Document ID: bb2a36a3-8de5-4681-8aae-0489df7f571d

____________________________________________________   831.02      1      4  novembre  1998     Arrêté  fixant les normes pour le calcul de l'aide matérielle  (ANCAM)1)             Etat au  1er avril 2021   Le Conseil d'Etat de la République et Canton de Neuchâtel,   vu l'article 38 de la loi sur l'action sociale (LASoc), du 25 juin 19962);   sur la proposition de la conseillère d'Etat, cheffe suppléante du Département des  finances et des affaires sociales,   arrête:        CHAPITRE PREMIER    Couverture des besoins de base   Section 1: Forfait pour l'entretien   Article premier   1Toute personne dans le besoin vivant à domicile et tenant son  ménage a droit à un montant forfaitaire pour son entretien.   2Les postes de dépenses qui composent le forfait pour l'entretien font l'objet  d'une directive émise par le service de l'action sociale.     Art. 23)   1Le forfait mensuel pour l'entretien est déterminé en fonction du nombre  de personnes faisant ménage commun, de l'âge et de la charge d'enfants.   2Les montants forfaitaires sont les suivants:   Nombre de personnes dans le  ménage   Montant par  personne   Montant total   1 997.– 997.–   2 762.– 1.524.–   3 618.– 1.854.–   4 534.– 2.136.–   5 482.– 2.410.–   Par personne supplémentaire + 202.–    3Abrogé.   4Les personnes âgées de 18 ans ou plus mais de moins de 35 ans, sans enfants  à charge mais n’exerçant pas d’activité lucrative, ne suivant pas une formation                                                    1) Teneur selon A du 16 décembre 2020 (FO 2020 N° 51) avec effet au 1er avril 2021  FO 2011 No 49  2) RSN 831.0   3) Teneur selon A du 14 novembre 2017 (FO 2017 N° 46) avec effet au 1er février 2018 et A du   20 juin 2018 (FO 2018 N° 25) avec effet au 1er juillet 2018 et A du 16 décembre 2020 (FO  2020 N° 51) avec effet au 1er avril 2021   Principe   Catégories et  montants     831.02      2   ou ne fournissant pas une prestation d’intégration sociale et/ou professionnelle  reçoivent le forfait déterminé selon l'alinéa 2 diminué de 20%.     Art. 34)   1Un supplément mensuel de 90 à 400 francs est versé aux personnes  majeures sans activité lucrative qui fournissent une prestation d’intégration  sociale ou professionnelle.   2Ce supplément est de 140 francs pour les personnes qui suivent une formation  et ne perçoivent aucun revenu.     Art. 3a5)   1Un supplément mensuel de 50 francs par enfant mineur est versé  aux ménages comprenant un ou des enfants à charge.   2Ce supplément ne peut dépasser 200 francs par mois et par ménage.     Art. 3b6)   1Une franchise mensuelle de 600 francs sur les revenus provenant de  l’activité lucrative est accordée aux personnes qui exercent un emploi à plein  temps durant un mois complet.   2En cas d'activité lucrative à temps partiel ou d'une durée inférieure à un mois,  la franchise est réduite en proportion, mais se monte à 220 francs au minimum.   3Pour les personnes en apprentissage, la franchise mensuelle sur le revenu  s’élève à 300 francs.     Art. 3c7)         Section 2: Minimum d'existence   Sous-section 1: En général8)   Art. 49)   1L'aide matérielle minimum prévue à l'article 39 LASoc correspond au  forfait calculé selon l'article 2, alinéas 2 à 4, diminué en principe de 15%.   2En cas de manquement grave et/ou répété, le forfait calculé selon l'article 2,  alinéas 2 à 4, peut être diminuée de 30%.   3Dans les cas visés par l’alinéa précédent, le préavis favorable du service de  l’action sociale est demandé avant la réduction.     Art. 510)   1La personne qui:                                                    4) Teneur selon A du 7 janvier 2014 (FO 2014 N° 2) avec effet au 1er mars 2014, A du 18 janvier   2017 (FO 2017 N° 3) avec effet au 1er mars 2017 et A du 16 décembre 2020 (FO 2020 N° 51)  avec effet au 1er avril 2021   5) Introduit par A du 31 octobre 2005 (FO 2005 N° 85) et modifié par A du 7 janvier 2014 (FO  2014 N° 2) avec effet au 1er mars 2014   6) Introduit par A du 31 octobre 2005 (FO 2005 N° 85), modifié par A du 18 janvier 2017 (FO  2017 N° 3) avec effet au 1er mars 2017 et A du 16 décembre 2020 (FO 2020 N° 51) avec effet  au 1er avril 2021   7) Abrogé par A du 16 décembre 2020 (FO 2020 N° 51) avec effet au 1er avril 2021  8) Introduit par A du 7 janvier 2014 (FO 2014 N° 2) avec effet au 1er mars 2014  9) Teneur selon A du 5 décembre 2011 (FO 2011 N° 49) avec effet au 1er janvier 2012, A du 7   janvier 2014 (FO 2014 N° 2) avec effet au 1er mars 2014 et A du 18 janvier 2017 (FO 2017 N°  3) avec effet au 1er mars 2017   10) Teneur selon A du 31 octobre 2005 (FO 2005 N° 85), A du 29 mai 2007 (FO 2007 N° 39) et A  du 7 janvier 2014 (FO 2014 N° 2) avec effet au 1er mars 2014   Supplément  d'intégration   Supplément  ménage   Franchise   Aide matérielle  minimum  1. Catégories et   montants   2. Conditions     831.02      3   a) refuse, sans justes motifs, d'être mise au bénéfice d'un contrat d'insertion ou  d'une autre mesure favorisant son insertion sociale et professionnelle, ou;   b) rend impossible, par son comportement fautif, la poursuite du contrat  d'insertion ou de la mesure favorisant son insertion sociale et professionnelle,  ou;   c) n'entreprend pas les efforts qui peuvent raisonnablement être attendus d'elle  pour réduire le besoin d'aide, notamment en négligeant les obligations qui lui  sont imposées par l'autorité d'aide sociale;   reçoit l'aide matérielle minimum prévue à l'article 4.   2Les décisions en matière d'aide matérielle minimum sont rendues pour une  durée déterminée à l'échéance de laquelle la situation est réexaminée. Cette  durée n'excède pas trois mois.   3La personne qui sollicite une aide matérielle à la suite d'une pénalité infligée  dans le cadre de l'assurance-chômage reçoit l'aide matérielle minimum prévue  à l'article 4. L'aide accordée dans ces cas doit l'être sur la base d'un engagement  de remboursement.     Art. 5a11)   Dans les cas des familles, les décisions en matière d'aide matérielle  minimum s'appliquent aux seuls membres qui remplissent personnellement les  conditions de l'article 5.     Art. 5b12)   1La personne qui est au bénéfice d’une mesure qui lui procure ou  tend à lui procurer une indépendance financière ou à qui une telle mesure est  proposée et qui:   a) la refuse sans justes motifs;   b) la quitte de sa propre volonté, sans justes motifs;   c) adopte intentionnellement un comportement particulièrement fautif qui n’en  permet pas la poursuite,   peut se voir refuser ou supprimer toute aide matérielle.   2Les décisions de refus ou de suppression sont rendues pour une durée  déterminée à l’échéance de laquelle la situation est réexaminée. Cette durée  n’excède pas trois mois.   3La personne à laquelle l'aide a été refusée ou supprimée peut à tout moment  demander une nouvelle décision si elle accepte la mesure ou s'engage à adopter  un comportement qui en permet la poursuite.      Sous-section 2: Aide d'urgence13)   Art. 614)   1Lorsqu'une personne indigente n'a pas d'autorisation de séjour  valable et qu'elle s'est vu impartir un délai de départ par l'autorité compétente,                                                    11) Introduit par A du 29 mai 2007 (FO 2007 N° 39), modifié par A du 5 décembre 2011 (FO 2011   N° 49) avec effet au 1er janvier 2012 et A du 7 janvier 2014 (FO 2014 N° 2) avec effet au 1er  mars 2014   12) Introduit par A du 29 mai 2007 (FO 2007 N° 39)  13) Introduit par A du 7 janvier 2014 (FO 2014 N° 2) avec effet au 1er mars 2014  14) Teneur selon A du 31 octobre 2005 (FO 2005 N° 85) et A du 7 janvier 2014 (FO 2014 N° 2)   avec effet au 1er mars 2014   3. Cas des  familles   Refus ou  suppression de  l’aide matérielle   Décision de renvoi  exécutoire     831.02      4   une aide matérielle minimum au sens de l'article 39 LASoc peut lui être allouée  par l'autorité d'aide sociale, sous la forme d'un forfait d'aide d'urgence.   2Le forfait d'aide d'urgence est de 300 francs par mois.      Section 3: Frais de logement   Art. 715)   1Pour autant que son montant soit convenable, le loyer de  l'appartement est garanti selon le bail.   2Lorsqu'un bénéficiaire de l'aide sociale est propriétaire de son appartement ou  de sa maison, les intérêts hypothécaires sont garantis pour autant qu'ils  correspondent à un loyer convenable.   3La détermination du caractère convenable du loyer fait l'objet d'une directive  émise par le service de l'action sociale.     Art. 816)   1Lorsqu'un bénéficiaire occupe un appartement dont le loyer est  considéré comme trop élevé, il doit faire les recherches nécessaires pour trouver  un appartement meilleur marché.   2Après six mois, les autorités d'aide sociale limitent leur garantie à un montant  correspondant à un loyer convenable. Demeurent réservés les cas  exceptionnels dûment motivés et acceptés par le service de l'action sociale.   3Ces principes sont également applicables lorsque les intérêts hypothécaires  sont considérés comme trop élevés.     Art. 8a17)   Si la personne bénéficiaire est âgée de moins de 35 ans et qu’elle vit  dans le logement de ses parents ou de l’un d’eux, les autorités d’aide sociale ne  versent aucune contribution pour le loyer, à moins que l’on ne puisse pas  raisonnablement exiger du parent ou des parents qu’ils assument l’intégralité  des frais de logement, compte tenu des circonstances.     Art. 918)   1Lorsque les charges ne sont pas comprises dans le loyer, elles sont  garanties sur la base des frais effectifs.   2La taxe de base pour l’enlèvement des déchets est garantie, à l’exclusion des  autres frais liés au traitement des déchets, notamment de la taxe au sac et de  celle au poids.      Section 4: Frais médicaux de base   Art. 10   Pour l'assurance obligatoire des soins, les bénéficiaires de l'aide  sociale ont droit au subside fixé par la loi d'introduction de la loi fédérale sur  l'assurance-maladie (LILAMal), du 4 octobre 199519), et ses dispositions  d'exécution.                                                       15) Teneur selon A du 18 décembre 2002 (FO 2002 N° 97)  16) Teneur selon A du 7 janvier 2014 (FO 2014 N° 2) avec effet au 1er mars 2014  17) Introduit par A du 14 novembre 2017 (FO 2017 N° 46) avec effet au 1er février 2018  18) Teneur selon A du 5 décembre 2011 (FO 2011 N° 49) avec effet au 1er janvier 2012  19) RSN 821.10   Loyer  a) principe   b) exceptions   c) jeunes adultes  vivant chez  leurs parents   Charges   Assurance- maladie  a) prime de base   b) participations et  franchise     831.02      5   Art. 1120)   1L'aide sociale prend en charge les participations et la franchise  facturées aux bénéficiaires par l'assurance obligatoire des soins.   2Les autorités d'aide sociale peuvent exiger toute modification du contrat  d'assurance qui tend à limiter les coûts à charge de l'aide sociale.   3La prise en charge des médicaments ordonnés par un médecin et non  remboursés par l’assurance obligatoire des soins est réglée par une directive  émise par le service de l’action sociale.     Art. 12   Dans des cas exceptionnels dûment motivés, ou pour une période  limitée, les cotisations pour des assurances complémentaires peuvent être  prises en charge par l'aide sociale.     Art. 1321)   1En principe, seuls sont pris en charge les frais dentaires résultant de  soins d'urgence ou nécessaires à la conservation de la mastication.   2A l'exception des cas d'urgence, les traitements dentaires doivent faire l'objet  d'un devis soumis par le médecin-dentiste traitant à l'autorité d'aide sociale pour  décision.   3Lorsque le montant total du devis dépasse 1.500 francs, il doit être soumis pour  contrôle au médecin-dentiste conseil désigné par le département.   4La proportion et les conditions de la prise en charge des soins dentaires  précités sont fixées dans une directive émise par le service de l’action sociale.      CHAPITRE 2   Prestations circonstancielles   Art. 14   Les prestations circonstancielles couvrent certains besoins propres dus  à l'état de santé, à la situation économique et familiale particulière du  bénéficiaire. Elles ne sont accordées que si un examen approfondi en a  démontré la nécessité.     Art. 1522)        Art. 1623)         CHAPITRE 3   Ressources   Art. 1724)   A l'exception de la franchise prévue à l'article 3b, l'ensemble des  revenus et de la fortune du bénéficiaire sont pris en considération dans le calcul  du budget de l'aide matérielle.                                                       20) Teneur selon A du 7 janvier 2014 (FO 2014 N° 2) avec effet au 1er mars 2014 et A du 18 janvier   2017 (FO 2017 N° 3) avec effet au 1er mars 2017  21) Teneur selon A du 14 novembre 2017 (FO 2017 N° 46) avec effet au 1er février 2018  22) Abrogé par A du 16 décembre 2020 (FO 2020 N° 51) avec effet au 1er avril 2021  23) Abrogé par A du 31 octobre 2005 (FO 2005 N° 85)  24) Teneur selon A du 14 mars 2001 (FO 2001 N° 21) et A du 31 octobre 2005 (FO 2005 N° 85)   c) assurances  complémen- taires   Frais pour soins  dentaires   Définition   Frais d'acquisition  du revenu   Principe   Fortune     831.02      6   Art. 18   1L'aide matérielle est en principe accordée après épuisement de la  fortune.   2Il est toutefois laissé à disposition du bénéficiaire un montant de:    Fr.   a) pour une personne seule  ........................................................  4.000.–   b) pour un couple  .......................................................................  8.000.–   c) pour chaque enfant à charge ……………………………………. 2.000.–    mais, par famille, au maximum  ...............................................  10.000.–   3L'autorité d'aide sociale peut renoncer à l'exigence de l'épuisement de la fortune  lorsque celle-ci est constituée par un immeuble habité par le bénéficiaire.     Art. 1925)   1Lorsqu'une personne vit dans le même ménage que le bénéficiaire,  le montant du forfait mensuel pour l'entretien est réduit de la part qui la concerne.   2L'autorité d'aide sociale prend en outre en considération sa participation au  loyer et aux autres frais communs calculée par tête.   3Lorsque cette personne exerce une activité lucrative, l'autorité d'aide sociale  prend en considération une indemnisation pour les services que le bénéficiaire  lui rend.   4Cette indemnisation équivaut à vingt pour-cent du salaire net de cette  personne, mais au maximum à 900 francs par mois. Elle est plus élevée lorsque  le bénéficiaire s'occupe de la garde des enfants.      CHAPITRE 4   Contribution alimentaire   Art. 2026)   1Une contribution alimentaire en vertu des articles 328 et 329 CC est  demandée aux parents ascendants ou descendants du bénéficiaire, lorsque  ceux-ci disposent de revenus et de fortune qui dépassent les montants admis  par les concepts et normes pour le calcul de l'aide sociale de la Conférence  suisse des institutions d'action sociale.   2Abrogé.   3Abrogé.     Art. 2127)   1La contribution consiste en la prise en charge d'un montant mensuel  fixe de 100 francs au minimum, calculé en fonction de l'aide accordée et de la  situation du débiteur.   2Elle est déterminée par l'autorité d'aide sociale d'entente avec le débiteur.   3En cas de désaccord, le litige est porté devant l'Autorité de protection de l'enfant  et de l'adulte.                                                       25) Teneur selon A du 31 octobre 2005 (FO 2005 N° 85)  26) Teneur selon A du 18 décembre 2002 (FO 2002 N° 97) et A du 7 janvier 2014 (FO 2014 N° 2)   avec effet au 1er mars 2014  27) Teneur selon A du 18 décembre 2002 (FO 2002 N° 97) et A du 7 janvier 2014 (FO 2014 N° 2)   avec effet au 1er mars 2014   Participation des  personnes vivant  dans le ménage  du bénéficiaire   Limites de revenu   Montant     831.02      7   Art. 22   1Les parents concernés peuvent s'engager volontairement à verser une  contribution alimentaire même s'ils ne remplissent pas les conditions de revenus  déterminants prévues à l'article 20.   2Ils peuvent également s'engager à verser une contribution plus élevée.      CHAPITRE 5   Dispositions d'exécution et finales   Art. 23   Le service de l'action sociale émet les directives d'application  nécessaires.     Art. 24   Les concepts et normes pour le calcul de l'aide sociale de la  Conférence suisse des institutions d'action sociale font référence pour le  surplus.     Art. 25   L'arrêté fixant les normes pour le calcul de l'aide matérielle, du  27 novembre 199628), est abrogé dès l'entrée en vigueur du présent arrêté.     Art. 26   Le présent arrêté entre en vigueur le 1er janvier 1999.     Art. 2729)   Le Département de l'économie et de l'action sociale est chargé de  l'application du présent arrêté qui sera publié dans la Feuille officielle et inséré  au Recueil de la législation neuchâteloise.                                                       28) FO 1996 No 91   29) Teneur selon A du 31 octobre 2005 (FO 2005 N° 85). La désignation du département a été   adaptée en application de l'article 12 de l'A fixant les attributions et l'organisation des  départements et de la chancellerie d'Etat, du 26 juillet 2013 (FO 2013 N° 31), avec effet au 1er  août 2013.   Contribution  volontaire   Directives   Normes de  référence   Abrogation   Entrée en vigueur   Publication