Document ID: 816a068c-14bc-4e76-8aac-a39883a6a0cf

RS 0.831.109.682.1   1   Traduction   Convention   entre la Confédération suisse et la République de Serbie  relative à la sécurité sociale   Conclue le 11 octobre 2010  Approuvée par l’Assemblée fédérale le 18 septembre 20181  Entrée en vigueur par échange de notes le 1er janvier 2019    (Etat le 1er janvier 2019)     Le Conseil fédéral suisse  et  le Gouvernement de la République de Serbie,   animés du désir de régler les rapports entre les deux États dans le domaine de la  sécurité sociale,   ont résolu de conclure la présente Convention:   Titre I Dispositions générales   Art. 1 Définitions   (1)  Dans la présente Convention:   1. «Suisse» désigne la Confédération suisse,  «Serbie» désigne la République de Serbie;   2. «dispositions légales» désigne les lois, les ordonnances et les dispositions  d’exécution des États contractants, relatives à la sécurité sociale, citées à  l’art. 2;   3. «territoire» désigne  en ce qui concerne la Suisse, le territoire de la Suisse,  en ce qui concerne la Serbie, le territoire de la Serbie;   4. «ressortissants» désigne   en ce qui concerne la Suisse, les personnes de nationalité suisse,  en ce qui concerne la Serbie, les personnes de nationalité serbe;   5. «membres de la famille et survivants» désigne les membres de la famille et  les survivants en tant qu’ils fondent leurs droits sur ceux des ressortissants  des États contractants, des réfugiés ou des apatrides;   6. «périodes d’assurance» désigne les périodes de cotisation, d’activité lucra- tive ou de résidence ainsi que les périodes qui leur sont assimilées que les        RO 2019 135; FF 2018 1109  1 RO 2019 105   0.831.109.682.1    Assurance-vieillesse et survivants, assurance invalidité   2   0.831.109.682.1   dispositions légales pertinentes définissent ou reconnaissent comme périodes  d’assurance;   7. «domicile» désigne le lieu où une personne réside avec l’intention de s’y  établir;   8. «réside» signifie séjourner habituellement, et «lieu de résidence» désigne le  lieu où une personne séjourne habituellement;   9. «lieu de séjour» désigne le lieu où une personne séjourne temporairement;   10. «autorité compétente» désigne,  en ce qui concerne la Suisse, l’Office fédéral des assurances sociales et,  en ce qui concerne la Serbie, le ministère compétent pour les dispositions lé- gales serbes citées à l’art. 2, par. 1;   11. «institution» désigne l’organisme ou l’autorité chargés de l’application des  dispositions légales citées à l’art. 2;   12. «institution compétente» désigne l’institution auprès de laquelle la personne  concernée est assurée au moment du dépôt de la demande de prestations ou  l’institution de laquelle une personne est ou serait en droit de percevoir des  prestations;   13. «réfugiés» désigne les réfugiés au sens de la Convention du 28 juillet 1951  relative au statut des réfugiés2 et du Protocole du 31 janvier 1967 relatif au  statut des réfugiés3;   14. «apatrides» désigne les personnes apatrides au sens de la Convention du 28  septembre 1954 relative au statut des apatrides4;   15. «prestations» désigne des prestations en espèces ou en nature.   (2)  Tout terme non défini dans le présent article a le sens que lui donnent les dispo- sitions légales applicables des États contractants.   Art. 2 Champ d’application matériel   (1)  Lorsqu’elle n’en dispose pas autrement, la présente Convention est applicable:   – en Suisse:  1. à la législation fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants,  2. à la législation fédérale sur l’assurance-invalidité,  3. à la législation fédérale sur l’assurance contre les accidents profession-  nels et non professionnels et contre les maladies professionnelles,  4. à la législation fédérale sur l’assurance-maladie en ce qui concerne   l’art. 3, le titre III, chap. 1, ainsi que les titres IV et V;   – en Serbie, aux dispositions légales concernant:  1. l’assurance de rentes et d’invalidité,       2 RS 0.142.30  3 RS 0.142.301  4 RS 0.142.40     Sécurité sociale. Conv. avec la Serbie   3   0.831.109.682.1   2. l’assurance contre les accidents du travail et les maladies profession- nelles,   3. l’assurance-maladie et la protection sanitaire.   (2)  La présente Convention est également applicable à toutes les lois et ordonnances  codifiant, modifiant ou complétant les dispositions légales énumérées au par. 1.   (3)  En dérogation aux par. 1 et 2, la présente Convention ne s’applique aux disposi- tions légales:   1. qui étendent les régimes d’assurance existants à de nouvelles catégories de  bénéficiaires qu’à condition que l’Etat contractant qui a modifié ses disposi- tions légales en informe l’autorité compétente de l’autre État dans un délai  de six mois à compter de la publication officielle de ces actes normatifs;   2. qui couvrent une branche nouvelle de la sécurité sociale que si les États con- tractants en conviennent ainsi.   Art. 3 Champ d’application personnel   La présente Convention est applicable:   1. aux ressortissants des États contractants ainsi qu’aux membres de leur famil- le et à leurs survivants;   2. aux réfugiés et aux apatrides, ainsi qu’aux membres de leur famille et à leurs  survivants, lorsque ces personnes résident sur le territoire de l’un des États  contractants; les dispositions légales internes plus favorables sont réservées;   3. à toute personne, indépendamment de sa nationalité, pour ce qui est des  art. 7, par. 1 à 4; 8, par. 3, 4 et 5, 2e phrase; 9; 10, par. 2; 11; 12; 17, par. 1,  18, ainsi que du titre III, chap. 3.   Art. 4 Egalité de traitement   (1)  Lorsque la présente Convention n’en dispose pas autrement, les ressortissants de  l’un des États contractants, les membres de leur famille et leurs survivants ont, en ce  qui concerne l’application des dispositions légales de l’autre État contractant, les  mêmes droits et obligations que les ressortissants de cet État, les membres de leur  famille et leurs survivants.   (2)  Le par. 1 n’est pas applicable aux dispositions légales suisses sur:   1. l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité facultative;   2. l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité de ressortissants suisses qui  travaillent à l’étranger au service de la Confédération ou dans des organisa- tions désignées à l’art. 1a, al. 1, let. c, ch. 2 et 3, de la loi fédérale du 20 dé- cembre 1946 sur l’assurance-vieillesse et survivants5;   3. l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité facultative des membres du  personnel de nationalité suisse d’un bénéficiaire institutionnel désignés à       5 RS 831.20     Assurance-vieillesse et survivants, assurance invalidité   4   0.831.109.682.1   l’art. 1a, al. 4, let. b, de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survi- vants.   Art. 5 Versement des prestations à l’étranger   (1)  Sous réserve des par. 2 à 4, les personnes visées à l’art. 3, ch. 1 et 2, pouvant  prétendre à des prestations en espèces au titre des dispositions légales énumérées à  l’art. 2, perçoivent ces prestations intégralement, sans restriction aucune, tant  qu’elles résident sur le territoire de l’un des États contractants.   (2)  Les rentes ordinaires de l’assurance-invalidité suisse accordées aux assurés dont  le taux d’invalidité est inférieur à 50 %, ainsi que les rentes extraordinaires et les  allocations pour impotent de l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité suisse, ne  sont versées qu’aux personnes domiciliées en Suisse.   (3)  Les prestations en espèces au titre des dispositions légales de l’un des États  contractants sont accordées par cet État aux ressortissants de l’autre ainsi qu’aux  membres de leur famille et à leurs survivants qui résident dans un pays tiers aux  mêmes conditions et dans la même mesure qu’à ses propres ressortissants ainsi  qu’aux membres de leur famille et à leurs survivants résidant dans ce pays tiers.   (4)  Le par. 1 ne s’applique pas à la rente minimale prévue par les dispositions  légales serbes.   Titre II Dispositions légales applicables   Art. 6 Principe général   Sous réserve des art. 7 à 9, les ressortissants des États contractants exerçant une  activité lucrative sont assujettis à l’assurance obligatoire conformément aux disposi- tions légales de l’Etat sur le territoire duquel cette activité est exercée.   Art. 7 Réglementation particulière   (1)  Les personnes salariées qui sont occupées par une entreprise ayant son siège sur  le territoire de l’un des États contractants et qui sont envoyées sur le territoire de  l’autre pour y exécuter des travaux temporaires demeurent soumises pour une durée  de 24 mois aux dispositions légales de l’Etat sur le territoire duquel l’entreprise a  son siège. Si la durée du détachement se prolonge au-delà de ce délai, l’assujettis- sement aux dispositions légales du premier État peut être maintenu pour une période  à convenir d’un commun accord entre les autorités compétentes des deux États.   (2)  Les personnes salariées occupées dans une entreprise de transport routier, ferro- viaire ou aérien ayant son siège sur le territoire de l’un des États contractants et qui  exercent leur activité sur le territoire des deux États sont soumises aux dispositions  légales de l’Etat sur le territoire duquel l’entreprise a son siège, comme si elles  n’étaient occupées que sur ce territoire. Cependant, si ces personnes sont domiciliées  sur le territoire de l’autre État ou si elles y sont occupées durablement dans une     Sécurité sociale. Conv. avec la Serbie   5   0.831.109.682.1   succursale ou une représentation permanente de ladite entreprise, elles sont soumises  aux dispositions légales de cet État.   (3)  Les personnes employées par un service public de l’un des États contractants qui  sont détachées sur le territoire de l’autre État sont soumises aux dispositions légales  de l’Etat qui les a détachées.   (4)  Les ressortissants de l’un des États contractants membres de l’équipage d’un  navire battant pavillon de l’un des États contractants sont assurés aux termes des  dispositions légales de cet État.   Art. 8 Membres d’une représentation diplomatique ou consulaire   (1)  Les ressortissants de l’un des États contractants envoyés comme membres d’une  mission diplomatique ou d’un poste consulaire sur le territoire de l’autre État sont  soumis aux dispositions légales du premier État.   (2)  Les ressortissants de l’un des États contractants qui sont engagés sur le territoire  de l’autre au service d’une mission diplomatique ou d’un poste consulaire du pre- mier État sont assurés selon les dispositions légales du second État. Ils peuvent opter  pour l’application des dispositions légales du premier État dans un délai de trois  mois à compter du début de leur activité ou de la date d’entrée en vigueur de la  présente Convention.   (3)  Lorsqu’une mission diplomatique ou un poste consulaire de l’un des États con- tractants occupe sur le territoire de l’autre État des personnes qui sont assurées selon  les dispositions légales du second État, la représentation doit se conformer aux obli- gations que les dispositions légales de cet État imposent d’une manière générale aux  employeurs. La même règle est applicable aux ressortissants visés aux par. 1 et 2 qui  occupent de telles personnes à leur service personnel.   (4)  Les par. 1 à 3 ne sont pas applicables aux membres honoraires de postes consu- laires ni à leurs employés.   (5)  Les ressortissants de l’un des États contractants qui sont employés, sur le terri- toire de l’autre, au service d’une mission diplomatique ou d’un poste consulaire d’un  État tiers et qui ne sont assurés ni dans cet État tiers ni dans leur pays d’origine, sont  assurés selon les dispositions légales de l’Etat sur le territoire duquel ils exercent  leur activité. Pour ce qui est de l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité suisse,  la règle est applicable par analogie aux conjoints et aux enfants des personnes con- cernées qui séjournent avec eux en Suisse, pour autant qu’ils ne soient pas déjà  assurés en vertu des dispositions légales suisses.   Art. 9 Exceptions   Les autorités compétentes des deux États contractants peuvent prévoir d’un commun  accord des dérogations aux art. 6, 7 et 8, par. 2.   Art. 10 Membres de la famille   (1)  Lorsqu’une personne visée aux art. 7, 8, par. 1 et 2, ou 9 qui exerce une activité  lucrative sur le territoire de l’un des États contractants reste assujettie aux disposi-    Assurance-vieillesse et survivants, assurance invalidité   6   0.831.109.682.1   tions légales de l’autre État contractant, il en va de même pour le conjoint et les  enfants qui séjournent avec elle sur le territoire du premier État, pour autant qu’ils  n’y exercent pas eux-mêmes d’activité lucrative.   (2)  Lorsque, conformément au par. 1, les dispositions légales suisses sont applica- bles au conjoint et aux enfants, ces derniers sont assurés dans l’assurance-vieillesse,  survivants et invalidité.   Titre III Dispositions particulières   Chapitre 1 Maladie et maternité   Art. 11 Totalisation des périodes d’assurance de la part de la Suisse   (1)  Lorsqu’une personne qui transfère sa résidence ou son activité lucrative de  Serbie en Suisse s’assure pour les indemnités journalières auprès d’un assureur  suisse dans un délai de trois mois après être sortie de l’assurance-maladie serbe, les  périodes d’assurance qu’elle a accomplies auprès de cette dernière sont prises en  compte pour déterminer la naissance du droit aux prestations.   (2)  Pour ce qui est des indemnités journalières en cas de maternité, les périodes  d’assurance définies au par. 1 ne sont prises en compte que si la personne était assu- rée depuis trois mois au moins auprès d’un assureur suisse.   Art. 12 Totalisation des périodes d’assurance de la part de la Serbie   (1)  Lorsqu’une personne qui transfère son domicile de Suisse en Serbie est affiliée à  l’assurance-maladie de cet État, elle y a droit à des prestations de cette assurance en  vertu des dispositions légales serbes. Au besoin, les périodes d’assurance accomplies  dans le régime suisse d’assurance-maladie sont prises en compte pour déterminer la  naissance du droit aux prestations.   (2)  Les bénéficiaires d’une rente suisse qui transfèrent leur domicile de Suisse en  Serbie ont droit à des prestations de maladie serbes s’ils versent les cotisations pré- vues par les dispositions légales serbes.   (3)  Les par. 1 et 2 s’appliquent par analogie aux membres de la famille.   Chapitre 2 Invalidité, vieillesse et survivants   A. Application des dispositions légales suisses   Art. 13 Mesures de réadaptation   (1)  Les ressortissants serbes soumis à l’obligation de cotiser à l’assurance-vieillesse,  survivants et invalidité suisse immédiatement avant la survenance de l’invalidité ont  droit aux mesures de réadaptation tant qu’ils séjournent en Suisse.   (2)  Les ressortissants serbes sans activité lucrative qui, lors de la survenance de  l’invalidité, ne sont pas soumis à l’obligation de cotiser à l’assurance-vieillesse, sur-    Sécurité sociale. Conv. avec la Serbie   7   0.831.109.682.1   vivants et invalidité suisse, en raison de leur âge, mais qui y sont tout de même  assurés, ont droit aux mesures de réadaptation tant qu’ils conservent leur domicile en  Suisse, pour autant qu’ils y aient résidé sans interruption pendant un an au moins  immédiatement avant la survenance de l’invalidité. Les enfants mineurs ont en outre  droit à de telles mesures lorsqu’ils sont domiciliés en Suisse et qu’ils y sont nés  invalides ou qu’ils y ont résidé sans interruption depuis leur naissance.   (3)  Les ressortissants serbes résidant en Suisse qui quittent ce pays pour une durée  n’excédant pas trois mois n’interrompent pas leur résidence au sens du par. 2.   (4)  Les enfants nés invalides en Serbie et dont la mère a séjourné en Serbie pendant  une période totale de deux mois au plus pendant sa grossesse, mais a conservé son  domicile en Suisse, sont assimilés aux enfants nés invalides en Suisse. En cas  d’infirmité congénitale de l’enfant, l’assurance-invalidité suisse prend à sa charge  les coûts qui en ont résulté en Serbie pendant les trois premiers mois après la nais- sance, dans la limite des prestations qui auraient dû lui être octroyées en Suisse. Les  deux premières phrases du présent paragraphe sont applicables par analogie aux  enfants nés invalides hors du territoire des États contractants; dans ce cas, l’assu- rance-invalidité suisse ne prend toutefois à sa charge que le coût des prestations à  l’étranger qui doivent y être accordées d’urgence en raison de l’État de santé de  l’enfant.   Art. 14 Totalisation des périodes d’assurance   (1)  Lorsque les périodes d’assurance accomplies par une personne selon les disposi- tions légales suisses ne permettent pas, à elles seules, de remplir les conditions  requises pour avoir droit à une rente ordinaire de l’assurance-invalidité suisse,  l’institution d’assurance compétente prend en compte, afin de déterminer la nais- sance du droit aux prestations, les périodes d’assurance accomplies selon les disposi- tions légales serbes, pour autant qu’elles ne se superposent pas aux périodes d’assu- rance accomplies selon les dispositions légales suisses.   (2)  Lorsqu’une personne visée à l’art. 3, ch. 1, ne satisfait pas aux conditions re- quises pour la naissance du droit, malgré l’application des dispositions du par. 1,  l’institution suisse tient compte périodes d’assurance accomplies dans un État tiers  qui a également conclu une Convention de sécurité sociale avec la Suisse, pour  autant que ladite Convention prévoie la totalisation des périodes d’assurance pour  déterminer la naissance du droit à une rente ordinaire de l’assurance-invalidité  suisse.   (3)  Si les périodes d’assurance accomplies selon les dispositions légales suisses sont  inférieures à un an, les par. 1 et 2 ne s’appliquent pas.   (4)  Pour la fixation des prestations, seules les périodes d’assurance accomplies  selon les dispositions légales suisses sont prises en compte. Les prestations sont  fixées en vertu des dispositions légales suisses.   Art. 15 Indemnité unique   (1)  Sous réserve des par. 2 à 5, les ressortissants serbes et leurs survivants ont droit  aux rentes ordinaires et aux allocations pour impotent de l’assurance-vieillesse et     Assurance-vieillesse et survivants, assurance invalidité   8   0.831.109.682.1   survivants suisse aux mêmes conditions que les ressortissants suisses et leurs sur- vivants.   (2)  Les ressortissants serbes ou leurs survivants qui ne résident pas en Suisse,  lorsqu’ils ont droit à une rente ordinaire partielle dont le montant n’excède pas 10 %  de la rente ordinaire entière correspondante, perçoivent en lieu et place de cette rente  partielle une indemnité unique égale à sa valeur actuelle. Les ressortissants serbes ou  leurs survivants ayant bénéficié d’une telle rente partielle, lorsqu’ils quittent défini- tivement la Suisse, reçoivent eux aussi une indemnité égale à la valeur actuelle de  cette rente au moment du départ.   (3)  Lorsque le montant de la rente ordinaire partielle est supérieur à 10 %, mais ne  dépasse pas 20 % de la rente ordinaire entière correspondante, les ressortissants  serbes ou leurs survivants qui ne résident pas en Suisse ou qui quittent définiti- vement le pays peuvent choisir entre le versement de la rente et celui d’une indem- nité unique. Ce choix doit intervenir au cours de la procédure de fixation de la rente,  si la personne intéressée réside hors de Suisse au moment où survient l’événement  assuré, ou lorsqu’elle quitte ce pays, si elle y a déjà bénéficié d’une rente.   (4)  Pour les couples mariés dont les deux conjoints étaient assurés en Suisse, l’in- demnité unique n’est versée à un conjoint que si l’autre a également droit à une  rente.   (5)  Lorsque cette indemnité unique a été versée par l’assurance suisse, il n’est plus  possible de faire valoir envers cette assurance de droits fondés sur les cotisations  payées jusqu’alors.   (6)  Les par. 2 à 5 sont applicables par analogie aux rentes ordinaires de l’assurance- invalidité suisse pour autant que l’ayant droit ait 55 ans révolus et qu’il ne soit pas  prévu de réexaminer les conditions d’octroi des prestations.   Art. 16 Rentes extraordinaires   (1)  Les ressortissants serbes ont droit, aux mêmes conditions que les ressortissants  suisses, à une rente extraordinaire de survivant ou d’invalidité, ou à une rente extra- ordinaire de vieillesse succédant à une rente extraordinaire de survivant ou d’inva- lidité, si, immédiatement avant la date à partir de laquelle elle demande la rente, la  personne a résidé en Suisse de manière ininterrompue pendant cinq ans au moins.   (2)  La période de résidence en Suisse au sens du par. 1 est réputée ininterrompue  lorsque la personne concernée n’a pas quitté la Suisse durant plus de trois mois par  année civile. Dans des cas exceptionnels, le délai de trois mois peut être prolongé.  En revanche, les périodes durant lesquelles les ressortissants serbes résidant en  Suisse étaient dispensés de s’assurer auprès de l’assurance-vieillesse, survivants et  invalidité suisse ne sont pas comptabilisées pour établir la durée de résidence en  Suisse.   (3)  Le remboursement des cotisations versées à l’assurance-vieillesse et survivants  suisse avant l’entrée en vigueur de la présente Convention et les indemnités uniques  prévues à l’art. 15, par. 2 à 6, n’empêchent pas l’octroi de rentes extraordinaires au  sens du par. 1; dans de tels cas, les cotisations remboursées ou les indemnités ver- sées sont toutefois déduites des rentes à allouer.     Sécurité sociale. Conv. avec la Serbie   9   0.831.109.682.1   B. Application des dispositions légales serbes   Art. 17 Totalisation des périodes d’assurance   (1)  Lorsque les périodes d’assurance accomplies par une personne selon les disposi- tions légales serbes ne permettent pas, à elles seules, de remplir les conditions requi- ses pour avoir droit à des prestations de l’assurance de rentes et d’invalidité serbe,  les périodes d’assurance accomplies selon les dispositions légales suisses sont ajou- tées à celles accomplies selon les dispositions légales serbes, pour autant qu’elles ne  s’y superposent pas, afin de déterminer la naissance du droit aux prestations.   (2)  Lorsqu’une personne visée à l’art. 3, ch. 1 ou 2, ne satisfait pas aux conditions  requises pour l’acquisition du droit, malgré l’application des dispositions du par. 1,  l’institution serbe prend aussi en considération les périodes d’assurance accomplies  dans un État tiers qui a également conclu une Convention de sécurité sociale avec la  Serbie, pour autant que cette Convention prévoie la totalisation des périodes d’assu- rance.   Art. 18 Calcul des prestations   Lorsque seule l’application de l’art. 17 donne droit à des prestations, l’institution  compétente procède de la manière suivante pour en établir le montant:   – elle calcule tout d’abord le montant théorique de la prestation à laquelle la  personne en question aurait droit si toutes les périodes d’assurance avaient  été accomplies selon les dispositions légales qu’elle applique;   – sur la base du montant théorique, elle détermine ensuite le montant auquel la  personne a effectivement droit compte tenu du rapport entre les périodes  d’assurance accomplies selon les dispositions légales qu’elle applique et la  durée totale des périodes d’assurance accomplies;   – si la durée totale des périodes d’assurance additionnées selon l’art. 17 est su- périeure à la durée maximale donnant droit au montant maximal selon les  dispositions légales serbes, l’institution serbe calcule la prestation partielle  due sur la base du rapport entre la durée des périodes d’assurance accom- plies selon les dispositions légales serbes et la durée maximale précitée des  périodes d’assurance.   Art. 19 Application des art. 17 et 18   Lorsqu’elle applique les art. 17 et 18, l’institution serbe tient compte des périodes  d’assurance accomplies selon les dispositions légales suisses, indépendamment de  l’application de l’art. 15, par. 2 à 6.     Assurance-vieillesse et survivants, assurance invalidité   10   0.831.109.682.1   Chapitre 3  Assurance contre les accidents du travail et les maladies  professionnelles   Art. 20 Prestations en nature   (1)  Les personnes assurées selon les dispositions légales de l’un des États contrac- tants qui sont victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle sur  le territoire de l’autre État contractant peuvent demander à l’institution du lieu de  séjour de fournir toutes les prestations en nature nécessaires.   (2)  Les personnes qui, selon les dispositions légales de l’un des États contractants,  ont droit à des prestations en nature en raison d’un accident du travail ou d’une  maladie professionnelle demeurent au bénéfice de ces prestations lorsqu’elles trans- fèrent leur lieu de séjour sur le territoire de l’autre État pendant le traitement médi- cal. Ce changement de lieu de séjour requiert l’autorisation préalable de l’institution  débitrice des prestations; cette autorisation est accordée si aucune indication médi- cale ne s’y oppose. L’institution débitrice des prestations informe immédiatement  l’institution de l’Etat de séjour de l’octroi de son autorisation.   (3)  Les prestations en nature auxquelles les personnes citées aux par. 1 et 2 ont droit  sont octroyées selon les dispositions légales applicables à l’institution du lieu de  séjour.   (4)  L’octroi de prothèses ou d’autres prestations en nature importantes est subor- donné, sauf dans les cas d’extrême urgence, au consentement préalable de l’insti- tution débitrice des prestations.   (5)  L’institution débitrice rembourse le montant dépensé à l’institution qui a fourni  des prestations en application des par. 1 à 4, à l’exception des frais administratifs.  Les autorités compétentes peuvent convenir d’une autre procédure.   Art. 21 Accidents du travail et maladies professionnelles antérieurs   Lorsque les dispositions légales de l’un des États contractants prévoient qu’il con- vient, lors de la détermination du degré d’incapacité de gain due à un accident du  travail ou à une maladie professionnelle en vertu de ces mêmes dispositions légales,  de tenir compte d’accidents du travail ou de maladies professionnelles antérieurs,  ces dispositions sont aussi applicables aux accidents du travail ou aux maladies  professionnelles antérieurs qui sont régis par les dispositions légales de l’autre État,  comme s’ils l’étaient par celles du premier État contractant.   Art. 22 Accidents non professionnels   Les art. 20 et 21 sont aussi applicables aux accidents non professionnels au sens des  dispositions légales suisses.   Art. 23 Prestations en cas de maladies professionnelles   Si les dispositions légales des deux États contractants couvrent l’indemnisation  d’une maladie professionnelle, les prestations ne seront octroyées qu’en vertu des     Sécurité sociale. Conv. avec la Serbie   11   0.831.109.682.1   dispositions légales de l’Etat contractant sur le territoire duquel la personne concer- née a exercé en dernier une activité susceptible de causer une telle maladie profes- sionnelle.   Art. 24 Aggravation de maladies professionnelles   Lorsqu’une personne qui touche ou a touché une indemnisation pour maladie pro- fessionnelle selon les dispositions légales de l’un des États contractants fait une  demande de prestations fondée sur les dispositions légales de l’autre État parce que  cette maladie professionnelle est aggravée par une autre maladie professionnelle de  même nature, les dispositions suivantes sont applicables:   1. si la personne n’a pas exercé d’activité susceptible de causer ou d’aggraver  sa maladie professionnelle sur le territoire de l’autre État contractant, l’insti- tution compétente du premier État est tenue de prendre à sa charge les pres- tations dues selon ses propres dispositions légales, compte tenu de l’aggra- vation;   2. si la personne a exercé une telle activité sur le territoire de l’autre État con- tractant, l’institution compétente du premier État contractant est tenue  d’octroyer les prestations selon ses dispositions légales sans tenir compte de  l’aggravation. L’institution compétente de l’autre État contractant octroie à  cette personne une allocation dont le montant est défini conformément aux  dispositions légales dudit État; ce montant équivaut à la différence entre la  prestation qui est due après l’aggravation et le montant qui aurait été dû si la  maladie, avant l’aggravation, s’était déclarée sur son territoire.   Titre IV Modalités d’application   Art. 25 Coopération entre les autorités compétentes   Les autorités compétentes:   1. conviennent des dispositions nécessaires à l’application de la présente Con- vention;   2. désignent des organismes de liaison en vue de faciliter les rapports entre les  institutions des deux États contractants;   3. s’informent mutuellement de toutes les mesures prises en vue de l’applica- tion de la présente Convention;   4. s’informent mutuellement de toutes les modifications de leurs dispositions  légales qui ont une influence sur la présente Convention.   Art. 26 Entraide judiciaire et administrative   (1)  Pour l’application de la présente Convention, les autorités, les organismes de  liaison et les institutions des États contractants se prêtent mutuellement assistance     Assurance-vieillesse et survivants, assurance invalidité   12   0.831.109.682.1   comme s’il s’agissait d’appliquer leurs propres dispositions légales. À l’exception  des dépenses en espèces, cette aide est gratuite.   (2)  Le par. 1, 1re phrase, s’applique aussi aux examens médicaux.   Les rapports et dossiers médicaux en possession de l’institution d’assurance de l’Etat  contractant sur le territoire duquel la personne concernée séjourne ou réside sont mis  gratuitement à disposition de l’institution compétente de l’autre État contractant.   Les examens effectués et les rapports médicaux rédigés en application des disposi- tions légales d’un seul État contractant et qui concernent des personnes séjournant  ou résidant sur le territoire de l’autre État contractant sont ordonnés par l’institution  du lieu de séjour ou de résidence sur demande de l’institution compétente, qui en  assume les coûts.   Les examens effectués et les rapports médicaux rédigés en application des disposi- tions légales des deux États contractants sont à la charge de l’institution du lieu de  séjour ou de résidence.   Art. 27 Prévention de la perception indue de prestations   (1)  Afin d’éviter les abus et la fraude à l’assurance lors du dépôt de demandes et de  la perception de prestations de l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité et de  l’assurance-accidents, l’institution d’assurance de l’un des États contractants peut,  en accord avec la législation nationale des deux États contractants, effectuer des  contrôles supplémentaires s’il existe un soupçon fondé que des personnes perçoi- vent, ont perçu ou tentent de percevoir indûment des prestations.   (2)  Dans les cas visés au par. 1, l’institution d’assurance de l’un des États contrac- tants peut charger un organe reconnu de l’autre État contractant d’effectuer des  contrôles supplémentaires, au nom de cet organe et à ses frais, dans le respect des  dispositions légales de cet État.   Art. 28 Exemption de taxes et de légalisation   (1)  L’exemption ou la réduction de taxes et d’impôts prévue par les dispositions  légales de l’un des États contractants pour les actes, documents et pièces à produire  en application de ces mêmes dispositions légales s’étend aux actes, documents et  pièces à produire en application de la présente Convention ou des dispositions léga- les de l’autre État contractant.   (2)  Les autorités et les institutions des deux États contractants n’exigeront pas de  légalisation des autorités diplomatiques ou consulaires sur les actes, documents et  pièces qui doivent leur être produits pour l’application de la présente Convention.   Art. 29 Délais   Les demandes, déclarations et recours qui, en application des dispositions légales de  l’un des États contractants, doivent être présentés dans un délai déterminé à une  autorité ou une institution de cet État sont recevables s’ils ont été déposés dans le  même délai auprès d’une autorité ou d’une institution correspondante de l’autre État.     Sécurité sociale. Conv. avec la Serbie   13   0.831.109.682.1   L’autorité ou l’institution qui a reçu la pièce y inscrit la date de réception et la  transmet à l’autorité ou à l’institution compétente du premier État.   Art. 30 Restitution des versements non dus   Lorsque l’institution d’un État contractant a alloué à tort des prestations en espèces,  le montant versé à tort peut être retenu en faveur de cette institution sur une presta- tion correspondante versée en vertu des dispositions légales de l’autre État con- tractant.   Art. 31 Dommages et intérêts   (1)  Lorsqu’une personne qui a droit à des prestations en vertu des dispositions léga- les de l’un des États contractants pour un dommage survenu sur le territoire de  l’autre État peut exiger d’un tiers qu’il répare ce dommage en vertu des dispositions  légales de ce même État, l’institution débitrice des prestations du premier État lui est  subrogée dans le droit à réparation à l’égard du tiers conformément aux dispositions  légales qui lui sont applicables; l’autre État reconnaît cette subrogation.   (2)  Lorsqu’en application du par. 1, des institutions des deux États contractants peu- vent exiger la réparation d’un dommage en raison de deux prestations allouées pour  le même événement, elles sont créancières solidaires. Elles sont tenues de procéder  entre elles à la répartition des montants récupérés proportionnellement aux presta- tions dues par chacune d’elles.   Art. 32 Protection des données personnelles   Lorsque des données personnelles sont transmises en vertu de la présente Conven- tion, les dispositions suivantes sont applicables pour le traitement et la protection des  données, dans le respect des dispositions du droit national et du droit international en  vigueur dans les États contractants en matière de protection des données:   1. Les données ne peuvent être transmises aux institutions compétentes de  l’Etat destinataire que pour l’application de la présente Convention et des  dispositions légales auxquelles elle se réfère. Ces institutions ne peuvent les  traiter et les utiliser que dans le but indiqué. Un traitement à d’autres fins est  autorisé dans le cadre de la législation de l’Etat destinataire lorsque l’opé- ration est effectuée à des fins de sécurité sociale, procédures judiciaires rele- vant de ce droit comprises.   2. L’institution qui transmet les données doit s’assurer de leur exactitude et  veiller à ce que leur contenu réponde au but poursuivi conformément au  principe de la proportionnalité. Les interdictions formulées par les législa- tions nationales quant à la transmission des données doivent être respectées.  S’il s’avère que des données inexactes ou des données qui ne pouvaient pas  être transmises ont tout de même été transmises, l’institution destinataire  doit en être immédiatement informée. Cette dernière est tenue, respective- ment, de les rectifier ou de les détruire.     Assurance-vieillesse et survivants, assurance invalidité   14   0.831.109.682.1   3. Les données personnelles transmises ne peuvent être conservées que tant que  le but pour lequel elles ont été transmises le requiert. Les données ne peu- vent pas être supprimées si leur destruction risque de léser des intérêts per- sonnels dignes de protection relevant de la sécurité sociale.   4. L’institution qui transmet les données et celle qui les reçoit sont tenues de  protéger efficacement les données personnelles transmises contre tout accès,  toute modification et toute divulgation non autorisés.   Art. 33 Modalités de paiement   (1)  Les institutions débitrices de prestations en application de la présente Conven- tion s’acquittent de leur obligation avec effet libératoire en effectuant leurs paie- ments dans la monnaie de leur pays.   (2)  Lorsqu’une institution de l’un des États contractants doit verser des montants à  une institution de l’autre État, elle est tenue de le faire dans la monnaie du second  État contractant.   (3)  Au cas où l’un des États contractants émettrait des prescriptions soumettant le  commerce des devises à des restrictions, les deux États contractants prendraient  aussitôt d’un commun accord des mesures pour assurer le transfert des sommes dues  de part et d’autre en application de la présente Convention.   Art. 34 Assurance facultative   Les ressortissants de l’un des États contractants qui résident sur le territoire de  l’autre État ne sont soumis à aucune restriction pour s’affilier à l’assurance faculta- tive en cas d’invalidité, de vieillesse et de décès aux termes des dispositions légales  de leur pays d’origine, notamment en ce qui concerne le versement des cotisations à  cette assurance et la perception des rentes qui en découlent.   Art. 35 Utilisation des langues officielles   (1)  Les autorités et institutions de l’un des États contractants ne peuvent pas refuser  de traiter des demandes ou de prendre en considération d’autres actes parce qu’ils  sont rédigés dans une langue officielle de l’autre État.   (2)  Pour l’application de la présente Convention, les autorités et institutions des  États contractants peuvent correspondre entre elles et avec les personnes concernées  ou leurs représentants dans leurs langues officielles respectives.   Art. 36 Règlement des différends   Les difficultés résultant de l’application de la présente Convention ou de l’interpr  Étation de ses dispositions seront réglées, d’un commun accord, par les autorités  compétentes des États contractants.     Sécurité sociale. Conv. avec la Serbie   15   0.831.109.682.1   Titre V Dispositions transitoires et dispositions finales   Art. 37 Dispositions transitoires   (1)  La présente Convention est également applicable aux événements assurés sur- venus avant son entrée en vigueur.   (2)  Les décisions antérieures à l’entrée en vigueur de la Convention ne font pas  obstacle à son application.   (3)  Les droits des intéressés dont la rente a été refusée avant l’entrée en vigueur de  la présente Convention seront révisés à leur demande d’après cette Convention. Ces  droits peuvent également être révisés d’office.   (4)  La présente Convention ne confère aucun droit à des prestations pour la période  précédant son entrée en vigueur.   (5)  Les périodes d’assurance accomplies avant la date d’entrée en vigueur de la  présente Convention sont également prises en considération pour la détermination  du droit aux prestations en application de ladite Convention.   (6)  Les délais de prescription prévus par les dispositions légales des États contrac- tants pour faire valoir tout droit découlant de la présente Convention commencent à  courir au plus tôt le jour de son entrée en vigueur.   (7)  La présente Convention ne s’applique pas aux droits éteints par le versement  d’une indemnité unique ou par le remboursement des cotisations.   Art. 38 Abrogation des Conventions antérieures   Dans les rapports entre la Suisse et la Serbie, la présente Convention abroge, dès son  entrée en vigueur, la Convention du 8 juin 1962 entre la Confédération suisse et la  République populaire fédérative de Yougoslavie relative aux assurances sociales,  dans la version de son avenant6 du 9 juillet 1982.   Art. 39 Durée et dénonciation de la Convention   (1)  La présente Convention est conclue pour une durée indéterminée.   (2)  Chacun des États contractants peut la dénoncer par écrit pour la fin de l’année  civile en utilisant la voie diplomatique, moyennant l’observation d’un délai de six  mois.   (3)  En cas de dénonciation de la Convention, ses dispositions restent applicables  aux droits à prestations acquis jusqu’à la date d’abrogation de la Convention. Les  droits en cours d’acquisition en vertu de ses dispositions seront réglés par arrange- ment.       6 [RO 1964 157, 1983 1606, 1998 2157 art. 40 2237 art. 39, 2002 3686 art. 41, 2008 1751,  2010 1203]     Assurance-vieillesse et survivants, assurance invalidité   16   0.831.109.682.1   Art. 40 Entrée en vigueur de la Convention   (1)  La présente Convention doit être ratifiée.   (2)  Le gouvernement de chacun des États contractants notifie à l’autre par écrit  l’accomplissement des procédures constitutionnelles et légales requises pour l’entrée  en vigueur de la présente Convention; la Convention entrera en vigueur le premier  jour du deuxième mois qui suivra la date de réception de la dernière de ces notifi- cations.   En foi de quoi, les plénipotentiaires des deux États contractants ont signé la présente  Convention.   Fait à Belgrade le 11 octobre 2010, en deux exemplaires originaux, l’un en langue  allemande et l’autre en langue serbe, les deux exemplaires faisant également foi.   Pour le   Conseil fédéral suisse:   Erwin Hofer   Pour le   Gouvernement de la République de Serbie:   Rasim Ljajic