Document ID: b3ee1142-25eb-4457-822e-b8e380559cb6

Microsoft Word - RSi 5.2-1.1.18.docx   Organe de publication intercantonale RSi 5.2-1.1.18        1     Directive de protection incendie: Méthodes  de preuves en protection incendie (27-15)   du: 18.09.2014 (état: 01.01.2015)    Adoption Entrée en vigueur Source RCi  18.09.2014 01.01.2015       Publications cantonales   Canton Source  ZH   BE   LU   UR   SZ   OW   NW   GL   ZG   FR   SO   BS   BL   SH   AR   AI   SG   GR   AG AGS 2014/6-17 TG   TI   VD   VS   NE   GE   JU                  Vereinigung Kantonaler Feuerversicherungen  Association des établissements cantonaux d’assurance incendie  Associazione degli istituti cantonali di assicurazione antincendio   DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE     Méthodes de preuves en protection incendie     01.01.2015 / 27-15fr  État au 22.03.2017     Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE      2     © Copyright 2015 Berne by VKF / AEAI / AICAA   Remarques:    Les exigences de la norme de protection incendie reprises dans cette directive apparaissent sur  fond gris.    Vous trouverez la dernière édition de cette directive de protection incendie sur l’internet à l’adresse  www.praever.ch/fr/bs/vs    Modifications dans l‘annexe approuvées par la CPPI le 22 mars 2017:  - ad chiffre 3.2.2 (page 10 et 11)   Distribution:   Association des établissements cantonaux d’assurance incendie   Bundesgasse 20  Case postale  CH - 3001 Berne  Tel 031 320 22 22  Fax 031 320 22 99  Courriel mail@vkf.ch   Internet www.vkf.ch        DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr      3   Table des matières   1 Champ d’application 4   2 Principes 4   3 Processus 4  3.1 Généralités 4  3.2 Phases du processus 5  3.2.1 Phase d’études préliminaires 5  3.2.2 Phase d’étude du projet (voir annexe) 5  3.2.3 Phase d’appel d'offres 5  3.2.4 Phase de réalisation 5  3.2.5 Phase d’exploitation 6   4 Exigences quant à la forme 6  4.1 Rapport 6  4.2 Caractère obligatoire 6   5 Exigences quant au fond (voir annexe) 6   6 Qualifications des personnes spécialisées 7   7 Exigences applicables à certains types de preuves 7  7.1 Preuves de désenfumage 7  7.2 Essais avec des fumées chaudes 7  7.3 Essais au feu 7  7.4 Calculs sur les systèmes porteurs 7  7.5 Calculs d'évacuation 8   8 Mission et attributions de l'autorité de protection incendie 8  8.1 Examen formel du dossier 8  8.2 Examen du contenu du dossier (voir annexe) 8   9 Autres dispositions 8   10 Entrée en vigueur 9   Annexe   10          Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE      4   1 Champ d’application  1 En protection incendie, il est admis de recourir aux méthodes de preuves ou à d'autres  méthodes en vue d'évaluer le danger et le risque d'incendie, ou les conceptions sur les- quelles repose la sécurité incendie dans un cas particulier, pourvu que les objectifs définis  dans la norme de protection incendie soient atteints et que le problème soit considéré dans  son ensemble.   2 La présente directive fixe les exigences auxquelles doivent répondre ces méthodes de  preuves, mais aussi les processus, les documents nécessaires, quant à la forme et au fond,  de même que les utilisateurs et les moyens employés dans ce but.   3 Cette directive est applicable à ces méthodes dans toute la protection incendie, qu'il  s'agisse d'une construction nouvelle, d'une transformation ou d'une rénovation.   2 Principes  1 Le recours aux méthodes de preuves confère une plus grande responsabilité aux per- sonnes concernées, en vertu de l'article 3 de la norme de protection incendie.   2 L'autorité de protection incendie statue sur l'admissibilité des méthodes de preuves en  protection incendie et sur la reconnaissance des personnes spécialisées en protection in- cendie. À cet égard, les principes suivants s'imposent:   a seules les méthodes reconnues ou considérées comme équivalentes peuvent être  employées;   b les concepts de protection incendie faisant appel aux méthodes de preuves ne peu- vent être présentés que par des personnes spécialisées reconnues ou considérées  comme équivalentes.   3 Pour ce faire, l'autorité de protection incendie se fonde sur le répertoire de la protection  incendie de l’AEAI.   4 L'autorité de protection incendie examine les concepts et les preuves de protection in- cendie pour vérifier qu'ils soient complets, compréhensibles et plausibles.   5 Il appartient à l'autorité de protection incendie de décider si les preuves nécessaires sont  apportées.   6 Les exploitants des locaux doivent eux aussi, pour obtenir l'autorisation demandée, attes- ter aux propriétaires qu'ils ont pris connaissance que cette autorisation est liée à l’application  de méthodes de preuves et qu'ils s'engagent à respecter en tout temps et sans restriction les  conditions aux limites déterminantes pour la validité de la preuve.   3 Processus   3.1 Généralités   1 Le processus comprend en principe les phases suivantes : études préliminaires, étude du  projet, appel d’offres, réalisation et exploitation.   2 Il est possible de s'écarter de ce modèle pour s'adapter aux particularités du projet con- cerné, avec l'accord de l'autorité de protection incendie.     DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr      5   3.2 Phases du processus    3.2.1 Phase d’études préliminaires  À partir du moment où il apparaît que le projet nécessitera le recours aux méthodes de  preuves, il faudrait contacter l'autorité de protection incendie afin de déterminer la suite du  processus.   3.2.2 Phase d’étude du projet (voir annexe)  1 Les concepts de protection incendie faisant appel aux méthodes de preuves doivent être  déposés, par la personne spécialisée, auprès de l'autorité de protection incendie à des fins  d'approbation, dans la phase d’étude du projet.   2 L'autorité de protection incendie peut déclarer cette autorisation nécessaire pour com- mencer à construire.   3 Les étapes essentielles des méthodes de preuves  sont les suivantes:   a la définition de l'objet de l'étude;   b la définition des objectifs de protection généraux, des objectifs de protection spéci- fiques et des critères de leur réalisation;   c l’évaluation des risques;   d la définition des scénarios d'incendie de dimensionnement;   e l'apport de la preuve;   f l'appréciation et l'évaluation de la réalisation des objectifs;   g la création d'une documentation (incluant les étapes intermédiaires déterminantes).   4 Avant d'entamer l'étude, il faudrait définir, en concertation avec l'autorité de protection in- cendie, les objectifs de protection généraux, les objectifs de protection spécifiques et les cri- tères de leur réalisation.   5 Si l'on emploie des méthodes de preuves, les personnes spécialisées en protection in- cendie ainsi que les utilisateurs de ces méthodes devraient préalablement définir les élé- ments suivants avec l'autorité de protection incendie:   a les scénarios d'incendie de dimensionnement, y compris les conditions initiales et les  conditions limites;   b l’évaluation des risques;   c le modèle utilisé;   d la nature et l'étendue de l'analyse.   3.2.3 Phase d’appel d'offres  1 La personne spécialisée vérifie que les spécifications des preuves, au titre des mesures  relatives à la construction et à l'équipement, sont compatibles avec le concept de protection  incendie.   2 Il appartient aussi à la personne spécialisée de vérifier que les offres qui s'écartent du  cahier des charges sont conformes au concept de protection incendie.   3.2.4 Phase de réalisation   1 La personne spécialisée vérifie que les mesures relatives à la construction et à l'équipe- ment sont réalisées correctement, comme le requièrent les preuves.     Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE      6   2 S'ils constatent des écarts par rapport à ce qui est exigé, la personne spécialisée et l'utili- sateur doivent déterminer si la méthode employée ou les autres éléments probants invoqués  sont encore valables dans les nouvelles conditions.   3 Les écarts qui invalident la preuve doivent donner lieu à une nouvelle étude ou être corri- gés.   4 Toute nouvelle étude doit être réexaminée par l'autorité de protection incendie.   5 À la fin de la phase de réalisation, l'autorité de protection incendie peut exiger une décla- ration de conformité attestant que les mesures exécutées correspondent aux éléments de la  preuve et du concept.   6 L'autorité de protection incendie peut faire de cette déclaration une condition à l'autorisa- tion d'exploiter le bâtiment.   3.2.5 Phase d’exploitation  1 Les propriétaires et les exploitants de l'ouvrage doivent faire en sorte que les hypothèses  et les conditions sur lesquelles repose la preuve apportée soient maintenues durant l'exploi- tation du bâtiment conformément au plan d’exploitation contraignant. Il s'agit notamment de  l'affectation du bâtiment, des charges thermiques, et de toutes les mesures de protection in- cendie relatives à la construction et à l'équipement.   2 Il incombe aux propriétaires et aux exploitants – ainsi qu'à l'autorité de protection incendie  lorsqu'une procédure est ouverte en vue d'obtenir un permis de construire – de vérifier de  leur propre initiative que toute rénovation, toute transformation ou tout changement d'affecta- tion est compatible avec la preuve apportée.   3 S'il le faut, on apportera une nouvelle preuve correspondant au changement de situation,  ou l'on adaptera les activités de telle sorte que la preuve reste valable.   4 Exigences quant à la forme   4.1 Rapport   Les méthodes de preuves doivent être remises à l'autorité de protection incendie sous la  forme de rapport.   4.2 Caractère obligatoire   1 Les exigences, formulées dans la documentation, à l'égard des bâtiments et des autres  ouvrages concernés, ont un caractère obligatoire dans la suite de la planification et de la  réalisation.   2 Cette documentation doit être munie de la signature valide de tous les intervenants du  projet et des propriétaires.   5 Exigences quant au fond (voir annexe)  1 La documentation doit contenir toutes les informations sur les différentes phases du pro- cessus, indiquées sous le chiffre 3, dont l'autorité de protection incendie a besoin pour véri- fier que les objectifs de protection fixés sont atteints.   2 Le volume de ces données ainsi que leur degré de précision dépendent de la phase du  processus et des limites du système employé.         DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr      7   3 Les informations constituant les fondements du concept de protection incendie (notam- ment les résultats d'essais, les données empiriques, les références techniques ou scienti- fiques, les résultats de calculs ou d'analyses détaillées).doivent figurer dans la documenta- tion; celles qui n'y figurent pas doivent être tenues à la disposition de l'autorité de protection  incendie.   6 Qualifications des personnes spécialisées  1 Les demandes d'examen des preuves de conformité dont il est question dans la présente  directive ne peuvent être déposées que par des personnes spécialisées justifiant des quali- tés définies dans la directive sur l'assurance qualité en protection incendie.   2 L'autorité de protection incendie peut prendre des dispositions plus restrictives à cet  égard, lorsque cela se justifie.   7 Exigences applicables à certains types de preuves   7.1 Preuves de désenfumage   1 S'il est impossible de déterminer avec assez de précision les matériaux pouvant alimenter  le feu, il faudra supposer pour la preuve de désenfumage qu'il s'agit de matériaux dégageant  beaucoup de fumée (par exemple le polyuréthane).   2 L'autorité de protection incendie peut exiger que des essais de fumée chaude aient lieu  après la construction afin de vérifier la validité de la preuve.   7.2 Essais avec des fumées chaudes   1 L'objet, le déroulement de ces essais, ainsi que les conditions aux limites dans lesquelles  ils ont lieu doivent préalablement être définis en concertation avec l'autorité de protection in- cendie.   2 Celle-ci sera conviée aux essais si elle l'exige.   3 Les essais avec des fumées froides ne sont pas admis.   7.3 Essais au feu   1 L'objet, le déroulement de ces essais, ainsi que les conditions aux limites dans lesquelles  ils ont lieu doivent préalablement être définis en concertation avec l'autorité de protection in- cendie.   2 Celle-ci sera conviée aux essais si elle l'exige.   7.4 Calculs sur les systèmes porteurs   1 Les modèles de calcul simplifiés et les modèles de calcul généraux fondés sur les euro- codes (preuves par calcul / modèles de feu naturel) doivent être validés par un ingénieur di- plômé et qualifié.   2 Les preuves établies sur la base d’un scénario de feu naturel doivent aboutir à la même  sécurité que celles qui font appel aux feux normalisés. Il faut donc prévoir, en ce qui con- cerne les mesures relatives à la construction, un concept de sécurité incendie adéquat et re- connu.     Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE      8   7.5 Calculs d'évacuation   1 Les calculs d'évacuation doivent être réalisés en concertation avec l'autorité de protection  incendie.   2 L'autorité de protection incendie peut décider que la présentation d’une attestation cor- respondante est nécessaire à la réception de la construction.   3 Elle peut exiger que des exercices d'évacuation aient lieu après la construction afin de  vérifier les résultats de l'étude.   4 Les calculs d’évacuation doivent être présentés par un expert technique.   8 Mission et attributions de l'autorité de protection incendie   8.1 Examen formel du dossier   1 L'autorité de protection incendie commence par examiner le dossier de l'étude sur le plan  formel.   2 Après en avoir établi la conformité sur le plan formel, elle en examine le contenu , con- formément au point 8.2.   3 Elle peut déléguer cette compétence à une autre autorité de protection incendie ou à un  organe qualifié et indépendant appartenant au secteur privé.   8.2 Examen du contenu du dossier (voir annexe)   1 La documentation est complète dès lors que:   a elle contient tous les documents nécessaires à ce que l'autorité de protection incendie  puisse en comprendre les conclusions et les recommandations et juger de leur plausi- bilité;   b elle contient notamment toutes les données, complètes et précises, mentionnées sous  le chiffre 5.   2 Une documentation est compréhensible lorsque:   a elle permet à l'autorité de protection incendie d'examiner la valeur des arguments et  des conclusions de l'étude sur la base des éléments qui y sont exposés;   b ses conclusions sont justifiées.   3 Une documentation est plausible lorsque:   a elle contient des conclusions vraisemblables qui obéissent aux lois de la logique et   s'appuient sur des justifications convaincantes et cohérentes;   b les informations qu’elle comporte correspondent aux conceptions généralement ad- mises par les personnes qualifiées, et que les écarts par rapport à ces conceptions  sont fondés.   9 Autres dispositions  Les arrêtés, publications et «documents fixant l’état de la technique» à observer en plus de  la présente directive de protection incendie figurent dans un répertoire publié par la commis- sion technique de protection incendie et actualisé périodiquement (AEAI, case postale, 3001  Berne ou www.praever.ch/fr/bs/vs).     DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr      9   10 Entrée en vigueur  La présente directive, obligatoire en vertu de la décision prise le le 18 septembre 2014 par  l'organisme chargé d'appliquer l’Accord intercantonal sur l’élimination des entraves tech- niques au commerce (AIETC), entre en vigueur le 1er janvier 2015. Elle revêt un caractère  obligatoire dans tous les cantons.         Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE      10   Annexe  Les explications et illustrations de la présente annexe apportent des précisions sur certaines dispo- sitions des directives, mais sans que lesdites explications puissent être considérées indépendam- ment des dispositions, ni se voir attribuer un caractère normatif.   ad chiffre 3.2.2 Phase d’étude du projet   Cadre de l'étude   Si l'étude porte sur un «sous-système», on considère par exemple un pilier ou l'escalier d'un centre  commercial ; si elle porte sur un système, il s'agit par exemple de la statique d'une halle, des voies  d'évacuation d'un centre commercial; si elle porte sur un bâtiment, on considère la statique de l'en- semble du bâtiment, ou des voies d'évacuation dans tout le bâtiment.   Objectifs de protection, objectifs planifiés, critères de performance   Partant des objectifs généraux de protection, des objectifs de protection fonctionnels et des objectifs  planifiés ainsi que des critères de performance sont développés suivant un processus séquentiel.  Dans le cadre de l’établissement des éléments probants, une comparaison entre la performance  visée selon les critères établis et la performance réelle de la mesure prouvée (par exemple installa- tion, système porteur, etc.) est effectuée. Le tableau ci-dessous en donne un exemple.   Objectifs de pro- tection généraux   Objectifs de protec- tion spécifiques   Objectifs planifiés  Critère de performance               Préserver des vies  humaines et la san- té   Permettre à toute  personne de se sau- ver en quittant le bâ- timent   Garantir une épaisseur mini- male de la couche d'air peu  ou non enfumée       Obtenir le degré approprié de  dilution des fumées       Empêcher la pénétration des  fumées au moyen de cas- cades de pression       Détecter l'incendie le  plus tôt possible   Diminuer le temps de détec- tion et d'alerte, donc accélérer  l'évacuation       Assurer la sécurité  des personnes dans  les bâtiments   Former des compartiments  coupe-feu d'une résistance  déterminée       Il appartient aux propriétaires du bâtiment ou à ses exploitants de définir d'autres objectifs pour ré- pondre aux impératifs de l'entreprise: par exemple, protéger la réputation de l'entreprise ou garantir  son exploitation.   Le tableau ci-dessous contient des exemples d'objectifs de protection spécifiques, associés à leur  critères de performances et aux valeurs (visées) servant à les quantifier, compte tenu du temps plus  ou moins long (de 5 à 30 minutes) pendant lequel les occupants restent dans le bâtiment. Ces élé- ments constituent une base dont il est possible de s'écarter en concertation avec l'autorité de pro- tection incendie. Les critères de performances doivent être remplis en tout temps.        DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr      11   Objectifs de protection spécifiques Symbole Unité Quantification des  critères de   performances  (valeur visée)   C o u ch  e  li  b re   Épaisseur de la couche libre à compter du  niveau le plus élevé où peuvent accéder  des personnes   d m ≥ 2,5   Température des gaz T couche  libre   °C ≤ 50   Coefficient d'extinction [1] K m-1 ≤ 0,20   Température des gaz de la couche de fumée T fumée °C ≤ 200   Il faut toujours vérifier si des critères supplémentaires doivent être évalués en plus des critères de  performances mentionnés dans le tableau et justifier cette décision.   Scénarios d'incendie de dimensionnement   Les scénarios reposant sur la pire éventualité, comme la chute d'un avion, un séisme ou une at- taque terroriste ne doivent pas entrer en considération. De la même manière, on peut renoncer à  envisager que plusieurs équipements de protection incendie tombent en panne simultanément.   Les scénarios d'incendie déterminants doivent avoir un rapport avec la réalité des équipements ou  des dangers tels qu'on les prévoit. Ils doivent néanmoins tenir compte des erreurs que peuvent  commettre les propriétaires et les exploitants des bâtiments, mais aussi d'autres personnes. Le scé- nario se fonde donc sur la pire éventualité envisageable et sur des hypothèses portant sur des faits  dont les circonstances déterminantes se maintiendront vraisemblablement pendant toute la durée  d'utilisation du bâtiment.   Voici par exemple des données pouvant servir à paramétrer le scénario d'incendie:   a environnement:    conditions climatiques telles que la température, le vent, la neige, etc.;    situation du bâtiment sur le terrain.   b bâtiment:    architecture;    statique;    conditions de ventilation;    local où le feu s'est déclaré;    exploitation;    mesures de protection incendie déterminantes relatives à la construction et à l'équipement, et  leur intégration dans le scénario.   c feu:    matériaux pouvant alimenter le feu;    puissance et courbe du feu;    taux de désenfumage;    taux de production de gaz toxiques.   Si l'on attribue à la valeur d'envahissement par les fumées le coefficient d'extinction, on peut négli- ger le paramètre «taux de production de gaz toxiques». Si l'on attribue à cette valeur la distance de  visibilité, il faut chiffrer le paramètre en le justifiant.     Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE      12   Dans les cas où seules les températures d'un incendie sont déterminantes, on peut négliger les pa- ramètres caractérisant le taux de production de gaz toxiques et le taux de désenfumage.        DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr      13     Intervenant  Opération Document    V al  id at  io n  d  e  l’a  ut or  ité    M aî  tre  d  ’o uv  ra ge     P ro  je te  u r   P er  so n n e   sp éc  ia lis  ée    A u to  ri té   d e   p ro  te c-  tio n  in  ce n d ie              1 Définition de l'objet          (Que veut-on construire ?)          -  Définition affectation du bâtiment, y com-  pris contraintes liées à affectation  - Convention sur l'affectation du bâ-  timent           -  Convention d'affectation, projet - Plans, descriptif du projet, concepts         -  Mesures de protection incendie connues - Concept de protection incendie         - Choix des intervenants - Organigramme          2 Définition des objectifs de protection          (Quel niveau de sécurité ?)          -  Prescriptions de droit public          -  Prescriptions de droit privé          -  Facteurs d'influence internes et externes          -  Objectifs de protection et critères de per-  formances  - Document de référence "objectifs   de protection"           3 Analyse du danger          (Que peut-il se passer ?)          -  Événements internes et externes          -  Scénarios possibles (sans appréciation)           4 Scénarios d'incendie          (Quels sont les incendies vraisemblables ?)          -  Évaluation des risques           -  Scénarios déterminants (appréciation) - Document de référence "scénarios  d'incendie"            - Paramétrage des scénarios         5 Étude          (Les prescriptions peuvent-elles être respec-  tées ?)            -  Examen des conditions de validité de  l'étude   - Document de référence sur les  études            -  Définition du modèle        -  Définition du mode d'évaluation des résul-  tats          -  Apport de la preuve - Rapport d'étude         -  Analyse des incertitudes et des erreurs           6 Appréciation et évaluation des résultats          (Les prescriptions sont-elles respectées ?)           -  Mise en évidence de la validité de la  preuve   - Rapport final sur la preuve          -  Mise en évidence des conséquences sur la  planification (  parfois multiples)           7 Documentation                    -  Dépôt de la documentation           -  Contrôle de l'intégralité de la documenta- tion   - Rapport d'étude / approbation de la  documentation            -  Contrôle de la compréhension de la preuve         -  Contrôle de la plausibilité de la preuve                Responsabilité   Collaboration   Représentation graphique du processus de planification     Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE      14   Analyse des incertitudes et des erreurs   Il est également possible de faire valoir des facteurs et éléments de sécurité dans d'autres do- maines, par exemple lorsqu'il s'agit de définir le scénario d'incendie de dimensionnement ou les  conditions initiales et aux limites.   ad chiffre 5 Exigences quant au fond   La documentation doit comprendre les éléments énumérés ci-dessous. Dans certains cas où cela  se justifie, il est possible, avec l’accord de l’autorité de protection incendie, de renoncer à certains  éléments ou de les remplacer par d’autres, aussi significatifs ou plus appropriés. Le volume des in- formations notamment peut varier suivant méthode de preuves appliquée.   Données fondamentales concernant l'ouvrage   Dans la documentation doivent figurer d'abord les informations suivantes:    la désignation de l'ouvrage et du mandant;    toutes les personnes et les organisations intervenant dans le processus de l'étude;    la date de dépôt des documents et leur version;    la désignation des plans utilisés (par exemple, représentations en plan, en coupe ou plans des  façades; la mention de la version et de la date doit y figurer);    la désignation des documents fondant la preuve (par exemple, descriptif de la construction, rap- ports concernant les concepts de protection, rapports d'expertise ou documents légaux; la men- tion de la version et de la date doit y figurer);    le descriptif de la situation initiale en vue de déterminer les mesures à prendre (un concept de  protection incendie présentant les éléments cités satisfait à cette exigence);    le descriptif des conditions climatiques déterminantes;    un descriptif du bâtiment et des affectations prévues, ainsi que des mesures de protection incen- die prévues sur les plans de la construction, de l'équipement et de l'organisation, dans la mesure  où elles sont définies (convention sur l'utilisation du bâtiment);    le descriptif des conditions fondamentales dans lesquelles doit avoir lieu l'exploitation de l'ou- vrage.   Démarche dans laquelle s'inscrit l’étude  Le but de l'étude doit être mentionné dans la documentation.   Objectifs de protection, objectifs planifiés et critères de performance    les objectifs de protection définis dans la norme de protection incendie qui s’avèrent déterminants  pour le mandat concret et leur transposition doivent être consignés dans la documentation;    les objectifs planifiés se rapportant à chaque objectif de protection et leur transposition doivent  être mentionnés et justifiés dans la documentation;    les objectifs de performance se rapportant à chaque objectif planifié et leur transposition doivent  être mentionnés et justifiés dans la documentation.         DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr      15   Mesures de protection incendie   Les mesures de protection incendie relatives à la construction, à l'équipement et à l'organisation, de  même que les mesures de défense incendie doivent être étayées et justifiées, dès lors qu'elles sont  nécessaires à la validité de la preuve ou qu'elles entrent dans un concept global fondé sur une mé- thode d'ingénierie.   Parmi les mesures de protection incendie relatives à la construction, il faut citer, typiquement, les  éléments suivants:    les distances de sécurité;    les systèmes porteurs;    les compartiments coupe-feu;    les voies d'évacuation;    le choix des matériaux.   Parmi les mesures de protection incendie relatives à l'équipement, il faut citer, typiquement, les  éléments suivants:    les installations de détection d'incendie;    les dispositifs automatiques d'extinction;    les installations d’extraction de fumée et de chaleur;   les systèmes de mise en surpression;    les ascenseurs pour sapeurs-pompiers;    les alimentations de sécurité;    les asservissements incendie.   Parmi les mesures de défense incendie, il faut citer, typiquement, les éléments suivants:    les accès réservés aux sapeurs-pompiers;    les réserves d'eau d'extinction;    les plans d'intervention.   Remarque: Il faut tenir compte, en étudiant les mesures de défense incendie, des moyens dont dis- posent effectivement les sapeurs-pompiers et de leur disponibilité pendant toute la durée de vie du  bâtiment (par exemple sur la base de l’organisation cantonale des sapeurs-pompiers).  Parmi les mesures organisationnelles de protection incendie, il faut citer, typiquement, les mesures  portant sur les points suivants:    le chargé de sécurité en protection incendie;    les prescriptions de maintenance et d'entretien;    le concept d'évacuation du bâtiment.   Remarque: Ces mesures doivent être étudiées de telle sorte qu'elles soient applicables en perma- nence.   Preuve   a Preuve qualitative:    les hypothèses sur lesquelles reposent la preuve qualitative doivent être étayées par des docu- ments;    les arguments doivent être présentés et étayés;    les résultats doivent être clairs, compréhensibles et étayés de telle façon qu'une personne quali- fiée puisse voir s'ils satisfont aux critères de réalisation des objectifs;    il faut mentionner les incertitudes et les imprécisions qui affectent l'interprétation des résultats;    il faut montrer si les résultats sont probants ou non.        Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE      16   b Preuve quantitative    les scénarios d'incendie considérés doivent être étayés par tous les éléments permettant de les  expliquer, toutes les grandeurs et les paramètres intervenant dans ces scénarios, de même que  les conditions préalables et les contraintes qui limitent l'emploi de la méthode;    il faut mentionner les modèles utilisés, y compris les données servant à les vérifier et à les vali- der, ainsi que les limites dans lesquelles leur utilisation est possible;    les résultats de la preuve quantitative doivent être clairs, compréhensibles et étayés de telle fa- çon qu'une personne qualifiée puisse voir si la solution envisagée satisfait aux critères de réalisa- tion des objectifs et aux valeurs permettant de les quantifier;    il faut faire état des incertitudes et des imprécisions qui affectent l'interprétation des résultats;    il faut montrer si la méthode employée est probante ou non.   c Observations:    les modèles employés doivent permettre de décrire tous les effets de l'incendie sous l'angle des  critères de performance à remplir, afin d'évaluer les conclusions de l'étude;    toutes les connaissances sur lesquelles le modèle s'appuie dans le domaine de la physique doi- vent avoir été publiées;    les caractéristiques du modèle ainsi que les paramètres de la preuve doivent être dûment vérifiés  et validés;    l'autorité de protection incendie peut exiger, pour l'approuver, que l'on justifie ce fait en produi- sant des documents probants;    ces exigences concernent aussi les modèles physiques faisant appel à des maquettes aux di- mensions très réduites pour représenter des incendies;    les évaluations graphiques doivent être représentées en deux dimensions et cotées. Les repré- sentations en trois dimensions ne peuvent pas être évaluées;    il est possible de recourir à des méthodes telles que les variations des paramètres et les ana- lyses de sensibilité en vue d'évaluer les incertitudes et les imprécisions de l'analyse. Sont no- tamment déterminantes les relations proportionnelles et exponentielles.   Conclusions    le rapport doit faire état des incidences des conclusions de l'étude sur le concept de protection  incendie en général et sur les mesures à prendre en particulier, notamment en ce qui concerne  les équipements de protection incendie;    il doit également faire état des incidences sur l'exploitation de l'entreprise, telles que les restric- tions ou les exigences dont il faut tenir compte, etc..   ad chiffre 8.2 Examen du contenu du dossier   Il faut s'assurer que le dossier est complet, et que les informations qu'il contient sont compréhen- sibles et plausibles. À cette fin, on se posera les questions suivantes.   a Intégralité:    La documentation est-elle valablement signée par les personnes spécialisées et les proprié- taires?    Les personnes et les organes ayant participé à son élaboration sont-ils cités?    Les données géométriques du bâtiment, son affectation et les équipements de protection incen- die sont-ils mentionnés?    A-t-on explicité la démarche dans laquelle s'inscrit l'étude, y compris les objectifs de protection,  les exigences relatives au fonctionnement du bâtiment et les critères de performance retenus  pour la preuve ou la méthode d'ingénierie appliquée?    Les scénarios d'incendie sont-ils documentés?     DIRECTIVE DE PROTECTION INCENDIE Méthodes de preuves en protection incendie / 27-15fr      17    Les évaluations convenues avec l'autorité de protection incendie figurent-elles au dossier?   b Compréhension:    A-t-on décrit la démarche de façon concluante et compréhensible?    Les données saisies sur le bâtiment et son affectation sont-elles pertinentes, eu égard à la dé- marche dans laquelle s'inscrit la méthode?    A-t-on documenté de façon claire et compréhensible de quelle façon on a intégré au modèle et  aux calculs les conditions – initiales et permanentes – d'emploi de la méthode?   c Plausibilité:    La méthode choisie paraît-elle répondre aux buts poursuivis?    Les scénarios d'incendie retenus paraissent-ils adéquats, au regard des buts poursuivis? S'agit-il  des incendies auxquels on peut s'attendre, compte tenu de l'affectation du bâtiment?    Les modèles de calcul sont-ils adaptés aux buts poursuivis?    Les limites qui bornent le domaine de validité des calculs ont-elles été respectées?    La présentation des résultats est-elle clairement en rapport avec les buts premiers de l'étude?    L'interprétation des résultats telle qu'elle est donnée (conclusions et recommandations) est-elle  plausible de façon générale comme à l'égard des objectifs de protection généraux et des objectifs  de protection spécifiques?   Remarque: Il ne devrait arriver que de façon tout à fait exceptionnelle qu'une autorité de protection  incendie ou un organe mandaté par elle se livre à des calculs de cette complexité à des fins de véri- fication.                                                            Les dessins de la présente annexe sont protégés par le droit d’auteur. Reproduction, copie ou   duplication autorisées avec mention de la source.