Document ID: e8b158ec-d84f-46aa-ac1a-0e1c0cb42f58

RS 817.022.17   1   Ordonnance du DFI  sur les denrées alimentaires d’origine végétale,  les champignons et le sel comestible  (ODAlOV)   du 16 décembre 2016 (Etat le 1er juillet 2020)     Le Département fédéral de l’intérieur (DFI),  vu les art. 14, al. 1, 36, al. 3 et 4, de l’ordonnance du 16 décembre 2016 sur les  denrées alimentaires et les objets usuels (ODAlOUs)1,  arrête:   Chapitre 1 Dispositions générales   Art. 1 Objet  La présente ordonnance définit les denrées alimentaires suivantes, fixe les exigences  s’y rapportant et règle leur étiquetage:   a. graines oléagineuses;  b. huiles et graisses végétales et leurs dérivés:   1. huile et graisse comestibles,  2. huile d’olive et huile de grignons d’olive,  3. matières grasses à tartiner;   c. glace comestible;  d. fruits, légumes, champignons comestibles et produits leurs dérivés:   1. fruits, légumes et micro-algues,  2. champignons comestibles,  3. confiture, gelée, marmelade, crème de marrons, produit à tartiner et   confiture de lait;  e. sucreries:   1. cacao, chocolat et autres produits à base de cacao ou de chocolat,  2. articles de pâtisserie et sucreries et autres articles de confiserie;   f. céréales, légumineuses, produits de mouture et pâtes;  1. céréales, fruits indéhiscents contenant de l’amidon de plantes non gra-  minées, légumineuses et produits de mouture,  2. pâtes;   g. articles de boulangerie:        RO 2017 1769  1 RS 817.02   817.022.17    Denrées alimentaires et objets usuels   2   817.022.17   1. pain,  2. articles de boulangerie fine et articles de biscuiterie et de biscotterie;   h. sucres et produits à base de sucres:  1. sucres,  2. mélasse, sucre dérivé de fruits et sirop d’érable,  3. produits à base de sucres;   i. sel comestible, épices, vinaigre, mayonnaises, produits pour salades et pro- duits protéiques:  1. sel comestible,  2. fines herbes, épices et préparations d’épices,  3. condiment,  4. vinaigre de fermentation et acide acétique comestible,  5. moutarde,  6. mayonnaise et sauce au soja,  7. levure et levures alimentaires,  8. tofu, tempeh et autres produits à base de protéines végétales.   Art. 2 Champ d’application  1 La présente ordonnance s’applique aux denrées alimentaires d’origine végétale au  sens de l’art. 1.  2 Elle s’applique également aux denrées alimentaires au sens de l’art. 1 contenant  des composantes d’origine animale.   Art. 3 Plantes qui ne doivent pas être utilisées comme denrées alimentaires  1 Les plantes, parties de plantes et préparations à base de plantes énumérées à  l’annexe 1 ne doivent pas être utilisées comme denrées alimentaires ni ajoutées aux  denrées alimentaires.  2 L’utilisation des arômes de plantes, parties de plantes et préparations à base de  plantes mentionnées à l’al. 1 est régie par l’ordonnance du DFI du 16 décembre  2016 sur les arômes2.   Chapitre 2 Graines oléagineuses   Art. 4  Les graines oléagineuses sont des semences de plantes sous forme de petits granulés,  telles que les graines de colza, de tournesol, de lin, de pavot ou de sésame, qui  servent principalement à produire des huiles végétales ou qui sont utilisées, entières  ou réduites en fragments, comme ingrédient d’autres denrées alimentaires.       2 RS 817.022.41     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   3   817.022.17   Chapitre 3 Huiles et graisses végétales et leurs dérivés  Section 1 Huile et graisse comestibles   Art. 5 Huiles et graisses comestibles végétales  Les huiles et graisses comestibles végétales proviennent des graines, des germes ou  des fruits de plantes. Elles se composent principalement d’esters glycériques des  acides gras naturels. À température ambiante, les huiles comestibles sont à l’état  liquide et les graisses comestibles, à l’état solide.   Art. 6 Exigences et catégories  1 L’huile et la graisse comestibles peuvent être aromatisées au moyen d’ingrédients  sapides tels que des épices ou des herbes aromatiques ou au moyen d’arômes.  2 Par 100 g d’huile comestible ou de graisse comestible, le degré d’acidité ne doit  pas dépasser:   a. dans l’huile comestible, 10 ml NaOH (1 mol/l);  b. dans la graisse de coco et dans la graisse de palmiste ainsi que dans les   graisses hydrogénées, 2 ml NaOH (1 mol/l).  3 La somme des acides gras trans ne doit pas dépasser à 2 g pour 100 g d’huile ou de  graisse comestible.  4 La part des composés polaires dans les graisses et huiles comestibles de friture ne  doit pas dépasser 27 %.  5 L’huile comestible végétale est réputée:   a. «pressée à froid», «battue à froid», «vierge», «vierge extra», «à l’état natu- rel» ou «non raffinée»:  1. si elle a été obtenue par pressage ou par centrifugation de matières pre-  mières non chauffées préalablement,  2. si elle a été pressée à une température ne dépassant pas 50 °C, et  3. si elle n’a pas été soumise à un raffinage, c’est-à-dire à une neutralisa-  tion, à un traitement aux adsorbants ou à l’argile, ni à une vaporisation;  b. «vaporisée avec ménagement», si le raffinage s’est limité à une vaporisation   et que la température de 130 °C n’a pas été dépassée;  c. «pressée à froid, vaporisée avec ménagement»:   1. si elle a été obtenue selon la let. a, ch. 1 et 2, et  2. si elle a été vaporisée selon la let. b;   d. «raffinée avec ménagement», si elle a été raffinée dans des conditions  douces.     Denrées alimentaires et objets usuels   4   817.022.17   Art. 7 Dénomination spécifique  1 Pour les mélanges d’huiles comestibles qui ne contiennent pas d’huile d’olive ni  d’huile de grignons d’olive, et pour les mélanges de graisses comestibles, les dispo- sitions suivantes s’appliquent:   a. les mélanges d’huiles comestibles doivent être dénommés «huile comes- tible» et ceux de graisses comestibles, «graisse de cuisine» ou «graisse co- mestible»;   b. la dénomination «huile végétale» est admise lorsque le mélange est constitué  exclusivement d’huiles végétales;   c. la dénomination «graisse végétale» est admise lorsque le mélange est consti- tué exclusivement de graisses végétales;   d. la dénomination peut également consister en l’indication des différentes ma- tières premières utilisées, pour autant que leur teneur respective soit indi- quée, comme «huile de tournesol avec 15 % d’huile de sésame».   2 La dénomination spécifique des huiles et graisses comestibles aromatisées doit  mettre en relief l’aromatisation, comme «aux herbes» ou «à l’arôme de citron».   Art. 8 Indications complémentaires  1 L’huile comestible peut être désignée par une dénomination au sens de l’art. 6,  al. 5, lorsqu’elle est conforme aux exigences qui y sont fixées.  2 L’huile ou graisse totalement ou partiellement hydrogénée doit être désignée en  tant que telle, par une dénomination comme «huile de tournesol hydrogénée» ou  «huile comestible partiellement hydrogénée».   Section 2 Huile d’olive et huile de grignons d’olive   Art. 9 Définitions  Dans la présente ordonnance, on entend par:   a. huile d’olive vierge, l’huile obtenue à partir du fruit de l’olivier;  b. huile d’olive raffinée, l’huile d’olive obtenue par le raffinage d’huile d’olive   vierge;  c. huile d’olive composée d’huile d’olive raffinée et d’huile d’olive vierge,   l’huile d’olive obtenue par assemblage d’huile d’olive vierge et d’huile  d’olive raffinée autre que lampante;   d. huile de grignons d’olive brute, l’huile obtenue à partir de grignons d’olive  par traitement aux solvants ou par des procédés physiques et conforme aux  caractéristiques prévues pour cette catégorie à l’annexe 2, ou huile corres- pondant, à l’exception de certaines caractéristiques définies à l’annexe 2, à  une huile d’olive lampante; les huiles obtenues par des procédés de réestéri-    Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   5   817.022.17   fication et les mélanges avec des huiles d’autre nature ne peuvent être quali- fiés d’huile de grignons d’olive brute;   e. huile de grignons d’olive raffinée, l’huile obtenue par le raffinage d’huile de  grignons d’olive brute;   f. huile de grignons d’olive, l’huile obtenue par assemblage d’huile de gri- gnons d’olive raffinée et d’huile d’olive vierge autre que lampante.   Art. 10 Exigences et classes de qualité  1 L’huile d’olive vierge est obtenue uniquement par des procédés mécaniques ou  d’autres procédés physiques, dans des conditions qui n’entraînent pas d’altération de  l’huile. Le lavage, la décantation, la centrifugation et la filtration sont admis pour le  nettoyage et la séparation. Les huiles obtenues à l’aide de solvants ou d’adjuvants à  action chimique ou biochimique, ou par des procédés de réestérification, ainsi que  tout mélange avec des huiles d’autre nature ne peuvent être qualifiés d’huiles d’olive  vierges.  2 Les exigences énoncées à l’art. 6, al. 3, et à l’annexe 2 s’appliquent à l’huile  d’olive et à l’huile de grignons d’olive.3  3 Les exigences ci-après s’appliquent en outre à l’huile d’olive:   a. la mention «première pression à froid» peut figurer uniquement pour les  huiles d’olive vierges extra ou vierges obtenues à moins de 27 °C, lors d’un  premier pressage mécanique de la pâte d’olives, par un système d’extraction  de type traditionnel avec presses hydrauliques;   b. la mention «extrait à froid» peut figurer uniquement pour les huiles d’olive  vierges extra ou vierges obtenues à moins de 27 °C, par un procédé de per- colation ou par un procédé de centrifugation de la pâte d’olives.   4 Les huiles d’olive vierges font l’objet du classement ci-après:  a. huile d’olive vierge extra;  b. huile d’olive vierge;  c. huile d’olive lampante.   5 Peuvent être remises au consommateur:  a. huile d’olive vierge extra;  b. huile d’olive vierge;  c. l’huile d’olive composée d’huile d’olive raffinée et d’huile d’olive vierge;  d. l’huile de grignons d’olive.       3 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du DFI du 28 mars 2018, en vigueur depuis le  1er mai 2018 (RO 2018 1247).     Denrées alimentaires et objets usuels   6   817.022.17   Art. 11 Dispositions régissant la dénomination spécifique de l’huile d’olive et  de l’huile de grignons d’olive et les mélanges contenant ces huiles   1 Les dénominations énoncées aux art. 9 et 10, al. 4, doivent être utilisées pour  désigner l’huile d’olive et l’huile de grignons d’olive.  2 Si il est fait état de la présence d’huile d’olive dans un mélange d’huile d’olive,  d’huile d’olive vierge ou d’huile d’olive vierge extra et d’autres huiles végétales par  un texte, des images ou des représentations graphiques, la dénomination «mélange  d’huiles végétales et d’huile d’olive» (ou la dénomination exacte des huiles végé- tales concernées) doit être utilisée.  3 Si un mélange contient de l’huile de grignons d’olive, la dénomination «huile de  grignons d’olive» doit être utilisée.   Art. 12 Indications complémentaires  1 Les huiles ci-après comportent de façon clairement identifiable, en plus de la  dénomination spécifique, mais non à proximité immédiate de celle-ci, les indications  suivantes:   a. huile d’olive vierge extra: «huile d’olive de catégorie supérieure obtenue directement des olives et uniquement par des procédés mécaniques»;   b. l’huile d’olive vierge: «obtenue directement des olives et uniquement par des procédés mécaniques»;   c. l’huile d’olive composée  d’huiles d’olive raffinées et  d’huiles d’olive vierges:   «huile contenant exclusivement des huiles d’olive ayant subi un traitement de raffinage et des huiles obtenues directement des olives»;   d. l’huile de grignons d’olive: «huile contenant exclusivement des huiles provenant du traitement du produit obtenu après l’extraction de l’huile d’olive et des huiles obtenues directement des olives», ou  «huile contenant exclusivement des huiles provenant du traitement des grignons d’olive et des huiles obtenues directement des olives».   2 Le pays de production peut être indiqué par la mention «mélange d’huiles d’olive  de différents pays», s’il s’agit de mélanges d’huiles d’olive provenant de différents  pays. Par dérogation à l’art. 16, al. 1, de l’ordonnance du DFI du 16 décembre 2016  concernant l’information sur les denrées alimentaires (OIDAl)4, le pays de prove- nance des olives doit toujours être indiqué lorsqu’il diffère du pays de production de  l’huile d’olive.5       4  RS 817.022.16  5 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le   1er juil. 2020 (RO 2020 2353).     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   7   817.022.17   3 Les informations visées aux al. 1, let. a et b, et 2, doivent figurer sur l’emballage  ou sur une étiquette liée à celui-ci et doivent chacune apparaître dans leur intégrité  dans le même champ visuel principal et dans un corps de texte homogène.6  4 Pour les huiles d’olive vierges extra ou vierges, la campagne de récolte peut être  indiquée uniquement lorsque 100 % du contenu de l’emballage provient de cette  récolte.  5 Seules les huiles d’olive vierges extra ou vierges peuvent porter des indications sur  les caractéristiques organoleptiques faisant référence au goût ou à l’odeur. Les  termes visés à l’annexe XII, point 3.3, du règlement (CEE) no 2568/917 ne peuvent  figurer sur l’étiquetage que s’ils sont fondés sur les résultats d’une évaluation orga- noleptique, prévue à l’annexe XII du règlement (CEE) no 2568/91.  6 La mention de l’acidité ou de l’acidité maximale de l’huile d’olive, de l’huile  d’olive vierge, de l’huile d’olive vierge extra ou de l’huile de grignons d’olive peut  figurer uniquement si elle est accompagnée de la mention, dans des caractères de  même taille et dans le même champ visuel, des valeurs de l’indice de peroxydes, de  la teneur en cires et de l’absorbance dans l’ultraviolet, déterminés conformément au  règlement (CEE) no 2568/91.  7 Concernant les mélanges visés à l’art. 11, al. 2, il ne peut être fait état de la pré- sence de l’huile d’olive sur l’étiquetage par des images ou des représentations gra- phiques que dans le cas où son pourcentage est supérieur à 50 %.  8 S’il est fait état sur l’étiquette, en dehors de la liste des ingrédients, de la présence  d’huile d’olive ou d’huile de grignons d’olive dans une denrée alimentaire autre que  celle visée à l’art. 11, al. 2, par un texte, par des images ou des représentations  graphiques, la dénomination spécifique de la denrée alimentaire doit être directe- ment suivie par l’indication du pourcentage d’huile d’olive ou d’huile de grignons  d’olive par rapport au poids net total de la denrée alimentaire. Font exception les  denrées alimentaires solides conservées exclusivement dans de l’huile d’olive,  notamment le thon ou les sardines dans des boîtes de conserve. L’indication du  pourcentage d’huile par rapport au poids net total peut être remplacée par celle du  pourcentage d’huile d’olive par rapport au poids total de matières grasses, complétée  par un avertissement pertinent.   Section 3 Matières grasses à tartiner   Art. 13 Définition  1 Les matières grasses à tartiner sont des mélanges aqueux obtenus par l’émulsion de  graisses ou d’huiles comestibles végétales ou animales. Les émulsions sont pour la  plupart du type eau dans l’huile.       6 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le  1er juil. 2020 (RO 2020 2353).   7 Voir note de bas de page relative à l’art. 10, al. 2.     Denrées alimentaires et objets usuels   8   817.022.17   2 Ces mélanges peuvent contenir d’autres ingrédients tels que lait, matière grasse  lactique ou produits laitiers, ovoproduits, protéines, amidon, sel comestible ou  sucres. Les produits laitiers peuvent être acidifiés au moyen de ferments lactiques.  3 Les produits dont la teneur en matière grasse lactique n’excède pas 3 % de la  teneur en matières grasses dans le produit final peuvent être dénommés «marga- rine». Les produits dont la teneur en matière grasse lactique est de 10 à 80 % de la  teneur en matières grasses dans le produit final sont dénommés «matière grasse  composée».   Art. 14 Exigences  1 La teneur en matière grasse doit être conforme aux valeurs suivantes:   a. dans la margarine ou la matière grasse composée, au moins 800 et moins  900 g par kilogramme (g/kg);   b. dans la trois-quarts margarine ou la trois-quarts matière grasse composée, au  moins 600 et au plus 620 g/kg;   c. dans la minarine, la demi-margarine ou la semi-matière grasse composée, au  moins 390 et au plus 410 g/kg;   d. dans les matières grasses à tartiner ou les matières grasses composées à tar- tiner, sauf les produits visés aux let. a à c:  1. plus de 100 et moins de 390 g/kg,  2. plus de 100 et moins de 600 g/kg, ou  3. plus de 620 et moins de 800 g/kg.   2 Le degré d’acidité de la matière grasse ne doit pas dépasser 5 ml NaOH (1 mol/l)  par 100 g de matière grasse.  3 La teneur en sel comestible ne doit pas dépasser 0,5 %, excepté pour les produits  salés visés à l’al. 1.   Art. 15 Dénomination spécifique  1 Les dénominations spécifiques «margarine», «trois-quarts margarine», «demi- margarine», «minarine», «matière grasse à tartiner», «matière grasse composée»,  «trois-quarts matière grasse composée», «semi-matière grasse composée» ou «ma- tière grasse composée à tartiner» s’appliquent en fonction des teneurs en matière  grasse définies à l’art. 14, al. 1.  2 Pour les matières grasses à tartiner et les matières grasses composées à tartiner au  sens de l’art. 14, al. 1, let. d, la dénomination spécifique doit être complétée par  l’indication en pour-cent de la teneur en matière grasse: «X % de matière grasse à  tartiner» ou «X % de matière grasse composée à tartiner». En lieu et place de cette  dénomination, on peut aussi utiliser les dénominations «margarine X % de matière  grasse» ou «matière grasse composée à tartiner X % de matière grasse».  3 Les trois-quarts matières grasses à tartiner au sens de l’art. 14, al. 1, let. b, peuvent  aussi être dénommées par les indications «à teneur réduite en matière grasse» et les     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   9   817.022.17   semi-matières grasses à tartiner et la minarine au sens de l’art. 14, al. 1, let. c, par les  indications «à faible teneur en matière grasse», «légère» ou «light».  4 Les matières grasses à tartiner peuvent être dénommées comme «végétales» ou  porter une indication se référant aux «plantes» pour autant qu’elles aient été fabri- quées exclusivement à partir de graisses d’origine végétale, compte tenu toutefois  d’une marge de tolérance technique de 2 % masse de graisse d’origine animale,  rapportée à la teneur totale en matières grasses.   Art. 16 Indications complémentaires  1 Les indications requises à l’art. 3 OIDAl8 doivent être complétées par la teneur en  matière grasse en pour-cent.9  2 L’adjonction d’une graisse ou d’une huile définie, telle que l’huile de tournesol, ne  peut être mentionnée que si l’ingrédient utilisé n’a pas été hydrogéné ni transesterifié.  3 Les produits visés à l’art. 14, al. 1, contenant plus de 0,5 % masse de sel comes- tible doivent porter l’indication «salé(e)». La teneur en sel doit être indiquée en  pour-cent dans la liste des ingrédients.   Chapitre 4 Glace comestible   Art. 17 Définition  La glace comestible est une préparation gelée ou semi-gelée destinée à être con- sommée à l’état congelé.   Art. 18 Exigences  1 L’adjonction d’ingrédients tels que noix, articles de boulangerie, articles de confi- serie, produits à base de fruits ou de légumes, miel, chocolat ou boissons alcoolisées  est admise.  2 Les mélanges de base destinés à la fabrication de glace comestible doivent être  pasteurisés avant d’être gelés. Font exception les produits au sens de l’art. 20.  3 Le poids de la glace ne peut être inférieur à 450 g par litre de produit fini.   Art. 19 Dénomination spécifique  1 La dénomination spécifique «glace comestible» peut être remplacée par les déno- minations spécifiques pertinentes figurant à l’annexe 3 qui remplissent les exigences  correspondantes.       8  RS 817.022.16  9 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le   1er juil. 2020 (RO 2020 2353).     Denrées alimentaires et objets usuels   10   817.022.17   2 L’utilisation prépondérante de produits laitiers fermentés en lieu et place de lait  peut être indiquée dans la dénomination spécifique.   Art. 20 Poudre pour glace et préparations liquides pour la fabrication  de glace   1 La poudre pour glace est un mélange traité par la chaleur, de longue conservation,  qui donne de la glace comestible à l’état gelé ou semi-gelé, après adjonction  d’ingrédients tels qu’eau potable, lait pasteurisé ou crème pasteurisée, avec ou sans  arômes, fruits, jus de fruits, noix ou chocolat.  2 Les préparations liquides destinées à l’élaboration de glace comestible gelée ou  semi-gelée sont des mélanges traités par la chaleur, de longue conservation qui  donnent de la glace comestible à l’état gelé ou semi-gelé, avec ou sans adjonction  d’ingrédients tels qu’arômes, fruits, jus de fruits, noix ou chocolat.  3 La glace comestible fabriquée selon les al. 1 et 2 est soumise aux mêmes prescrip- tions que la glace comestible visée aux art. 17 à 19.   Chapitre 5 Fruits, légumes, champignons comestibles et leurs dérivés  Section 1 Fruits, légumes et micro-algues   Art. 21 Fruits et types de fruits  1 Les fruits sont des produits végétaux non transformés, destinés à l’alimentation  humaine.  2 On distingue les types de fruits suivants:   a. les fruits à pépins tels que pommes, poires et coings;  b. les fruits à noyau tels qu’abricots, cerises, pêches, prunes, quetsches (pru-  neaux), mirabelles et reines-claudes;  c. les baies telles que mûres, fraises, myrtilles, framboises, groseilles, gro-  seilles à maquereau et raisin;  d. les agrumes tels que pamplemousses, mandarines, clémentines, oranges et   citrons;  e. les fruits exotiques tels qu’ananas, bananes, dattes, figues et avocats;  f. les fruits à coque tels que châtaignes, noisettes, noix de coco, amandes, noix   du Brésil, pistaches et noix.  3 Les fruits destinés à être remis au consommateur doivent être propres, mûrs, déve- loppés normalement dans leur forme, leur couleur et leurs qualités intrinsèques, et  exempts de défauts altérant leur valeur de consommation.  4 Les fruits à conserves ou fruits à cuire sont des fruits qui ne satisfont pas aux  exigences s’appliquant aux fruits de table, mais qui se prêtent à la cuisson, au sé- chage et à d’autres modes de conservation ou d’utilisation. Ils peuvent présenter des  défauts extérieurs, être incomplètement mûrs ou légèrement trop mûrs, légèrement     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   11   817.022.17   atteints dans leur fraîcheur ou leur durée de conservation, légèrement ratatinés et  amoindris dans leur valeur intrinsèque par un stockage inadéquat ou de trop longue  durée, ou encore par le transport.   Art. 22 Pulpe, purée, et extraits aqueux d’un fruit  1 La pulpe, pulpe de fruit, chair ou cellules sont la partie comestible du fruit entier, si  nécessaire épluché ou épépiné. Cette partie comestible peut être coupée en morceaux  ou écrasée, mais ne doit pas être réduite en purée. Pour les agrumes, les pulpes ou  les cellules sont les vésicules renfermant le jus, tirées de l’endocarpe.  2 La purée de fruit désigne la partie comestible du fruit entier, épluché ou épépiné si  besoin est, cette partie comestible étant réduite en purée par tamisage ou autre pro- cédé similaire.  3 La purée de fruits concentrée est le produit obtenu à partir de purée de fruits par  l’élimination physique d’une partie déterminée de l’eau de constitution. Des arômes  peuvent lui être restitués. Les arômes à restituer sont obtenus par les moyens phy- siques appropriés définis à l’annexe 3 de l’ordonnance du DFI du 16 décembre 2016  sur les boissons10 et récupérés en totalité à partir de fruits de la même espèce.  4 L’extrait aqueux d’un fruit correspond à la partie des fruits soluble dans l’eau, à  l’exception des pertes inévitables selon les bonnes pratiques de fabrication.   Art. 23 Dénomination spécifique des pommes et des poires  Les récipients et les emballages contenant des pommes ou des poires doivent porter  la désignation de la variété.   Art. 24 Légumes  1 Les légumes sont des plantes ou des parties de plantes destinées à l’alimentation  humaine.  2 On distingue les types de légumes suivants:   a. les légumes-tubercules et les légumes-racines tels que pommes de terre, ca- rottes, céleris-raves, betteraves rouges, scorsonères, choux-raves, radis et rai- fort;   b. les légumes à tiges tels que bettes à cardes (côtes de bettes), rhubarbe, as- perges, fenouil et céleri-branche ou céleri à côtes;   c. les légumes-feuilles tels que choux, épinards, laitues romaines, salades  pommées et autres salades à feuilles et catalonia;   d. les légumes-fruits tels que concombres, tomates, courgettes, aubergines et  melons;       10 RS 817.022.12     Denrées alimentaires et objets usuels   12   817.022.17   e. les légumineuses fraîches telles que haricots, petits pois, arachides, pois  mange-tout, soja et lentilles;   f. les légumes-bulbes tels qu’oignons de toutes variétés et ail;  g. les chicorées telles que chicorée endive ou witloof, chicorée à tondre rouge   ou verte et chicorée pain de sucre;  h. les légumes-fleurs tels qu’artichauts, choux-fleurs et brocolis;  i. les algues telles qu’algues vertes, algues brunes et algues rouges, qui sont   habituellement préparées comme des légumes ou consommées en tant que  telles, à l’exception des micro-algues telles que la spiruline et la chlorelle et  des algues rouges calcaires;   j. les germes comestibles ainsi que les pousses vertes (plantules) comestibles  des graines germées de céréales, de légumineuses et d’autres plantes.   3 Les légumes destinés à être remis au consommateur doivent être propres, intacts et  conformes au type de leur variété, normalement développés et à maturité optimale et  bien égouttés s’ils ont été lavés.  4 Les pommes de terre destinées à être remises au consommateur doivent appartenir  à une variété déterminée et être exemptes le plus possible de terre adhérente.  5 Il est interdit d’augmenter le poids des légumes frais par mouillage. L’humectage  effectué selon les usages commerciaux exclusivement pour maintenir la fraîcheur  des produits n’est pas considéré comme mouillage.   Art. 25 Dénomination spécifique de pommes de terre et d’algues  1 Les récipients et les emballages contenant des pommes de terre doivent porter le  nom de la variété.  2 Les emballages et les étiquettes des algues doivent porter le nom de l’espèce. À  défaut d’une dénomination commerciale ou en cas d’ambiguïté, il faut indiquer la  dénomination latine de la souche d’algue.   Art. 26 Conserves de fruits ou de légumes  Les conserves de fruits ou de légumes sont des conserves de fruits ou de légumes  dont la durée de conservation a été accrue et les qualités de stockage améliorées par  des procédés appropriés.   Art. 27 Exigences s’appliquant aux conserves de fruits ou de légumes  1 Les conserves humides (faiblement acides ou acides) peuvent contenir des spiri- tueux, des huiles végétales, du vinaigre de fermentation, du sel comestible et des  sucres aux fins d’assurer la conservation. Au surplus, l’addition d’ingrédients tels  que des épices et des fines herbes est admise.  2 La teneur en farine, calculée en amidon anhydre, des conserves d’épinards dites  prêtes à être cuisinées ou portant une désignation semblable ne doit pas dépasser  2 % masse du produit.     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   13   817.022.17   3 Les fruits secs peuvent contenir comme agents de conservation, outre les additifs  admis, du sel comestible ou des sucres.  4 Les légumes secs peuvent être additionnés de sel comestible.   Art. 28 Micro-algues  1 Les micro-algues qui conviennent à l’utilisation comme denrées alimentaires sont:   a. les espèces d’algues Chlorella vulgaris et Chlorella pyrenoidosa, y compris  les espèces d’algues aux noms synonymes;   b. les espèces d’algues Spirulina (Arthospira) Spirulina platensis ou Spirulina  pacifica et Spirulina maxima;   c. l’algue Aphanizomenon flos-aquae.  2 L’algue Aphanizomenon flos-aquae peut contenir au plus 2 microgrammes de  microcystines par ration journalière tolérée pour les adultes, calculées comme mi- crocystine LR (µg/l) dans la matière sèche.   Art. 29 Dénomination spécifique des micro-algues  Les emballages et les étiquettes des micro-algues doivent porter le nom de l’espèce.  À défaut d’une dénomination commerciale ou en cas d’ambiguïté, il faut indiquer la  dénomination latine de la souche d’algue.   Section 2 Champignons comestibles   Art. 30 Définitions  1 Les champignons comestibles sont les fructifications comestibles des espèces de  champignons supérieures qui se prêtent à l’alimentation. Ils sont soumis au besoin à  un traitement préalable.  2 Les champignons comestibles transformés sont des denrées alimentaires obtenues à  partir de champignons comestibles frais ou conservés, transformés sous forme de  granulés, de poudre, de pâte, de masse à garnir, d’extrait ou de concentré et remis au  consommateur en l’état ou sous forme de denrées alimentaires prêtes à être cuisi- nées.   Art. 3111 Exigences  Les champignons comestibles qui ne peuvent être mis sur le marché que selon  certaines exigences particulières, de même que les exigences correspondantes,  figurent à l’annexe 4.       11 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le  1er juil. 2020 (RO 2020 2353).     Denrées alimentaires et objets usuels   14   817.022.17   Art. 32 Conserves de champignons  Les conserves de champignons sont des conserves de champignons comestibles dont  la durée de conservation a été accrue et les qualités de stockage améliorées par des  procédés appropriés.   Art. 33 Exigences particulières s’appliquant aux champignons  comestibles frais   1 Les champignons comestibles destinés à être remis au consommateur doivent avoir  atteint un stade de croissance et de maturité suffisant pour pouvoir être aisément  identifiés.  2 Les champignons comestibles frais doivent avoir l’odeur et la saveur caractéris- tiques de leur espèce. Ils doivent être propres et non chargés d’eau.  3 Les champignons comestibles ne sont pas considérés comme frais et ne peuvent  pas être remis au consommateur dans les cas suivants:   a. lorsqu’ils ont atteint un stade de maturité avancé, ont été entreposés trop  longtemps ou sont endommagés;   b. lorsqu’ils sont moisis, ou piqués par des insectes ou des vers;  c. lorsque les endroits piqués ne peuvent pas être coupés et enlevés.   4 Les champignons comestibles frais destinés à être remis au consommateur peuvent  être nettoyés par un procédé mécanique, mais uniquement à sec et en surface.  5 Pour le transport et pour la remise au consommateur, les champignons comestibles  frais doivent être disposés dans des contenants perméables à l’air.  6 Les champignons comestibles préemballés destinés à être remis au consommateur  doivent satisfaire aux exigences suivantes:   a. les emballages de champignons comestibles frais ou surgelés doivent conte- nir les pieds et les chapeaux en nombre à peu près égal;   b. les emballages de champignons frais surgelés ne contenant que des chapeaux  entiers sont admis.   Art. 34 Exigences s’appliquant aux conserves de champignons comestibles  et aux produits à base de champignons comestibles   1 Les champignons comestibles séchés doivent rester macroscopiquement reconnais- sables.  2 La part en fragments de champignons comestibles séchés passant à travers un  tamis à mailles de 5 (±0,25) mm (débris de champignons) ne doit pas dépasser 6 %  masse.  3 La teneur en eau des champignons comestibles séchés ne doit pas dépasser les  valeurs suivantes:   a. champignons lyophilisés: 6 % masse;  b. champignons séchés à l’air: 12 % masse;     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   15   817.022.17   c. champignons Shiitake séchés: 13 % masse.  4 Les conserves de champignons comestibles destinées à être remises au consomma- teur doivent satisfaire aux exigences suivantes:   a. les conserves humides doivent contenir les pieds et les chapeaux en nombre  à peu près égal;   b. les emballages de champignons comestibles séchés ou les conserves hu- mides ne contenant que des chapeaux entiers sont admis;   5 Les extraits de champignons sont obtenus à partir de champignons comestibles, à  l’aide d’eau potable ou de graisses comestibles. Ils peuvent être conservés par ad- jonction de sel comestible.  6 Les concentrés de champignons sont des extraits de champignons comestibles  conservés par concentration jusqu’à obtention d’un liquide visqueux, avec adjonc- tion éventuelle de sel comestible.  7 Le «jus de truffes» est le liquide extrait lors de la première stérilisation de truffes  entières ou en morceaux des espèces Tuber.12  8 L’adjonction de sel comestible (au maximum 5 % masse), d’épices ou d’eau-de-vie  est admise.  9 La teneur en eau des granulés et poudres de champignons séchés ne doit pas dépas- ser les valeurs suivantes:   a. granulés de champignons:  13 % masse;  b. poudres de champignons:  9 % masse.   Art. 35 Tolérances  Les tolérances fixées à l’annexe 5 s’appliquent aux champignons comestibles com- mercialisés à titre professionnel.   Art. 36 Dénomination spécifique  1 Les récipients et les emballages contenant des champignons comestibles doivent  porter le nom de l’espèce. À défaut d’une dénomination dans une langue officielle  ou en cas d’ambiguïté, il faut indiquer la dénomination latine.  2 Les espèces Boletus aereus, Boletus aestivalis (Boletus reticulatus), Boletus edulis,  Boletus mamorensis et Boletus pinophilus peuvent porter la dénomination «cèpe» ou  «bolet». Si une de ces espèces est indiquée comme dénomination spécifique, seule  cette espèce peut être remise au consommateur.  3 La dénomination spécifique des champignons comestibles préemballés en cha- peaux entiers est «Chapeau de X» (X = nom de l’espèce).       12 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le  1er juil. 2020 (RO 2020 2353).     Denrées alimentaires et objets usuels   16   817.022.17   4 La dénomination spécifique des extraits de champignons et des concentrés de  champignons est «Extrait de X» ou «Concentré de X» (X = nom de l’espèce).   Art. 37 Indications complémentaires  1 Les indications requises à l’art. 3 OIDAl13 doivent être complétées par les informa- tions suivantes:   a. dans le cas des produits à base de champignons séchés, une mention telle  que «fabriqué à partir de champignons séchés»;   b. dans le cas des champignons comestibles cultivés frais, la mention «champi- gnon de culture» ou «champignon cultivé»;   c.14 dans le cas des champignons comestibles frais visés à l’annexe 4: les exi- gences spécifiques liées à la préparation.   2 Les denrées alimentaires contenant des truffes doivent être étiquetées comme suit:  a. «truffé» ou «avec truffes», si la part en truffes est d’au moins 3 % masse par   rapport au produit fini;  b.15 «truffé à X %» ou «avec X % de truffes», si la part en truffes est de moins de   3 % masse par rapport au produit fini.  3 ...16   Section 3  Confiture, gelée, marmelade, crème de marrons, produit à tartiner et  confiture de lait   Art. 38 Champ d’application  Les dispositions de la présente section qui concernent les fruits s’appliquent égale- ment:   a. aux tomates, aux parties comestibles des tiges de rhubarbe, aux carottes, aux  patates douces, aux concombres, aux courges, aux melons et aux pastèques;   b. aux racines comestibles de la plante de gingembre, fraîches ou en conserve.       13 RS 817.022.16  14 Introduite par le ch. I de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le 1er juil. 2020   (RO 2020 2353).  15 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le   1er juil. 2020 (RO 2020 2353).  16 Abrogé par le ch. I de l’O du DFI du 27 mai 2020, avec effet au 1er juil. 2020    (RO 2020 2353).     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   17   817.022.17   Art. 39 Confiture, confiture extra, gelée et gelée extra  1 La confiture est un mélange de sucres ou de sucre dérivé de fruits et de pulpe ou de  purée d’une seule ou de plusieurs sortes de fruits et d’eau, porté à la consistance  gélifiée appropriée.  2 La confiture extra est un mélange de sucres ou de sucre dérivé de fruits, de pulpe  non concentrée d’une seule ou de plusieurs sortes de fruits et d’eau, porté à la con- sistance gélifiée appropriée.  3 La gelée et la gelée extra sont des mélanges suffisamment gélifiés de sucres ou de  sucre dérivé de fruits et de jus ou d’extraits aqueux d’une seule ou de plusieurs  sortes de fruits ou de fleurs qui conviennent à l’alimentation.   Art. 40 Exigences s’appliquant à la confiture, à la confiture extra,  à la gelée et à la gelée extra   1 La quantité de pulpe ou de purée utilisée pour la fabrication de 1000 g de confiture  et celle de jus ou d’extraits aqueux utilisée pour la fabrication de 1000 g de gelée ne  peuvent être inférieures à 350 g.  2 En dérogation à l’al. 1, d’autres quantités minimales sont valables pour:   a. les cassis, groseilles, sorbes, baies d’argousier, cynorrhodons et coings:  250 g;   b. le gingembre: 150 g;  c. la pomme cajou: 160 g;  d. les fruits de la passion: 60 g.   3 La quantité de pulpe utilisée pour la fabrication de 1000 g de confiture extra et  celle de jus ou d’extraits aqueux utilisée pour la fabrication de 1000 g de gelée extra  ne peuvent être inférieures à 450 g.  4 En dérogation à l’al. 3, d’autres quantités minimales sont valables pour:   a. les cassis, groseilles, sorbes, baies d’argousier, cynorrhodons et coings:  350 g;   b. le gingembre: 250 g;  c. la pomme cajou: 230 g;  d. les fruits de la passion: 80 g.   5 La confiture extra de cynorrhodons et la confiture extra sans pépins de framboises,  mûres, groseilles, cassis ou myrtilles peuvent être préparées entièrement ou partiel- lement à partir de purée non concentrée de ces fruits.  6 Dans le cas de la gelée et de la gelée extra, les quantités prescrites aux al. 1 à 4  seront calculées après déduction du poids de l’eau utilisée pour la préparation des  extraits aqueux.  7 La confiture et la confiture extra d’agrumes peuvent être obtenues à partir du fruit  entier, coupé en lamelles ou en tranches.     Denrées alimentaires et objets usuels   18   817.022.17   8 La confiture, la confiture extra, la gelée et la gelée extra doivent avoir une teneur  en matière sèche soluble, déterminée par réfractométrie, égale ou supérieure à 50 %.  Sont exceptés les produits pour lesquels les sucres ou le sucre dérivé de fruits ont été  remplacés partiellement ou totalement par des édulcorants.  9 Pour les mélanges, les teneurs minimales fixées aux al. 1 à 4 pour les différentes  sortes de fruits sont réduites proportionnellement aux pourcentages utilisés.   Art. 41 Marmelade et marmelade-gelée  1 La marmelade est un mélange, porté à la consistance gélifiée appropriée, d’eau, de  sucres ou de sucre dérivé de fruits et d’un ou de plusieurs des produits à base  d’agrumes suivants: pulpe, purée, jus, extrait aqueux et écorces.  2 La marmelade-gelée est de la marmelade dont on a retiré la totalité des matières  insolubles, excepté d’éventuelles faibles quantités d’écorce finement coupée.   Art. 42 Exigences s’appliquant à la marmelade et à la marmelade-gelée  1 La quantité d’agrumes utilisée pour la fabrication de 1000 g de marmelade ne peut  être inférieure à 200 g, dont 75 g au moins doivent provenir de l’endocarpe.  2 La marmelade et la marmelade-gelée doivent avoir une teneur en matière sèche  soluble, déterminée par réfractométrie, égale ou supérieure à 50 %. Sont exceptés les  produits pour lesquels les sucres ou le sucre dérivé de fruits ont été remplacés par- tiellement ou totalement par des édulcorants.   Art. 43 Crème de marrons  La crème de marrons ou purée de marrons est un mélange d’eau, de sucres ou de  sucre dérivé de fruits et de purée de marrons (Castanea sativa Mill.) porté à la  consistance appropriée.   Art. 44 Exigences s’appliquant à la crème de marrons  1 La quantité de purée de marrons utilisée pour la fabrication de 1000 g de crème de  marrons ne peut être inférieure à 380 g.  2 La crème de marrons doit avoir une teneur en matière sèche soluble, déterminée  par réfractométrie, égale ou supérieure à 50 %. Sont exceptés les produits pour  lesquels les sucres ou le sucre dérivé de fruits ont été remplacés partiellement ou  totalement par des édulcorants.   Art. 45 Produit à tartiner  Le produit à tartiner tel que pâte à tartiner aux fruits ou pâte à tartiner aux noix est  une denrée alimentaire obtenue à partir d’ingrédients tels que concentré de jus de  fruits ou pâte de noix et qui, de par sa consistance, se prête à être étendue sur du  pain.     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   19   817.022.17   Art. 46 Confiture de lait  La confiture de lait est une pâte onctueuse obtenue par condensation de lait et de  sucre, et dont la saveur rappelle le caramel.   Art. 47 Ingrédients admis  Les ingrédients suivants peuvent être ajoutés:   a. aux denrées alimentaires définies aux art. 39, 41 et 43:  1. huile et graisse comestibles comme agents anti-moussants,  2. miel en remplacement total ou partiel des sucres ou du sucre dérivé de   fruits,  3. spiritueux, vin et vin de liqueur, fruits à coque, arachides, fines herbes,   épices,  4. pectine,  5. vanille et extraits de vanille;   b. à la confiture extra, la confiture, la gelée extra et la gelée: écorces  d’agrumes;   c. à la confiture extra, la confiture, la gelée extra et la gelée, lorsqu’elles ne  sont pas obtenues à partir d’agrumes: jus d’agrumes;   d. à la confiture extra, la confiture, la gelée extra et la gelée, lorsqu’elles sont  obtenues à partir de coings: feuilles de Pelargonium odoratissimum;   e. à la confiture et la gelée obtenues à partir de fraises, de framboises, de gro- seilles à maquereau, de groseilles rouges ou de prunes: jus de betterave  rouge;   f. à la confiture extra et la confiture obtenues à partir de cynorhodons, de  fraises, de framboises, de groseilles à maquereau, de groseilles rouges, de  rhubarbe ou de prunes: jus de fruits rouges;   g. à la confiture: jus de fruits;  h. à la marmelade et la marmelade-gelée: huiles essentielles d’agrumes;  i. à la crème de marrons: amidon en petites quantités.   Art. 48 Traitement et conservation des produits de base  1 Les fruits, y compris tomates, parties comestibles des tiges de rhubarbe, carottes,  patates douces, concombres, citrouilles, melons et pastèques ainsi que la pulpe de  fruits, la purée de fruits, les écorces d’agrumes et les extraits aqueux de fruits utilisés  pour la fabrication des denrées alimentaires définies aux art. 39, 41 et 43, peuvent  être soumis aux traitements suivants dans la mesure où ils s’y prêtent technique- ment:   a. traitement par la chaleur ou le froid;  b. lyophilisation;     Denrées alimentaires et objets usuels   20   817.022.17   c. concentration.  2 Les abricots et les prunes destinés à la fabrication de confiture peuvent être soumis  à des traitements de déshydratation autres que la lyophilisation.  3 Les écorces d’agrumes peuvent être conservées dans de la saumure.  4 Le gingembre peut être séché ou conservé dans du sirop.   Art. 49 Étiquetage  1 Pour les produits définis aux art. 39, 41 et 43, les indications requises à l’art. 3  OIDAl17 doivent être complétées par les informations suivantes:   a. une mention telle que «préparé avec ... g de fruits pour 100 g de produit  fini», dans le même champ visuel que la dénomination spécifique, après dé- duction du poids de l’eau utilisée pour la préparation des extraits aqueux;   b. la mention «teneur totale en sucres: ... g par 100 g», dans le même champ  visuel que la dénomination spécifique, pour autant que cette indication ne fi- gure pas déjà sur un étiquetage nutritionnel; le chiffre indiqué représente la  valeur réfractométrique du produit fini, déterminée à 20 °C; une tolérance de  plus ou moins 3 % masse est admise lors de la détermination réfractomé- trique.   2 La mention visée à l’al. 1 n’est pas requise pour les produits que le fabricant remet  directement aux consommateurs ou aux entreprises locales du secteur alimentaire et  que celles-ci remettent sans intermédiaire aux consommateurs.  3 La dénomination spécifique doit être complétée par la mention des fruits utilisés  par ordre d’importance pondérale décroissante des produits de base. Dans le cas des  produits fabriqués à partir de trois fruits ou davantage, la mention des fruits utilisés  peut être remplacée par la mention «multifruits», par une mention analogue ou par  l’indication du nombre de fruits utilisés.   Chapitre 6 Sucreries  Section 1  Cacao, chocolat et autres produits à base de cacao ou de chocolat   Art. 50 Définition  Les fèves de cacao, le cacao en grains et leurs dérivés, le chocolat, les produits au  chocolat et les autres produits à base de chocolat ou de cacao sont définis à l’an- nexe 6.       17 RS 817.022.16     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   21   817.022.17   Art. 51 Exigences  1 Les autres produits visés à l’art. 50 doivent être conformes aux exigences fixées à  l’annexe 6. Les mono- et disaccharides au sens de l’ordonnance du DFI du 16 dé- cembre 2016 sur les nouvelles sortes de denrées alimentaires18 sont admis en plus de  sucres selon l’annexe 9.  2 L’adjonction aux chocolats définis à l’annexe 6, ch. 6 à 9, 11 et 12, des matières  grasses végétales autres que le beurre de cacao, énumérées à l’annexe 7, est admise.  L’adjonction ne doit pas dépasser 5 % masse, après déduction des autres ingrédients  visés à l’al. 3. En cas d’adjonction, la teneur minimale prescrite en beurre de cacao  ou en matière sèche totale de cacao ne doit pas être réduite.  3 L’adjonction d’autres denrées alimentaires aux chocolats définis à l’annexe 6, ch. 6  à 9, 11 et 12, est admise. La quantité totale de ces denrées alimentaires ajoutées ne  doit pas dépasser 40 % masse du poids total. L’adjonction de produits suivants n’est  pas admise:   a. graisses et huiles animales ne provenant pas exclusivement de lait, et  b. farines de céréales et amidons, sauf pour les produits définis à l’annexe 6,   ch. 11 et 12.  4 Les produits définis à l’annexe 6, ch. 5 à 9, 11 et 12, ne peuvent être additionnés  que d’arômes n’imitant pas le goût du chocolat ou de la matière grasse lactique.   Art. 52 Calcul des pourcentages  1 Avant de calculer les pourcentages fixés à l’annexe 6 pour les denrées alimentaires  définies à l’annexe 6, ch. 6 à 9, 11 et 12, on déduit préalablement de la masse du  produit fini les composants suivants:   a. les ingrédients visés à l’art. 51, al. 3;  b. les arômes ajoutés;  c. les émulsifiants ajoutés.   2 La teneur minimale en chocolat des chocolats fourrés et des pralinés, se calcule  après déduction du poids des ingrédients visés à l’art. 51, al. 3, et du poids du four- rage.  3 La teneur en chocolat des chocolats fourrés et des pralinés se calcule par rapport au  poids total du produit fini, y compris le fourrage.   Art. 53 Dénomination spécifique  1 Les produits à base de fèves de cacao et de cacao en grains, le chocolat, les pro- duits au chocolat et les autres produits à base de chocolat ou de cacao ne peuvent  être offerts aux consommateurs sous une des dénominations spécifiques fixées à  l’annexe 6 que s’ils sont conformes aux exigences fixées pour le produit concerné.       18 RS 817.022.2     Denrées alimentaires et objets usuels   22   817.022.17   2 Une mention dans la dénomination spécifique des ingrédients selon l’art. 51, al. 3,  est interdite en cas d’adjonction:   a. de lait et de produits laitiers aux produits à base de chocolat;  b. de café et de spiritueux, si la quantité de l’ingrédient est inférieure à 1 %   masse du produit fini;  c. d’autres ingrédients utilisés d’une manière pratiquement indécelable, si la   quantité de l’ingrédient est inférieure à 5 % masse du produit fini.  3 Les dénominations spécifiques fixées à l’annexe 6 peuvent être utilisées à titre  complémentaire pour désigner d’autres produits, à condition qu’ils ne puissent être  confondus avec les produits définis.  4 Lorsque les produits définis à l’annexe 6, ch. 6 à 10 et 13, sont mis sur le marché  sous forme d’assortiments, leur dénomination spécifique peut être remplacée par la  dénomination «chocolats assortis», «pralinés assortis», «chocolats fourrés assortis»  ou «pralinés fourrés assortis», ou par une dénomination similaire. Une seule liste des  ingrédients pour tous les produits du mélange peut alors figurer sur l’étiquette.   Art. 54 Indications complémentaires  1 Les indications requises à l’art. 3 OIDAl19 doivent être complétées par les informa- tions suivantes:   a. pour les produits définis à l’annexe 6, ch. 5.3 et 5.4, 6 à 8, 11 et 12, indica- tion de la teneur minimale en matière sèche de cacao, en pour-cent masse,  par la mention «cacao: ... % minimum»;   b. pour le cacao pauvre en graisse ou maigre en poudre, sucré ou non, indica- tion de la teneur minimale en beurre de cacao.   2 En dérogation à l’art. 15, al. 3, OIDAl:  a. les chocolats selon à l’annexe 6, ch. 6 à 8 et 14, sont réputés produits en   Suisse pour autant que toutes les étapes de fabrication à partir des fèves de  cacao ou du cacao en pâte soient réalisées en Suisse;   b. les chocolats blancs selon l’annexe 6, ch. 9 et 15, sont réputés produits en  Suisse pour autant que toutes les étapes de fabrication à partir du beurre de  cacao soient réalisées en Suisse;   c. pour les produits selon l’annexe 6, ch. 10, 13 et 16, qui ne sont pas entière- ment fabriqués à partir de chocolat visé à la let. a, on indiquera en plus le  pays d’où provient ce chocolat.   3 Dans le cas des produits au chocolat vendus à la pièce sous forme d’œufs, de  lapins, de coccinelles, de produits similaires et des articles de confiserie au chocolat  vendus à la pièce, dont le poids par unité est inférieur à 50 g, les indications pres- crites à l’al. 1 doivent figurer au moins sur un écriteau bien visible, placé à proximité  immédiate du produit correspondant.       19 RS 817.022.16     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   23   817.022.17   4 L’étiquette des produits de chocolat selon l’annexe 6, ch. 6 à 9, 11 et 12, qui con- tiennent des matières grasses végétales autres que le beurre de cacao doit être com- plétée par la mention «contient des matières grasses végétales en plus du beurre de  cacao». Cette mention doit apparaître:   a. dans le même champ visuel que la liste des ingrédients;  b. de manière bien distincte par rapport à cette liste;  c. à proximité de la dénomination spécifique, et  d. en caractères gras au moins aussi grands.   Section 2  Articles de pâtisserie et sucreries et autres articles de confiserie   Art. 55 Articles de pâtisserie et de confiserie  Les articles de pâtisserie et de confiserie sont des denrées alimentaires constituées  principalement de sucres.   Art. 56 Gomme à mâcher  La gomme à mâcher est un produit de confiserie élastique et facile à déformer,  composée principalement d’une base de gomme (pâte à mâcher) insoluble dans l’eau  et non digeste, de sucres et d’arômes.   Art. 57 Massepain et persipan  1 Le massepain est un mélange constitué d’amandes émondées et broyées et de  sucres.  2 Le persipan est un mélange constitué de noyaux d’abricots ou de pêches, débarras- sés de leur amertume et de sucres.  3 Le massepain et le persipan doivent satisfaire aux exigences de l’annexe 8, ch. 1 et 2.   Art. 58 Truffes et pâte à truffes  1 Les truffes et la pâte à truffes sont un mélange de composants du lait, de cacao et  de sucres.  2 L’adjonction des fruits oléagineux tels que noix, noisettes, amandes et pistaches  ainsi que de spiritueux est admise; ceux-ci doivent être mentionnés dans la dénomi- nation spécifique.   Art. 59 Bonbons au lait et bonbons à la crème  Les bonbons au lait et les bonbons à la crème sont des bonbons qui satisfont aux  exigences de l’annexe 8, ch. 3 et 4.     Denrées alimentaires et objets usuels   24   817.022.17   Chapitre 7   Céréales, légumineuses, produits de mouture et pâtes  Section 1  Céréales, fruits indéhiscents contenant de l’amidon de plantes  non graminées, légumineuses et produits de mouture   Art. 60 Céréales et fruits indéhiscents contenant de l’amidon de plantes  non graminées   On distingue:  a. les céréales: les fruits indéhiscents (caryopses) de graminées (Graminae)   telles que blé tendre, blé dur, épeautre, seigle, maïs, riz, orge, avoine,  sorgho, millet, triticale, amidonnier et engrain;   b. les fruits indéhiscents contenant de l’amidon de plantes non graminées ou  pseudo-céréales telles que sarrasin, amarante et quinoa.   Art. 61 Légumineuses  Les légumineuses sont les graines mûres et sèches de papilionacées telles que petits  pois, lentilles, haricots, arachides et fèves de soja, qui se prêtent à la fabrication de  produits de mouture.   Art. 62 Produits de mouture  1 Les produits de mouture sont des céréales, des fruits indéhiscents contenant de  l’amidon de plantes non graminées, des légumineuses ou des graines oléagineuses  broyés mécaniquement. Ils peuvent être soumis à un traitement supplémentaire.  2 Selon le procédé de fabrication, on distingue:   a. les produits perlés ou mondés: grains entiers ou particules de grains ronds,  décortiqués et polis;   b. le gruau: particules de grains décortiqués, grossièrement broyés ou coupés;  c. les flocons: produit de mouture obtenu par traitement à la vapeur et séchage   de céréales entières décortiquées, de fruits indéhiscents contenant de l’ami- don de plantes non graminées, de céréales nues, de gruau ou de céréales per- lées ou mondées;   d. l’égrugeage: produit de mouture obtenu par le broyage grossier du grain  entier, y compris la plantule;   e. la semoule: particules de l’endosperme, débarrassées des couches externes  de l’enveloppe, obtenues lors du broyage ou de la mouture;   f. le fin finot: semoule moulue fine et nettoyée;  g. la farine: grains et parties de grains finement moulus dont la plupart des par-  ticules ont une grosseur inférieure à 180 m;     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   25   817.022.17   h. la plantule: embryon du grain contenant les matières grasses et les protéines,  avec ou sans scutellum ou cotylédon; il peut être stabilisé par un traitement à  la chaleur;   i. le son: produit de mouture constitué par les couches externes fibreuses du  grain et par des parties de la couche à aleurone sous-jacente;   j. le gluten: fraction protéique du blé et de toutes les espèces de Triticum, du  seigle, de l’orge, de l’avoine ou de leurs variétés croisées et de leurs dérivés,  qui est insoluble dans l’eau et dans une solution de chlorure de sodium à  0,5 molaire;   k. la farine de gonflement: farine dont la part d’amidon a été agglutinée.   Art. 63 Farine normale  1 La farine normale, ou farine, est de la farine obtenue à partir de blé.  2 On distingue les types suivants:   a. la farine blanche ou farine fleur: farine obtenue essentiellement à partir de la  partie centrale du grain;   b. la farine mi-blanche: farine pratiquement sans enveloppe;  c. la farine bise: farine contenant une certaine partie des enveloppes exté-  rieures;  d. la farine complète: farine obtenue à partir du grain entier, avec ou sans les   couches extérieures de l’enveloppe; le rendement total doit être d’au moins  98 % masse du grain entier.   Art. 64 Farine spéciale  1 La farine spéciale est de la farine qui se distingue nettement de la farine normale,  soit par sa composition, soit par sa destination, telle que farine d’épeautre, farine de  seigle, farine d’orge, farine aux cinq céréales, farine additionnée de germes de blé,  farine à gâteaux ou farine à biscuits.  2 La farine complète spéciale est une farine obtenue à partir du grain de céréale  entier ou de fruits indéhiscents entiers contenant de l’amidon de plantes non grami- nées, à l’exception du blé.   Art. 65 Chapelure  La chapelure est une denrée alimentaire obtenue à partir de pain sec ou de produits  de boulangerie spécialement préparés à cet effet par broyage, rôtissage, tamisage ou  extrusion.   Art. 66 Malt, farine de malt, extrait de malt  1 Le malt, la farine de malt et l’extrait de malt sont obtenus à partir de céréales  germées et séchées.     Denrées alimentaires et objets usuels   26   817.022.17   2 L’extrait de malt peut aussi être obtenu à partir d’un mélange de malt et d’orge  avec adjonction d’enzymes naturellement présentes dans le malt.   Art. 67 Exigences s’appliquant aux produits de mouture  1 La teneur en eau des produits de mouture ne doit pas dépasser 15,5 % masse.  2 La farine normale doit présenter les teneurs suivantes en sels minéraux, ou en  cendres, rapportées à la matière sèche:   a. farine blanche ou farine fleur: au maximum 0,63 % masse;  b. farine mi-blanche: de 0,64 à 0,90 % masse;  c. farine bise: de 0,91 à 1,69 % masse.   3 Pour faciliter la panification, il est admis d’incorporer à la farine normale, jusqu’à  concurrence de 5 % masse, des ingrédients tels qu’épeautre, seigle, farines de gon- flement, gluten, germes de blé, farine de malt enzymatiquement active et poudre  d’acérola ou tout autre ingrédient naturellement riche en acide ascorbique.  4 La poudre d’acérola peut contenir à titre de support des ingrédients tels qu’amidon  ou maltodextrine, jusqu’à concurrence de 70 % masse.   Art. 68 Traitement des produits de mouture  1 Le traitement des céréales telles que riz et orge avec du sucre d’amidon, des  graisses ou des huiles comestibles est admis jusqu’à 0,8 % masse.  2 Il est interdit de blanchir la farine et de traiter les produits de mouture avec des gaz  nitreux, des composés halogènes oxygénés, des persulfates ou d’autres substances  dégageant de l’oxygène, avec du chlore ou des substances dégageant du chlore, ou  avec des composés ayant des propriétés semblables.   Art. 69 Étiquetage  1 Le malt, la farine de malt, l’extrait de malt et les farines complètes spéciales doi- vent porter l’indication de la céréale utilisée, telle que malt d’orge ou farine com- plète de seigle.  2 Toute adjonction au sens de l’art. 67, al. 3, y compris les ingrédients naturellement  riches en acide ascorbique, doit figurer dans la liste des ingrédients.   Section 2 Pâtes   Art. 70 Définition  1 Les pâtes sont des denrées alimentaires obtenues à partir de produits de mouture.  2 Elles peuvent contenir des ingrédients tels qu’œufs, lait ou légumes.     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   27   817.022.17   3 Les pâtes fraîches sont des pâtes non déshydratées ou seulement légèrement sé- chées lors de la fabrication. Elles peuvent être traitées à l’eau chaude ou à la vapeur  d’eau, et soumises à pasteurisation, à réfrigération ou à surgélation.  4 Les pâtes stérilisées sont des pâtes fraîches qui sont stérilisées avant la mise sur le  marché.   Art. 71 Exigences  1 La teneur en eau des pâtes sèches de toutes sortes ne doit pas dépasser 13 % masse.  2 L’acidité titrable des pâtes sèches, à l’exception des pâtes aux œufs, ne doit pas  dépasser 10 ml NaOH (1 mol/l) par 100 grammes.  3 L’adjonction de protéines d’œufs de poule, de gluten, de graisses comestibles,  d’huiles comestibles et de sel comestible est admise.   Art. 72 Dénomination spécifique  1 Les produits désignés comme «pâtes» doivent être obtenus exclusivement à partir  de produits de mouture de blé.  2 Les pâtes fabriquées avec d’autres produits de mouture tels que farine de seigle,  d’orge, d’avoine, d’épeautre ou de soja doivent porter, dans la dénomination spéci- fique, l’indication de la céréale utilisée.  3 La dénomination spécifique doit mentionner l’adjonction de légumes ou d’autres  ingrédients. Sont exceptés:   a. les ingrédients visés à l’art. 71, al. 3;  b. les œufs;  c. le lait.   4 La dénomination spécifique peut consister en la mention «pâtes aux œufs» lorsque  le produit contient au moins 135 g d’œufs en coquille ou d’œufs congelés ou 36 g  d’œufs entiers secs par kilogramme de produit de mouture. Si on utilise des con- serves d’œufs, le rapport entre blanc et jaune d’œuf devra être le même que pour  l’œuf entier.  5 Si des pâtes alimentaires aux œufs contiennent des œufs autres que ceux de poule,  le genre des œufs ajoutés doit être indiqué dans la dénomination spécifique.  6 La dénomination spécifique peut consister en la mention «pâtes au lait» lorsque le  produit contient au moins 20 g de matière sèche lactique par kilogramme de produit  de mouture.     Denrées alimentaires et objets usuels   28   817.022.17   Chapitre 8 Produits de boulangerie  Section 1 Définitions   Art. 73  1 Les produits de boulangerie sont des denrées alimentaires obtenues par cuisson au  four ou par des procédés analogues, tels qu’extrusion, à partir de produits de mou- ture et d’autres ingrédients, tels que céréales, légumineuses, amidon, sucres, ma- tières grasses, œufs ou composants de l’œuf.  2 Ils sont classés dans les sous-groupes suivants:   a. pain;  b. produits de boulangerie fine ou produits de biscuiterie et de biscotterie.   Section 2 Pain   Art. 74 Définition  1 Le pain est de la pâte cuite au four, obtenue à partir de farine normale, d’eau, de sel  comestible, de levure de boulangerie ou de levain-chef.  2 L’adjonction d’autres ingrédients, tels que lait, matière grasse, fruits ou fibres  alimentaires est admise. La farine normale peut être remplacée entièrement ou  partiellement par de la farine spéciale.   Art. 75 Dénomination spécifique  1 Seul le pain de farine normale peut porter la dénomination «pain blanc», «pain mi- blanc», «pain bis», ou «pain complet».  2 Le pain comprenant de la farine spéciale doit porter une dénomination correspon- dant à sa composition, telle que pain de seigle, pain d’épeautre, pain de graham, pain  aux cinq céréales, pain au lait, tresse au beurre, pain pour toasts ou pain aux fruits.  La dénomination doit satisfaire aux exigences suivantes:   a. si elle comporte le nom d’une céréale, le pourcentage de cette céréale dans la  quantité totale de céréales doit être:  1. supérieur à 50 % masse s’il s’agit de blé, d’épeautre ou de seigle,  2. supérieur à 25 % masse s’il s’agit de maïs, de riz, d’orge, d’avoine, de   sorgho, de millet, de sarrasin et de triticale;  b. si un pain est désigné comme «pain au lait», on doit utiliser au moins autant   de lait, ou l’équivalent de poudre de lait entier, que d’eau pour sa fabrica- tion;   c. si un pain est désigné comme «pain au lait écrémé», on doit utiliser au moins  autant de lait écrémé, ou l’équivalent de poudre de lait écrémé, que d’eau  pour sa fabrication;     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   29   817.022.17   d. la dénomination spécifique peut consister en une mention d’une teneur en  beurre telle que «tresse au beurre» si le produit en contient au moins 70 g/kg  de matière sèche; l’adjonction de graisses comestibles, d’huiles comestibles,  de margarine ou de minarine n’est dans ce cas pas admise.   Art. 76 Indications complémentaires  Si le pain est fabriqué à partir de farine normale à laquelle ont été incorporés des  ingrédients visés à l’art. 67, al. 3, ces derniers, y compris les ingrédients naturelle- ment riches en acide ascorbique, doivent figurer sur la liste des ingrédients.   Section 3  Produits de boulangerie fine et produits de biscuiterie et de biscotterie   Art. 77 Définition  1 Les produits de boulangerie fine sont des produits de boulangerie obtenus par  cuisson au four, grillage, séchage ou par des procédés analogues, tels qu’extrusion, à  partir de pâtes ou de masses en utilisant des céréales, des fruits indéhiscents conte- nant de l’amidon de plantes non graminées ou des produits de mouture ainsi que de  l’amidon, des matières grasses et des sucres. Ils peuvent être additionnés d’ingré- dients, tels que lait et produits laitiers, cacao, chocolat, masse de couverture, masse  de glaçage, miel, épices, noix et préparations de fruits.  2 Les articles de biscuiterie et de biscotterie sont des produits de boulangerie fine  qui, entreposés de façon appropriée, se conservent au moins un mois.   Art. 78 Dénomination spécifique  Les ingrédients énumérés ci-après peuvent être mentionnés dans la dénomination  spécifique si les conditions suivantes sont remplies:   a. lait: le produit doit contenir au moins 100 g de lait ou la quantité correspon- dante de poudre de lait entier par kilogramme de la partie biscuit;   b. beurre: le produit doit contenir au moins 82 g de matière grasse du lait ou du  beurre par kilogramme de la partie biscuit; l’adjonction de graisses comes- tibles, d’huiles comestibles, de margarine ou de minarine n’est pas admise,  sauf pour le petit-beurre traditionnel; le petit-beurre doit avoir une teneur en  beurre d’au moins 25 g/kg du produit fini, et la graisse de beurre doit repré- senter au moins 20 % masse de la matière grasse totale;   c. œufs: le produit doit contenir au moins 100 g d’œufs ou la quantité équiva- lente d’œufs complets en poudre par kilogramme de la partie biscuit;   d. miel: le produit doit contenir au moins autant de miel que de sucres;  e. céréales complètes: la part de farine doit contenir au moins 70 % masse de   produit de mouture complet ou de produit de mouture complet spécial.     Denrées alimentaires et objets usuels   30   817.022.17   Art. 79 Indications complémentaires  Si des produits de boulangerie fine ou des produits de biscuiterie et de biscotterie  sont fabriqués à partir de farine normale à laquelle ont été incorporés des ingrédients  visés à l’art. 67, al. 3, ces derniers, y compris les ingrédients naturellement riches en  acide ascorbique, doivent figurer sur la liste des ingrédients.   Chapitre 9 Sucres et produits à base de sucres  Section 1 Sucres   Art. 80 Définition  Par sucres, on entend tous les monosaccharides et disaccharides définis à l’annexe 9.   Art. 81 Dénomination spécifique  1 Les dénominations figurant à l’annexe 9 sont réservées pour ces sucres et doivent  être utilisées pour les désigner.  2 Si le sirop de glucose est obtenu exclusivement à partir d’amidon, on peut utiliser  la désignation «sirop d’amidon».  3 Si le sirop de glucose déshydraté est obtenu exclusivement à partir d’amidon, on  peut utiliser la désignation «sucre d’amidon».  4 Si le sirop de glucose ou le sirop de glucose déshydraté contient plus de 5 % masse  de fructose, rapportés à la matière sèche, il doit porter l’une des désignations sui- vantes:   a. sirop de glucose-fructose ou sirop de glucose-fructose déshydraté, si la  teneur en glucose est la plus importante;   b. sirop de fructose-glucose ou sirop de fructose-glucose déshydraté, si la  teneur en fructose est la plus importante.   Art. 82 Indications complémentaires  1 L’indication du poids net peut être omise pour les produits au sens de l’art. 87 et de  l’annexe 9, ch. 1 à 13, lorsqu’ils ont un poids inférieur à 20 g.  2 L’étiquetage doit indiquer les teneurs en matière sèche et en sucre inverti pour le  sucre liquide, le sucre liquide inverti et le sirop de sucre inverti définis à l’annexe 9,  ch. 4 à 6.  3 L’étiquetage doit indiquer la mention «cristallisé» pour le sirop de sucre inverti qui  contient des cristaux dans la solution.     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   31   817.022.17   Section 2 Mélasse, sucre dérivé de fruits et sirop d’érable   Art. 83 Définitions  1 La mélasse est le sous-produit visqueux obtenu lors de la fabrication de sucre ou de  fructose.  2 Le sucre dérivé de fruits est une solution aqueuse concentrée d’agents sucrants  d’une ou de plusieurs sortes de fruits dans leur proportion d’origine. Ces agents sont  obtenus à partir du jus de fruit correspondant, après extraction des acides de fruits,  des colorants, des sels minéraux, des agents aromatiques et des autres ingrédients de  fruits. Le sucre dérivé de fruits doit satisfaire aux exigences de l’annexe 10, ch. 1.  L’art. 85, al. 5, est réservé.  3 Le sirop d’érable est obtenu par réduction de la sève de l’érable à sucre (Acer  saccharum) ou d’autres espèces d’érables appropriées.   Art. 84 Exigences s’appliquant au sirop d’érable  La matière sèche soluble du sirop d’érable doit représenter au moins 60 % masse.   Art. 85 Étiquetage  1 La terme «miel» ne doit pas être utilisé pour la dénomination des mélanges de  mélasse et de miel.  2 Le nom du fruit de départ suit la dénomination du sucre dérivé de fruits telle que  «sucre dérivé d’ananas».  3 La présence de sorbitol dans le sucre dérivé de fruits ou les produits contenant du  sucre dérivé de fruits doit être mentionnée lorsque le produit fini consommé en  quantité usuelle peut avoir un effet laxatif. Dans ce cas, l’avertissement «une quanti- té de sorbitol supérieure à 10 g par jour peut avoir un effet laxatif; cette quantité  correspond à ... X» (X = cuillères à café, morceaux, g, ml) doit être apposé.  4 Les indications valorisantes «nature», «naturel», «entier», «complet» ou autres  indications du même type ne doivent pas être utilisées pour le sucre dérivé de fruits.  5 Si des sucres dérivés de fruits sont habituellement proposés dans le commerce à  une teneur en matière sèche inférieure à celle fixée à l’annexe 10, ch. 1, pour une  utilisation à des fins de transformation particulière, leur teneur en matière sèche doit  être déclarée.   Section 3 Produits à base de sucres   Art. 86 Produits à base de sucre  Par produits à base de sucre, on entend les denrées alimentaires visées à l’annexe 10,  ch. 2.     Denrées alimentaires et objets usuels   32   817.022.17   Art. 87 Sucre gélifiant  1 Le sucre gélifiant est un mélange de sucre et d’additifs.  2 Il peut contenir de l’huile comestible végétale en faibles quantités.   Art. 88 Sucre caramélisé ou sucre caramel  Le sucre caramélisé ou sucre caramel est un produit obtenu exclusivement par  chauffage contrôlé du saccharose, le cas échéant avec adjonction d’autres sucres.  L’adjonction de bases, d’acides minéraux ou d’autres additifs chimiques n’est pas  admise.   Art. 89 Sucres en morceaux  Les sucres présentés en morceaux peuvent contenir du beurre de cacao et de  l’amidon.   Art. 90 Exigences s’appliquant aux sucres en morceaux  Les sucres en morceaux doivent satisfaire aux exigences de l’annexe 10, ch. 2.   Chapitre 10  Sel comestible, épices, vinaigre, mayonnaises, produits pour salades et  produits protéiques  Section 1 Sel comestible   Art. 91 Définitions  1 Le sel comestible ou sel de cuisine est du sel obtenu à partir de gisements de sel  gemme, d’eau de mer ou de saumure naturelle, qui se prête à l’alimentation hu- maine.  2 Le sel comestible additionné d’ingrédients particuliers est un mélange de sel co- mestible et d’ingrédients tels qu’épices ou arômes. Il peut contenir encore d’autres  ingrédients rehaussant l’arôme et la saveur tels que levure, extrait de levure, malt,  sucres ou farines riches en amidon.   Art. 92 Exigences  Le sel comestible et le sel comestible additionné d’ingrédients particuliers doivent  satisfaire aux exigences de l’annexe 11.   Art. 93 Étiquetage  1 Dans le cas du sel comestible additionné d’ingrédients particuliers, ceux-ci peuvent  être mentionnés dans la dénomination, telle que «sel épicé» ou «sel à l’arôme de  fumée».     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   33   817.022.17   2 Dans le cas du sel comestible contenant plus de 3 % masse d’eau, la teneur en eau  doit être indiquée à proximité de la dénomination spécifique.  3 Le sel comestible obtenu à partir d’eau de mer peut porter la dénomination de sel  marin. S’il est désigné comme tel, la teneur en chlorure de sodium et en éventuels  sels associés, essentiellement les chlorures et sulfates de potassium, de calcium et de  magnésium, doit être indiquée à proximité de la dénomination spécifique.  4 Le sel comestible finement cristallisé ou finement moulu peut porter la dénomina- tion de sel de table.   Section 2 Fines herbes, épices et préparations d’épices   Art. 94 Fines herbes et épices  1 Les fines herbes sont des plantes et parties de plantes, telles que fleurs, feuilles et  jeunes pousses, fraîches ou séchées, riches en arôme, qui sont ajoutées aux denrées  alimentaires pour leur conférer une certaine sapidité.20  2 Les épices sont des parties de végétaux, telles que racines, rhizomes, oignons,  écorces, feuilles, herbes aromatiques, fleurs, fruits, graines ou des parties de ceux-ci,  séchées, possédant une saveur et une odeur fortes, qui sont ajoutées aux denrées  alimentaires pour leur conférer une certaine sapidité.  3 Les mélanges d’épices sont des mélanges constitués exclusivement d’épices.   Art. 95 Extraits d’épices  1 Les extraits d’épices sont des extraits obtenus à partir d’épices par des procédés  physiques, y compris la distillation.  2 L’emploi d’extraits d’épices au lieu d’épices est admis dans le cadre des bonnes  pratiques de fabrication, à moins que la législation sur les denrées alimentaires n’en  dispose autrement.   Art. 96 Préparations d’épices  1 Les préparations d’épices sont des mélanges d’une ou de plusieurs épices ou de  fines herbes et d’autres ingrédients, tels qu’huiles, matières grasses, sucres, amidons,  extraits de levure ou sel comestible qui peuvent leur être ajoutés pour leur conférer  une certaine sapidité, les aromatiser ou en faciliter l’utilisation.  2 Le curry est un mélange d’épices, telles que curcuma, ajouté également comme  ingrédient colorant, poivre, paprika, gingembre, coriandre, cardamome, girofle et  cannelle. L’adjonction d’autres ingrédients destinés à conférer au produit une cer- taine sapidité ou à l’aromatiser tels qu’amidon, sucres ou sel comestible est admise.       20 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2018, en vigueur depuis le 1er mai 2018  (RO 2018 1247).     Denrées alimentaires et objets usuels   34   817.022.17   3 Le sucre vanillé est un mélange de vanille séchée ou de la quantité correspondante  en extrait de vanille et de sucre.  4 Le sucre vanilliné est un mélange de vanilline et de sucre.   Art. 97 Exigences s’appliquant au curry, au sucre vanillé et  au sucre vanilliné   Le curry, le sucre vanillé et le sucre vanilliné doivent satisfaire aux exigences de  l’annexe 11.   Art. 98 Étiquetage des préparations d’épices  1 Si des préparations d’épices sont composées exclusivement d’herbes aromatiques  ou de fines herbes, la dénomination spécifique peut être «préparation aux herbes  aromatiques» ou «préparation aux fines herbes».  2 Les mélanges de sucre vanillé et de sucre vanilliné ou de vanilline doivent être  désignés comme «sucre vanilliné».   Section 3 Condiment   Art. 99 Définition  1 Le condiment est un produit liquide, pâteux ou solide dérivé de substances albumi- noïdes, destiné à conférer aux aliments une certaine sapidité.  2 L’adjonction d’ingrédients tels qu’extraits de viande, levure, champignons, épices,  légumes ou sucres pour lui conférer une saveur particulière est admise.   Art. 100 Exigences  Le condiment doit satisfaire aux exigences de l’annexe 11.   Art. 101 Étiquetage  Dans le cas du condiment, les mentions et les illustrations indiquant la présence de  viande sont interdites.   Art. 102 Condiment en poudre  1 Le condiment en poudre est un produit solide, miscible aux aliments, à base de sel  comestible.  2 L’adjonction d’ingrédients, tels que levure, légumes, champignons et épices, de  même que d’ingrédients destinés à faciliter le saupoudrage, tels qu’amidon ou ma- tières grasses, est admise.21       21 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2018, en vigueur depuis le 1er mai 2018  (RO 2018 1247).     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   35   817.022.17   Art. 103 Mélange de condiments  Un mélange de condiments est constitué d’un condiment en poudre qui contient au  moins 10 % masse d’épices, de fines herbes ou de leurs mélanges.   Section 4 Vinaigre de fermentation et acide acétique comestible   Art. 104 Vinaigre de fermentation  1 Le vinaigre de fermentation est du vinaigre obtenu par la fermentation acétique de  liquides alcooliques.  2 Sont réputés vinaigres de fermentation:   a. le vinaigre de vin: vinaigre de fermentation obtenu exclusivement à partir de  vin;   b. le vinaigre de cidre: vinaigre de fermentation obtenu exclusivement à partir  de cidre ou de concentré fermenté de jus de fruits;   c. le vinaigre d’alcool ou vinaigre d’alcool pur: vinaigre de fermentation obte- nu à partir d’alcool provenant de matières végétales;   d. le vinaigre de petit-lait: vinaigre de fermentation obtenu à partir de petit-lait;  e. le vinaigre de sérum de lait: vinaigre de fermentation obtenu à partir de sé-  rum de lait ou d’ultra-filtrat (perméat);  f. les autres sortes de vinaigre de fermentation telles que vinaigre de malt, de   bière ou de miel: vinaigres de fermentation obtenus par la fermentation al- coolique et acétique de denrées alimentaires contenant des hydrates de car- bone.   3 Sont réputés mélanges de vinaigres de fermentation:  a. le vin vinaigré: produit obtenu exclusivement par fermentation acétique par-  tielle de vin ou par le mélange de vinaigre de vin et de vin;  b. le vinaigre au citron: produit lors de la fabrication duquel le vinaigre de fer-  mentation est partiellement remplacé par du jus de citron;  c. les mélanges des sortes de vinaigre définies à l’al. 2;  d. le vinaigre de fermentation additionné d’ingrédients aromatiques tels que   miel, épices ou leurs extraits;  e. le vinaigre de fermentation additionné d’un ou de plusieurs jus de fruits ou   de baies.  4 L’«aceto balsamico» est une spécialité de vinaigre fabriquée selon un procédé  traditionnel à partir de moût de raisin fermenté.   Art. 105 Exigences s’appliquant au vinaigre de fermentation  1 Le vinaigre de fermentation doit satisfaire aux exigences suivantes:     Denrées alimentaires et objets usuels   36   817.022.17   a. l’acidité totale, calculée en acide acétique, doit être de 45 g par litre au  moins;   b. la teneur en alcool éthylique ne doit pas dépasser 0,5 % vol., et celle du  vinaigre de vin, 1 % vol.;   c. l’adjonction de substances nutritives nécessaires à la croissance des bacté- ries, telles que phosphates, sulfates, oligo-éléments et glucose (au maximum  0,1 % masse), est admise;   d. une décoloration au moyen de charbon actif pur est admise pour tous les  vinaigres de fermentation et pour le vin rouge destiné à la fabrication du vi- naigre;   e. l’utilisation des jus obtenus en lessivant des marcs pour la fabrication de vi- naigre de fermentation est interdite;   f. le mélange de vinaigre de fermentation avec de l’acide acétique est interdit.  2 Les différents vinaigres de fermentation, leurs matières premières et leurs ingré- dients doivent satisfaire de surcroît aux exigences suivantes:   a. le vin et le cidre destinés à la fabrication de vinaigre doivent satisfaire aux  exigences du titre 6, chap. 3 et 7, de l’ordonnance du DFI du 16 décembre  2016 sur les boissons22, à l’exception de la piqûre acétique et de la turbidité;   b. le vinaigre de vin doit contenir au moins 14 % masse d’extrait sans sucre,  rapporté à l’acidité totale calculée en acide acétique; la teneur en cendres,  calculée de la même manière, doit être de 1,4 % masse au moins.   c. le vin vinaigré doit avoir une acidité totale, calculée en acide acétique, de 30  à 45 g par litre et une teneur en alcool de 3 à 6 % vol.;   d. le vinaigre de petit-lait ou de sérum de lait doit contenir principalement,  comme acides, de l’acide acétique et de l’acide lactique, la teneur en acide  acétique devant être prédominante; la teneur résiduelle en lactose ne peut  dépasser 5 g par litre;   e. l’alcoolisation des matières premières pour obtenir des vinaigres de fermen- tation est interdite.   3 Les mélanges de vinaigres de fermentation doivent satisfaire aux exigences sui- vantes:   a. le vinaigre au citron doit être constitué d’au moins un tiers de jus de citron  en volume. Le jus de citron peut être remplacé totalement ou partiellement  par la quantité correspondante de concentré; l’ajout d’acide citrique pur  comme correcteur d’acidité est admis;   b. s’il est prévu de mélanger du vinaigre de fermentation avec du sel comes- tible, des ingrédients aromatisants et des jus de fruits, ces ajouts doivent  satisfaire aux exigences pertinentes:  1. l’adjonction de jus de fruits est admise à raison d’au moins 5 % masse   de jus par rapport au produit fini,      22 RS 817.022.12     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   37   817.022.17   2. la saveur des épices ou de leurs extraits doit être nettement perceptible;  c. les al. 1 et 2 sont applicables par analogie.   4 L’«aceto balsamico» doit satisfaire aux exigences suivantes:  a. une teneur en acide d’au moins 6 g par 100 ml;  b. une teneur en alcool ne dépassant pas 1,5 % vol.;  c. une teneur en extrait sans sucre d’au moins 30 g par litre.   Art. 106 Étiquetage du vinaigre de fermentation  1 Le vinaigre d’alcool et les mélanges de vinaigres de fermentation peuvent être  aussi dénommés «vinaigre de table» ou «vinaigre comestible».  2 Les indications requises à l’art. 3 OIDAl23 doivent être complétées par les informa- tions suivantes:   a. la teneur en acide, calculée en acide acétique, exprimée en pour-cent masse  ou en grammes par litre;   b. dans le cas du vin vinaigré: la teneur en alcool, exprimée en pour-cent vol..   Art. 107 Acide acétique comestible  L’acide acétique comestible est de l’acide acétique obtenu par un procédé chimique  et dilué dans de l’eau potable.   Art. 108 Exigences s’appliquant à l’acide acétique comestible  1 L’acide acétique comestible doit avoir une teneur en acide de 14 % masse au plus.  2 Les ingrédients aromatiques sont admis.   Art. 109 Dénomination spécifique de l’acide acétique comestible  La dénomination spécifique est «acide acétique comestible». Les dénominations  telles que «vinaigre» ou «essence de vinaigre» sans autre indication ne sont pas  admises.   Section 5 Moutarde   Art. 110 Définition  1 La moutarde est un mélange de graines de moutarde et de vinaigre, de vin ou  d’eau.       23 RS 817.022.16     Denrées alimentaires et objets usuels   38   817.022.17   2 L’adjonction à la moutarde d’ingrédients, tels que sel comestible, sucres, épices,  farine de riz ou amidon est admise.   Art. 111 Exigences  La moutarde doit satisfaire aux exigences de l’annexe 11.   Section 6 Mayonnaises et sauce au soja   Art. 112 Mayonnaise et mayonnaise à salade  1 La mayonnaise et la mayonnaise à salade sont des préparations obtenues à partir  d’huile comestible, d’œufs entiers ou de jaune d’œuf de poule et de vinaigre de  fermentation.  2 La mayonnaise et la mayonnaise à salade peuvent être additionnées de sel comes- tible, d’épices, de moutarde et d’autres ingrédients, tels que sucres ou jus de citron.   Art. 113 Exigences s’appliquant à la mayonnaise et à la mayonnaise à salade  La teneur en huile comestible doit atteindre:   a. au moins 70 % masse dans la mayonnaise;  b. au moins 50 % masse dans la mayonnaise à salade.   Art. 114 Sauce au soja  1 La sauce au soja est une sauce semblable à un condiment, obtenue par hydrolyse  enzymatique et en partie par hydrolyse acide, principalement à partir de fèves de  soja et de farine de soja dégraissée.  2 L’adjonction d’ingrédients tels que sel comestible ou sucres est admise pour lui  conférer une certaine sapidité.   Art. 115 Exigences s’appliquant à la sauce au soja24  La sauce au soja doit satisfaire aux exigences de l’annexe 11.   Section 7 Levure et levures alimentaires   Art. 116 Levure  1 La levure de boulangerie est une levure cultivée en surface (Saccharomyces cerevi- siae et leurs hybrides) et servant à alléger la pâte.       24 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2018, en vigueur depuis le 1er mai 2018  (RO 2018 1247).     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   39   817.022.17   2 La levure pressée est une levure de boulangerie partiellement débarrassée de son  eau.  3 La levure de boulangerie sèche est une levure séchée avec ménagement, qui doit  être réhydratée avant l’emploi.  4 La levure de boulangerie sèche instantanée est une levure séchée avec ménage- ment, qui peut être ajoutée directement à l’état sec à la farine, lors de la préparation  de la pâte.  5 La levure de boulangerie liquide est une levure à forte teneur en eau.   Art. 117 Exigences s’appliquant à la levure  1 La levure pressée ne doit pas contenir plus de 1 % masse de l’amidon utilisé  comme auxiliaire de filtrage et 0,3 % masse de l’huile comestible utilisée pour sa  fabrication. La teneur en eau ne peut dépasser 75 % masse.  2 Elle doit former une masse homogène et humide, ni gluante ni visqueuse, de con- sistance pâteuse ou friable, de couleur jaune grisâtre, avec une odeur légèrement  acidulée rappelant celle des produits de la fermentation.  3 La matière sèche de la levure de boulangerie sèche doit être d’au moins 90 %  masse, celle de la levure de boulangerie sèche instantanée d’au moins 93 % masse.  4 La teneur en eau de la levure de boulangerie liquide ne doit pas dépasser 80 %  masse.  5 L’extrait de levure destiné à être remis comme tel au consommateur ne doit pas  contenir plus de 25 % masse d’eau, ni plus de 15 % masse de sel comestible. Sa  teneur en azote aminé doit être de 3 % masse au moins.   Art. 118 Levures alimentaires  Les levures alimentaires sont obtenues à partir de souches, telles que Saccharomyces  cerevisiae ou Candida utilis qui se prêtent à l’alimentation humaine. Elles sont  remises avec ou sans traitement tel que désamérisation, inactivation ou cytolyse.   Art. 119 Étiquetage des levures alimentaires  Les emballages et les étiquettes doivent porter la mention du type de levure et du  type de traitement. À défaut d’une dénomination courante ou en cas d’ambiguïté, il  faut indiquer la dénomination latine.     Denrées alimentaires et objets usuels   40   817.022.17   Section 8  Tofu, tempeh et autres produits à base de protéines végétales   Art. 120 Tofu et tempeh  1 Le tofu est un produit, égoutté ou non, fabriqué à partir de fèves de soja et d’eau,  avec addition d’un agent coagulant.  2 Les agents coagulants mentionnés à l’annexe 12 peuvent être utilisés.  3 Le tempeh est un produit à base de fèves de soja, fermentées au moyen de cultures  appropriées, telles que Rhizopus oligosporus. Il peut être fabriqué à partir de cé- réales.   Art. 121 Autres produits à base de protéines végétales  Les autres produits à base de protéines végétales sont des produits fabriqués à partir  de protéines de céréales ou de protéines de légumineuses et d’autres ingrédients  d’origine exclusivement végétale, à l’exception des produits au sens de l’art. 120.   Art. 122 Dénomination spécifique d’autres produits à base  de protéines végétales   La dénomination spécifique est fixée à l’art. 6 OIDAl25.   Chapitre 11 Actualisation des annexes   Art. 123  1 L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires adapte les  annexes à l’évolution des connaissances scientifiques et techniques et des législa- tions des principaux partenaires commerciaux de la Suisse.  2 Il peut édicter des dispositions transitoires.   Chapitre 12 Dispositions finales   Art. 124 Abrogation d’autres actes  Sont abrogées:   1. l’ordonnance du DFI du 23 novembre 2005 sur les sucres, les denrées ali- mentaires sucrées et les produits à base de cacao26;   2. l’ordonnance du DFI du 23 novembre 2005 sur les potages, les épices et le  vinaigre27;       25 RS 817.022.16  26 [RO 2005 5909, 2006 4913, 2009 1977 2565, 2010 885]     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   41   817.022.17   3. l’ordonnance du DFI du 23 novembre 2005 sur les huiles et graisses comes- tibles et leurs dérivés28;   4. l’ordonnance du DFI du 23 novembre 2005 sur les champignons comestibles  et la levure29;   5. l’ordonnance du DFI du 23 novembre 2005 sur les fruits, les légumes, les  confitures et produits similaires30;   6. l’ordonnance du DFI du 23 novembre 2005 sur les céréales, les légumi- neuses, les protéines végétales et leurs dérivés31.   Art. 124a32 Disposition transitoire de la modification du 27 mai 2020  Les denrées alimentaires non conformes à la modification du 27 mai 2020 peuvent  encore être importées, fabriquées et étiquetées selon l’ancien droit jusqu’au  30 juin 2021 et remises au consommateur jusqu’à épuisement des stocks.   Art. 125 Entrée en vigueur  La présente ordonnance entre en vigueur le 1er mai 2017.       27 [RO 2005 5941, 2006 4917, 2009 1995]  28 [RO 2005 6009, 2006 4941, 2008 993, 2009 1023, 2013 4943, 2015 1053 3403]  29 [RO 2005 6017, 2008 995]  30 [RO 2005 6033, 2006 4945, 2008 1007, 2010 4631, 2012 5427]  31 [RO 2005 6087, 2006 4965, 2010 4639, 2013 4975]  32 Introduit par le ch. I de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le 1er juil. 2020   (RO 2020 2353).     Denrées alimentaires et objets usuels   42   817.022.17   Annexe 133  (art. 3)   Liste des plantes, parties de plantes et préparations à base de plantes dont l’utilisation n’est pas admise  dans les denrées alimentaires   Nom scientifique, botanique Nom français Parties de plantes Remarques        Aconitum napellus L. Aconit napel  Toutes les parties de la plante   Acorus calamus L. Acore Rhizome Forme tétraploïde  Adonis vernalis L. Adonis de printemps Herbe   Alkanna tuberculata (FORSSK.) MEIKLE Orcanette des teinturiers Racine   Aloe barbadensis MILL. Aloe vera Sève des feuilles (exsudat) À l’exception du gel à partir de paren-  chyme de feuilles  Aloe ferox MILL. Aloès du Cap Sève des feuilles (exsudat) À l’exception du gel à partir de paren-  chyme de feuilles  Anemone spp. Espèces du genre Anemone Toutes les parties de la plante   Aquilegia vulgaris L. Ancolie commune Toutes les parties de la plante   Arctostaphylos uva-ursi (L.) SPRENGEL Raisin d’ours Feuille   Areca catechu L. Palmier à bétel Fruit   Argyreia nervosa (BURM. f.) BOJ. Liane d’argent Graine   Aristolochia spp. Espèces du genre Aristolochia Toutes les parties de la plante   Arnica montana L. Arnica Fleur   Artemisia cina O.C. BERG Semen-contra Fleur, graine   Arum spp. Espèces du genre Arum Toutes les parties de la plante   Asarum europaeum L. Asaret d’Europe Toutes les parties de la plante   Aspidosperma quebrachoblanco SCHLECHT. Quebracho blanc Écorce, bois   Atropa belladonna L. Belladone Toutes les parties de la plante   Azadirachta indica A. Juss. Margousier Feuilles, graines   Banisteriopsis caapi (SPRUCE ex GRISEB.)  MORTON   Banisteriopsis caapi Écorce, bois        33 Mise à jour par le ch. II de l’O du 28 mars 2018 (RO 2018 1247) et le ch. II al. 1 de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le 1er juil. 2020   (RO 2020 2353).     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible. O du DFI   43   817.022.17   Nom scientifique, botanique Nom français Parties de plantes Remarques        Brugmansia spp. Espèces du genre Brugmansia Toutes les parties de la plante   Bryonia spp. Bryonia Toutes les parties de la plante   Buxus sempervirens L. Buis commun Toutes les parties de la plante   Cassia senna L. Séné Feuille, fruit   Catharanthus roseus (L.) G. DON Pervenche de Madagascar Toutes les parties de la plante   Caulophyllum thalictroides (L.) MICHX. Cohosh bleu Toutes les parties de la plante   Cephaelis ipecacuanha (BROT.) A. RICH. Ipécacuanha Racine   Chelidonium majus L. Grande chélidoine, grande éclaire Herbe   Chenopodium ambrosioides L. var. Anthel- minticum A. GRAY   Épazote Toutes les parties de la plante    Chondodendron tomentosum RUIZ et PAV. Chondodendron tomentosum Toutes les parties de la plante   Cicuta virosa L. Ciguë aquatique, ciguë vireuse Toutes les parties de la plante   Cimicifuga racemosa (L.) NUTT. Actée à grappe Rhizome   Citrullus colocynthis (L.) SCHRAD. Coloquinte Toutes les parties de la plante   Colchicum autumnale L. Colchique d’automne Toutes les parties de la plante   Colutea arborescens L. Baguenaudier Toutes les parties de la plante   Conium spp. Cicutaire Toutes les parties de la plante   Convallaria majalis L. Muguet de mai Toutes les parties de la plante   Convolvulus scammonia L. Scammonée Toutes les parties de la plante   Croton spp. Espèces du genre Croton Toutes les parties de la plante   Cyclamen spp. Espèces du genre Cyclamen Tubercule   Cynoglossum officinale L. Langue de chien  Herbe   Cytisus scoparius (L.) LINK Genêt à balais Toutes les parties de la plante   Daphne spp. Espèces du genre Daphne Toutes les parties de la plante   Datura spp. Datura Toutes les parties de la plante   Delphinium elatum L. Dauphinelle élevée Toutes les parties de la plante   Delphinium staphisagria L. Staphisaigre  Toutes les parties de la plante   Digitalis spp. Espèces du genre Digitalis Toutes les parties de la plante   Dryopteris filix-mas (L.) SCHOTT Fougère mâle Toutes les parties de la plante   Ecballium elaterium (L.) A. RICH Concombre d’âne, cornichon d’âne Toutes les parties de la plante   Echinopsis peruviana (BRITTON et ROSE)  H.FRIEDRICH et G.D.ROWLEY   Torche péruvienne Toutes les parties de la plante    Ephedra spp. Éphédrales Toutes les parties de la plante   Erysimum cheiri (L.) CRANTZ Giroflée des murailles Toutes les parties de la plante      Denrées alimentaires et objets usuels   44   817.022.17   Nom scientifique, botanique Nom français Parties de plantes Remarques        Euphorbia spp. Espèces du genre Euphorbia Toutes les parties de la plante   Galanthus spp. Perce-neige Toutes les parties de la plante   Galega officinalis L Galéga officinal Toutes les parties de la plante   Gelsemium sempervirens (L.) JAUME ST.-HIL. Gelsémie toujours verte, jasmin de   Caroline  Rhizome    Genista tinctoria L. Genêt des teinturiers Fleur   Gloriosa superba L. et Gloriosa rothschildiana  O’BRIEN. et Gloriosa simplex L.   Glorieuse, lis glorieux, lis de Malabar Toutes les parties de la plante    Gratiola officinalis L. Gratiole officinale Toutes les parties de la plante   Griffonia simplicifolia Baill. Griffonia Graine   Gymnema silvestre (WILLD.) R. BR. Gymnéma Feuille   Helleborus spp. Espèces du genre Helleborus Toutes les parties de la plante   Heracleum mantegazzianum Sommier et Levier Berce du Caucase, berce de Mantegazzi Toutes les parties de la plante   Hoodia gordonii (MASS.) SWEET Hoodia Toutes les parties de la plante   Hyoscyamus spp  Espèces de jusquiame Toutes les parties de la plante   Hypericum perforatum L. Millepertuis Herbe, fleur Seulement comme arôme dans les   boissons alcooliques  Ilex aquifolium L. Houx Fuit, feuille   Ipomoea purga (WENDER.) HAYNE Jalap Toutes les parties de la plante   Ipomoea violacea L. Belle de nuit Graine   Juniperus sabina L. Genévrier sabine Toutes les parties de la plante   Laburnum anagyroides MEDICUS Cytise faux ébénier, cytise à grappes,   cytise aubour, faux ébénier   Toutes les parties de la plante    Lactuca virosa L. Laitue vireuse, laitue sauvage Toutes les parties de la plante   Ledum palustre L. Lédon des marais Herbe   Leucojum vernum L. Nivéole de printemps Toutes les parties de la plante   Ligustrum vulgare L. Troène commun Toutes les parties de la plante   Lobelia spp. Espèces du genre Lobelia Toutes les parties de la plante   Lycopodium clavatum L. Lycopode en massue Herbe   Lycopus europaeus L. und Lycopus virginicus L. Lycopes Herbe   Mandragora officinarum L. Mandragore Racine   Mitragyna speciosa Korth. Kratom Feuille   Mucuna pruriens (L.) DC. Pois mascate Toutes les parties de la plante   Narcissus spp. Narcisses Toutes les parties de la plante      Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible. O du DFI   45   817.022.17   Nom scientifique, botanique Nom français Parties de plantes Remarques        Nerium oleander L. Laurier-rose Toutes les parties de la plante   Papaver somniferum L. Pavot somnifère, pavot à opium Toutes les parties de la plante À l’exception de la graine  Pausinystalia yohimbe (K.SCHUM.) PIERRE  ex BEILLE   Yohimbe Toutes les parties de la plante    Peganum harmala L. Harmal, rue de Syrie Toutes les parties de la plante   Petasites spp. Espèces du genre Petasites Toutes les parties de la plante   Physostigma venenosum BALFOUR Fève de Calabar Graine   Phytolacca americana L. Raisin d’Amérique, teinturier Fruit   Pilocarpus jaborandi HOLMES Jaborandi officinal Feuille   Piper methysticum G. FORST. Kava-kava Rhizome   Podophyllum peltatum L. Podophylle pelté, podophylle   d’Amérique, pomme de mai  Racine, résine    Polygonatum multiflorum (L.) ALL. Sceau de Salomon multiflore Toutes les parties de la plante   Psychotria viridis RUIZ et PAV. Chacrona, chacruna Toutes les parties de la plante   Pteridium aquilinum (L.) KUHN Fougère-aigle, grande fougère Toutes les parties de la plante   Pulsatilla pratensis (L.) MILL. Pulsatille des prés Toutes les parties de la plante   Pulsatilla vulgaris MILL. Anémone pulsatille, coquerelle Toutes les parties de la plante   Rauvolfia serpentina (L.) BENTH. ex KURZ Rauwolfia, peau de cobra, arbre aux   serpents, sarpagandha de l’Inde  Racine    Rhamnus catharticus L. Nerprun purgatif, nerprun cathartique,  nerprun officinal   Fruit, écorce    Rhamnus frangula L. Bourdaine, bourgène  Fruit, écorce   Rhamnus purshiana DC. Cascara Écorce   Rheum officinale BAILLON et Rheum palmatum  L.   Rhubarbe Racine Seulement comme arôme dans les  boissons alcooliques   Rhus toxicodendron L. Sumac grimpant, herbe à puce, bois de  chien, sumac vénéneux   Toutes les parties de la plante    Ricinus communis L. Ricin commun Graine   Rubia tinctorum L. Garance des teinturiers Racine   Sassafras spp. Sassafras Toutes les parties de la plante   Schoenocaulon officinale (SCHLECHTEND. et  CHAM.) A. GRAY   Cévadille Graine    Scopolia spp. Espèces du genre Scopolia Toutes les parties de la plante   Senecio spp. Séneçons véritables Toutes les parties de la plante      Denrées alimentaires et objets usuels   46   817.022.17   Nom scientifique, botanique Nom français Parties de plantes Remarques        Sida cordifolia L. Mauve des sables, bala, herbe sida Toutes les parties de la plante   Solanum dulcamara L. Douce-amère, morelle douce-amère Tige   Solanum nigrum L. emend. MILL. Morelle noire, tue-chien, raisin de loup Toutes les parties de la plante   Spartium junceum L. Spartier à tiges de jonc, spartier Toutes les parties de la plante   Strophantus spp. Espèces du genre Strophantus Toutes les parties de la plante   Strychnos ignatii BERG. Fève de Saint-Ignace Graine   Strychnos nux vomica L. Vomiquier Graine   Tabernanthe iboga BAILL. Iboga Racine   Tamus communis L. Tamier commun, herbe aux femmes   battues  Toutes les parties de la plante    Tanacetum vulgare L. Tanaisie commune, barbotine Fleur, herbe   Taxus spp. Ifs Toutes les parties de la plante À l’exception de l’arille  Teucrium chamaedrys L. Germandrée petit-chêne Toutes les parties de la plante   Thevetia peruviana (PERS.) K. SCHUM. Thévétia du Pérou, ahouaï Toutes les parties de la plante   Thuja spp. Thuyas Toutes les parties de la plante   Urginea maritima (L.) BAKER Scille maritime, scille officinale Oignon   Veratrum album L. Vératre blanc, hellébore blanc, faux   hellébore  Rhizome    Viburnum lantana L. Viorne lantane, lantane, viorne man- cienne, mancienne, cochène   Toutes les parties de la plante    Viburnum opulus L. Viorne obier Toutes les parties de la plante   Vinca minor L. Petite pervenche Herbe   Viscum album L. Gui  Fruit, herbe   Voacanga africana STAPF. und Voacanga  thuarsii Roem-Schu   Voacanga Toutes les parties de la plante    Wisteria spp. Glycines Toutes les parties de la plante   Xysmalobium undulatum (L.) R. BR. Uzara Racine      Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   47   817.022.17   Annexe 234  (art. 9, let. d, et 10, al. 2)   Exigences s’appliquant aux huiles d’olive et aux huiles   de grignons d’olive   Les huiles d’olive et les huiles de grignons d’olive sont soumises aux exigences de  l’annexe I du règlement (CEE) no 2568/9135. Les méthodes d’échantillonnage et  d’analyse qui s’appliquent sont celles des annexes Ia et II à XX de ce même règle- ment.       34 Nouvelle teneur selon le ch. II al. 2 de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le  1er juil. 2020 (RO 2020 2353).   35 Règlement (CEE) n° 2568/91 de la Commission du 11 juillet 1991 relatif aux caractéris- tiques des huiles d’olive et des huiles de grignons d’olive ainsi qu’aux méthodes d’ana- lyse y afférentes, JO L 248 du 5.9.1991, p. 1; modifié en dernier lieu par le règlement  d’exécution (UE) 2019/1604, JO L 250 du 30.9.2019, p. 14     Denrées alimentaires et objets usuels   48   817.022.17   Annexe 3  (art. 19, al. 1)   Exigences s’appliquant à la glace comestible   1. Crème glacée  1.1. La crème glacée, ou ice cream, est une glace comestible fabriquée à partir   d’un mélange gelé de crème, de lait et de sucres. La crème liquide ou le lait  peuvent être remplacés par du beurre, de la crème en poudre ou du lait en  poudre. À titre de complément, d’autres produits laitiers peuvent y être in- corporés.   1.2. La crème glacée doit satisfaire aux exigences suivantes:  a. Teneur en matière grasse lactique   lorsqu’on y ajoute des ingrédients  visés à l’art. 18, al. 1 min.   6 % masse   b. Teneur en matière grasse lactique  lorsqu’on n’y ajoute pas d’ingrédients  visés à l’art. 18, al. 1 min.   8 % masse   c. Matière sèche totale min. 30 % masse  1.3. La crème glacée ne contient que les matières grasses issues des ingrédients   autorisés en vertu de l’art. 18, al. 1, et du ch. 1.1.   2. Glace double crème  La glace double crème est une glace comestible qui est fabriquée selon les prescrip- tions applicables à la crème glacée et qui satisfait aux exigences suivantes:   a. Teneur en matière grasse du lait min. 12 % masse  b. Matière sèche totale min. 33 % masse   3. Glace au lait  La glace au lait, ou ice milk, est une glace comestible qui est fabriquée selon les  prescriptions applicables à la crème glacée et qui satisfait aux exigences suivantes:   a. Teneur en matière grasse du lait min.   3 % masse  b. Matière sèche lactique dégraissée min.   8 % masse  c. Matière sèche totale min. 30 % masse     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   49   817.022.17   4. Sorbet  Le sorbet est une glace comestible qui satisfait aux exigences suivantes:   a. Proportion de fruits dans les sorbets aux fruits  – citrons min.   6 % masse  – autres agrumes min. 10 % masse  – autres fruits min. 20 % masse   b. Matière sèche totale min. 25 % masse   5. Glace à l’eau  La glace à l’eau est une glace comestible qui satisfait aux exigences suivantes:   a. Matière grasse totale max.   3 % masse  b. Matière sèche totale min. 15 % masse   6. Glace  La glace est une glace comestible qui satisfait aux exigences suivantes:   a. Matière grasse totale min.   3 % masse  b. Matière sèche lactique dégraissée min.   8 % masse  c. Matière sèche totale min. 30 % masse   7. Glace semi-gelée  La glace semi-gelée, ou soft ice, est une glace comestible semi-gelée destinée à la  consommation immédiate.     Denrées alimentaires et objets usuels   50   817.022.17   Annexe 436  (art. 31 et 37, al. 1, let. c)   Champignons comestibles qui ne peuvent être mis sur le marché  que selon certaines exigences particulières et exigences  correspondantes   Nom latin Synonyme nom latin Nom français Exigences   Albatrellus        Albatrellus conflu- ens (Alb. &  Schwein.)    Albatrellus conflu- ens (Alb. &  Schwein.) Kotl. &  Pouzar    Scutiger confluens  (Alb. & Schwein.)  Bondartsev & Sin- ger   Polypore confluent Éviter les spécimens  anciens (amers).    Albatrellus ovinus  (Schaeff.) Kotl.&  Pouzar    Scutiger ovinus  (Schaeff.) Murrill   Polypore des brebis Éviter les spécimens  anciens (amers).   Amanita     Amanita caesarea   (Scop.) Pers.   Amanite des Césars    Oronge  Pas d’œufs de cham- pignons fermés (voile  général)    Amanita rubescens  Pers.    Amanite rougissante  Golmotte   Cuire au moins  20 minutes.   Armillaria      Armillaria borea-  lis Marxm. & Ko- rhonen    Armillaire boréale  Seulement des  spécimens jeunes :  cuire séparément  5 minutes à l’eau,  jeter l’eau de cuisson,  terminer la cuisson.   Séchage possible sans  cuisson préalable puis  utilisation normale  (cuire au moins  20 minutes).    Armillaria cepisti- pes Velen. [as  'cepaestipes'],  České Houby    Armillaire pied-bot    Armillaria gallica  Marxm. & Ro- magn.    Armillaria bulbosa  sensu auct. brit.   Armillaire à voile  jaune   Armillaria mellea  (Vahl) P. Kumm.  agg.    Armillaire couleur de  miel    Armillaria ostoyae  (Romagn.) Herink    Armillaria obscu- ra sensu auct.   Armillaire obscure       36 Nouvelle teneur selon le ch. II al. 2 de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le  1er juil. 2020 (RO 2020 2353).     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   51   817.022.17   Nom latin Synonyme nom latin Nom français Exigences    Armillaria tabe- scens Scop.    Desarmillaria  tabescens (Scop.)  R.A. Koch & Ai- me   Armillaire sans  anneau   Boletus           Boletus erythropus  Pers.    Neoboletus ery- thropus (Pers.) C.  Hahn   Bolet à pied rouge Cuire au moins  20 minutes.   Chlorophyllum        Chlorophyllum  rhacodes (Vittad.)  Vellinga    Macrolepiota  rachodes (Vittad.)  Singer    Macrolepiota  rhacodes (Vittad.)  Singer   Lépiote déguenillée  Cuire / griller au  moins 20 minutes.  Ne préparer que le  chapeau, pas le pied.   Kuehneromyces        Kuehneromyces  mutabilis  (Schaeff.) Singer  & A.H. Sm.    Pholiota mutabilis  (Schaeff.) P.  Kumm.   Pholiote changeante Culture seulement  (risque de confusion  avec Galerina margi- nata)    Lentinula           Lentinula edodes  (Berk.) Pegler    Lentinus edodes  (Berk.) Singer   Shiitaké Cuire au moins  20 minutes.   Macrolepiota           Macrolepiota  procera (Scop.)  Singer    Lépiote élevée Cuire / griller au  moins 20 minutes.  Ne préparer que le  chapeau, pas le pied.   Russula        Russula olivacea  (Schaeff.) Fr.    Russule olivacée Cuire au moins  20 minutes.   Sarcodon        Sarcodon imbri- catus (L.) P. Karst.    Sarcodon imbrica- tum (L.) P. Karst   Sacodon imbriqué,   Hydne imbriqué   Éviter les spécimens  anciens (amers).   Suillus        Suillus bovinus  (L.) Roussel    Bolet des bouviers Enlever la cuticule.    Suillus collinitus  (Fr.) Kuntze    Bolet à base rose    Suillus granulatus  (L.) Roussel    Bolet granulé     Denrées alimentaires et objets usuels   52   817.022.17   Nom latin Synonyme nom latin Nom français Exigences    Suillus grevillei  (Klotsch) Singer    Suillus flavus  (With.) Singer   Bolet élégant    Suillus luteus (L.)  Roussel    Nonnette voilée     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   53   817.022.17   Annexe 5  (art. 35)   Défauts de qualité tolérés dans les champignons   Remarque: valeurs maximales en % masse dans le lot de contrôle:   Forme de commercialisation Nature du défaut   Impuretés  minérales   Impuretés  organiquesa)   Champi- gnons  partielle- ment ou  totalement  carbonisés   Champi- gnons  moisis,  visible à  l’œil nu   Champi- gnons  véreux   Total   Champignons comestibles frais       – cultivés 0,5 8b) – – 1  – sauvages 1 0,3 – – 6/10c)   Champignons comestibles  surgelés          – cultivés 0,2 0,02 – – 1  – sauvages 0,2 0,02 – – 6/10c)   Champignons comestibles  séchés          – cultivés 2 1 2 2 0,5  – sauvages 2 1 2 2 d)   Granulés et poudres de  champignons 2 – – – –   Conserves humides de  champignons, y compris pâtes  de champignons          – cultivés 0,2 0,02 – – 1  – sauvages 0,2 0,02 – – 6/10c)   a) impuretés de provenance végétale  b) y compris le compost adhérent  c) espèces du genre Boletus  d) jusqu’à concurrence de 15 % de la totalité des défauts     Denrées alimentaires et objets usuels   54   817.022.17   Annexe 6  (art. 50, 51, al. 1 à 4, 52, al. 1, 53, al. 1, 3 et 4, 54, al. 1, let. a, 2, let. a à c, et 4)   Fèves de cacao, cacao en grains et leurs dérivés   1. Fèves de cacao  Les fèves de cacao sont les graines fermentées et séchées du cacaoyer (Theobroma  cacao L.).   2. Cacao en grains  Par cacao en grains, on entend les fèves de cacao, torréfiées ou non, nettoyées et  décortiquées.   3. Cacao en pâte  Le cacao en pâte est la pâte obtenue à partir de cacao en grains par un procédé  mécanique et de laquelle aucune matière grasse naturelle n’a été retirée.   4. Beurre de cacao  Le beurre de cacao est la matière grasse obtenue à partir de fèves de cacao ou de  parties de fèves de cacao aux caractéristiques suivantes:   a. Teneur en acides gras libres  (exprimée en acide oléique) max. 1,75 % masse   b. Teneur en insaponifiables  (déterminée à l’éther de pétrole) max. 0,5   % masse   c. Teneur en insaponifiables dans le cas du beurre  de cacao de pression (déterminée à l’éther de  pétrole) max. 0,35 % masse   5. Produits à base de cacao  5.1. Cacao en poudre, cacao  Produit obtenu par la transformation en poudre de fèves de cacao nettoyées, décorti- quées et torréfiées, aux caractéristiques suivantes:   a. Teneur en beurre de cacao  (rapporté à la matière sèche) min. 20 % masse   b. Teneur en eau max.   9 % masse     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   55   817.022.17   5.2. Cacao pauvre en graisse en poudre (cacao maigre en poudre,  cacao pauvre en graisse ou maigre, cacao fortement dégraissé en  poudre, cacao fortement dégraissé)  Cacao en poudre aux caractéristiques suivantes:  Teneur en beurre de cacao  (rapporté à la matière sèche) moins de 20 % masse   5.3 Chocolat en poudre  Produits obtenus par mélange de cacao en poudre et de sucres aux caractéristiques  suivantes:  Teneur en cacao en poudre min. 32 % masse   5.4 Chocolat de ménage en poudre, cacao en poudre sucré ou cacao  sucré et cacao de ménage sucré en poudre, cacao de ménage sucré,  chocolat de ménage sucré en poudre  5.4.1  Produits obtenus par mélange de cacao en poudre et de sucres aux caractéris- tiques suivantes:  Teneur en cacao en poudre min. 25 % masse  5.4.2  Ces dénominations sont complétées par les mentions «faible en matière  grasse», «maigre» ou «fortement dégraissé» si le produit au sens du ch. 5.2 est faible  en matière grasse, maigre ou fortement dégraissé.   6. Produits à base de chocolat  6.1 Chocolat, y compris chocolat de ménage  Produit obtenu à partir de cacao en grains, de cacao en pâte, de cacao en poudre, de  cacao maigre en poudre et de sucres, additionné ou non de beurre de cacao, aux  caractéristiques suivantes (sous réserve des ch. 6.2 à 6.4; calcul selon l’art. 52):   a. Matière sèche totale de cacao min. 35 % masse  b. Beurre de cacao min. 18 % masse  c. Matière sèche ou dégraissée   de cacao min. 14 % masse     Denrées alimentaires et objets usuels   56   817.022.17   6.2 Chocolat granulé (chocolat vermicelle), chocolat en flocons,  chocolat vermicelle  Si la dénomination «chocolat» est complétée par la mention «granulé», «vermicelle»  ou «en flocons», le produit sous ces formes doit présenter les caractéristiques sui- vantes:   a. Matière sèche totale de cacao min. 32 % masse  b. Dont beurre de cacao, et  min. 12 % masse  c. Matière sèche dégraissée de cacao min. 14 % masse   6.3 Chocolat de couverture  Si la dénomination «chocolat» est complétée par la mention «de couverture», le  produit doit présenter les caractéristiques suivantes:   a. Matière sèche totale de cacao min. 35 % masse  b. Dont beurre de cacao, et  min. 31 % masse  c. Matière sèche dégraissée de cacao min. 2,5 % masse   6.4 Chocolat aux noisettes gianduja  6.4.1  Si la dénomination «chocolat» est complétée par la mention et «aux noisettes  gianduja» ou par une dénomination dérivée de «gianduja», le produit doit présenter  les caractéristiques suivantes:   a. Matière sèche totale de cacao min. 32 % masse  (rapporté à la part de chocolat)   b. Matière sèche ou dégraissée  de cacao   min. 8 % masse   (rapporté à la part de chocolat)   c. Noisettes finement broyées min. 20 % masse et  max. 40 % masse  (rapporté au produit fini)   6.4.2  Les adjonctions suivantes sont autorisées:  a. du lait ou de la matière sèche lactique provenant de l’évaporation du lait; le   produit fini ne peut contenir plus de 5 % masse de matière sèche lactique;  b. des amandes, des noisettes et d’autres fruits à coque, entiers ou en morceaux,   dans une proportion telle que le poids de ces ingrédients, y compris celui des  noisettes finement broyées, ne dépasse pas 60 % masse du poids du produit.     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   57   817.022.17   7. Produits à base de chocolat au lait  7.1 Chocolat au lait  Produit obtenu à partir de produits à base de cacao, de sucres et de lait ou de pro- duits à base de lait, aux caractéristiques suivantes, sous réserve des ch. 7.2 à 7.4  (calcul selon l’art. 52):   a. Matière sèche totale de cacao min. 25 % masse  b. Matière sèche ou dégraissée de   cacao min. 2,5 % masse  c. Matière sèche lactique min. 14 % masse de lait entier partielle-  ment ou entièrement déshydraté, de lait  partiellement ou entièrement écrémé, de  crème, de crème partiellement ou entiè- rement déshydratée, de beurre ou de  matière grasse lactique   d. Matière grasse lactique min. 3,5 % masse  e. Matière grasse totale (beurre de   cacao et matière grasse lactique) min. 25 % masse   7.2 Chocolat au lait granulé (chocolat au lait vermicelle), chocolat au  lait en flocons, chocolat au lait vermicelle  Si la dénomination «chocolat au lait» est complétée par la mention «granulé», «ver- micelle» ou «en flocons», le produit sous ces formes doit présenter les caractéris- tiques suivantes:   a. Matière sèche totale de cacao min. 20 % masse  b. Matière sèche lactique min. 12 % masse de lait entier partielle-  ment ou entièrement déshydraté, de lait  partiellement ou entièrement écrémé, de  crème, de crème partiellement ou entiè- rement déshydratée, de beurre ou de  matière grasse lactique   c. Matière grasse totale (beurre de  cacao et matière grasse lactique) min. 12 % masse   7.3 Chocolat au lait de couverture  Si la dénomination «chocolat au lait» est complétée par la mention «de couverture»,  le produit doit présenter les caractéristiques suivantes:  Matière grasse totale (beurre de cacao  et matière grasse lactique) min. 31 % masse     Denrées alimentaires et objets usuels   58   817.022.17   7.4 Chocolat au lait et aux noisettes gianduja  7.4.1  Si la dénomination «chocolat au lait» est complétée par la mention «et aux  noisettes gianduja» ou par une dénomination dérivée de «gianduja», le produit doit  présenter les caractéristiques suivantes:   a. Matière sèche lactique totale min. 10 % masse (rapporté à la part de  chocolat) de lait entier partiellement ou  entièrement déshydraté, de lait partielle- ment ou entièrement écrémé, de crème,  de crème partiellement ou entièrement  déshydratée, de beurre ou de matière  grasse lactique    b. Noisettes finement broyées min. 15 % et max. 40 % masse (rapporté  au produit fini)   7.4.2  Les adjonctions suivantes sont autorisées: des amandes, des noisettes et d’autres  fruits à coque, entiers ou en morceaux, dans une proportion telle que le poids de ces  ingrédients, y compris celui des noisettes finement broyées, ne dépasse pas 60 %  masse du poids du produit.   7.5 Chocolat à la crème  Si, dans la dénomination «chocolat au lait», l’expression «au lait» est remplacée par  «à la crème», le produit à base de chocolat au lait dot présenter les caractéristiques  suivantes (calcul selon l’art. 52):  Matière grasse lactique min. 5,5 % masse   7.6 Chocolat à la double crème  Si, dans la dénomination «chocolat au lait», l’expression «au lait» est remplacée par  «à la double crème», le produit à base de chocolat au lait dot présenter les caractéris- tiques suivantes (calcul selon l’art. 52):  Matière grasse lactique min. 10 % masse   7.7 Chocolat au lait écrémé  Si, dans la dénomination «chocolat au lait», l’expression «au lait» est remplacée par  «au lait maigre», le produit à base de chocolat au lait dot présenter les caractéris- tiques suivantes (calcul selon l’art. 52):  Matière grasse lactique max. 1 % masse     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   59   817.022.17   8. Chocolat de ménage au lait  Produit obtenu à partir de produits à base de cacao, de sucres et de lait ou de pro- duits à base de lait, aux caractéristiques suivantes (calcul selon l’art. 52):   a. Matière sèche totale de cacao min. 20 % masse  b. Matière sèche ou dégraissée   de cacao min. 2,5 % masse  c. Matière sèche lactique min. 20 % masse de lait entier partiel-  lement ou entièrement déshydraté, de  lait partiellement ou entièrement écré- mé, de crème, de crème partiellement ou  entièrement déshydratée, de beurre ou  de matière grasse lactique   d. Matière grasse lactique min. 5 % masse  e. Matière grasse totale (beurre de   cacao et matière grasse lactique) min. 25 % masse   9. Chocolat blanc  Produit obtenu à partir de beurre de cacao, de sucres et de lait ou de produits à base  de lait, aux caractéristiques suivantes (calcul selon l’art. 52):   a. Beurre de cacao min. 20 % masse  b. Matière sèche lactique totale min. 14 % masse de lait entier partielle-  ment ou entièrement déshydraté, de lait  partiellement ou entièrement écrémé, de  crème, de crème partiellement ou entiè- rement déshydratée, de beurre ou de  matière grasse lactique   c. dont matière grasse lactique min. 3,5 % masse   10. Chocolat fourré, chocolat avec fourrage ...  10.1  Le chocolat fourré (chocolat avec fourrage ...) est une denrée alimentaire dont  la partie extérieure est constituée d’un des chocolats mentionnés aux ch. 6, 7, 8, 9,  14 et 15 présente la teneur minimale fixée aux chiffres suivants (calcul selon  l’art. 52):  Chocolat au sens des ch. 6, 7, 8, 9, 14 et 15 min. 25 % masse  10.2.  Les produits de boulangerie, de biscuiterie ou de biscotterie ou les glaces  comestibles dont la partie extérieure est conforme à l’al. 1 ne sont pas soumis à cette  disposition.     Denrées alimentaires et objets usuels   60   817.022.17   11. Chocolate a la taza  Produit obtenu à partir de produits à base de cacao, de sucres et de farine ou  d’amidon de blé, de riz ou de maïs, aux caractéristiques suivantes:   a. Matière sèche totale de cacao min. 35 % masse  b. Beurre de cacao min. 18 % masse  c. Matière sèche ou dégraissée   de cacao min. 14 % masse  d. Farine ou amidon max.  8 % masse   12. Chocolate familiar a la taza  Produit obtenu à partir de produits à base de cacao, de sucres et de farine ou d’ami- don de blé, de riz ou de maïs, aux caractéristiques suivantes:   a. Matière sèche totale de cacao min. 30 % masse  b. Beurre de cacao min. 18 % masse  c. Matière sèche ou dégraissée   de cacao min. 12 % masse  d. Farine ou amidon max. 18 % masse   13. Pralinés, pralines  13.1  Les pralinés, pralines ou bonbons de chocolat sont des denrées alimentaires de  la taille d’une bouchée, constituées:   a. de chocolat fourré;  b. d’une seule espèce de chocolat au sens des ch. 6, 7, 8, 9, 14 et 15;  c. de couches de chocolats au sens des ch. 6, 7, 8, 9, 14 et 15 et de couches   d’autres matières comestibles; la part des chocolats utilisés est d’au moins  25 % masse (calcul selon l’art. 52), ou   d. d’un mélange de chocolats au sens des ch. 6, 7, 8, 9, 14 et 15 et d’autres ma- tières comestibles; la part des chocolats utilisés est d’au moins 25 % masse  (calcul selon l’art. 52).   14. Chocolat foncé de couverture  Produit à base de chocolat aux caractéristiques suivantes:   a. Beurre de cacao min. 31 % masse  b. Matière sèche dégraissée de cacao min. 16 % masse     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   61   817.022.17   15. Chocolat blanc de couverture  Produit à base de chocolat blanc aux caractéristiques suivantes:  Matière grasse min. 31 % masse   16. Produits de confiserie au chocolat  Les produits de confiserie au chocolat, à l’exception des pralinés, sont des produits  tels que bouchées, branches ou bâtonnets, qui contiennent du chocolat au sens des  ch. 6.1, 7.1, 7.5 à 7.7, 8 et 9 ou du beurre de cacao, ou qui sont recouverts d’un  chocolat de couverture. Ils présentent au moins une des caractéristiques suivantes:   a. chocolat  (ch. 6.1, 7.1, 7.5 à 7.7, 8 et 9) min. 10 % masse   b. beurre de cacao  min. 10 % masse  c. chocolat de couverture   (ch. 6.3, 7.3, 14 et 15) min. 20 % masse   17. Produits pour la préparation de boissons au cacao  Les produits pour la préparation de boissons au cacao sont des mélanges de cacao en  poudre ou de cacao maigre en poudre, sous forme de poudre, de granulés ou de  solution (concentré), et d’ingrédients tels que sucres, lait ou composants du lait.   18. Masses à glacer à l’eau  Les masses à glacer à l’eau sont des mélanges de cacao ou de chocolat, de sucre et  d’eau.   19. Masses à glacer grasses  Les masses à glacer grasses sont des mélanges de cacao ou de chocolat, de sucre et  de graisse végétale ou de matière grasse lactique.     Denrées alimentaires et objets usuels   62   817.022.17   Annexe 7  (art. 51, al. 2)   Matières grasses végétales autres que le beurre de cacao  admises dans le chocolat   1. Les matières grasses végétales sont, seules ou en mélange, des équivalents  de beurre de cacao et doivent répondre aux critères suivants:   1.1 Ce sont des matières grasses végétales non lauriques riches en triglycérides  symétriques mono-insaturés du type POP, POSt et StOSt37.   1.2 Elles sont en toute proportion miscibles avec le beurre de cacao et compa- tibles avec ses propriétés physiques (point de fusion et température de cris- tallisation, vitesse de fusion, nécessité d’un tempérage).   1.3 Elles sont obtenues uniquement par raffinage ou fractionnement, ce qui  exclut de modifier la structure du triglycéride de manière enzymatique.   2. Conformément aux critères fixés au ch. 1, les matières grasses végétales  suivantes, obtenues à partir des plantes énumérées ci-dessous, peuvent être  utilisées:   Nom commun de la matière grasse végétale Nom scientifique des plantes à partir desquelles  les matières grasses correspondantes peuvent être  obtenues   Illipé, illipé de Borneo, Tengkawang Shorea spp.  Sal Shorea robusta  Huile de palme Elaeis guineensis    Elaeis olifera  Karité Butyrospermum parkii  Kokum gurgi Garcinia indica  Noyaux de mangue Mangifera indica      3. L’utilisation de l’huile de coprah peut être autorisée dans le chocolat utilisé  pour la fabrication de glaces et de produits glacés similaires.       37 P (acide palmitique), O (acide oléique), St (acide stéarique)     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   63   817.022.17   Annexe 8  (art. 57, al. 3, et 59)   Exigences s’appliquant aux produits de pâtisserie et de confiserie   1. Massepain  a. Teneur en sucres max. 68    % masse  b. Teneur en eau max. 12,5 % masse   2. Persipan  a. Teneur en sucres max. 74    % masse  b. Teneur en eau max.   8    % masse  c. Amidon max.   0,2 % masse   3. Bonbons au lait  Teneur en matière grasse lactique min.   2,5 % masse   4. Bonbons à la crème  Teneur en matière grasse lactique min.   4    % masse     Denrées alimentaires et objets usuels   64   817.022.17   Annexe 9  (art. 80, 81, al. 1, et 82, al. 1 et 2)   Sucres   1. Sucre ou sucre blanc  Saccharose purifié et cristallisé, de qualité saine, loyale et marchande, et qui répond  aux caractéristiques suivantes:   a. Polarisation min. 99,7 °Z   b. Teneur en sucre inverti max.   0,04 % masse  c. Perte au séchage max.   0,06 % masse   2. Sucre mi-blanc  Saccharose purifié et cristallisé, de qualité saine, loyale et marchande, et qui répond  aux caractéristiques suivantes:   a. Polarisation min. 99,5 °Z  b. Teneur en sucre inverti max.   0,1 % masse  c. Perte au séchage max.   0,1 % masse   3. Sucre brut  Saccharose partiellement purifié, cristallisé à partir de jus de sucre partiellement  purifié, sans autre purification, sans exclure toutefois la centrifugation ou le séchage.  Les cristaux de saccharose recouverts d’une pellicule de mélasse en sont caractéris- tiques.   4. Sucre liquide  Solution aqueuse de saccharose qui répond aux caractéristiques suivantes:   a. Matière sèche min. 62    % masse  b. Teneur en sucre inverti (quotient du   fructose par le glucose: 1,0 ± 0,2)  max.   3    % masse   (rapporté à la matière sèche)   c. Cendres conductimétriques max.   0,1 % masse   (rapporté à la matière sèche)     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   65   817.022.17   5. Sucre liquide inverti  Solution aqueuse de saccharose partiellement inverti par hydrolyse, dans laquelle la  proportion de sucre inverti n’est pas prépondérante et qui présente les caractéris- tiques suivantes:   a. Matière sèche min. 62    % masse  b. Teneur en sucre inverti (quotient du   fructose par le glucose: 1,0 ± 0,1)  min.   3    % masse   (rapporté à la matière sèche)  max. 50    % masse   (rapporté à la matière sèche)   c. Cendres conductimétriques max.   0,4 % masse   (rapporté à la matière sèche)   6. Sirop de sucre inverti  Solution aqueuse, éventuellement cristallisée, de saccharose partiellement inverti par  hydrolyse et qui répond aux caractéristiques suivantes:   a. Matière sèche min. 62    % masse  b. Teneur en sucre inverti (quotient du   fructose par le glucose: 1,0 ± 0,1)  plus de 50    % masse   (rapporté à la matière   sèche)  c. Cendres conductimétriques max.   0,4 % masse    (rapporté à la matière  sèche)   7. Sirop de glucose  Solution purifiée et concentrée de saccharides nutritifs obtenus à partir d’amidon/de  fécule ou d’inuline et qui répond aux caractéristiques suivantes:   a. Matière sèche min. 70 % masse  b. Équivalent en dextrose min. 20 % masse    (rapporté à la matière sèche),  exprimé en D-glucose    c. Cendres sulfatées max.   1 % masse   (rapporté à la matière sèche)   d. Teneur en fructose max.   5 % masse   (rapporté à la matière sèche)     Denrées alimentaires et objets usuels   66   817.022.17   8. Sirop de glucose déshydraté  Sirop de glucose partiellement déshydraté et qui répond aux caractéristiques sui- vantes:   a. Matière sèche min. 93 % masse  b. Équivalent en dextrose min. 20 % masse    (rapporté à la matière sèche),  exprimé en D-glucose   c. Cendres sulfatées max.   1 % masse   (rapporté à la matière sèche)   d. Teneur en fructose max.   5 % masse   (rapporté à la matière sèche)   9. Glucose, sucre de raisin ou dextrose, mono-hydraté  D-glucose purifié et cristallisé contenant une molécule d’eau de cristallisation qui  présente les caractéristiques suivantes:   a. Teneur en D-glucose (dextrose) min. 99,5   % masse   (rapporté à la matière   sèche)  b. Matière sèche min. 90      % masse  c. Cendres sulfatées max.   0,25 % masse    (rapporté à la matière  sèche)   10. Glucose, sucre de raisin ou dextrose, anhydre  D-glucose purifié et cristallisé ne contenant pas d’eau de cristallisation qui répond  aux caractéristiques suivantes:   a. Teneur en glucose min. 99,5   % masse   (rapporté à la matière   sèche)  b. Matière sèche min. 98      % masse  c. Cendres sulfatées max.   0,25 % masse    (rapporté à la matière  sèche)     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   67   817.022.17   11. Sucre de fruits, fructose ou lévulose  D-fructose purifié et cristallisé qui répond aux caractéristiques suivantes:   a. Teneur en fructose min. 98    % masse   (rapporté à la matière sèche)   b. Matière sèche min. 99,5 % masse  c. Cendres sulfatées max.   0,1 % masse    (rapporté à la matière sèche)  d. Teneur en glucose max.   0,5 % masse   12. Sucre lactique, ou lactose  12.1  Le sucre lactique, ou lactose, est le sucre naturel du lait généralement produit à  partir de petit-lait, qui présente les caractéristiques suivantes:  Teneur en lactose anhydre min. 99 % masse   (rapporté à la matière sèche)  12.2  Il peut être anhydre, ou contenir une molécule d’eau de cristallisation, ou bien  encore être un mélange de ces deux formes.   13. Sucre de malt, ou maltose  Le sucre de malt, ou maltose est le sucre obtenu par séparation enzymatique de  matières premières contenant de l’amidon.     Denrées alimentaires et objets usuels   68   817.022.17   Annexe 10  (art. 83, al. 2, 85, al. 5, 86 et 90)   Produits à base de sucre ou de sucre dérivé de fruits   1. Sucre dérivé de fruit  a. Matière sèche min. 70      % masse  b. Cendres max.   0,18 % masse   2. Sucres en morceaux  Teneur en beurre de cacao, en amidon et  en additifs autorisés   max. 5 % masse     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   69   817.022.17   Annexe 1138  (art. 92, 97, 100, 111 et 115)   Exigences s’appliquant au sel comestible, aux ingrédients  d’assaisonnement et aux sauces   1. Sel comestible  a. Substances d’accompagnement   insolubles  max. 1 % masse  (rapporté à la matière sèche)   b. Chlorure de sodium (uniquement  pour le sel comestible qui n’est  pas obtenu à partir d’eau de mer)   min. 97 % masse  (rapporté à la matière sèche)   2. Sel comestible additionné d’ingrédients particuliers  Teneur en sel comestible min. 40 % masse   3. Curry  a. Sel comestible max.   5 % masse  b. Autres ingrédients max. 10 % masse   4. Sucre vanillé  Teneur en vanille séchée ou quantité  correspondante en extrait de vanille min. 10 % masse     5. Sucre vanilliné  Teneur en vanilline min. 2 % masse   6. Condiment  a. Densité min. 1220 kg/m3 (20 °C)  b. Azote aminé min. 1,3 % masse   (rapporté à la matière sèche)  c. Azote total min. 4 % masse   (rapporté à la matière sèche)       38 Mise à jour par le ch. II al. 1 de l’O du DFI du 27 mai 2020, en vigueur depuis le  1er juil. 2020 (RO 2020 2353).     Denrées alimentaires et objets usuels   70   817.022.17   d. Teneur en sel comestible max. 50 % masse  (rapporté à la matière sèche)   7. Moutarde  Teneur en farine de riz et en amidon max. 10 % masse   (rapporté à la matière sèche)   8. Sauce au soja  a. Azote aminé min. 0,4 % masse  b. Azote total min. 1 % masse  c. Matière sèche min. 25 % masse     Denrées alimentaires d’origine végétale, champignons et sel comestible.  O du DFI   71   817.022.17   Annexe 12  (art. 120, al. 2)   Agents coagulants admis pour la fabrication de tofu   Sont admis pour la fabrication du tofu les agents coagulants suivants:  1. nigari, chlorure de magnésium et sulfate de magnésium  2. sulfate de calcium, chlorure de calcium  3. chlorure de magnésium  4. glucono-delta-lactone  5. acides alimentaires  6. cultures de ferments lactiques inoffensifs     Denrées alimentaires et objets usuels   72   817.022.17