Document ID: a736f235-a09c-4584-889f-854d6698458d

____________________________________________________   941.70      1      30  août  2016     Loi  sur la prostitution et la pornographie (LProst)             État au  1  er  janvier 2017   Le Grand Conseil de la République et Canton de Neuchâtel,   vu les articles 7, 10, 26 et 55 de la Constitution de la République et Canton  de Neuchâtel (Cst. NE), du 24 septembre 2000  1)  ;   sur la proposition du Conseil d'État, du 21 mars 2016,   décrète :        CHAPITRE PREMIER   But et champ d'application   Article premier   La présente loi a pour buts :   a) de garantir, dans le milieu de la prostitution, que les conditions d'exercice  de cette activité sont conformes à la législation ;   b) d'assurer la mise en œuvre des mesures de prévention sanitaire et sociale ;   c) de réglementer les lieux, heures et modalités de l'exercice de la  prostitution, en vue du maintien de l’ordre public ;   d) de réglementer le commerce et la publicité de la pornographie.     Art. 2   La présente loi s'applique à :   1. toute forme de prostitution, en particulier à :   a) la prostitution sur le domaine public ;  b) la prostitution de salon ;  c) la prostitution d'escorte.   2. toute forme de commerce et de publicité de la pornographie.      CHAPITRE 2   Définitions, conditions d'exercice de la prostitution et obligation  d'annonce   Art. 3   La prostitution est l'activité d'une personne qui se livre à des actes  sexuels ou d'ordre sexuel moyennant rémunération.     Art. 4   L'exercice de la prostitution sur le domaine public, sur des lieux  accessibles au public ou exposés à la vue du public, est le fait de s'y tenir  avec l'intention reconnaissable de pratiquer la prostitution.                                                       FO 2016 N  o  37   1)  RSN 101   Buts   Champ  d'application   Définitions  1. prostitution   2. prostitution sur  le domaine  public     941.70      2   Art. 5    1 La prostitution de salon est celle qui s'exerce dans des lieux de   rencontres soustraits à la vue du public.   2 Ces lieux, quels qu'ils soient, sous réserve des exceptions visées à l'alinéa   3, sont qualifiés de salons de prostitution (ci-après : salon) par la présente loi.   3 Ne constitue pas un salon un lieu affecté à l'exercice de la prostitution si   celle- ci est exercée exclusivement et de manière indépendante par la  personne qui en est propriétaire ou qui est au bénéfice d'un contrat de bail  écrit conclu avec le ou la propriétaire. Le Conseil d'État précise l'étendue de  cette exception en arrêtant un nombre maximal de colocataires et une durée  minimale du contrat de bail.      Art. 6    1 La prostitution dans un établissement public spécialisé s'exerce   dans les établissements publics au sens de la loi sur la police du commerce  (LPCom), du 18 février 2014  2) , dont l'autorisation comprend le droit d'y   accueillir l'exercice de la prostitution.   2 Seules les personnes ayant annoncé, conformément à l'article 12,   travailler dans un établissement public spécialisé peuvent y exercer leur  activité.   3 L'exercice de la prostitution d'escorte dans un établissement public dédié   à l'hôtellerie ou à la parahôtellerie n'est pas considéré comme prostitution  dans un établissement public spécialisé.      Art. 7    1 La prostitution d'escorte s'exerce en déplacement, sur requête du   client ou de la cliente, de façon directe ou par l'intermédiaire d'une agence.   2 Est réputée agence d'escorte au sens de la présente loi toute personne   ou entreprise qui, contre rémunération régulière, met en contact des client- e-s potentiel-le-s avec des personnes qui exercent la prostitution.     Art. 8     1 L'exercice de la prostitution est interdit à toute personne n'ayant pas   18 ans révolus.   2 Il est interdit de fournir des prestations de prostitution à des personnes   mineures.     Art. 9   L'exercice de la prostitution est interdit dans les établissements publics  au sens de la loi sur la police du commerce (LPCom), du 18 février 2014,  sous réserve de la prostitution dans un établissement public spécialisé au  sens de l'article 6 et de la prostitution d'escorte exercée dans un  établissement dédié à l'hôtellerie et à la parahôtellerie.      Art. 10    1 L'exercice de la prostitution, quelles qu'en soient les modalités,   est interdit aux moments ou dans les endroits où il est de nature à troubler  l'ordre et la tranquillité publics.   2 Les communes sont compétentes pour décider des restrictions.     Art. 11   L'exercice de la prostitution sur le domaine public est interdit.                                                       2)   RSN 941.01   3. prostitution de  salon   a. en général   b. dans un  établissement  public  spécialisé   4. prostitution  d'escorte   Restrictions  1. âge   2. établissements  publics   3. lieux et heures   4. prostitution sur  le domaine  public     941.70      3   Art. 12    1 Toute personne exerçant la prostitution est tenue d'en informer   préalablement le service au sens de l'article 29, alinéa 2 (ci-après : service).  Elle informe également ce dernier en cas de cessation de l'activité.   2 L'annonce porte sur les éléments énumérés à l'article 13, alinéa 1.   3 Tout changement intervenu après l'annonce et concernant les éléments   annoncés, notamment s'agissant du lieu ou des modalités d'exercice de  cette activité, doit être annoncé.   4 L'annonce de début d'activité doit être effectuée en personne auprès du   service. À cette occasion, la personne est informée que les données  recueillies peuvent être transmises à d'autres autorités.   5 La procédure d'annonce est gratuite.   6 Le Conseil d'État fixe les modalités de la procédure d'annonce.      Art. 13    1 Le service enregistre les informations suivantes relatives à la   personne exerçant l'activité de prostitution : noms, prénoms et  pseudonyme, date et lieu de naissance, noms et prénoms des parents, état  civil, pays d'origine, type d'autorisation de séjour et dates de validité,  numéros de téléphone privé et professionnel, adresse privée, dates du  début et de fin de l'activité et nom et adresses physique et postale du salon  ou de l'agence d'escorte où elle exerce son activité.   2 Il enregistre également les informations recueillies lors des contrôles et   nécessaires pour atteindre les buts de l'article premier et les sanctions  pénales en lien avec l'exercice de la prostitution.      CHAPITRE 3   Autorisation   Art. 14    1 Une autorisation est nécessaire pour les activités suivantes :   a) exploiter un salon au sens de l'article 5 ;  b) exploiter une agence d'escorte au sens de l'article 7.   2 L'autorisation de tenir un établissement public spécialisé est délivrée par   l'autorité compétente en vertu de la loi sur la police du commerce (LPCom),  du 18 février 2014. Le service lui adresse un préavis portant sur le respect  des conditions fixées par la présente loi.      Art. 15    1 L'autorisation est délivrée pour une activité déterminée, un lieu   déterminé et des locaux déterminés.   2 Elle peut être assortie de charges et limitée dans le temps.   3 Est titulaire de l'autorisation la personne, physique ou morale, qui exerce   l'activité.   4 L'autorisation est personnelle et intransmissible.   5 Si une personne morale entend exercer une activité soumise à   autorisation, elle communiquera préalablement et par écrit au service les  coordonnées de la personne physique qu'elle aura désignée pour assumer  les obligations découlant de la présente loi.   6 Le Conseil d'État fixe les modalités et la procédure d'octroi de l'autorisation.   Obligation  d'annonce   Informations  enregistrées   Activités soumises  à autorisation   Autorisation     941.70      4      Art. 16    1 La personne physique titulaire d'une autorisation est considérée   comme personne responsable au sens de la présente loi.   2 Si une personne morale est titulaire d'une autorisation la personne   physique désignée au sens de l'article 15, alinéa 5 est considérée  comme personne responsable au sens de la présente loi.   3 La personne responsable doit remplir les conditions personnelles d'octroi   de l'autorisation et assumer les obligations découlant de la présente loi.      Art. 17    1 Le service perçoit un émolument pour l'octroi, le refus ou le   retrait d'une autorisation.   2 Un émolument forfaitaire annuel est dû par la personne titulaire d'une   autorisation pour les activités liées au suivi du dossier.   3 Les frais liés aux contrôles ayant donné lieu à des contestations sont facturés   à la personne titulaire de l'autorisation.      Art. 18    1 L'autorisation est délivrée à la personne, physique ou morale, qui   en fait la demande si la personne responsable :   a) est de nationalité suisse ou titulaire de l'autorisation nécessaire pour  exercer une activité indépendante en Suisse ;   b) a l'exercice des droits civils ;   c) exerce à titre individuel ou dans une fonction dirigeante l'exploitation  d'un salon ou d'une agence d'escorte ;   d) n'a pas d'antécédents incompatibles avec l'exercice de l'activité.   2 La condition de l'alinéa 1, lettre d n'est notamment pas remplie si la   personne a été condamnée pour une infraction contre la liberté ou l'intégrité  sexuelle ou pour une infraction liée au commerce, tant que l'inscription au  casier judiciaire n'est pas radiée, ou si elle a enfreint de façon grave ou  répétée la législation en matière de prostitution dans son activité précédente  de responsable de salon ou d'agence d'escorte.     Art. 19   Une autorisation ne peut être délivrée à une personne morale que si :   a) son siège est situé en Suisse ;  b) ses ayants droit économiques sont clairement identifiés ;  c) ses antécédents ne sont pas incompatibles avec l'exercice de l'activité.      Art. 20    1 La personne responsable tient à jour un registre des personnes   exerçant la prostitution dans le salon ou par l'intermédiaire de l'agence  d'escorte.   2 Le registre mentionne l'identité complète, le domicile, le type d'autorisation   de séjour et de travail et sa validité, les dates d'arrivée et de départ des  personnes exerçant la prostitution ainsi que les prestations qui leur sont  fournies et  celles exigées en contrepartie.   3 Les inscriptions portées au registre sont périodiquement communiquées   au service.   Personne  responsable   Émoluments   Conditions  1. personne   responsable   2. personne  morale   Obligations de la  personne  responsable  1. tenue du   registre et  communication     941.70      5   4 Le Conseil d'État fixe les modalités de la tenue du  registre et des   communications.      Art. 21    1 La personne responsable d'un salon ou d'une agence d'escorte   a notamment pour obligation :   a) de connaître les personnes y exerçant la prostitution ;   b) de s'assurer qu'elles ne contreviennent pas à la législation, notamment  celle relative au séjour et au travail des étrangers ;   c) de s'assurer qu'aucun mineur n'accède aux lieux ;   d) de s'assurer du respect des limites d'âge prévues à l'article 8 ;   e) de prendre les mesures adéquates et proportionnées visant à prévenir ou  à faire cesser toute atteinte à l'ordre, à la tranquillité, à la santé et à la  salubrité publics ;   f) de contrôler que les conditions d'exercice de la prostitution y sont  conformes à la législation, en particulier qu'il n'est pas porté atteinte à la  liberté d'action des personnes qui se prostituent, que celles-ci ne sont  pas victimes de menaces, de violences ou de pressions ou que l'on ne  profite pas de leur détresse ou de leur dépendance pour les déterminer  à se livrer à un acte sexuel ou d'ordre sexuel ;   g) d'éviter tout rapport de subordination avec les personnes exerçant la  prostitution et, hors des cas visés à la lettre d, de s'abstenir de leur  donner des instructions relatives à leur activité ;   h) d'intervenir et d'alerter les autorités compétentes si elle constate des  infractions dans le cadre des obligations qui lui incombent en vertu  des lettres b à f ci-devant ;   i) d'exploiter de manière personnelle et effective son salon ou son agence  et d'être facilement atteignable par les autorités et de signaler au service  une absence de plus d'un mois.   2 La personne responsable d'un salon a en outre l'obligation :   a) de s'assurer que les locaux répondent aux exigences de sécurité, de  salubrité et d'hygiène prévues par la législation ;   b) d'autoriser en tout temps l'accès aux locaux par les collaborateurs et  collaboratrices des services en charge de la santé publique et de  l'intégration et de la cohésion multiculturelle, ainsi que des collaborateurs  et collaboratrices des personnes morales visées par l'article 29, alinéa 3,  afin de leur permettre d'exécuter les tâches relevant de leur compétence,  notamment en matière de prévention.      Art. 22    1 Le service prononce une sanction administrative lorsque la   personne titulaire de l'autorisation ou la personne responsable d'un salon ou  d'une agence d'escorte :   a) ne respecte pas les obligations imposées par la présente loi ou ses  dispositions d'exécution ;   b) ne remplit plus toutes les conditions personnelles de son octroi.   2 Selon la gravité de l'infraction et les antécédents de son auteur-e, les   sanctions administratives sont les suivantes :   2. autres  obligations   Sanctions  administratives     941.70      6   a) l'avertissement ;  b) le retrait temporaire de l'autorisation, pour une durée de un à six mois ;  c) le retrait définitif de l'autorisation.   3 Le retrait peut être assorti d'une interdiction faite à la personne titulaire   de l'autorisation ou à la personne responsable d'exercer la même activité,  directement ou par l'entremise d'un tiers.      CHAPITRE 4   Mesures de prévention sanitaires et sociales   Art. 23    1 L'État peut prendre des mesures en matière de :   a) prévention et d'encadrement social en faveur de toutes les personnes  exerçant la prostitution dans le canton ;   b) prévention des dangers sanitaires liés à la prostitution, en particulier  concernant les maladies sexuellement transmissibles.   2 Il favorise la réorientation professionnelle des personnes exerçant la   prostitution qui demandent à changer d'activité.   3 Il s'assure que les personnes exerçant la prostitution soient renseignées   sur leurs droits et leurs devoirs et puissent avoir accès aux mesures  d'encadrement socio-sanitaires.      Art. 24    1 Le Conseil d'État institue une cellule de coordination composée   de représentant-e-s des services concernés et d'institutions privées  intéressées ainsi que d'expert-e-s.   2 Elle a pour but l'échange d'informations et peut être chargée de   missions particulières par le Conseil d'État.   3 Sa composition, son fonctionnement et ses missions sont arrêtés par le   Conseil d'État.      CHAPITRE 5   Pornographie   Art. 25   Sont considérées comme objets pornographiques les publications  ou les représentations à teneur sexuelle, sous quelque forme que ce soit, au  sens du code pénal suisse.      Art. 26    1 Les commerces qui proposent des objets pornographiques, quel   qu'en soit le support, doivent disposer d'un emplacement spécialement  aménagé à cet effet ou d'un rayonnage séparé des autres marchandises.   2 L'accès aux emplacements visés par l'alinéa 1 doit être en permanence sous   le contrôle visuel du personnel, pour que celui-ci puisse assurer que les  mineurs âgés de moins de 16 ans n'aient pas accès à des objets  pornographiques.      Art. 27    1 Les objets pornographiques ne peuvent être proposés ni en vitrine,   ni par le biais d'un distributeur automatique.   Tâches de l'État   Cellule de  coordination   Définition   Commerce  d'objets  pornographiques   Publicité     941.70      7   2 Font exception les distributeurs de supports pornographiques dont l'accès   est réservé aux seules personnes âgées de plus de 16 ans en possession  d'un droit d'accès personnel.     Art. 28   L'État peut prendre des mesures en matière de prévention des  risques liés à la pornographie.      CHAPITRE 6   Exécution et protection des données   Art. 29    1 Le Conseil d'État arrête les dispositions d'exécution de la présente   loi.   2 Il désigne le département et le service chargés de veiller à l'application de   la présente loi et de ses dispositions d'exécution.   3 Il fixe le montant des émoluments perçus en application de la présente loi.      Art. 30    1 Les autorités cantonales et communales collaborent entre elles et   se concertent pour assurer une application cohérente de la présente loi.   2 À cette fin, elles se transmettent leurs informations nécessaires à   l'accomplissement de leurs tâches légales, se donnent connaissance des  infractions qu'elles constatent et se communiquent les décisions qu'elles  rendent.   3 Elles collaborent également avec des personnes morales à but non   lucratif ayant pour but de venir en aide aux personnes exerçant la prostitution  et renseignent ces dernières sur leur existence.   4 Des données sans référence aux personnes concernées peuvent être   communiquées à ces personnes morales dans la mesure nécessaire à la  mise en œuvre d'un programme d'aide et de prévention.      Art. 31    1 Les informations recueillies en application de la présente loi sont   transmises d'office aux communes, aux services en charge des  contributions, des migrations, de l'action sociale et de la police du commerce  dans la mesure où ces informations sont nécessaires à l'accomplissement de  leurs tâches.   2 Ces données peuvent être transmises, sur demande écrite et motivée, à   d'autres autorités, dans la mesure où ces informations sont nécessaires à  l'accomplissement de leurs tâches, en particulier en relation avec  l'application sur les assurances sociales et sur la protection des mineurs.     Art. 32   Au surplus, les données recueillies dans le cadre de l'application de  la présente loi sont traitées conformément à la législation sur la protection  des données.      Art. 33    1 Dans l'exercice de leurs fonctions, les personnes chargées du   contrôle de l'application de la présente loi ont la qualité d'agent-e-s de la  police judiciaire.   2 Elles sont assermentées.   Prévention   Compétences du  Conseil d'État   Collaboration   Communications à  d'autres autorités   Protection des  données   Organes de  contrôle     941.70      8   3 Sont organes de contrôle au sens de la présente loi :   a) le service ;  b) la police neuchâteloise ;  c) d'autres services en charge de tâches spéciales, désignés par le   Conseil d'État.      Art. 34    1 Les organes de contrôle peuvent en tout temps, dans le cadre   de leurs attributions respectives et au besoin par la contrainte :   a) procéder à des contrôles sur les biens-fonds et dans les locaux affectés  ou liés à l'exercice de la prostitution ;   b) contrôler l'identité des personnes qui se trouvent en ces lieux ;   c) inspecter les locaux, ainsi que, pour ceux où s'exerce la prostitution ou  qui sont liés à l'exercice de la prostitution, les objets, registres,  notamment le registre prévu par l'article 20, alinéa 1, livres comptables  et pièces justificatives qui s'y trouvent ;   d) saisir et emporter le matériel pouvant servir de pièce à conviction.   2 L'accès aux appartements ou aux locaux particuliers des personnes qui   desservent ces salons ou qui y logent, lorsque ceux-ci sont attenants au  salon, est soumis aux dispositions du code de procédure pénale suisse  (CPP), du 5 octobre 2007  3) , relatives à la visite domiciliaire.      Art. 35    1 Indépendamment des autres mesures prévues par la législation   fédérale ou cantonale, ou par la présente loi et ses dispositions d'exécution,  le service prend toute mesure propre à faire cesser un état de fait  contraire au droit.   2 Il peut notamment ordonner la fermeture de locaux ou l'enlèvement   d'installations, si nécessaire avec l'appui de la police neuchâteloise.   3 Les collaborateurs et les collaboratrices du service qui ont la qualité   d'agent-e-s de la police judiciaire peuvent séquestrer des objets ou des  valeurs patrimoniales, conformément aux articles 263 et suivants CPP.      CHAPITRE 7   Voies de droit et dispositions pénales   Art. 36    1 La procédure et les voies de droit sont régies par la loi sur la   procédure et la juridiction administratives (LPJA), du 27 juin 1979 4) .   2 Les décisions prises en application de la présente loi peuvent faire l'objet   d'un recours au département désigné par le Conseil d'État, puis au  Tribunal cantonal.      Art. 37    1 Quiconque, intentionnellement ou par négligence, aura contrevenu   à la présente loi ou à ses dispositions d'exécution, sera puni de l'amende  jusqu'à 40'000 francs.   2 La tentative et la complicité sont punissables.                                                    3)   RSN 322.0  4)   RSN 152.130   Contrôles   Autres mesures   Voies de droit   Contraventions     941.70      9      Art. 38    1 Toute décision prise par une autorité pénale du canton en vertu de   la présente loi ou de ses dispositions d'exécution doit être communiquée :   a) au département compétent, lorsqu'elle concerne l'application du droit  cantonal ;   b) au conseil communal intéressé, lorsqu'elle concerne l'application du  droit communal.   2 Si l'administration cantonale ou le conseil communal en fait la demande,   le dossier doit lui être soumis.      CHAPITRE 8   Dispositions finales   Art. 39   La loi sur la police du commerce (LPCom), du 18 février 2014,  est modifiée comme suit :   Art. 45, al. 1   1 Dans l’accomplissement de leur tâche, les agents du service et de   la police ont accès (suite inchangée).     Art. 40   La loi sur les établissements publics (LEP), du 18 février 2014  5) ,   est modifiée comme suit :   Art. 42, al. 1   1 Dans l’accomplissement de leur tâche, les agents du service et de   la police ont accès (suite inchangée).     Art. 41   Les personnes qui exercent une activité nouvellement soumise à  autorisation doivent déposer leur demande dans les trois mois qui suivent  l’entrée en vigueur de la présente loi.     Art. 42   La loi sur la prostitution et la pornographie (LProst), du 29 juin  2005  6) , est abrogée.      Art. 43    1 La présente loi est soumise au référendum facultatif.   2 Le Conseil d'État pourvoit, s'il y a lieu, à la promulgation et à l'exécution de   la présente loi.   3 Il fixe la date de son entrée en vigueur.     Loi promulguée par le Conseil d'État le 19 octobre 2016.   L'entrée en vigueur est fixée avec effet au 1 er  janvier 2017.                                                    5)   RSN 933.10  6)   FO 2005 N° 50   Communications  des décisions   Modification du  droit en vigueur  1. LPCom   2. LEP   Disposition  transitoire   Abrogation   Promulgation et  entrée en vigueur