Document ID: 4f9206bd-6e0f-4974-9ae3-f76edf060185

212.5.1 - Loi concernant la protection de l&apos;enfant et de l&apos;adulte (LPEA)    212.5.1  Loi concernant la protection de l'enfant et de l'adulte  (LPEA)  du 15.06.2012 (version entrée en vigueur le 01.07.2020)  Le Grand Conseil du canton de Fribourg  Vu la modification du 19 décembre 2008 du code civil suisse (Protection de  l'adulte, droit des personnes et droit de la filiation); Vu le message 2012-DSJ-1 du Conseil d'Etat du 23 avril 2012; Sur proposition de cette autorité,  Décrète:  1 Disposition générale  Art.  1 1 La présente loi règle l'application des dispositions du code civil suisse rela- tives à la protection de l'enfant et de l'adulte. Elle fixe en particulier: a) l'organisation et la surveillance des autorités de protection de l'enfant et    de l'adulte; b) les prescriptions cantonales complémentaires au droit fédéral de la pro-  tection de l'enfant et de l'adulte; c) la procédure devant les autorités de protection de l'enfant et de l'adulte   ainsi que devant l'autorité de recours, dans la mesure où elle n'est pas  déjà réglée par les articles 443 et suivants du code civil (CC) ou par les   dispositions du code de procédure civile (CPC).  2 La suspension des délais prévue à l'article 145 CPC ne s'applique pas aux  procédures de protection de l'enfant et de l'adulte. 3 En complément des articles 314d et 443 al. 2 CC, le Conseil d'Etat peut pré- voir  d'autres  obligations  d'aviser  l'autorité  de  protection  de  l'enfant  et  de  l'adulte.  Il  peut  également  délier  du  secret  professionnel  les  personnes  concernées, afin qu'elles puissent aviser l'autorité. En outre, il coordonne les  droits et obligations d'aviser au sens de la législation sur la protection de l'en- fant et de l'adulte avec le droit d'annonce prévu par la législation sur les stu- péfiants.  1    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1  2 Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte  Art.  2 Organisation et composition 1 L'autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (ci-après: l'autorité de pro- tection) est la justice de paix. Sous réserve des dispositions de la présente loi,  l'organisation et la composition de cette autorité sont régies par la loi sur la  justice (LJ). 2 Le président ou la présidente de l'autorité de protection dispose des qualifi- cations prévues à l'article 10 LJ. Les autres membres sont désignés, selon les  cas à régler, en fonction de leurs compétences attestées, notamment en ma- tière de travail social, en matière de psychologie/pédagogie, dans le domaine  de la santé ou dans celui de la comptabilité ou de la gestion de biens. Le  Conseil d'Etat précise, par voie d'ordonnance, les exigences posées pour la re- connaissance des compétences attestées. 3 L'Etat assure la formation continue dont les membres de l'autorité de protec- tion ont besoin pour remplir leur mission et détermine les détails de cette for- mation.  Art.  3 Attributions – En général 1 L'autorité de protection connaît de toutes les causes qui sont placées par la  loi dans sa compétence. 2 Elle connaît des requêtes de contrôle judiciaire des décisions prises par un  ou une médecin ou par une institution, conformément à l'article 439 CC.  Art.  4 Attributions – Compétences du président ou de la présidente de  l'autorité de protection  1 Le président ou la présidente de l'autorité de protection a compétence pour  prendre seul-e les mesures provisionnelles nécessaires pendant la durée de la  procédure (art. 445 CC). De même, il ou elle a compétence pour exécuter les  décisions (art. 450g CC) ainsi que pour rendre les décisions de non-entrée en  matière et rayer les affaires du rôle. 2 Dans le domaine de la protection de l'enfant, les décisions et opérations sui- vantes entrent dans la seule compétence du président ou de la présidente de  l'autorité de protection: a) déposer la requête de modification de l'autorité parentale en cas de faits   nouveaux (art. 134 al. 1 CC); b) approuver la convention réglant la contribution d'entretien de l'enfant en   cas d'accord des parents (art. 134 al. 3 et 287 CC); c) modifier l'attribution de l'autorité parentale en cas d'accord des parents   (art. 134 al. 3 CC);  2    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1  d) requérir l'institution d'une représentation de l'enfant dans la procédure  de divorce ou de séparation (art. 299 al. 2 let. b CPC);  e) recevoir  le consentement des père et  mère en vue de l'adoption (art.   265a al. 2 CC);  f) transférer l'autorité parentale à l'autre parent sur demande conjointe (art.  298 al. 3 CC);  g) attribuer l'autorité parentale conjointe sur requête conjointe des parents  (art. 298a al. 1 CC);  h) désigner un curateur ou une curatrice au sens de l'article 314abis CC; i) requérir la remise de l'inventaire des biens de l'enfant après le décès de   l'un de ses parents (art. 318 al. 2 CC); j) autoriser des prélèvements sur les biens de l'enfant (art. 320 al. 2 CC); k) accorder les dispenses prévues dans le cadre de la curatelle confiée à   des proches (327c al. 2 et 420 CC); l) instituer une curatelle de représentation pour l'enfant à naître en vue de   sauvegarder ses intérêts successoraux (art. 544 al. 1bis CC). 3 Dans le domaine de la protection de l'adulte, les décisions et opérations sui- vantes entrent dans la seule compétence du président ou de la présidente de  l'autorité de protection: a) s'informer sur l'existence d'un mandat pour cause d'inaptitude (art. 363   al. 1 CC); b) interpréter et compléter le mandat pour cause d'inaptitude (art. 364 CC); c) examiner les conditions de résiliation du mandat pour cause d'inaptitude   (art. 367 al. 1 CC); d) autoriser le conjoint ou la conjointe ou le ou la partenaire enregistré-e à   accomplir  des  actes  juridiques  relevant  de  l'administration  extraordi- naire des biens (art. 374 al. 3 CC);  e) instituer  une  curatelle  de  représentation  dans  le  domaine  médical,  conformément à l'article 381 CC;  f) établir un inventaire (art. 405 al. 2 CC); g) ordonner un inventaire public (art. 405 al. 3 CC); h) accorder les dispenses prévues dans le cadre de la curatelle confiée à   des proches (art. 420 CC); i) engager la procédure de transfert de compétence à l'autorité du nouveau   lieu de domicile (art. 442 al. 5 CC); j) désigner un curateur ou une curatrice au sens de l'article 449a CC;  3    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1  k) accorder le droit de consulter les dossiers (art. 449b CC); l) communiquer à l'office de l'état civil les placements sous curatelle de   portée générale et les mandats pour cause d'inaptitude (art. 449c CC); m) informer et renseigner sur l'existence et les effets d'une mesure (art. 451   al. 2 CC); n) accorder l'effet suspensif (art. 450e al. 2 CC); o) communiquer aux débiteurs ou aux débitrices, par l'intermédiaire du cu-  rateur ou de la curatrice, la limitation ou la suppression de l'exercice des  droits civils (art. 452 al. 2 CC);  p) demander l'établissement d'un inventaire successoral (art. 553 al. 1 ch. 3  CC).  Art.  5 Attributions – Compétences déléguées 1 Le président ou la présidente de l'autorité de protection peut déléguer à un  seul membre de cette autorité les attributions suivantes: a) collaborer à l'établissement de l'inventaire établi à l'entrée en fonction   du curateur ou de la curatrice (art. 405 al. 2 CC); b) exercer la surveillance sur les placements et mesures ordonnés (art. 22   de la présente loi); c) contrôler les comptes des personnes faisant l'objet d'une mesure de pro-  tection en vue de leur approbation.  Art.  6 Frais de procédure et dépens 1 Les frais de procédure sont à la charge de la personne concernée, sous ré- serve de l'article 108 CPC. 2 L'autorité  de  protection  perçoit  les  frais  fixés  par  le  tarif  arrêté  par  le  Conseil d'Etat. Aucune avance de frais ne peut être demandée. 3 Des dépens peuvent être alloués dans la mesure où la procédure concerne un  conflit d'intérêts privés. Toutefois, il n'est pas alloué de dépens en procédure  de conciliation, et les collectivités publiques ne reçoivent ni ne paient de dé- pens.  3 Autorités de surveillance et de recours  Art.  7 Autorité de surveillance 1 Le Conseil de la magistrature exerce la surveillance de l'autorité de protec- tion, conformément à la loi sur la justice.  4    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1  Art.  8 Autorité de recours 1 Le Tribunal cantonal connaît des recours interjetés contre les décisions ren- dues par l'autorité de protection ou par son président ou sa présidente.  4 Curateur et curatrice  Art.  9 Choix du curateur ou de la curatrice 1 L'autorité de protection peut nommer curateur ou curatrice: a) une personne exerçant la fonction à titre privé; b) un collaborateur ou une collaboratrice  d'un service officiel  des cura-  telles; c) un collaborateur ou une collaboratrice du service cantonal chargé de la   protection de la jeunesse 1); d) un collaborateur ou une collaboratrice d'une institution sociale reconnue   par le Conseil d'Etat. 2 L'autorité nomme en priorité un collaborateur ou une collaboratrice du ser- vice officiel des curatelles de la commune du domicile de la personne faisant  l'objet d'une mesure de protection, à moins que les intérêts de celle-ci ne s'y  opposent.  Art.  10 Assermentation 1 Le curateur ou la curatrice est assermenté-e devant l'autorité de protection,  qui lui remet un acte de nomination et un exemplaire des instructions rela- tives aux devoirs généraux de sa charge. 2 Les collaborateurs et collaboratrices des services officiels des curatelles et  les collaborateurs et collaboratrices du service cantonal chargé de la protec- tion de la jeunesse qui exercent la fonction de curateur ou de curatrice sont  toutefois assermentés une seule fois, respectivement  lors de leur entrée en  fonction et lors de l'attribution du premier mandat.  Art.  11 Rémunération et remboursement des frais 1 L'autorité de protection arrête, en principe lors de l'examen périodique du  rapport d'activité et des comptes, la rémunération du curateur ou de la cura- trice et le remboursement de ses frais justifiés.  1) Actuellement: Service de l'enfance et de la jeunesse.  5    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1 2 Lorsque les sommes afférentes à la rémunération et au remboursement des  frais ne peuvent être prélevées sur les biens de la personne concernée, elles  sont mises à la charge de sa commune de domicile, comme défini par les ar- ticles 9 et suivants de la loi du 14 novembre 1991 sur l'aide sociale. En cas de  retour à meilleure fortune, la personne bénéficiaire est tenue de rembourser  les montants versés par la commune au cours des dix années qui précèdent. 3 Le Conseil d'Etat fixe, par voie d'ordonnance, la rémunération et le rem- boursement des frais du curateur ou de la curatrice.  Art.  12 Service officiel des curatelles 1 Chaque commune institue un service officiel des curatelles. Plusieurs com- munes peuvent convenir d'établir ensemble un tel service. 2 Le Conseil d'Etat peut obliger les communes qui ne sont manifestement pas  en mesure d'assurer le fonctionnement d'un service officiel des curatelles à  collaborer ou à déléguer les tâches correspondantes à une autre commune ou  à un groupement de communes. 3 Chaque service est doté d'un effectif en personnel suffisant. Les curateurs et  curatrices disposent des aptitudes et des connaissances spéciales requises. La  fonction est exercée à titre professionnel, à plein temps ou à temps partiel. Le  Conseil  d'Etat  peut préciser,  par voie d'ordonnance,  les exigences requises  des curateurs et curatrices.  5 Exercice de la curatelle  Art.  13 Inventaire 1 L'inventaire dressé par le curateur ou la curatrice lors de son entrée en fonc- tion doit être régulièrement mis à jour. 2 L'inventaire initial et les inventaires complémentaires ou rectificatifs sont  dressés en deux exemplaires, dont l'un est conservé par le curateur ou la cura- trice et l'autre déposé auprès de l'autorité de protection.  Art.  14 Comptes et rapport d'activité 1 Le curateur ou la curatrice est tenu-e d'arrêter ses comptes annuels au 31 dé- cembre et de les rendre, accompagnés du rapport d'activité annuel, à l'autorité  de protection dans les deux mois qui suivent la clôture de l'exercice. 2 L'autorité de protection peut autoriser la reddition des comptes des curateurs  et curatrices employés dans un service officiel jusqu'au 30 juin au plus tard.  6    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1 3 En cas de retard, l'autorité de protection fixe au curateur ou à la curatrice un  délai de trente jours pour rendre ses comptes. A défaut, elle peut libérer le cu- rateur ou la curatrice de ses fonctions, en lui impartissant un délai dans lequel  doivent lui  être  remises  toutes  les  pièces  nécessaires  à  l'établissement  des  comptes. Les comptes sont établis aux frais du curateur ou de la curatrice. 4 L'autorité de protection approuve les comptes dans les six mois qui suivent  leur reddition.  Art.  15 Exigences formelles 1 Le Conseil d'Etat peut fixer, par voie d'ordonnance, les exigences formelles  auxquelles doivent satisfaire les inventaires, les comptes et les rapports pério- diques exigés du curateur ou de la curatrice.  Art.  16 Fin des fonctions 1 Au terme de ses fonctions, le curateur ou la curatrice remet le rapport final  et, le cas échéant,  les comptes finals dans les trente jours, en deux exem- plaires, à l'autorité de protection. L'article 14 al. 3 est applicable par analogie  en cas de retard.  6 Placement à des fins d'assistance  Art.  17 Compétence – En général 1 Conformément  à  l'article  428 CC, l'autorité  de protection est  compétente  pour ordonner le placement d'une personne à des fins d'assistance.  Art.  18 Compétence – En cas d'urgence 1 Outre l'autorité de protection, un ou une médecin exerçant en Suisse peut,  en cas d'urgence,  ordonner un placement  à des fins d'assistance lorsque la  personne concernée souffre de troubles psychiques. 2 Le préfet peut requérir l'intervention de la police pour faire examiner la per- sonne concernée par un ou une médecin.  Art.  19 Décision de placement – En général 1 Sous réserve des cas d'urgence, l'autorité de protection rend sa décision dans  un délai de cinq jours. 2 La décision, motivée et indiquant les voies de recours ainsi que la possibilité  de demander la libération en tout temps, est notifiée par écrit, dans les dix  jours, à la personne en cause.  Au besoin, l'autorité explique oralement les  motifs de sa décision et communique celle-ci à une personne proche de la  personne concernée.  7    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1  Art.  20 Décision de placement – En cas d'urgence 1 S'il y a urgence, l'autorité de protection ou le ou la médecin qui ordonne le  placement notifie immédiatement sa décision par écrit, en indiquant la moti- vation et les voies de recours ainsi que la possibilité de demander la libéra- tion en tout temps. Si les circonstances l'exigent, la décision peut être notifiée  verbalement; elle est alors confirmée par écrit dans les vingt-quatre heures.  La  communication  de  la  décision  à  une  personne  proche  de  la  personne  concernée, prévue à l'article 430 al. 5 CC, est réservée. 2 La décision de placement prise par un ou une médecin a effet pour une du- rée maximale et non renouvelable de quatre semaines. Passé ce délai, la per- sonne concernée doit être libérée, à moins qu'elle n'ait consenti par écrit à la  poursuite volontaire du traitement ou qu'une décision exécutoire de l'autorité  de protection ne prolonge le placement. 3 Les décisions prises par un ou une médecin sont communiquées sans délai à  l'autorité de protection.  Art.  21 Exécution de la décision de placement 1 Lorsque le recours à la contrainte physique est indispensable, le président  ou la présidente de l'autorité de protection peut requérir l'intervention de la  police pour faire exécuter la décision de placement. 1a Lorsque le recours à la contrainte physique est indispensable, le ou la mé- decin qui ordonne le placement peut requérir, par l'intermédiaire du préfet,  l'intervention de la police pour faire exécuter la décision de placement. 2 La personne qui a requis l'intervention de la police doit, sauf circonstances  exceptionnelles, être présente lors de l'intervention.  Art.  22 Surveillance 1 L'autorité  de  protection  exerce  la  surveillance  sur  l'exécution  des  place- ments et des mesures qu'elle a ordonnés. Dans ce cadre, elle peut procéder, en  tout temps, à des visites et à des contrôles dans les institutions de placement  et leur donner,  d'office ou sur requête,  les directives et instructions néces- saires. 2 S'il y a lieu, elle informe de ses constatations la Commission de surveillance  des professions de la santé et des droits des patients et patientes. 3 Elle peut déléguer cette compétence à l'un de ses membres ou à un service  ou organe de l'Etat chargé de la surveillance des institutions.  8    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1  Art.  23 Rapports 1 La direction de l'institution fait périodiquement rapport à l'autorité de pro- tection sur le suivi des placements et mesures ordonnés; celle-ci détermine la  fréquence des rapports. 2 La direction de l'institution informe sans délai l'autorité de protection en cas  de notable modification de la situation médicale et en cas d'événement parti- culier.  Art.  24 Congés 1 Si l'état de la personne concernée le permet, la direction de l'institution, avec  l'accord du ou de la médecin, peut lui accorder des congés, dont elle fixe la   durée et les modalités en collaboration avec les éventuels proches ou le cura- teur ou la curatrice de la personne concernée.  Art.  25 Information 1 L'autorité de protection, le cas échéant l'institution, informe sans délai d'une  décision de placement à des fins d'assistance, d'une libération ou d'un congé  le curateur ou la curatrice éventuel-le de la personne concernée.  Art.  26 Suivi post-institutionnel et mesures ambulatoires 1 L'autorité de protection peut assortir la sortie de l'institution d'un suivi post- institutionnel, sur la base d'un préavis médical. 2 Si le besoin d'assistance personnelle ne justifie pas un placement, l'autorité  de protection peut donner un avertissement à la personne en cause ou ordon- ner un traitement ambulatoire. L'autorité qui prononce la mesure est compé- tente pour la  lever;  elle  peut toutefois,  dans des  cas  particuliers,  déléguer  cette compétence à l'institution ou au ou à la médecin à qui est confiée la  prise en charge des mesures ambulatoires.  Art.  27 Frais de placement 1 Les frais résultant d'un placement à des fins d'assistance et de traitements  administrés au sein d'une institution appropriée ou de manière ambulatoire  ainsi que ceux qui découlent du suivi post-institutionnel sont à la charge de la  personne concernée. 2 Pour les personnes dans le besoin, ces frais sont pris en charge conformé- ment à la loi sur l'aide sociale.  Art.  28 Institution appropriée 1 La prise en charge de personnes dans le cadre de placements à des fins d'as- sistance est soumise à autorisation.  9    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1 2 Le Conseil d'Etat établit les règles applicables; il fixe en particulier la procé- dure et les conditions d'octroi des autorisations.  7 Responsabilité civile  Art.  29 1 Le jugement des prétentions en responsabilité civile fondées sur l'article 454  CC est régi par le code de procédure civile et la loi sur la justice. 2 L'action récursoire de l'Etat contre l'auteur-e du dommage est régie par la loi  sur la responsabilité civile des collectivités publiques et de leurs agents. 3 Lorsque l'auteur-e du dommage exerce sa fonction au sein d'un service offi- ciel des curatelles, l'action de l'Etat est dirigée contre la commune ou le grou- pement de communes responsable du service concerné.  8 Dispositions finales  Art.  30 Disposition transitoire 1 L'obligation d'être  titulaire  d'un brevet  d'avocat  ou d'avocate ou d'une li- cence ou d'un master en droit (art. 2 al. 2 de la présente loi et art. 10 LJ) ne  s'applique pas aux juges de paix élus par le Grand Conseil avant l'entrée en  vigueur de la présente loi.  Art.  31 Abrogations 1 Sont abrogées: a) la loi du 23 novembre 1949 d'organisation tutélaire (RSF 212.5.1); b) la loi du 26 novembre 1998 concernant la privation de liberté à des fins   d'assistance (RSF 212.5.5).  Art.  32 Modifications – Droit de cité 1 La loi du 15 novembre 1996 sur le droit de cité fribourgeois (RSF 114.1.1)  est modifiée comme il suit: ...  Art.  33 Modifications – Contrôle des habitants 1 La loi du 23 mai 1986 sur le contrôle des habitants (RSF 114.21.1) est mo- difiée comme il suit: ...  10    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1  Art.  34 Modifications – Exercice des droits politiques 1 La loi du 6 avril 2001 sur l'exercice des droits politiques (RSF 115.1) est  modifiée comme il suit: ...  Art.  35 Modifications – Justice 1 La loi du 31 mai 2010 sur la justice (RSF 130.1) est modifiée comme il suit: ...  Art.  36 Modifications – Procédure et juridiction administrative 1 Le code du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction administrative (RSF  150.1) est modifié comme il suit: ...  Art.  37 Modifications – Poursuite pour dettes et faillite 1 La loi du 11 mai 1891 concernant l'exécution de la loi fédérale sur la pour- suite pour dettes et la faillite (RSF 28.1) est modifiée comme il suit: ...  Art.  38 Modifications – Impôts cantonaux directs 1 La loi du 6 juin 2000 sur les impôts cantonaux directs (RSF 631.1) est mo- difiée comme il suit: ...  Art.  39 Modifications – Impôts communaux 1 La loi du 10 mai 1963 sur les impôts communaux (RSF 632.1) est modifiée  comme il suit: ...  Art.  40 Modifications – Impôt sur les successions et les donations 1 La loi du 14 septembre 2007 sur l'impôt sur les successions et les donations  (RSF 635.2.1) est modifiée comme il suit: ...  Art.  41 Modifications – Santé 1 La loi du 16 novembre 1999 sur la santé (RSF 821.0.1) est modifiée comme  il suit:  11    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1  ...  Art.  42 Modifications – Aide sociale 1 La loi du 14 novembre 1991 sur l'aide sociale (RSF 831.0.1) est modifiée  comme il suit: ...  Art.  43 Modifications – Enfance et jeunesse 1 La loi du 12 mai 2006 sur l'enfance et la jeunesse (RSF 835.5) est modifiée  comme il suit: ...  Art.  44 Modifications – Allocations de maternité 1 La loi du 9 septembre 2010 sur les allocations de maternité (RSF 836.3) est  modifiée comme il suit: ...  Art.  45 Modifications – Prestations complémentaires à l'assurance- vieillesse, survivants et invalidité  1 La loi du 16 novembre 1965 sur les prestations complémentaires à l'assu- rance-vieillesse, survivants et invalidité (RSF 841.3.1) est modifiée comme il  suit: ...  Art.  46 Modifications – Pêche 1 La loi du 15 mai 1979 sur la pêche (RSF 923.1) est modifiée comme il suit: ...  Art.  47 Referendum et entrée en vigueur 1 La présente loi est soumise au referendum législatif. Elle n'est pas soumise  au referendum financier. 2 Elle entre en vigueur le 1er janvier 2013.  12    Protection de l'enfant et de l'adulte – L  212.5.1  Tableau des modifications – Par date d'adoption  Adoption Elément touché Type de  modification  Entrée en  vigueur  Source (ROF depuis 2002)  15.06.2012 Acte acte de base 01.01.2013 2012_052 16.10.2019 Art. 21 al. 1 modifié 01.07.2020 2019_082 16.10.2019 Art. 21 al. 1a introduit 01.07.2020 2019_082 24.06.2020 Art. 1 al. 3 modifié 01.07.2020 2020_085  Tableau des modifications – Par article  Elément touché Type de  modification  Adoption Entrée en  vigueur  Source (ROF depuis 2002)  Acte acte de base 15.06.2012 01.01.2013 2012_052 Art. 1 al. 3 modifié 24.06.2020 01.07.2020 2020_085 Art. 21 al. 1 modifié 16.10.2019 01.07.2020 2019_082 Art. 21 al. 1a introduit 16.10.2019 01.07.2020 2019_082  13   	1 Disposition générale 	Art. 1  	2 Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte 	Art. 2 Organisation et composition 	Art. 3 Attributions – En général 	Art. 4 Attributions – Compétences du président ou de la présidente de l'autorité de protection 	Art. 5 Attributions – Compétences déléguées 	Art. 6 Frais de procédure et dépens  	3 Autorités de surveillance et de recours 	Art. 7 Autorité de surveillance 	Art. 8 Autorité de recours  	4 Curateur et curatrice 	Art. 9 Choix du curateur ou de la curatrice 	Art. 10 Assermentation 	Art. 11 Rémunération et remboursement des frais 	Art. 12 Service officiel des curatelles  	5 Exercice de la curatelle 	Art. 13 Inventaire 	Art. 14 Comptes et rapport d'activité 	Art. 15 Exigences formelles 	Art. 16 Fin des fonctions  	6 Placement à des fins d'assistance 	Art. 17 Compétence – En général 	Art. 18 Compétence – En cas d'urgence 	Art. 19 Décision de placement – En général 	Art. 20 Décision de placement – En cas d'urgence 	Art. 21 Exécution de la décision de placement 	Art. 22 Surveillance 	Art. 23 Rapports 	Art. 24 Congés 	Art. 25 Information 	Art. 26 Suivi post-institutionnel et mesures ambulatoires 	Art. 27 Frais de placement 	Art. 28 Institution appropriée  	7 Responsabilité civile 	Art. 29  	8 Dispositions finales 	Art. 30 Disposition transitoire 	Art. 31 Abrogations 	Art. 32 Modifications – Droit de cité 	Art. 33 Modifications – Contrôle des habitants 	Art. 34 Modifications – Exercice des droits politiques 	Art. 35 Modifications – Justice 	Art. 36 Modifications – Procédure et juridiction administrative 	Art. 37 Modifications – Poursuite pour dettes et faillite 	Art. 38 Modifications – Impôts cantonaux directs 	Art. 39 Modifications – Impôts communaux 	Art. 40 Modifications – Impôt sur les successions et les donations 	Art. 41 Modifications – Santé 	Art. 42 Modifications – Aide sociale 	Art. 43 Modifications – Enfance et jeunesse 	Art. 44 Modifications – Allocations de maternité 	Art. 45 Modifications – Prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité 	Art. 46 Modifications – Pêche 	Art. 47 Referendum et entrée en vigueur   		2022-08-15T11:42:32+0200 	"1701 Freiburg" 	"Gesetzessammlung des Kantons Freiburg"