Document ID: ef6f1020-6cac-4927-9ba1-eab9e3004c25

RS 0.632.314.671   1   Traduction1   Accord de libre-échange   entre les Etats de l’AELE et   le Royaume hachémite de Jordanie   Conclu à Vaduz le 21 juin 2001   Approuvé par l’Assemblée fédérale le 14 mars 20022   Instrument de ratification déposé par la Suisse le 6 juin 2002   Entré en vigueur pour la Suisse le 1er septembre 2002    (Etat le 1er octobre 2013)      Préambule   La République d’Islande,   la Principauté de Liechtenstein,  le Royaume de Norvège,   la Confédération suisse   (ci-après dénommés les Etats de l’AELE), d’une part,   et  le Royaume hachémite de Jordanie   (ci-après dénommé la Jordanie), d’autre part,   ci-après dénommés collectivement les Parties,   considérant l’importance des liens qui unissent les Etats de l’AELE et la Jordanie, en  particulier la Déclaration de coopération signée à Genève en juin 1997, et reconnais- sant la volonté commune des Parties de renforcer ces liens afin d’établir entre elles  des relations étroites et durables,   réaffirmant leur engagement aux principes de la Charte des Nations Unies, en parti- culier à la démocratie pluraliste fondée sur la primauté du droit et la liberté politique  et économique ainsi qu’au respect des droits de l’homme, y compris des droits des  personnes appartenant à des minorités,   rappelant leur intention de prendre une part active au processus d’intégration éco- nomique dans la région euro-méditerranéenne,   ayant conscience du besoin d’associer leurs efforts pour renforcer la stabilité politi- que et le développement économique dans la région par l’encouragement d’une  coopération régionale et bilatérale,   étant fermement convaincus que l’Accord favorisera la création et le renforcement  d’une zone élargie et harmonieuse de libre-échange entre l’Europe et les pays médi- terranéens, apportant ainsi une importante contribution à l’intégration euro-méditer- ranéenne,        RO 2003 3893; FF 2002 1232  1 Traduction du texte original anglais.  2 Art. 1 al. 1 let. a de l’AF du 14 mars 2002 (RO 2003 3891)   0.632.314.671    Régime tarifaire AELE   2   0.632.314.671   considérant les développements sur le plan politique et économique qui ont eu lieu  en Europe et au Proche-Orient au cours de ces dernières années, en particulier le  processus de paix au Proche-Orient,   considérant les disparités en matière de niveau de développement économique entre  la Jordanie et les Etats de l’AELE,   souhaitant créer des conditions favorables au développement et à la diversification  des échanges commerciaux entre eux ainsi qu’à la promotion de la coopération  commerciale et économique dans des domaines d’intérêt commun, coopération  reposant sur les principes de l’égalité, du bénéfice mutuel, de la non-discrimination  ainsi que sur le droit international,   considérant l’attachement des Etats de l’AELE et de la Jordanie aux principes du  libre-échange, se fondant sur leurs droits et leurs obligations respectifs résultant de  l’Accord de Marrakech instituant l’Organisation mondiale du commerce3 (ci-après  dénommée l’OMC), et d’autres instruments multilatéraux, régionaux et bilatéraux de  coopération,   étant déterminés à appliquer l’Accord avec pour objectif de préserver et de protéger  l’environnement et d’assurer une utilisation optimale des ressources naturelles en  vertu des principes du développement durable,   étant convaincus que l’Accord permettra de développer leurs relations bilatérales  dans les domaines de l’économie, du commerce et des investissements par la mise  en place de conditions favorables à la libéralisation progressive du commerce de  marchandises et éventuellement à la libéralisation du commerce de services,   ont décidé, dans l’intention de poursuivre les objectifs mentionnés ci-dessus, de  conclure l’Accord suivant (ci-après dénommé l’Accord):   Art. 1 Objectifs   1.  Les Etats de l’AELE et la Jordanie s’engagent à instaurer une zone de libre- échange, conformément aux dispositions de l’Accord.    2.  Les objectifs de l’Accord, qui se fonde sur des relations commerciales entre éco- nomies de marché et sur le respect des principes démocratiques et des droits de  l’homme, sont les suivants:    (a) promouvoir, par l’extension des échanges commerciaux, le développement  harmonieux des relations économiques entre les Etats de l’AELE et la Jor- danie et ainsi favoriser dans ces pays l’essor de l’activité économique,  l’amélioration des conditions de vie et d’emploi, l’accroissement de la pro- ductivité et la stabilité financière;   (b) assurer que le commerce entre les Parties se fasse à des conditions de  concurrence équitables;       3 RS 0.632.20     Ac. entre les Etats de l’AELE et la Jordanie   3   0.632.314.671   (c) contribuer ainsi, grâce à l’élimination des obstacles aux échanges commer- ciaux, à l’intégration économique euro-méditerranéenne ainsi qu’au déve- loppement harmonieux et à l’extension du commerce mondial;   (d) promouvoir par la coopération le développement de relations économiques  équilibrées entre les Parties.   Art. 2 Champ d’application   L’Accord s’applique:   (a) aux produits relevant des chap. 25 à 97 du Système harmonisé de désigna- tion et de codification des marchandises4 (SH), à l’exclusion des produits  énumérés dans l’Annexe I;   (b) aux produits figurant dans le Protocole A, sous réserve des dispositions par- ticulières prévues dans ce dernier;   (c) au poisson et aux autres produits de la mer conformément aux dispositions  de l’Annexe II;   originaires de l’un des Etats de l’AELE ou de la Jordanie.   Art. 3 Coopération économique et assistance technique et financière   1.  Les Parties se déclarent prêtes à encourager la coopération économique, confor- mément aux objectifs de leurs politiques nationales, tout en admettant qu’une atten- tion particulière devrait être portée aux secteurs qui connaissent des difficultés dans  le processus d’ajustement structurel en Jordanie en vue de la libéralisation de son  économie.   2.  En vue de faciliter la mise en oeuvre de l’Accord, les Parties conviennent des  modalités appropriées d’une assistance technique et financière et d’une coopération  de la part de leurs autorités respectives, particulièrement dans les domaines de la  propriété intellectuelle, des questions douanières, des réglementations techniques et  dans d’autres domaines où la nécessité se présente. A cet effet, ils coordonneront  leurs efforts avec les organisations internationales compétentes.   Art. 4 Règles d’origine et coopération en matière d’administration   douanière   1.  Le Protocole B contient les règles d’origine et les méthodes de coopération admi- nistrative.   2.  Les Parties prendront les mesures appropriées, y compris des examens par le  Comité mixte et des arrangements relatifs à la coopération administrative, propres à  assurer l’application effective et harmonieuse des dispositions des art. 5, 7, 8, 9, 14  et 23 de l’Accord ainsi que des dispositions du Protocole B, et à réduire autant que  possible les formalités auxquelles sont soumis les échanges, et à parvenir à des solu-      4 RS 0.632.11     Régime tarifaire AELE   4   0.632.314.671   tions mutuellement satisfaisantes face à toute difficulté résultant de la mise en œuvre  de ces dispositions.   3.  Sur la base des examens mentionnés au par. 2, les Parties décideront des mesures  appropriées à prendre.   Art. 5 Droits de douane à l’importation et taxes d’effet équivalent   1.  Aucun nouveau droit de douane à l’importation et aucune nouvelle taxe d’effet  équivalent ne seront introduits dans les échanges commerciaux entre les Etats de  l’AELE et la Jordanie.   2.  Les Parties élimineront, dès l’entrée en vigueur de l’Accord, tous les droits de  douane à l’importation et toutes les taxes d’effet équivalent frappant les produits  originaires d’un Etat de l’AELE ou de la Jordanie, sous réserve des dispositions de  l’Annexe III.   Art. 6 Droits de base   1.  Pour chaque produit, le droit de base sur lequel doivent s’opérer les réductions  successives prévues par l’Accord correspond au taux de la nation la plus favorisée  appliqué le 2 avril 2000.   2.  Si, avant, lors de ou après l’entrée en vigueur de l’Accord, une réduction tarifaire  quelle qu’elle soit est appliquée erga omnes, en particulier une réduction en confor- mité avec les engagements résultant de l’Uruguay Round et de l’adhésion de la Jor- danie à l’OMC, ces droits réduits se substitueront aux droits de base définis au par. 1  dès la date de leur application ou à partir de l’entrée en vigueur de l’Accord si celle- ci intervient ultérieurement.   3.  Les droits réduits calculés conformément à l’Annexe III seront arrondis à la pre- mière décimale ou, dans le cas de droits spécifiques, à la deuxième décimale.   Art. 7 Droits de douane à caractère fiscal   Les dispositions de l’art. 5 sont également applicables aux droits de douane à carac- tère fiscal.   Art. 8 Droits de douane à l’exportation et taxes d’effet équivalent   1.  Aucun nouveau droit de douane à l’exportation et aucune nouvelle taxe d’effet  équivalent ne seront introduits dans les échanges commerciaux entre les Etats de  l’AELE et la Jordanie.   2.  Les Etats de l’AELE et la Jordanie élimineront, dès l’entrée en vigueur de  l’Accord, tous les droits de douane à l’exportation et toutes les taxes d’effet équiva- lent, sous réserve des dispositions de l’Annexe IV.     Ac. entre les Etats de l’AELE et la Jordanie   5   0.632.314.671   Art. 9 Restrictions quantitatives à l’importation ou à l’exportation et   mesures d’effet équivalent   1.  Aucune nouvelle restriction quantitative à l’importation ou à l’exportation et  aucune mesure d’effet équivalent ne seront introduites dans les échanges commer- ciaux entre les Etats de l’AELE et la Jordanie.   2.  Les Etats de l’AELE et la Jordanie élimineront, dès l’entrée en vigueur de  l’Accord, les restrictions quantitatives à l’importation ou à l’exportation et les mesu- res d’effet équivalent, sous réserve des dispositions de l’Annexe V.   Art. 10 Exceptions générales   L’Accord ne fait pas obstacle aux interdictions ou restrictions d’importation,  d’exportation ou de transit justifiées par des raisons de moralité publique, d’ordre  public ou de sécurité publique; de protection de la santé et de la vie des personnes,  des animaux ou des végétaux et de l’environnement; de protection des trésors natio- naux ayant une valeur artistique, historique ou archéologique; de protection de la  propriété intellectuelle; de réglementations applicables à l’or ou à l’argent; ou de  conservation des ressources naturelles non renouvelables, à condition que ces mesu- res aillent de pair avec des restrictions de la production ou de la consommation inté- rieures. Toutefois, ces interdictions ou restrictions ne doivent constituer ni un moyen  de discrimination arbitraire ni une restriction déguisée dans le commerce entre les  Parties.   Art. 11 Monopoles d’Etat   Les Etats de l’AELE et la Jordanie aménageront progressivement tous les monopo- les d’Etat présentant un caractère commercial sous réserve des exceptions prévues  dans le Protocole C, et ce sans porter atteinte aux engagements pris ou susceptibles  de l’être en vertu de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de  19945 (ci-après dénommé GATT 1994), afin d’assurer que, d’ici à la fin de la cin- quième année qui suit l’entrée en vigueur de l’Accord, aucune discrimination dans  les conditions d’approvisionnement et de commercialisation des marchandises  n’existe entre les ressortissants des Etats de l’AELE et de la Jordanie. Le Comité  mixte sera informé des mesures adoptées en vue de la réalisation de cet objectif.   Art. 12 Réglementations techniques   1.  Les Parties coopéreront en matière de réglementations techniques, de normes et  d’évaluation de la conformité et, par des mesures appropriées, favoriseront des solu- tions internationales. Le Comité mixte établira des lignes de conduite pour la mise  en œuvre du présent paragraphe.   2.  Les Parties conviennent de tenir des consultations immédiates au sein du Comité  mixte si l’une des Parties estime qu’une autre Partie a pris des mesures qui pour- raient créer, ou qui ont déjà créé, des obstacles techniques au commerce tels qu’ils       5 RS 0.632.20, Annexe 1A.1     Régime tarifaire AELE   6   0.632.314.671   sont définis aux termes de l’Accord de l’OMC sur les obstacles techniques au com- merce, de façon à trouver une solution appropriée.   3.  L’obligation des Parties de notifier leurs projets de réglementations techniques  est régie par les dispositions de l’Accord de l’OMC sur les obstacles techniques au  commerce.   Art. 13 Echanges de produits agricoles   1.  Les Parties se déclarent prêtes à favoriser, dans le respect de leurs politiques agri- coles, le développement harmonieux des échanges de produits agricoles.   2.  A cette fin, chacun des Etats de l’AELE a conclu avec la Jordanie un arrange- ment bilatéral prévoyant des mesures propres à faciliter les échanges de produits  agricoles.   3.  Les Parties appliqueront leurs réglementations en matière sanitaire et phytosani- taire de manière non discriminatoire et s’abstiendront d’introduire de nouvelles  mesures ayant pour effet d’entraver indûment les échanges.   Art. 14 Impositions et réglementations intérieures   1.  Les Parties s’engagent à appliquer toute taxe interne ou autre mesure ou régle- mentation à caractère fiscal en conformité avec l’art. III du GATT 19946 et avec les  autres accords pertinents de l’OMC.   2.  Les exportateurs ne peuvent, pour les produits exportés vers le territoire de l’une  des Parties, bénéficier d’une remise d’impositions intérieures dépassant le montant  des impositions qui ont frappé directement ou indirectement ces produits.   Art. 15 Paiements et transferts   1.  Les paiements afférents aux échanges entre un Etat de l’AELE et la Jordanie  ainsi que le transfert de ces paiements vers le territoire de la Partie dans lequel réside  le créancier ne seront soumis à aucune restriction.   2.  Les Parties s’abstiendront de toute restriction de change ou restriction adminis- trative concernant l’octroi, le remboursement ou l’acceptation des crédits à court ou  à moyen terme couvrant les transactions commerciales auxquelles participe un rési- dent.   3.  Aucune mesure restrictive ne sera appliquée aux transferts relatifs aux investis- sements et en particulier au rapatriement des montants investis ou réinvestis et à tout  revenu qui en découle.   Art. 16 Marchés publics   1.  Les Parties considèrent la libéralisation effective de leurs marchés publics res- pectifs selon les principes de la non-discrimination et de la réciprocité comme un  objectif faisant partie intégrante de l’Accord.       6 RS 0.632.20, Annexe 1A.1     Ac. entre les Etats de l’AELE et la Jordanie   7   0.632.314.671   2.  A cet effet, les Parties élaboreront des règles au sein du Comité mixte en vue  d’assurer une telle libéralisation. Ce faisant, elles tiendront compte des développe- ments opérés sous les auspices de l’OMC.   3.  Les Parties concernées s’efforceront d’adhérer à l’Accord de l’OMC sur les mar- chés publics7.   Art. 17 Protection de la propriété intellectuelle   1.  Les Parties accordent et assurent une protection adéquate, effective et non dis- criminatoire des droits de propriété intellectuelle et prévoient des mesures pour faire  respecter ces droits en cas d’infractions, de contrefaçon et de piraterie, conformé- ment aux dispositions du présent article, de l’Annexe VI de l’Accord et des accords  internationaux qui y sont mentionnés.    2.  Les Parties accordent aux ressortissants des autres Parties un traitement non  moins favorable que celui qu’elles réservent à leurs propres ressortissants. Les  exceptions à cette obligation doivent être conformes aux dispositions matérielles de  l’art. 3 de l’Accord de l’OMC sur les aspects des droits de propriété intellectuelle  qui touchent au commerce8 (ci-après dénommé l’Accord sur les ADPIC).   3.  Les Parties accordent aux ressortissants des autres Parties un traitement non  moins favorable que celui qu’elles réservent aux ressortissants de tout autre Etat.  Conformément à l’art. 4, par. (d) de l’Accord sur les ADPIC, tout avantage, faveur,  privilège ou immunité découlant d’accords internationaux entrés en vigueur avant  l’Accord et notifié aux autres Parties au plus tard six mois après l’entrée en vigueur  de l’Accord est exempté de cette obligation, pour autant que cette exemption ne  constitue pas une discrimination arbitraire ou injustifiable à l’égard des ressortis- sants des autres Parties. Les Parties sont exemptées du devoir de notification si elles  ont déjà fait une telle notification au Conseil des ADPIC. Les exemptions à cette  obligation doivent être conformes aux dispositions matérielles de l’Accord sur les  ADPIC, en particulier à ses art. 4 et 5.   4.  Les Parties conviennent de réexaminer, à la demande de l’une d’elles, les dispo- sitions relatives à la protection des droits de la propriété intellectuelle contenues  dans le présent article et dans l’Annexe VI, en vue d’améliorer les niveaux de pro- tection et d’éviter ou de corriger des distorsions commerciales lorsqu’elles résultent  du niveau actuel de protection des droits de la propriété intellectuelle.   Art. 18 Règles de concurrence entre entreprises   1.  Sont incompatibles avec le bon fonctionnement de l’Accord dans la mesure où ils  sont susceptibles d’affecter les échanges commerciaux entre un Etat de l’AELE et la  Jordanie:       7 RS 0.632.231.422  8 RS 0.632.20, Annexe 1.C     Régime tarifaire AELE   8   0.632.314.671   (a) tous les accords entre entreprises, toutes les décisions d’associations  d’entreprises et toutes les pratiques concertées entre entreprises qui ont pour  objet ou pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la  concurrence;    (b) l’exploitation abusive, par une ou plusieurs entreprises, d’une position domi- nante sur l’ensemble du territoire des Parties ou dans une partie substantielle  de celui-ci.   2.  Les dispositions du par. 1 sont également applicables aux activités des entreprises  publiques et des entreprises auxquelles les Parties ont accordé des droits spéciaux ou  exclusifs, dans les limites où l’application des présentes dispositions ne fait pas  échec à l’accomplissement, en droit ou en fait, de la mission particulière qui a été  impartie à ces entreprises.    3.  Si, pendant les cinq années qui suivent la date d’entrée en vigueur de l’Accord,  l’une des Partie considère qu’une pratique donnée – en référence aux par. 1 et 2 –  cause ou risque de causer un sérieux préjudice à ses propres intérêts ou un dommage  matériel à son industrie intérieure, elle peut prendre des mesures appropriées dans  les conditions et selon les procédures prévues à l’art. 25.   4.  Le Comité mixte, en tenant compte de la situation économique de la Jordanie,  décidera si la période mentionnée au par. 3 doit être étendue à raison de périodes  supplémentaires de cinq années.   5.  Après l’échéance de la période fixée au par. 3 – sans préjudice du par. 4 –, une  Partie qui considère qu’une pratique donnée est incompatible avec les dispositions  des par. 1 et 2 peut prendre des mesures appropriées dans les conditions et selon les  procédures prévues à l’art. 25.   Art. 19 Aides d’Etat   1.  Les droits et obligations des Parties relatifs aux subventions et aux mesures de  compensation sont régis par les dispositions de l’art. XVI du GATT 19949 et de  l’Accord de l’OMC sur les subventions et les mesures compensatoires10, sous réser- ve de dispositions différentes énoncées au présent article.    2.  Les Parties assureront la transparence quant aux subventions et aux mesures  compensatoires en échangeant leurs notifications de subventions ou de mesures  compensatoires annuelles adressées à l’OMC conformément aux dispositions de  l’art. XVI:1 du GATT 1994 et de l’art. 25 de l’Accord de l’OMC sur les subventions  et les mesures compensatoires.    3.  Avant qu’un Etat de l’AELE ou la Jordanie, selon le cas, n’engage une procédure  d’investigation afin de déterminer l’existence, l’ampleur et l’effet d’une prétendue  subvention en Jordanie ou au sein d’un Etat de l’AELE, conformément à l’art. 11 de  l’Accord sur les subventions et les mesures compensatoires, la Partie ayant  l’intention d’engager cette procédure d’investigation le notifie par écrit à la Partie  dont les produits font l’objet d’une procédure d’investigation et accorde un délai de       9 RS 0.632.20, Annexe 1A.1  10 RS 0.632.20, Annexe 1A.13     Ac. entre les Etats de l’AELE et la Jordanie   9   0.632.314.671   quarante-cinq jours de consultation, après réception de la notification, en vue de  trouver une solution mutuellement acceptable. Les consultations auront lieu au sein  du Comité mixte si l’une des Partie en fait la demande dans les vingt jours qui sui- vent la date de réception de la notification.   Art. 20 Dumping   Si un Etat de l’AELE constate des pratiques de dumping, au sens de l’art. VI du  GATT 199411, dans ses relations avec la Jordanie ou lorsque la Jordanie constate de  telles pratiques dans ses relations avec un Etat de l’AELE, la Partie concernée peut  prendre des mesures appropriées contre ces pratiques, conformément à l’Accord de  l’OMC sur la mise en œuvre de l’art. VI du GATT 199412 et selon la procédure pré- vue à l’art. 25.   Art. 21 Mesures d’urgence applicables à l’importation   de produits particuliers   Si les importations d’un produit augmentent dans des proportions et dans des condi- tions telles qu’elles provoquent ou risquent de provoquer:   (a) un préjudice grave aux producteurs nationaux de produits similaires ou di- rectement concurrents sur l’ensemble ou partie du territoire de l’une des Par- ties, ou    (b) de perturbations sérieuses dans quelque secteur que ce soit de l’économie,   la Partie concernée peut prendre des mesures appropriées dans les conditions et  selon la procédure prévues à l’art. 25.   Art. 22 Ajustement structurel   1.  La Jordanie peut prendre des mesures exceptionnelles et de durée limitée qui  dérogent aux dispositions de l’art. 4 sous la forme de relèvement ou de réintroduc- tion de droits de douane.    2.  Ces mesures ne peuvent s’appliquer qu’en faveur d’industries naissantes ou de  certains secteurs en cours de restructuration ou confrontés à de sérieuses difficultés,  en particulier lorsque ces difficultés provoquent de graves problèmes sociaux.    3.  Après l’introduction de telles mesures, le montant total ad valorem des droits de  douane applicables en Jordanie aux produits originaires des Etats de l’AELE ne peut  dépasser vingt-cinq pour cent et doit maintenir un élément préférentiel pour les mar- chandises originaires des Etats de l’AELE. La valeur totale moyenne des importa- tions annuelles de produits qui font l’objet de ces mesures ne peut dépasser vingt  pour cent de la valeur totale moyenne des importations annuelles de produits indus- triels originaires des Etats de l’AELE réalisées pendant les trois dernières années  pour lesquelles des données statistiques sont disponibles.       11 RS 0.632.20, Annexe 1A.1  12 RS 0.632.20, Annexe 1A.8     Régime tarifaire AELE   10   0.632.314.671   4.  Ces mesures peuvent être appliquées pendant une période qui ne dépasse pas cinq  ans à moins que le Comité mixte n’autorise une durée d’application plus longue.  Leur application doit néanmoins prendre fin au plus tard à l’expiration de la période  transitoire maximale de douze ans.    5.  Aucune de ces mesures ne peut être introduite pour un produit si plus de quatre  ans se sont écoulés depuis l’élimination de l’ensemble des droits de douane, restric- tions quantitatives ou taxes ou mesures ayant un effet équivalent concernant ce pro- duit.    6.  La Jordanie informe le Comité mixte de toute mesure exceptionnelle qu’elle  envisage de prendre et, à la demande des Etats de l’AELE, des consultations auront  lieu au sein du Comité mixte sur de telles mesures et au sujet des secteurs auxquels  elles doivent s’appliquer, et ce avant que ces mesures ne prennent effet. Au moment  de prendre de telles mesures, la Jordanie communiquera au Comité mixte un calen- drier pour l’élimination des droits de douane introduits au titre du présent article. Ce  calendrier devra fixer une élimination progressive des droits en tranches annuelles  égales débutant au plus tard deux ans après leur introduction.. Le Comité mixte peut  fixer un calendrier différent.   7.  Par voie de dérogation au par. 5 du présent article, le Comité mixte peut excep- tionnellement, dans le but de prendre en compte les difficultés rencontrées lors de  l’établissement d’une nouvelle industrie et lorsque certains secteurs subissent des  restructurations ou connaissent de graves difficultés, autoriser la Jordanie à mainte- nir les mesures déjà prises conformément au par. 1 pour une période maximale de  trois années au-delà de la période transitoire de douze ans.   Art. 23 Réexportation et pénurie grave   Si l’application des dispositions des art. 8 et 9 entraîne:   (a) la réexportation vers un pays tiers à l’encontre duquel la Partie exportatrice  applique, pour le produit en question, des restrictions quantitatives à l’expor- tation, des droits de douane à l’exportation ou des mesures ou taxes d’effet  équivalent; ou   (b) une pénurie grave d’un produit essentiel, ou un risque dans ce sens, pour la  Partie exportatrice;    et si les situations décrites ci-dessus provoquent ou risquent de provoquer de graves  difficultés pour la Partie exportatrice, celle-ci peut prendre les mesures appropriées  dans les conditions et selon les procédures prévues à l’art. 25. Ces mesures doivent  être non discriminatoires et supprimées dès que les circonstances ne justifient plus  leur maintien.   Art. 24 Difficultés de balance des paiements   1.  Les Parties s’efforceront de s’abstenir de prendre des mesures restrictives pour  remédier à leurs difficultés en matière de balance des paiements.    2.  Si l’une des Parties rencontre ou risque de rencontrer dans un très bref délai de  graves difficultés en matière de balance des paiements, elle peut, conformément aux     Ac. entre les Etats de l’AELE et la Jordanie   11   0.632.314.671   dispositions prévues par le GATT 199413 et le Mémorandum d’accord sur les dispo- sitions relatives à la balance des paiements14 du GATT 1994, adopter des mesures  commerciales restrictives, à condition qu’elles ne portent que sur une durée limitée,  qu’elles ne soient pas discriminatoires et qu’elles n’outrepassent pas ce qui est  nécessaire pour remédier aux problèmes de la balance des paiements. La préférence  sera donnée aux mesures fondées sur les prix, qui seront progressivement allégées en  fonction de l’amélioration de la balance des paiements et supprimées dès que la  situation n’en justifie plus le maintien. L’Etat de l’AELE ou la Jordanie, selon le cas,  introduisant ces mesures en informe les autres Parties et le Comité mixte sans délai  et si possible avant leur introduction, et leur communique le calendrier arrêté pour  leur suppression. A la demande de tout autre Partie, le Comité mixte examinera la  nécessité de maintenir les mesures prises.   Art. 25 Procédure d’application de mesures de sauvegarde   1.  Avant d’entamer la procédure d’application des mesures de sauvegarde prévue  dans les paragraphes du présent article, les Parties s’efforceront de résoudre les dif- férends qui les opposent en recourant à des consultations directes et en informent les  autres Parties.   2.  Sans préjudice des dispositions du par. 6 du présent article, une Partie qui envi- sage de prendre des mesures de sauvegarde en informe sans délai les autres Parties  et le Comité mixte et leur fournit toutes les informations utiles. Les consultations  entre les Parties ont lieu sans délai au sein du Comité mixte en vue de trouver une  solution mutuellement acceptable.   3. (a) En ce qui concerne l’art. 18, les Parties en cause apportent au Comité mixte  toute l’assistance requise pour l’examen du dossier et, lorsque la situation  s’y prête, pour la suppression de la pratique contestée. Si la Partie en cause  ne met pas fin à la pratique contestée dans le délai fixé par le Comité mixte  ou si ce dernier ne parvient pas à un accord à l’issue des consultations ou  dans un délai de trente jours après le dépôt de la demande de consultations,  la Partie concernée peut prendre les mesures appropriées pour remédier aux  difficultés résultant de la pratique en question.   (b) En ce qui concerne l’art. 20, la Partie exportatrice sera informée du cas de  dumping dès que les autorités de la Partie importatrice engagent une procé- dure d’investigation. Lorsqu’il n’a pas été mis fin à la pratique de dumping  au sens de l’art. VI du GATT 199415 ou si aucune autre solution satisfaisante  n’a été trouvée dans un délai de trente jours après la notification, la Partie  importatrice peut adopter les mesures appropriées.    (c) En ce qui concerne les art. 21 et 23, le Comité mixte étudie le dossier ou la  situation et peut prendre toute décision propre à mettre fin aux difficultés no- tifiées par la Partie concernée. Faute d’une telle décision dans les trente jours       13 RS 0.632.20, Annexe 1A.1  14 RS 0.632.20, Annexe 1A.1c  15 RS 0.632.20, Annexe 1A.1     Régime tarifaire AELE   12   0.632.314.671   qui suivent la notification du cas au Comité mixte, la Partie en question peut  prendre les mesures nécessaires pour remédier à la situation.   (d) En ce qui concerne l’art. 32, la Partie concernée fournit au Comité mixte  toutes les informations pertinentes demandées en vue d’un examen appro- fondi de la situation et de la recherche d’une solution mutuellement accepta- ble. Si le Comité mixte ne parvient pas à une telle solution ou si une période  de quatre-vingt-dix jours s’est écoulée depuis la date de la notification du  cas, la Partie concernée peut prendre les mesures appropriées.   4.  Les mesures de sauvegarde qui ont été prises sont immédiatement notifiées aux  autres Parties et au Comité mixte. La portée et la durée de ces mesures se limitent à  ce qui est strictement nécessaire pour remédier à la situation qui a nécessité  l’application de ces mesures. Celles-ci ne doivent pas outrepasser le préjudice causé  par la pratique ou les difficultés en question. La priorité est donnée aux mesures qui  perturbent le moins possible le fonctionnement de l’Accord. Les mesures prises par  la Jordanie à l’encontre d’un acte ou d’une omission d’un Etat de l’AELE ne peu- vent affecter que les échanges avec l’Etat de l’AELE en question. Les mesures à  l’encontre d’un acte ou d’une omission de la Jordanie ne peuvent être prises que par  l’Etat ou les Etats de l’AELE dont les échanges ont été affectés par ledit acte ou  ladite omission.    5.  Les mesures de sauvegarde font l’objet de consultations périodiques au sein du  Comité mixte en vue de leur allégement, de leur remplacement ou de leur suppres- sion dès que la situation n’en justifie plus le maintien.    6.  Lorsque des circonstances exceptionnelles imposent une intervention immédiate  et excluent par conséquent un examen préalable, la Partie concernée peut, dans les  situations visées aux art. 20, 21 et 23, appliquer sans attendre les mesures conserva- toires et provisoires strictement nécessaires pour remédier à la situation. Ces mesu- res sont notifiées sans délai et des consultations entre les Parties ont lieu dès que  possible au sein du Comité mixte.   Art. 26 Exceptions au titre de la sécurité   Aucune disposition de l’Accord n’empêche l’une des Parties de prendre les mesures  qu’il estime nécessaires:   (a) pour empêcher la divulgation de renseignements contraire à ses intérêts es- sentiels en matière de sécurité;   (b) pour protéger ses intérêts essentiels en matière de sécurité et pour le respect  d’obligations internationales ou la mise en œuvre de politiques nationales  (i) qui ont trait au commerce d’armes, de munitions ou de matériel de   guerre – sous réserve que ces mesures ne portent pas atteinte aux condi- tions de la concurrence pour les produits qui ne sont pas destinés à des  usages spécifiquement militaires – ainsi qu’au commerce d’autres mar- chandises, matériaux ou services tel qu’il est pratiqué, directement ou  indirectement, pour assurer l’approvisionnement d’un établissement mi- litaire, ou      Ac. entre les Etats de l’AELE et la Jordanie   13   0.632.314.671   (ii) qui ont trait à la non-prolifération des armes biologiques ou chimiques,  de l’armement nucléaire ou d’autres engins explosifs atomiques, ou    (iii) qui sont adoptées en temps de guerre ou en cas de graves tensions in- ternationales.   Art. 27 Clause évolutive   1.  Les Parties s’engagent à réexaminer l’Accord en fonction des développements  futurs en matière de relations économiques internationales, notamment dans le cadre  de l’OMC, et à examiner dans ce contexte, et à la lumière de tout facteur pertinent,  la possibilité de développer et d’approfondir la coopération instaurée par l’Accord et  de l’étendre à des domaines non couverts. Les Parties peuvent confier au Comité  mixte le soin d’examiner cette possibilité et de formuler, à leur intention, les re- commandations qui lui paraissent pertinentes, en particulier dans l’optique de  l’ouverture de négociations.   2.  Les accords résultant de la procédure prévue au par. 1 sont soumis à la ratifica- tion ou à l’approbation des Parties, selon les procédures qui leur sont propres.   Art. 28 Services et investissements   1.  Les Parties reconnaissent l’importance croissante de certains secteurs comme  ceux des services et des investissements. Dans leurs efforts visant à développer et à  élargir progressivement leur coopération, notamment dans le contexte de  l’intégration euro-méditerranéenne, elles entendent coopérer en vue de promouvoir  davantage les investissements et de réaliser une libéralisation graduelle et une ou- verture réciproque des marchés dans le domaine du commerce des services. Ce fai- sant, elles tiennent compte des travaux pertinents accomplis sous les auspices de  l’OMC.   2.  Les Etats de l’AELE et la Jordanie examinent les développements dans le secteur  des services en vue d’envisager l’adoption de mesures de libéralisation entre eux.   3.  Les Etats de l’AELE et la Jordanie débattent de cette coopération au sein du  Comité mixte, aux fins de développer et d’approfondir leurs relations au sens de  l’Accord.   Art. 29 Le Comité mixte   1.  L’exécution de l’Accord est placée sous la surveillance et l’administration d’un  Comité mixte composé des représentants de toutes les Parties et agissant simultané- ment en vertu de la Déclaration signée à Genève en juin 1997.    2.  Pour assurer la bonne exécution de l’Accord, les Parties se tiennent mutuellement  informées et, à la demande de l’une d’entre elles, procèdent à des consultations au  sein du Comité mixte. Celui-ci reste attentif à toute possibilité de lever d’autres  obstacles au commerce et à la coopération entre les Etats de l’AELE et la Jordanie,  conformément à l’Accord.    3.  Le Comité mixte est habilité à prendre des décisions dans les cas prévus par  l’Accord. Sur les autres sujets, le Comité mixte peut formuler des recommandations.     Régime tarifaire AELE   14   0.632.314.671   Art. 30 Procédures du Comité mixte   1.  Le Comité mixte se réunit aussi souvent qu’il est nécessaire pour la bonne exé- cution de l’Accord, mais normalement une fois par an. Chacune des Parties peut en  demander la convocation.    2.  Le Comité mixte se prononce d’un commun accord.    3.  Si, au sein du Comité mixte, un représentant de l’une des Parties a accepté une  décision sous réserve d’accomplissement de conditions constitutionnelles, ladite  décision entre en vigueur, s’il n’y est pas fait mention d’une date ultérieure, à la date  de notification de la levée de la réserve.   4.  Aux fins de l’Accord, le Comité mixte établit son règlement interne qui doit  notamment contenir des dispositions relatives à la convocation de ses réunions, à la  désignation de son président/de sa présidente et à la durée du mandat de ce der- nier/de cette dernière.   5.  Le Comité mixte peut décider la création des sous-comités et groupes de travail  qu’il juge nécessaires pour le seconder dans l’accomplissement de ses tâches.   Art. 31 Procédure de règlement des différends   1.  Les Parties s’efforceront à tout moment de s’accorder sur l’interprétation et  l’application de l’Accord et mettront tout en œuvre par le biais de la coopération et  des consultations pour parvenir à une solution mutuellement acceptable sur toute  affaire susceptible d’affecter l’application de l’Accord.   2.  Chaque Partie peut demander par écrit des consultations auprès d’une autre Partie  concernant toute mesure en vigueur ou proposée ou toute autre affaire considérée  par elle comme étant susceptible d’affecter le fonctionnement de l’Accord. La Partie  demandant des consultations en informe en même temps les autres Parties par écrit  en leur communiquant toute information pertinente.   3.  Sur demande de l’une des Parties dans les vingt jours qui suivent la date de  réception de la notification mentionnée au par. 2, les consultations ont lieu au sein  du Comité mixte en vue de trouver une solution mutuellement acceptable.   4.  Si un différend entre les Parties concernant l’interprétation de leurs droits et de  leurs obligations n’a pas été réglé lors des consultations directes ou dans le cadre du  Comité mixte dans un délai de quatre-vingt-dix jours à partir de la date de la deman- de de consultations, l’une ou plusieurs des Parties au différend peuvent recourir à  l’arbitrage en adressant une notification écrite à la Partie en cause dans le différend.  Une copie de cette notification est communiquée à toutes les Parties.   5.  La constitution et le fonctionnement du tribunal d’arbitrage sont régis par  l’Annexe VII.   6.  Le tribunal arbitral règle le différend selon les dispositions de l’Accord interpré- tées et appliquées conformément aux règles coutumières d’interprétation du droit  international public.   7.  La sentence du tribunal arbitral est définitive et obligatoire pour toutes les Parties  au différend.     Ac. entre les Etats de l’AELE et la Jordanie   15   0.632.314.671   Art. 32 Exécution des obligations   1.  Les Parties prennent toutes les mesures nécessaires à la réalisation des objectifs  de l’Accord et à l’exécution des obligations qui leur incombent en vertu de celui-ci.   2.  Si un Etat de l’AELE estime que la Jordanie, ou si la Jordanie estime qu’un Etat  de l’AELE a manqué à une obligation lui incombant en vertu de l’Accord, la Partie  en question peut prendre les mesures appropriées dans les conditions et selon la pro- cédure prévues à l’art. 25.    Art. 33 Annexes et protocoles   Les annexes et les protocoles de l’Accord en sont des parties intégrantes. Le Comité  mixte peut décider de les modifier.   Art. 34 Application territoriale   L’Accord s’applique aux relations économiques et commerciales entre, d’une part,  chacun des Etats de l’AELE et, d’autre part, la Jordanie, mais non pas aux relations  commerciales entre les différents Etats de l’AELE, sauf dispositions contraires de  l’Accord.   Art. 35 Application territoriale   L’Accord est applicable sur le territoire des Etats Parties, sous réserve des disposi- tions du Protocole D.   Art. 36 Unions douanières, zones de libre-échange, commerce frontalier   et autres accords préférentiels   L’Accord ne fait pas obstacle au maintien ou à la constitution d’unions douanières,  de zones de libre-échange, d’arrangements relatifs au commerce frontalier et autres  accords préférentiels, pour autant qu’ils ne portent pas atteinte au régime économi- que et commercial prévu par l’Accord.   Art. 37 Amendements   1.  Les amendements à l’Accord qui ont été approuvés par le Comité mixte, à  l’exception de ceux qui sont mentionnés à l’art. 33, sont soumis, après approbation  par le Comité mixte, à la ratification, à l’acceptation ou à l’approbation des Parties.   2.  A moins que les Parties en aient convenu différemment par un accord entre elles,  les amendements entrent en vigueur le premier jour du troisième mois qui suit le  dépôt du dernier instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation.   3.  Le texte des amendements ainsi que les instruments d’acceptation sont déposés  auprès du dépositaire.     Régime tarifaire AELE   16   0.632.314.671   Art. 38 Adhésion   1.  Tout Etat membre de l’Association européenne de libre-échange peut adhérer à  l’Accord, à condition que le Comité mixte, après négociation entre l’Etat candidat et  les Parties intéressées, accepte cette adhésion, dont il fixe en même temps les moda- lités. L’instrument d’adhésion est déposé auprès du dépositaire.   2.  A l’égard de l’Etat qui décide d’y adhérer, l’Accord entre en vigueur le premier  jour du troisième mois qui suit le dépôt de l’instrument d’adhésion.   Art. 39 Retrait et extinction   1.  Chacune des Parties peut se retirer de l’Accord moyennant une notification écrite  adressée au gouvernement dépositaire. Le retrait prend effet six mois après la date  de réception de la notification par le dépositaire.   2.  En cas de retrait de la Jordanie, l’Accord expire à la fin du délai de préavis et, en  cas de retrait de tous les Etats de l’AELE, l’Accord expire à la fin du dernier délai de  préavis.   3.  Tout Etat membre de l’AELE qui se retire de la Convention instituant  l’Association européenne de libre-échange cesse ipso facto d’être Partie à l’Accord  le jour même où son retrait prend effet.   Art. 40 Entrée en vigueur   1.  L’Accord entrera en vigueur le 1er janvier 2002 à l’égard des signataires qui ont  déposé à cette date leurs instruments de ratification ou d’acceptation auprès du  dépositaire, à condition que la Jordanie ait elle-même déposé son instrument de  ratification ou d’acceptation.   2.  A l’égard d’un signataire qui dépose son instrument de ratification ou  d’acceptation après le 1er janvier 2002, l’Accord entrera en vigueur le premier jour  du troisième mois qui suit le dépôt dudit instrument, à condition que l’Accord entre  en vigueur à l’égard de la Jordanie au plus tard à cette même date.   3.  Tout signataire peut déjà au moment de la signature déclarer qu’il appliquera  dans une phase initiale l’Accord provisoirement si cet Accord ne peut pas entrer en  vigueur au 1er janvier 2002 à l’égard de ce signataire. L’application provisoire de  l’Accord par l’un des Etats de l’AELE n’est alors possible que si l’Accord est entré  en vigueur à l’égard de la Jordanie ou si la Jordanie applique elle-même provisoire- ment l’Accord.     Ac. entre les Etats de l’AELE et la Jordanie   17   0.632.314.671   Art. 41 Dépositaire   Le Gouvernement de la Norvège agit en qualité de dépositaire.   En foi de quoi, les plénipotentiaires soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont  signé le présent Accord.    Fait à Vaduz, le 21 juin 2001, en un exemplaire unique et authentique rédigé en  anglais, qui sera déposé auprès du gouvernement de la Norvège. Le dépositaire  transmettra des copies certifiées conformes à tous les Etats signataires et à ceux qui  adhéreront au présent Accord.   (Suivent les signatures)     Régime tarifaire AELE   18   0.632.314.671   Protocole d’entente   Ad art. 3 Coopération économique et assistance technique   1.  Il est entendu par les Parties que la coopération mentionnée à l’art. 3 sera mise en  œuvre par la Suisse et par la Norvège principalement dans le cadre de leurs politi- ques bilatérales de développement alors que l’Islande et le Liechtenstein contribue- ront à cette coopération dans le cadre du programme d’assistance technique de  l’AELE.   Ad art. 17 Protection de la propriété intellectuelle   2.  Conformément à l’Accord EEE16, les Etats de l’AELE doivent mettre leur légi- slation en conformité avec les dispositions matérielles de la Convention sur le brevet  européen17 du 5 octobre 1973. L’Islande et la Norvège estiment que les obligations  de l’art. 17 (Protection de la propriété intellectuelle) ne diffèrent pas en substance  des obligations découlant de l’Accord EEE.   Ad Protocole B   3.  Les Etats de l’AELE et le Royaume hachémite de Jordanie reconnaissent  l’importance d’une coopération régionale dans la région méditerranéenne. L’objectif  d’une telle coopération est de permettre un développement supplémentaire de rela- tions de libre-échange aussi bien entre les Parties qu’au sein de la région, et de  contribuer ainsi à l’instauration d’une zone de libre-échange euro-méditéranéenne.   4.  En outre, les Etats de l’AELE et le Royaume hachémite de Jordanie conviennent  d’examiner les possibilités d’inclure la Communauté européenne sur une base de  réciprocité dans les dispositions de l’Accord qui régissent le cumul des origines.   5.  Les Etats de l’AELE et le Royaume hachémite de Jordanie conviennent d’exa- miner la question d’une extension et d’une amélioration des possibilités de cumul,  en particulier avec les pays de la Ligue arabe.   (Suivent les signatures)       16 FF 1992 VI 53  17 RS 0.232.142.2     Ac. entre les Etats de l’AELE et la Jordanie   19   0.632.314.671   Table des matières   Objectifs ......................................................................................... Art. 1  Champ d’application ...................................................................... Art. 2  Coopération économique et assistance technique et   financière ........................................................................................ Art. 3  Règles d’origine et coopération en matière  d’administration douanière ............................................................. Art. 4  Droits de douane à l’importation et taxes d’effet   équivalent ....................................................................................... Art. 5  Droits de base ................................................................................. Art. 6  Droits de douane à caractère fiscal ................................................. Art. 7  Droits de douane à l’exportation et taxes d’effet équivalent .......... Art. 8  Restrictions quantitatives à l’importation ou à  l’exportation et mesures d’effet équivalent .................................... Art. 9  Exceptions générales .................................................................... Art. 10  Monopoles d’Etat ......................................................................... Art. 11  Réglementations techniques ......................................................... Art. 12  Echanges de produits agricoles .................................................... Art. 13  Impositions et réglementations intérieures ................................... Art. 14  Paiements et transferts .................................................................. Art. 15  Marchés publics ............................................................................ Art. 16  Protection de la propriété intellectuelle ........................................ Art. 17  Règles de concurrence entre entreprises ....................................... Art. 18  Aides d’Etat .................................................................................. Art. 19  Dumping ....................................................................................... Art. 20  Mesures d’urgence applicables à l’importation de produits  particuliers .................................................................................... Art. 21  Ajustement structurel .................................................................... Art. 22  Réexportation et pénurie grave ..................................................... Art. 23  Difficultés de balance des paiements ........................................... Art. 24  Procédure d’application de mesures de sauvegarde ..................... Art. 25  Exceptions au titre de la sécurité .................................................. Art. 26  Clause évolutive ........................................................................... Art. 27  Services et investissements ........................................................... Art. 28  Le Comité mixte ........................................................................... Art. 29  Procédures du Comité mixte ........................................................ Art. 30  Procédure de règlement des différends ......................................... Art. 31  Exécution des obligations ............................................................. Art. 32     Régime tarifaire AELE   20   0.632.314.671   Annexes et protocoles .................................................................. Art. 33  Application territoriale ................................................................. Art. 34  Application territoriale ................................................................. Art. 35  Unions douanières, zones de libre-échange, commerce  frontalier et autres accords préférentiels ...................................... Art. 36  Amendements .............................................................................. Art. 37  Adhésion ...................................................................................... Art. 38  Retrait et extinction ...................................................................... Art. 39  Entrée en vigueur ......................................................................... Art. 40  Dépositaire ................................................................................... Art. 41   Protocole d’entente     Ac. entre les Etats de l’AELE et la Jordanie   21   0.632.314.671   Liste des annexes18    Record of understanding – Protocole d’entente   Annex I Referred to in Subparagraph (a) of Article 2 – Products not covered by the   Agreement Annex II Referred to in Subparagraph (c) of Article 2 – Fish and other marine products  Annex III Referred to in Paragraph 2 of Article 5 – Customs duties on imports and   charges having equivalent effect   Table A to Annex III  Table B to Annex III  Table C to Annex III Annex IV Referred to in Paragraph 2 of Article 8 – Customs duties on imports and   charges having equivalent effect  Annex V Referred to in Paragraph 2 of Article 9 – Quantitative restrictions on imports   and exports and measures having equivalent effect Annex VI Referred to in Article 17 – Protection of intellectual property Annex VII Referred to in Paragraph 2 of Article 31 – Constitution and functioning of the   arbitral tribunal   Protocol A Referred to in Subparagraph (b) of Article 2 –  Processed agricultural    products  Table I to Protocol A  Table II to Protocol A – Iceland   Table III to Protocol A – Liechtenstein, Switzerland  Table IV to Protocol A – Norway   Table V to Protocol A – Jordan  Protocol B   Concerning the definition of the concept of «originating products» and   methods of administrative co-operation  Annex I to Protocol B – Introductory notes to the list in Annex 2  Annex II to Protocol B – List of working or processing required to be carried   out on non-originating materials in order that the product manufactured can  obtain originating status   Annex III A to Protocol B – Specimens of movement certificate EUR 1 and  application for a movement certificate EUR 1   Annex III B to Protocol B – Specimens of movement certificate EUR-MED  and application for a movement certificate EUR-MED   Annex IV A to Protocol B – Text of the invoice declaration  Annex IV B to Protocol B – Text of the invoice declaration EUR-MED  Annex V to Protocol B – Participating countries or territories        18  Ces documents (publiés en partie au RO 2003 3893, à l’exception du Prot. d’entente) ne  sont publiés ni au RO ni au RS (voir RO 2010 5433, 2013 2715 2717 2829). Ils sont dis- ponibles en anglais et peuvent être consultés sur le site Internet du Secrétariat de l’AELE:  www.efta.int/free-trade/free-trade-agreements/jordan/jcds.aspx     Régime tarifaire AELE   22   0.632.314.671   Protocol C Monopolies not adjusted in accordance with article 11 Protocol D Referred to in Article 35 – Territorial application    Joint Committee  Decisions      No 3-12 Amendments to Protocol B No 2-12 Amending Annex III  No 1-12 Amending Annex II No 1-06 Amendments to Protocol B No 4-04 Amendment to Protocol A No 3-04 Annex II  No 2-04 Establishment of a Sub-Committee on customs and origin matters No 1-04 Rules of procedure Joint Committee  Champ d’application le 26 août 2003      Etats parties Ratification Entrée en vigueur      Islande 30 avril 2002 1er septembre 2002 Jordanie   2 juin 2002 1er septembre 2002 Liechtenstein 28 juin 2002 1er septembre 2002 Norvège 17 janvier 2002 1er septembre 2002 Suisse   6 juin 2002 1er septembre 2002