Document ID: 6a73cb7b-42bd-4080-aec3-9ef7be46533d

916.307   1 / 40   Ordonnance  sur la production et la mise en circulation  des aliments pour animaux   (Ordonnance sur les aliments pour animaux, OSALA)   du 26 octobre 2011 (État le 1er janvier 2023)     Le Conseil fédéral suisse,   vu les art. 27a, al. 2, 148a, al. 3, 158, al. 2, 159a, 160, al. 1 à 5, 161, 164, 177 et  181, al. 1bis, de la loi du 29 avril 1998 sur l’agriculture (LAgr)1,  vu l’art. 29 de la loi du 7 octobre 1983 sur la protection de l’environnement (LPE)2,  vu les art. 16, al. 2, et 17 de la loi du 21 mars 2003 sur le génie génétique (LGG)3,  vu l’art. 9, al. 2, let. c, de la loi fédérale du 24 janvier 1991 sur la protection   des eaux (LEaux)4,  vu la loi fédérale du 6 octobre 1995 sur les entraves techniques au commerce  (LETC)5,   arrête:   Chapitre 1 Dispositions générales   Art. 1 Objet, champ d’application   1 La présente ordonnance règle l’importation, la production, la transformation, la mise  en circulation et l’utilisation des aliments pour animaux de rente et pour animaux de  compagnie.   2 La production primaire d’aliments pour animaux est réglée par l’ordonnance du  23 novembre 2005 sur la production primaire6, sauf autres dispositions prévues par  cette ordonnance.   3 La présente ordonnance ne s’applique pas:   a. aux aliments pour animaux destinés exclusivement à l’exportation vers des  pays avec lesquels il n’existe pas de reconnaissance réciproque des prescrip- tions sur les aliments pour animaux ou de l’évaluation de leur conformité;   b. à l’importation d’aliments pour animaux qui sont destinés à la réexportation  vers des pays avec lesquels il n’existe pas de reconnaissance réciproque des  prescriptions sur les aliments pour animaux ou de l’évaluation de leur confor- mité;         RO 1978 25  1 RS 910.1  2 RS 814.01  3 RS 814.91  4 RS 814.20  5 RS 946.51  6 RS 916.020   916.307      Production agricole   2 / 40   916.307   c. à l’importation d’aliments pour animaux de compagnie destinés à l’usage  privé.   4 La législation sur les épizooties est réservée.   Art. 2 Champs d’application   Sont régis:   a. au chapitre 2:   1. l’importation, la mise en circulation et à l’utilisation des matières pre- mières, des aliments composés et des aliments diététiques pour animaux,   2. les exigences en matière d’étiquetage, de conditionnement et de présen- tation;   b. au chapitre 3:   1. la procédure pour l’homologation, la mise en circulation et l’utilisation  des additifs et des prémélanges pour l’alimentation animale,   2. les règles applicables au contrôle et à l’étiquetage des additifs et des pré- mélanges pour l’alimentation animale;   c. au chapitre 4: les valeurs maximales et les dispositions spécifiques concernant  les substances indésirables dans les aliments pour animaux;   d. au chapitre 5:   1. les exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux,   2. les exigences et modalités réglant la traçabilité des aliments pour ani- maux,   3. les conditions et la procédure applicables à l’enregistrement et l’agré- ment des établissements;   e. au chapitre 6:   1. le régime d’autorisation et de contrôle des aliments pour animaux géné- tiquement modifiés,   2. les dispositions concernant l’étiquetage et la traçabilité des aliments pour  animaux génétiquement modifiés.   Art. 3 Définitions   1 On entend par aliments pour animaux: toutes substances ou produits, y compris les  additifs, transformés, partiellement transformés ou non transformés, destinés à l’ali- mentation des animaux par voie orale.   2 En ce qui concerne les aliments pour animaux, on entend par:   a. matières premières d’aliments pour animaux (matières premières): les pro- duits d’origine végétale ou animale dont l’objectif principal est de satisfaire  les besoins nutritionnels des animaux, à l’état naturel, frais ou conservés, et  les dérivés de leur transformation industrielle, ainsi que les substances orga- niques ou inorganiques, comprenant ou non des additifs pour l’alimentation  animale, qui sont destinés à être utilisés pour l’alimentation des animaux par     O sur les aliments pour animaux   3 / 40   916.307   voie orale, soit directement en l’état, soit après transformation, ou pour la pré- paration d’aliments composés pour animaux ou en tant que supports des pré- mélanges;   b. aliment complet pour animaux: un aliment composé pour animaux qui, en rai- son de sa composition, suffit à assurer une ration journalière;   c. aliment composé pour animaux: un mélange d’au moins deux matières pre- mières, comprenant ou non des additifs pour l’alimentation animale, qui est  destiné à l’alimentation animale par voie orale, sous la forme d’un aliment  complet pour animaux ou d’un aliment complémentaire pour animaux;   d. aliment complémentaire des animaux: un aliment composé pour animaux qui  a une teneur élevée en certaines substances mais qui, en raison de sa compo- sition, n’assure la ration journalière que s’il est associé à d’autres aliments  pour animaux;   e. aliment d’allaitement: un aliment composé pour animaux administré à l’état  sec ou après dilution dans une quantité donnée de liquide, destiné à l’alimen- tation de jeunes animaux en complément ou en remplacement du lait maternel  postcolostral ou à l’alimentation de jeunes animaux tels que les veaux, les  agneaux ou les chevreaux de boucherie;   f. aliment minéral: un aliment complémentaire contenant au minimum 40 % de  cendres brutes par rapport à un aliment contenant 88 % de matière sèche;   g. aliment pour animaux visant des objectifs nutritionnels particuliers (aliment  diététique): une matière première ou un aliment composé capable de répondre  à un objectif nutritionnel particulier du fait de sa composition particulière ou  de son procédé de fabrication particulier, qui le distingue clairement des ma- tières premières ou aliments composés pour animaux ordinaires. Les aliments  pour animaux visant des objectifs nutritionnels particuliers ne comprennent  pas les aliments médicamenteux tels qu’ils sont définis par l’ordonnance du  14 novembre 2018 sur les autorisations dans le domaine des médicaments7;   h. additifs pour l’alimentation animale: des substances, microorganismes ou  préparations, autres que les matières premières et les prémélanges, délibéré- ment ajoutés aux aliments pour animaux ou à l’eau pour remplir notamment  une ou plusieurs des fonctions visées à l’art. 24, al. 3;   i. auxiliaire technologique: toute substance qui n’est pas consommée comme un  aliment pour animaux en tant que tel, utilisée délibérément dans la transfor- mation d’aliments pour animaux ou de matières premières pour aliments des  animaux pour répondre à un certain objectif technologique pendant le traite- ment ou la transformation et pouvant avoir pour résultat la présence non in- tentionnelle mais techniquement inévitable de résidus de cette substance ou  de ses dérivés dans le produit final, à condition que ces résidus n’aient pas  d’effet néfaste sur la santé animale, la santé humaine ou l’environnement, et  n’aient pas d’effets technologiques sur le produit fini;       7 RS 812.212.1. Le renvoi a été adapté en application de l'art. 12 al. 2 de la Loi du 18 juin  2004 sur les publications officielles (RS 170.512), avec effet au 1er janv. 2019.     Production agricole   4 / 40   916.307   j. coccidiostatiques et histomonostatiques: substances destinées à détruire ou à  inhiber les protozoaires;   k. objectif nutritionnel particulier: un objectif qui consiste à satisfaire les be- soins nutritionnels spécifiques d’animaux dont le processus d’assimilation, le  processus d’absorption ou le métabolisme est ou risque d’être perturbé tem- porairement ou de manière irréversible et qui, de ce fait, peuvent tirer des bé- néfices de l’ingestion d’aliments pour animaux appropriés à leur état;   l. prémélanges: les mélanges d’additifs pour l’alimentation animale ou mé- langes d’un ou de plusieurs additifs pour l’alimentation animale avec des ma- tières premières ou de l’eau utilisées comme supports, qui ne sont pas destinés  à l’alimentation directe des animaux;   m. support: une substance utilisée pour dissoudre, diluer, disperser ou modifier  physiquement de toute autre manière un additif pour l’alimentation animale  afin de faciliter son maniement, son application ou son utilisation sans modi- fier sa fonction technologique et sans avoir elle-même de rôle technologique.   3 En ce qui concerne l’étiquetage, on entend par:   a. durabilité minimale: la période durant laquelle l’établissement responsable de  l’étiquetage garantit que, dans des conditions de conservation appropriées,  l’aliment pour animaux conserve ses propriétés déclarées;   b. étiquetage: l’attribution de mentions, d’indications, de marques de fabrique  ou de commerce, d’images ou de signes à des aliments pour animaux par l’ap- position de ces informations sur tout support, comme un emballage, un réci- pient, un bulletin de livraison, un document d’accompagnement, un écriteau,  une étiquette, un prospectus, une bague, une collerette ou l’internet, y compris  à des fins publicitaires;   c. étiquette: une marque, un signe, une image ou un autre descriptif, écrit, im- primé, poncé, apposé, gravé ou appliqué sur l’emballage ou le récipient con- tenant un aliment pour animaux ou joint à celui-ci;   d. lot: une quantité identifiable d’aliment pour animaux dont il est établi qu’elle  présente des caractéristiques communes, telles que l’origine, la variété, le type  d’emballage, l’emballeur, l’expéditeur ou l’étiquetage, et, dans le cas d’un  processus de production, une quantité de produit fabriquée dans une seule  usine en utilisant des paramètres de production uniformes ou plusieurs de ces  quantités lorsqu’elles sont produites en ordre continu et entreposées ensemble;   e. établissement responsable de l’étiquetage: l’établissement ou l’entreprise du  secteur de l’alimentation animale qui met un aliment pour animaux en circu- lation pour la première fois ou, le cas échéant, l’établissement ou l’entreprise  du secteur de l’alimentation animale sous le nom duquel ou de laquelle l’ali- ment pour animaux est mis en circulation;   f. présentation: la forme, l’aspect ou l’emballage de l’aliment pour animaux et  les matériaux d’emballage utilisés pour celui-ci, ainsi que la façon dont il est  présenté et le cadre dans lequel il est disposé.   4 En ce qui concerne les animaux, on entend par:     O sur les aliments pour animaux   5 / 40   916.307   a. animal non producteur de denrées alimentaires (animal de compagnie): un  animal appartenant à une espèce qui est nourrie, élevée ou détenue, mais qui,  normalement, n’est pas utilisée dans la consommation humaine en Europe;   b.8 animal producteur de denrées alimentaires (animal de rente): un animal qui  est nourri, élevé ou détenu, directement ou indirectement, pour la production  de denrées alimentaires destinées à la consommation humaine, y compris les  animaux qui ne sont pas destinés à la consommation humaine mais appartien- nent à des espèces qui peuvent normalement être utilisées pour la consomma- tion humaine en Europe;   c. animal à fourrure: tout animal qui est nourri, élevé ou détenu pour la produc- tion de fourrure et qui n’est pas utilisé pour la consommation humaine;   d. ration journalière: la quantité totale d’aliments rapportée à une teneur en hu- midité de 12 %, nécessaire en moyenne par jour à un animal d’une espèce,  d’une catégorie d’âge et d’un rendement déterminés pour satisfaire l’ensemble  de ses besoins;   e. alimentation des animaux par voie orale: l’absorption d’aliments dans le tube  digestif des animaux par le museau ou le bec, afin de couvrir les besoins ali- mentaires de l’animal ou de maintenir la productivité d’animaux en bonne  santé.    5 En ce qui concerne les entreprises, on entend par:   a. entreprise du secteur de l’alimentation animale: toute entreprise publique ou  privée assurant, dans un but lucratif ou non, des opérations de production, de  fabrication, de transformation, d’entreposage, de transport ou de distribution  d’aliments pour animaux;   b. établissement: toute unité de production, de transformation ou de commercia- lisation d’une entreprise du secteur de l’alimentation animale;   c. les étapes de la production, de la transformation et de la distribution: toutes  les étapes, dont l’importation, depuis et y compris la production primaire d’un  aliment pour animaux, jusque et y compris son entreposage, son transport, sa  vente et sa livraison à l’utilisateur;   d. mise en circulation: la détention d’aliments pour animaux en vue de leur  vente, y compris l’offre en vue de la vente ou toute autre forme de cession, à  titre gratuit ou onéreux;   e. traçabilité: la capacité de retracer, à travers toutes les étapes de la production,  de la transformation et de la distribution, le cheminement d’un aliment pour  animaux, d’un animal de rente ou d’une substance destinée à être incorporée  ou susceptible d’être incorporée dans un aliment pour animaux;   f. vente au détail: la manipulation, le traitement ou la transformation d’aliments  pour animaux et leur entreposage sur le lieu de la vente ou de la livraison à  l’utilisateur final; en font partie les stations de chargement, les magasins, les       8 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 20 mai 2015, en vigueur depuis le 1er juil. 2015  (RO 2015 1791).     Production agricole   6 / 40   916.307   grandes surfaces, les centres de distribution et les points de vente du com- merce de gros.   6 En ce qui concerne la sécurité des aliments pour animaux, on entend par:   a. danger: un agent biologique, chimique ou physique dans une denrée alimen- taire ou un aliment pour animaux, ou un état dans lequel se trouve une denrée  alimentaire ou un aliment pour animaux, qui peut occasionner des préjudices  à la santé;   b. risque: une fonction de la probabilité et de la gravité d’un effet préjudiciable  à la santé du fait de la présence d’un danger;   c. analyse des risques: un processus comportant trois volets interconnectés:  l’évaluation des risques, la gestion des risques et la communication sur les  risques;   d. évaluation des risques: un processus reposant sur des bases scientifiques et  comprenant quatre étapes: l’identification des dangers, leur caractérisation,  l’évaluation de l’exposition et la caractérisation des risques;   e. gestion des risques: le processus, distinct de l’évaluation des risques, consis- tant à mettre en balance les différentes politiques possibles, en consultation  avec les parties intéressées, à prendre en compte de l’évaluation des risques et  d’autres facteurs légitimes, et, au besoin, à choisir les mesures de prévention  et de contrôle appropriées.   7 Par ailleurs, on entend par:   a. substance indésirable: toute substance ou tout produit, à l’exception des  agents pathogènes, qui est présent dans et/ou sur le produit destiné aux ali- ments pour animaux et qui présente un risque potentiel pour la santé animale  ou la santé humaine ou l’environnement ou qui serait susceptible de nuire à la  production animale;   b. utilisateur final: la personne qui achète un aliment pour animaux dans le but  de le donner à manger à des animaux, sans intention de le mettre à nouveau  en circulation;   c. seuil d’intervention: valeur limite pour la teneur en une substance indésirable,  au-delà de laquelle des examens doivent être entrepris pour déterminer les  causes de la présence de cette substance, dans le but de prendre des mesures  pour sa réduction ou son élimination;   d. produit à partir d’organismes génétiquement modifiés (OGM): produit, en  tout ou en partie, à partir d’OGM, mais ne consistant pas en OGM et n’en  contenant pas;   e. moyen de communication à distance: tout moyen de communication, tels que  le catalogue, Internet, le courrier électronique, qui peut être utilisé pour con- clure un contrat entre un utilisateur et un livreur sans présence corporelle si- multanée des parties contractantes;     O sur les aliments pour animaux   7 / 40   916.307   f.9 mélange d’huiles ou de graisses: le mélange d’huiles brutes, d’huiles raffi- nées, de graisses animales, d’huiles récupérées auprès de l’industrie alimen- taire ou de produits dérivés; si des lots identiques sont entreposés successive- ment dans un récipient, cela n’est pas assimilé à une fabrication d’un mélange  de graisses.   Art. 4 Mesures générales pour la sécurité des aliments pour animaux   1 Lorsqu’un aliment pour animaux ne remplit pas les exigences relatives à sa mise en  circulation, l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) ordonne les mesures appropriées  pour remédier à cette situation. Il peut notamment:   a. imposer des restrictions à la mise en circulation de l’aliment pour animaux  concerné;   b. exiger son retrait du marché;   c. ordonner sa destruction.   2 L’OFAG peut assortir de charges la mise en circulation d’un aliment pour animaux,  l’interdire, ou exiger son retrait du marché si les conditions prévues à l’art. 148a LAgr  sont remplies.   3 Lorsqu’un aliment pour animaux, identifié comme ne satisfaisant pas aux prescrip- tions en matière de sécurité des aliments pour animaux, fait partie d’un lot ou d’un  chargement d’aliments pour animaux de la même catégorie ou correspondant à la  même description, il est présumé que la totalité des aliments pour animaux de ce lot  ou chargement ne satisfont pas aux prescriptions. Cette présomption peut être renver- sée si l’entreprise du secteur de l’alimentation animale fournit la preuve que le reste  du lot ou du chargement est conforme aux prescriptions.   4 La conformité d’un aliment pour animaux à des dispositions spécifiques applicables  n’interdit pas à l’OFAG de prendre des mesures appropriées pour imposer des restric- tions à sa mise en circulation ou pour exiger son retrait du marché s’il existe des rai- sons de soupçonner que, malgré cette conformité, cet aliment pour animaux est dan- gereux.   Art. 5 Prescriptions de l’OFAG quand il y a nécessité d’agir rapidement   1 Dans des situations qui demandent d’agir rapidement, l’OFAG peut, en accord avec  les services concernés, interdire l’importation, la mise en circulation et l’utilisation  d’aliments pour animaux qui mettent en danger la santé des êtres humains et des ani- maux ou qui présentent un risque pour l’environnement.   2 Il peut fixer pour ces aliments pour animaux des valeurs maximales qui ne doivent  pas être dépassées. Les valeurs maximales sont fondées sur des valeurs standard in- ternationales ou sur les valeurs maximales en vigueur dans le pays exportateur, ou  sont scientifiquement fondées.       9 Introduite par le ch. I de l’O du 15 mai 2013, en vigueur depuis le 1er juil. 2013  (RO 2013 1737).     Production agricole   8 / 40   916.307   3 Il peut fixer quels aliments pour animaux peuvent être importés ou mis en circulation  uniquement accompagnés d’une déclaration des autorités compétentes du pays expor- tateur ou d’un service accrédité.   4 Il établit quelles indications la déclaration doit comprendre et si des documents doi- vent être joints à la déclaration.   5 Les lots pour lesquels les documents visés à l’al. 4 ne peuvent pas être présentés lors  de l’importation sont refoulés ou détruits s’ils présentent un risque.   Chapitre 2  Matières premières, aliments composés et aliments diététiques  pour animaux   Section 1 Objet   Art. 6   1 Le présent chapitre ne s’applique pas à l’eau, qu’elle soit ingérée directement par les  animaux ou incorporée intentionnellement aux aliments pour animaux.   2 Il est applicable sous réserve de l’ordonnance du 25 mai 2011 concernant les sous- produits animaux10.11   Section 2 Exigences générales   Art. 7 Exigences en matière d’importation, de mise en circulation  et d’utilisation   1 Les matières premières, les aliments composés et les aliments diététiques ne peuvent  être importés, mis en circulation et utilisés que:   a. s’ils sont sûrs;    b. s’ils n’ont pas d’effets négatifs directs sur l’environnement ou le bien-être des  animaux;   c. s’ils n’ont pas d’effets néfastes sur la santé humaine ou animale;   d. s’ils ne rendent pas dangereuses pour la consommation humaine les denrées  alimentaires dérivées des animaux nourris avec ces aliments;   e. s’ils sont sains, non altérés, loyaux, adaptés à leur usage et de qualité mar- chande.       10  RS 916.441.22  11 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 2 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2023   (RO 2022 757).     O sur les aliments pour animaux   9 / 40   916.307   1bis Pour la mise en circulation de matières premières, d’aliments composés et d’ali- ments diététiques dont le développement repose sur l’utilisation de ressources géné- tiques ou de connaissances traditionnelles associées à celles-ci, les dispositions de  l’ordonnance de Nagoya du 11 décembre 201512 sont réservées.13   2 Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR)14  établit des dispositions techniques relatives aux impuretés et aux autres déterminants  chimiques que les matières premières, les aliments composés et les aliments diété- tiques doivent respecter.   Art. 8 Restrictions et interdictions   1 Le DEFR établit la liste des substances dont l’importation, la mise en circulation ou  l’utilisation comme aliment pour animaux est interdite ou restreinte. Ces interdictions  et restrictions sont également valables pour la production primaire.   2 L’OFAG peut modifier la liste mentionnée à l’al. 1, compte tenu en particulier des  données scientifiques disponibles, des progrès technologiques, des informations attes- tées du marché international ou des résultats des contrôles officiels.   3 Le DEFR fixe la teneur maximale en additifs pour l’alimentation animale dans les  matières premières et les aliments complémentaires.   Art. 9 Catalogue des matières premières et obligation d’annoncer   1 Quiconque importe ou met en circulation une matière première, pure ou mélangée  dans un aliment composé ou diététique, qui n’est pas exemptée de l’obligation d’an- noncer visée à l’al. 2, ni ne figure sur la liste de l’OFAG selon l’al. 3, communique à  l’OFAG dans les trois mois qui suivent la première importation ou mise en circulation  les indications suivantes:15   a. le nom et l’adresse de la personne ou de l’entreprise qui met en circulation ou  importe la matière première;   b. la dénomination et, le cas échéant, les étiquetages spécifiques de la matière  première;   c. la description de la matière première et des données sur le processus qui per- met d’obtenir la matière première, le cas échéant sur le procédé de fabrication;   d. les éléments nutritifs principaux contenus dans la matière première.       12 RS 451.61  13 Introduit par l’annexe ch. 9 de l’O de Nagoya du 11 déc. 2015, en vigueur depuis le   1er fév. 2016 (RO 2016 277).   14 La désignation de l’unité administrative a été adaptée au 1er janv. 2013 en application de   l’art. 16 al. 3 de l’O du 17 nov. 2004 sur les publications officielles (RO 2004 4937). Il a  été tenu compte de cette mod. dans tout le texte.   15 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 15 mai 2013, en vigueur depuis le 1er juil. 2013  (RO 2013 1737).     Production agricole   10 / 40   916.307   2 Le DEFR fixe les matières premières qui ne doivent pas être annoncées. Il s’appuie  pour ce faire sur le droit de l’Union européenne.16   3 L’OFAG publie une liste des annonces effectuées.   4 La dénomination d’une matière première répertoriée dans le catalogue des matières  premières, selon les cas contenue dans un aliment composé ou un aliment diététique,  ne peut être utilisée que si toutes les dispositions applicables dudit catalogue sont res- pectées.   5 Une matière première figurant dans le catalogue des matières premières qui, selon  la législation sur les médicaments serait considérée comme un médicament, ne peut  pas être importée, mise en circulation ou utilisée comme matière première pour les  aliments des animaux. L’OFAG peut prévoir des exceptions.    Art. 10 Responsabilités et obligations des entreprises du secteur  de l’alimentation animale   L’établissement responsable de l’étiquetage des aliments pour animaux doit fournir à  l’OFAG sur demande toute les informations sur la composition et les propriétés mises  en avant d’un produit mis en circulation par cet établissement.   Section 3 Aliments diététiques   Art. 11   1 Le DEFR établit la liste des destinations prévues et des caractéristiques nutrition- nelles afférentes, qui donnent droit à la désignation «aliment diététique pour ani- maux».   2 Un aliment diététique pour animaux ne peut être mis en circulation en tant que tel  que si sa destination figure sur la liste des destinations autorisées et s’il satisfait aux  caractéristiques nutritionnelles essentielles correspondant à la destination spécifique.   3 Le DEFR intègre dans la liste, de sa propre initiative ou sur la base d’une demande  d’homologation, de nouvelles destinations nutritionnelles et les caractéristiques affé- rentes. La demande peut être présentée par une personne physique ou morale établie  en Suisse; elle doit être transmise à l’OFAG et démontrer que:   a. la composition spécifique de la matière première ou de l’aliment composé  pour animaux répond à la destination nutritionnelle visée;   b. les matières premières ou aliments composés pour animaux satisfont aux exi- gences liées à la destination nutritionnelle spécifique;   c. les matières premières et aliments composés pour animaux n’ont pas d’effets  négatifs sur la santé animale, la santé humaine, l’environnement ou le bien- être des animaux.       16 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 15 mai 2013, en vigueur depuis le 1er juil. 2013  (RO 2013 1737).     O sur les aliments pour animaux   11 / 40   916.307   4 Lorsqu’il modifie la liste des destinations nutritionnelles des aliments diététiques, le  DEFR tient compte de la liste correspondante de l’Union Européenne (UE).   Section 4 Étiquetage, présentation et conditionnement   Art. 12 Principes d’étiquetage et de présentation   1 L’étiquetage et la présentation des matières premières, des aliments composés et des  aliments diététiques ne doivent pas induire l’utilisateur en erreur, notamment en ce  qui concerne:   a. la destination ou les caractéristiques de l’aliment pour animaux, en particulier  sa nature, son mode de fabrication ou de production, ses propriétés, sa com- position, sa quantité, sa durabilité et les espèces animales ou catégories d’ani- maux auxquelles il est destiné;    b. l’attribution à l’aliment pour animaux d’effets ou de caractéristiques qu’il ne  possède pas ou la déclaration qu’il possède des caractéristiques particulières  alors que tous les aliments comparables pour animaux possèdent les mêmes;    c. la conformité de l’étiquetage avec le catalogue des matières premières pour  aliments des animaux visé à l’art. 9.   2 Les matières premières, les aliments composés et diététiques pour animaux commer- cialisés en vrac ou dans des emballages ou récipients non fermés doivent être accom- pagnés d’un document contenant toutes les indications d’étiquetage prescrites.   3 Lorsque des matières premières, des aliments composés ou diététiques pour animaux  sont mis en vente par un moyen de communication à distance, les indications d’éti- quetage à caractère obligatoire requises par le présent chapitre, à l’exception des in- dications de durabilité et celles visées à l’art. 15, al. 1, let. b, d et e, doivent figurer sur  le support de la vente à distance ou être fournies par d’autres moyens appropriés avant  la conclusion d’un contrat. Les indications de durabilité et celles visées à l’art. 15, al.  1, let. b, d et e, doivent être faites au plus tard au moment de la livraison des aliments  pour animaux.   4 Une seule date de durabilité minimale peut être indiquée pour la matière première,  l’aliment composé ou diététique pour animaux, considéré dans son ensemble. Elle est  déterminée en fonction de la durabilité minimale la plus courte de chacun de ses com- posants.   Art. 13 Responsabilité   1 L’établissement responsable de l’étiquetage garantit la présence et l’exactitude ma- térielle des indications d’étiquetage.   2 Les entreprises du secteur de l’alimentation animale veillent à ce que toutes les in- formations fournies par les établissements sous leur contrôle satisfassent aux exi- gences fixées en matière d’étiquetage.     Production agricole   12 / 40   916.307   3 Les entreprises du secteur de l’alimentation animale veillent à ce que les indications  d’étiquetage visées à l’art. 15 soient transmises d’un bout à l’autre de la chaîne ali- mentaire dans tous les établissements sous leur contrôle.    4 Les entreprises du secteur de l’alimentation animale responsables d’une activité de  vente au détail ou de distribution qui n’ont pas de répercussions sur l’étiquetage agis- sent avec diligence pour contribuer à garantir le respect des exigences en matière d’éti- quetage, en particulier en ne fournissant pas de matières premières, d’aliments com- posés ou diététiques pour animaux dont ils savent ou auraient dû présumer, sur la base  des informations en leur possession et en tant que professionnels, qu’ils ne satisfont  pas auxdites exigences.   Art. 14 Présentation des indications d’étiquetage   1 Les indications d’étiquetage visées à l’art. 15 figurent dans leur totalité à un endroit  bien visible de l’emballage, du récipient, sur une étiquette apposée sur ceux-ci ou sur  le document d’accompagnement prévu à l’art. 12, al. 2, de façon ostensible, clairement  lisible et indélébile, au moins dans une des langues officielles.   2 Les indications d’étiquetage doivent être facilement identifiables et ne peuvent pas  être cachées par d’autres informations. Elles sont affichées dans une couleur, une po- lice et une taille telles qu’aucune partie des informations ne soit cachée ou mise en  relief, à moins qu’une telle variation vise à attirer l’attention sur des mises en garde.   Art. 15 Exigences générales en matière d’étiquetage   1 Une matière première, un aliment composé ou diététique pour animaux ne peut être  mis en circulation que si les indications suivantes sont fournies dans le cadre de l’éti- quetage:   a. le type d’aliment pour animaux: «matière première pour aliments des ani- maux», «aliment complet pour animaux» ou «aliment complémentaire pour  animaux». Selon le cas les expressions suivantes peuvent aussi être utilisées:    1. au lieu de «aliment complet pour animaux», la désignation «aliment d’al- laitement complet»,   2.  au lieu de «aliment complémentaire pour animaux», les dénominations  «aliment minéral» ou «aliment d’allaitement complémentaire»,   3. au lieu de «aliment complet pour animaux» ou «aliment complémentaire  pour animaux» la dénomination «aliment composé pour animaux» pour  les aliments pour animaux de compagnie autres que les chats et les  chiens;   b. le nom ou la raison sociale et l’adresse de l’établissement responsable de l’éti- quetage;   c. s’il est exigé pour son activité, le numéro d’agrément de l’établissement res- ponsable de l’étiquetage attribué conformément aux art. 48, al. 1 et 2 et 54, al.  1;   d. le numéro de référence du lot;     O sur les aliments pour animaux   13 / 40   916.307   e. la quantité nette, exprimée en unités de masse pour les produits solides et en  unités de masse ou de volume pour les produits liquides;   f. la liste des additifs pour l’alimentation animale dont la déclaration est obliga- toire sur l’étiquetage, précédée de l’intitulé «additifs»;    g. si cela est prévu, la teneur en eau.    2 Le DEFR fixe les exigences d’étiquetage complémentaires pour les différents types  d’aliments pour animaux.   Art. 16 Dérogations et données facultatives   1 Le DEFR fixe les dérogations pour l’étiquetage.    2 Il prescrit les données et les étiquetages complémentaires facultatifs qui peuvent ac- compagner les matières premières, les aliments composés et diététiques pour ani- maux.   Art. 17 Conditionnement   1 Les matières premières, les aliments composés et diététiques pour animaux ne peu- vent être mis en circulation que dans des emballages ou récipients fermés. Les embal- lages et les récipients doivent être fermés de telle manière que la fermeture soit dété- riorée lors de l’ouverture et ne puisse être réutilisée.   2 Les matières premières, les aliments composés et les aliments diététiques pour ani- maux mentionnés ci-après peuvent être mis en circulation en vrac ou dans des paquets  ou récipients non fermés:   a. les matières premières sans objectif nutritionnel particulier;   b. les aliments composés pour animaux obtenus exclusivement par le mélange  de grains ou de fruits entiers;   c. les livraisons entre producteurs d’aliments composés pour animaux;   d. les aliments composés, y compris les aliments diététiques, ainsi que les ma- tières premières avec une destination nutritionnelle spécifique, livrés directe- ment depuis l’entreprise de production à l’utilisateur final;   e. les livraisons de producteurs d’aliments composés ou diététiques pour ani- maux à des entreprises de conditionnement;   f. les aliments composés ou diététiques pour animaux destinés à l’utilisateur fi- nal dont le poids n’excède pas 50 kilogrammes dans la mesure où elles pro- viennent directement d’un emballage ou récipient fermé;   g. les blocs et les pierres à lécher.      Production agricole   14 / 40   916.307   Chapitre 3 Additifs et prémélanges pour l’alimentation animale   Section 1 Objet   Art. 18   Le présent chapitre ne s’applique pas:   a. aux auxiliaires technologiques;   b. aux médicaments vétérinaires, à l’exclusion des coccidiostatiques et des his- tomonostatiques utilisés comme additifs pour l’alimentation animale.    Section 2 Conditions de mise en circulation   Art. 19 Principe de l’homologation   1 Les additifs pour l’alimentation animale (additifs) ne peuvent être importés, mis en  circulation, utilisés ou transformés que s’ils sont homologués.   1bis Pour la mise en circulation d’additifs pour l’alimentation animale et de prémé- langes dont le développement repose sur l’utilisation de ressources génétiques ou de  connaissances traditionnelles associées à celles-ci, les dispositions de l’ordonnance de  Nagoya du 11 décembre 201517 sont réservées.18   2 Les mélanges d’additifs peuvent être vendus à l’utilisateur final si toutes les condi- tions d’utilisation prévues dans l’homologation de chaque additif sont respectées.   3 Le DEFR fixe les conditions générales applicables à l’utilisation des additifs et des  prémélanges pour l’alimentation animale.   Art. 20 Liste des additifs homologués   1 Les additifs selon l’art. 25, al. 1, let. a à c, sont homologués s’ils figurent sur la liste  des additifs établie par le DEFR. Le DEFR tient compte des décisions de l’UE pour  l’établissement de cette liste.   2 Le DEFR intègre dans la liste de nouveaux additifs de sa propre initiative ou suite à  une demande d’homologation.   3 Il peut fixer des conditions pour l’importation, la mise en circulation et l’utilisation  des additifs.    4 Si les conditions définies à l’art. 148a LAgr sont remplies, le DEFR peut:   a. ne pas porter un additif sur la liste des additifs homologués;   b. supprimer un additif de la liste;   c. lier l’utilisation d’un additif à des conditions.       17 RS 451.61  18 Introduit par l’annexe ch. 9 de l’O de Nagoya du 11 déc. 2015, en vigueur depuis le   1er fév. 2016 (RO 2016 277).     O sur les aliments pour animaux   15 / 40   916.307   5 Par décision de portée générale, l’OFAG peut autoriser provisoirement, pour une  période maximale d’un an, la mise en circulation et l’utilisation des additifs désignés  à l’art. 25, al. 1, let. a à c, qui ne figurent pas sur la liste des additifs établie par le  DEFR conformément à l’al. 1, pour autant qu’ils soient autorisés au sein de l’UE et  que les exigences de l’art. 28 soient remplies.19   Art. 21 Autorisation d’additifs à des fins de recherche scientifique   1 L’OFAG peut autoriser, à des fins de recherche scientifique, l’utilisation, en tant  qu’additifs, de substances non autorisées, à l’exception des antibiotiques.   2 Le DEFR détermine les exigences relatives au dossier de la demande.   3 Les animaux qui ont consommé des additifs autorisés selon l’al. 1 ne peuvent être  utilisés pour la production de denrées alimentaires que si l’OFAG confirme qu’il n’en  résultera pas d’effet néfaste sur la santé humaine.   Art. 22 Additifs autorisés    1 Les additifs définis à l’art. 25, al. 1, let d et e, sont autorisés sur la base d’une de- mande d’autorisation.    2 L’OFAG tient compte des décisions de l’UE pour l’octroi de l’autorisation. Il peut  limiter la durée d’autorisation. Il tient compte pour ce faire de la durée de l’autorisa- tion fixée par l’UE.    3 L’autorisation est personnelle et incessible.    4 Les commerçants en aval n’ont pas besoin d’une nouvelle autorisation si un additif  a été importé ou mis en circulation avec une autorisation.   5 L’OFAG peut assortir l’autorisation de charges et fixer des exigences portant sur un  plan de surveillance consécutive à la mise en circulation.   6 Il peut refuser d’autoriser un additif, annuler une autorisation existante ou l’assortir  de conditions ou de charges si les conditions définies à l’art. 148a LAgr sont remplies.   7 Il publie une liste des additifs autorisés20.21   Art. 23 Autorisation d’urgence   1 L’OFAG peut autoriser provisoirement l’utilisation d’un additif pour une période  maximale de cinq ans si les conditions fixées à l’art. 24, al. 2, sont remplies et qu’il  est prouvé que l’additif est indispensable pour la protection des animaux; l’OFAG  fonde son évaluation sur les données et les faits généralement connus.       19 Introduit par le ch. I de l’O du 20 mai 2015, en vigueur depuis le 1er juil. 2015   (RO 2015 1791).   20 La liste des additifs autorisés pour l’alimentation animale peut être consultée gratuitement  sur le site d’Agroscope à l’adresse suivante: www.agroscope.admin.ch > Thèmes >  Animaux de rente > Aliments pour animaux > Contrôle des aliments pour animaux >  Bases légales > Annexe 2 > Liste 2.4a à 2.4e et Liste 2.5.   21 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 2 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2023  (RO 2022 757).     Production agricole   16 / 40   916.307   2 L’importation, la mise en circulation et l’utilisation de quantités restreintes d’ali- ments composés destinés aux animaux de compagnie contenant des additifs désignés  à l’art. 25, al. 1, let. a à e, non homologués en Suisse, mais autorisés au sein de l’UE,  peuvent être autorisées au cas par cas par l’OFAG.22   Art. 24 Conditions d’homologation   1 L’homologation est accordée si le demandeur prouve au moyen des indications re- quises à l’art. 27, que l’additif satisfait lors de toute utilisation aux exigences fixées à  l’al. 2 et possède au moins une des caractéristiques visées à l’al. 3.   2 L’additif ne doit pas:   a.23 avoir un effet néfaste sur la santé humaine ou animale ou sur l’environnement;   b. être présenté de manière telle que cela pourrait induire l’utilisateur en erreur;   c. porter atteinte au consommateur par l’altération des caractéristiques spéci- fiques des produits d’origine animale ou induire le consommateur en erreur  quant aux caractéristiques spécifiques des produits d’origine animale.   3 L’additif doit:   a. avoir un effet positif sur les caractéristiques des aliments pour animaux;   b. avoir un effet positif sur les caractéristiques des produits d’origine animale;   c. avoir un effet positif sur la couleur des poissons ou oiseaux d’ornement;   d. répondre aux besoins nutritionnels des animaux;   e. avoir un effet positif sur les conséquences environnementales de la production  animale;   f. avoir un effet positif sur la production, le rendement ou le bien-être des ani- maux, notamment en influençant la flore gastro-intestinale ou la digestibilité  des aliments pour animaux, ou    g. avoir un effet coccidiostatique ou histomonostatique.   Art. 25 Catégories d’additifs    1 Selon leurs fonctions et leurs propriétés, les additifs sont classés dans une ou plu- sieurs des catégories suivantes:   a. catégorie 1: additifs technologiques: toutes les substances ajoutées aux ali- ments pour animaux à des fins technologiques;   b. catégorie 2: additifs sensoriels: toutes les substances qui, ajoutées à l’alimen- tation animale, améliorent ou modifient les propriétés organoleptiques des ali- ments pour animaux ou les caractéristiques visuelles des denrées alimentaires  issues d’animaux;       22 Introduit par le ch. I de l’O du 20 mai 2015, en vigueur depuis le 1er juil. 2015   (RO 2015 1791).   23 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 31 oct. 2012, en vigueur depuis le 1er janv. 2013  (RO 2012 6399).     O sur les aliments pour animaux   17 / 40   916.307   c. catégorie 3: additifs nutritionnels: substances qui présentent des propriétés  nutritionnelles importantes, telles que les vitamines, les oligo-éléments, les  acides aminés et les dérivés de l’urée;   d. catégorie 4: additifs zootechniques: tous les additifs utilisés pour influencer  favorablement les performances des animaux en bonne santé ou l’environne- ment;   e. catégorie 5: coccidiostatiques et histomonostatiques.   2 Au sein des catégories visées à l’al. 1, les additifs sont répartis dans un ou plusieurs  groupes fonctionnels selon la nomenclature établie par le DEFR.    3 Le cas échéant, à la lumière de l’évolution des connaissances scientifiques ou des  progrès technologiques, des catégories d’additifs et des groupes fonctionnels supplé- mentaires peuvent être établis par le DEFR.   Art. 26 Demandes d’homologation ou d’autorisation   1 Les demandes d’homologation ou d’autorisation sont adressées à l’OFAG.   2 Les demandes d’homologation d’un additif par incorporation dans la liste selon l’art.  20 peuvent être faites par une personne ou une entreprise dont le domicile ou le siège  social, ou une succursale, se trouve en Suisse.   3 Les demandes d’autorisation selon l’art. 22 peuvent être faites par des personnes ou  des entreprises dont le domicile ou le siège social, ou une succursale, se trouve en  Suisse sauf accord excluant cette exigence.   4 Si la demande ne satisfait pas aux exigences, l’OFAG impartit au requérant un délai  pour la compléter. Si les indications requises ne sont pas fournies dans ce délai, la  demande n’est pas examinée.   Art. 27 Dossier de demande    1 Doivent être présentés à l’OFAG les documents et indications suivants:   a. le nom et l’adresse du demandeur;   b. la désignation de l’additif, une proposition pour sa classification par catégorie  et groupe fonctionnel en vertu de l’art. 25 et ses caractéristiques, y compris,  le cas échéant, les critères de pureté;   c. une description du mode d’obtention et de fabrication, des usages prévus de  l’additif, de la méthode d’analyse de l’additif dans les aliments pour animaux  compte tenu de l’utilisation prévue et, le cas échéant, de la méthode d’analyse  destinée à déterminer le niveau des résidus de l’additif ou de leurs métabolites  dans les denrées alimentaires;   d. une description des études réalisées et tout autre matériel disponible qui dé- montrent que l’additif remplit les conditions d’homologation;   e. les conditions proposées pour la mise en circulation de l’additif, y compris les  exigences en matière d’étiquetage et, le cas échéant, des conditions spéci-    Production agricole   18 / 40   916.307   fiques pour l’utilisation et la manipulation (y compris les incompatibilités con- nues), les teneurs dans les aliments complémentaires des animaux et les es- pèces et catégories animales auxquelles l’additif est destiné;   f. en ce qui concerne les additifs qui, selon la proposition visée à la let. b, n’ap- partiennent pas aux catégories visées à l’art. 25, al. 1, let. a et b: une proposi- tion de plan de surveillance consécutive à la mise en circulation;   g. un résumé des documents cités aux let. a à f;   h. si disponible, le dossier complet de l’autorisation accordée par l’UE, des éva- luations déjà faites par cette dernière, ou toute information échangée dans le  cadre de la procédure d’autorisation de l’UE.   2 Le DEFR fixe des exigences supplémentaires pour l’établissement et la présentation  des demandes.   Art. 28 Examen des demandes d’homologation ou d’autorisation   1 L’OFAG examine les demandes afin d’évaluer si les conditions fixées à l’art. 24  sont remplies.   2 Lorsqu’un additif est déjà homologué dans un pays dont les exigences en la matière  sont reconnues comme équivalentes à celles fixées en Suisse, les résultats des exa- mens effectués sont pris en compte pour autant que soient présentés, outre le dossier  accompagnant la demande selon l’art. 27, le certificat d’homologation de ce pays et  une copie des pièces du dossier d’homologation.   3 L’OFAG examine la demande selon les principes de l’analyse des risques.   Art. 29 Responsabilité   1 Une fois qu’un additif a été autorisé, toute personne ou toute partie concernée qui  utilise ou met en circulation cette substance ou un aliment pour animaux auquel elle  a été incorporée, garantit que toute condition ou restriction imposée à la mise en cir- culation, à l’utilisation et à la manipulation de l’additif ou des aliments pour animaux  en contenant est appliquée.   2 Lorsque des exigences de surveillance consécutive à la mise en circulation ont été  imposées au titulaire de l’autorisation, celui-ci garantit l’exécution de la surveillance  et soumet des rapports à l’OFAG conformément à l’autorisation. Le titulaire de l’auto- risation communique immédiatement à l’OFAG toute nouvelle information pouvant  avoir une influence sur l’évaluation de la sécurité d’utilisation de l’additif, notamment  en ce qui concerne les sensibilités sanitaires de catégories spécifiques de consomma- teurs. Le titulaire de l’autorisation informe immédiatement l’OFAG de toute interdic- tion ou restriction imposée par l’autorité compétente de tout pays tiers dans lequel  l’additif est mis en circulation.   Art. 30 Contrôle des additifs homologués   1 L’OFAG peut contrôler en tout temps un additif homologué. Il décide de la nécessité  d’un réexamen en tenant compte des nouvelles découvertes scientifiques et techniques     O sur les aliments pour animaux   19 / 40   916.307   et des données provenant de contrôles. L’OFAG tient compte des décisions de l’UE  en la matière.    2 L’OFAG demande au titulaire de l’autorisation tous les documents nécessaires pour  le contrôle de l’homologation et accorde un délai de six mois pour la remise des do- cuments.   3 S’il arrive à la conclusion que les conditions d’homologation fixées à l’art. 24 ne  sont plus remplies, ou si les informations exigées en vertu de l’al. 2 ne sont pas four- nies, l’OFAG révoque l’autorisation, retire l’additif de la liste des additifs homologués  ou adapte la liste sur la base des nouvelles informations disponibles. L’OFAG tient  compte des décisions de l’UE en la matière.24    4 Si le titulaire de l’autorisation propose une modification des conditions d’homolo- gation en déposant une demande avec les informations correspondantes auprès de  l’OFAG, ce dernier prend en compte les nouveaux éléments et modifie l’autorisation  existante sur la base de son examen.   5 Si l’OFAG révoque une autorisation ou ne la renouvelle pas, et si les motifs de la  révocation ou du non-renouvellement ne concernent pas un effet considéré comme  inadmissible et potentiellement dangereux, un délai peut être accordé pour l’élimina- tion, l’entreposage et la mise en circulation des stocks.   6 …25   Art. 31 Renouvellement des homologations et autorisations   1 Lors du renouvellement d’une homologation en vertu de l’art. 20, le DEFR tient  compte des nouvelles décisions de l’UE.    2 Le détenteur d’une autorisation temporaire en vertu de l’art. 22 peut soumettre une  demande de renouvellement de l’autorisation à l’OFAG. Cette demande doit être  adressée à l’OFAG au plus tard un an avant la date de l’expiration de l’autorisation en  cours.   3 Le demandeur envoie les informations et documents suivants à l’OFAG:   a. une copie de l’autorisation de mise en circulation de l’additif;   b. un rapport sur les résultats de la surveillance consécutive à la mise en circula- tion, si cela est prévu dans l’autorisation;   c. toute autre nouvelle information disponible concernant l’évaluation de la sé- curité d’utilisation de l’additif et les risques pour les animaux, les êtres hu- mains ou l’environnement liés à l’additif en question;    d. le cas échéant, une proposition visant à modifier ou à compléter les conditions  de l’autorisation initiale, notamment les conditions relatives aux futures opé- rations de contrôle;       24 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 31 oct. 2012, en vigueur depuis le 1er janv. 2013  (RO 2012 6399).   25 Abrogé par le ch. I de l’O du 31 oct. 2012, avec effet au 1er janv. 2013 (RO 2012 6399).     Production agricole   20 / 40   916.307   e. le cas échéant, le dossier pour le renouvellement de l’autorisation déposé dans  l’UE.   4 Les art. 26 et 28 s’appliquent au renouvellement des autorisations.   5 Lorsque, pour des raisons indépendantes de la volonté du demandeur, aucune déci- sion n’est prise quant au renouvellement d’une autorisation avant la date d’expiration  de celle-ci, la période d’autorisation du produit est prolongée automatiquement  jusqu’à ce que l’OFAG prenne une décision. Les informations relatives à la prolon- gation de l’autorisation sont publiées.   6 Lorsque l’OFAG ne renouvelle pas une autorisation et que les raisons de cette déci- sion ne touchent pas à des effets potentiels considérés comme inacceptables, il peut  accorder un délai pour l’élimination, le stockage et la mise en circulation de la mar- chandise en stock.   Section 3 Étiquetage et emballage des additifs et des prémélanges   Art. 32   1 Aucun additif ou prémélange d’additifs ne peut être mis en circulation sans étique- tage de l’emballage ou du récipient. Le producteur, l’emballeur, l’importateur, le ven- deur et le distributeur sont responsables que l’étiquetage comporte les informations  suivantes de manière visible, clairement lisible et indélébile, au moins dans une des  langues officielles, pour chaque additif contenu dans le produit:   a. le nom spécifique des additifs conformément aux autorisations, précédé du  nom du groupe fonctionnel tel qu’il est mentionné dans les autorisations;   b. le nom ou la raison sociale et l’adresse ou le siège social de l’établissement  responsable des indications visées au présent article;    c. le poids net ou, pour les additifs et prémélanges liquides, soit le volume net  soit le poids net;   d. le cas échéant, le numéro d’agrément attribué à l’établissement qui fabrique  ou met en circulation l’additif ou le prémélange;   e. le mode d’emploi et toute recommandation de sécurité concernant l’utilisation  et, le cas échéant, les exigences spécifiques mentionnées dans l’autorisation,  y compris les espèces et les catégories d’animaux auxquelles l’additif ou le  prémélange d’additifs est destiné;   f. le numéro d’identification;   g. le numéro du lot et la date de fabrication.   1bis Si la concentration de certaines substances incorporées dans un additif ou un pré- mélange présente un danger pour l’utilisateur au sens de l’ordonnance du 5 juin 2015     O sur les aliments pour animaux   21 / 40   916.307   sur les produits chimiques26, les recommandations de sécurité découlant de ladite or- donnance doivent être mises à la disposition de l’acheteur.27   2 En ce qui concerne les prémélanges, les let. b, d, e et g ne s’appliquent pas aux  additifs incorporés.   3 En ce qui concerne les substances aromatiques, la liste des additifs peut être rempla- cée par les termes «mélange de substances aromatiques». Cette disposition n’est pas  applicable aux substances aromatiques soumises à limitation quantitative pour utilisa- tion dans l’alimentation animale et l’eau potable.   4 En ce qui concerne les prémélanges, le terme «prémélange» doit figurer sur l’éti- quette. Les supports doivent être indiqués, en ce qui concerne les matières premières  pour animaux, conformément à l’art. 15, et, dans les cas où l’eau est utilisée comme  support, la teneur en eau du prémélange doit être indiquée. Une seule date de durabi- lité minimale peut être indiquée pour chaque prémélange considéré dans son en- semble; cette date est déterminée en fonction de la date de durabilité du composant  qui échoit le plus rapidement.   5 Les additifs et prémélanges ne peuvent être commercialisés que dans des emballages  ou des récipients fermés et dont le système de fermeture est nécessairement endom- magé lors de l’ouverture et ne peut servir à nouveau.   6 Le DEFR fixe les prescriptions particulières en matière d’étiquetage pour les prémé- langes et certains additifs.   Section 4 Confidentialité des secrets d’affaire   Art. 33 Confidentialité   1 Le demandeur peut indiquer quelles sont les informations qu’il souhaite voir traiter  de façon confidentielle parce que leur divulgation pourrait nuire sensiblement à sa  position concurrentielle. Dans de tels cas, une justification vérifiable doit être appor- tée.   2 L’OFAG détermine, après consultation du demandeur, quelles sont les informations  autres que celles mentionnées à l’al. 3 qui devraient rester confidentielles et elle in- forme le demandeur de sa décision.   3 Ne sont en aucun cas considérées comme confidentielles:   a. la dénomination et la composition de l’additif et, le cas échéant, l’indication  de la souche de production;   b. les propriétés physico-chimiques et biologiques de l’additif pour l’alimenta- tion animale;   c. les conclusions relatives aux résultats de l’étude sur les effets de l’additif sur  la santé humaine ou animale et sur l’environnement;       26 RS 813.11  27 Introduit par le ch. I de l’O du 20 mai 2015, en vigueur depuis le 1er juil. 2015    (RO 2015 1791).     Production agricole   22 / 40   916.307   d. les conclusions relatives aux résultats de l’étude sur les effets de l’additif sur  les caractéristiques des produits d’origine animale et leurs propriétés nutri- tionnelles;   e. les méthodes de détection et d’identification de l’additif et, le cas échéant, les  exigences de surveillance et un résumé des résultats de la surveillance;   f. les informations qui doivent être fournies afin de protéger la santé humaine,  la santé animale ou l’environnement.   4 Si un demandeur retire ou a retiré sa demande, l’OFAG respecte le caractère confi- dentiel de toutes les informations commerciales et industrielles, y compris en matière  de recherche et de développement.   Art. 34 Protection des informations du dossier   1 Les données scientifiques et les autres informations contenues dans le dossier de  demande exigé en vertu de l’art. 27 ne peuvent être utilisées au profit d’un autre de- mandeur pendant la période de l’autorisation, sauf si celui-ci a convenu avec le de- mandeur précédent que ces données et informations peuvent être utilisées.   2 Les deux demandeurs selon l’al. 1 prennent toute disposition pour s’entendre sur une  utilisation partagée des informations, afin de ne pas devoir effectuer à nouveau des  essais toxicologiques sur les vertébrés. S’ils ne parviennent pas à s’entendre dans ce  domaine, l’OFAG peut statuer quant à l’utilisation des informations; ce faisant, il  veille à garantir un équilibre raisonnable entre les intérêts des parties concernées.   3 Au terme de la période d’autorisation, les résultats de l’évaluation réalisée sur la  base des données scientifiques et des informations contenues dans le dossier de de- mande peuvent être utilisés entièrement ou en partie par l’OFAG au profit d’un autre  demandeur.   Chapitre 4 Substances indésirables dans les aliments pour animaux   Art. 35 Objet   Le présent chapitre s’applique aux aliments pour animaux, y compris les additifs et  les prémélanges. Il s’applique aussi aux aliments pour animaux de la production pri- maire.   Art. 36 Substances indésirables dans les aliments pour animaux   1 Le DEFR établit la liste des substances qui ne peuvent être contenues dans les ali- ments pour animaux que jusqu’à une valeur déterminée (substances indésirables). Il  fixe les valeurs maximales tolérées pour ces substances ou les seuils d’intervention à  partir desquelles des mesures spécifiques définies doivent être mises en œuvre.     O sur les aliments pour animaux   23 / 40   916.307   1bis Il le fait en tenant compte des demandes présentées en vertu de l’art. 11a, al. 1, de  l’ordonnance du 18 mai 2005 sur les produits biocides28.29   2 Lorsqu’il adapte la liste des substances indésirables selon l’al. 1, le DEFR tient  compte de la liste des valeurs maximales et des seuils d’intervention applicables dans  l’UE.   3 Les aliments pour animaux qui présentent des teneurs en substances indésirables  supérieures aux valeurs maximales définies à l’al. 1 ne peuvent pas être utilisés  comme aliments pour animaux ou mis en circulation pour cette utilisation.   Art. 37 Interdiction de dilution et détoxification   Les aliments pour animaux dont la teneur en substances indésirables dépasse la teneur  maximale fixée par le DEFR:   a. ne peuvent pas être mélangés à des fins de dilution avec le même produit ou  avec d’autres produits destinés aux aliments pour animaux;   b. ne peuvent être mis en circulation qu’après avoir été détoxifiés par un produc- teur agréé, au moyen d’un procédé validé par l’OFAG.   Art. 38 Substances indésirables dans les aliments complémentaires   Dans la mesure où la liste selon l’art. 36, al. 1 ne prévoit pas d’autres dispositions, les  aliments complémentaires ne peuvent pas, compte tenu de la proportion prescrite pour  une ration journalière, présenter des teneurs en substances indésirables supérieures à  celles fixées en tant que valeurs maximales pour les aliments complets.   Art. 39 Révision de la valeur maximale   1 L’OFAG peut réduire provisoirement la teneur maximale existante, fixer une teneur  maximale ou interdire la présence d’une substance indésirable dans les aliments pour  animaux si de nouvelles données ou une nouvelle évaluation des données existantes  montrent qu’une teneur maximale fixée par le DEFR ou qu’une substance indésirable  non mentionnée présente un danger pour la santé humaine ou animale ou pour l’envi- ronnement.   2 Si les conditions définies à l’art. 148a LAgr sont remplies, l’OFAG peut prendre des  mesures identiques à celles visées dans l’al. 1.       28 RS 813.12  29 Introduit par l’annexe 11 ch. 4 de l’O du 20 juin 2014, en vigueur depuis le 15 juil. 2014   (RO 2014 2073).     Production agricole   24 / 40   916.307   Chapitre 5  Exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux,  d’enregistrement et d’agrément des établissements   Section 1 Objet   Art. 40   Le présent chapitre ne s’applique pas à la vente au détail d’aliments pour animaux de  compagnie.   Section 2 Obligations   Art. 41 Obligations générales   Les entreprises du secteur de l’alimentation animale veillent à ce que toutes les étapes  de la production, de la transformation et de la distribution placées sous leur contrôle  soient mises en œuvre conformément à la législation en vigueur et aux bonnes pra- tiques. Elles veillent en particulier à ce qu’elles satisfassent aux prescriptions appli- cables en matière d’hygiène.   Art. 42 Obligations spéciales   1 Les entreprises du secteur de l’alimentation animale et les exploitations actives dans  la production primaire ne peuvent utiliser que des aliments pour animaux provenant  d’établissements enregistrés conformément à l’art. 47 ou agréés conformément à  l’art. 48.30   2 Quiconque produit, importe ou met en circulation des aliments pour animaux doit  prendre des mesures appropriées dans le cadre de son activité pour que les aliments  pour animaux satisfassent aux exigences légales, qu’ils soient de qualité irréprochable  et qu’ils ne soient pas altérés en raison de conditions hygiéniques inappropriées ou  d’emballages inadéquats. Les contrôles officiels ne libèrent pas du devoir d’autocon- trôle.   3 Les entreprises du secteur de l’alimentation animale peuvent utiliser les guides pré- vus à la section 4 du présent chapitre pour les aider à se conformer à leurs obligations  découlant de ce chapitre.    4 Les entreprises du secteur de l’alimentation animale qui considèrent ou ont des rai- sons de penser qu’un aliment pour animaux importé, produit ou mis en circulation ne  répond pas aux prescriptions relatives à la sécurité des aliments pour animaux, doivent  immédiatement retirer du marché l’aliment en question et en informer les autorités  compétentes. Elles informent les utilisateurs de l’aliment pour animaux des raisons du  retrait et, au besoin, rappellent les aliments pour animaux produits déjà livrés lorsque       30 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 2 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2023  (RO 2022 757).     O sur les aliments pour animaux   25 / 40   916.307   les autres mesures sont insuffisantes pour atteindre un niveau élevé de protection de  la santé.   5 Le DEFR fixe les obligations spéciales des entreprises du secteur de l’alimentation  animale concernant les différentes opérations.   6 Il peut édicter des dispositions relatives à la production d’aliments pour animaux  dans une exploitation active dans la production primaire en vue de leur utilisation dans  cette dernière.31   Art. 43 Obligation de tenir un registre pour les animaux de rente   1 Quiconque produit, importe ou met en circulation des aliments pour animaux de  rente tient à jour un registre où sont consignées les indications pertinentes pour la  traçabilité des aliments pour animaux.   2 Le DEFR peut fixer des exigences relatives au registre.   3 Les indications visées à l’al. 1 doivent être conservées pendant au moins trois ans et  remises à l’OFAG sur demande.   Art. 44 Système d’analyse des risques et maîtrise des points critiques  (HACCP)   1 Les entreprises du secteur de l’alimentation animale qui produisent, importent, trans- portent, entreposent ou mettent en circulation des aliments pour animaux doivent ap- pliquer et maintenir des procédures écrites permanentes fondées sur les principes  HACCP. Cette exigence s’applique également aux exploitations actives dans la pro- duction primaire qui doivent être enregistrées ou agréées, conformément à l’art. 47,  al. 2.32   2 Les procédures visées à l’al. 1 sont fondées sur les principes suivants:   a. identifier tout danger qu’il y a lieu de prévenir, d’éliminer ou de ramener à un  niveau acceptable;   b. identifier les points critiques aux niveaux desquels un contrôle est indispen- sable pour prévenir ou éliminer un danger ou pour le ramener à un niveau  acceptable;   c. établir, aux points critiques, les limites critiques qui différencient l’acceptabi- lité de l’inacceptabilité pour la prévention, l’élimination ou la réduction des  risques identifiés;   d. établir et appliquer des procédures de surveillance efficaces des points cri- tiques;    e. établir les actions correctives à mettre en œuvre lorsque la surveillance révèle  qu’un point critique n’est pas maîtrisé;       31 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 2 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2023  (RO 2022 757).   32 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 2 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2023  (RO 2022 757).     Production agricole   26 / 40   916.307   f. établir des procédures destinées à vérifier l’exhaustivité et l’efficacité des me- sures décrites aux let. a à e. Les procédures de vérification sont effectuées  périodiquement;   g. établir des documents et des dossiers en fonction de la nature et de la taille de  l’entreprise du secteur de l’alimentation animale pour prouver l’application  effective des mesures définies aux let. a à f.   3 Les entreprises du secteur de l’alimentation animale opèrent les changements néces- saires selon l’al. 2 en cas de modification dans un produit, dans un procédé, ou dans  toute étape de la production, de la transformation, de l’entreposage et de la distribu- tion.   4 Elles peuvent utiliser, en lieu et place des guides sur l’application des principes  HACCP, les guides de bonnes pratiques élaborés conformément à l’art. 55.   5 L’OFAG peut prévoir des allègements dans certains cas.    Art. 45 Documents relatifs au système HACCP   1 Les entreprises du secteur de l’alimentation animale doivent:   a. fournir à l’OFAG, sous la forme requise, la preuve que les procédures mises  en place sont conformes aux principes établis à l’art. 44;   b. veiller à ce que tous les documents décrivant les procédures élaborées confor- mément à l’art. 44 soient à jour en permanence.   2 L’OFAG tient compte de la nature de l’entreprise du secteur de l’alimentation ani- male lors de l’établissement des prescriptions relatives à la forme de la preuve visée à  l’al. 1, let. a.   3 Il peut publier des guides pour la préparation des documents HACCP.   Section 3 Enregistrement et agrément   Art. 46 Principe   1 Pour exercer son activité, toute entreprise du secteur de l’alimentation animale doit  être:   a. enregistrée conformément à l’art. 47, ou   b. agréée, lorsque l’agrément est requis conformément à l’art. 48.   2 Dans le cas des exploitations actives dans la production primaire d’aliments pour  animaux, l’enregistrement obligatoire et la procédure de notification sont régies par  les dispositions de l’art. 3 de l’ordonnance du 23 novembre 2005 sur la production  primaire33.34       33 RS 916.020  34 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 2 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2023   (RO 2022 757).     O sur les aliments pour animaux   27 / 40   916.307   Art. 47 Obligation d’annoncer    1 Les entreprises du secteur de l’alimentation animale:   a. annoncent à l’OFAG, aux fins d’enregistrement ou d’agrément, sous la forme  demandée, tous les établissements sous leur contrôle qui interviennent à une  étape quelconque de la production, de la transformation, du stockage, du trans- port ou de la distribution d’aliments pour animaux;   b. fournissent à l’OFAG des informations à jour sur tous les établissements sous  leur contrôle selon la let. a, notamment en lui communiquant toute modifica- tion significative des activités et toute fermeture d’un établissement existant.   2 Les exploitations actives dans la production primaire qui produisent des aliments  pour animaux en utilisant des additifs, à l’exception des additifs liés aux activités  d’ensilage, ou des prémélanges en contenant, doivent annoncer cette activité à  l’OFAG aux fins d’enregistrement ou d’agrément.35   Art. 48 Agrément des établissements   1 Quiconque fabrique ou met en circulation un des aliments pour animaux ci-après  doit être agréé par l’OFAG:   a. additifs:   1. additifs nutritionnels,   2. additifs zootechniques,   3. additifs technologiques du groupe des antioxygènes pour lesquels est  fixée une teneur maximale ou une autre limitation d’emploi,   4. caroténoïdes et xanthophylles,   5.36 coccidiostatiques et histomonostatiques;   b. prémélanges contenant les additifs suivants:   1. coccidiostatiques et histomonostatiques,   2. autres additifs zootechniques,   3. vitamine A et vitamine D,   4. les oligo-éléments que sont le cuivre et le sélénium.   2 Quiconque fabrique, pour la mise en circulation ou pour les besoins exclusifs de son  exploitation, des aliments composés ou des aliments diététiques en utilisant des addi- tifs ou des prémélanges contenant les additifs suivants doit être agréé par l’OFAG:   a. coccidiostatiques et histomonostatiques;   b. autres additifs zootechniques.       35 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 2 nov. 2022, en vigueur depuis le 1er janv. 2023  (RO 2022 757).   36 Introduit par le ch. I de l’O du 31 oct. 2012, en vigueur depuis le 1er janv. 2013  (RO 2012 6399).     Production agricole   28 / 40   916.307   2bis Quiconque réalise au moins l’une des activités suivantes en utilisant des huiles et  des graisses destinées à entrer dans la composition d’aliments pour animaux doit être  agréé par l’OFAG:   a. transformation d’huiles végétales brutes, pour autant que cette transformation  n’a pas lieu dans un établissement qui relève de la législation sur les denrées  alimentaires;   b. fabrication d’acides gras par transformation oléochimique;   c. fabrication de biodiesel;   d. mélange d’huiles ou de graisses.37   3 L’OFAG agrée les établissements si une visite préalable sur place a montré qu’ils  respectent les exigences fixées dans la présente ordonnance.   Art. 49 Reconnaissance des enregistrements et agréments étrangers   Les enregistrements et les agréments d’établissements obtenus dans les pays avec les- quels la Suisse a conclu un accord de reconnaissance mutuelle des dispositions légi- slatives sur les aliments pour animaux sont réputés équivalents aux enregistrements et  agréments accordés en Suisse.   Art. 50 Suspension de l’enregistrement ou de l’agrément   L’OFAG suspend temporairement l’enregistrement ou l’agrément d’un établissement  pour une, plusieurs ou l’ensemble de ses activités lorsque que cet établissement ne  remplit plus les conditions requises. La suspension reste en vigueur jusqu’à ce que  l’établissement remplisse à nouveau les conditions prescrites. Si elles ne sont pas rem- plies dans un délai d’un an, l’art. 51 est applicable.   Art. 51 Révocation de l’enregistrement ou de l’agrément   L’OFAG révoque l’enregistrement ou l’agrément d’un établissement, pour une ou  plusieurs de ses activités:   a. lorsque l’établissement cesse une ou plusieurs de ses activités;   b. lorsque l’établissement n’a pas rempli les conditions applicables à ses activi- tés pendant une période d’un an;   c. lorsqu’il décèle des irrégularités graves ou a été contraint d’arrêter la produc- tion à plusieurs reprises dans un établissement et que l’entreprise du secteur  de l’alimentation animale n’est toujours pas en mesure de fournir des garanties  adéquates en ce qui concerne la production future.       37 Introduit par le ch. I de l’O du 15 mai 2013, en vigueur depuis le 1er juil. 2013  (RO 2013 1737).     O sur les aliments pour animaux   29 / 40   916.307   Art. 52 Modifications de l’enregistrement ou de l’agrément   L’OFAG modifie sur demande l’enregistrement ou l’agrément d’un établissement  lorsqu’il est montré que ce dernier est en mesure d’assumer les activités supplémen- taires souhaitées.   Art. 53 Exemption des visites sur place   1 L’OFAG n’effectue en principe pas de visites sur place prévues à l’art. 48, al. 3, dans  le cas des entreprises du secteur de l’alimentation animale qui agissent uniquement en  qualité de commerçants, sans détenir les produits dans leurs installations.   2 Ces entreprises doivent présenter à l’OFAG une déclaration, sous la forme exigée,  attestant que les aliments pour animaux qu’elles mettent en circulation sont conformes  aux conditions fixées dans la présente ordonnance.   Art. 54 Registre des établissements enregistrés et agréés   1 L’OFAG inscrit dans un registre national les établissements enregistrés selon  l’art. 47 ou agréés selon l’art. 48. Les établissements obtiennent un numéro d’identi- fication individuel établi selon le modèle figurant à l’annexe V, chapitres 1 et 2, du  règlement (CE) No 183/200538.   2 Il actualise les données relatives aux établissements inscrits dans le registre national  visé dans l’al. 1 en fonction des décisions de suspension, de révocation ou de modifi- cation de l’enregistrement ou de l’agrément prévues aux art. 50 à 52.   3 Il publie le registre national des établissements visé dans l’al. 1.   Section 4 Guides de bonnes pratiques   Art. 55 Élaboration, diffusion et utilisation des guides   1 L’OFAG encourage l’élaboration, la diffusion et l’utilisation de guides nationaux de  bonnes pratiques dans le secteur de l’alimentation animale et pour l’application des  principes HACCP, conformément à l’art. 56.   2 L’observation des guides nationaux de bonnes pratiques est facultative.   Art. 56 Guides nationaux   1 Les représentants des secteurs de l’alimentation animale élaborent et diffusent les  guides nationaux de bonnes pratiques:   a. après entente avec les représentants des groupes d’utilisateurs intéressés;   b. en tenant compte des codes d’usage pertinents du Codex Alimentarius.       38 R (CE) no 183/2005 du Parlement européen et du Conseil du 12 janv. 2005 établissant des  exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux, JO no L 35 du 8.2.2005, p. 1,  modifié en dernier lieu par le R(CE) no 219/2009 du Parlement européen et du Conseil du  11 mars 2009, JO L 87 du 31.3.2009, p. 109.     Production agricole   30 / 40   916.307   2 L’OFAG évalue les guides nationaux pour s’assurer:   a. qu’ils ont été élaborés conformément à l’al. 1;   b. que leur contenu peut être mis en pratique dans les secteurs visés, et   c. que leur mise en pratique soit effectuée dans le respect des art. 41, 42 et 44 et  des prescriptions applicables aux aliments pour animaux..   3 Il peut, sur demande, valider l’utilisation de guides communautaires agréés par les  autorités de l’UE à condition que ces guides lui aient été soumis pour approbation  dans leur version complète, non abrégée.   4 Il peut approuver des codes de bonnes pratiques en matière d’étiquetage. Les codes  reconnus par l’UE sont pris en compte.   Section 5 Importation d’aliments pour animaux   Art. 57 Importation d’aliments pour animaux   1 Pour autant que l’UE ait édicté une liste des pays à partir desquels l’importation  d’aliments pour animaux est autorisé, le DEFR peut publier une liste équivalente des  pays à partir desquels des aliments pour animaux satisfaisant à l’art. 7 ou 19 peuvent  être importés.    2 L’OFAG peut édicter des exigences spéciales pour le contrôle des aliments pour  animaux importés.   Art. 58 Contrôles renforcés   1 Le DEFR peut établir une liste des aliments pour animaux qui doivent être soumis à  des contrôles renforcés et à des fréquences de contrôle plus élevées.   2 Il peut fixer que ces aliments pour animaux ne peuvent être importés qu’à partir de  postes de frontière déterminés et qu’ils doivent être annoncés à l’avance.    3 L’OFAG peut modifier la liste établie par le DEFR selon l’al. 1 pour autant que la  liste correspondante de l’UE soit aussi modifiée.    4 Les lots d’aliments pour animaux ne sont libérés que lorsque les résultats du contrôle  sont disponibles et n’entraînent aucune contestation.   5 Les lots d’aliments pour animaux pour lesquels les documents exigés ne peuvent pas  être présentés ou qui ne répondent pas aux exigences prescrites sont refoulés ou dé- truits.    Art. 59 Système d’alerte rapide   Lorsqu’un aliment pour animaux, même s’il est destiné à des animaux de compagnie,  présente un risque sérieux pour la santé humaine ou animale ou pour l’environnement,  l’OFAG peut transmettre cette information aux autorités des États Membres de l’UE  lorsqu’un accord prévoit l’échange mutuel de ces informations.     O sur les aliments pour animaux   31 / 40   916.307   Chapitre 6 Aliments pour animaux génétiquement modifiés   Art. 60 Champ d’application   Le présent chapitre s’applique:   a. aux OGM destinés à l’alimentation des animaux;   b. aux aliments pour animaux contenant des OGM ou consistant en de tels orga- nismes, y compris les additifs;   c. aux aliments pour animaux produits à partir d’OGM.   Art. 61 Exigences générales   1 Les matières premières et les additifs pour l’alimentation animale visés à l’art. 60  (aliments pour animaux génétiquement modifiés) doivent satisfaire aux exigences  fixées aux art. 7, al. 1 et 24, al. 2, et ne doivent pas, en raison de la modification  génétique dont ils ont fait l’objet:   a. avoir des effets négatifs sur la santé humaine, la santé animale ou l’environ- nement;   b. induire l’utilisateur en erreur;   c. nuire au consommateur ou l’induire en erreur par l’altération des caractéris- tiques spécifiques des produits d’origine animale;   d. différer à un point tel des aliments pour animaux qu’ils sont destinés à rem- placer que leur consommation normale serait, du point de vue nutritionnel,  désavantageuse pour les êtres humains ou les animaux.   2 Des aliments pour animaux génétiquement modifiés ne peuvent être mis en circula- tion, utilisés ou transformés s’ils ne sont pas homologués selon l’art. 62.   3 Les additifs produits à partir de substances génétiquement modifiées qui figurent sur  la liste des aliments OGM pour animaux visée à l’art. 61, al. 2, peuvent être mis en  circulation, utilisés ou transformés, à condition qu’ils soient homologués selon les art.  20 à 22.   4 Pour la mise en circulation d’aliments pour animaux génétiquement modifiés dont  le développement repose sur l’utilisation de ressources génétiques ou de connais- sances traditionnelles associées à celles-ci, les dispositions de l’ordonnance de Na- goya du 11 décembre 201539 sont réservées.40   Art. 62 Homologation des matières premières et des additifs  génétiquement modifiés   1 Les aliments pour animaux génétiquement modifiés sont homologués lorsqu’ils fi- gurent dans la liste des aliments OGM pour animaux.       39 RS 451.61  40 Introduit par l’annexe ch. 9 de l’O de Nagoya du 11 déc. 2015, en vigueur depuis le   1er fév. 2016 (RO 2016 277).     Production agricole   32 / 40   916.307   2 L’OFAG inscrit sur la liste des aliments OGM pour animaux les aliments génétique- ment modifiés lorsqu’ils:   a. remplissent les conditions fixées à l’art. 61, al. 1;   b. remplissent les conditions fixées dans l’ordonnance du 10 septembre 2008 sur  la dissémination dans l’environnement41.   3 Les matières premières et les additifs pour l’alimentation animale génétiquement  modifiés peuvent être introduits pour 10 ans au maximum dans la liste des aliments  OGM pour animaux. L’homologation est prolongée à chaque fois de 10 ans sans in- terruption, sur demande, si celle-ci:   a. est déposée douze mois avant la date d’expiration, et   b. contient les dernières connaissances scientifiques, sur la base desquelles au- cune nouvelle évaluation de l’homologation ne s’avère nécessaire.42   4 L’OFAG peut homologuer les matières premières déjà homologuées à l’étranger,  comprenant ou consistant en des OGM qui ne peuvent se multiplier, lorsque la procé- dure d’autorisation appliquée à l’étranger est équivalente à celle de la Suisse.43   5 Il peut exiger des données supplémentaires après l’homologation et en tout temps  limiter ou annuler l’homologation, lorsque l’aliment a d’importants effets secondaires  nuisibles, lorsqu’il est susceptible de présenter des risques ou que tel est effectivement  le cas, pour l’homme, les animaux ou l’environnement.   Art. 63 Demande d’homologation   1 Les demandes d’homologation d’un aliment pour animaux génétiquement modifié  doivent être adressées à l’OFAG.   2 Le dossier de demande doit contenir les données prévues par l’annexe 1 de l’ordon- nance du DFI du 23 novembre 2005 sur les denrées alimentaires génétiquement mo- difiées44.   3 Le dossier de demande doit en outre démontrer de manière adéquate et suffisante  que les conditions fixées à l’art. 61 et dans l’ordonnance du 10 septembre 2008 sur la  dissémination dans l’environnement45 sont remplies.   4 S’il s’agit d’un additif, les documents et indications prévus à l’art. 27 doivent égale- ment être fournis.       41 RS 814.911  42 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 31 oct. 2012, en vigueur depuis le 1er janv. 2013   (RO 2012 6399).  43 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 15 mai 2013, en vigueur depuis le 1er juil. 2013   (RO 2013 1737).  44 [RO 2005 6353, 2006 4987, 2007 2935, 2008 1057, 2013 4139 ch. I 1, 2016 3685. RO   2020 2415 art. 13]. Voir acutellement l´O du DFI du 27 mai 2020 (RS 817.022.51).  45 RS 814.911     O sur les aliments pour animaux   33 / 40   916.307   Art. 64 Séparation du flux des marchandises   1 Quiconque importe, produit ou met en circulation des aliments pour animaux géné- tiquement modifiés est tenu de fixer des directives et de prendre des mesures pour  séparer les flux des marchandises et empêcher les mélanges avec des organismes non  génétiquement modifiés.   2 À cet effet, il doit se doter d’un système d’assurance qualité propre à garantir no- tamment:   a. l’identification des points critiques de la filière d’utilisation des aliments pour  animaux, susceptibles de faire l’objet de mélanges indésirables;   b. la fixation de mesures visant à prévenir les mélanges indésirables à l’échelon  des points critiques visés à la let. a;   c. la mise en œuvre des mesures prévues;   d. le contrôle régulier de l’adéquation du système mis en place;   e. les certificats de formation spécifiques ou l’expérience appropriée des per- sonnes chargées de l’exécution;    f. la consignation des directives et des mesures visées aux let. a à e.   3 L’OFAG a un droit de regard sur toutes les mesures prises en matière d’assurance  qualité.   Art. 65  Obligations d’informer et de tenir un registre   1 Toute personne soumise à l’enregistrement obligatoire visée à l’art 47 ou à l’homo- logation visée à l’art. 48 qui importe ou qui met en circulation des aliments pour ani- maux génétiquement modifiés doit au moment de la mise en circulation:   a. informer l’acquéreur, par écrit, que le produit contient des OGM, consiste en  de tels organismes ou a été fabriqué à partir de ceux-ci;   b. indiquer à l’acquéreur, par écrit, les identificateurs uniques reconnus au plan  international ou, en l’absence d’un tel code, la dénomination des organismes  ainsi que leurs propriétés et caractéristiques principales.   2 À chaque étape de la mise en circulation, les indications visées à l’al. 1 doivent être  transmises à l’acquéreur par écrit.   3 Tout établissement ou personne soumis à l’enregistrement obligatoire qui importe  ou met en circulation des aliments pour animaux génétiquement modifiés a l’obliga- tion de tenir un registre.   4 Les indications visées aux al. 1 à 3 doivent être conservées pendant au moins cinq  ans et remises, sur demande, à l’OFAG.   Art. 66 Exigences applicables à l’étiquetage   1 Outre les exigences générales concernant l’étiquetage des aliments pour animaux,  les aliments pour animaux génétiquement modifiés sont soumis aux exigences sui- vantes en matière d’étiquetage:     Production agricole   34 / 40   916.307   a. en ce qui concerne les aliments pour animaux visés à l’art. 60, let. a et b, la  mention «produit à partir de [nom de l’organisme] génétiquement modifié»  apparaît entre parenthèses juste après le nom spécifique de l’aliment. Cette  mention peut aussi figurer dans une note au bas de la liste des aliments. Elle  est imprimée dans une police de caractères ayant au moins la même taille que  celle de la liste des aliments;   b. en ce qui concerne les aliments pour animaux visés à l’art. 60, let. c, la men- tion «produit à partir de [nom de l’organisme] génétiquement modifié» appa- raît entre parenthèses juste après le nom spécifique de l’aliment. Cette men- tion peut aussi figurer dans une note au bas de la liste des aliments. Elle est  imprimée dans une police de caractères ayant au moins la même taille que  celle de la liste des aliments;   c. Toutes les caractéristiques d’un aliment pour animaux génétiquement modifié  qui sont citées dans l’autorisation doivent être indiquées.    2 Ces exigences d’étiquetage ne s’appliquent pas aux aliments pour animaux dont la  teneur en OGM, dans l’aliment lui-même et dans chacune de ses matières premières,  n’excède pas 0,9 %, à condition que cette présence soit fortuite ou techniquement iné- vitable.46   Art. 67 Contaminations fortuites ou techniquement inévitables   Les entreprises du secteur de l’alimentation animale doivent démontrer à l’OFAG  qu’elles ont pris toutes les mesures adéquates pour éviter les contaminations.    Art. 68 Aliments pour animaux contenant des traces d’organismes  génétiquement modifiés   1 Les aliments qui, fortuitement, contiennent des traces d’OGM non homologués ou  qui sont produits à partir de matières premières contenant de telles traces peuvent être  mis en circulation:   a.47 si le pourcentage de ces traces d’OGM non homologués n’excède pas 0,5 %  de la masse de chacune des matières premières;   b. si le producteur peut attester que des mesures appropriées ont été prises visant  à empêcher la présence d’impuretés indésirables, et   c. 48 si ces OGM peuvent être mis en circulation conformément aux art. 19 à 23 du  règlement (CE) no 1829/200349, si des traces de ces OGM sont tolérées dans       46 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 3 nov. 2021, en vigueur depuis le 1er janv. 2022  (RO 2021 688).   47 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 3 nov. 2021, en vigueur depuis le 1er janv. 2022  (RO 2021 688).   48 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 3 nov. 2021, en vigueur depuis le 1er janv. 2022  (RO 2021 688).   49 Règlement (CE) no 1829/2003 du Parlement européen et du Conseil du   22 septembre 2003 concernant les denrées alimentaires et les aliments pour animaux gé- nétiquement modifiés, JO L 268 du 18.10.2003, p. 1, modifié en dernier lieu par le règle- ment (UE) 2019/1381, JO L 231 du 6.9.2019, p. 1.     O sur les aliments pour animaux   35 / 40   916.307   l’UE, ou si ces organismes sont tolérés conformément à l’art. 32 de l’ordon- nance du 16 décembre 2016 sur les denrées alimentaires et les objets usuels50.   2 Lorsqu’un lot de matière première importée présente des traces fortuites d’OGM non  homologués autres que ceux mentionnés à l’al. 1, l’OFAG peut autoriser exception- nellement, sur demande, la mise en circulation d’aliments pour animaux contenant ces  traces à condition que:    a. le taux de contamination n’excède pas 0,5 %;   b. ces organismes puissent légalement être mis en circulation comme aliments  pour animaux au Canada ou aux États-Unis;   c. les méthodes de détection et les matériaux de référence appropriés soient dis- ponibles;   d. le demandeur puisse exclure par des mesures appropriées toute contamination  de denrées alimentaires, et   e. le demandeur fournisse les informations permettant de vérifier si les condi- tions visées aux let. a à d sont remplies.   3 L’OFAG fixe les tolérances admises pour les traces d’OGM dont l’homologation a  été radiée.   Chapitre 7 Exécution   Art. 69 Compétences du DEFR   1 Le DEFR fixe les tolérances pour les écarts entre la valeur mesurée et la teneur dé- clarée en substances nutritives.   2 Il peut édicter des prescriptions relatives au prélèvement d’échantillons et aux ana- lyses.   3 Il fixe la méthode pour le calcul de la valeur nutritive des aliments composés.   4 Il peut fixer des conditions pour le transport des aliments pour animaux.   5 Pour autant que la sécurité des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux  l’exige, il peut prescrire les analyses que les entreprises doivent effectuer.51   Art. 70 Compétences de l’OFAG   1 Sauf dispositions contraires, l’exécution de la présente ordonnance incombe à  l’OFAG. Il autorise notamment les additifs et les destinations nutritionnelles des ali- ments diététiques pour animaux et contrôle les aliments pour animaux ainsi que les  entreprises à toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribu- tion des aliments pour animaux.       50 RS 817.02  51 Introduit par le ch. I de l’O du 15 mai 2013, en vigueur depuis le 1er juil. 2013   (RO 2013 1737).     Production agricole   36 / 40   916.307   2 L’OFAG peut édicter des directives pour la délimitation des matières premières, des  additifs et d’autres produits tels que les médicaments vétérinaires. Il tient compte à  cette occasion des décisions correspondantes de l’UE.    3 Il peut prélever ou réclamer des échantillons et les analyser ou les faire analyser.   4 Il peut analyser ou faire analyser chaque année un échantillon par produit, ou plu- sieurs échantillons lorsque le comportement d’une entreprise ou d’une personne le  justifie; les frais de l’analyse sont à la charge de l’entreprise ou de la personne qui  produit, fabrique, importe, réemballe, transforme ou conditionne les aliments pour  animaux.   5 Les échantillons qui ne sont pas remis à titre gracieux sont payés au prix du marché.  Il n’est pas versé d’indemnité aux entreprises ou aux personnes qui produisent, fabri- quent, importent, réemballent, transforment ou conditionnent les aliments pour ani- maux soumis au contrôle.   6 L’OFAG peut adapter les annexes et les dispositions transitoires y relatives de l’or- donnance du 26 octobre 2011 sur le Livre des aliments pour animaux52 au droit euro- péen modifié, lorsque les modifications sont de portée limitée.53   7 …54   8 En cas d’urgence touchant à la santé humaine, à la santé animale ou à l’environne- ment et sous réserve de dispositions relatives à la propriété intellectuelle, l’OFAG  peut fournir à l’acheteur des informations dont il dispose selon l’al. 1 si, après avoir  pesé les intérêts légitimes respectifs des fabricants et des acheteurs, il conclut que la  fourniture des informations se justifie. Le cas échéant, l’OFAG fournit lesdites infor- mations sous réserve de la signature par l’acheteur d’une clause de confidentialité.   Art. 71 Exigences applicables aux contrôles   1 Sous réserve d’autres dispositions, les contrôles sont effectués en conformité avec  les dispositions techniques du règlement (UE) 2017/62555 applicables au contrôle des  aliments pour animaux.56   2 L’OFAG veille notamment:   a. à ce que les contrôles soient réalisés de manière régulière et proportionnée au  risque selon des procédures documentées assurant des contrôles de qualité  uniformes;       52  RS 916.307.1  53  Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 11 nov. 2020, en vigueur depuis le 1er janv. 2021    (RO 2020 5569).  54 Abrogé par le ch. I de l’O du 31 oct. 2012, avec effet au 1er janv. 2013 (RO 2012 6399).  55 Règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 concer-  nant les contrôles officiels et les autres activités officielles servant à assurer le respect de  la législation alimentaire et de la législation relative aux aliments pour animaux ainsi que  des règles relatives à la santé et au bien-être des animaux, à la santé des végétaux et aux  produits phytopharmaceutiques, JO L 95 du 7.4.2017, p. 1; modifiée en dernier lieu par le  règlement délégué (UE) 2019/2127, JO L 321 du 12.12.2019, p. 111.   56  Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 11 nov. 2020, en vigueur depuis le 1er janv. 2021   (RO 2020 5569).     O sur les aliments pour animaux   37 / 40   916.307   b. à assurer une coordination efficace avec les autorités compétentes lorsque les  contrôles du respect de la présente ordonnance peuvent être réalisés conjoin- tement avec les contrôles du respect d’autres dispositions;   c. à assurer que les laboratoires chargés de l’analyse officielle des aliments pour  animaux travaillent selon des procédures approuvées sur le plan international  et utilisent des méthodes d’analyse validées;   d. à ordonner les mesures adéquates si les dispositions de la présente ordonnance  ne sont pas respectées;   e. à disposer de plans de contrôle et d’un plan de gestion des crises;   f. à assurer que les contrôles soient effectués en règle générale sans préavis;   g. à ce que soient disponibles des installations et des équipements appropriés et  correctement entretenus qui permettent d’effectuer les contrôles officiels des  aliments pour animaux de manière efficace et effective.   2bis Les contrôles des processus dans les entreprises sont régis par l’ordonnance du 27  mai 2020 sur le plan de contrôle national pluriannuel de la chaîne agroalimentaire et  des objets usuels57.58  3 Il procède à des audits internes ou fait procéder à des audits externes, et il prend les  mesures appropriées à la lumière de leurs résultats pour s’assurer que les objectifs  fixés par la présente ordonnance sont atteints. Ces audits font l’objet d’un examen  indépendant et sont exécutés de manière transparente.   Art. 72 Exigences applicables aux laboratoires   Les laboratoires chargés de l’analyse officielle des aliments pour animaux doivent être  accrédités et exercer leurs activités conformément à la norme européenne EN ISO/IEC  17025 «Prescriptions générales concernant la compétence des laboratoires d’étalon- nage et d’essais».   Art. 73 Collaboration entre autorités   1 L’OFAG peut associer les agents des douanes à son activité de contrôle.   2 Si un aliment pour animaux ne peut être importé qu’aux conditions prévues à l’art. 5  ou 58, les agents de douane peuvent prendre des mesures adéquates sur instruction du  contrôle officiel des aliments pour animaux.   3 S’agissant de l’application des dispositions relatives aux aliments pour animaux con- sistant en des OGM ou contenant de tels organismes, l’OFAG dirige et coordonne la       57 RS 817.032  58 Introduit par l’annexe 3 ch. 6 de l’O du 16 déc. 2016 sur le plan de contrôle national de la   chaîne alimentaire et des objets usuels (RO 2017 339). Nouvelle teneur selon l’annexe 4  ch. 6 de l’O du 27 mai 2020 sur le plan de contrôle national pluriannuel de la chaîne  agroalimentaire et des objets usuels, en vigueur depuis le 1er juil. 2020 (RO 2020 2441).     Production agricole   38 / 40   916.307   procédure en y associant l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et l’Office fé- déral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV)59. L’OFAG édicte  ses décisions en accord avec l’OFEV et l’OSAV.   4 S’agissant de l’application des dispositions relatives aux aliments pour animaux  autres que ceux visés à l’al. 3, la collaboration de l’OFEV est régie par les art. 62a et  62b de la loi fédérale du 21 mars 1997 sur l’organisation du gouvernement et de l’ad- ministration60.   Art. 74 Consultation de l’Institut suisse des produits thérapeutiques   L’Institut suisse des produits thérapeutiques doit être entendu à titre consultatif pour  ce qui est des questions de délimitation entre matières premières ou additifs et médi- caments vétérinaires.   Art. 75 Coopération avec des organismes de contrôle   1 L’OFAG peut déléguer les contrôles prévus par la présente ordonnance à des orga- nismes de contrôle accrédités conformément à la norme européenne ISO/IEC 17020  «Critères généraux pour le fonctionnement de différents types d’organismes procé- dant à l’inspection»61 ou à toute autre norme ayant un rapport plus étroit avec les  tâches déléguées en question.   2 Il veille à ce que ces organismes:   a. disposent du personnel qualifié et expérimenté, des infrastructures et des pro- cédures opérationnelles leur permettant d’assurer un contrôle impartial et de  qualité du respect des dispositions de la présente ordonnance;   b. transmettent de manière adéquate les résultats de ces contrôles.   3 Il peut préciser dans des instructions les obligations et les exigences relatives aux  organismes et aux contrôles.   4 Il organise des audits ou des inspections de ces organismes. S’il ressort d’un audit  ou d’une inspection qu’ils ne s’acquittent pas correctement des tâches qui leur ont été  déléguées, la délégation peut être retirée. Le cas échéant, la délégation est retirée sans  délai si l’organisme de contrôle ne prend pas en temps utile des mesures correctives  adéquates.   Art. 76 Statistique de commercialisation   Sur demande de l’OFAG, toute entreprise du secteur de l’alimentation animale fabri- quant, mettant en circulation ou important des aliments pour animaux est tenue de       59 La désignation de l’unité administrative a été adaptée au 1er janv. 2014 en application de  l’art. 16 al. 3 de l’O du 17 nov. 2004 sur les publications officielles (RO 2004 4937). Il a  été tenu compte de cette mod. dans tout le texte.   60 RS 172.010  61 Le texte de la norme peut être consulté gratuitement ou obtenu contre paiement auprès de   l’Association suisse de normalisation (SNV), Sulzerallee 70, 8404 Winterthour;  www.snv.ch.     O sur les aliments pour animaux   39 / 40   916.307   fournir des renseignements sur les quantités d’aliments pour animaux mises en circu- lation.   Chapitre 8 Dispositions finales   Art. 77 Abrogation du droit en vigueur   L’ordonnance du 26 mai 1999 sur les aliments pour animaux62 est abrogée.   Art. 78 Dispositions transitoires   1 Les homologations délivrées pour des additifs avant l’entrée en vigueur de la pré- sente ordonnance restent valables.   2 Les enregistrements et les agréments d’établissements effectués avant l’entrée en  vigueur de la présente ordonnance restent valables.   3 Les aliments pour animaux peuvent être étiquetés et emballés selon l’ancien droit  jusqu’au 31 décembre 2012. Ils peuvent être mis en circulation jusqu’à épuisement  des stocks.   Art. 79 Entrée en vigueur   La présente ordonnance entre en vigueur le 1er janvier 2012.       62 [RO 1999 1780 2748 annexe 5 ch. 6, 2001 3294 ch. II 14, 2002 4065, 2003 4927,   2005 973 2695 ch. II 19, 5555, 2007 4477 ch. IV 70, 2008 3655 4377 annexe 5 ch. 14,  2009 2599, 2011 2405].      Production agricole   40 / 40   916.307       	Chapitre 1 Dispositions générales 	Art. 1 Objet, champ d’application 	Art. 2 Champs d’application 	Art. 3 Définitions 	Art. 4 Mesures générales pour la sécurité des aliments pour animaux 	Art. 5 Prescriptions de l’OFAG quand il y a nécessité d’agir rapidement  	Chapitre 2 Matières premières, aliments composés et aliments diététiques pour animaux 	Section 1 Objet 	Art. 6  	Section 2 Exigences générales 	Art. 7 Exigences en matière d’importation, de mise en circulation et d’utilisation 	Art. 8 Restrictions et interdictions 	Art. 9 Catalogue des matières premières et obligation d’annoncer 	Art. 10 Responsabilités et obligations des entreprises du secteur de l’alimentation animale  	Section 3 Aliments diététiques 	Art. 11  	Section 4 Étiquetage, présentation et conditionnement 	Art. 12 Principes d’étiquetage et de présentation 	Art. 13 Responsabilité 	Art. 14 Présentation des indications d’étiquetage 	Art. 15 Exigences générales en matière d’étiquetage 	Art. 16 Dérogations et données facultatives 	Art. 17 Conditionnement   	Chapitre 3 Additifs et prémélanges pour l’alimentation animale 	Section 1 Objet 	Art. 18  	Section 2 Conditions de mise en circulation 	Art. 19 Principe de l’homologation 	Art. 20 Liste des additifs homologués 	Art. 21 Autorisation d’additifs à des fins de recherche scientifique 	Art. 22 Additifs autorisés 	Art. 23 Autorisation d’urgence 	Art. 24 Conditions d’homologation 	Art. 25 Catégories d’additifs 	Art. 26 Demandes d’homologation ou d’autorisation 	Art. 27 Dossier de demande 	Art. 28 Examen des demandes d’homologation ou d’autorisation 	Art. 29 Responsabilité 	Art. 30 Contrôle des additifs homologués 	Art. 31 Renouvellement des homologations et autorisations  	Section 3 Étiquetage et emballage des additifs et des prémélanges 	Art. 32  	Section 4 Confidentialité des secrets d’affaire 	Art. 33 Confidentialité 	Art. 34 Protection des informations du dossier   	Chapitre 4 Substances indésirables dans les aliments pour animaux 	Art. 35 Objet 	Art. 36 Substances indésirables dans les aliments pour animaux 	Art. 37 Interdiction de dilution et détoxification 	Art. 38 Substances indésirables dans les aliments complémentaires 	Art. 39 Révision de la valeur maximale  	Chapitre 5 Exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux, d’enregistrement et d’agrément des établissements 	Section 1 Objet 	Art. 40  	Section 2 Obligations 	Art. 41 Obligations générales 	Art. 42 Obligations spéciales 	Art. 43 Obligation de tenir un registre pour les animaux de rente 	Art. 44 Système d’analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP) 	Art. 45 Documents relatifs au système HACCP  	Section 3 Enregistrement et agrément 	Art. 46 Principe 	Art. 47 Obligation d’annoncer 	Art. 48 Agrément des établissements 	Art. 49 Reconnaissance des enregistrements et agréments étrangers 	Art. 50 Suspension de l’enregistrement ou de l’agrément 	Art. 51 Révocation de l’enregistrement ou de l’agrément 	Art. 52 Modifications de l’enregistrement ou de l’agrément 	Art. 53 Exemption des visites sur place 	Art. 54 Registre des établissements enregistrés et agréés  	Section 4 Guides de bonnes pratiques 	Art. 55 Élaboration, diffusion et utilisation des guides 	Art. 56 Guides nationaux  	Section 5 Importation d’aliments pour animaux 	Art. 57 Importation d’aliments pour animaux 	Art. 58 Contrôles renforcés 	Art. 59 Système d’alerte rapide   	Chapitre 6 Aliments pour animaux génétiquement modifiés 	Art. 60 Champ d’application 	Art. 61 Exigences générales 	Art. 62 Homologation des matières premières et des additifs génétiquement modifiés 	Art. 63 Demande d’homologation 	Art. 64 Séparation du flux des marchandises 	Art. 65  Obligations d’informer et de tenir un registre 	Art. 66 Exigences applicables à l’étiquetage 	Art. 67 Contaminations fortuites ou techniquement inévitables 	Art. 68 Aliments pour animaux contenant des traces d’organismes génétiquement modifiés  	Chapitre 7 Exécution 	Art. 69 Compétences du DEFR 	Art. 70 Compétences de l’OFAG 	Art. 71 Exigences applicables aux contrôles 	Art. 72 Exigences applicables aux laboratoires 	Art. 73 Collaboration entre autorités 	Art. 74 Consultation de l’Institut suisse des produits thérapeutiques 	Art. 75 Coopération avec des organismes de contrôle 	Art. 76 Statistique de commercialisation  	Chapitre 8 Dispositions finales 	Art. 77 Abrogation du droit en vigueur 	Art. 78 Dispositions transitoires 	Art. 79 Entrée en vigueur