Services aériens réguliers. Ac. avec le Ghana   3   0.748.127.193.63   3.  Aucune disposition du présent article ne sera censée conférer aux entreprises  désignées d’une Partie contractante le privilège d’embarquer contre rémunération ou  en vertu d’un contrat de location sur le territoire de l’autre Partie contractante des  passagers, leur bagage, des marchandises et du courrier à destination d’un autre  point du territoire de cette Partie contractante.   4.  Si, par suite d’un conflit armé, de troubles ou de développements politiques ou de  circonstances spéciales et inhabituelles, les entreprises désignées d’une Partie  contractante ne sont pas à même d’exploiter un service sur ses routes normales,  l’autre Partie contractante s’efforcera de faciliter la poursuite de l’exploitation de ce  service en réarrangeant provisoirement ces routes de façon appropriée, notamment  en octroyant pour cette période les droits nécessaires pour faciliter une exploitation  viable.   Art. 3 Exercice des droits   1.  Les entreprises désignées bénéficient de possibilités égales et équitables d’assurer  en concurrence les services convenus régis par le présent Accord.   2.  Chaque Partie contractante autorise les entreprises désignées à déterminer les  fréquences et les capacités sur les services aériens internationaux qu’elle offre sur la  base des considérations commerciales du marché. En vertu de ce droit, aucune des  Parties contractantes ne limite unilatéralement le volume du trafic, les fréquences, le  nombre de destinations ou la régularité des services, le type ou les types d’aéronefs  utilisés par les entreprises désignées de l’autre Partie contractante, sauf pour des  raisons douanières, techniques, opérationnelles ou environnementales, à des condi- tions identiques et conformes à l’art. 15 de la Convention.   Art. 4 Application des lois et de la réglementation   1.  Les lois et règlements d’une Partie contractante régissant sur son territoire  l’entrée et la sortie des aéronefs affectés à des services aériens internationaux, ou les  vols de ces aéronefs au-dessus de ce territoire, s’appliquent aux entreprises dési- gnées de l’autre Partie contractante.   2.  Les lois et règlements d’une Partie contractante régissant sur son territoire  l’entrée, le séjour et la sortie des passagers, des équipages, bagages, marchandises  ou du courrier – tels que ceux qui concernent les formalités d’entrée, de sortie,  d’émigration et d’immigration, la douane et les mesures sanitaires – s’appliquent  aux passagers, équipages, bagages, marchandises ou au courrier transportés par les  aéronefs des entreprises désignées de l’autre Partie contractante lorsqu’ils sont dans  ce territoire.   3.  Aucune Partie contractante n’a le droit d’accorder de préférence à ses propres  entreprises par rapport aux entreprises désignées de l’autre Partie contractante dans  l’application des lois et de la réglementation mentionnées au présent article.     Aviation   4   0.748.127.193.63   Art. 5 Désignation et autorisation d’exploitation   1.  Chaque Partie contractante a le droit de désigner autant d’entreprises de transport  aérien qu’elle le souhaite pour exploiter les services convenus. Cette désignation fait  l’objet d’une notification écrite entre les autorités aéronautiques des deux Parties  contractantes.   2.  Sous réserve des dispositions des al. 3 et 4 du présent article, les autorités aéro- nautiques qui ont reçu la notification de désignation accordent sans délai aux entre- prises désignées de l’autre Partie contractante l’autorisation d’exploitation néces- saire.   3.  Les autorités aéronautiques d’une Partie contractante peuvent exiger que les  entreprises désignées par l’autre Partie contractante prouvent qu’elles sont à même  de remplir les conditions prescrites par les lois et la réglementation normalement  appliquées à l’exploitation de services aériens internationaux par lesdites autorités  conformément aux dispositions de la Convention.   4.  Chaque Partie contractante a le droit de refuser l’autorisation d’exploitation  prévue à l’al. 2 du présent article ou d’imposer telles conditions qui lui semblent  nécessaires pour l’exercice des droits spécifiés à l’art. 2 du présent Accord, lorsque  ladite Partie contractante ne possède pas la preuve que les entreprises ont leur prin- cipal établissement sur le territoire de la Partie désignatrice et qu’elles détiennent  des licences de transporteur aérien valides délivrées par les autorités aéronautiques  de cette dernière Partie contractante.   5.  Dès réception de l’autorisation d’exploitation prévue à l’al. 2 du présent article,  les entreprises désignées peuvent à tout moment exploiter tout service convenu.   Art. 6 Révocation et suspension de l’autorisation d’exploitation   1.  Chaque Partie contractante aura le droit de révoquer ou de suspendre une autori- sation d’exploitation pour l’exercice des droits spécifiés à l’art. 2 du présent Accord,  par les entreprises désignées de l’autre Partie contractante, ou de soumettre  l’exercice de ces droits aux conditions qu’elle jugera nécessaires, lorsque:   a. lesdites entreprises n’apportent pas la preuve qu’elles ont leur principal éta- blissement sur le territoire de la Partie désignatrice et qu’elles détiennent des  licences de transporteur aérien valides délivrées par cette dernière Partie  contractante; ou si   b. lesdites entreprises n’ont pas observé ou ont gravement enfreint les lois et  règlements de la Partie contractante ayant accordé ces droits; ou si   c. lesdites entreprises n’exploitent pas les services convenus dans les condi- tions prescrites par le présent Accord.   2.  Un tel droit ne peut être exercé qu’après consultation de l’autre Partie contrac- tante, à moins que la révocation immédiate, la suspension ou l’imposition des condi- tions prévues à l’al. 1 du présent article ne soient nécessaires pour éviter de nouvel- les infractions aux lois et règlements.     Services aériens réguliers. Ac. avec le Ghana   5   0.748.127.193.63   Art. 7 Sûreté de l’aviation   1.  Conformément à leurs droits et obligations en vertu du droit international, les  Parties contractantes réaffirment que leur obligation mutuelle de protéger l’aviation  civile contre les actes d’intervention illicite, pour en assurer la sûreté, fait partie  intégrante du présent Accord. Sans limiter la généralité de leurs droits et obligations  en vertu du droit international, les Parties contractantes agissent en particulier  conformément aux dispositions de la Convention relative aux infractions et à cer- tains autres actes survenant à bord des aéronefs3, signée à Tokyo le 14 septembre  1963, de la Convention pour la répression de la capture illicite d’aéronefs4, signée à  La Haye le 16 décembre 1970, de la Convention pour la répression d’actes illicites  dirigés contre la sécurité de l’aviation civile5, signée à Montréal le 23 septembre  1971, du Protocole additionnel pour la répression des actes illicites de violence dans  les aéroports servant à l’aviation civile internationale6, signé à Montréal le 24 février  1988 et de tout autre convention ou protocole relatif à la sûreté de l’aviation aux- quels les Parties contractantes adhéreront.   2.  Les Parties contractantes s’accordent mutuellement, sur demande, toute l’assis- tance nécessaire pour prévenir les détournements d’aéronefs civils et autres actes  illicites dirigés contre la sécurité de ces aéronefs, de leurs passagers et de leurs  équipages, des aéroports et des installations et services de navigation aérienne, ainsi  que toute autre menace pour la sûreté de l’aviation civile.   3.  Les Parties contractantes, dans leurs rapports mutuels, se conforment aux disposi- tions relatives à la sûreté de l’aviation établies par l’Organisation de l’aviation civile  internationale et désignées comme Annexes à la Convention, dans la mesure où ces  dispositions s’appliquent aux Parties contractantes; elles exigent des exploitants  d’aéronefs immatriculés par elles, ou des exploitants d’aéronefs qui ont leur princi- pal établissement ou leur résidence permanente sur leur territoire, et des exploitants  d’aéroports situés sur leur territoire, qu’ils se conforment à ces dispositions relatives  à la sûreté de l’aviation.   4.  Chaque Partie contractante convient que ces exploitants d’aéronefs peuvent être  tenus d’observer les dispositions relatives à la sûreté de l’aviation dont il est ques- tion à l’al. 3 du présent article et que l’autre Partie contractante prescrit pour  l’arrivée, le départ ou le séjour sur le territoire de cette autre Partie contractante.  Chaque Partie contractante veille à ce que des mesures adéquates soient appliquées  efficacement sur son territoire pour protéger les aéronefs et pour assurer l’inspection  des passagers, des membres d’équipage, des bagages à main, des bagages, du fret et  des provisions de bord, avant et pendant l’embarquement ou le chargement. Chaque  Partie contractante examine aussi avec bienveillance toute demande que lui adresse  l’autre Partie contractante en vue d’obtenir que des mesures spéciales de sûreté  raisonnables soient prises pour faire face à une menace particulière.       3 RS 0.748.710.1  4 RS 0.748.710.2  5 RS 0.748.710.3  6 RS 0.748.710.31     Aviation   6   0.748.127.193.63   5.  En cas d’incident ou de menace de détournement d’aéronefs civils ou d’autres  actes illicites dirigés contre la sécurité des passagers, des membres d’équipage, des  aéronefs, des aéroports ou des installations et services de navigation aérienne, les  Parties contractantes s’entraident en facilitant les communications et autres mesures  appropriées pour mettre fin avec rapidité et sécurité à cet incident ou à cette menace  d’incident.   6.  Lorsqu’une Partie contractante a des motifs raisonnables de croire que l’autre  Partie contractante déroge aux dispositions du présent article, ses autorités aéronau- tiques peuvent demander l’engagement immédiat de négociations avec les autorités  aéronautiques de l’autre Partie contractante. L’absence d’accord satisfaisant dans les  quinze (15) jours suivant la date de cette demande constituera un motif pour refuser,  révoquer ou suspendre les autorisations et permis techniques des entreprises de  transport aérien de cette Partie contractante ou pour imposer des conditions à ces  autorisations et permis. En cas d’urgence, une Partie contractante peut prendre toute  mesure provisoire avant l’échéance de quinze (15) jours.   Art. 8 Sécurité   1.  Chaque Partie contractante reconnaît, aux fins de l’exploitation des services  aériens convenus visés dans le présent Accord, la validité des certificats de navigabi- lité, des certificats d’aptitude et des licences délivrés ou validés par l’autre Partie  contractante et qui sont encore en vigueur, à condition que les conditions d’obtention  de ces certificats et licences correspondent au moins aux normes minimales qui  pourraient être établies conformément à la Convention.   2.  Chaque Partie contractante se réserve cependant le droit de ne pas reconnaître,  pour le survol de son propre territoire, les brevets d’aptitude et les licences accordés  à ses propres ressortissants ou validés par l’autre Partie contractante ou par tout autre  Etat.   3.  Chaque Partie contractante peut en tout temps demander des consultations au  sujet des normes de sécurité adoptées par l’autre Partie contractante dans des domai- nes qui se rapportent aux installations et services aéronautiques, aux équipages de  conduite, aux aéronefs et à l’exploitation des aéronefs. Ces consultations auront lieu  dans les trente (30) jours suivant la réception de cette demande.   4.  Si, à la suite de ces consultations, une des Parties contractantes découvre que  l’autre Partie contractante n’adopte ni n’assure effectivement le suivi de normes de  sécurité dans les domaines visés à l’al. 3 du présent article qui satisfassent aux  normes en vigueur conformément à la Convention, l’autre Partie contractante sera  informée de ces conclusions et des démarches qui sont estimées nécessaires afin de  se conformer aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale.  L’autre Partie contractante prendra alors les mesures correctives appropriées qui  s’imposent dans un délai convenu.   5.  Conformément à l’art. 16 de la Convention, il est convenu en outre que tout  aéronef exploité par une entreprise d’une Partie contractante ou en son nom, en  provenance ou à destination du territoire de l’autre Partie contractante, peut, lors- qu’il se trouve sur le territoire de l’autre Partie contractante, faire l’objet d’un  contrôle par les représentants autorisés de cette autre Partie contractante, à condition     Services aériens réguliers. Ac. avec le Ghana   7   0.748.127.193.63   que cela n’entraîne pas de retard déraisonnable dans l’exploitation de l’aéronef.  Nonobstant les obligations mentionnées à l’art. 33 de la Convention, l’objet de ce  contrôle est de vérifier la validité des documents pertinents de l’aéronef, les licences  de son équipage et que l’équipement de l’aéronef et son état sont conformes aux  normes en vigueur conformément à la Convention.   6.  Lorsque des actions immédiates sont indispensables pour assurer la sécurité de  l’exploitation d’une entreprise, chacune des Parties contractantes se réserve le droit  de suspendre immédiatement ou de modifier l’autorisation d’exploitation d’une ou  des entreprises de l’autre Partie contractante.   7.  Toute mesure prise par une Partie contractante en conformité avec l’al. 4 sera  rapportée dès que les faits motivant cette mesure auront cessé d’exister.   Art. 9 Exonération des droits et taxes   1.  A l’arrivée sur le territoire de l’autre Partie contractante, les aéronefs exploités  dans les services internationaux par les entreprises désignées d’une Partie contrac- tante, ainsi que leurs équipements normaux, leurs réserves de carburants et lubri- fiants et leurs provisions de bord, y compris les denrées alimentaires, les boissons et  les tabacs, sont exonérés de tous droits ou taxes, à condition que ces équipements,  réserves et provisions demeurent à bord des aéronefs jusqu’à leur réexportation.   2.  Seront également exonérés de ces mêmes droits et taxes, à l’exception des rede- vances perçues en raison de services rendus:   a. les provisions de bord embarquées sur le territoire d’une Partie contractante  dans les limites fixées par les autorités de ladite Partie contractante et desti- nées à la consommation à bord des aéronefs employés en service internatio- nal par les entreprises désignées de l’autre Partie contractante;   b. les pièces de rechange et les équipements normaux de bord, importés sur le  territoire de l’une des Parties contractantes pour l’entretien ou la réparation  des aéronefs employés en service international;   c. les carburants et lubrifiants destinés à l’avitaillement des aéronefs employés  en service international par les entreprises désignées de l’autre Partie  contractante, même lorsque ces approvisionnements doivent être utilisés sur  la partie du trajet effectuée au-dessus du territoire de la Partie contractante  sur lequel ils ont été embarqués;   d. les documents qui sont nécessaires aux entreprises désignées par une Partie  contractante, y compris les billets de passage, les lettres de transport aérien  et le matériel de publicité, ainsi que tout matériel et équipement qui sera uti- lisé par les entreprises désignées pour des besoins commerciaux et opéra- tionnels à l’intérieur de l’aéroport, à la condition que ce matériel et équipe- ment servent au transport des passagers et du fret.   3.  L’équipement de bord ordinaire ainsi que les matériaux et fournitures conservés à  bord des aéronefs d’une entreprise désignée d’une Partie contractante ne peuvent  être déchargés sur le territoire de l’autre Partie contractante qu’avec l’approbation  des autorités douanières de ce territoire. En pareil cas, ils peuvent être placés sous la     Aviation   8   0.748.127.193.63   supervision desdites autorités jusqu’au moment où ils seront réexportés ou jusqu’à  ce qu’il en soit autrement disposé en conformité avec la réglementation douanière.   4.  Les exemptions prévues au présent article sont également applicables lorsque les  entreprises désignées d’une Partie contractante ont conclu des arrangements avec  d’autres entreprises sur la location ou le transfert, dans le territoire de l’autre Partie  contractante, des articles spécifiés aux al. 1 et 2 du présent article, à condition que  ces autres entreprises bénéficient pareillement de telles exemptions de cette autre  Partie contractante.   Art. 10 Redevances d’usage   1.  Chaque Partie contractante s’efforce de veiller à ce que les redevances d’usage  qui sont imposées ou qui peuvent être imposées par ses autorités compétentes aux  entreprises désignées de l’autre Partie contractante soient équitables et raisonnables.  Ces redevances sont fondées sur des principes de saine économie.   2.  Les redevances pour l’utilisation des aéroports, des installations de la navigation  aérienne et des services offerts par une Partie contractante aux entreprises désignées  de l’autre Partie contractante ne sont pas supérieures à celles qui doivent être payées  par les aéronefs nationaux affectés à des services internationaux réguliers.   3.  Chaque Partie contractante encourage les consultations entre les autorités ou  organes compétents en matière d’imputation dans son territoire et les entreprises  désignées utilisant les installations et services, et encourage les autorités ou organes  compétents et les entreprises désignées à échanger les renseignements qui peuvent  être nécessaires pour permettre un examen précis du caractère raisonnable des rede- vances en accord avec les principes énoncés aux al. 1 et 2 du présent article. Chaque  Partie contractante encourage les autorités compétentes en matière d’imputation à  donner aux usagers un préavis raisonnable de toute proposition de modification des  redevances d’usage afin de leur permettre d’exprimer leurs vues avant que des  changements soient apportés.   Art. 11 Activités commerciales   1.  Les entreprises désignées d’une Partie contractante ont le droit de maintenir des  représentations adéquates sur le territoire de l’autre Partie contractante. Ces repré- sentations doivent se conformer aux lois et règlements de l’autre Partie contractante  et peuvent inclure du personnel commercial, opérationnel et technique, pouvant être  composé de personnes transférées ou engagées sur place.   2.  Pour les activités commerciales, le principe de la réciprocité est applicable. Les  autorités compétentes de chaque Partie contractante accordent l’appui nécessaire à  un bon fonctionnement des représentations des entreprises désignées de l’autre  Partie contractante.   3.  En particulier, chaque Partie contractante accorde aux entreprises désignées de  l’autre Partie contractante le droit de vendre directement et, à la discrétion des  entreprises, par l’intermédiaire de leurs agents, des titres de transport aérien sur son  territoire. Les entreprises ont le droit de vendre de tels titres de transport, et toute     Services aériens réguliers. Ac. avec le Ghana   9   0.748.127.193.63   personne est libre de les acheter, en monnaie nationale ou en devises étrangères  convertibles.   4.  Les entreprises désignées de l’une ou de l’autre Partie contractante ont le droit de  conclure des arrangements de coopération commerciale, notamment en matière de  réservation de capacité et de partage de codes, ou d’autres arrangements commer- ciaux, avec des entreprises désignées de chaque Partie contractante ou avec des  entreprises de pays tiers, sous réserve que ces dernières détiennent une autorisation  d’exploitation appropriée.   Art. 12 Conversion et transfert des recettes   Les entreprises désignées ont le droit de convertir et de transférer dans leur pays, au  taux officiel, les excédents de recettes sur les dépenses locales en raison du transport  de passagers, de bagages, de marchandises et de courrier. De tels transferts seront  effectués sur la base de la réglementation des changes en vigueur. Si le service des  paiements entre les Parties contractantes est réglé par un accord spécial, celui-ci est  applicable.   Art. 13 Tarifs   1.  Chaque Partie contractante peut exiger que les tarifs pour les services aériens  internationaux qui sont exploités en conformité avec le présent Accord soient noti- fiés ou soumis à ses autorités aéronautiques.   2.  Sans limiter l’application des lois concernant la compétition générale et la protec- tion des consommateurs, l’intervention des Parties contractantes se limite:   a. à faire obstacle à des tarifs ou à des pratiques exagérément discriminatoires;   b. à protéger les consommateurs contre des tarifs exagérément élevés ou res- trictifs obtenus grâce à l’abus d’une position dominante ou à des pratiques  concertées entre des entreprises de transport aérien; et   c. à protéger les entreprises de tarifs maintenus artificiellement bas en raison de  subventions ou d’appui gouvernementaux directs ou indirects.   3.  Ni l’une ni l’autre des Parties contractantes ne prend des dispositions unilatérales  pour empêcher l’introduction ou le maintien d’un tarif proposé ou appliqué par les  entreprises désignées de l’une ou de l’autre Partie contractante pour les services  aériens internationaux entre les territoires des Parties contractantes. Si l’une des  Parties contractantes estime qu’un tarif n’est pas conforme aux considérations énon- cées au présent article, elle peut demander l’ouverture de consultations et notifier à  l’autre Partie contractante les raisons de son désaccord dans les quatorze (14) jours  suivant la soumission. Ces consultations ont lieu au plus tard quatorze (14) jours  après réception de la requête. En l’absence d’accord mutuel, le tarif existant reste en  vigueur.     Aviation   10   0.748.127.193.63   Art. 14 Approbation des horaires   1.  Chaque Partie contractante peut demander aux entreprises désignées par l’autre  Partie contractante, qu’elles notifient aux autorités aéronautiques de l’autre Partie  contractante les horaires envisagés au moins trente (30) jours avant la mise en  exploitation des services convenus. Il en sera de même pour toute modification de  cet horaire.   2.  Dans le cas de vols supplémentaires que les entreprises désignées d’une Partie  contractante souhaitent assurer sur les services convenus en dehors de l’horaire  approuvé, ces entreprises demanderont la permission préalable des autorités aéro- nautiques de l’autre Partie contractante. Cette demande sera normalement soumise  au moins deux (2) jours ouvrables avant l’exécution des vols.   Art. 15 Statistiques   Les autorités aéronautiques des deux Parties contractantes se communiquent mutuel- lement, sur demande, des statistiques périodiques ou d’autres renseignements simi- laires relatifs au trafic acheminé sur les services convenus.   Art. 16 Consultations   L’une ou l’autre Partie contractante peut, à tout moment, demander des consultations  concernant la réalisation, l’interprétation, l’application ou l’amendement du présent  Accord. Ces consultations, qui pourront avoir lieu entre les autorités aéronautiques,  doivent toutefois commencer au plus tard dans un délai de soixante (60) jours à  partir de la date à laquelle l’autre Partie contractante aura reçu la demande écrite, à  moins que les Parties contractantes n’en conviennent autrement. Chaque Partie  contractante doit préparer et présenter au cours de ces consultations des arguments  pertinents à l’appui de sa position afin de faciliter des prises de décision fondées,  rationnelles et économiques.   Art. 17 Règlement des différends   1.  Tout différend survenant à propos du présent Accord, qui ne pourrait être réglé  par la voie de négociations directes ou par la voie diplomatique, est soumis, à la  requête de l’une des Parties contractantes, à un tribunal d’arbitrage.   2.  Dans un tel cas, chaque Partie contractante désigne un arbitre et les deux arbitres  désignent un président qui sera ressortissant d’un État tiers. Si, dans un délai de deux  (2) mois après que l’une des Parties contractantes a désigné son arbitre, l’autre Partie  contractante ne désigne pas le sien, ou si, au cours du mois suivant la désignation du  deuxième arbitre, les deux arbitres ne se mettent pas d’accord sur le choix du prési- dent, chaque Partie contractante peut demander au président du Conseil de  l’Organisation de l’aviation civile internationale de procéder aux désignations néces- saires.     Services aériens réguliers. Ac. avec le Ghana   11   0.748.127.193.63   3.  Chaque Partie contractante sera responsable de la rétribution de l’arbitre qu’elle  aura désigné et du personnel auxiliaire fourni. Le tribunal arbitral détermine sa  propre procédure ainsi que le lieu de l’arbitrage et décide de la répartition des autres  frais.   4.  Les Parties contractantes se conforment à toute décision rendue en vertu du  présent article.   Art. 18 Modifications   1.  Dans le cas où l’une des Parties contractantes estime souhaitable de modifier une  disposition quelconque du présent Accord, cette modification, si elle rencontre  l’agrément des deux Parties contractantes, s’appliquera provisoirement à la date de  sa signature et entrera en vigueur lorsque les Parties contractantes se seront notifiées  mutuellement l’accomplissement de leurs procédures constitutionnelles.   2.  Des modifications de l’Annexe du présent Accord peuvent être convenues direc- tement entre les autorités aéronautiques des Parties contractantes. Elles sont appli- quées provisoirement dès le jour où elles auront été convenues et entrent en vigueur  lorsqu’elles auront été confirmées par un échange de notes diplomatiques.   3.  Dans le cas de la conclusion d’une convention générale multilatérale relative au  transport aérien, à laquelle chacune des Parties contractantes deviendrait liée, le  présent Accord serait amendé afin d’être rendu conforme aux dispositions de cette  convention.   Art. 19 Dénonciation   1.  Chaque Partie contractante peut à tout moment notifier par écrit à l’autre Partie  contractante sa décision de mettre un terme au présent Accord. Cette notification est  communiquée simultanément à l’Organisation de l’aviation civile internationale.   2.  L’Accord prend fin au terme d’une période d’horaire, étant entendu qu’un délai  de douze (12) mois doit s’être écoulé après réception de la notification, à moins que  la dénonciation ne soit retirée d’un commun accord avant la fin de cette période.   3.  A défaut d’accusé de réception de la part de l’autre Partie contractante, la notifi- cation sera réputée lui être parvenue quatorze (14) jours après la date à laquelle  l’Organisation de l’aviation civile internationale en aura reçu communication.   Art. 20 Enregistrement   Le présent Accord et tout amendement ultérieur sont enregistrés auprès de l’Organi- sation de l’aviation civile internationale.   Art. 21 Entrée en vigueur   Le présent Accord s’applique provisoirement à compter de la date de sa signature et  suspend l’application de l’Accord du 17 mai 1961 entre le Gouvernement de la  Suisse et le Gouvernement de la République du Ghana relatif aux services aériens     Aviation   12   0.748.127.193.63   réguliers7. Il entre en vigueur dès que les Parties contractantes se seront notifié  l’accomplissement de leurs formalités constitutionnelles requises qui permettent la  conclusion et l’entrée en vigueur des accords internationaux.    Dès son entrée en vigueur, le présent Accord remplace l’Accord du 17 mai 1961  entre les deux Parties contractantes relatif aux services aériens réguliers.   En foi de quoi, les soussignés, dûment habilités à cet effet par leurs gouvernements  respectifs, ont signé le présent Accord.   Fait à Berne en double exemplaire, le 30 août 2010, en langues allemande et anglai- se, les deux textes faisant également foi. En cas de divergence de réalisation, d’inter- prétation ou d’application, le texte anglais prévaut.   Pour le  Conseil fédéral suisse:   Pour le  Gouvernement de la République du Ghana:  Peter Müller Alhaji Mohammed Mumuni             7 [RO 1963 1047]     Services aériens réguliers. Ac. avec le Ghana   13   0.748.127.193.63   Annexe   Tableaux de routes   A. Routes sur lesquelles les entreprises désignées par la Suisse  peuvent exploiter des services aériens:   De points en Suisse via des points intermédiaires vers un point quelconque au Ghana  et au-delà.*   B. Routes sur lesquelles les entreprises désignées par le Ghana  peuvent exploiter des services aériens:   De points au Ghana via des points intermédiaires vers un point quelconque en Suisse  et au-delà.*   * L’exercice des droits relatifs à la cinquième liberté de l’air est soumis à l’approbation  des autorités aéronautiques.   Notes:   Les entreprise désignées de chaque Partie contractante peuvent, sur un vol quel- conque ou sur tous les vols, et à leur choix:   1. Exploiter des vols dans l’une ou l’autre des directions ou dans les deux;   2. Combiner des numéros de vol différents pour un vol ou plusieurs vols en  continuation par un même aéronef;   3.  Desservir sur les routes spécifiées, selon n’importe quelle combinaison et  dans n’importe quel ordre, des points en deçà, des points intermédiaires et  des points ultérieurs sur le territoire des Parties contractantes;   4. Omettre des escales à un point quelconque;   5. Transférer du trafic de l’un de leurs aéronefs sur un autre de leurs  aéronefs en tout point des routes spécifiées.     Aviation   14   0.748.127.193.63