Document ID: 7f69831d-58c0-4fa1-90d5-7acfe3c0aabb

RS 0.916.111.312   1   Texte original   Convention  relative à l’assistance alimentaire   Conclue à Londres le 25 avril 2012  Instrument de ratification déposé par la Suisse le 10 octobre 2012  Entrée en vigueur pour la Suisse le 1er janvier 2013   (Etat le 7    juillet 2020)      Préambule  Les Parties à la présente Convention,  confirmant leur engagement continu à l’égard des objectifs toujours valables de la  Convention relative à l’aide alimentaire de 19991, visant à contribuer à la sécurité  alimentaire mondiale et à améliorer la capacité de la communauté internationale à  répondre aux situations d’urgence alimentaire et aux autres besoins alimentaires des  pays en développement,  souhaitant améliorer l’efficacité, l’efficience et la qualité de l’assistance alimentaire  destinée à préserver la vie et à alléger les souffrances des populations les plus vulné- rables, en particulier dans les situations d’urgence, en renforçant la coopération et la  coordination internationales, notamment entre les Parties et les parties prenantes,  reconnaissant que les populations vulnérables ont des besoins alimentaires et nutri- tionnels particuliers,  affirmant que c’est aux États qu’incombe la responsabilité première d’assurer leur  propre sécurité alimentaire nationale et, par conséquent, la concrétisation progres- sive du droit à une alimentation adéquate énoncé dans les Directives volontaires à  l’appui de la concrétisation progressive du droit à une alimentation adéquate dans  le contexte de la sécurité alimentaire nationale de l’Organisation des Nations Unies  pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), adoptées par le Conseil de la FAO en  novembre 2004,  encourageant les gouvernements des pays qui souffrent d’insécurité alimentaire à  élaborer et à mettre en œuvre des stratégies nationales destinées à s’attaquer aux  causes profondes de cette insécurité au moyen de mesures à long terme, ainsi qu’à  assurer des liens adéquats entre les activités de secours, de redressement et de déve- loppement,  se référant au droit international humanitaire et aux principes humanitaires fonda- mentaux que sont l’humanité, l’impartialité, la neutralité et l’indépendance,   se référant aux Principes et bonnes pratiques pour l’aide humanitaire, approuvés à  Stockholm le 17 juin 2003,        RO 2012 7487   1 [RO 2002 4109, 2003 290 3232, 2005 2597, 2007 3349, 2008 3763, 2009 5385,   2010 3171, 2011 2213]   0.916.111.312    Production agricole   2   0.916.111.312   reconnaissant que les Parties ont leurs propres politiques en matière d’octroi  d’assistance alimentaire dans les situations urgentes et non-urgentes,  considérant le Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation adopté à Rome  en 1996, ainsi que les cinq Principes de Rome pour une sécurité alimentaire mon- diale durable énoncés dans la Déclaration du Sommet mondial sur la sécurité ali- mentaire de 2009, et en particulier l’engagement de parvenir à la sécurité alimentaire  à l’échelle mondiale et l’effort continu pour réduire la pauvreté et éradiquer la faim,  qui a été réaffirmé par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa Déclaration  du Millénaire,  considérant les engagements pris par les pays donateurs et bénéficiaires en vue  d’améliorer l’efficacité de l’aide au développement en appliquant les principes  énoncés dans la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement de  l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) adoptée  en 2005,  déterminées à agir conformément à leurs obligations dans le cadre de l’Organisation  mondiale du commerce (OMC), en particulier à toute discipline de l’OMC en  matière d’aide alimentaire,   sont convenues de ce qui suit:   Art. 1 Objectifs  La présente Convention a pour objectifs de sauver des vies, de réduire la faim ainsi  que d’améliorer la sécurité alimentaire et l’état nutritionnel des populations les plus  vulnérables en:   a) répondant aux besoins alimentaires et nutritionnels des populations les plus  vulnérables au moyen des engagements pris par les Parties de fournir une  assistance alimentaire qui améliore l’accès à des aliments adéquats, sûrs et  nutritifs, et qui en favorise la consommation;   b) faisant en sorte que l’assistance alimentaire fournie aux populations les plus  vulnérables soit adaptée, opportune, efficace, efficiente et fondée sur les  besoins et des principes communs;   c) facilitant l’échange d’information, la coopération et la coordination, de  même qu’en offrant un forum aux débats en vue d’améliorer l’utilisation  efficace, efficiente et cohérente des ressources des Parties pour répondre aux  besoins.   Art. 2 Principes d’assistance alimentaire  Les Parties devraient toujours respecter les principes qui suivent lorsqu’elles four- nissent et livrent une assistance alimentaire aux populations les plus vulnérables:   a) principes généraux d’assistance alimentaire:     Assistance alimentaire. Conv.   3   0.916.111.312   (i) fournir une assistance alimentaire seulement lorsqu’il s’agit du moyen  le plus efficace et le mieux adapté pour répondre aux besoins alimen- taires ou nutritionnels des populations les plus vulnérables,   (ii) fournir une assistance alimentaire en tenant compte des objectifs de  réhabilitation et de développement à long terme des pays bénéficiaires,  tout en soutenant l’objectif plus large d’assurer la sécurité alimentaire,  lorsque cela est approprié,   (iii) fournir une assistance alimentaire d’une manière qui protège les  moyens de subsistance et renforce l’autonomie et la résilience des  populations vulnérables et des collectivités locales, qui prévient et atté- nue les crises de sécurité alimentaire, et qui permet de se préparer et de  réagir à celles-ci,   (iv) fournir une assistance alimentaire d’une façon qui permet d’éviter la  dépendance et de réduire au minimum l’impact négatif direct et indirect  sur les bénéficiaires et toute autre personne,   (v) fournir une assistance alimentaire d’une façon qui n’entraîne pas  d’effets défavorables sur la production locale, les conditions de marché,  les structures de commercialisation et le commerce, ou sur le prix des  biens de première nécessité pour les populations vulnérables,   (vi) fournir une aide alimentaire exclusivement sous forme de dons, lorsque  cela est possible;   b) principes d’une assistance alimentaire efficace:  (i) dans le but d’accroître la somme disponible pour financer l’assistance   alimentaire destinée aux populations vulnérables et de promouvoir  l’efficience, réduire autant que possible les coûts associés,   (ii) chercher activement à coopérer, à coordonner et à échanger l’informa- tion pour améliorer l’efficacité et l’efficience des programmes d’assis- tance alimentaire ainsi que la cohérence entre l’assistance alimentaire et  les domaines et instruments de politique connexes,   (iii) acheter les aliments et les autres composantes de l’assistance alimen- taire sur les marchés locaux ou régionaux, lorsque cela est possible et  approprié,   (iv) fournir de plus en plus une assistance alimentaire déliée en espèces,  lorsque cela est possible et correspond aux besoins,   (v) monétiser l’aide alimentaire seulement lorsqu’un besoin précis le justi- fie, et pour améliorer la sécurité alimentaire des populations vulné- rables; fonder la monétisation sur une analyse objective et transparente  du marché et éviter tout détournement commercial,   (vi) faire en sorte que l’assistance alimentaire ne soit pas utilisée pour pro- mouvoir les objectifs de développement des marchés des Parties,   (vii) éviter dans la plus large mesure possible la réexportation de l’aide ali- mentaire, sauf pour prévenir une situation d’urgence ou pour y réagir;  réexporter l’aide alimentaire seulement d’une manière qui permet  d’éviter tout détournement commercial,     Production agricole   4   0.916.111.312   (viii) reconnaître, s’il y a lieu, que c’est aux autorités compétentes ou aux  parties prenantes concernées qu’incombent la tâche et la responsabilité  premières d’organiser, de coordonner et de mettre en œuvre les opéra- tions d’assistance alimentaire;   c) principes relatifs à la fourniture de l’assistance alimentaire:  (i) cibler l’assistance alimentaire en fonction des besoins alimentaires et   nutritionnels des populations les plus vulnérables,  (ii) faire participer les bénéficiaires, et les autres parties prenantes concer-  nées s’il y a lieu, à l’évaluation des besoins des bénéficiaires ainsi qu’à  la conception, à la mise en œuvre, à la surveillance et à l’évaluation de  l’assistance alimentaire,   (iii) fournir une assistance alimentaire qui satisfait aux normes applicables  en matière de sécurité sanitaire et de qualité, et qui respecte les habi- tudes alimentaires locales et culturelles ainsi que les besoins nutrition- nels des bénéficiaires,   (iv) respecter la dignité des bénéficiaires de l’assistance alimentaire;  d) principes de responsabilisation en matière d’assistance alimentaire:   (i) prendre des mesures précises et adéquates pour renforcer la responsabi- lisation et la transparence des politiques, des programmes et des opéra- tions d’assistance alimentaire,   (ii) surveiller, évaluer et communiquer, sur une base régulière et transpa- rente, les résultats et l’impact des activités d’assistance alimentaire afin  de développer davantage les pratiques exemplaires et de maximiser leur  efficacité.   Art. 3 Relation avec les accords de l’OMC  La présente Convention n’a pas pour effet de déroger aux obligations existantes ou  futures qui s’appliquent entre les Parties dans le cadre de l’OMC. En cas de conflit  entre de telles obligations et la présente Convention, les premières l’emportent. La  présente Convention est sans préjudice des positions qu’une Partie peut adopter dans  le cadre de négociations au sein de l’OMC.   Art. 4 Pays admissible, populations vulnérables admissibles, produits  admissibles, activités admissibles et coûts associés   1.  L’expression «pays admissible» s’entend de tout pays inscrit sur la Liste des  bénéficiaires de l’aide publique au développement établie par le Comité d’aide au  développement (CAD) de l’OCDE, ou de tout autre pays désigné dans les Règles de  procédure et de mise en œuvre.  2.  L’expression «populations vulnérables admissibles» s’entend des populations  vulnérables de tout pays admissible.  3.  L’expression «produits admissibles» s’entend des produits destinés à la consom- mation humaine qui sont conformes aux politiques et aux dispositions législatives  nationales pertinentes du pays où se déroulent les opérations, y compris, le cas     Assistance alimentaire. Conv.   5   0.916.111.312   échéant, aux normes internationales applicables en matière de sécurité sanitaire et de  qualité des aliments, ainsi que des produits qui contribuent à la satisfaction des  besoins alimentaires et à la protection des moyens de subsistance dans les situations  d’urgence et de redressement rapide. La liste des produits admissibles est fournie  dans les Règles de procédure et de mise en œuvre.  4.  Les activités admissibles aux fins de l’exécution de l’engagement annuel mini- mum d’une Partie conformément à l’art. 5 sont conformes à l’article premier et  comprennent au moins les activités suivantes:   a) la fourniture et la distribution de produits admissibles;  b) la fourniture de fonds en espèces et de bons d’achat alimentaire;  c) des interventions nutritionnelles.   Ces activités admissibles sont décrites de manière plus détaillée dans les Règles de  procédure et de mise en œuvre.  5.  Les coûts associés admissibles aux fins de l’exécution de l’engagement annuel  minimum d’une Partie conformément à l’art. 5 sont conformes à l’article premier et  sont limités aux coûts directement liés à la prestation des activités admissibles,  comme le précisent les Règles de procédure et de mise en œuvre.   Art. 5 Engagement  1.  Pour atteindre les objectifs de la présente Convention, chaque Partie accepte de  prendre un engagement annuel en matière d’assistance alimentaire, établi en con- formité avec ses lois et règlements. L’engagement pris par chaque Partie est appelé  «engagement annuel minimum».  2.  L’engagement annuel minimum est exprimé en termes de valeur ou de quantité,  comme le précisent les Règles de procédure et de mise en œuvre. Pour exprimer son  engagement, une Partie peut utiliser une valeur ou une quantité minimales, ou en- core une combinaison de ces deux éléments.  3.  Les engagements annuels minima exprimés en termes de valeur peuvent être  libellés dans la devise choisie par la Partie. Les engagements annuels minima expri- més en termes de quantité peuvent être fixés en tonnes d’équivalent céréales ou  autres unités de mesure précisées dans les Règles de procédure et de mise en œuvre.  4.  Chaque Partie avise le Secrétariat de son engagement annuel minimum initial le  plus rapidement possible et au plus tard six mois suivant l’entrée en vigueur de la  présente Convention, ou dans les trois mois suivant son adhésion à la présente  Convention.  5.  Chaque Partie avise le Secrétariat de tout changement de son engagement annuel  minimum pour les années subséquentes au plus tard le quinze décembre de l’année  qui précède le changement.  6.  Le Secrétariat communique les engagements annuels minima à jour à toutes les  Parties le plus rapidement possible et au plus tard le premier jour de janvier de  chaque année.     Production agricole   6   0.916.111.312   7.  Les contributions destinées à remplir les engagements annuels minima devraient  être faites exclusivement sous forme de dons, lorsque cela est possible. En ce qui  concerne l’assistance alimentaire comptée pour l’exécution de l’engagement d’une  Partie, au minimum 80 pour cent de l’assistance destinée aux pays admissibles et  aux populations vulnérables admissibles, comme le précisent les Règles de procé- dure et de mise en œuvre, est versée exclusivement sous forme de dons. Dans la  mesure du possible, les Parties s’efforcent de dépasser progressivement ce pourcen- tage. Les contributions qui ne sont pas faites exclusivement sous forme de dons  devraient être indiquées dans le rapport annuel de chaque Partie.  8.  Les Parties s’engagent à effectuer toutes leurs transactions d’assistance alimen- taire au titre de la présente Convention de manière à éviter tout préjudice à la struc- ture normale de production et du commerce international.   9.  Les Parties font en sorte que l’octroi de l’assistance alimentaire ne soit pas lié  directement ou indirectement, officiellement ou officieusement, de manière expresse  ou tacite, à des exportations commerciales de produits agricoles ou autres marchan- dises et services à destination des pays bénéficiaires.   10.  Pour remplir son engagement annuel minimum, qu’il soit exprimé en termes de  valeur ou de quantité, une Partie fait des contributions qui sont conformes à la pré- sente Convention et qui consistent en des fonds destinés à financer les produits  admissibles, les activités admissibles et les coûts associés, au sens de l’art. 4 et  comme le précisent les Règles de procédure et de mise en œuvre.  11.  Les contributions faites pour remplir l’engagement annuel minimum pris au titre  de la présente Convention ne peuvent être dirigées que vers des pays admissibles ou  des populations vulnérables admissibles, au sens de l’art. 4 et comme le précisent les  Règles de procédure et de mise en œuvre.  12.  Les contributions des Parties peuvent être faites de manière bilatérale, par  l’intermédiaire d’organisations intergouvernementales, d’autres organisations inter- nationales ou d’autres partenaires en matière d’assistance alimentaire, à l’exclusion  toutefois des autres Parties.  13.  Chaque Partie s’efforce de remplir son engagement annuel minimum. Si une  Partie n’est pas en mesure de remplir son engagement annuel minimum pour une  année donnée, elle décrit les circonstances de ce manquement dans son rapport  annuel pour l’année concernée. La quotité non réalisée est ajoutée à l’engagement  annuel minimum de la Partie pour l’année suivante, à moins que le Comité institué  en vertu de l’art. 7 n’en décide autrement ou que des circonstances extraordinaires  justifient de ne pas le faire.   14.  Si la contribution d’une Partie dépasse l’engagement annuel minimum de  celle-ci, la quotité excédentaire, jusqu’à concurrence de cinq pour cent de son enga- gement annuel minimum, peut être réputée faite au titre de l’engagement de la Partie  pour l’année suivante.   Art. 6 Rapports annuels et échange d’information  1.  Dans les 90 jours suivant la fin de l’année civile, chaque Partie présente au Secré- tariat, conformément aux Règles de procédure et de mise en œuvre, un rapport     Assistance alimentaire. Conv.   7   0.916.111.312   annuel qui précise comment elle a rempli l’engagement annuel minimum pris au  titre de la présente Convention.  2.  Ce rapport annuel contient une partie narrative qui peut comprendre des rensei- gnements sur la façon dont les politiques, les programmes et les opérations de la  Partie en matière d’assistance alimentaire contribuent aux objectifs et aux principes  de la présente Convention.  3.  Les Parties devraient, sur une base continue, échanger de l’information sur leurs  politiques et programmes en matière d’assistance alimentaire ainsi que sur les résul- tats de leurs évaluations de ces politiques et programmes.   Art. 7 Comité de l’assistance alimentaire  1.  Il est institué un Comité de l’assistance alimentaire (le «Comité»), composé de  toutes les Parties à la présente Convention.  2.  Le Comité prend les décisions lors de ses sessions officielles et exerce les fonc- tions nécessaires à l’application des dispositions de la présente Convention confor- mément aux principes et objectifs de celle-ci.  3.  Le Comité adopte ses règles de procédure; il peut également adopter des règles  explicitant les dispositions de la présente Convention afin d’en assurer la bonne mise  en œuvre. Le document FAC(11/12)1 – 25 avril 2012 du Comité de l’aide alimen- taire institué par la Convention relative à l’aide alimentaire de 1999 sert de Règles  de procédure et de mise en œuvre initiales pour la présente Convention. Le Comité  peut ultérieurement décider de modifier ces Règles de procédure et de mise en  œuvre.  4.  Le Comité prend ses décisions par consensus, ce qui signifie qu’aucune Partie n’a  exprimé d’opposition formelle à l’égard de la proposition de décision du Comité sur  une question débattue lors d’une session officielle. Une opposition formelle peut être  exprimée lors de la session officielle ou dans les trente jours suivant la distribution  du compte rendu de session officielle contenant les propositions de décisions con- cernées.  5.  Pour chacune des années, le Secrétariat prépare à l’intention du Comité un rap- port sommaire qui est rédigé, adopté et publié conformément aux Règles de procé- dure et de mise en œuvre.   6.  Le Comité devrait servir de forum aux débats entre les Parties concernant les  questions relatives à l’assistance alimentaire, telles que la nécessité d’obtenir des  engagements adéquats et opportuns en matière de ressources pour répondre aux  besoins alimentaires et nutritionnels, en particulier dans des situations d’urgence ou  de crise particulières. Il devrait faciliter l’échange d’information avec les autres  parties prenantes et sa diffusion auprès de celles-ci, et consulter ces parties prenantes  et en recevoir de l’information pour alimenter ses débats.  7.  Chaque Partie désigne un représentant chargé de recevoir les avis et autres com- munications du Secrétariat.     Production agricole   8   0.916.111.312   Art. 8 Président et vice-président du Comité  1.  Au cours de la dernière session officielle de chaque année, le Comité désigne un  président et un vice-président pour l’année suivante.  2.  Le président exerce les fonctions suivantes:   a) approuver le projet d’ordre du jour de chaque session officielle ou réunion  informelle;   b) présider les sessions officielles ou les réunions informelles;  c) prononcer l’ouverture et la clôture de chaque session officielle ou réunion   informelle;  d) soumettre, au début de chaque session officielle ou réunion informelle, le   projet d’ordre du jour à l’approbation du Comité;  e) diriger les débats et assurer le respect des Règles de procédure et de mise en   œuvre;  f) donner la parole aux Parties;  g) statuer sur toute motion d’ordre conformément aux Règles de procédure et   de mise en œuvre applicables;  h) poser des questions et annoncer les décisions.   3.  Si le président s’absente pendant une session officielle ou une réunion informelle  ou une partie d’une telle session ou réunion, ou s’il est momentanément empêché de  remplir les fonctions de président, le vice-président le remplace. En l’absence du  président et du vice-président, le Comité désigne un président temporaire.  4.  Si, pour une raison quelconque, le président ne peut continuer à remplir ses  fonctions, il est remplacé par le vice-président jusqu’à la fin de l’année en cours.   Art. 9 Sessions officielles et réunions informelles  1.  Le Comité tient des sessions officielles et réunions informelles conformément  aux Règles de procédure et de mise en œuvre.  2.  Le Comité tient au moins une session officielle par année.  3.  Le Comité tient des sessions officielles et des réunions informelles additionnelles  à la demande du président ou d’au moins trois Parties.  4.  Le Comité peut inviter des observateurs et des parties prenantes concernées qui  souhaitent discuter de questions particulières en rapport avec l’assistance alimentaire  à assister à ses sessions officielles ou à ses réunions informelles conformément aux  Règles de procédure et de mise en œuvre.  5.  Le Comité se réunit à l’endroit déterminé conformément aux Règles de procédure  et de mise en œuvre.  6.  L’ordre du jour des sessions officielles et des réunions informelles est établi  conformément aux Règles de procédure et de mise en œuvre.     Assistance alimentaire. Conv.   9   0.916.111.312   7.  Le compte rendu d’une session officielle, qui comprend toutes les propositions de  décisions du Comité, est distribué dans les trente jours suivant la session en ques- tion.   Art. 10 Secrétariat  1.  Le Comité désigne un Secrétariat et fait appel à ses services, conformément aux  Règles de procédure et de mise en œuvre. Le Comité demande au Conseil interna- tional des céréales (CIC) que le Secrétariat de celui-ci agisse en tant que Secrétariat  initial du Comité.  2.  Le Secrétariat exerce les fonctions énoncées dans la présente Convention et dans  les Règles de procédure et de mise en œuvre, il s’occupe des tâches administratives,  y compris du traitement et de la distribution de la documentation et des rapports, et  exerce les autres fonctions identifiées par le Comité.   Art. 11 Résolution des différends  Le Comité s’efforce de résoudre tout différend entre les Parties concernant l’inter- prétation ou la mise en œuvre de la présente Convention ou des Règles de procédure  et de mise en œuvre, y compris toute allégation de non-respect des obligations  énoncées dans la présente Convention.    Art. 12 Signature et ratification, acceptation ou approbation  La présente Convention sera ouverte à la signature de l’Argentine, de l’Australie, de  la République d’Autriche, du Royaume de Belgique, de la République de Bulgarie,  du Canada, de la République de Croatie, de la République de Chypre, de la Répu- blique tchèque, du Royaume de Danemark, de l’Union européenne, de la République  d’Estonie, de la République de Finlande, de la République française, de la Répu- blique fédérale d’Allemagne, de la République hellénique, de la Hongrie, de  l’Irlande, de la République italienne, du Japon, de la République de Lettonie, de la  République de Lituanie, du Grand-Duché de Luxembourg, de la République de  Malte, du Royaume des Pays-Bas, du Royaume de Norvège, de la République de  Pologne, de la République portugaise, de la Roumanie, de la République slovaque,  de la République de Slovénie, du Royaume d’Espagne, du Royaume de Suède, de la  Confédération suisse, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord  ainsi que des États-Unis d’Amérique, au Siège de l’Organisation des Nations Unies  à New York, du 11 juin 2012 au 31 décembre 2012. La présente Convention est  soumise à la ratification, à l’acceptation ou à l’approbation de chaque signataire. Les  instruments de ratification, d’acceptation ou d’approbation sont déposés auprès du  dépositaire.   Art. 13 Adhésion  1.  Tout État mentionné à l’art. 12 qui n’a pas signé la présente Convention avant la  clôture de la période de signature, ou l’Union européenne si elle ne l’a pas signée  dans ce délai, peut adhérer à la présente Convention en tout temps après la fin de  cette période. Les instruments d’adhésion sont déposés auprès du dépositaire.     Production agricole   10   0.916.111.312   2.  Une fois entrée en vigueur conformément à l’art. 15, la présente Convention sera  ouverte à l’adhésion de tout État qui n’est pas mentionné à l’art. 12, ou de tout  territoire douanier distinct jouissant d’une entière autonomie dans la conduite de ses  relations commerciales extérieures qui est jugé admissible par décision du Comité.  Les instruments d’adhésion sont déposés auprès du dépositaire.   Art. 14 Notification d’application à titre provisoire  Tout État mentionné à l’art. 12, ou l’Union européenne, qui entend ratifier, accepter  ou approuver la présente Convention ou y adhérer, ou tout État ou territoire douanier  distinct jugé admissible à l’adhésion par décision du Comité conformément à  l’art. 13, par. 2, mais qui n’a pas encore déposé son instrument, peut, en tout temps,  déposer une notification d’application à titre provisoire de la présente Convention  auprès du dépositaire. La Convention s’applique à titre provisoire à cet État, à ce  territoire douanier distinct ou à l’Union européenne à partir de la date du dépôt de sa  notification.   Art. 15 Entrée en vigueur  1.  La présente Convention entrera en vigueur le 1er janvier 2013 si, au 30 novembre  2012, cinq signataires ont déposé des instruments de ratification, d’acceptation ou  d’approbation.  2.  Si la présente Convention n’entre pas en vigueur conformément au par. 1, les  signataires de la présente Convention qui auront déposé des instruments de ratifica- tion, d’acceptation ou d’approbation, ainsi que les États ou l’Union européenne qui  auront déposé des instruments d’adhésion conformément à l’art. 13, par. 1, pourront  décider unanimement qu’elle entrera en vigueur entre eux.  3.  Lorsqu’un État, un territoire douanier distinct ou l’Union européenne ratifie,  accepte, approuve la présente Convention ou adhère à celle-ci après son entrée en  vigueur, la présente Convention entre en vigueur à son égard à la date du dépôt de  son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion.   Art. 16 Procédure d’évaluation et d’amendement  1.  À tout moment après l’entrée en vigueur de la présente Convention, une Partie  peut proposer une évaluation de la pertinence de la présente Convention ou proposer  des amendements à celle-ci. Toute proposition d’amendement est communiquée par  le Secrétariat à toutes les Parties au moins six mois à l’avance, et elle est débattue à  la session officielle du Comité qui suit l’expiration de ce délai de préavis.  2.  Toute proposition d’amendement de la présente Convention est adoptée par  décision du Comité. Le Secrétariat communique à toutes les Parties et au dépositaire  toute proposition d’amendement adoptée par le Comité. Le dépositaire communique  tout amendement adopté à toutes les Parties.  3.  La notification d’acceptation d’un amendement est envoyée au dépositaire.  L’amendement adopté entre en vigueur, à l’égard des Parties qui ont envoyé cette  notification, 90 jours après la date à laquelle le dépositaire a reçu les notifications de     Assistance alimentaire. Conv.   11   0.916.111.312   Parties représentant au moins quatre cinquièmes du nombre des Parties à la présente  Convention à la date de l’adoption de la proposition d’amendement par le Comité.  L’amendement entre en vigueur à l’égard de toute autre Partie 90 jours après que  celle-ci a déposé sa notification auprès du dépositaire. Le Comité peut décider qu’un  seuil différent soit utilisé pour le nombre de notifications requises afin de déclencher  l’entrée en vigueur d’un amendement donné. Le Secrétariat communique cette  décision à toutes les Parties et au dépositaire.   Art. 17 Retrait et fin   1.  Toute Partie peut se retirer de la présente Convention à la fin de toute année en  notifiant son retrait par écrit au dépositaire et au Comité au moins 90 jours avant la  fin de l’année en question. Cette Partie n’est pas de ce fait libérée de son engage- ment annuel minimum ou des obligations en matière de rapports qu’elle a contractés  au titre de la présente Convention alors qu’elle était une Partie à celle-ci et qui n’ont  pas été exécutés avant la fin de l’année en question.  2.  À tout moment après l’entrée en vigueur de la présente Convention, une Partie  peut proposer qu’il y soit mis fin. Cette proposition est communiquée par écrit au  Secrétariat, qui la transmet à toutes les Parties au moins six mois avant qu’elle ne  soit soumise à l’examen du Comité.   Art. 18 Dépositaire  1.  Le Secrétaire général des Nations Unies est désigné comme dépositaire de la  présente Convention.   2.  Le dépositaire reçoit notification de toute signature, ratification, acceptation,  approbation et notification d’application à titre provisoire de la présente Convention,  ainsi que de toute adhésion à celle-ci, et il informe toutes les Parties et tous les  signataires des notifications reçues.   Art. 19 Textes faisant foi   Les textes originaux de la présente Convention, dont les versions en langues fran- çaise et anglaise font également foi, sont déposés auprès du Secrétaire général des  Nations Unies.   En foi de quoi les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente  Convention.   Fait à Londres, le 25 avril 2012.   (Suivent les signatures)     Production agricole   12   0.916.111.312   Champ d’application le 7 juillet 20202        États parties Ratification   Adhésion (A)   Entrée en vigueur                 Australie 24 juin 2014 24 juin 2014  Autriche 29 janvier 2013 29 janvier 2013  Canada 23 novembre 2012 1er janvier 2013  Corée (Sud) 31 janvier 2018 A 31 janvier 2018  Danemark a   6 novembre 2012 1er janvier 2013  Espagne   5 décembre 2014 A   5 décembre 2014  États-Unis 26 septembre 2012 1er janvier 2013  Finlande 21 décembre 2012 1er janvier 2013  France 23 juin 2017 23 juin 2017  Japon 24 juillet 2012 1er janvier 2013  Luxembourg 29 avril 2014 29 avril 2014  Russie   3 avril 2014 A   3 avril 2014  Slovénie   8 mai 2014 A   8 mai 2014  Suède 12 mai 2014 A 12 mai 2014  Suisse 10 octobre 2012 1er janvier 2013  Union européenne 28 novembre 2012 1er janvier 2013         a La Convention ne s’appliquera ni au Groenland ni aux îles Féroé.       2 RO 2012 7487, 2014 1229, 2017 3733, 2020 3435.  Une version du champ d’application mise à jour est publiée sur le site web du DFAE  (www.dfae.admin.ch/traites).